Télécharger le PDF - École Du Sabbat, 4ème trimestre 2018 – l’Unité en Christ

 

© 2018 Conférence Générale des Églises Adventistes du Septième Jour ®. Tous droits réservés. Aucune partie du Guide Moniteur d’Étude Biblique de l’École du Sabbat Adulte, ne peut être éditée, changée, adaptée, traduite, reproduite ou publiée par une personne physique ou morale sans autorisation écrite de la Conférence Générale des Églises Adventistes du Septième Jour ®. Les bureaux des divisions de la Conférence Générale des Églises Adventistes du Septième Jour ® sont autorisés à prendre des dispositions pour la traduction du Guide Moniteur d’Étude Biblique de l’École du Sabbat Adulte, en vertu des lignes directrices spécifiques. Le droit d’auteur de ces traductions et de leur publication doit dépendre de la Conférence Générale. “Adventiste du Septième Jour,” “Adventiste,” et la flamme du logo sont des marques commerciales de la Conférence Générale des Églises Adventistes du Septième Jour et ne peuvent être utilisés sans autorisation préalable de la Conférence Générale.


Sommaire


Contributeur principal Traducteur


Denis Fortin Hanoukoume Cyril Kparou


Éditeurs Directeurs de Publication


Clifford R. Goldstein Lea Alexander Greve


Soraya Homayouni Sharon Thomas-Crews


Coordinateur – Pacific Press® Coordinateurs de l’édition française


Wendy Marcum Abraham Dada Obaya


Michael Eckert


Directeur Artistique Vincent Same


Lars Justinen


Contributeur du guide moniteur


Dr. Wendy Jackson est un Enseignant-Chercheur en Théologie et Histoire Chrétienne, Avondale College, NSW, Australie.


1 La création et la chute – 28 Septembre – 5 Octobre 5


2 Les causes de la désunion – 6-12 Octobre 18


3 « Qu’ils soient tous un » – 13-19 Octobre 31


4 La clé de l’unité – 20-26 Octobre 44


5 L’expérience de l’unité dans l’église primitive – Octobre au 2 Novembre 57


6 Les métaphores de l’unité – 3-9 Novembre 72


7 Quand les conflits surgissent – 10-16 Novembre 85


8 L’unité dans la foi – 17-23 Novembre 98


9 La preuve la plus convaincante – 24-30 Novembre 111


10 L’unité et les relations brisées – 1er au 7 Décembre 124


11 L’unité dans l’adoration – 8-14 Décembre 137


12 L’organisation de l’église et l’unité – 15-21 Décembre 150


13 La restauration finale de l’unité – 22-28 Décembre 163


Bureau Éditorial — 12501 Old Columbia Pike, Silver Spring, MD 20904.


Visitez-nous sur le site web: http://www.absg.adventist.org


L’église est la famille de Dieu sur la terre où Ses enfants servent, étudient Sa parole et adorent ensemble. L’église est appelée à annoncer la bonne nouvelle du salut à tous les peuples en regardant à Jésus, son Chef et son Rédempteur,


La croyance fondamentale numéro 14 de l’Église Adventiste du Septième Jour stipule en partie que: « L’Église est la communauté des croyants qui confessent Jésus-Christ comme Seigneur et Sauveur. En continuité avec le peuple de Dieu au temps de l’Ancien Testament, nous sommes appelés à sortir du monde. Nous nous assemblons pour adorer, pour fraterniser, pour nous instruire dans la Parole, pour célébrer la sainte cène, pour venir en aide à nos semblables et pour proclamer l’Évangile au monde entier ». Manuel d’église, 2010, p. 220.


Mais qu’entendons-nous par « église »? Qui appartient à l’église? La réponse à ces questions dépend en partie de notre définition de l’église. Une église est certainement une communauté locale des croyants en Jésus en tant que leur Seigneur, et qui s’assemblent pour l’adoration et le service. Ils peuvent se rencontrer dans des églises de maison ou dans les grands rassemblements (Rom. 16:10, 11). Par le mot « église », on entend aussi le bâtiment dans lequel se rassemblent les chrétiens. Mais ce n’est guère la meilleure définition de l’église. L’église, ce sont des gens, et non des bâtiments.


Dans le Nouveau Testament, l’église se réfère souvent à un groupe de croyants dans une zone géographique particulière. Ainsi, lorsque Paul s’adressait à l’église de Galatie, il a évoqué plusieurs congrégations locales dans les villes et villages de cette région (Galates 1:2 ; Voir aussi 1 Pierre 1:1). Par église, on entend parfois aussi un groupe de personnes appartenant à une confession particulière ou qui s’identifient elles-mêmes par un nom particulier à leurs croyances et leur patrimoine.


Pourtant, toutes ces définitions sont incomplètes. L’église est le peuple de Dieu partout sur la terre. Et même si Christ a aussi de fidèles croyants dans diverses dénominations (dont beaucoup rejoindront l’église du reste de Dieu dans la crise finale [Apo. 18:1-4]), ce trimestre, nous mettrons l’accent sur notre église, l’Église Adventiste du Septième Jour, et nous étudierons ce que l’unité en Christ signifie pour nous.


La croyance fondamentale n° 14 dit: « L’Église est un corps composé de nombreux membres, issus de toute nation, de toute ethnie, de toute langue et de tout peuple. En Christ, nous sommes une nouvelle création; les distinctions de race, de culture, d’instruction, de nationalité, les différences de niveau social ou de sexe ne doivent pas être une cause de division parmi nous. Nous sommes tous égaux en Christ, qui par Son Esprit nous a unis dans une même communion avec Lui et les uns avec les autres. Aussi devons-nous servir et être servis sans parti pris ni arrière-pensée. Grâce à la révélation de Jésus-Christ dans les Écritures, nous partageons la même foi et la même espérance en vue de rendre un témoignage unanime devant tous les humains. Cette unité trouve sa source dans l’unité du Dieu trinitaire, qui nous a adoptés comme Ses enfants ». L’objectif du guide de ce trimestre est de fournir l’instruction biblique sur l’unité des chrétiens en tant qu’Adventistes du Septième Jour, qui, maintenant, comme toujours, font face aux défis relatifs à cette unité. Toutefois, dans les Écritures, nous trouvons des instructions sur la façon de vivre le don de l’unité de Dieu en Christ. Ces instructions sur la façon de vivre cette unité que nous avons reçue font l’objet de notre étude ce trimestre.


Denis Fortin est professeur de théologie au Séminaire de Théologie de l’Église Adventiste du Septième Jour à Andrews University, Berrien Springs, Michigan. Depuis son arrivée à la faculté de théologie en 1994, Fortin a servi également comme directeur du programme de Master en divinité (1999-2001), Vice-Doyen (2000-2004), Chef du Département de Théologie et de Philosophie Chrétienne (2006) et jusqu’à tout récemment, Doyen (2006-2013).


Notre unité en Christ


Grâce à la révélation de Jésus-Christ dans les Écritures, nous partageons la même foi et la même espérance en vue de rendre un témoignage unanime devant tous les humains. Cette unité trouve sa source dans l’unité du Dieu trinitaire, qui nous a adoptés comme Ses enfants.


Soyez motivés à explorer, à appliquer et à créer.


Nous espérons que cette version du guide du moniteur encouragera les membres dans les cellules de l’École du Sabbat Adulte, à faire exactement cela — explorer, appliquer et créer. Chaque leçon hebdomadaire du moniteur amène votre classe à suivre le processus d’apprentissage suivant, basé sur le cycle d’apprentissage naturel:


  1. Pourquoi cette leçon est-elle importante pour moi? (Motiver);

  1. Que dois-je savoir de la parole de Dieu? (Explorer);

  1. Comment puis-je pratiquer ce que j’ai appris de la parole de Dieu? (Appliquer); et

  1. Que puis-je faire de ce que j’ai appris de la parole de Dieu? (Créer).

Et pour les moniteurs qui n’ont pas eu le temps de se préparer suffisamment pendant la semaine, il y a un résumé d’une page, facile à assimiler, dans la section « La leçon en bref ».


Voici un bref aperçu des quatre étapes du cycle d’apprentissage naturel et des suggestions sur la façon dont vous, en tant que moniteur, pouvez aborder chaque partie:


Étape 1—Motiver: Établissez un lien entre les expériences des membres et la notion centrale de la leçon pour montrer pourquoi la leçon est importante pour leur vie. Aidez-les à répondre à la question: pourquoi la leçon de cette semaine est-elle importante pour moi?


Étape 2—Explorer: Présentez aux membres les informations bibliques dont ils ont besoin pour comprendre la notion centrale de la leçon. (Ces informations pourraient inclure des faits sur des personnes; des lieux; des détails sur des faits culturels, historiques et/ou géographiques; l’intrigue ou ce qui se passe; et les conflits ou les tensions dans les textes que vous étudiez). Aidez les apprenants à répondre à la question: que dois-je savoir de la parole de Dieu?


Étape 3—Appliquer: Fournir des occasions aux membres pour pratiquer les informations données à l’étape 2. Cette étape est cruciale; les informations à elles seules ne suffisent pas pour aider une personne à grandir en Christ. Aidez les membres à répondre à la question: comment puis-je appliquer à ma vie ce que j’ai appris?


Étape 4—Créer: Enfin, encouragez les membres à appliquer la parole suivante: « Mettez la Parole en pratique. Ne soyez pas seulement des auditeurs qui s’abusent eux-mêmes » (Jacques 1:22, BJ). Invitez-les à répondre à la leçon d’une manière pratique. Cette étape donne aux membres, individuellement et en groupe, des occasions d’expression de soi et d’exploration créative. Toutes ces activités devraient aider les membres à répondre à la question: par la grâce de Dieu, que puis-je faire de ce que j’ai appris de la leçon de cette semaine?


Si les moniteurs utilisent le matériel de chacune de ces quatre étapes, ils toucheront presque chaque membre de leurs classes: ceux qui aiment parler de ce qui se passe dans leur vie, ceux qui veulent plus d’informations sur les textes en cours d’étude, ceux qui veulent savoir comment tout s’applique dans la vie pratique, et ceux qui veulent sortir et appliquer ce qu’ils ont appris.


Comment utiliser ce guide du moniteur



*29 Septembre au 5 Octobre


Création et chute


Sabbat Après-Midi


Lecture de la semaine: Gen. 1:26, 27; 1 Jean 4:7, 8, 16; Genèse 3:16-19; Genèse 11:1-9; Gal. 3:29; Deutéronome 7:6-11.


Verset à mémoriser: « Et après l’avoir conduit dehors, il dit: regarde vers le ciel, et compte les étoiles, si tu peux les compter. Et il lui dit: Telle sera ta postérité. Abram eut confiance en l’Éternel, qui le lui imputa à justice » (Genèse 15:5, 6, LSG).


L’histoire du peuple de Dieu commence par la création des humains et leur chute tragique dans le péché. Toute tentative de comprendre la nature de l’unité dans l’église doit commencer par le plan initial de Dieu à la création, puis la nécessité d’une restauration après la chute.


Les premiers chapitres de la Bible révèlent que la volonté de Dieu était que l’humanité reste une famille. Malheureusement, cette unité a été brisée après la tragédie du péché. Avec le péché, les racines de la discorde et de la division sont apparues et les mauvaises conséquences de la désobéissance ont suivi. Nous voyons apparaitre cette division dans l’interaction immédiate entre Adam et Ève quand Dieu est venu vers eux après qu’ils aient mangé de l’arbre interdit (voir Gen. 3:11). De tout ce qui constitue le plan du salut, la restauration de cette unité originelle en est un objectif crucial.


Abraham, le père du peuple de Dieu, est devenu un acteur incontournable dans le plan du salut de Dieu. Abraham est représenté dans l’Écriture comme le grand exemple de la « justice par la foi » (voir Rom. 4:1-5), le genre de foi qui unit les enfants de Dieu entre eux et avec le Seigneur Lui-même. Dieu agit par le biais des personnes pour restaurer l’unité et faire connaitre Sa volonté à l’humanité perdue.


* Étudiez cette leçon pour le sabbat 6 octobre.


Leçon


1


(page 6 du guide standard)


30 Septembre


L’amour comme fondement de l’unité


Un message clair qui ressort de l’histoire de la création dans Genèse 1 et 2 est l’harmonie générale qui existait à la fin de la semaine de la création. Les dernières paroles de Dieu, que tout était « très bon » (Gen. 1:31), se réfèrent non seulement à l’esthétique, mais aussi à l’absence de tout élément nuisible ou de désaccord au moment où Dieu a fini de créer ce monde pour que les humains le remplissent. Le but originel de Dieu dans la création inclut la coexistence harmonieuse et une relation d’interdépendance de toutes les formes de vie. C’était un beau monde créé pour la famille humaine. Tout était parfait et digne de son créateur. Le but idéal et originel de Dieu pour le monde entier était l’harmonie, l’unité et l’amour.


Lisez Genèse 1:26, 27. Qu’est-ce que ces versets nous enseignent sur l’unicité humaine, contrairement au reste de la création terrestre telle que représentée dans Genèse 1 et 2?





Genèse dit que Dieu a créé l’homme à Son image, quelque chose qui n’est pas dite du reste de la création dans le récit de Genèse. « Puis Dieu dit: faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance… Dieu créa l’homme à Son image, Il le créa à l’image de Dieu, Il créa l’homme et la femme » (Gen. 1:26, 27, LSG). Bien que les théologiens aient débattu pendant des siècles sur la nature exacte de cette image et la nature de Dieu Lui-même, plusieurs passages de l’Écriture présentent la nature de Dieu comme étant l’amour.


Lisez 1 Jean 4:7, 8, 16. Comment ces versets peuvent-ils nous aider à comprendre comment nous avons été créés à l’origine et comment cela aurait pu influencer l’unité originelle à la création?





Dieu est amour et parce que l’homme peut aussi aimer (et d’une manière que le reste de la création terrestre ne peut certainement pas), être créé à Son image doit inclure la capacité d’aimer. Or, l’amour ne peut exister que dans une relation avec autrui. Ainsi, quelle que soit l’implication du fait d’être créé à l’image de Dieu, cela doit inclure la capacité d’aimer et d’aimer profondément.


Dimanche


(page 7 du guide standard)


1er Octobre


Les conséquences de la chute


Les conséquences de la chute sont énormes. La désobéissance d’Adam et Ève fut le début de la rupture d’une interdépendance harmonieuse entre toutes les formes de vie. Pire encore, elle a causé la désunion, la discorde et les divisions entre les êtres humains, et ces faits sont monnaie courante aujourd’hui. Le manque d’harmonie se voit immédiatement dans la façon dont Adam et Ève ont cherché à rejeter la responsabilité de la chute sur autrui (Gen. 3:12, 13). Les choses n’ont fait que s’empirer depuis lors.


Lisez Genèse 3:16-19 et Genèse 4:1-15. Qu’est-ce qui révèle dans ces versets les résultats du péché et son impact sur le monde harmonieux que Dieu avait créé?




La désobéissance d’Adam est devenue la source de nombreux évènements et conséquences qui, au fil du temps, ont atteint toute la création de Dieu sur la terre. La nature elle-même a commencé à souffrir des conséquences du péché. Les relations humaines sont également affectées. Caïn et Abel, deux frères qui devraient s’aimer et prendre soin l’un de l’autre, furent séparés parce que l’un voulait suivre ses propres penchants égoïstes au lieu de suivre le model d’adoration prescrit par Dieu. Cette séparation aboutit à la violence et à la mort. Cependant, la réaction de Caïn visait plus Dieu qu’Abel. Il était en colère contre Dieu (Genèse 4:5), et cette colère a conduit au ressentiment envers Abel. La désobéissance continua de rompre les relations humaines.


« L’Éternel vit que la méchanceté des hommes était grande sur la terre, et que toutes les pensées de leur cœur se portaient chaque jour uniquement vers le mal » (Genèse 6:5, LSG). Ce mal a finalement conduit au déluge et à la dévastation incroyable de la création originelle de Dieu abandonnée aux flots. Et même dans ce cas, Dieu n’a pas renoncé à la race humaine, mais Il a laissé un reste, Noé et sa famille, pour recommencer.


Après le déluge, Dieu a fait une promesse à Noé et sa famille. L’arc-en-ciel dans le ciel leur rappellera toujours Ses soins, Ses promesses, Sa bonté et Sa miséricorde (Genèse 9:12-17, Ésaïe 54:7-10). Dieu institua une alliance avec Noé et rétablit Son plan originel d’avoir une famille humaine unie et fidèle à Lui et à Sa parole.


Quels sont les moyens par lesquels le péché amène la discorde? Quels sont les choix que vous pouvez faire dès maintenant pour aider à rétablir l’harmonie avec et entre ceux que votre choix peut influencer de manière significative?



Lundi


(page 8 du guide standard)


2 Octobre


Plus de désunion et de séparation


Lisez Genèse 11:1-9. Que s’est-il passé ici et qui empire le problème de la séparation et de la désunion?





Les évènements que la Bible rapporte après le déluge sont la construction de la tour de Babel, la confusion des langues, puis la dispersion des gens qui, jusqu’alors, parlaient une seule langue. Peut-être attirés par la beauté et la fertilité du sol entre le fleuve Euphrate et le Tigre, certains descendants de Noé avaient décidé de se construire une ville et une structure de haute tour au pays de Schinear, au sud de l’actuel Irak (Genèse 11:2).


L’archéologie a montré que la Mésopotamie fut une région densément peuplée depuis les temps historiques immémoriaux. Parmi les peuples de cette région figuraient les Sumériens qui sont reconnus pour avoir inventé l’art d’écrire sur des tablettes d’argile. Ils habitaient des maisons bien construites et étaient maitres dans la production des bijoux, de divers outils et des ustensiles de ménage. Les fouilles ont révélé également de nombreux temples dédiés au culte de diverses divinités.


Les descendants de Noé qui s’étaient installés dans le pays de Schinear avaient très tôt oublié le Dieu de Noé et les promesses qu’Il avait faites de ne plus détruire le monde par une inondation. La construction de la tour de Babel était la preuve de leurs grandes compétences et de leur sagesse. Leur désir de notoriété et de réputation de « [se faire] un nom » (Genèse 11:4), a été une motivation pour ce projet de construction. « Selon le dessein divin, les humains devaient conserver l’unité grâce à la vraie religion. Quand l’idolâtrie et le polythéisme ont brisé ce lien spirituel interne, ils ont perdu non seulement l’unité de la religion, mais aussi l’esprit de fraternité. Un projet comme celui de la tour de Babel, visant à préserver par des moyens extérieurs l’unité intérieure qui avait été perdue, ne pouvait jamais réussir. » – The SDA Bible Commentary, vol. 1, p. 284, 285.


La chute d’Adam et Ève a rompu l’unité de la race humaine et le plan initial de Dieu. Le résultat de ce fait est la confusion au sujet de l’adoration; la propagation exponentielle du mal et de l’immoralité sur la terre; et enfin, la division de l’humanité en plusieurs cultures, langues et races qui sont souvent en désaccord les unes avec les autres.


Quelles sont les mesures concrètes que nous pouvons prendre pour aider à cicatriser les divisions de race, de culture et de langue qui nous affectent, même dans l’église?




Mardi


(page 9 du guide standard)


3 Octobre


Abraham, père du peuple de Dieu


Les trois grandes religions monothéistes du monde, le judaïsme, le christianisme et l’islam, s’identifient à Abraham comme leur père. Pour les chrétiens, cette association à Abraham est une relation spirituelle. Lorsqu’il reçut l’appel en Mésopotamie à quitter son pays, Dieu lui dit qu’en lui (Abraham) « toutes les familles de la terre seront bénies » (Genèse 12:3, LSG; Voir aussi Gen. 18:18, 22:18). Cette promesse de bénédiction est accomplie à travers Jésus.


Lisez Hébreux 11:8-19, Romains 4:1-3 et Galates 3:29. Quels sont les éléments de la foi d’Abraham qui sont mentionnés dans ces textes, et comment ils se rapportent à l’unité des chrétiens? Autrement dit, quels éléments de ces textes peuvent nous aider aujourd’hui à comprendre ce que doit être la composante essentielle de l’unité des chrétiens?




En tant que père de tous les croyants, Abraham nous donne certains des éléments de base à l’unité des chrétiens. Tout d’abord, il était obéissant. « C’est par la foi qu’Abraham, lors de sa vocation, obéit et partit pour un lieu qu’il devait recevoir en héritage, et qu’il partit sans savoir où il allait » (Heb. 11:8, LSG). Deuxièmement, il avait foi aux promesses de Dieu. « C’est par la foi qu’il vint s’établir dans la terre promise comme dans une terre étrangère, habitant sous des tentes, ainsi qu’Isaac et Jacob, les cohéritiers de la même promesse. Car il attendait la cité qui a de solides fondements, celle dont Dieu est l’architecte et le constructeur. » (Heb. 11:9, 10, LSG). En troisième lieu, il croyait que Dieu lui donnerait un fils, et qu’un jour ses descendants seraient aussi nombreux que les étoiles. Sur la base de sa réponse, Dieu l’a justifié par la foi (Romains 4:1-3). Quatrièmement, il avait confiance au plan du salut de Dieu. Le plus grand test de la foi d’Abraham est venu quand Dieu lui a demandé de sacrifier Isaac sur le mont Morija (Genèse 22:1-19, Hébreux 11:17-19).


L’Ancien Testament décrit Abraham comme un ami de Dieu (2 Chron. 20:7, Ésaïe 41: 8). Sa vie de foi, sa confiance aux promesses de Dieu et son obéissance sans faille font de lui un exemple de ce que notre vie chrétienne doit être maintenant.


Pensez à vos actions et à vos paroles dans les prochains jours. De quelle manière pouvez-vous chercher à vous assurer que tout ce que vous dites ou faites reflète la réalité de votre foi?




Mercredi


(page 10 du guide standard)


4 Octobre


Le peuple élu de Dieu


Dans l’appel de Dieu à Abraham pour être Son serviteur, Dieu choisissait pour Lui-même un peuple pour Le représenter dans le monde. Sa vocation et son élection étaient un acte de l’amour et de la grâce de Dieu. L’appel de Dieu à Israël était central à Son plan de restauration de toute l’humanité après la dévastation et la désunion causées par la chute. L’histoire sacrée est l’étude de l’œuvre de Dieu dans le cadre de cette restauration, et un élément majeur de ce plan était la nation de l’alliance, Israël.


Lisez Deutéronome 7:6-11. Pourquoi Dieu appelle-t-Il Israël Son peuple? Pourquoi a-t-Il choisi les descendants d’Abraham comme Son peuple?



L’amour de Dieu pour l’humanité est au centre de l’élection d’Israël comme Son peuple. Dieu fit alliance avec Abraham et ses descendants afin de préserver la connaissance de Dieu par l’intermédiaire de Son peuple et pour aboutir à la rédemption de l’humanité (Ps. 67:2). C’est en effet un acte suprême de l’amour que Dieu ait choisi Israël. Les descendants d’Abraham n’avaient rien à se vanter que de s’approprier l’amour immérité de Dieu. « Ce n’est point parce que vous surpassez en nombre tous les peuples, que l’Éternel s’est attaché à vous et qu’Il vous a choisis, car vous êtes le moindre de tous les peuples. » (Deut. 7:7, LSG).


C’est une étrange inversion des valeurs que Dieu utilise pour choisir Son peuple. Alors que les humains cherchent la puissance, la sagesse et la confiance en soi pour choisir les dirigeants, Dieu ne choisit pas le fort et le puissant pour Le servir, Il choisit plutôt ceux qui reconnaissent leur faiblesse, leur folie et leur néant, afin que personne ne se glorifie devant Lui (1 Cor. 1:26-31).


Cependant, regardez le privilège qui était le leur: « Dieu désirait que Son peuple serve à la louange et à la gloire de Son nom. Il lui accorda tous les avantages spirituels. Il ne lui refusa rien de ce qui pouvait contribuer à la formation d’un caractère qui le représente dignement.


Par sa soumission aux commandements de Dieu, Israël devait connaitre une prospérité qui émerveillerait les autres nations. Celui qui pouvait lui donner la sagesse et l’habileté dans tous les travaux était disposé à continuer son enseignement. Il voulait l’élever et l’ennoblir par l’obéissance à Ses lois. S’il les observait, il serait préservé des maladies qui affectaient les autres peuples, et une grande vigueur intellectuelle devait être son partage. Sa prospérité mettrait en relief la gloire, la majesté et la puissance de Dieu, et il serait un royaume de prêtres et de princes. Le Seigneur lui fournissait tous les avantages voulus pour devenir la nation la plus puissante du monde. » – Ellen G. White, Les paraboles de Jésus, p. 249.


Quels parallèles peut-on trouver, d’une part, entre ce que Dieu a fait pour l’ancien Israël et l’appel qu’Il leur a fait, et d’autre part, entre ce qu’Il a fait pour nous et l’appel qu’Il nous a adressé en tant qu’Adventistes du septième jour? Présentez vos réponses en classe le sabbat.


Jeudi


(page 11 du guide standard)


5 Octobre


Réflexion avancée: Ellen G. White, « La création », pp. 20-27 et « L’appel d’Abraham, » p. 97-103, dans Patriarches et prophètes.


Le dessein originel de Dieu dans la création de l’humanité se reflète également dans l’institution de la famille (Genèse 2:21-24) et du jour du sabbat. Le sabbat était destiné à l’humanité tout entière, comme Jésus l’a clairement indiqué dans Marc 2:27, 28. En fait, son caractère universel est vu dans le récit de la Genèse, où Dieu a mis de côté le septième jour, non seulement avant l’appel d’Israël comme Son peuple de l’alliance, mais aussi même avant le péché. Le sabbat a vraiment une puissance unificatrice si chacun de nous le gardait. C’était un jour de repos que Dieu destinait à rappeler aux descendants d’Adam et Ève leur relation avec Dieu et avec les uns les autres. « Le jour du sabbat et la famille sont des institutions semblables en Éden, et dans le dessein de Dieu, elles sont indissolublement liées. Au jour du sabbat, plus que tout autre jour, il est possible pour nous de commémorer la vie du jardin d’Éden. C’était un plan de Dieu pour les membres de la famille d’être ensemble dans l’étude de la parole de Dieu, dans l’adoration et dans la récréation, le père étant le prêtre de sa famille, et le père et la mère étant des enseignants et compagnons de leurs enfants. » – Ellen G. White, Child Guidance, p. 535.


Discussion:


Comment le récit de la création de la femme à côté d’Adam révèle la relation étroite et intime qui doit exister entre les époux? Qu’est-ce que cela nous dit sur pourquoi, tout au long de la Bible, Dieu utilise l’image d’un mari et de la femme comme un exemple du genre d’intimité qu’Il cherche avec Son peuple?


Alors que l’histoire de la tour de Babel nous dit que la diversité humaine, ethnique et linguistique ne faisait pas partie du plan initial de Dieu pour l’humanité, comment pouvons-nous transcender ces divisions naturelles aujourd’hui? Comment l’église peut-elle toujours vivre l’unité et l’harmonie, même si elle est composée de personnes issues de différents pays et parlant différentes langues?


Quels sont les parallèles que vous trouvez entre l’appel de l’ancien Israël et notre appel en tant qu’Adventistes du septième jour? Plus important encore, quelles leçons pouvons-nous apprendre d’eux et qui puissent nous aider à être fidèles à notre vocation divine en Christ?


Résumé: Le plan originel de Dieu à la création était que les humains vivent harmonieusement et dans l’unité comme une seule famille. La désobéissance de nos premiers parents a causé une interruption dans le plan de Dieu. Cependant, Dieu a appelé Abraham pour établir un peuple par l’intermédiaire duquel Il accomplira la promesse de restauration que nous trouvons uniquement en Christ.


Vendredi


(page 12 du guide standard)


Histoire Missionnaire


Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org


Plus de cours le sabbat


par Andrew Mcchesney, Mission adventiste


Des étudiants adventistes du septième jour désireux de devenir infirmiers ne font plus face au conflit de sabbat avec l’ouverture de la première école d’infirmerie de l’Église Adventiste au Bangladesh. Le bâtiment à trois étages qui abrite l’Institut adventiste de soins infirmiers au Bangladesh a été financé en partie par une offrande du treizième sabbat et se tient sur le campus du Séminaire Adventiste de Bangladesh à Gowalbathan Kaliakoir, une ville située à deux heures de route de la capitale, Dhaka. « Cet institut enverra des centaines de missionnaires partout dans ce vaste et puissant pays, et ce sera une bénédiction du ciel », déclarait Ted N. C. Wilson, Président de l’Église Adventiste lors d’une cérémonie d’inauguration de l’école d’infirmerie en fin 2016. « Que Dieu bénisse cet institut de soins infirmiers. »


L’école a commencé effectivement en 2017 avec 100 élèves. Le nouveau bâtiment de 10 salles de classe, quatre laboratoires, une salle de conférence et autres installations, a reçu $ 150 000 de subvention de son coût total de $ 400 000, grâce à une offrande du treizième sabbat donnée par les membres de l’église dans le monde entier au troisième trimestre 2015, a déclaré Bold Ju Lee, Président du Séminaire Adventiste de Bangladesh. Une autre somme de $ 100 000 provenait de la Division de l’Asie-Pacifique Sud de l’Église Adventiste, dont le territoire de 14 pays comprend le Bangladesh, et le reste provenait des donateurs individuels en Corée du Sud. Saw Samuel, Président de la Division de l’Asie-Pacifique Sud, décrit la création de l’école d’infirmières comme un accomplissement remarquable qui n’aurait pas été possible sans l’offrande du treizième sabbat. « C’est une étape importante », a déclaré Samuel. « C’est le premier institut adventiste de formation de santé au Bangladesh ».


L’école propose également aux étudiants adventistes locaux la possibilité d’étudier en soins infirmiers dans leur propre pays. « C’est vraiment important pour notre école ici au Bangladesh d’être en mesure d’avoir une école d’infirmières parce qu’il n’y a aucun endroit où les jeunes adventistes peuvent aller à l’école pour prendre les cours en soins infirmiers sans avoir à aller à l’école le jour du sabbat », a déclaré Kevin Costello, Secrétaire-adjoint de la Division. « Maintenant nous aurons finalement un centre qui sera ouvert et disponible pour eux afin qu’ils puissent obtenir un diplôme en soins infirmiers et honorer Dieu le jour du sabbat aussi. »


Merci pour vos offrandes missionnaires qui ont énormément contribué à l’ouverture de l’école adventiste d’infirmerie de Bangladesh.


Ted Wilson, Président de l’Église Adventiste, (deuxième à gauche), en visite à l’Institut adventiste de soins infirmiers de Bangladesh (en arrière-plan).


La leçon en bref


Texte clé: Galates 3:29


Objectifs:


Savoir: Exprimer le désir de Dieu de restaurer l’unité de Sa création après que le péché ait détruit l’harmonie qui existait dans le jardin d’Éden.


Ressentir: Aspirer au jour où les relations seront rétablies grâce à l’accomplissement du plan de restauration de Dieu.


Agir: Répondre à l’appel de Dieu à être un représentant de Son amour et de Sa réconciliation.


Plan de l’étude:


  1. Savoir: Le péché et l’unité

A Quelle est la preuve du désir de Dieu de l’unité dans l’histoire de la création?


B Pourquoi le péché peut-il être décrit comme la cause première de la désunion?


C Que représente Abraham dans le plan de la restauration de l’unité de Dieu?


  1. Ressentir: Le désir d’harmonie

A Comment le péché a-t-il influencé vos relations?


B Comment notre aspiration aux relations harmonieuses se rapporte-t-elle au plan de restauration de Dieu?


III. Agir: Devenir un ambassadeur.


A Pourquoi est-il important de comprendre que l’amour était la base du choix de Dieu des descendants d’Abraham pour Le représenter sur terre?


B Quelles sont les conséquences pratiques du fait d’être choisi par Dieu?


C Comment pouvez-vous être un fidèle représentant de Dieu et de Son plan de réconciliation?


Résumé: L’entrée du péché dans le monde a perturbé l’unité et l’harmonie que Dieu destinait à l’humanité. Cependant, Dieu a exprimé Son amour pour l’humanité en planifiant un moyen de restauration de l’unité perdue. Alors que la restauration ultime viendrait par l’œuvre de Christ, Dieu a aussi choisi les humains pour être les représentants de Son amour et de Sa grâce.


Cycle d’apprentissage


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: 1 Jean 4:16



Concept clé de croissance spirituelle: Le plan de Dieu pour l’humanité consiste à ramener l’unité et l’harmonie. En attendant la restauration finale de l’unité rendue possible en Christ, le peuple de Dieu est appelé à être les représentants de Son amour et de Sa grâce.


Coin du moniteur: La discussion d’ouverture est basée sur une histoire vraie. Elle encourage les membres à considérer l’impact d’une action. En discutant de l’histoire avec votre classe, mettez l’accent sur l’impact de cette action sur les relations et les émotions.


Discussion d’ouverture: Une fiancée a passé des mois à planifier un bon mariage. Elle a minutieusement tout choisi pour avoir l’ambiance qu’elle voulait. Le jour du mariage, le soleil brillait et la cérémonie se passait très bien. Avant qu’elle ne s’en rende compte, elle avait prononcé ses vœux et joui de son premier baiser de mariée. Mais par la suite, les choses ont commencé à aller mal. Un invité avait donné un coup de poing à un autre suite à une dispute mineure. Plusieurs personnes essayaient de calmer les choses, mais d’autres s’étaient joints à la bagarre. L’ambiance festive a été remplacée par la colère et la violence de plus en plus grandissantes. Quand la police est arrivée, le mariage était dans le chaos. Seize personnes furent arrêtées, dont le marié qui passa sa nuit de noces en prison. Le plan parfait a été ruiné par une action irréfléchie.


Discussion: Quel était l’impact d’une action sur les relations des personnes impliquées dans le mariage? Comment les choses auraient pu être différentes si certains invités avaient tenté d’être des pacificateurs? Pensez à quelque chose que vous avez planifié avec soin, juste pour voir vos plans ruinés par les actions d’une autre personne. Qu’avez-vous ressenti? Quel impact cela a-t-il eu sur votre relation avec cette personne après l’incident? Comment pensez-vous que Dieu s’est senti quand Son plan parfait pour l’humanité fut détruit par les actions d’Adam et Ève?


ÉTAPE 2—Explorer


Coin du moniteur: La nature et le caractère de Dieu sont essentiels à la compréhension de l’unité. En consultant les sections suivantes, cherchez des indices qui révèlent la façon dont la nature et le caractère de Dieu ont impacté (1) Son plan originel, (2) Son comportement envers le couple coupable et (3) Son plan pour restaurer ce qui a été perdu suite au péché.


Commentaire biblique


  1. Fondements de l’amour et de l’Unité (Revoyez 1 Jean 4:7, 8, 16, avec votre classe.)

Le livre de la Genèse commence par Dieu qui crée et met de l’ordre dans le chaos. Ce Dieu, bien qu’existant en trois personnes, est unique et illustre une unité parfaite dans Sa nature. Dieu est aussi l’incarnation de l’amour. Par conséquent, nous pouvons anticiper que tous deux, l’amour et l’unité existeront là où le règne de Dieu est reconnu et honoré.


Nous pouvons trouver les traces de l’amour de Dieu et de l’unité dans le récit biblique de la création; dans l’élimination de l’abime et dans la déclaration que tout ce qui était créé était « très bon ». L’amour et l’unité de Dieu continuent de s’exprimer à travers la création de l’homme à l’image de Dieu et la consécration du jour du sabbat. Pendant six jours, Dieu a formé et rempli les différentes parties des cieux et de la terre, en préparant ainsi une maison à l’humanité. Ensuite, il crée, avec amour, Adam et Ève, et souffle la vie en eux. Il crée les humains spécifiquement pour être en relation avec Lui, car Dieu désire partager l’amour qui existe déjà entre le Père, le Fils et le Saint-Esprit. « Il nous a créés non seulement pour que nous puissions L’aimer, mais aussi pour qu’Il puisse nous aimer. Son amour L’a amené à partager, dans la création, l’un des plus grands dons qu’Il puisse dispenser – l’existence. » – Seventh-day Adventists Believe, second edition, p. 83. La création de l’homme à Son image n’était pas seulement un acte affectueux du Créateur souhaitant établir une relation avec Sa création, c’était aussi un appel à l’être humain à refléter Son caractère et à proclamer Ses louanges.


Par conséquent, l’harmonie avait existé dès lors que Dieu a parlé pour amener la création à l’existence jusqu’à l’entrée du péché dans le monde.


Considérez ceci: Quelle relation y a-t-il entre l’amour et l’unité? Quels autres aspects du caractère de Dieu sont importants dans la réalisation de l’harmonie et de l’unité?


  1. L’interruption de l’harmonie (Revoir Genèse 3:16-19 avec votre classe.)

Un acte délibéré de désobéissance des parents de la race humaine a eu des conséquences désastreuses. Le péché a dès lors envahi ce monde et perturbé l’harmonie que Dieu avait conçue. La relation entre Dieu et le couple du jardin, et au sein du couple lui-même ne serait plus la même. Ils parlaient avec Dieu face à face avant le péché, mais maintenant, ils se cachent, tourmentés par la culpabilité et la peur (Genèse 3:8). Le fait de se blâmer réciproquement détruit leur relation harmonieuse, ceci dans leur vaine tentative de maintenir leur propre innocence. L’envie, la colère et le ressentiment ont suivi plus tard.


Dieu a averti Adam et Ève dans Genèse 3:16 que le bonheur partagé dont ils jouissaient alors serait en péril. Avant le péché, les deux gouvernaient ensemble, puisque tous deux avaient reçu le même mandat (Genèse 1:26-28). Après le péché, Dieu les a avertis que l’harmonie serait rompue, puisque l’un dominerait sur l’autre.


Considérez ceci: Faites une liste des conséquences du péché et examinez l’impact de chaque conséquence sur les relations humaines. Nous considérons communément l’impact du péché sur notre relation avec Dieu et les autres êtres humains, mais nous pensons rarement à son effet sur nos relations avec le reste de la création de Dieu. Comment le péché a-t-il influencé la relation entre les humains et le reste de la création?


III. La restauration de ce qui était perdu (Relisez Deutéronome 7:6-11, avec votre classe.)


Le plan du salut démontre la volonté de Dieu à restaurer l’unité qui a été perdue suite au péché. Dans le cadre de ce plan, Dieu a choisi Abraham comme père d’un peuple qui représenterait Son caractère aux nations environnantes et à travers ses descendants, Dieu a promis une bénédiction à toutes les nations de la terre (Genèse 12:3). Cette bénédiction promise désignait Jésus, le « Fils d’Abraham » (Matthieu 1:1), dont la mort et la résurrection apporterait la réconciliation entre Dieu et l’humanité.


Abraham a démontré sa foi et sa confiance aux promesses de Dieu. Ses actions illustrent bien ce que Dieu exige de nous. Cependant, ce n’est pas pour ces raisons que les descendants d’Abraham sont appelés à représenter Dieu. Dieu a choisi Abraham avant qu’il ne démontre sa foi, et avant qu’il se fût docilement préparé à sacrifier Isaac. Abraham et ses descendants étaient choisis parce que Dieu est un Dieu d’amour qui est fidèle à Ses promesses. Cette vérité est particulièrement importante, car elle implique que le fondement de la relation entre Dieu et Son peuple est le caractère de Dieu et non ce qu’ils sont, ou ce qu’ils ont fait.


Considérez ceci: Dieu a fait quatre promesses spécifiques à Abraham: des terres, une multitude de descendants, un grand nom et le fait d’être une bénédiction pour toutes les nations. Comment chacune de ces promesses se rapporte-t-elle au dessein de Dieu de restaurer l’unité au sein de Sa création? Pourquoi est-il important de comprendre que la relation entre l’homme et Dieu est fondée sur le caractère de Dieu?


ÉTAPE 3—Appliquer


Coin du moniteur: Les questions d’application invitent la classe à mettre en pratique le fait de représenter Dieu, et comment cette représentation fidèle peut influencer la mission de l’église.


À méditer:


  1. Que signifie le fait d’être créé à l’image de Dieu? Comment cela devrait-il impacter vos actions?

  1. Dieu a appelé l’église à représenter Son caractère. Comment l’église représente-t-elle l’amour et l’unité de Dieu dans le monde aujourd’hui? Comment peut-elle mieux faire à cet égard?

  1. De quelle manière pouvez-vous personnellement être un meilleur témoin de l’amour de Dieu et de Son désir d’harmonie?

  1. Que nous révèle l’histoire de la tour de Babel sur les formes d’unité qui sont agréables à Dieu?

  1. Discutez de la déclaration suivante écrite par Ellen G. White en 1906: « L’argument le plus convaincant que nous pouvons donner au monde sur la mission du Christ doit se trouver dans une unité parfaite... Notre capacité à sauver les âmes sera proportionnelle à notre unité avec le Christ. » – Our High Calling, p. 170.

ÉTAPE 4—Créer


Coin du moniteur: Tout comme Dieu a appelé Abraham et ses descendants pour représenter Son nom et Son caractère, de même, Dieu a appelé l’église à être Ses représentants sur la terre. Les activités suggérées ci-dessous invitent les membres à embrasser leur vocation d’être les représentants de l’amour et de l’harmonie de Dieu dans leur église et quartiers.


Activités de groupe:


  1. Passez du temps dans la prière en demandant à Dieu d’aider les membres de votre classe à déterminer les meilleurs moyens par lesquels ils peuvent représenter Dieu dans leurs quartiers.

  1. Choisissez une rue dans votre quartier et organisez un programme d’évangélisation par le service où les membres de votre classe de l’école du sabbat démontrent l’amour de Dieu en faisant de petits travaux que les résidents devraient faire.

Activités personnelles:


  1. Utilisez un manuel de théologie pour explorer les différentes approches des théologiens sur l’image de Dieu. Ensuite, créez une affiche illustrant la diversité des implications de votre vie.

  1. Examinez chacune de vos relations. Choisissez une relation que vous souhaitez améliorer. Priez au sujet de cette relation. Puis faites une liste des choses que vous pourriez faire dans cette relation pour mieux témoigner l’amour de Dieu. Identifiez une de ces actions comme un premier pas à faire dans votre relation au cours de la semaine à venir.

.


Commentaires pour les moniteurs


Commentaires pour les moniteurs


Commentaires pour les moniteurs


Commentaires pour les moniteurs


Commentaires pour les moniteurs



* 6 au 12 Octobre


Les causes de la désunion


Sabbat après-midi


Lecture de la semaine: Deut. 2: 1-14, Jérémie 3:14-18, Juges 17:6, 1 Rois 12:1-16, 1 Corinthiens 1:10-17, Actes 20:25-31.


Verset à mémoriser: « Le commencement de la sagesse, c’est la crainte de l’Éternel; et la science des saints, c’est l’intelligence » (Proverbes 9:10, LSG).


Les prophètes de l’Ancien Testament ont appelé à plusieurs reprises le peuple d’Israël à obéir aux instructions de Dieu. La désobéissance et la négligence entrainaient l’apostasie et la désunion. L’obéissance aux commandements de Dieu était aussi un moyen de protéger le peuple contre les conséquences naturelles du péché et de les consacrer au milieu de nombreux pays étrangers. Suivre la voie de Dieu créerait l’harmonie parmi le peuple et renforcerait leur détermination commune à résister à la percée des pratiques du culte païen et du mal qui les entouraient de presque tous les côtés. Le dessein de Dieu était que Son peuple soit saint et un témoin auprès des nations d’alentours.


C’était ce dessein que le Seigneur a énoncé après avoir délivré les Hébreux du pays d’Égypte: « Voici, je vous ai enseigné des lois et des ordonnances, comme l’Éternel, mon Dieu, me l’a commandé, afin que vous les mettiez en pratique dans le pays dont vous allez prendre possession. Vous les observerez et vous les mettrez en pratique; car ce sera là votre sagesse et votre intelligence aux yeux des peuples, qui entendront parler de toutes ces lois et qui diront: Cette grande nation est un peuple absolument sage et intelligent! » (Deut. 4:5, 6, LSG).


Sans aucun doute: si les Hébreux étaient restés fidèles, ils seraient grandement bénis et auraient été une bénédiction pour les autres. Cependant, leur infidélité les a conduits à une foule de problèmes, la désunion n’étant qu’un des nombreux exemples.


* Étudiez cette leçon pour le sabbat 13 Octobre.


Leçon


2


(page 14 du guide standard)


7 Octobre


« Revenez, ô enfants égarés »


Le récit du peuple d’Israël est rempli d’histoires de désobéissance et d’anarchie, suivies d’un retour à Dieu et d’obéissance et puis encore, à maintes reprises, d’un retour à davantage de désobéissance et de conflits. Ce schéma se répète tout au long de l’histoire. Chaque fois que le peuple de Dieu suivait consciemment Sa volonté, il était béni avec la paix et la vie. Chaque fois qu’il désobéissait et suivait ses propres voies, sa vie devenait misérable, troublée par les guerres et les conflits. Même avant qu’Israël n’entre dans la terre promise, Dieu avait prédit cette tendance et avait offert une solution pour éviter ses conséquences désastreuses à leur existence.


Lisez Deutéronome 28: 1-14. Quelles bénédictions viendraient à Israël si le peuple était obéissant à la volonté de Dieu?




Lisez Jérémie 3:14-18. Qu’apprenons-nous de l’appel de Dieu à Israël à se repentir et à revenir à Lui? Qu’est-ce que cela nous apprend sur l’amour et la patience de Dieu envers Son peuple?



Ce qui est étonnant dans le livre de Jérémie, c’est la façon dont Dieu est amour, miséricordieux et généreux envers Son peuple en dépit de sa rébellion, de l’anarchie et de l’idolâtrie qui le caractérisaient. Dieu invite constamment Son peuple à revenir à Lui et à se repentir de ses agissements capricieux. Encore et encore, Dieu promet de restaurer Ses enfants et de leur donner l’espérance en l’avenir. « Va, crie ces paroles vers le septentrion, et dis: Reviens, infidèle Israël! dit l’Éternel. Je ne jetterai pas sur vous un regard sévère; car Je suis miséricordieux, dit l’Éternel, Je ne garde pas Ma colère à toujours. Reconnais seulement ton iniquité, reconnais que tu as été infidèle à l’Éternel, ton Dieu, que tu as dirigé çà et là tes pas vers les dieux étrangers, sous tout arbre vert, et que tu n’as pas écouté Ma voix, dit l’Éternel » (Jérémie 3:12, 13, LSG).


Les paroles de Jérémie furent prononcées à un moment d’abandon général de la parole de Dieu. Bien que certaines réformes fussent commencées à l’époque du roi Josias, la plupart des gens ne sentaient aucune envie spirituelle de continuer dans l’obéissance fidèle à Dieu. Leurs péchés, leur idolâtrie et leur vie égocentrique causaient la ruine spirituelle et politique. Plus ils régressaient dans la volonté de Dieu, plus terribles étaient leurs perspectives d’avenir. Toutefois, par l’intermédiaire de Jérémie, Dieu a plaidé avec eux. Dieu avait un meilleur avenir à l’esprit pour eux, et Il était disposé à les ramener à l’unité, à la prospérité et à la santé. Mais cela ne pouvait venir que s’ils vivaient par la foi et tout ce que la vraie foi implique.


Quelle a été la différence entre l’obéissance et la désobéissance dans votre propre vie?



Dimanche


(page 15 du guide standard)


8 Octobre


Juste à ses propres yeux


Les histoires du livre des juges décrivent les nombreuses conséquences négatives d’Israël dues à sa désobéissance à la volonté du Seigneur. Peu de temps après l’entrée d’Israël en Canaan, les gens ont commencé à fonder leur vie spirituelle sur les fausses religions des Cananéens autour d’eux – exactement ce qu’on leur avait dit de ne pas faire! Malheureusement, ce n’était pas le seul problème auquel ils étaient confrontés.



Lisez Juges 17:6 et Juges 21:25. Qu’est-ce que ces versets enseignent sur plusieurs problèmes qui avaient surgi parmi le peuple de Dieu?




Il s’agit d’une recette pour la division et la désunion parmi le peuple de Dieu. L’unité de la nation devait se trouver dans son obéissance fidèle au Seigneur de l’alliance, cette alliance même qu’ils avaient conclue avec Dieu. Cependant, dans la pratique, ce qui a eu raison de leurs propres yeux, surtout alors qu’ils étaient influencés par les nations environnantes, c’était la route du désastre. Nous sommes tous des êtres déchus, et si nous sommes laissés à nous-mêmes, si nous devons suivre les penchants de nos cœurs, nous allons surement errer loin de la voie que Dieu nous appelle à suivre.


Qu’est-ce que les passages suivants nous disent sur la situation spirituelle et sociale d’Israël à l’époque des juges?


Juges. 2:11–13


Juges. 3:5–7


« Moïse avait décrit les résultats de l’infidélité. En refusant d’observer les clauses de son alliance, les Israélites se privaient eux-mêmes de la vie de Dieu et de la bénédiction qui en découle. Parfois ils écoutaient ses avertissements, et de riches bénédictions s’ensuivaient, dont ils faisaient profiter les nations voisines. Mais, la plupart du temps, ils oubliaient Dieu et perdaient de vue le grand privilège de Le représenter ici-bas. Ils Le frustraient du service qu’Il réclamait d’eux, et ils frustraient en même temps leurs semblables d’instructions religieuses et d’un saint exemple. Ils désiraient s’approprier eux-mêmes les fruits de la vigne dont ils avaient été faits les économes. Leur convoitise et leur cupidité les firent mépriser des païens. C’est ainsi que les Gentils furent amenés à méconnaitre le caractère de Dieu, ainsi que les lois de son royaume. » – Ellen G. White, Prophètes et rois, pp. 12, 13.


Comment nos propres actions en tant qu’église influencent-elles ceux qui nous entourent? Que voient-ils chez les Adventistes du septième jour et qui les influence d’une manière positive?


Lundi


(page 16 du guide standard)


9 Octobre


La division de la nation hébraïque


L’apostasie et ses conséquences désastreuses n’ont pas apparu du jour au lendemain. Les mauvais choix et les mauvaises décisions accumulés pendant les longs siècles conduisaient à coup sûr aux conséquences terribles pour le peuple de Dieu.


Lisez l’histoire du roi Roboam dans 1 Rois 12:1-16. Qu’est-ce qui a causé cette terrible division du peuple de Dieu?



« Si Roboam et ses conseillers inexpérimentés avaient compris le dessein de Dieu au sujet d’Israël, ils auraient tenu compte des revendications du peuple, exigeant des réformes énergiques dans l’administration royale. Mais lors de l’assemblée de Sichem, ils ne comprirent pas la cause profonde de ces revendications et affaiblirent ainsi leur influence auprès de la majorité du peuple. Leur détermination [à] perpétuer et [à] alourdir le joug imposé par Salomon s’opposait formellement au dessein de Dieu, et fit naitre chez les Israélites de sérieux doutes sur la sincérité de leurs mobiles. En voulant exercer le pouvoir d’une manière si insensée, le roi et ses conseillers firent preuve d’orgueil et de despotisme. » – Ellen G. White, Prophètes et rois, pp. 113, 114.


Que disent les instructions suivantes quant à la nécessité de la sagesse dans la prise des bonnes décisions? Quelle est la source de la vraie sagesse?


Prov. 4:1–9


Prov. 9:10


Jacques 1:5


L’histoire de Roboam et sa décision téméraire et imprudente d’imposer plus d’impôts à son peuple est un évènement triste dans la vie du royaume d’Israël. Le roi a demandé le conseil des deux groupes de conseillers, mais sa décision définitive à suivre les conseils des jeunes moins expérimentés de son âge causa une catastrophe au royaume que son père Salomon et son grand-père David avaient construit pendant les 80 années précédentes. Le conseil selon lequel le roi devrait intimider la foule, en déclarant qu’il est plus dur que son père, était très mauvais. Les jeunes conseillers pensaient que le fait d’être attentif aux demandes du peuple d’être moins rigoureux n’était pas le type de leadeurship que le roi devrait adopter. Il devrait, disaient-ils, se présenter comme impitoyable et cruel. En fin de compte, il s’est montré lui-même comme un tyran et indigne de l’allégeance et de la fidélité de son peuple. Par conséquent, une division s’est produite au sein du peuple de Dieu, une division qui n’aurait jamais dû être là et qui n’a jamais été le plan de Dieu pour Son peuple.


Mardi


(page 17 du guide standard)


10 Octobre


Le schisme à Corinthe


Malheureusement, la question de la désunion au sein du peuple de Dieu ne finit pas, même à l’époque du Nouveau Testament.


Par exemple, les quatre premiers chapitres de la première épitre de Paul aux Corinthiens sont un appel à l’unité. Quand Paul était à Éphèse, il a appris que des divisions avaient éclaté dans l’église de Corinthe. Ainsi, il a commencé sa lettre avec une longue introduction sur l’unité de l’Église et la nécessité d’éviter le schisme. Paul est préoccupé par cette évolution, et il cherche à fournir des conseils inspirés pour remédier à cette situation regrettable.


Selon 1 Corinthiens 1:10-17, qu’est-ce qui semble avoir été la cause de la désunion, des divisions et des querelles?





Paul était inquiet pour ses frères et sœurs à Corinthe quand quelqu’un de Chloé lui a décrit les divisions et les querelles parmi eux. Ses premières paroles montrent la profondeur de son inquiétude: « Je vous exhorte, frères, par le nom de notre Seigneur Jésus Christ, à tenir tous un même langage, et à ne point avoir de divisions parmi vous, mais à être parfaitement unis dans un même esprit et dans un même sentiment » (1 Cor. 1:10, LSG). Quelle que soit la cause exacte de ce conflit, et de la division qui s’en est suivie, Paul voulait qu’il cesse.


Paul rappelle aux Corinthiens que les chrétiens sont appelés à suivre Christ, pas un être humain – quels que soient les compétences et les dons de cette personne. Alors qu’ils semblaient eux-mêmes être divisés dans des « partis pris », l’apôtre a déclaré sans équivoque que ces divisions n’étaient pas conformes à la volonté de Christ. Il a affirmé que l’unité des chrétiens est centrée sur Christ et Son sacrifice sur la croix (1 Cor. 1:13).


L’unité chrétienne trouve sa source dans la vérité, car elle se trouve en Jésus Christ et Sa croix et non chez un quelconque individu, quels que soient le mentorat et le charisme de la personne. Au pied de la croix, nous sommes tous sur le même terrain. Notre baptême est en Jésus, qui seul peut nous purifier du péché. Ainsi, nous devons œuvrer de façon pratique pour cette unité en Christ.


Ce que cela devrait nous dire est que, en tant qu’Adventistes du septième jour, nous ne pouvons pas prendre pour acquis notre unité de foi et de mission. Les divisions et les querelles peuvent miner l’unité de notre Église aujourd’hui si l’amour et la seigneurie de Christ ne nous unissent à Lui.


Comment pouvons-nous apprendre à éviter le genre de dangers que Paul résout ici? Pourquoi devons-nous être toujours prudents sur la façon dont nous risquons de donner plus de loyauté à une personne qu’à Christ?


Mercredi


(page 18 du guide standard)


11 Octobre


« Les loups viendront »


Lisez Actes 20:25-31. Quel est l’avertissement de Paul aux anciens d’Éphèse? Que devraient-ils faire pour empêcher cela?


________________________________________________________


Pendant son ministère, Paul faisait souvent face à l’opposition, et il savait qu’il serait difficile de préserver la pureté de l’évangile de Jésus Christ. Dans ses adieux aux anciens d’Éphèse, il utilise l’analogie de la sentinelle dans Ézéchiel 33: 1-6 pour dire à ses collaborateurs qu’ils étaient également responsables de la sauvegarde de l’évangile. Ils devaient être des bergers fidèles de leurs congrégations.


L’usage de l’expression « loups cruels » pour décrire les faux enseignants (Actes 20:29, LSG) fait penser à l’avertissement similaire de Jésus que les faux enseignants se déguiseraient en vêtements de brebis (Matthieu 7:15). Ces faux enseignants ont apparu peu de temps après que Paul ait donné cet avertissement, et ils ont envahi les croyants dans les églises asiatiques qu’il avait établies. Dans Éphésiens 5:6-14 et Colossiens 2:8, nous voyons certains des avertissements de Paul aux églises d’Asie mineure.


Dans sa deuxième épitre à Timothée, Paul dit également à Timothée, qu’il est responsable de l’église d’Éphèse, et il doit lutter contre les erreurs dans l’église et l’impiété dans les derniers jours.


Lisez 2 Timothée 2:14-19 à 3:12-17. Que dit Paul à Timothée sur la façon de contrer les faux docteurs et de préserver l’unité de l’église?


_______________________________________________________


Tout d’abord, Timothée devrait connaitre sa Bible: il doit « [dispenser] droitement la parole de la vérité » (2 Timothée 2:15, LSG). L’antidote à ces litiges inutiles et à ces spéculations consiste à bien comprendre et à enseigner la parole donnée par Dieu. Les vérités de la Bible doivent être bien interprétées de sorte qu’aucune partie des Écritures ne soit mise en opposition avec l’intégralité de l’image présentée dans la Bible, et aussi, afin d’éviter les mauvaises interprétations qui peuvent amener les gens à perdre la foi en Jésus. Les remarques et les questions secondaires doivent être subordonnées aux principes de la parole de Dieu qui prépareront effectivement les croyants à mener une vie victorieuse en Christ. La deuxième recommandation de Paul est que Timothée lui-même « évite les discours vains et profanes » (2 Tim. 2:16, LSG). Des sujets triviaux et spéculatifs ne doivent pas faire partie du ministère d’enseignement de Timothée s’il veut être un ministre fidèle de l’évangile. Ces types de conversations ne conduisent qu’à plus d’impiété et n’édifient pas la foi des croyants (2 Tim. 2:16). Seule la vérité mène à la piété et à l’harmonie parmi les croyants. La raison pour laquelle Timothée doit éviter de telles erreurs est qu’elles contaminent l’église comme une maladie (2 Tim. 2:17). En fin de compte, l’obéissance à la parole de Dieu est l’antidote aux faux enseignements (2 Tim. 3:14-17) qui menacent l’unité de l’église.


Comment pouvons-nous, en tant qu’église, nous protéger nous-mêmes contre les mêmes types de personnes qui, par le biais de faux enseignements, apportent des divisions?


Jeudi


(page 19 du guide standard)


12 Octobre


Réflexion avancée: Ellen G. White, « Division du royaume » chap. 6, dans Prophètes et rois; « Avertissement et conseils » pp. 265-274, dans Les conquérants pacifiques.


« Le Seigneur veut que Ses serviteurs choisissent d’apprendre à s’unir dans l’effort harmonieux. Cela peut paraitre à certains comme si le contraste entre leurs dons et les dons des collaborateurs est trop grand pour leur permettre de s’unir dans un effort harmonieux; mais quand ils se souviennent qu’il y a des esprits variés à atteindre, et que certains rejetteront la vérité telle qu’elle est présentée par un ouvrier, et que les mêmes personnes ouvriront leur cœur à la vérité de Dieu telle qu’elle est présentée de façon différente par un autre ouvrier, ils auront le courage de collaborer pour œuvrer ensemble dans l’unité. Leurs talents, quoique divers, peuvent tous être sous le contrôle du même Esprit. Dans chaque mot et chaque action, la bonté et l’amour se révèleront; et alors que chaque ouvrier accomplit fidèlement sa part du service, la prière de Christ pour l’unité de Ses disciples sera exaucée, et le monde saura qu’ils sont Ses disciples. » – Ellen G. White, Gospel Workers, p. 483.


Discussion:


La question de faire ce qui est juste à « ses propres yeux » n’est pas nouvelle. Le postmodernisme, qui rejette l’idée de toute autorité centrale, intellectuelle ou morale, pourrait potentiellement ouvrir la voie au genre d’anarchie morale contre lequel la Bible nous avertit. Comment nous, en tant que chrétiens et en tant qu’église dans son ensemble, faisons face à ce genre de défi?


Réfléchissez à l’histoire du roi Roboam et à la division d’Israël (1 Rois 12). Quelles leçons pouvons-nous en tirer pour nous aujourd’hui?


Que peuvent faire les dirigeants et les membres d’église pour aider à prévenir les conflits et les divisions dans une église locale lorsqu’ils surgissent? Combien il est important d’arrêter ces problèmes avant qu’ils ne grandissent et n’infectent toute l’église? Comment pouvons-nous, en tant que membres d’église, faire attention à ne pas tomber dans le piège où sont tombés certains à Corinthe?


étudiez le contexte du passage sur la discorde dans Proverbes 6:16-19. Qu’Apprenez-vous de cette option pour empêcher les conflits dans votre église locale?


Résumé: Dans la Bible, nous trouvons des situations qui ont conduit à la désunion. Quand le peuple de Dieu vivait dans l’obéissance fidèle, les dangers de la désunion diminuaient grandement. Les exemples de l’époque des juges, ainsi que ceux du règne de Roboam ont ouvert la porte à la division. Même à l’époque du Nouveau Testament, le risque de la désunion n’était pas écarté. Une bonne compréhension de la parole de Dieu et l’effort d’y obéir sont la meilleure protection contre la désunion et le schisme parmi nous.


Vendredi


(page 20 du guide standard)


Histoire Missionnaire


Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org


Des Adventistes ont chanté et le prêtre a maudit


par Elvis Dumitru,


Je suis un pasteur parce que mon grand-père, un croyant orthodoxe, soutenait l’Église Adventiste du Septième Jour. Quand mon grand-père devenait de plus en plus vieux, il parla à mon père dans leur maison de Răteşti, un petit village en Roumanie. « Si jamais tu veux appartenir à la seule vraie église chrétienne, il faut aller à l’Église Adventiste du Septième Jour », dit mon grand-père, Gherase Dumitru. Ces paroles furent comme une graine qui a conduit mon père, Aurélien, à Rechercher l’Église Adventiste et à y être baptisé en Roumanie à l’époque communiste. En conséquence, j’ai grandi dans un foyer adventiste, et mon frère et moi sommes tous deux pasteurs adventistes. Mais comment mon grand-père connaissait-il les Adventistes? L’histoire remonte au début des années 1960 en Răteşti, située à environ 135 km au nord de la capitale de la Roumanie, Bucarest.


Il y avait environ huit Adventistes dans le village, et les autorités ordonnèrent leur arrestation au milieu d’une vague de répression sur la religion. Un charretier fut appelé pour amener les Adventistes en prison dans un chariot à cheval. Quand la charrette secouait et balançait sur le chemin à cause de la boue, les prisonniers commencèrent à chanter des cantiques. Le charretier, en écoutant, fut surpris par les belles paroles de Jésus et de Son amour. Il se demandait comment ces Adventistes pouvaient chanter avec une telle joie en allant en prison? Une semaine plus tard, le même charretier fut appelé à prendre le prêtre orthodoxe du village pour l’amener dans son église. Quand le chariot balançait en cours de route vers l’église, le prêtre se mit en colère et déclencha un torrent de blasphèmes. Le conducteur écouta en état de choc. Il se demandait: pourquoi le prêtre maudit-il son Dieu à cause de la boue sur le chemin de l’église? Et pourquoi les Adventistes chantaient-ils ces beaux chants de louange à Jésus quand ils allaient en prison?


Les deux incidents laissèrent une profonde impression sur le charretier, et il décida de chercher à en savoir plus sur les Adventistes. Après un certain temps, il fut baptisé dans l’Église Adventiste. Le charretier était un bon ami de mon grand-père. Aujourd’hui, Răteşti est encore un petit village mais avec une forte présence adventiste, avec environ 40 membres d’église. Nous pensons souvent que les gens ne sont pas intéressés par ce que nous faisons, mais les gens regardent toujours. Des prisonniers adventistes dans un charriot ne savaient pas qu’un charretier écoutait avec crainte leurs chants de louange – et que leur fidélité façonnerait deux générations d’adventistes dans ma famille.



Elvis Dumitru, 26 ans, est un pasteur de l’Église Adventiste du Septième Jour à Cuza Voda, Bucarest.



La leçon en bref


Texte clé: Proverbes 9:10


Objectifs:


Savoir: Comprendre que la parole de Dieu donne la sagesse qui, lorsqu’elle est suivie, favorise l’harmonie parmi le peuple de Dieu.


Ressentir: Sentir la nécessité d’une compréhension personnelle de la volonté de Dieu conformément à Sa parole.


Agir: Décider de suivre la parole de Dieu plutôt que de suivre les inclinaisons personnelles de ce qui est juste.


Plan de l’étude:


  1. Savoir: L’obéissance favorise l’unité

A Comment le livre des Proverbes définit-il la sagesse dans les chapitres 4 et 9?


B La liste des bénédictions dans Deutéronome 28:1-14 ne mentionne pas directement l’unité. Quels sont les aspects de ce passage qui impliquent que l’obéissance à la parole de Dieu favorise l’unité?


C Comment le fait de suivre la parole de Dieu aboutit-il à l’harmonie? Comment les conseils de Paul aux Corinthiens peuvent-ils vous aider à répondre à cette question?


  1. Ressentir: L’importance de la compréhension de la volonté de Dieu

A Pourquoi les conseils des jeunes amis de Roboam lui ont semblé justes?


B Avez-vous une fois été si attaché à une idée au point que vous avez conclu que c’est la volonté de Dieu pour vous? Quel a été le résultat de votre décision?


C Quels sont les facteurs dans l’église aujourd’hui qui montrent qu’une compréhension personnelle de Dieu est nécessaire?


III. Agir: Suivre la volonté de Dieu


A Comment pouvons-nous faire la différence entre nos propres penchants et la volonté de Dieu?


B Que faire, si vous n’êtes pas sûr de la volonté de Dieu?


Résumé: Les exemples de l’Écriture révèlent que l’obéissance fidèle à la volonté de Dieu favorise l’unité et l’harmonie parmi le peuple de Dieu. Par contre, la désobéissance et la tendance à suivre les inclinaisons personnelles créent les conditions qui favorisent la désunion.


Cycle d’apprentissage


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: Proverbes 9:10


Concept clé de croissance spirituelle: La tendance humaine à faire ce qui semble juste en se basant sur un jugement personnel conduit fréquemment à des problèmes qui créent la discorde et la désunion. Les chrétiens peuvent éviter ce piège en cherchant la sagesse dans la parole de Dieu, en se concentrant particulièrement sur Christ, le centre de l’évangile.


Coin du moniteur: Le jugement personnel peut facilement être confondu au fait de faire ce qui est juste. Aidez les membres de la classe à voir comment il est facile de créer des problèmes en suivant les inclinaisons personnelles plutôt que les conseils judicieux.


Discussion: En mai 2015, des pluies torrentielles ont conduit à d’importantes inondations au nord de Brisbane, en Australie. Bien que les services d’urgence aient averti les conducteurs de ne pas tenter de traverser les eaux inondées, beaucoup de personnes ont ignoré ces avertissements. Certains individus fondaient leurs décisions à traverser la marée haute sur le souvenir que les inondations n’avaient jamais été trop profondes sur les routes qu’ils ont utilisées régulièrement. D’autres ont soutenu qu’ils connaissaient assez bien la région pour traverser la route inondée. C’est ainsi que la perception du risque a tendance à être faible en situation d’urgence. Comme conséquence directe de suivre leur propre jugement erroné, cinq personnes moururent dans leurs voitures, emportées par les eaux d’inondation. Beaucoup d’autres personnes se sont retrouvées en situations dangereuses face aux courants rapides des eaux d’inondation.


Question de Discussion: L’histoire que nous venons de lire donne deux raisons d’ignorer les conseils judicieux. Quelles autres raisons peuvent amener quelqu’un à ignorer les conseils judicieux dans ce genre de situation? Comment classez-vous les raisons que les gens utilisent généralement pour ignorer ce qui est vrai?


ÉTAPE 2—Explorer


Coin du moniteur: La Bible fournit un certain nombre d’exemples de personnes qui ont fait de mauvais choix tout en mentionnant également les raisons d’un meilleur choix. Aidez votre classe à reconnaitre l’importance de chercher la sagesse de Dieu dans leurs décisions et les conséquences qui découlent du fait de faire les mauvais choix.


Commentaire méthodique


  1. Le Jugement humain du bien et du mal (Revoir Juges 17:6 et 1 Rois 12:1-16).

Le livre de Josué est rempli de célébration et d’espoir étant donné que les descendants d’Abraham, qui avaient erré dans le désert pendant quarante ans, s’étaient finalement installés sur la terre promise. Émerveillés par les hauts faits de Dieu, les Israélites se sont engagés à servir Dieu pour toujours, et ils ont renouvelé leurs vœux d’engagement. Mais l’humeur change brusquement dans les premières pages du livre des Juges. Le livre des Juges dépeint Israël comme une nation qui essaie simplement de survivre, puisqu’elle subit des invasions répétées et même la guerre civile. La grandeur spirituelle dont ils ont joui à leur arrivée sur la terre promise avait depuis longtemps disparu et était remplacée par l’apathie spirituelle et l’apostasie pure et simple. Israël avait servi Dieu sous la conduite de Josué et tous ceux qui vivaient alors avaient vu la puissance de Dieu. La nouvelle génération après Josué n’avait pas connu Dieu ou compris ce qu’Il avait fait pour Israël (Josué 24:31, Juges 2:7-10). En l’absence de cette connaissance, ils ont refusé d’être régis par les lois de Dieu, choisissant plutôt de fonder leur choix sur ce qui était juste à leurs propres yeux. En conséquence, la discipline et la cohésion du peuple de Dieu se sont détériorées, faisant place à l’anarchie et à la rébellion. La triste histoire du livre des Juges est un cycle répété d’apostasie, ce qui entraine l’oppression des nations environnantes, les appels à l’intervention de Dieu, la délivrance de Dieu, puis encore, l’apostasie. Il semble qu’après que Dieu ait délivré Israël, Son rôle fut rapidement oublié, et Israël a une fois de plus perdu de vue son propre rôle.


Environ cent ans plus tard, le roi Roboam, fils de Salomon, a pris le trône de la nation. Bien que David et Salomon eussent suivi Dieu, les gens étaient toujours enclins à faire les choses à leur propre façon. Roboam était aussitôt face à la décision sur le fait de poursuivre la politique de son père ou de faire des réformes. Pendant les trois jours de délibération qu’il a alloués à la prise de cette décision, Roboam a consulté les conseillers de son père et ses pairs; mais il n’a pas du tout consulté Dieu. Sa décision finale de rendre la vie plus difficile à la nation fut le catalyseur final d’une division parmi le peuple de Dieu.


Considérez ceci: Qu’est-ce qui a conduit les enfants d’Israël à faire ce qui était juste à leurs propres yeux? Comment auraient-ils pu éviter cette erreur? En méditant sur Juges 21:25, pensez-vous que l’auteur des Juges estime qu’un roi humain est la solution au problème d’Israël? Quel est le fondement de votre réponse? Comment le règne de Roboam démontre-t-il qu’un roi humain n’était pas la réponse au problème d’Israël?


  1. La véritable source de sagesse (Revoir Psaume 9:10 et Jacques 1:5 avec votre classe.)

Contrairement aux actions égocentriques décrites dans Juges et 1 Rois, l’Écriture indique que la vraie sagesse vient d’une autre source. Le livre des Proverbes et le livre de Jacques ont tous deux identifié clairement la sagesse comme appartenant à Dieu. Proverbes met l’accent sur l’aspect relationnel de la sagesse, invitant ses auditeurs à reconnaitre que « la crainte de l’Éternel est le commencement de la science » (Prov. 1:7, LSG). Proverbes 9 confirme que « le commencement de la sagesse, c’est la crainte de l’Éternel; et la science des saints, c’est l’intelligence. » (Prov. 9:10, LSG). La sagesse est sous-entendue ici comme vécue et trouvée dans la rencontre de soi avec le Dieu puissant. La relation elle-même est identifiée comme un élément indispensable de la sagesse. Jacques souligne également Dieu comme celui qui donne la sagesse (Jacques 1:5). L’apôtre souligne la générosité et la bienveillance de Dieu qui donne volontiers la sagesse à tous ceux qui la cherchent. Ici, Dieu est le fournisseur de la sagesse à ceux qui en ont besoin dans leurs prises de décisions.


Considérez ceci: Pensez-vous que l’expression de la sagesse dans le livre des Proverbes soit opposée à celle mentionnée dans Jacques? Pourquoi ou pourquoi pas? Comment les deux idées sont-elles liées? Pourquoi les deux idées sont-elles importantes?


III. Assurer un centre d’intérêt correct (Revoir 1 Corinthiens 1:10-17 et 2 Timothée 2:14-19).


Corinthe était un important centre commercial, situé sur l’isthme de la Grèce. La proximité de Corinthe à Athènes impliquait une prospérité de la culture gréco-romaine, tandis que sa position géographique, en tant que port, encourageait toutes sortes de vice. Étonnamment, une église y existait déjà, mais les lettres de Paul, et plus tard, Clément, indiquent que l’église avait beaucoup de problèmes. L’un de ces problèmes était la division interne (1 Cor. 1:10-17). Bien que nous retrouvions, dans 1 Corinthiens, un certain nombre de motifs de division, le chapitre 1 décrit les divisions qui ont surgi à cause du fait que des membres se concentraient sur les personnalités et les enseignements des différents dirigeants. Les Corinthiens n’avaient pas abandonné leur foi, mais ils annonçaient fièrement leur allégeance à des leadeurs chrétiens. Paul a recommandé un recentrage principal. Les Corinthiens ne devraient pas se centrer sur les dirigeants humains mais sur Jésus Christ, le centre de leur foi. Les chrétiens ne sont pas appelés à suivre les dirigeants humains, mais plutôt, ils sont appelés à suivre Jésus, qui, Paul le souligne, n’est ni orgueilleux ni divisé. L’unité peut exister uniquement lorsque les chrétiens se centrent sur celui qui les avait réunis en abattant les barrières qui les divisaient. C’est Sa mort sur la croix qui est à la fois la puissance (1 Cor. 1:18) et la sagesse de Dieu (1 Cor. 1:24), même si le choix de ce symbole de honte paraissait insensé à un public gréco-romain.


Considérez ceci: Quel type d’unité Paul attend-il des Corinthiens? Attend-il d’eux qu’ils s’entendent sur tous les points? (Comparez 1 Corinthiens 1:10 et 1 Corinthiens 8:7-13). Comment le fait de se centrer sur Christ apporte-t-il l’unité que Paul décrit?


ÉTAPE 3—Appliquer


Coin du moniteur: Il est facile d’accepter tout simplement que la sagesse de Dieu est la meilleure, mais ne pas permettre à cette connaissance de changer la façon dont nous concevons la vie. Aidez votre classe à méditer sérieusement sur la raison pour laquelle cette résistance au changement survient, et ensuite, aidez les membres à se concentrer sur le rôle d’une relation avec Dieu dans la détermination de la volonté de Dieu.


À méditer:


  1. Pourquoi les êtres humains trouvent-ils que le fait de faire ce qu’ils veulent est si attrayant? Comment chercher Dieu devient-il plus attrayant?

  1. Pourquoi perdons-nous de vue souvent ce que Dieu a fait pour nous peu après que Dieu nous ait délivrés d’une crise? Comment pourrions-nous empêcher cet oubli dans le futur?

  1. L’obéissance à Dieu conduit-il toujours à l’unité? Justifiez votre réponse.

  1. Que pouvons-nous apprendre de la sagesse par le simple fait d’être en relation avec Dieu? Comment cela nous aide-t-il quand nous cherchons la sagesse sur des questions spécifiques?

  1. Comment pouvons-nous continuer à nous concentrer sur Christ dans notre monde agité?

ÉTAPE 4 — Créer


Coin du moniteur: Paul relie la sagesse à Christ et appelle les Corinthiens à se concentrer sur ce que le monde considère comme folie, c’est-à-dire, la mort de Jésus sur la croix. Aidez votre classe à se donner à l’application pratique de la solution de Paul à la désunion dans l’église.


Activités:


  1. Passer du temps à étudier les quatre premiers chapitres de 1 Corinthiens. Créez ensuite une étude biblique ou une présentation PowerPoint qui présente la solution de Paul au problème de la désunion.

  1. Rédigez un court sketch qui aide les observateurs à penser à ce que signifie le fait de mettre Jésus et Sa mort au centre de notre vie, au lieu de la sagesse du monde.

Commentaires pour les moniteurs


Commentaires pour les moniteurs


Commentaires pour les moniteurs


Commentaires pour les moniteurs


Commentaires pour les moniteurs


*13 – 19 Octobre


« Qu’ils soient tous un »


Sabbat Après-Midi


Lecture de la semaine: Jean 17:1-26, 1 Jean 5:19, Jean 13:18-30, Jean 5:20-23, Marc 9:38-41, Apocalypse 18:4, 1 Jean 2:3-6.


Verset à mémoriser: « Ce n’est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole, afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. » (Jean 17:20, 21, LSG).


L’Évangile de Jean nous donne un aperçu sur les préoccupations immédiates de Jésus juste avant Sa trahison et Sa mort. Dans ces cinq chapitres cruciaux (Jean 13-17), nous recevons les dernières paroles d’instruction de Jésus, culminant avec ce qu’on a parfois appelé Sa « prière sacerdotale » (Jean 17).


« C’est une appellation bien convenable, car notre Seigneur dans cette prière se consacre au sacrifice dans lequel Il est à la fois prêtre et victime. De plus, c’est une prière de consécration en faveur de ceux pour qui le sacrifice est offert – les disciples qui étaient présents dans la chambre haute et ceux qui viendraient par la suite à la foi grâce à leur témoignage. » – F. F. Bruce, The Gospel of John, (Grand Rapids: Eerdmans, 1983), p. 328. Au cœur de cette prière se trouve la préoccupation de Jésus pour l’unité entre Ses disciples et ceux qui croiraient plus tard en Lui. Cela se présente comme un thème clé dans Sa prière: « C’est pour eux que Je prie. Je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que Tu M’as donnés, parce qu’ils sont à Toi; et tout ce qui est à Moi est à Toi, et ce qui est à Toi est à Moi; et Je suis glorifié en eux. » (Jean 17:9, 10, LSG).


Aucune discussion significative sur l’unité de l’église, sur notre unité en Christ, ne peut être complète sans prêter une attention particulière à cette prière. Pourquoi Jésus a-t-Il prié? Pour qui a-t-Il prié? Et que signifie Sa prière pour nous aujourd’hui?


* Étudiez cette leçon pour le sabbat 20 Octobre.



Leçon


3


(page 22 du guide standard)


14 octobre


Jésus prie pour lui


La prière sacerdotale a trois parties. Tout d’abord, Jésus prie pour Lui-même (Jean 17:1-5), puis pour Ses disciples (Jean 17:6-19), et enfin pour ceux qui croiraient plus tard en Lui (Jean 17:20-26).


Lisez Jean 17:1-5. Quelle est l’essence de Sa prière, et qu’est-ce que cela signifie pour nous?




Jésus intercède premièrement pour Lui-même. Dans les évènements précédents Sa prière dans l’Évangile de Jean, Jésus avait indiqué que Son heure n’était pas encore arrivée (Jean 2:4, 7:30, 8:20). Mais maintenant, il sait que l’heure de Son sacrifice est arrivée. Le moment de la fin dramatique de Sa vie terrestre est arrivé, et Il a besoin de force pour accomplir Sa mission. C’est un temps de prière.


Jésus glorifiera Son Père en faisant Sa volonté, même si cela signifie qu’Il doit endurer la croix. Son acceptation de la croix n’est pas une fatalité; au contraire, c’est de cette façon qu’Il devra exercer l’autorité que le Père Lui a donnée. Il n’est pas mort en martyr, mais c’est plutôt un choix volontaire pour glorifier Son Père, en accomplissant l’objectif même de Son incarnation, ce qui n’est autre chose que Sa mort sacrificielle sur la croix pour les péchés du monde.


Qu’est-ce que la vie éternelle selon Jean 17:3? Que signifie connaitre Dieu?




Tout d’abord, Jésus nous dit que la vie éternelle consiste à connaitre personnellement Dieu. Ce n’est pas le salut par les œuvres ou par la connaissance, mais c’est plutôt l’expérience de la connaissance du Seigneur à cause de ce que Jésus a fait pour nous sur la croix. Cette connaissance est médiée par une relation personnelle avec le Père. Notre tendance humaine est de limiter la connaissance des faits et des détails, mais ici, Jésus vise quelque chose de plus profond et de plus épanouissant: une relation personnelle avec Dieu. La première venue de Jésus avait aussi pour but de guider l’humanité dans sa quête d’une connaissance plus significative et salvatrice de Dieu et de l’unité les uns avec les autres comme résultat de cette connaissance.


Quelle est la différence entre la connaissance (à propos) de Dieu et la connaissance personnelle de Dieu? Quelle expérience avez-vous eue qui vous ait aidé à apprendre à connaitre Dieu?



Dimanche


(page 23 du guide standard)


15 Octobre


Jésus prie pour Ses Disciples


Lisez Jean 17:9-19. Qu’est-ce que Jésus demande spécifiquement dans Sa prière pour Ses disciples?


Jésus prie ensuite pour Ses disciples, qui risquent de perdre leur foi en Lui dans les jours à venir, quand Lui, Jésus, ne sera plus avec eux dans la chair. Ainsi, Il les confie aux soins de Son Père.


Jésus prie pour leur protection dans le monde. Par conséquent, Jésus ne prie pas pour le monde, parce qu’Il sait bien que le monde s’oppose à la volonté du Père (1 Jean 5:19). Mais étant donné que le monde est le lieu où les disciples feront leur service, Jésus prie afin qu’ils soient préservés du mal dans le monde. Jésus s’inquiète du monde; en effet, Il est le Sauveur du monde. Mais la propagation de l’évangile est laissée à Ses témoins qui iront prêcher la bonne nouvelle. C’est pourquoi Jésus a besoin d’intercéder pour eux afin que le malin ne les conduise pas à la défaite (Matthieu 6:13).


Un disciple, cependant, a été vaincu. Plus tôt ce soir-là, Jésus avait mentionné que l’un d’eux avait décidé de Le trahir (Jean 13:18-30). Bien que Jésus se réfère au fait que l’Écriture avait prédit la trahison de Judas (Psaume 41: 9), Judas n’était pas la victime du destin. Au cours de la dernière cène, Jésus a fait appel à sa conscience dans un geste d’amour et d’amitié (Jean 13:26-30). « Pendant le souper de Pâque, Jésus avait montré Sa divinité en dévoilant le dessein du traitre. Il avait eu la bonté d’inclure Judas dans le ministère exercé en faveur des disciples. Mais le dernier appel de l’amour resta sans réponse. » – Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 721.


Sachant que l’envie et la jalousie pouvaient diviser les disciples, comme cela s’était manifesté à maintes reprises auparavant, Jésus pria pour leur unité. « Père saint, garde en Ton nom ceux que Tu M’as donnés, afin qu’ils soient un comme nous. » (Jean 17:11, LSG). Cette unité est au-delà de tout entendement humain. Elle peut être le résultat et le don de la grâce divine. Leur unité est fondée sur l’unité du Père et du Fils, et cette unité est une condition sine qua non pour assurer un service efficace à l’avenir.


Leur sanctification ou la consécration dans la vérité est aussi indispensable pour le service. L’œuvre de la grâce de Dieu dans les cœurs des disciples se transforme. Mais s’ils veulent témoigner de la vérité de Dieu, ils doivent être transformés par cette vérité.


Que signifie « ne pas être du monde »? Qu’y a-t-il de nous-mêmes, de nos vies et de notre façon de vivre qui fait que nous ne sommes « pas de ce monde »?


Lundi


(page 24 du guide standard)


16 Octobre


« Pour ceux qui croiront en Moi »


Après que Jésus ait prié pour Ses disciples, Il étend Sa prière pour inclure « ceux qui croiront en Moi par leur parole » (Jean 17:20, LSG).


Lisez Jean 17:20-26. Quel était le souhait le plus cher de Jésus pour ceux qui croiraient plus tard au message de l’évangile? Pourquoi est-il si important que cette prière s’accomplisse?


Tout comme le Père et le Fils sont un, Jésus a prié pour que ceux qui croiront en eux soient également un. Dans quelques endroits dans l’Évangile de Jean, Jésus a parlé de l’unité du Père et du Fils. Ils n’agissent jamais indépendamment l’un de l’autre, Ils sont toujours unis dans tout ce qu’Ils font (Jean 5:20-23). Ils partagent une passion commune pour l’humanité déchue, dans la mesure où le Père était disposé à donner Son Fils pour sauver le monde, et le Fils était disposé à donner Sa vie pour le monde aussi (Jean 3:16, 10:15).


L’unité à laquelle Jésus se réfère dans cette prière est une unité d’amour et de but, car c’est entre le Père et le Fils. « À ceci tous connaitront que vous êtes Mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres » (Jean 13:35, LSG). La manifestation de cette unité dans l’amour constitue une confirmation publique, aussi bien de leur relation avec Jésus qu’avec le Père. « La manifestation de leur véritable unité devait fournir un témoignage convaincant à la véracité de l’évangile. » – Andreas J. Köstenberger, John, Baker Exegetical Commentary on the New Testament (Grand Rapids: Baker Academic, p. 498. Voilà comment le monde connaitra que Jésus est le Sauveur. En d’autres termes, cette unité pour laquelle Jésus priait ne pouvait pas être invisible. Comment le monde peut-il être convaincu de la véracité de l’évangile s’il ne voit pas l’amour et l’unité au sein du peuple de Dieu?


« Dieu conduit un peuple à se tenir dans une unité parfaite sur la plateforme de la vérité éternelle... Le dessein de Dieu est que Son peuple soit uni dans la foi. La prière de Christ avant Sa crucifixion était que Ses disciples soient un, tout comme Il est un avec le Père, afin que le monde puisse croire que le Père L’a envoyé. Cette prière plus touchante et plus merveilleuse résonne à travers les générations, même jusqu’à nos jours; Ses paroles étaient: ‘‘Je ne prie pas pour eux seuls, mais pour ceux qui croiront en Moi par leur parole.’’ Combien de fois les disciples de Christ devraient chercher sérieusement la réponse à cette prière dans leur vie. » – Ellen G. White, Testimonies for the Church, vol. 4, p. 17.


Que faisons-nous dans nos vies et nos églises pour aider à atteindre le genre d’unité présentée ici? Pourquoi la mort en soi est-elle cruciale pour chacun de nous si nous voulons que notre église soit unie comme il se doit?


Mardi


(page 25 du guide standard)


17 Octobre


L’unité entre les chrétiens


Lisez Marc 9:38-41 et Jean 10:16. Qu’est-ce que la réponse de Jésus à l’apôtre Jean nous enseigne sur l’exclusivisme et le jugement précipité au sujet de qui est un vrai disciple de Jésus?


Les Adventistes du septième jour ont eu tendance à comprendre la prière de Jésus dans Jean 17 comme s’appliquant directement à l’unité de leur dénomination. Nous devons être unis en tant qu’église pour accomplir notre mission qui consiste à annoncer les messages des trois anges dans le monde. Sur ce point, il y a un petit désaccord.


Qu’en est-il de l’unité avec les autres chrétiens? Comment devons-nous nous rapporter à eux à la lumière de la prière de Jésus?


Sans aucun doute, nous croyons que Dieu a des serviteurs fidèles dans d’autres églises en dehors de l’Église Adventiste. En outre, la Bible est claire que Dieu a Ses fidèles à Babylone (l’église apostate), et Il les appelle à sortir: « Sortez du milieu d’elle, Mon peuple, afin que vous ne participiez point à ses péchés, et que vous n’ayez point de part à ses fléaux. » (Apocalypse 18:4, LSG).


Dans le même temps, nous savons que, d’après le livre de l’Apocalypse, il y a une grande apostasie parmi ceux qui professent le nom de Christ et que dans les derniers jours, de nombreux faux chrétiens s’uniront entre eux et avec l’État afin de déclencher la persécution graphiquement décrite dans Apocalypse 13:1-17. Par conséquent, les Adventistes ont toujours été très prudents en ce qui concerne les appels à l’unité avec les autres églises, comme on le voit avec le mouvement œcuménique.


Alors, comment devrions-nous nous rapporter à d’autres confessions? Ellen G. White a écrit ce qui suit en ce qui concerne le fonctionnement de l’Église Adventiste du Septième Jour ainsi que d’autres chrétiens, du moins sur cette question précise: « Quand l’agent humain soumet sa volonté à la volonté de Dieu, le Saint-Esprit agira sur le cœur de ceux qu’il sert. Le Seigneur m’a montré que nous ne devons pas fuir les adhérentes du W.C.T.U. [association des chrétiennes pour la tempérance]. En s’unissant avec elles en faveur de l’abstinence totale d’alcool, nous ne changeons pas notre position concernant l’observation du septième jour, et nous pouvons présenter notre point de vue sur leur position concernant le sujet de la tempérance. En ouvrant la porte et en les invitant à s’unir à nous sur la question de la tempérance, nous avons leur soutien sur les principes de la tempérance; et elles, en s’unissant à nous, entendront des vérités nouvelles que l’Esprit Saint est prêt à leur faire comprendre. » – Welfare Ministry, p. 163.


Bien qu’elle parlât d’un problème spécifique à un moment précis, elle donne les principes que nous pouvons suivre concernant comment nous rapporter aux autres chrétiens, en particulier sur la question de l’union autour d’une cause.


Tout d’abord, nous pouvons travailler avec eux sur des intérêts sociaux communs. Deuxièmement, si nous nous unissons à eux, nous devons le faire d’une manière qui ne nuise pas à nos croyances ou pratiques. Troisièmement, nous pouvons et devons utiliser cette « unité » pour partager avec d’autres les précieuses vérités dont nous avons été bénis.


Mercredi


(page 26 du guide standard)


18 Octobre


Une seule foi partagée dans l’amour


Dans Jean 17:3, Jésus a dit que la vie éternelle est de connaitre Dieu. Lisez 1 Jean 2:3-6. Que signifie connaitre Dieu? Comment démontrons-nous notre connaissance de Dieu dans notre vie quotidienne?


En général, alors que les gens dans la société d’aujourd’hui se disent citoyens respectueux des lois, ces mêmes personnes minimisent souvent l’obligation biblique à garder les commandements de Dieu. Certains prétendent même que la grâce de Dieu fait disparaitre les commandements de Dieu. Mais ceci est contraire à l’enseignement biblique: « garder les commandements n’est pas une condition pour connaitre Dieu, mais c’est la preuve que nous connaissons Dieu/Jésus et L’aimons. Par conséquent, la connaissance de Dieu n’est pas seulement théorique, elle conduit plutôt à l’action. » – Ekkehardt Mueller, The Letters of John (Nampa, Idaho: Pacific Press, 2009), p. 39. Jésus Lui-même a souligné: « Si vous M’aimez, gardez Mes commandements ». « Celui qui a Mes commandements et qui les garde, c’est celui qui M’aime » (Jean 14:15, 21, LSG). « Nous connaissons que nous aimons les enfants de Dieu, lorsque nous aimons Dieu, et que nous pratiquons Ses commandements. Car l’amour de Dieu consiste à garder Ses commandements. Et Ses commandements ne sont pas pénibles » (1 Jean 5:2, 3, LSG).


Lisez Jean 13:34, 35. Quel nouveau commandement Jésus donne-t-Il à Ses disciples, et comment est-il lié à l’idée d’unité des disciples de Jésus?


Le commandement d’aimer son prochain n’était pas nouveau en soi; on le trouve dans les instructions que Dieu a données à Moïse (Lévitique 19:18). Ce qui est nouveau, c’est le commandement de Jésus à Ses disciples de s’aimer comme Il les a aimés. L’exemple de l’amour désintéressé de Jésus est la nouvelle éthique pour la communauté chrétienne.


Quelle norme merveilleuse Jésus nous a donnée! La vie de Jésus avait été une démonstration pratique de l’amour en action. L’ensemble de l’œuvre de grâce est un service continu d’amour, d’effort sacrificiel et d’abnégation. On peut imaginer que la vie de Christ était une manifestation incessante d’amour et de sacrifice pour le bien des autres. Le principe qui a poussé Christ à cette vie doit pousser aussi Son peuple dans toutes leurs relations avec les autres. Quel témoignage puissant un tel amour serait aux yeux du monde! Et quelle puissante force pour l’unité entre nous!


Comment pouvons-nous apprendre à révéler ce genre d’amour et d’abnégation à d’autres personnes tout comme Jésus l’avait révélé?


Jeudi


(page 27 du guide standard)


19 Octobre


Réflexion avancée: Ellen G. White, « La loi de Dieu est immuable », pp. 379-394, dans La tragédie des siècles. Lisez les articles “Denominations, Relations to Other,” pp. 763, 5 764, and “Roman Catholic Church,” p. 1110, dans The Ellen G. White Encyclopedia.


« Bien que l’Église Adventiste du Septième Jour soit présente dans le monde entier avec beaucoup d’églises locales, les Adventistes ne prétendent pas être l’église universelle de Christ. L’église universelle est plus grande que toutes les confessions. Elle est à la fois visible et invisible, dans la mesure où elle se compose de ceux qui croient en Jésus et Le suivent. Cette question théologique devient plus importante si nous considérons l’apostasie parmi les chrétiens, décrite de façon poignante dans le livre de l’Apocalypse. L’église pure de l’Apocalypse 12 est en contraste avec la « prostituée » d’Apocalypse 17, Babylone la grande ville, qui à son tour est en contraste avec l’épouse de l’agneau, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem d’Apocalypse 21 ou 22. Au premier siècle, l’église universelle pouvait avoir été tout à fait visible, c’est beaucoup plus difficile et plus complexe de la voir, par exemple, au cours du moyen-âge.


Par conséquent, les Adventistes ne limitent pas le concept de la véritable Église de Dieu à leur seule confession, et ne l’étendent non plus automatiquement à d’autres églises chrétiennes. La véritable Église de Dieu se compose de ceux qui croient vraiment en Lui. Dieu les connait. Les Adventistes, en revanche, affirment qu’ils sont le peuple spécial visible de Dieu, le reste de la fin des temps d’Apocalypse 12:17 et les chapitres 12 à 14. Ce reste a un caractère à la fois local et universel (Apo. 2:24 et 12:17). » – Ekkehardt Mueller, “The Universality of the Church in the New Testament,” dans Ángel Manuel Rodríguez, ed., et Message, Mission, and Unity of the Church (Silver 13 Spring, Md.: Biblical Research Institute, General Conference of Seventh-day Adventists, 2013), p. 37.


Discussion:


Pourquoi l’accomplissement de la prière de Jésus dans Jean 17 est-il si important pour notre église? Qu’est-ce que le désir de Jésus pour l’unité de l’église du premier siècle révèle sur Son désir pour notre église aujourd’hui?


Votre église locale a-t-elle travaillé avec d’autres chrétiens sur certaines questions? Comment cela s’est-il passé? Comment pouvons-nous collaborer avec eux, lorsque cela est nécessaire, sans compromettre aucune des vérités que nous avons reçues?


Quelles sont les implications de cette déclaration dans La tragédie des siècles? Comment pouvons-nous rendre cela réel parmi nous? « Si le peuple de Dieu recevait la lumière telle qu’elle brille dans les Écritures, il réaliserait l’unité entrevue dans la prière de Jésus, et que l’apôtre appelle “l’unité de l’esprit par le lien de la paix”. “Il y a un seul corps et un seul Esprit, comme aussi vous avez été appelés à une seule espérance par votre vocation ; il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême.” Éphésiens 4:3-5. » – Ellen G. White, La tragédie des siècles, p. 379?


Résumé: La prière sacerdotale de Jésus dans Jean 17 est un rappel que Jésus est toujours préoccupé par l’unité de l’église aujourd’hui. Sa prière doit être notre prière, et nous devrions chercher des moyens de consolider notre foi dans la parole de Dieu. L’amour pour les uns et les autres doit également caractériser nos relations envers tous, y compris les autres chrétiens, quelles que soient nos divergences théologiques.


Vendredi


(page 28 du guide standard)


Histoire Missionnaire


Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org



Dieu ferme le trou


par Andrew Mcchesney, Mission adventiste


Frank Cantrill, un ancien pasteur des Adventiste du septième jour en Australie, était choqué quand les médecins lui ont diagnostiqué un cancer de la peau. Mais une surprise encore plus grande est venue deux semaines plus tard, quand un trou béant dans sa tête fut guéri dans ce que les médecins, stupéfaits, appellent un miracle. Les diagnostics avaient révélé chez Frank un mélanome au stade 4, une sorte de cancer de la peau sur sa tête, en 2014. « Ce fut un choc de se faire dire que si les nouveaux médicaments ne réussissaient pas à guérir le mal, je n’aurais pas de chance de vivre », déclara Frank, 72 ans. Un pasteur consacré et les membres commencèrent à prier pour lui. Frank subi une série d’opérations, des traitements de radiothérapie et des immunothérapies avec sa femme, Marlene, à ses côtés.


Des complications surgirent après une opération au cours de laquelle les médecins avaient supprimé un grand mélanome à l’arrière de la tête de Frank, laissant la partie de son crâne exposé. Les infirmières couvrirent la plaie, en attendant que la peau se développe sur le crâne, et plus tard, sa femme continua les soins. La plaie guérissait bien au début, mais ensuite, la peau cessa de croitre.


Un jour, la couleur du crâne exposé vira du blanc au jaune. Un chirurgien plasticien donna à Frank le diagnostic inquiétant que son crâne était mort. Le chirurgien appela un autre chirurgien plasticien pour des consultations, et les deux décidèrent d’effectuer une chirurgie majeure avec l’aide d’un neurochirurgien. Cette opération complexe prendrait 8 à 10 heures et les médecins remplaceraient le crâne de Frank par une valvule artificielle. « La nouvelle était un choc pour nous », déclara Marlene dans un courriel à des amis. Quelques jours plus tard, alors que Marlene changeait le pansement sur la tête de Frank, un morceau de crâne décoloré sorti avec le pansement et tomba dans sa main. « J’étais presque effondrée dans un choc ! », dit Marlene. Mais sous le morceau de crâne qui s’était détaché, elle pouvait voir que la chair de Frank avait connu une croissance à travers le crâne et avait couvert le trou béant.


Au cours des deux prochains jours, Frank visita trois médecins spécialistes pour savoir ce qui se passait. Il apprit que le crâne humain a trois couches, et sa chair s’était développée sous la première couche, forçant finalement la couche supérieure du crâne à tomber. Les médecins spécialistes déclarèrent que c’était un miracle. « Ils dirent: « qui prend soin de vous? », « Marlene, dit-il ».



Frank, photo à gauche, et Marlene Cantrill, sa femme, ont cru en Dieu comme leur grand médecin. L’opération fut annulée, et Frank fut envoyé à la maison. « Dieu sait ce qui se passe, et Il a un emploi du temps parfait », a déclaré Marlene. « Tout ce que nous pouvons dire est « Gloire au Seigneur ! »


La leçon en bref


Texte clé: Jean 17:20, 21


Objectifs:


Savoir: Décrire la préoccupation de Jésus que Ses disciples soient un.


Ressentir: Discerner l’importance de l’unité pour l’église et sa mission.


Agir: Chercher à représenter de manière précise le caractère amour et uni de Dieu au monde.


Plan de l’étude:


  1. Savoir: Un mandat pour l’unité

A Qu’est-ce que la nature et le caractère de Dieu ont à voir avec l’unité des chrétiens?


B La prière pour l’unité est l’une des nombreuses autres requêtes en faveur des disciples de Jésus. Comment les requêtes sont-elles liées les unes aux autres et à quoi les premiers chrétiens seraient confrontés après la mort de Jésus?


C Pourquoi Jésus était-Il si préoccupé par l’unité de Ses disciples?


  1. Ressentir: L’unité est nécessaire pour la mission

A De quelles manières spécifiques la désunion parmi les disciples de Jésus impacte-t-elle la mission de l’église?


B Qu’implique la désunion dans l’église à propos de la nature et du caractère de Dieu?


III. Agir: Montrer l’amour et le respect


A Quelle image de Dieu vos relations actuelles présentent-elles au monde?


B Quels obstacles empêchent une représentation précise du caractère de Dieu?


C Quelles mesures devez-vous prendre pour mieux refléter le caractère de Dieu?


Résumé: La prière de Jésus dans Jean 17 illustre l’immense désir de Jésus que Ses disciples représentent fidèlement la nature et le caractère de Dieu dans le monde qui les entoure. L’unicité de but entre le Père et le Fils signifie que l’unité des chrétiens est indispensable à cet objectif.


Cycle d’apprentissage


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: Jean 17:20, 21


Concept clé de croissance spirituelle: Les disciples de Jésus sont appelés à présenter l’amour et le caractère de Dieu au monde qui les entoure à travers leur unité avec les autres.


Coin du moniteur: Soulignez que lorsque nous nous appelons chrétiens, les personnes autour de nous commencent à juger la chrétienté et le caractère de Dieu en se basant sur ce qu’ils observent de nos interactions, que nous soyons conscients ou non de notre impact.


Discussion: Quand j’ai déménagé aux États-Unis pour les études de troisième cycle, je me suis retrouvé sans le vouloir ambassadeur de mon pays. Quand les gens m’écoutaient parler, ils supposaient que mon accent était représentatif des accents de tous les Néo-Zélandais. Ils supposaient que mon style vestimentaire reflétait la mode en Nouvelle Zélande. En fait, toutes mes paroles, actions et même mes choix alimentaires étaient examinés et considérés comme le reflet de ma culture d’origine. Dans de nombreux cas, les hypothèses faites par ceux qui m’entouraient étaient correctes; mais dans d’autres domaines, les hypothèses les induisaient en erreur.


Tout chrétien est appelé à être un ambassadeur de Dieu. La manière dont nous pensons et agissons impacte la façon dont le monde comprend Son caractère. Lorsque nous agissons de manière égoïste, causant la mésentente, le monde perçoit un Dieu divisé et impuissant. Mais lorsque nous affichons l’amour et l’unité envers les autres, nous affichons le vrai caractère de Dieu


Discussion: Quand avez-vous été un ambassadeur involontaire? Quel genre d’impression vos actions avaient laissé en ce qui concerne la personne, le pays ou le sport que vous aviez représenté? Êtes-vous plus susceptible de faire une meilleure impression quand vous aviez choisi d’être ambassadeur? Justifiez votre réponse.


ÉTAPE 2—Explorer


Coin du moniteur: Cette section fournit une revue centrée sur les aspects relationnels de la prière de Jésus dans Jean 17.


Commentaire biblique


La longue prière dans Jean 17 suit ce que certains chercheurs ont identifié comme un discours d’adieu. Le contenu de la prière elle-même suggère qu’elle a été conçue comme un encouragement pour les disciples, qui auraient à relever bientôt des défis sans la présence physique de Jésus.


  1. La relation clé (Revoir Jean 17:2, 3, 20-23 avec la classe).

Au cœur de la prière de Jean 17 se trouve la relation entre le Père et le Fils. C’est une relation d’amour parfait et d’unité qui a existé « avant la fondation du monde » (Jean 17:24, LSG). Le Père est identifié comme « le seul vrai Dieu » (Jean 17:3, LSG), le Père saint (Jean 17:11) et le Père juste (Jean 17:25). Ces titres décrivent Son caractère et Ses actes de justice. Jésus est identifié dans la prière comme le Christ (Jean 17:3), le Fils (Jean 17:1) et l’envoyé (Jean 17:3), qui fait ce que demande le Père.


La relation entre le Père et le Fils donne la base et l’exemple de ce que Jésus demande à Ses disciples. La relation entre le Père et le Fils se fait voir également, dans les paroles que Jésus a prononcées concernant la vie éternelle. La vie éternelle dépend du fait de connaitre, et le Père, et le Fils. Mais il ne s’agit pas d’une simple reconnaissance de leur existence. La clarification qu’il faut avoir, selon laquelle le Père est « le seul vrai Dieu » et le Fils a été envoyé par le Père donne à penser qu’une connaissance personnelle et expérientielle est exigée pour avoir la vie éternelle. Le symbolisme des noms utilisés pour le Père renforce cette pensée, tant il laisse entendre que ceux qui reçoivent la vie éternelle ont connu les actions justes et rédemptrices de Dieu.


Ce passage caractérise le Père et le Fils non seulement par leur divinité et unité, mais aussi par leur don généreux. Le Père donne au Fils et le Fils, à Son tour, transmet une grande partie des choses que le Père Lui a données.


Considérez ceci: Comment l’utilisation des titres Père et Fils se rapporte aux principaux messages de Jean 17? Dans quel sens le Père et le Fils sont-ils un? Que signifie le caractère généreux de Dieu pour Son église?


  1. La gloire et la mission de Jésus (Revoyez Jean 17:1-5 avec votre classe).

La mission de Jésus était de révéler le nom et les paroles de Dieu au monde (Jean 17:6-8) et de Lui apporter honneur et gloire. Un nom dans la culture hébraïque était une marque distinctive et une définition du caractère. Ainsi, lorsque Jésus a déclaré qu’Il avait révélé le nom du Père, nous devons comprendre qu’Il avait révélé la nature et le caractère de Dieu. Jésus a révélé ces deux choses en révélant le caractère aimant de Dieu par Ses actions.


Jésus commence Sa prière en demandant à Dieu de Le glorifier. La demande n’était pas une demande égoïste. Elle reposait sur l’unité du Père et du Fils, et elle contribuait à la mission de Jésus, celle de révéler le caractère du Père. La nature de l’unité du Père et du Fils signifiait que si Jésus était glorifié, le Père serait automatiquement glorifié. Ainsi, Jésus priait pour accomplir Sa mission afin que l’amour du Père soit connu, et qu’Il reçoive l’honneur et la gloire qui Lui sont dus.


Considérez ceci: Revoyez l’utilisation des mots « gloire » et « glorification » ailleurs dans Jean; puis définissez ce que Jean entend par le mot « glorification ». Se réfère-t-il à ce qui s’est passé à l’ascension de Christ ou à autre chose? Dans quel sens les disciples de Christ reçoivent-ils la gloire?


III. Jésus prie pour tous Ses Disciples (Revoir Jean 17:6-26 avec votre classe)


Dans la prière de Jésus, la mission des croyants est également révélée comme consistant à faire connaitre le caractère de Dieu et à Lui apporter gloire. La prière de Jésus pour Ses disciples reconnait les difficultés qui les attendent quand ils essayeront de s’acquitter de cette mission.


Jésus commence par prier pour la protection de Ses disciples en invoquant le nom et le caractère de Dieu. En effet, Il demande au Père de garder et de protéger les croyants, parce qu’Il est un Dieu aimant et miséricordieux, qui est fidèle à Ses promesses. La protection de Dieu est nécessaire à Ses disciples, car ils sont dans un monde hostile aux valeurs et aux principes qu’ils épousent. Pour cela, ils sont des cibles de Satan, ce dernier cherchant à empêcher leur témoignage au monde.


Jésus démontra que représenter Dieu dans le monde peut se faire de la meilleure manière en démontrant Son caractère à travers notre vie quotidienne. Conscient du fait que Ses disciples étaient en train de discuter de celui qui serait le plus grand dans le royaume, Jésus a prié pour l’unité des croyants. La jalousie, l’orgueil et la cupidité peuvent diviser et détruire l’image de Dieu, cette image qu’ils devaient révéler au monde. En revanche, l’unité démontrerait non seulement la nature et le caractère de Dieu, mais aussi Son pouvoir de transformation. Il est significatif que Christ n’ait pas seulement prié pour l’unité entre les croyants. Il a également prié pour leur unité avec Lui-même et Son Père. Jésus a reconnu que l’unité entre eux dépend de leur unité avec Dieu. C’est quand nous sommes unis avec Lui que nous développons une unité de but avec Lui, et c’est alors que nos relations seront transformées.


La transformation est également manifeste dans la demande de Jésus que les disciples soient sanctifiés par la vérité. Pendant qu’ils interagissent avec la vérité, telle qu’elle est en Jésus, les disciples de Christ verront leur vie transformée. Cette transformation est essentielle si les disciples de Christ doivent être témoins de la vérité.


Considérez ceci: Pourquoi pensez-vous que Jésus prie que Ses disciples soient avec Lui et voient Sa gloire? Qu’est-ce que Jésus demande à Dieu de protéger et pourquoi? Quelles transformations se produisent lorsque nous sommes connectés à Jésus? Comment les chrétiens peuvent-ils rester connectés à Jésus?


ÉTAPE 3—Appliquer


Coin du moniteur: Les questions ci-dessous peuvent aider les membres de la classe à évaluer leurs propres rôles et motivations pour représenter le caractère de Dieu.


À méditer:


  1. Pourquoi est-il important de connaitre Dieu personnellement et non pas simplement de savoir des choses sur Lui?

  1. Quels sont les aspects du nom et du caractère de Dieu qui motivent votre témoignage au monde?

  1. Laquelle des requêtes de Jésus en faveur de Ses disciples est la plus significative dans l’église du vingt-et-unième siècle?

  1. Comment évaluerez-vous votre témoignage actuel pour le caractère et la nature de Dieu? Comment pouvons-nous améliorer notre témoignage?

  1. Quel type d’unité Jésus souhaite-t-Il voir chez Ses disciples? Astuce: Considérez le type d’unité qu’Il a avec Son Père. À quoi ressemble cette unité dans la pratique?

ÉTAPE 4 — Créer


Coin du moniteur: Les activités ci-dessous permettent de mener une réflexion personnelle ou en groupe sur la relation entre nos actions et notre témoignage.


Activités:


  1. Comparez la prière du Seigneur dans Matthieu 6 avec la prière de Jésus dans Jean 17 et ensuite répondez aux questions suivantes. Quelles similitudes et différences notez-vous? L’unité est-elle mentionnée dans Matthieu 6? Si oui, où? Quels aspects du caractère de Dieu sont invoqués dans chaque prière?

  1. Écrivez une rubrique de journal qui explore votre réponse honnête aux relations et à la mission à laquelle vous avez été appelé.

  1. Cherchez les récents articles de presse sur les Adventistes du septième jour. Classez-les en deux groupes: (1) les articles qui reflètent une image positive du caractère de Dieu et (2) les articles qui reflètent mal le caractère de Dieu. Choisissez un ou deux pour la réflexion. Quelles mesures pourraient avoir conduit à un résultat différent? La désunion était-elle un facteur dans les résultats? Pourquoi ou pourquoi pas?


Commentaires pour les moniteurs


Commentaires pour les moniteurs


Commentaires pour les moniteurs


Commentaires pour les moniteurs


Commentaires pour les moniteurs



*20 – 26 Octobre


La clé de l’unité


Sabbat Après-Midi


Lecture de la semaine: Éphésiens 1:3-14; Galates 4:7; Eph. 2:11-22; 4:1-6, 11; Matthieu 20:25-28; Eph. 5:15-6:9.


Verset à mémoriser: « Nous faisant connaitre le mystère de Sa volonté, selon le bienveillant dessein qu’Il avait formé en Lui-même, pour le mettre à exécution lorsque les temps seraient accomplis, de réunir toutes choses en Christ, celles qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la terre » (Éphésiens 1:9, 10, LSG).


Éphèse était un important centre de commerce et d’influence en Asie mineure. L’église d’Éphèse était composée à la fois de Juifs et des Gentils de tous les milieux sociaux. Une telle diversité des membres aurait pu aussi être sujette à des conflits reflétant le monde dans lequel ils vivaient, si ce n’était à cause de Christ et de l’unité qu’ils avaient en Lui en tant que membres de Son corps. La préoccupation de Paul pour l’unité entre les disciples de Christ est donc le thème central de Son Épitre aux Éphésiens.


Le concept d’unité de Paul comporte deux volets: l’unité dans l’église, où les Juifs et les Gentils sont réunis dans un seul corps de Christ, et l’unité dans l’univers, dans lequel toutes choses dans le ciel et sur la terre trouvent leur unité ultime en Christ.


La source de cette unité est Christ. L’expression de Paul « en Christ » ou « avec Christ » est utilisée plusieurs fois dans cette épitre pour illustrer ce que Dieu a accompli pour nous et pour l’univers par le biais de la vie, de la mort et de la résurrection de Jésus Christ. Le but ultime de Dieu dans le plan du salut est de réunir toutes choses en Christ. Cette unité sera pleinement manifeste à la fin des temps.


* Étudiez cette leçon pour le sabbat 27 Octobre.


Leçon


4


(page 30 du guide standard)


21 Octobre


Les bénédictions en Christ


Lisez Éphésiens 1:3-14. Selon Paul, qu’est-ce que nous avons reçu en Christ?


Les disciples de Jésus ont beaucoup de choses pour lesquelles ils doivent louer Dieu. En Christ, Dieu a choisi de nous adopter comme fils et filles pour Le représenter dans le monde. Paul utilise beaucoup d’images pour décrire notre nouvelle relation à Dieu en Christ. L’image d’adoption est particulièrement importante dans le thème de cette leçon sur l’unité. En Christ, nous avons été adoptés, et nous appartenons à la famille de Dieu. Cette image de la famille est aussi une référence à l’alliance de Dieu avec les enfants d’Israël. Dans le contexte de l’épitre de Paul, les Gentils qui acceptent Jésus comme Messie sont également les enfants de Dieu, héritiers des promesses faites à Israël (Rom. 8:17, Galates 4:7). Le bienfondé de cette relation avec Christ, ou en Christ, est fondamental à l’unité de tous les chrétiens. Ce passage nous dit aussi que cela a toujours été le désir de Dieu de réunir toute l’humanité en Christ. Et, dans la famille de Dieu, connaitre Jésus ne garantit pas un statut spécial: nous sommes tous les enfants de Dieu, tout aussi aimés et chéris.


Certains sont confus en lisant dans ce passage à propos de la prédestination (Éphésiens 1:5, 11). La promesse selon laquelle Dieu nous a choisis pour être sauvés semble impliquer aussi que Dieu a choisi certains pour être perdus. Mais cette interprétation est contraire à l’enseignement biblique. En effet, Dieu a mis en place un plan du salut avant la fondation du monde afin que tout le monde soit sauvé. « Car Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné Son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. » (Jean 3:16, LSG; Voir aussi 1 Timothée 2:6, 2 Pierre 3:9). Dieu sait au préalable qui acceptera Son offre de salut, mais cela n’est pas la même chose que de prédéterminer la décision d’une personne. Le salut est offert à toute l’humanité à cause de ce que Christ a fait pour nous. La question est: comment réagissons-nous à cette offre? Dieu ne fait pas usage de la force ou de la contrainte pour sauver les gens.


« Dans les parvis célestes, la décision avait été prise que les hommes, bien que transgresseurs, ne périssent pas dans leur désobéissance, mais, par la foi en Christ comme leur substitut et leur garant, qu’ils puissent devenir élus de Dieu, prédestinés à l’adoption par Jésus Christ Lui-même selon le bon plaisir de Sa volonté. Dieu veut que tous les humains soient sauvés. Un sacrifice plus que suffisant a été offert à cet effet, le don de Son fils unique pour payer la rançon de l’homme. Ceux qui périssent le sont parce qu’ils refusent d’être adoptés en tant qu’enfants de Dieu en Jésus Christ. » – Ellen G. White Comments, The SDA Bible Commentary, vol. 6, p.


Dimanche


(page 31 du guide standard)


22 Octobre


Faire tomber les murs


Certaines des divisions les plus profondes chez les gens sont causées par des différences de race, d’ethnie et de religion. Dans de nombreuses sociétés, les cartes d’identité indiquent l’origine ethnique ou la religion d’appartenance, et ces distinctions sont souvent liées aux privilèges ou aux restrictions que les gens vivent au quotidien. Lorsque les guerres ou les conflits surviennent, ces marques d’identité et les différences qu’elles sous-tendent deviennent souvent des catalyseurs de la répression et de la violence.


Dans Éphésiens 2:11-22, Paul indique la bonne attitude pour la communauté chrétienne. Comment notre unité en Christ affecte-t-elle nos différences? Qu’est-ce que la mort de Jésus a brisé sur la croix?


Paul invite les Éphésiens à se rappeler de comment leurs vies étaient avant d’avoir reçu la grâce de Dieu en Christ. L’animosité des différences ethniques, culturelles et religieuses créent des conflits entre les groupes de personnes. Mais la bonne nouvelle est que, en Christ, nous sommes tous un seul peuple avec en commun un seul Sauveur et Seigneur. Nous sommes tous peuple de Dieu. « Mais maintenant, en Jésus Christ, vous qui étiez jadis éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ » (Éphésiens 2:13, LSG).


L’ancien temple de Jérusalem avait un mur de séparation pour distinguer les sections du temple accessibles uniquement aux Juifs. Sur ce mur se trouvait une inscription qui interdisait aux étrangers d’aller plus loin, sous peine de mort. C’est cette loi que Paul avait été accusé d’avoir enfreinte quand il était entré dans le temple après ses voyages missionnaires. Quand Paul était arrêté, on l’inculpa d’avoir fait rentrer dans la section juive du temple un Éphésien nommé Trophime (Actes 21:29). Dans cette épitre, Paul affirme que Christ « est notre paix, Lui qui des deux [groupes ethniques] n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, l’inimitié. » (Éphésiens 2:14, LSG).


En Christ, les croyants sont les descendants d’Abraham et reçoivent la circoncision du cœur. La circoncision physique que Dieu avait donnée à Abraham pointait vers la circoncision spirituelle que recevraient les croyants en Christ (voir Deut. 10:16). « C’est en Lui que vous avez été circoncis d’une circoncision que la main n’a pas faite, mais de la circoncision de Christ, qui consiste dans le dépouillement du corps de la chair » (Col. 2:11, LSG).


Lisez à nouveau Éphésiens 2:11-22. Comment voyons-nous dans notre propre église la réalité de ce que Paul a écrit ici? Quels défis restent?


Lundi


(page 32 du guide standard)


23 Octobre


L’unité en un seul corps


Paul est pratique dans ses paroles inspirées aux Éphésiens. L’unité qui existe entre Juifs et Gentils, entre les gens de différentes origines ethniques et culturelles, n’est pas un mythe ou simplement une construction théorique; c’est une réalité qui nous amène à « marcher d’une manière digne de la vocation qui vous a été adressée » (Eph. 4:1, LSG).


Selon Éphésiens 4:1-3, de quelle manière les chrétiens doivent-ils marcher dignes de leur appel en Christ?



Le résultat pratique de ces vertus et les grâces dans la vie chrétienne contribuent à « conserver l’unité de l’Esprit par le lien de la paix. » (Eph. 4:3, LSG). Tous ces attributs sont enracinés dans l’amour (1 Corinthiens 13:1-7). La pratique active de l’amour préserve les relations entre frères et sœurs et promeut la paix et l’unité de la communauté chrétienne et au-delà. L’unité dans l’église manifeste l’amour de Dieu d’une façon unique que d’autres personnes peuvent témoigner. L’église est appelée à être un tel témoignage, surtout à une époque de troubles, de divisions et de guerres.


Lisez Éphésiens 4:4-6. Quel est le thème crucial dans ces trois versets?


Dans les premiers versets de ce chapitre, Paul exprime son profond intérêt pour l’unité de l’église. Il commence par une exhortation à l’unité (Eph. 4:1-3) et dresse une liste de sept éléments qui unissent les croyants (Éphésiens 4:4-6). L’unité est en même temps une chose que les croyants possèdent déjà (Eph. 4:4-6), quelque chose qui doit être constamment travaillée et maintenue (Eph. 4:1-3) et quelque chose qui constitue l’objectif que nous nous efforçons d’atteindre (Eph. 4:13).


« L’apôtre exhorte ses frères à manifester dans leur vie la puissance de la vérité qu’il leur avait présentée. Par la douceur et la gentillesse, la patience et l’amour, ils devaient révéler bien le caractère de Christ et la bénédiction de Son salut. Il n’y a qu’un seul corps et un seul Esprit, un seul Seigneur, une seule foi. En tant que membres du corps de Christ, tous les croyants sont animés par le même esprit et le même espoir. Les divisions dans l’église portent atteinte à la religion de Christ devant le monde et donne l’occasion aux ennemis de la vérité de justifier leurs actes. Les instructions de Paul ne s’adressaient pas seulement à l’église de son temps. Le dessein de Dieu était qu’elles soient laissées comme héritage pour nous aujourd’hui. Que faisons-nous pour maintenir l’unité dans les liens de la paix? » – Ellen G. White, Testimonies for the Church, vol. 5, p. 239.


Quels choix pouvez-vous faire dès maintenant afin d’être sûr que votre marche est « digne de votre vocation » ?


Mardi


(page 33 du guide standard)


24 Octobre


L’unité et les dirigeants de l’église


« Mais à chacun de nous la grâce a été donnée selon la mesure du don de Christ. » (Éphésiens 4:7, LSG). Alors que le salut est un don dispensé à tous ceux qui désirent le recevoir, certains dons spirituels sont dispensés à certaines personnes pour un but particulier.


Lisez Éphésiens 4:11. Quels talents de leadeurship Dieu donne-t-Il à l’église?



Selon Éphésiens 4:12, quel est le but de Dieu en dispensant les dons spéciaux du leadeurship à l’église? Comment ces dons sont-ils liés les uns aux autres?



Tous les chrétiens sont en un sens, ministres et serviteurs de Dieu et de l’évangile. Le mandat de Christ dans Matthieu 28: 19, 20 est donné à tous les chrétiens d’aller, de faire des disciples toutes les nations, de baptiser et d’enseigner. L’œuvre ministérielle n’est pas donnée seulement à quelques privilégiés, tels que les pasteurs ou les évangélistes, mais à tous ceux qui portent le nom de Christ. Personne ne peut prétendre être exclu de l’œuvre qui consiste à répandre l’évangile, et aucun dirigeant de l’église ne peut se vanter d’avoir un ministère exclusif. Les dons spirituels de leadeurship sont spécifiquement dispensés pour édifier l’église. Les dirigeants de l’église sont nécessaires pour favoriser, promouvoir et encourager l’unité.


La liste des dons de leadeurship nous dit que ceux-ci ont également pour rôle d’équiper le peuple de Dieu pour atteindre les perdus. C’est la responsabilité de certaines personnes spécialement appelées au sein de l’église à aider les autres à s’acquitter de leur ministère et service pour Christ et à édifier le corps de Christ, « jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ », (Éphésiens 4:13, LSG). L’exemple du style de leadeurship de Jésus doit nous guider dans notre ministère. Jésus est venu pour servir les autres et non pour être servi (Matthieu 20:25-28); nous devons aller et faire de même.


Il y a une forte tendance parmi les humains à être indépendants et à ne pas être responsable des autres. La société occidentale, en particulier, est en proie à cette inclinaison. Paul nous rappelle, toutefois, qu’aucun chrétien n’est seul dans ce monde et que nous formons une communauté de foi avec les leadeurs spirituels pour s’encourager les uns les autres dans notre voyage commun. Nous faisons tous partie du corps de Christ.


Quels dons spirituels avez-vous, et comment les utilisez-vous pour l’unité de votre église locale?


Mercredi


(page 34 du guide standard)


25 Octobre


Relations humaines en Christ


Le christianisme est une religion de relations: relation avec Dieu et des uns avec les autres. Il est insensé de prétendre avoir une relation profonde avec Dieu sans que cette relation n’ait un impact sur les relations que la personne a avec les autres. Le christianisme ne peut être vécu dans le vide. Les principes de l’unité dont parle Paul dans son épitre aux Éphésiens s’appliquent aux relations que nous devons avoir avec les autres.


Lisez Éphésiens 5:15-21. Que nous dit Paul au verset 21? Quelle est la relation entre la soumission et l’unité?


L’exhortation de Paul à être soumis les uns aux autres est liée à l’expression « remplis de l’Esprit » dans Éphésiens 5:18. Une des expressions de la plénitude de l’Esprit est la soumission aux autres. C’est la bonne attitude d’humilité et de prévenance que nous devrions avoir envers les gens. Bien sûr, ce n’est pas un attribut naturel de la plupart des gens, c’est plutôt le fruit de l’Esprit vivant dans nos cœurs. C’est un don du même Esprit, qui est le lien d’unité en Christ. Vu sous cet angle, la soumission est une qualité intérieure qui exprime notre respect pour Christ et Son sacrifice pour nous.


Lisez Éphésiens 5:22-6:9. Quel impact cette qualité de soumission mutuelle a sur notre relation humaine à la maison et au travail?


Dans une certaine mesure, l’unité dans l’église dépend de l’unité à la maison. Paul a souligné que l’unité, l’amour et le respect qui doit exister entre mari et femme doivent incarner l’amour de Christ envers l’église, un amour désintéressé. Ainsi, Dieu demande du respect à l’image de Christ au foyer ainsi que dans l’église entre les époux et les membres d’église. Cet attribut à l’image de Christ doit aussi être illustré dans les relations entre parents et enfants et entre employés et employeurs (esclaves et maitres). Le genre d’harmonie et de sérénité qui devrait envahir nos maisons devrait aussi imprégner notre vie ecclésiale.


Quels principes pouvez-vous tirer des versets d’aujourd’hui qui puisse vous aider à mieux comprendre comment vous devez agir (selon votre situation) envers un membre de votre famille ou un collègue?


Jeudi


(page 35 du guide standard)


26 Octobre


Réflexion avancée: Ellen G. White, “The Spirit of Unity,” pp. 179–188, dans Testimonies for the Church, vol. 9.


« Christ ne reconnait aucune distinction de nationalité ou de grade ou de croyance. Les scribes et les Pharisiens voulaient faire de tous les dons du ciel une prestation locale et nationale et exclure le reste de la famille de Dieu dans le monde. Mais Christ est venu pour faire tomber tous les murs de séparation. Il est venu pour montrer que Son don de miséricorde et d’amour est aussi gratuit comme l’air, la lumière ou les gouttes de pluie qui rafraichissent la terre.


La vie de Christ a établi une religion dans laquelle il n’y a point de caste, une religion où Juif et Gentil, libre et esclave, sont liés dans une fraternité commune et égale devant Dieu. Aucun règlement n’a influencé Ses mouvements. Il ne fait aucune différence entre voisins et étrangers, amis et ennemis. Ce qui brulait dans Son cœur était l’âme assoiffée d’eau de vie. » – Ellen G. White, Testimonies for the Church, vol. 9, p. 190, 191.


Discussion:


Réfléchissez sur cette déclaration: « Dans le quatrième chapitre d’Éphésiens, le dessein de Dieu consiste purement et simplement à révéler que tous Ses enfants peuvent vivre la vérité. Dans ce chapitre, les moyens qu’Il a désignés pour garder l’unité dans Son église et pour permettre aux membres de révéler au monde entier une saine expérience religieuse, sont clairement exprimés. » – Ellen G. White Comments, The SDA Bible Commentary, vol. 6, p. 1117. Que voyez-vous dans Éphésiens 4 qui pointe du doigt l’unité de l’église? Que pouvons-nous faire pour aider à assurer cette unité?


L’humilité et la soumission sont fondamentales à la question de l’unité. Sans ces traits de caractère, comment toute l’unité existerait-elle dans l’église? Si nous sommes fiers, surs de nos points de vue et de nos positions, et en n’étant pas disposés à écouter les autres, nous n’avons aucune chance d’avoir l’unité. Comment pouvons-nous apprendre l’humilité et la soumission?


Comment pouvons-nous avoir l’unité, même quand nous ne sommes pas d’accord sur certaines choses?


Résumé: Dans son épitre aux Éphésiens, Paul donne de nombreux conseils au sujet de ce que cela signifie pour les chrétiens d’être « en Christ ». Le salut en Jésus transforme nos vies de façon pratique. Toutes nos relations humaines, y compris les relations entre frères et sœurs dans l’église, sont transformées par la puissance de Christ dans nos vies. Et cette transformation est indispensable afin que nous puissions être unis.


Vendredi


(page 36 du guide standard)


Histoire Missionnaire


Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org



Une bombardière baptisée


par Philippe Baptiste


Amina purge une peine de cinq ans d’emprisonnement en Afrique centrale après avoir été arrêtée alors qu’elle se dirigeait vers l’Inde pour bombarder un grand établissement. Mais les visites persistantes d’un pasteur adventiste du septième jour l’amenèrent à renoncer à sa compréhension radicale de l’Islam et à être baptisée dans l’Église Adventiste. « Je loue Dieu pour le pasteur adventiste qui priait constamment pour moi et me rendait visite dans mon grand besoin », déclara Amina. Pour sa sécurité, Mission adventiste ne divulgue pas le vrai nom d’Amina ou son emplacement. Amina était isolée dans une cellule, en raison de la nature de son crime, quand le pasteur l’a visitée pour la première fois. Elle avait comploté l’attaque après avoir été enseignée par les dirigeants musulmans radicaux qu’elle pourrait atteindre la justice et vivre au paradis si elle éliminait le mal.


Au départ, Amina repoussa le pasteur, dont les visites d’assistance étaient organisées par le directeur de la prison. Mais comme le pasteur persistait dans ses visites, elle céda parce que les séances d’assistance se tenaient à l’extérieur de sa cellule et qu’elle manquait du soleil. Amina refusa la première demande du pasteur à prier pour elle. Elle dit au pasteur qu’il doit plutôt prier pour lui-même. Le pasteur pria pour elle en tout cas, et il continua de prier. Après quelques séances d’assistance, le pasteur dut aller servir ailleurs pendant quelques semaines. Amina commença à manquer de ses visites. Comme le pasteur ne retournait pas au moment où elle l’attendait, elle commença à lire une Bible qu’il avait laissée dans sa cellule.


Quelques mois plus tard, l’Église Adventiste organisa un camp meeting à la prison, et Amina fut invitée à y assister. Amina décida d’aller dans un souci de socialiser avec les autres détenus. À sa grande surprise, lorsque le pasteur a lancé un appel du haut de la chair, elle se leva et abandonna sa vie à Jésus. Peu de temps après, elle fut baptisée. Amina dit qu’elle ne comprend pas comment, durant les séances d’assistance, elle a perdu tout intérêt pour sa foi musulmane. Elle croit que Dieu a utilisé son emprisonnement pour lui révéler Sa vérité, et maintenant elle est impatiente de rejoindre ses amis. « Quand je sortirai de prison, je ferai tout possible pour les atteindre », dit-elle.


Philippe Baptiste est un conseiller spécial du Président de la Division de l’Afrique du Centre et de l’Est.


La leçon en bref


Texte clé: Éphésiens 2:9, 10


Objectifs:


Savoir: Identifier la vie et la mort de Christ comme essentielles à la réalisation du but ultime de Dieu qui consiste à apporter l’harmonie et l’unité à toute la création.


Ressentir: Adopter des attitudes qui aident à maintenir l’unité en Christ.


Agir: Chercher à rester connecté à Christ afin de pouvoir éprouver la plénitude des bénédictions qu’Il donne.


Plan de l’étude:


  1. Savoir: Réaliser le dessein de Dieu

A Quel est le dessein de Dieu pour Sa création?


B Qu’est-ce que la mort de Christ a fait pour nous? Listez autant de conséquences que possible.


C Nous limitons souvent nos discussions de ce que Christ a accompli au sujet théologique du salut. De quelles façons particulières la vie et la mort de Jésus impactent-elles les relations et l’unité?


  1. Ressentir: L’humilité et la soumission

A Quelles attitudes Paul considère-t-il nécessaires pour maintenir l’unité que Christ nous ordonne de rechercher?


B Comment pouvons-nous cultiver ces attitudes essentielles pour qu’elles deviennent des réactions naturelles dans nos vies?


C Que signifie en termes pratiques la soumission à autrui?


III. Agir: Rester connecté


A Quels avantages découlent du fait d’être connecté à Christ?


B Comment pouvons-nous maintenir une connexion continue avec Christ sur une base quotidienne?


Résumé: Dieu nous a donné toutes sortes de bénédictions spirituelles en Christ. Cette magnifique vérité se traduit dans notre adoption, le pardon de nos péchés et notre rédemption, mais aussi dans la guérison de nos relations. En restant connectés à Christ, nous éprouvons une transformation de nos attitudes et actions qui favorisent l’unité.


Cycle d’apprentissage


ÉTAPE 1—Motiver



Pleins feux sur l’Écriture: Éphésiens 2:19-22


Concept clé de croissance spirituelle: Pour expérimenter l’unité que Dieu attend de Son église, nous devons être constamment connectés à Christ, la Source de l’unité.


Coin du moniteur: Le Nouveau Testament met clairement Jésus au centre de la vie chrétienne. C’est Sa mort et Sa résurrection qui donnent le salut, l’espérance et une compréhension de la façon dont l’unité est possible entre les chrétiens. Pendant la discussion sur la leçon, mettez l’accent sur la manière dont la vie et la mort de Jésus donnent la clé pour atteindre l’unité des chrétiens.


Discussion d’ouverture: Donnez à votre classe un message codé en rapport avec le sujet de la leçon, mais ne leur donnez pas la clé pour le résoudre. Choisissez un code complexe que les membres du groupe ne peuvent trouver eux-mêmes. Laissez la classe passer du temps en réfléchissant ensemble sur la façon dont le message pourrait être résolu. Après avoir travaillé ensemble pendant environ cinq minutes, donnez un indice de la clé sans en donner tous les détails. Laissez la classe essayer pendant quelques minutes de comprendre ce que vous leur avez dit. S’ils ont encore besoin d’aide, donnez la clé entière pour résoudre le message. Passez quelques minutes à discuter sur l’idée centrale du message qu’ils ont reçu avant d’aborder les questions suivantes.


À méditer: Pourquoi une clé était-elle nécessaire pour résoudre le message? Maintenir l’unité interne de l’église semble être comme un casse-tête pour beaucoup d’églises. Que pensez-vous être la raison de cette difficulté? Comment le fait de savoir que Christ est la clé de l’unité est-il utile pour résoudre les problèmes dans l’église locale?


ÉTAPE 2—Explorer


Coin du moniteur: L’épitre aux Éphésiens résume la bonne nouvelle de l’évangile et décrit la vision de Dieu d’une église qui agit dans l’amour et l’unité pour réaliser Son dessein. Pendant que vous explorez plusieurs passages des Éphésiens, soulignez que l’église et son unité dépendent de Christ et de notre relation continue avec Lui.


Commentaire biblique


La discussion sur la désunion se centre souvent sur la doctrine ou la vérité. Les chrétiens estiment souvent que si nous pouvons être d’accord sur ce que nous croyons, la désunion cesserait. Bien que l’unité dans la doctrine joue un rôle dans l’unité de l’église, elle n’est pas la clé principale pour comprendre l’unité et la désunion. La clé de l’unité se trouve en Jésus-Christ


  1. La Source de l’unité (Revoir Éphésiens 1:3-14 avec votre classe).

Aucune discussion au sujet de l’unité de l’église ne peut avoir lieu sans la reconnaissance du fait que Jésus Christ ait primitivement créé l’unité à travers Sa mort et Sa résurrection. Ce sont ces évènements qui donnent lieu à la déclaration de louange au début des Éphésiens. Alors que les versets sont conformes au style de louange juif, ils sont marqués par la référence répétée au fait que tout ce que Dieu a fait pour nous est « en Christ » ou « en Lui ». La longue liste de bénédictions réservées aux croyants « en Lui » inclut le fait d’être élu, prédestiné et adopté, ainsi que le fait d’avoir la grâce, la rédemption, le pardon et un sceau garantissant notre héritage. En effet, en Christ, aucune bénédiction spirituelle ne nous manque (Éphésiens 1:3). Mais notez également la manière dont cette relation et cette unité sous-tendent une grande partie du passage avant d’être directement introduites au verset 10: nous avons été choisis pour être saints et irréprochables. Dieu a voulu que nous soyons comme Lui et que nous communiions avec Lui. Nous étions reconnectés à Dieu par adoption, et nos relations rompues étaient guéries grâce à la rédemption et au pardon. Paul résume l’effet cumulatif de ces bénédictions dans Éphésiens 1:9, 10. Ces bénédictions ont été conçues de sorte que Dieu puisse apporter l’unité à Sa création en Christ.


Le fait de se baser sur Christ en tant que clé de l’unité, continue dans Éphésiens 2:11-22, où Christ est dépeint comme celui qui ôte les obstacles, afin que tous puissent avoir accès à Dieu de façon égale. Le passage fait allusion au mur dans le temple juif qui restreignait l’accès au temple naturel et donc à l’accès à Dieu à ceux qui n’étaient pas Juifs. La mort de Christ a de façon figurée démoli ce mur afin que les Juifs et les Gentils puissent être réconciliés avec Dieu. Mais ce n’était pas seulement les Juifs et les non-Juifs qui étaient alors susceptibles d’être réconciliés. Paul enseigne que Christ a démoli toutes les barrières, qu’elles soient raciales, relatives aux classes, ou fondées sur le genre. Tout le monde a maintenant un accès égal à Dieu et à Son grand salut.


Considérez ceci: Que signifie le fait d’avoir toutes les bénédictions spirituelles en Christ? Quel intérêt y a-t-il à s’approprier les bénédictions célestes maintenant? Quels indices Paul donne-t-il dans Éphésiens 1 pour nous aider à comprendre la motivation et le but de Dieu à nous bénir? Qu’est-ce que cette motivation a à voir avec l’unité?


  1. Rester connecté à la Source (Revoir Éphésiens 4:1-6 avec votre classe).

Comme conséquence de ce que Dieu a fait en Christ, nous sommes un seul corps, habité par un seul Esprit, vivant dans une seule espérance (Éphésiens 4:4). Nous avons un seul Seigneur et une seule foi qui a été témoignée à travers un seul baptême (Éphésiens 4:5). Parce que Dieu a fait ces grands efforts pour apporter l’unité de toutes choses, ceux qui se disent chrétiens sont appelés à vivre d’une manière à maintenir cette unité. Les chapitres 4 à 6 du livre des Éphésiens décrivent les attitudes et les actions qui contribuent à maintenir cette unité. Certaines attitudes clés sont l’humilité (Eph. 4:2), la douceur (Eph. 4.2), la patience (Eph. 4:2), la sincérité (Eph. 4:25), l’amour (Eph. 5:1), la soumission (Eph. 5:22, 23) et l’obéissance (Ephésiens 6).


Cependant, nous ne pouvons pas éprouver l’unité sans être connectés à Christ. Paul fait allusion à cette vérité dans Éphésiens quand il parle de toutes les bénédictions que nous avons et qui sont « en Lui » (Éphésiens 1:4, 7, 9, 10, 13, LSG). Jean est plus explicite quand il illustre la nécessité de la connexion à Christ en utilisant l’image d’une vigne (Jean 15:1-17). Une branche vit et prospère seulement lorsqu’elle est connectée à la source de vie. Étant donné que nous avons cru en l’acte rédempteur de Christ et que nous sommes baptisés dans Sa mort et Sa résurrection, nous sommes connectés à la Source de la vie, de la puissance, et de l’unité. Toutefois, l’action singulière du baptême ne garantit pas la connexion continue avec la source de vie. Nous devons chercher continuellement à rester connectés à Christ afin de porter des fruits, tels que les attitudes transformées qui sous-tendent notre capacité à aimer et à se soumettre à autrui. Par conséquent, être connecté à Christ constitue la base de l’unité avec autrui. Plus nous seront proches de Christ, plus nos relations avec ceux qui nous entourent se rapprocheront.


Considérez ceci: En quel sens sommes-nous « en Christ »? Comment pouvons-nous rester connectés à Christ afin de faire l’expérience de la fécondité et de la transformation que Dieu désire de nous?


ÉTAPE 3—Appliquer


Coin du moniteur: Tandis que Christ est la Source de l’unité de l’église, chaque membre est appelé à maintenir l’unité de son église. Aidez les membres à comprendre leur besoin de rester connectés à la Source de la vie et de l’unité afin d’accomplir la volonté de Dieu pour l’église.


À méditer:


u Pourquoi toutes les bénédictions qui sont répertoriées au début du livre des Éphésiens sont-elles axées sur l’unité de la création de Dieu?


v Si Christ est la clé de l’unité et si l’unité de tous les chrétiens dépend directement de Lui, quel rôle joue chaque membre dans l’unité de l’église?


w Discutez la citation suivante d’Ellen G. White:


« Même alors que le scion est uni extérieurement au cep, il se peut qu’il n’y ait entre eux aucune relation vitale; donc pas de croissance ni de fécondité. Il peut aussi y avoir un rapport apparent avec le Christ, sans l’union réelle de la foi. Une profession de piété introduit les hommes dans l’église, mais seul leur caractère et leur conduite prouvent leur intimité avec le Christ. S’ils ne portent pas de fruits, ce sont de faux sarments. Leur séparation d’avec le Christ les expose à une ruine aussi complète que celle qui attend le sarment desséché. » – Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 681.


x Laquelle des attitudes décrites dans Éphésiens, pensez-vous être la plus importante pour le maintien de l’unité et de l’harmonie de l’église? Sur quelles preuves basez-vous votre réponse?


ÉTAPE 4 — Créer


Coin du moniteur: L’idée selon laquelle Christ est la clé de l’unité et de l’harmonie peut sembler très théorique. Il est important que votre classe comprenne que le rôle de Christ est très pratique.


Activités :


  1. Dessinez un diagramme dans lequel vous tentez de connecter les idées de la leçon d’une manière significative. Veillez à montrer comment Christ est la clé de l’unité.

  1. Créez une grande clé à partir de tout matériel que vous avez à votre disposition. Distribuez les étiquettes à clés à chaque membre de la classe et demandez-leur de compléter l’une des phrases suivantes sur l’étiquette:

  1. Christ est la clé pour améliorer ma relation avec....

  1. Christ est la clé pour éliminer les barrières entre moi et....

  1. Christ est la clé pour débloquer le dessein de Dieu pour ma vie en ce qui concerne....

  1. Christ m’a pardonné, c’est pourquoi je dois pardonner....

  1. Christ m’a fait grâce, c’est pourquoi je dois ....

Quand tout le monde finit de décrire, utilisez des épingles pour accrocher les étiquettes remplies sur la clé.



Commentaires pour les moniteurs


Commentaires pour les moniteurs


Commentaires pour les moniteurs


Commentaires pour les moniteurs


Commentaires pour les moniteurs


*27 Octobre au 2 Novembre


L’expérience de l’unité dans l’église primitive


Sabbat Après-Midi


Lecture de la semaine: Actes 1:12-14, Actes 2:5-13, 14:12, Actes 2:42-47, Actes 4:32-37, Actes 5:1-11, 2 Corinthiens 9:8-15.


Verset à mémoriser: « Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières » (Actes 2:42, LSG).


L’unité de l’Église est le résultat d’une expérience spirituelle commune en Jésus, qui est Lui-même la vérité. « Je suis le chemin, la vérité et la vie: nul ne vient au Père que par Moi » (Jean 14:6). Des liens solides de communion naissent dans un voyage spirituel commun et une expérience partagée. Les premiers Adventistes avaient eu une telle expérience dans le mouvement millérite. Leur expérience commune de 1844 unissait leurs cœurs alors qu’ils cherchaient une explication à leur déception. Cette expérience a donné naissance à l’Église Adventiste du Septième Jour et la vérité sur le jugement précédant la venue de Christ, et tout ce que cela entraine.


L’expérience des disciples de Jésus après Son ascension au ciel est un témoignage de la puissance de la parole de Dieu, de la prière et de la communion dans la création de l’unité et de l’harmonie parmi les croyants de différentes origines. Cette même expérience est encore possible aujourd’hui.


« J’insiste que la communion est un élément particulièrement important dans l’adoration commune... Il n’y a aucune alternative pour le chrétien dans sa réalisation du lien spirituel qui l’unit aux autres croyants et au Seigneur Jésus Christ... Jésus Christ amène d’abord l’âme à Lui-même, mais ensuite, Il unit toujours cette âme aux autres croyants dans Son corps, l’église. » – Robert G. Rayburn, O Come, Let Us Worship (Grand Rapids: Baker Book House, 1980), p. 91.


* Étudiez cette leçon pour le sabbat 3 Novembre.



Leçon


5


(page 38 du guide standard)


28 Octobre


Jours de préparation


Lors des dernières heures passées avec les disciples avant Sa mort, Jésus a promis qu’Il ne les laisserait pas seuls. Un autre Consolateur, l’Esprit Saint, serait envoyé pour les accompagner dans leur ministère. L’Esprit les aiderait à se souvenir de tout ce que Jésus avait dit et fait (Jean 14:26) et les guiderait dans la découverte de plus de vérités (Jean 16:13). Le jour de Son ascension, Jésus renouvela cette promesse. « Vous, dans peu de jours, vous serez baptisés du Saint Esprit... vous recevrez une puissance, le Saint Esprit survenant sur vous » (Actes 1:5, 8, LSG). La puissance de l’Esprit Saint sera accordée aux disciples pour leur permettre d’être des témoins dans Jérusalem, dans la Judée, en Samarie et jusqu’au bout de la terre (Actes 1:8).


Lisez Actes 1:12-14. Qu’ont fait les disciples pendant cette période de dix jours?


On peut imaginer ces dix jours comme une période d’intense préparation spirituelle, une sorte de retraite au cours de laquelle ces disciples partagent leurs souvenirs de Jésus, Ses actes, Ses enseignements et Ses miracles. Tous « d’un commun accord persévéraient dans la prière » (Ac. 1:14).


« Tandis que les disciples attendaient l’accomplissement de la promesse, ils humiliaient leurs cœurs dans une véritable repentance et confessaient leur incrédulité. Tout en se remémorant les paroles que le Christ avait prononcées avant Sa mort, ils en pénétraient davantage le sens. Les vérités qui s’étaient effacées de leur mémoire leur revenaient à l’esprit, et ils se les répétaient les uns aux autres, tout en se reprochant leur manque de compréhension à l’égard du Sauveur. Les scènes de Sa vie merveilleuse défilaient devant eux, telle une procession. Comme ils méditaient sur Sa vie pure et sainte, ils sentaient que pour eux nulle peine ne serait trop dure, nul sacrifice trop grand, si leur vie rendait témoignage de la beauté de Son caractère. Oh, si seulement il leur était donné de revivre les trois années écoulées, comme ils agiraient différemment! S’ils pouvaient seulement revoir le Maitre, avec quelle ferveur ils s’efforceraient de Lui montrer la profondeur de leur amour et la sincérité de leur douleur de L’avoir peiné par une parole ou un acte d’incrédulité! Mais ils se réconfortaient en pensant qu’ils étaient pardonnés. Et ils résolurent, dans la mesure de leurs forces, d’expier cette incrédulité en confessant courageusement le Christ devant le monde. Les disciples priaient avec une intense ferveur, afin de pouvoir affronter les pécheurs et prononcer des paroles qui les amèneraient à la repentance. Faisant table rase de toutes divergences, de tout désir de suprématie, ils s’unissaient étroitement dans la communion chrétienne. Ils se rapprochaient de plus en plus de Dieu. » – Ellen G. White, Les conquérants pacifiques, pp. 34.


Que souhaiteriez-vous pouvoir refaire dans votre marche de la foi? Que pouvez-vous apprendre de vos regrets sur le passé qui puisse vous aider à vous améliorer dans le futur?


Dimanche


(page 39 du guide standard)


29 Octobre


De Babel à la Pentecôte


Les jours de préparation spirituelle juste après l’ascension de Jésus ont culminé avec les évènements de la Pentecôte. Le premier verset nous dit que ce jour-là, juste avant que le Saint-Esprit ne soit répandu sur les disciples, ils étaient tous ensemble, « d’un commun accord », en un seul endroit (Actes 2:1).


Dans l’Ancien Testament, la Pentecôte est la deuxième des trois grandes fêtes à laquelle chaque Israélite mâle devrait participer. Elle était célébrée cinquante jours (en grec, pentekoste, cinquantième jour) après la Pâque. Au cours de cette fête, les Hébreux présentaient à Dieu les premiers fruits de leur récolte comme une offrande d’action de grâces.


À l’époque de Jésus, la fête de la Pentecôte incluait aussi une célébration du don de la loi sur le Mont Sinaï, (Exode 19:1). Ainsi, nous voyons ici l’importance continue de la loi de Dieu comme une partie intégrante du message chrétien au sujet de Jésus, dont la mort offre le pardon à quiconque se repent de la violation de la loi divine. Il n’est pas étonnant que l’un des textes essentiels concernant les derniers jours porte sur la loi et l’évangile: « C’est ici la persévérance des saints, qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus. » (Apo. 14:12, LSG).


En outre, tout comme sur le Mont Sinaï quand Moïse recevait les dix commandements (Exode 19:16-25, Hébreux 12:18), plusieurs phénomènes extraordinaires se produisirent à cette Pentecôte. « Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d’un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d’eux. Et ils furent tous remplis du Saint Esprit, et se mirent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer. » (Actes 2:2-4, LSG).


Lisez Actes 2:5-13. Quelle est le sens et la portée de cet évènement extraordinaire?


La Pentecôte devait être une joyeuse fête d’action de grâces au Seigneur pour Ses bienfaits. C’est peut-être la raison de la fausse accusation d’ivresse (Ac. 2:13-15). La puissance de Dieu est surtout vue dans le miracle consistant à parler et à comprendre diverses langues. Les Juifs de tout l’empire romain, venus à Jérusalem pour cette fête, entendaient le message de Jésus, le Messie, dans leurs propres langues.


D’une manière unique, la Pentecôte aide à vaincre la dispersion de la famille humaine originelle et la formation des groupes ethniques, qui a commencé à la tour de Babel. Le miracle de la grâce commence par la réunification de la famille humaine. L’unité de l’église de Dieu à l’échelle mondiale témoigne du caractère de Son royaume comme la restauration de ce qui était perdu à Babel.


Lundi


(page 40 du guide standard)


30 Octobre


L’unité dans la communion


En réponse au sermon de Pierre et à son appel à la repentance, environ trois mille personnes prirent la décision d’accepter Jésus comme le Messie et l’accomplissement de la promesse d’Israël dans l’Ancien Testament. Dieu était à l’œuvre dans les cœurs de tous ces gens. Beaucoup avaient entendu parler de Jésus de loin et peuvent avoir voyagé à Jérusalem dans l’espoir de Le voir. Certains peuvent avoir vu Jésus et entendu Son message de salut de Dieu, mais ne s’étaient pas engagés à devenir Ses disciple. À la Pentecôte, Dieu est miraculeusement intervenu dans la vie des disciples et les a utilisés en tant que témoins de la résurrection de Jésus. Maintenant, ils savent qu’au nom de Jésus, les gens peuvent avoir le pardon de leurs péchés (Actes 2:38).


Lisez Actes 2:42-47. Quelles activités ces premiers disciples de Jésus faisaient en tant qu’une communauté de croyants? Qu’est-ce qui créait cette étonnante unité de communion?


Il est remarquable que la première activité dans laquelle cette communauté de nouveaux croyants s’est engagée fût d’apprendre l’enseignement des apôtres. L’enseignement de la Bible est un moyen important pour faciliter la croissance spirituelle des nouveaux croyants. Jésus avait donné comme mandat à Ses disciples d’enseigner aux croyants « à observer tout ce [qu’Il les a] prescrit » (Matthieu 28: 20, LSG). Cette nouvelle communauté a passé du temps à apprendre auprès des apôtres tout ce qui concerne Jésus. Ils avaient probablement entendu parler de la vie et du ministère de Jésus; Ses enseignements, Ses paraboles, Ses sermons et Ses miracles, tout est expliqué comme l’accomplissement des Écritures hébraïques dans les écrits des prophètes.


Ils ont également passé du temps dans la prière et la fraction du pain. On ne sait pas si la fraction du pain est une allusion directe à la sainte cène ou simplement une référence au partage du repas entre eux, comme Actes 2:46 semble l’impliquer. La mention de la communion implique certainement que cette nouvelle communauté passait du temps ensemble, souvent et régulièrement, aussi bien dans le temple à Jérusalem, qui a toujours servi de centre de leurs dévotions et d’adorations, que dans leurs maisons privées. Ils partageaient une vie intime. Ils mangeaient et priaient ensemble. La prière est un élément vital d’une communauté de foi, et elle est essentielle à la croissance spirituelle. Cette nouvelle communauté passait du temps à adorer Dieu. La Bible rapporte que ces activités étaient faites « résolument ».


Cette communion inébranlable créait de bonnes relations entre les membres et la communauté à Jérusalem. Les nouveaux croyants sont décrits comme « ayant grâce auprès de tout le peuple » (Ac. 2:47, LSG). Sans doute l’œuvre de l’Esprit Saint dans leur vie a un impact puissant sur leur entourage et servait comme un puissant témoignage à la vérité de Jésus, le Messie.


Qu’est-ce que votre église locale peut apprendre de l’exemple donné ici en ce qui concerne l’unité, la fraternité et le témoignage?


Mardi


(page 41 du guide standard)


31 Octobre


La générosité et la cupidité


Luc nous dit que l’une des excroissances naturelles de la fraternité vécue par les disciples de Jésus peu de temps après la Pentecôte était leur soutien mutuel. « Tous ceux qui croyaient étaient dans le même lieu, et ils avaient tout en commun. Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, et ils en partageaient le produit entre tous, selon les besoins de chacun. » (Ac. 2:44, 45, LSG).


Ce partage des biens communs n’est pas une exigence de la communauté, mais une conséquence volontaire de leur amour dans la communion. C’est aussi une expression concrète de leur unité. Ce soutien mutuel a continué pendant un certain temps, et nous avons plus de détails à ce sujet dans Actes 4 et 5. C’est également un thème qu’on retrouve dans d’autres passages dans le Nouveau Testament, comme nous le verrons par la suite.


C’est dans ce contexte que Barnabas est introduit pour la première fois. Il semble être une personne riche qui possédait des terres. Après avoir vendu ses biens au profit de la communauté, il a apporté tout l’argent aux apôtres (Actes 4:36, 37). Barnabas est dépeint comme un modèle.


Lisez Actes 4:32-37 et 5:1-11. Comparez les comportements et les attitudes de Barnabas à ceux d’Ananias et Saphira. Qu’y avait-il de mal avec ce couple?


En plus de leur péché de mensonge à l’Esprit Saint, ces gens ont aussi exprimé la cupidité et la convoitise. Peut-être aucun péché ne peut détruire la communion et l’amour fraternel aussi vite que l’égoïsme et la cupidité. Si Barnabas sert d’exemple positif dans l’église primitive, Ananias et Saphira sont l’opposé. Luc est honnête dans le partage de cette histoire de gens moins vertueux dans la communauté.


Dans les dix commandements (Exode 20:1-17), le dernier commandement, celui de la convoitise, est différent des autres. Tandis que les autres commandements parlent d’actions qui transgressent visiblement la volonté de Dieu pour l’humanité, le dernier commandement concerne ce qui est caché dans le cœur. Le péché de convoitise n’est pas une action; c’est plutôt un processus de pensée. La convoitise et l’égoïsme son compagnon, ne sont pas des péchés visibles mais une condition de la nature humaine pécheresse. La convoitise devient visible lorsqu’elle se manifeste dans des actions égoïstes, telles que ce qui est décrit sur Ananias et Saphira. Dans un sens, le dernier commandement est la racine du mal qui se manifeste dans les actions condamnées par tous les autres commandements. Leur convoitise a ouvert leurs cœurs à l’influence de Satan, qui les a amenés à mentir à Dieu; ceci n’est pas contraire à ce que la convoitise de Judas l’a amené à faire.


Quels sont les moyens par lesquels nous pouvons chercher à déraciner la convoitise de nos propres vies? Pourquoi la louange et les actions de grâces à Dieu pour ce que nous avons est un puissant antidote contre ce mal?


Mercredi


(page 42 du guide standard)


1er Novembre


N’oubliez pas les pauvres


Le partage des ressources est souvent une expression tangible de l’unité dans l’église primitive. La générosité décrite dans les premiers chapitres du livre des Actes se poursuit plus tard avec Paul invitant les églises qu’il a fondées en Macédoine et en Achaïe à apporter une contribution pour soutenir les pauvres à Jérusalem (Voir Actes 11:27-30, Gal. 2:10, Romains 15:26, 1 Corinthiens 16:1-4). Ce don devient une expression tangible du fait que les églises, constituées principalement des Gentils croyants, aimaient leurs frères et sœurs du patrimoine juif à Jérusalem et ils étaient disposés à les soutenir. Malgré les différences culturelles et ethniques, ils forment un seul corps en Christ et profitent ensemble du même évangile. Ce partage avec ceux qui en ont besoin révèle non seulement l’unité qui existait déjà dans l’église, mais également, cela renforce cette unité.


Lisez 2 Corinthiens 9:8-15. Selon Paul, quels seront les résultats de la générosité révélée par l’église de Corinthe?


L’expérience de l’unité dans l’église primitive nous montre ce qui peut encore être fait aujourd’hui. L’unité, cependant, n’est pas arrivée sans engagement volontaire de tous les croyants. Les dirigeants de la communauté voyaient cela comme leur ministère de favoriser l’unité en Christ. Tout comme l’amour entre mari et femme, où entre parents et enfants, est un engagement qui doit être intentionnellement cultivé tous les jours, ainsi est l’unité parmi les croyants. L’unité que nous avons en Christ est encouragée et rendue visible de plusieurs manières.


Les éléments évidents qui ont favorisé cette unité dans l’église primitive étaient la prière, l’adoration, la communion, une vision commune et l’étude de la parole de Dieu. Non seulement ils comprenaient leur mission de prêcher l’évangile à toutes les nations, ils savaient aussi qu’ils avaient une responsabilité d’aimer et de prendre soin des autres. Leur unité se manifeste dans leur générosité et le soutien mutuel au sein de leurs propres communautés locales et entre les communautés ecclésiales, même s’il fallait parcourir de longues distances.


« Leur générosité prouvait qu’ils n’avaient pas reçu la grâce de Dieu en vain. Quelle pouvait être la cause d’une telle générosité, sinon la sanctification de l’Esprit? Pour les croyants et les non-croyants, cette générosité semblait être un miracle de la grâce. » – Ellen G. White, Conquérants pacifiques, p. 305.


De quelles façons vous et votre église avez connu les avantages de la générosité envers les autres? Autrement dit, quelles bénédictions viennent à ceux qui donnent aux autres?


Jeudi


(page 43 du guide standard)


2 Novembre


Réflexion avancée: Ellen G. White, « La Pentecôte », pp. 33-42, dans Conquérants pacifiques.


« Ces libéralités de la part des croyants résultaient de l’effusion de l’Esprit. Les néophytes “n’étaient qu’un cœur et qu’une âme”. Un intérêt commun les dirigeait: le succès du mandat qui leur était confié. La cupidité ne trouvait aucune place dans leur vie. L’amour de leurs frères et de la cause qu’ils avaient épousée était plus grand que celui de l’argent et des biens matériels. Leurs œuvres attestaient que le salut des âmes avait pour eux une bien plus grande valeur que toutes les richesses terrestres.


Il en sera toujours ainsi lorsque l’Esprit de Dieu prendra possession d’une vie. Ceux dont le cœur est rempli de l’amour de Christ suivront l’exemple du Sauveur qui se “fit pauvre par amour pour nous, afin que, par Sa pauvreté, nous fussions enrichis”. L’argent, le temps, la réputation, tous ces dons reçus de la main divine, ils ne les considèrent que comme un moyen de contribuer à l’avancement du règne de Dieu. Il en était ainsi dans l’église primitive. Lorsque dans l’église de nos jours on verra, animés de la puissance de l’Esprit, les membres détourner leurs affections des choses de la terre, et accepter de faire des sacrifices pour que leurs semblables aient la possibilité d’entendre prêcher l’évangile, les vérités qu’ils proclameront auront une puissante influence sur leurs auditeurs. » – Ellen G. White, Conquérants pacifiques, p. 64.


Discussion:


Relisez dans cette leçon les facteurs qui ont contribué à créer l’unité que l’église primitive avait vécue. Comment pouvons-nous, en tant qu’église aujourd’hui, faire des choses semblables? Autrement dit, que nous manque-il, contrairement à ce qui se passait chez ces croyants à ce moment-là?


En quoi l’histoire de ces premières églises du Nouveau Testament donnant une offrande généreuse pour aider les pauvres à Jérusalem est-il un exemple de ce que nous devrions faire aujourd’hui? Qu’en est-il des autres questions sociales? Comment les églises locales peuvent-elles être impliquées dans leur communauté afin de réduire la pauvreté et de fournir d’autres services essentiels?


w Quels enseignements pouvons-nous tirer de la triste histoire d’Ananias et Saphira? Quelle est l’importance de l’expression qu’on trouve dans Actes 5:5 et 5:11 sur la « grande crainte » qui a saisi l’église en ce qui concerne ces deux décès?


Résumé: L’église primitive a connu une croissance rapide parce que les disciples de Jésus s’étaient intentionnellement préparés pour l’effusion de l’Esprit Saint promis. Leur communion et leur foi communes étaient les moyens utilisés par le Saint-Esprit pour préparer leur cœur à la Pentecôte. Après la Pentecôte, le Saint-Esprit a continué à transformer cette communauté nouvelle, comme cela se manifeste dans leur générosité les uns envers les autres et la croissance rapide de l’église.


Vendredi


(page 44 du guide standard)


Histoire Missionnaire


De rockeur au médecin


par Vyacheslav Koshkodan


À l’âge de 16 ans, j’étais un rockeur qui écoutait Nirvana et Metallica. J’avais les cheveux longs et portais des vêtements déchirés. Je passais mes nuits dans une salle de danse, à boire de l’alcool et à fumer de la marijuana dans ma petite ville natale de l’ex République Soviétique de Moldavie. Puis un membre de l’Église Adventiste du Septième Jour s’intéressa à moi. Il ne me condamnait pas, il parlait seulement de son amour pour Jésus. Il me demandait souvent: « Avez-vous lu la Bible? » Après un certain temps, je commençai à me demander pourquoi ce gars me demandait de lire la Bible. Un soir, j’amenai une Bible avec moi à la salle de danse et me mis à lire. C’était comme un conte de fée pour moi, et je ne prenais pas cela au sérieux. Mais je continuais à lire, et quelque chose d’étrange se passa.


Ma vie commença à changer. Les choses que j’aimais n’étaient plus excitantes pour moi. Une nuit, je regardai autour de la piste de danse et je pensai, « que fais-tu ici? » Je suis allé à la maison pour ne plus jamais revenir. À la maison, je continuai la lecture de la Bible. Je posais beaucoup de questions à celui qui m’avait dit de lire la Bible, et je commençai à observer le sabbat. Bientôt, je m’inscrivis à l’Université pour étudier la médecine à Chisinau, la capitale de la Moldavie. Nous avions cours six jours par semaine, du lundi au samedi, mais j’étais allé dire au doyen que je ne pouvais pas étudier le samedi. Il me répondit que je devrais changer mon cursus. À la maison, je tombai sur mes genoux et pria: « Dieu, si Tu veux que je devienne médecin, aide-moi à l’école. » Quand j’ai prié, j’eus l’idée de parler directement à l’enseignant qui faisait cours les samedis. Je lui ai parlé de mes convictions, et il m’a donné la permission de faire mes devoirs un autre jour.


Quand j’ai eu mon diplôme six ans plus tard, mes camarades de classe me regardaient avec respect. Ils dirent : « vous veniez aux cours seulement cinq jours par semaine, mais vous avez une meilleure mention que nous. Comment est-ce possible? » Je leur dis: « j’apprends de Dieu, et Il est mon Maitre. » Mais vraiment, Dieu est plus que mon professeur. Il a fait de moi une nouvelle personne. Aujourd’hui, j’ai 33 ans et je suis père de trois enfants. En plus d’être un médecin, je suis un pasteur et directeur du département de la santé pour l’Église Adventiste en Moldavie. Tout est possible avec Jésus. Si Jésus a pu me changer, il peut changer quelqu’un.


Une partie de l’offrande du treizième sabbat du quatrième trimestre 2017 a contribué à transformer le sanatorium soviétique en un centre de conférences et de camp des explorateurs en Moldavie. Merci pour vos offrandes missionnaires.


Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org


Commentaires pour les moniteurs


La leçon en bref


Texte clé: Actes 2:42-47


Objectifs:


Savoir: Comprendre que l’unité est forgée à travers un voyage spirituel que les croyants font sous la houlette du Saint-Esprit.


Ressentir: Apprécier le lien entre la dévotion à Dieu et l’amour pour les autres.


Agir: S’engager à accroitre l’amitié entre les membres de votre église.


Plan de l’étude:


  1. Savoir: L’expérience spirituelle commune favorise l’unité

A Quelles croyances, pratiques et valeurs ont été considérées importantes par les membres de l’église primitive décrite dans Actes 2?


B Pourquoi était-il important que les croyants se réunissent dans les temples et dans leurs maisons?


C Quel rôle spécifique le Saint-Esprit a-t-il joué dans la nouvelle communauté?


  1. Ressentir: La dévotion à Dieu impacte les autres

A En considérant la liste des activités dans Actes 2:42-47, y a-t-il une activité qui semble plus importante qu’une autre? Pourquoi ou pourquoi pas?


B Comment la dévotion à Dieu pourrait-elle mener au changement d’attitude envers les autres?


C Comment avez-vous vécu ce changement d’attitude dans votre propre vie?


III. Agir: Favoriser la communion


A Comment la communion chrétienne diffère-t-elle d’une simple association avec des amis?


B Quels obstacles empêchent l’église contemporaine de connaitre tous les avantages de la communion avec l’autre?


C Quelles mesures pouvez-vous prendre pour améliorer la communion au sein de votre classe de l’école du sabbat et au sein de toute votre famille ecclésiale?


Résumé: Grâce à la puissance de l’Esprit Saint, l’église primitive a vécu l’unité et son expression d’amour et de générosité alors que les gens passaient du temps ensemble, partageant leur amour et dévouement à Dieu.


Cycle d’apprentissage


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: Actes 2:42-47


Concept clé de croissance spirituelle: Quand nous communions dans l’adoration et la communion fraternelle, le Saint-Esprit travaille en nous pour changer nos mauvaises attitudes en semant en nous l’amour les uns envers les autres. Cette transformation rend gloire à Dieu.


Coin du moniteur: Il y a plusieurs avantages de l’unité décrite dans Actes 2. Le facteur le plus important souligné par cette histoire, c’est que le fait de travailler avec un but commun nous aide à oublier les choses qui nous divisent, transformant ainsi la façon dont nous voyons les autres.


Discussion d’ouverture: Pendant la première moitié du XIXe siècle, sur le continent nord-américain, les églises chrétiennes ont connu un réveil religieux, communément appelé le deuxième grand réveil. Bien qu’il soit souvent connu pour ses niveaux excessifs d’émotivité, ce réveil avait d’autres impacts importants. Conscients, non seulement de leurs propres péchés, mais aussi du mal autour d’eux, les chrétiens ont décidé de réformer leur société. Des milliers de chrétiens se sont joints aux sociétés bénévoles qui avaient des objectifs singuliers, tels que réduire la consommation de l’alcool ou la pauvreté. Plusieurs de ces sociétés avaient tout à fait réussi à atteindre leurs objectifs. Mais il y avait un effet secondaire auquel personne ne s’attendait. Les chrétiens de différents milieux confessionnels, qui normalement se critiquaient sur la doctrine ou tout simplement, s’ignoraient, ont trouvé que travailler étroitement ensemble sur un projet ayant des objectifs communs leur a permis de profiter les uns des autres, et ils ont souhaité adorer ensemble. Tout comme l’église des Actes, les chrétiens impliqués dans les sociétés bénévoles ont trouvé que passer du temps dans des relations étroites avec d’autres personnes qui partagent une motivation commune était source d’harmonie entre eux.


Discussion: Pensez à d’autres exemples dans lesquels travailler étroitement ensemble avec un objectif ou un but commun a, de façon inattendue, rassemblé les gens en harmonie. Quelle a été la motivation centrale qui réunissait l’église primitive? Combien de fois vous souvenez-vous de la motivation qui vous a uni à d’autres chrétiens?


ÉTAPE 2—Explorer


Coin du moniteur: Les discussions des Actes 2:42-46 sont souvent axées sur la liste des comportements dans l’église primitive. Pendant que vous explorez ces versets, essayez de déplacer l’attention vers les attitudes, les valeurs et les relations. Examinez ce qui a motivé les comportements.


Commentaire biblique


Actes 2 donne un aperçu de la vie de la première communauté chrétienne. C’était une communauté touchée par la puissance de l’Esprit Saint et convaincue de l’importance du message de l’évangile. C’était aussi une communauté qui a démontré l’amour de Dieu pratiquement à travers une profonde unité dans l’Esprit qui est soulignée à plusieurs reprises dans les premiers chapitres des Actes. Une telle unité n’arrive pas par hasard.


  1. Définir la dévotion (Revoir Actes 2 avec votre classe).

Les premiers disciples de Jésus sont décrits comme des gens qui se consacrent continuellement à l’enseignement et à la communion des apôtres. Se consacrer à une chose consiste à être fidèle à cette chose. L’attention totale qu’exige la fidélité signifie que la dévotion ne peut se faire sans un niveau élevé d’engagement et de discipline. Par conséquent, la dévotion ne peut être commandée ou imposée aux autres. Plutôt, la vraie dévotion découle des attitudes et des priorités d’une personne. C’est une réponse du cœur.


Considérez ceci: Comment décririez-vous la dévotion? Quelles formes la dévotion prend-elle au vingt-et-unième siècle? Toutes ces formes de dévotion sont-elles correctes ? Pourquoi ou pourquoi pas?


  1. La dévotion à Dieu (Revoir Actes 1:12-14 et 2:42-47 avec votre classe).

Le premier objectif de la dévotion de l’église primitive était Dieu. Cela est démontré par leur dévotion à adhérer à l’enseignement des apôtres, à la prière et à la louange à Dieu. L’engagement a ouvert la voie à l’effusion de l’Esprit Saint à la Pentecôte (Actes 1:12-14) et a continué après cela. La dévotion à Dieu a donc précédé tout changement dans les interactions du chrétien avec d’autres personnes. Quand les croyants ont accepté Christ et se sont consacrés à Lui, ils se sont placés à une position où le Saint-Esprit pouvait travailler afin de transformer leur vie. Luc est prudent en soulignant que tous ceux qui ont connu la puissance de Dieu étaient ensemble et partageaient la même dévotion. Mais n’oublions pas que les interactions aimantes avec d’autres personnes à l’intérieur et à l’extérieur de leur communauté étaient également des actions de dévotion à Dieu. Lorsque nous répondons à la grâce de Dieu de façon tangible, nous L’honorons.


Considérez ceci: Qu’est-ce qui est à la base de la motivation des premiers chrétiens à se consacrer à Dieu? À quoi ressemble la dévotion totale à Dieu au vingt-et-unième siècle? Est-il possible d’imiter l’église primitive?


III. La dévotion à la communion fraternelle (Revoir Actes 2:42-44 avec votre classe).


Le mot « communion » est traduit du grec koinōnia. Il est dérivé du radical grec koinos, qui signifie « commun », « partagé », ou « mutuel ». Il désigne ainsi, ce qui se fait en commun entre les personnes. Le mot koinōnia lui-même était souvent utilisé dans la littérature grecque pour décrire la proximité, l’engagement et le lien mutuel de la relation conjugale. Cela inclue l’idée d’association étroite où il y a un partage mutuel entre eux, ainsi que l’idée de la bonne volonté qui se manifeste sous forme de partage avec les autres. Dans Actes 2, la communion est exprimée comme un temps commun, une activité commune, une mission commune et des biens communs. Cependant, la communion des croyants ne s’est produite que grâce à la fondation qu’ils avaient en commun: leur relation commune avec Christ. Bien qu’il soit facile d’énumérer les activités de l’église primitive qui étaient une manifestation de la communion, dans le Nouveau Testament, la communion concerne principalement la relation, non pas l’activité. Les croyants avaient des relations les uns avec les autres et vivaient une vie commune, précisément parce qu’ils avaient une relation avec Christ. La nature des relations entre les croyants était intime. Cette intimité était connue dans l’église primitive à travers l’acte exceptionnel de partager les repas avec d’autres croyants, indépendamment du statut socioéconomique ou ethnique.


Considérez ceci: Quels mots clés trouvez-vous dans Actes 2:42-46 qui révèlent davantage la nature de la communion entre les premiers chrétiens? Pourquoi Luc insiste-t-il sur l’idée de joie et de gratitude dans ce passage?


  1. Les résultats de la dévotion (Revoir Actes 2:45-47 et Actes 4:32-37 avec votre classe)

Étant donné que les croyants se sont consacrés à Dieu et à la communion, ils ont non seulement reconnu leur lien commun en Christ, mais ils sont également devenus plus conscients des besoins de leur entourage. Ils ont répondu en aidant par tous les moyens, y compris la vente de leurs biens et la distribution de leurs possessions. La construction grecque des versets 44-45, avec l’utilisation répétée du temps imparfait, donne à penser que ce n’était pas un évènement occasionnel, mais plutôt une pratique régulière et continue dans la communauté. C’était une réaction qui est née de l’amour pour Dieu et pour l’autre. Toutefois, cette prise de conscience des besoins de leur entourage n’était pas le seul résultat de la dévotion des premiers croyants. Luc souligne également leur joie, qui s’exprimait en action de grâces et en louange à Dieu et le fait que les autres personnes étaient attirées vers cette communauté chrétienne saine et dynamique.


Considérez ceci: Quels autres résultats positifs pouvez-vous attendre d’une communauté entièrement consacrée à Dieu? Si donner était une action volontaire des membres de la communauté chrétienne, pourquoi Ananias et Saphira sont-ils morts?


ÉTAPE 3—Appliquer


Coin du moniteur: Cette section vise à aider les membres à découvrir les motivations pour un comportement et une dévotion responsables, et à encourager ensuite la considération de la manière dont les membres peuvent se placer à un endroit où l’Esprit Saint peut transformer ces attitudes.


Application:


  1. Quelles choses ou personnes demandent votre dévotion? Quelle est la base de votre engagement envers ces choses? Y a-t-il quelques-unes d’entre elles qui aident dans la mission de l’église? Avez-vous besoin de repenser à l’objectif de votre dévotion?

  1. De quelles manières exprimez-vous votre joie et action de grâces pour la grâce que vous avez reçue en Christ?

À méditer:


  1. De quelles façons tangibles pouvez-vous passer plus de temps ensemble avec d’autres chrétiens dans l’adoration et la communion?

  1. Quels obstacles empêchent le partage de votre voyage avec Christ? Comment pouvez-vous surmonter ces obstacles?

ÉTAPE 4—Créer


Coin du moniteur: Les activités suivantes sont conçues pour aider les membres à répondre aux domaines dans lesquels l’Esprit Saint les a invités à renouveler leur dévotion à Dieu ou leur communion. Elles fournissent des mesures concrètes afin d’améliorer la communion entre les membres.


Activité individuelle:


Écrivez une lettre à Dieu dans laquelle vous avouez les objets et les personnes qui ont été au centre de votre dévotion et ensuite demandez-Lui de vous placer à un endroit où votre dévotion sera centrée sur Lui.


Activités de groupe :


  1. Élaborez un plan pour votre classe de l’école du sabbat pour approfondir leur communion les uns avec les autres en dehors des services du sabbat matin.

  1. Planifiez une activité commune dans le but d’aider les autres ou de faire avancer la mission de l’église. Alors, invitez des collègues à se joindre à vous, y compris ceux avec qui vous pouvez avoir des relations tendues.

Commentaires pour les moniteurs


Commentaires pour les moniteurs


Commentaires pour les moniteurs


Commentaires pour les moniteurs


Lambeth Sriwattanapapha



Unis par la Mission


Qu’est-ce qu’un garçon de 11 ans en Thaïlande, un chien en Indonésie, et un pilote missionnaire aux Philippines ont en commun? Ils sont unis par la mission dans la Division de l’Asie-Pacifique Sud, qui recevra l’offrande du treizième sabbat de ce trimestre.


Lisez la suite dans les rapports missionnaires trimestriels des adultes (bit.ly/adultmission) et des enfants (bit.ly/childrensmission).


Merci de soutenir la


Mission Adventiste par


vos prières et vos


offrandes missionnaires


de l’école du sabbat.


Dolby


Dwayne


ETM Engagement Total de chaque Membre


LE TEMPS DE L’ETM


Qu’est-ce que l’engagement total de chaque membre?


ETM est un programme d’évangélisation de grande envergure par l’église sur le plan mondial et qui implique chaque membre, chaque église locale, chaque entité administrative, chaque ministère de sensibilisation du public, mais aussi de la sensibilisation personnelle et institutionnelle.

C’est un plan d’évangélisation intentionnel, axé sur un calendrier, qui détecte les besoins des familles, des amis et des voisins. Le programme partage ensuite comment Dieu répond à chaque besoin, aboutissant à l’implantation d’églises et à la croissance de l’église, en mettant l’accent sur la retenue, la prédication, le partage et le discipulat.

COMMENT METTRE EN ŒUVRE ETM À L’ÉCOLE DU SABBAT


Dédiez les 15 premières minutes* de chaque leçon pour planifier, prier et partager:


ETM INTERNE : Planifiez de visiter, de prier, et de prendre soin des membres manquants ou malades, et assignez des quartiers aux membres. Priez et discutez des moyens de pourvoir aux besoins des familles ecclésiales, des membres inactifs, des jeunes, des femmes, des hommes, et des diverses façons d’impliquer la famille de l’église.

ETM COMMUNAUTAIRE: Priez et réfléchissez aux moyens d’atteindre votre communauté, ville et monde, en accomplissement du mandat évangélique qui consiste à semer, récolter et conserver. Impliquez tous les ministères dans l’église lorsque vous planifiez les projets d’évangélisation à court et à long terme. ETM est un programme d’actes intentionnels de bonté. Voici quelques façons pratiques de s’impliquer personnellement:

  1. Développez l’habitude de trouver des besoins de votre communauté.

  1. Faites des plans pour répondre à ces besoins.

  1. Priez pour l’effusion de l’Esprit Saint.

ETM EXTERNE: Étudiez la leçon. Encouragez les membres à s’engager dans l’étude biblique individuelle. Adoptez une méthode participative à l’école du sabbat. Étudiez pour la transformation, et non pour l’information.

ETM: Communion fraternelle, Évangélisation, Mission Mondiale. 15 minutes. Activités: Prier, planifier, organiser pour l’action. Prendre soin des membres manquants. Planifier des sorties.


ETM: Étude de la leçon. 45 Min. Activités: Impliquer tout le monde dans l’étude de la leçon. Poser des questions. Mettre en évidence les principaux textes.


ETM: Déjeuner. Planifier un déjeuner pour la classe après le culte. PUIS SORTIR POUR VISITER QUELQU’UN !


* Ajuster le temps si nécessaire.


* 3 au 9 Novembre


Métaphores de l’ unité


Sabbat Après Midi


Lecture de la semaine: 1 Pierre 2:9 ; Exode 19:5, 6; Ep. 2:19-22; 1 Corinthiens 3:16, 17; 1 Corinthiens 12:12-26; Jean 10:1-11; Psaume 23.


Verset à mémoriser: « Car, comme le corps est un et a plusieurs membres, et comme tous les membres du corps, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps, ainsi en est-il de Christ. » (1 Corinthiens 12:12, LSG).


Comme tout étudiant de la Bible le sait, elle est pleine d’images et de symboles qui pointent vers les réalités supérieures à ces images et symboles eux-mêmes. Par exemple, le système sacrificiel biblique entier est une symbolisation d’une réalité beaucoup plus grande: Jésus et l’ensemble du plan du salut.


Beaucoup d’autres types d’images sont utilisés dans la Bible et parfois des éléments plus fondamentaux, tels que l’eau, le feu, le vent. Selon le contexte, ces images peuvent se rapporter aux vérités théologiques et spirituelles. Par exemple, Jésus dit: « Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit; mais tu ne sais d’où il vient, ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né de l’Esprit » (Jean 3:8, LSG), le vent a été utilisé comme un symbole de l’Esprit Saint.


La Bible utilise un certain nombre de représentations pour décrire le type d’unité que nous trouvons dans l’église, l’unité que Dieu nous appelle à manifester devant le monde. Chaque image n’est pas complète en soi. Au contraire, dans l’ensemble, ces images révèlent beaucoup de choses sur l’unité de l’église, telles que la relation de l’église à Dieu, les relations entre les membres et la relation de l’église à la communauté dans son ensemble. Cette leçon se penchera sur certaines des images et ce qu’elles nous révèlent sur l’unité en Christ.


* Étudiez cette leçon pour le sabbat 10 Novembre.


Leçon


6


(page 46 du guide standard)


4 Novembre


Le peuple de Dieu


Lisez 1 Pierre 2:9; Exode 19:5, 6; Deutéronome 4:20; et Deutéronome 7:6. Que disent ces versets sur le statut spécial du peuple de Dieu?


L’église est formée d’individus, mais pas n’importe quel genre d’individus. L’église c’est le peuple de Dieu, les gens qui appartiennent à Dieu, qui reconnaissent Dieu comme leur Père et Sauveur, et qui ont été rachetés par Christ et qui Lui obéissent. Cette image met en évidence la notion selon laquelle Dieu a eu un peuple sur la terre depuis l’introduction du plan du salut et qu’il y a continuité entre Israël dans l’Ancien Testament et l’église dans le Nouveau. Depuis l’époque d’Adam, tous les patriarches avant et après le déluge et jusqu’à Abraham, Dieu a fait une alliance avec Son peuple pour être des représentants de Son amour, de Sa miséricorde et de Sa justice dans le monde.


Le peuple de Dieu est appelé « une race élue, un sacerdoce royal ». Ces termes indiquent qu’ils sont mis à part pour un usage spécifique, celui de « [proclamer] les vertus de celui qui [les] a appelés des ténèbres à Son admirable lumière » (1 Pierre 2:9, LSG). Ce texte fait écho à une description du caractère miséricordieux de Dieu, tel que décrit dans Exode 34:6, 7. « Dieu a acquis l’église comme Sa propre possession spéciale afin que ses membres puissent refléter Ses précieux traits de caractère dans leur propre vie et proclamer Sa bonté et Sa miséricorde à tous les hommes. » – The SDA Bible Commentary, vol. 7, p. 562.


Lisez Deutéronome 7:6-8. Qu’est-ce qui a poussé Dieu à choisir les descendants d’Abraham comme Son peuple? Comment cela peut-il être applicable aujourd’hui?


Peut-être nous pourrions nous demander, quel pays aujourd’hui mérite l’étiquette de « nation sainte » (une autre image de l’église)? Aucun. Toutes les nations et les groupes ethniques sont composés de personnes qui ne méritent pas l’amour et la grâce de Dieu. Et bien que la Bible nous appelle à être un peuple saint, l’Écriture enseigne également que le choix et la création d’Israël reposait entièrement sur Son amour et non sur quelque chose que les êtres humains pouvaient Lui apporter. La formation du peuple de Dieu est un acte de Sa création imbue d’amour, et malgré le péché et l’apostasie qui se sont répandus dans toute la nation, Dieu tint Sa promesse envers Abraham que par le biais de sa postérité, Christ, Dieu sauverait Son peuple. Tout comme l’élection du peuple de Dieu était un acte de Sa grâce, c’est de même pour leur salut. Ce thème nous rappelle nos racines communes dans la grâce imméritée de Dieu.


Pourquoi devons-nous garder toujours devant nous la vérité sacrée que notre salut repose sur ce que Christ a fait pour nous et non sur ce que nous pouvons toujours faire pour nous-mêmes, même si nous sommes « le peuple de Dieu »?


Dimanche


(page 47 du guide standard)


5 Novembre


La maison de Dieu


Une autre image du peuple de Dieu dans le Nouveau Testament est la maison de Dieu. C’est une métaphore des pierres et des bâtiments qui mettent en évidence la nature complexe et interdépendante des relations humaines dans l’église. Pierre fait référence aux chrétiens comme des « pierres vivantes » (1 Pierre 2:5). Cette métaphore contient également une qualité de permanence et de solidité.


Lisez Éphésiens 2:19-22. Quelles idées centrales Paul souligne-t-il dans ce passage? Que nous apprend cette image sur l’unité dans l’église?


Dans ce passage, Paul combine les deux images de l’église: l’une est inerte, une maison ou un bâtiment; tandis que l’autre est vivante, un foyer ou une maison composée de personnes.


Une pierre n’est pas très utile en soi, mais lorsqu’elle est associée à d’autres pierres, elle devient une structure pouvant supporter les tempêtes de la vie. Aucun chrétien ne peut être une pierre à lui-seul, chaque croyant doit être associé à d’autres dans la communauté de la maison de Dieu. Pour qu’un édifice soit solide, il doit reposer sur des bases solides. Jésus Christ est cette fondation et la « Pierre angulaire » de la maison de Dieu (voir aussi 1 Corinthiens 3:11). L’église aussi cesserait d’exister si elle ne fait pas de Christ la pierre angulaire de ses activités. L’église ne doit son existence qu’à Jésus Christ: Sa vie, Sa mort, Sa résurrection et Son retour. L’église constitue une communauté de croyants réunis pour partager la bonne nouvelle de Jésus au monde. L’ordre du jour de l’église, c’est Jésus: qui Il est, ce qu’Il a fait pour nous et en nous, et ce qu’Il offre à tous ceux qui L’accepteront comme Seigneur et Sauveur.


L’image d’une maison est aussi très significative. Elle repose sur les relations que les gens ont entre eux. C’est une image familière où on voit père et mère, frères et sœurs. Les liens familiaux peuvent être très forts, et les loyautés qui les accompagnent souvent transcendent tous les autres liens externes. La fidélité est une grande partie de l’unité, car comment peut-il y avoir une sorte d’unité sans loyauté?


Comment cette image est-elle liée à l’église? Les membres de l’église font également partie d’une grande famille. Nous sommes liés, non seulement parce que nous appartenons à la famille humaine par le biais de notre ancêtre commun Adam, mais aussi parce que nous sommes liés à Jésus, le Second Adam, par le biais de notre expérience commune de « nouvelle naissance ». Ainsi, nous devenons unis les uns aux autres, non seulement à cause des vérités doctrinales que nous avons en commun, mais aussi à cause de l’expérience d’être des âmes converties ayant une nouvelle vie en Jésus.


Malheureusement, ce n’est pas tout le monde qui garde un bon souvenir de sa propre famille. Par conséquent, cette image peut ne pas signifier grand-chose pour certains. Cependant, comment nous, en tant qu’église, devenons la famille que ces personnes n’ont jamais eue?


Lundi


(page 48 du guide standard)


6 Novembre


Le temple du Saint-Esprit


Une autre image relative au bâtiment que Paul utilise est celle du temple de Dieu ou de l’Esprit Saint. C’est l’image d’un bâtiment très couteux et précieux. Tout comme dans 1 Corinthiens 6:19, où l’image se réfère au corps personnel comme le temple du Saint-Esprit, Paul dans 1 Corinthiens 3:16-17, utilise l’image de l’édifice le plus sacré et le plus précieux de l’ancien Proche-Orient, le temple de Dieu.


Lisez 1 Corinthiens 3:16, 17. Qu’est-ce que cela signifie que l’église est le temple du Saint-Esprit? Quel est l’objet de son avertissement au verset 17?


Évidemment, Paul, en se référant à l’église, n’a pas à l’esprit un temple physique ou un lieu de résidence de Dieu. Le grec du Nouveau Testament établit une distinction entre la deuxième personne du singulier « tu », et la deuxième personne du pluriel « vous ». Dans ce passage, c’est le pluriel qui est utilisé. Cette métaphore se réfère à une entité morale: les chrétiens de Corinthe forment le temple du Saint-Esprit, et dans un sens spirituel, Dieu habite parmi eux.


Pour Paul, Dieu réside au sein de la communion chrétienne; d’où son avertissement que quiconque tente de détruire cette communion subira des conséquences du jugement divin. L’unité des croyants est au cœur de cette communion et de la présence de Dieu dans ce temple. Bien que ce texte soit souvent utilisé dans le sens de prendre soin de son corps physique (qui est, bien sûr, ce que les chrétiens sont censés faire de toute façon), ce n’est pas le point particulier que Paul souligne ici. Son message était une mise en garde contre ceux qui veulent détruire l’unité de l’église.


Plus tôt dans le chapitre 3 d’1 Corinthiens, Paul s’est référé à ce qu’il considère comme des défis à l’unité: « puisqu’il y a parmi vous de la jalousie et des disputes, n’êtes-vous pas charnels, et ne marchez-vous pas selon l’homme? » (1 Cor. 3:3, LSG). Ces attitudes et comportements sont de véritables menaces à l’unité des chrétiens et provoquent le retrait de la présence de Dieu de Son temple. En d’autres termes, les conflits dans l’église peuvent détruire le temple de Dieu. Ainsi, il exhorte les membres à délaisser les attitudes et les comportements qui menacent l’unité.


Lorsque les conflits éclatent dans l’église, le conseil de Paul aux Corinthiens est toujours en vigueur aujourd’hui: « Je vous exhorte, frères, par le nom de notre Seigneur Jésus Christ, à tenir tous un même langage, et à ne point avoir de divisions parmi vous, mais à être parfaitement unis dans un même esprit et dans un même sentiment. » (1 Cor. 1:10, LSG).


L’envie, les querelles et les divisions – ce ne sont pas seulement des problèmes de l’église au temps de Paul. Nous sommes aussi confrontés aux mêmes problèmes aujourd’hui. Quel rôle chacun d’entre nous a-t-il, dans la recherche des solutions à ces problèmes d’une manière qui ne menace pas notre unité?


Mardi


(page 49 du guide standard)


7 Novembre


Le corps de Christ


Peut-être – l’image la plus connue de l’église et celle qui parle le plus fortement de l’unité de ses différentes parties est le corps de Christ. « Car, comme le corps est un et a plusieurs membres, et comme tous les membres du corps, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps, ainsi en est-il de Christ… Vous êtes le corps de Christ, et vous êtes ses membres, chacun pour sa part. » (1 Cor. 12:12, 27, LSG).


Tout comme un corps est une seule unité qui se compose de plusieurs parties différentes, chacune avec sa fonction différente et sa responsabilité, ainsi en est-il de l’église en tant que corps de Christ.


Lisez 1 Corinthiens 12:12-26. Comment cette image d’un corps avec plusieurs membres s’applique-t-elle à votre congrégation locale? Comment s’applique-t-elle à une organisation mondiale comme l’Église Adventiste du Septième Jour?


L’enseignement de Paul dans 1 Corinthiens 12 traduit la réalité profonde que l’unité authentique des chrétiens n’est non seulement dans la diversité, et certainement pas en dépit de la diversité, mais aussi et surtout à travers la diversité. Nous ne devrions pas être surpris que ce soit l’Esprit Saint qui soit à l’origine de ces expressions de la diversité. Tout comme le corps humain est incroyablement unifié et étonnamment diversifié, ainsi en est-il idéalement du corps de Christ, qui, à travers cette diversité, exprime sa complétude et sa richesse.


Cette image s’adresse directement à nous en tant qu’église. Dans les quelques années passées, l’Église Adventiste a connu une croissance fulgurante. L’Église Adventiste est composée de personnes de presque chaque milieu socioculturel et chaque environnement concevable. Nos différences ethniques, raciales, culturelles, éducatives et d’âge ne doivent pas nous diviser en Christ. Si possible, cette diversité devrait être moulée par le Saint-Esprit comme une force pour l’unité, en révélant la vérité que, malgré ces différences, nous sommes tous un en Christ.


Comme nous l’avons vu, au pied de la croix, nous sommes tous égaux, peu importe qui nous sommes, ou d’où nous venons. Comme le monde qui nous entoure devient de plus en plus fragmenté, l’église doit démontrer que l’unité dans la diversité est possible. Le peuple de Dieu peut démontrer la puissance de guérison et de réconciliation de l’évangile.


Paul va plus loin et nous dit comment cet idéal peut être accompli. « Christ est le chef de l’église, qui est Son corps, et dont Il est le Sauveur » (Eph. 5:23, LSG). « Il est la tête du corps de l’église » (Col. 1:18, LSG). Puisque chaque croyant est spirituellement connecté à Christ, le corps entier est donc nourri avec la même nourriture. On n’insistera jamais assez sur l’importance de l’étude de la parole de Dieu, l’obéissance à ce que nous apprenons dans la parole et des expériences communes de l’adoration et de la prière dans l’unité du corps de Christ.


Mercredi


(page 50 du guide standard)


8 Novembre


La brebis et le berger


Lisez Jean 10:1-11. Quels sont les aspects qui parlent de l’unité dans cette métaphore de l’église comme une bergerie? Voir aussi Psaume 23.


Dans le monde moderne des grandes villes, il est devenu très rare de voir de près l’élevage des animaux. La plupart des gens savent maintenant peu de choses sur la relation entre les moutons et les bergers. Cependant, quand Jésus avait dit cette parabole, les gens l’avaient bien comprise. Quand il dit: « Je suis le bon berger », ils ont immédiatement reconnu et apprécié Sa référence au Psaume 23:1, « L’Éternel est mon berger. » L’image était non seulement claire, mais aussi remplie de valeur émotionnelle qui la rendait vivante. Dans la culture du Proche-Orient antique et encore aujourd’hui au Moyen-Orient, les bergers sont connus pour être dévoués aux soins de leurs moutons, quels que soient les défis. L’image du berger est devenue l’une des métaphores les plus chères, utilisées dans l’Écriture pour décrire le caractère de Dieu et Sa relation avec Son peuple.


L’image du peuple de Dieu comme des brebis est une image intéressante. Une impression que nous avons souvent des moutons est leur caractère faible et sans défense. Ainsi, ils dépendent du bon berger pour la protection et les directives. Ils sont, très franchement, vus comme stupides. Parfois, par inadvertance, les brebis se perdent, et le berger va les chercher et les ramener à la bergerie. Les agneaux ont souvent besoin d’être transportés et requièrent souvent des soins supplémentaires. La patience et la compréhension sont nécessaires pour s’occuper des moutons. À bien des égards, c’est une image parfaite pour représenter l’église. Le membre d’église n’a rien à craindre, mais il a tout à gagner dans une relation avec le Berger.


Jésus a aussi souligné dans cette parabole de la brebis la nécessité d’écouter la voix du berger. Lorsque les conditions l’exigent, il est possible de protéger quelques troupeaux de moutons en les plaçant dans la même bergerie. Comment peuvent-ils être séparés plus tard? Il faut juste que le berger se tienne à la porte de l’enclos et qu’il appelle. Ses moutons reconnaissent sa voix et viennent à lui. « Lorsqu’il a fait sortir toutes ses propres brebis, il marche devant elles; et les brebis le suivent, parce qu’elles connaissent sa voix » (Jean 10:4, LSG). Écouter la voix du berger est crucial pour l’église. En fait, l’unité et la sécurité du peuple de Dieu dépendent de sa proximité avec Lui, et cela se rapporte directement à leur obéissance à Sa voix.


En général, les gens n’aiment pas être dépeints comme des moutons. Néanmoins, pourquoi est-ce une métaphore appropriée pour nous? Qu’est-ce que cette image nous dit de notre besoin du Berger et de la nécessité d’obéir à Sa voix?


Jeudi


(page 51 du guide standard)


9 Novembre


Réflexion avancée: Ellen G. White, « Le divin Berger » pp. 474-481, dans Jésus-Christ », L’église sur la terre » pp. 194-196, dans Conseils à l’église.


« Dans le contexte du temple de Jérusalem ainsi que des structures gréco-romaines omniprésentes, les auteurs du Nouveau Testament emploient la métaphore du temple pour permettre aux croyants de voir la sainteté de l’église, le rôle de Dieu dans la création et dans l’église, l’œuvre déterminante de Christ et de l’Esprit et la solidarité des croyants au sein de l’église. Le domaine de l’architecture semble indiquer une image statique. Toutefois, la métaphore est utilisée en conjonction avec l’imagerie biologique et le processus de construction est souvent accentué. Plutôt que d’une image statique, c’est-à-dire un édifice, nous devons avoir à l’esprit le processus de construction. L’église a le privilège merveilleux de reconnaitre humblement dans sa vie et son histoire, ‘‘le temple du Dieu vivant’’ (2 Cor. 6:16) » – John McVay, “Biblical Metaphors for the Church: Building Blocks for Ecclesiology,” in Ángel Manuel Rodríguez, ed., Message, Mission, and Unity of the Church (Hagerstown, Md.: Review and Herald®, 2013), p. 2 52.


Discussion:


Réfléchissez sur les images bibliques de l’église. Laquelle aimez-vous le plus? Pourquoi cela vous impressionne-t-il tant? Quelles autres métaphores de l’église se trouvent dans ces passages: 1 Timothée 3:15, 2 Timothée 2:3-5, 1 Pierre 2:9? Quelles autres leçons ces métaphores de l’église nous enseignent-elles?


« Dieu veut que Son peuple soit uni dans les liens les plus sincères de la fraternité chrétienne; la confiance en nos frères et sœurs est essentielle à la croissance de l’église; l’union d’action est importante en cas de crise religieuse. Une action imprudente peut plonger l’église dans des difficultés et épreuves dans lesquelles elle peut sombrer pendant des années. » – Ellen G. White, Testimonies for the Church, vol. 3, p. 446. Qu’est-ce que cet avertissement devrait nous apprendre sur la nécessité d’être attentifs et toujours chercher à garder l’unité de l’église? Quel rôle chacun d’entre nous a dans cette responsabilité sacrée?


La leçon de dimanche a souligné qu’en tant que « peuple de Dieu », nous devons compter sur la grâce de Dieu pour avoir le salut et jamais sur nos propres mérites. En fait, n’est-il pas logique de dire que c’est notre dépendance aux mérites de Dieu pour avoir le salut qui fait de nous « le peuple de Dieu »? Pourquoi cet argument est-il ou n’est-il pas valable?


Résumé: Le Nouveau Testament utilise des métaphores différentes pour illustrer la nature et la mission de l’église. Plus important encore, ces métaphores enseignent que Dieu veille sur Son peuple avec attention et le protège. Ces images enseignent également que le peuple de Dieu est uni et que nous devons œuvrer mutuellement pour accomplir l’œuvre pour laquelle nous avons été appelés.


Vendredi


(page 52 du guide standard)


Histoire Missionnaire


Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org


Contrebandier de livre


par Vladimir Borisov


Après avoir participé à une conférence des pasteurs dans un autre pays, les amis m’ont demandé de prendre avec moi une collection de 100 livres religieux. Je voulais aider, mais mon pays contrôle strictement la distribution des livres religieux. « Je prendrai la collection de livres uniquement si le chauffeur du bus s’engage à assumer la responsabilité de son contenu », dis-je à mes amis.


Les chauffeurs d’autobus acceptent souvent de transporter une cargaison supplémentaire en échange d’un paiement en espèces, et mon chauffeur de bus accepta d’aider pour 100 dollars. Un ami et moi étions prêts pour le long trajet. En arrivant à la frontière pendant la nuit, le chauffeur me contacta pour plus d’informations sur la caisse contenant les livres. Il voulait savoir comment parler avec les douaniers. Quand je lui ai dit que la caisse contenait des livres chrétiens, il enleva le billet de 100 dollars de sa poche et me le remis. « Il est plus facile pour moi de transporter la cocaïne que les livres chrétiens pour traverser la frontière », dit-il.


Mon ami et moi n’avions plus de choix. Nous nous mîmes à genoux à côté de l’autobus et remballâmes les livres pour les transporter nous-mêmes et traverser la frontière. Puis nous priâmes alors que nous rejoignions la ligne de passagers au poste de frontière. La personne devant nous mit ses valises sur la ceinture de scanner et traversa la douane. Puis, nous avons mis nos valises sur la ceinture. Le garde-frontière appuya sur le bouton pour démarrer la ceinture, mais elle ne bougeait pas. Il appuya sur le bouton à nouveau. Il appuyait sur le bouton à plusieurs reprises en jurant. Mais la ceinture ne bougeait pas. Le garde-frontière nous regarda. « Très bien, allez-y » dit-il, en nous faisant signe de prendre nos valises sur la ceinture. Quelques minutes plus tard, mon ami et moi arrivions au second poste pour entrer dans mon pays d’origine. Nous avons mis nos valises sur la ceinture, et le garde appuya sur le bouton. Rien ne bougea. Il se mit à jurer, et enfin, il se tourna vers nous. « Allez seulement », dit-il. Juste après avoir traversé la frontière, nous avons osé regarder en arrière. Le garde avait arrêté la personne qui nous suivait et inspectait ses valises manuellement.


Nous avons remercié Dieu dans nos sièges d’autobus. Le jour du sabbat, un membre d’église avait une étrange histoire à raconter. Une voix l’avait réveillé la nuit, disant: « Prie pour ton pasteur ». Elle ne savait pas que j’avais voyagé, et elle pensait que j’étais à la maison endormi. La voix vint encore une fois, « Prie pour ton pasteur. » Enfin, elle se mit à genoux et pria pendant une heure. Je demandai quand-est-ce qu’elle avait entendu la voix. C’était l’heure exacte où mon ami et moi traversions la frontière. Bien que je ne puisse pas citer mon pays, s’il vous plait, priez pour l’œuvre de Dieu. Merci pour les offrandes missionnaires qui contribuent à apporter le message du salut dans le monde entier.


La leçon en bref


Texte clé: Éphésiens 2:19-22


Objectifs:


Savoir: Explorer les métaphores bibliques de l’unité qui démontrent le rôle intégral que joue l’unité dans la nature et la mission de l’église.


Ressentir: Apprécier le rôle central de la trinité dans la vie et l’unité de l’église.


Agir: Valoriser les contributions de chaque membre à l’existence et à la mission de l’église.


Plan de l’étude:


  1. Savoir: L’unité et les métaphore de l’église

A Comment la nécessité de l’unité des chrétiens est-elle soulignée par les métaphores de l’église, telles que, le peuple de Dieu, la maison de Dieu, le temple de l’Esprit Saint, le corps de Christ, et, les brebis et le Berger?


B Qu’apprenons-nous concrètement de la nature de l’unité et comment elle se présente à travers ces images?


  1. Ressentir: Dieu et l’unité de l’église

A De quelles façons chaque entité de la Trinité contribue-t-elle à l’unité de l’église dans les images étudiées dans cette leçon?


B Laquelle de ces contributions dont votre église locale a-t-elle le plus besoin?


III. Agir: Chaque membre est important


A Qu’est-ce que les images de l’unité de l’église enseignent sur les attitudes que chaque chrétien doit adopter à l’égard de Dieu et ses frères chrétiens?


B De quelles manières pouvez-vous, intentionnellement, reconnaitre la valeur de chaque membre de votre église?


Résumé: Les métaphores de l’église du Nouveau Testament illustrent la vitalité de la dépendance envers Dieu et les relations harmonieuses que les enfants de Dieu sont appelés à avoir les uns envers les autres.


Cycle d’apprentissage


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: 1 Corinthiens 12:12


Concept clé de croissance spirituelle: Notre relation avec Dieu nous mène à une relation unique avec d’autres chrétiens. Cela impacte la façon dont nous nous voyons et la manière dont nous voyons les autres, puisque nous faisons face à notre dépendance commune de Dieu pour tous nos besoins et notre appel commun pour Le servir.


Coin du moniteur: L’histoire ci-dessous illustre comment une seule relation peut changer d’autres relations. Aidez votre classe à voir l’importance de la relation initiale et le rôle que joue une mission collective dans l’évolution des relations entre les personnes impliquées dans la mission.


Discussion d’ouverture: Lorsque Wendy a accepté un emploi dans un hôpital à l’étranger, elle s’est retrouvée entourée de personnes inconnues dans une culture inconnue. Ses collègues immédiats venaient de diverses origines ethniques et appartenaient à diverses grandes religions du monde. À première vue, elle avait peu de choses en commun avec eux. Cependant, alors qu’elle passait du temps avec ses nouveaux collègues de travail, elle a découvert que l’un d’eux avait été formé dans son pays. L’autre était un Juif orthodoxe et, à ce titre, respecte le sabbat. Mais ce n’était pas ces éléments communs qui ont le plus impactés ses relations. C’était leur relation commune à l’hôpital qui les a vraiment réunis. Ils travaillaient tous pendant de longues heures de garde. Ils s’asseyaient tous ensemble pour rédiger des documents et faire des dictées, jusque tard dans la soirée, et ils participaient tous aux mêmes conférences. Ils se réjouissaient tous quand des patients hospitalisés se sentaient assez bien pour rentrer chez eux, et ils sont affligés quand d’autres mourraient. Leur relation commune à l’hôpital changea la façon dont ils se rapportaient les uns aux autres de sorte que pendant quelques mois, ils s’associaient régulièrement en dehors de l’hôpital.


Questions de discussion: Décrivez une relation qui a transformé les relations que vous aviez eues avec d’autres personnes. Quels sont les facteurs, concernant la première relation, qui ont fait la différence dans vos autres relations? Comment cela pourrait-il vous aider à comprendre la façon dont votre relation avec Jésus change votre relation avec les autres?


ÉTAPE 2—Explorer


Coin du moniteur: La Bible contient un grand nombre d’images de l’église. Cinq métaphores ont été introduites dans la leçon de l’édition standard cette semaine. Cette section explore trois images qui ont été choisies pour représenter les relations que l’église a avec chaque entité de la divinité. En examinant chaque métaphore, essayez de comprendre comment cela dépeint l’unité que Dieu désire pour Son église et, aussi, de découvrir comment un membre de la divinité est dépeint comme faisant partie de cette unité.


Commentaire biblique


  1. Le peuple de Dieu (Revoir 1 Pierre 2:9; Exode 19:5, 6; et Lévitique 26: 12)

L’identification de l’église par l’apôtre Paul comme peuple de Dieu reliait l’église du Nouveau Testament à l’histoire et aux promesses d’Israël. Les croyants juifs associeraient immédiatement l’expression à leur riche histoire d’être un peuple de l’alliance, car le terme est fondamentalement relationnel. Cependant, l’emphase du terme n’est pas mise sur le peuple de Dieu, mais sur les actions et le caractère de Dieu. C’est Dieu seul qui a créé ce peuple. C’est Dieu qui a choisi Son peuple, et c’est Dieu qui achète, rachète et sauve Son peuple. Nous sommes, par conséquent, la possession de Dieu, et de Lui, nous recevons notre identité et notre direction.


Le terme « peuple de Dieu » souligne le statut privilégié que nous partageons, car nous avons été mis à part pour servir un Dieu juste et miséricordieux. En tant qu’individus et en tant que groupe de croyants, nous avons connu la grâce de Dieu. Ainsi la métaphore du peuple de Dieu insiste aussi sur les aspects communs de notre voyage. Ensemble, nous avons été choisis et mis à part, et nous avons connu la faveur et la grâce de Dieu. Ensemble, nous partageons une identité enracinée en Christ, et ensemble, nous avons un but commun, celui de proclamer les merveilles de notre Dieu. La métaphore, peuple de Dieu, a le potentiel de nous unir, car nous reconnaissons notre passé commun d’échec, notre présent commun de privilégiés et notre futur commun d’espérance en Christ.


Considérez ceci: Pourquoi Pierre insiste-t-il sur l’idée de devenir un peuple? Quelle différence notre identité en Dieu doit-elle faire dans notre vie quotidienne?


  1. Le temple du Saint-Esprit (Revoir 1 Corinthiens 3:16, 17).

La métaphore de l’église comme un temple a probablement déclenché des images différentes dans l’esprit de l’auditoire de Paul. Les croyants juifs reliaient l’église à l’histoire d’Israël et au magnifique temple de Jérusalem qui était au centre de la culture et de la religion juive. Les Gentils croyants à l’extérieur de la Palestine pouvaient avoir à l’esprit des temples païens gréco-romains, comme celui d’Apollon. Néanmoins, le message de Paul concernant l’église en tant que temple serait compris par tous. Les temples de l’ancien Proche-Orient partageaient des caractéristiques et des symbolismes communs. Les temples étaient soigneusement construits à partir de meilleurs matériaux, parce qu’ils étaient avant tout un lieu d’habitation pour la divinité. Alors que Dieu ne peut habiter dans un bâtiment, la présence de Son temple donne une assurance que Dieu, malgré tout, habite parmi Son peuple, comme Il l’avait promis. Parce que Dieu habitait dans le temple, le temple était saint et un lieu de communication entre Dieu et Son peuple. La présence d’un temple proclamait également la force et la puissance de Dieu. C’était une affirmation que Dieu était intéressé et impliqué dans les affaires de Son peuple.


L’église, comme un temple, doit être une représentante digne du Dieu qui habite en elle. Elle est ainsi appelée à refléter Son caractère. Alors que chaque membre est appelé à représenter Dieu, le reflet du caractère de Dieu par l’église, dans son ensemble, donne un témoignage plus fort au monde spectateur. Par conséquent, une église unie illustre le caractère et la puissance de Dieu. La détérioration de la démonstration commune du caractère de Dieu détruit le temple de Dieu en ayant une incidence sur son utilisation et sa fonction.


Considérez ceci: Comment la présence de Dieu est-elle visible dans Son église? Comment en termes pratiques, la fonction du temple du Saint Esprit est-elle compromise par la destruction de l’unité de l’église? Paul nous avertit que Dieu détruira celui qui détruit le temple. Pourquoi la peine de cette destruction est-elle si dure?


III. Le corps de Christ (Revoir 1 Corinthiens 12:12-26).


La métaphore du corps a été utilisée par certains politiciens gréco-romains, tels que Menenius Agrippa, pour mettre l’accent sur l’unité de l’État; ainsi, l’inclusion de Paul de cette métaphore pour illustrer l’unité n’était pas nouvelle. Cependant, l’interprétation de Paul de la métaphore était très différente de celle de Menenius. Le politicien voyait l’unité comme le moment où les classes inférieures acceptent leur place dans la hiérarchie et se soumettent à la règle des patriciens du pouvoir. Paul, en revanche, encourageait l’église à honorer les membres les plus faibles et les moins visibles du corps, dont la présence était également nécessaire pour le fonctionnement de l’église. La diversité des membres de l’église devait être adoptée, car Dieu Lui-même en avait organisé les différentes parties et les rôles. L’interdépendance de chaque partie était d’une importance égale dans l’illustration du corps selon Paul. Chaque partie a besoin de l’autre et, ensuite, est affectée par le succès et l’échec des autres.


Considérez ceci: Le point de vue de Paul concernant le corps était à l’encontre des opinions des anciens politiciens. Comment la métaphore du corps continue-t-elle de mettre en cause les attitudes et les valeurs de la société dans laquelle nous vivons?


ÉTAPE 3—Appliquer


Coin du moniteur: Toutes les métaphores de l’unité de l’église étudiées dans cette leçon incluent une référence à une entité de la trinité. Aidez votre classe à comprendre le rôle central que notre relation avec le Père, le Fils et le Saint-Esprit joue dans la réalisation de cette unité.


À méditer:


  1. La métaphore du peuple de Dieu nous invite à reconnaitre que notre identité est en Dieu. De quelles façons notre identité en Dieu se rapporte-t-elle à l’unité? Nous nous identifions souvent par d’autres moyens, tels que la nationalité. Quelles identités avez-vous tendance à révéler avant de révéler aux autres votre identité en Dieu? Ces identités alternatives ou étiquettes empêchent-elles l’unité dans l’église?

  1. Comment le fait de voir les autres comme membres du corps de Christ influence-t-il la façon dont vous les voyez et interagissez avec eux? Comment cela influence-t-il la façon dont vous vous voyez et votre propre valeur?

Activité: Écrivez une lettre de remerciement pour les dons ou le service d’un membre de votre église qui habituellement ne reçoit pas beaucoup de reconnaissance.


ÉTAPE 4—Créer


Coin du moniteur: Cette activité passe en revue les principes énoncés dans les métaphores étudiées cette semaine et les applique d’une nouvelle manière. Elle éveille l’importance de transmettre les principes de l’Écriture d’une manière qui puisse être facilement comprise dans chaque culture et époque dans l’histoire.


Activités: Les auteurs du Nouveau Testament ont utilisé des métaphores qui étaient facilement comprises par leurs lecteurs. Les auditeurs juifs pouvaient visualiser le temple puisqu’ils connaissaient son importance. De même, la plupart des auditeurs étaient familiers avec les bergers et leurs relations avec les brebis. Cependant, ces idées nous sont plus difficiles à visualiser aujourd’hui. Recherchez des métaphores possibles de l’unité de l’église au vingt et unième siècle, qui seraient plus facilement comprises dans votre propre culture. Puis choisissez l’une de ces idées pour écrire une parabole; ou racontez une histoire pour mettre l’accent sur la manière dont l’église devrait fonctionner.


Commentaires pour les moniteurs


Commentaires pour les moniteurs


Commentaires pour les moniteurs


Commentaires pour les moniteurs


Commentaires pour les moniteurs


*10 au 16 Novembre


Quand surgissent des conflits


Sabbat Après-Midi


Lecture de la semaine: Actes 6:1-6; Actes 10:1-23; Matthieu 5:17-20; Actes 11:3-24; Actes 15:1-22 ; Amos 9:11, 12.


Versets à mémoriser: « Vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ. Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme; car tous vous êtes un en Jésus Christ » (Galates 3:27, 28, LSG).


Une des tâches les plus difficiles de toute la communauté chrétienne est de maintenir l’unité quand surgissent les divergences d’opinions sur des questions relatives à l’identité et à la mission de l’église. Ces différences peuvent conduire à des conséquences catastrophiques. Les communautés chrétiennes d’aujourd’hui ne sont pas différentes de celles que nous voyons dans le Nouveau Testament. Les gens sont toujours les mêmes, et les différences viendront, même sur les points importants. Les premiers chrétiens faisaient face à certains conflits nés des préjugés interpersonnels et aux sérieuses différences d’interprétations des histoires clés de l’Ancien Testament et des pratiques. Ces conflits auraient pu détruire l’église à ses débuts n’eût été l’esprit de concertation des apôtres et des dirigeants, qui, d’un commun accord, ont demandé la direction de l’Esprit Saint et des Écritures afin de résoudre ces tensions.


Il y a quelques semaines, nous avons étudié comment l’église primitive a connu l’unité. Cette semaine, nous examinons comment l’église primitive résolvait les conflits internes qui fragilisaient son unité et menaçaient sa survie. Quels étaient ces conflits, comment étaient-ils résolus et que pouvons-nous apprendre aujourd’hui de ces expériences?


* Étudiez cette leçon pour le sabbat 17 Novembre.



Leçon


7


(page 56 du guide standard)


11 Novembre


Préjugés ethniques


Lisez Actes 6:1. Quel problème avait amené les gens à se plaindre de la répartition juste et équitable des vivres aux veuves?


Certains premiers chrétiens semblaient avoir des préjugés à l’égard des veuves de culture grecque au milieu d’eux, et ils leur servaient moins de vivres que les veuves de culture hébraïque. Ce favoritisme provoqua une rupture dans la communauté des croyants. Si le favoritisme était réel, le texte ne le dit. Il dit seulement que certaines personnes pensaient que c’était réel. Ce conflit était une menace à l’unité de l’église primitive. Il est surprenant que les divisions ethniques soient remarquées si rapidement dans l’église.


Lisez Actes 6:2-6. Quelles étaient les étapes prises par l’église primitive dans la résolution de ce malentendu?


L’église primitive était en plein essor, et cette croissance attirait des fardeaux de plus en plus lourds sur les apôtres. La nomination de ces sept hommes, traditionnellement appelés « diacres » (bien que le Nouveau Testament ne les identifient pas comme tels), a calmé la tension dans l’église de Jérusalem et a permis à plusieurs autres personnes de participer au ministère de l’église.


Les apôtres écoutèrent attentivement les plaintes des croyants hellénophones et proposèrent une solution. La sélection des sept hommes pour être associés aux apôtres était laissée à leur appréciation, et ils recommandèrent sept disciples, tous de langue grecque. « On [rendait] un bon témoignage de ces hommes » et ils étaient remplis [d’Esprit Saint et de sagesse] » (Actes 6:3, LSG). Le ministère des apôtres, qui, jusque-là, était de prêcher la parole de Dieu et de distribuer des vivres aux veuves, était divisé en deux, chacun faisant un ministère tout aussi précieux dans la proclamation de l’évangile. Luc utilise le même mot, « ministère » ou « service » (diakonia), pour désigner à la fois le ministère des apôtres qui consiste à prêcher la Parole (Actes 6:4) et le ministère des diacres dans la distribution des vivres (Actes 6:1).


Quelle importance voyez-vous dans le fait que les dirigeants aient réuni un bon nombre de croyants (Actes 6:2) afin d’essayer de trouver une solution?


Dimanche


(page 57 du guide standard)


12 Novembre


La conversion des païens


La conversion des païens à l’évangile de Jésus Christ dans le livre des Actes est un évènement qui prépare le terrain au plus grand conflit dans la vie de l’église primitive, ce qui constituerait une menace à son existence et à sa mission.


Lisez Actes 10:1-23. Quels sont les éléments dans ce passage qui indiquent que le Saint-Esprit était à l’œuvre dans les cœurs de beaucoup de gens pour préparer le chemin aux païens pour recevoir l’évangile?


La vision doit sembler tellement bizarre à Pierre. Il est choqué parce que, en tant que Juif fidèle, il n’avait jamais mangé d’aliments impurs ou souillés, tels que décrits dans la loi (voir Lévitique 11, Ézéchiel 4:14 et Dan. 1:8). Toutefois, cette vision n’avait rien à voir avec le régime alimentaire, c’était plutôt un message sur les barrières entre les Juifs et les non-Juifs qui entravaient la propagation de l’évangile. Ces obstacles étaient aussi répandus dans le monde antique comme ils le sont aujourd’hui. Dans les premières décennies, le christianisme était essentiellement composé de Juifs qui avaient accepté Jésus comme le Messie promis par les prophéties de l’Ancien Testament. Ces premiers croyants en Jésus étaient des fidèles juifs qui obéissaient à la loi qu’ils avaient apprise. Ils ne considéraient pas l’évangile de Jésus Christ comme ayant effacé ou aboli les prescriptions de l’Ancien Testament (voir Matthieu 5:17-20).


Lisez Actes 10:28, 29, 34, 35. Comment Pierre a-t-il fait comprendre la signification de la vision qu’il a reçue à Joppé? Qu’est-ce qui l’a amené à cette interprétation?


Ce qui arrive dans les Actes montre que le Saint-Esprit avait préparé la voie pour que les Gentils soient accueillis dans la communion de la communauté chrétienne. Et ils pouvaient faire cela sans avoir à être circoncis et devenir d’abord Juifs. Ce qui a convaincu Pierre et ses amis que c’était vraiment la volonté de Dieu est l’effusion de l’Esprit Saint sur Corneille et sa maisonnée de façon similaire à ce que les disciples de Jésus avaient connu le jour de la Pentecôte (Actes 10:44-47). Si le Saint-Esprit peut être donné aux Gentils de la même manière qu’Il était donné aux Juifs, alors c’était évident que la circoncision n’était pas une condition sine qua non pour devenir un croyant en Jésus en L’acceptant comme Messie. Cette conclusion a ouvert la voie à un conflit théologique majeur chez les premiers chrétiens.


Lundi


(page 58 du guide standard)


13 Novembre


L’Esprit est à la tête


Tout ce qui s’est passé à Césarée avec Corneille atteignit bientôt les leadeurs de la communauté chrétienne de Jérusalem, et ceux-ci demandèrent à Pierre d’en rendre compte. Ils étaient offensés par ce que Pierre avait fait parce que, selon leur compréhension juive de la loi de Moïse, les fidèles juifs ne pouvaient pas manger avec les Gentils (Actes 11:3).


Lisez Actes 11:4-18. Qu’a dit Pierre pour expliquer l’œuvre et la direction de l’Esprit Saint dans cet évènement? Quel était le point principal qu’il voulait faire ressortir en racontant ce qui s’était passé?


Bien que certains aient critiqué la légitimité des actions de Pierre et sa décision de baptiser ces Gentils, plusieurs témoins (Actes 11:12) ont affirmé que le Saint-Esprit a en effet manifesté Sa présence de la même manière qu’à la Pentecôte. L’orientation et la conduite de l’Esprit Saint dans ce cas est inattaquable et le don fut reconnu. « Après avoir entendu cela, ils se calmèrent, et ils glorifièrent Dieu, en disant: Dieu a donc accordé la repentance aussi aux païens, afin qu’ils aient la vie » (Actes 11:18, LSG).


Lisez Actes 11:19-24. Qu’est-ce qui s’est passé par la suite dans la vie de l’église primitive?


Peut-être certains membres de l’église de Jérusalem pensaient que ce qui s’est passé avec Corneille et sa maison était une exception et qu’une telle expérience ne se répèterait pas. Mais ce n’est pas ce que le Saint-Esprit avait prévu. Quand les disciples de Jésus étaient disséminés au-delà de Jérusalem et Judée à cause de la persécution qui faisait rage après la mort d’Étienne (Actes 8:1), ils étaient allés à Samarie, en Phénicie, à Chypre et à Antioche, et plus de Gentils acceptaient Jésus comme leur Sauveur. C’est ce que Jésus avait prédit (Actes 1:8). Aussi merveilleux que fût cet afflux de Gentils, si nous nous mettons à la place de ces premiers croyants juifs, ce n’est pas difficile de voir qu’ils ne savaient pas très bien comment réagir.


Comment pourrions-nous avoir des points de vue très limités sur l’église et sur notre message, susceptibles d’entraver notre témoignage?


Mardi


(page 59 du guide standard)


14 Novembre


Le Concile de Jérusalem


Lisez Actes 15:1, 2 et Galates 2:11-14. Quels sont les deux questions qui ont provoqué de graves conflits dans l’église primitive?


La menace à l’unité de l’église à laquelle faisaient face les premiers chrétiens était réelle et difficile. Certains chrétiens juifs pensaient que le salut est possible seulement pour ceux qui appartenaient au peuple de l’alliance de Dieu, et cela impliquait que la circoncision fût une exigence. Et dans le cadre d’un mode de vie fidèle, ces croyants juifs croyaient également qu’ils devraient éviter tout contact avec les Gentils, sinon ils mettraient en danger leur propre salut.


Les Juifs avaient des traditions très strictes en ce qui concerne leur association avec les Gentils. Ces traditions étaient devenues très rapidement une pierre d’achoppement pour la nouvelle communauté chrétienne quand les apôtres ont commencé à évangéliser les Gentils qui souhaitaient devenir disciples de Jésus. Parce que le Messie est le Sauveur du peuple de l’alliance de Dieu, comme prédit dans l’Ancien Testament, les Gentils n’étaient-ils pas censés devenir d’abord Juifs, et ensuite, suivre les mêmes lois de l’alliance s’ils voulaient être sauvés?


Lisez Actes 15:3-22. Quels sont certains points litigieux soulevés durant le Concile de Jérusalem?


Le problème ici était enraciné dans des conflits sur des questions profondes d’interprétation des histoires de l’Ancien Testament au sujet de la circoncision et de la relation avec les Gentils. Quand les apôtres, les anciens et les délégués d’Antioche s’étaient réunis, il semble que la discussion a continué pendant une longue période sans arriver à une résolution commune.


Mais Pierre, Paul et Barnabas prononcent un discours. Le discours de Pierre fait allusion à la vision que Dieu lui a donnée et au don de l’Esprit Saint, qui a ouvert la voie à la mission auprès des Gentils. Ensuite, Paul et Barnabas partagent leurs histoires de ce que Dieu avait fait à travers eux pour les Gentils. Ainsi, bien des yeux furent ouverts à la nouvelle vérité. Pierre dit alors: « c’est par la grâce du Seigneur Jésus que nous croyons être sauvés, de la même manière qu’eux », c’est-à-dire, les Gentils (Actes 15:11, LSG). Des siècles de tradition se dissipent à la lumière de l’évangile.


Y a-t-il eu un moment où vous avez changé d’avis sur comment vous avez compris une vérité profondément enracinée? Qu’avez-vous appris de l’expérience qui puisse peut-être vous aider encore quand vous avez à remettre en cause votre compréhension d’une croyance?


Mercredi


(page 60 du guide standard)


15 Novembre


Une solution difficile


Il a fallu un niveau de confiance de l’église d’Antioche pour envoyer des représentants à Jérusalem afin de trouver la meilleure solution à leur conflit. Toutefois, après des heures de discussion entre les apôtres et les anciens, Jacques, le frère de Jésus, qui semble être le chef de l’assemblée, a porté un jugement sur ce qui devrait être fait (Actes 15:13-20). Clairement, le Concile a décidé que les Gentils n’avaient pas besoin de devenir des Juifs convertis, en obéissant à tous les aspects des lois cérémonielles, y compris la circoncision, avant de devenir chrétiens.


Lisez Amos 9:11, 12 et Jérémie 12:14-16. Quelles prédictions ces prophètes de l’Ancien Testament ont faites au sujet des nations voisines d’Israël?


Quand Jacques cite Amos 9, nous voyons des allusions au salut des nations dans d’autres prophéties de l’Ancien Testament. C’était l’intention de Dieu de sauver le monde entier par le témoignage et l’expérience d’Israël. En fait, l’appel de Dieu à Abraham inclut une bénédiction pour toutes les nations à travers lui et ses descendants (Genèse 12:1-3). La direction de l’Esprit Saint; le ministère de Pierre, de Barnabas et de Paul parmi les Gentils, et la conversion de nombreux païens, étaient des évidences qui ne pouvaient pas être ignorées. Ces témoignages ont aidé les dirigeants de la communauté chrétienne de Jérusalem à se rendre compte que les nombreuses prophéties de l’Ancien Testament étaient maintenant accomplies. En fait, Dieu avait déjà donné des lois pour régir la présence des Gentils en Israël et les restrictions s’appliquaient à eux (Lévitique 17, 18). Jacques a également répété ces lois dans sa décision (Actes 15:29). Il est devenu évident pour tout le monde que Dieu appelle les Gentils à rejoindre les Siens et à recevoir le salut en Jésus. La direction de l’Esprit Saint leur a donné une meilleure compréhension de l’Écriture et révèle les vérités cruciales qu’ils n’avaient pas vues avant.


Actes 15:30-35 raconte la réaction des croyants à Antioche à ce qui a été décidé à Jérusalem: « Après l’avoir lue [la lettre], les frères furent réjouis de l’encouragement qu’elle leur apportait » (Actes 15:31, LSG).


En effet, nous voyons ici un puissant exemple de comment l’église primitive, à travers la soumission à la parole de Dieu, avec un état d’esprit d’amour, d’unité et de confiance, a pu éviter sous la direction de l’Esprit Saint ce qui aurait pu être une crise majeure de l’unité.


Qu’est-ce que ce récit nous enseigne sur combien il est important pour nous, non seulement d’écouter ce que les autres disent, mais aussi de considérer qu’ils ont peut-être raison, même quand ce qu’ils disent n’est pas exactement ce que nous voulons entendre?


Jeudi


(page 61 du guide standard)


16 Novembre


Réflexion avancée: Ellen G. White, « À la recherche de la vérité », pp. 117-126, « Juifs et Gentils », pp. 167-178, dans Les conquérants pacifiques.


« L’assemblée qui trancha le cas se composait des apôtres et des docteurs [de la loi] qui s’étaient signalés dans l’établissement des églises chrétiennes, tant parmi les Juifs que parmi les Gentils, ainsi que des délégués choisis dans différentes régions. Il y avait aussi les anciens de Jérusalem, les délégués d’Antioche et les membres les plus influents des églises. L’assemblée agissait conformément à l’inspiration divine, et avec la dignité d’une église établie par la volonté d’en haut. À la suite de leurs délibérations, ils furent convaincus que Dieu avait Lui-même tranché la question en litige, en répandant le Saint-Esprit sur les Gentils. Ils comprirent alors que tous devaient suivre les directives de l’Esprit. Le corps entier des chrétiens ne fut pas appelé à se prononcer sur cette question. Ce furent les “apôtres et les anciens”, hommes influents et au jugement sain, qui rédigèrent et émirent le décret, accepté en général par les églises chrétiennes. Cependant, tous ne furent pas d’accord au sujet de la décision qui avait été prise. Quelques frères, ambitieux et suffisants, la désapprouvèrent. Ils décidèrent donc de travailler pour le Seigneur sous leur propre responsabilité. Ils se complurent dans la critique, proposèrent de nouveaux plans de travail et cherchèrent à saper l’influence des hommes que Dieu avait choisis pour prêcher l’évangile. Dès ses débuts, l’église rencontra de tels obstacles, et elle en rencontrera toujours, jusqu’à la fin des temps » – Ellen G. White, Les conquérants pacifiques, pp. 173, 174.


Discussion:


Quelles étapes vers la résolution des conflits constatées dans les récits que nous avons examinés cette semaine peuvent être appliquées à votre communauté ecclésiale, lorsque surviennent les désaccords? Bien que la question que traitait l’église ici fût théologique, que pouvons-nous apprendre de ces récits et qui puisse aider l’église lorsque les enjeux culturels, politiques ou ethniques menacent l’unité? Quels principes importants pouvons-nous tirer de ce que nous avons vu ici?


Regardez à nouveau la citation d’Ellen G. White ci-dessus. Malgré les résultats positifs, certains n’étaient toujours pas satisfaits. Quelle leçon faut-il apprendre de cette triste réalité?


Résumé: L’église primitive était menacée par des conflits internes sur un certain nombre de questions qui auraient pu avoir un effet dévastateur. Nous avons vu la façon dont l’église, sous la direction du Saint-Esprit et la soumission des dirigeants à la parole de Dieu, a pu résoudre ces conflits pour éviter les schismes.


Vendredi


(page 62 du guide standard)


Histoire Missionnaire


Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org



Prier pour les brebis perdues


par Lloyd Perrin


L’église dans laquelle j’ai servi en tant que pasteur dans l’État américain d’Oregon a un effectif officiel de 491 membres. Mais seulement 38 % des membres sont actifs, un nombre qui atteint jusqu’à 44 % si vous incluez des membres âgés qui sont confinés chez eux en raison des déficiences physiques ou mentales. Cela signifie que 56 % de nos membres sont inactifs – un pourcentage que je n’ai pas trouvé inhabituel pendant mes décennies de pastorat aux États-Unis. Le problème n’est pas limité aux églises des États-Unis. Dans le monde entier, près de la moitié des personnes baptisées dans l’Église Adventiste du Septième Jour au cours des 50 dernières années ont fini par quitter. Mais l’église a une obligation de paitre le troupeau. L’apôtre Pierre dit dans 1 Pierre 5:2: « Paissez le troupeau de Dieu qui vous est confié » (LSG). Ainsi, nous avons commencé à vérifier les registres à l’Église Adventiste du Septième Jour de Milton, Oregon. Après cela, j’ai distribué une liste de ces membres manquants à chaque membre de l’église. Nous avons prié quotidiennement pour chaque membre manquant en mentionnant son nom et en demandant à Dieu de nous aider à reprendre contact avec lui.


Il y avait beaucoup de surprises quand j’ai donné un défi similaire de prière à mon église précédente à Spokane, Washington. Environ trois semaines après que nous avions commencé à prier, j’ai reçu une lettre d’une femme qui avait quitté l’église il y a de cela 15 ans. La femme avait quitté l’église après avoir manqué de retourner un livre d’histoire à la bibliothèque de l’église. Elle avait déménagé dans un autre État et, écrit-elle, avait été trop paresseuse pour trouver un moyen de retourner le livre. Mais la culpabilité rongeait son cœur et cela est devenu un cancer qui empoisonnait sa relation avec Dieu. La femme a écrit qu’elle s’était tout à coup souvenu du livre et sentait son besoin de se réconcilier avec l’église. Elle s’est excusée d’avoir pris le livre et joint $ 50 pour couvrir les frais du livre et 15 ans d’intérêt sur sa valeur. J’ai appelé la femme immédiatement et j’ai appris que son sentiment de culpabilité avait commencé seulement quand notre église avait commencé à prier à 2 400 kilomètres de chez elle. Je l’ai mise en contact avec le pasteur adventiste de sa localité, et elle est devenue un membre actif de cette église. Nous prions aussi pour nos membres manquants à Milton. Nous devons retrouver nos brebis perdues et les inviter à la maison


.


Lloyd Perrin est le pasteur principal de l’Église Adventiste du Septième Jour à Milton, Oregon et de l’Église Adventiste de Blue Mountain Valley-Mission à Athena, Oregon.


La leçon en bref


Texte clé: Actes 11:17


Objectifs:


Savoir: Expliquer les principes utilisés par l’église primitive pour résoudre des conflits internes.


Ressentir: Reconnaitre que les conflits internes affaiblissent l’unité et le témoignage de l’église.


Agir: Chercher à être dirigé par l’Esprit Saint et l’Écriture lorsque surviennent les conflits.


Plan de l’étude:


  1. Savoir: Principes de résolution des conflits

A Quelle était la base des conflits rencontrés par l’église primitive?


B Quels sont les principes de règlement des conflits qu’on trouve dans tous les conflits examinés dans cette leçon? Y a-t-il certains principes qui soient uniques aux exemples individuels qui ont été étudiés? Expliquez.


C Quels facteurs ont contribué à la réussite des apôtres dans leurs tentatives de résolution des conflits?


  1. Ressentir: Protéger le témoignage de l’église

A Souvent, les conflits dans l’église sont ignorés pendant de longues périodes. Combien il est important de résoudre rapidement les conflits dans l’église et pourquoi?


B Quels indices indiquent dans chacun des exemples de conflit que l’unité et le témoignage de l’église ont été compromis?


III. Agir: La direction de l’Esprit Saint


A Comment pouvons-nous être surs de la direction de l’Esprit Saint quand nous tentons de résoudre les conflits aujourd’hui?


B Comment pouvons-nous éviter que nos propres préjugés aillent à l’encontre de la direction dans laquelle l’Esprit Saint nous conduit?


Résumé: Les conflits relationnels et théologiques rencontrés par l’église primitive ont été rapidement résolus par les dirigeants de l’église puisqu’ils étaient soumis à l’enseignement des apôtres et avaient reconnus la conduite de l’Esprit Saint.


Cycle d’apprentissage


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: Actes 15:1-22


Concept clé de croissance spirituelle: Alors que les conflits sont à éviter, notre réponse aux conflits dans l’église donne l’occasion aux membres de l’église de reconnaitre la direction de l’Esprit Saint et de grandir ensemble.


Coin du moniteur: Les conflits et les désaccords théologiques sont une caractéristique constante de l’histoire de l’église chrétienne. Toutefois, une critique de l’histoire suggère que des résultats positifs peuvent provenir des situations potentiellement conflictuelles. En étudiant l’histoire donnée, aidez les membres à reconnaitre que l’église a grandi lorsque le désaccord a amené les membres à étudier les Écritures.


Discussion d’ouverture: Marcion était un chrétien du IIe siècle qui a développé des croyances au sujet de Dieu, qui Le plaçaient en contradiction directe avec l’église. Il a séparé Jésus et Son Père du Dieu de l’Ancien Testament, en partie, parce qu’il ne pouvait pas concilier un Dieu de justice avec un Dieu d’amour. Il a également rejeté le fait que Christ fût vraiment humain, et il a affirmé que Christ n’a pas souffert sur la croix. À l’aide de ses croyances au sujet de Dieu comme la base d’une doctrine correcte, il a compilé une collection d’écrits qu’il considère comme étant inspirés et utile pour le chrétien. Il ne considérait pas les Écritures hébraïques comme utiles pour le chrétien, et il composa son canon d’épitres sélectionnées de Paul et un Évangile de Luc fortement modifié. En réponse à la théologie de Marcion, les savants de l’église ont utilisé les Écritures hébraïques et les écrits des apôtres pour expliquer le caractère et la nature de Dieu, montrant notamment que Dieu peut être à la fois juste et amour. La théologie de Marcion a également aidé l’église à reconnaitre que les chrétiens avaient toujours besoin des Écritures hébraïques et qu’en outre, ils avaient besoin d’identifier les écrits chrétiens qui ont été inspirés et qui devraient donc être considérés comme l’Écriture.


Questions de discussion: L’histoire de Marcion montre que les conflits et même les hérésies peuvent donner à l’église des opportunités d’étudier et de clarifier ses croyances. De quelles manières l’Église Adventiste du Septième Jour a évolué suite aux conflits et aux désaccords théologiques? Pouvez-vous penser à des conflits où l’église ne semble pas avoir trouvé un moyen de grandir? Pourquoi pensez-vous que certains évènements ont conduit à la croissance et d’autres ont simplement divisé l’église?


ÉTAPE 2—Explorer


Coin du moniteur: En examinant les histoires de conflit dans le livre des Actes, aidez votre classe à comprendre pourquoi les apôtres ont réussi à résoudre le conflit. Mettez particulièrement l’accent sur le rôle de l’Esprit Saint et comment nous pouvons dépasser nos propres préjugés.


Commentaire biblique


  1. À la recherche d’une résolution (Revoir Actes 6:1-6, Actes 11:1-18 et Actes 15:1-22 avec votre classe).

Cela peut sembler surprenant que le conflit éclate si rapidement après la mise en place de l’église chrétienne, mais la réalité est que partout où il y a des personnes, il y a possibilité de conflit. Les conflits de l’église primitive comprenaient des dilemmes théologiques et des problèmes relationnels découlant de la diversité de ceux qui avaient cru en Jésus. Les apôtres n’ont pas ignoré les conflits survenus dans leur milieu. Ils ont entrepris de les résoudre afin que rien n’entrave la voie de la mission de l’église. Plusieurs principes importants sont visibles dans leur approche de solution au conflit.


  1. Les problèmes ont été reconnus ouvertement. Les conflits sont trop souvent ignorés dans l’espoir que, ce faisant, ils disparaitraient d’eux-mêmes. Les conflits doivent être reconnus et traités rapidement.

  1. Des gens étaient nommés pour chercher une solution au problème. Les personnes choisies étaient bien connues et approuvées par la congrégation.

  1. Les histoires et opinions des deux parties du conflit étaient entendues.

  1. L’Écriture était considérée. Par exemple, au Concile de Jérusalem, les dirigeants considéraient aussi bien la loi de Moïse, qui parlait de la circoncision, et les prophètes, qui avaient prédit qu’il y aurait des Gentils croyants.

  1. L’évidence de la direction de Dieu était présentée et recherchée.

  1. Enfin, la décision était communiquée, ainsi que les motifs de la décision. Si cela ne pouvait pas se faire directement par les dirigeants qui avaient pris la décision, l’église envoyait par une personne de confiance, un message écrit.

En suivant cette démarche, les divisions majeures avaient pu être évitées, et la transparence et la responsabilité étaient respectées.


Considérez ceci: Tous ces principes sont-ils transférables à l’église du vingt-et-unième siècle? Expliquez. Lequel des principes susmentionnés pose plus de difficultés dans la tentative de résolution des conflits? Pourquoi pensez-vous que le principe que vous avez identifié pose de problème?


  1. Suivre la direction de l’Esprit Saint (Revoir Actes 11:12-17 avec votre classe).

Le Saint-Esprit occupe une place importante dans l’histoire de Pierre et Corneille et lors du Concile de Jérusalem. Pierre était profondément conscient que Dieu préparerait la voie de sa rencontre avec Corneille. Il fait remarquer que « l’Esprit me dit de partir avec eux sans hésiter » (Actes 11:12, LSG), et après que le Saint-Esprit fût visiblement répandu sur les païens, Pierre conclut: « Or, puisque Dieu leur a accordé le même don qu’à nous qui avons cru au Seigneur Jésus Christ, pouvais-je, moi, m’opposer à Dieu? » (Actes 11:17, LSG). Alors que la manifestation visible de l’Esprit Saint était une preuve irréfutable de la conduite de Dieu, Pierre avait déjà constaté que Dieu le dirigeait vers Corneille. De même, lors du Concile de Jérusalem, Jacques a identifié l’intervention de Dieu pour montrer Son approbation pour les Gentils croyants. Les apôtres étaient clairement convaincus que le Saint-Esprit les guidait dans la vérité, comme Jésus l’avait promis avant Sa mort (Jean 16:13, 14).


Considérez ceci: Comment Pierre savait-il que l’Esprit le dirigeait avant d’avoir vu une confirmation visible de l’Esprit? Les apôtres ont suivi la conduite de l’Esprit sans hésiter. Quelle est votre réaction quand vous ressentez que Dieu vous conduit à faire quelque chose?


III. Changer les perceptions (Revoir Actes 15:1, 2, 13-20 et Actes 11:18 avec votre classe).


Suivre la conduite de l’Esprit n’est pas toujours facile. Nous risquons d’avoir à renoncer à nos idées chéries, avoir à admettre que nous avons tort et d’avoir à ajuster nos vies selon les plans de Dieu. Cet ajustement est particulièrement difficile dans une situation de conflit, car nous ressentons le besoin de sauver la face. Dans le livre des Actes, les croyants juifs se sont retrouvés dans la situation de devoir renoncer à des convictions profondément ancrées sur la circoncision et les non-Juifs, des convictions qui étaient au cœur de leur identité. Il y avait une opposition prévisible; et pourtant, Luc raconte aussi que lorsque les croyants avaient entendu l’histoire complète de la manière dont le Saint-Esprit a été répandu sur les Gentils, ils ont réalisé que Dieu était vraiment à l’œuvre (Actes 11:18). Le caractère visible de l’acceptation de Dieu des païens a contribué à faciliter la transition dans les pratiques de l’église.


Considérez ceci: Pourquoi le groupe qui voyageait à Jérusalem dans Actes 15 a pris le temps de raconter l’histoire de la conversion des Gentils à ceux de la Phénicie et de la Samarie? Pourquoi pensez-vous que Pierre a mis l’emphase sur la question autour de l’idée du choix de Dieu des Gentils? Y a-t-il des facteurs autres que la nature visible de la présence de l’Esprit Saint qui ont aidé l’église primitive à accepter le fait que les croyants ne sont pas obligés de devenir des Juifs avant de devenir des chrétiens?


ÉTAPE 3—Appliquer


Coin du moniteur: Bien que la leçon ait examiné les conflits dans l’église plutôt que les conflits personnels, les membres individuels subissent inévitablement des conséquences des conflits de l’église. Cette section se centre sur la façon dont chaque membre réagit quand il fait face au conflit. Encouragez les membres à examiner personnellement leurs propres préjugés culturels et à chercher la volonté de Dieu lorsque surviennent des désaccords.


À méditer :


  1. Quelle est votre réaction normale aux conflits autour de vous? Sautez-vous dedans pour vous joindre à la querelle, ou faites-vous de votre mieux pour éviter les conflits? Quelle devrait être votre réaction personnelle lorsque le conflit éclate dans l’église?

  1. Comment pouvons-nous trouver la volonté de Dieu au milieu du désaccord?

  1. La façon dont les premiers chrétiens comprenaient leur héritage juif contredisait leur compréhension du fait que les Gentils pouvaient faire partie de l’église. Comment notre culture peut-elle contredire notre façon de reconnaitre la direction de Dieu, ou comment peut-elle affecter notre interprétation de l’Écriture? Priez que Dieu vous aide à identifier certains de vos propres préjugés qui constituent des obstacles à l’interprétation de l’Écriture.

ÉTAPE 4—Créer


Coin du moniteur: La section des activités contient des options pour communiquer les idées clés de la leçon ou pour aller plus profondément dans une étude spécifique de l’histoire des Adventistes du septième jour. Chaque activité est conçue pour renforcer l’importance du fait d’identifier la direction de Dieu dans l’église.


Activités:


  1. Développez une discussion ou une présentation visuelle pour les jeunes dans votre église qui décrive comment un chrétien peut identifier la direction de Dieu dans sa vie et dans l’église.

  1. En tant que classe, présentez un sketch improvisé dans lequel vous démontrez une compréhension de la manière dont l’église primitive résolvait les conflits.

3.Examinez le conseil d’Ellen G. White aux participants de la session de la Conférence Générale de 1888 qui faisaient face à un conflit sur la façon d’interpréter la loi dans Galates. Un bon point de départ est le manuscrit 15, qui se trouve aux pages 163 à 175 de The Ellen G. White 1888 Materials. Recherchez spécifiquement tous les principes qu’elle a énoncés pour aller de l’avant. Comparez ces principes à ceux utilisés par les apôtres.

*17 au 23 Novembre

L’unité dans la foi

Sabbat Après-Midi

Lecture de la semaine: Actes 4:8-12; Actes 1:11; Matthieu 25: 1-13; Heb. 9:11, 12; Exode 20:8-11; 1 Corinthiens 15:51-54.

Verset à mémoriser: « Il n’y a de salut en aucun autre; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Actes 4:12, LSG).

En 1888, l’Église Adventistes du Septième Jour a connu une période d’intenses débats sur l’interprétation de certains textes clés de la Bible. Alors que les pasteurs et les dirigeants de l’église débattaient de l’identité des dix cornes de la prophétie de Daniel 7 et de la loi dans Galates 3:24, certains se rendirent compte que leur attitude hostile les uns envers les autres détruisait leur fraternité et leur amitié, et donc, entravait l’unité et la mission de l’église.

Ellen G. White a profondément déploré cet état de choses, et elle encouragea tous ceux qui participaient à ce débat à réfléchir à leur relation avec Jésus et à comment l’amour de Jésus devait être démontré dans notre conduite, surtout lorsque nous sommes en désaccord les uns avec les autres. Elle a également dit que nous ne devrions pas nous attendre à ce que tout le monde dans l’église s’entende sur tous les points d’interprétation de tous les textes de la Bible. Mais elle a également souligné que nous devrions rechercher l’unité de la compréhension quand il s’agit des croyances fondamentales des Adventistes (voir Ellen, Counsels to Writers and Editors, pp. 28-32). Cette semaine, nous examinons certains enseignements bibliques fondamentaux qui font de nous des Adventistes et qui façonnent notre unité dans la foi.

* Étudiez cette leçon pour le sabbat 24 Novembre.

Leçon

8

(page 64 du guide standard)

18 Novembre

Le salut en Jésus

Bien que les Adventistes du Septième Jour aient beaucoup de choses en commun avec d’autres congrégations chrétiennes, l’ensemble de nos croyances forment un système unique de la vérité biblique qu’aucune autre congrégation chrétienne dans le monde ne proclame. Ce sont ces vérités qui nous définissent comme le peuple de Dieu de la fin des temps.

Lisez Actes 4:8-12, 10:43. Quelle importance Pierre donne-t-il à la place que Jésus Christ occupe dans sa compréhension du plan du salut?

L’apôtre Paul a dit aux Corinthiens que la bonne nouvelle, c’est que « Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec Lui-même, en n’imputant point aux hommes leurs offenses, et Il a mis en nous la parole de la réconciliation » (2 Cor. 5:19, LSG). La mort de Christ est notre réconciliation avec le Père; par Sa mort, Il a comblé le fossé laissé par le péché et la mort. Pendant des siècles, les chrétiens ont réfléchi sur la signification de la mort et la résurrection de Jésus, et celle de la réconciliation qu’Il est venu apporter. Ce processus de réconciliation a été qualifié d’expiation, un vieux terme du verbe latin expiare qui signifie initialement « réparer » ou « se mettre en accord ». En conséquence, l’expiation désigne l’harmonie dans une relation, et quand il y a eu rupture, cette harmonie serait le résultat de la réconciliation. L’unité de l’église est donc un don de cette réconciliation.

Que nous enseignent les passages suivants sur le sens de la mort et de la résurrection de Jésus?

Rom. 3:24, 25

1 Jn 2:2

1 Jn 4:9, 10

1 Pie. 2:21–24

Même si nous partageons cette croyance en la mort et la résurrection de Christ avec de nombreuses autres confessions chrétiennes, nous la proclamons dans le contexte de « l’évangile éternel » (Apo. 14:6), une partie des messages des trois anges d’Apocalypse 14:6-12. En tant qu’Adventistes du Septième Jour, nous mettons l’accent sur ces messages plus que toute autre confession chrétienne.

Comment pouvez-vous apprendre à garder devant vous en permanence la réalité de la mort et la résurrection de Christ, et l’espoir que ces deux évènements offrent?

Dimanche

(page 65 du guide standard)

19 Novembre

La seconde venue de Christ

Les apôtres et les premiers chrétiens considéraient le retour de Christ comme « la bienheureuse espérance » (Tite 2:13, LSG), et ils croyaient que toutes les prophéties et les promesses de l’Écriture s’accompliraient au second avènement de Christ. Les Adventistes du Septième Jour croient fermement cette vérité. En fait, notre nom « Adventiste » affirme ce fait de manière univoque. Tous ceux qui aiment Christ attendent avec impatience ce jour où ils pourront communier face à face avec le Sauveur. Jusqu’à ce jour, la promesse de la seconde venue de Christ exerce une influence unificatrice sur nous en tant que peuple de Dieu.

Qu’est-ce que les passages suivants enseignent sur la façon dont Christ reviendra? En quoi cela diffère-t-il de certaines notions populaires du retour de Christ? Actes 1:11; Matthieu 24:26-27; Apocalypse 1:7; 1 Thess. 4:13-18; Apocalypse 19:11-16.

La Bible nous assure à plusieurs reprises que Jésus reviendra pour réclamer Son peuple racheté. Quand cet évènement se produira ne devrait pas être une affaire de spéculation, parce que Jésus Lui-même a dit: « Pour ce qui est du jour et de l’heure, personne ne le sait, ni les anges des cieux, ni le Fils, mais le Père seul. » (Matthieu 24:36, LSG). Non seulement nous ne savons quand Christ reviendra, mais aussi, nous avons été informés que nous ne le savons pas.

À la fin de Son ministère, Jésus a dit la parabole des dix vierges (Matt. 25:1-13) afin d’illustrer l’expérience de l’église, alors qu’elle attend Son second avènement. Les deux groupes de vierges représentent deux types de croyants qui professent attendre Jésus. En apparence, ces deux groupes semblent être semblables; mais quand Jésus tarde à venir, la vraie différence entre eux devient évidente. Un groupe, en dépit du retard apparent, avait gardé l’espoir vivant et avait fait une préparation spirituelle adéquate. Par cette parabole Jésus voulait enseigner à Ses disciples que l’expérience chrétienne ne doit pas se fonder sur l’excitation émotionnelle ou l’enthousiasme, mais sur un recours continu à la grâce de Dieu et à la persévérance dans la foi, même lorsqu’il n’y a aucune preuve tangible de l’accomplissement des promesses de Dieu. Jésus nous invite aujourd’hui à « veiller » et à être prêt à tout moment pour Sa venue.

Bien que notre nom « Adventiste du Septième Jour » témoigne combien la seconde venue est cruciale pour nous, comment pouvons-nous garder sur un plan personnel la réalité de la seconde venue devant nous? Comment pouvons-nous, alors que les années passent, ne pas commettre l’erreur dont Jésus nous a avertis dans la parabole des dix vierges?

Lundi

(page 66 du guide standard)

20 Novembre

Le ministère de Jésus dans le sanctuaire céleste

Dans l’Ancien Testament, Dieu ordonna à Moïse de construire un tabernacle, ou un sanctuaire, pour Lui servir de « demeure » sur la terre (Exode 25: 8). Par le biais des services du sanctuaire, le peuple d’Israël devait apprendre le plan du salut. Plus tard, à l’époque du roi Salomon, le tabernacle portatif fut remplacé par un magnifique temple (1 Rois 5-8). Le tabernacle et le temple furent modelés d’après le sanctuaire céleste, le « véritable tabernacle, qui a été dressé par le Seigneur et non par un homme » (Heb. 8:2, LSG; voir aussi Exode 25: 9, 40). Tout au long de la Bible, il est enseigné qu’il y a un sanctuaire céleste, considéré comme la principale demeure de Dieu. Les services du sanctuaire terrestre étaient des « mini prophéties » du plan du salut et du ministère sacerdotal de Jésus dans le ciel.

Lisez Hébreux 8:6; 9:11, 12, 23-28; et 1 Jean 1:9-2:2. Quel est l’enseignement de ces passages en ce qui concerne le ministère sacerdotal de Jésus dans le ciel

Depuis Son ascension, le sanctuaire céleste est l’endroit où Christ exerce Son ministère sacerdotal pour notre salut (voir Heb. 7:25). Par conséquent, nous sommes encouragés à « [nous approcher] donc avec assurance du trône de la grâce afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins » (Heb. 4:16, LSG).

Tout comme il y avait deux phases du ministère sacerdotal dans le tabernacle terrestre – la première phase sur une base quotidienne dans le lieu saint, et puis une seconde phase une fois par an dans le lieu très saint – les Écritures décrivent également ces deux phases dans le ministère de Jésus dans le ciel. Son ministère dans le sanctuaire céleste se caractérise par l’intercession, le pardon, la réconciliation et la restauration. Les pécheurs repentants ont un accès immédiat au Père par Jésus le médiateur (1 Jean 2:1). Depuis 1844 (selon la prophétie des 2300 jours de Dan. 8:14), le ministère de Jésus dans le lieu très saint a trait aux aspects du jugement et de la purification qui étaient faits une fois par an le jour des expiations (Lévitique 16). Le ministère de purification du sanctuaire se base aussi sur le sang de Jésus versé sur la croix. L’expiation réalisée ce jour-là préfigure l’application finale des mérites de Christ pour éliminer la présence du péché et accomplir la réconciliation complète de l’univers dans un gouvernement harmonieux sous l’autorité de Dieu. La doctrine de ce ministère en deux phases est une contribution unique des Adventistes à la compréhension de l’ensemble du plan du salut.

Mardi

(page 67 du guide standard)

21 Novembre

Le jour du sabbat

Un autre enseignement biblique crucial que les Adventistes croient et défendent est le sabbat du septième jour. Il s’agit d’une doctrine clé qui unit les Adventistes en tant que peuple. À part quelques rares exceptions, nous sommes les seuls dans la chrétienté à obéir à ce commandement.

Le sabbat est un don de Dieu à l’humanité qui tire son origine de la semaine de la création elle-même (Genèse 2:1-3). Lors de la création, trois actes divins distinctifs ont institué le jour du sabbat: (1) Dieu s’est reposé le jour du sabbat, (2) Il l’a béni, et (3) Il l’a sanctifié. Ces trois actions instituent le sabbat comme un don spécial de Dieu, permettant à l’humanité de vivre la réalité du ciel sur la terre et d’affirmer que Dieu a créé le monde en six jours. Un célèbre rabbin, Abraham Joshua Heschel, a appelé le sabbat « un palais dans le temps », un jour saint, où Dieu rencontre Son peuple d’une manière spéciale.

Quels sont les enseignements des passages suivants sur la signification du sabbat pour l’homme? Exode 20:8-11; Deut. 5:12-15; Ézéchiel 20:12, 20.

Dans notre désir de suivre l’exemple de Jésus (Luc 4:16), les Adventistes du septième jour observent le sabbat du septième jour. La participation aux services du sabbat par Jésus révèle qu’Il le confirmait comme un jour de repos et d’adoration. Certains de Ses miracles étaient faits le jour du sabbat pour enseigner la dimension curative (à la fois physique et spirituelle) qui vient de la célébration du sabbat (voir Luc 13:10-17). Les apôtres et les premiers chrétiens avaient compris que Jésus n’avait pas aboli le sabbat; ils l’observèrent comme un jour d’adoration (Actes 13:14, 42, 44, 16:13; 17:2; 18:4).

Une autre belle dimension du sabbat est le signe de notre délivrance du péché. Le sabbat est le mémorial du salut de Dieu au peuple d’Israël délivré de l’esclavage égyptien, pour leur donner le repos qu’Il a promis dans le pays de Canaan (Deut. 5:12-15). Malgré l’échec d’Israël à entrer pleinement dans ce repos à cause de sa désobéissance répétée et de l’idolâtrie, Dieu promet encore que ce jour est « un repos de sabbat réservé au peuple de Dieu » (Hébreux 4:9, LSG). Tous ceux qui entrent dans ce repos le font par la foi au salut que Jésus a donné. L’observance du sabbat symbolise ce repos spirituel en Christ, et c’est sur Lui et Ses mérites seuls que nous comptons, et non sur nos œuvres, pour nous sauver du péché et pour nous donner la vie éternelle. (Voir Heb. 4:10, Matthieu 11:28-30).

De quelles façons très tangibles le sabbat vous a-t-il aidé à vivre l’unité et la fraternité que Christ désire pour Son peuple?

Mercredi

(page 68 du guide standard)

22 Novembre

La mort et la résurrection

Lors de la création, « l’Éternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, Il souffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint un être vivant » (Genèse 2:7, LSG). Ce récit de la création de l’humanité révèle que la vie vient de Dieu. L’immortalité est-elle un aspect intrinsèque de cette vie? La Bible nous dit que Dieu seul est immortel (1 Tim. 6:16); l’immortalité n’est pas donnée à l’homme à la naissance. Contrairement à Dieu, l’être humain est mortel. L’Écriture compare notre vie à « une vapeur qui parait pour un peu de temps, et qui ensuite disparait » (Jacques 4:14, LSG), et à la mort, nos vies entrent dans un état de sommeil dans lequel il n’y a aucune conscience. (Voir Eccl. 9:5, 6, 10; Ps. 146:4; Ps. 115: 17; Jean 11:11-15.)

Bien que les gens naissent mortels et sujets à la mort, la Bible parle de Jésus Christ comme source d’immortalité et nous dit qu’Il donne la promesse de l’immortalité et de la vie éternelle à tous ceux qui croient en Son salut. « Le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus Christ notre Seigneur. » (Rom. 6:23, LSG). Jésus « a détruit la mort et a mis en évidence la vie et l’immortalité par l’évangile. » (2 Tim. 1:10, LSG). « Car Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné Son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3:16, LSG). Donc, il y a l’espérance de la vie après la mort.

Relisez 1 Corinthiens 15:51-54 et 1 Thessaloniciens 4:13-18. Que nous disent ces passages sur la vie après la mort et quand l’immortalité sera donnée aux êtres humains?

Il ressort clairement de l’enseignement de l’apôtre Paul que Dieu confère l’immortalité aux gens, pas au moment de leur mort, mais plutôt à la résurrection, quand la dernière trompette sonnera. Tandis que les fidèles reçoivent la promesse de la vie éternelle au moment où ils acceptent Jésus comme leur Sauveur, l’immortalité est donnée uniquement à la résurrection. La Bible ne dit rien de l’idée d’âmes allant au ciel immédiatement après la mort; cet enseignement a ses racines dans le paganisme, qui remonte à la philosophie de la Grèce antique et ne se trouve ni dans l’Ancien Testament ni dans le Nouveau.

Comment notre compréhension de la mort nous aide-t-elle à apprécier encore plus la promesse de la seconde venue du Sauveur? Comment cette croyance nous unit-elle puissamment en tant qu’Adventistes du septième jour?

Jeudi

(page 69 du guide standard)

23 Novembre

Réflexion avancée: Ellen G. White, “The Foundations, Pillars, and Landmarks,” pp. 28-32, dans Counsels to Writers and Editors. Lisez l’article “Doctrines, Importance of,” pp. 778, 779, dans The Ellen G. White Encyclopedia.

En tant qu’Adventistes du Septième Jour, nous partageons un certain nombre de croyances avec d’autres confessions chrétiennes. La croyance la plus centrale, bien sûr, c’est le salut par la foi seule à travers la mort expiatoire et substitutive de Jésus. Nous, ainsi que d’autres chrétiens, croyons que notre justice ne se trouve pas dans nos propres œuvres, mais dans la justice de Christ, qui nous est créditée par la foi, un don immérité de la grâce de Dieu. Comme Ellen G. White l’a si bien écrit: « Le Christ a été traité selon nos mérites afin que nous puissions être traités selon Ses mérites. Il a été condamné pour nos péchés, auxquels Il n’avait pas participé, afin que nous puissions être justifiés par Sa justice, à laquelle nous n’avions pas participé. Il a souffert la mort qui était la nôtre, afin que nous puissions recevoir la vie qui est la sienne. » – Jésus-Christ, p. 25. Dans le même temps, pris comme un tout, l’ensemble de nos croyances fondamentales et les pratiques et mode de vie qui se dégagent de ces croyances nous rendent uniques dans le monde chrétien. C’est ainsi que cela devrait être, sinon, pourquoi exister même, du moins en tant qu’Adventistes du septième jour? Notre amour pour Jésus et l’enseignement que nous proclamons doivent être les plus puissants facteurs d’unité entre nous.

Discussion:

Dans son livre intitulé Faith and Works, p. 103, Ellen G. White assimile la justification au pardon des péchés. En quoi une appréciation de notre pardon et de la justification en Christ est-elle un fondement solide pour notre communauté et notre communion avec nos frères et sœurs?

Réfléchissez sur l’importance de nos doctrines dans le cadre de l’unité de l’église. Autrement dit, qu’est-ce qui unit des millions de gens de diverses origines ethniques, religieuses, politiques et culturelles, autre que nos croyances doctrinales partagées? Qu’est-ce que cela nous apprend sur l’importance de la doctrine, non seulement dans le contexte de la mission et du message évangélique, mais aussi pour l’unité de l’église elle-même?

Notre nom même « Adventistes du septième jour » pointe vers deux enseignements essentiels, le sabbat du septième jour et le second avènement de Christ. Une partie de notre nom se réfère à la création, et l’autre à la rédemption. Comment ces deux enseignements sont-ils liés et de quelle manière ils illustrent ensemble et succinctement l’essence de ce que nous sommes en tant que peuple?

Résumé: Les Adventistes du septième jour ont en commun plusieurs croyances fondamentales. Nous partageons certaines croyances avec d’autres confessions chrétiennes, et d’autres non. Dans leur ensemble, ces enseignements forment notre identité en tant qu’église distincte et le fondement de notre unité en Jésus.

Vendredi

(page 70 du guide standard)

Histoire Missionnaire

Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org

Puni pour les péchés d’autrui

par Andrew McChesney, Mission adventiste

Quand les gens rencontraient le jeune garçon, leur première question n’était pas « comment t’appelles-tu? », mais plutôt « qu’est-ce qui ne va pas avec tes jambes? » Jack Chen rampait sur le sol dans sa maison de campagne dans le centre de Taïwan, jusqu’à ce qu’il eut cinq ans. Grâce à des exercices physiques quotidiens, il réussit à augmenter la masse musculaire qui lui permettait de se tenir debout. Mais il marchait maladroitement sur la plante des pieds, ce qui incitait les taquineries et moqueries de la part des autres enfants. Parfois, les garçons crachaient sur lui quand ils passaient. Chen est né avec une maladie de la jambe qui rend perplexe les médecins. Mais Chen et ses parents n’eurent aucun doute sur la cause: quelqu’un avait fait quelque chose de mal dans la famille, et ce sont les retombées de cet acte. « Ma famille adoraient les idoles et mes parents croyaient que nous étions punis pour quelque chose qu’ils ou nos ancêtres avaient fait », déclara Chen.

Quand Chen avait 12 ans, un ami de la famille suggéra que Chen, qui avait pris du retard à l’école publique, pourrait avoir une meilleure opportunité en étudiant dans une école adventiste du septième jour à proximité. Chen entendit parler de Jésus pour la première fois alors qu’il s’était inscrit à l’école secondaire. Il lut la Bible pour la première fois. Il décida à l’âge de 13 ans, de donner son cœur à Jésus. La réponse à sa plus grande question – pourquoi était-il puni pour les péchés d’autrui – est venue environ un an plus tard quand il a lu la guérison accordée par Jésus à un homme aveugle de naissance. Il a lu: « Ses disciples Lui demandèrent: Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle? Jésus répondit: Ce n’est pas que lui ou ses parents aient péché; c’est pour que les œuvres de Dieu se manifestent en lui » (Jean 9:2, 3 ; LSG). Chen sentait son lourd fardeau enlevé en lisant ces paroles. « Je me suis rendu compte que ce n’était pas une punition mais une bénédiction », dit-il. « Si je n’avais pas cette maladie, ma famille et moi n’aurions jamais la chance de connaitre Dieu. » Chen a fini son diplôme de théologie à l’Université Adventiste de Taiwan et sert maintenant comme pasteur dans la ville côtière de Jiading. Il boite légèrement de la jambe, mais les autres membres fonctionnent normalement. Il est marié et père de deux jeunes fils.

Jack Chen, 32 ans, photo à gauche, s’émerveille sur comment il a trouvé Jésus – ou comment Jésus l’a trouvé. « Je n’étais même pas un chrétien, mais je cherchais Dieu, je cherchais quelqu’un qui pouvait me sauver la vie », dit-il. « C’est très important d’ouvrir votre cœur et être à la cherche de Dieu, et Dieu vous dira que faire ensuite ».

leçon en bref

Texte clé: Hébreux 9:11, 12

Objectifs:

Savoir: Examiner la contribution des doctrines fondamentales adventistes à l’identité des Adventistes et à l’unité en Christ.

Ressentir: Apprécier le caractère unificateur de la vérité biblique.

Agir: Laisser le Saint-Esprit intérioriser la vérité pour qu’elle impacte la vie quotidienne.

Plan de l’étude:

  1. Savoir: Identité, vérité et unité

A Comment les éléments essentiels de l’évangile contribuent-ils à la notion d’unité de l’église?

B Quelles sont les doctrines qui forment le noyau de la croyance adventiste? Qu’est-ce qui vous a conduit à choisir ces doctrines particulières?

C Examinez chacune des doctrines que vous croyez être au cœur de l’identité adventiste. Comment pourraient-elles avoir un effet unificateur sur l’église?

  1. Ressentir: Les avantages d’un message commun

A Pourquoi pensez-vous que Dieu a révélé des informations spécifiques sur des sujets autres que Lui-même dans l’Écriture?

B Quelle importance y a-t-il dans le fait d’avoir un groupe de personnes qui se mettent d’accord bibliquement sur ce qu’ils considèrent comme doctrines fondamentales?

III. Agir: Intérioriser la vérité

A Pourquoi est-il indispensable que la vérité soit entièrement intériorisée?

B Comment pouvons-nous intérioriser la vérité pour qu’elle impacte la façon dont nous vivons?

C Quelles mesures devez-vous prendre pour que cela devienne une réalité dans votre vie?

Résumé: Les chrétiens de l’Église Adventiste du Septième Jour reconnaissent le rôle central de la mort et de la résurrection de Christ dans le salut et l’unité des chrétiens. Ils comprennent aussi que Dieu a révélé des informations dans l’Écriture qui sont cruciales pour déterminer comment entretenir une bonne relation avec Dieu et avec les autres êtres humains. Ces doctrines définissent notre identité et notre mission.

Cycle d’apprentissage

ÉTAPE 1—Motiver

Pleins feux sur l’Écriture: Actes 4:10-12

Concept clé de croissance spirituelle: Les croyances chrétiennes ne sont pas des propositions arbitraires auxquelles un chrétien doit donner son consentement. Au contraire, elles sont des directives de vie qui impactent les relations entre le chrétien, Dieu et d’autres personnes. Par conséquent, nos croyances façonnent notre unité dans la foi.

Coin du moniteur: L’Écriture n’assimile pas l’unité à l’uniformité. Elle enseigne que les chrétiens doivent avoir certaines croyances fondamentales en commun, et cela implique que l’unité qui se développe de ces croyances envoie un message important au monde. La discussion d’ouverture est conçue pour aider la classe à reconnaitre que parfois, un groupe peut réaliser plus de choses qu’une personne.

Discussion d’ouverture: De nombreuses manifestations sportives nécessitent que le public crée des effets qu’une seule personne ne pourrait créer. Par exemple, lors de l’ouverture des Jeux olympiques de Vancouver en 2010, un seul feu a été allumé au milieu du stade, qui a été suivi par une mer croissante de lumières sur le terrain. Une fois que la lumière a atteint les bords du terrain, les spectateurs avaient été chargés d’allumer leurs torches rang par rang, créant l’effet d’un cercle grandissant de lumière. Lors d’autres évènements, les spectateurs ont reçu de grandes cartes carrées de diverses couleurs. Ils sont chargés d’élever les carrés au-dessus de leurs têtes à un moment donné au cours du programme. Les carrés forment ensemble un message ou un symbole qui peut être vu par des millions de téléspectateurs à travers le monde.

En travaillant ensemble, le public a pu accomplir quelque chose qui ne pouvait pas être réalisée par une personne travaillant seule. Dieu a appelé l’église à travailler ensemble pour envoyer un message plus puissant que le message que nous pourrions transmettre individuellement. Si nous nous unissons dans la vérité, comme cela l’est en Jésus, et si nous nous concentrons sur la mission de l’église, nous démontrons, d’une manière mémorable, la puissance transformatrice de l’évangile au monde.

Questions de Discussion: Avez-vous déjà travaillé avec d’autres personnes pour réaliser quelque chose que vous ne pourriez pas faire seul? Qu’est-ce qui a été réalisé? Qu’est-ce que travailler en équipe fait ressentir? Quelles attitudes étaient essentielles à l’accomplissement de votre tâche?

ÉTAPE 2—Explorer

Coin du moniteur: Cette section vise à établir des liens entre les doctrines et leurs implications pour l’unité au sein de l’église en explorant comment les doctrines impactent les relations et l’identité.

Commentaire biblique

  1. L’unité et l’évangile (Examinez Actes 4:8-12, avec votre classe).

Les doctrines centrales du christianisme se rapportent à Jésus. Son incarnation, Sa vie, Sa mort, Sa résurrection et Son ministère dans le sanctuaire céleste témoignent de la volonté de Dieu d’être en relation avec Sa création. Jésus est devenu le réconciliateur qui a rendu cette relation possible, en mourant sur la croix pour faire face aux conséquences des choix pécheurs de l’humanité. Mais les conséquences de Sa mort s’étendent au-delà de la réconciliation avec Dieu. En nous unissant à Christ par le baptême, nous nous unissons aussi l’un à l’autre. Ainsi, Paul peut affirmer que la mort de Jésus a aussi renversé les barrières entre les peuples (Eph. 2:14). En outre, comme nous recevons l’expérience de la réconciliation de Dieu, nous sommes appelés à être réconciliés les uns avec les autres. L’unité de l’église n’est possible que grâce à la mort de Jésus.

Considérez ceci: En quoi la mort de Jésus a-t-elle brisé les barrières entre les peuples? Comment le fait d’être unis en Christ influence-t-il votre relation avec les autres membres de l’église?

  1. L’unité et la vérité (Examinez Matthieu 25:1-13 avec votre classe.)

L’Écriture invite l’église à être unie et au même moment, à rechercher la vérité. Cela pose un dilemme. La vérité est exclusive par nature. Poursuivre la vérité implique le rejet de l’erreur, étant donné que cela est associé à la notion de pureté. La vérité peut donc être considérée comme sélective et exclusive. En revanche, l’unité est par nature inclusive. Par conséquent, les discussions sur l’unité valorisent souvent l’unité au détriment de la vérité, ou valorisent la vérité au détriment de l’unité. Alors, comment devons-nous résoudre cette tension et poursuivre la vérité et l’unité? Vous trouverez une partie de la solution en examinant ce que dit la Bible sur la vérité.

Le Nouveau Testament fournit des informations importantes concernant la nature et le rôle de la vérité. Il identifie Jésus comme « la vérité », comme nous l’avions indiqué plus haut (Jean 14:6, 18:32, 37), mais reconnait aussi la parole de Dieu (Jean 17:17), la loi (Rom. 2:20), l’évangile (Éphésiens 1:13), l’enseignement des apôtres (2 Thes. 2:13-15), et la saine doctrine comme vérité (2 Timothée 4:2-4). Cependant, la vérité n’est pas simplement quelque chose à laquelle nous donnons l’approbation intellectuelle. Elle doit être intériorisée, conduisant à un changement de notre comportement. Il ne sert à rien de savoir que Jésus revient bientôt si cette connaissance ne change pas la façon dont nous vivons ou ne nous incite pas à nous préparer pour Sa venue. De même, Jean suggère que si notre vie ne repend pas l’amour aux autres, nous montrons que nous ne connaissons pas la vérité (1 Jean 2, 3). Si la vérité reste externe et intellectuelle, il y aura toujours un affrontement entre la vérité et l’unité. Mais lorsque, avec l’aide du Saint-Esprit, la vérité est intériorisée, elle impacte notre relation avec Dieu et ceux qui nous entourent, et aide ainsi l’église dans sa quête de l’unité.

Considérez ceci: Comment la parabole des dix vierges illustre-t-elle la nécessité d’intérioriser la vérité? Comment la vérité est-elle intériorisée? Pourquoi est-il plus facile de laisser la vérité à l’extérieur de nous? De quelles façons précises les doctrines étudiées dans la leçon de cette semaine impactent-elles votre relation avec Dieu et les autres?

III. L’unité et les doctrines adventistes (Examinez Exode 20:8-11 et 1 Corinthiens 15:51-54 avec votre classe).

La vérité n’impacte pas seulement l’unité à travers la transformation interne. Elle produit également une identité et un témoignage commun. Notre identité est d’abord en Christ et ce qu’Il a fait pour nous, mais nous avons aussi des croyances fondamentales qui constituent notre identité commune en tant que chrétiens adventistes du septième jour. Cette base inclut des croyances que les pionniers de l’église ont identifiées dans l’Écriture sous la conduite de l’Esprit. Ce sont des croyances qui ont le potentiel de nous unir dans notre compréhension de Dieu et de nous-mêmes. En reconnaissant, par exemple, le sabbat du septième jour, nous sommes unis dans notre reconnaissance que Dieu est au contrôle de l’univers et du temps. Nous nous rappelons que nous sommes de simples créatures dépendantes de Lui.

Le jour du sabbat étant aussi un mémorial de la rédemption, nous sommes aussi unis en reconnaissant et en se rappelant que le salut n’est pas notre travail, mais celui de Christ. Le ministère de Christ dans le sanctuaire céleste nous unit et nous amène à reconnaitre notre besoin permanent de la grâce et de la miséricorde de Dieu tout en nous donnant la confiance que nous pouvons nous présenter devant Dieu. Notre compréhension de l’état des morts nous unit dans la reconnaissance de notre finitude et de notre dépendance de Dieu pour chaque souffle de vie, tandis que notre compréhension de la résurrection et de la seconde venue nous unit dans l’espérance, puisque nous espérons passer l’éternité avec le Dieu d’amour et de grâce. Ensemble, ces doctrines contribuent, non seulement à notre identité en tant qu’Adventistes du septième jour, mais aussi, elles nous rappellent notre identité en tant qu’êtres humains pécheurs avec un besoin et une espérance communs en Christ.

Considérez ceci: Pourquoi une identité commune est-elle importante? Comment cela influence-t-il la mission de l’église? Comment l’identité donnée par ces doctrines empêche-t-elle l’arrogance ou l’exclusivité? De quelles autres manières les doctrines étudiées cette semaine nous unissent-elles dans notre compréhension de Dieu et nous-mêmes?

ÉTAPE 3—Appliquer

Coin du moniteur: La vérité et la doctrine sont souvent vues comme des propositions abstraites qui mettent la discussion sur la vérité et l’unité au plan philosophique plutôt que pratique. Mais les doctrines ne sont ni abstraites, ni arbitraires. Elles sont conçues pour impacter nos relations avec Dieu et avec les autres autour de nous. Mettez l’accent sur le caractère pratique de la doctrine et ce à quoi la vérité vécue pourrait ressembler dans la vie d’un chrétien.

À méditer:

  1. Si notre source d’unité est notre vie commune en Jésus, pourquoi ce que nous croyons fait-il une différence dans l’unité que nous présentons au monde?
  2. Qu’est-ce que l’unité centrée sur Christ implique concernant la manière dont nous traitons ceux qui sont en désaccord avec nous, du point de vue théologique?
  3. Comment le fait que Jésus soit la vérité peut faire une différence dans la façon dont nous comprenons la vérité et l’unité?
  4. Que signifie vivre la vérité comme cela se trouve en Jésus? Comment cela impacte-t-il l’unité? Choisissez une doctrine et envisagez ce à quoi le fait de vivre cette vérité en Jésus pourrait ressembler.
  5. Quelle doctrine de l’Église Adventiste du Septième Jour a le plus contribué à vous unir à d’autres croyants? Comment cela est-il arrivé?

ÉTAPE 4—Créer

Coin du moniteur: Beaucoup de croyants ne pensent à la doctrine que lorsqu’ils étudient pour le baptême ou lorsqu’ils assistent à un programme missionnaire conduit par leur église locale. Aidez les membres à voir l’importance qu’il y a à considérer la doctrine plus attentivement, comme ils contemplent la vie dans la vérité telle qu’elle se trouve en Jésus; et l’accomplissement de leur mandat qui consiste à révéler l’unité au monde.

Activités: Apportez une liste des 28 croyances fondamentales à la classe. Créez un plan pour étudier chaque doctrine plus soigneusement, en prenant le temps d’examiner ce que la doctrine révèle sur Dieu, comment la doctrine peut être vécue dans la vie quotidienne, et comment la doctrine contribue à l’unité de l’église.

Commentaires pour les moniteurs

Commentaires pour les moniteurs

Commentaires pour les moniteurs

Commentaires pour les moniteurs

Commentaires pour les moniteurs

*du 24 au 30 Novembre

La preuve la plus convaincante

Sabbat Après-Midi

Lecture de la semaine: Jean 11:51, 52; Ep. 2:13-16; 2 Corinthiens 5:17-21; Ep. 4:25-5:2; Romains 14:1-6; Actes 1:14.

Verset à mémoriser: « Or, il ne dit pas cela de lui-même; mais étant souverain sacrificateur cette année-là, il prophétisa que Jésus devait mourir pour la nation. Et ce n’était pas pour la nation seulement; c’était aussi afin de réunir en un seul corps les enfants de Dieu dispersés. » (Jean 11:51, 52, LSG).

La semaine dernière, nous avons étudié comment l’unité est rendue visible à travers un message commun, centré sur Jésus comme Sauveur et sur les vérités de l’Écriture qui prennent plus d’importance à la fin des temps. Nous sommes qui nous sommes en raison du message que Dieu nous a donné et de l’appel que nous devons annoncer au monde entier.

Cette semaine, nous nous concentrons sur l’unité visible de l’église dans son expression dans la vie quotidienne des chrétiens et la mission de l’église. Selon Jésus, l’église ne proclame pas simplement le message du salut et de la réconciliation de la part de Dieu. L’unité de l’église elle-même est aussi une expression essentielle de cette réconciliation. Dans un monde inondé du péché et de la rébellion, l’église se présente comme un témoin visible de l’œuvre salvatrice et de la puissance de Christ. Sans l’unité et la solidarité de l’église dans son témoignage commun, la puissance salvatrice de la croix ne serait guère évidente dans ce monde. « L’unité avec Christ établit un lien d’unité avec les autres. Cette unité est la preuve la plus convaincante dans le monde de la majesté et de la vertu de Christ, et de Sa puissance à pardonner le péché. » – Ellen G. White Comments, The SDA Bible Commentary, vol. 5, p. 1148.

* Étudiez cette leçon pour le sabbat 1er Décembre

Leçon

9

(page 72 du guide standard)

25 Novembre

La croix de Jésus

Tout comme les nombreuses autres bénédictions spirituelles que Dieu donne à Son peuple, l’unité de l’église est aussi un don de Dieu. L’unité n’est pas une création humaine par nos efforts, nos bonnes œuvres ou nos intentions. Fondamentalement, Jésus Christ a créé cette unité à travers Sa mort et Sa résurrection. En nous appropriant par la foi Sa mort et Sa résurrection à travers le baptême et le pardon de nos péchés, en nous unissant dans la communion fraternelle, et en annonçant les messages des trois anges dans le monde, nous sommes en union avec Lui et dans l’unité les uns avec les autres.

Lisez Jean 11:51, 52 et Éphésiens 1:7-10. Quel évènement dans la vie de Jésus est le fondement de l’unité parmi nous en tant qu’Adventistes du septième jour?

« Or, il ne dit pas cela de lui-même; mais étant souverain sacrificateur cette année-là, il prophétisa que Jésus devait mourir pour la nation. Et ce n’était pas pour la nation seulement; c’était aussi afin de réunir en un seul corps les enfants de Dieu dispersés. » (Jean 11:51, 52, LSG). Qu’il est surprenant que Dieu ait utilisé Caïphe pour expliquer la signification de la mort de Jésus, même si Caïphe ne savait pas ce qu’il faisait en condamnant Jésus à mort. Le prêtre lui-même n’avait aucune idée sur combien sa déclaration était profonde. Caïphe pensait qu’il ne faisait qu’une simple déclaration politique. Cependant, Jean l’a utilisée pour révéler une vérité fondamentale sur la portée de la mort substitutive de Jésus pour l’ensemble du peuple fidèle de Dieu, qui serait un jour réuni « en un seul corps ».

Quel que soit ce que nous croyons en tant qu’Adventistes du septième jour, quel que soit le message que nous seuls proclamons, le fondement de notre unité se trouve dans notre acceptation commune de la mort de Christ en notre faveur.

En outre, nous faisons aussi l’expérience de cette unité en Christ par le baptême. « Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus Christ. Vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ » (Galates 3:26, 27, LSG). Le baptême est un autre lien que nous Adventistes partageons, car il symbolise notre foi en Christ. Nous avons un Père commun; ainsi, nous sommes tous fils et filles de Dieu. Et nous avons un Sauveur commun, et par conséquent, nous sommes tous baptisés dans Sa mort et Sa résurrection (Rom. 6:3, 4).

Quelles que soient les différences culturelles, sociales, ethniques et politiques parmi nous en tant qu’Adventistes du septième jour, pourquoi notre foi commune en Jésus doit-elle transcender toutes ces divisions?

Dimanche

(page 73 du guide standard)

26 Novembre

Le ministère de la réconciliation

Notre monde est certainement connu pour son désordre, ses troubles, ses guerres et ses conflits. Tous ces facteurs affectent nos vies sur les plans personnel, communautaire et national. Il semble parfois que nos vies entières sont en conflit. Mais la désunion et le trouble ne prévaudront pas pour toujours. Dieu s’est engagé dans une mission pour parvenir à l’unité cosmique. Alors que le péché a entrainé la discorde, le dessein éternel de Dieu pour la réconciliation apporte la paix et la plénitude.

Dans Éphésiens 2:13-16, Paul met en avant les principes qui montrent comment Christ a agi, afin de ramener la paix parmi les croyants: par Sa mort sur la croix, Jésus a fait des Juifs et des Gentils un seul peuple en détruisant les barrières ethniques et religieuses qui les séparaient. Si Christ était capable de faire cela avec les Juifs et les non-Juifs au premier siècle, combien peut-il encore abattre toutes les barrières raciales, ethniques et culturelles, ainsi que les murs qui divisent les gens au sein de notre propre église aujourd’hui?

Et c’est à partir de ce point de départ que nous pouvons atteindre le monde par le message du salut.

Dans 2 Corinthiens 5:17-21, Paul déclare qu’en Christ, nous sommes une nouvelle création, réconciliée avec Dieu. Alors, quel est notre ministère dans ce monde? Quelles différences pouvons-nous faire dans nos communautés en tant qu’un corps d’église?

En tant qu’une nouvelle création de Dieu, les croyants reçoivent un ministère crucial – un triple ministère de réconciliation. (1) Notre église est composée de croyants qui étaient autrefois égarés loin de Dieu, mais par la grâce salvatrice du sacrifice de Christ, ils sont maintenant unis à Dieu par l’Esprit Saint. Nous sommes le reste, appelés à proclamer au monde un message à la fin des temps. Notre ministère consiste à inviter ceux qui sont encore égarés loin de Dieu à être réconciliés avec Dieu et à nous rejoindre dans notre mission. (2) L’église est également le peuple de Dieu où les gens se sont réconciliés les uns avec les autres. Être uni à Christ signifie que nous sommes unis entre nous. Ce n’est pas seulement un idéal noble; cela doit être une réalité visible. La réconciliation entre les membres d’église, la paix et l’harmonie entre les frères et sœurs, est un témoignage unique au monde que Jésus Christ est notre Sauveur et Rédempteur. « À ceci tous connaitront que vous êtes Mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres » (Jean 13:35, LSG). (3) À travers ce ministère de réconciliation, l’église annonce à l’univers que le plan de la rédemption de Dieu est vrai et puissant. Le grand conflit parle de Dieu et de Son caractère. Dans la mesure où l’église cultive l’unité et la réconciliation, l’univers voit la sagesse éternelle de Dieu à l’œuvre (voir Eph. 3:8-11).

Lundi

(page 74 du guide standard)

27 Novembre

L’unité pratique

En 1902, Ellen G. White a écrit: « ce que Christ a été dans Sa vie sur cette terre, chaque chrétien doit l’être. Il est notre exemple, non seulement dans Sa pureté sans tache, mais aussi dans Sa patience, Sa douceur et Sa disposition chaleureuse. » – Ellen G. White, dans Signs of the Times, 16 juillet 1902. Ces paroles font penser à l’appel de Paul aux Philippiens: « Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus Christ » (Phil. 2:5, LSG).

Lisez Éphésiens 4:25-5:2 et Colossiens 3:1-17 et ensuite répondez à ces deux questions: dans quels domaines de notre vie en particulier nous sommes invités à montrer notre allégeance à Jésus? Comment allons-nous être témoins de l’évangile de Jésus dans notre vie publique?

Il y a plusieurs autres passages de l’Écriture qui invitent les chrétiens à suivre l’exemple de Jésus et à être des témoins vivants de la grâce de Dieu auprès des autres. Nous sommes aussi invités à rechercher le bienêtre des autres (Matthieu 7:12); à porter les fardeaux les uns des autres (Gal. 6:2); à vivre dans la simplicité et à mettre l’accent sur la spiritualité intérieure plutôt que sur l’apparence extérieure (Matthieu 16:24-26; 1 Pierre 3:3, 4); et à adopter un mode de vie sain (1 Corinthiens 10:31). « Bienaimés, je vous exhorte, comme étrangers et voyageurs sur la terre, à vous abstenir des convoitises charnelles qui font la guerre à l’âme. Ayez au milieu des païens une bonne conduite, afin que, là même où ils vous calomnient comme si vous étiez des malfaiteurs, ils remarquent vos bonnes œuvres, et glorifient Dieu, au jour où il les visitera » (1 Pie. 2:11, 12, LSG).

Combien de fois nous sous-estimons l’impact du caractère chrétien sur ceux qui nous regardent? La patience qui se manifeste dans les moments d’ennui, une vie disciplinée au milieu des tensions et de conflits, un esprit doux en réponse à l’impatience et aux paroles dures, sont des marques de l’esprit de Jésus que nous sommes invités à s’approprier. Alors que les Adventistes du septième jour sont tous témoins d’un monde qui se méprend sur la nature de Dieu, nous devenons une puissance pour le bien et pour la gloire de Dieu. En tant que représentants de Christ, les croyants doivent être connus non seulement pour leur rectitude morale, mais aussi pour leur intérêt pratique à l’égard d’autrui. Si notre expérience religieuse est authentique, elle se révèle et se répercute dans le monde. En effet, un corps unifié des croyants révélant le caractère de Christ dans le monde sera un témoignage puissant.

À quand remonte la dernière fois où vous avez recherché diligemment les Écritures afin de savoir « si ce qu’on [vous] disait était exact »? Quel genre de témoignage présentez-vous à d’autres? Qu’est-ce que les gens peuvent trouver dans votre vie qui puisse les amener à suivre Jésus?

Mardi

(page 75 du guide standard)

28 Novembre

L’unité dans la diversité

Dans Romains 14 et 15, l’apôtre Paul résout les problèmes qui divisaient profondément l’église de Rome. Sa réponse à ces questions consistait à inviter les Romains à faire preuve de tolérance et de patience les uns envers les autres et à ne pas laisser ses différends diviser l’église. Que pouvons-nous apprendre de son conseil?

Lisez Romains 14:1-6. Quelles questions de conscience poussaient les membres de l’église de Rome à juger au lieu de communier les uns avec les autres?

Il est très probable que ces questions touchaient aux rituels juifs sur l’impureté. Selon Paul, il s’agissait de « querelles sur des choses douteuses » (Rom. 14:1, traduction de NKJV), indiquant que ce n’étaient pas des questions relatives au salut mais des questions d’opinion qui devraient être laissées aux convictions individuelles. (Voir Romains 14:5).

Ces différends touchaient d’abord aux types d’aliments consommés. La consommation des animaux interdits dans Lévitique 11 n’était pas le problème que Paul traitait dans ce passage. Il n’y a aucune preuve que les premiers chrétiens avaient commencé à manger du porc ou autres animaux impurs au cours du temps de Paul, et nous savons que Pierre ne mangeait pas tous ces aliments (Voir Actes 10:14). En outre, que les faibles ne mangent que les légumes (Rom. 14:2) et que le différend touche également les boissons (Romains 14:17, 21) indiquent que le problème se concentrait sur l’impureté cérémonielle. Ceci est encore évident par le mot « impropre » (koinos), utilisé dans Romains 14:14. Ce mot est utilisé dans l’ancienne traduction grecque de l’Ancien Testament pour désigner les animaux souillés (sur le plan cérémoniel), et non les animaux impurs de Lévitique 11. Apparemment, il y a certaines personnes de la communauté romaine qui ne voulaient pas manger des repas de communion parce qu’ils n’étaient pas convaincus que la nourriture fût suffisamment préparée dans des conditions saines; ils doutaient que la viande ne fût sacrifiée aux idoles.

Il en va de même pour l’observation de certains jours. Le texte ne traite pas de l’observation hebdomadaire du sabbat, puisque nous savons que Paul l’observait régulièrement (Actes 13:14, 16:13, 17:2). Il s’agit d’une référence aux différents jours de fête juive ou aux jours de jeûne. L’intention de Paul dans ces versets était d’exhorter les gens à la tolérance envers ceux qui sont sincères et consciencieux dans le respect de ces rituels, aussi longtemps qu’ils ne les considèrent pas comme un moyen de salut. L’unité entre les chrétiens se manifeste dans la patience et l’abstention quand nous ne partageons pas toujours les mêmes points de vue, surtout lorsque ces points de vue ne sont pas essentiels à notre foi.

En classe, posez cette question: y a-t-il quelque chose que nous croyons, en tant qu’Adventistes du septième jour, que tous ceux qui se reconnaissent être des Adventistes ne sont pas obligés de croire et/ou d’adhérer à la pratique?

Mercredi

(page 76 du guide standard)

29 Novembre

L’unité dans la mission

Comparez l’attitude des disciples pendant le souper du Seigneur dans Luc 22:24 et celle qu’ils avaient peu de temps avant l’expérience de la Pentecôte dans Actes 1:14 et 2:1, 46. Qu’est-ce qui a fait une telle différence dans leur vie?

Dans Actes 1:14 et 2:46, l’expression « d’un commun accord » signifie aussi « avec un seul esprit ». Cela résulte du fait d’être ensemble en un seul endroit, cherchant dans la prière l’accomplissement de la promesse de Jésus, de leur envoyer le Consolateur. Alors qu’ils attendaient, cela aurait été facile pour eux de commencer à se critiquer les uns les autres. Certains pourraient rappeler que Pierre avait renié Jésus (Jean 18:15-18, 25-27) et que Thomas avait douté de la résurrection de Jésus (Jean 20:25). Ils pouvaient rappeler que Jean et Jacques avaient demandé les plus hautes positions dans le royaume de Jésus (Marc 10:35-41), ou que Matthieu était un ancien minable percepteur d’impôts (Matthieu 9:9).

Toutefois, « Pendant ces jours de préparation, les disciples sondèrent leurs cœurs. Ils sentaient leurs besoins spirituels, et suppliaient le Seigneur de leur accorder l’onction sainte qui les [rendrait aptes] à sauver les âmes. Mais ils ne demandaient pas ces bénédictions pour eux seuls. Ils étaient accablés par le fardeau du salut de leurs semblables. Ils savaient que l’évangile devait être porté au monde, et ils désiraient recevoir la puissance promise par le Christ. » – Ellen G. White, Les conquérants pacifiques, p. 35.

La communion entre les disciples et l’intensité de leurs prières les avaient préparés à cette expérience mémorable de la Pentecôte. Alors qu’ils s’approchaient plus près de Dieu et mettaient de côté leurs différences personnelles, les disciples étaient préparés par le Saint-Esprit à devenir les témoins courageux et audacieux de la résurrection de Jésus. Ils savaient que Jésus avait pardonné leurs nombreuses lacunes, et cela leur donnait le courage d’avancer. Ils savaient ce que Jésus avait fait pour eux dans leur vie. Ils savaient que la promesse du salut se trouvait en Lui, et donc, « un seul intérêt prévalait, un seul sujet d’émulation éclipsait tous les autres: refléter le caractère du Christ, travailler à l’édification de Son royaume » – idem, p. 48. Il n’est pas étonnant que le Seigneur fût capable de faire des choses puissantes à travers eux. Voilà une leçon pour nous en tant qu’église aujourd’hui. Il est toujours si facile de trouver de mauvaises choses dans la vie des autres. Comment pouvons-nous apprendre à mettre de côté les erreurs des autres, pour la plus grande cause, celle de faire la volonté de Dieu dans une église unie?

Jeudi

(page 77 du guide standard)

30 Novembre

Réflexion avancée: Ellen G. White, « L’unité dans la diversité », pp. 96-99, dans Évangéliser.

La citation suivante permet de révéler la manière dont l’église primitive, unie en Christ, a réussi à maintenir cette unité malgré les différences entre les membres, et donc, à être un témoin puissant au monde. « L’Écriture illustre comment le Saint-Esprit a guidé l’église primitive dans son processus décisionnel. Cela se fait d’au moins trois manières étroitement interconnectées: par révélation (p. ex., l’Esprit disait aux gens que faire; Corneille, Ananias, Philippe; et peut-être par le tirage au sort), l’Écriture (l’église arrive à une conclusion à partir d’une étude cohérente de l’Écriture) et le consensus (l’Esprit travaille dans la communauté, presque imperceptiblement, en créant un consensus par le dialogue et l’étude, et à la fin, l’église se rend compte que l’Esprit œuvrait en son sein). Il semble que face à des controverses culturelles, doctrinales et théologiques parmi la communauté des croyants, le Saint-Esprit travaille par consensus dans le processus décisionnel. Dans ce processus, nous voyons le rôle actif de la communauté des croyants et pas seulement ses dirigeants, et l’importance de la prière et du discernement. La direction de l’Esprit Saint est visible dans la communauté toute entière, pour faciliter la compréhension de la parole de Dieu, l’expérience de la communauté et la résolution de ses problèmes, et aussi grâce à l’expérience de ses dirigeants, dans leur ministère. Diverses décisions d’église étaient prises à travers un processus guidé par l’Esprit Saint, dans lequel l’Écriture, la prière et l’expérience étaient des éléments de réflexion théologique ». – Denis Fortin, “The Holy Spirit and the Church,” dans Ángel Manuel Rodríguez, ed., Message, Mission, and Unity of the Church, p. 321, 322.

Discussion:

En classe, allez à votre réponse à la question de mercredi sur la façon dont nous décidons de quels enseignements et pratiques sont indispensables et ceux qui ne le sont pas pour nous en tant qu’Adventistes du septième jour.

Quelle relation devons-nous avoir avec les chrétiens des autres dénominations qui, tout comme nous, croient à la mort et à la résurrection de Jésus?

Résumé: La preuve la plus convaincante de l’unité est l’amour manifeste entre les frères et sœurs qui s’aiment comme Jésus les a aimés. Le pardon de nos péchés et le salut que nous partageons en commun en tant qu’Adventistes sont les meilleurs liens de notre communion. En Christ, nous pouvons ainsi montrer au monde notre unité et le témoignage de notre foi commune. Nous sommes appelés à ne rien faire de moins.

Vendredi

(page 78 du guide standard)

Histoire Missionnaire

Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org

L’amour est le meilleur remède

par Andrew Mcchesney, Mission adventiste

Une femme de 30 ans était admise pour un cas grave de pneumonie à l’hôpital adventiste de Blantyre au Malawi. Puisque son cas ne s’améliorait pas avec des antibiotiques, le médecin missionnaire Tiffany Priester a demandé un test VIH. Les résultats étaient positifs. Elle avait le virus du sida. Priester expliqua à la famille qu’il faut généralement trois semaines pour traiter une pneumonie et qu’il y avait 50 % de chances qu’elle survive. Mais alors la femme commença à souffrir de troubles rénaux, et ses chances de survie chutèrent à 10 %. Priester dit à la famille qu’il n’y avait pas beaucoup d’espoir. « Nous croyons en Dieu », répondit un membre de la famille. « Nous croyons aux miracles. Nous allons prier. » Entourée par la famille, Priester pria pour la guérison et mit le patient sur une machine de ventilation.

Les reins de la femme cessèrent de fonctionner 24 heures plus tard. Tout espoir semblait perdu. Mais elle commença subitement à récupérer. Quelques semaines plus tard, elle sortit de l’hôpital. « La médecine a ses limites », déclara Priester. « L’hôpital ne fait que ce qu’il peut faire, et le Seigneur s’occupe du reste. » Priester, une cardiologue américaine, a travaillé pendant cinq ans à Blantyre, la deuxième plus grande ville au Malawi avec une population d’environ 1 million. L’Hôpital Adventiste de Blantyre, qui emploie six médecins missionnaires, deux dentistes missionnaires et sept médecins malawites – n’avait pas eu de cardiologue pendant plusieurs années avant son arrivée en 2011, un problème général dans ce pays où un médecin a 88 000 habitants à sa charge. Ce qui soutient la mission de Priester est Jean 13:35, où Jésus dit: « Si vous avez de l’amour les uns pour les autres, tous sauront que vous êtes Mes disciples. » (NBS). U

n jour, une femme du Malawi s’est plainte de ce qu’elle se réveillait avec son cœur battant toutes les nuits vers minuit. Des tests n’ont rien trouvé d’anormal, et d’autres médecins auraient dit que cela arrivent suite aux mauvais rêves. « Mais ce jour-là, je pense que le Saint-Esprit m’a incité à demander plus », dit Priester. Priester a appris que le patient avait commencé à avoir des problèmes de sommeil après avoir rencontré un prophète autoproclamé qui lui avait prévenu qu’elle pourrait être violée à minuit. Priester demanda à la femme d’attester si c’est l’homme ou c’est Dieu qui était plus fort. « Mettez votre confiance en Dieu » dit-elle. « Vous êtes le premier médecin à me dire que Dieu est fort », répondit la femme.

Ceci, dit Priester, photo à gauche, est ce que veut dire « aimer », faire un effort supplémentaire d’apporter la guérison spirituelle, physique et émotionnelle. « Parfois, c’est de petites choses qui nous distinguent », dit-elle.

La leçon en bref

Texte clé: Éphésiens 5:1, 2

Objectifs:

Savoir: Comprendre que notre interaction avec d’autres personnes donne la preuve la plus convaincante de l’unité de l’église.

Ressentir: Ressentir la nécessité d’évaluer la nature et l’impact de nos relations avec les autres.

Agir: Demander à Dieu d’œuvrer dans notre vie et à travers nous pour donner un témoignage à la vérité de l’évangile.

Plan de l’étude:

  1. Savoir: L’unité visible

A Pourquoi l’unité dans la doctrine seule ne suffit-elle pas à révéler l’unité visible au monde?

B Comment notre mode de vie et la façon dont nous entretenons nos relations démontrent-ils notre fidélité à Jésus?

C Comment l’unité observable est-elle une preuve active de la puissance de Dieu?

  1. Ressentir: Un besoin d’évaluation

A Comment les actions d’une autre personne ont-elles influencé votre voyage spirituel positivement ou négativement?

B Comment évalueriez-vous votre témoignage actuel de votre identité en Christ?

C Pourquoi la réconciliation produit-elle des émotions fortes en ceux qui sont en train de se réconcilier et en ceux qui observent?

III. Agir: Les attitudes des uns envers les autres.

A Quels sont les domaines de votre vie qui ont le plus besoin de la transformation de Dieu afin que vous donniez un témoignage positif au monde?

B Avez-vous besoin d’embrasser le ministère de la réconciliation dans vos relations?

Résumé: L’unité observable se développe à partir de la nouvelle identité que nous embrassons quand nous exprimons la foi en l’œuvre salvatrice de Christ. La façon dont nous vivons et interagissons avec les autres exprime la réalité de l’unité et donne une preuve convaincante du caractère de Dieu et de Son pouvoir de transformation.

Cycle d’apprentissage

ÉTAPE 1—Motiver

Pleins feux sur l’Écriture: Éphésiens 2:13-16

Concept clé de croissance spirituelle: Quand les chrétiens vivent leur identité en Christ ressuscité, ils donnent un témoignage puissant de l’amour et de la puissance de Dieu.

Coin du moniteur: En commençant cette leçon, aidez les membres à reconnaitre l’importance de ce que les gens observent sur leur vie. Insistez sur la manière dont nos paroles et nos actions impactent la façon dont les autres voient Dieu et notre connexion avec Lui.

Discussion d’ouverture: Julie était adoptée comme un bébé. Elle fut placée dans un foyer où elle était nourrie et aimée. Avec le temps, elle a grandi et est devenue une femme chrétienne gentille et attentionnée. Elle aimait profondément sa famille adoptive. Pourtant, étant devenue adulte, elle se sentait obligée d’avoir plus d’informations sur sa mère biologique et ses vrais parents. Julie fit une demande pour avoir les coordonnées de sa mère et elle était ravie d’avoir l’information qu’elle cherchait. Avant de rencontrer sa mère et ses autres parents, Julie envoya des photos et la preuve écrite de sa relation avec eux. Mais ces choses n’étaient plus importantes quand le temps était venu de rencontrer les membres de sa famille face à face. Ils jetèrent un coup d’œil sur Julie et surent sans doute qu’elle était des leurs. Ses nouveaux frères et sœurs étaient submergés par la ressemblance entre Julie et sa mère. Non seulement elle ressemblait à sa mère naturellement, mais aussi elle avait les mêmes gestes et gouts que sa mère biologique. La ressemblance de Julie à sa mère était la preuve la plus convaincante qu’elle faisait réellement partie de la famille.

De manière similaire, les auteurs du Nouveau Testament soutiennent que l’unité et l’amour des chrétiens sont la preuve la plus convaincante de leur connexion à Christ. Notre apparence et nos actions sont des signes révélateurs de notre connexion à Lui, plus que toute autre preuve que nous pouvons fournir.

Questions de Discussion: Qu’est-ce qui vous convainc la plupart du temps – les actions ou une preuve écrite? Pourquoi? Quel type d’hypothèses émettez-vous sur les gens en vous basant sur leurs paroles et leurs actions? Toutes vos hypothèses étaient-elles correctes?

ÉTAPE 2—Explorer

Coin du moniteur: Cette section traite de la vie du royaume de Dieu, ce qui démontre la puissance de Dieu. Elle met en relief le lien entre nos actions et notre identité en Christ. En discutant de la leçon avec votre classe, soulignez que l’unité visible n’est pas notre travail, mais plutôt l’œuvre de Christ. Nous sommes simplement appelés à vivre la nouvelle identité qui nous a été donnée en Christ.

Commentaire biblique

  1. Une nouvelle identité (Examinez Éphésiens 2:13-16 avec votre classe).

Tel que discuté plus tôt ce trimestre, l’unité de l’église dépend de la mort et de la résurrection de Christ qui font de nous une nouvelle création en nous réconciliant avec Christ et en nous donnant une nouvelle identité en Christ. L’appel des croyants à exposer l’unité visible n’est, par conséquent, pas un défi à faire ce qui est apparemment impossible. Il s’agit plutôt d’« un appel à vivre une identité qui nous est donnée librement lorsque nous soumettons notre vie à Christ. » – Gregory A. Boyd, “Living in, and Looking Like, Christ,” in Servant God: The Cosmic Conflict Over God’s Trustworthiness, edited by Dorothee Cole (Loma Linda, Californie: Loma Linda University Press, 2013), p. 410. C’est seulement quand nous vivons notre identité en Christ que nous donnons la preuve de l’évangile et de la puissance de Dieu.

  1. Réconciliés avec Dieu (Examinez 2 Corinthiens 5:17-21 avec votre classe).

La réconciliation biblique se rapporte à la restauration des relations entre des partenaires auparavant hostiles ou en querelle. Bien que les humains soient responsables de l’hostilité et de l’aliénation dans leur relation avec Dieu, Jésus nous a réconciliés avec Dieu en résolvant la cause principale de l’hostilité dans la relation. S’étant fait notre substitut, Il a pris sur Lui la peine du péché selon la rétribution de la loi. Dieu doit donc être considéré comme l’initiateur et le centre de la réconciliation. Parce que Dieu a réconcilié toute l’humanité avec Lui-même par l’intermédiaire de Christ et en donnant aux humains une vie nouvelle, Paul appelle les Corinthiens à vivre leur nouvelle identité de personnes réconciliées avec Dieu. Ils doivent faire cela, en continuant le ministère de la réconciliation dans les situations concrètes de leur vie quotidienne. Paul s’attend à ce que les Corinthiens propagent le message de la réconciliation, et que le fruit de la réconciliation se manifeste à l’égard de ceux qu’ils rencontrent dans leur voyage chrétien. En l’absence de preuves extérieures de leur identité en tant que réconciliés, Paul est amené à se demander si les Corinthiens ont réellement accepté la réconciliation que Dieu leur a offerte. Il les appelle donc à « être réconciliés avec Dieu » (2 Cor. 5:20, LSG).

Discussion: Quelle est la différence entre la réconciliation et la justification? Qu’est-ce qui justifie l’attitude de Paul, lorsqu’il questionne l’engagement des Corinthiens envers Dieu et la réconciliation que Dieu leur a donnée? À quoi ressemble le fait d’embrasser une mission de réconciliation?

III. Vivre les valeurs du royaume (Examinez Éphésiens 4:25-5:2 et Romains 14:1-6 avec votre classe.)

Vivre comme un citoyen du royaume de Dieu implique beaucoup plus de choses que la réconciliation. Il s’agit d’une nouvelle façon de vivre qui est radicalement différente de la manière du monde qui nous entoure, car elle est basée sur des valeurs différentes. Cela implique non seulement un échange de seigneuries, mais aussi, un échange de styles de vie. Les chrétiens sont appelés à adopter un mode de vie qui se caractérise par l’amour, la grâce et la miséricorde. Paul explique que nos vies anciennes doivent être mises de côté afin que nous puissions vivre notre nouvelle identité dans le royaume, qui a été « créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité » (Eph. 4:24, LSG). Cette nouvelle vie a besoin d’être accompagnée d’un renouvèlement d’esprit dans lequel nos attitudes et nos priorités changent.

« L’église est appelée à être l’expression de cette société alternative… Un endroit où opèrent les priorités des béatitudes. C’est là où le service est plus important que le prestige, là où l’humilité l’emporte sur l’orgueil, là où l’amour s’exprime au lieu de l’envie et là où la collaboration remplace la compétition. » – Lowell C. Cooper, “Doing Justice, Loving Mercy – in the End Time,” in Do Justice: Our Call to Faithful Living, edited by Nathan Brown and Joanna Darby (Warburton, Victoria: Signs Publishing Company, 2014), p. 86. Vivre notre nouvelle identité avec ces nouvelles priorités attire l’attention des gens sur l’évangile. L’harmonie et l’unité qui émergent lorsque le service remplace l’égoïsme et l’humilité l’orgueil sont tellement contreculturelles, au point que cela donne la preuve de la puissance de Dieu dans la transformation de la vie.

Considérez ceci: Pourquoi est-il important que notre identité en tant que citoyens du royaume de Dieu soit accompagnée d’un renouvèlement d’esprit? Comment votre église est-elle en train de représenter les valeurs alternatives du royaume de Dieu?

ÉTAPE 3—Appliquer

Coin du moniteur: Cette section demande aux membres de réfléchir sur la question de savoir si leurs propres vies et celle de l’église reflètent fidèlement leur identité en Christ, et, par conséquent, donnent la preuve de la puissance de Dieu dans leur vie.

À méditer:

  1. Quelle est la différence entre le message de la réconciliation et le ministère de la réconciliation?
  2. Plusieurs études suggèrent que les actions et le comportement de l’église diffèrent juste un peu de la société autour d’elle. Que pensez-vous être la raison de ce manque relatif de différence? Que pouvez-vous conclure de ces données?
  3. De quelles façons pratiques pouvez-vous démontrer votre identité de chrétien réconcilié avec Dieu? À qui Dieu vous appelle à démontrer la vie du royaume cette semaine? Qu’êtes-vous en train de communiquer actuellement aux autres à travers vos paroles et vos actions?
  4. Laquelle des caractéristiques de la vie du royaume discutées dans cette leçon trouvez-vous plus difficile à démontrer dans votre propre vie? Comment la référence de Paul au fait que l’amour de Christ nous presse, pourrait-elle faire une différence dans vos attitudes et votre motivation?

ÉTAPE 4—Créer

Coin du moniteur: Les activités ci-dessous fournissent des options aux membres de la classe pour se concentrer sur un domaine de leur vie qu’ils ont identifié au cours de la semaine comme étant incapable de donner le témoignage de leur identité au monde qui les entoure.

Activités:

  1. Repérez l’une des caractéristiques de votre ancienne identité énumérées par Paul dans Éphésiens 4 qui tend à revenir dans votre vie (mensonge, vol, paroles mauvaises, colère, clameur, etc.). Ensuite, identifiez les caractéristiques que Paul identifie comme étant celles qui devraient la remplacer. Trouvez plusieurs textes portant sur les caractéristiques qui devraient remplacer votre faiblesse et écrivez-les sur de petites cartes que vous pouvez porter sur vous. Réfléchissez à propos d’elles plusieurs fois par jour pour la semaine prochaine. À la fin de la semaine, révisez ce que Dieu vous a dit concernant votre faiblesse et concernant ce qu’il faut faire ensuite.
  2. Faites la liste des exemples pratiques du type de discours que Paul appelle les chrétiens à tenir. Comme point de départ, vous pourriez envisager d’examiner les idées énumérées dans 1 Thessaloniciens 5:11, Hébreux 3:13 et 2 Corinthiens 13:11. Choisissez l’un de ces exemples et pensez à comment vous pourriez l’appliquer cette semaine chez vous, dans votre lieu de travail et dans votre plus large cercle d’amis.
  3. Planifiez deux activités de groupe dans lesquelles vous cherchez à servir et à témoigner de l’attention à quelqu’un dans votre congrégation et à quelqu’un dans votre communauté.

Commentaires pour les moniteurs

Commentaires pour les moniteurs

Commentaires pour les moniteurs

Commentaires pour les moniteurs

Commentaires pour les moniteurs

*Décembre 1-7

L’unité et les relations rompues

Sabbat Après-Midi

Lecture de la semaine: 2 Timothée 4:11, Philémon 1-25, 2 Corinthiens 10:12-15, Romains 5:8-11, Éphésiens 4:26, Matthieu 18:15-17.

Verset à mémoriser: « Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de Son Fils, à plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par Sa vie. » (Romains 5:10, LSG).

Comme nous l’avons vu, même après la Pentecôte, la relation entre les croyants était parfois tendue. Le Nouveau Testament rapporte des exemples répétés de la façon dont les dirigeants de l’église et des membres individuels traitaient ces problèmes. Ces principes sont extrêmement précieux pour l’église aujourd’hui. Ils révèlent les résultats positifs qui peuvent découler de l’utilisation des principes bibliques pour régler les conflits et préserver notre unité en Christ.

Dans cette leçon, nous nous concentrerons sur les relations rétablies et comment nos relations humaines influencent notre unité en Christ. Le ministère du Saint-Esprit consiste à rassembler les gens plus près de Dieu et près des uns et des autres. Cela implique la nécessité de briser les obstacles dans notre relation avec Dieu et de faire tomber les barrières dans nos relations les uns avec les autres. En bref, la plus grande manifestation de la puissance de l’évangile n’est pas nécessairement ce que dit l’église, mais comment l’église vit.

« À ceci tous connaitront que vous êtes Mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres » (Jean 13:35, LSG). Sans cet amour, toutes nos discussions sur l’unité de l’église n’aboutiront à rien.

* Étudiez cette leçon pour le sabbat 8 Décembre.

Leçon

10

(page 80 du guide standard)

2 Décembre

L’amitié restaurée

Paul et Barnabas ont collaboré ensemble dans le témoignage de Jésus. Mais ils eurent un désaccord sur le fait de faire confiance ou non à quelqu’un d’aussi peureux que Jean Marc (Actes 15:36-39). Les dangers potentiels de la prédication de l’évangile avaient amené à un moment Jean Marc à abandonner Paul et Barnabas pour rentrer chez lui (Actes 13:13). « Cette désertion incita Paul à juger Marc défavorablement et même sévèrement pendant un certain temps. Barnabas, d’autre part, était enclin à l’excuser à cause de son inexpérience. Il désirait que Marc ne quittât pas le ministère, car il voyait en lui des talents qui lui permettraient d’être utile à la cause du Christ. » – Ellen G. White, Les conquérants pacifiques, p. 150.

Puisque Dieu utilise tous ces hommes, les problèmes nés entre eux devraient être résolus. L’apôtre qui prêchait la grâce devait étendre cette grâce à un jeune prédicateur qui l’avait déçu. L’apôtre du pardon devait pardonner. Jean Marc a grandi dans le mentorat courageux de Barnabas (Actes 15:39), et, éventuellement, le cœur de Paul a été apparemment touché par les changements.

Comment les lettres de Paul à Timothée et à l’église de Colosse révèlent sa relation renouvelée avec Jean Marc et une nouvelle confiance en ce jeune prédicateur? Col. 4:10, 11; 2 Timothée 4:11.

Bien que les détails de la réconciliation de Paul avec Jean Marc soient sommaires, le récit biblique est clair. Jean Marc est devenu l’un des compagnons de confiance de l’apôtre Paul. Paul a fortement recommandé Jean Marc comme un « collègue » à l’église de Colosse. À la fin de la vie de Paul, il a vivement encouragé Timothée à venir à Rome avec Jean Marc parce qu’il lui était « utile pour le ministère » (2 Timothée 4:11, LSG). Le ministère de Paul s’est enrichi par le jeune prédicateur, qui de toute évidence, avait été pardonné. La barrière entre eux était tombée, et ils étaient capables de travailler ensemble pour la cause de l’évangile. Quels que soient les problèmes entre eux et quelle que soit la manière dont Paul aurait justifié son attitude antérieure envers Jean Marc, il avait tout laissé derrière lui.

Comment pouvons-nous apprendre à pardonner à ceux qui nous ont offensés ou déçus? Dans le même temps, pourquoi le pardon n’inclut-il pas toujours une restauration complète d’une relation précédente? Pourquoi cela n’est-il pas toujours nécessaire?

Dimanche

(page 81 du guide standard)

3 Décembre

De l’esclave à fils

Alors qu’il était emprisonné à Rome, Paul a rencontré un nommé Onésime, un esclave fugitif de Colosse à Rome. Paul s’est rendu compte qu’il connaissait personnellement le maitre d’Onésime. L’épitre à Philémon est un appel personnel de Paul à son ami au sujet d’une relation restaurée avec l’esclave fugitif.

Les relations étaient importantes pour Paul. L’apôtre savait que les relations brisées sont préjudiciables à la croissance spirituelle et à l’unité de l’église. Philémon était un dirigeant de l’église à Colosse. S’il nourrissait une haine contre Onésime, cela entacherait son témoignage chrétien et le témoignage de l’église tout entière dans la communauté des non-croyants.

Lisez Philémon 1-25. Quels principes importants sur les relations rétablies trouvons-nous ici? N’oubliez pas, le mot clé c’est principes.

À première vue, c’est un peu surprenant que Paul ne parlait pas avec beaucoup de fermeté contre les maux de l’esclavage. Mais la stratégie de Paul était très efficace. L’évangile, idéalement, brise toutes les distinctions de classe (Galates 3:28; Col. 3:10, 11). L’apôtre a renvoyé Onésime à Philémon, pas comme un esclave mais comme son fils en Jésus et un frère « bienaimé » de Philémon dans le Seigneur (Philémon 16).

Paul savait que les esclaves fugitifs avaient un avenir sombre. Ils pouvaient être arrêtés à tout moment. Ils étaient condamnés à une vie de misère et de pauvreté. Mais maintenant, en tant que frère de Philémon en Christ et un ouvrier, Onésime pouvait avoir un avenir meilleur. Sa nourriture, son logement et son emploi pouvaient être surs sous Philémon. La restauration d’une relation brisée pouvait marquer une différence assez importante dans sa vie. Il est devenu un « fidèle et bienaimé frère », et un collaborateur dans l’évangile avec Paul (Colossiens 4:9). Paul était tellement fervent et catégorique dans son désir de réconciliation entre eux au point qu’il était prêt à payer de sa propre poche pour résoudre tous les problèmes financiers qui auraient pu découler de ce qui s’est passé entre les deux croyants en Jésus.

À partir des principes de l’évangile vus ici, que pouvez-vous retenir, qui puisse vous aider à résoudre tous les différends, mésententes et même fractures, que vous avez eus dans vos relations avec les autres? Comment ces principes peuvent-ils prévenir une rupture de l’unité de votre église locale?

Lundi

(page 82 du guide standard)

4 Décembre

Dons spirituels pour l’unité

Comme nous l’avons vu dans une leçon précédente, l’église de Corinthe avait des problèmes profonds. Quels principes Paul décrit-il dans 1 Corinthiens 3:5-11; 12:1-11 et 2 Corinthiens 10:12-15 pour la guérison et la restauration, qui soient essentiels à l’unité de l’église?

Dans ces passages, l’apôtre donne un aperçu des principes essentiels à l’unité de l’église. Il fait remarquer que Jésus utilise différents ouvriers pour accomplir les différents ministères dans Son église, même si tous doivent travailler ensemble pour l’édification du royaume de Dieu (1 Corinthiens 3:9).

Dieu nous appelle à la coopération, et non à la concurrence. Chaque croyant a reçu des dons de Dieu pour coopérer à Son ministère au sein du corps de Christ et pour servir la communauté (1 Cor. 12:11). Il n’y a pas de dons inférieurs ou supérieurs. Tous sont nécessaires dans l’église de Christ (1 Corinthiens 12:18-23). Nos dons reçus de Dieu ne sont pas destinés à une gratification personnelle, ils sont plutôt donnés par le Saint-Esprit pour le service de la propagation de l’évangile. Toute comparaison avec les autres n’est pas sage, parce que cela nous amène à nous sentir découragés ou arrogants. Si nous pensons que d’autres sont bien « supérieurs » à nous, nous nous sentirons découragés en nous comparant à eux, et nous pouvons être facilement découragés dans quelque ministère que nous soyons. En revanche, si nous pensons que nos œuvres pour Christ sont plus efficaces que ce que font les autres, nous nous sentirons flattés, et c’est une attitude que tout chrétien devrait éviter.

Ces deux attitudes paralysent notre efficacité pour Christ et notre communion fraternelle. Quand nous travaillons au sein de la sphère d’influence que Christ nous a donnée, nous trouverons la joie et le contentement dans notre témoignage pour Christ. Nos œuvres viendront compléter les efforts des autres membres, et l’église de Christ fera des pas de géant pour le royaume de Dieu.

Pouvez-vous penser à une personne dont les dons pour le ministère vous ont rendus jaloux? (Pas trop dur, n’est-ce pas?) Dans le même temps, combien de fois vous êtes-vous senti fiers de vos dons en les comparant à ceux des autres? La vérité est que les préoccupations de Paul sont une réalité omniprésente dans la vie des êtres humains pécheurs. Quel que soit le côté sur lequel nous tombons, comment pouvons-nous apprendre les attitudes désintéressées nécessaires au maintien de notre unité en Christ?

Mardi

(page 83 du guide standard)

5 Décembre

Le pardon

Qu’est-ce que le pardon? Le pardon justifie-t-il le comportement d’une personne qui vous a terriblement offensé? Mon pardon dépend-il de la repentance de celui qui m’a offensé? Et si celui qui m’a offensé ne mérite pas mon pardon?

Comment les passages suivants nous aident-ils à comprendre le caractère biblique du pardon? Rom. 5:8-11; Luc 23:31-34; 2 Cor. 5:20, 21; Eph. 4:26.

Christ a pris l’initiative de nous réconcilier avec Lui-même. C’est « la bonté de Dieu [qui] te pousse à la repentance » (Rom. 2:4, LSG). En Christ, nous avons été réconciliés avec Dieu alors que nous étions encore pécheurs. Notre repentance et notre confession ne créent pas de réconciliation. C’est la mort de Christ sur la croix qui le fait; notre rôle est d’accepter ce qui est déjà fait pour nous. Il est vrai que nous ne pouvons pas recevoir les bénédictions du pardon jusqu’à ce que nous confessions nos péchés. Cela ne signifie pas que notre confession crée le pardon dans le cœur de Dieu. Dans Son cœur, le pardon est là tout le temps. La confession nous permet seulement de recevoir le pardon (1 Jean 1:9). La confession a une importance vitale, non pas parce qu’elle change l’attitude de Dieu envers nous, mais parce qu’elle change notre attitude envers Lui. Lorsque nous cédons au pouvoir de conviction de l’Esprit Saint de nous repentir et de confesser notre péché, nous sommes transformés.

Aussi, le pardon est-il si crucial pour notre bienêtre spirituel. Un échec à pardonner à quelqu’un qui nous a fait du tort, même s’il ne mérite pas le pardon, peut nous faire du mal plus que la personne même qui a commis le mal. Si un individu vous a causé du tort et que la douleur s’envenime en vous parce que vous ne parvenez pas à pardonner, vous permettez à la personne de vous faire encore plus de mal. Combien de fois ces sentiments et le mal sont la cause des divisions et des tensions dans l’église. Les offenses non résolues entre les membres de l’église sont préjudiciables à l’unité du corps de Christ.

Le pardon consiste à libérer autrui de notre condamnation parce que Christ nous a libérés de Sa condamnation. Le pardon ne justifie pas le comportement de l’autre envers nous. Nous pouvons être réconciliés avec quelqu’un qui nous a fait du tort, parce que Christ nous a réconciliés avec Lui-même quand nous Lui avions fait du tort. Nous pouvons pardonner parce que nous sommes pardonnés. Nous pouvons aimer parce que nous sommes aimés. Le pardon est un choix. Nous pouvons choisir de pardonner en dépit des actions ou des attitudes de l’autre personne. C’est cela le vrai esprit de Jésus.

Comment le fait de se concentrer sur le pardon que nous avons en Christ peut nous apprendre à pardonner aux autres? Pourquoi le pardon est-il un aspect essentiel de notre expérience chrétienne?

Mercredi

(page 84 du guide standard)

6 Décembre

Restauration et unité

Lisez Matthieu 18:15-17. Quelles sont les trois étapes que Jésus nous donne pour nous aider à résoudre les conflits lorsque nous sommes offensés par un autre membre d’église? Comment doit-on appliquer ces paroles à nos situations contemporaines?

Le désir de Jésus en donnant les conseils dans Matthieu 18 est de résoudre les conflits interpersonnels au sein de l’église autant que possible. Son intention est que les deux personnes concernées résolvent le problème eux-mêmes. C’est pourquoi Jésus déclare, « si ton frère a péché [contre toi] » (Matthieu 18:15, LSG). Quand le nombre de personnes impliquées dans le conflit entre deux membres augmentent, plus la contention peut être créée, et plus elle peut influencer la communion des autres croyants. Les gens prennent parti, et les lignes de bataille sont dessinées. Mais lorsque les chrétiens tentent de régler leurs différends en privé et dans un esprit de compréhension mutuelle et dans l’amour chrétien, un climat de réconciliation est créé. L’atmosphère se crée pour que l’Esprit-Saint travaille avec eux alors qu’ils s’efforcent de résoudre leurs différends.

Parfois, des appels personnels à la résolution des conflits sont inefficaces. Dans ces cas, Jésus nous invite à prendre un ou deux autres avec nous. Cette deuxième étape dans le processus de réconciliation doit suivre toujours la première étape. Le but est de réconcilier les gens et non de les séparer davantage ou de les chasser plus loin dehors. Ceux qui sont invités par la personne offensée ne viennent pas pour la soutenir ou se joindre à elle pour blâmer l’autre individu. Ils viennent dans l’amour et la compassion et comme des conseillers et partenaires de prière, afin de participer au processus de rapprochement des deux personnes.

Il y a des occasions où toutes les tentatives pour résoudre le problème ne fonctionnent pas. Dans ce cas, Jésus nous indique de porter la question devant l’église. Il ne dit certainement pas d’interrompre le service du culte le sabbat matin pour exposer un problème de conflit personnel. Le lieu approprié pour porter la question, si les deux premières étapes n’ont pas réussi à réconcilier les deux parties, est le Comité d’église. Encore une fois, le but de Christ est la réconciliation. Ce n’est pas l’occasion de blâmer une partie et exonérer l’autre.

« Ne souffrez pas de ressentiment et ne le laissez pas murir pour devenir de la malveillance. Ne laissez pas la plaie s’infecter pour s’éclater en paroles empoisonnées, qui entachent l’esprit de ceux qui les écoutent. Ne laissez pas les pensées amères continuer à remplir votre esprit et son esprit. Allez à votre frère et dans l’humilité et la sincérité, parlez-lui du problème. » – Ellen G. White, Gospel Workers, p. 499.

Jeudi

(page 85 du guide standard)

7 Décembre

Réflexion avancée: Lisez l’article « Forgiveness » pp. 825, 826, dans The Ellen G. White Encyclopedia.

« Quand les ouvriers possèderont en leur âme un Christ permanent, quand tout égoïsme sera mort, quand il n’y aura ni rivalité ni lutte pour la primauté, quand il y aura de l’unité, quand on se sanctifiera de manière à manifester l’amour fraternel, les ondées de la grâce du Saint-Esprit descendront surement, car, pas un trait de lettre des promesses divines ne peut faillir. » – Ellen G. White, Messages choisis, vol. 1, p. 206.

« Si nous voulons subsister au grand jour du Seigneur et trouver refuge dans le Christ, notre haute forteresse, nous devons renoncer à l’envie, et à toute manœuvre dominatrice. Nous devons détruire complètement les racines de ces choses impures, afin qu’elles ne puissent plus se développer dans notre vie. Nous devons prendre nettement parti pour le Seigneur et nous placer à Ses côtés. » – Ellen G. White, Évènements des derniers jours, p. 144.

Discussion:

Lisez Colossiens 3:12-17. Discutez des qualités chrétiennes que l’apôtre Paul encourage l’église de Colosse à rechercher. Pourquoi ces qualités sont-elles le fondement de la résolution de tous les conflits? Comment ces qualités nous guident-elles dans la réalisation des principes que Jésus nous donne dans Matthieu 18:1518?

Relisez Colossiens 3:12-17 et listez les enseignements qu’on trouve dans ces versets. Pourquoi ces choses sont-elles alors très essentielles à l’unité dans l’église?

w Si nous considérons notre église, c’est-à-dire, l’Église Adventiste du Septième Jour dans son ensemble, quelle est la plus grande chose qui nous empêche d’atteindre le genre d’unité qui sera nécessaire pour atteindre le monde entier? Est-ce nos enseignements et nos doctrines? Bien sûr que non. Ces derniers sont les choses mêmes que Dieu nous a données pour les proclamer au monde. Peut-être que le problème existe uniquement en nous, dans nos relations interpersonnelles, nos jalousies mesquines, nos querelles, notre égoïsme, notre désir de la suprématie et une foule d’autres choses. Pourquoi devez-vous demander la puissance du Saint-Esprit pour apporter les changements qui doivent se produire en vous, avant de voir l’unité dans l’église tout entière?

Résumé: L’évangile de Jésus-Christ parle de guérison et de transformation. Et quand elles viennent, elles ont un impact puissant sur nos relations avec les autres. La Bible nous donne de puissants principes et exemples sur la façon dont nous pouvons avoir de bonnes et étroites relations avec les autres, même dans un monde de péché.

Vendredi

(page 86 du guide standard)

Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org

Histoire Missionnaire

Notre église c’est des écoles

par Andrew Mcchesney, Mission adventiste

L’éducation des Adventiste du septième jour est une voie d’accès aux cœurs des gens au Bangladesh, indiquent les dirigeants de l’église. « Notre église au Bangladesh est essentiellement constituée d’écoles », affirme Milton Das, directeur de la communication pour l’Union des Missions de Bangladesh. « L’éducation est le plus puissant moyen d’atteindre la population du Bangladesh. Lorsqu’il y a une église, il y a une école. »

Cette première station missionnaire, qui a ouvert la voie à l’éducation adventiste de s’épanouir dans le pays, a été fondée en 1906 par Mookerjee Gopal Lal et son épouse, l’institutrice américaine Grace Kellogg, à l’Est du Bengale d’alors. Aujourd’hui, les écoles adventistes sont des centres d’influence prospères à travers ce pays de 162 millions d’habitants, avec plus de 10 000 élèves qui fréquentent les 174 écoles dans les villages, 10 écoles de la ville et neuf internats. Environ 60 à 70 pour cent des élèves sont des non adventistes, et le chiffre s’élève à 99 pour cent dans les écoles de la ville telles que l’école adventiste de Dhaka pré-séminaire, qui enseigne plus de 1 535 élèves dans la capitale du pays.

L’éducation adventiste est en forte demande, avec les parents des différentes religions qui veulent que leurs enfants apprennent des valeurs chrétiennes, déclare Das. « Il y a beaucoup plus d’enfants en attente d’aller à l’école », déclare Das, qui supervise également les services de parrainage des enfants de Bangladesh, un département de l’Union Bangladesh qui couvre les frais de scolarité d’environ 3 000 enfants défavorisés par an, grâce à des partenariats avec la Conférence Générale, le Ministère Adventiste d’Aide Asiatique et l’Agence Adventiste d’Aide au Développent et de Secours (ADRA). Das lui-même a reçu l’éducation adventiste dès l’âge de 16 ans après qu’une femme australienne ait payé ses frais de scolarité mensuels grâce au Ministère Adventiste d’Aide Asiatique. 90 % des dirigeants des églises locales ont été parrainés quand ils étaient enfants, dit-il.

Shova Rani Bayen, 76 ans, une ancienne institutrice, a raconté comment elle a vu l’éducation adventiste changer la vie de la population de Santali près de la frontière du Bangladesh avec le Myanmar. Elle dit que les gens de là ne portaient que des cache-sexes pour couvrir leurs nudité et mangeaient de toute créature vivante, y compris les escargots, les rats, les chats et les chiens – quand elle est arrivée dans la région avec son mari, l’évangéliste Narottom Bayen, dans les années 1960. Les adultes n’avaient aucune envie de vivre autrement. « Mais ensuite nous avons ouvert une école religieuse », dit Ben Salem. « Beaucoup de ces enfants sont maintenant évangélistes, pasteurs et ouvriers de l’église. »

Milton Das, extrême gauche, en visite dans une école adventiste à Dhaka, au Bangladesh.

La leçon en bref

Texte clé: Éphésiens 4:26

Objectifs:

Savoir: Identifier les attitudes personnelles nécessaires à l’entretien et à la guérison des relations.

Ressentir: Discerner l’impact des relations rompues sur la croissance spirituelle et l’unité de l’église.

Agir: S’engager à nourrir nos relations de grâce et de pardon.

Plan de l’étude:

  1. Savoir: La nécessité des attitudes saines.

A Qu’apprenons-nous sur l’importance des attitudes dans la santé des relations à travers l’histoire de Paul, Barnabas et Jean Marc?

B Quelles autres histoires bibliques démontrent des principes importants sur des relations saines?

C Comment Paul envisage-t-il la contribution des dons spirituels à la santé et à l’unité des relations dans l’église?

  1. Ressentir: Les effets des relations rompues

A Quels sont les messages que les conflits et l’animosité entre chrétiens envoient au monde? Qu’est-ce que ces messages reflètent sur la nature et la puissance de Dieu?

B Quel est l’impact des relations tendues sur l’église locale?

C En quoi les relations brisées ou tendues ont affecté votre croissance spirituelle?

III. Agir: Choisir la grâce et le pardon

A Pourquoi est-il difficile d’offrir la grâce et le pardon quand nous avons été trompés à plusieurs reprises?

B Quels facteurs peuvent contribuer à notre motivation à choisir systématiquement de pardonner aux autres?

Résumé: L’histoire de l’évangile montre la grâce immense et le pardon de Dieu dans Son œuvre de réconciliation et de guérison de la relation brisée entre Dieu et les êtres humains. Elle fournit également la motivation pour poursuivre la réconciliation et la guérison dans les relations humaines, et elle illustre les attitudes qui sont nécessaires pour ce faire.

Cycle d’apprentissage

ÉTAPE 1—Motiver

Pleins feux sur l’Écriture: Romains 5:10

Concept clé de croissance spirituelle: La restauration et la transformation des relations sont centrales au message de l’évangile et cruciales pour notre unité en Christ.

Coin du moniteur: Nos attitudes sont essentielles à la santé des relations. En examinant l’histoire suivante, mettez l’accent sur les attitudes clés qui y sont exposées et les résultats dans la vie de ceux qui ont choisi de les adopter.

Discussion d’ouverture: En 1961, les militants des droits civils aux États-Unis ont commencé une série de ce que l’on a appelé la tournée de la liberté. Les militants sont allés en bus dans les États de ségrégation au sud des États-Unis, puis ont tenté d’utiliser les toilettes, les salles d’attentes, les salles à manger ou fontaines d’eau dans les arrêts de bus des victimes de la ségrégation raciale. Parmi ceux qui faisaient la tournée de la liberté se trouvait un étudiant du séminaire afro-américain âgé de 21 ans nommé John Lewis. Lorsqu’il a tenté d’entrer dans la salle d’attente d’une station de bus isolée en Caroline du Sud, il fut sauvagement battu par Elwin Wilson, qui avait de fortes croyances sur les personnes d’origine ethnique autre que la sienne.

Quarante-huit ans plus tard, la chaine MSNBC a donné la nouvelle qu’un certain Wilson plein de remords avait présenté des excuses pour avoir longtemps été raciste et haineux. John Lewis, alors sénateur, accepta volontiers les excuses de Wilson et offrit son pardon. Il ajouta que le revirement de Wilson montrait le vrai pouvoir de l’amour et de la grâce. Wilson, pour sa part, a estimé qu’il devait faire plus que la simple réconciliation avec l’homme qu’il avait blessé. En engageant sa vie à une nouvelle cause, il est devenu un militant de la paix et de l’égalité, contre le fanatisme et l’intolérance qui existent encore dans la société. (Voir http://www.goodnewsnetwork.org/lewis-and-beater-receive-award/).

Les attitudes que nous choisissons d’adopter peuvent entrainer la destruction ou la restauration des relations. La grâce et le pardon sont indispensables à la restauration des relations et à l’unité de l’église. Toutefois, adopter ces attitudes ne garantit pas le fait que les autres personnes réagiront comme nous l’espérons.

Discussion: Quelle preuve y a-t-il dans l’histoire qui donne à penser que Lewis avait déjà pardonné Wilson avant qu’il ne demande pardon? Pourquoi pensez-vous qu’il était important pour Wilson de faire plus que demander simplement pardon? Quels sont les avantages du pardon?

ÉTAPE 2—Explorer

Coin du moniteur: La grâce et le pardon sont essentiels dans la restauration des relations rompues. En travaillant dans cette section, aidez la classe à reconnaitre que l’évangile donne l’exemple et la motivation de l’expression de ces attitudes dans nos relations.

Commentaire biblique

  1. Les attitudes, les relations et l’évangile (Examinez Philémon 1-25 avec votre classe).

La leçon de cette semaine donne deux exemples de l’impact des attitudes sur les relations. Les informations manquent dans les deux histoires. On nous dit comment la relation entre Paul, Barnabas et Jean Marc a été rompue, et nous avons la preuve qu’elle s’était restaurée, mais nous nous retrouvons avec des questions sans réponses sur la façon dont cela s’est passé. En revanche, il y a une tentative de réconciliation pour Philémon, mais nous pouvons seulement utiliser les indices textuels pour deviner la cause du litige. En effet, les deux histoires soulignent la nécessité de l’amour, de la grâce et du pardon dans le maintien des relations saines et, par conséquent, l’unité de l’église. Cette combinaison d’attitudes attire notre attention sur l’histoire de l’évangile où le caractère de Dieu est exposé. Dans Sa provision du salut, Dieu a modelé les attitudes pour des relations saines. C’est à cause de Son amour, de Sa grâce et de Son pardon que nous avons vécu une relation restaurée avec Lui. L’échec de Paul à présenter la même grâce et le même pardon qu’il prêchait, dans son interaction avec Jean Marc, met en évidence le besoin universel de laisser l’histoire de l’évangile transformer chaque partie de notre vie. Même les dirigeants les plus productifs et les plus dévoués doivent permettre à l’Esprit de les aider à vivre l’évangile dans leur vie quotidienne. Néanmoins, la lettre de Paul à Philémon indique que Paul a appris cette leçon, car l’impact de l’évangile s’est enfilé tout au long de la lettre avec les tentatives d’apporter la réconciliation entre Philémon et Onésime. Paul s’est engagé dans les histoires de ces deux hommes dans une tentative de remodeler leurs perceptions. Il oppose la vie de Philémon et d’Onésime avant et après avoir entendu le message de l’évangile et considère l’évangile comme la clé de la restauration.

Parfois, nos attitudes et nos croyances nous aveuglent sur les plus grandes réalités et situations. Il est facile d’ignorer les informations qui sont incompatibles avec nos attitudes et nos croyances et, par conséquent, de s’éloigner de l’objectivité. La croyance de Paul selon laquelle Jean Marc était un lâche a éclipsé les traits positifs qu’il pourrait avoir vu de Jean Marc. Toutefois, l’engagement de Paul dans les histoires d’Onésime et Philémon lui a permis de constater que les deux avaient été transformés par l’évangile et que la réconciliation est en effet possible à cause de ce qu’ils avaient en commun.

Tout comme Christ est entré dans l’histoire et dans notre monde pour apporter le salut, nous sommes appelés à nous engager dans la vie et les histoires des gens. Nous devons nous reconnaitre, et reconnaitre ceux avec qui nous cherchons la réconciliation comme étant des personnes brisées qui sont transformées par l’évangile. Nous devons reconnaitre la grâce qui nous a été donnée et l’offrir gratuitement à d’autres. Comme Paul, dans la lettre à Philémon, nous devons diriger notre attention vers Christ et Son évangile qui donne le modèle de nos relations. C’est seulement quand nous voyons nos vies dans l’ombre du calvaire que nous pouvons démontrer les attitudes d’amour, de grâce et de pardon dans nos relations, car une rencontre avec Jésus ne laisse pas nos vies inchangées.

Considérez ceci: Quelles sont les attitudes adoptées par Paul dans sa séparation avec Barnabas et Jean Marc? Quelle différence voyez-vous entre les attitudes qu’il adopte et ses demandes dans l’épitre à Philémon? Quels parallèles voyez-vous entre les mesures prises par Paul dans Philémon et l’histoire de l’évangile, en particulier dans l’œuvre de Jésus sur la croix?

  1. Comprendre le pardon (Examinez Romains 5:8-11 avec votre classe.)

Le pardon implique un choix conscient d’abandonner des sentiments de ressentiment envers une autre personne et, par conséquent, il supprime également tout droit à se venger de ce qu’il ou elle a fait. Le pardon ne nécessite pas qu’on soit coupable ou que l’autre personne mérite le pardon. Au contraire, le pardon déracine la colère et l’amertume de nos vies, aide à guérir les plaies et construit une base pour la restauration des relations. Le pardon ne signifie pas le fait d’excuser le comportement fautif ou la suppression de toutes les conséquences qui pourraient résulter du comportement. Le vrai pardon reconnait la gravité de l’infraction, mais choisit la voie de la guérison. Dieu a pardonné aux humains, même si nous avons été indignes de Son pardon. Mais le pardon divin n’amoindrit pas la gravité du péché ou ne supprime pas toutes les conséquences du péché. En effet, Jésus a pris la conséquence ultime du péché, en souffrant et en mourant en notre faveur.

Considérez ceci: Pourquoi est-il parfois difficile de pardonner aux autres? Pourquoi est-il important de comprendre que le pardon ne supprime pas nécessairement toutes les conséquences de nos actions? À qui le pardon profite-t-il le plus – à l’offenseur ou à la personne qui pardonne? Quelle est la preuve pour appuyer votre réponse?

ÉTAPE 3—Appliquer

Coin du moniteur: Mettez l’accent sur l’importance de voir nous-mêmes et ceux qui nous ont fait du tort à la lumière de l’évangile. Quand nous voyons nos fautes sous cet angle, nous nous rappelons de l’importance d’offrir la grâce et le pardon à ceux avec qui nous avons des relations.

À méditer:

  1. Comment devrions-nous aborder les questions de différences dans les opinions et dans les interprétations théologiques? Combien de fois nous excusons notre comportement, parce que nous défendons la vérité ou quelque chose en quoi nous croyons fortement?
  2. Comment la reconnaissance de notre propre nature pécheresse et notre besoin du salut pourrait-elle nous aider quand nous cherchons à rétablir des relations rompues?
  3. De quelles autres manières le fait de connaitre l’évangile impacte-t-il les relations? Comment pouvons-nous mieux modeler nos propres relations à l’exemple qui nous est donné par Christ?
  4. Comment le fait de chercher à comprendre les histoires et les motifs de l’autre personne dans un conflit change la façon dont nous recherchons la résolution du conflit?
  5. Quels sont les obstacles qui rendent difficile le pardon?
  6. Quelles mesures pouvez-vous prendre cette semaine pour commencer le processus de restauration et de réconciliation dans vos relations?

ÉTAPE 4—Créer

Coin du moniteur: Dans ces activités, les membres de la classe sont invités à reconnaitre l’impact que le pardon a sur leur propre vie, et à choisir d’être plus indulgents dans leurs relations.

Activités:

  1. Donnez aux membres de la classe des stylos et des bouts de papier. Puis, demandez-leur d’écrire deux expériences. La première devrait être basée sur, soit un moment où ils ont été pardonnés de façon inattendue ou un moment où ils ont pardonné à quelqu’un d’autre qui leur avait fait du tort. La réflexion devrait inclure tous les sentiments du pardon et les résultats que le pardon a eu sur la relation. La deuxième réponse doit porter brièvement sur un moment où les membres de la classe avaient eu du mal à pardonner. À l’issue de leurs réponses, demandez à chaque personne de partager ses réponses avec une autre personne dans le groupe. Ensemble, le duo devrait réfléchir à ce qu’ils ont appris sur le pardon et les obstacles qui leur rendent le pardon difficile.
  2. Identifiez une personne dans votre vie à qui vous devez pardonner. Écrivez une lettre à cette personne, pour lui demander pardon.
  3. Organisez une étude biblique sur la grâce ou le pardon.

Commentaires pour les moniteurs

Commentaires pour les moniteurs

Commentaires pour les moniteurs

Commentaires pour les moniteurs

Commentaires pour les moniteurs

*8 au 14 Décembre

L’unité dans l’ adoration

Sabbat Après-Midi

Lecture de la semaine: Apo. 4:8, 11; Matthieu 4:8, 9; Dan. 3:8-18; Apocalypse 14:9; Apocalypse 14:6, 7; Actes 4:23-31.

Verset à mémoriser: « Je vis un autre ange qui volait par le milieu du ciel, ayant un évangile éternel, pour l’annoncer aux habitants de la terre, à toute nation, à toute tribu, à toute langue, et à tout peuple. Il disait d’une voix forte: craignez Dieu, et donnez-Lui gloire, car l’heure de Son jugement est venue; et adorez celui qui a fait le ciel, et la terre, et la mer, et les sources d’eaux. » (Apocalypse 14:6, 7, LSG).

Peu de temps après le jour de Pentecôte, les premiers chrétiens passèrent une grande partie de leur temps dans l’adoration. « Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières. » (Actes 2:42, LSG). La joie qui venait de la connaissance de Jésus comme le Messie et de l’accomplissement des prophéties de l’Ancien Testament, remplissait leurs cœurs des actions de grâce et de gratitude envers Dieu. Quel privilège de connaitre cette merveilleuse vérité. Ces premiers chrétiens ressentaient le besoin de passer du temps ensemble dans la communion, l’étude et la prière, tout cela afin de remercier Dieu pour Sa révélation dans la vie, la mort et la résurrection de Jésus, et pour ce qu’Il avait fait dans leur vie.

L’église de Jésus Christ est par définition une communauté d’adorateurs, appelée à l’existence par Dieu pour être « une maison spirituelle, un saint sacerdoce, afin d’offrir des victimes spirituelles, agréables à Dieu par Jésus Christ. » (1 Pierre 2:5, LSG). La gratitude envers Dieu, exprimée dans l’adoration de la communauté transforme les cœurs et les esprits à l’image du caractère de Dieu et les prépare pour le service.

La leçon de cette semaine porte sur le sens de l’adoration et comment elle préserve l’unité parmi les croyants en Jésus.

* Étudiez cette leçon pour le sabbat 15 Décembre.

Leçon

11

(page 88 du guide standard)

9 Décembre

Adorer notre Créateur et Rédempteur

Dans les discussions sur l’adoration, nous avons souvent souligné les éléments qui composent une adoration et comment on adore. Mais quel est le sens profond de l’adoration? Que signifie adorer Dieu? Et pourquoi le faisons-nous? Dans Psaume 29: 2, David déclare: « Donnez au Seigneur la gloire de Son nom! Prosternez-vous devant le Seigneur quand éclate Sa sainteté! » (Psaume 29: 2, NBS). Ce Psaume nous oriente dans la bonne direction pour comprendre le sens de l’adoration. Adorer le Seigneur consiste à Lui donner la gloire et l’honneur qu’Il mérite.

Lisez Apocalypse 4 et 5. Quelles raisons les habitants du ciel donnent-ils en adorant Dieu et Jésus, l’Agneau de Dieu? Voir Apo. 4:8, 11; 5:9, 10, 12, 13.

Cette description de l’adoration dans la salle du trône du ciel quand Jésus est présenté comme l’Agneau de Dieu et le Sauveur du monde est impressionnante. Il y a adoration quand la création de Dieu Lui répond avec des paroles de culte et de gratitude pour ce qu’Il a fait. L’adoration est la réponse d’une personne reconnaissante pour la création et le salut de Dieu. À la fin des temps, les rachetés se joindront également à l’adoration et réagiront d’une manière semblable au salut de Dieu. « Seigneur, Dieu tout-puissant, Tes actions sont grandes et merveilleuses. Roi des peuples, Tes projets sont justes et vrais. Qui peut refuser de Te respecter avec confiance et de chanter Ta gloire? Oui, Toi seul, Tu es saint. Les habitants de tous les pays viendront et ils se mettront à genoux devant Toi, parce que tous peuvent voir Tes actions justes. » (Apocalypse 15:3, 4, NBS).

Ainsi, l’adoration est une réponse de notre foi en Dieu pour Ses merveilles: tout d’abord, pour nous avoir créés et, en second lieu, pour nous avoir rachetés. Dans l’adoration, nous rendons à Dieu culte, vénération, louange, amour et obéissance, que nous croyons qu’Il est digne de recevoir. Bien sûr, ce que nous savons au sujet de Dieu, notre Créateur et Sauveur, vient de ce qu’Il nous a révélé dans les Écritures. En outre, ce que les chrétiens connaissent de Dieu a été révélé plus en détail dans la personne et le ministère de Jésus (voir Jean 14:8-14). C’est pourquoi les Chrétiens adorent Jésus comme Sauveur et Rédempteur, Sa mort et Sa résurrection sont au cœur même de l’adoration.

Quand les chrétiens se réunissent dans l’adoration, c’est ce sentiment d’admiration et de gratitude qui doit nous pousser à adorer.

Pensez à ce qui nous a été donné en Christ, notre Créateur et notre Sauveur, tout ce dont Il nous a épargné, et ce qu’Il nous offre – tout cela parce qu’Il est mort volontairement à notre place. Pourquoi ces vérités doivent-elles être le fondement de toute notre adoration?

Dimanche

(page 89 du guide standard)

10 Décembre

Fausse adoration

Lisez Matthieu 4:8, 9. Quelle a été la troisième tentation de Jésus dans le désert?

Avec fierté et arrogance, Satan se déclare lui-même être le souverain légitime du monde, le propriétaire de toutes les richesses et la gloire de ce monde, en revendiquant l’honneur et le respect de tous ceux qui y vivent, tout comme s’il avait créé le monde. Quel affront à Dieu, le Créateur et le Père de Jésus! Satan a révélé qu’il connait exactement ce qu’est l’adoration: c’est de donner honneur et gloire au propriétaire légitime de l’univers.

Comparez l’expérience des trois amis hébreux dans Daniel 3 (en particulier les versets 8-18) et la puissance du temps de la fin d’Apocalypse 13:4 et 14:9-11. Qu’est-ce qui est en jeu au temps de la fin? Quel est le problème de fond dans les deux récits?

Depuis Caïn et Abel jusqu’aux trois jeunes hébreux à Babylone, et jusqu’aux derniers évènements concernant « la marque de la bête » (Apo. 16:2), Satan cherche à établir un faux système d’adoration, celle qui pousse les gens à quitter le vrai Dieu, et même subtilement, à diriger l’adoration vers lui-même au détriment de Dieu. Après tout, même avant la chute, il voulait être comme Dieu (Ésaïe 14:14). Ce n’est pas un hasard que tout comme les trois jeunes hommes firent face à la menace de mort à moins qu’ils adorent une « image », dans les derniers jours, les fidèles serviteurs de Dieu devront faire face à la menace de mort à moins qu’ils adorent aussi une « image ». Pourquoi adorer une « image » alors que Dieu nous appelle à L’adorer, Lui le vrai Dieu?

« Comme elles sont importantes ces leçons enseignées par les trois jeunes Hébreux dans la plaine de Dura! … Le temps de détresse, par lequel passera le peuple de Dieu, exigera une foi inébranlable. Il devra montrer que seul le Seigneur est l’objet de son adoration, et que nulle considération humaine, pas même sa propre vie, ne saurait l’amener à la moindre concession à un faux culte. Pour un cœur loyal, les ordres donnés par des hommes pécheurs, aux vues limitées, ne seront d’aucune importance [s’ils sont opposés à] la Parole de Dieu. Il faut suivre la vérité, qu’il en coute l’emprisonnement, l’exil ou même la mort. » – Ellen G. White, Prophètes et rois, p. 705.

Quelles sont les différentes manières par lesquelles, même aujourd’hui, nous pouvons être tentés d’adorer quelqu’un d’autre que le seul Être digne de notre adoration? Comment la fausse adoration est-elle une menace plus subtile que nous ne le croyons? Quelles sont les choses que même maintenant, nous pouvons être tentés d’adorer?

Lundi

(page 90 du guide standard)

11 Décembre

Le message du premier ange

La mission des Adventistes du septième jour est d’annoncer les messages des trois anges d’Apocalypse 14:6-12. Ces messages représentent leur mission et l’essentiel de leur message juste avant la seconde venue de Jésus (Apo. 14:14-20). Ce sont des messages d’une importance capitale à être prêchés d’« une voix forte » à tous les habitants de la terre.

Lisez Apocalypse 14:6, 7. Quel est le message du premier ange et qu’est-ce qu’il dit sur Dieu? Pourquoi y a-t-il une référence à l’adoration dans ce message?

Le premier des messages des trois anges proclame un message au monde entier. Il s’agit de l’accomplissement de la prédiction de Jésus dans Matthieu 24:14. Il y a un sentiment d’urgence et de précipitation dans la représentation de ces trois anges et leur mission. Le premier message exhorte les gens à se concentrer sur Dieu, parce que « l’heure de Son jugement est venue » (Apocalypse 14:7, LSG). La seconde venue de Jésus est le catalyseur du jugement.

« Craignez Dieu », dit l’ange (Apocalypse 14:7). Pour ceux qui ne prennent pas Dieu au sérieux, ce message et son appel à l’action vont en effet créer la peur dans leur esprit. Mais pour ceux qui ont été de fidèles disciples de Jésus, cet appel invite à la crainte et au respect. Ils se tournent vers Dieu pour voir l’accomplissement de Ses promesses. Un sentiment de révérence et de gratitude envers Dieu les envahit.

« Et adorez celui qui a fait le ciel, et la terre, et la mer, et les sources d’eaux » (Apocalypse 14:7, LSG). Ce langage est une référence sans équivoque au commandement du sabbat, avec sa mention de la création (voir Exode 20:8-11). Le Dieu de la création, qui a institué le sabbat comme mémorial de Sa puissance créatrice, est celui qui doit être adoré et vénéré.

Il est intéressant de noter que, à la fin des temps, l’adoration est identifiée comme l’élément clé du grand conflit pour l’allégeance de la race humaine. Cette annonce dans le monde entier est un appel à adorer le Créateur.

« La question centrale dans la crise finale sera l’adoration. L’apocalypse indique clairement qu’il ne s’agira pas d’un déni de l’adoration, mais plutôt du rejet de celui qui est digne d’être adoré. Au temps de la fin, il n’y aura que deux groupes de personnes dans le monde: ceux qui craignent et adorent le vrai Dieu (Apo. 11:1, 18 ; 14:7) et ceux qui haïssent la vérité et adorent le dragon et la bête (Apo. 13:4-8, 14:9-11)

Si l’adoration est la question centrale dans le conflit final, il n’est pas étonnant alors que Dieu ait envoyé Son évangile de la fin des temps, exhortant les habitants de la terre à Le prendre au sérieux et à L’adorer comme le Créateur, le seul digne d’être adoré. » – Ranko Stefanovic, Revelation of Jesus Christ: Commentary on the Book of Revelation (Berrien Springs, Mich: Andrews University Press, 2002), pp. 444, 445.

Mardi

(page 91 du guide standard)

12 Décembre

La communion et l’étude de la Bible

Lisez Actes 2:42. Quels sont les éléments de l’adoration des chrétiens de l’église primitive?

« Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières » (Ac. 2:42, LSG). Dès les premiers jours de l’église, l’adoration a été caractérisée par le rôle central de l’étude de la parole de Dieu par les apôtres. Les premiers chrétiens étaient fidèles dans l’étude des Écritures pour savoir ce qu’elles disent au sujet de Jésus le Messie. Ils étaient en communion constante, partageaient les bénédictions que Dieu leur avait données et s’encourageaient les uns les autres dans leur marche spirituelle avec Dieu. Ils trouvèrent dans la Parole des vérités sacrées qui devinrent le fondement de leur message au monde.

Que disent les passages suivants sur l’importance d’étudier la parole de Dieu en communion avec les autres croyants?

2 Rois 22:8–13

Actes 17:10, 11

2 Tim. 3:14–17

« Partout où l’évangile est proclamé, des personnes sont touchées par la vérité et sont conduites à étudier soigneusement les Écritures. Si, dans les scènes finales de l’histoire de notre monde, l’exemple des Béréens était suivi par tous ceux qui entendent prêcher les doctrines évangéliques, si les saintes Écritures étaient journellement étudiées, si on les consultait pour se rendre compte de la valeur du message annoncé, plus nombreux seraient ceux qui observeraient avec fidélité les préceptes de la loi divine. » – Ellen G. White, Les conquérants pacifiques, pp. 205, 206.

Nous sommes un peuple uni par les vérités que nous proclamons, vérités que l’on trouve dans la parole de Dieu. C’était vrai pour l’église de Dieu dans les premiers jours, et c’est vrai aujourd’hui. L’étude de la parole de Dieu constitue le noyau de notre unité et notre adoration à Dieu en tant qu’un peuple appelé à proclamer les messages des trois anges dans le monde. Quand nous nous réunissons comme une famille dans la communion et l’adoration, les Écritures nous enseignent la volonté de Dieu pour guider nos vies en préparation à notre mission et à la seconde venue de Jésus.

Combien sommes-nous fermement enracinés dans la Bible, dans ce que nous croyons? Autrement dit, êtes-vous vraiment enracinés dans la parole de Dieu au point où vous pourriez, comme les trois jeunes Hébreux, rester fermes face à la mort?

Mercredi

(page 92 du guide standard)

13 Décembre

Fraction du pain et prière

Quels que soient les défis auxquels faisait face l’église primitive, les membres étaient unis dans leur foi commune en Jésus et dans la vérité qui leur était confiée pour être propagée dans le monde. C’est ce que Pierre a même appelé « la vérité présente » (2 Pierre 1:12). Et donc, unis dans la vérité, ils ont exprimé leur unité dans un certain nombre de façons. « Ils persévéraient… dans la fraction du pain, et dans les prières » (Actes 2:42, LSG). Cette référence à la fraction du pain, sans doute se réfère à un repas de communion ou des repas réguliers, partagés entre les croyants. À un moment donné au cours d’un repas de communion, quelqu’un prononçait une bénédiction spéciale sur le pain et tous buvaient à la mémoire de la mort et de la résurrection de Jésus, dans l’attente de Son retour imminent. Les premiers chrétiens consacraient ainsi leur temps à se rappeler de la signification profonde de la vie et du ministère de Jésus, et ils aimaient en parler au cours des repas de communion. Ces moments de repas devinrent des temps d’adoration. « Ils étaient chaque jour tous ensemble assidus au temple, ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur, louant Dieu, et trouvant grâce auprès de tout le peuple. Et le Seigneur ajoutait chaque jour à l’église ceux qui étaient sauvés » (Actes 2:46, 47, LSG). Sans doute cette communion avait grandement contribué à renforcer leur sentiment d’unité en Jésus.

Quels exemples y a-t-il dans le livre des Actes à propos de comment les premiers chrétiens priaient ensemble? Sur quoi priaient-ils?

Actes 1:14

Actes 4:23–31

Actes 12:12

L’église primitive chérissait l’occasion d’une communication directe avec Dieu et ne manquait jamais l’opportunité de prier quand elle se réunissait dans l’adoration. Paul dans sa première épitre à Timothée mentionne l’importance de la prière lorsque les chrétiens s’assemblent (1 Timothée 2:1). Aux Éphésiens, il a également souligné la nécessité de la prière: « Faites en tout temps par l’Esprit toutes sortes de prières et de supplications. Veillez à cela avec une entière persévérance, et priez pour tous les saints. Priez pour moi, afin qu’il me soit donné, quand j’ouvre la bouche, de faire connaitre hardiment et librement le mystère de l’évangile » (Eph. 6:18, 19, LSG).

Quels sont les moyens par lesquels nous pouvons éprouver une unité plus profonde par la puissance de la prière d’intercession pour les causes courantes? Comment cette prière nous unit-elle en tant qu’église?

Jeudi

(page 93 du guide standard)

14 Décembre

Réflexion avancée: Lisez les articles « Prayer », pp. 1044-1046 et « Worship », p. 1290, 1291, dans The Ellen G. White Encyclopedia.

« Ce qui fait l’importance du sabbat comme mémorial de la création, c’est qu’il rappelle constamment la raison pour laquelle il faut adorer Dieu”, à savoir qu’Il est le Créateur et que nous sommes Ses créatures. “Le sabbat est par conséquent à la base même du culte du vrai Dieu, puisqu’il enseigne cette grande vérité de la façon la plus frappante, ce que ne fait nulle autre institution. La véritable raison d’être du culte rendu à l’Être suprême, non pas au septième jour seulement, mais constamment, se trouve dans la distinction qui existe entre le Créateur et Ses créatures. Jamais ce grand fait ne sera aboli, et jamais il ne sera oublié.” (J. N. Andrews, Hist. of the Sabbath, chap. XXVII). C’est pour nous le rappeler constamment que Dieu institua le sabbat en Éden, et aussi longtemps que Son attribut de Créateur demeurera la raison pour laquelle il faut L’adorer, le jour du repos béni par Lui restera Son signe et Son mémorial. Si ce jour avait été universellement observé, les pensées et les affections des hommes [seraient] tournées vers le Créateur comme objet de leur adoration et de leur culte, et jamais on n’aurait entendu parler d’un idolâtre, d’un incrédule ou d’un athée. L’observation du repos de l’Éternel est un signe de fidélité au vrai Dieu, qui a “fait les cieux, la terre et la mer et tout ce qui y est contenu”. De ce fait, le message qui ordonne aux hommes d’adorer Dieu et de garder Ses commandements les exhortera tout spécialement à observer le quatrième commandement. » – Ellen G. White, La tragédie des siècles, p. 437, 438.

Discussion:

Puisque les concepts bibliques d’adoration, de création et de salut sont si étroitement liés, comment pensez-vous que la célébration du sabbat peut être l’antidote contre la fausse adoration? Quel rôle joue le sabbat dans cette prophétie de la fin des temps d’Apocalypse 14:6, 7? Pourquoi le sabbat est-il mentionné dans le message du premier ange?

Souvent, on parle d’adoration en termes de contenu – des choses que nous devrions faire ou ne pas faire pendant l’adoration. Est-ce suffisant? Qu’est-ce exactement l’adoration? Comment votre église locale jouit-elle d’une véritable adoration?

Dans certaines sociétés, l’adoration de la communauté chrétienne est lentement oubliée ou abandonné, même dans les communautés adventistes. Que peut faire votre église locale pour lutter contre cette tendance?

Résumé: L’adoration est une réponse reconnaissante du croyant chrétien à Dieu pour Son don du salut. C’est aussi un élément essentiel de l’expérience de la communauté chrétienne de l’unité et de la communion fraternelle. Sans la prière et l’étude de la Bible dans un désir de connaitre la vérité de Dieu pour nous, notre communauté ne pourra pas faire l’expérience de l’unité en Christ.

Vendredi

(page 94 du guide standard)

Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org

Histoire Missionnaire

Un Ukrainien construit 22 églises

par Andrew Mcchesney, Mission adventiste

Vladimir Vladovskyy, chef d’une entreprise de construction, savait qu’il faudrait un miracle pour construire une église au nord du port russe d’Arkhangelsk. Il n’avait pas de plan pour le projet. Il avait seulement quelques mois d’été pour construire l’église. Et puis, un haut administrateur de la ville, sans donner de raison, avait dit qu’il ne signera plus les demandes d’autorisation de construction d’églises. Ainsi, Vladovskyy fixa un plan directeur pour la fondation de l’église et commença à travailler. « L’été est très court à Arkhangelsk, et nous n’avions pas le temps de traiter avec la bureaucratie », déclara Vladovskyy, un natif ukrainien qui a construit 22 Églises Adventistes et autres installations d’église en Russie, Ukraine, Mongolie pendant plus de deux décennies. « Donc, nous avons commencé à construire le bâtiment. »

Après la fondation, Vladovskyy reçut le plan d’action pour la deuxième étape et son équipe de construction pour travailler sur les murs. Puis vinrent le prochain plan d’action et le toit. Remarquablement, aucun membre de l’administration municipale n’essaya d’arrêter la construction. Vladovskyy, cependant, n’avait pas oublié les documents officiels. Vladovskyy et son équipe se réunissaient tous les matins pour prier que Dieu fasse un miracle sur le chantier. Un mois passa. Deux mois. Trois mois. L’été à Arkhangelsk dure seulement trois mois, de juin à aout. L’extérieur de l’église a été achevé avant la première neige en septembre. L’intérieur fut terminé en décembre. Vladovskyy revient chez l’administrateur de la ville pour demander les documents. Il ne savait à quoi s’attendre, mais il se sentait en paix, sachant qu’il avait prié tous les jours et que l’été avait duré assez longtemps pour finir l’église. L’administrateur de la ville n’a rien dit. Simplement, il signa tous les documents. « En fin de compte, il a tout signé », dit Vladovskyy. « Je ne sais pourquoi. C’était un miracle. »

Vladovskyy, un Adventiste de troisième génération qui a réparé des vieux bâtiments pour une entreprise de construction d’État durant la période soviétique, a été témoin de beaucoup de miracles depuis qu’il a commencé à travailler avec l’Église Adventiste en construisant le siège de la Division Euro-Asiatique à Moscou en 1995. Actuellement, il construit des églises à Tomsk, Krasnoïarsk, et une troisième ville de Russie. Mais aucun miracle n’a été tout aussi remarquable que celui d’Arkhangelsk en 1999, dit-il dans une interview à Kiev, la capitale de l’Ukraine. « Nous avons construit une église sans un plan d’action et sans autorisation », a-t-il dit.

Vladimir Vladovskyy, tenant une photo de l’église d’Arkhangelsk.

La leçon en bref

Texte clé: Apocalypse 4:8-11

Objectifs:

Savoir: Définir la véritable adoration et son rôle dans le grand conflit entre Dieu et Satan.

Ressentir: Avoir un sentiment d’admiration et de gratitude envers Dieu pour ce qu’Il a fait pour nous.

Agir: Adorer Dieu avec le cœur et l’esprit.

Plan de l’étude:

  1. Savoir: La véritable adoration.

A Qu’entend-on par le terme « adoration »? Quelles actions pourraient-être considérées comme faisant partie de l’adoration?

B Comment pouvons-nous distinguer la vraie adoration de la fausse?

C Comment pouvons-nous nous assurer que Dieu demeure au centre de notre adoration.

D Quel rôle joue l’adoration dans chacun des messages des trois anges?

  1. Ressentir: La grandeur de Dieu.

A Quel aspect du caractère de Dieu vous est le plus significatif? Quel aspect parle plus à votre situation actuelle?

B Quels sentiments et émotions viennent à l’esprit quand vous considérez ce que Dieu a fait pour vous?

III. Agir: Répondre avec tout notre être.

A Comment adorer Dieu avec le cœur diffère-t-il de l’adoration de Dieu avec l’esprit?

B À quoi ressemblent ces deux aspects de l’adoration dans la pratique?

C Comment est-il possible de magnifier Dieu quand nous ne pouvons pas Le rendre plus grand qu’Il est? Qu’est-ce qui est magnifié dans le processus de notre adoration?

Résumé: L’adoration implique la manifestation de l’honneur et du respect, ainsi que du service et de l’obéissance. Le caractère et les actions rédemptrices de Dieu invoquent une réponse d’adoration de la part de Ses créatures par leur reconnaissance commune de leur dépendance de Dieu.

Cycle d’apprentissage

ÉTAPE 1—Motiver

Pleins feux sur l’Écriture: Apocalypse 14:6, 7

Concept clé de croissance spirituelle: La véritable adoration est une réponse sincère à Dieu pour ce qu’Il a fait pour nous.

Coin du moniteur: L’adoration est une question clé à la fin des temps. L’identité de celui qui est adoré définit notre allégeance. En commençant la leçon, mettez l’accent sur l’importance d’identifier correctement celui qui est adoré.

Discussion d’ouverture: Un jour d’été, John a décidé de choisir quelques-uns des champignons abondants qui avaient poussé près de son domicile. Il avait pris part à la récolte des champignons et il savait quelque chose sur l’identification des champignons. Il repéra un groupe de champignons qu’il pensait être comestibles et les apprêta pour son repas du soir. Il avait l’intention de les vérifier avec un guide de poche à son retour au domicile pour s’assurer qu’ils sont comestibles, mais au moment où il atteignit la maison, il était en retard pour un rendez-vous. Sûr dans son esprit que les champignons étaient bel et bien comestibles, il les cuit et les mangea. Mais l’identification de John des champignons était fausse. Il avait mangé une espèce de champignon très dangereuse qui détruit le foie et entraine souvent la mort. Huit heures plus tard, John a commencé à vomir, et des analyses ont montré que son foie et ses reins avaient été endommagés. Alors que John a survécu, son erreur lui a couté presque la vie.

L’apôtre Jean nous avertit que nous devons être tout aussi prudents sur l’identification de l’objet de notre adoration. Dieu doit être le seul objet de notre adoration, et notre culte devrait refléter notre allégeance à Lui.

Discussion: Pourquoi la distinction entre les champignons comestibles et ceux toxiques était difficile? Que pouvait utiliser John pour faire la différence entre les deux? Comment votre réponse peut-elle vous aider à penser à comment vous faites la distinction entre les vrais et les faux systèmes d’adoration?

ÉTAPE 2—Explorer

Coin du moniteur: Cette section de l’étude examine la nature de l’adoration et son rôle dans le grand conflit cosmique entre Christ et Satan. Mettez l’accent sur le fait que la compréhension de ce qui constitue la véritable adoration est essentielle pour éviter que Satan nous trompe avec ses fausses formes d’adorations. Ne laissez pas la classe se distraire par des discussions sur les styles et les préférences de culte.

Commentaire biblique

  1. La nature de l’adoration (Examinez Apocalypse 4:8-11 avec votre classe).

La Bible utilise plusieurs mots en grec et en Hébreu pour décrire les différents aspects de l’adoration. Les mots hébreux de l’adoration insistent sur l’honneur, le respect et la révérence, et tout en mettant l’accent sur les actions de s’incliner, se prosterner ou autrement, s’humilier devant une autre personne. Cependant, l’adoration dans l’Ancien Testament ne se limite pas aux actions corporelles. Elle s’étend également aux notions d’obéissance et de service qui démontrent la réalité de notre adoration. Ésaïe indique clairement qu’accomplir tout simplement les rituels d’adoration sans l’obéissance n’est pas du tout l’adoration (Ésaïe 1:10-17, Ésaïe 58).

Dans le Nouveau Testament, nous trouvons une variété similaire de mots qui peuvent signifier le fait de s’incliner, de révérer, de montrer l’honneur et la dévotion, ou de servir. Le mot le plus commun pour l’adoration dans le Nouveau Testament est proskyneō, qui signifie littéralement « baiser dans la direction de ». Il reflète probablement la coutume d’honorer un roi ou un dignitaire en s’inclinant devant lui et en baisant ses pieds, une action comprise comme un aveu de dépendance ou une soumission à la personne en situation d’autorité (voir William F. Arndt, F. Wilbur Gingrich, Frederick W. Danker and Walter Bauer, A Greek-English Lexicon of the New Testament and Other Early Christian Literature [Chicago: Université de Chicago Presse, 2000], p. 882). En utilisant ce mot pour décrire l’adoration de Dieu, on en déduit donc que l’intention était plus que l’action physique d’embrasser ou de s’incliner. Adorer Dieu consiste à reconnaitre la grandeur et la majesté de Dieu, comprendre qu’Il est le Créateur et nous sommes Ses créatures et admettre notre indignité, notre impuissance et notre dépendance absolue de Lui. Cette reconnaissance implique également que nous acceptons la volonté et la seigneurie de Dieu sur nos vies.

La véritable adoration a plusieurs caractéristiques importantes. Tout d’abord, elle s’adresse à Dieu et à Lui seul (Deut. 6:13, Matthieu 4:10). Ensuite, elle n’est jamais forcée. C’est une réaction spontanée au caractère de Dieu et à Ses œuvres rédemptrices en notre faveur. Elle commence dans le cœur et non par les attentes des autres. Et enfin, l’adoration n’est pas simplement une activité du sabbat matin ou une partie du service d’adoration. C’est un mode de vie. Nous devons vivre et exprimer nos réponses à ce que Dieu a fait pour nous. Les êtres vivants dans la salle du trône, décrits dans Apocalypse 4, adorent sans cesse, jour et nuit. Alors que cette adoration intense focalisée n’est pas possible dans notre vie, cette représentation sous-entend l’idée que chaque mot et chaque action venant de nous fasse honneur au nom de Dieu.

La véritable adoration a le potentiel de nous unir d’une manière qui soit impossibles par d’autres moyens. Lorsque nous centrons nos vies sur l’adoration du Centre de notre foi, la probabilité de voir les choses qui nous divisent se réduit. Que nous soyons seul ou dans un service d’adoration, nous adorons ensemble avec d’autres dans le monde entier, donnant la louange à Dieu. Ainsi, l’adoration nous donne l’occasion de reconnaitre que nous faisons partie de quelque chose au-delà de nous-mêmes. Au même moment, l’adoration nous rappelle notre dépendance de Dieu. L’orgueil et la jalousie, qui contribuent à la discorde, se dissolvent lorsque nous reconnaissons que nous sommes tous des créatures qui dépendent de Dieu.

Considérez ceci: En quel sens l’obéissance peut-elle être considérée comme l’adoration? À quoi ressemble une vie d’adoration?

  1. L’adoration et le grand conflit (Examinez Apocalypse 14:6-12, avec votre classe).

L’importance de comprendre la véritable adoration est mise en évidence par le rôle central que joue l’adoration dans le message des trois anges et dans le contexte plus large du grand conflit entre Dieu et Satan. La bataille a commencé avec la rébellion de Satan dans le ciel et sa comparaison orgueilleuse avec Dieu (Ésaïe 14:14). La guerre cosmique se poursuit avec sa contestation du caractère de Dieu. Alors que Dieu prouve Son caractère par une effusion d’amour et de grâce, qui pousse Ses créatures à répondre par l’adoration, Satan appelle à l’adoration par la tromperie. Satan cherche à retirer l’attention sur Dieu en mettant en place un autre système d’adoration. Le message du premier ange est un rappel que la seule personne qui mérite l’adoration est Dieu, le Créateur de l’univers. Honorer le sabbat du septième jour qu’Il a sanctifié est un acte d’adoration et d’allégeance envers Lui. Toutefois, limiter le sens seulement au jour de culte c’est oublier les conséquences radicales du message. On adore le Créateur par une action directe de consécration au jour où Il a Lui-même choisi, et aussi, en valorisant Sa création. On ne peut pas véritablement adorer le Créateur en détruisant et en abusant de ce qu’Il a créé. Le message du deuxième ange démontre l’amour et la grâce de Dieu, en donnant un avertissement à ceux qui ont été trompés par des approches contrefaites du salut et de l’adoration. Enfin, dans le message du troisième ange, nous voyons que le choix du mauvais centre d’adoration conduit à la mort, alors que le choix d’adorer Dieu seul mène à la vie. Étant donné que Dieu est le Créateur et le pourvoyeur de la vie, ceux qui L’adorent auront la vie. Lorsque nous sommes déconnectés de la Source de vie, il n’y a que la mort.

Considérez ceci: Pourquoi pensez-vous que l’adoration est au centre du message des trois anges? Comment pouvez-vous être surs que vous êtes en train d’adorer le Créateur, et non en train de tomber dans un piège de Satan pour vous distraire? De quelles manières le message des trois anges nous attire-t-il ensemble dans l’unité?

ÉTAPE 3—Appliquer

Coin du moniteur: Nous limitons souvent l’importance de l’adoration à ce qui se passe le sabbat matin. Toutefois, l’adoration est beaucoup plus étendue que cela. Aidez votre classe à explorer les dimensions plus élargies de l’adoration.

À méditer:

  1. L’adoration signifie beaucoup plus que chanter et prier. Pourquoi pensez-vous que nous considérons rarement l’adoration en dehors du sabbat et d’autres services religieux?
  2. Pourquoi pensez-vous que certains individus ne trouvent pas importants les services d’adoration? Comment cela pourrait-il se rapporter au reste de leur semaine?
  3. Comment pouvons-nous faire de l’adoration un mode de vie?
  4. Votre participation actuelle aux services d’adoration est-elle une réponse venant du cœur?

ÉTAPE 4—Créer

Coin du moniteur: Nous sommes appelés à adorer le Dieu qui nous a créés et nous a rachetés. Les activités prévues aident les participants à se concentrer sur Dieu, le centre de notre adoration.

Activités:

  1. Organisez une lecture alternée pour un service d’adoration qui aide les gens à se concentrer sur les différents aspects du caractère de Dieu.
  2. Planifiez une soirée de prière. Structurez-la de manière à ce qu’une orientation claire soit présentée aux participants pour prier de façon régulière au cours de la soirée et variez le mode de prière pour chaque objectif.
  3. Écoutez une chanson qui exalte la grandeur et la majesté de Dieu. Alors, priez que Dieu vous aide à découvrir Sa beauté et Son caractère par de nouveaux moyens.
  4. Présentez un panier des objets ménagers communs à votre classe. Demandez au groupe d’envisager comment Dieu se présente comme chacun des articles dans le panier. Ensuite, remerciez Dieu de vous avoir aidé à se rappeler des multiples dimensions de Sa nature et de Son caractère.

Commentaires pour les moniteurs

Commentaires pour les moniteurs

Commentaires pour les moniteurs

Commentaires pour les moniteurs

Commentaires pour les moniteurs

*15 au 21 Décembre

L’unité et l’organisation de l’ église

Sabbat Après-Midi

Lecture de la semaine: Eph. 5:23-27; Matt. 20:25-28; Tite 1:9; Matthieu 16:19; Galates 6:1, 2; Matthieu 28: 18-20.

Verset à mémoriser: « Il n’en sera pas de même au milieu de vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur; et quiconque veut être le premier parmi vous, qu’il soit votre esclave » (Matthieu 20:26, 27, LSG).

En tant qu’Adventistes du septième jour, nous sommes des chrétiens protestants et croyons que le salut est reçu par la foi seule en ce que Jésus Christ a accompli pour l’humanité. Nous n’avons pas besoin d’une église ou d’une hiérarchie ecclésiastique pour bénéficier des mérites de ce que Christ a fait pour nous. Ce que nous recevons de Christ, nous le recevons directement de Lui en tant que notre substitut sur la croix et notre souverain sacrificateur faisant la médiation dans le sanctuaire céleste.

Néanmoins, l’église est la création de Dieu, et Dieu l’a placée ici pour nous, non comme un moyen de salut, mais comme un véhicule pour nous aider à exprimer et rendre manifeste le salut au monde. L’église est une organisation que Jésus a créée pour la diffusion de l’évangile dans le monde. L’organisation est importante dans la mesure où elle se solidifie et nous permet d’accomplir la mission de l’église. Sans une organisation ecclésiastique, le message du salut de Jésus ne peut pas être aussi efficacement communiqué à d’autres. Les dirigeants de l’église sont importants, parce qu’ils favorisent l’unité et illustrent bien l’exemple de Jésus. Cette semaine, nous étudions pourquoi l’organisation ecclésiastique est cruciale pour la mission et comment elle peut favoriser l’unité de l’église.

* Étudiez cette leçon pour le sabbat 23 Décembre.

Leçon

12

(page 96 du guide standard)

16 Décembre

Christ, le Chef de l’église

Comme nous l’avons déjà vu dans une leçon précédente, dans le Nouveau Testament, l’église est représentée par la métaphore du corps. L’église est le corps de Christ. Cette métaphore fait allusion à plusieurs aspects de l’église et à la relation entre Christ et Son peuple. En tant que corps de Christ, l’église dépend de Lui pour son existence même. Il est la Tête (Col. 1:18, Éphésiens 1:22) et la Source de la vie de l’église. Sans Lui, il n’y aurait point d’église.

L’église tire également son identité de Christ, car Il est la Source, la Fondation et l’Auteur de sa croyance et de ses enseignements. Cependant, l’église est plus que ces choses, aussi cruciales qu’elles soient à son identité. C’est Christ qui, par Sa parole, et tel que révélé dans les Écritures, détermine ce qu’est l’église. Ainsi, l’église tire son identité et son importance de Christ.

Dans Éphésiens 5:23-27, Paul utilise la relation entre Christ et Son église pour illustrer le genre de relation qu’il devrait y avoir entre les époux. Quelles sont les idées essentielles de cette relation entre Christ et Son église?

Bien que nous soyons hésitants avec la notion de soumission à cause de comment les dirigeants dans les siècles passés en avaient abusée, l’église doit être soumise à la Tête, Christ, et être soumise à Son autorité. Notre reconnaissance de Christ comme chef de l’église nous permet de nous rappeler l’Auteur ultime de notre allégeance, et ce n’est personne d’autre que le Seigneur Lui-même. L’église doit être organisée, mais cette organisation doit toujours être subordonnée à l’autorité de Jésus, le véritable Chef de notre église.

« L’église est fondée sur le Christ; elle doit donc Lui obéir comme à son chef et non pas dépendre de l’homme ni être dominée par l’homme. Plusieurs prétendent que la position élevée qu’ils occupent dans l’église leur donne le pouvoir d’ordonner aux hommes ce qu’ils doivent croire et faire. Dieu ne sanctionne pas de telles prétentions. Le Sauveur déclare: “Vous êtes tous frères.” Tous sont exposés aux tentations et sujets à l’erreur. Nous ne devons nous confier à la direction d’aucun être fini. Le Rocher de la foi, c’est la présence vivante du Christ dans l’église. Sur Lui le plus faible peut s’appuyer, tandis que ceux qui se croient les plus forts se trouveront être les plus faibles si leur capacité ne vient pas du Christ. » – Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 410.

Comment pouvons-nous apprendre à dépendre de Christ et non d’un « être fini », tel qu’il est si facile de le faire?

Dimanche

(page 97 du guide standard)

17 Décembre

Le leadeurship serviteur

Pendant Son ministère avec Ses disciples, Jésus a, à plusieurs reprises, vécu des moments où Il se sentait sans doute exaspéré par leur envie du pouvoir. Les apôtres semblaient être plus désireux de devenir des leadeurs puissants du royaume de Jésus (Marc 9:33, 34; Luc 9:46). Alors même que les disciples mangeaient ensemble lors de la dernière cène, ces sentiments de domination et de suprématie étaient manifestement remarquables parmi eux (Luc 22:24).

Au cours d’une de ces occasions, Jésus a clairement exprimé Ses pensées concernant le leadeurship spirituel parmi Son peuple. Quels principes du leadeurship apprenons-nous de l’exhortation de Jésus dans Matthieu 20:25-28? Comment pouvons-nous manifester ce principe dans notre vie et surtout dans nos églises? « Dans ce passage concis, Jésus nous présente deux modèles d’autorité. Le premier est l’idée romaine d’autorité. Dans ce modèle, l’élite se tenait hiérarchiquement au-dessus des autres. Ils avaient le pouvoir de prendre des décisions et ne s’attendre qu’à la soumission de ceux en dessous d’eux. Jésus a clairement rejeté ce modèle d’autorité lorsqu’Il a dit: ‘‘Il n’en sera pas de même au milieu de vous’’. Au contraire, Il a présenté aux disciples un saisissant nouveau modèle d’autorité, un rejet complet ou un renversement du modèle hiérarchique qu’ils connaissaient. » – Darius Jankiewicz, “Serving Like Jesus: Authority in God’s Church,” Adventist Review, March 13, 2014, p. 18.

La notion d’autorité que Jésus présente dans cette histoire est basée sur deux mots clés: serviteur (diakonos) et esclave (doulos). Dans certaines traductions, le premier mot est souvent traduit « ministre » et le second, « serviteur ». Les deux mots perdent ainsi une grande partie de la force de l’intention de Jésus. Bien que Jésus ne souhaite pas abolir toutes les structures d’autorité, ce qu’Il veut souligner est que les dirigeants de l’église doivent être d’abord serviteurs et esclaves du peuple de Dieu. Leurs positions ne les autorisent pas à exercer une autorité sur les gens, à les dominer ou à se donner du prestige et de la réputation. « Le Christ voulait établir Son royaume sur des principes différents. Il appelait les hommes, non à exercer l’autorité, mais à servir, le plus fort devant porter les infirmités du plus faible. Puissance, position, talent, instruction, conféraient à leurs possesseurs de plus grandes obligations de servir leurs semblables. » – Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 550.

Lisez Jean 13:1-20. Quel exemple de leadeurship Jésus a-t-Il donné à Ses disciples? Qu’est-ce que Jésus cherchait à nous enseigner dans ce passage? Comment pouvons-nous manifester ce principe dans toutes nos actions avec les autres, dans l’église et dans la communauté?

Lundi

(page 98 du guide standard)

18 Décembre

Préserver l’unité de l’église

Lisez 2 Timothée 2:15 et Tite 1:9. Selon les conseils de Paul à Timothée et à Tite, quelles sont les tâches cruciales d’un dirigeant et ancien fidèle de l’église?

Remarquez combien Paul met l’accent sur la pureté de la doctrine et des enseignements. Cela est crucial à l’unité, surtout parce qu’on peut faire valoir que, plus que toute autre chose, nos enseignements sont ce qui unit notre église. Encore une fois, en tant qu’Adventistes issus de différents horizons, cultures et origines, notre unité en Christ se trouve dans notre compréhension de la vérité que Christ a donnée. Si nous sommes confus sur ces enseignements, le chaos et la division viendront, alors que nous approchons de la fin.

« Je t’en conjure devant Dieu et devant Jésus Christ, qui doit juger les vivants et les morts, et au nom de Son apparition et de Son royaume, prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, reprends, censure, exhorte, avec toute douceur et en instruisant. Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désires, détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables » (2 Timothée 4:1-4, LSG).

Avec ces paroles, Paul concentre ses pensées inspirées sur la seconde venue de Jésus et sur le jour du jugement. L’apôtre use de son autorité (voir 1 Timothée 1:1) pour donner à Timothée ce conseil important. Dans les derniers jours, alors que les faux enseignements abondent et que l’immoralité se répand, Timothée doit prêcher la parole de Dieu. C’est le ministère pour lequel il a été appelé.

Dans le cadre de son ministère d’enseignement, Timothée doit convaincre, réprimander et exhorter. Ces verbes font penser aux orientations données par les Écritures (2 Tim. 3:16). De toute évidence, le ministère de Timothée consiste à suivre, enseigner et mettre en œuvre ce qu’il trouve dans les Écritures et à le faire avec patience et sacrifice. Il est très rare que les reproches durs et sévères amènent un pécheur à Christ. En suivant ce que Paul écrit et en le faisant sous la direction de l’Esprit Saint et avec une attitude de leadeur-serviteur, Timothée serait une puissante force unificatrice dans l’église.

Quels sont les moyens pratiques par lesquels nous pouvons aider nos dirigeants d’église à maintenir l’unité dans l’église? Comment pouvons-nous nous assurer que nous sommes toujours une force pour l’unité plutôt que pour la désunion, même au milieu des conflits?

Mardi

(page 99 du guide standard)

19 Décembre

La discipline à l’église

Un des thèmes principaux de l’organisation ecclésiastique se rapporte à comment faire face à la discipline. Comment la discipline contribue à préserver l’unité de l’église est parfois un sujet délicat et peut facilement être incompris. Mais d’un point de vue biblique, la discipline de l’église se fonde sur deux domaines importants: (1) préserver la pureté de la doctrine et (2) préserver la pureté de la vie ecclésiale et pratique.

Comme nous l’avons déjà vu, le Nouveau Testament affirme l’importance de la préservation de la pureté de l’enseignement biblique face à l’apostasie et aux faux enseignements, particulièrement à la fin des temps. Il en va de même pour la préservation de la respectabilité de la communauté à travers la protection des membres contre l’immoralité, la malhonnêteté et la dépravation. C’est pourquoi l’Écriture parle d’elle-même comme étant « inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice » (2 Timothée 3:16, LSG).

Lisez Matthieu 16:19 et 18:15-20. Quels principes Jésus a-t-Il donnés à l’église en ce qui concerne la discipline et la réprimande de ceux qui sont en erreur?

La Bible soutient le concept de discipline et de notre responsabilité les uns envers les autres dans notre vie spirituelle et morale. En fait, une des marques distinctives de l’église est sa sainteté, ou sa séparation du monde. Dans la Bible, nous trouvons certainement beaucoup d’exemples des situations difficiles où l’église doit agir de manière décisive contre les comportements immoraux. Les normes morales doivent être maintenues dans l’église.

Quels sont les principes que ces passages nous enseignent à suivre quand nous abordons les questions difficiles dans l’église? Matthieu 7:1-5; Galates 6:1, 2.

Nous ne pouvons nier l’enseignement biblique concernant la nécessité de la discipline ecclésiastique. Nous ne pouvons être fidèles à la parole sans elle. Mais remarquez la qualité rédemptrice dans bon nombre de ces avertissements. Autant que possible, la discipline doit être rédemptrice. Rappelons-nous aussi que nous sommes tous pécheurs et que nous avons tous besoin de la grâce. Ainsi, lorsque nous appliquons la discipline, nous devons le faire avec humilité et avec une bonne conscience de nos propres défauts.

Comment, dans nos relations avec ceux qui ont commis une erreur, pouvons-nous apprendre à agir avec une attitude rédemptrice plutôt que punitive?

Mercredi

(page 100 du guide standard)

20 Décembre

Organiser la mission

Comme nous l’avons vu tout au long de ce trimestre (et il faut le répéter), en tant qu’église, nous sommes organisés et unis pour la mission, c’est-à-dire, l’évangélisation. Nous ne sommes pas seulement un club social où les gens se réunissent et s’affirment mutuellement dans ce que nous croyons (même si cela peut être important). Nous avons été appelés à partager avec le monde la vérité que nous avons appris à aimer.

Dans Matthieu 28: 18-20, Jésus a donné à Ses disciples les dernières instructions pour leur mission dans le monde. Identifiez les mots clés du commandement de Jésus. Qu’impliquent ces mots pour l’église aujourd’hui?

Le grand mandat de Jésus à Ses disciples comprend quatre verbes clés: aller, faire des disciples, baptiser et enseigner. Selon la grammaire grecque de ces versets, le verbe principal est de faire des disciples, et les trois autres verbes indiquent comment cela peut être fait. On fait des disciples quand les croyants vont à toutes les nations pour évangéliser, baptiser et enseigner aux gens à observer ce que Jésus a dit.

Quand l’église répond à ce mandat, le royaume de Dieu s’élargit, et plus de gens de toutes les nations rejoignent les rangs de ceux qui acceptent Jésus comme Sauveur. Leur obéissance aux commandements de Jésus de se faire baptiser et d’observer Ses enseignements crée une nouvelle famille universelle. Les nouveaux disciples aussi sont assurés de la présence de Jésus tous les jours alors qu’eux-mêmes font plus de disciples. La présence de Jésus est une promesse de la présence de Dieu. L’Évangile de Matthieu commence par l’annonce que la naissance de Jésus consiste au fait que « Dieu [est] avec nous » (Matthieu 1:23) et se termine avec la promesse de Jésus d’être toujours avec nous jusqu’à Son second avènement.

« Jésus ne dit pas à Ses disciples que leur tâche serait facile. Il leur montra, au contraire, la vaste conspiration du mal déployée contre eux. Ils auraient à lutter “contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes”. Mais Il ne les laisserait pas combattre seuls. Il serait avec eux, et, s’ils avançaient avec foi, Il les protègerait par le bouclier du Tout-Puissant. Il leur ordonna d’être braves et forts, car quelqu’un de plus puissant que les anges – le Général des armées célestes – serait dans leur rang. Il fit tous les préparatifs nécessaires à la poursuite de leur tâche, et assuma la responsabilité de son succès. Tant qu’ils obéiraient à Sa parole et agiraient de concert avec Lui, ils ne pourraient faillir. » – Ellen G. White, Les conquérants pacifiques, p. 28.

Réfléchissez sur le sens de la promesse de Jésus d’être toujours avec Son peuple jusqu’à Sa seconde venue. Comment la réalité de cette promesse devrait-elle nous impacter alors que nous cherchons à accomplir le mandat qui nous a été donné par Jésus?

Jeudi

(page 101 du guide standard)

21 Décembre

Réflexion avancée: Ellen G. White, “Individual Responsibility and Christian Unity,” pp. 485-505, dans Testimonies to Ministers and Gospel Workers; “Unity in Diversity,” pp. 483-485, and “Church Discipline,” pp. 498-503, in Gospel Workers. Lisez les articles “Church,” pp. 707-710, et “Church Organization,” pp. 712-714, dans The Ellen G. White Encyclopedia.

« Les principes d’un bon leadeurship s’appliquent à toutes les formes de la société, y compris l’église. Toutefois, le leadeur de l’église doit être plus qu’un leadeur. Il doit également être un serviteur.

Il y a une contradiction entre être un leadeur et être un serviteur. Comment peut-on diriger et servir en même temps? Le leadeur n’occupe-t-il pas une position d’honneur? Ne donne-t-il pas des ordres pour attendre que les autres lui obéissent? Comment, alors, occupe-t-il une position inférieure telle qu’un serviteur, pour recevoir des ordres et les exécuter?

Pour résoudre le paradoxe, il faut regarder Jésus. Il a représenté suprêmement le principe de leadeurship serviteur. Toute Sa vie terrestre était faite de services. Et en même temps, Il était le plus grand leadeur que le monde n’ait jamais connu. » – Arthur G. Keough, Our Church Today: What It Is and Can Be (Washington, D.C., and Nashville: Review and Herald, 1980), p. 106.

Discussion:

Attardez-vous plus sur l’idée d’un leadeur-serviteur. Quels exemples, le cas échéant, pouvons-nous trouver dans le monde laïque?

Lisez à nouveau Matthieu 20:25-28. Qu’est-ce que cela nous apprend sur comment Dieu comprend le mot « grand » (Matthieu 20:26), contrairement à la façon dont ce mot est compris par le monde?

Si l’une des tâches des dirigeants de l’église est de préserver l’unité, que devons-nous faire quand les dirigeants de l’église faillissent, lorsque leur humanité les empêche d’être un exemple parfait?

x Pourquoi est-ce si important que nous appliquions la discipline ecclésiastique avec un esprit de bienveillance et d’amour envers ceux qui sont égarés? Pourquoi Matthieu 7:12 devrait toujours être avant tout dans notre esprit au cours du processus?

Résumé: La bonne organisation ecclésiastique est essentielle à la mission de l’église et à l’unité des croyants. Christ est le Chef de l’église, et les dirigeants de l’église doivent suivre Son exemple, car ils conduisent le peuple de Dieu. L’unité est conservée par l’enseignement fidèle de la parole de Dieu et par une vie fidèle à cette parole.

Vendredi

(page 102 du guide standard)

Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org

Histoire Missionnaire

Mon épouse a abandonné l’église

par Daniel Gatan

Ma femme a cessé de fréquenter l’Église Adventiste du Septième Jour, mais je n’ai pas abandonné l’espoir. Voici pourquoi.

Pendant la période de la répression communiste, une femme en Roumanie, mon pays d’origine, apprit sur l’Église Adventiste et commença à fréquenter régulièrement les services du sabbat. Cela rendit furieux son mari.

« Où vas-tu à la même heure tous les samedis? » demanda-t-il. « Chérie, je vais à l’Église Adventiste », dit-elle.

« Je le savais déjà », dit-il. « Tu peux continuer, mais à une condition: tu ne peux pas y être baptisée. Le jour où j’apprendrai que tu es baptisée, je vais te tuer ».

Quand la femme lisait la Bible et apprenait plus au sujet de Jésus, elle fut convaincue qu’elle avait besoin de prendre une position publique pour Jésus par le baptême. Les membres de l’église entouraient les nouveaux baptisés après la cérémonie du sabbat. Ils s’embrassaient et s’offraient des fleurs colorées. Tout le monde souriait à l’exception d’une femme. Elle n’était pas sure de comment son mari allait réagir.

Dans l’après-midi, elle trouva son mari dans la cour interne quand elle rentra avec des fleurs dans ses mains. Il était assis à une table en train de boire, avec un couteau bien aiguisé.

« D’où viennent ces fleurs? » demanda-t-il.

« J’ai été baptisée aujourd’hui », répondit-elle. Son visage fut animé d’une rage.

« N’as-tu pas cru quand je t’ai dit que je vais te tuer si tu es baptisée? », dit-il en prenant le couteau sur la table.

« Prépare-toi à mourir », dit-il en se jetant sur elle. Son épouse s’enfuit à l’arrière de la maison, où le couple avait un jardin. Son mari l’arrêta dans les tiges. Quand il a soulevé le couteau au-dessus de sa tête, la femme le supplia pour un dernier souhait: prier. Le mari accepta et observa sa femme se mettre à genoux. Il surgit sur elle alors qu’elle s’adressait à Dieu, tenant le couteau haut au-dessus de sa tête.

Soudain, la lame du couteau glissa en silence hors de la poignée et tomba sans danger sur le sol. Le visage de l’homme devint pâle. Tout son corps se mit à trembler, et il tomba sur le sol à côté de la lame. Sa femme sauta sur ses pieds et contribua à le redresser. Sans un mot, ils entrèrent dans la maison.

Après un certain temps, le mari fut baptisé. Dieu a changé son cœur.

Si Dieu peut changer le cœur de cet homme, je sais qu’il peut aussi toucher le cœur de ma femme. Je peux faire confiance à Dieu même quand tout espoir semble perdu.

DANIEL GATAN, 68 ans, est un ancien ouvrier de Plosca, en Roumanie.

La leçon en bref

Texte clé: Matthieu 20:26

Objectifs:

Savoir: Examiner les caractéristiques de la structure organisationnelle et administrative de l’église qui aident à promouvoir l’unité de l’église.

Ressentir: Nourrir des attitudes d’humilité, d’amour et de soumission volontaire, plutôt qu’un comportement égoïste.

Agir: S’engager à soutenir les efforts qui favorisent l’unité dans l’église.

Plan de l’étude:

  1. Savoir: L’autorité et l’unité

A De quelles manières le fait de reconnaitre Christ comme Chef de l’église impacte-t-il la prise de décisions et l’autorité des dirigeants humains.

B Pourquoi Jésus insistait-Il que les chefs spirituels n’aient rien de semblable aux leadeurs du monde romain autour d’eux?

C Comment la pratique de la sanction de l’église démontre-t-elle l’amour et préserve au même moment l’unité et la pureté doctrinale de l’église?

  1. Ressentir: L’humilité, opposée à l’orgueil

A Quelles qualités et attitudes de leadeurship promeuvent l’unité?

B Comment ces attitudes impactent-elles la motivation et la pratique de la discipline de l’église?

C Comment pouvons-nous favoriser l’attitude d’humilité et de soumission envers autrui, au lieu de la fierté et d’un comportement égoïste?

III. Agir: Favoriser l’unité.

A Quelles mesures devez-vous prendre pour aider les dirigeants de l’église dans le maintien de l’unité de l’église?

B De quelles manières pouvez-vous utiliser vos dons spirituels pour développer l’église et favoriser l’unité?

Résumé: Les croyants reconnaissent Christ comme le Chef de l’église. Néanmoins, un degré d’organisation humaine est essentiel pour la mission et l’unité de l’église. Les dirigeants favorisent l’unité à travers l’humble service, le maintien de la vérité, l’engagement dans la discipline rédemptrice et l’organisation de l’église pour la mission.

Cycle d’apprentissage

ÉTAPE 1—Motiver

Pleins feux sur l’Écriture: Matthieu 20:25-28

Concept clé de croissance spirituelle: La structure organisationnelle de l’église aide dans la mission et l’unité de l’église lorsque la suprématie de Christ est honorée et ses dirigeants démontrent l’amour, l’humilité et la fidélité dans leur vie.

Coin du moniteur: Le concept de dirigeants exerçant de l’autorité sur d’autres personnes n’est pas en accord avec le modèle de l’autorité que Jésus a enseignée à Ses disciples. Un dirigeant chrétien devrait plutôt être un humble leadeur serviteur. En commençant la leçon, mettez l’accent sur la valeur du leadeurship serviteur et de l’humilité.

Discussion d’ouverture: Mahatma Gandhi a combattu pour l’indépendance de l’Inde vis-à-vis de la Grande-Bretagne au début du XXe siècle. Étant un Hindou dévoué, il a valorisé et poursuivi l’égalité pour toutes les races et les classes de personnes. Il s’habillait d’un simple pagne et menait une vie de pauvreté volontaire, servant et s’identifiant aux pauvres de la société. Il s’est porté volontaire pour soigner ceux que d’autres évitaient, comme les personnes atteintes de la lèpre et la peste pulmonaire. Engagé dans la résistance passive, il démontra systématiquement l’humilité dans ses interactions avec les autres. Ironiquement, Gandhi avait été attirée par la vie de Jésus, mais il a rejeté le christianisme parce que les chrétiens ne vivaient pas comme le Christ de la Bible.

Les chrétiens étaient appelés à une vie de serviteur. Bien que Gandhi ne fût pas chrétien, il a pratiqué le leadeurship serviteur, en servant les autres et en se souciant de leurs besoins aux dépens de ses propres besoins.

Discussion: Qu’est ce qui a rendu le leadeurship de Gandhi si puissant? Pourquoi Gandhi a-t-il pu modeler le leadeurship serviteur? Comment le leadeurship serviteur attire-t-il l’attention sur la cause que l’individu représente?

ÉTAPE 2—Explorer

Coin du moniteur: Chaque aspect de la structure d’autorité de l’église offre l’occasion d’une manifestation de culture alternative d’amour, d’humilité et de fidélité qui favorise l’unité de l’église. Insistez sur l’importance de la suprématie et de la vie de Christ en serviteur dans la compréhension du rôle des dirigeants de l’église.

Commentaire biblique

  1. Les structures d’autorité (Examinez Éphésiens 5:23-27 et Matthieu 20:25-28 avec votre classe).

L’église est la création et la possession de Dieu avec Christ comme étant sa Tête et son Chef. Elle existe en tant que représentante de Dieu sur la terre, avec une mission spécifique qui consiste à révéler le caractère de Dieu. La prière de Jésus dans Jean 17 indique que l’unité entre les croyants contribue à la réussite de la mission de l’église (Jean 17:20-23). La suprématie de Christ est cruciale pour l’unité et la mission de l’église. Étant à la tête du corps (Col. 1:18), Jésus donne à l’église son identité et sa source de vie. Nous sommes donc dépendants de Lui pour notre existence et notre développement en tant qu’église. L’image de l’église en tant que corps nous rappelle aussi que la Tête dirige et gouverne l’église. Sans la tête, les autres parties du corps ne peuvent fonctionner ensemble. C’est la tête qui regroupe et coordonne l’action du corps pour accomplir sa mission.

Néanmoins, Christ a délégué une partie de Son autorité à l’église, qui fonctionne plus efficacement lorsqu’il y a des dirigeants humains. Ellen G. White soutenait que « l’ordre ecclésiastique » était « indispensable pour amener l’église dans l’unité de la foi. » – Early Writings, p. 100. Elle a initialement exprimé ses opinions à un moment critique dans l’histoire adventiste quand il y avait peu d’organisation au sein du mouvement. L’église existait déjà dans de grands groupes congrégationalistes détachés qui manquaient même la plus petite structure d’autorité. Cela posait un problème pour l’unité et la mission de l’église. La préoccupation principale était la vulnérabilité de l’église face aux faux enseignements à cause des enseignants qui imposaient des programmes particuliers et personnels. Un appel à l’ordre de l’évangile était donc nécessaire pour protéger l’unité de l’église.

Il est, cependant, très important de comprendre le rôle que jouent les dirigeants dans l’église. Ils sont appelés à un modèle de culture alternative d’autorité qui embrasse la vie de service plutôt que la domination. Bien que cela ne soit pas toujours évident dans les traductions françaises de la Bible, Paul et les autres auteurs du Nouveau Testament ont prudemment évité de décrire le rôle des dirigeants de l’église en des termes grecs couramment utilisés pour décrire la fonction de ceux qui dirigeaient dans des positions laïques. En outre, les disciples étaient informés spécifiquement qu’ils ne devaient pas dominer sur les autres comme c’est le cas chez les païens (Matthieu 20:25-28).

Le modèle du leadeurship serviteur contribue à l’harmonie et à l’unité de l’église, précisément parce qu’il est humble, généreux et ouvert aux autres. Les leadeurs-serviteurs montrent l’exemple en écoutant et en servant plutôt qu’en imposant leurs propres choix. Leur objectif est la mission de l’église et non leur propre gloire (voir 1 Pierre 5:2, 3). Les dirigeants de l’église contribuent également à l’unité de l’église en restant en relation avec Christ, en préservant la vérité qui nous unit, et en modelant les valeurs des relations restaurées.

2 Timothée 2:15 indique également que les dirigeants doivent être authentiques et corrects dans leurs enseignements et dans leur conduite. Ils doivent être fermes et loyaux dans la dispensation de la vérité, et au même moment, agir en conformité avec l’évangile qu’ils prêchent. La véritable vie de service nait d’une relation authentique avec Dieu, qui est éclairée par la vérité de l’évangile.

Considérez ceci: De quelles façons la suprématie de Christ est-elle visible dans l’Église Adventiste du Septième Jour? Qu’implique la suprématie de Christ dans le rôle des dirigeants humains? Comment le leadeurship serviteur favorise-t-il la mission de l’église?

  1. La discipline et l’unité (Examinez Galates 6:1, 2 et Matthieu 18:15-20 avec votre classe).

Même avec le meilleur leadeurship serviteur, il existe encore des moments dans la vie de l’église où la discipline est nécessaire pour le bien des personnes ou de l’église. Alors que la discipline de l’église semble être devenue moins populaire au vingt-et-unième siècle, elle joue néanmoins un rôle important dans le maintien de l’unité de l’église.

Dans son livre intitulé Church Discipline: How the Church Protects the Name of Jesus (Wheaton, Ill. : Crossway, 2012), Jonathan Leeman identifie quatre façons par lesquelles la discipline de l’église est une réponse d’amour qui protège l’unité de l’église tout en faisant progresser sa mission. Tout d’abord, la discipline de l’église exprime l’amour pour la personne en l’aidant à reconnaitre ses actes répréhensibles et ainsi, la nécessité de se repentir. La discipline de l’église est par nature rédemptrice et non simplement punitive. En deuxième lieu, la discipline de l’église montre l’amour pour l’église car elle vise à protéger contre le mal et la tentation de ceux qui sont nouveaux ou faibles dans la foi. En troisième lieu, la discipline de l’église montre l’amour pour le monde en dehors des murs de l’église en laissant l’église projeter un témoignage qui démontre plus précisément la puissance transformatrice de l’évangile. Enfin, la discipline de l’église montre l’amour pour Christ à travers l’obéissance et la sauvegarde de Sa réputation.

Considérez ceci: Quant-est-ce qu’on a besoin de la discipline? Pourquoi pensez-vous que certaines églises sont réticentes à la pratique de la discipline de l’église? Êtes-vous d’accord avec la suggestion de Jonathan Leeman que la discipline est une réponse aimante qui protège le nom de Jésus? Pourquoi ou pourquoi pas? De quelles manières voyez-vous que la discipline de l’église impacte sa mission?

___________________________________________________________

________________________________________________________________

ÉTAPE 3—Appliquer

Coin du moniteur: Les questions à méditer permettent aux moniteurs de se centrer sur l’un des deux domaines: Soit (1) le leadeurship serviteur ou (2) la relation entre la discipline de l’église et l’amour.

À méditer:

Comment les idées d’autorité et de service sont-elles compatibles?

________________________________________________________

_____________________________________________________________

Qu’est-ce qui motive le leadeurship serviteur?

________________________________________________________

_____________________________________________________________

Comment conciliez-vous les instructions de Jésus de ne pas juger les autres avec la nécessité d’une discipline à l’église?

________________________________________________________

_____________________________________________________________

D’après votre expérience, comment la discipline de l’église a-t-elle été utilisée? Comment ce que vous avez observé se rapporte-t-il aux réponses aimantes décrites ci-dessus? Comment pouvons-nous nous assurer qu’elle est utilisée de façon rédemptrice?

________________________________________________________

_____________________________________________________________

Quelles différences doit-il y avoir dans la manière dont les péchés publics et privés sont gérés?

ÉTAPE 4—Créer

Coin du moniteur: Il est facile de limiter notre considération du leadeurship serviteur aux officiants désignés par l’église, mais tous les membres de l’église sont appelés à utiliser leurs dons spirituels pour servir l’église. Menez une discussion sur la fonction des dons spirituels dans le développement de l’église. Aidez votre classe à comprendre la nécessité pour chaque membre de servir volontairement?

Activités: Écoutez une sélection de chansons concernant le service des autres et réfléchissez sur leurs paroles. Ensuite, examinez comment vous pouvez servir votre église et votre communauté d’une manière pratique. Il y a beaucoup de chansons chrétiennes traitant du sujet de service, notamment en ce qui concerne le monde au-delà de l’église. Si vous êtes en panne d’idées, cherchez des chansons comme « O Jésus, j’ai promis », « Fais de moi un serviteur », « Fais quelque chose », « Héritage », ou « Si nous sommes le corps. »

Commentaires pour les moniteurs

Commentaires pour les moniteurs

Commentaires pour les moniteurs

Commentaires pour les moniteurs

Commentaires pour les moniteurs

*22-28 Décembre

La restauration finale de l’unité

Sabbat Après-Midi

Lecture de la semaine: Jean 14:1-3, Ésaïe 11:1-10, Apo. 21:1-5, 1 Thess. 4:13-18, Apo. 22:1-5, Ésaïe 35: 4-10.

Verset à mémoriser: « Mais nous attendons, selon Sa promesse, de nouveaux cieux et une nouvelle terre, où la justice habitera. » (2 Pierre 3:13, LSG).

L’une des plus grandes promesses de la Bible est la promesse de Jésus de venir une seconde fois. Sans elle, nous n’avons rien, parce que nos espoirs ont pour fondement cette promesse et ce qu’elle signifie pour nous. Quand Christ reviendra sur les nuées du ciel, tout ce qui est terrestre, toute œuvre humaine, toute chose temporaire sera balayée. Après le millénium dans le ciel, cette terre avec ses guerres, ses famines, ses maladies et ses tragédies, sera recréée et deviendra un lieu d’habitation des rachetés, qui se rassembleront finalement auprès de leur Seigneur.

L’espérance de la seconde venue de Christ est un thème majeur du Nouveau Testament, et pendant des siècles, les chrétiens ont attendu l’accomplissement de cette promesse. Nous, Adventistes du septième jour, attendons aussi Son retour. En effet, notre nom même proclame cette espérance.

Dans cette dernière leçon, nous étudions cette promesse et son importance dans l’unité des chrétiens. Notre unité en Christ est souvent mise en cause par nos limites humaines et nos faiblesses. Mais nous n’aurons plus besoin de chercher des solutions à notre fragmentation, parce qu’il n’y en aura plus. Au second avènement, nous serons enfin réunis avec le Seigneur, et formerons une famille restaurée.

* Étudiez cette leçon pour le sabbat 29 Décembre.

Leçon

13

(page 104 du guide standard)

23 Décembre

La certitude du retour de Christ

Lisez Jean 14:1-3 est la promesse la plus connue sur la seconde venue de Jésus. Que vous apprend cette promesse sur le genre de vie que les rachetés mèneront sur la nouvelle terre?

Les premiers chrétiens considéraient la venue de Christ comme « la bienheureuse espérance » (Tite 2:13, LSG). Toutes les prophéties et toutes les promesses de l’Écriture seront accomplies au second avènement, car c’est le but même du pèlerinage chrétien. Tous ceux qui aiment Christ attendent avec impatience le jour où ils seront en mesure de communier avec Lui face à face. Ses paroles dans ces versets suggèrent une proximité et une intimité que nous allons partager, non seulement avec Jésus, mais aussi avec les autres.

Les chrétiens croient en cette promesse parce que la Bible nous assure de son accomplissement. Nous avons cette assurance parce que nous croyons en la parole de Jésus, « Je reviendrai » (Jean 14:3, LSG). Tout comme la première venue de Christ a été prophétisée, Sa seconde venue est aussi prédite, même dans l’Ancien Testament. Avant le déluge, Dieu avait dit au patriarche Hénoc que le Messie dans la gloire mettrait fin au péché. Il a prophétisé, « Voici, le Seigneur est venu avec Ses saintes myriades, pour exercer un jugement contre tous, et pour faire rendre compte à tous les impies parmi eux de tous les actes d’impiété qu’ils ont commis et de toutes les paroles injurieuses qu’ont proférées contre lui des pécheurs impies » (Jude 14, 15, LSG).

Un millier d’années avant la venue de Jésus sur cette terre, le roi David avait aussi prophétisé que le Messie viendrait pour rassembler le peuple de Dieu. « Il vient, notre Dieu, Il ne reste pas en silence; devant Lui est un feu dévorant, autour de Lui une violente tempête. Il crie vers les cieux en haut, et vers la terre, pour juger Son peuple: rassemblez-Moi Mes fidèles, qui ont fait alliance avec Moi par le sacrifice! » (Psaume 50:3-5, LSG).

La seconde venue de Jésus est étroitement liée à Sa première venue. Les prophéties qui prédisent Sa naissance et Son ministère (par exemple, Gen. 3:15; Michée 5:2; Ésaïe 11:1; Dan. 9:25, 26) constituent le fondement de notre espérance et de notre foi aux promesses de Sa seconde venue. Christ « a paru une seule fois pour abolir le péché par Son sacrifice... Christ, qui s’est offert une seule fois pour porter les péchés de plusieurs, apparaitra sans péché une seconde fois à ceux qui L’attendent pour leur salut. » (Heb. 9:26, 28, LSG).

Quels sont les moyens par lesquels vous pouvez, même maintenant, nourrir votre espérance et votre réconfort de la promesse de la seconde venue?

Dimanche

(page 105 du guide standard)

24 Décembre

La promesse de la restauration

Lisez Ésaïe 11:1-10. Quelle promesse est donnée à Israël, et que faut-il savoir sur la demeure éternelle des rachetés?

La Bible commence avec l’histoire de la création de la terre (Genèse 1, 2). C’est une description d’un monde beau et harmonieux, confié à nos premiers parents, Adam et Ève. C’est un monde parfait et la demeure de la race humaine que Dieu avait créée. Les deux derniers chapitres de la Bible parlent aussi de Dieu créant un monde parfait et harmonieux pour l’humanité rachetée (Apocalypse 21, 22), mais cette fois, il est plus exact de parler de recréation pour se référer à la restauration de la terre des ravages du péché.

Dans de nombreux endroits, la Bible déclare que cette demeure éternelle des rachetés sera un lieu réel et non un fantasme imaginaire ou un rêve. Les rachetés seront en mesure de voir, d’entendre, de sentir, de toucher et de faire l’expérience d’une nouvelle vie. La prophétie d’Ésaïe 11 est un beau passage annonçant la venue du Messie, qui créera une nouvelle ère. Il mettra fin à toute forme de violence et ouvrira la voie à une paix éternelle. Le règne de Dieu sur cette terre nouvelle établira l’harmonie universelle.

Lisez Apocalypse 21:1-5. Qu’est-ce qui disparaitra pour toujours à la suite de cette nouvelle harmonie?

Ellen White a écrit ces paroles sur ce qui attend les rachetés: « À mesure qu’ils se dérouleront, les siècles éternels mettront en évidence des révélations toujours plus glorieuses de Dieu et de Son Fils. Le progrès dans l’amour, la révérence et le bonheur ira de pair avec celui des connaissances. Plus les humains apprendront à connaitre Dieu, plus ils admireront Son caractère. Et à mesure que Jésus dévoilera aux élus les beautés de la rédemption et le prodigieux aboutissement du grand conflit avec Satan, leurs cœurs tressailliront d’adoration; ils feront vibrer leurs harpes d’or, et le chœur de louanges exécuté par la multitude des rachetés s’enflera, puissant et sublime. » – Ellen G. White, L’histoire de la rédemption, p. 446.

Quels sont les moyens par lesquels nous pouvons comprendre le caractère de Dieu aujourd’hui? Comment le fait de vivre en harmonie et dans l’unité avec les autres révèle encore aujourd’hui quelque chose sur le caractère et la nature de Dieu?

Lundi

(page 106 du guide standard)

25 Décembre

La résurrection et les relations rétablies

Dès les premiers jours de l’église, la promesse du retour de Christ a encouragé le peuple fidèle de Dieu, peut-être plus que toute autre chose, surtout pendant les épreuves. Quelles que soient leurs luttes effroyables, quels que soient leurs chagrins inconsolables et la douleur, ils gardaient l’espoir du retour de Christ et de toutes les promesses merveilleuses du second avènement.

Lisez 1 Thessaloniciens 4:13-18. Quelles promesses sont incluses dans ce passage? Qu’est-ce que cela nous dit sur l’espoir des relations restaurées?

La deuxième venue de Christ aura une incidence profonde sur toute l’humanité. Un aspect important de l’établissement du royaume de Dieu est le rassemblement des élus. « Il enverra Ses anges avec la trompette retentissante, et ils rassembleront Ses élus des quatre vents, depuis une extrémité des cieux jusqu’à l’autre. » (Matthieu 24:31, LSG). Au moment de ce rassemblement, les morts en Christ seront ressuscités et recevront l’immortalité (1 Corinthiens 15:52, 53). « Les morts en Christ ressusciteront premièrement » (1 Thess. 4:16, LSG). C’est le moment que nous tous attendions. Les ressuscités seront réunis à leurs bienaimés. C’est ainsi que Paul exulte lors de cet évènement: « O mort, où est ta victoire? O mort, où est ton aiguillon? » (1 Cor. 15:55, LSG).

Ce ne sont pas les corps malades, âgés et défigurés qui étaient descendus dans la tombe qui surgissent lors de la résurrection; ce sont plutôt des organes nouveaux, parfaits et immortels, des corps qui ne sont plus marqués par le péché qui a provoqué leur décomposition. Les saints ressuscités font l’expérience de l’achèvement de l’œuvre de la restauration de Christ, ce qui reflète l’image parfaite de Dieu destinée à la création (Gen. 1:26, 1 Cor. 15:46-49).

Au moment du second avènement de Jésus, lorsque les rachetés morts seront ressuscités, les justes vivant sur la terre seront changés et recevront des corps nouveaux et parfaits. « Car il faut que ce corps corruptible revête l’incorruptibilité, et que ce corps mortel revête l’immortalité. » (1 Cor. 15:53, LSG). Donc, ces deux groupes de rachetés, les justes ressuscités et les justes transformés, « [seront] tous ensemble enlevés… sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur » (1 Thess. 4:17, LSG).

À notre époque dominée par la science, même certains chrétiens tentent de trouver une explication naturelle à toute chose, même les « miracles ». Qu’est-ce que la promesse de la résurrection nous enseigne sur pourquoi seul un acte surnaturel de Dieu peut nous sauver?

Mardi

(page 107 du guide standard)

26 Décembre

Une nouvelle terre pour les rachetés

« Car Je vais créer de nouveaux cieux et une nouvelle terre; on ne se rappellera plus les choses passées, elles ne reviendront plus à l’esprit » (Ésaïe 65: 17, LSG). Ésaïe et Jean (Apo. 21:1) ont vu en vision la promesse de la nouvelle terre.

Examinez la description de Jean de la fabuleuse cité des rachetés, la nouvelle Jérusalem, dans Apocalypse 21:2, 9-27. Qu’est-ce que ces versets signifient, sinon l’unité et l’harmonie qui existent dans cette ville?

Lisez Apocalypse 22:1-5. Le fleuve de vie qui coule du trône de Dieu et l’arbre de vie au bord de ce fleuve sont deux autres caractéristiques importantes de la nouvelle ville. Quel sera leur objectif sur la nouvelle terre?

L’arbre de vie, dont Adam a perdu accès à cause de sa transgression (Genèse 3:22-24), sera restauré par Christ dans la nouvelle Jérusalem. L’accès à cet arbre est l’une des promesses faites à ceux qui vaincront (Apocalypse 2:7). Le fait qu’il porte douze types de fruit, un nouveau type chaque mois, peut suggérer la raison pour laquelle, dans la nouvelle terre, « à chaque nouvelle lune et à chaque sabbat, toute chair viendra se prosterner devant Moi, dit l’Éternel. » (Ésaïe 66: 23, LSG). La référence à la « guérison des nations » souligne également l’intention de Dieu de supprimer toutes les barrières entre les gens et de rétablir l’humanité à Son objectif initial: restaurer tous les peuples, tribus et nations dans une famille indivisible, vivant en harmonie et en paix, unis pour rendre gloire à Dieu.

« ‘’La guérison des nations’’ se réfère, au sens figuré, à l’élimination de toutes les barrières nationales et linguistiques… Les feuilles de l’arbre de vie guérissent les barrières entre les nations. Les nations ne sont plus appelées les ‘‘Gentils’’, mais sont unies dans une même famille comme le vrai peuple de Dieu (cf. Apo. 21:24-26). Ce que Michée avait anticipé des siècles auparavant est maintenant accompli: ‘‘Une nation ne tirera plus l’épée contre une autre, et l’on n’apprendra plus la guerre. Ils habiteront chacun sous sa vigne et sous son figuier, et il n’y aura personne pour les troubler; car la bouche de l’Éternel des armées a parlé’’ (Michée 4:3-4; voir aussi Ésaïe 2:4). Là sur les rives du fleuve de vie, le racheté invitera son voisin à s’assoir (Zacharie 3:10) avec lui sous l’arbre de vie. Les vertus curatives des feuilles de l’arbre guérira toutes les plaies raciales, tribales, ethniques ou linguistiques – qui ont déchiré et divisé l’humanité pendant des siècles. » – Ranko Stefanovic, Revelation of Jesus Christ: Commentary on the Book of Revelation, p. 593.

Mercredi

(page 108 du guide standard)

*27 Décembre

La vie sur la nouvelle terre

Lisez Ésaïe 35: 4-10, 65:21-25. Comment la vie sera-t-elle différente de ce que nous vivons maintenant?

Plusieurs fois dans le livre d’Ésaïe, nous lisons des choses marquées par le terme « nouveau »: « choses nouvelles » (Es. 42:9, 48:6), « un cantique nouveau » (42: 10), « une chose nouvelle » (43,19), « un nouveau nom » (62: 2). Ce qu’il y a de neuf dans le chapitre 65 est un nouvel ordre des choses. Il y a la paix et l’harmonie entre toutes les créatures du bon Dieu. Les malédictions de l’alliance sur la terre à cause de la désobéissance et la rébellion (voir Lev. 26: 14-17, Deut. 28: 30) seront effacées pour toujours, parce que le péché ne sera plus. Il y aura plutôt une abondance de bénédictions, des maisons à habiter et de la nourriture en abondance.

À quoi ressemblera la vie dans un si bel endroit? Certaines personnes se demandent si nous serons en mesure de reconnaitre les amis et la famille, après que nous soyons rendus immortels et entièrement restaurés à l’image de Dieu. Après la résurrection de Christ, Ses disciples L’avaient reconnu. Marie avait reconnu Sa voix (Jean 20:11-16). Thomas avait reconnu l’apparence physique de Jésus (Jean 20:27, 28). Ses habitudes à la table du diner étaient reconnues des deux disciples d’Emmaüs (Luc 24:30, 31, 35). Donc, si nos corps sont semblables au corps ressuscité de Jésus, nous serons certainement en mesure de nous reconnaitre les uns les autres, et nous pouvons nous attendre à une éternité de relations rétablies. Nous pouvons affirmer avec certitude que nous poursuivrons nos relations avec ceux que nous connaissons et aimons et qui sont là avec nous.

« Les rachetés “connaitront comme ils ont été connus”. L’amour et la sympathie que le Seigneur a implantés dans nos cœurs trouveront leur emploi le plus légitime et le plus doux. Une pure communion avec des êtres saints; une vie sociale harmonieuse avec les anges et les bienheureux de tous les siècles, qui ont lavé et blanchi leurs robes dans le sang de l’agneau; des liens sacrés unissant “la famille” qui est “dans les cieux” à celle qui est “sur la terre” – voilà ce qui constituera la félicité des rachetés. » – Ellen G. White, La tragédie des siècles, p. 677.

« C’est pourquoi nous ne perdons pas courage… Car nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous, au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire, parce que nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles; car les choses visibles sont passagères, et les invisibles sont éternelles. » (2 Cor. 4:16-18, LSG). Comment apprenons-nous dans un monde qui est si temporel et si éphémère, à atteindre et à saisir l’invisible et l’éternel?

Jeudi

(page 109 du guide standard)

28 Décembre

Réflexion avancée: Ellen G. White, « Voici, Je viens bientôt » p. 287-290, dans Conseils à l’église. Lisez aussi les articles “Resurrection,” pp. 1082–1084, et “Heaven and New Earth,” pp. 863, 864, dans The Ellen G. White Encyclopedia.

« La résurrection et l’ascension de notre Seigneur sont une garantie certaine du triomphe des saints sur la mort et le sépulcre, et un gage de la possession du ciel par ceux qui lavent leur robe [leur caractère] et la blanchissent dans le sang de l’Agneau. Jésus est monté auprès du Père comme représentant de l’humanité, et ceux qui reflètent Son image contempleront et partageront Sa gloire. Il y a des demeures pour les pèlerins que nous sommes. Il y a des robes, des couronnes et des palmes de victoire pour les justes. Tout ce qui nous a troublés dans les dispensations divines deviendra clair, ainsi que les choses difficiles à comprendre. Les mystères de la grâce nous seront dévoilés. Là où nos esprits bornés ne voyaient que confusion, nous découvrirons une harmonie merveilleuse. Nous reconnaitrons alors que c’est l’amour infini qui a ordonné les péripéties les plus pénibles de notre existence. Lorsque nous nous rendrons compte de la tendre sollicitude de celui qui fait tout concourir à notre bien, nous nous réjouirons d’une joie ineffable et glorieuse. » – Ellen G. White, Conseils à l’église, p. 358.

Discussion:

u Bien que d’autres groupes de chrétiens croient en la seconde venue littérale de Jésus, qu’est-ce qui est unique dans l’espérance des Adventistes en la seconde venue de Christ?

v Deux poissons nageaient quand l’un dit à l’autre, « comment sentez-vous l’eau? » L’autre poisson répondit: « Qu’est-ce que l’eau? » Le fait est que nous pouvons être tellement habitués aux choses au point de ne plus nous rendre compte de combien elles sont immenses. Par exemple, comment pouvons-nous, en tant qu’êtres nés dans le péché, pécheurs et vivant dans un monde de péché, avoir une véritable compréhension de la nouvelle existence, combien il sera merveilleux d’être dans les nouveaux cieux et la nouvelle terre? Pourquoi, malgré nos limites, devrions-nous toujours essayer d’imaginer ce que ce sera?

w Il n’y a aucun doute que, quel que soit ce que sera notre existence sur la nouvelle terre, nous vivrons dans l’unité avec tout le monde. Que pouvons-nous faire, dès maintenant, afin de nous préparer à cet évènement merveilleux.

Résumé: La Bible parle avec confiance du temps où cette terre est recréée et les ravages du péché effacés pour toujours. Enfin, l’humanité sera restaurée à son dessein initial, et tous les peuples vivront en harmonie. Notre unité spirituelle actuelle en Christ, bien qu’elle ne soit pas pleinement manifeste, sera alors une réalité vivante et éternelle.

Vendredi

(page 110 du guide standard)

Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org

Histoire Missionnaire

Ma liste prioritaire

par BOB STUART

Le docteur me regarda droit dans les yeux. « Vous avez un cancer de la prostate inopérable », dit-il. « Vous avez 18 mois à vivre ». De retour à la maison, ma famille et moi s’assîmes pour compiler une liste des choses à accomplir pendant mes 18 derniers mois. Un de mes quatre fils dit qu’il voulait faire du vélo avec moi. Un autre fils dit qu’il veut faire un semi-marathon à Seattle avec moi. Ma fille voulait qu’on fasse un CD de musique ensemble. Puis je me suis dit, qu’est-ce que je veux faire? La réponse était facile. Je voulais faire quelque chose pour partager l’évangile. Je décidai d’amener au moins une personne à l’église chaque mois. Ma première chance d’inviter, est venu deux jours plus tard, quand quelqu’un m’a demandé, « Bob, comment, et ton cancer? » Je lui ai dit que sur ma liste prioritaire je prévois d’inviter les gens à l’église. « Seriez-vous prêt à m’aider à accomplir ma liste prioritaire en venant à l’église le sabbat prochain? » Dis-je. La femme me regarda avec compassion. Elle vit cela comme un dernier vœu. « Bien sûr, je viendrai », dit-elle.

J’ai 2 200 clients par an, donc j’ai une occasion en or lorsqu’ils se renseignent sur ma santé. C’est donc facile de les inviter à l’église. Au moins deux personnes, un couple marié – ont été baptisées, et leur fille ainée sera baptisée dans quelques semaines. Aujourd’hui, la femme que j’avais invité la première dirige la classe de l’école du sabbat pour enfants et amène d’autres personnes à l’église. « Je vais étendre votre offre », me dit-elle. « Je demande aux enfants et à leurs parents de venir à l’église. » N’importe qui peut avoir une liste prioritaire. Cela peut être de 20 ans ou plus avant de mourir, mais vous pouvez commencer à accomplir cette liste aujourd’hui en invitant une personne à l’église chaque mois. Imaginez combien l’Église Adventiste grandirait rapidement si chacun des 20 millions de membres de l’église amenait une seule personne par an. Peut-être ce nombre allait doubler en seulement 12 mois. Vingt-sept mois se sont écoulés depuis que le médecin m’a donné 18 mois à vivre. J’ai invité beaucoup de gens à l’église, et environ la moitié sont venus. La liste prioritaire est devenue un plaisir. C’est merveilleux d’entendre les gens dire: « Oui, je m’engage à visiter votre église. » Mais le moment le plus gratifiant de tout c’est quand ils viennent vraiment. Ils vous embrassent et s’assoient avec vous dans l’église. Ils font partie de votre famille.

BOB STUART, 68 ans, est un entrepreneur basé à Collège Place, Washington.

La leçon en bref

Texte clé: 2 Pierre 3:13

Objectifs:

Savoir: Se rappeler des promesses de Dieu, de recréer le monde et de rétablir l’unité et l’harmonie dont Sa création est destinée à jouir.

Ressentir: Aspirer au moment où notre unité en Christ sera entièrement accomplie.

Agir: Vivre une vie d’espoir pendant que nous attendons avec impatience l’accomplissement des promesses de Dieu.

Plan de l’étude:

  1. Savoir: La certitude du renouvèlement

A Pourquoi pouvons-nous être certains que Dieu accomplira Ses promesses d’un avenir harmonieux?

B Que révèle la description des nouveaux cieux et de la nouvelle terre au sujet du caractère de Dieu et de Son idéal pour Ses créatures?

  1. Ressentir: Le désir de l’unité.

A Comment décririez-vous la différence entre la vie sur la nouvelle terre et la vie actuelle?

B Quand vous considérez votre vie et vos relations, qu’est-ce qui a le plus besoin de renouvèlement?

C Qu’est-ce qui est plus attrayant dans les descriptions données par Jean et les prophètes concernant la vie sur la nouvelle terre?

III. Agir: La vie d’espérance.

A De quelles façons la confiance en la promesse de Dieu de faire toutes choses nouvelles impacte-t-elle votre vie en ce moment?

B Comment votre espoir est-il exprimé dans vos relations quotidiennes?

Résumé: Nous pouvons avoir la certitude en la promesse d’un nouveau ciel et d’une nouvelle terre sans aucune trace de péché ou de mésentente. Sur la terre renouvelée, toute la création vivra la paix et l’unité que Dieu a destinée à Sa création.

Cycle d’apprentissage

ÉTAPE 1—Motiver

Pleins feux sur l’Écriture: Apocalypse 21:1-5

Concept clé de croissance spirituelle: Nous sommes appelés à vivre dans l’espérance en attendant l’aboutissement de l’histoire du salut. À ce moment, notre unité en Christ et avec toute la création sera pleinement restaurée.

Coin du moniteur: En commençant la leçon, insistez sur la certitude de la seconde venue et de la promesse de Dieu d’un ciel nouveau et d’une terre sans péché. Aidez votre classe à se rendre compte que la certitude mène à l’espoir qui devrait impacter le chrétien à mener une vie d’obéissance.

Discussion d’ouverture: Le 22 octobre 1844, William Miller et plusieurs milliers d’autres chrétiens attendaient avec impatience le retour de Christ. Alors qu’ils attendaient, ils chantaient joyeusement et essayaient d’imaginer ce à quoi ressemblerait le fait d’être enfin auprès de leur Seigneur.

Miller avait déterminé que la prophétie des 2300 jours de Daniel finirait ce jour-là. Il a supposé que cet accomplissement indiquait la date du retour de Christ. Désirant être avec Jésus, les Millérites propagèrent la nouvelle du retour de Jésus à tous ceux qu’ils connaissaient. Confiant de la fidélité de Dieu à tenir Ses promesses, beaucoup vendirent ou donnèrent leurs biens. Tel était leur certitude et espoir.

Des scènes similaires ont eu lieu tout au long de l’histoire quand d’autres chercheurs bibliques ont fixés des dates du retour du Seigneur. Même en se trompant dans leur idée que n’importe qui pouvait connaitre la date de la seconde venue, les Millérites et ceux qui ont continué à fixer des dates, démontrent que vivre dans l’espoir de l’accomplissement des promesses de Dieu devrait avoir un impact sur notre vie dès maintenant.

Discussion: Quelle différence l’attente de la seconde venue a-t-elle eue sur les Millérites? Quelle différence la certitude du retour de Jésus a-t-elle apportée dans votre propre vie? Est-il gênant que vous ne connaissiez pas la date à laquelle aura lieu l’accomplissement des promesses de Dieu? Comment pouvez-vous mieux vivre dans l’espoir d’une nouvelle terre et du rétablissement des relations?

ÉTAPE 2—Explorer

Coin du moniteur: Cette section contient une étude ciblée sur la nature et l’ampleur de la restauration qui est promise dans les Écritures.

Commentaire biblique

  1. Le ciel et la terre recréés (Examinez Apocalypse 21:1-6 avec votre classe).

La création et la rédemption sont indissociablement liées dans le récit de l’Écriture. Bien que souvent, notre attention soit plus attirée par le plan de la rédemption, le récit de la création donne le contexte pour comprendre le plan de la rédemption. Le récit de la création détaille la création de l’homme avec amour, à partir de la poussière et de la touche personnelle du Créateur quand Il a soufflé la vie dans le corps inerte. Le récit de la création décrit l’idéal que Dieu avait prévu pour Sa création : un monde qui n’était pas souillé par le péché, dans lequel régnaient la paix et l’harmonie, et où la communion face à face avec Dieu était possible.

Lorsque le péché a souillé le monde parfait de la création divine, un plan était déjà en place pour la restauration de l’idéal de Dieu. Le plan consistait en la révélation de l’idéal divin dans le Fils de Dieu incarné, qui mourut pour rendre la réconciliation entre Dieu et les humains possible. Mais cette incarnation n’était pas la fin de l’histoire. Les deux derniers chapitres d’Apocalypse indiquent que Dieu va recréer le monde afin d’accomplir Son dessein d’un monde où règnent la paix et l’harmonie.

La description de Jean des nouveaux cieux et d’une nouvelle terre dans Apocalypse 21 est soigneusement construite. Elle contient des imitations du livre d’Ésaïe (surtout Ésaïe 60 et 65) et d’Ézéchiel (surtout Ézéchiel 40-48), ainsi que des thèmes qui la lie aux promesses contenues dans les lettres aux sept églises. Les nouveaux cieux et la nouvelle terre prennent la place des anciens cieux et terre, qui ont « disparu » (Apo. 21:1). Le monde souillé par le péché n’est plus.

La Bible rapporte aussi qu’il n’y aura pas de mer sur la nouvelle terre. Cette déclaration peut sembler inhabituelle pour le lecteur; cependant, il est possible que la « mer » en tant que mot soit utilisée comme une métaphore dans ce passage. Dans la pensée juive, la mer est symboliquement liée au mal, à l’oppression et à ce qui est effrayant (Comparez avec Apocalypse 13:1). Quand Jean dit qu’il n’y aura pas de mer sur la nouvelle terre, il dit en fait qu’il n’y aura plus aucune raison de craindre le mal, car toutes traces du mal seront supprimées. Voir Ranko Stefanovic, Revelation of Jesus Christ (Berrien Springs, Michigan: Andrews University Press, 2002), p. 575, 576. L’absence du mal est aussi renforcée par l’affirmation de Jean, que les larmes seront essuyées, car leurs causes ont été supprimés ainsi que toutes choses associées à l’ancien mode de vie. Ce qui avait détruit les relations a maintenant disparu.

Dans la description de Jean à propos de la nouvelle terre, la déclaration que Dieu va habiter avec Son peuple et être son Dieu, est d’une importance primordiale « Notre demeure éternelle se caractérisera donc par la communauté dans son sens le plus élevé. Ce sera, non seulement la demeure des créatures, mais aussi du Dieu de la trinité. La divinité qui, pendant toute l’éternité, est une communauté de personnes – le Père, le Fils et le Saint-Esprit – graciera la nouvelle communauté avec Sa présence. » – Stanley J. Grenz, Created for Community (Grand Rapids, Michigan: Baker, 1998), p. 292, 293. Dieu avait marché dans le jardin d’Éden avec Adam et Ève et avait manifesté Sa présence voilée dans le sanctuaire de l’Ancien Testament, mais dans les deux cas, il avait retiré Sa présence. Avec la suppression de toutes les traces de ce qui s’entreposait entre Dieu et l’homme, les humains seront une fois encore en mesure de communier avec Dieu face à face. Dieu se réunira avec Son peuple, et l’unité avec Dieu apportera une unité avec le reste des rachetés puisqu’ils reflètent une fois de plus l’image complète de Dieu.

Discussion: Qu’y a-t-il de nouveau au sujet de la nouvelle Jérusalem, des nouveaux cieux et de la nouvelle terre? Quels relations y a-t-il entre ces choses recrées et les anciennes entités? Jean parle de « la source de l’eau de la vie » (Apo. 21:6, LSG) et du « fleuve d’eau de la vie » (Apoc. 22:1, 2, LSG) sur la nouvelle terre. Quelle est la signification de cette eau?

  1. L’harmonie de toute la création (Examinez Ésaïe 11:1-10 avec votre classe).

Il est facile de nous concentrer uniquement sur les avantages de la nouvelle terre pour les êtres humains. Mais faire cela, c’est omettre le reste du témoignage de l’Écriture. Le fait que nous soyons réunis avec Dieu n’est qu’une partie de l’histoire. Ésaïe indique que l’harmonie existera aussi chez le reste de la création.

Dans Ésaïe 11, nous trouvons que la droiture et la justice de Dieu sont au centre de Son royaume. Ces caractéristiques sont à la base de la paix et de l’harmonie qui sont décrites dans les versets 6-10.

La description d’Ésaïe concernant la vie sur la nouvelle terre comporte la cohabitation paisible des prédateurs les plus féroces avec leurs proies et les humains. Ésaïe connecte le lecteur à l’image d’un enfant conduisant des animaux domestiques – une pratique courante tout au long de l’histoire d’Israël, qui peut même être observée aujourd’hui parmi les groupes nomades. Dans ce passage, les animaux les plus dangereux au troupeau sont décrits comme étant en train de manger, et couchés avec le troupeau dans la chaleur de la journée. La paix et l’harmonie parmi toute la création sont mises en évidence par l’accent mis sur la capacité du plus jeune enfant à jouer en toute sécurité avec des animaux qui en temps normal seraient un danger significatif, même pour un adulte.

Considérez ceci: Comment Ésaïe 11:1-5 est-il lié aux versets 6-10? Quelle est la relation entre la sagesse, la droiture, la justice et la paix? Quelle est la raison donnée pour la paix dans ce passage? Qu’entend-on par la connaissance du Seigneur dans ce contexte?

ÉTAPE 3—Appliquer

Coin du moniteur: La connaissance de la restauration que Dieu va apporter à l’avenir ne doit pas être considérée comme des anecdotes intéressantes ou comme une excuse pour ne pas travailler pour l’harmonie parmi le peuple de Dieu maintenant. Aidez les membres à se concentrer sur l’impact particulier que l’espoir du renouvèlement et de la restauration devrait avoir sur leur vie.

À méditer:

Quel impact le fait que la parole de Dieu soit vraie et digne de confiance a-t-il sur votre vie?

________________________________________________________

_____________________________________________________________

Quelle différence y a-t-il dans le fait que Dieu habitera avec Son peuple en personne? Même si nous ne voyons pas Dieu face à face maintenant, Il est toujours au milieu de nous. Comment pouvons-nous vivre la communauté avec Lui maintenant?

________________________________________________________

_____________________________________________________________

Si tout sera renouvelé, pourquoi ce que vous faites des ressources autour de vous maintenant importe-t-il?

________________________________________________________

Comparez les promesses aux sept églises dans Apocalypse 2 et 3 avec la description de la nouvelle terre dans Apocalypse 21 et 22. Quelles ressemblances trouvez-vous? Qu’est-ce que cela nous indique sur comment l’espoir de la restauration devrait impacter notre vie maintenant?

________________________________________________________

ÉTAPE 4—Créer

Coin du moniteur: Apocalypse 21 et Ésaïe 11 présentent une image vivante de l’harmonie et de la communauté que nous vivrons sur la nouvelle terre. Aidez les membres à comprendre l’étendue et la réalité de cette image pour qu’ils aspirent à ce qui est à venir et partagent cet espoir avec d’autres.

Activités:

Créez un collage ou un album dans lequel vous contrastez la réalité des relations d’alors avec celle des relations telles qu’elles sont décrites sur la nouvelle terre.

Partagez l’espoir que vous avez pour un nouveau départ avec quelqu’un qui a besoin de savoir qu’il y a quelque chose au-delà de ses problèmes aujourd’hui.

Commentaires pour les moniteurs

Commentaires pour les moniteurs

Commentaires pour les moniteurs

Commentaires pour les moniteurs

Commentaires pour les moniteurs

Au cours du premier trimestre 2019, nous étudierons l’Apocalypse en se concentrant sur les thèmes majeurs et les grandes parties du livre. Le guide sera intitulé Le livre de l’Apocalypse, par Ranko Stefanovic. Le livre révèle Jésus-Christ, Sa vie, Sa mort et Son ministère en faveur de Son peuple. L’Apocalypse a été écrite du point de vue de Christ. C’est seulement grâce à Lui que les symboles et les images du livre reçoivent leur sens ultime et leur portée. Les prophéties de l’Apocalypse sont analysées et appliquées à l’aide de la méthode historique d’interprétation prophétique, qui enseigne que la prophétie suit le flux de l’histoire, de l’antiquité à la fin du monde. Nous nous laisserons guider par l’Esprit pour comprendre le texte lui-même, étudier son langage, ses images et son contexte. L’Apocalypse promet des bénédictions à ceux qui lisent ou écoutent ses paroles, et qui gardent les avertissements qui s’y trouvent. En étudiant cet ouvrage, nous vous invitons à découvrir les choses que vous avez besoin d’entendre et de considérer, en attendant la venue de notre Seigneur Jésus Christ.

Leçon 1—L’Évangile de Patmos

La semaine en bref:

Dimanche: Le titre du livre (Apocalypse 1:1, 2)

Lundi: Le but du livre (Apocalypse 1:1)

Mardi: Le langage symbolique de l’Apocalypse (Apocalypse 1:1)

Mercredi: La divinité (Apocalypse 1:4, 5)

Jeudi: Le point capital du livre ( Apocalypse 1:7, 8)

Verset à mémoriser: – Apocalypse 1:3, LSG

Idée centrale: Les prophéties de l’Apocalypse sont l’expression du soin de Dieu pour Son peuple. Elles nous pointent vers la brièveté et la fragilité de cette vie, mais aussi vers le salut en Jésus et notre vocation à répandre l’évangile.

Leçon 2— Parmi les chandeliers

La semaine en bref:

Dimanche: À Patmos (Apocalypse 1:9)

Lundi: Le jour du Seigneur (Apo. 1:10)

Mardi: La rencontre de Christ à Patmos (Apo. 1:12-18)

Mercredi: Les messages de Christ d’hier et d’aujourd’hui (Apo. 1:11, 19, 20)

Jeudi: Les message à l’église d’Éphèse (Apo. 2:1-4)

Verset à mémoriser Apocalypse 3:21

Idée centrale: Le Seigneur a révélé à Jean des mystères de la vie et les luttes qu’elle apporte. La scène du sanctuaire lui a été montrée avec l’assurance de la présence de Christ et de Ses soins – une assurance qu’il a transmise aux églises et aux générations futures de chrétiens jusqu’à la fin de ce monde.

Leçons pour les malvoyants: Le Guide d’Étude Biblique de l’École du Sabbat est disponible gratuitement chaque mois en braille et sur CD audio pour les malvoyants et les personnes handicapées physiques qui ne peuvent lire les imprimés à l’encre normale. Ceci inclut les personnes qui, en raison de l’arthrite, de la sclérose, de la paralysie, des accidents et autres, ne peuvent pas tenir ou se concentrer pour lire les publications imprimées à l’encre normale. Contactez les Services Chrétiens d’Enregistrement des Aveugles, B. P. 6097, Lincoln, NE 68506-0097. Téléphone:402-488-0981; e-mail: info@christianrecord.org; site Web: www.christianrecord.org.

2019