Télécharger le PDF - École Du Sabbat, 2e trimestre 2017 – Pais Mes Brebis: Première et Seconde Épitres de Pierre

Guide Moniteur d’Étude Biblique

de l’École du Sabbat Adulte

Avril |Mai |Juin 2017

 

Pais Mes Brebis

PREMIÈRE ET SECONDE ÉPITRES DE

PIERRE

 

 

 

Eglise

Adventiste

du Septieme Jour


Sommaire

 La personne de Pierre—25–31 Mars       —————————   –––––––––––––––– 5

 Un héritage incorruptible—1–7 Avril ———————————  ––––––––––––18

 Un sacerdoce royal—8–14 Avril–––––———————————     –– –––––––– 31

 Les relations sociales—15–21 Avril ––––––––––    ––––––––––––––  ———— 44

 Vivre pour Dieu—22–28 Avril–––––––––––––  ————————— –––––––––57

 Souffrir pour Christ —29 Avril–5 Mai –––––––––   ———————  –––––––––72

 Le leadeurship serviteur—6–12 Mai–––—————————–––––– –––––––––85

 Jésus dans les écrits de Pierre—13–19 Mai––––  —————  ––––– –––––––––98

 Soyez qui vous êtes—20–26 Mai–––––––––––––––––––  ——————  –––––––––101

10  La prophétie et l’Écriture—27 Mai–2 Juin–––––––   —————— ––––––––124

11  Les faux enseignants—3–9 Juin–––––––––––––– ———————— ––––––––137

12  Le jour du Seigneur—10–16 Juin––    —————————  ––––––– ––––––––150

13  Les grands thèmes de 1 et 2 Pierre —17–23 Juin––––––––––   ————   ––––163

Bureau Éditorial  12501 Old Columbia Pike, Silver Spring, MD 20904. Visitez-nous sur le site web: http://www.absg.adventist.org


Contributeur principal

Dr. Robert McIver

Édition anglaise

 Clifford R. Goldstein

 Soraya Homayouni

Coordinateur  Pacific Press®

Wendy Marcum

 

Direction de la Publication

 Lea Alexander Greve

 Sharon Thomas-Crews

Directeur Artistique & Illustrateur

Lars Justinen

 

Traduction et édition française

Dr. Cyril H. Kparou

Coordination – WAD

 Dr. Abraham D. Obaya

 Vincent Same

Coordination – MENA

Michael Eckert


 

Les commentaires pour les moniteurs sont écrits par:

— Dr. Edwin Reynolds. Il est professeur du Nouveau Testament et des langues bibliques à Southern Adventist University, Collegedale, Tenn., États-Unis d’Amérique.

 

© 2015 Conférence Générale des Églises Adventistes du Septième Jour ®. Tous droits réservés. Aucune partie du Guide d’Étude Biblique de l’École du Sabbat Adulte, ne peut être éditée, changée, adaptée, traduite, reproduite ou publiée par une personne physique ou morale sans autorisation écrite de laConférence Générale des Églises Adventistes du Septième Jour ®. Les bureaux des divisions de la Conférence Générale des Églises Adventistes du Septième Jour ® sont autori- sés à prendre des dispositions pour la traduction du Guide d’Étude Biblique de l’École du Sabbat Adulte, en vertu des lignesdirectrices spécifiques. Le droit d’auteur de ces traductions et de leur publication doit dépendre de la Conférence Générale. “Adventiste du Septième Jour,” “Adventiste,” et la flamme du logo sont des marques commerciales de la Conférence Générale des Églises Adventistes du Septième Jour et ne peuventêtre utilisés sans autorisation préalable de la Conférence Générale.

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otre étude de ce trimestre étant 1 et 2 Pierre, nous lisons les paroles de quelqu’un qui était avec Jésus à la plupart des moments importants de Son ministère. Pierre était également devenu un éminent leadeur parmi

les premiers chrétiens. Ces faits seuls rendraient ses lettres dignes d’intérêt. Mais ces épitres attirent une curiosité particulière étant donné qu’elles ont été écrites aux églises qui traversaient des temps d’épreuves: elles faisaient face à la persécution externe et au danger des faux enseignants en interne.

Pierre avertit que ces faux docteurs promouvront le doute quant à la seconde venue de Jésus. Ils diront : «  est la promesse de Son avènement? Car, depuis que les pères sont morts, tout demeure comme dès le commencementde la création » (2 Pierre 3:4). Aujourd’hui, près de deux mille ans plus tard, nous voyons la réalité de cette accusation, n’est-ce pas?

En plus de l’avertissement de Pierre au sujet des faux docteurs, la souffrance que subira l’église est un sujet qui revient à plusieurs reprises. Cette souffrance, dit-il, reflète les souffrances de Jésus, qui a pris nos péchés en Soncorps quand Il est mort sur la croix (1 Pie. 2:24). Mais la bonne nouvelle est que la mort de Jésus a apporté non seulement la libération des griffes de la mort éternelle causée par le péché, mais aussi une vie de justice, ici et maintenant, pour ceux qui ont confiance en Lui (1 Pie. 2:24).

Pierre dit que Jésus est non seulement mort pour nos péchés, mais aussi, qu’Il reviendra sur la terre en tant que Juge (2 Pierre 3:10-12). Il insiste sur le fait que la perspective du jugement devrait avoir des implications pratiquesimportantes dans la

 

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vie du croyant. Quand Jésus reviendra, Il effacera tous les péchés et purifiera la terre par le feu (2 Pierre 3:7). Puis les chrétiens recevront l’héritage que Dieu a préparé pour eux dans le ciel (1 Pierre 1:4).

Pierre a des paroles très pratiques sur la façon dont les chrétiens doivent vivre. Tout d’abord, les chrétiens doivent s’aimer les uns les autres (1 Pierre 4:8). Il résume son point de vue en disant : « Enfin, soyez tous animés desmêmes pensées et des mêmes sentiments, pleins d’amour fraternel, de

Pierre a des paroles très pratiques sur lafaçon dont les chrétiens doiventvivre. Tout d’abord, leschrétiens doivent s’aimer les uns les autres (1 Pierre 4:8).

 

compassion, d’humilité. » (1 Pierre 3:8).

Les épitres de Pierre sont également une fervente proclamation de l’évangile, le mes- sage central de la Bible entière. Après tout, si quelqu’un devrait savoir la grâce salvatrice du Seigneur,ce serait Pierre. Ce même Pierre, qui avait renié si ouvertement et si grossièrement son Seigneur (même en proférant des malé- dictions), en disant : « Je ne connais pas cet Homme » (Matthieu26:74, NBS), est la même personne à qui Jésus dit plus tard, « Pais Mes

brebis » (Jean 21:17). Ces deux épitres sont des exemples de Pierre, faisant juste cela

–   paitre les brebis du Seigneur.

Et, bien sûr, n’importe quelle partie de ce pâturage comprendrait la grande vérité du salut par la foi en Christ, un thème que son collègue de travail, l’apôtre Paul, proclame si puissamment. Il s’agit de la vérité de la grâce divine.Pierre savait tout cela, pas seulement en théorie, ou tout simplement comme une doctrine, mais parce qu’il avait connu la réalité et la puissance de cette grâce pour lui-même.

C’est bien cela que Martin Luther écrit dans son commentaire sur Pierre : « par conséquent, cette épitre de Saint Pierre est l’un des plus grands livres du Nouveau Testament, et c’est l’évangile véritable et pur. Car Pierre faitaussi la même chose que Paul et tous les évangélistes, en inculquant la vraie doctrine de la foi, comment Christ s’est offert pour nous, et comment Il enlève nos péchés et nous sauve. »  Commentary on the Epistles of Peter andJude (Grand Rapids: Kregel Publications, 1982), pp. 2, 3.

Jésus a demandé à Pierre de nourrir Ses brebis. Nous faisons partie de ces brebis.

Nous devons donc être nourris.

 

Dr. Robert K. McIver a grandi en Nouvelle Zélande et travaillé presque toute sa carrière à Avondale College, où il enseigne la Bible et l’archéologie. Il est auteur de plusieurs ouvrages, dont The Four Faces of Jesus et Beyond theDa Vinci Code.

 

 

 

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Comment  utiliser  ce  guide du moniteur

Soyez motivés à explorer, à appliquer et à créer.

Nous espérons que cette version du guide du moniteur encouragera les membres dans les cellules de l’École du Sabbat Adulte, pour faire exactement cela — explorer, appliquer et créer. Chaque leçon hebdomadaire du moniteur amène votre classe à travers le processus d’apprentissage suivant, basé sur le cycle d’apprentissage naturel:

  1. Pourquoi cette leçon est-elle importante pour moi?(Motiver);
  2. Que dois-jesavoir de la parole de Dieu? (Explorer);
  3. Commentpuis-je pratiquer ce que j’ai appris de la Parole de Dieu? (Appliquer); et
  4. Quepuis-je faire de ce que j’ai appris de la parole de Dieu? (Créer).

Et pour les moniteurs qui n’ont pas eu le temps de se préparer suffisamment pendant   la semaine, il y a un résumé d’une page, facile à assimiler, dans la section « La leçon en bref ».

Voici un bref aperçu des quatre étapes du cycle d’apprentissage naturel et des sugges- tions sur la façon dont vous, en tant que moniteur, pouvez aborder chaque partie:

Étape 1—Motiver: Établissez un lien entre les expériences des membres  et  la notion centrale de la leçon pour montrer pourquoi la leçon est importante pour leur vie. Aidez-les à répondre à la question: pourquoi la leçon de cette semaine est-elle importante pour moi?

Étape 2—Explorer: Présentez aux membres les  informations  bibliques  dont  ils ont besoin pour comprendre la notion centrale de la leçon. (Ces informations pour- raient inclure des faits sur des personnes; des lieux; des détails sur des faits culturels, historiques et / ou géographiques; l’intrigue ou ce qui se passe; et les conflits ou les tensions dans les textes que vous étudiez). Aidez les apprenants à répondre à la ques- tion : que dois-je savoir de la parole de Dieu?

Étape 3—Appliquer: Fournir des occasions aux membres pour pratiquer les informations données à l’étape 2. Cette étape est cruciale; les informations à elles seules ne suffisent pas pour aider une personne à grandir en Christ. Aidez lesmembres à répondre à la question : comment puis-je appliquer à ma vie ce que j’ai appris?

Étape 4—Créer: Enfin, encouragez les membres à appliquer la parole suivante:

« Mettez la Parole en pratique. Ne soyez pas seulement des auditeurs qui s’abusent eux-mêmes » (Jacques 1:22, BJ). Invitez-les à répondre à la leçon d’une manière pra- tique. Cette étape donne aux membres, individuellement et en groupe, des occasions d’expression de soi et d’exploration créative. Toutes ces activités devraient aider les membres à répondre à la question: par la grâce de Dieu, que puis-je faire de ce que j’ai appris de la leçon de cette semaine?

Si les moniteurs utilisent le matériel de chacune de ces quatre étapes, ils toucheront presque chaque membre de leurs classes: ceux qui aiment parler de ce qui se passe dans leur vie, ceux qui veulent plus d’informations sur les textes en cours d’étude, ceux qui veulent savoir comment tout s’applique dans la vie pratique, et ceux qui veulent sortir et appliquer ce qu’ils ont appris.

 

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*25–31 Mars

 

(page 6 du guide standard)


La personne de Pierre

 

 

 

Sabbat aprèS-Midi

Lecture de la semaine: Luc 5:1–11; Matt. 16:13–17; Matt.

14:22–33; Luc 22:31–34, 54–62; Gal. 2:9, 11–14.

P

 

Verset  à  mémoriser:  « Mais en voyant  que  le vent  était fort,  il eut peur, et, comme il commençait à enfoncer il s’écria: Seigneur, sauve-moi! Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit et lui dit: homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté? » (Matthieu 14:30, 31, Colombe).

 

ierre est auteur de deux livres (1 et 2 Pierre) qui portent son nom. Il a été parmi les premiers disciples de Jésus; il était avec Jésus pendant Son ministère; et il fut l’un des premiers disciples à  voir

le tombeau vide. Donc, Pierre avait une expérience riche dont il pouvait tirer d’immenses ressources afin d’écrire ces puissantes lettres sous l’inspiration du Saint-Esprit: « Ce n’est pas, en effet, en suivant des fableshabilement conçues que nous vous avons fait connaitre la puis- sance et l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ, mais parce que nous avons été témoins oculaires de Sa grandeur » (2 Pierre 1:16, NBS). Pierreapparait souvent dans les Évangiles, révélant à la fois ses triomphes et ses échecs. Il était le porte-parole habituel des disciples dans leurs interactions avec Jésus. Après la résurrection et  l’ascension,

Pierre est devenu un éminent chef religieux. Le livre des Actes parle de lui, tout comme l’Épitre de Paul aux Galates.

Plus important encore, Pierre savait ce que c’était de faire des erreurs, d’être pardonné et d’avancer dans la foi et l’humilité. Ayant lui-même vécu la grâce de Dieu, il reste une voix puissante pour ceux d’entre nous qui ont besoin de faire l’expérience de cette même grâce.

* Étudiez cette leçon pour le sabbat 1er Avril.

 

 

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Arrière de moi!

 

26 Mars

 

(page 7 du guide standard)


Lorsque nous rencontrons Pierre pour la première fois, il est un pêcheur sur le lac de Tibériade (Matt. 4:18, Marc 1:16 et Luc 5:1-11). Il avait travaillé toute la nuit sans rien attraper. Mais lui et ses compa- gnons entendirent l’ordre de Jésus de retourner au lac et de relancer les filets. Pierre et les autres doivent avoir été surpris d’attraper beaucoup de poissons au point que leurs bateaux s’enfonçaient. Que doivent-ils avoir pensé après ce miracle?

Lisez Luc 5:1–9. Que nous disent les paroles de Pierre à Jésus dans  Luc 5:8 sur Pierre? Autrement dit, quelles idées nous donnent-elles sur son état spirituel?

 

 

 

 

 

Pierre doit avoir été marqué par ce qu’il savait de Jésus. Même avant ce miracle, quand Jésus a dit au groupe de lancer les filets, Pierre  bien qu’incrédule parce qu’ils n’avaient rien attrapé – a néanmoins dit

: « sur Ta parole, je vais jeter les filets » (NBS). Il semble que Pierre ait dû savoir déjà quelque chose au sujet de Jésus, et cette connaissance le poussa à obéir. En effet, il est bien évident que Pierre ait déjà été avec Jésus pendant un certain temps avant cet évènement.

Peut-être une clé pour comprendre cela se trouve dans Luc 5:3, qui parle de ce qui s’est passé avant le miracle des poissons. « Jésus monte dans l’une des barques, celle de Simon. Il demande à celui-ci: éloigne- toi unpeu du bord. Jésus s’assoit dans la barque et Il se met à enseigner les foules » (PDV). Peut-être que ce qui avait fait une profonde impres- sion sur Pierre était la parole de Jésus dans ce contexte.

Toutefois, après le miracle, Pierre   a senti quelque chose de plus  en Jésus, quelque chose de sacré qui contraste avec sa propre nature pécheresse. Cette découverte de Pierre de sa nature pécheresse l’a disposé à confesser publiquement Jésus, montrant à quel point il était ouvert au Seigneur. Pas étonnant, qu’il fût appelé! Quels que soient ses défauts, et ils étaient nombreux, Pierre était un homme spirituel prêt à suivre le Seigneur, quel que soit le prix.

 

 

 

 

 

 

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Confesser le Christ

 

27 Mars

 

(page 8 du guide standard)


L’un des grands moments dans l’histoire de Jésus s’est produit dans un dialogue avec Pierre. Jésus avait affaire aux scribes et aux Pharisiens qui L’avaient défié de leur donner un signe, quelque chose pour prouver qui Il était (cf. Matthieu 16:1-4). Puis, plus tard, seul avec les disciples, Jésus a parlé de deux miracles qu’Il avait accomplis, dans lesquels Il avait nourri à deux reprises des milliers d’individus avec quelques pains et quelquespoissons. Il a fait tout cela dans le but d’avertir les disciples sur le « levain des Pharisiens et des Saducéens » (Matt. 16:11).

Lisez Matt. 16:13–17. Que se passe-t-il ici? Quelle est la signification des paroles de Pierre à Jésus?

 

 

 

 

Ici, Pierre parle hardiment de sa foi en Jésus. Et il ressort clairement de Matthieu 16:20 que sa confession de Christ comme Messie était partagée par les autres. Ce devait être un tournant dans le ministère de Jésus, même si les disciples, y compris Pierre, avaient beaucoup plus à apprendre.

« Les disciples s’attendaient toujours à ce que Christ régnât en qualité de prince temporel. Ils pensaient que bien qu’Il eût si longtemps caché Son dessein, il ne resterait pas toujours dans la pauvreté et l’obscurité; le temps approchait  Il établirait Son royaume. Que la haine des prêtres et des rabbins fût invincible, que Christ dût être rejeté par Sa propre nation, condamné comme séducteur et crucifié comme un malfaiteur, une telle pensée n’entrait pas dans l’esprit des disciples. »  Ellen G. White, Jésus- Christ, p. 415.

Aussitôt que les disciples avaient reconnu Jésus comme le Messie, Jésus commença à enseigner qu’Il devait souffrir et mourir (cf. Matthieu 16:21-23), un concept que Pierre ne pouvait pas accepter. Pierre va jusqu’à « réprimander » Jésus. Alors, Jésus se tourne vers Pierre et dit:

« Arrière de moi, Satan! » (Matthieu 16:23, Colombe). C’est l’une des paroles les plus dures que Jésus ait dites au cours de Son ministère; pourtant, Il l’a fait à Pierre pour son propre bien. Les paroles de Pierre reflètentses propres désirs, sa propre attitude égoïste sur ce qu’il voulait. Jésus devait  l’arrêter dans son élan, juste là (et bien que cette parole de Jésus s’adressait vraiment à Satan, Pierre a reçu le message). Pierre devait apprendre que servir le Seigneur impliquerait la souffrance. Les écrits ultérieurs de Pierre montrent clairement qu’il avait appris cette leçon (voir 1 Pie. 4:12).

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Marcher sur l’eau

 

28 Mars

 

(page 9 du guide standard)


En leur temps avec Jésus, les disciples ont vu beaucoup de choses remar- quables, même si peu d’entre eux peuvent être comparés aux évènements décrits dans Matthieu 14:13-33, Marc 6:30-52 et Jean 6:1-21. Jésus a uti- lisécinq petits pains et deux poissons pour nourrir plus de 5000 personnes. Encore une fois, que doivent-ils avoir pensé en voyant pareille chose?

Lisez Matt. 14:22–33. Quel est le message essentiel que nous pouvons tirer de cette histoire pour nous aider dans notre propre marche avec le Seigneur?

 

 

 

 

 

 

 

Avec l’alimentation des multitudes, ces hommes venaient d’être témoins de la puissance de Jésus d’une manière remarquable. Il avait vraiment un contrôle sur le monde naturel. Cela a dû être ce qui a aidé Pierre à fairesa demande intrépide, ou même présomptueuse: « Si c’est Toi, ordonne-moi de venir vers Toi sur les eaux » (Matthieu 14:28, NBS). Quelle expression de foi!

Alors, Jésus a reconnu cette foi et a dit à Pierre de venir, ce qu’il a fait, une autre expression de foi de Pierre. Cela aurait été une autre chose de marcher sur une eau calme, mais Pierre l’a fait au milieu d’une tempête. La leçon habituelle de cette histoire est de porter nos yeux sur Jésus. Mais il y en a plus. Pierre doit surement avoir cru en Jésus, ou autrement, il n’aurait jamais fait la demande et ensuite agi. Cependant, une fois qu’il a agi, il a commencé à avoir peur, et dans cette peur, il a commencé à

se noyer.

Pourquoi? Jésus ne pouvait-Il pas garder Pierre sur l’eau indépendam- ment de sa peur? Jésus, cependant, permit à Pierre d’atteindre le point  il ne pouvait rien faire que de crier dans son impuissance: « Seigneur, sauve-Moi! » (Matthieu 14:30, LSG). Ensuite, Jésus tendit la main et fit juste ce que Pierre avait demandé. Le fait que « Jésus tendit la main, le saisit » (Matt. 14:31, NBS), alors que Jésus aurait simplement pu le gar- der surl’eau sans le contact physique, a surement aidé Pierre à se rendre compte à quel point il a dû apprendre à dépendre de Jésus.

Nous pouvons commencer avec une grande foi, ayant confiance en  la puissance de notre Seigneur, mais quand la situation devient terrible, il faut se rappeler les paroles de Jésus à Pierre: « homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté? » (Matt. 14:31).

 

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29 Mars

 

Renier son Seigneur

 

(page 10 du guide standard)


Lisez Luc 22:31–34, 54–62. Quelles leçons pouvons-nous apprendre des échecs de Pierre?

 

 

 

 

Les intentions de Pierre étaient bonnes. Et, en fait, il a montré plus de courage que tous les autres disciples. En effet, il avait suivi Jésus afin de savoir ce qui adviendrait de Lui. Mais ce faisant, il a décidé de cacher sa véritable identité. Ce compromis, cette déviation de la trajectoire de ce qui est bon et juste, l’a amené à renier son Seigneur trois fois, exactement comme Jésus l’avait prévenu.

Ici, l’histoire de Pierre est tristement très instructive sur combien le résultat d’un compromis peut être dévastateur.

Comme nous le savons, l’histoire du christianisme est souillée par des résultats terribles qui se produisent quand les chrétiens compromettent les vérités essentielles. Bien que la vie elle-même implique souvent des compromis, et il faut parfois être prêt à donner et à recevoir, dans les vérités essentielles, nous devons rester fermes. En tant que peuple, nous devons apprendre quelles sont les choses que nous ne devons jamais compromettre, en toutes circonstances (voir, par exemple, Apo. 14:12).

Selon Ellen G. White, le compromis et l’échec de Pierre ont com- mencé à Gethsémané, quand, au lieu de prier, il dormait et n’était donc pas spirituellement prêt pour ce qui allait arriver. S’il avait été fidèle dans la prière, « il n’eût pas renié son Maitre. » – Jésus-Christ, p. 713.

Oui, Pierre a échoué terriblement. Mais aussi grand que fût son échec, la grâce de Dieu était encore plus grande. « Mais là où le péché s’est amplifié, la grâce a surabondé » (Rom. 5:20, LSG). C’est le pardon de Jésusqui fait de Pierre un des principaux dirigeants de l’église chrétienne primitive. Quelle puissante leçon pour nous tous sur la réalité de la grâce divine. Quelle leçon pour nous tous que, malgré nos échecs, nous devons progresser par la foi!

Oui, Pierre savait ce que cela signifiait d’être pardonné. De première main, il savait ce qu’était l’évangile, parce qu’il avait connu, non seule- ment la réalité de sa nature humaine pécheresse, mais aussi la grandeur et laprofondeur de l’amour et de la grâce de Dieu envers les pécheurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

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30 Mars

 

(page 11 du guide standard)


Pierre comme dirigeant de l’église

Pendant le ministère de Jésus, Pierre agissait souvent comme chef de file des 12 disciples. Il est leur porte-parole habituel. Quand Matthieu répertorie les disciples, il dit : « Le premier, Simon appelé Pierre … » (Matthieu 10:2, Colombe). Pierre a également pris un rôle de premier plan dans l’église primitive. C’est Pierre qui a pris l’initiative de nom- mer un disciple pour remplacer Judas Iscariote, qui avait trahi Jésus (Actes 1:15-25). Le jour de la Pentecôte, c’est Pierre qui a expliqué à la foule qu’ils voyaient le don promis de l’Esprit, effusé par Dieu sur Son peuple (Actes 2:14-36). C’est Pierre qui, lors de son arrestation pour avoir prêché la résurrection des morts, a parlé au grand-prêtre et aux dirigeants juifs assemblés (Actes 4:1-12). C’est Pierre qui a été conduit chez Corneille, premier gentil à être accepté comme disciple de Jésus (Actes 10:1-48). C’est Pierre que Paul visita pendant 15 jours quand Paul est arrivé à Jérusalem après sa conversion (Galates 1:18). En effet, en décrivant le cercle des disciples de Jésus à Jérusalem à l’époque, Paul identifie trois « piliers » de l’église: Pierre, Jacques le frère de Jésus et Jean le disciple bienaimé (Gal. 2:9).

 

Lisez Gal. 1:18, 19; 2:9, 11–14. Que nous disent ces textes sur Pierre, même s’il a œuvré ainsi au premier rang dans l’église primitive?

 

 

 

Même en tant que dirigeant de l’église, même ayant reçu l’appel direct et clair du Seigneur (Jésus a dit à Pierre, « Pais Mes brebis », Jean 21:17), et bien qu’il ait reçu la vision « qu’il ne fallait dire d’aucun homme qu’il est souillé ou impur » (Actes 10:28), Pierre avait encore quelques points de croissance importants à parfaire.

Dans les premiers jours de l’église, presque tous les chrétiens étaient des Juifs, dont beaucoup étaient « zélés pour la loi » (Actes 21:20). Dans leur interprétation de la loi, manger avec les gentils était problé- matique parce que les gentils étaient considérés comme impurs. Quand certains chrétiens juifs sont venus de Jérusalem de chez Jacques, Pierre arrêta de manger avec les gentils à Antioche.

Pour Paul, un tel comportement portait atteinte à l’évangile lui- même. Il voyait les actions de Pierre comme une franche hypocrisie et il n’a pas craint de le réprimander à ce sujet. En fait, Paul a saisi cette occasion pour exprimer l’enseignement essentiel de la foi chrétienne: la justification par la foi seule (see Gal. 2:14–16).

 

 

 

 

 

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Mars 31

 

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Réflexion avancée: Lisez Ellen G. White, Jésus-Christ, «  L’appel des disciples » Chap. 25, « Une nuit sur le lac » Chap. 40.

 

De l’acceptation du pêcheur de sa propre nature pécheresse à sa décla- ration intrépide sur Jésus comme « Le Christ, le Fils du Dieu vivant » (Matthieu 16:16, LSG), à son terrible reniement de son Seigneur et même à ses triomphes et à ses erreurs comme chef de file dans l’église, Pierre avait certainement été un acteur clé. Ainsi, sous l’inspiration sans faille de l’Esprit Saint, il pouvait écrire ce qu’il a fait, non seulement à partir des connaissances théoriques, mais aussi de l’expérience elle-même. Il connaissait non seulement la grâce salvatrice de Christ, mais aussi Sa grâce transformatrice: « Avant la grande chute de Pierre, il a toujours été au-devantde la scène et dictatorial, parlant imprudemment sous l’impul- sion du moment. Il était toujours prêt à corriger les autres et à exprimer sa pensée avant d’avoir une compréhension claire de lui-même ou de ce qu’il avait à dire. Mais Pierre fut converti et le converti Pierre était très différent de l’impétueux et imprudent Pierre. Alors qu’il a conservé son ancienne ferveur, la grâce de Christ régissait son zèle. Au lieu d’être impétueux, confiant, autonome et exalté, il était calme, tempérant et propice à l’apprentissage. Il put ensuite nourrir les agneaux ainsi que les brebis du troupeau de Christ. »  Ellen G. White, Testimonies for the Church, vol. 5, pp. 334, 335, vol. 5, p. 334, 335.

Qui d’entre nous ne peut pas se rapporter dans une certaine mesure à Pierre? Qui n’a pas à certains moments pris position avec audace pour sa foi? Et qui n’a pas, à certains moments, lamentablement échoué?


Discussion:

 

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Histoire

Les funérailles annulées: 1e partie

Un jour après l’école, j’ai entendu ma sœur parler à un ami. « Mais cela est arrivé », dit une fille. « L’homme était mort, et maintenant il est vivant. » Comment une personne morte peut-elle revenir à la vie? Me demandais-je. Puis, je dis à haute voix: « cela ne peut jamais arriver ».

« C’est la vérité », dit ma sœur. « L’homme était mort, et maintenant il est vivant. »

Je savais que Dieu avait ressuscité des gens d’entre les morts aux temps bibliques. Mais de tels miracles ne se sont plus produits. N’est-ce pas? Je me mis à genou et fis la prière de Thomas. « Seigneur, si cela est vrai, je voudrais le voir de mes propres yeux. Puis je le croirai » (Jean 20:25).

Après un certain temps, j’oubliai cette étrange histoire d’un homme mort rendu à vie.

Après avoir fini le lycée, j’ai fait la demande pour servir comme un pion- nier de la Mission mondiale avant de commencer l’université.

Un pionnier de la Mission mondiale est un laïc, choisi par l’église, à qui l’on donne quelques moyens en lui demandant de se déplacer dans une communauté et d’enseigner l’évangile éternel et les valeurs du christia- nisme. Les pionniers jouent un rôle unique et spécial dans le démarrage de nouvelles congrégations dans de nouveaux domaines, parmi les nouveaux groupes de personnes.

J’ai été affecté à une région reculée au centre du Nigeria,  les étrangers n’y vont presque jamais et  nous n’avions pas de croyants adventistes du septième jour. Je m’installai dans un village et commençai à me faire des amis. La plupart des villageois adoraient des idoles, mais certains m’ont permis de partager l’évangile avec eux. Une adolescente nommée One- Ojo semblait particulièrement intéressée à connaitre Dieu. Je commençai à étudier la Bible avec elle.

Puis un après-midi, un garçon courut dans ma chambre en criant qu’One-Ojo était morte. « Elle est morte la nuit dernière », déclara le gar- çon. « La famille veut que vous veniez avant qu’on ne l’enterre. »

Hébété, je glissai mes chaussures et courus vers la maison de One- Ojo. Quand je suis arrivé, j’ai trouvé son corps allongé sur un tapis de paille, pieds et poings liés et prêt pour l’enterrement. J’observai le corps en pensant à notre étude biblique juste la veille. Comment peut-elle être morte? Me demandais-je. Je touchai son bras; elle était raide et froide. Je demandai la permission de prier avant que la famille ne procède à l’enterrement. Une vingtaine de personnes dans la salle m’observaient m’agenouiller à côté de son tapis sépulcral, et je priai. Je demandai à Dieu de redonner la vie à cette jeune fille pour enseigner à ces gens que Dieu est tout-puissant.

J’avais prié environ une heure quand j’ai remarqué des gouttes de sueur sur le corps d’One-Ojo. Je mis ma main sur son bras et sentis la chaleur. Encouragé, je continuai à prier. Puis One-Ojo éternua.

À suivre …

 

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Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org


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La leçon en bref

 

Texte clé: Luc 5:1-11

Objectifs:

Savoir: Reconnaitre sa propre insuffisance tout en ayant confiance en la puis- sance de Jésus pour accomplir Sa mission.

Ressentir: Exprimer de la gratitude pour le privilège d’être appelé par Jésus pour travailler pour Lui, malgré un sentiment d’indignité à être en relation étroite avec Lui.

Agir: Répondre à l’appel de Jésus à devenir un pêcheur d’hommes, de femmes, d’enfants et de jeunes, prêts à tout abandonner pour Le suivre.

Plan de l’étude:
  1. Savoir: Jésus a besoin des collaborateurs de service dans l’entreprise de

« pêche » aux humains

A Qu’est-ce qui nous rend dignes de devenir collaborateurs de Jésus?

B D’où vient la puissance qui nous permet d’amener des âmes dans le filet de l’évangile? Comment devons-nous nous connecter à la Source de cette puis- sance?

 

II. Ressentir: Pécheurs indignes, mais pleins de gratitude et obéissants

A De quelle manière sentons-nous notre indignité en tant que pécheurs à être en étroite relation avec Jésus?

B Comment pouvons-nous exprimer notre gratitude pour le privilège d’être appelés à devenir des collaborateurs de Christ?

 

III. Agir: Répondre à Son appel

A Pourquoi est-ce important quand nous considérions l’appel de Christ, de reconnaitre que ce n’est pas notre suffisance ou notre force qui nous donnent le succès dans Sa mission?

B Pourquoi devons-nous quitter tout pour suivre Jésus et s’acquitter de Sa mission pour les âmes?

 

Résumé: La vie de Pierre a été considérablement transformée lorsqu’il a réalisé sa véri- table condition de pécheur en présence de Christ. Pierre a obéi volontairement aux ordres de Jésus et il a été témoin de la puissance de Christ pour accomplir Sa missionindépendamment de ses compétences de pêcheur professionnel. Pierre a appris qu’il doit faire confiance à la suffisance de Christ seul.

 

 

 

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Cycle d’apprentissage

ÉTAPE 1—Motiver

Pleins feux sur l’Écriture: Matthieu 14:25-33

Concept clé de croissance spirituelle: Faire confiance à notre  propre suffisance mène au danger et au désespoir. Quand Pierre s’est rendu compte que son seul espoir est en Christ et Lui a demandé de l’aide, il fut capablede vaincre les vagues du désespoir qui menaçaient sa vie et son âme. Jésus nous demande encore, comme autrefois à Pierre,

« Pourquoi as-tu douté? » (Matthieu 14:31). En tant que disciples, nous devons répondre dans l’adoration en disant: « Tu es véritablement le Fils de Dieu. » (Matthieu 14:33, LSG). D’autres expériences de la vie de Pierrerévèlent également sa lutte constante contre l’autonomie et sa lenteur à tirer la leçon que Christ a essayé de lui enseigner. C’est seulement quand il est devenu humble et brisé après son reniement de Jésus qu’il a été complètement transformé. C’est alors qu’il a accepté totalement le carac- tère suffisant de Christ, prêt à devenir un instrument entre les mains de Christ pour l’accomplissement de Sa mission.

 

Pour les moniteurs: L’objectif de cette leçon est de diriger les membres de la classe à se méfier de leur propre suffisance et à apprendre à s’appuyer sur la suffisance de Christ.

 

Activité et discussion d’ouverture: Demandez aux membres de  la classe de lire Matthieu 14:25-33. Discutez du cadre dans lequel cet évènement se déroule (Matthieu 14:13-24) et ce que Pierre aurait  retirer de ces évè- nements. Demandezà la classe d’examiner les évènements de leur vie qui les ont conduits à compter sur eux-mêmes. Invitez-les à se rappeler de comment les choses ont tourné mal avant qu’ils ne se confient à Christ et à Sa puissance dans leur vie. En se basant surles évènements subséquents dans la vie de Pierre, dans quelle mesure apprend-il sa leçon ici? Comment apprenons-nous actuellement la leçon pour faire confiance à la puissance et à la suffisance de Christ dans nos premières expériences?Pourquoi Jésus ne renonce-t-Il pas à nous tout simplement parce que nous n’apprenons pas la leçon dès la première occasion et pour toujours?

ÉTAPE 2—Explorer

Pour les moniteurs: Plusieurs points importants sont développés dans Luc 5:1-11 qui doivent être soulignés aux membres de la classe. Jésus équipe ceux qu’Il appelle; la puissance est à Lui. Les hommes qu’il appellesont des pêcheurs professionnels, mais il les appelle pour devenir apprentis pêcheurs de personnes, une tâche pour laquelle ils manquent d’expertise. Jésus fournit la preuve qu’Il est le profession- nel à la pêche auxhumains. Si ceux qu’Il appelle se confient en Lui, plutôt qu’en leurs propres méthodes, Il leur fournira une prise réus-

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sie. Ils doivent reconnaitre Sa divinité et leur indignité. Ils doivent  également abandonner leurs propres outils et méthodes afin de Le suivre dans l’humble obéissance en réponse à Son appel et grâce à Son équipement.

Commentaire biblique

  1. L’appelau service (Lisez Luc 5:1-11 avec votre classe)

En tant qu’un pêcheur professionnel, Pierre passait sa vie sur l’eau.    Il connait ce que cela coute à un pêcheur pour attraper des poissons. Il sait aussi qu’on ne marche pas sur l’eau. Jésus renverse l’ensemble des connaissances et l’autosuffisance de Pierre. Pour pêcher efficacement, il faut avoir le pouvoir sur la nature. Seul Jésus a ce pouvoir. Il le démontre en remplissant les filets de Pierre d’une énorme prise de poissons après que Pierre ait passé toute la nuit sans rien attraper. (Plus tard, Jésus montre également Son pouvoir en marchant sur l’eau.) Pierre a besoin de reconnaitre et d’apprécier la divinité de Jésus et sa propre indignité afin qu’Il puisse œuvrer en communion avec Lui (Luc 5:8). Pierre doit aussi apprendre à faire confiance à Jésus lorsqu’Il donne un ordre ou une ins- truction, car le Sauveur sait toujours exactement ce qu’Il fait et Il a le pou- voir d’exécuter Sa propre volonté. Pierre a besoin également de délaisser tous ses propres outils et méthodes pour suivre Jésus, en humble apprenti au pied du Maitre pêcheur d’hommes et de femmes (Luc 5:10, 11).

 

Considérez ceci: Comment avons-nous réussi à la pêche pour les âmes par nous-mêmes, à l’aide des méthodes purement humaines? Combien plus aurions-nous du succès si nous faisions confiance aux méthodes et à la puissance de Christ et pourquoi?

  1. L’appel à confesser Christ (Lisez Matthieu 16:13-19 avec votre classe.)

Jésus invite Ses disciples à confesser leur prise de conscience de Son identité (« Qui dites-vous que Je suis? » Matthieu 16:15, LSG). Pierre, l’exubérant porte-parole pour les autres, exprime sa confession que Jésus est le Christ (le Messie), le fils du Dieu vivant (Matthieu 16:16). Jésus déclare que Pierre ne pouvait connaitre cette vérité que par révélation du Père (Matthieu 16:17). Cette reconnaissance n’est nullement un honneur à Pierre, mais elle souligne la nécessité d’une vision divine pour arriver   à une telle conclusion. Malheureusement, Pierre semble être devenu plus confiant et tributaire de sa propre compréhension de Christ et de Sa mis- sion (Matthieu 16:21-23).

 

Considérez ceci: Comment pouvons-nous être certains que nous connais- sons la véritable identité de Christ comme étant le Messie? Comment pouvons-nous atteindre une connaissance plus intime de Christ et de ce qu’Il est en mesure d’accomplir dans notre vie?

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III.  L’appel à l’humilité (Lisez Matthieu 16:21-23 avec votre classe.)

Alors que Jésus essaye d’expliquer Sa mission  à Ses disciples,  Pierre Lui  fait un reproche: « Dieu t’en préserve, Seigneur! Cela ne t’arrivera jamais » (Matthieu 16:22, NBS). L’attitude confiante de Pierre est fortement réprimandée par Jésus comme étant l’expression de l’esprit de Satan. Que signifie Jésus quand Il dit à Pierre : « tu ne penses pas comme Dieu, mais comme les humains » (Matt. 16:23, NBS)? Qu’est-ce que Pierre semble avoir à l’esprit dans son reproche à Jésus? Comment développer une attitude plus humble, avec un effacement total de nous-mêmes? Que révèle 1 Pierre 5:5, 6 qui aide Pierre à apprendre finale- ment l’importance de l’humilité?

 

Considérez ceci: De quelle manière nos attentes de Jésus correspondent-elles à Son propre sentiment d’identité et de mission? Comment savoir quand nous sommes prêts à apprendre la leçon d’humilité?

  1. L’appelà la fidélité (Revoyez ensemble Matthieu 26 : 31-35, 69-75; Luc 22:31-34.)

Après avoir passé trois ans et demi avec Jésus, Pierre n’a pas encore  appris sa leçon. D’abord, Pierre rejette la prédiction de Jésus que tous L’abandonneraient et fuiraient, en insistant sur le fait que lui ne le ferait point. Puis il renie Jésus Lui-même, insistant sur le fait qu’il ne Le connait pas. Quand Pierre se rend compte que Jésus le connait plus que lui-même ne se connaisse, il se soumet entièrement à Dieu et permet à l’Esprit de Dieu de le contrôler. Cette soumission complète se traduit par sa conversion, ce qui le met en position de devenir un leadeur spirituel de l’église de Jésus et l’auteur de deux épitres qui encouragent les autres à être fidèles à Jésus.

Il est intéressant de noter que, après que Pierre ait été actif pendant de nombreuses années comme un dirigeant de l’église et apôtre, il expose encore certaines faiblesses pour lesquelles il est réprouvé, selon Paul, dans Galates 2:11-14. Ellen G. White a écrit concernant cet incident: « Pierre reconnut son erreur, et se mit immédiatement en devoir de réparer le mal qu’il avait commis. Dieu, qui connait la fin dès le commencement, permit que cette faiblesse de caractère fût révélée chez l’apôtre, afin qu’ainsi mis à l’épreuve, il se rendît compte qu’il n’y avait rien en lui-même dont il puisse se vanter. Les hommes les plus surs, abandonnés à eux-mêmes, peuvent s’égarer dans leur jugement. » – Conquérants pacifiques, p. 175.

Discussion:

Ê Comment l’expérience de Pierre dans ces évènements de Matthieu 26 et Luc 22 prépare-t-elle sa compréhension pour l’écriture de ses deux épitres?

Ë Comment nous identifions-nous avec la confiance et l’affirmation de soi de Pierre? Qu’est-ce qui devra nous arriver pour que nous arrivions à sou- mettre notre confiance en soi à Dieu afin que nous puissions apprendre aux pieds du Maitre?

 

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Ì Quel rôle la prière de Jésus pour Pierre (Luc 22:32) joue-t-elle dans sa conversion? Comment cette prière permet-elle à Pierre d’encourager ses frères par le biais de l’écriture de ses deux épitres? Comment le fait de savoir que Jésus a prié pour nous (Jean 17:20) nous donne de l’encoura- gement et de l’espoir?

ÉTAPE 3—Appliquer

Pour les moniteurs: Rappelez à la classe que l’expérience de Pierre n’est pas propre à lui seul. Seulement, il est plus audacieux et plus franc en s’affirmant dans diverses situations que ses camarades disciples; ainsi, il reçoit plusd’attention dans les Évangiles. Aucun des disciples ne compre- nait ce que Jésus leur disait sur Sa mission (Luc 9:44, 45). Tout comme Élie (Jacques 5:17), ils sont des êtres humains partageant les mêmes lacunes que nous tous, et ainsi,ayant besoin de la même puissance divine pour avoir la victoire sur ces faiblesses.

À méditer:

Ê Qu’ai-je en commun avec Pierre? Quel est mon potentiel en bien ou en mal?

Ë Comment puis-je être encouragé en me rappelant que Jésus prie pour moi, afin que lorsque je serai converti, que je puisse, à mon tour, affermir mes frères et sœurs?

Activité: Demandez à la classe de prier spécialement pour les membres d’église, y compris ceux qui luttent avec les tentations de Satan. Encouragez-vous les uns les autres à être fidèle.

Autre activité: Discutez avec la classe de l’appel au discipulat (pêche aux per- sonnes), que Jésus fait à Pierre, André, Jacques et Jean, dans Luc 5:1-11 (Comparez avec Matthieu 4:18-22). Planifiez un projet de classe qui consis- terait à attirer les gens dans les filets de l’évangile

ÉTAPE 4—Créer

Pour les moniteurs: Nous avons une occasion ici se rapportant à la vie et à l’expérience de Pierre. Notez la façon dont Jésus tend la main pour encourager Pierre plutôt que de le critiquer pour ses échecs, même quand Ilprédit certains de ses défauts. Quelles expériences les membres de la classe peuvent-ils citer comme une preuve que Jésus est  pour les encourager, malgré leurs échecs fréquents?

 

Activités: Créez un graphique, si les fournitures sont disponibles, des hauts et des bas, des réussites et des échecs, dans la vie de Pierre, comme rapportés dans le Nouveau Testament. Alternativement, si les fournitures ne sont pas dispo- nibles, demandez à la classe de répertorier ces aspects de la vie de Pierre. Quel modèle émerge? Quelle relation le modèle a-t-il avec la conversion de Pierre? Comment cela nous instruit-il?

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*1–7 Avril

 

(page 14 du guide standard)


Un héritage incorruptible

 

 

 

Sabbat aprèS-Midi

Lecture de la semaine 1 Pierre 1:1, 2; Jean 3:16; Ézéchiel

33: 11; 1 Pierre 1:3-21; Lévitique 11:44, 45; 1 Pierre 1:22-25.

À

 

Verset à mémoriser: « Ayant purifié vos âmes en obéissant à la vérité pour avoir un amour fraternel sincère, aimez-vous ardemment les uns les autres, de tout votre cœur. » (1 Pierre 1:22, LSG).

 

chaque fois qu’on étudie la Bible, en particulier en se concen- trant sur un livre ou même sur une section d’un livre, quelques questions doivent être répondues, si possible.

Tout d’abord, il serait bon de savoir qui était l’auditoire visé. Deuxièmement, peut-être plus important encore, il serait bon  de savoir quelle était la raison précise qui a poussé quelqu’un à écrire. À quel problème particulier (le cas échéant) l’auteur voulait-il répondre (comme le fait l’épitre de Paul aux Galates en ce qui concerne les erreurs théologiques enseignées sur le salut et la loi)? Comme nous le savons, une grande partie du Nouveau Testament a été écrite en forme d’épitres, ou de lettres, et généralement, les gens écrivent des lettres pour transmettre des messages spécifiques aux destinataires.

En d’autres termes, en lisant Pierre, il serait bon de savoir, autant que possible, le contexte historique de sa lettre. Qu’est-ce qu’il dit et pourquoi? Et bien sûr, le plus important de tout: quel message pou- vons-nous (nous les destinateurs, sous l’inspiration) en tirer?

Et comme nous le verrons bientôt, même dans les quelques pre- miers versets, Pierre a beaucoup de vérité importante à nous révéler aujourd’hui, des siècles après.

*Étudiez cette leçon pour le sabbat 8 Avril.

 

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Aux exilés

 

2 Avril

 

(page 15 du guide standard)


Si vous recevez un bout de papier qui commence: « Cher Monsieur ou Madame », vous vous rendrez compte que vous avez affaire à une lettre. Et on pourrait penser que la lettre venait de quelqu’un qui n’était probablement pas proche.

Tout comme les lettres modernes ont une appellation standard au début, ainsi étaient les lettres dans l’ancien temps. La première épitre de Pierre commence comme le ferait n’importe quelle lettre ancienne. Elle identifie l’auteur et ceux à qui elle a été envoyée.

Lisez 1 Pie. 1:1. Que pouvons-nous apprendre de ce verset qui contri- bue à nous donner une lumière sur le contexte?

 

 

 

 

Pierre s’identifie clairement. Son nom est le premier mot de la lettre. Pourtant, il s’est immédiatement défini lui-même comme « Apôtre de Jésus-Christ ». Ainsi, comme Paul l’a souvent fait (Galates 1:1, Romains 1:1,Éphésiens 1:1), Pierre établit tout de suite ses « lettres de créance » en mettant l’accent sur sa vocation divine. Il est « un apôtre », « un envoyé », et celui qui l’a envoyé était le Seigneur Jésus-Christ.

Pierre identifie une région à laquelle sa lettre était destinée: « le Pont, la Galatie, la Cappadoce, l’Asie et la Bithynie ». Ce sont toutes les régions d’Asie mineure, à peu près équivalentes à la partie de la Turquie moderne, à l’est du Bosphore.

Il existe des débats pour savoir si Pierre écrivait principalement aux croyants juifs ou aux croyants gentils. Les termes utilisés par Pierre dans 1 Pierre 1:1 « étrangers et dispersés » (LSG), « dispersion [dias- pora], » (Colombe, NBS, TOB) sont des termes qui décrivent naturelle- ment les Juifs vivant à l’extérieur de la Terre Sainte au premier siècle. Les mots choisis et sanctifié dans 1 Pierre 1:2 sont adaptés à la fois  pour les Juifs et les chrétiens. Ceux à l’extérieur de la communauté décrits comme « païens » (1 Pie. 2:12, 4:3) soulignent également le caractère juif de ceux à qui Pierre écrit.

Certains commentateurs font valoir, en réponse, que ce que Pierre dit dans 1 Pierre 1:18 / 4:3 serait plus approprié aux gentils convertis au chris- tianisme plutôt qu’aux Juifs. Après tout, Pierre écrirait-il vraiment aux Juifs sur «La façon de vivre que vous avez reçue de vos ancêtres ne menait à rien » (PDV)? Ou dirait-il aux lecteurs Juifs, « C’est assez, en effet, d’avoir dans le temps passé accompli la volonté des païens, en marchant dans la dissolution, les convoitises, l’ivrognerie, les excès du manger et du boire, et les idolâtries criminelles » (1 Pierre 4:3, LSG)?

Ce qui est plus essentiel pour nous, cependant, n’est pas tellement le public, mais plutôt, ce que dit le message.

 

 

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Les élus

 

3 Avril

 

(page 16 du guide standard)


Lisez 1 Pierre 1:2. Qu’est-ce que cela nous apprend d’autre sur ceux  à qui Pierre écrivait? Comment les appelle-t-il?

 

 

 

 

Qu’il écrive aux croyants spécifiquement juifs ou aux Gentils, Pierre était sûr d’une chose: ils sont « élus selon la prescience de Dieu le Père » (1 Pierre 1:2).

Ici, cependant, il faut être prudent. Cela ne signifie pas que Dieu a prédestiné certains à être sauvés et d’autres à être perdus, et comme par hasard, ceux à qui Pierre écrivait seraient parmi ceux que Dieu aurait prédestinés pour le salut, tandis que d’autres étaient prédestinés par Dieu pour être perdus. Cela ne cadre aucunement avec l’enseigne- ment biblique.

Lisez 1 Timothée 2:4, 2 Pierre 3:9, Jean 3:16, Ézéchiel 33: 11. Comment ces versets nous aident-ils à comprendre ce que Pierre voulait dire quand il appelait ces croyants les « élus »?

 

 

 

 

L’Écriture est claire que c’était le plan de Dieu que tout le monde soit sauvé, un plan mis en place en notre faveur avant même la création de la terre: « En Lui, Dieu nous a élus avant la fondation  du monde. » (Éphésiens 1:4, Colombe). « Tous » sont «  élus »  en ce sens que le dessein originel de Dieu était que tout le monde soit sauvé et que personne ne soit perdu. Il a prédestiné toute l’humanité à la vie éternelle. Cela signifie que le plan du salut était suffisant pour que chacun puisse être inclus dans l’expiation, même si tout le monde n’accepterait pas les mérites de cette expiation.

La prescience de Dieu des élus n’est que Sa connaissance d’avance de ce que serait leur libre choix en ce qui concerne le salut. Cette prescience ne force leur choix en aucune manière, pas plus qu’une mère sachant d’avance que son enfant choisirait un gâteau au chocolat au lieu du haricot vert, ne signifie que sa prescience du choix a forcé l’enfant à le faire.

 

 

 

 

 

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Thèmes clés

 

4 Avril

 

(page 17 du guide standard)


Lisez 1 Pierre 1:3-12. Quel est le message principal de pierre dans ces versets?

 

 

 

 

 

Dans ses vœux à ses lecteurs dans 1 Pierre 1: 1, 2, Pierre a déjà men- tionné le Père, le Fils et le Saint-Esprit (1 Pierre 1:2). Les trois membres de la divinité font l’objet de 1 Pierre 1: 3-12. Le Père et le Fils sont le sujet de 1 Pierre 1: 3-9, et le Saint-Esprit est important dans 1 Pierre 1:10-12.

En écrivant sur le Père, le Fils et l’œuvre de l’Esprit Saint, Pierre intro- duit plusieurs thèmes qu’il abordera plus tard.

Pierre commence (1 Pierre 1:3; voir aussi Jean 3:7) en affirmant que les chrétiens sont nés de nouveau. Toute leur vie a été transformée par la résurrection de Jésus et par l’héritage extraordinaire qui attend les chrétiens dans le ciel (1 Pierre 1:3, 4). Ici, comme dans tant d’autres passages du Nouveau Testament, la résurrection de Jésus est essentielle à l’espérance chrétienne.

Cette espérance donne aux chrétiens une raison de se réjouir, malgré le fait que plusieurs des lecteurs de 1 Pierre souffrent. Cette souffrance teste et affine leur foi, à l’instar du feu qui raffine l’or. Même si les lecteurs de Pierre n’ont pas vu Jésus pendant Son ministère terrestre, ils L’aiment et croient en Lui. Et le résultat de leur foi en Lui est le salut et la promesse d’un « héritage qui ne peut ni se corrompre, ni se souiller, ni se flétrir et qui vous est réservé dans les cieux. » (1 Pierre 1:4, Colombe).

Pierre leur permet aussi de savoir que les prophètes de l’ancien temps avaient « prophétisé au sujet de la grâce qui vous était destinée. » (1 Pierre 1:10, Colombe). Les prophètes de l’Ancien Testament « ont porté les rechercheset les investigations » (1 Pierre 1:10, Colombe) sur le salut que ces croyants connaissent alors en Jésus.

Dans leur souffrance due à la persécution pour leur foi, Pierre leur demande de savoir qu’ils font partie d’un conflit beaucoup plus large entre le bien et le mal. En fin de compte, il cherche à les aider à rester fidèles à la vérité,malgré les épreuves.

 

 

 

 

 

 

 

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5 Avril

 

Mener une vie de racheté

 

(page 18 du guide standard)


Lisez 1 Pierre 1:13-21. Selon ce passage, qu’est-ce qui devrait motiver le comportement chrétien?

 

 

L’expression « c’est pourquoi », qui commence dans 1 Pierre 1:13 (Colombe), montre que ce que Pierre dira par la suite se développe à partir de ce qu’il venait de dire. Comme nous l’avons vu dans l’étude d’hier, Pierre venait de parler de la grâce de Dieu et de l’espoir que les chrétiens ont en Jésus-Christ (1 Pierre 1:3-12).

À la suite de cette grâce et de cette espérance, Pierre invite ses lec- teurs ainsi : « mobilisez vos facultés mentales. » (1 Pierre 1:13, NBS). Autrement dit, en réponse au salut qu’ils ont en Jésus, ils doivent préparer leur esprit afin de se montrer fermes et fidèles (1 Pie. 1:13).

Lisez 1 Pierre 1:13. Que signifie le fait de faire reposer entièrement votre espoir sur la grâce révélée en Jésus?

 

 

Sans aucun doute, Pierre leur dit que leur espoir réside uniquement en Jésus. Mais il souligne ensuite qu’un certain niveau de compor- tement est attendu des chrétiens en réponse à leur salut. Il note trois grandes motivations du comportement chrétien: le caractère de Dieu (1 Pierre 1:15, 16), le jugement à venir (1 Pie. 1:17) et le prix de la

rédemption (1 Pierre 1:17-21).

La première motivation du comportement chrétien est le caractère de Dieu. Ce caractère peut se résumer ainsi: Dieu est saint. Pierre cite Lévitique 11: 44, 45, quand il dit: « Soyez  saints; car Je suis saint »   (1 Pierre 1:16, TOB). Donc ceux qui suivent Jésus doivent aussi être saints (1 Pie. 1:15-17).

Une deuxième motivation du comportement chrétien se trouve dans la réalisation que Dieu, qui est saint, jugera tout le monde de manière impartiale, selon ce que chacun aura fait (1 Pie. 1:17).

Une troisième motivation provient de la grande vérité que les chré- tiens sont rachetés. Cela signifie qu’ils ont été rachetés à un prix très élevé: le sang précieux de Christ (1 Pierre 1:19). Pierre souligne que la mort de Jésus n’était pas un accident de l’histoire, mais quelque chose établie avant la fondation du monde (1 Pie. 1:20).

 

 

 

 

 

 

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6 Avril

 

S’aimer les uns les autres

 

(page 19 du guide standard)


Pierre dirige ensuite les chrétiens à l’ultime expression d’une vie sainte et fidèle.

Lisez 1 Pierre 1:22-25. Quel point crucial soulève-t-il ici à propos de ce que cela signifie d’être un chrétien?

 

 

 

 

Le point de départ de Pierre est que les chrétiens sont déjà purifiés (« vous êtes purifiés », NBS) et vivent dans l’obéissance à la vérité (1 Pie. 1:22). Le verbe « purifier » ou « nettoyer » est étroitement lié aux mots saints et sainteté, ce qui établit un lien avec ce que Pierre a écrit quelques versets plus tôt (1 Pie. 1:15). Grâce à leur soumission à Jésus et par le biais de leur baptême (cf. 1 Pierre 3:21, 22), les chrétiens se sont eux-mêmes purifiés et se sont mis à part pour Dieu, et ils le font en obéissant à la vérité.

Ce changement dans leur vie a pour conséquence naturelle de se trouver dans une étroite relation avec d’autres personnes qui partagent la même vision du monde. Ces relations sont si proches que Pierre utilise le langage de la famille pour les décrire. Les chrétiens doivent agir avec amour fraternel. Le mot grec philadelphia utilisé dans 1 Pierre 1:22, quand il parle de « l’amour fraternel », signifie littéralement « l’amour du frère ou de la sœur. » C’est l’amour que les familles ont les unes envers les autres.

Il y a plusieurs mots différents en grec qui sont traduits par « amour » : philia (amitié), eros (amour passionné d’un mari et d’une femme), agape (amour pur qui aspire au bien d’autrui). Le mot que Pierre utilise lors- qu’il écrit « aimez-vous les uns les autres ardemment et de tout cœur » (1 Pierre 1:22, Colombe), est lié à agape  ce qui signifie généralement, l’amour pur qui aspire au bien d’autrui. C’est certainement la raison pour laquelle ila ajouté l’expression « [s’aimer] d’un cœur pur » (1 Pie. 1:22, NBS), le genre de cœur qui vient du fait d’être «  de nouveau » (1 Pie. 1:23; voir aussi 1 Pierre 1:3) par le biais de la parole incorruptible de Dieu. Ce genred’amour ne vient que de Dieu; ce n’est pas ce qu’un cœur inconverti, égoïste et égocentrique manifestera, c’est sans doute la raison pour laquelle Pierre insiste sur le fait d’être purifié et « obéissant à la vérité » (1 Pierre 1:22). La vérité ne se résume pas à la croyance; c’est aussi le témoignage que porte notre vie.

 

 

 

 

 

 

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7 Avril

 

(page 20 du guide standard)


Réflexion avancée: Lisez Ellen G.  White,  «  Obéissance  parfaite  grâce au Christ » Chap. 59 ; « Le Christ, chemin de la vie » Chap. 57, dans Messages choisis, vol. 1.

 

C’est merveilleux de voir combien ce premier chapitre de Pierre est riche et profond et comment il aborde plusieurs thèmes. Pierre com- mence son épitre avec une méditation sur le caractère de la divinité, dont le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Le père a donné un Sauveur     en la personne de Son Fils, Jésus-Christ, et nous avons été élus en   Lui pour la sanctification et l’obéissance. Nous avons appris à aimer Jésus, et en Lui, nous nous réjouissons, car par Sa mort et Sa résurrec- tion, nous avons la promesse d’un « héritage incorruptible » dans le ciel. Malgré les épreuves, nous nous réjouissons du salut qui nous est offert en Christ. « [Les lettres de Pierre] étaient destinées à ranimer   le courage, à raffermir la foi de ceux qui passaient par l’épreuve et l’affliction, et à renouveler les bonnes œuvres des fidèles qui, assaillis par de nombreuses tentations,risquaient de perdre leur confiance. »

– Ellen G. White, Conquérants pacifiques, p. 463. Pendant ce temps, l’Esprit Saint a œuvré à travers les prophètes pour éclairer les jours   où vivaient Pierre et ses lecteurs immédiats. En conséquence, les chrétiens devraient mener une vie sainte, remplie d’obéissance à la vérité, dans des communautés caractérisées par le genre d’amour qui vient d’un « cœur pur ».


Discussion:

 

 

 

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Histoire

Les funérailles annulées: 2e partie

Tout le monde dans la salle entendit One-Ojo éternuer, et ils coururent dehors terrifiés. Je continuai à prier, et One-Ojo ouvrit les yeux. Elle lut- tait pour se dégager des cordes qui la liaient. J’appelai son frère à venir la dénouer les liens funèbres.

Quand son frère la vit lutter, il commença à trembler de peur. Mais je l’exhortai à délier sa sœur. Quand elle fut libérée, nous l’aidions à s’assoir. Les pleureuses qui avaient fui revinrent autour de la porte et des fenêtres pour voir la jeune fille morte qui était maintenant en vie.

One-Ojo demanda de la nourriture, et quelqu’un la lui apporta. Sa force revint rapidement, et nous louâmes Dieu ensemble. Puis, je dis à la famille que Dieu avait guéri leur fille, en réponse à la prière, mais que Dieu n’était pas prêt à partager Sa gloire avec la sorcellerie. Je leur dis de ne pas mettre des herbes sur One-Ojo selon leur coutume, car il s’agit d’une forme de sorcellerie, et cela ne plairait pas à Dieu. La mère et le frère de la jeune fille hochèrent la tête en accord.

Il faisait sombre quand je rentrai dans ma chambre. Mes jambes tremblaient et je me sentais faible et épuisé. Je me mis à genoux et priai: « Dieu, aujourd’hui, ma ‘’prière de Thomas’’ a été exhaussée. Je crois. Utilise-moi comme tu veux. Je suis à toi ». Puis, je tombai dans le lit et dormis à poings fermés.

Environ 1 heure dans la nuit, quelqu’un frappa avec force à ma porte, je me réveillai. « Pasteur Larie, viens ! » supplia une voix de femme. J’ouvris la porte et trouvai la mère de One-Ojo. « Viens ! », supplia-t-elle. « One- Ojo est morte encore. »

« Comment est-ce vrai? » demandai-je. « La puissance de Dieu ne faillit jamais. » Je me précipitai avec elle vers là où One-Ojo gisait sur son lit. Je vérifiai son pouls et sa respiration. Elle était morte  encore une fois. Quand je me mis à genoux à côté d’elle, je sentis les herbes du guérisseur traditionnel que quelqu’un avait répandues sur son corps.

« Qui a mis ces herbes sur son corps? » demandai-je. La mère de One- Ojo déclara que c’est son mari qui l’avait fait, car il était la seule autre personne dans la maison.

« Dieu l’a ressuscitée d’entre les morts », dis-je, « et Il mérite la gloire de sa résurrection. Mais quelqu’un a déshonoré Dieu et appliqué ces herbes sur elle, et voilà pourquoi elle est morte à nouveau! »

Je me tournai et priai alors que la famille attendait en silence. Quelques minutes plus tard, One-Ojo ouvrit les yeux et se redressa. Je restai avec elle quelques minutes. Alors, avant que je ne rentre chez moi, j’avertis la famille de ne jamais permettre à quiconque de toucher son corps avec des herbes de sorcellerie. Sa mère et son frère hochèrent la tête vigoureuse- ment. Puis je m’en allai et je tombai dans le lit, épuisé.

À suivre …

 

 

 

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Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org


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La leçon en bref

 

Texte clé: 1 Pierre 1:3-9, 13-21

Objectifs:

Savoir: Se rendre compte que les croyants en Christ sont nés de nouveau dans une espérance vivante par la résurrection de Jésus-Christ.

Ressentir: Vivre la joie du salut.

Agir: Vivre comme un peuple de l’alliance de Dieu, appelé par Dieu à une vie de foi, d’espoir, d’amour et de sainteté.

 

Plan de l’étude:
  1. Savoir:La nouvelle naissance dans une vie d’espérance

A Que signifie le fait d’être né de nouveau par la résurrection de Jésus d’entre les morts?

 

B Qu’implique le fait d’être une partie du peuple de l’alliance de Dieu, appelé à la sainteté?

 

II. Ressentir: N’étant plus étrangers, mais nés dans la maison de Dieu

A Comment se sent-on étranger plutôt que membre d’un foyer ou d’une communauté ?

 

B Comment avons-nous connu la joie de recevoir l’objectif de notre foi, le salut de notre âme?

 

III. Agir: Vivre en tant que membres de la communauté de l’alliance

A Quelles sont les qualités que Pierre recommande à ceux qui sont appe- lés à être des membres de la communauté de la nouvelle alliance de foi?

 

B Quelle motivation Pierre fournit-il pour vivre une vie de sainteté et de crainte respectueuse?

 

Résumé: Pierre rappelle à ses lecteurs – qui sont étrangers et dispersés dans le monde  qu’ils sont en continuité avec le peuple de Dieu de l’Ancien Testament, ayant été rachetés de leurs manières vaines de vie et régénérés pour uneespérance vivante par la résurrection de Jésus. Par conséquent, ils devraient se comporter comme des membres de la communauté de foi à cause du jugement à venir au retour de Christ.

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Cycle d’apprentissage

ÉTAPE 1—Motiver

Pleins feux sur l’Écriture: 1 Pierre 1:3-5

Concept clé de croissance spirituelle: Par la grâce de Dieu, nous avons reçu une nouvelle naissance, conduisant à une espérance vivante par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts. Cette espérance nous promet un héritage impérissable, sans souillure et inaltérable. Dieu a réservé dans les cieux ce qui sera bientôt révélé pour nous qui avons été conservés par Sa puissance par la foi en Son salut. Nous trou- vonsbeaucoup de joie dans cette espérance, même quand nous faisons face aux épreuves. Le développement de nos caractères à travers ces épreuves sera l’objet de louange, de gloire et d’honneur à Dieu quand Christ sera révélé.

 

Pour les moniteurs: Il semble évident que Pierre écrit, dans 1 Pierre 1:1, pour ceux qui sont dispersés à travers les provinces d’Asie mineure, soit par suite de la persécution ou par la réinstallation ciblée par les auto- rités romaines.Dans les deux cas, ils auraient été dépossédés de leurs mai- sons et se sentiraient comme étrangers parmi les peuples étrangers. Ces personnes avaient besoin d’espoir en un héritage impérissable. C’est cette espérance que Pierrepropose à ses lecteurs.

 

Activité et discussion d’ouverture: Demandez aux membres de lire le Psaume 64. Discutez du cadre dans lequel ce Psaume de David a proba- blement été écrit et comment les lecteurs de Pierre peuvent avoir été identi- fiés avec le sensd’isolement de David et de son désir d’espérance et du salut de Dieu. Encouragez les membres de la classe à se rappeler les moments où ils peuvent avoir senti la déchéance semblable de leurs communautés et un désir d’espérance enDieu et en Son salut. Quelles promesses bibliques fournissent cet espoir et cette joie en de pareils moments?

 

ÉTAPE 2—Explorer

Pour les moniteurs: Le commentateur Karen H. Jobes soutient avec conviction un programme de colonisation romaine sous l’empereur Claude comme une explication plausible de la description que Pierre fait de ses destinatairescomme étant des « exilés, dispersés dans les provinces du Pont, de la Galatie, de la Cappadoce, de l’Asie et de la Bithynie. » (1 Pierre 1:1, BFC). « Tout le livre de 1 Pierre est encadré (1 Pierre 1:1 ; 1 Pierre 5:13) et parsemé de termes d’exilet d’étrangeté. »  Baker Exegetical Commentary on the New Testament (Grand Rapids, Mich.: Baker Academic, 2005), p. 39. Si cette théorie est correcte, les croyants à qui Pierre s’adresse

 

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peuvent ne pas avoir eu la citoyenneté romaine pour les protéger de ce qui était probablement l’exil forcé et la déchéance de leurs droits civiques dans l’intérêt de peupler les colonies en Asie mineure au profit de l’empereur nouvellement établi. La description de Pierre de leur état comme ayant été « élus selon la prescience de Dieu le Père » et « régénérés, par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts, pour une espérance vivante » (1 Pierre 1:2, 3, NBS) leur montre le dessein ultime de Dieu pour leur situation. Ils doivent vivre comme exilés et étrangers sur la terre, car leur « héritage impérissable, sans souillure, inaltérable … est réservé dans les cieux, pour un salut prêt à être révélé dans les derniers temps. » (1 Pierre 1:4, 5, NBS).

Commentaire biblique

  1. Élus selon la prescience de Dieu(Lisez 1 Pierre 1:1, 2 avec la classe.)

Pierre s’adresse aux destinataires de sa première lettre en leur rappelant que, bien qu’ils soient étrangers dans les provinces  ils résident actuelle- ment, Dieu les a choisis selon Sa divine prescience. Ils ont été mis à part par l’Esprit de Dieu pour un but particulier, à savoir, l’obéissance et la sanctification à travers le sang de Jésus Christ. Ce dernier élément semble être une allusion à l’alliance mosaïque dans laquelle le peuple avait promis d’obéir à l’alliance. L’alliance a ensuite été ratifiée par l’aspersion du sang du sacrifice sur le peuple (voir Exode 24:3-8). Pierre demande ensuite la grâce et la paix dans la pleine mesure pour ses lecteurs.

Considérez ceci: Dans quelle mesure pouvons-nous être considérés comme étrangers dans ce monde? (cf. Heb. 11:9, 10, 13-16.) Comment démontrons-nous notre vocation et notre statut par notre mode de vie?

  1. Nés de nouveau pour une espérance de vie (Lisez 1 Pierre 1:3-9 avec votre classe).

La nouvelle vie commence avec une nouvelle conception. Cette vie vient de la miséricorde de Dieu pour les pécheurs indignes. Le résultat pour le croyant est une espérance vivante, qui vient de la résurrection de Jésus d’entre les morts. Cette espérance est fondée sur un héritage qui est réservé dans le ciel pour ceux qui sont protégés par la puissance de Dieu par la foi. Elle culmine en un salut qui est prêt à être révélé au retour de Christ au dernier jour. Une telle espérance produit une grande joie chez le croyant malgré diverses épreuves de la foi, et elle apportera la louange, la gloire et l’honneur, lorsque Jésus-Christ se révèlera. La joie inexprimable est l’expérience de tous ceux qui atteindront l’objectif de leur foi : le salut de leur âme.

Considérez ceci: Comment puis-je vivre l’espérance et la joie d’une personne née de nouveau? Quelles sont les preuves de cette nouvelle naissance dans ma vie?

 

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III. L’évangile proclamé par les prophètes (Relisez ensemble 1 Pierre 1:10-12.)

Les prophètes de l’Ancien Testament ont prédit la grâce qui viendrait aux lecteurs de Pierre par la souffrance de Jésus-Christ et par Sa glorification après Sa résurrection et Son ascension. Ils auraient aimé avoir une meilleure connaissance de ces sujets, mais ils ont été informés que, dans leur ministère prophétique, ils ne se servaient pas eux-mêmes, mais les croyants représentés par les lecteurs de Pierre qui viendraient par la suite. Ainsi, la bonne nouvelle qu’ils proclamaient n’était pas entièrement comprise, ni par eux-mêmes, ni même par des anges. Mais maintenant que Christ est venu, les lecteurs de Pierre comprennent mieux l’évangile de la grâce que les prophètes mêmes qui l’avaient annoncé, malgré le fait qu’ils eussent l’Esprit de Christ en eux (1 Pie. 1:11).

Considérez ceci: Comment cette proclamation de la grâce s’applique-t-elle à nous aujourd’hui en tant que lecteurs de Pierre? Comment pouvons-nous comprendre les paroles de Pierre pour les appliquer encore plus à nos situa- tions aujourd’hui qu’à son époque?

  1. L’appelà une vie de sainteté (Lisez 1 Pierre 1:13-25 avec la classe.)

Les lecteurs de Pierre ont été rachetés par le sang précieux de Jésus de la vaine vie qu’ils ont héritée de leurs ancêtres. Compte tenu de ce fait, Pierre leur fait appel de préparer leur esprit pour l’action en étant totalement sobre et à mettre complètement leurs espoirs sur la grâce qui leur sera donnée à la révélation (au retour visible) de Jésus-Christ. Ils sont appelés à être saints dans toute leur conduite, parce que Dieu, qui les a appelés, est saint. Ils doivent vivre dans la conscience du jugement qui vient, avec toute l’obéis- sance au Père, qui juge impartialement selon l’œuvre de chacun (1 Pie. 1:17). Cette conscience implique le fait qu’ils feront preuve d’un amour mutuel sincère né d’un cœur pur, car ils sont nés de nouveau par le biais de la parole vivante et éternelle de Dieu.

Ellen G. White fait observer : « Dieu nous a commandé « soyez saints; car Je suis saint »; et un apôtre inspiré déclare que sans la sainteté « personne  ne verra le Seigneur. » La sainteté est une alliance avec Dieu. Par le péché, l’image de Dieu chez l’homme a été pervertie et presque effacée; c’est l’œuvre de l’évangile de restaurer ce qui a été perdu; et nous devons coopérer avec l’agence divine dans cette œuvre. » – Testimonies for the Church, vol. 5, p. 743.

Discussion:

Ê À moins qu’une personne n’ait quelque chose à espérer dans le futur, qu’est-ce qui motiverait son cours actuel de vie?

Ë Quelle valeur Pierre donne-t-il à l’héritage qu’il présente à ses lecteurs?

Ì Quelle valeur Pierre accorde-t-il à ces lecteurs eux-mêmes, en se basant sur le prix payé pour leur rédemption? Quelle obligation se rattache à ce prix pour les lecteurs de Pierre ?

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Étape 3—Appliquer

 

Pour les moniteurs: Rappelez à la classe les expériences des autres personnages bibliques tels qu’Abraham, Joseph, David et Daniel  qui sont passés par l’expérience d’être un étranger dans un pays étranger et qui ontappris à compter sur les promesses de Dieu pour un héritage qui se trouvait encore à venir. Demandez aux membres de lire ensemble Hébreux 11:8-10, 13-16 et de discuter de l’attitude qui faisait naitre la foi et l’espérance chezles patriarches. Comparez cela à notre propre situa- tion, exprimée dans Hébreux 11:39, 40.

À méditer:

Ê Quelle est l’essence de l’évangile annoncé par les prophètes de l’Ancien Testament et proclamé par l’Esprit Saint?

 

 

Ë Quelles sont quelques-unes des façons qui vous rendent conscient du prix payé en rançon pour nous délivrer de nos vaines manières de vivre? Quelle différence ces connaissances font-elles dans notre façon de vivre?

 

Ì Comment éprouvons-nous la joie de notre salut au quotidien?

 

 

Étape 4—Créer

Pour les moniteurs: Beaucoup trouvent difficile de savoir comment témoigner aux autres de l’espoir et de la joie du salut. Tout d’abord, il faut faire l’expérience de cette espérance et de cette joie d’une manière significative.Cela peut être utile de pratiquer le partage avec les proches avant d’essayer de partager avec des inconnus. La classe de l’École du Sabbat est une occasion de pratiquer le partage jusqu’à ce que les membres se sententconfortables et sachent ce qu’il faut faire et ce qu’il faut dire.

 

Activités: Donnez l’occasion aux membres de la classe d’acquérir de l’expérience dans le témoignage de leur foi en créant une situation de jeu de rôle dans lequel les membres témoignent les uns aux autres comme si c’était aux gens de la communauté. Commencez par des membres expérimentés, en modélisant des activités de témoignage; ensuite encouragez les autres à imiter leurs exemples jusqu’à ce qu’ils aient confiance.

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*8–14 Avril

 

(page 22 du guide standard)


Un sacerdoce royal

 

 

Sabbat aprèS-Midi

Lecture de la semaine 1 Pierre 2:1-3; Heb. 4:12; 1 Pierre 2:4-

8; Ésaïe 28: 16; Exode 19:3-6 ; 1 Pierre 2:5, 9, 10.

I

 

Verset à mémoriser: « Vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à Son admirable lumière » (1 Pie. 2:9, LSG).

 

mmergé comme il l’est dans la culture, la religion et l’histoire juives, Pierre fait référence à ses auditeurs chrétiens comme « une nation sainte, un peuple acquis. » Ce faisant, il utilise le langage d’alliance de l’Ancien Testament, en référence à l’ancien Israël, en

l’appliquant ici à l’église du Nouveau Testament.

Et cela n’est pas étonnant : les Gentils qui croient en Jésus ont été greffés au peuple de l’alliance de Dieu. Ils sont héritiers des promesses de l’alliance. « Mais si quelques-unes des branches ont été retranchées, et si toi,qui était un olivier sauvage, tu as été enté à leur place, et rendu participant de la racine et de la graisse de l’olivier, ne te glorifie pas aux dépens de ces branches. Si tu te glorifies, sache que ce n’est pas toi qui portes la racine, mais que c’est la racine qui te porte. » (Romains 11:17, 18, LSG).

Dans les passages de cette semaine, Pierre dirige l’attention de ses lecteurs sur la responsabilité sacrée et l’appel divin qu’ils ont en tant que peuple de Dieu de l’alliance, ceux qui (selon le langage de Paul) ont été greffés à l’olivier. Et leurs responsabilités sont identiques à celles de l’Israël antique – proclamer la grande vérité du salut offert dans le Seigneur.

 

* Étudiez cette leçon pour le sabbat 15 Avril.

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Vivre comme un chrétien

 

9 Avril

(page 23 du guide standard)


1 Pierre 2:1 commence par « donc », signifiant que ce qu’il dit découle des résultats de ce qui est venu avant. 1 Pierre 1, comme nous l’avons vu, était un tour de force en ce qui concerne ce que Christ a fait pour nous et comment nous devrions répondre à Son acte d’amour. Dans le chapitre suivant, Pierre reprend ce thème et il l’amène à un niveau avancé.

Lisez 1 Pierre 2:1-3. Qu’est-ce que Pierre nous explique sur notre manière de vivre?

 

 

 

Pierre utilise deux images distinctes pour montrer que les chrétiens ont une double responsabilité. L’une est négative, en ce que certaines choses doivent être délaissées; l’autre est positive, parce que nous devrions cher- cher à faire quelque chose.

Dans sa première image, Pierre invite les chrétiens à se débarrasser de la malice, du mensonge, de l’hypocrisie, de la jalousie et de toute forme de médisance (1 Pierre 2:1). Ce faisant, les chrétiens se conduiront différem- ment par rapport à bon nombre de ceux qui les entourent. Parce qu’ils ont abandonné la malice, ils ne désirent plus nuire à autrui mais, au contraire, s’efforceront de faire le bien. Puisque les chrétiens ont abandonné la mal- honnêteté, ils n’agiront pas pour tromper les autres mais seront simples   et honnêtes. Les chrétiens ne convoiteront pas ceux qui ont plus de biens qu’eux. Ils seront satisfaits de leur vie et s’épanouiront   la providence les a placés. Ils ne feront point des déclarations délibérées pour nuire à la réputation d’autrui.

La deuxième image que Pierre utilise, celle d’un bébé affamé de lait (1 Pierre 2:2), fournit le côté positif de son enseignement. La vie chrétienne n’est pas simplement le fait d’abandonner les mauvaises choses. Une telle vie serait vide. La vie chrétienne est plutôt le fait de chercher la nourriture spirituelle, mais avec la même intensité qu’un bébé affamé qui pleure pour réclamer du lait. Il dirige les lecteurs vers la source de cette nourriture spirituelle, la parole de Dieu, la Bible (voir aussi Hébreux 4:12, Matthieu 22:29, 2 Timothée 3:15-17). C’est dans la parole de Dieu que nous pou- vons grandir spirituellement et moralement, car en elle, nous avons la révé- lation aussi complète que possible, de Jésus-Christ, du moins pour nous. Et en Jésus, nous avons la plus grande représentation du caractère et de la nature du Dieu saint que nous voulons aimer et servir.

 

 

 

 

 

 

 

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La Pierre vivante

 

10 Avril

 

(page 24 du guide standard)


Lisez 1 Pierre 2:4-8 (voir aussi Ésaïe 28: 16; Ps. 118:22 ; Ésaïe 8:14, 15). À quelle vérité essentielle Pierre fait-il allusion ici? Qu’est-ce que cela nous dit sur la façon dont nous devrions agir en réponse à Jésus?

 

 

 

 

Après avoir demandé à ses lecteurs de chercher la nourriture spirituelle, Pierre redirige immédiatement leur attention sur Jésus-Christ, la pierre vivante,  très probablement une référence au temple de Jérusalem. Dans  1 Pierre 2:4-8, il cite trois passages de l’Ancien Testament qui mettent en évidence l’importance de la force vitale, qui représente le rôle de Jésus dans Son église. Pierre n’est pas le seul à avoir relié ces versets à Jésus. Jésus Lui-même utilise Psaume 118:22 à la fin de l’une de Ses paraboles (Matthieu 21:42). Le même Pierre avait déjà fait cette allusion dans Actes 4:11, dans son discours aux dirigeants juifs. Et Paul utilise Ésaïe 28 : 16 dans Romains 9:33.

Ce que relève Pierre est que, bien que Jésus fût rejeté et crucifié, Il a été choisi par Dieu pour devenir la pierre angulaire de l’édifice spirituel de Dieu. Puis, les chrétiens, sont les pierres vivantes qui sont intégrées à cette assemblée spirituelle. En utilisant la terminologie de la pierre angulaire et des blocs de construction, Pierre présente une image de l’église. L’église est fondée sur Jésus, mais elle est constituée de ceux qui Le suivent. Notez qu’en devenant chrétien, vous devenez membre d’une communauté chré- tienne par votre intégration à l’église locale. Tout comme la brique doit être intégrée dans une structure plus vaste, de même les chrétiens ne sont pas appelés à être disciples de Jésus en s’isolant des autres. Un chrétien qui n’adore pas et ne travaille pas avec les autres chrétiens pour faire avancer le royaume de Dieu est une contradiction dans les termes. Les chrétiens sont baptisés en Christ, et en se faisant baptiser en Christ, ils sont baptisés dans Son église.

Pierre parle aussi de la fonction de l’église. C’est pour former un « sacer- doce royal » (1 Pierre 2:5) qui propose des « sacrifices spirituels. » Dans la Bible hébraïque, les prêtres font la médiation entre Dieu et Son peuple. Les paroles de Pierre et d’autres dans le Nouveau Testament utilisent souvent le langage du temple et le sacerdoce pour représenter l’église comme le temple du Dieu vivant et Son peuple comme étant Ses prêtres. Il pointe vers le système d’adoration de l’Ancien Testament afin de révéler des vérités sur la façon dont les chrétiens doivent vivre et agir aujourd’hui.

 

 

 

 

 

 

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11 Avril

 

Peuple d’alliance de Dieu

 

(page 25 du guide standard)


Pierre écrit bien du point de vue de l’Ancien Testament. Et au cœur de cette perspective se trouve l’idée d’alliance, un thème central de la théologie juive et chrétienne.

Qu’est-ce que l’alliance ?

« Alliance » (de l’hébreu, berit) est un mot qui décrit un traité ou un accord formel entre deux entités morales. Cela peut être fait entre deux personnes (par exemple, Laban et Jacob dans Genèse 31:44) ou entre deux rois (par exemple, Salomon et Hiram dans 1 Rois 5:12, où berit est traduit comme « accord » dans la version PDV et « pacte » dans TOB). Elle peut également être faite entre un roi et son peuple, comme le roi David et les anciens d’Israël (2 Samuel 5:3).

Il ressort de ces thèmes la relation d’alliance spéciale qui existe entre Dieu et Son peuple élu, les descendants d’Abraham

.

Lisez Genèse 17:1-4, Exode 2:24, Exode 24:3-8. Que nous disent ces textes sur l’alliance que Dieu a faite avec Israël?

 

 

Le premier livre de la Bible, Genèse, rapporte comment Dieu a fait une alliance avec Abraham (Genèse 15:9-21, 17:1-26). Dieu « se souvint » de cette alliance quand Il a délivré Son peuple de l’oppression en Égypte (Exode 2:24). Dieu la renouvela à l’époque de Moïse, en donnant les dix comman- dements et d’autres lois aux enfants d’Israël (Exode 19:1-24:8; et surtout Exode 24:3-8).

Mais les promesses de l’alliance n’étaient pas inconditionnelles. « L’Éternel fit alliance que s’ils étaient fidèles au respect de Ses exigences, Il les bénirait et les multiplierait, et Il ferait réussir tout le travail de leurs mains. » – Ellen

  1. White,Testimonies for the Church,vol. 2, p. 574.

En effet, les prophètes avaient averti Israël à plusieurs reprises, des dangers de la désobéissance à la loi de Dieu, en utilisant souvent un langage qui rappelle l’alliance. Il y a un tel argument que, à l’exception peut-être des pro- phéties deDaniel et d’Apocalypse, les nombreuses prophéties dans la Bible sont conditionnelles. C’est pourquoi l’idée d’obéissance est centrale en ce qui concerne les promesses de l’alliance. Les prophéties d’alliance pour la béné- diction étaientconditionnelles à l’obéissance à la loi de Dieu et les prophéties de malheur ne s’appliquaient qu’aux désobéissants.

 

 

 

 

 

 

 

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12 Avril

 

Un sacerdoce royal

 

(page 26 du guide standard)


Dans le livre d’Exode au chapitre 19, le Seigneur dit à Moïse: « Voici ce que tu diras à la maison de Jacob, ce que tu annonceras aux Israélites: vous avez vu vous-mêmes ce que J’ai fait à l’Égypte: Je vous ai portés sur des ailes d’aigle et Je vous ai fait venir à Moi. Maintenant, si vous m’écoutez et si vous gardez Mon alliance, vous serez Mon bien propre parmi tous les peuples – car toute la terre M’appartient. Quant à vous, vous serez pourMoi un royaume de prêtres et une nation sainte. Voilà ce que tu diras aux Israélites. » (Exode 19:3-6, NBS).

Voici le message de l’évangile, révélé des millénaires avant la croix : Dieu rachète Son peuple, le sauve du péché et de l’esclavage du péché, et ensuite, Il lui demande de L’aimer et de Lui obéir comme un peuple de l’alliance spéciale devant Lui et devant le monde.

Lisez 1 Pierre 2:5, 9, 10 et Exode 19:6. Que veut dire Pierre quand il appelle les chrétiens « un sacerdoce royal » et « une nation sainte » (1 Pierre 2:9)? Qu’est-ce que ce langage nous dit sur nos obligations en tant que chrétiens adventistes?

 

 

 

 

 

« Une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis » sont des termes d’honneur décrivant la relation spéciale que Dieu avait avec les descendants d’Abraham dans la Bible. Maintenant, dans le contexte du Nouveau Testament, dans le contexte de Jésus et de la croix, Pierre  utilise le même langage d’alliance et l’applique  aux membres de l’église. Les promesses de l’alliance faites à Israël,  se sont maintenant élargies pour inclure non seulement les Juifs qui croient en Jésus, mais aussi les croyants autrefois païens. Oui, à tra- vers Jésus, les Gentils aussi peuvent devenir enfants d’Abraham. « Et si vous appartenez au Christ, alors vous êtes la descendance d’Abra- ham, héritiers selon la promesse » (Galates 3:29, NBS). À travers Christ, quiconque, quelle que soit son origine, peut devenir une partie de ce « sacerdoce royal ».

 

 

 

 

 

 

 

 

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13 Avril

 

Proclamer les louanges

 

(page 27 du guide standard)


Les parallèles avec l’église de l’Ancien Testament ne s’arrêtent pas avec notre salut, notre appel et notre élection par Dieu. La question est: appelés et choisis pour quoi faire? Pierre répond sans tarder.

Pierre fait remarquer que cette relation spéciale a un but. Les chré- tiens doivent « [annoncer] les vertus de celui qui [les] a appelés des ténèbres à Son admirable lumière » (1 Pierre 2:9, LSG). C’était la raison d’être de l’Israël antique. Dieu les avait appelés pour être Ses témoins dans le monde. Le dessein de Dieu était de bénir le monde entier grâce à l’ancien Israël, Son peuple de l’alliance.

Lisez les textes suivants. Quel est leur seul point commun? Deut. 4:6 ; 26: 18, 19; Ésaïe 60: 1-3; Zach. 8:23.

 

 

 

 

L’Israël antique, en tant que peuple de l’alliance, avait pour mission d’atteindre le monde avec l’évangile du salut offert par le Seigneur. Les chrétiens ont la même mission divine. Ils sont appelés à partager avec d’autres leur expérience et leur connaissance de Dieu et ce qu’Il a fait pour le monde par Christ.

Lisez 1 Pierre 2:10. Pourquoi ce texte est-il si essentiel à la mission et au but des chrétiens?

 

 

 

 

Le monde est ancré dans le péché, dans la mort et dans la catastrophe imminente. Mais Jésus a donné Sa vie pour sauver le monde entier de cette destruction. Comme pour Israël d’autrefois, les termes d’honneur impliquent également de la responsabilité. Les chrétiens ont un statut extrêmement élevé: celui du peuple de Dieu. Mais cela comporte la res- ponsabilité d’inviter les autres à partager ce statut élevé. Comme 1 Pierre 2:10 le dit, les chrétiens forment maintenant un peuple. Autrefois, ils n’étaient pas un peuple, mais ils ont maintenant reçu la miséricorde pour devenir un peuple saint (voir Osée 1, 2). Dans la Bible, le mot « saint » a généralementle sens de mettre à part pour un usage sacré. C’est pour- quoi, en tant que « saints », les chrétiens doivent être séparés du monde, une distinction à faire valoir à travers leur mode de vie. Ils doivent éga- lement être comme un feu brulant d’une nuit froide, en inspirant leur chaleur aux autres. Les chrétiens sont chargés de la responsabilité de partager avec d’autres le salut glorieux auquel ils ont part.

 

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14 Avril

 

(page 28 du guide standard)


Réflexion avancée: « L’église a une grande valeur aux  yeux  de  Dieu, et Il l’apprécie, non pour son apparence extérieure, mais pour la piété sincère qui la différencie du monde. Il l’estime dans la mesure  les membres quila composent grandissent dans la connaissance de Jésus- Christ et progressent dans la vie spirituelle. Le Seigneur aspire à recevoir de Sa vigne des fruits de sainteté et de désintéressement, d’amour et de bonté. L’art le plus merveilleux ne saurait être comparé à la beauté du caractère des représentants du Christ. C’est l’atmosphère de grâce qui environne l’âme du croyant, le Saint-Esprit agissant sur ses pensées et sur son cœur, qui fait de lui une bonne odeur de vie donnant la vie et permet à Dieu de bénir son œuvre. »  Ellen, G. White, Les paraboles de Jésus, pp. 257-258.

Discussion:

 

Ê À quoi cela ressemble-t-il d’être appelé des ténèbres à « Son admirable lumière »? Qu’est-ce que cela signifie? Si vous deviez expliquer cette idée à quelqu’un qui ne croit pas en Jésus, que   lui diriez-vous? Que représentent les ténèbres? Qu’est-ce que la lumière? Et quelle est la différence entre les deux dans le cadre de ce que dit Pierre?

 

Ë « Regardez, je vous ai appris des prescriptions et des règles, comme le Seigneur, mon Dieu, me l’a ordonné, afin que vous les mettiez en pratique dans le pays où vous entrez pour en prendre possession. Vous les observerez et vous les mettrez en pratique; ce sera là votre sagesse et votre intelligence aux yeux des peuples qui entendront parler de toutes ces prescriptions; ils diront : « cette grande nation est vraiment un peuple sage et intelligent ! » Quelle est donc la grande nation qui aurait des dieux aussi proches d’elle que le Seigneur (YHWH), notre Dieu, l’est de nous chaque fois que nous L’invoquons? Et quelle est la grande nation qui ait des prescriptions et des règles justes, comme toute cette loi que je place devant vous aujourd’hui? » (Deut. 4:5-8, NBS). Comment ces paroles s’appliquent-elles à nous en tant qu’Adventistes du septième jour, et qu’est-ce que nous avons été appelés par Dieu à faire à cause de tout ce qu’Il nous a donné?

 

Ì Lisez 1 Pierre 2:3. Que veut dire Pierre en affirmant que: « vous avez gouté que le Seigneur est bon » (Colombe)? Comment avez- vous « gouté » de Sa grâce?

 

Í Regardez tout autour de votre église locale. Qu’y a-t-il de votre église, le cas échéant, qui fait d’elle et vous des membres attrayants pour ceux qui ne savent rien sur les Adventistes du septième jour ou sur ce que nous croyons?

 

 

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Histoire

Les funérailles annulées: 3e partie

Je dormais encore quand un coup à la porte me réveilla à l’aube.

« Pasteur, venez. Elle est morte à nouveau ! » La mère de One-Ojo pleurait. En signe d’incrédulité, j’ai ouvert la porte et demandai ce qui était arrivé.

« Alors que nous dormions, son père est venu à la maison. Peut-être il a mis les herbes sur elle », dit-elle. Quelqu’un voulait qu’One-Ojo meure. Était-ce son père? Ce peut aussi être sa mère. Devrais-je y retourner et prier à nouveau? Dieu pourrait-Il être honoré? La mère d’One-Ojo s’agenouilla devant moi et me supplia de venir prier pour  sa fille. J’y allai.

Une fois de plus, je priai pour la jeune fille, et elle se réveilla à nouveau. Cette fois je dis à sa mère d’amener One-Ojo loin du village. Sa mère accepta, et le frère d’One-Ojo l’emmena aux membres de la famille dans un autre village.

One-Ojo retourna à la maison plusieurs mois plus tard, forte et en bonne santé. Elle poursuivit ses études bibliques et elle fut baptisée ainsi que neuf autres nouveaux croyants. Le jour de son baptême, One- Ojo prit le nom de Blessing pour signifier sa nouvelle vie. Sa présence dans le village témoigne de la puissance de Dieu pour sauver, même   de la mort. Aujourd’hui, 70 croyants adorent dans un simple abri près de chez One-Ojo au centre du Nigéria.

L’histoire d’One-Ojo se rependit au centre du Nigeria et ouvrit les portes pour partager l’amour de Dieu avec les gens dans les villages voisins. Beaucoup de gens ont appris à connaitre Jésus comme leur Sauveur et leur ami à cause de la puissance de Dieu dans la vie d’One- Ojo.

Vos offrandes missionnaires hebdomadaires  soutiennent  l’œuvre  des pionniers de Mission globale dans le monde entier. Votre offrande du treizième sabbat soutient des projets spécifiques dans la Division recommandée pour chaque trimestre. Ce trimestre, l’offrande du treizième sabbat est destinée à la Division de l’Afrique de l’Ouest et   du Centre (DAO) où elle doit être utilisée pour aider à construire un centre polyvalent de jeunesse à l’Université Babcock au Nigeria et une nouvelle école – Central Africa Union Mission Academy – au Gabon. Je vous remercie pour vos dons généreux hebdomadaires et l’offrande du treizième sabbat. Vous pouvez également donner aux missions à  tout moment sur notre site web sécurisé à giving.adventistmission.org.

 

Olanrewaju  Ogungbile  est  originaire   d’Oyo,   Nigeria.  Après   avoir   été un pionnier mondial de la Mission, il étudie la théologie à l’Univer- sité Babcock au Nigeria.

 

 

 

38           Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org


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La leçon en bref

 

Texte clé: 1 Pierre 2:4, 5, 9, 10

Objectifs:

Savoir: Comprendre la haute vocation d’appartenance au peuple de l’al- liance de Dieu.

Ressentir: Apprécier la situation particulière à laquelle Dieu a appelé Son peuple d’alliance – « une lignée choisie, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple que Dieu s’est acquis » (1 Pierre 2:9, NBS).

Agir: Choisir d’accomplir les desseins pour lesquels Dieu a appelé Son peuple.

Plan de l’étude:
  1. Savoir:Un sacerdoce royal, une nation sainte.

A Que signifie le fait d’être des pierres vivantes dans une maison spiri- tuelle, fondée sur une Pierre angulaire choisie et précieuse qui est la Pierre

vivante?

B Qu’est-ce qui est sous-entendu par l’expression « un sacerdoce  royal, une nation sainte » (1 Pierre 2:9)?

 

II. S’identifier avec la communauté de Christ.

A Comment se sent-on en étant taillé de la même carrière (Comparez avec Ésaïe 51: 1) et intégré dans la même maison que la Pierre angulaire?

B Comment se comporter une fois que nous nous rendons compte que nous sommes taillés de la même carrière?

 

III. Agir: Déclarer Ses louanges.

A Comment Pierre décrit-il les fins pour lesquelles Dieu a appelé Son peuple de l’alliance?

B Comment accomplissons-nous le dessein pour lequel Dieu nous a appelés à Lui-même?

 

Résumé: Pierre cite plusieurs passages de l’Ancien Testament pour rappeler à ses lec- teurs leur statut spécial devant Dieu en tant que membres de la communauté de la nouvelle alliance de Dieu en continuité avec la communauté de l’alliance de l’Ancien Testament et bâtis sur la même Fondation  le Messie.

 

 

 

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Cycle d’apprentissage

ÉTAPE 1—Motiver

Pleins feux sur l’Écriture: 1 Pierre 2:4, 5

Concept clé de  croissance  spirituelle:  Notre  identité  spirituelle nous est donnée par Christ, la Pierre vivante, la Pierre angulaire choisie et précieuse. En tant que pierres vivantes taillées de la même carrière (Ésaïe 51: 1), nous sommes construits dans une maison spirituelle dans le but d’offrir des sacrifices spirituels agréables à Dieu par Jésus, comme un saint sacerdoce. Dans Sa miséricorde, Dieu nous a choisis pour Lui- même comme un sacerdoce royal et une nation sainte, afin que nous proclamions les louanges de celui qui nous a appelés des ténèbres à Son admirable lumière. Cette déclaration de l’alliance est une réminiscence d’Exode 19:5, 6, créant une continuité entre le peuple de l’alliance de l’Ancien Testament et celui du Nouveau Testament.

 

Pour les moniteurs: Dans cette section, il est très important d’ac- corder une attention aux citations de Pierre et à ses allusions à l’Ancien Testament. Pierre s’inspire respectivement d’Ésaïe 28: 16; Psaume 118:22; Ésaïe 8:14;et d’Exode 19:5, 6. Étudiez ces passages et la manière dont Pierre les utilise pour enseigner des vérités que ses lecteurs ont besoin de comprendre. Comment Jésus utilise-t-Il les passages de pierre angulaire pour se désigner Lui-même comme le Messie rejeté? (Voir Matthieu 21:42, Marc 12:10, Luc 20:17.) Comment Pierre a-t-il utilisé la même idée dans Actes 4:11? Quel usage Paul fait-il de cette idée dans Éphésiens 2:20? Quelles allusions à Exode 19:5, 6semblent être reprises dans Apocalypse 1:6, 5:10, 20:6.

 

Activité et discussion d’ouverture: Demandez aux membres de lire ensemble 1 Pierre 2:4-6 et Ésaïe 51: 1. Discutez de la relation implicite entre la Pierre vivante, qui est la Pierre angulaire choisie et précieuse, et les pierres vivantes qui sontconstruites ensemble dans une maison spirituelle afin qu’elles puissent offrir des sacrifices spirituels agréables à Dieu par Jésus-Christ.

 

ÉTAPE 2—Explorer

Pour les moniteurs: Considérez la transition qui se déroule entre les versets 1-3 et les versets 4-5 de 1 Pierre 2. Les versets 1-3 concluent la section précédente, qui parle d’une nouvelle naissance « par la parole vivante etpermanente de Dieu » (1 Pierre 1:23, LSG). Pierre recom- mande à ses lecteurs, qui sont « comme des enfants nouveau-nés », « le lait spirituel et pur, afin que par lui vous croissiez pour le salut, si vous avez gouté que leSeigneur est bon. » (1 Pierre 2:2, 3, LSG). Toutefois, la métaphore change quand Pierre passe à la section suivante, dans 1

 

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Pierre 2:4, 5. Tout à coup, les lecteurs de Pierre ne sont plus des bébés, mais des pierres vivantes étant construites ensemble dans une maison spirituelle. Ils sont aussi un saint sacerdoce, offrant des sacrifices spiri- tuels à Dieu. Cette dernière métaphore continue dans 1 Pierre 2:9  les croyants sont décrits comme étant « une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celuiqui vous a appelés des ténèbres à Son admirable lumière » (LSG), en s’appuyant sur le langage d’alliance de l’Ancien Testament.

Commentaire biblique

  1. Des bébés ayant besoin du lait spirituel pur (Lisez 1 Pierre 2:1-3 avec votre classe)

 

Pierre recommande à ceux qui ont connu la nouvelle naissance par la parole de Dieu (1 Pierre 1:23) et qui ont gouté que le Seigneur est bon (1 Pierre 2:3) de désirer ardemment comme des enfants nouveau-nés, du lait spi- rituelpur qui produira la croissance spirituelle en eux. Le contexte de 2 Pierre 3:18 peut suggérer que le lait spirituel pur est une connaissance de Jésus- Christ comme Seigneur et la réception de Sa grâce. (La recommandation de Pierre icide désirer du lait spirituel pur ne devrait pas être considérée comme étant en conflit avec la critique de Paul, dans 1 Corinthiens 3:1, 2 et Hébreux 5:12-14, de ceux qui ont échoué de passer aux aliments solides et de grandir. Pierre prend la parole dans le cadre de la nouvelle naissance.)

 

Considérez ceci: Quelles caractéristiques de la maturité spirituelle iden- tifiées par Pierre se manifestent dans ma propre vie spirituelle? Comment puis-je faire de l’étude de la parole de Dieu une priorité?

 

  1. Des pierres vivantes construites dans un édifice spirituel (Relisez 1 Pierre 2:4, 5 avec votre classe.)

 

Pierre commence cette section avec  les  paroles:  «  Approchez-vous de Lui, Pierre vivante » (1 Pierre 2:4, LSG), se référant au Seigneur, au verset 3. C’est le contexte préalable de « et vous-mêmes, comme des pierres vivantes, édifiez-vous pour former une maison spirituelle. » (v.  5). Nul ne peut être édifié dans la maison spirituelle sans être venu au Seigneur Jésus-Christ. Tout comme Christ est la Pierre vivante, nous vou- lons aussi être « des pierres vivantes » (1 Pierre 2:5), tout comme Lui, nous sommes taillés dans la même carrière (Ésaïe 51: 1). Il est la Pierre angulaire choisie et précieuse (1 Pierre 2:6) de la maison spirituelle dans laquelle noussommes édifiés. La Pierre angulaire est la pierre par laquelle le reste de l’édifice est mesuré et taillé. Les croyants doivent aussi être « un saint sacerdoce, afin d’offrir des victimes spirituelles, agréables à Dieu par Jésus-Christ. » (1 Pierre 2:5). Quant à quels sacrifices spirituels sont agréables à Dieu, voir Psaume 4:5; 51:17; 107:22; Romains 12:1; Hébreux

 

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13:15, 16.

Considérez ceci: En quoi suis-je intégré dans une maison spirituelle pour Dieu? Quels sacrifices spirituels j’offre à Dieu en tant que membre d’un saint sacerdoce?

 

III.  Un peuple choisi par Dieu et pour Dieu (Lisez 1 Pierre 2:9-12 avec votre classe).

 

Dans les Écritures, Dieu choisit et appelle; les gens répondent. Ceux qui répondent positivement sont appelés les élus. Jésus a dit: « beaucoup sont appelés, mais peu sont élus » (Matt. 22:14). Le fait que Pierre appelle ses lecteurs « une race élue » (1 Pierre 2:9) donne à penser qu’ils ont répondu à l’appel de Dieu et sont entrés dans une relation d’alliance avec Lui.

« Un sacerdoce royal, une nation sainte » renvoie à Exode 19:5, 6, où Dieu dit aux enfants d’Israël que s’ils gardent Son alliance, ils seront pour Lui « un royaume de sacrificateurs et une nation sainte. » Cette déclaration ne signifie pas que tous seront prêtres pour servir en présence de Dieu dans le temple. Cela signifie que Son peuple sera pour Lui comme « un saint sacerdoce »    (1 Pierre 2:5), pour Lui offrir des sacrifices spirituels comme louange, en accomplissant les bonnes œuvres avec joie et en servant autrui (voir Hébreux 13:15, 16).

Ainsi, Pierre déclare que les croyants ont été choisis afin qu’ils annoncent les louanges de celui qui vous a appelés des ténèbres à Sa merveilleuse lumière (1 Pierre 2:9). La possibilité de rendre ce service est due à la grande bonté de Dieu et à la grâce dans leur élection (1 Pierre 2:10). Le don de Sa grâce miséricordieuse dans l’âme a pour résultats la vie selon les principes divins devant le monde et pour Sa gloire (1 Pierre 2:11, 12).

 

Considérez ceci: Pierre ici relie l’église à l’ancien Israël, peuple de l’alliance de  Dieu. Comment puis-je sentir une connexion avec l’Israël historique? Avec mes propres racines adventistes?

 

Discussi1on:Quelles indications avons-nous qui prouvent combien nous recherchons ou ne recherchons pas du lait spirituel pur?

 

 Qu’est-ce qui peut être la preuve que nous sommes en édification comme des pierres vivantes dans une maison spirituelle?

3   Quels sacrifices spirituels, en tant que membres d’un sacerdoce saint,  offrons-nous à Dieu chaque jour? Comment glorifions-nous celui qui nous a appelés des ténèbres à la lumière?

ÉTAPE 3—Appliquer

Pour les moniteurs: Dans Jésus-Christ, Ellen G. White rapporte des faits

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historiques significatifs sur l’image de la Pierre angulaire. Un évènement réel de l’histoire de la construction du temple de Salomon est à l’origine de la prophétie d’Ésaïe. Une grosse pierre de taille inhabituelle et de forme particulière avait été préparée comme pierre angulaire, mais quand elle était amenée sur le chantier, les ouvriers ont rejeté la pierre. D’autres pierres furent sélectionnées, mais aucune ne pouvait répondre aux exi- gences du temps et de pression. Enfin, la pierre rejetée fut ramenée. Elle satisfaisait à toutes les exigences imposées. Elle s’avéra s’adapter exacte- ment à la construction et elle fut finalement acceptée comme pierre angu- laire du temple. « Dans une vision prophétique, Ésaïe avait vu que cette pierre était un symbole du Christ. » – Page 593.

À méditer:

Ê Comment puis-je prouver que je suis une pierre vivante édifiée dans une maison spirituelle?

Ë Que signifie pour moi le fait de faire partie d’un sacerdoce royal et d’une nation sainte?

Ì Comment puis-je me garder de tomber sur la Pierre vivante, la Pierre angulaire précieuse?

 

Activité: Donnez le temps aux membres de la classe d’exprimer leur louange à Dieu pour les avoir appelés des ténèbres à Sa merveilleuse lumière.

ÉTAPE 4—Créer

Pour les moniteurs: Il peut être utile pour la classe de se familiariser avec les outils et les méthodes d’un artisan de pierre. Les édifices en pierre commencent toujours par un angle de base. Il est essentiel que la premièrepierre soit correctement posée horizontalement et verti- calement, parce que toute autre pierre prend son alignement à partir de la pierre angulaire. On tire des ficelles verticalement le long de la partie supérieure dela première pierre après l’avoir ajustée avec un niveau. Un fil à plomb au coin fournit une véritable ligne verticale. Un ruban à mesurer détermine la distance des lignes horizontales et verticales. À l’origine, les grossespierres de taille étaient coupées à la carrière et posées l’une sur l’autre sans mortier. Leur taille et leur poids les retenaient en place, parfois avec du plomb fondu versé dans les jointures au-dessus pour les bloquer unefois montées.

 

Activité: Comparez la métaphore de l’église comme un bâtiment en édification, dans Éphésiens 2:19-22, avec la métaphore de l’église comme un corps en croissance, dans Éphésiens 4:12-16. Discutez de comment les membres doivent s’adapter à la structure concernée pour une croissance efficace dans chaque métaphore. Comment les pierres vivantes s’adaptent-elles?

 

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*15–21 Avril

 

(page 30 du guide standard)


Relations sociales

 

 

Sabbat aprèS-Midi

Lecture de la semaine 1 Pierre 2:13-23; 1 Pierre 3:1-7; 1

Corinthiens 7:12-16; Gal. 3:27, 28; Actes 5:27-32 ; Lévitique 19:18.

L

 

Verset à mémoriser: « Avant  tout,  ayez  les  uns  pour  les  autres une ardente charité, car la charité couvre une multitude de péchés » (1 Pierre 4:8, LSG).

 

’épitre de Pierre traite également de certaines questions sociales difficiles de son époque. Par exemple, comment les chrétiens doivent-ils vivre avec un gouvernement tyrannique et corrompu,

tel que ce que la plupart d’entre eux ont connu ensuite: l’empire romain païen? Qu’est-ce que Pierre dit à ses lecteurs, et qu’est-ce que ses paroles signifient pour nous aujourd’hui?

Comment les esclaves chrétiens doivent-ils réagir quand leur maitre les traite durement et injustement? Bien que les relations modernes   de type employeur-employé soient différentes de celles du premier siècle, qui étaient de type maitre-esclave, ce que dit Pierre s’applique sans doute à ceux qui doivent faire face à des patrons déraisonnables. Combien fascinant que Pierre pointe à Jésus et à comment Il a réagi face aux mauvais traitements, comme un exemple parfait de la façon dont les chrétiens doivent se conduire lorsqu’ils sont confrontés aux traitements semblables (1 Pie. 2:21-24).

Comment les époux devraient-ils interagir entre eux, surtout lors- qu’ils diffèrent sur une question aussi fondamentale que celle de la croyance religieuse?

Enfin, comment les chrétiens devraient-ils interagir avec l’ordre social quand, en fait, l’ordre social ou la politique, peut être décidément corrompu et contraire à la foi chrétienne?

* Étudiez cette leçon pour le sabbat 22 Avril.

 

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L’église et l’État

 

16 Avril

 

(page 31 du guide standard)


 

Bien qu’écrite il y a longtemps, la Bible touche aux questions très pertinentes aujourd’hui, telles que la relation entre les chrétiens et leur gouvernement.

Dans certains cas, cela est assez évident. Apocalypse 13 parle d’un temps où l’obéissance aux pouvoirs politiques reviendrait à désobéir   à Dieu. Dans un tel cas, notre choix est clair. (Voir l’étude de jeudi).

Lisez 1 Pierre 2:13-17. Qu’est-ce que la Parole nous dit ici sur notre relation avec le gouvernement?

 

 

 

Les maux de l’empire romain étaient bien connus de ceux qui vivaient à l’intérieur de ses frontières. Le mal se développait par la volonté arbi- traire des hommes ambitieux qui utilisaient la force militaire sans pitié. Ces hommes utilisaient la violence à l’encontre de toute résistance. La torture systématique et la mort par crucifixion étaient deux des horreurs qu’ils infligeaient à ceux qu’ils châtiaient. Le gouvernement romain était régi par le népotisme et la corruption. L’élite au pouvoir exerçait un pouvoir totalitaire cruel et arrogant. Malgré tout cela, Pierre invite ses lecteurs à accepter l’autorité de chaque institution humaine dans l’em- pire, de l’empereur au gouverneur (1 Pierre 2:13, 14).

Pierre fait valoir que les empereurs et les gouverneurs punissent ceux qui commettent le mal et félicitent ceux qui font du bien (1 Pie. 2:14). Ce faisant, ils ont un rôle important dans le fonctionnement de la société. Enfait, malgré tous ses défauts, l’empire romain apportait la stabilité.

Il apportait la liberté par la guerre. Il garantissait une justice sévère, mais une justice fondée néanmoins sur la primauté du droit. Il construisait des routes et mettait en place un système monétaire pour prendre en charge ses besoins militaires. Ce faisant, Rome créait un environnement dans lequel la population pouvait croitre et prospérer dans de nombreux cas. Vus sous cet angle, les commentaires de Pierre sur le gouvernement sont compréhensibles. Aucun gouvernement n’est parfait, et certainement pas celui sous lequel vivaient Pierre et l’église d’alors. Donc, ce que nous pouvons apprendre de lui est que les chrétiens doivent chercher à être de bons citoyens, obéissants à la loi du pays dans la mesure du possible, même si leur gouvernement est loin d’être parfait.

 

 

 

 

 

 

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17 Avril

 

Maitres et esclaves

 

(page 32 du guide standard)


Lisez 1 Pierre 2:18-23. Comment comprenons-nous aujourd’hui le contenu difficile de ces versets? Quel principe pouvons-nous retenir d’eux pour nous-mêmes?

 

 

 

 

Une lecture attentive de 1 Pierre 2:18-23 révèle qu’au lieu d’un endossement de l’esclavage, les textes donnent le conseil spirituel sur la façon de penser à des circonstances difficiles qui ne pouvaient pas être changées à l’époque.

Le mot oiketes traduit par « serviteur » ou « esclave » dans 1 Pierre 2:18, est utilisé spécifiquement pour les esclaves domestiques. Le mot le plus courant pour les esclaves est doulos, qui est utilisé dans Éphésiens 6:5, un passage qui donne des conseils similaires aux esclaves.

Dans l’empire romain très stratifié, les esclaves étaient considérés comme une possession légale sous le contrôle absolu de leur maitre, qui pouvait les traiter bien ou cruellement, selon qu’il le désire. Les esclaves provenaient de plusieurs sources: des armées défaites, des enfants d’esclaves ou ceux qui sont

« vendus » pour payer leurs dettes. Certains esclaves recevaient de grandes responsabilités. Certains dirigeaient les grandes propriétés de leurs maitres. D’autres dirigeaient les entreprises de leurs propriétaires et leurs intérêts com- merciaux, et certains éduquaient même les enfants de leurs maitres.

La liberté d’un esclave pouvait être achetée, auquel cas l’esclave était décrit comme « racheté ». Paul utilise ce langage pour décrire ce que Jésus a fait pour nous (Éphésiens 1:7, Rom. 3:24, 1:14).

Il est important de se rappeler qu’un certain nombre des premiers chrétiens étaient des esclaves. Par conséquent, ils se retrouvaient pris dans un système qu’ils ne pouvaient pas changer. Ceux qui avaient la malchance d’avoir des maitres sévères et déraisonnables étaient dans une situation particulièrement difficile; même ceux qui avaient de bons maitres pouvaient faire face aux circonstances éprouvantes. Les instructions de Pierre à tous les chrétiens qui étaient des esclavessont conformes aux autres affirmations dans le Nouveau Testament. Ils devraient se soumettre et subir, tout comme Christ s’est soumis et a enduré l’épreuve (1 Pie. 2:18-20). Il n’y a pas de crédit pour ceux qui subissent la punition pour avoirfait du mal. Non, le vrai esprit de Christ est révélé quand ils souffrent injustement. Tout comme Jésus, les chrétiens ne doivent pas rembourser les abus, ni menacer leurs bourreaux. Ils doivent plutôt se confier eux-mêmes à Dieu, qui jugeraéquitablement (1 Pie. 2:23).

 

 

 

 

 

 

 

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Épouses et époux

 

18 Avril

 

(page 33 du guide standard)


Lisez 1 Pierre 3:1-7. Quelles circonstances spéciales Pierre  aborde-  t-il dans ce passage? Comment ce qui est dit ici est-il pertinent pour le mariage dans la société actuelle?

 

 

 

 

Il y a un indice important dans le texte qui permet au lecteur attentif de comprendre le problème que traite Pierre dans 1 Pierre 3:1-7. Dans le chapitre 3, verset 1, Pierre dit qu’il parle des maris qui « n’obéissent point à la Parole. » En d’autres termes, Pierre parle de ce qui doit se passer lorsqu’une femme chrétienne est mariée à un homme qui ne l’est pas (même si les personnes qui ne croient pas sont peu nombreuses).

Une femme chrétienne trouverait beaucoup de difficultés en étant mariée à un homme qui ne partage pas sa foi. Qu’est-ce qui devrait arriver dans ces circonstances? Devrait-elle se séparer de son mari? Pierre, tout comme Paul d’ailleurs, ne laisse pas entendre que les épouses chrétiennes devraient abandonner leurs maris incroyants (voir 1 Cor. 7:12-16). Au contraire, Pierre dit que les épouses qui ont un mari incroyant doivent mener une vie exemplaire.

Les rôles des femmes dans l’empire romain du premier siècle étaient déterminés en grande partie par la société. Les femmes romaines, par exemple, avaient plus de droits en vertu de la loi concernant la propriété et la réparation judiciaire que la plupart des femmes à qui Pierre écri- vait. Mais dans certaines sociétés du premier siècle, les femmes étaient exclues de toute implication dans la politique, le gouvernement et le leadeurship dans la plupart des religions. Pierre demande instamment aux femmes chrétiennes de se soumettre à un ensemble de normes qui seraient admirables dans le contexte dans lequel elles se trouvaient. Il les exhorte à lapureté et à la révérence (1 Pierre 3:2). Il affirme qu’une femme chrétienne doit donner plus d’importance à sa beauté intérieure qu’à la parure des coiffures à la mode, aux bijoux et aux vêtements  couteux (1 Pierre 3:3-5). Une femme chrétienne se conduira d’une manière qui recommandera le christianisme à celui qui vit avec elle dans la plus grande intimité – son mari.

Les paroles de Pierre ne doivent pas être considérées par les hommes comme une voie libre de maltraiter leurs femmes. Comme il le sou- ligne, les maris devraient avoir d’égards pour leurs épouses (1 Pierre 3:7).

Alors que Pierre se penche sur un cas spécifique – les femmes chrétiennes mariées à des non-croyants – nous pouvons y voir un peu l’idéal du mariage chrétien: les partenaires chrétiens devraient vivre dans une relation de soutien mutuel, mener leur vie avec une intégrité transparente alors qu’ils adorent Dieu par le biais de leurs activités quotidiennes.

 

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Relations sociales

 

19 Avril

 

(page 34 du guide standard)


Lisez Romains 13:1-7; Éphésiens 5:22-33; 1 Corinthiens 7:12-16; et Galates 3:27, 28. Quelle relation y a-t-il entre ce que Paul dit dans les versets ci-dessus et ce que Pierre dit dans 1 Pierre 2:11-3:7?

 

 

 

 

Dans plusieurs endroits, Paul répond à certaines questions soulevées dans 1 Pierre   2:11-3:7. Ce qu’il dit est remarquablement conforme    à ce qui se trouve dans 1 Pierre. Par exemple, tout comme Pierre,  Paul exhorte ses lecteurs à se soumettre aux « autorités » (Romains 13:1). Les autorités sont nommées par Dieu et contribuent à protéger la société contre les mauvaises œuvres, pas contre les bonnes œuvres (Romains 13:3).Par conséquent, Paul recommande aux chrétiens ce qui suit: « Rendez à tous ce qui leur est dû: l’impôt à qui vous devez l’impôt, le tribut à qui vous devez le tribut, la crainte à qui vous devez la crainte, l’honneur à qui vous devez l’honneur. » (Romains 13:7, LSG).

Paul souligne également que les femmes qui ont des maris non- croyants doivent mener une vie exemplaire, et en conséquence, leurs maris peuvent rejoindre l’église (1 Cor. 7:12-16). Le modèle de Paul du mariage chrétien sous-tend également la mutualité. Les maris doivent aimer leurs femmes comme Christ a aimé l’église (Eph. 5:25). En outre, il suggère que les esclaves doivent obéir à leurs maitres terrestres comme ils obéiraient à Christ (Eph. 6:5).

Paul, alors, était disposé à travailler dans les frontières culturelles légalement fixées. Il comprenait ce qui pouvait être changé de sa culture et ce qui ne pouvait pas l’être. Pourtant, il a aussi vu quelque chose dans le christianisme qui finirait par transformer la façon dont la société pense du peuple. Tout comme Jésus n’a pas cherché à amener une révolution politique afin de changer l’ordre social, de même, ni Pierre ni Paul ne l’a fait. Le changement pourrait venir par l’influence transformatrice des gens pieux dans leur société.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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20 Avril

 

(page 35 du guide standard)


Le christianisme et l’ordre social

Sachant bien que les gouvernements et les organisations humaines sont imparfaits et parfois coupables de péchés graves, et malgré leurs mauvaises expériences avec les gouvernements et les chefs religieux, Pierre et Paul exhortent les premiers chrétiens à se soumettre aux autorités humaines (1 Pie. 2:13-17, Romains 13:1-10). Les chrétiens, disent-ils, devraient payer des impôts et participer aux œuvres obli- gatoires. Dans la mesure du possible, les chrétiens devaient être des citoyens modèles.

Lisez Actes 5:27-32. Quelle est la relation entre l’obéissance que Pierre dit de réserver aux autorités (1 Pie. 2:13-17) et ce que Pierre et les autres apôtres ont effectivement fait dans cet incident?

 

 

 

Les premiers succès de l’église chrétienne ont conduit à l’arrestation de Pierre et de Jean (Actes 4:1-4). Ils étaient interrogés par les dirigeants, les anciens et les scribes, et ensuite, ils étaient relâchés avec une sévère mise en garde selon laquelle ils devaient s’abstenir de prédication (Actes 4:5- 23). Peu de temps après, ils furent à nouveau arrêtés et interrogés sur les raisons pour lesquelles ils n’avaient pas obéi à l’ordre des autorités (Actes 5:28). «Pierre et les apôtres répondirent: il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes » (Actes 5:29, LSG).

Quelle vérité essentielle devons-nous retenir de ces paroles?

 

Pierre n’était pas un hypocrite qui dit une chose en faisant une  autre. Quand c’était devenu un problème entre l’obéissance de Dieu  et l’obéissance aux êtres humains, le choix était clair. Jusqu’alors, les chrétiens devraient être courtois et obéir au gouvernement, même s’ils travaillent aussi pour essayer d’apporter des changements dans l’ordre social. Lorsque des questions morales sont en jeu, les chrétiens étaient et sont encore impliqués dans la promotion légale du genre de chan- gements sociaux qui reflètent les valeurs et l’enseignement de Jésus. La façon dont cela devrait se faire dépend de nombreux facteurs, mais être un citoyen loyal et fidèle ne signifie pas automatiquement qu’un chrétien ne peut pas ou ne devrait pas chercher à donner sa contribution à l’amélioration de la société.

 

 

 

 

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Avril 21

 

(page 36 du guide standard)


Réflexion avancée: Lisez Ellen G.  White,  «  L’imminence  de  la lutte » Chap. 36, « Les Écritures, notre sauvegarde » Chap. 37; et « Le temps de détresse » Chap. 39, dans La tragédie des siècles.

 

Ellen G. White a recommandé que les Adventistes du septième jour soient de bons citoyens et obéissent à la loi du pays. Elle a même dit au peuple de ne pas désobéir ouvertement et de façon flagrante les  lois locales du dimanche; autrement dit, bien qu’ils doivent garder     le saint sabbat du septième jour, que Dieu a commandé, ils n’avaient pas besoin de violer délibérément les lois qui interdisent le travail le dimanche. Dans un casen particulier, cependant, elle était claire que les Adventistes ne devraient pas obéir à la loi. Si un esclave avait échappé à son maitre, la loi exigeait que l’esclave soit renvoyé à ce maitre. Elle s’insurge contre cette loi et dit aux Adventistes de ne pas obéir, malgré les conséquences : « Quand les lois humaines entrent en conflit avec les lois de Dieu, il faut obéir à celles-ci, quelles qu’en soient les consé- quences. La loi de notre pays qui requiert de rendre l’esclave à son maitre ne doit pas être obéie; nous devons supporter les conséquences de la violation de cette loi. L’esclave n’est la propriété de personne. Dieu seul est le maitre des hommes. » – Témoignages pour l’église, vol. 1, p. 80.

Discussion:

Ê En classe, Discutez de votre réponse à la question à la fin de l’étude de lundi: les chrétiens ne devraient-ils jamais défendre leurs droits? En le faisant, considérez cette question aussi: quels sont nos droits?

 

Ë Quels sont les exemples où l’impact des chrétiens sur la société a été une force puissante dans l’évolution de cette société pour de bon? Quelles leçons devrions-nous tirer de cela?

 

Ì Quels sont les exemples dans lesquels les chrétiens, au lieu d’ai- der à traiter les maux de la société, ont accepté ces maux et même aidé à les justifier? Quelles leçons tirer de ces histoires?

 

Í Tout d’abord, Pierre 2:17 dit: « honorez le roi » (LSG). Le roi à cette époque était probablement Néron, un des plus vils et corrompus de ce qui était déjà une lignée d’hommes corrompus et méchants. Quel message y a-t-il pour nous aujourd’hui? Comment ce que Pierre a écrit au début de ce texte, « honorez tout le monde », pour- rait-il nous aider à mieux comprendre ce qu’il disait?

 

ΠLisez 1 Pierre 2:21-25 en classe. Comment le message de l’évan- gile se résume-t-il dans ces versets? Quel espoir nous donnent-ils? Que nous appellent-ils à faire? Comment suivons-nous ce qui nous est recommandé ici?

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Histoire

Une vie transformée: 1e partie

Monsurat, une jeune Nigériane, était curieuse de connaitre son voisin. Il ne va pas à la mosquée le vendredi, et il semble si heureux. Elle se demandait qu’est-ce qui le rendait si différent. Elle le saluait quand elle levoyait dans la rue et l’observait alors qu’il travaillait autour de sa maison. Enfin, elle eut le courage de lui poser la question qui brulait en son cœur: « quelle religion pratiquez-vous? »

« Je suis un Adventiste du septième jour », répondit-il. Monsurat, n’avait jamais entendu parler des Adventistes. Il lui offrit un livre, Le meilleur chemin, et Monsurat l’accepta. Quand elle était seule, elle sortit le livre et commença à le lire. Bien que ses parents ne puissent pas lire, Monsurat savait qu’ils seraient en colère s’ils savaient qu’elle avait un livre chrétien; donc, elle le gardait caché.

Monsurat alla étudier dans un pensionnat où elle se réjouit. Bientôt, elle oublia le voisin avec la religion étrange. Mais quand Monsurat est rentrée pour de longues vacances, elle se souvint de son voisin et l’ac- cueillit. Un jour il l’invita à visiter son église.

« Je ne peux pas y aller », dit Monsurat, sincèrement désolée. « J’ai des classes spéciales le samedi pour préparer mes examens de lycée. » Elle vit la déception dans les yeux de son voisin. « Attends », dit-elle.

« Je veux voir à quoi ressemble votre église.  est-elle ? » L’homme lui dit  se trouvait l’église. Le samedi Monsurat se prépara pour ses classes, mais alla plutôt à l’église du voisin. Elle était curieuse de voir si les autres personnes dans l’église étaient aussi aimables que son voisin. Les membres de l’église l’accueillirent chaleureusement. Elle appré- cia le service, même si c’était très différent des services religieux qu’elle connaissait. Chaque semaine Monsurat s’habillait pour ses classes, mais allait plutôt à l’église. Parce que l’église finissait à la même heure que

ses classes, ses parents ne la soupçonnèrent jamais.

Monsurat reçut une Bible et commença à lire. Elle apprit à prier comme les chrétiens, et elle pria en demandant à Dieu de l’aider à mener une bonne vie. Elle avait été quelque peu malicieuse, mais elle était déterminéeque ses enseignants et son doyen verraient une personne différente lorsqu’elle retournerait à l’école.

Du retour à l’école, Monsurat découvrit une église adventiste une heure de route en bus. Elle se levait tôt le samedi matin pour prendre le bus. Elle passait presque toute la journée avec les membres de l’église  et retournait à l’école le soir. Avant la fin de l’année, Monsurat donna  sa vie à Christ et demanda à être baptisée dans l’Église Adventiste du Septième Jour.

À suivre …

 

 

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Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org


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La leçon en bref

 

Texte clé: 1 Pierre 2:13-17

Objectifs:

Savoir: Reconnaitre que Dieu a établi différents niveaux d’autorité dans ce monde et que les chrétiens sont obligés de se soumettre à toute autorité établie.

Ressentir: Apprécier le système divin d’ordre et d’autorité et une res- ponsabilité de se soumettre à ce système.

Agir: Suivre les conseils de Pierre et l’exemple de Jésus au sujet de com- ment les croyants devraient se rapporter à l’autorité établie.

Plan de l’étude:
  1. Savoir:Le système hiérarchique de Dieu.

A Qu’est-ce que Pierre nous apprend sur notre responsabilité envers l’ordre établi de Dieu? (Comparer avec l’instruction de Paul dans Romains 13:1-7).

B Quelle est la volonté de Dieu pour Son peuple en ce qui concerne le fait de faire le bien (1 Pie. 2:15-17)?

 

II. Ressentir: Suivre l’exemple de Christ.

A Comment Pierre a-t-il présenté Christ comme notre modèle en ce   qui concerne comment nous devrions considérer les épreuves et les souf- frances de cette vie (1 Pie. 2:21-24)?

B Que veut dire Pierre en appelant Jésus le Souverain Berger et le Gardien de nos âmes? (Comparer avec 1 Pierre 5:2-4.)

III. Agir: Une soumission appropriée à l’ordre de Dieu.

A À la lumière de 1 Pierre 2:21-23, Comment devons-nous comprendre le conseil de Pierre aux esclaves ou aux serviteurs à se soumettre à leurs maitres?

B Quel est le conseil de Pierre aux époux, et quel modèle il cite dans 1 Pierre 3:5, 6?

 

Résumé: Pierre décrit la volonté de Dieu de la façon dont un chrétien se rapporte à différents niveaux d’autorité, en faisant ce qui est juste et bon afin d’apporter gloire à Dieu. Il cite l’exemple de Jésus, ainsi que l’exemple des saintes femmes de l’ancientemps, comme modèles pour les chrétiens du Nouveau Testament.

 

 

 

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Cycle d’apprentissage

ÉTAPE 1—Motiver

Pleins feux sur l’Écriture: 1 Pierre 2:13-15

Concept clé de  croissance  spirituelle:  Si  nous  suivons  l’exemple de Jésus, de même que d’autres exemples pieux de l’Écriture, nous trouverons que Dieu a établi différents niveaux d’autorité auxquels nous sommes invités à nous soumettre comme il se doit, selon Sa volonté (1 Pie. 2:15) et « pour l’amour du Seigneur » (1 Pie. 2:13). (Paul donne une instruction très similaire dans Romains 13, Éphésiens 5:21-6:9 et Colossiens 3:18-4:1.) Le croyant est censé avoir une bonne conduite pour la gloire de Dieu, en se soumettant aux autorités établies, que ce soit dans le gouvernement civil, dans les relations de service, ou à la maison et à l’église.

 

Pour les moniteurs: Après avoir exploré le sujet de la leçon, il serait très utile d’étudier les parallèles susmentionnés dans les écrits de Paul dans le but de voir la grande image canonique. Romains 13: 2 parle très sévèrementcontre ceux qui rejettent l’autorité que Dieu a établie, et prédit comment ils seront jugés (cf. 2 Pierre 2:9, 10; Jude 6 et 8). La classe devrait examiner les ramifications de ces conseils pour toutes les relations humaines.

 

Activité et discussion d’ouverture: Demandez aux élèves de lire ensemble 1 Pierre 2:13-15 et Romains 13:1-5. Discutez le parallélisme entre ces deux passages et comment ils se soutiennent et se renforcent mutuelle- ment. De quelles façons diverses ils introduisent Dieu et Sa volonté dans l’image d’ensemble? Ces passages donnent-ils voie libre aux individus, ou les investissent-ils d’autorité dans les bureaux ou les positions qu’ils détiennent? Expliquez. À quelle autorité supérieure ces individus, à leur tour, devraient- elles se soumettre?

ÉTAPE 2—Explorer

Pour les moniteurs: Comparez 1 Pierre 2:16 avec Galates 5:13. Quel point ces deux passages soulèvent-ils? Quel danger y a-t-il à penser que nous sommes libres de toute restriction ou loi? Voir 2 Pierre 2:18-20. Discutez avec laclasse à propos de l’argument de Paul dans Romains 6:15-22, sur les avantages d’être un esclave de la justice plutôt que d’être un esclave du péché. Comment ce type de raisonnement joue- t-il dans la plus grande discussiondans 1 Pierre 2 sur la soumission à l’autorité? Pourquoi Pierre termine-t-il le verset 16, qui commence par

« Comportez-vous en hommes libres » (TOB), en disant, « soyez des esclaves de Dieu »? Comment devrions-nous comprendre cette antino-

 

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mie (une contradiction apparente entre deux principes semblables qui semblent dire des choses contradictoires)?

Commentaire biblique

  1. Relationsemployeur-employé (Relisez 1 Pierre 1 2:18-20 avec votre classe.)

Après avoir discuté de la soumission à l’autorité en général, et à l’autorité civile en particulier, Pierre se tourne vers la question de la relation maitre-ser- viteur, qui s’adresse aux relations modernes employeur-employé. Le terme doulos comprend une variété de fonctions de serviteur ou d’esclave, mais fait plus communément référence à un travail individuel pour rembourser une dette. Dans tous les cas, le doulos devait loyauté, respect et loyaux services au maitre pour qui il travaillait. Ce qui était dû au maitre ne reposait pas sur la façon dont le serviteur était traité mais sur l’autorité du maitre et la respon- sabilité de l’employé à se soumettre à cette autorité. La soumission, malgré les mauvais traitements, était considérée comme louable, car elle révélait une conscience de Dieu comme Maitre ou ultime Autorité (cf. Eph. 6:5-9).

 

Considérez ceci: Quel effet ma relation avec mon employeur aura-t-elle sur ceux qui observent ma conduite quotidienne en tant que croyant?

  1. L’exemple de Christ (Lisez 1 Pierre 2:21-25 avec votre classe.)

Pierre insiste sur le fait que ceux de ses lecteurs qui enduraient des souf- frances en faisant le bien étaient appelés à suivre l’exemple de Christ qui a souffert pour eux, en faisant le bien. « Lui qui n’a pas commis de péché,      et dans la bouche duquel il ne s’est pas trouvé de fraude » (1 Pie. 2:22, Colombe). Pierre cite ici Ésaïe 53:9 comme une preuve que Christ faisait du bien, en ajoutant: « Lui qui, insulté, ne rendait pas l’insulte; souffrant, ne fai- sait pas de menaces, mais s’en remettait à Celui qui juge justement » (1 Pie. 2:23, Colombe). Puis Pierre emprunte à nouveau à la prophétie messianique d’Ésaïe 53, en concluant au verset 24: « Il a Lui-même porté nos péchés en Son corps, sur le bois, afin que, morts aux péchés, nous vivions pour la jus- tice; et c’est par Ses meurtrissures que vous avez été guéris » (NBS).

Le sacrifice substitutif que Jésus a fait nous impose une obligation de se comporter avec une humilité semblable, comme Il l’a fait, et avec empres- sement à souffrir  pour faire ce qui est juste.  La justification de Pierre dans  1 Pierre 2:25, explique que, bien que dans le passé nous fussions comme  des moutons qui s’égarent,  nous  sommes  maintenant  revenus  au  Berger et Gardien de nos âmes, et nous avons l’obligation de suivre Ses pas, tout comme les moutons qui suivent leur berger quand ils ont des relations signi- ficatives avec lui.

 

Considérez ceci: Jésus a enduré des souffrances en maintenant Son attention sur l’objectif (Hébreux 12:2). Quel objectif peut nous aider à supporter la

 

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souffrance avec succès comme Lui-même l’a fait?

III. Relations conjugales (relisez ensemble 1 Pierre 3:1-7.)

En poursuivant le thème de la soumission à l’autorité établie, Pierre aborde maintenant le cas des épouses, en leur demandant de se soumettre à leurs maris. Ce conseil est très similaire à celui donné par Paul, dans Éphésiens 5:22-33 et dans Colossiens 3:18, 19. Seulement, ici, Pierre inclut explicitement les épouses dont les maris sont non-croyants, ce qui élargit le cadre d’application. Il fait valoir que les maris non-croyants peuvent accepter Christ, sans parole, à cause de la bonne conduite de leurs épouses, grâce à la pureté et à la noblesse de leur vie (1 Pierre 3:1, 2).

Pierre continue de discuter de la beauté du caractère chrétien en parlant d’« un esprit doux et paisible » (1 Pie. 3:3, 4) que les femmes devraient démontrer, par opposition à l’exposition externe dans les cheveux, les vêtements et les bijoux. Puis, il cite l’exemple des « saintes femmes du passé » (1 Pierre 3:5), telles que Sarah, qui avaient beaucoup d’égard pour leurs maris et les obéissaient, et fai- saient ce qui est juste (1 Pierre 3:6). Enfin, Pierre s’adresse aux maris qui, « de même », devraient être attentifs à leurs épouses, les traitant avec un grand égard et du tact, et avec un grand respect à la relation du mariage, « en reconnaissant que les femmes sont des êtres plus faibles. Honorez-les comme cohéritières de  la grâce de la vie, afin que rien ne fasse obstacle à vos prières » (1 Pierre 3:7, Colombe).

 

Considérez ceci: L’expression « un être plus fragile » (Jérusalem), dans le verset 7 de certaines traductions, ne fait pas référence à la faiblesse physique ou émotionnelle. Elle se réfère au vase finement fait. Très probablement, c’est une référence àcomment les hommes devraient traiter les femmes, en se comportant envers elles, comme ils le feraient à une pièce précieuse, qui doit être manipulée avec beaucoup de soin et de considération pour qu’elle ne soit pas cassée inutilement.L’expression est une évaluation positive de la valeur de la femme et de la manière douce et attentionnée avec laquelle elle doit être traitée. Comment évaluons-nous l’importance des femmes dans notre vie?

Discussion:

Ê Comment devrions-nous montrer honneur pour les autorités civiles qui peuvent ne pas se comporter comme elles devraient, en harmonie avec les principes de faire du bien et de punir les actes répréhensibles?

Ë Pourquoi n’est-il pas légitime d’utiliser 1 Pierre 2:18-20 pour tenter de jus- tifier l’esclavage?

3 Quelles spécificités Pierre adresse-t-il dans sa discussion sur les relations époux-épouse?

ÉTAPE 3—Appliquer

Pour les moniteurs: Quand Pierre dit, dans 1 Pierre 2:17, « Honorez tout le monde » (LSG), il identifie trois groupes spécifiques à part serviteurs et

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maitres, maris et femmes, auxquels il s’adresse ensuite directement. Ce sont la famille (des croyants), l’empereur, et Dieu. Dieu est au plus haut niveau et doit être craint et honoré avec révérence, ce qui inclut l’adora- tion. L’empereur ou le roi, représente le plus haut niveau d’autorité sur la terre, et Il doit être honoré au-dessus des autres autorités civiles. La famille des croyants regroupe tous ceux qui sont sur le même pied d’égalité que nous-mêmes, car « Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme; car tous vous êtes un en Jésus- Christ » (Galates 3:28, LSG). Nous devons aimer cette famille d’église de Dieu et de Christ avec un amour désintéressé (agapē). Comment cette instruction résume-t-elle l’intention de Pierre?

À méditer:

Ê Pourquoi est-il important pour l’employé croyant de se soumettre au patron ou à l’employeur avec tout le respect dû, que celui-ci soit sévère  et injuste ou bon et attentionné?

Ë Comment se comporter si j’ai la conviction que j’ai été appelé à suivre les traces de Jésus dans la souffrance pour faire le bien?

Ì Comment dois-je être concentré sur la formation d’un caractère noble plutôt que sur la parure extérieure? Comment les saintes femmes du passé se rendaient-elles belles, selon Pierre?

Activité: Demandez aux membres de discuter des détails de la souffrance de Christ pour la justice et les moyens par lesquels nous pouvons suivre Ses traces.

ÉTAPE 4—Créer

Pour les moniteurs: Dans la discussion de Paul sur la soumission des uns aux autres (Eph. 5:21-6:9), tous les quatre exemples de soumission impliquent les relations dans lesquelles la soumission est monodi- rectionnelleet non réciproque: les épouses à leurs maris, l’église à Christ, les enfants à leurs parents et les serviteurs ou les esclaves à leurs maitres. On n’a jamais demandé aux maris de se soumettre à leurs épouses, ni Christ àl’église, ni les parents à leurs enfants, ni les maitres aux serviteurs. L’autorité et la soumission ne fonctionnent que dans un seul sens. Ce principe imprègne l’Écriture, et va jusqu’au ciel (1 Cor. 11:3) et, à certainségards, dans l’éternité (1 Cor. 15:28).

 

Activités: Demandez aux membres de créer un graphique représentant les rela- tions de l’Écriture qui impliquent l’autorité et la soumission, y compris  les relations au sein de l’humanité, entre terre et ciel et au sein de la famille céleste. Notez les passages de la Bible qui identifient ces relations. Observez comment ils s’insèrent dans le modèle des relations identifiées par Pierre dans cette leçon.

 

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*22–28 Avril

Vivre pour Dieu

 

(page 38 du guide standard)


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sabbat aprèS-Midi

Lecture de la semaine 1 Pierre 3:8-12; Gal. 2:20; 1 Pierre 4:1,

2; Romains 6:1-11; 1 Pierre 4:3-11; 2 Sam. 11:4.

L

 

Verset à  mémoriser:  «  Car  les  yeux  du  Seigneur  sont  sur les justes et ses oreilles sont attentives à leur prière, mais la face du Seigneur est contre ceux qui font le mal. » (1 Pierre 3:12, LSG).

 

es écrivains bibliques connaissaient la réalité de la nature humaine pécheresse. Comment pourraient-ils ne pas? Le monde est rempli de ce fait. En outre, ils étaient aussi conscients de leur propre nature

pécheresse (voir 1 Timothée 1:15). Ils savaient à quel point cela était sérieux; après tout, voyez ce que cela a couté pour résoudre le problème du péché – la croix de Jésus-Christ. Voilà combien la réalité du péché est profonde etgénéralisée.

Mais les écrivains bibliques étaient également très conscients de la puissance de Christ à changer notre vie et à faire de nous de nouvelles personnes en Lui.

Cette semaine, Pierre continue sur cette même piste: le genre de vie nouvelle que les chrétiens auront en Christ, après qu’ils se soient donnés à Lui et qu’ils aient été baptisés. En fait, le changement sera si grand que d’autres le remarqueront. Pierre ne dit pas que ce changement sera tou- jours facile; en effet, il parle de la nécessité de souffrir dans la chair (1 Pie. 4:1) afin d’avoir la victoire qui nous est promise.

Pierre continue de traiter d’un thème qui imprègne la Bible, la réalité de l’amour dans la vie d’un croyant en Jésus. « L’amour », écrit-il, « couvrira une foule de péchés » (1 Pierre 4:8, S21). Quand nous aimons, quand nous pardonnons, nous reflétons ce que Jésus a fait et fait encore pour nous.

* Étudiez cette leçon pour le sabbat 29 Avril.

 

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23 Avril

 

Être animé d’un même esprit

 

(page 39 du guide standard)


Lisez 1 Pierre 3:8-12. Que dit Pierre ici à propos de comment les chrétiens doivent vivre? Qu’est-ce qu’il a déjà dit dans 1 Pierre 2:20, 21 et qu’il répète?

 

 

 

 

 

 

Pierre commence en leur disant d’être tous « en esprit d’union » (homophrones). Il ne parle pas de l’uniformité, dans le sens que tout  le monde pense et agisse exactement de la même manière. Le meilleur exemple de cette idée se trouve dans 1 Corinthiens 12:1-26, où Paul     a fait remarquer que tout comme le corps est composé de plusieurs membres, tels que les mains et les yeux, mais forme toujours une unité intrinsèque, de même l’église se compose d’individus ayant différents dons spirituels. Pourtant, ils ont une unité de but et d’esprit dans le sens du fonctionnement de l’ensemble afin de former une communauté unie.

Bien sûr, cette unité n’est pas toujours si facile, comme l’histoire de l’église chrétienne l’a amplement montré (et malheureusement). Ainsi, il dit à ses lecteurs comment ils peuvent révéler et exprimer cet idéal chrétien.

Par exemple, les chrétiens doivent agir avec sympathie (1 Pierre 3:8). La sympathie signifie que lorsqu’un chrétien souffre, alors, d’autres souffrent avec lui; quand un chrétien se réjouit, les autres chrétiens se réjouiront avec lui (cf. 1 Cor. 12:26). La sympathie nous permet de voir le point de vue d’autrui, une étape importante pour l’unité. Pierre dit alors que nous devrions être « pleins d’amour fraternel » (1 Pierre 3:8, LSG). Jésus Lui-même a dit que l’amour est la marque distinctive de ses véritables disciples (Jean 13:35). Par ailleurs, Pierre dit que les chrétiens auront un cœur bienveillant (1 Pierre 3:8). Ils auront compas- sion des autres dans leurs difficultés et leurs défauts.

« Crucifiez vous-mêmes et estimez les autres plus que vous-mêmes. Ainsi, vous serez amenés en unité avec Christ. Devant l’univers céleste, devant l’église et devant le monde, vous porterez les preuves indu- bitables que vous êtes fils et filles de Dieu. Dieu sera glorifié dans l’exemple que vous définissez. » – Ellen G. White, Testimonies for the Church, vol. 9, p. 188.

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24 Avril

 

Souffrir dans la chair

 

(page 40 du guide standard)


Oui, Jésus est mort pour nos péchés, et notre espoir de salut se trouve seulement en Lui, dans Sa justice, qui nous couvre et nous amène à être comptés comme justes aux yeux de Dieu. À cause de Jésus, « vous avez accèsauprès de Dieu comme si vous n’aviez jamais péché. »  Ellen G. White, Le meilleur chemin, p. 60.

Mais la grâce de Dieu ne s’arrête pas avec une déclaration que nos péchés sont pardonnés. Dieu nous donne aussi le pouvoir de surmonter nos péchés.

Lisez 1 Pierre 3:18, 21 ; 1 Pierre 4:1, 2, ainsi que Romains 6:1-11.

Quel est le lien entre la souffrance et la victoire sur le péché?

 

 

 

 

Il y a un petit mot grec utilisé dans 1 Pierre 3:18 qui met l’accent  sur le caractère exhaustif du sacrifice de Jésus. C’est le mot hapax, qui signifie « une fois pour toutes. » Pierre  utilise hapax pour souligner  le caractère exhaustif de la souffrance de Jésus et Sa mort pour nous.

L’expression « ainsi donc » dans 1 Pierre 4:1 relie 1 Pierre 4:1, 2 à  ce qui vient d’être dit dans 1 Pierre 3:18-22. Dans ces premiers versets, Pierre fait remarquer que Christ a souffert pour nos péchés afin qu’Il puisse nous amener à Dieu (1 Pierre 3:18), et que le « baptême vous sauve » (1 Pie. 3:21).

Alors, le baptême est peut-être le meilleur contexte permettant de comprendre les paroles de Pierre « car celui qui a souffert dans la chair en a fini avec le péché » (1 Pierre 4:1). Par le baptême, le chrétien par- ticipe àla souffrance, à la mort et à la résurrection de Jésus. Le chrétien a fait un choix « de vivre, non plus selon les convoitises des hommes, mais selon la volonté de Dieu. » (1 Pierre 4:2, LSG). Ceci ne peut être accompli que par l’abandon quotidien de soi au Seigneur et la cruci- fixion de « la chair avec ses passions et ses désirs » (Galates 5:24).

Dans Romains 6:1-11, Paul dit que lors du baptême, les chrétiens sont unis avec Jésus dans Sa mort et Sa résurrection. Au baptême, nous sommes morts au péché. Nous devons maintenant faire de cette mort au péché une réalité dans notre vie. Les paroles de Paul: « Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus Christ » (Rom. 6:11), donnent le secret d’une vie chrétienne.

 

 

 

 

 

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Né de nouveau

 

25 Avril

 

(page 41 du guide standard)


En Christ, nous avons une nouvelle vie, un nouveau commencement. Nous naissons de nouveau. Si cela signifie quelque chose, surtout pour ceux qui ont accepté Christ après l’enfance, cela doit signifier qu’ils auront une vie différente de celle qu’ils menaient avant. Qui n’a pas entendu quelques histoires incroyables de ceux qui, après avoir mené une vie mondaine, ont connu une transformation radicale à cause de Jésus et de Sa grâce salvatrice?

En effet, après avoir parlé de la mort à soi-même et de la vie nouvelle que nous avons en Jésus (après avoir été baptisé dans Sa mort et res- suscité avec Lui), Pierre parle ensuite du genre de changements qu’un chrétien peut connaitre.

 

Lisez 1 Pierre 4:3-6. Quels changements se produisent dans la vie d’une personne, et comment d’autres répondent à ces changements?

 

 

 

 

Les termes utilisés par Pierre qui ont trait à l’abus d’alcool sont « l’ivro- gnerie » (LSG), « la dissolution », « l’excès de boire » (LSG), « les beuveries » (NBS). Pour utiliser la phraséologie moderne, disons que la fête est terminée. En fait, selon Pierre, le changement qu’éprouve un chrétien devrait être assez grand pour que ceux qui connaissaient le chrétien dans sa propre vie passée, trouvent « étrange » qu’il ne participe plus à ces mêmes dissipations (1Pierre 4:4). Ainsi, nous pouvons voir ici une opportunité de témoigner auprès des incroyants sans avoir à prêcher. Une vie chrétienne pieuse peut être plus qu’un simple témoignage, plus que tous les sermons du monde.

Que dit Pierre dans ces textes sur le jugement?

 

 

 

Ici, tout comme ailleurs dans la Bible (Jean 5:29, 2 Cor. 5:10, Heb. 9:27), Pierre indique clairement qu’un jour, Dieu jugera toutes les œuvres accomplies « dans la chair » (1 Pierre 4:2). Quand Pierre dit que « l’évangile a été aussi annoncé aux morts » (1 Pierre 4:6, LSG), il veut dire que même ceux qui sont maintenant morts, avaient l’occa- sion de connaitre la grâce salvatrice de Dieu, quand ils étaient vivants. Ainsi, Dieu peut les juger à juste titre.

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26 Avril

 

Les péchés de la chair

 

(page 42 du guide standard)


En énumérant les mauvaises choses que les gens avaient faites dans le passé, et qu’ils ont cessé de faire après qu’ils soient devenus croyants en Jésus, Pierre répertorie également ce que l’on pourrait qualifier de

« péchés sexuels. »

Lisez 1 Pierre 4:3. Quoi d’autre Pierre liste-t-il?

 

Deux mots ont une connotation sexuelle distinctive : « la dissolution » (aselgia, qui signifie « sensualité ») et « convoitises » (epithumia, ce qui signifie « luxure » ou « désir »).

Pourtant, c’est trop facile pour les chrétiens de donner une fausse impression sur la sexualité. La Bible n’est pas contre le sexe. Au contraire, c’est Dieu qui a créé le sexe, et Il a donné la sexualité à l’hu- manité commeune grande bénédiction. La sexualité était  en Éden, au commencement. « C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair. L’homme et sa femme étaient tous deux nus, et ils n’en avaient point honte » (Gen. 2:24, 25). La sexualité devait être un des éléments clés qui uniraient l’homme et la femme dans un engagement continu qui forme le meil- leur arrière-plan pour élever leurs enfants. Et cette proximité et intimité seraient le reflet de ce que Dieu voulait entre Lui-même et Son peuple (voir Jérémie 3, Ézéchiel 16, Osée 1-3).

À sa place correcte, entre un homme et une femme dans le mariage, la sexualité est une bénédiction profonde; au mauvais endroit, dans un contexte incorrect, elle peut être une des plus grandes forces destruc- trices dansle monde. Les conséquences dévastatrices immédiates de ces péchés sont au-delà du calcul humain. Qui d’entre nous n’est pas témoin des vies ruinées par l’abus de ce merveilleux don?

Qu’ont en commun les textes suivants? 2 Samuel 11:4, 1 Cor. 5:1,

Genèse 19:5, 1 Cor. 10:8.

 

 

 

 

Bien sûr, on n’a pas besoin de la Bible pour connaitre les histoires de douleur et de souffrance que le péché a causées.

Cependant, nous devons être prudents aussi. Certes, les péchés de cette nature peuvent avoir des effets fortement négatifs sur les gens, et la société a tendance à froncer les sourcils sur eux. Mais un péché est un péché et la mort de Christ couvre aussi les péchés sexuels. En tant que chrétien, vous devez être prudent, surtout dans ce domaine sensible, pour s’assurer que vous appliquez ceci : « ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu ver- ras comment ôter la paille qui est dans l’œil de ton frère » (Luc 6:42, LSG).

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L’amour couvre tout

 

27 Avril

 

(page 43 du guide standard)


Même à l’époque de Pierre, les chrétiens vivaient dans l’attente d’un proche retour de Jésus et de la fin de ce monde actuel. Nous le savons parce que dans 1 Pierre 4:7, il écrit : « La fin de toutes choses est proche.Soyez donc sages et sobres, pour vaquer à la prière » (LSG). En d’autres termes, soyez prêts pour la fin. Aussi, dans un sens très réel, la

« fin », autant que chacun d’entre nous est concerné, n’est jamais plus qu’un moment après que nous mourons. Nous fermons les yeux dans la mort, et – que ce soient des milliers d’années qui passent, ou quelques jours – la prochaine chose que nous savons est la seconde venue de Jésus et la fin de ce monde.

Selon Pierre, parce que la « fin de toutes choses » est à portée de main, comment les chrétiens devraient-ils vivre? Voir 1 Pierre 4:7-11.

 

 

 

 

 

En plus d’être sobres et attentifs dans la prière, les chrétiens doivent avoir « un amour constant les uns pour les autres, car l’amour couvre une multitude de péchés » (1 Pierre 4:8, TOB).

Que signifie cette assertion? Comment l’amour couvre-t-il le péché? Une clé pour comprendre cela se trouve dans le texte même que Pierre cite, Proverbes 10:12, qui dit: « La haine éveille des querelles; l’amour couvre toutes les offenses » (NBS). Quand nous nous aimons les uns les autres, nous serons plus disposés à pardonner à ceux qui nous offensent. L’amour de Christ L’amène à nous pardonner; notre amour doit nous conduire à pardonner aux autres.Là où abonde l’amour, les petits délits et même les fautes les plus grandes, sont plus facilement négligés et oubliés.

Pierre exprimait certainement la même idée que Jésus et Paul, qui disent que toute la loi se résume dans l’obligation d’aimer Dieu de tout notre cœur et d’aimer nos prochains comme nous-mêmes (Matthieu 22:34-39, Romains13:8-10).

Pierre invite aussi les chrétiens à être hospitaliers. La seconde venue peut-être proche, mais les chrétiens ne doivent pas abandonner les relations sociales à cause de cela. Enfin, quand les chrétiens parlent, ils doivent     le faire comme ceux qui parlent de la part de Dieu. En d’autres  termes, la gravité de l’époque réclame une communication sérieuse des vérités spirituelles.

 

 

 

 

 

« L’amour couvre une multitude de péchés. » Qui a péché contre vous? Comment pouvez-vous révéler l’amour nécessaire afin de

« couvrir » ce péché? Pourquoi est-ce à votre propre avantage de le faire?

 

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28 Avril

 

(page 44 du guide standard)


Réflexion avancée: « L’amour  patient  et  plein  de  bonté  ne fera pas d’un écart de conduite une offense impardonnable, ni ne donnera une importance capitale aux erreurs d’autrui. Les Écritures enseignent clairement que les offenseurs doivent être traités avec magnanimité et considération. Si on agit correctement, le cœur apparemment obstiné sera peut-être gagné au Christ. L’amour de Jésus couvre une multitude de péchés. Sa  grâce ne  conduit jamais  à exposer les torts d’autrui, sauf s’il est positif et nécessaire de le faire. » – Ellen G. White, Conseils aux éducateurs, aux parents et aux étudiants, p. 214. Pensez, par exemple, à l’histoire de Jésus et  la femme surprise en flagrant délit d’adultère (Jean 8:1-11). Nous voyons généralement cela comme une histoire de la grâce de Christ pour une femme déchue, et cela est vrai. Mais il y a aussi un élément plus profond. En confrontant les chefs religieux qui avaient conduit la  femme jusqu’à Lui, pourquoi Jésus écrit-Il au  sol «  les secrets  de leurs vies coupables » (Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 461),  les paroles pouvaient être instantanément effacées? Pourquoi ne les accuse-t-Il pas ouvertement, en déclarant devant tout le monde ce qu’Il savait de leurs propres péchés, ce qui aurait pu être tout aussi mauvais ou encore pire que cette femme? Au lieu de cela, Jésus leur a montré qu’Il connaissait leur hypocrisie et le  mal  de  leur cœur  et qu’Il n’allait pas les exposer devant  d’autres. C’était peut-être  une façon propre à Jésus de tendre la main à ces hommes, en leur montrant qu’Il connaissait leurs desseins et en leur donnant ainsi l’occasion d’être sauvés. Quelle leçon puissante pour nous lorsque nous devons faire face àceux qui ont péché.

Discussion:

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Histoire

Une vie transformée: 2e partie

Monsurat ne dit pas à ses amis où elle allait le samedi, mais ils ont remarqué des changements en elle. Elle était devenue plus responsable et retenue dans ses propos. Encore en vacances, Monsurat fréquenta l’église de son voisin. Ses parents remarquèrent qu’elle sortait le samedi et ils demandèrent où elle allait, mais elle ne leur répondit pas.

Quand la famille allait à la mosquée pour prier, Monsurat y allait aussi. Au lieu de réciter les prières qu’elle avait apprises il y a longtemps, elle priait Jésus dans son cœur. Sa mère remarqua qu’elle ne récitait pas les prières et elle lui demanda pourquoi. Monsurat décida qu’elle ne devrait plus cacher sa foi à ses parents. Elle devrait être honnête et leur dire qu’elle était devenue chrétienne.

Ses parents se mirent en colère. Ils l’interdirent de parler à son voisin chrétien ou d’aller à l’église. Ils exhortèrent ses amis et professeurs de faire ce qu’ils pouvaient pour la forcer à renoncer à sa foi chrétienne. Mais, bien que Monsurat voulait obéir à ses parents, elle a refusé d’abandonner son Jésus.

Enfin, le père de Monsurat lui dit qu’elle n’était plus sa fille. Elle   dût quitter la maison, et il ne paya pas pour les deux dernières années de ses études secondaires. Monsurat était terrifiée d’être laissée à elle seule. Maiselle pria et la paix de Dieu l’inonda. Elle s’appropria les pro- messes de Psaume 27 : 10: « Car mon père et ma mère m’abandonnent, Mais l’Éternel me recueillera » (LSG). Les membres de l’église aidèrent Monsurat à payer sa scolarité, et une amie qui vivait près de son école  la laissa vivre avec elle.

Monsurat essayait souvent de parler à ses parents, mais ils refusèrent d’écouter. Elle se sentait très seule. Les membres de l’église visitèrent la famille de Philippe, plaidant avec ses parents de laisser leur fille revenir à la maison. Enfin, les parents permirent à Monsurat de revenir.

Mais les choses n’allaient pas bien et Monsurat se rendit compte qu’elle ne pouvait pas continuer sa vie à la maison. Elle demanda à l’an- cien d’église ce qu’il faut faire, et il la conseilla de faire une demande pour étudier à l’Université adventiste du septième jour au Nigeria. Là, elle pouvait vivre et étudier en paix. L’église parrainerait et payerait ses frais d’étude.

Monsurat s’inscrivit à l’Université Babcock à la faculté d’infirmerie. Ses parents sont maintenant fiers de ce qu’elle a accompli, et ils l’ont même rendu visite plusieurs fois alors qu’elle était à Babcock. Monsurat prie qu’un jour sa famille accepte Jésus et elle espère que son histoire aidera les autres jeunes à rester fermes dans leur foi.

 

MOnsurat a étudié les sciences infirmières à l’Université Babcock au Nigeria.

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Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site

Web: www.AdventistMission.org


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La leçon en bref

 

Textes clés: 1 Pierre 3:8, 9; 4:7, 8

Objectifs:

Savoir: Comprendre que vivre une vie d’amour, d’harmonie, d’humilité et de compassion est la première priorité de chaque croyant.

Ressentir: Ressentir la responsabilité d’imiter l’exemple de Jésus en vivant pour les autres.

Agir: Choisir d’accepter l’appel de Christ à vivre les principes du gou- vernement de Dieu, dans lequel l’amour est le principe primaire et fon- damental.

Plan de l’étude:
  1. Vivreet aimer.

A Quels sont les cinq impératifs que Pierre recommande « définitive- ment » à ses lecteurs dans 1 Pierre 3:8?

B Quels sont les trois impératifs que Pierre ajoute dans 1 Pierre 4:7, 8, étant donné que la fin de toutes choses est à portée de main? Lequel est

« avant tout »?

 

II. Ressentir: Vivre la compassion de Christ.

A Qu’est-ce qui est nécessaire pour faire l’expérience de la sympathie, de l’amour et de la compassion pour les autres (1 Pierre 3:8)?

B Que signifie « aimez-vous de tout votre cœur » (1 Pierre 4:8, PDV)?

III. Agir: Accepter l’appel de Dieu.

A À quoi sommes-nous appelés, selon Pierre (dans 1 Pierre 3:9), afin que nous puissions hériter la bénédiction?

B Dans quel contexte Pierre demande-t-il à ses lecteurs d’être sages et sobres afin de pouvoir prier (1 Pierre 4:7)?

 

Résumé: Pierre fait appel à ses lecteurs, dans le contexte de l’imminence du jugement, à vivre à la hauteur de la vie de Christ, ce qui illustre l’amour, la sympathie, l’hu- milité, l’harmonie et la compassion, entre autres traits de caractère. Il considère cette norme de modélisation comme un appel de Dieu dans la vie d’un chrétien, qui se traduit par la bénédiction de Dieu.

 

 

 

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Cycle d’apprentissage

ÉTAPE 1—Motiver

Pleins feux sur l’Écriture: 1 Pierre 4:1, 2

Concept clé de croissance spirituelle: Jésus est notre exemple en toutes choses. Les souffrances qu’Il a subies Lui ont permis de vaincre le péché (comparez avec Hébreux 2:10; 5:8, 9). Notre souffrance pour Lui nous permettra de surmonter nos épreuves, de plus, nous apprendrons et grandirons par nos expériences. Pierre a dit: « car celui qui a souffert dans la chair en a fini avec le péché » (1 Pierre 4:1, Colombe). Cette expérience de croissance est clairement dans le contexte de faire ce qui est juste (1 Pie. 2:20, 21, 3:14, 17). On ne souffre pas pour faire ce qui est juste tout en chérissant les mauvaises habitudes. Seule la personne qui s’engage à abandonner le péché de la vie est prête à souffrir pour faire ce qui est bon. Ce rappel devrait servir d’encouragement à ceux des lecteurs de Pierre qui connaissaient la souffrance d’être fidèles à leurs convictions.

 

Pour les moniteurs: Un grand débat a eu pour sujet le contexte de la souffrance à laquelle Pierre se référait. Était-ce simplement des insultes, des calomnies et des propos malveillants? Ou s’agissait-il aussi de la violencephysique? Le point de vue de Pierre n’est pas axé sur le type de persécution, mais sur la raison de la persécution. Karen Jobes note que pour Pierre, « le destin de Christ est le destin du chrétien. » Au sujet de la raison de lapersécution, elle observe que « l’apôtre délimite soigneu- sement le type de souffrance en vue à celle provoquée par la persécution pour rien d’autre que le fait de porter le nom de Christ (4:14-16). » 1 Pierre (Grand Rapids, Mich.:Baker Academic, 2005), p. 45.

 

Activité et discussion  d’ouverture:  Demandez  aux  membres  de  lire 1 Pierre 3:13-17 ensemble. Discutez de ce que Pierre attend de ses lecteurs en ce qui concerne leur comportement en tant que témoins auprès des incroyants. L’essentiel pour euxétait de « sanctifiez dans [leurs] cœurs Christ le Seigneur » (1 Pierre 3:15, Colombe) et « en ayant une bonne conscience, afin que  même  l’on [les] calomnie, ceux qui diffament [leur] bonne conduite en Christ soient confondus. » (1 Pie. 3:16,Colombe).

 

ÉTAPE 2—Explorer

Pour les moniteurs: Dans le chapitre 3 de sa première épitre, versets 8 et 9, Pierre conclut son analyse sur la façon de vivre dans le monde, qui commence au chapitre 2, verset 11. En concluant avec l’expression to de telos (quisignifie « enfin », « en conclusion », ou « en résumé »), il

 

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fait appel à tous de vivre une vie d’harmonie, de sympathie, d’amour, de compassion et d’humilité. Les croyants ne doivent pas rembourser le mal pour le mal ou injure pour injure. Ils doivent plutôt répondre avec une bénédiction, car ils ont été appelés à ce mode de vie afin qu’ils puissent hériter une bénédiction. Tout ce qui suit, jusqu’à « Amen » à la fin de 1 Pierre 4:11, est dans ce contexte.

Commentaire biblique

  1. Hériter une bénédiction(Examinez 1 Pierre 3:8-12 avec votre classe)

Après avoir appelé ses lecteurs à vivre une vie semblable à Christ, Pierre cite Psaume 34:12-16 pour expliquer comment on peut hériter la bénédiction même face à l’opposition de ceux qui sont mauvais. Le secret est double: tout d’abord, il faut cesser de parler et de faire du mal et, au lieu de cela, faire du bien en poursuivant la paix (1 Pie. 3:10, 11). Deuxièmement, il faut faire confiance au Seigneur qui entend les prières des justes et les défend contre ceux qui font le mal (1 Pie. 3:12). David, qui a écrit le Psaume 34 alors qu’il fuyait loin de ceux qui voulaient le détruire, avait appris à faire confiance à Dieu et à rembourser le bien pour le mal. Lisez le Psaume entier et remémo- rez-vous le bon traitement de David à son ennemi, le roi Saül, et la bénédiction que David a héritée.

 

Considérez ceci: Qu’est-ce que je fais dans mes relations qui puisse conduire à l’héritage d’une bénédiction?

  1. Lebaptême: Mort dans la chair, vie en Esprit (Revoyez ensemble 1 Pierre 3:18-22.)

Ce passage difficile exige que nous ne perdions pas l’essentiel en raison des problèmes secondaires que Pierre introduit. Christ est mort pour nos péchés afin de nous amener à Dieu; et le baptême représente notre mort au péchéafin de nous amener à une nouvelle vie en Esprit. Par le baptême, nous participons symboliquement à la mort de Christ, à Son ensevelissement et à Sa résurrection à la vie nouvelle (cf. Romains 6:3, 4). Le baptême qui nous sauve,pas par un processus externe en se lavant les saletés du corps, mais par la résurrection de Christ et notre engagement à avoir une conscience claire aux yeux de Dieu (1 Pierre 3:21, 22).

La partie la plus difficile du passage, dans les versets 19 et 20, présente l’histoire du déluge afin d’utiliser l’idée de l’arche de Noé comme un symbole pour le baptême (1 Pie. 3:21). L’expression « les esprits en prison » (LSG) seréfère aux antédiluviens, « qui autrefois avaient été incrédules, lorsque la patience de Dieu se prolongeait, aux jours de Noé, pendant la construction de l’arche » (1 Pie. 3:20, LSG). Christ a prêché l’évangile en Esprit « à ceux qui sont morts » par la prédication de Noé pour qu’il y ait une base pour leur jugement (1 Pierre 4:6, LSG). Ils sont appelés esprits en prison parce qu’ils sont métaphoriquement tenus ou réservés pour le jugement au dernier jour (cf.

 

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2 Pierre 2:4, 9; Jude 6; Apo. 20:1-3).

Considérez ceci: Comment ai-je répondu à la prédication de Christ en Esprit par l’intermédiaire de Ses agents? Que puis-je faire pour coopérer avec Dieu pour s’assurer que ma réponse aboutit au salut, par opposition au fait d’être réservé pour le jugement?

III. Vivre en tenant compte du jugement (Lisez 1 Pierre 4:7-11 avec votre classe).

Pierre ferme maintenant sa section sur la façon de vivre comme des exilés et des étrangers dans le monde. Il appelle ses lecteurs à être conscients de la fin, à avoir conscience de l’imminence du jugement: « La fin de toutes choses est proche » (1 Pierre 4:7, LSG). Compte tenu de ce jugement, Pierre lance un appel au maintien de la clarté mentale nécessaire pour la prière efficace, et surtout, pour un amour profond pour autrui. Il puise dans les Proverbes 10:12, déclarant que l’amour couvre une multitude de péchés (cf. Jacques 5:20), ce qui signifie que l’amour « ne tient pas compte du mal [il ne porte aucune attention à un tort subi] » (1 Corinthiens 13:5, NBS). Dieu traite le croyant avec un grand amour. Notreresponsabilité, donc, est d’être de « bons dispensateurs des diverses grâces de Dieu » (1 Pie. 4:10, LSG). Ce service doit être rendu « selon la force que Dieu communique, afin qu’en toutes choses Dieu soit glorifié par Jésus-Christ » (1 Pie. 4:11, LSG).

 

Considérez ceci: Quelles preuves dans ma vie indiquent que je vis avec un senti- ment de l’imminence du jugement? Comment vivrais-je si je croyais que chaque jour était mon dernier jour?

Discussion:

Ê Quelles bénédictions nous sont parvenues parce que nous avons fait ce qui est juste et eu confiance en Dieu pour les résultats?

 

Ë Selon 1 Pierre 3:12 et 4:7, quel rôle joue la prière dans l’appel aux croyants à vivre avec une conscience claire de l’imminence du jugement?

 

 

ÉTAPE 3—Appliquer

Pour les moniteurs: Les chrétiens étaient souvent mal compris par leurs voisins et leurs communautés. Leurs réunions étaient souvent considérées comme des rites secrets parce qu’ils se réunissaient dans des maisons privées etadoraient de façon inhabituelle. Parce qu’ils mangeaient le « corps » et buvaient le « sang » de Celui qu’ils adoraient dans la célébration du repas du Seigneur  la sainte cène  ils furent accusés de cannibalisme. Parce qu’ils s’appelaient lesuns les autres « frères » et « sœurs », et célébraient les « fêtes de l’amour » et s’embrassaient comme des membres de la famille avec « un

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baiser d’affection » (1 Pierre 5:14, LSG), ils étaient également accusés de pratiquer l’inceste et divers autres vices immoraux. À cause de ces préju- gés à tort, Pierre veut que les croyants représentent le christianisme dans sa juste valeur devant leurs voisins afin qu’il n’y ait aucun malentendu ou base de fausses accusations. Puisque Christ était mis à mort bien qu’Il fût innocent de toute iniquité; les croyants ne devraient pas s’attendre à être traité mieux.

À méditer:

Ê Comment puis-je mettre à nues les fausses accusations de ma conduite ou de mes croyances?

 

 

Ë Comment dois-je vivre dans la conscience de la brièveté de la vie et de l’imminence du jugement?

 

 

Activité: Demandez aux membres de discuter de la perception de la communauté sur les Adventistes du septième jour et les possibles perceptions erronées sur les croyants adventistes. Comment des mesures proactives peuvent être prises pour éviter ou corriger ces préjugés? Comment pouvons-nous représenter Christ et Son église plus efficacement dans la communauté?

ÉTAPE 4—Créer

Pour les moniteurs: Plusieurs de ceux qui ont du mal à être acceptés dans leurs communautés ou qui font face à l’adversité dans leurs milieux sociaux se retrouvent traitant des questions de l’estime de soi ou même de la dépression. Les psychologues ont observé que l’un des meilleurs moyens de traiter de ces ques- tions est d’atteindre et de servir les autres. La joie et la satisfaction de servir les autres, qui sont peut-être moins heureux que soi, augmentent l’activité cérébrale enproduisant les endorphines, le dopamine et l’ocytocine, augmente le sentiment de plaisir, de bonheur et de contentement, et contribue à réduire la douleur et le stress. Les avantages de l’estime de soi se produisent lorsque ceux qu’on a servis vous remercient. Les conseils de Pierre d’aimer profondément, d’offrir l’hospi- talité, et d’utiliser tout don reçu de Dieu pour servir les autres, est infiniment en conformité avec ce moyen pour atteindre les bénédictions promises.

 

Activité: Encouragez la classe à créer une liste des impératifs et des injonctions dans 1 Pierre 3:8 – 4:11, ainsi qu’une autre liste des avantages et des bien- faits qu’on peut s’attendre à s’accumuler en raison de l’application des direc- tives. Discutez d’une ou de deux actions que la classe peut entreprendre afin de mettre en œuvre les conseils de cette leçon.

 

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École Missionnaire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Au Gabon, les Adventistes du      Septième         Jour     repré- sentent seulement 0,17 % de l’ensemble de la popul ation. Mais une école adven- tiste peut faire une grande différence           car                   des       ensei- gnants dévoués conduiront doucement            les                    élèves à Christ. Au Nigéria, plus de 2 000 étudiants, dont plusieurs non chrétiens, se réunissent dans une église trop petite sur le campus de l’Univer- sité Adventiste Babcock. Un grand centre multifonction- nel offrira l’espace néces-

 

saire pour la croissance spi- rituelle des étudiants. Vous pouvez œuvrer en partenariat avec ces écoles pour toucher les jeunes pour Christ. Nous vous remercions de votre gé- néreux soutien à l’offrande du treizième sabbat.


 

 

 

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Dites-moi une histoire

 

 

 

 

 

 

 

Nous ne sommes jamais trop jeunes ni trop vieux pour profiter d’une bonne histoire!

 

C

 

haque semaine, votre Mission trimestrielle contient des his- toires passionnantes et inspirantes de diverses cultures du

monde entier. Ces histoires peuvent être partagées partout, à  tout moment, à l’École du Sabbat, comme histoires des enfants, au culte, aux réunions des explorateurs, aux réunions de prière, et plus!

À ne pas manquer! Si votre école du  sabbat ou  votre église  ne reçoit pas les trimestriels de la mission pour les jeunes, les adultes et les enfants, il suffit d’envoyer un courriel à mission-quarterlies@gc.adventist.org pour vous abonner gratuitement! Ou télécharger votre copie aujourd’hui à adventistmission.org.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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*29 Avril–5 Mai

 

(page 46 du guide standard)


Souffrir pour Christ

 

 

Sabbat aprèS-Midi

Lecture de la semaine 1 Pierre 1:6, 3:13-22, 2 Timothée 3:12, 1

Pierre 4:12-14, 12:17, 1 Pierre 4:17-19.

L

 

Verset à mémoriser: «  C’est  à  cela,  en  effet,  que  vous  avez été appelés, parce que Christ Lui aussi a souffert pour vous et vous a laissé un exemple, afin que vous suiviez Ses traces » (1 Pierre 2:21, Colombe)

 

’histoire de la persécution dans les premiers siècles du christianisme est bien connue. La Bible elle-même, en particulier le livre des Actes, laisse entrevoir ce qui attendait l’église. La persécution, avec

la souffrance qu’elle apporte, est aussi une réalité claire dans la vie des chrétiens à qui Pierre écrit.

Dans le premier chapitre, Pierre affirme que « Vous en tressaillez d’al- légresse, quoique vous soyez maintenant, pour un peu de temps, puisqu’il le faut, affligés par diverses épreuves, afin que votre foi éprouvée  bien plusprécieuse que l’or périssable, cependant éprouvé par le feu  se trouve être un sujet de louange, de gloire et d’honneur, lors de la révélation de Jésus-Christ. » (1 Pierre 1:6, 7, Colombe). L’avant-dernier commentaire de l’épitretraite également de la même idée: « Le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés en Jésus-Christ à Sa gloire éternelle, après que vous aurez souffert un peu de temps, vous perfectionnera Lui-même, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables. » (1 Pierre 5:10, LSG).

Dans cette courte épitre, il n’y a pas moins de trois longs passages qui traitent de la souffrance de ses lecteurs pour Christ (1 Pierre 2:18-25, 3:13- 21, 4:12-19). De toute évidence, les souffrances causées par la persécution sont donc un thème majeur de 1 Pierre, et donc, nous devons en parler.

* Étudiez cette leçon pour le sabbat 6 Mai.

 

 

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Avril 30

 

(page 47 du guide standard)


La persécution des premiers chrétiens

Lisez 1 Pierre 1:6, 5:10. De quoi parle Pierre, et comment demande- t-il à ses lecteurs de faire face à ce qu’ils subissaient?

 

 

 

 

 

 

 

Pendant les premiers siècles, être un chrétien pouvait entrainer une mort horrible. Une lettre écrite à Trajan, empereur de Rome, illustre combien la sécurité des premiers chrétiens était précaire. La lettre était de Pline,qui était alors gouverneur de Pont et de Bithynie (111-113 apr. JC.), deux des régions mentionnées dans 1 Pierre 1:1.

Pline avait écrit à Trajan, demandant des conseils au sujet de ce qu’il fallait faire de ceux qui étaient accusés d’être des chrétiens. Il a expli- qué qu’il avait exécuté ceux qui insistaient sur le fait qu’ils étaient des chrétiens. D’autres avaient dit que, bien qu’ils eussent précédemment été des chrétiens, ils ne l’étaient plus, et alors, Pline leur avait permis de prouver leur innocence en leur disant d’offrir de l’encens aux statues de Trajan et à d’autres dieux, et de maudire Jésus.

Adorer un empereur vivant était rarement pratiqué à Rome, bien que dans la partie orientale de l’empire romain où étaient les destina- taires de 1 Pierre, les empereurs autorisaient et parfois encourageaient la consécration des temples pour eux-mêmes. Dans certains de ces temples se trouvaient des prêtres et des autels sur lesquels des sacri- fices étaient offerts. Quand Pline demanda aux chrétiens de prouver leur loyauté à l’empire en offrant de l’encens et en adorant la statue de l’empereur, il suivait une pratique de longue date en Asie mineure. Il y avait des moments au premier siècle où les chrétiens faisaient face aux menaces de mort pour le simple fait d’être chrétiens. Cela était particulièrement vrai sous les empereurs Néron (54 – 68 apr. JC.)

et Domitien (81 – 96 apr. JC.).

Cependant, la persécution dont parle 1 Pierre est d’origine plus locale. Des exemples spécifiques de la persécution sont rares dans la lettre, mais il peut s’agir notamment des fausses accusations (1 Pie. 2:12), des insultes et des reproches (1 Pierre 3:9, 4:14). Alors que   les épreuves étaient graves, elles ne semblent pas avoir  donné lieu aux peines d’emprisonnement ou de mort, du moins à ce moment-là. Malgré tout, vivre en tant que chrétiens mettait les croyants en contra- diction avec des éléments importants de la société au sens large du premier siècle, et ils pouvaient souffrir à cause de leurs croyances. Aussi, Pierre adressait-il une préoccupation majeure en écrivant cette première épitre.

 

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1er Mai

 

(page 48 du guide standard)


La souffrance et l’exemple de Christ

Lisez Pierre 3:13-22. Comment les chrétiens devraient-ils répondre à ceux qui les maltraitaient à cause de leur foi? Quel est le lien entre les souffrances de Jésus et les souffrances vécues par les croyants à cause de leur foi?

 

 

 

 

 

Quand Pierre dit: « D’ailleurs, quand vous souffririez pour la jus- tice, heureux seriez-vous! » (1 Pie. 3:14, Colombe), il ne fait que faire l’écho des paroles de Jésus: « Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice. » (Matthieu 5:10, LSG). Il dit ensuite que les chrétiens ne doivent pas craindre ceux qui s’attaquent à eux, mais ils doivent sanc- tifier (révérer) Christ comme Seigneur dans leurs cœurs (1 Pie. 3:15). Cette affirmation de Jésus dans leurs cœurs les aidera à vaincre la peur à laquelle ils font face à cause de ceux qui les maltraitent.

Il suggère alors que les chrétiens devraient toujours être en mesure d’expliquer l’espérance qu’ils ont, mais en le faisant d’une manière attrayante  avec douceur et crainte (le mot « crainte » est parfois traduit par « révérence »; (voir 1 Pierre 3:15, 16).

Pierre insiste sur le fait que les chrétiens doivent s’assurer qu’ils ne contribuent pas à donner aux autres une raison de les accuser. Ils doivent garder leur conscience claire (1 Pie. 3:16). Ce facteur est très important, parce que c’est ainsi que les accusateurs seront mis à nus face à la vie irréprochable du chrétien qui est accusé.

En clair, il n’y a aucun mérite dans la souffrance causée par notre propre inconduite (1 Pie. 3:17). C’est la souffrance pour avoir fait le bien, pour avoir fait la bonne chose, qui apporte une différence cruciale.

« Mieux vaut souffrir en faisant le bien, si telle est la volonté de Dieu, qu’en faisant le mal » (1 Pie. 3:17, Colombe).

Pierre a ensuite utilisé l’exemple de Jésus. Christ Lui-même a souf- fert pour Sa justice; la sainteté et la pureté de Sa vie étaient comme un constant reproche à ceux qui Le détestaient. S’il y a quelqu’un qui a souffert pour avoir fait le bien et non le mal, c’est Jésus.

Mais Sa souffrance a apporté aussi le seul moyen de salut. Il est mort à la place des pécheurs  le juste pour les injustes » 1 Pie. 3:18), afin que ceux qui croient en Lui aient la promesse de la vie éternelle.

 

 

 

 

 

 

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Les dures épreuves

 

2 Mai

 

(page 49 du guide standard)


Lisez 1 Pierre 4:12-14. Pourquoi Pierre dit qu’ils ne devraient pas être surpris de leur souffrance? Voir aussi 2 Timothée 3:12, Jean 15:18.

 

 

 

 

Pierre précise qu’être persécuté en tant que chrétien consiste à par- tager les souffrances de Christ. Ce n’est pas quelque chose d’inattendu. Au contraire, comme Paul écrira: « D’ailleurs, tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus-Christ seront persécutés » (2 Timothée 3:12, NBS). Jésus Lui-même a mis en garde Ses disciples sur les consé- quences de leur vocation: « Alors on vous livrera à la détresse et on vous tuera; vous serez détestés de toutes les nations à cause de Mon nom. Ce sera pour beaucoup une cause de chute; ils se livreront, ils se détesteront les uns les autres » (Matthieu 24:9, 10, NBS).

Selon Ellen G. White: « Il en sera de même pour tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus-Christ. L’adversité attend les chré- tiens pénétrés de l’Esprit du Sauveur. Le caractère de la persécution varie suivant lesépoques, mais le principe  l’esprit qui le caractérise

 est le même que celui qui, depuis le temps d’Abel, a fait mourir les

élus du Seigneur. » – Conquérants pacifiques, p. 514.

Lisez Apocalypse 12:17. Qu’est-ce qu’il dit sur la réalité de la persécu- tion des chrétiens dans les derniers jours?

 

 

 

 

Sans doute, pour un chrétien fidèle, la persécution peut être une réalité omniprésente, comme ce que Pierre décrit ici à l’attention de ses lecteurs sur

« la persécution violente » à laquelle ils étaient confrontés.

Le feu était une bonne métaphore. Le feu peut être destructeur, mais il peut également nettoyer les impuretés. Cela dépend de ce que le feu consume. Les maisons sont détruites par le feu; l’argent et l’or sont purifiés par lui. Bien qu’on ne doive jamais s’exposer volontairement à la persécution, Dieu peut en faire ressortir du bien. Ainsi, Pierre dit à ses lecteurs (et à nous): Oui, la persécution est mauvaise, mais ne vous découragez d’elle comme si c’était quelque chose d’inattendu. Bravez toute chose par la foi.

 

 

 

 

 

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3 Mai

 

(page 50 du guide standard)


Le jugement et le peuple de Dieu

Comparez 1 Pierre 4:17-19 avec Ésaïe 10:11, 12 et Malachie 3:1-6.

Qu’ont ces textes en commun?

 

 

 

 

 

Dans tous ces passages, le processus de jugement est dépeint comme commençant par le peuple de Dieu. Pierre relie encore les souf- frances de ses lecteurs au jugement de Dieu. Pour lui, les souffrances qu’éprouvent les chrétiens peuvent n’être rien de moins que le juge- ment de Dieu, qui commence par la maison de Dieu. « Ainsi, que ceux qui souffrent selon la volonté de Dieu, remettent leur âme au fidèle Créateur en faisant le bien » (1 Pie. 4:19, Colombe).

Lisez Luc 18:1-8. Comment cela nous aide-t-il à comprendre le juge- ment de Dieu?

 

 

 

Aux temps bibliques, le jugement était généralement une chose très désirée. L’image de la pauvre veuve dans Luc 18:1-8 capture la plus grande attitude vis-à-vis du jugement. La veuve sait qu’elle gagnerait le jugement, si seulement elle pouvait trouver un juge pour examiner son cas. Elle manque d’argent et d’influence pour faire entendre sa cause, mais elle convainc finalement le juge de l’écouter et de lui donner ce qu’elle mérite. Jésusdit: « Et Dieu ne fera-t-Il pas justice à Ses élus, qui crient à Lui jour et nuit, et tardera-t-Il à leur égard? » (Luc 18:7, LSG). Le péché a apporté le mal dans le monde, et le peuple de Dieu au cours des âges a longtempsattendu que Dieu rende justice pour toute chose.

« Qui ne craindrait, Seigneur, et ne glorifierait Ton nom? Car seul Tu es saint. Et toutes les nations viendront, et se prosterneront devant Toi, parce que Tes jugements ont été manifestés. » (Apocalypse 15:4, LSG).

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Foi dans l’adversité



4 Mai



(page 51 du guide standard)



Comme nous l’avons vu, Pierre écrivait aux croyants qui souffraient à cause de leur foi. Et comme l’a montré l’histoire chrétienne, les choses n’ont fait que s’empirer, du moins pendant un certain temps. Surement, plusieurs chrétiens dans les années qui ont suivi ont trouvé de la consolation et du réconfort dans ce que Pierre avait écrit. Sans doute, beaucoup le font aujourd’hui aussi.


Pourquoi la souffrance? Bien sûr, c’est une question séculaire. Le livre de Job, l’un des premiers livres de la Bible à être écrit, a pour thème central la souffrance. En effet, s’il y a quelqu’un (en dehors de Jésus) qui ait souffert non pas comme « meurtrier, ou voleur, ou mal- faiteur, ou comme s’ingérant dans les affaires d’autrui » (1 Pie. 4:15, LSG), la personne devrait être du genre de Job. Après tout, Dieu dit   de lui: « As-tu remarqué Mon serviteur Job? Il n’y a personne comme lui sur la terre; c’est un homme intègre et droit, craignant Dieu, et se détournant du mal. » (Job 1: 8, LSG). Et pourtant, voyez la souffrance que Job avait endurée, non pas parce qu’il était mauvais, mais parce qu’il était bon!


Comment ces textes aident-ils à répondre à la question de l’origine de la souffrance? 1 Pierre 5:8, Apo. 12:9, 2:10.




La plus courte réponse est que nous souffrons parce que nous sommes dans le grand conflit entre Christ et Satan. Ce n’est pas une simple métaphore, un symbole simple pour représenter le bien et le mal dans nos natures. Il y a un véritable diable, un véritable Jésus et un véritable combat pour le gain des humains.


Lisez 1 Pierre 4:19. Comment ce que Pierre a écrit ici peut-il nous aider dans tout ce que nous avons comme épreuve?




Quand nous souffrons, surtout quand cette souffrance n’est pas la consé- quence directe de nos propres iniquités, nous posons naturellement la ques- tion que Job avait posée, à plusieurs reprises: pourquoi? Et, comme c’est souvent le cas, nous n’avons pas une réponse. Comme le dit Pierre, tout ce que nous pouvons faire, même au milieu de nos souffrances, c’est de confier nos âmes à Dieu, en ayant confiance en Lui en tant que notre « Créateur fidèle », et continuer à « faire le bien » (1 Pie. 4:19, LSG).



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5 Mai



(page 52 du guide standard)



Réflexion avancée: La leçon de dimanche a parlé de la per- sécution des chrétiens. Voici un extrait plus complet de la lettre écrite à l’empereur au sujet des souffrances des chrétiens aux premiers siècles:


« La méthode que j’ai observée vis-à-vis de ceux qui étaient dénoncés en tant que chrétiens est la suivante: je les interrogeais s’ils étaient chrétiens; s’ils avouaient, je répétais encore la question deux fois, en ajoutant la menace de la peine capitale; s’ils persévéraient toujours, je commandais qu’ils soient exécutés. Pour tout ce qui pourrait être la nature de leur croyance, je pouvais au moins sentir sans doute la contu- mace et l’obstination inflexible qui méritaient ce châtiment.


Ceux qui niaient être ou avoir déjà été chrétiens, qui répétaient après moi une invocation aux dieux et en offrant l’adoration, du vin et de l’encens, à votre image, que j’avais commandée pour être présentée à cette fin, ainsi que celles des dieux, et qui maudissaient enfin Christ


– ces actes qu’aucun de ceux qui sont vraiment chrétiens ne pouvaient être forcés de faire – je jugeais bon de les mettre en liberté. D’autres qui avaient été nommés par cet informateur et qui avaient d’abord avoué être des chrétiens et ensuite refusé de l’être; certes, ils avaient été de cette persuasion, mais ils avaient quitté le rang des chrétiens depuis près de trois ans, et d’autres plusieurs années déjà, et d’autres encore il y a plus de vingt-cinq ans. Ils adoraient tous votre statue et les images des dieux et maudissaient le Christ. » – Pliny Letters (London: William Heinemann, 1915), book 10:96 (vol. 2, pp. 401–403) .




Discussion:





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Histoire


Dieu est un mari fidèle: 1e partie


Mon mari est décédé subitement quand j’avais 28 ans, me laissant seule avec cinq enfants au bas âge, avec aucun revenu, ni de maison,   ni emploi et plusieurs factures. J’étais tellement découragée que j’ai demandé à Dieu de me laisser mourir aussi.


Je suis Elise Gwet, et je vis au Cameroun en Afrique de l’Ouest. Mon mari et moi participions aux réunions d’évangélisation ensemble et étions convaincus que l’Église Adventiste du Septième Jour est la véritable église de Dieu, qu’elle enseigne les vérités de la Bible. Il avait rejoint l’Église Adventiste à l’époque, mais je ne m’étais pas encore engagé parce que j’étais préoccupé par la réaction de ma famille. Pendant un an, je résistai au doux plaidoyer de mon mari et à l’appel de l’Esprit Saint et continuai à aller à l’église de ma famille le dimanche. Mais Dieu s’est adressé à moi et mon mari m’a amenée doucement. Ensemble, ils ont touché mon cœur. Mon mari n’a pas traité durement les enfants ou moi parce que nous n’adorions pas avec lui. Quand je faisais cuire des aliments impurs, il ne se mettait pas en colère mais me disait tranquillement qu’il ne mangeait pas ces aliments. Il ne m’a jamais forcée à observer le sabbat mais il m’encourageait à finir le travail ménager, le shopping et la cuisine le vendredi. Il voulait me faire reposer le sabbat, même si je n’allais pas à l’église. Mon mari m’a


gagné à l’église par le biais de ses actions et de son amour.


Finalement j’ai commencé à aller à l’église avec lui. Son attitude     et l’Esprit Saint ont travaillé ensemble pour me convaincre de mes erreurs. Les membres de l’Église Adventiste priaient aussi pour moi.  Ils venaient me rendre visite, priaient et chantaient avec moi. J’étais touchée par leurs actions, au point que je ne pouvais plus résister.


Un sabbat matin, j’ai surpris mon mari et lui ai dit que les enfants et moi allions à l’église avec lui. Il était si heureux ! Quand nous sommes arrivés à l’église, les membres étaient ravis de nous voir. Je commençai à étudier dans la classe baptismale et pris ma décision d’être baptisée. Le jour de mon baptême, mon mari dit que sa joie était complète.


Il avait une épouse fidèle, une force de la foi, et enfin, la famille était réunie dans la vérité. Ce jour-là, il dit que si quelque chose arrivait à nous séparer, s’il devait mourir un jour, il espérait que je sois fidèle      à Dieu et à l’église. Mais que se passerait-il? Me demandais-je. La famille était en bonne santé, nous avions un abri et de la nourriture. Qu’est-ce qui peut arriver de grave?


À suivre...






Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org



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La leçon en bref



Texte clé: 1 Pierre 4:12-14, 19


Objectifs:

Savoir: Saisir le concept que les épreuves et les souffrances font partie de la foi du disciple de Christ et sont à considérer comme un privilège et une bénédiction.


Ressentir:  Éprouver de la joie en sachant que les épreuves font partie  du plan de Dieu pour sauver les pécheurs.


Agir: S’engager à s’abandonner au Créateur fidèle et à continuer à faire le bien.



Plan de l’étude:

  1. Savoir: S’attendre aux épreuves et aux souffrances.

A Pourquoi les croyants doivent-ils s’attendre aux épreuves comme un élément normal de la vie chrétienne?


B Comment le conseil de Pierre s’accorde-t-il avec d’autres textes du Nouveau Testament? (Voir Matthieu 5:10-12; 24:9; Jean 15:20; 2 Cor.


12:10; 2 Timothée 3:12; 1 Pierre 1:6, 7; Jacques 1:2-4, 12.)



  1. Ressentir: Se réjouir en endurant les épreuves.

A Pourquoi, selon Pierre, un croyant doit-il se réjouir dans les épreuves? B Comment devrions-nous répondre à ceux qui nous insultent à cause du nom de Christ?



III. Agir: S’engager à être fidèle.

A Quelle est la différence entre le désir d’être fidèle et un engagement à être fidèle?


B Pourquoi Pierre mentionne-t-il notre Créateur « fidèle » (1 Pie. 4:19)? (Comparez avec Apo. 3:14). Quelles sont les implications de notre enga-


gement à être fidèles?



Résumé: Les lecteurs de Pierre devraient s’attendre aux dures épreuves qui viendraient sur eux afin de les tester, « Car c’est le moment où le jugement commence par la maison de Dieu. » (1 Pie. 4:17, NBS). Ils ne devraient pas voir la persécution comme une chose étrange, mais plutôt, se réjouir qu’ils participent aux souf- frances de Christ en se soumettant à un Créateur fidèle et en continuant à faire ce qui est juste.



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Cycle d’apprentissage


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: 1 Pierre 4:12, 13, 19


Concept  clé de croissance   spirituelle: Dieu qui  voit la fin dès le début, sait tout ce qui est meilleur pour nous et pour notre croissance spirituelle. Il voit le processus formateur que les épreuves et les tentations apportent dans notre vie (1 Pierre 1:6, 7; Jacques 1:2-4). Tout comme Jésus a appris l’obéissance et atteint la perfection du caractère par le biais de ce qu’Il a souffert (Heb. 2:10 ; 5:8, 9), de même, nous pouvons aussi atteindre la maturité spirituelle en participant à la même chose, si nous nous sou- mettons au Dieu fidèle, tout comme Lui, et continuons à faire ce qui est bon. Ce processus de perfectionnement du caractère par la souffrance est une volonté miséricordieuse de Dieu pour nous (1 Pie. 4:19).


Pour les moniteurs: De nombreux commentateurs ont noté une pause apparente dans le texte de 1 Pierre entre 4:11 et 4:12. Le verset 11 se termine par une doxologie et « Amen. » Le verset 12 s’ouvre par un nom d’adresse, comme si Pierre introduisait une nouvelle discussion basée sur un évènement récent. Certains ont suggéré que peut-être ce mot vient à Pierre suite aux persécutions survenues à Rome à l’époque de l’empereur Néron (64 apr. JC.) et que Pierre voit cette conflagration se développer en une « épreuve ardente » pour ses lecteurs. Le temps serait juste venu pour cet évènement, bien que nous n’ayons aucun moyen de savoir si Pierre faisait référence ici à la persécution de Rome. En tout cas, Pierre prévoit un développement imminent de la persécution que les croyants vont bien- tôt affronter. Il voit également ces persécutions comme un phénomène inévitable dans la séquence des évènements eschatologiques : « la fin de toutes choses est proche » 1 Pierre 4:7. Il s’inspire d’Ézéchiel 9:6 pour sa conclusion: « Car c’est le moment où le jugement commence par la maison de Dieu. » (1 Pie. 4:17, NBS). Jésus Lui-même n’avait-Il pas prédit un tel scénario? (Matthieu 24:9, Jean 16:2).



Activité et discussion d’ouverture: Demandez aux élèves de lire 2 Timothée 3:12. Discutez des facteurs qui tendent à conduire à la persécution du peuple fidèle de Dieu. Qu’est-ce qui pourrait expliquer le fait que les membres de la classe subissent ou ne subissent pas la colère du dragon comme décrite dans Apocalypse 12:17.


ÉTAPE 2—Explorer


Pour les moniteurs: La grammaire du texte grec de 1 Pierre 4:12 ne dit pas clairement si l’épreuve ardente est une expérience présente, une expérience qui ne fait que commencer ou une expérience qui se trouve encore dans l’avenir pour les lecteurs de Pierre. L’épreuve du feu (pyrō-


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sis) est décrite avec deux adjectifs, qui pourraient évoquer le présent (ils décrivent des évènements déjà en cours), le présent tendanciel (décrivant les évènements sur le point de se produire) ou le présent futuriste (décri- vant les évènements qui se situent toujours dans le futur mais considérés comme prévus dans le présent). Toutefois, le commentaire de Pierre au verset 17, qu’il est temps pour que le jugement commence, a un sens ten- danciel assez clair. En outre, les propositions au conditionnel introduites par « si » dans les versets 14-16, suggèrent un évènement qui est prévu, mais qui n’a pas encore eu lieu.


Commentaire biblique


  1. Notre attitude envers la souffrance (Relisez 1 Pierre 4:12, 13 avec votre classe)

Pierre soulève deux points clés dans 1 Pierre 4:12, 13. L’un des points  est que nous ne devrions pas être surpris par les épreuves et les souffrances comme si c’était une chose étrange, dans tous les cas, nous avons été pré- venus (Jean 15:18-21, 16:2-4). L’autre point est que nous devrions nous réjouir quand ces souffrances viennent, parce que nous avons le privilège de participer aux souffrances de Christ. Quand Sa gloire sera révélée (lors de Son avènement), notre joie sera encore plus grande (1 Pierre 1:6, 7; Jacques 1:2-4). Il n’y a rien que nous ne pouvons pas supporter par la grâce de Dieu, si nous maintenons cette attitude.



Considérez ceci: Comment devrions-nous répondre aux épreuves ou aux souffrances? Pourquoi ces choses ne devraient-elles pas nous surprendre?


  1. Notre expérience dans la souffrance (Revoyez 1 Pierre 4:14-16 avec votre classe.)

Les versets 14 et 16 contiennent deux propositions au conditionnel intro- duites par « si », chacune d’elles relatant des faits de vie réelle (en grec), et donc, supposant des insultes et des souffrances comme des faits, qu’ils soient présents ou dans l’avenir anticipé. Pierre conseille à ses lecteurs quant à comment ils devraient traiter les expériences réelles, en voyant les insultes pour le nom de Christ comme une bénédiction et la souffrance en tant que chrétien comme un objet de louange à Dieu. Dans l’intervalle, au verset 15, Pierre utilise une construction impérative prohibitive, qui a un sens de futur volitif, pour informer ses lecteurs qu’aucun d’eux ne devrait souffrir d’actes répréhensibles. Au contraire, ils devraient souffrir la tête haute en tant que chrétiens, reconnaissant qu’ils sont privilégiés à porter le nom de Christ.



Considérez ceci: Le terme « Chrétien » n’est utilisé que dans le Nouveau Testament, et il n’apparait qu’ici et dans Actes 1: 26 et 26: 28. Les non-chré- tiens l’utilisent généralement comme un terme de mépris. À l’époque des apôtres, comment le fait de souffrir pour ce qui est juste aurait aidé à réo-



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rienter l’utilisation du terme?


III. Un temps de jugement (Relisez 1 Pierre 4:17, 18, avec votre classe).


Dans 1 Pierre 4:17, Pierre fournit la justification de la raison pour laquelle ses lecteurs doivent s’attendre à une épreuve de feu en ce moment. Il l’a déjà expliqué,


« la fin de toutes choses est proche » (1 Pierre 4:7). Dans son eschatologie, il envisage un jugement précédant la venue, comme celui prophétisé par Ézéchiel 9, qui commencera par la maison de Dieu (maintenant l’église plutôt que le temple). Ce jugement purifiera les membres de la maison de Dieu en séparant les méchants de ceux « qui soupirent et qui gémissent à cause de toutes les abominations qui s’y commettent. » (Ézéchiel 9:4, LSG). L’épreuve ardente de la persécution assumera une telle fonction. Ézéchiel 9:6 rapporte les paroles de l’homme vêtu de lin: « Commencez [le massacre] par Mon sanctuaire! Ils commencèrent par les anciens qui étaient devant la maison ». En citant Proverbes 11:31 pour cadrer le contexte, Pierre demande: « Or, si c’est par nous qu’il [le jugement] commence, quelle sera la fin de ceux qui n’obéissent pas à l’évangile de Dieu? » (1 Pie. 4:17, LSG).



Considérez ceci: Dans Ézéchiel 8, nous lisons que Dieu montre au prophète, en vision, quatre grandes choses détestables qui sont commises dans la maison de Dieu (le temple de Jérusalem), au point de L’irriter. Ézéchiel 9 rapporte le juge- ment de Dieu sur Son peuple qui a commis ces abominations dans Sa maison. Dieu demande à l’homme vêtu de lin avec l’encrier du scribe à ses côtés : « Passe au milieu de la ville, au milieu de Jérusalem, et fais une marque sur le front des hommes qui soupirent et qui gémissent à cause de toutes les abominations qui s’y commettent » (Ézéchiel 9:4, LSG). Puis, six hommes avec des armes de des- truction dans leurs mains furent incités à suivre l’homme vêtu de lin à travers la ville et de tuer tous sans pitié. « Mais n’approchez pas de quiconque aura sur lui la marque » (Ézéchiel 9:6, LSG). Pierre voit en cela une illustration du jugement commençant par la maison de Dieu. Que symbolise cette marque, et pourquoi le peuple de Dieu cherchera avec ferveur à la recevoir?


Discussion:

Ê Quelle est notre attitude envers les épreuves et les souffrances dans notre vie?




Ë Pourquoi devons-nous nous confier à Dieu comme notre fidèle Créateur et continuer à faire ce qui est juste, tout en luttant contre les épreuves difficiles?




ÉTAPE 3—Appliquer


Pour les moniteurs: Pierre écrit, en citant Proverbes 11:31: « Et si le juste


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se sauve avec peine, que deviendront l’impie et le pécheur? » (1 Pie. 4:18, LSG). Cette condition est pourtant une réalité, car en effet, c’est avec peine qu’une personne juste sera sauvée. Que veut dire l’Écriture par cette déclaration? Certains ont insisté sur le fait qu’il est plus facile d’être sauvé que d’être perdu. Comment le chrétien doit-il comprendre cette problé- matique?

À méditer:


Ê Si je me trouve en train de me demander pourquoi je devrais endurer des épreuves dans la vie, pourquoi cette attitude est-elle mauvaise?


Ë Qu’est-ce qui doit arriver dans ma vie pour me permettre d’avoir la bonne attitude lors des épreuves à venir? Comment répondrais-je actuelle- ment à ces épreuves?


Ì Comment Dieu est-Il un Créateur fidèle et digne de confiance dans ma propre vie?



Activité: Discutez avec la classe à propos des régions du monde où les chré- tiens souffrent actuellement pour leur foi et de la façon dont ils font face à la persécution. Organisez des groupes de prière pour intercéder pour eux et pour les membres de la classe qui font face ou qui feront bientôt face aux épreuves.


ÉTAPE 4—Créer


Pour les moniteurs: Bon nombre des membres de votre classe n’ont jamais connu personnellement une persécution importante pour le nom de Christ, bien que la plupart aient pu faire face à quelques épreuves de la vie. Pierre ne parle pas ici des épreuves à caractère général, mais de la persécution spécifiquement pour le fait d’être un chrétien (1 Pie. 4:14, 16). Cela peut être nécessaire de prendre des exemples réels de persécution afin de faire preuve d’empathie avec  la situation des premiers lecteurs de Pierre. Il serait utile de partager quelques histoires contemporaines de la vie réelle avec les membres de la classe afin qu’ils sentent l’importance de ce que d’autres tra- versent encore aujourd’hui. Ces histoires peuvent être téléchargées sur www.opendoorsusa.org/christian-persecution/stories.


Activités: Si possible, exposez une carte du monde sur un grand tableau ou un sup- port similaire. Commencez à identifier les zones du monde où les histoires de persécution pour le nom de Christ sont en cours. Engagez-vous à prier d’une manière continue pour les croyants dans ces lieux, en exaltant même les noms des personnes qui subissent une persécution pour leur foi.




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* 6–12 Mai



(page 56 du guide standard)



Le leadeurship serviteur




Sabbat aprèS-Midi


Lecture de la semaine 1 Pierre 5:1-10, Actes 6:1-6, Jérémie 10:21, Matthieu 20:24-28, Prov. 3:34, Apo. 12:7-9.


L


Verset à  mémoriser:  « Et déchargez-vous  sur Lui de tous vos soucis, car Lui-même prend soin de vous » (1 Pierre 5:7, LSG).



es études sur la plupart des églises prospères soulignent presque toujours l’importance d’un leadeurship efficace. Ce leadeurship prend sa vision en Dieu et en Sa parole et prévoit la possibilité


pour tous les membres de la congrégation d’exercer leurs propres dons spirituels dans la poursuite du mandat évangélique. Mais le leadeurship ecclésiastique a des défis de taille. Les églises sont généralement diri- gées par des bénévoles qui donnent souvent de leur temps, bien qu’ils soient déjà occupés dans d’autres activités. Les membres peuvent « voter avec leurs pieds » en cessant de venir à l’église si jamais quelque chose qu’ils ne peuvent pas supporter arrive. Par ailleurs, un leadeur chrétien efficace doit également être profondément spirituel. Et nous ne devons pas oublier que Pierre a écrit aux églises qui subissent des persécutions. Le leadeur ecclésiastique est particulièrement vulnérable à ces moments d’épreuve. Qui alors est équipé pour cette tâche?


Dans 1 Pierre 5:1-10, Pierre aborde la question du leadeurship chrétien au niveau local. Dans ces versets, il écrit à propos de cer- taines caractéristiques essentielles nécessaires, non seulement pour les leadeurs locaux, mais aussi pour les membres. Ses paroles sont aussi pertinentes pour nous aujourd’hui qu’elles l’étaient alors.


* Étudiez cette leçon pour le sabbat 13 Mai.



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7 Mai



(page 57 du guide standard)



Les anciens dans l’église primitive



Cherchez les textes suivants: Actes 6:1-6, 14:23, 15:6, 1 Timothée 5:17, 1 Pierre 5:2. Quelles idées nous donnent ces versets concer- nant les défis de l’église primitive et le rôle de ses dirigeants?






Un grand groupe de personnes devenant croyants et rejoignant l’église est une grande bénédiction de Dieu. Pourtant, comme le montre l’ex- périence des premiers chrétiens, la croissance rapide peut apporter des problèmes.


Par exemple, Actes 1-5 rapporte l’action du Saint-Esprit et la conversion d’un grand nombre de personnes au christianisme. Actes 6:1-6 montre le résultat: le groupe est devenu trop grand pour son leadeurship, et il fallait mettre des structures en place afin de gérer les fonctions quotidiennes de l’église.


La question qui exposait cette faiblesse dans la structure organisation- nelle d’une direction était une plainte de discrimination. Le groupe de chrétiens de langue grecque s’est plaint que ses veuves étaient négligées dans la distribution quotidienne des vivres. En réponse, un groupe de per- sonnes, les diacres, ont été nommés spécialement pour aider les 12 Apôtres dans la gestion des ressources de l’église.


Il est vrai que l’église primitive était dirigée par l’Esprit Saint, d’une manière spéciale. Mais même dans ce cas, il était nécessaire de mettre en place des structures à l’église. Un groupe clé de dirigeants dont l’église avait besoin très tôt était les anciens, qui étaient établis dans chaque congrégation locale. En effet, la nomination des anciens pour diriger ces nouveaux groupes de chrétiens était quelque chose que Paul et Barnabas faisaient régulièrement alors qu’ils allaient dans des endroits où les gens n’avaient pas encore entendu parler de Jésus (Actes 14:23).


Les anciens avaient plusieurs rôles différents dans le christianisme primitifs. En tant que dirigeants de leur communauté locale, de temps en temps, ils agissaient comme instructeurs dans l’enseignement aux nou- veaux convertis. Ils prêchaient et assuraient les choses nécessaires au bie- nêtre de la communauté de foi (Actes 15:6, 1 Timothée 5:17, 1 Pierre 5:2).










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Les anciens



8 Mai



(page 58 du guide standard)



Lisez 1 Pierre 5:1-4. Quelles  attitudes les dirigeants doivent-ils  avoir dans leurs rôles dans l’église? Comment ces principes s’ap- pliquent-ils à chacun d’entre nous, quel que soit notre rôle?






Pierre commence ses instructions aux anciens en observant qu’il est lui-même un ancien. Il note ensuite deux choses sur lui-même: il est un témoin de la souffrance de Christ, et il s’attend à partager la gloire à venir. En disant cela, Pierre met en évidence la première caractéristique qu’on devrait retrouver chez un ancien: un ancien doit comprendre l’importance de ce que Christ a souffert en notre faveur et quel grand espoir cela nous donne.


Pierre compare le rôle d’un ancien à un berger qui pait le troupeau de Dieu. En comparant une église à un troupeau, il donne à penser que, tout comme les brebis, les membres peuvent parfois se perdre. Pour cela, le ber- ger doit les guider vers le troupeau et les aider à travailler en harmonie avec lui. L’ancien devrait également fonctionner comme un humble exemple de comment un chrétien doit agir.


Quel avertissement trouvons-nous ici pour ceux qui sont des bergers?


Jérémie 10:21, Ézéchiel 34 : 8-10, Zach. 11:17.






Un important rôle des leadeurs chrétiens est de travailler avec les gens dans l’église aussi patiemment que les bergers le font avec leurs brebis. Les anciens doivent rassembler les membres dans la douceur pour adorer et partager le message de Jésus avec ceux qui ont besoin de connaitre le plan du salut en Jésus-Christ.


Pierre fait aussi remarquer que les anciens devraient exercer une surveillance de bon gré et non sous la contrainte. Il n’est pas toujours facile de trouver des gens prêts à relever les défis du leadeurship dans l’église. Cela est particulièrement évident pendant les nominations. Pour qu’une église fonctionne bien, il y a un certain nombre de rôles distincts qui doivent être remplis. Il y a des raisons pour lesquelles beaucoup de gens hésitent à assumer des rôles de leadeurship. Certains de ces rôles nécessitent un investissement considérable de temps et   les personnes aptes à assumer ces rôles peuvent déjà avoir beaucoup d’autres engagements. D’autres peuvent se sentir moins équipés pour assumer le poste. Mais selon la parole de Dieu par Pierre, si on nous le demande, nous devrions volontiers assumer le leadeurship si cela est possible.


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9 Mai



Le leadeurship serviteur



(page 59 du guide standard)



Lisez 1 Pierre 5:3 et Matthieu 20:24-28. Quels principes essentiels du leadeurship chrétien se trouvent dans ces textes?






En grec, le mot clé dans 1 Pierre 5:3 est katakurieuontes. Le même mot se trouve aussi dans Matthieu 20:25 et signifie « exercer la domina- tion » ou « régner » sur quelqu’un. Ainsi, l’instruction aux anciens dans 1 Pierre 5:3 pourrait être traduite: « Ne cherchez pas à dominer ceux qui ont été confiés à votre garde » (BFC). Ce passage reflète les paroles de Jésus dans Matthieu 20:25.


Matthieu 20:20-23 fournit le contexte pour les paroles de Jésus dans Matthieu 20:24-28. La mère de Jacques et Jean était allée voir Jésus avec la demande selon laquelle, lorsque Jésus viendrait dans Son royaume, que l’un de ses fils s’asseye à Sa droite et l’autre à Sa gauche.


« Jésus les traite avec douceur, en s’abstenant de leur reprocher leur égoïsme qui leur faisait désirer un traitement  préférentiel. Il lit dans leur cœur, Il sait l’attachement profond qu’ils ont pour Lui. Leur amour n’est pas une simple affection humaine; c’est le trop-plein de Son amour rédempteur qui a débordé sur eux, mais qui a été souillé en passant par le canal humain. Au lieu de réprimander, Il veut approfondir et purifier. » – Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 541.


Jésus explique que cette position d’honneur est la prérogative du Père, pas Lui. Mais Il poursuit en expliquant qu’il y a une différence essentielle entre Son royaume et ceux des nations païennes, et cette différence est que les leadeurs du royaume de Dieu seront comme Jésus. Ceux donc  qui souhaitent aller au royaume où Jésus est roi doivent devenir serviteurs parce que les dirigeants du royaume seront comme Jésus, Lui-même étant serviteur. « C’est ainsi que le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner Sa vie comme la rançon de plusieurs. » (Matthieu 20:28, LSG).


Ainsi, Pierre appelle les dirigeants de l’église à un même idéal: la sou- mission et le sacrifice de soi vus en Jésus doivent aussi être révélés en eux.












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Vêtu d’humilité



10 Mai



(page 60 du guide standard)



La société était très stratifiée dans le monde antique dans lequel Pierre a vécu. L’élite dirigeante avait ce qui aujourd’hui pourrait être appelée une « présence imposante ». Ils se faisaient entourer des gens de rang inférieur et au plus bas de l’échelle sociale se trouvaient les esclaves. L’humilité était l’attitude que ceux de rang inférieur devaient aux individus de rang supérieur. Le mot grec pour l’humilité porte le sens de « modeste »,


« insignifiant », « faible » et « pauvre ». Il décrit une personne sans statut et sans pouvoir dans la société. Dans le monde en dehors du judaïsme et du christianisme, le mot humble était associé au statut inférieur, et agir humble- ment ne serait pas nécessairement une vertu des gens libres.



Lisez 1 Pierre 5:5-7. Étant donnés le contexte et le temps dans lesquels ils vivaient, qu’est-ce qui est remarquable à propos de ce que Pierre a écrit ici?






Dans la Bible, l’humilité est vue sous un angle différent de comment elle était vue à l’époque et dans la culture où vivait Pierre. Pierre cite Proverbes 3:34 de la Septante (L’Ancien Testament grec), un verset qui est également cité dans Jacques 4:6. Dans l’Ancien Testament, une partie de l’œuvre de Dieu dans l’histoire est de rabaisser les hautains et les puissants (Ésaïe 13:11, 23:9, Job 40:11).


L’attitude correcte de tout être vivant envers Dieu est l’humilité. « Humiliez- vous donc sous la puissante main de Dieu, afin qu’Il vous élève en temps voulu. » (1 Pierre 5:6, Colombe). L’humilité, au lieu de l’orgueil, doit carac- tériser la relation chrétienne, non seulement avec Dieu, mais aussi avec le prochain (1 Pierre 5:5).


Les chrétiens, y compris les leadeurs chrétiens, sont conscients qu’ils sont des pécheurs sauvés par la grâce de Dieu. En ce sens, et le plus important, nous sommes tous égaux, et nous devrions tous nous humilier devant la croix. Et cette humilité doit être révélée dans nos relations avec les autres, surtout ceux qui sont sous notre responsabilité. Bien sûr, qui- conque peut être humble devant Dieu, le Créateur des cieux et de la terre. En outre, il est relativement facile de faire preuve d’humilité envers ceux qui sont au-dessus de nous, qui ont le pouvoir sur nous, et qui ont une posi- tion « plus élevée » que nous. Le véritable test vient quand nous révélons l’humilité envers ceux qui sont « sous » nous, qui n’ont aucun pouvoir sur nous. C’est le genre d’humilité dont parle Pierre ici.








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11 Mai



Comme un lion rugissant



(page 61 du guide standard)



Comme nous l’avons déjà vu, Pierre a écrit dans le contexte de la persécution. Le thème du grand conflit n’était pas une simple abstraction théologique à ses lecteurs; ils éprouvaient la persécution d’une manière que beaucoup d’entre nous n’éprouvons pas, du moins pour l’instant.



Lisez 1 Pierre 5:8-10 et Apocalypse 12:7-9. Qu’est-ce que ces textes nous enseignent sur l’origine du mal et l’œuvre de Satan dans notre monde?






Le livre d’Apocalypse révèle que les chrétiens jouent un rôle dans une bataille cosmique entre les forces du bien et les forces du mal. Dans l’Apocalypse, les forces du bien sont conduites par Jésus, qui est la parole de Dieu, le Roi des rois et Seigneur des seigneurs (19:13, 16). Les forces du mal sont dirigées par le diable, aussi appelé Satan et décrit comme un dragon (Apo. 12:7-9; 20:7, 8). Bien que les médias populaires et même certains chrétiens nient la réalité de Satan, le fait est que le diable est un être puissant qui n’a que de mauvaises intentions pour nous. Cependant, la bonne nouvelle est que le diable sera finalement détruit à la fin (Apo. 20:9, 10).


Pierre ne minimise pas le danger que représente le diable. Le diable est comme un lion rugissant qui cherche à dévorer tous ceux qu’il peut (1 Pierre 5:8). Pierre fait remarquer aussi que ses lecteurs peuvent voir la puissance du diable dans leurs propres souffrances présentes. Cependant, ces souffrances seront englouties dans la gloire éternelle (1 Pie. 5:10).


Lisez 1 Pierre 5:10 à nouveau. Que nous dit Pierre?




Bien que nous ne connaissions pas la nature exacte de leurs épreuves, ce que nous voyons est l’espoir que Pierre exprime. Oui, le diable est réel. La bataille est réelle, et nos souffrances sont réelles. Mais le « Dieu de toute grâce » a vaincu le diable. Donc dans tout ce que nous subissons, si nous restons fidèles, même jusqu’à la mort (voir Heb. 11:13-16), la victoire est assurée, grâce à Jésus.






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12 Mai



(page 62 du guide standard)



Réflexion avancée:  Un excellent exemple  du leadeurship servi- teur de Jésus se trouve dans Son comportement lors de la dernière cène. À ce moment-là, Jésus était pleinement conscient de qui Il était (Fils de Dieu) et que Son retour au ciel auprès du Père était imminent (Jean 13:1). Après le repas, Il lava les pieds des disciples. Alors, Il dit : « Si donc Je vous ai lavé les pieds, Moi le Seigneur et le Maitre, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns les autres. Car Je vous ai donné un exemple, afin que, vous aussi, vous fassiez comme Moi Je vous ai fait. » (Jean 13:14, 15, Colombe). Chaque fois que les disciples de Jésus se lavent les pieds les uns les autres, ils revivent non seulement cette scène, mais se rappellent aussi les uns les autres qu’ils doivent devenir des serviteurs s’ils veulent hériter le royaume de Jésus. Sans doute, pour le reste de leur vie, surtout quand ils ont mieux compris qui Jésus était réellement, les disciples se remémorent cet acte d’humilité de la part de leur Maitre. Sans doute aussi, cela était dans l’esprit de Pierre quand il faisait appel aux anciens d’églises à ne pas dominer d’autres, mais à être « vêtu d’humilité ».


« En consentant à devenir homme, Christ a manifesté une humilité qui est la merveille des intelligences célestes. Le fait de consentir à être un homme ne serait aucune humiliation si ce n’était la préexistence exaltée de Christ. Nous devons ouvrir notre compréhension pour se rendre compte que Christ a mis de côté Son manteau royal, Sa couronne royale, Son haut commandement, et a revêtu Sa divinité de l’humanité, afin qu’Il puisse rencontrer l’homme là où il était, et donner la puissance morale à la famille humaine pour devenir fils et filles de Dieu.


La douceur et l’humilité qui caractérisent la vie de Christ se manifeste- ront dans la vie et la personnalité de ceux qui marchent comme Lui-même a marché. » – Ellen G. White, Sons and Daughters of God, p. 81.


Discussion:



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Histoire


Dieu est un mari fidèle: 2e partie


Quatre mois plus tard mon mari est tombé malade, se plaignant des douleurs dans son estomac et à la poitrine. Il voulait aller à l’hôpital; donc, je suis allée trouver quelqu’un qui pourrait l’y emmener. Alors que j’étais partie, il mourut dans les bras de nos deux enfants ainés,  sept et huit ans.


Je suis retournée pour trouver mon mari mort et mes enfants pleu- rant et confus. Je devins pleine de rage contre Dieu. « Comment cela peut-il arriver alors que je venais juste de donner ma vie à Dieu? » me demandais-je. Mais aucune réponse ne vint. Je voulus mourir aussi. D’autres devaient prendre soin de mes enfants et faire les arrange- ments de services funéraires. En quelque sorte nous en aurons fini à l’enterrement. Puis cette réalité me frappe: il est parti. Je n’ai pas de travail et j’ai cinq enfants à ma charge. Comment survivrons-nous?


Nous avons loué une maison, mais peu de temps après l’enterrement de mon mari, le propriétaire est venu nous dire que nous devions nous déménager. Le frère ainé de mon mari nous a invités à rester chez lui. La relation était stressante, et après neuf mois, nous sommes repartis. Mon oncle a loué une maison pour les enfants et moi, mais j’avais besoin de travailler. Ma sœur cadette est venue vivre avec nous et prendre soin de mes enfants, donc j’ai pu travailler au marché, acheter des légumes en gros et revendre à profit. C’était difficile et fatiguant, les heures étaient longues, et je gagnais très peu. Je commençai à fréquenter les cours du soir pour apprendre une compétence qui m’ai- derait à mieux soutenir ma famille. À travers toutes mes épreuves, les frères et sœurs de l’église me soutenaient. Les membres prenaient soin de mes enfants alors que je travaillais et suivais des cours, d’autres aidaient avec de la nourriture et de l’argent. Dieu a envoyé d’autres amis compatissants pour nous aider aussi.


Je tenais à partager l’amour de Dieu avec d’autres, alors que je tra- vaillais; alors, j’ai commencé le service de Représentant Évangéliste. Tous les jours, Dieu fournissait ce dont nous avions besoin et renfor- çait ma foi. Après un an, j’ai eu des travaux dans la maison d’édition adventiste.


Je remercie Dieu pour le soin qu’Il prend de nous à travers ces moments difficiles. Lorsque les enfants ont perdu leur père, Dieu est devenu leur père. Il a pourvu à nos besoins et m’a aidé à me former. Je leur ai appris à aimer et à glorifier Dieu, et ils Lui sont fidèles.


À suivre …





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Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org



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La leçon en bref



Texte clé: 1 Pierre 5:1-6


Objectifs:

Savoir: Reconnaitre que l’humilité est un ingrédient clé pour un lea- deurship efficace au service des autres.


Ressentir: Apprécier le rôle de l’Esprit Saint dans la recréation des croyants à l’image divine et dans leur transformation à la ressemblance  de Christ.


Agir: Prendre en considération l’appel à s’humilier sous la puissante main de Dieu afin qu’Il puisse nous utiliser efficacement.



Plan de l’étude:

  1. Savoir: Le leadeurship chrétien efficace.

A Quel esprit et quelle attitude Pierre demande-t-il aux dirigeants de l’église de manifester?


B Quelles sont les deux fonctions spécifiques que Pierre appelle les anciens à remplir? (Comparer avec Actes 20:28.)



  1. Ressentir: L’appel à l’humilité et au service.

A Quelles sont les trois attitudes spécifiques mentionnées dans 1 Pierre 5:2, 3 que les anciens doivent avoir?


B Quelle attitude Pierre attend-il de tous ses lecteurs (1 Pierre 5:5, 6)?



III. Agir: Humiliez-vous sous la puissante main de Dieu.

A Par quels moyens les leadeurs de l’église peuvent-ils être un modèle du leadeurship serviteur et en même temps fonctionner comme des sur-


veillants?


B Qu’attend Pierre des jeunes de l’église dans leurs relations avec les plus âgés (1 Pierre 5:5)?



Résumé: Les anciens fonctionnent comme des bergers (pasteurs) et surveillants dans les églises. Pierre demande un esprit d’humilité et de service en matière de leadeurship, et envers tous les croyants, qu’ils soient jeunes ou vieux. Dieu élèvera en Son temps tous ceux qui s’humilient sous Sa main puissante.




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Cycle d’apprentissage


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: 1 Pierre 5:5, 6, 10


Concept clé de croissance spirituelle: L’église a besoin de bons dirigeants efficaces dans leurs fonctions en tant qu’éducateurs et sur- veillants. Ainsi, ils ont besoin d’être humbles, désireux de servir et d’ins- truire par leurs propres exemples, plutôt que comme des dictateurs. Les anciens sont appelés à manifester cet esprit de service. Les jeunes sont appelés à se soumettre à ce genre de leadeurship. Et tous sont invités à se vêtir d’humilité. Une congrégation de croyants qui manifeste cet esprit d’humilité et de service sera forte et inébranlable alors que Dieu sera exalté dans leur communauté.


Pour les moniteurs: L’église primitive avait une petite structure organisationnelle. Les apôtres étaient les premiers responsables, mais l’église grandissait rapidement et était au-delà des capacités des apôtres. Actes 6:1-6 décrit la première tentative du projet d’avoir des dirigeants supplémentaires pour partager plus efficacement les responsabilités. Ces hommes sont appelés plus tard les diacres, qui signifie ceux qui pourvoient aux besoins des autres (diakonoi). Par la suite, les apôtres ont également constaté le besoin de nommer des chefs spirituels dans chaque congrégation (Actes 14:23, Tite 1:5). Ces hommes étaient connus comme les anciens (presbyteroi) – littéralement, les hommes les plus âgés et pleins d’expérience. Les apôtres étaient des dirigeants itinérants, tandis que les anciens dirigeaient les églises locales. Selon Actes 15, ces deux groupes se sont réunis pour représenter l’église pour la première fois lors du concile de Jérusalem.



Activité et discussion d’ouverture: Demandez aux membres de lire Actes 20:17, 18, 28-31. Discutez des fonctions que Paul attend des anciens dans l’église et comparez-les avec les fonctions que Pierre attend des anciens dans les églises auxquelles il a adressé son épitre. Quelles sont les fonctions que les deux descriptions ont en commun? Qu’est-ce que cela révèle sur la terminologie utilisée.



ÉTAPE 2—Explorer


Pour les moniteurs: Dans 1 Pierre 5:1-3, trois termes spéciaux sont utilisés pour les dirigeants religieux – anciens, surveillants et bergers, dont les deux derniers sont exprimés sous forme verbale. Les trois termes sont utilisés aussi dans Actes 20:28. Le premier, « anciens », est présenté au plus haut. Cette désignation était la terminologie générale


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utilisée pour les dirigeants de l’église locale. Dans l’Ancien Testament, les anciens servaient comme conseillers et juges du peuple. Les anciens (« gardiens » [TOB]) devaient avoir des qualifications spécifiques pour assumer leur responsabilité de chefs spirituels dans l’église du Nouveau Testament (1 Timothée 3:1-7, Tite 1:6-9). Pierre se réfère à lui-même comme un « ancien comme eux » (sympresbyteros), indiquant son identi- fication avec eux (1 Pierre 5:1, LSG).


Les deuxième et troisième termes étaient fonctionnels, exprimés sous forme verbale. « Diriger » ou « être des bergers » (poimainō,      1 Pierre 5:2) décrit une fonction nourricière. Il peut également être traduit par « pasteur » ou « être pasteur » étant donné qu’un pas- teur (poimēn) est une personne qui conduit un troupeau au pâturage. Dans 1 Pierre 2:25, Jésus est appelé le Berger de nos âmes. Dans 1 Pierre 5:4, Il est appelé le grand Berger (archipoimēn), indiquant   que les pasteurs et anciens doivent travailler sous Son autorité et Ses conseils. Hébreux 13:20 appelle Jésus « le grand Berger des brebis » (Colombe), tout comme Il s’était appelé « le bon Berger » (Jean 10:11, 14), se faisant Lui-même l’exemple pour les autres.


L’autre terme utilisé par Pierre « veillez sur » (1 Pierre 5:2, BFC), ou « contrôlez » (episkopeō), est un terme qui indique une fonction de supervision ou de gestion. Dans 1 Pierre 2:25, Jésus est aussi appelé le surveillant (episkopos) de nos âmes. Les fonctions de leadeurship spirituel chez les anciens sont les mêmes fonctions exercées par Jésus alors qu’Il prend soin de nos âmes. Il n’est pas surprenant alors quand Hébreux 13:17 avertit les croyants : « Obéissez à vos conduc- teurs et soyez-leur soumis. Car ils veillent au bien de vos âmes, dont ils devront rendre compte » (Colombe).


Commentaire biblique


  1.  Les qualités des dirigeants d’église efficaces (Lisez 1 Pierre 5:1-4 avec votre classe)


En tant qu’ancien lui-même, Pierre fait appel à ses collègues anciens de nourrir le troupeau de Dieu qui est sous leur garde, en veillant afin qu’aucune des brebis de Christ ne se perde. Puis, quand le grand berger sera de retour, ils recevront une couronne incorruptible de gloire. Il y a trois conditions dans lesquelles les anciens doivent servir: (1) volontiers, pas sous obligation ; (2) avec empressement, sans espérer un quelconque profit; et (3) avec humilité, pas en poussant leurs troupeaux, mais en prêchant par l’exemple.



Considérez ceci: De quelle manière Jésus, le grand Berger, est-Il le modèle de ces trois conditions?


  1.  Conseils aux membres (Lisez 1 Pierre 5:5-7 avec votre classe)



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Les jeunes hommes devraient se soumettre à l’autorité de ceux qui sont plus âgés, en faisant de l’intérêt d’autrui leur priorité. Cette soumission est dans l’es- prit de Pierre quand il donne ses premiers conseils dans 1 Pierre 2:13-3:7.


Enfin, tous sont priés de se vêtir d’humilité dans leurs relations, selon l’ex- hortation de 1 Pierre 3:10-12, basée sur Proverbes 3:34. À cause de l’opposition de Dieu aux hautains et de Sa volonté de donner la grâce aux humbles, tous sont invités à s’humilier devant Dieu et à s’attendre à Lui pour qu’Il puisse les élever en temps opportun. Bien que l’humilité soit alors et même de nos jours associée généralement à la pauvreté et au faible statut social, les croyants n’ont pas besoin de s’inquiéter de ces choses. Ils doivent seulement laisser Dieu se soucier de leur bienêtre, parce qu’Il a un plan pour eux et Il est digne de confiance dans la prise en charge de leurs besoins.



Considérez ceci: Quels sont quelques moyens pratiques par lesquels je peux me vêtir d’humilité dans mes relations interpersonnelles?


III. Vivre en territoire ennemi (Lisez 1 Pierre 5:8-11 avec votre classe)


Dieu se soucie de nous. Dans le même temps, nous ne devons jamais oublier que nous vivons en territoire ennemi. Par conséquent, il nous appartient d’être avisés et alertés, parce que notre ennemi, le diable, est comme un lion affamé, rôdant et « recherchant qui il dévorera » (1 Pierre 5:8, LSG). Les lions traquent furtivement leurs proies. Ils cherchent à rester cachés jusqu’à l’attaque de der- nière minute. Nous ne pourrions être conscients du danger que si nous restons vigilants, en ayant un esprit clair et une maitrise de soi, afin que rien ne fasse obs- tacle à notre capacité de prier (1 Pierre 4:7). Nous avons non seulement besoin de rester alertes et conscients, mais aussi, nous devons lui résister « avec une foi ferme. » (1 Pierre 5:9, LSG).


Pierre rappelle à ses lecteurs qu’ils ne sont pas seuls face à la colère de l’ennemi,


« sachant que les mêmes souffrances sont imposées à vos frères dans le monde » (1 Pierre 5:9, LSG). Cependant, Pierre conclut: « Le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés en Jésus-Christ à Sa gloire éternelle, après que vous aurez souffert un peu de temps, vous perfectionnera Lui-même, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables » (1 Pie. 5:10, LSG). Notre force n’est pas en nous-mêmes; elle se trouve en notre Dieu qui nous a appelés à Sa gloire éternelle.



Considérez ceci: Satan (le dragon) est particulièrement en colère contre ceux qui, dans les derniers jours, gardent les commandements de Dieu et le témoignage de Jésus (Apo. 12:17). En tant que soldats de Christ, nous devons être sobres et alertes. Comment puis-je vivre comme un soldat de Dieu en territoire ennemi?


Discussion:

Ê Quel esprit affichons-nous dans nos relations avec les autres, que nous soyons des leadeurs spirituels, des personnes plus jeunes ou tout autre membre de l’église.


Ë Quelles mesures prenons-nous pour être vigilants, avoir un esprit clair et


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une maitrise de soi? Quels sont les moyens par lesquels nous pouvons être au courant des méthodes du diable? Comment veillons-nous par la prière?


ÉTAPE 3—Appliquer


Pour les moniteurs: L’église actuelle est beaucoup plus structurée que l’église primitive. Ce haut degré d’organisation est nécessaire en raison de la complexité qui existe dans l’église et dans le monde. Les anciens dans le Nouveau Testament étaient essentiellement les mêmes que les pasteurs et les surveillants (« évêques » ; voir, par exemple 1 Timothée 3:1, 2; Tite 1:7 ; 1 Pie. 2:25), exerçant les deux fonctions. Les seuls autres chefs spirituels étaient les apôtres et les diacres; ces derniers étant chargés de la gestion des biens matériels et pratiques de l’église, tandis que les apôtres et les anciens exerçaient des fonctions spécifique- ment spirituelles ou religieuses (Actes 6:1-4 ; 15:2, 4, 6, 22, 23 ; 16:4 ; 1 Tim. 5:17).


À méditer:

Ê Quel est le fondement de notre système représentatif de l’organisa- tion de l’église et quels principes bibliques sont associés à cela?


Ë Pourquoi pouvons-nous avoir confiance en la direction continue de Dieu dans le leadeurship de Son église? Quel intérêt Jésus, le grand Berger, a-t-Il en menant Son troupeau en sécurité?



Activité: Demandez à la classe de lire 1 Timothée, 5:17 et Hébreux 13:7, 17. Discutez des moyens par lesquels les membres de la classe peuvent donner leur soutien et leur appréciation aux chefs spirituels de l’église. Planifiez de mettre au moins une idée tangible en action bientôt.


ÉTAPE 4—Créer


Pour les moniteurs: De nombreux membres d’église éprouvent très peu d’intérêt à la structure organisationnelle de l’Église Adventiste du Septième Jour aujourd’hui et comment elle fonctionne en grande partie sur la base d’élections représentatives et du financement du niveau local vers le haut. Ils ne sont pas non plus au courant que lorsque la structure est en place pour une durée donnée, certains contrôles d’équilibrage du haut vers le bas existent, qui peuvent être mises en œuvre jusqu’aux prochaines élections lors d’une assemblée générale ou lors d’une session de la Conférence Générale. Cela peut être utile d’examiner certains concepts de base concernant la façon dont le leadeurship et l’autorité sont établis dans l’Église Adventiste afin qu’il y ait une meilleure compréhension du processus et de savoir pourquoi l’église fonctionne de telle ou telle manière. Le manuel est un outil utile pour comprendre l’organisation ecclésiastique.


Activité: Si les ressources sont disponibles, créez un organigramme des niveaux de lea- deurship et d’autorité dans l’Église Adventiste du Septième Jour. Montrez comment l’autorité circule dans les deux directions dans l’organisation de l’église, avec per- sonne (autre que Christ) ni aucune entité, en possession de l’autorité suprême.



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*13–19 Mai



(page 64 du guide standard)



Jésus dans les écrits












Sabbat aprèS-Midi


Lecture de la semaine 1 Pie. 1:18, 19; Col 1:13, 14; Ésaïe 53:


1-12 ; Jean 11:25 ; Ps. 18:50; 2 Pierre 1:1.


A


Verset à mémoriser: « Lui  qui a porté nos péchés en  Son corps sur le bois, afin que, morts  à nos péchés, nous vivions pour la justice; Lui dont la meurtrissure vous a guéris » (1 Pierre 2:24, Colombe).



près avoir étudié 1 Pierre, il devrait être clair maintenant que quel que soit le contexte et quelles que soient les questions qu’il aborde, le point principal de Pierre était Jésus. Jésus imprègne


tout ce qu’il écrit; c’est le fil d’or tissé par le biais de la lettre.


De la première ligne, où Pierre dit qu’il est un « apôtre » (« un envoyé ») de Jésus-Christ, jusqu’à la dernière ligne, où il écrit: « Paix à vous tous qui êtes en Christ! » (1 Pie. 5:14, Colombe), Jésus est son thème principal. Et dans cette épitre, il parle de Jésus mourant comme notre sacrifice. Il parle de la grande souffrance que Jésus a subie et     il utilise l’exemple de Jésus dans cette souffrance comme un modèle pour nous. Il parle de la résurrection de Jésus et de ce que cela signifie pour nous. En outre, il parle de Jésus, non seulement comme le Messie, le Christ, « l’oint », mais aussi de Jésus en tant que Messie divin. Autrement dit, nous voyons dans 1 Pierre plus de preuves de la nature divine de Jésus. Il était Dieu Lui-même, qui est venu dans la chair humaine et qui a vécu et est mort afin que nous puissions avoir l’espoir et la promesse de la vie éternelle.


Cette semaine, nous revenons dans 1 Pierre et examinons de plus près ce qu’il révèle au sujet de Jésus.


* Étudiez cette leçon pour le sabbat 20 Mai.



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Jésus, notre sacrifice



14 Mai



(page 65 du guide standard)



Un des thèmes de la Bible, peut-être même le plus dominant, est celui de l’œuvre de Dieu pour sauver l’humanité déchue. Depuis la chute d’Adam et Ève dans la Genèse jusqu’à la chute de Babylone dans l’Apocalypse, l’Écriture d’une manière ou d’une autre révèle l’œuvre de Dieu qui cherche à sauver « ce qui était perdu » (Luc 19:10). Et ce thème se révèle aussi dans les lettres de Pierre.


Lisez 1 Pierre 1:18, 19 et Colossiens 1:13, 14. Qu’est-ce que cela signi- fie d’être racheté, et quel est le rôle du sang dans la rédemption?






1  Pierre 1:18, 19 décrit la signification de la mort de Jésus de cette façon: « Vous savez en effet que ce n’est point par des choses péris- sables – argent ou or – que vous avez été rachetés … mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache. » Il y a deux images clés dans ces termes : la rédemption et les sacrifices d’animaux.


La rédemption est utilisée dans la Bible de plusieurs façons. Par exemple, le premier-né de l’âne (qui ne pouvait pas être sacrifié) et    le fils premier-né (Exode 34 : 19, 20) étaient rachetés par le sacrifice d’un agneau substitutif. L’argent pouvait servir à racheter des objets qui avaient été vendus en raison de la pauvreté (Lev. 25: 25, 26). Plus important, un esclave pouvait être racheté (Lev. 25 : 47-49). La pre- mière épitre de Pierre informe les lecteurs que le cout de leur rachat (rédemption) « de la vaine manière de vivre héritée de vos pères » (1 Pierre 1:18, TOB) n’était rien de moins que « le sang précieux, comme d’un agneau sans défaut et sans tache, celui du Christ » (1 Pie. 1:19). L’image de l’agneau, évoque bien sûr, la notion du sacrifice animal.


Pierre compare ainsi la mort de Christ à celle d’un animal sacrifié dans la Bible hébraïque. Un pécheur apportait un agneau sans tache au sanctuaire. Le pécheur posait alors ses mains sur l’animal (Lev. 4:32, 33). L’animal était abattu, et son sang était versé sur l’autel; le reste était versé au pied de l’autel (Lev. 4:34). La mort de l’animal sacrificiel fournissait « l’expiation » pour celui qui offrait le sacrifice (Lev. 4:35). Pierre dit que Jésus est mort à notre place et que Sa mort nous a rache- tés de nos vies antérieures et du châtiment qui serait par ailleurs nôtre.









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15 Mai



La passion de Christ



(page 66 du guide standard)



Les chrétiens parlent souvent de « la passion de Christ. » Le mot passion vient d’un verbe grec qui signifie « souffrir », et l’expression


« la passion de Christ » se réfère généralement à ce que Jésus a souf- fert dans la dernière période de Sa vie, en commençant par l’entrée triomphale à Jérusalem. Pierre se penche aussi sur le thème de la souffrance de Christ en ces derniers jours.


Lisez 1 Pierre 2:21-25 et Ésaïe 53: 1-12. Qu’est-ce qu’ils nous disent sur tout ce que Jésus a souffert en notre faveur?






Il y a une importance particulière dans la souffrance de Jésus. Il a porté nos péchés en Son corps sur le bois [une référence à la croix; cf. Actes 5:30], afin que morts aux péchés nous vivions pour la justice » (1 Pie. 2:24, LSG). Le péché entraine la mort (Romains 5:12). En tant que pécheurs, nous méritons la mort. Pourtant, le parfait Jésus – qui n’avait aucune ruse sur Ses lèvres (1 Pie. 2:22) – est mort à notre place. C’est dans cet échange que se trouve le plan du salut.


Lisez Ésaïe 53: 1-12 à nouveau. Que disent les textes sur la souffrance de Jésus pendant qu’Il accomplissait le plan du salut en notre faveur? Qu’est-ce que cela nous apprend sur le caractère de Dieu?





« Satan assiégeait Jésus de ses tentations redoutables. Le Sauveur ne voyait pas au-delà de la tombe. L’espérance ne lui montrait plus la vic- toire sur le sépulcre; il ne possédait plus l’assurance que son sacrifice était agréé de son Père. Sachant que le péché est odieux à la divinité, il redoutait que la séparation ne fût éternelle. Le Christ ressentit l’angoisse que tout pécheur devra éprouver quand la grâce cessera d’intercéder en faveur d’une race coupable. Le sentiment du péché, qui faisait reposer la colère du Père sur Lui en tant que substitut de l’homme, voilà ce qui rendit Sa coupe si amère, ce qui brisa le cœur du Fils de Dieu. » – Ellen


  1. White, Jésus-Christ, p. 757.







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16 Mai



La résurrection de Jésus



(page 67 du guide standard)



Lisez 1 Pierre 1:3, 4, 21; 3:21, Jean 11:25, Philippiens 3:10, 11;Apocalypse 20:6. Quel grand espoir ces versets illustrent-ils, et qu’est-ce que cela signifie pour nous?






Comme nous l’avons déjà vu, 1 Pierre s’adresse à ceux qui souffrent à cause de leur foi en Jésus. Il est particulièrement approprié, alors, que dès le début de sa lettre, Pierre dirige l’attention de ses lecteurs sur l’espoir qui les attend. Comme il le dit, l’espoir d’un chrétien est une espérance de vie, précisément parce que c’est un espoir qui repose sur la résurrection de Jésus (1 Pierre 1:3). À cause de la résurrection de Jésus, les chrétiens peuvent s’attendre à un héritage dans le ciel qui ne périra ni ne flétrira (1 Pie. 1:4). En d’autres termes, peu importe combien les mauvaises choses arrivent, nous devons porter notre regard sur ce qui nous attend quand tout est fini.


En effet, la résurrection de Jésus d’entre les morts est une garantie que nous aussi pouvons être ressuscités (1 Cor. 15:20, 21). Comme Paul le dit, « Et si Christ n’est pas ressuscité, votre foi est vaine, vous êtes encore dans vos péchés. » (1 Cor. 15:17). Mais parce que Jésus fut ressuscité d’entre les morts, Il a montré qu’Il a le pouvoir de vaincre la mort elle- même. Ainsi, l’espérance chrétienne trouve sa base dans l’évènement historique de la résurrection de Christ. Sa résurrection est le fondement de la nôtre à la fin des temps.


Où serions-nous sans cette espérance et cette promesse? Tout ce que Christ a fait pour nous culmine dans la promesse de la résurrection. Sans cela, quel espoir avons-nous, en particulier quand nous savons que, contrairement à la croyance chrétienne populaire, les morts sont dans un sommeil inconscient dans la tombe?


« La mort est peu de chose pour le croyant. Christ, en parlant d’elle, a dit: “Si quelqu’un garde Ma parole, il ne verra jamais la mort.” La mort du chrétien n’est qu’un sommeil, un repos dans le silence et l’obscurité. Si vous croyez, votre vie est cachée avec Christ en Dieu, et “quand le Christ, votre vie, paraitra, alors vous paraitrez aussi avec Lui dans la gloire (Jean 8: 51; Colossiens 3: 4)… Lors de Son retour, tous les morts qui Lui sont précieux entendront Sa voix et seront revêtus d’une vie glo- rieuse, immortelle » – Ellen G. White, Jésus-Christ, pp. 789, 790.









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17 Mai



Jésus en tant que Messie



(page 68 du guide standard)



Comme nous l’avons vu précédemment, l’un des tournants cruciaux du ministère terrestre de Jésus a été, comme le dit Pierre en réponse à une question sur qui Il était: « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » (Matthieu 16:16, LSG). Le mot Christ (christos en grec) signifie « oint », le « Messie » ; en Hébreu, c’est mashiyach. Il provient de la racine d’un mot qui signifie « oindre », et il a été utilisé dans des contextes variés de l’Ancien Testament. (Il a même été utilisé en un seul endroit pour désigner un roi païen, Cyrus [voir Ésaïe 45 : 1].) Ainsi, lorsque Pierre a appelé Jésus le Christ, il utilisait un mot qui exprime un idéal dérivé des Écritures hébraïques.



Lisez les textes suivants dans l’Ancien Testament qui utilisent le mot Messie ou oint. Qu’est-ce que le contexte nous enseigne sur tout ce que cela signifie? Comment Pierre pouvait-il avoir compris ce que cela signifiait quand il a appelé Jésus le Messie?


Ps. 2:2                                                                                    



Ps. 18:50                                                                                 



Dan. 9:25                                                                                



1 Sam. 24:6                                                                             



Esa. 45:1                                                                                



Bien que Pierre ait été inspiré par le Seigneur pour déclarer Jésus comme le Messie (Matt. 16:16, 17), il n’y a aucun doute qu’il ne comprenait pas entièrement ce que cela signifiait. Il ne comprenait  pas exactement qui était le Messie, ce qu’Il devait accomplir, et, peut-être le plus important, comment Il allait l’accomplir. Cependant, Pierre n’était pas le seul à avoir ce manque de compréhension. Il y avait beaucoup d’idées différentes en Israël sur le Messie. En elles et par elles-mêmes, les utilisations du mot Messie ou oint dans les textes ci-dessus ne présentent pas un tableau complet, quel que soit comment elles pourraient préfigurer ce que le Messie serait et ferait.


Jean 7:42 révèle certains cas de ce qu’on attendait du Messie: Il serait issu de David, de la ville de Bethléem (Ésaïe 11:1-16, Michée 5:2). Ils maitrisent bien cette partie. Cependant, dans la conception populaire, un Messie de la lignée de David ferait ce que David a fait: vaincre les ennemis des Juifs. Cet à quoi personne ne s’attendait était un Messie qui serait crucifié par les Romains.


Bien sûr, au moment où il écrivait ses épitres, Pierre comprenait plus clairement que Jésus était le Messie (Il s’appelle Jésus-Christ 15 fois dans 1 et 2 Pierre) et tout ce qu’Il avait accompli pour l’humanité.



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18 Mai



Jésus, le Messie divin



(page 69 du guide standard)



Pierre savait non seulement que Jésus était le Messie, mais aussi qu’Il était le Seigneur. Autrement dit, au moment de ces  épitres, Pierre savait que le Messie était Dieu Lui-même. Bien que le titre de


« Seigneur » puisse avoir une signification laïque, le terme peut aussi être une référence claire à la divinité. Dans 1 Pierre 1:3 et 2 Pierre 1:8, 14, 16, Pierre fait allusion à Jésus, le Messie, le Christ, le Seigneur, comme à Dieu Lui-même.


Tout comme d’autres auteurs dans le Nouveau Testament, Pierre décrit la relation entre Jésus et Dieu avec les termes Père et Fils. Par exemple, « Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ. »   (1 Pierre 1:3, LSG; cf. 2 Pie. 1:17). Jésus est décrit comme le Fils bienaimé (2 Pie. 1:17), et certains titres de l’autorité de Jésus comme Seigneur et Son statut céleste, proviennent de cette relation spéciale qu’Il a avec Dieu le Père.



Lisez 2 Pierre 1:1, Jean 1:1 et Jean 20:28. Qu’est-ce qu’ils nous disent sur la divinité de Jésus?






Pierre 1:1 dit « notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ » (Colombe). Dans l’original grec, le même article défini (autrement dit, « le ») est à la fois pour Dieu et Sauveur. Grammaticalement, cela signifie que « Dieu » et « Sauveur » sont mis comme attributs de Jésus. Alors, 2 Pierre 1:1 se présente comme une des indications très claires dans le Nouveau Testament de la pleine divinité de Jésus.


Quand les premiers chrétiens s’efforçaient à comprendre Jésus, ils ont progressivement réuni les évidences du Nouveau Testament. Dans les écrits de Pierre, le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont distincts (par exemple, Père/ Fils: 1 Pierre 1:3, 2 Pie. 1:17; Saint-Esprit : 1 Pie. 1:12, 2 Pie. 1:21), car en effet, ils apparaissent dans le reste du Nouveau Testament. Cependant, dans le même temps, Jésus est dépeint comme pleinement divin,  tout comme le Saint-Esprit. Au fil du temps et après de longues discussions, l’église a développé la doctrine de la trinité pour mieux expliquer le mystère de la divinité. Les Adventistes du septième jour comprennent la doctrine de la trinité comme l’un de leurs 28 croyances fondamentales. Ainsi, nous voyons en Pierre une représentation claire de Jésus, non seulement en tant que Messie, mais aussi en tant que Dieu Lui-même.








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19 Mai



(page 70 du guide standard)



Réflexion avancée: « Il semble logique de commencer par « Messie », étant donné que l’église chrétienne doit son nom à l’équivalent Grec Christos, signifiant « l’oint. » Le mot hébreu se rapporte au personnage libérateur que les Juifs attendaient et qui est le Représentant de Dieu à l’inauguration d’une nouvelle ère pour le peuple de Dieu. Les termes hébreu et grec sont dérivés des racines qui signifient « oindre ». De toute évidence, en l’appelant « Christ », les auteurs du Nouveau Testament considéraient Jésus comme spécialement mis à part pour une tâche particulière. Le titre Christos se produit plus de 500 fois dans le nouveau testament. Bien qu’il y ait plus d’un concept pour désigner la messianité parmi les contemporains de Jésus, il est généralement reconnu qu’au premier siècle, les Juifs étaient venus à regarder au Messie comme quelqu’un dans une relation spéciale avec Dieu. Il conduira le monde à sa fin, quand le Royaume de Dieu serait établi. Il était celui par qui Dieu interviendrait dans l’histoire pour délivrer Son peuple. Jésus avait accepté le titre de « Messie », mais n’encourageaient pas son utilisation; parce que ce terme avait des conno- tations politiques qui rendaient son utilisation difficile. Bien que réticent à l’uti- liser en public pour décrire Sa mission, Jésus ne réprimanda ni Pierre (Matthieu 16:16, 17) ni la Samaritaine (Jean 4:25, 26) pour l’avoir utilisé. Il se savait Lui-même être le Messie, comme on le voit dans le rapport de Marc des paroles de Jésus sur un de Ses disciples donnant une tasse d’eau « parce que vous appar- tenez à Christ » (Marc 9:41). » – The SDA Bible Commentary, vol. 12, p. 165.


Discussion:


Ê Lisez Ésaïe 53: 1-12. Selon ces textes, qu’est-ce que Jésus a fait pour nous? Notez les détails de ce qu’Il a fait en notre faveur. De quelle manière peut-on clairement voir dans ces textes l’idée de Jésus comme notre substitut? Pourquoi avons-nous besoin de Lui comme notre substitut?


Ë Tout au long de l’histoire, certains ont utilisé la promesse biblique de l’au-delà pour aider à garder les gens dans l’op- pression. Eh bien, oui, votre vie est dure ici et maintenant, mais concentrez-vous uniquement sur ce que Dieu a promis pour nous quand Jésus reviendra. Parce que les gens abusaient de cette vérité enseignée dans la parole de Dieu, beaucoup rejetèrent la notion chrétienne de l’au-delà; au contraire, ils la voyaient comme un stratagème utilisé par certaines personnes pour opprimer les autres. Comment réagiriez-vous à cette accusation?



Ì Dans la classe, allez à votre réponse à la question de jeudi sur la divinité de Christ et ce que cela nous dit sur le caractère de Dieu. Pourquoi Sa divinité et ce qu’elle révèle sur Dieu constitue une merveilleuse nouvelle?





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Histoire


Dieu est un mari fidèle: 3e partie


À travers des années, Dieu m’a donné des preuves spéciales de Son amour. Bien avant mon mariage, j’avais vu un jeune homme jouer du piano. J’étais tellement impressionnée que j’ai dit à Dieu que, si j’ai des enfants, je voudrais qu’ils apprennent à jouer au piano pour Sa gloire. Dieu a répondu à cette prière. Ma fille est vraiment une musi- cienne talentueuse. Je ne pourrais jamais me permettre des leçons de piano, mais elle a un talent musical naturel. Elle a une amie qui pos- sède un piano, et lorsqu’elle a visité leur maison, ils lui ont permis   de jouer. Elle n’a jamais eu une leçon de piano formelle, mais Dieu a été son professeur. Elle joue magnifiquement et a été reconnue à l’échelle nationale pour son jeu et le meilleur de tous, elle donne gloire à Dieu. Elle joue pour l’église, et beaucoup de gens viennent à l’église pour l’entendre jouer.


Je n’ai jamais eu assez d’argent pour sauver quelqu’un d’une situation d’urgence. Puis un jour, mon fils était sur une bicyclette et  il a été frappé par un conducteur qui s’est ensuite enfui. Quelqu’un a ramené mon fils à la maison avec des blessures à la clavicule, des éraflures et des contusions.


Ce jour-là, mon beau-frère, qui est un médecin, était venu nous visiter. Il  s’était levé deux fois pour quitter; puis sans explication, il s’était assis à nouveau. Il s’était levé pour partir lorsque les gens amenaient mon fils blessé à la maison. Mon beau-frère prit immé- diatement le garçon pour l’amener à l’hôpital. Il lui donna des soins médicaux et même acheta les médicaments dont mon fils avait besoin. Puis il ramena mon fils à la maison. Il me dit: «  je n’avais pas prévu de rester longtemps ce matin, mais quelque chose – ou quelqu’un – m’a dit de rester. Maintenant, je comprends que la voix que j’avais entendue était de Dieu. »


Oui, je peux vraiment dire que Dieu est mon mari. Il est pour moi et prend soin de moi. Mes enfants sont les Siens, et je Lui donne  toute la gloire de m’avoir sauvée, moi, une jeune veuve, d’une situa- tion sans issue à la victoire en Son nom. À Dieu soit la gloire.


L’offrande  du treizième  sabbat ce trimestre  va à la Division de l’Afrique de l’Ouest et du Centrale. L’offrande permettra de construire un centre polyvalent spécial de la jeunesse à l’Université Babcock au Nigeria et une école missionnaire adventiste au Gabon. Merci de soutenir la mission par le biais de vos offres généreuses.



elise gwet vit et travaille à Yaoundé, au Cameroun.





Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org



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La leçon en bref



Texte clé: 1 Pierre 1:18-21


Objectifs:

Savoir: Voir que Jésus-Christ est le centre de la théologie et de l’ensei- gnement de Pierre, y compris Sa messianité, Sa souffrance, Sa mort, Sa résurrection et Sa seconde venue.


Ressentir: Saisir le privilège d’être appelé par Dieu pour participer aux souffrances de Christ et faire l’expérience de la foi et de l’espoir dans la gloire qui nous sera révélée à Son retour.


Agir: Renoncer à un style de vie futile et faire fidèlement ce qui est bien, en se mettant au service des autres dans l’amour.


Plan de l’étude:

  1. Savoir: Jésus comme Messie, Rédempteur et Seigneur.

A Quels sont les aspects spécifiques de la vie et du ministère de Jésus que Pierre met en exergue dans cette épitre?


B Qu’est-ce qui semble être le point central des références de Pierre à la vie et au ministère de Jésus?



  1. Ressentir: L’appel à suivre les pas de Jésus.

A Dans quel contexte spécifique Pierre appelle-t-il ses lecteurs à suivre les traces de Jésus?


B Comment l’accomplissement des prophéties de l’Ancien Testament par Jésus influence-t-il nos décisions pour suivre Jésus aujourd’hui?



III. Agir: Se préparer pour le retour de Jésus.

A Qu’est-ce que Pierre recommande à ses lecteurs de faire alors qu’ils se préparent pour le retour de Jésus?


B Comment considérons-nous le jugement à venir? Ce jugement ins- pire-t-il la crainte ou l’impatience? Discutez?



Résumé: Pierre fait valoir un message clair au sujet de Jésus dans toutes ses discus- sions. Jésus est le Messie divin de la prophétie de l’Ancien Testament, envoyé pour racheter Son peuple de ses voies pécheresses de la vie par le sacrifice de Sa propre personne. Il est ressuscité d’entre les morts et sera bientôt à nouveau révélé dans la gloire. Toute l’espérance chrétienne se fonde sur Lui.




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Cycle d’apprentissage


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: 1 Pierre 1:3-9


Concept clé de croissance spirituelle: Dieu a engendré le chrétien pour une espérance vivante par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts. Cet espoir comprend un héritage dans le ciel qui ne peut ni périr, ni se flétrir, ni s’altérer. Il est réservé à nous qui sommes proté- gés par la foi en la puissance de Dieu jusqu’à l’avènement complet du salut qui se révèlera au retour de Christ. Nous louons Dieu avec joie à cause de cette espérance du salut, et notre conduite est transformée par l’anticipation de la gloire qui sera révélée en nous. Nous aimons Jésus, et nous nous aimons les uns les autres. Nous supportons les épreuves avec patience. Nous avons confiance en Dieu et en Sa parole, et, enfin, nous recevons l’objectif de notre foi, le salut de nos âmes.


Pour les moniteurs: Jésus a transformé la vie de Pierre. Pierre était naturellement intrépide et exubérant, impétueux et franc. Il parlait sou- vent avant d’avoir effectué une réflexion approfondie sur ses paroles. En conséquence, il faisait des promesses qu’il ne pouvait pas accomplir et il finit par renier son Seigneur. Cependant, contrairement à Judas, au lieu de perdre espoir et abandonner, Pierre s’est repenti et a demandé à avoir une nouvelle expérience avec Christ, devenant l’un de Ses plus ardents disciples et témoins. Pierre était probablement le leadeur le plus éminent dans l’église primitive, du moins jusqu’à ce que Paul ne gran- disse comme apôtre des Gentils. Paul a considéré Pierre comme l’un des principaux « piliers » de l’église (Galates 2:9, LSG). Pierre savait qui était Jésus et la place qu’occupait Sa puissance dans la vie. Il n’est pas surpre- nant que son épitre soit remplie de passages qui parlent de l’importance de Jésus dans la vie du croyant.



Activité et discussion d’ouverture: Demandez à la classe de lire ensemble 1 Pierre 1:3-9, 18-21. Invitez les membres à identifier les différents éléments du processus du salut qui sont mentionnés dans ces passages et leur lien avec la vie et l’œuvre de Jésus.



ÉTAPE 2—Explorer


Pour les moniteurs: La vie et l’œuvre de Jésus imprègnent la première épitre de Pierre. Mais le point central de la vie et de l’œuvre de Jésus se trouve dans 1 Pierre 3:18, à savoir la mort substitutive de Jésus pour nos péchés et Sa résurrection à la vie dans l’Esprit. Il y a dix références explicites à la souffrance et à la mort de Jésus dans toute l’épitre (1 Pie.


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1:2, 11, 19; 2:21, 23, 24, 3:18 ; 4:1, 13 ; 5:1), au moins une référence dans chaque chapitre. Et il y a quatre références explicites à Sa résurrection (1 Pierre 1:3, 21; 3:18, 21). En outre, il y a une référence à Son ascension


(1 Pie. 3:22) et cinq à Son second avènement (1 Pierre 1:5, 7, 13 ; 5:1, 4).


Commentaire biblique


  1. La souffrance et la mort de Jésus (Revoyez ensemble 1 Pierre 1:18, 19, 2:24; 3:18).

La plupart des références à la vie et à l’œuvre de Jésus, se rapportent à Sa souffrance et à Sa mort. Sa souffrance est mentionnée le plus, en grande partie à titre d’exemple pour ceux qui souffrent aussi (1 Pie. 1:11, 12; 2:21-23; 4:1, 13-16), mais la mort de Jésus comme un sacrifice pour nos péchés est théo- logiquement plus significative pour notre salut éternel (1 Pie. 1:18, 19, 2:24; 3:18). Ces passages enseignent une expiation substitutive qui sert à payer le prix du rachat de nos péchés. N’eût été le sacrifice substitutif de Jésus, il n’y aurait aucune disposition pour notre salut. Cet arrangement est le seul moyen pour que nous puissions nous approcher de Dieu (1 Pierre 3:18; Jean 14:6; Actes 4:10-12; Heb. 9:27, 28; 10:19-22?



Considérez ceci: Combien de temps quotidien ou hebdomadaire passé-je dans la contemplation de la souffrance et de la mort de Jésus?


  1. La résurrection de Jésus (Examinez 1 Pierre 1:3, 21; 3:18, 21, avec votre classe.)

Aussi importante qu’eût été la mort de Jésus pour notre salut, elle aurait été inefficace sans Sa résurrection (1 Pierre 1:3 ; 3:21 ; 1 Cor. 15:14, 17-19). Nous avons l’espérance de la vie éternelle, parce qu’Il n’est pas mort, mais Il est ressuscité (Matthieu 28, 5, 6 ; Luc 24:5, 6), et Il est devenu « les prémices de ceux qui sont morts » (1 Cor. 15:20, LSG). C’est dans Sa résurrection que nous avons l’assurance de notre propre résurrection à la vie éternelle. Pierre a clairement compris ce principe et il l’a montré à ses lecteurs comme base de leur espérance, peu importe la souffrance, ou même la mort, qu’ils peuvent subir dans cette vie.


Considérez ceci: Dans Romains 6:4, Paul dit que la résurrection de Jésus est non seulement notre espérance de la vie éternelle qui sera bientôt révélée, mais aussi un type de notre nouvelle vie spirituelle dans le présent. Sur quoi est fondée l’espérance de notre vie éternelle?


III.  L’ascension et le retour de Christ (Revoyez ensemble 1 Pierre 1:5, 7, 13, 3:22 ; 5:1, 4.)


En plus de la souffrance, de la mort et de la résurrection de Jésus, Pierre rapporte deux autres évènements importants dans la vie et l’œuvre de Jésus. Dans 1 Pierre 3:22, il se réfère à l’ascension de Jésus et fait même allusion à



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Son grand ministère sacerdotal lorsqu’il affirme qu’il « est à la droite de Dieu » (cf. aussi Actes 5:31; Hébreux 8:1; 9:24; 10:11, 12). Il fait alors référence à cinq reprises à la seconde venue de Christ, dont il parle comme étant Sa révélation dans la gloire au dernier jour (1 Pierre 1:5, 7, 13; 5:1), ou Son apparition (1 Pierre 5:4). Cette apparition dans la gloire est l’aboutissement de tous les espoirs du chrétien (Tite 2:13). Ce sera l’héritage béni qui a été réservé dans le ciel pour nous, c’est ce que nous recherchons, et c’est à cela que nous avons été appelés (1 Pierre 1:4, 3:9)?



Considérez ceci: Jésus était généralement connu comme Jésus-Christ (Christos, l’oint, le Messie). Ainsi, Pierre a à plusieurs reprises proclamé que Jésus est l’accomplissement de la prophétie messianique de l’Ancien Testament, et il illustre explicitement ce fait dans 1 Pierre 1:10-12. De quelle manière Jésus, le Messie promis, avec tout ce que cette désignation connote, est-Il pour moi?


Discussion:

Ê Quel rôle la référence de Pierre aux prophètes de l’Ancien Testament et à leurs prédictions dans 1 Pierre 1:10-12 joue-t-elle dans son accent sur Jésus, Sa vie et Son ministère?





Ë En faisant des souffrances et de la mort de Jésus l’objectif principal de son épitre, pourquoi Pierre saisit-il aussi l’occasion dans 1 Pierre 3:15 pour enjoindre à ses lecteurs à révérer « Christ comme Seigneur » dans leurs cœurs?




ÉTAPE 3—Appliquer


Pour les moniteurs: Nous trouvons souvent plus facile de se concentrer sur des questions doctrinales que sur les problèmes relationnels. Cette leçon se concentre sur les deux, en recherchant certains évènements de la vie de Jésus qui sont importants pour notre salut; et aussi, en jetant un regard sur la relation personnelle de Pierre avec Jésus qui était trans- formatrice pour sa propre vie et son ministère. Dans l’enseignement de cette leçon, assurez-vous que les problèmes relationnels ne sont pas omis en faveur des textes qui pointent vers les questions doctrinales pour le salut. Saisissez l’occasion de discuter de la relation de Pierre avec Jésus, qui l’a amené à mettre Jésus au centre de son épitre. Ne négligez pas de personnaliser la relation de Pierre avec Jésus. En quoi avons-nous démarqué Christ comme Seigneur dans nos cœurs?


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À méditer:


Ê Quels étaient les facteurs critiques dans la conversion de Pierre qui font de lui le chef spirituel qu’il s’est avéré être, avec Jésus au centre de son enseignement et de son espérance?




Ë Après avoir mis à part Jésus comme Christ et Seigneur dans notre cœur, nous devons chercher une relation significative avec Lui. Si nous ne l’avons pas encore fait, que pouvons-nous faire pour entrer dans une espérance de vie en Jésus?




Activité: Demandez à la classe de lire ensemble 1 Pierre 4:1, 2, 7, 8; 5:6-10. Discutez de la façon dont l’exemple de Jésus devrait avoir une influence transformatrice dans notre vie, comme il l’a fait dans la vie de Pierre. Comment notre communauté considère-t-elle notre relation avec Jésus, en se basant sur ce qu’ils observent dans notre vie? Quels changements devons- nous faire?


ÉTAPE 4—Créer


Pour les moniteurs: Pierre commence son épitre en parlant des changements que Dieu veut opérer dans notre vie. Dieu nous a choi- sis à travers l’œuvre sanctificatrice de l’Esprit, pour l’obéissance à Jésus-Christ et l’aspersion (la purification métaphorique) par Son sang (1 Pierre 1:2). « Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus- Christ, qui, selon Sa grande miséricorde, nous a régénérés, pour une espérance vivante, par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts, pour un héritage qui ne se peut ni corrompre, ni souiller, ni flétrir, lequel vous est réservé dans les cieux » (1 Pierre 1:3, 4, LSG). Après avoir décrit comment ces changements doivent prendre place dans notre vie et comment nous pouvons être bénéficiaires de cette espérance de vie, Pierre conclut son épitre en rassurant à ses lecteurs que le Dieu de toute grâce « vous perfectionnera Lui-même, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables. » (1 Pie. 5:10, LSG). Il assure ses lecteurs dans 1 Pierre 5:12 que cette restauration

« est la vraie grâce de Dieu. » (BJ).



Activité: Développez avec la classe une stratégie par laquelle la véritable grâce  de Dieu – telle que révélée à travers la vie et le ministère de Jésus Christ


– puisse être proclamée à la communauté de l’église, en leur offrant une nouvelle naissance pour une espérance vivante et un héritage qui ne peut ni périr ni se flétrir. Comment le message de 1 Pierre peut-il jouer un rôle dans cette stratégie?



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*20–26 Mai



(page 71 du guide standard)



Soyez qui vous êtes




Sabbat aprèS-Midi


Lecture de la semaine: 2 Pierre 1:1-15, Éphésiens 2:8, Rom.


5:3-5, Hébreu 10:38, Rom. 6:11, 1 Cor. 15:12-57.


L


Verset à mémoriser: « Pour cette même raison,  apportez encore tout votre zèle à joindre à votre foi la vertu, à la vertu la connaissance à la connaissance la tempérance, à la tempérance la constance, à la constance la piété, à la piété l’amour fraternel, à l’amour fraternel la charité. » (2 Pierre 1:5-7, BJ).



’une des choses étonnantes au sujet du Nouveau Testament est la manière dont la vérité peut être « entassée » dans un espace très limité. Prenons la leçon de cette semaine, qui couvre 2 Pierre


1:1-14. Dans ces 14 versets, Pierre nous enseigne la justice par la foi. Il aborde ensuite ce que peut faire la puissance de Dieu dans la vie de ceux qui se sont donnés à Jésus. Il parle de la merveilleuse vérité selon laquelle nous pouvons devenir « participants de la nature divine » (2 Pierre 1:4, LSG) et que nous pouvons être exempts de la corruption et de la luxure du monde.


En fait, non seulement il y a une sorte de catalogue des vertus chrétiennes, mais aussi, Pierre les présente dans un ordre spécifique. Une vertu suit une autre, qui suit une autre, et ainsi de suite jusqu’à ce qu’elles culminent dans la plus importante de toutes.


Il écrit aussi sur la réalité de ce que cela signifie d’être en Christ et d’être « purifié » (2 Pierre 1:9) de nos anciens péchés, et ensuite, il aborde l’idée de l’assurance du salut, de la promesse de la vie éternelle dans « le royaume éternel » (2 Pierre 1:11) du Seigneur.


Et enfin, nous avons encore un petit exposé sur le sujet crucial de l’état des morts. Que de la vérité profonde et riche en seulement 14 versets!



* Étudiez cette leçon pour le sabbat 27 Mai.


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Une foi précieuse



21 Mai



(page 72 du guide standard)



Lisez 2 Pierre 1:1-4. Que dit Pierre sur ce qui nous a été donné en Jésus- Christ? Autrement dit, comment la réalité de la grâce est-elle vue ici?






Pierre commence cette lettre en disant qu’il s’adresse à ceux qui ont reçu « une foi d’un aussi grand prix que la nôtre » (2 Pierre 1:1, BJ); ou « une foi du même prix que la nôtre » (LSG). Le mot traduit par « précieux » ou « grand prix » signifie


« à valeur égale », ou « au privilège égal. » Il dit qu’ils ont « obtenu » cette foi pré- cieuse; non pas qu’ils l’aient gagnée par leur force ou qu’ils l’aient méritée, mais qu’ils l’ont reçue comme un don de Dieu. Soit, comme Paul l’a écrit: « Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. » (Eph. 2:8, LSG). Elle est précieuse parce que « sans la foi il est impossible » de plaire à Dieu (Hébreux 11:6). Elle est précieuse parce que par cette foi, nous nous approprions de nombreuses promesses merveilleuses. Pierre souligne que la « puissance divine » de Jésus nous a donné tout en ce qui concerne la vie et la piété (2 Pierre 1:3). C’est aussi par la puissance de Dieu que nous existons, et c’est seulement par Son pouvoir que nous pouvons atteindre la sainteté. Et cette puissance divine nous est donnée « au moyen de la connaissance de celui qui nous a appelés par Sa propre gloire et


par Sa vertu » (2 Pierre 1:3, LSG; voir aussi Jean 17:3).


Nous sommes appelés à aimer Dieu, mais comment pouvons-nous aimer un Dieu que nous ne connaissons pas? Nous avons appris à connaitre Dieu à travers Jésus, par la Parole écrite, par le monde créé et à travers l’expérience d’une vie de foi et d’obéissance. Nous connaissons Dieu et la réalité de Dieu quand nous faisons l’expérience de ce qu’Il fait dans notre vie, une connais- sance qui nous transforme. Et nous arrivons à Le connaitre grâce à la réalité de la grâce qu’Il nous accorde.


Pierre dit alors quelque chose de plus merveilleux: que nous avons reçu aussi « les plus grandes et les plus précieuses promesses », y compris le fait de devenir participants de la « nature divine » (2 Pierre 1:4). L’humanité a été créée à l’image de Dieu; cette image a été considérablement endommagée et dégradée. Lorsque nous sommes nés de nouveau, nous avons une nouvelle vie en Jésus, qui s’efforce de restaurer Son image divine en nous. Mais nous devons fuir la corruption et les convoitises du monde si nous voulons que ce changement se produise.










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22 Mai



(page 73 du guide standard)



L’amour : l’objectif de la vertu chrétienne


Lisez 2 Pierre 1:5-7; Romains 5:3-5; Jacques 1:3, 4; et Galates 5:22,


  1. Quel thème similaire apparait dans ces textes?





Il était courant chez les philosophes antiques de faire des listes des ver- tus. Ces listes sont souvent appelées un « catalogue de vertus », et il existe plusieurs exemples dans le Nouveau Testament (Romains 5:3-5; Jacques 1:3, 4; Galates 5:22, 23). Il était fort probable que les lecteurs de Pierre connaissaient ces listes, bien qu’il existe des différences intéressantes entre ce qu’un philosophe pourrait énumérer et la liste de Pierre. Notez que Pierre a organisé délibérément sa liste selon une séquence, de sorte que chaque vertu s’appuie sur la vertu précédente, jusqu’à ce qu’il atteigne un point culminant dans l’amour!


Chacune des vertus que Pierre utilise a une signification importante:


La foi: dans ce contexte, la foi n’est rien d’autre qu’une croyance salva- trice en Jésus (voir Galates 3:11, Hébreux 10:38).


La vertu: (du grec arête), la vertu est une bonne qualité, quel que soit la qualité, qui a été aussi mentionnée même par les philosophes païens. Oui, la foi est cruciale, mais elle doit conduire à une vie transformée, celle dans laquelle la vertu est exprimée.


La connaissance: surement, Pierre ne parle pas de la connaissance en général, mais plutôt de la connaissance qui vient d’une relation salvatrice avec Jésus-Christ.


La tempérance/la maitrise de soi: les chrétiens matures sont capables de contrôler leurs pulsions, en particulier celles qui conduisent à des excès.


La patience/la fermeté: désigne la constance et l’endurance, surtout face aux épreuves et aux persécutions.


La piété: dans le monde païen, le mot traduit ici par « piété » signifie un comportement éthique qui résulte d’une croyance en un dieu. Dans le Nouveau Testament, la vertu se rapporte à un comportement éthique qui résulte de la croyance au seul vrai Dieu (1 Timothée 2:2).


La bonté fraternelle: les chrétiens forment une famille, et la piété conduira à une communauté dans laquelle les gens sont aimables les uns envers les autres.


L’amour: Pierre amène la liste à un point culminant avec l’amour. Il rejoint Paul qui affirme: « Maintenant donc ces trois choses demeurent : la foi, l’espérance, l’amour; mais la plus grande, c’est l’amour. » (1 Corinthiens 13:13, Colombe).







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Soyez qui vous êtes



23 Mai



(page 74 du guide standard)



Après nous avoir donné la liste de ce que nous devons chercher avec diligence en tant que chrétiens, Pierre déclare alors ce qui sera le résultat.


Lisez 2 Pierre 1:8-11. Quel est le lien entre ce qui a été déjà fait pour le chrétien et la façon dont il doit se conduire dans la vie?







Pierre invite ses lecteurs à vivre conformément à la nouvelle réalité qui est vraie pour eux en Jésus. Les caractéristiques de la foi, de la vertu, de la connaissance, de la maitrise de soi, de l’endurance, de la piété, de l’affection fraternelle et de l’amour « sont en vous, et y sont avec abondance, elles ne vous laisseront point oisifs ni stériles. » (2 Pierre 1:8, LSG).


Le problème est que ce ne sont pas tous les chrétiens qui vivent selon cette nouvelle réalité. Certains sont oisifs ou stériles dans la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ (2 Pierre 1:8). Ces gens ont oublié qu’ils ont été purifiés de leurs « anciens péchés » (2 Pierre 1:9, LSG). Alors, dit Pierre, les chrétiens doivent vivre la nouvelle réa- lité qui est vraie pour eux en Jésus. En Christ, ils ont reçu le pardon, la purification et le droit de participer à la nature divine. C’est pourquoi ils doivent « affermir [leur] vocation et [leur] élection » (2 Pierre 1:10, LSG). Il n’y a aucune excuse pour vivre encore leur ancienne vie, aucune excuse pour être des chrétiens « stériles » ou « infructueux ».


« Nous entendons beaucoup parler de la foi, mais nous avons besoin d’apprendre beaucoup plus sur les œuvres. Plusieurs ont trompé leurs propres âmes en menant une vie facile et aisée, et en se trompant dans une religion sans la croix de Christ. » – Ellen G. White, Faith and Works, p. 50.



Lisez Romains 6:11. Que dit Paul ici et qui reflète ce que Pierre a écrit dans les textes d’aujourd’hui?



Dans un sens, Pierre et Paul disent, « Soyez ce que vous êtes. » Et nous sommes de nouvelles créatures en Christ, purifiées du péché et participants à la nature divine. C’est pourquoi nous pouvons mener le genre de vie que nous sommes appelés à vivre. Nous sommes censés être « comme Christ », et c’est ce que signifie « chrétien ».




Comment êtes-vous « comme Christ »? Dans quels domaines pouvez-vous faire mieux?


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Quitter la tente



24 Mai



(page 75 du guide standard)



« Et je regarde comme un devoir, aussi longtemps que je suis  dans cette tente, de vous tenir en éveil par des avertissements, car je sais que je la quitterai subitement, ainsi que notre Seigneur Jésus- Christ me l’a fait connaitre. » (2 Pierre 1:13, 14, LSG).



En 1956, Oscar Cullmann a fait une courte étude, appelée L’immortalité de l’âme ou la résurrection des morts? Le témoignage du Nouveau Testament. Il a fait valoir que le concept de la résurrec- tion est tout à fait incompatible avec le concept de l’immortalité de l’âme. En outre, il a dit que le Nouveau Testament supporte pleine- ment la résurrection des morts.


« Aucune autre de mes publications » écrivit-il plus tard, « n’a pro- voqué un tel enthousiasme ou une telle hostilité violente. »


Lisez 1 Corinthiens 15:12-57. Que dit Paul sur la mort?







Une étude de ce que dit le Nouveau Testament sur la mort et la résurrection a convaincu la plupart des disciples du Nouveau Testament que Cullmann avait raison. En effet, le Nouveau Testament supporte le concept de la résurrection, pas le concept d’une âme immortelle qui survit à la mort du corps. Par exemple, dans 1 Thessaloniciens 4:16- 18, Paul exhorte ceux qui ont perdu des êtres chers à être consolés en sachant que, quand Jésus reviendra encore une fois, Il ressuscitera les morts. Dans 1 Corinthiens 15:12-57, Paul donne une description détail- lée de la résurrection. Il commence en soulignant que la foi chrétienne repose sur la résurrection de Jésus. Si Jésus n’était pas ressuscité, toute la foi en Lui serait vaine. Mais en effet, dit Paul, Christ est ressuscité d’entre les morts, comme prémices de ceux qui se sont endormis. Et la résurrection de Christ d’entre les morts rend ce mystère possible pour tous ceux qui sont en Lui pour qu’ils ressuscitent d’entre les morts.


Paul parle de la résurrection du corps dans 1 Corinthiens 15:35-50. Il oppose les nouveaux corps que nous recevrons à la résurrection à nos corps actuels. Ce que nous avons maintenant mourra; ce que nous aurons à la résurrection ne mourra jamais.


En résumé, quand le Nouveau Testament parle de la mort, il le fait en termes de résurrection, pas d’immortalité de l’âme. Il est important de savoir cela en tant qu’arrière-plan en lisant 2 Pierre 1:12-14.



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25 Mai



La foi face à la mort



(page 76 du guide standard)



Lisez 2 Pierre 1:12-15. Que veut dire Pierre lorsqu’il affirme qu’il  quittera bientôt sa tente/son corps?






2 Pierre 1:12-14 révèle l’occasion de la lettre. Pierre pense qu’il  est sur le point de mourir, et la lettre contient son dernier message ou testament.


L’attente de Pierre à mourir bientôt est révélée par la phraséologie


« Tant que je suis dans cette tente … sachant, comme d’ailleurs notre Seigneur Jésus-Christ me l’a manifesté, que l’abandon de ma tente est proche », qui se trouve dans 2 Pierre 1:13, 14. Il compare le corps à une tente (tabernacle), que Pierre quittera à sa mort. En fait, il est donc clair que Pierre parle de son corps qu’il compare à sa tente, au point que des traducteurs modernes ont tendance à traduire ces phrases telles que « Tant que je suis encore en vie. Car je sais que je vais bientôt quit- ter ce corps mortel » (2 Pierre 1:13, 14, BFC). Rien dans le langage de Pierre ne suggère que lorsqu’il quittera sa tente ou son corps, son âme survivra comme une entité distincte.


Lisez 2 Pierre 1:12-15 à nouveau. Comment Pierre parait-il faire face à la réalité de sa mort imminente, et qu’est-ce que cette attitude nous apprend sur la foi?






2  Pierre 1:12-15 apporte une solennité supplémentaire aux paroles de Pierre. Il écrit ceci en sachant que sa vie sera bientôt à sa fin. Il le sait parce que, comme il le dit, le « Seigneur Jésus-Christ me l’a fait connaitre. » Pourtant, il semble n’avoir aucune crainte, aucun souci, aucune appréhension. Son accent est mis au contraire sur le bienêtre de ceux qu’il laisse derrière lui. Il veut qu’ils soient fermes dans la « vérité présente », et tant qu’il est vivant, il les exhorte à être fidèles.


Nous pouvons voir ici la réalité et la profondeur de l’expérience de Pierre avec le Seigneur. Oui, il va bientôt mourir, et ce ne sera non plus une mort agréable (voir Jean 21:18; Ellen G. White, Conquérants paci- fiques, Chap. 52), mais son souci désintéressé est au sujet des autres. Vraiment, Pierre était un homme qui vivait la foi qu’il enseignait.



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26 Mai



(page 77 du guide standard)



Réflexion avancée: Comme  nous l’avons vu, Pierre  savait qu’il allait bientôt mourir. Et il savait (et depuis longtemps aussi), comment il allait mourir. C’est parce que Jésus Lui-même le lui avait dit. « En vérité, en vérité, Je te le dis, quand tu étais jeune, tu mettais toi-même ta ceinture, et tu allais où tu voulais; quand tu auras vieilli, tu étendras les mains, et un autre te ceindra et te mènera où tu ne voudrais pas. » (Jean 21:18, BJ). Quelle fin lui fut réservée?


« En qualité de Juif et d’étranger, Pierre fut, en effet, condamné à la flagellation et à la crucifixion. La perspective de cette mort effroyable rappelait à l’apôtre son grand péché: le reniement de Jésus lors de Son pro- cès. Or, tandis qu’autrefois la croix lui était si antipathique, il considérait maintenant comme une joie de faire le sacrifice de sa vie pour l’évangile. Cependant, mourir de la même manière que son Maitre qu’il avait renié lui paraissait être un trop grand honneur, bien qu’il se fût sincèrement repenti de son péché, et sût que Christ lui avait pardonné. N’en avait-il pas la preuve dans le fait qu’Il lui avait confié la noble mission de paitre les brebis et les agneaux de Son troupeau?


Cependant, Pierre n’arrivait pas à oublier son péché. La pensée même de l’agonie affreuse qui l’attendait ne pouvait atténuer l’amertume de sa tristesse et de son repentir. Il supplia ses bourreaux de lui accorder comme ultime faveur de le clouer à la croix la tête en bas. On accéda à sa requête, et le grand apôtre mourut de cette effroyable manière. » – Ellen G. White, Conquérants pacifiques, p. 480. Et pourtant, même avec cette perspective devant lui, Pierre se souciait du bienêtre spirituel du troupeau.


Discussion:


Ê À la lumière de tout ce que Pierre (et les autres écrivains bibliques) à écrit sur la nécessité pour les chrétiens de mener une vie de sainteté, pourquoi plusieurs d’entre nous échouent à « être ce que nous sommes » en Jésus?


Ë En classe, allez à la liste donnée dans 2 Pierre 1:5-7. Parlez de chaque élément et posez-vous la question suivante: comment pou- vons-nous mieux manifester ces vertus nous-mêmes, et comment pouvons-nous aider ceux qui cherchent à faire la même chose?



Ì Vu ce que nous savons sur Pierre, tel que révélé dans les Évangiles, ce qu’il écrit montre puissamment l’excellente œuvre que Christ a faite en lui, même en dépit de ses échecs précédents. Quel espoir et réconfort pouvons-nous retirer de son exemple pour nous-mêmes?



Í Dans 2 Pierre 1:12, Pierre écrit au sujet de « la vérité pré- sente. » Qu’est-ce qui était « la vérité présente » au temps de Pierre, et qu’est-ce qui est « la vérité présente » de nos jours?



Î Quelqu’un a écrit: « Les morts sont vraiment au-delà de la mort. La mort est ce que les vivants portent sur eux. » Comment devrions- nous, en tant que chrétiens, « porter » la mort, dans le sens de parta- ger le chagrin et la douleur de ceux qui ont perdu leurs êtres chers?



































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Histoire


La Bible miraculeuse


J’avais fait tous les préparatifs nécessaires pour partir pour l’armée. Mon père mit sa main sur mon épaule et me remit une Bible.


« Je serai fidèle à Dieu » promis-je à mon père. Je savais que ce ne serait pas facile, mais j’étais déterminé à essayer.


Je rejoins les autres recrues, et nous commencions à marcher vers le camp de formation de base. Le commandant fit la marche la plus diffi- cile possible. Nous avions dû traverser une rivière sur nos mains et nos genoux, et quand c’était devenu trop profond, nous avions dû nager avec nos lourds colis.


Lorsque nous avions rampé jusqu’à l’autre rive, nos sacs étaient mouillés, mais on ne nous donna aucune chance de nous reposer ou de les sécher. Nous avons continué à marcher à un rythme plus rapide. Dès que nous sommes arrivés au camp, on nous a donné d’autres exercices à faire. C’était tard dans la nuit que nous déballions nos sacs humides.


En faisant sortir mes vêtements et autres objets personnels, je pres- sais l’eau de la rivière de chaque élément et les étalais pour les sécher. Ensuite, mes yeux tombèrent sur la Bible de mon père. Je criai, bien sûr qu’elle serait détruite par l’eau. Mais en la touchant, je vis qu’elle était sèche. Surpris, je la sortis du sac. Elle était toute sèche. Tout dans mon sac était mouillé d’eau sale et boueuse – à l’exception de la Bible. Elle était propre et sèche. Et je me rendis compte que Dieu était avec moi.


Toutefois, pendant les rigueurs de l’entrainement de base, j’ai parfois oublié le magnifique témoignage de la présence de Dieu. Je voulus observer le sabbat, mais c’était difficile. Je priai que Dieu m’aide à trouver un moyen.


Puis j’appris que l’armée recherchait des soldats pour enseigner aux enfants de militaires. Je me suis inscrit immédiatement. Heureusement, j’ai été choisi pour enseigner, donc je n’avais pas du travail le jour du sabbat.


Dans l’armée, j’ai souvent partagé ma foi. Mon colocataire me parla de la Bible; il dit qu’il avait remarqué quelque chose de différent en moi. Il accepta mon invitation à participer aux réunions d’évangélisation, et plus tard, il donna sa vie à Jésus.


Un autre soldat était musulman; son père ne voulait pas qu’il devienne chrétien. Mais il avait étudié dans des écoles adventistes du septième jour et était prêt à prendre position pour Christ. Nous discutions long- temps de Dieu, et il devint un adventiste.


Je savais que Dieu était avec moi. Il avait gardé ma Bible sèche le premier jour de la formation, et Il m’avait permis d’observer le sabbat et de conduire les autres à Lui, même alors qu’il servait dans l’armée.




Martin bengOnO est originaire du Cameroun.





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Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org



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La leçon en bref



Texte clé: 2 Pierre 1:3, 4, 10, 11


Objectifs:

Savoir: Comprendre que tout ce qui est nécessaire à la vie et à la piété est rendu disponible à travers le don de la puissance divine.


Ressentir: Faire l’expérience de l’assurance qui vient de la connais- sance des secrets de la réussite dans la vie chrétienne qui garantit un accueil chaleureux dans le royaume éternel de Christ.


Agir: Désirer ardemment assurer notre vocation et notre élection en fai- sant croitre les vertus chrétiennes.


Plan de l’étude:

  1. Savoir: Les secrets de la réussite dans la vie chrétienne.

A Quelle est la relation entre les grandes et précieuses promesses de Dieu et la force pour éviter la corruption qui existe dans le monde par la convoitise?


B Comment les vertus chrétiennes sont-elles liées d’une manière qui fait d’elles une « échelle » que nous pouvons gravir pour devenir pro- ductifs dans notre connaissance du Seigneur Jésus-Christ?



  1. Ressentir: Rechercher l’assurance de la vie éternelle.

A Comment Pierre décrit-il le processus de la recherche de l’assurance pour atteindre la vie éternelle?


B Pourquoi Pierre nous fait-il appel à assurer notre vocation et notre élection avec zèle?



III. Agir: Avoir une connaissance de Jésus-Christ.

A Comment Pierre décrit-il ce que nous pouvons faire pour avoir une connaissance de Celui qui nous a appelés, comme moyen de recevoir tout ce qui est nécessaire à la vie et à la piété?


B Quelles conséquences découleront de l’assurance de notre vocation et de notre élection?



Résumé: Pierre identifie les moyens par lesquels le croyant peut être assuré pour rendre sa vocation et son élection inébranlables comme suit : « appliquez-vous d’autant plus à affermir votre vocation et votre élection; car, en faisant cela, vous ne broncherez jamais. C’est ainsi, en effet, que l’entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ vous sera pleinement accordée. » (2 Pierre 1:10, 11, LSG).




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Cycle d’apprentissage


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: 2 Pierre 1:2-4


Concept clé de croissance spirituelle: Il est possible de devenir participant de la nature divine et d’échapper à la corruption qui existe dans le monde et qui se manifeste dans les mauvais désirs. Il est possible d’avoir l’assurance d’une vie chrétienne victorieuse et d’être accueilli dans le royaume éternel de notre Seigneur.

Dans ce passage de notre étude, Pierre nous dit comment nous pou- vons atteindre tous ces objectifs. Nous devons avoir une connaissance efficace et productive de Dieu et de Jésus-Christ, qui nous a appelés à refléter Sa sainteté (cf. 1 Pie. 1:15, 16). Après avoir décrit l’échelle des vertus chrétiennes, Pierre dit: « Car si ces choses sont en vous, et y sont avec abondance, elles ne vous laisseront point oisifs ni stériles pour la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ. » (2 Pierre 1:8, LSG). Par la puissance divine, rendue disponible dans les précieuses promesses de Sa Parole, Dieu nous permet de devenir participants de la nature divine et d’échapper à la nature corrompue que nous avons héritée de ce monde. C’est ainsi qu’Il nous dispose pour l’éternité.



Pour les moniteurs: Il est important que toutes les références appropriées à ce passage soient explorées de peur que les membres de la classe ne concluent que c’est par leurs propres œuvres qu’ils mon- teront l’échelle des vertus chrétiennes, échelon par échelon, jusqu’à ce qu’ils atteignent le succès final, le tout, grâce à leurs propres efforts. S’il est vrai que Pierre dit, « faites tous vos efforts … » (2 Pierre 1:5, LSG), il n’encourage pas ses lecteurs à tenter de gravir les échelons par eux-mêmes, ni ne dit que Dieu leur accorde un mérite quelconque basé sur leurs efforts. Il commence la discussion, au ver- set 3, en rappelant au lecteur : « Sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété » (LSG). Pierre ajoute que, Dieu, par Sa propre gloire et Sa bonté, nous a fait « les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez par- ticipants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise. » (2 Pierre 1:4, LSG). Toute chose bonne est un don de Dieu, mais nous devons exercer notre pouvoir de choix en étant désireux d’affermir notre vocation et notre élection (1 Pie. 1:10).



Activité et Discussion d’ouverture: Demandez aux élèves de lire ensemble 2 Pierre 1:2-4. Discutez des éléments divinement nommés que Pierre mentionne pour remporter la victoire spirituelle.





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ÉTAPE 2—Explorer


Commentaire biblique

  1. La centralité de Jésus-Christ (Relisez 2 Pierre 1:1, 2 avec votre classe.)

En commençant sa deuxième épitre (2 Pierre 3:1), Pierre continue  son emphase sur la centralité de Jésus-Christ, tout comme dans sa première épitre. Dans les 15 premiers versets que nous étudions cette semaine, il y a six références explicites à Jésus-Christ, soit comme Seigneur ou soit comme Dieu, ainsi que de nombreuses autres références à Lui grâce à l’utilisation des pronoms personnels. Au verset 1, grâce à une construction grammaticale grecque, Jésus est appelé notre Dieu et Sauveur. Dans les versets 2, 8, 11 et 14, Jésus est désigné comme notre Seigneur. Dans l’ensemble, sauf au verset 2, Il est appelé Jésus-Christ  ou Jésus le Messie. Au verset 11, Il est notre Seigneur et Sauveur. De toute évidence, Pierre a une très haute christologie et veut communiquer cette interprétation à ses lecteurs. Il est fier de porter le nom que Jésus lui a donné, Simon Pierre (« la pierre ») et d’être serviteur et apôtre de Jésus-Christ (v. 1).



Considérez ceci: Quels sont les aspects de la personne et de l’œuvre de Jésus qui sont particulièrement importants pour ma vie? De quelle manière puis-je faire de Lui le centre de ma vie quotidienne?


  1.  Les dons de la grâce de Dieu (Relisez 2 Pierre 1:3, 4 avec votre classe).

Tout ce dont nous avons besoin pour la vie et la piété nous a été donné par la puissance divine, par la connaissance de Celui qui nous a appelés par Sa propre gloire et Sa bonté. Selon le verset 2, la grâce et la paix sont les nôtres en abondance par la connaissance de Dieu et de Jésus notre Seigneur. Selon le verset 8, nous ne devons pas être oisifs et improductifs dans la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ.


Pierre nous appelle aussi à grandir dans la grâce et la connaissance    de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. Il semble que, pour Pierre, la connaissance de Jésus-Christ comme Seigneur et Sauveur est la clé de notre succès dans la croissance en tant que chrétiens. Dieu nous a égale- ment donné de très grandes et précieuses promesses. En nous appropriant ces promesses, nous pouvons devenir participants de la nature divine, et échapper à la corruption qui existe dans le monde par les mauvais désirs que produit la nature pécheresse. La puissance se trouve dans la promesse (Rom. 4:21)



Considérez ceci: De quelles manières la grâce et la puissance de Dieu par Jésus-Christ, se manifeste-t-elle dans ma vie quotidienne? Comment


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ai-je vécu la puissance qui se trouve dans les promesses?



III. L’échelle des vertus chrétiennes (Revoyez ensemble 2 Pierre 1:5-11.)


Ici, Pierre identifie les qualités qu’un chrétien doit acquérir et pratiquer afin d’être efficace et productif dans la connaissance du Seigneur Jésus- Christ. Ceux qui se souviennent qu’ils ont été purifiés de leurs péchés (v. 9) et qui sont désireux d’assurer leur vocation et leur élection (v. 10) développe- ront ces vertus et grandiront (v. 8). Ensuite, ils peuvent vivre dans l’assurance qu’ils ne tomberont jamais (v. 10) et « l’entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ [leur] sera pleinement accordée. » (v. 11, LSG). Invitez la classe à passer du temps à examiner ces vertus. Discutez de la corrélation entre elles, qui forme une « échelle », conduisant au progrès et à la croissance.



Considérez ceci: Combien de vertus de la liste de Pierre sont-elles évidentes dans ma vie quotidienne? Quels sont les moyens par lesquels je crois ou je stagne?



Discussion:


Ê Comment le catalogue des vertus de Pierre se compare-t-il à la liste de Paul du fruit de l’Esprit dans Galates 5:22, 23? De quelles manières pou- vons-nous illustrer ces qualités de chrétiens qui grandissent?





Ë Que signifie Pierre par « la tente » du corps (2 Pierre 1:13)? Comparez à 2 Corinthiens 5:1-4. Que nous apprend ce texte sur sa vision de la nature humaine?




ÉTAPE 3—Appliquer


Pour les moniteurs: Certains Adventistes croient qu’à la fin des temps, il y aura un groupe de croyants qui atteindront un niveau de perfection absolue. D’autres pensent que la perfection à atteindre est relative, en parlant de la maturité dans la foi et la pratique plutôt que d’une perfection absolue. Ellen G. White écrit à propos de l’injonc- tion de Christ dans Matthieu 5:48 à être parfait: « Nous pouvons être parfaits dans notre sphère tout comme Dieu l’est dans Sa sphère. » – Testimonies for the Church, vol. 4, p. 455. Cette déclaration indique un point de vue relatif ou moral de la perfection du caractère (voir aussi

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Les paraboles de Jésus, pp. 341, 342). Néanmoins, il serait sage de ne pas se laisser distraire. Il n’y a rien dans 2 Pierre 1:8-11 qui parle de la perfection absolue, il parle plutôt de la victoire et de l’assurance. Restez dans les limites du texte.


À méditer:


Ê Quelles promesses bibliques ai-je trouvées comme une aide puissante face à la corruption qui existe dans le monde par le biais des mauvais désirs?




Ë Où puis-je me trouver sur l’échelle des vertus chrétiennes? De quelles façons suis-je toujours en pleine croissance?




Activité: Demandez à la classe de lire ensemble 2 Pierre 1:8-11. Discutez des implications (telles qu’indiquées dans les versets 8 et 9) du fait d’avoir les qualités mentionnées dans les versets 5-7 par rapport au fait de ne   pas les avoir. Pourquoi est-ce important de démontrer le zèle dans l’as- surance de notre vocation et de notre élection.


ÉTAPE 4—Créer


Pour les moniteurs: Il y a un bel équilibre entre l’assurance et la confiance en soi pour le salut. Ellen G. White met en garde: « Ceux qui se convertissent et qui disent dans leur premier élan de foi : “Je suis sauvé”, courent le risque de mettre leur confiance en eux-mêmes. Ils perdent de vue leur propre faiblesse et leur besoin constant de la force divine. Ils ne sont pas préparés à lutter contre les stratagèmes de Satan et, devant la tentation, plusieurs, comme Pierre, tombent dans le gouffre. Voici l’avertissement qui nous est adressé : “Que celui qui croit être debout prenne garde de tomber!” 1 Corinthiens 10 :12. Nous défier de nous-mêmes et ne dépendre que de Christ, voilà notre unique sécurité » – Les paraboles de Jésus, p. 129.


Activités: Faites un sondage de la classe par un vote secret (de façon à préserver la confidentialité) afin de déterminer (1) combien ont l’assurance du salut et (2) qu’est-ce qu’ils considèrent être à la base de leur assurance (ou de l’absence de leur assurance). Discutez des résultats avec la classe.





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* 27 Mai– 2 Juin



(page 80 du guide standard)



La prophétie et les Écritures




Sabbat aprèS-Midi


Lecture de la semaine Ésaïe 53 : 1-12; Dan. 7:13, 14; 2


Pierre 1:16-20; Matthieu 17:1-6; 2 Timothée 3:15-17.


D


Verset à mémoriser: « Et nous tenons pour d’autant plus certaine la parole prophétique, à laquelle vous faites bien de prêter attention, comme à une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusqu’à ce que le jour vienne à paraitre et que l’étoile du matin se lève dans vos cœurs. » (2 Pierre 1:19, LSG).



lors que nous continuons d’étudier les lettres de Pierre, un point devrait surgir: la façon dont la confiance et la certitude de Pierre se manifestent dans ce qu’il écrit. Nous pouvons voir la même


chose avec Paul: une conviction claire et ferme quant à ce qu’ils procla- ment en ce qui concerne Jésus-Christ et la croix.


Dans les textes de cette semaine, nous parlerons plus de cette certitude chez Pierre. De plus, il nous dit pourquoi il a cette certitude. Nous ne croyons pas, dit-il, aux « fables habilement conçues » (2 Pierre 1:16) – comme celles qu’on trouve dans les religions païennes de son temps. Au lieu de cela, Pierre était sûr de ce qu’il croyait, pour deux raisons.


Tout d’abord, il a été un témoin oculaire de « notre Seigneur Jésus- Christ » (2 Pierre 1:16). Mais la deuxième raison et peut-être même la plus importante (parce que presque tout le monde ne sera pas témoin oculaire), est la « plus certaine parole prophétique » (2 Pie. 1:19, Colombe). Pierre remonte encore à la Bible, en pointant les Écritures, en tenant pour certaine l’affirmation de Jésus, tout particulièrement les parties prophétiques qui ont parlé de Lui. Sans aucun doute, ce sont certaines des sections que Jésus Lui-même a mentionné au sujet de Lui- même (Matthieu 26:54, Luc 24:27). Si Jésus et Pierre ont ainsi pris la Bible au sérieux, combien de fois devrions-nous faire de même?


* Étudiez cette leçon pour le sabbat 3 Juin.


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28 Mai



(page 81 du guide standard)



Jésus dans l’Ancien Testament


Tout au long de ses épitres, Pierre écrit avec un sentiment de certi- tude. Il sait de quoi il parle parce qu’il sait de qui il parle. Et une des raisons est qu’il sait que Jésus était celui dont ont parlé les prophètes de l’Ancien Testament. C’est la confiance de Pierre en la Parole écrite qui lui a permis de connaitre la Parole « faite chair » (Jean 1:14).


Dans 1 Pierre 1:10-12, Pierre dirige ses lecteurs vers la Bible hébraïque, les prophètes d’autrefois, et ce qu’ils ont appris au sujet de Jésus. Selon Pierre, le Saint-Esprit a révélé dans l’Ancien Testament deux vérités essentielles au sujet de Jésus: les souffrances de Christ et les gloires subséquentes qui suivraient (1 Pie. 1:11). Ces deux volets se trouvent tout au long de la Bible hébraïque.


Qu’est-ce que tous ces textes enseignent à propos de ce que l’Ancien Testament a prédit en ce qui concerne Jésus? Psaume 22; Ésaïe 53 : 1-12; Zach. 12:10, 13:7; Jérémie 33 : 14, 15; Dan. 7:13, 14.







Dans 1 Pierre 1:10-12, Pierre assure ses lecteurs qu’ils occupent une place très particulière dans l’histoire du salut. Ils  ont reçu plus que ce qui avait été révélé aux prophètes de l’Ancien Testament. Les prophètes ont parlé en effet à leur propre époque, mais des éléments essentiels de leurs messages ne seraient accom- plis qu’à la venue de Christ.


Certaines choses de ce que les prophètes avaient prédit étaient accomplies à l’époque des lecteurs de Pierre. Ceux-ci ont pu entendre de ceux « qui ont prêché l’évangile à vous par le Saint- Esprit envoyé du ciel », des vérités que même les anges désire- raient connaitre (1 Pie. 1:12, LSG). Ayant accepté l’évangile qui leur était prêché, ces gens connaissaient des choses beaucoup plus en détail que les prophètes de l’Ancien Testament. Ils connais- saient mieux la réalité et la nature de la souffrance et de l’humilia- tion du Rédempteur. Bien sûr, ils vont devoir attendre, tout comme nous, pour voir « les gloires qui les suivraient » (1 Pierre 1:11,  BJ). Ayant vu la première partie de ces prophéties s’accomplir, nous pouvons attendre avec certitude la dernière partie aussi.








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29 Mai



(page 82 du guide standard)



Témoins oculaires de Sa Majesté


Lisez 2 Pierre 1:16-18. Quelles autres preuves Pierre affirme-t-il avoir pour sa foi en Jésus?






Outre la parole prophétique, Pierre a été un témoin oculaire de la plupart des choses qu’il prêchait. Le christianisme, dit-il, n’est pas fondé sur des « fables habilement conçues » (2 Pierre 1:16, LSG), mais sur des faits réels survenus dans l’histoire – des évènements dont lui- même était témoin oculaire.


Dans les Évangiles, Pierre était présent à la plupart des évènements pivots de la vie et du ministère de Jésus. Il était là lors de la prédication, de l’enseignement et des miracles. Depuis le début avec le miracle des poissons (Luc 5:4-6) jusqu’à la rencontre de Jésus en Galilée après Sa résurrection (Jean 21:15), Pierre a été un témoin oculaire de la plupart des choses qui forment un fondement irréfutable de l’évangile.


Dans 2 Pierre 1:17, 18, quel évènement Pierre décrit-il spécialement comme un des éléments de ce qu’il avait personnellement vu? Quelle était la signification particulière de cet évènement?




Pierre met en évidence un évènement spécifique en tant que témoin oculaire: la transfiguration de Jésus. Jésus avait emmené avec Lui Pierre, Jacques et Jean, sur une haute montagne pour prier (Luc 9:28). Là, devant eux tous, Il fut transfiguré. Son visage rayonnait et Ses vêtements devinrent éblouissants (Matthieu 17:2, Luc 9:29). Il fut rejoint par Moïse et Élie, et une voix céleste dit: « Celui-ci est Mon Fils bienaimé, en qui J’ai mis toute Mon affection: écoutez-Le! » (Matthieu 17:5, LSG).


Pierre avait vu beaucoup de choses en passant son temps avec Jésus; pourtant, cet incident spécifique se démarque des autres évènements. Il révèle que Jésus est le Fils de Dieu, qu’Il passait Son temps sur la terre selon le dessein de Dieu, et qu’Il avait une relation très spéciale avec le Père. Même avec tout ce que Pierre avait vu ou qu’il voulait voir, cet évènement – ce qui inclut « cette voix venant du ciel » (2 Pierre 1:18) – était ce qui lui tenait à cœur dans cette lettre.



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30 Mai



(page 83 du guide standard)



L’Étoile du matin dans nos cœurs


« Et nous tenons pour d’autant plus certaine la parole prophétique, à laquelle vous faites bien de prêter attention, comme à une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusqu’à ce que le jour vienne à paraitre et que l’étoile du matin se lève dans vos cœurs » (2 Pierre 1:19, LSG).


Lisez attentivement ce texte. Que dit Pierre qui soit si important pour nous, même aujourd’hui?






Ici, comme nous pouvons le voir dans de nombreux endroits dans la Bible (Genèse 1:4, Jean 1:5, Esa. 5:20, Éphésiens 5:8), il y a une séparation nette entre la lumière et les ténèbres. Selon Pierre, la parole de Dieu a brillé comme une lumière dans un endroit « obscur » (certains traduisent aussi le mot obscur par « sordide », ou « sale »). C’est pourquoi il est si clair que nous devons « prêter attention » à la lumière, la suivre jusqu’à ce que « le jour vienne à paraitre et que l’étoile du matin se lève dans [nos] cœurs. » Nous sommes des êtres déchus, vivant dans un monde déchu et sombre. Nous avons besoin de la puissance surnaturelle de Dieu pour nous aider à sortir de cette obscurité et marcher dans la lumière, et cette lumière, c’est Jésus.


Pierre dirige ses lecteurs vers un but. Certains croient que l’expression « jusqu’à ce que le jour se lève » se réfère à la seconde venue de Jésus. Mais c’est certaine- ment notre ultime espoir, l’idée de « l’Étoile du matin » se levant dans vos cœurs sonne plus immédiate et plus personnelle. « L’Étoile du matin » se rapporte à Jésus (Apo. 2:28, 22:16). Le fait qu’Il se lève dans leurs cœurs semble être leur connais- sance de Jésus, quand ils s’abandonnent complètement à Lui et font l’expérience réelle du Christ vivant dans leur propre vie. Jésus ne devrait pas être une simple vérité doctrinale; Il devrait être au centre de notre existence et la source de notre espérance et de notre foi. Alors, Pierre établit un lien clair entre l’étude de la parole de Dieu et le fait d’avoir une relation salvatrice avec Jésus, « l’étoile du matin ».


Et bien sûr, puisque la lumière brille en nous, nous serons en mesure de la transmettre à d’autres. « La terre entière doit être illuminée par la gloire de la vérité de Dieu. La lumière doit briller dans toutes les nations et à tous les peuples. Et c’est à partir de ceux qui ont reçu la lumière qu’elle doit briller. L’étoile du jour s’est levée sur nous, et nous devons faire briller sa lumière sur la voie de ceux qui sont dans les ténèbres. » – Ellen G. White, Christian Experience and Teachings of Ellen G. White, p. 220.









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31 Mai



(page 84 du guide standard)



La plus sure parole prophétique


Lisez 2 Pierre 1:19-21. À quelles prophéties Pierre fait-il référence? Que veut-il dire quand il dit qu’aucune prophétie de l’Écriture ne peut être un objet d’interprétation privée?







En soulignant que le christianisme n’est pas fondé sur des fables habilement conçues (2 Pierre 1:16), Pierre offre jusqu’à deux lignes d’évidence: tout d’abord, des témoins oculaires (2 Pie. 1:16-18); deuxièmement, les prophéties des Écritures (2 Pierre 1:19-21), un argument qu’il a utilisé plus tôt (1 Pie. 1:10-12).


Pierre précise également « qu’aucune prophétie de l’Écriture ne peut être un objet d’interprétation particulière » (2 Pie. 1:20, LSG). En disant cela, Pierre ne nous interdit pas d’étudier l’Écriture par nous-mêmes. Ce serait très loin de la pensée de celui qui dit, dans 1 Pierre 1:13, « ayant ceint les reins de votre entendement » (OST) ou « L’intelligence en éveil » (BJ). Cela ne saurait être dit par celui qui a recommandé aux croyants de faire des recherches dili- gentes sur le sens des prophéties de l’Ancien Testament (1 Pie. 1:10).


Alors, que veut dire Pierre? L’église du Nouveau Testament a grandi grâce aux membres qui vivaient et étudiaient ensemble. Les chrétiens faisaient partie d’un ensemble plus grand (1 Corinthiens 12:12-14). Et ici, Pierre met en garde contre le genre d’étude où l’on rejette toute idée de la communauté des croyants. En interagissant avec d’autres nous pouvons grandir ensemble en tant qu’une communauté. L’Esprit travaille avec la communauté et les indi- vidus qui la composent. Les points de vue peuvent être partagés, raffinés et approfondis. Mais celui qui travaille seul, en refusant d’écouter le point de vue des autres, est susceptible d’aboutir à des interprétations erronées, en particu- lier en ce qui concerne la prophétie.


Dans les versets suivants, nous trouvons une bonne raison pour laquelle Pierre fait cette observation. Il écrit aux chrétiens qui ont au sein de leurs congrégations des faux prophètes et des faux docteurs (2 Pierre 2:1). Pierre leur demande de présenter leur interprétation des Écritures à tous les respon- sables de l’église dans son ensemble. Combien de personnes n’ont-elles pas dévié de la vérité pour embrasser le fanatisme et l’erreur parce qu’elles ont refusé de tenir compte du conseil d’une communauté de croyants dirigée par l’Esprit? Ce fait était un danger à l’époque, et il l’est encore aujourd’hui.








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1 Juin



La Parole dans notre vie



(page 85 du guide standard)



Comme nous l’avons vu, Pierre a mis l’accent sur les Saintes Écritures. 2 Pierre 1:19-21 est une puissante affirmation de l’importance de la Bible à notre expérience chrétienne et à l’inspiration divine des Écritures. Son point est clair dans 2 Pierre 1:21. La Bible n’est pas le fruit d’une volonté humaine, d’une conception humaine, comme les autres livres. C’est un livre produit par la puissance de l’Esprit Saint, par le biais des « saints hommes de Dieu. »


Lisez 2 Timothée 3:15-17. Comment ces textes nous aident-ils à com- prendre le rôle de l’Écriture dans notre vie? Comment appliquent- ils la vérité de 2 Pierre 1:19-21?











Après avoir mis Timothée en garde contre les dangers auxquels lui et l’église faisaient face, Paul donne un bref aperçu de l’importance de l’Écri- ture. « Toute Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, réfuter, redresser, former à la justice » (2 Timothée 3:16, BJ).


Examinons ces trois points.


Les doctrines: Les doctrines sont les enseignements de l’église. Elles expriment les croyances de la communauté sur divers sujets bibliques jugés importants dans la parole de Dieu. Idéalement, chaque doctrine devrait être centré sur Christ, et chaque doctrine devrait nous apprendre quelque chose qui nous aide à apprendre à vivre conformément à « la volonté de Dieu » (Romains 12:2, LSG).


L’instruction: Paul dit à Timothée que l’Écriture est « utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice » (2 Timothée 3:16). Pierre fait une remarque semblable quand il dit que la prophétie de l’Écriture est comme une lampe qui brille dans un endroit obscur (2 Pierre 1:19). En d’autres termes, l’Écriture nous instruit sur la façon dont nous devons vivre, et sur ce qui est juste et ce qui est mal. Inspirée par l’Esprit Saint, l’Écriture n’est rien de moins que la volonté révélée de Dieu.


« Sage à salut »: quand il dit que l’Écriture nous rend « sage à salut » (2 Timothée 3:15, LSG), Paul souligne que l’Écriture nous oriente vers Jésus. Le salut repose sur la conviction que Jésus est mort pour nos péchés.


La doctrine, le guide moral, la connaissance du salut: pas étonnant que la parole de Dieu soit comme « une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusqu’à ce que le jour commence à poindre et que l’astre du matin se lève dans vos cœurs. » (2 Pierre 1:19, LSG).


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2 Juin



(page 86 du guide standard)



Réflexion  avancée: «  Il est du devoir  premier et le plus  élevé de tout être rationnel  d’apprendre des Saintes Écritures,  ce qui est vérité et ensuite de marcher dans la lumière et encourager      les autres à suivre son exemple. Nous devrions jour étudier la Bible avec diligence, pesant chaque pensée et en comparant l’écriture avec l’écriture. Avec l’aide divine, nous voulons former nos opinions pour nous-mêmes que nous voulons répondre pour nous devant Dieu.


Les vérités le plus clairement révélées dans les Écritures ont été mises en doute par des savants qui, s’attribuant une grande sagesse, enseignent que les Ecritures ont un sens mystique, secret, spirituel,  qui ne parait pas dans les termes employés. Ces hommes sont de faux docteurs. C’est à eux que Jésus dit : “Vous ne comprenez ni les Écritures, ni la puissance de Dieu.” (Marc 12:24) Là où il n’y    a ni figures ni symboles, il faut donner aux termes de la Bible leur sens le plus évident. “Si quelqu’un veut faire Sa volonté [de Dieu], il connaitra si Ma doctrine est de Dieu.” (Jean 7:17). Si l’on voulait attribuer aux paroles de l’Écriture leur sens propre, s’il n’y avait pas de faux docteurs pour égarer et troubler les esprits, il s’accomplirait sur la terre une œuvre qui réjouirait les anges et grâce à laquelle des milliers de brebis qui errent maintenant dans les ténèbres seraient introduites dans le céleste bercail. » – Ellen G. White, La tragédie   des siècles, pp. 528, 529.


Discussion:


Ê Quels sont les autres principes cruciaux impliqués en cher- chant à parvenir à une compréhension claire de l’Écriture?


Ë Martin Luther a écrit que « l’Écriture est sa propre lumière. » Il entendait par là qu’il y a une unité sous-jacente dans la Bible et qu’une partie peut être utilisée pour nous aider à comprendre les autres parties. Quels exemples de ce principe pouvez-vous trou- ver?



Ì En classe, revenez à votre réponse à la question de lundi sur l’évènement ou les évènements qui ont grandement influencé votre expérience chrétienne. Qu’est-ce que ces évènements ont de com- mun, au cas échéant? Que pouvez-vous apprendre des expériences des uns et des autres?



Í Si quelqu’un venait à vous demander comment l’étude de  la Bible peut approfondir votre marche avec le Seigneur,  que lui répondriez-vous? Quels principes avez-vous appris de votre propre expérience en cherchant à connaitre le Seigneur Jésus à travers l’étude de Sa parole écrite?




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Histoire


Mettre Dieu en image


En tant qu’un photographe professionnel, je prends les photos et vidéos de mariages et autres occasions importantes. Je filme aussi des documentaires et des évènements sportifs pour la télévision.


Lorsque je suis devenu un Adventiste du septième jour, je me suis demandé comment je ferais pour observer le sabbat. La plupart des évè- nements que je réalisais tombaient sur le sabbat, et je devais monter ces évènements afin de conserver mon emploi. J’avais une famille à entrete- nir; donc, j’ai décidé d’aller à l’église, aux sabbats, quand je n’avais pas de travail, mais quand j’avais un programme, je travaillais.


Cependant, je n’avais pas la paix à travailler le jour du sabbat. Et il semble que peu importe combien dur je travaillais, je ne pouvais pas subvenir à nos besoins. Soit quelqu’un de ma famille tombait malade, ou soit nous aurions autres dépenses imprévues. Je demandai aux pasteurs à l’église de prier pour nous.


Alors Dieu est intervenu. L’entreprise pour laquelle je travaillais fut rachetée par une autre entreprise, et je perdis mon emploi. Presque immédiatement, des gens commencèrent à m’appeler à travailler comme pigiste. C’est alors que j’ai réalisé que je pouvais avoir ma propre entre- prise.


Puis j’écoutai un sermon sur le fait d’être fidèle aux principes de Dieu en toutes circonstances. Ce sermon marqua ma conscience. Je me rendis à l’évidence que Dieu me poussait à Lui être fidèle. Je décidai que je n’aurai aucun travail le jour du sabbat. Je savais que ce serait difficile parce que la plupart des évènements sociaux se tenaient les weekends. Mais j’étais déterminé à faire confiance à Dieu pour subvenir à nos besoins.


Ce n’est pas toujours facile. Parfois, nous avons eu à demander au propriétaire de notre local un délai supplémentaire pour payer le loyer ou pour penser aux nouveaux moyens de lui payer. Mais Dieu est avec nous. Juste au moment où nos obligations financières semblaient nous submerger, j’ai rencontré un ancien client dans la rue. Il me devait de l’argent depuis longtemps. Nous avons causé pendant quelques minutes, mais aucun de nous n’avait parlé de l’argent. Alors que nous nous séparions, il me tendit de l’argent qu’il me devait depuis des années.


Quelques mois plus tard, un autre ancien client m’a payé de l’argent que j’avais oublié depuis longtemps et auquel je ne m’attendais pas.


Je ne gagne pas autant que quand je travaillais le sabbat, mais Dieu me bénit par d’autres moyens. Mes enfants tombent moins malades, et nous avons moins de factures inattendues. Je sais que nous n’avons pas besoin de craindre pour l’avenir. J’essaie d’encourager les autres à être fidèles en leur rassurant que Dieu fournira toujours un moyen.




LeDoux Bako vit à Yaoundé, Cameroun.





Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org



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La leçon en bref



Texte clé: 1 Pierre 1:2


Objectifs:

Savoir: Reconnaitre que l’Écriture est la source divine faisant autorité pour la connaissance de la volonté de Dieu et pour notre salut par Jésus- Christ.


Ressentir: Découvrir que la révélation objective de Christ dans l’Écri- ture fournit une meilleure source de foi et d’espérance plus que toute expérience personnelle subjective.


Agir: Donner la priorité au rôle de l’Écriture dans la vie comme nous le ferions à une lumière qui brille dans un lieu obscur.



Plan de l’étude:

  1. Savoir: La plus sure parole prophétique.

A À quoi Pierre compare-t-il la parole prophétique?


B Qu’est-ce qui rend la parole prophétique si objective et si sure comme une lumière dans l’obscurité?



  1. Ressentir: Les risques des expériences subjectives.

A Comment Pierre exprime-t-il sa confiance en son expérience person- nelle avec Jésus?


B Quels sont les dangers du fait de s’appuyer sur nos propres expé- riences sensorielles et personnelles?



III. Agir: Faire confiance à Dieu et à Sa Parole.

A Pourquoi devrions-nous avoir confiance en la parole de Dieu plus que nos propres expériences subjectives?


B Que dit Pierre que nous devons comprendre « avant tout »? Quelle est la nature du processus de la révélation et de l’inspiration décrit au verset


21?



Résumé: Pierre cite ses propres expériences sensorielles avec Jésus comme une base fiable pour ses récits de la puissance et de la venue de Jésus. Mais il déclare alors que la parole prophétique de Dieu est plus certaine que ces expériences personnelles subjectives, parce qu’elle a son origine dans l’Esprit Saint.




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Cycle d’apprentissage


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: 2 Pierre 1:20, 21


Concept clé de croissance spirituelle: En tant qu’humains, nous avons tendance à placer notre confiance dans nos expériences et dans le témoignage de nos sens. C’est souvent cette tendance que nous jugeons fiable, même rationnelle et scientifique. L’observation est le fondement de la science empirique. Pourtant, nous pouvons être trompés par nos sens. Après l’appel à la valeur de l’expérience sensorielle comme preuve de la véracité du message de son évangile, Pierre intensifie le critère de la vérité en déclarant qu’il y a une base plus fiable pour déterminer la réa- lité et la vérité, à savoir, la parole prophétique de Dieu. Elle a son origine, non pas dans la volonté de l’homme, mais dans l’œuvre du Saint-Esprit sur les esprits de Ses agents.


Pour les moniteurs: Nous vivons à une époque très scientifique; pour- tant, le cynisme abonde quant à la possibilité de déterminer la vérité par des méthodes objectives. Le moyen par lequel la vérité devait être déter- minée à l’époque moderne est la méthode empirique, en éliminant des variables incontrôlées, telles que le surnaturel, afin que tous les aspects d’une affaire correspondent aux conditions strictes du test, avec plu- sieurs observateurs au fil du temps, afin de produire un résultat assuré. Dans de nombreux domaines, y compris la religion, aucun consensus n’a été trouvé sur une longue période de temps, alors, le cynisme s’est développé quant à la possibilité que tout résultat de cette méthode soit sûr. Par conséquent, le postmodernisme remonte en effet, en niant toute vérité absolue ou toute métanarration qui explique pleinement quelque chose. L’expérience personnelle étant devenue le fondement de la vérité, toute vérité est devenue subjective et évaluée par rapport à l’expérience. Comment le message de Pierre aborde-t-il cette tension?



Activité et discussion d’ouverture: Demandez à la classe de  lire ensemble 2 Pierre 1:16-18 et Matthieu 16:27-17:8. Discutez des évidences que Pierre cite pour soutenir la véracité de ses affirmations au sujet de Jésus. Pourquoi se justifiait-il en citant sa propre expérience comme preuve qu’il n’in- ventait pas habilement des histoires? Comment Pierre pourrait-il faire la diffé- rence entre cette expérience et quelque chose qu’il peut simplement imaginer?


ÉTAPE 2—Explorer


Texte biblique: 2 Pierre 1:16

Pour les moniteurs: Pierre contredit directement le scepticisme au sujet de l’authenticité et de l’autorité de son enseignement, non seule-


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ment à son époque, mais aussi au nôtre. Il ne partageait pas des histoires habilement inventées avec les croyants; il partageait l’expérience réelle de sa vie. On pourrait s’attendre que cette affirmation puisse authentifier la sincérité de son témoignage en tant qu’auteur de la lettre; toutefois, pour les sceptiques, cela n’a qu’un effet inverse. Ils font valoir que l’au- teur essaie par tous les moyens de prouver qui il est. Ils considèrent cette tentative comme une preuve que Pierre n’en est pas l’auteur, mais plutôt, que la lettre a été écrite par quelqu’un d’autre. Ceux qui doutent que Pierre soit l’auteur de cette épitre ne parviennent pas à se voir dans 2 Pierre 3:3 dans le groupe des railleurs qui suivent leurs propres mauvais désirs et nient la vérité de la parole de Dieu. Comment sommes-nous sou- vent comme ces sceptiques, en ne voyant pas l’applicabilité de l’Écriture à notre propre situation?


Commentaire biblique


  1. Un témoignage plus fiable (Relisez 2 Pierre 1:19 avec votre classe)

Malgré la fiabilité de son témoignage en tant que témoin oculaire, Pierre plaide maintenant pour un témoignage encore plus fiable, qui ne peut jamais faillir. La preuve présentée à notre sens peut nous conduire à s’égarer, comme c’est parfois le cas. L’écriture met en garde à plusieurs reprises contre le dan- ger de permettre à nos sens de nous induire en erreur (Matthieu 24:24, 7:15; 2 Cor. 11:13, 14 ; 2 Thess. 2:9-10 ; 13:13, 14).


Plusieurs illusionnistes gagnent leur vie par des ruses grâces auxquelles ils arrivent à tromper l’esprit, mais Satan est le maitre sorcier dans cette stratégie. Il opère ses signes trompeurs et ses prodiges, généralement par le biais de personnes qui ont souscrit à ses sophismes. Pierre, conscient des dangers que nous courons en suivant le témoignage de nos sens, recommande une source plus sure pour apprendre la vérité. La parole de Dieu est la seule source de vérité entièrement sure et fiable. Nous « [ferons] bien de prêter attention, comme à une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusqu’à ce que le jour vienne à paraitre et que l’étoile du matin se lève dans [nos] cœurs » (2 Pierre 1:19, LSG).


Considérez ceci: « Le jour » est une référence à l’évènement tant attendu,


« le jour du Seigneur » (2 Pie. 3:10) ou « le jour de Dieu » (2 Pie. 3:12), aussi appelé « le jour du jugement » (2 Pierre 2:9, 3:7) et « le jour de la visitation » (1 Pie. 2:12, LSG). C’est la seconde venue de Christ. « L’étoile du matin » fait référence à Jésus Lui-même. Il déclare dans Apocalypse 22:16: « Je suis … l’étoile brillante du matin » (LSG). « L’étoile du matin » tire son nom du fait d’être « l’étoile » la plus brillante dans le ciel dès l’aube, représentant les der- niers rayons de la nuit qui se dissipent quand le jour se lève. Les astronomes identifient la planète Vénus comme l’étoile du matin, mais Jésus emprunte ce titre pour se désigner Lui-même. L’étoile du matin se lèvera pleinement dans nos cœurs quand « le jour se lève. » Que faisons-nous pour se préparer à la



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montée de la véritable étoile du matin dans nos cœurs?


  1. L’origine de la parole prophétique (Revoyez ensemble 2 Pierre 1:20, 21.)

Pierre commence le verset 20 par ces mots: « Avant tout, sachez-le: …» (BJ). Il n’y a rien d’autre que ses lecteurs ont besoin de comprendre plus clairement que le fondement de la confiance en la parole prophétique de Dieu. La Parole n’a pas son origine dans la volonté humaine. Plutôt, « c’est poussés par le Saint- Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu. » (2 Pierre 1:21, LSG). Pierre plaide ici pour une révélation incarnée dans laquelle le message divin a été confié à des agents humains comme un moyen de révéler les pensées de Dieu à travers l’œuvre de l’Esprit Saint. L’initiative et le message sont de Dieu; Il est responsable de son contenu et de sa préservation.


Au sujet de l’élément humain dans l’Écriture, Ellen G. White explique:


« La Bible a été écrite par des hommes inspirés, mais ils n’ont pas employé un langage divin. Ils ont parlé le langage humain. Ce n’est pas Dieu qui a été l’écrivain. On dira souvent que telle expression ne sied pas à Dieu. Mais Dieu ne s’est pas exposé à notre jugement dans la Bible par des mots, de la logique ou de la rhétorique. Les écrivains de la Bible ont été les hommes de plume, non la plume même de Dieu. » –Messages choisis, vol. 1, p. 24. Elle ajoute cette précision: « Ce ne sont pas les mots de la Bible qui sont inspirés; ce sont les hommes. L’inspiration agit non pas sur les mots ou les expressions, mais sur l’auteur lui-même, à qui le Saint-Esprit communique des pensées. Quant aux mots, ils portent l’empreinte de l’individualité. L’Esprit divin se répand. Il s’unit à l’esprit de l’homme, si bien que les déclarations de l’homme sont la Parole de Dieu. » – P. 24.



Considérez ceci: Combien pouvons-nous avoir confiance à l’élément divin dans la production du message de l’Écriture?


Discussion:

Ê Qu’apprenons-nous de nos expériences avec Dieu et Ses promesses? De quelles façons confirment-elles notre confiance en Lui? Pourquoi pou- vons-nous – et en effet, devons-nous – toujours faire confiance à Dieu au lieu d’avoir confiance en nos sens?





Ë Qu’y a-t-il de la parole prophétique qui la rend si digne de confiance? Comment le récit de l’accomplissement de la prophétie aide-t-il à construire notre confiance en la fiabilité de la parole de Dieu?





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ÉTAPE 3—Appliquer



À méditer:

Ê Comment pourrions-nous nous comporter parfois comme si nous n’avions pas confiance au récit de l’Écriture? Comment pouvons-nous éviter cette tentation?




Ë Si aucune prophétie de l’Écriture n’a vu le jour par une interprétation personnelle du prophète, qu’est-ce qui serait la méthode la plus sure de déduire le sens que Dieu voulait de l’Écriture?




Activités: Demandez à la classe de lire ensemble 2 Timothée 3:14-16. Discutez de la base de la compréhension des Écritures par Timothée, selon Paul,  et la valeur d’une compréhension correcte de l’Écriture pour tous les croyants.


ÉTAPE 4—Créer


Pour les moniteurs: Nous avons tendance à parler avec aisance de l’importance de la foi au salut. Mais nous avons besoin de plus qu’une simple croyance intellectuelle ou assentiment à certaines vérités ou réalités. Jacques 2:19 nous dit que même les démons croient en Dieu, mais cette croyance ne les sauve pas. La croyance, dit Jacques, doit être accompagnée d’œuvres proportionnelles (Jacques 2:14-17). Un terme meilleur que « croyance » est « foi ». La foi implique non seulement l’acceptation intellectuelle de certaines réalités, mais aussi une volonté de s’engager à l’action fondée sur la conviction que Dieu sait ce qui est mieux. Il a révélé Sa volonté pour notre vie dans Sa Parole, et Il nous permet d’accomplir Sa volonté quand nous nous abandonnons à Lui.


Activité: Demandez à la classe de faire la liste des prophéties bibliques qui    ont été accomplies et les preuves de leur accomplissement. Discutez de la confiance que nous pouvons avoir en l’Écriture – et que nous pou-  vons partager avec d’autres – après avoir vu la preuve que Dieu connait toutes choses, y compris l’avenir lointain, et que nous pouvons Lui faire confiance et nous confier en Son plan pour notre vie.





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* 3–9 Juin


Les faux docteurs



(page 88 du guide standard)













Sabbat aprèS-Midi


Lecture de la semaine 2 Pierre 2:1-22, Jean 8:34-36, Matthieu 12:43-45, Jude 4-19, Genèse 18:16-33.


Pensez à tout ce qui nous a été donné, aussi bien dans la Bible que dans les écrits d’Ellen G. White. Ainsi, pourquoi en tant qu’Ad- ventistes du septième jour, nous ne pouvons jamais dire que nous n’avons pas été prévenus?


Verset à mémoriser: « Ils leur promettent la  liberté, mais ils sont eux-mêmes esclaves de la corruption, car on est esclave de ce qui vous domine. » (2 Pierre 2:19, BJ).



ans la première épitre, Pierre, avec une grande préoccupation pastorale, a cherché à encourager les lecteurs en ce qui concerne les dangers de la persécution. Bien que nous ne sachions pas


exactement de quelle forme de persécution il était particulièrement question, nous savons que l’église faisait face aux terribles épreuves alors que l’empire romain païen cherchait à éteindre le mouvement croissant de gens appelés « chrétiens ».


Mais Satan avait lancé un combat sur deux fronts. Certes, la persé- cution externe, c’est-à-dire la force brute et la violence, était un outil puissant. Mais l’église faisait face à une autre menace qui est peut-être même plus dangereuse que la persécution externe. Et c’est la menace de l’intérieur. Tout comme la nation juive dans le passé avait eu affaire aux faux prophètes, les disciples de Jésus aux jours de Pierre eurent affaire aux faux docteurs « qui introduiront des sectes pernicieuses » (2 Pierre 2:1, BJ) dans l’église elle-même. Et, pire encore, Pierre a averti que « beaucoup suivront leurs débauches, et la voie de la vérité sera blasphémée, à cause d’eux » (2 Pierre 2:2, BJ).


Quels étaient ces enseignements contre lesquels Pierre mettait les croyants en garde? Comment Pierre a-t-il réagi contre eux, et quelles leçons pouvons-nous tirer de ses avertissements pour nous aujourd’hui, étant donné que nous sommes aussi confrontés aux menaces internes?




* Étudiez cette leçon pour le sabbat 10 Juin.



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4 Juin



(page 89 du guide standard)



Faux enseignants et faux prophètes


Il est parfois facile d’idéaliser l’église primitive, en pensant que c’était un moment de grande paix et d’harmonie parmi les premiers  croyants en Jésus.


Ce serait une erreur. Même à l’époque de Jésus, l’église faisait    face aux luttes, souvent même internes, (pensez à Judas). Comme le montrent les épitres dans le Nouveau Testament, maints problèmes  venaient des faux enseignements dans leur milieu. L’église primitive avait du mal non seulement avec les persécutions de l’extérieur, mais aussi, avec des problèmes à l’intérieur. Dans cette lettre, Pierre aborde certains de ces défis internes. De quoi s’agit-il? « Il y a eu de faux pro- phètes dans le peuple, comme il y aura aussi parmi vous de faux doc- teurs, qui introduiront des sectes pernicieuses et qui, reniant le Maitre qui les a rachetés, attireront sur eux-mêmes une prompte perdition. Beaucoup suivront leurs débauches, et la voie de la vérité sera blas- phémée, à cause d’eux. Par cupidité, au moyen de paroles trompeuses, ils trafiqueront de vous, eux dont le jugement depuis longtemps n’est pas inactif et dont la perdition ne sommeille pas » (2 Pierre 2:1-3, BJ). Est-ce que ceci a l’air d’être une période de grande paix et d’harmonie interne entre frères et sœurs?


Lisez 2 Pierre 2:1-3, 10-22. Quel est l’objet de mise en garde de Pierre? Quels sont certains des faux enseignements qui étaient promus dans les églises?







2 Pierre 2:1 révèle probablement la raison pour laquelle le Seigneur a inspiré Pierre à écrire la lettre. Il les avertissait que tout comme il y avait eu des faux prophètes dans le passé, il y aura de faux docteurs à l’avenir. Pierre énonce toute une litanie d’accusations portées contre ces enseignants, allant des hérésies destructrices (2 Pierre 2:1) à l’in- duction des imprudents en servitude (2 Pie. 2:19) et une foule d’autres erreurs. De ce qu’il écrit, nous pouvons voir qu’il s’agissait en fait des enseignements très dangereux, ce qui explique pourquoi il a réagi si fortement à leur encontre. Pierre ne savait rien de l’idée que la doctrine importe peu.







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5 Juin



Liberté en Christ?



(page 90 du guide standard)



« Avec des discours gonflés de vide, ils allèchent, par les désirs charnels, par les débauches, ceux qui venaient à peine de fuir les gens qui passent leur vie dans l’égarement » (2 Pierre 2:18, BJ). Quel avertissement Pierre donne-t-il dans ce verset?.


Quel avertissement Pierre donne-t-il dans ce verset? Que dit-il dans 2 Pierre 2:19 qui aide à expliquer sa préoccupation? Quelle est l’im- portance du mot « liberté » dans le verset 19?






Dans un langage le plus fort possible, Pierre donnait à ses lecteurs une mise en garde contre les dangers des faux docteurs. Dans 2 Pierre 2:18-21, il a averti que ces faux docteurs, tandis qu’ils promettent la liberté, conduiraient leurs victimes dans la servitude.


Quelle perversion complète de l’évangile! La liberté en Christ devrait signifier que nous sommes libérés de l’esclavage du péché (Romains 6:4-6). Toute notion de liberté en Christ qui laisse une personne dans l’esclavage du péché est le genre d’erreur qui fait l’objet de la mise en garde de Pierre. Bien que les érudits aient débattu de l’hérésie précise qui faisait sa préoccupation ici, le point soulevé est clairement lié à l’ensemble de la question du péché et comment une personne devient esclave du péché.


Lisez Jean 8:34-36. Comment les paroles de Christ ici nous aident à comprendre ce que Pierre dit?






Quels que soient les enseignements de ces faux docteurs, ils menaient leurs victimes – ceux qui étaient nouvellement convertis au Seigneur Jésus – à leur ancienne vie de péché. Il est facile d’imaginer une sorte d’évangile de grâce à vil prix qui minimisait la nécessité de la pureté et de la sainteté, quelque chose qui les amenait à être pris à nouveau dans la « corruption » (2 Pie. 2:19) du monde qu’ils avaient fuie. Pas étonnant que Pierre fasse alors des reproches sévères contre ces enseignements et donne des avertissements à propos des résultats désastreux de cette conduite.






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6 Juin



(page 91 du guide standard)



Un chien retourne à ce qu’il avait vomi


Lisez 2 Pierre 2:17-22 et Matthieu 12:43-45. Quels sont les dangers lorsqu’un converti à Christ retourne à son ancien mode de vie?







Pierre est particulièrement préoccupé par le sort de ceux que les faux enseignants attirent vers leurs anciens péchés (2 Pie. 2:18). Les faux enseignants promettent la liberté, mais Pierre fait remarquer que la liberté qu’ils promettent est radicalement différente de la liberté que Jésus a promise à ceux qui Le suivent.


Voyez l’avertissement puissant que Pierre a donné. « Mieux valait pour eux n’avoir pas connu la voie de la justice » (2 Pierre 2:21, BJ) que de l’avoir connue, et ensuite, retourner à leurs anciennes habitudes. Bien sûr, cela ne signifie pas que leur cas est désespéré. Nous connaissons tous des histoires de ceux qui se sont détournés de l’Éter- nel, et plus tard, sont revenus à Lui. Et nous savons que le Seigneur est très heureux quand ils le font, et heureux de les accueillir à nouveau (cf. Luc 15:11-32). Il veut simplement dire que se détourner de Christ est très dangereux, ce n’est pas un moment agréable non plus. Un chien qui retourne à sa propre vomissure est un moyen brut et dur de le décrire,


mais Pierre utilise cette image pour décrire cette situation.


Peut-être l’écho des paroles de Jésus dans 2 Pierre 2:20 est intention- nel (cf. Matthieu 12:45, Luc 11:26). Jésus dit la parabole d’un homme qui a été libéré d’un esprit impur. L’esprit erre à la recherche d’un endroit pour s’abriter, puis il retourne pour voir « [sa] maison d’où [il est] sorti » (Matthieu 12:44, LSG). Il arrive et la trouve vide et en ordre. Il revient ensuite, mais il apporte avec lui plusieurs autres esprits plus méchants que lui. Comme le dit Jésus, « la dernière condition de cet homme est pire que la première » (Matthieu 12:45, LSG). Le danger que Jésus illustre et que Pierre  décrit est réel. Le nouveau croyant doit s’assurer que les choses de l’Esprit remplacent les choses qui dominaient sa vie avant sa conversion. Si la fréquentation de l’église et le partage de la nouvelle foi ne remplacent pas les activités séculières antérieures, il est très facile de revenir à ses anciennes habitudes.









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Pierre et Jude



7 Juin



(page 92 du guide standard)



Beaucoup de gens ont observé que Jude 4-19 a en grande partie répété le message de 2 Pierre 2:1-3:7. Chaque fois que l’Écriture répète un message, il faut savoir que Dieu veut transmettre quelque chose de très important. Dans ces passages similaires, Pierre et Jude prennent beaucoup d’efforts pour nous informer d’une vérité importante: Dieu est au contrôle du destin des méchants. Pierre et Jude ne laissent aucun doute sur le fait que Dieu contrôle la situation même en ce qui concerne le mal. Que ce soit l’humanité injuste ou les anges déchus, Dieu a pris acte spécial de leur mal et a prévu leur châtiment au jour du jugement (2 Pierre 2:9, 17; Jude 6).


Lisez 2 Pierre 2:1-3:7 et Jude 4-19. Quels exemples de châtiments antérieurs de Dieu Pierre et Jude donnent-ils pour supporter le fait que Dieu ait un plan pour en finir avec le péché?






Pierre et Jude rapportent trois exemples de la vengeance de Dieu dans le passé. Il s’agit notamment de la destruction du monde antédiluvien par l’inondation, l’incinération de Sodome et de Gomorrhe et l’enchai- nement des êtres angéliques déchus pour la destruction (2 Pierre 2:4-6; 3:7; Jude 6, 7). Tous ces épisodes sont accompagnés d’un sentiment per- sistant de finalité. Bien que l’Écriture parle beaucoup de la grâce et de la miséricorde de Dieu, la justice de Dieu joue également un rôle important dans la destruction finale du péché.


Quels péchés étaient à l’origine de ces lourdes peines? Ils incluent l’introduction des hérésies destructrices; le mépris de l’autorité; l’asser- vissement à tout ce qui avait la maitrise de leurs corps; la perversion de la grâce de Dieu en une liberté pour l’immoralité; le reniement de Jésus- Christ comme le seul Souverain et Seigneur; le fait d’être pollueurs de leur propre corps, fanfarons des paroles vaines et calomniateurs (2 Pierre 2:1, 10, 19, Jude 4, Jude 8, 2 Pie. 2:18, Jude 10).


Fait intéressant, ces descriptions ne comportent pas des actes de violence et autres atrocités méchantes qui nous indignent souvent. Au lieu de cela, elles décrivent plusieurs péchés subtils qui ont un point en commun. Ce sont des péchés qui sont parfois commis au sein de la com- munauté ecclésiale elle-même. Ce fait devrait attirer notre attention sur la grande nécessité d’une repentance sincère et de la réforme dans l’église.








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8 Juin



(page 93 du guide standard)



Plus des leçons de l’Ancien Testament


Lisez 2 Pierre 2:6-16. Quels autres exemples Pierre utilise-t-il pour donner son avertissement au sujet des conséquences de la méchan- ceté?






La première référence de fond à Sodome dans la Bible est Genèse 13:12, 13. Lot et Abraham avaient décidé de se séparer pour des raisons


« financières ». Lot choisit la vallée du Jourdain et « dressa ses tentes jusqu’à Sodome » (Gen. 13:12, LSG). La Bible commente alors que


« Les gens de Sodome étaient méchants, et de grands pécheurs contre l’Éternel » (Gen. 13:13, LSG). Plus tard, quand Dieu a averti a Abraham qu’Il avait l’intention de détruire Sodome, Abraham a plaidé pour que Dieu promette qu’Il ne détruirait pas la ville si on pouvait y trouver 10 personnes justes (Genèse 18:16-33). L’improbabilité de trouver même 10 personnes justes dans Sodome a été amplement démontrée par ce qui est arrivé aux messagers envoyés pour visiter Lot. La ville fut complètement détruite; seul Lot et ses deux filles échappèrent (Genèse 19:12-25).


Pierre dérive deux leçons de cette histoire. Tout d’abord, les deux villes fournissent un exemple de châtiment qui attend les méchants (2 Pierre 2:6). Deuxièmement, il montre que le Seigneur sait comment faire pour sauver les justes face à l’épreuve (2 Pierre 2:7-9). Pierre a ensuite fait remarquer certaines des caractéristiques de ceux qui ont été détruits à Sodome et à Gomorrhe: ils livrent leur chair dans la luxure dépravée, méprisent l’autorité, sont incrédules et obstinés, et n’hésitent pas à diffamer les anges (2 Pie. 2:10, 11). Ces caractéristiques présentent des similitudes dans la façon dont Pierre décrit les faux enseignants et leurs disciples.


L’histoire de Balam se trouve dans Nombres 22:1-24/25. Il avait été embauché par Balak, roi de Moab, pour maudire les Israélites. D’abord réticent, il fut finalement persuadé d’assumer cette tâche moyennant une très grande somme d’argent (Nombres 22:7-21). Sur son chemin, il se retrouve confronté à un « ange de l’Éternel » et échappa de justesse à la mort lorsque son âne eut refusé d’avancer. Balam commença à battre son âne avant de se rendre compte de son erreur, au moment où ses yeux étaient ouverts, et qu’il vit l’« ange de l’Éternel » lui-même (Nombres 22:22-35). En fin de compte, Balam finit par bénir Israël (Nombres 23:4- 24:24). Pierre a utilisé Balam comme un exemple de ceux qui étaient attirés par l’adultère et la cupidité (2 Pie. 2:14, 15). Ces gens sont comme Balam. Ils ont quitté la voie qu’ils devaient suivre.



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9 Juin



(page 94 du guide standard)



Réflexion avancée:  Si souvent, nous entendons les chrétiens par- ler de « la liberté en Christ ». Et, bien sûr, c’est un concept valable. Être libéré de la condamnation de la loi et avoir l’assurance du salut à cause de ce que Christ a fait pour nous et non par nos propres œuvres, sont en effet la liberté en Christ. L’histoire de Martin Luther et l’esclavage dont il souffrait avant de comprendre la grâce est un excellent exemple de ce que peut signifier cette liberté. Toutefois, comme nous l’avons vu avec Pierre, la merveilleuse vérité peut être tordue. « La grande vérité de notre entière dépendance de Christ pour le salut se trouve à proximité de l’er- reur de la présomption. La liberté en Christ est confondue à l’iniquité par des milliers de personnes; et parce que Christ est venu pour nous libérer de la condamnation de la loi, beaucoup déclarent que la loi elle-même est abolie, et que ceux qui la gardent sont tombés en disgrâce. Et ainsi, comme la vérité et l’erreur se ressemblent, les esprits qui ne sont pas guidés par l’Esprit Saint seront conduits à accepter l’erreur et, ce faisant, se placeront sous la puissance des mensonges de Satan. En conduisant ainsi les gens à recevoir l’erreur à la place de la vérité, Satan s’efforce  à s’assurer l’hommage du monde protestant. » – Ellen G. White, Christ Triumphant, p. 324.


Discussion:


Ê Méditez sur 2 Pierre 2:19 et les autres choses que Pierre dit sur les résultats des faux enseignements. Pourquoi devons-nous être surs que nous apprenons nous-mêmes les vérités cruciales que nous croyons? Combien est-ce important que nous soyons tous d’accord sur ce que nous devons croire? Quand devient-il

« dangereux » d’avoir des idées différentes du reste des autres  membres?



Ë Voyez le langage fort de Pierre en ce qui concerne la question de la peine et du jugement: ils « attireront sur eux une perdition soudaine » (2 Pierre 2:1, NBS) ; « ils périront par leur propre corruption » (2 Pierre 2:12, NBS); « réserver les injustes pour les châtier au jour du jugement » (2 Pierre 2:9, NBS); « leur condam- nation est en marche et leur perdition n’est pas en sommeil » (2 Pierre 2:3, NBS). Qu’est-ce que ces textes doivent nous dire, non seulement sur la réalité du jugement, mais aussi sur comment Dieu condamne sévèrement ceux qui induisent Son peuple en erreur?



Ì Que pensez-vous de ce que cela signifie quand ceux qui parlent de « la liberté en Christ » le disent généralement, non dans le cadre de la loi en général (même si certains le font), mais dans le contexte de l’observation du quatrième commandement, le com- mandement du sabbat? Comment cet argument nous aide-t-il à voir une autre façon dont l’idée de « liberté en Christ » peut être tordue?



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Histoire


Mère d’une multitude: 1e partie


Je suis un ouvrier biblique, et mon cœur est dans l’évangélisation. Un jour Dieu m’a inspiré à travailler avec un groupe inhabituel de personnes.


En allant au service, je m’arrêtai à la porte du bureau de l’église et observai les garçons debout à proximité. Je savais que la plupart d’entre eux étaient sans abri, soit par choix ou par les circonstances qu’ils ne pouvaient pas contrôler.


Certains avaient fui des foyers violents ou la pauvreté sans fin. Je me demandai s’ils avaient la nostalgie de leurs mères. Je me tournai et marchai nerveusement vers eux.


« Salut », les saluai-je avec un sourire accueillant.


Ils me regardaient bizarrement, je me demandais ce que j’allais faire ensuite.


Je savais que plusieurs de ces garçons sont accrocs à la drogue et à l’al- cool. Et je ne savais pas qu’ils étaient tous affamés. Ils avaient besoin d’une famille, au moins d’une mère, pour veiller sur eux et pour leur enseigner ce qui est bien et ce qui est mal. Dieu m’avait inspiré à apprendre à connaitre ces jeunes garçons et à partager Son amour avec eux. « Je suis votre mère », dis-je bravement. « Je voudrais faire connaissance avec vous. »


Mais les garçons étaient timides, et j’étais nerveuse. Je savais que, même s’ils étaient jeunes, ils étaient de loin plus nombreux et pouvais facilement voler mon sac ou me faire du mal s’ils le voulaient. Mais j’ai continué à sou- rire et à parler. Je leur parlais pendant quelques minutes jusqu’à ce que nous nous sentions tous plus à l’aise. Ensuite, je les invitai à venir et à s’assoir sous un arbre avec moi afin que nous puissions mieux discuter.


Les garçons hésitaient, mais finalement, ils vinrent et s’assirent. Je leur parlai un peu de moi-même, et je leur dis combien Dieu aime chacun d’entre eux. Ils s’intéressèrent à moi et commencèrent à me parler un peu plus d’eux-mêmes. J’invitai les garçons à revenir la semaine suivante.


Le lundi suivant, j’apportai de la nourriture avec moi. Je savais que les garçons sont toujours affamés et sans abri et n’avaient probablement pas eu un repas à la maison depuis très longtemps. La plupart d’entre eux vivaient des miettes qu’ils recevaient de la mendicité et des restes de la boulangerie. Je préparai du foo-foo (une pâte féculente fabriquée à partir de pommes de terre, du manioc ou de la banane plantain) et une soupe. Quand les gar- çons sont arrivés, ils sentirent l’odeur de la nourriture, et je pouvais voir le sourire sur leurs visages. Ils mangèrent avidement, et encore une fois nous avons causé. Certains garçons même me faisaient confiance suffisamment pour me dire que foo-foo ne faisait pas partie de leurs aliments préférés et ils demandèrent si je pouvais faire quelque chose de différent. J’ai essayé de varier la nourriture chaque semaine pour faire plaisir à tous les gouts, du


moins parfois. Et les garçons aimaient cela.


Combien la réalité de la seconde venue vous affecte dans votre vie quotidienne et dans votre pensée? Si le cas échéant, qu’est-ce que votre réponse vous dit sur votre vie et votre foi?


À suivre …






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Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org



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La leçon en bref



Texte clé: 2 Pierre 2:1-3


Objectifs:

Savoir: Reconnaitre que même si nous avons des témoignages oculaires et la parole prophétique de Dieu, les faux docteurs surgiront et introdui- ront des hérésies destructrices basées sur des messages fabriqués.


Ressentir: Redouter la destruction que ces faux docteurs apportent sur eux-mêmes.


Agir: Être attentif pour distinguer le vrai du faux.



Plan de l’étude:

  1. Savoir: La stratégie de Satan contre la vérité.

A Pour chaque vérité, il y a une contrefaçon. De nos jours, quelles sont les contrefaçons des principales vérités de la parole de Dieu?


B Quels sont les signes par lesquels nous pouvons reconnaitre les caractéristiques des séducteurs?



  1. Ressentir: L’activité de Dieu face au mal.

A Quels sont les exemples précédents que Pierre cite pour montrer com- ment l’avidité et la luxure conduisent à la destruction?


B Quels exemples Pierre cite-t-il pour montrer comment Dieu est capable de sauver les personnes pieuses?



III. Agir: Connaitre notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ.

A Comment pouvons-nous échapper à la corruption du monde grâce à notre connaissance de Jésus-Christ?


B Comment pouvons-nous éviter d’être trompés, empêtrés dans le péché et dominés par lui?



Résumé: Dans un monde marqué par le péché, la luxure, l’avarice, la tromperie et le mépris de l’autorité, Dieu sait comment secourir les personnes pieuses qui sont tentées et tenir les impies sous la condamnation pour le jour du jugement. Notre salut est dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ.





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Cycle d’apprentissage


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: 2 Pierre 2:1-3, 20, 21


Concept clé de croissance spirituelle: Tout comme les vrais prophètes ont existé dans le passé (2 Pie. 1:21), les faux prophètes et    les faux docteurs abonderont dans tous les siècles (2 Pierre 2:1). Pour chaque vérité, il y a une contrefaçon. Ceux qui ont connu le Seigneur Jésus-Christ, mais ont à nouveau sombré dans la corruption du monde ont un sort plus misérable que s’ils n’avaient jamais connu le chemin de la justice (2 Pie. 2:20). Les faux docteurs dont parle Pierre avaient été croyants, mais à cause du gain matériel, ils ont quitté la voie de la justice (2 Pie. 2:3, 15) et ils introduisent des hérésies destructrices, reniant même le Seigneur qui les a rachetés (2 Pierre 2:1). Leur jugement est certain (2 Pierre 2:3, 9, 10, 12). Cependant, le Seigneur sait délivrer les personnes pieuses de ces tentations (2 Pierre 2:9), et Pierre fait appel à ses lecteurs d’éviter les séductions de ces faux pasteurs.


Pour les moniteurs: Il y a une relation très étroite entre 2 Pierre 2:1- 3:3 et Jude 3-19. Le guide d’étude biblique standard a indiqué quelques- uns des parallèles entre ces deux passages. Il y a beaucoup d’autres. Il serait utile d’étudier ces parallèles afin d’obtenir une image plus large de la situation dans l’église à l’époque de Pierre et de Jude. Bien qu’il existe des parallèles frappants, il y a aussi d’importantes différences qui enrichissent la compréhension de leurs situations, tout comme la lecture des quatre Évangiles aide à avoir un portrait plus complet de la vie et du ministère de Jésus. Jusqu’ici, il s’est avéré impossible de connaitre la nature de la relation entre 2 Pierre et Jude, mais les parallèles sont indéniables.



Activité et discussion d’ouverture: Demandez aux élèves de lire ensemble 2 Pierre 2:1-19 et Jude 3-16. Comparez les similitudes et les diffé- rences dans les deux passages et discutez de la situation dans l’église chrétienne primitive qui a été à l’origine de cette grande préoccupation des deux auteurs. Dans quelle mesure ces passages décrivent-ils une situation endémique dans l’église chrétienne?


ÉTAPE 2—Explorer


Pour les moniteurs: Il y a des forces qui nous entourent et qui appauvrissent nos énergies spirituelles et détruisent notre vie spirituelle. Soit nous cédons à ces forces et alors, nous sommes subjugués par elles, ou soit nous cherchons la grâce de Dieu et Sa puissance pour les surmon- ter. Pierre dit que si nous laissons ces forces nous vaincre, notre situation est pire que si nous n’avions jamais connu le chemin de la justice.


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Commentaire biblique


  1. Le vrai et le faux (révisez 2 Pierre 2:1-3 avec votre classe)

Pierre oppose les vrais prophètes de 2 Pierre 1:21 aux faux prophètes et aux faux docteurs qui ont surgi au sein de l’église. Ils introduisent des hérésies destructrices, y compris le rejet de Jésus et de Son œuvre d’expiation pour le péché. Mais ce faisant, ils apportent une destruction rapide sur eux-mêmes (2 Pie. 2:1). Malheureusement, « plusieurs les suivront dans leurs dissolutions, et la voie de la vérité sera calomniée à cause d’eux » (2 Pierre 2:2, LSG). Ces individus sont motivés par la cupidité, exploitant des âmes innocentes afin d’acquérir le gain matériel (2 Pierre 2:3, 15). Ils se placent activement sous le jugement de Dieu (2 Pierre 2:3).



Considérez ceci: Quelles formes de faux prophètes y a-t-il dans l’église et dans le monde aujourd’hui? Comment pouvons-nous être surs de les recon- naitre quand nous les voyons?


  1. Des exemples de piété au milieu de l’impiété (Révisez ensemble 2 Pierre 2:4-10.)

Pierre fournit plusieurs exemples pour illustrer sa déclaration au verset 3, en affirmant que le jugement des faux enseignants n’était pas ralenti et que leur destruction ne sommeillait pas. Tout d’abord, il cite les anges qui ont été chassés du ciel et « précipités dans les abimes de ténèbres et [réservés] pour le jugement » (2 Pierre 2:4, LSG). Puis il cite le monde antique, quand Dieu avait envoyé un déluge destructeur pour détruire les impies, tout en épargnant Noé, prédicateur de la justice, et sept autres personnes (2 Pierre 2:5). Ensuite, il cite Sodome et Gomorrhe, qui furent réduites en cendres, comme exemples de ce qui arrivera aux impies (2 Pie. 2:6) et il met cela en contraste à l’œuvre de Dieu en épargnant « le juste Lot, profondément attristé de la conduite de ces hommes sans frein dans leur dissolution » et qui « tourmentait journel- lement son âme juste à cause de ce qu’il voyait et entendait de leurs œuvres criminelles » (2 Pierre 2:7, 8, LSG).


Si Dieu pouvait sauver Noé et Lot du milieu des situations impies, destinées à la destruction, alors, affirme Pierre, Dieu sait aussi comment sauver les gens pieux qui font face aux épreuves et aux tentations (du mot grec peirasmos); et Dieu réserve les injustes pour le jour du jugement (2 Pierre 2:9). Pierre ajoute que ce jugement divin est particulièrement imminent pour « ceux surtout qui vont après la chair dans un désir d’impureté et qui méprisent l’autorité » (2 Pie. 2:10, LSG). Cette corruption et ce mépris sont à l’origine du problème de ceux qui deviennent des faux docteurs.



Considérez ceci: Comparez 1 Corinthiens 10:13 et Matthieu 6:13. Quelles sont les dispositions que Dieu prend pour nous délivrer de la tenta- tion?



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III. Comment reconnaitre les faux docteurs (Révisez 2 Pierre 2:10-19 avec votre classe.)


Plusieurs caractéristiques sont typiques des fausses enseignants tels que Pierre les décrit. À part les caractéristiques déjà mentionnées, cette section de l’épitre identifie la diffamation et le blasphème (Pie. 2-02:10-12), le délice des plaisirs (2 Pie. 2:13), la séduction et l’adultère (2 Pie. 2:14), l’avidité pour le gain matériel (2 Pie. 2:14, 15), la vaine vantardise et l’incitation des gens à retourner à l’esclavage du péché d’où ils étaient sortis tout récemment (2 Pie. 2:18). (Comparez avec Jude 4, 8, 10-13, 16).



Considérez ceci: Selon Pierre et Jude, quelles sont les caractéristiques de ceux qui se mettent au-devant des scènes comme ayant une « vérité » nouvelle ou excitante à offrir?


IV.Les dangers d’un retour à la corruption (Relisez 2 Pierre 2:20-22 avec votre classe.)


Pierre déclare que ceux qui ont déjà échappé à la corruption du monde en développant une relation avec Jésus-Christ, mais qui se vautrent encore dans cette même corruption, sont plus en danger qu’auparavant. Semblables à des brutes,  à des animaux qui agissent selon leurs instincts naturels (2 Pie. 2:12), ils sont comme des chiens et des cochons qui retournent à leurs vomissures (2 Pie. 2:22). Mais Dieu tient les humains responsables à un niveau plus élevé. Il leur a donné un « saint commandement » (2 Pierre 2:21) à suivre. Il aurait été mieux pour ceux qui reviennent au péché de n’avoir jamais connu le chemin de la justice. Maintenant, ils sont plus coupables, et en conséquence, ils recevront un jugement plus sévère (cf. aussi Hébreux 6:4-6, 10:26-28).



Considérez ceci: Jacques 3:1 souligne que les enseignants ont une respon- sabilité plus élevée envers Dieu, donc les faux enseignants méritent particulière- ment un jugement sévère. Quels exemples de faux enseignants dans l’Écriture nous servent d’avertissement aujourd’hui?


Discussion:

Ê On dit souvent que si nous n’apprenons pas du passé, nous sommes condam- nés à le répéter. Comment pouvons-nous saisir cette occasion pour examiner les exemples du passé que Pierre et Jude citent? (cf. 1 Corinthiens 10:6-12).


Ë Comment pouvons-nous être surs de reconnaitre la manifestation des mêmes caractéristiques de faux enseignants aujourd’hui?



ÉTAPE 3—Appliquer


Pour les moniteurs: Nombreux sont des télévangélistes prédicateurs qui sont aujourd’hui riches et puissants, annonçant un évangile de prospérité qui ne semble pas être conforme à l’évangile de Jésus ou au modèle de Sa vie et

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de Son ministère. Des faux miracles et prodiges accompagnent souvent leur prédication, destinés à accorder foi à leurs revendications d’utiliser la puissance et l’Esprit de Dieu. Dans quelle mesure ces caractéristiques externes deviennent-elles une base pour juger de la véracité de leurs enseignements? Pierre semble suggérer qu’il existe un lien étroit entre le caractère des faux enseignants et la duplicité de leurs enseignements.


À méditer:


Ê Pourquoi Pierre prend-il du temps dans une grande partie de sa lettre pour décrire les caractéristiques des faux enseignants? Pourquoi cela pourrait impliquer que le maintien de la bonne doctrine est plus impor- tant que certains ne l’imaginent?


Ë Quelles questions doctrinales semblent particulièrement être en jeu dans les avertissements de Pierre? De quelle manière devons-nous être vigilants au sujet des faux enseignements dans ces domaines?



Activité: Demandez à la classe de lire ensemble Actes 20:28-31. Discutez de la res- ponsabilité des dirigeants de l’église à protéger soigneusement le troupeau de Dieu contre les faux docteurs qui, comme des loups sauvages, n’épargneront pas le troupeau, mais déformeront la vérité afin de perdre les disciples. Dans quelle mesure sommes-nous tous responsables les uns des autres?


ÉTAPE 4—Créer


Pour les moniteurs: Les érudits ont eu du mal à expliquer les simili- tudes entre les sections parallèles de 2 Pierre et de Jude. Il semble indé- niable, compte tenu de la preuve textuelle, que soit l’un est redevable à l’autre, ou soit les deux se sont inspirés d’une autre source commune. Certains ont pensé que Jude a dû être redevable à Pierre, parce que Pierre était le plus connu des deux, et que Jude aurait utilisé le matériel de Pierre pour ajouter de la crédibilité à sa propre lettre. D’autres ont pensé que, peut-être, Pierre aurait utilisé le matériel de Jude (en laissant tomber les références non canoniques que Jude cite) afin d’ajouter de la crédibilité au matériel de Jude. Toutefois, une comparaison minutieuse de Jude 17, 18 et 2 Pierre 3:2, 3 peut suggérer que les deux auteurs se sont inspirés d’une source commune précédente qui semble avoir été inspirée, reflétant l’ensei- gnement de Jésus à travers les apôtres (cf. Ézéchiel 12:22, Matthieu 24:48).


Activités: Demandez aux membres de la classe d’organiser dans des colonnes jux- taposées, les parallèles entre 2 Pierre 2:1-22 et Jude 3-16. Alternativement, ils peuvent lister les parallèles à haute voix. Invitez-les à noter le parallélisme étroit entre les deux chapitres et les points qui les différencient. Comment ces passages de la Bible se complètent-ils dans ce qu’ils choisissent de mentionner? Comment Pierre expliquerait-il les similitudes et les différences à la lumière de sa vision de la révélation et de l’inspiration, comme dans 2 Pierre 1:21?




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*10–16 Juin



(page 96 du guide standard)



Le jour du Seigneur




Sabbat aprèS-Midi


Lecture de la semaine 2 Pierre 3:1, 2 ; Jean 21:15-17; 2 Pierre


3:3-13; Psaume 90.4 ; Matthieu 24:43-51; 2 Pie. 3:14-18.


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Verset à mémoriser: « Puisque tout cela est en voie de  disso- lution, combien votre conduite et votre piété doivent être saintes! » (2 Pierre 3:11, Colombe).



endant les siècles passés, ceux qui ne croyaient pas en Dieu étaient considérés comme n’étant pas dignes de confiance, voire potentiellement dangereux. Pourquoi? L’idée était simple: s’ils ne croyaient pas en Dieu, alors, ils ne croyaient pas au jugement futur au cours duquel ils devront répondre devant Lui de leurs actions. Sans cette


motivation, les gens auraient plus tendance à faire le mal.


Si cette pensée est plutôt archaïque (et « politiquement incorrecte ») aujourd’hui, on ne peut nier la logique et la raison derrière elle. Bien sûr, beaucoup de gens n’ont pas besoin de la crainte d’un futur jugement afin de faire le bien. Mais en même temps, la perspective de répondre à Dieu pourrait certainement aider à motiver le comportement correct.


Comme nous l’avons vu, Pierre n’avait pas peur de mettre en garde ses lecteurs à propos du jugement auquel les malfaiteurs feraient face devant Dieu, parce que la Bible est claire qu’un tel jugement viendra. Dans ce contexte, Pierre parle sans ambiguïté de la fin des temps, du jugement, de la seconde venue de Jésus et du temps où « les cieux passeront avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, et la terre, avec les œuvres qu’elle renferme, sera consumée » (2 Pierre 3:10). Pierre savait que nous sommes tous pécheurs, et ainsi, avec ces pers- pectives devant nous, il demande: « combien votre conduite et votre piété doivent être saintes! » (2 Pierre 3:11).



* Étudiez cette leçon pour le sabbat 17 Juin



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La ligne d’autorité


11 Juin


(page 97 du guide standard)



Pierre a mis en garde ses lecteurs contre le type d’enseignements dangereux auquel ferait face l’église. Il met en garde contre ceux qui, tout en professant une liberté, reconduiraient les gens à l’esclavage du péché, tout le contraire de la liberté qui nous a été promise en Christ.


Malheureusement, ce n’était pas le seul type de faux enseignements qui pourrait surgir dans l’église. Un autre plus dangereux viendrait. Toutefois, avant que Pierre ne donne cet avertissement spécifique, il donne une précision.



« Bienaimés, c’est déjà la seconde lettre que je vous écris. En toutes deux, je fais appel à des souvenirs, pour éveiller en vous une claire intelligence, pour que vous vous souveniez des paroles dites à l’avance par les saints prophètes et du commandement de vos apôtres, commandement de celui qui est Seigneur et Sauveur. » (2 Pierre 3:1, 2, NBS).


Que dit Pierre ici sur pourquoi ses lecteurs devraient écouter ce qu’il écrit? Voir aussi Jean 21:15-17.





Dans 2 Pierre 3:1, 2, Pierre leur rappelle les paroles inspirées écrites bien avant par les « saints prophètes. » Ainsi, il les recommande à nou- veau la Bible, l’Ancien Testament. Il les rappelait le fait qu’ils avaient la « sure parole prophétique » (2 Pierre 1:19). Il voulait être sûr que leurs croyances étaient fondées sur la parole de Dieu. Rien dans le Nouveau Testament ne justifie l’idée que l’Ancien Testament n’était plus valide ou avait peu d’importance. Au contraire, c’est le témoi- gnage de l’Ancien Testament qui aide à établir la validité du Nouveau Testament et les affirmations de Pierre au sujet de Jésus.


Mais il y en a plus. Pierre trace ensuite une ligne claire depuis les « saints prophètes » de l’Ancien Testament jusqu’à sa propre autorité « [d’apôtre] du Seigneur et Sauveur. » Il a été clair sur l’appel qu’il a reçu du Seigneur pour faire ce qu’il faisait. Pas étonnant, qu’il ait parlé avec tant de conviction et certitude. Il connaissait la source de son message.










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Les moqueurs



12 Juin



(page 98 du guide standard)



Après avoir demandé à ses lecteurs de se souvenir « des prédictions des saints prophètes et du commandement du Seigneur et Sauveur (transmis) par vos apôtres » (2 Pie. 3:2), Pierre rentre dans son avertis- sement spécifique. Peut-être, sachant combien cet enseignement serait dangereux, il a voulu mettre sur lui l’autorité avec laquelle il a été écrit.


Lisez 2 Pierre 3:3, 4. Quels arguments les sceptiques du retour de Christ avancent-ils?






Il existe une similitude importante entre ceux qui promettaient la fausse liberté et ceux qui exprimaient le scepticisme sur la seconde venue de Jésus. Le premier groupe va « après la chair dans un désir d’impureté » (2 Pierre 2:10, LSG); alors que ceux qui niaient le retour de Christ étaient ceux qui « marcheront selon leurs propres convoitises » (2 Pierre 3:3, Colombe).


(Ce n’est pas une simple coïncidence que les passions pécheresses puissent entrainer de faux enseignements, n’est-ce pas?)


Les railleurs, avertit-il, poseront la question pointue, « Où est la promesse de Sa venue? » (2 Pierre 3: 4). Ce faisant, ils contesteront la croyance de longue date des chrétiens selon laquelle Jésus reviendra sur cette terre, et bientôt. Après tout, en particulier parce que Pierre parle des derniers jours, ces railleurs feront apparaitre la réalité indéniable que beaucoup de chrétiens sont morts, et les choses en effet continuent à être comme elles ont toujours été.


En surface, ce n’est pas une question déraisonnable. Même saint Énoch, écrit Ellen G. White, a vu que les « justes et injustes retour- neraient ensemble dans la poussière, terme final de leur existence » (Patriarches et prophètes, p. 59), et il était troublé par ce fait. Si même Énoch, qui a vécu avant le déluge, a eu du mal avec cette question, combien plus encore ceux qui vivent des milliers d’années après lui et jusqu’aux « derniers jours »?


Et que dire de nous aujourd’hui, en tant qu’Adventistes du septième jour? Notre nom promeut l’idée du second avènement de Christ. Et pour- tant, Il n’est toujours pas venu. Et oui, nous rencontrons les railleurs, tout comme Pierre l’avait prédit.









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13 Juin



Mille ans comme un jour



(page 99 du guide standard)



Dans 2 Pierre 3:8-10, comment Pierre répond-il à l’argument que les railleurs avanceront? Que dit-il qui puisse nous aider à comprendre, même maintenant, pourquoi Christ n’est pas encore revenu?









Pierre répond à la question de la nature invariable du monde. Il rap- pelle à ses auditeurs que l’idée selon laquelle le monde est resté inchangé depuis la création n’est pas vraie. (Remarquez comment Pierre remonte droit à la parole de Dieu comme sa source et son autorité.) Il rappelle qu’il y avait eu un temps de grande méchanceté qui a amené Dieu à détruire le monde par le déluge (2 Pierre 3:6). Et en effet, l’inondation a entrainé un grand changement dans le monde, et c’est ce monde que nous connaissons aujourd’hui. Pierre dit alors que la destruction prochaine sera par le feu, pas par l’eau (2 Pie. 3:10).


Pierre a également écrit: « devant le Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour » (2 Pierre 3:8, LSG). En disant cela, Pierre peut avoir réfléchi sur les paroles du Psaume 90: 4 « Car mille ans sont, à Tes yeux, comme le jour d’hier, quand il n’est plus, et comme une veille de la nuit. » En d’autres termes, notre conception du temps est différente de celle de Dieu; donc, nous devons faire preuve de prudence dans les jugements que nous faisons sur le temps.


Du point de vue humain, il semble y avoir un retard dans le retour de Christ. Mais nous ne jugeons que selon notre point de vue humain. Du point de vue de Dieu, il n’y a pas de retard. En effet, Pierre dit qu’un délai supplémentaire a été accordé parce que Dieu montre Sa patience. Il veut que personne ne périsse (2 Pierre 3:9). Alors, du temps supplé- mentaire a été autorisé pour donner l’occasion à beaucoup de se repentir. Cependant, prévient Pierre, la patience de Dieu ne doit pas être une occasion de repousser une décision au sujet de Jésus. Le jour du Seigneur sera aussi inattendu comme un voleur dans la nuit. Un voleur qui vient pendant la nuit, probablement s’attend à se faufiler inaperçu. Mais, quand le jour du Seigneur viendra comme un voleur, Il sera certainement remarqué. Comme le dit Pierre, « en ce jour, les cieux passeront avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, et la terre avec les œuvres qu’elle renferme sera consumée » (2 Pierre 3:10, LSG). Le message de Pierre est alors semblable à celui de Paul: « Voici maintenant le temps


favorable, voici maintenant le jour du salut. » (2 Corinthiens 6:2).




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Alors quoi?



Juin 14



(page 100 du guide standard)



Un jeune homme tenta de témoigner auprès de sa mère. Il lui parla de la mort de Jésus et de la promesse de Son retour. Il était assez fier de lui-même, pensant qu’il avait fait tout un travail éloquent. Quand il a fini son mini sermon sur Jésus et la seconde venue, sa mère le regarda et dit : « Alors, qu’est-ce que cela a à voir avec moi maintenant? »


Lisez 2 Pierre 3:11-13. Comment Pierre répond-il à la question :


« Alors, qu’est-ce que cela a à voir avec moi maintenant? » Voir Matthieu 24:43-51.







Comme nous l’avons dit, notre nom Adventiste du septième jour révèle notre croyance en la réalité du retour de Christ. C’est un enseignement fondamental, car notre foi chrétienne serait vaine sans le retour de Christ et tout ce qu’Il promet.


Mais ne sommes-nous pas en danger de devenir comme le méchant serviteur dans la parabole de Matthieu 24:43-51? Nous pourrions ne pas faire le genre spécifique de mal représenté dans la parabole, mais ce n’est pas ce qui est important (après tout, c’est une parabole). Au contraire, la parabole enseigne qu’il pourrait être plus facile de rabaisser nos normes, en particulier au sujet de comment nous traitons les autres et de devenir plus comme le monde et moins fervents dans notre foi au retour du Seigneur.


Bien sûr, il y a aujourd’hui et même à l’époque, ceux qui, par leurs schémas et calculs prophétiques, prétendent avoir la date précise du retour de Christ. Mais la plupart du temps le danger qui guette les Adventistes du septième jour n’est pas qu’ils  fixent des dates du retour imminent de Christ. Au contraire, le danger est que, comme les années passent, la promesse de la seconde venue commence à jouer un rôle beaucoup moins important dans notre façon de penser.




Oui, plus nous vivons, plus nous nous rapprochons de la seconde venue. En revanche, plus nous sommes vivants, plus il est facile pour nous d’ima- giner Son retour comme étant lointain, au point que cela n’ait aucun impact sur notre vie quotidienne. L’Écriture met en garde contre ce genre de com- plaisance. Comme le dit Pierre, si Jésus revient bientôt, et que tous doivent affronter le jugement, nous les chrétiens devons mener une vie de sainteté et de piété (2 Pierre 3:11). La réalité de la seconde venue, quel que soit le moment, devrait avoir d’incidence sur notre vie actuelle.


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Un appel final



15 Juin



(page 101 du guide standard)



Pierre termine son épitre avec un thème qui a imprégné son épitre dès le début: mener une vie sainte et veiller à ne pas être conduit dans une mauvaise voie par « l’égarement des impies » (2 Pierre 3:17).


Lisez 2 Pierre 3:14-18. À qui Pierre fait-il appel, et quel est l’objet de son avertissement dans cet appel?







Combien intéressant que Pierre termine son épitre en faisant recours aux écrits de « notre bienaimé frère Paul » (2 Pierre 3:15). Paul a égale- ment écrit à propos de la nécessité de vivre en paix en attendant la seconde venue de Jésus et d’utiliser le temps pour développer une vie pieuse (voir Rom. 2:4, Romains 12:18, Phil. 2:12).


Notez également la manière dont la référence de Pierre aux écrits de Paul montre que les écrits de Paul ont été valorisés tôt dans l’histoire du christianisme. Que Pierre se réfère à l’ensemble des écrits de Paul qui se trouvent maintenant dans le Nouveau Testament, ou seulement à une partie de ces écrits, cela ne peut être déterminé. Néanmoins, les commentaires de Pierre montrent que les lettres de Paul étaient très appréciées.


Enfin, Pierre commente que les écrits de Paul peuvent être mal interpré- tés, tout comme les autres Écritures. Le mot grec grapha signifie littérale- ment « écrits », mais dans ce contexte il signifie clairement « écrits sacrés », tels que les livres de Moïse et les prophètes. Voici une preuve que les écrits de Paul avaient acquis une autorité égale à la Bible hébraïque.


Et en considérant ce que nous avons lu plus tôt sur les faux docteurs qui promettent la liberté, il n’est pas difficile d’imaginer les personnes qui utilisent les écrits de Paul sur la liberté et la grâce comme une excuse pour vivre dans le péché. Paul a beaucoup insisté sur la justice par la foi seule (Rom. 3:21, 22), mais rien dans ses écrits n’autorise les gens à commettre le péché (voir Rom. 6:1-14). Paul lui-même a dû faire face à cette erreur alors qu’il prêchait et enseignait la justice par la foi. Cependant, Pierre met en garde ceux qui tordent les écrits de Paul, car ils le font « pour leur propre ruine » (2 Pierre 3:16).







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16 Juin



(page 102 du guide standard)



Réflexion avancée:  De notre point de vue,  il peut sembler comme si la seconde venue est considérablement retardée. Jésus savait évidemment que nous nous sentirions de cette façon, et dans certaines paraboles, Il met en garde contre ce qui pourrait arriver si nous ne sommes pas prudents et vigilants pendant cette période. Considérez la parabole des deux serviteurs dans Matthieu 24:45-51, (mentionnée dans l’étude de mercredi). Les deux serviteurs attendaient le retour de leur maitre. Mais ils ont abouti à deux conclusions différentes quant à son retour. L’un a décidé d’être prêt pour attendre le retour du maitre à tout moment. L’autre a dit que le maitre tar- dait, et donc, il a trouvé que c’était une occasion de mal agir. « Étant donné que nous ne pouvons connaitre le moment précis de Sa venue, l’ordre nous est donné de veiller. “Heureux ces serviteurs que le Maitre, à Son arrivée, trouvera veillant!” Luc 12 :37. Ceux qui attendent avec vigilance la venue du Seigneur ne restent pas oisifs. L’attente de la venue du Christ leur inspire la crainte du Seigneur, la crainte des jugements qui frapperont la transgression, et leur fait comprendre quel grand péché il y a à rejeter les offres de la grâce. Ceux qui attendent le Seigneur avec vigilance purifient leurs âmes en obéissant à la vérité et joignent à cette attente une activité intense. » – Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 635.


Discussion:


Ê En classe, discutez de votre réponse à la question de lundi sur la seconde venue. Quelles sont les différentes manières dont nous consi- dérons le fait que Christ n’est pas encore revenu? Que pouvons-nous apprendre des réponses des uns et des autres?


2  Quels enseignements, pratiques et croyances détenons-nous en tant qu’Adventistes du septième jour, qui ne viennent ni de la culture, ni de la raison, ni de la tradition, mais uniquement de la parole de Dieu?



3    Comme nous l’avons vu au cours de la semaine, Pierre lie les tendances pécheresses et les passions avec les faux enseignements. La leçon avait cette déclaration : « Ce n’est pas une simple coïncidence que les passions pécheresses puissent entrainer de faux enseignements, n’est-ce pas? » Pourquoi ce n’est pas une simple coïncidence? Quels pourraient être les liens entre les deux?



4  Albert Einstein a présenté au monde l’idée incroyable que le temps n’est pas absolu. Autrement dit, selon là où vous êtes et la vitesse à laquelle vous vous déplacez, votre temps de référence sera différent de celui d’une autre personne dans un autre lieu et d’une autre vitesse. Le point que cela soulève est que le temps est quelque chose de très mysté- rieux, et c’est quelque chose que nous ne comprenons pas entièrement. Comment cette idée pourrait-elle nous aider à comprendre que le temps de Dieu n’est pas le même que nous, surtout dans le contexte du fait que Christ n’est pas encore venu?



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Histoire


Mère d’une multitude: 2e partie


Toutes les semaines, nous parlions de Dieu et de la lecture de la Bible. Nous prions ensemble, et puis nous mangions. Dans un premier temps, je sais qu’ils écoutaient juste pour être polis et avoir un repas chaud. Mais avec le temps, ils sont devenus plus intéressés par ce que j’essayais de leur enseigner.


Bientôt, les garçons me traitaient comme une mère, se confiaient       à moi et me faisaient confiance. Certains d’entre eux me parlaient de leur désir de se débarrasser de leurs habitudes de drogue ou des choses qu’ils avaient volées. J’écoutais et les conseillaient sur la façon de vivre une vie heureuse et honnête. Je leur parlais des joies du tra- vail laborieux et du travail honnête. Je leur parlais des personnages bibliques et de comment ils ont résisté à la tentation et suivi le plan     de Dieu, en changeant souvent le monde autour d’eux. Les garçons écoutaient et étaient inspirés pour faire confiance à Dieu pour les transformer. J’encourageais ceux qui avaient des parents de rentrer chez eux auprès de leurs familles. Il fallait beaucoup parler, mais par la suite certains ont décidé de rentrer à la maison.


Un garçon, Pierre, avait fui loin de sa maison quand il n’avait que sept ans. Il avait perdu de l’argent qu’il devait amener à sa mère, et il avait peur d’être puni. Ainsi, il s’était enfui. Finalement il était arrivé dans la capitale, où il a vécu dans la rue pendant les huit années qui suivirent. Après que je lui aie conté l’histoire du fils prodigue, Pierre    a décidé de rentrer chez lui. Mais il avait peur d’aller par lui-même. Alors, j’ai accepté d’aller avec lui.


Nous sommes allés à la gare routière ensemble et nous avons acheté des billets pour sa ville natale. Quand nous sommes arrivés,  nous avons marché dans les rues presque oubliées jusqu’à ce qu’il trouve sa maison. Sa mère regardait le grand jeune homme debout devant elle, incapable de dire que c’était le petit garçon qu’elle avait perdu il y a     si longtemps. Elle pensait que son fils était mort. Elle regarda Pierre pendant une longue minute. Quand son esprit saisit enfin qui elle voyait, elle jeta ses bras autour de lui et l’embrassa fort en pleurant de joie. Puis elle commença à appeler ses voisins pour voir son fils,   qui avait été perdu, mais qui était revenu à la maison. Cette nuit-là, il y avait de la joie dans une maison à cause d’un enfant perdu mais qui était revenu.


Je restai dans la ville de Pierre jusqu’au lendemain pour que  je puisse l’emmener visiter le pasteur local. J’ai expliqué que Pierre avait récemment accepté Jésus comme son Sauveur et retourné à la maison de sa mère. Il faudrait beaucoup de suivi.


À suivre …







Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org



Pourquoi devez-vous aussi avancer dans la foi et l’obéissance, quelles que soient vos circonstances? Quelle autre option y a-t-il?


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La leçon en bref



Texte clé: 2 Pierre 3:1-7, 11-13


Objectifs:

Savoir: Comprendre que le prochain jugement est aussi certain que les actions de Dieu dans le passé.


Ressentir: Être reconnaissant que Dieu est patient et veut que personne ne périsse, et être sûr qu’Il s’efforce comme Il peut pour sauver tout le monde.


Agir: Mener une vie sainte, pieuse, irréprochable et en paix avec Dieu, en attendant impatiemment le retour imminent de Christ.



Plan de l’étude:

  1. Savoir: La certitude du jugement.

A Sur quelle base les railleurs rejettent-ils l’imminent retour de Christ? B Quels éléments de preuve Pierre utilise-t-il pour prouver la certitude du prochain jugement à ses lecteurs?



  1. Ressentir: La confiance face au jugement.

A Pourquoi la perception du temps par Dieu est-elle différente de la nôtre? Pourquoi sommes-nous souvent tellement impatient alors que Dieu


est si patient? Nous préoccupons-nous des âmes autant qu’Il le  fait?


B Quel fondement sûr Pierre cite-t-il face au jugement imminent?


III. Agir: La préparation pour le jugement.

A Quelle attitude et quelles actions Pierre recommande-t-il pour se pré- parer à faire face à la destruction à venir?


B Pourquoi Pierre nous encourage-t-il à hâter le retour de Christ alors que Dieu attend patiemment que tous parviennent à la repentance?



Résumé: Pierre oppose l’attitude de ceux qui attendent impatiemment le jugement, l’élimination du péché et la nouvelle création, aux attitudes des moqueurs qui nient la création originale, le jugement de Dieu par l’inondation, le jugement final à venir et la nouvelle création. Il fait appel à ses lecteurs à agir en consé- quence compte tenu de ce qui se produira certainement.





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Cycle d’apprentissage


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: 2 Pierre 3:1, 10-14


Concept clé de  croissance spirituelle:  Pierre a écrit ces deux lettres afin de stimuler ses lecteurs à une « saine intelligence » (2 Pierre 3:1, LSG). Cette intelligence ou pensée est liée à la préparation du juge- ment à venir « au jour de Dieu » quand les cieux atmosphériques seront détruits par le feu et les éléments de la terre se fondront en dégageant une chaleur intense (2 Pierre 3:12). Les railleurs nient obstinément ce jugement. Ils affirment que Dieu n’est pas intervenu dans le passé, donc nous ne devrions pas nous attendre à Son intervention dans l’avenir. Les croyants aux Écritures savent que Dieu est intervenu lors de la création et lors de l’inondation universelle et qu’Il interviendra encore une fois, mais cette fois-ci avec du feu (2 Pierre 3:3-7). Cette connaissance est la base d’une vie sainte et pieuse en prévision de ce jugement sévère (2 Pierre 3:11, 14).


Pour les moniteurs: Romains 1:18-21 observe que, compte tenu des éléments de preuve abondants dans le monde naturel, il n’y a aucune excuse pour l’ignorance de la puissance et de la divinité de Dieu. Ensuite, Pierre souligne que les moqueurs dans les derniers jours nieront l’intervention de Dieu dans l’histoire, que ce soit dans le passé ou dans le futur.


Les moqueurs des derniers jours enseignent l’uniformitarisme. Ce point de vue pose en principe que l’histoire est un cycle ininterrompu de causes matérielles et d’effets, qui tiennent compte de toutes les données sans aucune intervention surnaturelle. Affirmant que l’histoire est un continuum fermé, ils insistent qu’il y a une homogénéité fondamentale entre tous les évènements tels qu’une analogie peut être faite entre deux ou plusieurs points, et le présent four- nit des indices pour expliquer le passé et l’avenir. « Tout demeure comme dès le commencement de la création », affirment les moqueurs (2 Pierre 3:4, LSG).


En se prononçant sur l’a priori du surnaturel, les sceptiques de la Bible se disent en mesure de contrôler les variables, et en affirmant l’hypothèse de l’uniformité en taux de variation, ils extrapoleront à partir de l’histoire pour postuler à de longues périodes de temps pendant lesquelles la microé- volution a finalement abouti à la macroévolution. Ainsi, ils pourront rejeter une création littérale en six jours, relativement récente, comme l’a soutenue l’Écriture. Ils nieront aussi la destruction du monde entier par le déluge, qui a produit le monde plus ou moins tel que nous le connaissons aujourd’hui.


Refusant l’activité de Dieu dans l’histoire, y compris la création et le jugement, ils se sentent confiants en niant l’activité de Dieu dans l’avenir, y compris le jugement final et une nouvelle création. Pierre dit que ces reven- dications sont la manifestation d’une ignorance délibérée face à la réalité historique.




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Activité et discussion d’ouverture: Demandez à la classe de lire ensemble 2 Pierre 3:1-4 et Jude 17-19. Discutez de la question du scepticisme concernant les affirmations bibliques au sujet de l’activité de Dieu dans l’his- toire. À quoi Pierre se réfère-t-il quand il parle « des choses annoncées d’avance par les saints prophètes » (2 Pierre 3:2, LSG)? Quel est le « commandement du Seigneur et Sauveur, enseigné par vos apôtres » (2 Pierre 3:2, LSG) auquel il se réfère? Comment pouvons-nous être coupables d’être sceptiques au sujet des affirmations bibliques?



ÉTAPE 2—Explorer


Commentaire biblique


  1.  Un jugement retardé n’est pas un jugement annulé (Relisez ensemble 2 Pierre 3:8-13.)

Malgré un retard apparent du jour du jugement tant attendu, ce qui conduit beaucoup à se moquer de sa perspective, Pierre assure ses lecteurs que toute lenteur apparente de Dieu dans l’accomplissement de Sa promesse de jugement n’affaiblit en aucune façon la certitude du jugement. Dieu ne considère pas le temps du point de vue humain marqué par une vie brève, mais du point de vue divin de l’éternité (cf. Psaume 90.4). Il est réellement patient dans le jugement, ne veut qu’aucun périsse, voulant que tous parviennent à la repentance.


Néanmoins, le jour du Seigneur viendra. Comme un voleur dans la nuit, ce jour surprendra beaucoup, car ils n’ont pas pris en compte le commandement de Jésus de rester alertes et de veiller. Ce sera un évènement cataclysmique. Les cieux atmosphériques et les éléments de la terre seront complètement détruits par un brasier rugissant de feu, que Jean appelle un lac ou une mer de feu (Apo. 20:14). L’appel de Pierre est vif: « Puisque donc toutes ces choses doivent se dis- soudre, quelles ne doivent pas être la sainteté de votre conduite et votre piété, tandis que vous attendez et hâtez l’avènement du jour de Dieu, à cause duquel les cieux enflammés se dissoudront et les éléments embrasés se fondront! » (2 Pierre 3:11, 12, LSG). (Notez que Pierre combine ici tous les évènements de la fin des temps en une description unique. Il ne cherche pas à séparer la seconde venue du jugement final, mais les mêle ensemble au jour eschatologique du Seigneur. On ne doit pas essayer de reconstruire une séquence d’évènements de la fin des temps dans ce passage, parce que ce n’est pas le but de Pierre. Au


contraire, il parle de la préparation au jugement.)


Considérez ceci: La seconde venue de Christ, autant que chacun d’entre nous est individuellement concerné, n’est rien d’autre qu’un laps de temps après que nous mourons.


  1.  Comment se préparer pour le jugement (Révisez 2 Pierre 3:14-18 avec votre classe.)



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Pierre conclut sa lettre en lançant un appel à se préparer pour le prochain jugement. Ses lecteurs doivent s’appliquer « à être trouvés par Lui sans tache et irrépréhensibles dans la paix [avec Dieu] » (2 Pierre 3:14, LSG). De peur qu’ils ne se découragent quand le temps passe, ils doivent garder à l’esprit que la patience de Dieu a pour but le salut du plus grand nombre possible. Ils doivent également être sur leurs gardes de peur d’être séduits par les erreurs des gens sans foi ni loi, de peur qu’ils ne tombent de leur position sécurisée en Christ. Enfin, ils ont besoin de croitre dans la grâce et la connaissance de leur Seigneur et Sauveur Jésus-Christ.


Chacun des éléments susmentionnés  est un récapitulatif des points que Pierre a énoncés plus tôt dans la lettre. Ce qui est neuf dans cette dernière section est sa référence aux lettres que « notre bienaimé frère Paul vous l’a aussi écrit, selon la sagesse qui lui a été donnée. C’est ce qu’il fait dans toutes les lettres, où il parle de ces choses » (2 Pierre 3:15, 16, LSG). Le problème est que les lettres de Paul contiennent « des points difficiles à comprendre » et que « les personnes ignorantes et mal affermies tordent le sens, comme celui des autres Écritures, pour leur propre ruine » (2 Pierre 3:16, LSG). Pierre attribue essentiellement aux épitres de Paul une autorité égale au reste de l’Écriture, reconnaissant ainsi leur autorité pour l’église.



Considérez ceci: Pierre et Paul étaient des contemporains qui se connais- saient personnellement et se respectaient mutuellement. De nombreux chercheurs ont tenté de les dépeindre comme ayant différentes théologies et de s’être concur- rencés, mais Pierre éprouve beaucoup de respect pour Paul et pour ses écrits, en reconnaissant leur autorité divine. Quels sont les éléments de preuve que les deux épitres de Pierre prévoient et qui montrent que ce sont des perspectives théolo- giques communes aux deux apôtres?


Discussion:

Ê Quelle pertinence la création et le déluge au temps de Noé ont-ils pour la ques- tion des moqueurs qui disent en substance: « où est cette venue qu’Il a promise? ».


Ë Pierre utilise la destruction de cette création par le feu comme une source de motivation pour une vie sainte et pieuse (2 Pierre 3:11). Pourquoi pensez-vous qu’il ait fait recours à ce type de motivation?



ÉTAPE 3—Appliquer


Pour les moniteurs: Hébreux 11:6 nous informe que « sans la foi il est impossible de Lui être agréable; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu’Il est le rémunérateur de ceux qui Le cherchent. » (LSG). Si nous ne pensons pas que nous sommes responsables devant Dieu et qu’il y aura un jugement contre le péché et une récompense pour les justes, il n’y a aucune raison de croire en Dieu, car il n’y a personne à qui rendre compte et aucun avenir à espérer.

À méditer:


Ê Les moqueurs auxquels Pierre se réfère voient l’histoire comme un


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continuum ininterrompu de cause à effet avec peut-être quelques chan- gements évolutifs très lents, mais aucun évènement cataclysmique. Pourquoi est-ce essentiel à notre bienêtre spirituel d’éviter ce genre de pensée?


Ë Certains attendent le jugement à venir avec beaucoup d’impatience, alors que d’autres craignent d’être consumés par l’étang de feu. Quelle est mon attitude à l’égard du jugement à venir et pourquoi?


Activité: Demandez à la classe de lire ensemble Malachie 4:1-3. Discutez des deux groupes et des deux options présentés dans ce texte. À quel groupe choisissons-nous d’appartenir? Que doit-il se passer pour que nous nous retrouvions dans le dernier groupe?


ÉTAPE 4—Créer


Pour les moniteurs: La question d’un retard apparent dans le retour de Christ n’est pas facile, mais Pierre suggère que c’est une question de perspective. Étant donné que Dieu sait le jour et l’heure de Sa venue (Matthieu 24:36) et que « Celui qui doit venir viendra, et Il ne tardera pas » (Heb. 10:37, LSG), il n’y a aucun retard du point de vue de Dieu. Comme le dit Ellen G. White, « les desseins de Dieu ne connaissent ni hâte ni retard » – Jésus-Christ, p. 23. Le retard est uniquement du point de vue humain, car nous ne percevons pas le temps de la même manière que Dieu. Il semble y avoir du retard car nous espérions que l’évènement de Sa venue arrive plus tôt; mais les plans de Dieu n’ont pas changé. Il aimerait venir plus tôt, mais Il ne le peut, parce que nous n’avons pas achevé les travaux préparatoires qu’Il nous a donnés à faire. Cet échec de notre part, cependant, ne surprend pas Dieu ou ne L’amène pas à retarder Ses plans. Il savait ce qui allait se passer bien qu’Il ait tout pourvu pour que les choses se passent plus tôt.


Activité: Demandez aux membres de la classe de créer sur un tableau blanc ou une grande affiche une chronologie de l’histoire du point de vue biblique, en traçant les grands évènements à l’aide d’une échelle pour représenter une chronologie approximative. Localisez là où nous nous trouvons aujourd'hui sur la ligne du temps de l’histoire et de la prophétie et discutez avec la classe de comment le message de Pierre pour la préparation est pertinent pour les lecteurs d’aujourd'hui. Alternativement, si ni le tableau blanc ni l’affiche n’est disponible, demandez aux membres de la classe de lister les évènements majeurs dans l’histoire biblique dans l’ordre chronologique, et ensuite, conduisez-les dans un débat sur la façon dont le message de Pierre pour la préparation au jugement est d’actualité pour nous.






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*17–23 Juin



(page 105 du guide standard)



Thèmes majeurs dans 1 et 2


Pierre




Sabbat aprèS-Midi


Lecture de la semaine Ésaïe 53: 5, 6, 9; Lévitique 16:16-19;


Lévitique 11:44; Romains 13:1-7; 1 Corinthiens 14:40; 2 Timothée 3:16.


Ê Dans 2 Pierre 3:12, l’apôtre écrit que nous devrions « [attendre et hâter] l’avènement du jour de Dieu, à cause duquel les cieux enflammés se dissoudront et les éléments embrasés se fondront! » (LSG). Que veut-il dire en affirmant que nous devrions « hâter » le jour de Dieu? Comment pouvons-nous hâter le jour de Dieu, c’est- à-dire la seconde venue?


Ë Nous disons que la nature est « le second livre » de Dieu. Malheureusement, tout comme le premier  livre de Dieu (la Bible), ce deuxième livre peut aussi être mal interprété. Par exemple, pour beaucoup de gens, le message de la conception et du dessein de Dieu a été supprimé de la nature, remplacé par la notion darwinienne de la mutation aléatoire et de la sélection naturelle. Le monde, nous dit-on, n’est pas vraiment conçu; plutôt, c’est nous qui voyons le monde de cette façon. Comment alors, devons-nous lire et interpréter ce deu- xième livre de la meilleure façon? Quelles sont les limites de ce que le deuxième livre peut nous apprendre au sujet de Dieu? Quelle aide pou- vons-nous avoir du premier livre qui puisse nous aider à comprendre l’autre correctement? Que se passe-t-il lorsque notre interprétation de la nature, le second livre, est en contradiction avec notre interprétation du premier livre, la Bible? Où se trouve le problème?


Verset à mémoriser: « Il a Lui-même porté nos péchés en Son corps, sur le bois, afin que, morts aux péchés, nous vivions pour la justice; et c’est par Ses meurtrissures que vous avez été guéris. » (1 Pierre 2:24, NBS).



es première et deuxième épitres de Pierre ont été écrites pour des raisons pratiques. Dans 1 Pierre, le grand problème qui tenait Pierre à cœur était la persécution que les chrétiens subissaient.


Dans 2 Pierre, la grande question était les faux docteurs. Pierre a écrit avec force et avec autorité, car il cherchait à encourager ses lecteurs, mais aussi à les prévenir des défis devant eux.


Ce qui est important est que Pierre répond aux deux questions en termes théologiques. Les souffrances causées par la persécution ont amené Pierre à méditer sur les souffrances et la mort de Jésus, qui ont abouti à notre salut. Les faux enseignants feront face au jugement, qui aura lieu après le retour de Jésus sur cette terre accompagné des rache- tés, à la fin du millénium céleste. Voici quelques-uns des thèmes dont traite Pierre dans ses deux lettres.


Cette dernière leçon se penchera plus en détail sur cinq des thèmes que Pierre aborde: la souffrance de Jésus qui a conduit à notre salut; notre réponse concrète à la connaissance que Dieu jugera nos actions au dernier jour du jugement; l’espérance que nous avons en l’imminent retour de Jésus; l’ordre dans la société et dans l’église; et le rôle que les Écritures ont dans notre vie en nous fournissant des directives.




* Étudiez cette leçon pour le sabbat 24 Juin.



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18 Juin



(page 108 du guide standard)



Le salut, Jésus et la souffrance


Lisez les passages suivants et notez ce que chacun révèle sur le salut:


1 Pie. 1:2                                                                                



1 Pie. 1:8, 9                                                                            



1 Pie. 1:18, 19                                                                         



1 Pie. 2:22–25                                                                         



1 Pie. 3:18                                                                              


Quand Pierre mentionne le salut, c’est généralement dans le contexte de la souffrance de Jésus comme un substitut pour les pécheurs. Par exemple, dans 1 Pierre 2:22-24, quand Pierre écrit à propos de la souffrance de Jésus, il utilise un langage qui reflète Ésaïe 53: 5, 6, 9. « [Jésus] a porté nos péchés en Son corps », sur la croix, « et c’est par Ses meurtrissures que vous avez été guéris. » (1 Pie. 2:24, NBS). Ce texte révèle les thèmes de substitution et de sacrifice.


Dans la plupart des sacrifices décrits dans la Bible hébraïque, les pécheurs apportaient leurs offrandes au temple et posaient leurs mains sur elles. Cette loi transférait symboliquement le péché du pécheur à l’animal, qui mourait ensuite à la place du pécheur (Lev. 4:29, 30, 33, 34 ; 14:10-13). L’impureté du péché qui s’est accumulé sur l’autel était nettoyée et retirée le jour des expiations (Lev. 16:16-19).


Le sang du sacrifice jouait un rôle important dans l’expiation pour le péché. Les chrétiens étaient rachetés par le sang précieux de Jésus (1 Pie. 1:18, 19). Paul aussi a exprimé la même idée de substitution: Jésus, qui n’avait commis aucun péché, est devenu péché pour nous (2 Corinthiens 5:21). 1 Pierre 3:18 déclare que Christ a souffert pour les péchés, le juste (Jésus) pour les injustes (nous).


Tout comme Paul (Romains 3:21, 22), Pierre met l’accent sur la néces- sité d’avoir la foi. Comme il le dit à ses lecteurs: « Lui que vous aimez sans L’avoir vu, en qui vous croyez sans Le voir encore … parce que vous obtiendrez le salut de vos âmes pour prix de votre  foi. » (1 Pierre 1:8, 9, LSG). Le salut ne se gagne pas par un comportement vertueux, mais il est accordé lorsque nous croyons en ce que Jésus a fait pour nous et L’acceptons comme notre Sauveur personnel. Notre assurance se trouve en Lui, pas en nous-mêmes. S’il s’agissait de nous-mêmes, quelle garantie réelle aurions-nous?







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19 Juin



(page 107 du guide standard)



Comment devrions-nous vivre?


Un thème que Pierre ramène plus que n’importe quel autre  se trouve dans la question (sous la forme impérative) posée dans 2 Pierre 3:11: « Puisque tout cela est appelé à se dissoudre ainsi, comment ne devriez-vous pas vivre! » (NBS).


Lisez les textes suivants. Que dit Pierre sur le comportement des chrétiens? 1 Pierre 1:15-17, 22; 1 Pierre 2:1; 1 Pierre 3:8, 9; 1 Pierre


4:7-11; 2 Pierre 3:11.







Pierre parle du comportement du chrétien en de nombreux endroits dans ses deux lettres, et un certain nombre de thèmes sont récurrents. Tout d’abord, Pierre met deux fois l’accent sur le lien entre le jugement de Dieu et le comportement chrétien (1 Pie. 1:17 et 2 Pie. 3:11). Dieu jugera les actions de chacun. Ainsi, un chrétien doit mener une vie de sainteté.


Deuxièmement, Pierre mentionne plusieurs fois que les chrétiens devraient être saints. Dans la Bible hébraïque, les choses qui sont saintes sont mises à part dans le temple (Exode 26: 34; 28: 36; 29.6, 37) ou aux desseins de Dieu (par exemple, le sabbat dans Genèse 2:3). En fait, le plan de Dieu était que Son peuple soit saint, tout comme Lui-même est saint, un thème sur lequel Pierre est revenu à maintes reprises (Lev. 11:44


; 19:2; 1 Pierre 1:15, 16). Le processus par lequel une chose est mise à part et rendue sainte est appelé « sanctification », et le désir de Pierre est que ses lecteurs soient sanctifiés par l’Esprit et qu’ils soient obéissants à Jésus (1 Pie. 1:2).


Troisièmement, Pierre a fourni quelques détails quant à la nature du comportement approprié à ceux qui sont sanctifiés. Ils doivent se débarras- ser de la malice, de la ruse, de l’hypocrisie, de la jalousie et de la calomnie (1 Pierre 2:1). Ils devraient avoir l’unité dans l’esprit, l’amour les uns envers les autres et un esprit d’humilité (1 Pierre 3:8, 9). Ils devraient avoir la bonté, la piété et l’amour (2 Pierre 1:5-7). En effet, ils doivent maintenir l’amour constant (1 Pierre 4:7-11). Enfin, Pierre demande instamment à ses auditeurs de décharger toute leur inquiétude sur Jésus (1 Pierre 5:7).









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20 Juin



(page 108 du guide standard)



L’espérance en la seconde venue


Lisez les textes suivants et notez ce qui est dit sur les évènements à venir:



1 Pie. 1:4                                                                                



1 Pie. 1:17                                                                              



1 Pie. 4:5, 6                                                                            



1 Pie. 4:17                                                                              



2 Pie. 3:1–10                                                                           


L’un des problèmes cruciaux auxquels faisaient face ceux qui avaient lu et entendu 1 Pierre pour la première fois était la persécution. Pierre réconforte ses lecteurs avec la pensée que, même si leur vie est entra- vée par la persécution, il y a une récompense future qui les attend dans le ciel, une récompense qui ne peut pas être enlevée. Très tôt dans 1 Pierre, il mentionne que les chrétiens ont un héritage impérissable dans le ciel (1 Pierre 1:4).


Pierre met en évidence deux choses qui auront lieu à l’avenir: le jugement dernier et la destruction finale du mal. En d’autres termes, il démontre que, bien qu’il y ait la persécution, la justice et le jugement seront faits, et les croyants recevront leur récompense éternelle.


Pierre mentionne le jugement à trois reprises (1 Pie. 1:17; 4:5, 6, 17). Il dit que Dieu le Père juge tous les humains avec impartialité selon leurs actes (1 Pie. 1:17). Il fait remarquer que Jésus Lui-même est prêt à juger les vivants et les morts (1 Pierre 4:5). Il fait également l’observation intrigante que le jugement commencera par la maison de Dieu (1 Pierre 4:17).


Pierre souligne également que « les impies » seront détruits dans un feu universel (2 Pierre 3:7).


Pierre passe du temps à traiter des problèmes qui ont surgi à propos du retour de Jésus; à savoir si vraiment Jésus revient (2 Pierre 3:1-10). Il fait remarquer que le « retard » dans la seconde venue de Jésus a pour objectif de permettre à davantage de personnes de se repentir et d’être sauvés. Il a également fait remarquer que la certitude d’un futur jugement dernier devrait convaincre tout le monde à mener une vie sainte et irrépréhensible.


Ainsi, bien que Pierre fusse préoccupé par la vie ici et maintenant et par la pratique de la vie chrétienne, il garde toujours devant ses lecteurs l’espoir qui les attend. En bref, quelles que soient les circonstances à l’heure actuelle, ils ont besoin d’avancer dans la foi et l’obéissance.



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21 Juin



(page 109 du guide standard)



L’ordre dans la société et dans l’église


Lisez les passages suivants. Que dit Pierre dans ces textes sur l’impor- tance du gouvernement et le leadeurship de l’église, et comment les chrétiens devraient répondre à ces deux instances? Comment ses paroles s’appliquent-elles à notre situation aujourd’hui, peu importe là où nous vivons?



1 Pie. 2:11–21                                                                         




1 Pie. 5:1–5                                                                            




Pierre a vécu à une époque où les chrétiens occasionnellement étaient persécutés par le gouvernement et par les autorités religieuses. Cela rend plus important ce que lui et Paul ont à dire sur le rôle des pouvoirs publics (1 Pie. 2:13-17, Romains 13:1-7). Pour Pierre et Paul, les auto- rités gouvernementales étaient mises en place par Dieu Lui-même pour agir contre ceux qui faisaient du mal. Bien sûr, il y a des moments où le pouvoir en place peut être un problème. Les chrétiens faisaient face à cela à l’époque de Pierre, et ce fait ne ferait que s’aggraver depuis de nombreuses années.


Mais, en règle générale, l’idée est qu’un bon gouvernement préser- verait l’ordre et la sécurité. Aujourd’hui encore il y a des exemples où l’ordre a cessé de fonctionner, et on peut voir le besoin désespéré d’un gouvernement raisonnable. En effet, un bon gouvernement est l’une des bénédictions que Dieu a données à l’humanité.


Pierre partageait sans doute la conviction de Paul qu’une bonne gou- vernance ecclésiastique est également importante. Paul insiste: « Que tout se fasse avec bienséance et avec ordre » (1 Cor. 14:40) dans les ser- vices d’adoration à l’église. Pierre demande également aux dirigeants de l’église de « [paitre] le troupeau de Dieu qui est sous votre garde, non par contrainte, mais volontairement, selon Dieu; non pour un gain sordide, mais avec dévouement » (1 Pierre 5:2, LSG). Ils doivent faire ainsi avec humilité et soin. Les églises locales doivent être bien dirigées. Les bons leadeurs fournissent la vision et la cohérence et permettent aux autres d’exercer leurs dons spirituels pour la gloire de Dieu.









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22 Juin



(page 110 du guide standard)



La prééminence des Écritures


Lisez les passages suivants. Que disent-ils sur la Bible qui pourrait nous aider à comprendre aujourd’hui ce que son rôle doit être dans notre vie et notre foi?



1 Pie. 1:10–12                                                                         



2 Pie. 1:16–20                                                                         



2 Pie. 3:2                                                                                



2 Pie. 3:16                                                                              


Dans sa deuxième épitre, Pierre confronte les faux enseignants. Il recommande deux sources d’autorité à ses lecteurs quand il dit: « afin que vous vous souveniez des choses annoncées d’avance par les saints prophètes, et du commandement du Seigneur et Sauveur. » (2 Pierre 3:2, LSG). Aujourd’hui, nous avons le même recours à l’expression  de « saints prophètes » – c’est-à-dire l’Ancien Testament. Les apôtres ne sont plus disponibles pour nous de leur vivant, bien sûr, mais dans un sens, nous avons quelque chose de mieux: leur témoignage inspiré, comme l’a révélé le Nouveau Testament. Matthieu, Marc, Luc et Jean nous ont laissé l’histoire définitive de la vie, de la mort et de la résur- rection de Jésus. Dans les Actes des Apôtres, ils nous ont laissé des comptes rendus des activités des apôtres. Et en effet, nous lisons les paroles inspirées des apôtres eux-mêmes. Paul écrit fortement sur l’au- torité de la parole de Dieu (2 Timothée 3:16). Pierre dirige ses lecteurs aux Écritures comme source d’autorité doctrinale et morale.


Dans 2 Pierre 3:16, Pierre avertit ses lecteurs et ses auditeurs que bien que l’Écriture soit la source de la vérité, sans une attention par- ticulière au message que le Saint-Esprit veut que nous comprenions,   la source de la vérité elle-même peut être mal comprise, et cela peut conduire à des conséquences terribles.


Ses paroles devraient être un bon rappel pour nous maintenant sur les principes de base de l’étude de la Bible. Nous devrions lire tout  passage de l’Écriture dans la prière. Nous devrions le lire en rapport avec ses contextes au sein du chapitre, du livre et de toute la Bible elle-même. De quoi parlait spécifiquement l’auteur quand il écrivait? Nous devrions le lire à la lumière des circonstances historiques dans lesquelles il a été écrit. (Dans le cas de 1 et 2 Pierre, il s’agirait de l’em- pire romain du premier siècle.) Nous devrions le lire en cherchant l’ins- piration spirituelle et en sachant que le salut qui résulte de la mort de Christ est au centre du message biblique (1 Pie. 1:10-12). Enfin, nous devrions le lire dans le contexte de notre propre vie. Quelle vérité Dieu souhaite-t-Il que nous recevions? Comment pouvons-nous appliquer  la parole écrite à notre vie d’une manière qui apporte une contribution positive au royaume de Dieu?



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Juin 23



(page 111 du guide standard)



Réflexion avancée: Même au milieu de la théologie lourde et profonde, les épitres de Pierre ont mis fortement l’accent sur la vie chré- tienne et comment nous devrions nous traiter les uns les autres. En d’autres termes, oui, nous avons besoin de connaitre la vérité telle quelle en Jésus. Mais plus important encore, nous avons besoin aussi de vivre la vérité. Dès le départ, nous recevons ces grandes paroles: « Ayant purifié vos âmes en obéissant à la vérité pour avoir un amour fraternel sincère, aimez-vous ardemment les uns les autres, de tout votre cœur. » (1 Pierre 1:22, LSG). Remarquez comment il lie la purification de nos âmes à l’obéissance à  la vérité. La vérité nous transforme, fait de nous des gens qui s’aiment avec ferveur et avec « un cœur pur. » L’obéissance, la pureté du cœur et l’amour – tous les trois sont intrinsèquement liés. C’est l’idéal, pour lequel nous devrions nous efforcer. Pouvez-vous imaginer combien notre vie et nos églises seraient différentes si nous suivions cette recommandation? Pensez à ce que cela ferait pour l’unité de l’église, le cas échéant. « Frères, emporteriez-vous l’Esprit de Christ avec vous en revenant à vos maisons après l’église? Délaisseriez-vous l’incrédulité et la critique? Nous arrivons à un moment où, plus que jamais auparavant, nous aurons besoin de nous appuyer les uns sur les autres, de travailler à l’unisson. L’union fait la force. La discorde et la désunion n’apportent rien que la faiblesse. » – Ellen G. White, Selected Messages, book 2, pp. 373, 374.


Discussion:








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Histoire


Mère d’une multitude: 3e partie


Le pasteur dans la ville natale de Pierre nous dit que l’église planifiait des réunions d’évangélisation, et Pierre promit de participer. Par la suite, le pas- teur m’informa que Pierre avait été baptisé et qu’il fréquentait fidèlement l’église. Une brebis perdue avait retrouvé le chemin de sa maison.


D’autres garçons dans notre groupe ont quitté la ville, promettant de rentrer chez eux.


Je continuai la séance avec les garçons qui étaient restés. Ils formèrent un cercle serré et protecteur autour de moi et ne voulaient pas que n’im- porte quels autres garçons rejoignent le groupe. Souvent, ils me préve- naient « Maman, méfiez-vous de ce garçon là-bas. Il pourrait essayer de voler votre sac. » Mais en dépit de leurs efforts pour me protéger contre les nouveaux arrivants, il ne fallut pas longtemps avant que le groupe des garçons ne passa de 15 à plus de 30.


Cela devenait de plus en plus difficile pour moi de fournir un repas nutri- tif pour les garçons chaque semaine. Je n’avais pas les moyens pour assez de nourriture ou le temps de la préparer. Mon cœur me faisait mal pour ces garçons, mais je ne pouvais pas continuer à les nourrir. D’autres offrirent d’aider parfois, mais toujours la tâche retombait sur moi. Enfin, j’ai dû leur dire que je ne pouvais pas continuer à fournir un repas. Je continuais de me réunir avec eux régulièrement, et chaque fois qu’ils me voyaient dans la ville, ils m’appelaient toujours « Maman ». Je continuai à prier pour eux, demandant à Dieu de leur parler afin qu’ils soient prêts à Le rencontrer dans le ciel où la table est toujours remplie de nourriture.


Ce trimestre, une partie de l’offrande du treizième sabbat aidera à construire une école missionnaire pour les jeunes de Libreville (Gabon). L’école fournira un moyen d’atteindre beaucoup de jeunes dans ce pays ouest-africain de langue française.


L’offrande du treizième sabbat aidera également à construire un centre de jeunesse à l’Université Babcock au Nigeria, où la majorité des plus de 10 000 étudiants universitaires sont non-adventistes, dont de nombreux musul- mans qui viennent du Nord du Nigeria.


Pour plus d’histoires missionnaires inspirantes de partout dans le monde, visitez www.AdventistMission.org/mission-quarterlies et www.mission360. org. Vous pouvez également nous trouver sur Facebook.


Merci de soutenir la Mission Adventiste à travers vos prières et vos dons généreux!



anastasie  ndah est une  ouvrière biblique  à Yaoundé, au Cameroun.  Elle a également poursuivi un vaste ministère parmi les prostituées dans la ville, en leur apportant l’espoir d’une vie meilleure ici et un avenir dans le ciel. Plusieurs des femmes, ainsi que ses garçons, ont donné leur cœur au Seigneur.




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Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org



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La leçon en bref



Texte clé: 2 Pierre 3:1, 2, 17, 18


Objectifs:

Savoir: Réfléchir sur les enjeux théologiques que Pierre a exposés et envisager leur harmonie avec le témoignage du reste de l’Écriture.


Ressentir: Se réjouir de l’assurance de la vie éternelle en Christ et de l’espérance de Son proche retour.


Agir: Être sur nos gardes contre la tromperie et permettre aux enseigne- ments de cette leçon de nous aider à grandir dans la grâce et la connais- sance de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ.


Plan de l’étude:

  1. Savoir: La centralité de Jésus-Christ.

A Comment Pierre place-t-il Jésus-Christ et l’Écriture au centre de l’en- semble de ses enseignements?


B Comment Pierre agence-t-il les doctrines de la justification, de la sanctification et de la glorification par la foi en Jésus-Christ dans ses


différents enseignements?



  1. Ressentir: L’espérance et l’assurance.

A Par quels moyens Pierre inculque-t-il un sentiment d’espoir et d’assu- rance à ses lecteurs, dont plusieurs souffrent pour leur foi?


B Quelle réponse Pierre attend-il de ses lecteurs face à la perspective du jugement à venir?



III. Agir: Vivre à la lumière du jugement.

A Comment l’œuvre rédemptrice de Christ devrait-elle affecter la rela- tion du croyant au jugement?


B Comment le sens de la responsabilité du croyant devant Dieu devrait-il affecter ses choix et son mode de vie en tant que chrétien?



Résumé: Pierre met surtout en évidence cinq domaines de la théologie chrétienne: (1) le rôle central du sacrifice substitutif de Jésus pour notre salut, (2) une conduite pieuse comme étant la réponse appropriée face au jugement à venir (3) l’espoir du retour imminent de Christ, (4) le plan de Dieu pour l’ordre dans la société et dans l’église et (5) le rôle de l’Écriture dans notre vie.



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Cycle d’apprentissage


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: 2 Pierre 1:2-4, 12-15


Concept clé de croissance spirituelle: Dieu nous a donné tout ce  dont nous avons besoin pour la vie et la piété, grâce à notre connaissance de Lui et de notre Seigneur Jésus. Pierre nous rappelle qu’il nous a donné de grandes et précieuses promesses où réside le pouvoir de vaincre notre nature pécheresse et de participer à la nature divine.


Pour les moniteurs: Autant que possible, ayez à l’esprit les cinq domaines de la théologie sur lesquels nous nous concentrons cette semaine. Essayez de les intégrer dans une vision globale du rôle de Christ dans la vie et l’expérience d’un chrétien. Pierre dépeint Jésus comme le modèle Homme de souffrance par Son sacrifice substitutif pour notre justification. Dieu nous appelle à la sainteté (sanctification) dans notre conduite quotidienne comme une réponse au jugement à venir. Nous avons l’espoir de la glorification au retour de Christ. Puisque nous nous préparons pour vivre dans le royaume éternel de Dieu, nous devons comprendre et appliquer les principes de l’ordre divin dans la société et dans l’église. Les Écritures constituent le manuel d’instruction pour l’ensemble de cette préparation et sa mise en œuvre, et elles doivent jouer un rôle central dans la vie chrétienne. Elles nous garderont contre l’er- reur que prêchent les nombreux faux docteurs qui veulent nous égarer et nous amener à perdre notre adhésion fidèle à la vérité en Jésus.



Activité et discussion d’ouverture: Demandez à la classe de  lire ensemble 2 Pierre 1:2-4, 12-15 et 3:1, 2, 17, 18. Discutez de ce que Pierre dit que ses desseins sont en écrivant ses deux épitres aux croyants dispersés à tra- vers l’Asie Mineure. Comment ces desseins se rapportent-ils aux cinq thèmes théologiques de notre leçon de cette semaine? Qu’est-ce qui relie ces différents thèmes ensemble dans une approche intégrée dans les lettres de Pierre.



ÉTAPE 2—Explorer


Commentaire biblique

  1. Le prix de notre salut (Revoyez ensemble 1 Pierre 1:18, 19, 2:22-25; 3:18.)

Le langage employé en parlant de la rédemption revêt la notion de grand prix, ou d’une chose extrêmement chère. Combien cela a-t-il couté à Dieu de racheter l’humanité déchue? Le prix ne pourrait pas être payé avec de l’argent, de l’or ou de toute substance matérielle. La loi exigeait la vie du



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pécheur. Le seul moyen de racheter le pécheur était de substituer la vie à la vie. Cette leçon était clairement enseignée dans les services du sanctuaire  de l’Ancien Testament et Jésus est venu pour assumer cette exigence en Sa qualité d’agneau sacrificiel (Jean 1:29; Apocalypse 5:6, 9). La seule vie qui permettrait à Dieu de payer le prix du péché pour toute l’humanité était la vie de Celui-là même qui l’a créée. Par Son précieux sang, Dieu a racheté l’huma- nité de la malédiction de la loi en faisant de Jésus une malédiction pour nous sur la croix (Galates 3:10, 13). Il n’y a aucun autre moyen de salut.



Considérez ceci: Quel est le prix du salut? Pourquoi Christ était-Il la seule vie adéquate pour payer le prix de rachat pour toute l’humanité?



  1.  La réponse à notre salut (Relisez ensemble 1 Pierre 1:13-17; 2:1, 2, 11, 12; 3:8, 9; 4:7-1; 2 Pierre 3:11, 14.)


En réponse à la miséricorde de Dieu envers nous, nous désirons prendre part à Sa sainteté – vivre pieusement dans ce monde, ce qui démontre les principes du royaume dans lequel nous sommes nés et dans lequel nous dési- rons vivre éternellement. Face au jour du jugement de Dieu et à la destruction de cette création actuelle et de tout ce qui se rapporte au péché, nous devons considérer quel genre de personnes nous devrions être dans l’ensemble de notre conduite, connaitre les attentes de Dieu. Il nous appelle à être saints et pieux, en démontrant l’amour et les bonnes actions devant les non-croyants, afin qu’ils glorifient Dieu au jour du jugement, plutôt que de trouver une cause d’accusation.



Considérez ceci: Étant donné le cataclysme à venir, quel genre de per- sonne devrais-je être, par ma conduite de sainteté et de piété?


III. Notre espérance du salut (Revoyez ensemble 1 Pierre 1:3-9, 13; 5:4; 2 Pierre 3:3-14)


Pierre montre au croyant « l’espérance » d’un héritage qui ne périra jamais, qui est le but de la foi, à savoir, le salut de nos âmes (1 Pierre 1:3, 4, 9). Il dit que cet héritage aura lieu lorsque Jésus-Christ se révèlera à la fin des temps. Bien que les sceptiques surgissent pour se moquer de nos espoirs en la venue de Christ, Pierre assure au croyant que tout retard apparent est dû au fait que nous ne sommes pas parvenus à la repentance et à une préparation adéquate. Ainsi, Dieu choisit d’attendre jusqu’à ce que nous devenions suffisamment sérieux sur notre salut pour faire les préparatifs nécessaires. Lorsque le désir ardent pour la venue de Christ se produira effectivement, cette terre et ce ciel actuels seront détruits par un brasier de feu rugissant. Compte tenu de ce scé- nario imminent, nous devrions mener une vie sainte et pieuse, non seulement en attendant avec impatience ce jour, mais aussi en aidant à accélérer sa venue.



Considérez ceci: Quelle est « l’espérance de vie » à laquelle se réfère Pierre? Quelles sont les raisons de ce qui apparait comme un retard dans la



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venue de Christ, et comment nous pouvons accélérer Son retour?


  1. Suivre l’ordre divin (Examinez 1 Pierre 2:11-21, 5:1-5 avec votre classe)

Alors que les croyants s’apprêtent à vivre éternellement dans le cadre du système et de l’ordre de Dieu, ils doivent apprendre à comprendre et à respecter l’ordre divin dans la société et dans l’église. L’ordre de Dieu a permis d’établir les autorités, que ce soit dans les instances civiles et gouvernementales, dans les entreprises et les relations de travail, dans le mariage et les relations familiales, ou dans les relations ecclésiastiques. À tous les niveaux, on a besoin de travailler dans les lignes directrices de l’ordre divin, montrant amour et respect à tous et la soumission aux personnes en situation d’autorité. Pierre fournit des détails pour certaines de ces relations et confirme Jésus comme modèle de soumission et de douceur dans la souffrance.



Considérez ceci: Comment la soumission au système et à l’ordre de Dieu dans la société et dans l’église nous aide à nous préparer à vivre éternellement dans Son système d’ordre céleste?


  1. Le rôle de l’Écriture (Relisez ensemble 1 Pierre 1:10-12; 2 Pierre 1:19-21; 3:2, 15, 16)

Pierre rappelle à ses lecteurs que l’Écriture est l’autorité ultime du chrétien. La parole de Dieu n’est pas d’initiative humaine. Elle est le produit de la révélation divine quand le Saint-Esprit habite l’esprit des agents humains. C’est une source objective de la vérité digne de confiance. Elle a été écrite et sauvegardée particu- lièrement au profit de ceux qui vivraient au moment de l’accomplissement des prophéties. Même les écrits des apôtres et des prophètes du Nouveau Testament (par exemple, Paul), qui parlaient au nom de Dieu et dont les écrits étaient conser- vés et distribués pour l’instruction des églises, ont la même autorité que celle des écrits de l’Ancien Testament. Nous ferons bien d’obéir à ces paroles tout comme nous devrions prêter attention à une lumière qui brille dans un lieu obscur, jusqu’à ce que Jésus règne en Maitre dans nos cœurs.



Considérez ceci: Pourquoi l’Écriture est-elle l’autorité ultime de la volonté de Dieu pour le chrétien? Pourquoi peut-on faire confiance à la Bible?


Discussion:

Ê Les épitres du Nouveau Testament sont caractérisées principalement par l’enseignement théologique et l’exhortation à la pratique. Dans 1 et 2 Pierre, quel genre d’équilibre trouvez-vous entre ces deux éléments.


Ë Comment les lettres de Pierre se comparent-elles théologiquement à celles de Paul?


ÉTAPE 3—Appliquer


Pour les moniteurs: Nous arrivons à la fin de cette série de leçons; il serait


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Comment aires   ptoe ua rc hleerss  mcoonmimt e un rt s






utile d’encourager les membres à résumer certaines des idées clés des épitres de Pierre qu’ils ont trouvées utiles dans leur propre vie. Beaucoup de ces idées peuvent être liées à l’un des cinq thèmes clés mis en évidence cette semaine. Certains membres peuvent trouver d’autres idées qui se démarquent pour eux. Ce qui est important, c’est que chaque personne trouve quelque chose de significatif pour sa propre vie et sa propre expé- rience.

À méditer:


Ê Quel rôle l’Écriture joue-t-elle dans ma vie spirituelle? Est-elle avant tout une source doctrinale, ou est-elle surtout une révélation de Jésus- Christ, me conduisant à connaitre et à aimer plus? Expliquez votre réponse?


Ë De quelle manière ma relation avec Jésus-Christ a-t-elle fait une diffé- rence dans ma relation avec les autres? Quels sont les moyens par lesquelles d’autres personnes voient Jésus en moi?


Ì Quelle est ma réponse à l’annonce du jugement et du retour imminent de Christ? Ai-je peur, ou me réjouis-je en voyant ce fait comme l’accomplisse- ment de mes espoirs et de mes aspirations? Motivez votre réponse.


Activité: Invitez la classe à lire ensemble 2 Timothée 3:12-16. Discutez de la similitude entre le message final de Paul à Timothée et les messages finals de Pierre à ses lecteurs. Quel est leur point commun? Que pensent-ils être clairement d’une importance vitale pour leurs lecteurs?


ÉTAPE 4—Créer


Pour les moniteurs: L’instruction théologique est censée apporter des changements dans le comportement, c’est pourquoi l’enseigne- ment théologique dans les lettres du Nouveau Testament est géné- ralement suivi d’exhortation pratique. Il est important de voir les connexions entre les deux: la théologie et la pratique. Nous devons aider nos membres de la classe à voir ces connexions afin que ce qu’ils apprennent théologiquement se traduise par des mesures appropriées.


Activités: Créez un tableau à deux colonnes sur un tableau blanc ou sur un tableau d’affichage. Dans la colonne de gauche, identifiez l’instruction théologique d’après 1 et 2 Pierre. Dans la colonne de droite, identifiez l’action proportionnelle que Pierre encourage ou pourrait encourager. Discutez de la mise en œuvre individuelle ou en groupe des actions suggérées. (Si ces approvisionnements ne sont pas disponibles, adaptez la partie écrite de l’activité à une discussion en demandant d’abord aux membres d’identifier une instruction théo- logique de 1 et 2 Pierre. Demandez-leur ensuite d’identifier l’action proportionnelle qui pourrait encourager la présente instruction. Concluez en procédant avec le reste de la discussion comme indiqué).



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2017



Le monde protestant s’apprête à célébrer le 500e anniversaire de la réforme protestante, en commémoration du temps où Martin Luther a découvert des millions de vérités bibliques cruciales qui ont été cachées sous des siècles de tradition et de superstition. On peut dire que c’est sur les pages de l’épitre aux Galates (ainsi qu’aux Romains) que le protestantisme lui-même est né.


C’est en lisant pour la première fois l’épitre aux Galates, que Luther a été touché par la bonne nouvelle de la justice par la foi, la vérité qui a engendré la réforme protestante, libérant des millions d’individus des siècles d’erreur. Ce que Luther a lu dans ce livre l’a changé, et le monde n’a jamais été le même. Grâce à l’étude de l’épitre aux Galates, l’Église Adventiste du Septième Jour, après Luther, a redécouvert la vérité de la justice par la foi. Qu’y a-t-il dans l’épitre aux Galates qui fait d’elle un tel pivot de la réforme protestante?


Le guide d’étude biblique du prochain trimestre, L’évangile dans l’épitre aux Galates, par Carl Cosaert, nous invite à cheminer avec l’apôtre Paul, alors qu’il plaide avec les Galates de rester fidèles à Jésus. Dans le même temps, il nous donne aussi une occasion de réfléchir sur notre propre com- préhension des vérités qui ont ouvert la voie à la rupture inévitable de Martin Luther d’avec Rome et la restauration de l’évangile biblique.



Leçon 1—Paul : L’apôtre des Gentils


La semaine en bref:


Dimanche: Persécuteur des chrétiens (Actes 7:58)


Lundi: La conversion de Saul (Actes 9:5)


Mardi: Saul à Damas (Actes 9:10-14)


Mercredi: L’évangile va aux païens (Actes 11:19-21) Jeudi: Conflit au sein de l’église (Actes 10:1-11:18) Verset à mémoriser—Actes 11:18


Idée  centrale: Dieu a des plans  pour Saul que lui-même n’aurait jamais pu prévoir; non seulement qu’il prêcherait Jésus comme le Messie, mais aussi qu’il allait le faire parmi les Gentils.



Leçon 2—L’autorité et l’évangile de Paul

La semaine en bref:


Dimanche: Paul, l’auteur de la lettre (2 Pierre 3:15, 16)


Lundi: L’appel de Paul (Gal. 1:1, 2)


Mardi: L’évangile de Paul (Gal. 1:3-5)


Mercredi: Aucun autre évangile (Gal. 1:6-9, 5:12) Jeudi: L’origine de l’évangile de Paul (Gal. 1:11-24) Verset à mémoriser—Galates 1:10




Idée centrale: Le message de Paul aux païens était qu’ils pouvaient joindre l’église chrétienne sur la base de la foi seule. Lorsque les faux enseignants le critiquaient sur ce point, Paul a écrit l’épitre aux Galates.


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d i v i s i o n    d e


l’Afrique de l’Ouest et du Centre




ILES CANARIES


GRECE






E









GAMBIE




OCÉAN ATLANTIQUE



RDC


 GUINÉ E



CAMEROUN









Ouest du Nigéria                    267 453 46 291             52 769 678


Ouest du Sahel                        52 76 13 697            39 404 000


Sud du Ghana                        704 993 113 298           13 227 694


TOTAL                                     3 894 4 366 654 869    399 646 000




Statistiques du rapport annuel des Adventistes du septième jour sur   la population en 2016


PROJETS:


1 Construction d’un centre de jeunes à Babcock University, Nigéria.


2 Construction de l’école missionnaire dans l’Union de l’Afrique Centrale, Gabon.








Carte et informations du Comité de la Mission Adventiste