Télécharger le PDF  - École Du Sabbat, 2e trimestre 2019 – Les Rythmes Familiaux

 

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Sommaire


Contributeurs principaux Traducteur


Claudio Consuegra Hanoukoume Cyril Kparou


Pamela Consuegra


Éditeurs Directeurs de Publication


Clifford R. Goldstein Lea Alexander Greve


Soraya Homayouni Sharon Thomas-Crews


Coordinateur – Pacific Press® Coordinateurs de l’édition française


Wendy Marcum Abraham Dada Obaya


Michael Eckert


Directeur Artistique Vincent Same


Lars Justinen


Contributeur du guide moniteur


Joseph Olstad, Pasteur et écrivain, Fédération de la Nouvelle Angleterre, Wickenburg, Ariz., États-Unis.


1 Les rythmes de la vie —30 Mars – 5 Avril 5


2 Les choix que nous faisons —6-12 Avril 18


3 Se préparer au changement —13 – 19 Avril 31


4 La solitude —20 – 26 Avril 44


5 De sages paroles pour les familles —27 Avril – 3 Mai 57


6 Un chant d’amour royal —4-10 Mai 72


7 Clés pour l’unité familiale —11-17 Mai 85


8 La saison de la parentalité —18 – 24 Mai 98


9 Temps de perte —25 Mai – 31 Juin 111


10 De petits temps d’ennuis —1er – 7 Juin 124


11 Familles de foi —8 – 14 Juin 137


12 Qu’ont-ils vu dans ta maison? —15 – 21 Juin 150


13 Changer les cœurs au temps de la fin —22 – 28 Juin 163


Bureau Éditorial — 12501 Old Columbia Pike, Silver Spring, MD 20904.


Visitez-nous sur le site web: http://www.absg.adventist.org


1


Les rythmes de la vie


Le sixième jour de la création s’était achevé. Au cours des cinq premiers jours, le monde fut transformé du chaos en une beauté parfaite. La lumière remplaça les ténèbres. Les eaux reculèrent sur l’ordre de Dieu. « Tu viendras jusqu’ici, tu n’iras pas au-delà; ici s’arrêtera l’orgueil de tes flots! » (Job 38:11, LSG). Des plantes de toutes couleurs et de tous parfums poussèrent sur une terre sèche. Des oiseaux de toutes espèces volaient dans les cieux alors que les poissons et les mammifères marins nageaient et s’éclaboussaient dans leur demeure aquatique. Les animaux terrestres de tous types et de toutes espèces couraient, sautaient ou s’accrochaient aux branches d’arbre, selon que le Créateur leur a donné de se manifester. Enfin, les humains furent créés, à l’image de Dieu, des êtres uniques dans toute la création terrestre.


Quand Dieu se préparait pour le premier sabbat du septième jour sur la terre, Il observa la création et déclara que tout était « très bon » (Gen. 1:31). Si seulement c’était la fin de l’histoire, un monde parfait, avec des gens parfaits, existerait éternellement. Imaginez un peu: Adam et Ève ont eu de nombreux enfants, puis des petits-enfants et des arrière-petits-enfants, qu’ils ont vus grandir pendant de nombreuses générations, chacun apportant encore plus de joie au premier couple et à Dieu. C’est un scénario que nous pouvons à peine imaginer, du fait que nous vivons et ne connaissons qu’un monde déchu.


Notre esprit est limité parce que notre imagination est limitée à un monde radicalement différent de celui que Dieu avait créé au commencement. Combien les deux mondes sont-ils différents, le monde d’avant le péché et le monde d’après? Voici un exemple. Comme l’écrivait Ellen White, lorsqu’Adam et Ève « virent pour la première fois une fleur flétrie, une feuille desséchée, ce signe de dégénérescence leur causa un plus grand chagrin qu’on n’en éprouve aujourd’hui devant la mort d’un être cher. Et quand les arbres de la forêt se dépouillèrent de leur feuillage, un fait brutal leur apparut dans toute son horreur: tout organisme vivant est condamné à mourir. » – Patriarches et prophètes, p. 32. Nous n’avons pas cette réaction quand une feuille tombe, parce que, n’ayant vécu que dans un monde de péché, nous avons fini par considérer la mort et la souffrance comme pièces inévitables des rythmes de la vie.


Et c’est ce dont parle la leçon de ce trimestre: les rythmes de la vie, du moins pour nous maintenant, dans ce monde pécheur. Nous allons considérer ces cycles dans un seul contexte où passent la plupart d’entre nous, c’est-à-dire, le cadre familial.


Les humains furent créés en Éden, dans un cadre familial; premièrement, un mari et une femme, et ensuite des enfants, qui eurent des enfants à leur tour, et ainsi, nous avons l’histoire de notre monde même jusqu’à nos jours. En effet, parmi les premiers récits bibliques sur Adam et Ève, les patriarches et la dynastie de David, plusieurs sont relatifs au cadre familial et aux relations familiales. Tout au long de la Bible, d’une manière ou d’une autre, les familles aident à former le cadre des évènements qui se déroulent. Ce qui n’est pas surprenant, car, encore une fois, alors que nous parcourons ces rythmes de la vie, nous le faisons aussi à un niveau ou un autre, et dans le contexte de la famille.


Malgré toutes les forces qui militent contre la famille, aussi bien aujourd’hui que dans le passé (par exemple, la pratique de la polygamie dans les temps bibliques n’a pas du tout été bénéfique à la stabilité de la famille), et malgré l’effort de redéfinir exactement ce qu’est une famille, le concept originel de la famille subsiste. Et cela est normal. C’est là où nous commençons, et c’est souvent la plus grande force en bien ou en mal pour façonner notre vie et la façon dont nous répondons aux défis au fur et à mesure que nous franchissons les étapes de la vie l’une après l’autre.


Et, tout comme chaque individu est différent, chaque famille l’est aussi. Par conséquent, les leçons de ce trimestre décrivent les principes, basés sur l’Écriture, qui (c’est notre espoir et notre prière) peuvent aider à rendre les familles plus fortes à chaque étape de la vie.


Claudio et Pamela Consuegra servent en tant que directeurs des ministères de la famille de la Division nord-américaine. Ils ont servi l’église en assumant diverses responsabilités pendant plus de 30 ans.



Tout au long de la Bible, d’une manière ou d’une autre, les familles aident à former le cadre des évènements qui se déroulent.


« Le vrai enseignant ne se contente pas des pensées ternes, d’un esprit indolent ou d’une mémoire lâche. Il cherche constamment les meilleures méthodes et techniques d’enseignement. Sa vie est en croissance continuelle. Dans le travail d’un tel enseignant, il y a une fraicheur, une puissance d’accélération, qui éveille et inspire la classe. »

—(Traduit d’Ellen G. White, Counsels on Sabbath School Work, p. 103).


Être un moniteur de l’école du sabbat est à la fois un privilège et une responsabilité. Un privilège parce que cela offre au moniteur l’opportunité de diriger l’étude et la discussion de la leçon de la semaine, afin de permettre à la classe d’avoir à la fois une appréciation personnelle de la parole de Dieu et une expérience collective de communion spirituelle avec les membres de la classe. À la fin de la leçon, les membres devraient avoir un sentiment de la bonté de la parole de Dieu et de sa puissance éternelle. La responsabilité du moniteur exige qu’il soit pleinement conscient de l’Écriture et qu’il étudie en suivant le flux de la leçon, l’interconnexion des leçons au thème du trimestre et l’application de chaque leçon à la vie personnelle et au témoignage collectif.


Ce guide est conçu pour aider les enseignants à s’acquitter adéquatement de leur responsabilité. Il comprend trois parties:


  1. Aperçu introduit le sujet de la leçon, les textes essentiels, les liens avec la leçon précédente et le thème de la leçon. Cette partie répond aux questions telles que: pourquoi cette leçon est-elle importante? Que dit la Bible à ce sujet? Quels sont les principaux thèmes abordés dans la leçon? Comment cette leçon affecte-t-elle ma vie personnelle?

  1. Commentaire est la partie principale du guide moniteur. Il peut avoir deux ou plusieurs sections, chacune portant sur le thème introduit dans la partie « Aperçu ». Le commentaire peut comprendre plusieurs discussions approfondies qui élargissent les thèmes décrits dans l’aperçu. Le commentaire fournit une étude approfondie des thèmes et offre du matériel de discussion scripturaire, exégétique, illustrative, qui mène à une meilleure compréhension des thèmes. Le commentaire peut également être une étude biblique ou l’exégèse appropriée à la leçon. Sur un mode participatif, le commentaire peut avoir des points de discussion, des illustrations appropriées à l’étude et des questions à méditer.

  1. Application est la dernière partie du guide moniteur dans chaque leçon. Cette section permet à la classe de discuter de ce qui a été présenté dans le commentaire et de comment cela affecte la vie chrétienne. L’application peut nécessiter une discussion, l’analyse de ce que dit la leçon, ou peut-être un témoignage sur la façon dont on peut sentir l’impact de la leçon sur la vie.

Note finale: ce qui est mentionné ci-dessus est seulement suggestif. Il y a plusieurs façons de présenter la leçon, et donc, cette explication n’est pas exhaustive ou prescriptive dans son champ d’application. Le monitorat ne doit pas devenir monotone, répétitif ou spéculatif. Le monitorat de l’école du sabbat devrait être basé sur la Bible, centré sur Christ, renforcer la foi et bâtir la communion fraternelle.


Guide d’Étude Biblique de l’École du Sabbat Adulte.


Comment utiliser le guide moniteur?


*30 Mars – 5 Avril


Les rythmes de la vie


Sabbat Après-Midi


Lecture de la semaine: Genèse 1, Genèse 8:22, Ps. 90:10, Job 1:13-19, Actes 9:1-22, Phil. 1:6, Romains 8:1.


Verset à mémoriser: « Il y a une saison pour tout, et il y a un temps pour toute affaire sous les cieux. » (Ecc. 3:1, DRB).


Certains des plus beaux poèmes jamais écrits sont hérités du roi Salomon. Il a écrit: « Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux: un temps pour naitre, et un temps pour mourir; un temps pour planter, et un temps pour arracher ce qui a été planté; un temps pour tuer, et un temps pour guérir; un temps pour abattre, et un temps pour bâtir; un temps pour pleurer, et un temps pour rire; un temps pour se lamenter, et un temps pour danser; un temps pour lancer des pierres, et un temps pour ramasser des pierres; un temps pour embrasser, et un temps pour s’éloigner des embrassements; un temps pour chercher, et un temps pour perdre; un temps pour garder, et un temps pour jeter; un temps pour déchirer, et un temps pour coudre; un temps pour se taire, et un temps pour parler; un temps pour aimer, et un temps pour haïr; un temps pour la guerre, et un temps pour la paix. » (Ecc. 3:1-8, NEG).


Ces paroles décrivent tant de choses de l’existence humaine – les saisons et les rythmes de nos vies. Oui, nos vies passent par des étapes, par des changements, et cela dès l’instant où nous naissons. Parfois, les changements sont bons, parfois ils sont mauvais; parfois, nous avons de la maitrise sur ces changements; parfois ils sont au-delà de notre contrôle. Cette semaine, nous nous penchons sur les saisons et les rythmes de nos vies, surtout, sur la façon dont ces cycles affectent notre vie individuelle et nos familles.


* Étudiez cette leçon pour le sabbat 6 Avril.



Leçon


1


(page 6 du guide standard)


31 Mars


Au commencement


La Bible commence au début de l’année, ce qui est sans doute la raison pour laquelle elle commence par les paroles (en hébreu c’est en un mot), « au commencement... » (Genèse 1:1). L’attention particulière du chapitre, bien sûr, est la transformation de la terre d’un état « informe et vide » (Genèse 1:2) au monde que Dieu Lui-même, le sixième jour, a déclaré « très bon » (Gen. 1:31). En bref, le début ici, c’est celui de notre monde.


Lisez Genèse 1. Bien qu’il y ait beaucoup de choses qui s’y produisent, posez-vous la question: est-il possible de soupçonner un hasard, ou tout est fait d’une façon très ordonnée, avec chaque chose à son temps et à sa place? Que vous dit votre réponse sur le caractère de Dieu?




Ellen G. White a écrit que « l’ordre est la première loi du ciel » (traduit de Signs of the Times, 8 June 1908); apparemment, c’est de même sur la terre. Bien que le péché ait bouleversé le monde naturel, dans une certaine mesure, l’ordre, le rythme et la régularité existent toujours.


Lisez Genèse 8:22. Comment l’ordre peut-il être vu ici aussi?




Même après la chute, les saisons vont et viennent dans un ordre bien déterminé. C’est pourquoi, avec les luminaires dans le ciel, c’est-à-dire, le soleil et la lune, qui doivent « séparer le jour d’avec la nuit; que ce soient des signes pour marquer les époques, les jours et les années » (Gen. 1:14, NEG), il y a les saisons aussi, tout cela faisant partie du rythme naturel du monde que Dieu a créé. Et à cet effet, bien que nous n’en ayons qu’un aperçu maintenant, un verset comme Ésaïe 66: 23 implique que dans les nouveaux cieux et la nouvelle terre, le rythme existera encore.


Pensez à comment le jour du sabbat, d’une façon puissamment régulière, impacte votre vie, en particulier votre vie de famille, quelle qu’elle soit. Quels sont les avantages distincts, non seulement du sabbat en terme général, mais aussi du fait qu’il vient avec autant de régularité?




Dimanche


(page 7 du guide standard)


1er Avril


Les rythmes de la vie


Les scientifiques parlent de quelque chose appelée rythme circadien, l’idée qu’il y a des rythmes biologiques (parfois appelés « horloges biologiques ») qui régulent le fonctionnement de notre corps. En d’autres termes, un certain degré de régularité existe même au sein de nos organismes eux-mêmes. Par conséquent, dans une certaine mesure, les rythmes existent partout et même en nous.


Quels sont les rythmes prévisibles de la vie mentionnés dans les passages suivants, et comment se rapportent-ils directement à la vie familiale?


Eccles. 3:2


Genèse 21:8, Juges 13:24



Ps. 71:5, Prov. 5:18


Gen. 15:15, Jg. 8:32


Ps. 90:10


Entre les deux bouts de la vie, de la naissance au décès, nous passons tous par une variété de saisons, différentes pour chaque individu. Certains enfants ne vivent pas longtemps après leur naissance; d’autres grandissent jusqu’à l’âge adulte et vivent jusqu’à un âge avancé. Les enfants grandissent et se développent à leur propre rythme. Certains marchent ou parlent plus tôt que d’autres. Certains sont en mesure de fréquenter l’école et de grandir pour être des professionnels, tandis que d’autres consacrent leur temps à d’autres formes d’activités. Certains ont des familles et d’autres ne peuvent jamais se marier ou avoir des enfants.


Il y a des milliards de personnes sur la terre, et bien que nous ayons tous beaucoup de choses en commun (Voir Actes 17:26), chacun d’entre nous est un individu, et ainsi, il existe des différences dans chacune de nos vies.


Dans un sens aussi, ces différences sont importantes parce qu’elles font de chacun de nous un être unique, ce qui signifie que chacun d’entre nous a quelque chose à partager que d’autres n’ont pas. En bref, nos différences nous permettent d’être une bénédiction pour les autres. Par exemple, les jeunes et les vieux peuvent tous bénéficier de ce que les uns et les autres proposent: « La vigueur fait la beauté de la jeunesse et les cheveux blancs la dignité de la vieillesse ». (Prov. 20:29, BFC). Quelle que soit l’étape où nous sommes et peu importe nos différences, nous avons tous quelque chose à offrir, non seulement au Seigneur, mais aussi aux autres.


Quelles que soient les circonstances de votre vie maintenant, que pouvez-vous faire pour être une bénédiction pour quelqu’un d’autre? Pourquoi ne pas faire un effort conscient pour être une bénédiction, en particulier pour un membre de votre famille?


Lundi


(page 8 du guide standard)


2 Avril


L’inattendu


Lisez Job 1:13-19, 2:7-9. Qu’est-il arrivé à Job? Comment son expérience reflète-t-elle ce qui arrive à tout le monde, d’une manière ou d’une autre, ou à un moment ou à un autre?





Le philosophe grec Héraclite d’Éphèse a déclaré que « rien n’est permanent, sauf le changement. » Tout comme il peut sembler que tout se passe bien, l’inattendu peut aussi se produire. Cela peut être la perte d’un emploi ou d’un membre du corps, une maladie qui nous envoie au lit ou une mort prématurée, un risque d’incendie, un accident de voiture, une chute pendant qu’on faisait promener l’animal de la famille.


Bien sûr, tous les changements ne sont pas pour autant négatifs. Peut-être une promotion au travail conduit à de meilleures conditions économiques. Ou peut-être vous rencontrez quelqu’un qui deviendra votre conjoint, un changement que beaucoup trouveraient bon.


Quoi qu’il en soit, tout peut passer inaperçu dans une routine. Mais, un rythme, s’il est instantané et inattendu, perturbe tout.


Job ne s’attendait certainement pas à la nouvelle saison dans sa vie. La Bible le décrit comme un homme « intègre et droit qui craignait Dieu et s’écartait du mal ». (Job 1:1, BJ). Nous savons aussi qu’il était marié, avait sept fils et trois filles et était très riche (Job 1:2, 3). Quand nous arrivons au milieu du livre, nous le voyons souffrir des pertes importantes, au moins six: ses biens, sa force, ses enfants, sa santé, le soutien de son épouse et l’encouragement de ses amis. Son monde était bouleversé et sa vie de famille dévastée.


Bien que l’histoire de Job soit un cas assez extrême, qui parmi nous n’a pas connu l’inattendu, d’une manière très négative? On peut être en train de jouir très bien quand, soudainement et sans avertissement, tout change complètement au point où nos vies – et la vie de notre famille – peut ne plus jamais être la même.


Cela n’est rien de nouveau. Abel ne s’attendait probablement pas à être assassiné, et Joseph ne s’attendait pas à être vendu comme esclave en Égypte. Dans les deux histoires, les membres de la famille étaient des traitres, et dans les deux histoires, les familles furent grandement touchées par ce qui est arrivé aux autres membres. L’Écriture est pleine d’exemples de personnes dont la vie et la famille ont été considérablement transformées par l’inattendu.


Comment votre foi vous a-t-elle aidé à supporter les épreuves qui ont inopinément interrompu les rythmes de votre vie?



Mardi


(page 9 du guide standard)


3 Avril


Les transitions


Le fait est que les êtres humains sont, le plus souvent, des créatures d’habitude. Et en effet, nous nous habituons à nos voies, et plus nous vieillissons, plus il est difficile de changer nos manières.


En effet, nous ne changeons pas facilement. Combien de femmes ne se sont plaintes au cours des années, « j’ai essayé de changer mon mari, mais... »?


Cependant, Dieu est capable de changer toute chose, pas tellement notre personnalité, mais nos caractères. C’est tout ce dont parle le plan du salut: Dieu fait de nous de nouvelles personnes en Lui.


Quel grand changement s’est produit dans la vie de Saul de Tarse, et comment cela s’est-il produit? Actes 8:1, 3 ; 9:1-22; Gal. 1:15-17.




« Tandis que Saul s’abandonnait ainsi à la puissance convaincante du Saint-Esprit, il découvrit les erreurs de sa vie, et comprit la portée lointaine de la proclamation de la loi divine. Lui qui était jadis un pharisien orgueilleux, persuadé d’être justifié par ses propres œuvres, s’inclinait maintenant devant Dieu avec l’humilité et la simplicité d’un petit enfant, confessant sa propre indignité et reconnaissant les mérites d’un Sauveur crucifié et ressuscité. Il souhaitait ardemment être dans une communion et une harmonie parfaites avec le Père et le Fils. Dans l’intensité de son désir d’être pardonné et agréé de Dieu, il faisait monter de ferventes supplications vers le trône de grâce. Les prières du pharisien repentant n’étaient pas vaines, les pensées et les émotions du plus profond de son cœur étaient transformées par la grâce divine, et ses plus nobles aspirations, en harmonie avec les desseins éternels de Dieu. Le Christ et Sa justice devinrent pour lui plus que le monde entier. » – Ellen G. White, Conquérants pacifiques, p. 105.


Même si nos propres histoires de conversion ne sont en aucun cas aussi dramatiques que celle de Saul, nous devrions tous avoir notre histoire, une expérience de la façon dont le Seigneur a œuvré dans notre vie pour nous changer, en faisant de nous le genre de personne que nous devrions être. Oui, le processus peut être long, et parfois, il est facile de se demander s’il est possible pour nous de changer. À des moments comme ceux-ci, deux textes de la Bible sont si importants à méditer et à réclamer pour soi-même.


Lisez Philippiens 1:6 et Romains 8:1. Quelles sont les deux grandes promesses qu’on trouve dans ces textes, et comment s’entremêlent-elles dans l’expérience d’un chrétien?




Mercredi


(page 10 du guide standard)


4 Avril


Les interactions


La Bible est un livre de relations. Dieu nous a créés pour être en relation les uns avec les autres. En effet, très peu d’entre nous vivent dans un isolement total. Pour commencer, aucun d’entre nous ne pouvait même venir à l’existence sans les autres. Même après la naissance, nous avons besoin des autres pour prendre soin de nous, au moins jusqu’à un certain âge où nous pouvons vivre par nous-mêmes. Et même si nous le pouvions, qui en voudrait? La plupart d’entre nous ont besoin et envie de la société et de la compagnie des autres humains. Même si les animaux peuvent nous offrir une certaine compagnie, tels que les chiens, peut-être les animaux de compagnie les plus merveilleux, en fin de compte, les interactions les plus profondes et les plus significatives de la vie proviennent d’autres personnes. Il n’est donc pas étonnant, donc, que la famille et les relations familiales soient si importantes pour notre existence.


Puisque la plupart d’entre nous interagissent avec d’autres, souvent sur une base régulière, ces interactions influencent les changements et les rythmes de nos vies. Cela fonctionne de deux manières: les autres, dans leurs interactions avec nous, influencent notre vie. En retour, nous influençons la vie des autres dans nos interactions avec eux. Et que nous soyons conscients ou non (et plusieurs fois nous ne le sommes pas), ces interactions, dans les deux sens, peuvent être soit en bien soit en mal. Combien il est crucial alors que nous soyons proactifs, à tout moment, afin que notre influence inévitable sur les autres soit toujours pour le bien, en particulier ceux avec qui nous sommes plus proches, qui sont habituellement nos propres membres de famille.


Lisez les textes suivants. Qu’est-ce qu’ils nous disent de faire dans nos interactions avec les autres? Romains 15:7; Éphésiens 4:2, 32; 1 Thess. 3:12; Jacques 5:16.




À bien des égards, le principe est simple. Si nous agissons gentiment et avec compassion envers les autres, nous aurons une influence positive sur eux, même au point où nous pourrons changer leur vie de manière très positive. Tout comme Jésus change la vie des personnes de manière très positive, quel privilège pour nous de faire quelque chose de similaire pour d’autres. Encore une fois, nous devons nous rappeler: notre influence se définit soit en bien soit en mal, même de manière subtile. Que cette influence soit subtile ou non, elle est plus prononcée dans nos familles.


Considérez les deux instructions suivantes de Jésus: Luc 11:34 et Marc 4:24, 25. Qu’est-ce qu’elles nous disent sur l’importance de la façon dont nous interagissons avec les autres?


Jeudi


(page 11 du guide standard)


5 Avril


Réflexion avancée: Imaginez les changements survenus dans la vie des disciples de Christ, quand ils ont passé du temps avec Lui. Ils étaient pour la plupart des gens sans éducation, des gens du commun du peuple, habitués aux enseignements et aux traditions de leur foi juive; mais alors, ils étaient mis au défi par le Rabbi galiléen. Ils ont fait l’expérience de la jalousie (Matthieu 20:20-24) et des conflits (Jean 3:25); ils ont manqué de foi (Marc 9:28, 29), et ils ont même abandonné (Matthieu 26:56) et trahi Jésus (Matthieu 26:69-74). Dans le même temps, ils ont grandi spirituellement au point que les gens reconnurent Pierre comme ayant été avec Jésus (Matthieu 26:73), et même les membres du Sanhédrin « virent l’assurance de Pierre et de Jean, ils furent étonnés, sachant que c’étaient des hommes du peuple sans instruction; et ils les reconnurent pour avoir été avec Jésus ». (Act. 4:13, LSG).


Pensez aussi à l’effet incroyablement positif que nous pourrions avoir dans nos familles si nous vivions de telle sorte que les autres membres de notre famille sachent que nous avons « été avec Jésus », toutes les fois qu’ils nous voient.


Que disent ces paroles d’Ellen White à propos des influences à la maison? « Sous son apparence de simplicité et de monotonie, le foyer peut toujours être un endroit où des paroles gaies sont prononcées et où des actes de bonté sont accomplis, où la courtoisie et l’amour sont des hôtes permanents. » – Le foyer chrétien, pp. 17-18.


Discussion:


Lisez Ecclésiaste 3:1-8. Que disent ces versets, et comment pouvez-vous appliquer ce principe à votre propre vie et à vos expériences?


En classe, discutez des expériences que vous avez vécues et qui ont changé votre vie, et discutez des enseignements et, le cas échéant, des leçons que vous devriez avoir apprises, mais qui vous ont échappé. Qu’avez-vous appris des leçons que vous ne saviez pas? Parlez de comment ces expériences transformatrices ont influencé votre famille. Quelles leçons avez-vous apprises dans ces situations?


Quels sont les aspects de votre vie aujourd’hui qui, n’eût été Christ dans votre vie, auraient été radicalement différents? Qu’est-ce que cela devrait vous dire sur la puissance de Christ pour nous changer?


Vendredi


(page 12 du guide standard)


Histoire Missionnaire


Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org


Journal de la joie du missionnaire


Par Andrew McChesney


L’année était très mauvaise pour Élisa Albertsen, originaire de Palmer, Alaska, qui a quitté une carrière prometteuse de coiffure pour faire du bénévolat dans une école missionnaire dans les Iles Marshall. Après seulement trois mois de l’année scolaire, elle a dû être transportée par avion vers les États-Unis après une dislocation de sa rotule lors d’un jeu de football à l’École Adventiste du Septième Jour d’Ebeye. Après quatre mois aux États-Unis, Élisa était toujours sous traitement, et elle se rappela et se rendit compte qu’elle aurait à rompre sa promesse à ses élèves de revenir avant la fin de l’année scolaire. Ensuite, elle et son ami de longue date se sont séparés. Déçue et découragée, Élisa décida de jeuner 40 jours en s’éloignant de la musique profane, des livres et des films pour se concentrer sur la lecture de la Bible et des écrits d’Ellen G. White, la co-pionnière de l’Église Adventiste. C’est alors qu’elle a commencé à écrire un journal de la joie. « Je voulais compter 1 000 choses que Dieu m’a données » dit-elle. Les entrées de tous les jours dans le journal de la joie commençaient par des choses simples. Élisa écrit qu’elle est reconnaissante pour l’eau potable et la lumière du soleil qui brille à travers la fenêtre. En continuant d’écrire, elle se rappela les paroles de l’apôtre Paul, « Réjouissez-vous toujours » (1 Thessaloniciens 5:16).


Quand elle a découvert des fourmis grouillantes sur les aliments dans le bol de son chien, elle pensa: « c’est tellement frustrant. Je déteste les fourmis! » Puis, elle se souvint du journal de la joie et, en observant fixement les fourmis, elle s’émerveilla de leur persévérance, en voyant leur esprit d’équipe et leur capacité à transporter une charge qui fait plusieurs fois leur taille.


Dans son journal de la joie, elle écrit: « je remercie Dieu pour les fourmis. Grâce à Dieu, nous pouvons accomplir les choses qui sont beaucoup plus grandes que nous. »


Élisa trouvait également la joie dans d’autres circonstances négatives. Quand quelqu’un la critique, elle écrit: « Merci pour cette parole critique parce qu’elle me met sur la bonne voie afin d’améliorer et de me rapprocher de Toi ». Elle a remercié Dieu pour sa rotule disloquée, réalisant que cela la renforce mentalement et physiquement. Élisa a maintenant 21 ans et elle est de retour à Ebeye en tant qu’enseignante du cours primaire. Elle sortit le journal de la joie après avoir attrapé une grippe qui faisait rage dans l’ile. « Quand j’ai perdu ma voix, j’ai dit, ‘que Dieu soit loué car maintenant je peux mieux entendre mes élèves’ », dit-elle.


Une partie de l’offrande du treizième sabbat du deuxième trimestre 2018 a contribué à réparer les salles de classe en ruine à l’École Adventiste du Septième Jour d’Ebeye. Merci pour votre offrande missionnaire.


Partie I: Aperçu


Vivre c’est faire l’expérience d’un changement. Dès le commencement, la création parfaite de Dieu incluait des cycles et des saisons (Genèse 1:14, 2:3). Le cycle édénique hebdomadaire qui aboutit au sabbat du septième jour continua après la chute et apparemment continuera indéfiniment sur la nouvelle terre (Ésaïe 66: 23). Même après le péché, les humains continuent de vivre selon des cycles de toutes sortes: environnemental, biologique, relationnel, familial, émotionnel et même politique (Ecclésiaste 3:1-8). Dieu savait qu’une vie statique serait si banale, au point d’être insupportable; alors, Il ordonna qu’un rythme et un changement fassent partie intégrante de Son ordre créateur.


Les changements peuvent être inattendus ou anticipés, positifs ou négatifs. Ils suscitent en nous une gamme de réponses qui vont de la joie à la tristesse. Cette leçon explore la façon dont les individus sont sensibles aux phases de la vie, surtout dans le contexte des familles.


La vie de Job illustre un changement radical et inattendu. La vie de Joseph tombe dans la même catégorie. Bien que leurs familles respectives aient été considérablement transformées de façon tragique, la fin des histoires de Job et de Joseph a montré qu’il y a un Dieu de rédemption et de restauration derrière toute chose. Des récits tels que ceux-ci nous offrent un espoir dans la providence de Dieu et nous incitent à rester fidèles dans les moments difficiles.


Nos relations et les types spécifiques d’interactions qu’elles engendrent jouent également un rôle clé dans notre vie. Considérons l’influence incommensurable que les parents ont sur les enfants. Le cours de notre vie est souvent défini, soit pour le meilleur soit pour le pire, par ces premières relations familiales. Si notre vie familiale dans l’enfance avait été moins que l’idéal, des nouvelles relations saines peuvent aider à oublier les influences négatives excessives du passé. La rencontre de Jésus dans la vie peut révolutionner une vie au point où un individu est appelé une « nouvelle création » (2 Cor. 5:17, LSG).


De toute cette réflexion, une loi d’influences émerge et stipule que toutes les interactions que nous avons avec les autres peuvent être pour le meilleur ou pour le pire. Cette prise de conscience devrait nous amener à un certain degré de retenu avant d’interagir impulsivement ou de façon désinvolte, avec la famille, les amis ou les inconnus. Nous faisons une différence dans leur vie, que nous soyons conscients ou pas.


Partie II: Commentaire


Illustration


En étant entouré de jeunes enfants, on s’aperçoit rapidement de la difficulté à communiquer dans des intervalles de temps. Ma femme et moi fîmes face à ce défi en élevant nos trois filles. Comment répondez-vous à des questions telles que « combien de temps me reste-t-il pour fêter mon prochain anniversaire? » ou « Quand pouvons-nous retourner au parc? » quand vous ne maitrisez pas bien les intervalles de temps? Je répondais à ma benjamine: « Nous reviendrons dans une semaine », et elle disait: « combien de temps cela fait? » Nous avons vite découvert que « les sabbats » étaient la réponse à notre dilemme.


Les sabbats cycliques dans notre maison étaient occupés par une cérémonie de bougies au crépuscule du sabbat, l’école du sabbat, une église, un partage de repas entre amis. Cela créa une référence temporelle vécue et inoubliable pour nos enfants, afin que nous répondions aux questions de temps en unités de sabbat (par exemple, « nous serons chez la grand-mère dans trois sabbats »). Cela fonctionnait à merveille. De plus, j’étais agréablement surpris que notre « astuce » familial du sabbat correspondait bien au sens de ce mot en grec biblique.


Un fait qui échappe généralement aux gens est que le mot grec sabbaton dans le Nouveau Testament ne renvoie pas qu’au sabbat du septième jour; il peut également désigner une semaine (Matthieu 28: 1, Luc 18:12). En fait, il n’y a aucun mot grec pour « semaine » dans le Nouveau Testament autre que sabbaton.


J’avoue que j’étais plutôt heureux que notre remplacement familial du « sabbat » pour signifier « semaine » soit biblique!


Le sabbat hebdomadaire de Dieu s’avéra être la première horloge de nos enfants. Le sabbat est plus qu’un autre jour qui apparait à chaque semaine. C’est un point de référence spirituel dans le temps permettant d’ajuster le reste de notre vie.


Comme un détail important, il y a au moins une traduction de la Bible anglaise (A. E. Knoch’s Concordant Version) et quelques ministères chrétiens, qui ne reconnaissent pas sabbaton comme se rapportant également à la semaine. Cette pratique peut paraitre sans conséquence au début, mais elle mène à un argument textuel pour appeler « dimanche » un « sabbat ». Conformément à cette ligne de pensée, Matthieu 28: 1, par conséquent, utilise l’expression « un des sabbats » (Matt 28:1 A. E. Knoch’s Concordant Version). Ainsi, le premier jour de la semaine, dimanche, est appelé dans cette version un sabbat. Toutefois, le contexte permet de déterminer s’il s’agit de « sabbat » en tant que jour ou de « semaine ». Heureusement, pratiquement toutes les autres traductions reconnaissent et restituent correctement sabbaton comme fin de « semaine » dans Matthieu 28, (voir « Après le sabbat, à l’aube du premier jour de la semaine », Mat 28:1, LSG).


Pour ceux qui sont enclins grammaticalement, l’expression en question, dans Matthieu 28, se lit littéralement mian (premier) sabbatōn. Mais il n’y a aucun accord du genre entre mian, qui est féminin, et sabbatōn, qui est neutre; par conséquent, « premier » ne qualifie pas sabbatōn, mais au contraire, il qualifie le substantif féminin hemera (jour). Cette construction syntaxique est similaire à notre adage, « Je vous verrai le quatre » Le mot « jour » est sous-entendu (je vous verrai le quatrième jour du mois de…) Par conséquent, « le premier jour de la semaine » est clairement la traduction exacte, par opposition au dilemme et à l’agrammaticalité de « le premier jour des sabbats ».


Aperçu théologique


Il a été observé que la manière dont le cycle sabbatique a débuté initialement illustre un principe clé intéressant de l’évangile et du caractère de Dieu. Habituellement, nous pensons au sabbat comme le point final d’une semaine bien chargée et, ainsi, renforçons un cycle de repos de travail dans notre propre pensée. Le commandement du sabbat est donné comme tel (Exode 20:9, 10). Cependant, du point de vue édénique, le cycle est inversé. Il est vrai que Dieu a travaillé toute la semaine et puis s’est reposé, mais l’humanité n’a été créée qu’au sixième jour (Genèse 1:27, 31). Pratiquement, dans les heures qui ont suivi leur création, Adam et Ève entrèrent dans le sabbat. Leur pleine première journée était un repos de sabbat. Pour eux, le sabbat était difficilement un repos d’une longue semaine de travail ardu. Leur travail ne commença qu’après qu’ils se soient reposés, et par conséquent, un cycle de repos de travail est donc une représentation plus nuancée du cycle sabbatique. Dieu a travaillé au cours de la semaine de la création et les humains se sont reposés de Ses œuvres... et par la suite, ils ont vaqué à leurs propres occupations (Gén. 2:15).


Les parallèles théologiques sont clairs. Dieu a accompli Ses œuvres du salut à travers la vie salvatrice, la mort et la résurrection de Christ; nous nous reposons de toutes nos propres « œuvres » en l’honneur des accomplissements salvateurs de Christ (Hébreux 4:9-11). Une fois que ce repos salvateur est pleinement expérimenté et embrassé, nos propres œuvres d’amour et d’obéissance gracieuse peuvent suivre. Le Créateur était sage en tissant une analogie du plan du salut dans le tissu du temps à travers un sabbat hebdomadaire.


Réflexion:


La leçon fait ressortir deux grands thèmes intitulés « L’inattendu » et « les interactions. » Un débat fructueux pour la classe peut s’articuler ainsi: quelles « interactions » dans la famille de Joseph créent un environnement dans lequel le comportement de ses frères n’est pas si « inattendu »? La notion de favoritisme parental apparait comme un problème générationnel, ou un cycle, chez les patriarches – on avait notamment des conséquences familiales dévastatrices. « Israël aimait Joseph ». Nous aurions souhaité que le texte se termine là, mais malheureusement il continue, « plus que tous ses autres fils » (Genèse 37: 3). Nous aurions souhaité que les frères ignorent le favoritisme de leur père, mais ce ne fut pas le cas: « Ses frères virent que leur père l’aimait [Joseph] plus qu’eux tous, et il le prirent en haine. » (Genèse 37: 4). Jacob fut probablement influencé par le favoritisme qu’il reçut de sa mère et qu’il vit chez son père vis-à-vis d’Ésaü (Genèse 25:28).


Toutes les douleurs, la jalousie et la culpabilité créées par ces dynamiques dysfonctionnelles de cette famille se positionnent comme un reproche continuel au favoritisme familial. Si Jacob avait pu identifier et rompre avec la partialité affichée dans sa propre éducation, il aurait peut-être pu épargner sa propre famille d’une telle tragédie. Dieu est à l’opposé, le Père par excellence chez qui « il n’y a pas de favoritisme » (Rom. 2:11, S21). Même si la famille de Jacob était un gâchis à bien des égards, ce même Dieu, le Père, a pu en faire une des histoires les plus durables et les plus miraculeuses du triomphe. Il y a encore de l’espoir pour nous et pour nos familles.


Partie III: Application


Il est facile de penser que la façon dont les choses sont maintenant, c’est ainsi qu’elles seront dans l’avenir. Job et Joseph se réveillèrent le matin fatal juste comme ils le faisaient tous les autres jours. Mais tout a changé en un instant, comme cela pourrait être le cas avec nous. Être préparé peut déterminer si les changements de la vie fonctionnent pour notre bien et notre maturité spirituelle ou s’ils nous écrasent et nous jettent dans un effondrement spirituel. Alors, demandez à votre classe de l’école du sabbat ce que nous pouvons faire aujourd’hui pour réagir d’une manière pieuse au changement inévitable. Voici quelques idées liées à la leçon:


  1. Entrer dans le rythme. Cette expression est utilisée quand quelque chose devient si familière et si régulière au point que nous la faisons sans y penser. Job priait au moment où sa vie fut changée à jamais. Sans doute, Joseph fit de même. Les rythmes de la vie peuvent devenir gérables quand nous avons déjà adopté un rythme de prière avec Dieu.

  1. Le renouvèlement du sabbat n’est jamais très loin. Tout comme la prière ne peut être affectée par des forces externes (vous pouvez prier dans une prison), le sabbat ne vous sera jamais enlevé. Le sabbat est sécurisé derrière les barreaux infranchissables du temps. Vous pouvez être sûr d’un rendez-vous de repos avec Jésus chaque jour de sabbat, peu importe ce que fait le monde autour de vous; autrement dit, vous pouvez avoir cette assurance si vous avez pris l’habitude de passer le sabbat avec Jésus maintenant.

  1. Soyez le personnage transitoire que Jacob n’a pas été. Nous prenons souvent le bagage familial, que nous avons reçu de nos parents, et involontairement, nous le passons directement à nos propres enfants. Au contraire, avec la sagesse de Dieu et Sa puissance transformatrice, nous pouvons être ce que les thérapeutes de la famille appellent un personnage transitoire, « celui qui, en une seule génération, change le cours d’une lignée entière. Ce sont des individus qui grandissent dans un environnement abusif et émotionnellement destructeur, et qui, en quelque sorte, trouvent des moyens de métaboliser le poison et de ne pas le transmettre à leurs enfants. » – (traduit de Randal D. Day, Introduction to Family Processes, New York: Routledge Taylor and Francis Group, 2010, p. 116).

  1. Apprenez vos histoires de la Bible. Cela peut sembler simpliste, mais il est encore plus facile de penser que notre vie soit plus facile à gérer que la vie des patriarches, des prophètes et des disciples (et la vie de Jésus aussi). Plus nous passons du temps dans la Bible, plus notre point de vue changera et moins nous penserons à des « choses étranges » qui nous arrivent durant les périodes de changement difficile (1 Pierre. 4:12).

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* 6-12 Avril


Les choix que nous faisons


Sabbat après-midi


Lecture de la semaine: Éphésiens 1:1-4; Matthieu 22:35-37; Matthieu 7:24, 25; Prov. 18:24; 1 Corinthiens 15:33; Eccles. 2:1-11.


Verset à mémoriser: « S’il ne vous parait pas bon de servir Yahvé, choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir, soit les dieux que servaient vos pères au-delà du fleuve, soit les dieux des Amorites dont vous habitez maintenant le pays. Quant à moi et ma famille, nous servirons Yahvé. » (Jos. 24:15, BJ).


Aviez-vous remarqué que cette vie est pleine de choix? En fait, on pourrait faire valoir qu’à bien des égards, ce que nous faisons tous les jours, dès l’instant où nous nous réveillons jusqu’à ce que nous allions au lit, n’est que des choix. Nous faisons tellement de choix que souvent nous n’y pensons même pas. Nous choisissons simplement.


Certains choix sont simples et deviennent même une routine, tandis que d’autres changent la vie et ont des conséquences éternelles, non seulement pour nous, mais aussi pour nos familles.


Par conséquent, il est crucial que nous pensions à nos choix, surtout les plus grands, ceux qui peuvent avoir un impact sur nous et nos familles pour le reste, non seulement de notre propre vie, mais de la vie des membres de notre famille.


Combien d’entre nous, jusqu’à ce jour, regrettent les choix qu’ils ont faits? Combien, à ce jour, vivent avec l’épave des mauvais choix faits il y a longtemps? Heureusement, il y a le pardon. Il y a la rédemption et il y a la guérison, même pour la pire des décisions.


Cette semaine, nous examinerons la question des choix que nous faisons, comment nous devrions les faire, et quel impact ces choix peuvent avoir sur nous-mêmes et nos familles.


* Étudiez cette leçon pour le sabbat 13 Avril.



Leçon


2


(page 14 du guide standard)


7 Avril


Libre arbitre, libre choix


Certains chrétiens croient que Dieu choisit, avant même qu’une personne naisse, si oui ou non cette personne sera sauvée. Autrement dit, ceux qui seront perdus éternellement à la fin des temps le seront parce que Dieu, dans Sa sagesse (affirme cette théologie) a fait ce choix pour ces personnes d’être perdues. Ce qui signifie, alors, que quel que soit son choix, cette personne sera condamnée.


Heureusement, en tant qu’Adventistes du septième jour, nous rejetons cette théologie. Au contraire, nous croyons que Dieu a choisi que nous tous nous soyons sauvés, et que même avant le commencement du monde, nous étions choisis en Lui pour avoir la vie éternelle.


Lisez Éphésiens 1:1-4; Tite 1:1, 2; et 2 Timothée 1:8, 9. Que nous disent ces versets sur le fait d’être choisi par Dieu et quand avons-nous été choisis?





Malgré cette bonne nouvelle, certaines personnes seront perdues (Matt. 25.41), et cela parce que, bien que Dieu nous ait choisis tous, Il a donné aux humains un don très sacré, et c’est le libre arbitre, le libre choix.


Qu’enseigne Matthieu 22:35-37 sur le libre-arbitre ?





Le Seigneur ne nous force pas à L’aimer. L’amour, pour être vrai, doit être donné librement. À bien des égards, on pourrait affirmer que la Bible est l’histoire de Dieu tendant la main à l’homme perdu et recherchant à gagner sans contrainte son cœur à Lui-même. Cette réalité peut être observée dans la vie et le ministère de Jésus, à travers la manière dont les gens ont usé de leur libre arbitre pour réagir à Son égard. Certains furent attirés par Lui; mais d’autres voulaient Le mettre à mort.


Oui, Dieu nous a choisis pour le salut, mais, en fin de compte, nous devons faire le choix d’accepter ce salut. Il est incontestable que de tous les choix que nous devons faire, le choix de servir le Seigneur est de loin le plus important pour nous et pour ceux qui sont influencés (par exemple, notre famille immédiate) par notre vie et les choix que nous faisons.


Dimanche


(page 15 du guide standard)


8 Avril


Faire les bons choix


Nous savons tous très bien l’importance des choix que nous faisons. Et nous savons tous aussi combien ces choix nuisent à notre vie et à celle des autres. La question est, comment pouvons-nous faire de bons choix?



Les versets suivants nous donnent quelques mesures générales qui peuvent nous aider dans notre quête de bonnes décisions. Quelles sont ces mesures?


  1. 1 Thess. 5:17, Jacques 1:5


  1. Ésaïe 1:19, Matthieu 7:24, 25


  1. Psaume 119.105, 2 Tim. 3:16


  1. Prov. 3:5, 6; Es. 58:11


  1. Prov. 15:22, 24:6


Pour chaque décision importante que nous prenons, combien il est crucial que nous allions au Seigneur dans la prière, et que nous nous assurions que notre choix ne nous mènera pas à violer la loi de Dieu en général, ou même des principes dans Sa parole. Combien il est crucial que nous ayons confiance en Dieu, que nous Lui confions nos choix; autrement dit, nous devons prier que les choix que nous faisons Le glorifient, et nous devons être prêts à abandonner nos propres désirs, s’ils vont à l’encontre de Son plan pour nos vies. Plusieurs fois aussi, les conseillers sages peuvent être d’une grande aide quand nous cherchons à faire des choix. En fin de compte, nous pouvons avoir une grande assurance, sachant que Dieu aime et ne veut que ce qui est mieux pour nous, et que si nous Lui confions notre vie par la foi et dans l’humilité, nous pouvons par la foi faire nos choix avec confiance.


Comment faites-vous les grands choix dans votre vie? Quelles étapes spirituelles pensez-vous suivre pour arriver à ces choix?




Lundi


(page 16 du guide standard)


9 Avril


Choisir les amis


Un des choix les plus importants que nous ferons est celui de notre ami. La plupart du temps nous ne planifions pas les amis; souvent des amitiés se développent tout simplement et naturellement quand nous passons du temps avec des gens qui apprécient et partagent certaines choses que nous faisons.


Quels principes dans le choix des amis trouvons-nous dans les versets suivants? Prov. 12:26 ; 17:17; 18:24 ; 22:24, 25.




Proverbes 18:24 dit que si nous voulons avoir des amis, nous devons être amicaux. Parfois les gens se retrouvent seuls, mais c’est leur attitude morose et négative qui éloigne les autres. « Même les meilleurs d’entre nous ont ces traits déplaisants; et dans le choix des amis, nous devrions opter pour ceux qui ne nous abandonneront pas lorsqu’ils apprendront que nous ne sommes pas parfaits. La patience mutuelle s’impose. Nous devons aimer et nous respecter mutuellement malgré les défauts et les imperfections que nous ne pouvons pas nous empêcher de voir; car c’est cela l’Esprit de Christ. L’humilité et la retenue doivent être cultivées pour avoir une tendresse patiente envers les fautes d’autrui. Cela étouffera tout égoïsme restrictif et nous donnera un grand cœur tendre et généreux » – (traduit d’Ellen G. White, Pastoral Ministry, p. 95).


L’une des histoires les plus célèbres d’amitié est celle entre David et Jonathan. Si le premier roi d’Israël, Saül, le père de Jonathan, était fidèle et obéissant, son royaume aurait pu durer plusieurs générations, et Jonathan aurait pu être le successeur de son trône. Quand Saül s’est montré indigne de son appel, Dieu a choisi David comme le nouveau roi d’Israël, disqualifiant ainsi Jonathan de ce qui aurait dû lui être légitime. Nous avons ici un exemple de comment les mauvais choix d’un membre de la famille (Saül) ont affecté un autre membre de la famille (Jonathan).


Mais Jonathan n’était pas en colère ou jaloux de David. Au contraire, il a choisi d’aider David en le protégeant de la colère de son propre père, Saül. « L’âme de Jonathan fut attachée à l’âme de David, et Jonathan l’aima comme son âme » (1 Sam. 18:1, NEG). Un puissant exemple de la véritable amitié.


« Ne vous y trompez pas: les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs. » (1 Cor. 15:33, NEG). Quelle a été votre expérience avec des amis, même ceux qui vous avaient promis le bien, mais qui ont fini par vous nuire? Combien les mauvais choix en amitiés peuvent blesser les relations familiales?




Mardi


(page 17 du guide standard)


10 Avril


Le choix d’un partenaire de vie


S’il est vrai que vous devez choisir vos amis avec soin, vous devez être encore plus prudents dans le choix de votre futur conjoint. Adam était très chanceux que Dieu ait conçu sa compagne de vie de Ses propres mains et de Sa propre volonté. Le choix d’Adam était facile, car Ève était non seulement la seule femme, mais aussi, la femme parfaite. La plupart d’entre nous faisons face aux choix difficiles, car personne d’entre nous n’est parfait, et en plus, il y a plus d’une option à choisir.


Puisque cette décision est si importante, Dieu ne nous a pas laissés sans orientation dans ce domaine de notre vie. En plus de toutes les étapes importantes que nous avons vues dans la leçon de lundi, il y a quelques étapes plus précises à suivre dans l’ensemble de la question du mariage (nous nous pencherons sur la question du mariage avec plus de soin dans la leçon 6). En effet, à part le choix de servir le Seigneur, la question du conjoint sera presque toujours le choix le plus lourd de conséquences que les gens font dans la vie.


Quels conseils très généraux se trouvent dans les textes suivants et qui puissent et devraient s’appliquer à une personne à la recherche d’un bon partenaire pour le mariage? Ps. 37: 27, 119:97, 1 Corinthiens 15:33, Jacques 1:23-25.




Sans même commencer à chercher la bonne personne pour se marier, soyez vous-même la bonne personne. « Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c’est la loi et les prophètes » (Matt 7:12, NEG). Quelqu’un peut trouver un conjoint potentiel qui a toutes les qualités qu’il/elle voudrait, mais si celui/celle qui veut ces bonnes qualités chez l’autre ne les possède pas en lui/elle-même, des problèmes surgiront.


Ceci n’est pas nouveau et on le voit généralement, non seulement dans le mariage, mais aussi dans la vie en général. Paul passe beaucoup de temps dans l’introduction du livre des Romains pour parler à ceux qui condamnent les autres pour avoir fait ce dont ceux-là qui condamnent sont également coupables. Ou, comme Jésus l’a dit: « Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil? » (Matt. 7:3, NEG).


Combien de fois avez-vous souhaité voir des qualités chez d’autres (votre conjoint, peut-être), et que vous-même n’avez pas? Pensez-y.





Mercredi


(page 18 du guide standard)


11 Avril


Choisir une carrière


À un certain moment, nous devons faire le choix quant au domaine dans lequel nous voulons faire carrière. Si vous n’avez pas une entreprise personnelle, ou si vous ne travaillez pas à temps plein à la maison en prenant soin de la maison et de la famille (la plus noble de toutes les professions), vous aurez à choisir une carrière.


Bien sûr, nous vivons tous dans certaines circonstances qui peuvent, dans une large mesure, limiter nos choix en matière de carrière. Mais partout où nous vivons, nous pouvons faire des choix au sujet de notre profession qui, surtout dans le contexte de notre salut en Jésus Christ, peut constituer une bénédiction supplémentaire pour notre vie. Bref, quoi que nous fassions, nous pouvons et devons le faire pour la gloire de Dieu.


Quelle erreur Salomon a-t-il commise, et comment pouvons-nous veiller à ne pas faire quelque chose de semblable? Eccl. 2:1-11.




Il n’est pas nécessaire d’être riche pour se laisser prendre dans le même piège que Salomon. « Car l’amour de l’argent est une racine de tous les maux; et quelques-uns, en étant possédés, se sont égarés loin de la foi, et se sont jetés eux-mêmes dans bien des tourments » (1 Tim. 6:10, NEG). On peut être pauvre et aimer l’argent tout comme quelqu’un qui est riche.


Il est vrai que nous avons besoin de l’argent pour vivre, mais peu importe ce que nous faisons ou comment nous le faisons, nous devons éviter de faire de la poursuite de la richesse une idole. Beaucoup de familles ont souffert à cause d’un père qui, obsédé par l’argent, négligeait la famille pour lutter dans l’espoir de s’enrichir. Combien d’enfants, ou de conjoints, auraient préféré un mode de vie plus modeste à une relation très pauvre avec leur père? Dans la plupart des cas, les gens ont préféré le premier au second.


Depuis la création, Dieu a prévu que le travail fasse partie de la vie (Gen. 2:15). Le danger survient lorsque nous mettons notre travail au centre de notre vie, ou il devient un moyen d’acquérir uniquement des richesses pour nous-mêmes. C’est l’erreur que Salomon a commise. Il était à la recherche d’un sens à ces projets, et même si beaucoup lui apportaient un degré de satisfaction, à la fin il a compris qu’ils étaient vides de sens.


Quelqu’un a dit un jour: « combien de gens, à la fin de leur vie, auraient souhaité avoir passé plus de temps au bureau et moins de temps avec leur famille? » Quel est le message important dans cette question?





Jeudi


(page 19 du guide standard)


12 Avril


Réflexion avancée: Tout au long de l’Écriture, nous sommes confrontés à la réalité du libre arbitre humain. Même Adam et Ève dans leur nature parfaite (Genèse 3) avaient le libre arbitre, et ils ont malheureusement fait le mauvais choix. Si des êtres parfaits ont pu abuser du libre arbitre, combien à plus forte raison des êtres déchus comme nous, peuvent avoir tendance à faire de mauvais choix?


Et nous devons nous rappeler que le libre arbitre est libre à juste titre, parce que, quelle que soit la pression sur nous, à la fois interne et externe, nous ne devons pas choisir ce qui est faux. Nous pouvons, grâce à la puissance de Dieu en nous, faire de bons choix avec le libre arbitre que Dieu nous a donné. Ainsi, il est important d’évaluer soigneusement nos décisions, et surtout, nous devons réfléchir sur la façon dont ces décisions peuvent avoir des conséquences sur notre famille tout entière. Le choix du libre arbitre de Caïn de tuer son frère a eu de lourdes conséquences sur sa famille. La décision des frères de Joseph de le vendre comme esclave a ruiné la vie de leur père. « Jacob la reconnut, et dit: c’est la tunique de mon fils! Une bête féroce l’a dévoré! Joseph a été mis en pièces! Et il déchira ses vêtements, il mit un sac sur ses reins, et il porta longtemps le deuil de son fils. Tous ses fils et toutes ses filles vinrent pour le consoler; mais il ne voulut recevoir aucune consolation. Il disait: C’est en pleurant que je descendrai vers mon fils au séjour des morts! Et il pleurait son fils. » (Gen. 37:33-35, NEG).


Tout au long de la Bible, tout comme dans la vie, nous pouvons trouver des exemples sur comment les libres choix des membres de la famille, en bien ou en mal, ont eu un impact sur les autres, tels que le choix de Koré, Dathan et Abiram (Nombres 16:1-32; Voir aussi Daniel 6:23, 24; 18:19).


Discussion:


Quels sont les choix que vous avez faits aujourd’hui? Qu’est-ce que ces choix vous disent sur vous-même et votre relation avec Dieu et avec les autres? De ces choix que vous avez faits, quels sont ceux que vous souhaiteriez avoir faits différemment?


Quels personnages bibliques ont fait de mauvais choix, et que pouvons-nous apprendre de leurs erreurs? Comment leurs mauvais choix a eu un impact négatif sur leurs familles?


Sans aucun doute: nous avons tous des regrets au sujet des mauvais choix que nous aurions faits. Pourquoi, au moment de ces regrets, l’évangile est-il une bonne nouvelle? Quelles promesses bibliques avez-vous une fois proclamées en temps de détresse et de culpabilité pour avoir fait un mauvais choix?


Si quelqu’un venait à vous pour demander des conseils sur le mariage, quels conseils lui donneriez-vous et pourquoi? Quels principes pouvez-vous trouver dans la parole de Dieu pour aider la personne à prendre cette décision importante avec confiance?


Vendredi


(page 20 du guide standard)


Histoire Missionnaire


Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org


Bombes d’esquives brésiliennes


Par Carolyn Azo


Préoccupé par les nouvelles des personnes mourant de faim en Afrique, Marcelo Dornelles abandonna une vie confortable au Brésil pour fournir le soulagement d’ADRA dans les pays déchirés par la guerre tels que l’Irak, l’Angola et le Mozambique. Bien qu’âgé de 48 ans seulement, Marcelo a les cheveux blancs et un visage bien garni qui témoigne des années d’action humanitaire inlassable au milieu des attentats à la bombe, du soleil ardent, du froid intense et de la pluie. Il ne change rien à sa vocation.


« J’étais très insatisfait en 1990, même si j’avais une vie confortable », dit Marcelo dans une interview dans la ville irakienne d’Erbil, où il a travaillé comme directeur d’ADRA au Kurdistan. « Je ressentis un désir d’aider en voyant des images à la télévision, des gens mourant de faim en Éthiopie et en Somalie, où il y avait une guerre à l’époque. Je savais que Dieu m’appelait. »


Sa première mission était d’aider l’Agence de Développent et de Secours Adventiste (ADRA) à établir des programmes alimentaires pour les personnes déplacées par le conflit et la sècheresse dans les 100 villages au Mozambique. Le pays avait été plongé dans une guerre civile depuis 1977, et un accord de paix était signé seulement en 1992. « Quand je suis arrivé, je me suis rendu compte que la situation était plus compliquée que je le pensais » dit Marcelo. « Mais je ne pouvais pas reculer. J’avais besoin de beaucoup d’aide. »


Il travailla au Mozambique pendant huit mois, et il dit que son désir d’aider d’autres personnes ne faisait que se renforcer. Mais une urgence médicale à propos de sa mère l’incita à écourter son travail et à retourner au Brésil pour prendre soin d’elle.


Sa prochaine affectation en Angola l’amène dans un pays en pleine guerre civile depuis 27 ans. Ses premières années étaient horribles au point qu’il a vu des gens désespérés, mangeant des chaussures et des chiens morts. Au cours d’une offensive militaire en 1993, il a sauvé 20 enfants de la famine et des explosions pour les mettre à l’abri à son domicile dans la capitale de la province de Malanje, au nord de l’Angola. « Ce que j’ai vu dans les rues était terrible, des dizaines d’enfants qui n’étaient que peau et os mouraient de faim », dit-il. « Je ne pouvais pas supporter cette misère. Alors, j’ai rassemblé les enfants que je rencontrais, et les ai amenés chez moi pour les nourrir. »


Il a également travaillé avec ADRA pour placer plus de 200 enfants orphelins dans des familles adventistes à Malanje.


En 2016, Marcelo s’est rendu en Irak pour aider les personnes déplacées. « C’est un homme au gros cœur », dit Liander Reis, un Brésilien qui travaille comme directeur financier d’ADRA au Kurdistan.


Partie I: Aperçu


Les choix sont une partie de nos vies au point qu’ils échappent souvent à notre attention directe. C’est pourquoi, nous faisons souvent des mauvais choix qui aboutissent aux mauvaises conséquences. Pourtant, ces mêmes choix sont répétés à maintes reprises. Cette leçon revient brièvement sur la nature du choix et analyse la manière dont les choix importants de nos vies peuvent être faits dans la piété.


Quand nous parlons de « choix », nous nous référons généralement au libre arbitre. L’unique et le plus grand don créateur que Dieu nous ait jamais accordé fut de faire de nous des agents moraux libres. Sans ce don, tous les autres dons ne pouvaient pas être librement appréciés. Sans cela, aussi, toutes nos réponses d’amour et d’adoration à Dieu seraient exemptes d’authenticité. La véritable liberté fait de l’amour une réelle possibilité. Mais cette liberté n’est pas exempte de la possibilité d’opter pour le mal. Comme nous le savons tous, cette possibilité s’est concrétisée, à plusieurs reprises, depuis la chute.


Mais bien que le mal ait englouti métaphoriquement cette planète dans l’obscurité, Dieu nous a préservé et nous a donné des sources de lumière afin de nous aider à trouver notre chemin. Souvent, nous essayons de transférer la responsabilité des problèmes et de la douleur dans nos vies à Dieu. Dans de nombreux cas, toutefois, un examen honnête montre que nous avons souvent ignoré les ressources de Dieu en sagesse qui auraient pu empêcher ce genre de problème. Notre Dieu est un Dieu de révélation (et de patience). Il communique avec nous par l’entremise de la nature (Psaume 19:1-3, Rom. 1:20), la prière (Matthieu 21:22, Jacques 1:5), de l’Écriture (Psaume 119:105, 2 Timothée 3:16), des conseillers pieux (Prov. 11:14, 15:22) et, plus glorieusement, à travers la vie et les paroles de Jésus (Hébreux 1:2, 3). Ce sont nos lumières dans le monde. Nous ne devrions pas faire des choix importants sans les consulter - surtout dans les secteurs que cette leçon met en évidence: (1) le choix des amis, (2) le choix d’un partenaire pour la vie et (3) le choix d’une profession dans la vie.


Partie II: Commentaire


Une motivation pour une éthique chrétienne


Nous sommes qui nous sommes en raison de nos choix. Nous sommes là où nous sommes en raison de nos choix. Certes, les choix des autres affectent notre vie, parce que nous vivons en interdépendance les uns avec les autres; mais comment nous répondons à ces choix constitue notre responsabilité. Cette perspective nous tient responsable de notre situation actuelle, alors que dans le même temps elle nous amène à reconnaitre que certains évènements de la vie échappent à notre contrôle. Les ramifications de nos choix dans la vie sont capitales. Ainsi, on peut supposer que tout le monde a investi des efforts considérables dans la réflexion sur la nature des choix moraux et ensuite, par conséquent a intentionnellement adopté le cadre éthique le plus raisonnable. Mais malheureusement, la personne moyenne passe plus de temps à rechercher quel ordinateur acheter au lieu de quel système éthique respecter.


Le confort, les tendances culturelles, la pression des pairs, les émotions, les habitudes et les préférences simples sont des guides peu fiables pour les choix qui mènent à la vie que Dieu a prévue pour nous. Reposer nos décisions sur ces fondements peu fiables est une folie. Nous sommes chacun interpelé, que nous soyons chrétiens ou pas, de nous demander: quelles seront les bases de ma prise de décision?


Les bases de l’éthique chrétienne


Le fondement de la morale chrétienne, c’est que nous avons été faits à l’image de Dieu (Gen. 1:27). Toutes nos décisions devraient être faites en référence à cette réalité. Plus la connaissance du caractère de Dieu est grande, plus notre horizon éthique devient élargie, et plus glorieuse sera notre destinée (2 Cor. 3:18). Alors, comment l’image de Dieu peut-elle être préservée et restaurée sur la base d’un choix?


En réponse à cette question, étudiez l’histoire apocryphe suivante. Un homme une fois s’enquiert auprès de Michelange au sujet de sa statue de David. L’homme demanda: « comment avez-vous créé un tel chef-d’œuvre à partir d’un dur morceau de marbre ? » Michelange répondit: « J’ai simplement ébréché tout ce qui ne ressemblait pas à David. » Nous pouvons prendre des décisions de faire seulement ce qui ressemble à Jésus et un objectif d’ébrécher de nos vies, tout ce qui ne Lui ressemble pas. Être conscients de notre appel à être des porteurs de l’image de Dieu est essentiel dans l’objectif de l’éthique chrétienne. Mais nous avons besoin de plus d’aide et d’orientation que de simplement nous demander, « que ferait Jésus ? »


La Source de l’éthique chrétienne


Les enseignements de la Bible fournissent les bases pour une éthique chrétienne. L’érudit de l’éthique adventiste, feu Miroslav Kiš, nous fournit trois objectifs qui nous aident à trouver la sagesse éthique de l’Écriture. (voir Miroslav Kiš, “Biblical Narratives and Christian Decision,” Journal of the Adventist Theological Society 9/1, 2 [1998]: 24–31). Ces trois objectifs sont: (1) les principes, (2) les règles d’action et (3) les modèles normatifs. Parce que ces objectifs sont relativement simples et ne sont que trois, écrivez-les sur un tableau blanc, si possible, et encouragez votre classe à les mémoriser.


Les principes: Ils sont ancrés dans nos notions fondamentales de la vérité morale. Ils sont généraux et immuables, mais ils ont besoin de la lumière des Saintes Écritures. Les dix commandements, les Psaumes, l’Ecclésiaste, les Proverbes, les Évangiles (surtout le Sermon sur la montagne), et les Épitres sont généralement considérés comme des sources de principes moraux qui suffisent à couvrir des situations de la vie. Ne pas commettre l’adultère et traiter les autres de la façon dont vous souhaitez être traités sont des exemples de ces principes intemporels (Exode 20:14, Matthieu 7:12).


Les règles d’action: Ce sont des règles spécifiques qui découlent des principes plus larges et sont liées à des situations concrètes. L’ordre de Dieu à Gédéon de détruire l’autel de Baal et d’ériger un autel à l’Éternel (Juges 6:25, 26), l’ordre de Jésus au jeune homme riche de vendre tous ses biens (Matthieu 19:21) et Son ordre à Pierre de remettre son épée à sa place (Matthieu 26 : 52) ne sont pas des ordres spécifiquement pour nous aujourd’hui. Mais cela ne signifie pas qu’ils sont sans importance. Quand nous réfléchissons aux questions relatives à l’adoration, à l’idolâtrie, aux finances, aux priorités et à la violence, ces ordres doivent être cités afin de mieux connaitre la volonté de Dieu dans des situations particulières que nous pouvons rencontrer.


Les modèles normatifs: Les histoires de la Bible servent également de normes morales. Paul explique que « ces choses [les récits historiques de l’histoire d’Israël]... ont été écrites pour notre instruction » (1 Corinthiens 10:11, LSG). Ces histoires sont normatives, car elles nous servent d’avertissements afin « que nous n’ayons pas de mauvais désirs, comme ils en ont eu » (1 Corinthiens 10:6, LSG). En outre, ils sont des modèles car ils sont destinés à être imités. Ces modèles offrent parfois des avantages que les principes et les règles d’action n’offrent pas. Ils nous aident à nous identifier avec les personnages qui ont fait face aux luttes et aux tentations quand les principes moraux de Dieu étaient en jeu. Dans les récits, les conséquences de suivre ou de se rebeller contre les normes morales sont mises en évidence, et les relations de cause à effet sont exposées. Kiš fait une remarque sur les bienfaits de lire les récits bibliques comme des modèles normatifs: « nous pouvons apprendre des leçons sans toutefois expérimenter le péché. Les modèles normatifs nous aident à apprendre par mandataire » (traduit de “Biblical Narratives and Christian 7 Decision” Page 29).


Les modèles normatifs de la Bible peuvent également être utiles lorsque deux principes bibliques entrent en conflit dans une situation donnée. Une histoire de la Bible fournira souvent la solution au conflit. En outre, le principe moral peut être clair parfois, mais il y a encore plusieurs phases spécifiques d’action (règles d’action) qui semblent s’appliquer. Lequel choisir? Souvent, les modèles normatifs, comme le note Kiš, peuvent [servir à faire pencher la balance]– (Page 30).


Certains membres de votre classe peuvent considérer cette brève amorce sur l’éthique chrétienne comme trop ciblée sur le comportement, au mieux, et trop légaliste, au pire. Où est l’œuvre de l’Esprit Saint dans la vie? Où est le salut par la grâce? Ceux-ci et d’autres aspects du salut sont tous supposés être pris en considération face aux défis éthiques. Il peut être bon de mettre fin à la discussion avec le rappel que des choix scénarisent notre avenir. Il n’est pas étonnant, donc, qu’un Dieu d’amour commande et renforce les principes de conduite morale (éthique) (Heb. 12:5-8, 3:19) pour s’assurer que nous profitons de la vie « en abondance » maintenant et que nous aurons « la vie éternelle dans le monde à venir » (Jean 10:10, Luc 18:30, S21). On n’espèrera rien de moins d’un père terrestre. Pourquoi espérer moins de notre Père céleste?


Partie III: Application


La section précédente sur l’éthique a été lourde de théories. Aussi importante que soit la théorie, c’est maintenant l’occasion de prendre ce cadre éthique discuté et de l’appliquer brièvement aux choix ambitieux que la leçon met en lumière. Voici quelques scénarios auxquels nous pouvons faire face dans le choix d’un(e) conjoint(e).


Scénario 1: Un ami à vous vient de sortir d’un deuxième mariage raté. Il y a maintenant quelqu’un ou quelqu’une dans l’église qui a retenu son attention. Cet(te) ami(e) est venu(e) vers vous afin d’être conseillé(e). Quels sont les principes, les règles d’action, ou les modèles normatifs de l’Écriture que vous pourriez partager ?


Une approche possible: Les auteurs de la leçon adoptent une approche fondée sur des principes fascinants à la préparation du mariage en invoquant la règle d’or afin de devenir le genre de conjoint(e) qu’on voudrait. Cette approche signifie que si une personne cherche à se marier, elle doit tout d’abord cultiver les qualités qu’elle recherche chez l’autre.


L’histoire d’Isaac et de Rebecca pourrait aussi servir comme modèle normatif en ce que: (1) Isaac fait confiance aux autres dans le choix d’une conjointe (Genèse 24:1-4); (2) une femme de son pays natal idolâtre n’est pas considérée comme une option (Genèse 24:6); (3) Isaac méditait (peut-être dans la prière) le soir où Rebecca est arrivée (Genèse 24:63); et (4) toutes les parties semblaient satisfaites de l’arrangement.


Scénario 2: Vous avez un ami qui vit dans une région où la polygamie est légale. Il envisage de prendre une seconde épouse. D’ailleurs, il estime que la Bible n’interdit pas explicitement la polygamie. De plus, la plupart des patriarches bibliques avaient plusieurs épouses. Comment pourriez-vous utiliser le cadre éthique discuté pour l’orienter différemment?


Une approche possible: Une règle d’action pourrait être indiquée dans Lévitique 18:18, qui déclare « Tu ne prendras point la sœur de ta femme, pour exciter une rivalité, en découvrant sa nudité à côté de ta femme pendant sa vie. »


Fait intéressant, ce texte pourrait servir à soutenir la polygamie si cela signifie vraiment qu’il est possible de prendre une autre femme à condition qu’elle ne soit pas liée à ta femme par le sang. Cependant, il y a un argument fort qu’une « sœur à sa femme » est une expression idiomatique, se référant à une citoyenne et exclut donc la possibilité d’avoir d’autres épouses. Richard Davidson offre huit considérations en faveur de cette interprétation (voir Flame of Yahweh: Sexuality in the Old Testament [Peabody, Mass: Hendrickson Publishers, Inc., 2007], p. 194).


Mais que se passe-t-il si nous baissons les bras et ne pouvons décider de ce que Lévitique 18:18 dit? L’idéal édénique de la relation exclusive d’Adam et Ève peut fournir un principe de fonctionnement. Nous avons également des modèles normatifs à considérer: les histoires de l’échec familial entourant plusieurs femmes rencontrées par Abraham, Jacob, David et Salomon. Rassemblez ces récits, et une appréciation négative de la polygamie commence à émerger théologiquement des Saintes Écritures.


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*13 – 19 Avril


Se préparer au changement


Sabbat Après-Midi


Lecture de la semaine: 1 Cor. 10:1-13, 2:24; 1 Corinthiens 13:4-8; 1 Sam 1:27; Psaume 71; 1 Cor. 15:24-26.


Verset à mémoriser: « La justice marchera devant Lui, et imprimera Ses pas sur le chemin » (Psaume 85:13, NEG).


La vie est pleine de changements. Les choses changent tout le temps. La seule chose qui ne change pas, c’est la réalité du changement lui-même. Le changement, en fait, est une partie de notre existence. Même les lois de la physique semblent enseigner que le changement existe dans le fondement le plus basique de la réalité.


Souvent, les changements arrivent inopinément. Nous nous habituons à une routine, lorsque, soudain, instantanément, tout change, et nous sommes complètement pris au dépourvu.


Toutefois, nous pouvons voir les changements venir. Nous recevons des préavis, des signes et des indicateurs, qui nous permettent de savoir que les choses vont être différentes. Lorsque cela se produit, il est sage de commencer à se préparer, à quelque degré que ce soit, pour ce que nous pouvons voir venir. Bon nombre de ces changements sont grands: le mariage, les enfants, la vieillesse, voire la mort.


Et oui, nous ne vivons pas en vases clos. Ce qui signifie que les changements qui viennent chez nous peuvent avoir un impact sur nos familles dans leur ensemble. Dans le même temps, des changements dans nos familles peuvent également avoir des répercussions sur chaque membre de la famille.


Cette semaine, nous allons étudier certains des changements que tôt ou tard, d’une manière ou d’une autre, la plupart d’entre nous affronteront, et comment ces changements peuvent avoir un impact sur la vie familiale.


* Étudiez cette leçon pour le sabbat 20 Avril.



Leçon


3


(page 22 du guide standard)


14 Avril


L’imprévu


Il y a une chose au sujet de la parole de Dieu: elle ne passe pas inaperçue des réalités de la vie humaine. Au contraire, elle les expose dans toute leur dureté, et parfois, avec une grande douleur et du désespoir. En effet, à l’exception des premières pages de la Bible et des dernières à la fin, la parole de Dieu dresse un portrait malencontreux de la race humaine. Paul n’exagérait pas quand il a écrit que « tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Rom. 3:23, LSG).


Lisez 1 Corinthiens 10:1-13. Quels avertissements et quelles promesses trouvons-nous dans ces textes?




À bien des égards, bon nombre de nos actions dans la vie expriment simplement comment nous réagissons au changement. Nous faisons constamment face aux changements; le défi pour nous, en tant que chrétiens, est de gérer ces changements par la foi et la confiance en Dieu, et de révéler la foi à travers l’obéissance, quelle que soit la tentation de faire autrement.


« Ce dont le monde a le plus besoin, c’est d’hommes, non pas des hommes qu’on achète et qui se vendent, mais d’hommes profondément loyaux et intègres, des hommes qui ne craignent pas d’appeler le péché par son nom, des hommes dont la conscience est aussi fidèle à son devoir que la boussole l’est au pôle, des hommes qui défendraient la justice et la vérité même si l’univers s’écroulait. » – Ellen G. White, Éducation, p. 47. Ces paroles étaient vraies pour l’Ancien Israël, tout comme au temps d’Ellen G. White, et tout comme elles le sont pour nous aujourd’hui.


Quelles erreurs les gens dans les textes suivants ont commises face au changement, et que pouvons-nous apprendre de leurs erreurs?



Actes 5:1-10 _______________________________________


Genèse 16:1, 2, 5, 6 ________________________________________


Matthieu 20:20-22 _________________________________________



Les changements viennent, et ils apportent souvent des tentations, des défis, et même, parfois, la peur. Aussi est-il crucial que nous ayons l’armure spirituelle pour faire face à ces changements de la bonne manière. Encore une fois, que les changements soient inattendus ou qu’ils soient juste une partie typique de la vie, nous devons être préparés à ce qui est à venir, le visible et l’invisible.


Dimanche


(page 23 du guide standard)


15 Avril


Préparation au mariage


L’un des plus grands changements dans la vie d’une personne est le mariage.


Bien sûr, ce n’est pas tout le monde qui se marie. Après tout, Jésus, notre plus grand exemple, ne s’est jamais marié, de même que bon nombre d’autres personnages de la Bible.


Néanmoins, beaucoup de gens se marient, et donc, la Bible n’est pas silencieuse sur le mariage, qui est surement l’un des plus grands facteurs de changement dans la vie.


La première organisation sociale mentionnée dans la Bible est le mariage. Pour Dieu, le mariage est si important au point que même les paroles qu’Il a dites à Adam et Ève en Éden lors du mariage apparaissent dans trois autres endroits dans les Écritures. « C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair. » (Gen. 2:24, LSG; Voir aussi Matthieu 19:5, Marc 10:7, Éphésiens 5:31). Ces textes nous disent qu’une fois qu’une personne se marie, la relation la plus importante dans sa vie devrait être entre elle et son conjoint, et non entre elle et ses parents. L’une des raisons pour lesquelles le mariage entre un homme et une femme est si important pour Dieu est qu’il est typique de la relation qui existe entre Son Fils, Jésus, et l’église, Son Épouse (Eph. 5:32).


Avant de bâtir une maison, on doit s’arrêter et évaluer le cout (Luc 14:28-30); à plus forte raison, combien cela est important quand on veut fonder un foyer? Une maison est construite avec des briques et du ciment, du bois et du fer, des câbles et du verre. Mais un foyer est construit avec des choses qui ne sont pas forcément matérielles.


Quels sont certains des traits essentiels de caractères qui sont importants pour tous les aspects de la vie, mais qui sont particulièrement importants pour ceux qui se préparent au mariage? 1 Corinthiens 13:4-8; Gal. 5:22, 23.




La préparation au mariage doit commencer par nous-même, personnellement et individuellement. Dans le même temps, nous devons examiner attentivement notre futur conjoint pour voir s’il/elle serait un bon complément pour nous. Est-il/elle laborieux(se)? (Prov. 24:30-34). Est-il/elle de mauvaise humeur? (Prov. 22:24). Avons-nous des croyances communes? (2 Corinthiens 6:14, 15). Qu’est-ce que ma famille et mes amis pensent de mon/ma futur(e) époux(se)? (Prov. 11:14). Mon analyse est-elle fondée sur la foi ou sur les seuls sentiments? (Prov. 3:5, 6). Les réponses à ces questions peuvent signifier un avenir de bonheur ou toute une vie de tristesse.


Pensez à quelques bons mariages. Quels principes y trouvez-vous qui s’appliquent aussi aux autres types de relations interpersonnelles?


Lundi


(page 24 du guide standard)


16 Avril


Préparation au rôle parental


Il y a très peu de choses qui peuvent changer nos vies plus que la naissance d’un enfant. Après la naissance d’un enfant, rien dans la famille ne sera le même.


« Comme les flèches dans la main d’un guerrier, ainsi sont les fils de la jeunesse. Heureux l’homme qui en a rempli son carquois! Il ne sera pas confus, quand ses fils parleront avec des ennemis à la porte. » (Ps. 127:4-5, NEG).


Dans le même temps, les enfants n’arrivent pas avec un manuel d’instruction qui raconte à leurs parents ce qu’ils doivent faire pour prendre soin d’eux et comment faire pour résoudre les éventuels problèmes qui pourraient survenir. Les parents, même les plus expérimentés, sont parfois déconcertés par les actions, les paroles ou les attitudes de leurs enfants.


Tout comme il est important de se préparer avant le mariage, ceux qui espèrent devenir parents doivent être prêts à assumer cette énorme responsabilité.


Quelle que soit l’exceptionnalité des histoires suivantes sur les naissances, quels principes ceux qui se préparent à être des parents peuvent-ils tirer de ces récits? 1 Samuel 1:27; Juges 13:7; Luc 1:6, 13-17, 39-45, 46-55, 76-79.


Quelles grandes responsabilité et opportunité ces parents avaient! Trois seraient les parents des prophètes et des dirigeants en Israël, un de ses enfants serait le précurseur du Messie promis, et l’autre serait Christ.


Même si nos enfants ne sont pas destinés à être des prophètes bibliques, en tant que parents, nous devrions toujours nous préparer à ce changement radical dans notre vie.


« Les parents ne devraient pas oublier que leurs enfants rencontreront ces tentations et il faudrait qu’ils les préparent à les surmonter dès avant leur naissance. Avant la naissance, si elle [la mère] s’écoute, si elle est égoïste, impatiente et exigeante, ces traits de caractère se retrouveront chez le petit être. C’est ainsi que bien des enfants ont reçu à leur naissance des tendances au mal presque insurmontables. » – Ellen G. White, Le foyer chrétien, p. 247.


Que ce soit nos responsabilités envers les enfants sous notre garde ou envers les autres, quelles sont les choses que nous pouvons faire pour s’acquitter de ces responsabilités de la manière qui plaise à Dieu le plus possible?


Mardi


(page 25 du guide standard)


17 Avril


Préparation à la vieillesse


« Les jours de nos années s’élèvent à soixante-dix ans, et, pour les plus robustes, à quatre-vingts ans; et l’orgueil qu’ils en tirent n’est que peine et misère, car il passe vite, et nous nous envolons. » (Ps. 90:10, NEG). Ces paroles de Moïse nous rappellent la marche inexorable du temps. Quand les années vont et viennent, nous commençons à voir et à sentir des changements dans notre corps. Nos cheveux deviennent blancs ou tombent, nous devenons lents, et les douleurs deviennent nos compagnons quotidiens. Si nous sommes mariés et avons eu des enfants, nos enfants pourraient avoir leurs propres enfants, et nous pourrions alors jouir de la présence de nos petits-enfants. Alors, les premières saisons de notre vie nous ont aidés à nous préparer pour faire face à nos derniers jours.


Lisez Psaume 71. Que nous enseigne ce Psaume sur comment nous préparer, non seulement à la vieillesse, mais aussi à la vie en général?


Psaume 71 est celui d’une personne âgée qui éprouve les défis qui viennent avec la vie, mais qui est heureuse, parce que tout ce temps il ou elle a mis sa confiance en Dieu. La meilleure façon de vieillir est de mettre notre confiance en Lui quand nous sommes encore jeune. En termes généraux, l’auteur de ce Psaume partage trois leçons importantes, qu’il a apprises alors qu’il aborde cette saison de sa vie.


  1. Développer une connaissance profonde et personnelle de Dieu. Depuis sa jeunesse (Ps. 71:17), Dieu était son refuge (Ps. 71:1, 7) et son Sauveur (Ps. 71:2). Dieu est son rocher et sa forteresse (Ps. 71:3), son espoir et sa confiance (Ps. 71:5). Il parle des œuvres puissantes de Dieu (Ps. 71:16, 17), de Sa force et de Sa puissance (Ps. 71:18), de toutes les grandes choses qu’Il a faites (Ps. 71:19). En fin de compte, il s’exulte: « Ô Dieu, qui est comme Toi? » (Ps. 71:19). Ces conversations quotidiennes avec Dieu, en étudiant Sa parole et en méditant sur tout ce qu’Il fait pour nous, permettront d’approfondir notre expérience avec Lui.

  1. Développer les bonnes habitudes. Une bonne alimentation, l’exercice physique, l’eau, le soleil, le repos, etc. nous aident à vivre plus longtemps et en bonne santé. Remarquez spécialement comment le Psalmiste se réfère aux habitudes de confiance (Ps. 71:3), de louange (Ps. 71:6) et d’espoir (Ps. 71:14).

  1. Développez une passion pour la mission de Dieu. La personne dans ce Psaume n’avait pas hâte d’être inactive dans sa vieillesse. Même à sa retraite, elle voulait continuer à louer Dieu (Ps. 71:8) et à parler de Lui aux autres (Ps. 71:15-18).

Pour ceux qui sont déjà âgés, quels sont les avantages de la vieillesse? Que savez-vous maintenant que vous ne saviez pas quand vous étiez plus jeunes, et que vous voulez partager avec ceux qui sont plus jeunes?


Mercredi


(page 26 du guide standard)


18 Avril


Préparation à la mort


À moins que nous soyons vivants à la seconde venue, un changement que nous attendons tous est le plus grand changement de tous: de la vie à la mort. Avec le mariage et la naissance, quel autre changement a plus d’impact sur la famille que la mort d’un membre de la famille immédiate?


Lisez 1 Corinthiens 15:24-26. Que nous enseigne ces versets sur la mort?


Plusieurs fois, bien sûr, la mort vient inopinément et tragiquement. Combien d’hommes, de femmes et même d’enfants, se sont bien réveillés un matin, et juste avant le coucher du soleil, ferment leurs yeux, pas dans le sommeil, mais la mort? Ou combien se sont réveillés le matin et avant le coucher du soleil, ils avaient perdu un membre de la famille?


À part le fait d’être connecté par la foi au Seigneur et d’être couvert dans Sa justice à tout moment (voir Rom. 3:22), vous ne pouvez pas vous préparer à la mort que vous ne voyez pas venir, soit pour vous-même ou vos proches.


En revanche, que feriez-vous si vous saviez que vous aviez seulement quelques mois à vivre? Nous ne saurons pas à coup sûr quand la mort aura raison de nous, mais nous pouvons certainement savoir quand nous nous approchons de la fin de notre vie. Ainsi, combien est-il crucial de nous préparer, nous et notre famille, à l’inévitable?


Lisez 1 Rois 2:1-4, certaines des dernières paroles que David a dites à son fils Salomon. Quelles leçons pouvons-nous tirer de ces paroles sur la préparation à la mort, tant pour nous-mêmes et pour les membres de la famille?


À première vue, on pourrait dire que c’est drôle! David, qui a assassiné Urie après avoir enceinté sa femme dans une relation adultère (voir 2 Samuel 11), dit à son fils de marcher dans la voie du Seigneur. Toutefois, c’est peut-être précisément à cause de ce péché et des conséquences horribles qui ont suivi que les paroles de David étaient tellement puissantes. Il tentait, sans doute, à sa manière, d’avertir son fils contre la folie qui lui a causé beaucoup de chagrin. David a appris, de la manière la plus dure, quelques leçons difficiles sur le prix du péché, et il espérait sans doute épargner son fils du chagrin qu’il a lui-même vécu.


Jeudi


(page 27 du guide standard)


19 Avril


Réflexion avancée: Si nous lisons l’histoire de l’ancien Israël dans le désert, nous pouvons voir une litanie d’erreurs face aux grands changements, malgré l’incroyable révélation de l’amour et de la puissance de Dieu. En fait, avant qu’Israël puisse enfin entrer dans la terre promise – pour faire face à un autre grand changement – Moïse dit ce qui suit à l’ancien Israël: « Vos yeux ont vu ce que l’Éternel a fait à l’occasion de Baal-Peor: l’Éternel, ton Dieu, a détruit du milieu de toi tous ceux qui étaient allés après Baal-Peor. Et vous, qui vous êtes attachés à l’Éternel, votre Dieu, vous êtes aujourd’hui tous vivants. Voici, je vous ai enseigné des lois et des ordonnances, comme l’Éternel, mon Dieu, me l’a commandé, afin que vous les mettiez en pratique dans le pays dont vous allez prendre possession. Vous les observerez et vous les mettrez en pratique; car ce sera là votre sagesse et votre intelligence aux yeux des peuples, qui entendront parler de toutes ces lois et qui diront: Cette grande nation est un peuple absolument sage et intelligent! Quelle est, en effet, la grande nation qui ait des dieux aussi proches que l’Éternel, notre Dieu, l’est de nous toutes les fois que nous l’invoquons? Et quelle est la grande nation qui ait des lois et des ordonnances justes, comme toute cette loi que je vous présente aujourd’hui? Seulement, prends garde à toi et veille attentivement sur ton âme, tous les jours de ta vie, de peur que tu n’oublies les choses que tes yeux ont vues, et qu’elles ne sortent de ton cœur; enseigne-les à tes enfants et aux enfants de tes enfants. » (Deut. 4:3-9, NEG).


Que faire pour ne pas oublier ce que le Seigneur a fait pour nous? Le meilleur moyen de ne pas l’oublier est de l’enseigner aux autres et à ceux qui viendront après nous. Notez aussi combien la famille était au centre dans tout cela, pour le fait qu’ils devaient enseigner ces choses à leurs enfants. Et le péché à Peor était quelque chose qui ne pouvait être que destructrice de la vie familiale. « La licence fut le crime qui attira les jugements de Dieu sur Israël. L’effronterie dont les femmes font preuve pour prendre les âmes au piège n’a pas disparu après l’expérience de Baal-Péor. » – Ellen G. White, Le foyer chrétien, p. 326.


Discussion:


En classe, parlez des préparatifs que vous avez faits pour faire face à certains des grands changements dans votre vie, tels que le mariage, la parentalité, la vieillesse ou toute autre chose. Comment ces changements ont-ils affecté votre famille? Qu’avez-vous appris qui puisse aider les autres à faire face aux mêmes étapes?


Pensez aux paroles de David à Salomon, encore une fois dans le contexte de son péché avec Bath-Shéba, une calamité qui jetait une ombre sur le reste du règne de David et qui a grandement influencé sa famille de la pire manière. De quelles façons, au milieu de tout cela, voyons-nous la réalité de la grâce de Dieu à l’œuvre?


Vendredi


(page 28 du guide standard)


Histoire Missionnaire


Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org



Prier pour un bébé


par Marjorie Chisonga


Mon fils est né un an après que je me suis mariée. Puis rien. Pas d’enfants.


Les gens commencèrent à remarquer. « Pourquoi ne conçois-tu pas? » demanda quelqu’un. « Peut-être que tu dois aller demander de l’aide au médecin », dit un autre. Certains me suggérèrent de visiter un charlatan. Mon mari et moi voulions plus d’enfants. Il enseignait à l’école secondaire Rusangu, un internat adventiste à Monze, Zambie. Je faisais mes études pour devenir institutrice. Que dirais-je à ceux qui s’enquéraient de la taille de ma famille?


« Ce n’est pas un problème », répétais-je à maintes reprises. « Dieu pourvoira. » Je n’étais pas triste ou contrariée par la pitié des gens. Mais comme le temps passait, j’ai remarqué que certains de mes amis plus superstitieux pensaient que j’étais punie pour une raison inconnue. Puis ma belle-sœur mourut, et nous adoptions sa fille de 3 ans. Alors, nous avions deux enfants à la maison. Mes amis superstitieux se réjouissaient, disant: la présence de la jeune fille réveillerait mes hormones et j’aurais un autre bébé. Toujours rien. Mais l’histoire biblique d’Anne dans 1 Samuel 1 me donna l’espoir. Anne était une femme de prière qui n’a jamais renoncé. Elle a persévéré jusqu’à ce que Dieu lui accorde sa requête et elle donna naissance à Samuel.


Mon mari et moi continuions à prier. Nous avons prié pendant 13 longues années. Puis un jour j’ai remarqué quelque chose de différent. J’étais enceinte! Mon mari et moi se mîmes immédiatement à genoux pour prier avec actions de grâces. Nous nommions notre deuxième enfant Cheelela, qui signifie « cela vaut la peine » en langue tonga. Il valait bien la peine d’attendre. Après cela, je donnai naissance à un troisième fils, Chakondela, qui signifie « que ce soit ainsi. » Mes deux plus jeunes fils ont maintenant 17 et 14 ans – et ils aiment Jésus. Dieu a abondamment béni ma famille. Il fallait juste être patient. Quand vous demandez à Dieu de vous donner quelque chose de bon par la foi, Il vous donnera au-delà de votre entendement.


Marjorie Chisonga, 52 ans, enseigne l’économie domestique à l’école secondaire Rusangu, située sur un terrain où le missionnaire américain William Harrison Anderson a établi la première base adventiste en Rhodésie du Nord (maintenant la Zambie) en 1905. Les offrandes missionnaires ont appuyé les travaux d’Anderson et continuent de financer la diffusion de l’évangile par le biais des missionnaires aujourd’hui. Merci pour vos offrandes missionnaires.


Partie I: Aperçu


Il existe deux groupes de personnes non préparées –ceux qui savent qu’ils ne sont pas prêts et ceux qui ne le savent pas. Ne seriez-vous pas du premier groupe plutôt que du second? Le mariage, la parentalité, la vieillesse et la mort forment une tétrade d’évènements qui influencent radicalement la vie de famille. Comment se préparer à ces changements importants de la vie, est l’objectif de cette leçon.


Personne n’aime être pris au dépourvu. Des questions surprises, des visites inopinées d’amis ou d’ennemis et des inspections surprises peuvent créer une peur dans le ventre. La chose intéressante à propos de la tétrade d’évènements en discussion est que les deux premiers sont par choix, et les deux derniers sont inévitables (en dépit d’une naissance prématurée ou d’une mort, respectivement). Nous pouvons nous préparer pour des choses que nous choisissons et savons qu’elles arriveront.


Donc, pour l’essentiel, nous sommes dans une situation où nous devons nous préparer avec soin pour ces évènements. La Bible est unique parmi la littérature ancienne, car elle ne dissimule pas les échecs de ses héros ou n’exagère pas sur leurs succès. Les auteurs de la leçon soulignent le fait que l’Écriture dépeint la vie d’une façon objective et impartiale. Les erreurs des autres personnes sont dans la Bible afin que chacun puisse voir et les utiliser comme une mise en garde. En outre, les témoignages de la vie des gens tout autour de nous confirment la véracité et l’actualité des principes de la Bible. Les histoires suivantes sont deux des milliers d’histoires que nous pourrions tous partager qui montrent la folie de ne pas se préparer pour la vieillesse et la mort d’une manière qui glorifie l’Auteur de la vie.


Partie II: Commentaire


Une illustration de la santé


Joseph a grandi en connaissant ses deux grands-pères. Leurs dernières années le hantaient en tant qu’adulte, surtout en réfléchissant à la mort et à la vieillesse. Malheureusement, les expériences de ses grands-pères servent bien à illustrer deux chemins à éviter. Leur « sang crie », pour ainsi dire, comme un avertissement, pour diriger chacun vers des chemins différents de ceux qu’ils ont pris. Joseph et son épouse étaient allés faire une randonnée dans la Sierra Nevada, lorsqu’ils reçurent l’appel que le « Grand-père A » ne se sentait pas bien. Il avait subi une crise cardiaque plus tôt cette année. Mais les choses ne s’étaient pas améliorées comme prévues. Maintenant, il était pris en charge par des proches. Joseph et son épouse firent demi-tour pour aller voir ce pêcheur autrefois robuste qui l’avait amené à la pêche au flétan dans l’Océan Pacifique et avait toujours eu des moments d’arrêts pour des crèmes glacées avec son petit-fils. Joseph et sa femme entrèrent dans la chambre de son grand-père, où il gisait tout habillé sur les couvertures supérieures du lit. Il était exceptionnellement rigide, comme si on l’avait immobilisé. Les lumières faibles et l’atmosphère dépressif annonçaient l’inévitable. Il reconnut son petit-fils. Ils partagèrent quelques mots sans importance. Alors il interrompit leur conversation en laissant jaillir quatre mots qui ont marqué Joseph depuis lors: « ta santé... est tout. » Il répétait ces mots comme s’ils allaient être ses derniers: « ta santé est tout. » Plus tard, Joseph ne put se rappeler d’un seul mot de la conversation avant ou après cette déclaration fatidique. Son épouse et lui partirent. Peu de temps après leur visite, le grand-père de Joseph se reposa. Mais à ce jour, Joseph peut encore entendre le désespoir dans la voix de son grand-père alors qu’il entonnait sa révélation sur son lit de mort: « Ta santé est tout. » Malheureusement, une telle révélation sur la santé vient trop souvent à beaucoup qu’après qu’ils aient perdu la vie.


Cette révélation ne devrait pas être une nouvelle fracassante tout au long de la vie des Adventistes comme Joseph ou les autres. Après tout, nous avons le message de la santé. Joseph, comme beaucoup d’entre nous, ne buvait pas d’alcool, ne fumait pas et ne consommait pas de viandes impures. Il faisait des exercices physiques régulièrement. De quoi avait-il peur? À cette époque, il était beaucoup plus intéressé à étudier la Bible que « tous les trucs sur la santé », il n’avait pas le temps de toute façon. Pire encore, le message de la santé semble transformer certains Adventistes en fanatiques légalistes. Joseph n’allait surement pas aller dans cette voie. Il s’est lui-même convaincu que ses indulgences périodiques mais fréquentes étaient de bons signes d’« équilibre » et une preuve de non légalisme et de non fanatisme.


En réfléchissant sur son rejet passé de faire de la santé une priorité, les paroles de Paul vint à son esprit: « Lorsque j’étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant » (1 Corinthiens 13:11, LSG). Heureusement, les mots de son grand-père ont enfin eu un effet dans sa vie. Mieux vaut tard que jamais, comme on le dit. Cette leçon n’a pas l’intention d’être un séminaire sur la santé. Mais elle souligne le fait qu’un bref changement de perspective dans la façon dont nous considérons la santé est nécessaire. Alors que des proches âgés rentrent dans l’inactivité et finalement vont se reposer dans la tombe, on commence à voir des habitudes sanitaires de longue durée aboutir soit à des conditions de vitalité des personnes âgées soit à une décrépitude prématurée. Ce qu’on considérait autrefois comme des maladies de la vieillesse ou des maladies génétiques sont maintenant vues plutôt comme dépendantes du style de vie. Le facteur de mode de vie aux États-Unis, par exemple, qui cause le plus de décès est à la fois révélateur et surprenant. Le rapport sur l’état de santé aux États-Unis de 1990-2010 sur le poids des maladies, des traumatismes et des facteurs à risque, énumère dix-sept facteurs à risque liés aux décès ou à une paralysie (voir JAMA, 310/6 (2013): 600, doi:10.1001/jama.2013.13805). Il s’avère qu’il y a un facteur à risque particulier, au sommet des tableaux pour un décès ou une paralysie. Que cela soit compris une fois pour toute.


Le même facteur à risque associé à la plupart des décès aux États-Unis et à la plupart des années perdues à cause d’une paralysie (et la mort) sont les mêmes. Des suppositions? On pourrait penser que le facteur à risque numéro un était l’alcool, le tabagisme, le surpoids ou l’inactivité. De bonnes suppositions mais fausses. Le facteur à risque numéro un, c’est ce que nous mettons dans notre bouche tous les jours: c’est ce que nous mangeons. Ne soyez pas dupés par les aliments étiquetés « bio », « végétaliens », « sans gluten », « végétariens », « naturels », etc. Il y a maintenant un consensus parmi un certain nombre de professionnels de santé qu’un régime alimentaire composé principalement de divers aliments végétaux non raffinés, tels que des céréales, du haricot, des fruits et des légumes, réduit considérablement les risques de nombreuses maladies courantes. Des sommités en matière de santé préventive comme Caldwell B. Esselstyn, Jr., T. Colin Campbell, Dean Ornish et John A. McDoughall sont en accord avec cette analyse sur le rôle du régime alimentaire sur la santé.


Neal Barnard et Michael Greger en sont de récents défenseurs. Chacun de ces hommes est diplômé en médecine ou docteur en nutrition. Pour plus d’informations, leur présence est répandue partout sur l’Internet. Ellen White, en avance sur son temps comme d’habitude, a déclaré il y a plus d’une centaine d’années que « Les céréales, les fruits, les oléagineux et les légumes sont donc les aliments choisis pour nous par notre Créateur. » – Le ministère de la guérison, p. 203.


Souvent, nous n’aimons pas qu’on nous dise ce qu’il nous faut manger. Le slogan actuel est « Je préfère manger ce que je veux et mourir heureux. » Mais ceux qui mangent « ce qu’ils veulent », souvent sans tenir compte d’une saine alimentation, ne meurent pas heureux. Au contraire, ils meurent des maladies débilitantes longues et interminables ou d’une mort soudaine prématurée, comme le rapport des États-Unis l’indique. Bien sûr, parfois la maladie et la mort sont complètement hors de notre contrôle. Mais comme l’explique Dr Kim Williams, Président de l’American College of Cardiology, un homme qui s’abstient de tous les produits d’origine animale: « je ne crains pas la mort, seulement, je ne veux pas que cela soit de ma faute. » – (traduit de Jason Kelly, “Heal Thyself,” The University of Chicago Magazine, http://mag.uchicago.edu/science-medicine/heal-thyself). David et Ézéchias voient la mort comme quelque chose à éviter. Pourquoi? Parce que notre louange à Dieu prend fin quand nous mourons (Ésaïe 38:18, Psaume 115:17). Encouragez la classe à se rendre compte que l’étape simple (mais parfois difficile) de changer ses habitudes alimentaires est cruciale pour jouir d’une longue vie de santé et de bonheur dans le Seigneur.


Une illustration de la sagesse


« Grand-père B » était un homme prospère. Il alla en retraite riche et passa ses dernières années à jouer au golf et à jouir du confort d’une communauté de retraités de la classe supérieure. Au cours d’un rare rassemblement de famille, les petits-enfants adultes de grand-papa B, dont Joseph, se réunirent autour de lui et lui demandèrent s’il pouvait leur dire ce qu’il avait appris dans ses quatre-vingts années de vie. Après quelques moments inconfortables, il était évident que le grand-père de Joseph n’avait aucune sagesse à transmettre à sa progéniture. Par la suite, Joseph et ses cousins parlaient d’une vie qui a été dépensée dans l’acquisition des richesses au détriment des relations et de la sagesse. La vie de leur grand-père était un rappel que le plus riche héritage qu’on peut transmettre à la génération suivante est une sagesse provenant de « la crainte du Seigneur » (Psaume. 111:10) et un modèle de vie pieuse. Une sagesse comme celle-ci ne peut être acquise à la dernière minute; elle doit être vécue pendant des années. Encouragez la classe à comprendre que c’est maintenant le temps d’acquérir une telle expérience.


Le célèbre journaliste, Malcolm Muggeridge, qui a vécu une vie plutôt dissolue, s’est donné à Christ dans ses dernières années. Ses paroles sont les sages conseils qui doivent être transmis et pris en compte par la prochaine génération, afin que le reste d’entre nous n’arrivent au terme de leur séjour terrestre et réalisent qu’ils avaient gaspillé leur vie. « Je peux, je suppose, me considérer comme un homme relativement prospère. Les gens parfois me regardent dans la rue; c’est la gloire. Je peux très facilement gagner assez d’argent pour obtenir un accès aux pentes les plus élevées du Service de Revenue Interne. Voilà le succès. Avec l’argent et un peu de renommée, même les personnes âgées, peuvent profiter des distractions amicales. Voilà le plaisir. Il peut arriver de temps en temps que quelque chose que j’ai dite ou écrite soit suffisamment prise en compte afin de me persuader qu’elle représentait un sérieux impact sur notre temps. Voilà l’accomplissement. Pourtant, je vous le dis et je vous prie de me croire, multipliez ces triomphes minuscules en millions, ajoutez-les tous ensemble, et elles ne sont rien, rien du tout. En effet, tout cela ne vaut rien contre une goutte de cette eau vive que Christ offre aux assoiffés spirituels, indépendamment de qui ou de ce qu’ils sont. » –(traduit de Ravi Zacharias, Can Man Live Without God, Nashville: W Publishing Group, 1994, p. 116). Si possible, cherchez quelques personnes agées, des femmes et des hommes sages qui sont prêts à partager avec la classe quelques perles pieuses de sagesse qu’ils ont apprises.


Partie III: Application


Certaines étapes de la préparation au mariage, à la parentalité et à la vieillesse sont les mêmes. Tout d’abord, lisez tous les conseils, les proverbes et les histoires dans la Bible sur ces sujets. Puis, lisez des matériels bibliques et chrétiens supplémentaires, d’auteurs qui se spécialisent dans ces domaines. Ensuite, entretenez-vous et dialoguez avec des couples, des parents et des personnes âgées afin d’avoir une plus claire représentation possible de ces évènements. Une autre étape pratique consiste à « évaluer le cout » (Luc 14:28). Cette étape s’applique directement à chaque personne, que le mariage et la parentalité soient dans nos projets d’avenir ou, indirectement, à la vieillesse et à la mort. Nous devons examinez des questions telles que :


  1. Il y a actuellement des gens âgés entre 70 et 80 ans, qui font de la randonnée en montagne, et ce sont des vieillards du même âge qui ont du mal à grimper un escalier. Quels changements de style de vie devrais-je adopter aujourd’hui pour me donner les meilleures chances d’avoir une santé optimale au cours de ces dernières années?

  1. Avoir des enfants est une immense bénédiction (Ps. 127:3-5), mais aussi un sacrifice de son temps, ses ressources et de son énergie. Au moment où ils naissent, il y a une préoccupation omniprésente sur leur sécurité, leur développement, leur bienêtre et leur salut. Toute planification, tout déplacement et toute spontanéité devient beaucoup plus complexe. Le lien d’amour que nous avons avec les enfants fait que cela vaut la peine à ce moment, mais plusieurs ne se posent pas la question importante de savoir si les enfants se conforment bien aux principes de vie du Seigneur.

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*20 – 26 Avril


La solitude


Sabbat Après-Midi


Lecture de la semaine: Eccles. 4:9-12, Phil. 4:11-13, 1 Corinthiens 7:25-34, Matthieu 19:8, Genèse 37:34, Ésaïe 54:5.


Verset à mémoriser: « L’Éternel Dieu dit: Il n’est pas bon que l’homme soit seul; Je lui ferai une aide semblable à lui. » (Gen. 2:18, NEG).


Il y a de cela quelques années, une histoire fascinante mais douloureuse, a fait la une des journaux. Une jeune femme avait été retrouvée morte dans son appartement. Bien que la mort soit déjà un fait tragique, ce qui était pire dans ce récit est que la femme était morte depuis plus de 10 ans avant d’être retrouvée. Dix ans! Ainsi, la question que les gens avaient posée, et à juste titre, était: comment dans une telle grande ville, avec tant de gens et de moyens de communication, une femme, qui n’était pas une personne de rue, était morte depuis si longtemps et personne n’a su?


Bien qu’extrême, cette histoire est l’exemple d’une réalité quotidienne: beaucoup de gens souffrent de la solitude. En 2016, le New York Times a publié un article intitulé, « Les chercheurs font face à une épidémie de la solitude. » Le problème est réel.


Dès le début, en tant qu’êtres humains, nous n’étions pas censés être seuls. Depuis l’Éden, nous étions sensés vivre en communion avec les autres êtres humains, à un degré ou un autre. Bien entendu, le péché est entré, et rien n’a été bon depuis lors. Cette semaine nous allons examiner la question de la compagnie et de la solitude dans les divers moments de la vie, que, peut-être, chacun d’entre nous a confronté à un moment donné. Si ce n’est pas le cas, alors il s’agit d’une exception.


* Étudiez cette leçon pour le sabbat 27 Avril.



Leçon


4


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21 Avril


La compagnie


Lisez Ecclésiaste 4:9-12. Quelle est l’idée de base? Quel principe de vie cela suppose-t-il en général?


Très peu d’entre nous peuvent vivre seuls. Même si nous sommes solitaires et aimons être seuls, tôt ou tard, nous voulons non seulement une certaine compagnie, mais nous pourrions même la trouver nécessaire, en cas de besoin particulièrement. Nous étions, en effet, faits pour vivre en communauté et en compagnie. Qu’ils sont si heureux, ceux qui ont des proches qui peuvent leur donner du réconfort et du soutien, en particulier en cas de besoin.


Malheureusement, il y a des gens dans notre église, dans nos lieux de travail, dans les communautés où nous vivons, qui n’ont personne à qui s’adresser, non seulement en leur temps de nécessité, mais, même pour une conversation à la fin de la journée. Le sentiment de solitude peut venir à tout moment. « Le jour le plus dur pour moi », dit un homme célibataire, « c’est le dimanche. Au cours de la semaine, je suis entouré de gens au travail. Le sabbat je vois des gens à l’église. Mais le dimanche je suis tout seul. »


Quels principes pouvons-nous tous apprendre des passages suivants, particulièrement lorsque nous traversons un moment de solitude? Jean 16:32, 33; Phil. 4:11-13.


Oui, en tant que chrétiens, nous avons non seulement la réalité de Dieu, mais la réalité de la puissance de la communion avec Dieu. Aussi, nous pouvons, en effet, tirer confort de notre proximité à Dieu. Mais la proximité de Dieu à Adam, dans l’Éden, n’a pas empêché le Seigneur de dire: « il n’est pas bon que l’homme soit seul » (Gen. 2:18, LSG). Ainsi, Dieu savait qu’Adam, même quand il était en communion avec Dieu dans un monde sans péché, avait besoin d’une compagnie humaine. Combien plus, alors, avons-nous besoin de la compagnie?


Nous devons éviter de penser que s’il y a beaucoup de gens autour d’une personne, cette dernière ne peut pas se sentir seule. La plupart de ceux qui sont seuls vivent dans les grandes villes où ils ont souvent une interaction avec d’autres. Vivre avec les gens dans un même endroit ne signifie pas qu’on a de la compagnie, ou qu’on n’est pas solitaire.


Il n’est pas toujours facile de savoir qui se sent solitaire, aliéné, rejeté ou tout simplement, mal, et ayant besoin de quelqu’un, du moins, avec qui parler. Comment pouvez-vous être proactif, en cherchant à être plus sensible à ceux qui traversent ces moments de solitude?


Dimanche


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22 Avril


La vie de célibat


Une jeune femme racontait les avantages de n’être pas mariée: « deux fois j’ai eu l’occasion d’aller servir dans la mission, et j’ai répondu sans aucune hésitation. » Une personne mariée, avec une famille, aurait pu prendre un peu plus de temps pour prendre cette décision, car elle considère non seulement sa personne, mais aussi son conjoint et ses enfants.


Quelles sont, selon Paul, les bonnes raisons d’être célibataires? 1 Corinthiens 7:25-34.


La plupart des gens pensent que le mariage est la volonté de Dieu pour eux. Dieu n’a-t-il pas dit: « il n’est pas bon que l’homme soit seul? » Cependant, nous avons beaucoup d’exemples dans la Bible de ceux qui n’étaient pas mariés, dont le plus grand de tous, Jésus Christ. Dieu avait dit à Jérémie de ne pas se marier (Jérémie 16:1-3); c’est un jugement sur une situation historique. Nous ne savons si cette restriction fut supprimée plus tard, mais il est clair que Jérémie était un grand prophète, alors qu’il était célibataire.


Aussi, l’état matrimonial d’Ézéchiel ne semble pas avoir été d’une grande importance. Alors que sa femme était morte subitement, il lui était interdit de pleurer; il devait poursuivre son ministère que le Seigneur lui avait confié (Ézéchiel 24:15-18). Le prophète Osée a également connu un mariage brisé, mais il a pu continuer dans le ministère. Alors que l’histoire semble étrange pour nous, Dieu lui a dit d’aller épouser une prostituée que Dieu Lui-même savait qu’elle laisserait Osée pour chercher d’autres hommes (Osée 1-3). Dans son histoire, nous voyons Dieu tentant d’illustrer l’amour unilatéral qu’Il a pour Israël et pour nous, mais cela doit avoir été extrêmement dur et douloureux pour Osée.


Dans chacun de ces exemples, l’état matrimonial n’était pas un problème. Dieu s’intéresse à l’intégrité de la personne, à l’obéissance et à la disponibilité de dire ce que Dieu voulait lui faire dire. Nous devons être surs que notre vie n’est pas définie par notre état matrimonial. De nombreuses voix aujourd’hui nous diront que si nous ne sommes pas mariés, nous ne sommes pas complets. Paul répondrait, « [offrez] vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable. Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvèlement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu: ce qui est bon, agréable et parfait. » (Rom 12:1-2 NEG).


Quels sont les moyens pratiques de veiller aux besoins de ceux qui sont célibataires, qu’ils soient des membres d’église ou non?


Lundi


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23 Avril


Quand le mariage prend fin


De toutes les manières dont le péché a dévasté l’humanité, à l’exception de la souffrance physique et de la mort, qu’est-ce qui a autant souffert des conséquences les plus dévastatrices du péché que la famille? C’est presque redondant d’écouter l’expression « famille dysfonctionnelle ». Quelle famille n’est pas, dans une certaine mesure, dysfonctionnelle?


En dehors de la mort, l’une des choses les plus difficiles auxquelles peut faire face une famille est le divorce. Ceux qui traversent cette terrible expérience ont toute une gamme d’émotions. Probablement, la première et la plus connue est la tristesse, qui, selon les individus, peut durer pendant plusieurs mois, voire plusieurs années, avec une intensité variable. Certains peuvent éprouver la peur; d’autres s’inquiètent de l’inconnu, de la situation financière, et ils ont peur d’être incapables de survivre. Certains peuvent passer par une période de dépression, de colère et, bien sûr – de solitude.


Quels principes généraux concernant le divorce pouvons-nous réunir des versets suivants? Mal. 2:16; Matthieu 5:31, 32; 19:8; 1 Corinthiens 7:11-13.


« L’église, en tant qu’agent du Christ au service du salut, doit exercer un ministère auprès de ses membres dans tous leurs besoins et nourrir chacun, de sorte que tous puissent grandir vers la maturité chrétienne. Cela est particulièrement important lorsque des membres prennent une décision pour la vie, comme le mariage, ou font une expérience traumatisante, comme le divorce. Quand un couple est en danger de rupture, les plus grands efforts doivent être fournis par les partenaires et par ceux qui exercent un ministère en leur faveur, dans l’église ou dans leur famille, afin d’obtenir leur réconciliation, en accord avec les principes divins de restauration des relations brisées (Os. 3.1-3; 1 Cor. 7.10,11; 13.4-7; Gal. 6.1).


On peut obtenir, auprès de l’église locale ou d’autres organisations ecclésiales, du matériel qui peut aider les membres à développer un foyer chrétien solide. Ce matériel inclut: (1) des programmes d’orientation pour les couples se préparant au mariage,


(2) des programmes de formation pour les couples mariés et leur famille, et (3) des programmes de soutien pour les familles brisées et les personnes divorcées. » – Manuel de l’Église Adventiste du Septième Jour, pp. 213, 214.


Quels sont les moyens pratiques et sans préjugés par lesquels vous pouvez aider quelqu’un qui souffre des effets du divorce?


Mardi


(page 33 du guide standard)


24 Avril


La mort et la solitude


Quelqu’un a une fois posé la question: quelle est la différence entre les humains et les poules en ce qui concerne la question de la mort? La réponse est que, contrairement aux poules, qui meurent, les humains, meurent aussi, mais en plus, ils savent d’avance qu’ils mourront. Les poules ne savent pas qu’elles mourront. Et c’est cette connaissance de la mort imminente qui affecte grandement notre façon de vivre maintenant.


Comme nous le savons, toutes les relations, y compris le mariage, tôt ou tard, prendrons fin devant notre plus grand ennemi: la mort. Quelle que soit l’intimité d’une relation, quel que soit le grand amour, quelle que soit l’amitié, quel que soit le temps passé ensemble, en tant qu’êtres humains (contrairement aux poules), nous savons que tôt ou tard, la mort viendra (à moins que Jésus revienne), et quand cela arrive, toutes nos relations prennent fin. Cela a été notre sort depuis le premier péché et sera ainsi jusqu’au retour de Jésus.


La Bible ne nous dit pas lequel des premiers parents, Adam ou Ève, est mort le premier, mais cela doit avoir été particulièrement pénible pour l’autre, surtout que la mort n’était jamais supposée faire partie de la vie au commencement. Si, comme nous l’avons vu dans une leçon précédente, la mort d’une seule feuille pouvait les faire pleurer, qui peut imaginer la douleur de la perte d’un conjoint?


Le problème est que nous sommes tellement habitués à la mort, et nous la prenons comme acquise. Mais cela ne devait jamais faire partie de l’expérience humaine. Par conséquent, même à ce jour, nous luttons pour donner un sens à la mort, alors que, souvent, nous ne pouvons simplement pas.


Qu’est-ce que les textes suivants nous apprennent sur la mort et sur la façon dont les gens ont lutté contre elle? Ésaïe 57:1; Apocalypse 21:4; 1 Thess. 4:17, 18; Matthieu 5:4; 2 Samuel 18:33; Genèse 37:34.


Sans aucun doute: non seulement nous devons tous faire face à la réalité de notre propre mort, mais aussi nous sommes confrontés à la réalité de la mort d’autrui, de nos proches, peut-être de notre plus proche compagnon. Donc, tôt ou tard, bon nombre d’entre nous devront faire face à un moment, à une saison, à la solitude provoquée par la mort de quelqu’un d’autre. C’est dur, cela fait mal, et dans ces moments, nous pouvons et devons réclamer les promesses de Dieu. Après tout, dans ce monde de péché, de souffrance et de mort, qu’avons-nous d’autre?


Comment votre église peut-elle aider ceux qui souffrent de la solitude, après la mort d’un être cher?



Mercredi


(page 34 du guide standard)


25 Avril


Spirituellement célibataire


Une jeune femme nommée Natalie était mariée pendant sept ans, lorsque, à l’invitation d’un ami, elle a participé à une série d’évangélisation dans une Église Adventiste locale. Touchée par ce qu’elle a appris, elle a donné son cœur à Christ, et commença une expérience de nouvelle naissance, et cela, malgré les violentes objections de son mari, ses parents, ses beaux-parents, même ses voisins – Natalie rejoignit l’Église Adventiste contre vents et marées. Elle changea également son mode de vie, à tous les degrés possibles, pour vivre sa nouvelle foi.


Comme on pouvait l’imaginer, elle fit face à beaucoup de rejet; ce qui rendait les choses particulièrement difficiles était son mari, qui a clairement dit ceci: « ce n’est pas ce pour quoi je me suis engagé dans le mariage. Tu es une personne toute nouvelle, or moi je veux retrouver l’ancienne personne. »


Depuis des années, elle a du mal à vivre une vie de foi. Bien que mariée, elle est ce que nous pourrions appeler « spirituellement célibataire ».


Quels paroles encourageantes trouvons-nous dans les versets suivants pour ceux qui peuvent se sentir spirituellement célibataires? Ésaïe 54:5; Osée 2:19, 20; Ps. 72:12.


Partout dans le monde, il y a des « Natalie » dans notre église. Ces gens, à la fois hommes et femmes, sont mariés, mais vont à l’église, seuls ou avec leurs enfants. Ils peuvent avoir épousé une personne de confession différente. Ou peut-être lorsqu’ils ont rejoint l’église, leurs conjoints n’ont pas adhéré à leur foi. Ou quand ils sont mariés, les deux étaient membres de l’église, mais l’un, pour une raison quelconque, a abandonné, cessé de venir et est même devenu hostile à la foi. Ces hommes et ces femmes viennent seuls à l’église et s’assoient seuls au repas après le culte, ou vont seuls aux activités sociales de l’église. Ils sont tristes quand ils ne peuvent pas contribuer financièrement au ministère de l’église autant qu’ils voudraient, parce que leur conjoint n’accepte pas de le faire. Bien que mariés, ils peuvent se sentir spirituellement comme une veuve ou un veuf.


Nous avons probablement tous, à un moment ou un autre, rencontré des gens de cette catégorie dans l’église, et ils ont besoin de notre amour et de notre soutien.


Quelles choses pratiques, en tant qu’une famille ecclésiale, faisons-nous pour aider les gens spirituellement célibataires au milieu de nous?


Jeudi


(page 35 du guide standard)


26 Avril


Réflexion avancée: « Au milieu d’une vie de labeur, Énoch maintint fermement sa communion avec Dieu. Le plus grand et le plus pressant de son travail, la plus constante et la plus sérieuse de ses occupations, c’était la prière. Il s’isolait souvent loin de la société pour communier avec son Dieu. Après avoir vécu pendant un certain temps parmi le peuple, en travaillant pour leur enseigner par l’exemple, il se retirait, pour passer une saison dans la solitude, la faim et la soif, à la recherche de cette connaissance divine que Dieu seul pouvait donner. En communiant ainsi avec Dieu, Énoch devenait de plus en plus à l’image de Dieu. Son visage était rayonnant d’une lumière sacrée, même comme celle qui brillait du visage de Jésus. Quand il sortait de ces communions divines, même les impies voyaient avec stupeur l’empreinte du ciel sur son visage » – (traduit d’Ellen G. White, Gospel Workers, p. 52). Bien que l’histoire d’Énoch ici soit encourageante et ait quelque chose de puissant à l’endroit de ceux qui choisissent d’avoir des moments de solitude, beaucoup font face à une solitude qu’ils n’ont pas souhaitée. Ils ne veulent pas être seuls. Oui, encore une fois, nous pouvons toujours avoir une communion joyeuse avec le Seigneur, qui est toujours présent, mais parfois nous avons envie de la communion et de la compagnie humaine. Combien est-il crucial que nous, en tant qu’église, soyons prêts à tendre la main à ceux qui peuvent être assis juste à côté de nous le jour du sabbat chaque semaine, mais qui traversent une saison terrible de la solitude. Dans le même temps, si vous passez par un tel moment, cherchez une personne en qui vous pensez avoir confiance, à l’église (ou ailleurs) et le lui faire savoir. Tant de fois, les gens ne peuvent simplement pas voir ce dont souffrent les autres justes en les regardant. C’est facile, du moins pour certaines personnes, de se cacher derrière un masque.


Discussion:


Comment votre église peut-elle apprendre à être plus sensible aux besoins des gens solitaires au milieu de vous?


« Ce n’est pas en vue de mes besoins que je dis cela, car j’ai appris à être content dans l’état où je me trouve. » (Phil. 4:11, NEG). Lisez le contexte étendu des paroles de Paul ici. Comment pouvons-nous apprendre à les appliquer à nous-mêmes? Dans le même temps, pourquoi devons-nous être très prudents dans la façon dont nous citons ce passage à quelqu’un qui est vraiment souffrant?


En classe, parlez de la dernière fois où vous avez fait face à une solitude sévère. Qu’est-ce qui vous a aidé à surmonter? Qu’est-ce qui vous a fait mal? Qu’avez-vous appris qui puisse aider les autres?


Vendredi


(page 36 du guide standard)


Histoire Missionnaire


Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org



Le Président de la Division baptise son père


par Andrew McChesney


Samuel Saw, Président de la Division de l’Asie-Pacifique Sud de l’Église Adventiste du Septième Jour a grandi sans relation avec son père. Les deux n’ont jamais passé du temps ensemble dans leur pays d’origine, Myanmar. Ils ne partageaient pas des idées. « Il ne m’a jamais embrassé », dit Samuel. « J’étais un garçon sans père. »


Samuel, qui était élevé par ses grands-parents, a étudié dans une école adventiste et diplômé comme pasteur du Séminaire Adventiste de Myaungmya, Myanmar, une ville de 280 000 habitants située à environ 225 kilomètres à l’ouest de Yangon, la capitale du Myanmar. Les activités missionnaires étaient difficiles dans ce pays du sud-est asiatique, où seulement 4% de la population est chrétienne. Le pays compte environ 90% de bouddhistes et 4% de musulmans.


En tant que pasteur, Samuel dit à beaucoup de gens, « évangélisez aux membres non chrétiens de votre famille », mais il n’a jamais tendu la main à son propre père. Samuel se maria, eut deux enfants et servit en tant que pasteur administrateur de l’église en Thaïlande, à Singapour et aux Philippines. Quand il était Secrétaire Exécutif de la Division, Samuel participa à une semaine de prière qui l’incita à penser à son père. Il partagea son histoire d’enfance avec le Président et les deux hommes prièrent ensemble. « Vous devez tendre la main à votre père », déclara l’orateur. Samuel pria Dieu de lui donner de la force. Il ressentait la douleur quand il pensait à son père, et il n’avait pas le désir de communiquer avec lui. Il continua de prier – et l’inattendu se produisit.


« J’ai eu le privilège de baptiser mon propre père à l’âge de 76 ans », déclara Samuel. Samuel se souvient encore de ce que son père a dit par la suite. « Fils », dit le vieil homme, « je veux être un chrétien qui va à l’église avec un cantique et une Bible à la main. S’il vous plait achetez un cantique et une Bible pour moi, afin que je puisse les tenir en allant à l’église. » Samuel est à chaque fois plein d’émotion quand il se souvient de son père, émergeant de l’eau baptismale et l’embrassant. « C’était la première fois qu’il m’a embrassé depuis que je suis né », dit-il. Samuel, élu en 2016 comme Président de la Division de l’Asie-Pacifique Sud, dont le territoire s’étend sur 14 pays y compris Myanmar, encourage les autres à demander à Dieu de les aider à surmonter l’amertume et la souffrance.


« Nous sommes de simples êtres humains sans la puissance transformatrice de Dieu », dit-il. « Mais avec Sa puissance, nous pouvons faire la différence dans le monde. »


Partie I: Aperçu


À un certain moment de nos vies, nous gouterons au ressentiment d’être seuls. Comment gérons-nous ces moments? Les questions peuvent être désespérées: « où est tout le monde? Serai-je toujours seul? Où est Dieu? » La Leçon de cette semaine fait remonter notre besoin de compagnie en Éden, où Dieu ne créa pas une seule personne, mais deux. La solitude peut apparaitre à tout moment dans nos vies, peu importe où nous sommes ou ce que nous faisons. Mais elle peut être particulièrement extrême dans certains contextes: être célibataire, mener une vie chrétienne avec un conjoint non chrétien, être divorcé ou perdre un être cher. La leçon offre des perspectives bibliques dans ces moments et encourage l’église à être active dans l’identification des personnes solitaires. Le défi est d’exercer un ministère envers ceux qui souffrent, en nous connectant à eux et en les connectant au Seigneur. Personne ne doit se sentir seul dans le corps de Christ. En fait, tous ceux en Christ qui sont séparés des autres pour une raison quelconque (des relations rompues, une paralysie, la distance, la mort) possèdent l’espoir réconfortant qu’il y aura un jour un grand regroupement dans lequel le mot « seul » deviendra obsolète. En fin de compte, Dieu est la réponse à la solitude humaine. Les rapports humains même, afin d’avoir l’expression la plus saine possible, exigent la présence de Dieu. Il y a peut-être des vaillants qui sentent qu’ils peuvent gérer la vie totalement seuls, sans Dieu ou les autres – que tout ce dont ils ont besoin, c’est eux-mêmes. Le journal d’un jeune homme qui cherchait à vivre totalement seul en Alaska doit avoir amené les gens qui choisissent l’isolement au lieu de la compagnie à faire une pause. Chris McCandless, qui, après avoir vécu près de cent jours seul dans un coin reculé de l’Alaska, aux États-Unis, écrivit sa révélation dans un journal avant de mourir de faim : « LE BONHEUR N’EST RÉEL QUE LORSQU’IL EST PARTAGÉ. » – (traduit de Jon Krakauer, Into the Wild (New York: Anchor Books, 1996, p. 189). C’est le partage de notre vie avec Dieu et entre nous qui enrichit les expériences de toute la vie.


Partie II: Commentaire


L’Écriture:


Le premier problème résolu sur la terre n’était pas celui du péché, mais la solitude (Gen. 2:18). Après neuf reprises de l’Hébreu tov (bon) dans la Création et l’histoire de l’Éden, il y a enfin quelque chose qui est lo-tov (pas bon) dans le paradis. « Il n’est pas bon que l’homme soit seul » (Gen. 2:18).Fait intéressant, l’expression lo-tov (pas bon) n’est plus utilisée jusqu’à ce que Jéthro réprimande Moïse. Encore une fois, c’est toujours une question de solitude. Le fardeau du peuple est trop lourd pour Moïse. Donc, Jéthro dit carrément: « ce que tu fais n’est pas bien... Tu ne pourras pas y suffire seul » (Exode 18:17, 18, LSG). En réalité, et surtout après l’entrée du péché, il est souvent trop accablant de vivre seul. Ce n’est non plus dans le plan de Dieu pour l’humanité que nous soyons seuls. La solitude en Éden était plus que la solitude que nous avons tous vécue à un moment donné, bien que cela l’implique. La solitude d’Adam à certains égards est plus proche de celle d’être isolé sur une ile, privé d’une présence humaine de toute nature. Étant donné qu’Ève était également créée le sixième jour, l’expérience d’Adam d’être le seul homme sur terre a été brève, mais juste assez longtemps pour accentuer son appréciation de sa compagne, nouvellement créée.


Trop souvent, l’histoire d’Adam et Ève est réduite à un commentaire sur le mariage. L’aspect d’être seul qu’il contient, est relégué exclusivement à l’unicité de la vie de célibataire. Mais la création d’Ève ne résout pas un problème d’unicité. Cela a résolu un problème de la solitude humaine. Ève n’était pas seulement une épouse; elle était une amie, une collègue (Gen. 1:28), une compagne spirituelle et le locus de la vie sociale d’Adam, tout comme il l’était pour elle. Ce fait est une bonne nouvelle pour les célibataires. Beaucoup ont été accablés par la proclamation divine « Il n’est pas bon que l’homme soit seul » (Gen. 2:18) et l’ont reçue comme une condamnation indirecte de vie de célibataire. Faux. Nous pouvons être célibataire et pourtant ne pas être seul, en raison de la présence humaine de la famille, des amis et des connaissances dans nos maisons, nos églises et nos lieux de travail. La solitude se révèle également dans la tentation et la chute. Il y a un désaccord parmi les érudits quant au fait de savoir si Adam était présent avec Ève au cours de la tentation du serpent.


L’argument qu’il était présent, s’articule autour de deux points: le texte parlant d’Ève mangeant le fruit et donnant à son mari « auprès d’elle » (Gen 3:6 NEG), et le serpent utilisant les verbes au pluriel, comme s’il parlait à plusieurs personnes. À l’appui de l’absence d’Adam, il est manifestement absent du dialogue et n’apparait ni comme sujet ni comme complément de toutes les phrases dans la narration. Il y a une exclusivité verbale entre Ève et le serpent: « il [le serpent] dit à la femme » (Genèse 3:1, 4) et « la femme dit: au serpent » (Genèse 3:2). L’expression controversée « auprès d’elle » peut être comprise dans un contexte relationnel et non spatial comme dans la façon dont Adam raconta les évènements à Dieu, « la femme que tu as mise auprès de moi m’a donné de l’arbre, et j’en ai mangé. » (Gen. 3:12). Évidemment, « auprès de moi » dans les mots d’Adam signifie « auprès de moi comme ma compagne » et « auprès d’elle » selon les mots du narrateur, signifient probablement la même chose. Le fait que le serpent utilise les pronoms et les verbes au pluriel montre que la cible de Satan était Adam et Ève. L’utilisation des pluriels rendrait d’autant plus surprenant le fait qu’Adam n’ait pas élevé la voix s’il était bien là. Pour une brève étude du sujet, voir Elias Brasil de Souza, Was Adam With Eve at the Scene of Temptation? A Short Note on “With Her” in Genesis 3:6 [Adam était-il avec Ève lors de la scène de la tentation? Une brève note sur « auprès d’elle » dans Genèse 3:6]. Tout comme la solitude n’était pas idéale à la création, de même, elle était un risque lors de la tentation. Nous pouvons conclure qu’« il n’était pas bon pour la femme » d’être seule non plus. La chute pouvait-elle être évitée simplement par Adam et Ève s’ils étaient restés ensemble? Peut-être oui.


Ellen G. White dit: « Les anges avaient prévenu Ève du danger qui la guettait si, au cours de ses devoirs quotidiens dans le jardin, elle se séparait de son mari. En sa compagnie, lui avaient-ils dit, le danger de la tentation sera moins grand que si tu es seule. » –Patriarches et prophètes, pp. 29, 30. Une communauté de foi, même si elle est constituée de deux personnes, dispose d’une force spirituelle et d’une responsabilité. Quand le Seigneur s’approcha d’Adam et Ève après leur péché, ils firent une des actions les plus décevantes et pourtant profondes dans l’Écriture: ils « se cachèrent loin de la face de l’Éternel Dieu » (Genèse 3:8). Le péché a créé une condition d’autodestruction: un désir de vivre seul sans Dieu. Mais Il ne se laisse pas décourager si facilement, et les plaidoyers prophétiques des prophètes hébreux témoignent de ce fait. Dans Sa quête d’une humanité perdue, Dieu a abouti à l’incarnation de Son Fils Emmanuel, Dieu avec nous (Matthieu 1:23). L’incarnation fait l’écho du récit de l’Éden. Après que le péché ait ravagé le monde, Dieu voit qu’il n’est « pas bon » que l’homme « soit seul » (Gen. 2:18); donc, il envoie une « aide », une « semblable à » lui. Le mot « aide » dans la Septante (une traduction grecque de l’Ancien Testament), dans Genèse 2:18 (boethos) est le même mot dans Hébreux 13:6: « Le Seigneur est mon aide. » Mais au lieu de succomber aux tentations du « serpent » (Matthieu 4:1-11), Jésus résista jusqu’à verser Son sang, « en luttant contre le péché » (Heb. 12:4, LSG), afin qu’un jour nous puissions tous entendre une « forte voix qui [dira]: Voici, le tabernacle de Dieu avec les hommes, et Il habitera avec eux, et ils seront Son peuple, et Dieu Lui-même sera avec eux. » (Apoc. 21:3), et ils ne seront plus jamais seuls.


Réflexion


Certains ont demandé, « si Dieu est si grand, pourquoi Sa compagnie n’a pas suffi à satisfaire les besoins d’Adam, excluant la nécessité de la création de la femme? » C’est une question à laquelle il convient de réfléchir, mais l’expérience montre que la question peut être répondue sans problème. Le fait que Dieu soit totalement suffisant pour nous de façon individuelle, anticipe et nous prépare à entrer en relation avec les autres. De cette façon, notre approche dans les relations humaines viendra d’une posture d’intégrité plutôt que de l’indigence ou du désespoir. Souvent, d’autres, en particulier les partenaires romantiques, cherchent inconsciemment à combler les besoins que seul le Créateur peut satisfaire. C’est mieux d’avoir l’eau qu’une fois prise, on n’aura plus soif, comme le dit Jésus (Jean 4:14, LSG). Pourquoi? Parce que cela devient une « source d’eau » dans l’individu. Jésus et/ou Son message est cette eau. Sans elle, les relations peuvent devenir asymétriques, ou pire, idolâtres. L’idée précédente est à l’origine du traitement des divers scénarios de la solitude dans la leçon: être célibataire, perdre un(e) époux(se), par le divorce ou la mort, être spirituellement célibataire. La façon particulière de traiter ces diverses expériences est unique. Bien qu’elles peuvent être extrêmement difficiles, elles sont supportables par la connaissance que nous avons un Dieu qui est présent (Actes 17:27), qui voit ce que nous traversons (Gen. 16:13), et qui promet de ne jamais nous laisser seuls (Deut. 31:6, Matthieu 28 : 20).


Partie III: Application


Le degré auquel nous sommes totalement convaincus de la vision du monde chrétien, avec un Dieu personnel et profondément investi au centre, est le degré auquel la solitude désespérée peut être atténuée. Nous nous sentons tous seuls parfois. Il n’y a rien de mal en soi à cette expérience. Si Dieu est réel pour nous, nous devrions être en mesure de parler de cette solitude avec un sens de la présence de Dieu. Témoigner de ce fait peut aider les gens dans votre classe de l’école du sabbat. Donnez-leur l’occasion de partager des expériences sur la façon dont Dieu a œuvré dans leur vie durant les périodes de solitude. Voici quelques autres questions qui nous incitent à penser à l’intersection entre Dieu, nous, la solitude et l’église:


  1. Le philosophe et théologien Abraham Heschel a intitulé ses deux livres sur la philosophie de la religion: Man Is Not Alone [L’homme n’est pas seul] et God in Search of Man [Dieu à la recherche de l’homme]. N’est-ce pas plus difficile de se sentir seul quand vous croyez passionnément que quelqu’un vous poursuit? De quelles manières avez-vous vu Dieu vous poursuivre dans votre vie?

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  1. Alors que les sociétés du monde entier avancent vers la laïcité, plus de gens découvrent le monde en terme exclusivement naturaliste (seule la nature et les lois de la nature existent, à l’exclusion du surnaturel ou de Dieu). Ce point de vue a un prix. Si le naturalisme est vrai, nous sommes vraiment seuls dans cet univers. Comment les chrétiens peuvent-ils exploiter le désespoir existentiel que le naturalisme produit afin de conduire les gens à Dieu?

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  1. Alors que le monde isole souvent les gens en fonction des apparences, de l’ethnie et de la classe sociale et économique, l’église est appelée à embrasser tendrement ces mêmes personnes (Galates 3:28). Comment une église locale peut-elle s’organiser pour que les personnes aux prises avec la solitude n’abandonnent pas l’église?

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*27 Avril – 3 Mai


De sages paroles pour les familles


Sabbat Après-Midi


Lecture de la semaine: Prov. 5:3-14; Matthieu 19:5; 1 Cor. 7:3, 4; Prov. 13:22; 14:26; 17:22; 23:13; 31:10-31.


Verset à mémoriser: « Confie-toi en l’Éternel de tout ton cœur, et ne t’appuie pas sur ta sagesse; reconnais-Le dans toutes tes voies, et Il aplanira tes sentiers. » (Pro. 3:5-6, NEG).


Quelle que soit la saison de la vie que nous traversons actuellement, nous tous, bien sûr, avons commencé avec une mère et un père, quel que soit le genre de relation que nous avions eu avec eux après notre naissance. En revanche, certaines personnes, à part le fait d’avoir des frères et sœurs ou autres parents, n’ont jamais eu de famille que celle dans laquelle ils ont grandi.


Quelle que soit notre situation, quelle que soit notre phase de la vie, le livre des proverbes contient une combinaison d’instructions, des poèmes, des questions et des dictons. Les relations familiales sont directement adressées, et d’autres paroles de sagesse, même prononcées hors du cadre familial, peuvent s’appliquer à la famille. Le livre des Proverbes, en effet, est vu comme un document familial dans lequel les clefs pour une vie pieuse sont transmises de parent à enfant. Tout comme les parents peuvent écrire une lettre de conseils à un fils ou une fille qui rentre à l’université, ou qui déménage dans un logement séparé, ou qui a trouvé un emploi loin de chez eux, ainsi, Proverbes est adressé de père à fils: « Écoute, mon fils, l’instruction de ton père, et ne rejette pas l’enseignement de ta mère » (Prov. 1:8, NEG). Le livre de Deutéronome instruit les parents à partager leurs convictions avec la prochaine génération. C’est ce que fait le livre des Proverbes. Dans l’exhortation du père, nous entendons la voix du Père céleste nous appelant à apprendre.


* Étudiez cette leçon pour le sabbat 4 Mai.



Leçon


5


(page 38 du guide standard)


28 Avril


Aimer celle qui convient


Faites la liste des problèmes et des conséquences impliqués dans une relation sexuelle avant le mariage ou extraconjugale telle que représentée dans Proverbes 5:3-14.


La personne pieuse réserve son affection profonde et son intimité sexuelle pour le mariage. Ces paroles sont spécifiquement adressées aux hommes dans les proverbes, mais la même idée se rapportant aux femmes s’exprime dans le Cantique des Cantiques (voir Can. 4:12-15). Le puissant attrait de l’amour illicite doit être pesé dans une balance en opposition aux conséquences horribles de ce péché. Les relations sexuelles occasionnelles manquent d’engagement, et, par conséquent, sont loin de la vraie intimité. Les ressources matérielles, physiques et émotionnelles sont gaspillées. Plus important, nous répondrons à Dieu des choix opérés dans la vie.


L’intimité sexuelle, l’un des plus grands dons de Dieu à l’homme, est un privilège exclusif au mariage (Matthieu 19:5; 1 Cor. 7:3, 4; Hébreux 13:4). Dans les proverbes, l’imagerie d’une eau nourrissante et abondante est utilisée comme un symbole délicat du plaisir et de la satisfaction qu’un couple marié devait partager dans leur amour. Ceci est en contraste avec les déchets qui en résultent lorsqu’il y a infidélité. L’expression « la femme de ta jeunesse » (Prov. 5:18, LSG) indique que, même lorsque les deux vieillissent, leur engagement doit continuer. Un mari est toujours ravi (« enivré », Prov. 5:19) des charmes de son épouse.


Dans notre condition humaine déchue, les instincts sexuels peuvent amener les gens loin de la conception divine de la sexualité. Cependant, Dieu a aussi donné à l’humanité le pouvoir de raisonner et de choisir. Si ces tentations ne sont pas continuellement refoulées, elles peuvent devenir écrasantes. Un engagement ferme à respecter la conception divine de la sexualité dans le mariage peut empêcher le développement des relations sexuelles illicites. Le choix de la fidélité au dessein de Dieu sur la sexualité dans le mariage est non seulement prudent, mais aussi porte sa propre récompense généreuse.


Si vous connaissez quelqu’un aux prises avec les tentations sexuelles qui peuvent détruire son mariage, quel conseil lui donneriez-vous?


Dimanche


(page 39 du guide standard)


29 Avril


Un appel aux pères


Notez les qualités du caractère des pères décrits dans les Proverbes qui peuvent avoir des conséquences à long terme pour les enfants.


Prov. 13:22; 27:23, 24


Prov. 14:26


Prov. 15:1, 18; 16:32



Prov. 15:27


Prov. 29:17


Les caractères des pères ont un impact direct sur l’héritage qu’ils transmettent à leurs enfants. Les enfants espèrent de leurs pères du soutien, de l’affection dévouée, de l’orientation et de la modélisation. Le livre des Proverbes loue les pères qui sont des pourvoyeurs fiables et de sages gestionnaires des ressources familiales. Nombreuses sont les voies par lesquelles « celui qui est avide de gain trouble sa maison » (Prov. 15:27, NEG); les pères doivent tenir compte de ces paroles et accorder la priorité à la famille. Les pères qui craignent Dieu cherchent à être patients et à contrôler leurs émotions. Ils respectent la dépendance de leurs enfants. En disciplinant leurs enfants, ils font attention à ne pas abuser de leur position d’autorité. Plus important, ces pères veulent suivre Dieu, être contrôlés par Son amour et par l’enseignement de Sa parole, afin qu’ils puissent guider leurs enfants dans le droit chemin.


En fin de compte, la chose la plus importante qu’un père peut faire pour ses enfants est d’aimer leur mère. Sa fidélité et son affection continue pour elle, ou leur absence, ont un effet révélateur sur le bienêtre des enfants, même à l’âge adulte.


Dans Proverbes, la loyauté envers Dieu, la fidélité dans le mariage et la famille, et l’intégrité dans la vie personnelle et communautaire, sont les thèmes principaux. La réussite en toute chose dépend de la condition du cœur individuel. Les attractions du péché – en rapport au sexe, à la paresse, à la richesse, ou à la puissance – abondent, mais le mari et père sage regarde à Dieu pour trouver de l’aide afin de toujours faire les bons choix.


Comment les principes moraux exprimés ici sont-ils importants pour tout le monde? Comment vos actions, soit bonnes ou mauvaises, ont-elles touché d’autres, en particulier les enfants? De quelles façons vous devrez peut-être être plus prudent?


Lundi


(page 40 du guide standard)


30 Avril


Correction avec amour


Qu’enseigne Proverbes sur l’importance de la discipline et de la correction d’un enfant? Prov. 10:17; 23:13, 14; 29:1; 29:15.


Les parents disciplinent parfois leurs enfants pour leur faire comprendre ce qu’est un comportement socialement inacceptable, pour punir la désobéissance, ou même pour exprimer leur mécontentement face à un acte. Mais quelle est l’intention de Dieu au sujet de la discipline pour ces jeunes membres de Sa famille? Proverbes définit la discipline dans le contexte de l’espoir pour l’avenir (Prov. 19:18). Les parents pieux savent que les enfants ont une nature pécheresse. Seule la puissance de Dieu peut les aider dans cette tâche, et cette puissance est Christ (voir Ellen G. White, Éducation, p. 29). La mission de la parentalité chrétienne, y compris la discipline, est de conduire les enfants à Dieu.


Prendre soin d’une nouvelle plante. À travers Christ, la discipline est considérée, non pas comme une punition, ni une expression de l’autorité, mais comme une correction rédemptrice. Le plan de Dieu est que les parents aimants, connaissant la force du péché, guident les pas de leurs enfants à Christ. Les parents aimants corrigent gentiment et fermement, retiennent et guident les enfants dès la petite enfance, autant qu’un horticulteur offre un soutien à un arbre nouvellement planté, jusqu’à ce qu’émerge la maitrise de soi et que le jeune commence à avoir confiance en Dieu et coopérer avec le plan divin pour le salut, la croissance et la maturité.


Quel message pour les parents trouvons-nous dans Proverbes 13:24; 23:13, 14?


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Tout compte fait, quelques versets seulement mentionnent « la verge » ou « le bâton » (heb. shebet) dans le cadre de la discipline des enfants. Il y a une notion populaire chez les chrétiens que les parents doivent utiliser la verge tout comme le berger céleste pour guider son troupeau (Psaume 23:4). Toutefois, l’Écriture décrit plus l’enseignement patient, la modélisation, la bonne communication et les relations étroites comme moyens d’influence du changement chez les enfants (Deut. 11:18, 19). Le sentiment de l’enfant d’être aimé par son ou ses parents est vital pour que la discipline ait son effet désiré dans la correction et la rédemption (Prov. 13:24).


Si la discipline a raté son but en étant trop sévère ou mal comprise, comment les parents peuvent-ils ramener leurs enfants à la raison?


Mardi


(page 41 du guide standard)


1er Mai


La vie est-elle mieux sur le toit


En quoi le livre des Proverbes décrit-il avec humour quelques ennuis de la vie domestique? Prov. 21:9, 19; 27:15, 16. Quel est l’effet de cet humour?


Un certain nombre de proverbes décrivent la façon dont nous nous traitons mutuellement en étroites relations. Ils sont significatifs par le fait qu’ils éclairent l’esprit, tels que l’ami insensible qui « [chante] des chansons à un cœur affligé » (Prov. 25:20, FBJ) et un membre de la famille qui bénit « à grands cris et tôt le matin » ceux qui continuent de dormir (Prov. 27:14, LSG). Les épouses qui lisent ces versets sur les femmes litigieuses peuvent être tentées d’ajouter quelques « Proverbes » sur les hommes! Elles peuvent rétorquer que ces dictons perpétuent le problème de ces Proverbes en ciblant uniquement les femmes, alors que les hommes, qui partagent la responsabilité de la maison, sont également capables d’afficher des comportements litigieux. (Imaginez ce que cela doit avoir été de vivre dans la maison de Caïphe ou d’Anne!)


Un cœur joyeux aide. Avoir un sens de l’humour dans la vie de famille est une bonne chose. L’humour lubrifie les mécanismes de la vie, contribuant ainsi à réduire le stress et les tensions. « Un cœur joyeux est un bon remède, mais un esprit abattu dessèche les os » (Prov. 17:22, LSG). Proverbes mélange un peu de son propre médicament tout au long de l’ouvrage et nous permet de rire de quelques comportements qui agacent et qui irritent. Peut-être après avoir ri un peu (ou si nous n’arrivons pas à digérer la blague au cas où elle nous concerne), nous serons mieux placés pour parler des habitudes ou des comportements qui nous irritent. Cependant, l’humour ne doit pas être utilisé pour minimiser ou ignorer les questions nécessitant une attention sérieuse.


Un peu de fièvre peut être symptomatique d’une infection chronique. Se quereller, s’insulter et se plaindre peut signaler qu’un ou quelques membres de la famille expriment une certaine colère, peut-être liée aux difficultés de la mutualité ou de la communication dans la relation. Le membre plaignant essaie de compenser la force, le contrôle et le refus de l’autre de communiquer. Si l’infection est guérie, les symptômes vont disparaitre. Dans les familles, plutôt que d’éviter le problème ou les autres, les membres doivent s’appuyer sur leur amour pour le Seigneur et leur engagement mutuel pour communiquer leurs besoins et leurs sentiments, en allant à la racine de leur colère pour résoudre le problème.


Pourquoi le rire est-il si important pour le foyer? Comment peut-il être utilisé de la bonne manière, ou comment peut-il être perverti et utilisé pour le mal? Apportez votre réponse à la classe.


Mercredi


(page 42 du guide standard)


2 Mai


Une femme opulente


Le livre des Proverbes clôt avec des louanges à une femme de noble caractère. Identifiez les caractéristiques et les qualités qui sont louées. Prov. 31:10-31.


La femme décrite est spéciale, de même que la poésie. Chaque vers depuis Proverbes 31:10 commence avec l’une des 22 lettres de l’alphabet hébraïque. On sent de cet hommage à une femme vertueuse que même l’alphabet national fournit à peine un cadre suffisant pour faire correctement ses éloges!


L’accent des Proverbes sur le fait de marier un bon partenaire se reflète dans les maximes des rabbins: « la maison d’un homme c’est sa femme ». « Une femme de caractère noble est la couronne de son mari, mais une femme querelleuse est comme la carie dans ses os » (Prov. 12:4). À la fin des Proverbes, de nombreuses caractéristiques sont moulées dans le portrait d’une seule: la fabrication de vêtements, l’achat d’immobilier, l’agriculture, la maison et la gestion financière. Pendant ce temps, elle s’occupe bien de sa famille. On l’aime et on la loue.


On ne devrait pas espérer trouver tous ces talents chez chaque femme, ce n’est non plus un plan par lequel les maris doivent mesurer leurs épouses. Plutôt, en décrivant ces capacités et ces qualités, Proverbes transmet ce qui est plus important et universellement pertinent pour les femmes, de même que les hommes: la confiance, la compassion, la fiabilité, la fidélité, la gentillesse et le travail. Le secret d’une telle vie, selon Proverbes 31:30, est qu’elle craint « le Seigneur » (LSG).


Dans Proverbes 31:10, le mot pour « vertueuse », ou « de caractère noble », signifie « force », « vigueur » ou « richesse ». Il est traduit comme « richesse » dans Psaume 62:10 et décrit « Les hommes vaillants » de Josué (Josué 1:14). Boaz félicite Ruth avec le mot « vertueux » (Ruth 3:11). Dans Proverbes 31:10, il y a un jeu de mots sur le concept de « richesse ». La vraie richesse réside dans le caractère, l’intégrité et la crainte du Seigneur. Cela dépasse largement la valeur des pierres précieuses.


Quelles sont les femmes de valeur et de vertu qui ont influencé votre vie? Comment élargiriez-vous la liste des qualités, des vertus et des compétences d’une femme pieuse?


Jeudi


(page 43 du guide standard)


3 Mai


Réflexion avancée: Gardez votre cœur au ciel. « Les chrétiens devraient garder diligemment leur cœur. Ils devraient cultiver un amour pour la méditation et chérir un esprit de dévotion. Beaucoup semblent négliger les moments passés dans la méditation, l’étude des Écritures et la prière, comme si le temps ainsi occupé était un moment perdu. Je souhaite que vous tous voyiez ces choses à la lumière que Dieu vous donne; alors vous mettrez le royaume des cieux en premier dans votre vie. Garder votre cœur au ciel donnera de la vigueur à toutes vos grâces et mettra de la vie dans toutes vos activités. Discipliner l’esprit pour se focaliser sur les choses célestes mettra la vie et le sérieux dans tous nos efforts... Nous sommes des nains dans les accomplissements spirituels... Éphésiens 4:13 » – (traduit d’Ellen G. White Comments, The SDA Bible Commentary, vol. 3, p. 1157).


Discussion:


Beaucoup de chrétiens trouvent un réseau de groupe de soutien utile lorsqu’ils cherchent à « surveiller leurs cœurs » contre la tentation. En quoi cela peut-il augmenter la prière, l’étude de la Bible et la dépendance à l’Esprit Saint? Dans certains cas, pourquoi serait-il une bonne idée de chercher de l’aide professionnelle si quelqu’un se bat vraiment contre des tentations qui l’entrainent dans le péché, et il semble incapable de l’arrêter?


En tant que classe, lisez vos réponses à haute voix à la question finale de mercredi. Discutez des conséquences de vos diverses réponses. Tout comme tant de choses merveilleuses que Dieu nous a données, comment le rire et l’humour peuvent-ils être pervertis et tordus pour devenir dangereux?


Contrairement à Proverbes 31, quelles qualités la culture contemporaine tend à exalter chez les femmes? Comment pouvons-nous en tant qu’individus, éviter de participer à cette même attitude dégradante?


En général, quelles sont certaines des attitudes culturelles de la vie de famille dans votre société directement en conflit avec les principes bibliques de la vie familiale? D’autre part, y a-t-il certaines attitudes culturelles parallèles aux principes bibliques? Dans l’affirmative, quelles sont-elles et comment peuvent-elles être utilisées pour renforcer nos familles?


Vendredi


(page 44 du guide standard)


Histoire Missionnaire


Le bébé arrive!


par Andrew McChesney


Un médecin priant pour être utilisé par Dieu après avoir entendu un sermon du sabbat sur la mission dans les villes, fait accoucher soudainement un bébé dans le garage du siège mondial de l’Église Adventiste en Amérique. Dr Yvette C. Ross Habron a fait accoucher un garçon en bonne santé dans la voiture des parents, qui se précipitaient pour arriver à l’hôpital, mais furent bloqués dans le stationnement de l’Église Adventiste à Silver Spring, Maryland, après être perdus.


Yvette dit qu’elle croit que c’est Dieu qui a planifié les évènements. « La plus belle occasion en réponse à nos prières était orchestrée par le Maitre », dit-elle.


Yvette avait commencé à prier sur la façon de mieux servir Dieu, après avoir entendu Ted Wilson, président de l’Église Adventiste, prêcher lors des réunions annuelles en 2017 au siège de la Conférence Générale de l’Église. Le dirigeant de l’Église Adventiste avait fait appel à un effort renouvelé pour atteindre les gens dans les villes et il a évoqué la nécessité pour les médecins et autres professionnels de la santé à s’impliquer dans l’œuvre missionnaire auprès des habitants de la ville.


Cinq jours après le sermon, Yvette et son mari étaient à voiture devant le siège de l’Église Adventiste quand ils ont vu un homme sauter de sa voiture dans le parking, sortant frénétiquement de sa voiture et courant autour d’elle. Ayant descendu la vitre, elle entendit l’homme crier, « le bébé vient! » Puis elle entendit les cris de la femme enceinte dans la voiture.


« Mon mari et moi avions immédiatement dévié dans l’allée », dit-elle. Quelques instants plus tard, le bébé était né. Quand Harold téléphonait les auxiliaires médicaux, le nouveau père retira ses lacets de ses chaussures de tennis et trouva une paire de ciseaux dans la voiture. En suivant les instructions d’Yvette, il attacha et coupa le cordon ombilical. Yvette enveloppa le bébé dans une couverture de sa voiture et s’assura qu’il était confortable et respirait très bien. Le service de sécurité de la Conférence Générale arriva et favorisa un environnement calme. Après une courte période, les ambulanciers amenèrent la mère et le bébé en toute sécurité à l’hôpital.


Plus tard ce jour-là, Yvette se rendit chez la mère à l’hôpital et tint encore une fois le bébé dans ses bras. La mère dit avec enthousiasme aux infirmières que Dieu avait envoyé un ange pour l’assister dans le garage.


« Je ne sais d’où elle venait », dit la mère. « Je viens de regarder, et la voilà. » Yvette dit qu’elle n’a aucun doute que ce qui s’est passé dans le parking était une réponse à la prière. « Mon mari et moi attribuons tout au dessein de Dieu », dit-elle.


Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org


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Partie I: Aperçu


La vie familiale est difficile. Nous avons besoin de toute l’aide nécessaire. Le verset à mémoriser de la semaine implique que nous devons avaler notre fierté et « ne pas nous appuyer sur notre propre sagesse. » (Proverbes 3:5). Nous devons être honnêtes et reconnaitre que nous avons besoin d’une aide extérieure, celle du Seigneur, pour être de bonnes mères, de bons pères, de bons fils et de bonnes filles. Le livre des Proverbes est un trésor inestimable dans la compréhension de la vie familiale; la leçon cherche donc une orientation « sage » sur ses pages. La création d’une famille commence avec deux personnes choisissant de s’engager l’un envers l’autre pour la vie. Que les enfants le veuillent ou non, les parents sont souvent dans une bonne position pour les conseiller sur qui serait ou ne serait pas, un(e) bon(ne) époux(se). Le livre des Proverbes a beaucoup de conseils sur celle avec qui ne pas s’associer, généralement désignée comme la femme étrangère (Prov. 2:16-19, 5:3-14, 7:4-27). Mais ce n’est pas difficile d’appliquer les mêmes principes afin d’éviter le mauvais homme. Peut-être le fait que seule la « femme étrangère » soit mentionnée, et non pas l’« homme étranger », est compensé, en partie, par le fait que les Proverbes se terminent par un hommage à la « femme vertueuse » (Prov. 31 : 10-31). Les actions des parents auront des conséquences directes sur le caractère de leurs enfants. Combien il est important alors, que leur influence soit prudente et mesurée (Prov. 15:1). Bien que le manque de discipline soit considéré comme une ruine pour un enfant (Prov. 23:14), le contexte de l’alliance est que les parents soient régis par leur amour pour Dieu. Sous cette influence, les enfants doivent être enseignés sur le Dieu de leurs pères (Deut. 6:4-9).


Partie II: Commentaire


Introduction théologique


Dieu est un preneur de risque. Il créa volontairement des agents moraux libres avec la capacité de L’aimer ou de n’avoir aucun égard pour Lui. En un sens, Dieu a perdu Son propre pari. Son univers s’est rebellé. Il a perdu Ses anges. Il a perdu Ses humains. Pire encore, Son propre Fils a été assassiné par ceux-là, qu’Il a créés. Pourtant, pour Dieu, tout cela était le prix à payer pour avoir une famille. Y a-t-il une institution dans l’existence qui ait des réalités contradictoires comme la famille? D’une part, elle peut apporter l’apex de la sécurité et de l’amour. D’autre part, elle peut être source de la douleur et du ressentiment les plus profonds, elle peut masquer la violence la plus choquante et défigurer les âmes de sa progéniture. Quand nous commençons nos propres familles, nous participons au risque divin de créer des relations. Nous choisissons un(e) conjoint(e), au départ, c’est un grand inconnu pour nous avec un avenir incertain, à qui nous voulons lier notre vie pour toujours. Nous avons des enfants qui sont des « faisceaux de joie. » Mais bientôt, on se rend compte qu’ils sont également des faisceaux de potentialités dans lesquels cette joie initiale est, soit prolongée, soit dissipée dans la douleur et le chagrin. Et pourtant, nous, tout comme Dieu, continuons à fusionner nos vies avec d’autres pour créer des familles.


Pourquoi? Peut-être les paroles d’une chanson de Bob Bennet cache une vérité sur laquelle il convient de réfléchir: « L’amour est le seul risque qui vaut la peine. » Lorsque Dieu, dont l’essence même est l’amour (1 Jean 4:8), nous a façonnés à Son image (Gen. 1:26), le désir d’aimer et d’être aimé s’est gravé de façon indélébile dans notre nature. Bien que le péché ait semé ce chaos dans la création, il a même du mal à effacer l’amour en tant qu’éthique suprême au sein de l’humanité. Combien de personnes sur la planète pourraient honnêtement dire qu’elles préfèrent une vie sans aucune manifestation d’amour? On peut les compter aux bouts des doigts. Étant donné que les familles sont la source de l’amour relationnel, elles sont omniprésentes. Dieu l’a voulu ainsi (Gen. 1:28, 2:24). L’amour familial peut nous amener à entendre les premiers chuchotements de l’amour que Dieu éprouve pour nous.


Ellen G. White affirme que « Par l’intermédiaire de la nature et par des preuves d’un amour plus tendre et plus profond que le cœur humain n’en peut concevoir, il s’est efforcé de se révéler à nous. » –Le meilleur chemin, p. 8. Il n’est pas étonnant, alors, que la famille soit devenue une cible que Satan veut détruire. C’est pour cette raison que nous avons besoin des représentations familiales multidimensionnelles de Dieu comme un Père et un Mari (Exode 4:22, Jérémie 31:32) et Jésus comme un Fils, un Époux et un Frère (Jean 3:16, Marc 2:19, Rom. 8:29). En effet, toute indication sur le caractère de Dieu (qui est amour) nous fournit le repère pour cultiver un amour au sein de nos propres familles. Le livre des Proverbes est la tentative courageuse d’un roi de transmettre à ses enfants un héritage de la sagesse divine. Que son héritage ait un écho favorable dans nos familles reflétant le rêve de Dieu d’une création réunie – une famille universelle regroupée, soutenue par Son amour.


L’Écriture


Peut-être la leçon la plus importante du livre des Proverbes est qu’il y a un livre des Proverbes. Le message implicite à toutes les générations est: « Parents, parlez à vos enfants! » Remarquez que quand Moïse annonçait à Israël les commandements de Dieu, il dit que ces paroles doivent être dans nos cœurs. Il dit aussi que ces paroles doivent être dans les cœurs de nos enfants (Deut. 6:4-7). « Tu les inculqueras à tes enfants » est la façon dont Louis Segond traduit le terme hébraïque shaman, qui provient soit d’une racine signifiant « répéter » (par exemple, « Tu les répèteras à tes fils, tu les leur diras » [Bible de Jérusalem]) ou une racine signifiant « aiguiser » ou « graver » (par exemple, enseigner efficacement, comme dans « tu les enseigneras à tes enfants » [BFC]).


La répétition et la gravure profonde des commandements en ce qui concerne l’enseignement des enfants peuvent s’adapter au contexte. Alors, comment devra-t-on partager avec les enfants d’une manière significative (1) les sages proverbes du roi Salomon, (2) les histoires palpitantes d’Israël et (3) les commandements et les principes de la loi de Dieu? En revenant au modèle de gravure répétitive de Deutéronome sur l’enseignement, on voit que le reste du verset nous dit probablement comment faire exactement cela. Tu « en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras. Tu les lieras comme un signe sur tes mains, et ils seront comme des fronteaux entre tes yeux. » (Deut. 6:7, 8, LSG). Assis, marcher, se coucher et se lever, dans un sens figuré, visent à couvrir toutes les différentes positions et les contextes dans lesquels nous pouvons nous trouver au cours de la journée. Ces activités couvrent également toute la journée. Ainsi, dans toutes les expériences diverses de la journée entière, maman et papa sont simplement en train de parler (dabar), converser, murmurer ou même chanter les paroles de Dieu.


Les enfants écoutent et sont transformés. Mais les parents ne parlent pas seulement de Dieu et de Ses paroles au profit des enfants. N’oubliez pas, toutes les paroles commandées doivent tout d’abord être « sur ton cœur »; autrement dit, le cœur des parents. L’idée que ces mots doivent rester dans l’esprit « comme des frontaux entre [ses] yeux » renforce l’impératif du cœur. C’est ce que les parents envisagent déjà. Mais, même les avoir à l’esprit n’est pas suffisant. Si les parents veulent que leur religion et leur obéissance à Dieu soient transmises à leurs enfants, Ses lois doivent être liées « comme un signe sur [leur] main. » Les actions des parents doivent faire connaitre ce à quoi ressemblent les lois de Dieu, exprimées à travers la vie humaine. Dans le cas contraire, toutes les paroles de Dieu seront contre productives. En conséquence, les enfants resteront les bras croisés et seront bien dégoutés du spectacle historique de l’hypocrisie parentale devant eux.


L’Écriture


Quand le Seigneur ordonna que la Pâque soit observée sur la nouvelle terre, Il pensait à long terme et voulait que les parents soient prêts à expliquer quand les enfants se renseignent sur la cérémonie (Exode 12:26). Peut-être que c’est le but de la cérémonie en premier lieu – de générer cette curiosité à nos enfants afin qu’ils commencent à faire ce que tous les parents qui craignent Dieu espèrent qu’ils commencent à faire: poser des questions sur Dieu et Ses voies. En outre, la question que les enfants posent ne peut simplement pas être « Que signifie cet usage? » mais « Que signifie pour vous cet usage? » (Exode 12:26, LSG). Si c’est le cas, alors les parents ne peuvent s’en tirer en donnant simplement une réponse théorique ou en citant un autre texte de la Bible. Les enfants ne peuvent pas voir ou entendre directement Dieu, mais ils regardent et écoutent leurs parents. Que maman ou papa partagent par expérience ce que Dieu et Ses lois signifient pour eux peut ajouter du poids à leurs réponses et peut-être contribuer à un moment familial inoubliable. Peut-être que ce modèle est l’idéal pour le transfert du corpus de connaissances bibliques à la prochaine génération. « Qu’est-ce que cela signifie? » doit idéalement être suivi d’une réponse à la question « Que signifie cette cérémonie dans ma vie? »


Partie III: Application


L’Église Adventiste du Septième Jour est une communauté riche en informations. Nous accordons de l’importance aux connaissances bibliques générales, aux prophéties et aux innombrables conseils d’Ellen G. White. L’église, dans l’esprit de Salomon à ses enfants, passe par la leçon de cette semaine pour donner des idées sur comment faire pour avoir la meilleure famille possible. De peur qu’on ne se sente accablé avec trop de conseils, les sections scripturaires dans l’édition des moniteurs se sont concentrées sur comment la Bible elle-même donne des indices pour communiquer la sagesse divine en tant qu’héritage. Cette partie a utilisé des passages qui se rapportent principalement aux enfants, mais les principes sont bénéfiques pour tous les membres de la famille. En outre, il y a des textes qui font des remarques similaires, mais ne disent rien sur les enfants ou la famille (par exemple « Que ce livre de la loi ne s’éloigne point de ta bouche, médite-le jour et nuit, pour agir fidèlement selon tout ce qui y est écrit. » Josué 1:8, LSG). N’oubliez pas de mettre l’accent sur ce point pour les célibataires et les parents sans enfants, de peur qu’ils aient l’impression que ces leçons ne s’appliquent pas à eux.


Voici quelques idées sur la façon d’intégrer le livre des Proverbes dans la vie familiale:


  1. Remarquez qu’il y a trente et un chapitres dans le livre des proverbes – un chapitre pour chaque jour du mois, avec un peu d’effort pour couvrir le reste. Demandez aux membres de votre classe de lire un chapitre par jour pour leur culte du matin et invitez chacun à partager son proverbe favori.

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  1. Encouragez les membres de votre classe à organiser leur propre conseil de famille dans lequel chaque personne dans leurs familles respectives soit invitée à partager des luttes ou des préoccupations sur les évènements qui surviennent dans leur vie. Compte tenu du fait que le livre des Proverbes touche une grande variété de sujets, conseillez les membres de voir s’il y a un proverbe ou deux qui se rapportent à l’une des luttes partagées dans leurs conseils de famille. Suggérez que la famille puisse ensemble mémoriser un proverbe pertinent.

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Commentaires pour les moniteurs


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Juliana Santos Ferreira


Qu’est-ce qu’une fille de 12 ans au Brésil, un bébé missionnaire dont les parents travaillent dans un pays enclavé, et une fille de 3 ans en Argentine, ont en commun? Ils sont unis par la mission dans la Division de l’Amérique du Sud, qui recevra l’offrande du treizième Sabbat ce trimestre.


Lisez la suite dans les rapports missionnaires trimestriels des adultes (bit.ly/adultmission) et des enfants (bit.ly/childrensmission).


Merci de soutenir la mission adventiste par vos prières et vos offrandes missionnaires de l’école du sabbat.


Unis par la Mission


Ezekiel Fer nandez


Abigail Darrichón Quinteros


Réveil


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* 4-10 Mai


Le chant d’amour royal


Sabbat Après Midi


Lecture de la semaine: Cantique des cantiques (tout le livre); Genèse 2:7; 1 Corinthiens 7:3-5; Jean 17:3; 1 Jean 1:9; Rom. 1:24-27; Gal. 5:24.


Verset à mémoriser: « Mets-moi comme un sceau sur ton cœur, comme un sceau sur ton bras; car l’amour est fort comme la mort, la jalousie est inflexible comme le séjour des morts; ses ardeurs sont des ardeurs de feu, une flamme de l’Éternel. » (Cantique des cantiques 8:6, NEG).


L’une des plus grandes saisons de la vie est le mariage. Encore une fois, ce n’est pas tout le monde qui se marie, mais pour ceux qui le font, le mariage apporte à la fois des difficultés et des bénédictions particulières. Parmi ces bénédictions se trouve le don merveilleux de la sexualité. Ce don est une puissante expression d’amour, s’il est pratiqué au bon moment et au bon endroit.


Contrairement aux idées populaires, la Bible n’est pas contre le sexe. Elle est contre l’utilisation abusive de ce merveilleux don du Créateur aux êtres humains.


En fait, le Cantique des cantiques, l’un des plus petits et peut-être l’un des livres les moins lus de la Bible, décrit la relation entre une jeune mariée, la Sulamithe, et son bienaimé, qui est soupçonné d’être le roi Salomon lui-même. Le livre dévoile les mystères de l’intimité et des plaisirs de l’amour conjugal dans le mariage. Bien que le Cantique des cantiques soit souvent traité allégoriquement comme un symbole de la relation entre Dieu et Son peuple ou entre Christ et l’église, c’est avant tout un poème sur l’amour qu’on trouve dans la relation humaine très réelle entre un homme et une femme.


Cette semaine, nous allons étudier le mariage tel que dépeint dans ce livre de l’Ancien Testament.


* Étudiez cette leçon pour le sabbat 11 Mai.



Leçon


6


(page 46 du guide standard)


5 Mai


Une vie indivisible


D’après les passages suivants, comment pouvez-vous qualifier le point de vue de la Bible sur le corps humain? Genèse 2:7; Psaume 63:1; 84:2; 1 Corinthiens 6:19, 20; 1 Thess. 5:23.


Certaines religions croient au dualisme, une philosophie qui considère le corps humain comme un problème pour la vie de l’esprit. Autrement dit, le corps est réputé mauvais tandis que « l’esprit » est considéré comme bon. Dans l’Écriture, cependant, le corps humain, y compris ses caractéristiques sexuelles, fait partie intégrante de l’être tout entier. La vie est « corps » et « esprit » (voir Genèse 2:7). Le psalmiste se donne lui-même tout entier dans l’adoration à Dieu (Ps. 63:1, 84:2). La personne tout entière doit être sanctifiée, réservée à l’usage sacré que Dieu a prévu.


Une vision positive du corps humain, dans le contexte des relations sexuelles, se reflète dans le Cantique des cantiques. Comment ces textes révèlent-ils cette attitude? Can. 1:2, 13; 2:6; 5:10-16; 7:1-9.



Comment pouvons-nous nous protéger contre les forces culturelles et morales qui rabaissent la sexualité et la réduisent en passion animale dégradante ou en quelque chose de honteux dont on ne doit jamais parler? Comment la Bible nous montre-t-elle que les deux extrêmes sont mauvais?


Dimanche


(page 47 du guide standard)


6 Mai


Les amours de la chanson d’amour


Décrivez les différents aspects de l’amour présentés dans le Cantique des cantiques. Can. 1:2, 13; 2:10-13, 16; 3:11; 4:1-7; 5:16; 6:6; 7:1-9; 8:6, 7.


Le Cantique des cantiques montre comment les amis passent du temps ensemble, communiquent ouvertement et prennent soin l’un de l’autre. Dans le Cantique des cantiques, deux bons amis deviennent partenaires mariés. La femme déclare: « Tel est mon bienaimé, tel est mon ami » (Can. 5:16, NEG). Le mot ami exprime la camaraderie et l’amitié sans les connotations des relations sexuelles. Heureux est le mari ou la femme dont le conjoint est un ami très cher.


Tout au long du poème, les compliments intimes et les gestes affectueux décrivent l’attraction forte, le plaisir physique et émotionnel que l’homme et la femme trouvent chez l’un et l’autre. L’intimité naturelle de l’amour romantique est un don du Créateur, pour aider les partenaires à être étroitement liés l’un à l’autre dans le mariage. Quand les partenaires sont ouverts à l’œuvre de l’amour divin dans leur cœur, leur amour humain « s’affine, se purifie, s’élève et s’ennoblit. » – Ellen G. White, Le foyer chrétien, p. 95.


Ces versets transmettent également les pensées les plus nobles sur l’amour. L’amour vrai, cependant, n’est pas naturel au cœur humain; c’est un don du Saint Esprit (Romains 5:5). Un tel amour unit le mari et la femme dans une relation durable. C’est le genre d’amour si désespérément nécessaire dans la relation parent-enfant pour construire un sentiment de confiance chez les jeunes. C’est l’amour désintéressé qui lie les croyants ensemble dans le corps de Christ. Le Cantique des cantiques nous appelle ainsi à faire de l’amour une force active dans nos relations avec nos conjoints.


Comment ce genre d’intimité reflète-t-il, à sa façon, le genre d’intimité que nous pouvons avoir avec Dieu? Comment cela nous enseigne à passer du temps avec notre conjoint et à lui donner totalement de nous-mêmes?


Lundi


(page 48 du guide standard)


7 Mai


Une connaissance aimante


Beaucoup ont vu un thème « retour à l’Éden » dans le Cantique des cantiques. Bien que le couple décrit ne soit pas le premier homme et la première femme, le poème rappelle le jardin originel. Le plan de Dieu qu’ils soient « une seule chair » (Gen. 2:24, 25) est dépeint tout au long des métaphores délicates et des symboles.


Comment le Cantique des cantiques présente-t-il un engagement mutuel dans la vie intime du couple? Can. 4:7-5:1. Comment l’instruction de Paul dans 1 Corinthiens 7:3-5 est-elle similaire?


Salomon l’invite: « Viens avec moi » (Can. 4:8). Son épouse répond. Plus tard, elle l’invite: « que mon bienaimé entre dans son jardin » (Can. 4:16). Il répond (Can. 5:1). L’Écriture enseigne ici qu’il ne doit y avoir aucune force ou manipulation dans ce cadre intime. Dans cette relation, les deux partenaires entrent librement dans l’amour. « Mon jardin » est « son jardin ».


« Salomon » et « Sulamithe » partagent des noms qui sont dérivés du mot hébreu shalom, « paix » ou « complétude ». Leur admiration est réciproque (Can. 4:1-5, 5:10-16). L’équilibre dans leur relation se manifeste même dans le style poétique des lignes et des vers paires. L’expression de l’alliance « mon bienaimé est à moi, et je suis à lui » (Can. 2:16) fait écho au langage de l’Éden: « os de mes os et chair de ma chair » (Gen. 2:23).


Comment la description de l’union conjugale comme « connaitre » enrichit-elle notre compréhension de notre relation avec Dieu? Genèse 4:1, 25; 1 Samuel 1:19; Luc 1:34 ; Jean 17:3; 1 Corinthiens 8:3.


La Bible utilise « connaitre » comme l’union intime entre l’homme et sa femme. Dans cette « connaissance » aimante, les profondeurs les plus cachées de leurs êtres sont offerts mutuellement. Non seulement deux corps, mais aussi deux cœurs sont rejoints en « une seule chair ». « Connaitre » décrit aussi la relation entre Dieu et les individus. Pour le chrétien, la connaissance unique et tendre du mariage, avec sa compagnie, son engagement et son plaisir sans limite, donne un aperçu profond sur le mystère saint et le plus sublime, l’union entre Christ et l’église.


Mardi


(page 49 du guide standard)


8 Mai


L’amour au bon moment


Lisez Can. 4:8-5:1.


Cantique des cantiques 4:16 et 5:1 forment le cœur du livre et décrit, en quelque sorte, son point culminant, en montrant que le mariage entre Salomon et la Sulamithe est consommé.


De quoi parle Salomon dans les passages suivants? Can. 4:12, 16; 5:1; 8:8-10.


Dans le Cantique des cantiques, nous trouvons certaines des preuves les plus convaincantes de l’Écriture exprimant le plan de Dieu que les gens restent sexuellement chastes jusqu’au mariage. L’une des références les plus puissantes est celle qui parle de l’enfance de la Sulamithe, quand ses frères se demandaient si elle est un « mur » ou une « porte » (Can. 8:8, 9). En d’autres termes, est-elle restée vierge jusqu’au mariage (un mur), ou a-t-elle vécu dans la promiscuité (une porte). En tant que femme adulte, elle affirme avoir maintenu sa virginité et vient pure à son mari: « Je suis un mur » (Can. 8:10). En fait, il confirme qu’elle est restée vierge jusqu’à leur nuit de noces en disant: « Tu es un jardin fermé, ma sœur, ma fiancée, une source fermée, une fontaine scellée. » (Can. 4:12). De sa propre expérience, elle peut conseiller ses amies à prendre les mesures de l’amour et du mariage avec beaucoup d’attention. Trois fois dans le Cantique des cantiques la Sulamithe aborde un groupe de femmes appelées les « filles de Jérusalem » pour les conseiller de ne pas susciter la passion intense de l’amour jusqu’au moment opportun (Can. 2:7, 3, 5, 8:4), c’est-à-dire jusqu’à ce qu’elles se trouvent en toute sécurité au sein de l’alliance intime du mariage, tout comme elle l’a fait.


Pour la deuxième fois dans le poème, le bienaimé invite sa fiancée à venir avec lui (Can. 2:10, 4:8). Avant le mariage, elle ne peut accepter son invitation, mais maintenant, c’est elle qui l’invite dans son jardin (Can. 4:16), et il accepte volontiers (Can. 5:1). Il n’est pas seulement attiré par sa beauté; elle a volé son cœur (Can. 4:9), il est en état d’ébriété avec son amour (Can. 4:10), et il est débordant de joie parce qu’elle est à lui seul pour toujours: « Tu es un jardin fermé, ma sœur, ma fiancée, une source fermée, une fontaine scellée. » (Can. 4:12). Dans son union avec cette femme parfaite, il se sent avoir atteint la terre promise: « Tes lèvres distillent le miel, ma fiancée; il y a sous ta langue du miel et du lait » (Can. 4:11).


Quelle bonne nouvelle y a-t-il pour les gens qui regrettent leurs mauvais choix dans l’expression de leur sexualité? 1 Jean 1:9; Ps. 103:12, Ésaïe 55:7, Jean 8:11.


Mercredi


(page 50 du guide standard)


9 Mai


Protéger le don du Créateur


Dieu a un but particulier dans la création de l’humanité en tant que mâle et femelle (Genèse 1:26-28). Alors que chacun porte son image, l’association des contraires entre les sexes en « une seule chair » dans le mariage reflète l’unité au sein de la divinité d’une manière spéciale. L’union des hommes et des femmes fournit également la procréation d’une vie nouvelle, une expression humaine originale de l’image divine.


Quelles mesures l’Écriture prend-elle contre les pratiques sexuelles non conformes au plan du Créateur? Lev. 20:7-21, Rom. 1:24-27, 1 Corinthiens 6:9-20.


L’Écriture désapprouve tout ce qui altère ou détruit l’image de Dieu dans l’humanité. En interdisant certaines pratiques sexuelles, Dieu conduit Son peuple vers l’application juste de la sexualité. Quand l’expérience humaine est confrontée aux préceptes de Dieu, l’âme est coupable du péché.


Quels conseils la Bible donne-t-elle aux croyants chrétiens sur leur sexualité et celle des autres dans un monde déchu? Romains 8:1-14; 1 Corinthiens 6:15-20; 2 Corinthiens 10:5; Gal. 5:24; Colossiens 3:3-10; 1 Thess. 5:23, 24.


Les croyants attendent la délivrance de la corruption du péché au retour de Christ. Ils attendent par la foi, se considérant comme morts au péché par la mort de Christ sur la croix et vivants en Lui par Sa résurrection. Grâce à la prière incessante, la vigilance et la puissance de l’Esprit, ils traitent leur nature pécheresse comme crucifiée et cherchent à obéir à Christ dans leurs pensées. Ils reconnaissent que leur corps et leur sexualité appartiennent à Dieu et les utilisent selon Son plan divin.


Dieu pardonne à celui qui se repent du péché (1 Jean 1:9). L’évangile permet à l’individu qui autrefois pratiquait la promiscuité et l’activité sexuelle pécheresse de faire partie de la communauté des croyants. À cause de l’ampleur de l’altération de la sexualité par le péché, certains peuvent ne pas avoir une restauration complète dans cet aspect de l’expérience humaine. Certains, par exemple, peuvent choisir une vie de célibat plutôt que de s’impliquer dans des relations sexuelles interdites par la parole de Dieu.


Comment devrions-nous en tant qu’église, traiter avec, par exemple, les homosexuels? Comment leur propre attitude envers leur orientation sexuelle influence-t-elle notre réponse?


Jeudi


(page 51 du guide standard)


10 Mai


Réflexion avancée: « Le mariage a reçu la bénédiction de Christ, et il doit être considéré comme une institution sacrée. La vraie religion ne doit pas contrecarrer les plans du Seigneur. Dieu a ordonné que l’homme et la femme soient unis dans le mariage sacré, de créer des familles, qui, couronnées d’honneur, seraient le symbole de la famille dans les cieux. Et au début de son ministère public, Christ a donné Son approbation directe à l’institution qui avait été établie en Éden. Aussi a-t-Il déclaré à tous qu’Il ne refusera pas Sa présence aux occasions de mariage, et que le mariage, s’il est pur et saint, exprimé dans la vérité et la justice, est l’un des plus grands bienfaits jamais donnés à l’humanité » – (traduit d’Ellen G. White, Daughters of God, p. 180, 181).


Comme l’a montré le Cantique des cantiques, l’amour sexuel peut être une chose merveilleuse dans le mariage. Mais une relation durable ne peut se fonder simplement sur la beauté extérieure et les plaisirs physiques. Nos corps prennent de l’âge et se transforment, et aucune quantité d’aliments, d’exercices physiques, ou de la chirurgie plastique ne peut nous maintenir éternellement jeunes. Le mariage entre Salomon et la Sulamithe est une relation permanente et engagée. Trois fois ils affirment qu’ils s’appartiennent réciproquement (Can. 2:16, 6:3, 7:10). La première fois, c’est une reconnaissance de l’appartenance mutuelle (comparer avec Éphésiens 5:21, 33). La deuxième fois, elle renverse l’ordre dans l’affirmation de sa soumission (voir aussi Eph. 5:22, 23). La troisième fois, il exprime son désir pour elle (Eph. 5:24-32). Un tel amour ne peut être noyé (Can. 8:7), c’est comme un sceau qui ne peut être brisé (Can. 8:6).


Discussion:


Comment la description de Salomon de son épouse comme parfaite (Can. 4:1-5, 6:8 et 7:1-9) est-elle comparable à l’expression d’Adam quand il a vu Ève? (Gen. 2:23). Comment les maris devraient-ils se rapporter à leurs épouses? (Éphésiens 5:28, 29).


Certains ont vu dans le Cantique des cantiques une allégorie de la relation qui existe entre Dieu et Son peuple ou entre Jésus et Son église. Alors qu’on doit faire attention à ne pas trop allégoriser, quelles caractéristiques de la relation entre ces deux personnes peuvent être comparées à notre relation avec Dieu? (Lisez Aussi Ésaïe 54:4, 5; Jérémie 3:14; 2 Corinthiens 11:2).


Lisez Proverbes 31:26, Can. 5:16 et Proverbes 25:11. Quelle importance revêtent nos paroles dans la dégradation ou l’élévation de notre conjoint et dans l’affaiblissement ou le renforcement de notre mariage? Utilisez les textes suivants comme nouvelle illustration: Jacques 1:26, 3:5-11.



e Missionnaire


Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org



Une étrange lumière


par Andrew McChesney


Ruth Jereh chantait joyeusement alors qu’elle rentrait d’un bar dans sa ville natale de Mazabuka, au sud de la Zambie. C’était vendredi soir, et elle avait passé toute la journée à boire de la bière. Soudain, une lumière aveuglante apparut devant elle. La lumière était suspendue dans l’espace, et Ruth la regardait tout effrayée et surprise, ne sachant d’où elle venait. Sa chanson fut coincée dans sa gorge, et elle devint instantanément éveillée. Puis la lumière disparut. Toute tremblante, Ruth prit le chemin de la maison. Elle ne dit rien ni à son mari ni à ses 14 enfants ce soir-là, mais elle brisa son silence le matin. « Chéri », dit-elle à son mari. « Hier, sur mon chemin du retour, j’ai vu une grande lumière qui m’a fait peur. » « Cesse de boire de la bière », répondit son mari. « C’est certainement Dieu qui te parle. »


Plus tard ce jour-là, un travailleur de Dorcas visita la maison de Ruth et l’invita à une réunion de l’Église Adventiste. Avec l’expérience de la nuit précédente toute fraiche dans son esprit, Ruth s’y rend avec son mari.


Ruth avait été élevée dans un foyer adventiste mais elle avait quitté l’église après son mariage avec son mari, qui fréquentait une autre confession. Il jouait du saxophone dans les bars, et pendant des années, elle vendait des repas quand il jouait. Par la suite, ils buvaient pendant des heures. C’était arrivé à un moment où Ruth pouvait boire du matin au soir et oublier ses enfants au bar. La boisson faisait partie de la vie de Ruth, et elle luttait pour cesser de fumer après avoir vu la lumière. Pendant deux semaines, elle se réveillait la nuit, effrayée et pleurant. « Dieu, la vie que je mène m’a fait négliger mes enfants », dit-elle. « Aide-moi à arrêter de boire de la bière. »


Puis un jour elle perdit tout désir de boire de l’alcool. Les habitants de la ville étaient stupéfaits de voir son changement. Ils savaient comment elle était, et ils demandaient quelles racines elle avait prises sous la direction du marabout pour cesser de boire. « Comment avez-vous arrêté de boire de la bière? » dit l’un. « Donnez-nous la racine qui vous a aidé à arrêter », dit un autre.


Ruth répondait à tout le monde, « la médecine que j’ai utilisée était la prière. » Ruth a également utilisé la puissance de la prière pour conquérir sa famille pour Christ. Elle fut baptisée et grâce à son influence, 10 membres de la famille furent également baptisés, dont son mari.


« Je remercie toujours Dieu dans mes prières d’avoir permis à ma famille et à moi de commencer à L’adorer », dit Ruth, 62 ans. « Adorer Dieu est très important dans la vie. »


Partie I: Aperçu


Lorsque Dieu regarda tout ce qu’il avait fait, y compris notre corps physique, Il jugea cela « très bon » (Gen. 1:31). Cette approbation seule pouvait constituer une exclusion de l’activité sexuelle s’il n’y avait aucun autre texte biblique sur le sujet. Mais ce n’est pas le cas. Nous pouvons conclure explicitement et implicitement à partir des dizaines de textes des Saintes Écritures sur le sujet que la sexualité humaine est voulue par Dieu. Cependant, elle est soigneusement règlementée (Gen.1:28, 4:1, 9:1, Exode 20:14, Lévitique 18:1-30, Prov. 6:32, 1 Corinthiens 6:9, Gal. 5:19, Hébreux 13:4). Les Adventistes du Septième Jour croient que le corps à son importance. Ce qui arrive au corps affecte ce qu’on est ou ce qu’on devient. Notre croyance en cette relation de causalité provient de notre conviction que les humains sont une unité holistique formée des dimensions physiques et non-physiques. Une maxime souvent entendue quand nous discutons sur une anthropologie biblique est: « un être humain n’a pas d’âme; un être humain est une âme » (voir Genèse 2:7). Cela signifie que des actions corporelles, telles que manger, faire des exercices, le contact physique et le sexe sont des activités de l’âme et ne doivent pas être considérées comme des évènements isolés du fait qu’elles affectent l’ensemble de la personne.


Parce que Dieu a créé notre corps et a un intérêt sérieux dans notre bienêtre, il n’est pas surprenant qu’Il ait quelque chose à dire sur notre vie sexuelle. Il sait bien que ce sujet est important. Si vous pensiez que Dieu est exigeant sur le sujet et a des restrictions austères ou puritaines sur la sexualité, alors nous vous recommandons le Cantique des cantiques. Certains des jolis thèmes qu’on trouve dans le Cantique des cantiques sont que l’amour a plusieurs visages. La Sulamithe peut présenter son bienaimé aux filles de Jérusalem en disant, « c’est mon ami » (Cantique des cantiques 5:16).


Voir l’intimité dans d’autres contextes en dehors du physique ne fait qu’accroitre notre compréhension de l’amour exposé. « Connaitre », une expression voilée pour l’union sexuelle (Genèse 4:1), n’est pas juste un euphémisme aléatoire. Il s’agit plutôt d’une description profonde de l’importance de la connaissance personnelle et de la vulnérabilité qui donne à la sexualité son sens voulu de Dieu.


Le holisme (l’être entier) contre le dualisme


La façon dont nous envisageons la relation entre notre dimension matérielle (notre corps) et notre dimension immatérielle (nos états mental, émotionnel, et spirituel) a une influence énorme sur notre vie. L’un des apports théologiques les plus influents de notre église face à la chrétienté existante empreinte de tradition a été de voir l’être humain dans son ensemble plutôt que comme une dualité. Bien que nous croyons qu’une personne est multiforme (physique, spirituelle, mentale, émotionnelle), nous savons que toutes ces dimensions sont tissées dans un ensemble complexe, dans lequel chaque dimension influence l’autre. Les répercussions de ce point de vue sont immédiatement visibles sur un certain nombre de sujets théologiques. On peut être tenté de penser que l’Église Adventiste a des points de vue uniques sur un certain nombre de sujets indépendants tels que la création, la résurrection, la mort, l’enfer, la sanctification et la santé. Mais ces positions sont ce qu’elles sont, à cause de la relation que la Bible établit entre les aspects psychique et physique de l’être humain. Nous croyons que l’être humain est un tout indivisible, et cela nous différencie du reste de la chrétienté qui croit au dualisme.


Prenons un exemple extrême du gnosticisme qui était pleinement dualiste et qui croyait que tout ce qui est physique est intrinsèquement mauvais. La sexualité avait pris deux orientations différentes (du moins) chez les gnostiques. Tout d’abord, étant donné que le corps, selon le gnosticisme, est intrinsèquement mauvais, la sexualité devait être évitée à tout prix, en toutes circonstances. D’autres gnostiques ont conclu que parce que l’esprit ne saurait être affecté par le corps (dualisme), ce qui se fait dans le corps est sans importance. Ainsi, on peut se livrer à toutes activités sexuelles que l’on veut sans aucune restriction. Donc la sexualité ascétique ou hédoniste est donc un résultat extrême du dualisme radical. Bien que beaucoup ne se nomment pas gnostiques aujourd’hui, le dualisme et ses conséquences peuvent toujours être détectés dans l’expérience chrétienne. Comment ?


Quand un chrétien croit que ce qu’il fait de son corps n’est pas aussi important que ce qui se fait dans « l’âme », il est en danger de flirter avec les philosophies gnostiques/dualistes et leurs conséquences. Un chrétien dualiste peut être bien conscient des interdictions de la Bible contre un comportement sexuel inapproprié. Mais parce que cette personne suit une logique spirituelle, elle peut se donner aux désirs charnels. Dans cette logique, elle peut soumettre son « âme » à Dieu par la prière, l’adoration, et l’amour de Dieu dans son cœur, et ensuite, avoir des rapports sexuels avec un partenaire non marié. Selon eux, cela n’a pas d’influence sur tous les engagements « spirituels » que cette personne a faits avec Dieu. Le « spirituel » l’emporte sur le « physique » dans leur anthropologie religieuse. Avec cette façon de penser, le chrétien est susceptible de commettre toutes formes de péchés. Un autre problème avec ce point de vue, en dehors de son opposition à l’holisme biblique, est qu’il viole directement notre expérience. La sexualité est censée être aussi bien un acte du cœur que de l’esprit, comme elle l’est du corps, et idéalement, cela doit être une expression d’une entité non-physique que nous appelons l’amour. Encore une fois, ceux qui sont dans le processus de récupération après avoir abusé de leur corps de diverses manières (la nourriture, le sexe, les drogues, etc.) sont souvent amenés à réaliser que l’essentiel de leurs problèmes est non-physique (par exemple, son estime de soi, ses relations dysfonctionnelles, ses problèmes émotionnels). En conclusion, notre vie spirituelle/relationnelle les uns envers les autres, avec Dieu et avec nous-mêmes est considérablement affectée par ce que nous faisons sur notre corps. Le physique influe sur le spirituel et vice versa. Cette conclusion soutient les principes bibliques de la sexualité, et contre l’engagement sexuel avant le mariage, la toxicomanie et ses problèmes de santé/bienêtre.


Partie II: Commentaire


Une chanson pour aujourd’hui


La vitesse et le degré avec lesquels la culture occidentale redéfinit toutes les normes sexuelles (les sexes, le mariage, l’expression sexuelle appropriée et inappropriée etc.) sont vertigineux. Heureusement, les échos d’une vision du monde judéo-chrétienne ont mis sous contrôle cette libération déterminée des sociétés laïques de toutes les normes morales religieuses apprises. Recourir à un poème d’amour hébreu de presque trois mille ans pour avoir une orientation aujourd’hui sur l’intimité et la sexualité serait très certainement risible dans la société mixte. Toutefois, le Cantique des cantiques contient des thèmes qui, s’ils sont bien respectés, réorienteraient le sexe et les relations selon l’idéal de Dieu – un idéal qui restaure toujours une satisfaction et une joie. Deux thèmes seront brièvement examinés ici: (1) Une exclusivité intime et (2) un amour opportun. Il est évident que la scène d’amour dans le poème est entre Salomon et sa bienaimée. La mariée et le marié sont des compagnons (par exemple, Cantiques des cantiques. 1:4, 5, 11; 2:7; 3:7, 8; 3:11), l’intimité entre Salomon et la Sulamithe est exclusive (Cantiques des cantique 2:16). Maintenant, imaginez un monde dans lequel ce principe unique était pris au sérieux: une relation intime monogame permanente avec son meilleur ami (Cantique des cantique 5:16). (Notez: tous sont conscients que Salomon était polygame. Mais tous sont également conscients que Salomon est devenu l’incarnation de la violation de ses sages conseils lui-même. L’expérience de Salomon est une affaire dans laquelle nous devons faire comme il l’a dit, pas comme il l’a fait.) Comme la leçon le décrit, la Sulamithe est un « mur » et un « jardin fermé » (Cantique des cantiques 4:12, 8:10). Elle estime à juste titre que son cœur et sa virginité sont assez précieux pour n’être donnés qu’à un compagnon engagé à vie. Elle rejette la tentation d’être une « porte » tournante pour une multitude de prétendants sans valeur (Cantique des cantiques 8:9). Les bénédictions que cette perspective implique, et les douleurs que cela évite sont trop nombreuses pour être énumérées. Toutefois, cette discussion donnera au moins un aperçu peu connu suivant ce principe. Alors que les valeurs traditionnelles/bibliques sur l’abstinence sexuelle jusqu’au mariage sont souvent moquées comme étant trop idéalistes et archaïques, les normes du monde à l’encontre de ce principes s’avèrent destructrices. Il est prouvé qu’avoir de nombreux partenaires sexuels avant de s’engager à un seul partenaire pour la vie (dans le mariage) peut miner les perspectives d’un « mariage épanoui ». (Galena K. Rhoades et Scott M. Stanley, “Before ‘I Do’: What Do Premarital Experiences Have to Do With Marital Quality Among Today’s Young Adults?”, Charlottesville, Va.: The National Marriage Project), p. 5.


Que cela soit clair maintenant. Dieu ne devrait jamais être vu comme voulant restreindre le plaisir humain, mais seulement comme voulant le règlementer pour le maximiser au moment opportun. Voici notre deuxième thème, un amour opportun, qui entre en jeu: le leitmotiv de la Sulamithe dit aux filles de Jérusalem « ne réveillez pas, ne réveillez pas l’amour avant qu’elle veuille. » (Cantique des cantiques 2:7, 3, 5, 8:4, LSG). La sexualité visait non seulement à s’exprimer avec un partenaire unique pour la vie (« ses yeux sont comme des colombes » [Cantique des cantiques 5:12]; les colombes sont connues pour leur accouplement à vie), mais elle était destinée à être conservée jusqu’à ce qu’un niveau de maturité personnelle et relationnelle soit atteint.


Un phénomène dans le monde actuel qui viole tous ces deux principes du Cantique des cantiques est la flambée de l’exposition précoce aux images sexuelles à travers l’internet et d’autres médias. Encore une fois, les conséquences de cette exposition, sans doute, seront étudiées pendant les décennies à venir. Mais certaines observations préliminaires soutiennent que les voies de Dieu préservent la possibilité d’une intimité sexuelle permanente au sein du mariage, alors que les alternatives sont souvent néfastes. Par exemple, un article du Time fit un rapport sur une population de jeunes hommes essayant d’éviter définitivement la pornographie. Pourquoi? Pas pour des raisons religieuses ou des convictions morales élevées. Plutôt, ils avaient pollué leur esprit avec du matériel sexuellement explicite au point qu’ils n’étaient plus en mesure d’exercer des fonctions sexuelles normales dans le monde réel. Comme un père récupérant s’exprima sensiblement: « je voudrais dire à mon fils, je vais être franc avec toi, toutes ces choses stimulantes, comme la porno de l’internet, la malbouffe et les drogues, peuvent être amusants et agréables, temporairement... Cependant, elles ont également la possibilité de te désensibiliser aux choses normales, naturelles et en fin de compte de te voler la seule chose que tu pensais qu’ils te donneraient, la capacité à éprouver du plaisir. » – Belinda Luscombe, “Porn and the Threat to Virility” (Time, March 2016).


En voyant que certaines âmes détruisent littéralement leur capacité au plaisir sexuel par des activités sexuelles illicites, Dieu essaie d’utiliser tous les moyens qu’Il peut, y compris le Cantique des cantiques, pour préserver et maximiser la satisfaction émotionnelle, relationnelle, spirituelle, et bien sûr, physique, que le mariage peut apporter. Gloire à Son nom.


Partie III: Application


Bien que nécessaire, il peut toujours être difficile d’aborder des sujets sur la sexualité dans un lieu de rassemblement, tel que l’école du sabbat. Utilisez votre discernement pour présenter les activités suivantes et soyez modéré lorsque vous utilisez un langage sexuellement explicite afin de ne pas offenser. Rappelez-vous, il y a très probablement des membres d’église qui luttent actuellement contre le péché dans ce domaine.


  1. Plus tôt, il a été dit que le physique affecte le spirituel et vice versa. Cela est plus évident dans l’activité sexuelle. Demandez à la classe de discuter pourquoi cela est ainsi et de proposer d’autres exemples d’interactions corps et esprit.

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  1. Jouir « des plaisirs du péché pour un temps » est un attrait pour chacun de nous, y compris le chrétien (Heb. 11:25). Traditionnellement, l’abnégation est considérée comme la réponse à une telle allure. Mais à la lumière des réflexions ci-dessus, la recherche du plus grand plaisir au dépens du moindre plaisir peut aussi servir comme motivation. Demandez à la classe d’élaborer cette stratégie pour un certain nombre de questions.

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  1. Notez le souci du détail que les personnages dans le Cantique des cantiques utilisent pour se décrire les uns les autres. Quel attribut de caractère favorise cette adoration? En quoi cet attribut est-il un indice pour un mariage heureux?

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*11 – 17 Mai


Clés pour l’unité familiale


Sabbat Après-Midi


Lecture de la semaine: Genèse 33:12-14, Ruth 1:16-18, Jean 17:21-26, Gal. 3:28, Éphésiens 2:11-22, 5:21-6:9.


Verset à mémoriser: « Afin que tous soient un, comme Toi, Père, Tu es en Moi, et comme Je suis en Toi, afin qu’eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que Tu M’as envoyé. » (Jean 17:21, NEG).


La vie familiale représente les différentes saisons de la vie de différentes personnes. Pour la mère et le père, la venue des enfants dans leur vie représente une évolution importante, celle qui durera tout le temps de leur vie. Et pour la progéniture, bien sûr, passer de la non-existence à l’existence est, en effet, une transition majeure. Puis, les enfants commencent aussi à franchir les diverses étapes de la vie jusqu’à ce qu’ils quittent la maison pour fonder leurs propres foyers et avoir leurs propres enfants.


Cependant, que nous soyons parents ou enfants dans une famille, nous luttons tous contre la même chose, et c’est notre nature pécheresse déchue, ce qui peut rendre l’unité dans la vie familiale très difficile, pour dire le moins.


Oui, dans le corps de Jésus Christ sur la croix, tous les humains furent réconciliés avec Dieu et avec les uns les autres (Éphésiens 2:13-16, Col. 1:21-23), mais dans la pratique quotidienne, nous devons nous ouvrir nous-mêmes à la grâce de Christ, qui seule peut faire de l’unité familiale une expérience de vie pour tous ceux qui la cherchent par la foi. Ce doit être une expérience quotidienne dans nos vies. Heureusement, par la grâce de Christ, cela est possible.


* Étudiez cette leçon pour le sabbat 18 Mai.


Leçon


7


(page 56 du guide standard)


12 Mai


Christ, le centre


Quelle illustration Paul utilise-t-il pour décrire la nouvelle unité qui existe entre les peuples en Christ? Comment Christ a-t-Il fait de « deux », « un seul »? Eph. 2:11-22; Voir aussi Galates 3:28.


La croix de Christ supprime les barrières qui séparent les gens les uns des autres. Les murs séparent les adorateurs dans le temple juif, les hommes des femmes et les Juifs des Gentils. En décrivant l’unité des Juifs et des Gentils en Christ, Paul a utilisé un langage qui s’applique également à d’autres divisions entre les nations, les groupes de personnes, les couches sociales et les sexes. « Il a voulu créer en Lui-même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix » (Eph 2:15, NEG). C’est une bonne nouvelle qui aide les couples à vraiment connaitre l’unité dans « une seule chair » dans le mariage. Aussi, par la foi en Christ, les familles divisées depuis longtemps peuvent se réconcilier.


C’est une chose de citer les textes de la Bible sur l’unité en Christ; c’est tout à fait une autre chose d’en faire l’expérience. Quels changements pratiques Christ apporte-t-Il à notre vie qui nous permette de faire l’expérience de l’unité qui nous est promise? Voir, par exemple, Romains 6:4-7, 2 Corinthiens 5:17, Eph. 4:24-32.


« Dessinez un cercle d’où vous ferez partir plusieurs lignes depuis la circonférence jusqu’au centre. Plus celles-ci s’approchent du centre, plus elles se rapprochent les unes des autres. Il en est ainsi dans la vie chrétienne. Plus nous nous approchons du Christ, plus nous nous rapprochons les uns des autres. » – Ellen G. White, Le foyer chrétien, p. 171.


« Entre père et fils, mari et femme... se tient Christ le Médiateur, qu’ils soient en mesure de Le reconnaitre ou non. Nous ne pouvons établir un contact direct à l’extérieur de nous-mêmes si ce n’est à travers Lui, à travers Sa parole et par notre soumission à Lui. » – (traduit de Dietrich Bonhoeffer, The Cost of Discipleship, New York: The MacMillan Publishing Co., 1979, p. 108).



Combien votre famille, ou la famille ecclésiale, est-elle proche du centre de ce cercle? Que devons-nous délaisser afin que les relations soient ce qu’elles devraient être?


Dimanche


(page 57 du guide standard)


13 Mai


Devenir un par Son amour


« Que le Seigneur augmente de plus en plus parmi vous, et à l’égard de tous, cette charité que nous avons nous-mêmes pour vous » (1 Thess. 3:12, LSG).


Jésus a prié Son père que Ses disciples « soient un comme nous sommes un » (Jean 17:22). Résumez ce que Jésus a dit ici, en vous concentrant plus particulièrement sur le rôle de l’amour dans cette unité.


L’unité entre les disciples de Jésus était Sa préoccupation majeure dans cette prière. L’expérience de l’amour agape est essentielle à cette unité. « Agape », le mot de la Bible pour amour de Dieu, est utilisé dans cette prière et dans de nombreux autres endroits dans le Nouveau Testament. Cet amour est la nature même de Dieu (1 Jean 4:8), et il identifie les disciples de Jésus (Jean 13:35). L’amour de Dieu n’est pas naturel au cœur de l’homme pécheur. Il vient dans la vie d’un croyant quand Jésus habite son cœur par Son Esprit (Romains 5:5, 8, 9, 11).


« Aimez-vous les uns les autres, comme Je vous ai aimés. » (Jean, 15:12, LSG). Le disciple Jean, qui a écrit ces paroles, n’était pas aimable auparavant, mais orgueilleux, avide de pouvoir, critique et colérique (Marc 3:17; Luc 9:54, 55; Voir également Jésus-Christ, p. 295). Plus tard dans la vie, il rappelait comment Jésus avait continué à l’aimer en dépit de ces traits de caractère. L’amour de Jésus a progressivement changé Jean, ce qui lui permet d’aimer les autres dans l’unité des chrétiens. « Nous L’aimons parce qu’Il nous a aimés le premier » (1 Jean 4:19), écrit-il, et « Bienaimés, si Dieu nous a ainsi aimés, nous devons aussi nous aimer les uns les autres. » (1 Jean 4:11, LSG).


Lisez 1 Corinthiens 13:4-8. Essayez de mettre votre nom là où apparait le mot « amour ». Comment cela correspond-il? Demandez à Jésus d’apporter ces qualités d’amour dans votre vie par Son Esprit. Quels changements l’Esprit vous invite à faire afin d’atteindre cet idéal chrétien?


Lundi


(page 58 du guide standard)


14 Mai


L’égoïsme: un destructeur de la famille


« Si l’orgueil et l’égoïsme étaient mis de côté, cinq minutes élimineraient la plupart des difficultés » – (traduit d’Ellen G. White, Early Writings, p. 119).


En tant qu’êtres humains, nos natures sont corrompues par le péché. Et, peut-être, le plus grand exemple de corruption est la malédiction de l’égoïsme. Nous semblons être nés égoïstes; nous pouvons voir cette réalité chez les petits enfants, dont la nature fondamentale est de vouloir tout pour eux seuls. « Moi, moi, moi... » Au moment où nous atteignons l’âge adulte, ce trait de caractère peut se manifester assez terriblement à certains égards, surtout à la maison.


Bien sûr, Jésus est venu pour changer cela (Éphésiens 4:24). Sa parole nous promet qu’à travers Lui, nous ne serons pas dominés par ce trait de caractère destructeur. Toute Sa vie est un parfait exemple de ce que veut dire vivre sans égoïsme; si nous imitons Sa vie (1 Jean 2:6), nous pourrons surmonter la tendance qui consiste à vivre seulement pour nous-mêmes.


Recherchez les textes suivants. Que nous disent-ils sur le fait de mener une vie désintéressée?


Philippiens 2:3-5 _________________________________


1 Jean 3:16-18 ________________________________________


Comme Ellen G. White l’a écrit ci-dessus, si l’orgueil et l’égoïsme pouvaient être mis de côté, tant de problèmes pouvaient être résolus très rapidement, bien avant qu’ils ne s’enveniment, s’embrasent et finissent par se transformer en quelque chose de méchant. Tous les membres de la famille, surtout les parents, doivent être « purgés » (Prov. 16:6) de ce péché au pied de la croix (le meilleur exemple d’une vie désintéressée dans tout l’univers), même si cela signifie de constamment revenir à la croix et de se mettre à genoux dans la prière, la foi, les larmes et la soumission.


Combien de temps passez-vous à la croix pour lutter contre tout égoïsme dans votre vie? Comment ce verset (Matthieu 7:16) vous aide-t-il à savoir si vous passez assez de temps dans la prière?


Mardi


(page 59 du guide standard)


15 Mai


La soumission


Quel est le conseil de Paul concernant l’humilité et le service dans les relations? Eph. 5:21. Pourquoi pensez-vous que cette attitude contribue à l’unité dans l’église? Pourquoi est-elle si importante à la maison? Eph. 5:22-6:9.


Le mot « soumettre » (Eph. 5:21) signifie se placer humblement devant une autre personne sur la base du choix volontaire. Ce principe unique a commencé avec Christ (Matthieu 20:26-28; Jean 13:4, 5; Phil. 2:5-8) et il caractérise tous ceux qui sont remplis de Son Esprit (Eph. 5:18). « La crainte de Christ » est ce qui motive les gens à se soumettre de cette façon (Eph. 5:21). La mutualité dans le sacrifice de soi a été et est encore, un enseignement chrétien révolutionnaire sur les relations sociales. Nous devons revivre la réalité spirituelle que tous sont un en Christ; il n’y a aucune exception.


Un principe de ménage. Le terrain de la soumission chrétienne est le foyer. Si ce principe est efficace, il fera une énorme différence dans l’église. Paul se déplace immédiatement de l’introduction du principe de soumission pour discuter de son application dans les familles.


Trois paires de relations sont abordées dans Éphésiens 5:22-6:9 – des relations les plus communes et les plus inégalitaires dans la société. Le but n’est pas de renforcer l’ordre social existant, mais de montrer comment la culture de la foi de Christ fonctionne lorsqu’il y a une soumission volontaire radicalement différente des croyants entre eux.


Pourquoi pensez-vous que Paul parle toujours en premier à ceux qui sont socialement les plus faibles dans la culture – les épouses, les enfants et les esclaves? Écrivez l’expression qui qualifie la soumission de chacun d’eux.


Eph. 5:22 ______________________________________________


Eph. 6:1 __________________________________________________


Eph. 6:5___________________________________________________


Ceux qui sont socialement les plus puissants – les maris, les parents, les maitres – sont toujours traités en seconde position. Chacun reçoit une directive très peu commune dans la culture. Ces directives doivent avoir surpris les croyants du premier siècle. Elles ont préparé le terrain autour de la croix et ouvert la voie à une véritable unité dans les relations.


Mercredi


(page 60 du guide standard)


16 Mai


Vivre l’amour que nous promettons


En fin de compte, l’unité et la cohésion familiale reposent sur l’engagement des membres de la famille, en commençant par l’engagement des partenaires conjugaux, consistant à prendre soin les uns des autres. Malheureusement, l’histoire biblique est parsemé d’exemples de promesses non tenues, de confiance brisée et de manque d’engagement là où ces éléments auraient dû être présents. L’Écriture a également des exemples émouvants des gens ordinaires qui, avec l’aide de Dieu, ont pris des engagements envers les amis et les familles et tenu leurs promesses.


Observez les familles suivantes et leurs niveaux d’engagement. Comment l’engagement a-t-il pu être renforcé dans certaines familles? Qu’est-ce qui a encouragé l’engagement démontré chez les autres?


La loyauté parent-enfant (Genèse 33:12-14, Exode 2:1-10).


La loyauté entre les amis (Genèse 37 : 17-28).


La loyauté familiale (Ruth 1:16-18, 2:11, 12, 20, 3:9-13; 4:10, 13). _______________________________________________


Loyauté conjugale (Osée 1:2, 3, 6, 8; 3:1-3).


Lorsque nous nous engageons envers une autre personne, comme dans le cas du mariage ou dans la décision de porter ou d’adopter un enfant, il doit y avoir une soumission de nous-mêmes afin d’éviter un choix différent à l’avenir, une soumission de contrôle sur un segment important de nos vies. Les lois peuvent empêcher le comportement négatif, mais le mariage et les relations familiales ont besoin d’amour pour permettre à ceux qui s’engagent à s’épanouir.


Qu’est-ce que la promesse de Jésus sur l’engagement (Hébreux 13:5) signifie pour vous personnellement? Quel effet son engagement à vous devrait avoir sur votre engagement envers Lui, votre conjoint, vos enfants et vos frères et sœurs dans la foi?


Jeudi


(page 61 du guide standard)


17 Mai


Réflexion avancée: Ellen G. White, « Un cercle sacré », dans Le foyer chrétien, chap. 27.


L’unité, la première œuvre. « La tâche primordiale des chrétiens est de rechercher l’unité dans la famille... Plus les membres d’une famille sont unis dans les devoirs qui s’accomplissent à la maison, plus l’influence exercée au-dehors par le père, la mère et les enfants sera réconfortante et utile. » – Ellen G. White, Le foyer chrétien, p. 37.


Le secret de l’unité familiale. « C’est le fait de vivre loin du Christ qui engendre la division et la discorde dans les familles et dans l’église. S’approcher du Christ, c’est s’approcher les uns des autres. Le secret de la véritable unité dans l’église et dans le foyer ne réside ni dans la diplomatie, ni dans une bonne gestion, ni dans un effort surhumain pour vaincre les difficultés – bien que tous ces éléments aient leur rôle à jouer – mais dans l’union avec le Christ. » – pp. 170, 171.


Discussion:


Discutez des forces dans votre propre société qui agissent contre l’unité familiale. Quelles solutions pratiques pouvez-vous offrir à une famille qui lutte contre ces influences?


Y a-t-il actuellement une famille dans votre église qui soit divisée? Dans l’affirmative, que pouvez-vous faire en tant que classe pour aider chaque membre en cette période de crise?


Discutez ensemble de cette question de la soumission. Comment est-elle comprise dans un contexte chrétien? De quelles façons ce principe est-il abusé?


x Quels principes voyez-vous en ce qui concerne l’unité familiale qui peuvent aussi être appliqués à l’idée d’unité dans l’église?


Vendredi


(page 62 du guide standard)


Histoire Missionnaire


Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org



« L’homme » partage le sabbat


par Andrew McChesney


Très peu de gens peuvent dire qu’ils ont parlé avec un ange. L’agriculteur Notley Tidwell pourrait le dire – mais il ne le dit pas. Au contraire, il a évoqué le mystérieux inconnu comme « l’homme ». Un soir, dans les années 1880, Notley priait en marchant dans sa maison, dans l’État du Texas aux États-Unis, son violon à la main, et en dansant. Il était confondu. Il avait été élevé dans le culte du dimanche, mais il avait étudié la Bible et vu que le quatrième commandement dit, « Souviens-toi du jour du sabbat pour le sanctifier » (Exode 20:8). Quand il priait, un homme apparut soudainement à côté de lui. Notley connaissait tout le monde dans le quartier, et il n’avait jamais vu cet homme auparavant. Mais il n’était pas surpris. L’étranger était très gentil. « Il a juste apparu et commencé à lui parler », déclara sa petite-fille, Lorena Stigaullde, 94 ans. La conversation tourna bientôt vers le jour du sabbat, et Notley partagea sa conviction croissante que Dieu avait mis à part et sanctifié le samedi, pas le dimanche. Il exprima son étonnement de n’avoir trouvé personne qui observait le samedi.


L’étranger déclara qu’il connaissait un groupe de gens qui adoraient le samedi, et il donna des instructions détaillées sur leur lieu de rencontre. Notley jeta un regard vers le côté quand ils parlaient, et alors qu’il repensait, l’homme disparut. « Il était juste là et mon grand-père a tourné le visage, il ne le vit plus, il avait disparu », déclara son arrière-petite-fille Reba Seifert, 68 ans.


De retour à la maison, Notley raconta à sa femme la réunion inhabituelle et, quelques jours plus tard, il décida de suivre les indications de l’homme. Il arriva dans une ferme où un petit groupe d’Adventistes du septième jour se réunissait chaque sabbat.


Notley fut baptisé dans l’Église Adventiste, avec sa femme et leurs huit enfants. Plus tard, il devint un dirigeant de l’église locale et construisit la première Église Adventiste locale, située entre les villes de Linden et Marietta, Texas. Bien que l’église soit maintenant fermée, d’autres sont créées dans le secteur, y compris l’église de Linden où Lorena adore régulièrement avec les autres membres de la famille. L’héritage de Notley se perpétuera également. Sa fidélité à Dieu a engendré plusieurs générations d’Adventistes du septième jour axées sur la mission qui ont servi comme ouvriers bibliques, évangélistes et dirigeants des besoins spéciaux au Texas et au-delà. « Il est devenu le premier Adventiste dans une famille nombreuse », dit Reba, l’un des quatre enfants de sa petite-fille Lorena.


Notley n’a jamais identifié l’étranger comme un ange, mais la famille croit que ce personnage était envoyé du ciel en réponse à une prière fervente. « Il l’a juste appelé ‘’l’homme’’, mais il croyait que c’est Dieu qui le lui a envoyé », déclara Lorena, qui a entendu son grand-père raconter l’histoire quand elle était une fille. « Je crois que c’était un ange. »


Partie I: Aperçu


Jésus veut que nous soyons dans l’unité les uns avec les autres. Autant de raisons pourraient être données pour expliquer pourquoi Jésus veut que nous soyons unis. Mais Christ a mentionné l’une des raisons qui est au premier rang dans l’importance de l’unité. Le verset à mémoriser de la semaine met en évidence le fait que nous devons tous être un dans le Père et le Fils, « pour que le monde croie que Tu [Père] m’[Jésus]as envoyé » (Jean 17:21, LSG). Donc, la croyance du monde de qui Jésus est vraiment, et d’où Il vient, s’articule, dans une certaine mesure, sur l’unité des croyants. Alors, que faisons-nous? Le fardeau de l’unité des chrétiens à l’échelle mondiale est accablant. Mais l’unité au sein de la famille est réaliste.


La responsabilité de cette unité, dès lors, repose carrément sur nos épaules. La charge, cependant, était d’abord sur les épaules du Christ. Son triomphe sur le mal (1 Jean 3:8), la nature réconciliatrice de la croix (Éphésiens 2:13-16, Col. 1:21-23) et la disponibilité de l’Esprit (Actes 2, 1 Cor. 12:13) ouvrent la voie à l’unité parmi Son peuple. Associez ces évènements au commandement nouveau de Christ de nous aimer les uns les autres comme Il nous a aimés (Jean 13:34), de mourir à soi et à l’égoïsme (Romains 6:3-7), ainsi que de nous soumettre les uns aux autres (Eph. 5:21), pour que la famille devienne habilitée à refléter l’unité pour laquelle Jésus a prié (Jean 17).


Partie II: Commentaire


Une dévotion à l’unité


Une véritable unité est une belle chose à voir. La recette est simple: l’intérêt du prochain et la soumission. Bien sûr, on pourrait dire « non, on a besoin de l’amour » ou « On a besoin de l’Esprit Saint. » Cela est assez vrai. Mais il y a quelque chose à propos du mot soumission qui aiguise tous les autres ingrédients nécessaires pour un bord tranchant. Nous utilisons trop le mot amour dans différents contextes banals au sein de nos familles et ensuite nous demandons pourquoi cet amour est incapable de produire l’unité chaleureuse que nous espérions. Peut-être si la quantité de « je t’aime » était associée à de véritables actes de soumission, les choses seraient différentes. Soit la soumission existe comme une éthique au sein de la famille ou soit elle n’existe pas du tout. S’il y a un membre de la famille trop autoritaire et exigeant la soumission de tout le monde, mais qui ne se soumet jamais, la situation de cette famille peut recevoir plusieurs qualificatifs, sauf l’unité. Le modèle de soumission c’est la vie de Jésus. Le point culminant de cette soumission se fait entendre à Gethsémané: « Père, si Tu voulais éloigner de Moi cette coupe; toutefois, que Ma volonté ne se fasse pas mais la tienne. » (Luc 22:42). Voici une des clés de l’unité profonde entre le Père et le Fils. Jésus a expliqué que le Père ne L’avait pas laissé seul et était avec Lui parce qu’Il (Jésus) faisait « toujours ce qui Lui (Père) est agréable » (Jean 8:29). Cela révèle que Jésus Lui-même n’a pas fui la soumission. Ce point est crucial à cause du fait que le terme soumission soit mentionné tard, et ce mot fut emmené dans les conflits ecclésiastiques concernant l’ordination, les rôles des sexes et le leadership. Indépendamment de ces préoccupations importantes, le fait que le Roi des rois ait mené une vie de soumission valorise des actes de soumissions personnelles dans tous les domaines, pour ceux qui sont sérieux sur le fait de vouloir ressembler à Christ. Et s’il y a une institution qui nécessite l’unité à travers la soumission, c’est le mariage.


Illustration


Des couples peuvent avoir des avancées à un moment qui peuvent changer le cours de leur mariage. Joseph a épousé une femme dont la dynamique familiale dictait que les désaccords soient des occasions de discussions « animées » visant à produire un gagnant et un perdant. Lorsque les règles du jeu sont telles, des positions de défense et d’attaque deviennent la norme. La « couronne de victoire » est décernée à celui qui surpasse, rabaisse ou choque verbalement son adversaire. Aucune soumission n’est autorisée, aucune unité n’est assurée et les relations deviennent rabougries. Ni Joseph, ni sa femme, n’a voulu ce résultat. Mais il luttait sur comment mieux communiquer avec son épouse afin que les contextes de leur désaccord soient radicalement changés à quelque chose de plus constructif. Joseph devait convaincre sa femme, qu’ils n’avaient pas besoin d’être deux personnes différentes, enfermées dans un concours sans fin pour la supériorité, et qu’il n’avait aucun intérêt de tirer profit de la vulnérabilité de sa femme, ses erreurs ou ses faiblesses dans l’espoir de « gagner » un argument. Enfin, Joseph décida d’utiliser ce que le grand conseiller marital Gary Smalley appela une « image de mot émotionnel » (une parabole destinée à communiquer la perspicacité et l’émotion d’une personne à l’autre).


À cette époque, Joseph et son épouse sont allés faire une randonnée dans la Sierra du Nevada. Comme ils étaient assis à côté d’un ruisseau frais avec des montagnes en arrière-plan, ces montagnes devinrent soudainement la source de la parabole de Joseph. Il dit à sa femme: « chaque fois que nous avons un différend, imaginons-nous sur le sommet de l’une de ces montagnes. Maintenant, beaucoup de couples pensent qu’ils jouent au roi de la montagne lors d’un conflit relationnel. Le « gagnant » est celui qui est en mesure de dominer verbalement l’autre au point de le/la pousser de la falaise. Mais cette victoire est une victoire artificielle. Je ne jouerai jamais de cette façon avec toi, non pas parce que je suis un homme sympathique, mais parce que le mariage a lié nos chevilles avec une corde longue et robuste – si tu tombes, je tombe également. C’est vrai, nous sommes deux, mais il n’y a qu’un mariage, une relation. Il sera dans notre intérêt si tous les deux, nous disions et pensions seulement à ces choses qui profiteront à cette troisième entité entre nous maintenant appelé mariage. Il n’y a pas de gagnants et de perdants – nous sommes tous deux, soit gagnants, soit perdants. » Cette philosophie a été une clé à l’unité dans le mariage et la famille de Joseph. Fondamentalement, le mariage est une expérience unique à voir si deux personnes potentiellement et radicalement différentes peuvent fonctionner comme une personne. Mike Mason, dans son livre intitulé Mystery of Marriage [Mystère du Mariage], présente la lutte de cette façon: « même le plus proche des couples va inévitablement se retrouver engagé dans une gerre des volontés, car le mariage est une tentative sauvage et audacieuse à un degré presque impossible de la coopération entre deux centres puissants d’auto-affirmation. Un mariage ne peut qu’être un four de conflits, un creuset dans lequel ces deux volontés doivent être fondues et purifiées et rendues conformes. » – (Sisters, Oreg.: Multnomah Press, 1985, p. 167).


Dans son brillant chapitre intitulé « Soumission », il décrit comment ce principe peut être observé. Cela ressemble un peu à la parabole de la corde. « Car celui qui est le plus petit parmi vous », dit Jésus, « c’est celui-là qui est grand » (Luc 9:48). Le meilleur mariage est une sorte de concours à ce qu’on appelle « prosternation », une résistance à l’envers dans une lutte acharnée entre les deux volontés, chacune étant déterminée à ne pas gagner. C’est vraiment la seule attitude qui fonctionne dans le mariage parce que c’est la façon dont le Seigneur l’a conçu. » – The Mystery of Marriages, p. 167.


L’Écriture


« Femmes, soyez soumises à vos maris.... Enfants, obéissez à vos parents.... Serviteurs, obéissez à vos maitres» (Eph. 5:22, 6:1, 6:5, LSG). Quand l’Écriture est abusée, tôt ou tard les gens le seront aussi. On ne peut qu’imaginer la fréquence à laquelle ces trois textes ont été évoqués pour procéder à l’inverse des intentions de l’Esprit. Ironie du sort, être rempli de l’Esprit opposé à l’ivresse de l’alcool est le contexte le plus large de ces passages (Eph. 5:18). L’alcool rend les gens de piètres interprètes. C’est ceux qui sont socialement plus faibles qui ressentent souvent cette influence. À certains moments, la culture progresse de telle sorte qu’il devient tout aussi important de dire ce que les textes ne veulent pas dire que de dire ce qu’ils signifient. C’est peut-être le cas ici.


La liste et les observations de Paul sur ces doublets sociaux contrastent avec les listes non-bibliques de son époque qui encourageaient des traitements rigoureux pour protéger l’honneur du mari, du parent et du maitre d’esclaves (Andrews Study Bible, Berrien Springs, Mich.: Andrews University Press, 2010, p. 1549)., Paul a quelque chose de différent à l’esprit. Bien qu’il y ait beaucoup à dire (et on doit le dire) sur la partie maitre/esclave des paroles de Paul, le thème de ce trimestre sur la famille restreint notre objectif. En fonction de la leçon de cette semaine sur l’unité familiale, les thèmes tels que la soumission, l’amour et la relation entre Christ et Son Église se trouvent mis côte-à-côte dans Éphésiens 5. En effet, ils doivent être mis ensemble. Dans le cas contraire, les interprètes concluront que c’est seulement les femmes qui doivent se soumettre et les maris n’attendent que cela. Il est vrai que le mot soumettre n’est pas directement appliqué aux maris, mais le fait que le texte précédent dit de « se soumettre les uns aux autres » (Éphésiens 5:21) est un résultat généralisé du fait d’être rempli de l’Esprit (Eph. 5:18). Il est donc hautement improbable que Paul pensait exclusivement aux femmes lorsqu’il écrivit Éphésiens 5:21, sauf si on s’aventure à dire que seules les femmes sont remplies de l’Esprit Saint (une conclusion que le plus patriarcal des interprètes pourrait trouver difficile à avaler). Paul ne pense certainement pas que les femmes ne devraient pas se soumettre à leurs maris. Mais il voit une telle soumission comme un parallèle à la relation entre Christ et Son peuple (Eph. 5:22-24). Toutefois, le parallèle est valide uniquement dans le cas où les maris sont des métaphores vivantes de l’amour de Christ (Eph. 5:25). La mort volontaire de Christ pour racheter Son épouse est le plus grand acte de soumission que l’univers ait jamais connu. Il se peut que l’expression de Paul « soumettez-vous les uns aux autres » s’applique au mariage du fait que la soumission du mari est englobée dans l’impératif d’aimer comme Christ aime.


Partie III: Application


L’idolâtrie moderne s’exprime à travers l’adoration de soi-même dans laquelle une autonomie absolue est l’éthique prisée: mon importance, mes désirs, mes préférences, mes ambitions et ma façon de plier les vêtements ou de faire la vaisselle sont tous non négociables. « Aussi longtemps que je n’offense personne d’autre », s’exclame cette éthique, « je peux faire ce que je veux. » Et, bien sûr, on peut faire ce que l’on veut; mais on ne peut pas faire seulement ce qu’on veut si la maturité chrétienne, les relations d’amour et l’unité familiale sont valorisées. Maintenant, que la classe prenne les thèmes profonds mais abstraits de la leçon et partage ce à quoi ces idées ressemblent lorsqu’elles sont traduites en actions.


Discussion :


  1. Comment un mari ou une femme, qui a le sentiment que la relation du mariage favorise de façon injuste uniquement les désirs de son conjoint ou de sa conjointe, pourra commencer une conversation comme un moyen de prendre des mesures nécessaires vers l’unité? Soyez précis.

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  1. Quelles stratégies familiales peuvent aider les enfants séparés à avoir le sentiment que leurs opinions et leurs désirs ont de la valeur au sein de la famille sans inversion du modèle d’autorité parent/enfant?

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  1. La soumission, l’amour et l’engagement ont besoin d’être exprimés, non seulement en paroles mais dans les moindres actions quotidiennes au sein des familles. Quelles sont certaines de ces actions qui vous permettent de garder votre famille unie?

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*18 – 24 Mai


La saison de la parentalité


Sabbat Après-Midi


Lecture de la semaine: Gen. 18:11; Jérémie 31:25; Matthieu 11:28; Psaume 127; Prov. 22:6; 1 Samuel 3:10-14; Phil. 3:13.


Verset à mémoriser: « Voici, des enfants sont un héritage de l’Éternel, le fruit des entrailles est une récompense » (Psaume 127:3, LSG).


Les naissances sont si communes, normales, au point que souvent, nous n’apprécions pas entièrement leur merveille. Imaginez ce qu’Ève a dû sentir quand elle tenait bébé Caïn dans ses bras. Les changements qu’elle voyaient sur son bébé au fur et à mesure qu’il grandissait en elle, l’atroce douleur de l’accouchement, et puis voir ce petit enfant, tellement comme eux, pourtant tellement sans défense. C’est une autre expérience pour Sarah qui, à 90 ans et à la ménopause, contempla la face de son propre fils, Isaac; elle doit avoir ri à chaque fois qu’elle prononçait son nom. Après avoir prié demandant un fils, on ne sait combien de temps, Anne tint Samuel et dit: « C’était pour cet enfant que je priais, et l’Éternel a exaucé la prière que je Lui adressais. » (1 Sam. 1:27, LSG). Il y a aussi l’émerveillement dans le cœur de Marie, encore une jeune fille, câliner son fils, le Fils de Dieu, avec une combinaison d’étonnement et de crainte.


Dans le même temps, tout le monde n’a pas le privilège et la responsabilité de la parentalité. Cette semaine, nous passerons du temps à explorer la saison de la parentalité avec ses défis, ses peurs, ses satisfactions et ses joies.


* Étudiez cette leçon pour le sabbat 25 Mai.



Leçon


8


(page 64 du guide standard)


19 Mai


Des parents sans enfant


Lisez Genèse 18:11, 30:1, 1 Samuel 1:1-8 et Luc 1:7. Qu’ont en commun ces personnages? Comment Dieu a-t-Il répondu à leurs aspirations?


Les enfants sont une bénédiction. Mais pour une raison quelconque, Dieu n’accorde pas d’enfants à certains. Certaines femmes espèrent et prient pour avoir une famille, et Dieu accorde gracieusement leur requête, parfois assez miraculeusement, à l’instar de Sarah; d’autres, tout aussi ferventes dans leurs requêtes devant le trône de Dieu, font face à l’assourdissant silence. Chaque fois qu’elles voient les amis louer Dieu pour leurs grossesses et jouir des fruits de leurs entrailles, cela approfondit la plaie de leur douleur, et elles se considèrent comme des nids vides. Même ces questions anodines telles que « combien d’enfants avez-vous? » sonnent comme un rappel douloureux qu’il y a un club exclusif dont ceux qui sont sans enfants sont exclus, même s’ils veulent y adhérer.


Ceux qui ont vécu une telle expérience doivent accepter que Dieu comprend leur douleur. Le psalmiste déclare de Dieu: « Tu comptes les pas de ma vie errante; recueille mes larmes dans Ton outre: ne sont-elles pas inscrites dans ton livre? » (Ps. 56:8, LSG) ». Même s’Il semble muet, « comme un père a compassion de ses enfants, L’Éternel a compassion de ceux qui Le craignent. » (Ps. 103:13, LSG).


D’autres personnes, toutefois, pour diverses raisons, peuvent choisir tout simplement de ne pas avoir des enfants. On peut comprendre dans un monde comme le nôtre si plein de souffrances, de douleurs, des maux et des calamités, pourquoi certains peuvent décider de ne pas amener plus de gens ici-bas. Dans certains cas, certaines personnes peuvent choisir d’adopter des enfants au lieu d’en enfanter; de cette façon ils peuvent élever des enfants qui sont déjà ici, souvent en leur donnant la chance à une vie beaucoup mieux que ce qu’ils auraient pu autrement avoir.


Notre monde est un endroit complexe, et nous sommes susceptibles de répondre à toutes sortes de gens dans toutes sortes de situations en ce qui concerne le fait d’avoir des enfants ou pas. Quelle que soit la situation où nous nous trouvons au sujet de la question des enfants, nous pouvons vivre avec l’assurance de l’amour de Dieu pour nous et Son désir de nous donner une bonne fin. Dans le même temps, nous devons toujours nous souvenir et être aussi sensibles que possible envers les gens qui n’ont pas d’enfants, quelle que soit la raison.


Jésus n’a jamais eu d’enfants naturels. Quelles leçons, le cas échéant, pouvons-nous tirer de ce fait?


Dimanche


(page 65 du guide standard)


20 Mai


La monoparentalité


Il y a un phénomène mondial, celui des parents célibataires, souvent, mais pas toujours, une femme étant la seule parente.


Parfois, on pense aux familles monoparentales comme des gens qui ont conçu des enfants hors mariage. Cependant, ce n’est pas toujours le cas. Agar a été contrainte d’avoir un enfant avec Abraham, puis, elle fut contrainte de quitter avec son enfant (Genèse 16:3, 4; 21:17). Bath-Chéba est tombée enceinte à la suite d’une relation sexuelle illicite avec un homme puissant (2 Samuel 11:4, 5). Élie était envoyé dans un village appelé Sarepta pour aider une mère célibataire qui était veuve (1 Rois 17:9). Au moment où Jésus commençait Son ministère, Joseph, son père adoptif, était mort, laissant Marie, une veuve et chef de famille monoparentale. « La mort lui avait enlevé Joseph, qui partageait son secret au sujet de la naissance de Jésus. Il ne lui restait personne à qui confier ses espoirs et ses craintes. Les deux derniers mois avaient été pour elle des mois de souffrance. » – Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 145.


Être le seul parent d’un ou des enfants est peut-être l’une des tâches les plus difficiles qu’une personne peut avoir. Beaucoup font face à des difficultés, telles que la gestion de leurs finances, comment traiter avec l’autre parent (s’il est en vie), ou simplement le fait d’avoir du temps pour soi-même ou passer du temps avec Dieu, et ils se demandent s’ils pourront être aimés encore.


Quelles promesses pouvons-nous tirer des versets suivants: Jérémie 31:25; Matthieu 11:28; Jérémie 29:11; Jérémie 32:27; Prov. 3:5, 6; Ésaïe 43:1, 2.


En tant qu’église, nous avons la responsabilité d’aider les familles monoparentales. Jacques a écrit: « La religion pure et sans tache, devant Dieu notre Père, consiste à visiter les orphelins et les veuves dans leurs afflictions, et à se préserver des souillures du monde » (Jacques 1:27, NEG). On peut ajouter, en principe, « et les parents célibataires dans leur détresse ». L’aide que nous pouvons offrir n’est pas seulement financière. Nous pouvons leur permettre d’avoir un répit en gardant leurs enfants pendant un certain temps, alors qu’ils s’occupent des autres corvées, se reposent, prient ou étudient la parole de Dieu. Nous pouvons servir de mentors à leurs enfants ou aider à réparer les choses autour de la maison. Nous pouvons être les mains de Dieu de nombreuses façons pour aider à soutenir les parents célibataires.


Sans porter de jugement quant à la façon dont ils sont venus à leur situation, que pouvez-vous faire spécifiquement pour encourager et aider les parents célibataires?



Lundi


(page 66 du guide standard)


21 Mai


La joie et la responsabilité des parents


Lisez Psaume 127. Quel est le message fondamental de ce court Psaume? Quels principes importants de vie devrions-nous tirer de ce Psaume?


Lorsque vous souhaitez préparer votre plat préféré, vous suivez une recette. Si vous mettez tous les ingrédients nécessaires et suivez toutes les étapes, la plupart du temps, vous obtenez les résultats souhaités. Cependant, la parentalité n’est pas comme la cuisine. Aucun enfant n’est exactement comme l’autre, au point que si vous faites tout simplement comme vous l’avez fait avec d’autres enfants, ils peuvent se révéler différents. Ceci peut avoir à faire avec leur sexe, l’ordre dans lequel ils sont nés, leurs tempéraments, ou une foule d’autres raisons. Dans le plan de Dieu, les parents doivent diriger et apprendre aux enfants à aimer et à Lui obéir (Deut. 6:4-9, Ps. 78:5-7). Dieu dit aux parents « [d’instruire] l’enfant selon la voie qu’il doit suivre » (Prov. 22:6, LSG), et non de planer sur les enfants pour s’assurer qu’ils ne prendront jamais de mauvaises décisions.


Alors que nous voulons voir nos enfants passer de câlins sans défense aux adultes indépendants et pleins de succès, notre responsabilité ultime est de les amener à connaitre, à aimer et à servir Jésus Christ. En tant que parents, nous pouvons suivre le plan du développement spirituel de nos enfants décrits dans Deutéronome 6. Il y a quatre conditions essentielles: nous devons reconnaitre « le Seigneur notre Dieu » (Deut. 6:4), L’aimer de tout cœur (Deut. 6:5), chérir Sa parole (Deut. 6:6), et partager avec nos enfants ce que nous savons de Lui (Deut. 6:20-23).


Deutéronome 6 continue de fournir deux principes importants. Tout d’abord, le principe « enseigner-parler » (Deut. 6:7). Enseigner se réfère à l’éducation formelle, tandis que parler se rapporte à l’enseignement informel. Dans les deux cas, la communication de la vérité biblique se déroule dans le cadre de la relation parent-enfant. L’enseignement formel peut avoir lieu pendant le culte familial, en étudiant la parole de Dieu avec les enfants. L’enseignement informel se pose spontanément dans les circonstances de la vie quotidienne et il est encore plus important. Les incidents quotidiens peuvent devenir des véhicules efficaces pour communiquer la vérité biblique (Gen. 18:19). Le second est le principe « écrire-lier » (Deut. 6:8, 9). La vérité spirituelle doit être liée à nos actions (« main ») et à nos attitudes (« tête »), mais elle doit également être inscrite dans notre vie publique (« portes ») et privée (« poteaux »). Elle doit se déplacer de nos cœurs à nos maisons et de nos maisons au monde.


Mardi


(page 67 du guide standard)


22 Mai


Parentalité comme discipulat


Lisez Genèse 18:18, 19 et 1 Samuel 3:10-14. Comparez ces deux pères. Quels étaient les résultats de leurs styles parentaux?


Les parents ont la responsabilité de faire de leurs enfants des disciples de Jésus. Il y a des parents qui croient que la meilleure façon d’enseigner et de corriger leurs enfants est d’appliquer le châtiment corporel – plus on l’applique, et plus l’enfant devient sage (Prov. 22:15, 23:13, 29:15). Des passages comme ceux-ci ont été utilisés abusivement envers les enfants pour les forcer à la soumission totale, mais souvent, cela a également conduit à la révolte contre leurs parents et contre Dieu.


La Bible enseigne aux parents de diriger avec bonté (Éph. 6:4, 3:21) et d’instruire les enfants dans la droiture (Ps. 78:5, Prov. 22:6, Ésaïe 38:19, Joël 1:3). En tant que parents, nous devons pourvoir aux besoins de nos enfants (2 Cor. 12:14) et leur donner un bon exemple à suivre (Gen. 18:19, Exode 13:8, Tite 2:2). La Bible nous dit de bien diriger nos ménages (1 Tim. 3:4, 5, 12) et de discipliner nos enfants (Prov. 29 : 15, 17) tout en reflétant l’amour de Dieu (Ésaïe 66:13, Ps. 103:13, Luc 11:11).


Malheureusement, la Bible révèle des histoires de la mauvaise parentalité. Isaac et Rébecca ont joué au favoritisme avec leurs fils, Ésaü et Jacob (Gen. 25:28), et plus tard, Jacob affiche la même attitude envers Joseph (Genèse 37:3). Éli, bien qu’il fût un chef religieux, a omis de corriger ses enfants (1 Samuel 3:10-14). Samuel, qui a également été élevé par Éli, s’est avéré lui aussi être un père très déficient (1 Samuel 8:1-6). Le roi David, en commettant l’adultère et le meurtre, a enseigné cela à ses enfants, qui ont bien suivi son exemple. Le roi Manassé sacrifiait ses enfants aux démons (2 Rois 21:1-9), à l’instar du roi Achaz (2 Rois 16:2-4).


Heureusement, toutefois, on trouve aussi dans les Écritures des exemples de l’art d’être parent. Mardochée est un merveilleux père adoptif à Hadassa, reine Esther (Esther 2:7), et Job priait pour ses enfants régulièrement (Job 1:4, 5). Dans tous ces exemples, bons et mauvais, nous pouvons glaner des leçons sur la parentalité.


Que pouvons-nous apprendre des exemples du rôle parental que nous voyons dans la Bible? De quelle manière pouvons-nous utiliser certains de ces principes dans nos interactions avec ceux qui ne sont pas nos enfants?




Mercredi


(page 68 du guide standard)


23 Mai


Lutter pour son enfant prodigue


Relisez Proverbes 22:6. Quelle est votre compréhension de ce passage? Est-ce une garantie, une promesse ou une probabilité?


Parfois en tant que parent, vous faites tout ce que vous devriez faire – passer du temps à enseigner à vos enfants les bonnes choses, vivre selon votre connaissance de Dieu, les inscrire aux bonnes écoles, aller régulièrement à l’église avec eux, les impliquer dans l’œuvre missionnaire – mais ils finissent par quitter la foi dans laquelle vous les avez élevés. La douleur est atroce, et il n’y a aucun moment où vous ne vous préoccupez pas de leur salut. La cause n’est pas nécessairement la faute au parent. Les enfants ont leur propre volonté et sont ultimement responsables devant Dieu de leurs actions.


Certains ont pris les paroles « quand il sera vieux, il ne s’en écartera pas » comme une promesse, une garantie que la bonne parentalité aboutira toujours au salut de leur enfant. Mais Proverbes nous donne souvent des principes et non des promesses toujours inconditionnelles. Ce que nous pouvons tirer de ce texte est l’assurance que les leçons apprises dans l’enfance dureront toute une vie. Chaque enfant atteindra un âge où, soit il accepte l’héritage de ses parents, soit il le rejette. Les parents qui ont pris soin de donner à leurs enfants une formation pieuse ont l’assurance que ce qu’ils enseignaient à leurs enfants sera toujours avec eux, et même s’il arrive que leurs enfants abandonnent la foi, les graines qu’ils ont semées dans leur cœur seront continuellement en eux et les rappelleront de revenir à la maison. Être un bon parent est notre choix; ce que deviennent nos enfants est leur choix.


Que doit faire un parent lorsqu’un enfant s’égare? Amenez vos enfants à Dieu dans la prière fervente. S’il y a quelqu’un qui comprend votre douleur, c’est Dieu, dont les milliards d’enfants Lui ont tourné le dos, Lui, le parent parfait. Vous pouvez soutenir votre enfant prodigue avec l’amour et la prière, et soyez prêt à être à leurs côtés alors qu’ils luttent contre Dieu.


Ne soyez pas trop gênés de demander de l’appui et de la prière, ne vous culpabilisez pas et ne soyez pas tellement concentrés sur le fils prodigue au point d’oublier le reste de la famille. La parentalité d’un fils prodigue peut diviser votre ménage; ainsi, construisez un front uni avec votre conjoint et fixez des limites claires pour votre enfant. N’oubliez pas que Dieu aime votre enfant plus que vous le faites, regardez à un avenir meilleur et acceptez que votre enfant est dans l’atelier de Dieu.


Il est normal dans une telle situation de vous blâmez vous-même. Et même si vous aviez fait des erreurs, pourquoi est-il préférable de se concentrer sur l’avenir et sur les promesses de Dieu? Voir Phil. 3:13.


Jeudi


(page 69 du guide standard)


24 Mai


Réflexion avancée: « Vous devriez prendre le temps de parler et de prier avec vos tout-petits, et ne pas permettre que soit interrompu ce moment de communion avec Dieu et vos enfants. Vous pouvez dire à vos visiteurs: “Dieu m’a donné une œuvre à accomplir et je n’ai pas de temps à perdre en bavardages.” Vous devriez comprendre que vous avez une tâche à mener à bien pour le présent et pour l’éternité. Vous vous devez en premier lieu à vos enfants. » – Ellen G. White, Le foyer adventiste, p. 257.


« Parents, vous devriez commencer votre première leçon de discipline lorsque vos enfants sont des bébés dans vos bras. Apprenez-leur à céder leur volonté à la vôtre. Cela peut être fait en étant unis et fermes dans vos décisions envers l’enfant. Les parents devraient avoir un contrôle parfait de leurs propres pensées, et avec douceur et fermeté, dresser la volonté de l’enfant jusqu’à ce qu’il ne s’attende à rien d’autre que de céder à leurs désirs. Souvent les parents ne commencent pas à temps. La première manifestation d’humeur n’est pas modérée, et les enfants grandissent têtus, et cela augmente avec leur croissance et renforce leur résistance. » – (traduit d’Ellen G. White, Testimonies for the Church, vol. 1, p. 218).


Discussion:


Que signifie être un « enfant » de Dieu? Comment doit-on comprendre cette image, et quel réconfort y trouvons-nous?


Un père de famille, peu après la naissance de ses enfants, a déclaré ce qui suit: « J’ai appris deux grandes vérités théologiques dans les premières années de mes enfants. La première est la réalité du libre arbitre; la seconde est la réalité de la nature humaine pécheresse. » Comment les tout-petits ont-ils pu lui enseigner ces vérités?


Quel est le moment approprié pour aider à façonner la volonté des enfants? Comment cela devrait-il être fait? Comment pouvons-nous façonner la volonté de nos enfants selon le dessein de Dieu lorsque nous-mêmes, nous ne sommes pas pleinement soumis à Sa volonté?


Insistez plus sur la question de la monoparentalité. Quels sont les moyens pratiques par lesquels votre église peut aider les parents célibataires et les enfants qu’ils cherchent à élever seuls?


Quels sont les moyens d’encourager les parents dont les enfants se sont égarés loin de la foi?


Vendredi


(page 70 du guide standard)


Histoire Missionnaire


Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org



Pourquoi j’ai quitté mon emploi


par Bo, tel que raconté à Andrew McChesney


Une expérience remarquable m’a incité à quitter mon emploi à 17 ans en tant que travailleur dans une usine de fabrication de fil, pour me consacrer à l’œuvre évangélique à temps plein en Chine.


Quand j’avais 39 ans, mon fils voulait aller dans une école de commerce pour devenir un ingénieur. Mais les frais de scolarité pour le cours de trois ans s’élevaient à 10 000 yuans, ce que nous ne pouvions pourvoir. Ma mère, une Adventiste du septième jour, suggéra que nous prions à ce sujet. Nous priâmes, mais je ne m’attendais pas à un miracle. Quand ma sœur a entendu parler du problème, elle contacta une amie qui travaillait à l’école de commerce et demanda si mon fils pouvait faire une demande de bourse d’études. L’amie, la comptable de l’école, dit qu’il y avait des bourses seulement pour les familles à faible revenu, et que nous ne remplissions pas les conditions. Mais à sa suggestion, mon fils alla s’inscrire à l’école.


Pendant ce temps, ma mère, mes quatre sœurs et moi, cotisions de l’argent. Quand nous sommes allés à l’école pour payer, nous étions accueillies par la comptable. Elle dit à mon fils d’écrire une lettre de demande de bourse d’études sur place, et elle l’amena au bureau du directeur. Quand le directeur regarda la lettre, il demanda, « combien voudriez-vous que j’accorde à cet étudiant? » « Vous avez le pouvoir de faire ce que vous voulez », répliqua la comptable. Le directeur écrivit « 500 » sur la lettre.


Lorsque la comptable revint avec la lettre, j’étais tellement excitée. Je ne savais pas ce que « 500 » signifie, mais je me disais que même un rabais de 500 yuans serait une grande aide. Nous apportâmes la lettre au bureau de la caissière. « Souhaitez-vous payer pour un an ou tous les trois ans? » demanda-t-elle. « Tous les trois ans », dis-je. La caissière fit quelques calculs et annonça, « votre total est de 2 700 yuans. »


Nous étions sous le choc! Nous ne savions pas ce qui s’est passé ou comment elle est venue à ce chiffre. Jusqu’aujourd’hui, nous ne savons pas ce qui s’est passé. Jusqu’à ce jour, ma foi en Dieu s’est approfondie. Après cette expérience, je me suis rendue compte que Dieu prend soin de nous, et j’ai décidé de servir Dieu de tout mon cœur. Je ne suis pas si talentueuse, mais j’ai compris que je pouvais aider à nettoyer l’église ou à visiter les gens. Aujourd’hui, j’ai 54 ans et je supervise cinq églises. Je me sens très indigne d’être appelée une ouvrière de l’évangile. Mais je crois que Dieu est au contrôle, et Il m’aidera à faire l’œuvre de l’évangile.


Une partie de l’offrande du treizième sabbat du troisième trimestre 2018 était envoyée pour ouvrir une église et un centre de santé en Chine. Le nom de l’auteure a été changé.


Partie I: Aperçu


Avoir des enfants dans la Bible revêtait une grande importance. Les mères ont plaidé auprès de Dieu (ou de leurs maris) pour leur demander un enfant. Dieu agissait parfois miraculeusement pour faire cela (pensez à Anne pleurant devant le tabernacle ou Rachel pensant à la mort comme une alternative à la stérilité). Aujourd’hui, le sujet d’avoir des enfants est complexe et engage un éventail de questions, telles que la stérilité, la contraception, l’avortement, l’adoption, la monoparentalité et les méthodes de discipline. Quel que soit le fardeau que l’on porte en ce qui concerne les enfants, il est impératif de se rappeler que Dieu se soucie profondément de chaque situation familiale. C’est la partie la plus facile. Étendre ce même soin à vous-même ou à ceux que vous pouvez penser qu’ils font des mauvais choix en ce qui concerne leurs enfants, c’est la partie la plus difficile.


L’éducation des enfants peut être considérée comme une branche de la préparation des disciples. Bien que l’Écriture donne beaucoup d’instructions sur le contrôle parental (2 Cor. 12:14, Éphésiens 6:4, Col. 3:21), la plupart des familles qui se focalisent sur la Bible donneront beaucoup d’exemples de ce qu’il ne faut pas faire dans l’éducation des enfants (par exemple, jouer les favoris, négliger la discipline, mener une vie impie). Mais si nous pouvons apprendre de leurs erreurs et de nos propres erreurs, alors chacun des enfants sera une étoile dans la couronne céleste de leurs parents. Toutefois, dans l’espoir que nos enfants soient sauvés, Proverbes 22:6 a été évoqué d’une manière qui ne s’intègre pas bien avec les métarécits du libre arbitre et du grand conflit. Une étude brève faite de prières sur ce fameux texte apportera quelques éclaircissements et nous fournira d’autres options d’interprétation.


Partie II: Commentaire


L’Écriture


Proverbes 22:6 est l’un des rares versets possédant juste la bonne quantité d’ambigüité d’interprétation et de conséquence théologique pour produire soit un espoir existentiel soit un traumatisme psychologique – ou les deux. C’est une partie exégétique intéressante de la littérature de la sagesse de l’Ancien Testament dont les traductions possibles peuvent être des opposées virtuelles les unes des autres. Proverbes 22:6 donne une liste brève de ce que Douglas Stuart appelle « Mes erreurs de traduction préférées ». Étudier ce verset peut servir comme un microcosme au défi, au frisson, et à la surprise qui donnent à l’étude approfondie de la Bible toute sa dignité. Le fait que ce verset soit sans doute le plus connu ou le plus cité sur l’éducation des enfants dans l’Ancien Testament, fait qu’il mérite une analyse syntaxique, alors que nous réfléchissons sur la parentalité dans la leçon de cette semaine.


La traduction standard


Ceci concerne la quasi-totalité des traductions qui suivent d’assez près la version anglaise King James: « Instruis l’enfant selon la voie qu’il doit suivre ; et quand il sera vieux, il ne s’en détournera pas » (Prov. 22:6, LSG).


Tout d’abord, la leçon fait ressortir un point crucial qui est répété brièvement. Peu importe comment on traduit ce texte, cela ne signifie pas que chaque enfant rebelle est le résultat direct d’une mauvaise éducation. Donc, voilà, c’est fait. Il faut toujours prendre en compte le genre littéraire du texte, et celui-ci tombe dans une anthologie de la sagesse pleine de proverbes et de dictons concis (brefs, énergiques et significatifs dans l’expression). Un proverbe ne serait pas un proverbe s’il contenait une liste de qualités, d’exceptions et d’exclusions. Donc, il faut prendre ce verset comme un principe général sur comment les expériences dans les premières années peuvent avoir des conséquences à long terme. La culpabilité parentale et/ou l’assurance parentale, comme elle est indiquée dans la plainte « Quand est-ce que mon enfant va retrouver la voie qu’il doit suivre? » devrait être transformée en réflexion parentale, en leçons apprises et en prière continue.


Les partisans de la traduction standard ont dû défendre l’expression « selon la voie qu’il doit suivre » parce que l’hébreu se lit: « selon sa voie ». Les traducteurs, cependant, ont pensé au point général des Proverbes, sont convaincus contextuellement que la « voie » dans ce cas était la voie des sages et des justes que Salomon et ses amis recommandaient et ainsi, ils ont inséré « doit » afin de préserver cette notion. Une petite opposition à cette traduction vient de ceux qui voient « sa voie » comme se référant à une personne qui découvre ses propensions professionnelles et est encouragée dans cette direction. Cette position est conforme au Commentaire biblique des Adventistes du Septième Jour sur ce verset, où on fait observer que « la carrière devrait être conforme au penchant naturel. » – (traduit de The SDA Bible Commentary, vol. 3, p. 1020). Certains, toutefois, estiment que cette opinion impose un point de vue psychologique anachronique sur le texte qui se situe en dehors des thèmes des Proverbes.


La traduction minoritaire


Une autre traduction est également en désaccord avec la modification de « doit » dans l’expression « la voie qu’il doit suivre » et estime que l’hébreu devrait être pris à sa valeur nominale comme « selon sa voie ». Doug Stuart et d’autres ont aussi un problème avec le mot hébreu na’ar traduit comme « enfant » dans la traduction standard et optent plutôt pour « un jeune adulte célibataire. » (voir Les conférences intégrales de Griffith 2013 de Doug Stuart intitulées “My Favorite Mistranslations”. Elles Peuvent être consultées sur https://www.youtube.com/watch?v=DJnnbIypnz8&t=16s.) Compte tenu de cette proposition, le verset concerne plus les adolescents que les tout-petits. Stuart propose la traduction: « Instruis l’adolescent dans sa propre voie, et quand il sera vieux, il ne s’en détournera point. »


Le texte est désormais compris comme une promesse, non pas qu’une bonne éducation garantit de bons résultats, mais qu’une éducation laxiste qui laisse libre cours à la « voie » indisciplinée des adolescents aura des conséquences néfastes à long terme. Stuart cite la traduction Juive médiévale du philosophe Ralbag (acronyme pour le Rabbin Levi ben Gershon): « Instruis un enfant selon ses mauvais penchants, et il continuera dans sa mauvaise voie tout au long de sa vie. »


Alors, pourquoi cet angle de traduction n’a pas une plus large représentation dans les versions modernes? Il y a probablement une certaine inertie translationnelle créée à partir d’une traduction populaire et primitive que des versions ultérieures trouvent souvent difficile à corriger. Gordon Hugenberger propose une théorie sur le faux-pas initial possible: « il est probable que les traducteurs précédents aient manqué cette compréhension du texte comme un avertissement non pas à cause des difficultés de l’hébreu, mais parce qu’ils interprètent la première proposition comme un ordre ironique. Elle dit au lecteur de faire quelque chose qu’il ne doit pas faire: « Instruis l’enfant selon sa voie. » En fait, un tel dispositif rhétorique est tout à fait conforme à la littérature de la sagesse comme les Proverbes, qui utilise le sarcasme à bon escient. Comparez Prov. 19:27, « Cesse, mon fils, d’écouter l’instruction, si c’est pour t’éloigner des paroles de la science. » – Dans Gary D. Practico et Miles C. Van Pelt, Basics of Biblical Hebrew Grammar [Les bases de la grammaire biblique hébraïque] (Grand Rapids : Zondervan, 2007), p. 163.


Une interprétation vieille de 1000 ans


La « traduction » suivante est plus une interprétation historique qu’une traduction. Mais elle a juste assez de preuves convergentes pour en faire une possibilité alléchante.


Si vous consultez le Codex de Leningrad, qui est le plus vieux manuscrit complet de la Bible hébraïque, vous trouverez des notes dans les marges. Elles ont été écrites par les Massorètes, un groupe de Juifs scribes et savants entre 600 et 1000 ans de notre ère qui créèrent des signes diacritiques autour du texte hébreu consonantique pour tenter de normaliser la prononciation. En d’autres termes, ils ont ajouté un système de voyelle au texte afin que la communauté Juive n’oublie pas comment prononcer/lire leur hébreu. Ils ont également écrit des notes techniques et linguistiques dans les marges. Ce sont potentiellement ces notes qui nous donnent un aperçu millénaire sur comment ils comprenaient Proverbes 22:6.


La compréhension massorétique de proverbes 22:6 remonte jusqu’à Énoch et l’orthographe de son nom. Il y a deux orthographes du nom d’Énoch en hébreu. Les Massorètes ont noté la variante orthographique sur leurs marges. Le nom d’Énoch contient habituellement ce qu’on appelle un holem waw (le holem waw donne le « o » sonore au nom d’Énoch). Mais il y a trois instances dans lesquelles il est ‘’déficiemment’’ orthographié avec le seul holem (ce qui donne toujours le même « o » sonore).


En gardant à l’esprit qu’il y a plus d’un Énoch, nous notons que la première occurrence de l’orthographe défectueuse du nom d’Énoch dans le manuscrit massorétique est Genèse 25: 4. Les Massorètes ont notés dans leur marge à propos de ce verset que les trois textes contenant cette utilisation défectueuse sont Genèse 25:4, Nombres 26:5 (ce cas est un peu différent parce que c’est la famille d’Énoch ou « Énochites » qui a un orthographe défectueux ) et Proverbes 22:6. En d’autres termes, les Massorètes voient le nom d’Énoch avec son autre orthographe dans Proverbes 22:6.


Mais attendez, le nom d’Énoch apparaît-il dans Proverbes 22:6? Il se trouve que la forme verbale de « instruire » dans Proverbes 22:6 est orthographiée exactement de la même façon que l’orthographe défectueuse du nom d’Énoch. (Une remarque pour ceux qui sont familiers avec l’hébreu: c’est vrai que les Massorètes pourraient commenter sur l’impératif de Qal de chanak, mais le holem défectueux est la norme des impératifs de Qal, selon Wilhelm Gesenius. N’est-il pas plus probable qu’ils aient annoté une variante anormale sur « Énoch » plutôt que la conjugaison habituelle de chanak?)


De plus, les Massorètes font une note marginale sur Proverbes 22:6, reliée directement au mot hébreu « Énoch/instruire ». Leur référence marginale, ce qui n’est pas sous la forme d’une phrase, se lit littéralement: « deux fois », « début de », « verset » « Metuschélah ». Encore une fois, c’est le commentaire des Massorètes sur le mot hébreu hanoch, qui, en français, pourrait signifier « Énoch » ou « instruire ». Un français plus harmonisé de la note marginale massorétique de Proverbes 22:6 se lit comme suit: « le mot [hanoch] est en début du verset dans deux cas... Métuschéla. » N’est-ce pas intéressant que Metuschélah soit mentionné? Le fait que Metuschélah soit écrit comme un commentaire sur hanoch ouvre la possibilité que hanoch soit interprété, ou considéré comme « Énoch », au lieu de, ou en plus de traduire hanoch comme « instruire ».


L’autre cas dans lequel ce mot « Énoch/instruire » débute un texte est 1 Chroniques 1:3, qui dit: « Énoch, Métuschélah, Lémec » (LSG). Cet Énoch renvoie au même Énoch qui marcha avec Dieu dans Genèse 5. À la lumière de ces notes marginales, il semble plausible que les Massorètes (qui vivaient et respiraient la Bible hébraïque) avaient Énoch à l’esprit quand ils lisaient Proverbes 22:6, voire même Methuschélah. Voici une interprétation fondée sur l’explication de Joseph Lukowski à qui nous sommes redevables de cette discussion entière: « [Utilisez l’exemple d’] Énoch pour un enfant selon sa voie [c’est-à-dire, la voie d’Énoch]; et quand il sera vieux [comme Methuschélah] il ne s’en détournera pas » (Proverbs 22:6—https://hermeneutics.stackexchange.com/questions/21709/what-is-the-proper-translation-of-proverbs-226/21787#21787. Librement paraphrasée, l’interprétation de Lukowski pourrait devenir: « Élèvez vos enfants dans la voie d’Énoch, et ils resteront fidèles jusqu’à leur vieillesse comme Methuschélah ».


Il se pourrait très bien que les Massorètes aient vu ce verset comme encourageant les parents à élever leurs enfants pour qu’ils connaissent personnellement et marchent avec Dieu comme Énoch. Dès lors, une vie juste et persévérante les conduira jusqu’à la vieillesse (voir Exode 20:12) comme elle a conduit l’homme le plus âgé qui ait jamais vécu, le fils d’Énoch, Methuschélah.


Partie III: Application


Nous voulons tous que nos enfants marchent dans la voie d’Énoch, sans chercher à savoir si les Massorètes voyaient cette idée dans les Proverbes ou pas. Le fait qu’Énoch n’ait pas connu la mort sert comme une analogie de notre propre espérance, que nos enfants ne connaitront jamais la seconde mort ou la mort éternelle (Apo. 20:14).


  1. Comment pouvons-nous rendre le fait de « marcher avec Dieu » si attrayant à nos enfants pour qu’ils puissent aussi le vouloir, autant que nous le voulons pour eux, en tant que parents?

  1. Un orateur chrétien qui venait de terminer un projet d’écriture a adressé des remerciements publics à sa famille pour leur soutien. « Je tiens à remercier mon épouse, qui m’a affectueusement aidé,... et mes enfants, qui m’ont affectueusement empêché. » Les enfants peuvent être une bénédiction et une épreuve (peut-être que l’épreuve c’est aussi la bénédiction). Dans quelles mesures avoir des enfants dans votre vie vous aide à devenir mature et à façonner votre caractère?

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*25 – 31 Mai


Temps de perte


Sabbat Après-Midi


Lecture de la semaine: Marc 5:22-24, 35-43; 1 Pierre 5:6, 7; Genèse 37:17-28; Luc 16:13, Rom. 6:16; 1 Corinthiens 15:26.


Verset à mémoriser: « Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l’excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur, pour lequel j’ai renoncé à tout; je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ. » (Phil. 3:8, NEG).


Au moment où Adam et Ève ont mangé du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, ils ont connu leur première défaite, la perte de l’innocence. Et cette perte d’innocence a été remplacée par l’égoïsme, le conflit, le blâme, le désir de contrôle et de la suprématie sur l’autre.


Peu après la chute, ils furent témoins de la première perte de la vie quand ils reçurent des peaux d’animaux pour couvrir leur nudité. Interdits d’accès à l’arbre de vie, de peur qu’ils mangent et vivent éternellement, ils perdirent également leur maison, le jardin parfait, et des années plus tard, ils perdirent leur fils, Abel, aux mains de son frère, Caïn. Plus tard, l’un d’eux perdit son conjoint, et enfin, le partenaire survivant a fini par perdre sa vie. Tant de pertes sont venues comme résultat d’une décision.


Oui, nous connaissons tous la réalité et la douleur dues à la perte, et la plupart d’entre nous la sentons plus profondément quand cette perte nous frappe dans la famille. Et cela n’est pas étonnant, car dans la famille, nous avons nos obligations les plus proches; donc là, la perte, sous ses formes variées, nous frappe fort.


Cette semaine, alors que nous continuons à étudier la vie familiale, nous l’examinerons dans le contexte des différents temps de perte.


* Étudiez cette leçon pour le sabbat 1er Juin



Leçon


9


(page 72 du guide standard)


26 Mai


Perte de santé


Nous sommes à des milliers d’années de l’arbre de vie; et nous le ressentons tous, surtout quand il s’agit de notre santé physique. Tôt ou tard, sauf si nous perdons la vie étant jeune, nous arrivons tous à la dure réalité de la perte de la santé.


Et, aussi difficile que la perte de la santé soit, combien plus douloureuse est-elle quand elle frappe, non seulement nous, mais aussi une personne dans notre propre famille? Combien de parents, surtout s’ils ont eu un enfant malade, n’ont pas souhaité que ce soit eux-mêmes qui tombent malades au lieu de l’enfant? Malheureusement, nous ne pouvons faire ce choix.


Qu’est-ce que tous ces récits ont en commun? Marc 5:22-24, 35-43; Matthieu 15:22-28; Luc 4:38, 39; Jean 4:46-54.


Dans chacun de ces cas et sans doute dans tant d’autres, c’était un membre de la famille qui a imploré l’aide de Jésus pour un autre membre de la famille.


Sans aucun doute, nous reconnaissons que nous souffrons parce que nous vivons dans un monde déchu. Lorsque le péché est entré dans le monde, non seulement la mort, mais aussi la maladie et les douleurs chroniques ont suivi. Face à une maladie chronique ou en phase terminale, nous pouvons avoir un choc, la colère, le désespoir et même crier dans certains cas: « mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-Tu abandonné? Pourquoi es-Tu si loin? N’écoutes-Tu pas mes gémissements pour venir à mon secours? » (Psaume 22:1). Comme l’a fait David, nous ferions bien d’adresser nos questions, notre colère et notre douleur à Dieu.


À bien des égards, la maladie et la souffrance resteront un mystère jusqu’à ce que la mort soit enfin vaincue au retour de Jésus. Dans le même temps, nous pouvons avoir des vérités importantes de la parole de Dieu. Alors que Job souffrait des douleurs indicibles, il a connu une profonde intimité avec Dieu. Il explique: « Mon oreille avait entendu parler de Toi; Mais maintenant mon œil T’a vu. » (Job 42:5, NEG). Paul avait une sorte de maladie chronique, et comment il a vécu nous montre que la souffrance peut nous équiper pour consoler d’autres, elle peut nous donner la compassion pour les autres qui souffrent, et elle peut nous permettre de faire plus efficacement l’œuvre de Dieu (2 Corinthiens 1:3-5) –c’est-à-dire, si nous ne permettons pas à la maladie de nous abattre.


Si nous ou les membres de la famille sont malades, quelles promesses pouvons-nous réclamer? Pourquoi, dans de tels cas, la réalité de Jésus, notre Seigneur, souffrant sur la croix, est-elle si importante pour nous? Qu’est-ce que la croix nous enseigne sur la bonté de Dieu, même au milieu de la maladie dans notre famille?


Dimanche


(page 73 du guide standard)


27 Mai


La perte de confiance


Nous sommes tous pécheurs, des gens dysfonctionnels qui, à un moment donné, se sont révélés indignes de la confiance de quelqu’un qui nous a fait confiance; nous avons tous trahi Dieu. Et qui n’a pas été victime de trahison de quelqu’un d’autre? Et, aussi forte qu’une telle perte de confiance puisse être, c’est toujours pire quand nous trahissons, ou sommes trahis par un membre de la famille.


Parfois, il peut sembler plus facile d’oublier nos pertes et continuer si nous décidons qu’il n’est pas nécessaire de reconstruire la relation. Bien sûr, cela n’est pas si facile quand c’est un membre de la famille, tel qu’un conjoint. On peut même dire que l’un des buts du mariage est de nous enseigner la leçon sur la façon de rétablir la confiance quand elle est brisée.


Si la confiance dans une relation est compromise, comment peut-elle être guérie et restaurée? 1 Pierre 5:6, 7; 1 Jean 4:18; Jacques 5:16; Matthieu 6:14, 15.


Reconstruire la confiance brisée est comme un voyage; vous devez le faire étape par étape. Le voyage commence par une reconnaissance sincère de la douleur et la confession de la vérité, quels que soient l’infraction et le coupable.


Si l’adultère est la cause de la violation, la guérison commence lorsque le traitre avoue. Dans le cadre du processus de guérison, la confession doit accompagner une transparence totale de la part du traitre. Il ne doit rien rester de caché. Si des zones d’ombre restent (et ces zones seront découvertes), elles détruiront la confiance qui avait été rétablie. Et si la seconde confiance est violée, cela devient encore plus difficile à guérir que la première fois.


Reconstruire la confiance prend du temps et demande de la patience. Plus l’infraction est grave, plus elle prendra du temps pour être réparée. Acceptez le fait que parfois, il va sembler comme si vous vous déplacez deux pas en avant et trois pas en arrière. Un jour, il semblera qu’il y a de l’espoir, et le lendemain, vous avez envie de vous enfuir. Toutefois, beaucoup ont été en mesure de reconstruire leur relation brisée et de rétablir un mariage plus profond, plus intime, plus satisfaisant et plus heureux.


Quels principes de guérison dans le mariage pouvons-nous trouver dans d’autres cas de confiance brisée? Dans le même temps, quelle peut être la situation dans laquelle, bien qu’il y ait pardon, il n’y a plus de confiance, et il ne devrait plus y en avoir?


Lundi


(page 74 du guide standard)


28 Mai


Perte de confiance (suite)


Une autre cause de la perte de confiance est la violence familiale. Impensable que cela soit, les recherches révèlent que le foyer est l’endroit le plus violent dans la société. La violence familiale touche tous les types de familles, y compris les foyers chrétiens. La violence est une atteinte de toute nature – verbale, physique, émotionnelle, sexuelle, active ou passive – qui est commise par une ou plusieurs personnes contre une autre personne dans la famille.


La Bible rapporte des cas de violence familiale, même au sein du peuple de Dieu. Quels sont vos pensées et vos sentiments en lisant ces versets? Pourquoi pensez-vous que ces histoires fussent rapportées dans les Écritures?


Genèse 37:17-28 _________________________________


2 Sam. 13:1-22____________________________________________


2 Rois 16:3, 17:17, 21:6


Le comportement abusif est un choix délibéré d’une personne d’exercer le pouvoir et le contrôle sur une autre. Il ne peut être expliqué ou excusé par l’alcoolisme, le stress, la nécessité de satisfaire les désirs sexuels, la nécessité d’un meilleur contrôle, la colère ou tout comportement de la victime. Les victimes ne sont pas responsables du comportement de l’agresseur. Les agresseurs faussent et pervertissent l’amour, car « l’amour ne fait point de mal » (Rom. 13:10). Les soins professionnels peuvent faciliter le changement du comportement de l’agresseur, mais seulement si la personne assume la responsabilité de son comportement et désire cette aide. Pour ceux qui ouvrent leurs cœurs à la présence de Dieu, Il est capable d’intervenir pour aider les agresseurs à cesser d’abuser, à se repentir de leurs attitudes et comportement, à procéder à la restitution de toutes les manières possibles et à accepter les qualités de l’amour agape pour guérir leurs propres cœurs et aimer les autres (cf. Eph. 3:20).


Essayez de vous mettre à la place d’une personne traumatisée par la violence. Quelles paroles d’acceptation, du réconfort et d’espoir souhaiteriez-vous entendre? Pourquoi est-il important de fournir la sécurité et une acceptation aimable à la victime plutôt que de lui donner des conseils sur la façon de mieux vivre avec son agresseur?


Mardi


(page 75 du guide standard)


29 Mai


Perte de liberté


Dieu seul sait combien de millions de gens, voire des milliards, souffrent d’une certaine forme d’addiction. À ce jour, les scientifiques ne comprennent toujours pas exactement quelles sont les causes, même si dans certains cas ils peuvent réellement voir la partie de notre cerveau dans laquelle se trouvent les envies et les désirs.


Malheureusement, trouver les emplacements de ces dépendances n’est pas la même chose, cependant, que de nous libérer de l’addiction.


La dépendance affecte tout le monde, pas seulement le toxicomane. Les membres de la famille – les parents, le conjoint, les enfants – tous souffrent énormément lorsqu’un membre de la famille est sous l’emprise d’une force dont ils n’arrivent pas à le libérer.


Les drogues, l’alcool, le tabac, les jeux, la pornographie, le sexe, même la nourriture – ce qui rend ces choses dépendantes est le caractère habituel et progressif de leur utilisation ou de leur abus. Vous êtes incapable d’arrêter même quand vous savez que c’est nuisible pour vous. Tout en jouissant de votre liberté de choix, vous devenez esclave de tout ce qui vous domine, et ainsi, vous perdez votre liberté. Pierre a une explication simple de ce qu’est une addiction et ses résultats: « ils leur promettent la liberté, quand ils sont eux-mêmes esclaves de la corruption, car chacun est esclave de ce qui a triomphé de lui » (2 Pierre 2:19, NEG).


Quelles sont les choses qui peuvent conduire les gens dans la dépendance? Luc 16:13, Rom. 6:16, Jacques 1:13-15, 1 Jean 2:16.


Le péché et la dépendance ne sont pas nécessairement la même chose. Vous pouvez commettre un péché auquel vous n’êtes pas dépendant, bien que souvent, cela peut devenir une addiction. Il est beaucoup mieux, grâce à la puissance de Dieu, d’arrêter le péché avant qu’il se transforme en une dépendance. Et, bien sûr, la seule solution durable au problème du péché et de l’addiction est de recevoir un nouveau cœur. « Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs » (Gal. 5:24, NEG). Paul explique aussi aux Romains ce que cela signifie de mourir à cette nature pécheresse et addictive, afin que nous puissions vivre pour Christ (Rom. 6:8-13), et il ajoute: « Mais revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ, et n’ayez pas soin de la chair pour en satisfaire les convoitises » (Rom. 13:14, NEG).


Qui ne connait pas personnellement la lutte contre l’addiction, en nous-mêmes, ou celle d’autres personnes, membres de la même famille peut-être? Comment pouvez-vous aider les gens à ne pas se décourager, même en tant que chrétiens, s’il est nécessaire de rechercher une aide professionnelle?


Mercredi


(page 76 du guide standard)


30 Mai


Perte de la vie


En tant qu’êtres humains, nous connaissons la réalité de la mort.


Nous lisons à ce sujet, nous le constatons, et peut-être nous-mêmes avions failli perdre la vie dans une ou plusieurs circonstances.


Lisez 1 Corinthiens 15:26. Comment la mort est-elle décrite, et pourquoi elle est décrite de cette façon?


Qui, ayant perdu un être cher, ne connait pas par lui-même à quel point la mort est un ennemi? En revanche, les morts sont morts et restent dans un état inconscient. S’ils sont morts dans le Seigneur, ils ferment les yeux et dans ce qui semble un instant pour eux, ils sont ressuscités et rendus à l’immortalité. « La mort est peu de chose pour le croyant. Le Christ, en parlant d’elle, a dit: “Si quelqu’un garde ma parole, il ne verra jamais la mort.” La mort du chrétien n’est qu’un sommeil, un repos dans le silence et l’obscurité. Si vous croyez, votre vie est cachée avec le Christ en Dieu, et “quand le Christ, votre vie, paraitra, alors vous paraitrez aussi avec lui dans la gloire. » – Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 789.


En effet, c’est ceux qui sont vivants, surtout les amis ou membres de la famille, qui ressentent la vraie douleur et le chagrin suite à un décès. Le fait est que le deuil est une réponse naturelle et normale à la perte. C’est la souffrance morale que nous éprouvons lorsque quelque chose ou quelqu’un que nous aimons est perdu.


Le processus de deuil n’est pas le même pour tout le monde, mais en général, la plupart des gens passent par plusieurs étapes. La première étape et la plus courante face à la mort d’un être cher est un choc et un déni, même lorsqu’on savait que la personne allait mourir. Le choc est votre protection émotionnelle contre le fait d’être trop soudainement accablé par la perte, et il peut durer de deux à trois mois. Vous pouvez également passer par un temps où vos pensées sont constamment tournées vers votre bienaimé, même lors des tâches communes quotidiennes. Souvent, les conversations sont orientées vers votre proche. Cette période peut durer de six mois à un an.


La phase de désespoir et de dépression est une longue période de deuil, probablement la scène la plus douloureuse et la plus longue pour celui qui a perdu son proche. Au cours de cette période, vous vous réconciliez progressivement avec la réalité de votre perte. Au cours de cette étape, vous pouvez ressentir une gamme d’émotions, telles que la colère, la culpabilité, le regret, la tristesse et l’anxiété. Le deuil ne peut pas éliminer toutes vos douleurs ou les souvenirs de votre perte. Dans l’étape finale de récupération, vous commencez à avoir un regain d’intérêt dans les activités quotidiennes et un retour à la normalité au jour le jour.



Quelles pensées de réconfort trouvez-vous dans les passages suivants? Rom. 8:31-39, Apocalypse 21:4, 1 Corinthiens 15:52-57.


Jeudi


(page 77 du guide standard)


31 Mai?


Réflexion avancée: Beaucoup ont souffert en raison de leur dépendance addictive. Ils sont devenus esclaves de leurs désirs et ont perdu leur argent, leur travail, leur santé et leur liberté. Mais Jésus est venu pour nous libérer de nos péchés et de toutes nos addictions, et « si le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres » (Jean 8:36). Jésus a aussi promis qu’Il serait toujours avec nous (Matthieu 28:20, Ésaïe 43:2); donc, nous n’avons pas à mener cette guerre seuls. En fait, nous devons nous rappeler que la bataille est au Seigneur (1 Samuel 17:47), et Il a promis de nous donner la victoire (1 Pierre 1:3-9). Aujourd’hui, vous pouvez commencer à marcher sur la route de la victoire contre toute dépendance addictive et recevoir la liberté que vous désirez et ce que Dieu veut pour vous. Cela ne signifie pas que vous ne luttez pas, et cela ne veut pas dire que vous ne pouvez plus échouer. Mais la bonne nouvelle est que tant que vous n’abandonnez pas le Seigneur, Il ne vous abandonnera pas non plus. Et, bien sûr, il n’y a rien de mal à demander de l’aide professionnelle. Tout comme le Seigneur peut utiliser un professionnel de santé pour vous aider à faire face à vos problèmes de santé, Il peut aussi utiliser un conseiller professionnel pour vous aider à faire face à la dépendance addictive.


« Quand nous faisons face aux difficultés et aux épreuves, nous devons fuir vers Dieu et attendre avec confiance l’aide de Celui qui est puissant pour sauver et fort pour délivrer. Nous devons demander la bénédiction de Dieu si nous pouvons la recevoir. La prière est un devoir et une nécessité, et nous ne devons non plus négliger la louange. Ne devrions-nous pas plus souvent rendre grâces au dispensateur de toutes nos bénédictions? Nous devons cultiver la gratitude. Nous devrions souvent contempler et raconter la miséricorde de Dieu et glorifier Son saint nom, même lorsque nous traversons un moment de tristesse et d’affliction » – (traduit d’Ellen G. White, Selected Messages, Book 2, p. 268).


Discussion:


Quel rôle joue le pardon dans la perte de confiance et dans la guérison d’une relation brisée? Matthieu 6:12-15 ; 18:21, 22. L’amour « ne soupçonne pas le mal » (1 Corinthiens 13:5).


Quel avantage y a-t-il à contempler et à louer Dieu dans notre tristesse et affliction?


Quels sont les moyens pratiques par lesquels votre famille ecclésiale, dans son ensemble, peut aider ceux qui luttent contre une perte?


Vendredi


(page 78 du guide standard)


Histoire Missionnaire


Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org


Dieu avait d’autres plans


par Andrew McChesney


Quand elle a terminé ses études secondaires, Jo-Anna Clayton conçut un plan pour l’université.


Pour la première année, elle voulait s’inscrire dans une université communautaire près de chez elle dans l’État du Virginie occidentale, aux États-Unis. De cette façon, elle pouvait prendre des cours de base à des frais réduits et rester avec ses parents et ses trois sœurs cadettes. Après cela, elle irait à une école adventiste du septième jour pour étudier l’infirmerie. Mais le plan s’est effondré pendant les vacances. Elle ne pouvait tout simplement pas trouver les moyens d’aller au Collège communautaire depuis la maison rurale de ses parents. Jo-Anna ne pouvait pas avoir un permis de conduire parce que ses parents, originaires de la Jamaïque, luttaient pour avoir des documents de résidence en Amérique. Ses parents ne pouvaient pas la conduire, et aucun bus ne s’arrêtait près de son domicile.


Bientôt, il restait à peine un mois avant le début de l’année scolaire et elle n’avait nulle part à étudier. Sa mère, Suzanne, se souvint alors que les amis de la famille travaillaient à Weimar Institute en Californie. Jo-Anna alla immédiatement en ligne et fit des recherches. « Je ne veux pas aller en Californie! », dit-elle à sa mère. « C’est trop loin. » « Vous devriez au moins penser et prier à ce sujet », répondit sa mère.


Plus tard ce jour-là, elle pria. « S’il te plait ne m’amène pas en Californie », dit-elle. « Si je dois aller en Californie, permet qu’une de mes amis vienne avec moi. »


Une semaine plus tard, Jo-Anna s’est entretenue avec un recruteur de Weimar et commença à penser que peut-être Dieu voulait qu’elle y étudie. Mais un obstacle de taille s’établissait: ses parents ne pouvaient pas payer pour les trois premiers mois de classes. Puis une série d’évènements inattendus se déroule rapidement.


Jo-Anna demanda et obtint une bourse d’études. Tout en aidant les gens touchés par des inondations locales, elle se connecta à plusieurs médecins adventistes qui se sont engagés à donner $ 500 par mois pour ses frais de scolarité. Elle réunit $ 1 800 en écrivant des lettres d’aide financière aux amis de la famille. Elle eut bientôt assez d’argent pour s’inscrire, et elle commença des classes en été. « Je n’avais aucun doute que j’étais là où Dieu voulait que je sois », dit-elle. Alors qu’elle a manqué sa famille pendant les premiers mois, le fait de se rendre compte qu’elle était dans la volonté de Dieu l’encourageait à travailler 25 heures par semaine pour gagner plus d’argent et payer ses frais de scolarité.


Jo-Anna, maintenant 19 ans, a terminé sa première année sans dettes, et elle a dit que Dieu paierait encore ses frais. « Je travaille comme une folle, et quand je fais ce que je peux, je répète, « Seigneur, c’est ce que je peux fournir. Montre-moi ce que Tu peux faire pour Moi », dit-elle. « Il le faisait pour moi. »


Partie I: Aperçu


Il y a certaines phases de la vie familiale que nous aurions souhaité n’avoir jamais traversées. Certaines sont inévitables, mais toujours extrêmement douloureuses, telles que la perte éventuelle de la santé et de la vie. D’autres que nous n’avons jamais imaginées peuvent arriver. Qui aurait rêvé que nos jours de mariage, debout devant les amis et la famille, pourraient également être des inaugurations de l’adultère, de la toxicomanie ou de la violence domestique? Mais cela arrive tout le temps. La leçon de cette semaine s’interroge sur certaines des réalités plus nuancées de la vie familiale, qui seront exposées ici et traitées à travers un conseil chrétien et biblique.


Il n’y a aucun doute que notre Seigneur est préoccupé par notre santé physique et notre bienêtre. Quand nous souffrons, Il souffre avec nous: « Cependant, ce sont nos souffrances qu’Il a portées, c’est de nos douleurs qu’Il s’est chargé. » (Ésaïe 53:4). Nous pouvons penser que lorsque le Messie était venu dans ce monde, Il aurait dû avoir plus de responsabilités pressantes que de passer du temps à guérir les gens, mais nous aurions tort. C’est exactement là où Il a passé la plupart de Son temps. Nous avons des raisons de croire que Son cœur n’a pas changé à cet égard. Donc, sa préoccupation omniprésente et Ses soins aux malades doivent marquer pour toujours les ministères de ceux qui portent Son nom.


« Je vous faisais confiance! » Le ton avec lequel on lit ces paroles trahit la réalité dans laquelle elles sont souvent prononcées, c’est souvent à la suite de graves actes de trahison. Jésus Lui-même sait ce qu’est la trahison (Luc 22:48) et peut faire preuve d’empathie envers tous ceux qui ont vu leur confiance anéantie. Même Ses paroles concernant l’adultère (Matthieu 5:28), bien que souvent interprétées à la lumière de la sanctification personnelle, peuvent être vues comme une tentative visant à préserver l’engagement conjugal en évitant sagement dans son cœur ce que la loi condamne dans le corps.


Partie II: Commentaire


La conception du monde d’un Dieu de souffrance


À un certain niveau, nous tous devons lutter intellectuellement avec la douleur persistante et la souffrance dans le monde. La première lutte sérieuse de Joseph était un service mémorial informel lors duquel il a dû regarder dans les yeux d’une mère et lui parler d’un Dieu qui était présent lorsque son fils (le meilleur ami de Joseph à l’école primaire) avait fracturé son cerveau dans un accident de voiture, et puis plus tard s’était suicidé. Joseph n’avait pas encore vingt ans, ni son meilleur ami. Il est souvent difficile de savoir que dire dans ces moments. Sans doute ce n’était pas facile pour Joseph. Mais cela aurait été plus difficile si le Dieu que Joseph partageait avec la mère de son meilleur ami n’avait pas vu Son propre Fils être cloué et mourir sur une croix. Notre Dieu a bu la lie des souffrances personnelles et des douleurs et est donc par expérience qualifié à intervenir dans notre douleur. Il est unique parmi tous les « dieux » à cet égard.


Alors que cette leçon parcourt les moments de perte qui nous mettent en face d’une panoplie de souffrances, il est primordial que le vrai Dieu – pas un Dieu qui s’est Lui-même isolé de la souffrance – soit présent dans la discussion. Dans The Cross of Christ (Grove de Downer : Ill. : InterVarsity Press, 2006), John R. W. Stott nota: « je ne pouvais jamais croire moi-même en Dieu, si ce n’était à cause de la croix.... Dans le monde réel de la douleur, comment peut-on adorer un Dieu insensible à notre douleur? » Il continue en disant que nos souffrances deviennent plus faciles à gérer à la lumière du sacrifice de Christ. Que c’est vrai!


Des exemples encourageants


Quand nous sommes témoins de la perte de santé d’un être cher ou quand nous-mêmes en faisons l’expérience, tout comme Annie Johnson Flint, avec toute la beauté qui jaillissait de ses doigts arthritiques, nous comprenons la douleur. Elle était orpheline et finalement contracta une polyarthrite rhumatoïde sévère, qui déforma et rongea son corps de douleurs. Elle développa un cancer et devint incontinente, et plus tard devint aveugle. La douleur et les plaies sur son corps étaient si intenses que son biographe dit que la dernière fois qu’il l’avait vue, elle avait mis sept ou huit coussins autour de son corps. Pourtant, de cette fille de Dieu paralysée vint cet hymne de louange:


Il dispense de Sa grâce quand les fardeaux se développent davantage, Il envoie plus de force lorsque les fardeaux augmentent;


Aux afflictions supplémentaires Il ajoute Sa grâce, aux épreuves multipliées, Sa paix décuple.


Quand nous avons épuisé notre réservoir d’endurance, quand notre force a échoué avant que la journée soit à moitié terminée, quand nous atteignons la fin de nos ressources thésaurisées, c’est alors que commence la générosité complète de notre Père.


N’ayez pas peur que vos besoins dépassent Sa provision,


Les ressources que partagent notre Dieu ne sont jamais finies;


Appuyez-vous sur le bras éternel et saisissez le Père; ainsi vous et votre fardeau serez soutenus d’en haut.


Son amour est sans limites, Sa grâce n’a pas de mesure,


Sa puissance n’a aucune frontière connue parmi les hommes;


De Sa richesse infinie en Jésus,


Il donne et donne et redonne.


Quand on pense à la perte d’une vie, on devrait se rappeler du décès de Henry White, le fils ainé d’Ellen White. Il avait contracté un rhume et développa une pneumonie et devint mourant. Ellen White raconte un moment émouvant avec son fils: « Quand Henry White, notre fils ainé, agonisait, il dit, ‘un lit de douleur est un endroit précieux quand on a la présence de Jésus’ » – (traduit de Selected messages, Book 2, p. 274). En décembre 1863, James et Ellen White perdirent leur « chanteur doux. » Il demanda à être enterré à côté de son petit frère, John Herbert, afin qu’ils puissent sortir de là ensemble à la résurrection. Il n’avait que seize ans quand il est mort, mais il a laissé un don né de l’expérience: la présence de Jésus et la promesse de la résurrection. Ces dons jumelés rendirent toutes choses supportables.


La racine de la violence et de l’adultère


Que l’on soit chrétien ou non, Jésus de Nazareth devrait être félicité par tous pour Sa préférence à exposer les racines du mal humain. La plupart des gens peuvent reconnaitre des problèmes sociaux, comme la violence domestique et l’adultère, mais ne parviennent pas à proposer des solutions assez rigoureuses pour apporter une différence réelle. Jésus, en revanche, n’a pas hésité à exposer et à donner solution à la racine de ces vices. Alors que nous abordons le sujet de la violence familiale et de l’infidélité, nous ferions bien de tenir compte de la perception perçante de Jésus sur ces sujets.


Jésus retrace les causes de l’infidélité conjugale et du meurtre (le point culminant de la violence) et les relie aux activités auxquelles nous avons tous personnellement participé (Matthieu 5:21, 22, 27, 28). La triste réalité est que l’œil avide et l’esprit en colère sont des choses dont nous sommes tous coupables, et ainsi, Jésus nous met tous sur une trajectoire qui, si nous n’arrêtons pas, se termine dans l’adultère et le meurtre. Si cela vous semble trop extrême, considérez l’évocation de Jésus de la plus haute juridiction du pays, le Sanhédrin, et finalement l’« enfer » pour avoir seulement tenu des propos injurieux envers un autre (Matthieu 5:22). Ce langage n’est pas une hyperbole, mais le réalisme brutal que le meurtre et l’adultère sont les résultats ultimes de la luxure et de la colère.


Jésus est à la fois préventif et préemptif quand Il traite du péché sexuel et du meurtre (violence extrême). Il apporte la « guerre contre l’ennemi » à sa phase embryonnaire; c’est-à-dire, le regard concupiscent et les propos injurieux. Il n’est pas naïf pour vouloir dissuader la violence d’un homme à moitié fou de colère ou s’attendre à une personne qui se donne entièrement aux pensées concupiscentes d’avoir une fidélité sexuelle. Imaginez une société (la famille, l’église et l’État) qui prend les paroles de Jésus au sérieux et inculque dès l’enfance un sentiment de peur ou de honte à une colère ludique incontrôlée et qui désapprouve aussi toute sensualité qui stimule des pensées ou des regards lubriques.


Un témoignage tragique


On pouvait espérer que les foyers qui se réclament de Jésus – les foyers chrétiens – soient exemptés de la violence conjugale. Mais au contraire, Benjamin Keyes, du Centre des études de traumatologie de l’Université de Regent, déplore le fait que « dans les mariages chrétiens, nous avons une fréquence beaucoup plus grande de cette violence que nous voyons dans les foyers non-chrétiens. » – (traduit de Charlene Aaron, “Domestic Abuse in the Church: ‘A Silent Epidemic,’ ” Feb. 5, 2006, retrieved from http://www1.cbn.com/cbnnews/us/2016/January/Combating-Domestic-Abuse-in-the-Church. Êtes-vous surpris? Peut-être des histoires comme celle de Marleen doivent être prises au sérieux, « une femme que j’appellerai ‘Marleen’ est allée voir son pasteur pour lui demander une aide. ‘Mon mari me maltraite’, ‘ lui dit-elle. ‘La semaine dernière, il m’a mise à terre et m’a donné des coups de pied. Il brisa une de mes côtes’ ». Le pasteur de Marleen était compatissant. Il pria avec Marleen – et puis il la renvoya chez elle. ‘Essayez d’être plus soumise’, conseilla-t-il. ‘Après tout, votre mari est votre chef spirituel’. Deux semaines plus tard, Marleen était morte – tuée par un mari violent. Son église n’en revenait pas. Le mari de Marleen était un moniteur de l’école du dimanche et un diacre. Comment a-t-il pu faire une telle chose? » – Chuck Colson, “Domestic Violence Within the Church: The Ugly Truth” (Oct. 20, 2009), retrieved from http://www.christianheadlines.com/news/domestic-violence-within-the-church-the-ugly-truth-11602500.html.


Rappelez à votre classe que, dans la leçon de cette semaine, les auteurs qui ont mis en évidence la violence conjugale sont pleinement conscients que leur auditoire est composé de chrétiens assis dans votre école du sabbat. Cette leçon donne l’occasion de prendre ce qui a été considéré comme une « épidémie silencieuse » et de l’exposer, en encourageant ceux qui sont sous son influence à demander de l’aide aujourd’hui.


Partie III: Application


Même si la leçon de cette semaine a été occupée par des expériences plus sombres de la vie, elle touche à ce qui se passe vraiment dans les foyers des membres d’église. Ce n’est pas toujours un « bon sabbat » pour certains le matin du sabbat. Votre classe de l’école du sabbat offre la possibilité à ceux qui souffrent de partager et de demander de l’aide. Observez pendant ces moments. Discutez de quelques-uns des moyens pratiques qui peuvent amener les églises à devenir des refuges pour les familles en difficulté. Voici quelques points pour commencer la discussion.


  1. Une façon de créer une communauté de guérison au sein d’une église est de connecter ceux qui ont souffert dans le passé avec ceux qui souffrent dans le présent. Même ceux qui souffrent peuvent exercer un ministère auprès des autres qui souffrent également. Demandez à la classe de réfléchir sur comment l’église locale peut atteindre cet objectif, en les encourageant avec cette citation: « ceux qui ont supporté les plus grands chagrins sont souvent ceux qui apportent le plus grand réconfort aux autres, en apportant la guérison partout où ils vont. De telles personnes ont été affligées et adoucies par leurs afflictions; elles n’ont pas perdu confiance en Dieu lorsqu’elles étaient assaillies par les difficultés, mais se sont approprié davantage de Son amour protecteur. » – (traduit de Selected messages, Book 2, p. 274).

  1. La violence dans les familles est un problème pour plusieurs raisons. Mais ce fait est particulièrement pernicieux parce qu’il est souvent dissimulé dans le silence et le déni. Tout comme la Bible est transparente sur les abus de ses grandes familles (Genèse 4:8, 37:17-48, 2 Samuel 11:4, 13:14), la violence de tous les côtés, au sein des familles, doit être abordée dans un souci de sécurité, de responsabilité et d’engagement chrétien. Comment l’église locale peut-elle créer des possibilités pour les victimes d’abus, pour qu’elles trouvent refuge dans ses murs?

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*1er – 7 Juin


De petits temps d’ennuis


Sabbat Après-Midi


Lecture de la semaine: Matthieu 7:5; Éphésiens 1:7; Philippiens 2:4-8; Eph. 4:26, 27; Jacques 1:19, 20; 3:19; Matthieu 7:12.


Verset à mémoriser: « Si vous vous mettez en colère, ne péchez point; que le soleil ne se couche pas sur votre colère » (Éphésiens 4:26, NEG).


Même le meilleur des ménages devra faire face à un temps de mésentente, une période de conflit. C’est l’un des faits évidents d’une vie dans un monde déchu. Des choses simples, telles que vider la poubelle, aider les enfants à faire leurs devoirs, sont souvent ennuyeuses, mais ce sont des choses relativement mineures qui peuvent être résolues avec un effort minimal de compréhension mutuelle. Mais d’autres problèmes peuvent menacer sérieusement la vie familiale. Une belle-mère dont l’abus et la manipulation menace de détruire le mariage d’une femme et de sa santé; un père malade mental qui abuse de ses enfants; un fils qui abandonne toute son éducation religieuse pour se donner un style de vie dans la promiscuité; ou une fille qui se donne aux substances addictives.


La Bible dit à plusieurs reprises dans le Nouveau Testament d’aimer (Jean 13:34, Rom. 12:10), de vivre en paix et en harmonie avec les autres (Romains 15:5, Hébreux 12:14), d’être patient, aimable et compatissant envers les autres (1 Corinthiens 13:4), de considérer l’intérêt des autres avant le nôtre (Philippiens 2:3) et de porter les fardeaux des uns les autres (Eph. 4:2). Bien sûr, tout cela est plus facile à dire qu’à faire, même avec nos propres membres de famille. Dans cette leçon, nous allons examiner des stratégies qui peuvent nous aider à éviter les temps d’ennuis, surtout dans la famille.


* Étudiez cette leçon pour le sabbat 8 Juin.


Leçon


10


(page 80 du guide standard)


1 Juin


Le conflit


Lisez Matthieu 7:5 et Proverbes 19:11. Quels sont les deux principes importants qui peuvent nous aider à éviter les conflits avec les autres?


L’écrivain des Proverbes fait une observation très astucieuse: « Le commencement d’une querelle, c’est comme quand on laisse couler des eaux; avant que la dispute s’échauffe, va-t’en » (Prov. 17:14, DRB). Une fois commencé, un conflit peut devenir incroyablement difficile à arrêter. Selon Romains 14:19, nous pouvons prévenir les conflits en suivant deux choses: ce qui fait la paix et ce qui peut édifier l’autre. Combien plus ces principes sont-ils essentiels pour l’harmonie dans la famille?


Parfois, quand vous reconnaissez votre responsabilité dans un conflit, cela peut apaiser l’autre. Prenez du recul et examinez si ce conflit vaut la peine. Proverbes déclare: « Le bon sens de l’homme retarde sa colère, et sa gloire, c’est de passer par-dessus une offense (Prov. 19:11, TOB). Dans le même temps, examinez quelle différence cela fera dans votre vie en trois jours. Mieux encore, quel impact cela aura-t-il dans cinq ou dix ans? Par exemple, combien de mariages ont eu des moments difficiles sur des questions qui semblent aujourd’hui si banales?


Au lieu de laisser les conflits s’éterniser pendant un long moment, quand vous parlez avec l’autre personne, votre conjoint, enfant, ami, collègue de travail, vous pouvez clairement définir le problème ou une question de discussion et rester sur le sujet immédiat. Les conflits s’amplifient souvent lorsque la question qui a commencé le conflit se perd dans les paroles de colère; pendant ce temps, les anciens problèmes ou le passé douloureux sont mélangés dans la discussion (cela peut être mortel, surtout pour un mariage). Une façon d’avoir un bon départ et d’être plus doux dans la discussion est d’affirmer votre relation. Votre interlocuteur doit ressentir que vous vous souciez profondément de lui et de votre relation. Une fois que vous avez déclaré vos sentiments positifs, vous pouvez passer à la question litigieuse. Toutefois, veillez à ne pas utiliser le mot « mais ». Indiquer une pensée positive et introduire « mais » nie ce que vous avez dit de bon. Une fois que vous partagez vos sentiments, écoutez le point de vue de l’autre personne, réfléchissez sur ce qu’il ou elle a dit, et c’est alors seulement que vous proposez une solution qui maintient l’intérêt supérieur de tous (Phil. 2:4, 5).


Repensez à quelques conflits qui paraissent maintenant si stupides et insensés. Que pouvez-vous apprendre des expériences qui pourraient aider, du moins de votre côté, à empêcher que quelque chose de semblable se reproduise?


Dimanche


(page 81 du guide standard)


3 Juin


Quelques principes de mariage


Le mariage, tout comme le sabbat, est un don de Dieu à l’humanité qui remonte à l’Éden. Et, en tant qu’Adventistes du septième jour, nous savons ce que l’ennemi des âmes, Satan, a fait et continue de faire contre les deux institutions, le sabbat et le mariage. Même les meilleurs mariages, à certains moments, souffrent d’un conflit.


Ce qui suit énonce quelques principes qui peuvent aider les couples à gérer ces problèmes.


Lisez Éphésiens 1:7. Quel principe crucial se trouve ici et qui doit faire partie de tout mariage?


Vous devez apprendre à pardonner, surtout quand votre conjoint ne mérite pas votre pardon. N’importe qui peut pardonner à ceux qui méritent le pardon: en fait, cela n’est pas vraiment le pardon. Le vrai pardon consiste à pardonner à ceux qui ne le méritent pas, de la façon dont Dieu nous pardonne à travers Christ. Nous devons faire de même. Sinon, notre mariage, s’il survit (ce qui n’est pas évident), ressemblera à un enfer.


Lisez Romains 3:23. Quel principe crucial se trouve ici aussi.


Vous devez accepter que vous êtes marié à un pécheur, à un être qui a été endommagé dans une certaine mesure, émotionnellement, physiquement et spirituellement. Habituez-vous à lui/elle. Acceptez les défauts de votre conjoint. Priez toujours pour votre mariage. Vous pourriez avoir à vivre avec ces défauts, mais vous ne devez pas être obsédés par eux. Si vous êtes obsédés, ces défauts vous causeront beaucoup de tort. Un Dieu Saint et parfait, à travers Christ, nous accepte tels que nous sommes: vous qui êtes difficilement saint et parfait, devez faire de même avec votre conjoint.


Lisez Philippiens 2:4-8. Quel principe important y a-t-il ici que nous pouvons utiliser, non seulement dans le mariage, mais aussi dans toutes les relations potentiellement conflictuelles?


Lundi


(page 82 du guide standard)


4 Juin


Le rôle de la colère dans les conflits


Qui n’a pas éprouvé la colère à un moment ou un autre? Ce qui complique le problème, c’est quand cette colère est dirigée contre un membre de la famille. En plus de refuser de pardonner, la colère peut se transformer en un poison qui peut causer une grande douleur et une souffrance sur le foyer, la famille et les relations en général.


Lisez Éphésiens 4:26, 27 et Ecclésiaste 7:9. Comment peut-on équilibrer notre compréhension de la colère en tant qu’une émotion et la colère en tant qu’un péché? Quelle est la différence ?


Que dit Jacques 1:19, 20 et que nous devons appliquer à tout moment, et surtout envers les membres de la famille dont les actions, les attitudes et les paroles nous mettent en colère?


Si vous êtes en colère au sujet d’une chose, au lieu de laisser planer ce problème comme un nuage sombre pendant toute votre vie, faites-en quelque chose de positif. Priez pour ceux qui vous offensent et vous maltraitent, pardonnez-leur et devenez une bénédiction pour eux. Cela ne sera probablement pas facile au début, mais quand vous prenez la décision et vous la respectez, Dieu se chargera du reste.


Parfois la racine de la colère provient de la maison où nous avons grandi. Les gens en colère viennent souvent des familles en colère, parce qu’ils apprennent de leurs modèles, exercent le même comportement dans leur propre vie, et finissent par le transmettre à leurs enfants. Parfois la colère peut être le résultat des besoins non satisfaits ou de la jalousie, comme ce fut le cas de Caïn, qui a conduit à l’assassinat de son frère.


Vous pouvez avoir une bonne raison d’être en colère, mais ne l’utilisez pas comme une excuse pour rester en colère. Ne niez pas ou ne tentez pas de la justifier. Au contraire, demandez à Dieu de vous aider à la gérer d’une manière positive. L’apôtre Paul nous donne de bons conseils: « Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais surmonte le mal par le bien » (Rom. 12:21, NEG).


Nous avons tous des choses qui nous mettent en colère, même au point de nous causer de la douleur. Et, dans certains cas, notre colère est sans doute justifiée. La question est, comment pouvons-nous, grâce à la puissance de Dieu, ne pas laisser cette colère nous rendre misérables, de même que tous ceux qui nous entourent?


Mardi


(page 83 du guide standard)


5 Juin


Conflit, abus, puissance et contrôle


La colère et les conflits non résolus peuvent parfois évoluer vers une dynamique très négative, destructrice, même une relation d’abus. L’abus peut prendre un certain nombre de formes – il peut être physique, verbal, émotionnel, psychologique, sexuel, et ainsi de suite. Mais toute forme d’abus est contraire au principe central du royaume de Dieu – l’amour désintéressé.


Quels enseignements essentiels sur les relations trouvons-nous dans 1 Jean 4:7, 8 et Colossiens 3:19


« Maris, aimez vos femmes et ne vous aigrissez pas contre elles » (Col. 3:19). Le mot « aigrir » en grec original fait référence au fait d’être en colère ou de manifester l’amertume envers son conjoint, provoquant une douleur continue, intense, hostile, et des expressions de haine. Paul est très clair qu’un conjoint ne doit pas être hostile ou violent. La violence physique, sexuelle et émotionnelle n’est pas un comportement acceptable pour un mari chrétien ou un conjoint. Au contraire, ce qui est acceptable, c’est d’aimer votre conjoint. Paul dit aussi clairement que « L’amour est patient, il est plein de bonté; l’amour n’est point envieux; l’amour ne se vante point, il ne s’enfle point d’orgueil, il ne fait rien de malhonnête, il ne cherche point son intérêt, il ne s’irrite point, il ne soupçonne point le mal, il ne se réjouit point de l’injustice, mais il se réjouit de la vérité; il excuse tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout. » (1 Cor. 13:4-7, NEG). L’amour protège toujours, fait toujours confiance, espère et persévère toujours. Aucun des attributs de l’amour ne tolère ou n’accepte les abus d’aucune forme.


Une relation saine ,c’est celle dans laquelle les deux partenaires se sentent protégés et surs, celle dans laquelle la colère est gérée de façon saine, et dans laquelle le service est la norme. Souvent, les victimes d’abus se sentent coupables, comme si elles étaient responsables de l’attitude de leur abuseur ou comme si elles méritaient en quelque sorte l’abus qu’ils reçoivent. Les agresseurs peuvent être au contrôle de tout et souvent habile à rendre leurs victimes responsables. La vérité est que personne ne mérite d’être maltraité par un autre, et les agresseurs sont responsables de leurs propres choix et de leurs actions. La bonne nouvelle est que la Bible offre le réconfort, non pas la culpabilité, aux victimes d’abus. Dans certaines situations dans lesquelles le problème est impossible à gérer, les gens ne devraient pas avoir peur de demander de l’aide extérieure.


Il est regrettable que certaines cultures tolèrent ou supportent l’abus contre les femmes. Pourquoi aucun chrétien ne devrait tomber dans ce genre de comportement, quelle que soit sa culture?


Mercredi


(page 84 du guide standard)


6 Juin


Pardon et paix


« Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux » (Matt. 7:12, NEG). Pensez à toutes les situations selon votre propre expérience, au sein de la famille et au-delà, dans lesquelles vous devez appliquer ce principe, et, sur les lignes ci-dessous, notez juste ce que ces moments pourraient être, et déterminez, par la foi, comment vous pouvez faire exactement cela.


L’auteur d’Hébreux a écrit: « Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur. » (Heb. 12:14, NEG). Même lorsque nous prenons toutes les mesures nécessaires, certaines personnes qui nous ont offensés n’écouteront et ne changeront toujours pas. Peut-être certains peuvent présenter des excuses, mais d’autres ne le feront pas. Quoi qu’il en soit, il est dans notre intérêt, surtout lorsqu’il s’agit d’un membre de la famille, de commencer le processus de pardon discuté plus tôt.


En fait, le pardon est une partie essentielle de la résolution des conflits, en particulier dans la famille. Lorsqu’une personne a péché contre nous, l’ennemi de Dieu aime placer un mur entre nous et cette personne, un obstacle qui nous empêche d’aimer cette personne comme Christ nous a aimés. Le pardon est un choix que nous faisons pour contourner cet obstacle.


« Nous ne sommes pas pardonnés parce que nous pardonnons, mais comme nous pardonnons. La base de tout pardon se trouve dans l’amour immérité de Dieu; mais par notre attitude envers les autres, nous montrons si nous nous sommes approprié cet amour. Aussi le Christ dit-Il: “On vous jugera du jugement dont vous jugez, et l’on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez’’ Matthieu 7:2. » – Ellen G. White, Les paraboles de Jésus, p. 212.


De même, si nous sommes fautifs, nous devons essayer de rétablir la relation brisée avec notre prochain, ce qui peut impliquer le fait d’aller chez la personne offensée et lui dire que vous regrettez ce que vous avez fait, et ainsi, lui demander pardon. C’est ce que Jésus dit: « Si donc tu présentes ton offrande à l’autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère; puis, viens présenter ton offrande. » (Matt. 5:23-24, NEG). C’est agréable quand quelqu’un qui nous a offensés s’excuse et demande pardon. De même, c’est agréable quand nous donnons aux autres le même type de traitement.


Comment le fait de penser à ce dont vous avez besoin d’être pardonné vous aide-t-il à apprendre à pardonner aux autres?


Jeudi


(page 85 du guide standard)


7 Juin


Réflexion avancée: « Trop souvent, les parents n’arrivent pas à s’entendre sur la conduite de la famille. Le père, qui est rarement avec ses enfants et ignore leurs traits de caractère particuliers et leur tempérament, est dur et sévère. Il ne sait pas se contrôler et administre les corrections sous le coup de la colère. L’enfant sait cela, et plutôt que de se soumettre, il se révolte contre la punition. Parfois, la mère ferme les yeux sur des fautes qu’en d’autres circonstances elle punira sévèrement. Les enfants ne savent jamais à quoi s’en tenir et sont tentés de calculer jusqu’où ils peuvent aller sans être punis. C’est ainsi que l’on répand des semences néfastes qui germeront et porteront du fruit. » – Ellen G. White, Le foyer chrétien, p. 312.


« Le foyer doit être le centre de l’affection la plus pure et la plus élevée. La paix, l’harmonie, l’affection et le bonheur doivent être recherchés jour après jour jusqu’à ce qu’ils s’insèrent dans le cœur de tous ceux qui composent la famille. La plante de l’amour doit être soigneusement nourrie, sinon elle mourra. Tout bon principe doit être cultivé si nous voulons qu’il se développe dans l’âme. Les choses que Satan sème dans le cœur – envie, jalousie, suspicion, médisance, impatience, préjugé, égoïsme, convoitise, vanité – doivent être déracinées. Si la présence de ces défauts est tolérée dans l’âme ils porteront des fruits qui contamineront bien des personnes. Combien cultivent des plantes vénéneuses qui détruisent les précieux fruits de l’amour et souillent l’âme! » – idem, pp. 186, 187.


Discussion:


Lisez la citation suivante dans le contexte du mariage. « Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses; au contraire, Il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. » (Heb. 4:15, NEG). Tout comme Christ Lui-même s’est mis dans notre situation, pour mieux se rapporter à nous, nous devrions faire de même avec notre partenaire de mariage. Essayez de voir toute situation ou toute crise, non seulement de votre propre point de vue, mais aussi du point de vue de votre conjoint. Cherchez à voir comment il/elle considère la situation, comment elle l’affecte, et pourquoi il/elle se sentirait de cette façon. Le principe peut être très utile pour soulager des situations difficiles. De quelle manière pouvons-nous appliquer ce principe à toutes les zones de conflit potentiel avec d’autres?


En classe, répondez à la question « La colère est-elle toujours un péché? » Défendez votre position.


Vendredi


(page 86 du guide standard)


Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org



Histoire Missionnaire


Payer avec la prière


par Andrew McChesney


Choomba Simillah était renvoyé de l’Université de Zambie. Il devait 9000 kwacha zambiens (l’équivalent de $ 900), et il n’avait aucune idée d’où se procurer de l’argent. Mais Choomba ne renonça pas. Il étudiait en Licence à l’université publique tout en enseignant à l’école secondaire Rusangu, une Académie d’internat de l’Église Adventiste du Septième Jour en Zambie. Choomba s’approcha de diverses personnes pour demander à emprunter de l’argent. Il cherchait un moyen pour vendre sa voiture, une Toyota Voltz marron. Il pria à Dieu d’intervenir. Puis il se rendit à une banque de Monze, la ville la plus proche de l’école secondaire Rusangu, pour demander un prêt. Il apprit, toutefois, que la banque avait cessé de faire des prêts.


Quand il quittait tristement la banque, un ami cria dans la rue, « Puis-je louer votre voiture pendant 21 jours? » Choomba leva les yeux.


« Il y a un Blanc qui amène sa fille ici pour les vacances », dit l’ami. « Il veut voyager. Il m’a demandé de chercher une bonne voiture, et je pense que la vôtre fera l’affaire. » « C’est peut-être une occasion », déclara Choomba. « Que dois-je faire? » « Il suffit d’amener votre voiture au lavage de voiture », dit l’ami.


Choomba amena sa voiture au lavage et rencontra l’homme blanc, qui a passé plusieurs mois avec un ami dans une ferme de Monze. Il dit qu’il voulait amener sa fille adulte pour des promenade de découverte en Zambie et qu’il offrait 12 000 kwacha pour emprunter la voiture pendant 21 jours. Le montant était assez pour acheter une voiture d’occasion. « Je ne pouvais pas le croire », déclara Choomba dans une interview.


L’homme demanda de prendre la voiture le lendemain, un samedi. Bien que Choomba eût besoin d’argent, il refusa, ne voulant pas s’engager dans une activité commerciale le jour du sabbat. « Non, dimanche serait mieux », dit-il, priant silencieusement que l’homme ne change pas son idée. L’homme accepta de prendre la voiture le dimanche et remis 11 000 kwacha sur place.


Choomba retourna promptement la dime et alla à l’Université pour payer ses frais. Il ne fut plus renvoyé et il obtint son diplôme en 2016. Aujourd’hui plus que jamais, il croit en la puissance de la prière. « Faites preuve de patience et de confiance en Dieu », dit Choomba, 37 ans. « Vous avez peut-être du mal à faire ceci ou cela, mais il sait ce que vous voulez. Son heure arrive toujours. »


La Mission de Rusangu, où se trouve l’école secondaire, a été créée avec des fonds de la mission dans les années 1900. Merci pour vos offrandes missionnaires.


Partie I: Aperçu


« De petits temps d’ennui » feront partie de toutes les relations qui s’aventurent dans une connaissance simple du passé. Une prévention à travers des principes chrétiens sages doit toujours être la règle. Mais tôt ou tard, les conflits s’y glisseront, même dans la plus intime et la plus saine des relations. Heureusement, la Bible est pleine d’enseignements dont l’objectif est de s’assurer que les conflits ne deviennent pas des incendies qui détruisent les familles et les amitiés.


Nous dire d’aimer et d’être gentil (John 13:34, 35), de vivre en paix et en harmonie les uns avec les autres (Romains 15:13-16) et de pardonner (Éphésiens 4:31, 32) peut sembler être des conseils familiaux banals pour les chrétiens. Mais ce sont exactement les attitudes qu’on s’empresse d’oublier en période de conflit. Peut-être la chose la plus difficile à faire dans une situation émotionnellement croissante est de se rappeler que notre christianisme est en jeu dans ces moments. Pour être plus franc, on peut affirmer que nous réussissons ou échouons dans le témoignage chrétien, pas quand nous sommes à l’église, dans la prière, ou dans l’étude de la Bible, mais quand nous sommes dans l’intimité de nos maisons, dans nos relations avec nos familles.


Parce que les membres de la famille sont tenus de faire ou de dire des choses qu’ils regretteront par la suite, le pardon devient un composant clé dans la discussion des problèmes familiaux. Être prompt à pardonner, à ne pas tenir compte des erreurs du passé, et ne pas avoir des ressentiments passifs envers l’autre (en feignant de pardonner), est tout simplement miraculeux. Un couple a partagé comment leur pardon a dû s’approfondir une fois qu’ils se sont mariés: « nos défauts de caractère se répandirent partout une fois que nous nous sommes mariés. Nous avons dû apprendre simplement à nous pardonner mutuellement des erreurs isolées dans l’intention d’apprendre comment pardonner et de savoir qui l’autre personne était. » Pour arriver à pardonner de cette façon et à témoigner du même pardon de Christ envers notre famille, le pardon de Dieu pour nous par Christ doit être central (Éphésiens 1:7).


Partie II: Commentaire


L’Écriture


Le sermon sur la montagne est une exposition sur la sainteté, un parangon de l’enseignement éthique qui a été considéré comme le « manifeste du royaume ». Un manifeste déclare les intentions et les objectifs d’un gouvernement ou d’un mouvement. La nature et le caractère du royaume que Jésus a inauguré sont exposés dans Son sermon le plus connu. Pas étonnant qu’il soit doublement une riche source de conseils familiaux et de sagesse. Les principes du royaume se jouent entièrement dans le contexte des relations; donc, les relations familiales sont vues et à juste titre comme la cible des intentions du royaume de Dieu.


La leçon se rapporte au conseil de Christ, « Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille de l’œil de ton frère » (Matthieu 7:5) comme un principe qui peut aider à éviter les conflits. Ce verset et le passage environnant sont probablement la section la plus utilisée et mal utilisée de tout ce que Christ ait jamais dit. Par conséquent, cette section porte quelques réflexions plus approfondies sur ce passage.


S’il y a une phrase dans toute l’Écriture qui ait pénétrée dans l’arsenal verbal de la culture occidentale, connue à la fois par les chrétiens et les païens c’est « ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés » (Matthieu 7:1, LSG). Cet aphorisme, bien sûr, est le contexte de ce que dit Jésus au sujet de « poutre » et « yeux ». Malheureusement, cette expression a été utilisée selon une vision du monde relativiste et évoquée partout pour empêcher quiconque de dire que quelqu’un fait quelque chose de mal, qui, bien sûr, serait un « jugement » sur cette personne. Si cette discussion est adoptée le long des lignes relationnelles, les mariages n’iront pas loin, ou peuvent être gravement rabougris, si les jugements du vrai/faux, du bien/mal, d’aimé/mal aimé ou utile/nuisible ne peuvent être établis sur une base régulière sans que « ne jugez point » ne soit évoqué pour arrêter tout dialogue. Quiconque est familier à toute la Bible ou aux enseignements de Jésus sait que cette invocation n’est certainement pas l’application correcte de cette expression. Alors, quelle est l’application correcte de cet enseignement de Christ? Comment peut-il être une clé dans la prévention et peut-être résoudre les conflits, en particulier au sein des familles?


Peut-être le meilleur endroit pour commencer à comprendre le but de Matthieu 7:1-5 est de visualiser l’image que Jésus dépeint. Ce n’est certainement pas sur le fait de nier l’existence des problèmes dans la famille des gens ou de sa propre famille. Des problèmes de la taille d’une poutre (δοκός: bois de la taille des panneaux du plancher dans le temple de Salomon, 1 Rois 6:15, LXX) sont retirés des yeux. Mais voici le contraste saisissant que Jésus fait. Ceux qui ont les gros problèmes, la poutre, corrigent/réprimandent ceux avec les petits problèmes, ce que Jésus comparent à de la paille. Et ils le font de façon hypocrite (Matthieu 7:5). C’est cette position qui porte préjudice aux relations – celui qui commet le péché flagrant, peut-être dans un état de déni total, attaquant une peccadille qu’il identifie au microscope chez l’autre. Souvent la meilleure façon de cacher ses propres fautes est d’attaquer violemment les autres pour les leurs. Ce comportement est la recette d’un désastre dans les relations, le mariage, et la famille en général.


Étonnamment, Jésus donne un espoir que les deux individus peuvent se tenir l’un en face de l’autre, sans leurs défauts oculaires. Cet espoir est une bonne nouvelle pour les relations entre époux, épouses, parents, enfants, frères et sœurs. Nos problèmes, nos questions ou nos péchés ne doivent pas avoir le dernier mot dans la gestion de nos relations avec l’autre. Le conflit peut ne pas être dévorant, mais le commandement simple, mais pas facile, de Jésus, doit être pris en compte: « ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille de l’œil de ton frère. » (Matthieu 7:5, LSG). Alors, voici la stratégie pour la prévention et la résolution d’un conflit qui menace nos relations: (1) Avant de traiter des problèmes des autres, nous devrions venir avec une attitude selon laquelle nos propres problèmes sont supérieurs à ceux que nous voulons résoudre. (2) Demandez à votre interlocuteur d’indiquer les points sensibles (poutres) qui ont été ignorés où refusés. (3) Demandez le pardon pour ses propres péchés, qui, s’ils sont des poutres, ont fait beaucoup plus de dégâts dans la relation que les pailles qu’il ou elle souhaite traiter. (4) Si tout va bien, nous pouvons demander (Matthieu 7:7) si c’est le bon moment de partager les préoccupations que nous avons avec notre partenaire pour la croissance et la préservation de la relation. Le conseil de Christ, la présence de Son Esprit et une attitude humble et riche d’enseignements sont très importants dans la prévention et la résolution des conflits. L’attaque critique et hypocrite des défauts d’autrui sera inefficace à résoudre les problèmes et suscitera peut-être la même réponse. Jésus le savait et c’est pourquoi Il a mis en garde: « ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés » (Matthieu 7:1, LSG).


Le pardon


Le secret (s’il peut être appelé ainsi) pour être du genre à pardonner est de vivre la vie du pardonné: « Soyez bons les uns envers les autres… vous pardonnant réciproquement comme Dieu vous a pardonné en Christ. » (Éphésiens 4:32, LSG). Mais accepter intellectuellement que Dieu nous a pardonné est différent de vivre réellement la vie pardonnée. Cette différence n’est plus marquée nulle part dans les Écritures que dans la célèbre parabole de Jésus à propos du serviteur impitoyable dans Matthieu 18:23-35. Sous cet angle, on pourrait dire que le serviteur impitoyable (dont 10 000 talents furent annulés) ne s’est pas approprié de la réalité de son pardon pour que cela le contraigne d’offrir même une fraction de ce pardon à un autre (100 deniers). Il lui était annoncé qu’il était pardonné, il l’avait peut-être cru aussi; mais ce n’était pas devenu un élément central par lequel il vivait et traitait les autres. Si le pardon doit circuler librement entre les membres de la famille, donc le fait que Dieu nous ait pardonnés doit être un élément de contrôle de nos vies, qui influe sur comment nous nous traitons les uns les autres.


« Vivre pardonné » consiste aussi à aborder la personne que nous trouvons souvent difficile à pardonner. Personne ne met en évidence ce point mieux que Brennan Manning: « Jésus nous met au défi de pardonner toute personne que nous connaissons… Actuellement il y a quelqu’un qui nous a déçus et choqués, quelqu’un avec qui nous sommes continuellement mécontents et envers qui nous sommes plus impatients, irrités, impitoyables et méchants, que nous n’oserions l’être avec quelqu’un d’autre. Cette personne c’est nous-mêmes. Nous avons si souvent marre de nous-mêmes. Nous sommes malades de notre propre médiocrité, révoltés par notre propre incohérence, ennuyés par notre propre monotonie. Nous n’oserions jamais juger un autre enfant de Dieu avec l’ autoaccusation sauvage par laquelle nous nous écrasons. Jésus a dit: nous devons aimer notre prochain comme nous-mêmes. Nous devons être patients, doux, et compatissants envers nous-mêmes de la même manière que nous essayons d’aimer notre prochain. » – The Signature of Jesus (Colorado Springs, Colorado: Multnomah Books, 1996), p. 162. Ou comme Francis MacNutta a plaisanté: « Si le Seigneur Jésus-Christ vous a lavé dans Son propre sang et a pardonné tous vos péchés, de quel droit refusez-vous de vous pardonner? » – idem, p. 101.


Ainsi, nous pouvons être fortifiés en nous rendant compte de la glorieuse réalité que par Christ, nous sommes entièrement pardonnés. Avec le Saint-Esprit qui appuie cette vérité dans nos âmes, nous serons en mesure de réellement nous pardonner les uns les autres. Cette compréhension est vraiment une clé pour expérimenter la paix au sein de la famille.


Partie III: Application


Indépendamment de tout ce qui a été dit théologiquement et pratiquement sur le pardon dans l’église chrétienne, le pardon, dans son ensemble, peut encore être très difficile dans certaines situations. Nous avons tendance à conserver des infractions passées avec les poings serrés, surtout si les torts n’ont pas été résolus. Discutez avec la classe des stratégies d’« oublier » et de se rappeler que la rancune fait seulement mal au rancunier, pas à celui qui l’a causée. Voici une ancienne parabole qui cloue ce point:


Deux moines (un vieux et un jeune), se rendaient à un monastère au sommet des montagnes, et ils virent une femme qui avait des difficultés à traverser un ruisseau courant. Compte tenu du fait que les moines conservaient un serment strict de ne pas toucher les femmes, le plus jeune supposa qu’ils la dépasseraient. Mais le vieux moine prit la femme au dos, la porta à travers le ruisseau et la déposa de l’autre côté. Le jeune moine fut offensé, mais contint ses objections pendant des heures jusqu’à ce qu’ils atteignirent le sommet de la montagne, où il s’explosa avec « comment pouvez-vous violez notre serment et porter cette femme au dos? » Le vieux moine répondit: « c’est vrai; je l’ai portée pour traverser le ruisseau, mais tu l’as portée jusqu’au sommet de la montagne. » Les chrétiens n’ont aucun besoin de porter le fardeau du ressentiment ou de la rancune. Le Seigneur est bien en mesure de porter les péchés du monde; Il n’a pas besoin de notre aide.


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*8 au 14 juin


Familles de Foi


Sabbat Après-Midi


Lecture de la semaine: Actes 10:1-28, 34, 35; 1 Corinthiens 2:2; 1 Thess. 5:21, 22; Jean 1:12, 13; 3:7; 1 Jean 5:1.


Verset à mémoriser: « Nous donc aussi… courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte, ayant les regards sur Jésus, qui suscite la foi et la mène à la perfection; en échange de la joie qui Lui était réservée, Il a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu. » (Heb. 12:1-2, NEG.)


Quelle que soit la saison actuelle de notre vie, quel que soit ce que nous avons vécu ou ce à quoi nous devrons faire face, nous existons dans le contexte de la culture. Nos parents, nos enfants, nos ménages, nos familles, de même que notre église – tous sont influencés par la culture dans laquelle ils existent. Bien que les autres facteurs fussent en jeu, le changement du sabbat au dimanche a été un puissant exemple de comment la culture de l’époque avait fortement et négativement influencé l’église. Chaque fois que nous passons près d’une église et que nous voyons un signe des services de dimanche, nous recevons un rappel frappant que la force de la culture est vraiment profonde.


Les familles chrétiennes affrontent des défis culturels tout le temps. Certaines influences culturelles peuvent parfois être bonnes; cependant, la plupart du temps, l’influence culturelle est négative.


La bonne nouvelle est que la puissance de l’évangile nous donne la lumière, le réconfort et la force pour faire face aux défis de la culture. Cette semaine, nous allons examiner comment nous pouvons être des « familles de foi », alors que nous cherchons à être « irréprochables et purs, des enfants de Dieu irrépréhensibles au milieu d’une génération perverse et corrompue, parmi laquelle vous brillez comme des flambeaux dans le monde. » (Phil. 2:15, NEG).


* Étudiez cette leçon pour le sabbat 15 Juin.



Leçon


11


(page 88 du guide standard)


11 Juin


Retiens ce qui est bon


Alors que l’évangile parcourt le monde, les chrétiens rencontrent différentes cultures et pratiques, dont beaucoup ont trait aux relations familiales et sociales. L’une des grandes questions pour les missionnaires chrétiens concerne comment ils doivent se rapporter aux normes culturelles diverses sur beaucoup de choses, y compris les relations familiales, qu’ils peuvent personnellement trouver mauvaises.


Lisez Actes 10:1-28, 34, 35. Que pouvons-nous apprendre ici sur notre besoin de surmonter nos propres préjugés et obstacles en relation avec les autres cultures?


Christ est mort pour les péchés de tout être humain, dans le monde entier. Beaucoup de gens ne connaissent simplement pas encore cette grande vérité. Annoncer cette nouvelle accompagnée d’une invitation est la mission d’évangélisation des chrétiens. Puisque Dieu est impartial, les chrétiens sont appelés à traiter chacun avec respect et intégrité, à donner à tous une chance d’embrasser la bonne nouvelle.


Quelles étaient les conclusions des premiers missionnaires chrétiens au sujet de la présentation de l’évangile aux autres cultures? Quel principe peut-on tirer de ces textes? Actes 15:19, 20, 28, 29; 1 Corinthiens 2:2; 1 Thess. 5:21, 22.


Bien que chaque culture reflète la condition déchue de son peuple, les cultures peuvent avoir également des croyances qui sont compatibles avec l’Écriture, voire utiles à la cause de l’évangile. La valeur qu’on donne aux relations étroites dans la famille et la communauté dans de nombreuses régions du monde est un exemple. Les chrétiens peuvent respecter et renforcer ce qui est bon et en conformité avec les principes bibliques.


Dans le même temps, la vérité de Dieu ne doit pas être compromise. L’histoire de l’église montre malheureusement que les compromis et l’accommodement des cultures a donné un mélange de croyances pseudo-chrétiennes se présentant comme le christianisme authentique. Satan prétend être le dieu de ce monde et propage joyeusement la confusion; mais Jésus a racheté ce monde, et Son Esprit guide Ses disciples dans toute la vérité (Jean 16:13).


Combien votre foi est-elle façonnée par votre culture, et quelle est la vérité biblique à ce sujet? Comment pouvez-vous apprendre à discerner entre les deux? Soyez prêt à discuter de votre réponse en classe.


Dimanche


(page 89 du guide standard)


10 Juin


L’influence de la culture sur la famille


« Car Je l’ai choisi, afin qu’il ordonne à ses fils et à sa maison après lui de garder la voie de l’Éternel, en pratiquant la droiture et la justice, et qu’ainsi l’Éternel accomplisse en faveur d’Abraham les promesses qu’Il lui a faites » (Gen. 18:19, NEG).


Bien que les familles puissent avoir diverses configurations, elles sont les éléments constitutifs de la société; ainsi, de nombreux traits culturels distincts de diverses sociétés sont directement liés à la famille. Par exemple, dans une civilisation, l’homme devait manger le cadavre de ses parents; dans une autre, un homme qui voulait une épouse devait amener à son beau-père des têtes décapitées d’une tribu rivale en guise de dot. Même dans les temps modernes, des idées relatives aux enfants, aux parades nuptiales, au divorce, au mariage, aux parents, etc. varient considérablement. Alors que nous sommes mandatés de propager la bonne nouvelle du salut dans ces différentes cultures, nous devons apprendre à nous rapporter à elles d’une manière qui, sans compromettre nos croyances, ne cause pas de problèmes inutiles. Dans le même temps, dans nos maisons, nous devons être bien conscients des influences culturelles sur nos familles.


De quelle manière la culture a-t-elle influencé la vie familiale dans les exemples suivants? Quels principes pouvons-nous apprendre de ces exemples?


Genèse 16:1-3


Genèse 35 : 1-4


Esdras 10


1 Rois 11:1


Personne d’entre nous ne vit en vase clos; nous et nos familles somment affectés par la culture dans laquelle nous vivons. Notre responsabilité en tant que chrétiens est de vivre au sein de notre culture, le mieux que nous pouvons, en gardant ce qui est en harmonie avec notre foi, tout en évitant, autant que possible, ce qui est en conflit contre elle.


Qu’y a-t-il dans votre culture qui soit utile à la vie familiale et que vous trouvez en harmonie avec la Bible? Qu’est-ce qui n’est pas en harmonie avec la culture? Comment pouvez-vous adapter votre foi à votre culture sans compromettre les vérités fondamentales?


Lundi


(page 90 du guide standard)


11 Juin


Soutenir les familles dans les saisons de changement


Le changement est un phénomène inéluctable et perturbateur dans les familles, quelle que soit la culture où il se déroule. Certains changements sont liés au passage prévisible dans le cycle de la vie. Souvent, le changement est imprévisible, tel que les décès, les catastrophes, les guerres, les maladies, les déménagements ou l’échec dans une carrière. Beaucoup de familles font face à des changements économiques et sociaux dans leurs communautés et pays. D’autres changements sont directement liés à la culture.


Voici ci-dessous quelques exemples de grands changements, même traumatisants, auxquels beaucoup de personnes sont confrontées. En utilisant votre imagination, mettez-vous à leur place. Comment ces changements affectent-ils leur vie de famille? Quel mécanisme peut les aider à surmonter leurs défis? De quelle manière auriez-vous pu réagir différemment?


Abraham, Sarah et Lot (Genèse 12:1-5)


Hadassa (Esther 2:7-9)


Daniel, Hanania, Michael et Azaria (Daniel 1)


Avec le changement vient l’expérience de la perte et l’angoisse de l’incertitude quant à l’avenir immédiat. Selon la capacité de la famille à s’adapter aux changements, ces expériences peuvent projeter des personnes à de nouveaux niveaux de croissance et d’appréciation des choses spirituelles, ou provoquer le stress et l’anxiété. Satan exploite la perturbation née des changements, dans l’espoir d’introduire le doute et la méfiance à l’égard de Dieu. Les promesses de la parole de Dieu, les ressources de la famille et des amis, et l’assurance que leurs vies étaient dans les mains de Dieu a aidé de nombreux héros et héroïnes de la foi à faire face avec succès aux bouleversements momentanés de la vie.


Si vous connaissez quelqu’un (ou même toute une famille) qui fait face à un changement traumatisant, faites quelque chose d’une manière pratique pour leur donner une aide et de l’encouragement.


Mardi


(page 91 du guide standard)


12 Juin


Vers une foi de première génération


Quelle crise de foi s’est développée en Israël après la mort de Josué et ses pairs? Jge 2:7-13.


Les études sur la façon dont les valeurs et les croyances dans les organisations telles que les églises se transmettent aux générations suivantes montrent que les fondateurs ont des niveaux très élevés d’engagement aux croyances. Ils sont les premiers à les défendre. Dans une ou deux générations, beaucoup perdent de vue les principes qui sous-tendent les valeurs. Ils peuvent gérer l’organisation, mais souvent par l’habitude. Dans les générations suivantes, les habitudes ont tendance à se cristalliser en traditions. Dès lors, la passion des fondateurs est perdue.


Il a été dit que Dieu n’a pas de petits-enfants, tous sont Ses enfants. Qu’en pensez-vous? Voir aussi Jean 1:12, 13; 3:7; 1 Jean 5:1.


Une approche commune pour la transmission des valeurs à travers les longues générations du christianisme a été que les plus âgés disent aux plus jeunes ce qu’ils croient. Cependant, apprendre ce que croient les parents ou ce que croit l’église n’est pas une foi personnelle. Être chrétien, c’est plus qu’appartenir à une organisation avec une histoire et un dogme. La vraie foi n’est pas génétique, ce n’est pas quelque chose qui est transmise naturellement d’une génération à une autre. Chacun doit connaitre Christ pour lui-même. Les parents ne peuvent seulement pas tout faire. L’église dans son ensemble et les parents en particulier, font tout leur possible pour créer un environnement qui aide les jeunes gens à faire ce bon choix, mais, en fin de compte, une génération est sauvée ou perdue face à l’évangile en terme individuel.


Joe, qui était un athée, a rejoint l’Église Adventiste du Septième Jour à l’âge adulte après une puissante expérience de conversion. Il épousa une femme adventiste et eut des enfants, qu’il a, bien sûr, élevés dans la foi. Un jour, en réfléchissant à la condition spirituelle de ses enfants, il dit: « Oh, si seulement mes enfants pouvaient avoir la même expérience que j’ai eue! » Si vous étiez là, que lui auriez-vous dit?



Mercredi


(page 92 du guide standard)


13 Juin


Les messagers du vingt-et-unième siècle


Dans sa paraphrase populaire de la Bible intitulée The Message [le message], Eugene Peterson utilise « message » partout où apparait le mot « évangile ». La bonne nouvelle de Jésus est vraiment le message dont a besoin le monde d’aujourd’hui. Les familles chrétiennes sont appelées à vivre ensemble et à partager ce message, quelle que soit la culture dans laquelle elles vivent.


Comment pouvez-vous résumer « le message » en utilisant les textes suivants? Matthieu 28: 5-7; Jean 3:16; Rom. 1:16, 17; 1 Corinthiens 2:2; 2 Corinthiens 5:18-21.


La nouvelle que les premiers disciples annonçaient partout était la résurrection de Jésus. Les familles chrétiennes rejoignent aujourd’hui une longue lignée de messagers proclamant: « Il est ressuscité » comme Il l’a dit (Matthieu 28:7, LSG). La réalité de la résurrection de Jésus rend crédible tout ce qu’Il a dit sur Lui-même, sur Dieu et Son amour pour les pécheurs, sur le pardon et sur l’assurance de la vie éternelle par la foi en Lui.


Passionné de l’évangile. L’Écriture donne un aperçu sur l’effet de l’évangile sur la vie des premiers disciples de Jésus. Ils ont ouvert leurs maisons pour l’étude de la Bible; ils priaient et mangeaient ensemble, partageaient leurs ressources et leur argent, et prenaient soin les uns des autres. Des ménages entiers acceptèrent le message. Étaient-ils soudainement devenus des gens parfaits? Non. Y avait-il quelques conflits et discorde parmi eux? Oui. Mais ces disciples de Christ étaient différents. Ils reconnaissaient leurs besoins pour Dieu et pour l’autre. Leur priorité était l’unité et l’harmonie à la maison et à l’église, et s’efforçaient d’accomplir la prière de Jésus à Gethsémané (Jean 17:20-23). Ils rendaient témoignage auprès des uns les autres et auprès des non-croyants avec audace, même au péril de leur vie.


Ainsi devrait-il être pour nous. Même aujourd’hui, bien que beaucoup soient très réfractaires à tout ce qui concerne Dieu, ceux qui sont excités par quelque chose finissent toujours par l’avoir. L’Esprit aspire à remplir les cœurs humains d’excitation au sujet de l’évangile. Lorsque la bonne nouvelle est vraiment aussi bonne dans nos cœurs que dans la parole, la partager sera spontané et irrépressible.


Quels changements peuvent être faits dans votre propre famille qui puissent aider à être un meilleur signe du « message » que nous sommes appelés à partager?


Jeudi


(page 93 du guide standard)


14 Juin


Réflexion avancée: Ellen G. White, « À la cour de Babylone », dans Prophètes et rois, chap. 39; « Paroles de prudence », Section 8, chap. 6; « Pas d’acception de personnes » Section 8, chap. 7, dans Le ministère évangélique; « La joie dans le Seigneur » p. 113-124, dans Le meilleur chemin.


Pas d’acception de personnes. « La religion du Christ élève le chrétien à un niveau supérieur de pensée et d’action, tandis qu’elle lui présente toute la race humaine comme l’objet de l’amour de Dieu puisqu’Il l’a acquise par le sacrifice de Son Fils. Aux pieds de Jésus, le riche et le pauvre, le savant et l’ignorant se rencontrent, sans souci de caste et de prééminence mondaine. Toutes les distinctions sont oubliées lorsque nous levons les yeux sur celui dont nos péchés ont percé les mains et les pieds. Le renoncement, la condescendance, l’infinie compassion de celui qui était souverainement élevé dans le ciel couvrent de honte l’orgueil humain, la vanité et les préjugés sociaux. La religion pure et sans tache manifeste ses principes d’origine céleste en amenant à l’unité tous ceux qui sont sanctifiés par la vérité. Chaque chrétien voit en son frère une âme que le Christ a payée de Son sang et ensemble ils sentent qu’ils dépendent de la même façon de celui qui les a rachetés pour Dieu. » – Ellen G. White, Le ministère évangélique, p. 287.


Discussion:


En tant que classe, discutez de vos réponses à l’étude de dimanche.


Quels principes peut-on trouver dans la citation d’Ellen White ci-dessus qui puissent révolutionner notre vie de famille s’ils sont appliqués?


Comment votre église locale nourrit-elle la jeune génération de croyants? Que pouvez-vous faire en tant que classe pour aider l’église dans cette importante tâche?


x Quels sont les défis en essayant de passer la foi à une autre génération?


De quelle façon la culture dans laquelle vous vivez impacte-t-elle votre vie de famille en bien, et en quoi elle l’influence en mal?


Vendredi


(page 94 du guide standard)


Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org



Histoire Missionnaire


La puissance de Dieu


par Andrew McChesney


Un vieil homme s’arrêta dans le magasin appartenant à la famille de Delsie Knicely en Virginie occidentale rurale avec une demande. « Je voudrais vous voir à l’église ce sabbat », dit-il. Delsie n’a pas envie d’y aller. Elle avait été élevée dans l’Église Adventiste du Septième Jour et avait fréquenté des écoles adventistes. Mais elle avait quitté l’église à l’âge adulte, se maria et ouvrit un magasin de vente de produits agricoles, d’épicerie et de tronçonneuses. Pourtant, elle ne voulait pas rejeter catégoriquement la demande de l’homme, Kester Erskine, qu’elle connaissait depuis son enfance. Kester allait souvent à la ferme de ses parents chaque sabbat et remorquait ses 11 frères et sœurs et elle dans sa voiture, en mettant certains dans le capo, pour les conduire à l’église.


Maintenant, Kester était dans le magasin en attente d’une réponse à son invitation. « Je n’ai pas de vêtements appropriés », déclara Delsie. Kester retourna la semaine suivante, et Delsie offrit une autre excuse.


« OK, j’irai si je ne suis pas malade », dit-elle. Ce vendredi, elle fut gravement hospitalisée d’un caillot de sang. Cela l’effraya sérieusement, et elle décida de ne pas utiliser la santé comme une excuse pour ignorer l’église. Deux semaines après son hospitalisation, Kester s’arrêta au magasin avec un livre, La loi du dimanche, sur comment le sabbat fut changé au dimanche. Delsie lut le livre de 94 pages, marqua les pages. Elle lut le livre encore une fois ce soir et une troisième fois le lendemain. Elle pensa, « je suis allée à l’Académie et à l’école de l’Église Adventiste, et je sais tout cela. Pourquoi n’ai-je pas été à l’église? » « Je ne pouvais pas trouver une bonne raison », dit Delsie à la Mission Adventiste. « Et j’allai à l’église et ne manquai aucun jour de sabbat depuis lors. » Delsie, une femme habile de 63 ans avec un sourire, est aujourd’hui une force tranquille dans la maison de Dieu. Elle a dirigé de nombreuses réunions d’évangélisation, dont une série lors d’une campagne d’évangélisation financée par une offrande du treizième sabbat en 2015. Elle a aussi fait des milliers d’études bibliques par correspondance, et beaucoup de gens ont été baptisés par le biais de son influence. Delsie dit que Dieu doit avoir un sens de l’humour. Depuis qu’elle a affirmé n’avoir rien à porter pour aller à l’église, sa garde-robe est pleine. « Le Seigneur a jugé bon que j’aie beaucoup de vêtements décents depuis ce temps », dit-elle.


Partie I: Aperçu


La culture peut être un ami ou un adversaire à la foi chrétienne. Les familles qui veulent rester fidèles à la voie radicale du discipulat chrétien feront souvent face à la pression culturelle de compromettre les normes de la sainteté. Cependant, un rejet inutile de ses normes culturelles au nom de la religion est un signe, non pas de sanctification, mais du zèle erroné qui peut apporter l’opprobre sur notre témoignage chrétien. Discerner soigneusement quelles normes culturelles sont compatibles avec le christianisme et lesquelles ne le sont pas peut être une source de désaccord intense parmi les croyants (par exemple, ce qui a conduit au concile de Jérusalem dans Actes 15). L’écoute, l’humilité et la sensibilité à la direction de l’Esprit sont nécessaires pour rester fidèle bibliquement et sensible culturellement.


Alors que les familles chrétiennes débattent le niveau d’adaptation culturelle qu’elles jugent approprié, elles peuvent être sures qu’il n’y a aucune place au sein du christianisme authentique dans la dévalorisation de n’importe quel être humain, car tous ont été formés à Son image (Gen. 1:26, 27; 9:6). Si une culture dénigre un groupe en fonction de ces critères: le sexe, l’ethnie, la classe sociale, les déficiences mentales ou physiques, l’âge, etc. – alors il y a une occasion justifiable et une grande opportunité de rompre clairement avec cette culture et de révéler par ses actes, un Dieu qui ne fait « pas de favoritisme » (Rom. 2:11, LSG ; Actes 10:34, LSG; Galates 2:6, LSG).


Nombreuses familles dans la Bible ont commis une multitude d’erreurs, et cela nous est rapporté afin que nous en tirions des leçons et que nous évitions de commettre ces erreurs. Ces familles étaient inspirées, au moins partiellement, par les cultures dans lesquelles elles vivaient. De la maladresse d’Abram envers Agar (Genèse 16) à la présence des idoles dans la maison de Jacob (Genèse 35), la culture a toujours exercé sa pression sur le peuple de Dieu. Alors que vous enseignez la leçon de l’école du sabbat de cette semaine, faites ressortir le point que ceux qui ignorent les influences culturelles dans leur vie peuvent sans réfléchir s’y conformer.


Partie II: Commentaire


La culture est partout


Le problème avec la culture, c’est que c’est une force motrice dans nos vies qui échappe à la réflexion rigoureuse. En occident, si un ami demande, « voulez-vous avoir une tasse de café avant le service? » peu auront l’air surpris, parce qu’en Occident, le café est une boisson culturelle. Essayez plutôt de demander à un collègue, « salut, souhaitez-vous prendre quelques kiwis et de la compote de pommes après le service? » et regardez-les sourire avec surprise et demander, « êtes-vous sérieux? » Pourquoi la surprise? Une compote de pommes et des kiwis sont tout aussi arbitraires que le café. Mais bien que ce soit un choix beaucoup plus sain, les kiwis et la compote de pommes ne font pas partis des coutumes alimentaires de la culture occidentale dans son ensemble, alors vous paraitrez assez drôle en le proposant.


Ce qui précède est un exemple relativement sans importance dans l’église. Évoquez à la prochaine réunion du conseil si les églises devraient utiliser des anciens hymnes ou des chants de louange plus contemporains, et préparez-vous à un conflit culturel. Les choses deviennent encore plus compliquées lorsque la musique d’autres cultures migre dans des domaines très différents, créant des tensions interculturelles. Tout ce mélange et cette combinaison montrent que la culture exerce une influence omniprésente. Parfois les gens pensent qu’ils sont théologiquement perspicaces en critiquant ou en affirmant une pratique à l’église alors qu’en réalité ils sont influencés par la culture dominante ou sa variante à laquelle ils appartiennent. Être au courant de cette dynamique est utile pour l’église dans toutes ses composantes. Les conservateurs doivent faire attention à ne pas « rendre saintes », ni pratiquer les caractéristiques non essentielles de leur croyance dans le but de se protéger de la culture dominante. Les libéraux devraient faire très attention à ne pas « se passer du sacré » pour tenter de répondre au maximum à la culture dominante.


Des exemples de culture


L’Église Adventiste du Septième Jour étant présente partout dans le monde, les influences culturelles sur elle sont nombreuses et variées. Les familles de l’église à travers le monde devraient faire le point sur leur propre environnement culturel et se demander comment elles peuvent mieux résister, ou tirer parti de leur culture, pour l’avancement du royaume de Dieu. La leçon cite quelques exemples de comment la culture a influencé des familles dans la Bible. Bien que les exemples soient tous négatifs, il est instructif d’examiner comment Dieu a accompli Sa volonté, malgré les obstacles culturels.


Abram, Saraï et Agar


L’histoire est bien connue qu’Abram et Saraï, désespérés d’avoir un héritier biologique, ont utilisé Agar, la servante, comme une solution à l’infertilité de Saraï (Genèse 16:2). Bien que leur « solution » exacte peut être évitée dans le monde actuel dans la plupart des cas, la maternité de substitution est une option bien connue pour les futurs parents aujourd’hui. La pratique culturelle de la maternité de substitution est restée, même si la méthode a changé grâce à l’intervention médicale. La continuité culturelle, cependant, nous aide à mieux nous identifier avec l’histoire et la situation difficile de Saraï.


La promesse de Dieu à Abram était qu’il aurait un héritier biologique (par opposition à Eliezer [Genèse 15:4]). Une femme offrant une autre femme à son mari pour porter des enfants en son nom était une pratique culturellement acceptée dans le Proche-Orient ancien et était donc une option omniprésente. Cette combinaison a poussé Abram et Saraï à prendre un raccourci culturel pour parvenir à la promesse de Dieu. Cependant, cette pratique, bien que culturellement acceptée, interféra avec le plan de Dieu et engendra des souffrances inutiles et des difficultés à toutes les personnes impliquées. Dieu accomplit finalement Sa volonté (malgré la maladresse d’Abram et de Saraï) avec la naissance d’Isaac et, en outre, prit soin d’Agar et d’Ismaël, après qu’ils aient été renvoyés. Il ressort de la narration que ni Saraï, ni Abram n’avait consulté Dieu concernant leur plan, sur comment ils pouvaient contribuer à la réalisation de cette promesse; et ils ont payé le prix douloureux de leur erreur pendant longtemps (peut-être toute une vie).


Un principe peut être tiré de cette histoire: quand nous tentons de coopérer avec les plans de Dieu, en utilisant des méthodes juste parce qu’elles sont culturellement acceptables, cela peut faire plus de mal que de bien. Une analyse sage accompagnée de prières et une dose de réalisme auraient pu éviter le fiasco (les mariages polygames paisibles dans les Écritures sont rares. Ce point est révélateur, pour voir si nous croyons que les Écritures reflètent fidèlement l’histoire et la culture de l’époque).


Des siècles plus tard, l’insistance obstinée d’Israël d’avoir un roi qui puisse régner sur eux allait servir comme un exemple de conformité culturelle avec des conséquences désastreuses pour le destin de la nation tout entière. Et les gens disaient, « Établis sur nous un roi pour nous juger, comme il y en a chez toutes les nations » (1 Samuel 8:5, LSG). Dieu savait que ce choix était un rejet pur et simple de Lui-même comme leur Roi (1 Sam. 8:7), et il n’y avait aucune autre raison si ce n’est le fait d’être « comme tout le monde. » Cette volonté d’avoir un roi est l’une des pires combinaisons culturelles. Quiconque lit le récit des rois d’Israël et de Juda sait que leur désir d’un roi avait entrainé une catastrophe. Mais il y a deux points importants à noter: (1) Dieu leur a permis de faire cette conformité culturelle, et a même choisi leur premier roi; (2) Dieu a œuvré dans le contexte de la décision pécheresse d’Israël, jusqu’au point d’enraciner les prophéties messianiques dans la monarchie. Quel Dieu! Établir un homme comme roi sur Israël n’était pas la volonté parfaite de Dieu. Toute l’histoire du peuple de Dieu aurait pu être très différente s’ils avaient choisi de rester, si possible, la seule nation sur la planète sans un dirigeant humain visible. Mais Dieu est capable de mettre en place un plan B ou C ou Q, quelle que soit notre choix. Il ne renonce pas facilement à Son peuple.


Quand l’église ou ses familles sont en conformité culturelle pécheresse, même avec des effets durables, il semble que Dieu est assez grand pour œuvrer autour et à travers nos décisions peu judicieuses. Il ne nous maintient non plus dans un état de rejet ou de colère perpétuelle. Les conséquences naturelles de nos décisions erronées peuvent parfois être une punition assez grande comme avec la monarchie d’Israël (1 Samuel 8:9-19, c’est-à-dire, le roi va prendre vos terres, votre bétail, vos récoltes et vos enfants). Il serait préjudiciable d’utiliser cet angle de la miséricorde de Dieu comme une liberté juste pour suivre le courant culturel. La bonté et la patience de Dieu dans ces choses sont destinées à « pousser... à la repentance » et non continuer dans le péché (Rom. 2:4, 5, LSG). Le peuple de Dieu trébuche souvent sur lui-même en explorant comment il doit vivre sa foi dans ses cultures respectives. Pourtant, Dieu sait exactement comment bien distinguer Son royaume dans tous les contextes culturels. Quand nous coopérons avec Lui, non seulement Il nous guide à travers Sa Parole et Son Esprit, mais Il peut également combler nos erreurs.


La culture: une menace


Choisir quelles tendances culturelles sont antagonistes à l’évangile est difficile à cause de l’auditoire culturel varié à qui ces leçons sont destinées. Choisir une tendance fera préjudice à dix. Cependant, la sécularisation occidentale est un phénomène qui répand son influence au-delà de ses frontières. La citation ci-dessous par J. John Gresham Machen a été donnée à l’ouverture de la 101e session du séminaire théologique de Princeton. Elle traite d’une sécularisation culturelle qui dévaloriserait le message chrétien pour le rendre semblable à un conte de fées. Elle est assez vaste dans sa portée pour être appliquée dans n’importe quel milieu culturel toxique au christianisme. Elle date de 1912: « Des idées fausses sont les plus grands obstacles à la réception de l’évangile. Nous pouvons prêcher avec toute la ferveur d’un réformateur et ne réussir qu’à convaincre un trainard ici et là, si nous permettons à toute la pensée collective de la nation ou du monde d’être contrôlée par des idées qui, par la force irrésistible de la logique, empêchent le christianisme d’être considéré comme autre chose qu’une illusion sans danger. Dans de telles circonstances, ce que Dieu désire que nous fassions est de détruire l’obstacle à sa racine. » – (traduit de “Christianity and Culture” The Princeton Theological Review, vol. 11, no 1 (1913), p. 7).


Partie III: Application


Voici quelques exercices et expériences qui peuvent permettre à la classe de l’école du sabbat de réfléchir sur la culture, le christianisme et les familles.


  1. Le « relativisme culturel » est un modèle utile dans l’apprentissage, permettant de comprendre les différentes cultures à partir de leurs propres perspectives. Toutefois, il devient problématique si toutes les pratiques culturelles sont considérées comme étant à l’abri de tous jugements moraux. Comment pourrait-on répondre au fait qu’un jugement moral a une validité objective sur une pratique culturelle?

  1. Quelles sont dans votre communauté actuelle les tendances culturelles qui vont à l’encontre de l’évangile? Y a-t-il des mesures pour faire face à ces tendances? Si oui, lesquelles?

  1. Pensez aux paraboles de Jésus décrivant le « royaume de Dieu » et utilisez-les comme un point de repère pour la culture idéale. Comment pouvez-vous remanier votre propre culture pour qu’elle ressemble davantage à celle du ciel?

  1. Demandez à la classe d’énumérer les pratiques au sein de nos propres membres d’église qui les concernent ou qui mettent leur foi au défi. Écrivez ces pratiques sur un tableau blanc. Demandez maintenant s’il y a des injonctions bibliques claires contre chacune de ces pratiques sur la liste. S’il n’y en a pas, concluez que ces pratiques peuvent être culturelles plutôt que bibliques.

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*15 – 21 Juin


Qu’ont-ils vu dans ta maison?


Sabbat Après-Midi


Lecture de la semaine: Ésaïe 38; 39; 1 Corinthiens 7:12-15; 1 Pierre 3:1, 2; Heb. 6:12; 13:7; 3 Jean 11; Ésaïe 58 : 6, 7, 10, 12.


Verset à mémoriser: « Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à Son admirable lumière » (1 Pierre 2:9, NEG).


Peut-être nous avons atteint un stade où, par la grâce de Dieu, nous allons bien (du moins pour l’instant): la famille va très bien, le travail se porte à merveille, la santé et les finances sont aussi bénies. Ou peut-être, non? Peut-être que votre maison, pour l’instant, est dans la douleur, l’agitation? De toute façon, quand quelqu’un vient rendre visite à votre maison, comme les émissaires de Babylone qui ont visité le roi Ézéchias, quelle réponse serait donnée à la question que le prophète Ésaïe a posée plus tard au roi: « qu’ont-ils vu dans ta maison? » (Ésaïe 39:4).


Qu’est-ce que les gens ont vu dans votre maison? Qu’ont vu les anges célestes? Quel genre d’esprit domine nos résidences? Peut-on « ressentir » le parfum de la prière? Y a-t-il la gentillesse, la générosité et l’amour, ou la discorde, le ressentiment, l’amertume, la tension et la colère? Quelqu’un peut-il sortir de là pensant que Jésus est dans cette maison?


Il est important que nous nous posions ces questions pour savoir le genre de maison que nous avons créé.


Cette semaine, nous allons examiner certaines des questions qui peuvent nous aider à rendre notre vie merveilleuse au foyer, malgré les inévitables tensions et les luttes auxquelles font face beaucoup de ménages aujourd’hui.


* Étudiez cette leçon pour le sabbat 22 Juin.



Leçon


12


(page 96 du guide standard)


16 Juin


Apprendre de l’erreur d’un roi


Lisez le récit de la guérison d’Ézéchias et la visite des ambassadeurs Babyloniens. 2 Chroniques 32:25, 31; Ésaïe 38; 39.


L’Écriture fait remarquer que les messagers étaient intéressés par la guérison miraculeuse du roi Ézéchias. Cependant, Ézéchias semble avoir été silencieux au sujet de son expérience de guérison. Il n’a pas mis l’accent sur ce qui aurait ouvert le cœur de ces ambassadeurs curieux à la connaissance du vrai Dieu. Le contraste entre sa gratitude pour la guérison dans le chapitre 38 et son silence à ce sujet dans le chapitre 39 est saisissant.


« Dieu voulait le tester ». Cette visite officielle était l’occasion la plus importante; pourtant, il n’y a aucune trace d’Ézéchias cherchant des directives particulières à ce sujet dans la prière des prophètes ou des prêtres. Dieu n’intervint non plus. Seul, loin de la vie publique, sans consultation des conseillers spirituels, Ézéchias laissa apparemment l’œuvre de Dieu dans sa vie et dans la vie de sa nation s’éloigner de son esprit. Le but de l’historien dans 2 Chroniques 32:31 est de montrer avec quelle facilité les bénédictions de Dieu peuvent être prises pour acquis et comment les bénéficiaires de Sa miséricorde sont prompts à devenir autosuffisants.


Voici quelques leçons sur la fidélité dans la vie du foyer qui peut être tirée de l’expérience d’Ézéchias. Quelles autres leçons pouvez-vous mentionner?


Chaque visite aux domiciles des chrétiens est une occasion pour les gens de rencontrer des disciples de Christ.


Peu de visiteurs sont susceptibles d’ouvrir la conversation sur les choses spirituelles. Les chrétiens doivent trouver les voies et moyens qui sont sensibles et convenables à cette occasion pour partager la bonne nouvelle.


Les chrétiens ne sont pas appelés à exposer leur prospérité matérielle ou leurs réalisations, bien qu’ils puissent parler de ces choses comme des bénédictions de Dieu. Ils sont appelés à « proclamer les louanges de Celui qui vous a appelés des ténèbres à Son admirable lumière » (1 Pierre 2:9, FBJ) ou, pour utiliser l’expérience d’Ézéchias comme un exemple, de déclarer qu’ils étaient mourants, mais que Christ les a guéris; qu’ils étaient morts dans le péché, et Christ les as ressuscités et les a fait assoir dans les lieux célestes (Eph. 2:4-6).


De quelle manière êtes-vous en mesure d’utiliser votre foyer pour témoigner auprès des autres? Comment pourriez-vous partager votre foi en Christ plus franchement avec les visiteurs à votre maison?


Dimanche


(page 97 du guide standard)


17 Juin


La famille d’abord


Les premiers destinataires les plus naturels de nos efforts d’évangélisation sont ceux qui habitent avec nous. Il n’y a de champ missionnaire plus important que cela.


Quelles conclusions peuvent être tirées de Jean 1:40-42 sur le partage de la foi à la maison? Voir aussi Deut. 6:6, 7; Ruth 1:14-18.


Un rapport enthousiaste. André est allé au-delà d’un simple rapport des faits. Il s’est arrangé pour que son frère, Simon, rencontre Jésus. Un rapport enthousiaste à propos de Jésus et une présentation à Lui en personne – quelle formule simple pour partager l’évangile avec nos membres de famille! Après la présentation, André se retira. Dès lors, Jésus et Pierre commencèrent une relation personnelle.


Amener les enfants à la foi. Les enfants dans une maison peuvent souvent être négligés dans les efforts de propagation de l’évangile. Les parents supposent à tort que les enfants absorberont tout simplement la spiritualité familiale. Cela ne doit pas être pris pour acquis. Alors que les enfants et les jeunes gens apprennent de la modélisation qu’ils observent, c’est également vrai que ces jeunes membres de la famille du Seigneur ont besoin d’une attention individuelle et la possibilité d’être présentés personnellement à Lui. Deutéronome 6 insiste sur ce point: une attention doit être portée à la nature la plus efficace de l’enseignement religieux. Les habitudes spirituelles régulières d’adoration personnelle et familiale doivent être encouragées à la maison. Les temps et les efforts sérieux doivent être mis de l’avant en faveur des enfants et des jeunes.


Que pouvons-nous apprendre des efforts d’évangélisation de Naomi? Ruth 1:8-22.


Ruth a vu Naomi dans ces moments les plus sombres: quand elle essayait de repousser sa belle-fille et quand, en colère et déprimée, elle s’en est pris à Dieu alors qu’elle racontait ses pertes (Ruth 1:15, 20, 21). Il n’y a d’exemple plus éloquent que celui de Ruth pour montrer que les jeunes peuvent rencontrer un Dieu parfait et s’engager à Lui, même lorsqu’Il est présenté par un parent imparfait.


Comment la notion de foyer comme le plus important champ missionnaire affecte-t-elle votre attitude envers les gens qui vivent avec vous? Travailler ensemble comme une famille pour établir une liste des efforts spécifiques que votre famille peut faire pour amener les membres de la famille à Christ.


Lundi


(page 98 du guide standard)


18 Juin


La paix conquérante


Quel est le conseil du Nouveau Testament sur les mariages divisés par la religion? 1 Corinthiens 7:12-15 ; 1 Pierre 3:1, 2.


La bénédiction d’être un partenaire chrétien. Dans 1 Corinthiens, Paul répond aux préoccupations des convertis qui estimaient que le fait de rester marié à un conjoint non-croyant peut être offensant à Dieu ou apporter la profanation sur eux-mêmes et leurs enfants. Non, dit Paul. L’état sacré du mariage et ses intimités doivent continuer après la conversion d’un conjoint. La présence d’un partenaire chrétien « sanctifie » l’autre partenaire et les enfants du couple. Le mot « sanctifie » doit être compris en ce sens que les époux non-croyants sont en contact avec les bienfaits de la grâce, en vivant avec leurs partenaires chrétiens.


Aussi écœurant soit-il, le partenaire non-croyant peut décider d’abandonner le mariage. Bien que les conséquences soient graves, la miséricordieuse parole de notre Dieu – qui défend toujours la liberté de choix des humains – est de « laisser faire », le croyant « n’est pas lié dans ces cas-là » (1 Cor. 7:15).


Appelés à vivre en paix. La parole de Dieu est claire que malgré les défis d’un foyer divisé spirituellement, il doit y avoir un moyen pour que la paix de Christ y règne. L’espoir est de garder le mariage intact, de témoigner du triomphe de l’évangile au milieu des difficultés et de promouvoir le confort du partenaire avec lequel le croyant est une seule chair, s’il ou elle est non-croyant.


Quelles seraient les limites de la responsabilité d’un conjoint envers un partenaire incroyant?


La bonté, la fidélité inébranlable, le service humble et le témoignage convaincant de la part du croyant créent la plus grande probabilité de gagner le conjoint non chrétien. La soumission dans un mariage chrétien se pose dans la crainte de Christ (cf. Eph. 5:21). Lorsqu’un conjoint est lié avec la soumission chrétienne à un partenaire non-croyant, la première allégeance est toujours donnée à Christ. La fidélité aux revendications de Dieu sur sa vie ne justifie pas la soumission aux mauvais traitements aux mains d’un partenaire violent.


Y a-t-il quelqu’un dans votre église qui souffre aux mains d’un conjoint non-croyant? Dans l’affirmative, dans quelle mesure pratique pouvez-vous l’aider?


Mardi


(page 99 du guide standard)


19 Juin


La vie familiale est pour le partage


Dans les versets suivants, tracez dans le Nouveau Testament l’utilisation des mots « suivre » (BFC) ou « imiter » (LSG). Que nous disent-ils sur le processus de devenir et de grandir en tant que chrétien? Que pensez-vous qu’ils indiquent sur la relation entre la modélisation et le témoignage? 1 Corinthiens 4:16, Éphésiens 5:1, 1 Thess. 1:6, Heb. 6:12, 13:7, 3 Jean 11.


L’accent du Nouveau Testament sur l’imitation reconnait le rôle important de la modélisation du processus d’apprentissage. Les gens ont tendance à devenir comme ceux ou ce qu’ils regardent. Ce principe s’applique aux relations en général et en particulier au foyer, où l’imitation est fréquente. Là, les enfants imitent leurs parents, leurs frères et sœurs; les conjoints s’imitent aussi réciproquement. Ce concept fournit un indice important sur comment les couples et les familles peuvent porter le témoignage chrétien aux autres couples et familles.


Le pouvoir de l’influence social. Nous témoignons dans nos maisons quand nous donnons des opportunités aux autres de nous observer et de partager notre expérience. Beaucoup n’ont tout simplement aucun bon exemple de mariage ou de relations familiales à suivre. Dans nos maisons, ils peuvent voir comment l’esprit de Jésus fait une différence. Ellen White (dans Le ministère de la guérison) a fait remarquer que l’influence sociale a un pouvoir merveilleux. Nous pouvons l’utiliser comme un moyen pour aider les gens qui sont dans notre cadre immédiat.


Quand les couples invitent d’autres couples aux repas, à la communion ou à une étude biblique, ou lorsqu’ils assistent à un programme de croissance matrimoniale ensemble, les visiteurs voient en eux un modèle. La mutualité, l’affirmation, la communication, la résolution des conflits et le respect des différences témoignent de la vie familiale en Christ.


Dans ce contexte, toutefois, de quoi devons-nous être toujours prudents? Jérémie 17:9, Jean 2:25, Rom. 3:23.


Suivez les croyants qui suivent Christ. Tous les modèles humains sont imparfaits. Cependant, le témoignage de la famille chrétienne ne se base pas sur la modélisation de la perfection absolue. La notion d’imitation dans le Nouveau Testament est un appel aux individus à suivre les croyants qui suivent Christ. L’idée est que les individus imiteront la foi chrétienne en la voyant manifestée dans la vie des autres qui sont aussi humains et faillibles.


Que pouvez-vous faire pour faire de votre maison un meilleur modèle pour un témoignage chrétien?


Mercredi


(page 100 du guide standard)


20 Juin


Centres de convivialité contagieuse


Comparez les références bibliques sur l’hospitalité avec les incidents réels dans les maisons de plusieurs familles de la Bible énumérés ci-dessous. Ésaïe 58:6, 7, 10-12; Romains 12:13; 1 Pierre 4:9. Notez les attributs de l’hospitalité qui se sont révélés.


Abraham et Sara (Genèse 18:1-8)



Rébecca et sa famille (Genèse 24:15-20, 31-33)



Zachée (Luc 19:1-9)


L’hospitalité répond aux besoins fondamentaux d’autrui pour le repos, la nourriture et la compagnie. C’est une expression tangible de l’amour désintéressé. Jésus accordait une importance théologique à l’hospitalité quand Il a enseigné que, nourrir les affamés et donner à boire aux assoiffés, était des actes de service à Son endroit (Matthieu 25:34-40). Utiliser sa maison pour le ministère peut varier du fait d’inviter tout simplement les voisins à un repas à l’hospitalité radicale consistant peut-être à permettre à une victime d’abus de loger chez vous. Cela peut être une simple convivialité, une occasion de prier avec quelqu’un, ou une étude biblique. La véritable hospitalité vient des cœurs de ceux qui ont été touchés par l’amour de Dieu et qui veulent exprimer leur amour en paroles et en actes.


Parfois, les familles se plaignent qu’elles n’ont pas les installations, le temps ou l’énergie pour offrir une hospitalité parfaite. D’autres se sentent maladroits, non qualifiés et incertains au sujet d’aller au-delà de ce qui est familier pour abriter les infidèles. Certains souhaitent éviter les complications à leur vie qui peuvent découler du fait de s’associer aux autres. Beaucoup de familles contemporaines confondent l’hospitalité et le divertissement.


Comment votre vie à la maison reflète-t-elle votre propre condition spirituelle?


Jeudi


(page 101 du guide standard)


21 Juin


Réflexion avancée: Ellen G. White, « Un témoignage puissant pour Christ » chap. 5, « Attitude à prendre à l’égard d’un conjoint incroyant » chap. 57, dans Le foyer chrétien; « L’influence du foyer » pp. 265-270, dans Le ministère de la guérison; « Les ambassadeurs de Babylone » chap. 29, dans Prophètes et rois.


La puissance du foyer dans l’évangélisation. « L’influence exercée par ce moyen sur les cœurs sera supérieure en puissance aux plus beaux sermons...


« Notre sphère d’influence peut paraitre insignifiante, nos talents minimes, les occasions qui se présentent à nous, rares, nos connaissances limitées; cependant, il nous est possible d’accomplir de grandes choses si nous mettons fidèlement à profit les occasions que procure la vie familiale. » – Ellen G. White, Le foyer chrétien, pp. 31, 33.


Discussion:


Demandez à quelqu’un dans la classe si c’était l’influence d’un foyer qui lui a permis de prendre une décision pour Christ. Discutez de ce qui a exactement produit cette influence. Qu’est-ce que la classe peut apprendre de cette expérience?


De quelle manière pratique pouvez-vous, en tant que classe, soutenir une famille où il y a un conjoint non-croyant?


En tant que classe, discutez de certaines des pressions à la maison qui agissent contre la foi. Rédigez une liste de certaines de ces choses; puis en face de chaque élément, notez les solutions possibles.


La vie privée des chrétiens est un moyen de témoignage pour les enfants, les époux non-croyants, d’autres membres de la famille et les visiteurs. Alors que le partage de la foi dans le foyer peut ne pas toujours être aussi complet qu’on aurait aimé, ou aboutir à la conversion des membres non-croyants de la famille et des visiteurs, les membres de la famille, imparfaits qu’ils soient, cherchent à indiquer la voie aux autres pour aller à un Sauveur parfait. Grâce à l’hospitalité généreuse exprimée au nom du Sauveur, ils attirent sous la grâce toutes les vies qu’ils touchent. Pensez à l’influence de votre foyer sur ceux qui viennent y séjourner. Que pouvez-vous faire pour le rendre un meilleur endroit de témoignage de la foi pour tous ceux qui franchissent vos portes?


Vendredi


(page 102 du guide standard)


Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org



Histoire Missionnaire


Louer Dieu avec le VIH


par Andrew McChesney


Maria Samo est séropositive et elle loue Dieu. Maria est née dans une famille adventiste du septième jour dans le village de Nicuadala, au Mozambique et elle donna sa vie à Dieu à l’âge de 7 ans. Il n’y avait point d’école secondaire au village, alors elle s’installa à Quilimane, à 30 minutes au sud, pour continuer ses études. Là elle fit de nouveaux amis qui l’initièrent à l’alcool et au tabac. Les parents de Maria ne savent pas qu’elle fumait et buvait jusqu’après son mariage. Son père est venu lui rendre visite un jour quand il vit Maria en train de fumer. Il ne dit rien, mais la culpabilité rongeait Maria, et elle ne but et ne fuma jamais à nouveau.


Cesser de fumer s’est avéré facile, mais l’alcool était beaucoup plus difficile pour Maria. Elle pria et demanda à Dieu de l’aider. Dieu répondit d’une manière inhabituelle, dit-elle. Elle commença à souffrir de graves crises de panique. Craignant qu’elle meure, son époux l’emmena en Afrique du Sud pour un traitement médical. Un médecin sud-africain l’avertit qu’elle allait mourir dans trois mois si elle ne cessait pas de boire.


Maria cessa de fumer avec l’aide d’un programme de réadaptation de 45 jours et, revenant au Mozambique, elle consacra sa vie à Jésus. Puis son mari mourut. Six ans plus tard, elle reçut les nouvelles choquantes qu’il avait été infecté par le VIH – et qu’il lui avait transmis le virus. « À partir de ce moment-là », dit-elle avec un sourire, « je commençai à louer le Seigneur. » La raison, c’est qu’elle se sent plus saine qu’à tout autre moment dans sa vie. « Ma santé est meilleure qu’avant le virus, et ma conscience est claire », dit-elle. Aujourd’hui, Maria, une grand-mère de quatre enfants, est commerçante; elle achète de l’or et des pierres précieuses dans différents villages et les revend à Nampula, la troisième ville de Mozambique. Mais sa passion encourage d’autres personnes qui vivent avec le VIH. « Beaucoup de gens perdent espoir quand ils apprennent qu’ils sont infectés », dit-elle. « Ils n’aiment pas qu’on en parle, et ils meurent. » Elle dit que les Adventistes doivent avoir une responsabilité spéciale de tendre la main à ceux qui ont le VIH, de prier avec eux et de les encourager. « Je partage l’espoir que j’ai en Jésus et en Son retour imminent », dit-elle.


Une partie de l’offrande du treizième sabbat du premier trimestre 2017 est envoyée pour ouvrir un orphelinat qui accueille les enfants ayant perdu leurs parents du VIH/sida à Nampula. Merci pour vos offrandes missionnaires.


Partie I: Aperçu


Nous avons tous entendu parler de cet illusoire « témoin silencieux » auquel en tant que chrétiens, nous sommes censés avoir recours partout où nous allons. Cela pousse les gens à nous demander, « qu’est-ce que vous avez de si différent? Je veux une partie de cela. » Puis nous leur parlerons de Jésus, et les conversions suivront rapidement. Sans doute, les témoignages confirment que ce phénomène se produit, mais pour la plupart, si nous sommes honnêtes, ce scénario est une sorte de légende urbaine chrétienne qui a laissé beaucoup d’Adventistes dans l’attente de ces rencontres pendant des années. Pendant ce temps, la culpabilité s’infiltre, et on s’étonne que notre « témoin silencieux » ne soit pas assez fort pour attirer l’attention.


Il y a un seul endroit, cependant, où l’efficacité du « témoin silencieux » semble avoir le plus grand potentiel à attirer du monde à appuyer son nez contre la vitre en étrange admirateur – cet endroit est la famille chrétienne. Une famille chrétienne qui a complètement rompu avec le modèle actuel de deux parents stressés et surmenés, avec des enfants négligents, indisciplinés, et hyper stimulés, se distinguera comme une enseigne lumineuse dans la nuit. Des parents en harmonie avec les autres, des enfants qui obéissent gaiement, un esprit léger de bonheur et de contentement – tout ceci rendu possible par les principes et la présence de Dieu – a une influence dans le monde d’aujourd’hui qui est difficile à gérer.


Les familles étant des unités relationnelles, Christ peut briller à travers elles de manière à créer un témoignage unique. La leçon reconnait ce potentiel et défend la primauté du fait de mettre l’accent sur la famille en tant que premier champ missionnaire. Elle examine des concepts de modélisation et d’imitation en tant que méthodes pour influencer les autres au sein et en dehors de la famille. Enfin, elle estime que l’hospitalité est une interface influente entre la famille chrétienne et le monde.


Partie II: Commentaire


L’Écriture


« Et Dieu leur dit: Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l’assujettissez » (LSG).


Question: Le verset ci-dessus fut-il prononcé avant ou après la chute de l’homme? Le texte est Genèse 1:28; donc, il fut prononcé avant la chute. L’importance du moment, c’est que l’idée de Dieu pour la famille fut plantée en Éden. Bien que l’Éden ne soit plus notre maison, lorsque nous nous retrouvons en famille, nous sommes connectés avec une institution édénique qui d’une façon ou d’une autre nous rappelle ce paradis. La famille conserve encore les échos de la gloire de l’Éden. Ces échos se répercutent jusque dans le royaume de Dieu et sont les signes avant-coureurs d’un nouvel Éden plus glorieux que le premier (Apo. 21:1, 22:2). Cette puissance est l’une des raisons pour lesquelles les familles pieuses peuvent exercer une attraction presque mystérieuse sur les non-croyants. C’est peut-être le seul coup d’œil du ciel qu’ils auront vu. « Dieu créa l’homme à Son image, Il le créa à l’image de Dieu, Il créa l’homme et la femme » (Gen. 1:27, LSG).


Ensemble, l’homme et la femme, unis en famille, peuvent montrer les dimensions relationnelles de ce à quoi ressemble Dieu. Ainsi, il devient impératif que les familles fassent de leur propre famille une priorité. Les familles portent l’image de Dieu. Ce potentiel les investit d’une valeur sacrée et incalculable. Aucun programme d’église, aucune autre responsabilité ne doit interférer dans l’investissement personnel qu’il faut pour entretenir une famille saine et heureuse. Combien de récits doivent être partagés à propos des gens qui ont consacré tout leur temps uniquement aux activités de l’église pour finalement perdre leurs propres enfants au profit du monde, lesquels attestent avoir été négligés?


Mais quelqu’un pourrait répondre que les sacrifices familiaux sont nécessaires pour l’évangélisation et le salut des âmes. Pour dissiper définitivement cette illusion, prenez note du récit suivant. Lee Venden raconte une conversation qu’il avait eue il y a plusieurs années de cela avec un leadeur de l’église qui était, à l’époque, adjoint au Président de la Division Nord-américaine des Adventistes du Septième Jour.


« Nous parlions d’une vaste étude que la Division Nord-américaine a effectuée en Amérique du Nord, les résultats nous ont presque coupé le souffle. Probablement la révélation la plus surprenante était que, si depuis la création de l’église, la seule croissance des membres de la Division Nord-américaine avait été biologique, et si nous avions pu simplement retenir 80% de notre propre jeunesse, les membres en Amérique du Nord lors de cette conversation auraient dépassé les 8 millions » (traduit d’un extrait de la correspondance électronique personnelle avec Lee Venden). Étant donné que les membres actuels de la Division Nord-américaine sont de 1,24 millions à compter de 2017, vous pouvez voir comment ces statistiques sont stupéfiantes. Ce qui équivaudrait à une augmentation de plus de 600% des membres dans la Division Nord-américaine aujourd’hui.


En résumé, étant donné que l’amour est à la fois une définition de base de Dieu (1 Jean 4:8) et un terme relationnel, on peut comprendre pourquoi les humains dans les relations ont un avantage dans la représentation de l’image de Dieu. Une famille qui vivait avant le péché, pourrait donc servir comme un microcosme du paradis passé. En outre, lorsque les intentions de Dieu sont une priorité dans la vie familiale, cela peut être une influence pour le salut d’une âme dans ce monde. La vie familiale est infiniment précieuse à cet égard. Mais comment le monde peut-il entrer en contact avec ces petits coups d’œil du ciel sur la terre? Réponse: l’hospitalité.


L’hospitalité


Qu’est-ce que l’hospitalité? Les dictionnaires diront que c’est l’accueil chaleureux des invités ou des étrangers. En offrant aux invités de la nourriture, du repos et une communion, c’est certainement une vertu pratiquée dans tous les domaines et elle ne devrait pas être négligée dans les communautés chrétiennes. Toutefois, en tant que chrétiens, il y a une préoccupation plus que jamais constante pour les âmes, ainsi que pour leurs besoins physiques. Cette préoccupation ajoutera la nuance à la signification et à la pratique de l’hospitalité dans un contexte chrétien.


Tout d’abord, la question se pose: « Quels invités ou étrangers doivent bénéficier d’un accueil amical? » Cette question doit faire penser à la question posée à Jésus: « Qui est mon prochain? » (Luc 10:29, LSG). Il est utile de faire le lien entre les deux, parce que la réponse de Jésus dans la parabole du bon Samaritain est un bon tournant sur l’hospitalité, bien que difficile à avaler. Le tournant est que Jésus ramène la question à celui qui l’a posée. Il préfère transformer la question de « quel genre de personne devrais-tu recevoir? » à « quel genre de personne vas-tu être? » Selon les lignes du ministère et le point de départ ci-dessus que Jésus fournit, la leçon de jeudi cette semaine dit: « Utiliser sa maison pour le ministère peut varier du fait d’inviter tout simplement les voisins à un repas à l’hospitalité radicale consistant peut-être à permettre à une victime d’abus de loger chez vous ».


Zachée est un exemple concret – un voleur d’employé de bureau qui a reçu l’honneur inattendu de Jésus (le célèbre prophète et rabbin) qui est venu chez lui pour déjeuner (Luc 19:5). Et la suite? La transformation, la restauration et le « salut » (Luc 19:8, 9) – aucun sermon, aucune étude biblique, seulement un geste d’hospitalité. (Remarque: cet exemple est une sorte d’hospitalité inverse, car Jésus s’est Lui-même invité chez Zachée; mais le principe s’applique parce que Jésus a donné de la faveur à un homme que la société considérait comme un paria.)


Alors que l’hospitalité devient une expression de la grâce de Dieu aux parias, cela est reconstituée à partir d’une pratique culturelle standard (c’est-à-dire « les païens aussi n’agissent-ils pas de même? » [voir Matthieu 5:47, LSG]) à un moment avec une importance éternelle. Comme le titre de la leçon de cette semaine nous le demande: « Qu’ont-ils vu dans votre maison? » Eh bien, rien, si nous n’avons invité personne. Mais si nous l’avons fait, l’invitation elle-même peut être comme un appel de la grâce de Dieu à tous, quelle que soit leur condition antérieure ou actuelle. Et s’ils voient au sein du foyer un amour vibrant d’un autre monde, partagé entre la famille au nom de Christ, cela peut suffire à créer en eux un appétit insatiable d’une vie nouvelle et d’un nouveau monde.


Partie III: Application


De nombreuses sociétés semblent donner une grande importance à l’éducation, la carrière, la mobilité sociale, le niveau social, la richesse et peut-être même le service communautaire. Élever les familles saines nous laisse rarement nous positionner dans la première liste de priorités. Sacrifier une des premières priorités dans le souci d’un meilleur temps de qualité avec la famille est presque inouï. Ainsi, la maison peut sembler bonne à l’extérieur, mais manquer de familiarité à l’intérieur, parce que la famille peut être désorganisée. Cet état doit être évité. La vie éternelle des enfants et des conjoints est en jeu, pour ne pas mentionner les membres de la communauté environnante qui observent et parlent de la famille. Voici quelques questions qui peuvent ouvrir la discussion pour faire de la famille une priorité dans l’intérêt du royaume de Dieu (et du bonheur de tous).


  1. À la fin de l’étude de jeudi dans la leçon 2, cette question profonde fut posée: « combien de gens, à la fin de leur vie, auraient souhaité avoir passé plus de temps au bureau et moins de temps avec leur famille? » Que peut-on faire dès maintenant afin d’éviter que cette situation ne devienne le témoignage malheureux (le bureau contre la famille) de vos années de retraite?

  1. Une hospitalité radicale peut impliquer des problèmes de sécurité pour la famille. Quel genre de dispositions peuvent être prises dans une telle situation?

  1. L’hospitalité peut être exprimée par l’église locale, ainsi que par le foyer. Comment une église peut-elle être connue dans sa communauté pour son hospitalité?

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*22 – 28 Juin


Changer les cœurs au temps de la fin


Sabbat Après-Midi


Lecture de la semaine: Malachie 4:5, 6; Matthieu 11:14, 15; 17:10; 1 Rois 16:29-17:24; 1 Rois 18:20-45; Matthieu 3:2.


Verset à mémoriser: « Voici, je vous enverrai Élie, le prophète, avant que le jour de l’Éternel arrive, ce jour grand et redoutable. Il ramènera le cœur des pères à leurs enfants, et le cœur des enfants à leurs pères, de peur que Je ne vienne frapper le pays d’interdit. » (Malachie 4:5, 6, NEG).


Nous vivons en termes de saisons. Parfois, ces saisons sont bonnes, et parfois, elles sont mauvaises. Parfois, les familles sont stables et fortes, et parfois, elles sont fragiles, ou même brisées.


Quelle que soit la saison, quelle que soit l’étape, quel que soit notre état ou celui de notre famille actuellement, nous pouvons et devons vivre à la lumière des promesses de Dieu, en nous accrochant à ces promesses de tout notre cœur et de toute notre âme et peut-être parce que, en fin de compte, elles sont notre seul espoir. Ces promesses forment vraiment notre plus grand espoir. La parole de Dieu est pleine de promesses que, quelle que soit la saison de notre vie ou de celle de notre famille, nous pouvons réclamer pour nous-mêmes, nos proches, notre famille et notre église.


À cet égard, au cours de cette dernière semaine du trimestre, nous allons considérer quelques histoires de la Bible, les promesses et les expériences d’une variété de contextes. En le faisant, nous chercherons à tirer des leçons pour nous-mêmes aujourd’hui, quel que soit notre contexte. Car, qui que vous soyez, où que vous soyez, quelle que soit la saison de votre vie, vous avez probablement des luttes, des peurs, des soucis. Heureusement, nous adorons un Dieu qui sait, non seulement ce à quoi nous sommes confrontés, mais aussi, qui a devancé tous nos défis, et nous pouvons nous approcher de Lui avec une assurance absolue.


* Étudiez cette leçon pour le sabbat 29 Juin.



Leçon


13


(page 104 du guide standard)


23 Juin


La prophétie des cœurs changés


Lisez Comparez la prophétie de la venue d’Élie avec les références du Nouveau Testament à cet évènement. Malachie 4:5, 6; Matthieu 11:14, 15; 17:10; Marc 6:15; Luc 1:17.


Aux jours de Malachie, l’appel de Dieu à la nation, « revenez à Moi, et Je reviendrai à vous » a rencontré la réponse arrogante, « En quoi devons-nous revenir? » (Malachie 3:7). Le prophète frustré a annoncé qu’il y aura une nouvelle occasion pour le réveil. En rappelant que la réforme du changement de cœur a commencé avec Élie (1 Rois 18:37), Malachie a prédit qu’Élie reviendra encore pour « [ramener] le cœur des pères à leurs enfants, et le cœur des enfants à leurs pères » (Malachie 4:6, LSG).


Une tradition juive fut développée selon laquelle Élie apparaitrait personnellement comme le messager du Messie (cf. Matt. 17:10, Marc 6:15). Toutefois, le Nouveau Testament présente Jean-Baptiste comme un accomplissement de cette prophétie (Matt. 11:14, 15; Luc 1:17).


Selon vous, que signifie l’expression « retourner les cœurs » (DRB)?


Il y a plusieurs applications possibles de ce texte: il se réfère à la réconciliation du peuple d’Israël avec le Seigneur. Dieu en tant que Père (Ésaïe 63:16) est revenu de l’ardeur de Sa colère envers Ses enfants (Michée 7:18, 19) et les appelle à revenir à Lui (Ésaïe 44:22, Malachie 3:7). Il se réfère à la reconnexion des générations suivantes à la foi de leurs ancêtres fidèles par le renouvèlement de l’alliance. L’appel prophétique du peuple de Dieu à suivre la foi des patriarches a été donné à plusieurs reprises dans l’Ancien Testament. La condition de la terre comme un lieu d’habitation béni était directement liée à l’alliance de fidélité (Deut. 4:29-31). Elle se réfère à la réhabilitation et au renouvèlement des relations familiales. Les relations parent-enfant sont une expression concrète de la fidélité de l’alliance avec Dieu. Ici, aussi, les responsabilités des parents et des enfants sont entrelacées avec l’héritage continu de la terre et de la bénédiction de Dieu (Prov. 2:21).


Quel est le lien entre une relation restaurée avec Dieu et la relation rétablie dans notre famille? Pourquoi l’une doit précéder l’autre?


Dimanche


(page 105 du guide standard)


24 Juin


Retrouvailles familiales


L’introduction du culte de Baal en Israël par Jézabel, la femme sidonienne du roi Achab, a propulsé l’enlisement moral de la nation tout entière. Les enseignements de Dieu sur le mariage, la famille et la sexualité étaient éclipsés par des pratiques telles que l’inceste, la prostitution et autres perversions sexuelles. C’est dans ce contexte conflictuel au sujet du culte qu’apparait Élie, dont le nom même signifie « Jéhovah est mon Dieu », pour réprimander Baal.


Quelle expérience d’Élie l’a associé à un renversement des croyances païennes et à un retour à une vie nouvelle dans les familles? 1 Rois 16:29-17:24; Luc 4:25, 26.



Élie était un homme marqué après l’annonce de la malédiction de la sècheresse sur la terre. Dieu l’abrita dans un lieu improbable – chez une pauvre veuve à Sarepta, dans la région de Sidon, près de la ville natale de Jézabel. Élie salua la veuve avec un test sévère, d’utiliser ses derniers morceaux de bois d’allumage, sa dernière huile et sa dernière farine pour lui faire un repas, et de faire confiance à Dieu pour son avenir. Sa foi est devenue légendaire. Jésus Lui-même à reconnu la foi de cette veuve (Luc 4:26). Son huile et sa farine s’étendant sur plusieurs jours, la femme vint à comprendre plus au sujet de Jéhovah. Puis, tragiquement, son fils unique tomba malade et mourut. Dans l’expression de son chagrin à Élie, son attitude reflète la religion familière autour d’elle, des croyances perverses qui engloutissaient Israël alors, dans lesquelles le péché d’une personne pouvait exiger des sacrifices d’enfants (1 Rois 17:18; Jérémie 19:5, Michée 6:7).


Quel effet la résurrection de son fils a-t-elle eu sur l’expérience spirituelle de la veuve phénicienne? 1 Rois 17:24. Que pouvons-nous apprendre de ses commentaires?


La réponse de la mère révèle l’effet du message d’Élie. La foi en Dieu et en Sa parole a grandi dans le cœur quand, par Sa puissance, la vie est restaurée et la famille réunie. Beaucoup aujourd’hui peuvent donner leur assentiment quand les doctrines sont prêchées, mais sont tièdes dans leur expérience spirituelle. Toutefois, lorsque les vérités de la parole de Dieu sont vécues personnellement et que le réveil et la restauration se produisent dans les relations familiales, la conviction se manifeste plus puissamment sur le cœur.


Quelles sont les retrouvailles familiales que vous attendez encore? Quelles promesses de Dieu vous donnent l’espoir de ces retrouvailles?


Lundi


(page 106 du guide standard)


25 Juin


Tourner les cœurs à l’autel


Lisez 1 Rois 18:20-45. Écrivez sur les lignes ci-dessous l’essentiel de cette histoire. Bien que le contexte soit totalement différent, comment les principes vus dans cette histoire peuvent s’appliquer à la vie familiale?


Sur le Mont Carmel, Élie œuvrait pour le renouvèlement de l’alliance en faveur de sa nation, un retour à la foi de leurs pères qui apporterait la guérison à leurs vies, à leurs maisons et à leurs terres.


À l’heure de l’offrande du soir. Après l’échec des prêtres païens avec leur sacrifice, vint le tour d’Élie. C’était délibéré. Cette heure de la journée attirait l’attention sur le plan rédempteur de Dieu révélé dans le service du sanctuaire (Exode 29:41). L’invitation « Approchez-vous de moi » (1 Rois 18:30, LSG) nous rappelle le Sauveur accueillant les pécheurs (Matthieu 11:28). Les parents qui souffrent de l’inconduite d’un enfant peuvent être assurés que Dieu l’aime aussi véritablement comme Il aimait les Israélites. Dieu travaille sans cesse pour attirer les plus capricieux à Lui.


L’intérêt qu’Élie donne à l’autel de Jéhovah trouve son équivalent en notre temps quand Jésus et Sa grâce salvatrice sont exaltés dans les familles. Le culte familial est l’occasion de parler de Lui dans la prière, de parler de Lui à un autre, de recevoir à nouveau Son don gratuit du salut et de donner à nos cœurs du temps pour réfléchir à Ses enseignements.


La réponse que demandait Élie devait signaler que Dieu les avait ramenés à Lui-même. 1 Rois 18:37 dit, « afin que ce peuple reconnaisse que c’est Toi Éternel, qui es Dieu, et que c’est Toi qui ramènes leur cœur! » (NEG). Nous ne pouvons pas tourner nos cœurs vers Dieu par nous-mêmes, nous pouvons seulement répondre à Sa grâce qu’Il donne gratuitement.


Le feu dévorant est tombé, non pas sur les coupables, mais sur le sacrifice, ce qui faisait référence à Jésus, qui s’est fait « péché pour nous, afin que nous devenions justice de Dieu en Lui » (2 Cor. 5:21). La confession et la louange s’éclatèrent des lèvres du peuple. Puisqu’ils n’ont pas répondu à l’appel de Dieu, les faux prêtres furent exécutés. La pluie rafraichissante mit fin à la malédiction sur le pays.



Dans quel état se trouve « l’autel » de votre foyer? De quelles façons particulières pouvez-vous « reconstruire l’autel » dans votre foyer, si en effet, il a besoin d’une reconstruction?


Mardi


(page 107 du guide standard)


26 Juin


Tourner les cœurs au Jourdain


Avec la prédiction de Gabriel (Luc 1:17) et la confirmation que Jésus donne de Jean-Baptiste comme l’Élie prédit (Matt. 11:14; 17:12, 13), les auteurs des Évangiles affirment que Jean-Baptiste était le « messager » qui allait préparer le chemin du Seigneur (Matthieu 11:10, Marc 1:2, Luc 7:27; Malachie 3:1).


Notez les principaux aspects du message de Jean. De quelle manière son message était-il destiné à « ramener les cœurs »? Matthieu 3:2, 8; 14:4; Marc 1:4; Luc 3:3, 8, 9, 11, 13, 14.


Tout comme un agriculteur qui laboure le sol dur pour le préparer à recevoir les semences, Jean a dénoncé le péché et exhorté les pécheurs à se repentir. La nature humaine est telle que, sans l’autoexamen, sans une prise de conscience de sa véritable condition, aucun besoin ne se fait sentir pour quelque chose de mieux. Son message a tourné le cœur des gens vers la sainteté des exigences de Dieu et leur besoin de Sa justice parfaite. Une repentance sincère est toujours marquée par l’humilité et la dépendance de Dieu pour changer de comportement. En exposant l’hypocrisie superficielle et égoïste de ceux qui prétendaient avoir Abraham pour père, il cherchait à ouvrir leurs yeux sur le sens profond de la foi de leurs pères.


Comment le message de Jean-Baptiste a-t-il préparé le chemin pour Jésus? Jean 1:35-37, 3:27-30.


Il fut révélé à Jean que Jésus était l’agneau de Dieu. Lorsqu’il a présenté Jésus de cette façon (Jean 1:29, 36), il a ramené littéralement les gens au Seigneur. André et Jean, l’auteur de l’Évangile qui a écrit le récit de ce jour-là, abandonnèrent Jean-Baptiste et devinrent disciples de Jésus. Non seulement le message d’Élie indiquait la nécessité de se repentir, mais aussi, il identifiait Celui qui sauve du péché, génère l’excitation à propos de Lui et Le présente aux gens.


Si Jean-Baptiste devait entrer dans votre maison, que pensez-vous qu’il vous dirait?


Mercredi


(page 108 du guide standard)


*27 Juin


Tourner les cœurs aux derniers jours


En un sens, en tant qu’Adventistes, nous nous voyons dans le rôle de Jean-Baptiste. Ce messager de la réforme et de la repentance cherchait à préparer la voie à la première venue de Jésus; nous, en tant qu’un mouvement, faisons de même pour la seconde venue.


Lisez dans la prière Luc 1:17. Comment ces paroles saisissent-elles l’essence de notre message?


Le Père céleste a ramené les cœurs de Ses enfants à Lui-même et les uns envers les autres à travers la croix de Christ. Le message d’Élie plaide auprès des familles de croire cette merveilleuse bonne nouvelle (2 Cor. 5:18-21; Eph. 2:11-18) et d’être des gens remplis de grâce, alors que Son Esprit génère une moisson d’amour en eux.


Le monde a désespérément besoin de la démonstration d’un amour désintéressé, de l’engagement durable et d’un dévouement indéfectible à Dieu. Par la grâce de Dieu, les familles chrétiennes peuvent fournir une telle démonstration. Cependant, n’oublions pas que le message que nous avons pour le monde entier est également pour nous-mêmes. Sans les principes de l’évangile, de l’unité, d’amour et de sacrifice de soi parmi nous, surtout dans nos propres familles, nous serons impuissants à partager ce message avec les autres. Tous les sermons les plus éloquents, toute la logique et les présentations bibliques, ne suffisent pas: le monde a besoin de voir se manifester dans nos vies, en particulier dans notre vie de famille, le repentir, le cœur transformé, l’amour et l’engagement que nous prêchons. Tout comme Jean-Baptiste avait une puissance qui a transformé les vies et rendu sa prédication efficace, nous pouvons faire de même par la grâce de Dieu, mais seulement dans la mesure où nous sommes disposés à coopérer avec le Saint-Esprit et entre nous.


À travers Jésus, nous faisons partie de la famille céleste (Éphésiens 3:15). Ainsi, que nous soyons une famille d’un ou plus, nous sommes appelés à être des témoins du Dieu que nous professons servir, et rien ne peut rendre notre témoignage plus efficace que de montrer au monde ce qu’une famille peut être par la puissance de l’évangile.


Que pouvez-vous faire d’une manière spéciale, pour montrer à ceux qui sont plus proches de vous, que ce soit votre famille immédiate ou quelqu’un d’autre, que vous les aimez et vous souciez d’eux?


Jeudi


(page 109 du guide standard)


28 Juin


Réflexion avancée: Ellen G. White, « Le Mont Carmel » chap. 11, dans Prophètes et rois, « Une voix dans le désert » chap. 10, Jésus-Christ.


« Notre message doit être aussi direct, comme ce fut celui de Jean. Il réprimanda les rois pour leur iniquité. Bien que sa vie fût en danger, il ne permit jamais à la vérité de se morfondre sur ses lèvres. Notre travail dans ce siècle doit être aussi fidèlement fait » – (traduit d’Ellen G. White Comments, The SDA Bible Commentary, vol. 4, p. 1184.)


Discussion:


u En tant que classe, discutez de la pertinence du message d’Élie dans votre église locale. Que pouvez-vous faire pour aider votre église à comprendre le message et son rôle en aidant à le diffuser?


v Que des volontaires partagent avec la classe leurs propres expériences personnelles de comment leurs « cœurs étaient retournés. » Quels changements s’étaient opérés? Quelle différence cela a eu sur leur vie et la vie de leur famille?


w Si nous nous voyons dans le rôle de Jean-Baptiste, que devrions-nous espérer? Quel est le message implicite dans cette réponse?


En tant que classe, écrivez un paragraphe, une sorte de « Déclaration des principes de la famille », qui encapsule mieux ce qu’est l’idée biblique pour une famille. Quels critères utilisez-vous pour aider à élaborer ces principes? Qu’avez-vous appris ce trimestre qui puisse vous aider à établir ces principes? Soyez prêts à partager vos principes avec toute l’église.


En tant que parent, quelles promesses pouvez-vous réclamer pour les enfants qui se sont éloignés de l’Éternel?


Vendredi


(page 110 du guide standard)


Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org


Histoire Missionnaire



Mes trois vœux


par Lu Shen-Xiong


Un an après mon baptême, j’ai fait la demande pour un nouvel emploi en tant que chauffeur de camion en raison des conflits de sabbat sur mon lieu de travail précédent. Au cours de l’entrevue, j’annonçai que j’avais trois demandes:


  • Pas de travail le sabbat

  • Pas de porc dans mes repas dans l’entreprise

  • Un prêt de 50 000 dollars taïwanais

Le patron était surpris de mon audace. Mais il dit: « allez travailler aujourd’hui, et nous en parlerons par la suite. » Il voulait voir comment je travaillerais. Après la journée de travail, le patron m’appela. « Vous pouvez travailler le dimanche en remplacement du sabbat, mais pourquoi vous ne mangez pas du porc? », dit-il. Son entreprise, tout comme beaucoup d’entreprises en Taïwan, donnait aux employés des boites de repas quotidiens. « Le porc est moins cher que le poulet et le bœuf, alors pourquoi vous ne le mangez pas? », dit-il. « C’est ma conviction religieuse », répondis-je. Le patron pensa pendant un moment. « Très bien », dit-il. « Je ne vous donnerai pas du porc à manger. Mais pourquoi le prêt de 50 000 dollars taïwanais? » Je lui expliquai que j’avais été blessé dans un accident de voiture récemment et n’avais plus d’argent après les frais d’hôpital et les frais d’achat d’une nouvelle voiture. « Si je vous donne 50 000, comment allez-vous payer cela? », demanda-t-il. « Vous me donnerez 10 000 ou peut-être 20 000 par mois? » « Non », dis-je, « je vais payer 1 000 par mois. » Le patron ne pouvait pas croire ses oreilles. Une mensualité de 1 000 dollars taïwanais signifiait qu’il faudrait plus de quatre ans pour rembourser le prêt.


Mais quelque chose – ou quelqu’un – toucha le patron de me donner une chance, et il consentit à cette dernière demande. Après six mois dans le nouvel emploi, le patron m’appela. « J’annule votre dette parce que vous êtes un très bon ouvrier », dit-il. Je ne pouvais pas croire mes oreilles. Il est bon de travailler pour Dieu! Avant l’entretien d’embauche j’avais prié Dieu, « Je vais à l’interview pour ce nouvel emploi, mais Tu sais que j’ai ces trois souhaits. S’il Te plait intervenir. » Dieu a répondu à ma prière. Quand nous travaillons pour l’évangile, rien ne peut se tenir sur notre chemin.


Presque 20 ans, Lu Shen-Xiong, 60 ans, continue à travailler à plein temps comme chauffeur de camion. Il est également reconnu comme un des leadeurs laïcs les plus efficaces dans l’église à Taïwan, ayant transformé les trois congrégations naissantes en de grandes églises. Lisez plus sur Lu Shen-Xiong sur le lien: bit.ly/taiwan-truck-driver.


Partie I: Aperçu


Que l’on lise les malédictions de l’Alliance dans la torah (Deutéronome 28) ou les reproches cinglantes des prophètes (d’Ésaïe à Malachie), un certain modèle émerge. Cela donne quelque chose comme ceci:


  1. Moi, Dieu, Je vous ai rachetés et je vous ai bien traités.

  1. Vous M’avez rejeté.

  1. Une terrible dévastation suivra votre rébellion.

  1. En fin de compte, Je vous pardonnerai, Je vous rachèterai et Je vous restaurerai.


La partie C est parfois si sombre et graphique (Deutéronome 28, Ézéchiel 23) au point que l’on doit beaucoup réfléchir avant de l’utiliser pour une dévotion familiale. Mais si on continue de tourner les pages, une lueur d’espoir émerge – l’espoir que les prophètes reviendront (Malachie 4:5), les cœurs changeront (Malachie 4:6), et Dieu rétablira toutes choses.


Pouvons-nous appliquer cet espoir à des familles qui s’écroulent, aux époux non-croyants ou aux enfants qui essayent de suivre le monde? La leçon de cette semaine nous encourage à faire exactement cela. La restauration de cette planète pécheresse par Dieu est une promesse irrévocable. Nous ne pouvons pas appliquer cette promesse d’une manière qui compromette le libre arbitre. Mais s’il y a une personne qui peut persuader un cœur, c’est l’Esprit de Dieu. Nous plaçons notre confiance en cette promesse.


L’expérience d’Élie témoigne de ce que Dieu ira très loin pour retrouver la loyauté de Son peuple. Une période de sècheresse, la résurrection du fils de la veuve et la confrontation contre Baal, le dieu tribal adverse, montre que Dieu n’abandonne pas facilement Israël (1 Rois 17:1, 17:22, 18:19).


Pouvez-vous imaginer la conversation des familles pendant le diner le soir où Israël a vu le feu descendre du ciel? Quand Dieu voit Israël, ce qu’Il voit vraiment, ce sont ses habitants et leurs familles. Sous cet angle, toutes les tentatives de Dieu de faire revenir Israël vers Lui sont des tentatives pour atteindre la famille.


Jean-Baptiste est l’Élie du Nouveau Testament (Matthieu 11:13, 14). Il a été mentionné par Jésus comme étant à la fois plus qu’un prophète et incomparable parmi « ceux qui sont nés de femmes » (Matthieu 11:11, LSG). Son message et sa vie devraient retenir notre attention, en particulier en ce qui concerne l’encouragement des autres (et peut-être nous-mêmes) à revenir à l’Éternel.


Partie II: Commentaire


L’Écriture


La vie et les paroles de Jean-Baptiste fournissent un support riche pour quelques leçons sur le sujet du retour du Seigneur qui peuvent être utilisées dans une variété de contextes, y compris la famille. Les textes et les commentaires suivants vous servent de points de départ, en tant que moniteur, pour une étude approfondie ou pour des discussions de classe.


« Changez d’attitude, car le Royaume des cieux est proche » (Matthieu 3:2 S21).


Cet ordre de Jean est l’expression identique que Jésus a utilisée dans Son ministère (Matt. 4:17). Ordonner aux gens de se repentir peut sembler être un manque de tact pour nos oreilles d’aujourd’hui, mais il ne faut pas oublier que Jean avait eu du succès. Les gens étaient baptisés, « confessant leurs péchés » (Matthieu 3:6). Qu’est-ce qui donne une telle impulsion à ce message? C’est que quelque chose d’important était sur le point d’arriver, le royaume de Dieu. Voir enfin le royaume de Dieu apparaitre dans l’histoire était le point culminant de l’alliance, l’espoir, et le rêve de chaque Juif. « La venue du royaume de Dieu est ce que nous avons attendu pendant toute notre vie, depuis des générations! », pouvait-on entendre les gens dire. Jean et Jésus ont suscité l’anticipation d’Israël à l’espoir du royaume de Dieu (Luc 11:20, 17:21). Leur message, en grande partie, s’applique à nous aujourd’hui. La révolution que Jésus a commencée et le royaume qu’Il a inauguré, bat toujours son plein. L’Esprit a été répandu, Il est disponible et change les cœurs aujourd’hui comme Il le fit à l’époque du Nouveau Testament. L’accomplissement du royaume de Christ à Son second avènement se rapproche. Qu’attendez-vous? « Races de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir » (Matt 3:7, LSG).


Évidemment, l’ordre de se repentir n’était pas assez fort pour un Pharisien ou Saducéen (Matthieu 3:7). Habituellement, quand nous pensons au fait de « tourner les cœurs » de la famille ou des amis vers l’Éternel, nous pensons à ceux qui sont désintéressés de Dieu ou ceux qui abandonnent ouvertement toute éthique chrétienne. Mais qu’en est-il des cœurs des fidèles qui se sont refroidis et sont devenus critiques? Qui les avertit qu’ils sont en danger? La réponse est souvent, personne. Les Pharisiens et les Saducéens sont les chefs religieux de leur époque, qui, ainsi que d’autres dans des positions de respect, critiquent les autres, mais ne tolèrent pas les mêmes critiques à leurs égards. Jean demande d’eux plus que de la repentance verbale. Les paroles sont faciles à dire, et ces gens sont des maitres de la verbosité religieuse. L’impératif de Jean pour eux est un peu obscur dans les traductions plus anciennes, « Produisez donc du fruit digne de la repentance » (Matthieu 3:8). Qu’est-ce que cela signifie exactement? Cela signifie que nous devons renoncer à la verbosité religieuse et poser plutôt des actes (fruits) qui sont dignes de notre appel, qui témoignent ou prouvent que nous nous sommes repentis (avons changé, avons été transformés) devant Dieu. Nos paroles, nos convictions et notre amour sont tous authentifiés par des actions. Cette manifestation extérieure d’une conversion intérieure est un test que l’hypocrite, à moins d’être transformée, ne peut passer.


« Car Jean est venu, ne mangeant ni ne buvant, et ils disent: il a un démon. Le Fils de l’homme est venu, mangeant et buvant, et ils disent: c’est un mangeur et un buveur, un ami des publicains et des gens de mauvaise vie. » (Matt. 11:18-19, NEG)


Les églises locales, les cliques malheureuses et les politiques qui s’y trouvent parfois, peuvent aller à l’encontre des efforts sincères d’un croyant qui encouragent un ami ou un bienaimé à revenir à Jésus. Combien de fois avons-nous entendu les gens dire: « Comment puis-je inviter un tel à l’église avec tout ce qui se passe ici? » Il y a certainement un spectre de croyances et des pratiques au sein de notre église qui peuvent causer des tensions. Toutefois, le fait que Jésus et Jean fussent condamnés d’être des extrémités opposées du spectre devrait donner une certaine perspective. Le mode de vie strict de Jean avait conduit certains à le considérer comme une personne possédée par un démon. L’association préférée de Jésus aux gens a amené les gens à Le qualifier de glouton indulgent. Pourtant, Jésus le Messie et Son précurseur prophétique Jean étaient tous deux sur la même longueur d’onde. Il existait une harmonie profonde entre eux, couplée d’un profond attachement à Dieu et de la diffusion du message de Son royaume.


Cette harmonie est une nouvelle encourageante pour ceux qui ont quitté l’église de retourner au Seigneur et de recommencer à fréquenter l’église. Cela signifie que les différents « camps » dans une église donnée, bien qu’ils semblent très différents, peuvent aussi bien s’efforcer de plaire au même Dieu. Cela signifie que Dieu accepte leur adoration, bien qu’elle soit imparfaite. Cela signifie également qu’on ne devrait pas déterminer quel camp est le « bon » et puis se sentir obligé de le rejoindre. Vous ne pouvez jamais vous tromper en rejoignant le camp de Christ – en éprouvant toutes choses et en retenant ce qui est bon (1 Thess. 5:21). Cette perspective ne signifie pas que tous les groupes sont également corrects dans ce qu’ils maintiennent. Mais cela ne devrait servir qu’à rappeler aux membres qui sont de retour que les factions internes de l’église n’ont aucune autorité pour jeter les bases de l’expérience religieuse d’un individu. Recherchez toujours la troisième option entre deux extrêmes et n’oubliez pas les paroles sages de G. K. Chesterton: « Le monde entier actuel s’est lui-même divisé en conservateurs et en progressistes. Le travail des progressistes est de continuer à faire des erreurs. Celui des conservateurs est d’empêcher que les erreurs soient corrigées. » – (traduit de Illustrated London News, 19 Aprril 1924, https://www.christiantoday.com/article/the.wit.and.wisdom.of.GK.Chesterton.10.quotes.to.make.you.Think/54937.htm).


Jean et Jésus ont mené un style de vie que d’autres ont mis en avant afin de discréditer leurs relations avec Dieu. Rappelez à ceux qui retournent au Seigneur que si les gens du temps de Jésus ont fait cela au Fils de Dieu et au plus grand de ceux qui sont « nés d’une femme », les gens de notre époque peuvent le leur faire pareillement. Tenez bon et voyez cela comme un privilège de marcher sur les traces de ces hommes.


« Il faut qu’Il croisse, et que je diminue » » (Jean 3:30, LSG).


Jean-Baptiste a été la première voix prophétique après 400 années depuis Malachie. À travers lui, le retour d’Élie a été accompli. Jean avait des disciples qui l’appelaient Rabbi (maitre). Il a reçu la plus haute mention du Messie Lui-même. Sa renommée était réelle et généralisée dans tout Jérusalem. Mais son influence et sa popularité étaient sur le point de s’éteindre face à la renommée sans cesse croissante de son jeune cousin. La réponse de Jean à ce fait est « Aussi cette joie, qui est la mienne, est parfaite. » (Jean 3:29, LSG). S’il y a une qualité dans le caractère de Jean qui mérite d’être imitée, c’est son humilité. Retourner au Seigneur et peut-être à une église, à laquelle une fois on appartenait, peut être une expérience humiliante. Mais l’humilité est une belle chose. Si elle peut être embrassée dans son voyage de retour à Christ, le voyage sera le plus doux.


Partie III: Application


Joseph a invité des « brebis perdues » à revenir à l’église et il les regardait rester amères et froides tandis que des membres d’église souriaient et de vieux amis les saluaient de façon accueillante. Par la suite, Joseph leur demanda comment était leur expérience, et ils dirent, « personne n’était gentil envers nous. Ils nous regardaient seulement. Ils étaient probablement en train de nous juger. » Ce qui s’est réellement passé était que ces gens projetaient sur les autres leurs propres sentiments d’amertume et de ressentiment, tandis que les membres faisaient tout leur possible pour être aimables. Mais ce point de vue leur a permis de s’éloigner de l’église et de Dieu avec le sentiment d’avoir raison parce que « ces ‘gens d’église’ pensent qu’ils sont mieux que tout le monde. »


Oh, que l’humilité d’un Jean-Baptiste dans ces cas. Un homme qui pouvait regarder ses disciples et son influence passer à un autre. Un homme dont la plus grande joie n’était pas d’être sous les projecteurs de l’admiration des autres, mais plutôt, de voir son Seigneur exalté. L’église est un lieu d’adoration. C’est un endroit pour chanter des louanges à Dieu, prier Dieu, étudier la parole de Dieu et soumettre sa vie à Dieu. Si nous allons à l’église tout en ignorant la raison pour laquelle nous y allons – si nous ignorons Dieu – alors notre égoïsme blessé prendra Sa place.


  1. Racontez l’histoire ci-dessus à votre classe. Quel genre de préparation pourrait et devrait être faite avant d’introduire les « brebis perdues » à l’église?

  1. Demandez à la classe de partager des témoignages qu’ils ont entendus au sujet de pourquoi une personne est retournée à l’église. Quels sont les motifs qui émergent? Que peuvent-ils nous enseigner? Comment peuvent-ils nous aider à devenir plus efficaces dans nos efforts de courtiser les membres à revenir et de les conserver?

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2019


Jésus a parlé de l’importance d’aider les nécessiteux. « Et le roi leur répondra: Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites ». (Mat 25:40 NEG) En plus de proclamer les grandes vérités du salut, le sanctuaire, l’état des morts et la perpétuité de la loi, nous devons pourvoir aux besoins des autres. Comme Ellen G. White l’a si bien écrit: « La méthode du Christ pour sauver les âmes est la seule qui réussisse. Il se mêlait aux hommes pour leur faire du bien, leur témoignant sa sympathie, les soulageant et gagnant leur confiance. Puis il leur disait: “Suivez-moi.” » – Le ministère de la guérison, p. 94. Et encore, n’est-ce pas la meilleure méthode d’aider les autres en pourvoyant à leurs besoins immédiats et temporels, afin de pouvoir les conduire à « la raison de l’espérance qui est en vous » (1 Pierre 3:15), et n’est-ce pas la promesse de la vie éternelle en Christ?


La leçon de ce trimestre, intitulée L’un de ces plus petits: ministère auprès des parias, par Jonathan Duffy, mettra l’accent sur ce que dit la parole de Dieu, et elle en dit long, sur notre devoir de pourvoir aux besoins de ceux qui nous entourent.


Leçon 1—Dieu créa


La semaine en bref:


Dimanche: Dieu: aperçu de la création (Gen 1:1)


Lundi: Un monde complet (Gen 1:31)


Mardi: Économes de la terre (Gen 2:15)


Mercredi: Un monde brisé (Gen 3:1-5)


Jeudi: Le réseau familial de l’humanité (Matt. 22:39)


Verset à mémoriser: – Proverbes 14:31


Idée centrale: Notre monde continue d’être la cible de l’attention de Dieu, malgré le péché. Bien que Dieu ait mis en place Son plan de rédemption et de recréation du monde, Il nous a aussi donné un rôle à jouer dans la réalisation de Ses plans.


Leçon 2— Plan d’un monde meilleur


La semaine en bref:


Dimanche: Le Dieu qui entend ((Exod. 3:7)


Lundi: Les dix commandements (Exod. 20:1–17)


Mardi: Esclaves, veuves, stériles, étrangers (Exod. 22:21–23)


Mercredi: Deuxième dime (Deut. 26:12)


Jeudi: Année de jubilé (Lev. 25:10–17)


Verset à mémoriser— Lévitique 19:18


Idée centrale: Avec la création du peuple d’Israël, Dieu travaillait alors avec toute une nation. Ainsi, Il se mit à leur donner des lois qui décrivaient comment vivre afin que ceux qui ont été bénis par Dieu soient en mesure de bénir les autres aussi. Ce principe existe toujours aujourd’hui.


Leçons pour les malvoyants: Le Guide d’Étude Biblique de l’École du Sabbat est disponible gratuitement chaque mois en braille et sur CD audio pour les malvoyants et les personnes handicapées physiques qui ne peuvent lire les imprimés à l’encre normale. Ceci inclut les personnes qui, en raison de l’arthrite, de la sclérose, de la paralysie, des accidents et autres, ne peuvent pas tenir ou se concentrer pour lire les publications imprimées à l’encre normale. Contactez les Services Chrétiens d’Enregistrement des Aveugles, B. P. 6097, Lincoln, NE 68506-0097. Téléphone:402-488-0981; e-mail: info@christianrecord.org; site Web: www.christianrecord.org.