Jésus désirait leur bien




Sabbat aprèS-Midi


Lecture de  la semaine:  Jon. 3:4–4:6, Luc  19:38–42, Matt. 5:43–47, 1 Corinthiens 13, Marc 8:22–25, Phil. 2:3–5, Jacques


2:14–17.


Ê Lisez Jacques 2: 14-17. Comment pouvez-vous aider votre église à s’assurer que vous n’êtes pas coupables en faisant ce qui fait l’objet de la mise en garde ici de Jacques?



Ë Pensez à certaines personnes dans la Bible qui ont manifesté le service désintéressé et bienveillant. Par exemple: « Il y avait à Joppé, parmi les disciples, une femme nommée Tabitha, ce qui signifie Dorcas: elle faisait beaucoup de bonnes œuvres et d’aumônes. » (Actes 9:36). Que faites-vous dans la « Joppé » de votre église?



Ì C’est facile de faire de bonnes choses quand vous êtes salué et loué et considéré comme un exemple de « bonnes œuvres » ou d’amour. Mais qu’en est-il du fait de faire des choses pour des gens que personne ne connait, dont personne n’entend parler, et dont personne (à part les personnes aidées elles-mêmes) ne se soucie?



Í Quelqu’un a demandé à un chrétien: « Quel est le but de votre vie? » Il a répondu: « Donner et ne rien demander en retour ». Comment cette réponse résume-t-elle ce que notre attitude en tant que chrétiens devrait être?


Verset à mémoriser: « Jérusalem, Jérusalem, qui tues les pro- phètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l’avez pas voulu! » (Matthieu 23:37).



e sabbat matin, au cours de l’École du Sabbat et du service de culte, les skateurs peuvent souvent rouler et passer par les portes principales d’une Église Adventiste du Septième Jour locale. Pourquoi? Parce que cette église se réunit dans un centre de jeunesse de la communauté, installé juste à côté d’un parc de planche à roulettes. Et si vous pensez que ces skateurs sont une gêne inattendue, détrom- pez-vous. Au lieu de cela, dans un effort de réduire le taux de criminalité chez les jeunes en hausse, le gouvernement dans leur ville a construit le


parc pour fournir un lieu de saines distractions pour ses jeunes.


Quand le centre des jeunes et le parc de skate étaient achevés, le gouvernement cherchait une congrégation d’église pour qu’elle tienne ses services de culte dans le centre communautaire de la jeunesse. Les leaders communautaires ont estimé que la présence d’une église aurait une influence morale positive sur les jeunes qui utilisent le parc. Ils ont invité plusieurs églises des diverses confessions chrétiennes, mais une seule a accepté, l’église qui avait l’École du sabbat et le culte le samedi matin. Ces membres de l’Église Adventiste étaient enthousiasmés par le déplacement dans le centre, parce que les skateurs faisaient partie du groupe de gens qu’ils voulaient atteindre.


La définition que cette église locale donne au mot « église » est: une communauté qui n’existe pas d’elle-même. Ce devrait être aussi la défi- nition de toutes nos églises.


* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 13 Août.



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    Dimanche



Jonas à Ninive



7 Août



(page 57 de l’édition standard)


Lisez 3: 4-4: 6. Quel est le problème sérieux d’attitude avec ce pro- phète?







Dans Jonas 4, le prophète Jonas s’assoit à l’Est de la grande ville de Ninive. Il avait livré le message de malheur que Dieu lui avait confié. Il revient sur son parcours, sa réticence à venir à Ninive, ses tactiques d’emballement, l’insistance de Dieu sur Jonas à retourner à sa mission, l’épisode de trois jours dans le poisson, et le long voyage à partir de la côte. Et pourquoi? Pour que Dieu tourne autour et montre Sa grâce à ces gens méprisables? Les gens se sont repentis, mais maintenant Jonas se sent trahi. Il se sent déshonoré et utilisé. Son espoir était que la des- truction de cette ville de 120 000 habitants païens montre la préférence de Dieu pour Son peuple élu et fasse valoir la haine de Jonas pour les habitants de Ninive.



Lisez Luc 19: 38-42. Qu’est-ce qui se passe ici, et quelle est l’attitude de Jésus envers la ville de Jérusalem?





Huit cents ans après Jonas, Jésus monte sur un âne sur la crête d’une colline en face de Jérusalem. Des cris de louanges au « roi qui vient au nom du Seigneur » se font entendre, accompagnés des échos de l’espoir en déclarant « paix dans le ciel et gloire au plus haut! » (Luc 19:38). Au milieu de cette entrée triomphale de Jésus, quand Il s’approche de la ville, Il s’arrête et pleure, disant: « Si toi aussi, au moins en ce jour qui t’est donné, tu connaissais les choses qui appartiennent à ta paix! Mais maintenant elles sont cachées à tes yeux. » (Luc 19:42, LSG).


Notez le contraste. Jonas a obéi à contrecœur à l’ordre de Dieu, se souciant peu du bien des habitants de Ninive. Jésus se rapproche de Jérusalem avec un fardeau sur Son cœur: qu’ils puissent avoir le salut qu’Il offre, et à un coût élevé.


Deux villes: Ninive et Jérusalem. Deux messagers: Jonas et Jésus. La différence est évidente. Jésus illustre l’attitude désintéressée et atten- tionnée qui veut le bien du peuple.




Puissions-nous, par la grâce de Dieu, révéler la même attitude que Jésus a eue envers les perdus.


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8 Août



(page 58 de l’édition standard)


Le principe « de toute façon »


Un lépreux s’approche de Jésus et prie pour la guérison. La sagesse conventionnelle dit que cet homme doit être isolé. Jésus, le Saint, le touche et le guérit de toute façon (Matthieu 8: 1-4). Pierre renie Jésus à trois reprises lors de Son procès (Jean 18). Après la résurrection, après avoir recherché le cœur de Pierre, Jésus le rétablit dans son service de toute façon (Jean 21). L’Église de Dieu à Corinthe est indifférente à l’autorité et à l’influence de Paul. Paul les sert de toute façon (2 Cor. 12:14, 15).


Ce principe « de toute façon » ou « en dépit de » est essentiel pour révéler le caractère de Celui qui désire leur bien.


« Des millions d’êtres humains sont prêts à périr, enchaînés dans  l’ignorance et le péché, n’ayant jamais entendu parler de l’amour du Christ. Si nous étions à la place de ces gens-là, que désirerions-nous que l’on fît pour nous? Cela, nous avons le devoir impérieux de le faire, dans toute la mesure de nos possibilités. La règle établie par le Christ, qui nous maintiendra debout ou nous fera tomber au jour du jugement, c’est : Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, vous aussi faites-le de même pour eux » – Ellen G. White, Jésus- Christ, p. 643.


Cette « règle d’or » est fondamentale pour un état d’esprit du minis- tère qui pense d’abord à ce qui est bon pour ceux que nous servons au lieu de ce qui nous profite.


Lisez Matthieu 5: 43-47; Luc 6:27, 35; 23: 34. Quel élément crucial nous est révélé ici par Jésus en ce qui concerne notre attitude envers une certaine catégorie de personnes?







Jésus nous appelle à montrer de l’amour et à être serviables aux gens « en dépit » du fait qu’ils vous détestent ou sont vos ennemis. Remarquez aussi que Jésus relie ces actes et cette attitude au carac- tère de Dieu Lui-même. « Mais aimez vos ennemis, faites du  bien, et prêtez sans rien espérer. Et votre récompense sera grande, et vous serez fils du Très Haut, car Il est bon pour les ingrats et pour les méchants. » (Luc 6:35, LSG).






Ê Comment votre église peut-elle être un lieu sûr et de guérison pour le cœur brisé?



Ë Discutez en classe la citation suivante: « Beaucoup se demandent pourquoi Dieu n’agit pas. Dieu se demande pourquoi tant de gens de Son peuple ne font rien. » – Dwight Nelson, Pursuing the Passion of Jesus (Nampa, Idaho: Pacific Press Publishing Association, 2005) – Êtes-vous d’accord avec la prémisse du problème? Si oui, que pouvons-nous faire pour changer?



Ì Voyez cette citation d’Ellen G.White: « Les paroles bienveillantes sim- plement dites, de petites attentions toutes simples, balayeront les nuages de la tentation et du doute qui se rassemblent sur l’âme. La véritable expres- sion du cœur de sympathie chrétienne, manifestée dans la simplicité, a le pouvoir d’ouvrir la porte des cœurs qui ont besoin du simple et délicat contact de l’Esprit de Christ » – Ellen G.White, Testimonies for the Church, vol. 9, p. 30. Qu’est-ce que cela devrait nous dire sur l’incroyable puissance du bien que la bonté et la sympathie peuvent être en cherchant à atteindre et à aider ceux qui sont dans la détresse?


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9 Août



L’amour ne faillit jamais



(page 59 de l’édition standard)


Selon Jésus, les deux plus grands commandements sont l’amour pour Dieu et l’amour pour son prochain (Luc 10:27, 28). Il nous a également montré qui sont nos prochains (Luc 10: 29-37). Sans nul doute aussi,  la vie de Jésus Lui-même, du début à la fin, était une expression de l’amour pur de Dieu, qui Lui-même est amour (1 Jean 4:16). Ainsi, si nous devons refléter le caractère de Dieu, si nous devons aider à révéler aux autres la réalité de Dieu et ce qu’Il est, nous devons aimer. Pensez-y d’une autre façon. Une des plus grandes « excuses » que les gens ont utilisées pour rejeter Jésus et le christianisme dans son ensemble pro- venait des chrétiens eux-mêmes.


Quels exemples pouvez-vous trouver dans l’histoire, ou même aujourd’hui, de la façon dont « les chrétiens », ou du moins ceux qui portent le nom de « chrétiens », ont commis des atrocités, par- fois même au nom de Jésus? Le livre de Daniel ne prévient-il pas à ce sujet? (voir Dan. 7: 24, 25 ou Rom. 2: 24)








Il n’est pas  étonnant que beaucoup  de gens, à travers les  âges et même aujourd’hui, soient éteints par le christianisme dans son ensemble. Ainsi, l’impératif de révéler Christ aux autres à travers notre propre vie devrait être plus fort que jamais. Et rien ne peut le faire aussi puissamment qu’en exprimant dans notre propre vie le genre d’amour que Jésus Lui-même a exprimé.


Lisez 1 Corinthiens 13. Que dit Paul sur ce qu’est l’amour? Que dit-il sur ce que n’est pas l’amour? Que dit-il que l’amour fait? Que dit-il que l’amour ne fait pas? En bref, comment l’amour devrait-il être exprimé dans nos vies en tant que chrétiens, et comment l’amour s’adapte-t-il à la façon dont nous devons être témoins dans notre communauté? Plus important encore, quels changements avez-vous besoin d’opérer afin de révéler ce genre d’amour?






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10 Août



Le deuxième attouchement



(page 60 de l’édition standard)


Lisez Marc 8: 22-25. Quelle leçon spirituelle pouvons-nous apprendre  du fait que la première touche de guérison de Jésus n’ait pas complètement guéri l’homme aveugle?



Après que Jésus eût « craché » sur les yeux de l’homme, Il le toucha et lui demanda: « vois-tu quelque chose » (Marc 8:23, NBS). Pourquoi Jésus a-t-Il « craché » dans ses yeux? La littérature ancienne indique des exemples d’utilisation de la salive par les médecins. Ce miracle ressemble un peu à la guérison du sourd-muet dans la Décapole auparavant (Lisez Marc 7: 31-37). Cependant, contrairement à tous Ses autres miracles de guérison rapportés, la guérison de l’aveugle a été réalisée en deux étapes.


Relisez Marc 8:23, 24. Comment comprenez-vous la réponse de l’homme à la question « vois-tu quelque chose? »



« J’aperçois les hommes, mais j’en vois comme des arbres, et qui marchent ». (Marc 8: 24, LSG). Autrement dit, il ne pouvait les distin- guer des arbres que par leur mouvement. Au sens spirituel, comment pourrions-nous appliquer cet incident dans notre propre vie? Cela pour- rait être que, après que Jésus nous a donné la vue spirituelle, nous ne sommes pas totalement restaurés. Nous pourrions voir les gens comme des « arbres », comme des objets. Cela pourrait signifier que nous sommes toujours aveugles face à eux, incapables de les voir comme    de vraies personnes avec des besoins réels. Ils sont des éléments, des numéros, des objets que nous voulons joindre à l’église, peut-être pour accroitre notre nombre de baptême, ou pour nous faire bien paraitre. Avec une telle attitude égoïste, de nombreuses personnes sont suscep- tibles de ne pas rester dans une telle église.



Relisez Marc 8: 25. Dans ce cas, pourquoi Jésus a-t-Il délibérément guéri l’homme en deux étapes?



Le contexte de cette histoire est que juste avant cette guérison miracu- leuse, Jésus a été aux prises avec un autre type de cécité: Ses disciples  ne comprenaient pas le sens de Sa déclaration: « Gardez-vous avec soin du levain des pharisiens et du levain d’Hérode. » (Marc 8:15, LSG). Ils pensaient que c’est parce qu’ils n’avaient pas assez de pain pour leur trajet. Jésus les appela aveugles: « Ayant des yeux, ne voyez-vous pas? » (Marc 8:18, LSG). Ce n’est pas seulement en dehors de l’église que les gens ont besoin de la touche de guérison de Jésus. Dans l’église, il y a de la cécité. Des membres malvoyants de l’église qui voient les gens comme des statistiques et des objets ne peuvent pas se soucier ou remarquer que de nombreux nouveaux bébés en Christ glissent derrière la porte de l’église. Ils ont besoin d’un second contact de Jésus afin de voir plus clairement et arriver à aimer les autres comme Jésus les aime.



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11 Août



(page 61 de l’édition standard)


Une église centrée sur les autres


« Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes. Que chacun de vous, au lieu de considérer ses propres intérêts, considère aussi ceux des autres. Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus Christ, lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu » (Phil. 2:3–5, LSG)


De quelles façons les principes exprimés ici doivent-ils gouverner notre vie et impacter comment nous traitons, non seulement les membres de l’église, mais aussi notre communauté?




Quand Il était sur la terre, Jésus ne pensait pas à Lui-même. Son ordre du jour était de faire du bien aux autres. Une grande partie de Son ministère était composée de réponses aux interruptions, par exemple lorsque Jaïrus l’a interrompu avec une demande de se précipiter à sa maison pour guérir sa fille mourante. Cette interruption a ensuite été interrompue par une femme qui saignait depuis 12 ans (Lisez Marc 5: 21-43).


L’église de Christ est Son cœur et Ses mains sur la terre. Jésus aimait les gens plus que toute autre chose, et une église qui Lui appartient vraiment fera la même chose. Les églises ont des agendas et des objec- tifs, et c’est bon. Un amour inconditionnel pour les êtres humains nous conduira parfois à sortir de nos agendas préconçus, en particulier si  ces agendas détournent l’attention de l’expression de l’amour de Dieu aux autres. Pour de nombreuses églises, les baptêmes sont les plus importants dans l’ordre du jour. Les baptêmes sont merveilleux. Les baptêmes accomplissent Matthieu 28:19. Mais quelle est la motivation de votre église pour les baptêmes? Est-elle égoïste? Est-ce pour faire que l’église puisse bien paraitre et amener des éloges à son pasteur? Ou est-ce parce que votre église veut que les gens de votre communauté profitent véritablement de l’abondance de vie qui vient en acceptant Christ (Jean 10:10) et en acceptant tout ce qu’Il propose parce que vous voulez le meilleur pour eux?


Une église dirigeait un service de soupe populaire bien nécessaire dans


une région défavorisée de la ville. Un jour, le pasteur déclara: « nous devons fermer cette soupe populaire, car cela n’a conduit à aucun baptême ». Une autre congrégation venait de construire un nouveau bâtiment de l’église dont ils étaient très fiers. Lorsque le pasteur a suggéré d’inviter la com- munauté à venir à l’intérieur de l’église pour des événements tels que les projections d’étude biblique des vacances ou de santé, pour exposer les gens à l’environnement de l’église, la première réaction fut négative: on craignait que le nouveau temple ne se salisse et que les nouvelles salles de bains ne se dégradent. Comparez ces deux églises avec l’église qui se réunissait dans le parc des skateurs.



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12 Août



(page 62 de l’édition standard)


Réflexion  avancée: Lisez  Ellen G. White,  « Notre exemple », pp. 17-24, dans Le ministère de la guérison; « Une chose te manque », Pp. 514-518, dans Jésus-Christ; et « A Social Life », pp. 186–188, 190–192, 194–196, in My Life Today.



« Pour atteindre toutes les classes, nous devons rencontrer les gens là où ils sont; car ils nous chercheront rarement de leur propre gré. Ce n’est pas du haut de la chaire seulement que les cœurs des hommes et des femmes sont touchés par la vérité divine. Christ éveillait leur intérêt en allant chez eux comme celui qui souhaite leur bien. Il les cherchait  dans leurs occupations quotidiennes et manifestait un sincère intérêt dans leurs affaires temporelles. » – Ellen


  1. White, My Life Today, p. 186. Combien vrai que beaucoup de gens aujourd’hui, pour diverses raisons, « nous cherchent rarement de leur propre gré ». Tout comme Jésus est descendu et nous a atteints là où nous sommes, nous devons faire la même chose pour les autres. À un certain niveau, cela ne devrait pas être si difficile. Il y a tellement de gens avec un si grand nombre de besoins. Le monde est un endroit mauvais et brisé par la douleur et des gens angoissés qui, dans certains cas, ont soif de tout simplement quelqu’un qui écoute, quelqu’un à qui parler, quelqu’un qui se soucie. Et bien sûr, en tant que corps de l’église, nous devrions être en mesure de leur donner dans une certaine mesure l’aide physique dont ils ont besoin. Nous devons veiller à ne pas être coupables de ce qui fait objet de la mise en garde de Jacques: avoir la foi mais pas les actes pour la révéler. Combien intéressant aussi qu’il ait exprimé cet avertissement, non pas dans le contexte de l’alimentation ou de l’habillement ou d’un comportement personnel, mais dans le cadre de l’aide aux nécessiteux (Voir Jacques 2: 14-17). Tout le monde peut dire qu’il a la foi mais comment nous répondons à notre « prochain » est la vraie mesure de cette foi.



Discussion:


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Histoire


Perdue et retrouvée: 2e partie


Enfin Denise arriva au nord-ouest du Rwanda. Là, elle a rencontré  un homme gentil et sa femme qui la traitèrent en ami. Quand elle leur a raconté son histoire, ils l’ont exhortée à arrêter l’errance et rester avec eux. Ils l’invitèrent dans leur maison et partagèrent leur nourriture. Ils  la traitèrent bien et lui parlèrent avec amour. Ils lui parlèrent de Jésus et de combien Il l’aime. Elle apprit qu’ils étaient Adventistes du septième jour.


Denise aimait ces gens qui voulaient l’aider à retrouver sa famille. Mais quand ils n’ont trouvé aucun parent vivant, ils demandèrent la permission de Denise de l’adopter. Elle accepta. Enfin, elle avait une maison à nouveau et quelqu’un pour prendre soin d’elle.


Le couple parlait souvent de Dieu à Denise. Ils lui présentèrent Jésus, et bientôt elle l’accepta comme son Sauveur.


Mais souvent la nuit Denise s’interroge sur sa famille de naissance. Son père adoptif l’amena à Kigali, la capitale. Il la présenta au directeur de la station de radio adventiste, la voix de l’espérance, et là, elle raconta son histoire. L’annonceur invita tous ceux qui savaient quelque chose de la famille de Denise à appeler.


Denise apprit que son père était mort dans un camp de réfugiés. Mais elle n’a jamais su ce qui était arrivé à sa mère. Elle découvrit qu’elle a d’autres parents au Rwanda, et un jour elle voulut les rencontrer. Mais elle est angoissée. Elle aime ses parents adoptifs et le Dieu qu’ils lui ont appris à aimer. « Ils m’ont donné des bases spirituelles et un espoir pour l’avenir », dit-elle.


Bien que son père terrestre soit mort, Denise sait que son Père céleste l’aime inconditionnellement. Il est Celui qui a gardé sa vie quand elle errait dans plusieurs pays à la recherche d’une maison et d’une famille. « Tant de gens ont péri pendant le génocide, et pourtant Dieu m’a préservé », dit-elle.


« Il m’a sauvé quand je ne le connaissais même pas, et Il m’a amenée de la mort à la vie nouvelle en Jésus. »


Le Rwanda a évolué de façon significative depuis le génocide. Une nouvelle école de médecine de l’Université Adventiste d’Afrique Centrale, située à Kigali, forme des professionnels de santé qualifiés pour servir dans un ministère de la santé globale dans une région du monde où le ratio médecin-patient varie de 1 à 16.000 et de 1 à 24.200. Une partie de l’offrande du treizième sabbat de ce trimestre aidera à construire  des dortoirs et un restaurant pour les étudiants en médecine. Merci de contribuer généreusement.





92             Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site web: www.AdventistMission.org



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La leçon en bref



Texte clé: Philippiens 2:3–5


Objectifs:

Savoir: Comprendre que le motif et le but est d’une importance vitale quand il ou elle se mêle et côtoie des gens de la communauté.


Ressentir: Apprécier la puissance et l’influence de quelqu’un qui  montre l’amour authentique et la préoccupation et qui désire clairement le bien des autres.


Agir: Trouver des moyens pratiques pour montrer plutôt que de simple- ment dire aux gens de la communauté que nous nous soucions d’eux.


Plan d’apprentissage:

  1. Savoir: Se mêler avec intérêt

A Quels exemples pouvez-vous donner de Jésus pour montrer aux gens qu’Il désirait leur bien? Pourquoi certains ont-ils réagi positivement et d’autres négativement?


B Est-il mauvais de chercher le bien spirituel des gens tout en travaillant pour leur bonne forme physique? Les deux dimensions doivent-elles être séparées? Expliquez.



  1. Ressentir: Toucher les cœurs

A Beaucoup de gens sont sceptiques des chrétiens et  estiment que leurs bonnes œuvres ne sont utilisées que pour cacher un programme  plus vaste de prosélytisme. Comment pouvons-nous éviter de laisser les


gens sentir que nous les voyons comme des convertis potentiels – ne recherchant sur eux que des statistiques de baptême possibles plutôt que comme de véritables amis?


B Comment pouvons-nous désirer le bien de quelqu’un que nous n’ai- mons pas ou qui nous a nui en quelque sorte?



III. Agir: Des soins en action

A Comment pouvons-nous montrer que nous désirons véritablement leur bien?


B Quelles mesures l’église peut-elle prendre pour être considérée comme une église qui veut le bien de la communauté?



Résumé: Les gens se mêlent à d’autres pour de nombreuses raisons – pour l’interac- tion sociale, pour vendre des choses, pour construire un réseau qu’ils peuvent utiliser pour des programmes différents. Les chrétiens se mêlent parce qu’ils veulent montrer l’amour de Christ et parce qu’ils se soucient vraiment des gens et veulent le meilleur pour eux.


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Développement


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: Philippiens 2:3–5


Concept clé de croissance spirituelle: Le facteur clé à considérer lorsque nous nous mêlons aux gens est notre but. Ellen White dit que le Sauveur se mêlait aux gens en tant que Celui qui désire « leur bien. » – Le ministère de la guérison, p. 134. Si nous nous mêlons sans but, nous deve- nons juste une autre personne dans la foule. Mais les chrétiens sont appelés à plus que cela – s’engager dans et avec le monde du point de vue de la compassion et de l’amour.


Pour les moniteurs: Dans la classe d’aujourd’hui, profitez de l’occasion pour se concentrer profondément sur l’exemple de Jésus


– Sa compassion, Son amour, Ses soins. Discutez avec votre classe des moyens pratiques par lesquels nous pouvons suivre Son exemple aujourd’hui.



Discussion  d’ouverture:  L’expression «  usure de la compassion  » se réfère à un processus au cours duquel, au fil du temps, le niveau de    la compassion de la population diminue. Pour les personnes en soins de santé et dans l’œuvre sociale, cette idée a une définition clinique spéci- fique. Mais elle est également venue à se référer à la façon dont les gens en général peuvent se durcir aux besoins des autres et mettre en place des barrières à l’image des personnes dans la pauvreté ou en crise.


Les organisations d’aide humanitaire, qui reposent sur des dons pour faire leur travail, cherchent constamment des moyens pour toucher le cœur des gens afin de les amener à répondre aux besoins. Cependant, il  y a le risque que les gens ne deviennent désensibilisés et se désintéresser de la souffrance.


L’apôtre Jacques écrit: « Si un frère ou une sœur sont nus et manquent de la nourriture de chaque jour, et que l’un d’entre vous leur dise: Allez en paix, chauffez-vous et vous rassasiez! et que vous ne leur donniez pas ce qui est nécessaire au corps, à quoi cela sert-il? » (Jacques 2:15, 16, LSG). Aurait-il pu se référer à un exemple récent de l’usure de la compassion? Ellen White dit que les membres de l’Église de Dieu devraient suivre   les traces de Jésus: « Le cœur rempli de sympathie et de miséricorde, qu’ils pourvoient aux besoins des malheureux, apportant aux pécheurs la connaissance de l’amour du Sauveur. Une telle tâche requiert des efforts laborieux, mais elle réserve une riche récompense. Ceux qui s’y livrent avec sincérité verront des âmes gagnées au Sauveur, car l’influence qui accompagne l’exécution de la mission divine est irrésistible. » – Conquérants pacifiques, pp. 96, 97.




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Questions à méditer:

Ê Qu’est-ce que cela signifie d’avoir « le cœur rempli de sympathie »? À quelle action cela conduit-il?


Ë Que pouvons-nous faire pour éviter le développement de l’usure de la compassion?


ÉTAPE 2—Explorer


Pour les moniteurs: À certains moments, nous, Adventistes du sep- tième jour, sommes restés séparés du monde dans une mesure qui nous a empêchés d’être le sel et la lumière dans nos communautés. Profitez de l’occasion de cette semaine pour explorer avec la classe l’appel de Christ à vivre avec un but, à être Ses mains, Ses pieds et Sa voix, à tendre la main aux gens en leur montrant Son amour, ce qui démontre de manière concrète que nous désirons leur bien.

Commentaire biblique


  1. Se mêler objectivement (Relisez avec votre classe Matthieu 23:37; Luc 15: 1, 2, et 1 Corinthiens 5:9, 10, 12.)

Dans Matthieu 23:37, Jésus crie de Son cœur: « O Jérusalem, Jérusalem »


– et c’est la voix d’un amoureux éconduit. Il aimait les gens de cette ville, et la nation qu’elle représentait. Il utilise la métaphore d’une poule rassemblant ses poussins sous ses ailes pour décrire la façon dont Il a essayé de rassembler les gens. Et pourtant, ils Lui ont tourné le dos.


Tout au long de Son ministère, Jésus a démontré cet amour de façon tangible. On peut le voir, par exemple, dans les repas que Jésus a parta- gés. Dans de nombreuses cultures aujourd’hui, l’acte physique de manger avec quelqu’un est extrêmement important. C’était certainement pareil aux temps bibliques où partager un repas était un symbole d’approbation mutuelle et un temps pour construire des amitiés et des liens sociaux forts. Luc fait de nombreuses références au fait de manger ensemble et il met beaucoup de ses scènes aux tables (voir, par exemple, Luc 5: 27-32; Luc 7: 36-50; Luc 9: 10-17; Luc 11: 37-52; Luc 14: 1-24; Luc 22: 14-38; Luc 24:


28-32). Les chefs religieux ont sévèrement critiqué Jésus pour avoir mangé avec les pécheurs: « Cet homme reçoit les pécheurs et mange avec eux », murmuraient-ils entre eux (Luc 15: 2).


Bien sûr, les lois kasher interdisaient aux Juifs pratiquants de manger avec les Gentils. Mais le principal problème que les chefs religieux avaient avec Jésus n’était pas le fait de manger et de fraterniser avec les Gentils, mais avec les Juifs pécheurs. Ils étaient choqués de voir la façon dont Jésus s’associait aux collecteurs d’impôts, aux prostituées et autres. Et pourtant Jésus a démon- tré à plusieurs reprises que la raison même pour laquelle Il est venu sur terre était de tendre la main à Ses fils et filles qui étaient perdus dans le péché.



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Les disciples de Jésus devraient à juste titre éviter de se mettre inutilement dans la voie de la tentation. Mais cela n’a jamais signifié que les chrétiens devraient se tenir dans une bulle religieuse distincte. Il semble que Paul à travers sa première lettre aux Corinthiens avait une peur soudaine qu’il peut ne pas avoir été assez clair et que ses lecteurs pourraient mal comprendre. Donc, il écrit:


« Je vous ai écrit dans ma lettre de ne pas avoir des relations avec les impu-


diques, – non pas d’une manière absolue avec les impudiques de ce monde, ou avec les cupides et les ravisseurs, ou avec les idolâtres; autrement, il vous faudrait sortir du monde … Qu’ai-je, en effet, à juger ceux du dehors? N’est-ce pas ceux du dedans que vous avez à juger? » (1 Cor. 5: 9, 10, 12).


Ici, Paul affirme que son conseil était seulement de ne pas se mêler uni- quement avec des personnes à l’intérieur de l’église qui peuvent exercer une influence négative; cela ne devrait pas être utilisé pour interdire le fait de se mêler aux gens hors de l’église.



Considérez ceci: Parfois, nous nous concentrons sur les dangers de se mêler aux non-croyants. Discutez avec votre classe des dangers de ne pas se mêler aux non-croyants. Ceux-ci pourraient inclure le fait de devenir introverti et perdre notre sens de la mission dans un monde qui ne connait pas Jésus. Quels sont les autres dangers de ne pas se mêler.?


  1.  vouloir le bien (Relisez avec votre classe Matthieu 5:43–47.)


Moïse a demandé aux Israélites: « Tu ne te vengeras point, et tu ne garderas point de rancune contre les enfants de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis l’Éternel. » (Lev. 19:18, LSG). C’était un bon conseil, mais la référence aux « enfants de ton peuple » laisse voie libre à la rationalisation – « Je vais aimer mon prochain, l’un des miens, mais je vais continuer à haïr mon ennemi. »


Des siècles plus tard, Jésus efface les choses. Il répète le même thème du devoir envers nos prochains (Marc 12:31; Matt. 22:39), et Il va un peu plus loin. Tout d’abord, cela ne nous laisse aucune place pour définir le « prochain » d’une manière trop étroite comme seulement « enfants de ton peuple ». Dans l’histoire du bon Samaritain, par exemple, Jésus est clair que le mot « prochain » englobe même les « étrangers » et les ennemis, ceux-là mêmes qui nous ont aliénés (Luc 10: 25-37). Et au cas où nous ne recevons pas ce message assez clairement, Il l’énonce: « Aimez vos ennemis » (Matt 5:44).



Considérez ceci: Nous savons intellectuellement que nous sommes censés vouloir le bien des autres, même ceux qui sont nos « ennemis » et ceux qui ne nous aiment pas naturellement. Mais comment pouvons-nous le faire quand nous n’éprouvons pas le désir de vouloir leur bien, et encore moins de les aimer?




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ÉTAPE 3—Appliquer



Pour les moniteurs: Tout en restant fidèles à leurs croyances et à leur patrimoine, Daniel et ses trois amis se sont activement impliqués dans les affaires civiques et politiques de Babylone. Daniel montre qu’il désirait le bien des différents rois – en interprétant leurs rêves et en traduisant les messages de Dieu aux babyloniens. Et sans doute le travail administratif de Daniel et ses amis s’est avéré être une béné- diction à Babylone.

Questions à méditer:


Ê Quels sont d’autres exemples de personnages de la Bible qui ont mon- tré qu’ils voulaient le bien des autres?


Ë Pensez-vous que votre communauté considère les Adventistes du sep- tième jour comme un groupe de personnes qui désirent le bien? Pourquoi ou pourquoi pas?


Ì En quoi votre église cherche-t-elle le bien de sa communauté? Quelles mesures concrètes pourriez-vous prendre cette semaine pour démontrer cet objectif plus clairement?


ÉTAPE 4—Créer


Pour les moniteurs: Dans la classe de cette semaine, faites du thème de la leçon un véritable plan concret pour l’approche communautaire qui montre aux gens que nous désirons leur bien. Encouragez les membres à prier et à être créatifs en travaillant ensemble sur l’activité.


Activité: Invitez la classe à imaginer que leur église ait toutes les res- sources nécessaires – finances, temps, personnel. Quelle serait sa stratégie missionnaire? Selon la taille de la classe, divisez-vous en groupes de deux ou trois personnes, ou tout simplement restez ensemble comme un seul groupe. Lorsque cela est possible, remettez du papier et des stylos pour que les membres puissent prendre des notes.


Demandez-leur de travailler ensemble pour mettre en place un plan de sensibilisation de l’église sur deux ans pour leur communauté qui reflète le thème de la leçon de cette semaine. Évidemment, il ne peut pas être trop détaillé, mais devrait exposer les grandes lignes. À quoi cela ressemble-t-il? Quelles mesures majeures seraient impliquées? Qui pourraient participer? Après 15 minutes, invitez toute la classe à partager ensemble et à discuter de leurs plans de sensibilisation.


En conclusion, rappelez aux membres que, bien qu’en réalité l’église n’ait pas de ressources illimitées, Dieu en a. Il bénira les plans qui sont formés en harmonie avec Sa volonté.



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  Leçon



8  * 13–19 Août




(page 64 de l’édition standard)


Jésus manifestait de la Sympathie





Sabbat aprèS-Midi


Lecture de la semaine: 2 Rois 13:23; Exode. 2:23–25; Luc 7:11–16; 1 Jean 3:17; Jean 11:35; Rom. 12:15; 2 Cor. 1:3, 4.


Si quelqu’un venait à vous demander: « à quoi ressemble la vraie foi en Dieu? » que répondriez-vous, et pourquoi? Apportez votre réponse en classe le jour du sabbat.


Verset à mémoriser: « Quand Il sortit  de la barque, Il vit une grande foule, et fut ému de compassion pour elle, et Il guérit les malades » (Matthieu 14:14, LSG).



ombien encore plus tragique cela pourrait-il être?  Une fille de 17 ans, aux prises avec ce que la plupart des filles de 17  ans ont comme défis, sauf avec d’autant plus, s’est ôté la vie.


Qui peut imaginer la désolation des parents! Leur pasteur vint à la maison. Il s’assit dans le salon à côté d’eux et ne dit rien pendant un long moment. Il venait de s’immerger dans leur chagrin. Puis lui, le pasteur, commença à sangloter. Il sanglota jusqu’à ce que ses larmes sèchent. Puis, sans dire mot, il se leva et partit. Quelque temps plus tard, le père dit au pasteur combien il appréciait ce qu’il avait fait.   Lui et son épouse n’avaient pas besoin de paroles à ce moment, ni de promesses, ni de conseils. Tout ce dont ils avaient besoin à ce moment précis, c’était de la sympathie spontanée.


« Je ne peux pas vous dire », dit-il au pasteur, « combien votre sympathie a du sens pour nous ». La sympathie signifie «  avec pathos » et « pathos » est lié à la pitié, à la tendresse, ou à la douleur. Cela signifie être « avec » quelqu’un, mais d’une manière profonde. Manifester la sympathie pour les chagrins des autres élève la question de « se mêler » avec les autres à un niveau tout nouveau. Afficher de la sympathie était aussi un moyen crucial pour Jésus d’atteindre les gens.


*  Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 20 Août.


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14 Août



Entendre les gémissements



(page 65 de l’édition standard)


L’univers peut sembler être un endroit très effrayant: vaste, froid et si grand que nous sentons notre propre insignifiance et petitesse en   lui. Cette crainte est devenue encore plus répandue avec l’avènement de la science moderne, dont les télescopes géants ont révélé un cos- mos beaucoup plus grand et plus vaste que notre imagination ne peut facilement concevoir. Ajouter à cela les prétentions extravagantes du darwinisme, qui dans la plupart des versions populaires, rejettent l’idée d’un Créateur, et les gens peuvent, naturellement, être aux prises avec un sentiment de désespoir au milieu d’une vaste création qui semble n’avoir rien à faire avec nos besoins. Bien sûr, la Bible nous donne une vision différente de notre place dans la création.



Qu’est-ce que les textes suivants enseignent au sujet de la compas- sion de Dieu envers Sa création déchue et brisée ici sur terre?


Jug. 2:16–18                                                                           


2 Rois 13:23                                                                           


Esa. 54:7, 8, 10                                                                         


Contrairement à la notion populaire du Dieu de l’Ancien Testament comme sévère, méchant, impitoyable et sans compassion, en particu- lier à la différence de Jésus et tel qu’Il est représenté dans le Nouveau Testament, ces textes sont quelques-uns des nombreux textes dans l’Ancien Testament qui révèlent la compassion de Dieu pour l’huma- nité.


Qu’est-ce qu’Exode 2: 23-25 nous apprend sur la façon dont Dieu traite la souffrance?






Dieu se soucie profondément des gens (voir Jacques 5:11). C’est  un thème que l’on voit tout au long de la Bible. « Son cœur est touché par nos douleurs, et par le récit même que nous Lui en faisons… Il n’est pas dans notre vie chrétienne de chapitre trop sombre pour qu’Il en prenne connaissance, ni de problème si troublant qu’Il n’en trouve la solution. Nulle calamité ne fond sur le moindre de Ses enfants,  nulle angoisse ne torture son âme, nulle joie ne le ranime, nulle prière sincère ne monte de ses lèvres, sans que notre Père céleste y soit attentif et y prenne un intérêt immédiat. » —Ellen G. White, Le meilleur chemin, p. 98.





15 Août



Notre Sauveur sympathique



(page 66 de l’édition standard)


Quand Jésus se mêlait aux gens au cours de Son ministère terrestre, Il rencontrait des situations qui révélaient Sa sympathie et Sa compassion pour eux. « Quand il sortit de la barque, il vit une grande foule, et fut ému de compassion pour elle, et il guérit les malades. » (Matt. 14:14, LSG).


Lisez Matthieu 9:35, 36 et Luc 7: 11-16. Qu’est-ce qu’ils nous enseignent sur la manière dont la sympathie et la compassion se manifestent?





Le mot sympathie rappelle aussi d’autres termes connexes, tels que l’empathie et la pitié. Selon différents dictionnaires, la compassion c’est la pitié, la sympathie, l’empathie. La pitié est la tristesse sympathique de la souffrance de quelqu’un. L’empathie est la capacité de comprendre ou de partager les sentiments d’autrui.


La compassion et la sympathie montrent que non seulement nous com- prenons ce dont souffrent d’autres personnes, mais aussi que nous voulons aider à soulager et à soigner leur souffrance. Lorsque vous entendez parler des choses tristes qui sont arrivées aux gens dans votre communauté, telles qu’une maison incendiée ou un décès dans la famille, quelle est votre réac- tion? Murmurez-vous simplement  « Que c’est triste », et passez ensuite à autre chose? Ce qui est si facile à faire. Ou vos sympathies sont-elles excitées, et vous vous déplacez avec compassion vers eux? La vraie com- passion vous conduira à réconforter et aider activement aussi bien les amis que les étrangers par des moyens pratiques. Que ce soit l’envoi d’une carte de sympathie ou la manifestation de la sympathie en visitant et en aidant aux besoins immédiats, l’action aimante est le résultat indiscutable d’une véritable sympathie.


Heureusement, les gens et les organisations humanitaires ont tendance à manifester la compassion en réponse aux grandes catastrophes. Cependant, parfois, nous ne pouvons pas accorder autant d’attention aux « petits » mal- heurs et catastrophes qui affectent profondément quelqu’un. Jésus n’a pas seulement manifesté de la sympathie, mais Il a aussi porté cette sympathie au niveau supérieur: l’action de compassion. Nous, bien sûr, sommes appelés à faire la même chose. Tout le monde peut sentir la douleur ou la sympathie pour le malheur de quelqu’un. La question est, quelles mesures la sympathie nous conduit à prendre?









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           marDi 16 Août



(page 67 de l’édition standard)


Marcher dans leurs chaussures


Lisez Colossiens 3:12, 1 Pierre 3: 8 et 1 Jean 3:17. Qu’est-ce que ces versets nous disent, et comment pouvons-nous révéler cette com- passion dans notre vie?







La compassion vient du mot latin compati, ce qui signifie « souffrir avec  ». En souffrant nous-mêmes, nous pouvons aussi comprendre les souffrances des autres; et, sans doute, tout comme nous implorons souvent la compassion et la sympathie dans notre souffrance, nous devrions aussi être prêts à faire la même chose pour les autres dans    le besoin. Nous avons vu dans une leçon précédente l’histoire du bon Samaritain. En soulignant l’exemple du Samaritain, Jésus dit: « Mais un Samaritain, qui voyageait, étant venu là, fut ému de compassion lorsqu’il le vit. » (Luc 10:33, LSG). Cette pitié ou compassion conduit le voyageur Samaritain à agir au nom de la victime blessée. Le prêtre et le lévite se sont certainement demandés: « Si je sauve cet homme, qu’est-ce qui peut m’arriver? » Le Samaritain se serait demandé: « Si je ne sauve pas cet homme, qu’est-ce qui va lui arriver? » Dans cette histoire, le Samaritain tout désintéressé s’est mis à la place de la vic- time et a pris ses mesures. Il a risqué sa sécurité et sa richesse pour un étranger. Autrement dit, être un chrétien comporte parfois des risques et peut être, potentiellement, très coûteux.


Voyez aussi l’histoire du fils prodigue dans cette perspective (Luc 15: 20-32). Qu’est-ce que le père de l’enfant prodigue a fait qui le rende vulnérable à la critique et aux querelles de famille? L’étreinte compatissante, la robe d’appartenance, l’anneau de confiance, les sandales de liberté, et l’appel au festin reflètent la joie désintéressée d’un père qui est prêt à tout sacrifier pour l’amour de la restauration  de son fils prodigue. Prodigue signifie gaspilleur, imprudent, extrava- gant et incontrôlable. Ce genre de comportement décrit certainement le parcours du fils dans cette histoire. Mais arrêtez-vous un instant et considérez que, en réponse au retour de l’enfant prodigue, on puisse à juste titre affirmer que le père dans cette histoire met toute sa dignité de côté et donne témérairement tout ce qu’il a à son fils désordonné. Aux yeux du fils ainé, le père est un gaspilleur, extravagant, et incon- trôlé. Le père devient prodigue devant son fils repentant, et son cœur de compassion déclenche et se vide de toutes les ressources nécessaires pour le restaurer.


Ce niveau de sympathie et de compassion implique l’effacement du moi, et cela peut nous rendre vulnérables à tout ce qui vient quand nous souffrons avec quelqu’un et essayons de l’amener à la restauration. En bref, la vraie compassion et la vraie sympathie peuvent venir avec un prix.


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Jésus a pleuré



17 Août



(page 68 de l’édition standard)


« Jésus pleura » (Jean 11:35, LSG).


Qu’est-ce que ce verset nous dit, non seulement à propos de l’hu- manité de Jésus, mais aussi comment, dans cette humanité, Il s’as- sociait à la souffrance des autres? Voir aussi Rom. 12:15.







Dans Jean 11:35, Jésus a démontré la sympathie, l’empathie, et la pitié de Son cœur. Même s’Il allait ressusciter Lazare d’entre les morts, la douleur d’une famille avec qui Il était très proche L’affectait physi- quement et émotionnellement.


Cependant, Jésus ne pleurait pas seulement la mort d’un ami cher. Il voyait une image beaucoup plus grande, celle de la souffrance de toute l’humanité en raison des ravages du péché.


« Les douleurs des siècles pesaient sur lui. Il voyait les terribles effets des transgressions de la loi de Dieu, la lutte incessante, commencée avec la mort d’Abel et continuée à travers toute l’histoire du monde, entre le bien et le mal. Il voyait, à travers les âges à venir, les douleurs et les souffrances, les larmes et la mort qui devaient être le partage  des hommes. Son cœur était transpercé par la douleur de la famille humaine de tous les siècles et de tous les pays. Les malheurs d’une race coupable pesaient lourdement sur son âme et le désir de soulager toutes leurs détresses faisait jaillir des larmes de ses yeux. » —Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 529.


Pensez à Ses paroles: Jésus, de manière qu’aucun de nous n’ait jamais pu, voyait « la douleur de la famille humaine de tous les siècles et de tous les pays ». Nous pouvons à peine nous tenir debout pour penser à la douleur de ceux que nous connaissons ou avec qui nous sommes proches. Puis ajouter à cela la douleur des autres que nous lisons dans les nouvelles. Et pourtant, nous avons ici le Seigneur, qui connait les choses plus que nous, pleurant sur la douleur collective de l’humanité. Dieu seul connait la pleine mesure du malheur et de la tris- tesse humaine. Combien reconnaissants devrions-nous être que nous entrevoyons seulement une faible lueur de cette douleur, et qui nous semble même parfois insupportable. Essayez d’imaginer la source de l’émotion de Jésus en ce temps-là.



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18 Août



Un autre Consolateur



(page 69 de l’édition standard)


« Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toutes nos afflictions, afin que, par la consolation dont nous sommes l’objet de la part de Dieu, nous puissions consoler ceux qui se trouvent dans l’affliction! » (2 Cor. 1:3, 4, LSG).


Qu’est-ce que Paul nous révèle ici sur la façon dont notre propre souffrance peut nous aider à être plus efficace en montrant sym- pathie et réconfort à ceux qui nous entourent? Comment avez-vous fait l’expérience (le cas échéant) de la réalité de ces paroles dans votre propre vie?





Le mot confort vient du latin com (ensemble, avec) et de fortis (fort). Tout comme Christ nous renforce dans notre souffrance, nous pouvons transmettre cette force à d’autres. Comme nous l’avons appris de nos propres chagrins, nous pouvons œuvrer plus efficacement pour d’autres dans les leurs.


Les églises ont généralement des membres qui souffrent et des membres qui réconfortent. Cette combinaison peut transformer votre église en « une maison sûre » – en « une ville de refuge » (voir Nombres


35) ainsi qu’en une rivière de guérison (voir Ez. 47: 1-12) qui coule dans la communauté. Manifester de la sympathie et du réconfort est un art. Voici quelques suggestions:


  •  Être authentique. Écoutez plus que vous ne parlez. Soyez sûr que  le langage de votre corps renforce votre tentative de sympathiser et de conforter.

  •  Montrer de la sympathie selon votre personnalité. Certaines per- sonnes éprouvent de la sympathie en pleurant tranquillement avec la per- sonne en difficulté. D’autres ne pleurent pas, mais montrent leur sympa- thie en organisant quelque chose qui réconforte les familles endeuillées.

  • Être présent est souvent plus important que parler ou faire.

  • Permettre aux gens de manifester leur chagrin de leur propre manière.

  • Se familiariser avec les étapes de la transformation par lesquelles la douleur des gens passe souvent.

  • Être prudent de dire « Je sais comment vous vous sentez ». Il y a des chances que vous ne le sentiez pas.

  • Il y a une place pour le conseil professionnel.

  •  Ne dites pas: « Je prierai pour vous », sauf si vous avez vraiment l’intention de le faire. Lorsque cela est possible, priez avec les personnes, sans se presser, visitez-les, et partagez des promesses bibliques encoura- geantes avec elles.

  • Organisez des groupes de soutien (si disponible) dans votre église ou dans votre communauté.


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19 Août



(page 70 de l’édition standard)


Réflexion avancée: Lisez Deut. 24: 10-22, Jonas 3, Mal. 3:17, Mat.


15: 32-38, Marc 6: 34-44, Gal. 6: 2, He. 10: 32-34; Lisez Ellen G. White, “Be Sympathetic to All Men,” p. 189, et “Thoughtful of Others,” p. 193, dans My Life Today; « La joie dans le Seigneur », p. 113, dans Le meilleur chemin; “This Is Pure Religion” et “The Parable of the Good Samaritan,” chaptres 4 et 5, dans Welfare Ministry.



Quelques familles se sont réunies pendant les vacances et ont fait des paquets de nourriture et d’articles de toilette avec leurs petits enfants pour donner aux nombreux sans-abris dans leur ville. Après avoir travaillé pendant quelques heures, ils sont entrés dans leurs voitures, sont allés au centre-ville, et, en une demi-heure, les produits sont distribués. Ils allèrent ensuite à un musée et par la suite au diner. Quand ils marchaient vers les voitures, l’un d’eux dit: « Je suis content que nous ayons fait cela. Mais tu te rends compte que maintenant plus de ceux que nous avons nourris ont probablement encore faim? » Sans aucun doute, il y a tellement de gens qui ont besoin de réconfort, de sympathie et d’aide au point que cela puisse sembler écrasant, au point où l’on pourrait penser: Quel est le sens de faire quelque chose? Nous pouvons à peine faire une brèche! De toute façon, de nombreux pro- blèmes existent avec cette ligne de pensée. Premièrement, si tout le monde pensait de cette manière, personne n’aiderait personne et les besoins, aussi terribles qu’ils soient, seraient encore pires. D’autre part, si tous ceux qui peuvent aider les autres le faisaient, alors les besoins, aussi terribles qu’ils soient, ne seraient pas si criards. Deuxièmement, la Bible ne nous a jamais dit que la douleur humaine, la souffrance et le mal, seraient éliminés de ce côté du paradis. En fait, la Bible nous a dit le contraire. Même Jésus, quand Il était ici-bas, n’avait pas mis fin à toutes les souffrances humaines. Il a fait ce qu’Il pouvait. Nous aussi, nous devons faire de même: apporter du réconfort, de la sympathie, et de l’aide à ceux qui sont à notre portée.




Discussion:


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Histoire


« Rappelez-vous votre foi »: 1e partie


Pierre a trébuché sur la route rouge dans la boue, derrière d’autres personnes qui marchaient devant lui. Il ne savait pas où il allait, mais il savait qu’il devait sortir de la mort qui le poursuivait.


Pierre avait neuf ans lorsque le génocide rwandais a emporté la vie de 800 000 Rwandais et détruit la vie qu’il avait connue. Le père de Pierre, pasteur, avait réuni ses neuf enfants pour leur dire solennellement: « Je ne sais pas ce qui va arriver. Si vous vivez, vous devez rester fidèles à Dieu. Rappelez-vous du jour du sabbat. Rappelez-vous de votre foi ».


Lorsque les soldats sont arrivés, la famille s’est enfuie à l’église pour se réfugier. Mais les soldats ont mis le feu à l’église. Pierre pouvait encore sentir la fumée, et pouvait encore entendre les cris de ceux qui mouraient autour de lui. D’une certaine manière, il avait réussi à échap- per à l’immeuble et fuir sans être abattu. Mais qu’est-ce qui était arrivé à sa famille? Il ne savait pas.


Pierre suivit d’autres qui fuyaient au Burundi voisin. Il survécut dans un camp de réfugiés jusqu’à ce qu’on lui dise qu’il pouvait rentrer au Rwanda. Une fois de plus, il marchait sur la route poussiéreuse, cette fois en direction de sa maison.


Il retrouva sa ville. Il trouva un tas de cendres où était son église. Il trouva des ossements. D’une certaine manière, il savait que lui seul avait survécu. Il était seul. Les paroles de son père résonnaient dans son cœur.


« Restez fidèles à Dieu, quoi qu’il arrive. »


La tante de Pierre, qui vivait dans l’Ouganda voisin, vint chercher sa famille. Elle prit Pierre avec elle. Ensemble, ils bâtirent une nouvelle vie. Au fil du temps, la douleur aiguë de sa perte devint une douleur sourde. Sa foi en Dieu se renforça. Puis, sans prévenir, sa tante mourut dans un accident. Une fois de plus, Pierre était seul. Il avait 14 ans et ne savait que faire ni vers qui se tourner. Tout ce qu’il avait était sa foi. Le gouvernement rwandais fournissait une éducation gratuite aux survivants du génocide, et quelqu’un aida Pierre à s’inscrire à l’école secondaire. Il partageait une chambre avec deux autres garçons, Esdras et Deo, qui avaient aussi perdu leur famille dans le génocide. Les trois garçons devinrent comme des frères, liés entre eux par la perte et la


tragédie.


Pierre finit ses études secondaires et obtint une bourse pour étudier dans une université nationale au Rwanda. Mais il déclina l’offre. Il vou- lait étudier à l’université adventiste du septième jour à Kigali, même si ses prestations de survivant du génocide ne paieraient pas tous ses coûts.


« Tu es fou! » Ses amis lui dirent. « Prends la bourse! »


À suivre….






Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site web: www.AdventistMission.org



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La leçon en bref



Texte clé: Matthieu 14:14


Objectifs:

Savoir: Reconnaitre l’importance vitale de la méthode évangélique de Christ qui permet d’éprouver la sympathie aux autres à travers la parole et l’action. Ressentir: Faire l’expérience de la joie qui vient en montrant la bonté désintéressée et la sympathie à ceux qui souffrent.


Agir: Prendre des mesures concrètes pour démontrer la compassion et l’amour de Christ dans les rapports avec autrui.


Plan d’apprentissage:

  1.  Savoir: Être juste et bienveillant

A De quelle manière pensez-vous que l’église peut parfois sembler anti- pathique aux non-membres?


B Comment est-il possible de se lever contre le péché et au même moment être sympathique envers ceux qui ont commis ces péchés?


C Quels facteurs pensez-vous pouvoir contribuer à miner notre sympa- thie envers les autres?



  1.  Ressentir: Éprouver la sympathie

A Comment pouvons-nous éprouver la sympathie envers les gens sans être condescendant ou les traiter comme des « cas sociaux »?


B Que pouvons-nous faire quand nous savons que quelqu’un est dans le besoin, mais qu’il est difficile de ressentir la sympathie envers lui à cause de son comportement ?



III. Agir: Démontrer la sympathie

A Dans la prière, demandez-vous s’il y a quelqu’un envers qui vous avez été méchant ou antipathique. Demandez à Dieu de vous donner la force de présenter des excuses et de procéder à la restitution.


B Quelles mesures votre église peut-elle prendre pour exprimer de la sympathie envers les gens dans votre communauté?



Résumé: Notre monde est plein de gens fatigués, solitaires, et découragés. Parfois, quelque chose d’aussi simple qu’une oreille attentive peut faire toute la différence dans leur vie. Dans Son ministère, Jésus nous a montré comment démontrer notre sympathie en étant doux et gentil, par l’écoute et les soins.




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Développement


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: Matthieu 14:14


Concept clé de croissance spirituelle: Quand  nous nous enga- geons dans la mission, il est essentiel d’analyser nos  motifs et notre but. Certains sont motivés à assister parce qu’ils sentent qu’ils doivent ou qu’ils veulent voir de bons chiffres de baptême. Cependant, nous sommes appelés à une meilleure motivation de témoignage parce que nous avons l’amour, la sympathie et la compassion pour les gens.


Pour les moniteurs: Cette semaine, explorez avec votre classe com- ment le fait de démontrer la sympathie en actes est plus qu’avoir des pensées aimables et dire des paroles réconfortantes. Montrer la sympa- thie signifie répondre de façon tangible qui démontre l’amour, les soins et la compassion.



Discussion d’ouverture: Facebook, le plus  grand site de réseautage social en ligne au monde, compte plus d’1 milliard d’utilisateurs actifs. Si c’était un pays, il serait en concurrence avec la Chine en tant que pays le plus peuplé de la planète. Les utilisateurs de Facebook peuvent publier des photos, communiquer avec des amis, et faire des commentaires. L’une des caractéris- tiques les plus utilisées est la possibilité de cliquer sur l’icône du pouce levé qui dit « Aime » – un moyen rapide et facile d’apprécier quelque chose qu’un ami ou une connaissance a postée, sans avoir à écrire un mot.


Bien que ce soit une option très populaire, il ne suffit pas tout simplement de cliquer sur « Aime » quand le message de quelqu’un dit qu’on lui a dia- gnostiqué un cancer ou qu’un membre de la famille est décédé. Ainsi, à la fin de 2014, les cadres et les ingénieurs de Facebook ont trouvé nécessaire d’ajouter une nouvelle fonctionnalité avec l’onglet « sympathiser ». L’idée était que les gens aient la possibilité de choisir une humeur « triste » lors de la publication, ce qui signifierait alors un bouton « sympathiser », apparaissant comme alternative à l’option « Aime ».


En un sens, ajouter cette fonctionnalité proposée serait une amélioration. Dans un autre sens, c’est un autre indicateur que notre « réalité » numérique en ligne nous éloigne de plus en plus du vrai contact humain. Dans le passé, quand quelqu’un était dans la détresse émotionnelle, physique ou spirituelle, amis et voisins se rendaient chez lui pour le réconforter et manifester leur sympathie. Si cela n’était pas possible de leur part, ils pouvaient peut-être téléphoner à la personne ou du moins envoyer des pensées réconfortantes dans une lettre. Puis l’industrie des cartes de vœux a simplifié les choses en produisant des cartes de sympathie. Ainsi, au lieu d’avoir à prendre le temps de composer vos propres mots de sympathie, vous pouvez simplement ache- ter une carte, utiliser des paroles préconçues, signer votre nom, et la mettre dans sa boite à lettre.


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Facebook pourrait bientôt rendre ce  processus encore plus glissant. Vous ne devrez pas visiter quelqu’un, lui parler, écrire une note, ou exprimer des paroles. Vous avez juste à cliquer sur « sympathiser » – et vaquer à vos occu- pations sans lui donner une autre pensée.


Questions à méditer:

Ê Quelle est l’importance de la « touche personnelle » en exprimant de la sympathie?


Ë Quels sont les inconvénients potentiels, le cas échéant, quand un chrétien dit à quelqu’un : « je prierai pour vous? »


ÉTAPE 2—Explorer


Pour les moniteurs: Dans les leçons précédentes, nous avons vu com- ment Jésus, après avoir prononcé le magnifique sermon sur la montagne, est descendu et a mis ce qu’Il avait prêché en pratique. Dans cette leçon, profitez de l’occasion pour explorer avec votre classe la manière dont Jésus a éprouvé de la sympathie envers les gens en se mêlant à eux.

Commentaire biblique


  1. Jésus a éprouvé de la sympathie (Revoyez avec votre classe Matthieu 14:14.)


Le mot « compassion » dans ce verset est traduit du mot grec splang- chnistheis; mot que William Barclay décrit comme « le mot le plus fort de la pitié dans la langue grecque ». Il souligne que c’est un dérivé du mot splangchna, ce qui signifie « les entrailles ». Selon Barclay, « il décrit la compassion qui affecte une personne au plus profond de son être. Dans les Évangiles, en dehors de son utilisation dans certaines des paraboles, il est utilisé seulement par Jésus ».


Dans Matthieu 8 et 9, nous voyons des moyens spécifiques où Jésus exprime de la compassion et de la sympathie envers les gens.


  1. Un centurion romain s’approcha de Jésus pour Lui demander de l’aide (Matt. 8: 5). Mais quand vous regardez de près le texte, vous voyez qu’il le fait d’une manière indirecte – il ne demande pas seulement d’aide. Au contraire, il pose le problème à Jésus: « Seigneur, dit-il, mon serviteur est couché à la maison, atteint de paralysie et souffrant beaucoup. » (Matt. 8: 6, LSG). Rappelons que le centurion romain est un païen et un représentant de l’occupation romaine. Donc, Matthieu nous montre comment, encore une fois, l’amour de Jésus s’étend au-delà de Ses coreligionnaires pour embras- ser toute l’humanité. Jésus lit entre les lignes de la déclaration du centurion et montre Sa sympathie: « J’irai, et je le guérirai. » (Matt. 8: 7, LSG).

Sans doute, le centurion connait bien les lois de pureté juives, qui inter- disaient aux Juifs, non seulement de manger avec les Gentils, mais aussi de rentrer même dans leurs maisons. Et donc, sensible à ce fait, le centurion


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dit à Jésus qu’il n’y a aucune nécessité pour Lui d’aller physiquement chez lui – tout ce que Jésus a à faire est de dire un mot, et son serviteur sera guéri. Même si les lois de pureté ne posaient aucune barrière au ministère de Jésus


– Il donnait toujours la priorité aux personnes en dehors de l’adhésion rigide aux lois juives – Il récompensa la foi du centurion et guérit immédiatement son serviteur.


  1.  Un groupe d’hommes apportèrent un paralytique à Jésus sur un tapis (Matthieu 9: 2). Sans doute l’homme qui souffrait était craintif et nerveux – que répond Jésus? Jésus regarde vers lui et dit: « Prends courage, mon enfant, tes péchés te sont pardonnés », dit Jésus – d’une voix douce, gentille et si sympathique.

  1.  Un dirigeant se met à genoux devant Jésus, Lui supplie de ressusciter sa fille d’entre les morts (Matt. 9:18). Jésus se lève immédiatement pour aller avec lui. Sur le chemin, une femme qui souffre depuis 12 ans d’une hémorragie sort de la foule et touche le rebord de Son vêtement (Matt. 9:20, 21). Luc, dans son compte, dit que Jésus s’est tourné et a dit: « Qui m’a touché? » (Luc 8:45). Sans doute, la femme doit avoir été profondément gênée d’être soudainement expo- sée en face de la foule. Mais Jésus désamorce avec bienveillance la situation en lui parlant doucement et gentiment: « Prends courage, ma fille, ta foi t’a guérie. Et cette femme fut guérie à l’heure même. » (Matthieu 9:22, LSG).

  1.  À la fin du chapitre, Matthieu résume magnifiquement l’attitude favo- rable avec laquelle Jésus regarde et s’engage avec les gens: « Voyant la foule, Il fut ému de compassion pour elle, parce qu’elle était languissante et abattue, comme des brebis qui n’ont point de berger » (Matt. 9:36, LSG). Encore une fois, Matthieu utilise le mot splangchnistheis.


Considérez ceci:  Quand on parle de la mission, nous utilisons parfois  des expressions telles que les populations cibles, les objectifs de baptême, et les stratégies de sensibilisation. Plutôt que de chercher à montrer aux gens la sympathie que Jésus a exprimée, nous tombons dans le piège de les voir sim- plement comme des candidats potentiels au baptême. Que pouvons-nous faire pour éviter cela?


ÉTAPE 3—Appliquer


Pour les  moniteurs:  Explorez avec votre classe l’expression « aimer  le pécheur; haïr le péché ». Quand le théologien paléochrétien Augustin d’Hippone a d’abord utilisé l’expression, il y avait quelque chose le long de ces lignes: « ... Avec l’amour pour l’humanité, mais la haine pour le péché ». Cette expression a une certaine résonance et un sens qui est perdu aujourd’hui. En disant d’« aimer le pécheur, haïr le péché », comment pouvons-nous courir le risque de paraitre condescendant? Comment cette expression implique que « le pécheur » appartienne à un groupe séparé de nous? La vérité est que nous sommes tous pécheurs (même si nous avons accepté le pardon de Dieu et Lui avons demandé de changer notre vie). Quel danger y a-t-il dans la définition de quelqu’un par son péché, tel que le fait d’appeler quelqu’un ivrogne, oubliant que cette personne pouvait

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aussi être une mère, une fille, un ami? La distinction entre « péché » et « pécheur » n’est pas facile dans nos vies personnelles et nos relations – c’est difficile de séparer une personne de ce qu’elle fait. Et il semble que, dans certains milieux chrétiens, nous entendons le plus souvent le cliché


« aimer le pécheur » quand on parle des homosexuels ou des adultères, mais pas quand nous parlons des matérialistes, des gloutons, ou des orgueilleux.


Questions à méditer:


Ê Comment pouvons-nous exprimer de la sympathie envers les gens qui vivent dans le péché sans que cela n’implique que nous acceptons leur compor- tement?



Ë Comment pouvons-nous « appeler le péché par son nom » sans avoir un sentiment de supériorité?



Ì De quelles manières Jésus nous a-t-Il exprimé de la sympathie dans nos propres luttes?



ÉTAPE 4—Créer


Pour les moniteurs: Discutez avec votre classe des différentes manières par lesquelles nous pouvons exprimer de la sympathie aux personnes – en les visitant, en les appelant au téléphone, en leur donnant une accolade, en leur envoyant un cadeau, en les aidant de façon pratique. Profitez de l’occasion pour parler de l’importance de la touche personnelle.


Activité: Au cours de la semaine précédant votre classe de l’école du sabbat, achetez une boite de cartes de vœux vierges et, si vous avez de l’argent planifié, achetez aussi les timbres-poste.


Étape 1. Demandez aux membres de partager leurs expériences à propos de quand quelqu’un a éprouvé de la sympathie envers eux et combien cela avait du sens.


Étape 2: donnez à chacun des membres de votre classe des cartes vierges et des stylos et invitez-les à penser à quelqu’un – de préférence, pas un membre d’église, à qui ils peuvent écrire un petit mot d’encouragement ou de sympathie. La per- sonne peut être un voisin, une connaissance de service, ou même un membre de la famille. Ce peut aussi être quelqu’un qu’ils ne connaissent pas, mais qui traverse une période difficile. Encouragez-les à témoigner de la sympathie de Christ dans leurs mots.


Étape 3: Une fois terminé, donnez à chacun un timbre (le cas échéant) et encouragez-les, de retour chez eux, de préparer l’enveloppe et d’envoyer la carte. Dans quelques semaines, vous serez en mesure de discuter des réponses qu’ils ont reçues.


Étape 4: Encouragez chaque membre du groupe à penser à quelqu’un qu’ils peuvent visiter et encourager pendant la semaine.


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* 20–26 Août



(page 72 de l’édition standard)


Jésus pourvoyait à leurs   besoins





Sabbat aprèS-Midi


Lecture de la semaine: Marc 5:22–43, 10:46–52, Jean 5:1–9,


Ps. 139:1–13, Marc 2:1–12, Acts 9:36–42.


Comment agissez-vous envers les nouveaux visages dans votre église? Faites-vous un effort intentionnel pour leur parler? Ou vous les ignorez en pensant que quelqu’un d’autre peut les servir? Qu’est-ce que votre réponse dit sur vous-même et qu’est-ce qui a besoin d’être changé?


Verset à  mémoriser: «  Jésus parcourait  toutes les villes  et les villages, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nou- velle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité. » (Matthieu 9:35, LSG).



ne femme adventiste du septième jour à la retraite dans un pays africain ne souhaitait pas arrêter le service à la retraite.


Sa communauté avait besoin de guérison en raison des ravages du VIH/SIDA. Le besoin le plus urgent est que les orphelins du sida ne sont pas suffisamment nourris. En 2002, elle et son église ont commencé à alimenter les enfants de la communauté avec un solide repas six jours par semaine. Ils ont commencé avec 50 enfants et, à partir de 2012, ils étaient au service de 300 enfants par jour. Cela les a amenés à lancer une école maternelle, et maintenant 45 de ces enfants sont scolarisés. Les autres services comprennent la distribution de vêtements d’ADRA, la distribution des légumes et du maïs d’un jardin qu’ils maintiennent, en plus des soins aux malades. Ils ont commencé un programme de développement des compétences pour les femmes, qui enseignent chacune d’autres compétences d’artisanat qui les ont aidées à gagner leur vie. Cette démonstration de l’amour de Jésus a engendré une nouvelle église. Il y avait cinq membres au début et, à partir de 2012, 160 personnes fréquentaient l’église. Dieu a pourvu des moyens pour construire un orphelinat et un nouveau bâtiment de l’église en 2012.


Quel exemple puissant et pratique de la façon dont la prise en compte des besoins de la communauté est si importante pour les chrétiens.



* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 27 Août.


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    Dimanche



21 Août



(page 73 de l’édition standard)


Interruption pour servir


Jésus descend de la barque sur le rivage près de Capharnaüm (Voir Marc 5). Ses disciples sont encore sous le choc de la terrible rencontre avec l’homme possédé du démon dans la Décapole. Comme d’habi- tude, une foule est là pour Lui répondre. Voulant attirer Son attention, des individus dans la foule se bousculaient pour être près de Jésus. Immédiatement, on Lui demande de l’aide, cette fois par un dirigeant d’une synagogue.


Lisez Marc 5: 22-43. Alors que Jésus était sur Son chemin pour aller servir aux besoins de ce dirigeant de synagogue, qu’est-ce qui L’a interrompu, et comment a-t-Il réagi à l’interruption? Plus impor- tant encore, quelles leçons devrions-nous tirer de l’histoire pour nous-mêmes et comment réagissons-nous à une interrompue pour le ministère?







Avouons-le, personne d’entre nous n’aime les interruptions, n’est-ce pas? Nous sommes occupés, nous avons des choses à faire, des endroits à visiter, des devoirs à assumer. Nous fixons des objectifs pour nous- mêmes et nous voulons les atteindre, parfois aussi dans un certain laps de temps. Les interruptions peuvent arriver.


Voilà pourquoi, si quelqu’un vient avec un besoin ou une demande d’aide, cela peut être gênant si le temps n’est pas approprié. Parfois, vous pouvez tout simplement laisser tomber ce que vous faisiez. En même temps, combien de fois pourrions-nous laisser tomber ce que nous faisions et les aider? Ne pas le faire n’est-il pas juste un refus?


Pourtant, souvent les plus grandes possibilités de servir aux besoins des gens viennent à travers les interruptions. La plupart d’entre nous essaient d’éviter les interruptions, et de se mettre en colère quand nos plans sont déviés. Quand nous regardons au ministère de Jésus, nous remarquons que certains de ceux qu’Il a servis étaient venus comme des interruptions, auxquelles Il a amoureusement répondu. Si nous pensons à ce sujet, de nombreuses possibilités que nous obtenons pour le ministère viennent sous forme d’interruptions. Nous avons déjà vu l’histoire du bon Samaritain. Qui sait où il allait et ce qu’il allait faire? Mais il s’est arrêté de toute façon pour servir. C’était vraiment une interruption!







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            LunDi



22 Août



(page 74 de l’édition standard)


Que puis-je faire pour vous?


Lisez Marc 10: 46-52 et Jean 5: 1-9. Dans les deux cas, Jésus a posé  des questions. Pourquoi?







Remarquez que dans les deux cas, Jésus a demandé ce qu’ils vou- laient, même si ce qu’ils voulaient était évident. Et même si cela ne l’était pas, Jésus aurait su ce que ces besoins étaient de toute façon.


Cependant, en posant ces questions, Jésus montrait du respect à ces hommes. Il montrait qu’Il était à leur écoute et en écoutant, Il se sou- ciait de ce qu’ils affrontaient comme épreuves. Dans combien de cas les gens, peut-être plus que toute autre chose, veulent tout simplement quelqu’un à qui parler, que quelqu’un les écoute, parce que parfois, être simplement capable de parler de ses luttes peut aider une personne à se sentir mieux?


Imaginez un instant comment vous vous sentiriez si vous entrez dans le bureau du médecin et ce dernier jette un coup d’œil sur vous, écrit une ordonnance, et vous envoie sur votre chemin. Vous douteriez certai- nement si cette personne sait vraiment ce dont vous avez besoin. Vous pourriez dire par exemple: « Le médecin ne m’a pas demandé ce que je ressens ni écouté mon cœur ni vérifié ma pression artérielle … » L’une des règles cardinales de la pratique médicale est de « diagnostiquer avant de soigner ».


Le même concept s’applique au travail missionnaire médical, qui est axé sur le bien-être des gens et cherche à répondre à leurs besoins holis- tiques. Trop nombreuses sont les églises qui pensent qu’elles savent déjà, ou elles devinent ce qui doit être fait pour servir les autres dans leur communauté. Si nous mettons en avant l’effort de parler aux gens à propos de leurs besoins ou des besoins de la communauté, cela leur permet de savoir que nous nous soucions d’eux, et cela nous informe comment nous pouvons servir d’une manière qu’ils apprécient. Aussi, nous ferons de nouveaux amis.


« Rappelez-vous que vous pouvez briser la sévère opposition en mon- trant un intérêt personnel aux gens que vous rencontrez. Christ a montré un intérêt personnel aux hommes et femmes quand Il vivait sur cette terre. Partout où Il allait, Il était un missionnaire médical. Nous devons aller faire le bien, même comme Il a fait. Nous sommes chargés de nour- rir les affamés, vêtir celui qui est nu, et consoler les affligés. » – Ellen G. White, Welfare Ministry, p. 162.






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           marDi 23 Août



(page 75 de l’édition standard)


Les besoins les plus profonds


Jésus, en tant que Seigneur, en savait sur les personnes plus qu’elles- mêmes. Il y a beaucoup de récits dans les Évangiles où Jésus a montré que non seulement Il savait ce que les gens pensaient au moment même (voir Marc 2: 8) – mais aussi qu’Il connaissait leur histoire (Jn 4:18).


Lisez Psaume 139: 1-13. Qu’est-ce que la Parole de Dieu nous dit ici?







Comme nous l’avons vu hier, Jésus connaissait les besoins de la population, et c’était en fonction de ces besoins qu’Il exerçait Son ministère. En fait, Il connaissait même les besoins sous-jacents. Cette réalité est perçue dans l’histoire du paralytique. Bien que ce fût évident, en surface, qu’il avait besoin de la guérison physique, il y avait quelque chose de plus profond. C’est pourquoi, même avant de lui dire de prendre son lit et de marcher, Jésus dit: « Mon fils, tes péchés te sont pardonnés », (Marc 2:5).


Lisez Marc 2: 1-12. Quel était le problème sous-jacent de cet homme? En quoi ce besoin plus profond pourrait-il être un problème pour tous ceux que nous cherchons à servir?






Jésus savait que la question ici était plus que physique. « Et cependant cet homme aspirait bien moins à la guérison du corps qu’au pardon de ses péchés. Si seulement il pouvait voir Jésus, obtenir la certitude de son pardon, avec la paix du ciel, il serait disposé à vivre ou à mourir selon le bon plaisir de Dieu ! » – Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 252. Bien sûr, nous ne serons pas en mesure de connaitre les problèmes sous-jacents comme l’a fait Jésus. Cependant, nous pouvons être sûrs que quelles que soient les personnes en face de nous, ce sont des créatures endommagées par le péché. Autrement dit, quels que soient les autres besoins de surface, ils ont également besoin de la grâce, de l’assurance, de la connaissance qu’il y a un Dieu qui les aime, qui est




mort pour eux, et qui veut le meilleur pour eux.


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     mercreDi



Dorcas à Joppé



24 Août



(page 76 de l’édition standard)


Lisez Actes 9: 36-42. Qu’est-ce que Dorcas a fait à Joppé quand elle a découvert les besoins autour d’elle? Dans Actes 9:41, qu’est-ce que l’expression « Les saints, et les veuves » (LSG) implique?





Dorcas était un disciple d’action. « Il y avait à Joppé parmi les disciples une femme du nom de Tabitha, en grec Dorcas. Elle était riche des bonnes œuvres et des aumônes qu’elle faisait » (Actes 9:36, BJ). Est-ce qu’on peut dire: « Il y avait à [le nom de votre localité] des disciples nommés [nom de votre congrégation]. Ils étaient riches en bonnes œuvres et en aumônes qu’ils faisaient »? (Actes 9:36, BJ).


Les « saints » ou les « croyants » sont des membres de l’église chré- tienne; les « veuves » peuvent inclure des membres de l’église ainsi que ceux qui ne sont pas membres. Dorcas les servait probablement tous. Votre


« Joppé » devrait être à l’extérieur et à l’intérieur de votre église. Prendre soin de ceux qui sont dans votre église est aussi une puissante stratégie d’évangélisation (voir Actes 2: 42-47). Ceux qui sont dehors peuvent alors dire: « Voyez comment ces Adventistes du septième jour prennent soin l’un de l’autre avec amour! »!


Lisez Jean 13:34, 35 et Jean 15:12. Quel message revient dans les trois textes, et pourquoi est-ce si important pour nous en tant qu’église? Pourquoi, cependant, cela peut parfois être si difficile à suivre?





Lors de la planification pour servir les gens en dehors de votre église, vous devez envisager le style, ou l’approche que vous allez utiliser. Amy Sherman décrit trois styles qu’une église peut utiliser pour servir sa communauté:


(1)  Le style colon se concentre sur la satisfaction des besoins de la communauté autour de votre église. La femme au ministère du VIH/ SIDA a choisi sa communauté voisine comme sa « Joppé ».


(2)  Le style jardinier signifie le développement des liens avec des ministères dans la localité en dehors de la zone immédiate de votre église, tout comme les jardiniers voient leurs jardins comme une extension de leurs maisons. Parfois, plusieurs églises s’associent pour exploiter un centre de service de la communauté en dehors de leurs communautés respectives. Dans une ville, plusieurs églises s’associent pour gérer un magasin d’aliments de santé d’où une nouvelle église nait.


(3) Le style berger est au service d’une population ciblée plutôt qu’un voisinage géographique spécifique. – Adapté de Ronald J. Sider et al., Churches That Make a Difference: Reaching Your Community with Good News and Good Works (Grand Rapids, Mich.: Baker Books, 2002), p. 146 Baker Books, 2002), p. 146.


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25 Août



L’église à l’œuvre



(page 77 de l’édition standard)


« Recommande à l’Éternel tes œuvres, Et tes projets réussiront. »


(Prov. 16:3, LSG).


Une fois que votre église a une vision claire de la façon dont elle peut œuvrer auprès de la communauté, il est important d’élaborer un plan en vertu duquel tous les ministères de l’église peuvent travailler ensemble afin de faire de cette vision une réalité. Même si vous ne pouvez pas vous considérer comme un « leader » dans votre église, vous pouvez apporter votre contribution. Aussi, il est bon pour tous les membres   de l’église de comprendre ce processus, car, il concerne la mission de votre église dans votre communauté.


Idéalement, un plan stratégique de l’église devrait être basé sur la contribution à partir d’au moins trois sources: (1) contribution des principes de la Bible et de l’Esprit de Prophétie; (2) contribution de   la connaissance des besoins de la collectivité; et (3) contribution de la congrégation. Certaines églises ont recueilli des contributions de la congrégation en organisant des séances de remue-méninges au cours desquelles tous les membres de l’église sont invités à partager leurs idées et leurs rêves pour la sensibilisation et pour l’amélioration de leur église au plan interne.


Lisez Luc 14: 25-35. Qu’est-ce que ce passage a à voir avec l’engage- ment et la planification nécessaires pour la réalisation de la mission de votre église?







En considérant le processus nécessaire pour répondre aux besoins de votre collectivité de manière efficace, vous pourriez penser: cela prend trop d’engagement et du temps. Nous préférons prendre des raccourcis. Les deux paraboles nous mettent en garde contre la prise de responsabi- lités missionnaires et de discipulat à la légère. Elles nous rappellent que l’analyse et la planification de notre mission sont essentielles. C’est une question de bonne intendance. La saveur du sel dans Luc 14:34 repré- sente la dévotion. Sans cela, notre service, notre discipulat, est inutile et dénué de sens. Nous avons besoin d’une dévotion fervente et fidèle  à notre Seigneur, et si nous avons cela, une dévotion fervente et fidèle au ministère suivra.







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26 Août



(page 78 de l’édition standard)


Réflexion        avancée: Lisez Deut. 15:11, Job 29: 11-17,


Prov. 14:31, 19:17, Actes 3: 6, Jacques 1: 27-2: 5; Ellen G. White, “Pioneering in Australia,” pp. 327–338, dans Welfare Ministry.



Paul, tout comme Jésus, était impliqué dans la satisfaction des besoins des personnes. Nous pouvons le voir, par exemple, dans la célèbre histoire de Paul à Athènes. Dans Actes 17:23, Paul, dérangé par l’idolâtrie qu’il voyait dans la ville, a engagé de vives discussions avec l’intelligentsia locale et ceux qui étaient sur la place publique et qui voulaient discuter avec lui. Il s’était mis au courant de leurs besoins et problèmes. Il avait découvert qu’ils avaient un vide d’un Dieu inconnu dans leur vie et qu’ils avaient besoin de connaitre le vrai Dieu et d’ar- rêter l’adoration des idoles vaines. Il a alors commencé à prêcher dans la synagogue, où se trouvaient les « adorateurs » tant juifs que gentils (Actes 17:17, LSG). En d’autres termes, il profitait de la possibilité  qu’il avait pour propager l’évangile. Paul cherchait à les rencontrer là où ils étaient, comme nous pouvons le voir par la façon dont il a parlé aux gens devant la synagogue et dans la rue. Les masses croyaient en une sorte de divinité, parce qu’elles avaient bâti un autel à un « Dieu inconnu » (Actes 17:23). À partir de cette prémisse, Paul cherchait à les diriger vers le Dieu « que vous révérez sans Le connaitre » (Actes 17:23, LSG). Il a même cité plus tard un de leurs poètes, qui a même écrit quelque chose de vrai: « Nous sommes de Sa race » (Actes 17:28, LSG). À partir d’où ils étaient, il voulait les conduire loin de leurs idoles au Dieu vivant, à Jésus ressuscité des morts. En bref, en éva- luant les besoins de ceux qu’il voulait atteindre, Paul essayait de les aider à assouvir ces besoins.


Discussion:





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Histoire


« Rappelez-vous de votre foi » : 2e partie


Pierre refusa de se laisser influencer par ses amis qui l’invitaient à étudier à l’université nationale. Il voulait étudier à l’université adven- tiste, même si cela signifiait perdre une bourse complète. « Dieu y pourvoira », leur dit-il. Quand Esdras et Deo réalisèrent à quel point Pierre était déterminé à s’inscrire à l’université adventiste, ils deman- dèrent aussi à y étudier. Après tout, ils étaient des frères.


Les garçons furent acceptés à l’université adventiste. Ils partageaient une petite chambre dans une maison près de l’université. Ils cotisaient leur argent, mais souvent ils n’avaient pas assez de nourriture appro- priée. Cependant, parfois, ils partageaient leur maigre nourriture avec les autres qui en avaient encore moins.


Esdras et Deo remarquèrent des différences entre leurs anciens pro- fesseurs et le personnel et les étudiants de l’université adventiste. Les professeurs de l’université étaient personnellement intéressés par les besoins des élèves et partageaient leurs préoccupations. Ils les conseil- laient et priaient avec eux. La prière n’était pas une simple formalité; c’était la pierre angulaire de l’école.


Pierre invita Esdras et Deo à se joindre à lui aux services de culte     le sabbat et au cours de la semaine. Les plus grands services de culte ont lieu sur un stade ouvert sur le campus. Il n’y avait pas de bâtiment d’église pour adorer, mais ils y allaient. Peu après, les garçons com- mencèrent à comprendre pourquoi Dieu était si important dans la vie   de Pierre.


Au cours d’une semaine de prière à l’école, Esdras et Deo donnèrent leur vie à Dieu et furent baptisés. Pierre se réjouit que ses frères, liés par la tragédie, sont maintenant frères liés par une foi en un Dieu qui est plus fort que la mort.


Comme Pierre et ses amis et des milliers d’autres qui ont survécu    au génocide au Rwanda, l’Université Adventiste d’Afrique Centrale (AUCA) a aussi survécu à la destruction. Le gouvernement a repris le campus de l’université d’origine, qui était situé dans une région encore instable du Rwanda. Ils ont donné un terrain à l’église sur une colline    à Kigali, la capitale, et des fonds pour aider à reconstruire le campus. Aujourd’hui, 2200 étudiants fréquentent l’université. Plus de la moitié de ces étudiants ne sont pas adventistes.










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Le campus de l’AUCA continue de croitre. En 2010, les offrandes du treizième sabbat du premier trimestre ont permis d’achever un bâtiment polyvalent sur le campus. Ce trimestre, nous avons la possibilité de fournir des fonds pour construire un dortoir pour les étudiants de la faculté de médecine à l’AUCA, et un restaurant sur le campus. Nous vous remercions de votre généreux soutien!



Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site web: www.AdventistMission.org



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La leçon en bref



Texte clé: Matthieu 9:35


Objectifs:

Savoir: Tirer des enseignements clés du ministère de Jésus qui aident à identifier et à répondre aux besoins de la communauté.


Ressentir: Être inspiré à suivre l’exemple de Jésus, non seulement pour procla- mer la bonne nouvelle, mais aussi pour montrer la « touche personnelle » dans les soins aux besoins de la population.


Agir: S’engager à trouver des façons d’être une bénédiction pour la communauté et, avec les dons spirituels que Dieu nous a donnés, œuvrer aux besoins des gens.


Plan d’apprentissage:

  1. Savoir: Constater le besoin

A Pourquoi Jésus n’a-t-Il pas prêché seulement la bonne nouvelle du salut? Pourquoi était-ce si important pour Lui de passer aussi beaucoup de temps à guérir les malades?


B Comment l’approche de l’Église Adventiste du Septième Jour à la mission est-elle façonnée par notre accent sur « toute la personne » et le rejet de l’idée d’une âme séparée?



  1. Ressentir: Ressentir le besoin

A Quand l’aveugle Bartimée appela Jésus, les disciples et d’autres le répriman- dèrent (Marc 10:48). Comment pensez-vous que cela le faisait se sentir? Comment a-t-il eu le courage de continuer à appeler Jésus?


B Bartimée connaissait son propre besoin – c’était évident. Quels sont les besoins que nous savons avoir besoin de la touche du Maitre?



III. Agir:Aider les personnes dans le besoin

A Dans vos prières cette semaine, demandez à Dieu de vous aider à identifier quelqu’un qui est dans le besoin que vous pouvez aider.


B Demandez à Dieu d’ouvrir vos yeux aux besoins « cachés ». Parfois, nous pensons principalement en termes de besoins physiques – ceux qui sont malades, pauvres, ou affamés. Comment pouvons-nous être plus en phase avec les besoins


de ceux qui peuvent être physiquement à l’aise, mais qui sont déprimés, découra- gés, ou solitaires?



Résumé: Alors que Jésus a passé une grande partie du temps en prêchant et en enseignant, Il savait que les besoins spirituels des gens étaient étroitement liés à leurs besoins physiques et mentaux. Un ministère efficace aujourd’hui doit suivre l’exemple de Christ et prendre soins de toute la personne – physiquement, mentalement et spirituellement.


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Développement


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: Matthieu 9:35


Concept clé de  croissance spirituelle:  L’une des caractéristiques les plus remarquables de l’église chrétienne depuis ses débuts a été la façon dont elle prenait en charge les nécessiteux dans la communauté. L’assistance destinée aux besoins des personnes n’est pas un supplément facultatif; elle est au cœur de notre vocation de disciples de Christ.


Pour les moniteurs: Profitez de l’occasion pour parler avec votre classe du riche héritage des missionnaires adventistes du septième jour qui ont fait de grands efforts pour pourvoir aux besoins des personnes. Utilisez ce fait comme un tremplin pour discuter de comment, nous aujourd’hui, dans nos propres sphères d’influence, pouvons suivre leurs traces.



Discussion d’ouverture: En 1902, Harry et Maude Miller  obtinrent leurs diplômes de médecins de ce qui est aujourd’hui l’Université de Loma Linda. Ils sentirent tous deux une vocation irrésistible d’aller dans des missions médicales en Chine.


Tous deux étaient diplômés d’élite et faisaient face à l’attrait de la gloire et de la fortune aux États-Unis. Mais ils étaient prêts à tout laisser derrière pour vivre et travailler parmi les pauvres Chinois. Dr. Harry Miller a fini par consacrer 50 ans de sa vie en Chine, et il devint profondément aimé par le peuple de ce vaste pays.


Dr. Miller était l’ami et le médecin du général Chiang Kai-Shek, un dirigeant de la République de Chine, et son épouse, Mao. Mais il a aussi vécu, parfois, parmi les pauvres dans un « repaire de mendiants » – une cabane ouverte aux moustiques et aux poux. Il se souciait de l’aristocratie et se mettait aussi à genoux aux côtés des lits des pauvres. Il faisait des opérations chirurgicales hautement qualifiées, mais passait aussi d’in-  nombrables heures à travailler sur une formule viable pour le lait de soja, parce qu’il était préoccupé par les bébés qui mouraient d’allergies et de malnutrition.



Considérez ceci: Bien que nous ne puissions pas être aussi compétents que le Dr. Harry Miller, ou privilégié avec ces expériences dramatiques, Dieu a donné à chacun de nous des dons spirituels pour être utilisés à Son service. En prière, examinez comment vous pouvez être une bénédiction pour quelqu’un cette semaine.



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ÉTAPE 2—Explorer


Pour les moniteurs: Jésus a orienté Son ministère vers les besoins des gens – les domaines de leur vie où ils sont les plus vulnérables et les plus ouverts à Son contact aimable. Dans notre ministère, nous sommes appelés à suivre l’exemple de Jésus en se connectant aux gens au cœur de leurs besoins.

Commentaire biblique


  1. Prendre nos infirmités (Relisez avec votre classe Matthieu 53:4.)

Dans les leçons précédentes, nous avons vu comment, dès que Jésus est descendu de la montagne de la béatitude, Il a mis Son ministère holistique en pratique. Il se mêlait et montrait de la sympathie, et dans cette leçon, nous étu- dions la façon dont Il exerçait Son ministère aux besoins du peuple. Matthieu résume le ministère de Jésus après le sermon sur la montagne dans le texte à mémoriser de cette semaine (Matt. 9:35).


Dans une vague d’activités immédiatement avant ce verset en l’espace de seulement deux chapitres, nous voyons Jésus guérir:


  1.  Un lépreux (Matthieu 8: 3)

  1.  Le serviteur du centurion (Matt. 8:13)

  1.  La belle-mère de Pierre (Matt. 8:15)

  1.  Les démoniaques (Matt. 8:16, 28-34)

  1.  Un paralytique (Matt 9: 1-7)

  1.  La femme souffrant d’hémorragie utéro-vaginale (Matt. 9:22)

  1.  La fille d’un dirigeant (Matt. 9:25)

  1.  Deux aveugles (Matt. 9:29, 30)

  1.  Un démoniaque muet (Matt. 9:33)

Au milieu de tout cela, Il sauve une cargaison de disciples pris dans une tempête à bout de noyade (Matt. 8: 23-27).


Après que Jésus ait guéri la belle-mère de Pierre, Il fut très occupé dans la nuit, à chasser les démons et à guérir les malades. Matthieu fait un commen- taire explicatif fascinant. Il dit qu’en faisant ces choses, Jésus accomplissait les paroles du prophète Ésaïe: « Il a pris nos infirmités, et Il s’est chargé de nos maladies. » (Matthieu 8:17, LSG).


Ces paroles sont tirées de la célèbre prophétie d’Ésaïe 53, qui préfigure principalement la mort de Jésus sur la croix (Ésaïe 53: 4). En fait, à chaque fois que ce chapitre est mentionné ailleurs dans le Nouveau Testament, c’est toujours dans le contexte de la Crucifixion (voir, par exemple, Luc 22:37 et Heb. 9:28). Mais ici, Matthieu souligne qu’avant Sa mort, Jésus était atten- tionné et occupé à servir le peuple – et pas seulement leurs infirmités spiri- tuelles. Il guérissait aussi leurs maladies physiques.



Considérez ceci: Comment l’accent adventiste sur l’importance du minis- tère à la fois de l’âme et du corps influence-t-il la façon dont nous faisons notre mission?


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  1. Ouvrir les yeux aveugles (Relisez avec votre classe Marc 10:46–52.

Tout juste avant Son entrée triomphale à Jérusalem, Jésus, Ses disciples et une grande foule s’arrêtèrent à Jéricho. Ici, Jésus voit assis à côté de la route, un homme aveugle du nom de Bartimée. Dès que Bartimée entend que Jésus de Nazareth passe, il appelle: « Jésus, Fils de David, aie pitié de moi! » Les disciples de Jésus reprennent l’homme et lui disent de se taire. Mais cela lui fait crier d’autant plus fort: « Fils de David, aie pitié de moi! » (Marc 10:47, 48, LSG).


Selon William Barclay, la première fois que Bartimée appelle, c’était juste un cri normal pour attirer l’attention. La deuxième fois, cependant, Luc utilise un mot grec différent pour « crier », indiquant qu’il donne « le cri instinctif d’émotion incontrôlable, un cri presqu’instinctif. » C’est un cri de « désespoir total. » (www.studylight.org/commentaries/dsb/view.cgi?bk=lu&ch=18).


C’est dans les profondeurs de notre désespoir que Jésus est le plus en mesure d’apporter la restauration et le salut. La plupart d’entre nous seraient gênés de crier pour invoquer la miséricorde devant des centaines de personnes. Mais Bartimée ne se préoccupait pas du tout. Il était déjà entièrement humilié


– traité comme un paria et méprisé. Il n’a rien à perdre.


Bartimée entend les pas de Jésus s’arrêter, puis Sa voix merveilleuse demander: « Que veux-tu que je te fasse? » (Marc 10:51, LSG). Cette ques- tion peut sembler étrange. Jésus ne pouvait-Il pas lire l’esprit de Bartimée? Et en tout cas, son besoin n’était-il pas évident? Pourtant, il semble qu’il y ait quelque chose d’important dans notre aptitude à dire à Dieu ce que nous vou- lons qu’Il nous fasse. Jésus voulait que Bartimée exprime des paroles comme un acte de foi en Lui pour qu’Il fournisse ce qui était nécessaire.


Et ainsi, Bartimée répond: « Rabbouni … que je recouvre la vue. » (Matt. 10:51, LSG). Viennent ensuite les merveilleuses paroles que l’aveugle n’ou- blierait jamais pour le reste de sa vie: « Recouvre la vue; ta foi t’a sauvé » (Luc 18:42). Immédiatement ses yeux furent ouverts et son monde transformé. Il n’y avait qu’une chose qu’il pouvait faire – il « suivit Jésus, en glorifiant Dieu » (Luc 18:43).



Considérez ceci: Les disciples ont essayé de faire taire Bartimée quand il criait à Jésus. Quelles « voix » tentent de faire taire les gens qui crient à Lui aujourd’hui?



n Jésus a demandé à Bartimée ce qu’il voulait qu’Il fasse. Comment pou- vons-nous découvrir au mieux les besoins des gens de notre communauté?


ÉTAPE 3—Appliquer


Pour les moniteurs: Quand Kristina Muelhauser était missionnaire en Afrique, elle cherchait toutes les occasions qu’elle pouvait trouver pour œuvrer aux besoins des gens. Cela s’étendait même au type de trajet en bus qu’elle a choisi pour un voyage de neuf heures. Une option était une


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comment aires pour les moniteurs






ancienne compagnie de bus surpeuplée qui transportait moins cher les passagers depuis des années. Une autre était une nouvelle ligne confortable avec des sièges à mousse, de la musique, et un chauffeur en uniforme. « J’ai choisi le premier bus, car il y a beaucoup plus    de possibilités d’aider les gens et de toucher la vie des autres », dit- elle. « Je suis en mesure de partager les malaises et les difficultés des autres, remplissant mon cœur de joie. » Partagez cette histoire avec votre classe, puis discutez des questions suivantes.


Questions à méditer:


Ê Kristina Muelhauser décrit comme une « joie » de « partager les malaises et les difficultés des autres. » Que veut-elle dire? Comment peut-on être en joie en étant si mal à l’aise?


Ë Quelles pistes de sensibilisation sont ouvertes quand on enlève les barrières entre nous et les gens que nous essayons d’aider? Quelle est l’im- portance de « marcher dans les chaussures de quelqu’un d’autre » plutôt que de distribuer l’aide dans une position de « supériorité » ?


Ì Quelles sont certaines des attitudes ou préjugés que nous pouvons avoir de nous-mêmes et d’autres personnes qui sont incompatibles avec la méthode de Christ dans Son ministère aux besoins des autres?


ÉTAPE 4—Créer


Pour les moniteurs: Dans l’activité d’aujourd’hui, concentrez-vous sur la façon dont nous, en tant qu’une église, pouvons améliorer notre ministère aux besoins des autres. Encouragez la discussion ouverte, mais demandez aussi aux membres d’apporter un soutien scripturaire pour leurs points de vue partout où ils peuvent. Mettre fin à la discussion avec un temps de prière, en mettant l’accent sur les possibilités de service que vous avez identifiées.


Activité: L’activité d’aujourd’hui est une discussion générale sur les besoins de la communauté. Ce qui suit est une structure proposée pour la discussion:


  1.   Listez cinq ou six des besoins les plus fondamentaux de l’homme. Quelle est la différence entre les besoins et les désirs? Quels sont les besoins humains que Jésus comblait?

  1.   Quels besoins votre église comble-t-elle actuellement? Sont-ils des besoins des membres de l’église ou de la communauté – ou les deux? Expliquez.

  1.   Quels sont les principaux besoins des personnes dans votre commu- nauté locale?

  1.   Dans votre famille de l’église, quels sont les talents et dons spiri- tuels qui pourraient vous aider à œuvrer à ces besoins?

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* 27 Août –2 Septembre


(page 80 de l’édition standard)

Jésus gagnait leur Confiance





Sabbat aprèS-Midi


Lecture de la semaine: Gen. 15:6, Nom. 14:11, 1 Cor.


3:1–9, Dan. 6:1–3, Neh. 2:1–9, Deut. 4:1–9, Act 2:42–47.


L


Verset à mémoriser: « Sa renommée se répandait de plus en plus, et les gens venaient en foule pour l’entendre et pour être guéris de leurs maladies » (Luc 5:15, LSG).



endant plusieurs années, une église adventiste fournissait le petit déjeuner cinq jours par semaine à une école primaire publique locale. Or bien que la nation elle-même soit très laïque, une loi venait d’être adoptée prévoyant un budget suffisant pour que chaque école publique ait un aumônier. C’est pourquoi l’école primaire publique en question et la communauté avaient demandé que ce soit l’Église Adventiste du Septième Jour qui fournisse un aumônier (il est rare de faire une telle demande à une église). Le rôle de l’aumônier est d’aider à prendre soin des besoins physiques, émotionnels et spirituels des élèves et même de la


communauté scolaire. Les opportunités sont incroyables.


« J’apprécie la relation unique et spéciale que nous avons avec votre église », affirma le directeur de l’école au pasteur de l’église qui était en visite à l’école, « et je souhaite simplement que d’autres églises soient impliquées de la façon dont vous l’êtes. » Lorsque le pasteur quittait les lieux, la responsable des activités communautaires de l’école l’a remercié de ce que l’église faisait et lui a demandé si elle pouvait visiter l’église le sabbat.


Cette semaine, nous allons explorer la question de gagner la confiance des gens que nous cherchons à servir et à gagner pour Christ.


* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 3 Septembre.


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     Dimanche



28 Août




(page 81 de l’édition standard)


Gagner la confiance


Après avoir cherché leur bien, en montrant sa sympathie, et en veillant à satisfaire leurs besoins, Jésus « a gagné leur confiance. » Confiance en latin est composé des mots con, qui signifie « avec », et fides qui signifie « foi ». Tout au long de la Bible, plusieurs mots sont utilisés pour faire passer le sens du mot foi.


En hébreu, la racine principale du mot « foi » est amn, à partir       de laquelle nous obtenons du mot Amen. L’idée de base est celle de la constance, de la continuité et de la fiabilité. Cela donne l’idée de quelque chose de solide, ferme, dans laquelle on peut faire confiance et croire. Cela est souvent traduit comme « croire » dans le contexte d’une foi salvatrice en Dieu, et dans une autre forme, cela signifie « vérité ». Dans le contexte de l’exemple de Christ gagnant la confiance des gens, l’implication serait celle qui évoque le genre de confiance qui vient en voyant un engagement indéfectible et solide, qui dans le cas de Jésus, est venu par le fait de se mêler, de sympathiser, et de servir le gens.


Lisez les textes suivants, qui ont tous un mot à base de la racine amn (Gen. 15:6, Nom. 14:11, Esa. 7:9, Hab. 2:4). Comment est-il utilisé dans le texte, et comment transmet-il l’idée de confiance?







Dans le grec du Nouveau Testament, le mot racine qui est utilisé pour transmettre l’hébreu amn (foi, croyance) est pistis. Ce mot grec pour « foi » implique la croyance, la confiance, la certitude absolue, la fiabilité et l’assurance. Dans le cadre de l’exemple de Christ gagnant la confiance des gens, l’implication serait d’évoquer une certitude abso- lue, l’assurance, la confiance et la croyance en réponse à Son engage- ment désintéressé à se mêler, à être compatissant, et à servir.


Il est important de noter que dans les Écritures, chaque fois que cette notion de confiance est attribuée à l’homme, comme dans le cas de la confiance en soi ou la confiance en une personne – elle peut souvent avoir une connotation négative (voir Mic. 7: 5 et Ps 118. 9). Elle est positive lorsque cette confiance est attribuée à Dieu. Cela demande un mot de prudence. En tant que disciples de Jésus, nous sommes appelés à vivre selon Son modèle compatissant en nous mêlant aux gens et    en exerçant un ministère qui réponde à leurs besoins. Pourtant, quand ceux que nous servons montrent la confiance en nous, nous devons les diriger vers Jésus et ce qu’Il a fait pour eux..



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             LunDi



29 Août



(page 82 de l’édition standard)


Un équilibre délicat


L’Église Adventiste du Septième Jour dans un pays africain est en croissance rapide. Quel est le secret? Les dirigeants de l’Église ont déclaré qu’il existe un lien étroit entre cette croissance et le service désintéressé et inconditionnel des membres de  l’église aux gens dans les communautés à travers le pays. La confiance généralisée en l’Église Adventiste du Septième Jour est venue à l’attention du Président de la République. Il a assisté à un grand programme de ser- vices communautaires des Adventistes et a personnellement remercié les membres de l’Église Adventiste du Septième Jour pour leur ser- vice. Dans le même temps, en tant que représentants de Christ, nous devons marcher sur une ligne fine. Nous devons, comme Jésus l’a fait, gagner la confiance du peuple. Mais leur confiance en nous doit être dirigée vers Jésus. Nous sommes de simples canaux. Ils voient quelque chose de Christ en nous – que ce soit l’altruisme, l’amour, l’attention, l’abnégation pour le bien des autres, et ils sont attirés à nous. Comme toujours, cependant, s’ils nous regardent trop, parce  que nous sommes tous pécheurs, ils pourraient ne pas aimer tout ce qu’ils voient. Par conséquent, nous devons toujours les signaler à Jésus, en qui Seul ils peuvent mettre leur pleine confiance. Quant à nous, nous sommes tôt ou tard sujets à déception.


Lisez 1 Corinthiens 3: 1-9, 5: 1. Quel est le défi de Paul à l’église? Quel genre de témoignage cela entrainerait-il si ces personnes invitaient les autres à leur église et que les visiteurs entendent ce que Paul disait?







Bien sûr, nous ne devons pas attendre à être parfaits ou avoir une parfaite église avant de chercher à pourvoir aux besoins des autres. Au même moment, nous devons chercher à être le genre de personnes sur qui, dans une certaine mesure, d’autres peuvent apprendre à compter et à avoir confiance. Et nous pouvons le faire dans la mesure où nous prenons fidèlement soins des gens avec diligence tout comme Jésus  l’a fait. En effet, il n’y a aucun doute que beaucoup de querelles et de luttes au sein d’une église dissiperaient rapidement si les membres étaient axés uniquement sur le ministère auprès de la communauté en leur révélant l’amour de Christ.




Lisez Romains 10:14, 15. Qu’est-ce qui est dit là qui, en prin- cipe, s’applique à tous ceux qui prétendent être des disciples    de Christ? Comment pouvons-nous tous être plus actifs dans la proclamation et le ministère, peu importe où nous vivons?


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Le capital social



30 Août



(page 83 de l’édition standard)


« La réputation est préférable à de grandes richesses, Et la grâce vaut mieux que l’argent et que l’or. » (Prov. 22: 1, LSG).


Comment le concept exprimé ici se rapporte-t-il à notre témoi-  gnage et à notre sensibilisation dans la communauté?




Qu’est-ce que le « capital social »? Lorsque vous effectuez des placements dans un compte bancaire, la valeur augmente. Le capital social se compose des relations positives et productives qui sont tout aussi précieuses que l’argent à la banque. Quand vous entretenez des relations avec les dirigeants de la communauté, en leur demandant quels sont les besoins de la communauté, en cherchant leurs conseils sur la satisfaction de ces besoins, et ensuite en faisant le suivi avec  des actions, vous construisez des relations avec eux. C’est un capital social. Chaque expérience positive avec eux est comme un investis- sement dans votre relation. Votre capital social continue de croitre, et vous augmentez de valeur à leurs yeux.


Le Manuel d’Église nous rappelle que « Partout où nous nous trou- vons, en tant qu’enfants de Dieu, nous devrions nous comporter comme des citoyens modèles, connus pour notre intégrité et notre empresse- ment à contribuer au bien commun … Nous devrions encourager par tous les moyens à notre disposition tout effort en vue d’un meilleur ordre social … Nous devrions toujours, d’une manière ferme et tran- quille, rester du côté du droit et de la justice dans les affaires civiles, tout en restant strictement fidèles à nos convictions religieuses. » – Manuel d’Église, « Les normes de la vie chrétienne. » p. 191.


En plus du ministère terrestre de Jésus, l’Écriture donne d’autres exemples de ce qui peut arriver lorsque le peuple de Dieu a acquis le « capital social ». Lisez les passages suivants et décrivez les rela- tions positives que ces personnages bibliques ont expérimentées avec « les gens du dehors » et ce qui est arrivé à la suite:


Act. 7:9,10;Gen.41:38–45                                                          


Dan. 2:46–49, 6:1–3                                                                   


Bien sûr, nous pourrions ne pas vivre le genre de sauvetages dra- matiques et des histoires que l’on voit ici. Mais ce n’est pas là le   point crucial. Ces hommes ont fait preuve de force de caractère qui a impressionné ceux qui étaient autour d’eux. Ellen White fait état dans Patriarches et prophètes (pp. 180-206) et dans Prophètes et rois (p. 638) que les qualités suivantes en ces hommes pieux ont gagné     la confiance et la faveur des « païens » autour d’eux: la douceur, la fidélité, la sagesse, le jugement équitable, des habilités, la noblesse de la dignité et l’intégrité sans faille.


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     mercreDi



31 Août



(page 84 de l’édition standard)


La valeur du capital social


Les églises sont en grande partie des groupes de bénévoles qui opèrent sur des budgets limités. Le capital social est un atout majeur qui améliore la chance que votre église puisse atteindre des objectifs importants qu’elle ne pouvait pas atteindre par elle-même. La vieille tradition dans certains pays où des agriculteurs aident d’autres agri- culteurs en apportant leur récolte est un exemple de capital social. Autrement dit, bien que nous ayons besoin de regarder chaque situation comme telle, quand cela est possible et pratique, nous pouvons coopé- rer avec d’autres en vue d’atteindre nos objectifs.


Lisez Néhémie 2: 1-9. Quel était le résultat de la confiance providen- tielle que le roi Artaxerxès avait en Néhémie?







« Dans le besoin, il avait recours à ceux qui étaient capables de lui venir en aide. Dieu est toujours prêt à toucher le cœur des hommes qui détiennent les biens de  ce monde pour que ceux-ci servent à la cause de la vérité. Les serviteurs de Dieu qui travaillent pour le Maitre doivent profiter de l’aide offerte par les hommes, sur l’ins- tigation du ciel… Les donateurs peuvent ne pas posséder la foi en Christ et n’avoir aucune connaissance de Sa Parole, mais leurs dons ne doivent pas être refusés pour cela. » – Ellen G. White, Prophètes et rois, pp. 875-876.




Combien fascinant que dans ce cas, Dieu se mouvait sur les cœurs des païens pour aider à l’avancement de Sa propre œuvre. Cela devrait nous enseigner une leçon importante. À quelque degré que nous pouvons, nous devrions être prêts à travailler avec les autres, même ceux qui ne  partagent pas notre foi, ou même toute la foi, si cela fait avancer la cause de Christ. Bien que, bien sûr, nous devions toujours être prudents sur tout type d’alliance, nous pou- vons nous engager avec d’autres, et œuvrer attentivement dans la prière avec d’autres dont la contribution peut grandement aider dans ce que nous voulons faire pour le bien de la communauté dans son ensemble. Souvent les gouvernements ou les entreprises, même pri- vées ou des individus, impressionnés par notre travail humanitaire, offriront leur soutien. Ce soutien ne doit pas être automatiquement accepté ou automatiquement rejeté. Au lieu de cela, il devrait être mis en prière sur une base au cas par cas, avec la participation et le conseil des membres inspirés, avant qu’une décision ne soit prise.


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              JeuDi 1er Septembre



La faveur devant tous


(page 85 de l’édition standard)


Il n’y a aucun doute que nous, en tant que peuple, avons été bénis avec tant de lumière du Seigneur. Cette lumière n’est pas seulement dans la théologie, telle que la compréhension de la croix, le sanctuaire, l’état des morts, le jour du sabbat, et le grand conflit, ce qui est une grande bénédiction. Quand nous pensons aussi à la lumière qui nous    a été donnée en matière de santé et de guérison, nous avons sûrement beaucoup à offrir à ceux qui nous entourent.


En fait, le message de la santé peut être un point de contact puissant pour nous aider à tendre la main à nos communautés. Après tout, même ceux qui ne peuvent pas (du moins au début) avoir un intérêt dans nos croyances veulent avoir une bonne santé. Quelle occasion pour nous de partager ce que nous avons reçu. Comme nous l’avons déjà vu, Jésus  a dit: « On demandera beaucoup à qui l’on a beaucoup donné, et on exigera davantage de celui à qui l’on a beaucoup confié » (Luc 12:48, LSG). Et sans aucun doute, on nous a beaucoup donné.


Lisez Deutéronome 4: 1-9. Qu’est-ce que le Seigneur dit à Son peuple à cette époque, et de quelle façon le principe exprimé ici s’applique à nous, y compris le fait que le Seigneur leur dise qu’ils doivent s’assurer d’obéir à tout ce qu’Il leur a commandé?







Il y a quelques années, une congrégation adventiste réfléchissait à cette question: notre communauté regretterait-elle notre présence si notre congrégation disparaissait du jour au lendemain? La réponse était simple. Non, ils ne regretteraient rien. Leur communauté n’avait aucune confiance en eux. N’ayant pas aimé la réponse, ils ont décidé de passer de la construction des murs à la construction de ponts. En faisant attention à ne pas compromettre ce qu’ils savaient être la vérité, ils ont travaillé en partenariat avec des organisations qui accomplis- saient déjà l’œuvre de Dieu. Ils s’engagèrent avec ces organisations sur une base continue, non seulement en faisant des projets, mais aussi en maintenant un programme continu qui bénéficiait grandement à leurs communautés. Sans aucune surprise, les attitudes envers l’église changèrent aussitôt.









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     VenDreDi



2 Septembre




(page 86 de l’édition standard)


Réflexion  avancée: Lisez  Marc 5: 18-20; Luc  8:38, 39; Actes 5: 12- 16. Lisez Ellen G. White, « Notre exemple », pp. 17-28, dans Le Ministère de la guérison; “The Grace of Courtesy,” pp. 236–240, dans Selected Messages, vol. 3 (spécialement pp. 238, 239); « Jésus bénissant les enfants », pp. 508-513, dans Jésus-Christ; “Relieve the Oppressed,” p. 242, dans My Life Today.



Il y a, sans aucun doute, de nombreuses façons par lesquelles vous et votre église pouvez coopérer avec d’autres églises et organisations pour le bien de la communauté. Il est crucial pour votre église locale de connaitre les besoins de la communauté, et, à quelque degré possible, travailler en harmonie avec d’autres pour répondre à ces besoins. Quelle est la meil- leure façon de construire la confiance avec la communauté et même avec d’autres églises? Lorsque la confiance mutuelle est établie entre votre église et sa communauté cible, le travail de terrain est prévu pour les ame- ner à suivre Jésus, car « ce travail ne sera pas, ne peut pas, sans fruits. » – Ellen G. White, Le ministère de la guérison, p. 144. Dieu seul sait combien de gens ont été, ou seront gagnés par le simple acte de tendre la main et de chercher à faire du bien aux autres qui sont dans le besoin.


Discussion:


Ê Comment pouvons-nous concilier cette idée de construire de bonnes relations et avoir une bonne réputation dans la communauté avec l’avertissement de Jésus dans Matthieu 10:22: « Vous serez haïs de tous, à cause de mon nom; mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé. » (LSG)? Comment travaillons-nous à travers ce qui semble être une forte contradiction?


Ë En classe, discutez de votre réponse à la question: À quoi res- semble la vraie foi? Autrement dit, si nous avons vraiment une foi salvatrice en Jésus, qu’est-ce qui sera différent à propos de nous par rapport à ceux qui ne l’ont pas?



Ì La question de dons de la part ceux qui ne partagent pas notre foi mérite d’être analysée attentivement. Comme nous l’avons vu dans l’étude de mercredi, Ellen White a parlé favorablement de recevoir des dons de ceux qui ne croient pas en Dieu, ou qui ne croient pas en Jésus. Dans Le ministère de la guérison (p. 127), cependant, elle a parlé très fortement contre des églises qui ont eu de l’argent de ceux qui faisaient le commerce d’alcool (même ses propres membres « de bonne et régulière réputation »). Elle a dit que l’argent de ces gens


« est taché de sang, une malédiction repose sur lui. » Comment pou- vons-nous distinguer le bien du mal chez les gens auprès de qui nous recevons des dons ou avec qui nous coopérons en général, même pour une bonne cause?



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Histoire


Répondre aux besoins de la population


Zéphyrin, 29 ans, est un pionnier de la mission globale dans les collines du nord du Rwanda. Quand il était venu dans cette région deux ans plus tôt, il n’y trouva que trois Adventistes du septième jour.


La plupart des gens adoraient des dieux traditionnels.


Zéphyrin étudia les besoins de la population, à la recherche d’un moyen de se faire des amis pour Jésus. Il demanda au chef l’autorisation d’ensei- gner aux adultes à lire et à écrire. Le chef accepta et lui donna trois salles  à utiliser.


Zéphyrin fut surpris quand 126 personnes se sont présentées pour la classe. Il avait reçu une formation en alphabétisation des adultes, mais il n’avait pas de livres. Avec seulement un tableau noir et de la craie, il com- mença à enseigner. Huit mois plus tard, la plupart savaient lire et écrire au moins un peu. Il forma de nouveaux groupes pour étudier la lecture avancée et l’écriture. Lorsque ces groupes obtinrent leur diplôme, ils pouvaient lire la Bible dans leur propre langue.


Zéphyrin commençait et terminait la classe avec la prière, et peu à peu, il parla à ses étudiants au sujet de Dieu et leur expliqua les vérités bibliques. Alors que l’intérêt augmentait, Zéphyrin s’arrangea à tenir des réunions d’évangélisation.


Environ 500 personnes vinrent aux réunions. Zéphyrin leur enseigna pen- dant deux semaines, puis un suivi avec des visites pendant un mois. Il tint une autre série de deux semaines de réunions et un mois de suivi. Il répéta cela six fois, tout en continuant à donner des cours d’alphabétisation. À chaque série de réunions, la participation augmentait.


Près de 200 personnes furent baptisées à la première séance de baptême. Parmi les baptisés se trouvait un charlatan qui gagnait sa vie en consultant les dieux traditionnels. Un autre était un enseignant de religion dans une autre église. La plupart des membres de son ancienne église le suivirent.


Rosette, l’épouse du directeur de l’école locale, fut baptisée. Zéphyrin craignait que son baptême ne mette son mari en colère. Mais le directeur assista au baptême et dit: « Qui sait? Peut-être que je vais être baptisé aussi. » Il fut baptisé lors d’une prochaine série de réunions et s’organisa à commencer un nouveau groupe de croyants près de son école.


Zéphyrin continua à donner des cours d’alphabétisation, en tenant des réunions d’évangélisation, en visitant les familles, et en faisant le culte du matin et les services du sabbat. Et Dieu continuait à bénir. En un an, le nombre de croyants est passé de 3 à 300!


Le bureau de la mission de l’église acheta des terres et fournit le ciment pour la fondation et les tôles pour le toit d’une église pour accueillir 500 personnes. Les croyants achetèrent des briques pour construire les murs.


Aujourd’hui, l’église a plus de 400 membres ainsi que de nombreux enfants et des visiteurs. Plusieurs petits groupes se sont formés dans des endroits voisins, résultant en plus de baptêmes. Vos offrandes régulières de la mission aident à soutenir la mission globale et d’autres efforts d’implan- tation d’églises. Merci de donner généreusement.




Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site web: www.AdventistMission.org



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La leçon en bref



Texte clé: Daniel 6:1–3


Objectifs:

Savoir: Voir clairement l’importance de gagner la confiance des gens avant de les inviter à suivre Jésus.


Ressentir: Acquérir un nouveau sens de la joie du service – une attitude qui aide à gagner la confiance de ceux que vous servez.


Agir: Être mis au défi de trouver de nouvelles façons de se mêler, de montrer de la sympathie, d’œuvrer aux besoins des autres et de gagner leur confiance.


Plan d’apprentissage:

  1. Savoir: Construire la confiance

A La confiance peut être construite pour le bien ou pour le mal. Quels exemples pouvez-vous donner des personnages bibliques qui ont gagné la confiance des gens dans le bon sens? Dans le mauvais sens?


B Est-il possible de gagner la confiance des gens par nos actions seules? Qu’en est-il des paroles seules? Motivez vos réponses.



  1. Ressentir: La confiance à travers l’amour

A Quel est le rôle que la sympathie joue dans la construction de la confiance?


B Si les gens sentent que nous les aidons avec un sentiment d’obligation, nous ne pourrons jamais gagner leur confiance. Quelle raison Matthieu donne-t-il qui explique pourquoi Jésus avait de la compassion pour les


foules (Matt. 9:36)? Pourquoi devrions-nous avoir de la compassion aujourd’hui?



III. Agir: Actions gagnantes

A Quelles sont les caractéristiques que nous devons montrer toujours dans notre milieu de travail, notre voisinage, ou à l’école, pour gagner la confiance des gens? Quelles sont les actions ou les attitudes qui détruisent


la confiance?


B Que pouvez-vous faire cette semaine pour « oser être un Daniel »     et suivre son exemple pour gagner la confiance grâce à la fidélité et à l’honnêteté?



Résumé: Bien que nous ne pourrons jamais gagner la confiance par nos seuls efforts, nous devons jouer notre rôle en nous mêlant, en montrant de la sympathie, en répondant aux besoins, et en faisant ces choses avec une attitude d’amour et de compassion et non d’obligation.


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Développement


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: Daniel 6:1–3


Concept clé de  croissance spirituelle:  Si nous suivons la méthode de Christ avec un ministère de mélange comme celui qui veut le bien, en montrant de la sympathie aux gens, et en répondant à leurs besoins – nous gagnerons la confiance des gens comme un résultat naturel. Cette méthode est une étape essentielle dans le ministère holistique qui jette les bases pour diriger efficacement les gens vers Jésus.


Pour les moniteurs: Profitez de l’occasion pour examiner avec votre classe les étapes de la méthode du ministère de Christ et la façon dont chaque étape mène vers la quête de la confiance des gens. Discuter de la quête de la confiance est cruciale si nous voulons témoigner de façon efficace.



Discussion d’ouverture: En Aout 1980, Azaria Chamberlain, un bébé de neuf semaines, a disparu de la tente familiale dans un camping près d’Uluru (également connu sous le nom  d’Ayers Rock), dans le territoire du Nord de l’Australie. Les parents, le pasteur Michael Chamberlain et Lindy son épouse, se dirent qu’un dingo, un chien d’origine australienne, l’avait emporté. Cependant, l’opinion publique se retourna contre la famille, et, éventuellement, Lindy Chamberlain fut jugée et reconnue coupable d’assassinat.


À l’époque, l’avocat et auteur John Bryson ne pouvait pas croire ce qu’il voyait. Quand il était adolescent, Bryson était sympathique avec une famille adventiste du septième jour bien connue à Melbourne qui le prenait lors des voyages de ski. Quand des rumeurs sur les Chamberlain et l’Église Adventiste circulaient, il savait que cela ne correspondait pas à ce qu’il savait des Adventistes. Cela l’a amené à la recherche et à l’écriture d’un livre intitulé Les mauvais anges, un compte puissant de l’affaire Chamberlain qui a pu contri- buer à changer l’opinion publique et à amener un nouveau procès – ce qui prouva Lindy Chamberlain innocente.


Bien que Bryson ne fût pas un Adventiste du septième jour, ni même un chré- tien, l’influence de l’enfance et de l’exemple de cette famille adventiste célèbre a gagné sa confiance et a transformé de manière positive ses convictions sur les Adventistes, ce qui à son tour l’a poussé à intercéder en faveur d’une femme adventiste condamnée à tort. Quel témoignage de la puissance de l’influence et de l’importance de vivre notre foi.



Considérez ceci: Invitez la classe à partager des exemples de la façon dont eux ou d’autres Adventistes qu’ils connaissent ont gagné la confiance des non- croyants. Quelles mesures les membres du groupe peuvent-ils prendre cette semaine pour renforcer la confiance entre voisins et collègues de service ou des amis à l’école?


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ÉTAPE 2—Explorer


Pour les moniteurs: Cette semaine, utilisez les exemples des quatre Juifs exilés à Babylone – Daniel, Ananias, Azarias et Mischaël – comme tremplin pour discuter du thème de la leçon. Bien qu’ils fussent antérieurs au temps de Jésus sur la terre par un certain nombre de siècles, la vie de ces jeunes hommes révèle des éléments clés du ministère de Jésus. Considérez avec votre classe les moyens par lesquels nous pouvons aujourd’hui aider à construire la confiance entre nous et la population de notre communauté.

Commentaire biblique


  1.  Gagner la confiance à Babylone (Relisez Daniel 6: 1-3, 2: 1, 47-49 avec votre classe.)


L’un des sous-thèmes étonnants du livre de Daniel est que Daniel, Ananias, Azarias et Mischaël – probablement adolescents – ont gagné la confiance du puissant roi de Babylone. En l’espace de quelques années, ils furent nommés aux fonctions importantes au sein du gouvernement et ils gagnèrent le respect et le patronage du roi. Comment cela est-il arrivé?


Daniel 2 met en lumière la réponse à cette question. Ici, nous voyons Daniel montrant de la sympathie et du service aux besoins du roi. Le rêve de Nabuchodonosor l’avait profondément perturbé (Dan 2: 1). Lorsque Daniel a interprété le rêve, le roi fut très soulagé. En réponse, il « tomba sur sa face et se prosterna devant Daniel », et déclara: « En vérité, votre Dieu est le Dieu des dieux et le Seigneur des rois » (Dan. 2:46, 47). « Ensuite le roi éleva Daniel, et lui fit de nombreux et riches présents; il lui donna le commandement de toute la province de Babylone, et l’établit chef suprême de tous les sages de Babylone. » (Dan. 2:48).


Qu’est-ce une situation incroyable! Ici, nous voyons quatre étrangers pre- nant un rôle de premier plan dans la cour du roi et dans l’administration de Babylone. Dans quelques années, ces quatre hommes, parlant la langue locale avec des accents hébraïques, avaient gagné la confiance du roi. Et ils l’avaient fait sans compromettre leur intégrité. Dès le début, quand ils avaient refusé de manger les mets succulents du roi, ils étaient restés fidèles à leur foi. Et ce fut cette intégrité qui a prouvé la fondation pour la confiance qu’ils ont gagnée.



Considérez ceci: Les enquêtes montrent que dans de nombreux pays les Adventistes ne sont pas bien connus, ce qui fait qu’il est difficile aux gens d’avoir confiance en nous. De quelle manière pouvons-nous, en tant qu’Adven- tistes, devenir un témoignage public en étant plus impliqués dans les affaires de la communauté?


  1.  Il a gagné la confiance (Relisez avec votre classe Matthieu 9:9–12.)


Dans les leçons précédentes, nous avons vu comment, immédiatement après avoir donné Son sermon sur la montagne, Jésus met en pratique Sa méthode


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missionnaire par mélange, en montrant de la sympathie, et en répondant aux besoins de la population. Mais Matthieu va plus loin et montre comment, en faisant cela, Jésus gagne la confiance du peuple – Il est invité à prendre un repas avec les publicains et les pécheurs (Matt 9: 9, 10).


Dans le verset suivant, les dirigeants accusent Jésus de violer les règles de leur club religieux en ouvrant les portes aux pécheurs. Et ils sont raisonnables. Il se mêle à eux, leur prouvant de la sympathie, en pourvoyant à leurs besoins, et, inévitable- ment, en gagnant leur confiance. Tant et si bien qu’ils L’ont invité à leurs rassem- blements sociaux et à leurs fêtes. Voici ce qui est maladroit – le saint Fils de Dieu, qui en savait plus que quiconque sur le pouvoir destructeur et horrible du péché, a passé une grande partie de Son temps avec les malfaiteurs.


Mais peut-être encore plus étonnant est que les pécheurs voulaient passer du temps avec Lui. Ils aimaient être près de Lui. En revanche, les chefs religieux fermaient la porte à ceux en dehors du cercle religieux. Comme Jésus l’a dit, « Ils lient des fardeaux pesants, et les mettent sur les épaules des hommes, mais ils ne veulent pas les remuer du doigt. » (Matt. 23: 4, LSG). « Malheur à vous, scribes et Pharisiens hypocrites! » Cria Jésus. « Vous fermez aux hommes le royaume des cieux » (Matt. 23:13, LSG).


Suivre la méthode du ministère de Christ fait la différence – cela gagne la confiance et ouvre le royaume des cieux aux gens. Bien sûr, l’acceptation des per- sonnes ne signifie pas le compromis; cela ne signifie pas qu’on accepte de vivre avec le péché. Cela signifie simplement que nous ne lapidons pas les gens. Même si Jésus connaissait intimement la puissance du péché, Il était un ami des pécheurs. Il leur a ouvert les portes et ils Lui ont ouvert les portes.



Considérez ceci: Jésus nous dit de ne pas défiler nos bonnes œuvres devant les gens pour chercher leur approbation (Matthieu 6: 1-4), Mais Il dit aussi qu’il est insensé de cacher notre lumière sous le boisseau, parce que c’est quand les gens voient les bonnes œuvres qu’ils peuvent rendre gloire à Dieu (voir Matthieu 5: 14-16). Comment pouvons-nous trouver le bon équilibre?


ÉTAPE 3—Appliquer


Pour les moniteurs: Dans certaines parties du monde, les Adventistes du septième jour sont bien connus et respectés. Dans d’autres parties du monde, l’église est pratiquement inconnue ou très mal comprise. Explorez avec votre classe le concept de renforcement de la confiance. Quelles sont les choses que nous devons changer pour que cela se produise?

Activité: Une histoire non-référencée décrit un missionnaire chrétien en Inde,


  1. Stanley Jones, demandant à Mohandas Gandhi: « M. Gandhi, vous citez les paroles de Christ souvent, pourquoi vous semblez rejeter si catégoriquement l’idée de devenir Son disciple? » Gandhi aurait répondu: « Oh, je ne rejette pas votre Christ. J’aime votre Christ. C’est juste que beaucoup d’entre vous les chrétiens soient si contraires à votre Christ. » (http://www.mkgandhi.org/africaneedsgandhi/ gandhi%27s_message_to_christians.htm ?).

Cette impression des chrétiens est un long chemin dans le rapport que Luc donne


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de l’église primitive dans laquelle les croyants partageaient leurs possessions, la compagnie, « et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur, louant Dieu, et trouvant grâce auprès de tout le peuple. » (Actes 2:46, 47 LSG).


Questions à méditer:

Ê Comment pouvons-nous trouver l’équilibre entre le fait de dire la vérité clairement et de montrer l’amour de Jésus?


Ë Pourquoi l’Église primitive, dans Actes au chapitre 2, a gagné la popularité, alors que dans d’autres cas, elle a été persécutée?


Ì Quelles sont les choses spécifiques que nous pourrions faire pour construire la confiance des gens?


ÉTAPE 4—Créer


Pour les moniteurs: Utilisez cette dernière activité en tant que plate- forme pour récapituler les principaux thèmes de la leçon. Quand nous suivons l’exemple de Christ par l’amour, la compassion et la fiabilité, nous allons naturellement gagner la confiance des gens.


Activité: Apportez en classe les photos des personnes suivantes imprimées sur internet, (là où cela est impossible, il suffit de mettre les noms). Bien que ces noms soient bien connus dans le monde entier, vous pouvez remplacer certains noms/photos par d’autres qui soient plus pertinents pour votre contexte local:


  1.              Joseph Staline : dirigeant de l’Union Soviétique.

  1.              Ellen G. White: prophétesse de l’Église Adventiste du Septième Jour.

  1.              Idi Amin : dictateur ougandais destitué.

  1.              Mère Teresa : Une Albanaise renommée qui a œuvré auprès des pauvres de Calcutta.

  1.              Richard Nixon : président américain disgracié.

  1.              Abraham Lincoln: président américain très renommé.

  1.              Saddam Hussein : président destitué d’Irak.

  1.              Lance Armstrong: champion cycliste disgracié.

  1.              Nelson Mandela: un chef de file anti-apartheid et président sud-africain.

  1.          Jésus Christ: Sauveur du monde.

À tour de rôle, tenez respectivement chaque image (ou le nom de la personne sur la photo). Demandez premièrement si quelqu’un reconnait le visage. Posez les questions suivantes:


  1.              Dans quelle mesure la perception du public sur cette personne a changé au fil du temps?

  1.              Comment chaque individu gagne ou perd-il la confiance des gens? Comment a-t-il gardé la confiance? Si cette personne a perdu la confiance des autres, comment est-ce arrivé?

  1.              Quels sont les facteurs clés qui vous conduisent à faire confiance à une personne?

  1.              Que pouvez-vous faire pour établir ces caractéristiques de construction de la confiance dans votre vie?


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* 3–9 Septembre



(page 88 de l’édition standard)


Jésus leur dit: « Suivez-Moi. »





Sabbat aprèS-Midi


Lecture        de la semaine: Jn 10:1–5, 16; Luc 9:2;


Apo. 14:6, 7; Luc 19:1–10; Act 26:11–27; Apo. 3:20.


P


Verset à mémoriser: « Elles ne suivront point  un étranger; mais elles fuiront loin de lui, parce qu’elles ne connaissent pas la voix des étrangers » (Jean 10:5, LSG).



n 362 ap. j.c., Jules, un empereur romain, lança une campagne pour raviver le paganisme. Le christianisme reprenait l’empire romain, et les dirigeants païens et lui étaient inquiets. Le conseil


de Jules à un prêtre païen éminent exprime sa préoccupation, et cela donne un indice quant à la raison pour laquelle le christianisme s’est développé si rapidement: « Je pense que quand les pauvres sont négligés et dominés par les prêtres [païens], les Galiléens [chrétiens] impies ont observé cela et se sont consacrés à la bienveillance.        [Ils (les chré-


tiens)] ne supportent pas seulement leurs pauvres, mais aussi les nôtres, tout le monde peut voir que nos gens manquent de notre aide. » – Cité de Rodney Stark, Cities of God (San Francisco: Harper Collins Publishers, 2006), p. 31.


Les Romains avaient compté sur la « décoloration » du christianisme quand Jésus-Christ, le chef des chrétiens, était mort. Au lieu de cela, un nombre record de citoyens romains suivirent Jésus. Comment expli- quaient-ils ces « problèmes »? Les disciples de Jésus démontraient Son amour à travers la satisfaction des besoins fondamentaux de ceux qui les entouraient. C’est ce que Jésus avait fait quand Il était ici-bas, et c’est ce que Ses disciples doivent faire aussi.


Pas étonnant donc que, quand l’offre de suivre Jésus est venue, beau- coup aient répondu.


* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 10 Septembre.



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    Dimanche



4 Septembre




(page 89 de l’édition standard)


Ils connaissent Sa voix


Lisez Jean 10: 1-5, 16. Comment ces textes illustrent-ils l’importance de la raison pour laquelle nous, en tant que représentants de Jésus, devons former des relations positives et d’amour avec les gens dans nos com- munautés en cherchant à les conduire à Jésus? Comment pouvons-nous les aider à apprendre à entendre Sa voix?









Le murmure d’un ami est plus puissant dans l’attraction des gens à Jésus que le cri d’un étranger. Quand nous faisons des amis qui apprennent à nous faire confiance, le Bon Berger (Jean 10:11, 14) peut travailler à travers nous pour aider ces gens à entendre, connaitre, et suivre Sa voix.


Bien sûr, c’est aussi important que nous connaissions la voix de Jésus nous-mêmes avant que nous puissions aider les autres à la connaitre aussi. Nous avons besoin du discernement divin pour distinguer entre la voix rusée de Satan et la voix de Jésus. En effet, nous ne devons jamais oublier la réalité du grand conflit et que nous avons un ennemi qui travaille avec une grande furtivité pour empêcher les gens de venir à une relation salvatrice avec Jésus. Néanmoins, nous pouvons être des canaux puissants qui aident les per- sonnes à connaitre la voix de Jésus. Il parle à travers la nature (même en dépit des ravages du péché), l’œuvre des circonstances providentielles, l’in- fluence de l’Esprit Saint, les gens pieux, et Sa Parole. (Voir Ellen G. White, Le meilleur chemin, pp. 85-91.) Comme nous avons nous-mêmes appris à connaitre et à obéir à cette voix, nous pouvons aussi être des guides pour les autres. Une chose à éviter est, tout comme Jésus a mis en garde une fois, c’est


l’aveugle conduisant des aveugles (voir Matt. 15:14).


Pourquoi Jésus avait-Il un tel pouvoir convaincant pour attirer les gens à Lui? C’est parce que Son exemple de service désintéressé est irrésistible. Quand nous, Son corps, mettons de côté l’égoïsme et prenons la nature d’un serviteur, en Le laissant vivre Sa vie en nous, d’autres seront attirés par l’appel de Christ en nous.


En tant que représentants du Bon Berger, nous devons refléter les carac- téristiques de Son ministère quand nous demandons aux gens de Le suivre. L’authenticité de la Parole ainsi qu’un service authentique qui reflète l’amour sacrificiel de Jésus ouvrent les oreilles de ceux que nous servons et font tomber les barrières entre la communauté et l’église.






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5 Septembre



Nous devons chercher



(page 90 de l’édition standard)


Lisez Luc 19:10, Marc 1:17, Luc 9: 2, et Apocalypse 14: 6, 7. Quel est le point essentiel que tous ces textes ont en commun? Autrement dit, qu’est-ce qu’ils nous disent de faire?







Pendant des années, une congrégation adventiste du septième jour priait: « Seigneur, s’il Te plait attire les gens de notre communauté à notre église et à Toi » – comme si notre église était un aimant géant qui puisse attirer magiquement les gens. Oui, parfois les gens viennent dans nos églises, à la recherche de Dieu, le tout sans effort apparent de notre part. Mais qu’est-ce que votre église doit faire quand les années passent et que personne de la communauté ne franchit vos portes? Si vous vous concentrez seulement sur la prière pour que les gens viennent, vous ne suivez pas la méthode de gain d’âmes de Jésus. Il se mêlait, se socialisait, et cherchait à sauver les gens. « Nous ne devons pas attendre que l’on vienne à nous. Il faut aller chercher les hommes là où ils se trouvent. Quand la parole a été prêchée du haut de la chaire, le travail ne fait que commencer. Des multitudes ne seront jamais touchées par l’Évangile si nous n’allons pas le leur annoncer. » – Ellen G. White, Les paraboles de Jésus, p. 193. Diverses métaphores illustrent cette idée de recherche:


  1. Le berger laisse les 99 brebis qui sont dans la bergerie pour chercher celui qui est égaré loin (voir Matt. 18: 10-14). Jésus dit cette histoire dans le contexte de Son exhortation à nourrir et à protéger les « petits » de peur qu’ils ne pèchent. Les « petits » pourraient être des enfants littéraux ou des chrétiens immatures. S’ils se perdent dans le monde, nous, tout comme Jésus, devons les chercher pour les amener avec amour et les ramener à Lui. La situation ici, tout comme dans les textes ci-dessus, est similaire: nous devons être proactifs dans la recherche des perdus. Nous devons faire un effort pour aller vers eux. Bien qu’occasionnellement, il arrive que quelqu’un nous rencontre dans la rue et dise: « Apprends-moi sur Dieu, sur le salut, la vérité », cela n’est généralement pas la norme, n’est-ce pas?

  1.  « La méthode du Christ » pour atteindre les perdus « ne saurait rester stérile. » – Ellen G. White, Le ministère de la guérison, p. 118. Cependant, nous concentrons-nous uniquement sur les « fruits qui sont en-bas » – c’est-à-dire, les gens qui partagent déjà notre vision chré- tienne du monde, tels que les chrétiens des autres confessions? Que faisons-nous pour atteindre les « fruits qui sont en-haut », c’est-à-dire, les païens, les athées, les musulmans, les Juifs, les hindous, les bouddhistes, etc.? Historiquement, les personnes ayant des visions chrétiennes du monde trouvent le message adventiste pertinent, mais nous devons faire un meilleur travail pour partager Jésus avec les groupes confessionnels qui ont d’autres visions du monde.

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Le pont



6 Septembre



(page 91 de l’édition standard)


Parfois une église peut avoir des programmes de service de sensibi- lisation communautaire dans les domaines de la santé, la famille, les finances personnelles, la gestion des conflits, etc., et peut se deman- der: que faire pour amener les gens à l’étape « Suivez-Moi »? Nous devrions plutôt nous demander: Qui est le pont? Réponse: C’est vous- mêmes! « L’argument le plus puissant en faveur de l’Évangile, c’est  un chrétien aimant et aimable. » – Ellen G. White, Le ministère de la guérison, p. 406. Les églises qui ont du succès en gardant les visiteurs curieux engagés d’un événement à un autre et d’un programme à un autre sont bénies avec les membres qui aiment véritablement Dieu et sont désireux de cultiver des amitiés durables.


Inversement, les membres de l’église qui sont négligents dans leur approche des visiteurs, ou même léthargiques envers eux, peuvent avoir un impact très négatif sur le rayonnement de votre église. « Le Seigneur n’œuvre pas maintenant pour amener beaucoup d’âmes dans la vérité, à cause des membres de l’église qui n’ont jamais été convertis et ceux qui étaient une fois convertis, mais qui ont rétrogradé. Quelle serait  l’influence de ces membres non consacrés sur les nouveaux convertis? Ne rendront-ils pas à nul effet le message donné par Dieu à Son peuple et qu’il doit porter? » – Ellen G. White, Testimonies for the Church, vol. 6, p. 371.


Lisez Luc 19: 1-10. Pourquoi Zachée a-t-il jugé nécessaire de grimper à un arbre pour voir Jésus? Quelles leçons spirituelles devrions- nous tirer de cette histoire?









Imaginez ce qui serait arrivé si ceux qui bloquaient l’accès à Jésus   à Jéricho, avaient prêté attention au vif intérêt de Zachée à venir près de Jésus et comment ce dernier avait invité avec amour ce « pécheur » aux pieds du Sauveur. Ceux d’entre nous qui font partie de la « foule » autour de Jésus doivent être ainsi « touchés » de Son amour pour lutter, humains pécheurs que nous sommes, afin de devenir chrétiens « conta- gieux ». Si nous sommes profondément conscients de l’amour et de la grâce de Dieu pour les pécheurs comme nous, nous chercherons avec passion ceux qui sont en dehors de la foule et dont la stature spirituelle est faible pour les amener avec amour à Christ.


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     mercreDi



L’appel



7 Septembre



(page 92 de l’édition standard)


Jésus et Ses disciples ont guéri plusieurs personnes et se sont ensuite concentré sur des questions éternelles. (Voir Ellen G. White, Le minis- tère de la guérison, p. 25.) Mark Finley nous rappelle que le fait de ne pas introduire Dieu aux gens est une faute professionnelle spirituelle. La méthode de Jésus dans l’évangélisation était de toucher les gens à leurs points de plus grand besoin. C’est une œuvre missionnaire médi- cale. Christ ne se contentait pas seulement de les guérir physiquement sans rien faire d’autre. L’objectif est la vie éternelle en Jésus. L’œuvre missionnaire médicale peut ne pas démarrer avec un appel à suivre Jésus, surtout à ceux que nous connaissons comme chrétiens des autres congrégations, mais on devrait y arriver finalement. Par notre amour pour les gens, nous chercherons à leur offrir tout ce que Jésus offre. Mais vous pouvez dire: « Je vais prendre soin de la première partie de la méthode de Jésus, mais je ne fais pas la partie de l’appel: « Suivez- moi ». Ce n’est pas mon don. » Si vous avez fait la première partie, vous pouvez vous surprendre en partageant automatiquement Jésus et ce sera si naturel, beaucoup plus facile, parce que vous avez préparé le


« terrain » dans leurs cœurs.


En ayant de plus amples connaissances avec les gens que vous servez, cherchez des occasions pour parler de la foi et de ce que le Seigneur signifie pour vous. Cherchez des occasions pour mettre en place des thèmes spirituels. Posez des questions à vos nouveaux amis sur leur famille, leur occupation et leur religion, ce qui ouvre la voie au partage de votre témoignage personnel.


En fait, les témoignages personnels peuvent être le moyen le plus puissant de témoignage, parce qu’ils sont les moins menaçants. Vous ne prêchez pas ouvertement; vous racontez tout simplement une histoire, et nous devrions tous avoir notre propre histoire personnelle sur ce que Jésus a fait dans notre vie.


Lisez Actes 26: 11-27, le témoignage personnel de l’apôtre Paul au roi Agrippa. Que pouvons-nous apprendre de cela pour nous-mêmes en cherchant à témoigner de Jésus aux autres?







Remarquez les différentes étapes. Paul a dit ce qu’il était avant de connaitre le Seigneur. Il a ensuite parlé de l’expérience de sa conver- sion réelle. Et Paul a ensuite parlé de ce que Dieu avait fait dans sa vie depuis lors. Puis il a lancé un appel.






« La foi sans les œuvres est morte. » Comment avez-vous découvert la réalité sur la façon dont la foi et les œuvres sont étroitement liées? De quelle manière les œuvres augmentent-elles votre foi?


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              JeuDi 8 Septembre



Cherchez et vous trouverez


(page 93 de l’édition standard)


Lisez Apocalypse 3:20, Matthieu 7: 7, 8, et Jean 1:12. De quelles manières ces trois passages sont-ils liés, et qu’est-ce qu’ils nous  disent de ce que cela signifie de chercher et de trouver le Seigneur?









Ces textes montrent tous que les gens doivent demander, chercher et être ouverts à recevoir Jésus. En même temps, Apocalypse 3:20 dépeint Jésus debout à la porte et frappant pour qu’on Lui ouvre la porte et qu’on Le laisse entrer.


Ces idées ne sont pas contradictoires. Grâce à la puissance de l’Esprit Saint, le Seigneur travaille sur le cœur des gens, les attirant vers Lui, même s’ils ne sont pas nécessairement au courant que c’est ce qui se passe. Ils sont souvent à la recherche de quelque chose que la vie ne leur offre pas. Quel privilège d’être là pour les orienter dans la bonne direction et les aider à mieux comprendre ce qu’ils recherchent.


Le fait est que, à travers vous, Jésus peut frapper à la « porte » de    la vie des gens de votre communauté, et quiconque « ouvre la porte » volontiers et Le reçoit recevra les bénédictions qui viennent avec Lui (Apo. 3:20, Jean 1:12). En outre, Il invite Ses disciples à demander, chercher et frapper à Sa porte et à recevoir les « bonnes choses » de Son royaume (Matt. 7: 7, 8, 11). Quand le Saint-Esprit vous inspire que quelqu’un est prêt à « ouvrir la porte » à Christ, demandez: « Voulez- vous prier avec moi pour recevoir Jésus-Christ et devenir un membre de Sa famille? » Ce qui suit est un échantillon de prière qu’il / elle peut prier: « Seigneur Jésus, je sais que je suis pécheur et j’ai besoin de Ton pardon. Je crois que Tu es mort pour mes péchés. Je veux délaisser mes péchés. Je T’invite maintenant à venir dans mon cœur et dans ma vie. Je veux Te faire confiance et Te suivre comme mon Seigneur et Sauveur. Au nom de Jésus, amen ».


Nous avons besoin du discernement spirituel pour connaitre le bon moment de faire un appel. En effet, il y a toujours le danger d’être trop agressif, il y a toujours le danger, peut-être pire, de ne pas être assez agressif. Parfois, les gens ont besoin d’une ferme pression avec amour pour faire le choix de suivre le Seigneur. Il se pourrait que la personne soit en train de vaciller entre deux choix: la vie éternelle en Christ et la perte éternelle.


Nous avons à coup sûr une responsabilité sacrée.



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     VenDreDi



9 Septembre




(page 94 de l’édition standard)


Réflexion avancée: Lisez Ps. 77:20, Os. 11: 4,  2 Cor. 5: 11-21. Lisez Ellen White, « Enseignement et guérir », pp. 115-134, et « Viatique de la vie journalière », pp. 405, 416, dans Le Ministère de la guérison; « Cet homme accueille des gens de mauvaise vie », pp. 155-156, et « Dans les chemins et le long des haies », pp. 185-201, dans Les paraboles de Jésus.



Il y avait un jeune homme qui aimait le Seigneur et qui voulait parler de Jésus aux autres. Habile et charismatique, il était un témoignage puissant. Les gens aimaient l’entendre parler. Pourtant, il y avait un problème constant: il avait toujours peur de demander aux gens de prendre un engagement pour Jésus. Cela a surpris d’autres membres de l’église, parce que parmi tous les autres, il semblait être plus auda- cieux pour le Seigneur, plus désireux de parler ouvertement de sa foi. Finalement, quand on l’a interrogé à ce sujet, il a donné l’argument que nous avons vu dans l’étude de mercredi que ce n’était pas son don. Il aimait semer des graines et laisser le soin à d’autres de moissonner. Après un certain temps, cependant, il a avoué que, plus que toute autre chose, il avait peur d’être rejeté. Il se sentait toujours un peu comme insuffisant pour être un témoignage pour le Seigneur (ce qui est une bonne chose), et avait donc peur que les gens ne refusent de prendre des engagements pour Jésus s’il leur demandait de le faire. D’autres dans l’église lui ont expliqué que le témoignage ne porte pas sur nous, mais sur Jésus. Nous sommes toujours des témoins imparfaits. Cependant, nous pouvons par la prière et avec amour guider les gens vers Jésus. Nous ne pouvons pas jouer le rôle de l’Esprit Saint, qui seul peut appor- ter la conviction et la conversion. Nous devons en effet être des canaux de l’amour de Christ aux autres.


Discussion:




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Histoire


Un cœur transformé: 1e partie


par Agnès Mukarwego et Alita Byrd, Rwanda



« Pourquoi êtes-vous si bien habillée? » Demanda le vendeur de poisson sur le marché.


Je regardai mes baux habits – pas ce qu’on portait en temps normal au marché – et je me demandai ce qu’il fallait dire à cet homme, qui était un ami à mon mari. Si mon mari savait que j’étais allée à l’église, il serait en colère. Mais je ne pouvais pas mentir. Enfin, j’ai dit à l’homme: « Je suis venue de l’église pour acheter du poisson préféré  de mon mari pour le diner. »


Mon foyer n’était pas heureux. Mon mari buvait beaucoup et avait peu d’attention pour les enfants et moi. Nous étions pauvres, car il n’avait pas un salaire régulier. Ces problèmes me laissaient découragée et j’étais à la recherche de tout ce qui pouvait me donner de l’espoir. Alors, quand je rencontrai mon voisin et ses amis sur la route un jour et qu’ils aient commencé à me dire que Dieu est la réponse à tous mes problèmes, petits et grands, je fus impatiente d’entendre plus. Mais quand ils m’ont invitée à leur église le samedi, je leur ai dit que je ne pouvais pas aller. Samedi était un jour de marché, la journée la plus animée de la semaine. Avant de me séparer de mon voisin et de ses amis, ils me donnèrent une Bible. Je l’ouvris et commençai à lire une fois arrivée à la maison. Je continuais à lire la Bible à la maison, et bientôt je trouvai quelques versets précieux qui semblaient parler juste à moi. Je les lis encore et


encore.


« C’est pourquoi je vous dis: Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps, de quoi vous serez vêtus. La vie n’est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement? Regardez les oiseaux du ciel: ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n’amassent rien dans des greniers; et votre Père céleste les nourrit. Ne vallez-vous pas beaucoup plus qu’eux? Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une coudée à la durée de sa vie? » (Matthieu 6: 25-27. LSG)?


Dieu connait mes soucis! Pensais-je. Si Dieu se soucie réellement de moi, Il peut certainement m’aider à résoudre mes problèmes.


Je décidai d’aller à l’église le samedi suivant pour en savoir plus sur le Dieu qui ne veut pas que je me soucie. Je me levai et m’habillai avant que mon mari ne se réveille et je glissai hors de la maison.



À suivre….





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Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site web: www.AdventistMission.org



comment aires pour les moniteurs





La leçon en bref



Texte clé: Apocalypse 3:20


Objectifs:

Savoir: Apprécier l’importance cruciale de la dernière étape de la méthode du ministère de Christ.


Ressentir: Être rassuré que même s’il ou elle doit jouer un rôle dans « l’invi- tation », la conversion est à 100% le rôle de l’Esprit Saint.


Agir: Rechercher et trouver des occasions pour aider les gens à passer des quatre autres étapes du ministère de Christ à la décision cruciale de Le suivre comme leur Sauveur.


Plan d’apprentissage:

  1.  Savoir: Frapper à la porte

A Le livre de l’Apocalypse présente Jésus comme frappant à la porte (3:20). Quoi d’autre cela suggère de Jésus pendant qu’Il se tient à la porte? Comment pouvons-nous frapper à la porte des cœurs?


B Qu’est-ce que Paul suggère comme étant la principale motivation pour nous, disciples de Christ, à devenir Ses « ambassadeurs » du salut (2 Cor. 5:20 )?



  1. Ressentir: Faire l’expérience du salut

A Quelles émotions pensez-vous que Zachée ait connues (Luc 19: 1-10): quand il était dans l’arbre? Quand Jésus l’a appelé? Quand Jésus lui a pardonné?


B Cela importe peu que nous soyons assis dans un arbre, au bord de la route en train de mendier, ou assis sur un banc juste à jouer à l’église – Jésus nous tend la main si nous Lui tendons la main. Comment vous sentez-vous lorsque


vous savez que vous êtes là où Dieu veut que vous soyez et faites ce qu’Il vous a demandé de faire? Comment vous sentez-vous d’être au mauvais endroit?



III. Agir: Partager le salut

A Quelles sont les mesures spécifiques que nous pouvons prendre pour parta- ger la bonne nouvelle avec les voisins et amis grâce aux amitiés et à la confiance que nous avons construites? Quels sont les pièges potentiels?


B Comment pouvons-nous éprouver un sentiment de volonté de se déplacer en dehors de notre « zone de confort » pour la cause de l’évangile?



Résumé: La dernière étape essentielle dans la méthode du ministère de Jésus découle naturellement des quatre autres étapes. Cependant, nous ne pouvons pas sim- plement prendre cette étape pour acquise, en attendant qu’elle se produise par elle-même. Nous devons demander à Dieu dans la prière de créer des ouvertures pour que nous puissions conduire les gens à Le suivre.



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Développement


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: Apocalypse 3:20



Concept clé de croissance spirituelle: La dernière étape de la méthode de Christ, conduire les gens à Le suivre, est une étape cruciale qui doit être abordée avec soin et amour. À certains égards, cette étape découle naturellement des quatre autres étapes – en se mêlant, en montrant de la sympathie, en répondant aux besoins, et en gagnant la confiance. Toutes ces étapes doivent être régies par la prière et une planification minutieuse.


Pour les moniteurs: Dans votre classe cette semaine, discutez de comment cette dernière étape de la méthode du ministère de Christ ne porte pas sur la bonne technique ou la formule. Elle nécessite la planification et la prière, mais aussi on doit recommander aux gens de suivre Jésus, et cela doit découler naturellement de la suivie fidèle des autres étapes du ministère. Cela n’est jamais une chose qui peut être forcée.



Discussion d’ouverture: L’apôtre Jean  décrit Jésus frappant à la porte, en disant: « Voici, Je me tiens à la porte, et Je frappe. Si quelqu’un entend Ma voix et ouvre la porte, J’entrerai chez lui, Je souperai avec lui, et lui avec Moi. » (Apocalypse 3:20, LSG).


Dans la chapelle du Keble College à Oxford, pend un célèbre tableau du peintre britannique Holman Hunt qui illustre ce verset. Jésus est repré- senté frappant à une porte avec une main, tenant une lanterne à l’autre. De manière significative, il n’y a pas de poignée sur la porte, le seul moyen pour qu’elle soit ouverte est qu’une personne à l’intérieur choisisse de le faire.


Lorsqu’Il demande aux gens de Le suivre, Jésus ne force pas l’entrée. Il frappe, émet une invitation, et laisse le choix à chaque individu.


Dieu nous invite au salut. Il ne cherche pas à tromper, à cajoler, à faire des pots de vin, ou à forcer. La fin de l’Apocalypse décrit magnifique- ment un Dieu qui invite: « Et l’Esprit et l’épouse disent: Viens. Et que celui qui entend dise: Viens. Et que celui qui a soif vienne; que celui qui veut, prenne de l’eau de la vie, gratuitement. » (Apo. 22:17).


Et quiconque veut « reçoive l’eau de la vie, gratuitement. » (BJ). Trop souvent, nous pensons qu’il est de notre devoir de « convertir » les gens, plutôt que de laisser cela à l’Esprit Saint. Et donc nous essayons diffé- rentes méthodes pour ouvrir les portes du cœur des gens. Nous parlons des « cales d’entrée », une métaphore merveilleuse si nous parlons de manière attrayante pour ouvrir la voie aux gens à accepter Jésus. Mais ce n’est pas si attrayant si l’on entend glisser ces cales entre la porte et le



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comment aires pour les moniteurs






chambranle, en saisissant un marteau, et en forçant la porte.


Notre vocation est de rejoindre Jésus dans Son ministère en frappant aux portes, en invitant les gens à Lui ouvrir leurs vies. Notre vocation  est de prier pour que le Saint-Esprit vienne toucher les émotions et les esprits des gens pour qu’ils s’ouvrent à Son amour. Jésus Lui-même était si intéressé à ouvrir les portes aux gens au point de dire: « Je suis   la porte » (Jean 10: 7).



Considérez ceci: Si la conversion est l’œuvre du Saint-Esprit, alors quel est le rôle que nous avons chez les gens en lançant l’appel de suivre Jésus? Que pouvons-nous faire pour aider à encourager les gens à répondre à Jésus qui frappe?


ÉTAPE 2—Explorer


Pour les moniteurs: Jésus a passé une grande partie de Son temps à prendre soin des besoins physiques des gens, mais Son but ultime était d’amener les gens à L’accepter comme Seigneur et Sauveur. Explorez avec votre classe comment nous pouvons suivre Son exemple et trou- ver le bon équilibre dans notre mission aujourd’hui.

Commentaire biblique


  1. Les collecteurs d’impôts et les pécheurs (Relisez Luc 19: 1-10 avec votre classe 19:1–10.)


L’histoire de Zachée se passe au moment où le voyage de Jésus à Jérusalem touche à sa fin. Elle commence par une scène qui est presque comique – un noble et riche homme fier de lui-même, mais faisant quelque chose de très indigne. Le petit homme court dans la route avec la foule pour voir Jésus. Sans aucun doute, les gens ne l’avaient jamais vu marchant fièrement avec la tête haute. Les Zachée des temps bibliques ne courent pas. Il y a des choses en dessous de leur dignité. Mais là, le voici en train de prendre son destin en main, sans aucun doute, les enfants de la ville l’indexaient et riaient de lui.


Mais Zachée ne s’en soucie pas; il est désespéré de voir qui est Jésus. Il adorait les choses depuis longtemps. Il a une grande maison, un grand compte bancaire, une armoire pleine, mais une vie vide. Il a besoin de Jésus. Il ajoute à l’indignité du spectacle en grimpant un sycomore. À la suit, au milieu de la poussière étouffante et d’une foule pressante, Jésus montre que Sa mission constante est de « chercher et sauver » les perdus (Luc 19:10). Il marche vers l’arbre que Zachée venait de grimper, lève les yeux vers lui (probablement c’est la première fois que quelqu’un lui avait fait cela, compte tenu de sa taille), et dit: « il faut que Je demeure aujourd’hui dans ta maison. » (Luc 19: 5 LSG).


En faisant cela et en allant à la maison du percepteur d’impôts, Jésus arbore de façon flagrante la loi juive et se rend rituellement impur. Mais cela importe peu dans le sens de Sa mission.


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Considérez ceci: Quels obstacles peut-il y avoir dans la voie de l’appel aux gens à suivre Jésus? Que pouvons-nous faire pour nous débarrasser de ces barrières?


  1. Chercher et sauver (Revoyez avec votre classe Luc 19:10.)

Dans l’histoire de Zachée, Jésus est présenté comme Celui qui cherche les perdus. C’est un thème dans les Évangiles, mais dans cette histoire et celles qui l’ont précédée, Luc donne un accent spécial – Jésus cherche les marginalisés et les exclus.


Dans Ses dernières paroles à Zachée, Jésus annonce à nouveau l’objectif de Son ministère sur la terre: « Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. » (Luc 19:10, LSG). Dans le chapitre 15, nous voyons Jésus dépeint comme un berger qui quitte Ses 99 moutons pour chercher et sauver une brebis perdue (Luc 15: 3-7). Et tout au long de l’Écriture, le rôle de berger est souvent utilisé pour décrire la mission de tendre la main à ceux qui sont perdus, et le fait de prendre soin et nourrir « le troupeau. »


Dans Ézéchiel, Dieu réprouve les « pasteurs d’Israël, qui se paissaient eux- mêmes! » Il demande: « Les pasteurs ne devaient-ils pas paitre le troupeau? » (Ez. 34: 2, LSG). Il ajoute: «Vous n’avez pas fortifié celles qui étaient faibles, guéri celle qui était malade, pansé celle qui était blessée; vous n’avez pas ramené celle qui s’égarait, cherché celle qui était perdue; mais vous les avez dominées avec violence et avec dureté. » (Ez. 34: 4, LSG).


John Milton, auteur de Paradise Lost, se fonde sur ces images dans son poème


« Lycidas », où il fustige les bergers spirituels qui ne font pas leur travail: « Les brebis affamées lèvent les yeux, et ne sont pas nourris. »


En revanche, Dieu dit: « Voici, J’aurai soin Moi-même de mes brebis, et J’en ferai la revue … Je chercherai celle qui était perdue, Je ramènerai celle qui était égarée, Je panserai celle qui est blessée, et Je fortifierai celle qui est malade. » (Ez. 34: 11, 16, LSG).


Jésus raconte aussi l’histoire de la brebis et de la bergerie, où les voleurs viennent voler et tuer les moutons. En revanche, il dit: « Moi, Je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles soient dans l’abondance. » (Jean 10:10, LSG).



Considérez ceci: En quoi agissons-nous comme des bergers quand nous disons aux gens de suivre Jésus? Quelles leçons pouvons-nous apprendre de l’exemple du Bon Berger sur la façon de faire cela?


ÉTAPE 3—Appliquer


Pour les moniteurs: Dans la méthode de Christ, la relation entre la quête de la confiance et l’appel à Le suivre est naturelle, mais elle ne se produit pas par accident. Discutez des moyens de mettre le pont entre ces deux étapes. En outre, soulignez que notre amour et nos soins pour les personnes ne devraient jamais être subordonnés à l’acceptation de Jésus ou au fait de devenir membres d’église.


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Activité: En tant qu’Adventistes bien familiers avec le thème du grand conflit, nous savons que les gens ont la liberté de choix et peuvent rejeter l’invitation de Jésus. Il y a plus de 100 ans, le Dr. David Paulson, fondateur de l’hôpital de Hinsdale et d’un Sanatorium à Chicago, a écrit:


« L’homme qui est intéressé par seulement ceux qu’il pense qu’ils peuvent devenir membres d’église à la suite de Son ministère trouvera de moins en moins d’ouvertures pour le travail missionnaire; car il développe progressivement chez d’autres, un esprit de méfiance et de suspicion, qui ferme de plus en plus les portes contre lui; tandis que, d’autre part, le travailleur qui permet aux besoins de l’huma- nité de toucher son cœur va essayer de faire profiter les « neuf lépreux », même s’il sait parfaitement qu’ils ne pourront jamais rejoindre son église. »


Questions à méditer:

Ê Certains diront que si les gens ne répondent pas à notre invitation à suivre Jésus, nous devrions les laisser et passer aux domaines plus fructueux. Comment répondriez-vous à cela?


Ë Une fois que nous avons gagné la confiance des gens, quels sont les moyens pratiques par lesquels nous pouvons aider à conduire les gens à Jésus?


Ì Quels sont les dangers de prêcher aux gens avant de se mêler à eux, avant de leur montrer de la sympathie, ou avant d’avoir pris soins de leurs besoins et gagné leur confiance?


ÉTAPE 4—Créer


Pour les moniteurs: Dans cette activité, encouragez les membres à exa- miner la dernière étape de la méthode du ministère de Christ et les moyens les plus efficaces de la mettre en pratique. C’est assez facile d’en parler, mais comment devrions-nous précisément conduire les gens à suivre Jésus?


Activité: Amenez en classe les photos de ces articles. (Là où cela est possible, apportez le produit lui-même. Si vous ne pouvez pas apporter ces articles ou des images, il suffit de faire une liste. Vous pouvez ajouter des choses à la liste.)


  1.              Une canne à pêche (ou sa corde)

  1.              Un aimant

  1.              Un filet

  1.              Un crochet

  1.              Un mégaphone

  1.              Une corde

  1.              Un tapis rouge

  1.              Un marteau

Discutez de chaque élément comme un symbole d’une méthode d’appel aux gens à suivre Jésus. Qu’est-ce que chaque symbole suggère? Quels sont les points forts de chaque méthode symbolisée? Quelles sont les faiblesses?


Encouragez les membres à suggérer d’autres symboles de la meilleure façon de conduire les gens à suivre Jésus.?


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* 10–16 Septembre


(page 96 de l’édition standard)

Ministère urbain à la Fin













Sabbat aprèS-Midi


Lecture de la semaine: Actes 18:1–28; Exode  2:23–25; Matt. 13:3–9, 18–23; Jn 15:12, 13; 2 Pie. 3:9.


Ê En classe, parlez de la différence entre ce à quoi cela ressemble de vivre dans « Babylone » au lieu de vivre dans « Jérusalem ». Quelles seraient les principales différences entre les deux villes? Autrement dit, où est la différence majeure – entre ce à quoi les lieux ressemblent, ou qui vit dans ces lieux?


Ë La grande question pour les chrétiens n’est pas: « les œuvres ont-elles un rôle dans la foi chrétienne? » Bien sûr que oui. Au contraire, la question est: « Si les œuvres ne peuvent pas nous sauver, alors quel est leur rôle dans la foi chrétienne? » Comment répondons-nous à cette question, en particulier dans le contexte d’atteindre et de servir des personnes dans le besoin?


Ì Comment attendons-nous que Jésus revienne? Autrement dit, que faisons-nous dans notre vie qui exprime la réalité de notre foi en Sa venue? Pourquoi devrions-nous vivre différemment de ceux qui ne croient pas en la seconde venue de Jésus?


Verset à mémoriser: « Recherchez  le bien de la ville où Je vous ai menés en captivité, et priez l’Éternel en sa faveur, parce que votre bonheur dépend du sien » (Jérémie 29: 7, LSG).



es messages des trois anges sont un appel pour que l’évangile soit prêché « à toute nation, à toute tribu, à toute langue, et à tout peuple. » (Apo. 14: 6, LSG). Ainsi, là où les gens vivent, le


message doit être mis à leur disposition. Et parce que beaucoup vivent aujourd’hui dans les villes, nous devons aller dans les villes.


En fait, l’urgence pour le ministère dans la ville s’est intensifiée en 2007, lorsque les experts en statistiques des Nations Unies ont déclaré que pour la première fois dans l’histoire, la majorité de la population du monde vivait dans les régions métropolitaines. Aujourd’hui le ministère urbain est devenu la question centrale pour la stratégie missionnaire des Adventiste du septième jour. Dans de nombreux pays, la sensibilisation adventistes a accompli plus dans les petites villes et les zones rurales en dehors des régions métropolitaines que ce qu’elle a réalisé dans  les grandes villes. Des enquêtes ont montré que, dans certains grands complexes urbains, la majorité des gens n’ont jamais entendu parler de l’Église Adventiste du Septième Jour, et ne savent donc rien des « messages des trois anges ». Par conséquent, il est clair que pour tendre la main au monde, nous devons atteindre les villes.


* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 17 Septembre.



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11 Septembre



La nature des villes



(page 97 de l’édition standard-)


Les villes rassemblent de nombreuses cultures différentes, groupes ethniques, langues et religions. Traditionnellement, chaque groupe avait son « quartier », ou un territoire défini. De plus en plus, toutes sortes de personnes cohabitent dans les régions métropolitaines. Cette réalité mul- ticulturelle crée le risque et la complexité, mais elle fournit également une grande opportunité pour l’évangile. Il y a une plus grande tolérance pour les idées nouvelles, une plus grande volonté d’écouter les nouvelles religions, que celle qui existe souvent dans les paramètres culturels tra- ditionnels en dehors des villes. La ville pourrait rendre accessible à de nombreuses personnes qui, autrement, pourraient ne jamais entendre le message adventiste.


Lisez Actes 18: 1-28 pour voir un exemple de la façon dont Paul implantait les églises dans les villes. Que pouvons-nous apprendre de ce qu’il y faisait?








Dans ces centres urbains, il y avait une mosaïque de plusieurs langues, cultures et groupes ethniques,  tout comme les villes en ont aujourd’hui. Paul a trouvé des types spécifiques de personnes avec qui il était connecté. Il trouvait des gens qui partageaient ses connexions à la foi juive, à la citoyenneté romaine, et à l’entreprise  de fabrication des tentes dans laquelle il était formé. Il utilisait ces compétences pour subvenir à ses besoins. Il vivait dans la maison d’un couple qui est devenu croyant et évangéliste. Il a enseigné dans la synagogue jusqu’à être expulsé, et puis il a commencé une église de maison dans la maison d’un croyant. Il a formé et encadré plusieurs nouveaux croyants de sorte que quand il ne pouvait plus être présent, il nommait des personnes pour diriger le groupe.


De toute évidence, Paul a compris et il était confortable en travail- lant dans le contexte multiconfessionnel et multiculturel urbain (voir aussi 1 Cor. 9: 20-23.) Il savait s’adapter à l’environnement où il était, et il a appris à présenter la vérité qui répondait mieux aux besoins de ceux qu’il essayait d’atteindre.








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             LunDi



12 Septembre



(page 98 de l’édition standard)


Entendre les gémissements


Quand Christ faisait Son chemin à travers Jérusalem, Capharnaüm, et autres villes de Son temps, les malades, les handicapés, et les pauvres L’entouraient, Lui le Guérisseur. Son cœur fut touché par la souffrance humaine.


Dans la ville, il y a un peu de tout – plus de personnes, plus de bâtiments, plus de circulations et plus de problèmes. Cela pose un réel défi pour les églises. Ceux qui rependent l’évangile ne peuvent pas tout simplement ignorer les besoins humains massifs autour d’eux et se concentrer sur le message seul, parce que cela discrédite le message. Si nos actions ne démontrent pas de la compassion, de la grâce et de l’espoir dont nous parlons, alors ce que nous disons sera impuissant. Ce sera entendu juste comme une des nombreuses voix concurrentes pour les oreilles des masses.


Lisez Exode 2: 23-25, 6: 5, Psaume 12: 5, Romains 8:22, et Job 24:12.


Quel est le message qu’on trouve dans ces textes pour nous?








Notre monde est un endroit malade. Il gémit sous le poids et la souffrance du péché. Aucun de nous, qui que nous soyons, n’échappe à cette réalité.


Cette douleur nous offre également de puissantes possibilités de témoignage. Mais nous devons aussi faire attention ici. Quand on arrive à se demander comment une église est perçue par ses voisins qui sont non-membres, on doit comprendre la différence existant entre des actions ponctuelles dans la communauté et un service continu qui répond aux besoins. Il y a une différence dans l’esprit d’une commu- nauté entre une église qui distribue des vivres aux familles une fois par an en un jour férié et une autre, telle que l’Église Adventiste plantée dans une grande ville. Qu’est-ce que cette église fait? Elle se réunit dans un centre communautaire qui fonctionne sur une base quoti- dienne. Les gens peuvent y aller chaque matin et obtenir un petit déjeu- ner chaud! Et ce n’est même pas une grande église. Ils sont seulement environ soixante-cinq membres, mais ils sont entièrement engagés à répondre aux besoins de leurs voisins dans un quartier urbain. Ceci est un grand travail, mais un plein de dévouement et du sens de l’obligation d’aider ceux dans le besoin.


Imaginez l’impact sur nos communautés si toutes nos églises fai- saient quelque chose pour aider à répondre aux gémissements qui se font entendre à coup sûr dans nos quartiers.




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           marDi 13 Septembre




(page 99 de l’édition standard)


Semer et récolter dans les villes


Lisez Matthieu 13: 3-9, 18-23. Bien que ce soit une histoire familière, comment pouvons-nous prendre ce qu’elle enseigne, afin de mieux nous aider à comprendre comment servir et témoigner dans nos communautés, y compris dans les villes?







Bien que située dans un contexte rural, cette parabole est, en fait,  plus importante dans le ministère urbain que dans les petites villes et en milieu rural, parce que les zones urbaines ont une plus grande variété de « sols. » Cela explique pourquoi il est plus difficile de mener une campagne d’évangélisation dans les villes que dans les zones rurales.


Les conditions de différents sols produisent différents types de résultats, suggérant la nécessité d’étudier les conditions de sol avant d’investir dans des activités d’évangélisation. Si, après avoir étudié le


« sol » de la communauté de votre église, vous découvrez qu’il a un espace limité de « bonne terre » sur son territoire, vous devez plani- fier d’améliorer ce sol en ramollissant les parties dures, en enlevant les roches et les épines. C’est-à-dire, pour que l’évangélisation soit   un succès, l’église doit travailler à l’avance, en préparant le sol. Ceci peut faire une grande différence dans l’efficacité d’une campagne d’évangélisation.


Dans 1 Corinthiens 12, Romains 12, et Éphésiens 4, les Écritures enseignent les dons spirituels. Elles disent qu’il y a une multiplicité de dons différents mais une seule mission. La parabole sur les conditions du sol et des semences démontre clairement la nécessité d’inclure les nombreux dons différents pour atteindre les villes. Dans les grandes villes, « les meilleurs talents doivent être mis à contribution », écrit Ellen White. « Il faut introduire de nouvelles méthodes. Le peuple de Dieu doit prendre conscience des besoins de l’époque dans laquelle il vit. » – Ellen G. White, Évangéliser, p. 70. Par le don de perspicacité divine, elle a vu ce qui est nécessaire pour être efficace dans le minis- tère urbain. C’est même plus nécessaire aujourd’hui d’avoir une grande variété d’approches et de talents au ministère au sein d’une grande stratégie, à multiples facettes. Une seule campagne ou un projet d’en- vergure ne produiront pas beaucoup de résultats à long terme. L’échelle et la structure complexe de la ville avalent tout simplement ces pro- grammes, et en quelques semaines, il n’y a aucune trace d’impact. Il y a plus de choses à faire à l’avance.



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     mercreDi



Personnaliser



14 Septembre



(page 100 de l’édition standard)


Lisez Jean 15:12, 13; Jacques 1:27; et Galates 6: 2. Ensemble, que disent- ils de nous qui est si crucial pour toute sensibilisation sérieuse?







En raison de la taille massive des populations urbaines, il est facile de perdre de vue le fait que la foi est personnelle. Le résultat final en attei- gnant les villes, ou tout autre lieu, ce sont des individus qui trouvent une relation personnelle avec Christ. La recherche a montré que la grande majorité des convertis à l’Église Adventiste du Septième Jour disent qu’ils s’y sont joints à cause d’une relation avec une connaissance adventiste. Et souvent des amitiés, en particulier dans le cas de la sensibilisation, impliquent la mort à soi et une volonté de travailler pour le bien des autres. Labourer le sol, planter des graines, prendre soin des jeunes plants jusqu’à la récolte, et conserver la récolte – toutes ces choses réussissent mieux si elles sont des éléments relationnels forts. Nous devons apprendre comment être amis avec des gens; nous devons apprendre à les écouter; nous devons apprendre à les aimer. Si ces éléments sont essentiels pour toute action de sensibilisation, à combien plus forte raison dans le minis- tère urbain, dans lequel les individus peuvent, parfois, se sentir perdus et


négligés au milieu de la population vaste et foisonnante?


L’élément essentiel du ministère des petits groupes urbains pourrait prendre la forme des « églises de maison », comme il en existait dans le Nouveau Testament (Actes 2:46), ou on peut avoir simplement des petits groupes au sein d’une congrégation plus grande. Partout où il y a un quar- tier urbain ou une ville de banlieue qui ne dispose pas d’une église locale, mais où il y a trois Adventistes du septième jour ou plus, un petit groupe devrait être organisé et commencer à fonctionner dans cette communauté. (Voir Ellen G. White, Testimonies for the Church, vol. 7, pp. 21, 22.)


Cette approche est essentielle au ministère urbain pour plusieurs raisons. L’une de ces raisons est la mosaïque complexe des facteurs culturels, eth- niques, linguistiques, et groupes socio-économiques à atteindre au sein des centaines de communautés et sous-cultures dans les villes, même de taille moyenne. À moins qu’il n’y ait des petits groupes ciblant chacun de ces segments, la mission de Christ ne sera pas terminée.


Les ministères en petits groupes sont également nécessaires en raison de la façon dont il est difficile pour les croyants de suivre Jésus en ville. Là, il y a beaucoup de pressions, de tentations, et des rencontres  avec des religions alternatives et des idéologies. Certains croyants se donnent simplement aux pressions et abandonnent l’église, tandis que d’autres développent une carapace pour protéger leurs sentiments et deviennent insensibles aux gens autour d’eux; tous ont besoin d’une représentation de l’amour de Jésus.



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              JeuDi 15 Septembre



Atteindre les villes


(page 101 de l’édition standard)


Personne ne dit que l’évangélisation et le ministère sont faciles. La réalité est qu’ils ne le sont pas. Les humains sont déchus, corrompus, et ne sont pas naturellement spirituels. Comme Paul l’a dit à propos de lui-même: « Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle; mais moi, je suis charnel, vendu au péché. » (Rom. 7:14, LSG). Si Paul dit cela, que dire de ceux qui ne connaissent pas le Seigneur, ou qui n’ont jamais fait l’expérience d’une vie nouvelle avec Jésus?


Et comme si nos natures naturellement déchues n’étaient pas assez mauvaises, les villes ont toujours été connues pour leur mauvaise influence notoire sur les gens. Les gens sont confrontés à tant de ten- tations que l’ennemi des âmes utilise pour les piéger et les garder liés au péché et au monde. Ainsi, ce n’est pas étonnant que l’évangélisation dans les villes ne soit surtout pas une simple tâche; c’est néanmoins une tâche qui doit être faite, et nous en tant qu’une église, devons être fidèles à notre vocation; nous devons le faire.


Qu’est-ce que ces versets nous disent à propos de l’importance de l’évangélisation en général?


2 Pie. 3:9                                                                                 




1 Tim. 2:4                                                                                




Selon la Parole, la mort de Christ était universelle: elle englobait toute l’humanité, depuis Adam et Ève et tous ceux qui suivent. Elle inclut, bien sûr, les masses innombrables qui vivent dans les grands centres métropolitains du monde. Eux aussi ont besoin d’entendre les grandes vérités qui sont si chères et précieuses pour nous. « Il n’y a pas de changement dans les messages que Dieu a envoyés dans le passé. Le ministère dans les villes est l’œuvre essentielle pour ce temps. Quand les villes seront atteintes comme Dieu les voudrait, le résultat sera la mise en fonctionnement d’un puissant mouvement tel que nous ne l’avons encore assisté. » – Ellen G. White, Medical Ministry, p. 304.




L’appel à rejoindre les villes est personnel. C’est un appel à une expé- rience plus profonde avec Christ et un appel à une ardente intercession ainsi que la planification globale et l’exécution. Cette construction   est entièrement fondée sur le réveil et la réforme, car tout ceci ne sera accompli que par la puissance de l’Esprit Saint.


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16 Septembre



(page 102 de l’édition standard)


Réflexion avancée: Lisez Ministry to the Cities,  (Hagerstown, Md.: Review and Herald® Publishing Association, 2012). C’est une collection de la Fondation Ellen G. White, de la plupart des matériaux d’Ellen White sur le ministère urbain.



Un expert adventiste du septième jour dans les ministères urbains a fait une étude dans l’index périodique d’Ellen White au sujet de son conseil sur le déplacement dans ou hors des villes. Sur 107 articles, 24 donnaient des instructions sur la décentralisation ou la création d’insti- tutions en dehors des villes. Mais 75 articles donnaient des instructions spécifiques pour se déplacer dans les villes et atteindre les villes. Les huit autres articles étaient neutres. Un historien de l’église résume le conseil d’Ellen G. White sur le travail de la ville, montrant que, concer- nant les institutions, elle préconisait le ministère des centres éloignés en dehors de la ville, et concernant le ministère de l’église locale, elle préconisait de travailler à partir de la ville.


Quels sont les plans de votre église pour atteindre les villes? Où est située votre église locale par rapport à la région métropolitaine majeure la plus proche? Aucune église ne devrait penser que le ministère dans les villes n’est pas important. Chaque congrégation adventiste doit apporter une contribution vers cet important objectif missionnaire. Ignorer les villes et se concentrer uniquement sur les zones extérieures aux régions métropolitaines n’est pas une réponse fidèle à la mission que Jésus nous a donnée.


« Pourquoi les familles qui connaissent la vérité présente ne peuvent- elles pas s’installer dans ces villes? … Il y aura des laïcs qui déména- geront dans . . . des villes . . ., pour laisser briller la lumière que Dieu leur a donnée à d’autres. » – Ellen G. White, dans Advent Review and Sabbath Herald, 29 Septembre 1981.




Discussion:


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Histoire


Un cœur transformé: 2e partie


par Agnès Mukarwego et Alita Byrd, Rwanda



À l’église, les gens me saluaient et me faisaient sentir que je faisais partie de leur famille. Le sermon semblait être prêché juste pour me réconforter. Je suis retournée le samedi suivant et j’assistai au service de culte en milieu de semaine aussi.


Mais quelques semaines plus tard, mon mari se réveilla tôt et m’em- pêcha d’aller à l’église. « Tu te promènes les samedis en perdant ton temps », me dit-il. « Aujourd’hui, je serai à la maison à midi pour déjeuner. Va au marché acheter de la nourriture; que le repas soit prêt dès que je serai de retour », ordonna-t-il.


À contrecœur, je restai à la maison pour faire le déjeuner à mon mari. Mais il ne vint pas à la maison pour manger. Le sabbat suivant,  la même chose se répéta.


La troisième semaine, quand mon mari m’a ordonné de lui apprêter le déjeuner à midi, je pensais à comment le diable essayait de me tenir  à l’écart de l’église. Je ne vais pas le laisser faire! Je décidai d’aller à l’église, et j’apprêtai le repas à mon retour.


Après l’église, je suis allée au marché pour acheter le poisson que mon mari voulait pour le déjeuner. C’est alors que l’ami de mon mari m’a vu e vêtue de mes plus beaux habits.


J’achetai le poisson et me précipita à la maison pour les faire cuire juste de la façon dont mon mari les aimait. Mais encore une fois, il ne rentra pas. Je l’ai attendu toute la journée, mais il ne revint que tard dans la nuit. Il frappa à la porte, et je l’ouvris. Il trébucha, ivre, et com- mença à me frapper. J’essayai de sortir de ses coups, mais il me suivit dans la chambre et me traina vers le salon. Puis il me laissa là, ferma la porte de la chambre, et se mit au lit, me laissant seule dans le salon.


Le matin, quand il se réveilla, je lui chauffai de l’eau pour se laver, car je ne voulais pas qu’il soit en colère.


« Pourquoi me frappais-tu hier quand je t’ai laissé entrer? » lui deman- dai-je.


« Parce que tu ne me respectes pas! » cria-t-il. « Je t’ai dit d’aller au marché le matin et acheter le poisson, mais mon ami m’a dit que tu étais au marché tard et que tu avais été à l’église. Tu n’es pas une femme obéissante, et cela ne doit pas continuer! » gronda-t-il.



À suivre… .






Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site web: www.AdventistMission.org



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La leçon en bref



Texte clé: Exode 2:23–25


Objectifs:

Savoir: Comprendre le défi de la mission spéciale en zones urbaines et réa- liser que la méthode holistique du ministère de Jésus est la seule approche qui apporte un véritable succès.


Ressentir: Répondre avec passion à la question de Dieu: « Et Moi, Je n’aurais pas pitié de Ninive, la grande ville? » (Jon. 4:11, LSG).


Agir: Trouver des moyens spécifiques pour répondre au défi de la mission urbaine.


Plan d’apprentissage:

  1.  Savoir: Le défi des villes

A Le livre de Jonas se termine avec une certaine ambigüité, avec Dieu posant une question précise (Jon. 4:11). Qu’est-ce que cette question nous dit au sujet de la nature essentielle de Dieu?


B Il y a plus de cent ans, Ellen White a écrit que l’Église Adventiste du Septième Jour avait négligé les villes (Fundamentals of Christian Education, p. 537). Pourquoi les Adventistes avaient-ils ignoré les villes? Qu’est-ce qui rend la


mission difficile en ville? En quoi les villes sont-elles importantes à la mission?



  1. Ressentir: Se soucier des habitants de la ville

A Avez-vous partagé avec Dieu toutes les craintes ou inquiétudes que vous pourriez avoir à être impliqué dans la mission urbaine?


III. Agir: Agir sur les villes

A Dieu dit aux exilés à Babylone de prier pour « la paix [shalom] » de la ville (Jer. 29: 7, LSG). Prenez le temps cette semaine pour prier pour la paix, le bienêtre et la prospérité d’une grande ville dans votre état ou pays et ses


habitants.


B Le psalmiste décrit les Juifs exilés à Babylone en criant: « Comment chan- terions-nous les cantiques de l’Éternel sur une terre étrangère? » (Ps 137: 4, LSG). Pour beaucoup d’Adventistes, les villes sont un « pays étranger ». Quels


sont les moyens pratiques par lesquels nous pouvons chanter les cantiques de l’Éternel dans les villes?



Résumé: Dieu était préoccupé par Ninive. Il a dit aux exilés juifs d’être une bénédiction à Babylone, et Jésus a pleuré sur Jérusalem. Les villes ont une place particulière dans le cœur de Dieu. Nous ne pouvons pas obéir au grand mandat à aller dans le monde tout en négligeant les villes où vit la majorité de la population mon- diale. En entrant dans les villes, nous sommes appelés à suivre la méthode du ministère de Christ.


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Développement


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: Jérémie 29:7


Concept clé de croissance spirituelle: Comme nous  sommes de plus en plus confrontés au défi de la mission des villes – un défi que nous avons largement négligé, nous sommes appelés à suivre l’exemple du ministère holistique de Jésus.


Pour les moniteurs: Nous sommes appelés à être une bénédiction pour les villes. Cette semaine, examinez avec votre classe les priorités missionnaires de votre église. Y a-t-il des zones ou des groupes de per- sonnes qui sont négligés? Que peut-on faire pour atteindre plus efficace- ment les populations des zones urbaines?



Discussion d’ouverture: Une vieille histoire parle d’un homme debout sous un réverbère, la tête baissée, intensément à la recherche de quelque chose. Son ami David s’arrêta pour l’aider.


« Qu’avez-vous perdu, John? », lui demanda son ami.


« J’ai laissé tomber ma montre et je ne la retrouve pas. »


« Quelle honte! », dit David. « Laisse-moi t’aider. »


David tomba à genoux et les deux amis cherchèrent pendant 10 minutes sur le trottoir sous un réverbère.


Enfin, après avoir parcouru toutes les parcelles du sol à plusieurs reprises, David se tourna vers John et dit: « Es-tu sûr de l’avoir laissée ici? »


« Eh bien, pas exactement ici », répondit John.


« Que veux-tu dire? » Exclame David. « Où l’as-tu laissée tomber? » John montre l’obscurité. « Environ 20 mètres plus bas. »


David n’en croit pas à ses oreilles. « Tu l’as laissée tomber là-bas, et pour- tant nous sommes restés à chercher ici tout ce temps? C’est ridicule. Pourquoi diable avons-nous recherché ici? »


« Eh bien, cela va de soi », dit John. « Voici, la lumière est mieux ici. » Aussi étrange que cela puisse paraitre, l’église chrétienne a eu tendance à prêcher « là où la lumière est mieux ». Nous avons dépensé la grande partie de nos ressources dans les régions où il y a déjà une forte base, où la lumière chrétienne est déjà forte. Et nous avons souvent ignoré les parties du monde où le nom de Jésus n’a jamais été entendu.


Nous pouvons voir clairement dans le fait qu’aujourd’hui l’Église Adventiste est plus forte dans les zones rurales que dans les villes, où la majorité de la population mondiale vit actuellement.



Considérez ceci: Discutez de comment les ressources de l’église locale – les membres, le temps et d’argent – sont dépensées. Combien, par exemple, est consacré à l’entretien de l’église et aux ressources pour les membres de l’église, et combien est dépensé pour le programme communautaire? Quelles


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mesures pouvons-nous prendre pour orienter les ressources de l’église vers les lieux où la lumière est moins forte? Si vous êtes une église dans la ville, com- ment pouvez-vous utiliser plus de temps et de ressources pour la sensibilisa- tion dans votre communauté? Si vous êtes une église rurale, que pouvez-vous faire pour aider à soutenir la mission urbaine?


ÉTAPE 2—Explorer


Pour les moniteurs: L’Écriture indique que Dieu a un intérêt particu- lier pour les citadins. Aujourd’hui, les zones urbaines présentent un défi de mission énorme pour l’Église Adventiste. Passez en revue avec votre classe les principes bibliques pour savoir comment nous pouvons mieux atteindre les populations urbaines avec l’amour de Jésus.

Commentaire biblique


  1.  Ne devrions-nous pas être concernés? (Relisez avec votre classe Exode 2:24, 25; Jonas 4:11 et Matthieu 9:36.)


Quand Dieu a entendu les cris et les gémissements des Israélites, Il « regarda les enfants d’Israël, et Il en eut compassion. » (Ex. 2:25, LSG). L’Écriture révèle que Dieu est impliqué dans les affaires humaines et vitalement concerné par le bienêtre de Sa création. Nous voyons cela clairement indiqué dans le livre de Jonas. Nahum décrit Ninive comme « la ville sanguinaire, pleine de mensonge, pleine de violence, et qui ne cesse de se livrer à la rapine! » (Nah. 3: 1, LSG). Il demande: « … Car quel est celui que ta méchanceté n’a pas atteint? » (Nah. 3:19, LSG). Et pourtant, le livre de Jonas nous montre que Dieu aimait les gens de cette ville, et il conclut avec Dieu posant une question rhétorique: « Et Moi, Je n’aurais pas pitié de Ninive, la grande ville…? » (Jon. 4:11, LSG).


Des siècles plus tard, Jésus a montré Sa préoccupation pour les foules. Une fois, Il a fait le tour de la Galilée, prêchant, enseignant, et guérissant. Sans doute, Il était physiquement épuisé, mais Il était toujours préoccupé par les foules. Matthieu nous dit que quand Jésus regarda la foule, « Il fut ému de compassion pour elle, parce qu’elle était languissante et abattue, comme des brebis qui n’ont point de berger. » (Matt. 9:36, LSG).



Considérez ceci: Aujourd’hui, pourquoi la sensibilisation urbaine est-elle souvent considérée comme difficile? Quelles craintes ou préjugés peuvent nous rendre moins disposés à écouter les besoins des villes? Quelles mesures pou- vons-nous, en tant qu’église et en tant qu’individus, prendre pour changer nos attitudes de base envers la mission urbaine?


  1. Chercher le Shalom (Relisez avec votre classe Jérémie 29:7.)

Jérémie 29 contient la seule instruction spécifique rapportée par Dieu sur la façon dont Son peuple doit vivre et travailler dans les villes. Et Son instruction aurait surpris même voire choqué les Juifs exilés à Babylone. Il précise qu’il ne faut pas s’attendre à rentrer chez eux à la hâte. Ce qui en soi aurait été profondé-


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ment douloureux pour les exilés. Plutôt que d’apprêter leurs bagages pour rentrer à la maison, ils doivent faire de Babylone leur maison dans un avenir raisonnable – se marier, planter des jardins et chercher le shalom de la ville: « Recherchez la paix [Shalom] pour la ville où Je vous ai déportés; priez Yahvé en sa faveur, car de sa paix [Shalom] dépend la vôtre [Shalom]. » (Jér. 29: 7, LSG).


Shalom, bien sûr, est un mot hébreu riche, polysémique, qui signifie – entre autres choses – la paix, la prospérité, le bienêtre. Et Dieu leur dit de prier et de tra- vailler pour le shalom de la ville. Ce faisant, dit-Il, ils trouveront leur propre shalom. Ceci est un conseil surprenant. Ils ne doivent pas mettre en place une enclave juive séparée dans la ville de Babylone, qui serait peut-être leur inclination naturelle. Après tout, se serait tellement plus facile pour eux de rester ensemble comme en tant qu’une famille culturelle et religieuse. Se serait plus facile d’observer le sab- bat, de manger des aliments sains, de rester séparés des pratiques babyloniennes idolâtres, et se réconforter mutuellement avec des souvenirs communs et d’espoirs. Mais Dieu leur dit de faire exactement le contraire en s’engageant dans la société de leurs ravisseurs, en apportant le shalom à la ville.


Cette instruction devrait mettre en garde tous ceux qui suggèrent aujourd’hui que la mission urbaine peut se faire à travers des approches à court terme ou n’être réalisée que de loin, avec seulement un contact de passage avec la ville.



Considérez ceci: Discutez du mot hébreu shalom avec la classe. Quelles mesures concrètes peut-on prendre pour rechercher et prier pour le shalom des communautés urbaines près de nous.?


ÉTAPE 3—Appliquer


Pour les moniteurs: Les Juifs exilés à Babylone furent émotionnellement, physiquement et spirituellement en marge de la société. Le psalmiste décrit l’une des scènes les plus poignantes de la Bible où les exilés se rassemblent le long des rivières de Babylone et pleurent en souvenir de leur patrie, en particulier la ville de Jérusalem. Leurs ravisseurs sans cœur leur ordonnaient de chanter, mais c’est la dernière chose qu’ils feraient. Ils disent: « Comment chanterions-nous les cantiques de l’Éternel Sur une terre étrangère? » (Ps. 137: 4).

Historiquement, l’Église Adventiste a eu tendance à concentrer son atten- tion et ses ressources sur les zones rurales, et il y a plus de cent ans, Ellen White disait que nous avions « négligé les villes ». Donc, avec quelques exceptions notables, les villes de ce monde sont « une terre étrangère » pour beaucoup d’entre nous, et nous devons apprendre à chanter le cantique du Seigneur dans ces champs missionnaires difficiles.



Activité: Prenez l’occasion d’explorer avec votre classe des moyens pratiques par lesquels nous pouvons chanter le cantique de Dieu dans les zones urbaines où l’on ne se sent pas naturellement à la maison, chez ceux qui peuvent penser et se comporter différemment de nous.


Pour commencer, concentrez-vous sur la communauté urbaine la plus proche de l’église où vous adorez. Qu’est-ce que les membres de l’église savent déjà sur cette


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communauté? Quelqu’un dans la classe vit-il dans cette communauté – ou votre église est-elle principalement une église de banlieue, où les membres de l’église parcourent une certaine distance à l’église chaque sabbat?


ÉTAPE 4—Créer


Pour les moniteurs: Si nous œuvrons efficacement aux besoins des communautés urbaines, nous devons savoir quels sont ces besoins. Nous devons étudier nos communautés. Il est rapporté que lorsque l’apôtre Paul est arrivé à Athènes, il a pris du temps pour se promener et « considérer » attentivement les objets de dévotion dans son entourage. (Actes 17:23, LSG). À quand remonte la dernière fois où nous avons parcouru nos collectivités pour mieux comprendre les populations et leurs besoins? Qu’est-ce que les gens lisent, en regardant et en écoutant? Comment passent-ils leur temps libre? Qu’est-ce qu’ils « adorent? » (Ils peuvent ne pas croire en Dieu, mais tout le monde adore quelque chose.) Qu’est-ce qui est leur source de dou- leur? Qu’est-ce qui leur apporte la joie? Dans l’activité suivante, essayez d’aider la classe à comprendre l’importance de la compréhension de leur

communauté.


Activité: En fonction de vos ressources et de l’emplacement de votre classe, choisissez l’une des activités suivantes:


  1.               Si vous vous trouvez dans une communauté urbaine, que votre classe fasse une sortie de 15 minutes pour « visiter le terrain. » Distribuez du papier et des stylos aux membres avant de partir. Demandez-leur d’observer et de noter tout ce qu’ils voient dans les catégories suivantes:

  1.      La richesse de la communauté

  1.      Les besoins de la communauté

  1.      Les loisirs et les activités de la communauté.

En marchant ensemble, attirez leur attention sur des indicateurs tels que les types de commerces et de services, les installations sportives, les centres com- munautaires. Y a-t-il de la litière et des graffitis? Les parcs sont-ils propres? Quelles sont les activités et les évènements au programme?


  1.               S’il n’est pas possible de faire une « sortie de terrain », demandez aux membres de décrire leur centre urbain le plus proche et ce qu’ils savent à ce sujet. Discutez de comment trouver plus d’informations sur les besoins locaux. Quelques idées pourraient inclure la lecture du journal local, faire du shopping dans les magasins locaux, la marche à travers le quartier, un rendez-vous pour voir les dirigeants communautaires locaux tels que le commissaire de police ou le chef des sapeurs-pompiers.

Après ces activités, discutez de comment votre église locale peut être équipée pour répondre aux besoins de la communauté. Quelles sont les compétences ou les ressources spécifiques que votre congrégation pourrait exploiter? Comment votre présence dans une zone ouvrière urbaine et votre prière pour le shalom de la ville peuvent faire une différence tangible? Les parcs pourraient-ils être plus propres? Les pauvres sont-ils mieux nourris? Les familles sont-elles plus heureuses? Les gens sont-ils plus en mesure de se connecter avec les ressources publiques?


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*17–23 Septembre


(page 104 de l’édition standard)

Comment L’attendre?




Sabbat aprèS-Midi


Lecture de la semaine: Matt. 24:35–25:46, 2 Pierre 3,


Jacques 2:14–26, Jean 4:35–38, 1 Cor. 3:6–8, Apocalypse. 21:1–4.



Verset à mémoriser: « Ayez du  zèle, et non de la paresse.  Soyez fervents d’esprit. Servez le Seigneur. Réjouissez-vous en espé- rance. Soyez patients dans l’affliction. Persévérez dans la prière. Pourvoyez aux besoins des saints. Exercez l’hospitalité. » (Romains 12:11–13, LSG).



lusieurs années avant le tremblement de terre de San Francisco en 1906, l’Église Adventiste du Septième Jour de San Francisco et d’Oakland, en Californie, était dans des secousses. Les membres étaient impliqués dans la visite des malades et des démunis. Ils trou- vèrent un foyer pour les orphelins et du travail pour les chômeurs. Ils soignèrent les malades et enseignèrent la Bible de maison en maison. Les membres distribuaient la littérature chrétienne et donnaient des cours sur la vie saine. Les églises ouvrirent également une école pour les enfants dans le sous-sol de la salle de réunion de Laguna Street. La maison des ouvriers et la mission médicale étaient maintenues. Ils avaient un maga- sin d’aliments naturels avec un café végétarien. Les membres commen- cèrent la mission marine sur le port local, et leurs ministres tinrent des


réunions dans les grandes salles de la ville de temps en temps.


Ellen White avait appelé ces églises les deux « ruches » et elle était ravie de leur travail (Advent Review and Herld Sabbat, 5 juillet 1900). Quel puissant exemple de ce que nous devrions et pouvons faire mainte- nant alors que nous attendons la seconde venue de Jésus. Notre Seigneur revient bientôt, et nous le savons. La question cruciale pour nous est: que faisons-nous en L’attendant?


De cette réponse dépend la destinée des âmes.




* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 24 Septembre.



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18 Septembre



(page 105 de l’édition standard)


Alors que nous attendons Jésus


Les disciples admiraient tout simplement la scène glorieuse alors que les rayons du soleil reflétaient sur le temple. Jésus, voulant attirer leur attention sur les réalités auxquelles fera face l’église chrétienne dans un avenir proche et à la fin des temps, leur a posé une question énig- matique sur la réalité: « Voyez-vous tout cela? Je vous le dis en vérité, il ne restera pas ici pierre sur pierre qui ne soit renversée. » (Matt. 24: 2, LSG). Surpris par Son commentaire, les disciples demandèrent: « Dis- nous, quand cela arrivera-t-il, et quel sera le signe de Ton avènement et de la fin du monde? » (Matt. 24: 3, LSG). Dans Matthieu 24: 4-31, Jésus leur dit alors les choses qu’ils verront se dérouler dans le monde avant Son retour.


En révélant les signes, Jésus avertit: « mais ce ne sera pas encore la fin » (Matt. 24: 6, LSG), et que « Tout cela ne sera que le commen- cement des douleurs. » (Matthieu 24: 8. LSG). La réponse directe à la question des disciples vient au verset 14. « Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin. » (Matt. 24:14, LSG).


Dans ce discours, les 35 premiers versets de Matthieu 24 nous motivent à prendre les signes au sérieux, mais Jésus nous dit aussi comment nous devons attendre « la fin du monde » (Matt. 24: 3, LSG). En d’autres termes, nous ne restons pas là pour attendre qu’Il vienne comme on s’assied à un arrêt de bus pour attendre. Non, nous avons beaucoup à faire alors que nous attendons la seconde venue du Seigneur.


Lisez Matthieu 24: 36-25: 46. Chacune  de ces paraboles parle de ce que le peuple de Dieu doit faire en attendant la seconde venue de Jésus. Résumez l’essentiel de ce que le Seigneur nous dit ici. Ensuite, nous devons nous demander, à la fois individuellement    et en tant qu’église: Comment suivons-nous les instructions du Seigneur pour nous dans chacune de ces paraboles?







Jésus commence ici à exhorter Ses disciples sur comment Ses vrais disciples doivent L’attendre. Pendant cette période, les disciples de Jésus seront toujours prêts. Ils montreront l’amour, les soins, et le respect aux autres en étant dans l’attente; ils resteront vigilants, se prépareront à l’avance, et seront responsables de leur propre condition spirituelle. Ils multiplieront les ressources que Dieu a placées dans leurs mains, investiront leurs talents et leur argent dans la cause de Dieu, respecteront le vrai caractère de leur Dieu d’amour et de bonté pour « l’un de ces plus petits ».



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             LunDi



19 Septembre



(page 106 de l’édition standard)


Réveil et réforme alors que nous attendons


Lisez 2 Pierre 3 et résumez les enseignements de ce chapitre qui se rapportent au réveil et à la réforme. Comment ces versets cadrent- ils avec le thème que nous avons étudié tout ce trimestre?






Le désir de Dieu est que « tous arrivent à la repentance » (2 Pie.     3: 9, LSG). Bien que nous ne puissions pas faire le travail de l’Esprit Saint pour amener les gens à la repentance, nous sommes appelés à les atteindre avec le message du salut, qui, s’il est accepté, aboutira à la repentance.


Nous aussi, en tant que membres d’église, devons être dans une atti- tude de repentance. La repentance fait partie  du processus de réveil et de réforme. Se réveiller signifie revenir à la vie, être renouvelé, restauré. Être réformé signifie être remodelé, réformé – être une nouvelle créature (2 Cor. 5:17). « Le plus grand et le plus urgent de nos besoins, c’est celui d’un réveil de la véritable piété parmi nous. Notre premier souci devrait être de le rechercher. » – Ellen G. White, Messages choisis, vol. 1, p. 141. Les passages « comment devrions-nous attendre » dans l’étude d’hier illustrent les conditions et les résultats du réveil et de la réforme. Par exemple, toutes les 10 vierges avaient besoin du réveil, elles devraient être réveillées du sommeil (Matt. 25: 1-13). Les vierges folles avaient besoin d’augmenter leur capacité du Saint-Esprit dans leur vie. Quand nous nous humilions, mourons à nous-mêmes, prions de manière désin- téressée, étudions la Parole de Dieu, et partageons avec amour avec d’autres, en parole et en actes aimables, nous augmentons notre capacité pour que l’Esprit Saint nous remplisse de la puissance de la dernière pluie. Cependant, il est possible d’étudier la Bible pendant des heures et être encore une personne égoïste. Nous pourrions prier pour le réveil et la dernière pluie, mais en les voulant égoïstement pour nous-mêmes. Le réveil conduit toujours à la préoccupation altruiste pour les autres. Quand nous sommes remplis de l’Esprit Saint, nous serons réformés en disciples


passionnés et centrés sur la mission et le service.


Nous avons besoin du réveil et de la réforme dans nos prières, dans l’étude de la Bible, et dans la concentration sur la demande du Saint- Esprit pour une dernière pluie en abondance. Mais, en tant qu’église, nous avons également besoin du réveil et de la réforme dans nos attitudes et dans nos méthodes. Nous avons besoin du réveil et de la réforme dans notre attitude et nos actions envers « les plus petits ». Toutes ces choses étaient au centre des leçons de ce trimestre.



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           marDi 20 Septembre



(page 107 de l’édition standard)


La mission de l’église en L’attendant



Lisez Jacques 2: 14-26. De quelles manières ces versets résument-ils qui nous sommes et pourquoi nous sommes ici?







Dans l’étude de dimanche, les disciples ont commencé à parler de la beauté des bâtiments du temple. Jésus attire leur attention sur la condition de l’église et sa mission à la fin du monde. Le fait est que l’église existe parce qu’il y a une mission, et non vice versa. La mission de l’Église Adventiste du Septième Jour comme exprimée dans Le manuel de tra- vail de la Conférence Générale (A 05) est de « Faire de tous les peuples les disciples, en communiquant l’évangile éternel [évangile du royaume (Matthieu 24:14)] dans le contexte des messages des trois anges d’Apo- calypse 14: 6-12, conduisant à accepter Jésus comme Sauveur personnel et unis à Son église du reste, les formant à servir le Seigneur, et les pré- parant pour Son prochain retour. » La prédication, l’enseignement et la guérison sont des méthodes proposées pour atteindre cette mission. Sous


« La guérison », le manuel de travail dit: « En affirmant les principes bibliques du bienêtre de toute la personne, nous faisons de la préser- vation de la santé et de la guérison des malades une priorité et grâce à notre ministère pour les pauvres et les opprimés, nous coopérons avec le Créateur dans Son œuvre compatissante de restauration ».


Ce trimestre a commencé avec le concept que Jésus veut restaurer Son image dans l’humanité et nous responsabilise en tant que Ses disciples à être des instruments de la restauration holistique dans nos communautés.


« Il y a dix-neuf siècles, le monde désirait ardemment la révélation de Christ. Il en est encore ainsi aujourd’hui. Il nous faut une réforme totale. Seule la grâce du Sauveur peut accomplir cette œuvre de restauration qui s’impose au triple point de vue physique, mental et spirituel. » – Ellen G. White, Le ministère de la guérison, p. 119




Après avoir participé à un séminaire qui a présenté le ministère de Jésus comme un modèle et une mission pour Son église des derniers temps, un membre de l’église a fait cette déclaration: « Dans notre partie du monde, nous ne sommes pas très ouverts aux nouvelles idées et aux nouvelles façons de faire les choses. Ce que nous avons entendu cette semaine sur la méthode du ministère de Jésus n’est en fait pas nouveau. C’est une idée ancienne. Nous l’avions juste oubliée. »


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     mercreDi



21 Septembre



(page 108 de l’édition standard)


Se préparer pour la moisson finale en étant dans l’attente


Jésus a utilisé le langage agricole dans Son enseignement sur le royaume, comme l’a souligné la leçon 5. Comme nous l’avons vu, l’agriculture n’est pas seulement un événement; elle est aussi un pro- cessus de patience! C’est un cycle régulièrement répété avec différentes étapes et différents emplois pour différentes personnes à différents moments. Nous devons être ouverts à la direction de l’Esprit Saint et à la providence de Dieu en ce qui concerne la façon dont nous pouvons être utilisés par le Seigneur dans le processus de préparation du sol, de la semence des graines, et de la moisson.


Lisez Jean 4: 35-38. Quel genre d’images y est utilisé, et quel est le message pour nous en ce qui concerne la façon dont nous devons travailler pour les autres?






Le fait est que nous ne connaissons pas le cœur des gens. Nous ne savons pas comment l’Esprit Saint a travaillé dans leur vie. Nous pour- rions regarder diverses personnes et penser qu’elles ont un long chemin à parcourir avant d’être prêtes pour la moisson alors qu’en réalité, tout ce dont elles ont besoin, c’est de quelqu’un pour les inciter à prendre un engagement pour Jésus. Il y a une bataille pour le cœur et l’esprit de chaque être humain, et Dieu nous appelle à aider les gens à Le choisir.


Lisez 1 Corinthiens 3: 6-8. Quel est le message pour nous ici dans le contexte de l’évangélisation?







À sa manière, Paul dit ici ce que Jésus dit dans l’exemple précédent. L’œuvre de l’évangélisation est comme le travail d’un agriculteur. Nous pourrions ne pas tous faire les mêmes tâches, mais chaque tâche est toujours un élément essentiel du processus de tendre la main et de gagner les âmes. Bien que nous puissions être utilisés par Dieu dans diverses capacités, à la fin, c’est Dieu seul qui peut apporter la conver- sion d’une âme.


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22 Septembre



L’attente est terminée



(page 109 de l’édition standard)


Il y a plusieurs années, l’auteur anglais Charles Dickens a écrit un livre intitulé A Tale of Two Cities [Histoire de deux villes]. Ces deux villes étaient Londres et Paris. Dans un sens, on pourrait dire que la Bible est aussi un conte de deux villes. Dans ce cas, les deux villes sont Babylone et Jérusalem.


Dans Apocalypse 14: 8 et Apocalypse 18, l’apôtre Jean décrit Babylone. Elle a été la maison des démons et le repaire des esprits mauvais. Elle a poussé chaque nation à commettre l’adultère spirituel. Son malheur a été prononcé, et elle a été déclarée « Tombée. » Cette ville, un symbole du mal, d’apostasie et de rébellion contre Dieu, sera un jour vaincue et détruite.



Lisez Apocalypse 21: 1-4. Comment la Nouvelle Jérusalem est-elle opposée à Babylone?






La deuxième ville est la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, décrite dans Apocalypse 21 et 22. Cette ville abrite ceux qui ont choisi l’Époux et rejeté l’égoïsme et l’adultère spirituel de Satan et ses suppôts. Par la grâce de Dieu, les rachetés ont obéi à Ses commandements et reflété  la foi de Jésus (Apo. 14:12). Leur patience et leur empressement à embrasser le ministère de Jésus a fourni un avant-goût du royaume des cieux sur la terre. Ils ont été sauvés par la foi en Jésus; Sa justice seule les a rendus dignes du paradis. Leurs soins apportés à « l’un de ces plus petits » (Matt. 25:40)  étaient la manifestation extérieure de la foi salvatrice.


Par le sang de l’Agneau (Apocalypse 5), le rôle de l’église dans la restauration compatissante a été transformé en célébration jubilatoire (voir Apocalypse 5:13, 14). Dans cette ville sainte et heureuse, « Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu. » (Apocalypse 21: 4, LSG). La vraie paix a été restaurée. La restauration complète de l’image de Dieu, mentalement, spirituellement et physi- quement, a eu lieu. Le grand conflit est terminé et « de l’atome le plus imperceptible aux mondes les plus vastes, tant des êtres animés que des objets inanimés, s’élève, par la voie de leur beauté incomparable et de leur joie sans mélange, un cantique d’allégresse proclamant que Dieu est amour. » – Ellen G. White, La tragédie des siècles, p. 601.







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     VenDreDi



23 Septembre




(page 110 de l’édition standard)


Réflexion avancée:  Lisez Matt. 5:16; Col  3:17; Heb. 13:15, 16; lisez Ellen White, « Sur le Mont des Oliviers », pp. 627-638, et relisez « L’un de ces plus petits », pp. 639-644, dans Jésus-Christ.



Jésus nous a dit quels seront les signes de la fin avant Son retour, et ils n’ont rien d’agréable. Les guerres, les bruits de guerres, la peste, etc. Si les gens utilisent souvent l’excuse du mal pour rejeter Dieu, ils ont certainement beaucoup d’excuses maintenant, et ils auront plus d’ex- cuses alors que nous nous approchons plus de la fin. Ainsi, il devient encore plus crucial pour les enfants de Dieu, ceux qui affirment être Ses disciples, de refléter Son caractère au monde et d’aider les gens à avoir une meilleure représentation de Dieu. « Si nous nous humiliions devant Dieu, en étant aimables et courtois, tendres et sympathisants, il y aurait une centaine de conversions à la vérité là où il y a maintenant une seule. » – Ellen G. White, Testimonies for the Church, vol. 9, p.


  1. Quelle déclaration simple et puissante en ce qui concerne l’évan- gélisation et le ministère auprès des autres. Alors que nous attendons la seconde venue de Jésus, Il s’attend à ce que les membres de Son église prêchent l’évangile dans son ensemble; à ce que nous nous inves- tissions nous-mêmes et nos ressources dans Son œuvre; à manifester l’amour, le respect et les soins aux personnes; et à ouvrir notre vie au Saint-Esprit dans Sa plénitude. Voilà un témoignage que tous les argu- ments de ce monde ne peuvent annuler.

Discussion:








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Histoire


Un cœur transformé: 3e partie


par Agnès Mukarwego et Alita Byrd, Rwanda


Mon mari inventa d’autres choses à faire pour me tenir à l’écart de l’église. Je me dis, il peut m’empêcher de fréquenter l’église, mais il ne peut pas m’empêcher de prier. Je parlai à Dieu des tentatives de mon mari à m’empêcher de fréquenter l’église, et je demandai à Dieu de rendre son cœur plus doux envers la religion.


Quelques semaines plus tard je retournai à l’église, et cette fois, mon mari ne me frappa pas. Puis j’allai chaque sabbat, et je me mis à lire la Bible à nos enfants, et mon mari ne disait rien. Il commença à remar- quer que le vendredi la maison était propre et ordonnée, les enfants étaient bien propres et la nourriture était préparée pour le lendemain. Il remarqua que je suis heureuse et que notre maison était plus heureuse. Un vendredi soir, il est venu à la maison trouver que j’avais fini la pré- paration du sabbat et que les enfants s’étaient rassemblés pour le culte. Je l’invitai à s’asseoir avec nous.


« Je vois que ta vie est différente maintenant, et que tu es plus heu- reuse », dit-il. « Cette façon de vivre est meilleure. » Même s’il nous rejoignait rarement pour la prière, il ne nous a plus jamais interdit d’adorer.


Je voulus que mon mari assiste à mon baptême, mais il refusa, en disant: « Je n’ai pas le temps pour de telles choses. » Je le lui demandai à nouveau le jour du sabbat de mon baptême, mais il refusa encore. Cependant, il dit que je pouvais inviter mes amis à la maison par la suite si je voulais. « Je resterai à la maison pour saluer tes amis quand ils viendrons », dit-il.


Je ne savais pas à quoi nous attendre, mais j’amenai des amis à la mai- son après l’église. Mon mari les accueillit, et j’étais surprise d’entendre ce qu’il leur disait: « Ma femme a changé. Je tiens à vous remercier,  vous qui l’avez aidée à trouver Dieu, parce que je vois la différence que Dieu a faite dans sa vie et notre foyer. »


J’étais très heureuse de ses paroles! Je remercie Dieu d’avoir changé le cœur et l’attitude de mon mari.


Mon mari ne m’a plus interdit de fréquenter l’église, et parfois il      va avec nous. Il est mort l’année dernière n’ayant jamais ouvertement donné sa vie à Dieu. Mais je sais que Dieu voit ce que nous ne pouvons pas voir, et je prie pour qu’un jour je puisse le rencontrer dans le ciel quand Jésus reviendra. En attendant, je remercie Dieu de m’avoir appe- lée du désespoir et de m’avoir donné l’espérance et la paix.



Agnes Mukarwego est une ouvrière laïque active au Rwanda. Elle partage sa foi avec d’autres partout où elle va et conduit beaucoup de personnes au salut en Jésus par son témoignage. Alita Byrd est une écri- vaine vivant à Londres, en Angleterre.




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Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site web: www.AdventistMission.org



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La leçon en bref



Texte clé: Jacques 2:14–26


Objectifs:

Savoir: Voir clairement qu’en tant qu’Adventistes du septième jour proclamant la seconde venue de Jésus, nous devrions également révéler l’amour de Jésus dans nos paroles et actions.


Ressentir: Acquérir une nouvelle appréciation de nos responsabilités en attendant le retour de Jésus.


Agir: Relever le défi de trouver des moyens de soutenir activement et si possible, être personnellement impliqué dans la mission urbaine.


Plan d’apprentissage:

  1. Savoir: Attendre et regarder

A Beaucoup de gens se concentrent sur le « quand » de la venue de Christ. Comme nous le savons bien de notre propre histoire en tant qu’Ad- ventistes, il y a un danger d’essayer de fixer des dates pour Son retour.


Comment pouvons-nous équilibrer l’attente de Son retour avec l’injonc- tion « Faites-les valoir jusqu’à ce que je revienne. » (Luc 19:13 )?



  1. Ressentir: Attendre patiemment

A Comment pouvons-nous garder l’imminence et l’importance du retour de Christ dans nos cœurs quand on a l’impression qu’Il tarde à venir?


B Que diriez-vous à quelqu’un qui a « travaillé pour le Seigneur » pen- dant des années et qui sent qu’il n’y a pas eu de fruits de son travail?



III.   Agir: Une attente active

A Prenez le temps de prier que Dieu vous donne la sagesse sur la façon d’utiliser au mieux votre temps en le « faisant valoir » pendant que vous attendez le retour de Christ.


B Quels sont les trois types d’épines que Jésus dit pouvoir étouffer la vie après que l’on ait reçu la parole (Marc 4: 18, 19)? Que pouvons-nous faire pour empêcher ces épines de se développer dans notre vie au moment où


nous attendons le retour de Christ?



Résumé: L’évangile de Jésus-Christ n’est pas une religion intellectuelle ésoté- rique de l’esprit ou de l’âme – en quelque sorte séparée de notre corps ou de la vie réelle. Attendre la seconde venue de Jésus n’est pas avant tout un état passif; c’est une position active dans laquelle nous sommes appelés à démontrer l’amour de Dieu pour le monde de manière pratique.



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Développement


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: Jacques 2:26


Concept clé de croissance spirituelle:  Alors que nous atten- dons la seconde venue de Jésus, croire seulement aux bonnes choses ne suffit pas. L’apôtre Jacques nous rappelle que même les démons croient (Jacques 2:19). La croyance doit être combinée à l’action; nos doctrines doivent influencer la façon dont nous menons notre vie de mission pour Dieu.


Pour les moniteurs: Pendant des siècles, au sein de l’église chré- tienne, il y a eu des débats sur le bon équilibre entre la foi et les œuvres. Cette tension a également fait l’objet de discussion au sein de l’Église Adventiste du Septième Jour. En enseignant la leçon de cette semaine, explorez l’enseignement biblique du salut par la foi, mais aussi comment la foi est clairement révélée dans la façon dont nous vivons. Discutez de comment en attendant la venue de Christ, nous devons être des témoins, non seulement en paroles, mais aussi en action. Discutez avec les membres de cette déclaration bien connue d’Ellen G. White: « L’argument le plus puissant en faveur de l’évangile, c’est un chrétien aimant et aimable. » – Le ministère de la guérison, p. 338.



Discussion d’ouverture: L’acrobate français  Jean François Gravelet, mieux connu comme Charles Blondin, avait atteint une grande renommée au milieu des années 1800 pour ses passages de corde spectaculaires des chutes de Niagara. Les  histoires abondent sur ses performances confiantes sur les 40 mètres, sur la corde raide, tendue à 5 mètres au-dessus des chutes, sans corde de sécurité. À une occasion, il portait une petite cuisinière et  des ustensiles sur le dos, il s’arrêta à l’autre bout, fit une omelette, et ensuite apporta le petit déjeuner fraichement préparé aux passagers sur un bateau. Il a égale- ment fait la traversée sur pilotis, les yeux bandés, et dans un sac. On estime que, dans sa vie, il a fait plus de trois cents traversées.


À une occasion, Blondin aurait transporté un sac de pommes de  terre dans une brouette qu’il poussait en arrière sur la corde raide. Il plaisanta ensuite avec la foule, demandant s’ils pensaient qu’il pou- vait pousser une personne à l’autre côté dans la brouette. Bien que le consensus semble être oui, quand il a demandé à avoir un volontaire, personne ne voulait s’avancer.


Bien que la vérité de cette histoire particulière ne puisse être véri- fiée, nous savons qu’il a une fois porté son manager sur son dos lors d’une traversée – un exploit qu’il répéta plus tard, à 65 ans, avec son fils et puis un autre volontaire.


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Considérez ceci: Qu’est-ce que cela signifie de « monter dans la brouette » dans notre vie chrétienne? Comment pouvons-nous éviter d’avoir une foi qui n’est juste qu’« une connaissance de tête »? Quelle différence cela ferait-il dans nos communautés si nous arrêtions simplement de parler des merveilleux exploits sur la corde raide et montions dans la brouette?


ÉTAPE 2—Explorer


Pour les moniteurs: Souvent nous nous concentrons sur les Adventistes lors de la venue de Christ plutôt que ce que nous sommes censés faire pendant que nous L’attendons. Rappelez à la classe que, alors que nous ne devrions jamais perdre de vue la promesse de Christ qu’Il revient, une grande attention doit être accordée à la façon dont nous vivons en L’attendant.

Commentaire biblique


  1.  La foi à l’œuvre (Relisez avec votre classe Jacques 2:14–19.)

Dans son livre éponyme, l’apôtre Jacques, chef de l’Église de Jérusalem, ne montre aucun intérêt pour la religion théorique. Son souci concerne le comportement que la croyance implique: « Lequel d’entre vous est sage et intelligent? Qu’il montre ses œuvres par une bonne conduite avec la douceur de la sagesse. » (Jacques 3:13, LSG); « La foi sans les œuvres est morte. » (Jacques 2:26, LSG); « Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l’écouter. » (Jacques 1:22, LSG); « Montre-moi ta foi sans les œuvres », dit-il, presque ludique, « et je te montrerai la foi par mes œuvres. » (Jacques 2:18, LSG).


Le thème du christianisme pratique de Jacques suit l’accent de son frère, Jésus. Dans le sermon sur la montagne, Jésus leur dit: « Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. » (Matt. 5:16, LSG). En fait, Il appelle Ses disciples « la lumière du monde », ce qui ne doit pas être caché (Matt. 5:14). Pour Jésus, ceux qui prétendent croire en Lui vont naturellement démontrer leur foi dans la façon dont ils vivent.



Considérez ceci: L’apôtre Pierre parle de chrétiens qui sont « oisifs et stériles » dans la connaissance de Jésus-Christ (2 Pie. 1: 8). Qu’est-ce que Pierre suggère dans ce passage que nous devons faire pour éviter que cela ne nous arrive?


  1.  Continuer de regarder (Revoir Matthieu 24: 37-39 avec votre classe.)


Dans Matthieu 24, Jésus décrit la façon dont les gens vivaient aux jours de Noé. Ils mangeaient, buvaient, et se mariaient et étaient apparemment inconscients de ce qui était sur le point d’arriver. En d’autres termes, ils


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vivaient sans soucis et sans précaution. Jésus dit que c’est exactement ce que seront les choses juste avant Son second avènement – les gens seront engagés dans leurs propres intérêts et activités, totalement insensibles aux besoins des gens autour d’eux.


Cependant, Jésus dit à Ses disciples de « veiller » et d’« être prêt » (Matt. 24:42, 44). En un sens, cela signifie de rester mentalement et spirituellement alerte sur le fait que Jésus revient bientôt. Mais cela signifie plus. L’ange a demandé aux disciples: « Hommes Galiléens, pourquoi vous arrêtez-vous à regarder au ciel? » (Actes 1:11). Alors que les disciples doivent toujours se rappeler les merveilleux jours pendant qu’Il était présent avec eux sur la terre, ils avaient plus à faire que de simplement se tenir debout, les yeux fixés au ciel. Ils avaient du travail à accomplir. Eux et nous, avons cette tâche que Jésus a donnée: « Faites-les valoir jusqu’à ce que je revienne » (Luc 19:13).


Dans Matthieu 25, Jésus décrit comment être occupé, ou « faire valoir » son talent, en attendant qu’Il vienne. Tout d’abord, la parabole des dix vierges nous apprend à nous assurer que nous avons de l’huile dans nos lampes. Deuxièmement, la parabole des talents nous dit d’utiliser à bon escient les dons que Dieu nous a donnés. Troisièmement, la parabole des brebis et des chèvres nous rappelle que la vraie religion, dans les termes de Jacques, « consiste à visiter les orphelins et les veuves dans leurs afflictions, et à se préserver des souillures du monde. » (Jacques 1:27, LSG). Jésus décrit ceux qui sont vrai- ment à Lui à la fin des temps comme ayant nourri les affamés, donné à boire aux assoiffés, accueilli les étrangers, vêtu les nus, soigné les malades, et visité les prisonniers (Matt. 25:35 , 36).



Considérez ceci: Discutez avec la classe ce que cela signifie d’attendre et de veiller. Comment pouvons-nous le faire dans nos vies trépidantes? Invitez la classe à suggérer des moyens pratiques par lesquels ils peuvent attendre et veiller cette semaine.


ÉTAPE 3—Appliquer


Pour les moniteurs: Explorez avec votre classe l’expérience d’attendre le retour de Jésus. Qu’est-ce que cela signifie en termes concrets d’at- tendre et de veiller pour Son retour? Comment pouvons-nous être sur le qui-vive?


Activité: On raconte une vieille histoire au sujet d’un garçon qui s’ennuie  en regardant les moutons. Pour rompre la monotonie, un jour, il cria haut et fort: « Au loup! Au loup! Au loup! » Les gens du village local coururent pour aider le garçon, seulement pour découvrir qu’il n’y avait aucun loup. Le jeune berger pensait que c’était très drôle, et il riait, riait... Les villageois, cependant, ne se sont pas amusés. « Ne crie pas au loup quand il n’y a pas de loup », aver- tirent-ils sévèrement le garçon.


Mais cela ne dura pas trop long avant que le garçon ne soit encore ennuyé, et ainsi il cria de toute sa voix: « Au loup! Au loup! Au loup! » À sa grande joie, il vit les villageois courir du haut de la colline pour l’aider. Encore une fois, ils



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furent en colère en découvrant qu’il n’y avait pas de loup, et ils avertirent le garçon. Mais il se contenta de rire de la manière dont il les avait trompés.


Quelque temps plus tard, le jeune berger vit un vrai loup s’approcher de ses brebis. Pris de panique, il sauta en l’air et cria aussi fort qu’il le pouvait:


« Au loup! Au loup! Le loup attaque mes brebis! Loup! »


Mais cette fois, les villageois ne vont pas être dupés. Ignorant ses cris, ils continuèrent leur travail. Le garçon continua de crier: « Au loup! Au loup! Au loup ». Mais aucun chien ne remua la queue au village.


Quand le soir approchait, les gens remarquèrent que le garçon n’était pas revenu avec les moutons. Quelqu’un alla à sa recherche et trouva le garçon assis sur un rocher, en pleurs. « Pourquoi n’êtes-vous pas venus? Pourquoi n’êtes-vous pas venus? Je criais au loup mais personne n’est venu. »


L’homme tenta de réconforter le garçon, mais dit: « Que ce soit une leçon pour toi: personne ne croit à un menteur, même quand il dit la vérité. »



Considérez ceci: Depuis plus de cent cinquante ans, l’Église Adventiste du Septième Jour a parlé de la proximité du retour de Christ. Comment pou- vons-nous éviter de paraitre comme le garçon qui criait au loup? Comment le fait d’« attendre activement » – en suivant la méthode du ministère de Christ alors que nous attendons – renforce-t-il la crédibilité de notre mes- sage sur la Seconde Venue?








ÉTAPE 4—Créer


Pour les moniteurs: Dans la classe de cette semaine, soulignez que l’attente du retour de Jésus devrait être un exercice actif et non passif. La Bible nous dit de nous « occuper » – verbe – au moment où nous attendons. Discutez de ce moyen d’occupation. Prenez soin de garder la discussion pratique plutôt que théorique.

Activité: En fonction de la taille de votre classe, invitez les membres à titre individuel ou en petits groupes à penser à au moins cinq mesures concrètes qu’ils peuvent prendre dans la semaine suivante pour « attendre activement ». Cela peut être une stratégie privée à faire sourire au moins une personne par jour. Cela peut être de montrer un acte de bonté au hasard pour au moins une personne par jour. Cela peut être de renforcer consciemment votre relation avec un voisin que vous connaissez déjà ou commencer une relation avec quelqu’un que vous ne connaissez pas. Invitez la classe à partager et à discuter les idées qu’ils ont énumérées.


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2016     Guide d’Étude Biblique du quatrième trimestre         


Malgré les affirmations de la science, beaucoup trouvent l’idée d’un Dieu éternel comme l’explication la plus satisfaisante de la création. Même avec la logique et la raison de notre côté, il y a toujours le problème du mal.


L’étude de ce trimestre sur Job, proposée par Clifford Goldstein, aborde la question difficile de savoir pourquoi il y a tant de souffrances si Dieu existe. Job montre que le naturel et le surnaturel sont indissociables et c’est l’his- toire de nous tous. Nous souffrons tous d’une manière qui n’a pas de sens. L’histoire de Job apparait dans le contexte du grand conflit entre Christ et


Satan, qui est dépeint dans un sens littéral.


Notre étude porte sur l’histoire de Job, de près et de loin dans le drame immédiat de la narration. Nous connaissons non seulement comment le livre finit, mais aussi le plus grand fond dans lequel il se déroule. Nous essayons de comprendre pourquoi nous vivons dans un monde du mal, mais le plus important, comment nous voulons vivre dans un tel monde.


Malgré l’existence du mal, nous pouvons être rassurés de la solution, Jésus-Christ: « En Lui nous avons la rédemption par Son sang, la rémission des péchés, selon la richesse de Sa grâce » (Eph. 1:7).


Leçon 1—La fin


La Semaine en bref:


Dimanche: Heureux pour toujours? (Job 42:10–17) Lundi: Les fins malheureuses (Gen. 4:8; Actes 7:59, 60) Mardi: Une restauration partielle  (Job 42:10) Mercredi: Le royaume final (Dan. 2:44, 7:18)


Jeudi: La résurrection et la vie (Job 14:14,  15)


Verset à mémoriser—Jean 11:25


Idée centrale: L’histoire de Job a eu une fin heureuse  après toute la souffrance qu’il a subie. À ce début de notre étude sur le livre de Job, nous devons également nous souvenir de notre espérance ultime en Jésus—Sa seconde venue et notre vie éternelle avec Lui.


Leçon 2—Le grand conflit

La semaine en bref:

Dimanche: Un petit paradis sur terre (Job 1:1–4)


Lundi: Conflit cosmique (Job 1:6–12)


Mardi: Le conflit sur la Terre (Gen. 3:1–4, Apo. 12:9) Mercredi: Job comme microcosme (Esa. 14:12–14) Jeudi: Réponses à la croix (Jean 12:31, 32; Heb. 2:14) Verset à mémoriser—Zacharie 3:2


Idée centrale: Le thème du grand conflit est un échantil-




lon qui nous aide à mieux comprendre « le message entier » de la Bible, en particulier le plan du salut.