Télécharger le PDF - École Du Sabbat, 3ème trimestre 2015 – Missionnaires Bibliques

 

Guide


d’Étude Biblique


de l’École du Sabbat Adulte


Juillet |Août |Septembre 2015



MISSIONNAIRES


BIBLIQUES






1           La nature missionnaire de Dieu — 27 Juin – 3 Juillet                 6


2           Abraham : le premier missionnaire — 4 –10 Juillet                 14


3           Un missionnaire pas comme les autres — 11–17 Juillet             22


4           L’aventure de Jonas — 18–24 Juillet                                      30


5           Missionnaires en exil — 25 –31 Juillet                                    38


6           Esther et Mardochée — 1–7 Août                                           46


7           Jésus: le Maître des missions — 8 – 14 Août                            56


8           Missions transculturelles — 15 – 21 Août                                64


9           Pierre et les Gentils — 22 – 28 Août                                       72


10             Philippe comme missionnaire — 29 Août – 4 Septembre            80


11             Paul: son passé et son appel — 5 – 11 Septembre                      88


12             Paul: sa mission et son message — 12 – 18 Septembre               96


13             Le monde entier doit-il entendre? — 19 – 25 Septembre          104


Editorial Office: 12501 Old Columbia Pike, Silver Spring, MD 20904 Come visit us at our Web site: http://www.absg.adventist.org




Principal Contributor


Børge Schantz


Co-contributor


Steven Thompson


Editor


Clifford R. Goldstein


Associate Editor


Soraya Homayouni



Publication Manager


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Editorial Assistant


Sharon Thomas-Crews


Pacific Press® Coordinator


Wendy Marcum


Art Director and Illustrator


Lars Justinen



Design


Justinen Creative Group


French Translation & Layout


Dr. Hanoukoume Kparou


WAD Coordinator


Abraham Dada Oboya


MENA Coordinator


Michael Eckert



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ventis


ésus, s’étant approché, leur parla ainsi : tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je


suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde » (Matt. 28: 18-20, LSG).


Comment pouvait-Il être plus clair ? Voici Jésus, Jésus ressuscité, Jésus qu’ils adoraient (v. 17), donnant à Son peuple, même dans les premiers jours de l’église, Sa vocation et Sa mission : faire des disciples dans toutes les nations du monde, un point et c’est tout. Ce n’est pas difficile, non plus, de voir le lien entre ces mots, adressés aux Onze en Galilée, et ceux adressés à Jean sur l’île de Patmos quelques années plus tard : « Je vis un autre ange qui volait par le milieu du ciel, ayant un Évangile éternel, pour l’annoncer aux habitants de la terre, à toute nation, à toute tribu, à toute langue, et à tout peuple. Il disait d’une voix forte: Craignez Dieu, et donnez-lui gloire, car l’heure de son jugement est venue ; et adorez celui qui a fait le ciel, et la terre, et la mer, et les sources d’eaux. » (Apocalypse 14: 6, 7, LSG, vous pouvez aussi consulter vss. 8-12).


On pourrait dire que les messages des trois anges d’Apocalypse 14 constituent le Grand Mandat dans le contexte des derniers jours de l’histoire de la terre.


Sans polémique : Dieu a dit à Son église, à Son peuple, d’atteindre et de répandre l’évangile dans le monde entier. C’est ce que nous avons été appelés à faire. Répan- dre la vérité sur Jésus et ce qu’Il a fait pour nous (Jean 3:16), ce qu’Il est en train de faire pour nous (Rom. 8:34), et ce qu’Il fera pour nous dans l’avenir (1 Thess. 4:16)




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est, en vérité, notre mission.


La mission elle-même signifie «un envoi ou le fait d’être envoyé pour effectuer un service.


» C’est-à-dire, les gens s’en vont pour faire quelque chose. Dans le cas du Grand mandat, ce qu’ils font est de répandre l’évangile dans le monde.


Ce trimestre, nous examinerons la mission, premièrement et avant tout comme moyen de Dieu pour communiquer l’Évangile à ceux qui ne


le connaissent pas. La mission est une partie essentielle de l’activité souveraine de Dieu dans le processus de la rédemption de l’humanité. Ainsi, nous allons étudier comment le dessein éternel de Dieu a été accompli dans la vie des personnages bibliques qu’Il a utilisés pour être missionnaires auprès des perdus.


En fin de compte, la mission chrétienne est la mis- sion de Dieu, pas la nôtre. Elle est née dans le cœur de Dieu. Elle est basée sur l’amour de Dieu. Et elle est accomplie par la volonté de Dieu. Pour mieux com-


prendre l’engagement de la mission de Dieu et ce qu’elle implique, les leçons de ce trimestre sont basées sur le modèle de l’histoire du salut structuré comme suit :


  1.  Dieu a créé les hommes et les femmes et leur a donné le libre arbitre.

  1.  Le premier homme et la première femme ont abusé de leur libre arbitre pour désobéir à Dieu, et ils ont dû quitter le Paradis.

  1.  Dieu ne pouvait pas utiliser la force pour les ramener au Paradis.

  1.  Dieu a envoyé Son Fils avec pour mission de mourir à leur place et de les réconcilier avec Lui.

  1.  La mission de Dieu est de faire connaître le don du salut à toutes les personnes et, par conséquent, ouvrir la voie à quiconque pour avoir la Rédemption.

A son niveau le plus élémentaire, la mission est de laisser le monde entier connaître Jésus et ce qu’Il a fait pour chacun de nous et ce qu’Il promet de faire pour nous, maintenant et pour l’éternité. En bref, nous qui connaissons ces promesses avons été appelés à parler aux autres, de même.



Le Dr. Børge Schantz était professeur à Loma Linda University. Son épouse, Iris, et Lui, ont servi pendant 14 ans comme missionnaires en Afrique et au Moyen-Orient. Il est décédé en Décembre 1014. Le co-auteur Steven Wayne Thompson, avant d’aller à la retraite, était Directeur (1984-1990) à Newbold College en Angleterre, et Doyen de la faculté de théologie et professeur à Avondale College en Australie (1991-2008).














“Confiez-vous en l’Eternel, votre Dieu, et vous serez affermis; con- fiez-vous en ses prophètes, et vous réussirez” (2 Chron 20:20, LSG.)




Quatre ans de voyage à travers les Ecritures et l’Esprit de Prophétie


Programé pour être lancé le 12 Juillet 2015 comme suite du programme Revived by His Word (Ravivé par Sa Parole), le programme Bilieve His Prophets (Croire en Ses Prophètes) est un voyage de quatre ans à travers la Bible et les écrits d’Ellen G. White. Ce programme inclut la lecture journalière de la Bible, les échanges sur les blogs et une sélection heb- domadaire de l’Esprit de Prophétie. Les participants liront la Bible, Le meilleur chemin, Les paraboles de Jésus, Jésus-Christ, Patriarches et Prophètes, Prophètes et rois, Conquérants pacifiques, Le grand conflit.


  •  Rejoignez ce voyage qui changera votre vie

  •  Découvrez les desseins de Dieu dans les écrits inspirés

  •  Explorez Son message prophétique plus que jamais

  •  Invitez les membres de l’Ecole du Sabbat à participer


Faites-vous enregistrer avec des milliers de coyants dans le  monde sur le site: www.BelieveHisProphets.org. Suivez sur Twitter au #BHP20.





evival







SoiS la RéponSe à  leuRS pRièReS

















Ø Plusieurs         étudi- ants non-chétiens et chrétiens fréquentent


l’Université & Sémi- naire Adventiste de Lakpahara au Sri Lan- ka. Ils ont besoin d’une salle de prière.


Ø Les enfants de la ville de Dili, Tamor-Leste, ont besoin d’une école qui promeut l’espérance éternelle.


Ø Plusieurs         jeunes femmes et hommes au Bangladesh veulent ser- vir comme infirmiers, mais ils ont besoin d’un centre de formation.



offrande           du


du Septieme Jour


Treizième  Sab- bat de ce trimestre va aider ses gens et plus. Veuillez planifier cette offrande au 26 Sepem- bre 2015. Ou donnez à tout moment sur le site sécurisé au:


www.adventistmission. org/giving.




*27 Juin – 3 Juillet


La nature missionnaire













Sabbat apRèS-Midi


Lecture de la semaine: Gen. 1:26–28; 2:15–17; 1 Jean 2:16;


Jean 3:14, 15; 2 Cor. 5:21; Matt. 5:13, 14.


AdEglise te


Verset à mémoriser: « Voici, je  l’ai établi comme témoin auprès des peuples, comme chef et dominateur des peuples» (Esaïe 55: 4, LSG).



otre monde est un gâchis, et nous les humains, nous sommes la grande raison d’un tel gâchis. Et cela parce que nous sommes des pécheurs, des créatures déchues dont la nature est corrompue par le


mal jusqu’à la moelle. Même si nous aimons penser que nous avançons, que les choses s’améliorent, l’histoire du siècle passé n’est pas si encourageante. Et nous voici, pas même un quart du chemin dans ce siècle, et les choses ne semblent pas si lumineux non plus. Si le passé est le précurseur de l’avenir, tout ce à quoi nous pouvons nous attendre, pour citer un ancien homme politique britannique, c’est «du sang, du labeur, des larmes et de la sueur. » Tout n’est pas perdu cependant. Au contraire, Jésus-Christ est mort pour nos péchés, et par Sa mort, nous avons la promesse du salut, de la restauration, de toutes choses étant faites nouvelles. « Je vis ensuite un ciel nouveau et une terre nouvelle ; car le premier ciel et la première terre


avaient disparu » (Apo. 21: 1, Ostervald révisée).


Nous ne sommes pas laissés à nous-mêmes, abandonnés dans l’étendue infinie d’un univers froid et apparemment indifférent pour se débrouiller nous-mêmes. Nous ne pourrions jamais le faire ; les forces déployées contre nous sont trop grandes plus que ce que nous sommes. C’est pourquoi avant même le commencement du monde, Dieu avait établi le plan du salut afin de faire pour nous ce que nous ne pourrions jamais faire par nous-mêmes.



* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 4 Juillet.




28 Juin


Dieu créa l’homme et la femme


L’une des questions les plus vivaces que les humains se posent est: d’où est-ce que je viens ? Dans les deux premiers chapitres de la Bible (en fait, tout au long de la Bible), nous avons reçu la réponse à ce que beaucoup considéreraient comme la plus importante question qu’une personne peut se poser. Après tout, si nous ne savons pas d’où nous venons, nous sommes bien partis pour ne pas savoir qui nous sommes, pourquoi nous existons, comment nous devons vivre, et où nous allons finalement..


Parcourez Genèse 1 et 2, en se concentrant particulièrement sur Genèse 1: 26-28. Quelles grandes différences apparaissent dans la création de l’humanité par opposition à toute autre chose dans le texte ? Qu’y a-t-il à propos de l’homme qui le distingue des autres choses de cette création ?




  1.  L’homme et la femme ont été créés en dernière position. Ils avaient toute la création visible devant eux pour étudier et entretenir.

  1.  Le moyen de Dieu pour la création de l’homme et de la femme dif- fère de celui des autres créatures. Jusqu’à ce point, l’ordre divin avait été

«qu’il y ait » (lumière, firmament, eau, poissons et oiseaux, animaux,  etc.) Maintenant, la commande s’est transformée en entretien : «Faisons l’homme... ». Les trois personnes de la Divinité – le Père, le Fils, et le Saint-Esprit – se sont consultées à ce sujet. Bien que ces deux chapitres parlent de la création de la terre et des créatures sur elle, il n’y a nul doute que l’accent est mis sur la création de ‘humanité elle-même.


  1.  L’homme et la femme ont été créés à l’image de Dieu et à Sa res- semblance, un fait qui n’est pas dit de tout ce qui était créé à ce moment. Bien que le texte ne dise pas ce que cela signifie d’être créé à l’image et   à la ressemblance de Dieu, cela devrait signifier que les humains reflètent d’une certaine façon le caractère de leur Créateur. Parce que les humains ont une capacité morale qu’on ne voit pas dans d’autres créatures (les papillons pourraient être beaux, mais ils ne sont pas confrontés aux ques- tions du bien et du mal), être fait à la ressemblance et à l’image de Dieu signifie sûrement que les humains doivent refléter un certain degré de Son caractère moral.

  1. L’homme et la femme devraient avoir la domination, pour représenter Dieu sur la terre, et régner sur le reste de la création. Cet appel comporte

une responsabilité.




29 Juin


Le libre arbitre


Au sein du récit de la création se trouve l’avertissement de Dieu      à ne pas manger de « l’arbre de la connaissance du bien et du mal » (Genèse 2: 9). Ainsi, on peut voir dès le début, l’élément moral accordé à l’humanité, chose jamais vue dans aucun des autres êtres vivants.


Comme nous le disions hier, la capacité morale de juger est un moyen par lequel les humains reflètent l’image et la ressemblance de Dieu.


Que dit Genèse 2: 15-17 sur la réalité du libre arbitre dans l’humanité ?




Dieu aurait pu créer l’homme  pour qu’il fasse automatiquement Sa volonté. C’est la façon d’être des autres choses créées, comme la lumière, le soleil, la lune et les étoiles. Ils obéissent à Dieu sans aucun élément de choix. Ils remplissent automatiquement la volonté de Dieu à travers les lois naturelles qui guident leurs actions.


Mais la création de l’homme et de la femme était spéciale. Dieu les a créés pour Lui-même. Dieu voulait qu’ils fassent leur propre choix, choisir l’adorer volontairement. Autrement, ils ne pouvaient l’aimer, car l’amour, pour être un vrai amour, doit être donné librement.


En raison de son origine divine, le libre arbitre humain est protégé et respecté par Dieu. Le Créateur ne s’interfère pas avec les choix les plus profonds, les plus persistants des hommes et des femmes. Les mauvais choix ont des conséquences, parfois très terribles, mais c’est contre le caractère de notre Seigneur, l’Éternel, de nous forcer à le respecter ou à l’obéir.


Le principe du libre arbitre des humains a trois implications fonda- mentales :


Sur le plan religieux : un Dieu omnipotent ne dirige pas unilatérale- ment la volonté et le choix des individus.


Sur le plan éthique : les individus seront tenus moralement respon- sables de leurs actes.


Sur le plan scientifique : les actions du corps et du cerveau ne sont pas entièrement déterminées par la relation de cause à effet. Les lois physiques sont impliquées dans nos actions, mais le libre arbitre sig- nifie que nous avons un choix devant nos actions, en particulier celles morales.




30 Juin


La chute


« Et la femme vit que le fruit de l’arbre était bon à manger, et qu’il était agréable à la vue, et que l’arbre était désirable pour devenir intelligent ; et elle prit de son fruit et en mangea, et en donna aussi à son mari auprès d’elle, et il en mangea. Et les yeux de tous deux s’ouvrirent ; et ils connurent qu’ils étaient nus ; et ils cousirent des feuilles de figuier, et se firent des ceintures.» (Genèse 3: 6, 7, Ostervald révisée).


Manger un peu du fruit n’était pas un acte de péché en soi. Cependant, nous devons considérer les circonstances dans lesquelles cet acte a été réalisé. Adam et Ève étaient des êtres dotés du libre arbitre, créés par Dieu à Son image. Cela incluait la liberté – mais aussi le devoir – de  se conformer à la volonté de Dieu clairement exprimée. Ils ont mangé le fruit, pas comme une vraie nécessité, mais plutôt par choix. C’était l’expression du libre arbitre d’Adam et Ève au mépris des instructions claires et précises de Dieu.


De même, nous devons choisir par nous-mêmes de suivre Dieu ou on, de chérir ou de défier la Parole de Dieu. Dieu ne force personne à croire en Sa Parole. Il ne veut jamais nous forcer à Lui obéir, et Il ne peut pas nous forcer à L’aimer. Dieu permet à chacun de nous de choisir par lui-même le chemin à suivre. Mais, à la fin, nous devons être prêts à vivre avec les conséquences de nos choix.


En mangeant le fruit, Adam et Ève, en fait, disaient à Dieu qu’Il n’était pas un parfait souverain. Sa souveraineté était contestée par eux. Ils ont fait preuve de désobéissance, et par conséquent, ils ont amené le péché et la mort à la race humaine.


« Et l’Éternel Dieu le fit sortir du jardin d’Éden, pour cultiver la terre d’où il avait été pris. Il chassa donc l’homme ; et il plaça à l’orient du jardin d’Éden les chérubins et la lame d’épée flamboyante, pour garder le chemin de l’arbre de vie. » Genèse 3:23, 24, Ostervald révisée).


Adam et Ève ont dû quitter le Paradis. C’était encore une con- séquence nécessaire et miséricordieuse. Le Seigneur ne saurait per- mettre à l’humanité rebelle d’accéder à l’arbre de vie. Avec Ses soins pleins d’amour, Il a gardé Adam et Ève loin du fruit qui les rendrait immortels, et ainsi, perpétuerait le terrible état où le péché les avait amenés. (Imaginez à quoi ressemblerait la vie éternelle dans un monde rempli de douleurs, de souffrance et de mal, ces malheurs dans lesquels nous sommes !) Adam et Ève ont été chassés du joli jardin pour tra- vailler le sol moins propice à l’extérieur (v. 23, 24).


.




1er Juillet



L’initiative de Dieu pour nous sauver


La Bible montre que, après la chute de nos premiers parents, c’est Dieu qui est venu les chercher, et non vice versa. Au contraire, l’homme et la femme ont essayé de se cacher de la présence du Seigneur. Quelle puissante métaphore pour décrire la race humaine déchue : ils fuient Celui qui vient à leur recherche, le Seul qui pouvait les sauver. Adam et Ève l’ont fait en Éden, et à moins d’être conduits par l’Esprit Saint, les gens continuent de faire la même chose aujourd’hui.


Heureusement, Dieu n’a pas mis de côté nos premiers parents, et Il ne nous met pas de côté non plus. Depuis le temps où Dieu a appelé Adam et Ève pour la première fois en Éden : «où êtes-vous ? » (Genèse 3: 9, LSG) jusqu’aujourd’hui, Il nous appelle encore.


« Par le don ineffable de son Fils, Dieu a entouré le monde entier d’une atmosphère de grâce tout aussi réelle que l’air qui circule autour de notre globe. Tous ceux qui consentent à respirer cette atmosphère vivifiante  vivront et croîtront jusqu’à la stature d’hommes et de


femmes en Jésus-Christ » — Ellen G. White, Le meilleur chemin, p. 66. Bien sûr, la plus grande révélation de l’activité missionnaire de Dieu peut être vue dans l’incarnation et le ministère de Jésus. Bien que Jésus soit venu sur cette terre pour faire beaucoup de choses – pour détruire Satan, pour révéler le vrai caractère du Père, pour prouver que les accu- sations de Satan étaient infondées, pour montrer que la loi de Dieu peut être observée – l’objectif le plus crucial était de mourir sur la croix à la place de l’humanité, afin de nous sauver de l’ultime résultat du  péché,


qui est la mort éternelle.


Qu’est-ce que chacun de ces textes nous enseigne à propos de la mort de Jésus ?

Jean 3:14, 15                                                                           




Esa. 53:4–6                                                                             




2 Cor. 5:21                                                                               




« Celui qui n’a point connu le péché, il [Dieu] l’a fait devenir péché pour nous » (LSG). C’est ce qu’il a fallu « afin que nous devenions en lui justice de Dieu. » (LSG). Cette idée a été appelée le « grand échange », Jésus prenant sur Lui nos péchés et nos souffrances comme un pécheur, afin que nous puissions, bien que pécheurs, être comptés comme justes devant Dieu, comme Jésus Lui-même.




2 Juillet



Les métaphores de la Mission


La mission est l’initiative de Dieu pour sauver l’humanité perdue. La mission salvatrice de Dieu est motivée par Son amour pour chacun de nous. Il n’y a aucune autre raison plus profonde que cela. Dieu a envoyé Christ pour une mission, celle d’apporter le salut au monde entier.


L’Évangile de Jean contient à lui seul plus de quarante déclarations sur la dimension cosmique de la mission de Jésus. (Voir, par exemple, Jean 3 :17 ; 12 :47.) Comme Christ a été envoyé par le Père pour sauver le monde, Il envoie à Son tour Ses disciples avec les mots « comme mon Père m’a envoyé, je vous envoie aussi.» (Jean 20 :21, Ostervald révisée).


Lisez Matthieu 5:13, 14. Quels sont les deux métaphores utilisées pour la mission dans ces textes, et que représentent-elles ?




Les métaphores du sel et les fonctions essentielles de la lumière expri- ment l’influence chrétienne sur l’humanité. Bien que le sel opère en interne, pour accoler la masse avec laquelle il entre en contact, la lumière fonctionne à l’extérieur, illuminant tout ce qu’il atteint.


Le terme terre dans la métaphore du sel se réfère aux hommes et femmes auxquels les chrétiens sont appelés à se mêler, tandis que l’expression lumière du monde se réfère à un monde de personnes dans l’obscurité qui doivent être éclairés.


Les enfants d’Israël ont été encouragés à vivre dans les principes moraux et les règles de santé que Dieu leur avait donnés. Ils devaient être une lumière, illuminant et attirant les autres vers Dieu – vous êtes « une lumière pour les nations » (Esaïe 49: 6, LSG). Leur existence collective dans un état de santé, de prospérité et de fidélité au sabbat de Dieu et d’autres com- mandements, annoncerait aux nations environnantes les hauts faits de la Création et de la Rédemption de Dieu. Les nations, voyant leur prospérité, les approcheraient et apprendraient à être enseignés du Seigneur. (C’était l’idée, de toute façon.)


Lorsque Christ est venu, Il a également parlé du sel, une autre façon de témoigner. Par leur influence dans le monde, les chrétiens doivent freiner la corruption du monde. Les non-croyants sont souvent gardés de mauvaises actions en raison d’une conscience morale due à l’influence chrétienne. Les chrétiens ont non seulement une bonne influence sur le monde cor- rompu en raison de leur présence en elle, mais ils se mêlent aussi avec des gens dans le but de partager le message chrétien du salut.




3 Juillet


Approfondissement: Nous  avons traité de certains  aspects de la nature missionnaire de Dieu. La mission est une entreprise de Dieu trinitaire. La mission est essentiellement liée à Jésus-Christ, dont l’Incarnation est au cœur de la conception chrétienne de la mission. Par Sa vie et Sa mort, Jésus a ouvert la voie pour le salut de tout le genre humain.


Nous devons, en tant que Ses disciples et Ses missionnaires, apprendre aux gens la Bonne Nouvelle de tout ce que Jésus a fait pour eux.


« L’église de Christ sur la terre a été organisée à des fins mission- naires, et le Seigneur désire voir l’Église entière trouver les voies       et moyens, qu’ils soient élevée et bas, pour que riches et pauvres puissent entendre le message de la vérité. Ce ne sont pas tous qui sont appelés à un ministère personnel dans les champs missionnaires étrangers, mais tout le monde peut faire quelque chose par la prière    et les dons pour faciliter le travail missionnaire ». – Ellen G. White, Testimonies for the Church, vol. 6, p. 29.


Discussion:

Ê Pensez encore à la question des origines. Pourquoi est-ce une question importante ? Comment une bonne compréhension de nos origines nous aide-t-elle à mieux comprendre qui nous sommes et quel est le but réel de notre existence ?


Ë Comment la citation suivante nous aide-t-elle à comprendre l’existence du libre arbitre, l’amour, et le mal dans notre monde ?


« Ainsi, si Dieu veut créer des êtres aimants (en imitation de Son amour parfait), Il doit créer des êtres libres capables de causer la souffrance et le mal dans le monde par leurs choix. La dynamique de l’amour et de la liberté exige que Dieu nous donne la latitude de croître dans l’amour grâce à notre liberté humaine. La seule alternative de Dieu en permettant aux êtres libres de choisir des actes sans amour est de s’abstenir complètement de créer des êtres aimants. » —Robert J. Spitzer, New Proofs for the Existence of God: Contributions of Contemporary Physics and Philosophy, Kindle Edition (Eerdmans Publishing Co., 2010), p. 233.



Ì La mort de Jésus était un acte unique qui a eu lieu dans une petite nation au milieu du vaste empire romain il y a près de deux mille ans. Pourtant, cet acte est d’une importance éternelle pour chaque être humain. Quelle responsabilité nous incombe, nous qui connaissons ce fait et ce que cela signifie, de l’annoncer à ceux qui ne savent rien à ce sujet ? Autrement, comment apprendront-ils de Lui si ceux qui connaissent ce fait ne leur en parlent ?




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Le fusil ne tirerait


Hd Seisttoorirye



pas : première partie

par Max de los Reyes, Philippines



Fernando Lopez a grandi dans une ville à 60 miles au sud de Manille. Comme beaucoup aux Philippines, la famille de Fernando n’a pas beaucoup d’argent. Et comme beaucoup de jeunes garçons, Fernando a quitté l’école pour aider ses parents en vendant de petits objets et en faisant des courses. Fernando était actif dans son église, ce qui contribuait à alléger son ennui. Plus que tout, Fernando aspirait à une éducation pour mieux servir Dieu,


mais il savait qu’humainement parlant, ce n’était pas possible.


Puis un jour, Fernando a entendu parler du Mouvement Missionnaire 1000, un programme de formation des missionnaires bénévoles qui servent Dieu pendant un an aux Philippines ou dans l’un des nombreux autres pays. Excité, Fernando a demandé la permission à ses parents pour se joindre au programme. Avec leur bénédiction, il fit sa demande et fut retenu.


La formation que reçu Fernando l’aida à combler son désir pour l’éducation et le prépara pour servir Dieu quelque part aux Philippines. Lorsque la formation prit fin, il attendit son affectation à un territoire, mais eu des sentiments mitigés quand il apprit qu’il était affecté pour travailler dans une zone à quatre cents miles (environ 640 km) de son domicile.


Fernando arriva dans son nouveau domaine et commença à chercher ceux qui s’intéressaient à apprendre davantage  au sujet de Dieu. Bientôt, il donnait plusieurs études bibliques par semaine. Certaines personnes qui prenaient des études bibliques vivaient dans un petit village dans les mon- tagnes, un tour de quatre heures à vélo.


Malgré les difficultés, Fernando devint  très impliqué dans son travail au point qu’il dépensait plus souvent sa petite allocation mensuelle pour acheter des matériaux pour construire une église adventiste du septième jour, le laissant sans argent pour acheter de la nourriture. Ce test de sa foi le prépara pour encore plus de tests qui viendraient. Mais tout au long de son expérience, sa foi en Dieu ne faiblit pas.


Un des convertis de Fernando était Julie Taguinod. Elle et sa sœur,  Essie, avaient étudié la Bible avec Fernando puis assisté à ses réunions d’évangélisation. Julie et sa sœur furent baptisées récemment en dépit des objections de Lem, le mari de Julie.


Fernando était au courant des objections de Lem à l’égard de sa femme. Lem avait interdit Julie d’aller à l’église et avait menacé de lui faire du mal si elle continuait d’y aller. Mais Julie avait tenu bon et continuait d’aller à l’église. Fernando apprécia son désir sincère d’honorer Christ. Et Lem com- mença à ignorer la fréquentation de l’église de Julie. Peut-être il a réalisé que ses objections n’arrêteraient pas sa femme de suivre Christ.


À suivre ...




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*4–10 Juillet


Abraham: le premier


Missionnaire




Sabbat apRèS-Midi


Étude de la semaine: Gen. 12:1–3; 14:8–24; Gal. 3:6;


Heb. 11:8–19; Gen. 12:6, 7; 18:18, 19.


J


Verset à mémoriser: « Comme Abraham crut  à Dieu, et que cela lui fut imputé à justice, reconnaissez donc que ce sont ceux qui ont la foi qui sont fils d’Abraham. Aussi l’Écriture, prévoyant que Dieu jus- tifierait les païens par la foi, a d’avance annoncé cette bonne nouvelle à Abraham:Toutes les nations seront bénies en toi! » (Galates 3: 6-8, LSG).

e n’est pas une coïncidence que trois religions les plus grandes du monde – le judaïsme, le christianisme et l’islam – soient parfois appelées les « religions abrahamiques ». Ceci parce  que


toutes les trois, d’une manière ou d’une autre, relient leurs racines à ce grand homme de Dieu.


Bien qu’Abraham soit admiré comme l’exemple illustratif de la défi- nition de la fidélité, la leçon de cette semaine examinera cette fidélité sous un angle différent. C’est-à-dire, nous voulons le voir comme un missionnaire, comme quelqu’un appelé par le Seigneur pour aller à   un autre pays et témoigner auprès des autres peuples à propos du vrai Dieu, Créateur et Rédempteur.


Dieu a donné à Abraham et à sa famille après lui (voir Gal. 3 :29)  un objectif triple: (1) être bénéficiaires et gardiens de la vérité divine du royaume de Dieu qui avait été perdue dans l’histoire antérieure de l’humanité; (2) comme étant le canal par lequel le Rédempteur allait entrer dans l’histoire; et (3) d’être, en tant que fidèles serviteurs de Dieu, une lumière pour les nations, une lumière pour ceux qui ont besoin de connaître le Seigneur.


* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 11 Juillet.




5 Juillet


L’appel d’Abraham


« L’Éternel dit à Abram: Va-t’en de ton pays, de ta patrie, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation, et je te bénirai; je rendrai ton nom grand, et tu seras une source de bénédiction. Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi. » (Genèse 12: 1-3, LSG).


Abram – dont le nom signifie «le père est exalté», nom qui fut changé en Abraham, « le père de multitudes » – grandit dans Ur, ce  qui est aujourd’hui l’Irak. Dieu l’appela de se séparer de son contexte socio-spirituel coutumier et de migrer vers un pays inconnu, où Dieu lui fit une métamorphose spirituelle pendant 100 ans, en faisant de lui le «père des croyants ». Au milieu des luttes personnelles et familiales, Abraham devint un missionnaire modèle auprès de plusieurs groupes de personnes et un leader respecté qui témoigna de sa foi en Dieu.


Lisez Genèse 12: 1-3. Quels principes pouvez-vous trouver ici qui pourraient s’appliquer à chacun d’entre nous dans notre propre situation particulière; c’est-à-dire, qu’est-ce qu’Abraham a expéri- menté que nous pourrions aussi expérimenter à notre façon? Voir aussi Héb. 11: 8-10.




Le patriarche a été appelé à laisser son passé derrière lui, à sortir par la foi, à croire à ce qui semblait incroyable, à faire ce que Dieu l’avait appelé de faire. Et comme résultat de sa fidélité, toutes les nations du monde seraient bénies.


Plusieurs d’entre nous sont testés, comme le fut Abraham. Bien sûr, nous pourrions ne pas entendre la voix de Dieu nous parlant directe- ment, mais Il nous appelle par les enseignements de Sa Parole et les évé- nements de Sa providence. Nous pourrions être obligés d’abandonner une carrière qui promet la richesse et l’honneur; nous pourrions avoir à quitter notre cadre congénital, les associations rentables, et être séparé de la famille; en effet, nous pourrions avoir à entrer dans ce qui semble seulement être un chemin d’abnégation, de difficultés et de sacrifice. Mais si le Seigneur nous appelle, comment pouvons-nous refuser?




6 Juillet


Témoignage d’Abraham auprès des rois


Lot était un parent d’Abraham qui l’accompagnait lors de certains de ses voyages. Son choix de la vallée du Jourdain bien arrosée, le fit entrer dans la société des méchants de Sodome (Genèse 13: 1-13). Il a ensuite été sauvé, d’abord par Abraham (Genèse 14: 11-16), et plus tard par deux anges (Genèse 19).


Quand Abraham apprit que son neveu Lot était en difficulté, il décida de l’aider. Lors du secours, Abraham se mit en tête d’une force militaire de plus de trois cents hommes de sa propre maison. De nombreux rois ont participé à la bataille pour Sodome, et Abraham sortit vainqueur.


Lisez Genèse 14: 8-24. Que nous disent les actions d’Abraham à pro- pos de son caractère et, par conséquent, sur sa foi et son Dieu?






Pour les rois qu’il avait conquis, Abraham a révélé la puissance de Dieu. Même lors de cette mission de sauvetage, le «père des croyants» n’a pas perdu son appel divin à être une bénédiction pour les nations.


« L’adorateur de Jéhovah avait non seulement rendu un service au pays, mais il s’était montré un homme de valeur. On reconnut que la piété n’est pas synonyme de lâcheté, et que sa religion ne l’empêchait pas d’être courageux dans la défense du droit et la protection des oppri- més. Son geste héroïque le fit connaître de toutes les tribus d’alentour. Le roi de Sodome, accompagné de sa suite, se rendit à la rencontre du patriarche pour lui présenter ses hommages. Renonçant à récupérer ses biens, il le pria seulement de lui rendre les prisonniers. De par les lois de la guerre, le butin revenait au vainqueur. Abram, qui avait entrepris cette expédition sans aucun but intéressé, refusa de tirer profit du mal- heur d’autrui et se contenta d’exiger que ses associés eussent leur juste part. » – Ellen G. White, Patriarches et Prophètes, pp.114-115.




7 Juillet


Un modèle de foi


Bien qu’à peine parfait, Abraham était un homme de Dieu, et maintes fois dans la Bible, même dans le Nouveau Testament, on se réfère à lui comme étant un exemple de fidélité et ce que cela signifie d’être sauvé par la foi (voir Genèse 15: 6, Gal 3: 6).


Lisez Hébreux 11: 8-19. Qu’est-ce que cela nous apprend sur Abraham et sa foi qui est si important pour quiconque veut être un missionnaire pour Dieu à tout prix?




Le Seigneur a voulu utiliser Abraham, mais la première chose qu’Il eu à faire était de lui faire laisser son passé derrière lui. Une leçon devrait être évidente pour chacun d’entre nous, en particulier ceux dont le passé n’est pas en harmonie avec la volonté et la loi de Dieu, ce qui nous inclut tous.


Ce qui est étonnant aussi, c’est le fait qu’Abraham ait quitté, « sans savoir où il allait » (Hébreux 11: 8, LSG). Bien que la plupart des mis- sionnaires savent où ils vont, au moins dans un sens géographique, dans un autre sens, lorsque l’un d’entre nous fait un bond de géant de la foi et donne totalement son cœur à Dieu, nous ne savons vraiment pas (du moins à court terme), où nous allons terminer (bien qu’à long terme, nous ayons une assurance absolue). Si nous le savions, il n’aurait pas fallut beaucoup de foi; par conséquent, ne pas savoir est une condition préalable pour être vraiment capable de vivre par la foi.


Un autre point crucial ici est qu’Abraham cherchait « la cité qui a de solides fondements, celle dont Dieu est l’architecte et le Constructeur » (v. 10, LSG). Abraham avait à l’esprit cette grande image; il savait que quelque soit ce à quoi il fait face ici, quelle que soit les fatigues et les luttes, tout cela vaudra la peine à la fin.


Il savait aussi qu’il n’était pas seulement un étranger sur «la terre promise », mais qu’il était l’un des nombreux « étrangers et pèlerins sur la terre » (v. 13, LSG). Ce monde, et notre vie en lui, aussi précieuse qu’elle nous paraisse maintenant (c’est tout ce que nous avons mainten- ant), n’est pas toute l’histoire, c’est si petit, en fait.


Et bien sûr, le plus grand exemple de foi dans l’Ancien Testament était ce qu’Abraham était prêt à faire de son fils sur le mont Morija sur ordre de Dieu.




8 Juillet


Abraham, le nomade


Une étude de la vie d’Abraham révèle que sa foi incluait les luttes difficiles contre le doute et l’incrédulité en  la puissance de Dieu. Les ancêtres d’Abraham étaient idolâtres (Jos. 24: 2), et peut-être ce contexte explique pourquoi il n’a pas toujours eu pleine confiance en la puissance de Dieu. A deux reprises, il a fait preuve de lâcheté et a dit à Sarah de ne dire qu’une demi-vérité (Gen.12: 11-13, 20: 2). Il à rit (Genèse 17:17) quand on lui a dit qu’il aurait un fils avec Sarah. Malgré ses défauts, Abraham était encore utilisé par le Seigneur parce qu’Abraham voulait être utilisé par Lui; et donc, le Seigneur a pu mod- eler son caractère.


Un des moyens que Dieu a utilisé pour façonner Abraham comme réformateur et missionnaire était ses nombreuses pérégrinations. Voyager est une éducation en soi. Cela permet à une personne de s’ouvrir aux nouvelles idées et aux possibilités de changement. Les pèlerinages à Jérusalem étaient une partie importante et nécessaire du culte israélite. Les changements que les pèlerins connaissent quand ils devaient marcher de longues distances, dormir dans d’autres endroits, manger de différentes nourritures, faire face à un autre climat, et ren- contrer d’autres personnes, amélioraient leur foi par leur vulnérabilité. Leur culte, avec ses sacrifices et offrandes, des danses sacrées et la récitation des psaumes, aidait le peuple de Dieu à confirmer son iden- tité et ses traditions.


Dans ses voyages de son lieu de naissance à Ur jusqu’au site de   son enterrement à Hébron, Abraham a visité au moins 15 zones géographiques différentes. La plupart des changements et épisodes missionnaires les plus importants de sa vie se rapportent à ses voyages.


Quelles leçons spirituelles Abraham a-t-il connues dans les endroits suivants?

Moré à Sichem (Genèse 12: 6, 7)                                                  




Hébron (Genèse. 13: 18-14: 20)                                                    




Mamré (Genèse 18: 1, 20-33)                                                     




MontdeMorija(Genèse22:1-14)                                                   




9 Juillet


Abraham: un missionnaire dans sa propre maison


« Abraham deviendra certainement une nation grande et puis- sante, et en lui seront bénies toutes les nations de la terre. Car je l’ai choisi, afin qu’il ordonne à ses fils et à sa maison après lui de garder la voie de l’Éternel, en pratiquant la droiture et la justice, et qu’ainsi l’Éternel accomplisse en faveur d’Abraham les promesses qu’il lui a faites » (Gen.18:18, 19, LSG)?

Quelles importantes leçons à propos de la fidélité et au fait de servir Dieu trouvons-nous dans ces textes?





« Dieu appela Abraham à enseigner sa Parole, il le choisit pour être le père d’une grande nation parce qu’il voyait qu’Abraham élèverait ses enfants et sa maison dans le respect de la loi divine. Ce qui donna toute sa force à l’enseignement d’Abraham fut l’exemple de sa propre vie. Sa maison comprenait plus de mille personnes, beaucoup d’entre elles étaient des chefs de famille, et la plupart n’avait abandonné le paganisme que récemment. » – Elle Ellen G. White, L’éducation, p.187. Les activités missionnaires auront plus de succès si elles sont soutenues par une vie de famille qui est en harmonie avec les desseins de Dieu. L’histoire biblique et celle de l’église nous disent que la plu- part des églises chrétiennes étaient internes et basée sur la famille. Une des raisons pour lesquelles Abraham fut choisi était le fait que Dieu vit sa capacité à diriger ses enfants et sa maison dans la voie du Seigneur. Le but de Dieu dans la famille est égal à Son but dans les missions;


à savoir «la pratique de la justice et de l’équité» (Prov. 21: 3, LSG) .


Quels exemples de la famille d’Abraham pouvez-vous trouver qui montrent qu’ils étaient fidèles au Seigneur? Voir, par exemple, Héb. 11:11, 20.




Bien sûr, dans la Bible, nous pouvons également trouver des exemples d’hommes pieux dont les familles n’ont pas suivi la voie du Seigneur. Néanmoins, le point important des textes d’aujourd’hui est clair: la foi et l’exemple d’Abraham étaient si forts à tel point que ceux de sa maison apprirent à « garder la voie de l’Éternel.» (Gen. 18:19).




10 Juilet


Approfondissement: «  Appelé, honoré, béni  de Dieu, il faisait briller la lumière dans tous les pays où il séjournait. Il ne craignait pas d’entrer en contact avec les hommes qui l’entouraient. Il avait des rela- tions amicales avec les rois des nations environnantes, dont quelques-uns l’honoraient de leur respect. Sa droiture, son désintéressement, sa bravoure, sa bienfaisance firent successivement connaître le caractère de Dieu aux habitants de la Mésopotamie, de l’Égypte et même de Sodome. » — Ellen


  1. White, Patriarches et Prophètes, pp. 344 - 345..

Discussion:

Ê Pendant des milliers d’années, l’histoire d’Abraham et d’Isaac sur le mont Morija a fait vibrer et défié le croyant, tout en évo- quant le mépris et le ridicule parmi ceux qui l’ont vue comme un acte cruel et barbare. Lisez l’histoire plusieurs fois dans Genèse

  1. Quelles grandes leçons pouvons-nous en tirer ? Qu’est-ce que cela nous apprend à propos de la croix et du grand prix du péché? Qu’est-ce que cela nous enseigne à propos de ce qu’un acte de foi implique? Pourquoi cette histoire est-elle si troublante pour plus- ieurs personnes?


Ë Lisez Genèse 12: 11-13, 20: 2, deux récits, où Abraham, l’homme de Dieu, a fait preuve d’un manque de foi. Que pouvons- nous retirer de ces histoires?


Ì L’un des textes les plus célèbres dans la Bible est Genèse 15:


  1. Que dit-il? Dans quel contexte est-il donné? Comment ce texte est-il utilisé dans le Nouveau Testament (voir Rom. 4: 3, Gal. 3: 6, Jac. 2:23) ? Qu’est-ce que cela nous apprend sur la foi, les œuvres, et le salut?


Í Quels sont quelques-uns des grands chefs religieux dont les membres de la famille ne suivirent pas « la voie de l’Eternel »? Que pouvons-nous apprendre de leurs histoires qui puisse aider toute personne qui s’efforce d’aider les membres de sa famille à être fidèles?



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Le fusil ne tirerait pas : deuxième partie

par Max de los Reyes, Philippines



Lem Lem était un soldat, et ses missions l’amenaient souvent loin de la maison. Quand il était à la maison, il passait beaucoup de temps et d’argent à boire avec ses amis.


Un jour, les amis de Lem commencèrent à le taquiner sur l’intérêt de sa femme dans la religion. « Quel est le problème, Lem? » contesta un homme. «Ne pouvez-vous pas empêcher votre femme de se joindre à cette église ? » Comme les taquineries s’intensifiaient, Lem devint agité.


« Vous avez tort !» Finit-il par tempêter. «Je vais vous prouver que je peux contrôler ma femme !» Avec ces mots, Lem se pavana sur la barre et se dirigea vers la maison.


Cet après-midi, Fernando avait rendu visite aux personnes qui s’intéressaient à étudier la Bible. Il n’était pas loin de la maison de Julie quand il décida de s’arrêter pour s’assurer que Julie prévoyait toujours sa visite le lendemain. Comme il s’approchait de sa maison, Fernando fut surpris par une forte explosion qui ressemblait à un coup de feu.  Au début, il ne s’était pas préoccupé, mais quand un autre coup de feu retentit, il regarda tout autour pour voir qui tirait.


C’est alors qu’il vit Julie courir vers lui. « Fuyez ! Sauvez-vous ! » Cria-t-elle. « Lem tente de vous tuer ! »


Fernando se cacha derrière un grand arbre. Il savait que Lem était un tireur d’élite, et si l’homme voulait frapper Fernando, il pourrait le faire facilement. Julie courut vers la maison où elle trouva son mari en colère, tirant son arme, en essayant de retirer une balle qui s’était logée dans le canon. Quand Julie vit ce qu’il faisait, elle s’enhardit. « Lem, tu sais que Dieu a coincé ton fusil pour que tu ne fasse pas du mal à Fernando ! »


Aucun effort de Lem ne pouvait débloquer le pistolet. Surpris par la tournure inattendue des événements, Lem mit le pistolet vers le bas et écouta Julie expliquer comment Dieu avait travaillé pour sauver Son messager de la mort. Quand il fut apaisé, Lem admit que sa femme avait raison. Fernando n’avait rien fait pour lui nuire.


Lem ne s’opposa plus quand sa femme et ses enfants assistaient aux services religieux. Il accepta l’amitié de Fernando et accepta les études bibliques. Il dit à ses compagnons de boisson qu’il est heureux de sa famille à l’église, et ils cessèrent de se moquer de lui.


Ceux qui ont assisté aux événements de ce jour étaient d’accord que Dieu avait réellement opéré un miracle pour sauver la vie de Fernando. Mais le changement dans le cœur de Lem n’est pas moins un miracle.



Max de los Reyes était secrétaire exécutif de la Mission des Provinces Montagneuses aux Philippines quand il écrivit cet article.



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* 11–17 Juillet


Un missionnaire pas comme les autres





Sabbat apRèS-Midi


Lecture de la semaine: 2 Rois 5, Marc 1: 40-45, 2 Rois 2: 1-15,


Jean 15: 5, Rom. 6: 4-11, Rom. 6: 1.


N


Verset à mémoriser: « Il y avait aussi plusieurs lépreux en Israël au temps d’Élisée le prophète ; toutefois aucun d’eux ne fut guéri ; si ce n’est Naaman, le Syrien. » (Luc 4:27, Ostervald révisée).



es livres des Rois, couvrant l’histoire des royaumes d’Israël d’environ 970 à 560 avant Jésus-Christ, rapportent des événe- ments à la fois passionnants et dramatiques, ayant une grande portée politique en ce qui concerne les bouleversements touchant le peuple de Dieu. Dans ces comptes rendus se trouvent les histoires d’Élie et d’Élisée, des prophètes audacieux de Dieu dont les aventures


ont saisi l’imagination des enfants et des adultes de tous les temps.


On y trouve également d’intéressantes similitudes entre le ministère d’Élisée et le ministère de Jésus. Dans les deux ministères, des morts ont été ressuscités, des lépreux purifiés, et des affamés nourris à partir de petites quantités de nourriture.


La leçon de cette semaine traite de l’un de ces miracles: la guérison de Naaman, un riche, puissant, et très fier idolâtre qui, dans sa grande nécessité, est venu expérimenter la puissance du Dieu vivant, et ceci, d’abord grâce au témoignage d’un missionnaire très peu probable.


Parmi les nombreuses vérités spirituelles qui peuvent être trouvées dans ce récit, nous pouvons avoir un modèle de témoignage intercul- turel au milieu des tensions internationales imbues de rivalité. Nous pouvons aussi voir dans cette histoire un modèle de la façon dont œuvre le plan du salut.


*Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 18 Juillet.




12 Juillet


Il avait tout . . . mais


« Naaman, chef de l’armée du roi de Syrie, jouissait de la faveur de son maître et d’une grande considération; car c’était par lui que l’Éternel avait délivré les Syriens. Mais cet homme fort et vaillant était lépreux. » (2 Rois 5: 1, LSG).


Ce verset ne contient pas moins de quatre titres ou descriptions qui mettent Naaman au premier rang de la société syrienne, ou araméenne. Il avait une grande influence sur le roi d’Aram, était tenu en haute estime, et était le bras droit du roi dans le domaine religieux, ainsi que dans les questions militaires (v. 18). Il était aussi extrêmement riche  (v. 5).


Cependant, le verset 1 a un «mais». Toute la puissance de Naaman, son honneur et sa bravoure pâlissaient à l’ombre de la maladie la plus redoutée de l’époque, la lèpre. Et c’est exactement ce que ce pauvre homme avait, le principal « mais » qui jetait une ombre sur tous ses grands exploits. Cette maladie, cependant, le mit en contact avec le prophète de Dieu, et à travers ce contact, il devint un croyant au vrai Dieu.


Lisez Marc 1: 40-45, Luc 8: 41-56, et Marc 2: 1-12. Malgré le fait évident que Jésus ait fait des guérisons miraculeuses ici, quel est  le dénominateur commun de ces comptes rendus? Qu’est-ce qui a amené tous ces gens à Jésus?






Les perturbations de la vie personnelle, les tragédies et les transitions peuvent rendre les gens plus ouverts à la vérité spirituelle et les mettre à la recherche de Dieu. Les catastrophes physiques, psychologiques, politiques, ou d’autres encore, peuvent ouvrir les gens à la réalité divine. Les pertes personnelles, les catastrophes nationales, et les guerres sont d’importantes motivations qui amènent les gens à recher- cher une plus grande puissance qu’eux-mêmes. L’église a longtemps été consciente que l’augmentation des résultats de gain d’âmes tend à se produire dans les régions où les gens sont frappés par la souffrance personnelle ou sociétale.




13 Juillet


Un témoin pas comme les autres


Lisez 2 Rois 5: 1-7. Qu’est-ce qui se passe ici? Pourquoi les Syriens écouteraient-ils même ce qu’une fille esclave et captive avait à dire? Quelles pourraient être les conséquences cachées de ce qui arriva?






La Bible ne nous donne pas de détails réels de la façon dont cette jeune fille a agi dans la maison, mais il est clair qu’il y avait quelque chose en elle qui a attiré l’attention de la famille. Pensez-y: sur la parole d’une petite fille captive, un chef militaire riche et puissant     va auprès de son roi, lui dit ce qu’elle a dit, puis obtient la permis- sion du roi d’aller. Plus encore, il charge même des dons à remettre au prophète. Évidemment, plus de choses se passaient que ce qui est explicitement mentionné dans les textes. Néanmoins, l’agent de Dieu pour semer la connaissance de Lui dans les cercles des dirigeants de Syrie était une petite esclave hébreu sans nom, cruellement arrachée à son domicile par un groupe de ravisseurs syriens. Au lieu de rester à se soucier de la cruauté et de l’injustice de cette loi, et de sa vie de servi- tude, elle a partagé sa foi inébranlable au Dieu de puissance et de vie, qui travaillait par Élisée à Samarie (v. 3). Ainsi, tout comme Daniel et ses compagnons à Babylone, elle était capable de transformer sa propre adversité en une manière de glorifier Dieu, et ainsi, Dieu changea sa captivité en une occasion pour partager sa foi. Selon Ellen White, « la conduite de la jeune captive dans ce foyer idolâtre est la démonstration frappante de l’influence profonde qu’exerce l’éducation familiale sur un enfant » — Prophètes et rois, p. 337.


Qu’est-ce que cela devrait nous dire à propos  de comment notre foi, notre mode de vie, et nos actions peuvent attirer les autres à nous et aux vérités auxquelles nous nous confions ?




Ce qui est intéressant aussi dans cette histoire, c’est la réaction du roi d’Israël après avoir reçu la lettre. Suis-je Dieu? Puis-je guérir la lèpre? Ses paroles révèlent à quel point cette maladie était redoutable et pourquoi seul un miracle pouvait apporter le remède. Pour une raison quelconque, la lettre impliquait l’espoir que le roi était capable d’ap- porter la guérison. Le roi ayant su qu’il ne pouvait pas faire cela, pensa que c’était une astuce pour semer des troubles.




14 Juillet


Élisée, le prophète


Le ministère du prophète Élisée au IXe siècle av. J.C. nous vient dans une série de 18 épisodes, s’étendant sur plus de cinquante ans. Son ministère a été mené principalement à la tête de l’école des prophètes et a été largement public. Il incluait une exploration des signes et des prodiges aussi bien personnels que nationaux. Élisée était un prophète dont les conseils et l’aide étaient sollicités à la fois par les rois et le commun des peuples.


Lisez  2 Rois 2: 1-15. Qu’est-ce que cela nous apprend sur l’appel et  le ministère d’Élisée?





Il n’y a point de question si Élisée a été appelé de Dieu; il y avait  d’incroyables expériences qui doivent avoir confirmé sa vocation en son propre esprit. Plus important encore, sa demande d’une «double portion » de l’Esprit a montré sa prise de conscience à ce qu’il était appelé à faire, il aurait besoin de la puissance divine, parce qu’en lui et par lui-même, il serait impuissant. Ainsi, même à l’époque, cet homme de Dieu a compris ce que Jésus dira plusieurs siècles plus tard: «Je  suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire.» (Jean 15: 5, LSG). C’est une leçon que, peu importe notre posi- tion dans l’œuvre du Seigneur, nous devons tous reconnaître.


Évidemment, comme nous pouvons le voir dans l’histoire de l’appel d’Élisée, cette puissance, en effet, lui était accordée. Ainsi, Élisée a révélé qu’il avait une saine et honnête compréhension de son propre rôle et appel quand il a déclaré au roi: « laisse-le [Naaman] venir à moi, et il saura qu’il y a un prophète en Israël » (2 Rois 5: 8).


Une chose aussi intéressante doit avoir été la scène où ce comman- dant d’armée et sa suite se sont montrés dans toute leur gloire à la porte de la maison d’Élisée, probablement quelque chose relativement faible et modeste, à comparer au luxe que Naaman apprécia. Élisée, cependant, ne semblait pas être intimidé par Naaman et ses troupes. En fait, Élisée n’a même pas mis pied dehors pour rencontrer son puissant demandeur; au contraire, il envoya un messager, qui donna un ordre  au commandant d’armée! La seule récompense de son long voyage de Damas était un ordre brusque d’aller au Jourdain et se baigner! Mais il était accompagné d’une promesse: « tu seras pur » (v. 10, LSG).


Sans doute, la fierté de cet homme important a été blessée. Cependant, il se pourrait que ce soit le moment.




15 Juillet


La guérison de Naaman


Lisez 2 Rois 5: 11-14. Qu’est-ce que ce récit nous enseigne à propos   de Naaman et certaines des leçons qu’il devait apprendre? Que pouvons-nous retenir de cela pour nous aussi ?






Si le prophète Élisée avait personnellement rencontré Naaman, son hôte de premier plan, en employant des gestes d’exorciste accompagnés de formules magiques et autres rituels si communs dans les religions païennes, Naaman n’aurait pas hésité. Mais deux aspects de son accueil l’insultaient. Non seulement le prophète ne sort pas personnellement de sa maison pour rencontrer Naaman, mais aussi il le dirige vers le Jourdain comme lieu pour obtenir la guérison de sa lèpre.


Du point de vue du protocole, Naaman avait raison. Élisée aurait pu quitter sa maison pour l’accueillir. Et les rivières de Damas étaient sans doute mieux, parce que leur eau était plus claire que celle du boueux Jourdain. Cependant, par Élisée, Dieu dirigea Naaman au Jourdain, une rivière en Israël. Le processus de guérison était entièrement conçu pour démontrer, en premier lieu, qu’il y avait un prophète du vrai Dieu en Israël et, deuxièmement, que Dieu récompense une foi docile.


L’escorte de Naaman le convainquit de se soumettre à son nouveau


« commandant » divin et d’essayer au moins. L’argument des agents de Naaman selon lequel, si le remède suggéré était plus compliqué,    il l’aurait enduré, le persuada. Il a dû être difficile à Naaman d’avaler sa fierté, pour avoir écouté une fille esclave, un prophète étranger qui lui a montré peu de déférence, et enfin, ses propres fonctionnaires. Il était, cependant, désespéré pour la guérison. « Il descendit alors et se plongea sept fois dans le Jourdain, selon la parole de l’homme de Dieu; et sa chair redevint comme la chair d’un jeune enfant, et il fut pur » (2 Rois 5:14, LSG).


Les exigences initiales pour la guérison de Naaman étaient la foi et la conformité. Aussitôt qu’il conquit sa fierté et se conforma à la volonté exprimée de Dieu en se baignant sept fois dans le Jourdain boueux, il fut guéri.




16 Juillet


Un nouveau croyant


« Voici,  je reconnais qu’il n’y a point de Dieu dans [sur] toute   la terre, si ce n’est en Israël. Et maintenant, veuille accepter une marque de reconnaissance de la part de ton serviteur » (2 Rois 5:15, Ostervald révisée). En quoi ces paroles aident à révéler l’expérience du salut ? Voir Apoc. 14:12; 1 Jean 5: 2, 3; Rom. 6: 1.


Il aurait été facile pour Naaman de revenir directement du Jourdain  à Damas après sa guérison. Toutefois, en geste de reconnaissance, lui et sa troupe retournèrent chez le prophète. Cette fois, ils ont rencontré Élisée en personne. La confession que le Dieu d’Israël est souverain dans le monde est le thème principal de la Bible. Ces mots venant de la bouche d’un païen constituent l’un des points forts dans la révélation de l’Ancien Testament. La conversion de Naaman était claire que sa nouvelle expérience devait être liée au Dieu d’Israël. Le prophète était Israélite, la rivière était le plus important en Israël, et le nombre sept était une connexion claire au Dieu de la création.


Ce que nous voyons avec Naaman est un exemple de la façon dont la vraie foi fonctionne: Naaman a reçu quelque chose qu’il n’aurait jamais pu gagner par lui-même. Le fait qu’Élisée refusa les dons (2 Rois 5:16) était une façon de montrer comment le salut ne peut être gagné ou acheté, il est entièrement une grâce de Dieu. Au même moment, cependant, la volonté de Naaman de donner quelque chose à Élisée  pour ce qu’il avait fait pour lui montre la réponse de la foi, une réponse de gratitude pour ce qui lui a été donné. Élisée refusa le don. Ici, il a suivi l’exemple d’Abraham quand ce dernier avait aidé des rois païens, mais refusa les récompenses avec les mots, que personne ne dise: «J’ai enrichi Abram» (Genèse 14:23, LSG). Élisée savait que l’acceptation d’un don aurait gâté la leçon que Naaman devrait apprendre. La guéri- son était l’œuvre de Dieu et un acte de la pure grâce.


«Que ce point soit entièrement clair dans tous les esprits: si nous acceptons Christ comme Rédempteur, nous devons l’accepter comme Souverain. Nous ne pouvons avoir l’assurance et une parfaite confiance en Christ comme notre Sauveur jusqu’à ce que nous le reconnaissons comme notre Roi en obéissant à Ses commandements. Ainsi, nous montrons notre allégeance à Dieu. Nous avons alors le véritable anneau dans notre foi, car c’est une foi active. Elle fonctionne par amour. » — Ellen G. White, Faith and Works, p. 16.




17 Juillet


Approfondissement: «  Des siècles après que  Naaman eut regagné sa demeure en Syrie, purifié de corps et d’esprit, le Christ fit allusion à sa foi admirable, et il la donna en exemple à ceux qui préten- daient servir Dieu. « Il y avait aussi, dit-il, plusieurs lépreux en Israël du temps d’Elisée, le prophète; et cependant aucun d’eux ne fut purifié, si ce n’est Naaman le Syrien. » (Luc 4:27). Le Seigneur ne fit aucun cas des nombreux lépreux d’Israël à cause de leur incrédulité, qui les privait de toute bénédiction. En revanche, un païen de qualité, qui avait été fidèle à ses convictions concernant la justice, et éprouvé le besoin d’être seco- uru, paraissait aux yeux du Seigneur plus digne de sa bénédiction que les Israélites égarés qui méprisaient les privilèges dont ils étaient les objets. Dieu opère en faveur de ceux qui apprécient ses faveurs et se conforment à ses lumières. » — Ellen G. White, Prophètes et Rois, pp. 346-347.


Discussion:

Ê Au fil des ans une grande discussion s’est ensuivie sur ce qui s’est passé après la guérison de Naaman. Dans 2 Rois 5: 17-19,  Naaman fait une puissante confession de foi, en disant, «car ton serviteur ne veut plus offrir à d’autres dieux ni holocauste ni sacrifice, il n’en offrira qu’à l’Éternel. » (v. 17, LSG). Cependant, juste après, il dit : « Voici toutefois ce que je prie l’Éternel de par- donner à ton serviteur. Quand mon maître entre dans la maison de Rimmon pour s’y prosterner et qu’il s’appuie sur ma main, je me prosterne aussi dans la maison de Rimmon: veuille l’Éternel pardonner à ton serviteur, lorsque je me prosternerai dans la mai- son de Rimmon! » (v. 18, LSG). Quels sont les implications de la réponse d’Élisée? Dans quelle mesure les missionnaires chrétiens doivent-ils faire preuve de patience et de compréhension envers les nouveaux convertis, surtout quand ils viennent d’un autre contexte religieux et culturel?


Ë Comment devrait avoir lieu la rapide enculturation des nou- veaux convertis? « La veuve de Sarepta et Naaman, le Syrien, avaient conformé leur vie à toute la lumière qu’ils avaient reçue. Aux yeux de Dieu, ils étaient plus justes que le peuple élu qui s’était détourné de lui et avait sacrifié sa foi aux convenances et aux honneurs du monde » — Ellen G. White, Conquérants paci- fiques, p. 368.



Ì La guérison et le salut sont venus à Naaman par une foi révé- lée dans ses actions. Discutez plus toute la question de la relation entre la foi et les œuvres. Pourquoi est-il si important de compren- dre les rôles cruciaux, toutefois distincts, des deux notions dans l’expérience du salut?



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Deux fois victorieux: première partie

par Nathalie Villanueva, Philippines



Les membres de la famille de Villanueva se consacraient les uns aux autres et à leur église. Napoléon, le père, travaillait souvent loin de la mai- son. Après un certain temps, un modèle de fin de soirée de socialisation avec ses collègues de travail commença. Il commença à dépenser plus de son salaire et à envoyer moins d’argent à la maison.


Lolita, son épouse, devenait de plus en plus concernée par le revenu familial en baisse. Elle savait que quelque chose n’allait pas et est allée voir son mari. Quand elle a appris de ses activités, elle a essayé de raisonner avec lui, mais elle retournait à la maison, frustrée et blessée.


Lolita trouva une Bible et commença à chercher des conseils et du récon- fort. Un jour, elle lit les Dix Commandements dans Exode 20, le quatrième commandement l’arrêta : « Souviens-toi du jour du sabbat ». Elle avait toujours adoré le dimanche. Mais si Christ est mort le vendredi, se reposa le sabbat, et ressuscita d’entre les morts le premier jour, dimanche, le jour du sabbat doit être samedi. Elle décida que si Dieu l’ordonnait, elle et ses enfants, de garder le jour du sabbat, elle obéirait.


Mais elle trouva plus difficile d’obéir aux deux premiers commande- ments. Toute sa vie, elle avait prié tout en regardant les statues du Christ ou d’un saint. « Seigneur », priait-elle, «je suis désolée, mais je ne peux pas prier sans vous regarder, toi ou un saint ! S’il vous plaît donnez-moi un signe qui montre que je ne dois pas m’adresser à ces statues ! »


Pendant la nuit, Lolita fut réveillée par le bruit de verre brisé, puis des battements des ailes. Elle pensait que le coq du voisin s’était introduit dans sa maison. Mais avant qu’elle n’enquête, elle retomba dans le sommeil. Le lendemain matin, elle constata que ses statues de saints étaient tombées et s’étaient allongées sur le sol, brisées en centaines de petits morceaux. Elle tomba à genoux et demanda à Dieu de lui pardonner pour avoir douté de Sa Parole.


Lolita trouva une Église Adventiste du Septième Jour et décida d’y assis- ter. Elle arriva longtemps avant que les services ne commencent, et elle s’agenouilla pour prier tranquillement. Pendant le culte, elle pleurait. Par la suite, une femme l’a invitée à étudier la Bible. Lolita accepta avec enthousi- asme et fut bientôt prête pour le baptême.


Lolita invita cinq enfants adolescents pour aller à l’église, mais ils étaient occupés. Cependant, quand ils étaient libres, ils allaient avec elle. Ils esti- maient que les services d’adoration de l’église étaient longs, mais ils appré- ciaient les rencontres de jeunes l’après-midi.


Napoléon rentra chez lui et apprit que Lolita était prévue pour être bap- tisée. Par respect, les membres de la famille assistaient à l’église avec elle quand ils le pouvaient. Un par un, le mari et les enfants de Lolita furent baptisés.


À suivre …






PPrroodduucietdpbayr tlheeCGoemneirtaél CdoenlfaerCenocneféOrffeicneceofGAédnveénrtaislet Mpiosusironla. AWdevbesnitteis: twew. wS.AitdevWenteisbt:Mwiswsiwon.A.odrgventistMission.org



Mission


29



* 18–24 Juillet


L’aventure de Jonas




Sabbat apRèS-Midi


Lecture de la semaine: Jonas 1-4, 2 Rois 14:25, Esa. 56: 7,


Esa. 44: 8, Matt. 12:40, Apocalypse 14: 6-12.


C


Verset à mémoriser: «En vérité, je reconnais que Dieu ne  fait point acception de personnes, mais qu’en toute nation celui qui le craint et qui pratique la justice lui est agréable (Actes 10:34, 35, LSG).



’aventure de Jonas est le compte rendu d’un prophète hébreu en mission au-delà de sa zone de confort. Vivant pendant le règne de Jéroboam II, environ 750 av. J.C. (2 Rois 14:25), Jonas est le seul prophète de l’Ancien Testament que nous connaissons qui soit directe- ment appelé à être missionnaire dans un autre pays. La vérité selon laquelle le Créateur de toutes les races n’a pas l’intention de limiter le salut à Son peuple élu seul est énoncée plusieurs fois dans l’Ancien Testament, en particulier dans Esaïe et dans les Psaumes, bien que la théologie israélite populaire à l’époque de Jonas n’acceptait pas l’idée que les Gentils fussent également dans le plan de Dieu pour prendre part au salut. Même au temps du Nouveau Testament ce fut une dure


leçon pour les croyants juifs.


Dans les quatre chapitres de Jonas, nous lisons un rapport honnête de la réticente expérience pionnière de Jonas en tant que mission- naire à l’étranger, rapport à la fois positif et négatif. Ici, la réaction intime de l’homme, typiquement humaine, face à l’appel de Dieu,     est préservée, et aussi un appel puissant à la nécessité des missions étrangères. Quelques lignes directrices pour les missionnaires étrangers et des témoins interculturels émergent du livre, qui souligne également quelques solutions à certains des problèmes auxquels font face les mis- sionnaires modernes.


*Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 25 Juillet.




19 Juillet



Un prophète imparfait


Lisez 2 Rois 14:25. Qu’est-ce que cela nous apprend sur Jonas? Dans quel contexte est-il présenté?






En dehors du livre de Jonas, le prophète est mentionné dans un autre passage de l’Ancien Testament, 2 Rois 14:25. Ici, il est honoré pour avoir  prédit la reprise par Israël, des territoires autrefois conquis par la Syrie.


Jonas est né à Gath Hépher (nom hébreu signifiant «pressoir à trou d’eau »), une ville de Zabulon dans le nord d’Israël, à quelques kilo- mètres de Nazareth. Cela signifie que Jésus et Jonas étaient tous des prophètes galiléens, séparés par environ 750 ans.


Lisez Jonas 1: 1-3, 9, 12; 3: 3-10; 2: 1-9. Quel genre d’image ces versets présentent-ils de lui, que ce soit du bien ou du mal ?




Jonas apparaît dans son livre avec un étrange mélange de force et de faiblesse: à la fois incrédule et rebelle, mais enseignable et obéissant. Il était fidèle à Dieu, courageux, et croyant en l’efficacité de la prière, mais il était aussi étroit d’esprit, égoïste, et vindicatif. Alors que Jonas est décrit comme un serviteur du Seigneur dans 2 Rois 14:25, il passe pour être une figure un peu triste et tragique dans le livre qui porte son nom. C’est une marque d’intégrité et de fiabilité de la Bible qu’il soit décrit de manière si franche. La tendance naturelle et humaine d’un écrivain serait d’obscurcir et de masquer les aspects les moins acceptés des héros bibliques. Mais sous l’inspiration de l’Esprit, les auteurs de la Bible présentent l’héroïsme avec à côté la faiblesse dans la vie des personnes pour illustrer la vérité selon laquelle, que ces caractères soient faibles ou désagréables, Dieu est capable de travailler à travers eux s’ils sont disposés.



Quels sont les autres personnages de la Bible que Dieu a utilisés malgré leurs défauts de caractère? Quel espoir peut-on tirer pour nous-mêmes à partir du fait que Dieu utilise des gens sales et imparfaits pour travailler pour Lui en allant vers les autres ?



20 Juillet



Un missionnaire pionnier


« Va à Ninive! » était l’ordre de Dieu à Jonas. Dans l’Ancien Testament, l’appel courant pour les nations était « venez à Zion. » Le plan originel de Dieu pour Israël était de vivre leur religion, ce qui ren- drait leur nation attrayante au point que les autres nations viendraient s’en inspirer (Esa 56 : 7).


À Jonas, comme un précurseur des disciples dans le Nouveau Testament (Matt. 28: 18-20), il est dit d’aller à Ninive, qui lui semblait un centre impur d’idolâtrie, de brutalité et du totalitarisme. Jonas fit des préparatifs minutieux pour aller vers l’ouest par voie maritime, bien que Dieu lui ait ordonné d’aller à l’est par voie terrestre.


Jonas, le prophète à contrecœur, fuit dans la direction opposée.


Lisez Jonas 1: 3-17. Quelles leçons pouvons-nous tirer de cet étonnant récit ?






La réponse de Dieu à la fuite de Jonas est venue sous forme d’une puissante tempête. Les vents obéissent à leur Créateur, même si Son prophète ne le fait pas (Marc 4:41). Jonas dormait pendant la tempête tandis que l’équipage païen priait (Jon. 1:5). En toute honnêteté, Jonas avoua qu’il était la cause de la calamité, et il témoigna du vrai Dieu et Créateur. Remarquez que sa réponse «je suis Hébreu » se réfère à la fois à sa religion et à sa nationalité.


Dans leur alarme à la férocité de la tempête, les marins païens essa- yèrent de se sauver eux-mêmes et les passagers, et ils éprouvèrent de la compassion envers Jonas dans leur réticence à se conformer à ses instructions, savoir, le jeter par-dessus bord. (Le réticent prophète était prêt à se sacrifier pour sauver les autres.) Quand ils ont finalement  fait ce qu’il leur disait, la tempête cessa et la mer se calma (v. 15). Les marins très étonnés, devinrent les premiers convertis de Jonas à son Dieu, lequel continuait d’œuvrer par Jonas alors même qu’il fuyait son appel.


Le salut de Jonas était tout aussi miraculeux comme celui du navire. Dieu disposa «un grand poisson. » L’hébreu original ne précise pas quelle sorte de poissons a sauvé Jonas en l’avalant. Jonas dans le ven- tre du poisson est certainement l’épisode la plus connue de l’histoire; cependant, cela ne doit pas occulter le message le plus profond du livre, celui qui montre que Dieu aime, réconforte, et veut le salut de tous les peuples.




21 Juillet


Dans le ventre du gros poisson


L’expérience de trois jours dans le ventre du gros poisson est devenue un type de la mort et de la résurrection du Christ (Jon. 1: 17-2: 10, Matt. 12:40). Dieu a fourni et dirigé le gros poisson. Bien qu’il existe des témoignages de personnes qui ont survécu à la mer après avoir été avalés par une baleine, nous devons nous rappeler que Dieu a pourvu ce grand poisson particulier, ainsi que la puissance miraculeuse qui a soutenu Son serviteur lorsqu’il était dans le ventre du poisson.


C’est-à-dire, à la fin, c’était un événement miraculeux qui ne pouvait avoir lieu que par l’intervention surnaturelle du Seigneur, qui se révèle tout au long de la Bible comme un


Dieu personnel qui, en fait, intervient miraculeusement dans la vie des gens.


Il est prouvé que l’expression «trois jours et trois nuits » était une ancienne figure de style exprimant le temps nécessaire pour le voyage imaginaire au Sheol, nom hébreu pour le séjour des morts. Compte  tenu de ce qui lui était arrivé, Jonas en effet, aurait dû être aussi bon que mort.


Dans le ventre du poisson, Jonas commença à prier. Le capitaine avait supplié Jonas en vain d’« invoquer son Dieu» (Jon 1: 6). Maintenant dans une situation désespérée, Jonas commence à prier, et bien trop sérieux. Il a fallu quelque chose de si désespérée pour l’amener fina- lement à faire ce qu’il aurait dû faire tout le temps. Un résumé de la prière de Jonas a été conservé sous forme d’un psaume d’actions de grâce. De tels psaumes comprennent généralement cinq parties: (1) l’introduction; (2) la description de la détresse; (3) le cri à Dieu pour l’aide; (4) le rapport des hauts faits de Dieu; et (5) la promesse de garder toute promesse faite et de témoigner de l’action salvatrice de Dieu. C’est-à-dire, Seigneur, si Tu me sors de cela, je promets de faire telle ou telle chose. Qui n’a pas prié comme cela avant? La question est, avez-vous fait ce que vous avez convenu de faire?



Lisez Matthieu 12:40. Comment Jésus prend-Il l’histoire de Jonas et l’applique à Lui-même? Voir aussi Jean 2: 19-22.






Le chapitre se termine par les mots: « L’Éternel parla au poisson, et le poisson vomit Jonas sur la terre » (Jon. 2:10, LSG). L’ordre de Dieu au grand poisson fit ce que les marins bien intentionnés n’ont pu faire pour Jonas. De la même manière, Christ a ordonné aux disciples après Sa résurrection d’aller dans le monde entier, tout comme Jonas après son aventure sous-marine est allé aux païens et est devenu le mission- naire ayant le plus réussi dans l’Ancien Testament. Le sauvetage de Jonas témoigne de la miséricorde salvatrice de Dieu. Son arrivée sur  la plage, drapé comme une algue, témoigne de la volonté de Dieu de sauver de la mort même les Assyriens pécheurs.




22Juillet


La génération ninivite


Lisez Jonas 3. Quel grand message trouve-t-on ici dans le cadre de la mission et de l’évangélisation ?






« La parole de l’Éternel fut adressée à Jonas une seconde fois, en ces mots: lève-toi, va à Ninive, la grande ville, et proclames-y la publica- tion que je t’ordonne! » (Jon. 3: 1, 2, LSG). Deux verbes sont impor- tants dans le texte. Tout d’abord, c’est la deuxième fois que Dieu dit


« va! » Dieu n’abandonne pas. Il accorde aux humains défaillants une deuxième chance. Ici encore, nous avons le concept missionnaire du Nouveau Testament, qui est l’idée d’aller vers les nations, en opposition à attendre les nations de venir à vous.


L’autre verbe important est « proclamer. » La proclamation a tou- jours été importante dans la Bible. Il est toujours le moyen le plus efficace pour diffuser le message de l’Évangile. Dieu a souligné à Jonas qu’il doit annoncer la « publication que Je t’ordonne. » C’est-à-dire, le message que nous proclamons doit être de Dieu, pas de nous-mêmes, ou même une version tordue, modifiée ou expurgée de l’original.


Le message de Dieu est généralement fait de menace et de promesse, de jugement et d’évangile. Sa proclamation absolue était « Quarante jours et Ninive sera détruite » (Jon 3: 4, LSG). C’était le jugement. Toutefois, il y avait aussi une promesse d’espoir, de délivrance et de salut (il doit y avoir parce que les gens ont répondu au message et ont été sauvés).


Même avec l ‘«Évangile éternel» en son sein, Apocalypse 14: 6-12 avertit également du jugement. L’Évangile et le jugement vont main dans la main: l’Évangile nous offre la voie de Dieu pour éviter la condamnation que le jugement ferait venir à juste titre sur nous tous.


Il n’y a de prédication de l’Évangile pleinement efficace que si ces éléments sont présents. La «rectitude politique», qui conduit à une édulcoration de ces éléments de fond en minimisant les différences  entre les religions ou même entre différentes traditions chrétiennes, est un risque. Bien que dans la mission nous devons adapter notre présen- tation aux personnes que nous essayons d’atteindre (contextualisation), nous ne devons jamais faire cela au détriment du message que Dieu nous a donné de proclamer.


Dans Jonas 3: 5-10, que s’est-il? Les habitants de Ninive crurent, agirent sur leurs croyances, exercèrent leur foi, et furent sauvés.




23 Juillet


Lamentation de Jonas


Jonas 4: 1-11 confirme que le plus grand obstacle à Dieu pour impli- quer Son prophète dans la mission mondiale n’était pas la distance, le vent, les marins, les poissons, ou Ninive. C’est le prophète lui-même. La foi des Ninivites contraste avec l’incrédulité et l’esprit vindicatif de Jonas. Jonas est la seule personne dans les Écritures qui accusa Dieu d’être miséricordieux, compatissant, lent à la colère, riche en bonté et qui se repent des maux qu’Il envoie. On pourrait penser que la plupart des gens verraient ces aspects de Dieu avec reconnaissance.


«Lorsque Jonas apprit que Dieu avait décidé d’épargner la ville qui s’était repentie de ses péchés en prenant le sac et la cendre, au lieu d’être le premier à se réjouir de ce miracle de la grâce, il se laissa gag- ner par l’idée qu’on le considérerait comme un faux prophète. Jaloux de sa réputation, il perdit de vue la valeur infiniment grande des âmes de cette ville corrompue. La compassion manifestée par le Seigneur envers Ninive repentante ‘’déplut fort à Jonas, et il fut irrité… » — Ellen G. White, Prophètes et Rois, p. 373.


Lisez Jonas 4:10, 11. Qu’est-ce que ces textes nous enseignent à propos du caractère de Dieu contrairement à la nature humaine pécher- esse? Pourquoi devrions-nous être heureux que ce soit Dieu qui est notre juge ultime, et non les êtres humains?






Jonas a montré sa colère à deux reprises dans le chapitre 4. Il était en colère parce que Dieu a changé d’avis et a sauvé de Ninive plus de cent vingt mille habitants. Il était aussi en colère parce que le ricin est flétri. Dans son égoïsme, le prophète croyait ses priorités justes.


Dieu ordonna à Jonas de reconnaître la fraternité humaine basée sur la paternité de Dieu. Le prophète devrait accepter son humanité commune avec ces «étrangers», même s’ils étaient opiniâtres. 120 000 personnes n’étaient-elles pas plus importantes qu’un ricin ?




24 Juillet


Approfondissement:  « Le livre de Jonas  est très important pour la compréhension de la base biblique de la mission, car il traite du mandat de Dieu à Son peuple à l’endroit des peuples païens et sert ainsi d’étape préparatoire au mandat missionnaire du Nouveau Testament. Mais il est également important d’avoir un aperçu sur la résistance profonde que ce mandat rencontre chez le serviteur même que Yahvé a choisi pour s’acquitter de Sa mission mondiale » — Johannes Verkuyl, Contemporary Missiology (Grand Rapids, Mich.: Wm. B. Eerdmans Pub. Co., 1978), p.96.


Discussion:

Ê «Dans l’histoire de Ninive il y a une leçon que vous devriez étudier attentivement… Vous devez connaître votre devoir envers vos semblables qui sont ignorants et souillés et qui ont besoin de votre aide. » - Ellen G. White, The Southern Work, p. 80. Quel est notre devoir envers ces semblables?


Ë L’Assyrie était l’une des superpuissances qui dominaient le Proche-Orient ancien d’environ 885 à 625 av. J.C. Israël et Juda ont souffert à plusieurs reprises sous son règne cruel. Jéhu, roi d’Israël, fut contraint de rendre hommage au souverain assyrien dominant, Salmanazar III. Israël tomba finalement aux mains des forces assyriennes environ 722 av. J.C. On ne s’étonne pas que Jonas fut réticent d’aller à Ninive, l’une des quatre principales villes d’Assyrie, et centre du culte d’Ishtar, déesse de l’amour et de la guerre. Dieu l’avait appelé pour visiter le cœur spirituel même du territoire ennemi pour appeler les belliqueux Assyriens à se repentir. Quelles leçons trouvons-nous ici pour nous à propos de la mission?



Ì Comment l’église du reste peut-elle éviter l’hypothèse que les conseils et les bénédictions du Seigneur dans des domaines tels que le sabbat, la santé et l’éducation sont donnés pour son propre bénéfice, plutôt que pour le bénéfice des nations? Lisez Apo. 3:17, 18.



Í De quelles manières les messages des trois anges d’Apocalypse 14: 6-12 reflètent-ils le message que Jonas avait pour les habitants de Ninive?



Î Certaines personnes rejettent automatiquement l’histoire de Jonas, en particulier la partie où il est dans le ventre du poisson. Quels présupposés les pousseraient à rejeter du revers de la main ce récit? De quels présupposés avez-vous besoin pour croire?



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Deux fois victorieux : deuxième partie

par Nathalie Villanueva, the Philippines



Les adolescents de Villanueva se joignirent au club des Explorateurs. Le club prévit une sortie au Mont Kitanglad, espérant gagner de la dis- tinction en escaladant la montagne.


James Villanueva, 16 ans, commença sa randonnée de six heures dans la montagne avec ses sœurs et 12 autres Explorateurs. Bientôt, il se trouva devant les autres et décida d’attendre. Il monta sur une souche d’arbre pour avoir une meilleure vue. Trois fils, semblables à ceux enfilés le long du sentier pour guider les randonneurs, étaient suspendus au-dessus de sa tête. Il tendit la main et saisit l’un des fils pour avoir l’équilibre. Quand il vit ses sœurs s’approcher, il se tourna et balança hors de la souche. Comme ses pieds ont quitté la souche, une vive dou- leur traversa sa main, et il s’effondra sur le sol.


Nathalie la sœur de James, le vit sauter. Elle vit des étincelles jaillir de ses mains quand il est tombé. Elle courut à l’endroit où elle le trouva immobile. Ses mains et ses bras étaient si gravement brûlés que la peau se décollait.


« Au secours ! » Cria-elle. « James a été électrocuté ! »


Alors que quelqu’un courut chercher du secours, Nathalie enleva sa chemise pour faire des bandages pour les bras de son frère. Toto, le chef- guide des Explorateurs, couru jusqu’à la montagne glissante. Il ordonna à certains Explorateurs de monter au sommet et appeler à l’aide. Il envoya les autres au bas de la montagne pour appeler une ambulance. Toto et Nathalie restèrent avec James, en priant pour que l’aide vienne  à temps.


Trois hommes qui travaillaient au sommet vinrent sur le lieu de l’accident. Les hommes firent une civière au moyen d’un sac de cou- chage et commencèrent le voyage dangereux en bas de la montagne glissante.


Il faisait nuit quand ils atteignirent le bas. Ils placèrent James dans une charrue à bœufs pour le transporter sur les deux miles et demie (4 km) à l’endroit où une ambulance attendait. James arriva à l’hôpital 12 heures après l’accident.


Nathalie resta avec son frère jusqu’à ce que leurs parents soient arrivés. Les médecins voulaient l’autorisation d’amputer les deux bras de James, mais Nathalie refusa. Quand ses parents sont arrivés, elle les pria de transporter James à Manille, où il pourrait recevoir de meilleurs soins. Mais même là, les médecins disaient que le bras gauche de James était trop gravement brûlé pour être sauvé.


À travers les mois difficiles qui ont suivi l’accident, la famille aurait pu perdre la foi. Mais les prières et le soutien des membres de l’église fortifièrent leur foi.


James prévoit déjà revenir en arrière pour conquérir sa distinction d’escaladeur du Mont Kitanglad. Mais aux yeux de plusieurs, il a déjà conquis plus qu’une montagne.


Nathalie Villanueva est la fille de Napoléon et de Lolita Villanueva et sœur de James.



21


PPrroodduuictepdabrylethCeoGmeitnéedrael lCaoCnofenrfeénrecnecOe fGficéenéorfaAledpveonutrislta MMisissisoionn.  Adventiste. SWiteebWsietbe:: wwwwww..AAddvveennttiissttMMisisssiioonn..oorrgg




*25–31Juillet


Missionnaires en exil





Sabbat apRèS-Midi


Lecture de  la semaine:  Dan 1–12; Esa.  39:5–7; Dan. 2:44; Matt. 24:14, 15; Gen 41.


L


Verset  à mémoriser:  «On lui donna  la domination, la  gloire et le règne; et tous les peuples, les nations, et les hommes de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle qui ne passera point, et son règne ne sera jamais détruit.» (Daniel 7:14, LSG).


n tant que peuple de la prophétie, les Adventistes du Septième Jour croient au prochain retour de Jésus-Christ. Sa venue mettra fin à ce monde que nous connaissons et Il inaugurera le royaume


de Dieu éternel, représenté dans le livre de Daniel comme suit: «Le règne, la domination, et la grandeur de tous les royaumes qui sont sous les cieux, seront donnés au peuple des saints du Très Haut. Son règne est un règne éternel, et tous les dominateurs le serviront et lui obéiront» (Dan. 7:27, LSG). Ce royaume est l’aboutissement de notre foi; c’est ce que Hébreux (He. 11:16) appelle le «meilleur pays », ce royaume qui est l’espoir de tout le peuple de Dieu à travers les âges viendra, celui dont l’« Architecte et le Constructeur est Dieu» (Héb. 11:10). Mais le livre de Daniel est aussi une sorte de manuel pour l’activité mission- naire.


De ce livre, nous pouvons tirer des leçons sur la façon dont le Seigneur était en mesure d’utiliser une partie de Son peuple pour témoigner auprès de ceux qui sont ancrés dans l’ignorance spirituelle et théologique.



*Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 1er Août.




26 Juillet


L’exil


Lisez Ésaïe 39: 5-7 et Daniel 1: 1, 2. Comment ces versets sont-ils liés ?






Daniel, dont le nom signifie «Dieu est mon juge » fut trainé d’une Jérusalem défaite jusqu’à la capitale babylonienne. Le livre de Daniel donne un aperçu de sa vie aux tribunaux de Babylone et de Perse. Après trois ans d’«études» à Babylone, Daniel fut employé comme serviteur civile et conseiller royal. Grâce à la puissance de Dieu, il émergea au- dessus du statut normal de captif pour devenir un missionnaire haut placé auprès de deux superpuissances.


Le livre de Daniel est plus qu’un trésor de littérature prophétique. Le lecteur rencontre certains des défis auxquels sont exposés les Hébreux en séjour dans une culture étrangère qui ne fournit aucun soutien apparent pour leur fidélité au Dieu d’Israël, et parfois, était ouverte- ment hostile. Le livre peint aussi une belle image des hommes qui ont appris à vivre leur engagement à la vérité en l’absence du temple, du sacerdoce et des sacrifices.


Lisez Daniel 1:8–13, 5:12, 6:4, 9:3–19. Qu’est-ce que ces textes nous renseignent sur le caractère de Daniel qui a fait de lui le grand mis- sionnaire qu’il était ?




« Chaque institution qui porte le nom d’Adventiste du Septième Jour doit être au monde tout comme Joseph en Égypte et comme Daniel et ses compagnons à Babylone. Dans la providence de Dieu, ces hom- mes furent emmenés captifs, afin qu’ils puissent apporter aux nations païennes la connaissance du vrai Dieu. Ils devaient être les représent- ants de Dieu dans notre monde. Ils ne devaient faire aucun compromis avec les nations idolâtres avec lesquelles ils étaient en contact, mais ils devaient rester fidèles à leur foi, portant comme un honneur spécial le nom d’adorateurs du Dieu qui a créé les cieux et la terre. » — Ellen G. White, Testimonies for the Church, vol. 8, p. 153.




27 Juillet


Les témoins (Daniel 2–5)


Dans Daniel 2, Daniel a eu l’occasion, née de la nécessité, de témoigner de la puissance du vrai Dieu, contrairement aux fausses divinités de Babylone. Après avoir chanté un hymne de louange avec ses compatriotes juifs et en remerciant Dieu d’avoir répondu à leurs prières (Dan. 2: 20-23), il a interprété le rêve du roi et a témoigné de la grandeur et de la puissance de Dieu sur tous les royaumes de la terre.


Que dit le roi qui montre qu’il a appris quelque chose sur le vrai Dieu?

Voir Dan. 2 :47:47.





Dans Daniel 2, Daniel n’avait pas le choix: soit donner au roi ce qu’il voulait, soit faire face à la mort. En revanche, dans chapitre 3, ses trois amis auraient pu s’épargner la fournaise ardente s’ils avaient tout simplement obéi à l’ordre du roi. Au lieu de cela, par leur fidèle témoignage, ils ont pu témoigner de la puissance du vrai Dieu.


« Comment Nabuchodonosor sut-il que la forme du quatrième était comme le Fils de Dieu? Il avait entendu parler du Fils de Dieu par les Hébreux captifs qui étaient dans son royaume. Ils avaient apporté la connaissance du Dieu vivant qui domine toutes choses. » —Ellen G. White, Advent Review and Sabbath Herald, May 3, 1892.


Dans Daniel 4, quelle nouvelle confession fit le roi Nabuchodonosor à propos du vrai Dieu, tout cela grâce au témoignage de Daniel? Voir Dan. 4 :37.




Dans Daniel 5, nous avons la dernière apparition de Daniel à la cour de Babylone, où il est appelé à expliquer l’écriture extraordinaire sur le mur du palais de Belschatsar, prédisant la chute de l’empire babyl- onien aux mains des Mèdes et des Perses. Bien que sans aucun doute Belschatsar ait été impressionné par ce que fit Daniel, il était trop tard: le sort du roi était scellé. Le plus triste est que selon la Bible (voir Dan. 5: 17-23), Belschatsar avait  eu l’occasion d’apprendre la vérité et de s’humilié par elle. Comme nous savons, il n’a pas profité de ces opportunités.



Quelle importance y a-t-il quand nous regardons à notre pro- pre vie en nous demandant: Quel genre de témoignage ma vie représente-t-elle pour le monde? Que vous dit votre réponse ?



28 Juillet



Daniel en Perse


« En s’approchant de la fosse, il appela Daniel d’une voix triste. Le roi prit la parole et dit à Daniel: Daniel, serviteur du Dieu vivant, ton Dieu, que tu sers avec persévérance, a-t-il pu te délivrer des lions ? » (Dan. 6:20). Le roi appelle Daniel, le «serviteur du Dieu vivant ». Qu’est-ce qui est implicite dans ces mots ?







Dans Daniel 6, avec le changement d’empire et de roi, Daniel a tou- jours gardé sa position et a même été promu, devenant l’un des trois présidents à qui 120 satrapes faisaient rapport. Le roi Darius même pensait le nommer vizir sur tout le royaume, ce qui suscitait la jal- ousie des autres présidents et satrapes. Ils persuadèrent le roi de faire un décret pour tout l’empire, mais en réalité, ce décret visait Daniel seul. Il fut jeté dans une fosse aux lions, mais Dieu intervint de façon spectaculaire dans une situation que même le roi sympathique n’avait pu inverser. La délivrance de Daniel plut au roi à tel point qu’il émit un décret royal exaltant le Dieu de Daniel, lequel décret devrait être diffusé dans tout l’empire.


« Après cela, le roi Darius écrivit à tous les peuples, à toutes les nations, aux hommes de toutes langues, qui habitaient sur toute la terre: Que la paix vous soit donnée avec abondance! J’ordonne que, dans toute l’étendue de mon royaume, on ait de la crainte et de la frayeur pour le Dieu de Daniel. Car il est le Dieu vivant, et il subsiste éternel- lement; son royaume ne sera jamais détruit, et sa domination durera jusqu’à la fin. C’est lui qui délivre et qui sauve, qui opère des signes et des prodiges dans les cieux et sur la terre. C’est lui qui a délivré Daniel de la puissance des lions. » (Dan. 6: 25-27, LSG).




29 Juillet


Daniel et le royaume éternel de Dieu


Daniel n’était pas seulement un interprète des rêves des autres, quelque important que cela fut dans ce contexte. Dans Daniel 7-12,     il eut ses propres visions, qui révélaient l’avenir des superpuissances mondiales. Les visions de Daniel soulignaient particulièrement que, quelque soient les dirigeants terrestres et leurs plans et machinations, Dieu conserve le contrôle final des nations. À la fin, lui et Son royaume final triompheront, et ce triomphe sera complet (voir Dan. 2:44).


Lisez Daniel 7:13, 14. Qu’est-ce qui est décrit dans ces textes, et com- ment cela est liée à l’idée de chrétiens apportant l’Évangile au monde ?






Peu importe ce que ces versets disent, la question centrale est l’établissement du royaume éternel de Dieu, qui ne vient pas avant le retour de Jésus. Et quel est le facteur important dans ce que Jésus Lui- même a dit concernant Son retour?


«Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin. C’est pourquoi, lorsque vous verrez l’abomination de la désola- tion, dont a parlé le prophète Daniel, établie en lieu saint, que celui qui lit fasse attention! Alors, que ceux qui seront en Judée fuient dans les montagnes» (Matt. 24: 14-16, LSG).


Les prophéties de Jésus de la fin du monde dans Matthieu 24 sont liées aux prophéties de Daniel. L’« abomination de la désolation


» prédite par Daniel (Dan. 11:31, 12:11) fut plus tard expliquée et appliquée par Jésus à Son propre jour et au-delà. Le point central est que Jésus lie étroitement le livre de Daniel à la fin des temps, ce qui bien sûr, n’est pas surprenant, parce Daniel à de nombreuses reprises, pointait vers les temps de la fin (Dan 8:17, 19; 11:35; 12:4, 13). Et d’après Jésus, la fin ne viendra pas jusqu’à ce que «cette bonne nou- velle du royaume [soit] prêchée dans le monde entier » (Matt.24: 14, LSG.




30 Juillet


Plus d’exilés comme missionnaires


Daniel était un Israélite en exil involontaire hors d’Israël, de même que Joseph et Moïse en Égypte, Néhémie à Babylone, et Esther en Perse. Leurs vies révèlent que c’est possible de rester fidèle à Dieu dans des contextes spirituellement et culturellement peu favorables. Avec la direction de Dieu, il était même possible d’atteindre d’éminentes posi- tions administratives dans ces milieux exotiques. Chacun vivait une vie créative et riche, négociant habilement les dynamiques complexes religieuses, sociales, politiques et économiques, bien différentes de celles de leur culture d’origine. Non seulement ils étaient des membres loyaux de la communauté hébraïque exilée – mais ils étaient aussi des missionnaires efficaces à leur manière pour le Dieu d’Israël.


Témoigner en exil comprenait aussi bien la présence passive que la proclamation active.



Esther


Daniel


  1. Ne s’était pas identifiée comme Hébreux jusqu’au moment où cela ne s’avéra nécessaire de se révéler.

  1. S’était identif ié comme Hébreux.

  1. A gardé sa religion pour elle- même cela ne s’avéra nécessaire de la révéler.

  1. Fit connaître ses convic- tions religieuses.

  1. Dieu l’a protégée, elle et sa famille.

3.Dieu l’a protégé, lui et ses amis.


  1. A témoigné au haut lieu pour sauver sa vie et son peuple.

  1. A témoigné au haut lieu pour sauver sa vie et d’autres per- sonnes.

  1. A aidé à établir la liberté reli- gieuse et le droit d’auto-défense de la minorité religieuse.

  1. A influencé indirectement le roi Cyrus pour permettre aux exilés Hébreux de reconstruire le temple de Jérusalem.

Lisez Genèse 41. De quelles manières Joseph était en mesure d’assister les Égyptiens? Comment son histoire est-elle parallèle à celle de Daniel et ses compagnons à Babylone ?



31 Juillet



Approfondissement: «  Des multitudes seront  choisies pour exercer un ministère plus vaste... Des quatre coins de ce monde qui est le nôtre, se fait entendre l’appel des cœurs blessés par le péché qui demandent à con- naître le Dieu d’amour... C’est à nous, qui avons reçu cette connaissance, c’est à nos enfants, à qui nous pouvons la communiquer, qu’il appartient de leur répondre. A chaque famille, à chaque école, à tous les parents, maîtres et enfants sur qui a brillé la lumière de l’Évangile se pose maintenant la question qui fut adressée à la reine Esther, à un moment critique de l’histoire du peuple d’Israël : “Qui sait si ce n’est pas pour un temps comme celui-ci que tu es parvenue à la royauté ? » — Ellen G. White, Le foyer chrétien, pp. 469, 470.


Discussion:


Ê Discutez des prophéties du livre de Daniel, en particulier Daniel 2, 7 et 8. En quoi sont-elles un tel témoignage puissant, non seulement à la fiabilité prophétique de la Bible, mais à la prescience de Dieu en l’avenir? Par exemple, remarquez comment, entre Daniel 2, 7 et 8, trois des quatre principaux royaumes nous sont nommés. Comment cela devrait nous aider à apprendre à faire confiance en la parole de Dieu et à Ses promesses pour nous?


Ë Dans ces récits du livre de Daniel et d’autres histoires (comme Joseph), il y avait certains miracles qui, bien sûr, avaient grande- ment augmenté la crédibilité de leurs témoignages aux païens aut- our d’eux. Au même moment, aussi, quels aspects de leur carac- tère donnent encore plus de crédibilité à leur témoignage? C’est- à-dire, comment le caractère et la fidélité peuvent, même plus que les signes et les prodiges, être un plus puissant témoignage auprès des autres sur la réalité de Dieu et ce qu’Il peut faire dans nos vies?



Ì Comme nous l’avons vu dans la leçon de mercredi, Matthieu 24:14 dit que l’Évangile doit aller aux extrémités de la terre, puis viendra la fin. Est-ce à dire que Jésus ne reviendra pas jusqu’à ce que nous fassions le travail qu’Il nous a appelés à faire? Discutez.



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Un cadeau de la rivière : première partie

par Doneshor Tripura, Bangladesh


Doneshor Doneshor était heureux d’être à la maison, à regarder le kérabau de son père. Il avait été absent à l’école et venait de terminer ses examens de baccalauréat. Il faisait chaud dans la journée, et Doneshor décida d’aller à une baignade dans la rivière à côté tandis que le kérabau pâturait à proximité. Il pataugeait dans l’eau fraîche, à la recherche d’un endroit assez profond pour nager. C’était la saison sèche, et la rivière était beaucoup moins profonde que d’habitude.


Doneshor se trouvait dans l’eau jusqu’à la taille et regarda en amont. Il vit quelque chose flotter dans l’eau. Il n’était pas rare de trouver des débris dans la rivière, alors il ne savait pas pourquoi cet objet a attiré son attention. Il attendit qu’il balance plus près de lui, puis il se pencha et   le prit de l’eau. C’était une Bible. Il n’avait jamais vu une Bible avant, mais il savait instinctivement que c’était un livre saint. Il pataugea à terre et mit soigneusement le livre humide au soleil pour le sécher. Quand quelques pages séchaient, il tournait vers d’autres pages humides en permettant aux chauds rayons du soleil de les sécher.


Doneshor venait d’une famille religieuse. Chaque jour, ils adoraient leurs dieux, en apportant des dons du riz et d’encens sur l’autel dans leur maison. Les parents de Doneshor lui avaient appris à respecter toutes les choses saintes, y compris le livre qu’il avait trouvé dans la rivière.


Le livre n’était pas encore sec. Le soir venu, Doneshor le prit et alla  à la maison. Le lendemain matin, il l’amena sur le terrain et le laissa ouvert au soleil. Après trois jours, la Bible était assez sèche pour qu’il la lise. Curieux, il tourna les premières pages et commença à lire, «Au commencement Dieu créa… ».


Doneshor fut fasciné par le récit de la Création et le premier homme et la première femme. Il se souvenait de la lecture sur les premiers humains dans la Bhagavad Gita, le livre sacré hindou. Une idée lui vint, et il com- mença à comparer la Bhagavad Gita avec la Bible.


Un jour, il lit la prière que Jésus a enseignée à Ses disciples et qui con- trastait à ses propres prières. Je ne faisais rien d’autre que de demander, en voulant quelque chose pour moi ou ma famille. Maintenant, je com- prends que les chrétiens prient pour les autres.


Quand Doneshor continuait de lire, il découvrit un Dieu qui cherche et invite les gens à accepter Son don du salut. Ce Dieu est patient, et il aime à pardonner. Doneshor pensa à comment toute sa vie avait été un effort pour gagner la faveur des dieux en leur donnant des cadeaux coûteux et en faisant des pèlerinages longs et fatigants pour les apaiser.


À suivre ...





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*1er–7 Août

Esther et Mardochée




Sabbat apRèS-Midi


Lecture de la semaine: Esther 1–10, 1 Cor. 9:19–23,


Jean 4:1–26, Act. 17:26, Matt. 22:21, Rom. 1:18–20.


L


Verset à  mémoriser:  «Car, si tu te tais  maintenant, le secours  et la délivrance surgiront d’autre part pour les Juifs, et toi et la maison de ton père vous périrez. Et qui sait si ce n’est pas pour un temps comme celui-ci que tu es parvenue à la royauté?» (Esther 4:14, LSG).


sther a été utilisée pour réaliser une mission spéciale de haut niveau, dans un contexte politiquement dangereux de l’empire perse. Sa mission l’impliquait dans une série de contrastes saisis- sants. Fille orpheline, membre d’une minorité ethnique et religieuse méprisée, vivant dans la superpuissance de son époque, elle devint l’épouse du roi de Perse. Ce n’était pas un conte de fée, d’un person- nage qui passe de la pauvreté à l’opulence. Au contraire, elle fut prise de l’obscurité et élevée pour effectuer une mission très spécialisée. Il a fallu sa stratégie risquée de servir d’abord pour ensuite s’infiltrer. Plus tard, elle a dû faire une périlleuse divulgation de son origine ethnique


et de sa foi.


Soutenue par son cousin et père adoptif Mardochée, son témoignage audacieux à la cour du puissant empire perse intrigué a sauvé son peuple, renversé leur faible statut social, et fit d’eux des personnes haut placées de l’admiration.


Sans doute que leur fidélité et leur connaissance du vrai Dieu sont devenues plus répandues chez leurs ravisseurs païens. Bien que ce ne soit pas votre histoire missionnaire «typique», le récit d’Esther et de Mardochée présente certains principes intéressants qui peuvent nous aider à comprendre ce que cela signifie de témoigner dans des circon- stances particulières.



*Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 8 Août.




2 Août


Esther en Perse


Lisez Esther 1:2–20. Qu’est-ce qui se passe ici? Quelles sont les choses difficiles à comprendre à propos de cette histoire, de notre point de vue aujourd’hui? (En lisant, n’oubliez pas que beaucoup de détails ne sont pas présentés).






Le banquet d’une semaine que le roi Assuérus fit à ses nobles et fonctionnaires semble extravagant, même pour quelqu’un au sommet du pouvoir politique, bien au-delà de ce que la plupart des chrétiens pourraient trouver acceptable. La non-restriction de la consommation d’alcool (Esther 1: 7, 8) était attendue à ces occasions. De tels banquets n’étaient pas sans précédent. Des rapports existent sur d’anciens rois qui se sont vanté d’avoir nourri des milliers d’invités en ces occasions spéciales. L’excès du vin a certainement émoussé la raison du roi au point qu’il a ordonné à sa femme Vashi de fournir un divertissement pour tous ses hôtes ivres, tous hommes. C’était bien en-dessous de sa dignité de femme mariée et en tant que membre de la famille royale. Quel que soit sa réponse, elle a fait face au dilemme de perdre son statut, et son choix courageux de conserver l’estime de soi face aux désirs d’un dirigent autocrate, prépare le lecteur à comprendre le pou- voir de faire le bien qu’une femme de principe peut exercer, même dans une cour royale dominée par les hommes.


Pendant ce temps, cependant, nous devons composer avec les actions d’Esther. Esther 2: 3 donne l’impression que ces femmes n’étaient pas volontaires. Le roi a publié un décret, et ainsi, Esther a dû venir. Si elle avait refusé, qui connaît les conséquences ?


Lisez 1 Corinthiens 9: 19-23. De quelle manière pouvons-nous appliquer les principes vus dans ces versets à ce qui est arrivé avec Esther? Autrement dit, peuvent-ils s’appliquer?






Jusqu’à présent, la véritable héroïne dans l’histoire est Vashi, qui disparaît du coup de l’histoire. Sa modestie et sa fermeté au principe a ouvert la voie à Esther. Dans certains cas, cependant, la fermeté au principe ne conduit pas toujours à un bien mani- feste. En fin des comptes, pourquoi devrions-nous prendre des positions de principe, même si nous ne savons pas le résultat de nos actions ?




3 Août



Esther à la cour du roi


Lisez Esther 2:10, 20. Quelles situations pourraient survenir où la nationalité ou l’appartenance religieuse doit être cachée, au moins pour un temps ?







Lisez Jean 4: 1-26, l’histoire de Jésus et la femme au puits. Pourquoi Jésus lui dit ouvertement qu’Il était le Messie, alors que parmi les siens Il n’était pas si direct? Comment ce récit, peut-être, nous aide à comprendre les paroles de Mardochée à Esther?





Deux fois de suite, Mardochée a recommandé à Esther de ne pas révéler sa nationalité et son passé familial. Cela a troublé certains commentateurs, qui ont mis en doute la nécessité de cette attitude de dissimulation, en particulier à un moment où le peuple juif n’était pas menacé. Pourrait-elle ne pas être un témoignage auprès de ces païens pour son Dieu si elle s’était ouvertement révélée quant à qui elle était et au Dieu qu’elle adorait? Ou peut-on dire que le fait d’être un Juif manquait de crédibilité à la cour perse et que révéler son origine eth- nique l’aurait empêchée d’accéder au roi au moment de plaider pour son peuple?


Cependant, il apparaît que, même avant que la menace n’arrive, Mardochée avait averti à Esther de ne pas révéler son identité. Le fait est que la Bible ne nous dit pas la raison de ses mots à elle; cependant, comme nous pouvons le voir avec l’exemple de Jésus, toute chose ne se révèle pas dans chaque circonstance. La prudence est une vertu.


Pendant ce temps, pourquoi Jésus parle si ouvertement à la femme au puits et non à son propre peuple?


« Avec eux il se montrait beaucoup plus réservé. Ce qu’il s’abstint de dire aux Juifs, et ce sur quoi il enjoignit aux disciples de garder le secret, il le révéla à la Samaritaine, prévoyant qu’elle se servirait de cette connaissance pour amener d’autres âmes à jouir de sa grâce.» — Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 171.




4 Août


« Pour un temps comme celui-ci »


Dans Esther 3:1–5, l’intrigue de l’histoire commence à se dérouler. Mardochée, un Juif – observant le commandement contre l’idolâtrie


– refusa de se prosterner devant Haman, un simple homme. Furieux, Haman chercha un moyen pour se venger de ce qu’il considérait comme un mépris à son égard. Mardochée, par ses actions, témoignait parmi ces païens à propos du vrai Dieu.


Quelle excuse Haman a-t-il utilisée pour essayer de débarrasser l’empire des Juifs? Qu’est-ce que cela nous apprend sur la façon dont il est facile de laisser les différences culturelles nous aveugler sur l’humanité de tous les peuples? Esther 3: 8-13; voir aussi Actes 17:26.





Lorsque le complot de Haman fut découvert, Mardochée exprima visiblement son chagrin, en utilisant l’un des rituels religieux juifs mentionnés dans le livre d’Esther: « Mardochée, ayant appris tout ce qui se passait, déchira ses vêtements, s’enveloppa d’un sac et se couvrit de cendre. Puis il alla au milieu de la ville en poussant avec force des cris amers.» (Esther 4: 1, LSG). Dans l’intervalle, Esther se préparait  à faire face à l’accusation de Haman. Elle deviendrait une violatrice juive de la loi royale persane en entrant héroïquement en présence du roi sans invitation, dans le cadre d’un plan visant à déjouer le complot de Haman. Le roi l’a admise et a accepté son invitation à dîner. Esther prend maintenant la direction dans le drame avec pour objectif la vie de tous les exilés juifs à travers toute la Perse. Dans cette histoire, Esther a fait preuve d’abnégation et d’héroïsme (Esther 4:16), du tact (Esther 5: 8) et du courage (Esther 7: 6).


«Grâce à la reine Esther, le Seigneur a accompli une puissante délivrance pour Son peuple. À un moment où il semblait qu’aucune puissance ne pouvait les sauver, Esther et les femmes associées à elle, par le jeûne, la prière et une action rapide, firent face au problème, et apportèrent le salut à leur peuple. Une étude du travail des femmes dans le cadre de la cause de Dieu dans l’Ancien Testament nous enseigne toujours des leçons qui nous permettront de répondre aux situations d’urgence dans le travail aujourd’hui. Nous pourrions ne pas être amenés dans un tel contexte critique et important comme le fut le peuple de Dieu au temps d’Esther; mais souvent les femmes converties peuvent prendre une importante part dans plus de positions humbles.


» — Ellen G. White Comments, in The SDA Bible Commentary, vol.  3, p. 1140.




5 Août


Mardochée et Haman


Selon Esther 5–8, comment Esther était-elle en mesure de sauver son peuple ?






Les rapports sur les deux banquets d’Esther amènent  l’histoire à son point de crise. Ils rapportent aussi le grand revirement du plan d’extermination ethnique. Au passage, l’histoire expose la différence entre le vrai honneur et l’auto-honneur, et illustre le châtiment du méchant. Ces intrigues de la cour royale ont eu de profondes con- séquences. Elles nous donnent un aperçu, à travers le fonctionnement des scènes d’arrière-plan, un monarque absolu et sa cour. Esther et Mardochée ont utilisé leurs positions, leur connaissance de la culture dans laquelle ils vivaient, et leur foi dans l’alliance de Dieu promettant la délivrance à Son peuple.


Pendant ce temps, malgré sa vie tranquille de service, Mardochée laissa sa foi être connue, cela ne pouvait être par d’autres moyens que son refus de se prosterner devant Haman. Les gens ont remarqué son acte, et ils l’ont averti, mais il a refusé de compromettre sa foi (Esther 3: 3-5). Cela était sans doute un témoignage pour les autres.


Lisez Esther 6:1–3. Qu’est-ce que cela nous apprend sur Mardochée? Quelles leçons pouvons-nous tirer de la façon dont le peuple de Dieu peut travailler, même témoigner, dans les pays étrangers ?






Bien que Mardochée suivît le Seigneur, néanmoins, il a montré l’allégeance et la loyauté au souverain de la nation dans laquelle il vivait. Tout en refusant de se prosterner devant un homme, il était encore un bon citoyen, en ce qu’il révéla le complot contre le roi. Bien que nous ne pouvons pas lire assez à propos du fait qu’il n’avait pas été honoré pour cet acte, très probablement il l’a fait et puis juste con- tinua son chemin, sans attendre aucune récompense. Dans le temps, toutefois, comme le montre l’histoire, sa bonne action a été plus que récompensée. Son exemple ici est peut-être mieux exprimé par ces mots: «rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » (Matt. 22:21, LSG).




6 Août


Lorsque des païens se firent Juifs


Lisez Esther 8. Concentrez-vous spécifiquement sur le verset 17. Commentpouvons-nouscomprendrecelaentermesd’évangélisation et de témoignage ?






Sans polémique, le livre d’Esther n’est pas une histoire «typique» sur l’évangélisation et le témoignage. Toutefois, nous pouvons voir quelque chose comme ce scénario ici vers la fin. À la suite de l’édit du roi au nom des Juifs, «beaucoup de gens d’entre les peuples du pays se firent Juifs, car la crainte des Juifs les avait saisis.» (Esther 8:17). Certains commentateurs affirment que leur conversion n’aurait pas   été une expérience sincère, car la peur et l’anxiété n’ont pas de place en prosélytisme. Bien que ce soit vrai, qui sait, dans la suite comment ces gens se sont comportés, quelles que soient leurs motifs au premier abord, pourraient-ils avoir répondu à l’action du Saint-Esprit, en par- ticulier après avoir vu de grandes différences entre leurs croyances et la croyance et le culte du seul vrai Dieu?


Lisez Romains 1:18–20. Comment les concepts enseignés ici pour- raient entrer en jeu avec ces gens, en particulier dans le contexte de cette histoire?






Dans les premiers décrets contre les Juifs, non seulement les Juifs devraient être tués, mais aussi ceux qui devait le faire étaient dits de « piller leurs biens» (Esther 3:13, LSG).


Aussi, lorsque les Juifs ont reçu la permission de tuer leurs ennemis, eux aussi ont été informés qu’ils pouvaient « piller » les biens de  leurs ennemis (Esther 8 : 11, LSG). Cependant, trois fois dans le livre d’Esther (9:10, 15, 16, LSG) il est dit expressément que les Juifs «ne mirent pas la main au pillage » (LSG). Bien que les textes ne disent pas pourquoi, le fait qu’il ait été mentionné trois fois montre l’importance qu’on accorde à cet acte. Très probablement, ils se sont abstenus parce qu’ils voulaient faire savoir qu’ils agissaient pour l’auto-défense et non l’avidité.




7 Août


Approfondissement: Ellen G. White,  « Aux jours de la Reine Esther », Prophètes et rois, pp. 825-834.



« Un décret semblable à celui d’Assuérus concernant les Juifs sera promulgué contre le peuple de Dieu. De nos jours, les ennemis de la véritable Église considèrent le petit peuple qui observe le quatrième commandement comme un Mardochée à la porte du roi. Le respect que montrent les enfants de Dieu à l’égard de la loi est comme un reproche continuel adressé à tous ceux qui ont abandonné la crainte de Dieu    et foulé aux pieds son saint sabbat.» — Ellen G. White, Prophètes et Rois, p. 833.


Discussion:

Ê Quel parallèle peut-on établir entre l’édit qui était porté con- tre les Juifs et ce qui arrivera dans les derniers jours quand la « marque de la bête» sera mise sur le front?


Ë Des anciens juifs et des chrétiens contestent le droit du livre d’Esther d’avoir une place dans le canon de l’Ancien Testament. Il n’apparaît pas dans l’Ancien Testament utilisé par la com- munauté qui a produit les manuscrits de la Mer Morte, ni dans l’Ancien Testament des églises de l’ancienne Turquie et de la Syrie. Le nom de Dieu n’apparaît pas dans le livre d’Esther, alors qu’il y a environ 190 références au roi païen. Il n’y a pas de références à la prière, au sacrifice, au temple, ou au culte, bien que le jeûne et la prière soient mentionnés. Enfin, l’accent que l’alliance met sur le pardon et la miséricorde n’est pas mentionné. Et pourtant, le Seigneur a jugé bon de l’inclure dans le canon. Pourquoi? Quelle puissante leçon spirituelle nous pouvons tirer de la façon dont Dieu peut travailler dans nos vies pour de bon, même au milieu de ce qui semble être des circonstances très difficiles?



Ì Attardez-vous plus sur l’idée des contextes dans lesquels les missionnaires et d’autres qui font l’évangélisation ne parlent pas ouvertement de leur identité et de leur travail. Quels sont les rai- sons valables (si raison il y a) pour nous de le faire, en particulier dans le contexte de la mission? Par exemple, parfois les mission- naires font très attention à ne pas dire qui ils sont, surtout dans les pays qui sont hostiles au témoignage chrétien. Si nous sommes intéressés de ne pas révéler tout de suite qui nous sommes, com- ment pouvons-nous le faire d’une manière qui ne soit pas malhon- nête ou mensongère?



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Un cadeau de la

rivière : deuxième partie


par Doneshor Tripura, Bangladesh


Doneshor sentit un fervent désir de connaître la vérité. Il décida de mar- quer avec un crayon rouge tout ce qu’il trouvait bon et serviable dans la Bible et dans la Bhagavad Gita. Bientôt, il se rendit compte qu’il marquait presque tout dans la Bible. Doneshor décida qu’un jour il serait un chrétien, même s’il n’avait aucune idée de comment ou quand cela se produirait.


Il entra à l’Université et avait peu de temps pour lire, mais son désir de connaître Dieu ne le quitta jamais. Quand il retourna à la maison après l’Université, il rencontra un vieil ami au marché.


«Je suis devenu chrétien », lui dit son ami. Doneshor était ravi. Il lui raconta comment il a trouvé la Bible dans la rivière, puis il dit : « dis-moi comment puis-je devenir un chrétien. »


Le visage de son ami fut rayonnant, et il embrassa Doneshor. Puis il lui dit que dans une ville à une trentaine de miles [45 km] de là, il y avait une église où Doneshor pourrait apprendre à devenir un chrétien.


Tôt le samedi matin, Doneshor prit un bus pour la ville où se trouvait l’église. Il trouva une église de maison et y entra. Tout le monde était assis les yeux fermés. Doneshor ne savait pas qu’ils priaient. Il les regardait.


« Ils ressemblent à des gens normaux », pensait-il. Quand ils ont ouvert leurs yeux, ils furent surpris de voir Doneshor debout près de la porte. Ils l’accueillirent et l’invitèrent à se joindre à eux.


Doneshor assista à l’église aussi souvent qu’il le pouvait, mais il ne pou- vait pas aller chaque semaine parce que le ticket pour le bus était cher. Mais il sentait une grande joie dans ce qu’il apprenait et se mit à le raconter à ses amis. Plusieurs voulaient visiter l’église, de sorte que le petit groupe accepta de prendre les charges aller, le partage de la charge d’un billet d’autobus. Puis ceux qui étaient allés pourraient enseigner aux autres ce qu’ils avaient appris.


Pendant un an, Doneshor et ses amis allaient à l’église de cette façon. Puis Doneshor dit au pasteur qu’il voulait se faire baptiser. Le pasteur était heureux d’organiser le baptême, mais s’excusa parce que la petite église n’avait pas de baptistère. « Nous allons devoir vous baptiser dans la rivière Chengi », disait le pasteur.


«C’est merveilleux !» répondit Doneshor. « La même rivière qui m’a apporté la Bible va sceller mon alliance avec Dieu. »


Doneshor et 24 autres furent baptisés dans la rivière où sa quête de Dieu avait commencé. Parmi ces autres 24 étaient sept amis que Doneshor avait invités à apprendre davantage sur Christ. Ils sont les premiers chrétiens


parmi les gens de Tripura.






DONESHOR TRIPURA a étudié la théologie au “Bangladesh Adventist Seminary and College” au Bangladesh.



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est coordonnée par Elizabeth Viera Talbot, conféren- cière et directrice de l’Institut Biblique Jésus 101. Voyez au-delà de l’humanité de Jésus et reconnaissez la beauté de ce qu’Il a accompli pour nous.




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«  Mission  Spwootlrildg.hLtike» thinecolludrcolanstsicu, nthee nveidwéMoispsioonuSr pcohtliagqhtuDeVDmwoiills  du trimestre en mettant l’einmclupdheaasveidseuo rfolreesacphominotnsthsouf tihveaqnutsart:er that focuses on:


  1.  Introduire l1e. s dInitfrfoédruecnintgetshepqauratriteesr’sdfeuatpurreodgdriavimsiomn.e trimestriel.

2.Mettre l’acc2e.nt HsiugrhlligehstindgéfMisissmioinsschioanllennagieres,sis,slueess roér spuaslttaptrsojdecetss. projets passés. 3.Présenter l3e.s pFeroatjuertinsgdtheesquoafrftrear’ns dTheisrtedeunthTSraebizbaièthmoeffeSrinagbpbroajte.cts.


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De  courtes  viindcélaosssrosoumrsl,eosn lorabbpypmoortnsitomrsi, spsraiyoenrnmaeierteinsgss, eorroevnetnprojétées  avant ou durant le ecmubleted,deddaonnsyoluerschculrachssweesbsidte’.étude biblique, lors des réunions des moniteurs, des réunions de prières ou le tout associé sur le site web de votre église.



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*8–14 Août


Jesus: le Maître












Sabbat apRèS-Midi


Lecture de la semaine: 2 Tim. 1:8, 9; Dan. 9:24–27;


Esa. 42:1–9; Luc 2:8–14; Matt. 10:5, 6; Actes 1:1–14.


E


Verset à mémoriser: « Il leur dit alors, de nouveau: Paix à vous! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie » (Jean 20:21, Jérusalem).



elon l’Écriture, l’activité centrale de la Trinité est la mission.   Le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont impliqués dans le salut de l’humanité. Leur parole a commencé depuis la chute et se pour-


suit jusqu’à la fin. Le Père, le Fils et le Saint-Esprit restaureront ensuite ce monde racheté à la pleine unité à la volonté divine.


Selon les Évangiles, Jésus a subi le changement radical dans la forme humaine nécessaire pour réussir Sa mission. En Jésus-Christ, le sens de l’histoire est au point, l’entière activité missionnaire de Dieu devient cohérente, et les plus profonds besoins de l’homme pour une existence significative sont remplis.


Dans le Nouveau Testament, Dieu nous fait connaître le but de l’incarnation de Jésus-Christ. Nous y trouvons la description du pro- gramme missionnaire, et nous apercevons comment Jésus a rencontré des personnes d’autres pays et autres confessions religieuses. Dans la Parole de Dieu, nous pouvons voir l’incroyable activité du salut de Dieu au nom de l’humanité déchue.


*Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 15 Août.




9 Août


Jesus dans l’Ancien Testament


« N’aie donc point honte du témoignage à rendre à notre Seigneur, ni de moi son prisonnier. Mais souffre avec moi pour l’Évangile, par  la puissance de Dieu qui nous a sauvés, et nous a adressé une sainte vocation, non à cause de nos œuvres, mais selon son propre dessein,   et selon la grâce qui nous a été donnée en Jésus Christ avant les temps éternels » (2 Tim 1 : 8, 9, LSG).


En plus d’être de grands textes sur la futilité du salut par les œuvres, ces textes révèlent la nature éternelle du salut; ils montrent que le plan pour notre rédemption avait été formulé il y a très longtemps. Il n’est donc pas étonnant que tout au long de l’Ancien Testament Jésus-Christ soit révélé d’une manière ou d’une autre. Notamment, bien puissantes sont les prophéties, qui montrent clairement que Jésus est bien le Messie.


Lisez les textes de l’Ancien Testament suivants, tous sont appliqués à Jésus. Que disent-ils sur Lui et Son rôle en tant que Messie? Esa. 61: 1, Dan. 9: 24-27, Esa. 7:14, 9: 6, 42: 1-9.








« Voici mon serviteur, que je soutiendrai, Mon élu, en qui mon âme prend plaisir. J’ai mis mon esprit sur lui; Il annoncera la justice aux nations. Moi, l’Éternel, je t’ai appelé pour le salut, et je te prendrai  par la main, Je te garderai, et je t’établirai pour traiter alliance avec le peuple, pour être la lumière des nations, pour ouvrir les yeux des aveugles, pour faire sortir de prison le captif, et de leur cachot ceux qui habitent dans les ténèbres. » Ésaïe 42: 1, 6, 7, LSG).




10 Août


Le Désire des nations


Jésus-Christ est le Seigneur de l’église et du monde. Sa venue est  un accomplissement des attentes de l’Ancien Testament, d’une com- munauté de rachetés qui allait s’étendre bien au-delà du peuple juif. La venue de Jésus, en particulier Sa souffrance et Sa résurrection, a inauguré une nouvelle ère où la distinction entre Juif et Gentil, en      ce qui l’Évangile, disparaît. Jérusalem resterait le centre, au moins pendant un certain temps. Cependant, le point de départ n’était plus le temple d’Hérode à Jérusalem, mais les Juifs convertis au Christ; ils étaient devenus le temple vivant. Ces Juifs chrétiens seraient alors le véritable «reste» d’Israël à ce moment de l’église primitive, ceux qui étaient appelés à prêcher l’évangile au monde entier.


Cette proclamation au monde entier, de la mission universelle du Christ comme Sauveur de toutes les nations, a été répétée à Sa nais- sance, pendant Son enfance, et lors de Son baptême.


Qu’est-ce que les textes suivants enseignent sur la mission uni- verselle de Jésus dans le monde?

Luc 2:8–14                                                                              




Luc 2:25–33                                                                            




Luc 3:3–6                                                                               




Jean 1:29                                                                                




Plus de question, Jésus est venu comme Sauveur de toute l’humanité. Qu’est-ce que cette vérité signifie pour nous dans le cadre de la mis- sion?


« L’esprit missionnaire doit être ravivé dans notre église. Chaque membre de l’église devrait étudier comment aider à faire avancer le travail de Dieu, aussi bien dans les missions de maison que dans les pays étrangers. A peine la millième partie du travail se fait que cette nécessité s’impose dans les champs missionnaires. Dieu invite Ses travailleurs à annexer de nouveaux territoires pour Lui. Il y a de riches champs de labeur attendant le fidèle ouvrier. » — Ellen G. White, Testimonies for the Church, vol. 6, p. 29.




11 Août


La mission auprès des Juifs


« Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël.» (Matt. 15:24, LSG).


Entre Sa première apparition publique et Sa crucifixion, Jésus a porté Son ministère presque exclusivement sur les Juifs, particulièrement en Galilée. Le Seigneur Lui-même s’est adressé premièrement à Israël. Avant la Croix, il y a très peu de messages de bonnes nouvelle aux Gentils. Apparemment Jésus voulait réveiller l’attention du peuple juif sur sa place, son but, et son rôle dans la mission globale de Dieu pour l’humanité perdue. Israël devait avoir l’opportunité d’être témoin du message de Dieu au monde.


Lisez Matthieu 10: 5, 6. Pourquoi Jésus dirait-Il pareil message? Comment comprenons-nous ces mots dans le contexte de la por- tée universelle de ce que Christ est venu faire et dans le contexte de la mission dans son ensemble? Comparer ce texte avec Matt. 28:19.



Lorsque nous considérons la vie et le ministère de Jésus, nous devons faire une différence claire entre Sa pensée, Ses idéaux, Ses principes  et Sa planification d’un côté, et de l’autre, la façon dont Il accomplit ces fins. Dans Son ministère et Sa vie quotidienne, Il s’est identifié à la culture juive, tout comme l’Ancien Testament a prédit à propos du Messie. Mais l’impact de Son incarnation était applicable sur le plan universel. Par Sa mort et Sa résurrection, Il allait porter les péchés du monde (Jean 1:29).


Nous découvrons ici un principe biblique important pour l’implantation du message. Le premier mouvement est dirigé vers la création d’un centre dans le but d’établir une base géographique et cul- turelle solide et stable: Israël et la communauté juive. Quand cela a été accompli, la mission devrait ensuite se développer hors du centre dans des proportions de plus en plus larges.




12 Août


Mission auprès des Gentils


Bien que Jésus ait passé la majeure partie de Son temps parmi les Juifs en les servant dans leur contexte culturel, Il a été clair dans Son enseignement et Son ministère que Sa mission était universelle. L’Évangile doit être prêché aux nations, avec Israël en tant que base initiale. Le salut des Gentils fait partie du plan de Dieu. Ceci était incarné dans l’enseignement de Jésus.


Comment les enseignements suivants de Jésus indiquent-ils la mis- sion auprès des personnes non-juives?


Matt. 5:13, 14                                                                          




Marc 14:9                                                                               




Luc 14:10–24                                                                         




Matt. 13:36–43                                                                        




Malgré le fait que Jésus ait travaillé principalement parmi les Juifs, il n’y a aucun doute dès le début que Sa mission était pour le monde entier. Juste à Son baptême, Jean-Baptiste a dit clairement: « voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde.» (Jean 1:29, LSG). Le mot monde (en grec kosmos) apparaît environ une centaine de fois dans les Évangiles. Près de la moitié de ces références se rapportent à l’universalité de Jésus en tant que Rédempteur.




13 Août


Le Grand Mandat


Jésus a passé les 40 jours entre Sa résurrection et Son ascension principalement dans la préparation des disciples et Son Église pour l’évangélisation dans le monde entier. Le compte rendu le plus connu et le plus cité de Sa résurrection est celui de Matthieu. Cependant, au cours de cette période, il y avait d’autres occasions lors desquelles le Christ Ressuscité aurait donner plus de détails sur le mandat évangé- lique. Il y avait deux apparitions à Jérusalem, deux en Galilée (une près de la mer de Tibériade, une sur la colline) et la réunion rapportée dans les Actes (1: 1-14).


Il y a six reprises structurées dans les Évangiles et les Actes où le récit du Grand Mandat est rapporté sous différents angles: sur une montagne en Galilée : (Matt 28 16-20) ; lors d’un repas (Marc 16: 14-16) ; dans la chambre haute (Jean 20: 19-23) ; sur la plage (Jean 21: 15-17) ; juste quand Il fut enlevé au ciel (Actes 1: 6-9). Quels sont les points clés qu’ont en commun tous ces incidents ?






Sous la puissance de l’Esprit  Saint et l’obéissance aux paroles  de Jésus, les apôtres se dispersèrent rapidement à travers le monde antique. Paul a prêché sur la rive nord de la


Méditerranée; Philippe a travaillé en Samarie. Selon la tradition chrétienne, Matthieu s’était rendu en Éthiopie et Thomas en Inde.


Bien qu’en commençant tout petit, et avec tant d’opposition, par la grâce du Seigneur, ces fidèles étaient en mesure de diffuser le message de l’Évangile dans le monde. Peu importe leurs défauts, leurs faiblesses, leurs peurs, leurs doutes, et leurs luttes, ils avaient accepté l’appel et travaillé pour le salut du monde. C’est-à-dire, ce qu’ils ont appris de Jésus, ce qu’ils ont obtenu de Jésus, ils ont cherché à le partager avec les autres. N’est-ce pas tout le bien fondé de la vie chrétienne?



Qu’avez-vous reçu en Christ? Comment votre réponse (ce que vous avez reçu en Christ) devrait-elle influencer votre attitude envers le témoignage et la mission auprès des autres?






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14 Août



Approfondissement:  Selon Matthieu, Jésus  prédit que « cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin. » (Matt. 24:14, LSG). Au même moment, les Écritures sont claires sur un autre point: « pour ce qui est du jour et de l’heure, personne ne le sait, ni les anges des cieux, ni le Fils, mais le Père seul» (Matt. 24:36). Notez aussi les paroles de Jésus: « ce n’est pas à vous de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de sa propre autorité» (Actes 1: 7, LSG).


Ainsi, alors que la Bonne Nouvelle de l’Évangile a été prêchée et est prê- chée comme jamais auparavant, et pendant que nous croyons que la venue de Christ est bientôt, nous ne devons pas nous laisser prendre par les dates et les spéculations sur les dates.


« Nous ne devons pas nous laisser envahir par des spéculations concernant les temps et les moments que Dieu ne nous a pas révélés. Jésus a ordonné  à ses disciples de veiller, mais non en vue d’un temps précis. Ses disciples doivent se ranger parmi ceux qui sont aux ordres de leur Capitaine ; ils doi- vent veiller, attendre, prier, travailler, à mesure qu’approche le temps de la venue de leur Seigneur » — Ellen G. White, Messages choisis, volume 1, p. 221.


Discussion:



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Une épouse fidèle : première partie

par Reena Murmu, Bangladesh



Shanti a grandi dans un foyer chrétien au Bangladesh. Elle était encore très jeune lorsque son père mourut. Sa mère se battait pour nourrir sa famille. Lorsque Shanti avait 13 ans, sa mère lui donna en mariage à un homme hindou.


Selon la coutume, lorsque Shanti est allée vivre avec la famille de son mari, elle devait adorer la religion de son époux. Mais Shanti refusa. La famille de son mari la maltraitait, et tout le monde s’activait pour séparer Shanti de sa foi chrétienne. Mais Shanti s’accrochait à son Dieu.


Shanti devait servir sa belle-mère, qui la traitait comme une esclave, criant sur elle et la dénonçant. Parce que Shanti refusa de renoncer à sa foi en Dieu, elle fut considérée comme impure et ne fut pas autorisée à travailler avec la nourriture ou des ustensiles dans la cuisine. Mais sa belle-mère s’arrangeait à ce qu’il y ait beaucoup d’autres travaux pour la jeune femme.


Le mari de Shanti, Bhudroy, était beaucoup plus âgé que Shanti et il la traitait avec beaucoup d’égards, mais il était impuissant pour aider sa jeune épouse, car il n’osait pas défier les ordres de sa mère.


Il n’y avait pas d’échappatoire pour la jeune mariée, car on s’attendait que le couple reste avec la famille jusqu’à ce que le premier enfant soit né. Trois ans après leur mariage, leur première fille, Reena, est née.


Shanti essaya de partager sa foi avec  son mari dès qu’elle le pouvait, et au fil du temps il commença à croire que Shanti suivait la vraie religion. Un pasteur adventiste du septième jour vivait dans le même village que Shanti. Il visita la famille et expliqua les croyances de l’église, dans l’espoir de rendre la vie de Shanti un peu plus facile. La belle-mère de Shanti refusa d’écouter le pasteur, mais son beau-père écoutait. Le pasteur allait souvent visiter la famille, partager sa foi et les promesses de la Bible avec les membres de la famille qui étaient disposés à les écouter.


Comme il travaillait dans le village, le pasteur trouva  un certain nombre de gens qui s’intéressaient à apprendre la Bible. Le pasteur s’organisa pour tenir des réunions d’évangélisation. À l’insu de Shanti, son mari demanda au pasteur d’étudier la Bible avec lui. Puis il fut secrètement baptisé. Shanti ne sut l’intérêt de son mari qu’après qu’il fût baptisé, mais elle était très ravie.


La Belle-mère de Shanti, cependant, était très mécontente d’apprendre que son fils avait abandonné ses dieux pour adorer le Dieu de sa femme. Elle grogna de tout son souffle quand elle vit Shanti et Bhudroy aller à l’église ensemble. Elle essayait souvent de les empêcher de fréquenter l’église. Elle cacha certains objets précieux du ménage et demandait que le couple les trouve avant d’aller à l’église. Ces recherches faisaient que le couple allait souvent en retard.


Quand ses farces ne fonctionnaient plus, la belle-mère de Shanti se tourna vers son autre belle-fille, pour trouver de l’aide et briser la paix de Shanti et Bhudroy. Cette belle-fille était égoïste et souvent se querellait et se battait avec les gens. Elle rendait la vie amère à tout le monde.



À suivre ...


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*15–21 Août

Missions transculturelles




Sabbat apRèS-Midi


Lecture de la  semaine: Jean 4:4–30,  Matt. 8:5–13, Marc 5:1–20, Matt. 15:21–28, Luc 17:11–19, Jean 12:20–32.


L


Verset à mémoriser: «Voici mon serviteur que j’ai choisi, Mon bien-aimé en qui mon âme a pris plaisir. Je mettrai mon Esprit sur lui, Et il annoncera la justice aux nations» (Matthieu 12:18, LSG).



ue c’est intéressant que Jésus ait passé tellement Ses premières années en Galilée, connue sous le nom de «la Galilée des Gentils » (Matt. 4:15), sans doute à cause de l’influence des


non-juifs dans la province. Dans cette région, à Nazareth, Jésus a passé la majeure partie de Ses années avant de commencer Son ministère public. Merci à Sa position, Nazareth était près des principaux iti- néraires parcourus par les unités de l’armée romaine, ainsi que des marchands caravaniers. En conséquence, Jésus doit avoir été en contact avec les non-Juifs tout le temps de Ses premières années (pour ne pas mentionner le temps en Égypte).


Après Son rejet à Nazareth (voir Luc 4: 16-31), Jésus a centré Son ministère dans la ville cosmopolite de Galilée à Capharnaüm. Ces con- tacts avec les Gentils et leur monde a impacté d’une façon significative Son ministère et Son enseignement. Même s’Il insistait sur Israël, Sa vraie préoccupation était le monde entier. Pendant plus de trois ans de Son ministère entre Son baptême et Son ascension, à six reprises au moins, Jésus avait un contact direct avec des peuples d’autres nations. Nous nous pencherons cette semaine sur les récits évangéliques de ces contacts.


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*Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 22 Août.




16 Août


La Samaritaine


Au temps de Jésus, l’ancien Israël était divisé en trois provinces: la Galilée, la Samarie et la Judée. Samarie était située entre la Galilée et la Judée. Les Samaritains adoraient le Dieu d’Israël, mais pas de la même façon que les juifs. Comme champ missionnaire initial, Samarie était idéale pour les apôtres parce qu’elle était géographiquement proche d’Israël.


Lisez Jean 4: 4-30. Que pouvons-nous apprendre de cette histoire sur la façon dont Jésus a témoigné auprès des non-Juifs? Comment Jésus était-Il allé au-delà des limites de la tradition afin d’atteindre cette femme?






La Samaritaine était alertée, elle était bien informée à propos de l’histoire de son peuple, et elle a posé d’intelligentes questions. Elle    a dirigé la conversation avec ses questions. Jésus, cependant, a choisi dans ses questions et déclarations, des choses qui pourraient bénéficier à la femme spirituellement. Le seul point où Jésus a changé la con- versation était quand Il lui a dit d’amener son mari, sachant qu’elle ne s’était pas mariée mais qu’elle avait été avec plusieurs hommes. Bien sûr, en demandant à la femme d’amener son mari, cela a ouvert la voie à Jésus de tendre la main à la femme, bien qu’elle fût devenue mal à l’aise. Toutefois, ce faisant, Il était capable de témoigner auprès d’elle avec puissance.


Aussi, nous ne devrions pas manquer ce qui est arrivé dans Jean 4:27. Les disciples étaient surpris parce que Jésus parlait avec cette femme étrangère. Jésus a transgressé quelques coutumes juives: d’une part,  en demandant à une femme samaritaine de Lui donner à boire; d’autre part, être seul avec elle. En Israël, un homme ne pouvait être vu seul avec une femme à moins qu’elle soit un membre de sa famille. Jésus suivait les coutumes juives en Israël. Cependant, à Samarie, Il était en dehors du territoire juif et n’était pas lié par les traditions juives, même si comme nous l’avons vu ailleurs, Jésus faisait une distinction entre les traditions d’origine humaine et les commandements et préceptes  de Dieu.




17 Août


L’officier de l’armée romaine


Lisez Matthieu 8: 5-13 (voir aussi Luc 7: 1-10). Qu’est-ce que cette histoire nous enseigne sur comment même les clivages culturels les plus grands peuvent être violés au nom de l’Évangile?






Dans Capharnaüm un officier romain au rang de centurion (com- mandant de 100 hommes) soupirait d’après Jésus. Les Juifs méprisaient l’armée romaine occupante, et de nombreux Romains haïssaient les Juifs. Malgré ce vaste fossé culturel et politique, nous pouvons voir ici la relation étroite entre ce Romain et les Juifs.


Dans le récit de Luc, il a rapporté que le centurion est allé voir les


«anciens des Juifs » (Luc 7: 3 LSG) pour leur demander d’appeler Jésus. Et, assez fascinant, ils ont fait juste cela, demandant à Jésus    de venir guérir le serviteur de l’homme. Qui étaient ces anciens? Les textes ne l’ont pas dit, mais ils semblaient avoir une relation avec Jésus différente de celle des autres dirigeants.


Pendant ce temps, le centurion était évidemment un homme de foi; ses paroles à Jésus, «dis seulement un mot, et mon serviteur sera guéri» (Matthieu 8: 8), étaient un témoignage incroyable de sa foi en Lui. Le centurion « n’attendit pas de voir si les Juifs recevraient eux-mêmes celui qui se donnait pour leur Messie. A mesure qu’avait brillé sur lui la lumière qui, “en venant dans le monde, éclaire tout homme” (Jean 1: 9), il avait distingué, bien qu’à distance, la gloire du Fils de Dieu. - Ellen


  1. White, Jésus-Christ, p. 307.

Le centurion comprenait et respectait les sensibilités religieuses juives. Il savait que selon la loi, un Juif n’était pas autorisé à entrer dans la maison d’un Gentil; ainsi, il a demandé que


Jésus opère à distance. Le serviteur fut guéri. La foi du centurion païen fut récompensée. Jésus releva que le centurion était un prototype du grand jour où les gens de tous les coins du monde se joindront aux patriarches de la communauté juive au banquet messianique.




18 Août


Avoir affaire aux démons


Lisez Luc 8:26–39 et Matthieu 15: 21-28.  Comment ces histoires nous aident à comprendre comment Jésus était lié aux non-Juifs? Comment comprenons-nous les paroles de Jésus à la femme cananéenne? Aussi, quelles leçons les disciples devraient-ils avoir apprises, en voyant Jésus s’occuper de ceux qui ne faisaient pas partie du peuple de l’alliance?






La région des Gadaréniens était sur la rive orientale de la mer de Galilée. C’était une région autrefois dominée par la Grèce, mais elle était devenue une partie de la province romaine de Judée. L’homme de Gadara était évidemment possédé, et sa possession s’est manifestée de façon horrible. Il avait vraiment besoin de l’aide divine, ce qu’il obtint. Que cette délivrance ait eu lieu sur un territoire païen est confirmé par la présence de cochons. Il est intéressant de remarquer la réaction à cette perte économique lorsque les cochons étaient noyés; les habi- tants demandèrent à Jésus de quitter leur territoire. Jésus à Son tour a demandé à l’homme guéri de rester. Il devait témoigner auprès de ses propres gens à propos de Jésus; sans doute aussi, le changement opéré dans sa vie, plus encore que ses paroles, serait un puissant témoignage. Dans le prochain incident, une enfant sidonienne était  «cruelle- ment tourmentée par le démon» (Matt. 15:22, LSG). Sa mère, une Cananéenne, était représentative du creuset culturel de cette région. Ses ancêtres cananéens étaient déplacés de leur terre quand Israël l’a héritée sous la conduite de Josué. Ici encore, nous voyons Jésus tendre


la main à ceux qui n’étaient pas d’Israël.


En lui parlant, Jésus utilisa un langage un peu rude, assimilant son peuple aux chiens, mais cela a testé sa foi et montré son humble volonté à obtenir l’aide dont elle avait besoin.


«Le Sauveur est satisfait. Il a mis cette foi à l’épreuve. Il a montré, par sa façon d’agir avec cette femme que l’on juge indigne de partager les grâces accordées à Israël, qu’elle a cessé d’être une étrangère pour devenir l’enfant de la maison de Dieu. Et, comme les autres enfants, elle a droit aux dons du Père. Le Christ exauce sa requête, achevant ainsi la leçon destinée aux disciples. » -- Ellen G. White, Jésus-Christ, pp. 394, 395.


La leçon était que, contrairement à leur compréhension, l’œuvre évangélique n’est pas seulement pour les Juifs, elle devait aussi attein- dre d’autres nations.




19 Août


Dix lépreux


Lisez Luc 17:11–19. Quelles leçons y a-t-il ici pour nous, quelle que soit notre nationalité ou nos origines?






Remarquez d’abord que ces malheureux connaissaient tous Jésus. Ils l’ont appelé par Son nom et Son titre, plaidant pour Son intervention. Ce qui est fascinant aussi, c’est qu’ils n’étaient pas purifiés ça et là. On leur a dit d’aller tout simplement et de se présenter aux prêtres, comme spécifié dans Lévitique 14: 2. Le fait qu’ils se soient juste tournés et allés montre qu’ils croyaient en Lui et en Son pouvoir de les guérir.


Seul le Samaritain, cependant, a exprimé sa satisfaction en ce que Jésus avait fait. Les neuf n’oublièrent pas d’aller aux prêtres, mais ils ont négligé de rendre grâce à leur Guérisseur. Le Samaritain, comme on le lit, se retourna avant même d’arriver chez les prêtres. Bien que le texte ne dise pas que les neuf autres étaient des Juifs, l’emplacement est très probable; en outre, le fait que Luc ait spécifiquement mentionné qu’il était un Samaritain, et que Jésus l’ait appelé « cet étranger » (Luc 17:18), est probable que les neuf autres étaient, en fait, des Juifs. Bien que les Juifs normalement n’aient pas de relations avec les Samaritains, leur maladie transcendait ces obstacles. Le malheur et la tragédie com- mune, ce qu’Albert Schweitzer appelle « association de souffrance », avaient brisé un interdit ethnique. Leur besoin commun d’être purifiés, guéris et sauvés, les avait amenés, collectivement, à Jésus.


Toutefois, les Samaritains et d’autres étrangers n’étaient pas l’objectif immédiat pour le ministère de Jésus, « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël » (Matt. 15:24, LSG). Il avait prévu pre- mièrement établir une base forte de la mission parmi les Juifs. Tout au long de Son ministère, cependant, il a donné à Ses disciples la preuve que l’Évangile doit aller dans le monde entier. Bien que ce point ne soit devenu clair qu’après Sa résurrection, même avant cela, Jésus fit des choses destinées à ouvrir l’esprit des disciples à l’idée que la mission mondiale deviendrait leur tâche principale.




20 Août


Les Grecs et Jésus


« Quelques Grecs, du nombre de ceux qui étaient montés pour adorer pendant la fête, s’adressèrent  à Philippe, de Bethsaïda en Galilée, et lui dirent avec instance: Seigneur, nous voudrions voir Jésus. Philippe alla le dire à André, puis André et Philippe le dirent à Jésus. Jésus leur répondit: L’heure est venue où le Fils de l’homme doit être glorifié. » (Jean 12: 20-23, LSG). Comment cet incident nous aide-t-il à comprendre les cris du cœur des gens de partout pour le salut, l’espoir, et des réponses qui ne peuvent être trouvés qu’en Jésus seul ?






Ces Grecs étaient probablement convertis au judaïsme, puisqu’ils étaient venus adorer à Jérusalem. Les  commentateurs ont noté que ces Grecs sont allés à Philippe, qui, bien que Juif, avait un nom grec, qui pourrait les avoir attiré à lui. Ainsi, alors que le travail chrétien pionnier peut être accompli par les missionnaires étrangers qui ont une sensibilité culturelle et une compréhension sympathique des gens qu’ils veulent gagner pour Christ, le travail de pionnier le plus efficace est fait par des gens qui sont du même milieu que les personnes cibles.


Les Grecs sont venus quelques jours seulement avant la crucifixion de Jésus.


Ils étaient sans doute surpris par Ses mots sur Sa souffrance, Sa mort, et Sa victoire finale. (La voix du ciel leur a donné quelque chose à penser, aussi bien). Jésus aurait été encouragé par leur désir de Le


«voir». Leur approche a marqué le début de l’évangélisation au monde. C’était même prévu par les Pharisiens qui s’étaient écrié, «le monde est allé après Lui » (Jean 12:19, LSG).


Ce que nous voyons ici, ce sont des hommes, en dehors du judaïsme, voulant venir à Jésus. Quel signal que le monde était prêt à Sa mort expiatoire! Ces Grecs, représentant les nations, tribus et peuples du monde, ont été attirés par Lui. Bientôt la croix du Sauveur attirerait à Lui les gens de tous les pays et dans tous les temps avenir (v. 32). Les disciples trouveraient le monde prêt à recevoir l’Évangile.



Jean 12: 20-32. Qu’est-ce que Jésus dit à propos de  perdre votre vie afin de la retrouver? Pourquoi a-t-Il dit cela dans ce contexte immédiat? Comment avez-vous vécu tout ce qu’Il dit?



21 Août



Approfondissement: «Eh bien! Je  vous dis que beaucoup vien- dront du levant et du couchant prendre place au festin avec Abraham, Isaac et Jacob dans le Royaume des Cieux, tandis que les fils du Royaume seront jetés dans les ténèbres extérieures: là seront les pleurs et les grincements de dents.» (Matt. 8:11, 12, Jérusalem). Bien que ces mots aient été prononcés dans un contexte particulier, en référence à un peuple particulier, nous ne devrions pas manquer ce principe. Ceux à qui de grands privilèges ont été donnés, de grands avantages en termes de vérités spirituelle et théologique, doivent être prudents. Il est facile de devenir complaisant sur les vérités qui nous ont été données, des vérités que, dans certains cas, personne d’autre ne prêche et n’enseigne. Premièrement, nous devons nous assurer que nous nous gardons nous-mêmes ancrés dans ces vérités; puis, deuxième- ment, nous devons être disposés à enseigner ces vérités à ceux qui ne les connaissent pas.


Discussion:


Ê La croix nous a montré l’universalité absolue de toute l’humanité. Devant Dieu, nous sommes tous des pécheurs, et nous avons tous besoin de la grâce pour le salut. Néanmoins, de nom- breux groupes se voient souvent supérieurs aux autres. C’est com- mun et cela a été trouvé tout au long de l’histoire. Qu’en est-il de vous-même et de votre propre groupe ethnique, social, financier ou culturel? De quelles façons vous abritez (et ne vous trompez pas vous-mêmes, vous en abritez) un sentiment de supériorité à d’autres, différents de vous? Quel est le problème avec cette atti- tude, et comment pouvez-vous apprendre au pied de la Croix à changer cela?


Ë La femme au puits est retournée et a témoigné elle-même auprès de ses propres gens à propos de Jésus. Qu’est-ce que cela nous enseigne sur les missions et l’importance d’utiliser les gens d’une culture particulière pour atteindre leur propre peuple?



Ì Les Grecs voulaient voir Jésus. Ils avaient sans doute entendu parler de Lui ou avaient vu eux-mêmes certaines choses qu’Il avait faites. Jésus, bien sûr, est maintenant dans le ciel, et l’église, Son peuple, Le représente ici sur terre. Qu’est-ce que cela signifie pour nous en termes de genre de vie que nous menons et le genre de témoignage que nous présentons?



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Une épouse fidèle : deuxième partie

par Reena Murmu, Bangladesh



Un an après que Bhudroy est devenu un Adventiste du Septième Jour, son frère aîné mourut. Puis, Shanti tomba gravement malade du paludisme. Les médicaments ne la convenaient pas, et elle devenait de plus en plus malade. Quand la fièvre la quitta, la belle-mère de Shanti l’accusa de faire semblant d’être malade. Shanti plaida avec Dieu, « Pourquoi me permets-tu tant de souffrance dans cette famille? » Même son mari était découragé et blâmait Dieu d’être responsable de leurs problèmes.


La mère de Shanti fut mise au courant de la grave maladie de sa fille par quelques villageois, alors elle se mit en route pour voir sa fille. La belle-mère de Shanti salua la mère de Shanti avec une requête : « ramène ta fille avec toi chez vous. Elle ne nous est pas utile. » La mère de Shanti prit sa fille et la ramena à la maison, mais son bébé, Reena, resta avec le mari et la belle-mère de Shanti.


La mère de Shanti l’emmena à l’hôpital, où les médecins purent la traiter correctement. Pendant ce temps, la belle-mère de Shanti était sûre que Shanti allait mourir et a commencé à chercher une nouvelle femme pour Bhudroy. Mais Bhudroy lui dit qu’il n’était pas intéressé à épouser une autre femme.


Dans le temps, Shanti fut guérie de sa maladie, mais, au lieu de retourner à la maison de sa belle-mère, elle resta avec sa mère.


Pendant ce temps, sa belle-sœur, dont le mari était mort, exigeait qu’on lui donne sa part des terres de la famille pour ses trois fils. Alors qu’elle avait droit à la terre de la famille, sa demande mit ses beaux-parents en crise, parce qu’ils ne pouvaient pas survivre sans leurs terres. La belle-fille égoïste voulait tout ce qu’elle pouvait obtenir pour elle et ses fils. Lentement, la belle-mère de Shanti se rendit compte que Shanti avait été une belle-fille fidèle tandis que son autre belle-fille était égoïste et exigeante. Elle demanda à Bhudroy d’aller ramener Shanti à la maison.


Bhudroy alla visiter Shanti. Il lui parla du changement de cœur de sa mère et sollicita son retour à la maison avec lui. Shanti était impatiente de voir sa petite fille à nouveau. Elle fit ses valises et retourna avec son mari.


Elle était ravie de constater que sa belle-mère avait tellement changé. La vielle femme accueillit Shanti à la maison et la traita avec respect et gentil- lesse. Shanti était déterminée à être la meilleure chrétienne aussi longtemps qu’elle pouvait, espérant que sa cruelle belle-mère donnerait sa vie à Jésus. Plusieurs années plus tard, la belle-mère de Shanti donna sa vie à Christ avant sa mort.


Bhudroy a également renouvelé son engagement à Christ, et maintenant la famille vit ensemble dans la paix en tant que chrétiens. La jeune mariée fidèle a survécu aux épreuves et railleries et a conduit son mari et ses beaux-parent à Jésus.




Reena Murmu est la fille aînée de Shanti et de Bhudroy. Elle voudrait devenir pharmacienne.



PPrroodduuictepdabrylethCeoGmeitnéedrael lCaoCnofenrfeénrecnecOe fGficéenéorfaAledpveonutrislta MMisissisoionn.  Adventiste.


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*22–28 Août

Pierre et les Gentils




Sabbat apRèS-Midi


Lecture de la semaine: Actes 2:5–21; 10:1–8, 23–48;


Rom. 2:14–16; Actes 10:9–22; 11:1–10; 15:1–35.


S


Verset à mémoriser: «Pierre leur dit: repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le par- don de vos péchés; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera.» (Actes 2: 38-39, LSG).


ierre était le premier apôtre à proclamer le salut aux Gentils.      Il a continué à faire preuve de leadership dans l’église pour un certain nombre d’années après sa fondation, même après que


Paul est devenu le missionnaire des Gentils par excellence. Pierre et Paul aidèrent l’église à ses débuts et son leadership, la plupart Juifs, à comprendre l’universalité du Grand Mandat.


Pierre a travaillé pour promouvoir une église intégrée, unissant les Gentils convertis, qui ne connaissaient pas les points les plus précis de la culture juive et les Juifs convertis dont les coutumes avaient tendance à prendre un caractère d’absolus divins. Comme tous les mission- naires pionniers, Pierre devait faire la différence entre les lois divines immuables et les pratiques qui sont culturelles, relatives et sans grande importance dans la vie du croyant, qu’il soit Juif ou Gentil. Ainsi, c’était Pierre qui, au Concile de Jérusalem, déclara aux Gentils que Dieu « n’a fait aucune différence entre nous et eux, ayant purifié leurs cœurs par la foi » (Actes 15: 9), et qui aida à travailler sur les questions qui menaçaient l’unité de l’église primitive.



*Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 29 Août.




23 Août


Pierre à la Pentecôte


Les dernières paroles de Jésus avant Son ascension étaient de nature missionnaire: «vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre » (Actes 1: 8). Ici encore, nous voyons le mandat de propager l’Évangile dans le monde entier. Seulement 10 jours plus tard, cet appel a commencé à avoir son effet, avec Pierre jouant un rôle clé.


Lisez Actes 2:5–21. Comment cet événement montre l’intention de Dieu pour que l’Évangile soit propagé dans le monde entier et le rôle que les Juifs devaient avoir dans cette proclamation?






Le Grand Mandat a trouvé sa première réalisation au jour de la Pentecôte. L’effusion de l’Esprit Saint avait pour but l’évangélisation du monde. Cette première effusion de l’Esprit Saint a donné d’excellents résultats au jour de la Pentecôte. Ce n’était, cependant, qu’un avant- goût des plus grands résultats dans les années qui ont suivi.


Le sermon de Pierre contenait quelques points principaux qui restent pertinents encore aujourd’hui.


Premièrement, les prophéties et les promesses de l’Ancien Testament sont accomplies en Christ (Actes 2: 17-21) : la vérité révélée par les œuvres et les signes puissants qui accompagnent Son ministère ainsi que par Sa mort et Sa résurrection (v. 22-24).


Deuxièmement, Jésus a été exalté, placé à la droite de Dieu, et est maintenant le Christ (le Messie) et le Seigneur de tous (versets 33-36). En Lui, tous ceux qui se repentent et sont baptisés recevront le pardon de leurs péchés (v. 38, 39).


Ici, nous voyons Pierre, le disciple actif et vocal debout pour sa croy- ance en Jésus. Il a été appelé par Jésus pour être un leader fort dans les premiers jours de l’église. Bien que moins cosmopolite, moins efficace dans l’adaptation aux autres cultures et religions que ne l’était l’apôtre Paul (cf. Gal. 2: 11-14), Pierre a ouvert la voie à l’Évangile pour atteindre environ 15 nations quand il a prêché aux Juifs de la diaspora à Jérusalem. De cette façon, il a utilisé un pont très important pour apporter la Bonne Nouvelle au monde du Moyen-Orient en son temps.




24 Août


La conversion de Corneille: première partie


Lisez Actes 10:1–8,  23–48. Qu’est-ce que  l’histoire de ce Gentil  qui devint un disciple de Jésus nous apprend sur le salut et le témoignage?






La conversion de Corneille, un officier de l’armée romaine et un païen, a été appelé la Pentecôte des Gentils. C’est une histoire cruciale dans les Actes, celle qui traite de la question la plus controversée de l’église primitive – un Gentil peut-il être un chrétien sans devenir Juif en premier?


Le siège de l’armée romaine pour l’ensemble de la Judée, y compris Jérusalem, était Césarée. Corneille aurait été l’un des six centurions commandant les 600 soldats qui formaient la cohorte italienne basée là. Son nom indiquait sa descendance d’une famille militaire romaine illustre, de laquelle naquit un commandant qui avait vaincu Hannibal, un Général carthaginois qui fit des ravages contre Rome pendant des années. Plus important encore, Corneille était un homme craignant Dieu, qui aimait la communion spirituelle avec sa famille, priait régu- lièrement, et était généreux envers ceux qui étaient dans le besoin. Dieu entendit ses prières et envoya un ange avec un message spécial pour lui.


« Croyant en Dieu comme Créateur de la terre et du ciel, Corneille le révérait, reconnaissant son autorité et ne faisant rien sans lui demander de le conduire. Il lui était fidèle dans sa vie privée, comme dans ses devoirs officiels. Il avait élevé un autel à Dieu dans sa demeure, car il n’osait s’engager dans quelque entreprise ou assumer des responsabili- tés sans son aide. »- Ellen G. White, Conquérants pacifiques, p. 118.


Remarquez aussi ce qui est arrivé lorsque Corneille a finalement rencontré Pierre. Il s’inclina et se prosterna devant lui, un acte qui doit avoir consterné Pierre. Ainsi, ce que nous pouvons voir, c’est que ce Gentil, favorisé de Dieu, un homme pieux, avait encore beaucoup de vérité à apprendre, même au niveau le plus élémentaire; sans doute, cependant, il était sur le point de l’apprendre.




25 Août


La conversion de Corneille: deuxième partie


« Alors Pierre, ouvrant la bouche, dit: en vérité, je reconnais que Dieu ne fait point acception de personnes, mais qu’en toute nation celui qui le craint et qui pratique la justice lui est agréable. (Actes 10:34, 35, LSG). Bien que ces mots ne soient pas révolutionnaires pour nous, à l’époque, que ce discours vienne de la bouche de Pierre était un aveu étonnant. Nous devons nous rappeler qui Pierre était, d’où il venait, et les attitudes qu’il avait et avec lesquelles il luttait encore (voir Gal 2: 11-16). Sans doute, cependant, son expérience avec Corneille l’a aidé à voir encore plus clairement l’erreur de ses manières et à avoir une meilleure image de ce que Dieu avait l’intention de faire avec le message de l’Évangile.


Lisez Actes 10:33. Qu’est-ce que Corneille dit à Pierre qui montre qu’il comprenait, même en dépit de tant d’ignorance, que suivre le Seigneur signifie aussi, Lui obéir?






LisezActes 11:14. Qu’a-t-il dit qui nous montre la nécessité d’annoncer l’Évangile, même à un tel homme de Dieu qu’est Corneille?







Que dit Romains 2: 14-16 qui nous aide à comprendre ce qui se passait avec Corneille?





As Comme nous l’avons vu, Corneille était un païen qui «craignait Dieu » (Actes 10: 2), mais il avait encore beaucoup à apprendre (n’est-ce pas nous tous?). Néanmoins, son jeûne, sa prière et son aumône révèlent un cœur ouvert au Seigneur; et ainsi, quand le moment était venu, Dieu a miraculeusement travaillé dans sa vie.


Un point important à retenir dans ce compte rendu est de savoir com- ment, bien qu’un ange lui apparaisse, l’ange ne lui a pas prêché l’Évangile. Au lieu de cela, l’ange a ouvert la voie à Corneille pour répondre à Pierre, qui lui parla alors de Jésus (voir Actes 10: 34-44). Nous pouvons voir ici un exemple de la façon dont le Seigneur utilise les humains comme Ses messagers au monde.




26 Août


La vision de Pierre


Comme nous l’avons vu hier, lorsque Pierre prit contact avec Corneille, il eut un changement d’attitude concernant les Gentils que d’autres croyants juifs n’avaient pas encore compris, (Voir Actes 10:44, 45). Qu’est-ce qui a changé Pierre ?


Lisez Actes 10:9–22 et  11:1–10. Qu’est-ce que  ces passages disent à propos de combien retranchées étaient les mauvaises attitudes de Pierre qu’il fallait quelque chose comme telle pour lui ouvrir l’esprit?




Cornelius’s La conversion de Corneille et le rôle de Pierre dans l’œuvre évangélique étaient si importants pour la mission de l’église que Dieu communiqua d’une manière surnaturelle à la fois au mis- sionnaire et l’hôte missionnaire éventuel : alors qu’un ange a visité  Corneille, Pierre a reçu une vision.


En outre, Pierre resta à Joppé avec un corroyeur (Actes 9:43; 10: 6, 32), un détail que nous ne voulons pas manquer. Le corroyage et les corroyeurs étaient répugnés des Juifs, car ils manipulaient les corps morts et utilisaient leurs excréments dans leurs processus. Les cor- royeurs n’étaient pas autorisés à vivre en ville; notez que Simon était « près de la mer » (Actes 10: 6).


Le séjour de Pierre avec un corroyeur indiquait que déjà, avant sa vision, il a réalisé que certaines de ses attitudes précédentes étaient opposées à l’Évangile. Pierre, de même que la famille de Corneille avaient besoin de se débarrasser de certains bagages culturels. Toutes les personnes, représentées par « tous les quadrupèdes et les reptiles de la terre et les oiseaux du ciel» (LSG) dans la vision de Pierre, sont des enfants de Dieu.


L’appel de Pierre à témoigner auprès de Corneille impliquait que, bien que tous les gens soient acceptables par Dieu, ce ne sont pas toutes les religions qui sont acceptables. Corneille était déjà un homme


«religieux», comme presque tout le monde dans la société ancienne. En tant que soldat, il se serait familiarisé au culte de Mithra, et comme officier, il aurait pris part au culte de l’empereur. Mais cela n’était pas agréable à Dieu.


Il y a une leçon ici aujourd’hui pour ceux qui s’approchent des reli- gions non-chrétiennes, sur la base de l’égalité avec le Christianisme. Bien que parfois cela se fasse dans un esprit de rectitude politique,  une telle attitude conduit à une édulcoration des vérités bibliques de l’unicité chrétienne et sa finalité.




27 Août


Le décret de Jérusalem


Les premiers succès de la mission aux païens soulevèrent la ques- tion cruciale à l’église primitive quant à cequ’on devrait attendre des Gentils convertis, une croyance qui les greffe dans la foi (Rom. 11:17). Les tensions apparaissent toujours quand les gens d’autres religions et cultures rejoignent une communauté croyante établie. Dans ce cas, les chrétiens juifs, avec leur haute estime des exigences des lois et rituels de l’Ancien Testament, estimaient que les païens convertis devraient accepter et obéir à ces lois et rituels. L’objectif principal était la cir- concision, l’indication fondamentale de l’entrée dans la communauté juive pour les hommes, symbolisant le respect de toutes les exigences du judaïsme.


Les Gentils convertis au christianisme devraient-ils  nécessaire- ment subir la circoncision? Certains chrétiens juifs de Judée pensaient certainement ainsi et affirmaient leur conviction dans un langage théologique absolu: pour eux, c’était essentiel pour le salut.


Que s’est-il passé au concile de Jérusalem qui aida à régler cette importante question ? Actes 15: 1-35.






Bien que la question de la circoncision fût la principale raison du concile de Jérusalem, la discussion prit en compte une gamme de pratiques culturelles que l’Évangile n’exigeait pas de son converti.    Le décret du conseil (v. 23-29) a fourni une plate-forme commune où juifs et chrétiens Gentils pourraient coexister dans la communion. Les valeurs fondamentales juives furent respectées, mais les Gentils furent autorisés à ne pas se circoncire. La décision du concile était à la fois pratique et théologique. Elle a établi un modèle pour l’église de traiter les questions et les problèmes avant qu’ils ne deviennent trop fraction- nels. Les missionnaires expérimentés apprennent à identifier les prob- lèmes de la foi chrétienne basique et se concentrent sur eux plutôt que de s’enliser avec des choses qui ne sont pas essentielles à la foi.




28 Août


Approfondissement: Lisez Ellen G. White, «  Juifs et Gentils », dans Conquérants pacifiques, pp. 167- 177.



« L’apôtre raconta son étonnement lorsque, après avoir prêché la Parole divine à ceux qui étaient réunis dans la maison de Corneille,    il assista à l’effusion du Saint-Esprit sur les auditeurs, tant Juifs que Gentils. La même lumière, le même rayonnement resplendissait sur    le visage des Gentils incirconcis comme sur celui des Juifs circoncis. Dieu lui avait ainsi fait comprendre que l’on ne devait pas considérer l’un inférieur à l’autre, car le sang du Christ peut laver de toute souil- lure...


Le discours de l’apôtre disposa l’assemblée à écouter avec patience le récit que Paul et Barnabas firent de leur œuvre parmi les Gentils. »


— Ellen G. White, Conquérants pacifiques, pp. 171, 172.


Discussion:

Ê La vision de Pierre a été expliquée pour soutenir l’argument selon lequel les lois alimentaires de l’Ancien Testament ne sont plus valides, spécifiquement, pour justifier la consommation de la viande impure. Le sens de la vision était clairement expliqué par Pierre lui-même: «Dieu m’a appris à ne regarder aucun homme comme souillé et impur » (Actes 10:28). La vision n’était pas, par conséquent, sur l’alimentation, mais sur l’acceptation des autres humains comme enfants de Dieu, indépendamment de l’ethnie,  la nationalité, la profession, ou la religion. Pourquoi, cependant, les gens utilisent cela comme un argument en ce qui concerne le régime alimentaire? Qu’est-ce que cela devrait nous dire de comment nous devons faire attention quant à la façon dont nous interprétons l’Écriture?


Ë Restez sur Romains 2: 14-16. Comment devrions-nous en tant qu’église, nous rapporter à cette idée en termes de missions? C’est-à-dire, pourquoi devrions-nous prêcher à ceux qui ont la loi écrite dans le cœur ?



Ì Dans la leçon de jeudi, nous avons parlé du concile de Jérusalem comme un modèle pour l’Église d’aujourd’hui. Lisez les textes sur le concile (Actes 15: 1-35). Quels  sont certaines des choses spécifiques qui fournissent un modèle pour l’église aujourd’hui? Par exemple, regardez des choses telles que: (1) la déclaration personnelle sur le témoignage, (2) le rôle de l’évangile,


(3) le rôle des Écritures, (4) le rôle des missions, et (5) la façon dont ils ont fait références à chacune de ces choses lors du concile.



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Du désespoir à

l’espoir: première partie


par Chenghorn Thean, Cambodge



Chen vivait dans un camp de bidonvilles des personnes déplacées à Phnom Penh, au Cambodge.


Un jour, Chen passait devant une maison et entendit quelqu’un parler à un groupe de personnes. Curieuse, elle regarda à travers une fenêtre. Était-ce une église? Elle voulait étudier l’anglais, et elle avait entendu dire que les églises enseignaient souvent l’anglais. Elle attendit à l’extérieur jusqu’à la fin du programme. Un homme sortit et se présenta en tant que pasteur Hang.


«Je veux apprendre l’anglais », disait Chen. Le pasteur Hang lui dit qu’un cours d’anglais se tient à l’église de maison le mercredi après- midi.


Mercredi après-midi, Chen retourna pour le cours d’anglais. L’enseignant  commença le cours avec la prière, et à la fin du cours, il invita Chen de visiter l’église le jour du sabbat. Elle vint au culte, mais elle ne connaissait rien de Dieu et ne comprenait pas le sermon. Néanmoins, elle voulait retourner. Elle continua à suivre les cours d’anglais les mercredis. Deux semaines plus tard, le pasteur Hang invita Chen à un cours biblique le vendredi après-midi. Elle aimait apprendre davantage sur le Dieu des chrétiens et invita le pasteur Hang de venir chez elle pour lui enseigner.


Chen dit au pasteur qu’elle avait des problèmes conjugaux. Elle expliqua qu’elle et son mari n’étaient pas légalement mariés et sa belle- mère essayait de les séparer pour que son fils puisse épouser une fille chinoise. Le couple déménagea, mais sa belle-mère prit leurs deux petits enfants et refusa de permettre à Chen de les voir.


Et puis son mari commença à refuser de donner de son argent pour acheter de la nourriture. Le pasteur écouta avec sympathie la triste his- toire de Chen; puis il proposa une solution possible. Il avait remarqué que Chen avait un talent de vendre. Il l’invita à vendre des livres Adventistes du Septième Jour pour gagner un peu d’argent. Chen accepta d’essayer. Le pasteur continua à étudier la Bible avec elle et la conduisit à Jésus.


Il lui apprit à vendre les livres. Chen suivit ses instructions, mais elle n’était pas en mesure de vendre des livres. Les meilleurs endroits pour vendre des livres sont dans les restaurants tôt le matin et pendant les repas du soir. Mais c’était la saison des pluies, et Chen ne pouvait pas se rendre à ces restaurants facilement.


Lorsque les pluies ont cessé, Chen a prié, «Dieu, si tu es le vrai Dieu, si Tu veux que je te suive, veuille me montrer Ta puissance en m’aidant à vendre des livres ce soir. » Puis elle se fixa comme objectif de vendre trois ou quatre livres pour un dollar chacun.


À suivre …



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*29 Août – 4 Septembre


Philippe comme


Missionnaire



Sabbat apRèS-Midi


Lecture de la semaine: 2 Cor. 4:18, Actes 2:44–47,


4:34–37, 6:1–7, Actes 8, 21:7–10.


Q


Verset   à mémoriser:  «Mais vous recevrez   une puissance, le Saint Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre.» (Actes 1:8, LSG).


a mission mondiale était la principale préoccupation du Christ ressuscité pendant les 40 jours entre Sa crucifixion et Son ascen- sion. Le Nouveau Testament conserve au moins cinq de Ses


déclarations du Grand Mandat: Matthieu 28: 18-20, Marc 16:15, Luc 24: 47-49, Jean 20:21, Actes 1: 5-8. Ensemble, ils constituent la plus grande charge jamais donnée aux chrétiens. Parmi les ordres était une stratégie géographique pour la sensibilisation missionnaire, de sa base de Jérusalem en Judée, à Samarie, puis en fin de compte aux extrémi- tés de la terre. En effet, c’était un ordre qu’ils prirent au sérieux et se mirent à accomplir.


Cette stratégie géographique est importante dans l’œuvre mission- naire de l’évangéliste Philippe. Selon Actes 8, son travail étendait la mission à l’extérieur de Jérusalem dans l’expansion de cercles. C’est- à-dire, son œuvre a continué à s’étendre plus loin et plus loin au fur et à mesure que le temps progressait.


Qui était ce Philippe l’évangéliste? Qu’est-ce que la Parole de Dieu nous dit de lui et de l’œuvre qu’il a accomplie aux premiers jours de l’église? Enfin, quelles leçons pouvons-nous tirer pour nous-mêmes du récit inspiré de ce missionnaire pionnier?



* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 5 Septembre.




30 Août



Philippe l’évangéliste


« Parce que nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles; car les choses visibles sont passagères, et les invisibles sont éternelles. » (2 Cor. 4:18, LSG). Pensez à ce que Paul dit ici, d’autant plus que nous étudions cette semaine sur Philippe l’évangéliste, quelqu’un dont nous savons peu de choses, sauf pour les quelques références dans la Bible. Comme nous le verrons, bien sûr que Philippe a fait un bon travail, même si nous ne savons que peu de choses à propos de tout ce qu’il a accompli. Quelles personnes connaissez-vous qui ont fait de grandes choses pour Dieu, mais qui sont peu reconnues à la suite? Pourquoi est-il toujours important de maintenir le principe des paroles de Paul à l’esprit, surtout si nous faisons un travail qui n’engrange pas beau- coup d’éloges ou d’attention? Voir aussi 1 Cor. 4 :13.


Philip Philippe était un nom grec populaire qui signifie « qui aime le cheval. » Dans le Nouveau Testament, il y a quatre personnes appelées de ce nom. Deux avaient le nom supplémentaire « Hérode » et faisaient partie de la famille régnante d’Hérode, qui a exercé un règne générale- ment dur sur Israël à l’époque du Nouveau Testament. Les autres Philippe ont eu des rôles remarquables dans la mission.


Le premier, Philippe de Bethsaïda, était un disciple qui avait aidé à amener Nathanaël à Jésus (Jean 1: 43-46). Plus tard, il introdusit des Grecs à Jésus (Jean 12:20, 21).


Le deuxième Philippe fut nommé «l’évangéliste» dans Actes 21:    8 pour le distinguer de Philippe le disciple. Il a d’abord apparu dans l’église de Jérusalem comme un «serviteur de table » (Actes 6: 2-5) qui devint évangéliste et missionnaire (Actes 8:12). Son service mis- sionnaire, s’étendant sur vingt ans et complété par ses quatre filles   qui prophétisaient, est mentionné dans les Actes. Nous savons peu de choses de son passé. « C’est Philippe qui prêcha l’évangile aux Samaritains; c’est Philippe qui eut le courage de baptiser l’Eunuque éthiopien. Pendant un certain temps, l’histoire de ces deux travailleurs [Philippe et Paul] était étroitement liée. C’était la persécution violente de Saul le pharisien qui avait dispersé l’église à Jérusalem et détruit l’efficacité de l’organisation des sept diacres. La fuite de Jérusalem avait conduit Philippe à changer sa manière de travailler, et avait par  la suite eu pour résultat le même appel auquel Paul donna sa vie. De précieuses heures étaient celles que Paul et Philippe ont passées en présence de l’un et de l’autre; passionnants étaient les souvenirs qu’ils se rappelaient, des jours où la lumière qui brilla sur la face d’Etienne aux regards fixés au ciel quand il souffrit le martyre, rappelant dans leur gloire Saul le persécuteur, ce qui le jette, suppliant impuissam- ment, aux pieds de Jésus. » — Ellen G. White, Sketches From the Life of Paul, p. 204.




31 Août


Servir à la table


Lisez Actes 2:44–47, 4:34–37. Quel genre d’image sur l’église primi- tive est-il présenté ici?





Assurément, les choses allaient très bien parmi les premiers croyants pendant un certain temps. Bien sûr, tout le monde est tombé, et avant longtemps, certaines tensions ont commencé à augmenter.


Lisez Actes 6:1–7. Quels problèmes se levèrent, et comment l’église résolut-elle ces problèmes?





La croissance rapide de l’église de Jérusalem a apporté avec lui des tensions sociales. Philippe fut nommé à une équipe pour faire face à cela. Les convertis incluant les personnes économiquement défavori- sés et contestées dont la participation aux repas communs quotidiens accrut une demande plus exigeante auprès des dirigeants d’église. Des murmures à propos de la répartition inéquitable de la nourriture aux veuves de langue grecque émergèrent. C’était particulièrement sensible en raison des rappels par les prophètes hébreux à ne pas négliger les veuves et les orphelins.


Pour résoudre ce grave problème, les 12 apôtres réunirent les croyants et proposèrent la nomination de sept hommes, remplis de l’Esprit Saint et de sagesse, qui allaient littéralement « deaconize (diaconiser) [calqué du grec ‘servir’] aux tables » de sorte que les 12 puissent « diaconiser la Parole » (voir Actes 6: 3, 4). Tous les sept avaient des noms grecs, indiquant peut-être un équilibre entre les services d’aide sociale pour les veuves de langue grecque négligées. Parmi eux se trouvait Philippe, la première fois que ce Philippe est mentionné dans la Bible.


Les apôtres ont fait valoir qu’un leadership supplémentaire était nécessaire afin qu’ils ne soient pas surchargés par l’administration des ressources nécessaires à la vie commune.


Ils soulignèrent que leur appel était de se consacrer à la Parole de


Dieu et à la prière.




1er Septembre



Philippe à Samarie


Saul, un futur apôtre et missionnaire, fait sa première apparition dans la Bible à la lapidation du diacre Etienne, le premier martyr chrétien. Cette vague de persécution, cependant, contribua seulement à renforcer la propagation de l’Évangile.


Lisez Actes 8:1–6. Quel fut le résultat de la persécution de l’église à Jérusalem?




Samarie était la première étape  de la propagation géographique du christianisme. Les Samaritains se considéraient descendants des Israélites laissés lorsque l’Assyrie a amené la plupart des Israélites en exil en 722 av. J.C. Les Juifs, cependant, considéraient les Samaritains comme descendant des étrangers que les Assyriens avaient fait ins- taller de force en Israël. Les relations Judéo-Samaritaines de l’ère du Nouveau Testament ont été marquées par des tensions et des flambées de violence. Cependant, comme nous l’avons vu plus tôt, Jésus avait déjà ouvert la voie pour le travail missionnaire quand Il traitait avec   la femme au puits, qui, à son tour, commença à « évangéliser » son propre peuple.


L’appel de Philippe à servir aux tables est devenu alors celui d’un évangéliste missionnaire auprès des Samaritains. En tant que réfugié fuyant les persécutions religieuses à Jérusalem, il ne perdit pas son temps. Il proclama que le Messie, que les Juifs et les Samaritains atten- daient tous, était venu (Actes 8: 5, 12).


Lisez Actes 8:6–15. Quel était le succès du ministère de Philippe à Samarie?






Philippe a été puissamment utilisé par le Seigneur en ce début du champ missionnaire à l’étranger. La déclaration de la femme au puits, que «les Juifs n’ont pas de relations avec les Samaritains » (John 4: 9, LSG) était devenue un fait du passé.




2 Septembre



Philippe et l’Éthiopien


Selon Actes 8: 26-39, le prochain contact de Philippe était avec l’administrateur de la trésorerie éthiopienne, abordant une autre étape de mission «aux extrémités de la terre» (Actes 1: 8, LSG). Philippe était le lien de la mission entre Samarie et la bande de Gaza. De Samarie, au nord de Jérusalem, Philippe fut appelé à Gaza, qui est au sud de la ville. Son travail dans le nord à porté sur un groupe; ici il s’est concentré sur une seule personne. À Samarie, Philippe pourrait annon- cer Christ seulement à partir des cinq livres de Moïse, car c’était tout ce que les Samaritains acceptaient; ici, il pourrait également utiliser le livre d’Esaïe, probablement en traduction grecque.


Lisez Actes 8:26–39. En le faisant, répondez aux questions suivantes: quels sont les  textes d’Ésaïe (Ésaïe 53) que l’Éthiopien lisait, et pourquoi auraient-ils donné à Philippe l’occasion idéale de l’évangéliser?





Contrairement à l’œuvre de  Philippe à Samarie, où il  a fait des miracles (Actes 8: 6), tout ce qu’il a fait avec l’Éthiopien était l’étude biblique. Quel point pouvons-nous tirer de cela pour nous- mêmes quand nous témoignons auprès des autres?





L’Esprit du Seigneur appela Philippe loin aussitôt qu’il finit d’expliquer la «Bonne Nouvelle au sujet de Jésus » et avait baptisé l’Éthiopien. Philippe n’avait pas eu la possibilité de transmettre ses croyances et enseignements à son nouveau converti. L’Éthiopien était laissé pour embrasser la foi chrétienne dans le contexte de sa culture africaine, guidé par l’Ancien Testament et l’Esprit de Dieu, qui avait déjà travaillé en lui, car il était déjà un adorateur du Seigneur et un croyant en Sa Parole.




3 Septembre


Philippe comme évangéliste, père, et hôte


Philippe, a été clairement oint pour faire l’œuvre du Seigneur. Les commentateurs sont divisés sur la portée de l’expression « l’Esprit    du Seigneur enleva Philippe » (Actes 8:39), à savoir, s’il était tout simplement dit d’aller à Azot (v. 40) ou s’il était miraculeusement enlevé. Quoi qu’il en soit, le point crucial pour nous est que Philippe était un homme utilisé par l’Esprit Saint; et ainsi, Dieu était en mesure d’utiliser l’homme pour faire un excellent travail pour Lui.


Lisez Actes 8:40. Qu’est-ce que cela nous apprend sur Philippe qui nous aide à comprendre pourquoi il était nommé « évangéliste »?




Lisez Actes 21:7–10. Que pouvons-nous apprendre davantage sur Philippe à partir de ces quelques versets?





A ce stade de l’histoire, nous apprenons que Philippe était un père de famille avec quatre filles célibataires. L’appel de Philippe  du diaconat à l’évangélisation l’a impliqué dans un grand voyage. Nous savons au sujet du voyage de Jérusalem à Samarie, puis à Gaza, suivi de « toutes les villes » côtières sur 50 miles (80 km) entre Azot et Césarée. Il y aurait probablement des voyages non rapportés. Comme tous les missionnaires pionniers, il aurait été harcelé, menacé, et soumis à des « hauts et des bas » qu’entraînent de tels engagements. Pourtant, il a réussi sa famille dans la mesure où quatre filles ont été jugées par le Saint-Esprit aptes à recevoir le don de prophétie. Cela témoigne de la bonne parentalité et de la vraie piété dans cette famille missionnaire chrétienne et pionnière. Le texte révèle que l’apôtre Paul est resté avec Philippe « quelques jours » (v. 10). Vingt-cinq ans plus tôt, Paul, alors nommé Saul, avait été un persécuteur agressif et féroce des chrétiens (Actes 9: 1, 2). Sa persécu-


tion des croyants de Jérusalem força Philippe à fuir vers


Samarie (Actes 8: 1-5). Maintenant, des années plus tard, le per- sécuteur et le persécuté se rencontrent dans la maison de Philippe, qui accueille Paul. Quelle réunion intéressante des frères et collaborateurs avec Christ dans la grande cause de porter l’Évangile au monde non-juif!




4 Septembre


Approfondissement: Ellen G. White, , «L’Évangile en Samarie »


Conquérants pacifiques, pp. 91-98.



« Lorsqu’ils furent dispersés par la persécution, ils partirent, rem- plis de zèle missionnaire, se rendant compte de l’importance de leur tâche. Ils savaient qu’ils possédaient le pain de vie nécessaire à un monde affamé de vérité, et l’amour du Christ les contraignait de rom- pre ce pain à tous ceux qui en avaient besoin. » — Ellen G. White, Conquérants pacifiques, p. 93.


« C’est pourquoi, lorsque les disciples furent chassés de Jérusalem, quelques-uns d’entre eux trouvèrent en Samarie un lieu de refuge sûr. Les Samaritains accueillaient ces messagers de l’Évangile avec  joie, et les Juifs convertis récoltaient une précieuse moisson parmi ceux qui avaient été autrefois leurs pires ennemis. » — Ellen G. White, Conquérants pacifiques, p. 94.


.


Discussion:

Ê Comme nous l’avons vu, l’Évangile fait tomber les barrières entre les peuples. Au moins, c’est l’idéal; la réalité a parfois été radicalement différente. Qu’y a-t-il à propos des êtres humains, même parmi les chrétiens – ceux qui comprennent que nous som- mes tous les mêmes devant Dieu, qui comprennent que la Croix est le grand égalisateur – que nous permettons à la culture, à la vie sociale, et autres obstacles de nous diviser comme ils le font encore ? Comment l’Église Adventiste du Septième Jour, qui est si universelle, décourage ces préjugés?


Ë Comme nous l’avons vu, la persécution de l’église primitive à obligé les croyants à fuir, et par conséquent, l’évangile a commencé à se répandre d’une façon qu’il n’aurait été sans la persécution. Bien que Dieu ait pu transformer le mal en bien à travers cela, nous devons nous rappeler que la persécution religieuse n’est jamais bonne, jamais juste, jamais justifiée. Quelle devrait être notre attitude envers ceux qui sont confrontés à la persécution religieuse, même si nous ne sommes pas d’accord avec leurs croy- ances religieuses? (voir Luc 6:31).



i  n sHi  diSsetotiorre y


Du désespoir à


l’espoir: deuxième partie


par Chenghorn Thean, Cambodge



Cette nuit-là, Chen vendit cinq livres pour cinq dollars chacun. Elle était convaincue que Dieu est le vrai Dieu. Mais un mois plus tard, son mari lui dit de cesser de vendre des livres. « Ton travail me met dans la honte », dit-il.


Le mari de Chen exigea qu’elle cesse de croire en Jésus et de vendre des livres. « Je ne peux pas le faire», lui dit-elle. « Je crois en Jésus ; j’ai vu Sa puissance au travail. Et je vends des livres pour me nourrir parce que tu refuses de me donner de l’argent ».


« Si tu refuses de renoncer à cette absurdité, je vais te laisser », dit-il. Mais Chen refusa de renoncer à sa foi nouvelle. Quand elle fut baptisée quelques mois plus tard, son mari la quitta pour aller vivre avec sa mère et ses fils.


Depuis plusieurs années, Chen essaya de rendre visite à ses fils, mais elle ne fut pas autorisée à les voir. Bien que sa vie soit difficile, Chen n’a pas laissé ses problèmes personnels la décourager. Elle continue de vendre la littérature biblique pour se soutenir et inviter les gens à l’église quand ils montrent un intérêt pour les livres qu’elle vend. Quand les gens sont trop pauvres pour acheter un livre, elle les invite à venir à l’église pour rencontrer Dieu. Elle partage son témoignage avec eux et témoigne que Dieu est fidèle à ceux qui se confient en Lui.


Une femme qui payait Chen pour qu’elle lui fasse de la manucure   lui demanda pourquoi elle était devenue chrétienne. Chen sourit et dit   à la femme que Dieu est un Dieu aimant et puissant, et il répond à ses prières. Comme les deux femmes se parlaient devant le domicile de la femme, la femme se rendit compte que l’une de ses précieuses boucles d’oreilles manquait. « Nous devons la trouver! » Dit la femme, en recherchant fébrilement dans la saleté pour les bijoux disparus. « J’ai hérité cela de ma mère. Je dois la trouver. »


Les deux femmes fouillèrent ensemble pour la boucle d’oreille. Chen savait que si elles ne trouvaient pas la boucle d’oreille, la femme pour- rait accuser Chen et l’église. La boucle d’oreille fut trouvée. La femme fut tellement impressionnée du fait que le Dieu de Chen ait pu l’aider   à trouver sa boucle d’oreille qu’elle demanda à Chen de l’emmener à l’église le sabbat.


Chen fut très malheureuse quand son mari lui avait dit qu’il ne la voulait plus pour femme. Mais elle mit sa confiance en Dieu ; et, récem- ment, elle a rencontré un pionnier de Mission globale, et les deux plani- fient de se marier. « Oui, Dieu a pourvu à tous mes besoins», dit-elle


avec un doux sourire.




Chenghorn Thean est une représentante évangéliste de  premier rang qui conduit de nombreuses personnes à Jésus à Phnom Penh au Cambodge.




P


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* 5–11 Septembre


Paul: son passé et son appel





Sabbat apRèS-Midi


Lecture de la semaine: Actes 9:1; Phil. 3:6, 8; 1 Cor. 15:9,


10; Actes 9:1–22; 26:16–18; Gal. 2:1–17.


L


Verset à mémoriser : « Mais le Seigneur lui dit: Va, car cet homme est un instrument que j’ai choisi, pour porter mon nom devant les nations, devant les rois, et devant les fils d’Israël; et je lui montrerai tout ce qu’il doit souffrir pour mon nom. » (Actes 9:15, 16, LSG).


’une des figures les plus centrales dans le Nouveau Testament est Paul, à l’origine, c’était Saul de Tarse. Paul était à l’Église chrétienne primitive ce que Moïse était aux enfants d’Israël. La différence est


que tandis que Moïse a amené le peuple de Dieu hors des païens afin qu’Israël soit capable de faire la volonté de Dieu, Paul a apporté la Parole de Dieu, d’Israël aux païens, afin que les païens puissent faire la même chose, c’est-à-dire, faire la volonté de Dieu.


On en sait plus sur  Paul que tout autre  chrétien du premier siècle.  Il est surtout connu pour ses énormes et importantes contributions à l’évangélisation chrétienne pendant les deux derniers millénaires. Ses visites et activités missionnaires auprès des nations aux alentours de la Méditerranée reste un puissant exemple pour les missions chrétiennes dans les générations à venir.


Paul est qualifié de lever les absolus bibliques de leur culture juive, où les lois civiles, rituelles et morales étaient tellement intégrées dans le tissu de la vie juive qu’il n’y avait guère de distinction entre la coutume juive et ce qu’ils pensaient être un message éternel de Dieu aux nations.


Cette semaine, nous allons avoir un premier regard sur quelqu’un  qui, à part Jésus Lui-même, est dit par plusieurs, être le personnage le plus important dans le Nouveau Testament.


*Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 12 Septembre




6 Septembre


Saul de Tarse


Saul est né à Tarse, une ville importante sur la route du commerce entre la Syrie et l’Asie occidentale (Actes 22: 3). Tarse était un centre multiculturel, ville industrielle et centre important de l’éducation. C’était aussi une maison de passage du plus célèbre orateur et sénateur de Rome, Cicéron.


Les parents de Saul étaient des Juifs de la Diaspora (Juifs qui ne résidaient pas sur le territoire d’Israël) de la tribu de Benjamin. Son nom de naissance était Saul (en hébreu sha’ul, « demandé pour [de Dieu] ») – après avoir commencé sa mission auprès des Gentils (Actes 13: 9), il a pris le nom de Paul (latin Paulus , nom d’une illustre famille romaine) . En outre, depuis qu’il était pharisien, Paul a probablement eu une épouse, bien que nous ne sachions rien à son sujet. En fait, nous ne savons pas grand chose sur sa famille du tout, mais une sœur et un neveu sont mentionnés (Actes 23:16). Paul était aussi un citoyen romain (Actes 22: 25-28).


Saul a probablement été instruit à l’école de la synagogue à Tarse jusqu’à 12 ans, avant de continuer ses études rabbiniques à Jérusalem avec le célèbre Rabbin (ce titre honorifique signifiait « notre rabbi ») Gamaliel (Actes 22: 3). Comme la plupart des hommes juifs, il a appris un métier, dans son cas, la fabrication de tentes (Actes 18: 3).


Comme déjà indiqué, Paul était un pharisien (Phil 3: 5). Les Pharisiens (ce qui signifie «ceux qui sont séparés») étaient connus pour leur insistance pour que toutes les lois de Dieu, à la fois celles écrites dans les livres de Moïse, ainsi que celles transmises verbale- ment par des générations de scribes, s’imposent à tous les Juifs. Leur patriotisme et obéissance stricte et détaillée aux lois juives pourraient les faire paraître aux yeux de leurs coreligionnaires comme hypocrites et critiques. Paul, cependant, n’a pas caché le fait que lui et son père étaient pharisiens (Actes 23: 6).


Le passé pharisaïque de Paul était un élément important dans le succès de son œuvre missionnaire aussi bien auprès des Juifs que des Gentils. Ceci l’équipait d’une connaissance détaillée de l’Ancien Testament, les seules Écritures disponibles pour les premiers chrétiens. Ce passé lui a également mis au courant des compléments rabbiniques et extensions des lois de l’Ancien Testament. Il était donc l’apôtre le plus qualifié pour discerner entre les lois intemporelles, les absolus divins basés sur les Écritures d’une part, et d’autre part les ajouts de la culture juive ultérieure, qui n’étaient pas contraignants, et qui pourraient donc être ignorés par les Gentils devenus disciples de Jésus. Comme nous l’avons vu, cette question deviendrait un élément très important dans la vie de l’église primitive. Aujourd’hui encore, le rôle de la culture à l’église crée des circonstances que l’église devra examiner.




7 Septembre


Paul, l’homme


Les traits de personnalité sont des réponses typiques d’un individu aux circonstances environnantes, domestiques, culturelles ou éduca- tives. Le caractère est la combinaison de traits, qualités et capacités qui composent le genre de personne qu’est un individu.


Lisez Actes 9:1; Philippiens 3: 6, 8; 1 Corinthiens 15: 9, 10; 1 Timothée

1:16; Galates 1:14; et 2 Corinthiens 11: 23-33. Qu’est-ce que ces textes nous renseignent sur le caractère et la personnalité de Paul?





Paul Paul était clairement un homme de grande conviction et de zèle. Avant son expérience de nouvelle naissance, il utilisait son zèle pour persécuter l’église primitive. Il a appuyé la lapidation d’Etienne (Actes 7:58), a pris l’initiative d’emprisonner les chrétiens, hommes et femmes (Actes 8: 3), il fit des menaces meurtrières contre les disciples (Actes 9: 1) et organisa un raid sur les chrétiens dans un pays étranger (Actes 9: 2, Gal.1:13).


Dans le même temps, aussi, nous pouvons voir comment son zèle   et sa ferveur devaient être utilisés pour le bien, quand il consacra sa vie à la prédication de l’évangile, malgré les difficultés incroyables et les défis. Seul un homme entièrement dédié à ce qu’il crut aurait fait comme il fit. Et s’il a perdu toutes choses pour Christ, il les a comp- tées comme « déchets », mot du grec, signifiant quelque chose qui est inutile, comme des ordures. Paul a compris ce qui était important dans la vie et ce qui ne l’était pas.


Paul était aussi un homme humble. Sans doute, dû en partie à la cul- pabilité de son ancienne persécution des chrétiens, qu’il considérait lui- même comme indignes de sa vocation. Et aussi, en tant que quelqu’un qui prêchait la justice de Christ comme notre seul espoir de salut, il savait combien de fois il était pécheur, tout le contraire d’un Dieu saint, et cette connaissance était plus que suffisante pour le garder humble, ayant tout abandonné à Dieu, et reconnaissant.


« Un rayon de la gloire de Dieu, une lueur de la pureté de Jésus-  Christ pénétrant notre âme, en fait douloureusement et nettement ressortir chaque tache. Il met en évidence la difformité et les défauts du caractère humain, les désirs non sanctifiés, l’incrédulité du cœur, l’impureté des lèvres » —Ellen G. White, Le meilleur chemin, pp. 26, 27.




8 Septembre


De Saul à Paul


Lisez Actes 9: 1-22, l’histoire de la conversion de Paul. Comment cette expérience fut liée à sa vocation missionnaire? Voir également 26: 16-18.





Right Dès le début, il était clair que le Seigneur avait le dessein d’utiliser Paul pour atteindre aussi bien les Juifs que les Gentils. Aucun autre événement dans la préparation de Paul comme missionnaire et théologien ne peut être comparé en importance à sa conversion; en effet, souvent dans son témoignage, il parle de cette expérience.


«Mais lève-toi, et tiens-toi sur tes pieds; car je te suis apparu pour t’établir ministre et témoin des choses que tu as vues et de celles pour lesquelles je t’apparaîtrai. » (Actes 26:16,  LSG). Paul ne pouvait pas prêcher ou enseigner ce qu’il ne savait pas. Non, au contraire, il prêcherait et enseignerait à partir de sa propre expérience, et avec la connaissance du Seigneur, toujours en harmonie avec la Parole de Dieu (cf. Rm 1: 1, 2).


Lisez Actes 26:18. Quel serait le résultat de l’œuvre de Paul?





Nous pouvons y voir cinq résultats du travail missionnaire authen- tique:


  1. Ouvrez les yeux des gens. Faites de Dieu et de Jésus des personnes réelles, présentes, actives et attrayantes.

  1.  Passez des ténèbres à la lumière, de l’ignorance à la connaissance

– un thème central de l’Évangile. (Voir Luc 1:78, 79.)


  1.  Passez de la puissance de Satan à Dieu.

  1.  Recevez le pardon des péchés. Le problème du péché a une solu- tion. C’est le message de base des chrétiens, vivifiant et guérissant.

  1. Recevoir une place parmi les sanctifiés; c’est-à-dire, l’appartenance à l’Église de Dieu, indépendamment de l’origine ethnique, du sexe, ou de la nationalité.



9 Septembre


Paul dans le champ missionnaire


«Depuis Jérusalem et les pays voisins jusqu’en Illyrie, j’ai abondamment répandu l’Évangile de Christ » (Rom. 15:19, LSG). Quel élément crucial pour tout type de travail missionnaire pou- vons-nous trouver dans ce texte? Voir aussi 1 Cor. 1 :23, 2: 2, Gal.

6 :14, Phil. 1: 15-18.





Une chose est certaine à propos de tout l’effort missionnaire de Paul: peu importe où il est allé, la prédication du Christ et Christ crucifié était au centre de son message. En le faisant, il était fidèle à l’appel que Christ lui a donné en premier, qu’il devrait prêcher au sujet de Jésus. Le message pour les missions d’aujourd’hui est évident: tout ce que nous prêchons et enseignons (et en tant qu’Adventistes du Septième Jour, nous avons reçu beaucoup qui doit être partagé avec le monde), nous devons garder Christ et Christ crucifié devant et au centre de toute notre sensibilisation et le travail missionnaire.


Paul, cependant, n’a pas prêché Jésus comme une sorte de vérité objective, et puis, aller son petit bonhomme de chemin. Au centre de son œuvre était la création des églises, pour commencer les communau- tés chrétiennes région par région tout au long de sa part du monde où il pouvait. Dans le vrai sens, son travail était «la plantation d’églises.»


Il y a un autre élément aussi important dans l’œuvre missionnaire de Paul.


Lisez Colossiens 1:28. A quoi les dires de Paul se réfèrent-ils? C’est-à- dire, est-ce l’évangélisation ou le discipulat?





Si on lit plusieurs épîtres de Paul, il est clair qu’ils ne sont souvent pas à caractère évangélique, du moins dans le sens où nous utilisons  ce terme, celui d’aller vers les non-croyants. Au contraire, beaucoup de lettres ont été écrites aux communautés religieuses établies. En d’autres termes, les efforts missionnaires de Paul incluaient le travail pastoral, l’édification, et la création des églises.


Donc, nous pouvons voir au moins trois éléments centraux de l’activité missionnaire de Paul: annoncer Jésus, implanter les églises, et nourrir spirituellement les églises établies.





92




10 Septembre



Mission et multiculturalisme


«Multiculturalisme» est un terme récent. Son premier imprimé en anglais « multiculturalism » apparait dans les années 1960, selon le Oxford English Dictionary. Pour beaucoup de peuples anciens, il y avait seulement deux catégories d’humanité – nous et eux, notre tribu et non notre tribu. Pour les Grecs, tous les non-Grecs étaient «barbares». Pour les Juifs, tous les non-Juifs étaient «Gentils».


Comme nous l’avons déjà vu, le succès de la mission auprès des Gentils a forcé l’Église naissante et ses dirigeants à faire face à la frac- ture Juifs / Gentils. La question au fond était si un Gentil peut devenir un chrétien sans d’abord devenir un Juif.


Lisez Galates 2: 1-17. Qu’est-ce qui est arrivé ici et comment ce récit illustre-t-il, à sa manière, le défi du «multiculturalisme» dans l’évangélisation et la mission?




«Plus tard, quand Pierre vint à Antioche, il gagna la confiance de plusieurs frères par son attitude prudente à l’égard des Gentils conver- tis. Pendant un certain temps, il se conforma à la lumière qu’il avait reçue du ciel : il surmonta ses préjugés qui tendaient à l’empêcher de s’asseoir à table avec des Gentils convertis. Mais quand certains Juifs, encore attachés à la loi cérémonielle, revinrent de Jérusalem, Pierre changea inconsidérément son attitude envers les convertis du pagan- isme. Une (sic.) certain nombre de Juifs “usèrent aussi de dissimula- tion, en sorte que Barnabas même fut entraîné par leur hypocrisie ”. Cette inconséquence de la part de ceux qui avaient été aimés et respec- tés comme chefs produisit une douloureuse impression sur l’esprit des chrétiens de la Gentilité. L’Église était menacée de division. » — Ellen


  1. White, Conquérants pacifiques, p. 175.

Paul fit face à la question avec  Pierre et prit une position ferme pour ce qui aujourd’hui pourrait être appelé une église multiculturelle. Ses Gentils convertis n’étaient pas dans l’obligation de devenir Juif avant d’être chrétien. Le passé complexe de Paul comme un dévot Pharisien, élève du Rabbin Gamaliel, citoyen romain, fondamentaliste fanatique et persécuteur, et enfin converti et apôtre de Jésus Christ, le qualifie éminemment pour distinguer les choses intemporelles en tant qu’absolus divins immuables d’une part, et leurs véhicules culturelles et religieuses temporaires d’autre part.




11 Septembre


Approfondissement:  « Je me suis fait tout à   tous, afin d’en sauver de toute manière quelques-uns. Je fais tout à cause de l’Évangile, afin d’y avoir part » (1 Cor. 9:22, 23, LSG).



Lisez 1 Corinthiens 9: 19-23. La missiologie moderne applique le terme de « contextualisation » aux méthodes missionnaires de Paul indiquées ici. La contextualisation est définie comme « des tentatives de communiquer l’Évangile en paroles et en actes et d’établir l’église d’une façon sensée pour les gens dans leur contexte culturel local, présentant le christianisme de telle manière qu’il rencontre les besoins les plus profonds des gens et pénètre leur vision du monde, donc    leur permettant de suivre Christ et de rester dans leur propre culture


» — Darrell L. Whiteman, “Contextualization:The Theory, the Gap, the Challenge,” International Bulletin of Missionary Research, vol. 21 (January, 1997), p. 2.


« Les Juifs convertis, qui vivaient à l’ombre du temple, se complai- saient naturellement dans le souvenir des privilèges spéciaux dont leur nation avait été dotée. Lorsqu’ils virent l’Église chrétienne s’éloigner des cérémonies et des traditions du judaïsme, et comprirent que le car- actère sacré dont les coutumes juives avaient été investies serait bientôt perdu de vue à la lumière de la nouvelle foi, certains s’indignèrent con- tre Paul, en grande partie responsable de ce changement. Les disciples même n’étaient pas tous prêts à accepter avec empressement la décision de l’assemblée. Ceux qui étaient plus particulièrement zélés pour la loi cérémonielle jugeaient défavorablement l’apôtre Paul ; ils trouvaient que ses principes à l’égard des obligations de cette loi se relâchaient. »


Discussion:


i  n sHi  diSsetotiorre y


Des sermons volés : première partie

par Gamini Mendis



Je voulais convoquer une réunion de tous les membres du clergé dans ma ville au Sri Lanka. Je pensais que nous avions besoin de prière et de commu- nion fraternelle. J’examinai la liste pour être sûr que je n’avais oublié aucun pasteur. Je savais que certains membres du clergé ne seraient pas heureux que j’invitasse un pasteur Adventiste du Septième Jour, car ils pensaient que les Adventistes du Septième Jour font partie d’un autre culte, mais je voulais inclure tous les ministres.


Je n’avais pas rencontré plusieurs membres du clergé avant, et c’était une bonne occasion de parler avec eux. J’ai été particulièrement intéressé d’apprendre plus sur l’Église Adventiste du Septième Jour. Lorsque le pas- teur adventiste m’a dit que son église adorait le samedi au lieu du dimanche, je fus surpris. Mais mon intérêt était pour une raison purement égoïste.     Je décidai de visiter l’Église Adventiste du Septième Jour, le samedi et d’écouter les sermons du pasteur. Puis je pouvais utiliser son matériel pour m’aider à prêcher un sermon le dimanche. Cela m’épargnait beaucoup de travail !


Le samedi suivant, je visitai l’Église Adventiste du Septième Jour.  Je fus chaleureusement accueilli par le pasteur et sa congrégation. J’écoutai attentivement le sermon et pris des notes précises. Le lendemain, je prêchai le même sermon que j’avais entendu avec seulement quelques changements mineurs. “Cela me rend la vie tellement plus facile”, pensais-je. Le samedi suivant, je me rendis encore à l’Église Adventiste du Septième Jour et pris notes du sermon. J’utilisai ces notes pour prêcher dans ma congrégation le dimanche. La semaine suivante, c’était la même chose. Samedi soir, j’allais au lit souriant à mon idée brillante de m’épargner du travail.


Pendant la nuit, je me réveillai sentant une forte douleur soudaine à mon épaule. Je me levai et allumai la lumière. J’avais été mordu par un serpent. Ma femme et moi cherchions frénétiquement le serpent dans notre chambre, mais en vain. Ma femme m’emmena à l’hôpital, mais on ne pouvait pas dire aux médecins le type de serpent, à tel point qu’ils ne purent me donner un traitement antivenimeux adéquat. Je perdis conscience, et le médecin pensa que j’étais mort.


Je fus emmené à la morgue, et mon frère apporta un cercueil. Ma famille et mes amis commencèrent à pleurer. Après un certain temps, quelqu’un me toucha. Peut-être qu’ils sentaient la chaleur là où la peau aurait dû être froid, mais ils vérifièrent et trouvèrent que j’avais encore un pouls faible. Avec une lueur d’espoir, ils me précipitèrent dans l’unité de soins intensifs de l’hôpital.


À suivre …




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* 12–18 Septembre


Paul: sa mission et son


message



Sabbat apRèS-Midi


Lecture de la semaine: 1 Cor. 1:22–24, 1 Tim. 6:12,


2 Tim. 4:7, 1 Cor. 15:12–22, Actes 15:38–41.


87


Verset à mémoriser: «  Frères, je ne pense pas  l’avoir saisi; mais je fais une chose: oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus Christ. » (Phil. 3:13, 14, LSG).


inspirant des messages prophétiques de l’Ancien Testament, de l’histoire juive, et de la vie et enseignements de Jésus, Paul développa le concept chrétien de l’histoire du salut, le tout


centré sur la vie, la mort et la résurrection de Christ. En raison de son passé culturel dans le judaïsme et dans la société gréco-romaine, Paul possédait des idées suffisantes qui lui permettaient de tirer l’Évangile de la complexité de la vie civile des Hébreux, du rituel et des pratiques morales de la vie juive, et de le rendre plus accessible à un monde multiculturel.


Les 13 lettres de Paul aux croyants appliquent la foi à leur vie quotidienne. Paul y traite des sujets doctrinaux et leurs pratiques. Il a conseillé, encouragé, et averti sur les questions du christianisme, les relations et la vie personnelle de l’église. Néanmoins, le thème princi- pal tout au long de ses lettres était «Jésus Christ, et Jésus Christ crucifié


» (1 Cor 2: 2).


Paul n’était pas seulement un homme de lettres. Il  était aussi connu en tant que missionnaire apostolique par excellence, témoin de l’Évangile en Syrie, en Italie, peut-être même en Espagne.


En une décennie, Paul a établi des églises dans quatre provinces de l’empire romain.


Cette semaine, nous allons porter un regard sur Paul – à la fois sur sa


mission et son message.



* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 19 Septembre.




13 Septembre



Grecs et Juifs


Lisez 1 Corinthiens 1: 22-24. Comment ces versets nous aident à com- prendre les différentes façons dont les peuples se rapportent à la vérité? Que pouvons-nous apprendre ici qui peut nous aider dans notre témoignage à divers groupes de personnes?






Dans l’exode de la sortie de l’esclavage égyptien, Dieu a opéré des signes remarquables de soin providentiel pour Israël. Plus tard, les générations de Juifs ont développé l’espoir que tout nouveau messager envoyé de Dieu doit se faire connaître par des signes, des prodiges et des miracles.


En revanche, en rapport avec leur philosophie et leur patrimoine sci- entifique, les Grecs cherchaient une base rationnelle pour la croyance, qui satisferait les exigences de sagesse de l’homme.


Paul n’a pas rejeté l’héritage culturel et spirituel de ses peuples cibles, mais il l’utilisa comme un point d’entrée pour annoncer le Christ crucifié. Ceux qui désiraient les signes les ont trouvés dans la vie et    le ministère de Jésus et dans l’église primitive. Ceux qui manquaient d’élégance logique et de rationalité l’ont trouvé dans les arguments de Paul pour le message de l’Évangile. Les deux types de personnes avaient finalement un seul besoin, celui de connaître Christ ressuscité et «la puissance de Sa résurrection » (Phil. 3:10). Comment Paul les   a amenés à cette connaissance dépendait des gens auprès de qui il témoignait.


Lorsque Paul prêchait aux auditeurs juifs, il fondait ses sermons sur l’histoire d’Israël, reliant Christ à David, et en insistant sur les prophé- ties de l’Ancien Testament pointant vers


Christ et annonçant Sa crucifixion et Sa résurrection (Actes 13: 16-41). C’est-à-dire, il a commencé avec ce qui leur était familier, avec ce qu’ils vénéraient et croyaient, et de ce point de départ, il a cherché à les amener à Christ.


Pour les Gentils, le message de Paul inclut Dieu comme Créateur, Défenseur, et Juge; l’entrée du péché dans le monde; le salut par Jésus-Christ (Actes 14: 15-17, 17: 22-31). Paul a dû travailler à partir d’un point de départ différent de ce qu’il fit avec les Juifs (ou avec les Gentils qui professaient la foi juive). Ici aussi, cependant, son but était de les conduire à Jésus.




14 Septembre


Soldats et athlètes


Comme un habile conférencier, Paul dans son œuvre missionnaire utilisait le familier pour expliquer l’inconnu. Il prenait les caractéristiques de la vie quotidienne du monde gréco-romain pour illustrer la réalité pratique de la vie nouvelle en Christ. Il prit des notions particulières à deux zones du monde culturel de ses convertis pour ses métaphores d’enseignement – les athlètes avec leurs jeux et le soldat romain toujours présent.


L’affection pour les réalisations sportives saisissait le monde au temps de Paul, comme c’est le cas aujourd’hui. Les Grecs de l’Antiquité ont transmis leur amour de la concurrence par la tenue, au cours des siècles, pas moins de quatre cycles distincts de type de jeux olympiques, situés dans différentes parties de la Grèce. Les Romains ont hérité et promu davantage la compé- tition sportive. Les courses à pied étaient les événements les plus populaires et elles incluaient une course d’hommes portant une armure militaire com- plète. La lutte était également populaire.


Les athlètes se formaient assidûment, et les gagnants étaient richement récompensés. L’ethnicité, la nationalité, et la classe sociale importaient peu, tant l’endurance que la performance étaient les objectifs.



Quelles leçons clés pour la vie chrétienne les lecteurs de Paul peu- vent-ils trouver dans les passages suivants? 1 Cor. 9: 24-27, Gal. 5:

7, 1 Tim. 6:12, 2 Tim. 2: 5.





En commençant par Marius, les empereurs romains ont remplacé les sol- dats temporaires avec des guerriers de carrière à temps plein, en établissant leurs garnisons à travers l’empire romain, et en mettant à jour leur armure et des armes standardisées. A l’époque de Paul, les soldats étaient recrutés à partir de divers groupes ethniques, qu’ils soient ou non des citoyens romains. En retour, les soldats qui ont prêté allégeance totale à l’empereur et à son pouvoir, qui en temps de conflit étaient conduits personnellement dans la bataille, recevaient des récompenses à la fin de la durée de leur service.



Dans les passages suivants, quelles comparaisons Paul fait-il entre le soldat et la vie chrétienne? 2 Cor. 10: 4, 5; Eph. 6: 10-18; 1 Tim. 6: 12; 2 Tim.


2: 3, 4.




Dans ce qui est peut-être la dernière lettre de Paul, il a appliqué à la fois la vie de soldat et d’athlète, de son propre point de vue, à sa vie en tant qu’un mission- naire chrétien: «J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi. » (2 Tim. 4: 7, LSG).




15 Septembre


Paul et la loi


«Anéantissons-nous donc la loi par la foi? Loin de là! Au contraire, nous confirmons la loi. » (Rom. 3:31, LSG). De quelle loi Paul doit-il être en train de parler ici?





Dans les traductions anglaises des lettres de Paul, le mot loi apparaît environ cent trente fois, et dans les Actes des Apôtres, une vingtaine de fois. Paul s’efforçait d’aider ses auditeurs et lecteurs, indépendamment de leur origine culturelle, à comprendre que «la loi» avait plusieurs significa- tions, surtout pour les Juifs. Les lois telles que les Dix Commandements, sont en vigueur pour tous les peuples en tout temps. Mais Paul n’a pas pris en compte les autres types de lois de l’Ancien Testament et dans la culture juive, comme étant en vigueur pour les chrétiens.


Dans ses écrits, l’apôtre utilisait le mot loi en son sens général en référence aux règles pour les cérémonies religieuses, la loi civile, les lois sur la santé, et les lois de purification. Il a écrit au sujet d’être « sous la loi


» (Rom. 3:19) et d’être « libéré de la loi » (Rom. 7: 6). Il a décrit une « loi du péché » (Rom. 7:25) mais aussi la «loi [qui] est sainte » (Rom. 7:12). Il a mentionné « la loi de Moïse » (1 Cor. 9: 9), mais aussi la «loi de Dieu» (Rom. 7:25). Bien que ces phrases semblent confuses aux non-Juifs, pour le croyant juif élevé dans la culture hébraïque, c’est le contexte qui dirait clairement la loi dont il s’agit.


Lisez Romains  13:8–10; Romains  2:21–24; 1 Corinthiens  7:19; Éphésiens 4:25,


28; 5: 3; 6: 2. Comment ces versets nous aident-ils à comprendre que la loi morale de Dieu, les Dix Commandements, n’ont pas été annulées à la croix?





Paul s’était rendu compte que les lois cérémonielles, détaillant comment s’approcher de Dieu par la prêtrise, le sanctuaire hébreu, et les sacrifices, ont cessé d’être valables après la crucifixion. Ils avaient servi leur but en leur temps, mais n’étaient plus nécessaires. (Ce point serait devenu particu- lièrement évident après la destruction du temple.)


Avec la loi morale exprimée par les Dix Commandements, cependant, les choses sont différentes. Dans ses lettres, Paul cite certains des Dix Commandements et fait allusion à d’autres comme exigences éthiques universelles pour tous les peuples, aussi bien Juifs que Gentils. Après avoir écrit contre la pratique du péché, Paul n’aurait en aucune façon diminué la loi même qui définit ce qu’est le péché. Cela ferait autant de sens que dire à quelqu’un de ne pas violer la limite de vitesse tout en lui disant que les panneaux de signalisation et de limitation de vitesse ne sont plus valides.




16 Septembre


La croix et la  résurrection


« Car je n’ai pas eu la pensée de savoir parmi vous autre chose que Jésus Christ, et Jésus Christ crucifié. » (1 Cor 2: 2, LSG).


Sans polémiquer, la croix de Christ était au centre de tout ce que Paul a vécu et enseigné. Mais Paul n’a pas enseigné la croix dans le vide; au lieu de cela, il a enseigné à la lumière d’autres enseignements ; et l’un d’eux, peut-être le plus intimement lié à la croix, était la résurrection, sans laquelle la croix aurait été vaine.


Lisez 1 Corinthiens 15:12–22. Que disent ces versets qui montre com- ment la mort et la résurrection de Jésus sont cruciales à l’Évangile? Pourquoi une bonne compréhension de la mort comme un sommeil est cruciale pour donner un sens à ces textes? Autrement dit, si les morts en Christ sont déjà au ciel, de quoi Paul parlerait-il ici?




Malheureusement, la majorité des traditions chrétiennes, tout comme les religions non-chrétiennes, croient fermement en l’immortalité de l’âme humaine. Contre cette croyance, cependant, Paul a souligné à plusieurs reprises que:


  1.  Seul Dieu possède l’immortalité (1 Tim 6:16.);

  1.  L’immortalité est un don de Dieu au racheré (1 Thess. 4:16);

  1.  La mort est un sommeil jusqu’au retour de Christ (1 Thess. 4: 13-15; 1 Cor. 15: 6, 18, 20).

Le culte dans presque toutes les religions comprend de nombreux faux enseignements basés sur le faux concept de l’immortalité de l’âme. Ces erreurs comprennent des choses comme la réincarnation, la prière aux saints, la vénération des esprits ancestraux, un enfer brûlant éternellement, et de nombreuses pratiques de la Nouvelle Ère tels que la canalisation ou la projection astrale. Une véritable compréhension de l’enseignement de la Bible sur la mort est la seule protection réelle contre ces grandes déceptions. Quel malheur, aussi, que ceux qui mon- trent l’inclinaison plus forte contre l’acceptation de cette vérité soient des chrétiens d’autres confessions.




17 Septembre


L’entente


Paul était un travailleur chevronné avec une forte personnalité et un but unique. De telles personnes peuvent être solitaires avec peu d’amis, mais de nombreux admirateurs. Toutefois, lors de ses voyages, deux ou trois collègues accompagnaient souvent Paul. Au moins huit de ces col- lègues et proches collaborateurs sont mentionnés par leurs noms (Actes 13: 2; 15:22, 37; 16: 1-3; 19 :22; Col 4: 7, 10, 11; Philem.24). A


cela s’ajoutent les personnes à qui les salutations furent adressées dans Romains 16 à 24, en plus des salutations générales aux ménages.


L’apôtre croit au travail d’équipe, en particulier en situations pion- nières. Au même moment, cependant, il a des conflits avec d’autres ouvriers.


Lisez Actes 15:38–41. Que s’est-il passé ici, et qu’est-ce que cela nous apprend sur la nature humaine, même de ces grands ouvriers du Seigneur?



« C’est ici que Marc, gagné par la crainte et le découragement, hésita pendant un certain temps à se donner entièrement à l’œuvre du Seigneur. Peu habitué aux difficultés, il perdit courage devant les périls et les privations de la route […] Cette désertion incita Paul à juger Marc défavorablement et même sévèrement pendant un certain temps. Barnabas, d’autre part, était enclin à l’excuser à cause de son inexpéri- ence. Il désirait que Marc ne quittât pas le ministère, car il voyait en lui des talents qui lui permettraient d’être utile à la cause du Christ. »


— Ellen G. White, Conquérants pacifiques, p. 150.


Le récit des Actes révèle que Paul attendait de ses compagnons persévérance dans les fatigues et les périls de leur mission. Pour Paul, cette équipe intime constituait une église en miniature. Il a souligné l’importance d’établir un bon exemple, le modèle d’imitation de la mission. Encore consciencieux que l’amour dans les relations entre les membres de l’équipe est devenu un modèle pour les églises, qui étaient souvent fondées sur les ménages. L’équipe fournit également un cadre idéal pour la formation des nouveaux évangélistes et des missionnaires. Bien sûr, parfois des choses peuvent ne pas toujours fonctionner en douceur, comme dans le cas de Jean-Marc.


Lisez 2 Timothée 4:11. Qu’est-ce que ce texte révèle sur la croissance  et le pardon?



Nous faisons tous des erreurs. Comment pouvez-vous apprendre à pardonner ceux dont les erreurs vous ont fait du mal? Et aussi, pensez à ceux que vous avez blessés avec vos erreurs. Comment avez-vous cherché à apporter la guérison dans ces situations? Ou si vous ne l’avez pas encore fait, pourquoi ne pas le faire


maintenant?




18 Septembre



Approfondissement: L’apôtre Paul  a été comparé à l’effet papil- lon dans la théorie des chamboulements : que «le battement des ailes d’un papillon en Californie provoque un ouragan en Asie. » Son travail d’écrivain et prédicateur a contribué à transformer une secte juive  dans un coin obscur de l’empire romain en une religion mondiale. Les idées mises en avant dans ses 13 lettres ont probablement exercé une plus grande influence que toute autre littérature grecque ancienne de taille comparable.


Discussion:


Ê Paul évite le martyre en fuyant vers Athènes, centre intellectuel du monde gréco-romain. Les villes servaient d’abris aux réfugiés, y compris les chrétiens. L’apôtre ne perdit pas de temps; après avoir observé des monuments religieux de la ville, il débattait avec les Juifs, et prêchait dans la place publique. Lisez Actes 17: 16-31. Quelle approche Paul prend-il avec ces gens, et comment elle nous aide à comprendre la nécessité d’adapter le message à divers groupes de personnes? Au même moment, regardez comment Paul n’a aucunement dilué ou compromis la vérité pour atteindre ces personnes. Dans nos tentatives pour atteindre les autres, comment pouvons-nous être certains que nous ne compromettons pas les croyances fondamentales?


Ë Pourquoi l’état des morts est-il un si important enseignement? Quelles sont quelques-unes des nombreuses erreurs et déceptions contre lesquelles la compréhension de cette vérité nous protège ? Qu’en est-il de votre propre culture? Quelles sont certaines des croyances contre lesquelles cette vérité peut être un rempart?



Ì Restez plus sur la question du rôle des signes en ce qui con- cerne la foi et le rôle de la logique et de la raison. En classe, que ceux qui sont disposés parlent de comment ils sont venus à la foi et quel rôle ont eu des facteurs tels que les signes ou la logique, etc., dans leur expérience. Aussi, quel rôle devraient-ils avoir, non seulement pour arriver à la foi, mais aussi dans le maintien de la foi?



Í Qu’en est-il de la majorité des gens dans votre société? Quel genre de fond culturel ont-ils? Quel genre de croyances sont les plus courantes? En vous basant sur votre compréhension de leurs croyances et fond culturel, pensez attentivement à la meilleure approche pour les atteindre. Quels sont certains points d’entrée qui vous permettront de prendre contact d’une manière qui ne les offensera pas immédiatement?



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Des sermons volés : deuxième partie


par Gamini Mendis



Je restai à l’hôpital pendant deux semaines dans une grande douleur, mais lentement, je commençai à me rétablir. Beaucoup de pasteurs vinrent me rendre visite. Certains disaient que Dieu m’avait frappé parce que j’avais visité l’Église Adventiste du Septième Jour. Le pasteur adventiste me visita plusieurs fois et m’apporta un livre intitulé The Great Controversy (le grand conflit). J’eus beaucoup de temps pour lire, et au moment où je fus libéré, j’avais fini le livre. Lorsque le pasteur adventiste vint me rendre visite à la maison, je lui posai beaucoup de questions.


Quand j’avais suffisamment récupéré pour prêcher à mon église encore, je retournai visiter l’Église Adventiste du Septième Jour pour prendre notes des sermons du pasteur. Bien sûr, je ne lui disais pas ce que je faisais, et  je n’ai rien dit à ma propre congrégation où je recevais mon matériel de sermon.


Un jour de sabbat, le pasteur adventiste prêcha un sermon sur le jour du sabbat. J’empruntai ce sermon aussi. Après que j’ai prêché, les membres de mon église me demandèrent pourquoi nous adorons le dimanche si le samedi est le saint sabbat de Dieu.


Soudain, je réalisai que j’étais pris au piège de ma propre ruse. J’avais besoin de plus d’informations pour que je puisse répondre aux questions de ma congrégation. Je visitai le pasteur adventiste et lui demandai d’étudier la Bible avec moi, à commencer par le sabbat. Après avoir étudié, je lui ai posé toutes les questions que je pensais que ma congrégation poserait. Ensuite, je réunis les membres de mon église pour leur donner la même étude biblique sur le jour du sabbat. Certains n’étaient pas intéressés par cette nouvelle vérité, mais beaucoup ont voulu en savoir plus.


On envoya dire aux dirigeants de mon église que j’enseignais des doc- trines de l’Église Adventiste du Septième Jour. Ils me dirent que si j’insistais sur la prédication comme un pasteur adventiste, je ne pouvais pas continuer comme pasteur dans mon église. En ce moment, je croyais au sabbat et d’autres vérités bibliques que j’avais apprises en empruntant les sermons du pasteur.


Je décidai de devenir un Adventiste du Septième Jour, transformer mon église en une Église Adventiste du Septième Jour, et amener avec moi des membres de ma congrégation aussi nombreux qu’ils pouvaient écouter. Dimanche devint un jour d’études biblique dans mon église, et plusieurs pasteurs adventistes vinrent m’aider à enseigner le peuple. Pendant trois ou quatre mois, nous avons étudié la Bible intensément et essayé de compren- dre la volonté de Dieu pour notre vie et notre église. Puis nous avons organ- isé un baptême dans lequel 20 membres de mon église ont rejoint l’Église Adventiste du Septième Jour. Plus tard, 13 autres personnes furent baptisées. Plus de la moitié des membres de ma petite congrégation ont rejoint l’Église


Adventiste du Septième Jour.                                                                    


Gamini Mendis continue de travailler en tant que Pasteur dans la même zone du Sri Lanka où il avait dirigé une église charismatique. Il a créé et dirige maintenant trois églises Adventistes du Septième Jour.




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103




*19–25 Septembre


Le monde entier doit-il


entendre?




Sabbat apRèS-Midi


Lecture de  la semaine:  Actes 4:12, Ps.  87:4–6, Jean 10:16, Rom. 2:12–16, Jean 14:6, Rom. 1:18.



Verset à mémoriser: « A Celui qui a le pouvoir de vous affermir conformément à l’Évangile que j’annonce en prêchant Jésus Christ, révélation d’un mystère enveloppé de silence aux siècles éternels, mais aujourd’hui manifesté, et par des Écritures qui le prédisent selon l’ordre du Dieu éternel porté à la connaissance de toutes les nations pour les amener à l’obéissance de la foi; à Dieu qui seul   est sage, par Jésus Christ, à lui soit la gloire aux siècles des siècles!

L


Amen.» (Romains 16: 25-27, Jérusalem).



omme nous l’avons vu, le Seigneur utilise les gens pour apporter   le message de l’Évangile aux autres. Cependant, à travers les âges, des millions sont morts sans connaître le plan du salut biblique. Le


fait est que la majorité de ceux qui ont toujours vécu n’ont pas entendu l’histoire de la rédemption ou appris la Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu révélée en Jésus-Christ. Cela conduit à deux questions persistantes. Tout d’abord, le jour du jugement, comment Dieu va-t-il traiter ces milliards de personnes qui ne L’ont pas connu? Deuxièmement, y a-t-il du salut à part la connaissance du plan du salut manifesté en Jésus?


Certains répondraient qu’il n’y a de salut qu’en une seule dénomination chrétienne; en revanche, d’autres croient que toutes les religions sont des guides tout aussi valables qui conduisent à Dieu et à la vie éternelle.


En fin de compte, le point crucial à retenir est que Jésus nous a révélé  le caractère de Dieu, et cela nous a dit beaucoup de choses sur Son amour pour toute l’humanité et aussi Son désir de nous sauver autant que pos- sible. Dieu est un Dieu de justice, et quelque soit comment Il œuvre pour atteindre Son objectif, le cri sera entendu à travers le ciel: «Tes œuvres sont grandes et admirables, Seigneur Dieu tout puissant! Tes voies sont justes et véritables, roi des nations!» (Apoc 15: 3, LSG).



* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 26 Septembre .




20 Septembre


Aucun autre nom sous les cieux


Certains chrétiens ont la conviction que seuls ceux qui entendent    et répondent positivement à l’évangile chrétien peuvent être sauvés. Certains, parfois appelés «exclusivistes », considèrent toutes les reli- gions non-chrétiennes comme étant l’œuvre des hommes déchus, qui expriment une rébellion volontaire contre Dieu. Selon eux, les non- chrétiens sont en dehors de la grâce salvatrice de Jésus-Christ.


Certains chrétiens prennent l’étape supplémentaire de l’affirmation qu’en dehors de leur dénomination spécifique et sa structure doctrinale, il n’y a pas de salut, même pour les autres chrétiens des autres confes- sions. Pour eux, les autres confessions avec leurs croyances divergentes se sont placées à l’extérieur du soin de Dieu et n’ont pas de chance  d’entrer dans le royaume des cieux. Par exemple, en 1302 dans sa bulle Unam Sanctam, le pape Boniface VIII a déclaré « qu’il est absolument nécessaire que toute créature humaine soit soumise au Pontife romain afin d’avoir le salut ».


Certains protestants ont enseigné quelque chose de semblable en ce qui concerne leurs propres confessions.


Lisez Actes 4:12. Qu’est-ce qu’il dit, et comment devons-nous com- prendre ces mots?




Les paroles de l’Écriture ici sont très claires: le salut ne se trouve qu’en Christ Jésus et en aucun autre nom sous le ciel. Il est important, cependant, de ne pas lire dans ces mots plus que ce qu’ils disent spéci- fiquement.


Imaginez une personne dans un bâtiment en flamme; avant d’être en mesure de s’échapper, il fut dépassé par la fumée et tomba inconscient. Un pompier le trouve sur le sol, le prend et l’amène dehors, où les médecins prennent le relais. Il est transporté à l’hôpital, et quelques heures plus tard, il retrouve sa conscience.


Le fait est que cette personne, qui a été sauvée, n’avait aucune idée de celui qui l’avait sauvée. De la même manière, toute personne qui est sauvée – soit avant la venue de Jésus dans la chair ou après – ne sera sauvée que par Jésus, que cette personne ait entendu ou non parler de Son nom ou du plan du salut.


« Il s’en trouve même parmi les païens qui ont cultivé un esprit de bonté ; avant même d’avoir entendu les paroles de vie, ils ont eu des amabilités pour les missionnaires et les ont même servis au péril de leur vie. Il est des païens qui dans leur ignorance adorent Dieu, bien que la lumière ne leur ait jamais été apportée par des agents humains ; ils ne périront pas. S’ils ignorent la loi écrite, ils ont entendu la voix divine leur parlant au moyen de la nature, et ils ont fait ce qu’exige la loi. Leurs œuvres démontrent que leurs cœurs ont été touchés par le Saint-


Esprit : aussi sont-ils reconnus comme des enfants de Dieu. » — Ellen


  1. White, Jésus-Christ, p. 640.



21 Septembre


Combien doit-on le savoir?


Reprenant là où nous nous sommes quittés le dimanche, nous pouvons voir que bien que l’œuvre de Christ est le seul moyen de salut, certains croient que la connaissance explicite du Christ n’est pas nécessaire.


Cela ne signifie pas que le salut est possible en dehors de Christ, mais que Dieu est capable et désireux d’appliquer les mérites de l’œuvre de Christ à qui il veut. Certains croient que ceux qui ne con- naissent pas Christ et qui n’ont jamais été exposés à l’Évangile, mais qui, sous l’influence du Saint-Esprit sentent un besoin de délivrance, et agissent à propos, ceux-là seront sauvés. La citation d’Ellen G. White à la fin de l’étude d’hier implique certainement cela (pensez à Job et à Melchisédek).


Quelle lumière les textes suivants apportent-ils sur cette idée?

Ps. 87:4–6                                                                               




Jean 10:16                                                                               




Actes 14:17                                                                             




Actes 17:26–28                                                                        




Rom. 2:12–16                                                                          




« [Dieu] rendra à chacun selon ses œuvres; réservant la vie éternelle à ceux qui, par la persévérance à bien faire, cherchent l’honneur, la gloire et l’immortalité » (Rom 2: 6, 7, LSG).


Paul indique ici qu’il y a certains en dehors du christianisme qui auront la vie éternelle selon le principe de « l’obéissance à la vie » (cf. Lev. 18:5). À ces “Gentils” qui montrent que l’exigence de la loi est écrite dans leurs cœurs, parce que leurs consciences en portent le témoignage, (Rom. 2:15), il y aura une différence au jour du jugement parmi ceux qui n’ont jamais entendu parler du plan du salut. Ces personnes le sont, néanmoins, en réponse à l’œuvre de l’Esprit dans leurs cœurs.




22 Septembre


Universalisme et pluralisme


Certaines personnes enseignent qu’à la fin, Dieu sauvera tous les êtres humains, indépendamment de ce qu’ils ont cru ou même de com- ment ils ont vécu. « L’universalisme » est la conviction que toutes les personnes sont tellement liées à Dieu qu’elles seront sauvées, même si elles n’ont jamais entendu ou cru en l’Évangile. Après tout, Jean 3:16 dit : «Dieu a tant aimé le monde ». Ainsi, selon ce point de vue, s’Il aime tout le monde, comment peut-on être perdu, surtout si être perdu signifie tourments éternels en enfer? Comment Dieu pourrait-Il brûler à toujours quelqu’un qu’Il aime? Ainsi, nous pouvons voir comment une fausse doctrine (celle des tourments éternels) mène à une autre  (l’universalisme).


Une conception aussi liée à l’universalisme est «le pluralisme», la conviction que toutes les religions sont également valables et con- duisent aussi à Dieu et au salut. Aucune religion n’est intrinsèquement meilleure ou supérieure à toutes les autres religions, du moins selon cette théologie. Un pasteur d’une église en Californie a écrit sur le site Web de son église que son assemblée « ne croit pas que le christianisme est supérieur, de quelque manière, aux autres croyances religieuses ».


Pour les pluralistes, la vaste gamme de rituels religieux et les croy- ances, les symboles et les métaphores, sont de simples différences      de surface dissimulant un noyau similaire de toutes les religions. Les pluralistes soulignent, par exemple, que la plupart des religions mettent l’accent sur l’amour de Dieu et l’amour pour les êtres humains, une forme de règle d’or et d’espoir pour une vie future bienheureuse. Selon eux, toutes les religions, à la base, enseignent la même chose; par con- séquent, ils sont tous des chemins valides qui mènent à Dieu, et il est très chauvin et arrogant d’essayer d’apporter les croyances chrétiennes à ceux qui sont membres de religions non-chrétiennes.



Qu’est-ce que la Bible a à dire à la fois à l’universalisme et au pluralisme ? Jean 14: 6; Apoc. 20:14,15; 21: 8; Dan. 12: 2; Jean 3

:18; Matt. 7:13, 14; 2 Thess. 2 :9, 10.







Sans polémique, l’universalisme et le pluralisme sont tous contraires aux Saintes Écritures. Ce n’est pas tout le monde qui sera sauvé; et toutes les confessions ne conduisent pas au salut.




23 Septembre


Des pécheurs ayant besoin de la grâce


« Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. (Jean 3:17, LSG). Quel grand espoir se trouve dans ce verset pour toute l’humanité? Comment pouvons-nous prendre cette vérité cruciale, et en premier, la faire nôtre? Comment pouvons-nous l’utiliser pour nous motiver à atteindre les autres?




Selon la Bible, nous sommes tous pécheurs (Rom. 3:23), et Dieu veut que tous se repentent (Actes 17:30, 26:20, 2 Pet. 3: 9) et soient sauvés (1 Tim 2: 4). Depuis l’Éden, le but de Dieu est de sauver l’humanité de la dévastation,  et finalement, de la mort éternelle que le péché et la rébellion ont apportée à l’humanité. Quelle autre preuve avons-nous besoin que la Croix pour montrer l’amour de Dieu pour nous et Son désir de nous sauver?


Cependant, l’Écriture est claire que Dieu ne sauvera pas ceux qui ouvertement se rebellent contre Lui.


Lisez Genèse 6: 11-13, Romains 1:18, 2 Thes. 2:12, Apocalypse 21: 8, 22:15. Quel puissant avertissement se trouve dans ces versets?






Dieu aime tous les humains, mais toute âme est pécheresse et a besoin de la grâce, et cette grâce a été révélée en Jésus. Il a appelé Son église pour répandre la Bonne Nouvelle de cette grâce au monde.


« L’Église est le moyen que Dieu a choisi pour faire connaître le salut aux hommes. Établie pour servir, elle a pour mission de proclamer l’Évangile. Dès le commencement, Dieu a formé le dessein de révéler par elle Sa puissance et Sa plénitude. Les hommes qui la composent, ceux qu’Il a appelés des ténèbres à Sa merveilleuse lumière, doivent refléter Sa gloire. L’Église est la dépositaire des richesses de la grâce du Christ, et c’est par elle que l’amour de Dieu se manifestera finalement de façon puissante et décisive aux “dominations et aux autorités dans les lieux célestes’’ Ephésiens 3:10. » — Ellen G. White, Conquérants pacifiques, p. 9.




24 Septembre


L’appel missionnaire


«J’ai été faible avec les faibles, afin de gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous, afin d’en sauver de toute manière quelques- uns. » (1 Cor. 9:22, 23, LSG). Quel principe important Paul s’approprie-t-il ici ? Comment pouvons-nous tenir compte de cette même attitude dans notre propre vie?






Le Seigneur des missions, dans Sa sagesse, a choisi de travailler par les humains pour apporter le message du pardon et du salut au monde. Dieu a choisi des hommes et des femmes, en dépit de leurs faiblesses, pour travailler ensemble avec l’Esprit Saint et les anges. Israël devait être une « lumière » constante de Dieu dans l’Ancien Testament, mais trop souvent ils ont mis leur lumière « sous le boisseau » (Matt. 5:15, LSG). Trop souvent les bénédictions qu’ils ont reçues ont été con- servées à l’intérieur d’Israël. Au lieu de mélanger et partager, ils se sont enfermés entre les nations afin d’échapper à la «contamination».


Le prochain plan de Dieu pour la mission mondiale, appelé méthode sel, est d’aller « faire des disciples. » (Matt 28:19, LSG; Marc 16:15, 20; Actes 1: 8). L’histoire des missions chrétiennes scintille d’histoires de missionnaires d’abnégation qui sont allés comme du sel au monde, apportant l’Évangile de la vie aux individus, aux communautés et par- fois aux nations entières.


Cependant, comme avec l’ancien Israël, trop souvent, ces succès  missionnaires ont été obscurcis par les insuffisances humaines des missionnaires eux-mêmes et leur entreprise de la mission globale. Ces insuffisances humaines incluent: (1) une mauvaise planification pour la sensibilisation, une insuffisante compréhension de la tâche; (2) une focalisation étroite sur la seule mission comme l’éducation, les soins de santé, les secours en cas de catastrophe, ou le développement, qui occultent la prédication de l’Évangile; (3) le sous-financement et le manque de personnel par les organisations d’envoi; (4) des mission- naires inaptes à la tâche; et (5) des nations qui interdisent la prédication de l’Évangile.


Bien sûr, personne n’a jamais dit que tout allait être facile. Nous sommes au milieu d’un grand conflit, et l’ennemi travaille avec tous les moyens en son pouvoir pour contrecarrer nos efforts pour faire rayonner l’Évangile, que ce soit dans nos propres quartiers ou dans les coins les plus reculés du monde. Nous, cependant, ne devons pas être découragés, parce que nous avons reçu de nombreuses merveilleuses promesses de puissance, et nous pouvons être sûrs que Dieu accomplira Ses desseins sur la terre. Comme nous l’avons dit: «Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche: elle ne retourne point à moi sans effet, sans avoir exécuté ma volonté et accompli mes desseins.» (Esa.


55:11, LSG).




25 Septembre


Approfondissement: Ellen G.  White, “Sur le mont des Oliviers,”  dans Jésus-Christ, p. 627; “Speedy Preparation,” in Fundamentals of Christian Education, p. 335; “Extension of the Work in Foreign Fields,” in Testimonies for the Church, vol. 6, p. 23.



Le Nouveau Testament utilise deux noms grecs, accompagnés de l’adjectif «tout» pour exprimer l’extension de la mission chrétienne dans le monde entier: « tout le kosmos » dans Matthieu 26:13, Marc 14: 9 et 16:15, et «tout le oikoumene » dans Matthieu 24:14. Alors que kos- mos, un terme plus général pour le domaine de l’existence ordonnée, signifie la planète (à environ cent cinquante occurrences du Nouveau Testament), le plus spécifique oikoumene se concentre sur les habitants humains de la planète.


Quelle était l’étendue du « monde entier » pour les premiers chré- tiens? En quelques années après la crucifixion, ils avaient atteint ce qui est de nos jours, le Chypre, le Liban, la Syrie, la Turquie, la Macédoine, la Grèce et l’Italie. Il y a des preuves qu’ils ont aussi bien propagé l’Évangile au sud et au nord de la Russie (ancienne Scythie), au sud de l’Éthiopie, à l’est de l’Inde, et à l’ouest d’Espagne.


Les premiers missionnaires chrétiens croyaient-ils qu’ils devaient atteindre le monde entier avec l’Évangile? Selon les Actes des Apôtres, l’Esprit Saint le jour de la Pentecôte, l’ « anniversaire » de l’église chré- tienne, a commencé à proclamer les «merveilles de Dieu» aux visiteurs à partir d’une liste de pays, régions géographiques, et groupes eth- niques (Actes 2: 5-11). Dès les premiers jours de son existence, l’église chrétienne était consciente de l’ampleur de sa mission dans le monde entier. S’ils avaient cette compréhension à cette époque, combien plus devrions-nous aujourd’hui?


Discussion:


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Rencontre providentielle de bus

par Kusumawathie Perera



One Un matin, je pris un bus pour Colombo, la capitale du Sri Lanka. Je vis Francis, un ami de longue date de la famille, assis à proximité.  Je ne l’avais pas vu depuis longtemps et je fus surpris d’apprendre qu’il était devenu un Adventiste du Septième Jour. Moi aussi, j’étais devenu chrétien depuis deux ans.


«J’étais paralysé et incapable de faire quoi que ce soit », dis-je à Francis. « Alors certains chrétiens ont prié pour moi, et Dieu m’a guéri. Je visitai leur église, mais certaines choses qu’ils faisaient dans leur culte me rendaient inconfortable, ils sautaient tout autour en criant, et en roulant sur le sol, et en parlant dans des langues étranges. Il y a de cela quelque temps que je ne suis plus allé à l’église. »


Francis offrit d’amener un ami pour me rendre visite. « Nous pouvons étudier la Bible ensemble. Je vais vous dire un peu plus sur l’Église Adventiste du Septième Jour et ce que nous croyons », disait-il.


Quelques semaines plus tard, Francis vint avec son pasteur. Nous avons eu une agréable visite, et le pasteur parlait de Dieu et de Jésus dans un langage si simple et facile à comprendre que je me sentais très proche de lui. Puis il pria pour ma famille et moi. Sa prière était comme une belle conversation avec un ami.


Francis et le pasteur me rendirent visite souvent et partagèrent les vérités de Dieu avec moi. J’appréciais les études bibliques, mais mon mari ne voulait rien entendre de Dieu.


Un jour, mon mari est rentré ivre quand le pasteur et Francis étaient toujours là. Mon mari était souvent ivre, devenant parfois violent, brisant les meubles et terrifiant les enfants et moi.


Lorsque le pasteur vit l’état de mon mari, il pria pour lui. Je savais que mon mari ne se souviendrait jamais d’avoir vu le pasteur, mais j’étais heureuse que le pasteur était disposé à prier pour lui.


Le lendemain matin, mon mari était lucide. Il ne se souvenait de presque rien de la beuverie de la veille, mais il se souvint que le pasteur avait prié pour lui. D’une certaine manière mystérieuse que la prière l’avait touché, il dit qu’il était guéri de la boisson. Je voulais le croire, mais il avait promis d’arrêter de boire avant, et cela n’avait jamais duré. Mais depuis ce jour, mon mari n’a jamais touché à nouveau l’alcool.


Lorsque le pasteur et Francis nous visitèrent, je leur dit ce qui était arrivé à mon mari, et nous nous sommes réjouis ensemble. Lorsque je terminai les études bibliques, je fus baptisé et je devins une Adventiste du Septième Jour. Bien que mon mari n’ait pas encore donné sa vie à Dieu, je sais qu’il croit, et un jour il viendra au Sauveur.



Kusumawathie Perera est la femme d’un fermier au Sri Lanka.




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2015




Jérémie, le sujet du prochain trimestre, écrit par Imre Tokics, révèle la réalité de la volonté de Dieu pour que les humains Lui obéissent et  la tendance humaine à ne pas Lui obéir. Le livre raconte le ministère de Jérémie quand il prêcha le message de Dieu à un peuple qui, pour la plupart, ne voulait pas en entendre parler.


Le livre nous emmène à travers des décennies de l’histoire biblique lorsque le Seigneur utilisa Jérémie pour proclamer des vérités qui furent le fondement du message biblique depuis le début. De toutes les vérités spirituelles enseignées dans le livre, ces mots révèlent de loin l’essence de ce que le Seigneur cherche de son peuple: « Ainsi parle l’Éternel: Que le sage ne se glorifie pas de sa sagesse, Que le fort ne se glorifie pas de sa force, Que le riche ne se glorifie pas de sa richesse. Mais que celui qui veut se glorifier se glorifie D’avoir de l’intelligence et de me connaître, De savoir que je suis l’Éternel, Qui exerce la bonté, le droit et la justice sur la terre; Car c’est à cela que je prends plaisir, dit l’Éternel.» (Jér. 9:23, 24). Jérémie prend le voyage spirituel à partir des profondeurs de la dépravation humaine aux hauteurs, à la grandeur et à la majesté du


Seigneur, qui, de ces hauteurs, crie à nous tous dans notre état déchu.



Leçon 1— L’appel prophétique de Jérémie

La semaine en bref:


Dimanche: Les Prophètes (Esa. 1:19, Jer. 11:2–6, Ezech. 18:23)


Lundi: Le passé familial de Jérémie (Jer. 1:1) Mardi: L’appel prophétique de Jérémie (Jer. 1:4, 5) Mercredi: Des prophètes récalcitrants (Jer. 1:6) Jeudi: La branche d’amandier (Jer. 1:11–19) Verset à mémoriser — Jérémie 1:5


Idée centrale: Malgré la résistance, Jérémie ne pouvait être  ni vendu ni acheté, il se tint comme « une ville fortifiée, un pilier en fer et un mur en bronze » (Jer. 1:18), pas par sa propre force mais dans le Seigneur.


Leçon 2— La crise (interne et externe)

La semaine en bref:


Dimanche: Une histoire brève (Jug. 2:1–15) Lundi: Les deux royaumes (1 Rois 12:26–31) Mardi: Le double péché  (Jer. 2:1–28) Mercredi: La menace babylonienne (Jer. 27:6) Jeudi: Jurer fausseté (Jer. 7:4)


Verset à mémoriser — Jérémie 2:3


Idée centrale: Le peuple de Dieu fait face aux défis, mais sa grande crise est d’origine interne du fait que le cœur du peuple s’est endurci et corrompu par le péché et l’apostasie au point de refuser de prendre garde aux avertissements que Dieu lui envoyait.








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