Télécharger le PDF - École Du Sabbat, 4ème trimestre 2015 – Jérémie

 

Guide


d’Étude Biblique


de l’École du Sabbat Adulte



Oct | Nov | Déc 2015



JÉRÉMIE







Sommaire                                         


1    L’appel prophétique de Jérémie — 26 Septembre – 2 Octobre                        5


2    Crise (interne et externe) — 3–9 Octobre                                                   18


3    Les cinq derniers rois d’Israël — 10–16 Octobre                                        31


4    Réprimande et châtiment — 17–23 Octobre                                               44


5    Encore des malheurs pour le prophète — 24–30 Octobre                             57


6    Actes symboliques — 31 Octobre – 6 Novembre                                          72


7    La crise continue — 7–13 Novembre                                                          85


8    Les réformes de Josias — 14–20 Novembre                                                98


9    Le joug de Jérémie — 21–27 Novembre                                                    111


10    La destruction de Jérusalem — 28 Novembre – 4 Décembre                        124


11    L’Alliance — 5–11 Décembre                                                                  137


12    Retour en Égypte — 12–18 Décembre                                                      150


13    Leçons tirées de Jérémie — 19–25 Décembre                                            163


Editorial Office: 12501 Old Columbia Pike, Silver Spring, MD 20904 Come visit us at our Web site: http://www.absg.adventist.org




Principal Contributor


Dr. Imre Tokics


Editor


Clifford R. Goldstein


Associate Editor


Soraya Homayouni



Publication Manager


Lea Alexander Greve


Editorial Assistant


Sharon Thomas-Crews


Pacific Press® Coordinator


Wendy Marcum



French Translation & Layout


Dr. Hanoukoume Kparou


WAD Coordinator


Abraham Dada Oboya


MENA Coordinator


Michael Eckert



Art Director and Illustrator


Lars Justinen




Les commentaires du moniteur sont écrits par:


Dr. Martin G. Klingbeil, professeur d’archéologie et d’études bibliques à Southern Adventist University, Collegedale, Tenn., États-Unis d’Amérique. Il est aussi directeur-adjoint de l’Institut d’Archéologie de la même université.


© 2015 Conférence Générale des Églises Adventistes du Septième Jour ®. Tous droits réservés. Aucune partie du Guide d’Étude Biblique de l’École du Sabbat Adulte (Moniteur), ne peut être éditée, changée, adaptée, traduite, reproduite ou publiée par une personne physique ou morale sans autorisation écrite de la Conférence Générale des Églises Adventistes du Septième Jour ®. Les bureaux des divisions de la Conférence Générale des Églises Adventistes du Septième Jour ® sont autorisés à prendre des dispositions pour la traduction du Guide d’Étude Biblique de l’École du Sabbat Adulte (Moniteur), en vertu des lignes directrices spécifiques. Le droit d’auteur de ces traductions et de leur publication doit dépendre de la Conférence Générale. “Adventiste du Septième Jour,” “Adventiste,” et le logo de la flamme sont des marques commerciales de la Conférence Générale des Églises Adventistes du Septième Jour et ne peuvent être utilisées sans autorisation préalable de la Conférence Générale.


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L


’hébreu biblique, comme la plupart des langues, est parsemé d’expressions idiomatiques, des mots, ou des phrases qui ont un sens différent de leur usage immédiat. Un exemple est mi-yittan, qui est composé de deux mots


hébreux: mi, qui est la forme interrogative : « qui? » et yittan, ce qui signifie « donnera. » Ainsi, nous avons: « qui donnera? »


Dans la Bible hébraïque, cette phrase exprime l’idée d’un souhait, un désir d’une personne voulant quelque chose de mal. Par exemple, après leur fuite d’Égypte, les enfants d’Israël, face aux défis dans le désert, s’écrièrent: « Que ne sommes-nous morts par la main de l’Éternel dans le pays d’Égypte ? » (Exode 16: 3, LSG). L’expression «que ne …» venait de mi-yittan.


Dans Psaume 14: 7, David s’exclame « Oh! qui fera partir de Sion la délivrance d’Israël? » L’hébreu ne dit pas « Oh »; il dit mi-yittan. Dans Job 6: 8, où Job s’exclame:


« Oh! puisse mon vœu s’accomplir … ! » (Ostervald revisée), « Oh » vient de mi-yittan. On trouve une autre occurrence, cette fois dans Deutéronome 5:29. En parcourant l’histoire des providences de Dieu, Moïse rappelle aux enfants d’Israël au sujet de leur demande que lui, Moïse, parle au Seigneur pour eux, de peur qu’ils ne meurent. Selon Moïse, leur demande ayant plu au Seigneur, ce dernier dit: « Oh! s’ils avaient toujours ce même cœur pour me craindre et pour observer tous mes Commandements. » (LSG).


Le mot traduit par « Oh »? Eh bien, c’est mi-yittan.


Incroyable! Voici le Seigneur — Dieu le Créateur, Celui qui a fait l’espace, le temps, et la matière, Celui qui a parlé pour que notre monde vienne à l’existence, Celui qui souffla en Adam un souffle de vie, articule une expression généralement associée à



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la faiblesse et aux limites de l’humanité.


Le livre de Jéré- mie raconte


le ministère et le message du prophète tel que


lui, avec passion et fidélité, prêchant le message de Dieu à un peuple qui, pour la plupart, ne voulait pas en entendre parler.


Parlons de la réalité du libre arbitre. Parlons des limites de ce que Dieu peut faire dans le grand conflit. Cette utilisation de mi-yittan révèle que même Dieu ne piétine pas le libre arbitre (parce que dès qu’Il le fait, ce ne serait


plus libre).


Maintenant, si jamais il y a un livre de l’Ancien Testament qui révèle la réalité de la volonté de Dieu pour l’homme à Lui obéir, et la tendance humaine à ne pas le faire, ce serait le livre de Jérémie, le sujet de ce trimestre. Écrit dans le contexte de grands changements géopoli- tiques dans l’ancien Proche-Orient, le livre de Jérémie raconte le ministère et le message du prophète tel que lui, avec passion et fidélité, prêchant le message de Dieu à un peuple qui, pour la plupart, ne voulait pas en entendre parler. Commençant par l’appel du prophète, le livre nous emmène à travers des décennies de l’histoire biblique au moment où le Seigneur utilisait ce jeune (et ancien) homme pour proclamer les vérités fondamentales qui furent le fondement du message biblique depuis le com- mencement. Et de toutes les vérités spirituelles enseignées


dans le livre, ces paroles revêtent l’essence de beaucoup de ce que le Seigneur cherche de Son peuple: « Ainsi parle l’Éternel: que le sage ne se glorifie pas de sa sagesse, que le fort ne se glorifie pas de sa force, que le riche ne se glorifie pas de sa richesse. Mais que celui qui veut se glorifier se glorifie d’avoir de l’intelligence et de me connaître, de savoir que je suis l’Éternel, qui exerce la bonté, le droit et la justice sur la terre; car c’est à cela que je prends plaisir, dit l’Éternel » (Jer. 9:23, 24, LSG).


Lire le livre de Jérémie, c’est faire un voyage, un voyage spirituel qui remonte des profondeurs de la dépravation humaine à la hauteur, à la grandeur et à la majesté du Seigneur – le Seigneur qui, de ces hauteurs, crie à nous tous: Mi-yittan, qu’un tel cœur soit en vous!



Dr. Imre Tokics est le Chef du Département de l’Ancien Testament à Adventist Theological College, à Pecel en Hongrie. Il est professeur de l’Ancien Testament et des sciences religieuses juives. Il est aussi titulaire d’un doctorat en droit (LLD).






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Comment utiliser


ce guide du moniteur


Soyez motivé à explorer, appliquer et créer.


Nous espérons que cette version du guide du moniteur encouragera les membres dans les cellules de l’École du Sabbat Adulte, pour faire exactement cela — explorer, appliquer, et créer. Chaque leçon hebdomadaire du moniteur amène votre classe à travers le processus d’apprentissage suivant, basé sur le cycle d’apprentissage naturel:


  1.  Pourquoi cette leçon est-elle importante pour moi? (Motiver);

  1.  Que dois-je savoir de la Parole de Dieu? (Explorer);

  1.  Comment puis-je pratiquer ce que j’ai appris de la Parole de Dieu? (Appliquer); et

  1.  Que puis-je faire de ce que j’ai appris de la Parole de Dieu? (Créer).

Et pour les moniteurs qui n’ont pas eu le temps de se préparer suffisamment pendant   la semaine, il y a un résumé d’une page, facile à assimiler, dans la section « La leçon en bref ».


Voici un bref aperçu des quatre étapes du cycle d’apprentissage naturel et des sugges- tions sur la façon dont vous, en tant que moniteur, pouvez aborder chaque partie:


Étape 1—Motiver: Établissez un lien entre les expériences des membres  et la notion centrale de la leçon pour montrer pourquoi la leçon est importante pour leur vie. Aidez-les à répondre à la question: pourquoi la leçon de cette semaine est-elle importante pour moi?


Étape 2—Explorer: Présentez aux membres les  informations bibliques dont ils ont besoin pour comprendre la notion centrale de la leçon. (Ces informations pour- raient inclure des faits sur des personnes; des lieux; des détails sur des faits culturels, historiques et / ou géographiques; l’intrigue ou ce qui se passe; et les conflits ou les tensions dans les textes que vous étudiez). Aidez les apprenants à répondre à la ques- tion : que dois-je savoir de la Parole de Dieu?


Étape 3—Appliquer: Fournir des occasions aux membres pour pratiquer les informations données à l’étape 2. Cette étape est cruciale; les informations à elles seules ne suffisent pas pour aider une personne à grandir en Christ. Aidez les membres à répondre à la question : comment puis-je appliquer à ma vie ce que j’ai appris?


Étape 4—Créer: Enfin, encouragez les membres à appliquer la parole suivante:


« Mettez la Parole en pratique. Ne soyez pas seulement des auditeurs qui s’abusent eux-mêmes » (Jacques 1:22, BJ). Invitez-les à répondre à la leçon d’une manière pra- tique. Cette étape donne aux membres, individuellement et en groupe, des occasions d’expression de soi et d’exploration créative. Toutes ces activités devraient aider les membres à répondre à la question: par la grâce de Dieu, que puis-je faire de ce que j’ai appris de la leçon de cette semaine?


Si les moniteurs utilisent le matériel de chacun de ces quatre étapes, ils toucheront presque chaque membre de leurs classes: ceux qui aiment parler de ce qui se passe dans leur vie, ceux qui veulent plus d’informations sur les textes en cours d’étude, ceux qui veulent savoir comment tout s’applique dans la vie pratique, et ceux qui veulent sortir et appliquer ce qu’ils ont appris.


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*26 Septembre – 2 Octobre


(page 6 du guide standard)


L’Appel Prophétique


de Jérémie




Sabbat aprèS-Midi


Lecture de la semaine: Esa. 1:19, Jer. 7: 5-7, 1 Rois 2:26,


Jer. 1: 1-5, Esa. 6: 5, Jer. 1: 6-19, Matt. 28:20.


N


Verset à  mémoriser:  « Avant que  je te formasse  dans le sein de ta mère, je t’ai connu ; avant que tu sortisses de son sein, je t’ai sancti- fié ; je t’ai établi prophète pour les nations. » (Jérémie 1: 5, Ostervald révisée).



ous savons plus sur la vie de Jérémie que sur tout autre prophète de l’Ancien Testament. Les faits biographiques de son livre nous aident à mieux comprendre son œuvre en tant que prophète.


Jérémie a eu un tel effet sur l’histoire que, même à l’époque de Jésus, il était une figure prophétique vénérée.


Au même moment, l’œuvre du prophète, vue sous l’angle humain, ne montre que peu de succès. Malgré des décennies d’avertissement et de ferventes mises en garde et supplications, le peuple, pour la plupart, n’a pas écouté les messages qu’il lui annonçait de la part du Seigneur.


Néanmoins, en dépit de l’opposition, Jérémie ne pouvait pas être acheté ou vendu; il se tenait comme « une ville fortifiée, une colonne de fer et un mur de bronze » (Jer. 1:18), pas par sa propre force mais dans le Seigneur. Le sort de Jérémie dans la vie n’était pas heureux à bien des égards. Son appel lui a apporté la souffrance, le malheur, le rejet, même l’emprisonne- ment. Pire encore, la plupart de ces troubles provenaient de ceux-là mêmes


qu’il cherchait à aider, en cherchant à leur montrer la bonne direction.


Ainsi, à sa manière, Jérémie préfigurait ce que Jésus Lui-même ferait face à des centaines d’années plus tard sur le même territoire.


*   Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 3 Octobre.




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Les prophètes



27 Septembre



(page 7 du guide standard)



Les prophètes, selon leur vocation, sont des protecteurs déterminés de la loi de Dieu. Ils se tenaient sur le terrain de l’alliance et des Dix Commandements (Jérémie 11: 2-6). Michée 3: 8 donne une synthèse de l’œuvre des prophètes, qui était de « déclarer à Jacob son crime, et à Israël son péché. » Et le concept de péché, bien sûr, n’a pas de sens en dehors de la loi (voir Rom. 7: 7).


Quel était le message des prophètes pour le peuple? De quelle manière ce message est-il le même pour nous aujourd’hui? Esa. 1:19, Jer. 7:


5-7, Ez. 18:23. (Voir aussi Matt. 3: 7-11).



Le jugement de Dieu n’était pas inévitable. Il ne viendrait que si les gens ne se détournaient pas de leurs mauvaises voies. Cependant, le changement n’est pas si facile, particulièrement lorsque les gens sont accoutumés au mal. Qui n’a pas vu comment un peuple s’habitue au mal qui, à un moment, les avait consternés? Le message des prophètes devrait laisser les gens voir à quel point leurs actes étaient mauvais et quelles étaient les conséquences du refus de s’en détourner. Ce mes- sage, bien sûr, ne venait pas des prophètes; il venait du Seigneur.


Les prophètes ne mentionnent pas comment la Parole de Dieu a été révélée à eux ou comment ils l’ont entendue. Parfois, Dieu leur parlait directement; d’autres fois, le Saint-Esprit les touchait dans les rêves ou des visions ou, peut-être, à travers une « petite voix » (1 Rois 19:12). Quelle que soit la façon dont les messages leur parvenaient, les pro- phètes avaient une mission, non seulement de transmettre la volonté  de Dieu au commun du peuple, mais aussi, le cas échéant, de le livrer devant les rois, les empereurs et les généraux.


Cette tâche implique une grande responsabilité: s’ils disent la vérité, ces puissants hommes peuvent les tuer; mais s’ils ne représentent pas la vérité telle qu’elle, le jugement de Dieu peut également s’abattre sur eux. Être un prophète est un appel lourd, et de ce que nous pouvons dire de la Bible, ceux à qui cet appel était fait l’ont pris au sérieux.


Nous pouvons être heureux de ce qu’ils ont fait, car leurs messages nous sont parvenus par la Bible. En ce sens, leurs paroles parlent encore, même aujourd’hui. La question maintenant demeure, tout comme au temps de Jérémie : allons-nous écouter?










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28 Septembre



Le contexte familial de Jérémie



(page 8 du guide standard)



Lisez 1 Rois 1 et 1 Rois 2:26. Dans quel contexte Abiathar s’exila-t-il de son domicile à Anathoth?








Après avoir renforcé son trône, Salomon, dans un conflit contre Adonija pour la succession, dépouilla le prêtre Abiathar de ses fonctions et lui envoya en exil dans sa ville natale, Anathoth, qu’on croit être à environ cinq kilomètres au nord-est de Jérusalem. Hilkija, père de Jérémie, était issu d’une famille sacerdotale qui vivait à Anathoth. Certains ont émis l’idée que la famille de Jérémie pourrait avoir pour ancêtre Abiathar. De  toute façon, nous savons de Jérémie 1: 1 que le prophète avait une lignée exaltée. Ainsi, nous pouvons voir ici que tout au long de l’histoire prophétique, le Seigneur avait appelé toutes les catégories de personnes – bergers, rabbins, pêcheurs, prêtres – à la vocation prophétique.


« Membre du sacerdoce lévitique, il fut élevé en vue du service sacré. Aux jours heureux de cette préparation au ministère, il était loin de supposer qu’il avait été choisi dès sa naissance pour être « prophète des nations ». Lorsque l’appel de Dieu lui parvint, il fut accablé par le sentiment de son indignité. « Ah! Seigneur Éternel! s’écria-t-il, voici, je ne sais point parler, car je suis un enfant. » (Jérémie 1:5, 6) » – Ellen


  1. White, prophètes et rois, p. 559.

Les prêtres devaient être les leaders moraux et spirituels de la nation; on leur avait donné des rôles importants qui influaient sur tous les domaines de la vie spirituelle de la nation. Certains avaient été fidèles à cette tâche; d’autres ont bafoué et violé ces principes d’une façon inimaginable. Comme nous allons bientôt le voir dans  le livre de Jérémie, le prophète avait des mots très durs pour parler contre ces prêtres infidèles, qui avaient été trouvés indignes des responsabilités et de l’appel qui leur étaient dévolus.









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29 Septembre



(page 9 du guide standard)



L’appel prophétique de Jérémie


Lisez Jérémie 1: 1-5. Qu’est-ce que cela nous apprend sur l’appel de Jérémie?






Tout comme les autres prophètes de l’Ancien Testament (et comme Paul dans le Nouveau; voir Gal. 1: 1, Rom. 1: 1), Jérémie ne va pas par mille chemins pour dire qui l’a appelé. Il était très clair dans ces versets et, en fait, tout au long du livre de Jérémie, que ce qu’il disait était « la parole du Seigneur » qui était venue à lui. Sans doute, cette conviction fervente est ce qui lui a permis d’avancer malgré l’opposition véhé- mente, le labeur, la souffrance, et les épreuves.


L’appel de Jérémie a eu lieu la treizième année du règne de Josias, environ 627 ou 626 av. J.C. Nous ne savons pas l’année exacte de la naissance du prophète, ou l’âge exact du début de son ministère. Dans son esprit, comme nous le voyons, il se croyait enfant, quelqu’un de trop jeune pour la tâche que Dieu lui donnait.


Lisez Jérémie 1: 4, 5. Quels assurance et réconfort devrait-il avoir eus à partir de cette parole?






Dieu a choisi Jérémie pour être un prophète, avant sa naissance. Dieu l’avait mis à part dès sa conception pour ce rôle prophétique. Les mots traduits par « je t’avais consacré » (v. 5, LSG) proviennent d’un verbe qui signifie « être sanctifié », « être saint » et « sanctifier », entre autres choses. Ils ont certainement une connotation sacrée et religieuse, ayant également un lien avec le service du sanctuaire lui-même. En effet, le mot pour « sanctuaire » vient de la même racine. L’idée que véhicule ce mot est que quelque chose ou quelqu’un est « mis à part pour une cause sacrée. » C’est ce que Dieu avait prévu pour Jérémie, avant même sa naissance. Ces textes n’enseignent pas la préexistence ou la prédestination; ils enseignent, par contre, la prescience de Dieu.








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30 Septembre



Prophètes récalcitrants



(page 10 du guide standard)



Malgré l’assurance donnée par le Seigneur que Jérémie avait été divinement choisi pour cette œuvre, le jeune homme avait peur et ne se sentait pas à la hauteur.


Peut-être connaissant l’état spirituel du peuple à l’époque, qui n’était pas bon, et sachant ce qui devait être fait, Jérémie ne voulait pas accomplir l’œuvre.


Comparez Jérémie 1: 6 avec Ésaïe 6: 5 et Exode 4: 10-15. Quels sont les points communs de tous ces incidents?







Aucun de ces hommes, pour aucune raison, ne se sentait à la hauteur. Peut-être que c’était une condition essentielle pour l’œuvre d’un prophète: un sentiment d’indignité et d’incapacité d’une telle œuvre cruciale et importante. Un porte-parole du Créateur? Pas étonnant qu’eux tous fussent réfractaires devant la tâche, du moins au début.


Notez la première réponse de Jérémie après avoir été appelé. Il a immédiatement parlé de son incapacité à bien parler, tout comme Moïse. Ésaïe aussi, dans sa réponse, a fait mention de sa bouche,  ses lèvres. Dans tous ces cas, ils savaient que, quelles que soient les implications de leur vocation, cela impliquait la parole et la commu- nication. Ils allaient recevoir les messages de Dieu, et ainsi, seraient responsables d’annoncer ces messages à d’autres. Contrairement à aujourd’hui, où on peut créer un site Web ou envoyer un message texte, cette communication se faisait souvent face à face. Imaginez, se tenir devant des dirigeants hostiles ou un peuple indiscipliné et leur dire des paroles tranchantes de réprimande et d’avertissement. La réticence de ces prophètes de première heure est compréhensible.










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1er Octobre



La branche d’amandier


(page 11 du guide standard)



Le prophète est le témoin de Dieu; son rôle est de parler, non pas pour lui, mais pour Dieu seul. Jérémie n’a pas été appelé pour trouver des solutions aux problèmes de la nation ou pour devenir une grande personnalité ou un leader charismatique que les gens suivraient. Jérémie avait la mission singulière de transmettre les paroles de Dieu au peuple et à ses dirigeants. L’emphase ici n’est pas mise sur l’homme ou sur le potentiel humain; c’est sur  la souveraineté et la puissance de Dieu seul. Le prophète devait conduire le peuple au Seigneur en qui seul se trouve la solution à tous leurs maux. Bien sûr, ce n’est pas différent pour nous aujourd’hui.



De quoi parlait la première vision de Jérémie? (Voir Jérémie 1 : 11-19.)






La plupart des traductions de la Bible rendent l’expression hébraïque dans le verset 11 comme « la branche d’amandier. » Ces traductions, cependant, manquent le jeu de mots hébreux ici. Le mot traduit par « amandier » a la même racine que le verbe « veiller », qui apparaît dans le verset 12, où le Seigneur dit qu’Il va « veiller » sur Sa parole pour l’accomplir.


On pourrait dire que le message central de l’ensemble du livre de Jérémie se trouve dans les versets 11 et 12. La parole de Dieu s’accomplira. Un jour tout le monde verra les événements se produire tels que Dieu l’avait dit. Dieu veut que Son peuple se détourne de ses péchés. Il a offert la grâce et le pardon, mais Il ne force personne à obéir et à être guéri. Si Son peuple ne Lui répond pas, Ses paroles de jugement et de châtiment s’accompliront certainement, tout comme Ses paroles contre Israël ont été accomplies dans le livre de Jérémie.


Comme nous pouvons le voir aussi, les paroles de Dieu ici ne sont pas seulement pour le peuple.


Le Seigneur parlait directement à Jérémie lui-même, le sommant d’être préparé pour l’opposition qu’il risquait. Quoi qu’il arrive, Jérémie pouvait avoir l’assurance de Dieu que « Je suis avec toi. » Comme nous le verrons plus loin, il avait besoin de ces paroles. N’en avons-nous pas tous besoin?







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2 Octobre



(page 12 du guide standard)



Approfondissement: Martin Luther a écrit sur le prophète dans l’introduction de son commentaire du livre de Jérémie: « Jérémie était un triste prophète, qui vivait à une période déplorable et difficile, et qui plus, avait un service prophétique extrêmement difficile, car il luttait et affrontait un peuple au cœur mauvais et au cou raide. Apparemment, il n’a pas eu beaucoup de succès parce qu’il a été témoin de la façon dont ses ennemis devenaient de plus en plus mauvais. Ils ont essayé de tuer le prophète à plu- sieurs reprises. On lui mit la dure pression en le fouettant à plusieurs reprises. Pourtant, il vivrait pour voir de ses propres yeux la dévastation de son pays et l’exil de son peuple ».


« Pendant quarante ans, Jérémie devait se dresser contre la nation comme témoin de la vérité et de la justice. En un temps d’apostasie sans précédent, il allait donner l’exemple par sa vie et son caractère de l’adoration du seul vrai Dieu. Il serait le porte-parole du Très-Haut au cours du terrible siège de Jérusalem. Il fallait qu’il prédise la ruine de la maison de Juda, ainsi que la destruction du magnifique temple construit par Salomon. Et lorsqu’il serait en prison pour ses déclarations courageuses, il devrait encore dénoncer le péché au haut lieu. Méprisé, haï, rejeté par les hommes, il assisterait finale- ment à l’accomplissement de ses propres prophéties relatives à la destruction imminente de Jérusalem et il participerait aux malheurs qui l’accompagne- raient. » –Ellen G. White, Prophètes et rois, pp. 560-561.



Discussion:









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Histoi  nirs



ei  d e




Une   carrière   plus satisfaisante: première partie

Harry et Alex* travaillaient comme agents de sécurité au Malawi. Une nuit, Alex dit à Harry qu’il avait une idée pour gagner un peu plus d’argent.


« Quoi? » Demanda Harry intéressé.


« Nous pouvions utiliser nos fusils dans une petite entreprise à côté », déclara Alex, en soulevant son arme.


« Les riches ont plus qu’ils n’en ont besoin, et nous avons besoin plus que nous n’en obtenons. Nous pouvons prendre un peu de leur bien afin que nous puissions en avoir assez pour nous-mêmes ».


Harry n’était pas sûr; mais finalement, il fut convaincu. Les deux firent irruption dans la maison d’une famille riche et volèrent de l’argent et tout ce qu’ils pouvaient emporter. Quelques jours plus tard, ils volaient dans plusieurs maisons. Mais une nuit, ils furent arrê- tés. Assis dans la prison, Harry réalisa la gravité de ses crimes. Les deux hommes étaient condamnés à huit ans de travaux forcés dans les prisons de sécurité maximale séparées.


Harry est arrivé à la prison déterminé à s’en échapper. Sur sa tenue de prisonnier était imprimée la durée de sa peine en prison. Un jour, Harry soudoya un autre prisonnier de vendre des chemises.


Quand il portait son nouveau maillot avec une date de sortie plus proche, il fut affecté à une charge peu sécurisée dans le jardin de la prison. Harry remarqua que le garde armé somnolait chaque après-midi. Un jour, lorsque le garde somnolait, Harry laissa tomber sa houe et courut. D’autres prisonniers commencèrent à fuir aussi.


Les gardes arrêtèrent tous les prisonniers, sauf Harry, qui s’était caché entre quelques grosses pierres. Quand il était sombre, les gardes ont abandonné leur recherche et sont retournés à la prison. Harry rampa hors et s’échappa.


Harry trouva un emploi; pendant 18 mois, il travailla dur et resta hors d’ennui.


Puis un jour, quand il allait dans une station de bus, la police attendait l’arrêter pour le ramener en prison. Il devait servir maintenant dix ans.


Lorsqu’Harry était escorté à sa cellule, il fut surpris de constater que son compagnon de cellule était Alex, son ancien partenaire de crime.


« Hé, j’ai une idée », déclara Alex après l’arrivée d’Harry.


« Quelle est ton idée? » Demanda Harry. Et soudain, c’était comme au bon vieux temps. Les murs de la prison étaient faits de briques de terre avec une épaisse couche de ciment au-dessus. Harry et Alex décidèrent de creuser un petit tunnel à l’extérieur. Il leur a fallu seulement trois jours pour creuser à travers le mur. Les deux attendirent jusqu’à la nuit et


rampèrent à travers le tunnel.


Tout semblait calme; mais quand ils bougeaient le mur extérieur, un garde les vit et cria. Les gardes les pourchassèrent, mais Harry et Alex avaient un bon un autre plan.


Les deux arrêtèrent une voiture sur la route, firent sortir le conducteur, et prirent la voiture.


Ils se rendirent à la ville et vendirent la voiture en pièces détachées. Mais quelqu’un les suspecta et en informa la police. Alex s’échappa, mais Harry fut capturé. Cette fois, il était envoyé à une petite prison où il était surveillé de plus près. Cette décision changea sa vie.


À suivre …




* Alex est un pseudonyme.


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comment aires pour les moniteurs




La leçon en bref



Textes clés: Jérémie 1:1–12.


Objectifs:

Savoir: Revoir l’expérience de l’appel de Jérémie, en reconnaissant que sa réticence à accepter l’appel de Dieu était peut-être ce qui l’a qualifié de plus à la tâche.


Ressentir: Ressentir avec quelle tendresse Dieu traite les sentiments d’insuffisance de Jérémie à l’égard des tâches qu’Il a mises devant lui.


Agir: Être déterminé à écouter de plus près l’appel de Dieu dans notre propre vie et Le laisser nous équiper à faire Sa volonté.



Plan de la leçon:

  1. Savoir: L’appel de Jérémie

A Pourquoi l’appel de Jérémie par Dieu à être un prophète était une tâche difficile pour le jeune homme?


B Quels sont les critères que Dieu utilise pour choisir les gens à faire Son œuvre, et comment sont-ils appliqués dans le cas de Jérémie (et


d’autres prophètes)?



  1. Ressentir: Le sentiment d’indignité

A Comment Dieu fit-Il face à la réticence de Jérémie à accepter l’appel? B Comment traitons-nous avec les sentiments d’insuffisance quand nous nous sentons dépassés par les tâches qui nous sont confiées?



III. Agir: Écouter l’appel de Dieu

A Comment pouvez-vous développer la discipline spirituelle de l’écoute de Dieu sur une base quotidienne?


B Quelles sont les choses dans votre vie qui vous empêchent de faire ce que Dieu vous a appelé à faire?



Résumé: La réaction initiale de Jérémie face à l’appel de Dieu n’était pas posi- tive, car il connaissait (a) les difficultés qu’il rencontrerait (b) et que lui, par lui-même, ne saurait relever le défi. Cependant, Dieu a travaillé avec lui avec tendresse, calmant ses craintes et lui donnant les moyens d’annon- cer les paroles de Dieu au peuple de Juda.




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comment aires pour les moniteurs





Développement


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: Jérémie 1:4–9.



Concept clé de croissance spirituelle: Quand Dieu nous appelle, nous réagissons souvent comme Jérémie; c’est-à-dire, nous trouvons de


« bonnes » excuses pour refuser l’appel. Notre appel peut ne pas être le ministère prophétique, mais il y a un travail pour chacun d’entre nous, et nous devons faire confiance à Dieu qu’Il sait ce que nous sommes et ce que nous ne pouvons pas faire. Il permettra et nous donnera les moyens de faire Son œuvre.


Pour les moniteurs: La leçon de cette semaine présente l’étude de ce trimestre sur le livre de Jérémie, mettant l’accent sur sa vocation. Les prophètes de l’Ancien Testament commençaient leurs ministères après avoir reçu l’appel de Dieu. Cette leçon fournit une occasion pour le moniteur de discuter comment nous pouvons surmonter les sentiments d’impuissance en voyant la tâche que Dieu a mise devant nous. La leçon dépeint un Dieu qui travaille tendrement avec nos peurs et nous encou- rage en nous donnant la force d’aller de l’avant. Il est important pour la classe de comprendre que nous recevons tous l’appel de Dieu, même s’il peut « juste » s’agir de l’appel à lancer un petit groupe d’étude biblique dans notre maison.



Parabole d’ouverture: Il y a une histoire d’un homme qui attendait l’appel de Dieu pour aller dans le champ missionnaire. Une amie vint le visiter et le trouva assis devant le combiné téléphonique. Elle lui demanda ce qu’il faisait, et il dit qu’il attendait un appel pour aller dans le champ missionnaire. Elle fut impressionnée par l’importance de cet appel; en même temps, quand elle regardait par la fenêtre, elle vit une vieille dame qui luttait avec des sacs lourds en traversant la route. Elle sortit pour l’aider, et quand elle est revenue, son ami était toujours assis devant le téléphone. Quand elle s’asseyait, elle entendit un voisin appeler à l’aide; elle courut pour voir ce qu’elle pouvait faire. Le même type de scénario se répéta deux ou trois fois de plus, avec ses courses pour aider les gens, tandis que son ami était fixé au téléphone. Enfin, le téléphone sonna, et il répondit avec enthousiasme, mais subitement, son visage baissa, et il passa le combiné téléphonique à son amie, en disant que l’appel était pour elle, qu’elle était appelée à aller dans un champ missionnaire. Discutez avec la classe où se trouve le champ missionnaire de chacun et laissez les membres réfléchir sur ce que Dieu peut les appeler à faire.


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ÉTAPE 2—Explorer


Pour les moniteurs: Jérémie a souvent été appelé le « prophète pleureur », en référence au message de douleur qu’il devait pro- clamer dans son ministère prophétique. Son ministère a eu lieu juste avant et pendant le début de l’exil babylonien. Tout comme Jésus, Jérémie était un homme de douleurs, et sa fidélité à Dieu, ainsi que ses luttes, peuvent être un encouragement pour nous qui vivons dans les moments troublants similaires à la fin de l’histoire de la terre.

Commentaire biblique


La leçon de cette semaine se focalise sur Jérémie 1. Elle peut être divi- sée en trois grandes sections qui se rapportent toutes à l’appel prophétique du jeune homme.


  1. Jérémie dans son temps (Relisez Jérémie 1: 1-3 avec la classe.)


Les versets 1-3 servent d’introduction au livre de Jérémie, en fournissant le contexte historique de l’appel et du ministère du prophète. Ceci établit également l’identité du prophète en énumérant sa généalogie sacerdotale et la façon dont Dieu lui a parlé: « La parole de l’Éternel lui fut adressée … » (Jer 1: 2, LSG). Cette phrase pourrait être littéralement traduite par « La parole de l’Éternel lui vint / produisit / réussit. » Elle se trouve à plusieurs reprises dans les expériences d’appel prophétique de l’Ancien Testament (par exemple, Jonas 1: 1, Michée 1: 1), et elle souligne le fait que, lorsque Dieu appelle, ce n’est pas seulement un phénomène audible, c’est aussi un événement dynamique qui reflète la puissance de Dieu en tant que Créateur, transformant ce qu’Il touche (cf. Esa. 55:11). Quand Dieu parle, les choses com- mencent à se produire.



Considérez ceci: De quelles manières la Parole de Dieu peut-elle encore se « produire » aujourd’hui dans nos vies? Comment pou- vons-nous faire l’expérience de la puissance transformatrice de Sa Parole?


  1. Appel et visions de Jérémie (Relisez Jérémie 1: 4-16 avec la classe.)

Trois fois de plus, « La parole de l’Éternel » apparait dans le chapitre 1 (vs. 4, 11, 13), introduisant l’appel de Jérémie et ses deux visions ultérieures. La désignation de Jérémie par Dieu comme « Prophète des nations » (v. 5) est décrite dans la terminologie de la création comme Dieu ayant « formé » Jérémie (même verbe que dans Genèse 2: 7) avec le plan de l’appeler comme un prophète.



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La réticence de Jérémie à accepter l’appel de Dieu est basée sur ses sen- timents d’insuffisance à l’égard de son langage et de sa jeunesse. Le mot hébreu pour « jeune » indique un jeune homme, peut-être âgé entre 18 à 20 ans; mais il peut également être utilisé pour faire référence à une personne même moins âgée que cela (par exemple, 1 Sam. 1:24). Avoir un tel jeune âge et parler aux rois et aux dirigeants doit avoir été ardu pour Jérémie. Sa réticence fait écho des préoccupations de Moïse quand il a reçu son appel (Exode 3-4), ce qui démontre que c’est une réaction que Jérémie partageait avec un certain nombre de prophètes bibliques (ainsi qu’Ellen White). Une telle réaction ne les disqualifie pas de la tâche, mais plutôt, cela permet à Dieu de montrer Sa force à travers leurs faiblesses.


Dieu réagit tendrement face à la réticence de Jérémie, sans le répriman- der, en lui offrant l’assurance de Sa présence et de Sa délivrance divine (Jérémie 1: 7, 8). Alors, Dieu accomplit un acte symbolique en touchant la bouche de Jérémie avec « Sa main » (v. 9), pour le purifier (comparez avec Esa. 6: 6, 7). Ceci décrit la tâche du prophète avec six verbes (Jer. 1:10), dont quatre sont négatifs et deux positifs, reflétant l’accent du message divin, non seulement sur le jugement, mais aussi sur les éléments d’espoir   et de restauration.


Deux visions renforcent les soins de Dieu pour Jérémie: la branche d’amandier et la chaudière bouillante. Le mot pour « amandier » en hébreu crée un jeu de mot sur le verbe « regarder ». Tout comme dans l’ancien Israël on observait les fleurs d’amandiers en attendant le printemps (v. 11, 12), Dieu a toujours veillé sur Jérémie et sur Juda. La « chaudière bouil- lante » (v.  13-16) qui est le basculement du nord vers le sud, fait allusion à l’ennemi d’Israël, qui venait habituellement du nord. Bien que Babylone fusse géographiquement à l’est de Juda, les armées babyloniennes ne tra- versaient pas le désert, mais voyageaient le long de l’Euphrate. De là, elles passaient en Syrie, se déplaçant vers le sud, établissant leur siège aux portes de Jérusalem afin de conquérir et d’exécuter les jugements de Dieu sur Juda à cause de ses péchés (v. 15, 16).



Considérez ceci: Comment auriez-vous réagi si vous étiez à la place de Jérémie? Avez-vous déjà expérimenté le « regard » de Dieu sur les plans qu’Il a pour votre vie?


III. La promesse de Dieu (Relisez Jérémie 1: 17-19 avec la classe.)



Le verset 17 appelle Jérémie à l’action (littéralement « ceins tes reins » comme quelqu’un qui se prépare pour un travail important ou même une bataille en rassemblant de longs vêtements). Mais Dieu équipe également qui Il appelle. Il promet à Jérémie qu’il va rester ferme comme une « ville fortifiée » contre tous, y compris les rois, les princes et les prêtres (v. 18). Jérémie serait en mesure de résister au ridicule et à l’hostilité qui l’attendaient de toute évidence, et cela arriva comme prévue. La dernière promesse est littéralement un « oracle » du Seigneur:


« Car je suis avec toi » (v. 19, BJ).


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Considérez ceci: Comment les puissantes métaphores de la ville fortifiée et du pilier en fer s’appliquent-elles à notre vie? Comment pou- vons-nous surmonter le fait d’être trop sensible de peur d’être ridiculisé pour notre foi? D’autre part, quel danger y a-t-il à devenir insensible aux critiques qui nous sont adressées?


ÉTAPE 3—Appliquer


Pour les moniteurs: conduisez votre classe dans une discussion pra- tique sur la façon dont l’expérience de la vocation de Jérémie peut devenir tangible dans notre propre vie. Il est important de réaliser que, même si Dieu ne nous appelle pas pour le ministère prophétique, nous sommes tou- jours appelés à nos propres ministères spécifiques. Nous pourrions aussi passer par le même processus de réticence et des sentiments d’insuffisance que Jérémie.

Application:


Ê De quelle manière est-il possible d’appliquer l’expérience de Jérémie à notre vie, même si la plupart d’entre nous ne sont pas appelés à être des prophètes?


Ë Comment puis-je surmonter le sentiment d’indignité à l’égard de ce que Dieu veut que je fasse?


ÉTAPE 4—Créer


Pour les moniteurs: Jérémie 1 est crucial pour la compréhen- sion de l’ensemble du livre, et il résume son message: Dieu veille sur Sa Parole autant qu’Il veille sur Son messager. Aidez la classe à répondre positivement quand Dieu nous appelle au ministère qu’Il a conçu pour nous.

Activités individuelles:


Ê Apprendre à écouter Dieu est une compétence qui doit être dévelop- pée, en particulier en ce qui concerne les choses que nous ne voulons pas nécessairement entendre. Soyons déterminés à mettre un temps à part pour écouter davantage la voix de Dieu (par exemple, en passant un moment de silence à la fin de la prière).


Ë Cherchez un partenaire de prière et partagez avec lui les domaines de votre vie où vous vous sentez insignifiant. Puis confiez à Dieu ce que vous avez tous deux partagé, Lui demandant de retirer vos sentiments d’indi- gnité et de les remplacer par Sa force.


Ì Pensez aux plans de Dieu pour votre vie et partagez avec votre parte- naire de prière comment Il a accompli Sa volonté en vous.



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*3-9 Octobre



(page 14 du guide standard)



Crise (interne et externe)




Sabbat   aprèS-Midi


Lecture de la semaine : Jg. 2: 1-15; 1 Rois 12: 26-31; 2


Chron. 33: 9, 10; Jer. 2: 1-28; 5: 2, 3.


S


Verset à mémoriser: « Israël était une part sainte pourYahvé, les prémices de sa récolte; tous ceux qui en mangeaient étaient coupables, le malheur fondait sur eux, oracle de Yahvé » (Jérémie 2: 3, Jérusalem).



i nous pouvions choisir un mot pour décrire la condition humaine depuis la chute, ce serait crise, dont l’ampleur peut être mieux comprise parce qu’il fallait qu’on nous sorte de la crise:


la mort de Jésus sur la croix. La crise doit être assez mauvaise; après tout, voyez les mesures extrêmes nécessaires pour la résoudre.


Tout au long de la Bible, de nombreuses histoires ont eu lieu en opposition à l’arrière-plan de l’une ou l’autre crise. La situation à l’époque de Jérémie et de son ministère n’était pas différente.


Le peuple de Dieu faisait face à de nombreux défis, à la fois  internes et externes. Malheureusement, en dépit de la terrible menace militaire des puissances étrangères, à bien des égards, la plus grande crise est venue de l’intérieur. « Interne » ne signifiait pas seulement  un leadership et un sacerdoce corrompus, qui étaient assez mauvais, mais « interne » était dans le sens du peuple dont le cœur avait été si endurci et corrompu par le péché et l’apostasie qu’il refusa de prendre garde aux avertissements que Dieu lui envoyait, avertissements qui pourraient lui épargner la catastrophe.


Le péché est en lui-même mauvais, et quand vous refusez de vous en détourner — pensez à la crise!


*    Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 10 Octobre.




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4 Octobre



Bref aperçu historique



(page 15 du guide standard)



Quand les Israélites étaient finalement entrés dans la terre promise, après des années d’errance dans le désert, cela ne dura pas avant que les troubles ne commencèrent. Il fallait qu’une nouvelle génération naisse, celle qui « ne connaissait pas l’Éternel » (Jg. 2:10), pour qu’une crise spirituelle commença, laquelle crise qui, à bien des égards, infecta la nation tout au long de son histoire. C’est un problème qui, en effet, a infecté aussi l’église chrétienne.



Lisez Juges 2: 1-15. Qu’est-ce qui a causé la crise, et comment se mani- festa-t-elle?






Le verset 11 dit: « Les enfants d’Israël firent alors ce qui déplaît à l’Éter- nel, et ils servirent les Baals » (LSG). Chaque génération, l’une après l’autre, s’éloignait un peu plus loin de Dieu jusqu’à ce que la nation finisse par faire exactement ce que le Seigneur avait dit de ne pas faire. À cause de leur péché, les Israélites firent face aux crises, l’une après l’autre, mais même alors, le Seigneur n’avait pas renoncé à eux. Il leur a envoyé des juges (Jg. 2:16) qui les délivrèrent de leurs maux immédiats.


Après l’ère des juges, la nation est entrée dans une période de paix relative et la prospérité sous ce qu’on a appelé « les États-monarchies », le règne de Saül, David et Salomon, qui a duré environ une centaine d’années. Sous David et Salomon, Israël devint une puissance régionale.


Les « bons » temps, cependant, ne durèrent pas. Après la mort de Salomon (environ 931 av.  J.-C.), la nation fut divisée en deux factions, Israël au nord et Juda au sud. Une grande partie de la faute peut être placée sur le mauvais leadership de Salomon, qui, malgré toute sa sagesse, a commis de nombreuses erreurs. « Les tribus d’Israël avaient longtemps subi de cruelles injustices de la part de leur ancien monarque. Les prodigalités auxquelles Salomon se livra au cours de son apostasie l’avaient amené à accabler le peuple de lourds impôts, et à le plonger dans une rude servitude ». —Ellen G. White, Prophètes et rois,


  1.  111. Les choses n’ont jamais été pareilles pour la nation élue de Dieu. Tout ce contre quoi le Seigneur avait fait des mises en garde, ils l’ont fait, et ainsi, ils ont tiré des conséquences bien douloureuses.








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Les deux royaumes



5 Octobre



(page 16 du guide standard)



Après la division de la nation, les choses sont allées de mal en pis. Dans le royaume du nord, le roi Jéroboam a fait de mauvais choix spi- rituels qui ont eu un impact durable dans le mal.


Lisez 1 Rois 12: 26-31. Qu’est-ce que cela devrait nous dire sur com- ment les circonstances immédiates peuvent aveugler si facilement notre jugement?






L’introduction du culte idolâtre par le roi contribua à mettre la nation sur un parcours désastreux. « L’apostasie introduite en Israël sous le règne de Salomon [sic. Jéroboam] se répandit de plus en plus, si bien qu’elle conduisit le royaume à une ruine totale. » — Ellen G. White, Prophètes et rois, p. 135. En 722 av. J.C. Salmanazar, roi d’Assyrie, mit fin au pays et expulsa ses habitants aux différents endroits de son empire (voir 2 Rois 17: 1-7). Cet exil était devenu inévitable. En un moment, Israël disparut de l’histoire.


Les choses n’étaient pas si mauvaises dans le royaume du sud, du moins pas encore. Mais ils n’étaient pas au top non plus, et tout comme le royaume du nord, le Seigneur chercha à épargner ce peuple de la calamité qu’a connue le royaume du nord, seulement, maintenant, de la menace des Babyloniens.


Malheureusement, à de rares exceptions, Juda avait une série de rois qui continuaient à diriger la nation dans une apostasie plus profonde.


Qu’est-ce que ces versets disent du règne de certains rois de Juda?


2 Chron. 33: 9, 10, 21-23; 2 Rois 24: 8, 9, 18, 19.



Malgré tout le leadership terrible, un si grand nombre de livres pro- phétiques de la Bible, y compris Jérémie, sont les paroles des prophètes que Dieu a envoyés à Son peuple pour tenter de les détourner du péché et de l’apostasie qui rongeaient au cœur de la nation. Le Seigneur ne se détournait pas de Son peuple sans lui avoir donné amplement le temps et l’opportunité de se détourner de ses mauvaises voies et d’être épar- gné de la catastrophe que ses péchés avaient rendue inévitable.



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Deux maux



6 Octobre



(page 17 du guide standard)



C’était dans ce contexte que le jeune Jérémie a commencé son ministère prophétique. « La parole du Seigneur » est venue sur lui, et il a parlé, espérant que le peuple, s’il tient compte de ces paroles, serait épargné de la ruine qui arrivait à coup sûr.


Lisez Jérémie 2: 1-28 et répondez aux questions suivantes:


Quelles promesses avaient été faites par Dieu à la nation quand le peuple était fidèle? (voir vs 2 et 3.)




Qu’est-ce que certains des prêtres, pasteurs et prophètes conti- nuaient de faire de mal? (voir v. 8.)




Par quels terribles moyens le peuple se trompait lui-même quant à sa véritable condition spirituelle? (voir vs. 23, 24.)



Même si la nation avait subi une réforme spirituelle sous la direc- tion d’Ézéchias et de Josias, les gens étaient revenus à leurs vieilles habitudes et en retombant dans la pire apostasie. Comme il l’a fait  tout au long de son ministère, Jérémie a parlé ici en termes non équi- voques sur ce qui se passait.


Particulièrement intéressantes sont ses paroles dans Jérémie 2:13. Le peuple avait commis un double péché: ils avaient abandonné le Seigneur, la source des eaux de vie, et, par conséquent, ils creusèrent des citernes pour eux-mêmes, qui, bien sûr, ne pouvaient pas contenir d’eau du tout. En d’autres termes, ayant abandonné le Seigneur, ils avaient tout perdu. Ces paroles deviennent encore plus significatives   à la lumière de ce que Jésus dit dans Jean 4:10.



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7 Octobre



La menace de Babylone



(page 18 du guide standard)



Le contexte des événements politiques qui a façonné le ministère de Jérémie est, dans une certaine mesure, perdu dans l’histoire. Autrement dit, un grand nombre de détails ne sont pas disponibles. Mais nous avons dans la Bible (avec l’aide des découvertes archéologiques) suf- fisamment d’informations pour avoir un aperçu général de ce qui s’est passé. Bien que du point de vue humain, cela signifie probablement que personne n’était au contrôle quand ces nations s’affrontaient pour les terres, la puissance et l’hégémonie, la Bible nous enseigne diffé- remment.



Lisez Jérémie 27: 6. Que devons-nous faire de cela?






Le petit royaume de Juda, dans les premières années du ministère de Jérémie, se trouvait pris dans des combats militaires contre la Babylone, l’Égypte, et la puissance décroissante de l’Assyrie. Avec le déclin de l’empire assyrien à la fin du septième siècle av. J.C., l’Égypte a cherché à reprendre le pouvoir et la domination dans la région. Cependant, à la bataille de Karkemish en 605 av. J.C., l’Égypte fut écrasée et Babylone devint la nouvelle puissance mondiale.


Cette nouvelle puissance fit de Juda son état vassal. Jojakim, roi de Juda, ne pouvait stabiliser le pays qu’en prêtant allégeance au roi de Babylone. Plusieurs dans le pays, cependant, ne voulaient pas être fidèles à Babylone; ils voulaient se battre et se libérer des Babyloniens, même si ce n’était pas ce que le Seigneur voulait qu’ils fassent. Au contraire, Dieu utilisait Babylone spécifiquement comme un véhicule pour punir la nation pour son apostasie.



Lisez Jérémie 25: 8-12. Quel était le message de Jérémie au peuple de Juda?



Encore et encore, Jérémie a averti au peuple de ce qui arriverait à cause de leurs péchés, et une fois encore, beaucoup de leaders politiques et de chefs religieux refusèrent de prendre en compte les avertissements, croyant plutôt ce qu’ils voulaient croire, que le Seigneur les épargnerait. Après tout, n’étaient-ils pas spécialement appelés le peuple de Dieu?




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Jurer faussement



8 Octobre



(page 19 du guide standard)



Dans Jérémie 5: 1, le Seigneur dit au peuple de courir à travers les rues et de voir « S’il s’y trouve un homme, s’il y en a un qui pratique la justice, qui s’attache à la vérité, et je pardonne à Jérusalem » (LSG). Cela rappelle deux histoires. L’une concerne un ancien  philosophe grec du IVe siècle av. J.C. nommé Diogène, qui, selon la légende, avait l’habitude de se promener sur la place publique en plein jour, affirmant qu’il cherchait une honnête personne. L’autre histoire, bien sûr, celle que nous connaissons être vraie, est celle de Dieu parlant à Abraham, en lui disant que s’il pouvait trouver 50 hommes justes (bientôt réduit à 10), Il n’allait pas détruire la ville.


Le point, cependant, dans les paroles du Seigneur à travers Jérémie, était de révéler à quel point l’apostasie et le péché étaient devenus généralisés au sein de Son peuple. N’y avait-il personne qui pratiquait la justice et recherchait la vérité?


Lisez Jérémie 5: 2, 3. Qu’est-ce qui est dit ici qui montre à quel point les choses devenaient mauvaises? (Voir Lev. 19:12.)




Ces versets soulèvent un point qui apparaît tout au long du livre. Bien que la nation fût profondément tombée dans la corruption, beaucoup de gens croyaient qu’ils suivaient encore fidèlement le Seigneur! Ils prononçaient Son nom, mais ils le faisaient « faussement » au lieu de la


« vérité, avec droiture et avec justice » (Jer. 4: 2, LSG) que le Seigneur recommandait d’eux. Ils n’écoutaient pas l’avertissement venant de Dieu, mais ils vaquaient à leur vie et pratiques religieuses comme si tout allait bien entre eux et Dieu, alors qu’en fait, presque rien n’était bon entre eux.


La profondeur de leur duplicité peut être vue dans Jérémie 7: 4 quand les gens prennent un faux réconfort dans ces mots, hekhal yhwh hekhal YHWH YHWH hekhal hemma! (« C’est le temple du Seigneur, le temple du Seigneur, le temple du Seigneur »), comme si avoir le temple était tout ce dont ils avaient besoin pour s’assurer que tout irait bien avec eux. C’est une chose de savoir que vous êtes dans une crise; mais quand vous êtes dans une et ne savez pas, c’est bien une situation encore pire.








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9 Octobre



(page 20 du guide standard)



Approfondissement: « Vous n’agirez donc pas  comme nous le faisons maintenant ici, où chacun fait ce qui lui semble bon » (Deut.  12: 8). « Si tu obéis à la voix de l’Éternel, ton Dieu, en observant tous ses commandements que je te prescris aujourd’hui, et en faisant ce qui est droit aux yeux de l’Éternel, ton Dieu » (Deut. 13:18). « En ce temps-là, il n’y avait point de roi en Israël. Chacun faisait ce qui lui semblait bon » (Jg 17: 6, 21:25).


Il y a un contraste d’une importance cruciale présenté dans ces versets, spécialement à ce jour et dans ce siècle où beaucoup de gens se révoltent contre l’idée qu’une autorité externe leur dise quoi faire, ou qu’on leur dise ce qui est juste et ce qui est mal. Pourtant, nous pouvons voir ici une distinction claire entre ces deux visions du monde. Dans l’une, les gens font ce qu’ils pensent être « juste » à leur propres yeux; dans l’autre, les gens font ce qui est juste aux yeux « du Seigneur, [leur] Dieu. » Le problème avec la première position est que, si souvent dans l’histoire, ce qui est « juste » aux propres yeux de quelqu’un est souvent mal aux yeux de Dieu. C’est pourquoi nous devons tout soumettre, même notre propre conscience, à la Parole de Dieu.




Discussion :






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Histoire


Une carrière plus satisfaisante: deuxième partie


Certains ouvriers chrétiens laïcs visitaient la prison d’Harry chaque semaine pour ensei- gner aux prisonniers au sujet de Dieu. Un des prisonniers invita Harry à se joindre à eux. Il alla, mais son esprit était concentré sur un moyen de s’évader de la prison. Un ouvrier laïc lui donna un livre appelé Le grand conflit. Harry le lut, mais il était sûr que Dieu ne prendrait pas la peine pour lui à cause de tous les crimes qu’il avait commis.


Souvent, la nuit, certains des prisonniers chantaient et priaient ensemble dans leurs cellules. Une nuit, les paroles de leur chanson touchèrent le cœur d’Harry. Ils chantaient


« J’ai longtemps erré sans guide, altéré de vrai bonheur ». Dans l’obscurité, les larmes coulaient des yeux d’Harry. Puis il se mit à sangloter. La même chose se produisit encore quelques jours plus tard. Harry réalisa que Dieu l’appelait à rentrer à la maison, et il ne pouvait pas refuser.


Harry hésita à se joindre à un quelconque groupe religieux, car il ne savait pas lequel enseignait la vérité biblique. Il commença à étudier de nombreuses religions. Il a même appris l’arabe afin de pouvoir lire le Coran. Mais aucune religion ne semblait détenir la vérité.


Puis Harry se souvint du livre qu’il avait reçu. Il le prit et commença à le lire à nouveau. Quand il a lu Le grand conflit, il a senti que ce livre enseignait la vérité.


Harry commença à assister à la classe biblique de l’Église Adventiste du Septième Jour, puis il rejoignit leur classe baptismale et s’apprêta à être baptisé. Mais à cause de sa répu- tation à s’échapper, les gardiens refusèrent de permettre à Harry d’aller se faire baptiser.


Un mois plus tard, Harry fut transféré à la première prison d’où il avait échappé. Quand il entra dans la prison, les gardiens l’accueillirent. Certains d’entre eux avaient entendu dire qu’Harry avait changé, et ils observaient pour voir si c’était vrai. Ils avaient même demandé à d’autres prisonniers de l’espionner.


Harry se réjouit d’apprendre que les services de culte des Adventistes se tenaient dans cette prison aussi.


Il les rejoignit et continua à étudier les leçons la Voix de la Prophétie qu’il avait com- mencées quelques mois plus tôt. Enfin, il fut autorisé à se faire baptiser.


Harry écrivit à sa famille et lui dit qu’il avait donné sa vie à Dieu. Quand les membres de sa famille lui rendirent visite, ils étaient surpris des changements qu’ils voyaient. Quand Harry et sa famille priaient ensemble, les gardes s’inclinaient aussi. Ils le laissaient même seul avec sa mère, car ils étaient convaincus qu’il n’essayerait pas de s’échapper à nouveau. Harry se lança dans le ministère auprès des prisonniers. Il tenait des réunions, ins- crivait d’autres prisonniers aux cours bibliques la Voix de la Prophétie, et partageait les livres d’Ellen White avec d’autres prisonniers. Le groupe Adventiste qui adorait dans la


prison augmenta à environ une centaine de membres avant qu’Harry ne fut libéré.


Quand Harry revint chez lui, il commença à travailler en tant qu’un représentant évangéliste. Il aimait partager sa foi avec ceux qu’il rencontrait et les conduisait à Dieu.


« Conduire les âmes à Jésus est une carrière nouvelle et satisfaisante, beaucoup mieux que celle qui m’a conduit en prison », témoigna-t-il.




Harry Mitengo habite à Liwonde, Malawi.




Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org



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La leçon en bref



Textes clés: Jérémie 2:1–28.


Objectifs:

Savoir: Revoir l’histoire d’Israël de l’Exode jusqu’au temps de Jérémie (environ 800 ans) et identifier le thème commun de l’apostasie croissante d’Israël.


Ressentir: Apprécier la triste réalité de l’histoire qui se répète, et admirer la grâce de Dieu qui s’étend sur plusieurs générations.


Agir: Être déterminé à avoir un regard objectif sur les motifs de sa propre vie et à prendre une décision de suivre ce qui est droit aux yeux de Dieu.



Plan de la leçon:

  1. Savoir: Une histoire d’apostasie

A Mentionnez certains des moments sombres de l’histoire d’Israël qui déterminent la direction vers l’apostasie.


B Quels sont les dénominateurs communs dans l’histoire d’Israël qui ont finalement conduit à la crise de l’exil babylonien?



  1. Ressentir: Une triste réalité

A Comment vous sentez-vous si quelqu’un vous déçoit encore et encore? Comment Dieu doit-Il avoir ressenti?


B Quelle est votre réaction à être réprimandé par un Dieu qui change finalement la grâce en jugement? Pourquoi une telle action de la part de


Dieu est-elle parfois nécessaire en notre faveur?



III. Agir: Les composantes de notre vie

A Comment peut-on éviter les taches aveugles dans notre propre vie qui nous empêchent de voir notre propre réalité spirituelle?


B Comment pouvons-nous apprendre de l’histoire et sortir du cycle de tristes répétitions?



Résumé: Le message de Jérémie dénonçait une crise spirituelle qui a finalement conduit à l’exil babylonien. Cependant, cette crise était préparée au cours des siècles de grâce prolongée, alimentée par une apostasie croissante qui a vu les choix des humains s’élever au-dessus de la voie de Dieu.




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Développement


Étape1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: Jérémie 2:4–8.



Concept clé de croissance spirituelle: Dieu a une  vision spiri- tuelle de l’histoire et de notre vie. Nous pouvons apprendre de la triste histoire d’Israël qui a conduit à la crise de l’exil babylonien. Leur expérience devrait nous aider à prendre la bonne décision de ne pas remplacer la vérité avec tout type de religion de substitution (ce qui est vraiment de l’idolâtrie).


Pour les moniteurs: « Nous n’avons rien à craindre pour l’avenir, sinon, d’oublier la façon dont le Seigneur nous a conduits, et Son ensei- gnement dans notre histoire passée. » — Ellen G. White, Life Sketches,


  1. 196. Un regard sur l’histoire d’Israël entre l’Exode et l’exil révèle comment les leçons de l’histoire furent oubliées, encore et encore pour que finalement, l’avenir, tel que proclamé par le prophète Jérémie, soit très sombre. Encouragez la classe à faire chacun une rétrospection de son histoire individuelle, ainsi que l’histoire de notre église, afin de voir ce qui a été mal fait (ou bien fait), et ce que nous pouvons apprendre de cela.


Discussion: L’histoire du roi Omri (885-874 av. J.C.) dans l’Ancien Testament fournit une intéressante étude de cas sur la perspective divine de l’histoire. Il y a 13 courts versets consacrés à la vie de ce roi infidèle qui culminent dans le résumé sobre: « Omri fit ce qui est mal aux yeux  de l’Éternel, et il agit plus mal que tous ceux qui avaient été avant lui. » (1 Rois 16:25, LSG). Apparemment, les auteurs bibliques ne voulaient pas gaspiller de l’encre sur lui.


Toutefois, si l’on regarde dans l’archéologie et la littérature extra-bi- blique, la situation est différente. Il est mentionné sur la stèle de Mesha (840 av. J.C.) comme roi sur Israël et sur l’Obélisque Noir (827 av. J.C.), qui décrit dans le texte et l’image comment « Jéhu, fils d’Omri », rend hommage au roi assyrien. Un siècle plus tard, un autre roi assyrien en deux inscriptions différentes, reçoit le titre de « Conquérant de la Samarie et de tout le territoire de la maison d’Omri. » Tout cela signifie que le nord d’Is- raël fut associé au nom d’Omri pendant près de 150 ans. D’un point de vue de la politique internationale, Omri était une personne célèbre; cependant, du point de vue de Dieu, il ne méritait pas beaucoup d’attention.


Explorez avec la classe les leçons amères de l’histoire d’Israël, qui sont présentées par cette étude de cas, et posez la question: quel est le problème si les rois idolâtres peuvent avoir une renommée en tant que leaders politiques?



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ÉTAPE 2—Explorer


Pour les moniteurs: Le message reçu par Jérémie ne découlait pas d’une situation momentanée, mais c’était plutôt le résultat d’une longue histoire d’apostasie, qui a finalement conduit à la proclamation du jugement dont Jérémie fut chargée. Il est important d’illustrer à la classe le long processus historique entre l’Exode et l’exil qui fut caractérisé par la grâce de Dieu et par Ses nombreuses tentatives pour discipliner Israël.

Commentaire biblique


Jérémie 2 est l’objet d’étude de cette semaine. Toutefois, le chapitre se réfère aux événements dans l’histoire d’Israël d’aussi loin que l’Exode, expliquant comment Israël est arrivé à cette situation de crise qui a pré- cédé l’exil babylonien.



  1.  Une Religion de substitutions (Relisez Jérémie 2: 1-19 et 1 Rois 12: 26-31 avec la classe.)


Beaucoup de choses de la triste histoire se cachent derrière la crise imminente que Jérémie devait prophétiser. Le statut initial d’Israël de « part sainte pour Yahvé » (Jérémie 2: 3, BJ) quand Il le fit sortir d’Égypte fut perdu peu de temps après que Dieu l’ait établi en Canaan, après quoi


« Les prophètes ont prophétisé par Baal » (v. 8, LSG). Le vrai problème est qu’Israël a choisi, encore et encore, la religion de substitution en rem- placement de la vraie religion. Le péché de Jéroboam en construisant un sanctuaire de remplacement à Béthel et Dan après la division du royaume, après la mort de Salomon en 930 av. J.C. (1 Rois 12: 26-31), illustre cette tendance.


Ce fut un mouvement politique et religieux, visant délibérément à créer un sanctuaire pour remplacer le système religieux, ce qui empêcherait les Israélites du nord d’aller à Jérusalem pour les fêtes annuelles. Fait intéres- sant, l’expression « les péchés de Jéroboam » est devenue standard pour décrire l’apostasie des tribus du nord pendant les 200 prochaines années, jusqu’à la destruction de la Samarie, en 722 av. J.C., par les armées assy- riennes (cf. 2 Rois 17:22). Jérémie utilise une image intéressante pour illustrer le double péché d’Israël (Jérémie 2:13): la substitution de Dieu comme « source d’eau vive » (LSG) contre des « citernes crevassées » (LSG). Les fouilles archéologiques découvrent souvent des citernes creusées dans la roche, couvertes de l’intérieur avec de la chaux. Ces citernes étaient généralement utilisées pour recueillir l’eau de pluie et pour la conserver. Cependant, l’eau devenait souvent stagnante, et la chaux à l’intérieur des citernes se fendait, de sorte que l’eau s’évapo- rait.



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L’image montre le contraste entre la vraie religion et celle de substitu- tion, entre la provision de Dieu de la vie (le verset 13 dit littéralement «     eau vive ») et les imitations de l’homme. Quand nous essayons de creuser nos propres citernes pour conserver un type d’eau différent de ce que Dieu donne, c’est un exercice qui est d’avance voué à l’échec. Théologiquement, on peut parler du contraste entre la justification par la foi en Dieu et la justice par nos propres œuvres.



Considérez ceci: Quel danger y a-t-il pour nous à commettre le double péché d’Israël aujourd’hui et à jouer avec la religion de substitution au lieu d’embrasser la vie, la vraie religion?


  1. Où sont vos dieux? (Relisez Jérémie 2: 20-28 avec la classe.)


Fait intéressant, le caractère de la religion de substitution est tel qu’elle ne fournit aucun salut réel en temps de crise. Un certain nombre d’images illustrent ce point, se référant en quelque sorte à la prostitution spirituelle (« courbé comme une prostituée » dans le verset 20, LSG). La « vigne excellente » qui a « dégénéré en une vigne étrangère » (v. 21, LSG) nous rappelle le Cantique de la vigne (Ésaïe 5: 1-7), mais Jérémie va un peu plus loin. Dans Ésaïe, les vignes ont produit de mauvais fruits (l’injustice, l’effusion de sang, etc.); ici, elles deviennent « étran- gères » (en hébreu nokriyah), qui est un terme fréquemment utilisé, se référant aux prostituées qui, dans l’Ancien Testament, étaient habituellement associées aux femmes étrangères (cf. Prov. 2:16). Une « dromadaire légère » (OR) ou « Chamelle écervelée, courant en tout sens » (v. 23, BJ), et une « ânesse sauvage, habituée au désert » (v. 24, BJ) sont deux métaphores qui pointent à la même réalité: Israël commet l’adultère spirituel, court après d’autres dieux. L’embarras de cette apostasie centenaire est celui d’un « voleur … confus lorsqu’il est sur- pris » (v. 26), et cela atteint toutes les couches sociales en Israël, notamment son leadership laïque et spirituel.


La honte est une émotion forte dans le Proche-Orient ancien (et moderne). Elle est souvent associée à la nudité (cf. Mic. 1:11, 1 Sam. 20:30), qui fait aussi partie de l’imagerie de la prostitution spirituelle. L’idolâtrie expose vraiment les gens  à ce qu’ils sont quand ils adorent les objets qui, en dernière analyse, ne sont que bois et pierre. Jérémie conduit l’absurdité et la folie de l’idolâtrie à la maison dans le verset 27: « Ils disent au bois: Tu es mon père! Et à la pierre: Tu m’as donné la vie! » (LSG). Toutes ces images trouvent leur apogée dans la question rhétorique de Dieu: « Où sont-ils, les dieux que tu t’es fabriqués? » (v. 28, BJ). La réponse est claire: ces dieux ne donnent aucun espoir de salut « au temps du malheur! » (v. 28, LSG). L’arrivée de la crise babylonienne externe n’est juste qu’une consé- quence de la crise en cours à l’intérieur; c’est-à-dire, l’aliénation de Dieu et Son remplacement avec la religion et l’idolâtrie de homme.




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Considérez ceci: Où espérons-nous trouver de l’aide en temps de crise? Vers où tournons-nous quand nous allons en mode réflexe dans une situation de crise, et pourquoi?


ÉTAPE 3—Appliquer


Pour les moniteurs: Il serait intéressant de conduire la classe dans une discus- sion qui examine soit l’histoire personnelle de chacun ou l’histoire de leur église (locale ou l’Église Adventiste du Septième Jour, en général) afin de repérer les moments où nous avons appris d’une expérience. Cette discussion devrait se concentrer sur les expériences positives et non pas sur l’histoire négative qui peut en découler, démon- trant comment la grâce de Dieu brille continuellement dans nos histoires.

Application:


Ê Lorsque vous parcourrez votre vie, quelles sont les expériences qui vous ont servi de leçons, et qui ont eu plus d’impact sur votre relation avec Dieu?


Ë À quoi la religion de substitution ressemble-t-elle au début du XXIe siècle, dans votre vie personnelle?


Ì Comment pouvez-vous vous protéger contre la religion de substitution?


ÉTAPE 4—Créer


Pour les moniteurs: La pensée centrale de Jérémie 2 est d’apprendre de l’histoire et de réaliser que nous sommes toujours tentés de remplacer la vraie religion par la fausse. Les activités doivent être orientées vers ce contraste.

Activités de classe:


Pour cet exercice, vous pouvez utiliser un tableau ou chevalier de conférence ou tout ce sur quoi vous pouvez écrire pour que tout le monde puisse voir. Alternativement, si les matériels ou l’espace sont limités, vous pouvez faire cet exercice en discussion seulement. Faire un rappel avec votre classe sur le terme « religion » en écrivant en haut de votre tableau, puis créez deux colonnes en dessous, l’une étant « Vrai » et l’autre étant « Substitutif » ou « Faux ». Que les membres de la classe suggèrent dans laquelle des colonnes mettre leurs idées, et discutez de la raison pour laquelle ils les ont mises là. L’activité devra se terminer par une affirmation de la vraie religion.


Activités individuelles:

Ê Invitez les membres à prendre le temps du sabbat après-midi pour écrire leurs propres histoires de vie personnelle, mettant en évidence la façon dont Dieu a étendu Sa grâce à eux encore et encore.


Ë Encouragez les membres de votre classe à parler avec quelqu’un (tel qu’un membre de la famille, un collègue, un ami) sur le contraste entre la vraie religion et la religion de substitution. Invitez-les à partager cette expérience en classe le sabbat suivant.


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*10-16 Octobre


(page 22 du guide standard)



Les Cinq Derniers  Rois












Sabbat aprèS-Midi


Lecture de la semaine: 2 Chroniques 34, Jer. 22: 1-19, 29:


1-14, 2 Chron. 36: 11-14, Jer. 23: 2-8.


Ê « [Les gens approchèrent] Jérémie, le prophète: Que nos sup- plications soient favorablement reçues devant toi! Intercède en notre faveur auprès de l’Éternel, ton Dieu, en faveur de tous ceux qui restent, car nous étions beaucoup, et nous restons en petit nombre, comme tes yeux le voient » (Jer. 42: 2, LSG). Qu’est-ce que ce verset et ce que nous lisons dans Jérémie 23: 3 ont à dire sur le thème reste dans Jérémie?



Ë Il est si facile de notre point de vue de revenir sur l’histoire sacrée et de voir tous les défauts, les lacunes et les carences spiri- tuelles du peuple de Dieu de l’antiquité. Et nous devrions, parce qu’il est écrit que ces histoires ont été écrites pour nous servir d’exemple (1 Cor. 10:11). Le plus triste est que beaucoup de ces gens à l’époque, dans leur propre contexte et culture, pensaient qu’ils étaient dans le droit chemin, qu’ils étaient très bien avec l’avertissement du Seigneur. Quels avertissements cela devrait nous donner par rapport à quel point nous pouvons être aveugles dans notre vrai état spirituel? Quels sont les moyens par lesquels nous pouvons venir à bout de notre véritable état spirituel? Pourquoi devons-nous garder la Croix au cœur de ce processus? Que se passerait-il si nous ne le gardions pas au centre de notre vie spirituelle?


Verset à mémoriser: « Il jugeait la cause du pauvre et du mal- heureux. Alors, tout allait bien. Me connaître, n’est-ce pas cela? - oracle de Yahvé. » (Jérémie 22:16, Jérusalem).



e célèbre écrivain russe Fiodor Dostoïevski, passa quatre ans dans une prison de Sibérie dans les années 1800 pour des activités politiques subversives.


Plus tard, en écrivant sur ses expériences, il parla de l’absence totale de remords de certains de ses codétenus pour leurs actes horribles. « Pendant plusieurs années, je n’ai jamais vu un signe de repentir chez ces personnes; pas une trace de découragement pour leurs crimes ne se manifestait, et la majorité d’entre eux se considéraient absolument dans leur droit. » — Joseph Frank, Dostoevsky, The Years of Ordeal, 1850–1859 (Princeton, N.J.: Princeton University Press, 1990), p. 95.


Dostoïevski aurait pu parler, à l’exception de Josias, des cinq rois qui ont régné sur Juda pendant le ministère de Jérémie.


L’un après l’autre, ces hommes semblaient totalement impénitents pour leurs actions, même si c’était devenu plus clair que c’est leurs actions qui étaient la cause des calamités que le Seigneur avait prédites par Jérémie.


Cela n’avait jamais été l’intention de Dieu de donner un roi à Israël; à la fin de la leçon de cette semaine, nous allons mieux comprendre pourquoi. Nous comprendrons aussi la pression sévère que le pauvre Jérémie a dû subir pendant une grande partie de son ministère.



*   Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 17 Octobre.



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11 Octobre



Sous le règne de Josias



(page 23 du guide standard)



Josias était le seizième roi à régner sur le royaume du sud; son règne a duré de 640 à 609 av. J.C. Il devint roi à l’âge de huit ans, après plus d’un demi-siècle de déclin moral et spirituel sous le règne de son père (Amon) et grand-père (Manassé), deux des rois les plus mauvais de Juda. Le règne de Josias a duré 31 ans. Contrairement à ses ancêtres, cependant, Josias « fit ce qui est droit aux yeux du Seigneur » (2 Rois 22: 2), malgré un environnement qui lui était hostile.


« Bien que fils d’un roi apostat, bien qu’assailli par la tentation de suivre l’exemple de son père, et encouragé par quelques conseillers seu- lement dans la voie du bien, Josias demeurait cependant fidèle au vrai Dieu. Évitant les erreurs des générations précédentes, il décida de faire le bien plutôt que de s’avilir dans le péché comme l’avaient fait son père et son grand-père. Il ne se « détourna ni à droite ni à gauche ». Appelé à occuper un poste de confiance, il résolut de se conformer aux instruc- tions données comme règle de conduite aux rois d’Israël. Le Seigneur put, grâce à son obéissance, en faire un vase d’honneur ». — Ellen G. White, Prprophètes et rois, pp. 528, 529.


Lisez 2 Chroniques 34. Quelles ont été les composantes de la réforme de Josias, et pourquoi devraient-elles être au cœur de toute tentative de réforme spirituelle, qu’elle soit commune ou personnelle?






La réforme de Josias se composait de deux éléments principaux: d’abord, il fallait débarrasser la nation, autant que possible, de tout    ce qui sentait de l’idolâtrie. C’est-à-dire, il s’appliquait à éliminer les mauvaises pratiques qui avaient contaminé la nation.


Mais ce n’était que la première étape. L’absence du mal ou de mau- vaises pratiques ne signifie pas automatiquement que le bien suivra. Deuxièmement, après avoir écouté le Livre de la Loi qu’on lui lut, le roi fit une alliance devant le Seigneur, « s’engageant à suivre l’Éternel, et à observer ses ordonnances, ses préceptes et ses lois, de tout son cœur et de toute son âme, afin de mettre en pratique les paroles de l’alliance écrites dans ce livre » (2 Chron. 34:31, LSG).








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12 Octobre



(page 24 du guide standard)



Joachaz et Jojakim: une autre  descente


Joachaz (également connu sous le nom de Schallum) avait 23 ans quand il succéda à son père, Josias, sur le trône. Son règne a duré seu- lement trois mois. Pharaon l’a remplacé par son frère, Jojakim, parce que Joachaz n’était pas favorable à la politique égyptienne. Joachaz fut déporté en Égypte, et il y mourut (voir 2 Chron. 36: 4, 2 Rois 23:


31- 34.)


Jojakim régna de 609 à 598 av. J.C. Quand Nabuchodonosor prit Jérusalem, Jojakim fut déporté à Babylone avec les ustensiles du temple. Pendant les règnes de Joachaz et de Jojakim, Jérémie avertissait au peuple que ces rois menaient la nation dans une mauvaise voie.


Lisez Jérémie 22: 1-19. Quels étaient certains des problèmes avec Jojakim qui ont suscité une telle mise en garde sévère du Seigneur?






Le Seigneur, parlant par Jérémie, a eu des paroles très pointues contre ce dirigeant corrompu et égoïste. Jojakim, était un roi oppressif et cupide qui imposait de lourdes taxes à Juda (voir 2 Rois 23:35) afin de payer les Égyptiens. Pire, recourant au travail forcé, il avait élaboré la construction de son propre palais, au mépris de la Torah, qui était clair sur le payement du peuple pour son travail: « Tu n’opprimeras point ton prochain, et tu ne raviras rien par violence. Tu ne retiendras point jusqu’au lendemain le salaire du mercenaire » (Lev. 19:13). En outre, contrairement à Josias, son père, Jojakim permit aux rites païens de se répandre à nouveau en Juda.


Jérémie 22:16 est un texte puissant. Dans le contexte de la compa- raison du corrompu Jojakim à son père, Josias, le Seigneur lui dit: « Il jugeait la cause du pauvre et de l’indigent, Et il fut heureux. N’est-ce pas là me connaître? dit l’Éternel. » (LSG). En d’autres termes, la vraie connaissance de Dieu vient de la façon dont on traite ceux qui sont dans le besoin; cela se fait quand nous sortons de nous-mêmes au profit de ceux qui ne peuvent rien faire pour nous en retour. Nous voyons ici, encore une fois, comme nous le voyons tout au long de la Bible, la préoccupation du Seigneur pour les pauvres et les démunis, ainsi que l’obligation que nous avons d’aider ceux qui ne peuvent pas nous aider.







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13 Octobre



(page 25 du guide standard)



Le court règne du roi Jojakin sur Juda


Le dix-neuvième roi de Juda était Jojakin, fils de Jojakim. Il régna sur le trône de David pendant environ trois mois et demi. En 598 av. J.C., Nabuchodonosor envoya ses forces à Jérusalem et s’empara du roi de 18 ans avec sa mère, ses femmes, et beaucoup d’autres personnes de la famille royale. En 561 av. J.C., à la trente-septième année de sa captivité, Jojakin fut mis en grâce par Evil-Merodac, le successeur    de Nabuchodonosor. Il lui fut accordé le droit de dîner avec le roi de Babylone, avec le droit de porter ses habits royaux (voir 2 Rois 25: 27-30, Jer 52: 31-34). Son fils était également à Babylone avec lui, encore, la prophétie de Jérémie dit qu’ils durent abandonner le trône de David.


Lisez Jérémie 29: 1-14, les paroles du Seigneur par Jérémie après que le roi Jojakin, sa famille et la cour royale aient été amenés en captivité hors de Jérusalem. Même au milieu de cette tragédie, comment l’amour et la grâce de Dieu étaient-ils révélés?







L’un des versets les plus célèbres de la Bible est ceci: « Car je connais les projets que j’ai formés sur vous, dit l’Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance. » (Jer. 29:11, LSG). Ici, bien sûr, nous avons le contexte immédiat: celui du Seigneur parlant par Jérémie aux captifs de Juda qui avaient vu leur vie complètement bafouée par leurs conquérants babyloniens. Pourtant, même alors, aussi déplorable que semblait leur situation, le Seigneur voulait qu’ils sachent qu’Il les aimait encore et avait seulement leur bien à l’esprit. Sans doute, vu les circonstances horribles, ils doivent avoir accueilli ces paroles de promesse et d’encouragement. Ainsi, même au milieu de tous les avertissements sinistres et menaçants,      la promesse d’« un avenir et de l’espérance » était faite au peuple. Combien crucial cela était pour eux, surtout à ce moment, d’avoir une telle assurance!








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À la fin de l’impasse



14 Octobre



(page 26 du guide standard)



Lisez 2 Chroniques 36: 11-14. Qu’est-ce que ces versets nous disent sur le dernier roi de Juda avant la destruction finale de la nation? Quels principes spirituels de l’apostasie sont révélés dans ces textes?






Sédécias (également connu sous le nom de Matthania) a pris le trône à l’âge de 21 ans, placé là par Nabuchodonosor comme un roi fantoche. Malheureusement, comme les textes le disent, il n’avait pas appris de nombreuses leçons de ce qui s’était passé avant avec les rois précé- dents, et en conséquence, il a apporté encore plus de ruine à la nation. 2 Chroniques 36:14 relève quelque chose de très profond, un point qui, à bien des égards, touchait au cœur de leur apostasie. Au milieu de la liste de toutes les mauvaises actions sous le règne de Sédécias, il est dit que Juda suivait « toutes les abominations des nations » (LSG). Ils étaient là, des centaines d’années après l’exode, des centaines d’années comme peuple de l’alliance qui devrait être une lumière et un phare pour les nations (Deut. 4: 5-8), et pourtant, ils étaient totalement pris dans la culture dominante, entièrement pris dans l’environnement culturel et religieux de leurs voisins, au point qu’ils faisaient « toutes


les abominations » des païens.


Peut-il y avoir un message pour nous?


Lisez Jérémie 38: 14-18. Qu’est-ce que le roi lui demanda, et pourquoi?




Le Seigneur avait clairement fait savoir à maintes reprises que la nation devrait se soumettre à l’autorité de Babylone, que cette conquête était une punition pour leur iniquité. Sédécias, cependant, refusa d’écouter, et il fit une alliance militaire contre Nabuchodonosor. La nation s’appuyait fortement sur l’espoir d’une victoire militaire égyp- tienne. Mais Nabuchodonosor vainquit l’armée de Pharaon en 597 av.


J.C. Cette défaite scella de façon permanente le sort de Jérusalem et de la nation. Malgré de nombreuses occasions de se repentir, de faire la réforme pour se relancer, Juda refusa.







C


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Les années sombres



15 Octobre



(page 27 du guide standard)



Que sont devenus Israël et Jérusalem après avoir rejeté le message de Dieu? Jer. 39:8, 9.






Tout ce contre quoi Dieu les avait prévenus leur est exactement arrivé. Quand bien même ils ne voulaient pas croire à ces avertissements, ils les ont certainement crus après qu’ils se soient tous accomplis.


Qui n’a pas, même sur le plan personnel, vécu quelque chose de similaire? Nous sommes avertis par le Seigneur de ne pas faire une chose, que si nous le faisons, quelque chose de mal va arriver, mais nous le faisons de toute façon, et bien sûr, ce que Dieu avait dit arrive.


Quel message se trouve dans Jérémie 23: 2-8? Quel espoir s’y trouve pour le peuple?




D’un point de vue humain, tout semblait perdu: leur nation était en ruines, leur temple a été détruit, leurs dirigeants ont été exilés et détenus captifs, et la ville de Jérusalem n’était qu’un tas d’immon- dices. La nation juive et le peuple juif devraient avoir disparu à ce moment de l’histoire, comme tant d’autres nations qui avaient subi ce même sort.


Le Seigneur, cependant, avait d’autres plans, et dans les versets ci-dessus (et dans beaucoup d’autres), Il leur a donné l’espoir que tout n’était pas perdu mais qu’un reste reviendrait et à travers lui les promesses s’accompliraient.


C’est-à-dire, au milieu de tous les avertissements de malheur et  de destruction, les prophètes ont également donné au peuple son seul espoir.


« Les sombres années qui caractérisèrent la fin du royaume de Juda auraient apporté le désespoir au cœur le plus affermi, si les paroles prophétiques des messagers de Dieu n’avaient été pleines d’encouragement. Par Jérémie à Jérusalem, Daniel à la cour de Babylone, Ézéchiel sur les rives du Kebar, le Seigneur, dans sa miséricorde, avait fait connaître clairement son dessein éternel, et il avait donné l’assurance qu’il accomplirait à l’égard de son peuple  les promesses mentionnées dans les écrits de Moïse. Ce qu’il avait promis à ceux qui lui seraient fidèles, il le ferait sûrement. La parole de Dieu est « vivante et permanente » (1 Pierre 1:23 ). » —Ellen G. White, Prophètes et rois, p. 640.



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16 Octobre



(page 28 du guide standard)



Approfondissement: « Au cours des dernières  années de l’apos- tasie de Juda, les exhortations des prophètes semblaient avoir bien peu d’ef- ficacité, et alors que les armées des Chaldéens faisaient  pour la troisième et dernière fois le siège de Jérusalem, tout espoir s’était évanoui. Jérémie prédisait la ruine totale de la ville sainte, et c’est parce qu’il insistait sur la capitulation qu’il avait été jeté en prison. Mais Dieu n’abandonna pas à un découragement sans espoir le fidèle reste qui se trouvait encore dans la ville. Alors même que Jérémie était gardé sous une étroite surveillance par ceux qui se moquaient de ses messages, de nouvelles révélations lui parvinrent concernant le désir de Dieu de pardonner et de sauver. Ces révélations ont été pour les croyants de tous les âges une source de consolation. » — Ellen


  1. White, Prophètes et rois, p. 643.

Voyez l’expression : « le désir de Dieu de pardonner et de sauver ». Pensez à toutes les voies par lesquelles Dieu nous a démontré Son désir de « par- donner et de sauver ». Après tout, la Croix seule devrait nous parler de cette volonté. Nous avons la Parole de Dieu, qui nous révèle le plan du salut. Nous avons reçu l’Esprit de prophétie, un merveilleux don. Quels sont les autres moyens que nous avons et qui nous montrent « le désir de Dieu de pardonner et de sauver »?




Discussion:



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Histoire


La réponse inattendue


Un petit groupe d’Adventistes du Septième Jour au Malawi prévoyait organiser  des réunions d’évangélisation. Le premier soir des réunions, nous étions déçus parce que seulement quelques personnes étaient venues. Nous avons prié, mais la partici- pation allait autour d’une trentaine de personnes. Certains ont suggéré d’annuler les réunions, mais l’orateur refusa. « Si nous prions avec ferveur », dit-il, « Dieu fera quelque chose. »


Le lendemain soir, la séance s’ouvrit avec les mêmes 30 personnes. Nous avons chanté et prié, puis l’orateur se leva. Soudain, une agitation d’applaudissements et d’acclamations noyèrent l’orateur.


L’agitation augmenta quand une foule de gens suivant un Nyau [Nii-oo] – un adora- teur d’une déité, habillé en jupes bruissant d’herbe et de chiffons et portant une coiffe ornée de masque – approcha du lieu de réunion. Le Nyau était probablement sur son chemin vers un cimetière.


Lorsque le Nyau s’approcha, il cessa de danser et se tourna vers l’orateur. La foule qui le suivait s’arrêta, et le Nyau fut immobile. Cependant, il s’adossa contre un mur, apparemment dans l’intention d’écouter l’évangéliste. La foule qui le suivait arrêta d’applaudir et écouta le conférencier qui a rapidement repris son message.


Le Nyau écouta tranquillement le reste du sermon. (Quelqu’un a estimé que les deux cents personnes qui suivaient le Nyau écoutaient aussi.) L’orateur était nerveux, mais il continua avec sa présentation sur le rêve de Nabuchodonosor dans Daniel 2. Après la prière de clôture, le Nyau et ses disciples continuèrent vers le cimetière.


Le lendemain soir, la réunion commença avec les mêmes 30 personnes; mais quand le programme avançait, quelques personnes s’ajoutèrent au groupe. Même le Nyau, vêtu de son masque et bruissant de jupes, est venu avec ses disciples. Il ne se tint pas dehors cette fois-ci, mais entra dans la tente et s’assit. Ses disciples s’assirent aussi. L’orateur ne pouvait pas être sûr que le Nyau était le même que celui qui était venu auparavant, mais il a reconnu beaucoup d’adeptes du Nyau. D’autres visiteurs étaient aussi venus, curieux de savoir ce qui était prêché dans leur quartier qui pour- rait éventuellement intéresser un Nyau. Cette nuit-là, près de quatre-vingts personnes assistèrent.


Le nombre de participants aux réunions continua à augmenter. Quelques nuits plus tard, l’orateur invita les auditeurs à accepter Jésus comme leur Sauveur. Ce soir, 95 personnes acceptèrent Jésus et demandèrent de nouvelles études bibliques.


La nuit suivante, près de deux cents personnes sont venues, dont deux Nyaus de plus, habillés en haillons et portant des branches de feuilles pour couvrir leurs visages. Cette nuit, 50 autres personnes répondirent à l’appel d’accepter Jésus.


Les réunions se poursuivirent pendant 21 nuits, et les classes baptismales suivirent. Le jour du baptême, 145 personnes furent baptisées. Parmi eux se trouvait un homme qui s’était identifié comme le Nyau qui avait interrompu la réunion quand il s’était arrêté pour écouter cette première nuit. Cet ancien Nyau continua d’être fidèle à Jésus.





Willam Mkandawire est un actif ouvrier laïc à Lilongwe, Malawi.



Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste.


38         Site Web: www.AdventistMission.org                                                                        38



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La leçon en bref



Textes clés: 2 Chroniques 34:1, 2; Jérémie 22:11, 12, 18, 19; 29:1, 2; 2


Chroniques 36:11–14; Jérémie 23:3.



Objectifs:

Savoir: Revoir l’histoire tragique des derniers rois de Juda et comment, après la mort de Josias, le dernier bon roi – les choses sont allées de mal en pis.


Ressentir: Avoir un aperçu de la frustration totale que Jérémie (et Dieu) ont dû ressentir lorsque ces derniers rois continuaient d’ignorer les aver- tissements de Dieu.


Agir: Chercher à faire partie du reste de Dieu que Jérémie a prophétisé en son temps et qui est également prophétisé pour la fin des temps.



Plan de la leçon:

  1. Savoir: Leçons d’histoire

A Pourquoi était-ce un si grand contraste entre Josias et les quatre der- niers rois de Juda? Qu’est-ce que Josias a fait de bon, et qu’est-ce que les autres ont fait de mal?


B Sédécias essaya de s’asseoir sur le mur entre l’Égypte et la Babylone. Y a-t-il des moments dans la vie où on peut essayer de jouer à sa sécurité avec les deux parties? Expliquez votre réponse.



  1. Ressentir: Un cri de frustration

A Comment réagissez-vous quand les choses semblent aller de mal en pis dans votre vie?


B Devrait-on continuer de partager Christ avec les autres autour de nous, même s’ils nous ridiculisent constamment?



III. Agir: Faire partie du reste de Dieu

A Dieu a préservé un reste au temps de Jérémie. Comment peut-on faire partie du reste de Dieu à notre époque?


B Comment se sentir comme faisant partie de la dernière église du reste de l’histoire?



Résumé: Il y a un contraste frappant entre le dernier bon roi, Josias, et les quatre der- niers mauvais rois de Juda. Les manœuvres politiques, l’idolâtrie et l’injustice sociale ont conduit à la destruction de Jérusalem, en 587/6 av. J.C. Cependant, Dieu a promis de préserver un reste, un message d’espoir à nous dans ces temps de la fin.


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Développement


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: Jérémie 34:6, 7, 21, 22.


Concept clé de croissance spirituelle: Il arrive un moment où Dieu agit et où nous récoltons les résultats des mauvaises décisions, accumulés sur de longues périodes de temps. La destruction de Juda et de Jérusalem par Nabuchodonosor, roi de Babylone, est un bon exemple de ce qui se passe si nous ignorons toujours les messages d’avertissement que Dieu nous envoie.


Pour les  moniteurs: Nabuchodonosor de Babylone est venu trois fois  à Jérusalem: la première fois en 605 av. J.C., quand il a déporté Daniel et ses amis; la deuxième fois, en 598/7 av. J.C., après que Jojakim se soit révolté contre Babylone et qu’il ait formé une alliance avec l’Égypte. Nabuchodonosor assiégea Jérusalem, mais Jojakim mourut avant que les Babyloniens ne prennent la ville. Son fils Jojachin ne régna que trois mois avant d’être déporté à Babylone par Nabuchodonosor, qui installe ensuite le dernier roi de Juda, Sédécias. Et puis, le même scénario se produisit une fois de plus: Sédécias fit une alliance avec l’Égypte (Jer. 37: 6-10, Jer. 38: 14-28) contre Babylone, et Nabuchodonosor marcha contre Juda en détruisant toutes ses villes le long du chemin (Jer . 34: 7), pour assiéger finalement Jérusalem. Mais cette fois, sa patience était épuisée. Il détruisit complètement la ville et le temple, dont la destruction est illustrée dans Psaume 74: 1-8. La discussion en classe doit toucher la tragédie des mau- vaises décisions répétées des dirigeants de Jérusalem et passer à l’aspect personnel, à savoir : combien de fois nous nous sommes rebellés contre Dieu?



Discussion d’ouverture: Lakis était la deuxième ville la plus importante du royaume de Juda après Jérusalem pendant une grande par- tie de l’histoire de l’Ancien Testament. Elle était entourée de vignobles et dominait une des vallées qui donnait accès à Jérusalem au sud de Juda (et de l’Égypte). L’archéologie a fourni un aperçu rare sur les derniers jours du royaume de Juda quand Nabuchodonosor marcha sur Jérusalem pour la détruire. En 1935, John Starkey excava la couche de destruction causée par les armées de Nabuchodonosor à Jérusalem, et, parmi les débris qui recouvraient le sol d’un corps de garde dans une porte monumentale qui a fourni l’accès à la ville, un certain nombre d’écrits sur les morceaux de poteries (ostraca) furent trouvés, ce qui est connu en tant que Lettres de Lakis. Ces lettres décrivent de façon spectaculaire les derniers instants du royaume du sud quand Nabuchodonosor détruisait systématiquement toutes les villes importantes jusqu’à la chute de Jérusalem. Dans Lettre IV, nous lisons: « Et puisse [mon seigneur] savoir que nous continuons à l’affût des signaux d’incendie de Lakis. »



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La lettre a été probablement envoyée de Jérusalem par un garde qui était à la recherche d’un signe de vie venant de Lakis, qui aurait pu être communiqué par des signaux de feu pendant la nuit. Il est probable qu’il n’y eut aucune réponse à la lettre, puisqu’elle fut trouvée entre les couches de cendres brûlées, basculée sur des jarres de stockage, et des pointes    de flèches babyloniennes. Dieu exécutait Son jugement sur Juda et sur Jérusalem, avec son temple qui sera bientôt détruit. Comment compre- nons-nous un Dieu d’amour qui envoie les Babyloniens pour juger Son peuple?


ÉTAPE 2—Explorer


Pour les moniteurs: Le contraste entre le dernier bon roi de Juda, Josias, et les quatre rois mauvais qui le suivaient, est étonnant. La grande question est: comment était-il possible pour Juda, dans un bref délai, de descendre des réformes religieuses et la lecture de la loi, en 621 av. J.C., sous Josias (voir 2 Chroniques 34) aux profondeurs de l’idolâtrie et aux manœuvres politiques de Joachaz, Jojakim, Jojachin et Sédécias qui a scellé le sort de Juda et conduit à l’exécution du jugement divin par les Babyloniens?

Commentaire biblique


Il y a un certain nombre de concepts théologiques importants qui traversent la leçon de cette semaine: le jugement divin, la rébellion humaine, et le reste de Dieu.



  1.  De Josias au jugement (Réexaminez 2 Chroniques 34: 30-33 et Daniel 1: 2 avec la classe.)


Les réformes religieuses de Josias ont été motivées par la découverte de la loi lors des travaux de la rénovation du temple, en 621 av. J.C., cinq ans après que Jérémie ne soit appelé à être un prophète. Le « Livre de la Loi » (2 Chron 34:15, LSG) pourrait se référer aux cinq livres de Moïse, le Pentateuque; mais la Torah est un concept beaucoup plus large que juste une référence aux Dix Commandements. La Torah, plutôt, est l’histoire de gracieuses actions de Dieu dans la sphère humaine, communiquées à travers l’histoire et l’instruc- tion (voir Psaumes 1, 19 et 119). Ainsi, la lecture du « Livre de la Loi » a amené Josias à réaliser avec douleur que Juda était très éloigné de la volonté de Dieu et que le jugement était imminent.


Cependant, le jugement imminent de Dieu a été retardé à cause des réformes de Josias et fut exécuté seulement au temps de ses successeurs (voir 2 Chron. 34: 23-28). Lorsque Nabuchodonosor était venu à Jérusalem pour la première fois, en 605 av. J.C., le livre de Daniel décrit sa conquête comme un acte de jugement de Dieu: « Le Seigneur livra entre ses mains Jojakim, roi de Juda » (Dan 1: 2, LSG).


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D’un point de vue biblique, Dieu est activement impliqué dans l’exécution du jugement sur Juda, utilisant les Babyloniens comme un instrument de sa colère.



Considérez ceci: Pour beaucoup de gens, l’image biblique de Dieu acti- vement impliqué dans l’exécution du jugement n’est pas des plus confortables. Comment pouvons-nous comprendre et l’intégrer dans une image d’un Dieu d’amour?


  1.  Rébellion répétée (Relisez Jérémie 22: 1-19 avec la classe.)

Les deux Jojakim et Sédécias se révoltèrent à plusieurs reprises contre Nabuchodonosor, instrument du jugement de Dieu, en formant des alliances avec l’Égypte après la rupture du serment de fidélité qu’ils avaient juré aux Babyloniens. Mais cette manœuvre politique n’illustre que leur rébellion continue contre Dieu.


Il est intéressant d’étudier les symptômes de leur rébellion. Il y avait l’injus- tice sociale à travers l’oppression et l’exploitation des pauvres, tandis que les riches eux-mêmes vivaient dans le luxe, ainsi que l’idolâtrie, en instituant des rites païens dans le temple. Il est intéressant de noter que ce sont les deux grands domaines de la rébellion – l’injustice sociale et l’idolâtrie – ce que  les prophètes de l’Ancien Testament ont censuré à maintes reprises. Ces deux péchés ont finalement conduit à l’exil.



Considérez ceci: Quelle est l’importance de la justice sociale et son impli- cation dans la vie du chrétien aujourd’hui, et qu’en est-il de l’idolâtrie moderne? Comment ces deux domaines sont-ils toujours représentatifs de la rébellion de l’humanité contre Dieu aujourd’hui?


III.   Le Reste (Relisez Jérémie 23: 1-8 avec la classe.)


Même quand Dieu exécute le jugement après des siècles de grâce prolongée et d’avertissements prophétiques, Il le fait avec un message de grâce et d’espé- rance. Tel est le message du reste, une notion qui traverse les livres de la Bible. Du déluge à l’église finale de l’histoire, il y a toujours eu un reste.


En contraste frappant avec la notion de reste, la métaphore des bergers méchants et infidèles, dans Jérémie 23: 1-4, montre à quel point les leaders de Juda s’étaient éloignés de l’idéal de Dieu. Au lieu de paître, ils ont « dispersé


» le troupeau, ce qui indique que l’exil imminent venait à la suite de leur abus de pouvoir.


Fait intéressant, le deuxième verbe, au verset 2, qui est traduit comme « [vous avez] chassé » (LSG) a une connotation de « conduire quelqu’un en erreur


» ou « séduire quelqu’un religieusement » et il est utilisé avec ce sens dans Deutéronome 13: 13. Cependant, au verset 3, il y a une belle inversion du juge- ment au salut quand Dieu, en tant que divin Pasteur, préservera et rassemblera un reste et « les [ramènera] dans leur pâturage » (LSG). Mais le reste d’Israël, après le retour d’exil, sera dirigé par une nouvelle forme de gouvernement, le berger-roi, « un germe juste ».


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Cette belle promesse messianique trouve son accomplissement escha- tologique en Jésus-Christ (notez le marqueur eschatologique « les jours viennent » dans les versets 5 et 7, LSG), qui dirigera Son Église du reste en toute sécurité à la fin des temps. Le reste est centré sur Christ.



Considérez ceci: Quelles sont les caractéristiques du reste biblique? Comment ces caractéristiques peuvent-elles être prises en compte dans notre vie moderne?


ÉTAPE 3—Appliquer


Pour les moniteurs: La rébellion contre Dieu (souvent exprimée par l’in- conduite morale et l’idolâtrie) reste toujours une triste réalité au XXIe siècle, tout comme elle l’était à l’époque de Jérémie, même si les juge- ments de Dieu ne sont pas aussi tangibles et immédiats que pendant les temps bibliques. Il est important de contextualiser ces questions avec la classe afin qu’elles deviennent applicables à notre vie. Cependant, le mes- sage d’espoir du reste doit rester avant tout dans l’esprit des membres de la classe.

Application:


Ê Comment les symptômes de la rébellion de Juda (l’inconduite morale et l’idolâtrie) reflètent-ils notre culture et notre société?


Ë Qu’est-ce que cela signifie pour vous d’appartenir au reste de Dieu – la dernière église de l’histoire?


ÉTAPE    4—Créer


Pour les moniteurs: La grande partie du message prophétique de l’Ancien Testament dénonce l’injustice sociale, et l’inconduite morale sert souvent de baromètre à la vraie spiritualité. Cette activité devrait être l’occasion pour la classe de faire un programme d’évangélisation.

Activités de classe:


Ê En tant qu’une classe, pensez à un projet de sensibilisation sociale qui répond aux besoins de l’un des groupes socialement vulnérables dont parle Jérémie: les pauvres, les nécessiteux, les veufs (ves), les étrangers, et les orphelins. On pourrait facilement ajouter à cette liste (par exemple, les mères célibataires, les détenus, les toxicomanes, etc.). Idéalement, cela ne devrait pas être un projet ponctuel mais quelque chose qui devient une partie des activités régulières de la classe.


Ë Rapportez vos activités au reste de l’église et encouragez les autres classes à relever des défis similaires. Observez comment ce type de sensibi- lisation influence l’évangélisation de l’église et les baptêmes.



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*17-23 Octobre


(page 30 du guide standard)


Réprimande et Châtiment





Sabbat aprèS-Midi


Lecture de la Semaine: Jer. 17: 5-10, Jer. 17: 1-4, Jean 3:19,


Jer. 11: 18-23, Jer. 12: 1-6, 14: 1-16.


Ê Attardez-vous davantage sur cette idée que le mal et la souf- france ne font pas sens, qu’ils n’ont pas une explication ration- nelle ou bonne. Pourquoi est-ce mieux? Pensez-y. Une horrible tragédie frappe: peut-être un jeune enfant meurt d’une terrible maladie après des années de souffrance. Voulons-nous vraiment croire qu’il y ait une raison bonne et rationnelle à cela? N’est-il pas mieux d’attribuer cela aux terribles mauvais résultats d’une vie dans un monde déchu? Discutez en classe.


Verset à Mémorier: « Éternel! Guéris-moi, et je serai guéri; sauve-moi, et je serai sauvé ; car tu es ma louange. » (Jérémie 17:14, Ostervald révisée).



e qui a été, c’est ce qui sera, et ce qui s’est fait, c’est ce qui se fera, il n’y a rien de nouveau sous le soleil » (Eccl 1: 9, LSG).


Rien de nouveau sous le soleil? Cela est particulièrement vrai lorsqu’il s’agit de la vie et du travail des prophètes de Dieu, qui étaient souvent appelés à donner des paroles d’avertissement et de menace à ceux qui auraient pu mieux connaître. Bien que cherchant à être fidèles à leur vocation, les prophètes, pour la plupart, font face à une dure opposition, même au châtiment, souvent par des chefs spirituels, ceux qui auraient dû être les premiers à les écouter. Pas étonnant que Jésus ait dit : « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! Parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes et ornez les sépulcres des justes, et que vous dites: Si nous avions vécu du temps de nos pères, nous ne nous serions pas joints à eux pour répandre le sang des pro- phètes. » (Matt. 23:29, 30, LSG).


Cette semaine, nous allons commencer à voir les épreuves de Jérémie, dont le ministère semblait consister en rien d’autre que des reproches et de la vengeance: il donnait des réprimandes et les diri-  geants lui faisaient des représailles.



*    Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 24 Octobre.




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Les deux voies



18 Octobre



(page 31 du guide standard)



Dès les premiers chapitres de la Genèse aux derniers chapitres d’Apocalypse, la Bible nous présente seulement deux options sur la façon de vivre: nous suivons soit le Seigneur de tout notre cœur et de toute notre âme, ou nous ne le faisons pas. Comme Jésus l’a dit, en des termes que beaucoup ont trouvés troublants : « Celui qui n’est pas avec moi est contre moi, et celui qui n’assemble pas avec moi disperse » (Luc 11:23, LSG). Voila une puissante déclaration sans ambiguïté sur la réalité spirituelle, réalité plus grande que ce qui apparaît à l’œil nu ou ce que le bon sens semble nous dire. C’est le thème du grand conflit à son niveau le plus élémentaire. Et pourtant, en un sens, Jésus ne dit rien de nouveau ou de radical. Cela a toujours été ainsi.


Lisez Jérémie 17: 5-10. Quels principes spirituels cruciaux trou- vons-nous ici, surtout à la lumière du grand conflit entre Christ et Satan?






Le contexte immédiat de ces mots reflète probablement les déboires politiques de Juda, et le Seigneur voulaient qu’ils com- prennent que leur seule aide était en Dieu, pas dans les pouvoirs politiques ou militaires, un point qu’ils apprendront plus tard, mais seulement après que ce fût beaucoup trop tard.


Bien que le Seigneur puisse utiliser d’autres personnes pour nous aider, à la fin, nous devons toujours mettre notre confiance en Lui seul. Nous ne pouvons jamais connaître les vraies motivations des autres; nous pouvons toujours connaître les intentions de Dieu pour nous.


Avec raison, Jérémie 17: 9 met en garde contre la séduction du cœur humain. Le texte hébreu dit que le cœur est plus tortueux que « tout ». Les effets physiques horribles du péché, aussi mauvais qu’ils soient, ne sont pas aussi mauvais que les effets moraux et spirituels. Le problème c’est que, parce que nos cœurs sont déjà si trompeurs, nous ne pouvons pas savoir tout simplement à quel point ils le sont vraiment. Jérémie allait bientôt voir par lui-même comment les intentions humaines peuvent être très mauvaises.



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Le péché de Juda



19 Octobre



(page 32 du guide standard)



Certes, la tâche de Jérémie n’allait pas être facile. Peut-être certaines personnes peuvent trouver un malin plaisir à souligner les péchés des gens, mais la plupart ne trouve en cela qu’un travail très désagréable, surtout à cause des réactions que leurs paroles pourraient provoquer. Bien que certains, quand ils entendent les paroles de reproche, puissent se repentir et réformer, ce n’est généralement pas le cas, surtout quand la réprimande elle-même est très pointue et dure.


Et en effet, comme tous les prophètes, les paroles de Jérémie étaient juste cela: pointues et dures!


Lisez Jérémie 17: 1-4. Quels étaient quelques-uns des avertissements que Jérémie donnait au peuple?






L’image du péché gravé sur le cœur est particulièrement puissante. Elle montre la profondeur de la corruption. L’idée n’est pas seulement que le péché y est écrit, comme avec  un stylo, mais qu’il est gravé là, tout comme on grave quelque chose dans un instrument. Tout cela devient encore plus puissant quand on se souvient des paroles du Seigneur aux ancêtres de Juda: « lorsque tu obéiras à la voix de l’Éter- nel, ton Dieu, en observant ses commandements et ses ordres écrits dans ce livre de la loi, lorsque tu reviendras à l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur et de toute ton âme. » (Deut 30:10, LSG; comparez avec Ps 40: 8 et Jer. 31:33). C’était hors de leur cœur qu’ils devraient aimer Dieu et obéir à Sa loi; maintenant, au contraire, leur péché – la viola- tion de cette loi (1 Jean 3: 4) – est gravé dans leurs cœurs.


« Que ceux qui se disent les dépositaires de la loi divine et se flattent d’en observer les commandements ne se croient pas à l’abri de la justice céleste. Que nul ne refuse de se laisser reprendre pour son péché et n’accuse les serviteurs de Dieu de manifester trop de zèle en « purifiant le camp ». Celui qui a horreur du péché exhorte les hommes qui prétendent observer sa loi à se séparer de toute iniquité. » —Ellen G. White, Prophètes et rois, pp. 573, 573.









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20 Octobre



La mise en garde à Jérémie



(page 33 du guide standard)



« Et ce jugement c’est que, la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. » (Jean 3:19).



La triste histoire de Jérémie, c’est que l’opposition à laquelle il faisait face provenait de ceux-là mêmes qui, à travers lui, le Seigneur essayait de sauver. Le Seigneur voulait leur épargner la catastrophe qui arrivait sûrement. Le problème, cependant, c’est que souvent, les gens ne veulent pas entendre ce qu’ils ont besoin d’entendre, parce que cela dérange leurs désirs coupables et corrompus.


Lisez Jérémie 11: 18-23. Qu’est-ce qui se passe ici? Qu’est-ce que cer- taines des images nous rappellent?






Bien que dans l’ancien Israël ceux qui prophétisaient faussement au nom du Seigneur puissent faire face à la mort, dans ce cas, il n’y avait aucune indication que les gens d’Anathoth pensaient que le message de Jérémie était faux. Au lieu de cela, il semble qu’ils voulaient juste le faire taire. Ils ne voulaient pas entendre ce qu’il avait à dire.


Bien que le texte ne dise pas comment ils prévoyaient le tuer, certains chercheurs ont pensé qu’ils auraient pu penser de l’empoisonner.


Comme nous l’avons vu, aussi, Anathoth était la ville natale de Jérémie, et ses habitants rejetaient son message, même au point d’être prêts à le tuer. Cela, cependant, n’était que le début d’un rejet beaucoup plus large par tous, sauf un « reste » de sa propre nation.


Bien sûr, tout cela, y compris les images de « l’agneau conduit à l’abat- toir », évoque le sacrifice de Jésus. Dans un sens, Jérémie préfigurait Christ, non pas comme un type (comme les sacrifices d’animaux), mais que, tout comme Jésus, il fit face à la rude opposition de ceux-là mêmes qu’il essayait d’aider. Cette situation dans la vie de Jérémie rappelle immanquablement ce que Jésus a aussi affronté au début de Son ministère (Luc 4:14–30).









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Une lamentation



21 Octobre



(page 34 du guide standard)



Dans les premiers chapitres de Jérémie, le Seigneur avait averti Son serviteur que son travail en tant que prophète n’allait pas être facile. Au moment de sa vocation, Dieu avait  dit à Jérémie que les princes de Juda, les rois, les prêtres, et le peuple lui « feront la guerre » (Jer. 1:19). Bien qu’il lui fut dit que le Seigneur le soutiendrait et que ses adversaires ne « le vaincront pas » (Jer. 1:19), sans doute l’avertisse- ment que la plupart de son propre peuple allait lui faire la guerre n’était pas une bonne nouvelle. Jérémie, cependant, ne connaissait pas encore la moitié de tout cela, et quand les épreuves vinrent, il était naturelle- ment en colère et blessé.


À quelle issue universelle le prophète était-il confronté dans Jérémie 12: 1-4? Quelle est l’attitude du prophète envers ceux qui lui ont fait du mal? Qu’est-ce que cela nous apprend sur l’humanité des serviteurs de Dieu, même les plus fidèles?







Jérémie 12: 1 est rempli du langage juridique de l’Ancien Testament: les mots hébreux pour « justes », « contester avec » et « justice » (LSG) apparaissent tous dans les contextes juridiques. Le prophète, alors bou- leversé par ce qu’il affrontait, porte une « plainte » (voir Deut. 25: 1) contre le Seigneur. Sa plainte, bien sûr, est l’une des plus communes: pourquoi les méchants semblent-ils toujours prospérer?


Nous pouvons voir aussi l’humanité de Jérémie dévoilée. Il veut que ceux qui lui ont fait du mal soient punis. Il ne parle pas ici en tant qu’un théologien; il parle en tant qu’un être humain tombé, ayant besoin de la grâce, et qui, tout comme Job et tout comme beaucoup de fidèles ser- viteurs de Dieu, ne comprend pas le pourquoi de ces choses contre lui. Pourquoi Jérémie, serviteur de Dieu, appelé à déclarer la vérité de Dieu à un peuple rebelle, devrait-il être soumis aux machinations perfides de son propre village? Jérémie avait confiance au Seigneur, mais il n’avait certainement pas compris pourquoi les choses étaient ainsi.









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22 Octobre



Une situation désespérée


Lisez Jérémie 14: 1-10. Qu’est-ce qui se passe ici?


(page 35 du guide standard)






La sécheresse avait frappé tout le territoire; chaque ville et village souffrait. Les pauvres et les riches souffraient ensemble. La faune même ne supporterait pas le manque d’eau. Les aristocrates attendaient leurs serviteurs aux portes de la ville, dans l’espoir qu’ils auraient trouvé de l’eau, mais les sources avaient tari. Il n’y avait pas d’eau, et sans eau, la vie ne pouvait pas continuer. Leur misère grandissait de jour en jour. Les gens portaient des vêtements de deuil, et marchaient les yeux baissés. Puis ils s’agenouillèrent soudainement et crièrent dans une prière désespérée.


Devant une telle catastrophe naturelle, il était de coutume de visiter le temple de Jérusalem (Joël 1:13, 14; 2: 15-17), de jeûner et faire des offrandes spéciales à Dieu.


Jérémie voyait l’empressement du peuple, mais il savait bien que ces gens ne cherchaient pas le Seigneur, leur seul besoin était l’eau. Ceci attrista encore plus le prophète.


Jérémie aussi priait, pas pour l’eau, mais pour la miséricorde et la présence de Dieu.


Jérémie comprit  aussi que ce n’était  que le début des épreuves à venir. Dieu voyait les cœurs des gens et savait que s’Il arrêtait la sécheresse, la repentance aussi disparaîtrait. Les gens ont tout fait pour essayer de changer leur situation, y compris en allant à Jérusalem, en priant, en jeûnant, en portant un sac, et en faisant des offrandes, mais ils oubliaient une chose: la vraie conversion, la vraie repentance. Ils cher- chaient seulement à arrêter les résultats du problème, pas le problème lui-même, qui était leur péché et leur désobéissance.


Lisez Jérémie 14: 11-16. Comment comprenons-nous cela?



« N’intercède pas en faveur de ce peuple », dit Dieu à Jérémie, bien que Jérémie ait présenté plus tôt un excellent exemple de prière d’inter- cession : « Si nos iniquités témoignent contre nous, agis à cause de ton nom, ô Éternel! Car nos infidélités sont nombreuses, Nous avons péché contre toi. » (Jer. 14: 7, LSG). Bien qu’il nous est dit de « prier sans cesse » (1 Thess. 5:17), dans ce cas le Seigneur, qui sait tout du début jusqu’à la fin, révèle à Jérémie à quel point ces gens étaient tombés dans la corruption. Bien sûr, Dieu connaît le cœur des gens, et Dieu connaît l’avenir; nous ne pouvons pas le faire. Par conséquent, l’aver- tissement du Nouveau Testament de prier, même pour nos ennemis, ne perd pas de sa force ici.



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23 Octobre



(page 36 du guide standard)






Approfondissement: Jérémie était confronté  à une question que nous connaissons tous: comment comprenons-nous le mal? Mais peut-être que c’est le problème, en essayant de donner un sens à ce qui n’est pas rai- sonnable, ce qui pourrait même être considéré comme « insensé ».


À ce propos, Ellen White a écrit: « Il n’est pas possible de donner de l’apparition du péché une explication qui en justifie l’existence,  mais on en sait assez sur son origine et ses conséquences ultimes pour pouvoir admirer la justice et l’amour de Dieu dans sa manière d’agir en présence du mal. Dieu n’est pas responsable de l’entrée du péché dans le monde : rien n’est plus clairement enseigné par les Écritures. Aucun refus arbitraire de la grâce divine, aucune erreur dans le gouvernement divin n’a donné lieu à un mécontentement et à une révolte. Le péché est un intrus mystérieux et inexplicable ; sa présence est injustifiable. L’excuser, c’est le défendre. S’il pouvait être excusé, s’il avait une raison d’être, il cesserait d’être le péché. »


— Ellen G. White, La tragédie des siècles, p. 433. Remplacez le mot péché par mal et la déclaration fonctionne tout aussi bien: Il n’est pas possible de donner de l’apparition du mal une explication qui en justifie l’existence, mais on en sait assez sur son origine et ses conséquences ultimes pour pou- voir admirer la justice et l’amour de Dieu dans sa manière d’agir en pré- sence du mal. Dieu n’est pas responsable de l’entrée du mal dans le monde : rien n’est plus clairement enseigné par les Écritures. Aucun refus arbitraire de la grâce divine, aucune erreur dans le gouvernement divin n’a donné lieu à un mécontentement et à une révolte. Le mal est un intrus mystérieux et inexplicable ; sa présence est injustifiable. L’excuser, c’est le défendre. S’il pouvait être excusé, s’il avait une raison d’être, il cesserait d’être le mal.


Quand la tragédie frappe, nous entendons les gens dire, ou nous-mêmes pensons: Je ne comprends pas cela. Cela n’a pas de sens. Eh bien, il y a une bonne raison que nous ne comprenons pas: c’est incompréhensible. Si nous pouvions comprendre, supporter, si cela avait du sens, si cela s’insérait dans quelque plan logique et rationnel, alors ce ne serait plus ce mal; ce ne serait pas si tragique parce que cela sert à un objectif rationnel. Combien il est crucial que nous nous souvenions que le mal, tout comme le péché, ne peut souvent être expliqué. Ce que nous avons, cependant, c’est la réalité de la Croix, qui nous montre l’amour et la bonté de Dieu, malgré le mal inexplicable causé par le péché.


Discussion :





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Histoire


Rien que par la foi: première partie


John a grandi en sachant que Dieu l’appelait à devenir un ministre de l’évangile. Quand il essayait d’ignorer ou d’éviter l’appel, il constatait qu’il ne le pouvait pas.


Au Zimbabwe, l’emploi pour les étudiants est presque impossible à trouver; ainsi, John devait compter sur les revenus de sa mère quand il s’inscrivait à l’Université Solusi, une université de l’Église Adventiste du Septième Jour au Zimbabwe.


Pendant les vacances scolaires, John dirigeait de courtes réunions d’évangélisation dans plusieurs églises et se réjouissait de voir 100 personnes venir à Christ.


Mais quand il est retourné chez lui, il a appris que le commerce de sa mère n’avait pas eu de succès, et il n’y avait pas assez d’argent pour ses frais de scolarité. « Peut-être que tu vas attendre un semestre avant de retourner à l’école » suggéra-t-elle à John.


« Ne t’inquiète pas », lui dit John. « Dieu est celui qui m’a appelé au ministère, et Il pourvoira pour mes frais de scolarité ».


John fit son sac, embrassa sa mère et lui dit au revoir, et prit le bus pour Solusi, n’ayant même pas assez d’argent pour acheter son billet de bus retour à la maison. Il n’avait rien d’autre que sa foi.


Étant arrivé à Solusi assez tard pour s’inscrire, John passa la nuit dans le dortoir d’un ami. Le lendemain, il alla voir le doyen des hommes pour qu’une chambre de dortoir lui soit attribuée. Le doyen était réticent à lui donner une pièce sans apurement financier. Mais il connaissait John, et finalement il accepta. « Voici votre clé » déclara le doyen. « Mais si vous n’avez pas reçu l’autorisation financière jusqu’à demain à 17 h 00, vous allez devoir sortir ».


John le remercia et mit ses affaires dans la chambre. Avant de déballer,  il s’agenouilla et pria. « Dieu, je te remercie pour le temps que j’ai pour cette chambre. Si tu ne paies pas mes frais, je vais devoir sortir demain; donc, c’est ton affaire. Merci Seigneur. Amen. »


John avait appris qu’une amie évangéliste, Sœur Jérémie, tenait des réunions sur le campus. Il alla lui rendre visite. « As-tu payé tes frais de scolarité? » Lui demanda sœur Jérémie. « Non », dit-il honnêtement. « Ma mère n’a pas l’argent. Je suis venu pour que nous puissions prier à ce sujet. »


« Ne demandons pas de l’argent à Dieu », déclara Sœur Jérémie. « Disons-Lui simple- ment merci de fournir l’argent dont tu as besoin. » Donc, les deux se sont agenouillés, et sœur Jérémie a remercié Dieu pour l’argent que John n’avait pas encore reçu.


L’argent n’est pas venu ce jour-là. Quand John marchait autour du campus, plusieurs amis s’arrêtèrent pour demander comment  les choses allaient. John ne leur dit rien de son besoin financier, mais il répondait en souriant : « tout va bien; Dieu est au contrôle ».


Une fille sur le campus connaissait la situation de John. Quand elle l’a encouragé à aban- donner l’école, il a répondu : « N’essaie pas de me décourager. Dieu pourvoira ».


Mais l’heure du coucher cette nuit, il n’y avait rien. John de nouveau remit sa situation entre les mains de Dieu, puis s’endormit.


À suivre ….



John Mavesere était étudiant en théologie à l’Université Solusi lorsque cette histoire était écrite. Il sert maintenant le Seigneur au Zimbabwe.




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La leçon en bref



Textes clés: Jérémie 17:1–10, 11:18–23, 12:1–6.


Objectifs:

Savoir: Comprendre la gravité du péché et son omniprésence dans le cœur humain, ainsi que ses résultats sur la société et l’environnement.


Ressentir: Ressentir la lutte de Jérémie avec son propre message prophé- tique, la résistance constante et le châtiment injuste qu’il a vécu.


Agir: S’engager à détester le mal dans toutes ses manifestations et avoir confiance au Seigneur, afin d’être affermi en Lui.



Plan de la leçon:

  1. Savoir: La méchanceté enracinée

A « Le cœur est tortueux par-dessus tout, et il est méchant. » (Jer. 17:  9, LSG). N’est-ce pas une vue de la nature humaine trop extrême et trop


négatif? Pourquoi ou pourquoi pas?


B Si le mal est si difficile à effacer du cœur, comment peut-on trouver de l’espoir pour le salut et un moyen de sortir du péché?



  1. Ressentir: Luttes personnelles

A Comment réagissez-vous quand vos proches vous déçoivent ou, pire encore, vous rejettent et vous trahissent en raison de votre fidélité à


Dieu?


B Comment Dieu a-t-Il réagi lorsque Jérémie a exprimé son décourage- ment spirituel? Pourquoi devrions-nous confier nos luttes à Dieu par la foi?



III. Agir: Être affermi en Dieu

A Qu’est-ce que l’image de « l’arbre planté près des eaux » signifie en termes pratiques pour votre expérience chrétienne?


B Devrions-nous continuer nos prières d’intercession pour les autres, même s’ils persistent dans leurs mauvaises voies? Expliquez votre réponse.



Résumé: Le péché entache et imprègne tous les aspects de l’existence humaine. Jérémie en a fait l’expérience radicalement drastique lorsque sa propre vie était mena- cée à cause du message qu’il prêchait. Il a exprimé ses luttes à Dieu par la foi, mais Dieu lui a donné une nouvelle perspective: tu peux courir avec les chevaux!




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Développement


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: Jérémie 17:1–10.



Concept clé de croissance spirituelle: La nature  terrible du péché dans nos vies est une dure réalité, et tout effort humain pour se débarrasser du péché est voué à l’échec. Le péché entache. Il semble impossible de s’en débarrasser. Seul celui qui met sa confiance dans le Seigneur pourra expérimenter la victoire sur le péché.


Pour les moniteurs: Le livre de Jérémie est plein d’images, ce qui rend son message d’autant plus vif en attirant l’attention de ses lecteurs plus que de simples mots abstraits. L’adage selon lequel une image vaut mille mots est toujours vrai. Des branches d’amandiers aux chaudières bouillantes du nord et aux « tables du cœur », Jérémie expose un tableau multidimensionnel.


L’utilisation de l’imagerie dans les Écritures nous aide à com- prendre les réalités inconnues (telles que Dieu et Sa sphère divine) au moyen des réalités connues qui se rapportent à notre vie. Cependant, en tant qu’un lecteur moderne, on doit prendre en considération la distance dans le temps et l’espace entre Jérémie et nous, nous obli- geant d’abord à étudier ces images dans leur contexte historique et culturel dans l’Ancien Testament. L’ancien art de gravure consistant à inscrire sur les pierres semi-précieuses, qui a ensuite servi comme sceaux personnels ou officiels, ou sur des tablettes de pierre à valeur d’archives, constitue la base de l’imagerie et illustre l’omniprésence du péché quand il est gravé profondément dans nos cœurs. La classe devra se rendre compte qu’il est impossible d’effacer le péché de notre vie, du moins par la force humaine.



Discussion d’ouverture: L’art de tatouage est aussi vieux que la Bible elle-même. Lévitique 19: 28 parle contre ce fait dans le contexte de l’interdiction de l’automutilation. On estime que dix millions de personnes aux États-Unis ont au moins un tatouage gravé sur leurs corps. Pour beau- coup, cela commence comme une forme de libération de l’expression de soi pour décorer leur corps avec une image qui fait une sorte de déclaration. Des aveux d’amour sur les chevilles aux menaçants dragons sur le dos, les tatouages viennent dans chaque conception imaginable et sont placés sur chaque partie du corps concevable. Cependant, tous ont une chose en com- mun: ils sont extrêmement difficiles à effacer et à annuler et de nombreuses personnes – environ cinquante pour cent, pour être précis – qui avaient eux-mêmes tatoué, l’ont regretté plus tard. Effacer un tatouage est difficile, douloureux, et coûteux et peut impliquer l’abrasion, l’usage d’acide ou des traitements au laser, qui ont tous leurs propres risques et effets secondaires.


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Alors que les tatouages sont visibles à l’extérieur,  notre péché ne l’est souvent pas. Toutefois, il est aussi profondément gravé comme un tatouage; mais encore plus profond, parce que le tatouage se grave seu- lement dans la peau, alors que le péché est gravé sur ou dans le cœur. Pourquoi cette réalité, cependant, ne doit pas nous décourager dans notre lutte contre le péché?


ÉTAPE 2—Explorer


Pour les moniteurs: Jérémie sent les résultats tragiques de l’omni- présence du péché dans sa propre vie quand ses concitoyens d’Anathoth complotent contre lui (Jérémie 11). Cela le secoue si sévèrement qu’il s’in- terroge sur son propre ministère (Jérémie 12). Même s’il ne participe pas à la méchanceté qui prévaut, il doit sentir, comme tout le monde, les résultats du péché sur la terre pendant une sécheresse prolongée. Pourtant, dans les ténèbres du mal et de la résistance qui lui répondent à chaque tour, il y a de petites lueurs d’espoir qui brillent à travers le texte biblique que nous étudions cette semaine.

Commentaire biblique


Jérémie, le prophète pleureur, s’illustre fortement dans l’étude de cette leçon. Comment, sans devenir amer, a-t-il réagi face au mal qui l’entourait et le touchait?



  1. La conspiration d’Anathoth (Relisez Jérémie 11: 18-23 et Néhémie 7:27 avec la classe.)


Anathoth, à environ 5 km au nord-est de Jérusalem, était la ville natale de Jérémie, et c’était probablement l’une des pires expériences de Jérémie quand ses concitoyens voulaient le tuer. La LXX (Septante) et la Vulgate traduisent le verset 19 comme: « mettons du bois dans son pain », ce qui a conduit à la suggestion que les gens d’Anathoth voulaient empoisonner le prophète.


Dieu a révélé le complot meurtrier à Jérémie et a émis un message de jugement contre les villageois qui culmine le verset 23: « Aucun d’eux n’échappera. » Comme châtiment, ils furent condamnés à être complète- ment détruits dans l’exil babylonien. Cependant, il y a un post-scriptum intéressant de l’histoire. Dans Néhémie 7: 27, il y a 128 « hommes d’Ana- thoth » énumérés parmi ceux qui sont revenus de l’exil. Ils sont debout parmi un reste qui a choisi de renoncer au confort de Babylone et retour- ner à Jérusalem pour reconstruire le temple et la ville.



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Considérez ceci: Quelle est notre réponse quand nos proches se retournent contre nous en raison de notre relation avec Christ?


  1. Courir avec des chevaux (Relisez Jérémie 12: 1-6 avec la classe.)


Jérémie 11-20 contient les six « aveux » de Jérémie, qui prennent la forme de lamentations et expriment ses luttes personnelles avec les messages qu’il avait à offrir. Souvent, les lamentations se transforment en plaintes quand il faisait face à la résistance du mal. Cependant, dans ses lamentations, il se tourna, vers celui à qui nous devrions tous amener nos plaintes – vers Dieu.


La confession actuelle, dans le chapitre 12, est calquée sur le Psaume 73, posant l’éternelle question: « pourquoi les méchants prospèrent-ils? » Son  cri à Dieu (à noter que Dieu préfère nos cris à un silence d’indifférence) est répondu par le Tout-Puissant avec une tendre ironie dans deux questions rhétoriques (Jer. 12: 5), qui pointent toutes deux à la réalité que les choses à venir étaient encore pires sur la voie de Jérémie. Toutefois, les deux images impliquent aussi une promesse que Dieu équipe Jérémie afin d’œuvrer avec des chevaux et de braver des situations complexes qui ressemblaient aux fourrés de la jungle – comme la vallée du Jourdain.



Considérez ceci: Pourquoi est-il approprié de s’approcher de Dieu avec nos propres luttes spirituelles, nos doutes et même nos plaintes?


III. La sécheresse spirituelle (Relisez Jérémie 14: 1-16 avec la classe.)



Juda souffrait d’une sécheresse. Le pluriel dans le texte « sécheresses  » (« droughts », NKJV) peut se référer à l’intensité ou à la répétition de la catastrophe naturelle. Tout le monde était à la recherche désespérée de l’eau. Le malheur est devenu un grand égalisateur social pour les gens. Les citernes avaient finalement tari (cf. Jer. 2: 13). Tout au long de ce passage,  en permanence, une connexion est établie entre la catastrophe naturelle et sa dimension spirituelle.


Alors, tout d’un coup, les gens se tournent vers Dieu (v. 7-9), mais leurs supplications ne sont que de dures accusations (« Pourquoi serais-tu comme un homme stupéfait, Comme un héros incapable de nous secourir? », v. 9, LSG), et ils font appel à Son obligation de les sauver. Mais on ne peut pas obliger Dieu à agir. Il interdit même à Jérémie d’intercéder pour ce peuple au cou raide (v. 11), parce que tout le système religieux était perverti par les formes extérieures (v. 12) et par de faux prophètes (v. 13-15). Ils ont atteint un point de non-retour, et Dieu « [répandra] sur eux leur méchanceté » (v. 16, LSG). Le mal revient toujours à son auteur.



Considérez ceci: Dieu a interdit à Jérémie de prier pour son peuple. Ne devrions-nous pas continuer à intercéder en faveur d’autres personnes, même si elles continuent dans leur comportement pécheur contre Dieu? Expliquez. Pourquoi Dieu a-t-Il réagi de façon si radicale dans cette situation?



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ÉTAPE 3—Appliquer


Pour les moniteurs: Il y a quelques sujets difficiles dans la leçon de cette semaine: Jérémie menacé par son propre peuple et la souffrance des péchés qu’il n’avait pas commis; Dieu refusant d’écouter Juda et même demandant à Jérémie de cesser de prier pour eux. Cependant, Dieu avait encore un message pour Juda. Jérémie leur a fidèlement livré le message, même au point de suivre les derniers Juifs qui n’avaient pas été déportés à Babylone pour se rendre en Égypte contre son propre meilleur jugement, et la fin de son ministère et de sa vie là. Il avait vraiment appris à courir avec les chevaux.

Application:


Ê Méditez sur les « confessions de Jérémie » (Jérémie 11-20) et deman- dez-vous comment Jérémie pouvait-il œuvrer à travers ses luttes et ses lamentations, mais toujours continuer à être un messager fidèle au Seigneur jusqu’à la fin?



Ë L’histoire des gens d’Anathoth est un monument de grâce. Quels autres exemples vous viennent à l’esprit, où Dieu a sauvé des gens voués à la des- truction (dans et en dehors de la Bible)?



ÉTAPE 4—Créer


Pour les moniteurs: Dieu veut que nous grandissions dans notre relation avec Lui. Il voulait aussi que Jérémie grandisse; par conséquent, l’image des chevaux de course. Grandir implique également l’exercice (et la formation) de notre foi en Christ. En classe, concentrez-vous sur l’aspect de l’exercice de la foi.

Activités de classe et individuelles:


Ê Pensez à une activité cette semaine qui peut augmenter votre endu- rance. Une suggestion serait de faire de l’exercice physique et augmenter son intensité tout au long de la semaine (par exemple, commencez avec 10 minutes de marche rapide et augmentez jusqu’à une marche de 30 minutes à répéter cinq jours par semaine).



Ë En tant que classe, prenez un moment au début de la leçon du sabbat suivant, invitez les membres à partager leurs expériences individuelles des activités d’exercice physique de la semaine. Discutez comment cela peut être appliqué à notre expérience de croissance spirituelle.


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*24-30 Octobre


(page 38 du guide standard)


Encore des Malheurs


pour le   Prophète




Sabbat aprèS-Midi


Lecture de la semaine: Jer. 23:14, 15; Jer 20; Actes 2:37; Job 3; Jer. 18: 1-10, 18-23.


Verset à Mémoriser: « Tu m’as séduit, Yahvé, et  je me suis laissé séduire; tu m’as maîtrisé, tu as été le plus fort. Je suis prétexte continuel à la moquerie, la fable de tout le monde » (Jérémie 20: 7 Jérusalem).



Quelles leçons devons-nous apprendre sur la façon minutieuse, dont nous devons être quand nous faisons les choses au nom du Seigneur? Apportez votre réponse en classe le jour du sabbat.


ne chose que quiconque suit le Seigneur doit apprendre, quelle que soit la durée, est que, être croyant en Jésus et chercher à faire Sa volonté ne garantit pas un passage facile dans la vie. Après tout,


comme nous l’avons dit: « Or, tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus- Christ seront persécutés » (2 Tim. 3:12, LSG). C’est une vérité que Jérémie a sûrement apprise pour lui-même.


Dans le même temps, cependant, ce que notre foi peut faire pour nous dans les moments d’épreuves est de nous donner une compréhension plus large   par laquelle nous pouvons tenir ferme au milieu de nos luttes. Autrement dit, lorsque la souffrance injuste et les épreuves viennent (et sans polémique, beaucoup d’entre elles sont injustes), nous ne devons pas être laissés seuls avec un sens de l’absurde et de l’inutilité comme ceux qui ne connaissent pas le Seigneur se sentent souvent. Nous pouvons savoir quelque chose de la grande image, et de l’espoir ultime que Dieu nous offre, peu importe la façon dont le présent est lamentable, et nous pouvons puiser de la force de cette connaissance et de cet espoir. Jérémie a connu quelque chose de ce genre, bien que parfois il semble l’oublier pour se concentrer seulement sur ses malheurs.




*    Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 31 Octobre.


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25 Octobre



Prêtres et prophètes impies



(page 39 du guide standard)



Éloignés de Juda, sur le plan chronologique, de plus de deux mille ans, et peut-être encore plus éloignés culturellement et socialement, il est difficile pour nous de comprendre tout ce qui se passait au temps de Jérémie. En lisant la Bible, en particulier les durs avertis- sements et menaces que Dieu prononça contre le peuple, plusieurs pensent que le Seigneur est dépeint ici comme dur, sévère et vindi- catif. Ceci, cependant, est une fausse compréhension, basée unique- ment sur une lecture superficielle des textes. Au lieu de cela, ce que révèle l’Ancien Testament est ce que le Nouveau Testament révèle aussi : Dieu aime l’humanité et veut la sauver, mais Il ne force pas notre choix. Si nous voulons faire le mal, même en dépit de Ses sup- plications, nous sommes libres de le faire. Nous devons cependant nous rappeler non seulement les conséquences, mais aussi, que nous étions avertis d’avance à leur sujet.


Quels étaient quelques-uns des maux auxquels le Seigneur avait affaire en Juda? Quels étaient les maux contre lesquels Jérémie prophéti- sait? Jer. 23:14, 15; 5:26–31.






La litanie des maux présentés ici est juste un petit échantillon des péchés dans lesquels était tombé le peuple de Dieu. Les prêtres aussi bien que les prophètes étaient « impies », une ironie incroyable consi- dérant que les prêtres devraient être des représentants de Dieu, et les prophètes, Ses porte-paroles. Et ceci n’était que le début des problèmes auxquels Jérémie allait faire face.


Les maux présentés ici viennent dans une variété de types. Il y’a l’apostasie des leaders spirituels; ils conduisent également les autres    à faire le mal « Afin qu’aucun ne revienne de sa méchanceté » (Jer. 23:14, LSG). Même quand le Seigneur met en garde à propos du juge- ment à venir, les prophètes leur disent qu’il ne viendra pas. Pendant ce temps, dans la mesure où ils étaient des hommes de Dieu, ils avaient oublié l’exhortation à prendre soin des orphelins et à défendre les pauvres (Jer. 5:28). De toute façon, la nation était tombée loin du Seigneur. Une grande partie de la Bible, du moins parmi les livres prophétiques de l’Ancien Testament, parle du Seigneur cherchant à appeler Son capricieux peuple à revenir. C’est-à-dire, en dépit de tous ces maux, et plus, Il était prêt à leur pardonner, à les guérir, et même les restaurer. Mais s’ils refusaient, qu’est-ce qui pouvait être fait?




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Jérémie au pilori



26 Octobre



(page 40 du guide standard)



Le travail des prophètes a toujours été de transmettre le message   de Dieu, à ne pas compter combien de personnes l’acceptent ou le rejettent. En général, le nombre de ceux qui acceptent ce que les pro- phètes prêchent au moment de leur prédication est faible. Par exemple, même si nous ne savons pas combien de personnes vivaient au temps de Noé, nous pouvons raisonnablement supposer que la majorité n’était pas très réceptive, étant donné le petit nombre qui a accepté rentrer dans l’arche. Tout au long de l’histoire sacrée, cela semble être la règle.


Lisez Jérémie 20: 1-6. Quel genre d’accueil était réservé à son message?






Pour avoir une meilleure compréhension de ce qui se passe ici, il est préférable de lire juste ce qu’étaient les paroles que Jérémie prophétisait, les paroles qui l’ont conduit à avoir des ennuis avec un tel haut fonction- naire. Dans Jérémie 19, nous lisons une partie de cette prophétie: Dieu fera « venir sur ce lieu un malheur » (Jérémie 19: 3), les gens tomberont par l’épée et leurs corps seront dévorés par les oiseaux et les bêtes sau- vages (Jérémie 19: 7), et l’Éternel rendra les Judéens cannibales les uns envers les autres (Jérémie 19: 9).


Bien que personne ne sache être trop heureux d’être l’objet d’une telle prophétie, en tant que leader, Paschhur était particulièrement offensé. Tout comme pour la plupart des gens, sa première réaction fut de rejeter le message; après tout, qui voudrait croire quelque chose d’aussi hor- rible? Plus que cela, en utilisant sa position, Paschhur commit l’erreur de punir le messager. Il fit battre Jérémie conformément à la loi (Deut. 25: 1-3) et le jeta en prison. Bien que Paschhur l’ait relâché le lendemain, cette douloureuse et humiliante expérience n’a pas empêché Jérémie de continuer à annoncer sa prophétie, cette fois non seulement contre Juda, mais spécifiquement contre Paschhur et sa propre famille. Peu de temps après, le sort de Paschhur et sa famille devint un exemple terrifiant pour tous ceux qui les voyaient dans les chaînes de la captivité. C’est aussi la première fois dans le livre de Jérémie où Babylone est mentionnée comme lieu d’exil. (Les chapitres, et même les sections des chapitres, ne sont pas dans l’ordre chronologique.)









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Un feu dans ses os



27 Octobre



(page 41 du guide standard)



Les paroles dures de Jérémie à Paschhur et à la nation (Jer. 20: 4-6) n’étaient pas de lui-même; elles n’étaient pas prononcées sous l’effet de sa colère pour avoir été mis au pilori pendant une journée. C’était les paroles que le Seigneur lui a données pour le peuple.


Qu’est-ce qui vient après, cependant, directement du cœur de Jérémie, écrit sous l’inspiration de l’Esprit Saint? C’est le cri du cœur d’un être humain qui tout simplement n’aime pas la situation dans laquelle il se trouve, et il crie à ce sujet.


Lisez Jérémie 20: 7-14. Que dit-il? Qu’est-ce que cela nous enseigne à propos de son humanité, et aussi, de notre propre humanité?





Ses paroles semblent d’abord  presque blasphématoires. On peut se demander, cependant, pourquoi il peut dire que le Seigneur l’avait trompé quand, dès le début, le Seigneur l’avait prévenu qu’il allait faire face à l’opposition farouche. Néanmoins, il se plaint : « Car toutes les fois que je parle, il faut que je crie, que je crie à la violence et à l’op- pression ».


Au même moment, quelle est l’importance cruciale de ce qu’il dit dans Jérémie 20: 9?





Il aurait aimé avoir renoncé et cesser de prêcher, mais la parole de Dieu était comme un feu dans son cœur et un feu dans ses os. Quelle puissante métaphore de quelqu’un qui connaissait son métier, et, mal- gré la douleur personnelle, il allait suivre cet appel quoi qu’il arrive. (On trouve des pensées similaires dans Amos 3: 8. et 1 Corinthiens 9:16).


Tout au long de ces versets, nous voyons la lutte de Jérémie; nous pouvons voir le grand conflit qui fait rage à l’extérieur et à l’intérieur de lui. Quand il loue Dieu d’avoir sauvé le pauvre des mains des méchants, une minute plus tard (Comme nous le verrons demain), il maudit le jour où il est né.



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28 Octobre



« Maudit soit le jour »



(page 42 du guide standard)



Même les critiques les plus sévères contre la Bible auraient à concé- der un point majeur : la Bible ne dissimule pas la fragilité et les fai- blesses humaines.


À l’exception du Fils de Dieu sans tache et sans péché, il y a très peu de personnages bibliques dont la vie est présentée en détail dans  la Bible sans que leurs faiblesses et leurs défauts ne soient exposés. Même les prophètes, leurs faiblesses y sont exposées. Comme indiqué précédemment, le Dieu que servent ces prophètes est parfait; les pro- phètes qui Le servent ne le sont pas. Ils sont, comme nous tous, des pécheurs qui ont besoin que la justice de Christ leur soit créditée par  la foi (voir Rom. 3:22). De Noé à Pierre, et tout le monde d’ailleurs, tous étaient des créatures endommagées par le péché dont le seul espoir était, comme le dit Ellen White, d’aller devant le Seigneur et dire: « Je n’ai aucun mérite ou la bonté par laquelle je puisse réclamer le salut, mais je présente devant Dieu le sang expiatoire de l’Agneau de Dieu sans tache, qui ôte le péché du monde. C’est mon seul moyen. Le nom de Jésus me donne accès au Père. Son oreille, Son cœur, est ouvert à ma moindre supplication de faiblesse, et Il fournit mes besoins les plus sincères. » —Faith and Works, p. 106.



Lisez Jérémie 20: 14-18. Qu’est-ce que ce passage nous apprend sur l’état d’esprit du prophète au sujet de sa situation personnelle?





Ses paroles ici, bien sûr, nous rappellent Job, dont la situation était bien pire que Jérémie (voir Job 3). Bien que Jérémie ait l’assurance qu’il faisait la volonté de Dieu et l’assurance que le Seigneur était  avec lui, à ce moment, la douleur de sa situation actuelle le consumait. Quelle que soit sa compréhension intellectuelle de ce qu’était la vérité, pour le moment, tout cela était éclipsé par ses propres douleurs.


À certains moments, de nombreuses personnes peuvent se trouver dans une situation similaire: elles peuvent savoir intellectuellement toutes les promesses de Dieu, mais étant tellement accablées par le cha- grin et la douleur, ces promesses sont repoussées dans l’arrière-plan, et tout ce sur quoi ces personnes peuvent se concentrer, c’est leur souf- france immédiate. C’est une réaction compréhensible; cela ne signifie pas qu’elle soit bonne, mais c’est compréhensible. Ce que nous voyons ici, c’est l’humanité de Jérémie, qui ressemble bien à l’humanité de nous tous.







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29 Octobre



Des plans contre le  Prophète



(page 43 du guide standard)



Lisez Jérémie 18: 1-10. Quels principes importants à propos de l’inter- prétation prophétique trouvons-nous ici?





Dans ces mêmes versets, quels principes spirituels cruciaux trou- vons-nous aussi?






Malgré tout le mal, le Seigneur était toujours prêt à donner au peuple une chance de se repentir. Par conséquent, là aussi, nous voyons la grâce de Dieu offerte à ceux qui l’acceptent. Même alors, ils avaient encore le temps de revenir, malgré tout ce qu’ils avaient fait.


Dans ces versets, aussi, nous pouvons voir la conditionnalité de plusieurs prophéties: Dieu dit qu’Il va faire quelque chose, ce qui est souvent une punition. Mais si les gens se repentent, Il ne fera pas ce qu’il a dit qu’Il ferait. Ce qu’Il va faire est conditionnel, selon la façon dont les gens réagissent. Pourquoi Dieu ferait-Il quelque chose d’autre? Il ne demanderait pas aux gens de se détourner de leurs mauvaises voies, puis, apporter le châtiment sur eux alors qu’ils se sont repentis et délaissé leurs mauvaises voies. Dans pareil cas, il ne punira pas, et Il le dit explicitement dans ces textes.


Lisez Jérémie 18: 18-23. Quelles raisons les gens croient avoir pour ce qu’ils veulent faire à Jérémie? Quelle est la réponse très humaine de Jérémie?





Combien frustré Jérémie a dû se sentir d’être condamné par les gens qui l’attaquaient parce que, disaient-ils, ils voulaient sauver « l’ensei- gnement de la loi », les « conseils des sages » et « la parole des pro- phètes. » Combien auto-trompeur le cœur peut-il être vraiment!



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30 Octobre



(page 44 du guide standard)



Approfondissement: Dans Jérémie 18: 11-17, nous trouvons le Seigneur dire aux gens d’arrêter de faire le mal qu’ils faisaient. Le verset 11 dit: « Revenez chacun de votre mauvaise voie, réformez vos voies et vos œuvres! » (LSG). Le verset 12 montre essentiellement le Seigneur disant qu’Il sait déjà qu’ils n’écouteront pas Ses avertissements et Ses voies, mais qu’ils continueront à agir « chacun selon les penchants de [son] mauvais cœur » (v. 12, LSG). Le Seigneur dit alors ce qu’Il fera à cause de leur déso- béissance. C’est l’un des nombreux endroits dans la Bible qui montrent que la prescience de Dieu de nos libres choix ne porte atteinte en aucune manière à ces libres choix. Après tout, pourquoi le Seigneur plaiderait-Il avec eux pour qu’ils se détournent du mal, s’ils n’ont pas la liberté de Lui obéir ou désobéir? Puis, aussi, pourquoi les punirait-Il pour n’avoir pas obéi s’ils n’ont pas la liberté d’obéir? Ce qui est clair, c’est que le Seigneur savait exactement ce que leur libre choix serait avant même de l’avoir fait. Cette vérité cruciale est aussi vue, par exemple, dans Deutéronome 31: 16-21. Même avant que les enfants d’Israël n’entrent dans la terre promise, le Seigneur dit à Moïse qu’Il sait que ce peuple « se tournera vers d’autres dieux et les servira, il me méprisera et violera mon alliance » (Deut. 31:20, LSG). Voici plus de preuves que la prescience de Dieu de nos choix n’empiète pas sur la liberté que nous avons de faire ces choix.




Discussion :




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Histoire


Rien que par la foi: deuxième Partie


Le lendemain matin, John alla à un service de prière sur le campus pour prier pour les étudiants qui ont des besoins, et il pria silencieusement pour son propre besoin. Quelques heures plus tard, il rencontra un ami du Botswana sur le campus. « Est-ce que tout va bien? » demanda son ami.


« Oui », dit John, « tout est OK. Dieu est au contrôle ».


« Comment va ta mère? » Demanda l’ami. « Elle va bien » répondit John. Puis, sans penser, il ajouta : « mais elle est inquiète pour mes frais de scolarité. »


« Combien as-tu besoin? » Demanda l’ami.


John avait besoin de 50 000 dollars zimbabwéens pour s’inscrire.


« Voici 250 pula », dit son ami. À cette époque, cette somme (la monnaie du Botswana) était équivalente à 23 000 dollars zimbabwéens. John remercia chaleureusement son ami. John trouva rapidement quelqu’un prêt à échanger son pula en dollars zimbabwéens à  un taux qui lui valait 25 000 dollars zimbabwéens! John se précipita vers un téléphone pour


dire à sa mère que Dieu avait fait un demi-miracle.


« Maman », dit-il, « peux-tu, s’il te plaît, envoyer Mercy [la sœur de John] à la banque pour déposer 25 000 dollars [zimbabwe]? »


« John », répondit-elle, « tu sais que je n’ai pas l’argent. »


« Envoie seulement Mercy en ville », déclara John. « Dieu pourvoira l’argent. » Sa mère était perplexe, mais elle ne le fit pas sentir. Ainsi, elle demanda à Mercy d’aller en ville et attendre que Dieu lui donne de l’argent pour John.


Pendant ce temps John est allé en ville pour déposer l’argent qu’il avait reçu dans le compte bancaire de Solusi, puis il appela à nouveau sa mère.


« J’essayais de te joindre! » Dit-elle. « Mercy a rencontré un de tes amis en ville qui avait promis de te donner un peu d’argent pour la nourriture, mais il fallait d’abord quitter l’école. Donc, il a demandé à Mercy de le déposer dans ton compte. Quand Mercy lui a dit combien tu avais besoin, c’était plus que ce qu’il avait prévu donner; mais quand il ouvrit son portefeuille, il n’avait plus que 25 000 Dollars zimbabwéens. Donc, il a remis de l’argent à Mercy pour toi. Nous avons juste besoin de connaître le numéro de compte de Solusi afin que nous puissions faire le dépôt! »


Les yeux de John se remplirent de larmes en entendant comment Dieu a répondu à ses prières.


Il remercia sa mère et sa sœur pour avoir contribué à accomplir le miracle.


Pressé, John retourna à l’école. Il arriva quelques minutes avant que le bureau du regis- traire ne ferma. Son cœur était léger, et son pas était léger quand il revoyait la façon dont Dieu avait arraché un autre miracle pour un jeune homme qui n’avait rien d’autre que la foi.


Plus de 1000 étudiants sont inscrits à l’Université Solusi. Beaucoup, comme John, sont là par la foi. L’école s’agrandit, et plus d’espace pour le réfectoire est nécessaire. Merci de supporter la mission par l’offrande du treizième sabbat.



John Mavesere était étudiant en théologie à l’Université Solusi lorsque cette histoire était écrite. Il sert maintenant le Seigneur au Zimbabwe.




C


Comment pouvez-vous apprendre à faire confiance à la leçon  du potier et de l’argile, indépendamment des circonstances pré- sentes? Quels sont les autres textes de la Bible qui nous montrent la réalité de la souveraineté de Dieu?


Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org



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La leçon en bref



Textes clés: Jérémie 20:1–18.


Objectifs:

Savoir: Reconnaître la réalité du grand conflit dans la souffrance et la dou- leur qu’on affronte sur cette terre en tant que chrétien.


Ressentir: Vivre le même « feu brûlant dans nos os » qui a motivé Jérémie à continuer dans la voie de Dieu, même dans la persécution.


Agir: Être déterminé à réagir positivement face à la résistance, en gardant à l’esprit le grand plan du salut que Dieu offre.



Plan de la leçon:

  1. Savoir: Le grand conflit

A Comment peut-on expliquer les problèmes et la souffrance que nous éprouvons dans le contexte du grand conflit?


B Pourquoi ne sommes-nous pas tout simplement des chiffres d’échecs que les acteurs principaux du grand conflit déplaceraient sur un échiquier


cosmique?



  1. Ressentir: Du feu brûlant

A La persécution peut prendre diverses formes. Quand avez-vous vécu la persécution à cause de l’Évangile?


B Quelles situations avez-vous eues dans votre vie dans lesquelles le silence au sujet de votre foi était plus facile que s’exprimer?



III. Agir: Une vue d’ensemble

A Qu’est-ce qui vous motive quand vous vous sentez persécuté par des problèmes et quand la souffrance frappe à votre porte?


B Quelle est la « vue d’ensemble » que nous devrions garder à l’esprit?


Résumé: Jérémie a subi une forte résistance et la persécution de la part des dirigeants religieux de la nation. C’était si dur qu’il devint très découragé à plusieurs reprises, au point même de maudire sa vie. Cependant, le message continuait de brûler dans ses os, et la seule façon de soulager ces douleurs était de continuer à prêcher. Jérémie vivait le grand conflit, et nous aussi.




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Développement


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: Jérémie 20:7–9.


Concept clé de croissance spirituelle: Une fois que Dieu nous appelle, il n’y a pas de véritable alternative à la réponse à Son appel. Nous pouvons lutter, fuir, ou rationaliser, mais à la fin, une seule réac- tion conduit au vrai bonheur, et c’est la soumission à Dieu.

Pour les moniteurs: Le grand conflit se joue dans la vie des dis- ciples de Dieu, et Jérémie a subi plus que sa part en raison de la méchanceté qui l’entourait de tous les côtés. Les leaders religieux l’ont persécuté, et il est arrivé au point où, tout comme Job, il a mau- dit le jour de sa naissance. Cependant, garder le silence était encore plus difficile à supporter, et il ne pouvait pas éteindre le feu qui brû- lait en lui. Il a dû aller à la prédication. La discussion de cette semaine doit se concentrer sur la puissance de conviction de la Parole de Dieu et le fait que nous ne pouvons pas rester indifférents face à l’appel de Dieu, quelle que soit la forme qu’il prend dans notre vie.


Discussion d’ouverture: Il y a des moments dans le temps qui font l’his- toire, bien que la reconnaissance de leur importance ne soit pas immédiate. Le 18 avril 1521 était un tel jour mémorable. Le moine Martin Luther, après son excommunication, fut invité par l’empereur Charles V à la Diète impériale de Worms pour abjurer ses enseignements, sans quoi, il serait déclaré hors la loi et serait exécuté.


Même après une deuxième audience, Luther ne voyait aucune raison convaincante de renoncer aux thèses qu’il avait clouées sur la porte de l’église de Wittenberg moins de quatre ans avant, ni ses points de vue exprimés dans de nombreux écrits qui furent empilés sur une table en face de lui. Bien que les paroles célèbres de Luther, « Me voici. Je ne peux faire autrement » ne fassent probablement pas partie de l’enregistrement initial de la procédure alors qu’elles apparaissent dans la première édition imprimée de son discours, les paroles qui concluent son discours à Worms expriment très bien le même sentiment: « À moins d’être convaincu par le témoignage des Saintes Écritures ou une raison évidente – car je ne peux croire ni au pape, ni au seul clergé, car il est clair qu’ils ont commis l’erreur à plusieurs reprises et se sont contredits


– je me considère captif du témoignage des Saintes Écritures, qui est ma base; ma conscience est captive de la Parole de Dieu. Ainsi, je ne peux pas et ne vais pas abjurer, car, agir contre sa conscience n’est ni sûr ni sensé. Que Dieu me vienne en aide. Amen » — Heiko A. Oberman, Luther: Man Between God and the Devil [Luther: l’homme entre Dieu et le diable] (New Haven and London: Yale University Press, 1989), p. 39.



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Ce sont les paroles d’une personne captive de la Parole de Dieu, quelqu’un qui a un feu dans ses os. Quand avez-vous connu des moments de votre vie où vous avez été captif de Dieu et ne pouviez pas faire autre- ment que de se lever pour Sa Parole? Partagez votre expérience.


ÉTAPE 2—Explorer


Pour les moniteurs: La lutte de Jérémie avec son ministère pro- phétique (Jer. 20: 7-11) fulminait au point de maudire le jour de sa naissance (Jer. 20: 12-16). Ceci nous rappelle Job 3 et le thème du grand conflit qui est présenté dans le prologue du livre de Job (Job 1-3). Le thème se joue dans la vie de Jérémie lui-même à travers la persécution qu’il subit des chefs religieux de Juda (Jérémie 20: 1-6.), mais aussi dans l’imagerie de Dieu comme un potier, qui illustre le thème théologique de la prophétie conditionnelle (Jer . 18: 1-23). Quel que soit le résultat, Dieu est au contrôle du grand conflit.

Commentaire biblique


La Bible, contrairement à d’autres textes sacrés, est parfois très honnête et ouverte sur les émotions humaines qui ne sont pas toujours saintes.   La lutte de Jérémie dans son ministère est une bonne illustration de la manière dont Dieu prend soin, même de ces cris désespérés.


  1. Maudire sa propre vie (Relisez Jérémie 20: 7-18 avec la classe.)

La lutte de Jérémie avec son ministère prophétique a été appelée son Gethsémané, avec Jérémie 20 comme dernier chapitre des « confessions de Jérémie ». Bien que Dieu l’ait prévenu (cf. Jer 1: 8, 19), Jérémie a estimé qu’il était devenu la risée parce que le seul message qu’il avait était « la violence et […] l’oppression! » Lorsque l’obligation divine de prêcher le message de Dieu est devenue plus insupportable (cf. Dieu comme un feu dévorant, Deut. 4:24), Jérémie se tourna vers des pensées désespérées de mort en maudissant le jour de sa naissance (Jer. 20: 14-18). Cette malédiction prolongée rappelle Job, qui se trouvait croqué entre les roues du grand conflit quand Satan essayait de l’ac- cuser devant Dieu (cf. Job 3: 1-12).


Il y a deux postscriptums intéressants dans ce chapitre: (1) c’est la dernière des confessions de Jérémie, ce qui souligne le fait qu’il a fait la paix avec le feu divin qui brûlait dans ses os; et (2) dans le chapitre suivant, le roi Sédécias envoie les leaders politiques et religieux pour en savoir davantage chez Jérémie, se tournant vers Dieu comme dernier recours face aux armées babyloniennes qui avançaient. Le message de Jérémie était soudainement nécessaire une fois de plus.



Considérez ceci: Comment Dieu a-t-Il réagi dans l’Ancien Testament, quand Ses prophètes estimaient qu’ils ne pouvaient plus continuer (par exemple, Élie au mont Horeb)? Les avait-Il réprimandés ou châtiés pour leurs pensées négatives?


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  1.  Paschhur (Relisez Jérémie 20: 1-6 et Néhémie 7:41 avec la classe.)


Paschhur était un chef religieux, officier du temple en chef, qui a « frappé » Jérémie en réponse à son message prophétique, suivi par l’internement du prophète « dans la prison », peut-être un donjon ou un instrument de torture pour restreindre ses mouvements en tant que prisonnier (cf. Jer. 29:26, 2 Chron. 16:10). En réaction, Dieu par Jérémie, prononça un jugement sur Paschhur, en prophétisant sa captivité et sa mort, et la captivité et la mort de tous ses amis, à Babylone.


Cependant, tout comme les gens d’Anathoth (cf. Jer. 11: 18-23), nous trouvons 1247 fils de Paschhur, environ 150 années plus tard, au temps de Néhémie, dans les murs de Jérusalem après l’exil. Dieu avait inversé le juge- ment et préservé le reste, même les descendants de Paschhur.



Considérez ceci: Paschhur ne voulait pas écouter le message de Jérémie, et il a essayé de le faire taire. En quoi sommes-nous en danger d’essayer de faire taire la Parole de Dieu en nous?


III.  Prophétie conditionnelle (Relisez Jérémie 18: 1-23 avec la classe.)



L’image de Dieu comme un potier illustre, d’une part, Sa souveraineté, mais de l’autre, Son offre et Sa participation attentive pour façonner la vie des nations et des individus, en écho au récit de la Création dans Genèse


  1. Le remaniement de l’histoire nationale et personnelle ne dépend pas des caprices arbitraires de Dieu, mais des choix que l’humanité fait en relation avec Lui: le jugement en raison de la persistance dans le péché, et la res- tauration comme conséquence de la repentance.

Cette participation divine à l’histoire explique la présence des fils de Paschhur, et des gens d’Anathoth à Jérusalem après l’exil. Cela met éga- lement en lumière un certain nombre de prophéties de l’Ancien Testament qui ne sont jamais littéralement accomplies à cause de l’infidélité d’Israël (par exemple la vision du temple dans Ézéchiel 40-48, qui n’a jamais été  construit). Ce concept est un aspect important du thème du grand conflit qui sous-tend la lutte de Jérémie: Dieu est miséricordieux et patient envers l’humanité et non pas un joueur d’échecs qui déplace ses chiffres humains sur un échiquier cosmique, selon ses caprices.



Considérez ceci: Comment menez-vous votre vie dans le contexte du grand conflit?




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ÉTAPE 3—Appliquer


Pour les moniteurs: Jérémie a dû se réconcilier avec le message cohérent du jugement qu’il devait prêcher, malgré l’opposition connue et parfois violente. Le message chrétien est encore impopu- laire, même à ce jour, et la résistance prend de nombreuses formes. Nous devons comprendre ce conflit, en tant que classe, dans le cadre du grand conflit qui se joue encore plus fortement à la fin des temps.

Application:


Ê Pensez à un moment où vous avez rencontré une forte opposition en raison de vos convictions en tant qu’Adventiste du Septième Jour. Comment avez-vous agi, et comment doit-on traiter idéalement avec ces expériences?


Ë Parfois, la vie peut se sentir comme si elle était devenue un fardeau trop lourd à porter. Quand avez-vous vécu ces moments où vous pensiez que cela aurait été mieux si vous n’étiez jamais né? Comment une compréhension du grand conflit peut nous aider à faire face aux sentiments de ce genre?


ÉTAPE 4—Créer


Pour les moniteurs: Dieu comme un potier est une belle image qui nous rappelle la création et Ses tendres soins pour notre bien-être. Cela souligne également la souveraineté de Dieu quand Il façonne et refaçonne la terre, ainsi que nos histoires personnelles. Il est bon de savoir que nous sommes dans les mains d’un potier aimant qui veut avoir une relation étroite avec Ses vases humains.

Activités de classe et individuelles:


Ê Amenez de l’argile en classe et invitez certains membres à créer des vases simples (tels qu’un bol). Faites quelques creux dans les nouveaux vases pour démontrer comment notre désobéissance à Dieu détruit notre forme parfaite. Ensuite, montrez que le potier peut remodeler un vase cabossé en une nouvelle chose utile. Alternativement, si ces fournitures ne sont pas disponibles, transformez cette activité en une parabole et partagez avec la classe comme un moyen pour illustrer comment Dieu remodèle nos vies brisées.


Ë Si possible, en tant que classe, essayez d’organiser une visite chez un potier et posez des questions au sujet de son travail; puis partagez avec lui l’image biblique de Dieu, comme un potier.




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Grâce à Vous



















Les offrandes du treizième sabbat de ce trimestre


peuvent avoir un impact éternel sur:



  •     Des enfants au Botswana, qui fréquenteront une

nouvelle École Primaire Adventiste Gateway.


  •     Des personnes de tous âges au Zimbabwe, qui auront une meilleure et longue vie grâce à leur

contact avec le nouveau Centre Adventiste de San- té à Gweru.


  •     Des étudiants à l’Universi- té Solusi au Zimbabwe, qui pourront manger ensemble grâce à l’extension du

réfectoire.



Tout cela grâce à votre gé- nérosité.



Merci de vous rappeler de vos frères et sœurs de la


Division de l’Afrique du Sud et de l’Océan Indien en


contribuant généreusement aux Offrandes du Treizième Sabbat le 26 Décembre


  1. Ou donnez à tout mo- ment en ligne sur le site web sécurisé :

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* 31 Octobre – 6 Novembre


(page 46 du guide standard)



Actes Symboliques






Sabbat aprèS-Midi


Lecture de la semaine: Gen. 4: 3-7, Nom. 21: 1-9, Esa.


29:16, Rom. 9: 18-21, Jer. 19, Heb. 5:14, Jer. 13: 1-11.


Ê Quels défis l’idée de la souveraineté absolue de Dieu nous présente en ce qui concerne la question du mal? Comment le scé- nario du grand conflit nous aide à œuvrer à travers les questions difficiles, du moins, partiellement pour le moment?



Ë Quels autres symboles pouvez-vous trouver dans la Bible? Pourquoi Dieu utilise des symboles de toute façon? Quels sont les avantages des symboles?


Verset à Mémoriser: « Le potier n’est-il pas maître de l’argile, pour faire avec la même masse un vase d’honneur et un vase d’un usage vil? » (Romains 9:21, LSG).



haque étudiant de la Bible sait qu’elle est pleine de symboles, des choses qui représentent des concepts et des idées autres que les choses elles-mêmes.


L’ensemble du service du sanctuaire terrestre, par  exemple, était une prophétie symbolique du plan du salut. « La signification de la dispensation israélite n’a pas encore été totalement comprise. Des vérités profondes sont voilées sous les rites et les symboles. L’Évangile est la clé qui donne accès à ces mystères. La connaissance du plan de la rédemption permettra de les saisir. » — Ellen G. White, Les para- boles de Jésus, p. 109. À travers le symbolisme du sanctuaire terrestre, ou les symboles prophétiques des livres (tels que Daniel 2, 7, 8, et Apocalypse), et par de nombreux autres moyens, le Seigneur trans-  mettait la vérité dans un langage imagé. Pendant ce temps, Jésus Lui- même, avec Ses paraboles et Ses leçons imagées, utilisait des symboles pour expliquer des vérités profondes.


Le livre de Jérémie lui-même est riche en symbolisme et imagerie. Cette semaine, nous allons jeter un regard sur quelques-uns de ces sym- boles, ce qu’ils étaient, ce qu’ils voulaient dire, et quelles leçons nous devrions en tirer pour nous-mêmes.



*    Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 7 Novembre.



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La Vérité en images



1er Novembre



(page 47 du guide standard)



Les Saintes Écritures sont extrêmement riche en symboles. Plusieurs types y sont illustrés, et dans la plupart des cas, ils représentent des vérités supérieures aux types eux-mêmes.


Lisez Genèse 4: 3-7. Que symbolisent leurs deux sacrifices différents?





Très tôt dans la Bible, nous pouvons voir la différence entre la tenta- tive d’aller au ciel par soi-même (dans l’offrande de Caïn) et le constat que le salut s’obtient par la grâce seule, acquise par les mérites d’un Sauveur crucifié (l’offrande d’Abel).


Lisez Nombres 21: 4-9. Quel était le symbolisme du serpent d’airain élevé sur le poteau? (Voir aussi Jean 12:32.)





« Les Hébreux ne pouvaient par eux-mêmes se préserver des effets du venin fatal. Dieu seul pouvait les guérir; mais à condition qu’ils croient au remède divinement prescrit. Il fallait regarder pour vivre. C’était leur foi qui était agréable à Dieu, et cette foi, ils la manifestaient en considérant le serpent comme le symbole du Rédempteur à venir, grâce aux seuls mérites duquel on peut être sauvé. » — Ellen G. White, Patriarches et prophètes, p. 410.


Tout au long de l’Ancien Testament, le service du sanctuaire ter- restre était la représentation symbolique plus détaillée du plan du salut. Combien de fois la compréhension de ces rituels par les Israélites eux- mêmes aurait été une question ouverte depuis des millénaires, bien que sans doute, beaucoup avaient saisi la plus importante de toutes les vérités qui y étaient enseignées: l’expiation substitutive, l’idée que, pour que leurs péchés soient pardonnés, un substitut devait mourir à leur place (voir 1 Cor. 5: 7).


En fait, à travers le service du sanctuaire, nous avons reçu des sym- boles, non seulement sur la mort de Jésus, mais aussi sur Son ministère sacerdotal dans le ciel, le jugement investigatif, et l’élimination finale du péché à la fin des temps.







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L’argile du potier



2 Novembre



(page 48 du guide standard)



Quelles vérités cruciales sont enseignées dans ces versets et quel sym- bolisme s’y trouve? (Voir Genèse 2: 7).



Jer. 18:1–10                                                                             



Esa. 29:16                                                                               



Esa. 45:9                                                                                



Esa. 64:8                                                                                



Rom. 9:18–21                                                                           



Suite au rejet et à la constante persécution auxquels il faisait face, Jérémie a sans doute voulu abandonner. Était-ce la peine de lutter et se battre pour cette nation? Par moments, il a certainement senti que la réponse était « Non! »


Pas question, cependant, alors qu’il regardait la main du potier, il a reçu une image, un symbole, de la façon dont le Seigneur travaillait avec de l’argile humaine. Peu importe d’autres vérités qui se trouvent dans l’image du potier et l’argile, elle enseigne l’ultime souveraineté de Dieu. C’est-à-dire, quelle que soit la situation désespérante au point de vue de Jérémie, le symbolisme du potier et l’argile lui a montré que, finalement, malgré les mauvaises décisions ou même volontairement mauvaises que les gens font, le Seigneur est au contrôle du monde. Il est la source absolue du pouvoir et d’autorité, et à la fin, Il triomphera, indépendamment des apparences actuelles.


Des siècles après Jérémie, Paul reprend cette image de l’Ancien Testament dans Romains 9 et continue, en l’utilisant essentiellement pour enseigner la même leçon que celle qui était destinée à Jérémie. En effet, Paul peut même se référer directement à Jérémie 18: 6 dans Romains 9:21. Nous pouvons être assurés que, malgré la réalité des choix délibérés du libre arbitre des humains, et les résultats calamiteux de l’abus de ce libre arbitre, à la fin, nous pouvons espérer en la sou- veraineté absolue de notre Dieu d’amour et d’abnégation, dont l’amour est révélé sur la croix. Le mal ne triomphera pas; Dieu et Son amour triompheront.




Quel espoir nous avons!


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3 Novembre



(page 49 du guide standard)



La dégénérescence d’une nation


« Ils m’ont abandonné, ils ont profané ce lieu, Ils y ont offert de l’encens à d’autres dieux, que ne connaissaient ni eux, ni leurs pères, ni les rois de Juda, et ils ont rempli ce lieu de sang innocent » (Jer. 19:4, LSG).



Dans ce texte, on nous donne quelques exemples des maux qui avaient envahi Juda. À part l’abandon du Seigneur, ils offraient de l’en- cens à « d’autres dieux », et répandaient le sang innocent, et aussi, « ils ont profané ce lieu. » Le verbe hébreu pour profaner signifie « rendre étranger », « rendre étrange » ou « profane. » Que « ce lieu » fusse le temple lui-même ou Jérusalem, le texte ne le dit pas. Le point crucial, cependant, c’est que la nation devrait être sainte, spéciale au Seigneur (voir Exode 19: 5, 6), une chose différente et distincte des nations qui les entouraient. Mais ce n’est pas ce qui est arrivé. Ils ont perdu leur caractère unique, le caractère distinctif qui aurait pu faire d’eux un témoignage au monde. Ils sont devenus comme tout le monde.


Quelles leçons nous sont données ici?





« Ils ont bâti des hauts lieux à Baal, Pour brûler leurs enfants au feu en holocaustes à Baal: Ce que je n’avais ni ordonné ni prescrit, Ce qui ne m’était point venu à la pensée. » (Jer. 19: 5, LSG).



Bien que le concept de sacrifice humain soit connu dans l’ancien monde, c’était une abomination devant le Seigneur, qui interdit cette pratique à Israël (Deut. 18:10). L’expression, traduite ci-dessus par


« Ce qui ne m’était point venu à la pensée », se lit en hébreu, « cela n’est pas monté dans mon cœur ». C’était une expression idioma- tique montrant à quel point une telle pratique était étrangère et loin de la volonté de Dieu. Si  nous, des êtres déchus au cœur endurci par le péché, trouvons cette pratique odieuse, imaginez ce que cela représente pour notre Dieu saint!


Néanmoins, au fil du  temps, la puissance de  la corruption et de la culture a submergé Son peuple au point de dégénérer en cet horrible rituel. Quelle leçon devrait-il y  avoir pour nous tous sur la façon dont nous pouvons facilement devenir tellement aveuglés par la culture dominante que nous acceptons, ou même participons aux pratiques qui, si nous étions connectés au Seigneur par l’écoute de Sa Parole – ce que nous devrions être – nous n’aurions jamais acceptées. Au lieu de cela, nous serions horrifiés par ces pratiques (voir Heb. 5:14).



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Briser le pot



4 Novembre



(page 50 du guide standard)



Comme nous l’avons vu hier, la nation était tombée dans une pro- fonde apostasie. Le peuple n’avait pas compris le message. Dieu a ensuite utilisé Jérémie pour faire un acte symbolique puissant qui, idéa- lement, permettrait de les réveiller devant le danger qu’ils couraient.


Lisez Jérémie 19: 1-15. Que devait faire Jérémie, et quel était le sens de cet acte?





Jérémie a dû aller à la maison du potier à nouveau. Cette fois, cependant, le Seigneur a voulu s’assurer qu’il a apporté avec lui des témoins pour voir exactement ce qu’Il allait faire. Les témoins étaient les anciens et prêtres de Juda (Jérémie 19: 1). En tant que dirigeants, ils étaient responsables de ce qui se passait dans la nation, et ils devraient faire passer le message que Jérémie leur donnait par la puissance de son acte symbolique. La Porte de la poterie (Jer. 19: 2, LSG), où il devait briser le pot, devrait être près du lieu où travaillaient les potiers, et juste en dehors de la porte se trouverait l’endroit où ils se débarrassaient de leurs pots brisés. Ainsi, le symbolisme est devenu encore plus puissant. À quoi bon un pot d’argile brisé? Si le pot était fissuré, on pourrait l’utiliser pour autre chose, même si ce n’était pas l’usage initial du pot. Mais Jérémie ne devrait pas le fissurer simplement. Au lieu de cela, il devrait le briser, le rendant tout inutile. Entre l’acte lui-même et les paroles qui suivaient, il est difficile d’imaginer comment les gens ne pouvaient pas comprendre l’avertissement. Bien sûr, la compréhension de l’avertissement et le fait de s’en servir sont deux choses complète-


ment différentes.


Ce qui est encore plus effrayant, c’est la finalité apparente de l’acte. Qui peut réparer un pot fracassé? Bien que le Seigneur ait donné à la nation un espoir pour l’avenir, mais pour le moment, à moins d’être repentis, les Judéens seraient condamnés, eux et leurs enfants. Tous les lieux qu’ils avaient souillés par leurs abominations et actes coupables seraient bientôt souillés de leurs cadavres. Peut-être, les profondeurs de leur dépravation peuvent être mieux comprises par l’énormité de la punition que leur dépravation apportait sur leurs têtes.










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La ceinture de lin



5 Novembre



(page 51 du guide standard)



Lisez Jérémie 13: 1-11. Quel était l’acte symbolique que Dieu avait ordonné à Jérémie de faire, et quelle leçon importante cela devrait enseigner?







Cet acte symbolique a causé quelques difficultés aux interprètes parce que le fleuve Euphrate (une interprétation commune de l’hébreu mais pas nécessairement la seule) était à des centaines de kilomètres de Jérusalem. Il a fallu quatre mois à Esdras pour y voyager, dans une direction seulement (Esdras 7: 9). Afin de mieux comprendre le mes- sage, Dieu a demandé à Jérémie d’aller et revenir deux fois. Pour cela, certains chercheurs ont fait valoir qu’il y aurait une autre localisation géographique. D’autre part, certains font valoir que ces longues dis- tances devaient l’aider juste à comprendre à quelle distance les enfants d’Israël seraient pris. Ce qu’il y a de plus, après le retour d’un si long voyage, Jérémie pouvait comprendre la joie d’un retour après 70 ans de captivité.


Quel que soit le cas, la ceinture symbolise à la fois la maison d’Israël et la maison de Juda, pure et sans tache au moment de la demande de Dieu. L’homme portant la ceinture est Dieu Lui-même. Cela montre, entre autres choses, combien Dieu Lui-même était étroitement lié à Son peuple. Certains commentateurs ont vu l’importance dans le fait que la ceinture était faite de lin, le même matériau que les vêtements sacerdotaux (Lev. 16: 4); après tout, Juda devait être une nation sacer- dotale (Exode 19: 6).


Tout comme la ceinture avait été ruinée, la fierté de la nation le serait aussi.


Tout comme une ceinture s’attache à la taille d’un homme, ce peuple était une fois attaché au Seigneur et il était une source de louange et  de gloire pour Lui. Mais tous étaient devenus sales et corrompus par le contact avec les cultures environnantes.









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6 Novembre



(page 52 du guide standard)



Approfondissement: L’image du potier et  de l’argile, telle que vue dans Romains 9, soulève la question importante de savoir comment nous cherchons à comprendre les actions de Dieu. Le fait est, bien sûr, nous ne le faisons souvent pas. Cela ne devrait pas être surprenant, n’est-ce pas? Lisez Ésaïe 55: 8. En tant qu’êtres humains, nous sommes tout simplement très limités dans ce que nous pouvons savoir sur quoi que ce soit, beaucoup moins sur toutes les voies de Dieu.


Ce point – la limitation de la connaissance humaine – est révélé par ce qu’on a appelé le « problème auto-référentiel ». Regardez cette phrase: « le coiffeur de Séville coiffe quiconque ne se coiffe pas. »


Le coiffeur de Séville se coiffe-t-il lui-même? S’il se coiffe, il ne peut pas se coiffer parce qu’il coiffe quiconque ne se coiffe pas.


Mais s’il ne se coiffe pas, alors il doit se coiffer, pour la même raison


– parce qu’il coiffe quiconque ne se coiffe pas. La réponse constitue un paradoxe insoluble qui révèle les limites de la raison. Ainsi, si la raison s’embrouille elle-même sur quelque chose d’aussi banal que le coiffeur de Séville qui coiffe, combien plus sur quelque chose d’aussi profond que la nature et l’étendue des œuvres de Dieu dans le monde? Ce que nous avons, c’est la Croix, qui nous donne la raison suffisante pour faire confiance à Dieu et à Son amour, même quand ce qui se passe dans Son monde n’a aucun sens pour nous.


« L’origine et la raison d’être du péché sont pour bien des esprits un sujet de vive perplexité. Voyant le mal et ses terribles conséquences, ils se demandent comment tant de souffrances et de malignité peuvent se concilier avec la souveraineté d’un être infini en puissance, en sagesse et en amour. Incapables de pénétrer ce mystère, ils cherchent l’explication dans de fausses interprétations et dans des traditions humaines qui leur ferment les yeux sur des vérités essentielles au salut et clairement révé- lées dans la Bible. » — Ellen G. White, La tragédie des siècles, p. 432.



Discussion :






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Histoire


Agrandir ma vision: première partie


Je n’avais jamais eu l’intention de devenir un chrétien. J’ai rencontré Dieu alors que je m’étais inscrit dans un internat public. En fait, j’ai rencontré une fille que je voulais courtiser. Je pris courage de l’inviter à sortir de sa salle d’étude pour que je puisse la charmer. Je savais qu’elle était chrétienne, mais cela ne me dérangeait pas. Quand je suis entré dans la salle, je la trouvai en train de lire un dépliant. Je m’assis à côté d’elle et lui demandai ce qu’elle lisait. Elle m’offrit une des brochures, et je fis semblant de lire, juste pour l’impressionner. Quand je lui ai demandé un ren- dez-vous, elle refusa gentiment en me demandant de garder la brochure. Plus tard ce soir, je me suis assis et lu.


C’était une leçon de la Voix de la Prophétie sur l’enfer, et cela m’inquiétait. J’ai à peine dormi cette nuit. J’étais souvent en difficulté parce que je violais le règlement intérieur de l’école. Le lendemain qui était un samedi, je demandai à cette fille un rendez-vous, je me rendis au bâtiment administratif pour voir si j’avais été pris en flagrant délit du règlement intérieur cette semaine et si j’avais été affecté aux travaux manuels.


Quand je lisais la liste, un garçon vint m’inviter à un service de culte ce jour-là dans l’auditorium. Je n’avais pas été à l’église il y a déjà dix ans et n’étais pas inté- ressé par la religion. Mais, pour quelque raison, j’acceptai l’invitation de ce garçon. Je pense même qu’il était surpris quand j’ai accepté!


Nous avons marché à travers le campus ensemble et entrés dans la salle. Je ne m’étais pas fait l’idée que la fille que j’avais courtisée la veille était une Adventiste du Septième Jour.


Quelque chose d’autre de très étrange se passa. J’avais deux dollars dans ma poche que je prévoyais dépenser pour boire le samedi soir. Mais quand la sébile pour l’offrande passait, je me suis surpris en train de donner les deux dollars. Plus tard, je me rendis compte que cette action m’a sauvé de la boisson ce week-end.


Je découvris que ce groupe d’élèves du secondaire sur le campus ne faisait que juste prier et chanter. Ils avaient un bon programme d’Explorateurs. J’étais inté- ressé aux activités des Explorateurs, alors je suis resté l’après-midi pour suivre. La semaine prochaine, je rejoignis le club des Explorateurs. Tout le monde était surpris. Même si je n’étais pas allé à l’église à cause de la fille que j’aimais, j’étais content quand je l’ai vue à l’église. Elle me fit amitié et m’aidait à me sentir bienvenu aux


réunions de prière. Mais elle refusait toujours de sortir avec moi.


Dès le premier jour où je me rendis à l’église, je décidai d’arrêter de fumer et  de boire de l’alcool. Dieu merci, je n’ai jamais fumé ou bu à nouveau. Quand j’ai rompu avec les vieux amis, ils me causèrent tant de difficulté à propos de mes intérêts religieux. Ils me supplièrent d’aller boire avec eux et firent tout ce qu’ils pouvaient pour me ramener. Mais je refusai. J’eus de nouveaux amis à l’église. Plusieurs mois plus tard, je donnai ma vie à Christ et Le suivit dans le baptême. J’avais 17 ans à l’époque.


À suivre …





Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste.


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La Leçon en bref



Textes clés: Jérémie 19:1–15, Romains 9:18–21.


Objectifs:

Savoir: Comprendre l’utilisation des symboles et des actes symboliques dans le livre de Jérémie, en particulier le symbole du vase brisé du potier.


Ressentir: Remarquer l’étendue du péché de Juda, qui a poussé Dieu à exécuter finalement le jugement sur Juda sous la forme de l’exil babylo- nien.


Agir: Nous engager à prêter attention aux signes et aux messages que Dieu met sur le chemin de chacun de nous pour lui empêcher de descendre vers le point de non-retour.



Plan de la leçon:

  1.  Savoir: Les actes symboliques

A Quel était le but de Dieu en demandant à Jérémie d’utiliser des actes symboliques pour communiquer Son message au peuple?


B Comment peut-on utiliser des symboles et des actes symboliques dans la proclamation du message de Dieu aujourd’hui?



  1.  Ressentir: Le vase brisé

A Que signifie l’image d’un vase brisé et irréparable?


B Est-il possible d’arriver à un point dans notre relation avec Dieu où les choses ne peuvent plus être réparées? Pourquoi ou pourquoi pas?



III. Agir: Être vêtu par Dieu

A Qu’est-ce que l’acte symbolique de la ceinture de lin pourri signifie pour la relation entre Dieu et Juda?


B Quel message positif pouvons-nous apprendre de ce symbole pour notre relation avec Dieu?



Résumé: Les symboles et les actes symboliques peuvent communiquer des messages puissants, et Jérémie est probablement le prophète qui en a le plus fréquemment fait usage. Un vase d’argile brisé et une ceinture de lin pourrie ne sont pas de vraies images réconfortantes, mais elles commu- niquent également et positivement la souveraineté de Dieu, ainsi que Son désir d’être proche de nous.



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Développement


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: Nombres 21:1–9.



Concept  clé de croissance  spirituelle: Les symboles  de la Bible servent à nous orienter vers une réalité différente, à la réalité divine, parfois mieux comprise au moyen de symboles. Comme dans le cas du serpent d’airain, c’est salutaire de reconnaître et de com- prendre la signification spirituelle d’un symbole biblique qui pointe finalement à Christ et au salut en Lui.


Pour les moniteurs: Le serpent est un symbole difficile à com- prendre: il nous montre la mort de Christ sur la croix (cf. Jean 3:14, 15), mais il est également utilisé pour faire référence à Satan (cf. Apoc 12: 9). Comment un symbole peut-il illustrer deux choses extrêmement opposées? Christ fut rendu semblable au péché (cf. 2 Cor. 5:21) et Il a pris nos péchés sur la croix, mais le fait reste évident qu’un symbole puisse représenter deux réalités très différentes.


Dans notre discussion sur les symboles cette semaine, la classe devra se rendre compte que ce n’est pas le symbole qui sauve mais la réalité qu’il représente. Comme une question de fait, la signification du sym- bole peut être inversée (cf. aussi le lion comme symbole pour Christ et Satan dans la Bible) et les choses tournent au vinaigre si nous mettons notre foi dans le symbole à la place de la réalité spirituelle représentée par lui. Il suffit de considérer ce qui est arrivé au serpent d’airain dans l’histoire d’Israël: il a finalement dû être détruit dans le temps d’Ézé- chias, parce qu’il était devenu une idole.



Discussion d’ouverture: Une bulle  bleue avec une fenêtre stylisée  en son centre, composée de quatre carreaux de couleurs rouge, vert, jaune et bleu – bien, vous l’avez compris: le bouton de démarrage virtuel du système d’exploitation installé sur la grande majorité des ordinateurs de cette planète. Cinq barres de longueurs croissantes de gauche à droite, espérant que toutes les cinq soient illuminées – et oui, vous l’avez encore une fois compris: la connectivité – le téléphone sans fil, le téléphone cellulaire, et autres. Une pomme avec un côté mâché – et on peut s’arrêter ici, l’image étant désormais claire – cet exercice n’est pas un test informatique, mais il sert à reconnaitre la puissance du symbole.


Notre vie semble être de plus en plus régie par des petites images abstraites, clignotant et éclatant de couleurs vives qui nous communiquent ce qu’il faut faire, où aller, quand pousser, et ce qui arrive après avoir poussé. Un symbole est habituellement un objet qui représente quelque chose d’autre. Un acte sym- bolique est capable de communiquer une réalité complexe et abstraite d’une manière très condensée et simplifiée. En classe, pensez à certains des sym- boles et / ou des actes symboliques qui sont importants dans votre culture.


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Le serpent d’airain pointait symboliquement à la mort de Christ sur la croix. Comment était-ce possible que les Israélites soient guéris simplement en voyant le serpent d’airain?


ÉTAPE 2—Explorer


Pour les moniteurs: Il est important de comprendre le temps de Jérémie dans le contexte plus large de l’histoire d’Israël, qui fut carac- térisée par des répétitions interminables d’apostasie et de rébellion. Ces répétitions rebelles incluent une conquête partielle du territoire pro- mis; le temps des juges avec toutes ses atrocités; la monarchie unie avec l’apostasie de Saül; l’adultère de David et l’idolâtrie de Salomon, suivie par la monarchie divisée, avec des listes interminables de mauvais rois, intercalés de quelques bons rois; la captivité assyrienne des tribus du nord; et la dégradation de Juda, qui a finalement conduit à l’exil baby- lonien. Pendant tous ces temps, Dieu avait envoyé des hommes, des femmes, des juges, des prophètes, des prêtres et des rois pour parvenir à la repentance d’Israël et au retour au Seigneur, mais sans succès. Cela ne devrait pas nous surprendre que Dieu ait finalement utilisé des symboles et des messages qui pointaient à l’irréversibilité de Ses jugements.

Commentaire biblique


Bien que les actes symboliques dans le livre de Jérémie soient pour la plupart, à caractère négatif, pointant vers l’irréversibilité du jugement de Dieu, le symbole que Dieu a choisi communique aussi les aspects positifs puissants de Son caractère. Le jugement et la miséricorde sont finalement deux côtés de la même médaille.



  1. Actes symboliques dans Jérémie (Relisez Jérémie 13:1–9, 19:1–15, 27:1–15, 28:10–17, 32:1–15, 43:8–13, 51:59–64 avec la classe.)


Derrière le vase brisé du potier et la ceinture de lin, Jérémie employait un certain nombre d’autres actes symboliques sous l’inspiration divine:  le joug qu’il devait porter autour de son cou montrait que Juda et les nations environnantes devraient se soumettre à Nabuchodonosor (cf. Jer 27: 15.1, 28: 10-17); le terrain à Anathoth que le prophète devait acheter d’un proche, quand l’armée babylonienne assiégeait déjà Jérusalem, sou- lignait une restauration future (cf. Jer 32: 1-15); les grosses pierres qu’il devait enterrer dans le pavé de briques du palais de Pharaon, à Tachpanès, annonçaient le triste destin de l’Égypte (cf. Jer. 43: 8-13); et puis, il y avait le rouleau qui contenait une prophétie sur le malheur de Babylone, lu par Seraja, un frère de Baruch, qui devait le lire pour les Babyloniens, attacher une pierre autour de lui, puis le plonger dans l’Euphrate sur le chemin de Babylone (cf. Jer. 51: 59-64).



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Alors que tous ces actes symboliques étaient de bons moyens d’attirer l’at- tention, ils servaient principalement à communiquer le message de Dieu d’une manière tangible, souvent dramatisé visuellement, et toujours très personnel. Le prophète lui-même est devenu une partie de la prophétie, parfois avec des conséquences douloureuses – pensez à Osée qui devait reconquérir sa femme du quartier rouge (la prostitution). La vie de Jérémie était indissolublement liée à son message et les actes symboliques qu’il accomplissait communiquaient souvent de manière plus approfondie que les paroles n’auraient pu le faire.



Considérez ceci: Pensez aux symboles importants de votre expérience chrétienne. Quelle est l’importance de ces symboles pour votre vie?


  1. Le vase brisé du potier (Relisez Jérémie 19: 1-15 et Romains 9:18 avec la classe.)


Cet acte symbolique amène l’image du potier dans une étape plus drama- tique encore. La vallée de Hinnom, au sud de Jérusalem, juste à la porte de la poterie, où Jérémie a rassemblé les leaders de Juda, était un site histori- quement sensible, car c’était un endroit où les sacrifices d’enfants avaient été offerts (plus tard profané par Josias, cf. 2 Rois 23 : 10). Le discours d’intro- duction de Jérémie était un rapport terrifiant et insupportable des atrocités qui avaient été commises dans cette vallée des siècles durant; en d’autres termes, l’idolâtrie dans sa forme la plus dégradée, y compris les sacrifices d’enfants, le tout sous les auspices des rois de Juda. Ensuite, l’acte symbolique fut effectué, et Jérémie prit le vase, qui est baqbuq en hébreu, indiquant peut- être le gargouillement que cela fait quand on boit de l’eau dans cet ustensile. Ce vase était utilisé pour stocker de l’eau ou du miel, produits précieux dans l’ancien Israël.


La tournure dramatique de l’imagerie ici est que le vase est brisé et détruit de manière irréversible. Alors que le potier dans Jérémie 18 pouvait encore changer la forme du vase – en d’autres termes, le sort national et individuel, en fonction de la repentance ou de l’incrédulité – le vase brisé ici est rendu inutile et « Sans qu’il puisse être rétabli ». Jérusalem et Juda devaient deve- nir comme la vallée de Hinnom, lieu puant de pourriture et de cadavres en décomposition sous l’attaque de Babylone, qui ne pouvait plus être évitée.



Considérez ceci: Quelle que soit la dureté de Son châtiment, pourquoi le jugement de Dieu sur Juda à ce moment était très juste et même miséricordieux, étant donné le contexte historique?


III.  La ceinture de lin pourrie (Relisez Jérémie 13: 1-11 avec la classe.)



L’acte symbolique de la ceinture de lin pourrie a probablement précédé le vase du potier brisé en terme chronologique. Cependant, cela sert comme un



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bon rappel de ce que Dieu avait prévu à l’origine pour Sa relation avec Israël.


Si on le prend littéralement – et il n’y a pas de raison impérieuse de le prendre au sens figuré – Jérémie aurait fait deux longs voyages à pied à l’Euphrate, une fois de plus, cela démontre comment la vie du prophète était impliquée par le message de Dieu. La ceinture de lin pourrie soulignait encore l’irréversibilité du jugement qui devait avoir lieu à travers l’exil babylonien. Pourtant, la ceinture, déposée dans l’Euphrate et récupérée plus tard (la ville de Babylone était située sur l’Euphrate), préfigurait une lueur d’espoir en ce qu’il viendrait un jour où Israël rentrerait de son exil.



Considérez ceci: Comment vous sentez-vous au sujet de ces actes sym- boliques qui soulignent le caractère inévitable des jugements de Dieu sur Juda? Comment révèlent-ils la miséricorde et la justice de Dieu pour vous?


ÉTAPE 3—Appliquer


Pour les moniteurs: Il est étonnant de voir à quel point Jérémie était personnellement impliqué dans le message qu’il prêchait: franchir quatre tours d’environ 560 km chacun; marcher autour de la ville avec un joug sur son cou; briser les vases devant les autorités sur un dépôt d’ordures malodorantes. Jérémie est resté fidèle à sa mission, même quand il avait le choix de laisser tomber. Le vrai christianisme est une chose qui doit péné- trer tous les domaines de notre vie.

Application:


Ê Jusqu’où va votre implication personnelle dans l’église de Dieu et Son message? Comment cela pourrait aller plus loin?


Ë Pourquoi Jérémie n’abandonne-t-il pas le navire en perdition après que Dieu ait démontré que l’exil babylonien arrivait sûrement?


ÉTAPE 4—Créer


Pour les moniteurs: Les symboles jouent un grand rôle dans notre vie, de même que dans l’église. Il serait bon de prendre conscience de leur présence et de leur signification dans nos discussions en classe et utiliser plus consciemment des symboles dans la proclamation du mes- sage de Dieu.

Activités de classe et individuelles:


Ê Invitez la classe à créer ou à trouver chacun un symbole de sa foi au cours de la semaine et l’amener à l’étude de la leçon du sabbat suivant.


Ë Pensez ensemble à un acte symbolique qui pourrait être utilisé lors d’un événement de l’église pour illustrer le message du salut de Dieu. Puis accomplissez cet acte symbolique devant toute l’église.

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*7–13 Novembre


(page 56 du guide standard)



La Crise  Continue





Sabbat aprèS-Midi


Lecture de la Semaine: Jer. 9 ; 10: 1-15, Rom. 1:25, Jer. 26,


Actes 17:30 ; 5: 34-41.


À quand remonte la dernière fois où vous avez eu à vous tenir fidèlement debout, au prix de votre propre vie, pour la vérité telle qu’elle est en Jésus? Si vous n’avez jamais eu à le faire, qu’est-ce qui ne va pas?


Verset à Mémoriser: « Mais que celui qui veut se glorifier se glorifie d’avoir de l’intelligence et de me connaître, de savoir que je suis l’Éternel, qui exerce la bonté, le droit et la justice sur la terre; car c’est à cela que je prends plaisir, dit l’Éternel. » (Jérémie 9:24, LSG).



es douleurs et les épreuves du serviteur de Dieu continuent. En fait, la plus grande partie du livre de Jérémie porte sur les défis et les luttes que le prophète éprouvait en essayant d’amener les


gens à écouter les paroles que le Seigneur cherche à leur transmettre par l’amour et la tendresse.


Imaginez ce qui serait arrivé si les gens avaient écouté Jérémie et avaient accepté l’avertissement du prophète. S’ils avaient écouté – si le peuple, les rois et les chefs s’étaient humiliés devant Dieu – la terrible crise ne serait pas arrivée. La chance de se repentir était devant eux. Même après qu’ils eurent fait tant de mal, tellement mal, la porte de la rédemption et du salut n’était pas fermée. La porte était ouverte; ils ont tout simplement refusé de marcher dans celle-ci.


Une fois encore, c’est tellement facile pour nous aujourd’hui de secouer nos têtes au sujet de la dureté de leurs cœurs. « Ces choses leur sont arrivées pour servir d’exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles » (1 Cor 10:11). Nous avons ces exemples devant nous. Qu’apprenons-nous d’eux?


*    Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 14 Novembre.



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8 Novembre



Que celui qui se vante . . .



(page 57 du guide standard)



Dans Jérémie 9, le prophète a commencé à se lamenter parce qu’il   a vu l’inévitable catastrophe s’abattre sur son pays et son peuple. Dieu avait prononcé un jugement sur Jérusalem, et quand Dieu dit quelque chose, Il le fait. Ce dont ils faisaient face n’était pas une chose fortuite, ce n’est non plus une de ces choses terribles et inexplicables qui se pro- duisent de temps à autre. Non, ce qu’ils allaient affronter était le juge- ment direct de Dieu. Et c’était cette réalisation qui causait à Jérémie une telle douleur. Son chagrin, cependant, n’était qu’un petit reflet de la douleur que Dieu devait avoir ressentie.


Bien que le contexte soit différent, cette citation saisit si bien l’idée:


« La croix révèle à nos sens émoussés la blessure faite à Dieu par le péché dès le début. Chaque manquement au bien, chaque acte cruel, chaque échec de l’humanité à atteindre l’idéal qu’il lui a fixé afflige   le Seigneur. Lorsque s’abattirent sur Israël ces désastres qui étaient la conséquence inéluctable de la séparation d’avec Dieu —le joug ennemi, la cruauté, la mort — il est dit que « l’Éternel [...] fut touché des maux d’Israël » Juges 10 :16. « Toutes leurs détresses [...] étaient pour lui (aussi) une détresse — [...] il les a soutenus et portés tous les jours d’autrefois. » Ésaïe 63 :9 » — Ellen G. White, Éducation, p. 211.


Lisez Jérémie 9, la triste complainte du prophète. Concentrez-vous en particulier sur les versets 23, 24. Pourquoi ces paroles sont encore pertinentes, même pour nous aujourd’hui?





Il a été dit que quand il s’agit de la mort, nous sommes tous comme une « ville sans murailles. » La sagesse, la gloire et les richesses, toutes ont leur place, mais s’appuyer sur ces choses, surtout au milieu de la catastrophe, ou quand la mort se profile, c’est inutile, vide de sens,    et vain. Au milieu de toutes les mises en garde au sujet du malheur, le peuple était averti à propos de ce qui compte vraiment, c’est de connaître et comprendre pour soi-même, au moins dans la mesure où nous pouvons, l’amour, la bonté, la justice et l’équité de Dieu. Quoi d’autre, qu’y a-t-il encore qui seul puisse nous donner espoir et récon- fort quand tout sur terre, tout ce qui est humain, y compris notre propre chair, nous manque?







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9 Novembre



Créatures ou Créateur?



(page 58 du guide standard)



Comme nous l’avons déjà vu, le peuple de Dieu était appelé à être différent des nations qui l’entouraient, ces dernières étant toutes impré- gnées de paganisme, d’idolâtrie, et de faux enseignements. Donc, beau- coup d’avertissements dans les cinq premiers livres de Moïse étaient surtout contre le danger de se conformer à ces pratiques de leurs voi- sins. Au lieu de cela, les Israélites devaient être des témoins de la vérité dans le monde, sur le Seigneur en tant que Créateur et Rédempteur. Malheureusement, environ une plus grande partie de l’histoire de l’An- cien Testament ne parle que de la façon dont ils étaient souvent attirés dans les pratiques mêmes contre lesquelles ils étaient avertis.


Lisez Jérémie 10: 1-15. Qu’est-ce que le Seigneur dit à Son peuple ici? Si ce même avertissement était donné aujourd’hui, à notre époque, dans notre culture et notre contexte, comment pourrait-il être écrit?





Jérémie dit au peuple ce qu’ils devraient avoir déjà connu: ces dieux païens ne sont que des créations humaines, créées par l’imagination démoniaque déformée de personnes elles-mêmes. C’est un excellent exemple de ce que Paul, des siècles plus tard, lorsqu’il écrit à propos de ceux qui « ont changé la vérité de Dieu en mensonge, et qui ont adoré et servi la créature au lieu du Créateur, qui est béni éternelle- ment. Amen! » (Rom. 1:25).


Notez dans ce verset comment Paul oppose la créature au Créateur. Ce même contraste est présenté dans ces versets de Jérémie, qui parlent à propos de l’impuissance et de la faiblesse de ces « dieux », par opposition au Seul vrai. Tout au long de ces textes, Jérémie essaie de montrer au peuple combien il est stupide et ridicule de mettre leur confiance dans ces choses, qui sont incapables de faire quelque chose. Tout cela contraste avec le Dieu Créateur, qui, non seulement a créé le monde, mais aussi, Il le soutient par Sa puissance (voir Hébreux 1: 3). Bien que ces textes soient anciens, le message est toujours aussi pertinent. Nous pourrions ne pas être tentés de se prosterner et d’ado- rer des statues faites de mains d’homme; non plus être consternés ou préoccupés par les signes dans les cieux. Cependant, il est toujours aussi facile de mettre notre confiance dans les choses qui ne peuvent nous sauver, tout comme ces idoles ne pouvaient sauver Juda au jour


du jugement.







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10 Novembre


Un appel à la repentance



(page 59 du guide standard)



Lisez Jérémie 26: 1-6. Quel espoir le Seigneur donne-t-Il au peuple ici?





Le message est le même que celui véhiculé tout au long de la Bible, dans l’Ancien et le Nouveau Testament, et c’est l’appel à la repentance, à se détourner de notre péché et à trouver le salut que Dieu donne à tous.


Quel est le message des textes suivants? 2 Chron. 6: 37-39, Ez. 14: 6, Matt.


3: 2, Luc 24:47, Actes 17:30.






« Tous les habitants de Juda étaient coupables, mais Dieu ne les abandonnait pas. C’est par eux que son nom serait exalté parmi les païens. Un grand nombre d’hommes qui l’ignoraient totalement devaient encore contempler sa gloire. C’était pour faire connaître ses desseins qu’il continuait à envoyer ses serviteurs avec ce mes- sage: « Revenez chacun de votre mauvaise voie. » (Jérémie 25:5)


« À cause de mon nom, ... déclarait-il par la bouche du prophète Ésaïe, je me contiens envers toi pour ne pas t’exterminer ... C’est pour l’amour de moi, pour l’amour de moi, que je veux agir; car comment mon nom serait-il profané? Je ne donnerai pas ma gloire à un autre. » (Ésaïe 48:9, 11) » — Ellen G. White, Prophètes et rois, pp. 336, 337.


Ancien Testament, Nouveau Testament — en fin de compte, le mes- sage de Dieu est le même pour nous tous: nous sommes pécheurs, nous avons fait le mal, nous méritons la punition. Mais par la croix de Christ, par la mort expiatoire de Jésus, Dieu a fait un moyen pour nous tous par lequel nous devons être sauvés. Nous avons besoin de reconnaître notre péché; nous avons besoin de revendiquer par la foi les mérites  de Jésus, qui nous sont gratuitement donnés, malgré notre indignité; et nous avons besoin de se repentir de notre péché. Et, bien sûr, la vraie repentance comprend l’exclusion du péché hors de notre vie par la grâce de Dieu.





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La sentence de mort



11 Novembre



(page 60 du guide standard)



De notre point de vue en regardant en arrière, il est difficile de croire la dureté de cœur des gens. Comme nous l’avons vu dans la leçon d’hier, le message de Jérémie, bien que dur, était toujours rempli d’espoir. S’ils se repentaient, Dieu les épargnerait les punitions hor- ribles qui, se basant sur les promesses et les malédictions de l’alliance, viendraient sur eux. Si seulement ils pouvaient le faire, ce qu’ils étaient censés faire, si seulement ils pouvaient obéir à Dieu et obtenir la béné- diction qu’apporte l’obéissance, alors tout irait bien.


Dieu pardonne, Dieu guérit, Dieu restaure. La disposition de l’Évan- gile, qui finirait par venir à travers le sacrifice de Jésus, serait suffi- sante pour pardonner tous leurs péchés et les restaurer.


Quel message d’espoir, de promesses, de salut!


Quelle fut la réponse à Jérémie et à son message? (Voir Jer. 26:10, 11.)







En Israël, seul un tribunal légalement réuni pouvait prononcer une sentence de mort. Seul un vote de la majorité des juges était acceptable pour prononcer une sentence de mort. Les prêtres et les prophètes persécutèrent Jérémie avec leurs accusations mortelles. Ceux qui s’op- posaient à lui voulaient le présenter comme un criminel politique et un traître.


Quelle fut la réponse de Jérémie? (Jer. 26:13–15).





Jérémie n’a pas reculé du tout; avec la menace de mort devant lui, le prophète, sans aucun doute dans une certaine crainte, n’a cependant pas adouci un seul mot du message qui lui avait été donné par le Seigneur, qui l’avait spécialement averti au début de ne réserver aucun mot (Jer. 26: 2). Ainsi, contrairement à un Jérémie qui pleurnichait parfois, se plaignait, et maudissait le jour de sa naissance, on le voit maintenant comme un homme de Dieu, fidèlement debout et avec conviction.




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12 Novembre



(page 61 du guide standard)




Jérémie échappe à la mort


Comme nous l’avons vu hier, quelles que soient ses craintes, quelles que soient ses propres émotions, Jérémie est resté ferme, plei- nement conscient de la mort éventuelle que sa position pourrait lui coûter. Il a averti très clairement les princes et le peuple dans Jérémie 26:15 (« véritablement », LSG, dit-il) que s’ils le tuaient, ils feraient face au châtiment pour avoir répandu le sang innocent. Jérémie savait qu’il n’était en rien coupable des accusations portées contre lui.


Lisez Jérémie 26: 16-24. Comment Jérémie a-t-il échappé à la mort?





Combien fascinant que les prêtres et les prophètes, ceux qui étaient censés être les chefs spirituels, ont dû être réprimandés et contestés par de simples « anciens » et des « gens ordinaires » qui se sont présentés pour la défense de Jérémie. Ils ont évoqué la mémoire de Michée, qui avait vécu un siècle avant Jérémie, en Israël. Le roi n’avait pas fait du mal à Michée, mais il avait écouté ses conseils, la nation tout entière s’était repentie, et le désastre fut évité, du moins pendant un certain temps. Maintenant ces gens à l’époque de Jérémie étaient plus sages que leurs dirigeants et voulaient épargner la nation de faire une grosse erreur en mettant un prophète de Dieu à mort.


L’acquittement a souligné que Jérémie n’était pas coupable des choses pour lesquelles il était accusé. Cependant, la haine des sacri- ficateurs et des prophètes devint plus forte. La colère et le désir de vengeance grandirent en eux au point de rebondir à un moment plus tard sur Jérémie avec leur fureur.


Sa libération signifiait seulement un moment de répit pour le pro- phète. Il n’était pas complètement hors de danger.


Ce que nous pouvons voir ici est un exemple de la façon dont cer- taines personnes ont appris des leçons de l’histoire tandis que d’autres, sachant la même histoire, ont refusé d’apprendre les mêmes leçons. Nous pouvons voir quelque chose de similaire des siècles plus tard, avec le pharisien Gamaliel et sa prudence par rapport aux autres diri- geants concernant la façon de traiter les disciples de Jésus.








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13 Novembre



(page 62 du guide standard)



Approfondissement: « Nous avons connu l’amour, en ce qu’il a donné sa vie pour nous; nous aussi, nous devons donner notre vie pour les frères » (1 Jean 3:16). Sans doute, nous pouvons regarder dans la nature, dans les relations humaines, et dans les merveilles de la création elle-même et avoir une vue de l’amour de Dieu. Cependant, le péché a beaucoup endommagé cette création, ainsi que notre capacité à apprécier ou même, à la lire correctement. Mais à la croix, les voiles furent arrachés, et il fut donné au monde la plus frappante et la plus forte révélation possible de cet amour – un amour si grand qui a conduit à ce qu’Ellen G. White a appelé « la scission des pouvoirs divins. » – The SDA Bible Commentary, vol. 7, p. 924.


La scission des pouvoirs divins?


Si grand était l’amour de Dieu pour nous que la divinité, dont les membres s’aiment l’un et l’autre de toute éternité, endura cette « scission » pour nous racheter.


« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné? » (Matt. 27:46) est la plus claire et la plus puissante expression de cette « scission » de ce qu’a coûté notre salut. Ici, nous pouvons à nouveau voir la douleur et la souffrance que le Seigneur a endurées à cause de notre péché. Pas étonnant, donc, que


« nous l’aimons parce qu’il nous a aimés le premier » (1 Jean 4:19). Bien sûr, en tant qu’êtres humains tombés, nous imitons seulement cet amour, et même cette imitation est souvent déformée par notre propre égoïsme et nos désirs pécheurs. L’amour de Dieu transcende le nôtre; nous réfléchissons l’amour de Dieu de la manière dont une huileuse flaque de boue reflète le ciel.




Discussion:






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Histoire


Agrandir ma vision: deuxième partie


Après avoir terminé l’école secondaire, j’ai travaillé comme représentant évan- géliste pendant trois ans. Un jour, j’ai visité un hôpital, et là j’ai vu quelqu’un qui m’était familier. Je l’ai à peine reconnu, mais c’était un de mes anciens copains de boisson, mon ami d’enfance. Il mourait de tuberculose et de SIDA. Je le regardai en état de choc, alors qu’il gisait là inconscient. C’était trop tard pour moi de partager Christ avec lui; mais je ne pouvais pas échapper à la conscience que si j’avais résisté à l’appel de Dieu, cela aurait pu être moi, couché dans cet état. Mon ancien ami mourut quelques jours plus tard. Cette expérience approfondit ma conviction que je devais répondre à l’appel de Dieu à chaque fois et partout. Le rejeter pourrait signifier la mort.


Je prévoyais être un représentant évangéliste pour le reste de ma vie. Après tout, c’était la page imprimée qui m’avait influencé à considérer Christ. Mais le champ local me fit appel pour être pasteur de trois églises. Je n’avais aucune formation en tant que ministre et n’avait jamais pensé faire ce genre de travail. J’ai lutté avant de décider de répondre à cet appel, car ce n’était pas dans la direction que je pensais que Dieu me conduirait. Néanmoins, j’ai finalement accepté l’appel.


Après plusieurs années de ministère, l’Union m’a encouragé à étudie à l’Uni- versité Solusi. Pendant les vacances scolaires, je tenais des réunions d’évangélisa- tion partout où on me faisait appel. La nouvelle se répandit que j’étais laïc, et plus d’invitations venaient. Je découvris que c’est ce que j’aimais faire.


Lors d’un cours d’évangélisation, un orateur nous défia d’élargir notre vision de la façon dont Dieu peut nous utiliser. « Ne vous limitez pas », dit-il, « et ne limitez pas Dieu. » Les mots de l’orateur me défièrent. Mais comment pourrais-je élargir ma vision de ce que Dieu attend de moi? Il avait déjà fait beaucoup plus que je pensais possible!


Plusieurs mois plus tard, je reçus un appel à tenir des réunions d’évangélisation en Afrique du Sud. Je regardai le calendrier et réalisai que les dates qu’on me don- nait étaient celles de mes examens finaux. En raison de ma prière pour que Dieu élargisse mon territoire, je n’ai rien dit aux gens en Afrique du Sud par rapport à mon dilemme, mais j’ai jeûné et prié afin que Dieu rende possible pour que j’y aille. Je croyais que Dieu ouvrirait la voie. Je savais que les dates des réunions n’étaient pas modifiables, et je savais que je ne pouvais pas changer la date de mon examen. Dieu est venu travailler en mon nom, et j’ai appris que mes examens étaient reportés jusqu’à une semaine complète. Je pouvais faire mes examens et encore évangéliser en Afrique du Sud!


Les réunions furent une grande bénédiction. Dix-neuf personnes ont donné leur vie à Dieu. Certes, Dieu a augmenté mon territoire, ma vision s’était élargie, et Il a fait d’un pécheur sans valeur un instrument volontaire de la puissance de Dieu.



Moïse Muyunda a terminé ses études en théologie et sert maintenant en tant que pasteur consacré en Zambie.



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La leçon en bref



Textes clés: Jérémie 9:1–26.


Objectifs:

Savoir: Étudier le concept biblique de ce que signifie connaître Dieu et ce qui arrive quand on ignore Sa lumière.


Ressentir: Comprendre pourquoi Jérémie a choisi la forme d’une plainte pour communiquer la profonde tristesse de Dieu sur un peuple qui a choisi d’adorer la créature aux dépens de son Créateur.


Agir: Réfléchir sur les domaines de la vie individuelle qui provoquent la douleur à Dieu et la repentance pratique dans le vrai sens biblique.



Plan de la leçon:

  1. Savoir: Connaître Dieu

A Qu’est-ce que cela signifie de connaître Dieu? Pourquoi est-ce plus qu’une simple connaissance intellectuelle, telle que la connaissance doc-


trinale de Dieu?


B Quels sont les domaines de notre vie qui sont touchés d’une manière pratique par la connaissance de Dieu?



  1. Ressentir: Une lamentation

A L’une des douleurs les plus profondes que nous pouvons ressentir c’est quand un proche meurt. Qu’est-ce que Dieu voulait communiquer à


travers le chant funèbre que Jérémie a proclamé dans le chapitre 9?


B Qu’est-ce que cela signifie en termes pratiques quand nous adorons la créature au lieu du Créateur?



III. Agir: La repentance

A La repentance n’est pas un mot populaire. À quoi ressemble la vraie repentance biblique?


B Il y a des moments où nous avons besoin de se lever comme Jérémie et d’appeler les autres à la repentance. Quelles pourraient être quelques- uns des dangers liés à cela?



Résumé: Connaitre ou ne pas connaitre Dieu se reflète clairement dans les choses pratiques de notre vie. C’est avant tout une connaissance relationnelle qui se traduit par un comportement chrétien. Là où la connaissance de Dieu est absente, l’idolâtrie sous toutes ses formes s’installe, et la vraie repentance s’avère nécessaire.


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Développement


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: Romains 1:25, Jérémie 10:1–15.


Concept clé de croissance spirituelle: En tant qu’êtres humains déchus, nous trouvons souvent plus facile d’adorer la créature au lieu du Créateur. La véritable adoration nécessite une relation intime entre notre Créateur et nous, basée sur la reconnaissance de l’état de notre péché, la repentance et l’acceptation du salut. Il est tellement plus facile d’adorer des choses que nous pouvons contrôler ou même des personnes que nous pouvons manipuler.

Pour les moniteurs:  Les idoles sont puissantes et elles l’ont toujours  été. Il est intéressant d’étudier dans le livre de Jérémie que le contraire de la connaissance de Dieu est souvent lié à un comportement injuste, mais avant tout, à l’idolâtrie. En d’autres termes, si je n’ai pas la connaissance salvatrice de Dieu, je vais « connaitre » quelque chose d’autre pour combler ce vide et se prosterner devant une certaine forme d’une chose ou créature à la place du Créateur. Alors que les idoles des temps bibliques pourraient ne pas nous attirer nécessairement à les adorer ces jours, il y a suffisam- ment d’idoles modernes qui peuvent fournir une bonne contextualisation du message de Jérémie pour la classe. Si possible, apportez une image de l’objet archéologique décrit ci-dessous. On peut facilement le trouvé dans les livres sur l’archéologie ou sur le site Web de la British Museum.



Discussion d’ouverture: Dans les années 1920 et 1930, Sir Charles Leonard Woolley excava les fosses royales d’Ur, la ville antique sur l’Euphrate, près du Golfe Persique où Abraham est né. Dans une fosse profonde, nommé par Woolley la « Grande fosse de la mort », un certain nombre d’objets d’art furent trouvés, l’un d’eux étant une statue de 45 cm de haut, qui illustrait une chèvre s’élevant dans un arbre de manière  à brouter les feuilles les plus tendres. Woolley l’identifia premièrement comme le bélier retenu dans un buisson dans l’histoire d’Abraham et d’Isaac (Genèse 22:13). Cependant, une étude plus approfondie a montré que c’était un insigne religieux populaire sur les anciennes images du Proche-Orient, montrant l’arbre de vie, qui était adoré dans le cadre des rituels de fertilité.


Bien que l’insigne peut très bien avoir une origine biblique (rappe- lez-vous, il y avait  un arbre de vie en Éden), il est venu à être large- ment adoré dans tout le Proche-Orient ancien et rattaché à la fertilité. L’adoration du Créateur a été remplacée par le culte de la créature. Cependant, si on analyse l’objet, c’est « juste » une statue dont les jambes et la tête sont couvertes d’or, de lapis-lazuli (pierre semi-précieuse) tout comme les cornes, et des coquillages pour le reste du corps, à l’exception des organes génitaux qui étaient également d’or (en montrant son impor- tance dans l’ancien culte de fertilité).



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En fait, il y avait un talentueux orfèvre depuis quelque 4500 ans qui eut l’idée de conception, acquit les matériaux, et fit l’idole. Quelles idoles des temps modernes êtes-vous en mesure d’identifier? Si vous les analysez, comment sont-elles faites, et qu’est-ce qui les rend attrayantes au culte?


ÉTAPE 2—Explorer


Pour les moniteurs: Nous devons nous rendre compte que tout péché a un écho, non seulement dans notre vie ici sur terre, mais aussi dans le ciel. Et cela ne concerne pas seulement les archives dans les registres. C’est au sujet d’un Dieu qui pleure quand Ses enfants vont mal. Autant qu’il y a de la joie pour chaque pécheur qui se repent (Luc 15: 7, 10), il y a aussi de la tristesse pour chaque pécheur qui ne se repent pas. Les parents qui voient leurs enfants faire de mauvais choix (en espérant que les parents soient inspirés) peuvent probablement avoir un aperçu de ce que Dieu doit ressentir. En effet, c’est vraiment tout à propos d’une relation profondément affectée par le péché. Le concept biblique de « connaitre » Dieu illustre ce point.

Commentaire biblique


L’Évangile de l’Ancien et du Nouveau Testament n’est pas trop com- pliqué. Lorsque nous perdons de vue Dieu, nous ouvrons les portes aux autres relations (souvent appelées « idolâtrie »); Il essaie de guérir notre relation brisée en nous appelant à la repentance, mais, malheureusement, nous aussi, nous Lui résistons souvent. C’est ce que Jérémie a connu en tant que porte-parole (prophète) de Dieu.


  1. Pleurer par manque de connaissance (Relisez Jérémie 9: 1-26 avec la classe.)


Les pleurs de Jérémie dans ce chapitre sont vraiment les pleurs de Dieu. À plusieurs reprises, l’expression de l’alliance intime « mon peuple » est utilisée (par exemple, les versets 1, 2 et 7). Les pleurs de Dieu (à travers Son prophète) nous rappellent une manifestation d’émotion similaire quand Jésus s’intéresse aux multitudes qui sont comme des brebis sans berger (Matt. 9:36), ou quand Il pleure à la mort de Lazare (Jean 11:35). C’est tout au sujet de la relation et, plus particulièrement, des relations brisées.


Dieu, par Jérémie, exprime à plusieurs reprises la crise relationnelle avec Son peuple: « ils ne me connaissent pas » (LSG). Quatre fois la racine hébraïque yada (« connaitre ») est utilisée dans ce chapitre (Jer. 9: 3, 6, 16 et 24), mais le sens de ce mot ne fait pas tant référence à la capacité intellectuelle à conserver les informations à propos de quelqu’un qu’à une expression de la plus haute qualité relationnelle. Ce mot est bien illustré par son utilisation pour décrire la relation plus intime entre mari et femme dans l’Ancien Testament: « Adam connut Ève, sa femme; elle conçut, et enfanta Caïn » (Genèse 4: 1, LSG).


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Donc, le manque de connaissance sur Dieu est un manque de relation avec Lui. Et inversement, la connaissance de Dieu est la seule chose pour laquelle nous pouvons nous vanter en toute sécurité (Jer. 9: 24).



Considérez ceci: Comment connaissez-vous Dieu? De quelles manières nous avons parfois tenté de réduire notre connaissance de Dieu à un exer- cice intellectuel aux dépens d’une relation personnelle?


  1.  Repentance et rejet (Relisez Jérémie 26: 1-17 et Actes 17:30 avec la classe.)


Nous devons nous rappeler que le livre de Jérémie n’est pas ordonné chro- nologiquement. Jérémie 26 (qui est en fait, daté avant le chapitre 25) enregistre le sermon que le prophète a prêché au temple au début du règne de Jojakim, quelque part entre 609 et 608 av. J.C. Il y avait encore la possibilité de se repentir et d’éviter l’exil, mais le temps était compté. C’était une application pratique de ce que Dieu avait décrit théoriquement avec l’image du potier, dans Jérémie 18.


« Peut-être écouteront-ils, et reviendront-ils chacun de leur mauvaise voie » (Jer. 26: 3, LSG). Cependant, la réaction n’a pas été positive, et Jérémie fut arrêté et jugé par un tribunal. Toutefois, l’accusé, un peu comme Étienne dans le Nouveau Testament (Actes 7), est devenu l’accusateur, et les versets 8-16 décrivent un procès complet, dans lequel Dieu, par Jérémie, trouva une autre occasion pour appeler Son peuple à la repentance. Jérémie n’était pas tellement préoccupé par la menace imminente de sa mort, il était plutôt inquiet du destin de son peuple.



Considérez ceci: C’était insupportable pour les chefs de Juda d’écouter le message de Jérémie. Ils ne pouvaient pas supporter que le prophète parle de la destruction possible de Jérusalem et du temple. Cela ne cadre pas avec leur vision du monde parce que le temple était devenu une idole et sa seule présence était pour eux l’assurance contre Babylone (Jer 7: 4). De même, quels sont les messages que nous pourrions ne pas aimer entendre?


III. Se tenir debout pour Dieu (Relisez Jérémie 26: 17-24 et Actes 5: 34-41 avec la classe.)



Tout comme Gamaliel se leva pour les apôtres après que Pierre fût libéré de prison et renvoyé au temple pour prêcher, Dieu a suscité « quelques-uns des anciens » qui ont défendu Jérémie en empêchant qu’il soit condamné à mort. Ils ont presque cité textuellement Michée 3:12, ce qui indique que son mes- sage – proclamé pendant le temps d’Ézéchias, environ une centaine d’années avant Jérémie – avait déjà été écrit et régi d’un statut canonique.


Les paroles de Michée furent entendues et écoutées, mais celles de Jérémie ne l’étaient pas, ce qui créait un fort contraste entre le fidèle roi Ézéchias



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et l’infidèle Jojakim. Cependant, les paroles de Michée furent réitérées avec conviction et au moment opportun, et la situation désastreuse de Jérémie fut désamorcée.



Considérez ceci: Se tenir debout pour Dieu n’est pas une chose facile à faire dans un environnement hostile et avec la pression des pairs. Qu’est-ce qui pourrait vous empêcher de parler au nom de Dieu?


ÉTAPE 3—Appliquer


Pour les moniteurs: Nous pouvons nous tenir debout avec convic- tion seulement pour quelqu’un ou quelque chose que nous connais- sons. Connaitre Dieu est un exercice expérientiel et relationnel, qui conduit loin de toute forme d’idolâtrie. De plus, cela conduit à de fortes convictions bibliques et au comportement moral correct. C’est réconfortant pour notre propre foi de voir que Jérémie n’était pas complètement seul, mais il y avait des gens qui se sont levés pour lui.

Application:


Ê L’idolâtrie implique le sacrifice aux idoles que nous créons. Dans l’ancien Israël, il y avait parfois même des sacrifices d’enfants. Quelles sont les choses ou les gens que nous sommes tentés de sacrifier sur l’autel de ce monde?




Ë Comment peut-on faire du message de repentance une partie positive de notre expérience chrétienne et du message de l’église?




ÉTAPE 4—Créer


Pour les moniteurs: Les médias jouent un rôle central dans la plupart des sociétés d’aujourd’hui. Des téléphones cellulaires aux tablettes, aux ordinateurs et aux téléviseurs, nous sommes constamment exposés aux idoles de ce monde. En tant que chrétien, nous devons évaluer de façon critique notre usage et notre dépendance aux médias.

Activités de classe et individuelles:


Encouragez les membres à faire un jeûne de médias (en se les privant) au cours de la semaine prochaine et à avoir, partout où cela est possible, un jour (ou une autre période de temps) sans les téléphones cellulaires et les téléviseurs ou d’autres gadgets médiatiques. Rapportez l’expérience au sabbat prochain.


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*14–20 Novembre


(page 64 du guide standard)


Les Réformes de Josias





Sabbat aprèS-Midi


Lecture de la Semaine: 2 Chroniques 33, Hab.1: 2-4, 2


Rois 22, Phil.2: 3-8, 2 Rois 23: 1-28, 1 Cor.5: 7.


Verset à Mémoriser: « Avant Josias, il n’y eut  point de roi qui, comme lui, revînt à l’Éternel de tout son cœur, de toute son âme et de toute sa force, selon toute la loi de Moïse; et après lui, il n’en a point paru de semblable » (2 Rois 23:25, LSG).



La rénovation du temple est une bonne chose, mais en fin de compte, qu’est-ce qui est vraiment crucial pour un vrai réveil et une vraie réforme? (voir Phil 2: 3-8).


es parents savent à quel point il est difficile de voir leurs enfants, en particulier quand ils sont plus âgés et hors contrôle parental, et font des choix que leurs parents savent que cela leur causera


préjudice. Bien sûr, le chagrin d’amour ne s’applique pas qu’aux parents et enfants: qui n’a pas vu à un moment donné des amis ou des parents ou toute personne faire des choix que vous connaissiez lui être nuisibles? C’est un aspect malheureux de ce que signifie avoir un libre arbitre. Le libre arbitre, le libre arbitre moral en particulier, ne veut rien dire si nous n’avons pas la liberté de faire de mauvais choix. Un être


« libre » qui peut choisir seulement le bien n’est pas vraiment libre ou même vraiment moral.


Ainsi, une grande partie de l’Écriture est l’histoire de Dieu avertis- sant Son peuple de ne pas faire de mauvais choix. Cela représente une grande partie du livre de Jérémie: les plaidoiries de Dieu, qui respecte le libre choix et la libre volonté, à la nation élue.


Et bien que, malheureusement, la plupart des histoires ne soient pas bonnes, cette semaine, nous allons arriver à voir une lueur d’espoir; c’est-à-dire, nous voyons l’un des quelques rois qui, en utilisant le libre arbitre, a choisi de faire ce qui « était juste devant le Seigneur. »


*   Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 21 Novembre.



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15 Novembre



(page 65 du guide standard)



Les règnes de Manassé et d’Amon


Même si nous aimons parler d’objectivité, en voyant les choses telles qu’elles sont réellement, en tant qu’êtres humains, nous  sommes irrémédiablement subjectifs. Nous voyons le monde, pas comme le monde est vraiment, mais comme nous sommes vraiment. Et parce que nous sommes des êtres déchus et corrompus, cette cor- ruption va affecter notre perception et notre interprétation du monde qui nous entoure. Sinon, comment, par exemple, peut-on expliquer quelqu’un tel que le roi Manassé (environ 686 à 643 av. J.-C.), en particulier ces premières années de sa terrible apostasie? On peut difficilement imaginer comment il justifiait en son esprit les horribles abominations qu’il a permises de se rependre en Juda.


Lisez 2 Chroniques 33. Qu’est-ce que cette histoire nous dit à propos de combien le roi Manassé était corrompu? Plus important encore, qu’est-ce que cela nous apprend sur la volonté de Dieu de pardon- ner?





Sans polémique, étant transporté à Babylone avec des crochets au nez et des fers de bronze, il était certain qu’un homme puisse repenser sa vie. Le texte est clair: Manassé s’était vraiment repenti de ses voies et, après sa restauration au trône, il chercha à réparer les dommages qu’il avait faits. Malheureusement, les dommages étaient plus grands qu’il aurait imaginé.


« Mais ce repentir, bien que remarquable, se manifesta trop tard pour arracher le royaume à l’influence corruptrice de l’idolâtrie pratiquée depuis de si longues années. Un grand nombre était tombé pour ne plus jamais se relever. » — Ellen G. White, Prophètes et rois, p. 527. Et, encore plus malheureux, parmi ceux qui avaient été terriblement touchés par l’apostasie de Manassé était son fils, Amon, qui a pris le trône après la mort de son père et qui « fit ce qui est mal aux yeux de l’Éternel, comme avait fait Manassé, son père; il sacrifia à toutes les images taillées qu’avait faites Manassé, son père, et il les servit » (2 Chron. 33:22, LSG). Pire, contrairement à son père, Amon ne se repen- tit jamais de ses voies.









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Un nouveau roi



16 Novembre



(page 66 du guide standard)




Un prédicateur a dit: « attention à ce que vous demandez en priant. Vous pouvez l’obtenir. » Israël a demandé à avoir un roi, tout comme les nations environnantes. Ils ont obtenu ce qu’ils demandaient, et la plus grande partie de l’histoire israélite après l’ère des juges est celle de la façon dont ces rois se corrompaient eux-mêmes sur le trône et, par conséquent, corrompaient aussi la nation.


Néanmoins, il y avait toujours des exceptions, tel que le roi Josias, qui monta sur le trône en 639 av. J.C. et régna jusqu’en 608 av. J.-C.


Quel était le contexte dans lequel le nouveau roi était venu au trône?


(Voir 2 Chron. 33:25)





Bien que la démocratie soit censée être le gouvernement par le peuple, elle n’a pas été généralement conçue pour fonctionner ainsi  dans ce cas.


Néanmoins, les gens ont fait connaître leur volonté, et tout se passa selon leur volonté. Le jeune roi monta sur le trône à un moment de grande agitation, d’apostasie, et de violence, même au plus haut niveau du gouvernement. Voyant ce qui se passait, de nombreux fidèles dans le pays se demandaient si les promesses de Dieu à l’ancien Israël, pouvaient jamais être accomplies. « À vues humaines, le dessein de Dieu en faveur du peuple élu semblait presque relever du domaine de la chimère. » —Ellen G. White, Prophètes et rois, p. 529.


L’anxiété des fidèles a été exprimée dans les paroles du prophète Habacuc dans Habacuc 1: 2-4. Que dit le prophète?




Malheureusement, la réponse aux problèmes de l’iniquité, la violence, les conflits, et l’anarchie viendrait, mais du nord, des Babyloniens, que Dieu a voulu utiliser pour apporter le jugement sur Son peuple capri- cieux. Comme nous l’avons vu tout au long, cela n’aurait pas dû être ainsi; cependant, à cause de leur refus de se repentir, ils ont subi la punition que leurs péchés amenaient sur eux.



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Josias sur le trône



17 Novembre



(page 67 du guide standard)




« Josias avait huit ans lorsqu’il devint roi, et il régna trente et  un ans à Jérusalem. Sa mère s’appelait Jedida, fille d’Adaja, de Botskath. Il fit ce qui est droit aux yeux de l’Éternel, et il marcha dans toute la voie de David, son père; il ne s’en détourna ni à droite ni à gauche. » (2 Rois 22: 1, 2, LSG).


En considérant le contexte de Josias venant au trône, qu’est-ce qui est si remarquable dans les textes ci-dessus.?






La Bible ne nous donne pas d’explication pour ce remarquable jeune homme qui, vu les circonstances, était très probablement bien parti  pour être aussi corrompu et méchant que son père avant lui. Toutefois, ce n’était pas le cas. Pour une raison quelconque, il a choisi une voie différente, et qui devait avoir un impact positif, mais finalement limité, sur la nation.


2 Rois 22 mentionne ce que Josias a fait en ce qui concerne le temple. De la dédicace du temple par Salomon, de longs siècles s’étaient écou- lés jusqu’aux réformes de Josias (622 av. J.C.) Les rois n’avaient pas vraiment pris soins du temple. Le temps avait érodé le bâtiment, qui avait été autrefois magnifique. Le jeune roi vit que le temple n’était plus adapté au culte, un résultat de longues années de négligence.


Que fit Josias quand il a découvert que le temple était dans un tel état négligent? 2 Rois 22: 3-7.






Aujourd’hui, nous dirions que le roi a envoyé son ministre des finances chez le grand prêtre et lui a demandé de planifier et de superviser les matériaux et la main-d’œuvre nécessaire pour rénover le temple. Ils n’ont fait aucun rapport de l’argent avec lequel ils condui- sirent les activités parce qu’ils étaient fidèles en toutes choses. Pour une raison quelconque, Josias a eu confiance en eux, et aussi loin que le montre le récit, la confiance du roi a été honorée.




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Le Livre de la Loi



18 Novembre



(page 68 du guide standard)



La rénovation du temple, centre du culte israélite, était importante, mais la rénovation d’un bâtiment n’était pas tout ce qu’il fallait.


La plus belle et complexe structure, bien conçue pour aider les adorateurs à sentir la puissance et la grandeur du Seigneur, n’est pas assez en elle-même pour évoquer la piété parmi le peuple. L’histoire est remplie de tristes histoires de gens qui étaient une minute « en  train d’adorer » dans une belle église quelque part et qui marchaient la minute suivante dehors pour commettre une atrocité, qui était peut-être même encouragée par ce qu’ils ont appris à l’intérieur de cette belle structure.


Que s’est-il passé lors de la rénovation du temple? Quelle est la puissante signification de la réaction de Josias à ces événements? 2 Rois 22: 8-11.




Ils ont trouvé le « Livre de la Loi. » La Bible ne précise pas quels écrits de Moïse furent trouvés. Ils furent probablement retrouvés enfuis dans le mur, quelque part dans le temple.


Lisez 2 Rois 22: 12-20. Quel était le message de Dieu par Hulda pour  le peuple et pour le roi Josias? Qu’est-ce que ces paroles devraient nous dire?





Hulda a transmis le même message que Jérémie avait déjà prophé- tisé plusieurs fois. Ceux qui s’étaient détournés de Dieu avaient creusé leurs propres tombes par leurs actes, et ils allaient récolter les consé- quences. Josias ne verrait jamais le trouble et mourrait en paix.


« Dieu fit répondre à Josias par la prophétesse Hulda que la ruine  de Jérusalem ne pouvait être évitée. Même si le peuple s’humiliait devant le Seigneur, il n’échapperait pas au châtiment. Il s’était endurci si longtemps dans le mal que, s’il évitait le châtiment, il retournerait bientôt à ses errements. « Dites à l’homme qui vous a envoyés vers moi, déclara la prophétesse, qu’ainsi parle l’Éternel: Voici, je vais faire venir des malheurs sur ce lieu et sur ses habitants, selon toutes les paroles du livre qu’a lu le roi de Juda. Parce qu’ils m’ont abandonné et qu’ils ont offert des parfums à d’autres dieux, afin de m’irriter par tous les ouvrages de leurs mains, ma colère s’est enflammée contre ce lieu,    et elle ne s’éteindra point. » (2 Rois 22:15-17). » — Ellen G. White, Prophètes et rois, pp. 550, 551.


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19 Novembre



(page 69 du guide standard)





Les Réformes de Josias


Malgré l’avertissement des malheurs, Josias était toujours déterminé à faire ce qui était « juste aux yeux du Seigneur. » Peut-être que la catastrophe ne pouvait pas être évitée, « Mais en annonçant les châ- timents célestes, le Seigneur ne supprimait pas l’occasion pour Juda  de se repentir et d’opérer une réforme. Josias vit là le désir de Dieu de tempérer ses châtiments par sa miséricorde. Il décida donc de faire l’impossible pour apporter les réformes nécessaires. » — Ellen G. White, Prophètes et rois, pp. 551, 552.


Lisez 2 Rois 23: 1-28. Quelle était l’essence de la réforme que le fidèle roi cherchait à apporter à sa nation corrompue? Qu’est-ce que ces actes nous disent à quel point les choses allaient très mal dans la nation élue?





Josias assembla tout le peuple à Jérusalem afin de renouveler leur alliance avec Dieu. Le Livre de la Loi récemment trouvé fut lu, et puis ils ont fait le vœu de suivre le Dieu d’Israël.


Le roi n’exécuta pas ce travail par lui-même, mais il demanda à ceux qui avaient ces responsabilités spirituelles de faire ce qui était néces- saire. Par exemple, à travers les siècles, différents objets — statues et symboles qui popularisaient les cultes étrangers en Israël — avaient été recueillis dans le temple. Parfois, ces objets avaient fait partie des conditions de paix, imposées à la nation; parfois des rois les exhibaient pour signifier leur autonomie, un signe de reddition. Quelles que soient les raisons, ils n’appartenaient pas à ce lieu, et Josias ordonna de les enlever et de les détruire.


Aussi, la célébration de la Pâque pendant la réforme de Josias ne se passa pas seulement dans les ménages et familles, comme cela avait été la coutume avant, mais alors, toute la nation a célébré la pâque ensemble. Son message symbolique pour le peuple, c’est qu’ils avaient quitté l’ancienne ère derrière eux, et qu’ils étaient maintenant entrés dans une nouvelle époque dans laquelle ils se sont engagés à servir le vrai Dieu, qui les a fait sortir d’Égypte, qui a fourni une maison pour leurs tribus comme Il l’avait promis, et qui était avec eux dans leur vie quotidienne.








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20 Novembre



(page 70 du guide standard)



Approfondissement: Comme la leçon l’a dit, la profondeur de la corruption dans laquelle était tombé Israël peut être vue dans le genre de réformes que Josias avait entrepris. Comment, cependant, la nation pou- vait-elle tomber jusque-là? En un sens, la réponse est simple: c’est parce que l’humanité est tombée jusque-là. Jusqu’où l’humanité était dégradée  fut révélé dans une célèbre expérience menée à l’Université de Yale dans les années 1960.


Les participants étaient amenés arbitrairement par des annonces dans les journaux en leur disant d’administrer des chocs électriques aux personnes attachées dans des chaises dans une autre pièce. Les interrupteurs qui permet- taient d’administrer les chocs étaient marqués de « Choc léger » à « Danger: choc sévère », dont deux plus inquiétants, marqués « XXX ». Les participants furent informés pour administrer les chocs selon les ordres du spécialiste qui dirigeait l’expérience. Quand ils le faisaient, les participants entendaient les gens de l’autre chambre crier et plaider pour la miséricorde. En réalité, les gens de l’autre chambre ne faisaient juste que du spectacle; ils ne recevaient pas des chocs du tout. Le point de l’étude était de voir jusqu’où ces partici- pants « normaux » iraient en infligeant ce qu’ils pensaient être la douleur à ceux qu’ils ne connaissaient pas, tout simplement parce qu’ils avaient reçu l’ordre de le faire. Les résultats étaient ahurissants. Bien que de nombreux participants étaient anxieux, désemparés, et même en colère, cela n’a pas empêché un superbe 65 pour cent d’administrer de sévères « chocs » à ces personnes, croyant qu’elles souffraient vraiment. « Les gens ordinaires », écrit le scientifique qui a mené l’expérience, « tout simplement faisant leur travail, et sans aucune hostilité particulière de leur part, peuvent devenir des agents dans un processus destructeur terrible. » Et aujourd’hui même? Beaucoup de gens « ordinaires » ont fait des choses terribles à travers l’histoire, ou même aujourd’hui. Trop de personnes le font, à coup sûr. Pourquoi? Les chrétiens savent la réponse. Nous sommes pécheurs, purement et simplement.


Discussion :





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Histoire


La main salvatrice de Dieu: première partie


Le pasteur Wesley Banda coordonnait l’église dans plusieurs villages au Malawi. La famille vivait dans une maison de deux pièces. Puisque la région n’avait pas d’électri- cité, Mme Banda préparait le repas de famille à l’extérieur sur un feu ouvert.


Un soir, après le dîner, Mme Banda est retournée à son feu pour préparer le repas du matin, le sadza (une bouillie épaisse de farine de maïs). Son mari était assis dans la pièce de devant, en travaillant sur des papiers. Les enfants étaient assis attendant tranquillement pour les dévotions familiales, mais Joshua (cinq ans) s’était endormi.


Comme pasteur Banda allumait la lampe à pétrole, leur seule source de lumière, la flamme fumait parce que la lampe était à court de carburant. Il prit le pétrole et com- mença à remplir le réservoir. Mais à son insu, le pétrole était contaminé d’une petite quantité d’essence. Comme il versait le carburant dans le réservoir de la lampe, les fumées devinrent vives, et la lampe explosa dans ses mains.


Instinctivement, Pasteur Banda jeta la lampe à travers la pièce, mais ses vêtements prirent feu. Mme Banda voyait son mari éteindre le feu par la porte. Elle jeta immé- diatement une casserole d’eau sur ses vêtements tout brûlants et les tira au sol. Bientôt le feu était éteint.


Les enfants coururent hors de la maison, en criant, « au feu! Feu! » La combustion de carburant avait mis le feu au salon. Dans l’excitation, personne n’a remarqué qu’il manquait le petit Joshua. Quelques instants plus tard Mme Banda regarda la porte et vit Joshua ramper hors de la maison; ses vêtements étaient en feu. Elle hurla et saisi son plus jeune enfant et le plongea dans une casserole d’eau. Le feu siffla et s’éteignit, mais Joshua était terriblement brûlé.


Leur village n’avait pas de clinique ou d’hôpital; alors, un voisin courut à la maison d’un fermier qui avait une voiture. Ils frappèrent à sa porte et supplièrent pour son aide immédiate. Il se précipita pour conduire les Bandas à l’hôpital le plus proche. Même ainsi, il était presque minuit quand la famille est entrée dans la salle d’urgence de l’hôpital. Il y avait déjà plus de quatre heures depuis l’explosion.


Les médecins secouaient leurs têtes quand ils regardaient les brûlures dont souf- fraient le pasteur et son fils. Les brûlures du pasteur Banda étaient graves, mais le petit Joshua était blessé encore plus sérieusement. De terribles brûlures couvraient  ses jambes, son ventre, et sa poitrine. À chaque mouvement, le petit garçon criait de douleur. Même tandis que les médecins travaillaient pour sauver le père et le fils, certains médecins essayaient déjà de préparer la famille à la probabilité que Joshua ne survivrait pas.


« Nous faisons tout notre possible pour votre fils », dit le médecin doucement.


« Mais il est tellement brûlé que ce serait une bénédiction s’il mourrait ».


« Non! » dit fermement Mme Banda. « Dieu l’a déjà sauvé la vie. Faites ce que vous devez faire, mais Dieu sauvera mon fils. »




À suivre ....





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comment aires pour les moniteurs





La leçon en bref



Textes clés: 2 Rois 23:1–28.


Objectifs:

Savoir: Apprendre des réformes religieuses du roi Josias et comment elles ont fourni une lueur d’espoir au milieu de l’apostasie et de l’idolâtrie.


Ressentir: Apprécier le courage qui caractérise le jeune roi Josias et la détermination avec laquelle il a poursuivi son désir de suivre Dieu.


Agir: Être déterminé à faire de la reforme une partie intégrante de l’expé- rience chrétienne et à être prêt à réformer quand cela est nécessaire.



Plan de la leçon:

  1.  Savoir: Josias, le dernier fidèle roi de Juda

A Comment était-il possible que Josias soit différent de ses mauvais  ancêtres?


B Comment la découverte de la loi pendant les travaux de la rénovation du temple a-t-elle contribué à la réforme de Josias?



  1.  Ressentir: Zélé pour la cause de Dieu

A Nous pouvons nous sentir parfois las des gens trop zélés à l’église. Comment pouvons-nous développer un zèle sain pour la cause de Dieu?


B Comment pouvons-nous préserver notre premier amour chrétien, qui est notre enthousiasme initial pour Dieu?



III. Agir: La réforme personnelle

A Pourquoi la réforme ne doit-elle pas être un événement ponctuel dans notre expérience chrétienne?


B Quand la réforme est-elle nécessaire dans notre propre vie? Quels sont les indicateurs qui appellent à la réforme?



Résumé: Le règne et les réformes de Josias étaient le dernier intermède de fidélité et de paix au milieu de l’obscurité spirituelle qui a précédé l’exil babylonien. Ce jeune roi avec tout son enthousiasme, son zèle et sa déter- mination, a démontré qu’il était en effet possible de suivre Dieu entière- ment, même si cela n’a pas suffi pour éviter le désastre à venir.





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Développement


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: 2 Chroniques 33, Habacuc 1:2–4.



Concept clé de croissance spirituelle: La grâce de Dieu est  tou- jours puissante, mais elle devient particulièrement importante et plus visible quand elle sauve quelqu’un qui était très loin de Dieu. Ensuite, elle démontre que même ceux que nous croyons irrécupérables peuvent être atteints par un Dieu puissant.


Pour les moniteurs: Le règne de Manassé est caractérisé par une chaîne interminable d’atrocités qui culminaient dans le sacrifice de ses propres enfants. De l’idolâtrie à la sorcellerie, du culte de Baal à la mise en place des images dans le temple, il a fait tout et pire encore. En outre, il a régné pendant 55 ans, un temps suffisamment long pour consolider toutes ces abominations dans la vie religieuse et culturelle de Juda. Son fils Amon n’a pas fait mieux; il fut finalement tué par ses propres serviteurs. Ce fut la dynastie dans laquelle le roi Josias est né. Il serait important de montrer à la classe comment Dieu peut transformer un tel mauvais héritage en quelque chose de positif par Sa grâce.



Discussion d’ouverture: Il y aura quelques  surprises majeures dans le ciel pendant le millénium. L’une de ces surprises pourrait être le moment où le prophète Ésaïe tourne un angle vif sur les rues pavées d’or de la Jérusalem céleste et croise quelqu’un. Lorsque toutes les excuses sont faites, les deux vont jeter un regard de plus près l’un sur l’autre, et Ésaïe va soudainement remarquer avec surprise qu’il est en face du roi Manassé, celui-là même qui l’a très probablement tué des milliers d’années.


Selon la tradition juive, telle que rapportée dans le Talmud, Ésaïe s’était caché dans un arbre en fuyant Manassé, mais il fut trahi par les franges de son vêtement et l’arbre fut scié en deux sur ordre de Manassé, tuant ainsi le prophète. C’est un écho de ce récit dans Hébreux 11:37, 38, décrivant les souffrances des prophètes de l’Ancien Testament (voir également Ellen G. White, Prophètes et rois, pp. 524, 525). On peut imaginez les deux hommes assis quelque part le long de la rivière près de l’arbre de vie, quand Manassé dit à Ésaïe l’histoire de la grâce de Dieu: comment il fut capturé par les Assyriens et emmené à Babylone, où il s’est finalement tourné vers Dieu en se repentant de tout le mal qu’il a commis.


La conversion de Manassé est l’une des histoires bibliques les plus dra- matiques de la puissance de Dieu, qui change des meurtriers idolâtres en hommes et femmes vertueux. Nous avons parfois des idées très claires de qui mérite et qui ne mérite pas d’être sauvé. Manassé n’en avait certai- nement pas. Comment pouvons-nous éviter ce type de pensée négative et de jugement?



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ÉTAPE 2—Explorer


Pour les moniteurs: Josias était âgé de seulement huit ans lorsqu’il devint roi, un petit enfant. Cependant, à partir d’un âge très précoce, il était déterminé à faire ce qui est droit aux yeux de l’Éternel. Le nom de la mère du roi, celle-ci étant toujours mentionnée en parlant des rois de Juda, était « Jedidah, fille d’Adaja ». Si la signification de ces noms (« bien-aimé de l’Éternel » et « témoin de Yahvé ») avaient quelque chose à voir avec leurs caractères, c’était probablement leur influence aimante et fidèle qui instruisit Josias pour sa grande œuvre.

Commentaire biblique


Deux choses centrales à l’Évangile sont la mort de Christ sur la croix  et la Loi de Dieu. Les deux sont des ingrédients essentiels dans l’histoire de Josias, quand il découvre le Livre de la Loi dans le temple pendant les rénovations, puis rétablit la célébration de la Pâque, qui préfigure typolo- giquement le calvaire.


  1. La rénovation du Temple (Examinez 2 Rois 22: 1-11 avec la classe.)


Le déclin de l’Assyrie et la montée de Babylone pendant le règne de Josias créée un vide de pouvoir qui a ralenti les pressions extérieures sur Juda, permettant à Josias de vivre ses convictions sans ingérence extérieure. Il est intéressant de noter que dans l’Ancien Testament, la paix politique a souvent coïncidé avec la fidélité des rois.


Autour de 622 av. J.C., Josias décida de rénover le temple, ce qui conduisit à plus de réformes. Le livre de la loi était peut-être caché dans une chambre secrète, une geniza (« cachette ») qui était réservée au stockage des manus- crits bibliques, un élément architectural qu’on peut encore trouvé dans les synagogues et qui a souvent conduit à la découverte de textes importants (par exemple, la Geniza du Caire).


Les chercheurs ont débattu du contenu du Livre de la Loi qui était trouvé. Une vision critique de la rédaction du Pentateuque a suggéré que le livre du Deutéronome fut écrit par des prêtres pendant le temps de Josias, puis, il reçut une légitimation mosaïque en inventant l’histoire de sa « découverte » dans le temple. Toutefois, l’expression « Livre de la Loi » est une référence qui est inclusive de l’ensemble du Pentateuque. L’effet de sa lecture sur Josias et le peuple – en d’autres termes, la célébration de la Pâque et la réforme de l’al- liance sont autant le reflet de Lévitique 26 tout comme de Deutéronome 28.




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Ce fut une redécouverte de la loi de Dieu sous la forme d’un manuscrit  de la Torah, et le message est clair: toute réforme doit être basée sur la lecture de la Parole de Dieu et non sur des programmes humains. C’est là   où commence la vraie réforme, et Josias, en déchirant ses vêtements en réponse à la lecture, démontre sa volonté à se repentir et à réformer.



Considérez ceci: Partagez un moment où vous avez vécu un effet simi- laire dans votre propre vie ou dans la vie de votre église locale, suite à la lecture de la Parole de Dieu.


  1.  Le message de Hulda (Relisez 2 Rois 22: 12-20 et Philippiens 2: 3 avec la classe.)


Hulda fait partie d’un groupe de cinq prophétesses de Dieu dans la Bible qui sont identifiées comme telles (Marie [sœur de Moïse et d’Aaron], Deborah, Hulda, la femme d’Ésaïe, et Anne). Josias a immédiatement demandé la direction prophétique. Il est intéressant de noter qu’il ne s’est pas tourné vers Jérémie, mais comme au temps d’Ézéchias, il y avait deux prophètes contemporains (Michée et Ésaïe) que Dieu utilisait pour différents moments et avec des messages particuliers.


Malheureusement, le message de Hulda coïncidait avec celui de Jérémie en pointant à la fatalité de l’exil babylonien. Cependant, il y avait un message positif pour le jeune roi, maintenant âgé de 26 ans. Tout le malheur qui devait tomber sur Juda viendrait seulement après sa mort.


La réaction de Josias en suivant cette prophétie est une question cruciale, et cela établit une relation avec Philippiens 2: 3-8. Josias aurait pu se contenter en se réinstallant sur la base de cette prophétie pour vivre son règne dans l’in- différence, puisqu’il était en sécurité. Mais contrairement à cela, il se lança dans une des plus grandes réformes religieuses jamais rapportée par la Bible.



Considérez ceci: Trop souvent, nous nous impliquons dans l’œuvre de Dieu seulement après s’être assurés qu’il y a quelque chose de bon pour nous. Comment pouvons-nous être comme Josias ou Jésus, qui n’ont rien fait pour des motifs égoïstes?


III.  Réforme et Pâque (Relisez 2 Rois 23 et 1 Corinthiens 5: 7 avec la classe.)



Il est intéressant de voir la quantité de détails avec lesquels la Bible décrit les réformes que Josias a menées. Ce faisant, il crée un fort contraste avec la liste longue et détaillée des atrocités que Manassé et Amon ont commises. De toute évidence, Dieu est méticuleux dans le dénouement du mal.


La réforme a commencé avec un rituel de renouvellement de l’alliance (2 Rois 23: 1-3). Ensuite, elle commence là où finit l’abomination de Manassé – dans le temple (2 Chron. 33: 7), en démolissant le poteau sacré et en détruisant les quartiers des prostitués.



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De là, Josias se déplaça à l’extérieur de l’enceinte du temple, étendant ses réformes à Jérusalem, Juda, puis vers le nord jusqu’à Bethel, en récupérant l’ensemble d’Israël une fois de plus pour Dieu.


Un complément des réformes de zones détruites est le rétablissement de la Pâque qui remplace toutes les précédentes célébrations aussi loin que les jours de Samuel. De cette façon, Josias commémora la rédemption de la sor- tie de l’Égypte et préfigura la mort de Christ sur la croix, unissant ainsi la loi et la grâce, qui devraient être le but ultime de toute réforme (cf. 1 Cor. 5: 7).



Considérez ceci: Comment pouvons-nous trouver un équilibre sain entre un zèle pour la loi de Dieu et une démonstration de Sa grâce?


ÉTAPE 3—Appliquer


Pour les moniteurs: Il y a un certain nombre de bonnes leçons à tirer du règne de Josias: la valeur d’une éducation pieuse et fidèle (sa mère et sa grand-mère), suivre Dieu malgré les chances d’un milieu familial dysfonctionnel (son père et son grand-père), raffermir ses décisions à la lecture de la Parole de Dieu, être enthousiaste pour l’œuvre de Dieu, travailler pour Dieu sans motivations égoïstes.

Application:


Ê Les réformes de Josias ont pris la loi et la grâce ensemble dans la célébration de la Pâque et les réformes qui en découlaient. Comment pou- vons-nous mettre ces deux aspects ensemble dans notre vie?


Ë Réfléchissez sur votre motivation en étant impliqué dans l’œuvre de l’église. Quel danger y a-t-il à le faire pour la reconnaissance, le gain des points chez Dieu, ou toute autre raison égoïste? Comment pouvons-nous nous assurer que nous le faisons pour de bonnes raisons?


ÉTAPE 4—Créer


Pour les moniteurs: La célébration de la Pâque renouvelée sous Josias était un grand événement qui servait de renouvellement de l’alliance pour Juda. Illustrez combien nous avons besoin également des événements dans notre vie d’église qui réaffirment notre foi.

Activité de classe et individuelle:


Planifiez un service avec votre classe au cours duquel les textes bibliques concernant la réforme de Josias, ainsi que le chapitre correspondant d’Ellen


  1. White dans Prophètes et rois, seront lus. Prenez le temps de réfléchir aux réformes dans votre propre vie et prévoyez du temps pour des témoignages sur ce qui est arrivé lorsque vous avez vécu la réforme dans votre vie.

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*21–27 Novembre


(page 72 du guide standard)



Le Joug de Jérémie






Sabbat aprèS-Midi


Lecture de la Semaine: Jer. 16: 1-13; Osée 1: 1-3; Jer. 27:


1-18; Dan. 4 :25; Jer. 28; 2 Tim. 4: 3, 4.


Hanania, dont le nom signifie « Dieu a été miséricordieux », semblait présenter un message de grâce, de pardon et de salut. Quelles leçons devons-nous tirer de ce faux prédicateur de grâce?


Verset à Mémoriser: « Et il disait à tous: Si quelqu’un  veut venir à ma suite, qu’il se renie lui-même, qu’il se charge de sa croix chaque jour, et qu’il me suive. » (Luc 9:23, Jérusalem).



omme nous l’avons déjà vu, les prophètes de Dieu prêchaient non seulement en paroles, mais aussi en paraboles. Parfois, les prophètes devaient vivre les messages; c’était un autre moyen de


démontrer ce qu’ils disaient.


Ainsi, Jérémie était encore appelé à « vivre » les paroles qu’il devait livrer. Tout d’abord, il a dû porter un joug de bois. « Ainsi m’a parlé l’Éternel: fais-toi des liens et des jougs, et mets-les sur ton cou » (Jer. 27: 2). Cela a dû être une lourde tâche, même dans la meilleure des circonstances; dans ce cas, c’était devenu plus difficile, car un faux prophète contestait ce que disait Jérémie. Cette semaine, nous allons porter un regard puissant sur le combat entre la vérité et l’erreur pour gagner les cœurs et les esprits du peuple. Nous verrons aussi comment un message de grâce peut aussi être un faux message.


Il fut également interdit à Jérémie d’être en deuil quand les autres pleuraient et de se réjouir quand les autres se réjouissaient. Dans ces cas, le point était d’aider les gens à réaliser ce qui allait arriver à cause de leurs péchés, et ainsi de se repentir et d’obéir, ce qui réduit les conséquences de leurs tristes actions pécheresses.


*   Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 28 Novembre.



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Une vie solitaire



22 Novembre



(page 73 du guide standard)



Sans polémique, le sort de Jérémie dans la vie n’était pas facile (il était le premier à l’admettre aussi!). Les choses, cependant, étaient encore plus difficiles que ce que nous aurions imaginé.


Lisez Jérémie 16: 1-13. Quel était le message du Seigneur à Jérémie ici? Bien que dur, de quelle façon cela aurait été une bénédiction pour le prophète? (Comparez avec Osée 1:1-3)







Contrairement à Osée, qui devait épouser une prostituée afin de montrer comment la relation entre le Seigneur et Israël était devenue corrompue à cause de la prostitution spirituelle de la nation, Jérémie devait s’abstenir du mariage et d’avoir des enfants. C’était quelque chose plutôt rare et extrême à l’époque et à la culture. En Israël, fon- der une famille était très important pour chaque jeune homme. Outre l’amour et la compagnie entre conjoints, il était également important d’avoir une descendance pour pérenniser le patronyme. Pourquoi Dieu a-t-il interdit à Jérémie de fonder une famille? Il devait vivre en sorte que sa propre vie soit une parabole en ce temps terrible où les familles s’éclateront et où la douleur de la séparation deviendra un lourd fardeau pour les survivants. La vie de Jérémie sans famille était un avertisse- ment constant et une leçon pour ses contemporains.


La vie solitaire de Jérémie s’étendait à d’autres domaines aussi. Il était interdit d’entrer dans une maison de deuil; cela symbolisait la réticence du peuple à répondre aux appels de Dieu pour la repentance et la reforme.


À part le deuil, il ne devrait pas participer à leurs manifestations    de joie et de fêtes. C’était pour symboliser le temps à venir où les Babyloniens mettront fin à toute leur joie et allégresse.


Par ces moyens, les liens humains se tissent, que ce soit dans le deuil ou la joie, tout était refusé à Jérémie. Sa vie et les peines de sa vie devraient être des paraboles. Si seulement la nation apprenait d’elles!








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Le joug de Jérémie



23 Novembre



(page 74 du guide standard)



Lisez Jérémie 27: 1-18. Quel est le message du Seigneur pour le peuple? Pourquoi cela semble être une trahison pour beaucoup de ceux qui l’entendaient?







Le joug que Jérémie a dû mettre sur son corps était incontesta- blement un signe d’humiliation dont souffrait la nation; c’est ce que nous appelons une occupation militaire. (Dans Deutéronome 28:48 et 1 Rois 12: 4, l’idée d’un joug apparaît comme une expression d’op- pression.) Jérémie avait fait l’expérience de la portée physique de l’invasion babylonienne. Le joug de bois que Jérémie mit sur ses bras et ses épaules était d’un mètre et demi de long et de huit centimètres d’épaisseur. L’essence de son message était que si un pays se révoltait contre Babylone, le Seigneur prendrait cela comme si le pays s’était révolté contre Lui-même, et les rebelles subiraient des conséquences. Bien qu’il y ait une certaine ambiguïté dans les textes originaux,


il semble que Jérémie ne devait pas seulement faire un joug pour lui-même, mais il devait faire aussi des jougs pour les envoyer aux pays étrangers qui étaient venus à Jérusalem et qui complotaient contre Nabuchodonosor, malgré les avertissements du Seigneur de se soumettre à lui. La réponse naturelle serait de lutter contre un enva- hisseur étranger, c’est ce qu’ils voulaient faire. Nul doute, donc, les paroles de Jérémie n’étaient pas bienvenues du tout.


Qu’est-ce qui est particulièrement important dans le message de Jérémie 27: 5 ? (Voir également Dan. 4:25.)




Ici encore, comme nous le trouvons tout au long de l’Ancien et du Nouveau Testament, le Seigneur, en tant que Créateur, est souverain sur toute la terre. Même au milieu de ce qui semble être le chaos et    la catastrophe (l’invasion et la domination par une nation païenne), le pouvoir et l’autorité de Dieu sont révélés, et c’était, et c’est une source d’espoir pour tous ceux qui constituaient un reste fidèle.





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24 Novembre



La guerre des prophètes



(page 75 du guide standard)



Les mauvaises nouvelles sont des mauvaises nouvelles, et souvent nous ne voulons pas en entendre, ou nous voulons rationaliser. Tel était le cas ici en Juda de Jérémie et le joug qu’il portait, un message d’avertissement clair au peuple. « L’étonnement des nations, réunies en assemblée, fut à son comble lorsque Jérémie, chargé du joug de      la servitude, leur fit connaître la volonté divine. » —Ellen G. White, Prophètes et rois, p. 612.


Lisez Jérémie 28: 1-9. Imaginez que vous êtes un Judéen debout et observant tout ce qui se passait. Qui croiriez-vous? Qui auriez-vous souhaité croire? Quelle raison avez-vous, le cas échéant, en croyant Hanania plutôt que Jérémie?







Jérémie éleva la voix au nom de Dieu, et Hanania parla au nom de Dieu aussi. Mais qui s’exprimait pour Dieu? Les deux pourraient ne pas l’être! Pour nous aujourd’hui, la réponse est évidente. Pour quelqu’un en ce temps, cela aurait été plus difficile, même si Jérémie démontra un point puissant dans les versets 8, 9: les prophètes dans le passé ont prêché le même message que moi, celui du jugement et de malheur.


« Jérémie supplia alors les prêtres et le peuple de se soumettre au roi de Babylone pendant le temps fixé par Dieu. Il pria les hommes de Juda de se reporter aux paroles d’Osée, d’Habakuk, de Sophonie, ainsi qu’à celles des autres prophètes dont les messages de reproches et d’avertis- sements étaient conformes aux siens. Il leur rappela les événements qui s’étaient déroulés en accord avec les prophéties relatives au châtiment des péchés non confessés. Les jugements divins, dans le passé, s’étaient abattus sur les pécheurs conformément à ce qui avait été prédit par ses messagers » — Ellen G. White, Prophètes et rois, p. 613.


En bref, tout comme nous devons aujourd’hui tirer des leçons de l’histoire sacrée, Jérémie cherchait à amener les gens de son temps à faire la même chose: apprenez du passé de sorte que vous ne fassiez pas les mêmes erreurs que vos aïeux. S’il avait été difficile pour eux de l’écouter avant, maintenant avec le « ministère » d’Hanania pour le contrer, la tâche de Jérémie allait être beaucoup plus difficile.



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Le joug de fer



25 Novembre



(page 76 du guide standard)



Le combat entre les prophètes n’était pas seulement en paroles, mais aussi en actes. En obéissant au commandement de Dieu, Jérémie a mis le joug de bois autour du cou; c’était un symbole manifeste du message qu’il portait au peuple.


Quel était le symbolisme prophétique de l’acte d’Hanania? Jer. 28:1–11.







Imaginez, par exemple, qu’après que Jésus ait maudit le figuier (Marc 11:13, 19-21), quelqu’un qui avait entendu ce que Jésus avait dit et qui savait ce qui s’était passé, plante un nouveau figuier au même endroit, le tout dans l’intention de réfuter la prophétie de Jésus. C’est ce que faisait Hanania avec Jérémie et la prophétie que le joug autour de son cou symbolisait. C’était un acte de défiance ouverte à ce que disait Jérémie


Remarquez aussi la réaction de Jérémie. Les textes ne rapportent rien de ce qu’il a déclaré juste après que le joug fût brisé. Il a juste pris son chemin et s’en est allé. Si l’histoire s’arrêtait là, cela aurait semblé comme si le prophète s’était retiré dans la défaite.


Lisez Jérémie 28: 12-14. Que s’est-il passé ensuite? Quel était le nou- veau message de Jérémie?





La réponse de Jérémie n’était pas un message de vengeance: tu m’as fait cela, donc je te fais ceci. Au lieu de cela, c’était un autre message clair de la part du Seigneur, mais encore plus fort que ce qui a précédé. Hanania pourrait avoir été en mesure de briser un joug de bois, mais qui peut briser un joug en fer? En un sens, ce que le Seigneur a dit,  c’est que par l’obstination et le refus du peuple à obéir, ils ne faisaient qu’empirer les choses. Si vous pensiez qu’un joug en bois était mau- vais, essayez un autre en fer.



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26 Novembre



Croire aux mensonges



(page 77 du guide standard)



« Écoute bien, Hanania: Yahvé ne t’a point envoyé et tu as fait que ce peuple se confie au mensonge » (Jer. 28:15, Jérusalem).



La réponse de savoir qui avait raison, si c’est Jérémie ou c’est Hanania, est venue assez tôt. Jérémie 28:16, 17 raconte le sort du faux prophète, qui était juste ce que le vrai prophète avait dit que ce serait.


Bien qu’Hanania soit mort, il avait encore causé des dommages à la nation. Son œuvre, dans un sens, le suivit. Il a fait que le « peuple se confie au mensonge. »


Le verbe hébreu est hiphil, une forme causative du verbe « se fier à ». Il leur donna une fausse confiance (LSG), pas dans le sens de les forcer physiquement, mais par la tromperie. Même si le Seigneur ne l’avait pas envoyé, il a parlé au nom du Seigneur, ce qui eut une grande influence sur Juda. Ajouté à cela, le message d’Hanania de « grâce », de « délivrance » et de « rédemption » était certainement quelque chose que les gens vou- laient entendre, compte tenu de la grande menace que Babylone faisait à la nation. C’était, cependant, un faux « Évangile », un faux message de salut que le Seigneur ne leur avait pas donné.


Donc, à un moment où les gens avaient besoin d’entendre les paroles de Jérémie et le message de rédemption qu’il apportait, ils écoutaient les paroles d’Hanania à la place, et cela fit que leurs malheurs ne faisaient qu’empirer.


Qu’est-ce que les textes suivants ont en commun avec Jérémie 28:15?


2 Tim. 4:3, 4                                                                             




2 Thess. 2:10–12                                                                       



Les choses ne sont pas différentes aujourd’hui: nous sommes dans  le grand conflit, une bataille pour les cœurs et les esprits des milliards dans le monde. Satan travaille diligemment pour qu’autant de gens que possible « se confient au mensonge », et ce mensonge peut venir dans de nombreux déguisements et formes, aussi longtemps que c’est tou- jours un mensonge. Après tout, parce que Jésus a dit: « Je suis le che- min, la vérité et la vie » (Jean 14: 6), les mensonges de Satan peuvent être n’importe quoi et tout, tant qu’ils ne contiennent pas la vérité telle qu’elle est en Jésus.



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27 Novembre



(page 78 du guide standard)



Approfondissement: Comme nous l’avons vu, les  gens veulent croire aux bonnes nouvelles, pas aux mauvaises. Ils voulaient croire, par exemple, au message d’Hanania, pas de Jérémie. Aujourd’hui, la même chose se passe ainsi. Beaucoup insistent encore, par exemple, que notre monde ne va que s’améliorer au fil du temps. Pourtant, même un athée comme Terry Eagleton voit à quel point cette idée est ridicule: « Si jamais il y avait un mythe pieux et un morceau de superstition crédule, c’est la croyance libérale-rationaliste selon laquelle, à part quelques anicroches, nous sommes tous régulièrement en route vers un monde plus fin. Ce triomphalisme fragile est un reliquat de l’époque héroïque du libéralisme, quand l’étoile des classes moyennes était dans l’ascendance. Aujourd’hui, il se trouve côte à côte avec le cynisme, le scepticisme, ou le nihilisme dans lequel une grande partie de cette honorable lignée a dégénéré. » —Reason, Faith, and Revolution: Reflections on the God Debate (Yale University Press, 2010), Kindle Edition,  p. 70. Bien que certains aspects de la vie se soient améliorés, notre monde, en soi, nous offre peu d’espoir, peu de consolation, en particulier à long terme. Si nous voulons avoir un véritable espoir, il doit être quelque chose de divin, et non terrestre, quelque chose de surnaturel, pas naturel. Et bien sûr, c’est tout le thème de l’Évangile: Dieu intervient divinement et surnaturellement dans notre monde et notre vie. Sans cela, qu’est-ce que nous avons d’autres que juste plus que des Hananias et leurs mensonges?




Discussion :


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Histoire


La main salvatrice de Dieu: deuxième partie


Le traitement des brûlures était très douloureux. Tous les infirmiers de jour enle- vaient les bandages et trempaient les brûlures dans l’eau salée. Puis ils grattaient dou- cement les brûlures pour enlever la peau morte afin d’éviter l’infection. Les infirmiers apprirent à Mme Banda comment laver les plaies et appliquer les produits. Elle resta à l’hôpital avec son mari et son fils pour aider à prendre soin d’eux.


Après deux longs mois, le pasteur Banda insista à retourner à la maison. Il pouvait à peine marcher, mais il était préoccupé par les membres de son église.


Joshua et sa mère restèrent à l’hôpital pendant quatre mois de plus.


Chaque jour, sa mère lui parlait doucement quand elle nettoyait et bandait ses bles- sures. Sa présence encourageait le garçon et lui donnait de l’espoir.


C’était difficile pour la famille d’être séparée pendant tant de mois. Ils ne pouvaient pas se visiter tout le temps, mais ils pouvaient prier.


Après six mois, Joshua fut transféré dans un hôpital de réadaptation pour trois mois de thérapie physique. Il ne pouvait pas marcher, mais il apprit à traîner les pieds derrière une marchette. Sa mère commença une nouvelle routine de traitement tous les jours. Elle trempait ses jambes dans l’eau chaude, puis les muscles se relâchaient dans ses jambes. C’était douloureux, mais elle exhortait Joshua à chanter au lieu de pleurer. Enfin Joshua a pu rentrer à la maison, mais sa mère continuait de le traiter et de l’encourager à marcher. Après une année de reprise et de thérapie, Joshua était capable


de marcher sans aide.


La reprise du pasteur Banda a pris un très long temps. Ses muscles des jambes endommagés ne s’étiraient pas suffisamment pour lui permettre de faire de la bicy- clette. Et cela faisait que c’était très difficile pour lui d’aller d’une église à une autre à la campagne. Mais ses églises continuaient à croître en taille et dans la foi.


Pasteur Banda sait que tout au long de leur épreuve Dieu était à côté de chaque membre de la famille, en l’encourageant par la bénédiction et la guérison. « Dieu nous bénissait, même pendant notre heure la plus difficile », dit-il. « Quand je suis revenu de l’hôpital, l’église a prospéré encore plus, et les gens sont venus à l’église plus qu’avant nos brûlures ».


Mme Banda est également reconnaissante pour les bénédictions de Dieu au cours de la terrible épreuve.


« Je remercie Dieu d’avoir sauvé mon mari et son fils », dit-elle. « Cette expérience m’a appris l’importance de passer plus de temps avec ma famille. J’avais manqué de remarquer quelques qualités particulières dans le petit Joshua que j’ai vues quand il était à l’hôpital. Par exemple, il a un merveilleux talent pour le chant que je n’avais pas remarqué pleinement jusqu’à ce que je l’ai entendu chanter alors qu’il était confiné à son lit à l’hôpital. Au cours de notre long séjour à l’hôpital, nous avons eu le temps de devenir de bons amis l’un avec l’autre et avec Dieu ».




Après ses études à l’Université Solusi au Zimbabwe, Wesley Banda est maintenant un pasteur consacré au Malawi. Quand ils étaient à Solusi, Oliva Banda aussi étudiait autant que son temps le lui permettait.




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Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org



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La leçon en bref



Textes clés: Jérémie 28:1–17; 2 Timothée 4:3, 4.


Objectifs:

Savoir: Analyser la différence entre la vraie prophétie et la fausse et com- ment les gens ont tendance à entendre ce qu’ils aimeraient entendre.


Ressentir: Ressentir certaines solitudes que Jérémie a dû éprouver en rai- son de l’opposition constante au message que Dieu lui a donné.


Agir: Être disposé à écouter et à obéir à la parole de Dieu, même si elle n’est pas nécessairement celle qu’il ou elle aimerait entendre.



Plan de la leçon:

  1. Savoir: Vraie et fausse prophétie

A Quels sont les marqueurs qui nous aident à faire la différence entre la vraie et la fausse prophétie?


B Pourquoi est-il plus facile d’accepter un message qui est plus agréable à nos oreilles? Tous les messages difficiles sont-ils automatiquement


vrais? Expliquez.



  1. Ressentir: La solitude de Jérémie

A Était-il juste que Dieu demande à Jérémie de rester célibataire et de s’abstenir du deuil et de la joie? Pourquoi ou pourquoi pas?


B Jusqu’où notre implication dans l’œuvre de Dieu devrait-elle aller en termes de vie personnelle et de relations familiales?



III. Agir: Une saine doctrine

A Pourquoi serait-il nécessaire de suivre la saine doctrine de nos jours? B Quel type de message proclamons-nous aux autres? Si c’est un évangile rabaissé, axé sur ce que les gens aimeraient entendre, comment


pouvons-nous commencer à proclamer un message pas si populaire (dans l’amour)?



Résumé: Jérémie vivait son message d’une manière très personnelle, peut-être parfois trop personnelle à notre goût, car il devait s’abstenir de beaucoup d’interactions sociales. Mais tout cela a communiqué un message puissant. Même s’il y avait beaucoup de résistance contre lui, à la fin, il s’est avéré être le message de Dieu.



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Développement


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: Jérémie 16:1–13, Osée 1:1–3.



Concept clé de croissance spirituelle: La vie personnelle des pro- phètes de l’Ancien Testament était souvent étroitement liée aux messages qu’ils prêchaient. Même si Dieu ne peut pas nous demander d’épouser une prostituée, comme dans le cas d’Osée, ou de ne jamais se marier, ou de ne pas pleurer, ou de ne pas se réjouir, comme dans le cas de Jérémie, Dieu pourrait très bien nous demander de faire des choses qui nous éloignent de nos zones de confort. Nous devons être prêts pour cela.


Pour les moniteurs: Combien de fois Dieu peut-Il demander de nous quand nous Le suivons? Il est difficile de voir une différence marquée entre le message et la personne des prophètes de l’Ancien Testament. Les deux, Osée et Jérémie, offrent des exemples qui donnent à réfléchir à quel point la vie per- sonnelle du prophète peut être absorbée dans son message. Osée, d’une part, a reçu l’ordre de Dieu d’épouser une prostituée, alors que Jérémie a dû s’abste- nir de mariage pour toute sa vie (le texte hébreu dans Jérémie 16: 2 est clair à ce sujet) sur instruction de Dieu. Il fut également empêché de rentrer dans une maison de deuil ou de se joindre à un événement festif.


Tout cela servait à illustrer de façon spectaculaire le message de Dieu à Son peuple afin de les amener à se repentir. La vie doit avoir été parfois très solitaire pour Jérémie. D’autre part, nous nous sentons parfois très mal à l’aise quand Dieu nous demande de faire quelque chose qui va au-delà de la fréquentation des églises le jour du sabbat.



Discussion d’ouverture: James et Ellen G. White eurent quatre fils. Edson et William sont tous deux devenus pasteurs de l’Église Adventiste du Septième Jour. Herbert est mort enfant. La courte vie d’Henry, décédé à 16 ans, illustre à quel point le ministère d’Ellen White a également impacté sa vie de famille.


Né en 1847, Henry a contracté une pneumonie à seulement quatre mois. Par les prières ferventes de ses parents, il a miraculeusement récupéré. A seulement un an, il fut confié à la garde de Frances Howland pendant cinq ans, tandis qu’Ellen et James voyageaient pour répandre l’évangile dans l’Est des États-Unis.


Laisser son enfant à la garde de bons amis était une décision difficile. En effet, Ellen appelle cela le « plus grand sacrifice » qu’elle n’ait jamais eu à faire à l’égard de son ministère, et elle a souffert tout comme Jérémie. Au début de Décembre 1863, Ellen et James, lors d’un voyage, avait senti le besoin de suspendre leurs voyages et retourner à leurs trois enfants, qui séjournaient une fois de plus avec les Howland à Topsham, Maine.



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Henry tomba malade et seulement quatre jours plus tard,  il mourut le 8 Décembre. Ce fut un coup dur pour la famille, et Ellen a dit combien elle voulait passer plus de temps avec ses enfants. (cf. Ellen G. White, Témoignages pour l’Église, vol. 1, pp. 52-55).


Quels sacrifices Dieu a-t-Il demandé de vous pour le bien de Son appel?


ÉTAPE 2—Explorer


Pour les moniteurs: « démangeaison des oreilles » (littéralement


« démangeaisons ou chatouillements des oreilles ») est une méta- phore de la tendance humaine à créer une réalité qui est plus agréable que celle à laquelle nous ne voulons pas faire face. La saine doctrine est en contraste avec un message qui satisfait les désirs humains, mais ne change pas le comportement du pécheur. Étudiez avec la classe le contraste entre ces deux messages et ce qui fait que les gens préfèrent l’un à l’autre (cf. 2 Tim. 4: 3, 4).

Commentaire biblique


Bois contre fer. Le joug que Jérémie devait porter était fait de bois, un matériau qui est fort, mais pas nécessairement aussi durable que le fer. Les fouilles archéologiques dévoilent rarement des restes d’objets fabri- qués à partir du bois. Comme c’est une matière organique, il pourrit et se désagrège.


Le fer, d’autre part, a beaucoup plus de propriétés durables et beaucoup de celles inconfortables, pour cette raison. Le changement d’un bois à un joug de fer en réponse au faux message du faux prophète envoie un aver- tissement fort: nous ne devrions pas sous-estimer les messages de Dieu.


  1. Un joug de bois (Relisez Jérémie 27: 1-18 avec la classe.)

L’acte symbolique du joug de bois, dans Jérémie 27, avait un ton uni- versel à lui, puisque Jérémie fut initialement appelé à être « prophète des nations » (Jérémie 1: 5, LSG). Le message fut donné au temps du roi Jojakim, quelque part entre 609 et 605 av. J.C., puis de nouveau à l’époque de Sédécias, quelque temps avant ou autour de 594 av. J.C. Le message  de Jérémie fut adressé à trois publics différents: les rois d’Édom, Moab, Ammon, Tyr, Sidon et toutes les nations environnantes hostiles à Juda (Jer. 27: 1-11); au roi Sédécias (versets 12-15); aux prêtres et au peuple (ver- sets 16-18). Tous les trois messages avaient en commun un avertissement presque identique contre les faux prophètes (v. 9, 14 et 16), ce qui indique qu’il y avait une lutte permanente entre prophéties véritables et prophéties contrefaites.


Le message lui-même était simple et clair: servez le roi de Babylone et vous vivrez (versets 11, 12, et 17). Le joug symbolisait le règne babylo- nien, et servir Babylone était un acte d’obéissance à Dieu.


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Toutefois, dans le même temps, Dieu a clairement indiqué que le temps de Babylone viendrait aussi (verset 7, LSG: « jusqu’à ce que le temps de son pays arrive »). Il y avait une limite à l’exil, d’où le joug de bois. Comme une question de fait, si Juda avait servi Nabuchodonosor, et si Sédécias ne s’était pas rebellé contre lui, alors, Jérusalem aurait été épargné (v. 17).



Considérez ceci: Dieu a puni Juda comme résultat de sa rébellion cou- rante, mais, tous se sont même rebellés contre la punition. Pourquoi le fait d’accepter la discipline au lieu de la combattre en permanence est-il si dif- ficile?


  1. Prophéties contrefaites (Relisez Jérémie 28: 1-11 et 2 Timothée 4: 3, 4 avec la classe.)

Le problème des faux prophètes doit avoir été un défi permanent au ministère de Jérémie. Cela aboutit à une crise où le faux prophète Hanania, en réponse directe à un message de joug de bois de Jérémie au chapitre 27, contredit clairement le prophète de Dieu.


Tout comme Jérémie, Hanania a utilisé la même formule d’introduction (« Ainsi parle l’Éternel », v. 2, LSG), et le même temps prophétique (participe passé: « J’ai rompu le joug du roi de Babylone », OR), comme si la prophétie était   si certaine, à tel point qu’elle était décrite comme déjà achevée. En outre, il a donné des dates précises (verset 3: « deux ans pleins ») et des noms pré- cis (verset 4: « Jéconias » – un autre nom pour Jojakin). Pendant ce temps, Nabuchodonosor essuyait une révolte interne, ce qui pourrait avoir fourni le courage nécessaire pour la prophétie d’Hanania.


Fait intéressant, la réponse de Jérémie était un simple « Amen! » Il ne s’est pas défendu, il a juste mis en évidence le contraste entre le message populaire d’Ha- nania et celui difficile à accepter, dont le dernier sera prouvé historiquement être le vrai. Seule l’histoire prouverait lequel des d’eux était vrai (cf. Deut. 18: 20-22). En réponse, le faux prophète a effectué un autre acte symbolique, à savoir, prendre le joug de bois sur Jérémie pour le briser. Cela ne pouvait pas donner plus d’impression ou plus d’autorité. Les caractéristiques de la fausse prophétie en rapport avec la vraie étaient écrasantes. Les gens avaient entendu dire ce qu’ils voulaient entendre, et Jérémie se tourna juste et sortit tranquillement. Cela peut avoir été la cause de la rébellion ultérieure de Sédécias contre Babylone, qui a


finalement entrainé la destruction de Jérusalem.


Considérez ceci: Comment pouvons-nous faire la différence entre la vérité et l’erreur, surtout quand les deux sont si proches l’une de l’autre?


III.  Le joug de fer (Relisez Jérémie 28: 12-17 avec la classe.)



Jérémie ne revint pas dans son propre compte, mais avec un message de Dieu. Son message était double. Le joug de bois cassé serait remplacé par




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un joug de fer, qui ne pouvait être brisé, indiquant que Juda ne serait plus en mesure d’échapper à la destruction, et les choses seraient d’autant plus difficiles dès lors, tout comme le fer est beaucoup plus dur que le bois.


La deuxième partie du message était dirigée contre Hanania et pro- phétisait sa mort, qui est venue rapidement après seulement deux mois. La rébellion contre Dieu et Son prophète a son prix. Ce fut une triste confirmation du message de Jérémie.



Considérez ceci: Parfois, il est préférable de garder le silence (comme Jérémie l’a fait) que de se défendre. Comment pouvons-nous savoir quand est-ce qu’il faut se défendre et quand est-ce qu’il faut se taire?


ÉTAPE 3—Appliquer


Pour les moniteurs: Les histoires des jougs de bois et de fer donnent à réfléchir, en prenant en considération le fait qu’elles ont fini avec la mort du faux prophète. Les récits parlent de rébellion et du manque de com- munication. Nous devons apprendre à se soumettre quand il est temps de se soumettre et à se lever quand il est temps de résister.

Application:


Ê Qu’est-ce que la soumission à la volonté de Dieu signifie pour votre vie?




Ë Pensez un moment à votre église. Quel type de message prêche-t-elle dans votre communauté? En quoi est-il un message populaire ou impopu- laire? Plus important encore, en quoi est-ce un message de Dieu?




ÉTAPE 4—Créer


Pour les moniteurs: Le bois et le fer sont au centre de l’étude de cette semaine.


Activités de classe et individuelles:

Ê Apportez un morceau de bois (ou même un joug de bois) et un morceau de fer (peut-être un outil de jardin ou d’agriculture) à l’église et réfléchissez ensemble sur les propriétés, les avantages et les inconvénients de chaque objet. Si de tels objets ne sont pas disponibles, procédez à la discussion.


Ë En tant que classe, préparez un sketch pour l’église où vous rejouez le dialogue entre le vrai prophète (Jérémie) et le faux prophète (Hanania) de Jérémie 28.


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* 28 Novembre – 4 Décembre


(page 80 du guide standard)


La Destruction de


Jérusalem




Sabbat aprèS-Midi


Lecture de la Semaine: Ézéchiel 8, Rom. 1: 22-25, Jer. 37:


1-10, 38: 1-6, Jer. 29: 1-14, Dan. 9: 2.


Verset  à Mémoriser:  « Recherchez la  paix pour la ville où je vous ai déportés; priez Yahvé en sa faveur, car de sa paix dépend la vôtre. » (Jérémie 29: 7, Jérusalem).



Quelles prophéties vous donnent un grand espoir pour l’avenir? Lesquelles renforcent votre foi et vous aident à apprendre à faire confiance au Seigneur dans tout ce qui peut arriver?


n peu d’années, le roi de Babylone allait servir d’instrument à   la colère divine pour châtier Juda impénitent. Les armées de Nebucadnetsar déferleraient sans cesse sur Jérusalem, qui serait


tour à tour assiégée et prise par l’ennemi. D’abord en petit nombre, puis par milliers et dizaines de milliers, les Israélites seraient emmenés en captivité au pays de Schinear pour y être en exil. Jojakim, Sédécias seraient tour à tour les vassaux du roi de Babylone, et tour à tour ils   se révolteraient contre lui. Des châtiments de plus en plus terribles s’abattraient sur la nation rebelle, jusqu’à ce qu’enfin elle soit réduite en un monceau de ruines. Jérusalem serait dévastée et livrée au feu; le temple bâti par Salomon, détruit. Le royaume de Juda s’écroulerait et ne retrouverait plus jamais parmi les royaumes de la terre sa situation primitive. » — Ellen G. White, Prophètes et rois, pp. 581, 582.


Comme nous l’avons vu, et nous le verrons, rien de tout cela n’est venu sur eux sans beaucoup d’avertissements et de plaidoiries par les prophètes, en particulier Jérémie. Leur refus d’obéir conduisit à la ruine. Puissions-nous apprendre de leur erreur!


*    Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 5 Décembre.



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Pleurer Tammuz



29 Novembre



(page 81 du guide standard)



Bien que Jérémie ait pu se sentir très seul parfois, il ne l’était pas. Dieu avait suscité Ézéchiel, un contemporain, parmi les captifs à Babylone, afin de réconforter et d’avertir les exilés ainsi que pour confirmer ce que le Seigneur avait dit par Jérémie toutes ces longues  et dures années. Par son ministère, Ézéchiel devait avertir les captifs contre la folie de croire aux fausses prédictions d’un prompt retour de Babylone. Il devait aussi prédire, par divers symboles et messages, le siège dévastateur qui finirait par arriver sur Jérusalem à cause du refus du peuple de se repentir et de se détourner de son péché et de son apostasie.


Lisez Ézéchiel 8. Qu’est-ce qui fut montré au prophète? Qu’est-ce que cela nous apprend sur combien puissante la culture dominante peut être, et comment cela peut avoir un impact sur même les choses les plus sacrées? Quels avertissements nous sont laissés ici?






Peu importe combien de fois, et clairement, les écrits de Moïse et des prophètes ont mis en garde contre l’idolâtrie et l’adoration d’autres dieux, ces versets montrent que c’est exactement ce qui a été fait, même dans l’enceinte sacrée du temple. « Pleurer Tammuz » était un rituel de complainte pour un dieu mésopotamien. Pas étonnant que 2 Chroniques dise: « Tous les chefs des sacrificateurs et le peuple mul- tiplièrent aussi les transgressions, selon toutes les abominations des nations; et ils profanèrent la maison de l’Éternel, qu’il avait sanctifiée à Jérusalem. » (2 Chron.36:14, LSG).


Regardez attentivement Ézéchiel 8:12. La traduction de « chacun dans sa chambre pleine de figures » est un peu ambiguë. Cela pourrait signifier les chambres où ils stockaient leurs propres idoles, ou les chambres de leur propre imagination, leurs propres cœurs. De toute façon, les anciens, les dirigeants, étaient tombés si loin qu’ils disaient que le Seigneur ne voyait pas ce qu’ils faisaient, que le Seigneur les avait abandonnés. C’est une autre façon de dire, « Le Seigneur ne se soucie pas de ces choses; ce n’est pas important. » Juste là, dans l’en- ceinte sacrée du temple de Dieu, ces gens s’engagèrent dans l’idolâtrie la plus grossière, en faisant tout ce qu’ils avaient été interdits de faire avec précision par la Parole de Dieu. Pire encore, dans leur esprit ils justifiaient leurs actes. Ici, nous voyons à nouveau ce que Paul vou- lait dire quand il parlait de ceux qui ont adoré la créature au lieu du Créateur (Voir Rom. 1: 22-25).



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30 Novembre



(page 82 du guide standard)



Le malheureux règne du roi Sédécias


Sédécias, dont le nom signifie « justice de Yahvé », était le dernier roi sur le trône de Juda avant sa destruction par les Babyloniens en 586 av. J.-C. Au début, il semblait être disposé à obéir aux paroles de Jérémie et à se soumettre aux Babyloniens. Toutefois, cette attitude ne dura pas.


Lisez Jérémie 37: 1-10. Quel était l’avertissement de Jérémie au roi Sédécias?




Sous la pression de ses sujets, probablement la noblesse, Sédécias ignora les avertissements de Jérémie et fit une alliance militaire avec les Égyptiens en lieu et place, dans l’espoir de conjurer la menace de Babylone. (Voir Ez. 17: 15-18.) Comme il avait été dûment averti, le salut n’est pas venu des Égyptiens après tout.


Lisez Jérémie 38: 1-6. Qu’est-il arrivé encore à Jérémie parce qu’il proclamait la parole de Dieu au peuple?





Comme Jésus l’a dit : « Un prophète n’est méprisé que dans sa patrie, parmi ses parents, et dans sa maison. » (Marc 6: 4). Le pauvre Jérémie faisait face encore à la colère de ses compatriotes. Tout comme le reste de la nation, cependant, Jérémie ne pouvait pas dire qu’il n’avait pas été averti. Dans ce cas cependant, l’avertissement concernait les épreuves qu’il aurait à faire face s’il restait fidèle, ce qu’il a fait!


Combien difficile cela a dû être pour Jérémie, aussi, parce qu’il était accusé d’affaiblir le moral de la nation. Après tout, quand le peuple était confronté à un ennemi de l’extérieur, qu’il voulait combattre, Jérémie était là depuis des années et des années disant que c’est une cause perdue, que sa nation ne pouvait pas gagner, et que même le Seigneur était contre eux — c’était compréhensible qu’on veuille le faire taire.


Si endurcis dans le péché, ils n’ont pas entendu la voix du Seigneur leur parlant; en effet, ils pensaient que c’était la voix d’un ennemi.



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1er Décembre



La chute de Jérusalem



(page 83 du guide standard)



Le siège de Jérusalem a véritablement commencé en Janvier, 588 av. J.C., et a duré jusqu’à la fin de l’été 586 av. J.C. Jérusalem avait pu tenir pendant plus de deux ans avant que les paroles prophétiques de Jérémie ne s’accomplissent, et que les troupes babyloniennes ne percent le mur et ne détruisent la ville. La famine régnait tellement à l’intérieur des murs que les défenseurs perdirent toute la force et ne purent plus résis- ter longtemps. Le roi Sédécias s’enfuit avec sa famille, mais en vain. Il fut capturé et emmené à Nabuchodonosor. Le roi Sédécias vit ses fils exécutés devant ses yeux. Nous pouvons lire une grande partie de cette triste histoire dans Jérémie 39: 1-10.


Lisez Jérémie 40: 1-6. Quelle est la signification des paroles de Nebuzaradan à Jérémie?






Combien fascinant que ce commandant païen comprenait la situation tellement mieux que le propre peuple de Jérémie! Évidemment, les Babyloniens savaient quelque chose sur Jérémie et son travail, et ils le traitaient différemment de la façon dont ils traitaient les autres, tels que Sédécias (voir Jer. 39:11, 12). Et pourquoi ce chef païen attribuait-il  la disparition de Jérusalem à la punition que le Seigneur infligeait au peuple pour ses péchés, plutôt qu’à la supériorité de ses propres dieux sur Juda? Le texte ne répond pas à cette question. Quelle que soit la raison, c’est un témoignage étonnant de la façon dont, même au milieu de telle calamité inutile, le Seigneur avait révélé quelque chose de Lui- même aux païens.


Quel choix allait faire Jérémie – aller avec les captifs à Babylone, ou rester avec les rescapés? Aucune perspective n’était particulièrement attrayante, compte tenu des circonstances pour tous. Certes, cependant, les besoins spirituels des deux groupes étaient grands, et Jérémie pou- vait œuvrer partout où il allait. Jérémie décida de rester avec le groupe qui est resté derrière dans le pays, avec les pauvres gens qui sans doute allaient avoir besoin de tout l’encouragement et l’aide nécessaire (voir Jérémie 40:6, 7).









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De tout votre cœur



2 Décembre



(page 84 du guide standard)



« Vous me chercherez, et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre cœur » (Jer. 29:13, LSG). Quelle est votre propre expé- rience avec cette promesse? Que signifie « de tout votre cœur »?







Le Seigneur connaît tout du début à la fin. Même si le peuple de Jérusalem combattait encore les Babyloniens, espérant encore que les paroles des faux prophètes fussent vraies, le Seigneur utilisait Jérémie pour parler de l’avenir, pour parler à ceux qui étaient déjà à Babylone et à ceux qui finirait par y être. Et quelles paroles il disait!


Lisez Jérémie 29: 1-14. Comment l’amour et la miséricorde de Dieu sont révélés dans ces textes?





C’était un véritable message de grâce, contrairement au faux message de « grâce » que les gens avaient entendu des prophètes qui leur disaient que leur exil finirait dans peu de temps, même juste deux ans. Ce n’était pas le plan de Dieu, et cela n’allait pas s’accomplir. Au lieu de cela, sur la base des enseignements clairs de Moïse, ils ont dû accepter que ce fût leur sort, au moins pour le moment; mais juste comme Moïse l’avait dit, s’ils se repentaient, ils seraient rétablis sur leur terre.


Lisez Deutéronome 30: 1-4. Comment ces textes reflètent-ils ce que Jérémie dit au peuple? (Voir aussi Deut. 4:29.)













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Les soixante-dix ans



3 Décembre



(page 85 du guide standard)



Les prophéties de Jérémie auraient eu un double effet sur la pensée des captifs: d’une part ils ne devraient pas croire ce que les faux pro- phètes disaient, et d’autre part, ils ne devraient pas être découragés. Il a demandé à ses compatriotes captifs de prier pour Babylone. Cette  demande pourrait avoir surpris ceux qui étaient déportés. Ce que Jérémie demandait aux captifs était du jamais vu dans la première histoire d’Israël. C’était absolument une chose inconnue de prier pour un ennemi qui avait fait ce que les Babyloniens leur infligèrent, à eux, nation élue de Dieu. Le prophète brisait toute leur compréhension concernant le temple et Jérusalem; ils pouvaient prier dans un pays païen, et l’Éternel Dieu les écouterait.


Remarquez aussi, ce que Jérémie dit dans Jérémie 29: 7: que la prospérité de leur nation « hôte » signifiait aussi leur prospérité. En tant qu’étrangers dans le pays, ils seraient particulièrement vulnérables si les choses tournaient mal dans la nation en général. Tout  au long de l’histoire, nous avons vu de tristes exemples d’intolérance devenir particulièrement mauvais quand une nation est confrontée aux temps difficiles; les gens cherchent des boucs émissaires, ceux qu’ils peuvent blâmer, et les minorités, ou les étrangers, deviennent souvent des cibles faciles. C’est une malheureuse réalité.


Quelle merveilleuse espérance est accordée aux exilés dans Jérémie 29:10? (Voir aussi Jer. 25:11, 12; 2 Chron. 36:21; Dan. 9: 2.)






Tout ce que le Seigneur avait dit s’était accompli; afin qu’ils aient toutes les raisons de faire confiance qu’Il accomplira aussi cette pro- phétie (Jer. 29:10). Pourquoi 70 années seraient l’heure exacte de leur exil, nous ne le savons, mais cela est clairement lié à l’idée d’un repos de sabbat pour le pays (voir Lévitique 25 : 4, 26:34, 43). Ce qui est si important dans cette prophétie est que, s’ils avaient pris en considé- ration ces concepts de foi et de soumission, les captifs auraient eu un grand espoir et de l’assurance de la souveraineté complète du Seigneur. Malgré les apparences, malgré la terrible calamité qui s’est abattue sur eux, ils pouvaient savoir que tout n’était pas perdu, et le Seigneur ne les avait pas abandonnés. Ils étaient encore le peuple de l’alliance, et le Seigneur n’avait pas fini avec eux ou la nation d’Israël. Le salut était disponible pour tous ceux qui sont prêts à répondre aux conditions.



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4 Décembre



(page 86 du guide standard)



Approfondissement:  « Nous courons un  danger continuel :  celui de nous élever au-dessus de la simplicité de l’Évangile. Certains ont un intense désir de surprendre le monde avec quelque chose d’inédit et d’exta- siant, qui offre une expérience toute nouvelle. Il est vrai qu’il faut apporter un changement à l’expérience actuelle, car le caractère sacré de la vérité présente n’est pas reconnu comme il devrait l’être; cependant ce qu’il nous faut c’est un changement du cœur que chaque individu doit obtenir pour son compte en recherchant la bénédiction divine, en suppliant Dieu d’accorder sa puissance, en demandant avec  ferveur que sa grâce descende sur nous et que nos caractères en soient transformés. Voilà le changement dont nous avons besoin aujourd’hui ; pour réaliser cette expérience il faut déployer les efforts les plus énergiques, les plus persévérants, et manifester le zèle le plus sincère. Nous devons demander sérieusement : « Que dois-je faire pour être sauvé? » Il nous faut surveiller les pas que nous faisons vers le ciel. » — Ellen G. White, Messages choisis, Vol. 1, pp. 218, 220.


Discussion:


Ê Comme nous l’avons vu, Jérémie a dit au peuple de « chercher le Seigneur. » Comment faisons-nous cela? Que faire si quelqu’un venait à vous disant : « je veux connaître Dieu pour moi-même; comment puis-je Le trouver? » Comment répondriez-vous?


Ë Attardez-vous davantage sur l’idée de la raison pour laquelle, historiquement, les prophètes étaient si maltraités et mal compris en leur propre temps. Qu’est-ce que cela devrait et pourrait nous apprendre sur la façon dont nous nous adressons au ministère d’Ellen White? Pensez à son sujet dans le contexte de ce que Jésus dit ici: « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes et ornez les sépulcres des justes, et que vous dites: Si nous avions vécu du temps de nos pères, nous ne nous serions pas joints à eux pour répandre le sang des prophètes. Vous témoignez ainsi contre vous-mêmes que vous êtes les fils de ceux qui ont tué les prophètes. » (Matt. 23: 29-31, LSG).



Ì Attardez-vous davantage sur la dernière question à la fin de la leçon de jeudi. Beaucoup de prophéties bibliques ont été accom- plies dans le passé, et selon notre point de vue aujourd’hui, nous pouvons voir qu’elles s’étaient accomplies. Comment ces accom- plissements peuvent nous aider à espérer encore que celles qui concernent l’avenir s’accompliront aussi?






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Histoire


Le cri du Kalahari: première partie


Des vagues de chaleur dansaient au-dessus du sable brûlant. Un minuscule Bushman noir enjambait délibérément vers l’est dans le vaste désert du Kalahari, en regardant souvent à un petit nuage gris dans le ciel au devant de lui. Sekoba obéissait aux instructions qui lui étaient données dans un rêve. Un ange lui avait ordonné de chercher un homme du nom de William, qui lui enseignerait le vrai Dieu.


Tout comme les sages une fois suivirent une étoile, Sekoba suivit le nuage jusqu’à ce qu’il s’arrête sur un village. Mais quand il a parlé aux habitants du village de son rêve, ils se moquèrent de lui et le ridiculi- sèrent. Cette nuit, l’ange apparut de nouveau et lui dit de continuer sa route vers l’est. Après avoir voyagé à travers le désert pendant près d’un mois, Sekoba trouva Pasteur William Moyo, qui avait été préparé pour sa venue à travers un rêve.


Pendant plusieurs semaines, le pasteur William enseigna à Sekoba à propos de Dieu. À son tour, le Bushman raconta une histoire merveil- leuse de la direction de Dieu. En tant que jeune homme, il avait senti une forte impression qu’il devait apprendre à lire et à écrire; ainsi, mainte- nant il pouvait lire la Bible du pasteur William pour lui-même. Plusieurs années plus tôt, quand les lions affamés tuaient beaucoup de bétail, il  se sentait impressionné qu’une puissance supérieure contrôlait les lions. Quand il a prié à cette puissance, les lions ont quitté la région. Quand il a entendu parler du christianisme et commencé à chercher Dieu au sérieux, un ange dans un rêve le conduisit au pasteur William.


Après que Sekoba ait appris la Bonne Nouvelle de l’Évangile, il prit le Pasteur William avec lui pour parler au reste de sa famille et les prépa- rer pour le baptême. Et ce fut ainsi que, lors d’une réunion du camp en 1948, les premiers convertis parmi les Bushmen furent baptisés.


Les Bushmen sont une race de courte taille, d’environ 1,50 mètre,  qui errent traditionnellement en petits groupes, vivant de la cueillette de fruits sauvages et de la chasse. Ils sont un peuple nomade ayant appris à survivre dans la dure région désertique du Botswana.


Le climat du Botswana est généralement aride; le désert du Kalahari, qui couvre la partie sud-ouest du pays, reçoit moins de 22 cm3 de pluie par an.


Pendant de nombreuses années, ces Bushmen ont été en contact avec les Adventistes du Septième Jour à travers les médecins dédiés à l’hôpi- tal Kanye. Dans la suite de cette histoire, Dr. K. Seligman raconte une rencontre.


À suivre … .






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comment aires pour les moniteurs





La leçon en bref



Textes clés: Jérémie 29:1–14, Daniel 9:2.


Objectifs:

Savoir: Étudier le règne de Sédécias, qui a conduit à la destruction de Jérusalem et comprendre comment cela cadre avec la prophétie des 70 ans d’exil.


Ressentir: Ressentir la miséricorde de Dieu au milieu du désastre alors qu’Il atteint les exilés à Babylone par une lettre, en les encourageant à rester fidèles.


Agir: Prier pour le bonheur et la paix de sa nation, même si les circons- tances dans lesquelles on vit sont loin d’être en accord avec la volonté de Dieu.



Plan de la leçon:

  1. Savoir: Sédécias et la fin de Jérusalem

A Où était allé Sédécias, le dernier roi de Juda, à la recherche de la sécurité politique? Comment a-t-il traité avec Jérémie?


B Quel était le lien entre les 70 années de la prophétie de Jérémie (605- 535 av. J.C.) et le prophète Daniel?



  1. Ressentir : La lettre à Babylone

A Comment pouvons-nous comprendre le message d’espoir de Jérémie aux exilés dans le contexte de ses messages habituels de malheur?


B Comment pensez-vous vivre en chrétien dans un monde qui est com- plètement corrompu? En quoi vous sentez-vous parfois comme un exilé?



III. Agir: La vie à Babylone

A Quel modèle de vie Dieu a-t-Il encouragé Israël à mener à Babylone? B Comment les Juifs pouvaient-ils éviter d’être trop à l’aise avec la vie à Babylone afin d’être prêts à retourner à Jérusalem?



Résumé: Une fois que l’exil était certain, le message de Dieu comprenait éga- lement d’importantes prophéties d’espoir. Même quand la catastrophe battait son plein en Juda sous le rebelle roi Sédécias, Dieu prédit la fin de l’exil et encouragea Son peuple à rester fidèle.




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comment aires pour les moniteurs





Développement


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: Ézéchiel 8:1–18.



Concept clé de croissance spirituelle: Nous rationalisons trop souvent nos péchés en éclipsant la réalité que Dieu voit tout ce que nous faisons. Mais les motivations les plus profondes de nos cœurs sont comme un livre ouvert devant Lui.


Pour les moniteurs: Non seulement Dieu a envoyé un prophète à Juda, mais aussi un à Babylone, et les deux, Jérémie et Ézéchiel, ont simultanément proclamé un message divin qui s’adressait à leurs audi- toires spécifiques. Fait intéressant, leurs messages ont coïncidé dans un certain nombre d’endroits. Ézéchiel, sous l’inspiration divine, eut une vision claire de ce qui se passait dans le temple de Dieu à Jérusalem, exposant la même idolâtrie contre laquelle prêchait Jérémie à la maison de Juda. Dieu, cependant, n’est pas un grand-frère observateur passif; Il est plutôt le Rédempteur qui veut nous sauver de nos péchés.



Discussion d’ouverture:  Les médias sociaux ont  changé le visage de la culture sur une base mondiale. Facebook, Twitter, et une variété d’autres gadgets sociaux invitent les gens à l’autodiffusion de chaque mouvement qu’ils font. La mise à jour de votre statut Facebook sur votre smartphone est plus important que parler avec l’ami en face de vous dans le restaurant où vous deux aviez l’habitude de partager un plat. Et de toute façon, l’autre personne est probablement aussi occupée à mettre à jour son propre statut.


Mais il y a plus grave que cela. Les récentes révélations des agences nationales et internationales de sécurité quant à l’ampleur de l’extension des données ont démontré que ce n’est pas seulement ce que nous aime- rions partager qui est visible, mais aussi ce que nous n’aimerions pas partager. Les images des caméras peuvent être interceptées, et les caméras peuvent même être détournées et utilisées pour recueillir des images à l’intérieur de nos maisons. Les « données personnelles » est une notion qui, selon certains sociologues, est une chose du passé.


Ézéchiel a reçu une vision à Babylone où Dieu lui a montré ce qui se passait dans le temple de Jérusalem: il y avait l’idolâtrie (Ézéchiel 8: 1-4), la jalousie (versets 5, 6), le culte des animaux (vs. 7 -13), des pleurs sur Tammuz (un dieu babylonien de la végétation en tant que mère de la terre dans d’autres cultures, versets 14, 15 ), et l’adoration du soleil (v. 16-18). Ce syncrétisme était à son paroxysme, en plein milieu de Jérusalem au centre du culte yahviste, et la vision exposa les péchés secrets qui ont propulsé les Juifs en exil.



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Quelle est la différence entre l’intrusion de la vie privée dans la société moderne et l’exposition des péchés secrets tels que révélés à Ézéchiel?


ÉTAPE 2—Explorer


Pour les moniteurs: La destruction de Jérusalem est bien attestée par les fouilles archéologiques. Après avoir détruit systématiquement toutes les villes de Juda, Nabuchodonosor assiégea Jérusalem, en 588 av. J.C., commençant un siège de deux ans qui a pris fin par la destruction complète de la ville et du temple. La célèbre maison d’Ahiel, trouvée dans les fouilles de la Cité de David, témoigne de la destruction. Les pièces intérieures sont partiellement brûlées, les articles de ménage abandonnés étaient éparpillés sur le sol, et des pointes de flèches babyloniennes furent trouvées dans le domaine. Nous devons reconnaitre que cette souffrance incroyable, que le peuple juif a connue sur une période de deux ans, était en grande partie auto-infligée.

Commentaire biblique


Josias était le dernier bon roi de Juda, et après lui, les choses se sont rapidement détériorées. Les rois essayaient de gérer politiquement le problème et de laisser leur sort à celui qui semblait être une option plus prometteuse; ils se rebellèrent contre Babylone en dépit des avertissements de Jérémie; ils essayèrent de faire taire le prophète de Dieu qui prêchait un message qui les mettait mal à l’aise; mais surtout, ils se rebellaient contre Dieu en permanence.


  1. Jouer sur les deux côtés (Relisez Jérémie 37: 1-10 avec la classe.)


Nabuchodonosor avait porté Sédécias au trône, en 597 av. J.C., et en changeant son nom de Matthania (« don de l’Éternel ») à Sédécias (« justice de Yahvé »). Dans sa quatrième année (594/93 av. J.C.), Sédécias voyagea à Babylone (Jer. 51:59), ce qui coïnciderait avec le récit de l’adoration de la statue de Daniel 3, sauf qu’il ne fut pas trouvé parmi ceux qui restèrent debout! Il essaya de se rallier à l’Égypte (Jer. 37: 6-10, 38: 14-28) contre Babylone, ce qui provoqua l’attaque finale de Babylone qui détruisit Jérusalem.


Jérémie 37 commence dans une voie prometteuse. Sédécias envoie effectivement une délégation à Jérémie pour lui demander de prier pour la nation. Certains ont suggéré que l’acte était destiné à narguer Jérémie, mais il semble que Sédécias essayait de jouer des deux côtés de la partie. Il ne voulait pas s’éloigner de Dieu complètement. La sincérité de la délégation semble douteuse, car au moins l’un d’eux, Jucal (Jérémie 37: 3 et 38: 1), était parmi ceux qui demandaient la mort de Jérémie dans le prochain chapitre. Pharaon Hophra vint en 588 av. J.C. pour soutenir Juda contre les Babyloniens, et les Babyloniens levèrent temporairement le siège de Jérusalem. Cependant, la réponse de Jérémie au roi Sédécias était contraire   à ce qui semblait être le cas à l’extérieur des portes de la ville:



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les Babyloniens reviendraient bientôt pour brûler la ville. Avec l’hyperbole dramatique, Jérémie enfonça le clou qu’il n’y avait tout simplement pas moyen d’échapper et que l’Égypte était un faux espoir.



Considérez ceci: Bien que Sédécias ait juré allégeance à Nabuchodonosor, il a fait une alliance avec les Égyptiens. Pourquoi est-il dangereux d’essayer de jouer des deux côtés?


  1.  Faire taire le messager de Dieu (Relisez Jérémie 38: 1-6 avec la classe.)


À la fin du chapitre précédent, il y avait un récit qui décrit l’arrestation de Jérémie (Jer. 37: 11-15) et sa conversation secrète avec  le roi Sédécias (Jer. 37: 16-21). Le prophète avait été battu, emprisonné, et finalement transféré à la cour de la prison, mais il continuait toujours à prédire. Son message exigeait la reddition inconditionnelle à l’armée babylonienne qui était  cam- pée à l’extérieur des murs de la ville. Ceci préserverait la vie de beaucoup comme un « prix » (littéralement, « gâter »). C’était le seul espoir qui restait. Cependant, ce message a conduit à une demande formulée par certains diri- geants de premier plan (les « princes ») de mettre à mort Jérémie (Jer.  38: 1-4), parce qu’il décourageait le peuple. Sédécias démontra une fois de plus son caractère lâche et leur remit Jérémie.


La citerne dans laquelle Jérémie fut descendu était probablement  taillée dans une roche calcaire sur laquelle est construite Jérusalem. Elle avait une ouverture étroite qui pourrait être fermée avec une roche et élargie vers  le bas. Jérémie fut descendu par des cordes. L’eau était très probablement déjà finie, et ce qui restait était la boue où le prophète a coulé. C’était un moyen facile pour se débarrasser de Jérémie, en évitant l’éventuelle effusion du sang innocent (cf. Deut. 19: 10-13). Cette méthode d’élimination pourrait indiquer que les accusateurs ne croyaient pas vraiment en leurs  propres accusations, car ils savaient qu’ils verseraient le sang innocent en tuant directement le pro- phète. De toute façon, c’était une situation désespérée pour Jérémie, et la mort semblait inévitable. Mais le messager de Dieu avait encore plus de messages à livrer, et l’aide de l’endroit le plus improbable arriva.



Considérez ceci: Jusqu’où étaient allés les gens en réduisant au silence ou en étouffant la voix de Dieu qui parlait par Jérémie? Pourquoi Dieu ne peut-Il pas vraiment être réduit au silence?


III.  Parole d’espérance (Relisez Jérémie 29: 1-14 avec la classe.)



La lettre aux exilés, dans Jérémie 29, peut être datée au début du règne de Sédécias, et il est intéressant de noter que le message de Dieu , une fois de plus, va à l’encontre de l’opinion populaire. Les faux prophètes à Babylone prophé- tisaient que le retour de l’exil était imminent, mais sous l’inspiration divine, Jérémie répéta la prophétie des 70 ans, donnée initialement en 605 av. J.C. (cf. Jer. 25:11, 12). Les chercheurs ont débattu de l’étendue de la prophétie, mais


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si on se rend compte de la chaîne d’événements à la fin de l’empire baby- lonien et le début de l’Empire Médo-Persan (le décret de Cyrus en 538 av. J.C., la lenteur de la réaction des Juifs, le long voyage retour à Jérusalem, etc.), alors les dates de 605-535 av. J.C. deviennent l’écart de temps chro- nologique pour l’accomplissement de cette prophétie.


Le message de Jérémie aux Juifs en exil semblait être choquant: ils doivent s’installer, construire des maisons, des jardins de plantes, se marier, avoir des enfants, et continuer la vie. C’était un sage conseil. Il y avait encore des années et des années d’exil devant eux, et Dieu les appe- lait à la repentance et à être un témoignage à Babylone.



Considérez ceci: Comment pouvons-nous trouver un équilibre entre l’installation dans ce monde, et en même temps, en conservant notre attente du prochain retour de Christ?


ÉTAPE 3—Appliquer


Pour les moniteurs: Il y a une question très pratique et pertinente ici: la relation entre le chrétien et le monde.

Application:


Ê La rectitude politique semble être si importante de nos jours. Pourquoi est-il souvent impossible à un chrétien d’être politiquement correct, et au même moment, être fidèle à la Bible?


Ë Comment traitez-vous avec la tension d’être dans, mais pas de ce monde?


ÉTAPE 4—Créer


Pour les moniteurs: Les messages de Dieu semblent parfois anachro- niques: quand les choses vont trop bien avec les normes du monde, Il nous exhorte à réformer; quand les choses vont vraiment mal, Il parle de la gloire future. Mais, c’est exactement la puissance de l’Évangile, de réformer notre mondanité et d’apporter la lumière dans nos ténèbres.

Activité de classe et individuelle:


Cherchez un endroit où l’espoir est difficile à trouver (peut-être un hôpital pour les malades en phase terminale, une prison, un quartier pauvre, etc.) Planifiez une visite individuelle ou en groupe pour apporter de l’espérance en ce lieu.




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L’ Alliance



*5 –11 Décembre


(page 88 du guide standard)













Sabbat aprèS-Midi


Lecture de la Semaine: Genèse 9: 1-17; 12: 1-3; Gal. 3: 6-9,


15-18; Exode 24; Jer. 31: 31-34; 1 Cor. 11: 24-26.


Verset à Mémoriser: « Voici venir des jours – oracle de Yahvé


L


– où je conclurai avec la maison d’Israël (et la maison de Juda) une alliance nouvelle. » (Jérémie 31:31, Jérusalem).



ien que la Bible parle d’« alliances » au pluriel (Rom. 9: 4,Gal. 4:24), il n’y a qu’une alliance basique, l’alliance de grâce, que Dieu donne le salut aux êtres déchus qui le réclament par la foi.


L’idée d’« alliances » au pluriel découle des différentes façons dont Dieu a réaffirmé la promesse de l’alliance basique pour répondre aux besoins de Son peuple à différents moments et situations.


Mais, que ce soit l’alliance adamique (Genèse 3:15), l’alliance abra- hamique (Genèse 12: 1-3, Gal 3: 6-9.), l’alliance sinaïtique (Ex. 20: 2), l’alliance davidique (Ézéchiel 37: 24-27.), ou la Nouvelle Alliance (Jer. 31: 31-33), l’idée est la même. Le salut que Dieu donne est un don immérité, et la réponse humaine à ce don – en un sens, la part du contrat de l’humanité – c’est la fidélité et l’obéissance.


La première mention de la Nouvelle Alliance est dans Jérémie, dans le contexte du retour d’Israël de l’exil et les bénédictions que Dieu leur accorderait. Même au milieu de la calamité et des difficultés, le Seigneur repend sur Son peuple obstiné, l’offre de l’espoir et de la restauration.



*   Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 12 Décembre.



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6 Décembre



L’Alliance de Dieu avec toute l’humanité



(page 89 du guide standard)



Nous voyons comment le monde est aujourd’hui; c’est-à-dire, nous voyons tout le mal en lui, et pourtant Dieu continue de nous supporter patiemment. Ainsi, nous pouvons seulement imaginer à quel point les choses ont dû être pour que le Seigneur détruise le monde entier avec une inondation. « La loi que Dieu avait donnée aux hommes comme règle de conduite était violée, et tous les forfaits imaginables étaient à l’ordre du jour. L’iniquité abondait, la justice était foulée aux pieds, et les cris des opprimés parvenaient jusqu’au ciel. » — Ellen G. White, Patriarches et prophètes, p. 89.


Lisez Genèse 9: 1-17. Quelle alliance a été conclue entre Dieu et l’huma- nité, et comment reflète-t-elle la grâce de Dieu envers la création?






L’alliance que Dieu a exprimée à Noé était la plus universelle des alliances bibliques; elle s’adresse directement à toute la terre, y com- pris l’humanité, les animaux et la nature (Genèse 9:12). En outre, c’était une alliance unilatérale : le Seigneur n’a pas imposé des exi- gences ou des stipulations sur ceux avec qui Il faisait alliance. Il disait tout simplement qu’Il ne va plus jamais détruire la terre avec de l’eau. Contrairement à d’autres alliances, rien n’était conditionnel à ce sujet. Dieu a ensuite scellé Son alliance avec un signe visible, un arc-en- ciel, qui symbolise la promesse de l’alliance que la terre ne sera plus jamais détruite par une inondation. Donc, chaque fois que nous voyons un arc-en-ciel, le simple fait que nous sommes ici pour le voir, il est, à sa manière, une justification de cette ancienne promesse de l’alliance. (Après tout, si nous avions été anéantis dans une inondation univer- selle, nous ne serions pas ici pour voir l’arc-en-ciel!) Au milieu du péché constant et du mal sur la terre, parfois nous sommes bénis avec la beauté de l’arc-en-ciel, un signe de la grâce de Dieu envers le monde entier. Nous pouvons le regarder et avoir de l’espérance, non seulement à quel point il est beau en lui-même, mais aussi parce que nous savons que c’est un message de Dieu, un message de Son amour envers notre


misérable planète.







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7 Décembre



L’alliance avec Abraham



(page 90 du guide standard)



Lisez Genèse 12: 1-3, 15: 1-5, 17: 1-14. Qu’est-ce que ces textes nous disent à propos de ce que le Seigneur a l’intention de faire à travers l’alliance qu’Il a faite avec Abraham?







L’alliance abrahamique de grâce est fondamentale pour l’ensemble de l’histoire du salut. C’est pourquoi Paul l’a utilisée pour aider à expli- quer le plan du salut accompli en Jésus Lui-même.


Lisez Galates 3: 6-9,15-18. Comment Paul relie l’alliance faite avec Abraham à Jésus et au salut par la foi seule?







Par la postérité d’Abraham — se référant non pas à ses nombreux des- cendants, mais particulièrement à un seul, Jésus (voir Gal. 3:16), Dieu bénirait le monde entier. Tous ceux qui veulent faire partie de la postérité d’Abraham, qui se fait par la foi en Christ (Gal. 3:29), auront le Dieu d’Abraham comme leur Dieu. Même à l’époque, Abraham « crut à Dieu, et que cela lui fut imputé à justice ». (Gal 3: 6). Abraham n’était pas sauvé par les œuvres tout comme le voleur sur la croix ne l’était; c’est toujours et seulement la grâce salvatrice de Dieu qui apporte le salut. Abraham a accompli sa part de la promesse de l’alliance. Son obéissance révélait la foi qu’il avait en la promesse du salut. Ses œuvres ne le justifiaient pas; au contraire, les œuvres montraient qu’il était déjà justifié. C’est l’essence de l’alliance et la façon dont elle s’exprime dans une vie de foi (cf. Rom 4: 1-3).










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L’Alliance au Sinaï



8 Décembre



(page 91 du guide standard)



Comment était l’alliance faite entre Israël et Dieu au mont Sinaï?


Exode 24





Moïse et certains dirigeants sont allés au Mont Sinaï. Ces dirigeants incluaient Aaron et ses deux fils, qui représentaient les prêtres, les 70 anciens et les dirigeants, qui représentaient la nation. Les hommes qui accompagnaient Moïse devaient s’arrêter au loin, mais Moïse était auto- risé à aller jusqu’à l’endroit où Dieu apparut.


Moïse retourna plus tard et confirma l’alliance à la nation tout entière. Il proclama ce que Dieu lui avait dit, et la nation répondit avec les paroles suivantes: « Nous ferons tout ce que l’Éternel a dit » (Voir Exode 24: 3, LSG).


Bien sûr, comme l’histoire sacrée l’a montré et comme notre propre expérience le montre souvent, c’est une chose d’affirmer être obéissant; c’en est une autre d’arriver par la foi et l’abandon de soi à exploiter la puissance divine qui nous donne la grâce de faire ce que nous avons promis de faire.


Lisez Hébreux 4: 2. Qu’est-ce que ce verset dit à propos de l’échec d’Is- raël? Comment pouvons-nous apprendre à éviter la même erreur?





C’est seulement par la foi et en saisissant les promesses qui viennent par la foi que nous pouvons être obéissants, une obéissance qui est exprimée par la fidélité à la loi de Dieu. L’obéissance à la loi n’était pas contraire à l’alliance éternelle à l’époque de Moïse et ne l’est non plus à notre époque. L’idée fausse sur la loi et les alliances, qui découle habituellement de la lecture de Paul, relève d’une incapacité à prendre en compte le contexte dans lequel Paul écrivait, celui de faire face à ses adversaires qui judaïsaient. Ils voulaient mettre la loi et son obéissance au cœur de la foi; Paul, au contraire, prend pour base de salut, Christ  et Sa justice.







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9 Décembre



(page 92 du guide standard)



La Nouvelle Alliance: première partie


Lisez Jérémie 31: 31-34. Que signifient ces textes à la fois dans leur contexte immédiat et dans le nôtre aujourd’hui?











Jérémie prononça ces paroles au milieu de la plus grande crise que ce peuple n’avait jamais subie: l’invasion babylonienne à venir, quand la nation était menacée d’une extinction certaine. Ici encore, cepen- dant, comme dans d’autres endroits, le Seigneur a donné de l’espoir, la promesse que ce n’était pas la fin ultime, et qu’ils auraient une autre chance de prospérer dans la présence du Seigneur.


Donc, la première promesse de la « Nouvelle Alliance » dans la Bible se trouve dans le contexte du retour éventuel d’Israël de l’exil babylo- nien et la bénédiction que Dieu leur accorderait pour ce retour. Tout comme la rupture de l’alliance faite au Sinaï (Jer. 31:32) les a conduits en exil, ainsi, le renouvellement de cette alliance les préserverait en leur donnant de l’espérance en l’avenir. Tout comme l’alliance du Sinaï, la Nouvelle Alliance serait relationnelle, et elle comprendrait la même loi, les Dix Commandements, mais maintenant, elle est écrite, pas seu- lement sur des tables de pierre, mais aussi dans leur esprit et dans leur cœur, où elle restera pour toujours.


« En vertu de cette alliance, la loi même qui avait été gravée sur les tables de pierre est écrite par le Saint-Esprit dans notre cœur. Au lieu de chercher à établir notre propre justice, nous acceptons celle du Sauveur. Son sang expie nos péchés et son obéissance nous est imputée. Alors notre cœur, renouvelé par le Saint-Esprit, est rendu capable de produire


« les fruits de l’Esprit ». Par la grâce de Jésus-Christ, nous vivons désormais dans l’obéissance à la loi de Dieu. » — Ellen G. White, Patriarches et prophètes, p. 138.


Sous la Nouvelle Alliance, leurs péchés seraient pardonnés, ils connaîtraient le Seigneur par eux-mêmes, et ils obéiraient à la loi      de Dieu grâce à la puissance de l’Esprit Saint qui œuvre en eux. L’ancienne alliance dans l’ombre et en symboles, la nouvelle alliance dans la réalité, le salut a toujours été par la foi, une foi qui devrait révé- ler « les fruits de l’Esprit. »



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10 Décembre



(page 93 du guide standard)



La Nouvelle Alliance: deuxième partie


La prophétie de Jérémie à propos de la Nouvelle Alliance (Jérémie 31: 31-34) contient une double application: d’abord, elle se réfère     au retour d’Israël à Dieu et Sa promesse de les ramener à la maison; secundo, elle se réfère à l’œuvre de Jésus, le Messie, dont la mort a ratifié l’Alliance en changeant la relation entre l’homme et Dieu. C’est dans la Nouvelle Alliance que nous obtenons l’expression la plus com- plète du plan du salut, qui n’avait été révélée avant que dans les ombres et les types (Heb. 10: 1).


Lisez Luc 22:20 et 1 Corinthiens 11: 24-26. Comment ces textes éta- blissent-ils un lien avec la prophétie de Jérémie?





Le corps brisé de Christ et Son sang versé étaient révélés dans l’An- cien Testament par le sacrifice de l’agneau pascal. Le jus de la vigne représente le sang de Jésus versé sur la croix, révélé dans le Nouveau Testament. L’œuvre de Jésus n’a pas commencé avec le Nouveau Testament; elle embrassait aussi l’Ancien, et dans le service de la com- munion nous pouvons voir le lien qui unit ce que Jésus a fait tout au long de l’histoire du salut.


Ainsi, le pain et le jus fournissent le plus court résumé de cette his- toire du salut. Bien qu’ils ne soient que des symboles, c’est toujours à travers ces symboles que nous comprenons l’œuvre incroyable de Dieu en notre faveur.


Le service de la communion pointe non seulement la mort de Christ, mais aussi Son retour, sans lequel Sa mort serait tout, mais bien inutile. Après tout, à quoi bon la première venue de Christ sans la seconde, quand nous serons ressuscités d’entre les morts (1 Thess 4:16, 1 Corinthiens 15:12 18)? Jésus a établi le lien quand Il a dit : « Je vous le dis, je ne boirai plus désormais de ce fruit de la vigne, jusqu’au jour où j’en boirai du nouveau avec vous dans le royaume de mon Père. » (Matt. 26:29). Sans polémique, la première venue de Christ est insépa- rablement liée à sa seconde. La première ne trouve son accomplisse- ment final que dans la seconde.









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11Décembre



(page 94 du guide standard)



Approfondissement: Comme nous l’avons  vu, la Bible enseigne que l’arc-en-ciel est un signe de la promesse de l’alliance de Dieu de ne plus jamais détruire la terre par l’eau. Bien sûr, grâce à la science, nous savons maintenant que l’arc-en-ciel se produit lorsque la lumière du soleil est réfractée et réfléchie à la fois dans les gouttes d’eau, dispersant la lumière à différents angles. La lumière pénètre dans une goutte d’eau à un moment donné, se reflète sur une autre, et sur une autre encore, créant les couleurs que nous voyons. Le poète John Keats craignait que la science ne


« détisse un arc-en-ciel », mais même si nous pouvions analyser, mesurer, prévoir et quantifier tout sur un arc-en-ciel jusque dans les entrailles de chaque photon et chaque quark, qu’est-ce que cela montrerait d’autre que la preuve que nous comprenons mieux les lois naturelles de Dieu utilisées pour créer les signes de cette promesse de l’alliance? La science pourrait un jour être en mesure de tout expliquer sur la façon dont les arcs-en-ciel sont faits – même à 25 chiffres à droite d’un point décimal – mais elle ne peut jamais expliquer pourquoi ils sont faits.


Nous, cependant, savons pourquoi. Parce que Dieu a créé notre monde de manière que, lorsque la lumière du soleil et le brouillard sont en contact, le brouillard décompose la lumière par réfraction et la réfléchit à différents angles qui créent des bandes des ondes électromagnétiques, qui, en arrivant à nos yeux, impriment l’image des arcs-en-ciel dans notre esprit. Et il l’a fait (le « Pourquoi » que la science ne peut jamais expliquer) pour nous rappeler de Sa promesse d’alliance qu’Il ne détruirait plus jamais la terre par l’eau.




Discussion :





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Histoire


Le cri du Kalahari: deuxième partie


Le soleil du désert brillait impitoyablement quand le petit homme se lança en avant avec son arc. De son aspect mince et plissé, on pourrait penser qu’il était dans sa soixante-dix, mais son corps était habitué à la pénurie de nourriture et d’eau, et ses réflexes étaient rapides comme l’éclair.


Ancré dans la sagesse accumulée de ses ancêtres, il s’approcha pru- demment du petit troupeau de buffles.


Quand il était assez proche, il équipa une flèche empoisonnée à son arc, visa soigneusement, et laissa la flèche voler.


Il a trouvé sa cible, mais la peau de l’animal était dure et la flèche n’a pas pénétré profondément. L’animal regarda autour puis fixa le Bushman, l’attrapa sur ses cornes terribles et le jeta jusqu’à ce que ses intestins sortent de son abdomen, le recouvrit de sable et de gravier.


Après le départ du buffle, le Bushman chancela sur ses pieds et, serrant lui-même la masse sale, se dirigea vers la seule aide qu’il connaissait – l’Hôpital Adventiste du Septième Jour qui se trouve à des kilomètres!


Il était à peine conscient quand il a atteint l’enceinte de l’hôpital. Le personnel horrifié le précipita vers la salle d’opération, s’émer-


veillant de l’endurance désespérée qui l’avait amené là.


Le chirurgien pria avec instance alors qu’il nettoyait les intestins, les ramena dans la cavité abdominale, et sutura la plaie béante et la referma. Il savait que Dieu seul pouvait guérir le Bushman.


Avec les soins infirmiers et beaucoup de prière, il a finalement récupéré et fut rendu à sa famille, laissant le personnel hospitalier à se demander s’il avait également appris de l’amour de Dieu au cours de son séjour à l’hôpital.


Plusieurs mois plus tard, un petit homme avec une horrible cicatrice sur son abdomen, vint à l’hôpital avec une chaîne d’un mètre vingt de perles, minutieusement fabriquées à la main avec des outils primitifs, comme expression de sa gratitude au médecin qui lui avait sauvé la vie. Une partie de l’offrande du treizième sabbat de ce trimestre contri- buera à établir une école primaire Adventiste du Septième Jour au


Botswana.


S’il vous plaît veuillez planifier pour donner généreusement le trei- zième sabbat, ou à tout moment sur notre site Web sécurisé: giving. adventistmission.org.


Dr. K. Seligman est un médecin pratiquant à Gaborone, au Botswana.


144      ProduiPtrpoadrucleedCboymtihtée dGeenlaerCaol nCfoénrfeenrceencGeéOnéffricaeleopfoAudrvelantiMstisMsiisosnioAnd. ventiste.


Site WWebe:bwswitew:.wAwdvwe.AntdivsteMntiissstMioins.soirogn.org                                                                                   144



comment aires pour les moniteurs


La leçon en bref



Textes clés: Jérémie 31:31–34, Galates 3:15–18.


Objectifs:

Savoir: Étudier les divers renouvellements d’alliance qui se sont produits tout au long de l’Ancien Testament et la façon dont ils soulignent le renou- vellement ultime d’alliance – la Nouvelle Alliance telle que prophétisée dès le début par Jérémie.


Ressentir: Découvrirl’inconditionnellegrâcesalvatricede Dieubaséesur la justification par la foi.


Agir: Profiter de la beauté d’une vie d’obéissance sous l’arc-en-ciel de la promesse éternelle de la grâce salvatrice de Dieu.



Savoir: L’alliance éternelle:

  1. Savoir: L’alliance éternelle

A Quelle est la place des alliances avec Noé, Abraham, et le peuple d’Israël au Sinaï sur le chemin du salut?


B Qu’est-ce qui était « nouveau » à propos de la Nouvelle Alliance que Jérémie a prophétisée? Pourquoi était-ce nécessaire?



  1. Ressentir: Le salut par la grâce

A Comment pouvons-nous faire face à la supposée tension entre la loi et la grâce? Comment en faites-vous l’expérience dans votre propre vie?


B Quelle est l’importance du message de la justification par la foi pour votre vie? De quelle manière voyez-vous ce message prêché dans votre


église?



III. Agir: La vie sous l’arc-en-ciel de Dieu

A En tant qu’Adventistes du Septième Jour, nous sommes souvent accu- sés d’être des légalistes qui adhèrent à la loi de l’Ancien Testament. Quel


est l’impact de la loi sur notre marche chrétienne quotidienne?


B Qu’est-ce que cela signifie, en termes pratiques, d’avoir la loi de Dieu écrite sur les tables de nos cœurs?



Résumé: La prophétie de Jérémie de la Nouvelle Alliance est la réaffirmation de l’alliance éternelle de Dieu, qui trouve son expression ultime dans la mort de Christ sur la croix. L’alliance de Dieu dans ses différentes phases a tou- jours offert le salut par la justification par la foi en la mort de Christ.


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Développement


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: 1 Corinthiens 11:24–26.



Concept clé de croissance spirituelle: Nous avons besoin des opportunités pour renouveler l’alliance que nous avons faite avec Christ quand nous avons rejoint par le baptême Son corps, l’Église. La communion offre une formidable opportunité pour renouveler notre alliance en se souvenant de la façon dont la vie et la mort de Christ ont rendu le salut possible pour nous.


Pour les moniteurs: Le concept de renouvellement d’alliance, comme en témoignent les diverses alliances dans l’Ancien Testament, n’est pas si étrange comme il est souvent dépeint. Nous le pratiquons lors de chaque service de communion. L’alliance de Dieu est comme une maison qu’Il a louée à Son peuple, en leur donnant un contrat de location qui stipule les conditions d’occupation. Toutefois, les locataires, les gens de l’Ancien Testament – l’Israël de Dieu, avaient ignoré le contrat et commencé à démolir la maison.


À travers les siècles, Dieu a envoyé Ses prophètes, et à différents moments, Il a renouvelé le contrat, non pas parce que le contrat était déficient, mais parce que les occupants ne le respectaient pas et ont même essayé de le changer. Finalement, Dieu a dû faire un nouveau contrat, la Nouvelle Alliance, qui est toujours basée sur les mêmes conditions, mais ratifiée maintenant par le sang de Christ; et donc, Il est la manifestation la plus complète de l’alliance éternelle. Ce que les phases d’alliance de l’Ancien Testament ont anticipé, l’alliance du Nouveau Testament l’a com- plété en Christ. C’est juste une analogie (avec certaines limites), mais cela peut aider à illustrer à la classe l’idée d’une alliance éternelle en plusieurs phases.



Discussion d’ouverture: Pendant les vacances il y a quelque temps, un homme et son épouse ont visité une église, en participant à un service de communion. Lors de la cérémonie du lavement des pieds, cette église n’a pas offert une place à part où les couples pouvaient se laver les pieds. Ainsi, le mari et la femme étaient obligés de rejoindre des sections séparées avec les hommes d’un côté et les femmes de l’autre, pour chercher un partenaire du lavement des pieds.


Quelle expérience rafraîchissante! L’homme se rendit compte qu’il était devenu tellement habitué à laver les pieds de sa femme au service de com- munion qu’il était en danger de se priver de la bénédiction de tendre la main à un autre frère (ou une sœur dans le cas de sa femme) avec qui il pourrait avoir quelques différences qui devaient être résolues ou tout simplement, pour le plaisir de servir un ami ou un étranger à travers l’acte amical.


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Malheureusement, le plus souvent, les églises dans certains endroits sont sensiblement plus vides lors du sabbat de la communion que d’autres sabbats. Certaines églises discutent même de la possibilité de laisser le lavement des pieds ou espèrent se passer de certaines parties du service, en perdant ainsi une occasion de renouveler l’alliance.


Quelle est l’importance de la communion dans votre église et dans votre expérience chrétienne?


ÉTAPE 2—Explorer


Pour les moniteurs: L’alliance est un sujet théologique impor- tant, et la Nouvelle Alliance de Jérémie soulève la question évidente: qu’en est-il de l’Ancienne Alliance? Beaucoup d’églises fondent leur compréhension de l’alliance sur une dichotomie (opposition de deux choses) entre l’Ancienne et la Nouvelle Alliance, qui se traduit par une discontinuité entre l’Ancien et le Nouveau Testament. Souvent, nous sommes confrontés à des déclarations telles que: « Dans l’Ancien Testament, on vivait sous la loi, mais maintenant, nous sommes sous la grâce, et dans le Nouveau Testament, la loi a été clouée sur la Croix et n’est plus obligatoire ». Un objectif de cette leçon est de démontrer la continuité des alliances entre l’Ancien et le Nouveau Testament (en fait, Testament signifie « alliance »).

Commentaire biblique


Toute confusion à propos de l’alliance (ou des alliances) est résolue  par la déclaration dans l’épître de Paul aux Hébreux: « Que le Dieu de paix, qui a ramené d’entre les morts le grand pasteur des brebis, par le sang d’une alliance éternelle, notre Seigneur Jésus », (He 13,20, LSG; cf. aussi Gen. 17: 7 , Lev. 24: 8, etc., pour l’alliance éternelle dans l’Ancien Testament). Il est important de voir comment les différentes phases de cette seule alliance éternelle s’accomplissent en pointant vers Christ.


  1. L’alliance abrahamique (Relisez Genèse 15: 1-6 et Galates 3: 6-9 avec la classe.)

Suite à l’alliance universelle de Dieu avec l’humanité après le déluge, qui pro- mettait que la terre ne serait plus jamais détruite par l’eau (cf. Genèse 9: 7-17; notez que cette alliance a été ratifiée seulement après que Noé ait été sauvé), l’alliance abrahamique est plus explicite en posant les conditions de l’alliance. Et sans surprise, elle est autant faite de grâce et de justice par la foi tout comme dans le Nouveau Testament: « Abram crut en Yahvé, qui le lui compta comme justice. » (Genèse 15: 6, BJ). Cette affirmation est suivie d’un rituel d’alliance (Genèse 15: 7-21), dans lequel (encore) Dieu prend l’initiative. Cependant, il est nécessaire de préciser que la foi d’Abraham n’était pas une condition préalable à la justice, mais plutôt une acceptation de celle-ci. En hébreu, ceci est clair


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dans Genèse 15: 6; ce qui fut traduit par « cru » est une forme du verbe amn dont est dérivé notre « Amen » moderne. Nous pourrions traduire ce verset aussi comme suit: « Abram dit « amen » en Yahvé, qui le lui compta comme justice. » Abraham a accepté les promesses de Dieu comme vrai, et tout ce qu’il a pu dire en tant qu’un être humain était: Amen – ainsi soit-il!



Considérez ceci: La foi consiste à dire « Amen » aux promesses de Dieu. Pourquoi rien d’autre ne doit être ajouté à ce simple « Amen » avant d’être sauvé?


  1. L’alliance au mont Sinaï (Relisez Exode 24: 1-18 et Genèse 12: 1-3 avec la classe.)


Le renouvellement de l’alliance qui accompagne le don des Dix Commandements au Mont Sinaï est un événement important, en particulier sa séquence dans la suite de l’Exode. Encore une fois, le message est clair: la loi est pour ceux qui sont déjà sauvés; ce n’est pas par elle qu’on est sauvé. Cependant, la réaction d’Israël et les événements ultérieurs d’Exode 24: 7 donnent à réfléchir:


« Nous ferons tout ce que l’Éternel a dit, et nous obéirons » (LSG).


Un peu plus tard, cette autosuffisance est déraillée par l’épisode du veau d’or d’Exode 32. La justification par la foi est en contraste avec la justice par les œuvres, et elle remonte aux promesses de l’alliance initiale, faite à Abraham dans Genèse 12: 2 – « je rendrai ton nom grand » (LSG). Ceci est en contraste avec le chapitre précédent, Genèse 11, qui décrit la Tour de Babel, la quintessence des œuvres (cf. Genèse 11: 4 – « Faisons-nous un nom », LSG). L’alliance de Dieu était fondée sur la grâce par la justification par la foi et non par les œuvres, et l’Ancien Testament savait très bien comment faire la différence entre les deux.



Considérez ceci: Quelle est la différence entre la justice par la foi par rap- port à la justice par les œuvres?


III.  La Nouvelle Alliance (Relisez Jérémie 31: 31-34 avec la classe.)



La Nouvelle Alliance de Jérémie est prophétisée à un moment qui est en contraste frappant et sombre par rapport à ce que prévoit cette Nouvelle Alliance. Israël à travers son histoire avait, encore et encore, violé les préceptes de l’alliance éternelle de Dieu qu’Il avait clairement communiqués depuis les débuts de l’humanité (cf. Genèse 3:15). Il était temps pour le renouvellement de l’alliance qui dépasse toutes les précédentes: la Nouvelle Alliance. Elle est nouvelle, car elle pointe vers l’accomplissement ultime des stipulations de l’alliance par Jésus-Christ en notre faveur. Ainsi, elle crée un contraste avec l’Ancienne Alliance que Jérémie relie au mont Sinaï. Elle propose une méthode différente de salut, puisque l’ancienne méthode était déformée par l’infidélité humaine (Jer. 31:32).


Notez que khadash, mot hébreu pour « nouveau », peut aussi être traduit par « renou- velé » et est utilisé avec cette signification dans d’autres parties de l’Ancien


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comment aires pour les moniteurs






Testament (par exemple, Lamentations 3:23; voir aussi Psaume 103: 5 où il est utilisé comme un verbe). Le détail important de la Nouvelle Alliance est l’intériorisation de la loi dans le cœur et l’esprit (Jer. 31:33). Mais, même cela n’est pas un commandement nouveau, mais une invitation renouvelée à avoir une relation personnelle et salvatrice avec Dieu comme déjà exprimée dans le Pentateuque (Deut 6: 4-6).



Considérez ceci: Que signifie concrètement le fait d’avoir la loi de Dieu écrite dans le cœur?


ÉTAPE 3—Appiquer


Pour les moniteurs: L’alliance semble être une question haute- ment théologique et abstraite que les théologiens pourraient débattre pendant des heures sans aucune signification pratique dans notre vie. Cependant, la théologie n’a jamais été une entreprise théorique, mais elle doit toujours être appliquée dans la vie des enfants de Dieu. L’alliance est vraiment à la base de la relation entre Dieu et l’huma- nité.

Application:


Ê La loi et la grâce sont souvent mises en opposition l’une contre l’autre, et, en tant qu’Adventistes du Septième Jour, on nous trouve parfois du côté de la loi. Comment pouvons-nous communiquer l’importance de la loi sans être légalistes?




Ë Dès le début, toutes les alliances ont toujours été construites sur la grâce. Quel est le fondement de votre alliance avec Dieu?



ÉTAPE 4—Créer


Pour les moniteurs: La communion est une grande opportunité pour renouveler l’alliance que nous avons faite avec Dieu. Assurez- vous qu’aucune partie de cette importante cérémonie n’est négligée dans votre église.

Activités de classe et individuelles:


Ê Célébrez un renouvellement de l’alliance sous la forme de communion préparée spécifiquement pour votre classe. Cela peut avoir lieu un vendredi soir et devrait laisser suffisamment de temps pour le lavement des pieds et les témoignages.


Ë Préparez-vous pour le service de communion ci-dessus au cours de la


semaine par la résolution des divergences et de nos différends avec d’autres. 149



*12 –18 Décembre

(page 96 du guide standard)


Retour en Égypte




Sabbat aprèS-Midi


Lecture de la Semaine: Jer. 40: 7-16, Jer. 41-43, Ex. 16: 3,


Nom. 16:13, Jer. 44.


Verset à Mémoriser: « QueYahvé soit témoin contre nous, véri- dique et fidèle, si nous n’agissons pas exactement selon la parole que Yahvé ton Dieu t’aura envoyée pour nous » (Jérémie 42: 5, Jérusalem).



Ê « En ce qui nous concerne, tout dépend de la manière dont nous acceptons les dispositions du Seigneur. » — Ellen G. White, Messages choisis, vol. 1, p. 138. Pourquoi est-ce une erreur de croire que le salut vient sans condition? Les conditions ne sont pas la même chose que les œuvres, ou quelque chose qui nous donne le mérite devant Dieu. Comment pouvons-nous apprendre à faire la différence entre le faux enseignement du salut par les œuvres (légalisme) et le faux enseignement que le salut est inconditionnel (une grâce à vil prix)?



Ë Attardez-vous davantage sur la question difficile à la fin de la leçon de jeudi. Si quelqu’un dit: « Je ne crois pas en Jésus, je ne crois même pas en Dieu, et pourtant, regarde comment ma vie prospère. En fait, je dirais que ma vie va mieux que la tienne, et tu es un chrétien. » Comment réagiriez-vous?


a leçon de cette semaine nous amène vers la fin de la saga de Jérémie, le prophète. Cependant, ce n’est pas un « et ils vécurent heureux pour le reste du temps ». Dans un sens, on pourrait résumer


l’étude de cette semaine, et même une bonne partie du livre de Jérémie, en disant que ce que nous voyons ici est un exemple des limites de la grâce. C’est-à-dire, la grâce ne sauvera pas ceux qui refusent abso-  lument de l’accepter. Peu importe combien de fois le Seigneur leur a parlé, leur offrant le salut, la protection, la rédemption, la paix et la prospérité, l’histoire aboutit à un petit reste qui a méprisé et repoussé l’offre de Dieu.


Et que dire de Jérémie? C’était une vie et une œuvre qui, selon toutes les apparences humaines, semblaient inutiles! Le « prophète pleureur » avait pleinement de quoi pleurer. Même après que tout ce qu’il a pro- phétisé soit accompli, les gens s’accrochaient encore à leurs péchés, au paganisme et à la rébellion, défiant ouvertement le prophète en face, et méprisant la Parole que le Seigneur leur envoyait.


Combien de fois nous devons nous-mêmes faire attention. La grâce est gratuite parce qu’elle est donnée à ceux qui ne la méritent pas, oui; mais elle n’est forcée pour personne. On doit être prêt à l’accepter.


*   Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 19 Décembre.



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L’anarchie politique



13 Décembre



(page 97 du guide standard)



On pourrait penser qu’avec la destruction de la ville et sa défaite totale par les Babyloniens, tout le peuple aurait appris sa leçon. Malheureusement, pas tout à fait, et le drame n’était pas encore ter- miné.


Lisez Jérémie 40: 7-16. Quel message fut donné (encore une fois) pour le peuple? Quelle est la signification du mot « reste » utilisé dans  le verset 11?







Malgré le message de paix, et même de prospérité qui a suivi (voir Jer. 40:12), personne n’était satisfait du statu quo.


Lisez Jérémie 41. Quels sont les nouveaux problèmes auxquels fait main- tenant face le « reste »?




Bien que les raisons de l’assassinat ne soient pas données, le fait que le carnage fût mené par quelqu’un « de la race royale … avec des grands du roi » (Jer. 41: 1, LSG) suggère que ces élitistes n’avaient pas encore accepté l’idée que la nation élue devait se soumettre au règne babylonien. Parce que Guedalia avait  été mis sur le trône par le roi de Babylone (voir Jer. 40: 5), ces personnes ne voyaient en lui qu’un traitre fantoche déloyal envers la nation et qui, par conséquent, devrait être éliminé avec sa cour.


Dans la suite du chapitre, nous pouvons voir que ce reste est main- tenant confronté à une nouvelle menace: la peur des Babyloniens, qui, n’étant peut-être pas au courant des détails de ce qui est arrivé – cher- cheraient à venger la mort de Guedalia et des soldats babyloniens (voir Jérémie 41: 3).









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14 Décembre



(page 98 du guide standard)



À la recherche d’une orientation divine


Lisez Jérémie 42. Quel message puissant s’y trouve, non seulement pour eux, mais aussi pour tous ceux qui cherchent des conseils du Seigneur dans la prière?





Craignant les Babyloniens, ces gens cherchèrent Jérémie pour lui demander de prier pour eux pour la direction divine. Ils doivent avoir reconnu maintenant que Jérémie était en effet un prophète de Dieu, et ce qu’il disait au nom du Seigneur s’accomplirait.


Ils ont également promis qu’ils feraient tout ce que Dieu demanderait ou ordonnerait qu’ils fassent. Donc, quand nous le lisons, nous voyons des gens qui semblent avoir appris leur leçon, qui veulent non seule- ment savoir quelle est la volonté de Dieu, mais aussi et le plus impor- tant, de Le suivre. Les paroles: « Que ce soit du bien ou du mal, nous obéirons à la voix de l’Éternel, notre Dieu, vers qui nous t’envoyons, afin que nous soyons heureux, si nous obéissons à la voix de l’Éternel, notre Dieu » (Jer. 42: 6, LSG) — étaient une puissante confession de foi. Après tout ce qui s’était passé, il était temps.


Remarquez le parallèle avec  les messages précédents de Jérémie:  ne vous fiez pas dans des puissances étrangères. Confiez-vous au Seigneur, et Il vous fera prospérer, vous délivrera au moment opportun. Le salut ne se trouve en aucun autre. Les puissances étrangères ne vous avaient pas aidés avant, et elles ne le feront pas maintenant.


Dieu devait les avertir, car Il connait la tendance de leur cœur: Il sait qu’ils pensent retourner en Égypte (pensez au symbolisme ici) pour avoir la protection qu’ils voulaient. Donc, le Seigneur leur a donné des directives très claires et précises de ne pas le faire, qu’une telle option leur apporterait la ruine.


Encore une fois, voilà un choix difficile, le choix qui s’impose à nous tous: la vie et la paix par la foi et l’obéissance à Jésus, ou la misère     et la mort par manque de foi et manque d’obéissance. Peu importe les différentes circonstances, en fin de compte, l’issue est la même pour nous tous. Contrairement à ces gens, nous n’avons pas toujours les avertissements qui nous sont donnés de façon si précise et si clairement exprimée, mais nous avons reçu des avertissements, juste de la même façon.








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De retour en Égypte



15 Décembre



(page 99 du guide standard)



Si vous n’avez pas lu la suite, Jérémie 42 pourrait être très excitant. Que feront ces gens? Vont-ils agir par la foi, une foi qui se révèle dans l’obéis- sance, et rester en Juda? Ou vont-ils faire les mêmes erreurs que dans le passé, et au lieu de suivre une claire « ainsi parle le Seigneur », faire ce qu’ils veulent faire, malgré les avertissements clairs du Seigneur dans les derniers versets du chapitre 42 sur ce qui les attend s’ils retournaient en Égypte?


Lisez Jérémie 43: 1-7. Qu’ont-ils fait?





Lorsque la Parole de Dieu n’est pas en accord avec nos intentions  ou désirs, nous avons tendance à avoir des doutes quant à ses ori- gines divines. De même, le peuple et les dirigeants avaient des doutes sur Jérémie. Apparemment, en Israël, seul les circonstances avaient changé, mais les gens restaient les mêmes dans leurs pensées et dans leurs cœurs. Ils se sont excusés eux-mêmes pour leur vœu en attaquant le prophète Jérémie. Cependant, ils ne voulaient pas attaquer Jérémie directement. Donc, ils ont blâmé Baruch, son ami et parfois Scribe, et tourné leur colère contre lui, affirmant qu’il avait monté le prophète contre eux.


Lisez Exode 16: 3 et Nombres 16: 13. Quels parallèles existent entre ce que le peuple dit à Jérémie et ce que leurs ancêtres avaient dit à Moïse?




La nature humaine reste la nature humaine, toujours à la recherche de quelqu’un à blâmer pour ses problèmes, toujours à la recherche d’une excuse pour faire ce qu’elle veut. Ainsi, pour une raison quelconque, Baruch fut accusé de vouloir que ses compatriotes meurent par la main des Babyloniens ou qu’ils soient amenés en exil. Jérémie 43: 1-7 ne dit pas pourquoi les gens pensaient que Baruch voulait que cela se produise, pas plus que l’Écriture n’explique pourquoi les enfants d’Is- raël pensaient que Moïse voulait qu’ils meurent dans le désert après leur sortie d’Égypte. Les gens sous l’emprise de leurs émotions et de leurs passions peuvent ne pas avoir de bonnes raisons de leur pensée. Combien de fois, alors, devons-nous garder nos passions et émotions soumises au Seigneur!



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Pris en exil



16 Décembre



(page 100 du guide standard)



Lisez Jérémie 43: 8-13. Qu’est-ce que le Seigneur dit par Jérémie?





Takhpanès était une ville à la frontière nord-est de l’Égypte, qui avait des fortifications importantes et où vivaient plusieurs colons juifs.


Là encore, le Seigneur veut que Jérémie fasse une prophétie sym- bolique. Même si les mots sont puissants, parfois quand les choses sont faites dans la vie réelle, lorsqu’elles sont illustrées devant nous par des actes, ce qu’on dit devient encore plus fort.


Comment Jérémie devait exactement enterrer des pierres à l’en- trée de la maison de Pharaon, on ne nous l’a pas dit. Le point, cependant, était clair: même les puissants pharaons ne faisaient pas de poids contre le Seigneur, et Il accomplirait Sa parole comme Il l’avait dit. Les réfugiés qui pensaient trouver protection et sécurité en allant en Égypte étaient aussi mauvais que ceux qui, comme nous l’avons  vu plus tôt, pensaient qu’ils pouvaient trouver protection et sécurité en faisant venir l’Égypte chez eux (Jérémie 37: 7, 8). Les dieux égyptiens étaient inutiles, des créations des imaginations déformées; ces dieux étaient des abominations païennes qui mainte- naient le peuple dans l’ignorance absolue de la vérité.


Les Israélites auraient dû savoir, tout comme nous devrions le savoir maintenant, que notre seule vraie protection et sécurité se trouve dans l’obéissance au Seigneur.


« Quand le sacrifice de soi devient une partie de notre religion, nous comprendrons et ferons la volonté de Dieu; car nos yeux  seront oints avec du collyre, afin que nous voyions des choses mer- veilleuses de Sa loi. Nous verrons alors le chemin de l’obéissance comme la seule voie sûre. Dieu tient Son peuple responsable par rapport à la lumière de la vérité donnée à leur compréhension. Les revendications de Sa loi sont justes et raisonnables, et par la grâce de Christ, Il s’attend à ce que nous accomplissions Ses exigences. »


—Ellen G. White, The Advent Review and Sabbath Herald, February 25, 1890.











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Défiance ouverte



17 Décembre



(page 101 du guide standard)



Lisez Jérémie 44: 1-10. Que faisaient les captifs en Égypte?







Pendant la captivité égyptienne, Jérémie a dû faire face au même problème qu’il avait quand son peuple et lui vivaient en Juda. À cette époque, il avait dû parler aux dirigeants; maintenant, il devait parler à ces gens ordinaires, qui, en captivité, commettaient les mêmes péchés qui avaient amené cette dévastation sur eux.


Quelle réponse surprenante ont-ils donnée à Jérémie lorsqu’ils sont confrontés à leurs péchés? (Jérémie 44: 15-19).






La dureté de leur cœur et la déception qui les envahissait sont éton- nantes. Fondamentalement, ils ont regardé Jérémie en face et l’ont défié, lui et ce qu’il leur disait au « nom du Seigneur. »


Le raisonnement était simple: dans les premiers jours, avant les réformes de Josias, quand ils étaient fortement imprégnés dans l’ado- ration des dieux païens, en brûlant de l’encens à la « reine du ciel » et en lui versant des libations, les choses allaient bien pour eux. Ils étaient matériellement aisés et vivaient en toute sécurité. Cependant, ce n’est qu’après les réformes de Josias (qui étaient venues trop tard) que cette calamité a frappé. Alors, pourquoi devraient-ils écouter Jérémie et tous ses avertissements?


La réponse de Jérémie (Jer. 44: 20-30) était: non, vous ne comprenez pas. C’est précisément parce que vous avez fait toutes ces choses que ces calamités se sont abattues sur vous. Pire encore, votre refus obstiné de changer de voie apportera même plus de calamité, et la sécurité que vous pensez trouver en Égypte est un leurre et un mensonge, tout comme les dieux païens que vous adorez. En fin de compte, vous saurez la vérité, mais ce sera trop tard.








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18 Décembre



(page 102 du guide standard)



Approfondissement: Tout  au long du livre de Jérémie,  tout comme à travers toute la Bible, nous sommes confrontés à la question du bien et du mal. Et en tant que chrétiens, nous savons bien à propos du mal, parce que Dieu a défini ces termes pour nous de nombreuses manières différentes. (Voir, par exemple, Rom. 7: 7, Mich. 6: 8, Jos. 24:15, Matt. 22: 37-39, Deut. 12: 8). Mais que faire si vous ne croyez pas en Dieu? Comment pouvez-vous distinguer le bien du mal? Eh bien, l’auteur athée Sam Harris a une sugges- tion. Il a écrit un livre intitulé Le paysage moral, dans lequel il affirme que le bien et le mal peuvent et devraient être compris seulement en termes scien- tifiques. Cela signifie que, de la même manière que la science nous a aidés à comprendre la différence entre la force nucléaire forte et la force nucléaire faible, elle devrait nous aider à distinguer le vrai du faux et le bien du mal. Il spécule même que la science pourrait un jour guérir le mal. « Envisager ce qui se passerait si nous découvrions un remède contre le mal humain. Imaginez, pour les besoins du raisonnement, que toute modification utile dans le cerveau humain puisse être réalisée à moindre coût, sans douleur, et en toute sécurité. Le remède à la psychopathie peut être mis directement dans l’approvisionnement alimentaire comme la vitamine D. Le mal n’est alors rien de plus qu’une carence nutritionnelle » — Sam Harris, The Moral Landscape: How Science Can Determine Human Values (New York: Simon & Schuster, Inc., 2010), Kindle Edition, p. 109.


La plupart des scientifiques, cependant, même ceux qui ne croient pas en Dieu, auraient un problème en croyant que la science peut résoudre de tels problèmes. Si, toutefois, vous ne croyez pas en Dieu, où pouvez-vous trouver ces solutions?


Discussion :




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Histoire


Toutes choses concourent au bien


Tout  comme beaucoup de jeunes en Afrique, Siyoka  a migré de son village à une plus grande ville à la recherche d’un emploi. Il vivait avec des gens de la famille étendue et envoyait chaque centime qu’il pouvait à sa mère veuve et ses deux frères plus jeunes.


C’était la musique qui l’attira la première fois lors des réunions tenues par le pasteur Mbena; mais quand il a entendu l’histoire de Jésus, Siyoka ne cessait de penser à propos de comment ce serait merveilleux d’aller au ciel avec Lui, et de ne jamais avoir faim, être triste, solitaire, ou avoir peur!


Après les réunions, Siyoka retourna à la maison. Peut-être, un jour, il pouvait aussi devenir pasteur. L’Ancien de l’église locale qui était en charge du suivi de ceux qui avaient participé aux réunions, pensait que Siyoka avait perdu tout intérêt quand il a quitté la ville. Mais à la maison, Siyoka faisait tout ce qu’il pouvait comme activité pour payer ses frais de scolarité, tout en prenant soin du champ familial. Mais cette année, les pluies ne sont pas tombées. Malheureusement, les villageois ont vu leurs cultures se dessécher et flétrir.


Parfois, il y avait un peu de pluie, mais pas des pluies qui mouillent assez le sol pour donner vie à la terre stérile.


La famine était terrible. Beaucoup sont morts et beaucoup plus sont tombés malades, y compris Siyoka. En désespoir de cause, sa mère, voyant qu’il était sur le point de mourir, se débrouilla pour l’amener à un hôpital de la ville la plus proche. C’est là que le pasteur Mbena, qui visitait certains des membres de son église, l’a trouvé.


Après avoir raconté ces événements, le visage mince de Siyoka se ralluma alors qu’il disait d’un faible Murmure : « Dieu est bon, pasteur Mbena. Il n’a pas permis que je meurs dans la famine, et maintenant je serai en vie pour être baptisé. Vous viendrez dans mon village, n’est-ce pas? »


« Oui, Siyoka, je dois venir dans votre village et tenir des réunions afin que vos gens puissent apprendre au sujet de Jésus », répondit chaleureusement le pasteur.


« Oh, ils connaissent déjà Jésus, Pasteur! » Siyoka lui rassura sérieusement.


« Il y a 25 prêts à être baptisés. Je leur ai dit tout ce que j’ai appris quand J’avais assisté à vos réunions et leur ai enseigné les chansons aussi. Je les rencontrais chaque sabbat. Même lorsque la famine était vraiment dure, nous avons prié, et Dieu répondait à nos prières. Il m’a amené ici pour que je puisse vous trouver. Quand pouvez-vous venir? »


Pasteur Mbena pouvait à peine en croire ses oreilles. Ce garçon qui n’avait eu que peu d’occasions d’apprendre est devenu un prédicateur pour Dieu! Lorsque Siyoka allait mieux pour rentrer à la maison, le pasteur l’a accompagné. Il visita les personnes et constata qu’elles avaient effectivement été bien enseignées. Quel merveilleux jour c’était quand Siyoka et ses 25 convertis furent baptisés.



Cette histoire est écrite par CHARLOTTE ISHKANIAN.




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comment aires pour les moniteurs





La leçon en bref



Textes clés: Jérémie 42:13–22, Exode 16:3, Actes 7:39.


Objectifs:

Savoir : Étudier l’histoire finale de Juda après la destruction babylo- nienne de Jérusalem, caractérisée par l’assassinat, l’intrigue et l’exode inverse en Égypte.


Ressentir: Être touché par la réalité du péché et la nature humaine qui refuse d’apprendre de l’histoire.


Agir: Être déterminé à apprendre de l’histoire et à accepter même les dures leçons que Dieu nous enseigne.



Plan de la leçon:

  1. Savoir: Retourner en Égypte

A Retourner en Égypte était populaire au temps de Jérémie. Quelles étaient les occasions où le peuple de Dieu voulait retourner en Égypte?


B Pourquoi peut-on parler d’un renversement d’exode dans le livre de Jérémie?



  1. Ressentir: Réalité, démenti et péché perpétué

A Quel était le rôle de Jérémie après la destruction de Jérusalem par Babylone? Comment doit-il avoir ressenti lorsque les Juifs ont décidé de


retourner en Égypte?


B Quel était le résultat final du retour en Égypte? Pourquoi les Juifs ne trouvent-ils pas la paix à Takhpanès?



III. Agir: Rompre le cercle vicieux

A Que faut-il apprendre de l’histoire? Pourquoi nous, les humains, avons tendance à commettre encore et encore les mêmes erreurs?


B Comment est-il possible de briser le cercle vicieux du péché perpé- tué? Quel espoir y a-t-il?



Résumé: Jérémie 40-44 raconte une histoire très triste: les événements posté- rieurs à la destruction babylonienne de Jérusalem montrent comment la nature humaine continue d’aller plus loin et plus profondément dans le péché jusqu’à ce qu’il retourne complètement dans l’esclavage du péché, comme illustré par le retour des Juifs en Égypte. Il y a une lueur d’espoir: Dieu reste avec nous tout comme Jérémie est resté avec le peuple, en essayant de faire de son mieux.


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Développement


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: Jérémie 40:7–16, Jérémie 41.



Concept clé de croissance spirituelle: Le meurtre insensé de Guedalia a touché toute la communauté des Juifs restés en Juda après la destruction de Jérusalem par les Babyloniens. Cela démontre les effets désastreux du péché sur toute une communauté.


Pour les moniteurs: À ce jour, le judaïsme commémore l’as- sassinat de Guedalia, le gouverneur de Juda, qui fut installé par Nabuchodonosor après la destruction de Jérusalem. Cela a eu lieu au cours du septième mois (Tishri), en 586 av. J.C., ou peut-être aussi en 582 av. J.C., coïncidant avec une nouvelle déportation des Juifs à Babylone, qui aurait eu lieu en représailles à l’assassinat du gouver- neur installé par Babylone (cf. Jer . 52: 30).


Le meurtre, qui violait les lois de l’hospitalité antique du Proche- Orient, a déclenché une chaîne d’événements qui ont finalement conduit à la désintégration de la communauté juive en Égypte où    ils avaient fui pour échapper à la colère de l’empire babylonien. Discutez avec la classe l’histoire de Guedalia et mettez en évidence les effets de grande envergure que cela avait sur l’ensemble de la communauté. Le péché n’est jamais un problème isolé. Il a toujours un impact sur la famille et la communauté.



Discussion d’ouverture: Cela ne se produit pas tous les jours que l’archéologie établisse une connexion directe avec une personnalité biblique. Les sceaux impériaux du Proche-Orient ancien sont générale- ment moins d’un pouce (1,5 cm) de taille, souvent fabriqués à partir de pierres semi-précieuses, et incisés avec des détails minutieux pour créer une image complexe qui consiste souvent en un nom personnel, une image, ou une combinaison des deux. Ils étaient pour la plupart portés autour du cou sur une chaîne et utilisés pour signer des documents ou pour authentifier le propriétaire du sceau.


Trois scellements de sceaux, ou plutôt leurs empreintes, furent décou- verts, se connectant avec l’histoire de Jérémie, offrant une connexion archéologique presque sans précédente entre le texte et les artefacts bibliques. Le premier est une empreinte qui se lit: « (appartenant) à Berekhyahu (Baruch), fils de Neriyahu, le scribe. » Il fut découvert en 1975, dans un magasin antique, ce qui atteste l’historicité du scribe de Jérémie. En 2005 et 2008, respectivement, deux empreintes de sceaux furent trouvées lors des fouilles archéologiques à Jérusalem. La première se lit: « appartenant à Yehucal, fils de Shelemiyahu, fils de Shovi. » C’est le même Jehucal (ou Jucal) qui voulait tuer Jérémie (Jer 37: 3, 38:1).


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Enfin, la dernière empreinte se lit : « appartenant à Guedalia, fils de Paschhur. » Tous ces objets furent datés au temps de Jérémie. Ainsi, nous avons un fort témoignage archéologique de la triste histoire qui a conduit vers la fin du ministère de Jérémie.


L’autre Guedalia trouvé dans l’histoire de Jérémie était le fils d’Achi- kam, qui est devenu gouverneur de ceux qui restaient en Juda. Ce Guedalia fut brutalement assassiné par Ismaël, l’un des officiers du roi Sédécias, après lui avoir offert innocemment l’hospitalité, l’une des coutumes les plus sacrées de l’ancien Proche-Orient (voir Jer.  40: 7-16). Comment le mal peut-il arriver? Comment réagissez-vous si votre confiance en quelqu’un proche de vous est abusée et profondément déçue?


ÉTAPE 2—Explorer


Pour les moniteurs: Jérémie 40-45 démontre comment les Juifs qui ne sont pas déportés à Babylone continuent leur vie. On pourrait pen- ser qu’ils ont reçu le message de la destruction de la ville et du temple, mais il est stupéfiant de voir comment ils continuent tout simplement de voyager plus loin sur la route du péché sur laquelle Israël était pen- dant de nombreuses années. Cela ne pouvait avoir qu’une triste fin et comme Dieu les avait miraculeusement conduits hors de l’esclavage d’Égypte, ils ont choisi volontairement de retourner en Égypte contre le conseil de Dieu, mais toujours accompagné de Jérémie.

Commentaire biblique


  1. Écoute sélective (Relisez Jérémie 42 avec la classe.)


Après l’assassinat de Guedalia, tout le monde est venu se renseigner chez Jérémie. Le texte précise que même les personnes qui l’avaient méprisé avant étaient maintenant désireuses de le consulter (Jer. 42: 1). Il y a une alternance intéressante entre les expressions « L’Éternel ton Dieu » et « L’Éternel notre Dieu », illustrant la relation oscillante entre Juda et Dieu.


Les versets 5, 6 sont un plaidoyer pieux d’obéissance à tout ce que la réponse de Dieu serait. Le libellé fait écho à la confirmation de l’alliance d’Israël au mont Sinaï (Exode 24: 7), qui fut immédiatement suivie par une attitude similaire de désobéissance – le veau d’or. Cette réponse est parallèle à ce qui se passe après que Jérémie les ait avertis de ne pas aller en Égypte, mais plutôt de rester en Juda. Les gens commencèrent à blâmer Baruch d’avoir sou- doyé Jérémie contre eux, et cela rappelle une fois de plus l’histoire d’Exode où les gens avaient blâmé Moïse de les avoir fait sortir d’Égypte. Le dernier appel de Jérémie est plus que juste une mise en garde. La phrase « N’allez pas en Égypte! » (v. 19, LSG) est une interdiction catégorique qui utilise le même langage absolu que les Dix Commandements. Ce n’était pas facultatif, et retourner en Égypte serait une violation flagrante de l’ordre de Dieu.



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Considérez ceci: Jérémie a appelé le peuple « hypocrites » au verset 20. Qu’est-ce qui était extrêmement hypocrite dans leurs relations avec Jérémie (et Dieu) dans ce chapitre?


  1.  Un autre acte symbolique (Relisez Jérémie 43: 8-13 avec la classe.)


Les derniers rois d’Israël  avaient toujours considéré  l’Égypte comme la superpuissance qui les aiderait à combattre les Babyloniens. Par consé- quent, c’était le lieu où ils pensaient avoir refuge. Mais Ésaïe avait déjà identifié l’Égypte comme un roseau faible et fragmenté qui transpercera la main de quiconque se pencherait sur lui. (Esa 36: 6).


Un des derniers actes symboliques de Jérémie fut effectué quand il était en Égypte et cela illustrait la désillusion de faux espoirs concernant le fait que les Juifs espéraient avoir la protection en Égypte. Takhpanès (actuelle Tell Defneh) était une ville dans le nord-est du delta du Nil, qui servait de point d’entrée en Égypte, et Jérémie devait enterrer de grosses pierres dans un pavé de brique devant le bâtiment du gouverneur. Ce serait l’endroit même où Nabuchodonosor établirait son trône royal quand il conquerrait finalement l’Égypte, ce qui arriva en 568/7 av. J.C. Le message était clair: Juda était destiné à la captivité (Jer 43: 11, LSG) et la fuite en Égypte n’a rien changé.



Considérez ceci: Quelles sont les choses, les institutions ou les personnes en qui nous plaçons notre confiance? Comment pouvons-nous savoir si ces choses ou personnes sont dignes de confiance?


III. Retour en Égypte (Relisez Jérémie 44, Exode 16: 3, et Actes 7:39 avec la classe.)



Un des éléments les plus étonnants de l’histoire du retour en Égypte est que Jérémie accompagne son peuple. Il avait la possibilité de se retirer (cf. Jer. 39: 11-40: 5) et de vivre ses jours à Babylone en vertu des dispositions du roi Nabuchodonosor. Mais il a choisi de rester avec les gens de Juda, ce qui l’a finalement conduit en Égypte.


Le chapitre 44 rapporte le dernier message de Jérémie, dirigé vers les Juifs qui se sont installés et dispersés en Égypte pendant un temps. Le chapitre fut daté à environ 580 av. J.C. C’est un dernier message, un message final qui rappelle que ceux qui pensaient qu’une fuite en Égypte fournirait un refuge aurait finalement à y faire face au jugement de Dieu, tout comme ceux qui étaient déportés à Babylone (Jer. 44: 11-14).


La réaction des gens était scandaleusement en ligne avec leur comporte- ment avant: ils ont avoué ouvertement leur allégeance à la « reine du ciel » (versets 15-19), éventuellement Astarté, la déesse cananéenne de fertilité.


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Ils étaient pleinement retournés en Égypte. C’était un exode à l’en- vers, un retour volontaire dans l’esclavage du péché et un refus de défiance à écouter la voix de Dieu. Étienne dans son discours devant le Sanhedrin a exprimé cette réalité, rappelant de façon poignante l’his- toire d’Exode: « et ils tournèrent leur cœur vers l’Égypte » (Actes 7:39, LSG). Israël et Juda pendant des siècles, avaient tourné leurs cœurs vers l’Égypte, et le retour physique après la destruction de Jérusalem n’était juste qu’une confirmation extérieure de ce qui avait eu lieu il y  a longtemps dans leurs cœurs.



Considérez ceci: Qu’est-ce que cela signifie en termes pratiques de retourner son cœur en Égypte?


ÉTAPE 3—Appliquer


Pour les moniteurs: Ni le sort de Jérémie selon ce message, ni le sort de la communauté juive en Égypte n’est connu. Cela ne doit pas avoir été un des meilleurs, selon les dernières paroles du prophète.

Application:


Ê Avez-vous une fois eu l’intention de suivre la voie de Dieu, mais alors, quand Il vous l’a montrée, vous ne l’aviez pas aimé? Comment avez-vous géré cette situation?




Ë Retourner en Égypte dans son cœur est toujours une triste réalité. Qu’y a-t-il dans « l’Égypte » spirituelle qui a une si forte attraction sur nous?



ÉTAPE 4—Créer


Pour les moniteurs: Le retour en Égypte était le centre de la leçon de cette semaine. En tant qu’Adventistes du Septième Jour, nous avons souvent quitté « l’Égypte » spirituelle – hors des dépendances pécheresses, la criminalité, la haine, la marginalisation sociale, et pourtant, il y a encore beaucoup qui ont besoin d’être libérés de l’Égypte au sens spirituel.

Activités de classe et individuelles:


Pensez à un endroit dans votre communauté qui peut se qualifier d’« Égypte » et planifiez une sensibilisation pour atteindre les gens qui y vivent et qui pourraient bien être en attente d’être appelés hors de ce lieu.



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*19–25 Décembre


(page 104 du guide standard)


Leçons tirées de Jérémie




Sabbat aprèS-Midi


Lecture de la Semaine: Jer. 2:13, 6:20, 7: 1-10, Matt. 9:12,


Deut. 6: 5, Jer. 10: 1-15, 23: 1-8.


Bien qu’il n’y ait aucun doute que nous sommes chacun responsable individuellement, pour notre propre âme, comment pouvons-nous nous assurer que nous faisons tout notre possible pour élever et encourager les autres? Qui connaissez-vous en ce moment, à qui vous pouvez dire quelques paroles d’encouragement et de réconfort?


Verset à Mémoriser: « Voici venir  des jours – oracle de Yahvé – où je susciterai à David un germe juste; un roi régnera et sera intelligent, exerçant dans le pays droit et justice » (Jérémie 23: 5, Jérusalem).



ous sommes maintenant à la fin de notre étude du livre de Jérémie. C’était une aventure; beaucoup de drame, d’émotion et d’énergie ont été dépensés dans la saga de notre prophète.


Comme tous les prophètes, Jérémie n’a pas écrit dans le vide: le sien était un message du Seigneur pour un peuple à un moment et à un lieu précis, et dans des circonstances spécifiques.


Et pourtant, bien que ses circonstances fussent radicalement diffé- rentes des nôtres ou de celles de nombreuses autres générations qui ont lu Jérémie, les principes essentiels exprimés dans ce livre restent les mêmes pour le peuple de Dieu dans toutes les générations.


Tels que la fidélité à Dieu et l’obéissance à Ses commandements. Tels que la vraie religion, une religion du cœur, plutôt que des rituels vides et morts qui ne peuvent que laisser les gens dans un état de com- plaisance illusoire. Tels que la volonté des gens à écouter la correction, même quand cela dérange ce qu’ils voulaient entendre. Tels qu’un vrai réveil et une vraie réforme. Tels que la confiance au Seigneur et en Ses promesses au lieu de se confier à un bras de chair. Tels que. . .


La liste est longue. Cette semaine, nous allons jeter un regard sur quelques-unes des nombreuses leçons que nous pouvons apprendre de cette révélation de l’amour de Dieu pour Son peuple, même au milieu de nombreux avertissements de tonnerre sur où leurs actions mèneraient.




*Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 26 Décembre.



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20 Décembre



Le Seigneur de Jérémie



(page 105 du guide standard)



Les Adventistes du Septième Jour comprennent qu’au centre du grand conflit se trouve une question cruciale: quelle est la nature de Dieu? À quoi ressemble vraiment Dieu? Est-Il ce tyran arbitraire que Satan fait de Lui, ou est-Il un Père aimant et attentionné qui ne veut que le meilleur pour nous? Ces questions sont vraiment les plus impor- tantes dans tout l’univers. Après tout, que serait notre situation si Dieu n’était pas un Dieu d’amour et de miséricorde, mais plutôt méchant, arbitraire et sadique? Nous serions mieux s’il n’existait point de Dieu que d’avoir un pareil.


Donc, les questions sont d’une importance énorme. Heureusement, nous avons des réponses, et qui sont mieux vues à la Croix.


« Jamais ils n’oublieront que celui dont la puissance a créé et soutient les mondes innombrables de l’immensité, que le Bien-aimé de Dieu, que la Majesté du ciel, que celui que les séraphins et les chérubins adorent avec délices s’est humilié pour relever l’homme déchu ; qu’il  a porté la culpabilité et l’opprobre du péché sur la croix du Calvaire, qu’il a vu se voiler la face de son Père ; qu’il a senti son cœur se briser sous le malheur d’un monde perdu. La pensée que le Créateur de tous les mondes, l’Arbitre de toutes les destinées ait consenti à déposer sa gloire et à s’anéantir pour l’amour de l’homme, restera éternellement un sujet de stupeur pour l’univers. » — Ellen G. White, La tragédie des siècles, p. 517.



Comment la nature et le caractère de Dieu sont-ils révélés dans les textes suivants de Jérémie? C’est-à-dire, qu’est-ce que ces textes nous disent de Lui?


Jer. 2:13                                                                                   


Jer. 5:22                                                                                  


Jer. 11:22                                                                                


Jer. 31:3                                                                                  


Jer. 3:7                                                                                    


Ce ne sont que quelques-unes des nombreuses images et expressions utilisées dans le livre qui nous révèlent quelque chose de la nature et du caractère de notre Dieu. Il est la source de la vie, le Créateur puissant, un Dieu de jugement, un Dieu qui nous aime et nous appelle, encore et encore, à nous repentir de nos péchés et à nous détourner des voies qui mènent à notre destruction.



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Rituels et péché



21 Décembre



(page 106 du guide standard)



« Il y a un document qui enregistre sans fin, la lutte décourageante de Dieu avec la religion organisée, connu comme la Bible. »—Terry Eagleton, Reason, Faith, and Revolution: Reflections on the God Debate (Yale Univeristy Press, 2010), Kindle Edition, p. 8.


Pas tout à fait vrai, et c’est parce que la religion de la Bible, la religion que Dieu a donnée à l’humanité, a toujours été une « religion organisée. »


D’autre part, il n’y a pas de doute que, dans le livre de Jérémie, le Seigneur cherche à amener les gens loin des rituels froids, sans vie, mais très organisés qui sont venus à dominer leur foi, les rituels par lesquels ils croyaient couvrir leur péché.


Comme dit précédemment, mais cela vaut la peine de le répéter, la grande majorité des luttes de Jérémie étaient contre les dirigeants, les prêtres et les gens qui croyaient que, parce qu’ils étaient les élus de Dieu, les enfants d’Abraham, le peuple de l’alliance, ils étaient très  bien avec le Seigneur.


Quelle triste illusion, une qui nous interpelle aussi, nous qui sommes également la postérité d’Abraham (Gal. 3:29).


Quel est le message des textes suivants dans Jérémie? Plus important encore, comment pouvons-nous appliquer les principes qui s’y trouvent dans notre propre marche avec le Seigneur? (Jérémie 6:20,


7: 1-10).





Lisez Jérémie 7: 9, 10. Si jamais on voulait trouver une situation  qui corresponde à ce qui a été appelée « la grâce moins chère », le terme s’applique certainement ici. Les gens font toutes ces choses pécheresses, puis reviennent au temple et « adorent » le vrai Dieu et réclament le pardon pour leurs péchés. On ne se moque pas de Dieu. À moins que ces gens ne changent leurs manières, en particulier la façon dont ils traitent les faibles d’entre eux, ils feront face au juge- ment sévère.


Quelle illusion, pour ceux qui croient qu’ils peuvent prétendre réclamer le pardon de Dieu et continuer à faire ce qu’ils veulent, sans égard aux conditions de l’Alliance, et ils continuent dans ces péchés.







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La Religion du cœur



22 Décembre



(page 107 du guide standard)



« Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même »


(Rom. 14:12, LSG).


Pratiquement, tout le livre de Jérémie est dirigé vers la nation comme un tout. Maintes et maintes fois, il a parlé à Israël et à Juda collective- ment, comme « un cep de choix » de Dieu (Jer. 2:21, Jérusalem), ou le « bien-aimé » du Seigneur (Jer.11:15, 12: 7, LSG), l’« héritage » de Dieu (Jer 12: 7-9.), Sa « vigne » (Jer. 12:10), et Son « troupeau » (Jer. 13:17). Sans doute, dans le livre, nous avons une idée de la nature de l’appel collectif que le Seigneur adresse à cette nation.


Bien sûr, c’est la même chose dans le Nouveau Testament, où à plu- sieurs reprises, l’église est entendue dans un sens collectif (voir Eph. 1:22, 3:10, 5:27).


Cependant, le salut est personnel, pas une question  collective. Nous ne sommes pas sauvés comme des paquets de marchandises. Tout comme l’église du Nouveau Testament, la nation de Juda était composée d’individus, et c’est ici, au niveau individuel, que les vraies questions cruciales se posent. Le texte célèbre dans Deutéronome 6:    5 — « Tu aimeras l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force » (LSG) — bien adressé à la nation dans son ensemble, mais écrit à la deuxième personne du singulier. Autrement dit, le « tu » dans chaque cas est singulier; Dieu parle à chacun indi- viduellement. En fin de compte, chacun de nous, personnellement, devra rendre compte de lui-même à Dieu.


Nous constatons aussi la même chose dans Jérémie.


Qu’est-ce que les textes suivants disent sur l’importance d’une marche personnelle et individuelle avec le Seigneur?


Jer. 17:7                                                                                   Jer. 17:10 Jer. 29:13 Jer. 9:23, 24




Bien que les deux Testaments de la Bible parlent de la nature col- lective de l’église de Dieu, la vraie foi est une question de chaque personne : lui-même ou elle-même, fait une offrande quotidienne au Seigneur, un choix personnel à marcher par la foi et l’obéissance.



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23 Décembre



Le crépuscule des idoles



(page 108 du guide standard)




Quel était l’un des grands péchés que les gens commettaient et que Jérémie a dû affronter constamment? (Jer 10: 1-15).







Ce qui est intéressant dans ces textes ce n’est pas seulement la manière dont le prophète montre comment ces idoles sont vaines, inutiles et stupides, mais comment il les oppose au Dieu vivant. Ces choses sont impuissantes, inutiles, vides, et erronées; quel contraste avec le Seigneur qui a fait les cieux et la terre! Il durera toujours,  alors que ces idoles disparaîtront à jamais.


Alors, qui devrions-nous adorer en consacrant notre vie: ce qui est faible, faux, vain, et impuissant, ou au Seigneur, dont la puissance et  la magnificence sont si grandes qu’Il a créé et soutient l’univers? La réponse, bien sûr, est évidente.


Pourtant, bien que la réponse soit évidente, le fait est que nous sommes en danger de tomber dans l’idolâtrie aussi. Même si aujourd’hui nous pourrions ne pas adorer le même genre d’idoles que ceux du temps de Jérémie, notre vie moderne est pleine de faux dieux. Ces idoles modernes peuvent être quelque chose que nous aimons  plus que Dieu; tout ce que nous « adorons » (et adorer ne signifie pas toujours chant et prière) devient notre dieu, et nous devenons coupables d’idolâtrie.


Quelles sont quelques-unes des choses que nous risquons d’idolâtrer? Qu’en est-il des choses telles que les appareils numériques, l’argent, la célébrité, même d’autres personnes? Faites une liste de ces idoles potentielles, puis demandez-vous: en fin de compte, quel salut réel offrent-elles?





Bien sûr, nous savons intellectuellement qu’aucune de ces choses n’est digne d’adoration. Nous savons qu’à la fin, rien de ce que ce monde nous offre, rien de ce que nous idolâtrons, ne peut satisfaire notre âme et ne peut en aucun cas la racheter. Nous savons toutes  ces choses, et pourtant, à moins d’être attentifs, de garder devant nous Jésus et ce qu’Il a fait pour nous et pourquoi Il l’a fait, nous pouvons si facilement être associés à une forme moderne d’idolâ- trie semblable à celle qui faisait objet de reproches incessants de Jérémie.


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Le Reste



24 Décembre



(page 109 du guide standard)



« Au cours des dernières années de l’apostasie de Juda, les exhor- tations des prophètes semblaient avoir bien peu d’efficacité, et alors que les armées des Chaldéens faisaient pour la troisième et dernière fois le siège de Jérusalem, tout espoir s’était évanoui. Jérémie prédi- sait la ruine totale de la ville sainte, et c’est parce qu’il insistait sur la capitulation qu’il avait été jeté en prison. Mais Dieu n’abandonna pas à un découragement sans espoir le fidèle reste qui se trouvait encore dans la ville.


Alors même que Jérémie était gardé sous une étroite surveillance par ceux qui se moquaient de ses messages, de nouvelles révélations lui parvinrent concernant le désir de Dieu de pardonner et de sauver. Ces révélations ont été pour les croyants de tous les âges une source de consolation. » — Ellen G. White, Prophètes et rois, p. 643.


Même au milieu de l’apostasie et du malheur qui régnaient, Dieu avait toujours un reste fidèle, bien que petit en nombre. Bien que, comme beaucoup des livres prophétiques, un grand accent soit mis  dans Jérémie sur l’apostasie et l’infidélité — parce que c’était ce dont le Seigneur voulait sauver le peuple — tout au long de l’histoire sacrée, le Seigneur avait un reste fidèle. Ceci, bien sûr, continuera jusqu’à la fin des temps (Voir Apocalypse 12:17).


Comment le concept de « reste » est-il exprimé dans Jérémie 23: 1-8? Comment cela s’applique à l’époque du Nouveau Testament ? (Voir aussi Jer 33: 14-18.)





Dans les versets 5-7, des érudits ont longtemps vu une prophétie messianique, une prophétie de rédemption pour le peuple fidèle de Dieu. Bien que cela soit vrai qu’un reste était retourné après l’exil babylonien, ce n’était pas un retour glorieux.


Cependant, les desseins de Dieu s’accompliront à travers la lignée de David, à travers un « germe juste », le roi qui régnera un jour.


Cette prophétie eut un accomplissement partiel dans la première venue de Jésus (Voir Matthieu 1: 1, 21: 7-9, Jean 12:13). Elle aura son accomplissement ultime dans la seconde venue (voir Dan. 7:13, 14), lorsque tous les fidèles de Dieu, Son vrai reste, habiteront à jamais dans la paix et la sécurité. La rédemption, d’abord symbolisée par la sortie d’Égypte, sera définitive, complète et éternelle.






Leçons pour les malvoyants : le Guide d’Étude Biblique de l’École du Sabbat est disponible gratuitement chaque mois en braille et sur CD audio pour les malvoyants et les personnes handicapées physiques qui ne peuvent lire les imprimés à l’encre normale. Ceci inclut les personnes qui, en raison de l’arthrite, de la sclérose, de la paralysie, des accidents et autres, ne peuvent pas tenir ou se concentrer pour lire les publica- tions imprimées à l’encre normale. Contactez les Services Chrétiens d’Enregistrement des Aveugles, B. P. 6097, Lincoln, NE 68506-0097. Téléphone: 402-488-0981; e-mail: info@christianrecord.org; site Web: www.christianrecord.org.


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25 Décembre



(page 110 du guide standard)



Approfondissement: Il y a plusieurs années, un pasteur Adventiste du Septième Jour nommé W. D. Frazee avait prêché un sermon intitulé « gagnants et perdants ». Il avait parcouru la vie de différents personnages de la Bible, en regardant leurs œuvres et leurs ministères, et puis, il a posé la question à propos de chacun d’eux: était-il un gagnant ou un perdant?


Par exemple, il parla de Jean-Baptiste, qui a vécu une vie solitaire dans le désert. Bien que finalement Jean ait eu quelques disciples, cela n’était jamais assez, et certainement ce n’était pas ce que Jésus, qui est venu plus tard, eut. Et, bien sûr, Jean vécut ses der- niers jours dans une prison humide où, à certains moments, il a été harcelé par le doute, enfin, pour être décapité (Matthieu 14). Après avoir raconté tout cela, Pasteur Frazee demanda: « Jean était-il un gagnant ou un perdant? »


Qu’en est-il de Jérémie, le prophète? Quel succès eut-il dans sa vie? Il souffrait beaucoup, et il n’avait pas peur de se lamenter et de gémir à ce sujet. À quelques exceptions près, il semble que les prêtres, les prophètes, les rois, et les gens ordinaires, non seule- ment n’ont pas aimé ce qu’il avait à dire, mais aussi  bien, ils lui en voulaient. Il a même été considéré comme un traître contre son propre peuple. En fin de compte, la destruction et le malheur contre lesquels il a passé sa vie à avertir, sont venus, parce que maintes et maintes fois, le peuple a rejeté ses paroles. Ils l’ont jeté dans une fosse boueuse, espérant qu’il y mourait. Il a vécu pour voir sa nation emportée dans un exil terrible, tout Jérusalem et le temple étant détruits. Ainsi, d’un point de vue humain, rien d’enviable ne se passa dans la vie de Jérémie. En effet, on pourrait dire qu’il avait une vie assez misérable.





Discussion :


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Histoire


Le moment est venu


Debrah, une Adventiste du Septième Jour, a manqué la communion de ses frères d’église après avoir épousé un incroyant et déménagé avec son mari dans une zone où il n’y avait pas d’église.


Après quelques années, un groupe de laïcs adventistes se faisant appeler le groupe « le moment est venu », décida de tenir des réunions dans ce secteur. La première nuit des réunions, le mari de Debrah passait par là et assista. Bien qu’il fût très ivre, il se rendit compte que ces réunions étaient menées par les membres de l’église de sa femme.


« Où étiez-vous? », demanda-t-il à haute voix. « Ma femme est une Adventiste du Septième Jour, et elle a attendu des années espérant que vous viendriez! » Un des laïcs lui demanda d’aller dehors pour que   son attitude ivre n’interrompe pas la réunion. Enfin, il a demandé à prendre une Bible pour sa femme et partit à la maison, à une certaine distance.


Pendant ce temps, Debrah s’était réveillée d’un rêve vif dans lequel elle avait vu son mari entrer à la maison avec une Bible comme un cadeau pour elle.


Elle était dans l’obscurité, se demandant ce que signifiait le rêve. Elle savait que c’était peu probable que son mari dépense son argent pour lui acheter une Bible.


À environ 2h 00, son mari entra à la maison et lui présenta la Bible, tout comme elle l’avait rêvé. Ravie de ce signe de la sollicitude de Dieu, elle ne pouvait plus dormir et finalement, elle décida de se lever et trouver l’endroit où se tenaient les réunions.


Arrivée très tôt le matin, Debrah trouva les prédicateurs et étudia sérieusement avec eux.


Elle décida que rien ne l’empêcherait de servir le Dieu qui lui avait parlé dans un rêve.


Le mari de Debrah était tolérant, mais ses parents étaient en colère. Ils brûlèrent tous ses vêtements. Lorsque l’équipe d’évangélisation lui donna plus de vêtements, ils les brûlèrent aussi. Lorsque les parents   de son mari réalisèrent qu’elle n’abandonnerait pas sa religion, ils jetèrent Debrah hors de la maison et achetèrent une autre femme pour leur fils. Mais finalement, leur fils n’était pas heureux, et ils ont cédé en ramenant Debrah à leur fils.


Bien que son mari fût heureux de son retour, lui-même n’a montré aucun intérêt pour la religion. Mais comme Debrah  travaillait dur pour lui plaire et lui rendre heureux, tout en passant assez de temps comme elle pouvait pour aider les autres, sa belle vie chrétienne fit une impression sur lui, et il a décidé de devenir un Adventiste du Septième Jour. Aujourd’hui, lui et Debrah travaillent ensemble pour partager l’amour de Dieu.


Debrah et son mari vivent dans un pays non spécifié en Afrique.





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comment aires pour les moniteurs




La leçon en bref



Textes clés: Jérémie 2:13, Deutéronome 6: 5, Jérémie 23: 1-8.


Objectifs:

Savoir: Identifier les principaux enseignements du livre de Jérémie, qui sont avant tout centrés sur le caractère de Dieu et notre réponse à Lui.


Ressentir: Se rendre compte des implications qui donnent à réfléchir du motif « reste » dans le livre de Jérémie et le contraste entre « plusieurs » et « quelques-uns ».


Agir: Faire sien le concept de la religion du cœur, qui est le seul chemin du vrai bonheur et de la vie éternelle.



Plan de la leçon:

  1. Savoir: Le caractère de Dieu

A Quels sont les distorsions populaires du caractère de Dieu au temps de Jérémie?


B Est-ce que le message du jugement – celui que Jérémie a le plus annoncé – implique une image de Dieu comme un juge sévère qui est là


pour nous châtier? Pourquoi ou pourquoi pas?



  1. Ressentir: Quelques-uns seulement

A Quelles sont les implications qui donnent à réfléchir du motif reste? Comment cela se démontre dans Jérémie?


B Comment le motif reste est-il toujours d’actualité aujourd’hui quand nous voyons l’Église Adventiste du Septième Jour grandir de plus en plus?



III. Agir: La religion du cœur

A La religion du cœur est-elle un type d’expérience religieuse basée sur les émotions?


B Quel serait le contraire de la religion du cœur?


C Comment la religion du cœur se vit-elle quotidiennement?


Résumé: Quand nous faisons une rétrospection sur le livre de Jérémie, nous voyons un thème qui traverse le livre et qui est vraiment le centre du grand conflit: le caractère de Dieu en rapport avec les idées fausses et les faux enseignements. Dieu veut nos cœurs et Il ne se contente pas d’en avoir une partie. Nous ne serons pas satisfaits avec quelque chose de moins non plus.


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Développement


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: Jérémie 2:13.



Concept clé de croissance  spirituelle: Le prix du discipulat  est élevé. Jérémie, tout au long de sa vie, a affronté d’énormes difficultés, le tout afin de proclamer le message de Dieu et décrire un Dieu qui est la véritable « source d’eau vive », (Jer. 2:13), un Dieu qui tend la main dans l’amour à Son peuple pour le ramener encore à Lui – encore et encore – et puis une fois de plus.


Pour les moniteurs: Jérémie a prophétisé depuis plus de qua- rante ans pour son peuple, d’abord en Juda, puis en Égypte. À divers moments de sa vie, il s’est plaint amèrement à Dieu sur son ministère et son message (Jer. 11: 18-12: 5, 15: 10-18, 17: 12-18, 18: 19-23), ce


qui a finalement conduit à sa plainte ultime dans laquelle il maudit le jour de sa naissance (Jer. 20: 14-18). Pourtant, il a continué à accom- pagner Juda à travers ses derniers jours, marqués par la rébellion et la destruction.

Bien qu’il eût pu choisir de se retirer, il resta attaché au peuple de Dieu, et même, il les accompagna en Égypte où il est mort dans des cir- constances inconnues. C’était vraiment un des plus grands prophètes tandis que, dans le même temps, il était humain. Discutez avec la classe de la grandeur de Jérémie qui brille à travers son humanité.



Discussion d’ouverture: Nous aimons tous les fins heureuses. Cependant, l’histoire de Jérémie ne finit pas bien. Jérusalem est détruite, Guedalia fut brutalement assassiné, le prophète de Dieu fut une fois de plus ignoré, les Juifs restants disparaissent avec Jérémie et retournent en Égypte, et l’histoire entière se fane tout de suite au milieu du syncrétisme et de la mort.


Imaginez un pasteur qui a prêché et évangélisé toute sa vie, qui a toujours visité ses membres, et qui a exécuté fidèlement tous les devoirs pastoraux – mais n’a jamais baptisé une seule âme. Que c’est découra- geant! Ou pensez au nombre infini de missionnaires qui finirent leur vie dans des jungles humides sans voir les résultats tangibles de leurs efforts pendant leur vie.


Le prix du discipulat n’est vraiment pas petit. Comment réagissez-vous quand les choses se durcissent dans votre marche chrétienne et quand vous faites face à l’opposition dans tous les angles possibles et imaginables?



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ÉTAPE 2—Explorer


Pour les moniteurs: En concluant la leçon de ce trimestre, nous devons revoir le tableau d’ensemble qui se dégage de l’étude du livre de Jérémie et comment cela cadre avec l’image encore plus grande du grand conflit. Le livre ne parle pas seulement des derniers jours de Juda et des messages du jugement, mais du caractère de Dieu et comment Satan tordait avec succès le caractère de Dieu et, par conséquent, l’image divine en nous.

Les tentatives continues de Dieu pour ramener Son peuple rebelle à Lui, qui deviennent presque douloureusement répétitives, montrent un Dieu d’amour qui appelle encore et encore. Et même quand l’appel à la repentance échoue et que l’exil vient, le message suivant est la restauration et l’espoir pour l’avenir d’un reste. Ce sont vraiment les grands thèmes bibliques qui communiquent l’Évangile dans l’Ancien et le Nouveau Testament.


Commentaire biblique


Les commentateurs modernes voient généralement le jugement au cœur du message théologique du livre de Jérémie. Cependant, le jugement n’est jamais une fin théologique en soi, mais toujours, c’est seulement un moyen pour attirer une fois de plus l’humanité à son Créateur. Le jugement – tout comme l’épée, la famine et la peste (une triple malédiction qui s’est pro- duite une quinzaine de fois dans Jérémie, par exemple Jérémie 14:12, 21: 7, 29:17, etc.) – n’est jamais le dernier mot, c’est plutôt le salut de Dieu (cf. en particulier Jérémie 30-33, ainsi nommé livre de confort) et la promesse d’un reste qui suivra la volonté de Dieu pour la vie.


  1. Le caractère de Dieu (Relisez Jérémie 2: 11-13 avec la classe.)

Étant donné que le caractère de Dieu est en jeu dans le grand conflit, Jérémie est clair depuis le début de son livre que la rébellion de Juda est enracinée dans une distorsion du caractère de Dieu. Jérémie 2: 11-13 décrit le cœur du message de Jérémie: Juda (et Israël avant lui) avait remplacé la gloire de Dieu par la vanité (v. 11). Le terme hébreu kabod (« gloire ») en relation avec Dieu se réfère parfois à Sa présence dans le temple (par exemple, Ex. 16:10) et surtout le remplissage du temple, indiquant le désir de Dieu d’habiter avec l’humanité et nous remplir de Sa présence.


Israël (Juda) a échangé cette présence tangible de Dieu contre un rituel vide, ou la « source d’eau vive » contre « des citernes crevassées ». Quel échange désolant. L’eau de vie dans la Bible est un type christologique (cf. Exode 17: 6), ainsi qu’une forte métaphore du salut (cf. Jn 4, 10-14), mon- trant les traits de caractère les plus inhérents à Dieu. Il veut nous sauver, nous soutenir et nous remplir de Sa présence continue. C’est Dieu qui se révèle par Jérémie dès le début du livre. Quel que soit ce contre quoi nous L’échangeons, nous nous vendons nous-mêmes.



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Considérez ceci: La gloire de Dieu et l’eau de vie sont des images fortes de la Bible. Qu’est-ce que ces images signifient pour votre expérience chré- tienne?


  1.  Rituel et idoles (Relisez Jérémie 6:20, 7: 1-10, 10: 1-14 avec la classe.)

Une religion formelle qui se manifeste dans des rituels vides de sens va de pair avec l’idolâtrie et les deux coexistent souvent côte à côte dans une étrange relation symbiotique. La triple référence au « Temple de l’Éternel » que fait Jérémie à la porte de la même structure (Jérémie 7: 4) est une expression vivante de ce type de religion substitutive des citernes crevassées.


La simple présence du temple était suffisante, pensait-on, pour fonctionner comme un gris-gris, un charme magique contre les attaques des Babyloniens, et Dieu se serait commodément enfermé à l’intérieur de ce bâtiment de sorte qu’on puisse L’invoquer chaque fois que nécessaire. Cela n’a même pas d’im- portance si la vie personnelle et le comportement éthique était complètement en déphasage avec la loi de Dieu (Jérémie 7 : 5-10) et si l’idolâtrie était généralisée (Jer. 10: 1-9), même à l’intérieur du temple (cf. Ézéchiel 8).


Mais tout cela n’est juste qu’une religion morte, orientée vers les œuvres, et dans un tel contraste avec le Dieu de l’eau de vie, qui est le dynamique Dieu Créateur. Une fois de plus, il y a un conflit sur le caractère de Dieu.



Considérez ceci: Pourquoi quelqu’un dans son bon sens, peut-il échanger le Dieu Vivant contre une idole sans vie? Pourquoi est-ce, malheureusement, pas aussi inconcevable que nous le pensions?



III.  La religion du cœur et le reste (Relisez Deutéronome 6: 4-6 et Jérémie 23: 1-8 avec la classe.)



Le Shema Yisrael (« Écoute, ô Israël! ») est toujours la pièce maitresse des services de prière des Juifs pendant le sabbat, soulignant l’importance de ce qui suit, au verset 5, comme étant la pièce maitresse d’un véritable culte. Un Dieu personnel et vivant a besoin d’une vraie religion du cœur et rien de moins. Cette religion est basée sur une relation d’amour qui englobe tous les aspects de la per- sonne: le « cœur » en tant que siège de la pensée et de la volonté; « l’âme » (en hébreu nephesh ), qui se réfère à l’ensemble de la personne; et notre « force », en référence à l’aspect physique.


La vraie religion du cœur doit être globale et sincère. Elle est autant une partie de l’Ancien que du Nouveau Testament, même si certains la soupçonnent d’avoir ses origines dans la section du Pentateuque appelée le deuxième déca- logue, définissant les principes de l’alliance (Deutéronome 5: 1-11 : 32).


Cependant, il semble que c’est toujours juste un reste qui est aspiré dans une telle relation d’amour avec son Dieu. Depuis l’époque de Noé, il n’y a toujours eu qu’un reste, et le reste promis dans Jérémie, qui reviendrait de l’exil babylo- nien, est évalué seulement à environ cinquante mille (50 000) personnes (Neh. 7: 66-73). Le Talmud de Babylone, un des documents religieux les plus impor- tants dans le judaïsme rabbinique, originaire de Babylone, atteste le grand



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nombre de Juifs qui s’étaient confortablement installés en Mésopotamie et avaient fait de Babylone leur maison.


Mais au-delà de l’exil, il y a l’aspect messianique de la prophétie de Jérémie qui pointe vers Christ comme Roi, dont le nom sera « L’ÉTERNEL NOTRE JUSTICE » (Jer. 23: 6, LSG), une appellation évoquée par Paul dans 1 Corinthiens 1:30. Mais au-delà même de Christ, la notion de reste pointe la fin des temps où il y aura une église de la fin des temps qui vivra une vraie religion du cœur en acceptant le « témoignage de Jésus », qui se rapporte au salut par la grâce et une vie d’obéissance aux « commandements de Dieu » (Apocalypse 12:17). Le message de Jérémie était un appel continu à nos cœurs, à répondre à l’appel du cœur de Dieu.


Considérez ceci: Quelle est la vraie religion du cœur pour vous?


ÉTAPE 3—Appliquer


Pour les moniteurs: Comme c’est la dernière leçon de ce trimestre, il est important pour le moniteur de se concentrer sur des applications plus larges de l’ensemble du livre de Jérémie.

Application:


Ê Qu’est-ce qui vous a le plus touché dans l’étude du livre de Jérémie au cours de ce trimestre?


Ë Que pouvez-vous faire dans votre église et dans votre communauté pour promouvoir la vraie religion du cœur?


ÉTAPE 4—Créer


Pour les moniteurs: Le livre de Jérémie est une histoire émouvante et devrait nous émouvoir aussi. Souvent, nous sommes émus lorsque nous écoutons d’autres partager leurs expériences avec Dieu.

Activités de classe et individuelles:


Concluez l’étude de ce trimestre avec une activité de groupe qui fournit des temps de témoignages sur la façon dont les gens ont connu les grandes leçons du livre de Jérémie. Vous pourriez avoir un repas ensemble (peut- être un repas traditionnel du Moyen-Orient tel que falafel) puis donnez la parole pour des témoignages sur les thèmes de la fidélité, l’obéissance, la vraie religion du cœur, l’écoute de la voix de Dieu, le réveil et la réforme, laissant derrière, l’idolâtrie et la fausse religion, et faire partie de l’église du reste.



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2016




La création était « bénie » par Dieu. Le grand conflit est venu sur terre quand Satan a trompé Adam et Ève et détourné leur allégeance de Dieu pour lui-même. Si Adam et Ève étaient restés fidèles aux commandements de Dieu, les épreuves et les souffrances n’auraient jamais surgi sur notre planète.


Dieu a promis de porter en Lui l’entière responsabilité de toute la rébellion humaine et de subir les conséquences de tous les maux que nous avons commis. C’était la seule façon pour Dieu de rétablir Sa relation avec nous ainsi que les relations entre les êtres humains, et la relation de l’humanité avec le reste de la création.


C’est dans ce contexte que nous voyons la passion de Satan pour défigurer la création et anéantir le peuple de Dieu. Ses stratégies sont révélées dans la Bible, et Dieu défait constamment les desseins de Satan dans toute l’Écriture.


Jésus a remporté la victoire sur la croix. Le défi a toujours été là où nous plaçons notre loyauté. Le choix devrait être facile, mais la bataille pour notre cœur et notre esprit se poursuit. Notre prière est que ces leçons, intitulées Rébellion et Rédemption par David Tasker, révèlent certaines de ces désillusions et nous aident à choisir Christ et à demeurer en Lui.


Leçon 1— Crise dans le ciel


La semaine en bref:


Dimanche: La chute en Éden (Ésaïe 14: 4, 12-15) Lundi: Le prince de ce monde (Jean 12:31) Mardi: Guerre dans le Ciel (Apocalypse 12: 7-13) Mercredi: Satan expulsé (Jean 12:31)


Jeudi: La bataille continue (Jean 16:33)


Verset à mémoriser — Apocalypse 7:10


Idée  centrale:  La convoitise  de Lucifer pour  le pouvoir a abouti  à une


« guerre dans le ciel » (Apocalypse 12: 7). En trompant Adam et Ève, Satan a amené la guerre sur la terre, et depuis lors, nous avons affaire aux conséquences. Le plan du salut de Dieu est Sa voie par laquelle Il rétablit l’ordre et l’harmonie.


Leçon 2— Crise en Éden

La semaine en bref:


Dimanche: Trois bénédictions (Genèse 1:22, 28, 2: 3)


Lundi: Le test de l’Arbre (Genèse 2: 15-17)


Mardi: La chute: première partie (Genèse 3: 1-5) Mercredi: La chute: deuxième partie (Genèse 3: 6-7) Jeudi: Les conséquences (Genèse 3: 10-19)


Verset à mémoriser — Genèse 3:15




Idée centrale: L’histoire de la chute reste un puissant rappel que notre sécurité ne consiste pas seulement à croire à ce que Dieu nous dit, mais, plus important encore, cela réside dans l’obéissance à ce qu’Il nous dit.


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D I V I S I O N   de


L’Afrique du Sud et de l’Océan Indien








































188 000


4 991


40


95      37 827    1 866 000


1 177     130 205  25 802 000


1 681     429 950  16 338 000


1 622          15 181 24 336 000


599     142 162                                        8 654 000


425     150 458    58 877 000


1 218     242 446  12 981 000


3 695     944 898  14 187 000


2 605     772 560  13 038 000


2 319


1 468


9


9 461


Zambie Zimbabwe


Sao Tomé et Principe Total:


Afrique du Sud 1 173


Angola du Sud-Ouest   724


GROUPES MEMBRES POPULATION


ÉGLISES


124


842


1 366


1 029


407


UNIONS


Botswana Océan Indien Malawi Mozambique


Angola du Nord-Est




Carte et informations du Comité de la Mission Adventiste



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