*17 au 23 Novembre

L’unité dans la foi

Sabbat Après-Midi

Lecture de la semaine: Actes 4:8-12; Actes 1:11; Matthieu 25: 1-13; Heb. 9:11, 12; Exode 20:8-11; 1 Corinthiens 15:51-54.

Verset à mémoriser: « Il n’y a de salut en aucun autre; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Actes 4:12, LSG).

En 1888, l’Église Adventistes du Septième Jour a connu une période d’intenses débats sur l’interprétation de certains textes clés de la Bible. Alors que les pasteurs et les dirigeants de l’église débattaient de l’identité des dix cornes de la prophétie de Daniel 7 et de la loi dans Galates 3:24, certains se rendirent compte que leur attitude hostile les uns envers les autres détruisait leur fraternité et leur amitié, et donc, entravait l’unité et la mission de l’église.

Ellen G. White a profondément déploré cet état de choses, et elle encouragea tous ceux qui participaient à ce débat à réfléchir à leur relation avec Jésus et à comment l’amour de Jésus devait être démontré dans notre conduite, surtout lorsque nous sommes en désaccord les uns avec les autres. Elle a également dit que nous ne devrions pas nous attendre à ce que tout le monde dans l’église s’entende sur tous les points d’interprétation de tous les textes de la Bible. Mais elle a également souligné que nous devrions rechercher l’unité de la compréhension quand il s’agit des croyances fondamentales des Adventistes (voir Ellen, Counsels to Writers and Editors, pp. 28-32). Cette semaine, nous examinons certains enseignements bibliques fondamentaux qui font de nous des Adventistes et qui façonnent notre unité dans la foi.

* Étudiez cette leçon pour le sabbat 24 Novembre.

Leçon

8

(page 64 du guide standard)

18 Novembre

Le salut en Jésus

Bien que les Adventistes du Septième Jour aient beaucoup de choses en commun avec d’autres congrégations chrétiennes, l’ensemble de nos croyances forment un système unique de la vérité biblique qu’aucune autre congrégation chrétienne dans le monde ne proclame. Ce sont ces vérités qui nous définissent comme le peuple de Dieu de la fin des temps.

Lisez Actes 4:8-12, 10:43. Quelle importance Pierre donne-t-il à la place que Jésus Christ occupe dans sa compréhension du plan du salut?

L’apôtre Paul a dit aux Corinthiens que la bonne nouvelle, c’est que « Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec Lui-même, en n’imputant point aux hommes leurs offenses, et Il a mis en nous la parole de la réconciliation » (2 Cor. 5:19, LSG). La mort de Christ est notre réconciliation avec le Père; par Sa mort, Il a comblé le fossé laissé par le péché et la mort. Pendant des siècles, les chrétiens ont réfléchi sur la signification de la mort et la résurrection de Jésus, et celle de la réconciliation qu’Il est venu apporter. Ce processus de réconciliation a été qualifié d’expiation, un vieux terme du verbe latin expiare qui signifie initialement « réparer » ou « se mettre en accord ». En conséquence, l’expiation désigne l’harmonie dans une relation, et quand il y a eu rupture, cette harmonie serait le résultat de la réconciliation. L’unité de l’église est donc un don de cette réconciliation.

Que nous enseignent les passages suivants sur le sens de la mort et de la résurrection de Jésus?

Rom. 3:24, 25

1 Jn 2:2

1 Jn 4:9, 10

1 Pie. 2:21–24

Même si nous partageons cette croyance en la mort et la résurrection de Christ avec de nombreuses autres confessions chrétiennes, nous la proclamons dans le contexte de « l’évangile éternel » (Apo. 14:6), une partie des messages des trois anges d’Apocalypse 14:6-12. En tant qu’Adventistes du Septième Jour, nous mettons l’accent sur ces messages plus que toute autre confession chrétienne.

Comment pouvez-vous apprendre à garder devant vous en permanence la réalité de la mort et la résurrection de Christ, et l’espoir que ces deux évènements offrent?

Dimanche

(page 65 du guide standard)

19 Novembre

La seconde venue de Christ

Les apôtres et les premiers chrétiens considéraient le retour de Christ comme « la bienheureuse espérance » (Tite 2:13, LSG), et ils croyaient que toutes les prophéties et les promesses de l’Écriture s’accompliraient au second avènement de Christ. Les Adventistes du Septième Jour croient fermement cette vérité. En fait, notre nom « Adventiste » affirme ce fait de manière univoque. Tous ceux qui aiment Christ attendent avec impatience ce jour où ils pourront communier face à face avec le Sauveur. Jusqu’à ce jour, la promesse de la seconde venue de Christ exerce une influence unificatrice sur nous en tant que peuple de Dieu.

Qu’est-ce que les passages suivants enseignent sur la façon dont Christ reviendra? En quoi cela diffère-t-il de certaines notions populaires du retour de Christ? Actes 1:11; Matthieu 24:26-27; Apocalypse 1:7; 1 Thess. 4:13-18; Apocalypse 19:11-16.

La Bible nous assure à plusieurs reprises que Jésus reviendra pour réclamer Son peuple racheté. Quand cet évènement se produira ne devrait pas être une affaire de spéculation, parce que Jésus Lui-même a dit: « Pour ce qui est du jour et de l’heure, personne ne le sait, ni les anges des cieux, ni le Fils, mais le Père seul. » (Matthieu 24:36, LSG). Non seulement nous ne savons quand Christ reviendra, mais aussi, nous avons été informés que nous ne le savons pas.

À la fin de Son ministère, Jésus a dit la parabole des dix vierges (Matt. 25:1-13) afin d’illustrer l’expérience de l’église, alors qu’elle attend Son second avènement. Les deux groupes de vierges représentent deux types de croyants qui professent attendre Jésus. En apparence, ces deux groupes semblent être semblables; mais quand Jésus tarde à venir, la vraie différence entre eux devient évidente. Un groupe, en dépit du retard apparent, avait gardé l’espoir vivant et avait fait une préparation spirituelle adéquate. Par cette parabole Jésus voulait enseigner à Ses disciples que l’expérience chrétienne ne doit pas se fonder sur l’excitation émotionnelle ou l’enthousiasme, mais sur un recours continu à la grâce de Dieu et à la persévérance dans la foi, même lorsqu’il n’y a aucune preuve tangible de l’accomplissement des promesses de Dieu. Jésus nous invite aujourd’hui à « veiller » et à être prêt à tout moment pour Sa venue.

Bien que notre nom « Adventiste du Septième Jour » témoigne combien la seconde venue est cruciale pour nous, comment pouvons-nous garder sur un plan personnel la réalité de la seconde venue devant nous? Comment pouvons-nous, alors que les années passent, ne pas commettre l’erreur dont Jésus nous a avertis dans la parabole des dix vierges?

Lundi

(page 66 du guide standard)

20 Novembre

Le ministère de Jésus dans le sanctuaire céleste

Dans l’Ancien Testament, Dieu ordonna à Moïse de construire un tabernacle, ou un sanctuaire, pour Lui servir de « demeure » sur la terre (Exode 25: 8). Par le biais des services du sanctuaire, le peuple d’Israël devait apprendre le plan du salut. Plus tard, à l’époque du roi Salomon, le tabernacle portatif fut remplacé par un magnifique temple (1 Rois 5-8). Le tabernacle et le temple furent modelés d’après le sanctuaire céleste, le « véritable tabernacle, qui a été dressé par le Seigneur et non par un homme » (Heb. 8:2, LSG; voir aussi Exode 25: 9, 40). Tout au long de la Bible, il est enseigné qu’il y a un sanctuaire céleste, considéré comme la principale demeure de Dieu. Les services du sanctuaire terrestre étaient des « mini prophéties » du plan du salut et du ministère sacerdotal de Jésus dans le ciel.

Lisez Hébreux 8:6; 9:11, 12, 23-28; et 1 Jean 1:9-2:2. Quel est l’enseignement de ces passages en ce qui concerne le ministère sacerdotal de Jésus dans le ciel

Depuis Son ascension, le sanctuaire céleste est l’endroit où Christ exerce Son ministère sacerdotal pour notre salut (voir Heb. 7:25). Par conséquent, nous sommes encouragés à « [nous approcher] donc avec assurance du trône de la grâce afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins » (Heb. 4:16, LSG).

Tout comme il y avait deux phases du ministère sacerdotal dans le tabernacle terrestre – la première phase sur une base quotidienne dans le lieu saint, et puis une seconde phase une fois par an dans le lieu très saint – les Écritures décrivent également ces deux phases dans le ministère de Jésus dans le ciel. Son ministère dans le sanctuaire céleste se caractérise par l’intercession, le pardon, la réconciliation et la restauration. Les pécheurs repentants ont un accès immédiat au Père par Jésus le médiateur (1 Jean 2:1). Depuis 1844 (selon la prophétie des 2300 jours de Dan. 8:14), le ministère de Jésus dans le lieu très saint a trait aux aspects du jugement et de la purification qui étaient faits une fois par an le jour des expiations (Lévitique 16). Le ministère de purification du sanctuaire se base aussi sur le sang de Jésus versé sur la croix. L’expiation réalisée ce jour-là préfigure l’application finale des mérites de Christ pour éliminer la présence du péché et accomplir la réconciliation complète de l’univers dans un gouvernement harmonieux sous l’autorité de Dieu. La doctrine de ce ministère en deux phases est une contribution unique des Adventistes à la compréhension de l’ensemble du plan du salut.

Mardi

(page 67 du guide standard)

21 Novembre

Le jour du sabbat

Un autre enseignement biblique crucial que les Adventistes croient et défendent est le sabbat du septième jour. Il s’agit d’une doctrine clé qui unit les Adventistes en tant que peuple. À part quelques rares exceptions, nous sommes les seuls dans la chrétienté à obéir à ce commandement.

Le sabbat est un don de Dieu à l’humanité qui tire son origine de la semaine de la création elle-même (Genèse 2:1-3). Lors de la création, trois actes divins distinctifs ont institué le jour du sabbat: (1) Dieu s’est reposé le jour du sabbat, (2) Il l’a béni, et (3) Il l’a sanctifié. Ces trois actions instituent le sabbat comme un don spécial de Dieu, permettant à l’humanité de vivre la réalité du ciel sur la terre et d’affirmer que Dieu a créé le monde en six jours. Un célèbre rabbin, Abraham Joshua Heschel, a appelé le sabbat « un palais dans le temps », un jour saint, où Dieu rencontre Son peuple d’une manière spéciale.

Quels sont les enseignements des passages suivants sur la signification du sabbat pour l’homme? Exode 20:8-11; Deut. 5:12-15; Ézéchiel 20:12, 20.

Dans notre désir de suivre l’exemple de Jésus (Luc 4:16), les Adventistes du septième jour observent le sabbat du septième jour. La participation aux services du sabbat par Jésus révèle qu’Il le confirmait comme un jour de repos et d’adoration. Certains de Ses miracles étaient faits le jour du sabbat pour enseigner la dimension curative (à la fois physique et spirituelle) qui vient de la célébration du sabbat (voir Luc 13:10-17). Les apôtres et les premiers chrétiens avaient compris que Jésus n’avait pas aboli le sabbat; ils l’observèrent comme un jour d’adoration (Actes 13:14, 42, 44, 16:13; 17:2; 18:4).

Une autre belle dimension du sabbat est le signe de notre délivrance du péché. Le sabbat est le mémorial du salut de Dieu au peuple d’Israël délivré de l’esclavage égyptien, pour leur donner le repos qu’Il a promis dans le pays de Canaan (Deut. 5:12-15). Malgré l’échec d’Israël à entrer pleinement dans ce repos à cause de sa désobéissance répétée et de l’idolâtrie, Dieu promet encore que ce jour est « un repos de sabbat réservé au peuple de Dieu » (Hébreux 4:9, LSG). Tous ceux qui entrent dans ce repos le font par la foi au salut que Jésus a donné. L’observance du sabbat symbolise ce repos spirituel en Christ, et c’est sur Lui et Ses mérites seuls que nous comptons, et non sur nos œuvres, pour nous sauver du péché et pour nous donner la vie éternelle. (Voir Heb. 4:10, Matthieu 11:28-30).

De quelles façons très tangibles le sabbat vous a-t-il aidé à vivre l’unité et la fraternité que Christ désire pour Son peuple?

Mercredi

(page 68 du guide standard)

22 Novembre

La mort et la résurrection

Lors de la création, « l’Éternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, Il souffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint un être vivant » (Genèse 2:7, LSG). Ce récit de la création de l’humanité révèle que la vie vient de Dieu. L’immortalité est-elle un aspect intrinsèque de cette vie? La Bible nous dit que Dieu seul est immortel (1 Tim. 6:16); l’immortalité n’est pas donnée à l’homme à la naissance. Contrairement à Dieu, l’être humain est mortel. L’Écriture compare notre vie à « une vapeur qui parait pour un peu de temps, et qui ensuite disparait » (Jacques 4:14, LSG), et à la mort, nos vies entrent dans un état de sommeil dans lequel il n’y a aucune conscience. (Voir Eccl. 9:5, 6, 10; Ps. 146:4; Ps. 115: 17; Jean 11:11-15.)

Bien que les gens naissent mortels et sujets à la mort, la Bible parle de Jésus Christ comme source d’immortalité et nous dit qu’Il donne la promesse de l’immortalité et de la vie éternelle à tous ceux qui croient en Son salut. « Le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus Christ notre Seigneur. » (Rom. 6:23, LSG). Jésus « a détruit la mort et a mis en évidence la vie et l’immortalité par l’évangile. » (2 Tim. 1:10, LSG). « Car Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné Son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3:16, LSG). Donc, il y a l’espérance de la vie après la mort.

Relisez 1 Corinthiens 15:51-54 et 1 Thessaloniciens 4:13-18. Que nous disent ces passages sur la vie après la mort et quand l’immortalité sera donnée aux êtres humains?

Il ressort clairement de l’enseignement de l’apôtre Paul que Dieu confère l’immortalité aux gens, pas au moment de leur mort, mais plutôt à la résurrection, quand la dernière trompette sonnera. Tandis que les fidèles reçoivent la promesse de la vie éternelle au moment où ils acceptent Jésus comme leur Sauveur, l’immortalité est donnée uniquement à la résurrection. La Bible ne dit rien de l’idée d’âmes allant au ciel immédiatement après la mort; cet enseignement a ses racines dans le paganisme, qui remonte à la philosophie de la Grèce antique et ne se trouve ni dans l’Ancien Testament ni dans le Nouveau.

Comment notre compréhension de la mort nous aide-t-elle à apprécier encore plus la promesse de la seconde venue du Sauveur? Comment cette croyance nous unit-elle puissamment en tant qu’Adventistes du septième jour?

Jeudi

(page 69 du guide standard)

23 Novembre

Réflexion avancée: Ellen G. White, “The Foundations, Pillars, and Landmarks,” pp. 28-32, dans Counsels to Writers and Editors. Lisez l’article “Doctrines, Importance of,” pp. 778, 779, dans The Ellen G. White Encyclopedia.

En tant qu’Adventistes du Septième Jour, nous partageons un certain nombre de croyances avec d’autres confessions chrétiennes. La croyance la plus centrale, bien sûr, c’est le salut par la foi seule à travers la mort expiatoire et substitutive de Jésus. Nous, ainsi que d’autres chrétiens, croyons que notre justice ne se trouve pas dans nos propres œuvres, mais dans la justice de Christ, qui nous est créditée par la foi, un don immérité de la grâce de Dieu. Comme Ellen G. White l’a si bien écrit: « Le Christ a été traité selon nos mérites afin que nous puissions être traités selon Ses mérites. Il a été condamné pour nos péchés, auxquels Il n’avait pas participé, afin que nous puissions être justifiés par Sa justice, à laquelle nous n’avions pas participé. Il a souffert la mort qui était la nôtre, afin que nous puissions recevoir la vie qui est la sienne. » – Jésus-Christ, p. 25. Dans le même temps, pris comme un tout, l’ensemble de nos croyances fondamentales et les pratiques et mode de vie qui se dégagent de ces croyances nous rendent uniques dans le monde chrétien. C’est ainsi que cela devrait être, sinon, pourquoi exister même, du moins en tant qu’Adventistes du septième jour? Notre amour pour Jésus et l’enseignement que nous proclamons doivent être les plus puissants facteurs d’unité entre nous.

Discussion:

Dans son livre intitulé Faith and Works, p. 103, Ellen G. White assimile la justification au pardon des péchés. En quoi une appréciation de notre pardon et de la justification en Christ est-elle un fondement solide pour notre communauté et notre communion avec nos frères et sœurs?

Réfléchissez sur l’importance de nos doctrines dans le cadre de l’unité de l’église. Autrement dit, qu’est-ce qui unit des millions de gens de diverses origines ethniques, religieuses, politiques et culturelles, autre que nos croyances doctrinales partagées? Qu’est-ce que cela nous apprend sur l’importance de la doctrine, non seulement dans le contexte de la mission et du message évangélique, mais aussi pour l’unité de l’église elle-même?

Notre nom même « Adventistes du septième jour » pointe vers deux enseignements essentiels, le sabbat du septième jour et le second avènement de Christ. Une partie de notre nom se réfère à la création, et l’autre à la rédemption. Comment ces deux enseignements sont-ils liés et de quelle manière ils illustrent ensemble et succinctement l’essence de ce que nous sommes en tant que peuple?

Résumé: Les Adventistes du septième jour ont en commun plusieurs croyances fondamentales. Nous partageons certaines croyances avec d’autres confessions chrétiennes, et d’autres non. Dans leur ensemble, ces enseignements forment notre identité en tant qu’église distincte et le fondement de notre unité en Jésus.

Vendredi

(page 70 du guide standard)

Histoire Missionnaire

Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org

Puni pour les péchés d’autrui

par Andrew McChesney, Mission adventiste

Quand les gens rencontraient le jeune garçon, leur première question n’était pas « comment t’appelles-tu? », mais plutôt « qu’est-ce qui ne va pas avec tes jambes? » Jack Chen rampait sur le sol dans sa maison de campagne dans le centre de Taïwan, jusqu’à ce qu’il eut cinq ans. Grâce à des exercices physiques quotidiens, il réussit à augmenter la masse musculaire qui lui permettait de se tenir debout. Mais il marchait maladroitement sur la plante des pieds, ce qui incitait les taquineries et moqueries de la part des autres enfants. Parfois, les garçons crachaient sur lui quand ils passaient. Chen est né avec une maladie de la jambe qui rend perplexe les médecins. Mais Chen et ses parents n’eurent aucun doute sur la cause: quelqu’un avait fait quelque chose de mal dans la famille, et ce sont les retombées de cet acte. « Ma famille adoraient les idoles et mes parents croyaient que nous étions punis pour quelque chose qu’ils ou nos ancêtres avaient fait », déclara Chen.

Quand Chen avait 12 ans, un ami de la famille suggéra que Chen, qui avait pris du retard à l’école publique, pourrait avoir une meilleure opportunité en étudiant dans une école adventiste du septième jour à proximité. Chen entendit parler de Jésus pour la première fois alors qu’il s’était inscrit à l’école secondaire. Il lut la Bible pour la première fois. Il décida à l’âge de 13 ans, de donner son cœur à Jésus. La réponse à sa plus grande question – pourquoi était-il puni pour les péchés d’autrui – est venue environ un an plus tard quand il a lu la guérison accordée par Jésus à un homme aveugle de naissance. Il a lu: « Ses disciples Lui demandèrent: Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle? Jésus répondit: Ce n’est pas que lui ou ses parents aient péché; c’est pour que les œuvres de Dieu se manifestent en lui » (Jean 9:2, 3 ; LSG). Chen sentait son lourd fardeau enlevé en lisant ces paroles. « Je me suis rendu compte que ce n’était pas une punition mais une bénédiction », dit-il. « Si je n’avais pas cette maladie, ma famille et moi n’aurions jamais la chance de connaitre Dieu. » Chen a fini son diplôme de théologie à l’Université Adventiste de Taiwan et sert maintenant comme pasteur dans la ville côtière de Jiading. Il boite légèrement de la jambe, mais les autres membres fonctionnent normalement. Il est marié et père de deux jeunes fils.

Jack Chen, 32 ans, photo à gauche, s’émerveille sur comment il a trouvé Jésus – ou comment Jésus l’a trouvé. « Je n’étais même pas un chrétien, mais je cherchais Dieu, je cherchais quelqu’un qui pouvait me sauver la vie », dit-il. « C’est très important d’ouvrir votre cœur et être à la cherche de Dieu, et Dieu vous dira que faire ensuite ».

leçon en bref

Texte clé: Hébreux 9:11, 12

Objectifs:

Savoir: Examiner la contribution des doctrines fondamentales adventistes à l’identité des Adventistes et à l’unité en Christ.

Ressentir: Apprécier le caractère unificateur de la vérité biblique.

Agir: Laisser le Saint-Esprit intérioriser la vérité pour qu’elle impacte la vie quotidienne.

Plan de l’étude:

  1. Savoir: Identité, vérité et unité

A Comment les éléments essentiels de l’évangile contribuent-ils à la notion d’unité de l’église?

B Quelles sont les doctrines qui forment le noyau de la croyance adventiste? Qu’est-ce qui vous a conduit à choisir ces doctrines particulières?

C Examinez chacune des doctrines que vous croyez être au cœur de l’identité adventiste. Comment pourraient-elles avoir un effet unificateur sur l’église?

  1. Ressentir: Les avantages d’un message commun

A Pourquoi pensez-vous que Dieu a révélé des informations spécifiques sur des sujets autres que Lui-même dans l’Écriture?

B Quelle importance y a-t-il dans le fait d’avoir un groupe de personnes qui se mettent d’accord bibliquement sur ce qu’ils considèrent comme doctrines fondamentales?

III. Agir: Intérioriser la vérité

A Pourquoi est-il indispensable que la vérité soit entièrement intériorisée?

B Comment pouvons-nous intérioriser la vérité pour qu’elle impacte la façon dont nous vivons?

C Quelles mesures devez-vous prendre pour que cela devienne une réalité dans votre vie?

Résumé: Les chrétiens de l’Église Adventiste du Septième Jour reconnaissent le rôle central de la mort et de la résurrection de Christ dans le salut et l’unité des chrétiens. Ils comprennent aussi que Dieu a révélé des informations dans l’Écriture qui sont cruciales pour déterminer comment entretenir une bonne relation avec Dieu et avec les autres êtres humains. Ces doctrines définissent notre identité et notre mission.

Cycle d’apprentissage

ÉTAPE 1—Motiver

Pleins feux sur l’Écriture: Actes 4:10-12

Concept clé de croissance spirituelle: Les croyances chrétiennes ne sont pas des propositions arbitraires auxquelles un chrétien doit donner son consentement. Au contraire, elles sont des directives de vie qui impactent les relations entre le chrétien, Dieu et d’autres personnes. Par conséquent, nos croyances façonnent notre unité dans la foi.

Coin du moniteur: L’Écriture n’assimile pas l’unité à l’uniformité. Elle enseigne que les chrétiens doivent avoir certaines croyances fondamentales en commun, et cela implique que l’unité qui se développe de ces croyances envoie un message important au monde. La discussion d’ouverture est conçue pour aider la classe à reconnaitre que parfois, un groupe peut réaliser plus de choses qu’une personne.

Discussion d’ouverture: De nombreuses manifestations sportives nécessitent que le public crée des effets qu’une seule personne ne pourrait créer. Par exemple, lors de l’ouverture des Jeux olympiques de Vancouver en 2010, un seul feu a été allumé au milieu du stade, qui a été suivi par une mer croissante de lumières sur le terrain. Une fois que la lumière a atteint les bords du terrain, les spectateurs avaient été chargés d’allumer leurs torches rang par rang, créant l’effet d’un cercle grandissant de lumière. Lors d’autres évènements, les spectateurs ont reçu de grandes cartes carrées de diverses couleurs. Ils sont chargés d’élever les carrés au-dessus de leurs têtes à un moment donné au cours du programme. Les carrés forment ensemble un message ou un symbole qui peut être vu par des millions de téléspectateurs à travers le monde.

En travaillant ensemble, le public a pu accomplir quelque chose qui ne pouvait pas être réalisée par une personne travaillant seule. Dieu a appelé l’église à travailler ensemble pour envoyer un message plus puissant que le message que nous pourrions transmettre individuellement. Si nous nous unissons dans la vérité, comme cela l’est en Jésus, et si nous nous concentrons sur la mission de l’église, nous démontrons, d’une manière mémorable, la puissance transformatrice de l’évangile au monde.

Questions de Discussion: Avez-vous déjà travaillé avec d’autres personnes pour réaliser quelque chose que vous ne pourriez pas faire seul? Qu’est-ce qui a été réalisé? Qu’est-ce que travailler en équipe fait ressentir? Quelles attitudes étaient essentielles à l’accomplissement de votre tâche?

ÉTAPE 2—Explorer

Coin du moniteur: Cette section vise à établir des liens entre les doctrines et leurs implications pour l’unité au sein de l’église en explorant comment les doctrines impactent les relations et l’identité.

Commentaire biblique

  1. L’unité et l’évangile (Examinez Actes 4:8-12, avec votre classe).

Les doctrines centrales du christianisme se rapportent à Jésus. Son incarnation, Sa vie, Sa mort, Sa résurrection et Son ministère dans le sanctuaire céleste témoignent de la volonté de Dieu d’être en relation avec Sa création. Jésus est devenu le réconciliateur qui a rendu cette relation possible, en mourant sur la croix pour faire face aux conséquences des choix pécheurs de l’humanité. Mais les conséquences de Sa mort s’étendent au-delà de la réconciliation avec Dieu. En nous unissant à Christ par le baptême, nous nous unissons aussi l’un à l’autre. Ainsi, Paul peut affirmer que la mort de Jésus a aussi renversé les barrières entre les peuples (Eph. 2:14). En outre, comme nous recevons l’expérience de la réconciliation de Dieu, nous sommes appelés à être réconciliés les uns avec les autres. L’unité de l’église n’est possible que grâce à la mort de Jésus.

Considérez ceci: En quoi la mort de Jésus a-t-elle brisé les barrières entre les peuples? Comment le fait d’être unis en Christ influence-t-il votre relation avec les autres membres de l’église?

  1. L’unité et la vérité (Examinez Matthieu 25:1-13 avec votre classe.)

L’Écriture invite l’église à être unie et au même moment, à rechercher la vérité. Cela pose un dilemme. La vérité est exclusive par nature. Poursuivre la vérité implique le rejet de l’erreur, étant donné que cela est associé à la notion de pureté. La vérité peut donc être considérée comme sélective et exclusive. En revanche, l’unité est par nature inclusive. Par conséquent, les discussions sur l’unité valorisent souvent l’unité au détriment de la vérité, ou valorisent la vérité au détriment de l’unité. Alors, comment devons-nous résoudre cette tension et poursuivre la vérité et l’unité? Vous trouverez une partie de la solution en examinant ce que dit la Bible sur la vérité.

Le Nouveau Testament fournit des informations importantes concernant la nature et le rôle de la vérité. Il identifie Jésus comme « la vérité », comme nous l’avions indiqué plus haut (Jean 14:6, 18:32, 37), mais reconnait aussi la parole de Dieu (Jean 17:17), la loi (Rom. 2:20), l’évangile (Éphésiens 1:13), l’enseignement des apôtres (2 Thes. 2:13-15), et la saine doctrine comme vérité (2 Timothée 4:2-4). Cependant, la vérité n’est pas simplement quelque chose à laquelle nous donnons l’approbation intellectuelle. Elle doit être intériorisée, conduisant à un changement de notre comportement. Il ne sert à rien de savoir que Jésus revient bientôt si cette connaissance ne change pas la façon dont nous vivons ou ne nous incite pas à nous préparer pour Sa venue. De même, Jean suggère que si notre vie ne repend pas l’amour aux autres, nous montrons que nous ne connaissons pas la vérité (1 Jean 2, 3). Si la vérité reste externe et intellectuelle, il y aura toujours un affrontement entre la vérité et l’unité. Mais lorsque, avec l’aide du Saint-Esprit, la vérité est intériorisée, elle impacte notre relation avec Dieu et ceux qui nous entourent, et aide ainsi l’église dans sa quête de l’unité.

Considérez ceci: Comment la parabole des dix vierges illustre-t-elle la nécessité d’intérioriser la vérité? Comment la vérité est-elle intériorisée? Pourquoi est-il plus facile de laisser la vérité à l’extérieur de nous? De quelles façons précises les doctrines étudiées dans la leçon de cette semaine impactent-elles votre relation avec Dieu et les autres?

III. L’unité et les doctrines adventistes (Examinez Exode 20:8-11 et 1 Corinthiens 15:51-54 avec votre classe).

La vérité n’impacte pas seulement l’unité à travers la transformation interne. Elle produit également une identité et un témoignage commun. Notre identité est d’abord en Christ et ce qu’Il a fait pour nous, mais nous avons aussi des croyances fondamentales qui constituent notre identité commune en tant que chrétiens adventistes du septième jour. Cette base inclut des croyances que les pionniers de l’église ont identifiées dans l’Écriture sous la conduite de l’Esprit. Ce sont des croyances qui ont le potentiel de nous unir dans notre compréhension de Dieu et de nous-mêmes. En reconnaissant, par exemple, le sabbat du septième jour, nous sommes unis dans notre reconnaissance que Dieu est au contrôle de l’univers et du temps. Nous nous rappelons que nous sommes de simples créatures dépendantes de Lui.

Le jour du sabbat étant aussi un mémorial de la rédemption, nous sommes aussi unis en reconnaissant et en se rappelant que le salut n’est pas notre travail, mais celui de Christ. Le ministère de Christ dans le sanctuaire céleste nous unit et nous amène à reconnaitre notre besoin permanent de la grâce et de la miséricorde de Dieu tout en nous donnant la confiance que nous pouvons nous présenter devant Dieu. Notre compréhension de l’état des morts nous unit dans la reconnaissance de notre finitude et de notre dépendance de Dieu pour chaque souffle de vie, tandis que notre compréhension de la résurrection et de la seconde venue nous unit dans l’espérance, puisque nous espérons passer l’éternité avec le Dieu d’amour et de grâce. Ensemble, ces doctrines contribuent, non seulement à notre identité en tant qu’Adventistes du septième jour, mais aussi, elles nous rappellent notre identité en tant qu’êtres humains pécheurs avec un besoin et une espérance communs en Christ.

Considérez ceci: Pourquoi une identité commune est-elle importante? Comment cela influence-t-il la mission de l’église? Comment l’identité donnée par ces doctrines empêche-t-elle l’arrogance ou l’exclusivité? De quelles autres manières les doctrines étudiées cette semaine nous unissent-elles dans notre compréhension de Dieu et nous-mêmes?

ÉTAPE 3—Appliquer

Coin du moniteur: La vérité et la doctrine sont souvent vues comme des propositions abstraites qui mettent la discussion sur la vérité et l’unité au plan philosophique plutôt que pratique. Mais les doctrines ne sont ni abstraites, ni arbitraires. Elles sont conçues pour impacter nos relations avec Dieu et avec les autres autour de nous. Mettez l’accent sur le caractère pratique de la doctrine et ce à quoi la vérité vécue pourrait ressembler dans la vie d’un chrétien.

À méditer:

  1. Si notre source d’unité est notre vie commune en Jésus, pourquoi ce que nous croyons fait-il une différence dans l’unité que nous présentons au monde?
  2. Qu’est-ce que l’unité centrée sur Christ implique concernant la manière dont nous traitons ceux qui sont en désaccord avec nous, du point de vue théologique?
  3. Comment le fait que Jésus soit la vérité peut faire une différence dans la façon dont nous comprenons la vérité et l’unité?
  4. Que signifie vivre la vérité comme cela se trouve en Jésus? Comment cela impacte-t-il l’unité? Choisissez une doctrine et envisagez ce à quoi le fait de vivre cette vérité en Jésus pourrait ressembler.
  5. Quelle doctrine de l’Église Adventiste du Septième Jour a le plus contribué à vous unir à d’autres croyants? Comment cela est-il arrivé?

ÉTAPE 4—Créer

Coin du moniteur: Beaucoup de croyants ne pensent à la doctrine que lorsqu’ils étudient pour le baptême ou lorsqu’ils assistent à un programme missionnaire conduit par leur église locale. Aidez les membres à voir l’importance qu’il y a à considérer la doctrine plus attentivement, comme ils contemplent la vie dans la vérité telle qu’elle se trouve en Jésus; et l’accomplissement de leur mandat qui consiste à révéler l’unité au monde.

Activités: Apportez une liste des 28 croyances fondamentales à la classe. Créez un plan pour étudier chaque doctrine plus soigneusement, en prenant le temps d’examiner ce que la doctrine révèle sur Dieu, comment la doctrine peut être vécue dans la vie quotidienne, et comment la doctrine contribue à l’unité de l’église.

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*du 24 au 30 Novembre

La preuve la plus convaincante

Sabbat Après-Midi

Lecture de la semaine: Jean 11:51, 52; Ep. 2:13-16; 2 Corinthiens 5:17-21; Ep. 4:25-5:2; Romains 14:1-6; Actes 1:14.

Verset à mémoriser: « Or, il ne dit pas cela de lui-même; mais étant souverain sacrificateur cette année-là, il prophétisa que Jésus devait mourir pour la nation. Et ce n’était pas pour la nation seulement; c’était aussi afin de réunir en un seul corps les enfants de Dieu dispersés. » (Jean 11:51, 52, LSG).

La semaine dernière, nous avons étudié comment l’unité est rendue visible à travers un message commun, centré sur Jésus comme Sauveur et sur les vérités de l’Écriture qui prennent plus d’importance à la fin des temps. Nous sommes qui nous sommes en raison du message que Dieu nous a donné et de l’appel que nous devons annoncer au monde entier.

Cette semaine, nous nous concentrons sur l’unité visible de l’église dans son expression dans la vie quotidienne des chrétiens et la mission de l’église. Selon Jésus, l’église ne proclame pas simplement le message du salut et de la réconciliation de la part de Dieu. L’unité de l’église elle-même est aussi une expression essentielle de cette réconciliation. Dans un monde inondé du péché et de la rébellion, l’église se présente comme un témoin visible de l’œuvre salvatrice et de la puissance de Christ. Sans l’unité et la solidarité de l’église dans son témoignage commun, la puissance salvatrice de la croix ne serait guère évidente dans ce monde. « L’unité avec Christ établit un lien d’unité avec les autres. Cette unité est la preuve la plus convaincante dans le monde de la majesté et de la vertu de Christ, et de Sa puissance à pardonner le péché. » – Ellen G. White Comments, The SDA Bible Commentary, vol. 5, p. 1148.

* Étudiez cette leçon pour le sabbat 1er Décembre

Leçon

9

(page 72 du guide standard)

25 Novembre

La croix de Jésus

Tout comme les nombreuses autres bénédictions spirituelles que Dieu donne à Son peuple, l’unité de l’église est aussi un don de Dieu. L’unité n’est pas une création humaine par nos efforts, nos bonnes œuvres ou nos intentions. Fondamentalement, Jésus Christ a créé cette unité à travers Sa mort et Sa résurrection. En nous appropriant par la foi Sa mort et Sa résurrection à travers le baptême et le pardon de nos péchés, en nous unissant dans la communion fraternelle, et en annonçant les messages des trois anges dans le monde, nous sommes en union avec Lui et dans l’unité les uns avec les autres.

Lisez Jean 11:51, 52 et Éphésiens 1:7-10. Quel évènement dans la vie de Jésus est le fondement de l’unité parmi nous en tant qu’Adventistes du septième jour?

« Or, il ne dit pas cela de lui-même; mais étant souverain sacrificateur cette année-là, il prophétisa que Jésus devait mourir pour la nation. Et ce n’était pas pour la nation seulement; c’était aussi afin de réunir en un seul corps les enfants de Dieu dispersés. » (Jean 11:51, 52, LSG). Qu’il est surprenant que Dieu ait utilisé Caïphe pour expliquer la signification de la mort de Jésus, même si Caïphe ne savait pas ce qu’il faisait en condamnant Jésus à mort. Le prêtre lui-même n’avait aucune idée sur combien sa déclaration était profonde. Caïphe pensait qu’il ne faisait qu’une simple déclaration politique. Cependant, Jean l’a utilisée pour révéler une vérité fondamentale sur la portée de la mort substitutive de Jésus pour l’ensemble du peuple fidèle de Dieu, qui serait un jour réuni « en un seul corps ».

Quel que soit ce que nous croyons en tant qu’Adventistes du septième jour, quel que soit le message que nous seuls proclamons, le fondement de notre unité se trouve dans notre acceptation commune de la mort de Christ en notre faveur.

En outre, nous faisons aussi l’expérience de cette unité en Christ par le baptême. « Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus Christ. Vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ » (Galates 3:26, 27, LSG). Le baptême est un autre lien que nous Adventistes partageons, car il symbolise notre foi en Christ. Nous avons un Père commun; ainsi, nous sommes tous fils et filles de Dieu. Et nous avons un Sauveur commun, et par conséquent, nous sommes tous baptisés dans Sa mort et Sa résurrection (Rom. 6:3, 4).

Quelles que soient les différences culturelles, sociales, ethniques et politiques parmi nous en tant qu’Adventistes du septième jour, pourquoi notre foi commune en Jésus doit-elle transcender toutes ces divisions?

Dimanche

(page 73 du guide standard)

26 Novembre

Le ministère de la réconciliation

Notre monde est certainement connu pour son désordre, ses troubles, ses guerres et ses conflits. Tous ces facteurs affectent nos vies sur les plans personnel, communautaire et national. Il semble parfois que nos vies entières sont en conflit. Mais la désunion et le trouble ne prévaudront pas pour toujours. Dieu s’est engagé dans une mission pour parvenir à l’unité cosmique. Alors que le péché a entrainé la discorde, le dessein éternel de Dieu pour la réconciliation apporte la paix et la plénitude.

Dans Éphésiens 2:13-16, Paul met en avant les principes qui montrent comment Christ a agi, afin de ramener la paix parmi les croyants: par Sa mort sur la croix, Jésus a fait des Juifs et des Gentils un seul peuple en détruisant les barrières ethniques et religieuses qui les séparaient. Si Christ était capable de faire cela avec les Juifs et les non-Juifs au premier siècle, combien peut-il encore abattre toutes les barrières raciales, ethniques et culturelles, ainsi que les murs qui divisent les gens au sein de notre propre église aujourd’hui?

Et c’est à partir de ce point de départ que nous pouvons atteindre le monde par le message du salut.

Dans 2 Corinthiens 5:17-21, Paul déclare qu’en Christ, nous sommes une nouvelle création, réconciliée avec Dieu. Alors, quel est notre ministère dans ce monde? Quelles différences pouvons-nous faire dans nos communautés en tant qu’un corps d’église?

En tant qu’une nouvelle création de Dieu, les croyants reçoivent un ministère crucial – un triple ministère de réconciliation. (1) Notre église est composée de croyants qui étaient autrefois égarés loin de Dieu, mais par la grâce salvatrice du sacrifice de Christ, ils sont maintenant unis à Dieu par l’Esprit Saint. Nous sommes le reste, appelés à proclamer au monde un message à la fin des temps. Notre ministère consiste à inviter ceux qui sont encore égarés loin de Dieu à être réconciliés avec Dieu et à nous rejoindre dans notre mission. (2) L’église est également le peuple de Dieu où les gens se sont réconciliés les uns avec les autres. Être uni à Christ signifie que nous sommes unis entre nous. Ce n’est pas seulement un idéal noble; cela doit être une réalité visible. La réconciliation entre les membres d’église, la paix et l’harmonie entre les frères et sœurs, est un témoignage unique au monde que Jésus Christ est notre Sauveur et Rédempteur. « À ceci tous connaitront que vous êtes Mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres » (Jean 13:35, LSG). (3) À travers ce ministère de réconciliation, l’église annonce à l’univers que le plan de la rédemption de Dieu est vrai et puissant. Le grand conflit parle de Dieu et de Son caractère. Dans la mesure où l’église cultive l’unité et la réconciliation, l’univers voit la sagesse éternelle de Dieu à l’œuvre (voir Eph. 3:8-11).

Lundi

(page 74 du guide standard)

27 Novembre

L’unité pratique

En 1902, Ellen G. White a écrit: « ce que Christ a été dans Sa vie sur cette terre, chaque chrétien doit l’être. Il est notre exemple, non seulement dans Sa pureté sans tache, mais aussi dans Sa patience, Sa douceur et Sa disposition chaleureuse. » – Ellen G. White, dans Signs of the Times, 16 juillet 1902. Ces paroles font penser à l’appel de Paul aux Philippiens: « Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus Christ » (Phil. 2:5, LSG).

Lisez Éphésiens 4:25-5:2 et Colossiens 3:1-17 et ensuite répondez à ces deux questions: dans quels domaines de notre vie en particulier nous sommes invités à montrer notre allégeance à Jésus? Comment allons-nous être témoins de l’évangile de Jésus dans notre vie publique?

Il y a plusieurs autres passages de l’Écriture qui invitent les chrétiens à suivre l’exemple de Jésus et à être des témoins vivants de la grâce de Dieu auprès des autres. Nous sommes aussi invités à rechercher le bienêtre des autres (Matthieu 7:12); à porter les fardeaux les uns des autres (Gal. 6:2); à vivre dans la simplicité et à mettre l’accent sur la spiritualité intérieure plutôt que sur l’apparence extérieure (Matthieu 16:24-26; 1 Pierre 3:3, 4); et à adopter un mode de vie sain (1 Corinthiens 10:31). « Bienaimés, je vous exhorte, comme étrangers et voyageurs sur la terre, à vous abstenir des convoitises charnelles qui font la guerre à l’âme. Ayez au milieu des païens une bonne conduite, afin que, là même où ils vous calomnient comme si vous étiez des malfaiteurs, ils remarquent vos bonnes œuvres, et glorifient Dieu, au jour où il les visitera » (1 Pie. 2:11, 12, LSG).

Combien de fois nous sous-estimons l’impact du caractère chrétien sur ceux qui nous regardent? La patience qui se manifeste dans les moments d’ennui, une vie disciplinée au milieu des tensions et de conflits, un esprit doux en réponse à l’impatience et aux paroles dures, sont des marques de l’esprit de Jésus que nous sommes invités à s’approprier. Alors que les Adventistes du septième jour sont tous témoins d’un monde qui se méprend sur la nature de Dieu, nous devenons une puissance pour le bien et pour la gloire de Dieu. En tant que représentants de Christ, les croyants doivent être connus non seulement pour leur rectitude morale, mais aussi pour leur intérêt pratique à l’égard d’autrui. Si notre expérience religieuse est authentique, elle se révèle et se répercute dans le monde. En effet, un corps unifié des croyants révélant le caractère de Christ dans le monde sera un témoignage puissant.

À quand remonte la dernière fois où vous avez recherché diligemment les Écritures afin de savoir « si ce qu’on [vous] disait était exact »? Quel genre de témoignage présentez-vous à d’autres? Qu’est-ce que les gens peuvent trouver dans votre vie qui puisse les amener à suivre Jésus?

Mardi

(page 75 du guide standard)

28 Novembre

L’unité dans la diversité

Dans Romains 14 et 15, l’apôtre Paul résout les problèmes qui divisaient profondément l’église de Rome. Sa réponse à ces questions consistait à inviter les Romains à faire preuve de tolérance et de patience les uns envers les autres et à ne pas laisser ses différends diviser l’église. Que pouvons-nous apprendre de son conseil?

Lisez Romains 14:1-6. Quelles questions de conscience poussaient les membres de l’église de Rome à juger au lieu de communier les uns avec les autres?

Il est très probable que ces questions touchaient aux rituels juifs sur l’impureté. Selon Paul, il s’agissait de « querelles sur des choses douteuses » (Rom. 14:1, traduction de NKJV), indiquant que ce n’étaient pas des questions relatives au salut mais des questions d’opinion qui devraient être laissées aux convictions individuelles. (Voir Romains 14:5).

Ces différends touchaient d’abord aux types d’aliments consommés. La consommation des animaux interdits dans Lévitique 11 n’était pas le problème que Paul traitait dans ce passage. Il n’y a aucune preuve que les premiers chrétiens avaient commencé à manger du porc ou autres animaux impurs au cours du temps de Paul, et nous savons que Pierre ne mangeait pas tous ces aliments (Voir Actes 10:14). En outre, que les faibles ne mangent que les légumes (Rom. 14:2) et que le différend touche également les boissons (Romains 14:17, 21) indiquent que le problème se concentrait sur l’impureté cérémonielle. Ceci est encore évident par le mot « impropre » (koinos), utilisé dans Romains 14:14. Ce mot est utilisé dans l’ancienne traduction grecque de l’Ancien Testament pour désigner les animaux souillés (sur le plan cérémoniel), et non les animaux impurs de Lévitique 11. Apparemment, il y a certaines personnes de la communauté romaine qui ne voulaient pas manger des repas de communion parce qu’ils n’étaient pas convaincus que la nourriture fût suffisamment préparée dans des conditions saines; ils doutaient que la viande ne fût sacrifiée aux idoles.

Il en va de même pour l’observation de certains jours. Le texte ne traite pas de l’observation hebdomadaire du sabbat, puisque nous savons que Paul l’observait régulièrement (Actes 13:14, 16:13, 17:2). Il s’agit d’une référence aux différents jours de fête juive ou aux jours de jeûne. L’intention de Paul dans ces versets était d’exhorter les gens à la tolérance envers ceux qui sont sincères et consciencieux dans le respect de ces rituels, aussi longtemps qu’ils ne les considèrent pas comme un moyen de salut. L’unité entre les chrétiens se manifeste dans la patience et l’abstention quand nous ne partageons pas toujours les mêmes points de vue, surtout lorsque ces points de vue ne sont pas essentiels à notre foi.

En classe, posez cette question: y a-t-il quelque chose que nous croyons, en tant qu’Adventistes du septième jour, que tous ceux qui se reconnaissent être des Adventistes ne sont pas obligés de croire et/ou d’adhérer à la pratique?

Mercredi

(page 76 du guide standard)

29 Novembre

L’unité dans la mission

Comparez l’attitude des disciples pendant le souper du Seigneur dans Luc 22:24 et celle qu’ils avaient peu de temps avant l’expérience de la Pentecôte dans Actes 1:14 et 2:1, 46. Qu’est-ce qui a fait une telle différence dans leur vie?

Dans Actes 1:14 et 2:46, l’expression « d’un commun accord » signifie aussi « avec un seul esprit ». Cela résulte du fait d’être ensemble en un seul endroit, cherchant dans la prière l’accomplissement de la promesse de Jésus, de leur envoyer le Consolateur. Alors qu’ils attendaient, cela aurait été facile pour eux de commencer à se critiquer les uns les autres. Certains pourraient rappeler que Pierre avait renié Jésus (Jean 18:15-18, 25-27) et que Thomas avait douté de la résurrection de Jésus (Jean 20:25). Ils pouvaient rappeler que Jean et Jacques avaient demandé les plus hautes positions dans le royaume de Jésus (Marc 10:35-41), ou que Matthieu était un ancien minable percepteur d’impôts (Matthieu 9:9).

Toutefois, « Pendant ces jours de préparation, les disciples sondèrent leurs cœurs. Ils sentaient leurs besoins spirituels, et suppliaient le Seigneur de leur accorder l’onction sainte qui les [rendrait aptes] à sauver les âmes. Mais ils ne demandaient pas ces bénédictions pour eux seuls. Ils étaient accablés par le fardeau du salut de leurs semblables. Ils savaient que l’évangile devait être porté au monde, et ils désiraient recevoir la puissance promise par le Christ. » – Ellen G. White, Les conquérants pacifiques, p. 35.

La communion entre les disciples et l’intensité de leurs prières les avaient préparés à cette expérience mémorable de la Pentecôte. Alors qu’ils s’approchaient plus près de Dieu et mettaient de côté leurs différences personnelles, les disciples étaient préparés par le Saint-Esprit à devenir les témoins courageux et audacieux de la résurrection de Jésus. Ils savaient que Jésus avait pardonné leurs nombreuses lacunes, et cela leur donnait le courage d’avancer. Ils savaient ce que Jésus avait fait pour eux dans leur vie. Ils savaient que la promesse du salut se trouvait en Lui, et donc, « un seul intérêt prévalait, un seul sujet d’émulation éclipsait tous les autres: refléter le caractère du Christ, travailler à l’édification de Son royaume » – idem, p. 48. Il n’est pas étonnant que le Seigneur fût capable de faire des choses puissantes à travers eux. Voilà une leçon pour nous en tant qu’église aujourd’hui. Il est toujours si facile de trouver de mauvaises choses dans la vie des autres. Comment pouvons-nous apprendre à mettre de côté les erreurs des autres, pour la plus grande cause, celle de faire la volonté de Dieu dans une église unie?

Jeudi

(page 77 du guide standard)

30 Novembre

Réflexion avancée: Ellen G. White, « L’unité dans la diversité », pp. 96-99, dans Évangéliser.

La citation suivante permet de révéler la manière dont l’église primitive, unie en Christ, a réussi à maintenir cette unité malgré les différences entre les membres, et donc, à être un témoin puissant au monde. « L’Écriture illustre comment le Saint-Esprit a guidé l’église primitive dans son processus décisionnel. Cela se fait d’au moins trois manières étroitement interconnectées: par révélation (p. ex., l’Esprit disait aux gens que faire; Corneille, Ananias, Philippe; et peut-être par le tirage au sort), l’Écriture (l’église arrive à une conclusion à partir d’une étude cohérente de l’Écriture) et le consensus (l’Esprit travaille dans la communauté, presque imperceptiblement, en créant un consensus par le dialogue et l’étude, et à la fin, l’église se rend compte que l’Esprit œuvrait en son sein). Il semble que face à des controverses culturelles, doctrinales et théologiques parmi la communauté des croyants, le Saint-Esprit travaille par consensus dans le processus décisionnel. Dans ce processus, nous voyons le rôle actif de la communauté des croyants et pas seulement ses dirigeants, et l’importance de la prière et du discernement. La direction de l’Esprit Saint est visible dans la communauté toute entière, pour faciliter la compréhension de la parole de Dieu, l’expérience de la communauté et la résolution de ses problèmes, et aussi grâce à l’expérience de ses dirigeants, dans leur ministère. Diverses décisions d’église étaient prises à travers un processus guidé par l’Esprit Saint, dans lequel l’Écriture, la prière et l’expérience étaient des éléments de réflexion théologique ». – Denis Fortin, “The Holy Spirit and the Church,” dans Ángel Manuel Rodríguez, ed., Message, Mission, and Unity of the Church, p. 321, 322.

Discussion:

En classe, allez à votre réponse à la question de mercredi sur la façon dont nous décidons de quels enseignements et pratiques sont indispensables et ceux qui ne le sont pas pour nous en tant qu’Adventistes du septième jour.

Quelle relation devons-nous avoir avec les chrétiens des autres dénominations qui, tout comme nous, croient à la mort et à la résurrection de Jésus?

Résumé: La preuve la plus convaincante de l’unité est l’amour manifeste entre les frères et sœurs qui s’aiment comme Jésus les a aimés. Le pardon de nos péchés et le salut que nous partageons en commun en tant qu’Adventistes sont les meilleurs liens de notre communion. En Christ, nous pouvons ainsi montrer au monde notre unité et le témoignage de notre foi commune. Nous sommes appelés à ne rien faire de moins.

Vendredi

(page 78 du guide standard)

Histoire Missionnaire

Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org

L’amour est le meilleur remède

par Andrew Mcchesney, Mission adventiste

Une femme de 30 ans était admise pour un cas grave de pneumonie à l’hôpital adventiste de Blantyre au Malawi. Puisque son cas ne s’améliorait pas avec des antibiotiques, le médecin missionnaire Tiffany Priester a demandé un test VIH. Les résultats étaient positifs. Elle avait le virus du sida. Priester expliqua à la famille qu’il faut généralement trois semaines pour traiter une pneumonie et qu’il y avait 50 % de chances qu’elle survive. Mais alors la femme commença à souffrir de troubles rénaux, et ses chances de survie chutèrent à 10 %. Priester dit à la famille qu’il n’y avait pas beaucoup d’espoir. « Nous croyons en Dieu », répondit un membre de la famille. « Nous croyons aux miracles. Nous allons prier. » Entourée par la famille, Priester pria pour la guérison et mit le patient sur une machine de ventilation.

Les reins de la femme cessèrent de fonctionner 24 heures plus tard. Tout espoir semblait perdu. Mais elle commença subitement à récupérer. Quelques semaines plus tard, elle sortit de l’hôpital. « La médecine a ses limites », déclara Priester. « L’hôpital ne fait que ce qu’il peut faire, et le Seigneur s’occupe du reste. » Priester, une cardiologue américaine, a travaillé pendant cinq ans à Blantyre, la deuxième plus grande ville au Malawi avec une population d’environ 1 million. L’Hôpital Adventiste de Blantyre, qui emploie six médecins missionnaires, deux dentistes missionnaires et sept médecins malawites – n’avait pas eu de cardiologue pendant plusieurs années avant son arrivée en 2011, un problème général dans ce pays où un médecin a 88 000 habitants à sa charge. Ce qui soutient la mission de Priester est Jean 13:35, où Jésus dit: « Si vous avez de l’amour les uns pour les autres, tous sauront que vous êtes Mes disciples. » (NBS). U

n jour, une femme du Malawi s’est plainte de ce qu’elle se réveillait avec son cœur battant toutes les nuits vers minuit. Des tests n’ont rien trouvé d’anormal, et d’autres médecins auraient dit que cela arrivent suite aux mauvais rêves. « Mais ce jour-là, je pense que le Saint-Esprit m’a incité à demander plus », dit Priester. Priester a appris que le patient avait commencé à avoir des problèmes de sommeil après avoir rencontré un prophète autoproclamé qui lui avait prévenu qu’elle pourrait être violée à minuit. Priester demanda à la femme d’attester si c’est l’homme ou c’est Dieu qui était plus fort. « Mettez votre confiance en Dieu » dit-elle. « Vous êtes le premier médecin à me dire que Dieu est fort », répondit la femme.

Ceci, dit Priester, photo à gauche, est ce que veut dire « aimer », faire un effort supplémentaire d’apporter la guérison spirituelle, physique et émotionnelle. « Parfois, c’est de petites choses qui nous distinguent », dit-elle.

La leçon en bref

Texte clé: Éphésiens 5:1, 2

Objectifs:

Savoir: Comprendre que notre interaction avec d’autres personnes donne la preuve la plus convaincante de l’unité de l’église.

Ressentir: Ressentir la nécessité d’évaluer la nature et l’impact de nos relations avec les autres.

Agir: Demander à Dieu d’œuvrer dans notre vie et à travers nous pour donner un témoignage à la vérité de l’évangile.

Plan de l’étude:

  1. Savoir: L’unité visible

A Pourquoi l’unité dans la doctrine seule ne suffit-elle pas à révéler l’unité visible au monde?

B Comment notre mode de vie et la façon dont nous entretenons nos relations démontrent-ils notre fidélité à Jésus?

C Comment l’unité observable est-elle une preuve active de la puissance de Dieu?

  1. Ressentir: Un besoin d’évaluation

A Comment les actions d’une autre personne ont-elles influencé votre voyage spirituel positivement ou négativement?

B Comment évalueriez-vous votre témoignage actuel de votre identité en Christ?

C Pourquoi la réconciliation produit-elle des émotions fortes en ceux qui sont en train de se réconcilier et en ceux qui observent?

III. Agir: Les attitudes des uns envers les autres.

A Quels sont les domaines de votre vie qui ont le plus besoin de la transformation de Dieu afin que vous donniez un témoignage positif au monde?

B Avez-vous besoin d’embrasser le ministère de la réconciliation dans vos relations?

Résumé: L’unité observable se développe à partir de la nouvelle identité que nous embrassons quand nous exprimons la foi en l’œuvre salvatrice de Christ. La façon dont nous vivons et interagissons avec les autres exprime la réalité de l’unité et donne une preuve convaincante du caractère de Dieu et de Son pouvoir de transformation.

Cycle d’apprentissage

ÉTAPE 1—Motiver

Pleins feux sur l’Écriture: Éphésiens 2:13-16

Concept clé de croissance spirituelle: Quand les chrétiens vivent leur identité en Christ ressuscité, ils donnent un témoignage puissant de l’amour et de la puissance de Dieu.

Coin du moniteur: En commençant cette leçon, aidez les membres à reconnaitre l’importance de ce que les gens observent sur leur vie. Insistez sur la manière dont nos paroles et nos actions impactent la façon dont les autres voient Dieu et notre connexion avec Lui.

Discussion d’ouverture: Julie était adoptée comme un bébé. Elle fut placée dans un foyer où elle était nourrie et aimée. Avec le temps, elle a grandi et est devenue une femme chrétienne gentille et attentionnée. Elle aimait profondément sa famille adoptive. Pourtant, étant devenue adulte, elle se sentait obligée d’avoir plus d’informations sur sa mère biologique et ses vrais parents. Julie fit une demande pour avoir les coordonnées de sa mère et elle était ravie d’avoir l’information qu’elle cherchait. Avant de rencontrer sa mère et ses autres parents, Julie envoya des photos et la preuve écrite de sa relation avec eux. Mais ces choses n’étaient plus importantes quand le temps était venu de rencontrer les membres de sa famille face à face. Ils jetèrent un coup d’œil sur Julie et surent sans doute qu’elle était des leurs. Ses nouveaux frères et sœurs étaient submergés par la ressemblance entre Julie et sa mère. Non seulement elle ressemblait à sa mère naturellement, mais aussi elle avait les mêmes gestes et gouts que sa mère biologique. La ressemblance de Julie à sa mère était la preuve la plus convaincante qu’elle faisait réellement partie de la famille.

De manière similaire, les auteurs du Nouveau Testament soutiennent que l’unité et l’amour des chrétiens sont la preuve la plus convaincante de leur connexion à Christ. Notre apparence et nos actions sont des signes révélateurs de notre connexion à Lui, plus que toute autre preuve que nous pouvons fournir.

Questions de Discussion: Qu’est-ce qui vous convainc la plupart du temps – les actions ou une preuve écrite? Pourquoi? Quel type d’hypothèses émettez-vous sur les gens en vous basant sur leurs paroles et leurs actions? Toutes vos hypothèses étaient-elles correctes?

ÉTAPE 2—Explorer

Coin du moniteur: Cette section traite de la vie du royaume de Dieu, ce qui démontre la puissance de Dieu. Elle met en relief le lien entre nos actions et notre identité en Christ. En discutant de la leçon avec votre classe, soulignez que l’unité visible n’est pas notre travail, mais plutôt l’œuvre de Christ. Nous sommes simplement appelés à vivre la nouvelle identité qui nous a été donnée en Christ.

Commentaire biblique

  1. Une nouvelle identité (Examinez Éphésiens 2:13-16 avec votre classe).

Tel que discuté plus tôt ce trimestre, l’unité de l’église dépend de la mort et de la résurrection de Christ qui font de nous une nouvelle création en nous réconciliant avec Christ et en nous donnant une nouvelle identité en Christ. L’appel des croyants à exposer l’unité visible n’est, par conséquent, pas un défi à faire ce qui est apparemment impossible. Il s’agit plutôt d’« un appel à vivre une identité qui nous est donnée librement lorsque nous soumettons notre vie à Christ. » – Gregory A. Boyd, “Living in, and Looking Like, Christ,” in Servant God: The Cosmic Conflict Over God’s Trustworthiness, edited by Dorothee Cole (Loma Linda, Californie: Loma Linda University Press, 2013), p. 410. C’est seulement quand nous vivons notre identité en Christ que nous donnons la preuve de l’évangile et de la puissance de Dieu.

  1. Réconciliés avec Dieu (Examinez 2 Corinthiens 5:17-21 avec votre classe).

La réconciliation biblique se rapporte à la restauration des relations entre des partenaires auparavant hostiles ou en querelle. Bien que les humains soient responsables de l’hostilité et de l’aliénation dans leur relation avec Dieu, Jésus nous a réconciliés avec Dieu en résolvant la cause principale de l’hostilité dans la relation. S’étant fait notre substitut, Il a pris sur Lui la peine du péché selon la rétribution de la loi. Dieu doit donc être considéré comme l’initiateur et le centre de la réconciliation. Parce que Dieu a réconcilié toute l’humanité avec Lui-même par l’intermédiaire de Christ et en donnant aux humains une vie nouvelle, Paul appelle les Corinthiens à vivre leur nouvelle identité de personnes réconciliées avec Dieu. Ils doivent faire cela, en continuant le ministère de la réconciliation dans les situations concrètes de leur vie quotidienne. Paul s’attend à ce que les Corinthiens propagent le message de la réconciliation, et que le fruit de la réconciliation se manifeste à l’égard de ceux qu’ils rencontrent dans leur voyage chrétien. En l’absence de preuves extérieures de leur identité en tant que réconciliés, Paul est amené à se demander si les Corinthiens ont réellement accepté la réconciliation que Dieu leur a offerte. Il les appelle donc à « être réconciliés avec Dieu » (2 Cor. 5:20, LSG).

Discussion: Quelle est la différence entre la réconciliation et la justification? Qu’est-ce qui justifie l’attitude de Paul, lorsqu’il questionne l’engagement des Corinthiens envers Dieu et la réconciliation que Dieu leur a donnée? À quoi ressemble le fait d’embrasser une mission de réconciliation?

III. Vivre les valeurs du royaume (Examinez Éphésiens 4:25-5:2 et Romains 14:1-6 avec votre classe.)

Vivre comme un citoyen du royaume de Dieu implique beaucoup plus de choses que la réconciliation. Il s’agit d’une nouvelle façon de vivre qui est radicalement différente de la manière du monde qui nous entoure, car elle est basée sur des valeurs différentes. Cela implique non seulement un échange de seigneuries, mais aussi, un échange de styles de vie. Les chrétiens sont appelés à adopter un mode de vie qui se caractérise par l’amour, la grâce et la miséricorde. Paul explique que nos vies anciennes doivent être mises de côté afin que nous puissions vivre notre nouvelle identité dans le royaume, qui a été « créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité » (Eph. 4:24, LSG). Cette nouvelle vie a besoin d’être accompagnée d’un renouvèlement d’esprit dans lequel nos attitudes et nos priorités changent.

« L’église est appelée à être l’expression de cette société alternative… Un endroit où opèrent les priorités des béatitudes. C’est là où le service est plus important que le prestige, là où l’humilité l’emporte sur l’orgueil, là où l’amour s’exprime au lieu de l’envie et là où la collaboration remplace la compétition. » – Lowell C. Cooper, “Doing Justice, Loving Mercy – in the End Time,” in Do Justice: Our Call to Faithful Living, edited by Nathan Brown and Joanna Darby (Warburton, Victoria: Signs Publishing Company, 2014), p. 86. Vivre notre nouvelle identité avec ces nouvelles priorités attire l’attention des gens sur l’évangile. L’harmonie et l’unité qui émergent lorsque le service remplace l’égoïsme et l’humilité l’orgueil sont tellement contreculturelles, au point que cela donne la preuve de la puissance de Dieu dans la transformation de la vie.

Considérez ceci: Pourquoi est-il important que notre identité en tant que citoyens du royaume de Dieu soit accompagnée d’un renouvèlement d’esprit? Comment votre église est-elle en train de représenter les valeurs alternatives du royaume de Dieu?

ÉTAPE 3—Appliquer

Coin du moniteur: Cette section demande aux membres de réfléchir sur la question de savoir si leurs propres vies et celle de l’église reflètent fidèlement leur identité en Christ, et, par conséquent, donnent la preuve de la puissance de Dieu dans leur vie.

À méditer:

  1. Quelle est la différence entre le message de la réconciliation et le ministère de la réconciliation?
  2. Plusieurs études suggèrent que les actions et le comportement de l’église diffèrent juste un peu de la société autour d’elle. Que pensez-vous être la raison de ce manque relatif de différence? Que pouvez-vous conclure de ces données?
  3. De quelles façons pratiques pouvez-vous démontrer votre identité de chrétien réconcilié avec Dieu? À qui Dieu vous appelle à démontrer la vie du royaume cette semaine? Qu’êtes-vous en train de communiquer actuellement aux autres à travers vos paroles et vos actions?
  4. Laquelle des caractéristiques de la vie du royaume discutées dans cette leçon trouvez-vous plus difficile à démontrer dans votre propre vie? Comment la référence de Paul au fait que l’amour de Christ nous presse, pourrait-elle faire une différence dans vos attitudes et votre motivation?

ÉTAPE 4—Créer

Coin du moniteur: Les activités ci-dessous fournissent des options aux membres de la classe pour se concentrer sur un domaine de leur vie qu’ils ont identifié au cours de la semaine comme étant incapable de donner le témoignage de leur identité au monde qui les entoure.

Activités:

  1. Repérez l’une des caractéristiques de votre ancienne identité énumérées par Paul dans Éphésiens 4 qui tend à revenir dans votre vie (mensonge, vol, paroles mauvaises, colère, clameur, etc.). Ensuite, identifiez les caractéristiques que Paul identifie comme étant celles qui devraient la remplacer. Trouvez plusieurs textes portant sur les caractéristiques qui devraient remplacer votre faiblesse et écrivez-les sur de petites cartes que vous pouvez porter sur vous. Réfléchissez à propos d’elles plusieurs fois par jour pour la semaine prochaine. À la fin de la semaine, révisez ce que Dieu vous a dit concernant votre faiblesse et concernant ce qu’il faut faire ensuite.
  2. Faites la liste des exemples pratiques du type de discours que Paul appelle les chrétiens à tenir. Comme point de départ, vous pourriez envisager d’examiner les idées énumérées dans 1 Thessaloniciens 5:11, Hébreux 3:13 et 2 Corinthiens 13:11. Choisissez l’un de ces exemples et pensez à comment vous pourriez l’appliquer cette semaine chez vous, dans votre lieu de travail et dans votre plus large cercle d’amis.
  3. Planifiez deux activités de groupe dans lesquelles vous cherchez à servir et à témoigner de l’attention à quelqu’un dans votre congrégation et à quelqu’un dans votre communauté.

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*Décembre 1-7

L’unité et les relations rompues

Sabbat Après-Midi

Lecture de la semaine: 2 Timothée 4:11, Philémon 1-25, 2 Corinthiens 10:12-15, Romains 5:8-11, Éphésiens 4:26, Matthieu 18:15-17.

Verset à mémoriser: « Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de Son Fils, à plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par Sa vie. » (Romains 5:10, LSG).

Comme nous l’avons vu, même après la Pentecôte, la relation entre les croyants était parfois tendue. Le Nouveau Testament rapporte des exemples répétés de la façon dont les dirigeants de l’église et des membres individuels traitaient ces problèmes. Ces principes sont extrêmement précieux pour l’église aujourd’hui. Ils révèlent les résultats positifs qui peuvent découler de l’utilisation des principes bibliques pour régler les conflits et préserver notre unité en Christ.

Dans cette leçon, nous nous concentrerons sur les relations rétablies et comment nos relations humaines influencent notre unité en Christ. Le ministère du Saint-Esprit consiste à rassembler les gens plus près de Dieu et près des uns et des autres. Cela implique la nécessité de briser les obstacles dans notre relation avec Dieu et de faire tomber les barrières dans nos relations les uns avec les autres. En bref, la plus grande manifestation de la puissance de l’évangile n’est pas nécessairement ce que dit l’église, mais comment l’église vit.

« À ceci tous connaitront que vous êtes Mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres » (Jean 13:35, LSG). Sans cet amour, toutes nos discussions sur l’unité de l’église n’aboutiront à rien.

* Étudiez cette leçon pour le sabbat 8 Décembre.

Leçon

10

(page 80 du guide standard)

2 Décembre

L’amitié restaurée

Paul et Barnabas ont collaboré ensemble dans le témoignage de Jésus. Mais ils eurent un désaccord sur le fait de faire confiance ou non à quelqu’un d’aussi peureux que Jean Marc (Actes 15:36-39). Les dangers potentiels de la prédication de l’évangile avaient amené à un moment Jean Marc à abandonner Paul et Barnabas pour rentrer chez lui (Actes 13:13). « Cette désertion incita Paul à juger Marc défavorablement et même sévèrement pendant un certain temps. Barnabas, d’autre part, était enclin à l’excuser à cause de son inexpérience. Il désirait que Marc ne quittât pas le ministère, car il voyait en lui des talents qui lui permettraient d’être utile à la cause du Christ. » – Ellen G. White, Les conquérants pacifiques, p. 150.

Puisque Dieu utilise tous ces hommes, les problèmes nés entre eux devraient être résolus. L’apôtre qui prêchait la grâce devait étendre cette grâce à un jeune prédicateur qui l’avait déçu. L’apôtre du pardon devait pardonner. Jean Marc a grandi dans le mentorat courageux de Barnabas (Actes 15:39), et, éventuellement, le cœur de Paul a été apparemment touché par les changements.

Comment les lettres de Paul à Timothée et à l’église de Colosse révèlent sa relation renouvelée avec Jean Marc et une nouvelle confiance en ce jeune prédicateur? Col. 4:10, 11; 2 Timothée 4:11.

Bien que les détails de la réconciliation de Paul avec Jean Marc soient sommaires, le récit biblique est clair. Jean Marc est devenu l’un des compagnons de confiance de l’apôtre Paul. Paul a fortement recommandé Jean Marc comme un « collègue » à l’église de Colosse. À la fin de la vie de Paul, il a vivement encouragé Timothée à venir à Rome avec Jean Marc parce qu’il lui était « utile pour le ministère » (2 Timothée 4:11, LSG). Le ministère de Paul s’est enrichi par le jeune prédicateur, qui de toute évidence, avait été pardonné. La barrière entre eux était tombée, et ils étaient capables de travailler ensemble pour la cause de l’évangile. Quels que soient les problèmes entre eux et quelle que soit la manière dont Paul aurait justifié son attitude antérieure envers Jean Marc, il avait tout laissé derrière lui.

Comment pouvons-nous apprendre à pardonner à ceux qui nous ont offensés ou déçus? Dans le même temps, pourquoi le pardon n’inclut-il pas toujours une restauration complète d’une relation précédente? Pourquoi cela n’est-il pas toujours nécessaire?

Dimanche

(page 81 du guide standard)

3 Décembre

De l’esclave à fils

Alors qu’il était emprisonné à Rome, Paul a rencontré un nommé Onésime, un esclave fugitif de Colosse à Rome. Paul s’est rendu compte qu’il connaissait personnellement le maitre d’Onésime. L’épitre à Philémon est un appel personnel de Paul à son ami au sujet d’une relation restaurée avec l’esclave fugitif.

Les relations étaient importantes pour Paul. L’apôtre savait que les relations brisées sont préjudiciables à la croissance spirituelle et à l’unité de l’église. Philémon était un dirigeant de l’église à Colosse. S’il nourrissait une haine contre Onésime, cela entacherait son témoignage chrétien et le témoignage de l’église tout entière dans la communauté des non-croyants.

Lisez Philémon 1-25. Quels principes importants sur les relations rétablies trouvons-nous ici? N’oubliez pas, le mot clé c’est principes.

À première vue, c’est un peu surprenant que Paul ne parlait pas avec beaucoup de fermeté contre les maux de l’esclavage. Mais la stratégie de Paul était très efficace. L’évangile, idéalement, brise toutes les distinctions de classe (Galates 3:28; Col. 3:10, 11). L’apôtre a renvoyé Onésime à Philémon, pas comme un esclave mais comme son fils en Jésus et un frère « bienaimé » de Philémon dans le Seigneur (Philémon 16).

Paul savait que les esclaves fugitifs avaient un avenir sombre. Ils pouvaient être arrêtés à tout moment. Ils étaient condamnés à une vie de misère et de pauvreté. Mais maintenant, en tant que frère de Philémon en Christ et un ouvrier, Onésime pouvait avoir un avenir meilleur. Sa nourriture, son logement et son emploi pouvaient être surs sous Philémon. La restauration d’une relation brisée pouvait marquer une différence assez importante dans sa vie. Il est devenu un « fidèle et bienaimé frère », et un collaborateur dans l’évangile avec Paul (Colossiens 4:9). Paul était tellement fervent et catégorique dans son désir de réconciliation entre eux au point qu’il était prêt à payer de sa propre poche pour résoudre tous les problèmes financiers qui auraient pu découler de ce qui s’est passé entre les deux croyants en Jésus.

À partir des principes de l’évangile vus ici, que pouvez-vous retenir, qui puisse vous aider à résoudre tous les différends, mésententes et même fractures, que vous avez eus dans vos relations avec les autres? Comment ces principes peuvent-ils prévenir une rupture de l’unité de votre église locale?

Lundi

(page 82 du guide standard)

4 Décembre

Dons spirituels pour l’unité

Comme nous l’avons vu dans une leçon précédente, l’église de Corinthe avait des problèmes profonds. Quels principes Paul décrit-il dans 1 Corinthiens 3:5-11; 12:1-11 et 2 Corinthiens 10:12-15 pour la guérison et la restauration, qui soient essentiels à l’unité de l’église?

Dans ces passages, l’apôtre donne un aperçu des principes essentiels à l’unité de l’église. Il fait remarquer que Jésus utilise différents ouvriers pour accomplir les différents ministères dans Son église, même si tous doivent travailler ensemble pour l’édification du royaume de Dieu (1 Corinthiens 3:9).

Dieu nous appelle à la coopération, et non à la concurrence. Chaque croyant a reçu des dons de Dieu pour coopérer à Son ministère au sein du corps de Christ et pour servir la communauté (1 Cor. 12:11). Il n’y a pas de dons inférieurs ou supérieurs. Tous sont nécessaires dans l’église de Christ (1 Corinthiens 12:18-23). Nos dons reçus de Dieu ne sont pas destinés à une gratification personnelle, ils sont plutôt donnés par le Saint-Esprit pour le service de la propagation de l’évangile. Toute comparaison avec les autres n’est pas sage, parce que cela nous amène à nous sentir découragés ou arrogants. Si nous pensons que d’autres sont bien « supérieurs » à nous, nous nous sentirons découragés en nous comparant à eux, et nous pouvons être facilement découragés dans quelque ministère que nous soyons. En revanche, si nous pensons que nos œuvres pour Christ sont plus efficaces que ce que font les autres, nous nous sentirons flattés, et c’est une attitude que tout chrétien devrait éviter.

Ces deux attitudes paralysent notre efficacité pour Christ et notre communion fraternelle. Quand nous travaillons au sein de la sphère d’influence que Christ nous a donnée, nous trouverons la joie et le contentement dans notre témoignage pour Christ. Nos œuvres viendront compléter les efforts des autres membres, et l’église de Christ fera des pas de géant pour le royaume de Dieu.

Pouvez-vous penser à une personne dont les dons pour le ministère vous ont rendus jaloux? (Pas trop dur, n’est-ce pas?) Dans le même temps, combien de fois vous êtes-vous senti fiers de vos dons en les comparant à ceux des autres? La vérité est que les préoccupations de Paul sont une réalité omniprésente dans la vie des êtres humains pécheurs. Quel que soit le côté sur lequel nous tombons, comment pouvons-nous apprendre les attitudes désintéressées nécessaires au maintien de notre unité en Christ?

Mardi

(page 83 du guide standard)

5 Décembre

Le pardon

Qu’est-ce que le pardon? Le pardon justifie-t-il le comportement d’une personne qui vous a terriblement offensé? Mon pardon dépend-il de la repentance de celui qui m’a offensé? Et si celui qui m’a offensé ne mérite pas mon pardon?

Comment les passages suivants nous aident-ils à comprendre le caractère biblique du pardon? Rom. 5:8-11; Luc 23:31-34; 2 Cor. 5:20, 21; Eph. 4:26.

Christ a pris l’initiative de nous réconcilier avec Lui-même. C’est « la bonté de Dieu [qui] te pousse à la repentance » (Rom. 2:4, LSG). En Christ, nous avons été réconciliés avec Dieu alors que nous étions encore pécheurs. Notre repentance et notre confession ne créent pas de réconciliation. C’est la mort de Christ sur la croix qui le fait; notre rôle est d’accepter ce qui est déjà fait pour nous. Il est vrai que nous ne pouvons pas recevoir les bénédictions du pardon jusqu’à ce que nous confessions nos péchés. Cela ne signifie pas que notre confession crée le pardon dans le cœur de Dieu. Dans Son cœur, le pardon est là tout le temps. La confession nous permet seulement de recevoir le pardon (1 Jean 1:9). La confession a une importance vitale, non pas parce qu’elle change l’attitude de Dieu envers nous, mais parce qu’elle change notre attitude envers Lui. Lorsque nous cédons au pouvoir de conviction de l’Esprit Saint de nous repentir et de confesser notre péché, nous sommes transformés.

Aussi, le pardon est-il si crucial pour notre bienêtre spirituel. Un échec à pardonner à quelqu’un qui nous a fait du tort, même s’il ne mérite pas le pardon, peut nous faire du mal plus que la personne même qui a commis le mal. Si un individu vous a causé du tort et que la douleur s’envenime en vous parce que vous ne parvenez pas à pardonner, vous permettez à la personne de vous faire encore plus de mal. Combien de fois ces sentiments et le mal sont la cause des divisions et des tensions dans l’église. Les offenses non résolues entre les membres de l’église sont préjudiciables à l’unité du corps de Christ.

Le pardon consiste à libérer autrui de notre condamnation parce que Christ nous a libérés de Sa condamnation. Le pardon ne justifie pas le comportement de l’autre envers nous. Nous pouvons être réconciliés avec quelqu’un qui nous a fait du tort, parce que Christ nous a réconciliés avec Lui-même quand nous Lui avions fait du tort. Nous pouvons pardonner parce que nous sommes pardonnés. Nous pouvons aimer parce que nous sommes aimés. Le pardon est un choix. Nous pouvons choisir de pardonner en dépit des actions ou des attitudes de l’autre personne. C’est cela le vrai esprit de Jésus.

Comment le fait de se concentrer sur le pardon que nous avons en Christ peut nous apprendre à pardonner aux autres? Pourquoi le pardon est-il un aspect essentiel de notre expérience chrétienne?

Mercredi

(page 84 du guide standard)

6 Décembre

Restauration et unité

Lisez Matthieu 18:15-17. Quelles sont les trois étapes que Jésus nous donne pour nous aider à résoudre les conflits lorsque nous sommes offensés par un autre membre d’église? Comment doit-on appliquer ces paroles à nos situations contemporaines?

Le désir de Jésus en donnant les conseils dans Matthieu 18 est de résoudre les conflits interpersonnels au sein de l’église autant que possible. Son intention est que les deux personnes concernées résolvent le problème eux-mêmes. C’est pourquoi Jésus déclare, « si ton frère a péché [contre toi] » (Matthieu 18:15, LSG). Quand le nombre de personnes impliquées dans le conflit entre deux membres augmentent, plus la contention peut être créée, et plus elle peut influencer la communion des autres croyants. Les gens prennent parti, et les lignes de bataille sont dessinées. Mais lorsque les chrétiens tentent de régler leurs différends en privé et dans un esprit de compréhension mutuelle et dans l’amour chrétien, un climat de réconciliation est créé. L’atmosphère se crée pour que l’Esprit-Saint travaille avec eux alors qu’ils s’efforcent de résoudre leurs différends.

Parfois, des appels personnels à la résolution des conflits sont inefficaces. Dans ces cas, Jésus nous invite à prendre un ou deux autres avec nous. Cette deuxième étape dans le processus de réconciliation doit suivre toujours la première étape. Le but est de réconcilier les gens et non de les séparer davantage ou de les chasser plus loin dehors. Ceux qui sont invités par la personne offensée ne viennent pas pour la soutenir ou se joindre à elle pour blâmer l’autre individu. Ils viennent dans l’amour et la compassion et comme des conseillers et partenaires de prière, afin de participer au processus de rapprochement des deux personnes.

Il y a des occasions où toutes les tentatives pour résoudre le problème ne fonctionnent pas. Dans ce cas, Jésus nous indique de porter la question devant l’église. Il ne dit certainement pas d’interrompre le service du culte le sabbat matin pour exposer un problème de conflit personnel. Le lieu approprié pour porter la question, si les deux premières étapes n’ont pas réussi à réconcilier les deux parties, est le Comité d’église. Encore une fois, le but de Christ est la réconciliation. Ce n’est pas l’occasion de blâmer une partie et exonérer l’autre.

« Ne souffrez pas de ressentiment et ne le laissez pas murir pour devenir de la malveillance. Ne laissez pas la plaie s’infecter pour s’éclater en paroles empoisonnées, qui entachent l’esprit de ceux qui les écoutent. Ne laissez pas les pensées amères continuer à remplir votre esprit et son esprit. Allez à votre frère et dans l’humilité et la sincérité, parlez-lui du problème. » – Ellen G. White, Gospel Workers, p. 499.

Jeudi

(page 85 du guide standard)

7 Décembre

Réflexion avancée: Lisez l’article « Forgiveness » pp. 825, 826, dans The Ellen G. White Encyclopedia.

« Quand les ouvriers possèderont en leur âme un Christ permanent, quand tout égoïsme sera mort, quand il n’y aura ni rivalité ni lutte pour la primauté, quand il y aura de l’unité, quand on se sanctifiera de manière à manifester l’amour fraternel, les ondées de la grâce du Saint-Esprit descendront surement, car, pas un trait de lettre des promesses divines ne peut faillir. » – Ellen G. White, Messages choisis, vol. 1, p. 206.

« Si nous voulons subsister au grand jour du Seigneur et trouver refuge dans le Christ, notre haute forteresse, nous devons renoncer à l’envie, et à toute manœuvre dominatrice. Nous devons détruire complètement les racines de ces choses impures, afin qu’elles ne puissent plus se développer dans notre vie. Nous devons prendre nettement parti pour le Seigneur et nous placer à Ses côtés. » – Ellen G. White, Évènements des derniers jours, p. 144.

Discussion:

Lisez Colossiens 3:12-17. Discutez des qualités chrétiennes que l’apôtre Paul encourage l’église de Colosse à rechercher. Pourquoi ces qualités sont-elles le fondement de la résolution de tous les conflits? Comment ces qualités nous guident-elles dans la réalisation des principes que Jésus nous donne dans Matthieu 18:1518?

Relisez Colossiens 3:12-17 et listez les enseignements qu’on trouve dans ces versets. Pourquoi ces choses sont-elles alors très essentielles à l’unité dans l’église?

w Si nous considérons notre église, c’est-à-dire, l’Église Adventiste du Septième Jour dans son ensemble, quelle est la plus grande chose qui nous empêche d’atteindre le genre d’unité qui sera nécessaire pour atteindre le monde entier? Est-ce nos enseignements et nos doctrines? Bien sûr que non. Ces derniers sont les choses mêmes que Dieu nous a données pour les proclamer au monde. Peut-être que le problème existe uniquement en nous, dans nos relations interpersonnelles, nos jalousies mesquines, nos querelles, notre égoïsme, notre désir de la suprématie et une foule d’autres choses. Pourquoi devez-vous demander la puissance du Saint-Esprit pour apporter les changements qui doivent se produire en vous, avant de voir l’unité dans l’église tout entière?

Résumé: L’évangile de Jésus-Christ parle de guérison et de transformation. Et quand elles viennent, elles ont un impact puissant sur nos relations avec les autres. La Bible nous donne de puissants principes et exemples sur la façon dont nous pouvons avoir de bonnes et étroites relations avec les autres, même dans un monde de péché.

Vendredi

(page 86 du guide standard)

Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org

Histoire Missionnaire

Notre église c’est des écoles

par Andrew Mcchesney, Mission adventiste

L’éducation des Adventiste du septième jour est une voie d’accès aux cœurs des gens au Bangladesh, indiquent les dirigeants de l’église. « Notre église au Bangladesh est essentiellement constituée d’écoles », affirme Milton Das, directeur de la communication pour l’Union des Missions de Bangladesh. « L’éducation est le plus puissant moyen d’atteindre la population du Bangladesh. Lorsqu’il y a une église, il y a une école. »

Cette première station missionnaire, qui a ouvert la voie à l’éducation adventiste de s’épanouir dans le pays, a été fondée en 1906 par Mookerjee Gopal Lal et son épouse, l’institutrice américaine Grace Kellogg, à l’Est du Bengale d’alors. Aujourd’hui, les écoles adventistes sont des centres d’influence prospères à travers ce pays de 162 millions d’habitants, avec plus de 10 000 élèves qui fréquentent les 174 écoles dans les villages, 10 écoles de la ville et neuf internats. Environ 60 à 70 pour cent des élèves sont des non adventistes, et le chiffre s’élève à 99 pour cent dans les écoles de la ville telles que l’école adventiste de Dhaka pré-séminaire, qui enseigne plus de 1 535 élèves dans la capitale du pays.

L’éducation adventiste est en forte demande, avec les parents des différentes religions qui veulent que leurs enfants apprennent des valeurs chrétiennes, déclare Das. « Il y a beaucoup plus d’enfants en attente d’aller à l’école », déclare Das, qui supervise également les services de parrainage des enfants de Bangladesh, un département de l’Union Bangladesh qui couvre les frais de scolarité d’environ 3 000 enfants défavorisés par an, grâce à des partenariats avec la Conférence Générale, le Ministère Adventiste d’Aide Asiatique et l’Agence Adventiste d’Aide au Développent et de Secours (ADRA). Das lui-même a reçu l’éducation adventiste dès l’âge de 16 ans après qu’une femme australienne ait payé ses frais de scolarité mensuels grâce au Ministère Adventiste d’Aide Asiatique. 90 % des dirigeants des églises locales ont été parrainés quand ils étaient enfants, dit-il.

Shova Rani Bayen, 76 ans, une ancienne institutrice, a raconté comment elle a vu l’éducation adventiste changer la vie de la population de Santali près de la frontière du Bangladesh avec le Myanmar. Elle dit que les gens de là ne portaient que des cache-sexes pour couvrir leurs nudité et mangeaient de toute créature vivante, y compris les escargots, les rats, les chats et les chiens – quand elle est arrivée dans la région avec son mari, l’évangéliste Narottom Bayen, dans les années 1960. Les adultes n’avaient aucune envie de vivre autrement. « Mais ensuite nous avons ouvert une école religieuse », dit Ben Salem. « Beaucoup de ces enfants sont maintenant évangélistes, pasteurs et ouvriers de l’église. »

Milton Das, extrême gauche, en visite dans une école adventiste à Dhaka, au Bangladesh.

La leçon en bref

Texte clé: Éphésiens 4:26

Objectifs:

Savoir: Identifier les attitudes personnelles nécessaires à l’entretien et à la guérison des relations.

Ressentir: Discerner l’impact des relations rompues sur la croissance spirituelle et l’unité de l’église.

Agir: S’engager à nourrir nos relations de grâce et de pardon.

Plan de l’étude:

  1. Savoir: La nécessité des attitudes saines.

A Qu’apprenons-nous sur l’importance des attitudes dans la santé des relations à travers l’histoire de Paul, Barnabas et Jean Marc?

B Quelles autres histoires bibliques démontrent des principes importants sur des relations saines?

C Comment Paul envisage-t-il la contribution des dons spirituels à la santé et à l’unité des relations dans l’église?

  1. Ressentir: Les effets des relations rompues

A Quels sont les messages que les conflits et l’animosité entre chrétiens envoient au monde? Qu’est-ce que ces messages reflètent sur la nature et la puissance de Dieu?

B Quel est l’impact des relations tendues sur l’église locale?

C En quoi les relations brisées ou tendues ont affecté votre croissance spirituelle?

III. Agir: Choisir la grâce et le pardon

A Pourquoi est-il difficile d’offrir la grâce et le pardon quand nous avons été trompés à plusieurs reprises?

B Quels facteurs peuvent contribuer à notre motivation à choisir systématiquement de pardonner aux autres?

Résumé: L’histoire de l’évangile montre la grâce immense et le pardon de Dieu dans Son œuvre de réconciliation et de guérison de la relation brisée entre Dieu et les êtres humains. Elle fournit également la motivation pour poursuivre la réconciliation et la guérison dans les relations humaines, et elle illustre les attitudes qui sont nécessaires pour ce faire.

Cycle d’apprentissage

ÉTAPE 1—Motiver

Pleins feux sur l’Écriture: Romains 5:10

Concept clé de croissance spirituelle: La restauration et la transformation des relations sont centrales au message de l’évangile et cruciales pour notre unité en Christ.

Coin du moniteur: Nos attitudes sont essentielles à la santé des relations. En examinant l’histoire suivante, mettez l’accent sur les attitudes clés qui y sont exposées et les résultats dans la vie de ceux qui ont choisi de les adopter.

Discussion d’ouverture: En 1961, les militants des droits civils aux États-Unis ont commencé une série de ce que l’on a appelé la tournée de la liberté. Les militants sont allés en bus dans les États de ségrégation au sud des États-Unis, puis ont tenté d’utiliser les toilettes, les salles d’attentes, les salles à manger ou fontaines d’eau dans les arrêts de bus des victimes de la ségrégation raciale. Parmi ceux qui faisaient la tournée de la liberté se trouvait un étudiant du séminaire afro-américain âgé de 21 ans nommé John Lewis. Lorsqu’il a tenté d’entrer dans la salle d’attente d’une station de bus isolée en Caroline du Sud, il fut sauvagement battu par Elwin Wilson, qui avait de fortes croyances sur les personnes d’origine ethnique autre que la sienne.

Quarante-huit ans plus tard, la chaine MSNBC a donné la nouvelle qu’un certain Wilson plein de remords avait présenté des excuses pour avoir longtemps été raciste et haineux. John Lewis, alors sénateur, accepta volontiers les excuses de Wilson et offrit son pardon. Il ajouta que le revirement de Wilson montrait le vrai pouvoir de l’amour et de la grâce. Wilson, pour sa part, a estimé qu’il devait faire plus que la simple réconciliation avec l’homme qu’il avait blessé. En engageant sa vie à une nouvelle cause, il est devenu un militant de la paix et de l’égalité, contre le fanatisme et l’intolérance qui existent encore dans la société. (Voir http://www.goodnewsnetwork.org/lewis-and-beater-receive-award/).

Les attitudes que nous choisissons d’adopter peuvent entrainer la destruction ou la restauration des relations. La grâce et le pardon sont indispensables à la restauration des relations et à l’unité de l’église. Toutefois, adopter ces attitudes ne garantit pas le fait que les autres personnes réagiront comme nous l’espérons.

Discussion: Quelle preuve y a-t-il dans l’histoire qui donne à penser que Lewis avait déjà pardonné Wilson avant qu’il ne demande pardon? Pourquoi pensez-vous qu’il était important pour Wilson de faire plus que demander simplement pardon? Quels sont les avantages du pardon?

ÉTAPE 2—Explorer

Coin du moniteur: La grâce et le pardon sont essentiels dans la restauration des relations rompues. En travaillant dans cette section, aidez la classe à reconnaitre que l’évangile donne l’exemple et la motivation de l’expression de ces attitudes dans nos relations.

Commentaire biblique

  1. Les attitudes, les relations et l’évangile (Examinez Philémon 1-25 avec votre classe).

La leçon de cette semaine donne deux exemples de l’impact des attitudes sur les relations. Les informations manquent dans les deux histoires. On nous dit comment la relation entre Paul, Barnabas et Jean Marc a été rompue, et nous avons la preuve qu’elle s’était restaurée, mais nous nous retrouvons avec des questions sans réponses sur la façon dont cela s’est passé. En revanche, il y a une tentative de réconciliation pour Philémon, mais nous pouvons seulement utiliser les indices textuels pour deviner la cause du litige. En effet, les deux histoires soulignent la nécessité de l’amour, de la grâce et du pardon dans le maintien des relations saines et, par conséquent, l’unité de l’église. Cette combinaison d’attitudes attire notre attention sur l’histoire de l’évangile où le caractère de Dieu est exposé. Dans Sa provision du salut, Dieu a modelé les attitudes pour des relations saines. C’est à cause de Son amour, de Sa grâce et de Son pardon que nous avons vécu une relation restaurée avec Lui. L’échec de Paul à présenter la même grâce et le même pardon qu’il prêchait, dans son interaction avec Jean Marc, met en évidence le besoin universel de laisser l’histoire de l’évangile transformer chaque partie de notre vie. Même les dirigeants les plus productifs et les plus dévoués doivent permettre à l’Esprit de les aider à vivre l’évangile dans leur vie quotidienne. Néanmoins, la lettre de Paul à Philémon indique que Paul a appris cette leçon, car l’impact de l’évangile s’est enfilé tout au long de la lettre avec les tentatives d’apporter la réconciliation entre Philémon et Onésime. Paul s’est engagé dans les histoires de ces deux hommes dans une tentative de remodeler leurs perceptions. Il oppose la vie de Philémon et d’Onésime avant et après avoir entendu le message de l’évangile et considère l’évangile comme la clé de la restauration.

Parfois, nos attitudes et nos croyances nous aveuglent sur les plus grandes réalités et situations. Il est facile d’ignorer les informations qui sont incompatibles avec nos attitudes et nos croyances et, par conséquent, de s’éloigner de l’objectivité. La croyance de Paul selon laquelle Jean Marc était un lâche a éclipsé les traits positifs qu’il pourrait avoir vu de Jean Marc. Toutefois, l’engagement de Paul dans les histoires d’Onésime et Philémon lui a permis de constater que les deux avaient été transformés par l’évangile et que la réconciliation est en effet possible à cause de ce qu’ils avaient en commun.

Tout comme Christ est entré dans l’histoire et dans notre monde pour apporter le salut, nous sommes appelés à nous engager dans la vie et les histoires des gens. Nous devons nous reconnaitre, et reconnaitre ceux avec qui nous cherchons la réconciliation comme étant des personnes brisées qui sont transformées par l’évangile. Nous devons reconnaitre la grâce qui nous a été donnée et l’offrir gratuitement à d’autres. Comme Paul, dans la lettre à Philémon, nous devons diriger notre attention vers Christ et Son évangile qui donne le modèle de nos relations. C’est seulement quand nous voyons nos vies dans l’ombre du calvaire que nous pouvons démontrer les attitudes d’amour, de grâce et de pardon dans nos relations, car une rencontre avec Jésus ne laisse pas nos vies inchangées.

Considérez ceci: Quelles sont les attitudes adoptées par Paul dans sa séparation avec Barnabas et Jean Marc? Quelle différence voyez-vous entre les attitudes qu’il adopte et ses demandes dans l’épitre à Philémon? Quels parallèles voyez-vous entre les mesures prises par Paul dans Philémon et l’histoire de l’évangile, en particulier dans l’œuvre de Jésus sur la croix?

  1. Comprendre le pardon (Examinez Romains 5:8-11 avec votre classe.)

Le pardon implique un choix conscient d’abandonner des sentiments de ressentiment envers une autre personne et, par conséquent, il supprime également tout droit à se venger de ce qu’il ou elle a fait. Le pardon ne nécessite pas qu’on soit coupable ou que l’autre personne mérite le pardon. Au contraire, le pardon déracine la colère et l’amertume de nos vies, aide à guérir les plaies et construit une base pour la restauration des relations. Le pardon ne signifie pas le fait d’excuser le comportement fautif ou la suppression de toutes les conséquences qui pourraient résulter du comportement. Le vrai pardon reconnait la gravité de l’infraction, mais choisit la voie de la guérison. Dieu a pardonné aux humains, même si nous avons été indignes de Son pardon. Mais le pardon divin n’amoindrit pas la gravité du péché ou ne supprime pas toutes les conséquences du péché. En effet, Jésus a pris la conséquence ultime du péché, en souffrant et en mourant en notre faveur.

Considérez ceci: Pourquoi est-il parfois difficile de pardonner aux autres? Pourquoi est-il important de comprendre que le pardon ne supprime pas nécessairement toutes les conséquences de nos actions? À qui le pardon profite-t-il le plus – à l’offenseur ou à la personne qui pardonne? Quelle est la preuve pour appuyer votre réponse?

ÉTAPE 3—Appliquer

Coin du moniteur: Mettez l’accent sur l’importance de voir nous-mêmes et ceux qui nous ont fait du tort à la lumière de l’évangile. Quand nous voyons nos fautes sous cet angle, nous nous rappelons de l’importance d’offrir la grâce et le pardon à ceux avec qui nous avons des relations.

À méditer:

  1. Comment devrions-nous aborder les questions de différences dans les opinions et dans les interprétations théologiques? Combien de fois nous excusons notre comportement, parce que nous défendons la vérité ou quelque chose en quoi nous croyons fortement?
  2. Comment la reconnaissance de notre propre nature pécheresse et notre besoin du salut pourrait-elle nous aider quand nous cherchons à rétablir des relations rompues?
  3. De quelles autres manières le fait de connaitre l’évangile impacte-t-il les relations? Comment pouvons-nous mieux modeler nos propres relations à l’exemple qui nous est donné par Christ?
  4. Comment le fait de chercher à comprendre les histoires et les motifs de l’autre personne dans un conflit change la façon dont nous recherchons la résolution du conflit?
  5. Quels sont les obstacles qui rendent difficile le pardon?
  6. Quelles mesures pouvez-vous prendre cette semaine pour commencer le processus de restauration et de réconciliation dans vos relations?

ÉTAPE 4—Créer

Coin du moniteur: Dans ces activités, les membres de la classe sont invités à reconnaitre l’impact que le pardon a sur leur propre vie, et à choisir d’être plus indulgents dans leurs relations.

Activités:

  1. Donnez aux membres de la classe des stylos et des bouts de papier. Puis, demandez-leur d’écrire deux expériences. La première devrait être basée sur, soit un moment où ils ont été pardonnés de façon inattendue ou un moment où ils ont pardonné à quelqu’un d’autre qui leur avait fait du tort. La réflexion devrait inclure tous les sentiments du pardon et les résultats que le pardon a eu sur la relation. La deuxième réponse doit porter brièvement sur un moment où les membres de la classe avaient eu du mal à pardonner. À l’issue de leurs réponses, demandez à chaque personne de partager ses réponses avec une autre personne dans le groupe. Ensemble, le duo devrait réfléchir à ce qu’ils ont appris sur le pardon et les obstacles qui leur rendent le pardon difficile.
  2. Identifiez une personne dans votre vie à qui vous devez pardonner. Écrivez une lettre à cette personne, pour lui demander pardon.
  3. Organisez une étude biblique sur la grâce ou le pardon.

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*8 au 14 Décembre

L’unité dans l’ adoration

Sabbat Après-Midi

Lecture de la semaine: Apo. 4:8, 11; Matthieu 4:8, 9; Dan. 3:8-18; Apocalypse 14:9; Apocalypse 14:6, 7; Actes 4:23-31.

Verset à mémoriser: « Je vis un autre ange qui volait par le milieu du ciel, ayant un évangile éternel, pour l’annoncer aux habitants de la terre, à toute nation, à toute tribu, à toute langue, et à tout peuple. Il disait d’une voix forte: craignez Dieu, et donnez-Lui gloire, car l’heure de Son jugement est venue; et adorez celui qui a fait le ciel, et la terre, et la mer, et les sources d’eaux. » (Apocalypse 14:6, 7, LSG).

Peu de temps après le jour de Pentecôte, les premiers chrétiens passèrent une grande partie de leur temps dans l’adoration. « Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières. » (Actes 2:42, LSG). La joie qui venait de la connaissance de Jésus comme le Messie et de l’accomplissement des prophéties de l’Ancien Testament, remplissait leurs cœurs des actions de grâce et de gratitude envers Dieu. Quel privilège de connaitre cette merveilleuse vérité. Ces premiers chrétiens ressentaient le besoin de passer du temps ensemble dans la communion, l’étude et la prière, tout cela afin de remercier Dieu pour Sa révélation dans la vie, la mort et la résurrection de Jésus, et pour ce qu’Il avait fait dans leur vie.

L’église de Jésus Christ est par définition une communauté d’adorateurs, appelée à l’existence par Dieu pour être « une maison spirituelle, un saint sacerdoce, afin d’offrir des victimes spirituelles, agréables à Dieu par Jésus Christ. » (1 Pierre 2:5, LSG). La gratitude envers Dieu, exprimée dans l’adoration de la communauté transforme les cœurs et les esprits à l’image du caractère de Dieu et les prépare pour le service.

La leçon de cette semaine porte sur le sens de l’adoration et comment elle préserve l’unité parmi les croyants en Jésus.

* Étudiez cette leçon pour le sabbat 15 Décembre.

Leçon

11

(page 88 du guide standard)

9 Décembre

Adorer notre Créateur et Rédempteur

Dans les discussions sur l’adoration, nous avons souvent souligné les éléments qui composent une adoration et comment on adore. Mais quel est le sens profond de l’adoration? Que signifie adorer Dieu? Et pourquoi le faisons-nous? Dans Psaume 29: 2, David déclare: « Donnez au Seigneur la gloire de Son nom! Prosternez-vous devant le Seigneur quand éclate Sa sainteté! » (Psaume 29: 2, NBS). Ce Psaume nous oriente dans la bonne direction pour comprendre le sens de l’adoration. Adorer le Seigneur consiste à Lui donner la gloire et l’honneur qu’Il mérite.

Lisez Apocalypse 4 et 5. Quelles raisons les habitants du ciel donnent-ils en adorant Dieu et Jésus, l’Agneau de Dieu? Voir Apo. 4:8, 11; 5:9, 10, 12, 13.

Cette description de l’adoration dans la salle du trône du ciel quand Jésus est présenté comme l’Agneau de Dieu et le Sauveur du monde est impressionnante. Il y a adoration quand la création de Dieu Lui répond avec des paroles de culte et de gratitude pour ce qu’Il a fait. L’adoration est la réponse d’une personne reconnaissante pour la création et le salut de Dieu. À la fin des temps, les rachetés se joindront également à l’adoration et réagiront d’une manière semblable au salut de Dieu. « Seigneur, Dieu tout-puissant, Tes actions sont grandes et merveilleuses. Roi des peuples, Tes projets sont justes et vrais. Qui peut refuser de Te respecter avec confiance et de chanter Ta gloire? Oui, Toi seul, Tu es saint. Les habitants de tous les pays viendront et ils se mettront à genoux devant Toi, parce que tous peuvent voir Tes actions justes. » (Apocalypse 15:3, 4, NBS).

Ainsi, l’adoration est une réponse de notre foi en Dieu pour Ses merveilles: tout d’abord, pour nous avoir créés et, en second lieu, pour nous avoir rachetés. Dans l’adoration, nous rendons à Dieu culte, vénération, louange, amour et obéissance, que nous croyons qu’Il est digne de recevoir. Bien sûr, ce que nous savons au sujet de Dieu, notre Créateur et Sauveur, vient de ce qu’Il nous a révélé dans les Écritures. En outre, ce que les chrétiens connaissent de Dieu a été révélé plus en détail dans la personne et le ministère de Jésus (voir Jean 14:8-14). C’est pourquoi les Chrétiens adorent Jésus comme Sauveur et Rédempteur, Sa mort et Sa résurrection sont au cœur même de l’adoration.

Quand les chrétiens se réunissent dans l’adoration, c’est ce sentiment d’admiration et de gratitude qui doit nous pousser à adorer.

Pensez à ce qui nous a été donné en Christ, notre Créateur et notre Sauveur, tout ce dont Il nous a épargné, et ce qu’Il nous offre – tout cela parce qu’Il est mort volontairement à notre place. Pourquoi ces vérités doivent-elles être le fondement de toute notre adoration?

Dimanche

(page 89 du guide standard)

10 Décembre

Fausse adoration

Lisez Matthieu 4:8, 9. Quelle a été la troisième tentation de Jésus dans le désert?

Avec fierté et arrogance, Satan se déclare lui-même être le souverain légitime du monde, le propriétaire de toutes les richesses et la gloire de ce monde, en revendiquant l’honneur et le respect de tous ceux qui y vivent, tout comme s’il avait créé le monde. Quel affront à Dieu, le Créateur et le Père de Jésus! Satan a révélé qu’il connait exactement ce qu’est l’adoration: c’est de donner honneur et gloire au propriétaire légitime de l’univers.

Comparez l’expérience des trois amis hébreux dans Daniel 3 (en particulier les versets 8-18) et la puissance du temps de la fin d’Apocalypse 13:4 et 14:9-11. Qu’est-ce qui est en jeu au temps de la fin? Quel est le problème de fond dans les deux récits?

Depuis Caïn et Abel jusqu’aux trois jeunes hébreux à Babylone, et jusqu’aux derniers évènements concernant « la marque de la bête » (Apo. 16:2), Satan cherche à établir un faux système d’adoration, celle qui pousse les gens à quitter le vrai Dieu, et même subtilement, à diriger l’adoration vers lui-même au détriment de Dieu. Après tout, même avant la chute, il voulait être comme Dieu (Ésaïe 14:14). Ce n’est pas un hasard que tout comme les trois jeunes hommes firent face à la menace de mort à moins qu’ils adorent une « image », dans les derniers jours, les fidèles serviteurs de Dieu devront faire face à la menace de mort à moins qu’ils adorent aussi une « image ». Pourquoi adorer une « image » alors que Dieu nous appelle à L’adorer, Lui le vrai Dieu?

« Comme elles sont importantes ces leçons enseignées par les trois jeunes Hébreux dans la plaine de Dura! … Le temps de détresse, par lequel passera le peuple de Dieu, exigera une foi inébranlable. Il devra montrer que seul le Seigneur est l’objet de son adoration, et que nulle considération humaine, pas même sa propre vie, ne saurait l’amener à la moindre concession à un faux culte. Pour un cœur loyal, les ordres donnés par des hommes pécheurs, aux vues limitées, ne seront d’aucune importance [s’ils sont opposés à] la Parole de Dieu. Il faut suivre la vérité, qu’il en coute l’emprisonnement, l’exil ou même la mort. » – Ellen G. White, Prophètes et rois, p. 705.

Quelles sont les différentes manières par lesquelles, même aujourd’hui, nous pouvons être tentés d’adorer quelqu’un d’autre que le seul Être digne de notre adoration? Comment la fausse adoration est-elle une menace plus subtile que nous ne le croyons? Quelles sont les choses que même maintenant, nous pouvons être tentés d’adorer?

Lundi

(page 90 du guide standard)

11 Décembre

Le message du premier ange

La mission des Adventistes du septième jour est d’annoncer les messages des trois anges d’Apocalypse 14:6-12. Ces messages représentent leur mission et l’essentiel de leur message juste avant la seconde venue de Jésus (Apo. 14:14-20). Ce sont des messages d’une importance capitale à être prêchés d’« une voix forte » à tous les habitants de la terre.

Lisez Apocalypse 14:6, 7. Quel est le message du premier ange et qu’est-ce qu’il dit sur Dieu? Pourquoi y a-t-il une référence à l’adoration dans ce message?

Le premier des messages des trois anges proclame un message au monde entier. Il s’agit de l’accomplissement de la prédiction de Jésus dans Matthieu 24:14. Il y a un sentiment d’urgence et de précipitation dans la représentation de ces trois anges et leur mission. Le premier message exhorte les gens à se concentrer sur Dieu, parce que « l’heure de Son jugement est venue » (Apocalypse 14:7, LSG). La seconde venue de Jésus est le catalyseur du jugement.

« Craignez Dieu », dit l’ange (Apocalypse 14:7). Pour ceux qui ne prennent pas Dieu au sérieux, ce message et son appel à l’action vont en effet créer la peur dans leur esprit. Mais pour ceux qui ont été de fidèles disciples de Jésus, cet appel invite à la crainte et au respect. Ils se tournent vers Dieu pour voir l’accomplissement de Ses promesses. Un sentiment de révérence et de gratitude envers Dieu les envahit.

« Et adorez celui qui a fait le ciel, et la terre, et la mer, et les sources d’eaux » (Apocalypse 14:7, LSG). Ce langage est une référence sans équivoque au commandement du sabbat, avec sa mention de la création (voir Exode 20:8-11). Le Dieu de la création, qui a institué le sabbat comme mémorial de Sa puissance créatrice, est celui qui doit être adoré et vénéré.

Il est intéressant de noter que, à la fin des temps, l’adoration est identifiée comme l’élément clé du grand conflit pour l’allégeance de la race humaine. Cette annonce dans le monde entier est un appel à adorer le Créateur.

« La question centrale dans la crise finale sera l’adoration. L’apocalypse indique clairement qu’il ne s’agira pas d’un déni de l’adoration, mais plutôt du rejet de celui qui est digne d’être adoré. Au temps de la fin, il n’y aura que deux groupes de personnes dans le monde: ceux qui craignent et adorent le vrai Dieu (Apo. 11:1, 18 ; 14:7) et ceux qui haïssent la vérité et adorent le dragon et la bête (Apo. 13:4-8, 14:9-11)

Si l’adoration est la question centrale dans le conflit final, il n’est pas étonnant alors que Dieu ait envoyé Son évangile de la fin des temps, exhortant les habitants de la terre à Le prendre au sérieux et à L’adorer comme le Créateur, le seul digne d’être adoré. » – Ranko Stefanovic, Revelation of Jesus Christ: Commentary on the Book of Revelation (Berrien Springs, Mich: Andrews University Press, 2002), pp. 444, 445.

Mardi

(page 91 du guide standard)

12 Décembre

La communion et l’étude de la Bible

Lisez Actes 2:42. Quels sont les éléments de l’adoration des chrétiens de l’église primitive?

« Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières » (Ac. 2:42, LSG). Dès les premiers jours de l’église, l’adoration a été caractérisée par le rôle central de l’étude de la parole de Dieu par les apôtres. Les premiers chrétiens étaient fidèles dans l’étude des Écritures pour savoir ce qu’elles disent au sujet de Jésus le Messie. Ils étaient en communion constante, partageaient les bénédictions que Dieu leur avait données et s’encourageaient les uns les autres dans leur marche spirituelle avec Dieu. Ils trouvèrent dans la Parole des vérités sacrées qui devinrent le fondement de leur message au monde.

Que disent les passages suivants sur l’importance d’étudier la parole de Dieu en communion avec les autres croyants?

2 Rois 22:8–13

Actes 17:10, 11

2 Tim. 3:14–17

« Partout où l’évangile est proclamé, des personnes sont touchées par la vérité et sont conduites à étudier soigneusement les Écritures. Si, dans les scènes finales de l’histoire de notre monde, l’exemple des Béréens était suivi par tous ceux qui entendent prêcher les doctrines évangéliques, si les saintes Écritures étaient journellement étudiées, si on les consultait pour se rendre compte de la valeur du message annoncé, plus nombreux seraient ceux qui observeraient avec fidélité les préceptes de la loi divine. » – Ellen G. White, Les conquérants pacifiques, pp. 205, 206.

Nous sommes un peuple uni par les vérités que nous proclamons, vérités que l’on trouve dans la parole de Dieu. C’était vrai pour l’église de Dieu dans les premiers jours, et c’est vrai aujourd’hui. L’étude de la parole de Dieu constitue le noyau de notre unité et notre adoration à Dieu en tant qu’un peuple appelé à proclamer les messages des trois anges dans le monde. Quand nous nous réunissons comme une famille dans la communion et l’adoration, les Écritures nous enseignent la volonté de Dieu pour guider nos vies en préparation à notre mission et à la seconde venue de Jésus.

Combien sommes-nous fermement enracinés dans la Bible, dans ce que nous croyons? Autrement dit, êtes-vous vraiment enracinés dans la parole de Dieu au point où vous pourriez, comme les trois jeunes Hébreux, rester fermes face à la mort?

Mercredi

(page 92 du guide standard)

13 Décembre

Fraction du pain et prière

Quels que soient les défis auxquels faisait face l’église primitive, les membres étaient unis dans leur foi commune en Jésus et dans la vérité qui leur était confiée pour être propagée dans le monde. C’est ce que Pierre a même appelé « la vérité présente » (2 Pierre 1:12). Et donc, unis dans la vérité, ils ont exprimé leur unité dans un certain nombre de façons. « Ils persévéraient… dans la fraction du pain, et dans les prières » (Actes 2:42, LSG). Cette référence à la fraction du pain, sans doute se réfère à un repas de communion ou des repas réguliers, partagés entre les croyants. À un moment donné au cours d’un repas de communion, quelqu’un prononçait une bénédiction spéciale sur le pain et tous buvaient à la mémoire de la mort et de la résurrection de Jésus, dans l’attente de Son retour imminent. Les premiers chrétiens consacraient ainsi leur temps à se rappeler de la signification profonde de la vie et du ministère de Jésus, et ils aimaient en parler au cours des repas de communion. Ces moments de repas devinrent des temps d’adoration. « Ils étaient chaque jour tous ensemble assidus au temple, ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur, louant Dieu, et trouvant grâce auprès de tout le peuple. Et le Seigneur ajoutait chaque jour à l’église ceux qui étaient sauvés » (Actes 2:46, 47, LSG). Sans doute cette communion avait grandement contribué à renforcer leur sentiment d’unité en Jésus.

Quels exemples y a-t-il dans le livre des Actes à propos de comment les premiers chrétiens priaient ensemble? Sur quoi priaient-ils?

Actes 1:14

Actes 4:23–31

Actes 12:12

L’église primitive chérissait l’occasion d’une communication directe avec Dieu et ne manquait jamais l’opportunité de prier quand elle se réunissait dans l’adoration. Paul dans sa première épitre à Timothée mentionne l’importance de la prière lorsque les chrétiens s’assemblent (1 Timothée 2:1). Aux Éphésiens, il a également souligné la nécessité de la prière: « Faites en tout temps par l’Esprit toutes sortes de prières et de supplications. Veillez à cela avec une entière persévérance, et priez pour tous les saints. Priez pour moi, afin qu’il me soit donné, quand j’ouvre la bouche, de faire connaitre hardiment et librement le mystère de l’évangile » (Eph. 6:18, 19, LSG).

Quels sont les moyens par lesquels nous pouvons éprouver une unité plus profonde par la puissance de la prière d’intercession pour les causes courantes? Comment cette prière nous unit-elle en tant qu’église?

Jeudi

(page 93 du guide standard)

14 Décembre

Réflexion avancée: Lisez les articles « Prayer », pp. 1044-1046 et « Worship », p. 1290, 1291, dans The Ellen G. White Encyclopedia.

« Ce qui fait l’importance du sabbat comme mémorial de la création, c’est qu’il rappelle constamment la raison pour laquelle il faut adorer Dieu”, à savoir qu’Il est le Créateur et que nous sommes Ses créatures. “Le sabbat est par conséquent à la base même du culte du vrai Dieu, puisqu’il enseigne cette grande vérité de la façon la plus frappante, ce que ne fait nulle autre institution. La véritable raison d’être du culte rendu à l’Être suprême, non pas au septième jour seulement, mais constamment, se trouve dans la distinction qui existe entre le Créateur et Ses créatures. Jamais ce grand fait ne sera aboli, et jamais il ne sera oublié.” (J. N. Andrews, Hist. of the Sabbath, chap. XXVII). C’est pour nous le rappeler constamment que Dieu institua le sabbat en Éden, et aussi longtemps que Son attribut de Créateur demeurera la raison pour laquelle il faut L’adorer, le jour du repos béni par Lui restera Son signe et Son mémorial. Si ce jour avait été universellement observé, les pensées et les affections des hommes [seraient] tournées vers le Créateur comme objet de leur adoration et de leur culte, et jamais on n’aurait entendu parler d’un idolâtre, d’un incrédule ou d’un athée. L’observation du repos de l’Éternel est un signe de fidélité au vrai Dieu, qui a “fait les cieux, la terre et la mer et tout ce qui y est contenu”. De ce fait, le message qui ordonne aux hommes d’adorer Dieu et de garder Ses commandements les exhortera tout spécialement à observer le quatrième commandement. » – Ellen G. White, La tragédie des siècles, p. 437, 438.

Discussion:

Puisque les concepts bibliques d’adoration, de création et de salut sont si étroitement liés, comment pensez-vous que la célébration du sabbat peut être l’antidote contre la fausse adoration? Quel rôle joue le sabbat dans cette prophétie de la fin des temps d’Apocalypse 14:6, 7? Pourquoi le sabbat est-il mentionné dans le message du premier ange?

Souvent, on parle d’adoration en termes de contenu – des choses que nous devrions faire ou ne pas faire pendant l’adoration. Est-ce suffisant? Qu’est-ce exactement l’adoration? Comment votre église locale jouit-elle d’une véritable adoration?

Dans certaines sociétés, l’adoration de la communauté chrétienne est lentement oubliée ou abandonné, même dans les communautés adventistes. Que peut faire votre église locale pour lutter contre cette tendance?

Résumé: L’adoration est une réponse reconnaissante du croyant chrétien à Dieu pour Son don du salut. C’est aussi un élément essentiel de l’expérience de la communauté chrétienne de l’unité et de la communion fraternelle. Sans la prière et l’étude de la Bible dans un désir de connaitre la vérité de Dieu pour nous, notre communauté ne pourra pas faire l’expérience de l’unité en Christ.

Vendredi

(page 94 du guide standard)

Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org

Histoire Missionnaire

Un Ukrainien construit 22 églises

par Andrew Mcchesney, Mission adventiste

Vladimir Vladovskyy, chef d’une entreprise de construction, savait qu’il faudrait un miracle pour construire une église au nord du port russe d’Arkhangelsk. Il n’avait pas de plan pour le projet. Il avait seulement quelques mois d’été pour construire l’église. Et puis, un haut administrateur de la ville, sans donner de raison, avait dit qu’il ne signera plus les demandes d’autorisation de construction d’églises. Ainsi, Vladovskyy fixa un plan directeur pour la fondation de l’église et commença à travailler. « L’été est très court à Arkhangelsk, et nous n’avions pas le temps de traiter avec la bureaucratie », déclara Vladovskyy, un natif ukrainien qui a construit 22 Églises Adventistes et autres installations d’église en Russie, Ukraine, Mongolie pendant plus de deux décennies. « Donc, nous avons commencé à construire le bâtiment. »

Après la fondation, Vladovskyy reçut le plan d’action pour la deuxième étape et son équipe de construction pour travailler sur les murs. Puis vinrent le prochain plan d’action et le toit. Remarquablement, aucun membre de l’administration municipale n’essaya d’arrêter la construction. Vladovskyy, cependant, n’avait pas oublié les documents officiels. Vladovskyy et son équipe se réunissaient tous les matins pour prier que Dieu fasse un miracle sur le chantier. Un mois passa. Deux mois. Trois mois. L’été à Arkhangelsk dure seulement trois mois, de juin à aout. L’extérieur de l’église a été achevé avant la première neige en septembre. L’intérieur fut terminé en décembre. Vladovskyy revient chez l’administrateur de la ville pour demander les documents. Il ne savait à quoi s’attendre, mais il se sentait en paix, sachant qu’il avait prié tous les jours et que l’été avait duré assez longtemps pour finir l’église. L’administrateur de la ville n’a rien dit. Simplement, il signa tous les documents. « En fin de compte, il a tout signé », dit Vladovskyy. « Je ne sais pourquoi. C’était un miracle. »

Vladovskyy, un Adventiste de troisième génération qui a réparé des vieux bâtiments pour une entreprise de construction d’État durant la période soviétique, a été témoin de beaucoup de miracles depuis qu’il a commencé à travailler avec l’Église Adventiste en construisant le siège de la Division Euro-Asiatique à Moscou en 1995. Actuellement, il construit des églises à Tomsk, Krasnoïarsk, et une troisième ville de Russie. Mais aucun miracle n’a été tout aussi remarquable que celui d’Arkhangelsk en 1999, dit-il dans une interview à Kiev, la capitale de l’Ukraine. « Nous avons construit une église sans un plan d’action et sans autorisation », a-t-il dit.

Vladimir Vladovskyy, tenant une photo de l’église d’Arkhangelsk.

La leçon en bref

Texte clé: Apocalypse 4:8-11

Objectifs:

Savoir: Définir la véritable adoration et son rôle dans le grand conflit entre Dieu et Satan.

Ressentir: Avoir un sentiment d’admiration et de gratitude envers Dieu pour ce qu’Il a fait pour nous.

Agir: Adorer Dieu avec le cœur et l’esprit.

Plan de l’étude:

  1. Savoir: La véritable adoration.

A Qu’entend-on par le terme « adoration »? Quelles actions pourraient-être considérées comme faisant partie de l’adoration?

B Comment pouvons-nous distinguer la vraie adoration de la fausse?

C Comment pouvons-nous nous assurer que Dieu demeure au centre de notre adoration.

D Quel rôle joue l’adoration dans chacun des messages des trois anges?

  1. Ressentir: La grandeur de Dieu.

A Quel aspect du caractère de Dieu vous est le plus significatif? Quel aspect parle plus à votre situation actuelle?

B Quels sentiments et émotions viennent à l’esprit quand vous considérez ce que Dieu a fait pour vous?

III. Agir: Répondre avec tout notre être.

A Comment adorer Dieu avec le cœur diffère-t-il de l’adoration de Dieu avec l’esprit?

B À quoi ressemblent ces deux aspects de l’adoration dans la pratique?

C Comment est-il possible de magnifier Dieu quand nous ne pouvons pas Le rendre plus grand qu’Il est? Qu’est-ce qui est magnifié dans le processus de notre adoration?

Résumé: L’adoration implique la manifestation de l’honneur et du respect, ainsi que du service et de l’obéissance. Le caractère et les actions rédemptrices de Dieu invoquent une réponse d’adoration de la part de Ses créatures par leur reconnaissance commune de leur dépendance de Dieu.

Cycle d’apprentissage

ÉTAPE 1—Motiver

Pleins feux sur l’Écriture: Apocalypse 14:6, 7

Concept clé de croissance spirituelle: La véritable adoration est une réponse sincère à Dieu pour ce qu’Il a fait pour nous.

Coin du moniteur: L’adoration est une question clé à la fin des temps. L’identité de celui qui est adoré définit notre allégeance. En commençant la leçon, mettez l’accent sur l’importance d’identifier correctement celui qui est adoré.

Discussion d’ouverture: Un jour d’été, John a décidé de choisir quelques-uns des champignons abondants qui avaient poussé près de son domicile. Il avait pris part à la récolte des champignons et il savait quelque chose sur l’identification des champignons. Il repéra un groupe de champignons qu’il pensait être comestibles et les apprêta pour son repas du soir. Il avait l’intention de les vérifier avec un guide de poche à son retour au domicile pour s’assurer qu’ils sont comestibles, mais au moment où il atteignit la maison, il était en retard pour un rendez-vous. Sûr dans son esprit que les champignons étaient bel et bien comestibles, il les cuit et les mangea. Mais l’identification de John des champignons était fausse. Il avait mangé une espèce de champignon très dangereuse qui détruit le foie et entraine souvent la mort. Huit heures plus tard, John a commencé à vomir, et des analyses ont montré que son foie et ses reins avaient été endommagés. Alors que John a survécu, son erreur lui a couté presque la vie.

L’apôtre Jean nous avertit que nous devons être tout aussi prudents sur l’identification de l’objet de notre adoration. Dieu doit être le seul objet de notre adoration, et notre culte devrait refléter notre allégeance à Lui.

Discussion: Pourquoi la distinction entre les champignons comestibles et ceux toxiques était difficile? Que pouvait utiliser John pour faire la différence entre les deux? Comment votre réponse peut-elle vous aider à penser à comment vous faites la distinction entre les vrais et les faux systèmes d’adoration?

ÉTAPE 2—Explorer

Coin du moniteur: Cette section de l’étude examine la nature de l’adoration et son rôle dans le grand conflit cosmique entre Christ et Satan. Mettez l’accent sur le fait que la compréhension de ce qui constitue la véritable adoration est essentielle pour éviter que Satan nous trompe avec ses fausses formes d’adorations. Ne laissez pas la classe se distraire par des discussions sur les styles et les préférences de culte.

Commentaire biblique

  1. La nature de l’adoration (Examinez Apocalypse 4:8-11 avec votre classe).

La Bible utilise plusieurs mots en grec et en Hébreu pour décrire les différents aspects de l’adoration. Les mots hébreux de l’adoration insistent sur l’honneur, le respect et la révérence, et tout en mettant l’accent sur les actions de s’incliner, se prosterner ou autrement, s’humilier devant une autre personne. Cependant, l’adoration dans l’Ancien Testament ne se limite pas aux actions corporelles. Elle s’étend également aux notions d’obéissance et de service qui démontrent la réalité de notre adoration. Ésaïe indique clairement qu’accomplir tout simplement les rituels d’adoration sans l’obéissance n’est pas du tout l’adoration (Ésaïe 1:10-17, Ésaïe 58).

Dans le Nouveau Testament, nous trouvons une variété similaire de mots qui peuvent signifier le fait de s’incliner, de révérer, de montrer l’honneur et la dévotion, ou de servir. Le mot le plus commun pour l’adoration dans le Nouveau Testament est proskyneō, qui signifie littéralement « baiser dans la direction de ». Il reflète probablement la coutume d’honorer un roi ou un dignitaire en s’inclinant devant lui et en baisant ses pieds, une action comprise comme un aveu de dépendance ou une soumission à la personne en situation d’autorité (voir William F. Arndt, F. Wilbur Gingrich, Frederick W. Danker and Walter Bauer, A Greek-English Lexicon of the New Testament and Other Early Christian Literature [Chicago: Université de Chicago Presse, 2000], p. 882). En utilisant ce mot pour décrire l’adoration de Dieu, on en déduit donc que l’intention était plus que l’action physique d’embrasser ou de s’incliner. Adorer Dieu consiste à reconnaitre la grandeur et la majesté de Dieu, comprendre qu’Il est le Créateur et nous sommes Ses créatures et admettre notre indignité, notre impuissance et notre dépendance absolue de Lui. Cette reconnaissance implique également que nous acceptons la volonté et la seigneurie de Dieu sur nos vies.

La véritable adoration a plusieurs caractéristiques importantes. Tout d’abord, elle s’adresse à Dieu et à Lui seul (Deut. 6:13, Matthieu 4:10). Ensuite, elle n’est jamais forcée. C’est une réaction spontanée au caractère de Dieu et à Ses œuvres rédemptrices en notre faveur. Elle commence dans le cœur et non par les attentes des autres. Et enfin, l’adoration n’est pas simplement une activité du sabbat matin ou une partie du service d’adoration. C’est un mode de vie. Nous devons vivre et exprimer nos réponses à ce que Dieu a fait pour nous. Les êtres vivants dans la salle du trône, décrits dans Apocalypse 4, adorent sans cesse, jour et nuit. Alors que cette adoration intense focalisée n’est pas possible dans notre vie, cette représentation sous-entend l’idée que chaque mot et chaque action venant de nous fasse honneur au nom de Dieu.

La véritable adoration a le potentiel de nous unir d’une manière qui soit impossibles par d’autres moyens. Lorsque nous centrons nos vies sur l’adoration du Centre de notre foi, la probabilité de voir les choses qui nous divisent se réduit. Que nous soyons seul ou dans un service d’adoration, nous adorons ensemble avec d’autres dans le monde entier, donnant la louange à Dieu. Ainsi, l’adoration nous donne l’occasion de reconnaitre que nous faisons partie de quelque chose au-delà de nous-mêmes. Au même moment, l’adoration nous rappelle notre dépendance de Dieu. L’orgueil et la jalousie, qui contribuent à la discorde, se dissolvent lorsque nous reconnaissons que nous sommes tous des créatures qui dépendent de Dieu.

Considérez ceci: En quel sens l’obéissance peut-elle être considérée comme l’adoration? À quoi ressemble une vie d’adoration?

  1. L’adoration et le grand conflit (Examinez Apocalypse 14:6-12, avec votre classe).

L’importance de comprendre la véritable adoration est mise en évidence par le rôle central que joue l’adoration dans le message des trois anges et dans le contexte plus large du grand conflit entre Dieu et Satan. La bataille a commencé avec la rébellion de Satan dans le ciel et sa comparaison orgueilleuse avec Dieu (Ésaïe 14:14). La guerre cosmique se poursuit avec sa contestation du caractère de Dieu. Alors que Dieu prouve Son caractère par une effusion d’amour et de grâce, qui pousse Ses créatures à répondre par l’adoration, Satan appelle à l’adoration par la tromperie. Satan cherche à retirer l’attention sur Dieu en mettant en place un autre système d’adoration. Le message du premier ange est un rappel que la seule personne qui mérite l’adoration est Dieu, le Créateur de l’univers. Honorer le sabbat du septième jour qu’Il a sanctifié est un acte d’adoration et d’allégeance envers Lui. Toutefois, limiter le sens seulement au jour de culte c’est oublier les conséquences radicales du message. On adore le Créateur par une action directe de consécration au jour où Il a Lui-même choisi, et aussi, en valorisant Sa création. On ne peut pas véritablement adorer le Créateur en détruisant et en abusant de ce qu’Il a créé. Le message du deuxième ange démontre l’amour et la grâce de Dieu, en donnant un avertissement à ceux qui ont été trompés par des approches contrefaites du salut et de l’adoration. Enfin, dans le message du troisième ange, nous voyons que le choix du mauvais centre d’adoration conduit à la mort, alors que le choix d’adorer Dieu seul mène à la vie. Étant donné que Dieu est le Créateur et le pourvoyeur de la vie, ceux qui L’adorent auront la vie. Lorsque nous sommes déconnectés de la Source de vie, il n’y a que la mort.

Considérez ceci: Pourquoi pensez-vous que l’adoration est au centre du message des trois anges? Comment pouvez-vous être surs que vous êtes en train d’adorer le Créateur, et non en train de tomber dans un piège de Satan pour vous distraire? De quelles manières le message des trois anges nous attire-t-il ensemble dans l’unité?

ÉTAPE 3—Appliquer

Coin du moniteur: Nous limitons souvent l’importance de l’adoration à ce qui se passe le sabbat matin. Toutefois, l’adoration est beaucoup plus étendue que cela. Aidez votre classe à explorer les dimensions plus élargies de l’adoration.

À méditer:

  1. L’adoration signifie beaucoup plus que chanter et prier. Pourquoi pensez-vous que nous considérons rarement l’adoration en dehors du sabbat et d’autres services religieux?
  2. Pourquoi pensez-vous que certains individus ne trouvent pas importants les services d’adoration? Comment cela pourrait-il se rapporter au reste de leur semaine?
  3. Comment pouvons-nous faire de l’adoration un mode de vie?
  4. Votre participation actuelle aux services d’adoration est-elle une réponse venant du cœur?

ÉTAPE 4—Créer

Coin du moniteur: Nous sommes appelés à adorer le Dieu qui nous a créés et nous a rachetés. Les activités prévues aident les participants à se concentrer sur Dieu, le centre de notre adoration.

Activités:

  1. Organisez une lecture alternée pour un service d’adoration qui aide les gens à se concentrer sur les différents aspects du caractère de Dieu.
  2. Planifiez une soirée de prière. Structurez-la de manière à ce qu’une orientation claire soit présentée aux participants pour prier de façon régulière au cours de la soirée et variez le mode de prière pour chaque objectif.
  3. Écoutez une chanson qui exalte la grandeur et la majesté de Dieu. Alors, priez que Dieu vous aide à découvrir Sa beauté et Son caractère par de nouveaux moyens.
  4. Présentez un panier des objets ménagers communs à votre classe. Demandez au groupe d’envisager comment Dieu se présente comme chacun des articles dans le panier. Ensuite, remerciez Dieu de vous avoir aidé à se rappeler des multiples dimensions de Sa nature et de Son caractère.

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*15 au 21 Décembre

L’unité et l’organisation de l’ église

Sabbat Après-Midi

Lecture de la semaine: Eph. 5:23-27; Matt. 20:25-28; Tite 1:9; Matthieu 16:19; Galates 6:1, 2; Matthieu 28: 18-20.

Verset à mémoriser: « Il n’en sera pas de même au milieu de vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur; et quiconque veut être le premier parmi vous, qu’il soit votre esclave » (Matthieu 20:26, 27, LSG).

En tant qu’Adventistes du septième jour, nous sommes des chrétiens protestants et croyons que le salut est reçu par la foi seule en ce que Jésus Christ a accompli pour l’humanité. Nous n’avons pas besoin d’une église ou d’une hiérarchie ecclésiastique pour bénéficier des mérites de ce que Christ a fait pour nous. Ce que nous recevons de Christ, nous le recevons directement de Lui en tant que notre substitut sur la croix et notre souverain sacrificateur faisant la médiation dans le sanctuaire céleste.

Néanmoins, l’église est la création de Dieu, et Dieu l’a placée ici pour nous, non comme un moyen de salut, mais comme un véhicule pour nous aider à exprimer et rendre manifeste le salut au monde. L’église est une organisation que Jésus a créée pour la diffusion de l’évangile dans le monde. L’organisation est importante dans la mesure où elle se solidifie et nous permet d’accomplir la mission de l’église. Sans une organisation ecclésiastique, le message du salut de Jésus ne peut pas être aussi efficacement communiqué à d’autres. Les dirigeants de l’église sont importants, parce qu’ils favorisent l’unité et illustrent bien l’exemple de Jésus. Cette semaine, nous étudions pourquoi l’organisation ecclésiastique est cruciale pour la mission et comment elle peut favoriser l’unité de l’église.

* Étudiez cette leçon pour le sabbat 23 Décembre.

Leçon

12

(page 96 du guide standard)

16 Décembre

Christ, le Chef de l’église

Comme nous l’avons déjà vu dans une leçon précédente, dans le Nouveau Testament, l’église est représentée par la métaphore du corps. L’église est le corps de Christ. Cette métaphore fait allusion à plusieurs aspects de l’église et à la relation entre Christ et Son peuple. En tant que corps de Christ, l’église dépend de Lui pour son existence même. Il est la Tête (Col. 1:18, Éphésiens 1:22) et la Source de la vie de l’église. Sans Lui, il n’y aurait point d’église.

L’église tire également son identité de Christ, car Il est la Source, la Fondation et l’Auteur de sa croyance et de ses enseignements. Cependant, l’église est plus que ces choses, aussi cruciales qu’elles soient à son identité. C’est Christ qui, par Sa parole, et tel que révélé dans les Écritures, détermine ce qu’est l’église. Ainsi, l’église tire son identité et son importance de Christ.

Dans Éphésiens 5:23-27, Paul utilise la relation entre Christ et Son église pour illustrer le genre de relation qu’il devrait y avoir entre les époux. Quelles sont les idées essentielles de cette relation entre Christ et Son église?

Bien que nous soyons hésitants avec la notion de soumission à cause de comment les dirigeants dans les siècles passés en avaient abusée, l’église doit être soumise à la Tête, Christ, et être soumise à Son autorité. Notre reconnaissance de Christ comme chef de l’église nous permet de nous rappeler l’Auteur ultime de notre allégeance, et ce n’est personne d’autre que le Seigneur Lui-même. L’église doit être organisée, mais cette organisation doit toujours être subordonnée à l’autorité de Jésus, le véritable Chef de notre église.

« L’église est fondée sur le Christ; elle doit donc Lui obéir comme à son chef et non pas dépendre de l’homme ni être dominée par l’homme. Plusieurs prétendent que la position élevée qu’ils occupent dans l’église leur donne le pouvoir d’ordonner aux hommes ce qu’ils doivent croire et faire. Dieu ne sanctionne pas de telles prétentions. Le Sauveur déclare: “Vous êtes tous frères.” Tous sont exposés aux tentations et sujets à l’erreur. Nous ne devons nous confier à la direction d’aucun être fini. Le Rocher de la foi, c’est la présence vivante du Christ dans l’église. Sur Lui le plus faible peut s’appuyer, tandis que ceux qui se croient les plus forts se trouveront être les plus faibles si leur capacité ne vient pas du Christ. » – Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 410.

Comment pouvons-nous apprendre à dépendre de Christ et non d’un « être fini », tel qu’il est si facile de le faire?

Dimanche

(page 97 du guide standard)

17 Décembre

Le leadeurship serviteur

Pendant Son ministère avec Ses disciples, Jésus a, à plusieurs reprises, vécu des moments où Il se sentait sans doute exaspéré par leur envie du pouvoir. Les apôtres semblaient être plus désireux de devenir des leadeurs puissants du royaume de Jésus (Marc 9:33, 34; Luc 9:46). Alors même que les disciples mangeaient ensemble lors de la dernière cène, ces sentiments de domination et de suprématie étaient manifestement remarquables parmi eux (Luc 22:24).

Au cours d’une de ces occasions, Jésus a clairement exprimé Ses pensées concernant le leadeurship spirituel parmi Son peuple. Quels principes du leadeurship apprenons-nous de l’exhortation de Jésus dans Matthieu 20:25-28? Comment pouvons-nous manifester ce principe dans notre vie et surtout dans nos églises? « Dans ce passage concis, Jésus nous présente deux modèles d’autorité. Le premier est l’idée romaine d’autorité. Dans ce modèle, l’élite se tenait hiérarchiquement au-dessus des autres. Ils avaient le pouvoir de prendre des décisions et ne s’attendre qu’à la soumission de ceux en dessous d’eux. Jésus a clairement rejeté ce modèle d’autorité lorsqu’Il a dit: ‘‘Il n’en sera pas de même au milieu de vous’’. Au contraire, Il a présenté aux disciples un saisissant nouveau modèle d’autorité, un rejet complet ou un renversement du modèle hiérarchique qu’ils connaissaient. » – Darius Jankiewicz, “Serving Like Jesus: Authority in God’s Church,” Adventist Review, March 13, 2014, p. 18.

La notion d’autorité que Jésus présente dans cette histoire est basée sur deux mots clés: serviteur (diakonos) et esclave (doulos). Dans certaines traductions, le premier mot est souvent traduit « ministre » et le second, « serviteur ». Les deux mots perdent ainsi une grande partie de la force de l’intention de Jésus. Bien que Jésus ne souhaite pas abolir toutes les structures d’autorité, ce qu’Il veut souligner est que les dirigeants de l’église doivent être d’abord serviteurs et esclaves du peuple de Dieu. Leurs positions ne les autorisent pas à exercer une autorité sur les gens, à les dominer ou à se donner du prestige et de la réputation. « Le Christ voulait établir Son royaume sur des principes différents. Il appelait les hommes, non à exercer l’autorité, mais à servir, le plus fort devant porter les infirmités du plus faible. Puissance, position, talent, instruction, conféraient à leurs possesseurs de plus grandes obligations de servir leurs semblables. » – Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 550.

Lisez Jean 13:1-20. Quel exemple de leadeurship Jésus a-t-Il donné à Ses disciples? Qu’est-ce que Jésus cherchait à nous enseigner dans ce passage? Comment pouvons-nous manifester ce principe dans toutes nos actions avec les autres, dans l’église et dans la communauté?

Lundi

(page 98 du guide standard)

18 Décembre

Préserver l’unité de l’église

Lisez 2 Timothée 2:15 et Tite 1:9. Selon les conseils de Paul à Timothée et à Tite, quelles sont les tâches cruciales d’un dirigeant et ancien fidèle de l’église?

Remarquez combien Paul met l’accent sur la pureté de la doctrine et des enseignements. Cela est crucial à l’unité, surtout parce qu’on peut faire valoir que, plus que toute autre chose, nos enseignements sont ce qui unit notre église. Encore une fois, en tant qu’Adventistes issus de différents horizons, cultures et origines, notre unité en Christ se trouve dans notre compréhension de la vérité que Christ a donnée. Si nous sommes confus sur ces enseignements, le chaos et la division viendront, alors que nous approchons de la fin.

« Je t’en conjure devant Dieu et devant Jésus Christ, qui doit juger les vivants et les morts, et au nom de Son apparition et de Son royaume, prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, reprends, censure, exhorte, avec toute douceur et en instruisant. Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désires, détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables » (2 Timothée 4:1-4, LSG).

Avec ces paroles, Paul concentre ses pensées inspirées sur la seconde venue de Jésus et sur le jour du jugement. L’apôtre use de son autorité (voir 1 Timothée 1:1) pour donner à Timothée ce conseil important. Dans les derniers jours, alors que les faux enseignements abondent et que l’immoralité se répand, Timothée doit prêcher la parole de Dieu. C’est le ministère pour lequel il a été appelé.

Dans le cadre de son ministère d’enseignement, Timothée doit convaincre, réprimander et exhorter. Ces verbes font penser aux orientations données par les Écritures (2 Tim. 3:16). De toute évidence, le ministère de Timothée consiste à suivre, enseigner et mettre en œuvre ce qu’il trouve dans les Écritures et à le faire avec patience et sacrifice. Il est très rare que les reproches durs et sévères amènent un pécheur à Christ. En suivant ce que Paul écrit et en le faisant sous la direction de l’Esprit Saint et avec une attitude de leadeur-serviteur, Timothée serait une puissante force unificatrice dans l’église.

Quels sont les moyens pratiques par lesquels nous pouvons aider nos dirigeants d’église à maintenir l’unité dans l’église? Comment pouvons-nous nous assurer que nous sommes toujours une force pour l’unité plutôt que pour la désunion, même au milieu des conflits?

Mardi

(page 99 du guide standard)

19 Décembre

La discipline à l’église

Un des thèmes principaux de l’organisation ecclésiastique se rapporte à comment faire face à la discipline. Comment la discipline contribue à préserver l’unité de l’église est parfois un sujet délicat et peut facilement être incompris. Mais d’un point de vue biblique, la discipline de l’église se fonde sur deux domaines importants: (1) préserver la pureté de la doctrine et (2) préserver la pureté de la vie ecclésiale et pratique.

Comme nous l’avons déjà vu, le Nouveau Testament affirme l’importance de la préservation de la pureté de l’enseignement biblique face à l’apostasie et aux faux enseignements, particulièrement à la fin des temps. Il en va de même pour la préservation de la respectabilité de la communauté à travers la protection des membres contre l’immoralité, la malhonnêteté et la dépravation. C’est pourquoi l’Écriture parle d’elle-même comme étant « inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice » (2 Timothée 3:16, LSG).

Lisez Matthieu 16:19 et 18:15-20. Quels principes Jésus a-t-Il donnés à l’église en ce qui concerne la discipline et la réprimande de ceux qui sont en erreur?

La Bible soutient le concept de discipline et de notre responsabilité les uns envers les autres dans notre vie spirituelle et morale. En fait, une des marques distinctives de l’église est sa sainteté, ou sa séparation du monde. Dans la Bible, nous trouvons certainement beaucoup d’exemples des situations difficiles où l’église doit agir de manière décisive contre les comportements immoraux. Les normes morales doivent être maintenues dans l’église.

Quels sont les principes que ces passages nous enseignent à suivre quand nous abordons les questions difficiles dans l’église? Matthieu 7:1-5; Galates 6:1, 2.

Nous ne pouvons nier l’enseignement biblique concernant la nécessité de la discipline ecclésiastique. Nous ne pouvons être fidèles à la parole sans elle. Mais remarquez la qualité rédemptrice dans bon nombre de ces avertissements. Autant que possible, la discipline doit être rédemptrice. Rappelons-nous aussi que nous sommes tous pécheurs et que nous avons tous besoin de la grâce. Ainsi, lorsque nous appliquons la discipline, nous devons le faire avec humilité et avec une bonne conscience de nos propres défauts.

Comment, dans nos relations avec ceux qui ont commis une erreur, pouvons-nous apprendre à agir avec une attitude rédemptrice plutôt que punitive?

Mercredi

(page 100 du guide standard)

20 Décembre

Organiser la mission

Comme nous l’avons vu tout au long de ce trimestre (et il faut le répéter), en tant qu’église, nous sommes organisés et unis pour la mission, c’est-à-dire, l’évangélisation. Nous ne sommes pas seulement un club social où les gens se réunissent et s’affirment mutuellement dans ce que nous croyons (même si cela peut être important). Nous avons été appelés à partager avec le monde la vérité que nous avons appris à aimer.

Dans Matthieu 28: 18-20, Jésus a donné à Ses disciples les dernières instructions pour leur mission dans le monde. Identifiez les mots clés du commandement de Jésus. Qu’impliquent ces mots pour l’église aujourd’hui?

Le grand mandat de Jésus à Ses disciples comprend quatre verbes clés: aller, faire des disciples, baptiser et enseigner. Selon la grammaire grecque de ces versets, le verbe principal est de faire des disciples, et les trois autres verbes indiquent comment cela peut être fait. On fait des disciples quand les croyants vont à toutes les nations pour évangéliser, baptiser et enseigner aux gens à observer ce que Jésus a dit.

Quand l’église répond à ce mandat, le royaume de Dieu s’élargit, et plus de gens de toutes les nations rejoignent les rangs de ceux qui acceptent Jésus comme Sauveur. Leur obéissance aux commandements de Jésus de se faire baptiser et d’observer Ses enseignements crée une nouvelle famille universelle. Les nouveaux disciples aussi sont assurés de la présence de Jésus tous les jours alors qu’eux-mêmes font plus de disciples. La présence de Jésus est une promesse de la présence de Dieu. L’Évangile de Matthieu commence par l’annonce que la naissance de Jésus consiste au fait que « Dieu [est] avec nous » (Matthieu 1:23) et se termine avec la promesse de Jésus d’être toujours avec nous jusqu’à Son second avènement.

« Jésus ne dit pas à Ses disciples que leur tâche serait facile. Il leur montra, au contraire, la vaste conspiration du mal déployée contre eux. Ils auraient à lutter “contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes”. Mais Il ne les laisserait pas combattre seuls. Il serait avec eux, et, s’ils avançaient avec foi, Il les protègerait par le bouclier du Tout-Puissant. Il leur ordonna d’être braves et forts, car quelqu’un de plus puissant que les anges – le Général des armées célestes – serait dans leur rang. Il fit tous les préparatifs nécessaires à la poursuite de leur tâche, et assuma la responsabilité de son succès. Tant qu’ils obéiraient à Sa parole et agiraient de concert avec Lui, ils ne pourraient faillir. » – Ellen G. White, Les conquérants pacifiques, p. 28.

Réfléchissez sur le sens de la promesse de Jésus d’être toujours avec Son peuple jusqu’à Sa seconde venue. Comment la réalité de cette promesse devrait-elle nous impacter alors que nous cherchons à accomplir le mandat qui nous a été donné par Jésus?

Jeudi

(page 101 du guide standard)

21 Décembre

Réflexion avancée: Ellen G. White, “Individual Responsibility and Christian Unity,” pp. 485-505, dans Testimonies to Ministers and Gospel Workers; “Unity in Diversity,” pp. 483-485, and “Church Discipline,” pp. 498-503, in Gospel Workers. Lisez les articles “Church,” pp. 707-710, et “Church Organization,” pp. 712-714, dans The Ellen G. White Encyclopedia.

« Les principes d’un bon leadeurship s’appliquent à toutes les formes de la société, y compris l’église. Toutefois, le leadeur de l’église doit être plus qu’un leadeur. Il doit également être un serviteur.

Il y a une contradiction entre être un leadeur et être un serviteur. Comment peut-on diriger et servir en même temps? Le leadeur n’occupe-t-il pas une position d’honneur? Ne donne-t-il pas des ordres pour attendre que les autres lui obéissent? Comment, alors, occupe-t-il une position inférieure telle qu’un serviteur, pour recevoir des ordres et les exécuter?

Pour résoudre le paradoxe, il faut regarder Jésus. Il a représenté suprêmement le principe de leadeurship serviteur. Toute Sa vie terrestre était faite de services. Et en même temps, Il était le plus grand leadeur que le monde n’ait jamais connu. » – Arthur G. Keough, Our Church Today: What It Is and Can Be (Washington, D.C., and Nashville: Review and Herald, 1980), p. 106.

Discussion:

Attardez-vous plus sur l’idée d’un leadeur-serviteur. Quels exemples, le cas échéant, pouvons-nous trouver dans le monde laïque?

Lisez à nouveau Matthieu 20:25-28. Qu’est-ce que cela nous apprend sur comment Dieu comprend le mot « grand » (Matthieu 20:26), contrairement à la façon dont ce mot est compris par le monde?

Si l’une des tâches des dirigeants de l’église est de préserver l’unité, que devons-nous faire quand les dirigeants de l’église faillissent, lorsque leur humanité les empêche d’être un exemple parfait?

x Pourquoi est-ce si important que nous appliquions la discipline ecclésiastique avec un esprit de bienveillance et d’amour envers ceux qui sont égarés? Pourquoi Matthieu 7:12 devrait toujours être avant tout dans notre esprit au cours du processus?

Résumé: La bonne organisation ecclésiastique est essentielle à la mission de l’église et à l’unité des croyants. Christ est le Chef de l’église, et les dirigeants de l’église doivent suivre Son exemple, car ils conduisent le peuple de Dieu. L’unité est conservée par l’enseignement fidèle de la parole de Dieu et par une vie fidèle à cette parole.

Vendredi

(page 102 du guide standard)

Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org

Histoire Missionnaire

Mon épouse a abandonné l’église

par Daniel Gatan

Ma femme a cessé de fréquenter l’Église Adventiste du Septième Jour, mais je n’ai pas abandonné l’espoir. Voici pourquoi.

Pendant la période de la répression communiste, une femme en Roumanie, mon pays d’origine, apprit sur l’Église Adventiste et commença à fréquenter régulièrement les services du sabbat. Cela rendit furieux son mari.

« Où vas-tu à la même heure tous les samedis? » demanda-t-il. « Chérie, je vais à l’Église Adventiste », dit-elle.

« Je le savais déjà », dit-il. « Tu peux continuer, mais à une condition: tu ne peux pas y être baptisée. Le jour où j’apprendrai que tu es baptisée, je vais te tuer ».

Quand la femme lisait la Bible et apprenait plus au sujet de Jésus, elle fut convaincue qu’elle avait besoin de prendre une position publique pour Jésus par le baptême. Les membres de l’église entouraient les nouveaux baptisés après la cérémonie du sabbat. Ils s’embrassaient et s’offraient des fleurs colorées. Tout le monde souriait à l’exception d’une femme. Elle n’était pas sure de comment son mari allait réagir.

Dans l’après-midi, elle trouva son mari dans la cour interne quand elle rentra avec des fleurs dans ses mains. Il était assis à une table en train de boire, avec un couteau bien aiguisé.

« D’où viennent ces fleurs? » demanda-t-il.

« J’ai été baptisée aujourd’hui », répondit-elle. Son visage fut animé d’une rage.

« N’as-tu pas cru quand je t’ai dit que je vais te tuer si tu es baptisée? », dit-il en prenant le couteau sur la table.

« Prépare-toi à mourir », dit-il en se jetant sur elle. Son épouse s’enfuit à l’arrière de la maison, où le couple avait un jardin. Son mari l’arrêta dans les tiges. Quand il a soulevé le couteau au-dessus de sa tête, la femme le supplia pour un dernier souhait: prier. Le mari accepta et observa sa femme se mettre à genoux. Il surgit sur elle alors qu’elle s’adressait à Dieu, tenant le couteau haut au-dessus de sa tête.

Soudain, la lame du couteau glissa en silence hors de la poignée et tomba sans danger sur le sol. Le visage de l’homme devint pâle. Tout son corps se mit à trembler, et il tomba sur le sol à côté de la lame. Sa femme sauta sur ses pieds et contribua à le redresser. Sans un mot, ils entrèrent dans la maison.

Après un certain temps, le mari fut baptisé. Dieu a changé son cœur.

Si Dieu peut changer le cœur de cet homme, je sais qu’il peut aussi toucher le cœur de ma femme. Je peux faire confiance à Dieu même quand tout espoir semble perdu.

DANIEL GATAN, 68 ans, est un ancien ouvrier de Plosca, en Roumanie.

La leçon en bref

Texte clé: Matthieu 20:26

Objectifs:

Savoir: Examiner les caractéristiques de la structure organisationnelle et administrative de l’église qui aident à promouvoir l’unité de l’église.

Ressentir: Nourrir des attitudes d’humilité, d’amour et de soumission volontaire, plutôt qu’un comportement égoïste.

Agir: S’engager à soutenir les efforts qui favorisent l’unité dans l’église.

Plan de l’étude:

  1. Savoir: L’autorité et l’unité

A De quelles manières le fait de reconnaitre Christ comme Chef de l’église impacte-t-il la prise de décisions et l’autorité des dirigeants humains.

B Pourquoi Jésus insistait-Il que les chefs spirituels n’aient rien de semblable aux leadeurs du monde romain autour d’eux?

C Comment la pratique de la sanction de l’église démontre-t-elle l’amour et préserve au même moment l’unité et la pureté doctrinale de l’église?

  1. Ressentir: L’humilité, opposée à l’orgueil

A Quelles qualités et attitudes de leadeurship promeuvent l’unité?

B Comment ces attitudes impactent-elles la motivation et la pratique de la discipline de l’église?

C Comment pouvons-nous favoriser l’attitude d’humilité et de soumission envers autrui, au lieu de la fierté et d’un comportement égoïste?

III. Agir: Favoriser l’unité.

A Quelles mesures devez-vous prendre pour aider les dirigeants de l’église dans le maintien de l’unité de l’église?

B De quelles manières pouvez-vous utiliser vos dons spirituels pour développer l’église et favoriser l’unité?

Résumé: Les croyants reconnaissent Christ comme le Chef de l’église. Néanmoins, un degré d’organisation humaine est essentiel pour la mission et l’unité de l’église. Les dirigeants favorisent l’unité à travers l’humble service, le maintien de la vérité, l’engagement dans la discipline rédemptrice et l’organisation de l’église pour la mission.

Cycle d’apprentissage

ÉTAPE 1—Motiver

Pleins feux sur l’Écriture: Matthieu 20:25-28

Concept clé de croissance spirituelle: La structure organisationnelle de l’église aide dans la mission et l’unité de l’église lorsque la suprématie de Christ est honorée et ses dirigeants démontrent l’amour, l’humilité et la fidélité dans leur vie.

Coin du moniteur: Le concept de dirigeants exerçant de l’autorité sur d’autres personnes n’est pas en accord avec le modèle de l’autorité que Jésus a enseignée à Ses disciples. Un dirigeant chrétien devrait plutôt être un humble leadeur serviteur. En commençant la leçon, mettez l’accent sur la valeur du leadeurship serviteur et de l’humilité.

Discussion d’ouverture: Mahatma Gandhi a combattu pour l’indépendance de l’Inde vis-à-vis de la Grande-Bretagne au début du XXe siècle. Étant un Hindou dévoué, il a valorisé et poursuivi l’égalité pour toutes les races et les classes de personnes. Il s’habillait d’un simple pagne et menait une vie de pauvreté volontaire, servant et s’identifiant aux pauvres de la société. Il s’est porté volontaire pour soigner ceux que d’autres évitaient, comme les personnes atteintes de la lèpre et la peste pulmonaire. Engagé dans la résistance passive, il démontra systématiquement l’humilité dans ses interactions avec les autres. Ironiquement, Gandhi avait été attirée par la vie de Jésus, mais il a rejeté le christianisme parce que les chrétiens ne vivaient pas comme le Christ de la Bible.

Les chrétiens étaient appelés à une vie de serviteur. Bien que Gandhi ne fût pas chrétien, il a pratiqué le leadeurship serviteur, en servant les autres et en se souciant de leurs besoins aux dépens de ses propres besoins.

Discussion: Qu’est ce qui a rendu le leadeurship de Gandhi si puissant? Pourquoi Gandhi a-t-il pu modeler le leadeurship serviteur? Comment le leadeurship serviteur attire-t-il l’attention sur la cause que l’individu représente?

ÉTAPE 2—Explorer

Coin du moniteur: Chaque aspect de la structure d’autorité de l’église offre l’occasion d’une manifestation de culture alternative d’amour, d’humilité et de fidélité qui favorise l’unité de l’église. Insistez sur l’importance de la suprématie et de la vie de Christ en serviteur dans la compréhension du rôle des dirigeants de l’église.

Commentaire biblique

  1. Les structures d’autorité (Examinez Éphésiens 5:23-27 et Matthieu 20:25-28 avec votre classe).

L’église est la création et la possession de Dieu avec Christ comme étant sa Tête et son Chef. Elle existe en tant que représentante de Dieu sur la terre, avec une mission spécifique qui consiste à révéler le caractère de Dieu. La prière de Jésus dans Jean 17 indique que l’unité entre les croyants contribue à la réussite de la mission de l’église (Jean 17:20-23). La suprématie de Christ est cruciale pour l’unité et la mission de l’église. Étant à la tête du corps (Col. 1:18), Jésus donne à l’église son identité et sa source de vie. Nous sommes donc dépendants de Lui pour notre existence et notre développement en tant qu’église. L’image de l’église en tant que corps nous rappelle aussi que la Tête dirige et gouverne l’église. Sans la tête, les autres parties du corps ne peuvent fonctionner ensemble. C’est la tête qui regroupe et coordonne l’action du corps pour accomplir sa mission.

Néanmoins, Christ a délégué une partie de Son autorité à l’église, qui fonctionne plus efficacement lorsqu’il y a des dirigeants humains. Ellen G. White soutenait que « l’ordre ecclésiastique » était « indispensable pour amener l’église dans l’unité de la foi. » – Early Writings, p. 100. Elle a initialement exprimé ses opinions à un moment critique dans l’histoire adventiste quand il y avait peu d’organisation au sein du mouvement. L’église existait déjà dans de grands groupes congrégationalistes détachés qui manquaient même la plus petite structure d’autorité. Cela posait un problème pour l’unité et la mission de l’église. La préoccupation principale était la vulnérabilité de l’église face aux faux enseignements à cause des enseignants qui imposaient des programmes particuliers et personnels. Un appel à l’ordre de l’évangile était donc nécessaire pour protéger l’unité de l’église.

Il est, cependant, très important de comprendre le rôle que jouent les dirigeants dans l’église. Ils sont appelés à un modèle de culture alternative d’autorité qui embrasse la vie de service plutôt que la domination. Bien que cela ne soit pas toujours évident dans les traductions françaises de la Bible, Paul et les autres auteurs du Nouveau Testament ont prudemment évité de décrire le rôle des dirigeants de l’église en des termes grecs couramment utilisés pour décrire la fonction de ceux qui dirigeaient dans des positions laïques. En outre, les disciples étaient informés spécifiquement qu’ils ne devaient pas dominer sur les autres comme c’est le cas chez les païens (Matthieu 20:25-28).

Le modèle du leadeurship serviteur contribue à l’harmonie et à l’unité de l’église, précisément parce qu’il est humble, généreux et ouvert aux autres. Les leadeurs-serviteurs montrent l’exemple en écoutant et en servant plutôt qu’en imposant leurs propres choix. Leur objectif est la mission de l’église et non leur propre gloire (voir 1 Pierre 5:2, 3). Les dirigeants de l’église contribuent également à l’unité de l’église en restant en relation avec Christ, en préservant la vérité qui nous unit, et en modelant les valeurs des relations restaurées.

2 Timothée 2:15 indique également que les dirigeants doivent être authentiques et corrects dans leurs enseignements et dans leur conduite. Ils doivent être fermes et loyaux dans la dispensation de la vérité, et au même moment, agir en conformité avec l’évangile qu’ils prêchent. La véritable vie de service nait d’une relation authentique avec Dieu, qui est éclairée par la vérité de l’évangile.

Considérez ceci: De quelles façons la suprématie de Christ est-elle visible dans l’Église Adventiste du Septième Jour? Qu’implique la suprématie de Christ dans le rôle des dirigeants humains? Comment le leadeurship serviteur favorise-t-il la mission de l’église?

  1. La discipline et l’unité (Examinez Galates 6:1, 2 et Matthieu 18:15-20 avec votre classe).

Même avec le meilleur leadeurship serviteur, il existe encore des moments dans la vie de l’église où la discipline est nécessaire pour le bien des personnes ou de l’église. Alors que la discipline de l’église semble être devenue moins populaire au vingt-et-unième siècle, elle joue néanmoins un rôle important dans le maintien de l’unité de l’église.

Dans son livre intitulé Church Discipline: How the Church Protects the Name of Jesus (Wheaton, Ill. : Crossway, 2012), Jonathan Leeman identifie quatre façons par lesquelles la discipline de l’église est une réponse d’amour qui protège l’unité de l’église tout en faisant progresser sa mission. Tout d’abord, la discipline de l’église exprime l’amour pour la personne en l’aidant à reconnaitre ses actes répréhensibles et ainsi, la nécessité de se repentir. La discipline de l’église est par nature rédemptrice et non simplement punitive. En deuxième lieu, la discipline de l’église montre l’amour pour l’église car elle vise à protéger contre le mal et la tentation de ceux qui sont nouveaux ou faibles dans la foi. En troisième lieu, la discipline de l’église montre l’amour pour le monde en dehors des murs de l’église en laissant l’église projeter un témoignage qui démontre plus précisément la puissance transformatrice de l’évangile. Enfin, la discipline de l’église montre l’amour pour Christ à travers l’obéissance et la sauvegarde de Sa réputation.

Considérez ceci: Quant-est-ce qu’on a besoin de la discipline? Pourquoi pensez-vous que certaines églises sont réticentes à la pratique de la discipline de l’église? Êtes-vous d’accord avec la suggestion de Jonathan Leeman que la discipline est une réponse aimante qui protège le nom de Jésus? Pourquoi ou pourquoi pas? De quelles manières voyez-vous que la discipline de l’église impacte sa mission?

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ÉTAPE 3—Appliquer

Coin du moniteur: Les questions à méditer permettent aux moniteurs de se centrer sur l’un des deux domaines: Soit (1) le leadeurship serviteur ou (2) la relation entre la discipline de l’église et l’amour.

À méditer:

Comment les idées d’autorité et de service sont-elles compatibles?

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Qu’est-ce qui motive le leadeurship serviteur?

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Comment conciliez-vous les instructions de Jésus de ne pas juger les autres avec la nécessité d’une discipline à l’église?

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D’après votre expérience, comment la discipline de l’église a-t-elle été utilisée? Comment ce que vous avez observé se rapporte-t-il aux réponses aimantes décrites ci-dessus? Comment pouvons-nous nous assurer qu’elle est utilisée de façon rédemptrice?

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Quelles différences doit-il y avoir dans la manière dont les péchés publics et privés sont gérés?

ÉTAPE 4—Créer

Coin du moniteur: Il est facile de limiter notre considération du leadeurship serviteur aux officiants désignés par l’église, mais tous les membres de l’église sont appelés à utiliser leurs dons spirituels pour servir l’église. Menez une discussion sur la fonction des dons spirituels dans le développement de l’église. Aidez votre classe à comprendre la nécessité pour chaque membre de servir volontairement?

Activités: Écoutez une sélection de chansons concernant le service des autres et réfléchissez sur leurs paroles. Ensuite, examinez comment vous pouvez servir votre église et votre communauté d’une manière pratique. Il y a beaucoup de chansons chrétiennes traitant du sujet de service, notamment en ce qui concerne le monde au-delà de l’église. Si vous êtes en panne d’idées, cherchez des chansons comme « O Jésus, j’ai promis », « Fais de moi un serviteur », « Fais quelque chose », « Héritage », ou « Si nous sommes le corps. »

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*22-28 Décembre

La restauration finale de l’unité

Sabbat Après-Midi

Lecture de la semaine: Jean 14:1-3, Ésaïe 11:1-10, Apo. 21:1-5, 1 Thess. 4:13-18, Apo. 22:1-5, Ésaïe 35: 4-10.

Verset à mémoriser: « Mais nous attendons, selon Sa promesse, de nouveaux cieux et une nouvelle terre, où la justice habitera. » (2 Pierre 3:13, LSG).

L’une des plus grandes promesses de la Bible est la promesse de Jésus de venir une seconde fois. Sans elle, nous n’avons rien, parce que nos espoirs ont pour fondement cette promesse et ce qu’elle signifie pour nous. Quand Christ reviendra sur les nuées du ciel, tout ce qui est terrestre, toute œuvre humaine, toute chose temporaire sera balayée. Après le millénium dans le ciel, cette terre avec ses guerres, ses famines, ses maladies et ses tragédies, sera recréée et deviendra un lieu d’habitation des rachetés, qui se rassembleront finalement auprès de leur Seigneur.

L’espérance de la seconde venue de Christ est un thème majeur du Nouveau Testament, et pendant des siècles, les chrétiens ont attendu l’accomplissement de cette promesse. Nous, Adventistes du septième jour, attendons aussi Son retour. En effet, notre nom même proclame cette espérance.

Dans cette dernière leçon, nous étudions cette promesse et son importance dans l’unité des chrétiens. Notre unité en Christ est souvent mise en cause par nos limites humaines et nos faiblesses. Mais nous n’aurons plus besoin de chercher des solutions à notre fragmentation, parce qu’il n’y en aura plus. Au second avènement, nous serons enfin réunis avec le Seigneur, et formerons une famille restaurée.

* Étudiez cette leçon pour le sabbat 29 Décembre.

Leçon

13

(page 104 du guide standard)

23 Décembre

La certitude du retour de Christ

Lisez Jean 14:1-3 est la promesse la plus connue sur la seconde venue de Jésus. Que vous apprend cette promesse sur le genre de vie que les rachetés mèneront sur la nouvelle terre?

Les premiers chrétiens considéraient la venue de Christ comme « la bienheureuse espérance » (Tite 2:13, LSG). Toutes les prophéties et toutes les promesses de l’Écriture seront accomplies au second avènement, car c’est le but même du pèlerinage chrétien. Tous ceux qui aiment Christ attendent avec impatience le jour où ils seront en mesure de communier avec Lui face à face. Ses paroles dans ces versets suggèrent une proximité et une intimité que nous allons partager, non seulement avec Jésus, mais aussi avec les autres.

Les chrétiens croient en cette promesse parce que la Bible nous assure de son accomplissement. Nous avons cette assurance parce que nous croyons en la parole de Jésus, « Je reviendrai » (Jean 14:3, LSG). Tout comme la première venue de Christ a été prophétisée, Sa seconde venue est aussi prédite, même dans l’Ancien Testament. Avant le déluge, Dieu avait dit au patriarche Hénoc que le Messie dans la gloire mettrait fin au péché. Il a prophétisé, « Voici, le Seigneur est venu avec Ses saintes myriades, pour exercer un jugement contre tous, et pour faire rendre compte à tous les impies parmi eux de tous les actes d’impiété qu’ils ont commis et de toutes les paroles injurieuses qu’ont proférées contre lui des pécheurs impies » (Jude 14, 15, LSG).

Un millier d’années avant la venue de Jésus sur cette terre, le roi David avait aussi prophétisé que le Messie viendrait pour rassembler le peuple de Dieu. « Il vient, notre Dieu, Il ne reste pas en silence; devant Lui est un feu dévorant, autour de Lui une violente tempête. Il crie vers les cieux en haut, et vers la terre, pour juger Son peuple: rassemblez-Moi Mes fidèles, qui ont fait alliance avec Moi par le sacrifice! » (Psaume 50:3-5, LSG).

La seconde venue de Jésus est étroitement liée à Sa première venue. Les prophéties qui prédisent Sa naissance et Son ministère (par exemple, Gen. 3:15; Michée 5:2; Ésaïe 11:1; Dan. 9:25, 26) constituent le fondement de notre espérance et de notre foi aux promesses de Sa seconde venue. Christ « a paru une seule fois pour abolir le péché par Son sacrifice... Christ, qui s’est offert une seule fois pour porter les péchés de plusieurs, apparaitra sans péché une seconde fois à ceux qui L’attendent pour leur salut. » (Heb. 9:26, 28, LSG).

Quels sont les moyens par lesquels vous pouvez, même maintenant, nourrir votre espérance et votre réconfort de la promesse de la seconde venue?

Dimanche

(page 105 du guide standard)

24 Décembre

La promesse de la restauration

Lisez Ésaïe 11:1-10. Quelle promesse est donnée à Israël, et que faut-il savoir sur la demeure éternelle des rachetés?

La Bible commence avec l’histoire de la création de la terre (Genèse 1, 2). C’est une description d’un monde beau et harmonieux, confié à nos premiers parents, Adam et Ève. C’est un monde parfait et la demeure de la race humaine que Dieu avait créée. Les deux derniers chapitres de la Bible parlent aussi de Dieu créant un monde parfait et harmonieux pour l’humanité rachetée (Apocalypse 21, 22), mais cette fois, il est plus exact de parler de recréation pour se référer à la restauration de la terre des ravages du péché.

Dans de nombreux endroits, la Bible déclare que cette demeure éternelle des rachetés sera un lieu réel et non un fantasme imaginaire ou un rêve. Les rachetés seront en mesure de voir, d’entendre, de sentir, de toucher et de faire l’expérience d’une nouvelle vie. La prophétie d’Ésaïe 11 est un beau passage annonçant la venue du Messie, qui créera une nouvelle ère. Il mettra fin à toute forme de violence et ouvrira la voie à une paix éternelle. Le règne de Dieu sur cette terre nouvelle établira l’harmonie universelle.

Lisez Apocalypse 21:1-5. Qu’est-ce qui disparaitra pour toujours à la suite de cette nouvelle harmonie?

Ellen White a écrit ces paroles sur ce qui attend les rachetés: « À mesure qu’ils se dérouleront, les siècles éternels mettront en évidence des révélations toujours plus glorieuses de Dieu et de Son Fils. Le progrès dans l’amour, la révérence et le bonheur ira de pair avec celui des connaissances. Plus les humains apprendront à connaitre Dieu, plus ils admireront Son caractère. Et à mesure que Jésus dévoilera aux élus les beautés de la rédemption et le prodigieux aboutissement du grand conflit avec Satan, leurs cœurs tressailliront d’adoration; ils feront vibrer leurs harpes d’or, et le chœur de louanges exécuté par la multitude des rachetés s’enflera, puissant et sublime. » – Ellen G. White, L’histoire de la rédemption, p. 446.

Quels sont les moyens par lesquels nous pouvons comprendre le caractère de Dieu aujourd’hui? Comment le fait de vivre en harmonie et dans l’unité avec les autres révèle encore aujourd’hui quelque chose sur le caractère et la nature de Dieu?

Lundi

(page 106 du guide standard)

25 Décembre

La résurrection et les relations rétablies

Dès les premiers jours de l’église, la promesse du retour de Christ a encouragé le peuple fidèle de Dieu, peut-être plus que toute autre chose, surtout pendant les épreuves. Quelles que soient leurs luttes effroyables, quels que soient leurs chagrins inconsolables et la douleur, ils gardaient l’espoir du retour de Christ et de toutes les promesses merveilleuses du second avènement.

Lisez 1 Thessaloniciens 4:13-18. Quelles promesses sont incluses dans ce passage? Qu’est-ce que cela nous dit sur l’espoir des relations restaurées?

La deuxième venue de Christ aura une incidence profonde sur toute l’humanité. Un aspect important de l’établissement du royaume de Dieu est le rassemblement des élus. « Il enverra Ses anges avec la trompette retentissante, et ils rassembleront Ses élus des quatre vents, depuis une extrémité des cieux jusqu’à l’autre. » (Matthieu 24:31, LSG). Au moment de ce rassemblement, les morts en Christ seront ressuscités et recevront l’immortalité (1 Corinthiens 15:52, 53). « Les morts en Christ ressusciteront premièrement » (1 Thess. 4:16, LSG). C’est le moment que nous tous attendions. Les ressuscités seront réunis à leurs bienaimés. C’est ainsi que Paul exulte lors de cet évènement: « O mort, où est ta victoire? O mort, où est ton aiguillon? » (1 Cor. 15:55, LSG).

Ce ne sont pas les corps malades, âgés et défigurés qui étaient descendus dans la tombe qui surgissent lors de la résurrection; ce sont plutôt des organes nouveaux, parfaits et immortels, des corps qui ne sont plus marqués par le péché qui a provoqué leur décomposition. Les saints ressuscités font l’expérience de l’achèvement de l’œuvre de la restauration de Christ, ce qui reflète l’image parfaite de Dieu destinée à la création (Gen. 1:26, 1 Cor. 15:46-49).

Au moment du second avènement de Jésus, lorsque les rachetés morts seront ressuscités, les justes vivant sur la terre seront changés et recevront des corps nouveaux et parfaits. « Car il faut que ce corps corruptible revête l’incorruptibilité, et que ce corps mortel revête l’immortalité. » (1 Cor. 15:53, LSG). Donc, ces deux groupes de rachetés, les justes ressuscités et les justes transformés, « [seront] tous ensemble enlevés… sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur » (1 Thess. 4:17, LSG).

À notre époque dominée par la science, même certains chrétiens tentent de trouver une explication naturelle à toute chose, même les « miracles ». Qu’est-ce que la promesse de la résurrection nous enseigne sur pourquoi seul un acte surnaturel de Dieu peut nous sauver?

Mardi

(page 107 du guide standard)

26 Décembre

Une nouvelle terre pour les rachetés

« Car Je vais créer de nouveaux cieux et une nouvelle terre; on ne se rappellera plus les choses passées, elles ne reviendront plus à l’esprit » (Ésaïe 65: 17, LSG). Ésaïe et Jean (Apo. 21:1) ont vu en vision la promesse de la nouvelle terre.

Examinez la description de Jean de la fabuleuse cité des rachetés, la nouvelle Jérusalem, dans Apocalypse 21:2, 9-27. Qu’est-ce que ces versets signifient, sinon l’unité et l’harmonie qui existent dans cette ville?

Lisez Apocalypse 22:1-5. Le fleuve de vie qui coule du trône de Dieu et l’arbre de vie au bord de ce fleuve sont deux autres caractéristiques importantes de la nouvelle ville. Quel sera leur objectif sur la nouvelle terre?

L’arbre de vie, dont Adam a perdu accès à cause de sa transgression (Genèse 3:22-24), sera restauré par Christ dans la nouvelle Jérusalem. L’accès à cet arbre est l’une des promesses faites à ceux qui vaincront (Apocalypse 2:7). Le fait qu’il porte douze types de fruit, un nouveau type chaque mois, peut suggérer la raison pour laquelle, dans la nouvelle terre, « à chaque nouvelle lune et à chaque sabbat, toute chair viendra se prosterner devant Moi, dit l’Éternel. » (Ésaïe 66: 23, LSG). La référence à la « guérison des nations » souligne également l’intention de Dieu de supprimer toutes les barrières entre les gens et de rétablir l’humanité à Son objectif initial: restaurer tous les peuples, tribus et nations dans une famille indivisible, vivant en harmonie et en paix, unis pour rendre gloire à Dieu.

« ‘’La guérison des nations’’ se réfère, au sens figuré, à l’élimination de toutes les barrières nationales et linguistiques… Les feuilles de l’arbre de vie guérissent les barrières entre les nations. Les nations ne sont plus appelées les ‘‘Gentils’’, mais sont unies dans une même famille comme le vrai peuple de Dieu (cf. Apo. 21:24-26). Ce que Michée avait anticipé des siècles auparavant est maintenant accompli: ‘‘Une nation ne tirera plus l’épée contre une autre, et l’on n’apprendra plus la guerre. Ils habiteront chacun sous sa vigne et sous son figuier, et il n’y aura personne pour les troubler; car la bouche de l’Éternel des armées a parlé’’ (Michée 4:3-4; voir aussi Ésaïe 2:4). Là sur les rives du fleuve de vie, le racheté invitera son voisin à s’assoir (Zacharie 3:10) avec lui sous l’arbre de vie. Les vertus curatives des feuilles de l’arbre guérira toutes les plaies raciales, tribales, ethniques ou linguistiques – qui ont déchiré et divisé l’humanité pendant des siècles. » – Ranko Stefanovic, Revelation of Jesus Christ: Commentary on the Book of Revelation, p. 593.

Mercredi

(page 108 du guide standard)

*27 Décembre

La vie sur la nouvelle terre

Lisez Ésaïe 35: 4-10, 65:21-25. Comment la vie sera-t-elle différente de ce que nous vivons maintenant?

Plusieurs fois dans le livre d’Ésaïe, nous lisons des choses marquées par le terme « nouveau »: « choses nouvelles » (Es. 42:9, 48:6), « un cantique nouveau » (42: 10), « une chose nouvelle » (43,19), « un nouveau nom » (62: 2). Ce qu’il y a de neuf dans le chapitre 65 est un nouvel ordre des choses. Il y a la paix et l’harmonie entre toutes les créatures du bon Dieu. Les malédictions de l’alliance sur la terre à cause de la désobéissance et la rébellion (voir Lev. 26: 14-17, Deut. 28: 30) seront effacées pour toujours, parce que le péché ne sera plus. Il y aura plutôt une abondance de bénédictions, des maisons à habiter et de la nourriture en abondance.

À quoi ressemblera la vie dans un si bel endroit? Certaines personnes se demandent si nous serons en mesure de reconnaitre les amis et la famille, après que nous soyons rendus immortels et entièrement restaurés à l’image de Dieu. Après la résurrection de Christ, Ses disciples L’avaient reconnu. Marie avait reconnu Sa voix (Jean 20:11-16). Thomas avait reconnu l’apparence physique de Jésus (Jean 20:27, 28). Ses habitudes à la table du diner étaient reconnues des deux disciples d’Emmaüs (Luc 24:30, 31, 35). Donc, si nos corps sont semblables au corps ressuscité de Jésus, nous serons certainement en mesure de nous reconnaitre les uns les autres, et nous pouvons nous attendre à une éternité de relations rétablies. Nous pouvons affirmer avec certitude que nous poursuivrons nos relations avec ceux que nous connaissons et aimons et qui sont là avec nous.

« Les rachetés “connaitront comme ils ont été connus”. L’amour et la sympathie que le Seigneur a implantés dans nos cœurs trouveront leur emploi le plus légitime et le plus doux. Une pure communion avec des êtres saints; une vie sociale harmonieuse avec les anges et les bienheureux de tous les siècles, qui ont lavé et blanchi leurs robes dans le sang de l’agneau; des liens sacrés unissant “la famille” qui est “dans les cieux” à celle qui est “sur la terre” – voilà ce qui constituera la félicité des rachetés. » – Ellen G. White, La tragédie des siècles, p. 677.

« C’est pourquoi nous ne perdons pas courage… Car nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous, au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire, parce que nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles; car les choses visibles sont passagères, et les invisibles sont éternelles. » (2 Cor. 4:16-18, LSG). Comment apprenons-nous dans un monde qui est si temporel et si éphémère, à atteindre et à saisir l’invisible et l’éternel?

Jeudi

(page 109 du guide standard)

28 Décembre

Réflexion avancée: Ellen G. White, « Voici, Je viens bientôt » p. 287-290, dans Conseils à l’église. Lisez aussi les articles “Resurrection,” pp. 1082–1084, et “Heaven and New Earth,” pp. 863, 864, dans The Ellen G. White Encyclopedia.

« La résurrection et l’ascension de notre Seigneur sont une garantie certaine du triomphe des saints sur la mort et le sépulcre, et un gage de la possession du ciel par ceux qui lavent leur robe [leur caractère] et la blanchissent dans le sang de l’Agneau. Jésus est monté auprès du Père comme représentant de l’humanité, et ceux qui reflètent Son image contempleront et partageront Sa gloire. Il y a des demeures pour les pèlerins que nous sommes. Il y a des robes, des couronnes et des palmes de victoire pour les justes. Tout ce qui nous a troublés dans les dispensations divines deviendra clair, ainsi que les choses difficiles à comprendre. Les mystères de la grâce nous seront dévoilés. Là où nos esprits bornés ne voyaient que confusion, nous découvrirons une harmonie merveilleuse. Nous reconnaitrons alors que c’est l’amour infini qui a ordonné les péripéties les plus pénibles de notre existence. Lorsque nous nous rendrons compte de la tendre sollicitude de celui qui fait tout concourir à notre bien, nous nous réjouirons d’une joie ineffable et glorieuse. » – Ellen G. White, Conseils à l’église, p. 358.

Discussion:

u Bien que d’autres groupes de chrétiens croient en la seconde venue littérale de Jésus, qu’est-ce qui est unique dans l’espérance des Adventistes en la seconde venue de Christ?

v Deux poissons nageaient quand l’un dit à l’autre, « comment sentez-vous l’eau? » L’autre poisson répondit: « Qu’est-ce que l’eau? » Le fait est que nous pouvons être tellement habitués aux choses au point de ne plus nous rendre compte de combien elles sont immenses. Par exemple, comment pouvons-nous, en tant qu’êtres nés dans le péché, pécheurs et vivant dans un monde de péché, avoir une véritable compréhension de la nouvelle existence, combien il sera merveilleux d’être dans les nouveaux cieux et la nouvelle terre? Pourquoi, malgré nos limites, devrions-nous toujours essayer d’imaginer ce que ce sera?

w Il n’y a aucun doute que, quel que soit ce que sera notre existence sur la nouvelle terre, nous vivrons dans l’unité avec tout le monde. Que pouvons-nous faire, dès maintenant, afin de nous préparer à cet évènement merveilleux.

Résumé: La Bible parle avec confiance du temps où cette terre est recréée et les ravages du péché effacés pour toujours. Enfin, l’humanité sera restaurée à son dessein initial, et tous les peuples vivront en harmonie. Notre unité spirituelle actuelle en Christ, bien qu’elle ne soit pas pleinement manifeste, sera alors une réalité vivante et éternelle.

Vendredi

(page 110 du guide standard)

Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org

Histoire Missionnaire

Ma liste prioritaire

par BOB STUART

Le docteur me regarda droit dans les yeux. « Vous avez un cancer de la prostate inopérable », dit-il. « Vous avez 18 mois à vivre ». De retour à la maison, ma famille et moi s’assîmes pour compiler une liste des choses à accomplir pendant mes 18 derniers mois. Un de mes quatre fils dit qu’il voulait faire du vélo avec moi. Un autre fils dit qu’il veut faire un semi-marathon à Seattle avec moi. Ma fille voulait qu’on fasse un CD de musique ensemble. Puis je me suis dit, qu’est-ce que je veux faire? La réponse était facile. Je voulais faire quelque chose pour partager l’évangile. Je décidai d’amener au moins une personne à l’église chaque mois. Ma première chance d’inviter, est venu deux jours plus tard, quand quelqu’un m’a demandé, « Bob, comment, et ton cancer? » Je lui ai dit que sur ma liste prioritaire je prévois d’inviter les gens à l’église. « Seriez-vous prêt à m’aider à accomplir ma liste prioritaire en venant à l’église le sabbat prochain? » Dis-je. La femme me regarda avec compassion. Elle vit cela comme un dernier vœu. « Bien sûr, je viendrai », dit-elle.

J’ai 2 200 clients par an, donc j’ai une occasion en or lorsqu’ils se renseignent sur ma santé. C’est donc facile de les inviter à l’église. Au moins deux personnes, un couple marié – ont été baptisées, et leur fille ainée sera baptisée dans quelques semaines. Aujourd’hui, la femme que j’avais invité la première dirige la classe de l’école du sabbat pour enfants et amène d’autres personnes à l’église. « Je vais étendre votre offre », me dit-elle. « Je demande aux enfants et à leurs parents de venir à l’église. » N’importe qui peut avoir une liste prioritaire. Cela peut être de 20 ans ou plus avant de mourir, mais vous pouvez commencer à accomplir cette liste aujourd’hui en invitant une personne à l’église chaque mois. Imaginez combien l’Église Adventiste grandirait rapidement si chacun des 20 millions de membres de l’église amenait une seule personne par an. Peut-être ce nombre allait doubler en seulement 12 mois. Vingt-sept mois se sont écoulés depuis que le médecin m’a donné 18 mois à vivre. J’ai invité beaucoup de gens à l’église, et environ la moitié sont venus. La liste prioritaire est devenue un plaisir. C’est merveilleux d’entendre les gens dire: « Oui, je m’engage à visiter votre église. » Mais le moment le plus gratifiant de tout c’est quand ils viennent vraiment. Ils vous embrassent et s’assoient avec vous dans l’église. Ils font partie de votre famille.

BOB STUART, 68 ans, est un entrepreneur basé à Collège Place, Washington.

La leçon en bref

Texte clé: 2 Pierre 3:13

Objectifs:

Savoir: Se rappeler des promesses de Dieu, de recréer le monde et de rétablir l’unité et l’harmonie dont Sa création est destinée à jouir.

Ressentir: Aspirer au moment où notre unité en Christ sera entièrement accomplie.

Agir: Vivre une vie d’espoir pendant que nous attendons avec impatience l’accomplissement des promesses de Dieu.

Plan de l’étude:

  1. Savoir: La certitude du renouvèlement

A Pourquoi pouvons-nous être certains que Dieu accomplira Ses promesses d’un avenir harmonieux?

B Que révèle la description des nouveaux cieux et de la nouvelle terre au sujet du caractère de Dieu et de Son idéal pour Ses créatures?

  1. Ressentir: Le désir de l’unité.

A Comment décririez-vous la différence entre la vie sur la nouvelle terre et la vie actuelle?

B Quand vous considérez votre vie et vos relations, qu’est-ce qui a le plus besoin de renouvèlement?

C Qu’est-ce qui est plus attrayant dans les descriptions données par Jean et les prophètes concernant la vie sur la nouvelle terre?

III. Agir: La vie d’espérance.

A De quelles façons la confiance en la promesse de Dieu de faire toutes choses nouvelles impacte-t-elle votre vie en ce moment?

B Comment votre espoir est-il exprimé dans vos relations quotidiennes?

Résumé: Nous pouvons avoir la certitude en la promesse d’un nouveau ciel et d’une nouvelle terre sans aucune trace de péché ou de mésentente. Sur la terre renouvelée, toute la création vivra la paix et l’unité que Dieu a destinée à Sa création.

Cycle d’apprentissage

ÉTAPE 1—Motiver

Pleins feux sur l’Écriture: Apocalypse 21:1-5

Concept clé de croissance spirituelle: Nous sommes appelés à vivre dans l’espérance en attendant l’aboutissement de l’histoire du salut. À ce moment, notre unité en Christ et avec toute la création sera pleinement restaurée.

Coin du moniteur: En commençant la leçon, insistez sur la certitude de la seconde venue et de la promesse de Dieu d’un ciel nouveau et d’une terre sans péché. Aidez votre classe à se rendre compte que la certitude mène à l’espoir qui devrait impacter le chrétien à mener une vie d’obéissance.

Discussion d’ouverture: Le 22 octobre 1844, William Miller et plusieurs milliers d’autres chrétiens attendaient avec impatience le retour de Christ. Alors qu’ils attendaient, ils chantaient joyeusement et essayaient d’imaginer ce à quoi ressemblerait le fait d’être enfin auprès de leur Seigneur.

Miller avait déterminé que la prophétie des 2300 jours de Daniel finirait ce jour-là. Il a supposé que cet accomplissement indiquait la date du retour de Christ. Désirant être avec Jésus, les Millérites propagèrent la nouvelle du retour de Jésus à tous ceux qu’ils connaissaient. Confiant de la fidélité de Dieu à tenir Ses promesses, beaucoup vendirent ou donnèrent leurs biens. Tel était leur certitude et espoir.

Des scènes similaires ont eu lieu tout au long de l’histoire quand d’autres chercheurs bibliques ont fixés des dates du retour du Seigneur. Même en se trompant dans leur idée que n’importe qui pouvait connaitre la date de la seconde venue, les Millérites et ceux qui ont continué à fixer des dates, démontrent que vivre dans l’espoir de l’accomplissement des promesses de Dieu devrait avoir un impact sur notre vie dès maintenant.

Discussion: Quelle différence l’attente de la seconde venue a-t-elle eue sur les Millérites? Quelle différence la certitude du retour de Jésus a-t-elle apportée dans votre propre vie? Est-il gênant que vous ne connaissiez pas la date à laquelle aura lieu l’accomplissement des promesses de Dieu? Comment pouvez-vous mieux vivre dans l’espoir d’une nouvelle terre et du rétablissement des relations?

ÉTAPE 2—Explorer

Coin du moniteur: Cette section contient une étude ciblée sur la nature et l’ampleur de la restauration qui est promise dans les Écritures.

Commentaire biblique

  1. Le ciel et la terre recréés (Examinez Apocalypse 21:1-6 avec votre classe).

La création et la rédemption sont indissociablement liées dans le récit de l’Écriture. Bien que souvent, notre attention soit plus attirée par le plan de la rédemption, le récit de la création donne le contexte pour comprendre le plan de la rédemption. Le récit de la création détaille la création de l’homme avec amour, à partir de la poussière et de la touche personnelle du Créateur quand Il a soufflé la vie dans le corps inerte. Le récit de la création décrit l’idéal que Dieu avait prévu pour Sa création : un monde qui n’était pas souillé par le péché, dans lequel régnaient la paix et l’harmonie, et où la communion face à face avec Dieu était possible.

Lorsque le péché a souillé le monde parfait de la création divine, un plan était déjà en place pour la restauration de l’idéal de Dieu. Le plan consistait en la révélation de l’idéal divin dans le Fils de Dieu incarné, qui mourut pour rendre la réconciliation entre Dieu et les humains possible. Mais cette incarnation n’était pas la fin de l’histoire. Les deux derniers chapitres d’Apocalypse indiquent que Dieu va recréer le monde afin d’accomplir Son dessein d’un monde où règnent la paix et l’harmonie.

La description de Jean des nouveaux cieux et d’une nouvelle terre dans Apocalypse 21 est soigneusement construite. Elle contient des imitations du livre d’Ésaïe (surtout Ésaïe 60 et 65) et d’Ézéchiel (surtout Ézéchiel 40-48), ainsi que des thèmes qui la lie aux promesses contenues dans les lettres aux sept églises. Les nouveaux cieux et la nouvelle terre prennent la place des anciens cieux et terre, qui ont « disparu » (Apo. 21:1). Le monde souillé par le péché n’est plus.

La Bible rapporte aussi qu’il n’y aura pas de mer sur la nouvelle terre. Cette déclaration peut sembler inhabituelle pour le lecteur; cependant, il est possible que la « mer » en tant que mot soit utilisée comme une métaphore dans ce passage. Dans la pensée juive, la mer est symboliquement liée au mal, à l’oppression et à ce qui est effrayant (Comparez avec Apocalypse 13:1). Quand Jean dit qu’il n’y aura pas de mer sur la nouvelle terre, il dit en fait qu’il n’y aura plus aucune raison de craindre le mal, car toutes traces du mal seront supprimées. Voir Ranko Stefanovic, Revelation of Jesus Christ (Berrien Springs, Michigan: Andrews University Press, 2002), p. 575, 576. L’absence du mal est aussi renforcée par l’affirmation de Jean, que les larmes seront essuyées, car leurs causes ont été supprimés ainsi que toutes choses associées à l’ancien mode de vie. Ce qui avait détruit les relations a maintenant disparu.

Dans la description de Jean à propos de la nouvelle terre, la déclaration que Dieu va habiter avec Son peuple et être son Dieu, est d’une importance primordiale « Notre demeure éternelle se caractérisera donc par la communauté dans son sens le plus élevé. Ce sera, non seulement la demeure des créatures, mais aussi du Dieu de la trinité. La divinité qui, pendant toute l’éternité, est une communauté de personnes – le Père, le Fils et le Saint-Esprit – graciera la nouvelle communauté avec Sa présence. » – Stanley J. Grenz, Created for Community (Grand Rapids, Michigan: Baker, 1998), p. 292, 293. Dieu avait marché dans le jardin d’Éden avec Adam et Ève et avait manifesté Sa présence voilée dans le sanctuaire de l’Ancien Testament, mais dans les deux cas, il avait retiré Sa présence. Avec la suppression de toutes les traces de ce qui s’entreposait entre Dieu et l’homme, les humains seront une fois encore en mesure de communier avec Dieu face à face. Dieu se réunira avec Son peuple, et l’unité avec Dieu apportera une unité avec le reste des rachetés puisqu’ils reflètent une fois de plus l’image complète de Dieu.

Discussion: Qu’y a-t-il de nouveau au sujet de la nouvelle Jérusalem, des nouveaux cieux et de la nouvelle terre? Quels relations y a-t-il entre ces choses recrées et les anciennes entités? Jean parle de « la source de l’eau de la vie » (Apo. 21:6, LSG) et du « fleuve d’eau de la vie » (Apoc. 22:1, 2, LSG) sur la nouvelle terre. Quelle est la signification de cette eau?

  1. L’harmonie de toute la création (Examinez Ésaïe 11:1-10 avec votre classe).

Il est facile de nous concentrer uniquement sur les avantages de la nouvelle terre pour les êtres humains. Mais faire cela, c’est omettre le reste du témoignage de l’Écriture. Le fait que nous soyons réunis avec Dieu n’est qu’une partie de l’histoire. Ésaïe indique que l’harmonie existera aussi chez le reste de la création.

Dans Ésaïe 11, nous trouvons que la droiture et la justice de Dieu sont au centre de Son royaume. Ces caractéristiques sont à la base de la paix et de l’harmonie qui sont décrites dans les versets 6-10.

La description d’Ésaïe concernant la vie sur la nouvelle terre comporte la cohabitation paisible des prédateurs les plus féroces avec leurs proies et les humains. Ésaïe connecte le lecteur à l’image d’un enfant conduisant des animaux domestiques – une pratique courante tout au long de l’histoire d’Israël, qui peut même être observée aujourd’hui parmi les groupes nomades. Dans ce passage, les animaux les plus dangereux au troupeau sont décrits comme étant en train de manger, et couchés avec le troupeau dans la chaleur de la journée. La paix et l’harmonie parmi toute la création sont mises en évidence par l’accent mis sur la capacité du plus jeune enfant à jouer en toute sécurité avec des animaux qui en temps normal seraient un danger significatif, même pour un adulte.

Considérez ceci: Comment Ésaïe 11:1-5 est-il lié aux versets 6-10? Quelle est la relation entre la sagesse, la droiture, la justice et la paix? Quelle est la raison donnée pour la paix dans ce passage? Qu’entend-on par la connaissance du Seigneur dans ce contexte?

ÉTAPE 3—Appliquer

Coin du moniteur: La connaissance de la restauration que Dieu va apporter à l’avenir ne doit pas être considérée comme des anecdotes intéressantes ou comme une excuse pour ne pas travailler pour l’harmonie parmi le peuple de Dieu maintenant. Aidez les membres à se concentrer sur l’impact particulier que l’espoir du renouvèlement et de la restauration devrait avoir sur leur vie.

À méditer:

Quel impact le fait que la parole de Dieu soit vraie et digne de confiance a-t-il sur votre vie?

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Quelle différence y a-t-il dans le fait que Dieu habitera avec Son peuple en personne? Même si nous ne voyons pas Dieu face à face maintenant, Il est toujours au milieu de nous. Comment pouvons-nous vivre la communauté avec Lui maintenant?

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Si tout sera renouvelé, pourquoi ce que vous faites des ressources autour de vous maintenant importe-t-il?

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Comparez les promesses aux sept églises dans Apocalypse 2 et 3 avec la description de la nouvelle terre dans Apocalypse 21 et 22. Quelles ressemblances trouvez-vous? Qu’est-ce que cela nous indique sur comment l’espoir de la restauration devrait impacter notre vie maintenant?

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ÉTAPE 4—Créer

Coin du moniteur: Apocalypse 21 et Ésaïe 11 présentent une image vivante de l’harmonie et de la communauté que nous vivrons sur la nouvelle terre. Aidez les membres à comprendre l’étendue et la réalité de cette image pour qu’ils aspirent à ce qui est à venir et partagent cet espoir avec d’autres.

Activités:

Créez un collage ou un album dans lequel vous contrastez la réalité des relations d’alors avec celle des relations telles qu’elles sont décrites sur la nouvelle terre.

Partagez l’espoir que vous avez pour un nouveau départ avec quelqu’un qui a besoin de savoir qu’il y a quelque chose au-delà de ses problèmes aujourd’hui.

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Au cours du premier trimestre 2019, nous étudierons l’Apocalypse en se concentrant sur les thèmes majeurs et les grandes parties du livre. Le guide sera intitulé Le livre de l’Apocalypse, par Ranko Stefanovic. Le livre révèle Jésus-Christ, Sa vie, Sa mort et Son ministère en faveur de Son peuple. L’Apocalypse a été écrite du point de vue de Christ. C’est seulement grâce à Lui que les symboles et les images du livre reçoivent leur sens ultime et leur portée. Les prophéties de l’Apocalypse sont analysées et appliquées à l’aide de la méthode historique d’interprétation prophétique, qui enseigne que la prophétie suit le flux de l’histoire, de l’antiquité à la fin du monde. Nous nous laisserons guider par l’Esprit pour comprendre le texte lui-même, étudier son langage, ses images et son contexte. L’Apocalypse promet des bénédictions à ceux qui lisent ou écoutent ses paroles, et qui gardent les avertissements qui s’y trouvent. En étudiant cet ouvrage, nous vous invitons à découvrir les choses que vous avez besoin d’entendre et de considérer, en attendant la venue de notre Seigneur Jésus Christ.

Leçon 1—L’Évangile de Patmos

La semaine en bref:

Dimanche: Le titre du livre (Apocalypse 1:1, 2)

Lundi: Le but du livre (Apocalypse 1:1)

Mardi: Le langage symbolique de l’Apocalypse (Apocalypse 1:1)

Mercredi: La divinité (Apocalypse 1:4, 5)

Jeudi: Le point capital du livre ( Apocalypse 1:7, 8)

Verset à mémoriser: – Apocalypse 1:3, LSG

Idée centrale: Les prophéties de l’Apocalypse sont l’expression du soin de Dieu pour Son peuple. Elles nous pointent vers la brièveté et la fragilité de cette vie, mais aussi vers le salut en Jésus et notre vocation à répandre l’évangile.

Leçon 2— Parmi les chandeliers

La semaine en bref:

Dimanche: À Patmos (Apocalypse 1:9)

Lundi: Le jour du Seigneur (Apo. 1:10)

Mardi: La rencontre de Christ à Patmos (Apo. 1:12-18)

Mercredi: Les messages de Christ d’hier et d’aujourd’hui (Apo. 1:11, 19, 20)

Jeudi: Les message à l’église d’Éphèse (Apo. 2:1-4)

Verset à mémoriser Apocalypse 3:21

Idée centrale: Le Seigneur a révélé à Jean des mystères de la vie et les luttes qu’elle apporte. La scène du sanctuaire lui a été montrée avec l’assurance de la présence de Christ et de Ses soins – une assurance qu’il a transmise aux églises et aux générations futures de chrétiens jusqu’à la fin de ce monde.

Leçons pour les malvoyants: Le Guide d’Étude Biblique de l’École du Sabbat est disponible gratuitement chaque mois en braille et sur CD audio pour les malvoyants et les personnes handicapées physiques qui ne peuvent lire les imprimés à l’encre normale. Ceci inclut les personnes qui, en raison de l’arthrite, de la sclérose, de la paralysie, des accidents et autres, ne peuvent pas tenir ou se concentrer pour lire les publications imprimées à l’encre normale. Contactez les Services Chrétiens d’Enregistrement des Aveugles, B. P. 6097, Lincoln, NE 68506-0097. Téléphone:402-488-0981; e-mail: info@christianrecord.org; site Web: www.christianrecord.org.

2019