Télécharger le PDF - École Du Sabbat, 2e trimestre 2016 – Le Livre de Matthieu

 

Guide Moniteur d’Étude Biblique de l’École du Sabbat Adulte

Avril |Mai |Juin 2016

LE LIVRE DE MATTHIEU

      Sommaire                                   

1           Fils de David —26 Mars – 1er Avril                                      6


2           Le début de Son ministère — 2-8 Avril                                   14


3           Le Sermon sur la montagne — 9-15 Avril                                 22


4           « Lève-toi et marche! » Foi et guérison —16-22 Avril               30


5           La guerre visible et invisible — 23-29 Avril                             38


6           Le repos en Christ —30 Avril 6 Mai                                       46


7           Le Seigneur des Juifs et des Gentils —7 au 13 Mai                      56


8           Pierre et le Rocher — 14 au 20 Mai                                        64


9           Idoles de l’âme (et autres leçons de Jésus) —21-27 Mai                72


10              Jésus à Jérusalem —28 Mai -3 Juin                                        80


11              Événements des derniers jours —  4-10 Juin   88


12              Les derniers jours de Jésus — 11-17 Juin                                96


13              Crucifié et ressuscité — 18-24 Juin                                        104


Bureau Éditorial: 12501 Old Columbia Pike, Silver Spring, MD 20904 Visitez-nous sur le site web: http://www.absg.adventist.org



Auteur principal


Dr. Andy Nash


Éditeur


Clifford R. Goldstein


Éditeur Adjoint


Soraya Homayouni



Directrice de Publication


Lea Alexander Greve


Directeur Artistique & Illustrateur


Lars Justinen


Assistant Éditorial


Sharon Thomas-Crews



Traduction française & Mise en page


Dr. Cyril H. Kparou


Coordinateur – WAD


Dr. Abraham D. Oboya


Coordinateur – MENA


Michael Eckert




Coordinateur – Pacific Press®


Wendy Marcum


© 2015 Conférence Générale des Églises Adventistes du Septième Jour ®. Tous droits réservés. Aucune partie du Guide d’Étude Biblique de l’École du Sabbat Adulte, ne peut être éditée, changée, adaptée, traduite, reproduite ou publiée par une personne physique ou morale sans autorisation écrite de la Conférence Générale des Églises Adventistes du Septième Jour ®. Les bureaux des divisions de la Conférence Générale des Églises Adventistes du Septième Jour ® sont autorisés à prendre des dispositions pour la traduction du Guide d’Étude Biblique de l’École du Sabbat Adulte, en vertu des lignes directrices spécifiques. Le droit d’auteur de ces traductions et de leur publication doit dépendre de la Conférence Générale. “Adventiste du Septième Jour,” “Adventiste,” et le logo de la flamme sont des marques commerciales de la Conférence Générale des Églises Adventistes du Septième Jour et ne peuvent être utilisées sans autorisation préalable de la Conférence Générale.



1





















L


ors de sa naissance à Winchester, Massachusetts, Rick Hoyt fut étranglé par le cordon ombilical, le laissant avec le cerveau endommagé et inca- pable de contrôler ses membres. Des mois plus tard, les médecins dirent


à la famille que Rick Hoyt devrait vivre dans un état végétatif le reste de sa vie et devrait être laissé dans un établissement psychiatrique.


« Mais les Hoyt ne le croyaient pas », écrit Rick Reilly dans le profil du maga- zine des Hoyt, Sports Illustrated Magazine (June 11 20, 2005). Ils voyaient les yeux de Rick se porter sur eux dans la chambre. Quand Rick avait 11 ans, ils l’emmenèrent au département d’ingénierie à l’Université Tufts et demandèrent s’il y avait un moyen pour aider le garçon à communiquer.


« Pas du tout », dit-on à Dick Hoyt. « Il n’y a rien qui se passe dans son cerveau ».


« Dites-lui une blague. Ils en firent. Dick rit. Il se révéla que beaucoup de choses se passaient dans son cerveau ».


Ensuite, accroché à « un ordinateur qui lui permettait de contrôler le curseur en appuyant sur un interrupteur avec le côté de sa tête, Rick fut finalement en mesure de communiquer » avec les autres. Cette technologie lui permit de commencer une nouvelle vie. Et cette nouvelle vie comprenait, entre autres choses, le fait que son père le poussait dans un fauteuil roulant dans un mara- thon de charité. Après la course, Rick écrivit: « Papa, quand nous courions, je me sentais comme si je n’étais plus invalidé! »


Dick était déterminé à donner ce sentiment à Rick aussi souvent qu’il pourrait. Quatre ans plus tard, ils ont fait le marathon de Boston ensemble. Puis quelqu’un suggéra un triathlon, et depuis lors, les deux participent aux


centaines de manifestations sportives, avec son père le poussant ou tirant. « Pas question à ce sujet », écrit Rick. « Mon papa est le père du siècle ».



2



Nous avons beaucoup de choses en commun avec Rick Hoyt parce que nous avons un Père qui, même plus que Dick Hoyt n’aime Rick, nous aime, prend soin de nous, et fut disposé à sacrifier Son Fils unique pour nous.


Comme Rick, la tragédie et les effets débilitants du péché nous ont tous paraly- sés. Par notre propre force, la vie que nous menons est très loin de celle que nous étions censés vivre. Quelques soient nos tentatives, nous ne pourrons jamais nous améliorer assez pour être sauvés. « La condition dans laquelle le péché nous a placés n’est pas naturelle. Pour nous en sortir, il faut


donc une puissance surnaturelle, ou elle n’a aucune valeur. » – Ellen G. White, Le ministère de la guérison, p. 364. Nous devons être sauvés de l’extérieur, car ce devrait être maintenant évident que nous ne pouvons pas nous sauver par nous-mêmes.


C’est pour cette raison que les gens, à cer- tains moments, ont levé les yeux vers le ciel nocturne pour chercher une aide en dehors d’eux-mêmes: un Rédempteur. Nos ancêtres spirituels, les Israélites, avaient un nom pour ce Rédempteur espéré: le Fils de David, que nous connaissons comme Jésus de Nazareth.


Et une version inspirée de l’histoire de Jésus


est donnée dans l’Évangile de Matthieu, notre sujet de ce trimestre. Matthieu, un Juif croyant en Jésus, et l’un des premiers disciples de Jésus, raconte l’histoire de Jésus de la façon dont il a reçu l’inspiration de l’Esprit. Bien qu’il ait en commun les thèmes de l’incarnation, de la vie, de la mort, de la résurrection et de l’ascension de Jésus, avec Marc, Luc, et Jean, Matthieu se concentre fortement sur le fait que Jésus est le Messie promis. Il voulait que ses lecteurs sachent que la rédemption d’Israël se trouvait en Jésus, celui dont les prophètes ont parlé et à qui tous les types de l’Ancien Testament pointaient.


Bien que son auditoire fût principalement juif, son message d’espoir et de rédemption s’adresse à nous aussi; un peuple qui, comme Rick Hoyt, a besoin de quelqu’un pour lui faire ce que nous ne pouvons faire pour nous-mêmes.


Et Matthieu parle juste de Son histoire, Jésus, faisant juste cela.



Dr. Andy Nash est professeur et pasteur à Southern Adventist University, à Collegedale, Tennessee. Il est auteur de plusieurs livres, y compris Church et The Book of Matthew: “Save Us Now, Son of David.” [Le livre de Matthieu: Sauve- nous maintenant, Fils de David].





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*26 Mars – 1er Avril



Fils de David





Sabbat aprèS-Midi


Étude de la semaine: Matthieu 1; Marc 12: 35-37; Esa. 9:


6, 7; Rom. 5: 8; Jean 2:25; Jer. 29:13; Matt. 2: 1-14.


I


Verset à mémoriser : « C’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés » (Matthieu 1:21, LSG).



nspiré par le Saint-Esprit, Matthieu a commencé son livre avec une généalogie; pas n’importe laquelle, c’est tout juste celle de Jésus-Christ. Et il a commencé non seulement avec

une généalogie, mais aussi avec une qui révèle quelques ancêtres que la plupart des gens ne voudraient pas nécessairement reven- diquer comme aïeux.


Peut-être, comme lui-même était à peu près un paria, Matthieu pouvait se rapporter à cette ascendance. Après tout, il était un Juif collecteur d’impôts, qui avait vendu ses concitoyens à l’en- nemi et qui payait effectivement à Rome pour l’occasion  qui lui était offerte d’y être assis et de taxer son propre peuple juif. Certes, il ne pouvait pas être aimé de sa nation.


Néanmoins, les humains peuvent regarder à l’apparence, mais Dieu regarde au cœur. Et sans aucun doute, en regardant le cœur de Matthieu, le Seigneur l’a choisi, lui, un collecteur d’impôts méprisé, d’être parmi Ses disciples. Et, lorsqu’il a entendu l’ap- pel, Matthieu a accepté, abandonnant la vie qu’il avait avant pour une nouvelle vie en Jésus.


Ainsi, Matthieu suivit son Seigneur, en gardant des registres, et d’un jour à l’autre, il donna quelque chose en retour à son peuple et au monde entier. Ce n’était pas un reçu d’impôt, au contraire, ce fut un précieux récit de la vie de Jésus.



*  Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 2 Avril.


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27 Mars



Un livre de la Genèse


« Généalogie de Jésus-Christ, fils de David. » (Matthieu 1: 1, LSG).



Dès le départ, Matthieu appelle son œuvre un « livre » (du grec, Biblos, qui peut signifier un « écrit sacré »), un « livre de généalogie », de l’ascen- dance de Jésus. En fait, le mot grec traduit par « généalogie » ou « généra- tion » vient d’un terme qui peut être traduit par « genèse ». Par conséquent, on peut dire que Matthieu a commencé son Évangile avec « un livre de la Genèse » (cf. « Livre de la genèse de Jésus-Christ, fils de David » BJ).


Tout comme l’Ancien Testament lui-même a commencé avec un livre de la création du monde, Matthieu (par conséquent, le Nouveau Testament lui-même) commence avec un livre au sujet du Créateur Lui-même et de l’œuvre de rédemption que seul le Créateur pouvait accomplir.



Qu’est-ce que ces textes nous disent à propos de Jésus? Jean 1: 1-3, Heb. 1: 1-3, Michée 5: 2, Marc 12: 35-37.





« Dès les jours de l’éternité le Seigneur Jésus-Christ était un avec le Père; il était « l’image de Dieu », l’image de sa grandeur et de sa majesté,


« le rayonnement de sa gloire » […] En venant demeurer parmi nous, Jésus allait révéler Dieu à la fois aux hommes et aux anges. Il était la Parole de Dieu – la pensée de Dieu devenant perceptible à l’oreille. » – Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 9.


La divinité de Christ, cependant, ne fut pas d’abord et avant tout dans l’esprit de Matthieu, contrairement à Jean (cf. Jean 1: 1-4), qui écrit immédiatement sur la divinité de Christ avant d’aborder le côté humain de Jésus (cf. Jean 1:14). Au lieu de cela, Matthieu se concentre beaucoup sur l’humanité de Christ, comme « fils de David, fils d’Abraham ». Il retrace donc à partir d’Abraham, la lignée des ancêtres de Jésus-homme, jusqu’à la naissance de Jésus, le tout dans un désir de montrer à ses lecteurs que, en effet, Jésus de Nazareth était le Messie prédit dans les prophéties de l’Ancien Testament.











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28 Mars



Une lignée royale


Quelles que soient les différents points de vue des Juifs concernant la venue du Messie, une chose était certaine: le Messie devrait venir de la maison de David. (Même nombre de Juifs religieux qui continuent d’attendre le Messie croient qu’il doit venir de la maison de David.) Voilà pourquoi Matthieu a commencé son Évangile ainsi; il voulait établir l’identité de Jésus comme Messie. Parce que le Messie devrait être la postérité d’Abraham (Genèse 22:18, Gal. 3:16), le père de la nation juive, et à partir de la lignée de David, Matthieu cherche immé- diatement à montrer la lignée de Jésus et comment Il était directement lié, pas seulement à Abraham (comme l’étaient la plupart des Israélites) mais au roi David. Beaucoup de commentateurs estiment que Matthieu avait principalement un public juif à l’esprit; d’où son accent établis- sant les pouvoirs messianiques de Jésus de Nazareth.



Lisez les textes suivants. Comment ils nous aident à comprendre le point que Matthieu cherche à faire valoir?

2 Sam. 7:16, 17                                                                         





Esa. 9:6, 7                                                                               





Esa. 11:1, 2                                                                             





Act. 2:29, 30                                                                             


Tout cela nous permet de comprendre pourquoi l’Évangile de Matthieu commence tel que: « Généalogie de Jésus Christ, fils de David » (Matthieu 1: 1, LSG). Premièrement et avant tout, Jésus-Christ est décrit comme étant le « Fils de David ». Et de même que le Nouveau Testament commence avec cette représentation de Jésus, vers la fin du Nouveau Testament, Il énonce ces paroles: « Moi, Jésus, j’ai envoyé mon ange pour vous attester ces choses dans les Églises. Je suis le rejeton et la postérité de David, l’étoile brillante du matin » (Apo. 22:16).


Quel que soit ce que peut être Jésus, Il reste « le rejeton et la postérité de David ».


Quel témoignage puissant de la nature humaine de Jésus et de Son humanité essentielle; notre Créateur s’est lié Lui-même à nous de manière que nous puissions à peine l’imaginer.


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29 Mars



L’arbre généalogique avancé de Jésus


Au-delà de David, qui d’autre trouvons-nous dans l’arbre généalo- gique de Jésus? Matt. 1: 2, 3.



Les femmes n’étaient généralement même pas répertoriées dans les généalogies; alors, pourquoi une femme nommée Tamar figure-t-elle ici? Qui était-elle au début?


Tamar était une femme cananéenne qui avait été mariée séquentielle- ment à deux fils de Juda, fils de Jacob. Ces deux fils moururent à cause de la méchanceté en laissant Tamar sans enfant. Son beau-père, Juda, promit à Tamar qu’il allait lui donner son troisième fils en mariage quand ce dernier serait assez grand. Mais cela n’arriva jamais.


Alors, que fit Tamar? Elle se déguisa en prostituée et ne s’appro- cha de nul autre que Juda, qui n’eut aucune idée que c’était Tamar. Quelques mois plus tard, quand la grossesse de Tamar était devenue évidente, Juda prit des mesures pour que l’immorale Tamar  soit mise à mort; c’est juste alors que Tamar révéla à Juda qu’il était le père de son bébé.


Bien que cela puisse ressembler à un feuilleton de mauvais goût, l’histoire fait toujours partie de l’ascendance humaine de Jésus.


Lisez Matthieu 1: 4, 5. Qui d’autre de surprenant est  mentionné?


Rahab, la prostituée cananéenne? Apparemment oui. Après avoir aidé à protéger les espions israélites en Canaan, elle a rejoint le peuple de Dieu et, parait-il, se maria dans l’ascendance de Jésus.


Qui d’autre était dans la lignée? Matt. 1: 5, 6.



Ruth était une femme vertueuse, mais, sans aucune faute de sa part, elle venait des Moabites – le détesté produit d’une relation incestueuse entre l’ivre Lot et l’une de ses filles. La femme d’Urie, Bethsabée, était, bien sûr, la femme que le roi David avait égoïstement invitée quand son mari Urie était dans la bataille. David, lui aussi, était un pécheur ayant besoin d’un Sauveur. David avait beaucoup de qualités exceptionnelles, mais il n’était pas un homme modèle de la lignée.









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30 Mars



Alors que nous étions encore pécheurs



Qu’est-ce que les textes suivants disent sur la nature humaine?  Quelle puissante preuve avons-nous de la vérité de ces sentiments? Rom. 3: 9, 10; 5: 8; Jean 2:25; Jer. 17: 9.






Comme nous l’avons souvent dit, mais cela vaut la peine de le répéter, la Bible ne peint pas un tableau idyllique de l’humanité ou de la nature humaine. De la chute en Éden (Genèse 3) à la chute de Babylone, dans les derniers jours (Apocalypse 18), le triste état de l’humanité est évident. Et même si nous avons tendance à idéaliser, par exemple, les premiers jours de l’église avant la grande « apostasie » (2 Thessaloniciens 2: 3), c’est une erreur (Voir 1 Cor. 5: 1). Nous sommes tous tombés, des gens brisés, y compris la lignée de laquelle Jésus Lui-même est né.


« L’authenticité et l’improbabilité de cette généalogie », écrit le cher- cheur Michael Wilkins, « doit avoir surpris les lecteurs de Matthieu. Les ancêtres de Jésus étaient des humains avec toutes les faiblesses, encore des potentiels, des gens ordinaires. Dieu a œuvré à travers eux pour apporter Son salut. Il n’y a pas des modèles de la justice dans la lignée de Jésus. On y trouve des adultères, des prostituées, des héros, et des Gentils. Le méchant Roboam était le père du méchant Abija, qui était le père du bon roi Asa. Asa était le père du bon roi Josaphat qui était le père du méchant roi Joram. Dieu travaillait à travers les générations, à la fois bonnes et mauvaises, pour arriver à Ses fins. Matthieu montre que Dieu peut utiliser tout le monde – même des marginalisés ou des mépri- sés pour accomplir Son dessein. Ce sont les mêmes types de personnes que Jésus est venu sauver » – Zondervan Illustrated Bible Backgrounds Commentary: Matthew (Grand Rapids: Zondervan, 2002), p. 9.


Voilà le point que nous devons nous rappeler, et pas seulement quand nous regardons les autres, mais aussi quand nous nous regardons. Quel chrétien, à un certain moment dans sa marche, n’est pas découragé, ne remet pas en cause sa foi, ne se demande pas si oui ou non il ou elle est vraiment converti? Aussi souvent, ce qui provoque ce découragement est en fait, notre nature déchue, nos péchés, nos lacunes. Ainsi, au milieu de ce désespoir, nous pouvons et devrions tirer espoir que Dieu sait toutes ces choses et que c’était à cause des gens comme nous que Christ est venu dans ce monde.








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31 Mars



La naissance du divin Fils de David


Quelque part dans l’atmosphère sombre entre Matthieu 1 et 2, Jésus est né. Ce n’était probablement pas le 25 décembre. Se basant sur le calendrier du service au temple du prêtre Zacharie, les chercheurs suggèrent que Jésus est probablement né en automne, lorsque les moutons étaient encore dans les champs, peut-être à la fin de septembre ou en octobre.


C’est très ironique que certaines des premières personnes qui ont cher- ché et adoré le Messie juif soient des Gentils. Alors que la plupart des gens de Jésus Lui-même (et un demi-Juif paranoïaque, le roi Hérode) pensaient qu’ils savaient quel genre de Messie attendre, ces voyageurs venus de l’Est avaient l’esprit et les cœurs ouverts. Les mages, ou sages, étaient des philosophes respectés de Perse qui avaient consacré leur vie à la recherche de la vérité, partout où elle pouvait se trouver. Pas étonnant, donc, qu’ils aient trouvé et adoré Celui qui était Lui-même « la Vérité ». Bien que le contexte soit différent, nous pouvons voir ici un exemple de la vérité des paroles annoncées des siècles plus tôt: « Vous me chercherez, et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre cœur » (Jer. 29:13).



Lisez Matthieu 2: 1-14. Quel contraste trouvez-vous entre l’attitude de ces hommes sages contrairement à celle du roi Hérode?





Ces païens tombent et adorent Jésus, contrairement au roi de la nation, qui cherchait plutôt à tuer Jésus!


Cette histoire devrait servir comme un rappel puissant que l’affiliation  à l’église n’offre aucune garantie pour être en bonne relation avec Dieu. Cela devrait également être un rappel qu’une compréhension correcte de la vérité est très importante. Si Hérode et les prêtres avaient une bonne com- préhension des prophéties concernant le Messie, Hérode aurait pu savoir que Jésus n’était pas le genre de menace qu’il redoutait. Il aurait compris que ce « roi des Juifs » n’était pas à craindre, du moins, en ce qui concerne le pouvoir politique immédiat d’Hérode.













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1er Avril



Réflexion avancée: Regardez cette citation d’Ellen G. White:


« C’est par ce chemin-là que tout pécheur peut arriver au Christ. « Il nous a sauvés – non parce que nous aurions fait des œuvres de justice, mais en vertu de sa propre miséricorde ».Tite 3: 5. Si Satan vous dit que vous êtes pécheurs, et qu’il est inutile d’espérer obtenir la bénédic- tion de Dieu, répondez-lui que le Christ est venu dans le monde pour sauver les pécheurs. Nous n’avons rien pour nous accréditer aux yeux de Dieu; mais maintenant, comme toujours, nous pouvons faire valoir notre situation désespérée qui rend indispensable l’intervention de son pouvoir rédempteur. » – Jésus-Christ, p. 317. Quelle idée puissante: c’est notre « situation désespérée » qui rend indispensable l’intervention de Christ en tant que Rédempteur ». Cette vérité ne change pas depuis le moment où nous venons à Jésus et dans notre marche avec Lui toute notre vie. Comme ceux dans la généalogie de Jésus-homme, nous sommes des pécheurs qui ont besoin de la grâce. Notre obéissance à la loi, notre victoire sur le péché et la tentation, et notre croissance en Christ, bien que toutes ces choses fassent partie de la vie chrétienne, sont les résultats du salut et jamais la cause. Que ce soit le voleur sur la croix ou un saint transformé à la seconde venue de Jésus, nous sommes tous dans une « situation désespérée qui rend indispensable l’intervention de Son pouvoir rédempteur ». Combien de fois il est crucial que nous n’oubliions jamais cette vérité fondamentale.


Discussion:


Ê Comme nous l’avons vu cette semaine, Hérode avait de grandes idées fausses à propos de la prophétie qui lui ont conduit à commettre des atrocités. Pensez à certaines des fausses interprétations de la pro- phétie aujourd’hui. Par exemple, beaucoup pensent que les chrétiens fidèles seront secrètement et silencieusement enlevés au ciel tandis que la famille et les amis seront « laissés derrière » et se demande- ront pourquoi ces gens avaient soudainement disparu dans les airs. Quels sont certains des dangers potentiels d’avoir une telle mécom- préhension de la prophétie? Ou, que dire de l’idée que le temple de Jérusalem doit être reconstruit et les sacrifices d’animaux rétablis comme l’un des événements de la fin de l’histoire de la terre? Quelles autres idées fausses à propos de la prophétie devraient nous aider à comprendre combien il est important d’avoir une bonne compréhen- sion de la prophétie?


Ë Si souvent, dans de nombreuses cultures et sociétés, vos parents et la classe sociale dans laquelle vous êtes né sont jugés très impor- tants. Ceci est une tradition  qui semble se trouver tout au long de l’histoire et est profondément enracinée dans de nombreux endroits, même aujourd’hui. Pourquoi cette idée de manière mon- daine, est contraire à toute la portée de l’Évangile? Aussi, comment l’idée d’être « né de nouveau » devrait-elle impacter la façon dont nous examinons toute la question de la classe sociale des autres?




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Histoire


La dent (1)


Les nouveaux mariés Colin et Melva Winch ont eu leur première affectation à une mission dans les Îles Salomon en tant qu’infirmiers en 1956. Lors d’un congé en Australie en 1962, Colin obtint son per- mis de pilote professionnel et, en collaboration avec son compatriote pilote pionnier Len Barnard, pilota les premiers avions missionnaires de l’Église Adventiste du Septième Jour, atteignant les zones reculées de la Papouasie-Nouvelle-Guinée et les îles du Pacifique Sud. Le récit suivant est l’un des premiers défis de Colin dans une clinique externe.


Ce fut une séance matinale à la clinique externe à Amyes Memorial Hospital. Colin et Melva sont récemment arrivés en Kukudu, et ce fut l’une des premières séances cliniques de Colin.


Les dix premiers patients souffraient des maladies mineures, mais tout a changé quand Jacob – un grand, bien bâti des Îles Salomon    avec une tignasse de cheveux bouclés est venu, tenant sa mâchoire. En supposant qu’il avait un problème de dent, Colin fit asseoir le patient sur la chaise dentaire pliante qui avait été donnée par l’armée des États-Unis.


L’inspection révéla une excellente bouchée de dents blanches bril- lantes, mais la couronne sur une énorme molaire était rompue, créant l’inconfort. Colin découvrit que Jacob avait déjà cherché un traitement dentaire chez un autre « docteur » qui n’avait pas réussi dans sa ten- tative de supprimer la molaire incriminée et cassa la couronne dans le processus.


Ce devait être la première extraction réelle de Colin, la seule précé- dente étant à l’hôpital dentaire de Sydney et où la dent était presque tombée d’elle-même. Il savait que cette extraction serait un véritable défi, d’autant plus que certains des gens du village regarderaient la compétence du nouveau « dentiste ».


Après avoir préparé un bloc mandibulaire, Colin s’approcha de Jacob avec une aiguille brillante à la main. Jacob savait tout sur cette aiguille et retira sa tête quand Colin s’efforçait d’injecter l’anesthésique.


Lukana, l’assistant de la clinique, remarqua le problème et se posi- tionna derrière le patient. Saisissant les cheveux de Jacob avec des mains puissantes, il dit: « tirez-lui dessus, Docteur! Donnez-lui une injection! Il ne bouge pas maintenant! »


Pour s’assurer d’avoir anesthésié la région, Colin injecta aussi l’anes- thésique dans la gencive à côté de la dent. En attendant que l’anesthé- sique ne prenne effet, Colin remarqua le public sous les fenêtres de la clinique, en écoutant le commentaire fourni par les observateurs à la porte. Les patients ambulants étaient curieux de savoir si on pouvait faire confiance au nouveau « docteur » en tant que dentiste.



À suivre…



Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste.


Site web: www.AdventistMission.org                                                                         13



* 2–8 Avril



Le Commencement du


Ministère de Jésus





Sabbat aprèS-Midi


Étude de la semaine: Matt. 3: 1-12; 2 Pi. 1 :19; Phil. 2: 5-8;


Matt. 4: 1-12; Esa. 9: 1, 2; Matt. 4: 17-22.


L


Verset à mémoriser: « Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes » (Matthieu 4:19, LSG).


’une des grandes luttes de l’humanité a été de connaitre le sens et le but de notre vie et comment vivre. Après tout, nous ne nais- sons pas avec des instructions écrites et repliées sous nos épaules


sur comment vivre, n’est-ce pas?


« Je ne comprenais pas le sens de la vie », dit un garçon de 17 ans, issu d’une famille nantie qui est devenu un toxicomane. « Je continue à ne toujours pas comprendre, mais je pensais que tout le monde com- prenait, qu’il y avait ce grand secret dont tout le monde était sûr, sauf moi. Je pensais que tout le monde comprenait pourquoi nous sommes ici, et que tous étaient secrètement heureux quelque part sans moi ».


Paul Feyerabend, un écrivain australien et philosophe de la science, a avoué dans son autobiographie: « Alors qu’un jour passe après l’autre, on ne sait toujours pas pourquoi on doit vivre ».


Ce n’est pas le cas cependant avec la Bible, l’Évangile, l’histoire de Jésus et ce qu’Il a fait pour nous. En Jésus – Sa préexistence, Sa nais- sance, Sa vie, Sa mort, Son ministère dans le ciel, et Sa seconde venue


– nous pouvons trouver les réponses aux questions les plus pressantes de la vie. Cette semaine, nous allons examiner la vie de Christ et le commencement de Son œuvre ici sur terre, une vie et une œuvre qui seules peuvent donner plein sens à notre propre vie.


* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 9 Avril.


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3 Avril



Jean-Baptiste et la « vérité présente »


Matthieu 3 commence avec Jean-Baptiste, dont la première parole rapportée dans le texte est un impératif – « Repentez-vous! » (Matt. 3: 2). Dans un sens, c’est un résumé de ce que Dieu était en train de dire à l’hu- manité depuis la chute: Repentez-vous, acceptez Mon pardon, délaissez vos péchés, et vous trouverez la Rédemption et le repos pour vos âmes.


Et pourtant, peu importe l’universalité de ce message, Jean aussi met une « vérité présente » distincte (2 Pi. 1:12), un message pour les per- sonnes à ce moment précis.



Lisez Matthieu 3: 2, 3. Quel était le message de la vérité présente que Jean prêchait, avec son appel à la repentance, au baptême, et à la confession? Voir aussi Matt. 3: 6.




Jean fait aussi quelque chose qui se fait tout au long du Nouveau Testament. Il cite l’Ancien Testament. La prophétie de l’Ancien Testament prend vie dans le Nouveau: à maintes reprises, que ce soit Jésus, Paul, Pierre ou Jean, tous citent l’Ancien Testament afin d’aider à valider, expli- quer, ou même prouver le sens de ce qui se passait dans le Nouveau. Pas étonnant que, même dans le contexte des miracles dont il a été personnel- lement témoin, Pierre a néanmoins souligné l’importance de la « parole prophétique » (2 Pi. 1:19) en parlant du ministère de Jésus.


Lisez Matthieu 3: 7-12. Quel message Jean adresse-t-il aux dirigeants?

Malgré ses dures paroles, quel espoir leur ait offert ici?







Remarquez comment Jésus est au centre de toute la prédication de Jean. Tout, même alors, était au sujet de Jésus, de qui Il était et de ce qu’Il ferait. Bien que l’Évangile fût présenté, Jean a également pré- cisé qu’il y aura un compte final, une fracture définitive entre le blé et la paille, et que ce sera Celui dont il est prophétisé qui ferait cette séparation. Ainsi, une preuve de plus que l’Évangile est inséparable du jugement. Voici également un exemple de la façon dont, dans la Bible, les première et seconde venues de Jésus sont considérées comme un seul événement quand nous voyons Jean – dans le contexte immédiat de la première venue de Christ– parler aussi de la seconde.



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4 Avril



Le contraste dans le désert


« Alors Jésus fut emmené par l’Esprit dans le désert, pour être tenté par le diable. » (Matthieu 4: 1, LSG)


Imaginez cette scène du point de vue de Satan lui-même. L’Être divin et exalté qu’il connaissait comme le Fils de Dieu Lui-même s’était alors rabaissé – en prenant la chair humaine, afin de sauver la race humaine. Ce fut le même Jésus contre qui il fit guerre dans le ciel et qui le précipita dehors, lui et ses anges (voir Apocalypse 12: 7-9). Mais maintenant, ce Jésus était – quoi? Un humain émacié, seul dans un désert chaud, sans soutien évident? Certes, Jésus était alors une cible facile aux tromperies de Satan.


« Quand Satan et le Fils de Dieu étaient entrés en lutte pour la pre- mière fois, le Christ était le chef des armées célestes; alors Satan, qui avait dirigé la révolte dans le ciel, fut jeté dehors. Maintenant les rôles semblent être renversés, et Satan profite de ce qu’il considère comme son avantage. » – Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 100.


Quel contraste: si Lucifer avait une fois cherché à être « semblable au Très-Haut » (Esa. 14:14, LSG), Jésus s’était vidé Lui-même de la gloire du ciel. Ici, dans cette scène, nous pouvons voir la grande différence entre l’égoïsme et l’altruisme; la grande différence entre ce qu’est la sainteté et ce que fait le péché.


Comparez Ésaïe 14: 12-14 avec Philippiens 2: 5-8.  Qu’est-ce que cela nous dit à propos de la différence entre le caractère de Jésus et Satan?






Imaginez comment les anges qui avaient connu Jésus dans Sa gloire céleste doivent avoir vu ce qui se passait quand ces deux ennemis se tenaient maintenant face à face dans un type de conflit que les deux n’avaient jamais connu entre eux avant. Bien que nous ayons l’avantage de savoir comment cela s’est terminé, les anges – en fait, tous au ciel – ne le savaient pas; et ainsi, ils doivent avoir regardé ce conflit avec une fascinante attention.









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5 Avril



La tentation



Lisez Matthieu 4: 1-12. Qu’est-il arrivé ici avec ces tentations? Pourquoi Jésus devait-Il passer par cela? Qu’est-ce que cette histoire a à voir avec le salut? Comment Jésus a-t-Il enduré de telles tentations puis- santes dans ces conditions difficiles, et qu’est-ce que cela devrait nous dire quand nous sommes face aux tentations?






Matthieu 4: 1 commence avec ce qui semble être une pensée étrange: c’était l’Esprit qui a conduit Jésus dans le désert pour être tenté par le diable. Nous sommes censés prier pour ne pas être conduits dans la tentation. « Ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du malin. » (Matt. 6:13, LSG). Pourquoi, alors, le Saint-Esprit a-t-Il conduit Jésus de cette façon?


Une clé se trouve dans le chapitre précédant, quand Jésus vient à Jean pour se faire baptiser. Voyant la résistance de Jean, Jésus dit: « Laisse faire maintenant, car il est convenable que nous accomplissions ainsi tout ce qui est juste. » (Matt. 3:15, LSG). Pour accomplir tout ce qui est juste, c’est-à- dire, faire ce qui était nécessaire pour être un parfait exemple et un parfait représentant de l’humanité, Jésus devait être baptisé, même s’Il était sans péché.


Dans la tentation au désert, Jésus devait aller sur le même terrain qu’Adam. Il avait besoin de la victoire contre la tentation que nous tous, depuis Adam, avons échoué à atteindre. Et donc, ce faisant: « Christ devait racheter la faute d’Adam » (Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 97), seule- ment, Il l’a fait dans des conditions différentes de tout ce qu’Adam avait.


Par cette victoire, Jésus montre que nous n’avons aucune excuse pour le péché, qu’il n’y a aucune justification pour cela, et que, lorsque nous sommes tentés, nous ne sommes pas prédisposés à tomber, mais par la  foi et la soumission, nous pouvons surmonter. Comme nous l’avons dit:


« Résistez au diable, et il fuira loin de vous. Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous. » (Jacques 4: 7, 8, LSG).











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6 Avril



La terre de Zabulon et de Nephtali


Matthieu 4:12 parle de l’emprisonnement de Jean, ainsi que la fin de son ministère. À ce moment, le ministère de Jésus a « officiellement » commencé. Le texte ne dit pas pourquoi, quand Jésus a entendu parler de Jean, Il est allé en Galilée. (Voir aussi Marc 1: 14-16; Luc 4:14). Peut-être, comme Jean prêchait encore, Jésus voulait-Il avoir moins d’influence, pour éviter la rivalité? Le verbe grec dans Matthieu 4:12, souvent traduit par « disparu », peut donner l’idée de « retrait », dans le sens d’éviter un danger. Ainsi, prudent comme toujours, Jésus cherchait peut-être à éviter les ennuis.


Lisez Matthieu 4: 13-16 (voir aussi Ésaïe 9: 1, 2) à propos de l’éta- blissement de Jésus dans la région de Zabulon et de Nephtali. Qu’est-ce que ces textes disent sur le ministère de Jésus?




Zabulon et Nephtali étaient deux des fils de Jacob (voir Genèse 35: 23-26), et leurs descendants sont devenus deux des tribus qui se sont finalement établies dans la belle région du nord.


Malheureusement, ces deux tribus étaient parmi les 10 tribus qui ont renoncé à leur foi en Dieu et se sont tournées vers les choses du monde. Beaucoup de prophètes de l’Ancien Testament ont crié contre le péché, la mondanité, et le mal de ces tribus du nord, qui furent finalement envahies par les Assyriens, qui les ont ensuite dispersées dans le monde d’alors. À leur tour, les Gentils se sont installés en Israël, et la Galilée est devenue une population mixte, un endroit confus et sombre. Le plus célèbre des prophètes de Galilée était Jonas, qui doit nous dire quelque chose au sujet de leur niveau d’engagement.


Quels que soient les problèmes en Galilée, il y avait cette belle pro- phétie d’Ésaïe – que, même sur le territoire sombre de Zabulon et de Nephtali, « Ce peuple, assis dans les ténèbres, A vu une grande lumière; Et sur ceux qui étaient assis dans la région et l’ombre de la mort La lumière s’est levée. » (Matt. 4:16, LSG). Autrement dit, ici – là où le besoin était si grand, où les gens étaient jugés grossiers, aliénés, rustres


– Jésus est venu, vivre et œuvrer parmi eux. Combien exalté qu’Il était, nous voyons la volonté de Jésus de s’humilier pour le bien des autres. Nous voyons ici aussi, un autre exemple de la façon dont l’Ancien Testament était central au ministère de Jésus.








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7 Avril



L’appel des pêcheurs


« Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche. » (Matt. 4:17, LSG). Tout comme Jean, Jésus a commencé Son ministère avec un appel à la repentance. Il connaissait, tout comme Jean, l’état déchu de l’humanité et la nécessité pour tous les humains de se repentir et de venir à la connaissance de Dieu. Ainsi, ce n’est pas surprenant que Sa première prédication publique, du moins, telle que rapportée ici par Matthieu, soit un appel à la repentance.


Lisez Matthieu 4: 17-22. Qu’est-ce que ces textes nous disent de l’in- fluence totale que cet appel de Jésus a sur notre vie?






Ici, dans la terre oubliée de Galilée, était un petit partenariat de pêche géré par quatre jeunes hommes: deux fratries. Ces hommes avaient apparemment un cœur pour Dieu parce que pendant un certain temps, certains d’entre eux ont suivi Jean-Baptiste. Mais à leur grande sur- prise, Jean-Baptiste avait dirigé leur espoir vers un autre jeune homme de leur propre région.


Ces hommes avaient approché Jésus de Nazareth et demandé à passer du temps avec Lui (cf. Jean 1). C’était ainsi dans cette culture: les hommes approchaient un rabbin et demandaient de le suivre. Mais c’était le rabbin qui faisait la décision finale par rapport à qui choisir comme ses disciples. Et quand un rabbin vous demandait d’être son disciple, c’était un moment très excitant.


Beaucoup de gens ont grandi avec l’idée que, quand Jésus a appelé les disciples à la mer, ce fut la première fois qu’ils L’avaient rencontré. Mais nous savons par Jean 1 à 5 que ces hommes avaient déjà passé un an avec Jésus – apparemment à temps partiel.


« Jésus choisit des pêcheurs non imbus des traditions et des cou- tumes de leur temps: hommes naturellement bien doués, humbles et désireux d’apprendre, qu’il pouvait former en vue de son œuvre. On rencontre, dans les humbles sentiers de la vie, des hommes occupés aux besognes les plus modestes, et possédant, sans le savoir, des facultés qui, développées, les mettraient sur un pied d’égalité avec les hommes les plus honorés. L’attouchement d’une main habile éveille ces facultés latentes. De tels hommes furent appelés à devenir les collaborateurs  de Jésus et eurent l’avantage de lui être associés. » – Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 232.



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8 Avril



Réflexion avancée: Un évangéliste était venu à une ville et une publicité de sa rencontre était comme ceci: « Venez voir un prédicateur qui déchire une page de la Bible! » Cela, sans aucun doute, a fait venir une foule. Il se tint alors devant eux, ouvrit sa Bible, et à leur grande surprise, il arracha une page. « Cette page », dit-il, « n’a jamais eu d’appartenance. C’est la page séparant l’Ancien Testament du Nouveau ». Quel que soit  ce que l’on pourrait penser de ses théâtralités, le prédicateur soulevait un point important. Ces deux livres sont vraiment un. Tout au long du Nouveau Testament, l’Ancien Testament est cité. Maintes et maintes fois, les événements dans le Nouveau Testament sont expliqués et justifiés, soit par Jésus Lui-même ou des auteurs du Nouveau Testament, par des réfé- rences à l’Ancien Testament. Combien de fois Jésus a-t-Il fait cette décla- ration, d’une manière ou d’une autre, que « l’Écriture doit s’accomplir »? Que ce soit Jésus Lui-même, qui à plusieurs reprises pointait les écrits de l’Ancien Testament (voir Jean 5:39; Luc 24:27; Matt. 22:29; Jean 13:18), Paul qui citait toujours l’Ancien Testament (Rom. 4: 3; 11: 8; Gal. 4:27), le livre de l’Apocalypse, avec  une estimation de 550 références à l’Ancien Testament, le Nouveau Testament lui-même se rapporte en permanence à l’Ancien. L’ancien et le Nouveau Testament constituent les révélations de Dieu écrites à l’humanité sur le plan du salut. Bien que, sans aucun doute, certaines parties de l’Ancien Testament, comme le système sacrificiel, ne soient plus utiles aux chrétiens, nous ne devons jamais faire l’erreur de reléguer en quelque sorte l’Ancien Testament à un statut inférieur au Nouveau. La Bible est composée des deux Testaments, et des deux, nous apprenons des vérités cruciales au sujet de Dieu et du plan du salut.


Discussion:


Ê Nous pouvons voir les différentes façons par lesquelles Satan a tenté Jésus et comment, dans chaque cas, Jésus n’est pas tombé en proie à l’une des tentations et des séductions derrière ces ten- tations. Remarquez aussi, combien centrale était la Parole de Dieu ici. Bien que Jésus soit le Seigneur Lui-même, maintenant « dans une chair semblable à celle du péché » (Rom 8: 3), Il a utilisé les Écritures comme un moyen de défense contre les tentations du diable. Si Jésus Lui-même a eu à le faire, qu’est-ce que cela devrait nous dire sur combien la Bible doit être centrale et cruciale dans nos vies, surtout quand nous luttons avec la tentation? Bien que nous sachions en principe que nous devons utiliser la Bible dans notre combat contre la tentation, comment faisons-nous cela en pratique? Quels sont les moyens par lesquels nous pouvons utili- ser la Bible pour nous aider à résister aux agressions auxquelles nous sommes tous confrontés?


Ë Pourquoi l’humilité est-elle alors un trait essentiel pour les chrétiens? Comment pouvons-nous apprendre à être et rester humbles? Quel rôle la croix devrait-elle jouer pour nous aider  dans ce domaine crucial?




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Histoire


La dent (2)


L’histoire jusqu’ici: les nouveaux mariés Colin et Melva Winch ont eu leur première affectation à une mission dans les Îles Salomon en tant qu’infir- miers. Au cours de l’une des premiers soins cliniques de Colin, un patient est venu à avoir besoin d’une extraction de dent. Alors que Lukana, l’assistant de la clinique, tenait fermement la tête du patient en place, Colin a donné au patient une injection.


En sélectionnant des pince-mâchoires inférieures, Colin s’approcha du patient inquiet. Alors que Lukana tenait Jacob par les cheveux, Colin se posi- tionna fermement, saisit la molaire, pressa, tira et poussa. La dent ne bouge pas! L’échec en tant qu’un « dentiste » était devenu une possibilité réelle.


Le jour était chaud et humide. Tout système de ventilation qui pourrait avoir atteint Colin était bloqué par les spectateurs curieux. Ceux qui voyaient claire ment la procédure continuaient à faire des commentaires à ceux qui ne pouvaient pas voir. Il y avait des gouttes de sueur sur le front de Colin et de Jacob, bien que pour des raisons différentes.


Colin choisit des pinces alternatives et saisit la dent incriminée une fois de plus. Jacob enfonçait dans la chaise retenue par Lukana. Tire! Pousse! Tire! Cela semblait une heure pour Colin quand il a travaillé sans succès. Certains des observateurs commençaient à avoir des doutes. D’autres par-


taient, disant que le nouveau « dentiste » n’était pas bon.


Jacob dit: « Docteur, vous avez oublié quelque chose! » « Non, je ne le pense pas, Jacob », répondit-il. Colin vérifia le plateau stérile. Tout était en ordre.


« Vous avez oublié de prier, Docteur! »


Incrédule à son propre oubli, Colin et Lukana aidèrent Jacob sur le fauteuil dentaire et les trois se mirent à genoux dans la prière. Les spectateurs mur- muraient les nouvelles: « Ils prient! »


Les attentes ont encore augmenté. Certains de ceux qui étaient sur le point de quitter attendirent pour voir la réponse à la prière.


Du retour dans le fauteuil, Jacob reçut une autre injection anesthésique. Prenant la même paire de forceps, Colin offrit une autre prière silencieuse, et plaçant ses pieds fermement sur le sol une fois de plus, saisit la molaire et la tira.


Ces quatre énormes racines des molaires bouclées sortirent aussi facile- ment comme un morceau de bois mou. « C’est sorti! » fut le cri de Colin en tenant la dent incriminée. Dans son enthousiasme, Lukana avait échoué à desserrer son emprise sur les cheveux de Jacob. Mais, avec un énorme sourire, Jacob loua Dieu pour le miracle.


C’est ce que fit Colin. Sa réputation était intacte, et son cabinet dentaire commença à prospérer.



Cette histoire a été tiré de Winchee: Mission Stories of Colin and Melva Winch par S. Ross Goldstone, avec la permission de Signs Publishing à Warburton, Victoria, Australie. Pour profiter de plus d’histoires de leur service missionnaire, le livre peut être acheté au www.AdventistBookCenter. com.



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Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org




* 9-15 Avril


Le Sermon  sur la Montagne






Sabbat aprèS-Midi


Étude de la semaine: Matthieu 5-7; Rom. 7: 7, Gen. 15: 6;


Michée 6: 6-8; Luc 6:36, Matt. 13: 44-52, Rom. 8: 5-10.


D


Verset à mémoriser: « Après que  Jésus eut achevé ces dis- cours, la foule fut frappée de sa doctrine; car il enseignait comme ayant autorité, et non pas comme leurs scribes. » (Matthieu 7:28, 29, LSG).



ans le livre d’Exode, nous voyons Dieu conduire les enfants d’Israël hors d’Égypte, les « baptisant » dans la mer rouge, les amenant à travers le désert pendant 40 ans, accomplissant des


signes et des prodiges, et les rencontrant personnellement sur une mon- tagne où Il leur a donné Sa loi.


Dans le livre de Matthieu, nous voyons Jésus sortir d’Égypte, être baptisé dans le Jourdain, aller dans le désert pendant 40 jours, faire des signes et des prodiges, et rencontrer personnellement Israël sur une montagne où Il réaffirme cette même loi. Jésus a vécu l’histoire d’Is- raël, devint Israël, et en Lui toutes les promesses de l’alliance furent accomplies.


Le Sermon sur la Montagne est le plus puissant sermon jamais prêché. Ses paroles ont profondément influencé non seulement Ses auditeurs immédiats, mais aussi tous ceux qui entendent Ses puissants messages de vie à travers les siècles et même à notre temps.


Toutefois, nous ne devons pas simplement écouter ce sermon; nous devons aussi le mettre en pratique. Cette semaine, en étudiant ce que Jésus a dit dans le sermon sur la montagne (Matthieu 5-7), nous allons aborder ce que Jésus a dit dans Matthieu 13 à propos de l’application de Ses paroles à notre vie.


*  Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 16 Avril.



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10 Avril



Principes et normes


Parcourez le Sermon sur la Montagne dans Matthieu 5-7. Résumez ce qui ressort le plus dans votre esprit à ce sujet, à propos de ce que cela vous dit.







« Peut-être aucun autre discours religieux dans l’histoire de l’humanité n’a attiré l’attention qui a été consacrée au sermon sur la montagne. Les philosophes et les militants de nombreux points de vue non-chrétiens qui ont refusé d’adorer Jésus admirent néanmoins Son éthique. Au vingtième siècle, Mohandas Gandhi était le plus célèbre dévot non-chrétien du ser- mon. » –Craig L. Blomberg, The New American Commentary: Matthew (Nashville: B&H Publishing Group, 1992), vol. 22, pp. 93, 94.


Ce sermon a été vu dans de nombreuses façons différentes. Certains le voient comme une norme morale très élevée qui nous pousse à genoux et nous conduit à réclamer la justice de Jésus comme notre seul espoir de salut, car nous sommes tous très en deçà de la norme divine à laquelle Dieu nous appelle, comme révélé  dans le sermon sur la montagne. D’autres le voient comme un discours sur l’éthique civile, un appel au pacifisme. Certains ont vu en lui l’évangile social, un appel à amener le royaume de Dieu sur la terre par l’effort humain.


En un sens, sans doute, chacun retire quelque chose pour lui-même    ou elle-même de ce sermon, car il nous touche si puissamment dans les domaines cruciaux de notre vie; ainsi, nous réagissons tous à lui à notre propre façon.


Ellen White écrit: « Par le sermon sur la montagne, il s’efforça de renver- ser ce qu’avait édifié une éducation fausse, et de donner à ses auditeurs une conception juste de son royaume et de son propre caractère … Les vérités qu’il enseigna, à cette occasion, ne sont pas d’une importance moindre pour nous que pour la foule qui le suivait. Nous avons besoin, tout autant qu’elle, de connaitre les principes servant de base au royaume de Dieu. » – Jésus- Christ, p. 288.


Ainsi, quel que soit ce que nous en retirons, le sermon sur la montagne nous donne les principes de base du royaume de Dieu. Il nous dit à quoi ressemble Dieu, en tant que souverain de Son royaume, et nous dit ce que Dieu nous appelle à être, en tant que sujets de Son royaume. C’est un appel radical à partir des principes et normes des royaumes éphémères de ce monde aux principes et normes du seul royaume qui existera pour toujours. (Voir Dan. 7:27.)


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11 Avril



Le sermon contre la loi


Certains chrétiens considèrent le sermon sur la montagne comme une nouvelle « loi de Christ », celle qui a remplacé la « Loi de Dieu ». Ils estiment qu’un système de légalisme fut alors remplacé par un système de grâce, ou que la loi de Jésus diffère de la loi de Dieu Lui-même. Ces points de vue sont des mécompréhensions du sermon sur la montagne.


Qu’est-ce que les textes suivants disent de la loi et indirectement, à propos de l’idée que, d’une certaine manière, la loi (à savoir les Dix Commandements) a été remplacée par le sermon sur la montagne? (Matthieu 5: 17-19, 21, 22, 27, 28; voir aussi Jacques 2:10, 11;Rom. 7: 7).





Craig S. Keener écrit: « La plupart des Juifs comprenaient les comman- dements dans le contexte de la grâce … Par la demande de Jésus pour plus de grâce dans la pratique …, sans aucun doute, Il parlait des exigences du royaume de Dieu à la lumière de la grâce (cf. Matt. 6:12; Luc 11: 4; Marc 1:25; Matt. 6:14, 15; Marc 10:15). Dans les récits évangéliques, Jésus embrasse les personnes qui s’humilient, reconnaissant le droit de Dieu à régner, même si dans la pratique elles sont en deçà de l’objectif de la perfec- tion morale (5:48). Mais le royaume de grâce que Jésus a proclamé n’était pas la grâce sans effort  de la plupart de la chrétienté occidentale; dans les Évangiles, le message du royaume transforme ceux qui l’embrassent docilement, tout comme il écrase l’arrogant, celui qui est religieusement et socialement satisfait » –The Gospel of Matthew: A Socio-Rhetorical Commentary (Grand Rapids: William B. Eerdmans Publishing Company, 2009), pp. 161, 162.


Lisez Genèse 15: 6. Comment cela nous aide à comprendre que le salut a toujours été par la foi?




La foi de Jésus-Christ n’était pas une nouvelle foi; c’était la même foi depuis la chute. Le sermon sur la montagne n’était pas le remplacement du salut par les œuvres par le salut par la grâce. Cela a toujours été le salut par la grâce. Les enfants d’Israël étaient sauvés par grâce à la mer rouge, avant d’être invités à obéir au Sinaï (Voir Exode 20: 2).







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12 Avril



La justice des scribes et des pharisiens



Lisez Matthieu 5:20. Que veut dire Jésus quand Il dit que « Si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux » (LSG)?





Bien que le salut ait toujours été par la foi, et bien que le judaïsme, comme il aurait dû être pratiqué, a toujours été un système  basé sur la grâce, le légalisme s’est glissé, comme cela peut arriver dans toute religion qui prend au sérieux l’obéissance, comme l’adventisme du septième jour. À l’époque de Christ, beaucoup (mais pas tous) des chefs religieux étaient tombés dans une sorte de « dure et froide orthodoxie des pharisiens, dénuée de repentir, de tendresse et d’amour, n’était qu’une pierre d’achoppement sur le sentier des pécheurs » qui les laissait « impuissants à régénérer le monde ou à le préserver de la corruption » – Ellen G. White, Heureux ceux qui, p. 49.


Les formes extérieures simples, en particulier celles qui sont d’ori- gine humaine, n’ont pas le pouvoir de changer des vies ou de transfor- mer le caractère. La seule vraie foi est celle qui agit par amour (Gal.  5: 6); qui seule est ce qui rend les actions extérieures acceptables aux yeux de Dieu.


Lisez Michée 6: 6-8. En quoi est-ce un résumé du sermon sur la mon- tagne?




Même à l’époque de l’Ancien Testament, les sacrifices n’étaient pas une fin en soi mais un moyen pour une fin, et cette fin était une vie dans laquelle les imitateurs de Dieu reflètent l’amour et le caractère de Dieu, quelque chose qui ne pouvait être fait que par l’abandon complet à Dieu et une réalisation de notre totale dépendance à Sa grâce salva- trice. Malgré toutes leurs apparences extérieures de piété et de foi, un grand nombre des scribes et des pharisiens n’étaient certainement pas un modèle de la façon dont un disciple du Seigneur doit vivre.






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13 Avril



Les principes du royaume


Peut-être l’enseignement le plus radical de Jésus se trouve dans Matthieu 5:48. Lisez ce texte. Comment sommes-nous, en tant que pécheurs, censés le faire?




De tous les enseignements dans le Sermon sur la montagne, ceci doit être l’un des plus étonnants, les plus « extrêmes ». Être aussi parfait « comme votre Père céleste est parfait »? Qu’est-ce que cela veut dire?


Un élément essentiel dans la compréhension de ce texte se trouve dans le mot « donc », c’est-à-dire, cela implique une conclusion; une conclusion de ce qui est venu avant. Qu’est-ce qui est venu avant?


Lisez Matthieu 5: 43-47. Comment ces versets, qui sont étroitement liés à Matthieu 5:48, nous aident à mieux comprendre ce que Jésus voulait dire par Matthieu 5:48? Voir aussi Luc 6:36.



Ce n’est pas la première fois qu’une idée comme celle-ci se voit dans la Bible. En retournant dans le livre de Lévitique (19: 2), le Seigneur dit à Son peuple « Soyez saints, car je suis saint, moi, l’Éter- nel, votre Dieu » (LSG). Dans Luc (6:36), Jésus a déclaré: « Soyez donc miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux. »


Tout le contexte ici, dans Matthieu 5: 43-48, n’est pas une confor- mité extérieure aux règles et aux normes, bien qu’elles soient importantes. Au lieu de cela, le point mis sur cette section traite de personnes aimantes, et pas seulement celles que quiconque pourrait aimer, mais celles qu’on n’aime pas généralement, selon les normes du monde, (encore une fois, cela est basé sur les normes du royaume de Dieu, non de l’homme).


La chose importante à retenir ici est que Dieu ne nous demande pas quoi que ce soit qu’Il ne puisse accomplir en nous. Si nous sommes lais- sés à nous-mêmes, si nous sommes dominés par nos cœurs pécheurs et égoïstes, comment aimerions-nous nos ennemis? Ce n’est pas ainsi que le monde fonctionne, mais ne sommes-nous pas maintenant citoyens d’un autre royaume? Nous avons la promesse que si nous nous abandon- nons à Dieu, alors « celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus Christ. » (Phil 1: 6, LSG.), et quelle plus grande œuvre Dieu peut-Il faire en nous que de nous rendre, dans notre propre sphère, capables d’aimer comme Il nous aime?






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14 Avril



Recevoir les paroles du Royaume


La montagne n’était pas le seul endroit où Jésus prêchait. Il prêchait   le même message du royaume partout en Israël. Matthieu 13 rapporte l’enseignement de Jésus à partir d’un bateau, quand « une grande foule [s’était] assemblée auprès de lui » (Matt. 13: 2, LSG). Alors Jésus parla au peuple en paraboles destinées à illustrer l’importance de ne pas seulement écouter Sa parole, mais la mettre en pratique.


Lisez Matthieu 13: 44-52. Qu’est-ce qui est dit ici, dans cette parabole qui est d’une importance particulière pour nous faire comprendre comment appliquer à notre vie les vérités révélées dans le sermon sur la montagne?




Deux points ressortent des deux premières histoires. Dans les deux, il y a l’idée de séparation, de se débarrasser de ce que l’on a en vue d’obtenir quelque chose de nouveau, que ce soit un trésor dans un champ ou une perle. L’autre point crucial est la grande valeur de chaque homme placé sur ce qu’il avait trouvé. Dans les deux cas, ils sont allés et vendre tout ce qu’ils possédaient afin de l’obtenir. Bien que nous ne puissions acheter le salut (Ésaïe 55: 1,2), le point de ces paraboles est clair: tout ce que nous avons dans ce royaume, ce monde, peut nous faire perdre le prochain.


Ainsi, pour appliquer à notre vie ce que Dieu nous demande, nous avons besoin de faire un choix pour nous séparer de toutes les choses du monde, de la chair, et laisser l’Esprit de Dieu nous remplir (voir Romains 8: 5-10). Ce n’est pas facile et cela nécessite une mort à soi et le fait de prendre sa croix. Mais si nous avons toujours devant nous la valeur de ce qui nous est promis, nous devrions avoir toute la motivation dont nous avons besoin pour faire les choix nécessaires.













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15 Avril



Réflexion avancée:  Lisez Ellen G. White,  Jésus-Christ, chapitre 31, « Le sermon sur la montagne », et le livre, Heureux ceux qui (disponible en ligne sur www.whiteestate.org/books/mb/mb.asp ).


Dans les paraboles de Matthieu 13: 44-46, les hommes ont trouvé quelque chose de grande valeur. Compte tenu du contexte, en particulier après que Jésus ait dit la troisième parabole (Matt. 13: 47-50), ce qu’ils ont trouvé était la vérité, la vérité qui conduit à la vie éternelle, par opposition à la destruc- tion éternelle « dans la fournaise de feu ». Ceci est important parce que nous vivons dans un monde où l’idée de la « vérité » elle-même est considérée comme démodée, au mieux, ou au pire dangereuse. Et malheureusement, ceci est une idée fausse que certains chrétiens ont épousée. Néanmoins, le message de ces paraboles est que non seulement la vérité existe, mais aussi, que la vérité fera une différence pour l’éternité dans chaque vie humaine. Cela ne devrait pas être surprenant. La Bible est fondée sur l’idée de la vérité absolue. Après tout, Jésus a dit: « Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi » (Jean14: 6, LSG). Si cela ne déclare pas une vérité absolue, qu’est-ce donc? Bien sûr, quand quelqu’un avec autant de connaissances sur la vérité comme Paul pouvait dire que « nous connaissons en partie » (1 Cor. 13: 9), il est évident qu’il y ait beaucoup que nous ne puissions connaitre. Mais sa seule déclaration que nous savons « en partie » implique qu’il y ait plus de vérité à connaitre, la vérité qui fait littéralement la différence, soit pour la vie éternelle ou soit la mort éternelle. La vie éternelle ou la mort éternelle? Il n’y a pas plus absolu que cela.


Discussion:


















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Histoire


Une incroyable promenade (1)


Remarque: Les histoires de première main suivantes sont de Carol Boehm, épouse de Wayne Boehm, ancien Président de la Mission des Îles Salomon. Il sert maintenant comme Directeur du Hope Channel à Sydney, Australie.


Une des choses que j’ai apprises dans les Îles Salomon est de pla- nifier grand pour Dieu, peu importe combien  peu vos ressources sont. Certaines choses étonnantes ont été réalisées au cours des deux dernières années: une grande sensibilisation de la mission, la mise en place d’une station de radio nationale, un programme de santé qui a atteint plus de 100 personnes et est en pleine explosion en popularité, des petites missions sur chaque île, et des rénovations à grande échelle à Betikama Adventist College.


Comment tout cela a été réalisé sans argent? Dieu a touché les cœurs de tant de personnes qui ont donné généreusement. Et Il a multiplié; leurs dons sont allés plus loin que nous n’avions jamais rêvé.


Une autre leçon que j’ai apprise est de ne jamais avoir honte de Dieu. Les Salomonais parlent ouvertement de leur Père aimant. Ils n’hésitent jamais à dire la grâce en public, à prier en public dans les aéroports ou les quais, ou d’inviter des étrangers aux réunions ou activités sociales. Leur audace m’a été un témoin silencieux.


Des choses passionnantes se produisent à Savo, notre plus proche île voisine. Nous avons tenté en vain à plusieurs reprises d’assister dans quelques villages. La dernière fois que notre pasteur a essayé, il a été expulsé de la zone. Mais alors, le camp annuel de la Fédération Dorcas se réunit à Savo, et les choses ont commencé à changer.


Chaque année, des dizaines de membres Dorcas de l’Église Adventiste du Septième Jour de la région visitent une région éloignée où les besoins sont énormes. Ils entrent au village en chantant afin que tout le monde sache qu’ils sont là. Ils offrent des ateliers sur la cuisine, la couture, le tissu de teinture, la réparation des machines, de l’hospitalité, et l’étude de la Bible. Un jour est mis à part pour ce qu’ils appellent « Highways and Byways ». C’est en ce jour qu’ils distribuent des paquets de vêtements  et de nourriture, et se mêlent aux habitants. Les femmes parcourent la région! Alors que les femmes sont les mains et les pieds de Jésus, les hommes cuisinent pour elles, leur permettant de se concentrer entièrement sur leur ministère. Les femmes se font des amis et les hommes suivent avec des réunions et des baptêmes. Ils forment une équipe fantastique!



À suivre ….




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*16–22 Avril


« Lève-toi et Marche! » Foi et


Guérison





Sabbat aprèS-Midi


Étude de la semaine: Matthieu 8; Lev. 13: 44-50; Dan. 7: 7, 8;


Jean 10:10; Matt. 9: 1-8; 1 Jean 1: 9.


S


Verset  à mémoriser:  « Car, lequel est le plus aisé, de dire:  Tes péchés sont pardonnés, ou de dire: Lève-toi, et marche? » (Matthieu 9: 5, LSG).


i vous deviez faire une liste de ce que vous redoutez le plus dans la vie, à quoi ressemblerait-elle? Pour beaucoup d’entre nous, la liste inclurait un membre mourant de la famille ou même vous-


même en train de mourir. Et bien que ce soit certainement compréhen- sible, pensez juste à combien cela est vraiment terrestre. C’est la même chose dans notre vie actuelle. Devrions-nous vraiment et réellement redouter avant tout la perte de la vie sur terre, surtout qu’elle ne dure jamais assez longtemps?


Si Dieu devait faire une liste de ce qu’Il redoute le plus, ce serait certainement la perte de la vie éternelle pour notre famille ou nous-  mêmes.


Bien sûr, Dieu se soucie de la maladie physique et de la mort, mais Il se soucie surtout de la maladie spirituelle et de la mort éternelle. Bien que Jésus ait guérit beaucoup de gens, et même ressuscité les morts, ce ne fut que temporaire. Ils sont tous morts de la mort physique, d’une façon ou d’une autre, à l’exception des saints que Jésus a ressuscités   à Sa propre résurrection. (voir the SDA Bible Commentary, vol. 5, p. 550 et Ellen G. White, Jésus-Christ chap. 87, « Vers mon Père et votre Père »)


Malgré tout ce qu’Il a accompli en notre faveur, le plan du salut ne nous a pas épargnés de la maladie et de la mort terrestres. Avec  cela à l’esprit, nous pouvons parcourir plusieurs histoires de guérison, à la fois physiques et spirituelles, et voir quelles leçons importantes à pro- pos de la foi nous pouvons en tirer.


*   Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 23 Avril.


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17 Avril



Toucher l’intouchable


Après Son sermon sur la montagne, où Il avait décrit les principes du royaume de Dieu, Jésus a rencontré le royaume de Satan à nouveau, un endroit sombre et froid rempli de mortels gémissant, ayant besoin de rédemption, un endroit dont les principes sont souvent contraires    à toute la personne de Christ. Et à cette époque, un des plus grands exemples de combien le royaume de Satan était devenu misérable et déchu pouvait être vu dans la maladie de la lèpre. Bien que parfois uti- lisé comme une forme de punition divine, comme dans le cas de Marie, sœur d’Aaron (voir Nombres 12: 9-12), dans la Bible en général, c’est un exemple puissant et horrible de ce que cela signifie de vivre dans un monde déchu et brisé.


Lisez Matthieu 8: 1-4. Quelle importance peut être vue dans le fait que, en guérissant ce lépreux, Jésus l’ait touché? (voir, par exemple, Lev. 13: 44-50).




Le lépreux se met à genoux devant Jésus et dit: « Seigneur, si tu le veux, tu peux me rendre pur » (LSG). Le mot grec pour « pouvoir » est dunamai, comme « dynamite » en français. Il implique un grand pouvoir. « Si vous le voulez, vous avez tout le pouvoir de changer ma vie ». Jésus dit qu’Il veut bien guérir le lépreux et agit immédiatement.


Le fait que Jésus l’ait touché doit avoir laissé des frissons chez les mul- titudes qui ont vu ce qui était arrivé. Certes, comme Il l’a fait à d’autres occasions (telles que les prochaines guérisons rapportées), Jésus aurait pu simplement dire un mot, et l’homme serait guéri. Pourquoi l’a-t-Il touché?


« En purifiant le lépreux de sa terrible maladie, le Christ a donné une image de son œuvre, cette œuvre qui consiste à nettoyer les hommes de leurs péchés. Celui qui se présenta à Jésus était « couvert de lèpre ». Un poison mortel avait envahi son corps. Les disciples avaient tenté d’empêcher leur Maitre de le toucher, car quiconque effleurait un lépreux devenait impur. Non seulement Jésus ne fut atteint d’aucune souillure, mais son attouche- ment communiqua une puissance vivifiante: la lèpre fut guérie. Il en est de même de la lèpre du péché, profondément enracinée, mortelle, et qu’aucun moyen humain ne peut guérir. » — Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 250.


Peut-être, en touchant le lépreux, Jésus montrait que quel que soit l’état néfaste de notre péché, Il se tient près de ceux qui sont prêts à être pardonnés, guéris et purifiés par Lui.









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18 Avril



Le Romain et le Messie


Il y a une bonne raison pour laquelle le livre de Daniel passe beau- coup de temps à parler de Rome (voir Dan. 7: 7, 8, 19-21; Dan 8: 9-12, 23-25). Et cela à cause de sa grande puissance, qui prévalait aussi à l’époque de Christ. Néanmoins, un officier romain, qui est non seule- ment un symbole de la puissance de Rome, mais aussi une expression de cette puissance, vient à Jésus. L’homme est impuissant face aux épreuves et aux tragédies communes à nous tous. Quelle leçon sur les limites de ce que le pouvoir terrestre peut faire. Les dirigeants les plus grands et les plus influents, les hommes et les femmes les plus riches, sont sans défense devant de nombreuses luttes communes de la vie. En effet, sans l’aide divine, quel espoir avons-nous?



Lisez Matthieu 8: 5-13. Quelles importantes  vérités de foi sur ce que cela signifie d’avoir la foi, sont révélées dans cette histoire? Qu’est-ce que cela devrait nous dire, en tant qu’Adventistes du Septième Jour, étant donné les privilèges que nous avons?




Un centurion était un officier romain qui supervisait généralement 80 à 100 soldats. Ayant servi dans l’armée pendant une vingtaine d’années, il n’avait pas été autorisé à avoir une famille légitime. Ainsi, le serviteur du centurion était en quelque sorte sa seule vraie famille.


Dans cette culture, la seule personne qui soit plus méprisée qu’un Gentil ne pouvait être qu’un lépreux; donc, cet officier supposait peut- être que Jésus ne voulait pas entrer dans sa maison, même si Jésus    dit qu’Il s’y rendrait. En demandant juste un mot de Jésus, et non Sa présence physique, le centurion démontre une grande foi qui nous parle aujourd’hui: la parole de Jésus est aussi puissante que Son contact. Pour ce centurion, que Jésus guérisse quelqu’un n’était pas une chose difficile. Cela ressemblait à un officier de l’armée qui donnait des ordres à un soldat, chose commune dans les temps.


Voyez aussi ce que Jésus a dit dans Matthieu 8: 11, 12. Quel avertis- sement sévère à ceux qui ont reçu de grands privilèges. En tant qu’Ad- ventistes du Septième Jour, nous avons aussi reçu de grands privilèges, et nous devrions en tenir compte.









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19 Avril



Les démons et les cochons


Lisez Matthieu 8: 25-34. Qu’est-ce que ces deux récits nous enseignent de la puissance de Dieu? Comment pouvons-nous avoir réconfort de ce que nous voyons ici à propos de Sa puissance, d’autant plus que nous luttons contre des choses tellement plus grandes que nous-mêmes.




Dans la pensée juive, c’était la prérogative de Dieu seul d’avoir auto- rité sur la nature et les démons. Après avoir calmé une violente tempête avec une simple parole (Matthieu 8: 23-27), Jésus monte sur la rive orientale de la mer de Galilée, qui est non seulement un territoire païen, mais aussi, où vivaient certaines personnes possédées de démons.


Marc 5: 1-20 et Luc 8: 26-39 ajoutent des détails à l’histoire des hommes démoniaques. Les démons s’identifient comme « légion ». Une légion dans l’armée était un détachement de 6 000 soldats. Les démons furent envoyés dans 2 000 cochons.


Beaucoup se sont demandés pourquoi les démons ont demandé à être envoyés dans les cochons. Une tradition enseigne que les démons détestaient plus le fait d’errer dans le vide; ils préféraient un certain type de demeure, même si c’était un cochon impur. Une autre tradition enseigne que les démons avaient peur de l’eau, et Jésus Lui-même fait encore référence aux démons qui errent dans des lieux arides (voir Matt. 12:43). Il y avait aussi des traditions juives qui enseignaient que les démons pourraient être détruits avant le jour de la fin apocalyptique du Seigneur.


Cependant, le point le plus important est ceci: l’état destructeur des hommes dans cette histoire est exactement l’état destructeur que Satan désire pour les enfants de Dieu. Mais Jésus changea complètement leur vie. Tout ce que Satan cherche à faire dans notre vie, Jésus renverse les plans de l’ennemi pour ceux qui choisissent de se donner à Christ. Sinon, nous sommes impuissants contre Satan. Nous sommes  soit d’un côté ou soit de l’autre dans le grand conflit. Peu importe la façon austère et sans compromis, Jésus ne pouvait exprimer plus clairement cette vérité quand Il a dit: « Celui qui n’est pas avec moi est contre moi, et celui qui n’assemble pas avec moi disperse » (Luc 11:23, LSG). De quel côté nous sommes, cela dépend de nous.









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20 Avril



« Lève-toi et marche! »


Dans la leçon de lundi, nous avons  constaté que Jésus a dit qu’Il n’a trouvé personne en Israël avec une telle grande foi. Mais, pendant ces mêmes heures en Israël, il y avait un homme qui était arrivé à un niveau où son désir de guérison du cœur était encore plus grand que la guérison de son corps.


Lisez Matthieu 9: 1-8. Quel grand espoir devons-nous en tirer pour nous-mêmes, en ce qui concerne la promesse de pardon de nos péchés, peu importe ce qu’ils ont été ou des dégâts qu’ils ont cau- sés? Voir aussi Rom. 4: 7, 1 Jean 1: 9, 1 Jean 2:12?






Qu’il est fascinant que la première chose que Jésus ait traitée quand le paralytique était amené devant Lui fût la condition spirituelle de l’homme. Évidemment, Jésus connaissait exactement le vrai problème. Malgré l’état physique misérable de l’homme, Christ savait que la cause la plus profonde était la culpabilité de l’homme, pour avoir vécu une vie très pécheresse.


Par conséquent, connaissant le désir de l’homme pour le pardon, Jésus prononce ce qui aurait été les paroles les plus grandes et les plus réconfortantes pour tous ceux qui comprennent la réalité et le coût du péché: « Tes péchés te sont pardonnés ». Ellen G. White ajoute: « Et cependant cet homme aspirait bien moins à la guérison du corps qu’au pardon de ses péchés. Si seulement il pouvait voir Jésus, obtenir la cer- titude de son pardon, avec la paix du ciel, il serait disposé à vivre ou à mourir selon le bon plaisir de Dieu » – Jésus-Christ, p. 252.


Un pasteur Adventiste du Septième Jour a souvent prêché à propos du fait d’avoir assez de foi pour ne pas être guéri. Ceci est la plus grande foi pour tous: quand on regarde plus loin que nos circonstances physiques pour se concentrer sur nos circonstances éternelles. Très sou- vent, nos demandes de prière sont basées sur nos besoins physiques, et Dieu se soucie de ces choses. Mais dans Son sermon sur la montagne, Jésus a dit que nous devons « chercher premièrement le royaume de Dieu et Sa justice ». Ainsi, malgré nos besoins physiques immédiats, il est crucial que nous gardions toujours les choses éternelles devant nous dans un monde où la plupart des choses sont seulement temporelles et éphémères.






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21 Avril



Laisser les morts enterrer les morts



Lisez Matthieu 8: 18-22. Qu’est-ce que Jésus dit à ces hommes ici sur ce que cela signifie de Le suivre?




Tout d’abord, dans Matthieu 8: 18-22, nous voyons deux hommes s’approcher de Jésus avec le désir d’être Ses disciples. Les deux sont sincères; et pourtant, les deux semblent être freinés par quelque chose. Jésus, qui connait toutes nos pensées, va droit au cœur du problème. Il se demande si le premier homme est vraiment prêt à renoncer à tout – y compris son propre lit! – pour le suivre. Cela ne signifie pas nécessai- rement qu’on doit perdre toutes possessions terrestres si on suit Jésus, mais simplement, qu’on doit être prêt à le faire.


Jésus demande alors au deuxième homme pour savoir s’il est vrai- ment prêt à mettre Jésus avant sa propre famille. Au premier abord,  Ses paroles au deuxième homme semblent très sévères. Tout ce que l’homme voulait faire était d’enterrer son père. Pourquoi ne pouvait-il pas faire cela d’abord, puis suivre Jésus, surtout quand dans la foi juive, faire ainsi était considéré comme faisant partie de l’obéissance au cinquième commandement de veiller à ce que ses parents soient correctement enterrés?


Cependant, certains interprètes affirment que le père de l’homme  n’était pas encore mort, ou même sur le point de mourir; plutôt, l’homme disait essentiellement à Jésus: laisse-moi veiller à ce que tout soit bien avec ma famille, et puis je te suivrai. C’est ce qui aurait suscité la réponse de Jésus.


Un autre appel au discipulat se trouve dans Matthieu 9: 9-13, avec l’appel de Matthieu, un collecteur d’impôts méprisé. Jésus connaissait le cœur de l’homme, qui était évidemment ouvert à la vérité, comme sa réaction à l’appel l’a si bien montré. Jésus savait sûrement quelle réac- tion Son appel à quelqu’un comme Matthieu apporterait, et Il l’a fait, comme les textes le révèlent. De notre point de vue aujourd’hui, c’est difficile de voir combien bouleversant au statu quo l’appel à quelqu’un comme Matthieu était aux yeux des gens de l’époque. Ce que nous voyons ici est un autre exemple de l’universalité de l’appel évangélique.










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22 Avril



Réflexion avancée: Lisez Ellen White, chap. 27, « Tu peux me rendre pur », Jésus-Christ.


Les Allemands ont un dicton qui dit: « Einmal ist keinmal ». C’est l’équivalent français de « une fois n’est pas coutume », une expression idiomatique pour l’idée que si quelque chose ne se passe qu’une seule fois, alors cela ne compte pas. Ce n’est pas important. Si cela ne s’est produit qu’une fois, cela pourrait aussi bien n’avoir jamais lieu. Que vous soyez d’accord ou non, pensez à cette idée dans le contexte de l’étude de jeudi, quand Jésus a dit à l’homme qui voulait enterrer d’abord son père avant d’être disciple: « Suis-moi, et laisse les morts ensevelir leurs morts » (Matt. 8:22, LSG). Que voulait dire Jésus en laissant entendre que l’homme, un homme vivant, était mort? Eh bien, si « Einmal ist keinmal », « une fois n’est pas coutume », de vivre sur cette terre une seule fois, sans avoir à vivre l’éternité, alors vous pourriez aussi bien n’être jamais né du tout. Vous pourriez aussi bien être mort maintenant (voir Jean 3:18). Des penseurs séculiers, qui ne croient en aucune vie après la mort, se sont pleins du sens d’une vie qui existe ici une seule fois, et pour un temps assez court, avant de se dissiper pour l’éternité. Ils se sont demandés à savoir: qu’est-ce que cela peut bien signifier si éventuellement, après ce court passage, nous nous en allions pour être oubliés à jamais? Ce n’est pas étonnant alors que Jésus ait dit ces paroles. Il cherchait à diriger le regard de l’homme à une réalité plus grande que ce que ce monde en soi offre.


Discussion:


Ê Avec l’idée présentée ci-dessus, revenez en arrière et lisez l’histoire dans Matthieu quand Jésus parlait à l’homme qui vou- lait enterrer son père d’abord. Qu’est-ce que cela devrait nous dire sur la façon dont il est crucial de garder à l’esprit la grande image (et quand nous disons « grande », nous entendons vraiment grande) de tout ce que nous faisons? Comment notre théologie  nous aide-t-elle à comprendre combien grande l’image est vrai- ment?


Ë Nous ne connaissons pas toujours la volonté de Dieu pour la guérison physique, mais nous savons  toujours Sa volonté pour la guérison spirituelle. De quelle manière cela devrait-il affecter votre vie de prière?



Ì Quelles sont les choses qui sont plus importantes pour vous? Faites une liste et amenez-la à la classe. Qu’est-ce que vous pouvez apprendre des priorités de chacun? Qu’est-ce que nos priorités nous enseignent à propos de nous-mêmes, de notre vue du monde, de Dieu, et de l’autre? Quelle est la différence dans la liste si un groupe d’athées faisait la même chose?



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Histoire


Une incroyable promenade (2)


Remarque: Dans la partie 2, nous continuons avec des histoires de première main en provenance des Îles Salomon, telles que racontées par Carol Boehm.



Un des grands besoins sur l’île voisine de Savo était d’avoir un réservoir d’eau. Les Adventistes sur l’île ont donné un réservoir d’eau à une église d’une autre confession, ce qui a émerveillé le prêtre et toute la congrégation. Ils se demandaient pourquoi les Adventistes se souciaient de savoir si oui ou non ils avaient de l’eau potable. Et leurs cœurs ont commencé à s’attendrir.


Récemment, des jeunes de notre église à Mbekona sont allés au camp de Savo pour assister tranquillement les villageois. Quand ils sont arrivés, ils ont été accueillis et conduits pour recevoir une chaleureuse bienvenue du roi. Ils ont même été invités à tenir leur culte du sabbat dans une église non-adventiste où de nombreux habitants assistaient! À son tour, nos jeunes ont assisté à leur service de l’église le dimanche. Notre pasteur a même été invité  à prêcher. Quel sujet a-t-il choisi? Le sabbat! Des nerfs d’acier, je vous dis!


Nos jeunes ont fait des amis avec beaucoup de jeunes de la région, dont certains leur ont dit qu’ils veulent devenir Adventistes parce qu’ils sont un peuple de la Parole et des gens d’action. Ils ont été invités à revenir et tenir des réunions, et les villageois des environs ont commencé à montrer un intérêt à participer.


Une autre histoire vient de la belle île de Choiseul. Le directeur régional et son équipe tenaient des réunions de sensibilisation là quand ils ont entendu parler d’une femme qui avait vécu dans la brousse par elle-même depuis 30 ans et était devenue sauvage. Elle vivait avec un groupe de dix chiens. Il a fallu quelques jours pour eux avant de la trouver; mais quand ils l’ont fait, ils furent choqués de voir une femme sauvage avec des yeux de braise, des cheveux complètement ébouriffés et de longues ongles. Ils se sont liés d’amitié avec douceur et lui ont demandé de revenir au village avec eux. Elle accepta. Lentement la communauté l’accepta, et elle commença à assister à certaines réunions. Nous venons de recevoir un message disant qu’elle a répondu à un appel à donner sa vie à Jésus.


À suivre…





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*23–29 Avril

La Guerre Visible et Invisible





Sabbat aprèS-Midi


Étude de la semaine: Matt. 11:11, 12 ; Apo. 5: 5 ; Matt. 12: 25-29;


Esa. 27: 1 ; Matt. 11: 1-12; Heb. 2:14.


L


Verset à mémoriser: « Depuis les jours de Jean le Baptiseur jusqu’à maintenant, le royaume des cieux est pris par violence et les violents s’en emparent. » (Matthieu 11:12, DB).



haque jour, nous faisons des  choix importants sur le mode de vie, les relations, les carrières, les priorités, les loisirs et    les amis. Pour vraiment comprendre la signification de ces


choix, nous devons nous assurer que nous comprenons ce qu’ils sont vraiment. Nous devons tirer le rideau et voir l’invisible, car la Bible enseigne qu’il y a une réalité invisible qui impacte grandement ce que nous voyons.


Vivant  à l’ère de la science, ce ne devrait pas être difficile pour nous de croire aux réalités invisibles. Nous qui connaissons les rayons X, les ondes radio et la communication sans fil, devrions facilement croire en ce que nous ne pouvons pas voir. En émettant ou en recevant chaque appel téléphonique, ou en regardant à toute communication  par satellite, nous travaillons sur l’hypothèse des réalités invisibles qui transforment ces choses en expériences réelles.


En effet, le grand conflit entre Christ et Satan constitue le fond invi- sible du monde visible que nous vivons tous les jours. Cette semaine, nous allons examiner les textes de Matthieu (et ailleurs) qui aident à révéler ces forces invisibles et leur impact sur notre vie et les choix que nous faisons ici-bas.


*  Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 30 Avril.



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24 Avril



Matthieu 11:11, 12


L’écriture est la Parole de Dieu, et c’est elle qui rend clair le plan du salut. Pourtant, certains textes peuvent être difficiles à comprendre. Ceci, cependant, ne devrait pas être surprenant. Après tout, dans tous les aspects de la vie naturelle, nous trouvons des choses difficiles à comprendre. Combien plus en sera-t-il avec des parties de la Parole de Dieu, qui nous révèle des vérités et des réalités spirituelles et surnatu- relles?


Ellen White a exprimé ce concept si clairement: « Mais Dieu nous   a donné dans les Écritures des preuves suffisantes de leur divinité, et nous n’avons nullement lieu de douter de celles-ci parce que nous ne pouvons pas comprendre les mystères de sa providence. Dans le monde matériel, nous sommes constamment entourés de mystères impéné- trables. Les plus humbles manifestations de la vie sont un problème que les plus sages philosophes sont incapables d’expliquer. De tous côtés se présentent des merveilles qui surpassent notre intelligence. Faut-il donc être surpris s’il se trouve dans le monde spirituel des mystères inson- dables? Toute la difficulté se trouve dans la faiblesse et l’étroitesse de l’esprit humain » Le meilleur chemin, p. 104.


Par exemple, l’un des textes les plus difficiles de toute l’Écriture  est Matthieu 11:11, 12: « Je vous le dis en vérité, parmi ceux qui sont nés de femmes, il n’en a point paru de plus grand que Jean Baptiste. Cependant, le plus petit dans le royaume des cieux est plus grand que lui. Depuis le temps de Jean Baptiste jusqu’à présent, le royaume des cieux est forcé, et ce sont les violents qui s’en s’emparent. » (LSG).


Lisez les versets. Que comprenez-vous d’eux? Qu’est-ce que vous ne comprenez pas?




Certaines traductions rendent le verset 12 comme suit: « Mais depuis le temps de Jean-Baptiste jusqu’à maintenant, le royaume des cieux est forcé, et les violents le ravissent. » (OR). Et « Depuis l’époque où Jean- Baptiste a paru jusqu’à cette heure, le royaume des cieux se force un pas- sage avec violence, et ce sont les violents qui s’en emparent » (SEM), ou


« le royaume des cieux est soumis à la violence et des hommes violents l’assaillent » (notes dans SEM).


Qu’est-ce que Jésus est en train de nous dire ici?








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25 Avril



Les frontières des ténèbres


Les étudiants de la Bible à travers les âges ont lutté avec Matthieu 11:12 parce que les mots qui décrivent le royaume et les gens d’ici peuvent être utilisés à la fois au sens positif ou négatif. Le verbe grec basmati peut signifier soit « avancer avec force » ou soit « victime de la violence ». Et le mot grec biastes peut signifier « les hommes énergiques ou désireux » ou « les hommes violents ».


Alors, ce verset signifie-t-il que le doux royaume des cieux souffre de violence, et que les gens violents l’attaquent? Ou que le royaume des cieux avance avec force dans un sens positif, et les hommes énergiques qui le saisissent sont en fait des disciples de Christ?


Est-il possible pour les disciples de Christ d’être agressifs, même avec force, dans leur quête du royaume?


Lisez les textes suivants. Que disent-ils qui pourrait faire la lumière sur la dernière question posée ci-dessus?


Matt. 10: 34                                                                             





Apocalypse 5: 5                                                                        





Mic. 2:13                                                                                



Certains ont fait valoir que l’interprétation la plus probable de Matthieu 11:12 est d’appliquer les utilisations les plus courantes de biazomai (généralement positif) et biastes (généralement négatif), nous donnant cette interprétation: le royaume des cieux avance avec force avec « le pouvoir sacré et l’énergie magnifique qui repousse les fron- tières des ténèbres »; et quand tout ceci se passe, « les hommes violents ou rapaces essayent de le piller ». – D.A. Carson, The Expositor’s Bible Commentary With the New International Version: Matthew, (Grand Rapids: Zondervan, 1995), pp. 266, 267.


Cette interprétation semble être vraie pour toute la portée de l’Évan- gile de Matthieu. En fait, cette interprétation réflète aussi la plus grande image, celle du conflit entre la lumière et les ténèbres, entre Christ et Satan, un thème qui imprègne la Bible, et qui est rendu explicite dans le Nouveau Testament. Il y a en effet une guerre, visible et invisible, dans laquelle nous sommes tous impliqués, dans laquelle nous tous choisis- sons un côté, ce conflit qui constitue notre expérience de tous les jours, peu importe combien nous comprenons ce qui se passe ou pas. C’est tout au sujet de la vie au milieu du grand conflit.



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26 Avril



La « guerre universelle »


Quel que soit le sens ultime de Matthieu 11:12, comme nous l’avons vu hier, il révèle la réalité du grand conflit. Il dépeint une lutte, une bataille – et comme nous le savons par d’autres textes bibliques – ce conflit a à son centre Christ et Satan.


Qu’est-ce que les textes suivants  nous disent à propos de la réalité du grand conflit?


Matt.12:25–29                                                                          



Esa. 27:1                                                                                



1 Jean 5:19                                                                              



Rom. 16:20                                                                              



Gen.3:14–19                                                                            



Eph. 2:2,  6:10–13                                                                



Ce ne sont que quelques-uns des nombreux autres textes, à la fois dans l’Ancien et le Nouveau Testament, qui se réfèrent à ce qu’un théologien contemporain (non-Adventiste) a appelé la « guerre uni- verselle », l’idée qu’il y a une bataille en cours entre les puissances surnaturels dans le cosmos, une guerre dans laquelle nous sommes tous impliqués d’une manière ou d’une autre. Cette notion, bien sûr, n’est pas nouvelle pour les Adventistes du Septième Jour. Elle a fait partie de notre théologie dès les premiers jours de notre église; en effet, nos pionniers l’avaient étudiée bien avant que notre église elle- même ne soit officiellement formée.










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27 Avril



Quand le conflit fait rage


Comme nous l’avons déjà vu, les paroles de Jésus dans Matthieu 11:12, bien que profondes, révèlent le fait que le royaume de Dieu ne sera pas établi sans lutte, ou sans combat. Ce combat, nous le comprenons, c’est le grand conflit, et il a été et fait toujours rage. Il le sera jusqu’à la destruction finale du péché, de Satan, et des perdus. Et parfois il peut (et c’est ainsi) devenir très rude le long du chemin.


Nous pouvons voir la réalité du grand conflit et à quel point il peut devenir agressif, dans le contexte de ce que Jésus Lui-même a dit dans Matthieu 11:12.


Lisez Matthieu 11: 1-12. Comment voyons-nous la réalité du grand conflit ici se jouer sur un certain nombre de niveaux? Autrement dit, comment le grand conflit nous aide-t-il à donner du sens à ce qui se passe ici?




Pour commencer, qui a inspiré les dirigeants à mettre Jean en prison? Nous pouvons voir ici la tentative de Satan pour, non seulement arrêter Jean, mais aussi, décourager la foi en Jésus. Après tout, si Jean, le précur- seur de Jésus, a rencontré un tel sort, quel sort attendait Jésus Lui-même? Puis, aussi, il n’y a aucun doute que Satan ait pu amener les disciples de Jésus et Jean lui-même à se poser la question: Si ce Jésus de Nazareth peut faire tant de choses merveilleux, et s’Il a un tel pouvoir, alors pour- quoi laissent-Il un fidèle et brave homme tel que Jean, son cousin, périr


en prison?


Aussi, qui mettait les doutes dans l’esprit de Jean? Pourquoi  suis-je ici? Pourquoi ne me libère-t-Il pas? Par conséquent, ce n’est pas étonnant qu’il ait demandé: « Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre? » (Matt. 11: 3, LSG). Rappelez-vous, c’est le même Jean qui a baptisé Jésus, qui a vu l’« Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur Lui » (Matt. 3:16, LSG) et qui a entendu la voix du ciel déclarer:


« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection » (Matt. 3:17, LSG). Maintenant, cependant, avec tout ce qui était arrivé, il était assailli de doutes? Bien sûr, bien que la situation de Jean fût mauvaise, elle allait (du moins à court terme) s’empirer, ce qui ne pouvait continuer qu’à nourrir plus de doute (Marc 6: 25-28).







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28 Avril



Une cause perdue


Tout au long de l’histoire, les humains se sont engagés dans la guerre. Quelque chose dans la nature humaine pousse les gens d’un groupe à vouloir piller et massacrer ceux d’un autre. Dans un livre sur son père philosophe britannique Bertrand Russell, Katherine Tait a écrit à propos de la préoccupation de son père au déclenchement de la première guerre mon- diale au sujet de la joie dans les rues d’Angleterre à la perspective d’une guerre contre l’Allemagne. « Il avait grandi avec une croyance victorienne optimiste et du progrès automatique, avec la confiance que le monde entier saurait suivre, en son propre bon moment, l’exemple sage de l’Angleterre, de la brutalité ancienne à un autogouvernement civilisé. Alors, tout à coup, il a trouvé ses propres compatriotes  bien-aimés dansant dans les rues à la perspective de massacrer un grand nombre d’êtres humains collègues qui se trouvaient à parler l’allemand. » – My Father Bertrand Russell (England: Thoemmes Press, 1997), p. 45.


Multipliez cette même idée sur l’histoire de la quasi-totalité des peuples, et nous voyons la réalité de la nature humaine déchue dans l’une de ses formes les plus conséquentes et les plus tragiques.


Toutefois, dans la plupart de ces guerres humaines, on ne connaissait pas le résultat d’avance. Les gens allaient à la guerre ne sachant pas s’ils seraient du côté gagnant ou perdant.


Dans la « guerre universelle » de notre cosmos, nous avons un grand avantage: nous savons quel côté a déjà gagné. Christ a remporté la victoire décisive pour nous. Après la Croix, nulle question ne reste de savoir qui est vainqueur et qui peut partager les fruits de cette victoire. La cause de Satan est, en effet, une cause perdue.


Qu’est-ce que les textes suivants nous disent à propos de l’issue du grand conflit? Heb. 2:14, 1 Cor. 15:20 - 27, Apo. 12:12, 20:10.








Tout comme Satan a perdu la guerre dans le ciel, il a aussi perdu la guerre sur la terre. Mais avec la haine et la vengeance, il cherche tou- jours tous ceux qu’il peut dévorer (voir 1 Pierre 5: 8). Malgré la victoire complète de Christ, la bataille fait toujours rage, et notre seule protection est de nous placer, l’esprit et le corps, du côté qui gagne. Et nous faisons cela par les choix que nous faisons tous les jours. Faisons-nous des choix qui nous mettent du côté des vainqueurs, où la victoire est assurée pour nous, ou du côté des perdants, où la défaite est certaine? De la réponse à cette question dépend notre destinée éternelle.




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29 Avril



Réflexion  avancée: Qui  d’entre nous ne  connait pas la réalité du grand conflit? Nous savons de cette guerre parce nous la sentons à l’intérieur de nous sur une base quotidienne. Nous vivons dans un monde brisé, un monde maudit avec l’anxiété et la douleur. Un monde où un serpent ne se limite pas à un arbre au milieu d’un jardin, mais où tout le jardin a été envahi par les serpents. Un monde plein de chuchotements de tentation qui viennent dans toutes sortes de styles et qui piègent si facilement ceux qui ne sont pas diligents dans la foi et dans la prière. Pas étonnant que Jésus ait dit: « Veillez et priez » de peur que nous ne tom- bions dans les nombreux pièges qui nous attendent. Et, de tous les pièges, peut-être le plus dangereux pour le chrétien est celui qui dit: « Quand tu succombes à la tentation, tu es allé trop loin. Il n’y a aucun Dieu de grâce pour t’accueillir dans Ses bras à nouveau ». Qui n’a pas à un moment ou un autre entendu cette voix chuchotant dans ses oreilles? En un sens, ce sentiment est juste: quand vous tombez dans la tentation, même une fois, vous êtes allés trop loin et ne pouvez jamais vous remettre. Voilà exactement pourquoi Jésus est venu, a remporté la victoire pour nous là où nous avons tous échoué, puis nous offre Sa victoire. C’est le sujet de tout l’Évangile, Jésus faisant pour nous dans le grand conflit ce que nous ne pouvions jamais faire par nous-mêmes. Au même moment aussi, bien que nous ayons à choisir, tous les jours, toutes les heures, moment après moment, de nous placer sur un côté, et nous le faisons en obéissant à Sa Parole et en acceptant les promesses de victoire qu’Il nous a assurées que nous pouvons avoir, tout le temps en nous appuyant seulement sur Ses mérites pour nous en tant que rançon pour notre salut.


Discussion:


Ê Quelles sont certaines des autres promesses de la Bible qui pointent à notre espérance ultime? Rassemblez autant que vous pouvez et, que ce soit seul ou en classe, lisez-les à haute voix et méditez sur ce qu’elles disent. Quelle sorte d’image ces promesses nous présentent-elles?


Ë Beaucoup de chrétiens ne croient pas ou n’ont aucune idée du concept du grand conflit universel. Quelles raisons peuvent-ils avoir pour ne pas le voir? Quels arguments peuvent-ils avancer contre vous, et comment voulez-vous y répondre? Si vous deviez donner une étude à quelqu’un sur le grand conflit, quels textes utiliseriez-vous?



Ì Comment gérez-vous la question de savoir pourquoi nous sommes toujours là si longtemps après que Jésus ait remporté la victoire à la croix? Après Sa mort, Sa résurrection et Son ascen- sion, pourquoi Jésus ne revient-Il pas détruire le diable une fois pour toutes?



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Histoire


Une incroyable promenade (3)


Remarque: Dans la troisième partie, nous complétons les histoires des Îles Salomon, telles que racontées par Carol Boehm.



En 1986, Christine est devenue une Adventiste du Septième Jour. Sa famille était stupéfaite, en particulier son frère. Elle fut désavouée et som- mée de quitter le village. Elle alla étudier les soins infirmiers à l’Hôpital Adventiste d’Atoifi, sur l’île de Malaita. Elle ne savait pas que ses parents ont pleuré profondément pour elle.


Plus tard, quand Christine retourna à la maison, tout le monde dans le village l’accueillit – sauf son frère. Il a disait à tout le monde que l’Église Adventiste devrait être « jeté dans les mangroves ». (C’était la partie de la plage utilisée comme toilettes pour le village.)


Depuis plus de 20 ans, il interrogeait Christine au sujet de ses croyances et la battait impitoyablement. Un jour, voyant une machette à côté de son frère, elle lui dit: « Même si tu me coupais la tête, je ne renoncerais pas à mes croyances ». Il la battit farouchement. Christine ne sentit aucune douleur et continua à louer Dieu pour Sa bonté. Quand l’épouse du pasteur adventiste a demandé à Christine pourquoi elle revenait à son village, elle a simple- ment dit: « j’ai cessé de craindre la mort ou la douleur il y a longtemps. Ces gens sont ma famille, et je suis la seule Adventiste du Septième Jour qu’ils connaissent ».


Lorsque Christine est mariée, elle a amené son mari, Gary (un infirmier et pasteur adventiste), dans son village. Les villageois étaient tellement embar- rassés pour les tortures infligées à Christine qu’ils permirent à Gary de mener des activités missionnaires et ils acceptèrent de laisser les Adventistes construire des latrines à fosse.


Cela avait été un énorme besoin pour la population, et leur cœur com- mença à s’attendrir. Finalement, cinq personnes du village de Christine furent baptisées dans l’eau à l’extrémité d’une jetée qui sépare les mangro- ves non-utilisées des hommes et des femmes. Le diable peut vouloir jeter les Adventistes dans l’eau putride, mais Dieu avait d’autres plans! En raison de la fidélité de cette chère femme, son village tout entier s’ouvrit à Jésus.



La famille Boehm fut déplacée aux Îles Salomon en 2011 pour ce qu’ils croyaient être de cinq ans, mais le Seigneur avait d’autres plans. Au cours de leurs deux années là, Wayne a servi en tant que Président de la Mission des Iles Salomon, et Carol a instruit leur fils aîné à la maison et intro-    duit CHIP (Programme d’amélioration de la santé complète) à la ville de Honiara. Des Îles Salomon, les Boehms furent appelés au Fidji, où Wayne a servi comme Secrétaire de l’Union-Mission Trans-Pacifique. Ils sont main- tenant à Sydney, en Australie, où Wayne sert en tant que Directeur de Hope Channel.




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* 30 Avril –6 Mai

Se reposer  en Christ




Sabbat aprèS-Midi


Étude de la semaine: Matt. 11: 28-30; 12: 1, 2;Luc 14: 1-6; Jean


5: 9-16; Matt. 12: 9-14; Esa. 58: 7-13.


I


Verset à  mémoriser: « Venez  à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos ». (Matthieu 11:28, LSG).


e Christ était un vivant représentant de la loi. On ne trouve dans sa vie aucune transgression des saints préceptes. S’adressant     à un peuple de témoins qui cherchaient une occasion de le


condamner, il pouvait jeter ce défi : « Qui de vous me convaincra de péché? » Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 275.


La vie de Jésus reflète pleinement le sens de la loi de Dieu, les Dix Commandements. Il a été la loi de Dieu vécue dans l’humanité, dans  la chair humaine. Ainsi, par l’étude de Sa vie, nous apprenons le sens de l’observation des commandements et comment garder les comman- dements d’une manière qui ne soit pas un légalisme sec et sans âme. Et, bien sûr, parmi ces commandements se trouve le quatrième, le sep- tième jour du sabbat.


Cette semaine, alors que nous continuons notre étude de Matthieu, nous allons voir quelques-unes des controverses du sabbat et voir dans la vie de Jésus une manifestation de ce que cela signifie de garder le sabbat. Car si la loi est, en effet, un reflet du caractère de Dieu, et si Jésus incarnait cette loi, alors, en apprenant comment Il a gardé le qua- trième commandement et ce qu’Il a enseigné à ce sujet, nous pouvons en apprendre davantage sur le caractère de Dieu et, plus important encore, comment nous pouvons tenir compte de ce caractère dans notre propre vie.


*  Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 7 Mai.


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1er Mai



Le joug léger de Christ


Dans Matthieu 11: 20-27, Jésus commence avec une puissante réprimande à certaines des villes de Galilée, qui ont rejeté Son minis- tère. Ce qui rend la réprimande et Son avertissement de condamnation si effrayants est que de grandes opportunités avaient été données à ces villes de connaitre la vérité. Lui, la Vérité (Jean 14: 6), avait marché dans la chair parmi eux. Et si cela ne suffisait pas, Il y avait aussi opéré de nombreux « miracles » (Matt. 11:20); et pourtant, ils ont refusé de se repentir. En effet, Il a dit que si les « miracles » (Matt. 11:23) qu’Il avait faits à Capharnaüm avait été faits dans Sodome, alors « elle subsisterait encore aujourd’hui ». En d’autres termes, ils étaient pires que les Sodomites.


Juste après, dans les versets 25-27, Jésus commence à prier le Père, en Le remerciant et ensuite, en parlant de la relation intime entre les deux. Et Il reconnait également tout ce qui Lui avait été donné par le Père, dans un sens, en démontrant encore plus clairement pourquoi Son rejet par ces villes était tellement tragique.


Lisez Matthieu 11: 28-30. Qu’est-ce que Jésus dit ici, et pourquoi Il le dit ici, juste après ce qu’Il venait de dire?




Après avoir dénoncé l’incrédulité et réaffirmé Son intimité avec le Père, Jésus offre à tous ceux qui sont fatigués, du repos en Lui-même. En d’autres termes, Il dit au peuple de ne pas faire l’erreur que les autres ont faite en Le rejetant. Il a l’autorité et le pouvoir de faire     ce qu’Il dit, et Il dit que c’est en venant à Lui que vous trouverez du repos pour vos âmes. Compte tenu du contexte, ce repos incluait la paix, l’assurance du salut, et l’espoir que ceux qui Le rejettent n’ont pas et ne peuvent avoir.


Que veut dire Jésus quand Il dit qu’Il va nous donner du repos? Est-ce l’indolence? Est-ce que cela signifie qu’il n’y aura rien à faire? Bien sûr que non. Jésus a un standard très haut pour nous; nous avons vu ceci dans Son sermon sur la montagne. Mais une relation avec Jésus ne vise pas à nous user. En apprenant de Lui, en cherchant à Lui ressembler et à avoir  Son caractère, nous pouvons trouver le repos de beaucoup de fatigues et les ennuis de la vie. Et, comme nous le verrons, une expression de ce repos se trouve dans l’observation du sabbat





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2 Mai



Polémique sur le jour de repos


Si, comme tant du monde chrétien le soutient, le sabbat du septième jour a été aboli, remplacé, substitué, accompli (et d’autres formules), alors pourquoi Jésus passe-t-Il tellement de temps, traitant de la façon de garder le jour du sabbat?


Lisez les versets suivants. Quels sont les points de discorde dans ces scènes, et qu’est-ce qui n’est pas la question en jeu? Matt. 12: 1, 2; Luc 14: 1-6; Marc 2: 23-28; Jean 5: 9-16.





Sachant que l’une des raisons pour lesquelles Israël était allé en cap- tivité babylonienne était le fait que la nation avait souillé le sabbat, les pharisiens voulaient empêcher que cela ne se reproduise. Par conséquent, ils ont créé toute une litanie de règles et règlements sur ce qui était accep- table et ne l’était pas sur le sabbat, avec l’idée de protéger sa sainteté. Quelles étaient certaines de ces règles?


Si une poule pond un œuf le jour du sabbat, est-il permis de le man- ger? L’opinion de la majorité des pharisiens était que si la poule était une poule pondeuse, alors ce n’était pas bon de manger son œuf pondu le jour du sabbat, car la poule a travaillé. Cependant, si la poule n’était pas une poule pondeuse, si elle était juste une poule élevée pour sa chair, et qu’elle pond un jour du sabbat, alors on peut manger son œuf, parce que ce n’était pas le travail principal de la poule. (Il y avait également une suggestion que vous pourriez manger un œuf pondu le sabbat par une poule pondeuse, si vous choisissez plus tard de tuer la poule pour avoir violé le sabbat.)


Est-il acceptable de se regarder dans un miroir le jour du sabbat? La réponse? Non, parce que si vous voyez un cheveu gris vous pourriez être tenté de l’arracher, et ce serait la moisson et en tant que telle, une violation du sabbat.


Si votre maison prend feu le jour du sabbat, est-il permis d’aller sauver vos vêtements? La réponse: vous devez sauver seulement un ensemble de vêtements. Cependant, si vous portiez un ensemble de vêtements, alors vous pouviez sauver un autre ensemble. (Au fait, si votre maison prend feu, ce n’est pas bon de demander à un païen d’éteindre le feu, mais si le païen éteint le feu de lui-même, en tout cas, c’est OK.)


Est-il bon de cracher le jour du sabbat? La réponse: vous pouvez cra- cher sur un rocher, mais vous ne pouvez pas cracher sur le sol parce que cela causerait de la boue.








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3 Mai



La réponse de Jésus


Ce fut le climat dans lequel Jésus exerçait Son ministère: impossibili- tés rigides requises pour l’observance du sabbat qui ruinaient l’objectif initial du sabbat. Ce devrait être un jour pour se reposer de notre travail; un jour pour adorer Dieu et communier avec les autres croyants de manière que nous ne pouvons le faire au cours de la semaine de travail; un jour où les enfants savent que leurs parents seraient plus disponibles pour eux que d’habitude; un jour pour se réjouir en particulier en ce qui a été fait pour nous par notre Créateur et notre Rédempteur.


Lisez Matthieu 12: 3-8 pour voir comment Jésus répond au joug pesant des pharisiens. Lisez également 1 Samuel 21: 1-6. Quelle est la logique du raisonnement de Jésus ici?




Jésus leur disait ce qu’Il avait dit plus tard d’une manière plus tran- chante (voir Matt. 23:23, 24), dans le but de les amener à se concentrer sur ce qui est vraiment important. Jésus raconte l’histoire familière du fugitif David prenant le pain du tabernacle qui était censé être mangé par les prêtres seuls. Dans cette situation, la faim de David et de ses compagnons était plus importante qu’un rituel de tabernacle destiné  à un autre but. De la même façon, la faim des disciples de Jésus était plus importante que les lignes directrices du sabbat (concernant la récolte) pour un autre usage.


Jésus cite également le travail des prêtres dans le temple le jour du sabbat. Il est permis de faire le ministère de Dieu le jour du sabbat. De la même manière, le travail des disciples de Jésus est permis le jour du sabbat parce que Jésus et Son œuvre étaient plus importants que le temple.


Rien de ce que Jésus dit ici ou ailleurs en ce qui concerne l’obser- vation du sabbat n’amoindrit en aucune façon le commandement divin de l’observer. Il essayait de les libérer, pas du sabbat, mais des règles insensées qui cachaient le bien-fondé du sabbat, et c’est une expres- sion du repos que nous avons en Christ en tant que notre Créateur et Rédempteur.











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4 Mai



Guérison le jour du sabbat


Il est très intéressant de lire les Évangiles et de voir toutes les fois que les écrivains inspirés rapportent les incidents relatifs au jour du sabbat entre Jésus et les chefs religieux. Pourquoi les quatre évangélistes incluraient-ils, dans certains cas, de nombreux comptes-rendus, sur la lutte que Jésus a eue contre les dirigeants sur l’observance du sabbat si le sabbat était sur le point d’être aboli? Ce point devient encore plus manifeste quand nous nous rappelons que les Évangiles ont été écrits plusieurs années après le ministère de Jésus. Bien que les chercheurs soient divisés sur les dates exactes, la plupart les placent au moins entre 20 à 30 ans après la mort de Jésus. Ainsi, d’ici là, si le sabbat du septième jour avait été remplacé par le dimanche (une argumentation commune), ce changement ne se réfère certainement pas à l’un des récits inspirés de la vie de Jésus. Ainsi, nous avons de puissantes preuves que le sabbat du septième jour n’a pas été aboli, changé ou remplacé, du moins certainement pas par aucun exemple ou commandement de Jésus tels que rapporté dans les quatre Évangiles.


Au contraire, si nous nous concentrons sur les commandements de Jésus et Son exemple, les Évangiles nous montrent la validité continue du sabbat du septième jour.


Lisez Matthieu 12: 9-14. Quel est le problème ici, et pourquoi est-ce une autre cause de discorde?





« Un autre sabbat, en entrant dans la synagogue, Jésus  vit un homme qui avait une main desséchée. Les pharisiens le surveillaient pour voir ce qu’il allait faire. Le Sauveur savait bien qu’une guérison opérée en un jour de sabbat serait considérée comme une transgression, mais il n’hésita  pas à renverser la muraille des exigences traditionnelles dont on avait entouré le sabbat … C’était une maxime admise des Juifs que négliger une bonne action, quand l’occasion se présentait de la faire, équivalait à faire du mal ; que négliger de sauver une vie, c’était commettre un meurtre. Jésus se plaçait donc sur le terrain des rabbins. » – Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 273.


Encore une fois, comme dans l’incident du sabbat précédent, Jésus cherchait à orienter les gens vers l’objectif le plus élevé de la loi, d’ordre supérieur d’une vie de foi. Ces hommes auraient pu se contenter de laisser cet homme avec sa douleur et sa souffrance plutôt que de violer leurs propres règles arbitraires concernant le sabbat, qui avaient été tellement  tordues que – bien qu’ils eussent sauvé un bœuf d’un fossé le jour du sabbat – ils ne sauveraient pas un être humain de la souffrance.


Combien prudents, devons-nous être en faisant en sorte que notre pratique de foi ne soit pas une façon de vivre notre foi hors du dessein pour lequel Dieu nous a appelés.



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5 Mai



Observer le sabbat


Comme cela devrait être clair à partir des récits  de l’Évangile, Jésus n’a pas aboli le sabbat. Quoi qu’il en soit, Il a rétabli le sabbat, le libérant des lourds fardeaux que les hommes avaient placés sur    lui. Des centaines d’années plus tard, les chrétiens continuaient de se reposer et d’adorer le sabbat. Socrate le Scolastique, historien du cinquième siècle, a écrit: « Presque toutes les églises dans le monde entier célébraient les mystères sacrés (la sainte cène du Seigneur) le jour du sabbat de chaque semaine, mais les chrétiens d’Alexandrie et de Rome, compte tenu de certaines traditions anciennes, refusent de le faire. » – Ecclesiastical History, book 5, p. 289. Point de polémique, quelles que soient les raisons pour lesquelles tous ces incidents ont été rapportés dans les Évangiles, cela n’a jamais été pour but de conduire quiconque loin du sabbat.


Relisez Matthieu 12:12 et concentrez-vous sur la phrase: « Il  est donc permis de faire du bien les jours de sabbat » (LSG). Qu’est-ce que cela signifie, non seulement dans le contexte immédiat où Jésus l’a dit, mais aussi, dans le plus large contexte de ce que l’observance du sabbat devrait inclure?




Bien que la loi juive permette de donner des soins médicaux le jour du sabbat à une personne dont la vie était en danger, Jésus amenait cela plus loin. Les guérisons, peut-être même des guérisons qui pourraient être faites un autre jour, sont permises le jour du sabbat. Avec tout cela à l’esprit, regardez ce que Jésus a dit plus loin dans Matthieu. « C’est pourquoi, tout scribe instruit de ce qui regarde le royaume des cieux est semblable à un maitre de maison qui tire de son trésor des choses nouvelles et des choses anciennes » (Matt. 13:52, LSG). Sans aucun doute, Jésus apportait clairement de nouveaux trésors.













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6 Mai



Réflexion avancée: Quelqu’un a dit:  « Avec ou sans religion, vous auriez de bonnes personnes qui font de bonnes choses, et de mauvaises personnes qui font des choses mauvaises. Mais pour que de bonnes personnes fassent de mauvaises choses, il faut une religion ». Dans les années 1600, le mystique français Blaise Pascal a remarquable- ment averti que « les hommes ne font jamais le mal aussi complètement et joyeusement que quand ils le font par conviction religieuse ». Même si ces propos sont peu exagérés, ils véhiculent malheureusement une certaine vérité. Cette vérité peut être vue dans le contexte de la leçon de la semaine, en ce qui concerne les Pharisiens et le jour du sabbat. « En retournant contre les pharisiens leur propre question concernant ce qu’il est permis de faire le jour du sabbat, Jésus plaça devant eux leurs mau- vais desseins. Ils le poursuivaient de leur haine jusqu’à vouloir lui ôter la vie, tandis que lui sauvait la vie à une foule de gens et leur apportait le bonheur. Était-il préférable de tuer le jour du sabbat, comme ils se pro- posaient de le faire, plutôt que de guérir les affligés, comme il l’avait fait


? Était-ce plus juste d’entretenir le meurtre, dans son cœur, le saint jour de Dieu, que de nourrir, pour tous les hommes, cet amour qui s’exprime par des actes de miséricorde? » — Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 274.


Discussion:


Ê Que veut dire Jésus quand Il a dit: « Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices » (Matt. 12: 7, LSG)? En for- mulant votre réponse, tenez compte des textes suivants: Matt. 9: 10-13, Osée 6: 6, et Esa. 1: 11-17?



Ë Pourquoi, étant donné la preuve puissante que nous avons de l’Écriture, pensez-vous que tant de chrétiens, même beaucoup de gens très fidèles qui aiment Jésus, soient si catégoriques dans leur rejet du sabbat? Quelles sont les choses que nous pourrions faire, en plus de montrer la preuve à partir de la Bible, qui puissent peut-être rendre ces personnes plus ouvertes à la vérité du sabbat?


Ì Comment observez-vous le sabbat? De quelles façons pour- riez-vous faire plus pour avoir une expérience plus profonde et plus riche de l’observance du sabbat?



Í Jésus a dit que « Mon joug est facile et mon fardeau léger » Posez-vous une question: de quelle manière pouvez-vous aider à réduire le fardeau et desserrer le joug des autres autour de vous?







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Ne pas attendre



Histoire



Remarque: Dans ce récit à la première personne, William, un jeune homme de Fidji, partage une expérience effrayante qui a changé sa vie.



Mon père a payé pour mon frère et moi pour aller à un congrès de jeunesse chrétienne. Je ne suis pas intéressé, mais suis allé pour plaire  à papa. Un jour, je suis allé à la maison tôt, avec l’intention de retour- ner au congrès plus tard.


Ce soir-là, quelque chose semblait mal. Je sentais la peur dans mon estomac et sentis que quelque chose de mauvais était sur le point de    se produire. Sur le chemin du stade, je me suis senti étourdi. Je com- mençai à voir des choses étranges, mais une fois au congrès, je me sentais mieux.


Sur le chemin du retour, mon cœur a commencé à battre dur. Soudain, un homme apparut. Il avait de longs cheveux et des yeux brillants. « Ami », dit-il, « j’ai besoin d’argent pour … » Je marmon- nai que je n’avais pas d’argent, puis je courus à la maison. J’étais sûr d’avoir vu un démon.


Le lendemain matin, j’étais terrifié à l’idée que le démon pourrait revenir. Je dis à mes parents, et papa lut un passage de la Bible et pria pour moi.


Pourtant, les pensées négatives, la peur et la culpabilité me para- lysaient. Je sentais la peur tout le temps. Ma famille forma un cercle autour de moi et pria. Je commençai à rire à haute voix. Je voulais arrêter, mais ne pouvais pas.


J’espérais que les choses reviendraient à la normale, mais ce n’était pas le cas. Je savais que les gens priaient pour moi, mais ce ne fut     que lorsque je commençai à prier pour ma propre délivrance que je commençai à sentir un changement. Je demandai à Dieu de me sauver de ce mal. Parfois, tout ce que je pouvais dire était: « Dieu, aide-moi. Enlève le mal de moi, et donne-moi la force de surmonter ». Je savais que je ne pouvais pas le faire moi-même.


Après la prière, je commençai à me sentir plus fort. Je commençai à lire ma Bible et à prier régulièrement, m’appropriant le Psaume 56:13. Toute ma vie est différente maintenant. Je me rends compte que Dieu était là tout le temps, mais je n’avais pas pris Sa présence au sérieux. Maintenant, je fais attention en gardant mon âme contre le mal et en ouvrant mon cœur à Dieu seul. J’aime participer aux activités chré- tiennes de jeunes. D’autres ont partagé avec moi qu’ils ont vécu des


expériences similaires.


Je veux que les jeunes sachent que le moment est venu de prendre Dieu au sérieux. Pas de temps à jouer avec Dieu ou à chevaucher         la ligne entre Dieu et Satan. Nous devons prendre notre position aujourd’hui. Demain peut être trop tard. N’hésitons pas de se rappro- cher de Dieu.


William Uluilakeba, était étudiant à l’Université du Pacifique Sud à Suva, Fidji, lorsque cela a été écrit.



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est coordonnée par Elizabeth Viera Talbot, conféren- cière et directrice de l’Institut Biblique Jésus 101. Voyez au-delà de l’humanité de Jésus et reconnaissez la beauté de ce qu’Il a accompli pour nous.




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Prêt En Attente


















D


l y a dans le Pacifique Sud des vont contribuer à établir:


gens qui attendent une occa-



sion d’entendre qu’il y a de l’espérance — une espérance maintenant et pour toujours. l’espérance que quelqu’un les aime, prend soin d’eux et revient les chercher.


Vous pouvez aider à apporter le message à ces personnes en don- nant généreusement le troisième sabbat.


Les offrandes de ce trimestre



➢ Un studio de Hope channel TV à Auckland, NZ.


➢    Un centre du bien-être famil- ial à Suva, Fiji.


➢ Centre de discipilat des en- fants en Papuasie Nouvelle Guinée, en Nouvelle Calé- donie, et sur plusieurs îles trans-pacifiques.




* 7 au 13 Mai



Seigneur des Juifs  et des


Gentils






Sabbat aprèS-Midi


Étude de la semaine: Matt. 14: 1-21, Exode 3:14,12, Matt.


14: 22-33, Esa. 29:13, Matt. 15: 1-20, Matt. 15: 21-13 28.


E


Verset à mémoriser: « Moi, l’Éternel,  je t’ai appelé pour le salut, Et je te prendrai par la main, Je te garderai, et je t’établirai pour traiter alliance avec le peuple, Pour être la lumière des nations » (Ésaïe 42: 6, LSG).

ans Matthieu 15:24, Jésus dit explicitement: « je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël ». Sans aucun doute, le ministère de Christ, pendant Ses années de chair, était dirigé


surtout vers la nation d’Israël.


Mais, comme la Bible le montre si bien, Israël n’était pas le seul peuple dont Dieu se souciait. La raison pour laquelle Dieu avait choisi Israël était qu’Il puisse bénir tous les hommes sur la terre. « Ainsi parle Dieu, l’Éternel, Qui a créé les cieux et qui les a déployés, Qui a étendu la terre et ses productions, Qui a donné la respiration à ceux qui la peuplent, Et le souffle à ceux qui y marchent. Moi, l’Éternel, je t’ai appelé pour le salut, Et je te prendrai par la main, Je te garderai, et je t’établirai pour traiter alliance avec le peuple, Pour être la lumière des nations, Pour ouvrir les yeux des aveugles, Pour faire sortir de prison le captif, Et de leur cachot ceux qui habitent dans les ténèbres. » Ésaïe 42: 5-7. LSG).


C’était par Israël, ou plus précisément, par le Messie qui naitrait d’Is- raël, que Dieu atteindrait le monde entier. Cette semaine, nous allons voir un peu plus comment le Seigneur a atteint tous ceux qui avaient besoin du salut.


* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 14 Mai



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8 Mai



Nourrir l’affamé


L’un des actes les plus connus de Jésus est l’alimentation des cinq mille, « sans compter les femmes et les enfants » (Matt. 14:21). Pourtant, comme tout le reste dans le Nouveau Testament, cette histoire ne va pas sans un contexte qui nous aide à comprendre encore plus profondément le sens de ce que Jésus avait accompli.


Lisez Matthieu 14: 1-21. Qu’est-il arrivé juste avant l’alimentation miraculeuse, et quel rôle cet événement aurait joué dans ce qui a suivi?




Mettez-vous dans la position des disciples à ce temps. Jean-Baptiste, clairement un homme de Dieu, venait d’être décapité. Ils le savaient, parce que ce sont eux qui l’ont dit à Jésus. Bien que les textes ne le disent pas, cela doit les avoir incroyablement découragé. Sans doute, cela a mis leur foi à l’épreuve. Cependant, après ce que Jésus a fait par la suite, leur foi doit avoir été revigorée, en particulier après une telle déception.


Il y a, cependant, un sens beaucoup plus profond à cette histoire, indé- pendamment de la façon dont elle avait pu raffermir la foi des disciples. L’action de Jésus en nourrissant le peuple juif rappelait tout le monde de la manne que Dieu avait fournie aux Israélites dans le désert. « La tradi- tion a surgi au sein du judaïsme que le Messie viendrait un jour de Pâque et qu’à Sa venue, la manne commencerait à tomber … Alors, quand Jésus a nourri les cinq mille juste avant la Pâque, cela ne devrait surprendre personne que la foule puisse commencer à spéculer s’Il était le Messie et s’Il allait faire un autre miracle encore plus grand, en nourrissant tout le monde pour toujours par la restauration de la manne. » – Jon Paulien, John: The Abundant Life Bible Amplifier (Boise: Pacific Press Publishing Association, 1995) pp. 139, 140.


C’était exactement le genre de Messie que les gens voulaient: un Messie qui pourvoirait à leurs besoins externes. À ce moment, les foules étaient prêtes à couronner Jésus roi, mais Jésus n’était pas venu pour être roi, et son refus les déçut grandement. Ils avaient leurs attentes, et quand celles-ci n’étaient pas remplies, nombreux sont ceux qui se détournèrent de Jésus, même s’Il était venu pour faire beaucoup plus que leurs attentes limitées et mondaines.









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9 Mai



Seigneur de toute la création


Après l’alimentation miraculeuse, Jésus a ordonné à Ses disciples de monter dans leur barque (Matt. 14:22). Il voulait les éloigner du bruit et de la pression. Un bon enseignant protège ses élèves contre ce qu’ils ne sont pas encore prêts à gérer. Ellen White écrit: « Ayant appelé ses disciples, Jésus leur commanda de s’embarquer pour retourner immé- diatement à Capernaüm, et de lui laisser le soin de congédier la foule


… Ils commencèrent à récriminer, mais Jésus parla avec un accent  d’autorité inaccoutumé. Voyant que toute opposition était inutile, ils se dirigèrent, silencieux, vers le lac. » – Jésus-Christ, p. 367.


Lisez Matthieu 14: 23-33. Qu’est-ce que ces versets révèlent à propos de qui était Jésus et de la nature du salut?




Un moment révélateur se produit quand les disciples terrifiés se demandent qui marche sur l’eau vers eux. Jésus leur dit: « Rassurez- vous, c’est moi; n’ayez pas peur! » (v. 27, LSG). L’expression « c’est moi » est une autre façon de traduire l’expression grecque ego eimi, qui signifie « Je suis ». C’est le nom de Dieu Lui-même. (Voir aussi Ex. 3:14).


L’Écriture montre à maintes reprises le Seigneur au contrôle  de toute la nature. Psaume 104, par exemple, montre clairement  que Dieu n’est pas seulement Créateur, Il est aussi Pourvoyeur, et c’est  par Sa puissance que le monde continue d’exister et que les lois de la nature opèrent. Il n’y a rien ici qui fasse allusion au dieu du déisme, qui crée le monde et l’abandonne seul. Juif ou Gentil, nous devons notre existence continue au puissant soutien du même Seigneur qui  immobilisa la mer (Voir aussi Hébreux 1: 3).


Le cri de Pierre, « Seigneur, sauve-moi! » (Matt. 14:30, LSG) devrait faire écho au nôtre, parce que si le Seigneur Jésus ne nous sauve pas, qui le fera? L’impuissance de Pierre dans cette situation reflète notre propre impuissance face à tout ce que notre monde déchu jette sur nous.











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10 Mai



Le cœur de l’hypocrite


« Le Seigneur dit: Quand ce peuple s’approche de moi, Il m’honore de la bouche et des lèvres; Mais son cœur est éloigné de moi, Et la crainte qu’il a de moi N’est qu’un précepte de tradition humaine. » (Esa. 29:13 LSG). Bien que ce fût un message du Seigneur à l’ancien Israël, quel message y a-t-il ici pour l’église aujourd’hui? Quelles sont les deux principales issues pour lesquelles le Seigneur les avertit, et comment pouvons-nous être sûrs que nous ne faisons pas la même chose?






Plusieurs siècles après qu’Ésaïe ait écrit ces paroles, Jésus les cite dans un conflit avec les dirigeants religieux.


Lisez Matthieu 15: 1-20. Quel est le problème spécifique ici, et com- ment Jésus le traite-t-Il?




À un certain moment après Son retour à Capharnaüm, Jésus se trouve dans un débat avec les enseignants juifs à propos de ce qui rend l’homme impur. Les enseignants avaient ajouté à la loi toutes sortes de règlements sur l’impureté externe. Par exemple, on devait se laver les mains d’une certaine manière. Mais les disciples de Jésus ne prenaient pas cette pres- cription en compte, et quand les scribes et les pharisiens de Jérusalem l’ont fait remarquer, Jésus a répondu ainsi.


En bref, Jésus condamne fermement ce qui est si facilement un piège pour quiconque: l’hypocrisie. Qui n’a pas été à un moment donné cou- pable de cela, condamnant quelqu’un pour une action (soit verbalement ou dans votre propre cœur), même si vous avez fait ou faites la même chose ou pire? Nous tous, si nous ne prêtons pas attention, avons ten- dance à voir les défauts des autres, tout en étant aveuglés sur nos propres défauts. Par conséquent, être un hypocrite a tendance à venir naturelle- ment chez nous tous.










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11 Mai



Les miettes de table


Après l’alimentation, la guérison et la prédication à Son propre peuple juif, Jésus prend une décision dramatique. Il quitte la région des Juifs et entre dans la région des étrangers, les Gentils.


Lisez Matthieu 15: 21-28. Comment pouvons-nous comprendre cette histoire?



À bien des égards, ce n’est pas une histoire facile à lire, parce que le ton de la voix et les expressions du visage nous manquent. Au premier abord, Jésus semble ignorer cette femme; puis, quand Il lui parle, Ses paroles semblent très dures: « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants, et de le jeter aux petits chiens » (v. 26, LSG).


Et si vous essayiez cette approche? Quelqu’un demande s’il peut avoir un peu de vos frites, et vous répondez: « Ce n’est pas juste de jeter mes frites aux chiens ». Ce n’est guère un moyen de gagner des amis, n’est-ce pas?


Cependant, voici quelques éléments à considérer.


Tout d’abord, c’est vrai qu’à cette époque, les Juifs se référaient  aux païens comme étant des chiens, ce qui rappelle l’image des chiens galeux courant dans les rues. Mais Jésus utilise le terme le plus affec- tueux « petit chien » (ou « chiot ») ici, évoquant des chiens domestiques gardés à la maison et nourris des restes de la table.


Deuxièmement, cette femme cananéenne appelle Jésus « Fils de David ». Cela montre sa familiarité avec la judéité de Jésus. En bon enseignant, Jésus dialogue avec elle et peut-être, teste sa foi. Craig Keener a écrit: « Peut-être qu’Il voulait qu’elle comprenne Sa vraie mission et Son identité, de peur qu’elle ne Le traite comme l’un des nombreux magiciens errants auxquels des Gentils font parfois appel pour l’exorcisme. Aussi, Il voulait sûrement qu’elle reconnaisse la priorité d’Israël dans le plan divin, une reconnaissance qui l’aidera à comprendre son statut de dépendance … On peut comparer l’exigence d’Élisée pour que Naaman se lave dans le Jourdain, malgré la préfé- rence de Naaman aux rivières araméennes, l’Abana et le Parpar … conduisant Naaman à la reconnaissance du Dieu et du pays d’Israël    (2 Rois 5: 17-18). » – The Gospel of Matthew: A Socio-Rhetorical Commentary, p. 417.


Enfin, il est probable que cette femme fût d’une classe supérieure grecque, qui faisait partie d’une classe qui avait systématiquement  pris le pain appartenant aux Juifs pauvres résidant au voisinage de Tyr


… alors … Jésus renverse les relations de pouvoir, car le « pain » que Jésus offre appartient à Israël en premier …; cette « Grecque » doit mendier l’aide d’un intermédiaire Juif » – The Gospel of Matthew: A Socio-Rhetorical Commentary, p. 417.


Ce n’est pas un passage facile, mais nous devons faire confiance à Jésus. En dialoguant avec cette femme, Jésus l’ennoblit – tout comme Il l’a fait avec la femme au puits. Elle part avec sa fille guérie et sa foi au Fils de David ravivée.


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12 Mai



« Seigneur des Gentils »


Lisez Matthieu 15: 29-39 et comparez avec Matthieu 14: 13-21.  Quelles sont les similitudes et les différences entre les deux his- toires?






Beaucoup de gens ne réalisent pas qu’il y a deux multiplications de pains dans les Évangiles: la première pour les Juifs, et la deuxième pour les Gentils. Dans les deux cas, Jésus a eu « compassion » des gens.


C’est étonnant, cette image de milliers de Gentils venir pour être enseignés, aimés et alimentés par ce jeune rabbin. Aujourd’hui, en regardant en arrière et en comprenant l’universalité de l’Évangile (après tout, la plupart des gens qui le lisent maintenant ne sont pas  Juifs), nous pouvons facilement manquer combien incroyable et quelque chose d’inattendu comme cela a dû paraitre aux gens, à la fois aux Juifs et aux Gentils. Sans aucun doute, Jésus amenait sûre- ment tout le monde hors de sa zone de confort.


Pourtant, cela a toujours été le plan de Dieu, pour attirer tous les peuples de la terre à Lui. Un verset surprenant dans les Écritures hébraïques témoigne de cette vérité: « N’êtes-vous pas pour moi comme les enfants des Éthiopiens, Enfants d’Israël? dit l’Éternel. N’ai-je pas fait sortir Israël du pays d’Égypte, Comme les Philistins  de Caphtor et les Syriens de Kir? » (Amos 9: 7, LSG).


Qu’est-ce que Dieu dit ici? Qu’Il n’est pas seulement intéressé par les affaires d’Israël, mais aussi, de tous les peuples? Il est intéressé  par les Philistins? Une lecture attentive de l’Ancien Testament révèle cette vérité encore et encore, même si elle était devenue si obscure   à travers les siècles, au temps où l’église du Nouveau Testament se formait, et où la plupart des premiers croyants avaient dû apprendre cette vérité biblique de base










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13 Mai



Réflexion avancée:  Un chrétien parlait  aux étudiants sur un campus laïc à propos de l’existence de Dieu. Après avoir utilisé tous les arguments communs, il a pris une autre allure, en disant: « Vous savez, quand j’avais l’âge de la plupart d’entre vous, et ne croyant pas en Dieu, à chaque fois, quand quelque chose me convainc que peut-être Dieu existe, je poussais toujours la notion de mon esprit. Pourquoi? Parce que quelque chose me disait que si, en effet, Dieu existe réellement, alors, vu la façon dont je vivais – j’étais bien parti pour avoir de graves ennuis ». L’ambiance se détendit instantanément. Une douzaine de consciences en synchro, commencèrent à se frotter contre elles-mêmes. C’était presque comme si la température dans la salle avait rehaussé après la friction de tous ces visages soudainement inconfortables. Il a clairement touché une corde sensible. Ces étudiants, pas des chrétiens, et donc probablement pas trop préoccupés par les Dix Commandements, ont néanmoins ressenti que tout n’était pas moralement juste dans leur vie et que s’il y avait un Dieu, ils auraient beau- coup à répondre. En tant que chrétiens, cependant, ceux qui devraient être très sensibles aux normes morales de Dieu, nous ne devons pas avoir à nous sentir mal à l’aise lorsque confrontés à la réalité d’un Dieu moral, et c’est en raison de la promesse de l’Évangile. Juifs ou Gentils, quand nous sommes face à notre péché, nous pouvons prendre refuge dans la justice de Christ qui nous est offerte par la foi « sans les œuvres de la loi » (Rom. 3:28, LSG). Quand nous devenons très conscients de notre péché, nous pouvons réclamer la promesse qu’« il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ » (Rom. 8: 1, LSG), qui ne marchent pas selon la chair, mais selon l’Esprit. Juifs ou Gentils – cela n’a pas d’importance. « Tous sont invités à venir à lui pour avoir la vie, sans distinction d’âge, de rang, de nationalité ou de religion. » – Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 403.


Discussion:














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Histoire


Le pont que Dieu a construit (1)


Frank Kalom était un pasteur dans la région du fleuve Maramuni de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Dans cette région isolée et indomptable, il exer- çait son ministère dans 21 églises des villages éparpillés dans les montagnes escarpées et des vallées de son territoire. Un vendredi, il partit pour visiter un village de l’autre côté de la rivière.


Ce ne fut pas un voyage facile, car il n’y avait pas de routes. Pasteur Frank avait seulement une piste étroite à suivre. D’abord, il a grimpé la colline der- rière sa maison et traversé la piste d’atterrissage des avions de terre de mis- sion pour livrer des fournitures et des visiteurs, et parfois évacuer les patients médicaux d’urgence à l’hôpital, qui était à seulement une heure par avion, mais plusieurs jours à pied. Après avoir traversé la piste d’atterrissage, il a commencé la descente raide vers la rivière Maramuni. Cette rivière, comme tant de rivières en Papouasie-Nouvelle-Guinée, est courante et rapide, surtout pendant la saison des pluies. Au fil des ans, la rivière a creusé de grandes gorges à travers le sol mou et des rocks, et maintenant la rivière coulait, large et profonde.


Pasteur Frank suivit la piste étroite et sinueuse qui conduit à un pont qui traverse le torrent. Le pont était une structure simple tissée à partir de vignes de brousse. Il n’a pas l’air sûr, mais le pasteur était habitué avec ces ponts, et il traversa le fleuve sans aucun problème.


Les rumeurs atteignirent le village que le pasteur venait, et les membres de l’église heureux coururent à sa rencontre. Ils n’ont pas la chance de voir leur pasteur venir servir assez souvent. Personne ne se plaint de la pluie qui est tombée presque sans interruption.


Pasteur Frank sert auprès des personnes, baptisant les nouveaux croyants, célébrant les mariages, et consacrant de nouveaux bébés nés depuis sa der- nière visite. Quand le temps de son retour arriva, les villageois marchèrent à mi-chemin avec lui pour exprimer leur amour, et certains lui firent des dons de nourriture pour son voyage retour. Un des croyants décida d’aller avec le pas- teur Frank au siège de la mission. Alors qu’ils marchaient le long de la piste qui conduit à la rivière, ils ont rencontré certaines personnes qui rapportèrent:


« Vous pourriez aussi bien revenir en arrière. La rivière a emporté le pont. Il est impossible de traverser ».


Mais le pasteur Frank dit à son compagnon: « Je dois vraiment rentrer à la maison. Nous faisons l’œuvre de Dieu, et Il va fournir un moyen pour nous pour traverser la rivière ».


Les deux hommes arrivèrent à la rivière et virent par eux-mêmes que le pont avait été emporté. La rivière coulait si vite, profonde et large qu’il n’y avait pas moyen de traverser. Les hommes s’arrêtèrent et prièrent que Dieu fournissent un moyen pour eux de traverser la rivière.


À suivre … .



 

Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site


Web: www.AdventistMission.org                                                                                 63



* 14 au 20 Mai


Pierre et le Rocher




Sabbat aprèS-Midi


Étude de la semaine: Gal. 4:4, Heb. 7:26, Matt.16: 13-20, Eph. 2:20, Matt. 16: 21-27, 17: 1-9.


D


Verset à mémoriser: « Et vous, leur dit-il, qui dites-vous que je suis? » (Matthieu 16:15, LSG).


ès lors Jésus commença à faire connaître à ses disciples qu’il fallait qu’il allât à Jérusalem, qu’il souffrît beaucoup de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, qu’il


fût mis à mort, et qu’il ressuscitât le troisième jour » (Matt. 16:21, LSG).


Le Nouveau Testament est clair: Jésus devait mourir. Quand Il était face à l’ombre menaçante de la Croix, Jésus a prié: « Maintenant mon âme est troublée. Et que dirais-je?... Père, délivre-moi de cette heure?... Mais c’est pour cela que je suis venu jusqu’à cette heure ». (Jean 12:27, LSG). Ce fut le plan divin, conçu dans l’esprit de Dieu, même « avant tous les siècles » (Tite 1: 2, BJ, cf. aussi 2 Tim. 1: 9).


Voilà pourquoi Jésus n’a pas dit simplement qu’Il allait souffrir beau- coup et être tué et ressuscité le troisième jour, mais qu’Il doit faire face à ces choses. À cause de la nature de Dieu, la sainteté de la loi, et la réalité du libre arbitre, Sa mort était le seul moyen pour que l’humanité puisse être sauvée de la peine de transgression.


Cette semaine, nous prenons plus de l’histoire de Jésus, bien que nous allons nous concentrer sur Pierre et comment Pierre a répondu au ministère de Jésus quand Il marchait vers une mort planifiée « avant tous les siècles ».


* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 21 Mai.



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15 Mai



« Tu es le Christ »


Imaginez ce que cela a dû être pour Pierre, qui avait été avec Jésus presque depuis le début. Qu’est-ce qui doit être allé à son esprit quand il a été témoin d’un événement incroyable après un autre: les guérisons, les démons chassés, la multiplication des pains, les enseignements étonnants, l’autorité sur la nature, la résurrection des morts, et la marche ensemble sur l’eau? Quelles questions (telles que, pourquoi  a-t-Il permis que Jean-Baptiste ait une telle fin ignominieuse?) doivent avoir rebondi en lui, jour après jour, en voyant des choses que personne dans toute l’histoire n’avait jamais vues? Après tout, Jésus était Dieu dans la chair humaine, vivant et accomplissant Son ministère à l’huma- nité dans la chair (Galates 4: 4; Hébreux 7:26; Ésaïe 9: 6; Luc 2:10, 11). Donc, ceux qui étaient autour de Lui, qui vivaient avec Lui, et qui étaient Ses disciples allaient avoir maintes d’expériences uniques.


Lisez Matthieu 16: 13-17. Quelle est la question que Jésus a posée à Ses disciples, et quelle importance y a-t-il que Pierre soit le seul à être rapporté comme ayant répondu? Et pourquoi sa réponse est- elle si cruciale?




La déclaration de Pierre à Jésus comme « le Christ, le Fils du Dieu vivant » (v. 16, LSG) est l’un des plus grands points dans toute l’Écri- ture. Pierre L’a  appelé « le Christ », l’Oint, et avec cette confession, il disait (en effet, car cela s’est avéré être) que Jésus était le Messie, Celui qui devait venir en accomplissement des promesses de l’al- liance faites à Abraham et à Israël (voir Gal. 3:16). En outre, Pierre    a proclamé Jésus comme étant le Christ dans la région de Césarée de Philippe. C’était un territoire païen. Dans les jours précédents, Pierre avait vu Jésus prendre soin, non seulement des Juifs, mais aussi des Gentils. Avec l’aide du Saint-Esprit, Pierre reconnut que Jésus était quelque chose de beaucoup plus qu’un prophète juif, comme d’autres le suggéraient. Son ministère s’étendait beaucoup plus loin que celui de Jean-Baptiste, d’Élie, ou de Jérémie. En effet, Son ministère prenait en compte toute l’humanité; par conséquent, Jésus Lui-même s’appelle


« le Fils de l’homme », montrant Son identification personnelle avec tous les êtres humains.


Comme la Bible le montre plus tard, Pierre avait encore tellement à apprendre à propos de Jésus, de la plénitude et de l’universalité de ce qu’Il était venu faire.







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16 Mai



« Sur cette pierre »


Juste après la confession audacieuse de foi de Pierre en Jésus comme


« le Christ, le Fils du Dieu vivant », Jésus a dit quelque chose en réponse à Pierre.


Lisez Matthieu 16: 17-20. Qu’est-ce que Jésus a dit à Pierre, et com- ment pouvons-nous comprendre ce qu’Il voulait dire?




L’expression « sur cette pierre » a été controversée au sein de l’église chrétienne. Les catholiques interprètent cette « pierre » pour signifier Pierre lui-même, en faisant valoir que Pierre était le premier pape. Les protestants, cependant, et avec raison, rejettent cette interprétation.


Le poids de la preuve biblique est clairement en faveur de l’idée que c’est Christ Lui-même qui est le Rocher et non Pierre.


Tout d’abord, dans quelques passages, Pierre se réfère à Jésus, et non à lui-même, avec des images de Rocher (voir Actes 4: 8-12, 1 Pi. 2: 4-8). Deuxièmement, on trouve tout au long de la Bible, l’image de Dieu et de Christ comme un Rocher; en revanche, les humains sont considérés comme des faibles et peu fiables. « Car il sait de quoi nous sommes formés, Il se souvient que nous sommes poussière » (Ps. 103: 14, LSG).


« Ne vous confiez pas aux grands, Aux fils de l’homme, qui ne peuvent sauver » (Ps. 146: 3, LSG). Comme Jean l’a aussi écrit au sujet de Jésus:


« Et parce qu’il [Jésus] n’avait pas besoin qu’on lui rendît témoignage d’aucun homme; car il savait lui-même ce qui était dans l’homme » (Jean 2:25, LSG). Et il savait aussi, ce qui était dans Pierre (Matt. 26:34).


En revanche, qu’est-ce que ces textes nous disent à propos de qui est vrai- ment le Roc et sur qui l’église est construite? (1 Cor.10: 4; Matt. 7:24, 25; Eph. 2:20)?



« L’Église paraissait encore bien faible au moment où ces paroles du Christ furent prononcées. Il n’y avait qu’une poignée de croyants contre lesquels toutes les puissances du mal, humaines et démo- niaques, allaient être dirigées; cependant les disciples ne devaient pas avoir peur. Fondés sur leur Rocher protecteur, ils ne pouvaient être renversés. » – Ellen G. White, Jésus-Christ, pp. 408, 409.









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17 Mai



Pierre comme Satan


Lisez Matthieu 16: 21-23. Pourquoi Jésus est-Il soudainement si dur contre Pierre?




Le problème de Pierre n’était pas qu’il essayait de protéger Jésus.  Il essayait de diriger Jésus. Il n’était plus disciple de Jésus; il disait à Jésus de le suivre. Jésus a dit: « Arrière de moi, Satan! » (v. 23, LSG) parce que, comme Satan lui-même dans le désert, Pierre était devenu une menace pour la mission de Christ. Marc 8:33 note que lors de cet échange, Jésus se retourna et regarda Ses disciples. Il était venu pour les sauver. Il n’allait pas être tenté autrement, et certainement pas par l’un de Ses disciples, peu importe combien ce disciple pensait Lui faire du bien.


Au fur et à mesure que Simon-Pierre grandissait dans sa marche,   il essayait encore de contrôler les choses, y compris Jésus Lui-même. Dans ce sens, Pierre n’était pas tout à fait différent d’un autre disciple, Judas, qui a essayé de gérer Jésus et d’exécuter ses propres plans pour ce qu’il pensait de comment un Messie devrait être aimé. Mais, contrairement à Judas, Pierre était profondément repentant et prêt à être discipliné et pardonné.


Lisez Matthieu 16: 24-27. Que veut dire Jésus quand Il dit, « Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la trouvera » (v. 25, LSG)?



Nous vivons dans une culture qui nous dit de suivre nos rêves, de tout sacrifier pour avoir ce que nous voulons. Mais Jésus nous dit de faire le contraire; Il nous invite à renoncer à nos rêves et à les Lui confier. Pierre et les disciples apprenaient progressivement ce qu’est la vraie foi. La vraie foi n’est pas censée être l’expérience passionnante de la poursuite de ce que la plupart veulent. La vraie foi est l’expérience douloureuse de délaisser ce que vous aimez le plus. Quand vous abandonnez vos rêves, vous êtes en train de « perdre votre vie ». Et dans le même temps, vous êtes en train de la trouver.








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18 Mai



Encouragement du ciel


Lisez Matthieu 17: 1-9. Qu’est-il arrivé ici, et pourquoi était-ce si important à la fois pour Jésus Lui-même et pour les disciples?




« Après avoir vécu dans l’amour et dans la communion du ciel, il se trouvait isolé au sein du monde qu’il avait créé. Maintenant le ciel avait envoyé à Jésus ses messagers; non pas des anges, mais des hommes ayant enduré la souffrance et l’affliction, capables, par conséquent, de sympathiser avec le Sauveur dans l’épreuve de sa vie terrestre. Moïse et Elie avaient été les collaborateurs du Christ. Ils avaient partagé son désir de travailler au salut des hommes … Ces hommes, choisis de préférence aux anges qui entourent le trône, s’entretenaient avec Jésus au sujet de ses souffrances, et le réconfortaient en lui donnant l’assurance que les sympathies du ciel lui étaient acquises. L’espérance du monde, le salut de tout être humain : tel était l’objet de leur entretien. » – Ellen G. White, Jésus-Christ, pp. 419, 420.


Combien fascinant que Jésus, le Fils de Dieu, dans Son humanité, ait eu besoin de réconfort et d’encouragement de ces hommes qui avaient connu leur propre part de souffrance et de découragement. Luc raconte qu’ils Lui parlaient à propos de « Son départ qu’il allait accomplir à Jérusalem » (Luc 9:31, LSG). Notez le mot accomplir, montrant plus de preuves que la mort de Jésus était nécessaire pour le salut de l’humanité. Avec tant de choses en jeu, ce n’est pas étonnant que le ciel ait vu la nécessité et envoyé cet encouragement. Aussi, en dépit de tout ce qu’ils avaient vu et entendu déjà, Pierre, Jacques et Jean allaient avoir encore plus de raisons de croire. La voix venant de la nuée allait certainement être encourageante, une fois revenus à leur peur initiale. Combien révé- lateur aussi, quand Matthieu dit que « Jésus, s’approchant, les toucha, et dit: Levez-vous, n’ayez pas peur! » (Matt. 17: 7, LSG). Même au milieu de tout ce qu’Il était sur le point d’affronter, Jésus réconforte et encou- rage Ses disciples.











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19 Mai



Jésus et l’impôt du Temple



Lisez Matthieu 17: 24-27. Qu’est-ce qui se passe ici, et qu’est-ce que cela nous dit aussi au sujet de Jésus?




Bien que tous les Juifs doivent payer l’impôt du temple, les prêtres, les Lévites, et les rabbins étaient exemptés. Donc, cette question quant à savoir si Jésus devait payer l’impôt du temple était aussi un défi à Son ministère.


Ellen White écrit que Pierre a manqué une occasion de témoigner à cette occasion sur l’autorité absolue de Christ. « Sa réponse au percep- teur – Jésus paierait l’impôt – paraissait confirmer l’idée que prêtres   et chefs s’efforçaient de propager au sujet de Jésus … Si les prêtres et les Lévites étaient exemptés en raison de leur rapport avec le temple, combien plus lui, pour qui le temple était la maison de son Père ». Jésus-Christ, pp. 429, 430. Nous pouvons apprendre beaucoup de la gracieuse réponse de Jésus à Pierre. Plutôt que de l’humilier, Jésus explique doucement son erreur. De plus, Jésus se met sur la route que Pierre avait prise, mais d’une manière plus créative. Plutôt que de sim- plement payer l’impôt – reconnaissant ainsi Son obligation à le faire


– Jésus cherche l’impôt ailleurs: de la bouche d’un poisson. Ce miracle est inhabituel; c’est la seule fois – où Jésus accomplit un miracle appa- remment pour Son propre compte. Mais ce n’était pas le but du miracle. Au lieu de cela, le miracle était une démonstration à tout le monde de l’autorité de Jésus, non seulement sur le temple, mais sur l’ensemble de la création. D’un point de vue humain, comment pouvons-nous même commencer à comprendre comment Jésus pourrait avoir accompli ce miracle? De toutes les choses que Pierre avait vues, pouvez-vous ima- giner ce qui doit être en train de se passer dans son esprit quand il jette son hameçon, attrape son premier poisson, et trouve le montant exact dû pour l’impôt du temple? (Voir Ésaïe 40: 13-17).













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20 Mai



Réflexion avancée:  L’histoire de la façon  dont Jésus avait demandé à Pierre de prendre l’argent, le montant exact nécessaire, du premier pois- son que Pierre attraperait, est extraordinaire, si extraordinaire que certains chercheurs ont tenté de le commenter. C’était juste « comme un conte populaire », une histoire mignonne pour amuser, rien de plus. Bien sûr, c’est une solution inadéquate (il n’y a pas de solution du tout, en fait). Bien sûr, à la différence des autres miracles – par exemple, la guérison des malades, la vue aux aveugles, la résurrection des morts, la multiplication des pains – celui-ci est d’une nature entièrement différente. Dans la Bible aussi, nous avons la hache flottante (2 Rois 6: 2-7), la toison mouillée sur le sol sec et la toison sèche sur le sol mouillé ( Jg 6:36-40); ainsi, cela n’est pas vraiment inconnu dans l’Écriture. Pourquoi Jésus ne remet-Il pas tout simplement l’argent à Pierre et lui dire de payer plutôt que de réaliser une telle prouesse en vue de résoudre ce qui était un problème relativement mineur? Le texte ne le dit pas. Cependant, comme la leçon le dit, cela nous montre l’incroyable puissance de Dieu, ce qui ne devrait pas nous surprendre. Après tout, nous voyons la preuve de Son incroyable puissance en tout temps. Notre simple existence, beaucoup moins que celle des cosmos visibles, est une manifesta- tion étonnante de la puissance de notre Dieu. Si Dieu a pu le faire, une pièce spécifique dans la bouche d’un poisson spécifique n’était rien. Bien qu’écrit dans un contexte différent, le point de Paul cadre si bien: « O profondeur de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu! Que ses jugements sont insondables, et ses voies incompréhensibles! » (Rom. 11:33, LSG). Le récit de Matthieu n’est juste qu’une manifestation de plus de cette vérité.


Discussion:


Ê La lutte de Pierre pour soumettre sa volonté à Dieu est aussi notre lutte. Une métaphore puissante de cette lutte peut être trouvée dans Malachie 1, où Dieu demande aux Juifs d’appor- ter leurs meilleurs animaux pour le sacrifice. « Et cependant vous amenez ce qui est dérobé, boiteux ou infirme, Et ce sont les offrandes que vous faites! Puis-je les agréer de vos mains? dit l’Éternel. » (Mal. 1:13, LSG) . Pourquoi Dieu se soucie-t-Il de quel genre de sacrifices nous Lui apportons? Parce qu’Il veut que nous Lui confiions ce à quoi nous voulons nous accrocher le plus. Quelles sont les choses dans votre vie auxquelles vous êtes plus attachées? Comment pouvez-vous libérer ces choses au Seigneur?


Ë Pensez à la façon dont Jésus a géré la situation avec l’impôt du temple. Plutôt que d’aggraver la situation, Il laissa tomber.  Qu’est-ce que cela nous enseigne au sujet des conflits quotidiens dans lesquels nous pourrions nous retrouver? Comment savons- nous quand il est temps de parler et quand il est temps de se taire?




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Histoire


Le pont que Dieu a construit (2)


Remarque: le pasteur Frank Kalom œuvre auprès de 21 églises des vil- lages éparpillés dans les montagnes escarpées et vallées autour de la région de la rivière Maramuni de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Après la visite aux membres de l’autre côté de la rivière, le pasteur et son compagnon de voyage ont appris que le pont traversant la rivière avait été emporté.



Les deux hommes suivirent la rivière en amont, à la recherche d’un lieu pour traverser. Mais leur chemin fut bloqué par des rochers.


Comme ils se tenaient sur la rive de la rivière tumultueuse se demandant que faire, ils virent une énorme buche venir dévaler la rivière, ballottée comme un bouchon de liège. Comme la buche approchait de là où les hommes étaient debout, elle fut soudainement jetée en l’air et vint se poser sur les deux rives, tout comme un pont.


Saisissant rapidement l’occasion qu’ils étaient sûrs que Dieu leur avait donnée, les hommes descendirent la rive boueuse et marchèrent doucement sur la buche. Voyant qu’elle était solide, les deux traversèrent attentivement jusqu’à la rive opposée.


Dès que les deux hommes ont sauté de la buche, elle fut écrasée dans l’eau et alla à la folie tourbillonnante dévaler l’aval. Ils regardèrent avec étonnement et gratitude la buche flotter sur la rivière. Toujours debout dans la boue glissante, ils firent des prières de remerciements sincères à Dieu, puis commencèrent la tâche ardue de grimper sur le chemin glissant vers le village natal du pasteur.


Le long du sentier, ils ont rencontré certaines personnes qui savaient que le pont régulier avait été enlevé.


« D’où venez-vous? » demandèrent les étrangers très surpris.


« Depuis le village de l’autre côté de la rivière Maramuni », répondit le pasteur Frank.


« Mais cela est impossible! Le pont a été emporté hier », répondirent les étrangers. Puis le pasteur Frank leur dit à propos du pont que Dieu avait construit.


Ils ne croyaient pas l’histoire, ils suivirent les traces des pas et allèrent à l’endroit où le pasteur et son compagnon avaient traversé la rivière. Ils virent deux séries de gravures lourdes dans la boue molle menant à la rive, et une marque dans la boue où une grande buche avait été posée, mais ils ne virent aucune buche. Ensuite, ils surent que Dieu avait vraiment envoyé un pont pour que son serviteur puisse retourner à la maison .




Maye Porter servait comme Directeur adjoint du Ministère des Enfants dans l’Union Mission de la Papouasie-Nouvelle-Guinée quand elle a écrit cette histoire.


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            9 * 21- 27 Mai


Idoles de l’âme (et Autres leçons de JÉSUS)




Sabbat aprèS-Midi


Étude de la semaine: Ec. 9 :10; Matt. 18: 1-4; Matt. 18: 21-35;


19: 16-30; Gal. 3:21, 22; Matt. 19 :27.


U


Verset à mémoriser: « En ce moment, les disciples s’ap- prochèrent de Jésus, et dirent: Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux? » (Matthieu 18: 1, LSG).


n tant qu’êtres humains, nous sommes les produits de notre envi- ronnement et de notre culture. Ceux-ci déterminent grandement nos valeurs, croyances et attitudes. Que vous soyez élevé dans


une grande zone métropolitaine ou dans un village sans eau potable, cela ne fait aucune différence: la culture, l’environnement dans lequel vous avez grandi, a grandement fait de vous ce que vous êtes. Et même si vous êtes en mesure d’aller dans un nouvel environnement, celui  dans lequel vous avez été élevé laissera sa marque sur vous jusqu’à la tombe.


Malheureusement, dans une certaine mesure, la plupart des envi- ronnements et cultures vont à l’encontre des principes du royaume de Dieu. Le monde, après tout, est un monde déchu, et ses valeurs, mœurs et coutumes reflètent souvent cet état déchu. Quoi d’autre reflète cela? C’est tellement difficile pour nous de voir parce que nous sommes imprégnés dans notre culture et environnement.


L’œuvre de Dieu dans nos cœurs c’est, entre autres choses, de nous indiquer les valeurs, les mœurs, et les normes du royaume de Dieu. Comme nous allons le voir cette semaine, ces valeurs, ces mœurs,      et normes sont souvent très différents de celles dans lesquelles nous sommes nés et élevés. Les disciples avaient dû apprendre ces leçons; il en va de même pour nous.


* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 28 Mai.




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22 Mai



La grandeur de l’humilité


Qui n’aspire pas à la grandeur? Autrement dit, qui ne veut pas être grand ou faire de grandes choses? Ce désir ne provient pas toujours de l’égoïsme ou de l’ego ou de l’arrogance. Il peut simplement être le désir de faire le meilleur que l’on peut, en espérant peut-être que ce que vous faites puisse même apporter des bénédictions aux autres. (Voir aussi Ec. 9:10.)


Le problème, cependant, réside dans la définition de la « grandeur ». Il est facile à nos esprits humains déchus de comprendre ce concept d’une manière qui diffère grandement du point de vue de Dieu.


Lisez Matthieu 18: 1-4. Selon Jésus, qu’est-ce qui est la vraie grandeur, et comment devons-nous la comprendre d’une manière que nous puis- sions l’appliquer à notre propre vie?




Pour définir la vraie grandeur, Jésus appela un enfant devant Lui et dit que « quiconque se rendra humble comme ce petit enfant sera le plus grand dans le royaume des cieux » (v. 4, LSG). Jésus n’a pas dit d’être un grand prédicateur, ou un grand homme d’affaires, ou même une grand philan- thrope. La grandeur devant Dieu, c’est ce que nous sommes à l’intérieur, pas ce que nous faisons à l’extérieur; mais sans aucun doute, ce qui est à l’intérieur aura un impact sur ce que nous faisons à l’extérieur.


Remarquez que Jésus définit la grandeur d’une manière que la plupart des gens dans le monde ne font pas. Après tout, qui se réveille un jour et décide que la grandeur qu’il ou elle veut dans la vie c’est d’être humble comme un petit enfant? Cela semble étrange pour nous, d’aspirer à quelque chose comme cela, mais c’est simplement parce que nous sommes telle- ment entachés par les principes, idées et concepts du monde.


Qu’est-ce que cela signifie d’être humble comme un petit enfant? Un des indicateurs de l’humilité est l’obéissance, en mettant la Parole de Dieu avant notre propre volonté. Si vous êtes sur une mauvaise voie dans votre vie, c’est parce que vous êtes sur votre propre chemin. La solution est simple: humiliez-vous et revenez sur la voie de Dieu à travers l’obéissance à Sa Parole. Si Adam et Ève étaient restés humbles, ils n’auraient pas péché. C’est intéressant de considérer que l’arbre de vie et l’arbre de la connaissance étaient tous deux situés au milieu du jardin. Souvent la vie et la destruction ne sont pas très éloignées l’une de l’autre. La différence c’est humilité.









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23 Mai



La grandeur du pardon


L’une des pires conséquences de la chute est vue dans les relations inter- personnelles. Depuis Adam essayant de blâmer Ève pour son péché (Genèse 3:12) jusqu’à ce moment sur la terre aujourd’hui, notre race est ravagée et dégradée par les conflits entre individus. Malheureusement, on ne trouve pas les conflits seulement dans le monde, mais aussi dans l’église.


Lisez Matthieu 18: 15-35. Qu’est-ce que Jésus nous dit ici? Pourquoi, cependant, ne suivons-nous pas souvent Ses paroles pour nous?




Avouons-le: il est plus facile de se plaindre de quelqu’un en son absence que d’aller directement à la personne et traiter de la question. Et c’est pré- cisément pourquoi nous ne voulons pas le faire, bien que le Seigneur ait dit de le faire. Pourtant, Jésus nous apprend à aller directement à quelqu’un qui nous a blessés pour essayer de restaurer la relation. Si la personne n’est pas réceptive, alors il y a des instructions supplémentaires.


« Car là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux » (Matt. 18:20). Regardez le contexte ici; c’est concernant la dis- cipline et la restauration d’une autre personne. (Nous avons tendance à appliquer ce verset au sens plus large.)


Jésus dit que l’Esprit Saint est présent quand un petit groupe essaie de restaurer un croyant. C’est l’œuvre magnifique de la Rédemption. Et elle commence avec l’humilité de faire la bonne chose et de parler directement à la personne qui vous a blessé. Cela, aussi, est un autre exemple de gran- deur pour ceux qui le font.


Lisez Matthieu 18: 21-35 à nouveau. Quel point crucial Jésus fait-Il ici?



Quand Jésus dit de « pardonner soixante-dix fois sept fois », ce qu’Il est vraiment en train de dire est que nous ne devons jamais cesser de pardon à quelqu’un. Jésus est sérieux au sujet de la nécessité du pardon, non seu- lement pour le bénéfice des autres, mais aussi pour notre propre bénéfice. Voyez combien la parabole qu’Il a utilisée était puissante. Nous pouvons être pardonnés en beaucoup de choses; c’est tout le bien-fondé de l’Évan- gile, le pardon (voir Exode 32:32, Actes 5:31, Col. 1:14), mais si nous ne pardonnons pas aux autres de la façon dont nous avons été pardonnés par Dieu, nous pouvons faire face aux conséquences désastreuses.







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24 Mai



Idoles de l’âme


Lisez Matthieu 19: 16-30. En tant que chrétiens du Nouveau Testament, comment devons-nous nous rapporter à cette histoire aujourd’hui? Quelles leçons pouvons-nous tirer d’elle pour nous-mêmes?





Bien que beaucoup de choses ne soient pas rapportées spécifique- ment à propos de cet homme, nous pouvons réunir quelques points saillants. Il était riche, était un leader (Voir Luc 18:18), et suivait appa- remment très scrupuleusement la loi de Dieu. Nous pouvons voir aussi, qu’il sentait que quelque chose manquait dans sa vie. Cela rappelle   un peu l’histoire de Martin Luther; bien qu’extérieurement un moine pieux, à l’intérieur, il était insatisfait de sa vie spirituelle et il luttait avec l’assurance du salut. Dans les deux cas, ces hommes ont senti que le grand écart entre eux et Dieu ne pouvait être comblé par leurs œuvres extérieures.


« Ce chef avait une haute opinion de sa propre justice. Il ne pensait pas qu’il pût lui manquer quoi que ce fût et cependant il n’était pas satisfait. Il éprouvait le besoin de quelque chose qu’il ne possédait  pas. Jésus ne voudrait-il pas le bénir comme il venait de bénir de petits enfants, et répondre aux aspirations de son âme? » – Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 514.


Certaines personnes pourraient faire valoir que, dans cette histoire, Jésus enseigne que nous recevons la vie éternelle sur la base de nos bonnes œuvres. Après tout, dans Matthieu 19:17, Jésus dit: « Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements » (LSG). Si c’était le seul texte sur ce sujet, on pourrait se fier à un tel argument. Mais beau- coup d’autres textes, en particulier dans les écrits de Paul, enseignent que la loi ne sauve pas, mais plutôt elle nous montre notre besoin de salut (cf. Rm 3:28; Gal 3:21, 22; Rom. 7: 7). Ainsi, Jésus amenait cet homme à voir son grand besoin au-delà de ce qu’il faisait. Après tout, si l’observation de la loi seule peut le faire, alors l’homme aurait déjà le salut, car il observait scrupuleusement la loi. L’Évangile doit péné- trer le cœur, pour aller droit aux idoles de l’âme, et tout ce que nous possédons qui soit un obstacle à notre relation avec Dieu, doit s’en aller. Dans ce cas, c’était son argent. Jésus note comment il est difficile à un homme riche d’être sauvé; et pourtant, peu de temps après cette histoire, Luc rapporte une belle histoire illustrant exactement ce fait (voir Luc 19: 1-10).







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25 Mai



Quelle sera notre part?


Juste après l’incident avec le jeune homme riche, qu’est-ce qui s’est passé?


« Alors, prenant la parole, Pierre lui dit: « Voici que nous, nous avons tout laissé et nous t’avons suivi, quelle sera donc notre part? » (Matt. 19:27, BJ).


Rien dans le texte ne dit ce qui a incité cette question, mais cela pour- rait facilement être en relation directe avec le départ de l’homme riche. Pierre semblait relever le fait que, contrairement à cet homme et d’autres qui ont rejeté Jésus ou qui sont restés avec Lui un certain temps et sont repartis, lui et les autres disciples avaient tout quitté pour Lui. Ils Lui restaient fidèles, même aux grands prix au niveau personnel. Alors, la question: quelle sera notre part?


De notre point de vue aujourd’hui, nous pourrions voir cette question comme une autre indication de la façon dont les disciples avaient le cœur dur et étaient spirituellement myopes (et, dans une certaine mesure, cela est vrai). D’autre part, pourquoi pas une question comme celle de Pierre? Pourquoi ne devrait-il pas se demander ce qu’il obtiendrait en suivant Jésus? Après tout, la vie ici est difficile, même pour ceux qui ont le meil- leur. Nous sommes tous soumis aux traumatismes, aux déceptions, à la douleur de notre existence déchue. Dans les années 1800, un intellectuel italien du nom de Giacomo Leopardi a écrit sur le malheur primordial des êtres humains, en disant que « tant que l’homme sent la vie, il sent aussi le mécontentement et la douleur ».


La vie est souvent une lutte, et le bien dans ce monde est souvent voilé par mal. Donc, la question de Pierre prend tout son sens. Parce que la vie est difficile, quel avantage avons-nous à suivre Jésus? Que devrions-nous attendre en faisant le genre d’engagement que Jésus nous a demandé?


Comment Jésus a-t-Il répondu à la question? (Voir Matt. 19: 28-20: 16).




Remarquez que Jésus n’a pas réprimandé Pierre pour l’égoïsme ou quelque chose semblable. Il lui a d’abord donné une réponse très simple, puis la parabole sur les travailleurs et leurs salaires. Bien des siècles de discussion se sont ensuivis sur le sens de la parabole, le point fondamen- tal est clair: Jésus nous donnera ce qu’Il nous a promis.







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25 Mai



« Nous le pouvons »


Pour apprécier vraiment aujourd’hui l’histoire de Jacques et de Jean (et leur maman) dans Matthieu 20: 20-27, lisez d’abord Luc 9: 51-56. Cet événement a eu lieu lorsque Jésus et Ses disciples étaient partis pour la première fois à Jérusalem, quelques jours seulement avant que Jacques et Jean ne demandent s’ils pouvaient s’asseoir à droite et à gauche de Jésus dans le royaume.



Lisez Matthieu 20: 20-27. Qu’est-ce que Luc 9: 51-56 nous dit à propos de combien Jacques et Jean étaient prêts à être assis à gauche et à droite de Jésus dans le royaume?




Jacques et Jean, les fils du tonnerre, étaient encore clairement plus préoccupés par leur propre avenir que par le salut de ceux autour d’eux, même après avoir été envoyés pour évangéliser les régions avoisinantes. À sa manière, cette histoire est un peu comme ce que nous avons examiné hier, avec la question de Pierre concernant ce qu’ils pourraient obtenir en suivant Jésus.


Voyez attentivement la réponse de Jésus ici. « Vous ne savez ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je dois boire? » (Matthieu 20:22, LSG). En d’autres termes, s’identifier à la gloire future de Jésus signifie s’identifier d’abord à Ses souffrances et à Sa mort, quelque chose qu’ils n’avaient pas prévue et n’étaient pas prêts à faire. Le fait qu’ils répondent immédiatement: « Nous le pouvons » (Matt. 20:22) montre qu’ils ne savaient pas Sa mise en garde. Ils l’apprendraient, en fin de compte.


Un contraste intéressant est présenté ici, celui que nous devons penser  à nous-mêmes. Comme nous l’avons vu hier, Jésus nous a promis des choses merveilleuses, même « la vie éternelle » (Matt. 19:29, LSG), si nous Le suivons. Au même moment aussi, la Bible est claire que dans ce monde, suivre Jésus vient avec un prix, parfois très grand. Jésus Lui-même a dit plus tard à Pierre qu’il mourrait en martyr (voir Jean 21:18, 19). Beaucoup de croyants à travers l’histoire, et aujourd’hui encore, ont payé un grand prix en suivant Jésus. En fait, il peut être sage de se demander s’il y a quelque chose qui cloche dans notre marche si notre discipulat ne nous coûte pas grand-chose. Quel que soit le prix, cependant, il n’est pas assez grand.









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27 Mai



Réflexion  avancée: À travers  les siècles, certains ont commenté  ce qui est parfois appelé la « loi naturelle ». Bien qu’elle vienne dans beaucoup de formes et de styles, l’idée est que nous pouvons tirer des principes moraux à partir du monde naturel qui peuvent aider à guider nos actions. Dans un sens, en tant que chrétiens qui croient que la nature est le « deuxième livre » de Dieu, nous pourrions accepter qu’il y ait une certaine vérité en cela. Par exemple, voyez le discours de Paul dans Romains 1: 18-32 à propos de ce que les gens devraient avoir appris sur Dieu du monde naturel. Dans le même temps aussi, nous ne pouvons pas oublier que c’est un monde déchu, et nous le voyons avec des pensées corrompues. Donc, ce ne devrait pas être une surprise que nous puissions repartir avec des mauvaises leçons morales sur la nature. Par exemple, l’un des plus grands esprits mortels dans l’antiquité, le philosophe grec Aristote, a écrit sur l’esclavage sur la base de sa compréhension de la nature. Pour lui, la nature révélait deux catégories de personnes, dont l’une était comme des êtres « inférieurs aux autres. . . comme. . . une bête à l’homme ». Alors, pour eux, une « vie de soumission servile est avanta- geuse ». C’est juste l’un des nombreux exemples, que nous pouvons trou- ver sur combien les principes, les valeurs et les idées du monde entrent en conflit avec ceux du royaume de Dieu, qui sont que – peu importe où nous sommes nés et où nous avons grandi, nous devons étudier la Parole de Dieu et en tirer les mœurs, les valeurs et les principes qui devraient régir notre vie. Rien d’autre n’est fiable en soi.


Discussion:

Ê Jésus nous appelle à pardonner à tous ceux qui nous font du mal. Ceci inclut nos propres familles. Pensez à un voisin qui vous a offensé. Bien que vos cicatrices puissent toujours subsister, com- ment atteignez-vous un point où vous pouvez pardonner?


Ë En classe, discutez de votre réponse aux questions de dimanche à propos de l’opposition entre les valeurs de votre société et celles de la Bible. Comment devons-nous œuvrer en tant que chrétiens à travers ces différences?



Ì Insistez plus sur l’idée de la grandeur en ayant l’humilité d’un enfant. Qu’est-ce que cela signifie pour nous en tant que chré- tiens?



Í En tant qu’Adventistes du Septième Jour, nous croyons en l’obéissance à la loi de Dieu, aux Dix Commandements, et à juste titre. Cependant, qu’est-ce que l’histoire de l’homme riche nous dit sur pourquoi, bien que l’obéissance extérieure à la loi de Dieu soit importante, elle ne suffit pas, et que le vrai christianisme, y compris l’obéissance à la loi de Dieu, implique plus?



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Venir à la maison (1)



Histoire


On m’a présenté à l’Église Adventiste du Septième Jour quand ma mère a épousé un Adventiste du Septième Jour. J’étais dans mon ado- lescence quand j’ai commencé à fréquenter l’Église Adventiste. Les deux choses qui me retenaient tellement étaient l’École du Sabbat,  les dirigeants des explorateurs et les grands programmes qu’ils pré- voyaient. Ils étaient tellement bons que nous les enfants ne voulions plus jamais manquer! Et nous savions que si nous manquons une semaine ou deux, nous aurions une visite, parfois, de toute la classe de l’École du Sabbat!


Quand j’avais 15 ans, mes parents n’allaient plus à l’Église, mais  je continuais parce que je l’aimais tellement.


Les explorateurs prévoyaient un camp meeting, et je voulais y aller. Le  pasteur me conduisit à la maison pour que je puisse demander à mon beau-père s’il paierait mon déplacement pour aller au camp meeting. Mais au lieu de m’encourager, il me dit que je devrais pas- ser mon temps à étudier plutôt que de faire du camping. Puis il dit que si je voulais vraiment aller à ce camp, je pouvais faire mon colis et partir pour de bon. Je réunis mes choses ensemble et j’allai à la maison avec le pasteur.


Le mariage de ma mère avait échoué, et  elle a perdu l’intérêt pour l’église. Mais j’y avais trouvé quelque chose que je ne voulais pas abandonner. Je me  suis déplacé avec ma grand-mère. Même si la grand-mère n’était pas Adventiste, elle m’a encouragé à aller à l’église.


Tout au long de ces années difficiles de  l’adolescence, le pasteur et l’église membres de l’église étaient ma famille. Mais le pasteur a quitté l’année suivante, et je me sentais comme si j’avais perdu mon propre père. Les choses ne sont pas les mêmes après cela, et dans le temps, j’allais à l’église moins souvent.


Ma grand-mère a travaillé dur en tissant le tapis et en faisant de l’artisanat pour m’envoyer à une bonne école. Je détestais voir ses défis, donc je demandai de l’aide à l’école. Le prêtre qui dirigeait l’école me dit qu’ils allaient m’aider financièrement et  quand je finis et obtiens un emploi, que je rembourse. Je décidai de le faire. Je rentrai chez moi et dis à ma grand-mère que j’avais une bourse. Je savais que ce n’était pas tout à fait vrai, mais je voulais l’aider. Je tins à ma promesse, et quand j’étais diplômé, j’eus un emploi pour rembourser l’école.


Mais l’école n’a pas toujours eu une bonne influence sur moi. Certains des anciens athlètes encourageaient les gens à boire de l’alcool. Cela m’amena à certaines mauvaises habitudes. Je prenais plaisir aux avantages de mes capacités athlétiques, mais au fond de mon cœur, je savais ce qui était bien et mal, et ma conscience me dérangeait.


À suivre........



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* 28 Mai – 3 Juin

Jésus à Jérusalem




Sabbat aprèS-Midi


Étude de la semaine: Zach. 9: 9, Matt. 21: 1-46, Rom. 4: 13-16,


Apocalypse 14: 7-12, Actes 6: 7, Matt. 22: 1-15.


Cally Moore et sa famille vivent à Sydney, Australie.


Verset à mémoriser: « N’avez-vous jamais lu dans  les Écritures: La pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient Est devenue la principale de l’angle; C’est du Seigneur que cela est venu, Et c’est un prodige à nos yeux? » (Matthieu 21:42, LSG).


ans Matthieu 20: 27, 28, Jésus a dit: « Et quiconque veut être le premier parmi vous, qu’il soit votre esclave. C’est ainsi que le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir


et donner sa vie comme la rançon de plusieurs » (LSG). Voici Jésus, le Dieu éternel, celui qui a créé toutes choses, qui a vécu la vie d’un ser- viteur ici sur terre, pourvoyant aux besoins des perdus, des malades, des nécessiteux, dont beaucoup Le méprisaient encore. Ce sacrifice de soi, cette abnégation; nous est difficilement compréhensible!


Mais aussi incompréhensible qu’est Sa vie de serviteur, la merveille est encore plus profonde, car Lui, le Dieu éternel, fait maintenant face au but ultime de Sa venue ici: « donner Sa vie en rançon pour plusieurs ». Ce sacrifice de soi, cette abnégation, culminera bientôt un mystère dans lequel même « les anges désirent plonger leurs regards » (1 Pierre 1:12, LSG.) – et c’est la Croix.


La leçon de cette semaine se penche sur certains des événements majeurs et les enseignements de Jésus quand Il est venu à Jérusalem, pas pour être couronné roi terrestre, comme tant de gens l’avaient souhaité et espéraient, mais pour être fait « péché pour nous, afin que nous deve- nions justice de Dieu en Lui » (2 Cor. 5:21).


* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 4 Mai.



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29 Mai



Une venue prophétisée


Après leur captivité de 70 ans à Babylone, les Juifs ont commencé à retourner à Jérusalem. Ils étaient heureux de reconstruire leur temple, mais quand la fondation a été posée, ceux qui se rappelaient le magni- fique temple de Salomon réalisèrent que ce deuxième temple sera très loin d’être aussi agréable. Ainsi, ils « pleuraient à grand bruit » (Esdras 3:12, LSG).


Le peuple reçut un peu d’encouragement inattendu de deux hommes debout parmi eux: un vieux prophète du nom d’Aggée et un jeune pro- phète nommé Zacharie. Aggée a rappelé au peuple que la vraie gloire du temple de Salomon ne vient pas de ce que Salomon ou quelqu’un d’autre y apportait. Ce n’était pas le temple de Salomon. C’était le temple de Dieu. Aggée dit: « Car ainsi parle l’Éternel des armées: Encore un peu de temps, Et j’ébranlerai les cieux et la terre, La mer et le sec; J’ébranlerai toutes les nations; Les trésors de toutes les nations viendront, Et je remplirai de gloire cette maison, Dit l’Éternel des armées. L’argent est à moi, et l’or est à moi, Dit l’Éternel des armées. La gloire de cette dernière maison sera plus grande Que celle de la pre- mière, Dit l’Éternel des armées; Et c’est dans ce lieu que je donnerai la paix, Dit l’Éternel des armées » (Aggée 2: 6-9. LSG).


Les choses devinrent encore pleines d’espoir lorsque le jeune pro- phète Zacharie parla: « Sois transportée d’allégresse, fille de Sion! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem! Voici, ton roi vient à toi; Il est juste et victorieux, Il est humble et monté sur un âne, Sur un âne, le petit d’une ânesse » (Zacharie 9: 9, LSG).


Comment ces prophéties étonnantes s’appliquent-elles à Matthieu 21: 1-11 – l’entrée de Jésus à Jérusalem?




« Par cette entrée royale, le Christ se conformait à une ancienne coutume hébraïque. La monture était semblable à celle des rois d’Israël; c’était celle que la prophétie avait désignée comme devant servir au Messie venant dans son royaume. Dès que Jésus se fut assis sur l’ânon, un immense cri de triomphe déchira les airs. La multitude l’acclamait comme Messie et comme Roi. Jésus accepta, cette fois-ci, les hommages qu’il n’avait jamais tolérés auparavant et les disciples en conclurent que leurs joyeuses espérances allaient se réaliser, et qu’ils allaient le voir monter sur le trône. La foule était convaincue que l’heure de l’émancipation nationale allait sonner. Leur imagination voyait déjà les armées romaines chassées de Jérusalem, et Israël redevenu une nation indé- pendante ». Ellen G. White, Jésus Christ, p. 565.






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30 Mai



Jésus au temple


Dès les premiers jours de l’humanité déchue, les sacrifices des ani- maux étaient le moyen choisi par Dieu pour enseigner le plan du salut au monde, le salut par la grâce, par la foi en la venue du Messie (voir Rom. 4: 13-16). Un exemple puissant de cette vérité peut être trouvé dans Genèse 4, avec l’histoire de Caïn et Abel et la tragédie qui a suivi à pro- pos du culte, entre autres choses (voir aussi Apocalypse 14: 7-12). Ainsi, lorsque Dieu a appelé Israël comme Son peuple élu, « un royaume de prêtres et une nation sainte » (Exode 19: 6), Il a également créé le service du sanctuaire comme une explication plus complète du salut. Du taber- nacle dans le désert, jusqu’au temple de Salomon, et au temple construit après le retour de la captivité babylonienne, l’Évangile était révélé dans les symboles et les types de service du sanctuaire.


Cependant, malgré ses origines divines, le temple et ses rituels étaient menés par des êtres humains déchus et, comme les gens ajoutent leurs choses, la corruption s’est ensuivie, même ici, avec le service sacré que Dieu avait institué pour révéler Son amour et Sa grâce à un monde déchu. À l’époque de Jésus, les choses étaient devenues si terriblement per- verties par la cupidité et l’avarice des prêtres (ceux-là mêmes qui étaient chargés de gérer les services!) que « le caractère sacré du service sacrifi- ciel s’était effacé, dans une grande mesure, aux yeux du peuple » – Ellen


  1. White, Jésus-Christ, p. 584.

Lisez Matthieu 21: 12-17. Quelles leçons y a-t-il ici pour nous, en tant qu’adorateurs de Dieu?




Comme dans la plupart des cas, Jésus a cité l’Écriture pour justifier Ses actions, montrant plus de preuves qu’en tant que disciples du Seigneur, nous devons mettre la Bible au centre de l’ensemble de notre vision du monde et du système moral. Outre le fait de citer l’Écriture, Il y avait les guérisons miraculeuses de l’aveugle et du boiteux. Tout cela donnait une preuve encore plus puissante et convaincante de Sa nature divine et de Sa vocation. Combien tragique que ceux qui devraient être plus sensibles et plus ouverts à tous ces éléments de preuve étaient ceux qui étaient en conflit permanent contre Lui. Craignant pour leur propre trésor terrestre et statut d’« intendants » et « gardiens » du temple, beaucoup ont dû perdre la chose même auquel le service du temple pointait: le salut en Jésus.








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31 Mai



Improductifs


La purification du temple par Jésus était un acte de compassion. C’étaient aux tribunaux païens que l’achat et la vente se pratiquaient, et Jésus voulait que Sa maison soit un lieu de prière et de culte pour tous les peuples.


Mais la purification était aussi un acte de jugement. Les prêtres    qui dirigeaient le temple avaient ruiné leur chance de bénir tous les peuples; leur jour de jugement était proche. Si, après tout ce que Jésus avait fait pour révéler Sa vocation divine, ces hommes refusaient toujours de L’accepter, quoi d’autre pouvait se produire, sinon qu’ils récoltent les résultats de leurs choix lugubres.


Lisez Matthieu 21: 18-22. Comment la malédiction du figuier par Jésus se rapporte-t-elle à Sa purification du temple?




Jésus a maudit le figuier comme une parabole en acte pour la plu- part des dirigeants de la nation juive qui récoltaient finalement et irrévocablement ce qu’ils avaient semé. Cependant, nous devons nous rappeler que cette parabole ne faisait pas référence à tous les chefs religieux. Beaucoup en effet, en étaient venus à la foi en Jésus comme le Messie. « La parole de Dieu se répandait de plus en plus, le nombre des disciples augmentait beaucoup à Jérusalem, et une grande foule   de sacrificateurs obéissaient à la foi » (Actes 6: 7, LSG). Cependant, tout comme le figuier ne portait pas de fruits, de même le ministère du temple allait bientôt être rendu vain.


Cette action et les paroles très dures de Jésus ont dû venir comme  un choc puissant pour les disciples, qui essayaient toujours de tirer les leçons de la compassion et de l’inclusion que Jésus révélait tout au long de Son ministère. Ce fut le même Jésus qui a déclaré qu’Il était venu, non pour condamner le monde, mais pour racheter; le même Jésus qui a affirmé que « le Fils de l’homme est venu, non pour perdre les âmes des hommes, mais pour les sauver » (Luc 9:56, LSG). Chaque parole et chaque acte dans Son ministère étaient consacrés à la restauration de l’humanité déchue, pour conduire les humains vers l’espoir et la promesse d’une nouvelle vie en Lui. Donc, Le voir agir et parler si durement, avec une telle finalité, les a surpris, ce qui explique pourquoi Matthieu a écrit qu’ils étaient « étonnés » de ce qu’Il avait fait.









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1er Juin



La Pierre


Si vous n’aviez que quelques jours à vivre, que feriez-vous d’eux? Une des choses que Jésus a faite était de raconter des histoires qui lais- seraient un impact profond sur Ses auditeurs.


Lisez Matthieu 21: 33-46. Qui est représenté par chacun de ce qui suit?

Le maitre de maison:                                                                



Les vignerons:                                                                         



Les serviteurs:                                                                          



Le fils:                                                                                   



Notez la citation de Jésus de Psaume 118: 22, 23. « En citant la pré- diction relative à la pierre rejetée, le Christ faisait allusion à un incident de l’histoire d’Israël. Bien que cela s’appliquât spécialement à la pre- mière venue du Christ et constituât un puissant appel pour les Juifs, il y a là aussi une leçon pour nous. Lors de la construction du temple de Salomon, les immenses pierres qui devaient entrer dans les murs et les fondations étaient entièrement préparées dans la carrière; il n’y avait plus lieu de les travailler quand elles arrivaient sur l’emplacement ;   les ouvriers n’avaient qu’à les mettre à leur place. On avait amené une pierre de grandeur inhabituelle qui devait trouver place dans le fonde- ment, mais les ouvriers ne trouvèrent pas sa place et la mirent de côté. Elle les gênait au passage et resta longtemps sans emploi. Cependant, quand on arriva à l’angle, les constructeurs cherchèrent en vain une pierre suffisamment grande et solide, de dimensions convenables, susceptible d’occuper cette place et de supporter le poids de l’édifice


… Pour finir, l’attention se porta sur la pierre qui avait été rejetée … L’épreuve réussit, la pierre fut acceptée, amenée à la place prévue, et l’on vit qu’elle répondait exactement au besoin » – Ellen G. White,  Jésus-Christ, pp. 592, 593.











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2 Juin



Le prix de la grâce


La Bonne Nouvelle de la Bible est que nous avons été créés par un Dieu d’amour qui nous a fourni tout le moyen de sortir de ce pétrin du péché et de la mort par le sacrifice de Jésus sur la croix. C’est un thème qui apparait d’une façon ou d’une autre à travers toute la Bible. Nous pouvons voir ici aussi dans la parabole suivante de Jésus.


Lisez Matthieu 22: 1-15. Qu’est-ce que cette parabole nous apprend sur le salut par la foi?




Bien que cette parabole puisse paraitre dure, il est important de se rappeler que les questions cruciales sont en jeu: la vie éternelle ou     la destruction éternelle pour chaque être humain. En revanche, quoi d’autre compte vraiment?


Quand nous regardons à la Croix, à ce que cela a coûté à Dieu de trouver une provision pour le salut de l’humanité, nous serions en mesure de voir combien les enjeux étaient grands, profonds et incom- préhensibles. Nous parlons d’une personne de la Divinité éternelle portant sur elle le plein fouet de toute la colère de Dieu contre le péché. Il ne reçoit pas plus grave que cela. Si c’est un thème que nous allons étudier pendant toute l’éternité, c’est sans surprise que nous puissions à peine le comprendre maintenant. Par conséquent, nous avons ces paroles puissamment intransigeantes dans la parabole. Dieu avait fait une provision pour que chacun fasse partie de la fête de mariage (voir Apocalypse 19: 7); tout ce qui était nécessaire avait été gracieusement fourni à un coût si profond qu’aucune parabole ne pouvait même jus- tement révéler. Ainsi, c’était assez mauvais que les gens qui avaient été invités aux noces négligent la chose pour aller à leurs propres affaires. Mais certains ont même attaqué ceux qui venaient leur donner la gra- cieuse invitation. Pas étonnant, cette réponse intransigeante.


Quel est le sens de l’« habit de noces »? Voir aussi Apocalypse 19: 8.



Le vêtement représente la justice de Christ, la justice qui se révèle dans la vie et les actes des saints. L’homme sans vêtement représentait les chrétiens de profession qui clament les privilèges de la grâce et du salut mais qui ne laissent pas l’Évangile transformer leur vie et leurs caractères. À un coût très élevé, toutes les dispositions ont été réalisées pour ceux qui écoutent l’invitation. Comme cette parabole le montre, il y a plus à entrer dans le royaume de Dieu qu’à se présenter simplement à la porte.


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3 Juin



Réflexion avancée: Le titre du journal de Londres se lisait comme suit:


« Une femme morte dans l’appartement depuis trois ans: le squelette de Joyce trouvé sur le canapé avec la télé toujours allumée » (www. theguardian.com/film/2011/Oct/09/joyce-vincent-death-mystery-docu- mentary). Morte depuis trois ans dans un appartement de Londres, et personne ne l’a cherchée? Personne n’a appelé pour vérifier? Comment cela a-t-il pu se passer, en particulier dans une ère de communication presque illimitée? Quand l’histoire a éclaté, elle a alimenté des journaux internationaux, à tel point que les Londoniens étaient particulièrement stupéfaits. Comment avait-elle pu mourir depuis si longtemps et per- sonne ne l’a su? Cependant, sans l’espoir et la promesse de l’Évangile, et du salut qui était fourni avec un si grand prix pour nous, nous sommes tous condamnés au même oubli que la pauvre femme de Londres. Mais cette situation est pire, car il n’y aura personne pour nous voir et même s’inquiéter de notre disparition après trois ans ou même après trois mil- liards d’années. Le consensus scientifique actuel est que tôt ou tard le cosmos tout entier va craquer et mourir dans ce qui a été appelé « The Cosmic Heat Death » ou quelque fière appellation semblable. Ce que la Croix nous dit, cependant, est que cette opinion est fausse; au lieu de l’oubli éternel, nous avons la promesse de la vie éternelle dans un nou- veau ciel et une nouvelle terre. Avec une telle merveilleuse perspective incroyable devant nous à jamais, comment pouvons-nous apprendre à ne laisser personne ou quoi que ce soit se dresser dans le chemin de ce qui nous a été promis en Jésus?


Discussion:


Ê Pensez à combien la mort est définitive et puissante et com- bien toutes les activités humaines au cours des millénaires pour  la vaincre sont vaines. Le mieux que nous puissions faire est, dans une certaine mesure, préserver nos cadavres, ce qui ne peut vaincre la mort, tout comme une nouvelle couche de peinture sur une voiture avec un moteur brûlé ne peut la rendre prête à nou- veau pour la route. Pas étonnant, alors, que cela ait pris quelque chose d’aussi intense et d’aussi dramatique que la mort et la résurrection du Fils de Dieu pour vaincre la mort en notre faveur. Qu’est-ce que cela devrait nous dire sur la façon dont la Croix doit être centrale à tous nos espoirs et à tout ce que nous croyons?


Ë Insistez plus sur ce que cela signifie d’être couvert dans la jus- tice de Jésus. Comment une bonne compréhension équilibrée de ce concept important nous empêche de tomber, soit dans le légalisme, soit dans la grâce moins chère, et pourquoi est-ce crucial que nous évitions les deux extrêmes?




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Histoire


Venir à la maison (2)


Je retournai à l’église où j’avais grandi dans l’espoir de la trouver ani- mée, comme elle l’avait été quand j’étais plus jeune, mais j’étais déçu. Je me sentais comme un étranger. Ces croyants qui venaient nous rendre visite si nous avons manqué deux sabbats ne savent plus même qui je suis! À cette époque, je rencontrai une fille qui m’a vraiment attiré. Sara était différente des autres filles. Elle était simple et humble. Elle ne prêtait pas attention au fait que je sois bien connu pour être un bon athlète. Je décidai de savoir qui elle était vraiment, alors je lui ai demandé de sortir et je l’ai emmenée dans une maison très simple de mon cousin sans électricité. Je voulais voir ce qu’elle dirait si elle pensait que cela était ma maison. Plus tard, elle m’a dit: « Je ne suis pas venue voir quel genre de maison vous


habitez. Je suis venu vous voir ». J’étais impressionné.


Sara et moi vivions aux côtés opposés de Fidji, mais je réussis à lui rendre visite chaque week-end. Finalement, je lui ai demandé de m’épou- ser. Après avoir discuté des choses telles que la famille et la religion, je lui ai dit qu’un jour je voudrais revenir à l’Église Adventiste du Septième Jour et que je voulais que mes enfants grandissent dans la foi adventiste. Nous nous sommes mariés, mais mes habitudes mondaines ont conti- nué dans notre nouvelle maison. Certaines choses comme l’alcool ont même menacé de rompre notre mariage. Après avoir goûté l’amertume du divorce dans mon enfance, je suis déterminé à ne pas laisser échouer mon mariage. Donc, je renonçai à toutes les choses qui m’empêchaient d’être un bon mari. Je cessai de boire. Je retournai à l’église, la même église que je fréquentais quand j’étais adolescent. Je l’ai trouvée ennuyeuse, mais


cette fois je décidai de faire quelque chose à ce sujet.


Je servais en tant que diacre et plus tard je devins Directeur-adjoint de la jeunesse. Le temps que je passais dans les sports, je le passai alors à travailler pour Dieu. Je trouvais une grande satisfaction à voir les gens se détourner des modes de vie nocifs et venir à Dieu.


Le balcon de l’église avait toujours été aux jeunes. Après que le pasteur que j’avais aimé eut quitté cette église, le balcon s’est finalement vidé. Mon but était de remplir à nouveau le balcon. J’adorais travailler avec les jeunes. J’avais été béni par le pasteur qui m’a servi de mentor, et mainte- nant je voulais encadrer d’autres jeunes. Je suis ravi de regarder ce balcon de l’église aujourd’hui et de le voir rempli de jeunes gens!




Michael Sikuri, est maintenant un ministre ordonné de l’Union Mission Trans-pacifique.



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* 4-10 Juin



Événements des Derniers Jours





Sabbat aprèS-Midi


Étude de la semaine: Ex. 19: 5, 6; Matt. 23; Jean 12: 20-26; Matt.


24; 1 Thess. 4 :16.



Verset à mémoriser: « Quiconque s’élèvera sera abaissé, et quiconque s’abaissera sera élevé » (Matthieu 23:12, LSG).



a seconde venue de Jésus est le point culminant de la foi chré- tienne. La première venue de Jésus et Sa mort sur la croix sont les précurseurs essentiels de la deuxième venue. Le second avè-


nement ne pouvait pas se faire sans le premier, et le premier est inutile sans le second. Les deux sont indissociablement liés. Ils sont séparés dans le temps mais unis dans leur dessein, qui est la rédemption de l’humanité et la fin du grand conflit. La première venue est finie et bien finie, complète et définitive; nous avons maintenant envie et attendons impatiemment la seconde.


Cette semaine, nous allons examiner ce qui est rapporté dans Matthieu 23, avec l’appel final de Jésus à certains dirigeants juifs de  se repentir et de L’accepter, leur seul espoir de salut. Ensuite, dans Matthieu 24, Jésus a répondu aux questions sur les événements qui    se dérouleront avant Sa seconde venue. Ici, Jésus présente une image plutôt solennelle, reliant la destruction de Jérusalem avec ce qui va précéder Son retour.


Et pourtant, peu importe comment les choses deviennent difficiles,  à savoir la guerre, la famine, la trahison, nous nous retrouvons avec la promesse du « Fils de l’homme venant sur les nuées du ciel avec puis- sance et une grande gloire » (Matt. 24:30, LSG). En d’autres termes, malgré les fatigues et la tristesse, nous avons toutes les raisons de nous réjouir.


* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 11 Juin.




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5 Juin



Guides aveugles


C’était Jésus Lui-même qui avait conduit les enfants d’Israël à Jérusalem, avec une main forte et à bras étendu. Sur les ailes d’aigle,  Il les avait pris de l’Égypte et amenés à Lui-même. « Vous m’appar- tiendrez entre tous les peuples, car toute la terre est à moi; vous serez pour moi un royaume de sacrificateurs et une nation sainte » (Ex. 19: 5, 6, LSG).


Dans un sens, Jésus avait apparu à Israël sur une belle montagne appelée Sinaï. Exode 24 dit que les dirigeants et les anciens montèrent


« virent le Dieu d’Israël; sous ses pieds, c’était comme un ouvrage de saphir transparent, comme le ciel lui-même dans sa pureté. Il n’étendit point sa main sur l’élite des enfants d’Israël. Ils virent Dieu, et ils man- gèrent et burent » (Exode 24: 9-11. LSG). Christ a offert la coupe de Son alliance à Israël, comme un homme offrant une coupe à la femme qu’il veut épouser pour lui donner un avenir merveilleux. Israël a reçu la coupe et dit: Oui, nous voulons vivre toujours avec Toi dans le pays de la promesse.


Avec ce contexte à l’esprit, lisez Matthieu 23. Qu’est-ce que Jésus disait aux dirigeants d’Israël? Quel avertissement est-il donné  ici? Plus important encore, quelles leçons pouvons-nous tirer pour nous à propos des choses pour lesquelles il les a spécifiquement réprimandés? Comment pouvons-nous nous assurer que nous ne devenons pas coupables de même?








Matthieu 23 était un appel final désespéré de Jésus pour la récon- ciliation avec  sa bien-aimée. Mais sa bien-aimée L’a abandonné. Il a accepté sa décision, et pour la dernière fois, Il marchait hors de   leur maison – le temple. « Voici » dit-Il, « votre maison vous sera laissée déserte » (Matt. 23:38, LSG). Quand Jésus a quitté le temple, il est devenu un désert, vide, abandonné, comme le désert duquel le Seigneur les avait sauvés.


Une grande transition dans l’histoire du salut était sur le point      de se produire, et ces dirigeants, et ceux qu’ils mèneraient dans la séduction, la manqueraient. Pendant ce temps, beaucoup d’autres, les Juifs et bientôt les Gentils, ouverts à la direction de l’Esprit Saint,  continueront l’excellent travail et l’appel d’Israël. Ils deviendraient la vraie « postérité d’Abraham, héritiers selon la promesse » (Gal. 3:29). Nous aussi, aujourd’hui, faisons partie du même peuple, avec le même appel divin.


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6 Juin



Signes de la fin


Après que Jésus ait réprimandé spécifiquement les dirigeants juifs qui L’ont rejeté, Jean 12: 20-26 rapporte une demande fascinante. Il est rapporté à Christ à propos des Gentils qui voulaient « voir Jésus ». Toutefois, ces païens ont d’abord adressé leur demande aux Juifs fidèles à Jésus. Bientôt, quelque chose de similaire se passerait sur une échelle beaucoup plus grande: alors que certains Juifs ont rejeté Jésus, d’autres seraient le principal moyen par lequel beaucoup de Gentils viendront  à Sa connaissance. Il est fascinant que cette demande soit venue juste après que Jésus ait dit aux dirigeants que leur maison serait laissée déserte. En vérité, l’ancien cédera bientôt la place au nouveau, et c’est ce qui avait toujours été l’intention de Dieu: le salut des Gentils, tout comme celui des Juifs.


Dans Matthieu 24: 1-14, quel genre d’image Jésus présente-t-Il à la fois aux croyants fidèles, et au monde en général?




Jésus donne cette réponse, en réponse aux questions sur le signe de Sa venue et de la fin du monde. « Dans sa réponse, Jésus ne consi- déra pas séparément la destruction de Jérusalem et le grand jour de   sa venue. Il fondit en un même tableau la description de ces deux événements, laissant aux disciples le soin d’approfondir le sujet … Tout ce discours n’était pas destiné aux disciples seuls, mais à ceux qui vivraient dans la dernière période de l’histoire du monde » – Ellen


  1. White, Jésus-Christ, p. 628.

Une chose est très claire dans la réponse de Jésus: les événements menant à Son retour ne sont pas paisibles. Jésus n’a pas prédit un monde terrestre idéal ou un millénaire de règne de paix. Il a plutôt prédit la guerre, la trahison, les catastrophes naturelles, une église face à la persécution, les faux christs, et même les faux frères. La chose la plus positive représentée ici est la promesse que la « bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier » (v. 14)












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7 Juin



La disparition de Jérusalem


Lisez Matthieu 24: 15-22. Qu’est-ce que Jésus dit ici? Encore une fois, quel genre d’image est-il présenté dans la réponse aux questions qui Lui étaient posées?






« L’abomination de la désolation » est généralement comprise comme une sorte de profanation sacrilège ou de ce qui est saint. Jésus parlait bien évidemment de la destruction de Jérusalem, qui viendrait en l’an 70 de notre ère. Comme nous l’avons vu hier, Jésus se mêlait Sa représentation de cet événement avec ceux entourant l’état du monde avant Sa seconde venue.


« En Jérusalem, Jésus voyait le symbole d’un monde endurci, incré- dule, rebelle, se précipitant au-devant des jugements de Dieu. » – Ellen


  1. White, La tragédie des siècles, p. 22.

Cependant, même au milieu de la désolation, le Seigneur cherche    à sauver tous ceux qui seront sauvés. Dans Luc, Jésus demande aux disciples de fuir avant que l’abomination ne s’installe: « Lorsque vous verrez Jérusalem investie par des armées, sachez alors que sa déso- lation est proche. Alors, que ceux qui seront en Judée fuient dans les montagnes, que ceux qui seront au milieu de Jérusalem en sortent, et que ceux qui seront dans les champs n’entrent pas dans la ville. Car ce seront des jours de vengeance, pour l’accomplissement de tout ce qui est écrit » (Luc 21: 20-22, LSG).


Quand les chrétiens de Jérusalem virent cela se produire, ils fuirent hors de la ville comme Jésus leur avait dit, alors que la plupart des Juifs étaient restés et ils périrent. On estime que plus d’un million de Juifs ont péri durant le siège de Jérusalem, avec plus de 97 000 emme- nés captifs. « Cependant, au cours d’un répit temporaire, lorsque les Romains ont soulevé de façon inattendue leur siège de Jérusalem, tous les chrétiens s’enfuirent, et il est dit que pas un seul d’entre eux n’a perdu la vie. Leur lieu de retraite était Pella, une ville dans les collines à l’est du Jourdain, à environ 27 km au sud du lac de Galilée ». The SDA Bible Commentary, vol. 5, p. 499.










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8 Juin


La seconde venue de Jésus


La réponse de Jésus ici dans Matthieu 24 concernait « Le signe de ton avènement » (v. 3, LSG); soit, de la venue de Christ pour régner.


Quel autre avertissement Jésus donne-t-Il dans le contexte des événe- ments avant Son retour, et comment cela a été vu à travers l’his- toire? Matt. 24: 23-26?




Voici Jésus, d’un point de vue mondain, rien qu’un prédicateur galiléen itinérant avec un petit groupe d’adeptes, et pourtant, prédisant que beaucoup viendront en Son nom, prétendant être Lui. Bien sûr, c’est exactement ce qui est arrivé des siècles après et même de nos jours, un fait qui nous donne plus de preuves puissantes de la véracité de la Parole de Dieu


Lisez Matthieu 24: 27-31. Comment la seconde venue est-elle décrite?

Qu’est-ce qui se passe quand à Son retour?





Après avoir averti que beaucoup viendront, prétendant être Christ, Jésus décrit ensuite ce que sera vraiment Son retour.


Tout d’abord, la seconde venue de Jésus est personnelle, et littérale. C’est Jésus Lui-même qui revient sur la terre. « Le Seigneur lui- même … descendra du ciel » (1 Thess. 4:16, LSG) est une réfutation flagrante de ceux qui prétendent que le retour de Christ est un monde idéal ou tout simplement une nouvelle ère dans l’histoire humaine. Son retour sera visible, comme l’éclair à travers le ciel. « Chaque œil le verra » (Apocalypse 1: 7). L’imagerie de la trompette révèle que ce sera bruyant, assez bruyant au point de réveiller les morts! Et le plus important, si la première venue était faite d’humiliation, à la seconde, Jésus viendra comme un Roi triomphant (Apo. 19:16) et victorieux sur tous Ses (et nos) ennemis (1 Cor. 15:25).










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9 Juin



Rester éveillé


La seconde venue de Jésus est le point culminant de toute l’espérance chrétienne; c’est l’accomplissement de tout ce qui nous a été promis. Sans cela – quoi? Nous pourririons dans le sol après la mort comme tout le monde. Sans la seconde venue et tout ce qu’elle implique, tout le reste de notre foi devient un mensonge, une farce, tout ce que les critiques et les opposants ont toujours clamé contre elle.


Pas étonnant alors, que dans l’impatience de Son retour, certains chrétiens ont fixé des dates de Son avènement. Après tout, de grands enjeux se rapportent à ce retour. Bien sûr, comme nous le savons, chaque jour fixé est passé sans que Christ ne soit venu.


Comment Matthieu 24:36, 42 explique pourquoi ceux qui fixent les dates ont tort?




Précisément parce que nous ne savons pas quand Christ reviendra, Dieu nous dit d’être prêts et de « veiller ».



Lisez Matthieu 24: 42-51. Qu’est-ce que Jésus dit ici à propos de ce que cela signifie de veiller et d’être prêt pour le second avènement?




Jésus est clair: nous ne savons pas quand Il viendra. En fait, Il vien- dra quand nous ne nous attendrons pas. Donc nous devons toujours être prêts pour attendre ce jour. Nous devons vivre comme s’Il pouvait revenir à tout moment, même si nous ne savons pas quand. La pensée que, eh bien, Il ne vient pas depuis longtemps; alors, je peux faire ce que mon cœur désire est précisément l’attitude qui fait objet de mise en garde de Jésus. Nous devons chercher à être fidèles parce que nous aimons le Seigneur et nous voulons faire ce qui est juste près de Lui, indépendamment du moment où Il revient.


D’ailleurs, aussi, avec tous les textes qui mettent en garde au sujet du jugement, en particulier contre ceux qui maltraitent les autres, le calendrier de la seconde venue n’a pas vraiment d’importance. Tôt ou tard, le jugement viendra.









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10 Juin



Réflexion  avancée: Dans  le contexte des  événements décrits dans Matthieu 24, Jésus a aussi dit: Je vous le dis en vérité, cette génération ne passera point, que tout cela n’arrive » (v. 34, LSG). Ce texte a semé beaucoup de confusion parce que, évidemment,  toutes ces choses n’ont pas eu lieu dans une seule génération temporelle. Dr. Richard Lehmann, écrivant dans The Handbook of Seventh-day Adventist Theology, dit que le mot grec traduit par « génération » correspond au mot hébreu dôr, qui est souvent utilisé pour désigner un groupe ou une catégorie de personnes, comme « Une race indocile et rebelle ». (Ps 78: 8). Ainsi, Jésus n’avait pas utilisé ce mot pour représenter le temps ou les dates, mais pour représenter la classe des gens mauvais dont Il faisait allusion. « En harmonie avec cet usage de l’Ancien Testament, Jésus aurait utilisé le terme « cette génération », sans un sens temporel, pour se référer à une catégorie de personnes. La génération méchante inclurait tous ceux qui partagent les caractéristiques maléfiques (Matt. 12:39; 16: 4; Marc 8:38). – Handbook of Seventh-day Adventist Theology (Hagerstown: Review and Herald ® Publishing Association, 2000), p. 904. En d’autres termes, le mal restera jusqu’à la fin des temps, jusqu’à ce que Jésus reviennent.


Discussion:


Ê En tant qu’Adventistes du Septième Jour, comment pou- vons-nous faire face à ce qui semble être un retard? Les précé- dentes générations d’Adventistes ne croyaient-ils pas que Jésus reviendrait de leur vivant? Et beaucoup d’entre nous n’at- tendent-ils pas ce retour en notre siècle? Dans le même temps,    le fait de d’attendre qu’Il revienne à une période donnée n’est-il pas une façon de fixer la date? Comment pouvons-nous trouver le bon équilibre dans la façon dont nous faisons face à la seconde venue? Comment pouvons-nous éviter l’attitude du « méchant serviteur », et dans le même temps, en évitant celle de ceux qui voient dans chaque titre du journal un signe de la fin immé- diate? Quelle devrait être l’attitude de ceux qui sont en attente  de la seconde venue de Christ?

Ë Relisez la description de Jésus de ce que sera Sa seconde venue. Comment est-elle différente de certaines conceptions populaires de la seconde venue? Considérant la façon dont les textes sont clairs, pourquoi tant de gens croient-ils à ce qui est si contraire   à l’Écriture? Quels arguments apportent-ils pour défendre leurs points de vue, et comment devons-nous réagir?



Ì Comment pouvons-nous apprendre à vivre avec une longue attente? Quels personnages bibliques ont dû vivre dans l’attente, et que pouvons-nous apprendre d’eux? Par exemple, Joseph, Abraham et Sarah, Caleb et Josué? Aussi, qu’est-ce que l’Apoca- lypse 6: 9, 10 nous dit de l’attente?



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Histoire


Essayez Jésus (1)


C’était le moment où mes enfants devraient arriver de l’école, et je suis allée les attendre sur la véranda de notre maison à Sydney. Toute souriante, je regardais Lauren, ma fille de sept ans, debout sur la pointe des pieds pour prendre la lettre dans la boîte aux lettres comme elle le faisait tous les jours avant de venir jusqu’à l’allée.


Quelques secondes plus tard, elle s’engagea vers moi, agitant un petit mor- ceau de papier au-dessus de sa tête.


« Maman, maman, cette carte me dit que je peux avoir une Bible gratuite. Puis-je remplir, s’il vous plait, s’il vous plait? »


Je rencontrai les enfants à la porte, et nous entrâmes à la maison quand Lauren lut avec enthousiasme ce que la carte dit. « Vois, maman », dit-elle, en récitant fièrement les mots. La carte dit: « Essayez Jésus » au recto et au verso, il y a un endroit pour remplir notre nom et adresse ».


J’étais sceptique. Notre famille n’avait jamais appartenu à une église, et je ne savais pas si je voulais donner notre adresse aux inconnus. Mais quand je vis combien Lauren était désireux d’avoir la Bible gratuite, je décidai de la laisser envoyer la carte.


Nous vivions à Sydney il y a seulement quelques semaines, et nous ne connaissions presque personne en Australie. Nous avions vécu en Afrique du Sud jusqu’à quelques mois plus tôt. Mais quand nous y avions vu le crime se rependre hors contrôle, nous avons convenu que nous devions commencer une nouvelle vie ailleurs.


Nous avons essayé l’Angleterre, mais cela n’a pas marché, et nous avons mis nos espoirs en Australie. Mon mari, Neal, demandait de l’emploi à plu- sieurs endroits. Enfin, nous avons trouvé un emploi à Sydney. Donc, nous avons fait nos bagages, échangé des adieux écœurants avec nos familles et amis en Afrique du Sud, et commencé un nouveau voyage, une nouvelle vie, sur un nouveau continent.


Bien que nous ne fussions pas chrétiens, je me souviens avoir pensé que quand notre maison et notre entreprise en Afrique du Sud étaient vendues rapidement dans un marché pauvre, c’était quelqu’un ou quelque pouvoir  qui dirigeait nos vies. Nous avons trouvé une maison à Sydney et inscrit les enfants à l’école. Tout semblait être en place. Mais après que l’excitation du mouvement ait commencé à se dissiper et que les pressions de la vie quoti- dienne dans un nouvel endroit aient fait surface, nous avons commencé à nous ennuyer, à être tristes et un peu déprimés.


Ce fut alors que Lauren a trouvé la carte « Essayez Jésus » dans la boîte aux lettres. Elle était tellement excitée et désireuse de remplir notre adresse sur la carte. Comment pourrais-je refuser son souhait?


Je lui ai écrit notre adresse sur un morceau de papier, et elle l’a recopiée soigneusement sur les espaces sur la carte.


À suivre …





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* 11-17 Juin

Les Derniers Jours  de Jésus




Sabbat aprèS-Midi


Étude de la semaine: Matt. 26: 1-16, Luc 12:48, Matt. 26:


17-19, 1 Cor. 5: 7, Matt. 26: 36-46, Matt. 26: 51-75.



Verset à mémoriser: « Alors Jésus leur dit: Je serai pour vous tous, cette nuit, une occasion de chute … » (Matthieu 26:31, LSG).



ans cette leçon, Jésus est maintenant dans les derniers moments avant la croix. Le monde, même l’univers, commence à faire face au moment le plus crucial de l’histoire de la création.


Donc, beaucoup de leçons peuvent être tirées des événements sur les- quels nous nous pencherons cette semaine, mais en les lisant, concen- trons-nous sur un thème, la liberté et le libre arbitre. Voyez comment les différents personnages ont utilisé le grand don de prix de la liberté. Voyez les grandes conséquences et même éternelles qui découlent de l’utilisation, d’une façon ou d’une autre, de ce don.


Pierre, Judas et la femme avec la boîte d’albâtre, tous avaient dû faire des choix. Mais le plus important de tous, Jésus, Lui aussi, a dû faire des choix, et le plus grand choix était d’aller à la croix, même si Sa nature humaine avait crié contre cela: « Mon Père, s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux » (Matt. 26:39, LSG).


L’ironie est incroyable: le don du libre arbitre que nous avons abusé a amené Jésus à ce moment même, où Jésus – en utilisant Son propre libre arbitre – devait dire si oui ou non il faut nous sauver de la destruc- tion que notre abus du libre arbitre nous apporterait en conséquence.


* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 18 Juin.



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12 Juin



Un beau travail


Nous entrons maintenant dans les derniers jours de la vie de Jésus sur terre. Il n’est pas encore allé à la croix, Il devait ressusciter, et ne s’est pas encore révélé pleinement en tant que Sauveur crucifié et ressuscité du monde. Bien que beaucoup de ceux qui suivaient Jésus L’aimaient et L’appréciaient, ils avaient encore tellement de choses à apprendre à propos de qui Il était et tout ce qu’Il ferait pour eux. En regardant en arrière, à l’ensemble de l’Écriture, et en particulier les puissantes expli- cations de Paul sur la mort expiatoire de Jésus, nous savons beaucoup plus sur ce que Jésus allait faire pour nous que Ses disciples au moment de cette histoire.


Avec ce contexte à l’esprit, lisez Matthieu 26: 1-16. Quelle est la signification de ce don précieux, et qu’est-ce que cela devrait nous apprendre sur la façon dont nous devrions nous rapporter à Jésus?




Remarquez comment Matthieu met l’histoire de Jésus comme étant oint de la tête (qui est probablement arrivé avant l’entrée triomphale) au sein du complot croissant pour le tuer. Pendant que certains de Son propre peuple avaient l’intention de Lui faire du mal, d’autres Lui éprouvaient l’amour et la dévotion effrénée, comme Marie l’a fait avec le « vase d’albâtre plein de parfum très coûteux » (v. 7).


Alors que les disciples se plaignaient d’un gâchis, Jésus a appelé  cela « une bonne action ». Par cette action, apparemment extravagante, la femme révélait la véritable profondeur de l’émotion dans son cœur envers Jésus. Bien qu’elle ne savait sûrement pas tout ce qui était        à venir ou ce que cela signifiait, elle comprenait assez pour savoir qu’elle devait tant à Jésus; et donc, elle voulait aussi donner beaucoup en retour. Peut-être qu’elle avait entendu Ses mots: « On demandera beaucoup à qui l’on a beaucoup donné » (Luc 12:48, LSG). Pendant ce temps, les disciples, qui avaient sûrement vu ce que Jésus avait fait plus que cette femme, sont entièrement passés à côté.


« Cette onction était un symbole d’un cœur débordant de reconnais- sance. C’était une manifestation extérieure d’un amour nourri par les ruisseaux célestes jusqu’à ce qu’il ait débordé. Et ce parfum de Marie, que les disciples appelaient perte, se répète mille fois dans les cœurs sensibles aux autres. » – Ellen G. White, The SDA Bible Commentary, vol. 5, p. 1101.






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13 Juin



La Nouvelle Alliance


Lisez Matthieu 26: 17-19. Pourquoi est-ce si important que ce fut le temps de la Pâque? Voir aussi Exode. 12: 1-17, 1, Cor. 5: 7.





L’histoire de l’exode est, bien sûr, une histoire de rédemption, de délivrance – une œuvre que Dieu fait pour ceux qui ne peuvent le   faire pour eux-mêmes. Quel symbole approprié de ce que Jésus allait bientôt faire pour nous tous!


Lisez Matthieu 26: 26-29. Que dit Jésus à Ses disciples? Qu’est-ce que Ses paroles signifient pour nous aujourd’hui?



Jésus leur pointe vers le sens profond de la Pâque. La délivrance de l’Égypte était une merveilleuse manifestation de la seigneurie et de   la puissance de Dieu, mais en fin de compte, cela ne suffisait pas. Ce n’était pas la rédemption dont les Hébreux, ou quiconque avait vrai- ment besoin. Nous avons besoin de la rédemption qui est en Jésus: la vie éternelle. « Et c’est pour cela qu’il est le médiateur d’une nouvelle alliance, afin que, la mort étant intervenue pour le rachat des trans- gressions commises sous la première alliance, ceux qui ont été appelés reçoivent l’héritage éternel qui leur a été promis » (Heb. 9:15, LSG). Jésus leur pointe vers la signification réelle du vin, le sens réel du pain; tous montraient Sa mort sur la croix.


Ainsi, contrairement aux sacrifices d’animaux qui pointaient vers la mort de Jésus, le service de la communion nous renvoie de nouveau à Lui. Dans chaque cas, les emblèmes nous orientent vers Jésus sur la croix.


Et pourtant, la croix ne clôt pas l’histoire. Car Jésus dit aux disciples:


« Je vous le dis, je ne boirai plus désormais de ce fruit de la vigne, jusqu’au jour où j’en boirai du nouveau avec vous dans le royaume de mon Père » (Matt. 26:29, LSG). Il leur pointait à l’avenir, à la seconde venue et au-delà.










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14 Juin



Gethsémané


Au cours de la semaine pascale, les prêtres sacrifiaient des milliers et des milliers d’agneaux au temple juste sur la colline en amont de la vallée de Cédron. Le sang des agneaux était versé sur l’autel et coulait par un canal jusqu’à un ruisseau qui coule à travers la vallée de Cédron. Le ruisseau pouvait alors virer au rouge du sang des agneaux. Jésus et Ses disciples auraient traversé les eaux rouges de ce canal, sur leur chemin vers le jardin de Gethsémané.


Lisez Matthieu 26: 36-46. Pourquoi l’expérience de Gethsémané était-elle si difficile pour Jésus? Qu’est-ce qui s’y passait réellement?




Ce n’était pas la mort physique que Jésus redoutait quand Il a prié pour que la coupe s’éloigne de Lui. La coupe que Jésus redoutait était la sépara- tion de Dieu. Jésus savait que, pour devenir péché pour nous, pour mourir à notre place, pour porter en Lui la colère de Dieu contre le péché, Il devrait être séparé de Son Père. La violation de la sainte loi de Dieu était si grave qu’elle exigeait la mort du transgresseur. Jésus est venu précisément parce qu’Il allait prendre cette mort sur Lui-même afin de nous l’épargner. C’est ce qui était l’enjeu pour Jésus, et pour nous.


« En pensant aux conséquences possibles de la lutte, le Christ redoutait une séparation d’avec Dieu. Satan lui disait que cette séparation serait éternelle s’il devenait le garant d’un monde pécheur. Il serait assimilé aux sujets du royaume de Satan et ne retrouverait plus jamais la communion divine … À cette heure de l’épreuve, l’humanité du Fils de Dieu était tremblante. En ce moment, il ne priait plus pour que la foi des disciples ne défaillît point, mais pour sa propre âme tentée et agonisante. Le moment redoutable était arrivé où devait se décider la destinée du monde. Le sort de l’humanité oscillait dans la balance. Le Christ pouvait encore refuser de boire la coupe préparée pour l’homme coupable. Il n’était pas trop tard. Jésus pouvait essuyer la sueur sanglante de son visage et laisser périr l’homme dans son iniquité. Il pouvait dire: Que le transgresseur  subisse la peine de son péché; moi, je retournerai vers mon Père. Le Fils de Dieu allait-il consentir à boire la coupe amère de l’humiliation et de l’agonie? L’innocent allait-il subir les conséquences de la malédiction du péché pour sauver le coupable? » – Ellen G. White, Jésus-Christ, pp. 688, 692, 693.









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15 Juin



Judas vend Son âme


Que l’histoire de Judas triste! S’il était plutôt mort avant son dernier voyage à Jérusalem, il aurait été parmi les héros les plus vénérés de l’histoire sacrée. Des monuments des Église pourraient avoir  porté son nom. Au lieu de cela, son nom est à jamais lié à la trahison et à la traitrise.


Lisez Jean 6:70 et Luc 22: 3. Comment ces textes aident-ils à expliquer les actions de Judas?




Bien entendu, blâmer Satan pour ce que Judas a fait est bien, mais la question demeure. Qu’y avait-il chez Judas qui a permis au diable de le conduire à une telle trahison? Après tout, il est même dit que Satan voulait avoir Pierre aussi (voir Luc 22:31). La différence, cependant, doit être que Judas a refusé de se donner totalement au Seigneur; il était sans doute accroché à un péché, à un défaut de caractère qui a permis à Satan d’entrer et de le conduire à faire ce qu’il a fait. Encore une fois, nous voyons une autre conséquence puissante du libre arbitre.


Lisez Matthieu 26: 47-50 et 27: 1-10. Quelles leçons devons-nous apprendre de la triste histoire de Judas?




Dans Matthieu 26: 47-50, nous voyons Judas diriger un détachement de soldats (environ 600 soldats), ainsi que les chefs des prêtres et les anciens. Quel moment incroyable de puissance pour Judas! Lorsque vous avez quelque chose que les gens veulent vraiment, vous aurez un grand pouvoir, comme Judas ici. C’est bien, du moins aussi longtemps que vous avez ce qu’ils veulent. Mais s’ils se soucient de vous seulement à cause de ce que vous avez, alors, après avoir obtenu ce qu’ils veulent, ils n’auront finalement plus besoin de vous. En quelques heures, Judas sera seul, et avec rien.


Une autre leçon importante se concentre sur ce pourquoi Judas a perdu son âme pour toujours. Trente pièces d’argent? De nos jours, le montant serait l’équivalent d’un à quatre mois de salaire, en fonction de la valeur des pièces en question. Même si c’était dix ou cent fois ce montant, voyez ce que cela lui a coûté! Et comme le montre l’histoire, il a même perdu cette somme. Il n’a même pas pu profiter de tout cela; au contraire, il a rejeté tout l’argent aux pieds de ceux qui le lui avait donné. Quel puissant exemple de la façon dont, à la fin, tout ce qui nous aurait amenés à nous détourner de Jésus, tout ce qui nous aurait faits perdre notre âme, est aussi inutile que l’était cet argent à Judas. Judas était si proche de la vie éternelle; et pourtant, il a choisi de la jeter pour rien.


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16 Juin



Le reniement de Pierre


Jésus savait à l’avance la décision du libre choix de Judas de Le trahir, l’un des nombreux exemples dans la Bible montrant que la prescience de Dieu de nos choix libres n’entrave en aucune manière la liberté de ces choix. Et Il savait, non seulement de la trahison de Judas, mais aussi que Pierre, malgré toute sa bravoure, Le renierait au moment crucial en fuyant loin de Lui.


Lisez Matthieu 26: 51-75. Pourquoi pensez-vous que Pierre ait renié Jésus?






Souvent, nous avons à l’idée que Pierre a renié Jésus tout simplement parce qu’il avait peur. Pourtant, c’était Pierre (Jean 18:10), qui a eu le courage de tirer son épée contre les soldats romains! Pierre était prêt à aller dans un flamboiement de gloire – jusqu’à ce que Jésus ne l’arrête. Alors, qu’est-ce qui a changé en Pierre, du moment où il brandis- sait une épée à juste un peu plus tard, quand il est niait avoir connu Jésus?  Pourquoi a-t-il dit qu’il n’était pas un disciple? Pourquoi


Pierre dit: « Je ne connais pas cet homme! » (Matt. 26:72, LSG)? Peut-être c’est parce que Pierre s’est rendu compte qu’il ne connais-


sait pas l’Homme, qu’il ne savait pas pourquoi Il était venu et que signifiait Son arrestation. Donc, dans un moment de panique, il a nié en disant qu’il ne L’a jamais connu. Peut-être que Pierre a renié Jésus quand il s’est rendu compte qu’il ne comprenait pas ce que Jésus fai- sait. Il a abandonné quand il a vu que ce qu’il pensait de Jésus était   en train d’échouer. Pierre continuait encore à mettre trop de foi en sa propre compréhension plutôt que de mettre toute sa foi en Jésus, même en dépit de tous les signes incroyables qu’il avait vu et même malgré sa confession audacieuse de foi en Jésus comme le Christ (Matt. 16:16). Le reniement de Pierre devrait nous dire que tous les miracles et signes dans le monde ne peuvent nous garder fidèles à Dieu jusqu’à ce que nos cœurs ne Lui soient pleinement soumis.










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17 Juin



Réflexion avancée: En 1959, deux gangsters étaient  entrés dans une maison au Kansas, et avaient assassiné les parents et deux adoles- cents. Avant qu’on ne retrouve les assassins, le frère du père assassiné avait écrit cette lettre au journal local. « Il y a beaucoup de ressentiment dans cette communauté. J’ai même entendu à plus d’une occasion que l’homme, une fois trouvé, devrait être pendu à l’arbre le plus proche. Ne procédons pas de cette façon. Le mal est déjà fait et ôter une autre vie ne peut rien changer. Au lieu de cela, pardonnons-nous comme Dieu veut que nous fassions. Il ne convient pas que nous ayons de la rancune dans nos cœurs. L’auteur de cet acte va trouver très difficile de vivre avec lui-même. Sa seule tranquillité d’esprit sera quand il ira à Dieu pour demander pardon. Ne lui barrons pas le chemin vers Dieu, prions plutôt pour qu’il puisse trouver la paix. » –Truman Capote, In Cold Blood (New York: Modern Library, 2013) p. 124.


En mettant de côté des questions sur la peine capitale, nous pouvons voir ici une puissante expression de la nature de la grâce que Christ offre à nous tous. Même après l’inexcusable reniement de Pierre, Christ lui a pardonné et lui a confié l’œuvre de gain d’âmes. « Pierre venait d’af- firmer qu’il ne connaissait pas Jésus, mais il voyait, maintenant, avec douleur, combien le Seigneur, lui, le connaissait, et avec quelle assurance il lisait dans son cœur, ce cœur dont lui-même ne devinait pas toute la fourberie. » – Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 713. Il savait ce qui était en Pierre même avant que Pierre ne le sût; et Il savait ce que ferait Pierre avant même que Pierre ne le sache. Et cependant, Son amour et Sa grâce sont restés constants, malgré que Pierre n’ait vu personne d’autre à blâ- mer que lui-même pour ses actions. Quand nous avons affaire aux gens qui font des erreurs similaires, combien crucial que nous apprenions à leur faire voir la grâce, tout comme nous le souhaiterions pour nous- mêmes.


Discussion:














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Histoire


Essayez Jésus (2)


Un samedi après-midi quelques semaines plus tard, nous étions occupés à faire les courses et le ménage quand quelqu’un frappa à la porte. J’ai ouvert pour trouver une femme et  deux hommes que je n’avais jamais vus avant. Ils étaient souriants et dirent qu’ils avaient apporté une Bible pour Lauren Moore. « Êtes-vous Lauren?


» Demandèrent-ils.


Bientôt, je souriais aussi, en expliquant que Lauren était ma fille. J’appelai Lauren, et nous avons apprécié les regards surpris sur le visage de mes visiteurs quand une fillette de sept ans, descendant les escaliers, se présenta comme étant Lauren Moore. Les étrangers souriaient chaleureusement et ils donnèrent à Lauren sa nouvelle Bible. Lauren était tellement excitée qu’elle sautait en faisant des tours, étreignant la Bible contre elle.


Quelques semaines plus tard, la femme sympathique qui avait donné la Bible à Lauren revint et se présenta comme Gayle. Elle demanda si Lauren avait encore lu sa Bible et si elle voudrait des leçons d’étude biblique pour l’aider à comprendre ce qu’elle lisait. Lauren dit oui avec enthousiasme aux leçons. Lorsque Gayle appris que notre fils, Dane, n’a pas eu une Bible, elle promit de lui en apporter une aussi.


Le prochain samedi après-midi, Gayle arriva avec la Bible de Dane. Les trois s’assirent à notre table de cuisine, tandis que Gayle les aidaient patiemment à prendre les premiers pas de bébé dans la Parole de Dieu, en utilisant les enseignements des leçons d’étude biblique qu’elle avait apportées pour eux. Les enfants appréciaient les leçons tellement que Gayle promit de revenir chaque semaine.


Au début, nous étions un peu sceptiques quant à ce que les leçons de la Bible pourraient essayer d’enseigner à nos enfants, mais nous avons décidé que ce serait bon pour eux d’apprendre quelques principes bibliques. J’écoutais les études bibliques en étant dans mon ménage. C’était tellement intéressant que Neal et moi lais- sions parfois nos tâches et écoutions plus attentivement. Après les leçons, quand j’accompagnais Gayle à sa voiture, je lui demandais parfois d’expliquer certains points avec plus de soin. Je n’avais jamais rencontré un chrétien comme Gayle. Elle semblait toujours  si heureuse et elle écoutait patiemment toutes nos questions. Ses réponses étaient simples mais profondes, et elle était si humble que mon respect pour elle grandissait.


À suivre…






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* 19–25 Juin

Crucif ié et ressuscité




Sabbat aprèS-Midi


Étude de la semaine: Matt. 27: 11-26; Jean 3:19; Esa. 59: 2; Matt.


27:45, 46, 49-54; Heb. 8: 1-6; Matt. 28: 1-20.



Verset à mémoriser: « Jésus, s’étant  approché, leur parla ainsi: Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre … » (Matthieu 28:18, LSG).



ne annonce dans un magazine britannique demandait si quelqu’un était disposé à faire don de son corps à la science. L’annonce disait que les scientifiques avaient étudié la momi- fication égyptienne et étaient à la recherche d’un volontaire avec une maladie en phase terminale qui est prêt à faire don de son corps après la mort. Ces scientifiques croyaient, selon l’annonce, qu’ils avaient découvert le secret des Égyptiens, et que le corps « serait préservé potentiellement pendant des centaines, voire des milliers d’années. » (www.independent.co.uk/news/science/now-you-can-be-mummified-


just-like-the-egyptians-1863896.html).


En tant que chrétiens, nous ne devons pas nous inquiéter de la pré- servation de nos corps. Dieu nous a promis quelque chose de loin meil- leure à la momification. La mort de Jésus, où Il a payé Lui-même la peine de nos péchés, puis Sa résurrection, quand Il était les « prémices de ceux qui sont morts » (1 Cor 15:20, LSG) – ont ouvert la voie pour que nos cadavres ne soient pas simplement « préservés » comme un pharaon (d’ailleurs, si vous avez déjà vu certains de ces cadavres, ils ne sont pas si jolis, de toute façon), mais que nous soyons transformés en corps incorruptibles qui vivront éternellement. Cette semaine, dans les derniers chapitres de Matthieu, nous étudions les vérités inépuisables concernant la mort de notre Seigneur et la résurrection et l’espoir que ces deux événements nous offrent.


* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 26 Juin.



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19 Juin



Jésus ou Barabbas


Lisez Matthieu 27: 11-26. Quelles sont certaines implications pro- fondes de la liberté de choix laissée au peuple et le choix qu’ils ont fait?





C’était le meurtrier Barabbas qui était censé être crucifié sur la croix   du milieu. Les criminels de chaque côté étaient peut-être ses associés. Barabbas n’était pas un prénom, mais un nom de famille. Bar signifie « fils de », tout comme Simon bar Jonas signifie « Simon fils de Jonas » ou Bartholomé signifie « fils de Tolomeo ».


Barabbas signifie « fils d’Abbas » – ce qui signifie « fils du père ».


De nombreux premiers manuscrits rapportent le prénom de Barabbas comme étant Yeshua (Jésus). Yeshua était un nom commun à l’époque, qui signifie « Yahvé sauve ». Donc, le nom de Barabbas était en ligne droite avec « Yahvé sauve, fils du père ». Voilà une farce!


« Cet homme s’était donné pour le Messie. Il se faisait fort d’établir un ordre de choses nouveau en faisant triompher la justice dans le monde. Trompé par Satan, il prétendait que tout ce qu’il pouvait se procurer par le vol et le brigandage lui appartenait. Il avait fait de grandes choses par le pouvoir de Satan et s’était ainsi donné une suite nombreuse avec laquelle il avait provoqué une sédition contre le gouvernement romain. Sous le couvert de l’enthousiasme religieux c’était un scélérat endurci qui s’acharnait à commettre des actes de rébellion et de cruauté. Pilate espérait éveiller dans le peuple un sentiment de justice en lui laissant le choix entre cet homme et le Sauveur innocent ; il comptait susciter à Jésus des sympathies, en oppo- sition avec les prêtres et les chefs. » – Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 736. Pilate avait tort. À moins d’être convaincus de leur culpabilité par le Saint-Esprit, les gens feront inévitablement les mauvais choix spirituels, comme l’a fait la foule ici. En fin de compte, nous devons tous choisir entre Christ et Barabbas, Christ ou le monde déchu et corrompu, entre la vie et la mort. « Et ce jugement c’est que, la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient


mauvaises » (Jean 3:19, LSG).










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20 Juin



Notre substitut crucifié


« Depuis la sixième heure jusqu’à la neuvième, il y eut des ténèbres sur toute la terre. Et vers la neuvième heure, Jésus s’écria d’une voix forte: Éli, Éli, lama sabachthani? C’est-à- dire: Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné? » (Matt. 27:45, 46, LSG). Quelle est la signification de ce cri? Comment comprenons-nous ses implications en termes du plan du salut?






Matthieu rapporte ce qui a été appelé par les théologiens « Le cri d’aban- don ». L’abandon rappelle à l’idée le délaissement, le fait que quelque chose soit laissée seule et dans le besoin. Dans ce cas, nous pouvons voir le sentiment de Jésus de l’abandon par le Père. L’obscurité qui entourait la terre à ce moment symbolisait le jugement divin (Esa. 13: 9-16, Amos 5: 18-20, Jer. 13:16); Jésus vivait en Lui-même les conséquences horribles du péché, de la séparation complète d’avec le Père. En notre nom, Il portait, en Lui-même le divin jugement contre le péché qui aurait dû être le nôtre.


« De même Christ, qui s’est offert une seul fois pour porter les péchés de plusieurs, apparaîtra sans péché une seconde fois à ceux qui l’attendent pour leur salut » (Heb. 9:28, LSG, cf. aussi 2 Cor. 5:21). Sur la croix, Jésus s’approprie le langage de Psaume 22: 1 parce que dans une façon unique, Il éprouvait ce que les humains ressentaient,  la séparation d’avec Dieu à cause du péché. « Mais ce sont vos crimes qui mettent une séparation entre vous et votre Dieu; Ce sont vos péchés qui vous cachent sa face Et l’empêchent de vous écouter » (Esa 59: 2, LSG).


Jésus ne faisais pas semblant. Jésus portait vraiment la colère de Dieu contre le péché; la pénalité pour nos transgressions était tombée sur Lui, et remplissait Son âme avec consternation et angoisse au moment où Il portait le poids de la culpabilité, notre culpabilité, sur Lui. Le péché est si mauvais devant Dieu qu’il fallait qu’un membre de la Divinité souffrît la culpabilité et le châtiment du péché pour que nous puissions être pardonnés.


Et pourtant, même au milieu de cette horreur, Jésus pouvait crier: « Mon Dieu, mon Dieu! » Malgré tout ce qui Lui arrivait, Sa foi est restée intacte. Il restera fidèle jusqu’à la fin, quelle que soit la souffrance, quel que soit le sens de l’abandon d’avec le Père.








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21 Juin



Voile déchiré et rochers fendus


Chaque évangéliste raconte l’histoire de Jésus dans diverses perspec- tives, mais toutes axées sur Sa mort. Cependant, Matthieu est le seul à rapporter les tombeaux ouverts après le voile déchiré.


Lisez Matthieu 27: 49-54. Quel est le sens de ces événements? À quel espoir pointent-ils pour nous?





Jésus est mort juste après que la foule, dans l’ignorance des vraies paroles de Jésus, se soit moqué de Lui d’avoir appelé Élie au secours. Leur moquerie était un autre exemple puissant mais triste de la façon dont Jésus a été mal compris par beaucoup de son propre peuple.


Matthieu rapporte alors que le rideau du temple était déchiré de  haut en bas. Le symbolisme est sans équivoque: une nouvelle ère dans l’histoire du salut avait commencé. Les services sacrificiels, qui poin- taient depuis longtemps vers Jésus, ne sont plus nécessaires. L’ancien type terrestre était maintenant remplacé par quelque chose de très loin meilleure.


Lisez Hébreux 8: 1-6. Que disent ces textes qui nous aide à com- prendre ce qui est arrivé au système du sanctuaire terrestre et ce qui l’a remplacé?





Matthieu rapporte non seulement la déchirure du voile, mais aussi des rochers fendus, l’ouverture des tombes, et la résurrection de cer- tains morts – des événements qui se produisaient seulement à cause de ce que Jésus avait accompli en mourant en notre faveur. Donc, ici dans Matthieu, nous pouvons voir les choses se produire telles que l’ancien système lui-même ne pouvait jamais avoir causé. « Car il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés. » (Hébreux 10:  4, LSG). Bien sûr, Jésus seul pouvait ôter les péchés, et pour nous, le grand résultat, la grande promesse de Jésus d’ôter nos péchés, est la résurrection des morts. Sans cette promesse, nous n’avons rien (voir 1 Cor. 15:13, 14, 19). Dans ces premières résurrections (nous ne savons combien), nous pouvons voir l’espoir et la promesse de notre propre résurrection à la fin des temps.



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22 Juin



Christ ressuscité


La foi chrétienne se fonde, non seulement sur la croix, mais aussi sur le tombeau vide. La vérité est que, la majorité des gens dans le monde, y compris les non-chrétiens, croient qu’une personne du nom de Jésus de Nazareth est morte sur une croix. Peu  de temps après que Jésus ait vécu, nous trouvons des références historiques comme celle-ci, de Tacite, un historien romain: « Nero … infligeait la plupart des tortures exquises sur une classe de gens détestés pour leurs abominations, appelés chrétiens … par la populace. Christ, dont le nom a son origine, avait subi la pénalité extrême pendant le règne de Tibère aux mains de l’un de nos gouverneurs, Ponce Pilate. » – Tacitus, A.D. 57-117 (www. causeofjesusdeath.com/jesus-in-secular-history).


Il y a peu de débat, alors et maintenant, de savoir si une figure histo- rique nommée Jésus avait réellement été condamnée et crucifiée.


La partie la plus difficile est la Résurrection: l’idée que Jésus de Nazareth, qui était mort un vendredi après-midi, était revenu en vie un dimanche matin. Voilà ce que beaucoup de gens ont du mal à croire. Après tout, un Juif crucifié par les Romains en Judée était un phéno- mène assez commun. Mais un Juif ressuscité des morts après avoir été crucifié? Voilà tout une autre affaire.


Cependant, sans cette croyance en un Jésus ressuscité, nous ne confessons tout simplement pas une foi chrétienne. Paul a écrit: « Et si Christ n’est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine, et votre foi aussi est vaine … Si c’est dans cette vie seulement que nous espérons en Christ, nous sommes les plus malheureux de tous les hommes. » (1 Cor. 15:14, 19, LSG). La mort de Jésus Lui-même a dû être suivie par Sa résurrection, parce qu’en Sa résurrection, nous avons l’assurance  de la nôtre.


Quand nous arrivons à l’histoire de la résurrection de Jésus, nous avons deux options. La première option est de voir cette histoire comme une propagande sentimentale écrite par quelques adeptes solitaires de Jésus pour garder Sa mémoire vivante, tout comme on essayerait de garder la mémoire vivante quand une figure bien connue meurt aujourd’hui. La deuxième option quand nous arrivons à l’histoire de la Résurrection est de la prendre littéralement en tant qu’un récit réel d’un événement extraordinaire, un événement ayant des implications profondes pour chaque être humain qui ait jamais vécu.












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23 Juin



Le Grand Mandat


Pour beaucoup de gens, l’une des choses les plus difficiles à com- prendre est que Jésus soit retourné au ciel en confiant le ministère évangélique aux humains. Combien de fois nous Le décevons nous- mêmes, et comme les Évangiles le montrent, Ses premiers disciples ne faisaient pas exception. Pourtant, c’est en nous confiant ce ministère que Christ montre Son amour pour nous et notre besoin de Lui.


Lisez Matthieu 28: 16-18. Comparez les paroles de Jésus: « Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre » (v. 18) avec Daniel 7:13,

  1. Comment ces textes se réfèrent-ils les uns aux autres?






Lisez Matthieu 28:19, 20, les derniers versets de cet Évangile. Que dit Jésus, et quelle est la pertinence de Ses paroles pour nous?







Ellen White dit que près de 500 croyants étaient assemblés sur une montagne en Galilée après la Résurrection (cf. 1 Corinthiens 15: 6). Son mandat évangélique n’était pas seulement pour les disciples, mais pour tous les croyants. Elle écrit:  « L’ordre donné par le Sauveur s’adresse à tous les croyants, jusqu’à la fin des temps. C’est une erreur fatale de s’imaginer qu’il appartient aux seuls ministres consacrés de travailler au salut des âmes. Tous ceux qui ont reçu l’inspiration céleste sont associés à l’Évangile. Tous ceux qui reçoivent la vie du Christ sont mis à part pour travailler au salut de leurs semblables. C’est en vue de cette œuvre que l’Église a été établie, et tous ceux qui entrent dans l’Église s’engagent solennellement, par-là, à devenir des collaborateurs du Christ. » – Ellen


  1. White, Jésus-Christ, p. 822.







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24 Juin



Réflexion avancée: Comme l’ont fait tous les autres évangélistes, Matthieu a écrit à propos de la Résurrection de Jésus. En outre, tout comme ses collègues écrivains, il n’a rien écrit de la signification de la résurrection elle-même. Bien qu’Ils aient dépeint l’histoire de la Résurrection, Matthieu, Marc, Luc et Jean ne nous ont donné aucune véritable explication théolo- gique de cela, même si elle est au cœur de la foi chrétienne. C’est dans les écrits de Paul que nous avons l’explication la plus détaillée sur le sens de la croix. « Mais maintenant, Christ est ressuscité des morts, il est les prémices de ceux qui sont morts. Car, puisque la mort est venue par un homme, c’est aussi par un homme qu’est venue la résurrection des morts. Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ » (1 Cor. 15: 20-22, LSG). Paul a également écrit que nous avons « été ensevelis avec lui par le baptême, vous êtes aussi ressuscités en lui et avec lui, par la foi en la puissance de Dieu, qui l’a ressuscité des morts » (Col. 2:12, LSG). Pierre aussi a quelque chose à dire sur ce sujet crucial: « Cette eau était une figure du baptême, qui n’est pas la purification des souillures du corps, mais l’engagement d’une bonne conscience envers Dieu, et qui maintenant vous sauve, vous aussi, par la résurrection de Jésus Christ. » (1 Pi. 3:21, LSG). Bien que nous ne sachions pas pourquoi les évangélistes n’ont pas donné d’explication détaillée, certains chercheurs ont vu cela comme plus de preuve de la véracité de leurs récits. Après tout, écrits de nombreuses années après les événements, pourquoi ne pouvaient-ils pas saisir cette occasion pour donner une explication détaillée de ce qu’ils voulaient faire croire à propos de la Résurrection? Si c’était une imposture ou une duperie, pour- quoi ne pas profiter de l’occasion pour donner à leurs récits le sens qu’ils voulaient qu’ils aient? Au lieu de cela, ils ont simplement raconté l’histoire, sans chercher à l’embellir avec des explications théologiques quant à ce que tout cela était censé signifier.


Discussion:














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Histoire


Essayez Jésus (3)


Lorsque Gayle a vu comment Neal et moi étions intéressés à ce que les enfants apprenaient, elle nous a donné une série de vidéos à suivre. Les vidéos présentaient les vérités bibliques telles que le sabbat, de telle manière que nous ne nous sentions pas menacés. C’est en suivant ces vidéos que nous avons réalisé pour la première fois que le christianisme faisait sens pour nous. Neal n’avait jamais voulu aller à l’église avant, mais soudain, il passait tout son temps libre à apprendre davantage au sujet de Dieu. D’autre part, j’avais essayé pendant des années pour com- prendre ce qui se passe vraiment quand les gens meurent. Peu à peu, nous avons réalisé que le christianisme comptait beaucoup plus pour nous que nous n’avions jamais pensé. Ce n’était certainement pas une religion terne remplie de traditions insensées. Nous avons trouvé que c’était une foi vivante et dynamique, une foi à laquelle nous pourrions vraiment nous accrocher!


Nos nouveaux amis nous invitèrent à une série d’études bibliques sur le livre de l’Apocalypse. Nous avons invité une autre famille avec qui nous étions devenus amis, et ils apprécièrent les études autant que nous. Puis Gayle nous invita à une campagne d’évangélisation à son église. Nos amis allaient avec nous à chaque réunion. Même nos enfants trou- vaient beaucoup de choses qui retenaient leur attention. Chaque soir, après les réunions, nous discutions de ce que nous avions vu et entendu. Certaines de nos discussions duraient jusqu’à tard dans la nuit. Quand l’orateur demanda à ceux qui voulaient consacrer leur vie à Dieu de se tenir debout, toute notre famille et nos amis se levèrent ensemble.


Quand je regarde en arrière sur ce qui est arrivé, je me rends compte que Dieu a en effet fait un plan pour nos vies quand nous sommes passés d’Afrique du Sud pour une nouvelle maison en Australie. En un an, nous avions migré d’un continent à l’autre, reçu une invitation d’« Essayez Jésus », et pris la décision de Le suivre et d’être baptisés. Quelle année de changement de vie!


Un jour, à l’église, nous avons été présentés à deux jeunes garçons, des cousins, qui, nous dit le pasteur, avaient été chargés de mettre la carte « Essayez Jésus » dans notre boîte aux lettres. Nous sommes très reconnaissants à ces deux jeunes gens et à Gayle pour le rôle qu’ils ont joué pour nous amener au Seigneur. Nous avons  changé à jamais, et je continue à m’émerveiller quand je pense à commet Dieu nous aime tellement au point de mettre en place une série de miracles pour nous conduire à Lui.







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2016



La mission et le ministère de Jésus dans Luc 4: 16-21 dépeint tout « l’évangile éternel » (Apocalypse 14: 6) tout comme la prédication de la vérité du salut par la foi. Jésus nous montre que la prédication de l’Évangile porte également le sens pro- fond des expressions tangibles de l’amour et de la compassion pour les pauvres, les affamés, les malades, les affligés, les opprimés, les marginalisés, et les emprisonnés. Le guide du troisième trimestre 2016, intitulé Le rôle de l’Église dans la Communauté est écrit par Gaspar et May-Ellen Colón. Il explore cette version holis- tique de « l’évangile éternel », et examine le rôle et l’impact de l’église sur ses com- munautés avec cet évangile. Tous les ministères de l’église ont pour but de travailler ensemble pour servir la communauté ainsi que les membres de l’église. L’église est une communauté de gens qui existent non pas pour eux, mais qui sont appelés à vivre et à prêcher l’évangile éternel comme exprimé dans le ministère de Jésus. Cela signifie non seulement de prêcher l’évangile, mais aussi de le vivre dans nos vies


par le ministère pour les besoins de ceux qui sont dans nos communautés locales.


Leçon 1— « La restauration de toutes choses »

La semaine en bref:

Dimanche: L’image de Dieu (Genèse 1:26, 27) Lundi: La chute et ses conséquences (Genèse 3: 7) Mardi: L’inimitié et l’expiation (Genèse 3:14, 15) Mercredi: La restauration en Jésus (Gal 4:19)


Jeudi: Le rôle de la restauration de l’Église (Marc 2: 1-12).


Verset à mémoriser — Genèse 1:27


Idée centrale: Ceux qui sont en Christ sont une nouvelle création maintenant (2 Cor 5:17), et nous sommes prédestinés à être semblables à Jésus et à vivre à Son image maintenant (Rom 8:29). Il appelle et habilite Son église afin que nous puissions œuvrer aussi pour la restauration des autres.


Leçon 2—Restaurer le dominion

La semaine en bref:

Dimanche: Créé pour dominer (Ps 8, 3-8)


Lundi: Le privilège du dominion (Genèse 1: 26-28) Mardi: Les limites (Genèse 2:16, 17; Ex. 20: 1-17) Mercredi: Prendre soin de la terre (Genèse 2:15)


Jeudi: La restauration du dominion (Jacques 1:27, Esa 58: 7)


Verset à mémoriser — Genèse 1:26


Idée centrale: Après la création, Dieu a donné à l’homme la domination sur la terre. Malheureusement, ce privilège fut perdu après la chute. L’église a un rôle à jouer pour aider les gens à retrouver une partie de ce qui a été perdu après la chute tragique de nos premiers parents en Éden.








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