Missions transculturelles




Sabbat apRèS-Midi


Lecture de la  semaine: Jean 4:4–30,  Matt. 8:5–13, Marc 5:1–20, Matt. 15:21–28, Luc 17:11–19, Jean 12:20–32.


L


Verset à mémoriser: «Voici mon serviteur que j’ai choisi, Mon bien-aimé en qui mon âme a pris plaisir. Je mettrai mon Esprit sur lui, Et il annoncera la justice aux nations» (Matthieu 12:18, LSG).



ue c’est intéressant que Jésus ait passé tellement Ses premières années en Galilée, connue sous le nom de «la Galilée des Gentils » (Matt. 4:15), sans doute à cause de l’influence des


non-juifs dans la province. Dans cette région, à Nazareth, Jésus a passé la majeure partie de Ses années avant de commencer Son ministère public. Merci à Sa position, Nazareth était près des principaux iti- néraires parcourus par les unités de l’armée romaine, ainsi que des marchands caravaniers. En conséquence, Jésus doit avoir été en contact avec les non-Juifs tout le temps de Ses premières années (pour ne pas mentionner le temps en Égypte).


Après Son rejet à Nazareth (voir Luc 4: 16-31), Jésus a centré Son ministère dans la ville cosmopolite de Galilée à Capharnaüm. Ces con- tacts avec les Gentils et leur monde a impacté d’une façon significative Son ministère et Son enseignement. Même s’Il insistait sur Israël, Sa vraie préoccupation était le monde entier. Pendant plus de trois ans de Son ministère entre Son baptême et Son ascension, à six reprises au moins, Jésus avait un contact direct avec des peuples d’autres nations. Nous nous pencherons cette semaine sur les récits évangéliques de ces contacts.


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*Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 22 Août.




16 Août


La Samaritaine


Au temps de Jésus, l’ancien Israël était divisé en trois provinces: la Galilée, la Samarie et la Judée. Samarie était située entre la Galilée et la Judée. Les Samaritains adoraient le Dieu d’Israël, mais pas de la même façon que les juifs. Comme champ missionnaire initial, Samarie était idéale pour les apôtres parce qu’elle était géographiquement proche d’Israël.


Lisez Jean 4: 4-30. Que pouvons-nous apprendre de cette histoire sur la façon dont Jésus a témoigné auprès des non-Juifs? Comment Jésus était-Il allé au-delà des limites de la tradition afin d’atteindre cette femme?






La Samaritaine était alertée, elle était bien informée à propos de l’histoire de son peuple, et elle a posé d’intelligentes questions. Elle    a dirigé la conversation avec ses questions. Jésus, cependant, a choisi dans ses questions et déclarations, des choses qui pourraient bénéficier à la femme spirituellement. Le seul point où Jésus a changé la con- versation était quand Il lui a dit d’amener son mari, sachant qu’elle ne s’était pas mariée mais qu’elle avait été avec plusieurs hommes. Bien sûr, en demandant à la femme d’amener son mari, cela a ouvert la voie à Jésus de tendre la main à la femme, bien qu’elle fût devenue mal à l’aise. Toutefois, ce faisant, Il était capable de témoigner auprès d’elle avec puissance.


Aussi, nous ne devrions pas manquer ce qui est arrivé dans Jean 4:27. Les disciples étaient surpris parce que Jésus parlait avec cette femme étrangère. Jésus a transgressé quelques coutumes juives: d’une part,  en demandant à une femme samaritaine de Lui donner à boire; d’autre part, être seul avec elle. En Israël, un homme ne pouvait être vu seul avec une femme à moins qu’elle soit un membre de sa famille. Jésus suivait les coutumes juives en Israël. Cependant, à Samarie, Il était en dehors du territoire juif et n’était pas lié par les traditions juives, même si comme nous l’avons vu ailleurs, Jésus faisait une distinction entre les traditions d’origine humaine et les commandements et préceptes  de Dieu.




17 Août


L’officier de l’armée romaine


Lisez Matthieu 8: 5-13 (voir aussi Luc 7: 1-10). Qu’est-ce que cette histoire nous enseigne sur comment même les clivages culturels les plus grands peuvent être violés au nom de l’Évangile?






Dans Capharnaüm un officier romain au rang de centurion (com- mandant de 100 hommes) soupirait d’après Jésus. Les Juifs méprisaient l’armée romaine occupante, et de nombreux Romains haïssaient les Juifs. Malgré ce vaste fossé culturel et politique, nous pouvons voir ici la relation étroite entre ce Romain et les Juifs.


Dans le récit de Luc, il a rapporté que le centurion est allé voir les


«anciens des Juifs » (Luc 7: 3 LSG) pour leur demander d’appeler Jésus. Et, assez fascinant, ils ont fait juste cela, demandant à Jésus    de venir guérir le serviteur de l’homme. Qui étaient ces anciens? Les textes ne l’ont pas dit, mais ils semblaient avoir une relation avec Jésus différente de celle des autres dirigeants.


Pendant ce temps, le centurion était évidemment un homme de foi; ses paroles à Jésus, «dis seulement un mot, et mon serviteur sera guéri» (Matthieu 8: 8), étaient un témoignage incroyable de sa foi en Lui. Le centurion « n’attendit pas de voir si les Juifs recevraient eux-mêmes celui qui se donnait pour leur Messie. A mesure qu’avait brillé sur lui la lumière qui, “en venant dans le monde, éclaire tout homme” (Jean 1: 9), il avait distingué, bien qu’à distance, la gloire du Fils de Dieu. - Ellen


  1. White, Jésus-Christ, p. 307.

Le centurion comprenait et respectait les sensibilités religieuses juives. Il savait que selon la loi, un Juif n’était pas autorisé à entrer dans la maison d’un Gentil; ainsi, il a demandé que


Jésus opère à distance. Le serviteur fut guéri. La foi du centurion païen fut récompensée. Jésus releva que le centurion était un prototype du grand jour où les gens de tous les coins du monde se joindront aux patriarches de la communauté juive au banquet messianique.




18 Août


Avoir affaire aux démons


Lisez Luc 8:26–39 et Matthieu 15: 21-28.  Comment ces histoires nous aident à comprendre comment Jésus était lié aux non-Juifs? Comment comprenons-nous les paroles de Jésus à la femme cananéenne? Aussi, quelles leçons les disciples devraient-ils avoir apprises, en voyant Jésus s’occuper de ceux qui ne faisaient pas partie du peuple de l’alliance?






La région des Gadaréniens était sur la rive orientale de la mer de Galilée. C’était une région autrefois dominée par la Grèce, mais elle était devenue une partie de la province romaine de Judée. L’homme de Gadara était évidemment possédé, et sa possession s’est manifestée de façon horrible. Il avait vraiment besoin de l’aide divine, ce qu’il obtint. Que cette délivrance ait eu lieu sur un territoire païen est confirmé par la présence de cochons. Il est intéressant de remarquer la réaction à cette perte économique lorsque les cochons étaient noyés; les habi- tants demandèrent à Jésus de quitter leur territoire. Jésus à Son tour a demandé à l’homme guéri de rester. Il devait témoigner auprès de ses propres gens à propos de Jésus; sans doute aussi, le changement opéré dans sa vie, plus encore que ses paroles, serait un puissant témoignage. Dans le prochain incident, une enfant sidonienne était  «cruelle- ment tourmentée par le démon» (Matt. 15:22, LSG). Sa mère, une Cananéenne, était représentative du creuset culturel de cette région. Ses ancêtres cananéens étaient déplacés de leur terre quand Israël l’a héritée sous la conduite de Josué. Ici encore, nous voyons Jésus tendre


la main à ceux qui n’étaient pas d’Israël.


En lui parlant, Jésus utilisa un langage un peu rude, assimilant son peuple aux chiens, mais cela a testé sa foi et montré son humble volonté à obtenir l’aide dont elle avait besoin.


«Le Sauveur est satisfait. Il a mis cette foi à l’épreuve. Il a montré, par sa façon d’agir avec cette femme que l’on juge indigne de partager les grâces accordées à Israël, qu’elle a cessé d’être une étrangère pour devenir l’enfant de la maison de Dieu. Et, comme les autres enfants, elle a droit aux dons du Père. Le Christ exauce sa requête, achevant ainsi la leçon destinée aux disciples. » -- Ellen G. White, Jésus-Christ, pp. 394, 395.


La leçon était que, contrairement à leur compréhension, l’œuvre évangélique n’est pas seulement pour les Juifs, elle devait aussi attein- dre d’autres nations.




19 Août


Dix lépreux


Lisez Luc 17:11–19. Quelles leçons y a-t-il ici pour nous, quelle que soit notre nationalité ou nos origines?






Remarquez d’abord que ces malheureux connaissaient tous Jésus. Ils l’ont appelé par Son nom et Son titre, plaidant pour Son intervention. Ce qui est fascinant aussi, c’est qu’ils n’étaient pas purifiés ça et là. On leur a dit d’aller tout simplement et de se présenter aux prêtres, comme spécifié dans Lévitique 14: 2. Le fait qu’ils se soient juste tournés et allés montre qu’ils croyaient en Lui et en Son pouvoir de les guérir.


Seul le Samaritain, cependant, a exprimé sa satisfaction en ce que Jésus avait fait. Les neuf n’oublièrent pas d’aller aux prêtres, mais ils ont négligé de rendre grâce à leur Guérisseur. Le Samaritain, comme on le lit, se retourna avant même d’arriver chez les prêtres. Bien que le texte ne dise pas que les neuf autres étaient des Juifs, l’emplacement est très probable; en outre, le fait que Luc ait spécifiquement mentionné qu’il était un Samaritain, et que Jésus l’ait appelé « cet étranger » (Luc 17:18), est probable que les neuf autres étaient, en fait, des Juifs. Bien que les Juifs normalement n’aient pas de relations avec les Samaritains, leur maladie transcendait ces obstacles. Le malheur et la tragédie com- mune, ce qu’Albert Schweitzer appelle « association de souffrance », avaient brisé un interdit ethnique. Leur besoin commun d’être purifiés, guéris et sauvés, les avait amenés, collectivement, à Jésus.


Toutefois, les Samaritains et d’autres étrangers n’étaient pas l’objectif immédiat pour le ministère de Jésus, « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël » (Matt. 15:24, LSG). Il avait prévu pre- mièrement établir une base forte de la mission parmi les Juifs. Tout au long de Son ministère, cependant, il a donné à Ses disciples la preuve que l’Évangile doit aller dans le monde entier. Bien que ce point ne soit devenu clair qu’après Sa résurrection, même avant cela, Jésus fit des choses destinées à ouvrir l’esprit des disciples à l’idée que la mission mondiale deviendrait leur tâche principale.




20 Août


Les Grecs et Jésus


« Quelques Grecs, du nombre de ceux qui étaient montés pour adorer pendant la fête, s’adressèrent  à Philippe, de Bethsaïda en Galilée, et lui dirent avec instance: Seigneur, nous voudrions voir Jésus. Philippe alla le dire à André, puis André et Philippe le dirent à Jésus. Jésus leur répondit: L’heure est venue où le Fils de l’homme doit être glorifié. » (Jean 12: 20-23, LSG). Comment cet incident nous aide-t-il à comprendre les cris du cœur des gens de partout pour le salut, l’espoir, et des réponses qui ne peuvent être trouvés qu’en Jésus seul ?






Ces Grecs étaient probablement convertis au judaïsme, puisqu’ils étaient venus adorer à Jérusalem. Les  commentateurs ont noté que ces Grecs sont allés à Philippe, qui, bien que Juif, avait un nom grec, qui pourrait les avoir attiré à lui. Ainsi, alors que le travail chrétien pionnier peut être accompli par les missionnaires étrangers qui ont une sensibilité culturelle et une compréhension sympathique des gens qu’ils veulent gagner pour Christ, le travail de pionnier le plus efficace est fait par des gens qui sont du même milieu que les personnes cibles.


Les Grecs sont venus quelques jours seulement avant la crucifixion de Jésus.


Ils étaient sans doute surpris par Ses mots sur Sa souffrance, Sa mort, et Sa victoire finale. (La voix du ciel leur a donné quelque chose à penser, aussi bien). Jésus aurait été encouragé par leur désir de Le


«voir». Leur approche a marqué le début de l’évangélisation au monde. C’était même prévu par les Pharisiens qui s’étaient écrié, «le monde est allé après Lui » (Jean 12:19, LSG).


Ce que nous voyons ici, ce sont des hommes, en dehors du judaïsme, voulant venir à Jésus. Quel signal que le monde était prêt à Sa mort expiatoire! Ces Grecs, représentant les nations, tribus et peuples du monde, ont été attirés par Lui. Bientôt la croix du Sauveur attirerait à Lui les gens de tous les pays et dans tous les temps avenir (v. 32). Les disciples trouveraient le monde prêt à recevoir l’Évangile.



Jean 12: 20-32. Qu’est-ce que Jésus dit à propos de  perdre votre vie afin de la retrouver? Pourquoi a-t-Il dit cela dans ce contexte immédiat? Comment avez-vous vécu tout ce qu’Il dit?



21 Août



Approfondissement: «Eh bien! Je  vous dis que beaucoup vien- dront du levant et du couchant prendre place au festin avec Abraham, Isaac et Jacob dans le Royaume des Cieux, tandis que les fils du Royaume seront jetés dans les ténèbres extérieures: là seront les pleurs et les grincements de dents.» (Matt. 8:11, 12, Jérusalem). Bien que ces mots aient été prononcés dans un contexte particulier, en référence à un peuple particulier, nous ne devrions pas manquer ce principe. Ceux à qui de grands privilèges ont été donnés, de grands avantages en termes de vérités spirituelle et théologique, doivent être prudents. Il est facile de devenir complaisant sur les vérités qui nous ont été données, des vérités que, dans certains cas, personne d’autre ne prêche et n’enseigne. Premièrement, nous devons nous assurer que nous nous gardons nous-mêmes ancrés dans ces vérités; puis, deuxième- ment, nous devons être disposés à enseigner ces vérités à ceux qui ne les connaissent pas.


Discussion:


Ê La croix nous a montré l’universalité absolue de toute l’humanité. Devant Dieu, nous sommes tous des pécheurs, et nous avons tous besoin de la grâce pour le salut. Néanmoins, de nom- breux groupes se voient souvent supérieurs aux autres. C’est com- mun et cela a été trouvé tout au long de l’histoire. Qu’en est-il de vous-même et de votre propre groupe ethnique, social, financier ou culturel? De quelles façons vous abritez (et ne vous trompez pas vous-mêmes, vous en abritez) un sentiment de supériorité à d’autres, différents de vous? Quel est le problème avec cette atti- tude, et comment pouvez-vous apprendre au pied de la Croix à changer cela?


Ë La femme au puits est retournée et a témoigné elle-même auprès de ses propres gens à propos de Jésus. Qu’est-ce que cela nous enseigne sur les missions et l’importance d’utiliser les gens d’une culture particulière pour atteindre leur propre peuple?



Ì Les Grecs voulaient voir Jésus. Ils avaient sans doute entendu parler de Lui ou avaient vu eux-mêmes certaines choses qu’Il avait faites. Jésus, bien sûr, est maintenant dans le ciel, et l’église, Son peuple, Le représente ici sur terre. Qu’est-ce que cela signifie pour nous en termes de genre de vie que nous menons et le genre de témoignage que nous présentons?



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Une épouse fidèle : deuxième partie

par Reena Murmu, Bangladesh



Un an après que Bhudroy est devenu un Adventiste du Septième Jour, son frère aîné mourut. Puis, Shanti tomba gravement malade du paludisme. Les médicaments ne la convenaient pas, et elle devenait de plus en plus malade. Quand la fièvre la quitta, la belle-mère de Shanti l’accusa de faire semblant d’être malade. Shanti plaida avec Dieu, « Pourquoi me permets-tu tant de souffrance dans cette famille? » Même son mari était découragé et blâmait Dieu d’être responsable de leurs problèmes.


La mère de Shanti fut mise au courant de la grave maladie de sa fille par quelques villageois, alors elle se mit en route pour voir sa fille. La belle-mère de Shanti salua la mère de Shanti avec une requête : « ramène ta fille avec toi chez vous. Elle ne nous est pas utile. » La mère de Shanti prit sa fille et la ramena à la maison, mais son bébé, Reena, resta avec le mari et la belle-mère de Shanti.


La mère de Shanti l’emmena à l’hôpital, où les médecins purent la traiter correctement. Pendant ce temps, la belle-mère de Shanti était sûre que Shanti allait mourir et a commencé à chercher une nouvelle femme pour Bhudroy. Mais Bhudroy lui dit qu’il n’était pas intéressé à épouser une autre femme.


Dans le temps, Shanti fut guérie de sa maladie, mais, au lieu de retourner à la maison de sa belle-mère, elle resta avec sa mère.


Pendant ce temps, sa belle-sœur, dont le mari était mort, exigeait qu’on lui donne sa part des terres de la famille pour ses trois fils. Alors qu’elle avait droit à la terre de la famille, sa demande mit ses beaux-parents en crise, parce qu’ils ne pouvaient pas survivre sans leurs terres. La belle-fille égoïste voulait tout ce qu’elle pouvait obtenir pour elle et ses fils. Lentement, la belle-mère de Shanti se rendit compte que Shanti avait été une belle-fille fidèle tandis que son autre belle-fille était égoïste et exigeante. Elle demanda à Bhudroy d’aller ramener Shanti à la maison.


Bhudroy alla visiter Shanti. Il lui parla du changement de cœur de sa mère et sollicita son retour à la maison avec lui. Shanti était impatiente de voir sa petite fille à nouveau. Elle fit ses valises et retourna avec son mari.


Elle était ravie de constater que sa belle-mère avait tellement changé. La vielle femme accueillit Shanti à la maison et la traita avec respect et gentil- lesse. Shanti était déterminée à être la meilleure chrétienne aussi longtemps qu’elle pouvait, espérant que sa cruelle belle-mère donnerait sa vie à Jésus. Plusieurs années plus tard, la belle-mère de Shanti donna sa vie à Christ avant sa mort.


Bhudroy a également renouvelé son engagement à Christ, et maintenant la famille vit ensemble dans la paix en tant que chrétiens. La jeune mariée fidèle a survécu aux épreuves et railleries et a conduit son mari et ses beaux-parent à Jésus.




Reena Murmu est la fille aînée de Shanti et de Bhudroy. Elle voudrait devenir pharmacienne.



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*22–28 Août

Pierre et les Gentils




Sabbat apRèS-Midi


Lecture de la semaine: Actes 2:5–21; 10:1–8, 23–48;


Rom. 2:14–16; Actes 10:9–22; 11:1–10; 15:1–35.


S


Verset à mémoriser: «Pierre leur dit: repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le par- don de vos péchés; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera.» (Actes 2: 38-39, LSG).


ierre était le premier apôtre à proclamer le salut aux Gentils.      Il a continué à faire preuve de leadership dans l’église pour un certain nombre d’années après sa fondation, même après que


Paul est devenu le missionnaire des Gentils par excellence. Pierre et Paul aidèrent l’église à ses débuts et son leadership, la plupart Juifs, à comprendre l’universalité du Grand Mandat.


Pierre a travaillé pour promouvoir une église intégrée, unissant les Gentils convertis, qui ne connaissaient pas les points les plus précis de la culture juive et les Juifs convertis dont les coutumes avaient tendance à prendre un caractère d’absolus divins. Comme tous les mission- naires pionniers, Pierre devait faire la différence entre les lois divines immuables et les pratiques qui sont culturelles, relatives et sans grande importance dans la vie du croyant, qu’il soit Juif ou Gentil. Ainsi, c’était Pierre qui, au Concile de Jérusalem, déclara aux Gentils que Dieu « n’a fait aucune différence entre nous et eux, ayant purifié leurs cœurs par la foi » (Actes 15: 9), et qui aida à travailler sur les questions qui menaçaient l’unité de l’église primitive.



*Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 29 Août.




23 Août


Pierre à la Pentecôte


Les dernières paroles de Jésus avant Son ascension étaient de nature missionnaire: «vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre » (Actes 1: 8). Ici encore, nous voyons le mandat de propager l’Évangile dans le monde entier. Seulement 10 jours plus tard, cet appel a commencé à avoir son effet, avec Pierre jouant un rôle clé.


Lisez Actes 2:5–21. Comment cet événement montre l’intention de Dieu pour que l’Évangile soit propagé dans le monde entier et le rôle que les Juifs devaient avoir dans cette proclamation?






Le Grand Mandat a trouvé sa première réalisation au jour de la Pentecôte. L’effusion de l’Esprit Saint avait pour but l’évangélisation du monde. Cette première effusion de l’Esprit Saint a donné d’excellents résultats au jour de la Pentecôte. Ce n’était, cependant, qu’un avant- goût des plus grands résultats dans les années qui ont suivi.


Le sermon de Pierre contenait quelques points principaux qui restent pertinents encore aujourd’hui.


Premièrement, les prophéties et les promesses de l’Ancien Testament sont accomplies en Christ (Actes 2: 17-21) : la vérité révélée par les œuvres et les signes puissants qui accompagnent Son ministère ainsi que par Sa mort et Sa résurrection (v. 22-24).


Deuxièmement, Jésus a été exalté, placé à la droite de Dieu, et est maintenant le Christ (le Messie) et le Seigneur de tous (versets 33-36). En Lui, tous ceux qui se repentent et sont baptisés recevront le pardon de leurs péchés (v. 38, 39).


Ici, nous voyons Pierre, le disciple actif et vocal debout pour sa croy- ance en Jésus. Il a été appelé par Jésus pour être un leader fort dans les premiers jours de l’église. Bien que moins cosmopolite, moins efficace dans l’adaptation aux autres cultures et religions que ne l’était l’apôtre Paul (cf. Gal. 2: 11-14), Pierre a ouvert la voie à l’Évangile pour atteindre environ 15 nations quand il a prêché aux Juifs de la diaspora à Jérusalem. De cette façon, il a utilisé un pont très important pour apporter la Bonne Nouvelle au monde du Moyen-Orient en son temps.




24 Août


La conversion de Corneille: première partie


Lisez Actes 10:1–8,  23–48. Qu’est-ce que  l’histoire de ce Gentil  qui devint un disciple de Jésus nous apprend sur le salut et le témoignage?






La conversion de Corneille, un officier de l’armée romaine et un païen, a été appelé la Pentecôte des Gentils. C’est une histoire cruciale dans les Actes, celle qui traite de la question la plus controversée de l’église primitive – un Gentil peut-il être un chrétien sans devenir Juif en premier?


Le siège de l’armée romaine pour l’ensemble de la Judée, y compris Jérusalem, était Césarée. Corneille aurait été l’un des six centurions commandant les 600 soldats qui formaient la cohorte italienne basée là. Son nom indiquait sa descendance d’une famille militaire romaine illustre, de laquelle naquit un commandant qui avait vaincu Hannibal, un Général carthaginois qui fit des ravages contre Rome pendant des années. Plus important encore, Corneille était un homme craignant Dieu, qui aimait la communion spirituelle avec sa famille, priait régu- lièrement, et était généreux envers ceux qui étaient dans le besoin. Dieu entendit ses prières et envoya un ange avec un message spécial pour lui.


« Croyant en Dieu comme Créateur de la terre et du ciel, Corneille le révérait, reconnaissant son autorité et ne faisant rien sans lui demander de le conduire. Il lui était fidèle dans sa vie privée, comme dans ses devoirs officiels. Il avait élevé un autel à Dieu dans sa demeure, car il n’osait s’engager dans quelque entreprise ou assumer des responsabili- tés sans son aide. »- Ellen G. White, Conquérants pacifiques, p. 118.


Remarquez aussi ce qui est arrivé lorsque Corneille a finalement rencontré Pierre. Il s’inclina et se prosterna devant lui, un acte qui doit avoir consterné Pierre. Ainsi, ce que nous pouvons voir, c’est que ce Gentil, favorisé de Dieu, un homme pieux, avait encore beaucoup de vérité à apprendre, même au niveau le plus élémentaire; sans doute, cependant, il était sur le point de l’apprendre.




25 Août


La conversion de Corneille: deuxième partie


« Alors Pierre, ouvrant la bouche, dit: en vérité, je reconnais que Dieu ne fait point acception de personnes, mais qu’en toute nation celui qui le craint et qui pratique la justice lui est agréable. (Actes 10:34, 35, LSG). Bien que ces mots ne soient pas révolutionnaires pour nous, à l’époque, que ce discours vienne de la bouche de Pierre était un aveu étonnant. Nous devons nous rappeler qui Pierre était, d’où il venait, et les attitudes qu’il avait et avec lesquelles il luttait encore (voir Gal 2: 11-16). Sans doute, cependant, son expérience avec Corneille l’a aidé à voir encore plus clairement l’erreur de ses manières et à avoir une meilleure image de ce que Dieu avait l’intention de faire avec le message de l’Évangile.


Lisez Actes 10:33. Qu’est-ce que Corneille dit à Pierre qui montre qu’il comprenait, même en dépit de tant d’ignorance, que suivre le Seigneur signifie aussi, Lui obéir?






LisezActes 11:14. Qu’a-t-il dit qui nous montre la nécessité d’annoncer l’Évangile, même à un tel homme de Dieu qu’est Corneille?







Que dit Romains 2: 14-16 qui nous aide à comprendre ce qui se passait avec Corneille?





As Comme nous l’avons vu, Corneille était un païen qui «craignait Dieu » (Actes 10: 2), mais il avait encore beaucoup à apprendre (n’est-ce pas nous tous?). Néanmoins, son jeûne, sa prière et son aumône révèlent un cœur ouvert au Seigneur; et ainsi, quand le moment était venu, Dieu a miraculeusement travaillé dans sa vie.


Un point important à retenir dans ce compte rendu est de savoir com- ment, bien qu’un ange lui apparaisse, l’ange ne lui a pas prêché l’Évangile. Au lieu de cela, l’ange a ouvert la voie à Corneille pour répondre à Pierre, qui lui parla alors de Jésus (voir Actes 10: 34-44). Nous pouvons voir ici un exemple de la façon dont le Seigneur utilise les humains comme Ses messagers au monde.




26 Août


La vision de Pierre


Comme nous l’avons vu hier, lorsque Pierre prit contact avec Corneille, il eut un changement d’attitude concernant les Gentils que d’autres croyants juifs n’avaient pas encore compris, (Voir Actes 10:44, 45). Qu’est-ce qui a changé Pierre ?


Lisez Actes 10:9–22 et  11:1–10. Qu’est-ce que  ces passages disent à propos de combien retranchées étaient les mauvaises attitudes de Pierre qu’il fallait quelque chose comme telle pour lui ouvrir l’esprit?




Cornelius’s La conversion de Corneille et le rôle de Pierre dans l’œuvre évangélique étaient si importants pour la mission de l’église que Dieu communiqua d’une manière surnaturelle à la fois au mis- sionnaire et l’hôte missionnaire éventuel : alors qu’un ange a visité  Corneille, Pierre a reçu une vision.


En outre, Pierre resta à Joppé avec un corroyeur (Actes 9:43; 10: 6, 32), un détail que nous ne voulons pas manquer. Le corroyage et les corroyeurs étaient répugnés des Juifs, car ils manipulaient les corps morts et utilisaient leurs excréments dans leurs processus. Les cor- royeurs n’étaient pas autorisés à vivre en ville; notez que Simon était « près de la mer » (Actes 10: 6).


Le séjour de Pierre avec un corroyeur indiquait que déjà, avant sa vision, il a réalisé que certaines de ses attitudes précédentes étaient opposées à l’Évangile. Pierre, de même que la famille de Corneille avaient besoin de se débarrasser de certains bagages culturels. Toutes les personnes, représentées par « tous les quadrupèdes et les reptiles de la terre et les oiseaux du ciel» (LSG) dans la vision de Pierre, sont des enfants de Dieu.


L’appel de Pierre à témoigner auprès de Corneille impliquait que, bien que tous les gens soient acceptables par Dieu, ce ne sont pas toutes les religions qui sont acceptables. Corneille était déjà un homme


«religieux», comme presque tout le monde dans la société ancienne. En tant que soldat, il se serait familiarisé au culte de Mithra, et comme officier, il aurait pris part au culte de l’empereur. Mais cela n’était pas agréable à Dieu.


Il y a une leçon ici aujourd’hui pour ceux qui s’approchent des reli- gions non-chrétiennes, sur la base de l’égalité avec le Christianisme. Bien que parfois cela se fasse dans un esprit de rectitude politique,  une telle attitude conduit à une édulcoration des vérités bibliques de l’unicité chrétienne et sa finalité.




27 Août


Le décret de Jérusalem


Les premiers succès de la mission aux païens soulevèrent la ques- tion cruciale à l’église primitive quant à cequ’on devrait attendre des Gentils convertis, une croyance qui les greffe dans la foi (Rom. 11:17). Les tensions apparaissent toujours quand les gens d’autres religions et cultures rejoignent une communauté croyante établie. Dans ce cas, les chrétiens juifs, avec leur haute estime des exigences des lois et rituels de l’Ancien Testament, estimaient que les païens convertis devraient accepter et obéir à ces lois et rituels. L’objectif principal était la cir- concision, l’indication fondamentale de l’entrée dans la communauté juive pour les hommes, symbolisant le respect de toutes les exigences du judaïsme.


Les Gentils convertis au christianisme devraient-ils  nécessaire- ment subir la circoncision? Certains chrétiens juifs de Judée pensaient certainement ainsi et affirmaient leur conviction dans un langage théologique absolu: pour eux, c’était essentiel pour le salut.


Que s’est-il passé au concile de Jérusalem qui aida à régler cette importante question ? Actes 15: 1-35.






Bien que la question de la circoncision fût la principale raison du concile de Jérusalem, la discussion prit en compte une gamme de pratiques culturelles que l’Évangile n’exigeait pas de son converti.    Le décret du conseil (v. 23-29) a fourni une plate-forme commune où juifs et chrétiens Gentils pourraient coexister dans la communion. Les valeurs fondamentales juives furent respectées, mais les Gentils furent autorisés à ne pas se circoncire. La décision du concile était à la fois pratique et théologique. Elle a établi un modèle pour l’église de traiter les questions et les problèmes avant qu’ils ne deviennent trop fraction- nels. Les missionnaires expérimentés apprennent à identifier les prob- lèmes de la foi chrétienne basique et se concentrent sur eux plutôt que de s’enliser avec des choses qui ne sont pas essentielles à la foi.




28 Août


Approfondissement: Lisez Ellen G. White, «  Juifs et Gentils », dans Conquérants pacifiques, pp. 167- 177.



« L’apôtre raconta son étonnement lorsque, après avoir prêché la Parole divine à ceux qui étaient réunis dans la maison de Corneille,    il assista à l’effusion du Saint-Esprit sur les auditeurs, tant Juifs que Gentils. La même lumière, le même rayonnement resplendissait sur    le visage des Gentils incirconcis comme sur celui des Juifs circoncis. Dieu lui avait ainsi fait comprendre que l’on ne devait pas considérer l’un inférieur à l’autre, car le sang du Christ peut laver de toute souil- lure...


Le discours de l’apôtre disposa l’assemblée à écouter avec patience le récit que Paul et Barnabas firent de leur œuvre parmi les Gentils. »


— Ellen G. White, Conquérants pacifiques, pp. 171, 172.


Discussion:

Ê La vision de Pierre a été expliquée pour soutenir l’argument selon lequel les lois alimentaires de l’Ancien Testament ne sont plus valides, spécifiquement, pour justifier la consommation de la viande impure. Le sens de la vision était clairement expliqué par Pierre lui-même: «Dieu m’a appris à ne regarder aucun homme comme souillé et impur » (Actes 10:28). La vision n’était pas, par conséquent, sur l’alimentation, mais sur l’acceptation des autres humains comme enfants de Dieu, indépendamment de l’ethnie,  la nationalité, la profession, ou la religion. Pourquoi, cependant, les gens utilisent cela comme un argument en ce qui concerne le régime alimentaire? Qu’est-ce que cela devrait nous dire de comment nous devons faire attention quant à la façon dont nous interprétons l’Écriture?


Ë Restez sur Romains 2: 14-16. Comment devrions-nous en tant qu’église, nous rapporter à cette idée en termes de missions? C’est-à-dire, pourquoi devrions-nous prêcher à ceux qui ont la loi écrite dans le cœur ?



Ì Dans la leçon de jeudi, nous avons parlé du concile de Jérusalem comme un modèle pour l’Église d’aujourd’hui. Lisez les textes sur le concile (Actes 15: 1-35). Quels  sont certaines des choses spécifiques qui fournissent un modèle pour l’église aujourd’hui? Par exemple, regardez des choses telles que: (1) la déclaration personnelle sur le témoignage, (2) le rôle de l’évangile,


(3) le rôle des Écritures, (4) le rôle des missions, et (5) la façon dont ils ont fait références à chacune de ces choses lors du concile.



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Du désespoir à

l’espoir: première partie


par Chenghorn Thean, Cambodge



Chen vivait dans un camp de bidonvilles des personnes déplacées à Phnom Penh, au Cambodge.


Un jour, Chen passait devant une maison et entendit quelqu’un parler à un groupe de personnes. Curieuse, elle regarda à travers une fenêtre. Était-ce une église? Elle voulait étudier l’anglais, et elle avait entendu dire que les églises enseignaient souvent l’anglais. Elle attendit à l’extérieur jusqu’à la fin du programme. Un homme sortit et se présenta en tant que pasteur Hang.


«Je veux apprendre l’anglais », disait Chen. Le pasteur Hang lui dit qu’un cours d’anglais se tient à l’église de maison le mercredi après- midi.


Mercredi après-midi, Chen retourna pour le cours d’anglais. L’enseignant  commença le cours avec la prière, et à la fin du cours, il invita Chen de visiter l’église le jour du sabbat. Elle vint au culte, mais elle ne connaissait rien de Dieu et ne comprenait pas le sermon. Néanmoins, elle voulait retourner. Elle continua à suivre les cours d’anglais les mercredis. Deux semaines plus tard, le pasteur Hang invita Chen à un cours biblique le vendredi après-midi. Elle aimait apprendre davantage sur le Dieu des chrétiens et invita le pasteur Hang de venir chez elle pour lui enseigner.


Chen dit au pasteur qu’elle avait des problèmes conjugaux. Elle expliqua qu’elle et son mari n’étaient pas légalement mariés et sa belle- mère essayait de les séparer pour que son fils puisse épouser une fille chinoise. Le couple déménagea, mais sa belle-mère prit leurs deux petits enfants et refusa de permettre à Chen de les voir.


Et puis son mari commença à refuser de donner de son argent pour acheter de la nourriture. Le pasteur écouta avec sympathie la triste his- toire de Chen; puis il proposa une solution possible. Il avait remarqué que Chen avait un talent de vendre. Il l’invita à vendre des livres Adventistes du Septième Jour pour gagner un peu d’argent. Chen accepta d’essayer. Le pasteur continua à étudier la Bible avec elle et la conduisit à Jésus.


Il lui apprit à vendre les livres. Chen suivit ses instructions, mais elle n’était pas en mesure de vendre des livres. Les meilleurs endroits pour vendre des livres sont dans les restaurants tôt le matin et pendant les repas du soir. Mais c’était la saison des pluies, et Chen ne pouvait pas se rendre à ces restaurants facilement.


Lorsque les pluies ont cessé, Chen a prié, «Dieu, si tu es le vrai Dieu, si Tu veux que je te suive, veuille me montrer Ta puissance en m’aidant à vendre des livres ce soir. » Puis elle se fixa comme objectif de vendre trois ou quatre livres pour un dollar chacun.


À suivre …



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*29 Août – 4 Septembre


Philippe comme


Missionnaire



Sabbat apRèS-Midi


Lecture de la semaine: 2 Cor. 4:18, Actes 2:44–47,


4:34–37, 6:1–7, Actes 8, 21:7–10.


Q


Verset   à mémoriser:  «Mais vous recevrez   une puissance, le Saint Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre.» (Actes 1:8, LSG).


a mission mondiale était la principale préoccupation du Christ ressuscité pendant les 40 jours entre Sa crucifixion et Son ascen- sion. Le Nouveau Testament conserve au moins cinq de Ses


déclarations du Grand Mandat: Matthieu 28: 18-20, Marc 16:15, Luc 24: 47-49, Jean 20:21, Actes 1: 5-8. Ensemble, ils constituent la plus grande charge jamais donnée aux chrétiens. Parmi les ordres était une stratégie géographique pour la sensibilisation missionnaire, de sa base de Jérusalem en Judée, à Samarie, puis en fin de compte aux extrémi- tés de la terre. En effet, c’était un ordre qu’ils prirent au sérieux et se mirent à accomplir.


Cette stratégie géographique est importante dans l’œuvre mission- naire de l’évangéliste Philippe. Selon Actes 8, son travail étendait la mission à l’extérieur de Jérusalem dans l’expansion de cercles. C’est- à-dire, son œuvre a continué à s’étendre plus loin et plus loin au fur et à mesure que le temps progressait.


Qui était ce Philippe l’évangéliste? Qu’est-ce que la Parole de Dieu nous dit de lui et de l’œuvre qu’il a accomplie aux premiers jours de l’église? Enfin, quelles leçons pouvons-nous tirer pour nous-mêmes du récit inspiré de ce missionnaire pionnier?



* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 5 Septembre.




30 Août



Philippe l’évangéliste


« Parce que nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles; car les choses visibles sont passagères, et les invisibles sont éternelles. » (2 Cor. 4:18, LSG). Pensez à ce que Paul dit ici, d’autant plus que nous étudions cette semaine sur Philippe l’évangéliste, quelqu’un dont nous savons peu de choses, sauf pour les quelques références dans la Bible. Comme nous le verrons, bien sûr que Philippe a fait un bon travail, même si nous ne savons que peu de choses à propos de tout ce qu’il a accompli. Quelles personnes connaissez-vous qui ont fait de grandes choses pour Dieu, mais qui sont peu reconnues à la suite? Pourquoi est-il toujours important de maintenir le principe des paroles de Paul à l’esprit, surtout si nous faisons un travail qui n’engrange pas beau- coup d’éloges ou d’attention? Voir aussi 1 Cor. 4 :13.


Philip Philippe était un nom grec populaire qui signifie « qui aime le cheval. » Dans le Nouveau Testament, il y a quatre personnes appelées de ce nom. Deux avaient le nom supplémentaire « Hérode » et faisaient partie de la famille régnante d’Hérode, qui a exercé un règne générale- ment dur sur Israël à l’époque du Nouveau Testament. Les autres Philippe ont eu des rôles remarquables dans la mission.


Le premier, Philippe de Bethsaïda, était un disciple qui avait aidé à amener Nathanaël à Jésus (Jean 1: 43-46). Plus tard, il introdusit des Grecs à Jésus (Jean 12:20, 21).


Le deuxième Philippe fut nommé «l’évangéliste» dans Actes 21:    8 pour le distinguer de Philippe le disciple. Il a d’abord apparu dans l’église de Jérusalem comme un «serviteur de table » (Actes 6: 2-5) qui devint évangéliste et missionnaire (Actes 8:12). Son service mis- sionnaire, s’étendant sur vingt ans et complété par ses quatre filles   qui prophétisaient, est mentionné dans les Actes. Nous savons peu de choses de son passé. « C’est Philippe qui prêcha l’évangile aux Samaritains; c’est Philippe qui eut le courage de baptiser l’Eunuque éthiopien. Pendant un certain temps, l’histoire de ces deux travailleurs [Philippe et Paul] était étroitement liée. C’était la persécution violente de Saul le pharisien qui avait dispersé l’église à Jérusalem et détruit l’efficacité de l’organisation des sept diacres. La fuite de Jérusalem avait conduit Philippe à changer sa manière de travailler, et avait par  la suite eu pour résultat le même appel auquel Paul donna sa vie. De précieuses heures étaient celles que Paul et Philippe ont passées en présence de l’un et de l’autre; passionnants étaient les souvenirs qu’ils se rappelaient, des jours où la lumière qui brilla sur la face d’Etienne aux regards fixés au ciel quand il souffrit le martyre, rappelant dans leur gloire Saul le persécuteur, ce qui le jette, suppliant impuissam- ment, aux pieds de Jésus. » — Ellen G. White, Sketches From the Life of Paul, p. 204.




31 Août


Servir à la table


Lisez Actes 2:44–47, 4:34–37. Quel genre d’image sur l’église primi- tive est-il présenté ici?





Assurément, les choses allaient très bien parmi les premiers croyants pendant un certain temps. Bien sûr, tout le monde est tombé, et avant longtemps, certaines tensions ont commencé à augmenter.


Lisez Actes 6:1–7. Quels problèmes se levèrent, et comment l’église résolut-elle ces problèmes?





La croissance rapide de l’église de Jérusalem a apporté avec lui des tensions sociales. Philippe fut nommé à une équipe pour faire face à cela. Les convertis incluant les personnes économiquement défavori- sés et contestées dont la participation aux repas communs quotidiens accrut une demande plus exigeante auprès des dirigeants d’église. Des murmures à propos de la répartition inéquitable de la nourriture aux veuves de langue grecque émergèrent. C’était particulièrement sensible en raison des rappels par les prophètes hébreux à ne pas négliger les veuves et les orphelins.


Pour résoudre ce grave problème, les 12 apôtres réunirent les croyants et proposèrent la nomination de sept hommes, remplis de l’Esprit Saint et de sagesse, qui allaient littéralement « deaconize (diaconiser) [calqué du grec ‘servir’] aux tables » de sorte que les 12 puissent « diaconiser la Parole » (voir Actes 6: 3, 4). Tous les sept avaient des noms grecs, indiquant peut-être un équilibre entre les services d’aide sociale pour les veuves de langue grecque négligées. Parmi eux se trouvait Philippe, la première fois que ce Philippe est mentionné dans la Bible.


Les apôtres ont fait valoir qu’un leadership supplémentaire était nécessaire afin qu’ils ne soient pas surchargés par l’administration des ressources nécessaires à la vie commune.


Ils soulignèrent que leur appel était de se consacrer à la Parole de


Dieu et à la prière.




1er Septembre



Philippe à Samarie


Saul, un futur apôtre et missionnaire, fait sa première apparition dans la Bible à la lapidation du diacre Etienne, le premier martyr chrétien. Cette vague de persécution, cependant, contribua seulement à renforcer la propagation de l’Évangile.


Lisez Actes 8:1–6. Quel fut le résultat de la persécution de l’église à Jérusalem?




Samarie était la première étape  de la propagation géographique du christianisme. Les Samaritains se considéraient descendants des Israélites laissés lorsque l’Assyrie a amené la plupart des Israélites en exil en 722 av. J.C. Les Juifs, cependant, considéraient les Samaritains comme descendant des étrangers que les Assyriens avaient fait ins- taller de force en Israël. Les relations Judéo-Samaritaines de l’ère du Nouveau Testament ont été marquées par des tensions et des flambées de violence. Cependant, comme nous l’avons vu plus tôt, Jésus avait déjà ouvert la voie pour le travail missionnaire quand Il traitait avec   la femme au puits, qui, à son tour, commença à « évangéliser » son propre peuple.


L’appel de Philippe à servir aux tables est devenu alors celui d’un évangéliste missionnaire auprès des Samaritains. En tant que réfugié fuyant les persécutions religieuses à Jérusalem, il ne perdit pas son temps. Il proclama que le Messie, que les Juifs et les Samaritains atten- daient tous, était venu (Actes 8: 5, 12).


Lisez Actes 8:6–15. Quel était le succès du ministère de Philippe à Samarie?






Philippe a été puissamment utilisé par le Seigneur en ce début du champ missionnaire à l’étranger. La déclaration de la femme au puits, que «les Juifs n’ont pas de relations avec les Samaritains » (John 4: 9, LSG) était devenue un fait du passé.




2 Septembre



Philippe et l’Éthiopien


Selon Actes 8: 26-39, le prochain contact de Philippe était avec l’administrateur de la trésorerie éthiopienne, abordant une autre étape de mission «aux extrémités de la terre» (Actes 1: 8, LSG). Philippe était le lien de la mission entre Samarie et la bande de Gaza. De Samarie, au nord de Jérusalem, Philippe fut appelé à Gaza, qui est au sud de la ville. Son travail dans le nord à porté sur un groupe; ici il s’est concentré sur une seule personne. À Samarie, Philippe pourrait annon- cer Christ seulement à partir des cinq livres de Moïse, car c’était tout ce que les Samaritains acceptaient; ici, il pourrait également utiliser le livre d’Esaïe, probablement en traduction grecque.


Lisez Actes 8:26–39. En le faisant, répondez aux questions suivantes: quels sont les  textes d’Ésaïe (Ésaïe 53) que l’Éthiopien lisait, et pourquoi auraient-ils donné à Philippe l’occasion idéale de l’évangéliser?





Contrairement à l’œuvre de  Philippe à Samarie, où il  a fait des miracles (Actes 8: 6), tout ce qu’il a fait avec l’Éthiopien était l’étude biblique. Quel point pouvons-nous tirer de cela pour nous- mêmes quand nous témoignons auprès des autres?





L’Esprit du Seigneur appela Philippe loin aussitôt qu’il finit d’expliquer la «Bonne Nouvelle au sujet de Jésus » et avait baptisé l’Éthiopien. Philippe n’avait pas eu la possibilité de transmettre ses croyances et enseignements à son nouveau converti. L’Éthiopien était laissé pour embrasser la foi chrétienne dans le contexte de sa culture africaine, guidé par l’Ancien Testament et l’Esprit de Dieu, qui avait déjà travaillé en lui, car il était déjà un adorateur du Seigneur et un croyant en Sa Parole.




3 Septembre


Philippe comme évangéliste, père, et hôte


Philippe, a été clairement oint pour faire l’œuvre du Seigneur. Les commentateurs sont divisés sur la portée de l’expression « l’Esprit    du Seigneur enleva Philippe » (Actes 8:39), à savoir, s’il était tout simplement dit d’aller à Azot (v. 40) ou s’il était miraculeusement enlevé. Quoi qu’il en soit, le point crucial pour nous est que Philippe était un homme utilisé par l’Esprit Saint; et ainsi, Dieu était en mesure d’utiliser l’homme pour faire un excellent travail pour Lui.


Lisez Actes 8:40. Qu’est-ce que cela nous apprend sur Philippe qui nous aide à comprendre pourquoi il était nommé « évangéliste »?




Lisez Actes 21:7–10. Que pouvons-nous apprendre davantage sur Philippe à partir de ces quelques versets?





A ce stade de l’histoire, nous apprenons que Philippe était un père de famille avec quatre filles célibataires. L’appel de Philippe  du diaconat à l’évangélisation l’a impliqué dans un grand voyage. Nous savons au sujet du voyage de Jérusalem à Samarie, puis à Gaza, suivi de « toutes les villes » côtières sur 50 miles (80 km) entre Azot et Césarée. Il y aurait probablement des voyages non rapportés. Comme tous les missionnaires pionniers, il aurait été harcelé, menacé, et soumis à des « hauts et des bas » qu’entraînent de tels engagements. Pourtant, il a réussi sa famille dans la mesure où quatre filles ont été jugées par le Saint-Esprit aptes à recevoir le don de prophétie. Cela témoigne de la bonne parentalité et de la vraie piété dans cette famille missionnaire chrétienne et pionnière. Le texte révèle que l’apôtre Paul est resté avec Philippe « quelques jours » (v. 10). Vingt-cinq ans plus tôt, Paul, alors nommé Saul, avait été un persécuteur agressif et féroce des chrétiens (Actes 9: 1, 2). Sa persécu-


tion des croyants de Jérusalem força Philippe à fuir vers


Samarie (Actes 8: 1-5). Maintenant, des années plus tard, le per- sécuteur et le persécuté se rencontrent dans la maison de Philippe, qui accueille Paul. Quelle réunion intéressante des frères et collaborateurs avec Christ dans la grande cause de porter l’Évangile au monde non-juif!




4 Septembre


Approfondissement: Ellen G. White, , «L’Évangile en Samarie »


Conquérants pacifiques, pp. 91-98.



« Lorsqu’ils furent dispersés par la persécution, ils partirent, rem- plis de zèle missionnaire, se rendant compte de l’importance de leur tâche. Ils savaient qu’ils possédaient le pain de vie nécessaire à un monde affamé de vérité, et l’amour du Christ les contraignait de rom- pre ce pain à tous ceux qui en avaient besoin. » — Ellen G. White, Conquérants pacifiques, p. 93.


« C’est pourquoi, lorsque les disciples furent chassés de Jérusalem, quelques-uns d’entre eux trouvèrent en Samarie un lieu de refuge sûr. Les Samaritains accueillaient ces messagers de l’Évangile avec  joie, et les Juifs convertis récoltaient une précieuse moisson parmi ceux qui avaient été autrefois leurs pires ennemis. » — Ellen G. White, Conquérants pacifiques, p. 94.


.


Discussion:

Ê Comme nous l’avons vu, l’Évangile fait tomber les barrières entre les peuples. Au moins, c’est l’idéal; la réalité a parfois été radicalement différente. Qu’y a-t-il à propos des êtres humains, même parmi les chrétiens – ceux qui comprennent que nous som- mes tous les mêmes devant Dieu, qui comprennent que la Croix est le grand égalisateur – que nous permettons à la culture, à la vie sociale, et autres obstacles de nous diviser comme ils le font encore ? Comment l’Église Adventiste du Septième Jour, qui est si universelle, décourage ces préjugés?


Ë Comme nous l’avons vu, la persécution de l’église primitive à obligé les croyants à fuir, et par conséquent, l’évangile a commencé à se répandre d’une façon qu’il n’aurait été sans la persécution. Bien que Dieu ait pu transformer le mal en bien à travers cela, nous devons nous rappeler que la persécution religieuse n’est jamais bonne, jamais juste, jamais justifiée. Quelle devrait être notre attitude envers ceux qui sont confrontés à la persécution religieuse, même si nous ne sommes pas d’accord avec leurs croy- ances religieuses? (voir Luc 6:31).



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Du désespoir à


l’espoir: deuxième partie


par Chenghorn Thean, Cambodge



Cette nuit-là, Chen vendit cinq livres pour cinq dollars chacun. Elle était convaincue que Dieu est le vrai Dieu. Mais un mois plus tard, son mari lui dit de cesser de vendre des livres. « Ton travail me met dans la honte », dit-il.


Le mari de Chen exigea qu’elle cesse de croire en Jésus et de vendre des livres. « Je ne peux pas le faire», lui dit-elle. « Je crois en Jésus ; j’ai vu Sa puissance au travail. Et je vends des livres pour me nourrir parce que tu refuses de me donner de l’argent ».


« Si tu refuses de renoncer à cette absurdité, je vais te laisser », dit-il. Mais Chen refusa de renoncer à sa foi nouvelle. Quand elle fut baptisée quelques mois plus tard, son mari la quitta pour aller vivre avec sa mère et ses fils.


Depuis plusieurs années, Chen essaya de rendre visite à ses fils, mais elle ne fut pas autorisée à les voir. Bien que sa vie soit difficile, Chen n’a pas laissé ses problèmes personnels la décourager. Elle continue de vendre la littérature biblique pour se soutenir et inviter les gens à l’église quand ils montrent un intérêt pour les livres qu’elle vend. Quand les gens sont trop pauvres pour acheter un livre, elle les invite à venir à l’église pour rencontrer Dieu. Elle partage son témoignage avec eux et témoigne que Dieu est fidèle à ceux qui se confient en Lui.


Une femme qui payait Chen pour qu’elle lui fasse de la manucure   lui demanda pourquoi elle était devenue chrétienne. Chen sourit et dit   à la femme que Dieu est un Dieu aimant et puissant, et il répond à ses prières. Comme les deux femmes se parlaient devant le domicile de la femme, la femme se rendit compte que l’une de ses précieuses boucles d’oreilles manquait. « Nous devons la trouver! » Dit la femme, en recherchant fébrilement dans la saleté pour les bijoux disparus. « J’ai hérité cela de ma mère. Je dois la trouver. »


Les deux femmes fouillèrent ensemble pour la boucle d’oreille. Chen savait que si elles ne trouvaient pas la boucle d’oreille, la femme pour- rait accuser Chen et l’église. La boucle d’oreille fut trouvée. La femme fut tellement impressionnée du fait que le Dieu de Chen ait pu l’aider   à trouver sa boucle d’oreille qu’elle demanda à Chen de l’emmener à l’église le sabbat.


Chen fut très malheureuse quand son mari lui avait dit qu’il ne la voulait plus pour femme. Mais elle mit sa confiance en Dieu ; et, récem- ment, elle a rencontré un pionnier de Mission globale, et les deux plani- fient de se marier. « Oui, Dieu a pourvu à tous mes besoins», dit-elle


avec un doux sourire.




Chenghorn Thean est une représentante évangéliste de  premier rang qui conduit de nombreuses personnes à Jésus à Phnom Penh au Cambodge.




P


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* 5–11 Septembre


Paul: son passé et son appel





Sabbat apRèS-Midi


Lecture de la semaine: Actes 9:1; Phil. 3:6, 8; 1 Cor. 15:9,


10; Actes 9:1–22; 26:16–18; Gal. 2:1–17.


L


Verset à mémoriser : « Mais le Seigneur lui dit: Va, car cet homme est un instrument que j’ai choisi, pour porter mon nom devant les nations, devant les rois, et devant les fils d’Israël; et je lui montrerai tout ce qu’il doit souffrir pour mon nom. » (Actes 9:15, 16, LSG).


’une des figures les plus centrales dans le Nouveau Testament est Paul, à l’origine, c’était Saul de Tarse. Paul était à l’Église chrétienne primitive ce que Moïse était aux enfants d’Israël. La différence est


que tandis que Moïse a amené le peuple de Dieu hors des païens afin qu’Israël soit capable de faire la volonté de Dieu, Paul a apporté la Parole de Dieu, d’Israël aux païens, afin que les païens puissent faire la même chose, c’est-à-dire, faire la volonté de Dieu.


On en sait plus sur  Paul que tout autre  chrétien du premier siècle.  Il est surtout connu pour ses énormes et importantes contributions à l’évangélisation chrétienne pendant les deux derniers millénaires. Ses visites et activités missionnaires auprès des nations aux alentours de la Méditerranée reste un puissant exemple pour les missions chrétiennes dans les générations à venir.


Paul est qualifié de lever les absolus bibliques de leur culture juive, où les lois civiles, rituelles et morales étaient tellement intégrées dans le tissu de la vie juive qu’il n’y avait guère de distinction entre la coutume juive et ce qu’ils pensaient être un message éternel de Dieu aux nations.


Cette semaine, nous allons avoir un premier regard sur quelqu’un  qui, à part Jésus Lui-même, est dit par plusieurs, être le personnage le plus important dans le Nouveau Testament.


*Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 12 Septembre




6 Septembre


Saul de Tarse


Saul est né à Tarse, une ville importante sur la route du commerce entre la Syrie et l’Asie occidentale (Actes 22: 3). Tarse était un centre multiculturel, ville industrielle et centre important de l’éducation. C’était aussi une maison de passage du plus célèbre orateur et sénateur de Rome, Cicéron.


Les parents de Saul étaient des Juifs de la Diaspora (Juifs qui ne résidaient pas sur le territoire d’Israël) de la tribu de Benjamin. Son nom de naissance était Saul (en hébreu sha’ul, « demandé pour [de Dieu] ») – après avoir commencé sa mission auprès des Gentils (Actes 13: 9), il a pris le nom de Paul (latin Paulus , nom d’une illustre famille romaine) . En outre, depuis qu’il était pharisien, Paul a probablement eu une épouse, bien que nous ne sachions rien à son sujet. En fait, nous ne savons pas grand chose sur sa famille du tout, mais une sœur et un neveu sont mentionnés (Actes 23:16). Paul était aussi un citoyen romain (Actes 22: 25-28).


Saul a probablement été instruit à l’école de la synagogue à Tarse jusqu’à 12 ans, avant de continuer ses études rabbiniques à Jérusalem avec le célèbre Rabbin (ce titre honorifique signifiait « notre rabbi ») Gamaliel (Actes 22: 3). Comme la plupart des hommes juifs, il a appris un métier, dans son cas, la fabrication de tentes (Actes 18: 3).


Comme déjà indiqué, Paul était un pharisien (Phil 3: 5). Les Pharisiens (ce qui signifie «ceux qui sont séparés») étaient connus pour leur insistance pour que toutes les lois de Dieu, à la fois celles écrites dans les livres de Moïse, ainsi que celles transmises verbale- ment par des générations de scribes, s’imposent à tous les Juifs. Leur patriotisme et obéissance stricte et détaillée aux lois juives pourraient les faire paraître aux yeux de leurs coreligionnaires comme hypocrites et critiques. Paul, cependant, n’a pas caché le fait que lui et son père étaient pharisiens (Actes 23: 6).


Le passé pharisaïque de Paul était un élément important dans le succès de son œuvre missionnaire aussi bien auprès des Juifs que des Gentils. Ceci l’équipait d’une connaissance détaillée de l’Ancien Testament, les seules Écritures disponibles pour les premiers chrétiens. Ce passé lui a également mis au courant des compléments rabbiniques et extensions des lois de l’Ancien Testament. Il était donc l’apôtre le plus qualifié pour discerner entre les lois intemporelles, les absolus divins basés sur les Écritures d’une part, et d’autre part les ajouts de la culture juive ultérieure, qui n’étaient pas contraignants, et qui pourraient donc être ignorés par les Gentils devenus disciples de Jésus. Comme nous l’avons vu, cette question deviendrait un élément très important dans la vie de l’église primitive. Aujourd’hui encore, le rôle de la culture à l’église crée des circonstances que l’église devra examiner.




7 Septembre


Paul, l’homme


Les traits de personnalité sont des réponses typiques d’un individu aux circonstances environnantes, domestiques, culturelles ou éduca- tives. Le caractère est la combinaison de traits, qualités et capacités qui composent le genre de personne qu’est un individu.


Lisez Actes 9:1; Philippiens 3: 6, 8; 1 Corinthiens 15: 9, 10; 1 Timothée

1:16; Galates 1:14; et 2 Corinthiens 11: 23-33. Qu’est-ce que ces textes nous renseignent sur le caractère et la personnalité de Paul?





Paul Paul était clairement un homme de grande conviction et de zèle. Avant son expérience de nouvelle naissance, il utilisait son zèle pour persécuter l’église primitive. Il a appuyé la lapidation d’Etienne (Actes 7:58), a pris l’initiative d’emprisonner les chrétiens, hommes et femmes (Actes 8: 3), il fit des menaces meurtrières contre les disciples (Actes 9: 1) et organisa un raid sur les chrétiens dans un pays étranger (Actes 9: 2, Gal.1:13).


Dans le même temps, aussi, nous pouvons voir comment son zèle   et sa ferveur devaient être utilisés pour le bien, quand il consacra sa vie à la prédication de l’évangile, malgré les difficultés incroyables et les défis. Seul un homme entièrement dédié à ce qu’il crut aurait fait comme il fit. Et s’il a perdu toutes choses pour Christ, il les a comp- tées comme « déchets », mot du grec, signifiant quelque chose qui est inutile, comme des ordures. Paul a compris ce qui était important dans la vie et ce qui ne l’était pas.


Paul était aussi un homme humble. Sans doute, dû en partie à la cul- pabilité de son ancienne persécution des chrétiens, qu’il considérait lui- même comme indignes de sa vocation. Et aussi, en tant que quelqu’un qui prêchait la justice de Christ comme notre seul espoir de salut, il savait combien de fois il était pécheur, tout le contraire d’un Dieu saint, et cette connaissance était plus que suffisante pour le garder humble, ayant tout abandonné à Dieu, et reconnaissant.


« Un rayon de la gloire de Dieu, une lueur de la pureté de Jésus-  Christ pénétrant notre âme, en fait douloureusement et nettement ressortir chaque tache. Il met en évidence la difformité et les défauts du caractère humain, les désirs non sanctifiés, l’incrédulité du cœur, l’impureté des lèvres » —Ellen G. White, Le meilleur chemin, pp. 26, 27.




8 Septembre


De Saul à Paul


Lisez Actes 9: 1-22, l’histoire de la conversion de Paul. Comment cette expérience fut liée à sa vocation missionnaire? Voir également 26: 16-18.





Right Dès le début, il était clair que le Seigneur avait le dessein d’utiliser Paul pour atteindre aussi bien les Juifs que les Gentils. Aucun autre événement dans la préparation de Paul comme missionnaire et théologien ne peut être comparé en importance à sa conversion; en effet, souvent dans son témoignage, il parle de cette expérience.


«Mais lève-toi, et tiens-toi sur tes pieds; car je te suis apparu pour t’établir ministre et témoin des choses que tu as vues et de celles pour lesquelles je t’apparaîtrai. » (Actes 26:16,  LSG). Paul ne pouvait pas prêcher ou enseigner ce qu’il ne savait pas. Non, au contraire, il prêcherait et enseignerait à partir de sa propre expérience, et avec la connaissance du Seigneur, toujours en harmonie avec la Parole de Dieu (cf. Rm 1: 1, 2).


Lisez Actes 26:18. Quel serait le résultat de l’œuvre de Paul?





Nous pouvons y voir cinq résultats du travail missionnaire authen- tique:


  1. Ouvrez les yeux des gens. Faites de Dieu et de Jésus des personnes réelles, présentes, actives et attrayantes.

  1.  Passez des ténèbres à la lumière, de l’ignorance à la connaissance

– un thème central de l’Évangile. (Voir Luc 1:78, 79.)


  1.  Passez de la puissance de Satan à Dieu.

  1.  Recevez le pardon des péchés. Le problème du péché a une solu- tion. C’est le message de base des chrétiens, vivifiant et guérissant.

  1. Recevoir une place parmi les sanctifiés; c’est-à-dire, l’appartenance à l’Église de Dieu, indépendamment de l’origine ethnique, du sexe, ou de la nationalité.



9 Septembre


Paul dans le champ missionnaire


«Depuis Jérusalem et les pays voisins jusqu’en Illyrie, j’ai abondamment répandu l’Évangile de Christ » (Rom. 15:19, LSG). Quel élément crucial pour tout type de travail missionnaire pou- vons-nous trouver dans ce texte? Voir aussi 1 Cor. 1 :23, 2: 2, Gal.

6 :14, Phil. 1: 15-18.





Une chose est certaine à propos de tout l’effort missionnaire de Paul: peu importe où il est allé, la prédication du Christ et Christ crucifié était au centre de son message. En le faisant, il était fidèle à l’appel que Christ lui a donné en premier, qu’il devrait prêcher au sujet de Jésus. Le message pour les missions d’aujourd’hui est évident: tout ce que nous prêchons et enseignons (et en tant qu’Adventistes du Septième Jour, nous avons reçu beaucoup qui doit être partagé avec le monde), nous devons garder Christ et Christ crucifié devant et au centre de toute notre sensibilisation et le travail missionnaire.


Paul, cependant, n’a pas prêché Jésus comme une sorte de vérité objective, et puis, aller son petit bonhomme de chemin. Au centre de son œuvre était la création des églises, pour commencer les communau- tés chrétiennes région par région tout au long de sa part du monde où il pouvait. Dans le vrai sens, son travail était «la plantation d’églises.»


Il y a un autre élément aussi important dans l’œuvre missionnaire de Paul.


Lisez Colossiens 1:28. A quoi les dires de Paul se réfèrent-ils? C’est-à- dire, est-ce l’évangélisation ou le discipulat?





Si on lit plusieurs épîtres de Paul, il est clair qu’ils ne sont souvent pas à caractère évangélique, du moins dans le sens où nous utilisons  ce terme, celui d’aller vers les non-croyants. Au contraire, beaucoup de lettres ont été écrites aux communautés religieuses établies. En d’autres termes, les efforts missionnaires de Paul incluaient le travail pastoral, l’édification, et la création des églises.


Donc, nous pouvons voir au moins trois éléments centraux de l’activité missionnaire de Paul: annoncer Jésus, implanter les églises, et nourrir spirituellement les églises établies.





92




10 Septembre



Mission et multiculturalisme


«Multiculturalisme» est un terme récent. Son premier imprimé en anglais « multiculturalism » apparait dans les années 1960, selon le Oxford English Dictionary. Pour beaucoup de peuples anciens, il y avait seulement deux catégories d’humanité – nous et eux, notre tribu et non notre tribu. Pour les Grecs, tous les non-Grecs étaient «barbares». Pour les Juifs, tous les non-Juifs étaient «Gentils».


Comme nous l’avons déjà vu, le succès de la mission auprès des Gentils a forcé l’Église naissante et ses dirigeants à faire face à la frac- ture Juifs / Gentils. La question au fond était si un Gentil peut devenir un chrétien sans d’abord devenir un Juif.


Lisez Galates 2: 1-17. Qu’est-ce qui est arrivé ici et comment ce récit illustre-t-il, à sa manière, le défi du «multiculturalisme» dans l’évangélisation et la mission?




«Plus tard, quand Pierre vint à Antioche, il gagna la confiance de plusieurs frères par son attitude prudente à l’égard des Gentils conver- tis. Pendant un certain temps, il se conforma à la lumière qu’il avait reçue du ciel : il surmonta ses préjugés qui tendaient à l’empêcher de s’asseoir à table avec des Gentils convertis. Mais quand certains Juifs, encore attachés à la loi cérémonielle, revinrent de Jérusalem, Pierre changea inconsidérément son attitude envers les convertis du pagan- isme. Une (sic.) certain nombre de Juifs “usèrent aussi de dissimula- tion, en sorte que Barnabas même fut entraîné par leur hypocrisie ”. Cette inconséquence de la part de ceux qui avaient été aimés et respec- tés comme chefs produisit une douloureuse impression sur l’esprit des chrétiens de la Gentilité. L’Église était menacée de division. » — Ellen


  1. White, Conquérants pacifiques, p. 175.

Paul fit face à la question avec  Pierre et prit une position ferme pour ce qui aujourd’hui pourrait être appelé une église multiculturelle. Ses Gentils convertis n’étaient pas dans l’obligation de devenir Juif avant d’être chrétien. Le passé complexe de Paul comme un dévot Pharisien, élève du Rabbin Gamaliel, citoyen romain, fondamentaliste fanatique et persécuteur, et enfin converti et apôtre de Jésus Christ, le qualifie éminemment pour distinguer les choses intemporelles en tant qu’absolus divins immuables d’une part, et leurs véhicules culturelles et religieuses temporaires d’autre part.




11 Septembre


Approfondissement:  « Je me suis fait tout à   tous, afin d’en sauver de toute manière quelques-uns. Je fais tout à cause de l’Évangile, afin d’y avoir part » (1 Cor. 9:22, 23, LSG).



Lisez 1 Corinthiens 9: 19-23. La missiologie moderne applique le terme de « contextualisation » aux méthodes missionnaires de Paul indiquées ici. La contextualisation est définie comme « des tentatives de communiquer l’Évangile en paroles et en actes et d’établir l’église d’une façon sensée pour les gens dans leur contexte culturel local, présentant le christianisme de telle manière qu’il rencontre les besoins les plus profonds des gens et pénètre leur vision du monde, donc    leur permettant de suivre Christ et de rester dans leur propre culture


» — Darrell L. Whiteman, “Contextualization:The Theory, the Gap, the Challenge,” International Bulletin of Missionary Research, vol. 21 (January, 1997), p. 2.


« Les Juifs convertis, qui vivaient à l’ombre du temple, se complai- saient naturellement dans le souvenir des privilèges spéciaux dont leur nation avait été dotée. Lorsqu’ils virent l’Église chrétienne s’éloigner des cérémonies et des traditions du judaïsme, et comprirent que le car- actère sacré dont les coutumes juives avaient été investies serait bientôt perdu de vue à la lumière de la nouvelle foi, certains s’indignèrent con- tre Paul, en grande partie responsable de ce changement. Les disciples même n’étaient pas tous prêts à accepter avec empressement la décision de l’assemblée. Ceux qui étaient plus particulièrement zélés pour la loi cérémonielle jugeaient défavorablement l’apôtre Paul ; ils trouvaient que ses principes à l’égard des obligations de cette loi se relâchaient. »


Discussion:


i  n sHi  diSsetotiorre y


Des sermons volés : première partie

par Gamini Mendis



Je voulais convoquer une réunion de tous les membres du clergé dans ma ville au Sri Lanka. Je pensais que nous avions besoin de prière et de commu- nion fraternelle. J’examinai la liste pour être sûr que je n’avais oublié aucun pasteur. Je savais que certains membres du clergé ne seraient pas heureux que j’invitasse un pasteur Adventiste du Septième Jour, car ils pensaient que les Adventistes du Septième Jour font partie d’un autre culte, mais je voulais inclure tous les ministres.


Je n’avais pas rencontré plusieurs membres du clergé avant, et c’était une bonne occasion de parler avec eux. J’ai été particulièrement intéressé d’apprendre plus sur l’Église Adventiste du Septième Jour. Lorsque le pas- teur adventiste m’a dit que son église adorait le samedi au lieu du dimanche, je fus surpris. Mais mon intérêt était pour une raison purement égoïste.     Je décidai de visiter l’Église Adventiste du Septième Jour, le samedi et d’écouter les sermons du pasteur. Puis je pouvais utiliser son matériel pour m’aider à prêcher un sermon le dimanche. Cela m’épargnait beaucoup de travail !


Le samedi suivant, je visitai l’Église Adventiste du Septième Jour.  Je fus chaleureusement accueilli par le pasteur et sa congrégation. J’écoutai attentivement le sermon et pris des notes précises. Le lendemain, je prêchai le même sermon que j’avais entendu avec seulement quelques changements mineurs. “Cela me rend la vie tellement plus facile”, pensais-je. Le samedi suivant, je me rendis encore à l’Église Adventiste du Septième Jour et pris notes du sermon. J’utilisai ces notes pour prêcher dans ma congrégation le dimanche. La semaine suivante, c’était la même chose. Samedi soir, j’allais au lit souriant à mon idée brillante de m’épargner du travail.


Pendant la nuit, je me réveillai sentant une forte douleur soudaine à mon épaule. Je me levai et allumai la lumière. J’avais été mordu par un serpent. Ma femme et moi cherchions frénétiquement le serpent dans notre chambre, mais en vain. Ma femme m’emmena à l’hôpital, mais on ne pouvait pas dire aux médecins le type de serpent, à tel point qu’ils ne purent me donner un traitement antivenimeux adéquat. Je perdis conscience, et le médecin pensa que j’étais mort.


Je fus emmené à la morgue, et mon frère apporta un cercueil. Ma famille et mes amis commencèrent à pleurer. Après un certain temps, quelqu’un me toucha. Peut-être qu’ils sentaient la chaleur là où la peau aurait dû être froid, mais ils vérifièrent et trouvèrent que j’avais encore un pouls faible. Avec une lueur d’espoir, ils me précipitèrent dans l’unité de soins intensifs de l’hôpital.


À suivre …




PPrroodduuictepdabrylethCeoGmeitnéedrael lCaoCnofenrfeénrecnecOe fGficéenéorfaAledpveonutrislta MMisissisoionn.  Adventiste.


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* 12–18 Septembre


Paul: sa mission et son


message



Sabbat apRèS-Midi


Lecture de la semaine: 1 Cor. 1:22–24, 1 Tim. 6:12,


2 Tim. 4:7, 1 Cor. 15:12–22, Actes 15:38–41.


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Verset à mémoriser: «  Frères, je ne pense pas  l’avoir saisi; mais je fais une chose: oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus Christ. » (Phil. 3:13, 14, LSG).


inspirant des messages prophétiques de l’Ancien Testament, de l’histoire juive, et de la vie et enseignements de Jésus, Paul développa le concept chrétien de l’histoire du salut, le tout


centré sur la vie, la mort et la résurrection de Christ. En raison de son passé culturel dans le judaïsme et dans la société gréco-romaine, Paul possédait des idées suffisantes qui lui permettaient de tirer l’Évangile de la complexité de la vie civile des Hébreux, du rituel et des pratiques morales de la vie juive, et de le rendre plus accessible à un monde multiculturel.


Les 13 lettres de Paul aux croyants appliquent la foi à leur vie quotidienne. Paul y traite des sujets doctrinaux et leurs pratiques. Il a conseillé, encouragé, et averti sur les questions du christianisme, les relations et la vie personnelle de l’église. Néanmoins, le thème princi- pal tout au long de ses lettres était «Jésus Christ, et Jésus Christ crucifié


» (1 Cor 2: 2).


Paul n’était pas seulement un homme de lettres. Il  était aussi connu en tant que missionnaire apostolique par excellence, témoin de l’Évangile en Syrie, en Italie, peut-être même en Espagne.


En une décennie, Paul a établi des églises dans quatre provinces de l’empire romain.


Cette semaine, nous allons porter un regard sur Paul – à la fois sur sa


mission et son message.



* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 19 Septembre.




13 Septembre



Grecs et Juifs


Lisez 1 Corinthiens 1: 22-24. Comment ces versets nous aident à com- prendre les différentes façons dont les peuples se rapportent à la vérité? Que pouvons-nous apprendre ici qui peut nous aider dans notre témoignage à divers groupes de personnes?






Dans l’exode de la sortie de l’esclavage égyptien, Dieu a opéré des signes remarquables de soin providentiel pour Israël. Plus tard, les générations de Juifs ont développé l’espoir que tout nouveau messager envoyé de Dieu doit se faire connaître par des signes, des prodiges et des miracles.


En revanche, en rapport avec leur philosophie et leur patrimoine sci- entifique, les Grecs cherchaient une base rationnelle pour la croyance, qui satisferait les exigences de sagesse de l’homme.


Paul n’a pas rejeté l’héritage culturel et spirituel de ses peuples cibles, mais il l’utilisa comme un point d’entrée pour annoncer le Christ crucifié. Ceux qui désiraient les signes les ont trouvés dans la vie et    le ministère de Jésus et dans l’église primitive. Ceux qui manquaient d’élégance logique et de rationalité l’ont trouvé dans les arguments de Paul pour le message de l’Évangile. Les deux types de personnes avaient finalement un seul besoin, celui de connaître Christ ressuscité et «la puissance de Sa résurrection » (Phil. 3:10). Comment Paul les   a amenés à cette connaissance dépendait des gens auprès de qui il témoignait.


Lorsque Paul prêchait aux auditeurs juifs, il fondait ses sermons sur l’histoire d’Israël, reliant Christ à David, et en insistant sur les prophé- ties de l’Ancien Testament pointant vers


Christ et annonçant Sa crucifixion et Sa résurrection (Actes 13: 16-41). C’est-à-dire, il a commencé avec ce qui leur était familier, avec ce qu’ils vénéraient et croyaient, et de ce point de départ, il a cherché à les amener à Christ.


Pour les Gentils, le message de Paul inclut Dieu comme Créateur, Défenseur, et Juge; l’entrée du péché dans le monde; le salut par Jésus-Christ (Actes 14: 15-17, 17: 22-31). Paul a dû travailler à partir d’un point de départ différent de ce qu’il fit avec les Juifs (ou avec les Gentils qui professaient la foi juive). Ici aussi, cependant, son but était de les conduire à Jésus.




14 Septembre


Soldats et athlètes


Comme un habile conférencier, Paul dans son œuvre missionnaire utilisait le familier pour expliquer l’inconnu. Il prenait les caractéristiques de la vie quotidienne du monde gréco-romain pour illustrer la réalité pratique de la vie nouvelle en Christ. Il prit des notions particulières à deux zones du monde culturel de ses convertis pour ses métaphores d’enseignement – les athlètes avec leurs jeux et le soldat romain toujours présent.


L’affection pour les réalisations sportives saisissait le monde au temps de Paul, comme c’est le cas aujourd’hui. Les Grecs de l’Antiquité ont transmis leur amour de la concurrence par la tenue, au cours des siècles, pas moins de quatre cycles distincts de type de jeux olympiques, situés dans différentes parties de la Grèce. Les Romains ont hérité et promu davantage la compé- tition sportive. Les courses à pied étaient les événements les plus populaires et elles incluaient une course d’hommes portant une armure militaire com- plète. La lutte était également populaire.


Les athlètes se formaient assidûment, et les gagnants étaient richement récompensés. L’ethnicité, la nationalité, et la classe sociale importaient peu, tant l’endurance que la performance étaient les objectifs.



Quelles leçons clés pour la vie chrétienne les lecteurs de Paul peu- vent-ils trouver dans les passages suivants? 1 Cor. 9: 24-27, Gal. 5:

7, 1 Tim. 6:12, 2 Tim. 2: 5.





En commençant par Marius, les empereurs romains ont remplacé les sol- dats temporaires avec des guerriers de carrière à temps plein, en établissant leurs garnisons à travers l’empire romain, et en mettant à jour leur armure et des armes standardisées. A l’époque de Paul, les soldats étaient recrutés à partir de divers groupes ethniques, qu’ils soient ou non des citoyens romains. En retour, les soldats qui ont prêté allégeance totale à l’empereur et à son pouvoir, qui en temps de conflit étaient conduits personnellement dans la bataille, recevaient des récompenses à la fin de la durée de leur service.



Dans les passages suivants, quelles comparaisons Paul fait-il entre le soldat et la vie chrétienne? 2 Cor. 10: 4, 5; Eph. 6: 10-18; 1 Tim. 6: 12; 2 Tim.


2: 3, 4.




Dans ce qui est peut-être la dernière lettre de Paul, il a appliqué à la fois la vie de soldat et d’athlète, de son propre point de vue, à sa vie en tant qu’un mission- naire chrétien: «J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi. » (2 Tim. 4: 7, LSG).




15 Septembre


Paul et la loi


«Anéantissons-nous donc la loi par la foi? Loin de là! Au contraire, nous confirmons la loi. » (Rom. 3:31, LSG). De quelle loi Paul doit-il être en train de parler ici?





Dans les traductions anglaises des lettres de Paul, le mot loi apparaît environ cent trente fois, et dans les Actes des Apôtres, une vingtaine de fois. Paul s’efforçait d’aider ses auditeurs et lecteurs, indépendamment de leur origine culturelle, à comprendre que «la loi» avait plusieurs significa- tions, surtout pour les Juifs. Les lois telles que les Dix Commandements, sont en vigueur pour tous les peuples en tout temps. Mais Paul n’a pas pris en compte les autres types de lois de l’Ancien Testament et dans la culture juive, comme étant en vigueur pour les chrétiens.


Dans ses écrits, l’apôtre utilisait le mot loi en son sens général en référence aux règles pour les cérémonies religieuses, la loi civile, les lois sur la santé, et les lois de purification. Il a écrit au sujet d’être « sous la loi


» (Rom. 3:19) et d’être « libéré de la loi » (Rom. 7: 6). Il a décrit une « loi du péché » (Rom. 7:25) mais aussi la «loi [qui] est sainte » (Rom. 7:12). Il a mentionné « la loi de Moïse » (1 Cor. 9: 9), mais aussi la «loi de Dieu» (Rom. 7:25). Bien que ces phrases semblent confuses aux non-Juifs, pour le croyant juif élevé dans la culture hébraïque, c’est le contexte qui dirait clairement la loi dont il s’agit.


Lisez Romains  13:8–10; Romains  2:21–24; 1 Corinthiens  7:19; Éphésiens 4:25,


28; 5: 3; 6: 2. Comment ces versets nous aident-ils à comprendre que la loi morale de Dieu, les Dix Commandements, n’ont pas été annulées à la croix?





Paul s’était rendu compte que les lois cérémonielles, détaillant comment s’approcher de Dieu par la prêtrise, le sanctuaire hébreu, et les sacrifices, ont cessé d’être valables après la crucifixion. Ils avaient servi leur but en leur temps, mais n’étaient plus nécessaires. (Ce point serait devenu particu- lièrement évident après la destruction du temple.)


Avec la loi morale exprimée par les Dix Commandements, cependant, les choses sont différentes. Dans ses lettres, Paul cite certains des Dix Commandements et fait allusion à d’autres comme exigences éthiques universelles pour tous les peuples, aussi bien Juifs que Gentils. Après avoir écrit contre la pratique du péché, Paul n’aurait en aucune façon diminué la loi même qui définit ce qu’est le péché. Cela ferait autant de sens que dire à quelqu’un de ne pas violer la limite de vitesse tout en lui disant que les panneaux de signalisation et de limitation de vitesse ne sont plus valides.




16 Septembre


La croix et la  résurrection


« Car je n’ai pas eu la pensée de savoir parmi vous autre chose que Jésus Christ, et Jésus Christ crucifié. » (1 Cor 2: 2, LSG).


Sans polémiquer, la croix de Christ était au centre de tout ce que Paul a vécu et enseigné. Mais Paul n’a pas enseigné la croix dans le vide; au lieu de cela, il a enseigné à la lumière d’autres enseignements ; et l’un d’eux, peut-être le plus intimement lié à la croix, était la résurrection, sans laquelle la croix aurait été vaine.


Lisez 1 Corinthiens 15:12–22. Que disent ces versets qui montre com- ment la mort et la résurrection de Jésus sont cruciales à l’Évangile? Pourquoi une bonne compréhension de la mort comme un sommeil est cruciale pour donner un sens à ces textes? Autrement dit, si les morts en Christ sont déjà au ciel, de quoi Paul parlerait-il ici?




Malheureusement, la majorité des traditions chrétiennes, tout comme les religions non-chrétiennes, croient fermement en l’immortalité de l’âme humaine. Contre cette croyance, cependant, Paul a souligné à plusieurs reprises que:


  1.  Seul Dieu possède l’immortalité (1 Tim 6:16.);

  1.  L’immortalité est un don de Dieu au racheré (1 Thess. 4:16);

  1.  La mort est un sommeil jusqu’au retour de Christ (1 Thess. 4: 13-15; 1 Cor. 15: 6, 18, 20).

Le culte dans presque toutes les religions comprend de nombreux faux enseignements basés sur le faux concept de l’immortalité de l’âme. Ces erreurs comprennent des choses comme la réincarnation, la prière aux saints, la vénération des esprits ancestraux, un enfer brûlant éternellement, et de nombreuses pratiques de la Nouvelle Ère tels que la canalisation ou la projection astrale. Une véritable compréhension de l’enseignement de la Bible sur la mort est la seule protection réelle contre ces grandes déceptions. Quel malheur, aussi, que ceux qui mon- trent l’inclinaison plus forte contre l’acceptation de cette vérité soient des chrétiens d’autres confessions.




17 Septembre


L’entente


Paul était un travailleur chevronné avec une forte personnalité et un but unique. De telles personnes peuvent être solitaires avec peu d’amis, mais de nombreux admirateurs. Toutefois, lors de ses voyages, deux ou trois collègues accompagnaient souvent Paul. Au moins huit de ces col- lègues et proches collaborateurs sont mentionnés par leurs noms (Actes 13: 2; 15:22, 37; 16: 1-3; 19 :22; Col 4: 7, 10, 11; Philem.24). A


cela s’ajoutent les personnes à qui les salutations furent adressées dans Romains 16 à 24, en plus des salutations générales aux ménages.


L’apôtre croit au travail d’équipe, en particulier en situations pion- nières. Au même moment, cependant, il a des conflits avec d’autres ouvriers.


Lisez Actes 15:38–41. Que s’est-il passé ici, et qu’est-ce que cela nous apprend sur la nature humaine, même de ces grands ouvriers du Seigneur?



« C’est ici que Marc, gagné par la crainte et le découragement, hésita pendant un certain temps à se donner entièrement à l’œuvre du Seigneur. Peu habitué aux difficultés, il perdit courage devant les périls et les privations de la route […] Cette désertion incita Paul à juger Marc défavorablement et même sévèrement pendant un certain temps. Barnabas, d’autre part, était enclin à l’excuser à cause de son inexpéri- ence. Il désirait que Marc ne quittât pas le ministère, car il voyait en lui des talents qui lui permettraient d’être utile à la cause du Christ. »


— Ellen G. White, Conquérants pacifiques, p. 150.


Le récit des Actes révèle que Paul attendait de ses compagnons persévérance dans les fatigues et les périls de leur mission. Pour Paul, cette équipe intime constituait une église en miniature. Il a souligné l’importance d’établir un bon exemple, le modèle d’imitation de la mission. Encore consciencieux que l’amour dans les relations entre les membres de l’équipe est devenu un modèle pour les églises, qui étaient souvent fondées sur les ménages. L’équipe fournit également un cadre idéal pour la formation des nouveaux évangélistes et des missionnaires. Bien sûr, parfois des choses peuvent ne pas toujours fonctionner en douceur, comme dans le cas de Jean-Marc.


Lisez 2 Timothée 4:11. Qu’est-ce que ce texte révèle sur la croissance  et le pardon?



Nous faisons tous des erreurs. Comment pouvez-vous apprendre à pardonner ceux dont les erreurs vous ont fait du mal? Et aussi, pensez à ceux que vous avez blessés avec vos erreurs. Comment avez-vous cherché à apporter la guérison dans ces situations? Ou si vous ne l’avez pas encore fait, pourquoi ne pas le faire


maintenant?




18 Septembre



Approfondissement: L’apôtre Paul  a été comparé à l’effet papil- lon dans la théorie des chamboulements : que «le battement des ailes d’un papillon en Californie provoque un ouragan en Asie. » Son travail d’écrivain et prédicateur a contribué à transformer une secte juive  dans un coin obscur de l’empire romain en une religion mondiale. Les idées mises en avant dans ses 13 lettres ont probablement exercé une plus grande influence que toute autre littérature grecque ancienne de taille comparable.


Discussion:


Ê Paul évite le martyre en fuyant vers Athènes, centre intellectuel du monde gréco-romain. Les villes servaient d’abris aux réfugiés, y compris les chrétiens. L’apôtre ne perdit pas de temps; après avoir observé des monuments religieux de la ville, il débattait avec les Juifs, et prêchait dans la place publique. Lisez Actes 17: 16-31. Quelle approche Paul prend-il avec ces gens, et comment elle nous aide à comprendre la nécessité d’adapter le message à divers groupes de personnes? Au même moment, regardez comment Paul n’a aucunement dilué ou compromis la vérité pour atteindre ces personnes. Dans nos tentatives pour atteindre les autres, comment pouvons-nous être certains que nous ne compromettons pas les croyances fondamentales?


Ë Pourquoi l’état des morts est-il un si important enseignement? Quelles sont quelques-unes des nombreuses erreurs et déceptions contre lesquelles la compréhension de cette vérité nous protège ? Qu’en est-il de votre propre culture? Quelles sont certaines des croyances contre lesquelles cette vérité peut être un rempart?



Ì Restez plus sur la question du rôle des signes en ce qui con- cerne la foi et le rôle de la logique et de la raison. En classe, que ceux qui sont disposés parlent de comment ils sont venus à la foi et quel rôle ont eu des facteurs tels que les signes ou la logique, etc., dans leur expérience. Aussi, quel rôle devraient-ils avoir, non seulement pour arriver à la foi, mais aussi dans le maintien de la foi?



Í Qu’en est-il de la majorité des gens dans votre société? Quel genre de fond culturel ont-ils? Quel genre de croyances sont les plus courantes? En vous basant sur votre compréhension de leurs croyances et fond culturel, pensez attentivement à la meilleure approche pour les atteindre. Quels sont certains points d’entrée qui vous permettront de prendre contact d’une manière qui ne les offensera pas immédiatement?



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Des sermons volés : deuxième partie


par Gamini Mendis



Je restai à l’hôpital pendant deux semaines dans une grande douleur, mais lentement, je commençai à me rétablir. Beaucoup de pasteurs vinrent me rendre visite. Certains disaient que Dieu m’avait frappé parce que j’avais visité l’Église Adventiste du Septième Jour. Le pasteur adventiste me visita plusieurs fois et m’apporta un livre intitulé The Great Controversy (le grand conflit). J’eus beaucoup de temps pour lire, et au moment où je fus libéré, j’avais fini le livre. Lorsque le pasteur adventiste vint me rendre visite à la maison, je lui posai beaucoup de questions.


Quand j’avais suffisamment récupéré pour prêcher à mon église encore, je retournai visiter l’Église Adventiste du Septième Jour pour prendre notes des sermons du pasteur. Bien sûr, je ne lui disais pas ce que je faisais, et  je n’ai rien dit à ma propre congrégation où je recevais mon matériel de sermon.


Un jour de sabbat, le pasteur adventiste prêcha un sermon sur le jour du sabbat. J’empruntai ce sermon aussi. Après que j’ai prêché, les membres de mon église me demandèrent pourquoi nous adorons le dimanche si le samedi est le saint sabbat de Dieu.


Soudain, je réalisai que j’étais pris au piège de ma propre ruse. J’avais besoin de plus d’informations pour que je puisse répondre aux questions de ma congrégation. Je visitai le pasteur adventiste et lui demandai d’étudier la Bible avec moi, à commencer par le sabbat. Après avoir étudié, je lui ai posé toutes les questions que je pensais que ma congrégation poserait. Ensuite, je réunis les membres de mon église pour leur donner la même étude biblique sur le jour du sabbat. Certains n’étaient pas intéressés par cette nouvelle vérité, mais beaucoup ont voulu en savoir plus.


On envoya dire aux dirigeants de mon église que j’enseignais des doc- trines de l’Église Adventiste du Septième Jour. Ils me dirent que si j’insistais sur la prédication comme un pasteur adventiste, je ne pouvais pas continuer comme pasteur dans mon église. En ce moment, je croyais au sabbat et d’autres vérités bibliques que j’avais apprises en empruntant les sermons du pasteur.


Je décidai de devenir un Adventiste du Septième Jour, transformer mon église en une Église Adventiste du Septième Jour, et amener avec moi des membres de ma congrégation aussi nombreux qu’ils pouvaient écouter. Dimanche devint un jour d’études biblique dans mon église, et plusieurs pasteurs adventistes vinrent m’aider à enseigner le peuple. Pendant trois ou quatre mois, nous avons étudié la Bible intensément et essayé de compren- dre la volonté de Dieu pour notre vie et notre église. Puis nous avons organ- isé un baptême dans lequel 20 membres de mon église ont rejoint l’Église Adventiste du Septième Jour. Plus tard, 13 autres personnes furent baptisées. Plus de la moitié des membres de ma petite congrégation ont rejoint l’Église


Adventiste du Septième Jour.                                                                    


Gamini Mendis continue de travailler en tant que Pasteur dans la même zone du Sri Lanka où il avait dirigé une église charismatique. Il a créé et dirige maintenant trois églises Adventistes du Septième Jour.




PPrroodduucitepdabrylethCeoGmeintéerdael lCaoCnofenrfeénrceencOeffGicéenéorfaAledvpeonutrisltaMMissisisoino.n Adventiste. SWietebWsieteb::wwwwww.A.AddvveennttisisttMMisisssioionn.o.orrgg



103




*19–25 Septembre


Le monde entier doit-il


entendre?




Sabbat apRèS-Midi


Lecture de  la semaine:  Actes 4:12, Ps.  87:4–6, Jean 10:16, Rom. 2:12–16, Jean 14:6, Rom. 1:18.



Verset à mémoriser: « A Celui qui a le pouvoir de vous affermir conformément à l’Évangile que j’annonce en prêchant Jésus Christ, révélation d’un mystère enveloppé de silence aux siècles éternels, mais aujourd’hui manifesté, et par des Écritures qui le prédisent selon l’ordre du Dieu éternel porté à la connaissance de toutes les nations pour les amener à l’obéissance de la foi; à Dieu qui seul   est sage, par Jésus Christ, à lui soit la gloire aux siècles des siècles!

L


Amen.» (Romains 16: 25-27, Jérusalem).



omme nous l’avons vu, le Seigneur utilise les gens pour apporter   le message de l’Évangile aux autres. Cependant, à travers les âges, des millions sont morts sans connaître le plan du salut biblique. Le


fait est que la majorité de ceux qui ont toujours vécu n’ont pas entendu l’histoire de la rédemption ou appris la Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu révélée en Jésus-Christ. Cela conduit à deux questions persistantes. Tout d’abord, le jour du jugement, comment Dieu va-t-il traiter ces milliards de personnes qui ne L’ont pas connu? Deuxièmement, y a-t-il du salut à part la connaissance du plan du salut manifesté en Jésus?


Certains répondraient qu’il n’y a de salut qu’en une seule dénomination chrétienne; en revanche, d’autres croient que toutes les religions sont des guides tout aussi valables qui conduisent à Dieu et à la vie éternelle.


En fin de compte, le point crucial à retenir est que Jésus nous a révélé  le caractère de Dieu, et cela nous a dit beaucoup de choses sur Son amour pour toute l’humanité et aussi Son désir de nous sauver autant que pos- sible. Dieu est un Dieu de justice, et quelque soit comment Il œuvre pour atteindre Son objectif, le cri sera entendu à travers le ciel: «Tes œuvres sont grandes et admirables, Seigneur Dieu tout puissant! Tes voies sont justes et véritables, roi des nations!» (Apoc 15: 3, LSG).



* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 26 Septembre .




20 Septembre


Aucun autre nom sous les cieux


Certains chrétiens ont la conviction que seuls ceux qui entendent    et répondent positivement à l’évangile chrétien peuvent être sauvés. Certains, parfois appelés «exclusivistes », considèrent toutes les reli- gions non-chrétiennes comme étant l’œuvre des hommes déchus, qui expriment une rébellion volontaire contre Dieu. Selon eux, les non- chrétiens sont en dehors de la grâce salvatrice de Jésus-Christ.


Certains chrétiens prennent l’étape supplémentaire de l’affirmation qu’en dehors de leur dénomination spécifique et sa structure doctrinale, il n’y a pas de salut, même pour les autres chrétiens des autres confes- sions. Pour eux, les autres confessions avec leurs croyances divergentes se sont placées à l’extérieur du soin de Dieu et n’ont pas de chance  d’entrer dans le royaume des cieux. Par exemple, en 1302 dans sa bulle Unam Sanctam, le pape Boniface VIII a déclaré « qu’il est absolument nécessaire que toute créature humaine soit soumise au Pontife romain afin d’avoir le salut ».


Certains protestants ont enseigné quelque chose de semblable en ce qui concerne leurs propres confessions.


Lisez Actes 4:12. Qu’est-ce qu’il dit, et comment devons-nous com- prendre ces mots?




Les paroles de l’Écriture ici sont très claires: le salut ne se trouve qu’en Christ Jésus et en aucun autre nom sous le ciel. Il est important, cependant, de ne pas lire dans ces mots plus que ce qu’ils disent spéci- fiquement.


Imaginez une personne dans un bâtiment en flamme; avant d’être en mesure de s’échapper, il fut dépassé par la fumée et tomba inconscient. Un pompier le trouve sur le sol, le prend et l’amène dehors, où les médecins prennent le relais. Il est transporté à l’hôpital, et quelques heures plus tard, il retrouve sa conscience.


Le fait est que cette personne, qui a été sauvée, n’avait aucune idée de celui qui l’avait sauvée. De la même manière, toute personne qui est sauvée – soit avant la venue de Jésus dans la chair ou après – ne sera sauvée que par Jésus, que cette personne ait entendu ou non parler de Son nom ou du plan du salut.


« Il s’en trouve même parmi les païens qui ont cultivé un esprit de bonté ; avant même d’avoir entendu les paroles de vie, ils ont eu des amabilités pour les missionnaires et les ont même servis au péril de leur vie. Il est des païens qui dans leur ignorance adorent Dieu, bien que la lumière ne leur ait jamais été apportée par des agents humains ; ils ne périront pas. S’ils ignorent la loi écrite, ils ont entendu la voix divine leur parlant au moyen de la nature, et ils ont fait ce qu’exige la loi. Leurs œuvres démontrent que leurs cœurs ont été touchés par le Saint-


Esprit : aussi sont-ils reconnus comme des enfants de Dieu. » — Ellen


  1. White, Jésus-Christ, p. 640.



21 Septembre


Combien doit-on le savoir?


Reprenant là où nous nous sommes quittés le dimanche, nous pouvons voir que bien que l’œuvre de Christ est le seul moyen de salut, certains croient que la connaissance explicite du Christ n’est pas nécessaire.


Cela ne signifie pas que le salut est possible en dehors de Christ, mais que Dieu est capable et désireux d’appliquer les mérites de l’œuvre de Christ à qui il veut. Certains croient que ceux qui ne con- naissent pas Christ et qui n’ont jamais été exposés à l’Évangile, mais qui, sous l’influence du Saint-Esprit sentent un besoin de délivrance, et agissent à propos, ceux-là seront sauvés. La citation d’Ellen G. White à la fin de l’étude d’hier implique certainement cela (pensez à Job et à Melchisédek).


Quelle lumière les textes suivants apportent-ils sur cette idée?

Ps. 87:4–6                                                                               




Jean 10:16                                                                               




Actes 14:17                                                                             




Actes 17:26–28                                                                        




Rom. 2:12–16                                                                          




« [Dieu] rendra à chacun selon ses œuvres; réservant la vie éternelle à ceux qui, par la persévérance à bien faire, cherchent l’honneur, la gloire et l’immortalité » (Rom 2: 6, 7, LSG).


Paul indique ici qu’il y a certains en dehors du christianisme qui auront la vie éternelle selon le principe de « l’obéissance à la vie » (cf. Lev. 18:5). À ces “Gentils” qui montrent que l’exigence de la loi est écrite dans leurs cœurs, parce que leurs consciences en portent le témoignage, (Rom. 2:15), il y aura une différence au jour du jugement parmi ceux qui n’ont jamais entendu parler du plan du salut. Ces personnes le sont, néanmoins, en réponse à l’œuvre de l’Esprit dans leurs cœurs.




22 Septembre


Universalisme et pluralisme


Certaines personnes enseignent qu’à la fin, Dieu sauvera tous les êtres humains, indépendamment de ce qu’ils ont cru ou même de com- ment ils ont vécu. « L’universalisme » est la conviction que toutes les personnes sont tellement liées à Dieu qu’elles seront sauvées, même si elles n’ont jamais entendu ou cru en l’Évangile. Après tout, Jean 3:16 dit : «Dieu a tant aimé le monde ». Ainsi, selon ce point de vue, s’Il aime tout le monde, comment peut-on être perdu, surtout si être perdu signifie tourments éternels en enfer? Comment Dieu pourrait-Il brûler à toujours quelqu’un qu’Il aime? Ainsi, nous pouvons voir comment une fausse doctrine (celle des tourments éternels) mène à une autre  (l’universalisme).


Une conception aussi liée à l’universalisme est «le pluralisme», la conviction que toutes les religions sont également valables et con- duisent aussi à Dieu et au salut. Aucune religion n’est intrinsèquement meilleure ou supérieure à toutes les autres religions, du moins selon cette théologie. Un pasteur d’une église en Californie a écrit sur le site Web de son église que son assemblée « ne croit pas que le christianisme est supérieur, de quelque manière, aux autres croyances religieuses ».


Pour les pluralistes, la vaste gamme de rituels religieux et les croy- ances, les symboles et les métaphores, sont de simples différences      de surface dissimulant un noyau similaire de toutes les religions. Les pluralistes soulignent, par exemple, que la plupart des religions mettent l’accent sur l’amour de Dieu et l’amour pour les êtres humains, une forme de règle d’or et d’espoir pour une vie future bienheureuse. Selon eux, toutes les religions, à la base, enseignent la même chose; par con- séquent, ils sont tous des chemins valides qui mènent à Dieu, et il est très chauvin et arrogant d’essayer d’apporter les croyances chrétiennes à ceux qui sont membres de religions non-chrétiennes.



Qu’est-ce que la Bible a à dire à la fois à l’universalisme et au pluralisme ? Jean 14: 6; Apoc. 20:14,15; 21: 8; Dan. 12: 2; Jean 3

:18; Matt. 7:13, 14; 2 Thess. 2 :9, 10.







Sans polémique, l’universalisme et le pluralisme sont tous contraires aux Saintes Écritures. Ce n’est pas tout le monde qui sera sauvé; et toutes les confessions ne conduisent pas au salut.




23 Septembre


Des pécheurs ayant besoin de la grâce


« Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. (Jean 3:17, LSG). Quel grand espoir se trouve dans ce verset pour toute l’humanité? Comment pouvons-nous prendre cette vérité cruciale, et en premier, la faire nôtre? Comment pouvons-nous l’utiliser pour nous motiver à atteindre les autres?




Selon la Bible, nous sommes tous pécheurs (Rom. 3:23), et Dieu veut que tous se repentent (Actes 17:30, 26:20, 2 Pet. 3: 9) et soient sauvés (1 Tim 2: 4). Depuis l’Éden, le but de Dieu est de sauver l’humanité de la dévastation,  et finalement, de la mort éternelle que le péché et la rébellion ont apportée à l’humanité. Quelle autre preuve avons-nous besoin que la Croix pour montrer l’amour de Dieu pour nous et Son désir de nous sauver?


Cependant, l’Écriture est claire que Dieu ne sauvera pas ceux qui ouvertement se rebellent contre Lui.


Lisez Genèse 6: 11-13, Romains 1:18, 2 Thes. 2:12, Apocalypse 21: 8, 22:15. Quel puissant avertissement se trouve dans ces versets?






Dieu aime tous les humains, mais toute âme est pécheresse et a besoin de la grâce, et cette grâce a été révélée en Jésus. Il a appelé Son église pour répandre la Bonne Nouvelle de cette grâce au monde.


« L’Église est le moyen que Dieu a choisi pour faire connaître le salut aux hommes. Établie pour servir, elle a pour mission de proclamer l’Évangile. Dès le commencement, Dieu a formé le dessein de révéler par elle Sa puissance et Sa plénitude. Les hommes qui la composent, ceux qu’Il a appelés des ténèbres à Sa merveilleuse lumière, doivent refléter Sa gloire. L’Église est la dépositaire des richesses de la grâce du Christ, et c’est par elle que l’amour de Dieu se manifestera finalement de façon puissante et décisive aux “dominations et aux autorités dans les lieux célestes’’ Ephésiens 3:10. » — Ellen G. White, Conquérants pacifiques, p. 9.




24 Septembre


L’appel missionnaire


«J’ai été faible avec les faibles, afin de gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous, afin d’en sauver de toute manière quelques- uns. » (1 Cor. 9:22, 23, LSG). Quel principe important Paul s’approprie-t-il ici ? Comment pouvons-nous tenir compte de cette même attitude dans notre propre vie?






Le Seigneur des missions, dans Sa sagesse, a choisi de travailler par les humains pour apporter le message du pardon et du salut au monde. Dieu a choisi des hommes et des femmes, en dépit de leurs faiblesses, pour travailler ensemble avec l’Esprit Saint et les anges. Israël devait être une « lumière » constante de Dieu dans l’Ancien Testament, mais trop souvent ils ont mis leur lumière « sous le boisseau » (Matt. 5:15, LSG). Trop souvent les bénédictions qu’ils ont reçues ont été con- servées à l’intérieur d’Israël. Au lieu de mélanger et partager, ils se sont enfermés entre les nations afin d’échapper à la «contamination».


Le prochain plan de Dieu pour la mission mondiale, appelé méthode sel, est d’aller « faire des disciples. » (Matt 28:19, LSG; Marc 16:15, 20; Actes 1: 8). L’histoire des missions chrétiennes scintille d’histoires de missionnaires d’abnégation qui sont allés comme du sel au monde, apportant l’Évangile de la vie aux individus, aux communautés et par- fois aux nations entières.


Cependant, comme avec l’ancien Israël, trop souvent, ces succès  missionnaires ont été obscurcis par les insuffisances humaines des missionnaires eux-mêmes et leur entreprise de la mission globale. Ces insuffisances humaines incluent: (1) une mauvaise planification pour la sensibilisation, une insuffisante compréhension de la tâche; (2) une focalisation étroite sur la seule mission comme l’éducation, les soins de santé, les secours en cas de catastrophe, ou le développement, qui occultent la prédication de l’Évangile; (3) le sous-financement et le manque de personnel par les organisations d’envoi; (4) des mission- naires inaptes à la tâche; et (5) des nations qui interdisent la prédication de l’Évangile.


Bien sûr, personne n’a jamais dit que tout allait être facile. Nous sommes au milieu d’un grand conflit, et l’ennemi travaille avec tous les moyens en son pouvoir pour contrecarrer nos efforts pour faire rayonner l’Évangile, que ce soit dans nos propres quartiers ou dans les coins les plus reculés du monde. Nous, cependant, ne devons pas être découragés, parce que nous avons reçu de nombreuses merveilleuses promesses de puissance, et nous pouvons être sûrs que Dieu accomplira Ses desseins sur la terre. Comme nous l’avons dit: «Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche: elle ne retourne point à moi sans effet, sans avoir exécuté ma volonté et accompli mes desseins.» (Esa.


55:11, LSG).




25 Septembre


Approfondissement: Ellen G.  White, “Sur le mont des Oliviers,”  dans Jésus-Christ, p. 627; “Speedy Preparation,” in Fundamentals of Christian Education, p. 335; “Extension of the Work in Foreign Fields,” in Testimonies for the Church, vol. 6, p. 23.



Le Nouveau Testament utilise deux noms grecs, accompagnés de l’adjectif «tout» pour exprimer l’extension de la mission chrétienne dans le monde entier: « tout le kosmos » dans Matthieu 26:13, Marc 14: 9 et 16:15, et «tout le oikoumene » dans Matthieu 24:14. Alors que kos- mos, un terme plus général pour le domaine de l’existence ordonnée, signifie la planète (à environ cent cinquante occurrences du Nouveau Testament), le plus spécifique oikoumene se concentre sur les habitants humains de la planète.


Quelle était l’étendue du « monde entier » pour les premiers chré- tiens? En quelques années après la crucifixion, ils avaient atteint ce qui est de nos jours, le Chypre, le Liban, la Syrie, la Turquie, la Macédoine, la Grèce et l’Italie. Il y a des preuves qu’ils ont aussi bien propagé l’Évangile au sud et au nord de la Russie (ancienne Scythie), au sud de l’Éthiopie, à l’est de l’Inde, et à l’ouest d’Espagne.


Les premiers missionnaires chrétiens croyaient-ils qu’ils devaient atteindre le monde entier avec l’Évangile? Selon les Actes des Apôtres, l’Esprit Saint le jour de la Pentecôte, l’ « anniversaire » de l’église chré- tienne, a commencé à proclamer les «merveilles de Dieu» aux visiteurs à partir d’une liste de pays, régions géographiques, et groupes eth- niques (Actes 2: 5-11). Dès les premiers jours de son existence, l’église chrétienne était consciente de l’ampleur de sa mission dans le monde entier. S’ils avaient cette compréhension à cette époque, combien plus devrions-nous aujourd’hui?


Discussion:


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Rencontre providentielle de bus

par Kusumawathie Perera



One Un matin, je pris un bus pour Colombo, la capitale du Sri Lanka. Je vis Francis, un ami de longue date de la famille, assis à proximité.  Je ne l’avais pas vu depuis longtemps et je fus surpris d’apprendre qu’il était devenu un Adventiste du Septième Jour. Moi aussi, j’étais devenu chrétien depuis deux ans.


«J’étais paralysé et incapable de faire quoi que ce soit », dis-je à Francis. « Alors certains chrétiens ont prié pour moi, et Dieu m’a guéri. Je visitai leur église, mais certaines choses qu’ils faisaient dans leur culte me rendaient inconfortable, ils sautaient tout autour en criant, et en roulant sur le sol, et en parlant dans des langues étranges. Il y a de cela quelque temps que je ne suis plus allé à l’église. »


Francis offrit d’amener un ami pour me rendre visite. « Nous pouvons étudier la Bible ensemble. Je vais vous dire un peu plus sur l’Église Adventiste du Septième Jour et ce que nous croyons », disait-il.


Quelques semaines plus tard, Francis vint avec son pasteur. Nous avons eu une agréable visite, et le pasteur parlait de Dieu et de Jésus dans un langage si simple et facile à comprendre que je me sentais très proche de lui. Puis il pria pour ma famille et moi. Sa prière était comme une belle conversation avec un ami.


Francis et le pasteur me rendirent visite souvent et partagèrent les vérités de Dieu avec moi. J’appréciais les études bibliques, mais mon mari ne voulait rien entendre de Dieu.


Un jour, mon mari est rentré ivre quand le pasteur et Francis étaient toujours là. Mon mari était souvent ivre, devenant parfois violent, brisant les meubles et terrifiant les enfants et moi.


Lorsque le pasteur vit l’état de mon mari, il pria pour lui. Je savais que mon mari ne se souviendrait jamais d’avoir vu le pasteur, mais j’étais heureuse que le pasteur était disposé à prier pour lui.


Le lendemain matin, mon mari était lucide. Il ne se souvenait de presque rien de la beuverie de la veille, mais il se souvint que le pasteur avait prié pour lui. D’une certaine manière mystérieuse que la prière l’avait touché, il dit qu’il était guéri de la boisson. Je voulais le croire, mais il avait promis d’arrêter de boire avant, et cela n’avait jamais duré. Mais depuis ce jour, mon mari n’a jamais touché à nouveau l’alcool.


Lorsque le pasteur et Francis nous visitèrent, je leur dit ce qui était arrivé à mon mari, et nous nous sommes réjouis ensemble. Lorsque je terminai les études bibliques, je fus baptisé et je devins une Adventiste du Septième Jour. Bien que mon mari n’ait pas encore donné sa vie à Dieu, je sais qu’il croit, et un jour il viendra au Sauveur.



Kusumawathie Perera est la femme d’un fermier au Sri Lanka.




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2015




Jérémie, le sujet du prochain trimestre, écrit par Imre Tokics, révèle la réalité de la volonté de Dieu pour que les humains Lui obéissent et  la tendance humaine à ne pas Lui obéir. Le livre raconte le ministère de Jérémie quand il prêcha le message de Dieu à un peuple qui, pour la plupart, ne voulait pas en entendre parler.


Le livre nous emmène à travers des décennies de l’histoire biblique lorsque le Seigneur utilisa Jérémie pour proclamer des vérités qui furent le fondement du message biblique depuis le début. De toutes les vérités spirituelles enseignées dans le livre, ces mots révèlent de loin l’essence de ce que le Seigneur cherche de son peuple: « Ainsi parle l’Éternel: Que le sage ne se glorifie pas de sa sagesse, Que le fort ne se glorifie pas de sa force, Que le riche ne se glorifie pas de sa richesse. Mais que celui qui veut se glorifier se glorifie D’avoir de l’intelligence et de me connaître, De savoir que je suis l’Éternel, Qui exerce la bonté, le droit et la justice sur la terre; Car c’est à cela que je prends plaisir, dit l’Éternel.» (Jér. 9:23, 24). Jérémie prend le voyage spirituel à partir des profondeurs de la dépravation humaine aux hauteurs, à la grandeur et à la majesté du


Seigneur, qui, de ces hauteurs, crie à nous tous dans notre état déchu.



Leçon 1— L’appel prophétique de Jérémie

La semaine en bref:


Dimanche: Les Prophètes (Esa. 1:19, Jer. 11:2–6, Ezech. 18:23)


Lundi: Le passé familial de Jérémie (Jer. 1:1) Mardi: L’appel prophétique de Jérémie (Jer. 1:4, 5) Mercredi: Des prophètes récalcitrants (Jer. 1:6) Jeudi: La branche d’amandier (Jer. 1:11–19) Verset à mémoriser — Jérémie 1:5


Idée centrale: Malgré la résistance, Jérémie ne pouvait être  ni vendu ni acheté, il se tint comme « une ville fortifiée, un pilier en fer et un mur en bronze » (Jer. 1:18), pas par sa propre force mais dans le Seigneur.


Leçon 2— La crise (interne et externe)

La semaine en bref:


Dimanche: Une histoire brève (Jug. 2:1–15) Lundi: Les deux royaumes (1 Rois 12:26–31) Mardi: Le double péché  (Jer. 2:1–28) Mercredi: La menace babylonienne (Jer. 27:6) Jeudi: Jurer fausseté (Jer. 7:4)


Verset à mémoriser — Jérémie 2:3


Idée centrale: Le peuple de Dieu fait face aux défis, mais sa grande crise est d’origine interne du fait que le cœur du peuple s’est endurci et corrompu par le péché et l’apostasie au point de refuser de prendre garde aux avertissements que Dieu lui envoyait.








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