Télécharger le PDF - École Du Sabbat, 4ème trimestre 2016 – Le Livre de Job

 

Les commentaires pour les moniteurs sont écrits par:


— Prof. Martin G. Klingbeil, spécialiste d’études bibliques et archéologiques à Southern Adventist University, Collegedale, Tenn., États-Unis. Il est aussi Directeur Adjoint de l’Institut d’Archéologie de la même université.


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Contributeur principal


Clifford R. Goldstein


Édition anglaise


— Clifford R. Goldstein


— Soraya Homayouni


Coordinateur – Pacific Press®


Wendy Marcum


1 La fin— 24–30 Septembre 5


2 Le grand conflit — 1er–7 Octobre 18


3 « Est-ce pour rien que Job craint Dieu? » — 8–14 Octobre 31


4 Dieu et la souffrance humaine — 15–21 Octobre 44


5 Maudire le jour — 22–28 Octobre 57


6 La malédiction sans cause?— 29 Octobre– 4 Novembre 72


7 La répression punitive — 5–11 Novembre 85


8 Le sang innocent — 12–18 Novembre 98


9 Intimations d’espérance — 19–25 Novembre 111


10 La colère d’Élihu — 26 Novembre– 2 Décembre 124


11 Hors de la tempête — 3–9 Décembre 137


12 Le Rédempteur de Job — 10–16 Décembre 150


13 Le caractère de Job — 17–23 Décembre 163


14 Quelques enseignements de Job — 24–30 Décembre 176


Bureau Éditorial — 12501 Old Columbia Pike, Silver Spring, MD 20904.


Visitez-nous sur le site web: http://www.absg.adventist.org


Sommaire


Direction de la Publication


— Lea Alexander Greve


— Sharon Thomas-Crews


Directeur Artistique & Illustrateur


Lars Justinen


Traduction et édition française


Dr. Cyril H. Kparou


Coordination – WAD


— Dr. Abraham D. Obaya


— Vincent Same


Coordination – MENA


Michael Eckert


Malgré toute la propagande populaire divergente, les chrétiens ont des raisons très logiques et rationnelles à croire en Dieu. Bien que ce soient des « meilleurs et brillants » savants qui affirment que les concepts évolutifs de « sélection naturelle » et de « mutation aléatoire » peuvent expliquer la complexité, l’émerveillement et la beauté de la vie, beaucoup de gens ne le croient pas et avec raison. Et malgré les dernières déclarations « scientifiques » selon lesquelles l’univers est venu de « rien », la plupart des gens trouvent l’idée d’un Dieu éternel vivant, par opposition au « néant », comme l’explication la plus logique et la plus satisfaisante pour la création.


Et pourtant, même avec la raison ferme et logique de notre côté, il y a le problème du mal qui est toujours présent. Et donc l’éternelle question: Si Dieu existe, et s’Il est bon, amour et tout-puissant, pourquoi tant de souffrances?


De là vient l’importance de l’étude de ce trimestre: le livre de Job. Combien fascinant que Job, qui traite de l’éternelle question, a été l’un des premiers livres écrits de la Bible. Dieu nous a donné, dès le début, des réponses à la plus difficile de toutes les questions.


Des réponses, mais pas toutes. Probablement pas un livre de la Bible ne pourrait répondre à toutes; même la Bible dans son ensemble ne le peut. Néanmoins, Job enlève un voile et révèle au lecteur une réalité au-delà de ce que nos sens, même au moyen des dispositifs scientifiques, ne peuvent nous montrer. Cela nous emmène dans un monde incroyablement proche, bien que loin de nous en un sens. Le livre de Job nous montre ce que le reste de la Bible révèle aussi bien: le naturel et le surnaturel sont indissociablement liés. Job est un drame qui dépeint le principe et la mise en garde que Paul a exprimé des années plus tard: « Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes. » (Eph. 6:12, LSG).


Bien que parlant pratiquement d’un seul homme, le livre de Job est l’histoire en ce sens que nous souffrons tous d’une manière qui semble n’avoir aucun sens. Et même l’histoire de quatre hommes qui viennent à lui reflète aussi notre situation, car qui parmi nous n’a pas tenté de venir à bout des souffrances des autres?


Pourtant, nous aurions manqué un point crucial sur le livre de Job si nous nous limitions seulement à la souffrance née des tentatives des humains pour comprendre la misère de l’humanité. L’histoire apparait dans un contexte, celui du grand conflit entre Christ et Satan, qui est dépeint ici en des termes les plus littéraux. Et cela parce que c’est le plus littéral des conflits, qui a commencé dans le ciel et se joue ici dans le cœur, l’esprit et le corps de tout être humain.


Les leçons de ce trimestre analysent l’histoire de Job, à la fois de près, dans le drame immédiat du récit, et de loin, en ce sens que nous savons non seulement comment le livre se termine, mais aussi le plus grand fond dans lequel il se déroule. En tant que lecteurs, avec la connaissance, non seulement du livre de Job, mais aussi de toute la Bible, une question cruciale pour nous est d’essayer de mettre tout ensemble. Nous essayons de comprendre autant que possible, non seulement pourquoi nous vivons dans un monde du mal, mais plus important, comment nous vivons dans un tel monde.


Bien sûr, même après avoir étudié le livre de Job, même dans le contexte du reste de la Bible, l’éternelle question reste. Nous sommes assurés, cependant, de la réponse pérenne: Jésus-Christ, en qui « nous avons la rédemption par Son sang » (Eph. 1: 7, LSG) – Celui par qui viennent toutes les réponses.


Clifford Goldstein est l’éditeur du Guide d’Étude Biblique de l’École du Sabbat Adulte. Il travaille à la Conférence Générale depuis 1984.



L’éternelle question


Job enlève un voile et révèle au lecteur une réalité au-delà de ce que nos sens, même au moyen des dispositifs scientifiques, ne peuvent nous montrer.


Soyez motivé à explorer, appliquer et créer.


Nous espérons que cette version du guide du moniteur encouragera les membres dans les cellules de l’École du Sabbat Adulte, pour faire exactement cela — explorer, appliquer, et créer. Chaque leçon hebdomadaire du moniteur amène votre classe à travers le processus d’apprentissage suivant, basé sur le cycle d’apprentissage naturel:


  1. Pourquoi cette leçon est-elle importante pour moi? (Motiver);

  1. Que dois-je savoir de la Parole de Dieu? (Explorer);

  1. Comment puis-je pratiquer ce que j’ai appris de la Parole de Dieu? (Appliquer); et

  1. Que puis-je faire de ce que j’ai appris de la Parole de Dieu? (Créer).

Et pour les moniteurs qui n’ont pas eu le temps de se préparer suffisamment pendant la semaine, il y a un résumé d’une page, facile à assimiler, dans la section « La leçon en bref ».


Voici un bref aperçu des quatre étapes du cycle d’apprentissage naturel et des suggestions sur la façon dont vous, en tant que moniteur, pouvez aborder chaque partie:


Étape 1—Motiver: Établissez un lien entre les expériences des membres et la notion centrale de la leçon pour montrer pourquoi la leçon est importante pour leur vie. Aidez-les à répondre à la question: pourquoi la leçon de cette semaine est-elle importante pour moi?


Étape 2—Explorer: Présentez aux membres les informations bibliques dont ils ont besoin pour comprendre la notion centrale de la leçon. (Ces informations pourraient inclure des faits sur des personnes; des lieux; des détails sur des faits culturels, historiques et / ou géographiques; l’intrigue ou ce qui se passe; et les conflits ou les tensions dans les textes que vous étudiez). Aidez les apprenants à répondre à la question : que dois-je savoir de la Parole de Dieu?


Étape 3—Appliquer: Fournir des occasions aux membres pour pratiquer les informations données à l’étape 2. Cette étape est cruciale; les informations à elles seules ne suffisent pas pour aider une personne à grandir en Christ. Aidez les membres à répondre à la question : comment puis-je appliquer à ma vie ce que j’ai appris?


Étape 4—Créer: Enfin, encouragez les membres à appliquer la parole suivante: « Mettez la Parole en pratique. Ne soyez pas seulement des auditeurs qui s’abusent eux-mêmes » (Jacques 1:22, BJ). Invitez-les à répondre à la leçon d’une manière pratique. Cette étape donne aux membres, individuellement et en groupe, des occasions d’expression de soi et d’exploration créative. Toutes ces activités devraient aider les membres à répondre à la question: par la grâce de Dieu, que puis-je faire de ce que j’ai appris de la leçon de cette semaine?


Si les moniteurs utilisent le matériel de chacune de ces quatre étapes, ils toucheront presque chaque membre de leurs classes: ceux qui aiment parler de ce qui se passe dans leur vie, ceux qui veulent plus d’informations sur les textes en cours d’étude, ceux qui veulent savoir comment tout s’applique dans la vie pratique, et ceux qui veulent sortir et appliquer ce qu’ils ont appris.


Comment utiliser ce guide du moniteur


La fin


Sabbat Après-Midi


Lecture de la semaine: Job 42:10–17; Gen. 4:8; Matt.

14:10; 1 Cor. 4:5; Dan. 2:44; Job 14:14, 15.


Verset à mémoriser: « Jésus lui dit: Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en Moi vivra, quand même il serait mort » (Jean 11:25, LSG).


Lors des cours de dissertation, les élèves apprennent l’importance d’une bonne fin de rédaction. En particulier, dans la fiction, où tout est imaginaire, l’auteur a besoin d’amener la fin à une conclusion satisfaisante. Même dans le cas des écrits qui ne sont pas des fictions, une bonne fin est importante.


Mais qu’en est-il de la réalité? Qu’en est-il de la vie elle-même, vécue, non pas dans les pages d’un livre ou dans un script de film, mais dans la chair et le sang? Que dire de nos propres histoires? Quel genre de finalité ont-elles? Comment se terminent-elles? Ces fins désespérées sont-elles soigneusement liées ensemble, comme dans un bon écrit littéraire?


Cela ne semble pas être le cas, n’est-ce pas? Comment nos histoires pourraient-elles bien finir, alors qu’elles se terminent toujours par la mort? Dans ce sens, nous n’avons jamais de vraies fins heureuses, car depuis quand la mort est-elle un événement heureux?


La même chose est vraie avec l’histoire de Job. Bien que sa conclusion soit souvent dépeinte comme une fin heureuse, du moins contrairement à tout ce que Job avait souffert, elle n’est vraiment pas heureuse, parce que cette histoire aussi se termine par la mort.


Cette semaine, alors que nous commençons le livre de Job, nous allons le commencer par la fin, car il soulève des questions au sujet de notre propre finalité, aussi bien pour aujourd’hui que pour l’éternité.


* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 1er Octobre.



Leçon


1


* 24–30 Septembre


(page 6 de l’édition standard)


25 Septembre


Heureux pour toujours?


Souvent les histoires enfantines se terminent par l’expression: « Et ils vécurent heureux pour toujours. » Dans certaines langues, c’est presqu’un cliché. L’idée est que quel que soit le drame – une princesse kidnappée, un loup féroce, un roi méchant – le héros, et peut-être sa nouvelle épouse, triomphe à la fin.


Voilà comment le livre de Job se termine, du moins au premier coup d’œil. Après toutes les épreuves et les malheurs qui se sont abattus sur lui, Job termine sur ce qui pourrait être décrit comme une note relativement positive.


Lisez Job 42: 10-17, les derniers versets de tout le livre. Que nous disent-ils sur la façon dont Job finit ses jours?


Sans nul doute: si vous posez la question à quelqu’un à propos d’un livre de la Bible qui termine bien pour le personnage principal, un livre qui a eu une fin « heureuse pour toujours », beaucoup mentionneront le livre de Job.


Après tout, voyez tout ce que Job avait avant que l’histoire ne close. Famille et amis, qui n’étaient pas présents pendant les épreuves (à l’exception d’Éliphaz, de Bildad, de Tsophar, d’Élihu, et de la femme de Job), viennent, et ils le réconfortent. Ils étaient aussi généreux, et ils lui donnèrent de l’argent. À la fin de l’histoire, Job avait deux fois plus qu’il n’avait au début de l’histoire, du moins en termes de richesse matérielle (cf. Job 42:12 à Job 1: 3). Il avait dix enfants, sept fils et trois filles, pour remplacer les sept fils et les trois filles qui étaient morts (cf. Job 1: 2, 18, 19), et « Il n’y avait pas dans tout le pays d’aussi belles femmes que les filles de Job. » (Job 42:15), quelque chose qui n’était pas dite à propos de ses premières filles. Et cet homme qui avait été si sûr d’être à quelques bouts de la mort, vécut encore 140 ans. « Et Job mourut, âgé et rassasié de jours. » (Job 42:17). L’expression « rassasié de jours » en hébreu (parfois traduite, curieusement, « rassasié d’années ») est utilisée pour décrire les derniers jours d’Abraham (Genèse 25: 8), d’Isaac (Genèse 35:29), et de David (1 Chron. 29:28). Elle donne l’idée de quelqu’un relativement bien et heureux au moment d’un événement décidément malheureux: le décès.


Nous aimons tous des histoires avec une fin heureuse, n’est-ce pas? Quelles histoires connaissez-vous qui finissent bien? Quelles leçons pouvons-nous tirer d’elles?


Dimanche


(page 7 de l’édition standard)


26 Septembre


Les fins malheureuses


Le livre de Job a conclu avec une fin heureuse pour Job, qui est mort « âgé et rassasié de jours. » Comme nous le savons tous, et assez trop bien, ce n’est pas ainsi que l’histoire se termine pour un si grand nombre de gens. Même ceux qui étaient fidèles, honorables et vertueux n’ont pas toujours eu une fin heureuse comme Job.


Comment l’histoire se termine-t-elle pour les personnages bibliques suivants?


Abel (Genèse 4:8)


Urie (2 Sam. 11:17)


Eli (1 Sam. 4:18)


Le roi Josias (2 Chron. 35:22–24)


Jean-Baptiste (Matt. 14:10)


Étienne (Actes 7:59, 60)


Comme nous pouvons le voir, la Bible est pleine d’histoires qui n’ont pas eu des dénouements heureux. Et ce, parce que la vie elle-même est pleine d’histoires sans fins heureuses. Soit martyrisé pour une bonne cause, ou mort d’une maladie horrible, ou ayant une durée de vie réduite à la douleur et à la misère, beaucoup de gens ne triomphent pas sur leurs épreuves comme Job. En effet, pour être honnête, combien de fois les choses fonctionnent-elles bien, comme dans le cas de Job? Et on n’a pas besoin de la Bible pour savoir ce fait terrible. Qui d’entre nous ne connait pas de fins malheureuses?


Quelles sont certaines des histoires qui ont une fin malheureuse que vous avez entendues parler?


Lundi


(page 8 de l’édition standard)


La restauration (partielle)


Oui, l’histoire de Job a fini sur une note positive, contrairement à l’histoire d’autres personnages de la Bible et, souvent, d’autres personnes en général. Les érudits de la Bible parlent parfois du sujet de la « restauration » de Job. Et en effet, à un certain degré, beaucoup de choses lui ont été restaurées.


Mais si c’était la fin complète de l’histoire, alors, en toute honnêteté, l’histoire serait-elle vraiment complète? Certes, les choses se sont mieux passées pour Job, beaucoup mieux, mais quand même Job est mort par la suite. Et tous ses enfants sont morts. Et tous les enfants de ses enfants, et ainsi de suite, sont tous morts. Et sans doute dans une certaine mesure chacun d’eux à fait face à plusieurs des mêmes traumatismes et épreuves de la vie que nous connaissons tous, lesquelles vicissitudes sont tout simplement les faits de la vie dans un monde déchu.


Et, autant que nous le sachions, Job n’a jamais connu les raisons de toutes les calamités qui l’ont frappé. Oui, il a eu plus d’enfants, mais que dire de sa tristesse et de son deuil pour ceux qu’il a perdus? Qu’en est-il des cicatrices, sans doute, qu’il portait pour le reste de sa vie? Job avait une joyeuse fin, mais ce n’est pas une fin complètement heureuse. Beaucoup de finalités perdues restent et il y a maintes questions sans réponse.


La Bible dit que « L’Éternel rétablit Job dans son premier état » (Job 42:10), et en effet, Il l’a fait, surtout par rapport à tout ce qui était avant. Mais il reste encore beaucoup de choses incomplètes, sans réponse, et insatisfaites.


Cela ne devrait pas être surprenant, n’est-ce pas? Après tout, dans ce monde tel qu’il est aujourd’hui, indépendamment de notre « fin », bonne ou mauvaise, certaines choses restent incomplètes, sans réponse.


Voilà pourquoi, dans un sens, la fin de Job pourrait être considérée comme un symbole, si faible, de la vraie fin de tout malheur humain et de la souffrance. Elle préfigure l’ultime espoir et la promesse que nous avons, par l’évangile de Jésus-Christ, d’une restauration pleine et complète, d’une manière qui palisse et dépasse de loin la restauration de Job.


Lisez 1 Corinthiens 4: 5. Qu’est-ce que ce texte nous dit sur la façon dont, pour l’instant, dans cette vie, certaines choses restent encore sans réponse, inassouvies, et incomplètes? À quelle espérance cela nous pointe-t-il?


Mardi


27 Septembre


(page 9 de l’édition standard)


Le royaume final


Entre autres choses, la Bible est un livre d’histoire. Mais elle n’est pas que cela. Elle raconte des événements passés ou historiques et les utilise (entre autres choses) pour nous donner des leçons spirituelles. Elle utilise les événements passés pour nous enseigner des vérités sur la façon dont nous devons vivre ici et maintenant. (cf. 1 Cor. 10:11).


Mais la Bible ne parle pas que du passé. Elle parle aussi de l’avenir. Elle nous parle non seulement des événements passés, mais aussi de ceux qui arriveront. Elle nous renvoie à l’avenir, même à la fin des temps. Le terme théologique pour les événements des derniers jours, à propos de la fin des temps, est « l’eschatologie », formé à partir d’un mot grec qui signifie « dernier ». Parfois, il est utilisé pour englober la croyance au sujet des morts, le jugement, le ciel et l’enfer. Il traite également de la promesse d’espérance que nous avons d’une nouvelle existence dans un nouveau monde.


Et la Bible nous rapporte maintes choses sur la fin des temps. Bien sûr que le livre de Job a pris fin avec la mort de Job, et si c’était le seul livre qu’il fallait lire, on pourrait croire que l’histoire de Job est terminée, comme les nôtres à nous tous, avec la mort – ce serait ainsi et point final. Il n’y aurait rien d’autre à espérer, parce que, aussi loin que nous pouvons dire et de tout ce que nous voyons, rien ne vient après.


Cependant, la Bible nous enseigne quelque chose d’autre. Elle enseigne qu’à la fin, le royaume éternel de Dieu sera établi, il existera pour toujours, et il sera la demeure éternelle des rachetés. Contrairement aux royaumes du monde qui viennent et s’évanouissent, celui-ci est éternel.


Lisez Daniel 2:44, 7:18. Quel espoir ces versets signalent-ils à propos de la fin?


« Le plan de la rédemption aura pour conséquence de réintégrer notre monde dans la faveur divine. Tout ce qui a été ruiné par le péché sera restauré. L’homme sera racheté, et avec lui notre globe, qui deviendra la demeure éternelle des élus. En vain, Satan aura lutté six mille ans pour en conserver la possession. Le but de Dieu sera atteint. « Les saints du Très-Haut recevront le royaume, et ils posséderont le royaume éternellement, aux siècles des siècles ». Daniel 7:18 ». – Ellen G. White, Patriarches et prophètes, p. 342.


En effet, le livre de Job a pris fin avec sa mort. La bonne nouvelle pour nous, et pour Job, est que la fin du livre de Job n’est pas la fin de l’histoire de Job. Et notre mort n’est pas la fin de la nôtre non plus.


Mercredi


28 Septembre


(page 10 de l’édition standard)


29 Septembre


La résurrection et la vie


Lisez Job 14:14, 15. Quelle question Job pose-t-il, et comment la répond-il à sa manière?


L’un des thèmes abordés dans le livre de Job traite de la question de la mort. Comment pouvait-il ne pas? Tout livre qui traite de la souffrance humaine aura bien sûr, à regarder à la mort, la source de tant de nos souffrances. La question de Job est de savoir si les morts vivront à nouveau, puis il dit qu’il attend son changement à venir. Le mot hébreu pour « attendre » implique aussi l’idée d’espoir. Il ne suffit pas d’attendre quelque chose, il faut aussi l’espérer.


Et ce qu’il espérait était son « changement ». Ce mot vient d’un terme hébreu qui peut donner l’idée de « renouvellement » ou « remplacement ». Il désigne souvent le changement d’un vêtement. Bien que le mot lui-même soit polysémique, compte tenu du contexte – celui de savoir quel « renouvellement » vient après la mort, un « renouvellement » qu’espère Job – quoi d’autre ce changement pourrait-il être si ce n’est qu’un changement de la mort à la vie, le temps où Dieu languirait « après l’ouvrage de tes mains » (Job 14:15, LSG)?


Bien sûr, notre grand espoir, la grande promesse que la mort ne sera pas la fin, nous vient de la vie, de la mort, et du ministère de Jésus. « Le [Nouveau Testament] enseigne que Christ a vaincu la mort, l’ennemie la plus redoutée de l’humanité, et que Dieu va ressusciter les morts pour un jugement définitif. Mais cette doctrine devient centrale à la foi biblique. . . après la résurrection de Christ, car elle gagne sa validation dans le triomphe de Christ sur la mort. » – John E. Hartley, The Book of Job, NICOT, Accordance electronic ed. (Grand Rapids: Eerdmans, 1988), p. 237.


« Jésus lui dit: Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en Moi vivra, quand même il serait mort ». Qu’est-ce que Jésus nous dit ici qui nous donne un espoir et une confiance à propos de « la fin »? C’est-à-dire, que savons-nous que Job ne savait pas?


Jeudi


(page 11 de l’édition standard)


30 Septembre


Réflexion avancée: Malgré toutes les calamités horribles qui se sont abattues sur Job, il est non seulement resté fidèle à Dieu, mais aussi, beaucoup de ce qu’il avait perdu lui a été rendu. Encore même ici, comme avec beaucoup du livre de Job, des questions restent sans réponse. Bien sûr, Job n’est qu’un livre de la Bible, et construire toute une théologie sur un livre serait une erreur. Nous avons le reste des Écritures, ce qui ajoute beaucoup plus de compréhension d’un grand nombre de questions difficiles abordées dans le livre de Job. Le Nouveau Testament amène en particulier à la lumière tant de choses qui pourraient ne pas avoir été pleinement comprises dans l’Ancien Testament. Peut-être le meilleur exemple de cela serait le sens du service du sanctuaire. Toutefois quel que soit ce qu’un Israélite fidèle aurait compris à propos de la mort des animaux et l’ensemble des services sacrificiels, c’est par la révélation de Jésus et Sa mort sur la croix que le système est venu en pleine lumière. Le livre des Hébreux aide à éclairer tant du vrai sens de l’ensemble du service. Et bien qu’aujourd’hui nous ayons le privilège de connaitre « la vérité présente » (2 Pi. 1:12) et bien que nous ayons certainement reçu plus de lumière sur les questions que Job, nous devons encore apprendre à vivre aussi avec les questions sans réponse. Le déroulement de la vérité est progressif, et en dépit de la grande lumière qui nous a été donnée maintenant, il y a encore tellement de choses à apprendre. En fait, l’esprit de prophétie nous apprend que « la foule des rachetés ira du monde en monde, et beaucoup de leur temps sera employé dans la recherche des mystères de la rédemption. Et tout au long du sentier de l’éternité, ce sujet ouvrira continuellement leurs esprits. » – Ellen G. White, Advent Review and Sabbath Herald, March 9, 1886.


Discussion:


Que signifie l’idée de révélation progressive? Quels sont d’autres exemples de la façon dont cette idée fonctionne? Comme par exemple, on commence l’arithmétique par l’apprentissage des numéros, à savoir comment compter. Nous apprenons ensuite comment ajouter, soustraire, multiplier et diviser ces chiffres. Nous pouvons ensuite passer aux choses plus profondes telles que l’algèbre, la géométrie et le calcul, tous fonctionnant toujours avec ces chiffres de base. Comment cette analogie nous aide-t-elle à comprendre aussi l’idée de la révélation progressive en théologie?


Lisez Job 42:11. Les commentateurs à travers les âges ont posé la question de savoir où les parents de Job et ses amis étaient à l’époque de sa plus grande nécessité. Autrement dit, ils sont venus après que sa fortune lui fût ramenée et quand les choses allaient mieux pour lui. Qu’est-ce qui est mauvais avec cette image?


Combien de mauvaises fins connaissez-vous dès maintenant, et quelle espérance la croix vous donne que ces mauvaises fins ne closent pas vraiment l’histoire?


Vendredi


(page 12 de l’édition standard)


La conversion d’un condamné: 1e partie


Alexandru Marin était connu parmi les agents de la police dans une grande partie de la Roumanie. Son nom et sa photo ont apparu dans les commissariats dans tout le pays. Il a passé plus d’un tiers de sa vie en prison.


Alexandru ne ressemblait pas à un criminel endurci. Instruit, polyglotte, artiste prometteur et designer, l’avenir d’Alexandru était bien prometteur. Son frère ainé a été un champion national en athlétisme avant de se suicider à l’âge de 18 ans. Marin n’avait que 15 ans à l’époque. Ses parents affligés mirent tout leur amour et espoir sur l’avenir de leur fils cadet. Mais il se lia d’amitié avec des jeunes délinquants.


Ses amis se plaisaient à enfreindre la Loi. « Nous savions ce qui arriverait si nous étions pris », dit-il. Par la suite, Alexandru fut capturé et emprisonné. La prison était une excellente école pour les criminels, et quand Alexandru était libéré, il était plus aguerri dans les voies criminelles. Il se livrait plus aux activités illégales et établit finalement des relations avec la Mafia.


Alexandru épousa une ancienne camarade de classe. Elle connaissait son passé, mais espérait le réformer. Mais Alexandru ne voulait pas de réforme. Il décida de s’enfuir en Yougoslavie et d’envoyer de l’argent à sa femme, qui attendait leur enfant. Il traversa la frontière en toute sécurité mais il n’avait pas d’argent.


« Nous avons dû voler pour manger », dit-il. Encore une fois, il fut arrêté et emprisonné.


La veille du jour où il devait être libéré, une femme qui travaillait dans la prison lui insuffla des plans visant à l’expulser vers la Roumanie. Être ramené en Roumanie pourrait bien signifier la peine de mort. Elle lui donna une corde en métal et lui et ses compagnons de cellule commencèrent à s’enfuir via les barres métalliques de la prison de haute sécurité. Ils chantaient et faisaient du bruit pour dissimuler le bruit des barres d’acier sur la fenêtre. La fenêtre était très petite, et Alexandru a dû enlever son manteau et sa chemise et passer de la crème sur son corps pour l’aider à glisser à travers la petite ouverture.


Il raconte ce qui s’est passé ensuite :


« Quatre d’entre nous avaient essayé de s’enfuir, et trois sortirent de la prison et s’enfuirent dans le champ de maïs voisin. C’était la fin de l’automne, et j’étais torse nue. Je tremblais dans le froid. Nous pouvions entendre les gardes et les chiens de la police à notre recherche. Les chiens trouvèrent mon compagnon de cellule. Je pouvais entendre les cris. C’est alors que j’ai fait ma première prière. « Aide-moi, Dieu, » priai-je.


« Si Tu me permets de m’échapper, je vais changer ma vie » dis-je dans ma prière, « mais après que je me sois échappé, j’oubliai ma promesse. »


À suivre ….


Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site web: www.AdventistMission.org


Histoire


La leçon en bref


Textes clés: Job 42:10, 1 Corinthiens 4:5, Job 14:14


Objectifs:


Savoir: Appréhender le livre de Job par rapport à sa fin heureuse et venir à la réalisation que, avec le jugement final et la résurrection, il y a une fin heureuse pour les enfants de Dieu.


Ressentir: Apprécier la réalité de la vie selon laquelle toute chose ne finit pas bien sur cette terre, mais que Dieu restaure tout en Son temps.


Agir: Accepter le changement de cœur dans notre vie comme la façon dont Dieu nous amène en toute sécurité à une fin heureuse.


Plan d’apprentissage:


  1. Savoir : En route pour une fin heureuse

A Comment Dieu a-t-Il restauré Job à la fin de sa vie? Était-ce une restauration complète? Expliquez.


B Est-il de toute façon possible de parler d’une fin heureuse pendant que nous vivons ici sur terre? Pourquoi ou pourquoi pas?


  1. Ressentir: Supporter les fins malheureuses

A Comment pouvons-nous supporter les fins malheureuses dans nos vies quand les choses vont mal, telles que la mort d’un être cher, la perte d’emploi, ou le divorce?


B Comment pouvons-nous aider les autres à supporter leurs fins malheureuses?


III. Agir: Accueillir le vrai changement de cœur


A Quel a été le changement que Job a connu par la souffrance qu’il a traversée?


B Comment fonctionne le changement de cœur réel?


Résumé: Nous abordons le livre de Job à sa fin, ce qui semble être une histoire de type « Ils vécurent heureux pour toujours ». Il est vrai que Dieu est capable de changer la tragédie en bonheur, mais cela n’arrive pas forcement dans tous les cas. Ainsi, le point final de Job n’est pas tant la restitution de ses biens terrestres, mais plutôt le changement de cœur qu’il a connu et que nous pouvons aussi expérimenter.


Développement


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: Job 42:10


Concept clé de croissance spirituelle: La nature humaine, avec le reste de la création, aspire à la restauration. Bien qu’il y ait parfois une restauration complète ou partielle de la souffrance sur la terre, Dieu a un plan d’ensemble pour notre vie, et c’est la restauration éternelle. Ce renouvellement ne peut être effectué que lorsque nous Lui permettons de changer nos cœurs.


Pour les moniteurs: Si l’on quantifie la restauration de Job à la fin du livre, on pourrait arriver à la conclusion que sa souffrance a été payée (Job 1: 2, 3; 42:12, 13): de sept à quatorze mille moutons, de trois à six mille chameaux, de cinq cents bœufs et cinq cents ânes à un millier. Dans chaque cas, Dieu a doublé sa fortune (sauf pour les sept fils et les trois filles qui ont été restaurés par le même nombre). Cependant, alors que le livre de Job mentionne la restauration matérielle à la fin, il le fait comme une conséquence imméritée, de même que le changement intérieur de Job qui est décrit plus haut dans le dernier chapitre (Job 42: 1-9). À la lumière de ce fait, nous devons nous assurer que nous ne tombons pas en proie à une lecture matérialiste du dernier chapitre de Job.


Discussion d’ouverture: Nous aimons tous une fin heureuse. En fait, quelque chose au fond de nous aspire à un bon résultat dans tout ce qui se rapporte à la vie. Combien de fois avons-nous pris un livre et le lire dans l’introduction et les premières pages seulement pour passer à la conclusion, afin de savoir ce qui arrive à notre héros à la fin?


Certains ont relié notre désir d’une fin heureuse aux problèmes socio-économiques; par exemple, les personnes vivant dans une société criblée par la dépression économique et une vision sombre de l’avenir aspirent souvent à un monde plus parfait. D’un point de vue chrétien, ce désir peut être connecté à la réalisation du paradis perdu et à l’espoir d’un monde nouveau dans lequel il n’y aura plus de larmes, de tristesse, ou de mort (Apocalypse 21: 4).


Est-il réaliste dans ce monde de trouver une fin heureuse? Ou est-ce juste une approche échappatoire irréaliste de la misère de notre monde? Discutez-en.


ÉTAPE 2—Explorer


Pour les moniteurs: Cette étude ne commence pas là où on s’attend généralement lors d’une étude d’un livre biblique. Plus précisément, notre étude ne commence pas par une introduction au livre, son auteur, la date à laquelle il a été écrit, les principaux thèmes, et ainsi de suite. Au contraire, il faut un saut courageux jusqu’à la fin du livre, pour fournir, de cette façon, un bon point de vue sur le thème général, qui est le fait que Dieu change notre vie et (parfois) aussi nos circonstances.


En mettant l’accent sur la restauration de Job en tant que point de départ, nous sommes obligés de voir les résultats étonnamment positifs à la fin de ses souffrances. Dans le même temps, nous devons réaliser que dans ce monde, ce n’est pas toute souffrance qui se termine par la restauration. Au contraire, la restauration de Job peut servir de type pour la restauration finale de Dieu sur la nouvelle terre, qui dépend d’un changement de cœur et non de circonstances.


Commentaire biblique


La souveraineté de Dieu est au centre des chapitres finals du livre de Job (Job 38-41), en mettant l’emphase sur les images de la création et de la nature. Sans répondre à la question de Job qui est le « pourquoi » de sa souffrance, Dieu est décrit avec autant d’amour, encore majestueusement, régnant sur Sa création. Ainsi, éventuellement, Job doit reconnaitre Dieu comme son Créateur. Cette reconnaissance catalyse le grand changement ou le renouvèlement qui prend place dans le cœur de Job.


  1. Connaitre Dieu (Relisez Job 42: 2-6 avec la classe.)

Dans les premiers versets de ce chapitre final (42: 2, 3), Job se réfère cinq fois à la compréhension, à la connaissance et au conseil, ce qui indique qu’il est venu à une meilleure compréhension de Dieu et à comment Il se rapporte à Sa création. Même si nous nous interrogeons sur Dieu – et Dieu ne critique jamais Job de l’avoir fait – nous finissons par arriver à la conclusion de Job, que nous parlons des choses que nous ne comprenons pas (Job 42: 3b, comparer avec Prov. 16: 9). La repentance de Job dans le verset suivant n’est ni un aveu tardif de sa culpabilité, ni l’acceptation de la rétribution selon la théologie de ses amis, mais plutôt, la rétractation de sa plainte contre Dieu. Il se rend comme une créature finie devant la sagesse infinie de Yahvé (cf. Gen. 18 :27).


Considérez ceci: En contemplant votre vie, quels sont les moments où vous avez pu connaitre Dieu plus intimement? Pourquoi pensez-vous que c’est généralement les moments de souffrance et de douleur?


  1. La théologie de la rétribution (Relisez Job 42: 7-10 avec la classe.)

Une lecture superficielle du dernier chapitre du livre de Job pourrait conduire à la compréhension que, tout à la fin, la théologie de la rétribution a finalement remporté: Job n’a jamais péché, et Dieu reconnaissant enfin sa perfection, et en récompense, Il restaure Job à sa précédente fortune et au-delà, en doublant ses biens (Job 42:10). Après tout, les amis de Job auraient eu raison: les méchants souffrent pour leurs péchés, et les justes triomphent dans leur justice, même si cela prend parfois un peu plus de temps pour que Dieu réagisse. Affaire classée.


La théologie de la rétribution est un état d’esprit dangereux, mais toujours présent, surtout en cas de catastrophe. Elle suppose une relation directe entre une personne et les actions de Dieu. Si nous sommes bons, alors, les bénédictions viennent; si nous sommes mauvais, la punition divine s’ensuit. C’est la théologie que les amis de Job, Eliphaz, Bildad et Tsophar, ont propagée tout au long du livre en combattant Job avec véhémence. Ce que nous devons comprendre est que cette théologie fait de Dieu une divinité prévisible qui fonctionne par des formules fixes, en ignorant Sa souveraineté et en Le rendant sensible aux manipulations humaines. Nous pourrions même nous justifier dans cette façon de penser s’il n’y avait pas la déclaration divine distincte à la fin du livre de Job, qui présente un jugement clair de valeur sur ce type de théologie déformée: « vous n’avez pas parlé de Moi avec droiture, comme l’a fait Mon serviteur Job »! (Job 42: 8, LSG).


Dieu, dans Sa sagesse, veut faire en sorte qu’aucune trace de cette fabrication théologique séduisante ne reste derrière à la fin du livre. Il le fait en parlant directement, et plutôt sévèrement, pour les amis de Job. Cependant, il fournit également la restauration aux amis égarés. Le juste Job intercède pour ses amis égarés, et la restauration de Job est alors liée à son intercession (Job 42: 9, 10). Son amitié profonde avec Dieu, et la connaissance qu’il a de Lui, se traduit par une bénédiction dans ses relations humaines.


Considérez ceci: Comment les amis de Job doivent-ils se sentir à la fin de l’histoire? Dieu était-Il trop sévère dans Son jugement de leur théologie? Pourquoi ou pourquoi pas?



III. Les trois filles de Job (Revoyez Job 42: 13-15 avec la classe.)


La mention des trois filles de Job par leurs noms – en contraste avec les sept fils anonymes – lesquels enfants Dieu lui a rendus à la fin du livre, a intrigué les commentateurs à travers les âges. Certains ont allégoriquement relié les dix enfants aux Dix commandements (les trois premiers représentés par les filles, les sept autres par les fils); d’autres ont vu la Trinité représentée dans les trois filles. Un sens eschatologique dans les noms des trois filles a été suggéré, par exemple, Jemimah signifie « jour après jour » ou « colombe » et souligne le Jour de la résurrection ou le Saint-Esprit; Keziah est l’écorce aromatique de l’arbre de cassia, soi-disant se référant à « l’Oint », le Messie; et Keren-Happuch signifie « corne d’antimoine », une poudre de couleur utilisée comme maquillage des yeux, généralement stockée dans une corne, ce qui pourrait eschatologiquement pointer vers la beauté et l’abondance de la vie éternelle.


Alors que tous les noms bibliques ont un sens, il est probablement plus sûr de rester loin de ces spéculations spiritualisées; mais la mention spéciale des noms des filles, leur beauté exceptionnelle, et leur inclusion inhabituelle dans la loi d’héritage (cf. Nombres 36) pointe au fait que l’histoire une fois de plus bouleverse nos attentes et conventions. Autant que les amis de Job ne sont pas corrects dans leur compréhension de Dieu, il y a maintenant non seulement les fils, mais aussi les filles de Job – et avec plus d’insistance – qui portent l’héritage de Job. Ainsi, le patrimoine de Job est universel. Trois belles filles de Job étendent le récit au-delà de l’attendu, dans la mesure où la réponse de Dieu va au-delà de la théologie de la rétribution.


Considérez ceci: Quelles sont nos idées fixes sur Dieu et nos théologies personnelles qui doivent être revues et modifiées?


ÉTAPE 3—Appliquer


Pour les moniteurs: Il est facile de tomber dans le piège de la théologie de la rétribution. Très souvent, nous établissons rapidement des relations entre la souffrance et la punition divine. En tant que moniteurs, nous devons faire en sorte que cette erreur soit traitée.


Application:


Pourquoi est-ce si tentant de croire en la théologie de la rétribution dans la vie réelle?


Que pouvez-vous faire dans votre église et dans la communauté pour promouvoir la vraie religion du cœur?


ÉTAPE 4—Créer


Pour les moniteurs: Job est un livre pratique, dans la mesure où il se connecte à l’expérience universelle de la souffrance.


Activités:


Observez la beauté de la création en regardant les photos de la nature ou un film sur la nature. Vous pouvez également faire une promenade dans la nature avec votre classe. Pensez à la majesté de Dieu et à Sa souveraineté dans l’univers.


Présentez des exemples de restauration. À titre d’illustration, une vieille maison magnifiquement rénovée, un tableau de peinture restauré, un malade restauré à la santé, et ainsi de suite. Comparez-les à la restauration de Job.


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* 1er–7 Octobre


Le Grand Conflit


Sabbat Après-Midi


Lecture de la semaine: Job 1:1–5, Job 1:6–12, Zach.

3:2, Matt. 4:1, Ez. 28:12–16, Rom. 3:26, Heb. 2:14.


Verset à mémoriser: « L’Éternel dit à Satan: Que l’Éternel te réprime, Satan! Que l’Éternel te réprime, Lui qui a choisi Jérusalem! N’est-ce pas là un tison arraché du feu? » (Zacharie 3: 2).


Répandues à travers les pages à la fois de l’Ancien et du Nouveau Testament, de nombreuses références et allusions parlent d’une guerre acharnée entre Dieu et Satan, entre le bien et le mal, aussi bien au niveau cosmique que personnel. En comparant ces passages, nous incrustons leurs idées éparses pour former une fenêtre de mosaïque sur la vérité à travers laquelle nous pouvons percevoir le message total de l’Écriture avec une plus grande clarté. » – The Handbook of Seventh-day Adventist Theology, p. 969.


Le thème du grand conflit constitue un modèle qui peut nous aider à mieux comprendre « le message total » de la Bible, en particulier le plan du salut. Bien que le thème soit beaucoup plus apparent dans le Nouveau Testament, il se trouve dans l’Ancien Testament aussi. Et peut-être nulle part dans l’Ancien Testament, il ne nous est donné un aperçu plus clair de Satan et de ce conflit, et comment ils peuvent puissamment affecter la vie ici-bas, que dans le livre de Job.


Cette semaine, nous allons examiner la réalité plus large derrière cette réalité immédiate qu’est le défi principal de Job. Et si notre vie et nos histoires sont différentes de Job, nous avons une chose en commun: tout comme Job, nous sommes tous impliqués dans ce conflit.


* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 8 Octobre.


Leçon


2


(page 14 de l’édition standard)


Un petit paradis sur terre


Le livre de Job commence sur une note relativement positive. Du point de vue du monde, du moins, nous voyons un homme béni dans tous les sens.


Lisez Job 1: 1-4. Qu’est-ce que les textes révèlent sur le genre de vie que Job menait? Quels étaient les aspects positifs de l’existence de Job?


Job semble tout avoir, y compris un caractère juste. Le mot traduit par « irréprochable » dans Job 1: 1 vient d’un mot qui peut signifier « complet » ou « plein d’intégrité ». Le mot pour « debout » signifie « droit », ce qui peut donner l’idée de marcher sur un droit chemin. En bref, le livre s’ouvre sur une scène presqu’édénique représentant un homme riche, fidèle et intègre qui a tout.


Néanmoins, il a tout dans un monde déchu.


Lisez Job 1: 5, 6. Qu’est-ce que ces textes révèlent sur la réalité du monde déchu où habite Job?


« Au milieu des festivités de ses fils et de ses filles, il tremblait de peur que ses enfants n’aient déplu à Dieu. En tant qu’un fidèle prêtre de la maison, il offrait des sacrifices pour eux individuellement. Il connaissait le caractère offensif du péché, et la pensée que ses enfants pourraient oublier les revendications divines, l’ont conduit à Dieu comme un intercesseur en leur nom ». Ellen G. White Comments, The SDA Bible Commentary, vol. 3, p. 1140.


Il est clair que Job était bon, si bon comme on peut le voir ici. Aussi édénique que soit la scène, un homme avec une vie pleine, une grande famille, un grand nom, et beaucoup de possessions, c’est toujours une vie vécue sur une planète déchue ancrée dans le péché, et ainsi, comme Job le verra bientôt, il est livré à tous les dangers que l’existence apporte ici-bas.


Quelles sont les bonnes choses dans votre vie en ce moment? Comment pouvez-vous apprendre à être toujours dans une attitude de reconnaissance pour cela?


Dimanche


2 Octobre


(page 15 de l’édition standard)


3 Octobre


Conflit cosmique


Le livre de Job commence sur la terre, dans un lieu de paix et de tranquillité. Cependant, au sixième verset du premier chapitre, un changement s’est opéré. Il décale instantanément à un tout autre aspect de la réalité, celui que les humains ne peuvent voir, sauf par révélation divine. Et curieusement, cet autre aspect de la réalité, le ciel, ne semble pas être aussi tranquille et paisible que sur la terre, du moins dans ce qui est d’abord présenté ici.


Lisez Job 1: 6-12. Bien que nous allons étudier ces textes plus en détail plus loin dans ce trimestre, qu’est-ce qui se passe ici? Comment cela est contraire à ce que nous venons de voir se produire avec Job sur la terre?


Il y a tellement de choses à explorer dans ces quelques versets. Ils révèlent des aspects de notre univers que tous nos télescopes spatiaux ne peuvent détecter et que la science humaine ne peut même pas sonder. Ce qui est fascinant, cependant, c’est qu’ils révèlent aussi un conflit cosmique. Ce n’est pas une conversation calme, paisible, et tranquille que nous voyons dans ce passage. Dieu parle de Job avec (pour utiliser une idée humaine) un sentiment de fierté, comme un père fier de son fils. Le diable, au contraire, se moque de ce que Dieu dit de Job. « Et Satan répondit à l’Éternel: Est-ce d’une manière désintéressée que Job craint Dieu? » (Job 1: 9, LSG). On pourrait presque entendre un sarcasme moqueur, un ton de mépris dans ce que Satan dit à Dieu.


Bien que le texte ne dise pas explicitement que cette confrontation ait lieu dans le ciel, c’est sûrement là. Et donc vous avez là cet être créé, un ange, debout devant Dieu au ciel et Le défiant en face, devant d’autres « fils de Dieu ». C’est difficile d’imaginer quelqu’un parler à un chef de file du monde comme cela, mais nous avons ici un être qui le fait à Dieu Lui-même. Comment cela a-t-il pu se passer?


La réponse se trouve dans un thème qui apparait dans divers lieux et de différentes façons tout au long de la Bible. Ceci est appelé le grand conflit, et il fournit un puissant modèle pour nous aider à comprendre non seulement le livre de Job, mais aussi toute la Bible et son explication de toute la triste histoire du péché et de la souffrance sur la terre. Et plus important encore, cela nous aide à mieux comprendre ce que Jésus a accompli pour nous sur la croix afin de résoudre le problème du péché et de la souffrance sur la terre.


Lundi


(page 16 de l’édition standard)


4 Octobre


Le conflit sur la terre


Le livre de Job soulève un voile et révèle une dimension de l’existence que nos yeux et oreilles et les philosophies du monde ne pourraient jamais nous révéler. (Ces versets devraient nous montrer combien limités sont nos yeux, nos oreilles et les philosophies du monde quant à la compréhension de la grande image!) Et ce que ces quelques versets montrent aussi, c’est un conflit entre Dieu et cet autre être, Satan. Et si la controverse est d’abord introduite dans le livre de Job comme se déroulant dans le ciel, elle se déplace rapidement sur la terre. Tout au long de la Bible, nous trouvons des textes qui pointent vers ce conflit en cours, ce qui nous implique aussi bien.


Lisez les textes suivants. Comment révèlent-ils la réalité d’un conflit qui se joue sur la terre contre les puissances surnaturelles du mal?


Gen. 3:1–4


Zach. 3:2


Matt. 4:1


1 Pie. 5:8


1 Jean 3:8


Apo. 12:9



Ces textes sont juste un petit échantillon des nombreux textes qui illustrent, explicitement ou implicitement, un diable littéral, un être surnaturel avec des intentions malveillantes. Bien que de nombreuses personnes considèrent l’idée de Satan comme un mythe primitif, il est clair avec un tel témoignage de la Bible que nous ne devrions pas tomber dans une telle supercherie.


Quels sont les moyens par lesquels, même maintenant, vous voyez la réalité de l’œuvre de Satan dans notre monde? Quelle est notre seule protection?


Mardi


(page 17 de l’édition standard)


5 Octobre


Job comme microcosme


Les scènes d’ouverture du livre de Job nous montrent quelques points cruciaux. D’abord, comme nous l’avons dit, ils révèlent la réalité d’une autre dimension au-delà de ce que nous pouvons savoir de nous-mêmes maintenant – une dimension céleste avec des êtres célestes autres que Dieu. Deuxièmement, ils montrent aussi à quel point notre vie terrestre est interconnectée avec le royaume céleste. Ce qui se passe sur la terre n’est pas déconnecté des êtres célestes dans ce domaine. Troisièmement, ils révèlent un conflit moral dans le ciel qui est en effet lié à ce qui se passe sur la terre.


En bref, ces versets d’ouverture et ceux qui suivent, sont en quelque sorte un mini-portrait du grand conflit lui-même. Les versets montrent comment le grand conflit a été manifesté à l’échelle cosmique dans la vie d’un homme, Job. Et comme nous le verrons, les questions en jeu nous concernent tous.


Le livre de Job montre Satan en confrontation avec Dieu. Ce qu’il ne montre pas c’est comment cela a commencé. Comment les versets suivants nous aident-ils à avoir une certaine compréhension du conflit? Esa. 14: 12-14, Ez. 28: 12-16, 1 Tim. 3: 6.


Ellen White a parlé de « la loi d’amour », comme fondement du gouvernement de Dieu. Elle a noté que parce que Dieu ne veut pas une « obéissance forcée », Il « accorde une entière liberté » à toutes Ses créatures morales. Cependant, « Il y eut un être qui pervertit la liberté accordée par Dieu à Ses créatures. Le péché naquit dans le cœur d’un ange auquel, après Jésus-Christ, le Père éternel avait conféré le plus d’honneur et de gloire. » Patriarches et prophètes, p. 10. Elle a ensuite cité les textes ci-dessus d’Ésaïe et d’Ézéchiel pour décrire la chute de Satan.


Le concept essentiel ici est « la loi d’amour » et la réalité du libre arbitre. La Bible nous dit que Satan est devenu auto-exalté, égoïste et fier à cause de sa propre splendeur et de sa beauté. Pourquoi cela a pu se passer, nous ne le savons; cela doit faire partie de ce que 2 Thessaloniciens 2: 7 appelle le « mystère de l’iniquité » (LSG), une connexion qui prend tout son sens quand nous comprenons combien la loi de Dieu est étroitement liée à la base de Son gouvernement. Le point est qu’au moment où Satan est introduit dans Job, sa chute s’était déjà produite, et le conflit qu’il avait commencé était en bonne voie.


Quels sont certains des choix importants auxquels vous faites face maintenant, et quelles promesses bibliques vous pouvez vous réclamer pour vous assurer que vous êtes sur la bonne voie?


Mercredi


(page 18 de l’édition standard)


6 Octobre


Réponses à la croix


Le livre de Job soulève de nombreuses questions importantes. Mais beaucoup de ces mêmes questions n’ont pas de réponse dans son contexte. Nous avons besoin du reste de la Bible. Et même alors, nous verrons encore « au moyen d’un miroir, d’une manière obscure » (1 Cor. 13:12). Comme nous l’avons vu hier, par exemple, le livre de Job ne dit rien sur la façon dont la rébellion de Satan a commencé. En outre, rien n’est dit sur la façon dont Satan est finalement vaincu dans le grand conflit. En fait, en dépit de son rôle majeur dans tout ce qui suit dans le livre – après être apparu seulement deux fois dans Job (Job 1: 6-12, 2: 1-7) – Satan ne s’est plus manifesté. Il disparait tout simplement, même si la destruction qu’il a causée reste. Le reste du livre ne le mentionne même pas; à la place, presque tout ce qui suit dans le livre est au sujet de Dieu, pas de Satan. Et cela fait sens parce que, après tout, le livre de Job parle de Dieu et de ce qu’Il est vraiment.


Néanmoins, la Bible ne nous laisse pas sans réponses à la question sur la défaite de Satan dans le grand conflit. Et au cœur de cette défaite se trouve la mort de Jésus sur la croix.


Comment les textes suivants aident-ils à expliquer ce que Jésus a fait qui mènera à la fin du grand conflit? Jn. 12:31, 32; Apo. 12: 10-12; Rom. 3: 26; Heb. 2:14..


À la croix, Satan a été entièrement exposé à l’univers pour ce qu’il était vraiment, un meurtrier. Ceux qui ont connu Jésus quand Il régnait dans le ciel doivent avoir été surpris de Le voir être ainsi dégradé par les suppôts de Satan. C’est ce « jugement » de Satan dont a parlé Jésus dans Jean 12. À la croix, quand le Sauveur est mort pour « les péchés de l’humanité » (1 Jean 2: 2), c’est alors seulement que le ciel pouvait proclamer que le salut est venu. C’est alors que la promesse divine, faite avant la fondation du monde (2 Tim. 1: 9), est devenue une réalité. Grâce à Sa mort en notre faveur, Christ peut être « Juste en justifiant celui qui a la foi en Jésus » (Rom. 3:26, LSG). C’est-à-dire, à la croix, Il a rendu vaine les accusations du diable selon lesquelles Dieu ne pouvait pas défendre Sa loi (être juste) et pouvoir au même moment sauver ceux qui ont violé cette loi (justifier). Après le calvaire, le malheur et la perte de Satan sont assurés.


Comment pouvons-nous apprendre à nous réjouir de ce que Christ a fait pour nous à la croix, même au milieu des épreuves que nous rencontrons dans le grand conflit maintenant?


Jeudi


(page 19 de l’édition standard)


7 Octobre


Réflexion avancée: Le concept d’une lutte, d’un conflit, entre le bien et le mal se trouve dans de nombreuses cultures. L’idée a persisté à travers les millénaires, souvent exprimée par des mythes. De nos jours, en raison de l’influence de la haute critique et du rationalisme moderniste, de nombreux chrétiens nient la réalité d’un diable littéral et des mauvais anges. Ceux-ci n’étaient que, disent-ils, des symboles culturels de l’homme primitif pour représenter le mal naturel. De notre point de vue en tant qu’Adventistes, il est difficile d’imaginer comment quelqu’un peut rendre compte de la Bible dans son ensemble sans croire en la réalité du diable et de ses anges.


Ce ne sont pas tous les chrétiens tombés dans la supercherie qui nient la réalité de ce conflit cosmique entre les forces surnaturelles du bien et du mal. Un érudit évangélique nommé Gregory Boyd, par exemple, a beaucoup écrit sur la réalité du conflit de tous les siècles (mais pas éternel) entre Dieu et Satan. Dans l’introduction de son livre intitulé God at war [Dieu en guerre], après avoir commenté quelques passages de Daniel 10, Boyd écrit: « La Bible du début à la fin présuppose des êtres spirituels qui existent entre l’humanité et Dieu et dont le comportement affecte de façon significative l’existence humaine, pour le meilleur ou pour le pire. En effet, une telle conception que je soutiens dans ce travail, se trouve au centre du point de vue biblique mondial ». Gregory A. Boyd, God at War (Grove Downer, Ill. Inter Varsity Press, 1997), p. 11. Cela est bien vrai.


Discussion:


Quels sont les autres textes qui parlent de Satan et d’autres puissances démoniaques? Que perdons-nous si nous interprétions ces textes comme de simples symboles du côté sombre de l’humanité?


Niccolo Machiavel, un écrivain florentin du XVIe siècle, a dit qu’il était beaucoup mieux pour un dirigeant d’être craint par ses sujets que d’être aimé par eux. En revanche, Ellen White a écrit: « Lorsqu’il fut décidé que Satan ne serait plus toléré dans le ciel, Dieu ne jugea pas à propos de lui ôter la vie. Le Créateur ne peut agréer qu’une adoration fondée sur un sentiment d’amour et une allégeance dictée par la conviction de Sa justice et de Sa bonté. Or, si la peine capitale avait été infligée au grand coupable, les habitants du ciel et des autres mondes, encore incapables de comprendre la nature et les conséquences du péché, n’auraient pas pu, dans cet acte sommaire, discerner la justice et la miséricorde de Dieu. Si l’existence de Satan avait été immédiatement supprimée, l’univers aurait servi Dieu par crainte plutôt que par amour. » – La tragédie des siècles, p. 438. Pourquoi Dieu veut-Il que nous Le servions par amour, et non par crainte?


Vendredi


(page 20 de l’édition standard)


La conversion d’un condamné: 2e partie


Alexandru partit en Norvège, où il commença le commerce de drogue. Il fut presque tué deux fois, mais survécut, et pensait que c’était le pouvoir de Satan qui le rendait invincible.


Finalement, il fut arrêté pour trafic de drogue et renvoyé en Roumanie, où il continuait à acheter et à vendre des armes à feu illégales. Son beau-père était tellement en colère qu’il a appelé la police.


Alexandru fut emprisonné pendant deux ans. Les responsables de la prison étaient désespérés et ne savaient que faire de cet homme. Dans une ultime tentative de le réformer, ils le nommèrent responsable de la salle d’activités sociales de la prison. Dans le cadre de son travail, Alexandru devait assister à toutes les réunions.


Des services religieux avaient lieu là, y compris les réunions de l’Église Adventiste du Septième Jour, menées par des évangélistes laïcs. Alexandru se passionnait dans des questions difficiles et confuses aux prédicateurs. Il a même lu la Bible pour trouver des questions en vue de déconcerter ces hommes humbles.


Mais lutter contre la religion signifiait le fait d’écouter plusieurs sermons, et poser des questions signifie recevoir beaucoup de réponses. Peu à peu, Alexandru apprit l’amour de Dieu. Au cours d’une réunion, l’évangéliste laïc demanda à Alexandru de prier. Son esprit était dans la tourmente, et il eut du mal à prier.


Après la réunion, l’évangéliste laïc toucha Alexandru et dit, « Vous n’êtes pas loin du royaume de Dieu. » Profondément ému, Alexandru commença à étudier la Bible avec ferveur, à la recherche de la foi et du réconfort plutôt que des questions pour confondre l’orateur. Il se rendit compte qu’il croyait maintenant en Dieu.


Les autres détenus et les gardiens remarquèrent le changement d’Alexandru. Il commença à traiter les prisonniers avec bonté et les gardes avec respect. Quand ses amis ont fait cas du changement, Alexandru leur dit que c’est Dieu qui a fait la différence.


Alexandru demanda à l’évangéliste laïc d’informer sa famille à Bucarest du changement dans sa vie. Sa femme était étonnée. Elle eut du mal à croire que son mari infâme pourrait changer de façon si radicale. Pendant les derniers mois de son incarcération, Alexandru enseignait la Bible aux codétenus.


Après sa libération, Alexandru et sa femme, Florentina, passèrent des heures à discuter sérieusement et à étudier la Bible. Étape par étape, il lui montra le beau message d’amour de Dieu et le salut. Peu à peu, elle est venue à comprendre la puissance qui avait transformé son mari, d’un criminel endurci à un doux, gentil, et aimable homme de Dieu.


Les mois qui suivent la sortie d’Alexandru de prison étaient difficiles. Ses amis brigands l’incitaient à réintégrer le monde lucratif de la fortune illicite. Mais il tint bon.


Plus tard, Alexandru et Florentina furent baptisés ensemble dans l’église près de la prison où il s’était converti.


Adapté d’une histoire écrite par Ion Buciuman, Bucarest, Roumanie.


Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site web: www.AdventistMission.org


Histoire


La leçon en bref


Textes clés: Job 1: 1-12, Ézéchiel 28: 12-16, Apo. 12: 9


Objectifs:


Savoir: Identifier le thème du grand conflit comme modèle sous-jacent pour comprendre le livre de Job et toute la Bible.


Ressentir: Favoriser un sentiment de sécurité dans la protection que Dieu accorde à Ses enfants au sein du conflit cosmique qui fait rage.


Agir: S’engager à choisir quotidiennement Christ victorieux comme Seigneur de sa vie alors que le grand conflit se joue dans le cœur de chaque personne.


Plan d’apprentissage:


  1. Savoir: Le grand conflit

A Comment le thème du grand conflit apparait-il dans les premiers versets du livre de Job?


B Quel est le rôle de Satan dans la scène du conseil céleste? Comment Dieu a-t-Il réagi envers Satan?


  1. Ressentir: Être en sécurité dans le conflit

A Comment vous sentez-vous du fait de faire partie d’un conflit cosmique? Sommes-nous seulement des pions dans un jeu d’échecs universel? Pourquoi ou pourquoi pas?


B Comment votre vie reflète-t-elle la réalité du grand conflit?


III. Agir: Revendiquer la victoire de Jésus.


A Qu’est-ce que la mort de Jésus sur la croix signifie pour notre propre implication dans le grand conflit?


B Y a-t-il quelque chose que nous pouvons contribuer ou faire pour mettre fin au grand conflit? Expliquez.


Résumé: Le thème du grand conflit est introduit dès le départ dans le livre de Job. Satan vient comme l’accusateur de Job. Son accusation selon laquelle Job sert Dieu seulement à cause de ses bénédictions est dirigée dans son entièreté contre Dieu. C’est la même accusation qui a été à l’origine du conflit cosmique dans le ciel, qui se joue sur la terre dans la chute de l’humanité, à laquelle Christ a répondu sur la croix, et sera finalement résolue quand Satan sera détruit.


Développement


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: Job 1:6–10


Concept clé de croissance spirituelle: La grande question de la souffrance doit être répondue au sein du plus large contexte du grand conflit. Le livre de Job introduit ce thème depuis le début de la scène du conseil céleste dans lequel Satan apparait devant Dieu. Alors que le grand conflit est un thème théologique global qui parcourt toute la Bible, il est important de comprendre notre rôle en son sein et comment nos choix personnels font une différence dans le conflit cosmique.


Pour les moniteurs: Il y a un danger en abordant le thème du grand conflit à partir d’un état d’esprit occidental, qui est fortement influencé par la philosophie grecque, en particulier par l’idée de dualisme platonicien. Dans cette vision du monde, le bien et le mal sont en contraste, mais avec l’implication que les deux représentent des forces égales. La vision biblique du monde est théocentrique et ne permet pas une vision dualiste du bien et du mal. Dieu comme Créateur est au centre de l’univers, et Satan comme un être créé est sous la puissance suprême de Dieu (cf. Job 1:12). Bien que Satan se soit rebellé contre Dieu, il n’y a jamais eu un combat d’égal à égal.


Discussion d’ouverture: Dans diverses cultures, nous trouvons des histoires sur la création, la réponse à la question existentielle dans une variété de façons: « D’où venons-nous? ». La célèbre épopée Enuma Elish est une ancienne histoire babylonienne de la création qui découle dans sa forme originale du XIIes av. j-c. Elle a été retrouvée par Austen Henry Layard en 1849 dans les ruines de Ninive. Elle décrit la création en termes de Chaoskampf (mot allemand pour « la lutte contre le chaos ») dans lequel Marduk, le dieu suprême des Babyloniens, entre en combat contre Tiamat, qui représente les grandes eaux et le chaos. Marduk a finalement subjugué et détruit Tiamat dans la bataille, puis il a déchiré son corps en deux parties, ce qui forme la terre et le ciel. Tout au long de l’histoire épique, il y a toujours deux côtés – l’ordre contre le chaos, le bien contre le mal (bien que Marduk lui-même soit un personnage tout à fait barbare), créant ainsi une forte perspective dualiste sur la création, qui est basée sur une bataille épique. La Bible, en revanche, présente une image très différente des origines de notre terre et du péché.


Comment le mythe de la création de l’ancienne Babylone se compare-t-il aux origines bibliques de notre terre et au problème du péché?


ÉTAPE 2—Explorer


Pour les moniteurs: Les représentations traditionnelles de Satan dans l’art chrétien, qui trouvent leur origine dans l’époque médiévale, ont des fixations sur les cornes, les arrières de chèvre, les queues, les cuisses de poulet, et autres combinaisons effroyables des parties du corps humain et des animaux. La fourche, sans doute l’outil qui est utilisé pour tourmenter les âmes en enfer, fait également partie de l’équipement standard dans ces images de Satan.


Des réactions modernistes contre cette imagerie ont justement critiqué son caractère superstitieux, mais à un point tel qu’une compréhension biblique de Satan comme un être personnel a été remplacée soit par une vague notion d’un pouvoir maléfique ou par un rejet total de son existence. Dans le thème du grand conflit, il est aussi important de comprendre la personnalité de Satan tout comme il l’est de croire en un Dieu personnel. L’imagerie superstitieuse et le rejet d’un diable n’aboutissent qu’au même résultat, celui d’ignorer la présence réelle de l’ennemi de Dieu comme l’auteur du péché et l’accusateur de Dieu et de l’humanité.


Commentaire biblique


Le mot hébreu pour Satan (sātān) dans l’Ancien Testament est traduit comme adversaire (également un adversaire humain, par exemple, 1 Rois 11:14), accusateur (Ps 109: 6), ou nom propre, Satan (Zach. 3: 2). En particulier dans le livre de Job, le mot est utilisé pour décrire l’adversaire de Dieu, le diable (Job 1: 7-9, 12; 2: 1-4, 6, 7; 1 Chron. 21: 1). Dans tous ces versets, Satan apparait toujours comme une véritable personne, montrant son rôle actif dans le grand conflit.


  1. Les origines du péché (Lisez Ézéchiel 28:12 avec la classe.)

Le grand conflit a un début et une fin. Ce n’est pas une controverse éternelle. Il a commencé dans le ciel avant de venir sur la terre, avec un être créé qui cherche à être comme Dieu, un chérubin au cœur duquel l’iniquité est née (Ézéchiel 28:14, 15) et qui cherche à être comme Dieu (Ésaïe 14: 14). L’origine du péché dans le cœur de Satan est un mystère qui ne peut être expliqué en détail. L’orgueil, l’envie, et l’ambition sont les causes de la chute de Lucifer. « Le péché est un intrus mystérieux et inexplicable; sa présence est injustifiable. L’excuser, c’est le défendre. » – Ellen G. White, La tragédie des siècles, p. 433.


Considérez ceci: Quelles sont les choses dans votre vie que vous trouvez difficiles à expliquer? Combien de fois ces choses ont à voir avec la réalité du péché?


  1. Le thème du grand conflit (Relisez Job 1: 6-12 et Apocalypse 12: 4-9 avec la classe.)

Le livre de Job ne peut être compris que dans la perspective du grand conflit. En tant que chrétiens adventistes du septième jour, nous voyons le conflit spirituel permanent entre le bien et le mal dans ce monde et dans notre propre vie. Nous avons aussi une compréhension du conflit universel qui fait rage sur cette planète. Le grand conflit a commencé avec la rébellion de Satan dans les parvis célestes (Apocalypse 12: 7-9), qui se répand d’abord à un tiers des anges (Apocalypse 12: 4), puis à la terre après que Satan et ses anges aient été chassés du ciel et provoqué la chute de l’humanité (Genèse 3). Ce qui est en jeu dans cette bataille est notre compréhension du caractère de Dieu, qui a été déformée par l’accusation initiale de Satan selon laquelle Dieu n’est pas un Dieu d’amour, et que Ses créatures Le servent sous l’effet de la peur.


Cette accusation est réitérée au début du livre de Job quand Satan suggère que Job sert Dieu seulement à cause des bénédictions qu’il reçoit de Dieu. C’est une ancienne accusation: Dieu est un tyran qui manipule Ses sujets dans la soumission (Job 1: 9-11). Ils Le servent, soit par peur ou parce qu’ils veulent avoir des bénédictions matérielles.


Ce grand conflit, qui a commencé dans le ciel, est ainsi devenu un spectacle de l’univers, qui est au centre (1 Cor. 4: 9). Mais ce n’est pas un spectacle où les spectateurs regardent sans aucune implication personnelle; toute la création attend avec impatience la résolution finale du conflit cosmique (Rom. 8: 19-22). Cette bataille pointe vers la fin du grand conflit. Le péché et son mal expéditeur ne feront pas toujours partie de cet univers, et Dieu détruira Satan à la fin du millénium (Apo. 20:10). Alors seulement le grand conflit prendra fin.


Considérez ceci: Comment le grand conflit se joue-t-il dans votre vie?


III. La tentation, la croix, et au-de là (Relisez Matthieu 4: 1, Hébreux 2:14, et Zacharie 3: 1 avec la classe.)


Le début de la bataille décisive dans le grand conflit, comme il s’est joué ici, était la tentation de Christ dans le désert. La chute de l’humanité dans l’Éden a commencé avec la tentation sur la nourriture. Satan a également initié la tentation du Fils de l’homme avec la nourriture (Matthieu 4: 1-4). Toutefois, la victoire de Christ sur les tentations physique (la nourriture), mentale (la puissance) et spirituelle (la culte) a clairement signifié à Satan sa perte dans la bataille contre le ciel depuis le début du ministère de Christ sur la terre. Satan a finalement dû être écarté de la présence du Sauveur sur Son ordre (Matt. 4:10). Cette bataille a tranché la question du péché (Rom. 5: 12-17).


Comme une guerre ne comporte pas qu’une seule bataille, Satan a continué à attaquer Jésus tout au long de Son ministère sur la terre. Mais la bataille finale a été menée au Calvaire, où Christ a gagné notre salut en s’offrant en sacrifice pour nos péchés (Heb. 2:14, 1 Jean 2: 2, Rom. 4:25), scellant la victoire avec Sa résurrection.


Au-delà du calvaire et du tombeau vide, Il officie en qualité de Souverain Sacrificateur céleste, qui intercède en notre faveur devant le trône de Dieu en nous défendant contre l’accusateur (Zacharie 3: 1).


Considérez ceci: Comment la mort de Christ sur la croix a-t-elle fait une différence dans votre vie?


ÉTAPE 3—Appliquer


Pour les moniteurs: Il est important de comprendre la réalité de Satan et du péché, il est également important de ne pas insister sur cette réalité au-delà de la nécessité. Nos pensées doivent être, avant tout, sur Christ notre Sauveur.


Application:


Pourquoi est-il dangereux d’insister trop sur Satan et ses activités?


Comment pouvez-vous garder une image constante de Christ votre Sauveur devant vos yeux? Soyez réaliste dans votre réponse.


ÉTAPE 4—Créer


Pour les moniteurs: En tant qu’Adventistes du septième jour, nous avons une grande ressource pour le plus large contexte du grand conflit que l’on trouve dans le livre d’Ellen G. White, La tragédie des siècles.


Activités:


En tant que classe, lisez ensemble le dernier chapitre de La tragédie des siècles d’Ellen G. White, et partagez vos pensées et sentiments après l’avoir lu.


Planifiez de lire le livre en entier dans le cadre de vos dévotions quotidiennes dans les semaines ou les mois à venir.


Partagez La tragédie des siècles avec quelqu’un qui ne l’a jamais lue auparavant.


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Est-ce d’une manière désintéressée que Job craint Dieu?


Sabbat Après-Midi


Lecture de la semaine: Job 1, Job 2, 1 Cor. 4:9, Gen.

3:1–8, Phil. 4:11–13, Matt. 4:1–11, Phil. 2:5–8.


Verset à mémoriser: « Mais Job lui répondit: Tu parles comme une femme insensée. Quoi! Nous recevons de Dieu le bien, et nous ne recevrions pas aussi le mal! En tout cela Job ne pécha point par ses lèvres. » (Job 2:10, LSG).


Le livre de Job nous ouvre une toute nouvelle dimension de la réalité. Il nous donne un aperçu sur le grand conflit entre Christ et Satan. Et ce faisant, il nous fournit également un modèle, un cadre, un aperçu pour nous aider à mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons, un monde qui déconcerte souvent, étourdit, nous effraie même avec ce qu’il jette sur notre chemin. Mais le livre de Job montre également que ce grand conflit n’est pas seulement la lutte de quelqu’un d’autre, comme si nous n’en avions rien à y voir. Si seulement c’était le cas; malheureusement, cela ne l’est pas: « Malheur aux habitants de la terre et à la mer! Car le diable est descendu vers vous, animé d’une grande colère, sachant qu’il a peu de temps » (Apocalypse 12:12). Satan est venu à la terre et à la mer, et nous savons par nous-mêmes que sa colère est grande. Qui d’entre nous, en chair, n’a pas ressenti cette colère?


Cette semaine, nous allons continuer à parcourir les deux premiers chapitres de Job en cherchant à avoir une meilleure compréhension de la façon dont nous nous situons dans le grand conflit qui fait rage.


* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 15 Octobre.



Leçon


3


3


* 8–14 Octobre


(page 22 de l’édition standard)


9 Octobre


Job, le serviteur de Dieu


Lisez Job 1. Concentrez-vous spécifiquement sur les accusations de Satan contre Job. Que dit Satan? Qu’est-ce qui est implicite dans ses attaques? En fin de compte, qui Satan attaquait-il vraiment?


« Ne l’as-tu pas protégé, lui, sa maison, et tout ce qui est à lui? Tu as béni l’œuvre de ses mains, et ses troupeaux couvrent le pays. » (Job 1:10, LSG). Le livre de Job s’ouvre en référençant non seulement la justice de Job et son bon caractère mais aussi ses bénédictions matérielles et son ménage béni. Ce sont les choses spécifiques qui ont contribué à faire de Job un homme vénéré comme « le plus considérable de tous les fils de l’Orient » (Job 1: 3, LSG). Et ces choses aussi, sont spécifiquement celles que Satan jette à la face de Dieu, en disant essentiellement que c’est parce qu’Il a fait ces choses que Job Le sert.


Qu’est-ce qui est alors implicite dans l’accusation de Satan que si Dieu retirait ces choses loin de Job, « je suis sûr qu’il te maudit en face » (Job 1:11)? Cette attaque est vraiment dirigée contre Dieu Lui-même. (C’est tout l’objet du grand conflit de toute façon.) Si Dieu était si merveilleux, si bon, alors Job Lui obéirait, Le craindrait et L’adorerait par amour et appréciation seuls. Après tout, qui n’aimerait pas un Dieu qui a tant fait pour lui? Dans un sens, Satan disait que Dieu avait tout, mais qu’Il soudoyait Job pour qu’il Lui soit fidèle. Ainsi, selon lui, Job servait Dieu non par amour pour Dieu, mais pour ses propres motifs égoïstes.


Pensez à certains des plus méchants et belliqueux dirigeants politiques qui ont des copains fidèles à la mort parce que ce dirigeant était bon pour eux. Si, en effet, le Seigneur était vraiment bienveillant, amour et miséricordieux comme Il est dépeint, alors même si Job perd toutes ces bonnes choses, il servirait encore le Seigneur. Cependant, en réclamant que Job ne pouvait pas être fidèle, Satan insinuait que même Job ne Lui faisait pas entièrement confiance et que Job était fidèle seulement à cause de ce que Dieu lui avait donné. Autrement dit, après tout (selon Satan) la fidélité de Job dépend à peu près de ce qui va bien pour lui.


Pourquoi servez-vous le Seigneur? Supposons que vos motivations ne soient pas parfaites. Si vous deviez attendre jusqu’à ce que vos motivations soient parfaites (si elles ne le sont pas), qu’est-ce qui peut vous arriver, à vous et à votre foi?


Dimanche


(page 23 de l’édition standard)


10 Octobre


Peau pour peau: le combat continue


Job 2: 1-3 commence par une répétition presque de certains éléments de Job 1: 6-8. Le grand changement est la dernière partie de Job 2: 3, où le Seigneur Lui-même parle de la fidélité de Job qui est resté intègre malgré les calamités qui l’ont frappé. Ainsi, au moment où nous arrivons à Job 2: 3, il semble que les accusations de Satan se soient trouvées être fausses. Job est resté fidèle à Dieu et ne L’a pas maudit, comme Satan avait dit qu’il ferait.


Lisez Job 2. Que se passe-t-il dans ces textes? Aussi, quelle est l’importance du fait qu’à la fois dans Job 1 et 2 ces « Fils de Dieu » fussent là pour assister au dialogue entre Dieu et Satan?


L’expression « peau pour peau » est une expression idiomatique qui a intrigué les commentateurs. Cependant, l’idée est la suivante: permettre que quelque chose se produise contre la personne de Job, laquelle chose lui fera montrer où sa loyauté est vraiment. Aller ruiner le corps de Job, sa santé, et voir ce qui se passera.


Et curieusement, ce qui arrive ne se produit pas dans le vide. Les deux instances de la controverse dans le ciel, comme révélées ici dans le livre de Job, se font voir dans le contexte d’une sorte de rencontre entre ces intelligences célestes et Dieu. Satan fait ses accusations « publiquement »; c’est-à-dire, il le fait devant les autres êtres. Cette idée correspond parfaitement à ce que nous savons à propos du grand conflit. Il y a quelque chose qui se déroule devant l’univers tout entier (cf. 1 Cor. 4: 9, Dan. 7:10, Apo. 12: 7-9).


« Mais le plan de la rédemption avait un but bien plus vaste encore que le salut de l’humanité. Ce plan n’était pas seulement destiné à faire respecter la loi de Dieu par les habitants de notre petite planète. Il s’agissait de justifier le caractère de Dieu devant les habitants des autres mondes … La mort du Fils de Dieu allait rendre le ciel accessible aux hommes; mais elle allait aussi justifier devant tout l’univers l’attitude de Dieu et de Son Fils concernant la révolte de Satan. Elle établirait la perpétuité de Sa loi et révélerait la nature et les résultats du péché. » – Ellen G. White, Patriarches et prophètes, pp. 46, 47.


Lundi


(page 24 de l’édition standard)


11 Octobre


Béni soit le nom du Seigneur


Après la première attaque de Satan sur Job, quand les mauvaises nouvelles lui étaient parvenues à propos de toutes les calamités qui l’avaient frappé, comment Job a-t-il répondu? (cf. Job 1: 20-22.) Quelle est la signification du fait que, même au milieu d’une telle tragédie, « Job ne pécha point et n’attribua rien d’injuste à Dieu. »?


Une chose centrale au gouvernement de Dieu, un gouvernement basé sur l’amour, est la liberté de choix. Dieu veut que nous Le servions parce que nous L’aimons, et non parce que nous sommes obligés de Le servir. « Satan a insinué que Job servait Dieu pour les motifs égoïstes … Il a tenté de nier que la vraie religion ressort de l’amour et d’une appréciation intelligente du caractère de Dieu, estimant que les vrais adorateurs n’adorent Dieu que pour des récompenses; il nie le fait qu’on serve Dieu parce qu’un tel service est bon en lui-même, et non pas seulement parce que le ciel est plein de gloire; et que les serviteurs de Dieu L’aiment parce qu’Il est digne de leur affection et confiance, et non pas seulement parce qu’Il les bénit. » – The SDA Bible Commentary, vol. 3, p. 500.


Dans le livre qui porte son nom, Job a prouvé que les accusations de Satan étaient fausses. Cependant, bien que Dieu sache d’avance ce qui se passerait, Job pouvait encore agir différemment. Il aurait pu pécher, il pouvait « taxer Dieu d’injuste ». Job n’était pas forcé par Dieu d’agir comme il l’a fait. Sa fidélité indéfectible, compte tenu des circonstances, était un témoignage incroyable devant les hommes et les anges.


Comparez ce qui est arrivé dans Job 1 à ce qui est arrivé avec Adam et Ève dans Genèse 3: 1-8. Comment le contraste fait paraitre leur péché encore plus terrible?


Adam et Ève, des êtres sans péché au milieu d’un véritable paradis, ont transgressé la loi en tombant dans le péché à cause de l’attaque de Satan; Job, au milieu de la douleur, la tragédie et la ruine, est resté fidèle au Seigneur, malgré les attaques de Satan. Dans les deux cas, nous avons un exemple puissant des grands enjeux en ce qui concerne le libre arbitre.


Comment la réaction de Job ici nous montre-t-elle combien mesquines, faciles et fausses peuvent souvent être nos excuses pour le péché?


Mardi


(page 25 de l’édition standard)


12 Octobre


La femme de Job


C’est aussi probablement le bon moment plus que tout de parler d’une autre victime dans l’histoire de Job: sa femme. Elle apparait seulement dans Job 2: 9, 10. Après cela, elle disparait de la scène et de l’histoire dans son ensemble. Rien ne nous est plus dit sur elle. Cependant, compte tenu de tout ce qui est arrivé, qui pouvait imaginer la douleur que cette malheureuse femme subissait? Sa tragédie, celle de ses enfants et celle des autres victimes dans le chapitre 1, montrent l’universalité de la souffrance. Nous sommes tous impliqués dans le grand conflit; personne n’y échappe.


Comparez Job 2: 3 à Job 2: 9. Quelle expression similaire est utilisée à la fois par Dieu et par la femme de Job, et quelle est l’importance de la façon dont ils l’ont tous deux utilisée?


Ce n’est pas un hasard si la même expression au sujet d’être ferme et « intègre » apparait dans les deux textes. Le mot traduit par « intégrité » vient du même mot utilisé dans Job 1: 1 et Job 1: 8, souvent traduit par « irréprochable ». La racine du mot lui-même donne l’idée de « complétude » et de « plénitude ».


Combien regrettable que la femme de Job devient quelqu’un qui défie Job sur la chose même pour laquelle Dieu le félicite. Dans son chagrin et sa douleur, elle poussait Job à faire précisément ce que Dieu dit qu’il ne ferait pas. Bien que nous ne puissions pas la juger, quelle leçon pour nous tous sur la façon minutieuse dont nous devons être pour ne pas être une pierre d’achoppement pour les autres! (voir Luc 17: 2).)


Lisez Job 2:10. Quel puissant témoignage Job donne-t-il ici aussi? Voir aussi Phil. 4: 11-13.


Job révèle l’authenticité de sa foi. Il servira le Seigneur aussi bien dans les bons moments que dans les mauvais. Ce qui est fascinant, cependant, est que Satan disparait maintenant de l’histoire et ne semble pas revenir. Et si le texte ne le mentionne pas, nous pouvons imaginer la frustration de Satan et sa colère à la réponse de Job. Après tout, voyez comment il a facilement décroché Adam et Ève et tant d’autres. « L’accusateur de nos frères » (Apo. 12:10) allait devoir trouver quelqu’un d’autre que Job pour accuser.


Comment apprenons-nous à être fidèles à Dieu, à la fois dans les bons et les mauvais moments?


Mercredi


(page 26 de l’édition standard)


13 Octobre


Obéissance jusqu’à la mort


On lit dans Job 1: 22: « En tout cela, Job ne pécha point et n’attribua rien d’injuste à Dieu. » (LSG). Job 2:10 se lit: « En tout cela, Job ne pécha point par ses lèvres. » (LSG). Dans les deux cas, malgré les attaques, Job est resté fidèle au Seigneur. Les deux textes insistent sur le fait que Job n’a pas péché, ni en actions ni en paroles. Bien sûr, les textes ne disent pas que Job n’était pas un pécheur. Ils ne le diraient jamais, parce que la Bible enseigne que nous sommes tous des pécheurs. « Si nous disons que nous n’avons pas péché, nous Le faisons menteur, et Sa parole n’est pas en nous » (1 Jean 1:10). Être « intègre et droit », craindre Dieu et éviter le mal (Job 1: 1), ne rend pas une personne sans péché. Comme tout le monde, Job est né dans le péché et avait besoin d’un Sauveur.


Néanmoins, en dépit de tout ce qui venait sur lui, il resta fidèle au Seigneur. En cela, à sa propre façon, Job pourrait être considéré comme une sorte de symbole, un petit exemple de Jésus (voir la leçon 14), qui, au milieu de terribles épreuves et tentations, n’abandonna pas, ne tomba pas dans le péché, et donc, réfuta les accusations de Satan contre Dieu. Bien sûr, ce que Christ a fait était tellement plus important, plus grand, et plus conséquent que ce qu’a fait Job. Néanmoins, le simple parallèle reste.


Lisez Matthieu 4: 1-11. Comment l’expérience de Job reflète-t-elle ce qui s’est passé ici?


Bien que dans un environnement terrible, Son corps affaibli par le manque de nourriture, Jésus dans Son humanité, « dans une chair semblable à celle du péché » (Rom. 8: 3), n’a pas fait ce que le diable voulait qu’Il fasse, tout comme Job avait résisté. Et tout comme Satan avait disparu de la scène après que Job soit resté fidèle, après que Jésus ait résisté au dernier effort de Satan contre Lui, l’Écriture dit que « le diable Le laissa » (Matt. 4:11, LSG. Voir aussi Jacques 4: 7).


Pourtant, ce que Jésus a affronté dans le désert n’était que le début. Son vrai test viendrait à la croix, et là aussi, bien que rejeté par tous (encore pire que dans le cas de Job), Jésus resta fidèle jusqu’à la mort.


Lisez Philippiens 2: 5-8. Quelle espérance l’obéissance de Christ en « se rendant obéissant jusqu’à la mort » nous offre-t-elle, et qu’est-ce que cela nous dit sur la façon dont nous devrions vivre en réponse à Son obéissance?


Jeudi


(page 27 de l’édition standard)


14 Octobre


Réflexion avancée: Les étudiants du livre de Job qui se plongent dans l’hébreu ont découvert un phénomène intéressant. Les paroles de la femme de Job sont traduites, « Maudis Dieu et meurs » (Job 2: 9, LSG). Job 1: 5 se traduit: « Peut-être mes fils ont-ils péché et ont-ils maudit Dieu dans leur cœur ». Et Job 1:11 se traduit: « Mais étends Ta main, touche à tout ce qui lui appartient, et je suis sûr qu’il Te maudit en face! ». Dans chaque cas, cependant, le mot traduit par « maudire » vient d’un mot qui signifie « bénir ». La racine du mot est brk, et il est utilisé tout au long de la Bible comme « bénir ». Il est de la même racine utilisée dans Genèse 1:22, quand Dieu « bénit » les créatures qu’Il avait faites. La même racine est utilisée dans Psaume 66: 8, « Peuples, bénissez notre Dieu, Faites retentir Sa louange! ».


Pourquoi alors, le même verbe qui signifie « bénir », est traduit par « maudire » dans ces quelques textes? Tout d’abord, si l’idée de « bénir » était rattachée à ces textes dans Job, les textes seraient absurdes. Dans Job 1: 5, pourquoi Job offrirait-il des sacrifices à Dieu au cas où ses fils avaient « béni » Dieu dans leurs cœurs? Le contexte exige un sens différent. La même chose s’applique à Job 1:11 et 2: 5. Pourquoi Satan penserait-il que si le malheur frappe Job, il bénirait Dieu? Le contexte exige que le sens soit « maudire ». Aussi, pourquoi Job réprimanderait-il sa femme pour lui avoir dit de bénir Dieu (Job 2: 9, 10)? Compte tenu du contexte, le texte n’a de sens que si l’idée de « malédiction » est illustrée. Pourquoi alors, l’auteur utilise-t-il l’un des mots communs pour « maudire »? Les spécialistes croient que c’est un euphémisme, parce que l’idée d’écrire le concept de maudire Dieu était offensant pour un auteur de sensibilité religieuse (on peut voir la même chose dans 1 Rois 21:10, 13, où le mot traduit par « blasphème » est brk, « bénir »). Alors, Moïse a utilisé le mot « bénir » dans Job au lieu du mot réel pour « maudire », même s’il est évident que l’idée de malédiction soit prévue.


Discussion:


En temps de crise, pourquoi est-il si naturel pour les gens de remettre en cause l’existence ou le caractère de Dieu? Au milieu de la dure réalité de ce que signifie vivre dans un monde déchu, un monde dans lequel le grand conflit est réel, pourquoi devons-nous garder la réalité de la croix toujours devant nous?


Bien que nous sachions le contexte de ce qui se passait dans l’histoire de Job, aussi loin que nous pouvons dire, Job ne le savait pas. Tout ce qu’il savait c’étaient les calamités qui l’ont frappé. Il ne connaissait pas le tableau général en arrière-plan. Qu’est-ce que cela devrait nous apprendre sur la façon dont, au milieu des épreuves, nous devons nous rappeler qu’il y a une plus grande image que nous n’avons pas souvent, ne voyons pas ou ne comprenons pas, et comment pouvons-nous apprendre à retirer un confort de cette réalisation?


Vendredi


(page 28 de l’édition standard)


Combler le vide: 1e partie


En tant que benjamine et la seule fille dans une famille roumaine, Elena était comblée d’amour. Pourtant elle sentait un vide profond à l’intérieur, sans savoir son besoin réel. Ses amis l’avaient invitée à la discothèque, où elle pouvait combler son vide avec la musique et la danse, mais ses parents lui interdisaient d’y aller.


Un des amis d’Elena l’invita à visiter l’église Adventiste du Septième Jour. Elena avait apris que les Adventistes étaient des gens bons et honnêtes. Mais sa grand-mère l’avait avertie que les fidèles orthodoxes ne visitent pas les églises protestantes. Alors, Elena n’y alla pas.


Puis quelqu’un, invita Elena à participer à une série de prières pendant une semaine. Ces réunions ne sont pas des cultes réguliers, raisonnait-elle, donc il n’y a aucun mal à y aller. Son père lui permit d’y aller, alors elle participa aux réunions, en partie par curiosité pour savoir ce qu’enseignent les autres églises. Elle participa à toutes les réunions et apprit que Jésus veut être son ami personnel, qu’Il l’aime, est mort pour elle et qu’Il revient encore. Pour la première fois dans sa vie, Elena sentait le bonheur. Elle voulait en savoir plus et décida d’aller à l’église le samedi.


Quand le père d’Elena s’est rendu compte qu’elle voulait assister aux services religieux le sabbat, il fut en colère. Mais Elena avait goûté l’amour du Christ et savait qu’elle doit en savoir plus. Cependant, quand elle a essayé de quitter la maison pour aller à l’église, son père l’a arrêtée. « Cette famille n’a qu’une seule religion », dit-il. « Personne dans cette maison ne doit appartenir à une autre religion ».


Mais comme Elena lisait sa Bible et apprit d’autres vérités qu’elle ne connaissait pas, elle fut convaincue que le samedi est le sabbat de Dieu. Elle voulut aller à l’église, mais elle savait que ses parents ne lui permettraient pas. Alors, elle leur dit qu’elle allait rendre visite à sa grand-mère. Sur sa route vers l’église, elle s’arrêta chez sa grand-mère pendant quelques minutes et partit ensuite à l’église. Sa grand-mère sut ce qu’Elena faisait et elle l’avertit que cela apporterait de la tristesse à la famille.


Une veuve vivait à côté de la famille d’Elena. Elle avait entendu parler du désir d’Elena de fréquenter l’église. Elle invita Elena à venir dans sa maison le vendredi soir où elle pouvait aller à l’église pour participer au programme de prière du soir. Elena prenait soin d’aller à l’église tôt, pour qu’on ne la voie pas cheminer avec les Adventistes.


À suivre …. .


Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site web: www.AdventistMission.org


Histoire


La leçon en Bref


Textes clés: Job 2; Genèse 3:1–8


Objectifs:


Savoir: Examiner comment le grand conflit se joue dans la vie de Job et préfigure la vie de Christ au milieu de la douleur et de la souffrance.


Ressentir: Apprécier l’acceptation de Job de ses circonstances et sa soumission à Dieu comme la seule réponse adéquate et pieuse à la tentation.


Agir: S’engager à imiter l’intégrité de Job face à la tragédie et à la douleur, même face à la suggestion de sa femme d’abandonner Dieu.


Plan d’apprentissage:


  1. Savoir: Job et Christ

A Quelles similitudes avez-vous découvertes entre Job et Jésus-Christ?


B De quelle manière les souffrances de Christ vont-elles bien au-delà de ce que Job a connu?


  1. Ressentir: Comment survivre aux attaques de Satan

A Satan a attaqué Christ là où il s’était débarrassé facilement d’Adam et Ève, avec une tentation dans le domaine des désirs physiques. Pourquoi?


B Comment Job a-t-il réagi à ce qui était probablement la pire tentation, c’est-à-dire, la suggestion de sa femme de renoncer à Dieu?


III. Agir: Pratiquer une vie d’intégrité


A L’exemple de Job est-il trop extrême pour être comparé aux nôtres, ou faisons-nous l’expérience d’adversités semblables? Expliquez.


B Comment puis-je vivre l’exemple de Job? Dois-je souffrir en silence? Pourquoi ou pourquoi pas?


Résumé: L’implication de Job (et la nôtre) dans le grand conflit n’était pas nécessairement sur le plan théologique, mais sur un plan personnel. Sa souffrance était une forte tentation de nier Dieu (cela l’est encore pour nous), mais sa fidélité nous donne le courage dans l’adversité. Et la victoire de Christ sur la tentation et Sa volonté de passer par la souffrance nous donnent de l’espoir pour défendre notre intégrité.


Développement


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: Job 2:1–10


Concept clé de croissance spirituelle: Le dialogue entre Satan et Dieu dans la cour céleste met en valeur le grand enjeu du grand conflit, à savoir, le caractère de Dieu. Dieu est-Il un tyran qui manipule les humains, que ce soit par la peur ou par la corruption, à la soumission et à l’obéissance – comme Satan veut Le faire croire – ou est-Il un Père aimant qui envoie Son Fils pour mourir sur la croix afin de payer le prix de nos péchés? Votre image de Dieu permettra de déterminer votre position dans cette bataille cosmique et votre réaction face à la douleur et à la souffrance.


Pour les moniteurs: Dans toutes les souffrances de Job, l’aspect ponctuel de sa femme dans l’histoire a dû être l’un des coups les plus difficiles à traiter. Sa suggestion de maudire Dieu et de mourir pourrait effectivement avoir surgi d’un cœur compatissant qui ne pouvait tout simplement pas supporter plus longtemps l’image de la souffrance de son mari.


Néanmoins, ses paroles signifient toujours une invitation à céder aux mensonges de Satan sur Dieu. Job comprend effectivement la situation. Combien de fois nous tenons-nous tout seul dans notre souffrance, même mal compris par ceux qui nous aiment le plus? Cependant, même si Mme Job n’a plus paru dans le livre, la naissance des autres sept fils et trois filles souligne également la restauration de la relation de Job avec sa femme.


Discussion d’ouverture: Alors que les dix commandements nous disent clairement de ne pas nous faire une image physique (sculpture) de Dieu (Ex. 20: 4, 5), nous avons tous des images de Dieu dans nos esprits. La Bible est pleine de métaphores pour Dieu. (Une métaphore est un mot ou une expression pour une chose qui est utilisée pour faire référence à une autre chose afin de montrer ou de suggérer qu’elles sont similaires.) Ces métaphores nous aident, grâce à l’imagerie ou aux paroles symboliques, à se rapporter à la réalité infinie d’un Dieu que nos esprits limités ne peuvent pas comprendre. Ces comparaisons nous aident à comprendre quelque chose sur lui.


Il suffit de regarder le livre des Psaumes, nous trouvons une grande variété d’images littéraires au sujet de Dieu sous la forme de métaphores. Par exemple, on y voit Dieu comme un berger (Ps. 23: 1), Dieu comme un juge (Ps 7:11), Dieu comme un père (Ps 89:26), Dieu comme un rocher et une forteresse (Ps. 18: 2), et Dieu comme un guerrier (Ps 78:65, 66). La liste pourrait continuer encore et encore. Grâce à toutes ces métaphores, Dieu s’est révélé Lui-même afin que nous puissions savoir qui Il est et comment Il fonctionne, en particulier Ses traits de caractère centrés sur l’amour et la justice. L’objectif de Satan, d’autre part, a toujours été de fausser l’image de Dieu et de convaincre l’humanité à croire ses fabrications sur le caractère de Dieu.


Quelle est votre image personnelle de Dieu, et comment cela affecte votre relation avec Lui? Et plus important encore, comment votre image de Dieu est-elle fondée sur la Bible?


ÉTAPE 2—Explorer


Pour les moniteurs: On pourrait terminer le livre de Job après Job 2:10. Après avoir perdu tous ses biens, ses enfants et sa propre santé, il reçoit un coup dévastateur sous la forme d’une suggestion de son épouse de maudire Dieu et de mourir. Fait intéressant, le texte hébreu se lit « bénir » au lieu de « maudire », en utilisant un euphémisme pour éviter la combinaison impensable des mots Dieu et malédiction dans une phrase. Dans la réponse de Job, il compare ses paroles à celles d’une folle, mais ne la condamne pas.


Néanmoins, il résiste à la tentation de la sortie « facile » de la souffrance. Renoncer à Dieu et mourir en paix est la tentation la plus forte à laquelle il doit résister. Et il résiste à cela. Dieu est justifiée, et Satan disparait. Affaire classée. Cependant, le livre continue ou plutôt commence vraiment ici. Et donc, pour les 40 prochains chapitres, nous lisons les luttes internes de Job dans sa lutte pour se réconcilier avec sa souffrance et le Dieu qui tient sa vie entre Ses mains.


Commentaire biblique


Il y a un certain nombre de questions théologiques importantes soulevées dans le deuxième chapitre du livre de Job que nous étudions cette semaine. Il devient clair que la souffrance de Job est vraiment un moment de tentation qui fait écho à la tentation originelle dans Genèse 3 et préfigure la tentation de Jésus telle que rapportée dans Matthieu 4. Et puis il y a l’accusateur (Satan) et Celui qu’il accuse (Dieu), dont les conflits sous-tendent ce chapitre.


  1. La typologie (Relisez Genèse 3: 1-8 et Matthieu 4: 1-11 avec la classe.)

La typologie crée un lien important entre l’Ancien et le Nouveau Testament, en mettant l’accent sur le rôle et le ministère de Jésus-Christ. La typologie peut être définie comme l’étude de diverses personnes, des évènements ou institutions dans l’histoire du salut, spécifiquement conçus par Dieu pour trouver un accomplissement antitypique et eschatologique de Christ et des réalités de l’évangile.


L’ensemble du système sacrificiel de l’Ancien Testament fournit une bonne étude de cas dans la typologie, pointant vers Christ comme l’accomplissement des fonctions et services de ce système. La tentation de Job fait écho à la tentation initiale d’Adam et Ève dans le jardin d’Éden (Genèse 3: 1-8), bien qu’il existe quelques différences importantes: la tentation originelle a lieu dans la magnifique Éden, alors que la tentation de Job a lieu dans la tragédie, la souffrance et la mort. Une autre différence importante est que le premier couple humain tombe, mais Job résiste à la tentation de maudire Dieu et de chuter; ainsi, il devient un type de Christ, qui résiste aussi à la tentation dans le désert. Nous devons aussi remarquer que l’antitype (Christ) est toujours plus grand et plus complet que le type (Job) et que la victoire de Christ sur la tentation représente la victoire sur le péché dans le grand conflit.


Considérez ceci: Qu’est-ce que la résistance de Job à la tentation de « maudire » Dieu signifie pour nous en face de nos propres tentations?


  1. L’accès de Satan au ciel (Relisez Job 1: 6; 2: 1; Luc 10:18 et Apocalypse 12: 3, 7-9 avec la classe.)

L’une des questions les plus embarrassantes qui découle de l’étude de Job 1 et 2 est le libre accès au ciel que Satan semble profiter. Deux fois de suite, Satan est venu en la présence de Dieu (Job 1: 6 et 2: 1). Mais il est intéressant de noter que dans les deux cas, c’est Dieu qui initie le dialogue et demande à Satan de rendre compte de ses actes. De toute évidence, Dieu est au contrôle, même dans le cas de l’accès de Satan au ciel. Il est également intéressant de noter que, après sa deuxième tentative avortée de tenter Job de rejeter Dieu, Satan disparait complètement du livre de Job, presque de la même manière dont il disparait après la troisième tentation de Jésus dans le désert. En revanche, plusieurs versets dans la Bible parlent clairement du sort de Jésus après les tentations de nature sauvage et Son accès au trône de Dieu.


L’existence de Satan à un moment donné dans le ciel est rapportée dans la Bible. Apocalypse 12: 7-9 décrit dans un flashback comment le grand conflit commence par une bataille dans le ciel qui se termine avec l’être de Satan expulsé du ciel et tombant sur la terre, avec un tiers des anges (Apocalypse 12: 4). Bien qu’il soit difficile d’imposer un calendrier continu entre les évènements qui ont lieu dans le ciel et sur la terre, cette expulsion se produit avant la création de la terre, là où Satan tente d’abord la femme en Éden (Genèse 3: 1-8), avant de livrer combat à la Semence de la femme (Genèse 3:15), Jésus-Christ, au cours de Sa vie terrestre.


Pendant le temps de l’Ancien Testament, Satan avait encore un accès limité au ciel (Job 1: 6, 2: 1; Zacharie 3: 1), mais c’est toujours sur la demande et sous l’autorité de Dieu. La croix représente le moment où la victoire sur les puissances du mal devient visible. L’accès de Satan au ciel ne semble plus continuer (cf. Luc 10:18, Jean 12:31). Satan est donc limité à la terre, où il finira par être lié de chaines au cours du millénaire (Apocalypse 20).


Considérez ceci: Comment l’étude sur l’accès de Satan au ciel illumine-t-elle votre compréhension des limites imposées par Dieu sur le pouvoir du tentateur dans votre vie?


III. Le jugement de Dieu (Examinez 1 Corinthiens 4: 9 et Apocalypse 14: 7 avec la classe.)


Il y a une ambigüité intéressante au début des messages des trois anges d’Apocalypse 14: 7. « L’heure de Son jugement » peut se référer à l’arrêt que Dieu prend en tant que juge, et aussi comme Lui-même étant jugé. Il semble y avoir une ambigüité intentionnelle, étant donné que les deux significations ont un message théologique important. Alors que Dieu est certainement le juge qui préside le jugement final à la fois dans son enquête (1844) et dans ses étapes exécutoires (la seconde venue de Christ, le millénium, et la destruction du mal), Il se met également Lui-même dans la transparence en contrôlant l’univers, avec à la fois le grand conflit et le plan du salut, collectivement, comme un spectacle pour le monde, et pour les anges. L’univers entier Le reconnaitra comme un Dieu d’amour et de justice, exactement les deux caractéristiques que Satan a tenté de mettre en cause.


Considérez ceci: Qu’est-ce que cela signifie d’être un spectacle à l’univers?


ÉTAPE 3—Appliquer


Pour les moniteurs: Dieu démontre une patience incroyable avec les attaques de Satan sur Job, qui sont en fait dirigées contre Lui-même, sachant que la croix répondrait à toutes les questions, même celles de Job.


Application:


Pensez à un moment où vous (ou quelqu’un que vous connaissez) êtes faussement accusé. Comment chacun a-t-il répondu? Quel a été le résultat final?


Comment avez-vous vécu la patience de Dieu dans votre propre vie? Pourquoi était-Il si patient avec Satan?


ÉTAPE 4—Créer


Pour les moniteurs: Satan est toujours le père de tous les mensonges, qui continue d’insinuer des contrevérités sur les enfants de Dieu.


Activité:


Étape 1: À la maison, écrivez une liste des mensonges sur vous-même que Satan a tentés de murmurer à votre oreille. Cela peut être une expérience douloureuse.


Étape 2: Prenez cette liste et brulez-la (ou détruisez-la autrement de façon permanente), sachant que Dieu vous aime et vous voit à travers le sacrifice de Christ sur la croix, par lequel Il vous a sauvé.


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Dieu et la souffrance humaine


Sabbat Après-Midi


Étude de la semaine: Rom. 1:18–20; Job 12:7–10;

Apo. 4:11; Col. 1:16, 17; Matt. 6:34; Job 10:8–12; Rom. 3:1–4.


Verset à mémoriser: « Ne vous inquiétez donc pas du lendemain; car le lendemain aura soin de lui-même. À chaque jour suffit sa peine. » (Matthieu 6:34, LSG).


Contrairement à tous les autres livres de la Bible, le livre de Job est complètement éliminé du contexte de la terre et du peuple d’Israël. De la Genèse, avec la promesse à Abram que le Seigneur fera de lui « une grande nation » (Gen.12: 2), à l’Apocalypse, qui décrit « la ville sainte », Jérusalem (Apo. 22:19), d’une certaine façon, directement ou indirectement, le contexte d’Israël et sa relation d’alliance avec Dieu contribue à façonner chaque livre.


Dans Job, il n’y a rien de cela, pas même l’événement séminal dans l’histoire israélite antique, l’exode. La raison la plus immédiate est que Moïse a écrit Job, en Madian ensemble avec Genèse (voir aussi SDA Bible Commentary, vol. 3, p. 1140); l’exode n’avait pas encore eu lieu, ce qui explique pourquoi cela n’est pas mentionné.


Mais il se pourrait qu’il y ait une autre raison, encore plus importante. L’un des thèmes clés de Job, la souffrance humaine, est universel. Ce sujet n’est pas limité à un seul peuple ou à une seule époque. Juif ou Gentil, nous tous savons quelque chose des malheurs de Job, de la douleur de l’existence dans un monde déchu. Bien que sa douleur soit unique en son genre, Job nous représente tous dans nos souffrances.


* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 22 Octobre.


Leçon


4


*15–21 Octobre


(page 30 de l’édition standard)


16 Octobre


Dieu dans la nature


Lisez Romains 1: 18-20. Que dit Paul ici?


Quelles puissantes phrases. Une grande partie de la réalité et de l’existence de Dieu est révélée par « Ses ouvrages » (LSG), c’est-à-dire, à travers le monde créé, les gens seront « inexcusables » (LSG) face à leur incrédulité. Paul dit qu’à travers la création seule, les hommes peuvent apprendre suffisamment sur l’existence et la nature de Dieu au point qu’ils seront condamnés à juste titre au jour du jugement. Sans aucun doute, le monde naturel nous révèle tellement de choses à propos de l’existence de Dieu. La science moderne, elle aussi, nous a révélé des détails sur les merveilles de la création que nos ancêtres, qui vivaient il y a seulement 300 ans, encore moins 3000 ans, ne pouvaient même pas avoir commencé à imaginer. Il y a une ironie intéressante ici: plus la science trouve la vie complexe, moins plausibles deviennent les moyens par lesquelles la science revendique son origine comme accidentelle et hasardeuse.


Un iPhone, par exemple, qui est conçu, agit tel qu’il est conçu, révèle la conception à la fois intérieure et extérieure, et ne fonctionnant que par la conception, est conçu, bien sûr. Mais un être humain, qui est conçu, agit tel qu’il est conçu, révèle la conception tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, et ne fonctionne que grâce à la conception, est, nous rassure-t-on, un produit du hasard seul. Malheureusement, beaucoup de gens sont trompés en se confiant en de telles revendications.


Lisez Job 12: 7-10. Comment ces paroles reflètent-elles les idées présentées dans Romains 1: 18-20?


Ici aussi, on nous dit que la réalité de Dieu se voit dans le monde créé. Bien que dans son état déchu, la nature ne révèle pas le caractère complet de Dieu, elle révèle certainement Sa puissance créatrice et les aspects de Sa bonté.


Quelles sont les choses dans la nature qui vous parlent plus de la puissance et de la bonté de Dieu? Comment pouvez-vous apprendre à tirer la force et l’encouragement de ce message?


Dimanche


(page 31 de l’édition standard)


17 Octobre


Rien n’est venu de soi


Il existe de nombreux bons et puissants arguments en faveur de l’existence de Dieu. Outre le témoignage de la création du monde, il y a aussi ce qu’on appelle l’argument « cosmologique ». Fondamentalement, c’est l’idée que rien n’existe de soi-même et que rien ne se crée de soi. Au contraire, une chose créée vient à l’existence par quelque chose d’autre avant elle, et quelle que soit la chose créée, elle devait être créée par autre chose avant elle. Et cela se poursuit jusqu’à ce que nous nous arrêtions à quelque chose d’incréé, quelque chose qui a toujours existé, quelque chose qui n’a jamais été amenée à l’existence par autre chose. Et quoi d’autre cela peut-il être si ce n’est le Dieu représenté dans l’Écriture?


Qu’est-ce que les textes suivants nous enseignent à propos de l’origine de toutes choses?


Apo. 4:11


Col. 1:16, 17


Jean 1:1–3


Ces textes enseignent ce qui est vraiment l’explication la plus logique de la création – un Dieu existant éternellement. Certains penseurs, tout à fait opposés à l’idée de Dieu, sont parvenus à une autre suggestion. Au lieu d’un Dieu tout-puissant et éternel créant l’univers, nous dit-on, « rien » n’est créé. Même un scientifique célèbre comme Stephen Hawking, qui occupe maintenant le fauteuil qu’Isaac Newton avait occupé autrefois, fait valoir que « rien » n’a créé l’univers.


« Parce qu’il y a une loi telle que la gravité par laquelle l’univers peut et se crée à partir de rien. » – Stephen Hawking et Leonard Mlodinow, The Grand Design (New York: Random House, 2010), p. 180. Bien que Hawking ait sûrement beaucoup des lois mathématiques compliquées pour décrire son idée, on doit se demander: nous voici, un bon 400 ans depuis le début de la révolution scientifique, et l’un des meilleurs scientifiques du monde soutient que l’univers et tout ce qui est en lui est venu de rien? Une erreur est une erreur, même quand c’est un grand scientifique qui l’a commise.


Dans ce contexte, lisez 1 Corinthiens 3:19. Pourquoi est-ce toujours aussi important pour nous les chrétiens de garder cette importante vérité devant nous?


Lundi


(page 32 de l’édition standard)


18 Octobre


Le plus ancien des livres


Malgré le battage médiatique de ceux qui ne croient pas en Dieu, ceux qui croient en Dieu ont de nombreuses bonnes raisons pour leur croyance. Cependant, il y a eu un problème récurrent que beaucoup ont utilisé à travers les âges pour justifier leur incrédulité, et c’est le problème de la souffrance humaine et du mal. Comment Dieu peut-Il être tout bon, tout amour, et tout-puissant, et le mal exister? Cela a été et reste une pierre d’achoppement pour beaucoup. Et aussi, si nous sommes honnêtes, quel croyant en Dieu, quelle personne ayant goûté et vécu la réalité de Dieu et Son amour, n’a pas parfois lutté avec cette question? Combien intéressant, alors, qu’Ellen White ait également enseigné ce que la tradition juive enseigne: que Moïse a écrit Job à Madian. « Les longues années au milieu des solitudes du désert ne sont pas perdues. Non seulement Moïse gagne une préparation pour le grand travail devant lui, mais aussi pendant ce temps, sous l’inspiration de l’Esprit Saint, il a écrit le livre de la Genèse et aussi le livre de Job, qui seraient lu avec le plus vif intérêt par le peuple de Dieu jusqu’à la fin des temps. » – Ellen G. White Comments, The SDA Bible Commentary, vol. 3, p. 1140.


Ce que cela nous dit est que, des deux premiers livres de la Bible jamais écrits, l’un d’eux, Job, traite de la question universelle de la douleur et de la souffrance humaine. Autrement dit, Dieu savait que ce serait une grande question pour les humains, et Ainsi, dès le début, dans Sa Parole, Il a utilisé Moïse pour écrire l’histoire de Job. Dieu nous le fait savoir, dès le début, que nous ne sommes pas laissés seuls dans notre douleur et dans la souffrance, mais qu’Il est là, Il sait tout à ce sujet, et nous pouvons avoir l’espoir qu’Il mettra toutes choses au clair à la fin des temps.


Qu’est-ce que les textes suivants nous enseignent à propos de la réalité du mal? Matt. 6:34, Jean 16:33, Dan. 12: 1, Matt. 24: 7.


Bien que compréhensible, l’argument du mal contre l’existence de Dieu, à la lumière des Écritures, ne fait pas de sens. Bien que la Bible enseigne la réalité d’un Dieu omniscient, omnipotent, tout-miséricordieux, elle enseigne également la réalité du mal, de la souffrance humaine, et de la douleur. Le mal n’est pas une excuse pour ne pas croire en Dieu. En fait, une lecture superficielle du livre de Job montre que même au milieu de son découragement total, Job n’a jamais remis en cause l’existence de Dieu. La question est cependant, et avec raison, pourquoi ces choses lui arrivent-elles?


Il est naturel d’avoir des questions sur le mal que nous voyons. Comment pouvons-nous apprendre à faire confiance en la bonté de Dieu malgré le mal?


Mardi


(page 33 de l’édition standard)


19 Octobre


Le dilemme


Lisez les textes suivants dans Job. Quel problème constitue un défi pour Job? Quelle question ne pose-t-il pas? Job 6:4–8, Job 9:1–12.


Comme indiqué dans l’étude d’hier, la question de l’existence Dieu n’a jamais été abordée dans le livre de Job. Au contraire, la question portait sur la raison pour laquelle Job traversait ces épreuves. Et, compte tenu de tout ce qui lui est arrivé, c’était certainement une bonne question, surtout parce qu’il croyait en Dieu.


Si, par exemple, quelqu’un est athée et traverse les épreuves, la réponse au pourquoi pourrait être relativement simple et facile pour lui. Nous vivons dans un monde qui n’a ni sens ni but et rien ne se soucie de nous. Ainsi, au milieu des forces naturelles rudes, froides et indifférentes autour de nous, nous sommes parfois victimes aux épreuves qui ne servent à rien du tout. Comment pourraient-elles avoir un sens? Si la vie elle-même ne sert à rien, alors les épreuves qui l’accompagnent doivent être tout aussi dénuées de sens.


Alors que beaucoup pourraient trouver cette réponse insatisfaisante et désespérée, elle a certainement un sens compte tenu de la prémisse, qui est qu’il n’y a pas de Dieu. Toutefois, pour quelqu’un comme Job, le dilemme est différent.


Lisez ob 10: 8-12. Comment ces textes nous aident-ils à comprendre les questions terribles contre lesquelles Job lutte?


Oui, la question aux prises avec Job est la même que la plupart des croyants en Dieu ont affronté et affrontent encore: si Dieu existe, un Dieu bon et aimant, pourquoi les humains souffrent-ils? Pourquoi même les « bonnes » personnes, telles que Job, passent-elles par des calamités et épreuves qui semblent si souvent ne produire rien d’important? Encore une fois, si l’univers était sans Dieu, la réponse serait que c’est tout simplement ce que cela signifie de vivre dans un cosmos sans but et purement matérialiste où les êtres humains ne sont que des sous-produits accidentels des atomes et des molécules.


Job savait mieux que cela. Nous en savons aussi mieux; d’où le dilemme.


Mercredi


(page 34 de l’édition standard)


20 Octobre


La théodicée


Lisez Romains 3: 1-4. Bien que le contexte immédiat soit l’infidélité de certains du peuple d’alliance de Dieu, quel est le plus grand problème que soulève Paul ici? Que dit Paul au sujet de Dieu?


Citant Psaume 51: 4, Paul parle de la façon dont le Seigneur Lui-même est « trouvé juste dans [Ses] paroles, et [qu’Il] triomphe lorsqu’on [Le] juge. » (Romains 3: 4, LSG). L’idée présentée est un thème qui apparait dans divers endroits dans les Écritures. Cela est appelé la théodicée, et c’est la question de la compréhension de la bonté de Dieu face au mal. C’est la question séculaire que nous avons examinée toute la semaine. En fait, tout le grand conflit lui-même n’est qu’une théodicée. Devant les humains, devant les anges, devant tout l’univers, la bonté de Dieu sera révélée en dépit du mal qui se déroule dans le monde.


« Tous les problèmes sur la vérité et l’erreur soulevés au cours de la tragédie des siècles sont maintenant tranchés. Les résultats de la révolte contre les commandements de Dieu ont été manifestés aux yeux de toutes les intelligences créées. Les conséquences du gouvernement de Satan, par opposition à celui de Dieu, sont visibles aux yeux de l’univers. Satan est condamné par ses propres œuvres. La sagesse, la justice et la bonté de Dieu sont pleinement établies. Il est clair que, dans ce grand conflit, Dieu n’a jamais eu en vue que le salut éternel de Son peuple et le bien de tous les mondes qu’Il a créés. » – Ellen G. White, La tragédie des siècles, pp. 593, 594.


Toutefois, cela pourrait être difficile pour nous maintenant à comprendre, immergés comme nous sommes dans un monde de péché et de souffrance (et s’il est difficile pour nous, imaginez ce que Job doit avoir pensé), à la fin, nous serons en mesure de voir la bonté, la justice, l’amour et l’équité de Dieu dans toutes Ses voies avec l’humanité, avec Satan et le péché. Cela ne signifie pas que tout ce qui se passe dans le monde est bon; clairement cela ne l’est pas. Cela signifie seulement que Dieu agit avec le monde de la meilleure façon possible, et puis quand cette terrible expérience avec le péché sera finie, nous serons en mesure de crier: « Tes œuvres sont grandes et admirables, Seigneur Dieu tout puissant! Tes voies sont justes et véritables, roi des nations! » (Apo. 15: 3, LSG).


Pourquoi est-il si important de louer Dieu dès maintenant, même au milieu des épreuves qui semblent si difficiles à supporter?


Jeudi


(page 35 de l’édition standard)


21 Octobre


Réflexion avancée: L’écrivain chrétien et apologiste C.S. Lewis a écrit un livre à propos de la mort de sa femme et sa lutte pour se réconcilier avec la mort. Dans ce livre, il a écrit:


« Ce n’est pas que je sois (pense-je) en grand danger de cesser de croire en Dieu. Le vrai danger est d’arriver à croire de telles choses terribles à Son sujet. En conclusion, ce que je redoute n’est pas qu’il n’y ait donc point de Dieu après tout », mais « Voilà ce à quoi ressemble Dieu. Ne vous trompez plus ». – A Grief Observed, pp. 6, 7.


Là aussi se trouve la question à laquelle Job lui-même était confronté. Comme nous l’avons vu, il n’a jamais douté de l’existence de Dieu; ce qu’il confrontait était la question du caractère de Dieu. Job avait fidèlement servi le Seigneur. Job avait été un homme « bon ». Il savait dès lors qu’il ne méritait pas les choses qui lui arrivaient. Ainsi, il a posé une question que beaucoup de croyants en Dieu posent au milieu des tragédies: Comment Dieu est-Il vraiment? Et n’est-ce pas ce qu’est vraiment le grand conflit? La question ne concerne pas l’existence de Dieu, mais Son caractère. Et pourtant, bien que beaucoup de choses soient impliquées dans la résolution du grand conflit, il ne fait aucun doute que la mort de Jésus sur la croix, où le Fils de Dieu se soit « livré Lui-même à Dieu pour nous comme une offrande et un sacrifice de bonne odeur. » (Eph. 5: 2, LSG), plus que toutes choses, cela a révélé au cosmos le vrai caractère de notre Créateur. La croix nous montre que Dieu est un Dieu en qui nous pouvons tous avoir confiance.


Discussion:


Insistez sur la question de la souffrance de ceux qui ne croient pas en Dieu. Comme nous l’avons vu, ils ne doivent pas être confrontés aux mêmes questions que les croyants en Dieu face à la tragédie. D’autre part, quel espoir peuvent-ils avoir en n’ayant jamais de réponses, en ne trouvant jamais de solution? Imaginez tout ce que nous subissons ici dans ce monde et ensuite, croire que tout se termine dans la tombe, avec rien au-delà. Ce n’est pas étonnant que tant d’incroyants se découragent de la vie ou même ne trouvent aucun sens à la vie. La littérature séculaire est pleine de leurs exclamations et protestations sur la façon dont tout est inutile. Comment pouvons-nous, alors, même au milieu de nos douleurs ici, tirer l’espoir de notre foi, malgré les questions difficiles qui restent?


Pourquoi est-il si important pour nous, en ce moment, de nous concentrer sur la croix, la révélation la plus puissante que nous avons de l’amour de Dieu et de ce à quoi Dieu ressemble? Quand nous sommes submergés par la douleur, par la tragédie, par le mal inexplicable, qu’est-ce que la croix nous dit sur le caractère de Dieu? Quand nous gardons la réalité de la croix toujours devant nous, quel espoir pouvons-nous en tirer pour nous-mêmes comme résultat final de tout ce que nous confrontons maintenant?


Vendredi


(page 36 de l’édition standard)


Combler le vide: 2e partie


Après plusieurs semaines d’astuces, Elena s’est rendu compte qu’elle disait des mensonges afin d’adorer Dieu, et cela ne saurait plaire au Seigneur. Elle décida de dire la vérité et d’accepter les conséquences.


Mais son père avait déjà soupçonné ce qu’elle était en train de faire. Il la laissa entrer chez la veuve, puis une demi-heure plus tard, il y alla demander d’après sa fille. La veuve lui dit qu’elle avait quitté, mais elle serait de retour dans une demi-heure. Mais cette nuit-là, Elena était si profondément touchée quand l’orateur décrivait comment Jésus a souffert pour l’humanité, au point qu’elle n’avait pas pu partir avant la fin du service.


En rentrant, elle pensait: « si Dieu a tellement souffert pour moi, peut-être que j’aurai à souffrir pour Lui. Je serai fidèle en m’attendant à Jésus pour avoir la force ». Elle n’avait aucune idée de ses souffrances à venir.


Elle retourna à la maison de la veuve, enchantée par ce qu’elle avait appris. Mais la veuve la mit en garde: « sois prudente; ton père est en colère. »


Elle trouva son père qui l’attendait à la maison. Il cria sur elle et exigea de savoir où elle avait été.


« J’ai été à l’église » dit-elle. « J’ai beaucoup apprécié. »


« Tu n’iras plus jamais à cette église! », cria-t-il. « Tu n’auras rien à voir avec les Adventistes du septième jour ! » Il alla dans la chambre de sa fille et rassembla tous ses livres religieux et les déchira. Puis il les jeta sur un tas dans la cour et les brûla.


Son père essaya par tous les moyens qu’il avait pour convaincre Elena d’arrêter « ces absurdités ». Mais Elena avait vu la meilleure voie de Dieu et elle refusa de Lui désobéir. Quand elle a dit ce qu’elle pensait à son père, il a crié : « je voudrais te tuer plutôt que d’avoir une fille qui me désobéit! Tu n’es plus ma fille! »


« OK, » dit-elle. « Si tu ne veux pas que je sois ta fille, je serai la fille de Dieu! »


Un Sabbat, Elena se réveille et trouve tout le monde endormi. Elle décida d’aller à l’église malgré les menaces de son père. Quand elle se préparait à quitter la maison, il la vit. « Où vas-tu? » demanda-t-il.


« À l’Église Adventiste », répondit-elle.


« OK », dit-il calmement. « Mais ne reste pas longtemps. »


Plus tard, le père d’Elena la vit venir à la maison et il demanda : « qui t’a dit d’aller à l’église? »


« C’est toi, papa », dit Elena. « Quand? », demanda-t-il, confondu.


« Ce matin. Tu ne te rappelles plus? »


La tension entre Elena et son père la rendait difficile la vie à la maison. Mais Elena n’avait nulle part où aller.


À suivre … .


Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site web: www.AdventistMission.org


Histoire


La leçon en Bref


Textes clés: Job 10: 8-12, Romans 3: 1-4, Colossiens 1:16, 17


Objectifs:


Savoir: Observer comment à la fois la nature créée et les êtres créés soulignent le fait qu’il y a un Créateur au contrôle de l’univers.


Ressentir: Vivre l’ultime révélation du caractère de Dieu qui a envoyé Son Fils pour mourir sur la croix pour nos péchés.


Agir: Être déterminé à ne pas poser la question « pourquoi, Dieu? », mais plutôt « Dieu, quelle est l’importance de mon épreuve? »


Plan d’apprentissage:


  1. Savoir: Dieu dans la nature

A Qu’y a-t-il dans la nature qui nous parle d’un Créateur aimant?


B Quelles sont les limites de tout ce que la nature peut nous révéler à propos d’un Créateur aimant? Où pouvons-nous en savoir plus sur Lui?


  1. Ressentir: Dieu sur la Croix

A Pourquoi la question d’un Dieu d’amour et de la souffrance humaine est-elle résolue par la mort de Christ sur la croix?


B Comment Job a-t-il fait l’expérience de la résolution de ses questions sur le caractère de Dieu?


III. Agir: Voir Dieu dans notre souffrance


A Quelle est notre réaction habituelle quand la souffrance vient sur nous?


B Comment pouvons-nous aller au-delà de notre réaction habituelle quand nous sommes confrontés à la douleur et à la souffrance dans notre vie?


Résumé: Le caractère de Dieu est au centre du grand conflit et aussi derrière la plupart des questions de la souffrance humaine. Il arrivera un moment dans l’histoire de cette planète, et nous l’espérons également dans notre propre vie, quand la louange sera donnée à Dieu pour Son amour incommensurable, même si ce ne sont pas toutes nos questions qui trouvent une réponse de ce côté de l’éternité.


Développement


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: Romains 1:18–20


Concept clé de croissance spirituelle: Pourquoi de mauvaises choses arrivent-elles aux bonnes personnes? Cette question éternelle et universelle a résonné depuis l’époque de Job et à travers l’histoire, et elle est traitée sous différents angles. Pourtant, la vraie question ne concerne pas seulement la souffrance, elle touche aussi le Dieu qui permet cette souffrance. Pourtant, un regard sur la création et la nature révèle un Dieu d’amour qui a envoyé Son Fils pour mourir pour les péchés de l’humanité. Ceci est le véritable point de vue à partir duquel toutes les questions peuvent trouver leur réponse.


Pour les moniteurs: La seule chose sûre à propos de la souffrance humaine est que, même si nous ne l’avons pas encore expérimentée, nous sommes certains de l’expérimenter au cours de notre vie. À un certain moment, la grande question va être posée: comment un Dieu d’amour peut-Il permettre de telles souffrances, surtout si elles arrivent aux bonnes personnes? (Comme s’il serait moins difficile à comprendre le fait que ces mauvais évènements arrivent aux mauvaises personnes). Le sujet fournit également un flux constant d’arguments des sceptiques qui nient la réalité d’un Dieu d’amour et qui soumettent souvent les croyants aux questions énigmatiques difficiles. Il est important dans cette discussion d’ouverture d’écouter les expériences personnelles des membres avec la souffrance et leurs conversations avec les sceptiques, s’assurer également que la leçon se déplace au-delà des « pourquoi ».


Discussion d’ouverture : Écoutez les paroles d’un bon ami qui a perdu sa fille de suite d’un cancer (les noms et les dates sont modifiés): « Le couvercle du coffre est tombé avec la finalité cruelle. Je pouvais encore voir le cercueil de pin de couleur claire à travers le rétroviseur, mais l’entrepreneur des pompes funèbres a démarré le moteur et partit. Disparue. Mon enfant a disparu! Mes lunettes embuées de larmes. Cela faisait si mal, comme si j’avais été réduit à moitié. Même si j’avais su pendant des mois que ce moment finirait par arriver, même si j’avais hoché la tête lorsque l’entrepreneur des pompes funèbres a demandé: « Puis-je fermer le cercueil maintenant? », même si mon esprit l’avait depuis longtemps accepté quand Andrea a prié: « Seigneur, laisse-moi mourir, je ne peux plus me battre », même si je suis soulagé qu’elle n’a plus besoin de souffrir de douleurs et plus jamais besoin de craindre un autre résultat de test, mon cœur criait: « non! C’est tellement injuste! Elle est encore si jeune! Je voudrais mourir à sa place! Andrea avait seulement 25 ans quand son combat contre le cancer a pris fin ».


Ceci est loin d’être une histoire unique, et bien sûr, chacun d’entre nous peut se substituer nos propres expériences. Comment pouvons-nous rapporter le concept d’un Dieu d’amour à la souffrance incompréhensible que nous vivons dans notre vie?


ÉTAPE 2—Explorer


Pour les moniteurs: Job 6: 4-10 exprime la profonde douleur de Job. Loin d’être une simple représentation de frustrations mentales de Job dans un conflit intellectuel et théologique permanent qui empêche toute implication personnelle, ce passage illustre l’expérience de Job dans l’agonie existentielle profonde. Il décrit Dieu comme un guerrier (Job 6: 4), mais pas comme un guerrier qui défend Son peuple, comme dans d’autres textes de l’Ancien Testament (par exemple, Ps. 18: 29-42). Cette fois, les flèches de Dieu ont transpercé Son fidèle serviteur Job, et la douleur qu’il éprouve le conduit à demander à Dieu de « l’écraser » (Job 6: 9, LSG). Il est à la recherche d’une sorte de résolution, soit positive ou négative, mais il ne peut pas continuer à vivre dans le suspense de ne pas être en mesure de comprendre les actions de Dieu. Cela fait écho à la façon dont d’autres auteurs bibliques ont abordé ce sujet (cf. Ps 38: 2, 88: 13-18, 120: 4), qui comporte un aspect universel et intemporel.


Commentaire biblique


La souffrance est en effet un sujet universel et intemporel. Le livre de Job l’engage d’une manière qui est toujours d’actualité, même après 3500 ans d’histoire remplie de souffrance personnelle et collective. Il est important d’examiner le contexte historique de l’ouvrage et de comprendre comment la question de Dieu et de la souffrance a été vue et exprimée depuis la création jusqu’à la fin des temps.


  1. L’historique du livre (Relisez Job 1: 1; Ézéchiel 14:14, 20; et Jacques 5:11 avec la classe.)

La plupart des commentateurs conviennent qu’il est difficile de déterminer le moment et le lieu où le livre de Job a été écrit. Ellen White mentionne que Moïse a écrit le livre de Job pendant son séjour à Madian, quelque part entre 1490 et 1450 av. j-c, avant l’Exode d’Égypte. La tradition rabbinique dans le Talmud suggère également que Moïse est l’auteur du livre.


Cependant, l’histoire elle-même pourrait avoir été beaucoup plus ancienne, et certains l’ont relié à la période patriarcale et à l’époque d’Abraham (environ 2000 av. j-c). La référence à la terre d’Uz, dans Job 1: 1, a été reliée aux Lamentations 4:21, où Jérémie se réfère à Uz en parallélisme à Édom. La faune et la flore d’Édom reflètent l’imagerie utilisée dans le livre de Job; par exemple, les activités minières décrites dans Job 28: 1-11, qui utilisent cinq mots différents pour l’or et treize termes différents pour les pierres précieuses et les métaux. Les études archéologiques récentes ont montré au moins treize mines de cuivre dans la région de Khirbat en-Nahas, qui se trouve au sud-est de la mer morte en Jordanie moderne, l’ancienne Édom.


Certains ont aussi suggéré que Job n’était pas du tout un personnage historique et que le livre est plus une composition de sagesse littéraire qu’un récit historique. Alors que le livre est certainement très littéraire et à caractère poétique, il y a d’autres auteurs bibliques qui se réfèrent à Job en tant que personnage historique (cf. Ez 14:14, 20; Jacques 5:11), plus de preuves montrant l’historicité de l’homme Job. Néanmoins, les références géographiques et temporelles restent encore rares tout au long du livre, ce qui fait du livre de Job un fort message universel et intemporel. Dans le même temps, il est réconfortant de savoir que Job a été une vraie personne qui a souffert comme la plupart d’entre nous.


  1. Révélation générale et spéciale (Relisez Job 12: 8-10; Colossiens 1:16, 17; et Romains 1: 18-20 avec la classe.)

L’attaque de Satan sur Job est vraiment dirigée contre le caractère de Dieu. Cette affirmation est au cœur du grand conflit. La résolution du conflit sur le caractère de Dieu doit être encrée dans la connaissance de Dieu, qui dérive de ce qu’Il a révélé sur Lui-même, et non de ce que Satan dit qu’Il est.


Nous nourrissons habituellement notre compréhension à la fois de la révélation générale (ou naturelle) et spéciale dans ce contexte plus large de la connaissance de Dieu. Les deux formes de révélation sont présentes dans le livre de Job. Il y a une possibilité pour chaque personne de connaitre Dieu à travers la nature (Rom. 1: 18-20). Savoir sur Dieu ou reconnaitre Son existence ne signifie pas nécessairement Le connaitre personnellement. Mais ce que nous voyons dans la nature pointe à Lui en tant que Créateur. Paul dans Romains continue de parler d’une morale fondamentale que Dieu a mise dans l’humanité qui se reflète dans l’ordre naturel (Rom. 2:14, 15). Cependant, un monde de péché et une nature humaine pécheresse ont obscurci cette connaissance générale de Dieu et de la moralité de base de sorte qu’une révélation spéciale est nécessaire. Dieu Lui-même s’est révélé dans Sa Parole, et la révélation la plus complète de Dieu peut être trouvée en Christ, qui est le logos « parole » incarné de Dieu (cf. Jean 1: 1-3). Ces deux aspects, la révélation générale et spéciale, se trouvent dans le livre de Job. Alors que la révélation générale pointe à Dieu (Job 12: 7-10), elle peut, néanmoins, répondre aux questions de Job de façon satisfaisante. Mais c’est la révélation spéciale de Dieu seule – Ses paroles directes à Job – qui a fournit finalement de vraies réponses à Job (Job 38-41).


Considérez ceci: Définissez la révélation générale et spéciale. Comment approfondissent-elles notre compréhension de qui est Dieu?


III. La théodicée en histoire (Revoyez Job 10: 8-12 avec la classe.)


La théodicée est la question fondamentale qui cherche à savoir pourquoi un Dieu bon peut permettre le mal. Elle a intrigué les étudiants de la Bible, aussi longtemps que la Bible a existé, bien que le terme théodicée soit attribué au philosophe allemand Gottfried Leibniz (1710). Nous parlons des théodicées d’Augustin, d’Iréné, d’Origène, et d’autres théodicées, qui en dernière analyse, ont tenté de justifier Dieu dans une perspective philosophique et rationaliste humaine. Cependant, peut-être que Dieu n’a pas besoin de nos tentatives de justification? Au contraire, Ses révélations dans le livre de Job et au-delà sont suffisantes pour pointer vers un Dieu d’amour qui justifie Job plutôt que d’être justifié.


Considérez ceci: De quelle manière, le cas échéant, avez-vous eu du mal avec le concept de théodicée? Quelle a été votre réponse aux questions que ce concept pose? Comment la croix s’inscrit-elle dans toute théodicée?


ÉTAPE 3—Appliquer


Pour les moniteurs: La grande question de la souffrance humaine et du caractère de Dieu a des conséquences très concrètes dans notre vie. Elle est plus que juste une enquête théologique ou philosophique.


Application:


Pensez à un moment de souffrance dans votre vie où vous avez senti de l’amertume envers Dieu. Comment pouvez-vous vous débarrasser de ces sentiments d’amertume dans votre relation avec Lui?


Qu’en est-il des sentiments d’amertume envers les autres? Comment vous êtes-vous senti quand quelqu’un vous a injustement traité? En conséquence, de quelle manière retenez-vous l’amertume envers ceux qui vous ont blessé? Que pouvez-vous faire pour résoudre ces sentiments de douleur et de ressentiment et favoriser plutôt la guérison et le renouvèlement?


ÉTAPE 4—Créer


Pour les moniteurs: Quel genre de Dieu servons-nous? Nous devons être conscients de nos images de Dieu, parce que la façon dont nous nous représentons Dieu est celle dont nous allons Le présenter aux autres.


Activités:


Au cours de la semaine, pensez à votre image préférée de Dieu dans la Bible, peut-être une histoire préférée ou une métaphore préférée pour Dieu (Dieu comme Berger, Roc, Forteresse, et ainsi de suite).


Partagez votre image préférée de Dieu avec la classe.


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Maudire le Jour


Sabbat Après-Midi


Étude de la semaine: Job 3:1–10, Jean 11:11–14,

Job 6:1–3, 7:1–11, Jacques 4:14, Job 7:17–21, Ps. 8:4–6.


Verset à mémoriser: « Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire et l’honneur et la puissance; car Tu as créé toutes choses, et c’est par Ta volonté qu’elles existent et qu’elles ont été créées » (Apocalypse 4:11, LSG).


Quand nous lisons l’histoire de Job, nous avons deux avantages distincts: d’abord, nous savons comment cela se termine, et deuxièmement, nous connaissons l’arrière-plan, l’exploitation du conflit cosmique en coulisses.


Job ne savait rien de tout cela. Tout ce qu’il savait est que tout allait très bien dans sa vie quand tout à coup une calamité après l’autre, une tragédie après l’autre, s’abattirent sur lui. Et tout à coup, cet homme, « le plus grand de tous les hommes de l’orient » (Job 1: 3), fut réduit en deuil, et en deuil sur un tas de cendres.


En étudiant Job, nous essayons de nous mettre dans la position de Job, car cela nous aidera à mieux comprendre la confusion, la colère et le chagrin qu’il traversait. Et en un sens, cela ne devrait pas être très difficile pour nous, n’est-ce pas? Pas que nous ayons connu la même expérience que Job, mais, qui parmi nous, né de la chair humaine dans un monde déchu, n’a pas connu la perplexité que la tragédie et la souffrance apportent, surtout quand nous cherchons à servir fidèlement le Seigneur et à faire ce qui est droit devant Lui?


* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 29 Octobre.


Leçon


5


*22–28 Octobre


(page 38 de l’édition standard)


23 Octobre


Que périsse le jour


Imaginez que vous êtes Job. Inexplicablement votre vie, tout l’objet de votre labeur, tout ce que vous avez accompli, toutes les bénédictions que Dieu vous a données, s’évanouissent devant vous. Cela n’a tout simplement pas de sens. Il ne semble pas y avoir de raison, bonne ou mauvaise, pour cela.


Il y a des années, un autobus scolaire avait déraillé hors de la route, tuant de nombreux enfants. Dans ce contexte, un athée déclara que c’est le genre de choses auxquelles vous pouvez vous attendre dans un monde qui n’a aucun but, aucun sens. Une tragédie comme celle-ci n’aurait pas de sens, parce que le monde lui-même n’en a pas.


Comme nous l’avons vu, cependant, cette réponse ne fonctionne pas pour le croyant en Dieu. Et pour Job, un fidèle serviteur du Seigneur, cette réponse n’a pas fonctionné non plus. Mais quelle était la réponse, quelle était l’explication? Job n’en avait aucune. Tout ce qu’il avait était son extrême douleur et toutes les questions qui l’accompagnaient inévitablement.


Lisez Job 3: 1-10. Comment Job exprime-t-il son chagrin ici au premier abord? De quelles manières chacun de nous se rapporte-t-il à ce qu’il dit?


La vie, bien sûr, est un don de Dieu. Nous existons seulement parce que Dieu nous a créés (Actes 17:28, Apo. 4:11). Notre existence même est un miracle, un qui a déconcerté la science moderne. En effet, les scientifiques ne sont pas encore totalement d’accord sur ce qu’est la définition de la « vie », encore moins comment elle est venue, voire plus important, pourquoi la vie. Qui, cependant, dans les moments de désespoir, n’a pas demandé si la vie valait la peine? Nous ne parlons pas des malheureux cas de suicide. Plutôt, que dire des moments où nous pourrions avoir souhaité, comme Job, n’être pas venu du tout à l’existence?


Un ancien Grec a dit que la meilleure chose qui pourrait arriver à une personne, à part la mort, est de n’être jamais né. C’est-à-dire, la vie peut être si misérable que nous aurions été mieux si nous n’existions même pas, et donc être épargné de l’angoisse inévitable qui vient avec la vie d’une personne dans ce monde déchu.


Avez-vous déjà ressenti la même chose que Job; c’est-à-dire, en souhaitant n’être jamais né? Finalement, cependant, que s’est-il passé? Bien sûr, vous vous êtes senti mieux. Combien il est important de nous rappeler, ensuite, même dans nos pires moments, que nous avons l’espoir et la promesse de l’amélioration des choses.


Dimanche


(page 39 de l’édition standard)


24 Octobre


Le repos dans le sépulcre


Lisez Job 3: 11-26. Que dit Job ici? Comment poursuit-il sa complainte? Que dit-il à propos de la mort?


Nous pouvons seulement imaginer la terrible tristesse que le pauvre Job affrontait. Toutefois, non seulement c’est difficile d’avoir ses possessions et sa santé détruites, Job a perdu aussi tous ses enfants. Tous. Il est assez difficile d’imaginer la douleur de perdre un enfant. Job les avait tous perdus. Et il en avait dix! Pas étonnant qu’il souhaitait la mort. Et encore, Job n’avait aucune idée de l’arrière-plan derrière tout cela, pas qu’il se serait mieux senti s’il l’avait su, n’est-ce pas?


Remarquez, cependant, ce que Job dit à propos de la mort. S’il était mort, alors quoi? Le bonheur du ciel? La joie de la présence de Dieu? Jouant de la harpe avec les anges? Il n’y a rien de ce genre de théologie. Au lieu de cela, que dit Job? « Je serais couché maintenant, je serais tranquille, je dormirais, je reposerais » (Job 3:13, LSG).


Lisez Ecclésiaste 9: 5 et Jean 11: 11-14. Comment ce que Job dit cadre-t-il avec ce que la Bible enseigne sur ce qui se passe après la mort?


Ici, dans l’un des plus anciens livres de la Bible, nous avons ce qui est peut-être l’une des premières expressions de ce que nous appelons « l’état des morts. » Tout ce que Job voulait à ce point était d’être « au repos ». La vie est soudainement devenue si dure, si difficile et si douloureuse qu’il aspirait à ce qu’il savait être la mort, un repos paisible dans la tombe. Il était si triste et avait si mal au point d’oublier toute la joie qu’il avait dans la vie avant les calamités, il souhaitait être mort, même à sa naissance.


En tant que chrétiens, nous avons certainement de merveilleuses promesses pour l’avenir. Dans le même temps, au milieu des souffrances du temps présent, comment pouvons-nous apprendre à nous rappeler les bons moments que nous avons eus dans le passé et tirer réconfort et apaisement de leur part?


Lundi


(page 40 de l’édition standard)


25 Octobre


La douleur des autres


Job a terminé sa première complainte, telle que rapportée dans le chapitre 3. Dans les deux chapitres suivants, un de ses amis, Éliphaz, lui fait un sermon (nous y reviendrons la semaine prochaine). Dans les chapitres 6 et 7, Job continue de parler de sa souffrance.


Comment Job exprime-t-il sa douleur ici? « Oh! S’il était possible de peser ma douleur, et si toutes mes calamités étaient sur la balance, elles seraient plus pesantes que le sable de la mer; voilà pourquoi mes paroles vont jusqu’à la folie! » (Job 6: 2, 3, LSG).


Cette image nous donne une idée sur la façon dont Job perçoit sa souffrance. Si tout le sable de la mer était mis sur un plateau de la balance et sa « douleur » et ses « calamités » sur l’autre, ses souffrances seraient plus pesantes que tout le sable. Voilà comment Job ressentait sa douleur. Et c’était la douleur de Job seul et personne d’autre.


Parfois, nous entendons parler de la « somme totale de la souffrance humaine ». Et pourtant, cela n’exprime pas vraiment la vérité. Nous ne souffrons pas en groupe. Nous ne souffrons pas de la douleur de quelqu’un, mais de la nôtre. Nous connaissons seulement notre propre douleur, seulement notre propre souffrance. La douleur de Job, bien que grande, n’était pas supérieure à ce que quiconque pourrait jamais expérimenter.


Certaines personnes bien intentionnées pourraient dire à quelqu’un: « Je ressens votre douleur. » Ce n’est pas vrai; elles ne le peuvent pas. Tout ce qu’elles peuvent sentir c’est leur propre douleur qui pourrait venir en réponse à la souffrance de quelqu’un d’autre. Mais qui est toujours et seulement ce qu’elle est, leur propre douleur, pas de l’autre personne.


Nous entendons parler de catastrophes, d’origine humaine ou autre, avec de nombreuses pertes de vies humaines. Le nombre de morts ou de blessés nous paralysant. Nous pouvons à peine imaginer de telles souffrances massives. Mais, avec Job, tout comme avec tous les cas de l’humanité déchue d’Adam et Ève de l’Éden à la fin de ce monde, chaque être déchu qui a une fois gouté à la vie ne peut savoir que sa propre douleur et rien d’autre. Bien sûr, nous ne voulons jamais minimiser la souffrance individuelle, et en tant que chrétiens, nous sommes appelés à chercher à aider à atténuer le mal quand et où nous pouvons (cf. Jacques 1:27, Matt. 25: 34-40.) Pourtant, peu importe l’énormité de la souffrance dans le monde, combien devrions-nous être reconnaissant qu’aucun homme tombé ne peut souffrir plus que ce qu’un individu ne puisse supporter. (Il y a une seule exception; voir la leçon 12.)


Insistez plus sur cette idée que la souffrance humaine est limitée seulement à chaque individu. Comment cela vous aide (le cas échéant) à examiner la question troublante de la souffrance humaine dans une perspective un peu différente?


Mardi


(page 41 de l’édition standard)


26 Octobre


La navette du tisserand


Imaginez la conversation suivante. Deux personnes se lamentent sur le sort de toute l’humanité: la mort. Autrement dit, peu importe la qualité de la vie qu’elles mènent, peu importe ce qu’elles accomplissent, tout finit dans la tombe.


« Ouais », ronchonne Metuschélah à un ami. « Nous vivons, quoi, 800, 900 années, et alors nous sommes partis. Qu’est-ce que 800 ou 900 années contrairement à l’éternité? » (cf. Genèse 5.) Bien qu’il soit difficile pour nous aujourd’hui d’imaginer ce que ce serait de vivre des centaines d’années (Metuschélah avait 187 ans quand naquit son fils Lémec, et Metuschélah vécut 782 ans après cela); Pourtant, même les antédiluviens, face à la réalité de la mort, doivent avoir déploré ce qui semblait être la brièveté de la vie.


Lisez Job 7: 1-11. Quelle est la plainte de Job? Voir aussi Ps. 39: 5, 11; Jacques 4:14.


Nous avons juste vu Job chercher repos et soulagement qui proviendrait de la mort. Maintenant, il se lamente de la brièveté de la vie. Il dit, en gros, que la vie est difficile, pleine de labeur et de douleur, puis nous mourons. Voici une énigme à laquelle nous sommes souvent confrontés: nous déplorons comment la vie est rapide et éphémère, même quand la vie semble si triste et misérable.


Une femme adventiste du septième jour a écrit un article sur son combat contre la dépression et même des pensées de suicide. Et pourtant, elle a écrit: « Le pire est que je suis une Adventiste qui observe un mode de vie prouvée comme pouvant me permettre de vivre six ans de plus. » Cela n’a pas de sens. Bien sûr, aux moments de la douleur et de la souffrance, tant de choses ne semblent pas avoir de sens. Parfois, au milieu de notre douleur, la raison et la rationalité passent à côté, et tout ce que nous savons c’est notre mal et la peur, et nous ne voyons aucun espoir. Même Job, qui savait vraiment mieux (Job 19:25), a crié dans son désespoir: « Souviens-toi que ma vie est un souffle! Mes yeux ne reverront pas le bonheur. » (Job 7: 7, LSG). Job, pour qui la perspective de la mort semblait maintenant plus proche que jamais, déplorait encore la brièveté de l’existence, peu importe combien misérable cela était à l’époque.


Comment votre compréhension de la chute, de la mort et de la promesse de la résurrection vous aide-t-elle à mettre en perspective l’ensemble de la question de la vitesse avec laquelle la vie passe?


Mercredi


(page 42 de l’édition standard)


27 Octobre


“Mah Enosh?” (Qu’est-ce que l’homme?)


Encore une fois, nous devons nous mettre à la place de Job. Pourquoi Dieu me fait-Il tout cela, ou pourquoi permet-Il que cela m’arrive? Job ne voyait pas la grande image. Comment pouvait-il voir? Il ne connaissait que ce qui s’est passé autour de lui et contre lui, et il ne comprenait rien de tout cela. Qui n’a pas été dans une situation similaire?


Lisez Job 7: 17-21. Qu’est-ce que Job exprime ici? Quelles questions pose-t-il? Considérant sa situation, pourquoi ces questions sont-elles compréhensibles?


Certains chercheurs ont fait valoir que Job se moquait de Psaume 8: 4-6, qui se lit: « Qu’est-ce que l’homme, pour que Tu te souviennes de lui? Et le fils de l’homme, pour que Tu prennes garde à lui? Tu l’as fait de peu inférieur à Dieu, Et Tu l’as couronné de gloire et de magnificence. Tu lui as donné la domination sur les œuvres de Tes mains, Tu as tout mis sous ses pieds » (LSG; voir aussi Ps 144: 3, 4). Le problème, cependant, est que Job a été écrit bien avant les Psaumes. Dans ce cas, alors, il se peut que le psalmiste ait écrit en réponse à la lamentation de Job.


De toute façon, la question « Mah enosh? » (Qu’est-ce que l’homme?) est l’une des plus importantes que nous pourrions poser. Qui sommes-nous? Pourquoi sommes-nous ici? Quel est le sens et le but de notre vie? Dans le cas de Job, parce qu’il croit que Dieu l’a « ciblé », il se demande pourquoi Dieu s’en prend-Il à lui. Dieu est si grand, Sa création si vaste; pourquoi devrait-Il avoir à faire à Job? Pourquoi Dieu se gêne-t-Il avec chacun de nous?


Lisez Jean 3:16 et 1 Jean 3: 1. Comment ces textes nous aident-ils à comprendre pourquoi Dieu interagit avec l’humanité?


« En voyant la hauteur, la profondeur et l’ampleur de l’amour du Père envers notre race déchue, Jean est rempli d’admiration et de respect. Il ne peut pas trouver un langage adapté pour exprimer cet amour, mais il invite le monde à le voir: « Voyez quel amour le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés fils de Dieu ». Que ces paroles accordent une importance à l’homme! Par la transgression, les fils des hommes sont devenus des sujets de Satan. Par le sacrifice infini de Christ, et la foi en Son nom, les fils d’Adam deviennent les fils de Dieu. En supportant la nature humaine, Christ élève l’humanité. » — Ellen G. White, Testimonies for the Church, 12 vol. 4, p. 563.


Jeudi


(page 43 de l’édition standard)


28 Octobre


Réflexion avancée: « À une époque éclairée sans précédent par la science et la raison, la « bonne nouvelle » du christianisme est devenue de moins en moins convaincante, comme une structure métaphysique, une base moins sûre sur laquelle construire sa vie, et moins psychologiquement nécessaire. L’invraisemblance pure de l’ensemble du nexus des événements devenait douloureusement évidente – qu’un Dieu infini et éternel serait soudainement devenu un être humain à un moment et un lieu historique spécifique et seulement pour être ignominieusement exécuté. Qu’une seule courte vie qui se déroule deux millénaires plus tôt dans une nation primitive obscure, sur une planète maintenant connue être un morceau de matière relativement insignifiante tournant autour d’une étoile parmi des milliards dans un univers inconcevablement vaste et impersonnel – qu’un tel événement sans éclat ait toute une importance cosmique ou éternelle ne pouvait plus être une croyance convaincante pour les hommes raisonnables. C’était nettement invraisemblable que l’univers dans son ensemble ait un intérêt pressant en cette minute intégrante de son immensité – du moins, s’il y avait quelque « intérêt ». Sous les projecteurs de la demande moderne pour la corroboration publique, empirique et scientifique de toute affirmation de foi, l’essence du christianisme s’est desséchée. » – Richard Tarnas, Passion of the Western Mind (New York: Ballantine Books, 1991), p. 305. Quel est le problème avec cette pensée? Qu’est-ce qui manque à l’auteur? Qu’est-ce que cet extrait nous apprend sur les limites de ce que « la science et la raison » peuvent connaitre de la réalité de Dieu et de Son amour pour nous? Qu’est-ce que cela nous montre à propos de la nécessité de la vérité révélée, la vérité que « la science et la raison » humaines ne peuvent atteindre en elles-mêmes?


Discussion:


Comment décririez-vous, en tant que chrétien, la réponse à la question, « Qu’est-ce que l’homme? » Comment votre réponse serait-elle différente de celle des gens qui ne croient pas au Dieu de la Bible?


« Qu’il est certain que les morts sont au-delà de la mort », écrit Cormac McCarthy. « La mort est ce que les vivants emportent avec eux. » Pourquoi notre compréhension de ce qui se passe après la mort nous donne-t-elle du réconfort à propos de nos bien-aimés morts? Ne pouvons-nous pas tirer quelque consolation, ou toute, en sachant qu’ils sont en paix, au repos, libérés de tant de fatigues et des peines de la vie?


Pourquoi pensez-vous que, même dans le plus misérable des cas, la plupart des gens s’accrochent-ils à la vie, indépendamment de comment la vie semble être mauvaise?


Discutez de ce que la croix nous enseigne au sujet de la valeur de l’humanité, même de la valeur d’une seule vie.


Vendredi


(page 44 de l’édition standard)


Combler le vide: 3e partie


Un vendredi soir, Elena pleurait tout au long du culte. Le pasteur en visite remarqua cela et en parla au pasteur local. Quand il apprit qu’elle avait des problèmes avec sa famille, il lui offrit un emploi qui consistait à prendre soin de ses enfants. Elena savait que son père ne la permettrait jamais de travailler pour un Adventiste du septième jour, alors elle dit au pasteur adventiste qu’elle lui ferait savoir plus tard si elle pouvait accepter son aimable invitation.


La semaine suivante, Elena demanda plusieurs fois à son père la permission de travailler pour cette famille, mais il refusa. « Pourquoi ne veux-tu pas que je travaille pour ces gens? » Elena lui demanda enfin. « Tu m’as dit d’aller chez les Adventistes pour trouver ma nourriture, mais tu ne me laisses pas travailler pour eux ».


Enfin, il donna la permission à Elena d’aller travailler pour la famille adventiste. Elle était ravie. Elle pouvait vivre avec une famille adventiste, assister à chaque service de culte, profiter du culte familial et lire ses livres bibliques sans crainte. Elle grandit spirituellement au cours de l’année, pendant son séjour avec cette famille. Mais le pasteur déménagea, et Elena fit face à son retour à la maison de son père.


Son frère avait déménagé en Espagne, et Elena convaincut son père de lui permettre d’y rejoindre son frère. Son père accepta, étant sûr que son fils empêcherait sa sœur de fréquenter l’Église Adventiste. Mais quand son frère l’a rencontrée à la gare, il la surprit avec une invitation. « Allons à l’église ce sabbat ». Il avait commencé à fréquenter l’Église Adventiste! Les deux allèrent à l’église ensemble, et peu de temps après, Elena fut baptisée.


Cependant, le temps passait et Elena n’avait pas encore trouvé du travail en Espagne, et elle commença à penser à son retour en Roumanie. Mais son frère la défia. « Où est ta foi? Je pensais que tu avais confiance en Dieu! » Elena se rendit compte que son frère l’observait et qu’elle devrait être forte. Ils priaient pour qu’elle trouve d’emploi, et bientôt elle trouva un emploi chez une famille qui lui permettait de se reposer les sabbats.


Le père d’Elena regrette maintenant les paroles dures qu’il lui avait dites, mais il lui avait dit que si jamais elle retournait à la maison, elle devrait abandonner sa religion. Et elle dit qu’elle n’y reviendra point.


Elena Mocanu vit à Coslada, une banlieue de Madrid, Espagne


Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site web: www.AdventistMission.org


Histoire


La leçon en Bref


Textes clés: Job 7:7–21, Psaume 8:4–6, Jean 11:11–14


Objectifs:


Savoir: Explorer le concept biblique de la croyance au sujet de l’état des morts telle que communiquée dans les lamentations de Job.


Ressentir: Faire preuve de sympathie avec Job qui exprime sa souffrance à travers un langage dramatique et imaginaire.


Agir: Embrasser la vision biblique de l’humanité, qui trouve son expression la plus étonnante en Christ qui s’est fait homme pour mourir pour nous.


Plan d’apprentissage:


  1. Savoir: L’état des morts

A Jusqu’où la croyance en l’immortalité de l’âme a-t-elle pénétré la culture moderne?


B Quelles sont les implications pratiques de la croyance biblique selon laquelle les morts « dorment », surtout quand un proche meurt?


  1. Ressentir: La souffrance de Job

A Qu’est-ce qui est pire: la souffrance de Job ou la nôtre? Expliquez.


B Comment puis-je maintenir l’empathie face aux images d’actualité qui documentent sans arrêt la souffrance humaine dans le monde entier?


III. Agir: L’état des vivants


A Comment répondrez-vous à la question existentielle de Job: « Qu’est-ce que l’homme? »?


B Comment la vie et la mort de Christ contribue-t-elle à répondre à la question?


Résumé: La souffrance et la mort sont étroitement liées dans le livre de Job, et les pensées de la mort (ou maudire le jour de sa naissance) traversent les chapitres des lamentations de Job. De sa souffrance, nous pouvons apprendre davantage aussi bien sur la mort que sur la vie, et comment Dieu a vaincu la mort et le péché en Christ. Avoir la connaissance biblique de ces questions et sur la mort et la vie devrait nous rendre plus aptes à faire preuve de sympathie envers ceux qui souffrent.


commentaires pour les moniteurs


Développement


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: Job 6:1–3


Concept clé de croissance spirituelle: Le mot compassion vient du préfixe latin com (« ensemble ») et du verbe pati (« souffrir »). Quand nous sommes compatissants, nous souffrons avec la personne qui souffre. La souffrance de Job, qui l’a amené physiquement et émotionnellement au seuil de la mort, nous invite à partager sa souffrance et à apprendre davantage sur la vie et la mort dans une perspective biblique. Cependant, alors que notre capacité à avoir la compassion restera toujours limitée, Dieu a envoyé Son Fils pour souffrir avec et pour nous.


Pour les moniteurs: L’étude de la leçon de cette semaine pourrait être considérée comme un peu moribonde en discutant des sentiments forts de Job envers ses souffrances: il maudit le jour de sa naissance (Job 3: 1-10), se penche sur la futilité de la vie, et contemple sa propre mort (Job 7: 1-11). Cependant, il est important de réaliser que ces lamentations relèvent de la vision biblique du monde d’un individu qui ne considère pas le suicide comme une de ses options. Alors que Job montre certainement des signes de dépression, ses pensées de mort sont dirigées vers la volonté de Dieu de lui permettre de mourir dans le but de mettre fin à ses souffrances.


Discussion d’ouverture: Un vieux proverbe amérindien dit que pour comprendre un homme, vous devriez marcher un kilomètre dans ses mocassins. Un certain nombre de variantes de ce dicton existe, mais l’idée reste la même: nous devons nous mettre à la place de quelqu’un d’autre afin de comprendre vraiment ce que traverse cette personne.


L’exemple suivant illustre ce concept. Le plus jeune fils de Martin aime porter les lunettes de son père, qui sont des verres médicaux prescrits. Son fils s’émerveille toujours au changement de perspective et de comment il voit les choses à travers les lunettes de son père. Cependant, il ne peut pas les porter trop longtemps, et il revient volontiers à sa propre réalité visuelle.


Pensez aux exemples dans votre vie où vous portez les lunettes de quelqu’un d’autre pour avoir une vue sur la façon dont le monde se voit du point de vue d’une autre personne. Ces cas portent tous sur la façon de créer l’empathie ou la compassion de ce que d’autres traversent. En vous basant sur l’expérience de ce fils avec les lunettes de son père, jusqu’où l’empathie peut-elle aller vraiment? Quelles sont ses limites?


ÉTAPE 2—Explorer


Pour les moniteurs: Alors que nous dépassons les premiers chapitres de Job en étudiant plus en détail les différents discours, nous voyons comment, d’abord, Job et ses trois amis développent un discours. Avec cet aperçu à l’esprit, il est important de comprendre que, tandis que les deux premiers chapitres et le dernier chapitre du livre sont écrits en prose, les chapitres restants (Job 3: 3-42: 6) sont composés dans un style poétique. L’une des principales caractéristiques de la poésie hébraïque est le parallélisme qui existe entre les différentes lignes poétiques, comme, par exemple, dans Job 8: 3: « Dieu renverserait-Il le droit? Le Tout Puissant renverserait-Il la justice? » (LSG).


Au-delà, l’autre appareil poétique important dans Job est l’imagerie riche qui est utilisée tout au long du livre, illustrant avec force les discours; par exemple, l’image d’un travailleur engagé et ses difficultés, dans Job 7: 1-6, représentant la vie de souffrance de Job, une vie « sans espoir » (Job 7: 6). Il est important de mentionner ces dispositifs poétiques dans nos discussions en classe, afin de prendre conscience de la façon dont ils servent à enrichir notre compréhension de l’Écriture.


Commentaire biblique


Les lamentations de Job font écho à une anthropologie biblique qui met la lumière sur sa vision de la vie et de la mort. Alors qu’elles ne sont que ce qu’elles sont – des lamentations – et de cette façon, en mettant l’accent sur la mort et le négatif, les lamentations ouvrent également la voie à la communication avec Dieu. Si nous dirigeons même nos plaintes les plus amères à Dieu, nous sommes au bon endroit, et Dieu en prend soins.


  1. Structure du livre de Job (Lisez Job 1-42 avec la classe.)

À ce stade de notre étude de Job, il pourrait être intéressant d’examiner la structure littéraire du livre alors que Job et ses amis commencent à entrer dans leurs discours respectifs. Ce qui suit est un plan qui se concentre sur les parties les plus importantes:


  1. Prologue (Job 1, 2) – écrit en prose.

  1. Première complainte de Job (Job 3) – de là jusqu’au chapitre 42: 7, tout est écrit en style poétique.

  1. Premier cycle de dialogues: Éliphaz (Job 4, 5); Job (Job 6, 7); Bildad (Job 8) ; Job (Job 9, 10); Zophar(Job 11); Job (Job 12-14).

  1. Deuxième cycle de dialogues: Éliphaz (Job 15); Job (Job 16, 17); Bildad (Job 18); Job (Job 19); Zophar(Job 20) ; Job (Job 21).

  1. Troisième cycle de dialogues: Éliphaz (Job 22); Job (Job 23, 24); Bildad (Job 25) ; Job (Job 26, 27).

  1. Le monologue de Job (Job 28-31).

  1. Le discours d’Élihu (Job 32-37).

  1. La réponse de Dieu et la repentance de Job (Job 38-42: 6)

  1. Épilogue (Job 42: 7-17) – texte en prose.

Il est intéressant de noter qu’à la suite de la complainte initiale de Job, dans le chapitre 3, les deux premiers cycles de dialogue sont structurés de manière presqu’identique, avec un ami parlant et Job répondant. Le troisième cycle est plus court et conduit au monologue étendu de Job. Le discours d’Elihu sert d’intervalle et enfin Dieu parle. Tout cela crée un fort mouvement vers la réponse de l’Éternel, qui sert de point culminant littéraire du livre de Job. Après Sa réponse, l’épilogue (écrit en prose et non en poésie, tout comme le prologue) conclut le livre de Job, qui est certainement une œuvre d’art littéraire admirablement conçue.


Considérez ceci: Quelles autres observations avez-vous quand vous regardez la structure du livre de Job?


  1. L’état des morts (Lisez Job 14 et Jean 11: 11-14 avec la classe.)

Alors que Job très probablement n’a pas l’intention que son récit serve d’amorce à la doctrine biblique de l’état des morts, les déclarations tout au long de son discours montrent clairement qu’il comprenait la mort comme un sommeil inconscient, un point de vue partagé dans toute la Bible. Il est intéressant de noter que sur les deux livres (Job et Genèse) qui se dressent au début de l’écriture de la Bible, le livre de Job traite des questions de la souffrance et de la mort, des questions qui ont été déformées à travers les âges en déformant également le caractère de Dieu et en amenant les gens à croire en l’immortalité de l’âme. Les deux questions pointent vers le mensonge initial de Satan en Éden (cf. Genèse 3: 1-5). Job parle de la vie humaine comme étant éphémère (Job 14: 2), ce qui contraste la mortalité humaine avec l’immortalité exclusive de Dieu (1 Tim 6:16). Puis il compare la mort humaine à un sommeil (Job 14: 10-12; cf. aussi Ps. 13: 3; Jer. 51:39, 57; Dan. 12: 2) au cours duquel il n’y a aucun état de conscience (Ecc. 9: 5, 6).


Puisqu’il y a une harmonie dans l’Écriture et la continuité entre l’Ancien et le Nouveau Testament, cette imagerie de la mort comme un sommeil est reprise dans le Nouveau Testament et appliquée de la manière la plus spectaculaire par Jésus Lui-même à la mort de Son ami Lazare (Jean 11:11 -14). Ses disciples et apôtres réitèrent à travers leurs écrits cette compréhension de la mort comme un sommeil (Actes 7:60; 1 Cor 15:51, 52; 1 Thes. 4: 13-17; 2 Pierre 3: 4). Enfin, les dernières scènes de l’Apocalypse se réfèrent à un moment où il n’y aura plus de souffrance et de mort (Apocalypse 21: 4), à la suite de la résurrection à la vie éternelle ou à la destruction finale. (1 Cor 15: 26, Apo. 2: 11, 20:14, 21: 8).


Considérez ceci: Pourquoi la croyance en l’immortalité de l’âme est-elle si répandue dans les églises chrétiennes? Comment cela affecte-t-il notre image de Dieu?


III. L’état des vivants (Relisez Job 7: 17-21; 14: 13-15; 19:25, 26; et Jean 3:16 avec la classe.)


Aucune anthropologie biblique ne serait complète en pointant uniquement au moment du décès humain. En effet, la métaphore biblique de la mort comme un sommeil implique une prise de conscience, ce qui conduit à la doctrine de la résurrection, qui à son tour, nous conduit à Jésus-Christ. La grande question « Qu’est-ce que l’homme » dans Job 7:17 ne peut être répondue qu’en regardant à la vie, à la mort et à la résurrection du Fils de Dieu, dont le retour à la vie sert de garantie pour notre victoire sur la mort (Jean 5: 28, 29). Job avait déjà un concept de cette résurrection (Job 19:25, 26). Le Père qui a envoyé Son Fils pour mourir pour nos péchés répond à toutes les questions de la vie et de la mort une fois pour toutes (Jean 3:16).


Considérez ceci: Comment avez-vous eu du mal avec le concept de la théodicée? Quelle a été votre réponse?


ÉTAPE 3—Appliquer


Pour les moniteurs: Chacun de nous a des moments où la dépression l’enveloppe et sa souffrance devient trop pour être supportée. Les lamentations de Job peuvent nous aider à orienter nos douleurs à la bonne adresse.


Application:


Certains chrétiens se sentent coupables de leurs pensées dépressives. Pourquoi cela pourrait-il être ainsi?


Comment gérez-vous la réalité des pensées négatives et de la dépression?


ÉTAPE 4—Créer


Pour les moniteurs: La dépression est un problème très réel à l’intérieur et hors de l’église. Il est important de résoudre ce problème dans une perspective chrétienne.


Activités:


Invitez un conférencier, peut-être votre pasteur ou un psychologue de votre église, pour présenter le sujet de la dépression à votre classe de l’École du Sabbat. Il serait bon d’inclure des stratégies pratiques dans la présentation sur la façon de traiter la dépression.


Tendez la main à quelqu’un qui traverse une dépression et partagez avec lui vos idées nouvellement acquises sur le sujet. Assurez-vous de prier avec lui.


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Une Eglise Adventiste de langue anglaise a été créée il y a 20 ans à Vienne en Autriche par quelques membres dont l’objectif était d’atteindre les étrangers. Aujourd’hui, ce groupe missionnaire a atteint 200 membres et cherche désespérément un lieu de culte.


Un groupe de jeunes adventistes à Ragusa en Italie fait face à une situation similaire et attend impatiemment notre aide.


À Paris en France, les croyants espèrent construire un centre judéo-adventiste pour atteindre les 700 000 Juifs qui y vivent.


Ce trimestre, vos offrandes du treizième sabbat auront un impact significatif sur la mission en Europe. Pour les histoires, les vidéos et plus, visitez notre site sécurisé.


Tout au sujet des gens



Édité par NIKOLAUS SATELMAJER • JOHN MATHEWS


Donner est un sujet volatile pour la plupart d’entre nous. Mais c’est un principe biblique qui mérite plus d’attention. Pour certain, parler d’une intendance fidèle est comme marcher sur de la glace fragile. Les réactions vont de « tout ce que tu veux c’est mon argent » à « n’est-ce pas là essayer de conclure un marché avec Dieu? » Où est la vérité? Y a-t-il un équilibre? Une chose est certaine — nous devons fidèlement donner nos possessions à Dieu ou autrement nous les permettons d’être une barrière spirituelle entre nous et Lui.


La malédiction sans Cause?


Sabbat Après-Midi


Étude de la semaine: Ps. 119: 65-72; Job 2: 11-13; Job 4: 1-21; Rom. 3:19, 20; 1 Cor. 3 :19; Heb. 12: 5; Matt. 7: 1.


Verset à mémoriser: « L’homme serait-il juste devant Dieu? Serait-il pur devant Celui qui l’a fait? » (Job 4:17, LSG).


La semaine dernière, nous avons souligné l’importance de nous placer nous-mêmes dans la position de Job, du moins dans la mesure du possible. En un sens, cela ne devrait pas avoir été que dur, parce que nous avons tous été là; c’est-à-dire, dans une certaine mesure, nous nous sommes tous trouvés plongés dans la souffrance qui semble souvent n’avoir aucun sens et certainement ne semble pas juste.


En essayant de garder ce point de vue dans le reste de la leçon, nous devrions également trouver le point de vue des autres personnes dans l’histoire, les hommes qui sont venus se lamenter et pleurer avec Job. Et cela ne devrait pas être si difficile non plus. Qui parmi nous n’a pas vu la souffrance des autres? Qui n’a pas cherché à consoler les autres dans leur douleur et perte? Qui ne sait pas ce que cela signifie d’essayer de trouver les mots justes pour parler à ceux dont la douleur coupe nos propres cœurs? En fait, tant du livre de Job est vraiment repris avec le dialogue entre Job et ces hommes, car ils ont tous essayer de donner un sens à ce qui semble si souvent n’avoir aucun sens: l’interminable défilé de la souffrance humaine et la tragédie dans un monde créé par un Dieu aimant, puissant et bienveillant.


* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 5 Novembre.



Leçon


6


*29 Octobre– 4 Novembre


(page 46 de l’édition standard)


30 Octobre


Les grandes questions


La plupart des actions dans le livre de Job se déroulent dans les deux premiers chapitres. Là, le voile entre le ciel et la terre est levé, et nous avons un aperçu de la réalité dans son ensemble qui, autrement, restait cachée à nos yeux. Aussi loin que nos télescopes peuvent scruter le cosmos, ils ne sont pas capables de nous révéler ce qui nous a été révélé dans ce livre, écrit des milliers d’années dans un désert qui est probablement situé aujourd’hui en Arabie Saoudite. Job montre également à quel point le surnaturel, le royaume de Dieu et des anges, est étroitement lié au monde naturel, à la terre et à nous qui l’habitons.


Après les deux premiers chapitres, beaucoup du livre de Job consiste à ce qui est appelé dans le secteur de la télévision « têtes parlantes » (les présentateurs de télévision dont on ne voit que les têtes), l’objectif étant le dialogue. Dans ce cas, les têtes parlantes sont Job et les hommes qui viennent discuter des questions vitales: la théologie, la douleur, la philosophie, la foi, la vie et la mort.


Et pourquoi pas, après tout ce qui est arrivé à Job? Il est si facile d’être pris dans les choses banales de la vie, l’entreprise de tout simplement vivre au jour le jour, et d’oublier ce que sont les questions importantes et grandes. Il n’y a rien de plus grand que la calamité, soit la nôtre ou celle des autres, qui puisse nous secouer et nous faire sortir de notre léthargie spirituelle et nous amener à commencer à poser les questions importantes.


Lisez Psaume 119: 65-72. Que dit le psalmiste?


Le psalmiste était en mesure de voir le bien qui découle des épreuves qui l’affligeaient. À certains moments, les épreuves peuvent n’être qu’une bénédiction déguisée, en ce qu’elles nous conduisent vers le Seigneur, ou elles peuvent nous amener à Le chercher en premier. Qui n’a pas entendu des histoires de gens parvenus à un point de crise, et c’est seulement alors qu’ils sont revenus à Dieu ou se sont abandonnés à Lui pour la première fois? Parfois, les épreuves, bien qu’horribles et tragiques, peuvent être utilisées pour un bien que nous pouvons voir dans le temps. D’autres fois, elles paraissent arbitraires et dénuées de sens.


Comment avez-vous été en mesure de revenir sur les épreuves passées et voir le bien qui en a découlé? Comment traitez-vous ces épreuves qui ne vous ont rien apporté de bon?


Dimanche


(page 47 de l’édition standard)


31 Octobre


Depuis quand périt l’innocent?


Lisez Job 2: 11-13. Qu’est-ce que cela nous apprend sur la façon dont les amis de Job voyaient sa situation?


Ayant appris ce qui est arrivé à Job, ces hommes « se concertèrent » (Job 2:11, LSG); autrement dit, ils ont prévu aller voir leur ami. Les versets transmettent l’idée qu’ils ont été abasourdis par ce qu’ils ont vu, et ils ont commencé le processus de deuil avec lui. Selon le texte, ils sont assis en silence, ne disant mot. Après tout, que pouvez-vous dire à quelqu’un dans une situation telle que Job? Cependant, quand Job a parlé en premier en exprimant ses plaintes, ces hommes eurent beaucoup à dire.


Lisez Job 4: 1-11. Quel est le sens des paroles d’Éliphaz à Job?


Peut-être une bonne ouverture pour un livre sur le conseil en cas de douleur pourrait mettre en exergue Éliphaz. Le chapitre d’ouverture pourrait avoir été intitulé « Que ne puis-je dire à une âme dans la douleur ». Bien évidemment, ces hommes sympathisaient avec Job, seulement la sympathie est allée trop loin. Il semble que pour Éliphaz, la pureté théologique était plus importante que la consolation de base. C’est dur d’imaginer quelqu’un venir à une personne qui passe par toutes les épreuves telles que Job et lui dire essentiellement: Eh bien, vous devez l’avoir mérité, parce que Dieu est juste, et que seuls les méchants souffrent de cette façon.


Même si on estime que c’était cela dans le cas de Job, quel bien produit-il en lui disant pareilles paroles? Supposons qu’un chauffeur conduise en toute vitesse et qu’il fasse un accident de voiture et perde toute sa famille. Pouvez-vous imaginer quelqu’un aller chez lui tout de suite, au milieu de sa douleur, et lui dire: Dieu vous punit pour votre excès de vitesse? Le problème avec la parole d’Éliphaz n’est pas seulement sa théologie douteuse; le plus gros problème est son insensibilité à Job et à tout ce qu’il traversait.


Pensez à un moment où les gens vous consolent au milieu de la perte et de la douleur. Qu’ont-ils dit? Comment l’ont-ils dit? Qu’avez-vous appris de cette expérience qui puisse vous aider dans une position de consolateur pour quelqu’un d’autre?


Lundi


(page 48 de l’édition standard)


1er Novembre


Un homme et Son Créateur


Éliphaz ne gagnerait certainement pas de prix pour le tact et la sympathie avec ses lignes d’ouverture. Il disait fondamentalement qu’il était facile pour Job d’être la lumière et le confort aux autres quand les choses se passent bien. Mais alors que le mal l’avait atteint, il est « troublé ». Pourtant, cela ne devrait pas être ainsi. Dieu est juste, et donc le mal qui vient sur nous est mérité.


Lisez Job 4: 12-21. Quel autre argument Éliphaz présente-t-il à Job?


Il y a beaucoup de choses fascinantes qu’on pourrait analyser ici, y compris la façon dont ces hommes comprenaient la nature et le caractère du vrai Dieu, avant même la montée de la nation d’Israël. L’ensemble de ce livre nous montre qu’en effet, plusieurs personnes à part les patriarches et puis finalement les Israélites savaient quelque chose du Seigneur. Ici, en fait, nous voyons Éliphaz cherchant à défendre le caractère de Dieu.


Ce qu’Éliphaz entend par « visions de la nuit » était en de nombreuses façons une théologie très solide (voir Ps. 103: 14; Esa 64: 7; Rom. 3:19, 20). Nous, les humains, somme d’argile, nous sommes donc temporaires, et nous pouvons être écrasés aussi facilement qu’un papillon de nuit. Et bien sûr, quel homme ou femme peut être plus juste que Dieu?


D’autre part, ses paroles étaient banales et ne cadraient en rien avec la circonstance. Le problème n’est pas si Job était meilleur que Dieu. Ce n’était pas la plainte de Job. Il parlait surtout de comment il était misérable, de comment il souffrait, pas qu’il était en quelque sorte plus juste que Dieu.


Éliphaz, cependant, semble avoir lu tout cela dans ce que Job dit. Après tout, si Dieu est juste, et si le mal ne vient que sur le méchant, alors Job doit avoir fait quelque chose pour mériter ce qu’il traversait. Par conséquent, les plaintes de Job étaient injustes. Désireux de défendre Dieu, Éliphaz commence à sermonner Job. Même plus que juste une sagesse ordinaire qu’il croyait avoir sur Dieu, Éliphaz avait quelque chose d’autre aussi: une révélation surnaturelle pour en quelque sorte étayer sa position. Le seul problème, toutefois, est que sa position était hors sujet.


Que pouvons-nous apprendre de ce récit sur la façon dont, même si nous avons raison sur une position, nous pourrions ne pas nous exprimer de la façon la plus utile et rédemptrice?


Mardi


(page 49 de l’édition standard)


2 Novembre


L’enracinement de la folie


Dans le chapitre 5, Éliphaz continue avec son argument. C’est presque la même chose que ce qu’il a dit dans le chapitre précédent: le mal n’arrive qu’aux mauvaises personnes. Imaginez comment Job a dû se sentir, lui qui savait que ce n’était pas vrai et qu’il ne méritait pas sa situation. Cependant, il y a un problème ici: ce n’est pas tout ce que dit Éliphaz ici qui est erroné. Au contraire, beaucoup de ces pensées trouvent un écho dans d’autres parties de la Bible.


Comment les textes suivants reflètent-ils les sentiments exprimés dans Job 5?


Ps. 37:10


Prov. 26:2


Luc 1:52


1 Cor. 3:19


Ps. 34:6


Heb. 12:5


Os. 6:1


Ps. 33:19


Mercredi


(page 50 de l’édition standard)


3 Novembre


Prompt à juger


Beaucoup de ce qu’Éliphaz dit à Job est correct. C’est-à-dire, il a relevé beaucoup de points valides, lesquels sujets se retrouvent exprimés plus tard dans la Bible. Et pourtant, quelque chose était encore terriblement mauvaise avec sa réponse à Job. Le problème n’était pas tellement ce qu’il disait; le problème était plus le contexte dans lequel il l’a dit. Ce qu’il disait, les vérités qu’il soulignait, n’étaient tout simplement pas applicables à la situation spécifique. (Voir la leçon de la semaine prochaine.)


Notre monde est un endroit compliqué. Il est facile de regarder une situation et ensuite se jeter sur quelques clichés ou même quelques textes de la Bible que vous pensez appliquer. Peut-être qu’ils le font. Mais souvent, ils ne s’appliquent pas à la situation. Voyez cette déclaration d’Ellen G. White sur comment nous sommes souvent responsables de ce qui nous arrive. « La Bible nous enseigne d’une façon parfaitement claire que ce que nous faisons est le résultat de ce que nous sommes. Nos expériences sont essentiellement le fruit de nos pensées et de nos actions. » – Éducation, p. 119.


Ceci est une vérité profonde et importante. Mais pourriez-vous imaginez un saint bien intentionné aller chez quelqu’un dans une situation comme celle de Job et lire à cette personne la précédente déclaration d’Ellen White? (Dans certains cas, malheureusement, nous pouvons l’imaginer.) Combien ce saint ferait-il beaucoup mieux en suivant ce conseil! « Il en est beaucoup qui prétendent représenter la justice de Dieu et qui sont loin de manifester Sa tendresse et Son grand amour. Il arrive souvent que ceux envers lesquels ils se montrent si sévères sont assaillis par la tentation. Satan lutte avec ces âmes, et des paroles dures et méchantes les découragent au point d’en faire la proie facile du tentateur. » – Ellen G. White, Le ministère de la guérison, p. 137.


En effet, comme c’est souvent le cas, il y a beaucoup plus de choses ici qu’Éliphaz et tous les autres, y compris Job, ne savaient. Ainsi, la promptitude d’Éliphaz au jugement, même avec toute sa théologie correcte, était à peine la bonne chose à faire, étant donné les circonstances.


Pourquoi les textes suivants doivent-ils toujours être dans nos esprits lorsque nous traitons avec les gens, et surtout ceux que nous croyons qu’ils ont péché? Matt. 7:1, 2; Rom. 2:1–3; 1 Cor. 4:5.


Même si Éliphaz avait raison, et que Job méritait ces souffrances, ses paroles étaient imprudentes et mal venues. Job est comme un symbole pour toute l’humanité, car nous sommes tous pris dans le grand conflit, et nous en souffrons tous. Et nous avons tous, à un certain moment, besoin de compassion et de sympathie, pas de sermon. Bien sûr, il y a un temps pour les sermons. Mais quand un homme s’assied sur un tas de cendres, sa vie ruinée, ses enfants morts, et son corps plein de plaies – ce n’est vraiment pas le moment.


Jeidi


(page 51 de l’édition standard)


4 Novembre


Réflexion avancée: Comme nous l’avons vu, ce n’est pas qu’Éliphaz manquait de sympathie pour Job. Seulement sa sympathie prenait la deuxième place dans ce qu’il considérait comme son besoin de défendre le caractère de Dieu. Après tout, Job souffrait terriblement, et Dieu est juste; par conséquent, Job doit avoir fait quelque chose pour mériter ce qui lui est arrivé. Voilà tout au sujet de la justice de Dieu, conclut Éliphaz. Par conséquent, Job a eu tort de se plaindre de son sort.


Bien sûr, Dieu est juste. Mais cela ne veut pas dire automatiquement que nous allons voir Sa justice se manifester dans toutes les situations qui se passent dans ce monde déchu. La vérité est que ce n’est pas ainsi. La justice et le jugement viendront, mais pas nécessairement maintenant (Apo. 20:12). Une partie de ce que cela signifie de vivre par la foi est de faire confiance à Dieu que la justice qui manque ici sera un jour révélée et rendue manifeste.


Ce que nous voyons avec Éliphaz apparait également dans les attitudes de quelques-uns des scribes et des pharisiens envers Jésus. Ces hommes étaient tellement pris dans leur désir d’être « fidèles » et religieux au point que leur colère face aux guérisons que le Seigneur opérait le sabbat (voir Matthieu 12) noyait ce qui aurait dû être leur bonheur du fait que le malade avait été guéri et soulagé de sa souffrance. Quel que soit combien les paroles de Christ étaient spécifiques dans le texte suivant, le principe est que ceux qui aiment Dieu et qui sont jaloux de Sa cause doivent toujours se rappeler: « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! Parce que vous payez la dime de la menthe, de l’aneth et du cumin, et que vous laissez ce qui est plus important dans la loi, la justice, la miséricorde et la fidélité: c’est là ce qu’il fallait pratiquer, sans négliger les autres choses. » (Matt. 23:23).


Discussion:


Comment peut-on connaitre la différence entre le moment où quelqu’un a besoin de compassion et de sympathie et quand une personne a besoin des sermons et peut-être même de la réprimande? Pourquoi serait-il généralement préférable de rester du côté de la compassion et de la sympathie quand nous avons affaire à ceux qui souffrent, même par leurs propres péchés et méfaits?


Lisez à nouveau les paroles d’Éliphaz à Job dans les chapitres 4 et 5. Dans quelle situation ces paroles peuvent-elles être plus appropriées?


Supposons que vous étiez un ami de Job et que vous fussiez allé le voir quand il était assis sur le tas de cendres. Qu’est-ce que vous lui auriez dit, et pourquoi? Si vous aviez été à sa place, qu’auriez-vous souhaité que les gens vous disent?


Vendredi


(page 52 de l’édition standard)


Belle au moment voulu par Dieu: 1e partie


Mihaela était la seule enfant dans sa famille en Roumaine. Ses parents étaient des enseignants, et la famille aimait passer du temps ensemble.


Quand la mère de Mihaela a commencé à fréquenter l’Église Adventiste du Septième Jour, son père ne s’y opposa pas, mais plutôt Mihaela. Elle avait 18 ans à l’époque et elle contesta les nouvelles idées de sa mère. Quand sa mère se débarrassait de ses bijoux, Mihaela lui dit qu’elle avait l’air nu. Néanmoins, Mihaela aimait toujours sa mère et voulait lui plaire.


Lorsque Mihaela est entrée à l’université, elle sentait souvent que ses pensées étaient opposées à Dieu et à la religion. Elle pensa à ce que sa mère lui avait dit au sujet des croyances adventistes et commença même à défendre ces croyances dans les débats avec d’autres étudiants. Mais elle résistait à un intérêt plus profond en la religion. Elle raisonnait en disant qu’elle était jeune et avait toute la vie à penser à Dieu et à la religion.


Pendant ses études à l’université, Mihaela fit la connaissance d’un jeune homme très populaire. Il semblait que toutes les filles sur le campus voulaient sortir avec lui. Il était beau et charmant, et sa famille était riche. Mais il a choisi avoir Mihaela comme amie. Quand elle avait 21 ans, ils se marièrent. Mihaela sentait que Dieu l’avait comblée avec Son approbation en lui permettant d’épouser un tel homme souhaitable.


Le jeune couple visitait souvent leurs familles respectives. Alors que les parents de Mihaela jouissaient d’une maison paisible qui se vouait aux recherches intellectuelles, la famille de son mari n’aimait pas les plaisirs de la famille très unie.


Les beaux-parents de Mihaela cessèrent de supporter les études de leur fils après son mariage, alors Mihaela obtint un emploi pour aider à payer ses frais de scolarité. Elle ne travaillait pas le samedi et le plus souvent, elle passait toute la journée à faire le ménage. Mais elle se trouvait souvent aux prises avec sa conscience sur ce que sa mère lui avait enseigné au sujet de l’observation appropriée du sabbat.


Comme le temps passait et que son mari n’avait toujours pas encore terminé ses études, le jeune couple commença à avoir des problèmes dans leur mariage. Souvent, quand une crise vient, elle prie que si Dieu les aide à résoudre leurs problèmes, elle deviendrait Adventiste. Mais quand la crise passait, elle oubliait sa promesse.


Quand les beaux-parents de Mihaela apprirent que son mari n’avait pas encore terminé ses études, ils devinrent furieux contre lui et l’accusèrent de perdre sa vie et leur argent. En colère, il appela Mihaela au service et lui dit qu’ils allaient quitter l’appartement que ses parents leur avaient donné. « Je vais quitter l’école et pourvoir aux besoins de ma famille avec mes propres mains! », dit-il hardiment.


À contrecœur, Mihaela rentra chez eux et emballa leurs affaires. Ils allèrent loger avec la sœur de son mari qui vivait dans la même ville. Mihaela continuait à travailler pendant que son mari travaillait sur l’obtention d’un visa pour quitter le pays.



A suivre .....


Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site web: www.AdventistMission.org


Histoire


La leçon en Bref


Textes clés: Job 4:1–21, Matthieu 7:1


Objectifs:


Savoir: Comprendre le rôle des amis de Job dans leur intention de se joindre à lui dans son deuil.


Ressentir: Ressentir la vulnérabilité et la frustration de Job quand Éliphaz commence à parler de la cause de la souffrance de Job.


Agir: S’abstenir de juger facilement d’autres, et dans le même temps, ne pas négliger l’importance de l’exhortation biblique.


Plan d’apprentissage:


  1. Savoir: Conseil en matière de deuil

A Comment d’autres personnes ont-ils réagi envers vous dans une situation dans laquelle vous avez vécu la souffrance?


B Quelle a été la réaction la plus utile des autres envers votre souffrance? Que voulez-vous qu’ils aient fait différemment?


  1. Ressentir: Éliphaz parle

A Quelle erreur Éliphaz a-t-il vraiment commise en parlant de la cause et de l’effet du péché? Pourquoi est-ce si mauvais?


B Que pouvons-nous apprendre d’Éliphaz (et de la réaction de Job à Éliphaz) en termes de réponses théologiques appropriées à la souffrance?


III. Agir: Juger et exhorter


A Comment, catégoriquement, faut-il comprendre le commandement de Matthieu 7: 1 de ne pas juger?


B Où placeriez-vous la fine ligne qui existe entre juger les autres et le concept biblique d’exhortation?


Résumé: Alors que l’arrivée des amis de Job comporte des éléments réconfortants pour la souffrance de leur ami, une fois qu’ils commencent lentement et surement à juger sans pitié Job sur la base de ce qu’ils comprennent de la théologie. Bien que ce ne soit pas tout qui soit faux de cette théologie, elle est essentiellement viciée. En outre, des réponses et des généralisations théologiques ne devraient jamais être des réponses à la souffrance.


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Développement


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: Psaume 119:65–72


Concept clé de croissance spirituelle: Un jugement vrai et bon ne peut venir que de l’instruction de Dieu (Heb. Torah). Le psalmiste a reconnu cette vérité dans la plus longue des trois Torah-psaumes (Ps. 119: 66), qu’on trouve dans le livre des Psaumes (Ps 1, 19, 119). Parfois le vrai jugement est étonnamment peu orthodoxe, selon la sagesse de ce monde (1 Cor. 3:19). Que la sagesse soit peu orthodoxe ou conventionnelle, nous devons nous assurer que nous ne prenons pas le rôle de Dieu dans le jugement dans notre application de celle-ci, (comme Éliphaz le fait), de peur d’être jugé.


Pour les moniteurs: Qui a été à la scène de la souffrance et n’a pas essayé de fournir une réponse facile dans une tentative de donner un sens à ce qui est un non-sens, même en fournissant un type d’espoir, quel que soit combien déformé cet espoir peut être? « Peut-être que Dieu a permis à votre fils de mourir dans l’accident de voiture parce qu’il savait que, plus tard dans la vie, il abandonnerait Dieu et l’église. » Bien que ces tentatives semblent presque sonner avec un ton de l’absurdité des fauteuils confortables de la vie normale, elles ont pourtant à l’arrière-plan, aux moments de la souffrance, la caractéristique d’être lancées par des gens bien intentionnés tels que les voisins, les amis et même les membres de la famille. Les amis de Job ne font pas exception, et peut-être nous ne devrions pas être trop pressés à les juger, parce que, après tout, ils sont venus réconforter Job.


Discussion d’ouverture: Tout en travaillant comme missionnaires dans le beau pays de la Bolivie, en Amérique du Sud, un homme et sa famille ont reçu des nouvelles tragiques. Le père de l’homme était décédé dans un accident domestique de l’autre côté du monde. Après le choc initial, le missionnaire est sorti de sa maison pour parler aux administrateurs de l’institution où sa famille travaillait à ce moment-là. Il voulait leur informer de sa perte et comprendre les données logistiques du voyage à la maison pour assister aux funérailles et à la succession de son père.


Par la suite, il ne se souvenait plus de ce qu’il a dit aux administrateurs. Mais il y a une chose dont il se souvenait très bien: un moment où quatre hommes, y compris lui-même, étaient assis sur un banc dans les jardins en face du bâtiment administratif, en train de pleurer en se tenant les uns les autres en guise de soutien. Les administrateurs versaient les larmes de douleur sur sa perte. À travers le rideau brillant de ses propres larmes et la douleur, l’homme est soudainement venu à apprécier les amis de Job un peu plus. Car ils sont arrivés de toutes sortes de directions différentes, ils sont restés pendant sept jours avec Job, pleurant et partageant sa douleur sans dire mot (Job 2: 11-13).


Que pouvons-nous apprendre des amis de Job, à ce stade de l’histoire?


ÉTAPE 2—Explorer


Pour les moniteurs: Il est probablement facile au cours de cette leçon d’être critique envers Éliphaz et condamner sa mauvaise théologie comme sans cœur et loin de l’amour de Dieu. Cependant, nous pourrions alors nous retrouver dans la même position qu’Éliphaz a prise envers la souffrance de Job: condamner Éliphaz selon un schéma théologique du bien et du mal, qui ne correspond pas toujours à la réalité. Autant que nous devrions rester loin de la façon dont Éliphaz et d’autres amis de Job le condamnaient, nous devrions probablement rester au moins aussi loin et éviter de condamner ses amis pour leur mauvaise théologie et l’approche sans pitié à la souffrance de Job.


La question la plus importante ici est de savoir comment nous, Adventistes du septième jour, pouvons diminuer la souffrance autour de nous et trouver les paroles appropriées pour ceux qui souffrent.


Commentaire biblique


Comment peut-on répondre de manière adéquate aux personnes qui subissent une souffrance? Comment pouvons-nous faire preuve de compassion, tout comme les amis de Job, qui sont restés et ont pleuré avec Job pendant sept jours, tandis que, dans le même temps, ne pas tomber dans les pièges des réponses faciles aux situations déconcertantes que la vie jette sur nous? Comment pouvons-nous faire face à notre propre souffrance dans une perspective biblique?


  1. Le deuil (Lisez Job 2: 11-13, Ecc. 7: 2, et Ps. 30: 5 avec la classe.)

Les amis de Job sont venus rester avec lui pendant sept jours, ce qui donne peut-être l’origine du rituel du deuil juif appelé « assise de shiva (sept) ». Sept jours de sympathie et de compassion. Il est intéressant de noter que c’est Job qui rompt le silence à la fin des sept jours dans une tentative de traiter sa douleur.


Il y a quelques dénominateurs communs dans la façon dont nous traitons notre chagrin en tant qu’humain. En tant que chrétiens, nous pouvons aider les autres (et parfois nous-mêmes) à être conscient de ces étapes:


(1) La cause de notre douleur doit être acceptée comme une réalité. Il existe une tendance intéressante dans l’esprit humain à fermer nos portes mentales sur les choses qui ne nous plaisent pas, en espérant que, de cette façon, elles disparaitront en quelque sorte. Si vous souhaitez traiter votre douleur et votre souffrance, la première étape consiste à accepter la réalité.


(2) La deuxième étape dans le « processus de deuil » est la volonté de souffrir réellement des douleurs et de la perte. Personne n’aime souffrir. C’est un instinct humain d’éviter la douleur. Toutefois, si nous voulons aller vers la guérison intérieure, nous devons être prêts à marcher à travers la vallée de l’ombre de la mort, comme le dit Psaume 23: 4. La douleur doit être confrontée et exprimée.


(3) Si vous voulez traiter votre douleur, vous devez vous réinsérer dans la vie. Si votre conjoint ou votre enfant est décédé, vous pouvez peut-être retourner sur les lieux familiers que vous aviez visités ensemble. Il n’est pas sain de vivre une vie qui tente d’éviter tout ce qui pourrait vous rappeler votre bienaimé. Se promener sur la même plage où vous avez toujours marché ensemble pourrait être une expérience douloureuse, mais aussi le début de quelque chose de nouveau. Parfois, nous passons tellement de temps en encadrant soigneusement nos mémoires et en remplissant notre vie jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’espace pour une nouvelle vie. Les souvenirs sont bons et importants, mais la vie continue. Notre vie ne devrait pas être un musée poussiéreux de photographies du défunt.


(4) La dernière étape est de dire au revoir à votre bienaimé. Que ce soit la perte d’un conjoint ou d’un fœtus, d’un emploi ou d’un animal de compagnie – la douleur de la perte se produit à tous les niveaux. Mais nous devons atteindre le point où nous disons consciemment « adieu ».


Considérez ceci: Comment avez-vous trouvé de l’aide à travers le processus de deuil, en fonction de ces quatre étapes?


  1. Éliphaz parle (Relisez Job 4 et 5 avec la classe.)

La réponse initiale à la lamentation de Job au chapitre 3 vient d’Éliphaz de Théman. (Théman est situé dans Édom, dans Genèse 36:11, Teman est un descendant d’Éliphaz, qui est de la ligne d’Ésaü.) On aurait souhaité qu’Éliphaz de Théman fût resté silencieux. Mais malheureusement il a parlé. Ses paroles (Job 4 et 5) sont marquées par la théologie de la rétribution, établissant une relation directe entre le péché de Job et la punition de Dieu. Il introduit ses paroles dans une lumière la plus positive, recommandant Job à son rôle de conseiller à d’autres dans les temps passés (Job 4: 1-4). Mais ensuite, il change de ton, dans le verset 5 ( « Maintenant que tu es atteint, tu te troubles! » [LSG]), ce qui indique que les innocents ne périssent pas (Job 4: 7, 8). Il justifie cette réclamation par ses observations personnelles, et aussi avec une certaine révélation divine secrète qui lui est venue dans un rêve qu’il trouve étrange (Job 4: 12-16), les deux sources étant très subjectives en matière de la connaissance.


Dans le chapitre suivant, Éliphaz enfonce alors le clou, en concluant que Job doit avoir agi comme un fou (Job 5: 1-5) et il termine avec un appel à Job de se tourner vers Dieu (Job 5: 8), de se repentir, et de rechercher une fois de plus la faveur divine (Job 5: 11-18). Le gros problème est que, bien qu’il y ait une relation entre l’obéissance et les bénédictions (ou la désobéissance et les malédictions) ce qui est biblique, dans la plupart des cas, la situation est plus compliquée que nos observations humaines ne peuvent démêler. Notre responsabilité est de construire le roseau brisé et non de l’abattre (Ésaïe 42: 3), quelque chose qu’Éliphaz a royalement manqué de faire.


Considérez ceci: Pourquoi est-il si facile de tomber dans le même raisonnement qu’Éliphaz a utilisé dans son discours?


III. Jugement et exhortation (Relisez Matthieu 7: 1, 2; Romains 3:19 et Hébreux 12: 5 avec la classe.)


De nombreux commentateurs ont souligné la contradiction apparente entre la déclaration catégorique de Matthieu 7: 1 (« Ne jugez pas »; cf. aussi Rom 2: 1; 14:10, 13; Jacques 4:11, 12; 1 Cor. 4: 5) et d’autres déclarations dans la Bible qui semblent encourager le jugement (par exemple, 1 Cor 2:15; 5:12, 13; 6: 1-4). Le contexte joue un rôle très important dans la résolution de cette tension: tandis que la Bible interdit clairement le jugement qui est basé sur la tradition humaine ou sur une attitude hypocrite, elle encourage le jugement d’après les normes de Dieu et Sa Parole (Jean 7:24), mais surtout dans l’amour.


Considérez ceci: Quelle est la place de l’avertissement biblique dans la vie chrétienne?


ÉTAPE 3—Appliquer


Pour les moniteurs: Cela nous semble assez naturel de relier la souffrance au péché. Souvent, nous basons notre connexion sur des sources subjectives similaires à celles qu’a utilisées Éliphaz pour construire son jugement.


Application:


Quand nous parlons aux autres à propos du caractère de Dieu, quelles sources utilisons-nous pour notre argument? Sont-elles fondées sur autre chose que la Bible?


Devrions-nous connecter la souffrance au péché? Si oui, quand et dans quelles circonstances?


ÉTAPE 4—Créer


Pour les moniteurs: En tant qu’Adventistes du septième jour, nous sommes parfois accusés d’être légalistes de la façon dont nous pensons que les amis de Job sont légalistes. La bonne nouvelle est que, nous ne le sommes pas!


Activités:


  1. Créer une liste des « faites » et « ne faites pas » concernant la question de l’observance du sabbat. Puis discutez de cette liste avec votre classe et posez la question importante: Ces listes d’autorisations et d’interdictions sont-elles la meilleure façon de considérer l’observance du sabbat? Pourquoi ou pourquoi pas?

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La répression punitive


Sabbat Après-Midi


Lecture de la semaine: Job 8:1–22, Esa. 40:12–14,

Job 11:1–20, Gen. 6:5–8, 2 Pie. 3:5–7.


Verset à mémoriser: « Prétends-tu sonder les pensées de Dieu, parvenir à la connaissance parfaite du Tout Puissant? » (Job 11: 7, LSG)?.


Le problème de la souffrance humaine continue sûrement de décourager l’humanité. Nous voyons les « bonnes » personnes souffrir d’immenses tragédies, alors que des méchants mènent impunément leur vie. Il y a quelques années un livre est sorti intitulé: Pourquoi de mauvaises choses arrivent-elles aux bonnes personnes? C’était l’une des nombreuses tentatives au cours des millénaires à venir à une réponse satisfaisante à ce problème. Ce n’était qu’une tentative. Beaucoup d’autres écrivains et penseurs ont écrit de leur lutte pour se réconcilier avec la souffrance humaine. Ils ne semblent pas avoir trouvé les bonnes réponses.


Ce thème, bien sûr, est celui du livre de Job, et nous continuons à explorer pourquoi même les « bonnes » personnes telles que Job, souffrent dans ce monde. La différence fondamentale entre le livre de Job et les autres, cependant, est que Job ne se fonde pas sur les perspectives humaines de la souffrance (bien que nous voyions beaucoup de cela dans le livre); plutôt, parce que c’est la Bible, nous avons un regard sur la perspective de Dieu sur le problème.


Cette semaine, nous lisons plus de discours des hommes qui sont venus à Job dans sa misère. Que pouvons-nous apprendre d’eux, en particulier de leurs erreurs, et tout comme ils l’ont essayé, et plusieurs autres après eux, essayer de venir à bout du problème de la douleur?


* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 12 Novembre.


Leçon


7


* 5–11 Novembre


(page 56 de l’édition standard)


6 Novembre


Plus d’accusations


Comme si le sermon d’Éliphaz n’avait pas causé assez de tort, Job a fait alors face à Bildad, qui dit quelque chose de semblable à ce qu’avait dit Éliphaz. Malheureusement, Bildad était plus grossier et plus sévère envers Job que même Éliphaz. Imaginez que vous alliez chez quelqu’un dont les enfants étaient morts et vous lui dites: « Si tes fils ont péché contre Lui, Il les a livrés à leur péché » (Job 8: 4, LSG).


Ceci est ironique, parce que dans le premier chapitre de Job (Job 1: 5), il est clair que Job offrait des sacrifices au nom de ses enfants pour cette raison même, au cas où ils avaient péché. Ainsi, nous voyons ici un contraste entre une compréhension de la grâce (comme on le voit dans les actions de Job) et les paroles d’ouverture de Bildad, qui révèlent un dur légalisme rétributif. Ce qui est pire encore, cependant, est que Bildad parle de cette façon dans sa tentative de défendre le caractère de Dieu.


Lisez Job 8: 1-22. Quel est l’argument de Bildad, et quelle vérité énonce-t-il? Autrement dit, si on ignore le contexte immédiat et qu’on regarder juste les sentiments exprimés, quelle faute, le cas échéant, pourriez-vous trouver dans ses paroles?


Qui peut trouver à redire contre ce qu’il a tant dit ici? « Car nous sommes d’hier, et nous ne savons rien, nos jours sur la terre ne sont qu’une ombre » (Job 8: 9, LSG). Voilà une puissante vérité, assez vraie et biblique (Jacques 4:14). Ou qu’y a-t-il de mal avec son avertissement que l’impie qui met son espoir dans les choses terrestres du monde se confie vraiment en quelque chose d’incertain qu’une « toile d’araignée » (Job 8:14)? Voilà aussi une pensée bien biblique qu’une personne peut apprendre. Peut-être le plus gros problème est que Bildad ne présentait qu’un seul aspect du caractère de Dieu. C’est comme si vous étiez dans un fossé sur un côté de la route ou de l’autre. Aucun de ces endroits n’est vraiment là où vous devriez être. Quelqu’un peut, par exemple, se concentrer uniquement sur le droit, la justice et l’obéissance, alors que quelqu’un d’autre peut se concentrer sur la grâce, le pardon et la rédemption. Insister trop sur un aspect conduit souvent à une image déformée de Dieu et de la vérité. Nous voyons un problème similaire ici.


En tant qu’êtres humains, nous devons toujours lutter pour le juste équilibre entre la loi et la grâce dans notre théologie et dans nos relations avec les autres. Si, toutefois, vous étiez dans l’erreur sur un côté ou l’autre (et en tant qu’êtres humains, nous le faisons souvent), quel côté serait préférable lorsqu’il s’agit des défauts des autres, et pourquoi?


Dimanche


(page 57 de l’édition standard)


7 Novembre


Moins que mérite ton iniquité


« Prétends-tu sonder les pensées de Dieu, parvenir à la connaissance parfaite du Tout Puissant? Elle est aussi haute que les cieux: que feras-tu? Plus profonde que le séjour des morts: que sauras-tu? La mesure en est plus longue que la terre, Elle est plus large que la mer. » (Job 11: 7-9, LSG; voir aussi Ésaïe 40: 12-14.)


Quelle vérité est exprimée ici, et pourquoi est-il important pour nous de toujours nous en souvenir?


Ces paroles sont de belles expressions de la réalité qu’il y a tant de choses sur Dieu que nous ne savons pas et que tous nos efforts pour Le sonder par nous-mêmes nous laisseront toujours presque dans l’ignorance. Il est intéressant de noter que l’un des philosophes les plus célèbres du XXe siècle, feu Richard Rorty, a essentiellement soutenu que nous ne comprendrons jamais la réalité et la vérité, et alors il vaut mieux abandonner la tentative. Au lieu d’essayer de comprendre la réalité, Rorty fait valoir que tout ce que nous pouvons faire est d’essayer d’y faire face. Combien fascinant: 2600 ans de tradition philosophique occidentale se culminent dans cette expression de la défaite. Si notre recherche nous laisse dans l’ignorance sur la réalité de la nature dans laquelle nous vivons, alors qui peut comprendre le Créateur en Le sondant – Celui qui a fait que la réalité ne commençât, et qui est alors plus grand que cette réalité? Rorty a essentiellement affirmé ce que nous venons de lire dans la Bible.


Pourtant, ces textes, aussi profonds qu’ils soient, venaient du discours de Tsophar, le troisième des amis de Job, et il a utilisé ces paroles dans le cadre d’un argument défectueux contre Job.


Lisez Job 11: 1-20. Qu’est-ce qui est vrai dans ce que disait Tsophar, et qu’est-ce qui est mauvais avec son argument dans son ensemble?


Il est si difficile de comprendre comment quelqu’un pourrait venir chez un homme souffrant comme Job et lui dire fondamentalement : vous obtenez ce que vous méritez. Et même, vous avez trouvé moins que vous méritez. Ce qui est encore pire est qu’il le fait, tout comme les deux autres, le tout dans une tentative de défendre la bonté et le caractère de Dieu.


Parfois, la seule connaissance des vérités sur le caractère de Dieu ne nous permet pas automatiquement de le refléter. Qu’avons-nous besoin de plus afin de refléter le caractère de Dieu?


Lundi


(page 58 de l’édition standard)


8 Novembre


Rétribution divine


Les trois amis de Job avaient sans aucun doute une certaine connaissance de Dieu. Et ils étaient sérieux dans leurs efforts de Le défendre aussi. Et, comme nous l’avons vu, aussi erronées que leurs paroles à Job aient été (surtout dans le contexte), ces hommes exprimaient quelques vérités cruciales.


Et au centre de leurs arguments était l’idée que Dieu est un Dieu de justice et que le péché apporte le châtiment divin rétributif sur le méchant et les bénédictions spéciales sur le bon. Bien que nous ne sachions pas le moment exact où vivaient ces hommes, parce que nous acceptons que c’est Moïse qui a écrit le livre de Job alors qu’il était à Madian, ils ont vécu un certain temps avant l’exode. Le plus probablement aussi, ils ont vécu après le déluge.


Lisez Genèse 6: 5-8. Bien que nous ne sachions pas si ces hommes (Éliphaz, Bildad et Tsophar) connaissaient le déluge, comment pouvons-nous dire que son histoire a certainement influencé leur théologie?


Il est clair que l’histoire du déluge est un exemple du châtiment divin pour le péché. Là, Dieu a directement envoyé un châtiment spécifique sur ceux qui le méritaient. Pourtant, même là, le concept de la grâce se révèle telle que vue dans Genèse 6: 8. Ellen G. White a écrit aussi sur le fait que « chaque coup [de marteau] sur l’arche prêchait au peuple. » – The Spirit of Prophecy, vol. 1, p. 70. Néanmoins, à un certain degré, nous pouvons voir dans cette histoire un exemple de ce que ces hommes prêchaient à Job.


Comment cette même idée de jugement par rétribution est-elle vue dans Genèse 13:13; 18: 20-32; 19:24, 25?


Qu’Éliphaz, Bildad et Tsophar sachent quelque chose de ces incidents ou non, ils révèlent la réalité du jugement direct de Dieu sur le mal. Dieu n’a pas tout simplement abandonné les pécheurs à leur péché et laissé que le péché lui-même les détruise. Comme avec le déluge, Dieu était l’agent direct de leur châtiment. Il agissait là comme le juge et le destructeur de la méchanceté et du mal.


Cependant, quel que soit combien nous voulons (et devons) nous concentrer sur le caractère de Dieu comme étant amour, grâce et pardon, pourquoi ne devons-nous pas oublier la réalité de Sa justice aussi? Pensez à tout le mal qui reste encore impuni. Qu’est-ce que cela devrait nous dire à propos de la nécessité du châtiment divin, quel que soit quand et comment il vient?


Mardi


(page 59 de l’édition standard)


9 Novembre


Si le Seigneur faisait une nouvelle chose


De nombreux cas de châtiment divin direct sur le mal, ainsi que de la bénédiction pour la fidélité, sont rapportés dans l’Écriture longtemps après que tous les personnages dans le livre de Job soient morts.


Quelle grande promesse est donnée ici pour l’obéissance? Deut. 6:24, 25.


L’Ancien Testament est plein de promesse après promesse, des bénédictions et de la prospérité que Dieu enverrait directement à Son peuple s’il Lui obéit. Ainsi, nous pouvons voir des exemples de ce que ces hommes avaient dit à Job concernant la bénédiction de Dieu, Sa fidélité envers ceux qui cherchent à obéir à Ses commandements et qui mènent une vie pieuse et juste. Bien sûr, l’Ancien Testament est aussi rempli d’avertissements, l’un après l’autre, sur la rétribution divine directe qui viendrait par la désobéissance. Dans une grande partie de l’Ancien Testament, surtout après l’alliance avec Israël au Sinaï, Dieu avertissait les Israélites de ce que leur désobéissance apporterait sur eux. « Mais si vous n’obéissez pas à la voix de l’Éternel, et si vous êtes rebelles à la parole de l’Éternel, la main de l’Éternel sera contre vous, comme elle a été contre vos pères. » (1 Sam. 12:15, LSG).


Lisez Nombres 16: 1-33. Qu’est-ce que cet incident enseigne sur la réalité de la rétribution divine?


Compte tenu de la façon dont les rebelles ont été détruits, cet incident ne peut pas être évoqué pour soutenir l’idée du « péché apportant son propre châtiment. » Ces personnes ont fait face à la rétribution divine directe de Dieu pour leur péché et leur rébellion. Dans ce cas, nous voyons des manifestations surnaturelles de la puissance de Dieu; il semblait que les lois mêmes de la nature fussent renversées. « Mais si l’Éternel fait une chose inouïe, si la terre ouvre sa bouche pour les engloutir avec tout ce qui leur appartient, et qu’ils descendent vivants dans le séjour des morts, vous saurez alors que ces gens ont méprisé l’Éternel. » (Nomb. 16:30, LSG).


Le verbe « fait » ici est de la même racine utilisée pour la création dans Genèse 1: 1. Le Seigneur voulait que tout le monde sache que c’était Lui-même qui avait immédiatement et directement infligé cette punition aux rebelles.


Mercredi


(page 60 de l’édition standard)


10 Novembre


La seconde mort


Certainement la plus grande et la plus puissante manifestation du jugement par rétribution sera à la fin des temps, avec la destruction des méchants, appelée dans la Bible « la seconde mort » (Apocalypse 20:14). Cette mort, bien sûr, ne doit pas être confondue avec la mort commune à tous les descendants d’Adam. C’est la mort par laquelle le second Adam, Jésus-Christ, séparera les justes à la fin des temps (1 Cor. 15:26). En revanche, la seconde mort, tout comme certains des autres châtiments vus dans l’Ancien Testament, est la rétribution directe sur les pécheurs qui ne se sont pas repentis et qui n’ont pas reçu le salut en Jésus.


Lisez 2 Pierre 3: 5-7. Qu’est-ce que la Parole de Dieu nous dit sur le sort de ceux qui sont perdus?


« La colère de l’Éternel va fondre sur toutes les nations, et Sa fureur sur toute leur armée ; Il les voue à l’extermination, Il les livre au carnage.” “Il fait pleuvoir sur les méchants des charbons, du feu et du soufre ; un vent brûlant, c’est le calice qu’ils ont en partage, des flammes de feu descendent du ciel. La terre s’entrouvre ; les armes qu’elle recèle dans son sein jaillissent de toutes les crevasses. Les rochers mêmes prennent feu. Le jour est venu, “ardent comme une fournaise”, où “les éléments embrasés se dissoudront, et [où] la terre avec les œuvres qu’elle renferme sera consumée. Sa surface ressemble à une masse de métal en fusion, à un immense feu. Il est venu le temps du “jugement et de la ruine des hommes impies”. “C’est un jour de vengeance pour l’Éternel, une année de représailles pour la cause de Sion’’. Ésaïe 34: 8 ». – Ellen G. White, La tragédie des siècles, p. 595.


Bien que le péché puisse apporter sa propre punition, il y a sûrement des moments où Dieu Lui-même punit directement le péché et les pécheurs, tel que les amis de Job l’ont dit. Il est vrai que toutes les souffrances dans ce monde ont surgi du péché. Mais ce n’est pas vrai que toute souffrance est la punition de Dieu du péché. Ce n’était certainement pas le cas de Job, ni dans la plupart des autres cas. Le fait est que nous sommes impliqués dans le grand conflit, et nous avons un ennemi qui est là pour nous faire du mal. La bonne nouvelle est que, au milieu de tout cela, nous pouvons savoir que Dieu est là pour nous. Quelles que soient les raisons de nos épreuves, quels que soient les résultats actuels de ces épreuves, nous avons l’assurance de l’amour de Dieu, un amour si puissamment révélé au point que Jésus soit allé à la croix pour nous, un acte qui seul promet de mettre fin à toutes les souffrances.


Comment pouvons-nous être sûrs que la souffrance de quelqu’un est une rétribution directe de Dieu? Si nous ne pouvons pas être sûr, alors quelle est la meilleure approche de traiter avec cette personne souffrante? Ou même avec notre propre souffrance?


Jeudi


(page 61 de l’édition standard)


11 Novembre


Réflexion avancée: Comme dit précédemment ce trimestre, il est important d’essayer de nous mettre à la place des personnages de l’histoire, car cela peut nous aider à comprendre leurs motivations et leurs actions. Ils ne voyaient pas la bataille des coulisses comme nous la voyons aujourd’hui. Si nous nous mettons à leur place, ce ne devrait pas être difficile pour nous de voir l’erreur qu’Éliphaz, Bildad, et Tsophar ont commise à l’égard de la souffrance de Job. Ils ont porté un jugement qu’ils n’étaient vraiment pas qualifiés à faire. « Il est très naturel pour les humains de penser que les grandes calamités sont un sûr indice de grands crimes et d’énormes péchés; mais les hommes font souvent une erreur dans la mesure de ce caractère. Nous ne sommes pas encore au moment du jugement rétributif. Le bien et le mal sont mêlés, et les calamités viennent à tous. Parfois, les hommes passent la frontière au-delà de la protection divine, et alors Satan exerce son pouvoir sur eux, et Dieu ne s’interpose pas. Job était cruellement affligé, et ses amis cherchaient à le faire savoir que sa souffrance était le résultat du péché, et l’amener à se sentir sous la condamnation. Ils représentaient son cas comme celui d’un grand pécheur; mais le Seigneur leur reprocha leur jugement sur Son fidèle serviteur. » – Ellen G. White Comments, The SDA Bible Commentary, vol. 3, p. 1140. Nous devons être prudents dans la façon dont nous traitons avec toute la question de la souffrance. Bien sûr, dans certains cas, cela semble plus facile de comprendre. Quelqu’un qui fume des cigarettes et arrête un cancer du poumon. Combien cela pourrait être beaucoup plus simple? C’est bien, mais que dire de ceux qui fument toute leur vie et ne souffrent jamais de cancer? Dieu punit-Il l’un et laisse l’autre? Après tout, tout comme Éliphaz, Bildad et Tsophar, nous ne savons pas toujours pourquoi la souffrance vient ainsi. En un sens, cela n’a presque pas d’importance que nous le sachions ou non. Ce qui importe, c’est ce que nous faisons en réponse à la souffrance que nous voyons. C’est là où ces trois hommes avaient totalement passé à côté.


Discussion:


Que nous apprend la réalité de la rétribution punitive sur la façon dont nous pouvons faire confiance à l’ultime justice de Dieu, même en dépit de la façon dont les choses semblent être maintenant?


Ces trois hommes ne comprenaient pas vraiment tout ce qui arrivait à Job dans sa souffrance. En un sens, n’est-ce pas le cas avec nous tous? Nous ne comprenons pas entièrement les raisons de la souffrance humaine. Comment alors, cette réalisation devrait-elle nous aider à être plus compatissant avec ceux qui souffrent? Comme indiqué ci-dessus, à quoi bon savoir les causes immédiates de la souffrance?


Vendredi


(page 62 de l’édition standard)


Belle au moment voulu par Dieu: 2e partie


Alors que Mihaela travaillait pour prendre soin de la maison, son mari ne travaillait ni n’étudiait. Un jour, il lui dit qu’il avait reçu un visa pour aller en Espagne, mais le sien n’était pas encore prêt. Alors il partit en Espagne sans elle.


Mihaela vivait avec sa belle-famille après le départ de son mari. Elle avait beaucoup de temps, alors elle commença à lire la littérature adventiste que sa mère lui avait donnée. Enfin, son visa était prêt, et elle se préparait à rejoindre son mari. Elle promit à Dieu que si elle pouvait être réunie à nouveau avec son mari, elle se ferait baptiser à la première occasion.


Quand Mihaela est arrivée en Espagne, elle et son mari logeaient dans un appartement avec deux autres familles et une femme célibataire. Elle fut ravie de constater que l’une des familles était adventiste, et ils amenaient souvent son mari à l’église. Joyeusement, le couple commença à fréquenter l’église ensemble.


Mihaela trouva un emploi en tant que nourrice, qui exigeait qu’elle soit loin de la maison du lundi matin au vendredi soir. Elle n’attendait que les week-ends pour passer du temps avec son mari.


Les choses semblaient aller bien pour le couple. Son mari avait trouvé du travail, et elle attend avec impatience d’être en mesure de payer leur propre appartement bientôt.


Puis, un par un, les gens commencèrent à dire à Mihaela que son mari passait trop de temps avec la femme célibataire qui vivait dans le même appartement. Mihaela remarqua que les deux avaient une attitude assez amicale, mais ils nièrent toute relation secrète.


Puis l’intérêt de son mari à l’église diminua. Il commença à demander à Mihaela de cuisiner ou faire du shopping avec lui le jour du sabbat. Quand elle a refusé, il a menacé d’épouser l’autre femme en remplacement. Enfin, elle a cédé et fait des courses avec son mari et l’autre femme. Elle était misérable et décida de ne plus céder à ses menaces.


La semaine suivante, le pasteur adventiste les visita, et Mihaela lui dit qu’elle voulait se faire baptiser. Plus tard cette semaine le patron de son mari confirma que son mari et l’autre femme étaient plus que des amis. Mihaela confronta la femme, qui admit enfin que c’était vrai.


Mihaela ne pouvait pas retourner à l’appartement, elle demanda à ses employeurs si elle pouvait rester dans leur maison le week-end.


Malgré la perte de son mari aux dépens d’une autre femme, Mihaela trouvait la joie en son ami constant, Jésus, qui lui donnait la foi et la force pour faire face à son mariage brisé. Elle se réjouit de voir comment Dieu travaille dans sa vie, et ses parents sont heureux d’elle.


Mihaela Budau vit à Coslada, Espagne.


Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site web: www.AdventistMission.org


Histoire


La leçon en Bref


Textes clés: Job 11:7, 8; 2 Pierre 3:5–7


Objectifs:


Savoir: Faire la différence entre les exemples historiques de jugement rétributif de Dieu avec la situation spécifique de Job.


Ressentir: Apprécier la souveraineté de Dieu dans Sa façon de traiter de l’humanité à travers l’histoire avec amour et justice.


Agir: Chercher un équilibre sain et biblique dans la compréhension de la justice et de la miséricorde de Dieu dans sa propre vie et dans la vie des autres.


Plan d’apprentissage:


  1. Savoir: Le jugement rétributif

A Comment comprenez-vous ce qui est arrivé pendant le déluge ou dans Sodome et Gomorrhe en termes de jugement rétributif de Dieu?


B Quelle est la grande différence entre ces évènements et la façon dont les amis de Job ont réagi envers Job?


  1. Ressentir: De profondes affaires divines

A Quelles sont nos limites dans la compréhension de la façon dont Dieu traite avec l’humanité à travers l’histoire?


B De quoi pouvons-nous être certains dans les relations de Dieu envers nous, même si nous ne comprenons pas Ses voies?


III. Agir: Trouver un équilibre


A Dieu utilise-t-Il toujours le jugement par rétribution directe en notre temps? Expliquez.


B Comment est-il possible de trouver un équilibre dans notre vision de la grâce et de la miséricorde de Dieu?


Résumé: Les arguments de Bildad et de Tsophar ont pris un ton qui devient de plus en plus sévère à mesure que Job affirme son innocence. Bien qu’il y ait un jugement divin rétributif direct dans la Bible, les voies de Dieu ne sont pas les nôtres, et il est impossible pour nous de déterminer quand Dieu punit directement quand Il ne le fait pas. Notre tâche est de réduire la souffrance quelle que soit la cause.


commentaires pour les moniteurs


Développement


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture : 2 Pierre 3:5–7


Concept clé de croissance spirituelle: Il y aura un dernier jour du jugement où Dieu détruira tout le mal et son auteur. Il est important de reconnaitre Dieu comme Celui qui participe activement à ce processus et qui a donné de nombreuses preuves historiques à travers la Bible pour nous assurer du résultat final du grand conflit. Cependant, toute souffrance est un exemple du jugement rétributif de Dieu, et cette hypothèse est celle que les amis de Job ont brandie.


Pour les moniteurs: L’unité de notre église est souvent contestée par des points de vue qui représentent les extrêmes. Mais ceux qui présentent ces deux extrêmes font valoir qu’une chose de moins que leur point de vue reviendrait à compromettre la vérité. Il semble très difficile pour nous de trouver une approche équilibrée, un terrain d’entente qui respecte l’unité.


Discussion d’ouverture: Nous savons tous la triste histoire du massacre des enfants de Bethléem qui a suivi la naissance de Jésus (Matthieu 2: 13-18). Pour rappel: seuls les enfants de trois ans et plus avaient survécu; tous les nourrissons en-dessous de ce seuil étaient cruellement tués par les sbires d’Hérode. C’est une histoire horrible de la prophétie messianique accomplie (Matthieu cite Jérémie), de la protection divine (Joseph et sa famille fuient en Égypte, poussé par un rêve divin), et de la tentative de Satan de tuer le jeune Messie.


Cependant, Jean Chrysostome (vers 349-407 ap. j-c), un père de l’église primitive et archevêque de Constantinople, a suggéré que le massacre d’Hérode fournit un excellent texte qui prouve la doctrine de la trinité: seuls les enfants de trois ans et plus ont survécu, symbolisant ceux qui croient en la doctrine de la trinité (les enfants de trois ans symbolisent un triple Dieu), tandis que les enfants âgés de deux ans meurent (représentant le point de vue binitaire – deux personnes dans la divinité), ainsi que les enfants d’une année (représentant le point de vue unitaire – Dieu est une seule personne).


Pour comprendre la signification de cette interprétation, il faut se placer dans son contexte historique: Chrysostome a vécu dans un siècle marqué par le grand débat d’Arian sur la trinité (Arian a suggéré, au troisième siècle de notre ère, que Christ était subordonné et créé par Dieu), ce qui avait presque divisé l’église primitive. Nous pourrions appeler l’avis de Chrysostome une interprétation allégorique.


Alors que nous croyons en la trinité tout comme Chrysostome, nous pourrions ne pas nécessairement la chercher dans l’histoire du massacre d’Hérode. Qu’est-ce qui manquait à Chrysostome de même que les amis de Job?



ÉTAPE 2—Explorer


Pour les moniteurs: L’un des principes les plus importants de l’interprétation biblique est la question de contexte. Bildad et Tsophar ont commis la grosse erreur de ne pas regarder le contexte de la souffrance de Job. Ils se sont basés sur une compréhension limitée de Dieu qui ne prend pas en compte un contexte variant. Alors que le jugement de Dieu sur Sodome et Gomorrhe est un exemple de punition divine directe, la situation de Job nécessite un contexte complètement différent. Voilà un homme juste à fond et de manière cohérente qui souffre. Mais comment ses amis pourraient-ils mieux savoir? En évitant de regarder la grande image, ils se sont rendus insensibles à la question réelle qu’est le fait de pécher par leurs paroles, conduisant finalement à la nécessité de l’intercession de Job en leur faveur à la fin du livre.


Commentaire biblique


Il y a un certain nombre de déclarations véridiques et importantes qui parsèment à la fois les discours de Bildad et de Zophar qui sont pourtant si difficiles et douloureuses qu’il vaut la peine d’analyser. Alors qu’ils ne parviennent pas à dépeindre correctement Dieu et n’apportent aucun soulagement à la souffrance de leur ami, ils ont néanmoins une compréhension partielle de Dieu. Cependant, une compréhension partielle peut parfois être plus nocive que rien du tout, surtout en ce qui concerne la Bible.


  1. Des paroles dures (Relisez Job 8: 1-20, 11: 1-20 avec la classe.)

Le discours de Bildad, consigné dans Job 8: 1-20, répond au plaidoyer passionné de Job dans la défense de son innocence, dans les chapitres 6 et 7. Il livre sa réponse d’une manière calme et analytique. Néanmoins, elle contient des paroles presque cinglantes, rejetant les paroles de Job comme étant un « vent impétueux » (Job 8: 2). Pour Bildad, il ne fait aucun doute que Dieu (1) punit toujours les méchants (Job 8:13 ) et (2) fait toujours prospérer les justes (Job 8:20). Pour soutenir son argument, il tire sur la logique (Job 8: 3-7), et la tradition (Job 8: 8-10), et les analogies de la nature (Job 9: 5-9). En guise de note de passage: ses images du papyrus qui se fane sans humidité est intéressante (Job 8:11, 12), étant donné que Moïse, qui a écrit le livre de Job, était très familier avec cette plante, qui poussait à profusion dans le delta du Nil en Égypte d’où il avait fui. La logique et l’analyse virulente de Bildad le rendent insensible à la souffrance de Job, réduisant Dieu à un bourreau mécanique de Sa propre justice.


Zophar, d’autre part, après avoir écouté deux autres chapitres de défense désespérée de Job dans son innocence (Job 9, 10), amène la théologie rétributive à sa conclusion cruelle et même au-delà: Job doit avoir péché, en témoigne sa souffrance (Job 11: 1-4). En conséquence, Job doit être puni encore plus, parce qu’il n’admet pas sa culpabilité (Job 11: 5, 6).


Cependant, au milieu de tout ce charabia théologique, il y a une déclaration sur les « choses profondes de Dieu » qui se trouve être vraie (Job 11: 7, 8): Dieu est insondable et mystérieux. Ce fait même ironise la rétribution mécanique de la théologie de Bildad et de Tsophar, faisant place à une relation inattendue entre la souffrance et la justice.


Considérez ceci: Quels sont les moments de votre vie où Dieu n’a pas réagi de la façon dont Il était « supposé » réagir?


  1. Défendre Dieu (Lisez Marc 15: 3-5 avec la classe.)

Les amis de Job se sentaient très fortement sur la défense de Dieu; leurs arguments sont le prototype de l’apologétique chrétienne. Cependant, dans leur défense passionnée, ils ont oublié que Dieu n’a pas besoin de nos faibles efforts humains pour Le défendre.


Nous voyons cette grande vérité dans le récit évangélique de Marc 15: 3-5. Jésus se tient devant Pilate, accusé et battu. Deux fois, Marc rapporte que Jésus ne dit rien. De manière connexe, quand Dieu commence enfin à parler, dans Job 38, Il ne répond à aucune des innombrables questions que Job Lui a posées directement ou indirectement tout au long du livre. Il reste silencieux, pour ainsi dire, sur ces questions.


Il y a une citation qui, dans ses diverses formes, a été attribuée alternativement à Martin Luther, Oswald Chambers, et Charles Spurgeon (ce dernier étant l’auteur le plus probable): « L’évangile est comme un lion en cage. Il n’a pas besoin d’être défendu, il a seulement besoin d’être libéré de sa cage. » On n’a pas besoin de défendre Dieu. Toute tentative de Le défendre est vouée à l’échec lamentable et n’est souvent qu’une piètre auto-défense de nos propres théologies déformées. Nous avons plutôt besoin de donner raison de notre foi comme le dit la Bible (1 Pi. 3:15). L’apologétique chrétienne est aussi nécessaire, mais pas pour défendre les droits du Tout-Puissant, dont les limites sont insondables (Job 11: 7-9).


Considérez ceci: Quand avez-vous déjà ressenti le besoin de défendre Dieu? Comment cela s’est-il passé?


III. Dieu punit activement le méchant (Lisez Exode 15: 7, 22:22, 32:10, Nombres 16, Apocalypse 18: 8, 19:15 avec la classe.)


Il y a plusieurs personnes qui abordent ce problème avec des histoires telles que Sodome et Gomorrhe, la destruction des fils de Koré, les fléaux d’Exode (ou les plaies à la fin des temps), où Dieu semble être directement et activement impliqué dans le châtiment des méchants, en déversant Sa colère sur ceux qui se sont délibérément opposés à Lui et à plusieurs reprises, jusqu’à ce que Sa miséricorde ne s’épuise. Afin de concilier cette image avec un Dieu d’amour, il a été suggéré de comprendre la colère de Dieu en terme impersonnel, comme conséquence inévitable du péché. Cette idée implique le fait de voir le châtiment comme la conséquence directe du péché dans laquelle Dieu agit activement en retirant Sa protection sur le pécheur.


Ce modèle pose une série de questions: Qui a pu établir une telle loi, la loi universelle impersonnelle de la rétribution, sinon Dieu Lui-même? Et le plus important: Qu’en est-il des descriptions de la colère de Dieu constamment active dans la Bible qu’Il édicte en personne sur le coupable? Dans le grand conflit, le péché est à l’origine d’un plan personnel de Satan. Que ce soit à travers les peines directes dans la Bible qui annoncent le jugement final, ou la résolution finale du péché à la fin des temps – la fin du péché est également provoquée par un être personnel, un Dieu qui est activement impliqué dans l’œuvre du salut. Et ne l’oublions pas: le jugement de Dieu est toujours inextricablement lié à Sa miséricorde.


Considérez ceci: Comment vous sentez-vous quand Dieu punit activement les méchants dans Sa colère? Pourquoi vous sentez-vous de cette façon?


ÉTAPE 3—Appliquer


Pour les moniteurs: Il y a un aspect très pratique à l’idée de Dieu actif dans la rétribution; et qui est la question de savoir comment rendre compte de Son rôle actif en tant qu’un Dieu punissant le péché en étant à la fois un Dieu d’amour.


Application:


Comment vous sentez-vous au sujet de Dieu détruisant Satan et tous les maux à la fin de l’histoire, à la deuxième résurrection?


Comment pouvez-vous intégrer une punition divine à l’image d’un Dieu d’amour?


ÉTAPE 4—Créer


Pour les moniteurs: Il y a la souffrance tout autour de nous, et nous n’avons pas besoin d’aller loin avant de découvrir ce fait. En fait, nous devrions sortir et en découvrir plus souvent. Cela pourrait nous empêcher de tomber dans la tentation de la théologie de la rétribution.


Activités:


Visitez un lieu de souffrance dans votre communauté (par exemple, un hôpital pour les malades en phase terminal ou un hôpital ordinaire) et tendez la main aux personnes qui éprouvent la souffrance en ce moment.


Quelles sont les paroles ou les actions que vous avez partagées qui ont fourni de l’espoir à ceux que vous avez visités? Partagez avec votre classe la semaine prochaine.


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Le sang innocent


Sabbat Après-Midi


Lecture de la semaine: Job 10, Esa. 53:6, Rom. 3:10–

20, Job 15:14–16, Job 1:18–20, Matt. 6:34.


Verset à mémoriser: « Or la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas » (Hébreux 11: 1).


L’écrivain algérien Albert Camus a lutté avec la question de la souffrance humaine. Dans son livre intitulé La Peste, il a utilisé un fléau comme métaphore pour représenter les maux qui apportent la douleur et les souffrances à l’humanité. Il a représenté une scène dans laquelle un petit garçon, atteint de la peste, meurt d’un terrible décès. Après, un prêtre qui avait été témoin de la tragédie, dit à un médecin qui avait été là aussi: « Ce genre de chose est révoltant car cela dépasse notre compréhension humaine. Mais peut-être que nous devrions aimer ce que nous ne pouvons pas comprendre. » Le médecin, furieux, répliqua: « Non, Père. J’ai une idée très différente de l’amour. Et jusqu’à mon dernier jour, je vais refuser d’aimer un schéma des choses dans lequel les enfants sont mis à la torture. » – Albert Camus, The Plague (New York: First Vintage International Edition, 1991), p. 218.


Cette scène reflète ce que nous avons vu dans Job: des réponses boiteuses et grossières à ce qui n’a pas de solution simple. Job savait, tout comme le médecin ici, que les réponses données ne sont pas adaptées à la réalité à portée de main. Ainsi, voilà le défi: comment trouvons-nous des réponses qui donnent un sens à ce qui semble si souvent insensé? Cette semaine, nous continuons la réflexion.


* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 19 Novembre.


Leçon


8


* 12–18 Novembre


(page 64 de l’édition standard)


13 Novembre


La protestation de Job


Éliphaz, Bildad et Tsophar avaient un point en commun: Dieu punit le mal. Malheureusement, ce point ne s’applique pas à la situation de Job. La souffrance de Job n’était pas un cas de rétribution punitive. Dieu ne le punissait pas pour ses péchés, comme ce fut le cas de Koré, Dothan et Abiram. Job ne récoltait non plus ce qu’il avait semé, comme cela peut souvent être le cas. Job était un homme juste; Dieu Lui-même le dit (voir Job 1: 8), et ainsi, non seulement Job ne méritait pas ce qui lui arrivait, il savait aussi qu’il ne le méritait pas. Voilà ce qui rendait ses plaintes si dures et si amères.


Lisez Job 10. Qu’est-ce qu’il dit ici à Dieu, et pourquoi cela est vraiment compréhensible, vue sa situation?


À certains moments de grande tragédie, ceux qui croient en Dieu ne posent-ils pas des questions semblables? Pourquoi, Seigneur, as-Tu même pris la peine de me créer? Ou, pourquoi me traites-Tu ainsi? Ou, ne serait-il pas mieux que je ne sois jamais né que d’être créé et faire face à tout ceci?


Encore une fois, ce qui rend les choses d’autant plus difficiles à comprendre pour Job est qu’il savait qu’il était fidèle à Dieu. Il cria à Lui: « Sachant bien que je ne suis pas coupable » (Job 10: 7, LSG).


Il y a une ironie difficile ici: contrairement à ce que ses amis disaient, Job ne souffrait pas à cause de son péché. Le livre lui-même enseigne le contraire: Job souffrait ici précisément parce qu’il était si fidèle. Les deux premiers chapitres du livre relèvent ce point. Job n’avait aucun moyen de savoir la cause, et même s’il le savait, cela aurait probablement empiré son amertume et sa frustration.


Bien que la situation de Job soit unique, elle est aussi universelle parce qu’elle a affaire à la question universelle de la souffrance, surtout quand la souffrance semble tellement au-delà du mal que la personne aurait fait. C’est une chose de dépasser la limite de la vitesse et violer la vitesse recommandée; c’en est une autre de faire la même chose pour tuer quelqu’un dans le processus.


Que pouvez-vous dire à quelqu’un qui croit qu’il ou elle souffre injustement?


Dimanche


(page 65 de l’édition standard)


14 Novembre


Le sang innocent?


Nous entendons souvent la question de la souffrance « innocente ». La Bible utilise même l’expression « sang innocent » (Ésaïe 59: 7, Jer. 22:17, Joël 3:19), généralement dans le contexte de l’agression, ou même de l’assassinat, de personnes qui ne méritaient pas l’acte. En ayant cette compréhension de « sang innocent », et aussi, comme nous le savons tous, notre monde est rempli de nombreux exemples.


D’autre part, la Bible parle de la réalité du péché de l’homme et de la corruption humaine, qui soulève une question valable du sens du mot « innocent ».


Si tout le monde a péché, si tout le monde a violé la loi de Dieu, alors qui est vraiment innocent? Comme quelqu’un l’a dit, « Votre certificat de naissance est la preuve de votre culpabilité ».


Bien que les théologiens et les savants aient débattu pendant des siècles de la nature exacte de la relation entre l’homme et le péché, la Bible est claire que le péché a touché toute l’humanité. L’idée de péché de l’homme ne se trouve pas seulement dans le Nouveau Testament. Au contraire, l’exploration de ce thème dans le Nouveau Testament se développe sur ce qui a été écrit dans l’Ancien Testament.


Qu’est-ce que les textes suivants enseignent au sujet de la réalité du péché? 1 Rois 8:46, Ps. 51:5, Prov. 20:9, Isa. 53:6, Rom. 3:10–20.


Outre le témoignage clair de l’Écriture, toute personne ayant connu personnellement le Seigneur, ayant un aperçu de la bonté et de la sainteté de Dieu, connait la réalité du péché de l’homme. En ce sens, qui d’entre nous (nous allons ignorer, pour l’instant, toute la question des bébés et des enfants) est vraiment « innocent »?


D’autre part, ce n’est pas vraiment le sujet. Job était un pécheur; en ce sens qu’il n’était pas innocent, pas plus que ses propres enfants ne soient innocents. Cependant, qu’avait-il fait ou ont-ils fait, pour mériter le sort qui les a frappé? N’est-ce pas peut-être la question ultime de l’humanité à l’égard de la souffrance? Contrairement à ses amis, « des retranchements de boue » (Job 13:12, LSG), Job savait que ce qui lui arrivait n’était pas quelque chose qu’il méritait.


Comment l’expérience de la connaissance de Dieu et de Sa sainteté, ce qui rend douloureux notre propre péché, nous aide-t-elle à voir notre besoin absolu de la croix?


Lundi


(page 66 de l’édition standard)


15 Novembre


Des sorts injustes


Lisez Job 15: 14-16. Quelle vérité Éliphaz présente-t-il à Job?


Encore une fois, Éliphaz disait la vérité (tout comme les autres), cette fois en ce qui concerne le péché de l’humanité tout entière. Le péché est un fait universel de la vie sur terre; de même que la souffrance. Et comme nous le savons aussi, toute souffrance humaine aboutit finalement au péché. Et il ne fait aucun doute que Dieu peut utiliser la souffrance pour nous enseigner des leçons importantes. « En tout temps, Dieu a fait passer Son peuple par la fournaise de l’affliction. C’est sous l’ardeur de cette fournaise que la gangue se sépare de l’or dans le caractère du chrétien. » – Ellen G. White, Patriarches et prophètes, p. 101.


Il y a, cependant, un problème plus profond de la souffrance. Qu’en est-il des moments où nous ne voyons aucun bien venir de la souffrance? Que dire de la souffrance de ceux dont les scories ne se séparent pas de l’or dans leur caractère parce qu’ils sont tués sur coup? Que dire de ceux qui souffrent, ne connaissant jamais le vrai Dieu ou quoi que ce soit à Son sujet? Qu’en est-il de ceux dont les souffrances ne font que les rendre amers, coléreux, et haineux envers Dieu? Nous ne pouvons pas ignorer ces exemples ou essayer de les mettre dans une formule simple; faire ainsi nous rendrait coupables des mêmes erreurs que les accusateurs de Job.


Aussi, quel bien tire-t-on du sort des animaux dans un incendie de forêt qui brûle lentement de leur vivant à une terrible mort? Ou qu’en est-il des milliers de personnes tuées dans une catastrophe naturelle? Ou qu’en est-il des civils en temps de guerre? Quelles leçons possibles pourraient-ils avoir apprises, ou leur familles, quand leurs familles mêmes sont emportées avec eux? Et l’on pourrait raisonnablement poser des questions non seulement au sujet des dix enfants de Job morts, mais aussi au sujet de ses serviteurs qui ont été tués « au fil de l’épée » (Job 1:15) ou ceux brûlés vivants par « le feu de Dieu » (Job 1:16) ou les autres agents passés « au fil de l’épée » (Job 1:17).


Quelle que soit la leçon que Job et ses accusateurs peuvent avoir apprise, et quelle que soit la défaite de Satan face à la fidélité de Job, le sort des autres personnes ne semble certainement pas juste. Le fait est que ces choses ne sont ni justes, ni équitables, ni raisonnables. Nous sommes confrontés à des défis semblables aujourd’hui. À six ans, un enfant meurt du cancer, et cela est juste? Une collégienne de 20 ans est tirée hors de sa voiture et agressée sexuellement, et cela est juste? À 35 ans, une mère de trois enfants est tuée dans un accident de voiture, et qu’est-ce qui est juste dans cela? Que dire des 19 000 Japonais tués dans le tremblement de terre de 2011? Les 19 000 étaient-ils tous coupables de quelque chose qui a attiré ce châtiment sur eux? Si non, alors leur mort n’est pas juste non plus. Ce sont là des questions difficiles.


Mardi


(page 67 de l’édition standard)


16Novembre


C’est bon pour la journée ...


Lisez les versets suivants et réfléchissez au sort immédiat de ceux décrits dans les textes. Alors, posez-vous la question: avec quelle justice la vie les a-t-elle traités?


Job 1:18–20


Gen. 4:8


Exode. 12:29, 30


2 Sam. 11:17


Jer. 38:6


Matt. 14:10


Heb. 11:35–38


La Bible reflète une dure réalité de la vie dans notre monde déchu: le mal et la souffrance sont réels. C’est seulement une lecture superficielle de la Parole de Dieu, en tirant quelques textes hors du contexte général, qui pourrait donner à une personne l’idée que la vie ici est équitable, juste et bonne, et que la souffrance ne viendra pas si nous restons fidèles à Dieu. Certes, la fidélité peut apporter de grandes récompenses maintenant, mais cela ne signifie pas qu’elle constitue une barrière absolue à la souffrance et à la douleur. Il suffit de poser la question à Job.


Dans le sermon sur la montagne, Jésus a donné une puissante homélie sur les raisons pour lesquelles nous devons faire confiance à Dieu et ne pas se soucier de ce que nous voulons manger, boire, ou porter. Et Jésus a utilisé des exemples de la nature comme objet des leçons sur la raison pour laquelle nous pouvons avoir confiance en la bonté de Dieu qui pourvoit à nos besoins. Il a ensuite inclus ces mots célèbres: « Ne vous inquiétez donc pas du lendemain; car le lendemain aura soin de lui-même. À chaque jour suffit sa peine. » (Matt. 6:34).


Notez bien l’expression « À chaque jour suffit sa peine ». Jésus ne nie pas la présence du mal dans nos vies, même la présence quotidienne (le mot « mal » a une racine grecque qui peut signifier « méchanceté », « dépravation » et « malignité »). Ce que Jésus a dit serait juste le contraire. Il reconnaissait la prévalence et la présence du mal dans nos vies quotidiennes. Comment pouvait-Il ne pas le savoir? En tant que Seigneur, Il en savait plus sur le mal dans le monde qu’aucun d’entre nous ne pourrait savoir, et certainement, nous tous savons cela.


Qui n’a pas goûté un peu (ou peut-être beaucoup) de comment la vie peut être injuste et amère? Comment la reconnaissance du fait que Jésus s’est concentré sur la réalité de ce mal contribue-t-elle à nous donner réconfort et résistance au milieu de la souffrance?


Mercredi


(page 68 de l’édition standard)


17 Novembre


Ce que l’œil ne peut voir


Lisez Proverbe 3: 5. Bien que ce soit un texte assez commun, quel message crucial véhicule-t-il pour nous, en particulier dans le contexte de ce que nous avons étudié?


Bien que le cas de Job soit extrême, il reflète la triste réalité de la souffrance humaine dans notre monde déchu. Nous n’avions même pas besoin de l’histoire de Job ou même des autres histoires que nous lisons dans la Bible pour voir cette réalité. Nous voyons tout autour de nous. En effet, dans une certaine mesure, nous vivons tous ce fait. « L’homme né de la femme! Sa vie est courte, sans cesse agitée. Il nait, il est coupé comme une fleur; Il fuit et disparait comme une ombre » (Job 14: 1, 2). Encore une fois, la question contre laquelle nous luttons est comment nous pouvons rendre compte de la souffrance, cette souffrance qui semble n’avoir aucun sens pour nous, celle dans laquelle le sang innocent est versé? Comme les premiers chapitres de Job l’ont montré, et tout comme la Bible le révèle d’ailleurs, Satan est un être réel qui cause, directement ou indirectement, tant de souffrances. Comme nous l’avons vu au début de ce trimestre (voir la leçon deux), l’échantillon du grand conflit fonctionne si bien et nous aide à traiter avec la réalité du mal dans notre monde.


Pourtant, il est encore difficile de comprendre pourquoi parfois les choses qui se déroulent arrivent. Parfois – à plusieurs reprises actuellement – les choses ne font pas de sens. Il est des moments comme ceux-ci, où des choses que nous ne comprenons pas arrivent, nous avons besoin d’apprendre à faire confiance en la bonté de Dieu. Nous devons apprendre à faire confiance à Dieu, même quand les réponses ne sont pas évidentes et quand nous ne pouvons rien voir de bon venir du mal et de la souffrance autour de nous.


Hébreux 11: 1 se lit comme suit: « Or la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas ». À partir des choses que nous voyons, comment pouvons-nous apprendre à faire confiance à Dieu sur les choses que nous ne voyons pas? De ce que nous avons lu dans le livre de Job jusqu’ici, en quel sens Job a-t-il appris à faire exactement cela? Comment pouvons-nous apprendre à faire la même chose?


Jeudi


(page 69 de l’édition standard)


18 Novembre


Réflexion avancée: L’introduction du dernier sabbat a commencé avec Albert Camus, qui a beaucoup écrit sur sa lutte pour avoir des réponses, non seulement à la question de la souffrance, mais aussi à la question du sens de la vie en général, cette vie que la souffrance rend plus problématique. Comme avec la plupart des athées, il n’a pas fait beaucoup de progrès. Sa plus célèbre citation illustre bien cela: « Il n’y a qu’un véritable et grave problème philosophique, et qui est le suicide. Juger si la vie vaut ou ne vaut pas la peine d’être vécue répond à la question fondamentale de la philosophie ». – The Myth of Sisyphus and Other Essays (New York: Vintage Books, 1955), p. 3. Pour sûre, la question de la souffrance humaine n’est pas facile à répondre. Le livre de Job tire un voile et nous montre une image plus grande que ce que nous aurions vu autrement, mais même quand nous lisons tout, le livre laisse encore beaucoup de questions sans réponse.


Il y a, cependant, une différence cruciale entre ceux qui luttent pour avoir des réponses à la question des souffrances sans Dieu et ceux qui le font avec Dieu. Oui, le problème de la douleur et de la souffrance devient plus difficile quand vous croyez en l’existence de Dieu, à cause des problèmes inévitables de Son existence face au mal et à la souffrance. D’autre part, nous avons ce que les athées tels que Camus ne possèdent pas – et c’est là la réponse et la solution. (Il y a une preuve que Camus, plus tard dans la vie, avait voulu être baptisé mais il fut subitement tué dans un accident de voiture.) Nous avons l’espoir qu’« Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu. » (Apo. 21:4). Même si quelqu’un ne croit pas en cette promesse ou en beaucoup d’autres dans la Bible, cette personne devrait admettre que, le cas échéant, combien la vie serait beaucoup plus agréable maintenant en ayant au moins cette espérance, par opposition à la perspective de simplement vivre ici au milieu de nos fatigues et luttes et mourir à jamais, le tout n’ayant aucun sens.


Discussion:


Un argument que les gens évoquent en ce qui concerne la question du mal est l’idée que, eh bien, oui, il y a le mal dans le monde, mais il y a aussi le bien, et le bien l’emporte sur le mal. La première question serait, comment sait-on que le bien l’emporte sur le mal? Comment peut-on faire cette comparaison? La deuxième question serait, à supposer que cela soit vrai, quel bien cette idée a-t-elle apporté à Job (ou à d’autres) au milieu de ses souffrances? Le philosophe allemand Arthur Schopenhauer a utilisé un puissant exemple pour démystifier toute la notion d’équilibre entre le bien et le mal dans ce monde maintenant. « Le plaisir dans ce monde », écrit-il, « a-t-on dit, l’emporte sur la douleur; ou, en tout cas, qu’il y a un équilibre entre les deux. Si le lecteur veut savoir sur coup si cette affirmation est vraie, qu’il compare les sentiments respectifs de deux animaux, un étant décidé à manger l’autre ». Comment voulez-vous répondre à l’idée que le bien équilibre en quelque sorte le mal?


Vendredi


(page 70 de l’édition standard)


Les mensonges du diable: 1e partie


Rui vivait avec ses grands-parents au Portugal. Quand il avait 7 ans, ses grands-parents moururent. Rui voulut savoir ce qui arrivait aux morts, mais son oncle, avec qui il vivait alors, n’avait pas les réponses.


Rui commencé une longue recherche de réponses. Il commença par assister à une école du dimanche près de la maison de son oncle. Dans l’espoir d’y trouver des réponses à ses questions spirituelles, il récitait souvent des prières qu’il avait mémorisées, mais il ne semblait pas pouvoir combler le fossé entre lui et Dieu.


Rui s’acheta une Bible, en espérant que cela l’aiderait à comprendre Dieu. Mais parce qu’il avait appris que les gens ordinaires ne pouvaient la comprendre, il la plaça sur une étagère d’honneur et ne la lut point.


Puis un jour, il déplaça la Bible pour nettoyer le plateau. La Bible s’ouvrit sur Exode 20. Rui remarqua que le titre de la page dit « Les Dix Commandements. » Il s’assit et lut le chapitre. Il avait mémorisé les Dix Commandements à l’église, mais il fut surpris de constater que les commandements de la Bible diffèrent de ceux qu’il avait mémorisés.


Ce dimanche, il demanda au prêtre pourquoi les commandements qu’il avait appris à l’église différaient de ceux dans la Bible. Il fut déçu quand le prêtre lui dit simplement de suivre les commandements de l’église et d’ignorer la version de la Bible. La frustration de Rui grandissait. Il cessa de fréquenter l’église, mais le vide dans sa vie continuait.


Rui se souvenait avoir entendu ses parents dire que sa grand-mère avait l’habitude de parler aux esprits. Rui demanda s’il avait la même capacité. Se sentant frustré parce qu’il n’avait pas pu trouver les réponses à ses questions spirituelles à l’église, il décida de chercher les réponses chez les morts.


Il participa aux réunions d’invocation des esprits et bientôt il commença à sentir une présence spirituelle avec lui. Bientôt, il fut profondément impliqué dans le monde des esprits. Il trouva un livre sur la sorcellerie et commença à l’étudier. Mais certaines des instructions étaient si horribles qu’il détruisit tout ce qu’il avait de cette relation avec les esprits. Il garda seulement sa Bible.


Rui commença alors à chercher des réponses au sujet de Dieu. Il fréquenta plusieurs églises et posa de nombreuses questions. Mais ce qu’on disait le laissait confus et frustré.


À suivre ...


Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site web: www.AdventistMission.org


Histoire


La leçon en Bref


Textes clés: Job 15:14–16, Hébreux 11:1


Objectifs:


Savoir: Découvrir la signification de la nature humaine pécheresse et son impact sur la souffrance dans ce monde.


Ressentir: Ressentir le profond chagrin de Dieu et notre impuissance humaine face à la souffrance infligée par l’injustice humaine et le péché dans ce monde.


Agir: Chercher la réponse à la souffrance de la vie, pas en faisant recourt à l’amertume contre Dieu, mais en renforçant notre foi.


Plan d’apprentissage:


  1. Savoir: La nature humaine pécheresse

A Pourquoi l’innocence de Job, soulignée à plusieurs reprises, n’est que partiellement vraie?


B Comment la réalisation de l’état de péché de la nature humaine contribue-t-elle à notre compréhension de la souffrance dans le livre de Job?


  1. Ressentir: La souffrance et le péché

A Comment réagissez-vous face à la souffrance imméritée infligée par la guerre, le terrorisme, les catastrophes naturelles, etc?


B Quelle est votre réponse à quelqu’un qui accuse Dieu de permettre à toutes ces atrocités et aux catastrophes de se produire?


III. Agir: La foi et la souffrance


A Quelle est la relation entre la souffrance et la foi dans le livre de Job et au-delà?


B La foi n’est-elle qu’une autre réponse facile à la question de la souffrance humaine? Pourquoi ou pourquoi pas?


Résumé: Si nous regardons la souffrance imméritée dans notre monde, nous ne pouvons que reculer devant toute l’horreur que nous constatons dans les médias. Cependant, la souffrance innocente n’est jamais innocente. Elle fait partie d’un monde de péché, sous les attaques constantes de Satan et habité par des gens intrinsèquement coupables. Cependant, la foi nous permet de regarder au-delà de la souffrance vers la restauration divine.


commentaires pour les moniteurs


Développement


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: Matthieu 2:13–18


Concept clé de croissance spirituelle: Des histoires comme celles enregistrées dans Matthieu 2: 13-18 nous font voir l’horreur du péché dans ce monde. Le massacre des nourrissons à Bethléem par Hérode est une vraie tentative de Satan pour tuer le jeune Messie. Pourquoi ces enfants innocents devraient-ils être tués, en laissant leurs parents traumatisés? Il n’y a pas d’explications satisfaisantes à ce genre d’atrocité horrible, sinon que de regarder par la foi ce que nous ne pouvons pas voir et d’accepter les choses que nous ne pouvons pas comprendre, sachant que Dieu mettra toutes choses au clair.


Pour les moniteurs: Nous sommes bombardés de tous les côtés et dans tous les angles par tous types de médias et de technologies. Les téléphones portables, les tablettes, les ordinateurs et autres appareils apportent en temps réel des nouvelles horribles de la mort et de la destruction dans ce monde, dans la paume de nos mains ou sur nos bureaux et murs du salon. Il est intéressant de voir comment la surexposition à la souffrance humaine mondiale peut nous désensibiliser à la souffrance qui se passe tout autour de nous. Veuillez utiliser cette occasion pour discuter avec la classe, des effets subtils des médias sur notre vie quotidienne.


Discussion d’ouverture: Un récent article de journal a suggéré que plus de 4 pour cent des détenus recevant la peine de mort aux États-Unis ont été condamnés à tort, bien que seulement 1,6 pour cent soient exonérés (ce qui signifie que les 2,4 pour cent ont été injustement exécutés). Prenez, par exemple, l’histoire d’un homme du Texas qui a été accusé du meurtre de sa femme. L’homme a été libéré de prison après avoir passé 25 ans derrière les barreaux, en raison de nouvelles preuves de la scène du crime qui ont clairement montré que c’est un malfaiteur qui était responsable de cet assassinat. Pensez-y. Vingt-cinq ans de prison, avec le deuil de la perte d’un être cher, après avoir été condamné à tort de l’avoir assassiné!


Ou prenez l’histoire de Lindy Chamberlain-Creighton, en Australie, qui avait été accusée, en 1980, d’avoir tué son bébé pendant un voyage de camping. Elle a passé trois ans en prison avant qu’on ne sorte de nouveaux éléments qui soutiennent son affirmation selon laquelle un dingo (un chien sauvage) avait pris son enfant de la tente. Son histoire fut transformée en un film à succès qui a fait appel au besoin universel de l’humanité de voir la justice venir au secours de ceux qui souffrent injustement.


Dans d’autres cas, l’exonération ne vient qu’après exécution. Notre monde abonde de ces tristes histoires, d’injustices immérités, et de fausses accusations. C’est une chose de voir quelqu’un souffrir sans connaitre les raisons de cette action; c’en est toute une autre chose de voir une personne innocente qui souffre à cause des méfaits de quelqu’un d’autre.


Comment vous sentez-vous face à toute la souffrance inutile dans ce monde?


ÉTAPE 2—Explorer


Pour les moniteurs: Jusqu’à présent, nous avons toujours fait référence à l’innocence de Job dans toutes les souffrances qu’il a connues. En fait, le livre de Job précise à plusieurs reprises dès le début que Job était « intègre et droit » (Job 1: 1, 8; 2: 3). Le mot hébreu utilisé pour « intègre » (tam) signifie « être complet, faire preuve d’intégrité, être équitable, être innocent » mais pas nécessairement être sans péché. Tout comme tout autre être humain vivant après Genèse 3 (la chute), Job était un pécheur qui arrive à un point de sa repentance à la fin du livre (Job 42). Il est important de garder à l’esprit la réalité du péché dans la leçon de cette semaine, même dans la vie de Job. En fait, cette notion amène Job un peu plus près de notre propre réalité.


Commentaire biblique


Toute l’humanité vit avec les conséquences de la chute. Le péché est devenu une partie de notre ADN. Le cri désespéré de Job à Dieu, dans le chapitre 10, fait écho à ce brisement. Même dans ses plaintes d’innocence, on retrouve des paroles amères d’une personne qui, bien que souffrant injustement, est encore un pécheur, comme nous tous.


  1. Dieu - Pourquoi? (Relisez Job 10:22 avec la classe.)

Job, dans son discours, au chapitre 10, abandonne sa réponse à Bildad (Job 9) et se tourne vers Dieu, même si cela est formulé comme une hypothèse: « Je dis à Dieu … » (Job 10: 2, LSG). Ainsi, cela est tout à fait différent de ce que Job dit à Dieu quand il Lui parle directement (Job 40: 3-5, 42: 1-6). Au moment même, Job est plein d’amertume, qui a imprégné son être entier (de l’hébreu nefech; Job 10: 1). Il demande pourquoi Dieu continue de le « réprimer », un mot utilisé ailleurs dans la Bible pour désigner les actions de ceux que Dieu condamne (cf. Ez. 22:29).


Affirmant une fois de plus son innocence (Job 10: 7), Job commence à se poser la question sur le caractère de Dieu qui le poursuit sans relâche (Job 10: 13-16). Bien que Dieu l’ait créé et façonné magnifiquement (Job 10: 8-12), Job voit un Dieu qui semble ne plus faire de sens. On peut se demander si Job lui-même ne croyait pas en la théologie de la rétribution, tout le côté positif de l’équation (à savoir, Dieu bénit le juste) – et il était désormais ébranlé quand les choses ne fonctionnent pas de cette façon.


Considérez ceci: Avez-vous déjà imaginé ce que vous pourriez dire à une personne importante dans un moment précis de la tragédie? Que diriez-vous à Dieu, le plus important de tous?


  1. La nature pécheresse et la foi (Relisez Romains 3: 10-20, Job 15: 14-16, et Hébreux 11: 1 avec la classe.)

L’Ancien et le Nouveau Testament sont clairs sur la nature pécheresse de l’humanité. Paul, dans Romains 3: 10-20, cite l’Ancien Testament directement, au moins huit fois, la plupart du temps à partir du livre des Psaumes (Ps. 5: 9, 10: 7, 14: 1-3, 36: 1, 53: 1-3, 140: 3, Prov. 1: 16, Ésaïe 59: 7), en intégrant profondément sa théologie de la nature pécheresse de l’humanité dans la vision du monde de l’Ancien Testament. Dieu a créé Adam et Ève à Son image (Genèse 1: 26-28), mais avec la chute, l’image de Dieu dans le premier couple humain a été ruinée et tous leurs descendants partagent la nature déchue, étant nés avec les faiblesses et les tendances au péché (Ps. 51: 5, Rom. 5: 12-17).


Bien que nous n’ayons pas pris part ou hérité le péché d’Adam, au sens de la doctrine du péché originel, qui a pris naissance avec Augustin et qui, dans une large mesure, est devenue la doctrine de l’Église Catholique, nous avons hérité de la tendance au péché et ainsi, nous naissons dans un état de corruption. C’est là où Christ était différent de nous: bien que né avec l’état de dégradation de l’humanité (Heb. 2:17), Il n’est pas né avec la propension au péché (Heb. 4:15).


Job est une partie de cette longue chaine de l’humanité déchue depuis Adam jusqu’à nous. Alors qu’il était innocent dans sa souffrance, il était néanmoins un pécheur comme nous. Comment pouvait-il se tenir devant Dieu? Seulement par la foi. Et c’est là peut-être une des réponses que le livre de Job peut nous fournir.


Dans le flot historique illimité du péché humain et de la souffrance, peu importe si elle est innocente ou auto-infligée, il y a un seul point de vue qui nous aide à faire face à ces choses, et c’est le point de vue de la foi. Selon la définition biblique de la foi dans Hébreux 11: 1, la foi va au-delà de la réalité immédiate et imminente, saisissant la réalité lointaine et transcendante du futur royaume de Dieu, où toutes les larmes seront essuyées et où il n’y aura plus de souffrance (Apocalypse 21).


Considérez ceci: Comment la connaissance de la nature pécheresse humaine change-t-elle vos idées sur la souffrance humaine?


III. La création (Revoyez Job 10: 8-12, Psaume 139: 13-16, Jérémie 18: 5-12, Ésaïe 53: 5 avec la classe.)


Quelque part dans l’amertume du désespoir exprimée dans le discours de Job à l’Éternel, au chapitre 10, il y a un très bel aperçu du début de la vie. Dans le langage poétique, Job décrit comment Dieu tisse chaque personne humaine dans le sein de sa mère, comment Il façonne habilement chacun de nous à Son image. Dans un monde qui néglige de façon continue et cruelle la valeur de la vie humaine depuis sa création à la vieillesse – des avortements inutiles aux cas injustifiés d’euthanasie – Job nous donne une description saisissante de la conception divine attentive et aimante. Job affirme que Dieu a mis une telle valeur à la vie humaine qu’Il a même envoyé Son propre Fils mourir pour cette faible humanité sur la croix, supportant les plus grandes souffrances qu’aucun humain ne peut supporter (Ésaïe 53: 5).


Considérez ceci: Qu’est-ce que la valeur que Dieu met sur chaque vie humaine signifie pour vous?


ÉTAPE 3—Appliquer


Pour les moniteurs: Bien que ne fournissant pas une réponse directe à la question de la souffrance, cette leçon commence à regarder au-delà.


Application:


Comment pouvez-vous trouver de l’espoir au milieu de votre propre souffrance?


Qu’est-ce qui vous a donné de l’espoir quand vous faisiez face à une souffrance?


ÉTAPE 4—Créer


Pour les moniteurs: Des innocents ont été persécutés pour leur foi en Dieu à travers tous les âges. Leurs histoires de persévérance fournissent une source d’inspiration dans les moments où nous nous sentons persécutés comme Job.


Activités:


Présentez l’histoire des Vaudois qui vivaient dans les vallées piémontaises du nord de l’Italie au temps des grandes persécutions papales (12e – 16es ap. j-c).


Étudiez les diverses citations d’Ellen White sur les Vaudois.

Intimations d’Espérance


Sabbat Après-Midi


Lecture de la semaine: Prov. 17:28, Job 13:1–15, Jacques 2:20–22, 1 Cor. 15:11–20, 1 Pie. 1:18–20, Gen. 22:8.


Verset à mémoriser: « Et cela même sera mon salut, car nul hypocrite n’accède en Sa présence. » (Job 13:16, TOB).


L’essayiste britannique William Hazlitt a écrit : « l’homme est le seul animal qui rit et qui pleure; car il est le seul animal qui est frappé de la différence entre ce que les choses sont, et ce qu’elles devraient être ».


Les choses ne sont certainement pas ce qu’elles devraient être. Cependant, pour un chrétien qui vit avec la promesse du second avènement de Christ, il y a de l’espoir – un grand espoir par rapport à ce que les choses seront (2 Pie. 3:13). Les choses vont devenir si merveilleuses que nous ne pouvons à peine l’imaginer aujourd’hui, avec nos esprits obscurcis par le péché (1 Cor. 13:12). Ceci est un espoir que l’esprit séculaire, dans toute son étroitesse, a perdu depuis longtemps.


Cette semaine, alors que nous continuons d’explorer la question de la souffrance dans le livre de Job, nous allons constater que, même au milieu de la tragédie injuste qu’il a subie, qui n’a pas de sens, et qui n’a pas été justifiée, Job pouvait encore prononcer les paroles d’espoir. Quel était cet espoir, et qu’est-ce que cela nous dit sur ce qui doit être notre fondement d’espérance?


* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 26 Novembre.


Leçon


9


* 19–25 Novembre


(page 72 de l’édition standard)


November 20


Faussaires de mensonges


« L’insensé même, quand il se tait, passe pour sage; celui qui ferme ses lèvres est un homme intelligent » (Prov. 17:28, LSG).


Quoi qu’on dise à propos de l’homme Job, on ne peut pas dire qu’il devrait s’asseoir là dans son chagrin et écouter tranquillement ce que ses amis jetaient sur lui. Au contraire, une grande partie du livre de Job se compose de la riposte de Job contre ce qu’il sait être un mélange de vérité et d’erreur. Comme nous l’avons vu, ces hommes ne montraient pas beaucoup de tact et de sympathie; ils prétendaient parler au nom de Dieu en justifiant ce qui était arrivé à Job; et fondamentalement, ils disaient qu’il était ce qu’il méritait ou qu’il méritait encore pire! Une seule de ces lignes de pensée aurait été assez mauvaise; mais Job répond à tous les trois (et à d’autres aussi).


Lisez Job 13: 1-14. Quelle approche Job utilise-t-il ici pour répondre à ce qui est dit de lui?


Nous avons vu dans le chapitre 2 que lorsque ces hommes sont venus voir Job premièrement, ils ne lui dirent rien pendant sept jours. En considérant ce qui a finalement commencé à sortir de leurs bouches, le silence aurait pu être la meilleure approche. Voilà certainement ce que Job pensait.


Remarquez aussi: Job dit que non seulement ces hommes disent des mensonges, ils disent des mensonges sur Dieu. (Voilà qui est intéressant à la lumière de ce qui se passe à la fin du livre [Voir Job 42: 7]). Certes, ce serait préférable de ne rien dire que de dire des faussetés. (Qui parmi nous n’a pas connu combien cela est vrai?) Mais il semble que dire des choses qui sont fausses à propos de Dieu est bien pire. L’ironie, bien sûr, est que ces hommes pensaient en réalité qu’ils défendaient Dieu et Son caractère contre les plaintes amères de Job au sujet de ce qui lui est arrivé. Bien que Job fusse concentré à comprendre pourquoi toutes ces choses se jetaient sur lui, il a assez reconnu que ce que ces hommes disaient était des « paroles mensongères » (Job 13:4).


À quand remonte la dernière fois où vous avez dit de mauvaises choses qui ne devraient pas être dites? Comment pouvez-vous apprendre de cette expérience pour ne pas commettre le même genre d’erreur encore?


Dimanche


(page 73 de l’édition standard)


21 Novembre


Même s’Il me tue


Quand nous avons commencé ce trimestre, nous sommes allés jusqu’au bout du livre, et nous avons vu comment les choses ont éventuellement bien tourné pour Job. Nous avons vu que, même au milieu de sa terrible souffrance, Job avait vraiment quelque chose à espérer. En fait, en vivant aujourd’hui, et en connaissant la fin de tout le livre, à savoir la Bible, nous pouvons voir que Job avait beaucoup à espérer plus que ce qu’il aurait pu imaginer à l’époque.


Mais quand ses enfants sont morts, sa propriété prise, et sa santé ruinée, Job n’a pas eu l’avantage de savoir comment les choses allaient devenir. Ce qu’il savait au contraire était que la vie avait soudainement tourné mal. Dans le même temps, même au milieu de ses plaintes amères où il souhaitait qu’il ne fût pas né ou qu’il fût mort à sa naissance, Job a exprimé encore de l’espoir, et cet espoir était en Dieu, le même Dieu qu’il pensait être en train de lui réserver un sort si injuste.


Lisez Job 13:15. Quel espoir est présenté ici dans ce verset? Que dit Job?


« Même s’Il voulait me tuer, je m’attendrais à Lui; oui, devant Lui je défendrais ma conduite. » (Colombe). Quelle puissante affirmation de foi! Avec tout ce qui lui était arrivé, Job savait que très probablement la chose finale, la seule chose qui ne lui était pas arrivé, la mort, arriverait – et Dieu en serait responsable. Pourtant, même si cela se produisait, de toute façon, Job mourrait en ayant confiance au Seigneur. « Les richesses de la grâce de Christ doivent être gardées à l’esprit. Chérissez les leçons que Son amour fournit. Que votre foi soit comme celle de Job et que vous puissiez déclarer : « Même s’Il me tue, je me confie en Lui. » Saisissez les promesses de votre Père céleste, et souvenez-vous de Ses relations passées avec vous et avec Ses serviteurs; en toutes choses, travaillez ensemble pour le bien de ceux qui aiment Dieu ». – Ellen G. White, The Advent Review and Sabbath Herald, October 20, 1910.


Du point de vue purement humain, Job n’avait aucune raison d’espérer quoi que ce soit. Mais le fait est que Job ne cherchait pas à partir d’un point de vue purement humain. S’il l’avait fait, quel espoir pouvait-il avoir? Au lieu de cela, quand il fait cette étonnante affirmation de foi et d’espoir, il agit dans le contexte de Dieu et de la confiance qu’il a en Lui.


Une question logique pourrait être: Comment Job a-t-il pu conserver la foi en Dieu au milieu de tout ce qui lui était arrivé? Lisez Job 1: 1 et Jacques 2: 20-22. Comment cela nous aide à répondre à cette question, et qu’est-ce que cette réponse devrait nous dire sur l’importance de la fidélité et l’obéissance dans notre vie chrétienne? (Voir leçon 13)


Lundi


(page 74 de l’édition standard)


22 Novembre


Intimations d’espérance


« Et cela même sera mon salut, car nul hypocrite n’accède en Sa présence. » (Job 13:16, TOB). Ce verset suit juste après celui que nous avons lu hier. Comment cela affirme-t-il encore plus l’idée que, malgré tout, Job avait de l’espérance, et que son espoir était en Dieu?


Qu’est-ce une piste intéressante pour suivre ce qui est venu avant! Même si Job venait à mourir, même si Dieu le tuait, Job aura toujours confiance en son Dieu pour le salut. Bien que cela soit un étrange contraste sur un plan, sur un autre, c’est parfaitement logique. Après tout, qu’est-ce que le salut si ce n’est que la délivrance de la mort? Et qu’est-ce que la mort, du moins pour ceux qui sont sauvés, si ce n’est qu’un petit moment de repos, un instant de sommeil, suivi par la résurrection à la vie éternelle? Cet espoir de la résurrection à la vie éternelle n’est-il pas la plus grande espérance de tout le peuple de Dieu à travers les millénaires? C’était aussi l’espérance de Job.


Lisez 1 Corinthiens 15: 11-20. Quel est l’espoir qui nous est présenté là? Sans cet espoir, pourquoi n’aurions-nous rien à espérer?


Aussi, après cette forte affirmation de foi au salut, Job dit que le « hanef ne viendra pas devant lui ». La racine de ce mot signifie « profane » ou « sans Dieu », un mot à connotations très négatives en hébreu. Job savait que son salut ne se trouvait qu’en Dieu seul, dans une vie d’obéissance fidèle à Lui. C’est pourquoi l’homme insensé et irréligieux, le hanef, n’a pas cet espoir. Job exprimait probablement ce qu’il comprenait par son « assurance du salut ». Bien que Job ait fidèlement offert des sacrifices d’animaux pour le péché, nous ne savons pas combien il comprenait leur importance. Avant la croix, les plus fidèles serviteurs du Seigneur comme Job n’avaient sûrement pas une aussi complète compréhension du salut comme nous qui vivons après la croix. Néanmoins, Job savait encore assez pour savoir que son espoir de salut se trouvait seulement dans le Seigneur et que ces sacrifices étaient une expression de la façon dont ce salut devait être trouvé.


Mardi


(page 75 de l’édition standard)


23 Novembre


L’espérance avant que le monde n’existât


Qui d’entre nous, après avoir passé par ce que Job a subi, pouvait prononcer une telle affirmation puissante d’espoir? Ses paroles sont un témoignage éternel de la réalité de sa vie de foi et d’obéissance.


Job avait de l’espoir, parce qu’il servait un Dieu d’espérance. Même au milieu de toutes les histoires sordides de péché de l’homme, de la chute d’Adam et Ève en Éden (Genèse 3) à la chute de Babylone à la fin des temps (Apocalypse 14: 8), la Bible est un livre débordant d’espoir, débordant d’une vision de quelque chose au-delà de ce que ce monde lui-même offre. « Le monde a été confié aux soins du Christ; de Lui procèdent tous les bienfaits divins accordés à une race déchue. Il était le Rédempteur avant comme après Son incarnation. Dès que le péché a fait son apparition dans le monde, il y a eu un Sauveur » – Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 194. Et qui est le Sauveur autre que la grande source de notre espérance?


Comment ces textes affirment-ils le merveilleux espoir exprimé dans la déclaration d’Ellen White dans l’étude d’aujourd’hui? Eph. 1:4; Tite 1:2; 2 Tim. 1:8, 9; 1 Pie. 1:18–20.


Ces textes enseignent la vérité étonnante que, dans Sa prescience, Dieu savait avant même la création du monde que l’humanité tomberait dans le péché. L’original grec de 2 Timothée 1: 9 dit que nous avons été appelés par une grâce qui nous est donnée en Christ Jésus « avant les temps éternels. » C’est une grâce qui nous a été donnée, « non selon nos œuvres » (comment cela pouvait-il être « nos œuvres » alors que nous n’existions même pas?), mais en Jésus.


Même avant que nous n’existions, Dieu avait établi un plan qui donnait à l’humanité l’espérance de la vie éternelle. L’espérance n’est pas venue après que nous en ayons besoin; au contraire, elle était déjà là, prête pour nous quand nous avons besoin d’elle. En tant que chrétiens, nous avons beaucoup à espérer. Nous existons dans un univers créé par un Dieu qui nous aime (Jean 3:16), un Dieu qui nous a rachetés (Tite 2:14), un Dieu qui entend nos prières (Matthieu 6: 6), un Dieu qui intercède pour nous (Heb. 7:25), un Dieu qui promet de ne jamais nous abandonner (Heb. 13: 5), un Dieu qui promet de ressusciter nos corps de la mort (Esa. 26:19), et de nous donner la vie éternelle avec Lui (Jean 14: 2, 3).


« Que dirons-nous donc à l’égard de ces choses? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous? » (Rom. 8:31). Comment pouvez-vous vous approprier cet espoir quelles que soient vos luttes actuelles?


Mercredi


(page 76 de l’édition standard)


24 Novembre


Imagerie de l’espérance


Lisez les textes suivants. Quelle espérance chacun d’eux fait-il apparaitre?


Gen. 3:15



Gen. 22:8



Lev. 17:11



Jean 1:29



Gal. 2:16



Phil. 1:6



1 Cor. 10:13



Dan. 7:22



Dan. 12:1, 2



Matt. 24:27



Dan. 2:44


Suivez la progression de la pensée présentée dans ces textes. Que nous disent-ils en général à propos de l’espérance que nous, chrétiens, pouvons avoir en Jésus?


Jeudi


(page 77 de l’édition standard)


25 Novembre


Réflexion avancée: D’une couverture à l’autre, la Bible abonde de merveilleuses paroles d’espérance. « Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en Moi. Vous aurez des tribulations dans le monde; mais prenez courage, J’ai vaincu le monde. » (Jean 16:33, LSG). « Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. » (Matt. 28:20, LSG). « Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous – car il est écrit: maudit est quiconque est pendu au bois » (Gal. 3:13, LSG). « Autant l’orient est éloigné de l’occident, autant Il éloigne de nous nos transgressions. » (Ps. 103: 12, LSG). « Car j’ai l’assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus Christ notre Seigneur. » (Rom. 8:38, 39, LSG). « L’arc sera dans la nue; et Je le regarderai, pour Me souvenir de l’alliance perpétuelle entre Dieu et tous les êtres vivants, de toute chair qui est sur la terre. » (Genèse 9:16, LSG). « Voyez quel amour le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu! Et nous le sommes. Si le monde ne nous connait pas, c’est qu’il ne L’a pas connu. » (1 Jean 3: 1, LSG). « Sachez que l’Éternel est Dieu! C’est Lui qui nous a faits, et nous Lui appartenons; Nous sommes Son peuple, et le troupeau de Son pâturage » (Ps. 100: 3, LSG). Ces textes sont juste un petit extrait de ce qui nous est révélé dans la Parole à propos de ce que notre Dieu est et ce qu’Il nous offre. Quelles raisons aurions-nous en ayant l’espoir si cela ne nous était pas révélé dans la Bible?


Discussion:


Quels sont les autres textes de la Bible qui nous parlent de l’espérance? Lesquels sont particulièrement importants pour vous et pourquoi?


De toutes les doctrines spécifiques de l’Église Adventiste du Septième Jour, quelles sont celles qui vous donnent particulièrement l’espérance?


Au milieu des épreuves personnelles et parfois des tragédies et difficultés de la vie, comment pouvons-nous apprendre à nous réjouir en ayant de l’espérance en ce qui est présenté dans la Bible? Pourquoi est-il si facile de se décourager par les événements, même avec tant d’espérance? Que pouvons-nous faire, au niveau pratique, pour toujours garder cet espoir et nous en réjouir?


« Parlez de l’espérance, de la foi et des actions de grâces à Dieu. Soyez joyeux et pleins d’espoir en Christ. Édifiez-vous en Le louant. Voilà un grand remède contre les maladies de l’âme et du corps. » – Ellen G. White, Mind, Character, and Personality, vol. 2, p. 492. Pourquoi la louange est-elle importante pour nous aider à garder l’espérance dans le Seigneur?


Vendredi


(page 78 de l’édition standard)


Les mensonges du diable: 2e partie


Rui commença à lire la Bible lui-même. Alors, il découvrit des références au jour du sabbat.


Rui savait que le sabbat était samedi, parce que les mots sont les mêmes en portugais. Mais il ne connaissait aucune église qui adorait le samedi. Puis, quelques semaines plus tard, Rui écouta une émission de radio au cours de laquelle l’orateur offrait des études bibliques gratuites. Il s’inscrivit et commença à étudier les leçons.


Presque immédiatement, Rui commença à trouver des réponses aux questions qui l’avaient troublé pendant tant d’années. Mais avant de prendre une décision au sujet de ce qu’il apprenait, l’étude de Rui s’interrompit quand il a fait la connaissance d’une jeune femme. Rui mit de côté les études bibliques et passa son temps avec sa bien-aimée. Finalement, ils se marièrent. Enfin, il sentait un accomplissement dans sa vie.


Mais chaque fois que le couple fréquentait l’église, Rui sentait les anciens conflits qui font rage dans son cœur. Il ne croyait plus que le dimanche fusse le jour biblique du culte, et il comprenait maintenant que les morts sont endormis, pas vivants dans un autre lieu. Ces tensions religieuses débordèrent dans sa vie de famille, ce qui provoqua des troubles et de vives discussions. Rui craignait que son mariage ne se rompe s’il suit ses convictions.


Rui apprit que le cousin de sa femme était un Adventiste du septième jour et que les études bibliques qu’il avait prises étaient parrainées par les Adventistes. Tout à coup, les questions qu’il avait posées toute sa vie eurent des réponses. Tout est tombé en place. Mais encore, il faisait face à un dilemme: que dirait sa femme si elle apprenait son intérêt en cette église?


Rui commença à suivre une chaine de télévision adventiste quand sa femme était absente de la maison. Quand elle allait rendre visite à ses parents pendant plusieurs semaines, Rui fréquentait l’Église Adventiste. Il trouva une maison spirituelle et fut convaincu que c’était là où Dieu voulait qu’il soit.


Rui luttait pour dire cela à sa femme, et quand il lui a finalement dit, elle ne prenait pas sa ferveur religieuse au sérieux. Elle avait vu ses luttes spirituelles quand ils s’étaient rencontrés. Mais Rui savait qu’il avait trouvé ce qu’il cherchait. Il étudia plus la Bible et demanda ensuite à être baptisé. « Je suis en paix », dit-il. « Les mensonges du diable ne pestent plus en moi, car j’ai trouvé la vérité. »


Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site web: www.AdventistMission.org


Histoire


La leçon en Bref


Textes clés: Job 13:15, 16; 14:7; Jacques 2:20–22


Objectifs:


Savoir: Examiner la logique de l’espérance de Job telle que prévue dans le fait historique de la résurrection de Christ.


Ressentir: Apprécier la relation entre la foi et l’espérance, en particulier dans le contexte de la souffrance désespérée.


Agir: Choisir des paroles d’espoir, plutôt que celles qui découragent, pour s’adresser à ces gens qui souffrent.


Plan d’apprentissage:


  1. Savoir: L’espérance de la résurrection

A Comment Job peut-il parler de l’espoir et au même moment, parler de la mort?


B Quelle relation y a-t-il entre la résurrection de Christ la souffrance de Job? Quelle relation y a-t-il entre cette résurrection et notre souffrance?


  1. Ressentir: Espérance et foi

A Comment pouvez-vous trouver de l’espoir dans une situation dans laquelle aucune issue ne s’offre et où toutes les solutions sont vouées à l’échec?


B Pourquoi Jacques 2: 20-22 parle-t-il des œuvres de la foi? La foi et les œuvres ne se contredisent-elles pas? Expliquez.


III. Agir: Paroles d’espérance


A Que pouvons-nous apprendre des amis de Job par rapport à la façon dont nous devrions ou ne devrions pas parler à ceux qui souffrent?


B Comment pouvons-nous trouver des paroles d’espoir dans une situation dans laquelle il n’y a aucun signe d’espoir?


Résumé: À travers les énigmes apparemment sans fin des amis de Job et ses réponses désespérées, il y a soudainement des rayons d’espoir. Cette leçon se base sur ces rayons, qui pointent à une espérance de la résurrection que Job s’approprie. En fin de compte, la raison de cet espoir ne peut être trouvée que dans la résurrection de Jésus-Christ.


commentaires pour les moniteurs


Développement


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: Proverbes 17:28


Concept clé de croissance spirituelle: La langue est un outil puissant, ou dans certains cas, une arme très destructrice. C’est la partie du corps qui peut assommer une personne qui lutte avec un dernier souffle de vie. Elle peut aussi insuffler une parole d’espérance qui puisse marquer le début de la victoire sur la souffrance et la douleur.


L’interaction de Job avec ses amis montre la puissance nuisible de la langue. Elle montre aussi qu’au milieu de tout le charabia de la théologie de la rétribution, Job a retrouvé l’espoir qu’il ne pouvait trouver dans les paroles humaines, un espoir en l’Éternel et en la résurrection des morts. Nous devrions apprendre à faire le contraire des amis de Job.


Pour les moniteurs: L’Église Adventiste du Septième Jour n’est pas à l’abri des commérages, des discours sur le jugement, et même de la calomnie. En fait, chaque communauté soudée qui partage des joies, des peines et des luttes personnelles est susceptible du bavardage malsain et de la médisance. Cela pourrait être une bonne occasion de discuter avec la classe de la façon dont la médisance et les commérages affectent votre église ou congrégation, même si une telle discussion peut se révéler être un exercice douloureux.


Discussion d’ouverture: Un père rappelait souvent ses enfants qu’il y avait deux choses qui ne pouvaient être reprises: une flèche lancée et une parole lâchée. Il mentionne généralement ces proverbes à ses enfants pour attirer leur attention sur quelque chose qui aurait dû être analysée un peu plus attentivement, ou quand ils avaient dit une parole blessante à une autre personne. Il est presque impossible de réparer les dégâts qu’une parole dure a pu causer dans l’âme de quelqu’un d’autre. La comparaison avec une flèche est la plus appropriée. Elle peut percer le dernier morceau d’estime de soi d’une personne ou éteindre la seule lueur d’espoir à laquelle il ou elle se cramponne désespérément. Les amis de Job semblent se spécialiser successivement dans ce genre de joute verbale, avec la résistance de Job à leurs coups continus qui lui semblent presqu’inhumains.


Quand avez-vous vécu la puissance destructrice des paroles négatives? Ou, du côté positif, quand avez-vous ressenti l’impact d’une parole bonne d’espérance au moment opportun? (cf. Prov. 25:11)?


ÉTAPE 2—Explorer


Pour les moniteurs: L’espoir est le fil d’or qui traverse l’Écriture. Dès la chute dans la Genèse 3, Dieu a répondu par un message d’espoir, au verset 15. La semence de la femme, au singulier, a été prise comme référence pour désigner le Messie. Tout en étant blessé par Satan (« tu Lui blesseras le talon »), le Messie, toutefois détruira la puissance de l’ennemi (« Celle-ci t’écrasera la tête » LSG) à travers Sa mort et Sa résurrection. Fait intéressant, la plus ancienne traduction de l’Ancien Testament avant l’ère chrétienne, la Septante, avait déjà compris cette référence comme pointant à un individu, le Messie, puisqu’il y a un désaccord grammatical en grec entre la semence, sperma (genre neutre), et le pronom personnel autos (genre masculin). Ainsi, dès le début, l’espoir au salut avenir était le remède aux moments les plus sombres de l’humanité. Il l’est encore.


Commentaire biblique


Il est intéressant de noter les traces d’espoir à travers le livre de Job. Alors qu’elles apparaissent peu dans les tons généralement désespérés des principaux protagonistes, elles relient néanmoins le destin de Job au futur Messie, qui devient le gage de l’espoir de l’humanité.


  1. Même s’Il me tue (Revoyez Job 13: 1-16 avec la classe.)

Après le discours de Zophar, au chapitre 11, Job 12-14, conclut le premier cycle de discours. Le chapitre 13 commence par une réponse de Job à ses amis dans laquelle il caractérise enfin leurs paroles comme « des sentences de cendre » (Job 13:12, LSG) – ce n’est évidemment pas une comparaison élogieuse. Assis dans la cendre, en grattant ses plaies – c’est exactement comment ils trouvent Job dès leur arrivée – il peut très probablement avoir accompagné ses paroles d’une poignée de cendres, lancée en l’air et dispersée par le vent.


Mais après avoir rejeté le conseil de ses amis, Job se tourne maintenant vers Dieu. Ce sont les derniers versets du chapitre 13 en particulier qui ont un message puissant. La lecture du texte hébreu dans Job 13:15 a fourni une certaine confusion, comme en témoignent certaines traductions modernes qui inversent le sens négatif: « Certes, Il me tuera. Je n’ai pas d’espoir. » (TOB; comparez aussi avec Colombe qui est positive). Ce renversement est le résultat de deux lectures différentes dans le texte original, proposées par un groupe d’anciens hébraïsants appelé les Massorètes. Toutefois, la suite des paroles de Job dans le verset 16 fournit des précisions quant à la réalité de son espérance. Il se réfère à Dieu comme son salut, pointant vers l’espoir sans faille qu’il a malgré ses circonstances qui l’ont motivé à s’appuyer sur Lui jusqu’à ce qu’il ne trouve la justification devant le Juge de l’univers (Job 13: 17-19). Job aspire à la réponse de Dieu comme le seul moyen de comprendre sa situation.


Considérez ceci: Comment Job trouve-t-il de l’espoir, malgré les paroles désespérées de ses amis?


  1. Un espoir obstiné (Relisez Genèse 22: 8, Daniel 3: 16-18, Jacques 2: 20-22, 1 Corinthiens 15: 11-20 avec la classe.)

L’Écriture est pleine d’histoires qui illustrent l’incroyable puissance d’espérance obstinément fixée sur Dieu, contre toute attente. Il y a Abraham qui apaise la troublante question de son fils avec un retentissant « Dieu pourvoira » (Genèse 22: 8), qui prépare Isaac à se coucher par la foi sur l’autel au sommet du mont Moriah. Il y a trois amis de Daniel debout devant un Nabuchodonosor furieux, émettant un défi inimaginable à l’homme le plus puissant de la terre à l’époque babylonienne, quand il les menace avec la fournaise ardente: « Sinon, sache, ô roi, que nous ne servirons pas tes dieux, et que nous n’adorerons pas la statue d’or que tu as élevée. » (Dan. 3:18, LSG). Il y a le voleur sur la croix qui, reconnaissant la Majesté divine pendue à côté de lui entre ciel et terre, exprime timidement son humble souhait à la fin d’une vie futile: « Seigneur, souviens-toi de moi quand Tu viendras dans Ton règne. » ( Luc 23:42, LSG).


La liste pourrait continuer, mais la vraie question est: Où ces personnes trouvent-elles la base d’un tel espoir tenace qui peut résister aux menaces de mort dans leurs situations respectives? Quel que soit ce qu’elles en comprenaient à l’époque, la réponse ultime doit être trouvée dans le fait historique de la résurrection de Jésus-Christ qui constitue la base de tous nos espoirs et en particulier, pour tous ceux qui regardent au-delà des confins de la mort. Paul fonde la vérité de toute sa prédication sur la résurrection (1 Cor. 15: 11-20). Jacques souligne la relation délicate entre la foi et les œuvres en référence à Abraham, qui devient vraiment tangible dans la foi qu’il a eue au milieu des circonstances difficiles. Job avait la même foi fondée sur un Dieu juste (bien que cela ne soit pas compréhensible dans sa situation) qui pouvait le voir dans la tombe et même au-delà (cf. Job. 19:25, 26).


Considérez ceci: Quelle est la base de l’espérance?


III. Hypocrites (Relisez Job 13:16 et Proverbes 11: 9 avec la classe.)


Une définition populaire d’un hypocrite est quelqu’un qui prêche une chose et fait une autre. En particulier dans le domaine religieux, les hypocrites peuvent causer beaucoup de dégâts, bien que nous soyons tous sensibles à l’hypocrisie.


L’utilisation du mot hébreu chanaf dans Job 13: 16 par Job lui-même comme une référence implicite à ses amis est très forte, et ce mot peut aussi être traduit par « profane, impie, athée, pervers ». En fait, dans sa forme adjectivale, il est le plus fréquemment attesté dans le livre de Job (huit fois, contre cinq autres fois dans le reste de l’Ancien Testament). Donc, l’hypocrisie est en fait plus que simplement ne pas faire ce que l’on prêche; c’est une forme d’impiété, qui pervertit le caractère de Dieu. Cette impiété est ce que Job détecte chez ses amis (cf. Job 8:13, 15:34, 17: 8, 20: 5, 27: 8, 34:30, 36:13). Nous ne pouvons que prier Dieu de nous protéger de la culpabilité de l’hypocrisie.


Considérez ceci: Pourquoi semble-t-il si facile de tomber dans le piège de l’hypocrisie?


ÉTAPE 3—Appliquer


Pour les moniteurs: L’espérance de Job est durement gagnée, et cette semaine, nous voyons un peu les luttes profondes qu’il traverse pour atteindre cet espoir. Mais il s’y accroche obstinément.


Application:


Comment comprenez-vous l’expression « la foi obstinée »?


Pouvez-vous rappeler toutes les situations de votre vie où votre foi était durement gagnée? Si oui, partagez votre expérience.


ÉTAPE 4—Créer


Pour les moniteurs: L’espoir dans la tempête est quelque chose qui défie souvent la logique humaine. Nous ne pouvons que s’en émerveiller.


Activités:


Partagez l’histoire inspirante des circonstances qui ont accompagné la rédaction du fameux hymne « Quel repos céleste » (HL 321) dont les paroles ont été écrites par Horatio Spafford à l’endroit exact où ses quatre filles étaient noyées dans un voyage de l’Amérique à l’Angleterre en 1883.


Chantez l’hymne, puis, parlez de l’incroyable espoir que nous avons en tant qu’Adventistes du septième jour. Vous pouvez également chanter « Jésus mon espérance » (HL 292).


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La Colère d’Élihu


Sabbat Après-midi


Lecture de la semaine: Job 13:28, Job 28:28, Job 32:1–5, Job 34:10–15, Ez. 28:12–17, Job 1–2:10.


Verset à mémoriser: « Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant Mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et Mes pensées au-dessus de vos pensées. » (Ésaïe 55: 9, LSG).


C’est toujours la guerre de mots entre Job et ces trois hommes, des mots qui sont parfois profonds, beaux, lourds de sens et vrais. Combien de fois les gens citent le livre de Job, citant même Éliphaz, Bildad, ou Zophar. Tout cela parce que, comme nous l’avons vu à plusieurs reprises, ils avaient beaucoup de bonnes choses à dire. Ils ne les ont tout simplement pas dites au bon endroit, au bon moment, en de bonnes circonstances. Ce que cela doit nous apprendre c’est la puissante vérité de ces textes dans Proverbes 25: 11-13:


Comme des pommes d’or sur des ciselures d’argent,


Ainsi est une parole dite à propos.


Comme un anneau d’or et une parure d’or fin,


Ainsi pour une oreille docile est le sage qui réprimande.


Comme la fraicheur de la neige au temps de la moisson,


Ainsi est un messager fidèle pour celui qui l’envoie;


Il restaure l’âme de son maitre. (LSG)


Malheureusement, ce ne sont pas les paroles que Job écoutait de ses amis. En fait, le problème n’allait que s’empirer parce que, au lieu que trois personnes seulement lui disent qu’il avait tort, une nouvelle personne entre en scène.


* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 3 Décembre.


Leçon


10


* 26 Novembre –2 Décembre


(page 80 de l’édition standard)


27 Novembre


Consolateurs fâcheux


Même après la puissante expression de foi de Job (Job 13: 15, 16), la joute oratoire a continué. Tout au long de nombreux chapitres, les hommes vont et viennent, en faisant valoir beaucoup de questions profondes et importantes sur Dieu, le péché, la mort, la justice, la méchanceté, la sagesse et la nature transitoire de l’humanité.


Quelles vérités sont exprimées dans les textes suivants?


Job 13:28


Job 15:14–16


Job 19:25–27


Job 28:28


À travers tous ces chapitres, les arguments ont continué, aucune des parties ne concédant sa position. Éliphaz, Bildad et Zophar, chacun à sa façon, chacun avec son propre ordre du jour, n’ont cessé de clamer haut et fort comment les gens obtiennent ce qu’ils méritent dans la vie; et donc, ce qui est arrivé à Job devait être un juste châtiment pour ses péchés. Job, quant à lui, a continué à déplorer le sort cruel qui lui était arrivé, étant certain qu’il ne méritait pas cette souffrance. Chacun à son tour, chaque « consolateur » a accusé Job de proférer des paroles vides et vaines, et Job faisait de même pour eux.


En fin de compte, aucun d’entre eux, y compris Job, ne comprenait tout ce qui se passait. Comment pouvaient-ils? Ils parlaient par rapport à un point de vue très limité, que tous les humains ont. Si nous pouvons retenir une leçon du livre de Job (celle qui devrait être évidente maintenant, surtout après tous les discours de ces hommes), c’est que nous, les humains, nous devons être assez humbles quand nous professons parler de Dieu et de ce qu’Il fait. Nous pourrions savoir une part de la vérité, peut-être même beaucoup de vérité, mais la plupart du temps – comme nous pouvons le voir avec ces trois hommes – nous ne connaissons nécessairement pas la meilleure façon d’appliquer les vérités que nous connaissons.


Regardez autour du monde naturel. Pourquoi cela seul nous montre comment nous sommes limités dans ce que nous savons sur même la plus simple des choses?


Dimanche


(page 81 de l’édition standard)


28 Novembre


L’entrée d’Élihu


De Job 26 à 31, le héros tragique de cette histoire, Job, donne son dernier discours aux trois hommes. Bien qu’éloquent et passionné, il reprend essentiellement l’argument qu’il avait déjà fait valoir: je ne mérite pas ce qui m’arrive. Point final. Encore une fois, Job représente tellement d’humanité où beaucoup de personnes souffrent des choses qu’elles ne méritent pas. Et la question, la question la plus difficile dans tous les sens est – pourquoi? Dans certains cas, la réponse à la souffrance est relativement facile. Les gens apportent la peine sur eux-mêmes. Mais souvent, et en particulier dans le cas de Job, ce n’est pas ce qui est arrivé, et la question de la souffrance reste.


Comme le chapitre 31 touche à sa fin, Job a parlé du genre de vie qu’il menait, une vie dans laquelle rien de ce qu’il avait fait ne justifiait ce qui lui arrivait maintenant. Puis le dernier verset du chapitre se lit comme suit: « Qu’il y croisse des épines au lieu de froment, et de l’ivraie au lieu d’orge! Fin des paroles de Job. » (Job 31:40).


Lisez Job 32: 1-5. Qu’est-ce qui se passe ici, et quelle est l’accusation d’Élihu contre Job et les autres hommes?


C’est la première fois que cet homme, Élihu, est mentionné dans le livre de Job. Il est évident qu’il a entendu quelques-unes des longues discussions, mais rien ne nous est dit à quel moment précis il est entré en scène. Il a dû venir plus tard, parce qu’il n’était pas mentionné parmi les trois autres à leur arrivée. Cependant, ce que nous savons est qu’il n’était pas satisfait des réponses qu’il avait entendues, quelle que soit la partie du dialogue qu’il avait entendue. En fait, il est rapporté quatre fois dans ces cinq versets qu’il s’était mis en « colère » à cause de ce qu’il avait entendu. Alors, dans les six chapitres suivants, cet homme, Élihu, cherche à donner sa compréhension et son explication des questions que tous ces hommes ont confrontées à cause de la calamité qui a frappé Job.


Job 32: 2 dit qu’Élihu était en colère contre Job, « parce qu’il se disait juste devant Dieu » une distorsion de la véritable position de Job. Qu’est-ce que cela devrait nous dire sur combien nous devons être prudents dans la façon dont nous interprétons les paroles des autres? Comment pouvons-nous apprendre à essayer de donner une meilleure interprétation plutôt que la pire de ce que les gens disent?


Lundi


(page 82 de l’édition standard)


29 Novembre


Élihu défend Dieu


Beaucoup de commentaires ont été rédigés au cours des âges à propos d’Élihu et de son discours, certains y voyant un tournant majeur dans la direction du dialogue. Pourtant, il n’est vraiment pas facile de voir là où Élihu ajoute quelque chose de si nouveau ou alors révolutionnaire qui change la dynamique du dialogue.


Au contraire, il semble largement donner les mêmes arguments que les trois autres dans leur tentative de défendre le caractère de Dieu contre l’accusation d’injustice en ce qui concerne les souffrances de Job.


Lisez Job 34: 10-15. Quelles vérités Élihu exprime-t-il ici? Quelles parallèles révèlent-elles avec ce que les autres hommes ont dit avant? Et si ses paroles étaient vraies, pourquoi sont-elles inappropriées à la situation?


Peut-être ce que nous pouvons voir avec Élihu, tout comme avec les autres hommes, est la peur – la peur que Dieu ne soit pas ce qu’ils pensent qu’Il est. Ils veulent croire en la bonté, en la justice et en la puissance de Dieu; et ainsi, que profère Élihu si ce ne sont que des vérités sur la bonté, la justice, et la puissance de Dieu?


« Car Dieu voit la conduite de tous, Il a les regards sur les pas de chacun. Il n’y a ni ténèbres ni ombre de la mort, où puissent se cacher ceux qui commettent l’iniquité. » (Job 34:21, 22, LSG).


« Dieu est puissant, mais Il ne rejette personne; Il est puissant par la force de Son intelligence. Il ne laisse pas vivre le méchant, et Il fait droit aux malheureux. Il ne détourne pas les yeux de dessus les justes, Il les place sur le trône avec les rois, Il les y fait asseoir pour toujours, afin qu’ils soient élevés » (Job 36: 5-7, LSG).


« Nous ne saurions parvenir jusqu’au Tout Puissant, Grand par la force, par la justice, par le droit souverain: Il ne répond pas! C’est pourquoi les hommes doivent Le craindre; Il ne porte les regards sur aucun sage. » (Job 37:23, 24, LSG).


Si tout cela est vrai, alors la seule conclusion logique qu’on doit en tirer est que Job obtient ce qu’il mérite. Qu’est-ce que cela peut-il être? En effet, Élihu essayait de protéger sa propre compréhension de Dieu face à un tel mal terrible qui affligeait un homme si bon comme Job.


Avez-vous déjà vécu un moment où quelque chose est arrivée et cela vous a fait craindre pour votre foi? Comment avez-vous réagi? En regardant en arrière, que pourriez-vous faire différemment?


Mardi


(page 83 de l’édition standard)


30 Novembre


L’irrationalité du mal


Tous les quatre hommes, des croyants en Dieu, croyants en un Dieu de justice, se trouvent dans un dilemme: comment expliquer la situation de Job d’une manière rationnelle et logique qui soit conforme à leur compréhension du caractère de Dieu? Malheureusement, ils ont fini par prendre une position qui s’est avérée fondamentalement fausse dans leur tentative de comprendre le mal, ou du moins le mal qui a frappé Job. Ellen G. White propose un commentaire puissant à ce sujet.


« Il n’est pas possible de donner de l’apparition du péché une explication qui en justifie l’existence… Le péché est un intrus mystérieux et inexplicable ; sa présence est injustifiable. L’excuser, c’est le défendre. S’il pouvait être excusé, s’il avait une raison d’être, il cesserait d’être le péché. » – La tragédie des siècles, pp. 55, 56.


Bien qu’elle utilise le mot péché, à supposer que nous remplacions ce mot par un autre mot qui a une signification similaire: le mal. Alors, la citation peut se lire: Il n’est pas possible de donner de l’apparition du mal une explication qui en justifie l’existence… Le mal est un intrus mystérieux et inexplicable; sa présence est injustifiable. L’excuser, c’est le défendre. S’il pouvait être excusé, s’il avait une raison d’être, il cesserait d’être le mal.


Très souvent, quand la tragédie frappe, les gens disent ou pense: « Je ne comprends pas » ou « Cela n’a pas de sens ». C’est précisément ce que la plainte de Job avait été à peu près tout le long.


Il y a une bonne raison que Job et ses amis ne peuvent pas expliquer: le mal lui-même n’a pas de sens. Si nous pouvions le comprendre, si cela avait un sens, si cela rentrait dans un certain plan logique et rationnel, alors ce ne serait pas si mal, ce ne serait pas si tragique, car cela servirait un objectif rationnel.


Voyez ces versets sur la chute de Satan et l’origine du mal. Quelle signification sa chute revêt-elle (Ez. 28:12–17)?


Voilà un être parfait, créé par un Dieu parfait, dans un environnement parfait. Il est exalté, plein de sagesse, parfait en beauté, couvert de pierres précieuses, un « chérubin oint » qui était sur « la sainte montagne de Dieu. » Et pourtant, même avec tout cela et après avoir tant reçu, cet être s’est corrompu lui-même et a permis au mal de naitre. Qu’est-ce qui peut être plus irrationnel et plus illogique que le mal qui est venu à infecter le diable?


Quelle est votre propre expérience par rapport à combien le mal est irrationnel et inexplicable?


Mercredi


(page 84 de l’édition standard)


1 Décembre


Le défi de la foi


Certes, les personnages principaux dans le livre de Job, en tant que simples mortels, voyant « au moyen d’un miroir, d’une manière obscure. » (1 Cor. 13:12), travaillaient dans une perspective très limitée, avec une compréhension très limitée de la nature du monde physique, beaucoup moins spirituel.


Il est intéressant aussi que dans tous ces débats sur le malheur qui a frappé Job, aucun des hommes, y compris Job, n’a parlé du rôle du diable – la cause directe et immédiate de tous les maux de Job. Et Pourtant, malgré leur confiance en leur raisonnement, en particulier Élihu (voir Job 36: 1-4), leurs tentatives pour expliquer rationnellement la souffrance de Job furent vaines. Et bien sûr, Job savait que leurs tentatives avaient échoué.


Même avec notre compréhension avancée de l’histoire cosmique, comment sommes-nous en mesure de rationaliser et d’expliquer le malheur qui a frappé Job? Lisez Job 1-2: 10 à nouveau. Même avec tout ce qui nous est révélé, quelles autres questions restent?


À l’ouverture des premiers chapitres de Job, nous avons une vision des choses qu’aucun de ces hommes n’avaient. Néanmoins, même maintenant, il reste des questions difficiles à comprendre. Comme nous l’avons vu, ce n’est jamais son péché qui apportait cette souffrance sur lui, au contraire, c’était précisément la bonté de Job qui a poussé Dieu à le signaler au diable. Donc, la bonté et le désir de l’homme à être fidèle à Dieu ont conduit à ce qui lui est arrivé? Comment pouvons-nous comprendre cela? Et même si Job avait su ce qui se passait, n’aurait-il pas crié : « S’il Te plait, Dieu, utilise quelqu’un d’autre. Rends-moi mes enfants, ma santé, ma propriété! »? Job ne se portait pas volontaire pour être un bouc émissaire. Qui le serait? Ainsi, comment tout cela pouvait être juste pour Job et pour sa famille?


En attendant, même si Dieu a remporté la guerre contre le diable, nous savons que le diable n’a pas concédé sa défaite (Apo. 12:12); donc, quel était le but? Et aussi, quelle que soit la bonne fin de ce qui est arrivé à Job, la mort de tous ces gens et toutes les souffrances que Job a traversées valaient-elles la peine?


Si ces questions restent pour nous (bien qu’il y ait plus de réponses à venir), imaginez toutes les questions que Job avait! Et pourtant, voici l’une des leçons les plus importantes que nous pouvons tirer du livre de Job: celle de vivre par la foi et non par la vue; celle d’avoir confiance en Dieu et de Lui rester fidèles même lorsque, comme Job, nous ne pouvons pas rationaliser ou expliquer pourquoi certaines choses arrivent. Nous ne vivons pas par la foi quand tout est entièrement et rationnellement expliqué. Nous vivons par la foi quand, comme Job, nous faisons confiance à Dieu et Lui obéissons même quand nous ne pouvons pas donner un sens à ce qui se passe autour de nous.


Quelles sont les choses pour lesquelles vous devez faire confiance à Dieu, même si vous ne les comprenez pas? Comment pouvez-vous continuer à bâtir cette confiance, même lorsque vous n’avez pas de réponses?


Jeudi


(page 85 de l’édition standard)


2 Décembre


Réflexion avancée: Dans une discussion sur la question de la foi et la raison, l’auteur John Hedley Brooke a écrit à propos du philosophe allemand Emmanuel Kant (1724-1804) et sa tentative de comprendre les limites de la connaissance humaine, en particulier quand il s’agit de l’œuvre de Dieu. Pour Kant, « la question de la justification des voies de Dieu envers l’homme ressort de la foi, et non de la connaissance. Comme exemple d’une attitude authentique face à l’adversité, Kant a choisi Job, qui avait été dépouillé de tout sauf une conscience claire. Se soumettant au décret divin, il eut raison de résister aux conseils de ces amis qui cherchaient à rationaliser son malheur. La force de la position de Job était sa connaissance de ce qu’il croyait alors: ce que Dieu pensait faire en empilant le malheur sur lui. » – Sciences and Religion (New York: Cambridge University Press, 2006), pp. 207, 208. Ces hommes dans le livre de Job, et Élihu alors, pensaient qu’ils pouvaient expliquer ce qui est arrivé à Job par une simple relation de cause à effet. Pour eux, la cause était le péché de Job; l’effet était sa souffrance. Qu’est-ce qui pouvait être plus claire, théologiquement, et rationnellement que cela? Cependant, leur raisonnement était erroné, un puissant exemple du fait que la réalité et le Dieu qui a créé et qui soutient cette réalité ne fait pas nécessairement suivre notre compréhension de la façon dont Dieu et le monde qu’Il a créé fonctionnent.


Discussion:


Comme nous l’avons vu, dans tous les longs discours sur la situation du pauvre Job et pourquoi cela est arrivé, le diable n’était pas mentionné, pas même une seule fois. Pourquoi est-ce ainsi? Qu’est-ce que cela nous apprend sur combien ces hommes étaient limités dans leur compréhension, en dépit de toutes les vérités qu’ils avaient? Qu’est-ce que leur ignorance peut nous apprendre sur la nôtre, malgré toutes les vérités que nous avons?


« Lorsque nous prenons en main la direction de nos affaires personnelles, comptant sur notre propre sagesse pour réussir, et cherchons à les porter sans Son aide… Mais si nous croyons vraiment que Dieu nous aime et qu’Il désire notre bien, nous cesserons de nous agiter au sujet de l’avenir. Nous nous abandonnerons à Lui comme un enfant s’abandonne à son père qui l’aime. Nos soucis et nos tourments s’évanouiront alors car nos désirs devenus conformes à la volonté de Dieu se confondront avec elle. » – Ellen G. White, Heureux ceux qui, p. 82. Comment pouvons-nous apprendre ce genre de confiance et de foi? Autrement dit, quels sont les choix que nous faisons maintenant qui rendent notre foi plus forte ou plus faible?


Vendredi


(page 86 de l’édition standard)


Être dans les affaires de Dieu: 1e partie


Cette histoire ne me concerne pas. C’est au sujet de ce que Dieu fait à travers moi et ce qu’Il peut faire par quelqu’un qui est prêt à se laisser utiliser par Lui.


J’ai toujours aimé les affaires. J’ai créé ma première entreprise de vente d’ordinateurs à l’école quand j’avais 21. Dès le début, Dieu était mon partenaire, et Il m’a abondamment béni.


Plus tard, j’ai acheté une franchise de logiciel qui a grandi rapidement. En cinq ans, elle a augmenté d’un employé à 50 et cela rapportait beaucoup d’argent. J’ai donné beaucoup d’argent pour les missions, mais je me sentais vide. Au fil du temps, je me suis aperçu que même si je soutenais la mission de l’église, je ne suis pas personnellement impliqué dans la mission. Ma femme et moi sommes convenus que nous devions participer personnellement à l’évangélisation pour Dieu à l’humanité.


Nos intérêts commerciaux continuaient à croitre, mais je me suis senti que Dieu me conduisait à vendre la plus grande entreprise. Je confiai la vente dans les mains de Dieu, et la société se vendit assez rapidement que je ne l’avais prévu.


Je savais que Dieu n’avait pas besoin de mon argent, mais je commençais à réaliser que ce que Dieu voulais de moi était mon temps. La mission n’est pas quelque chose que nous faisons le sabbat. C’est quelque chose que nous faisons à temps plein. Je voulais être personnellement impliqué dans la mission. Donc, je demandai à Dieu ce qu’Il voulait que je fasse pour Lui.


Un jour alors que je parlais avec un homme d’affaires chrétien, un membre des Services et Industries des Adventistes Laïcs (ASI), je lui ai parlé de mon fardeau pour être personnellement impliqué dans un projet de mission d’évangélisation. La place du projet m’importait peu, je voulais juste être les mains de Dieu. Je lui demandai s’il avait des idées pour un tel projet. Il dit qu’il allait y penser.


En ce moment, son téléphone sonna, et il s’excusa de prendre l’appel. Quand il est revenu, il me dit que l’appel était d’un dirigeant d’église qui lui parlait d’un projet dans un pays qui n’était pas ouvert à l’évangélisation.


Quand il m’a parlé du projet, je me suis rendu compte que Dieu répondait à ma prière! Le projet était dans un pays que je connaissais. Je connaissais la langue et la culture de ce pays, et en tant qu’homme d’affaires, je pouvais aider les dirigeants d’église à y arriver. Je savais que je pouvais y voyager, un endroit que beaucoup d’autres ne seraient pas en mesure d’atteindre.


A suivre ...


Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site web: www.AdventistMission.org


Histoire


La leçon en Bref


Textes clés: Job 32: 1-5, Ézéchiel 28: 12-17


La volonté des étudiants:


Savoir: Analyser le discours d’Élihu dès son début prometteur à sa fin décevante.


Ressentir: Ressentir la nature frustrante de l’origine du mal et l’impossibilité de l’expliquer adéquatement.


Agir: Appréhender les grandes questions de la vie avec une bonne dose d’humilité, en particulier face aux défis des autres.


Plan d’apprentissage:


  1. Savoir: Les pièges de la colère juvénile

A Qu’est-ce qui était prometteur au début du discours du jeune Élihu – un discours marqué ensuite par l’impatience et la colère?


B Comment la conclusion d’Élihu se rapporte-t-elle aux réponses que les trois autres amis avaient fournies à Job dans sa souffrance?


  1. Ressentir: L’inexplicable

A Comment peut-on expliquer le fait que l’être le plus parfait jamais créé, Lucifer, ait tourné le dos à son Créateur?


B À la lumière de notre réponse à la question précédente, pourquoi alors, ne pas essayer, encore et encore, à expliquer l’inexplicable, à savoir: la souffrance dans notre vie et autour de nous?


III. Agir: Pratiquer l’humilité


A Quel est le contraire de l’humilité, et où est-ce que cela est indiqué dans le grand conflit?


B Quel rôle notre propre humilité joue-t-elle dans la réponse à la souffrance et à la poursuite de la vérité?


Résumé: Quand Élihu apparait sur la scène, il semble y avoir une brise d’air frais. Il est jeune et en colère, en attendant son tour. Cependant, il manque encore d’humilité, et en fin de compte, ses paroles ne sont pas différentes des autres amis. Le mal reste inexplicable, et seule une foi humble peut nous donner de l’espoir.


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Développement


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: Job 28:28, 32:1–5


Concept clé de croissance spirituelle: Le discours d’Élihu promet d’être différent, mais il tombe aussi dans le même piège de la théologie de la rétribution que les autres amis de Job. Ses paroles sont violentes, nuisibles, et caractérisées par un orgueil spirituel qui se joue en fait entre les mains de l’ennemi de Dieu, dont la chute initiale a été causée par l’orgueil angélique. Seule une approche humble à la question de la souffrance peut apporter des réponses honnêtes ancrées dans la crainte du Seigneur.


Pour les moniteurs: En regardant dans nos églises à travers le monde, nous pouvons remarquer qu’il y a un conflit générationnel. Des études ont montré que l’église en Amérique du Nord est particulièrement sensible à l’implication des millénaires (ceux qui ont atteint l’âge adulte vers l’an 2000). Dans d’autres endroits dans ce monde, il y a beaucoup de jeunes dans l’église, mais très peu d’entre eux participent à la direction de l’église, qui est réservé aux anciens et aux expérimentés. Discutez avec votre classe comment la relation entre jeunes et vieux (et ceux qui sont intermédiaires) se joue dans votre église locale.


Discussion d’ouverture: Enfin, un jeune sang avec de nouvelles perspectives! Enfin, quelqu’un qui réparera les choses et luttera contre l’instauration théologique! C’est le sentiment que l’on a quand Élihu, fils de Barakeel de Buz, surgit de nulle part et commence son discours dans la colère.


La colère a souvent été le pouvoir de motivation des jeunes. La colère contre les opinions établies sur la guerre, la ségrégation raciale, l’économie, l’injustice sociale, etc., a motivé les mouvements de protestation à travers le monde qui ont été principalement menés par les jeunes générations. Un grand nombre de ces mouvements ont également apporté des changements positifs dans la société. La motivation d’Élihu n’est pas un programme politique mais théologique. Son approche était la colère, associée à une bonne dose d’impatience (Job 32: 4, 5). Son apparition provoque certainement des remous.


Comment voyez-vous le pouvoir des jeunes dans votre église? Qu’est-ce que les jeunes peuvent faire et que leurs ainés ne peuvent pas faire? Quel rôle joue la colère ici?


ÉTAPE 2—Explorer


Pour les moniteurs: Ellen G. White a des instructions importantes concernant « l’armée de la jeunesse » dans notre église, qui peut se résumer dans la citation suivante: « Avec l’armée que formeraient nos jeunes, bien préparés, la bonne nouvelle de notre Sauveur crucifié, ressuscité, prêt à revenir, serait vite portée au monde entier! » – Ellen G. White, Éducation, p. 221; cf. aussi Instructions pour un service chrétien effectif, p. 38. Il serait intéressant de voir comment cette « armée de la jeunesse » est présente dans votre église. Comment est-elle visible, et dans quel sens elle marche? Lisez d’autres citations dans Instructions pour un service chrétien effectif à votre classe.


Commentaire biblique


Le message d’Élihu couvre six chapitres du livre de Job (Job 32-37), le plus long discours continu de l’ensemble du livre. Il suit le discours de Job (Job 31:40) et est motivé par une déclaration de sa colère à environ quatre fois dans la prose introductive de son discours (Job 32: 1-5), ce qui mérite un commentaire: Élihu comprend la défense de l’innocence de Job comme une tentative arrogante d’auto-justification. Il est également en colère contre les trois amis qui ne parviennent pas à convaincre Job de sa culpabilité. Tout son discours est né de la colère, ce qui n’est donc pas un bon point de départ pour tout argument, même si elle est présentée comme une colère sainte et juste.


  1. Le discours d’Élihu (Lisez Job 32-37 avec la classe.)

L’apparence d’Élihu est marquée par une illustre ascendance qui le relie éventuellement à Abraham (Buz était le neveu d’Abraham, Gen. 22:21) et même fait de lui un ancêtre de David (Ram était un ancêtre de David, Ruth 4:19). Il est certainement Hébreu, contrairement aux trois amis, qui sont Édomites. Ainsi Élihu commence son discours en affirmant son inspiration divine directe (Job 32: 6-10), qui le pousse à parler contre les hommes plus âgés et sans doute plus sages (Job 32: 11-22).


Au chapitre 33, Élihu résume les précédents discours de Job et lui promet la restauration s’il écoute ce qu’il a à dire. Le suspense est presque insupportable à ce stade, et chacun attend impatiemment des réponses à toutes les souffrances de Job. Toutefois, le chapitre 34 est presque décevant dans la présentation de la solution d’Élihu, qui, en dernière analyse, coïncide exactement avec ce que les trois autres amis ont suggéré. Dieu rembourse tout le monde conformément à ses actes (Job 34: 10-15). La théologie de la rétribution resurgit encore une fois! Et, pire, Élihu ajoute l’accusation de la rébellion aux péchés présumés de Job (Job 34:36, 37) par le fait d’insister sur son innocence.


Les chapitres 35 et 36 brossent un sombre tableau de Dieu, Le décrivant comme un être lointain, éloigné de la sphère humaine et non intéressé par la vie individuelle de l’humanité. Fait intéressant, Élihu utilise l’image de la tempête dans le dernier chapitre de son discours (Job 37), affirmant qu’il parle pour Dieu. Il sera cependant repris quand Yahvé Lui-même parlera, dans les chapitres 38-41, sur la véritable tempête divine (Job 38: 1). À la fin du discours d’Élihu, l’on ne peut que penser: beaucoup de paroles, beaucoup de vent, mais rien de substantiel qui puisse fournir des réponses – une grosse déception.


Considérez ceci: L’approche colérique d’Élihu était-elle justifiée? Pourquoi ou pourquoi pas?


  1. Des absurdités (Revoyez Ézéchiel 28: 12-17 avec la classe.)

Ézéchiel 28, le plus souvent mis en relation avec Ésaïe 14, est utilisée pour étudier l’origine du mal, ainsi que la chute de Satan. En effet, le guide d’étude biblique avait étudié ces textes avant dans ce contexte. Cependant, il y a un autre aspect qui découle de cette complainte épique qui semble d’abord décrire le roi de Tyr (une ville phénicienne qui fut célèbre pour son implication cruelle dans le commerce des esclaves dans la Méditerranée). Mais alors, il prend une allure plus universelle et cosmique qui va bien au-delà de la description d’un roi terrestre. Il devient une description de Lucifer dans le ciel, l’être le plus parfait jamais créé. Le texte ne laisse aucun doute sur l’incroyable beauté du « chérubin » qui réside sur la sainte montagne de Dieu. Cette scène est alors mise en contraste frappant avec la plus profonde chute jamais expérimentée par un être créé. De la présence de Dieu à la profondeur de la dépravation démoniaque, le sort de Satan finira par aboutir à un millénium solitaire et à la destruction finale (Apocalypse 20, 21).


Cela n’a aucun sens! Et c’est exactement le problème. Le péché et la souffrance ne font pas de sens; ils sont absurdes. Nous pourrions les rationaliser, mais faire ainsi serait excuser ou défendre le péché. Donc, dans ce sens, toutes les intentions des trois amis, plus Élihu, pour donner un sens à la souffrance de Job, sont vouées à l’échec. En fait, Dieu a dit en fin de compte qu’ils ont eux-mêmes péché par leurs discours. Peut-être que nous aussi, nous ne devrions plus tenter d’expliquer l’absurde.


Considérez ceci: Pourquoi le fait de rationaliser le péché et la souffrance finit par nous conduire dans le péché nous-mêmes?


III. L’humilité et la vérité (Revue Psaume 45: 4 et Jacques 4: 6 avec la classe.)


Un magnifique psaume de couronnement souhaite les caractéristiques suivantes au roi nouvellement couronné: « la vérité, l’humilité et la justice » (Ps. 45: 4). La recherche de la vérité doit être connectée à l’humilité, et c’est l’humble seul qui trouve la vérité, parce qu’il est prêt à être corrigé. Élihu affiche une qualité opposée; qui est, l’arrogance et l’orgueil, et c’est précisément ce qui l’empêche, (ainsi que les trois autres amis) d’arriver à la vérité. Dieu donne la grâce aux humbles, mais résiste fermement aux orgueilleux (Jacques 4: 6). L’orgueil nous ramène directement au chérubin déchu.


Considérez ceci: Est-il possible de prétendre avoir la vérité, comme nous les Adventistes du septième jour le faisons parfois, et être toujours humble? Expliquez.


ÉTAPE 3—Appliquer


Pour les moniteurs: Le long discours d’Élihu est une grosse déception, même avec un début prometteur. Nous devons trouver des moyens pratiques pour nous aider à éviter le piège dans lequel Élihu est tombé, sans quoi nous allons aussi tourner en rond.


Application:


Comment pouvons-nous faire la différence entre la colère juste et la colère volontaire?


Comment pouvons-nous éviter de tomber dans le même piège qu’Élihu, qui est venu ressasser les arguments des autres et ajouter à cela sa colère volontaire?


ÉTAPE 4—Créer


Pour les monteurs: Le radicalisme juvénile d’Élihu était plus illusoire que réel, et son discours prolongé finit par être une grosse déception.


Activités:


  1. Apportez en classe un beau récipient (par exemple, une coupe d’argent avec un couvercle) et laissez vos élèves admirer. Puis, ouvrez-le et son contenu, qui doit être préparé à l’avance avec une nourriture pourrie. Lisez Matthieu 23:27, 28 et discutez avec votre classe leur réaction après avoir ouvert le récipient.

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Du milieu de la tempête


Sabbat Après-midi


Étude de la semaine: Job 38–39, Jean 1:29, Matt.

16:13, 1 Cor. 1:18–27, Job 40:1–4, 42:1–6, Luc 5:1–8.


Verset à mémoriser: : « Où étais-tu quand Je fondais la terre? Dis-le, si tu as de l’intelligence. » (Job 38: 4, LSG).


Quelles que soient leurs différences, les personnages du livre de Job avaient une chose en commun: chacun d’eux avait beaucoup à dire au sujet de Dieu, ou du moins au sujet de sa compréhension de Dieu. Et, comme nous l’avons vu, nous pourrions être d’accord avec eux sur une grande partie de ce qu’ils ont dit. Après tout, qui dira le contraire de ceci: « Interroge les bêtes, elles t’instruiront, Les oiseaux du ciel, ils te l’apprendront; parle à la terre, elle t’instruira; et les poissons de la mer te le raconteront. Qui ne reconnait chez eux la preuve que la main de l’Éternel a fait toutes choses? Il tient dans Sa main l’âme de tout ce qui vit, le souffle de toute chair d’homme. » (Job 12: 7-10, LSG)? Ou avec ceci: « Dieu renverserait-Il le droit? Le Tout Puissant renverserait-Il la justice? » (Job 8: 3, LSG). Et alors que le contexte était la souffrance de Job, le principal centre des discussions était Dieu. Et cependant, à part les deux premiers chapitres, le Seigneur est resté caché dans l’arrière-plan dans les chapitres qui ont suivi. Tout cela, cependant, était sur le point de changer. Dieu Lui-même: le sujet de tant de discussions et de débats dans le livre de Job – va maintenant parler Lui-même.


* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 10 Décembre.


Leçon


11


* 3–9 Décembre


(page 88 de l’édition standard)


4 Décembre


Du milieu de la tempête


Lisez Job 38: 1. Qu’est-ce qui se passe ici qui soit différent de tous les autres dialogues?


Soudainement et de manière imprévue, le Seigneur apparait alors dans le livre de Job, la première fois depuis Job 2: 6 « L’Éternel dit à Satan: Voici, je te le livre: seulement, épargne sa vie. » (LSG).


Rien ne prépare vraiment le lecteur à cette soudaine apparition de Dieu. Job 37 se termine avec le discours d’Élihu, et la prochaine chose que nous savons, « L’Éternel répondit à Job du milieu de la tempête » (Job 38: 1). Du coup, c’est tout juste Dieu et Job, comme si les autres hommes n’étaient pas importants, du moins pour l’instant.


Le mot tempête vient d’un mot hébreu qui signifie « tornade » ou « tourbillon », et il a été utilisé dans le contexte de l’apparition de Dieu à l’homme (voir Ésaïe 29: 6, Zach. 9:14). C’était également le mot utilisé dans le contexte d’Élie enlevé au ciel: « Lorsque l’Éternel fit monter Élie au ciel dans un tourbillon, Élie partait de Guilgal avec Élisée. » (2 Rois 2: 1, LSG). Bien que tous les détails physiques ne nous soient pas donnés sur cette « théophanie » (une manifestation visible de Dieu à l’humanité), il est clair que Dieu ne parle pas à Job dans « un murmure doux et léger. » (1 Rois 19:12). Au contraire, le Seigneur Lui-même se manifeste d’une manière très puissante, celle qui a certainement attiré l’attention de Job. Bien sûr, ce n’était pas la seule fois où Dieu se révélait Lui-même aux humains déchus. Encore et encore, les Écritures nous montrent la proximité de Dieu à l’humanité.


Qu’est-ce que ces textes nous apprennent sur la façon dont Dieu peut être près de nous? Gen. 15:1–6, Gen. 32:24–32, Jean 1:29.


La Bible nous enseigne la grande et importante vérité que notre Dieu n’est pas un dieu lointain qui a créé notre monde et puis nous a laissé à nous-mêmes. Au contraire, c’est un Dieu qui interagit de près avec nous. Peu importe nos chagrins, nos problèmes, ou tout ce que nous rencontrons dans cette vie, nous pouvons avoir l’assurance que Dieu est proche et que nous pouvons Lui faire confiance.


C’est une chose de croire intellectuellement que Dieu est proche de nous; c’est tout à fait une autre de faire l’expérience de cette proximité. Comment pouvez-vous apprendre à vous rapprocher de Dieu et à tirer l’espoir et le confort de cette relation?


Dimanche


(page 89 de l’édition standard)


5 Décembre


La question de Dieu


Après ce qui doit avoir été pour Job comme un très long silence, Dieu lui parle enfin, même si ce qu’Il a dit en premier pourrait ne pas avoir été ce que Job voulait entendre.


Quelle a été la première question que Dieu a posée à Job, et qu’est-ce que cette question impliquait? Job 38:2.


Tout au long de la Bible, nous trouvons Dieu posant des questions à l’homme. Cela ne veut pas dire qu’Il ne connait pas encore les réponses. Au contraire, comme un bon enseignant le ferait souvent, Dieu pose des questions parce qu’elles sont un moyen efficace pour nous faire réfléchir à notre situation, nous confronter à nous-mêmes, pour nous aider à réfléchir aux problèmes et arriver aux bonnes conclusions. Alors, les questions que Dieu pose n’ont pas pour but d’enseigner quelque chose au Seigneur qu’Il ne connaissait ou ne comprenait pas encore. Au contraire, elles sont souvent utilisées pour aider les gens à apprendre des choses qu’ils ont peut-être besoin pour mieux comprendre. Les questions de Dieu sont un outil rhétorique pour aider à atteindre les gens avec la vérité.


Lisez les questions suivantes de Dieu. Que pensez-vous être le dessein de Dieu en posant ces questions? Quelle leçon voulait-Il faire passer?


Gen. 3:11


Gen. 4:9


1 Rois 19:9


Actes 9:4


Matt. 16:13


Job avait beaucoup à dire au sujet de Dieu, et le Seigneur de toute évidence voulait lui faire voir que, en fait, il y avait beaucoup de choses qu’il ne savait pas ou ne comprenait pas au sujet de son Créateur. À bien des égards, les questions d’ouverture de Dieu à Job ont un parallèle avec certaines des paroles que ces hommes lui avaient aussi dites (voir Job 8: 1, 2; 11: 1-3; 15: 1-3).


Si Dieu vous posait une question sur l’état de votre vie maintenant, que pensez-vous qu’Il demanderait, et que répondriez-vous? Qu’est-ce que la question et la réponse vous apprennent sur vous-même?


Lundi


(page 90 de l’édition standard)


6 Décembre


Le Seigneur en tant que Créateur


Lisez Job 38: 4-41. Quelles sont les questions que Dieu pose à Job, et quel est le but de ces questions?


Si Job attendait une explication détaillée des raisons de toutes ces calamités qui l’ont frappé, il ne l’a pas eue. Au contraire, ce qu’il a eu était un flux de questions rhétoriques contrastant le Seigneur dans Sa puissance créatrice au caractère éphémère et à l’ignorance du pauvre Job.


« Où étais-tu quand je fondais la terre? Dis-le, si tu as de l’intelligence », lance le Seigneur (Job 38: 4, LSG). Après avoir fait écho à quelques-unes des premières images dans Genèse – sur les origines de la terre, de la mer, de la lumière et des ténèbres, Dieu dit à Job (essentiellement) que bien sûr, « Tu le sais, car alors tu étais né, Et le nombre de tes jours est grand! » (voir Job 38:21, LSG). Le Seigneur pointe alors vers les merveilles et les mystères de la création, à nouveau avec une série de questions rhétoriques qui couvrent non seulement les fondements de la terre, mais aussi les mystères de la météorologie et même des étoiles elles-mêmes. « Noues-tu les liens des Pléiades, ou détaches-tu les cordages de l’Orion? » (Job 38:31, LSG). Il ramène ensuite l’attention de Job à la terre, à la perspicacité humaine (Job 38:36), à la vie des animaux sauvages (Job 38: 39-41), au thème qui est étoffé beaucoup plus en détail tout au long du chapitre 39 de Job. Si le livre était écrit aujourd’hui, le Seigneur aurait pu demander : « Qui relie les quarks des protons et des neutrons? », « Où étais-tu quand J’ai mesuré pour la première fois la masse de Planck? », « Est-ce par ta sagesse que la gravité dirige l’espace et le temps? »


La réponse à toutes ces questions est la même: C’est bien sûr la négative. Job n’était présent à aucun de ces événements, et il avait peu de connaissances sur tous ces phénomènes que le Seigneur a mentionnés. L’objectif de Dieu était de montrer à Job que même avec toute sa sagesse et sa connaissance, et même s’il a parlé « avec droiture » (Job 42: 7) au sujet de Dieu à la différence des autres hommes, il ne connaissait que si peu de choses. Et son manque de connaissance était mieux révélé par sa grande ignorance des choses du monde créé.


Si Job savait si peu sur la création, combien pouvait-il comprendre au sujet du Créateur? Quel puissant contraste entre le Créateur et la créature, entre Dieu et l’humanité. Bien que Dieu Lui-même se soit opposé à Job, cela aurait pu être la même chose avec tout autre être humain (à l’exception de Jésus). Que sommes-nous, comparés à Dieu? Et pourtant, voyez ce que Dieu a fait pour nous sauver et pour nous offrir l’espoir de la communion éternelle avec Lui.


Mardi


(page 91 de l’édition standard)


7 Décembre


La sagesse des sages


De notre point de vue aujourd’hui, il est facile de regarder aux questions que Dieu avait posées à Job et de réaliser combien peu un homme comme Job, des milliers d’années, pouvait comprendre le monde créé. Il a fallu attendre jusqu’en 1500 ap. j-c., par exemple, pour que les êtres humains (du moins certains d’entre eux) comprennent que le mouvement apparent du soleil dans le ciel était le résultat de la rotation de la terre sur son axe, et l’inverse de l’orbite de la terre autour du soleil – une vérité que la plupart d’entre nous tiennent pour acquis aujourd’hui. Surtout grâce à la science moderne, nous vivons aujourd’hui avec une connaissance du monde naturel que les gens des temps bibliques ne pouvaient même pas commencer à comprendre. Et pourtant, même avec toutes ces connaissances acquises, nous, les humains, sommes toujours aussi limités dans notre compréhension du monde naturel et de ses origines.


Lisez les questions que Dieu a posées à Job dans les chapitres 38 et 39. Comment pouvons-nous mieux les répondre aujourd’hui?


Cela ne fait aucun doute que la science nous a révélé des facettes de la réalité qui étaient auparavant cachées. Cependant, il nous reste encore beaucoup à apprendre. À bien des égards, loin de retirer la majesté et le mystère de la création de Dieu, la science a rendu encore plus fascinant les faits, en révélant la profondeur et la complexité du monde naturel que les générations précédentes ne savaient point.


« Ce qui est caché appartient à l’Éternel, notre Dieu; mais la révélation est pour nous et pour nos enfants à jamais.” Dieu n’a pas révélé à l’homme la façon dont Il s’est pris pour créer l’univers. La science est impuissante à sonder les secrets du Très-Haut, dont la vertu créatrice est aussi incompréhensible que Son existence. » – Ellen G. White, Patriarches et prophètes, p. 90.


Quel avertissement, cependant, devrions-nous tirer des textes suivants en ce qui concerne les grandes limites des connaissances de l’homme? 1 Cor. 3:19, 1 Cor. 1:18–27.


Bien que tous les êtres humains aient des connaissances accumulées dans les dernières centaines d’années, la création reste pleine de merveilles et des mystères que nous pouvons à peine comprendre. Plus nous apprenons sur le monde créé, plus étonnant et mystérieux il nous parait. En quoi la création du monde vous amène-t-elle à vous émerveiller devant la puissance de notre Dieu?


Mercredi


(page 92 de l’édition standard)


8 Décembre


Se repentir dans la poussière et dans la cendre


Lisez Job 40: 1-4 et Job 42: 1-6. Quelle était la réponse de Job à la révélation de Dieu Lui-même?


Évidemment Job était submergé par ce que Dieu lui montrait. En fait, dans Job 42: 3, quand il dit : « Quel est celui qui a la folie d’obscurcir Mes desseins? » (LSG), il répétait simplement la première question de Dieu pour lui-même. Job savait la réponse maintenant: c’était Job lui-même qui parlait de ce qu’il ne connaissait pas vraiment.


Remarquez aussi ce que Job a dit dans Job 42: 5. Bien qu’il ait déjà entendu parler de Dieu, c’est en ce moment qu’il a vu Dieu – c’est-à-dire, c’est alors qu’il a reçu une meilleure vue de Dieu, et Il se voit comme Il est vraiment. Voilà pourquoi il a ainsi réagi, ayant horreur de lui-même et se repentant dans la poussière et dans la cendre.


Lisez Ésaïe 6: 1-5 et Luc 5: 1-8. Comment ces réactions sont-elles semblables à celle de Job?


Ce que nous voyons dans tous ces cas sont des manifestations d’une vérité clé dans la Bible, et c’est le péché de l’humanité. Job était « intègre et droit; il craignait Dieu, et se détournait du mal. » (Job 1: 1, LSG). Et malgré les pires tentatives de Satan pour le retourner contre Dieu, Job est resté fidèle à travers tout cela. Nous avons affaire ici à un croyant ferme et fidèle dans le Seigneur. Et pourtant, quoi? Comme avec Ésaïe et Pierre, un aperçu de la sainteté et de la puissance de Dieu était assez pour faire grincer des dents à Job avec un sens de son propre péché et de sa petitesse. Cela parce que nous sommes tous des êtres déchus, endommagés par le péché dont la vraie nature même nous amène à entrer en conflit contre Dieu. Voilà pourquoi, à la fin, personne ne peut se sauver; personne ne peut faire assez de bonnes œuvres pour mériter une faveur devant Dieu. C’est pourquoi nous-mêmes – même le « meilleur » parmi nous, ceux qui, tout comme Job, sont intègres et sans reproche et qui craignent Dieu et évitent le mal – ont besoin de la grâce, d’un Sauveur, de quelqu’un pour faire pour nous ce que nous ne pouvons jamais faire pour nous-mêmes. Heureusement, nous avons tout cela, et de plus, en Jésus.


Imaginez-vous, à l’instant même, être debout face à face avec Dieu. Que pensez-vous que votre réaction serait?


Jeudi


(page 93 de l’édition standard)


9 Décembre


Réflexion avancée: « Dieu a permis que les flots de lumière inondent les hommes dans le domaine des sciences et des arts. Mais lorsque les savants s’aventurent à épiloguer sur les secrets de la Providence, ils arrivent infailliblement à des conclusions erronées. Il peut être inoffensif de spéculer sur des matières non révélées dans la Parole de Dieu, mais c’est à condition que nos conclusions ne contredisent pas ce qu’elle affirme. Ceux qui abandonnent l’Écriture pour discourir sur l’œuvre de la création au nom de la science errent, sans carte ni boussole, sur une mer inconnue. Dans leurs tentatives pour concilier la Parole de Dieu avec la science, les hommes qui ne se laissent pas guider par la Bible, fussent-ils des génies, deviennent le jouet de leurs fantaisies. Le Créateur et son œuvre dépassent tellement leur compréhension que, devant leur incapacité de les expliquer par les lois naturelles, ils rejettent le récit biblique comme inacceptable. Ceux qui doutent de la véracité de l’Ancien et du Nouveau Testament et qui, au nom des lois naturelles, considèrent comme légendaires les parties historiques de la Bible, font généralement un pas de plus: ils en viennent à douter de l’existence de Dieu, et, privés d’ancre et de boussole, ils vont se briser sur les récifs de l’incrédulité. » – Ellen G. White, Patriarches et prophètes, p. 90.


Discussion:


Voyez la déclaration d’Ellen White dans la leçon de vendredi. Quelles sont les preuves que l’objet même de sa mise en garde se passe actuellement, en particulier dans le domaine de la science? Quelles sont les choses que la science, du moins telle que pratiquée aujourd’hui, enseigne, et qui soient en flagrante contradiction avec la Parole de Dieu?


Alfred North Whitehead, un mathématicien influent et auteur qui a vécu pendant le siècle précédent, a déclaré ce qui suit: « Il y a cinquante-sept ans, j’étais alors un jeune homme à l’Université de Cambridge. De brillants hommes m’ont enseigné les sciences et les mathématiques et j’étais brillant; depuis le début du siècle, j’ai vécu pour voir chacune des hypothèses de base écartée. Et pourtant, face à cela, les auteurs des nouvelles hypothèses scientifiques continuent de déclarer: « Maintenant, enfin, nous avons la certitude. » – A. N. Whitehead, Dialogues of Alfred North Whitehead. Qu’est-ce que cela devrait nous dire combien nous devons être prudents en acceptant ce que « les grands hommes » de ce monde nous enseignent, en particulier quand cela est en contradiction flagrante avec la Parole de Dieu?


Quelles sont quelques-unes des merveilles de la création, que la science moderne nous a révélées et que les gens du temps de Job (ou même il y a seulement deux cents ans) ne pouvaient pas avoir comprises? Comment ces choses nous révèlent-elles encore plus la merveilleuse puissance créatrice de notre Seigneur?


Vendredi


(page 94 de l’édition standard)


Être dans les affaires de Dieu: 2e partie


Je rencontrai les dirigeants de l’église dans la région du projet, et nous faisions des plans pour former et équiper 1000 laïcs afin de répandre l’évangile dans leur pays. Bien que l’évangélisation dans ce pays soit techniquement illégale, Dieu a ouvert les portes.


Quand nous sommes arrivés, nous avons pensé que quelques-uns des 1000 personnes qui s’étaient faites enregistrer ne viendraient pas. Mais 1300 personnes vinrent! Certains savaient qu’ils ne recevraient pas les matériaux, mais ils voulaient venir apprendre de toute façon. Quel incroyable groupe de laïcs nous avons là!


Nous ne pouvions pas importer du matériel d’évangélisation ou un lecteur de DVD pour les évangélistes laïcs, nous avons donc dû acheter ou produire ces articles dans le pays. Chaque personne est autorisée à acheter un seul lecteur de DVD, et nous avons dû être sûr qu’ils vont tous sortir pour acheter les lecteurs de DVD en même temps ou au même endroit. Nous avons acheté des matériaux de papier et d’impression sur le marché noir pour imprimer les pamphlets qui accompagnent les DVD que nous avons donnés aux volontaires. Tout cela devait être fait en secret, et nous ne pouvons pas parler de la façon dont Dieu a fait que cela se produise, mais Il l’a fait!


Nous avons formé et équipé les laïcs et les avions envoyés à la maison pour commencer à travailler. Une centaine de ces membres laïcs travaillent maintenant à temps plein, en tant que pionniers de mission globale, enseignant, baptisant et établissant de nouvelles églises. Ils ont été secrètement déplacés vers des régions du pays où nous n’avons pas d’ églises. Là, ils enseignent à leurs nouveaux voisins au sujet de l’ amour et plante de nouvelles églises pour Dieu.


Au cours des six premiers mois du programme, les croyants de ce pays ont étudié avec des milliers de personnes désireuses. Plus de 650 personnes furent baptisées, et six nouvelles églises furent plantées. Et ces braves gens n’ont fait que commencer!


Je suis étonné de ce que Dieu fait à travers ma famille et moi et d’autres qui se consacrent au service de Dieu quelque soient Ses directives. Nous sommes les mains de Dieu, les gardiens de Ses ressources. Il nous a aidés à poursuivre Son œuvre dans un endroit que je n’avais jamais cru possible.


Chaque croyant est un intendant des ressources de Dieu, et Il bénira chacun de nous quand nous Lui confions nos vies et nos ressources.


Témoignage d’un homme d’affaires adventiste du septième jour au Portugal.


Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site web: www.AdventistMission.org


Histoire


La leçon en Bref


Texte clé: Job 42:1–6


Objectifs:


Savoir: Comprendre comment la longue liste des questions de Dieu apparemment sans rapport, relatives à la création, a finalement fourni une réponse à Job.


Ressentir: Percevoir l’horreur de Job quand il se rend compte de combien il était en erreur dans sa quête de justice.


Agir: Délaisser nos conceptions sur Dieu et la façon de résoudre nos problèmes.


Plan d’apprentissage:


  1. Savoir: Questions rhétoriques

A Y a-t-il quelque chose que les questions de Dieu dans Job 38 et 39 peuvent nous enseigner des souffrances de Job? Si oui, qu’est-ce?


B Quelle est l’importance de l’acceptation de la doctrine biblique de la création dans le contexte de notre vision chrétienne du monde?


  1. Ressentir: Horreur de soi-même

A Y a-t-il une vraie raison pour Job de se repentir dans la poussière et dans la cendre? Après tout, il était un juste. Expliquez.


B Comment la repentance de Job l’a finalement conduit à trouver, même plus que juste une réponse à ses questions?


III. Agir: Abandonner nos fausses idées sur Dieu


A Quelle est votre réaction après avoir lu la longue liste des questions de Dieu? Ont-elles un sens? Expliquez.


B Comment pouvons-nous renoncer à nos idées chères (la plupart du temps erronées) sur Dieu?


Résumé: Il y a une bonne quantité de surprise quand on commence à lire la réponse de Dieu de la tempête à Job. Au lieu d’un ordre divin « ils ont tort et tu as raison », tout le monde a finalement tort, parce que devant le Tout-Puissant, toutes nos idées sur Lui se fanent dans l’insignifiance, et Celui qui a créé les mondes donne souvent des réponses surprenantes à nos questions mal orientées.


commentaires pour les moniteurs


Développement


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: Job 39:5, 6 et Jean 1:29


Concept clé de croissance spirituelle: Là où le discours d’Élihu a promis d’être différent et s’est révélé par la suite décevant, la parole de Dieu est étonnamment différente en ce qu’elle ne répond pas à la question débattue au cours des 35 derniers chapitres. Au lieu de cela, la longue liste des questions rhétoriques de l’Éternel ouvre une belle fenêtre sur un Dieu créateur qui est intimement impliqué dans les plus petits et les plus grands miracles qui se produisent à chaque instant dans l’univers. Être en présence d’un tel Dieu peut conduire à la reconnaissance de notre propre état de péché.


Pour les moniteurs: Quelqu’un a dit: « On juge un homme par ses questions et non par ses réponses. » Parfois, une leçon de l’École du Sabbat peut se révéler être un deuxième sermon. Parfois, en tant que moniteurs, il nous manque la capacité de poser les bonnes questions. Parfois, nous sommes en danger de se contenter de simplement écouter nous-mêmes. Les bonnes questions nous invitent à la réflexion et nous font creuser plus profondément dans la Parole de Dieu. C’est la raison d’être de la longue liste des questions de Dieu dans le livre de Job. Posons les bonnes questions!


Discussion d’ouverture: Karl Barth (1886-1968), un théologien réformateur suisse, a fortement influencé la théologie protestante au cours du XXe siècle. Il a été formé dans le libéralisme protestant allemand d’alors. Quand il est revenu en Suisse après ses études, il fut pasteur d’une petite église dans le village de Safenwil, près de Bâle. Ses membres étaient composés principalement des cols bleus. Il a vite compris que sa formation théologique ne l’avait nullement préparé à répondre aux besoins spirituels de sa congrégation. En réaction à cette théologie libérale, il a décidé de lire à nouveau la Bible, sans les contraintes philosophiques de sa formation. Il arriva à la conclusion qu’en effet, il y avait un Jésus-Christ ressuscité qui a été révélé dans les Écritures. Il fit appel à un retour à la Bible et à la réforme, et sa théologie fut appelée plus tard la néo-orthodoxie.


Alors que nous, Adventistes du septième jour, ne sommes pas nécessairement d’accord avec tout ce que Barth a enseigné, l’histoire de sa vie est un inspirant témoignage de la puissance transformatrice de la Parole de Dieu. L’une des expressions les plus caractéristiques de Barth était sa compréhension de Dieu comme un « tout autre », ce qui souligne le caractère distinctif de Dieu de tout le reste. Il voulait dire que Dieu est différent de toutes nos attentes, même de nos idées bien formulées à Son sujet, et qu’Il nous surprend souvent quand Il apparait. Cette surprise arrive quand Dieu commence à parler dans Job 38. Il est encore une fois le « tout autre » et nous surprend avec Ses questions. Qu’auriez-vous espéré que Dieu dise en réponse à Job et à ses amis?


ÉTAPE 2—Explorer


Pour les moniteurs: Souvent, nos perceptions de Dieu sont fortement influencées par ce que nous voyons chez ceux qui prétendent Le représenter. Parfois, ils présentent une version déformée de Dieu et affirment que leur point de vue est le vrai. Il est préférable de laisser Dieu se révéler Lui-même comme Il le fait dans Job 38 et 39 et ne pas nous faire Ses porte-paroles autoproclamés. Dans le contexte de l’église, nous devons être conscients du fait que tout ce que nous disons et faisons dépeint une image de Dieu à ceux qui nous entourent.


Commentaire biblique


Quand on commence à lire le chapitre 38, on ne peut que constater une certaine déconnexion d’avec les chapitres précédents qui rapportent le discours d’Élihu. Élihu prétend à la fin de ses discours que Dieu parle de la tempête (Job 37: 1-13) pour corriger Job, mais quand l’Éternel parle vraiment, Il contourne toute la rhétorique d’Élihu et répond à Son serviteur Job. Élihu dépeint une image d’un Dieu lointain qui n’apparait que pour corriger et rendre justice, alors que la révélation de l’Éternel est celle d’un Dieu personnel qui est intéressé et impliqué dans les plus petites affaires de Son univers, y compris le sort de Job.


  1. Le discours de Yahvé (Lisez Job 38, 39; 40: 1, 2 avec la classe.)

Job 38: 1 se connecte directement à Job 38:35, en transformant le monologue de Job en un dialogue avec Dieu. Nous avons vu comment la question de la souffrance met en cause le caractère de Dieu. Les deux chapitres suivants offrent une belle autorévélation de qui est Dieu. Dans un contraste qui donne à réfléchir, cette révélation répond aussi à la question de Dieu: « Quel est celui-là? » (Job 38: 2 BJ). À la lumière de Dieu, nous voyons une image réaliste de nous-mêmes.


Par des questions directes, Dieu se concentre alors sur Sa création et l’absence de l’humanité à l’évènement primordial (Job 38: 4-7). Alors Dieu va des différents aspects de Sa domination sur le ciel, la terre et la mer (Job 38: 8-11) au cycle journalier (Job 38: 12-15), même au séjour des morts (Job 38:17 ), et au-delà de la terre, aux éléments naturels (Job 38: 18-21) et aux cieux (Job 38: 31-38). Le début du chapitre 39 s’oriente vers le soin de Dieu au règne animal. Dieu donne la liberté, la vitesse, la force, et ainsi de suite, à Sa création.


Les dernières paroles de la première intervention de Dieu sont dans Job 40: 2. Il termine Ses paroles avec la question rhétorique: Y a-t-il quelqu’un qui puisse instruire « El-Shaddai »?, en utilisant le nom divin qui souligne surtout Sa suprême souveraineté. Il est le Tout-Puissant, et, en revanche, qui est Job? Dieu se sert des questions tout au long, et Job n’est pas en mesure de répondre. C’est une méthode pédagogique, un professeur qui enseigne la Torah (« instruction ») à son élève. À Job d’admettre plus de soixante-dix fois qu’il ne sait pas, et que son esprit fini ne peut pas saisir la sagesse infinie de Yahvé.


Considérez ceci: Même avec nos connaissances scientifiques du monde naturel, qu’auriez-vous répondu aux questions de Dieu?


  1. Un Architecte intelligent (Relisez Job 38 et 39 avec la classe.)

Les questions de Yahvé dans Job 38 et 39 donnent un aperçu à couper le souffle sur l’univers créé. Alors qu’elles ne sont pas destinées à être une preuve de la création divine (personne n’en avait besoin à l’époque de Job), elles soulignent néanmoins la présence de l’Architecte Intelligent (AI) dans l’univers.


AI se réfère à l’argument selon lequel les caractéristiques de l’univers sont mieux expliquées par une cause intelligente plutôt que par le modèle darwinien de la sélection naturelle. En fait, Darwin lui-même a déclaré que, « s’il peut être démontré qu’un organisme complexe existe, qui ne peut pas avoir été formé par de nombreuses et légères modifications successives, ma théorie se brise. » (Darwin cité par Jim Gibson, “Is There Design in Nature?”— accessible en ligne: https://grisda.wordpress.com/2013/03/04/is-there-design-innature/).


Bien que l’AI soit appelé pseudo-scientifique, un nombre croissant de scientifiques tablent sur le sujet. Ils font également référence à lui comme étant l’argument de la perfection ou de la complexité irréductible, qui stipule que: « les organismes vivants se caractérisent par une telle complexité interdépendante des pièces telle qu’un observateur ouvert d’esprit les reconnaitra comme étant le produit d’un créateur intelligent. » (idem).


Toutefois, tous n’arrivent pas à la conclusion que l’Architecte Intelligent soit le Dieu de la Bible. Ils recherchent plutôt une cause naturaliste de conception, ou, bien sûr, par une autre voie philosophique d’explication, telle que le panthéisme, la théosophie, le nouvel âge, etc. Néanmoins, la reconnaissance de la conception donne une impulsion importante pour la recherche sur le concepteur. La parole de Dieu dans le livre de Job nous rappelle la beauté complexe de l’ordre divin créé. Bien que, comme Romains 1 et 2 le montrent, la révélation naturelle souligne certainement le Dieu créateur, elle ne fournit pas une image complète du Dieu -Sauveur, qui est nécessaire à notre rédemption.


Considérez ceci: Pourquoi est-il si important pour nous en tant qu’Adventistes du septième jour, de défendre le récit biblique de la création récente de la vie sur terre?


III. La repentance (Lisez Job 40: 3, 4 et 42: 1-6 avec la classe.)


L’un des effets secondaires qui donnent à réfléchir en voyant Dieu est que nous nous voyons plus clairement tels que nous sommes – des pécheurs. « Plus vous vous approcherez de Jésus, plus vous vous rendrez compte de vos lacunes;


car votre vision spirituelle sera plus claire, et vos imperfections offriront un contraste de plus en plus frappant avec la perfection de Sa nature. » – Ellen


G.White, Le meilleur chemin, p. 61. C’était l’expérience de Job, et cela l’a amené dans les bras de Dieu et à une meilleure compréhension de qui Il est.


Considérez ceci: Pourquoi était-il nécessaire pour Job de se repentir dans la poussière et dans la cendre? Après tout, il était juste sur tous les plans.


ÉTAPE 3—Appliquer


Pour les moniteurs: La parole de Dieu est si différente de nos attentes, et pourtant si puissante dans son application pratique à chaque problème auquel nous sommes confrontés. Elle peut nous donner la même réponse qui fût donnée à Job, quelles que soient nos questions.


Application:


Le discours de Dieu a-t-il fourni une réponse à Job? Expliquez votre position.


Comment le discours de Dieu dans le livre de Job peut-il apporter une réponse à nos questions?


ÉTAPE 4—Créer


Pour les moniteurs: Le livre de la nature est une ressource incroyable pour notre connaissance de Dieu. Il peut également apporter la guérison à nos maux et maladies.


Activité:


  1. Demandez aux membres de passer volontairement une heure dans la nature (sous la pluie ou le soleil) chaque jour de la semaine prochaine. Demandez-leur d’écrire un journal sur la façon dont leur expérience quotidienne de la nature a changé la façon dont ils ont passé leur semaine.

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Le Rédempteur de Job


Sabbat Après-midi


Lecture de la semaine: Job 19: 25-27; Jean 1: 1-14; Job 10: 4, 5; Luc 2:11; Gal. 4:19; Luc 9:22; Esa. 53: 1-6.


Verset à mémoriser: « Cependant, ce sont nos souffrances qu’Il a portées, c’est de nos douleurs qu’Il s’est chargé; et nous L’avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié. » (Ésaïe 53: 4, LSG).


Avec l’apparition soudaine du Seigneur Lui-même, commençant au chapitre 38, le livre de Job a atteint son apogée. Dieu Lui-même s’est révélé à Job d’une manière puissante et miraculeuse, et cela a abouti à la confession et à la contrition de Job. Le Seigneur a ensuite réprimandé les trois amis de Job pour leurs mauvaises paroles, et Job a prié pour eux. « L’Éternel rétablit Job dans son premier état, quand Job eut prié pour ses amis; et l’Éternel lui accorda le double de tout ce qu’il avait possédé. » (Job 42:10, LSG), et par la suite, Job vécut une vie longue et pleine.


Cependant c’est une chose troublante, quelque chose d’insatisfaisant dans l’histoire et comment elle se termine. Dieu et Satan, se disputant dans le ciel, en décousent sur la terre dans la vie et la chair du pauvre Job? Cela ne semble pas juste que Job ait à supporter le fardeau horrible de ce conflit entre Dieu et Satan, tandis que le Seigneur est resté dans le ciel pour ne faire qu’observer. Il doit y avoir plus dans cette histoire. Et il y en a. Cela s’est révélé de nombreux siècles plus tard, en Jésus et en Sa mort sur la croix. En Jésus seul nous trouvons les réponses merveilleuses et réconfortantes aux questions que le livre de Job n’a pas pleinement répondues.


* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 17 Décembre.


Leçon


12


* 10–16 Décembre


(page 96 de l’édition standard)


11 Décembre


Mon Rédempteur vit


Quand Dieu est apparu à Job dans le chapitre 38, Il s’est révélé Lui-même à Job comme le Créateur « Qui a ouvert un passage à la pluie, et tracé la route de l’éclair et du tonnerre, pour que la pluie tombe sur une terre sans habitants » (Job 38:25, 26, LSG). Cependant, notre Seigneur n’est pas que Créateur. Il a un autre titre essentiel et un autre rôle.


Lisez Job 19: 25-27. Que révèlent ces paroles sur l’espérance que Job a du salut?


Ces célèbres versets montrent que Job avait une certaine connaissance du Rédempteur, la connaissance que, même si les gens meurent, il y aura de l’espoir au-delà de la tombe, et cet espoir se trouvait dans le Rédempteur, qui viendrait un jour sur la terre.


Ces paroles de Job illustrent la vérité la plus cruciale et la plus importante dans la Bible: Dieu en tant que notre Rédempteur. Oui, Dieu est notre Créateur. Mais dans un monde déchu, dans un monde de pécheurs condamnés à mourir éternellement dans leurs péchés, nous avons besoin de plus qu’un Créateur. Nous avons aussi besoin d’un Rédempteur. Et voilà précisément ce qu’est notre Dieu: à la fois notre Créateur et notre Rédempteur (voir Ésaïe 48: 13-17), et c’est en Ses deux rôles que nous avons le grand espoir de la vie éternelle.


Lisez Jean 1: 1-14. Dans ce passage, comment Jean associe-t-il aussi Jésus comme Créateur à Jésus comme Rédempteur?


L’allusion à Genèse 1: 1, Dieu comme Créateur, est évidente dans Jean 1: 1. Et si cela ne suffisait pas, ces paroles: « Elle était dans le monde, et le monde a été fait par elle, et le monde ne l’a point connue. Elle est venue chez les siens, et les siens ne l’ont point reçue. Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés » (Jean 1: 10-12; LSG), rendent inséparable le lien entre Jésus comme Créateur et comme Rédempteur. En effet, c’est seulement parce qu’Il est le Créateur qu’Il peut aussi être notre Rédempteur.


Si nous avions seulement un Créateur, mais pas de Rédempteur, quel espoir aurions-nous? Qu’est-ce que votre réponse dit au sujet de la raison pour laquelle Jésus en tant que Rédempteur est si important pour nous?


Dimanche


(page 97 de l’édition standard)


12 Décembre


Le Fils de l’homme


Dans les premiers chapitres de Job, nous avons un aperçu de la réalité du grand conflit entre Christ et Satan. Comme nous le savons, c’est un conflit qui a commencé dans le ciel, et qui est finalement venu sur la terre (voir Apocalypse 12: 7-12). Dans le livre de Job, nous avons vu la même dynamique: un conflit dans le ciel qui vient sur la terre. Malheureusement pour Job, ce conflit particulier sur la terre est centré sur lui.


Lisez Job 10: 4, 5. Quelle était la plainte de Job? N’avait-il pas raison?


Le problème de Job était simple. Tu es Dieu, le Souverain de l’univers, le Créateur. Comment peux-Tu savoir à quoi ressemble la souffrance humaine?


Comment les textes suivants répondent-ils à la plainte de Job? Luc 2:11, Jean 1:14, Luc 19:10, Matt. 4:2, 1 Tim. 2:5, Heb. 4:15.


La plainte de Job, que Dieu n’était pas un humain et ne pouvait donc pas connaitre le malheur humain, fut pleinement et complètement répondue par la venue de Jésus dans l’humanité. Bien que ne perdant jamais Sa divinité, Jésus était aussi pleinement humain, et en tant qu’humain, Il connaissait la souffrance et l’épreuve, tout comme Job et tous les humains. En effet, tout au long des Évangiles, nous voyons la réalité de l’humanité et les souffrances que Christ a subies dans notre humanité. Jésus a répondu à la plainte de Job.


« Ce ne fut pas un maquillage d’humanité que Christ a pris sur Lui. Il a pris la nature humaine et Il a vécu la nature humaine… Il a non seulement été fait chair, mais aussi, Il a été fait à la ressemblance de la chair de péché. » – Ellen G. White Comments, The SDA Bible Commentary, vol. 5, p. 1124.


Pensez à ce que cela signifie que Jésus ait pris sur Lui l’humanité. Qu’est-ce que cela vous dit sur comment Il peut vous secourir dans toutes vos luttes que vous affrontez en ce moment?


Lundi


(page 98 de l’édition standard)


13 Décembre


La mort de Christ


Qu’est-ce que les textes suivants nous disent de Jésus et comment nous devons Le voir?


1 Jean 2:6


Gal. 4:19


Sans aucun doute, Jésus est l’homme de modèle. Sa vie – Son caractère – est l’exemple que tous ceux qui Le suivent devraient chercher, par la grâce de Dieu, à imiter. Jésus est le seul exemple parfait que nous avons sur la façon de vivre le genre de vie à laquelle Dieu nous appelle.


Pourtant, Jésus n’est pas venu sur cette terre pour simplement nous donner un exemple. Notre situation de pécheurs exigeait beaucoup plus que juste le développement du caractère. En fait, la réforme de notre caractère à Son image ne constitue pas toute Son œuvre de rédemption. Nous avons besoin de plus que cela; nous avons besoin d’un Substitut, quelqu’un pour payer la pénalité de nos péchés. Il est venu non seulement pour vivre une vie parfaite comme un exemple pour nous tous; mais aussi pour mourir de la mort que nous méritons afin que Sa vie parfaite nous soit créditée.


Qu’est-ce que les textes suivants enseignent au sujet de la nécessité de la mort de Christ pour nous? Marc 8:31, Luc 9:22, Luc 24:7, Gal. 2:21.


Jésus a dû mourir pour nous parce que l’obéissance à la loi, bien qu’au centre de la vie chrétienne, n’est pas ce qui sauve le pécheur. « La loi est-elle donc contre les promesses de Dieu? Loin de là! S’il eût été donné une loi qui pût procurer la vie, la justice viendrait réellement de la loi » (Gal. 3:21, LSG). Si une loi pouvait sauver un pécheur, ce serait celle de Dieu, mais même Sa loi ne peut pas nous sauver.


Seule la vie parfaite de notre exemple parfait, Jésus, peut nous sauver, et ainsi, Christ est venu s’offrir Lui-même comme « un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis pour toujours à la droite de Dieu » (Heb. 10:12, LSG).


Comment votre propre agenda de l’observation de la loi vous montre votre propre besoin d’un Substitut?


Mardi


(page 99 de l’édition standard)


14 Décembre


Les souffrances du Fils de l’homme


Lisez Ésaïe 53: 1-6. Qu’est-ce que cela nous apprend sur les souffrances du Seigneur sur la croix?


Ésaïe 53: 4 dit que Jésus a porté nos souffrances et nos douleurs. Cela doit inclure les douleurs et les peines de Job. Et pas seulement de Job, mais aussi de tout le monde. C’était à cause du péché de tous les êtres humains qui ont une fois goûté à la vie que Jésus est mort sur la croix. Donc, c’est à la croix seulement que le livre de Job peut être mis en perspective. Ici, nous avons le même Dieu qui s’est révélé Lui-même à Job – le Dieu qui enseigne à l’aigle à voler, le Dieu qui relie les quarks – souffrir plus que tout humain, même Job, n’a jamais souffert ou ne peut souffrir. La douleur et les peines que nous rencontrons individuellement, Il l’a assumé collectivement; alors personne ne peut faire des discours à Dieu sur la souffrance, en tout cas, pas quand Lui-même dans Son humanité a supporté à plein fouet toutes les souffrances que le péché a répandu dans le monde entier. Nous ne connaissons que nos propres chagrins, seulement nos propres douleurs; à la croix, Jésus les a tous expérimentés.


Le Dieu qui a demandé à Job: « Connais-tu les lois du ciel? Règles-tu son pouvoir sur la terre? » (Job 38:33, LSG) devient plus merveilleux quand nous nous rendons compte que, bien qu’Il ait créé les « lois du ciel », Il a aussi pris sur Lui la chair terrestre et dans cette chair, Il est mort « afin que, par la mort, Il anéantît celui qui a la puissance de la mort, c’est à dire le diable » (Heb. 2:14, LSG).


Vu à travers la croix, le livre de Job a plus de sens, parce que la croix répond aux nombreuses questions que le livre laisse sans réponse. Et la plus grande question de toutes les transactions avec la façon dont il est juste ou non pour Dieu d’être dans le ciel au moment où Job est livré à la souffrance sur la terre, le tout afin de contribuer à réfuter les accusations de Satan. La croix montre que peu importe à quel point Job ou tout humain ait souffert dans ce monde, notre Seigneur a souffert volontairement bien pire que chacun de nous, le tout afin de nous donner l’espoir et la promesse du salut.


Job a vu Dieu en tant que Créateur; après la croix, nous Le verrons en tant que Créateur et Rédempteur, ou particulièrement, le Créateur qui est devenu notre Rédempteur (Phil 2: 6-8). Et pour ce faire, Il devait souffrir du péché de manière qu’aucun être humain, y compris Job, ne pourrait jamais souffrir. Ainsi, comme Job, même d’autant plus, que pouvons-nous faire devant un tel spectacle, sinon de s’écrier: « C’est pourquoi je me condamne et je me repens Sur la poussière et sur la cendre » (Job 42: 6, LSG)?


Mercredi


(page 100 de l’édition standard)


15 Décembre


Satan démasqué


Lisez Jean 12: 30-32. Qu’est-ce que Jésus dit à propos de Satan dans le contexte de la croix et du grand conflit?


Après avoir parlé de la mort de Jésus sur la croix, Ellen White a écrit à propos du puissant impact que cela a eu dans le ciel et dans l’univers spectateur.


« Les accusations mensongères de Lucifer contre le caractère et le gouvernement de Dieu apparurent sous leur vrai jour. Il avait affirmé qu’en exigeant de Ses créatures la soumission et l’obéissance, Dieu demandait d’elles un renoncement et des sacrifices auxquels Il n’eût pas consenti Lui-même et recherchait uniquement Sa gloire personnelle. Or chacun pouvait maintenant constater que, pour sauver une race pécheresse, le Maitre de l’univers n’avait pas reculé devant le plus grand sacrifice auquel Son amour eût pu consentir ; “car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même”. On vit aussi que Lucifer, assoiffé de gloire et de domination, avait ouvert la porte au péché, tandis que, pour détruire le mal, le Fils de Dieu s’était humilié en devenant obéissant jusqu’à la mort. » – La tragédie des siècles, p. 545.


Lisez 2 Corinthiens 5:19. Comment la mort de Christ réconcilie-t-elle le monde déchu à Dieu?


Le monde était tombé dans le péché et la rébellion en s’ouvrant aux régimes de Satan comme clairement vu, par exemple, dans le livre de Job. Cependant, Jésus en prenant l’humanité sur lui-même tout en ne perdant jamais Sa divinité, a établi un lien indissoluble entre le ciel et la terre et, par sa mort, il a garanti la disparition finale du péché et la mort définitive de Satan. À la croix, Jésus a payé la peine légale du péché, réconciliant ainsi le monde déchu à Dieu. Bien que nous soyons des pécheurs condamnés à la mort, par la foi, nous pouvons avoir la promesse de la vie éternelle en Jésus.


Quel que soit les péchés que vous avez commis, Jésus a payé toute leur condamnation à la croix. Pourquoi cette merveilleuse vérité change-t-elle votre vie et vous amène à vivre dans l’obéissance à Lui?


Jeudi


(page 101 de l’édition standard)


16 Décembre


Réflexion avancée: « C’est maintenant le jugement de ce monde, poursuivit le Christ ; maintenant le prince de ce monde sera jeté dehors. Et Moi, quand J’aurai été élevé de la terre, J’attirerai tous les hommes à Moi. Il disait cela pour indiquer de quelle mort Il devait mourir.” C’est le moment critique pour le monde. Si Jésus devient une victime de propitiation pour le péché des hommes, le monde sera éclairé. Satan perdra son emprise sur les âmes. L’image de Dieu, effacée par le péché, sera rétablie dans l’humanité, et une famille de croyants sanctifiés entrera finalement dans l’héritage des demeures célestes. Ceci sera le résultat de la mort du Christ. Le Sauveur est comme perdu dans la contemplation de la scène de triomphe qu’Il a évoquée. Il aperçoit la croix, la croix sanglante et ignominieuse, resplendissante de gloire malgré toute son horreur. Mais l’œuvre de la rédemption humaine n’est pas le seul résultat de la croix. L’amour de Dieu est manifesté à l’univers. Le prince de ce monde est jeté dehors. Les accusations que Satan a lancées contre Dieu sont réfutées. L’opprobre qui a été jeté sur le ciel est enlevé pour toujours. Les anges, aussi bien que les hommes, sont attirés vers le Rédempteur. » – Ellen G. White, Jésus-Christ, pp. 625, 624.


Discussion:


Quelles sont les autres façons de penser au fait que la vie et la mort de Jésus a répondu aux questions que le livre de Job a laissées sans réponse?


Réfléchissez à ce que la croix nous révèle sur le caractère de Dieu, surtout quand nous nous rendons compte que Celui qui nous a créés était Celui qui est mort pour nous sur la croix. Pourquoi cette réalité devrait-elle nous donner beaucoup d’espoir et de confort, peu importe les épreuves que nous traversons? Comment cette merveilleuse vérité peut-elle nous apprendre à faire confiance en Dieu et en Sa bonté? (Voir Rom. 8:32.)


Comme nous l’avons vu, le livre de Job a montré, entre autres choses, que le grand conflit est une question cosmique et que le conflit entre Christ et Satan a une dimension qui va au-delà de la terre elle-même. Imaginez ce que cela doit avoir été pour les créatures célestes, qui ne connaissaient Jésus que dans Sa gloire céleste, à Le voir subir le sort qu’Il a eu à la croix. Comment notre foi en cette idée étonnante nous aide-t-elle à apprécier à sa juste valeur ce qui nous a été donné en Jésus?


Vendredi


(page 102 de l’édition standard)


Préparer mon cœur: 1e partie


J’ai grandi dans une maison aimable et intellectuellement stimulante. Mes parents traitaient mon frère et moi avec respect. Nous n’avions jamais faim et avions toujours ce dont nous avions besoin. Mais la religion ne faisait pas partie de notre maison. Je ne pouvais pas imaginer que quelque chose ou quelqu’un puisse réellement exister quelque part au-delà de mon monde tangible. Je n’avais jamais rêvé que Dieu pouvait me parler.


Mes parents se disputaient beaucoup, et quand j’avais 10 ans, ils ont divorcé. Mon père avait un emploi top-secret dans l’armée, et ma mère était employée à la mairie. Après le divorce, mon frère et moi vivions avec notre mère. Là, je terminai le lycée et pensai à mon avenir.


Un jour, je rencontrai un ancien camarade de classe dans la rue de notre ville. Nous ne sommes pas des amis proches, mais nous partagions la même philosophie de la vie. Je fus surpris quand il a commencé à parler de la religion. Juste là dans la rue, Kveto a commencé à me parler de Jésus-Christ, à propos de l’amour de Dieu pour moi, et à propos de la Bible et de la prophétie. Il parlait avec enthousiasme, et je devins embarrassé quand les passants nous regardaient. Bientôt, je l’eus assez entendu. Je m’excusai et partis, en me demandant ce qui avait changé Kveto si radicalement.


Je rencontrai Kveto dans la rue à plusieurs reprises peu après. Chaque fois que nous nous rencontrions, il tournait le sujet de notre conversation autour de la religion. Il parlait, j’écoutais, et de temps en temps, j’essayais de le déjouer avec une question que je pensais qu’il ne pouvait pas répondre. Mais mon manque de formation religieuse et la connaissance de la Bible ne pouvait rivaliser le zèle chrétien de Kveto.


Chaque fois que nous nous rencontrions, Kveto m’invitait à sa maison pour étudier la prophétie. Enfin, j’acceptai d’aller. Alors que Kveto voulait prouver que Dieu existe, je suis plus intéressé à prouver qu’Il n’existe pas. Je lui ai dit que je pensais que la Bible a pu être écrite par quelqu’un et qu’elle n’était certainement pas vraie. Je voulais ramener Kveto à la raison.


Kveto priais toujours avant d’ouvrir la Bible, et plus tard, il a admis qu’il priait avant de quitter sa maison. Quand nous avions commencé à étudier les prophéties, j’ai senti une curiosité croissante au sujet de ce que la Bible avait à dire à propos de l’avenir. Nous avons étudié les livres de Daniel et de l’Apocalypse et quelques écrits d’Ellen G. White.


Puis quelque chose d’étrange est arrivé. Je suis rentré d’une étude de la Bible et commençai à prier par moi-même, seul, pour la première fois dans ma vie. Je n’ai rien de spécial à dire dans ma prière; je me suis retrouvé tout simplement tendant la main pour prendre contact avec la puissance de l’univers.


À suivre …


Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site web: www.AdventistMission.org


Histoire


La leçon en Bref


Texte clé: Job 19:25–27


Objectifs:


Savoir: Étudier comment la mort substitutive de Christ sur la croix fournit la réponse ultime à toutes les questions de la souffrance humaine.


Ressentir: Apprécier la souffrance que Dieu a supportée en voyant Son Fils souffrir sur la croix.


Agir: Vivre la vie des rachetés, sur le modèle de la vie de Christ.


Plan d’apprentissage:


  1. Savoir: La mort substitutive de Christ

A Comment la mort de Christ au calvaire se rapporte-t-elle à la souffrance de Job?


B Pourquoi c’est la mort expiatoire de Jésus-Christ seule qui rend notre salut possible?


  1. Ressentir: Le Père et le Fils à la croix

A La croix n’était-elle qu’un spectacle universel bien adopté avec un résultat connu, ou était-ce une souffrance réelle? Discutez.


B Est-il possible que Dieu souffre? Pourquoi ou pourquoi pas?


III. Agir: Vivre une vie rachetée


A Comment allons-nous être transformés dans notre souffrance en sachant, comme Job, que notre Rédempteur est vivant?


B Comment pouvons-nous vivre la vie des rachetés, même au milieu de la souffrance?


Résumé: Bien avant que Jésus ne vienne vivre et mourir pour nous, Job savait que son Rédempteur vit. Nous regardons maintenant en arrière à la croix plus de deux mille ans plus tard. Alors, nous comprenons la mort expiatoire de notre Rédempteur, dont la souffrance englobe la somme totale de toutes les souffrances et les peines que les générations de ce monde ont vécues et vivront. Cette connaissance salvatrice nous conduit, à travers nos souffrances, à la vie des rachetés.


commentaires pour les moniteurs


Cycle d’apprentissage


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: Job 19:25 et 1 Corinthiens 15:20


Concept clé de croissance spirituelle: La connaissance que Job avait de son Rédempteur consistait à regarder plus de deux mille ans dans l’avenir, en fixant son espoir sur le fait que son Rédempteur vivait. Deux mille ans après la croix, nous basons toujours notre espérance dans le Sauveur ressuscité, cette fois, avec le recul et avec une meilleure compréhension de la mort substitutive de Christ sur la croix. C’est cette connaissance de la souffrance divine qui fournit une résolution à notre souffrance humaine.


Pour les moniteurs: Le passage de Job 19: 25-27 se termine par un cri déchirant: « Mon âme languit d’attente au dedans de moi » (LSG). Pour Job, la discussion sur la souffrance n’était pas un débat théologique abstrait dans un cercle d’amis un jour de sabbat matin lors de l’École du Sabbat. Dans toutes nos discussions, n’oublions pas que c’est un tollé existentiel d’une âme tourmentée qui fixe son seul espoir sur le Rédempteur. Que la discussion ne se limite pas à l’abstrait; encouragez les membres aux choses pratiques.


Discussion d’ouverture: George Frederic Handel (1685-1759) est surtout connu pour sa composition musicale « Messiah », qui est probablement l’une des pièces les plus vénérées de la musique classique religieuse dans la civilisation occidentale. Ce chant fut exécuté à Dublin en 1742 après avoir été composé en seulement 24 jours, et un an plus tard, à Londres. Juste avant sa mort en 1759, Handel a exprimé son souhait d’être enterré dans l’abbaye de Westminster à Londres. Sa tombe se trouve encore dans le transept Sud, qui est connu comme Le Coin des Poètes. Au-dessus de sa tombe, sur les murs de l’église, un monument de l’artiste Roubiliac a été installé, montrant une statue grandiose de Handel, entouré d’instruments et d’un ange jouant de la harpe, ainsi que d’une partition ouverte du chant « Messiah ».


En face de la statue de Handel se trouve une partition ouverte de soprano « Je sais que mon Rédempteur est vivant ». Sur la statue, l’index de Handel montre exactement les paroles qui forment la base même de l’espérance de Job en la résurrection. Le texte de ce morceau de musique d’inspiration est tirée de Job 19:25, 26 et 1 Corinthiens 15:21, 22. Le sculpteur a parfaitement capturé l’essence du « Messiah » de Handel en la centrant sur l’espérance de Job en son Rédempteur. Alors que la question suivante pourrait être un peu morbide, elle est néanmoins importante: quel verset biblique aimeriez-vous voir sur votre pierre tombale?


ÉTAPE 2—Explorer


Les moniteurs: Tout au long de la Bible, il y a un lien complexe entre la création et la recréation. La nécessité de la recréation trouve sa source en la chute de l’humanité (Genèse 3), qui a abouti à une décréation, la ruine de la création. Jérémie 4: 23-26 décrit ce renversement de la création dans un langage très émouvant. Les prophètes font souvent et surtout recours à la langue de la création afin d’exprimer les besoins de l’humanité de la recréation ou de la restauration (par exemple, Esa 44:24, Jérémie 10:12-16). Par conséquent, la manifestation de Dieu le Créateur, dans Job 38 et 39, conduit Job à la reconnaissance de son propre péché, qui le pousse dans les bras du Rédempteur.


Commentaire Biblique


La vie et la mort du Rédempteur sur la terre étaient préfigurées typologiquement dans l’Ancien Testament. La typologie peut être définie comme l’étude de diverses personnes, des évènements ou institutions dans l’histoire du salut, que Dieu a spécifiquement conçus comme prédictifs et qui préfigurent leur accomplissement eschatologique antitype en Christ et aux réalités de l’évangile apportées par Christ. Les commentateurs se demandent si Job avait un concept de Christ le Messie quand il parlait du Rédempteur. Mais il ne faut pas sous-estimer la compétence théologique et prophétique du peuple de l’Ancien Testament, étant donné que le Messie avait été promis depuis la chute en Éden (cf. Genèse 3:15).


  1. Le Goel (Lisez Job 19:25 et Luc 2:11 avec la classe.)

Le mot hébreu Goel, qui est traduit par « Rédempteur » dans Job 19:25, est l’un des mots les plus importants dans l’Ancien Testament pour décrire l’œuvre du salut que Dieu apporte en termes d’une institution humaine qui fournit un moyen légal pour sortir de la misère sociale. C’est aussi l’un des mots clés dans l’histoire de Ruth et de Boaz. Le goel ou « rédempteur parental » apparait 10 fois dans Ruth (Ruth 2:20; 3: 9, 12, 13; 4: 1, 3, 4, 6, 8, 14), un livre avec seulement quatre chapitres, et par conséquent, sert de mot clé dans le livre.


Dans certains contextes, dans l’Ancien Testament, goel est utilisé avec Dieu comme sujet. Il est celui qui rachète, (Exode 15:13). Il est utilisé comme épithète divin dans le livre des Psaumes (Ps 19:14, 69:18, 72:14, 74: 2, etc.). Mais le terme est également utilisé dans le cadre de l’être humain dans un contexte juridique, qui fournit le contexte original (Lévitique 25: 23-34, dans le cadre de la loi de la rédemption; Nombres 5: 8, dans le cadre de la loi de la restitution; Nombres 35:12, 19, 21, 24, 25, 27, en relation avec des villes de refuge, où il traduit goel comme « vengeur »). Mais il est important de se rappeler que l’élément salvateur est toujours présent dans les exigences légales de l’Ancien Testament. Par exemple, dans Ésaïe 49:26; 60:16; 63:9, ce jumelage se produit côte à côte avec le mot hébreu pour « sauver ».


Dans la typologie messianique, Jésus-Christ est le Goel qui remplit les conditions légales requises: (1) Il doit être un parent de sang (Ruth 2:20)- Christ est devenu humain; (2) Il doit avoir les moyens d’acheter la propriété (Ruth 4:10) - Christ seul pouvait payer le prix pour les pécheurs; (3) Il doit être prêt à acheter la propriété (Ruth 4: 9) – Juste comme Christ a donné volontairement Sa vie; (4) Il doit être prêt à épouser la femme du parent décédé (Ruth 4:10) – la relation entre mari et femme illustre le lien entre Christ et Son Église.


Considérez ceci: Comment Christ, en tant que Goel, a rempli les conditions légales requises? Quel aspect du Goel trouvez-vous le plus attrayant pour votre propre situation dans la vie?


  1. La souffrance divine (Lisez Luc 9:22 et Matthieu 27:46 avec la classe.)

Quand Jésus a crié dans l’angoisse sur la croix, « Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi M’as-Tu abandonné? » (Matt. 27:46), c’était parce qu’Il sentait une séparation d’avec Son père à cause des péchés accumulés de ce monde (2 Cor. 5:21). Satan semblait avoir gagné à la croix au moment où Christ était suspendu au calvaire entre ciel et terre au milieu de trois croix. Les disciples qui ont osé suivre leur Maitre jusqu’alors voient leurs espoirs se dissoudre au milieu des souffrances du Fils de Dieu. Le triomphe du mal semble parfait. La nature se cache dans l’obscurité et souffre avec son Créateur. Même Dieu semble silencieux. C’est assurément la souffrance ultime.


Pourtant, il y a un autre point de vue de cette scène déprimante, tel que rapporté par Ellen White: « Les anges qui assistaient à l’agonie désespérée du Sauveur se voilaient la face devant cet effrayant spectacle. La nature elle-même exprimait sa sympathie à son Auteur injurié et mourant. Le soleil refusait d’éclairer une scène aussi atroce. En plein midi, alors qu’il brillait auparavant de tout son éclat, il parut disparaitre soudain. Une obscurité complète, semblable à un suaire, enveloppait la croix. « Jusqu’à la neuvième heure, il y eut des ténèbres sur toute la terre. » Aucune éclipse, aucune cause naturelle n’expliquait ces ténèbres, aussi épaisses que celles de minuit quand ne brillent ni la lune ni les étoiles. C’était un témoignage miraculeux que Dieu donnait pour confirmer la foi des générations à venir. Ces épaisses ténèbres cachaient la présence de Dieu. Il fait des ténèbres Son pavillon, et Il dérobe Sa gloire aux yeux des humains. Dieu et Ses saints anges se tenaient près de la croix. Le Père restait, invisible, près de Son Fils. » – Ellen G. White, Jésus-Christ, pp. 756, 757. Le Père a souffert avec Son Fils, et la souffrance divine combinée constitue le point culminant dans le plan du salut qui a permis à l’humanité d’appartenir à Dieu à nouveau. Toute souffrance humaine trouve sa résolution dans cette scène unique.


Considérez ceci: Réfléchissez à la souffrance de Dieu au calvaire. Quelle perspective cela vous donne-t-il sur votre propre souffrance?


III. Christ notre substitut (Lisez Ésaïe 53: 1-6 et Galates 3:13, 4:19 avec la classe.)


La vie de Christ sert de modèle pour notre vie, et nous aspirons à vivre comme Lui. Cependant, la simple aspiration ne fournit pas de salut. C’est la mort substitutive de Christ sur la croix qui nous donne le salut. L’expiation est accomplie seulement par Christ qui a pris ma place en faisant Sien mon péché et en faisant mienne Sa justice.


Considérez ceci: Pourquoi est-ce une importance cruciale de souligner le caractère expiatoire du sacrifice de Christ?


ÉTAPE 3—Appliquer


Pour les moniteurs: Cette étude est l’évangile lui-même: Jésus-Christ comme notre substitut et Rédempteur. Nous devons amener la compréhension théologique à une application pratique de cette vérité.


Application:


Comment les exemples d’un substitut dans la sphère humaine illustrent-ils ce que Christ a fait pour nous sur la croix?


Quels ont été les moments de votre vie où Jésus, en tant que votre Rédempteur, est devenu le plus précieux pour vous?


ÉTAPE 4—Créer


Pour les moniteurs: Cette leçon a commencé avec l’image puissante du Rédempteur qui donne de l’espoir au-delà de la mort et se terminera avec la même image.


Activités:


Écoutez en tant que classe, ou seul, un enregistrement de « Messiah » de Handel et surtout le morceau « Je sais que mon rédempteur est vivant ».


Planifiez avec votre chorale de l’église pour exécuter les pièces de « Messiah » de Handel dans un lieu où les gens ont besoin d’espoir.


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Le caractère de Job


Sabbat Après-midi


Lecture de la semaine: Job 1:1, 8; Job 29:8–17; Job

31:1–23; Exode 20:17; Matt. 7:22–27; Matt. 5:16; Eph. 3:10.


Verset à mémoriser: « Tu vois que la foi agissait avec ses œuvres, et que par les œuvres sa foi fut rendue parfaite. » (Jacques 2:22, Colombe).


Au milieu de toutes les grandes questions abordées dans le livre de Job, il ne faut pas perdre de vue un autre sujet majeur: celui de Job lui-même. Qui était cet homme en qui le Seigneur avait tellement confiance au point de contester le diable sur sa fidélité et son intégrité? Qui était cet homme qui ne comprenait pas pourquoi tout cela lui arrivait, et qui savait que ce qui lui arrivait n’était pas juste, qui a exprimé sa colère et sa frustration sur tout cela, et qui soit resté fidèle et intègre jusqu’à la fin?


Même si le contenu du livre de Job traite de Job après que les calamités l’aient frappé, à partir de cette histoire, nous pouvons réunir des informations sur la vie antérieure de Job. Et ce que nous apprenons du passé de Job et le genre d’homme qu’il était, nous donne une meilleure compréhension des raisons pour lesquelles Job est resté fidèle au Seigneur, même au milieu de toutes les souffrances terribles, même au milieu de tout ce que Satan a fait pour essayer de le détourner de Dieu.


À quoi ressemblait Job? Que pouvons-nous apprendre davantage sur la façon dont il a vécu qui puisse nous aider à être plus fidèles au Seigneur dans notre propre vie?


* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 24 Décembre.



Leçon


13


* 17–23 Décembre


(page 104 de l’édition standard)


18 Décembre


Du pays d’Uts


Lisez Job 1: 1 et Job 1: 8. Qu’est-ce que cela nous apprend sur le caractère de Job?


Bien que les amis de Job lui aient dit à travers les dialogues qu’il doit avoir fait quelque chose de mal pour que ces malheurs lui arrivent, le contraire semble être le cas. C’était sa bonté, sa fidélité, qui faisait de lui la cible spéciale de Satan.


Quel était le degré de sa fidélité et de sa bonté? Tout d’abord, le texte nous dit qu’il était « parfait ». Ce mot ne signifie pas « sans péché », comme ce fut le cas de Jésus. Plutôt, il véhicule l’idée d’exhaustivité, d’intégrité, de sincérité, mais au sens relatif. Une personne « parfaite » aux yeux de Dieu est celle qui a atteint le degré de développement que le ciel attend d’elle à un moment donné. Le mot hébreu pour « parfait », tam, est équivalent au mot grec teleios, qui est souvent traduit par « parfait » dans le [Nouveau Testament], mais qui est mieux traduit par « plein développement » ou « mature ». – The SDA Bible Commentary, vol. 3, p. 499. Les expériences ultérieures de Job ont révélé qu’il n’avait pas atteint l’ultime perfection de caractère. Bien que fidèle et intègre, il continuait toujours par grandir.


Deuxièmement, le texte dit qu’il était « droit ». Ce mot signifie « juste », « intègre », « irréprochable ». Job avait vécu d’une manière qu’il pouvait être appelé « un bon citoyen ».


Troisièmement, le texte dit qu’il « craignait Dieu ». Bien que l’Ancien Testament dépeigne l’idée de « craindre » Dieu dans le cadre de ce que signifie être un Israélite fidèle, l’expression a également été utilisée dans le Nouveau Testament pour les Gentils qui servaient fidèlement le Dieu d’Israël (voir Actes 10: 2, 22).


Enfin, Job « évitait », ou fuyait le mal. Cette attitude de Job a été confirmée par le Seigneur Lui-même, quand Il disait à Satan : « As-tu remarqué Mon serviteur Job? Il n’y a personne comme lui sur la terre; c’est un homme intègre et droit, craignant Dieu, et se détournant du mal. » (Job 1: 8).


En conclusion, Job était un homme de Dieu dont la foi était révélée par le genre de vie qu’il menait; et donc, il a vraiment témoigné auprès des « anges » et des « humains » (1 Cor. 4: 9) à propos de ce que cela signifie pour une personne d’être en Christ.


Si le livre de Job était écrit sur vous, comment les lignes d’ouverture se liraient-elles? « Il y avait ______________ un homme [ou une femme] qui s’appelait ______________ Et cet homme [ou cette femme] était ______________ et ______________; il [ou elle] ______________ Dieu, et se ______________du mal. »


Dimanche


(page 105 de l’édition standard)


19 Décembre


Quand mes pieds se baignaient dans la crème


Quand Job luttait contre la calamité qu’il subissait, il pensait à sa vie passée et à comment il était heureux. Parlant des jours précédents, Job s’exclama: « Quand mes pieds se baignaient dans la crème et que le rocher répandait près de moi des ruisseaux d’huile! » (Job 29: 6, LSG).


Par exemple, dans Job 29: 2, Job a parlé du temps où « Dieu veillait sur moi ». Le mot hébreu pour « veiller » vient d’un mot couramment utilisé à travers tout l’Ancien Testament pour parler du soin de Dieu pour Son peuple (voir Ps. 91:11, Nom. 6:24). Au-delà de la question, Job menait une bonne vie. L’important, aussi, c’est qu’il savait qu’il menait une bonne vie.


Lisez Job 29: 8-17. Qu’est-ce que ces versets nous disent à propos de comment d’autres voyaient Job et la façon dont il traitait ceux qui étaient en difficulté?


Nous pouvons voir ici combien Job était respecté. L’expression se faire « préparer un siège dans la place » (Job 29: 7, LSG) apporte l’idée d’une sorte de gouvernance locale où Job de toute évidence jouait un rôle important. Ces sièges étaient habituellement donnés aux membres supérieurs et respectés de la société, et parmi eux Job était très apprécié.


Mais nous pouvons voir que même les membres les plus faibles de la société l’aimaient et le respectaient. Les pauvres, ceux qui périssent, les aveugles, les veuves, les orphelins et les boiteux, ceux qui n’étaient pas bénis comme Job, sont ceux-là mêmes envers qui son aide et son assistance étaient dirigées.


« Dieu nous a donné, dans Sa Parole, l’exemple d’un homme prospère — un homme dont la vie était vraiment une réussite, un homme que les cieux et la terre honoraient avec joie. » – Ellen G. White, Éducation, p. 114.


Des versets comme ceux-ci et d’autres (comme nous le verrons) nous montrent pourquoi Job avait été une personne très réussie dans tous les sens, aussi bien devant les hommes que devant Dieu.


Il est facile d’être gentil et respectueux envers les riches et ceux qui sont puissants et célèbres. Cependant, comment traitez-vous ceux qui n’ont rien du tout à vous offrir?


Lundi


(page 106 de l’édition standard)


20 Décembre


Cœur et yeux


À première vue, dans les textes ci-dessous, cela pourrait sembler comme si Job se vantait, comme s’il s’exaltait de sa sainteté, de sa vertu et de sa bonne conduite devant les autres. Cette attitude, bien sûr, est précisément le genre de chose que la Bible condamne (voir Matthieu 23). Mais ce n’était pas le cas avec Job. Encore une fois, il est crucial de se rappeler le contexte: ses amis lui avaient dit que sa vie passée, une vie supposée être assez mauvaise, est la cause de sa souffrance. Job, quant à lui, sait que cela ne peut tout simplement pas être vrai et que rien de ce qu’il avait fait ne méritait ce qu’il traversait. Donc, il passe ce temps à raconter le genre de vie qu’il menait et le genre de personne qu’il était.


Lisez Job 31: 1-23. Que dit Job encore au sujet de la façon dont il vivait avant les calamités?


Remarquez aussi que Job ne traitait pas seulement avec ses actions extérieures. Le texte « mon cœur a suivi mes yeux » (Job 31: 7, LSG) montre que Job comprenait le sens profond de la sainteté, du bien et du mal et de la loi de Dieu. Job savait apparemment que Dieu se soucie du cœur, de nos pensées, ainsi que de nos actions (voir 1 Sam. 16: 7, Exode 20:17, Matt. 5:28). Job savait que c’était mauvais de convoiter une femme et non pas seulement de commettre l’adultère avec elle. (Voilà encore une puissante preuve que la connaissance du vrai Dieu avait existé avant même que le Seigneur n’appelât la nation d’Israël à être Son peuple de l’alliance et pour Lui servir de témoins.)


Lisez ce que dit Job dans Job 31: 13-15. Pourquoi est-ce un message si important?


Remarquez comment Job fait preuve d’une bonne compréhension, surtout en son temps, sur l’égalité fondamentale de tous les êtres humains. Le monde antique n’était pas un endroit où les concepts universels du droit et des lois universelles étaient compris ou respectés. Des groupes d’individus se croyaient supérieurs aux autres et niaient parfois la dignité et les droits des autres. Ici, cependant, Job montre combien il comprend les droits et que ces droits émanaient du Dieu qui nous a faits. À certains égards, Job était en avance, non seulement sur son temps mais aussi sur le nôtre.


Mardi


(page 107 de l’édition standard)


21 Décembre


Une maison sur le roc


Lisez Job 31: 24-34. Que pouvons-nous apprendre de Job?


Pas étonnant que le Seigneur ait dit ces choses sur la vie et le caractère de Job. Voilà un homme qui vivait clairement sa foi, un homme dont les œuvres révélaient la réalité de sa relation avec Dieu. Ceci, bien sûr, rend sa plainte d’autant plus amère: Pourquoi ceci m’arrive-t-il? Et, Bien sûr, il a présenté les arguments de ses amis comme vains et vides, et ils l’étaient.


Mais il y a un message plus profond et plus important que nous pouvons prendre de la réalité de la vie fidèle et obéissante de Job. Remarquez combien la vie qu’il a menée dans le passé était liée à la façon dont il a répondu aux tragédies qui l’ont frappé plus tard. Ce ne fut pas par hasard, ou par chance, ou par pure volonté que Job a refusé de maudire Dieu et de mourir! (Job 2: 9). Plutôt, c’était parce que toutes ces années de fidélité et d’obéissance à Dieu lui ont donné la foi et le caractère qui lui ont permis de faire confiance au Seigneur, indépendamment de ce qui lui arrivait.


Lisez Matthieu 7: 22-27. Qu’est-ce qu’on trouve dans ces versets qui révèle la raison pour laquelle Job est resté fidèlel?


La clé de la victoire majeure de Job ici se trouve dans toutes les « petites » victoires qu’il avait avant (voir aussi Luc 16:10). C’était son fidèle engagement pour la justice, sans compromis, qui a fait de Job ce qu’il était. Ce que nous voyons chez Job est un exemple de ce que le livre de Jacques dit sur le rôle des œuvres dans une vie de foi: « Tu vois que la foi agissait avec ses œuvres, et que par les œuvres la foi fut rendue parfaite » (Jacques 2:22, LSG). Un principe important de vie chrétienne est révélé dans ce texte. Dans l’histoire de Job nous voyons ce principe manifesté d’une manière puissante. Job a été fait de la même chair et des mêmes os que chacun de nous; encore, par la grâce de Dieu et par ses propres efforts diligents, il a vécu une vie d’obéissance fidèle à Dieu.


Quels choix avez-vous besoin de faire afin de vivre fidèlement comme Job?


Mercredi


(page 108 de l’édition standard)


22 Décembre


La sagesse infinie de Dieu


Plus tôt dans le livre de Job, lors de leurs discours, Éliphaz de Théman dit à Job: « Si tu es juste, est-ce à l’avantage du Tout Puissant? Si tu es intègre dans tes voies, qu’y gagne-t-Il? » (Job 22: 3, LSG). Voilà une question très ironique, étant donné ce que nous savons sur ce qui se passait dans les coulisses au ciel. Oui, cela apporte une joie à Dieu du fait que Job soit juste, et c’était un gain pour Lui quand Job était irréprochable. Et cela est vrai non seulement avec Job, mais aussi avec tous ceux qui prétendent être disciples du Seigneur.


Lisez Matthieu 5:16. Comment ces paroles aident-elles à répondre à la question qu’Éliphaz a lancée à Job?


La question immédiate dans le livre de Job était de savoir si Job restera fidèle. Satan dit qu’il ne le sera pas; Dieu dit qu’il le sera. La fidélité de Job était alors complètement à l’avantage de Dieu, au moins dans cette bataille spécifique contre Satan.


Cependant, cette histoire n’est qu’un microcosme des questions de grande envergure. Le message du premier ange nous dit, en partie, « donnez-Lui gloire » (Apocalypse 14: 7), et Jésus a expliqué dans Matthieu 5:16 que par nos bonnes œuvres, nous pouvons apporter la gloire à Dieu. Voilà ce qu’a fait Job; voici ce que nous pouvons aussi faire.


Lisez Éphésiens 3:10. Comment le principe exprimé ici fut révélé dans le livre de Job, mais sur une plus petite échelle?


Ce que nous voyons dans ce texte, et dans le livre de Job, est l’expression du fait que Dieu travaille dans la vie de Ses disciples pour les changer, pour Sa gloire, à Sa propre image. « L’image de Dieu doit se reproduire au sein de l’humanité. L’honneur de Dieu et du Christ exige que Son peuple atteigne la perfection divine. » – Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 675. La vie de Job était un exemple de la façon dont les êtres humains peuvent révéler ce principe, même si Job a vécu il y a plusieurs milliers d’années. Le peuple de Dieu dans tous les âges a aussi le privilège de vivre la même vie.


Qu’est-ce qui apporte gloire à Dieu dans votre vie? Qu’est-ce que votre répondre vous dit de vous et comment vous vivez et qu’est-ce que vous pourriez avoir besoin de changer?


Jeudi


(page 109 de l’édition standard)


Réflexion avancée: La réforme protestante a repris la grande vérité du salut par la foi seule. Cette vérité fut exprimée pour la première fois dans la Parole depuis l’Éden (voir Genèse 3:15), puis elle fut une expression plus complète dans la vie d’Abraham (voir Genèse 15: 6, Rom 4: 3), avant d’être successivement révélée dans les Écritures à travers Paul. Pourtant, la vérité du salut par la foi seule a toujours inclus l’œuvre du Saint-Esprit dans la vie du croyant, non comme un moyen de salut mais comme l’expression de celui-ci. Dans la vie et le caractère de Job, nous trouvons un excellent exemple de ce à quoi ressemble cette œuvre. Les théologiens appellent parfois cette œuvre « la sanctification », ce qui signifie essentiellement « sainteté ». C’est très important dans l’Écriture qui nous dit: « Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur » (Heb. 12:14, LSG). La signification de base de la sanctification est « mis à part pour un saint usage », une idée vue, par exemple, lorsque le Seigneur a dit à Son peuple d’alliance: « Soyez saints, car Je suis saint, Moi, l’Éternel, votre Dieu » (Lev. 19: 2, LSG). Bien que le mot et le concept apparaissent de diverses manières à la fois dans l’Ancien et le Nouveau Testament, ils traitent de ce que Dieu fait en nous. Cela peut être vu comme une croissance morale en bonté et vers la bonté. C’est « un processus progressif de changement moral par la puissance de l’Esprit Saint, en coopération avec la volonté humaine. » – Handbook of SDA Theology, p. 296. Bien que cette œuvre soit quelque chose que Dieu seul peut accomplir en nous, nous ne sommes pas forcés de nous sanctifier, pas plus que nous ne sommes obligés d’être justifier. Nous nous donnons au Seigneur, et le même Seigneur qui nous justifie par la foi sanctifiera aussi, en nous modelant, comme Il l’a fait avec Job, à l’image de Dieu, du moins à quelque degré du possible de ce côté de l’éternité. Ainsi, Paul écrit: « Mes enfants, pour qui j’éprouve de nouveau les douleurs de l’enfantement, jusqu’à ce que Christ soit formé en vous » (Gal. 4:19, LSG), et Ellen G. White écrit: « Christ est notre modèle, le parfait et saint exemple qui nous a été donné à suivre. Nous ne pouvons jamais égaler le Modèle, mais nous pouvons L’imiter et Le ressembler selon notre capacité. » – That I May Know Him 21 , p. 265.


Discussion:


Quels sont les choix que nous pouvons faire et qui influencent le degré auquel le Seigneur peut œuvrer en nous? Nous savons que Dieu seul peut changer le cœur, mais nous devons coopérer. À quoi ressemble la coopération? Comment se manifeste-t-elle?


Colossiens 2: 6 se lit comme suit: « Ainsi donc, comme vous avez reçu le Seigneur Jésus Christ, marchez en Lui » (LSG). Comment ces paroles nous aident-elles à comprendre ce que cela signifie de vivre dans la foi et l’obéissance?


Comment pouvons-nous en tant qu’une église, pas seulement en tant qu’individus, apporter la gloire au Seigneur devant les humains et devant les anges?


Vendredi


23 Décembre


(page 110 de l’édition standard)


Préparer mon cœur: 2e partie


Environ six mois après ma première visite chez Kveto, il m’a invité à aller à l’église avec lui. J’avais lu la Bible et j’étais intéressé au genre d’église qui enseignait ces choses, alors je décidai d’y aller. J’étais intéressé, mais je prêtais attention, car je ne voulais pas être séduit dans quelque chose d’irrationnel.


Le bâtiment de l’église était exceptionnel, mais quand nous sommes entrés, tout le monde voulait me serrer la main. Kveto savait que j’étais une personne réservée, donc il m’avait averti que les gens étaient sympathiques. Je sentis une atmosphère différente à cet endroit, remplie de paix, d’ordre et d’amour.


J’appréciai vraiment le service à l’église et la chaleur amicale des gens, et je commençai à aller à l’église chaque sabbat. Maintenant, je sais que le Saint-Esprit éveillait mon cœur et mon esprit pour que je puisse comprendre la vérité. Je reconnaissais ma propre pauvreté spirituelle. Dieu m’a donné la foi et changé mon cœur.


Ma famille a remarqué les changements dans ma vie. Tous me remirent en question, craignant que je ne sois trompé par une secte. Ils remarquèrent que ma conviction religieuse était forte et personne ne m’interdit de visiter l’église ou de lire la Bible.


Quand Kveto et moi étudions ensemble, nous traitons des autres aspects de la foi en Dieu et des doctrines. J’assistais régulièrement aux réunions publiques sur les sujets qu’on trouve dans les livres de Daniel et d’Apocalypse. La répétition m’a aidé à comprendre ces choses et à répondre aux questions que je ne savais pas comment poser.


Un an après ma première rencontre avec Kveto dans la rue, je m’engageai à donner ma vie à Dieu. Un vendredi soir, sous la voûte céleste, je fus baptisé. Je me sentais comme si le ciel était tout près au moment où je répondais aux questions du pasteur et affirmais ma foi. Le sabbat, je fus officiellement reçu par l’église. J’avais 20 ans.


Notre Dieu tout-puissant est si patient et attentionné! Je suis étonné de savoir que Celui qui contrôle tout l’univers se soit abaissé pour me libérer des erreurs de ce monde! Il m’a sauvé, et Il me conduit chaque jour vers une plus grande compréhension du salut! Il m’a arrêté quand je décidais par moi-même de ma vie. Après mon baptême, j’ai étudié au séminaire théologique adventiste du septième jour à Prague pour que je puisse être un instrument dans la main de Dieu pour conduire d’autres âmes qui cherchent à aller à Lui.


Je loue Dieu et je Le remercie pour Kveto, qui n’a jamais renoncé à moi quand je ne croyais pas.


Jozef Plachy est maintenant un pasteur ordonné de l’Église Adventiste du Septième Jour et sert en tant que directeur des ministères des enfants, de l’École du Sabbat des enfants, et de la Jeunesse Adventiste à l’Union de Slovaquie.


Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site web: www.AdventistMission.org


Histoire


La leçon en Bref


Texte clé: Job 1:1, 8


Objectifs:


Savoir: Examiner le caractère de Job avant sa souffrance, en mettant cela en relation avec les différentes scènes tout au long du livre.


Ressentir: Apprécier la vie de Job comme une personne qui a vécu une vie en harmonie cohérente avec Dieu, en mettant sa foi en action tangible.


Agir: S’engager à vivre une vie sanctifiée de foi pratique dans la puissance du Saint-Esprit.


Plan d’apprentissage:


  1. Savoir: Une vie irréprochable

A Jusqu’où s’arrête l’irréprochabilité? En regardant à la vie de Job, quelle réponse donnez-vous à cette question?


B Quels traits de caractère de Job sont les plus attrayants pour vous, et comment sont-ils pertinents dans votre situation actuelle?


  1. Ressentir: Une vie conforme

A Comment vous sentez-vous face à une personne telle que Job qui semble être toujours très bon et juste dans tous les aspects de la vie?


B Quels sont les éléments descriptifs du caractère de job qui communiquent cette impression de cohérence?


III. Agir: Une vie sanctifiée


A Quel est le secret de la réussite d’une vie sanctifiée remplie du Saint Esprit?


B Comment notre sanctification a-t-elle un impact sur nos interactions sociales avec un monde qui nous entoure et qui est plein de besoins physiques et spirituels?


Résumé: Un examen plus attentif de Job avant sa souffrance, telle que reconstituée à partir de divers passages du livre, révèle une personnalité qui est toujours en harmonie avec Dieu, qui se traduit par une foi pratique. Cette foi est caractérisée par des valeurs éthiques élevées, l’intégrité personnelle, et un cœur pour les personnes socialement vulnérables.


commentaires pour les moniteurs


Développement


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: Job 29:12–16, 31:16–22


Concept clé de croissance spirituelle: Les aspects importants de la justice de Job sont ses valeurs éthiques et morales élevées qui deviennent visibles dans ses rapports avec les personnes socialement vulnérables. La justice doit se traduire par des actes concrets de bonté dans nos interactions avec les gens autour de nous. Dieu nous a placés dans ce monde afin de réduire la souffrance des gens autour de nous. Bien que nous ne devions pas être de ce monde, nous devrions être des chrétiens actifs dans ce monde.


Pour les moniteurs: En tant qu’église, nous devons prendre notre engagement social au sérieux. Parfois, nous laissons toute la responsabilité sociale à l’Agence de Développement et de Secours Adventiste (ADRA), pensant qu’ils sont ceux que l’église délègue pour répondre à la souffrance dans notre monde. Bien que le travail d’ADRA soit d’une importance absolue, cela ne nous dispense pas, en tant que membres d’église et en tant qu’individus, d’interagir avec les personnes socialement vulnérables dans notre communauté. Regardez le quartier où est située votre église. Comment votre église interagit-elle avec cette communauté?


Discussion d’ouverture: En 2008, un étudiant en archéologie qui participait à l’excavation du site de Khirbet Qeiyafa en Israël – le Schaaraïm biblique mentionné dans 1 Samuel 17: 52 – a découvert un grand tesson inscrit à l’encre en lettres hébraïques anciennes. La passionnante découverte s’est avérée être la plus ancienne inscription hébraïque découverte jusqu’à ce moment-là et fut datée au 10e siècle av. j-c., l’époque où le roi David régnait sur Israël.


Après avoir compris l’importance de la découverte, le fragment fut envoyé à différents laboratoires pour l’imagerie spectrale et une analyse plus poussée, puisque certains caractères d’encre avaient disparu, ce qui rendait impossible la lecture complète de l’inscription. Le résultat fut qu’un certain nombre de chercheurs ont eu à suggérer des lectures différentes, en essayant de déchiffrer le sens de cette ancienne inscription. Ces différentes traductions avaient un certain nombre de mots en commun, faciles à comprendre à partir de l’inscription existante, qui donnent l’idée générale du document: « protéger les pauvres et l’esclave », « défendre la veuve », « faire justice à l’orphelin », « réhabiliter les pauvres », « plaider pour l’enfant » et « soutenir l’étranger ». Toutes ces phrases fragmentaires soulignent le fait que, déjà au 10e siècle av. j-c., l’Israël de l’Ancien Testament avait des valeurs morales très élevées quant à la protection des personnes socialement vulnérables.


Job a illustré ce mode de vie des centaines d’années avant que l’inscription ne fût écrite sur un toison. Quelle importance revêt le fait que la plus ancienne inscription hébraïque parle du soin des pauvres, du traitement des veuves et des orphelins, et de la protection de l’étranger qui vit parmi nous?


ÉTAPE 2—Explorer


Pour les moniteurs: Il est intéressant de créer un profil de caractère pour Job, sur la base des passages sélectionnés pour la leçon de cette semaine. C’est aussi un peu effrayant, car après avoir été continuellement exposé aux discours sur la théologie de la rétribution des amis de Job pendant les deux dernières semaines, certains peuvent avoir commencé à se demander s’il n’y avait vraiment pas un péché secret que Job cachait. Cette hypothèse est fausse, bien sûr, comme cette leçon le montre clairement. Mais voici le côté effrayant: Job était toujours très bon, peut-être dans la mesure où cela nous fait peur, parce que nous ne pouvons jamais rêver d’atteindre ce niveau de perfection. Ou peut-être notre idée de perfection biblique est déformée.


Commentaire biblique


Le personnage de Job, comme discuté cette semaine, soulève quelques questions théologiques importantes, l’une étant la question de la perfection biblique qui entraine souvent une discussion animée dans nos églises. Peut-on atteindre un niveau de caractère parfait ici-bas? Est-ce possible, en particulier face à l’échec personnel continu et à la chute dans le péché?


  1. La perfection biblique (Lisez Job 1: 1, 8 et Matthieu 5:48 avec la classe.)

La recommandation de Jésus dans Matthieu 5:48 (« Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait »), a souvent provoqué la consternation parmi les croyants. Comment pourrais-je atteindre cette perfection? Que voulait dire Jésus par cette déclaration? Est-ce un avertissement ou une promesse?


Les mots de l’Ancien et du Nouveau Testament qui sont traduits par « parfait » dans nos Bibles modernes ont dans leurs langues originales des sens légèrement différents. L’hébreu tamim signifie « complet, juste, paisible, en bon état, sain, ou sans reproche », tandis que le grec teleios signifie « complet, à maturité, mature, développement complet, et ayant atteint son but ». Ces connotations évoquent déjà différentes idées d’un état sans péché comme expression de la perfection biblique. Si l’on prend aussi en considération que les personnages bibliques comme Noé et Abraham ont clairement montré quelques imperfections (Genèse 9:21, 20: 2), on se rend compte que cette idée de perfection biblique comme un état sans péché et l’éradication de notre nature pécheresse peut ne pas être aussi biblique.


En fait, nos idées de perfection biblique sont profondément liées à la façon dont nous voyons le rôle de Christ dans l’œuvre du salut. Si le rôle de Christ comme notre modèle est surestimé, alors notre tâche doit être d’assimiler ce modèle à l’extrême et d’essayer de parvenir à un état sans péché, comme Christ, ce qui nous rend vulnérables à une forme de christianisme axée sur les œuvres.


Si, d’autre part, nous acceptons la mort substitutive de Christ sur la croix comme ayant un impact aussi bien dans notre rédemption que dans notre sanctification, nous pouvons accepter Sa perfection comme nôtre. Bien que nous devions toujours faire attention à ne pas tomber dans l’idée de « la grâce moins chère », une personne qui a pleinement confié sa vie à Christ est parfaite en Lui. Cette union est le salut par la grâce seule, et par notre union quotidienne avec Christ, nous participons à Sa vie sainte. Nous aurons atteint notre perfection, notre but et notre objectif, comme le mot grec teleios l’exprime (cf. Jean 15: 5, 1 Cor. 1:30; Eph 3:19; 4:13; Phil 2:12, 13).


  1. Le christianisme dans la sphère publique (Relisez Job 29: 8-17, 31: 1-24, Ésaïe 1:17, Psaume 72: 4, et Exode 23: 3 avec la classe.)

Beaucoup a été dit et écrit sur le rôle des chrétiens dans la sphère publique, se référant à l’endroit où les chrétiens et les non-chrétiens se rencontrent. Le concept de sphère publique, est ancien. La plupart des cultures anciennes vantaient un lieu public où les citoyens (et autres) de la communauté interagissaient. Dans les pays hispanophones, chaque ville avait, et a encore, une sphère publique. Dans l’ancien Israël, l’entrée de la porte de la ville était le lieu public où les affaires publics, de droit, et d’autres questions d’intérêt public, étaient traitées (cf. Ruth 4: 1, 2).


Cependant, certaines formes du christianisme ont choisi de suivre une mentalité de forteresse. Cet état d’esprit est centré sur la conviction que leur église a besoin d’être défendue contre les intrus du monde, conduisant à une idée très exclusiviste de l’église qui réduit fortement son interaction sociale. Par conséquent, ils ont très peu de connexion avec les communautés dans lesquelles ils se trouvent.


Cependant, la Bible suggère fortement et de façon constante que les imitateurs de Dieu doivent être socialement sensibles, en particulier en ce qui concerne les groupes vulnérables de la société. Ces groupes sont mentionnés à plusieurs reprises dans Job, ce qui démontre que Job était vraiment engagé à servir sa communauté. Il « sauvait le pauvre qui implorait du secours, et l’orphelin qui manquait d’appui » (Job 29:12) ou se mettait à leur disposition (Job 31:16); il soutenait la « veuve » (Job 29:13, 31:16) et honorait les droits de ses serviteurs (Job 31:13). La justice est mesurée dans l’Ancien Testament par de tels actes. En revanche, lorsque les choses tournent mal, les prophètes dénoncent constamment le péché (par exemple, le livre d’Amos, qui dénonce les méfaits sociaux de Samarie). Le christianisme doit être tangible. Notre impact sur ces groupes traditionnels (les pauvres, les veuves, les orphelins, les étrangers) ou groupes additionnels modernes (les travailleurs migrants, les demandeurs d’asile, les personnes atteintes du VIH sida, les toxicomanes, les opprimés raciaux, et ainsi de suite) est une bonne mesure pour notre christianisme pratique.


Considérez ceci: Qu’est-ce que notre interaction avec les groupes socialement vulnérables susmentionnés a à voir avec notre justice?


III. La prière d’intercession (Relisez Job 1: 5, Hébreux 4: 14-16., Jean 17, et Éphésiens 6.18 avec la classe.)


Une des caractéristiques les moins mentionnées de Job avant ses souffrances était sa prière d’intercession en faveur de ses enfants. Ses prières et sacrifices ouvraient la porte à l’Esprit Saint pour œuvrer avec plus de force dans la vie de ses enfants, en renversant les puissances du mal. C’est ainsi que fonctionne la prière d’intercession, et nos prières d’intercession prennent Christ comme modèle.


Considérez ceci: Quelles sont vos expériences de prière d’intercession?


ÉTAPE 3—Appliquer


Pour les moniteurs: Job a fait alliance avec ses yeux (Job 31: 1). La quantité de données visuelles qui entrent dans nos esprits par les yeux chaque jour est presque incompréhensible et certainement presque impossible à traiter. Nous avons besoin de certains filtres. Nous avons besoin d’une alliance.


Application:


À quoi ressemble une « alliance avec nos yeux » en termes pratiques?


Quels sont les moyens par lesquels vous pouvez atteindre une classe de personnes socialement vulnérables dans votre communauté?


ÉTAPE 4—Créer


Pour les moniteurs: L’éthique sociale est la subsistance fondamentale des prophètes de l’Ancien Testament. Ils ont prêché à ce sujet encore et encore. De même, notre christianisme doit devenir tangible dans les actes de bonté et de générosité.


Activité:


Planifiez un évènement de sensibilisation sociale avec votre classe. Envisagez de participer à une soupe populaire, faites du bénévolat dans un orphelinat, aidez les victimes d’une catastrophe, collectez des éléments essentiels à la difficulté économique, ou visitez un camp des sans-abris. Assurez-vous que cet effort ne va pas être un évènement ponctuel!


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Quelques enseignements de Job


Sabbat Après-midi


Lecture de la semaine: 2 Cor. 5:7, Job 1–2:8, Matt.

4:10, Matt. 13:39, Jean 8:1–11, Heb. 11:10, Heb. 4:15.


Verset à mémoriser: « Voici, nous disons bienheureux ceux qui ont souffert patiemment. Vous avez entendu parler de la patience de Job, et vous avez vu la fin que le Seigneur lui accorda, car le Seigneur est plein de miséricorde et de compassion. » (Jacques 5:11, LSG).


Nous sommes arrivés à la fin de l’étude de ce trimestre sur Job. Bien que nous ayons couvert beaucoup dans le livre, nous devons admettent qu’il y a encore tellement plus à couvrir, plus à apprendre. Bien sûr, même dans le monde séculier, tout ce que nous découvrons et apprenons conduit simplement à plus de choses à apprendre et à découvrir. Et si cela est le cas avec les atomes, les étoiles, les méduses, et les équations mathématiques, combien plus donc avec la Parole de Dieu? « Nous n’avons pas à douter de la Parole de Dieu parce que nous ne pouvons pas comprendre les mystères de sa providence. La nature nous offre constamment des merveilles qui dépassent notre compréhension. Serions-nous donc surpris de trouver dans le monde spirituel des mystères insondables? C’est dans la faiblesse et dans l’étroitesse de l’esprit humain que réside la difficulté. » – Ellen G. White, Éducation, p. 140.


Oui, des mystères subsistent, en particulier dans un livre comme Job, où la plupart des questions les plus difficiles de la vie sont posées. Néanmoins, nous nous pencherons sur quelques leçons que nous pouvons retenir de cette histoire qui puissent nous aider, comme Job, à être fidèle au Seigneur dans un monde plein de problèmes.


* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 31 Décembre.


Leçon


14


* 24–30 Décembre


(page 112 de l’édition standard)


25 Décembre


Par la foi et non la vue


Lisez 2 Corinthiens 5: 7 et 2 Corinthiens 4:18. Quelles vérités cruciales sont révélées dans ces textes? Comment ces vérités peuvent-elles nous aider alors que nous cherchons à être des disciples fidèles au Seigneur?


Le contexte immédiat de 2 Corinthiens 4:18 est eschatologique, parlant de la fin des temps, lorsque nous serons vêtus de l’immortalité, une grande promesse que nous n’avons pas encore vue se réaliser. Voilà une promesse que nous devons prendre par la foi et non par la vue, car elle n’est pas encore arrivée. De même, le livre de Job nous montre qu’il y a tellement de choses en réalité plus que ce que nous pouvons voir. Cependant, cela ne devrait pas être si difficile pour les gens vivant à notre époque, surtout quand la science a révélé l’existence de forces invisibles qui nous entourent.


Un prédicateur se tenait devant une église dans une grande ville. Il demanda à la congrégation de faire silence. En quelques secondes, l’assemblée fut dans un silence absolu. Il sortit alors une radio et l’alluma, en navigant le cadran à travers les canaux. Toutes sortes de sons sortaient de la radio.


« Permettez-moi de vous poser la question », dit le prédicateur. « D’où ces sons proviennent-ils? Proviennent-ils de la radio elle-même? Non, ces sons étaient dans l’air tout autour de nous, avec la radio, les ondes sont devenues tout aussi réelles que ma voix. Mais selon la manière dont nous sommes câblés, nous n’avons pas accès à eux. Cependant, le fait que nous ne puissions pas les voir ou sentir ou entendre ne signifie pas qu’ils n’existent pas, n’est-ce pas? »


Quelles sont les autres choses que nous ne pouvons pas voir (telles que la radiation ou la gravité) et qui existent autour de nous? Quelles leçons spirituelles pouvons-nous tirer du fait que ces forces invisibles, non seulement existent, mais aussi, peuvent avoir un impact sur nos vies?


Comme le livre de Job l’a montré, aucune des personnes impliquées ne comprenait vraiment ce qui se passait. Tous croyaient en Dieu et même ils avaient une certaine compréhension de Dieu, de Son caractère et de Sa puissance créatrice. Mais en dehors des faits bruts de la réalité qu’ils pouvaient voir – c’est-à-dire, la calamité de Job – ils n’avaient pas la moindre idée de ce qui se passait dans les coulisses. De la même manière, ne sommes-nous pas aussi parfois désemparés face aux réalités invisibles qui nous entourent? Ainsi, le livre de Job nous enseigne que nous devons apprendre à vivre par la foi, et être conscient de notre faiblesse et du fait que nous ne voyons et connaissons réellement que peu.


Dimanche


(page 113 de l’édition standard)


26 Décembre


L’existence du mal


Une des grandes questions auxquelles les humains sont confrontés traite de l’existence du mal. Bien que certains philosophes et même religionnaires ont nié l’existence du mal ou estimé que nous devrions du moins abandonner le terme, la plupart des gens ne les approuvent pas. Le mal est réel; c’est une partie de ce monde. Bien que nous puissions discuter de ce qui est mal et de ce qui ne l’est pas, la plupart d’entre nous (pour paraphraser un juge de la Cour Suprême des États-Unis dans un autre contexte) « le reconnaissent quand ils le voient ».


Le mal est parfois mis dans deux grandes catégories: naturelle et morale. Le mal naturel est défini comme le type qui cause des catastrophes naturelles, telles que les tremblements de terre, les inondations ou les pestes. Le mal moral est l’ensemble des résultats des actions délibérées des autres êtres humains, tels que l’assassinat ou le vol.


Toutes sortes de théories, anciennes et modernes, tentent de rendre compte de l’existence du mal. En tant qu’Adventistes du Septième Jour, nous croyons que la Bible enseigne que le mal est né de la chute d’un être créé, Satan. La culture populaire, soutenue par les spéculations philosophiques matérialistes, nie l’existence de Satan. Mais une personne ne peut faire ainsi qu’en rejetant le témoignage clair de l’Écriture, qui dépeint Satan comme un être réel dont l’objectif est de causer aux humains autant de mal que possible. Ceci est une vérité particulièrement révélée dans le livre de Job.


Lisez Job 1: 1 à Job 2: 8. Comment ces deux chapitres nous aident à comprendre le rôle de Satan dans le mal qui est si répandu dans le monde?


Dans le cas de Job, Satan était directement responsable du mal, à la fois moral et naturel, qui est tombé sur cet homme. Mais ce que nous voyons dans le livre de Job ne signifie pas nécessairement que chaque exemple du mal ou de la souffrance est directement lié à l’activité démoniaque. Le fait est que, tout comme avec les personnages dans le livre de Job, nous ne connaissons pas toutes les raisons des choses terribles qui se produisent. En fait, le nom « Satan » lui-même n’est jamais venu dans les dialogues concernant les malheurs de Job. Les intervenants ont blâmé Dieu, ils ont blâmé Job, mais jamais Satan lui-même. Néanmoins, le livre de Job devrait nous montrer qui est le responsable ultime du mal sur la terre.


Qu’est-ce que les textes suivants nous disent sur la réalité de Satan? Apo. 12:12; Mat. 4:10; Mat. 13 :39; Luc 8:12; Luc 13:16; Luc 22: 3, 31; Actes 5: 3; 1 Pie. 5: 8. Plus important, quels exemples avez-vous de l’influence de Satan dans votre vie? Comment pouvez-vous être protégé contre lui?


Lundi


(page 114 de l’édition standard)


27 Décembre


Avec de tels amis . . .


Tout au long du livre de Job, les trois (puis quatre) hommes qui sont venus pour parler à Job l’ont fait avec de bons motifs. Ils avaient appris ce qui lui était arrivé, et « Ils se concertèrent et partirent de chez eux pour aller le plaindre et le consoler! » (Job 2:11). Cependant, après que Job ait commencé à parler, se lamentant des tragédies qui l’avaient frappé, ils sentirent apparemment qu’il était plus important pour eux de résoudre les questions théologiques en mettant Job à sa place que d’encourager et d’élever l’esprit de leur ami souffrant.


Heure après heure, ils ont tous avancé des arguments erronés. Et s’ils avaient tout à fait raison? Et si toutes ces choses venaient sur Job parce qu’il le méritait? Ils auraient pu être théologiquement justes, mais alors quoi? Job avait-il besoin d’une théologie correcte? Ou avait-il besoin de tout autre chose?


Lisez Jean 8: 1-11. Qu’est-ce que Jésus révèle ici que ces hommes manquaient grandement?


Dans cette histoire, il y a une différence majeure entre la femme adultère et ses accusateurs d’une part et Job et ses accusateurs de l’autre. La femme était coupable. Même si elle était moins coupable de péché que ceux qui l’accusaient, cela n’a jamais été question de sa culpabilité, quelles que soient les circonstances atténuantes. En revanche, Job n’était pas coupable, du moins dans le sens de la culpabilité que revendiquaient ses accusateurs. Mais même s’il était coupable comme cette femme, ce dont Job avait besoin de ces hommes était ce dont cette femme avait besoin, et c’est ce dont ont besoin tous ceux qui souffrent: la grâce et le pardon.


« En pardonnant à cette femme et en l’encourageant à mener une vie meilleure, le caractère de Jésus resplendit dans la beauté d’une parfaite justice. Sans pallier le péché, sans amoindrir le sentiment de la culpabilité, Il s’efforce, non pas de condamner, mais de sauver. Le monde n’avait pour cette femme que du mépris; mais Jésus prononce des paroles de consolation et d’espérance. » – Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 457.


Ce que le livre de Job devrait nous enseigner est que nous devons donner aux autres ce que nous aurions aimé avoir si nous étions dans leurs situations. Il y a sûrement un temps et une place pour la réprimande, pour la confrontation, mais avant que nous ne considérions jouer ce rôle, nous devons nous rappeler humblement et docilement que nous sommes pécheurs nous-mêmes.


Comment pouvons-nous apprendre à avoir plus de compassion pour ceux qui sont dans la souffrance, même la souffrance de leurs propres mauvais actes?


Mardi


(page 115 de l’édition standard)


28 Décembre


Plus que des épines et des chardons


Comme nous le savons tous, et certains le savent trop bien, la vie est dure. Juste en Éden, après la chute, il y a quelques indices qui montrent comment cela a dû être difficile, quand le Seigneur a laissé nos premiers parents savoir ce que seraient certains des résultats de leur transgression (voir Genèse 3: 16-24). Ce n’étaient juste que des indices. Après tout, si tous les défis auxquels nous sommes confrontés dans la vie n’étaient qu’ « épines et chardons », l’existence humaine serait radicalement différente de ce qu’elle est aujourd’hui.


Quand nous regardons autour de nous, que voyons-nous, sinon la souffrance, la maladie, la pauvreté, la guerre, le crime, la dépression, la pollution, et l’injustice? Hérodote, un historien de l’antiquité, a écrit à propos d’une culture dans laquelle les gens pleuraient, bien sûr, ils pleuraient quand un bébé naissait, parce qu’ils savaient le chagrin inévitable et la souffrance auxquels ferait face l’enfant à l’âge adulte. Cela semble morbide, mais qui peut réfuter la logique?


Dans le livre de Job, cependant, il y a un message pour nous sur la condition humaine. Comme nous l’avons vu, Job pouvait être considéré comme un symbole de toute l’humanité, en ce que chacun d’entre nous souffre souvent d’une façon qui ne semble pas juste, qui ne semble pas appropriée à quels que soient les péchés que nous aurions inévitablement tous commis. Ce n’était pas juste pour Job et ce n’est pas juste pour nous.


Et pourtant, dans tout cela, ce que le livre de Job peut nous dire est que Dieu est là, Dieu sait, et Dieu nous promet que toute chose finira bien en notre faveur.


Des écrivains séculiers et athées ont lutté pour aboutir à l’absurdité d’une vie qui se termine à la mort et pour jamais. Ils luttent et luttent encore pour avoir des réponses et aboutissent à nouveau au néant, parce que cette vie, et par elle-même, ne propose rien. Il y a une philosophie athée appelée « nihilisme », d’un mot latin, nihil, ce qui signifie « rien ». Le nihilisme enseigne que notre monde et nos vies en ce monde ne veulent rien dire. Le livre de Job, cependant, nous indique une réalité transcendante au-delà du nihil auquel sont confrontées nos vies mortelles. Il nous rappelle Dieu et l’existence d’un royaume d’où nous pouvons tirer de l’espoir. Il nous dit que tout ce qui nous arrive ne se produit pas dans le vide mais qu’il y a un Dieu qui sait tout sur ce qui se passe, un Dieu qui promet de mettre tout au clair un jour. Quelles que soient les grandes questions que le livre de Job laisse sans réponse, il ne nous laisse pas les mains vides ou la poussière qui retourne à la poussière (voir Gen. 3:19, Job 2: 8). Au contraire, il nous laisse avec l’espérance des espérances, l’espoir de quelque chose au-delà de ce qui se présente à notre sens immédiat.


Quels sont les textes bibliques qui disent explicitement que nous avons une grande espérance qui transcende tout ce que ce monde offre? (Voir, par exemple, Heb. 11 :10, Apocalypse 21: 2.)


Mercredi


(page 116 de l’édition standard)


29 Décembre


Jésus et Job


Les étudiants de la Bible à travers les âges ont cherché à trouver des parallèles entre l’histoire de Job et celle de Jésus. Même si Job n’est pas exactement un « type » de Jésus (comme l’étaient les animaux dans le système sacrificiel), certains parallèles existent. Dans ces parallèles, nous pouvons trouver une autre leçon de Job: celle de ce que notre salut a coûté au Seigneur.


Comparez Job 1: 1 avec 1 Jean 2: 1, Jacques 5: 6, et Actes 3:14. Quels parallèles s’y trouvent?



Lisez Matthieu 4: 1-11. Quels parallèles existent ici entre Jésus et Job?



Lisez Matthieu 26:61; Luc 11:15, 16; et Jean 18:30. Comment ces textes se rapportent-ils à l’expérience de Job?



Comparez Job 1:22 avec Hébreux 4:15. Quel parallèle s’y trouve?


Ces textes font apparaitre des parallèles intéressants entre les expériences de Job et de Jésus. Job, bien sûr, n’était pas sans péché comme Jésus; néanmoins, c’était un homme fidèle et juste dont la vie apportait gloire au Père. Job était mis à rude épreuve par le diable, comme ce fut le cas de Jésus. Tout au long du livre qui porte son nom, Job a été faussement accusé; Jésus aussi a fait face aux fausses accusations. Enfin, et peut-être le plus important, malgré tout ce qui s’est passé, Job est resté fidèle au Seigneur. Beaucoup plus par conséquent, pour nous tous, Jésus resta fidèle en toutes choses. Malgré tout ce qui Lui était arrivé, Jésus a vécu une vie sans péché, celle qui incarne parfaitement le caractère de Dieu. Jésus était « le reflet de Sa gloire et l’empreinte de Sa personne » (Hébreux 1: 3. LSG), et donc, Lui seul avait la justice nécessaire pour donner le salut: « justice de Dieu par la foi en Jésus Christ pour tous ceux qui croient. Il n’y a point de distinction. » (Rom 3:22). Aussi grand que tout cela, Job, avec sa souffrance et sa fidélité au milieu de la souffrance, n’était qu’un petit reflet imparfait de ce que Jésus, son Rédempteur, ferait face pour Job et pour nous tous, quand Il viendrait « Et qu’Il se lèvera le dernier sur la terre » (Job 19:25).


Jeudi


(page 117 de l’édition standard)


Réflexion avancée: À travers les siècles, le livre de Job a ravi, éclairé, et mis au défi les lecteurs juifs, chrétiens, et même musulmans (ces derniers ayant leur propre version du récit). Nous disons mis au défi parce que, comme nous l’avons vu, le livre laisse de nombreuses questions sans réponse. À un niveau, cela ne devrait pas être si surprenant. Après tout, de la Genèse à l’Apocalypse, quel livre de la Bible ne laisse pas de questions sans réponse? Même prise dans son ensemble, la Bible ne répond pas à toutes les questions qu’elle soulève. Si les sujets qu’elle couvre, la chute de l’humanité et le plan du salut, sont des sujets que nous allons étudier pendant toute l’éternité (voir La tragédie des siècles, p. 678), comment un seul livre, même un inspiré par le Seigneur (2 Tim. 3:16), peut-il répondre à toutes nos préoccupations actuelles?


Le livre de Job ne résiste pas seul. Il fait partie d’une image beaucoup plus révélée dans la Parole de Dieu. Et dans le cadre d’une grande mosaïque théologique et spirituelle, il nous présente un puissant message, un avec un attrait universel, du moins pour tous les disciples de Dieu. Et ce message est: la fidélité dans l’adversité. Job est un exemple vivant des paroles de Jésus: « Mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé » (Matt. 24:13, LSG). Quel croyant en Jésus, cherchant à faire le bien, n’a pas fait face aux moments de souffrance inexplicable? Quel croyant en Jésus, cherchant à être fidèle, n’a pas fait face aux défis à la foi? Quel croyant en Jésus, recherchant du confort, n’a pas fait face aux accusations? Et pourtant, le livre de Job nous présente un exemple de quelqu’un qui, face à tout cela et plus, a maintenu sa foi et son intégrité. Et comme par la foi et par la grâce nous avons confiance en Celui qui est mort sur la croix pour Job et pour nous, le message nous est adressé: « Va, et toi, fais de même ». (Luc 10:37, LSG).


Discussion:


Placez-vous dans l’esprit d’un Juif qui, connaissant le livre de Job, a vécu avant la venue de Jésus. Quelles questions pensez-vous que la personne pourrait avoir, questions que nous aujourd’hui, qui vivons après la première venue de Jésus, ne posons plus? C’est-à-dire, comment l’histoire de Jésus et ce qu’Il a fait pour nous nous aide à mieux comprendre le livre de Job?


Si vous rencontriez Job, quelle est la première question que vous lui poseriez et pourquoi?


Quelles sont les questions et les problèmes que le livre de Job a abordés et que nous ne couvrons pas dans cette étude?


Quel était le concept spirituel principal que vous avez retenu de cette étude sur Job? Partagez vos réponses avec votre classe.


Vendredi


30 Décembre


(page 118 de l’édition standard)


Trouver un sens spiritual


par Vojtech Pekarik


J’ai grandi à Košice, en Slovaquie, une ville dans la partie orientale de l’ex-Tchécoslovaquie. Mes parents divorcèrent quand j’avais 15 ans. Ma mère déménagea à Prague, en me laissant avec mon père.


Je voulais être considéré comme « sérieux » au lycée, donc à 16 ans, je commençai à fumer et à boire. Bientôt, je compris que ces drogues me laissaient plus vide qu’avant, et je commençai à chercher quelque chose qui puisse vraiment me satisfaire.


Nos voisins étaient très religieux, et quand ma mère venait nous rendre visite, elle restait avec cette famille. Ils nous invitaient à participer à certaines de leurs réunions. Je commençai à réaliser que Dieu existe, et qu’Il aime et se soucie de moi.


Quand mon père a remarqué que j’étais sérieusement intéressé à la religion, il me dirigea vers la croyance traditionnelle de la famille dans le catholicisme. Il s’arrangea pour que je participe au catéchisme, et je commençai à participer à la messe tous les dimanches.


Quelques semaines plus tard, je remarquai une affiche annonçant un groupe d’étude biblique qui se formait dans notre quartier. Depuis plusieurs mois, je participais à la fois aux études bibliques dans mon quartier et aux classes doctrinales à l’église catholique. Le prêtre apprit des études bibliques et interdit à ses paroissiens d’assister. Il menaça que quiconque participerait à ces études bibliques serait excommunié.


Mais j’aimais les sessions intéressantes d’étude biblique. Nous avons été encouragés à suivre la Bible plutôt que les enseignements d’une église. Le pasteur a parlé de la vraie église biblique. Je ne savais pas qu’une telle église existait et je demandai au pasteur de nous dire quelle église croyait en ces principes. Il nous dit que c’était l’Église Adventiste du Septième Jour. J’avais entendu le nom. Lors de la réunion précédente, nous avions discuté du sabbat, et je suis allé à la maison et chercher « sabbat » dans le dictionnaire communiste, le dictionnaire athéiste, et tous nommaient effectivement les Adventistes du septième jour comme observateurs du sabbat!


Les études bibliques étaient suivies d’une campagne d’évangélisation. Bientôt, je fus convaincu que l’Église Adventiste du Septième Jour était la vraie église. Quand je voyais combien de jeunes donnaient leur cœur à Jésus, mon cœur fut touché aussi, et je décidai de commencer une nouvelle vie avec Jésus. Huit mois après ma première étude biblique avec les Adventistes, je fus baptisé.


Les jeunes – et ceux qui ne sont pas tout à fait jeunes sont à la recherche d’un sens dans la vie. Vos offrandes missionnaires aident à fournir des moyens pour eux afin de trouver des réponses. Merci de donner.


Ce témoignage a été adapté d’une histoire écrite par Vojtech Pekarik, qui a étudié au séminaire théologique adventiste de Prague, République Tchèque.


Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site web: www.AdventistMission.org


Histoire


La leçon en bref


Texte clé: 2 Corinthiens 5:7


Objectifs:


Savoir: Revoir quelques principaux enseignements qui découlent de l’étude du livre de Job.


Ressentir: Apprécier les similitudes entre Job et Jésus (ainsi que les différences) en vivant par la foi en Jésus et non par la vue.


Agir: Apprendre à vivre par la foi en dépit de nos souffrances.


Plan d’apprentissage:


  1. Savoir: Leçons apprises

A Si vous deviez résumer le message du livre de Job en une courte phrase, quelle serait-elle?


B Quelle est la leçon la plus importante que vous avez apprise en étudiant le livre de Job ce trimestre?


  1. Ressentir: Job et Jésus

A Quelles sont les similitudes remarquables entre Job et Jésus? Que pensez-vous de ces similitudes?


B Comment voyez-vous le principe vivre par la foi et non par la vue se jouer dans la vie de Job?


III. Agir: Mettre nos souffrances en perspective


A Comment votre point de vue sur la souffrance a-t-il changé après avoir étudié le livre de Job?


B Comment les souffrances que vous avez vécues dans votre vie vous rapprochent-elles de Dieu?


Résumé: Le livre de Job est tellement complexe et multiforme qu’il est difficile de condenser tous ses enseignements sur un trimestre. Toutefois, ce qui ressort à la fin de notre étude est le message christocentrique du livre. Encore et encore, il nous montre notre Rédempteur, le salut et une vie de foi.


commentaires pour les moniteurs


Développement


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: Hébreux 4:15


Concept clé de croissance spirituelle: L’histoire de Job est universelle. Le vague chronologique et historique du livre communique le message de la souffrance commune des humains. Il y a une histoire qui se joue encore et encore partout dans le monde et dans toutes les cultures. L’histoire de Job est toujours notre histoire. Mais même les souffrances de Job, aussi cruelles qu’elles fussent, sont de loin inférieures à celles de Christ. Grâce à Ses souffrances, nos souffrances sont résolues dans la rédemption.


Pour les moniteurs: Il y a un antagonisme croissant entre les mondes chrétien et musulman. Très souvent, nos idées sur l’Islam sont faussées par les nouvelles politiques qui nous parviennent chaque jour. Grâce à la mondialisation et aux migrations à travers le monde, il y a des chances que nous vivions à proximité des croyants musulmans. Il serait intéressant de chercher à savoir s’il y a des communautés musulmanes à proximité de votre église.


Discussion d’ouverture: Il est intéressant de voir comment Job joue un rôle important, non seulement dans l’Ancien Testament et par conséquent le judaïsme et le christianisme, mais aussi dans le Coran et, par extension, dans l’Islam. Ayyub (Job) dans l’islam est considéré comme un prophète, riche mais humble, et son histoire est semblable à celle de Job dans l’Ancien Testament, bien qu’il n’y ait aucune trace de longs discours entre lui et ses amis. C’est une histoire de pertes matérielles et personnelles, de maladie physique, et de restauration finale. La restauration se produit après plusieurs années quand Dieu lui dit de frapper le sol avec son pied, entrainant le jaillissement d’une source d’eau de la terre. Job boit de cette eau et en est restaurée (Coran 38:41, 42).


Le Coran fournit également une généalogie de Job qui le relie à Abraham, à travers la lignée d’Ésaü et d’Isaac (Ishaq) (Coran 6:84). L’une des principales vertus mises en avant dans la description d’Ayyub est sa patience quand il endure ses épreuves. Satan joue également un rôle important dans le récit musulman de Job. Il surprend les anges de Dieu parlant de la justice de Job, et par conséquent, il prévoit de le détourner de Dieu, mais échoue finalement. Certains savants musulmans commentent la proximité entre les textes hébreux et arabes. Comment l’histoire de Job dans le Coran impacte-t-elle votre compréhension de la façon dont d’autres cultures expérimentent la souffrance?


ÉTAPE 2—Explorer


Pour les moniteurs: Comme nous terminons ce trimestre, nous sommes au point où nous pouvons examiner les leçons les plus importantes tirées du livre de Job. Peut-être, les membres auront des idées légèrement différentes par rapport à ce qui était le plus remarquable. Il serait intéressant de les partager. Cependant, nous aboutissons toujours au message commun de la souffrance humaine. La discussion finale devra également revenir sur ce thème, en se concentrant sur la façon dont notre vision du monde impacte la façon dont nous réagissons face à la souffrance.


Commentaire biblique


L’universalité de la souffrance est contrecarrée par l’universalité de la rédemption. Cette leçon est probablement l’une des plus grandes à apprendre du livre de Job. Comme Job est devenu le symbole de la souffrance de l’humanité (combien de fois avons-nous entendu quelqu’un se référer à lui en parlant de sa propre souffrance), Job, dans le même temps, préfigure Christ qui a fourni la solution finale à la souffrance sur la terre.


  1. La vision biblique du monde (Relisez Job 1: 6-12 à la classe.)

Il y a un ensemble intéressant de textes parallèles dans l’Ancien Testament qui montre la différence entre notre vision du monde moderne et la vision biblique du monde. Dans le contexte du recensement d’Israël par David, 2 Samuel 24: 1 dit que Dieu a incité David à dénombrer Israël, alors que dans 1 Chroniques 21: 1, c’est Satan qui a incité David à effectuer le recensement. Est-ce une erreur de scribe, ou pire, une contradiction théologique dans la Bible? Non; pas quand on cherche à comprendre dans le contexte d’une vision biblique du monde.


Dans une vision théocentrique du monde, qui met Dieu au centre légitime de tout ce qui se passe dans Son univers, les deux textes décrivent la même réalité, c’est-à-dire, Dieu est en fin de compte au contrôle de tout ce qui se passe dans ce monde. Dans la vision du monde biblique, Dieu est responsable, même pour ce qu’Il permet de se produire et qui ne provient pas directement de Lui. Ce paradigme de pouvoir se manifeste parfaitement dans le prologue du livre de Job. Satan ne peut rien faire à Job, à moins que Dieu ne lui donne la permission. Tout au long du dialogue entre les deux, Dieu maintient un contrôle absolu.


Notre vision du monde moderne, cependant, se penche sur une réalité tout à fait différente, principalement à travers les yeux de la philosophie grecque, qui a effectivement introduit l’idée du dualisme dans la plupart des domaines de la vie, ce qui entraine toutes sortes de dichotomies (paires d’oppositions): l’esprit et le corps, le mythe et l’histoire, le spirituel et le matériel, la foi et la science, etc.


La plus grande partie de notre raisonnement moderne est affectée par cette vision du monde. La vision du monde de Job n’était pas ainsi. Il confiait son chagrin et sa douleur à Dieu et ne s’adressait qu’à Lui (Job 30:20, 21), même si c’était Satan qui avait causé sa souffrance.


Une vision théocentrique du monde offre le réconfort que Job a finalement trouvé quand il s’est rendu compte que Dieu est et sera toujours au contrôle, même au milieu de nos souffrances. Nos visions du monde apparaissent habituellement dans une situation de crise. Soit elles maintiennent notre monde cohérent ou soit elles amènent notre monde à l’effondrement. Seule une vision biblique du monde peut nous faire traverser victorieusement ces crises.


Considérez ceci: Si vous pensez à votre propre vie, quel type de vision du monde voyez-vous venir dans les situations de crise?


  1. Perceptions de la réalité (Relisez Matthieu 4:10, 13:10, Hébreux 4.15, 11:10 avec la classe.)

Bien qu’il y ait un point commun dans l’expérience humaine, comme nous l’avons vu dans la question de la souffrance, les différentes cultures perçoivent la réalité de différentes manières. Dans la culture occidentale, il y a une érosion constante de la perception de la réalité des forces spirituelles, à la fois positives et négatives qui œuvrent dans les coulissent et exploitent les réalités du monde physique (cf. Daniel 10).


Le livre de Job a certainement fourni quelques idées profondes dans le domaine spirituel. La rencontre entre Dieu et Satan au début du livre montre combien le récit est réel. Satan tente Job pour qu’il renie Dieu, et Job résiste à la tentation. Satan tente Adam et Ève, et ils tombent. Où est la différence? Les tentations de l’humanité par Satan à travers les âges trouvent leur apogée dans les tentations de Jésus dans le désert (Matthieu 4: 1-11). Dans leurs aspects physique (pain), mental (puissance), spirituel (culte), et émotionnels, elles sont représentatives de toutes les tentations qui peuvent éventuellement nous arriver. Ce n’est pas Job le model, mais Jésus, qui est le symbole ultime de nos souffrances (Heb. 4:15). Il est celui qui comprend notre souffrance, et qui nous donne de l’espérance au-delà.


Considérez ceci: Est-il possible de considérer la souffrance comme une forme de tentation? Pourquoi ou pourquoi pas? Pourquoi Jésus est-Il le symbole ultime de nos souffrances?


III. Aucune condamnation (Lisez Jean 8: 1-11 avec la classe.)


Il y a quelque chose de très personnel entre chaque personne qui souffre et Dieu, parce que la souffrance nous amène au bout de notre existence, à la recherche d’une main plus forte que la nôtre, pour nous en sortir. En tant que spectateurs, nous ne devons pas essayer d’empiéter sur cette expérience, comme les amis de Job l’ont fait, en essayant de convaincre Job de sa propre culpabilité, ou comme nous pouvons parfois être tentés de faire aux autres.


L’attitude de Jésus face à la femme surprise en flagrant délit d’adultère illustre de façon plus précise ce que notre tâche devrait être: faire preuve de compassion, réconforter, ne pas condamner, et conduire la victime vers la seule source d’espoir, Jésus-Christ (Rom. 8: 1).


Considérez ceci: Quelle est la puissance de la compassion dans les relations humaines?


ÉTAPE 3—Appliquer


Pour les moniteurs: Cette dernière leçon devrait se terminer d’une certaine façon par une décision consciente d’assimiler de manière tangible dans notre vie ce que nous avons appris de Job.


Application:


Qu’est-ce qui vous a le plus touché dans l’étude du livre de Job au cours du trimestre?


Que pouvez-vous faire dans votre église et dans la communauté pour réduire la souffrance humaine?


ÉTAPE 4—Créer


Pour les moniteurs: L’histoire de Job touche tout le monde car tout le monde vit avec la réalité de la souffrance. Notre connaissance du livre doit toucher les autres.


Activités:


Divisez votre classe en plus petits groupes et visitez les gens dans votre église pour partager avec eux les leçons les plus importantes que vous avez apprises du livre de Job.


Préparez un déjeuner dans votre classe de l’École du Sabbat et invitez ceux qui souffrent dans votre église ou dans la communauté. Peut-être vous aimeriez faire aussi un service de communion pour la souffrance dans laquelle vous partagez les emblèmes de la souffrance de Christ.


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NOTES


Voyage à travers la Bible vous aide à ne manquer aucune des directives que Dieu a pour vous. La série est une étude de l’histoire, de l’importance et de la signification de chaque livre de la Bible de la Genèse à l’Apocalypse. Ces trois volumes, Voyage à travers la Bible de Genèse à Job, Voyage à travers la Bible, de Psaumes à Malachie, et Voyage à travers la Bible, de Matthieu à l’Apocalypse, vous aideront à saisir le message central de chaque livre et vous encourager à persévérer à travers les parties qui vous semblent obscures ou difficiles. Lisez-le et soyez bénis dans votre voyage vers le royaume de Dieu.


$14,99 par série


NOTES


Le Saint-Esprit est au cœur de notre expérience chrétienne. Le Saint-Esprit, qui est Dieu Lui-même, connait Dieu plus que quiconque et nous révèle Dieu d’une manière digne de confiance et fiable. Le Saint-Esprit a d’abord inspiré les auteurs de la Bible, et le Saint-Esprit nous guide aujourd’hui dans notre étude de ce qu’il avait inspiré ces écrivains à communiquer. Le Saint-Esprit donne l’assurance de notre salut par Jésus-Christ (Rom. 8:16) et donne des preuves de l’œuvre de Dieu en nous(1 Jean 3:24). Le Saint-Esprit nous purifie aussi du péché et nous sanctifie. L’Esprit produit en nous une croissance continue dans la sainteté, en faisant émerger le fruit de l’Esprit en nous – « l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur et la maitrise de soi » (Gal. 5:22, 23).


En raison de Son rôle crucial dans nos vies en tant que croyants, la leçon de ce trimestre, intitulé Le Saint-Esprit et la spiritualité, écrite par Frank Hasel, nous aide à mieux comprendre le grand don que nous avons dans le Saint-Esprit.


Leçon 1—L’Esprit et la Parole


La semaine en bref:


Dimanche: Le Saint-Esprit et l’Apocalypse (Dan. 2:19–23)


Lundi: Le Saint-Esprit et l’inspiration (Jean 16:13)


Mardi: Le Saint-Esprit et la vérité de scripturaire (Ps. 119:160)


Mercredi: Le Saint-Esprit comme Maitre (1 Cor. 2:13, 14)


Jeudi: Le Saint-Esprit et la Parole (Jean 5:39, 46, 47))


Verset à mémoriser—2 Tim. 3:16, 17


Idée centrale: Le Saint-Esprit œuvre avec et par la Parole écrite pour nous transformer en de nouvelles créatures en Christ.


Leçon 2—Le Saint-Esprit: Œuvrer dans les coulisses


La semaine en bref:


Dimanche: Le caractère insaisissable du Saint-Esprit (Jean 3:3–8)


Lundi: Le Saint-Esprit à la création (Gen. 1:2, Ps. 33:6)


Mardi: Le Saint-Esprit et le sanctuaire (Exo. 31:1–5)


Mercredi: Le Saint-Esprit dans la glorification de Jésus-Christ (Jn 15:26)


Jeudi: Le Saint-Esprit et le Christ (Luc 1:34, 35; Luc 4:1, 2, 14; Heb. 9:14; 1 Pie . 3:18)


Verset à mémoriser—Jean 16:14


Idée centrale: D’après le témoignage de l’Écriture, nous apprenons que le Saint-Esprit accepte volontiers et gracieusement un rôle de soutien en aidant, en fortifiant et en équipant le peuple de Dieu dans la discrétion.


Leçons pour les malvoyants: le Guide d’Étude Biblique de l’École du Sabbat est disponible gratuitement chaque mois en braille et sur CD audio pour les malvoyants et les personnes handicapées physiques qui ne peuvent lire les imprimés à l’encre normale. Ceci inclut les personnes qui, en raison de l’arthrite, de la sclérose, de la paralysie, des accidents et autres, ne peuvent pas tenir ou se concentrer pour lire les publications imprimées à l’encre normale. Contactez les Services Chrétiens d’Enregistrement des Aveugles, B. P. 6097, Lincoln, NE 68506-0097. Téléphone: 402-488-0981; e-mail: infochristianrecord.org; site Web: www.christianrecord.org.


2017