*23–29 Mai


Jésus, le Maître enseignant


SABBAT APRÈS-MIDI


Lisez pour l’étude de cette semaine: : Luc 8: 22-25, 4: 31-37, 6: 20-49, 8: 19-21, 10: 25-37, Deut. 6: 5.


Verset à mémoriser: « Et ils étaient étonnés de sa doctrine ; car il parlait avec autorité. » (Luc 4:32, Ostervald révisée).


Quand le Christ vint sur la terre, il semble que l’humanité était près de toucher le fond de sa déchéance. Les bases de la société étaient minées ; la vie n’était plus que mensonge et artifice…Dans le monde entier les religions perdaient leur empire sur les esprits et les âmes. Ecœurés des fables et des mensonges, désireux d’étourdir leur pensée, les hommes se laissaient aller à l’incrédulité et au matérialisme. Ecartant l’éternité de leurs préoccupations, ils vivaient pour l’instant présent. En cessant d’honorer Dieu, ils cessèrent d’estimer l’homme. La vérité, le sens de l’honneur, l’honnêteté, la confiance, la miséricorde quittaient la terre. L’avidité cruelle, l’ambition dévorante engendrèrent une méfiance universelle. Les notions de devoir, de secours à apporter aux faibles, de dignité et de droits humains furent rejetées, comme des rêves ou des mensonges. Les gens du petit peuple étaient considérés comme des bêtes de somme, des instruments, des marchepieds pour l’ambition. On recherchait la richesse, le pouvoir, la facilité, la mollesse, qui semblaient être les biens les plus précieux. Un état de dégénérescence physique, d’hébétude intellectuelle, de mort spirituelle caractérisait cette époque. » — Ellen G. White, Education, pp. 59-60.Dans un tel contexte, nous pouvons mieux comprendre la place des enseignements de Jésus.


*Etudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat, le 30 mai.


24 Mai


L’autorité de Jésus


En tant qu’un médecin et un chercheur, Luc connaissait le rôle de l’autorité. Il était familier avec l’autorité de la philosophie dans l’érudition et l’éducation grecque. Il connaissait l’autorité du droit romain en matière civile et la fonction du gouvernement. Comme compagnon de voyage de Paul, il connaissait l’autorité ecclésiastique avec laquelle l’apôtre commandait les églises qu’il a fondées. Ainsi, Luc a compris que l’autorité est au cœur de la position d’une personne, du rôle d’une institution, de la fonction d’un état, et de la relation entre l’enseignant et ses disciples. Ayant côtoyé toutes sortes d’autorité à tous les niveaux du pouvoir, Luc partage avec ses lecteurs qu’il y avait quelque chose d’incomparable en Jésus et en Son autorité. Né dans la maison du charpentier, élevé pendant 30 ans dans la petite ville de Nazareth en Galilée, n’étant connu pour rien de grand selon les normes de ce monde, Jésus confrontait tout le monde — les dirigeants romains, les érudits juifs, les rabbins, les gens ordinaires, les autorités laïques et religieuses — avec Son enseignement et Son ministère. Ses concitoyens « étaient en admiration devant les paroles pleines de grâce qui sortaient de Sa bouche. » (Luc 4:22, Jérusalem). Il a une fois apporté de l’espoir à une veuve de Naïn en ramenant à la vie son fils mort (Luc 7: 11-17). La ville entière s’était allée à un frisson de peur et s’était écriée: « Dieu a visité Son peuple » (v. 16, Jérusalem). L’autorité de Jésus sur la vie et la mort n’électrisèrent pas seulement Naïn mais aussi « dans toute la Judée et dans tout le pays d’alentour. » (v. 17, Semeur).


Lisez Luc 8: 22-25, 4: 31-37, 5: 24-26, 07:49, 12: 8. Qu’est-ce que ces textes révèlent sur le genre d’autorité que Jésus exerçait?


Luc a pris le temps de rapporter, non seulement pour son ami Théo-


phile, mais aussi pour les générations à venir, que Jésus, à travers Son ministère, avait établi le caractère unique de Son autorité. En tant que Dieu incarné, Il avait, en effet, une autorité que personne d’autre ne pouvait avoir.


Beaucoup de gens font des choses au nom de Dieu, ce qui donnerait alors beaucoup d’autorité à leurs actions. Comment pouvons- nous être sûrs que lorsque nous disons, « Dieu m’a amené à faire ceci ou cela », qu’Il l’ait vraiment fait? Discutez vos réponses en classe le sabbat


dimanche


25 Mai


Le plus grand Sermon de Christ


Le Sermon sur la montagne (Matthieu 5-7) est souvent salué dans la littérature comme « l’essence du christianisme ». Luc donne des par- ties de ce sermon (Luc 6: 20-49 et ailleurs). Parce que Luc a placé ce sermon immédiatement après le choix «officiel» des disciples (Luc 6:13), certains chercheurs l’ont appelé « l’instruction pour l’ordination des Douze ». Comme présenté dans Luc 6: 20-49, le sermon commence par quatre bénédictions et quatre malheurs et souligne d’autres caractéristiques essentielles de la vie chrétienne.


Étudiez les sections suivantes de Luc 6: 20-49 et demandez-vous comment les principes exprimés ici embrassent-ils votre vie personnelle.


  1. Le bonheur d’une vie chrétienne (Luc 6: 20-22). Comment la pauvreté, la faim, les pleurs, et le fait d’être haï, conduisent-ils au bonheur?

  1. La raison du chrétien de se réjouir dans le rejet (Luc 6:22, 23).

  1. Des malheurs à éviter (Luc 6: 24-26). Examinez chacun des quatre malheurs. Pourquoi un chrétien devrait-il éviter ces malheurs?

  1. L’impératif chrétien (Luc 6: 27-31). Aucun commandement de Jésus n’est plus débattu et considéré comme le plus difficile à garder que la règle d’or de l’amour. L’éthique chrétienne est fondamentalement positive, pas négative. Elle ne consiste pas à ne pas faire, mais ce qu’il faut faire. Au lieu de dire « ne haïssez pas » votre ennemi, il insiste: «aimez vos ennemis ». Au lieu de la loi de la réciprocité (« dent pour den t »), la règle d’or exige l’éthique de la pure bonté (« tendre l’autre joue aussi »). Mahatma Gandhi a développé à partir de la règle d’or toute une philosophie politique pour résister au mal par le bien et il a finalement utilisé ce principe pour acquérir l’indépendance de l’Inde du colonialisme britannique. De même, Martin Luther King Jr. a employé l’éthique de la règle d’or pour briser le mal de la ségrégation raciale aux États-Unis. Là où règne l’amour, le bonheur monte sur le trône.

  1. La méthode chrétienne (Luc 6: 37-42). Remarquez l’insistance du Christ sur le pardon, le don libéral, une vie exemplaire, et la tolérance.

  1. Une vie chrétienne fructueuse (Luc 6: 43-45).

  1. Le chrétien constructeur (Luc 6:48, 49).

lundi


26 Mai


Une nouvelle famille


Avant et pendant le ministère de Jésus, de grands maîtres enseignaient l’unité et l’amour, mais il s’agissait généralement de l’amour réduit aux paramètres d’un seul groupe; une famille définie par l’exclusivité de la caste, la couleur, la langue, la tribu ou la religion. Mais Jésus a brisé les barrières qui divisaient les humains en inaugurant une nouvelle famille, celle qui ne fait aucune distinction en se basant sur les choses habituelles qui divisent les gens. Sous la bannière de l’amour agape — immérité, non exclusif, universel, et sacrificiel — Christ a créé une nouvelle famille. Cette famille reflète le concept idéal, original, universel, gravé dans la création de la Genèse, qui atteste que chaque être humain est créé à l’image de Dieu (Genèse 1:26, 27) et, par conséquent, tous sont égaux devant Lui.


Lisez Luc 8: 19-21. Sans vouloir en aucune façon minimiser les liens et les obligations qui lient les parents et les enfants, les frères et sœurs au sein d’une famille, Jésus leva les yeux au-delà de la chair et le sang et les plaça tous à l’autel de Dieu en tant que membres de la « paternité, au ciel et sur la terre. » (Eph. 3:15, Jérusalem). La famille du disciple chrétien ne devrait pas être moins étroite et serrée que les liens les enfants de mêmes parents. Pour Jésus, le véritable test de la « famille », ce n’est pas les liens du sang, mais le fait de faire la volonté de Dieu.


Qu’est-ce que les textes suivants enseignent sur les barrières que Christ a brisées en ce qui concerne les distinctions qui divisent si souvent les humains (et souvent avec de mauvais résultats aussi)?


Luke 5:27–32 ___________________________________________


Luke 7:1–10 ____________________________________________


Luke 14:15–24 __________________________________________


Luke 17:11–19 __________________________________________


La mission et le ministère de Jésus, Son cœur de pardon et de grâce, n’exclut personne, mais tous ceux qui acceptent Son appel sont inclus. Son amour éternel Le met en contact avec la société entière.


Quels sont les moyens par lesquels, en tant qu’église, nous pou- vons mieux suivre ce principe crucial?


mardi


27 Mai


La définition de l’amour: la parabole du bon Samaritain: première partie


Des quatre Evangiles, seul Luc rapporte les paraboles du fils prodigue et du bon Samaritain (Luc 10: 25-37). La première illustre la dimension verticale de l’amour, l’amour extraordinaire du Père envers les pécheurs; la seconde nous montre la dimension horizontale — le genre d’amour qui doit caractériser la vie humaine, en rejetant toute barrière entre les humains, et en vivant selon la définition que Jésus donne du « prochain »: que tous les êtres humains sont des enfants de Dieu et méritent d’être aimés et traités de manière égale.


Lisez Luc 10: 25-28 et réfléchissez sur les deux questions centrales soulevées. Comment chaque question est-elle liée aux principales préoccupations de foi et de vie chrétiennes?



  1. . « Maître, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle? » (v. 25, LSG). Notez que le docteur de la loi cherchait un moyen pour hériter la vie éternelle. Etre sauvé du péché et entrer dans le royaume de Dieu est en effet la plus noble de toutes les aspirations que l’on peut avoir, mais le docteur de la loi, comme tant d’autres, avait grandi avec une fausse notion que la vie éternelle est quelque chose qu’on peut gagner par les bonnes œuvres. Évidemment, il ne savait pas que « le salaire du péché c’est la mort, mais le don gratuit de Dieu c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur» (Rom. 6:23, LSG).

  1. « Qu’est-il écrit dans la loi ? Qu’y lis-tu ? » (v.26, LSG). Au temps de Jésus, c’était la coutume des éminents Juifs, comme ce docteur de la loi, de porter un phylactère sur le poignet. C’était un petit étui en cuir dans lequel étaient écrites quelques grandes portions de la Torah, y comprises celles qui permettraient de répondre à la question de Jésus. Jésus a dirigé le docteur de la loi sur ce qui était écrit dans Deutéronome (Deut 6 : 5) et Lévitique (Lev 19:18.) — ces paroles mêmes qu’il portait dans son phylactère. Il avait la réponse à sa question sur son poignet, mais pas dans son cœur. Jésus renvoya le docteur de la loi à une grande vérité: la vie éternelle ne consiste pas à garder les règles, mais appelle à aimer Dieu de tout son cœur et par conséquent, Sa créature, — « le prochain », pour être précis. Cependant, que ce soit par ignorance ou par arrogance, le docteur de la loi continua le dialogue avec une autre requête: « qui est mon prochain ? »

Quelles sont les preuves externes qui révèlent que vous êtes vraiment sauvés par la grâce? C’est-à-dire, ce qu’il y a dans votre vie qui prouve que vous êtes justifiés par la foi?


Mercredi


28 Mai


La définition de l’amour: la parabole du bon Samaritain: deuxième partie


« Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus:« Et qui est mon pro- chain? » (Luc 10:29, LSG).


Un expert de la loi juive, un docteur de la loi, doit avoir su la répon- se à la question. Lévitique 19:18, où est énoncé le second plus grand commandement, définit les « prochains » comme les « enfants de ton peuple » (LSG). Par conséquent, au lieu de fournir une réponse immé- diate à la question du docteur de la loi, ou de s’engager dans une dis- cussion théologique avec lui et ceux qui observaient la scène, Jésus éleva le docteur de la loi et son public à un niveau supérieur.


Lisez Luc 10: 30-37. Quels sont les points clés de cette histoire, et que révèlent-ils sur la façon dont nous devons traiter les autres?



Remarquez que Jésus a dit qu’« un homme » (v. 30) était tombé aux


mains des brigands. Pourquoi Jésus n’a-t-il pas précisé la race ou le statut de l’homme? Au vu de la portée de toute l’histoire, qu’est-ce que cela importe?


Le prêtre et le lévite ont vu l’homme blessé, mais passèrent à côté. Quelles que soient leurs raisons de ne pas aider, les questions qui s’a- dressent à nous sont: quelle est la vraie religion, et comment devrait- elle être démontrée (Deut 10:12, 13; Mic. 6: 8; Jac. 1:27)?


La haine et l’animosité ont caractérisé la relation entre les Juifs et les Samaritains, et au temps de Jésus, l’inimitié entre les deux n’avait fait qu’empirer (Luc 9: 51-54, Jean 4: 9). Ainsi, en faisant d’un Sama- ritain le «héros» de l’histoire, Jésus a amené Sa leçon à la maison, dans ce cas pour les Juifs, elle est encore plus forte qu’elle n’aurait pu l’être.


Jésus a décrit le ministère du Samaritain en détail: il a eu pitié, il est allé à lui, banda ses plaies, versa de l’huile et du vin, le porta dans une auberge, paya une avance pour son séjour, et promit de payer tous les frais supplémentaires à son retour. Toutes ces parties du ministère du Samaritain définissent ensemble l’immensité du vrai amour. Le fait aussi, qu’il ait fait tout cela pour un homme qui était peut-être un Juif, révèle que le véritable amour n’a pas de frontière.


Le prêtre et le lévite se sont posés la question: Que nous arriverait- il si nous nous arrêtons pour aider cet homme? Le Samaritain s’est demandé: Qu’arriverait-il à cet homme si je ne l’aide pas ? Quelle est la différence entre les deux?


jeudi


29 Mai


Pour aller plus loin: « Par sa vie et ses enseignements, le Christ a donné un exemple parfait du ministère désintéressé qui a sa source en Dieu. Dieu ne vit pas pour lui-même. En créant le monde, en sou- tenant toutes choses, il exerce un ministère constant en faveur de ses créatures. « Il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons et fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. » Dieu a mis devant son Fils cet idéal du service. Jésus a été placé à la tête de l’humanité pour être son modèle et lui apprendre ce que c’est que de servir. » — Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 652.


De la parabole du bon Samaritain, « il ne s’agissait pas là d’un tableau imaginaire ; le fait s’était réellement passé. Le prêtre et le Lévite, qui avaient passé outre, se trouvaient parmi les auditeurs du Christ. » — Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 496.



Discussion:


Allez à la question importante posée à la fin de la leçon de dimanche. Qui n’a pas entendu des gens dire qu’ils ont fait toutes choses selon ce que Dieu leur a dit de faire? Quels sont les moyens par lesquels Dieu nous parle? Au même moment, quels sont les dangers liés au fait d’évoquer l’autorité de Dieu pour justifier nos actes?


Retournez aux «quatre malheurs» dans Luc 6: 24-26. Comment devons-nous comprendre ce que Jésus dit là? Contre quoi nous met-Il réellement en garde dans cette vie?


Pensez à toute la question de l’autorité. Qu’est-ce que l’autorité? Quelles sont les différentes formes d’autorité? Quels sont les atouts liés aux autres types d’autorité? Comment devrions-nous relier les différents types d’autorité dans notre vie? Qu’advient-il quand différents types d’autorité dans notre vie s’opposent?


vendredi


A la recherche de la Paix: première partie


TAN, CHINE


Tan pensait que la religion était de la superstition, et pourtant il sentait encore un désir spirituel. Un jour, il partit en pèlerinage à la recherche de la paix. Il se rendit à une ville éloignée, où il rencontra un pasteur chrétien qui lui introduisit à la Bible. Pendant plusieurs jours, les deux ont étudié ensemble, et Tan se sentait attiré par le Dieu de la Bible. Mais il a décidé de chercher plus loin avant de s’engager. Deux mois plus tard, Tan retourna chez le pasteur, voulant en savoir davantage. Ils reprirent leurs études bibliques. Cette fois, Tan décida de devenir chrétien. Quelque temps plus tard, Tan a décidé de retourner dans son village natal pour partager l’évangile avec sa famille et ses amis.


Quand il arriva dans son village, il commença à partager sa foi, mais les gens ne désiraient pas l’écouter. Certains ont rejeté son message; d’autres se moquaient de lui. Tan jeûna et pria. « Dieu, y a-t-il quelqu’un ici qui veut t’entendre? » Tan ne trouva personne, sauf un fauteur de troubles local nommé Tao Yeh. Tao appartenait à un gang qui terrorisait la ville. Quatre membres du gang ont été emprisonnés, et un autre a été tué lors d’une de leurs plus violentes activités. Bien que Tao ait la réputation d’un accroc aux jeux endurci, combattant, et buveur, Tan a parlé avec lui au sujet de son état spirituel et a offert de prier avec lui. Mais Tao rit et dit que si jamais il avait besoin de Dieu, il laisserait Tan savoir.


Personne ne m’écoute, Tan pensait. Il décida de quitter la ville pour retrouver d’autres croyants avec qui il pourrait étudier. Comme il partait, Tao le vit et se mit à marcher à ses côtés. Comme les deux marchaient sur la route, Tan sentit le besoin de prier pour Tao. Tao essaya de rejeter la demande de Tan, mais finalement il accepta. Ils s’arrêtèrent au bord de la route, et Tan pria.


Avant de se séparer, Tan donna une petite Bible à Tao, espérant qu’il la lira. Puis ils se dirent au revoir. Tan se demanda s’il reverrait Tao un jour ou s’il entendrait que Tao était mort dans un combat.


Tan partit pour une grande ville où il avait entendu dire qu’il y avait un groupe de chrétiens actifs. Quand il arriva dans la ville, il fut averti qu’il devait retourner à sa province d’origine au risque d’être arrêté. Même s’il a acheté un ticket de train, Tan a décidé de rester et essayer de trouver les chrétiens dont il avait entendu parler.


Il trouva une carte et commença à chercher. Il trouva une église adventiste du septième jour et rencontra le Pasteur Xo [shoh] et plusieurs jeunes gens qui étudiaient pour devenir responsables laïcs de l’église. Tan était ravi quand Pasteur Xo l’invita de rester et d’étudier la Bible.


À suivre ...


Adapté d’un récit de Charlotte Ishkanian.


*30 Mai- 5 Juin


Suivre Jésus au quotidien


SABBAT APRÈS-MIDI


Lisez pour l’étude de cette semaine: Luc 11: 37-54; 12: 4-21,35-53; Amos 6: 1; Luc 8: 4-15; 22: 24-27


Verset à mémoriser: « Et les apôtres dirent au Seigneur: augmente en nous la foi » (Luc 17: 5, Ostervald révisée).


Bien qu’Il soit un grand maître, Jésus n’a pas créé une école de théologie ou de philosophie. Son but était de « chercher et sauver ce qui a été perdu » (Luc 19:10). Il est venu pour révéler le caractère de Dieu, une révélation qui a abouti à la Croix, où Il a non seulement révélé à l’humanité et mondes non déchus le vrai caractère de Dieu, mais Il a également payé le prix du péché, afin que les êtres humains puissent être rachetés, malgré leur nature déchue. En faisant cela, Il a également créé une communauté de rachetés, une communauté de ceux qui, après avoir été sauvés par Sa mort, ont choisi de se conformer à Sa vie et à Ses enseignements. L’appel à faire partie de cette communauté de rachetés reste un appel, pas à un statut social privilégié, mais à une allégeance absolue à Celui qui appelle, au Christ Lui-même. Ce qu’Il dit devient la loi, le mode de vie du disciple. Ce qu’Il désire devient le seul but du disciple dans la vie. Aucune bonté externe ou de perfection doctrinale ne peut prendre la place de l’allégeance totale au Christ et à Sa volonté. La vie de disciple, que nous devons exclusivement au Christ qui vit en nous, rend certaines exigences impératives. Aucune concurrence ou substitution n’est autorisée.


*Etudier la leçon de cette semaine pour le sabbat 6 Juin.



31 Mai


Fuir le pharisaïsme


Sur plus de 80 références aux Pharisiens dans les Evangiles, environ 25 pourcent se trouvent dans Luc. Les Pharisiens étaient réputés pour leur conservatisme doctrinal, par opposition aux Sadducéens qui étaient connus pour leurs idées libérales. Les Pharisiens étaient souvent légalis- tes, et tout en professant de croire en la grâce, ils enseignaient que le salut s’obtient par l’observation de la loi.


Lisez Luc 11: 37-54. Quel avertissement Jésus donne-t-Il ici, et comment le même principe se manifeste aujourd’hui? Comment pouvons-nous nous assurer que nous, dans nos propres voies, ne reflétons pas certaines des choses contre lesquelles Jésus a mis en garde?


Un examen des malédictions (Luc 11: 42-54) prononcées sur les Pharisiens et les scribes montre combien l’appel à la vraie religion traverse toutes les générations, y compris la nôtre.


Par exemple, alors que la dîme est une reconnaissance joyeuse de la provision de Dieu, elle ne peut jamais se substituer aux exigences de base de l’amour et de la justice dans les relations humaines (v. 42).


Ceux-là même qui négligent « la justice et l’amour de Dieu » aiment « à occuper les premières places dans les synagogues » (v. 42, 43, Ostervald révisée). Parlez de comment se tromper à propos de la vraie foi!


Jésus a aussi averti que ceux qui assimilent la vraie religion aux seuls rituels externes sont vraiment impurs, un peu comme ceux qui se mettent en contact avec les morts (Luc 11:44; voir aussi Nom 19:16). Comment c’est facile de prendre pour sacré aux yeux de Dieu une chose assez banale.


Aussi, Jésus a prononcé une malédiction sur les experts dans la loi qui utilisaient leur éducation et leur expérience pour placer des charges religieuses intolérables sur les autres tandis qu’eux-mêmes ne « n’y [touchent] pas du doigt » (Luc 11:46, Ostervald révisée).


Au même moment où les Pharisiens honoraient les prophètes ne sont plus en vie, ils œuvraient contre les vivants. Même, comme Jésus le di- sait, certains complotaient de tuer le Fils de Dieu. Ce qui est important n’est pas le respect des prophètes, mais l’attention prêtée à leur message prophétique d’amour, de miséricorde et de jugement.


Le dernier malheur est terrible. Certains de ceux à qui la clé du royau- me de Dieu avait été confiée avaient échoué dans leur intendance. Au lieu d’utiliser sagement la clé et laisser le peuple de Dieu venir dans le royaume, ils avaient fermé la porte au peuple et jeté la clé.


dimanche


ler Juin


Craindre Dieu


« Craignez Dieu et donnez-lui gloire » (Apocalypse 14: 7, LSG) est le premier des messages des trois anges, un message fondamental au mode de vie et à la foi des Adventistes du Septième Jour. Craindre Dieu ne signifie pas avoir peur de Lui, comme le croient souvent certains. C’est de savoir qui est Dieu et quelles sont Ses exigences pour nous. C’est un acte de foi qui implique une allégeance totale à Dieu. Dieu devient le seul qui définit et arbitre notre vie, nos pensées, nos actions, nos relations, et notre destin. Une vie de disciple basée sur ce genre de «crainte» se dresse sur un sol inébranlable.


Lisez Luc 12: 4-12. Qu’est-ce que Jésus nous dit ici à propos de la crainte?


Le passage nous montre qui craindre et qui ne pas craindre. Nous ne devons pas craindre les forces qui peuvent affecter seulement notre corps dans le monde actuel. Plutôt, nous devons craindre Dieu et Lui obéir parce que notre destinée éternelle se trouve dans Ses mains. Mais notre Dieu— dont les yeux sont sur le moineau (Luc 12: 6) et qui a compté les cheveux de nos têtes (v. 7) — est un Dieu d’amour très attentionné; par conséquent, chacun de nous est infiniment précieux à ses yeux. Si nous croyons vraiment ces choses, combien de craintes terrestres ne disparaîtraient?


Lisez Luc 12: 13-21. Contre quoi Jésus nous met-Il en garde ici?


Tandis que Jésus refuse d’intervenir entre les deux frères qui se querellent sur le partage des biens, Il souligne le bien fondé du dixième commandement (Exode. 20 :17), le mal de convoitise. Il souligne une vérité importante de tous les temps: la vie n’est pas faite de choses (Luc 12:15). Le riche homme insensé vécut dans un petit monde limité à lui-même. Rien d’autre ne comptait pour lui. Combien prudents devons-nous être, et ne pas tomber dans ce même piège; cela est particulièrement important pour ceux qui ont été bénis avec une abondance de biens matériels.


Bien que nous apprécions tous les choses matérielles, pensez combien petite est la satisfaction qu’ils peuvent vraiment vous donner, surtout à la lumière de l’éternité. Pourquoi, alors, est-il encore si facile de tomber dans l’erreur contre laquelle Jésus faisait cette mise en garde dans Luc 12: 16-21?


lundi


2 Juin


Etre prêt et vigilant


« La vigilance et la fidélité ont été nécessaires aux disciples du Christ dans tous les âges; mais maintenant que nous nous tenons sur le bord même de l’éternité, en tenant les vérités que nous avons, ayant une si grande lumière, une œuvre si importante, nous devons doubler notre diligence. » — Ellen G. White, Testimonies for the Church, vol. 5, pp. 460, 461.


Lisez Luc 12: 35-53 et résumez ce que ces textes signifient, spécialement pour vous, surtout si vous avez attendu longtemps la seconde venue de Jésus.


Les chrétiens ne peuvent pas se permettre d’être laxistes ou léthargiques. Le contexte de Son retour imminent, et l’heure inconnue de celui-ci, doivent nous conduire à être revêtus de nos robes et à avoir nos lampes prêtes et allumées. L’espoir eschatologique doit être la force motrice de notre vie et de notre travail, de notre état de préparation et de notre fidélité. C’est cette fidélité à faire Sa volonté sur la terre et la préparation à Sa rencontre dans la paix qu’il y a la différence entre les bons et les mauvais serviteurs.


Toute négligence de fidélité par prétexte que « Mon maître tarde à venir » (Luc 12:45, LSG) revient à se placer sous la sévère forme de jugement de Dieu (vs. 45-48). Plus nous avons le privilège, plus notre responsabilité est grande, et donc, ceux à qui on a donné beaucoup, beaucoup leur sera demandé (v. 48).


Le jugement de l’ancien prophète « Malheur à ceux qui vivent tran- quille dans Sion » (Amos 6: 1, LSG) semble refléter l’avertissement du Christ que la vie du disciple chrétien n’est pas un état d’aisance. Paul explique la vie chrétienne comme une guerre spirituelle (Eph. 6:12). Le point central est que chaque chrétien est impliqué dans le conflit cosmique entre Christ et Satan, et la Croix trace une ligne claire entre les deux. C’est seulement par la foi continuelle en la croix du Christ que l’on peut avoir la victoire finale.


« On demandera beaucoup à qui l’on a beaucoup donné, et on exigera davantage de celui à qui l’on a beaucoup confié. » (Luc 12:48, LSG). Qu’est-ce que ce texte devrait signifier pour nous qui sommes Adventistes du Septième Jour?


Mardi


3 Juin


Etre un témoin fructueux


Le Père, le Fils et le Saint-Esprit, dans leur conseil éternel « avant la fondation du monde » (Éphésiens 1: 4), ont établi le plan du salut. C’est-à-dire, avant même que le premier humain ait été créé et, bien sûr, avant que les premiers humains aient péché, Dieu avait un plan en place pour sauver le monde. Le plan est enraciné dans la croix, et la bonne nouvelle de la croix doit être annoncée à tous dans le monde. La responsabilité de ce témoignage est placée sur chaque chrétien. « Vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre » (Actes 1: 8, LSG). La dernière responsabilité que Jésus donne, souligne l’importance que le Seigneur donnait au rôle des disciples en tant que témoins.


Quelles leçons ceux qui ont le témoignage chrétien doivent appren- dre de la parabole du semeur et du sol ? Luc 8: 4-15.


Quoi et à quand la récompense de celui qui témoigne ? Luc 18: 24-30.


Qu’ enseigne la parabole des mines (Luc 19: 11-27) sur la fidélité et la responsabilité dans le témoignage?


Dans chacun de ces textes, et d’autres, les dangers, les responsabiités, et les récompenses du témoignage et de la foi sont révélés. Nous avons été chargés d’une responsabilité solennelle; mais en considérant tout ce que nous avons reçu, combien peu est ce qu’on nous demande!


Mercredi


4 Juin


Etre un leader serviteur


Lisez Luc 22: 24-27. Même quand les disciples se préparaient pour le der- nier souper, ils se disputaient pour savoir qui d’entre eux serait le plus grand dans le royaume. Comment Jésus répondit-il à leur folie, et qu’est-ce qui est révolutionnaire dans Sa réponse?


La réponse de Jésus est unique dans l’histoire du leadership. Pharaon, Nabuchodonosor, Alexandre, Jules César, Napoléon et Genghis Khan ont tous vu le leadership en termes de pouvoir et d’autorité sur les autres. C’est à peu près la façon dont le monde a toujours fonctionné en ce qui concerne le pouvoir.


« Qu’il n’en soit pas de même pour vous », dit Jésus, « Mais que le plus grand parmi vous soit comme le plus petit, et celui qui gouverne comme celui qui sert » (Luc 22:26, LSG). En disant cela, le Seigneur de l’univers a inversé la définition du leadership: « Il n’en sera pas de même au milieu de vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur; et quiconque veut être le premier parmi vous, qu’il soit votre esclave. C’est ainsi que le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs. » (Matt. 20: 26-28, LSG).


En définissant ainsi la vie du service et d’abnégation comme principes de base de Sa manière et de Son leadership, Jésus introduit une nouvelle dynamique aux relations humaines: l’accomplissement ne vient pas du pouvoir, mais du service; le leadership tire son autorité non de la position mais du service; la transformation ne commence pas avec le trône, mais avec la croix. Vivre, c’est mourir (Jean 12:24).


Dans Luc 9: 46-48, quelque chose de similaire a surgi parmi les disciples de Jésus par rapport à qui serait le plus grand. Les principes du monde étaient encore fermement ancrés dans l’esprit de Ses disciples.


La réponse du Maître est au cœur du problème et pose l’un des défis les plus difficiles dans la vie en général et dans la vie du chrétien en particulier. Les paroles de Jésus, principalement le fait d’être « le plus petit parmi vous » (v. 48, LSG), montrent combien de fois les priorités du monde sont complètement en arrière.


Avec les principes du monde si complètement opposés à ce que Jésus a enseigné ici, comment résisterons-nous si nous mettons en pratique Ses principes dans notre propre vie?


Jeudi


5 Juin


Pour aller plus loin: « Qui possède notre cœur ? Avec qui sont nos pensées ? De qui aimons-nous à nous entretenir ? Qui possède nos plus chaudes affections et le meilleur de notre énergie ? Si nous sommes à Jésus, nos pensées sont en lui, ainsi que nos plus douces émotions. Tout ce que nous sommes ou possédons lui est consacré ; nous désirons vivement reproduire son image, nous imprégner de son esprit, faire sa volonté et lui être agréable en toutes choses. » — Ellen G. White, Le meilleur chemin, p. 56. « La plus grande joie, la plus noble éducation que puisse nous apporter notre vie terrestre, si marquée qu’elle soit par le péché, sont de servir. Dans la vie à venir, qui ne sera pas limitée ainsi, notre plus grande joie, notre plus noble éducation seront de servir — témoigner, et découvrir encore “la glorieuse richesse de ce mystère [...], c’est-à-dire : Christ en vous, l’espérance de la gloire” Colossiens 1 :27 » — Ellen G. White, Education, p. 244.



Discussion:


Jésus a traité le fermier riche et prospère d’insensé (Luc 12:20). On peut ne pas être riche ou avoir du succès, mais qu’est-ce qui fait de nous un insensé aux yeux de Dieu?


Dans certaines de nos églises, nous voyons deux groupes: d’abord, les professionnels, les chefs d’entreprises, les chefs religieux et communautaires, et les personnes célèbres, tous ceux qui ont du respect, de la considération et l’estime; d’autre part, ceux qui sont silencieux et insignifiants, qui vont et viennent sans que personne ne les remarque. Que pouvez-vous faire pour faire sentir au dernier groupe assez d’importance que le premier groupe?


Bien qu’il soit facile aujourd’hui de tourner en dérision les Pharisiens pour la façon dont ils ont perverti la foi, comment pouvons-nous être sûrs que nous, qui sommes zélés dans la foi, ne sommes pas en danger de faire les mêmes erreurs? Comment restons-nous fermes dans la justice sans devenir un Pharisien? Ou, plus important encore, comment pouvons-nous déterminer ce qui est juste et ce pour quoi il vaut la peine de se battre, par opposition au fait d’être zélé pour ce qui ne sauve pas?


Comment pouvons-nous maintenir une attitude de vigilance et de préparation au retour de Jésus quand, à chaque année qui passe, il devient de plus en plus facile d’être moins vigilant?


Vendredi


A la recherche de la Paix: deuxième partie


TAN, CHINE


Tan n’avait pas l’intention de rester longtemps; mais parce que personne ne le renvoya chez lui, il resta et étudia. Quand il étudia avec la Bible le pasteur, Tan apprit de nouvelles vérités au sujet de Dieu. Il avait entendu parler du sabbat, mais avait pensé que le dimanche était le jour du sabbat. D’autres chrétiens adoraient le dimanche; pourquoi ce groupe adore-t-il le samedi? Patiemment, Pasteur Xo étudia et pria avec Tan. Tan priait aussi, demandant à Dieu de lui montrer ses vérités. Peu à peu, Dieu a ouvert l’esprit de Tan à la vérité, et il l’a acceptée.


Tan resta et étudia avec le pasteur Xo pendant sept mois. Pendant ce temps, il fut baptisé et se consacra au travail à plein temps pour Dieu. Pasteur Xo assigna à Tan de travailler dans un village voisin, où il y avait une petite congrégation de croyants.


Un jour, Tan répondit à un quelqu’un qui frappait à sa porte et trouva Tao debout.


«Je devait te trouver », déclara Tao. « Je veux connaître ton Dieu. » Surpris, Tan l’invita dedans et apprit que trois jours après qu’il eut quitté la ville, Tao et ses amis étaient entrés dans un combat contre un homme qui était le chef d’un puissant gang.


Le jeune homme réussit à s’échapper, mais le lendemain, quelqu’un lui dit que le chef du gang était à sa recherche pour le tuer. Sa mère, affolée des mauvaises choses que faisait son fils, le pria de quitter la ville.


En faisant sa valise, Tao trouva la Bible que Tan lui avait donnée. Il la prit, et elle s’ouvrit sur Matthew 6. Tao commença à lire, « Ne vous inquiétez pas de votre vie… Cherchez premièrement le royaume de Dieu… Ne vous inquiétez pas du lendemain… A chaque jour suffit sa peine. » (Matt. 6:25, 33, 34, LSG).


Tao se souvint de la paix de Tan et souhaita connaître Dieu comme Tan l’a fait, donc il décida d’acheter un billet aller — juste pour trouver son ami chrétien.


Tan introduisit Tao au pasteur Xo. Pasteur Xo aida Tao à trouver du travail, et chaque soir, ils ont étudiaient la Bible ensemble. Tao crut aux vérités et accepta Christ comme son Sauveur et fut baptisé. Alors, un nouveau désir brûlait dans son cœur — Tao voulait devenir un évangéliste.


Il décida de rentrer chez lui pour partager sa nouvelle foi avec les gens. Son premier converti était sa mère, qui a vu le changement profond dans la vie de son fils. Mais quelques autres étaient assez intéressés à écouter. La mère de Tao craignait que s’il restait dans le village, il pourrait retomber dans ses vieilles habitudes. Elle l’a exhorté de retourner en ville pour continuer à étudier, mais Tao lui expliqua que Jésus avait changé sa vie à jamais.


Tao revint à la ville pour recevoir plus de formation. Il sait que c’est par la grâce de Dieu qu’il est vivant, et par la grâce de Dieu, il veut vivre pour Lui.


Tan et Tao sont tous reconnaissants pour la manière dont Dieu a conduit leur vie, et ils continuent de partager leur foi avec les autres en tant que pasteurs laïcs dans le sud de la Chine.


Adapté d’un récit de Charlotte Ishkanian.



*6–12 Juin


Le royaume de Dieu


SABBAT APRÈS-MIDI


Lisez pour l’étude de cette semaine: Luc 11: 2; Luc 1:32, 33; 18: 16- 30; Luc 17:23, 24; Apocalypse 21: 1-3; Luc 21: 34-36.


Verset à mémoriser: « Et il en viendra d’orient et d’occident, du septentrion et du midi, qui seront à table dans le royaume de Dieu » (Luc 13:29, Ostervald révisée).


Le royaume de Dieu est un thème majeur et une priorité impor- tante dans les enseignements de Jésus. L’expression est reprise près de 50 fois dans Matthieu, 16 fois dans Marc, environ 40 fois dans Luc, et 3 fois dans Jean. Partout où ce terme apparaît— que ce soit dans la prière du Seigneur, ou dans Son sermon sur la montagne, ou dans une de Ses prédications ou paraboles— le royaume de Dieu est une expression de ce que Dieu avait fait dans l’histoire de la race humaine quand Il traite du problème du péché et apporte une fin ultime et décisive au grand conflit contre Satan. Le royaume de Dieu est différent de tout royaume que le monde ait jamais connu, et ce, parce que ce n’est pas un royaume du monde. « Le royaume de Dieu ne vient pas par des manifestations extérieures. Il vient par la douce inspiration de sa Parole, par le travail intérieur de son Esprit, par la communion de l’âme avec le Christ qui est sa vie. La plus grande manifestation de sa puissance peut se constater quand la nature humaine est amenée à la perfection du caractère du Christ. » — Ellen G. White, Le ministère de la guérison, p. 16. Cette semaine, nous allons nous concentrer sur ce thème, en particulier tel qu’il apparaît dans Luc.


*Etudier la leçon de cette semaine pour le sabbat 13 Juin


7 Juin


Les caractéristiques du royaume de Dieu: première partie


Les Évangiles sont remplis de références au royaume de Dieu, tous témoignant cumulativement qu’un nouvel ordre a été inauguré en et par Jésus.


Que dit Luc 11: 2 à propos du royaume de Dieu? A qui ce royaume appartient-il, et pourquoi est-ce si important?


Dire que ce royaume appartient à Dieu ne consiste pas seulement à affirmer ce qui est évident, mais plutôt à affirmer que le royaume de Dieu n’est ni une notion philosophique, ni une imagination pour in- fluencer l’éthique. Ce n’est pas un évangile social promettant du pain et de l’eau pour l’affamé ou l’égalité et la justice pour les opprimés politiques. Le royaume de Dieu transcende toute bonté humaine et toute action morale et trouve son locus dans l’activité souveraine de Dieu à travers le Fils incarné, qui est venu prêcher la bonne nouvelle du royaume (Luc 4: 42-44,Matt.4: 23-25).


Qu’ enseigne Luc 1:32, 33 au sujet de celui qui a inauguré le royaume de Dieu et de ce qu’est son résultat final?


Le passage est d’une importance capitale pour deux raisons: d’abord, le Messie attendu dans l’Ancien Testament n’est autre que Jésus, « le Fils du Très-Haut »; deuxièmement, « Son règne n’aura pas de fin. » Cela signifie que, par Son incarnation, Sa mort et Sa résurrection, Jésus a vaincu le défi que Satan à lancé à la souveraineté de Dieu et Il a établi pour l’éternité le royaume de Dieu. «Le royaume du monde a passé maintenant aux mains de notre Seigneur et de son Christ. Il régnera éternellement. » (Apocalypse 11:15, Darby). Dans le conflit entre Christ et Satan, Satan a revendiqué la victoire après la chute d’Adam et Eve. Mais la mission de Jésus a prouvé la fausseté des allégations de Satan; Il a vaincu Satan à chaque tour, et avec Sa mort et Sa résurrection, Christ a donné à l’univers tout entier l’assurance que le royaume de Dieu est arrivé.


Comment pouvons-nous vivre d’une manière qui reflète la réalité du royaume de Dieu? Plus important encore, comment pouvonsnous tenir compte de cette réalité dans notre propre vie? Quelle devrait être la différence sur la façon dont nous, en tant que citoyens du royaume de Dieu, vivons maintenant?


Dimanche


8 Juin


Les caractéristiques du royaume de Dieu:deuxième partie


Qu’est-ce que les textes suivants nous enseignent à propos de la citoyenneté du royaume de Dieu?


Luc18:16–30___________________________________________


Luc 12:31–33___________________________________________


Luc 9:59–62____________________________________________


L’entrée au royaume de Dieu ne dépend pas de l’état d’une per- sonne, ou de sa position, ou de ses richesses ou de l’absence de tout ceci. Luc, de même que d’autres évangélistes, souligne qu’il faut venir à Jésus avec une attitude d’abandon sans compromis, une dépendance absolue, et une confiance enfantine; ce sont des traits caractéristiques de ceux qui entrent au royaume de Dieu. Ils doivent être prêts à renoncer à tout, s’il le faut; parce que tout ce qu’ils ne voudraient pas renoncer serait quelque chose qui, dans un sens, non seulement concurrence Jésus, mais en fait, gagne. Jésus et Son droit sur notre vie, sur tous les aspects de notre vie, sont prioritaires. C’est logique, car, après tout, c’est seulement à travers Lui que nous existons. Ainsi, bien sûr, Il devrait avoir notre complète allégeance. Relisez Luc 18:29, 30. Que nous dit Jésus, et que nous promet- Il ? Devons-nous quitter nos parents, notre conjoint, même nos enfants à cause du royaume de Dieu? C’est un engagement exi- geant, n’est-ce pas? Jésus ne dit pas que ces actions sont nécessai- res pour tous les croyants, mais que si quelqu’un est appelé à lais- ser ces choses pour le bien du royaume de Dieu, cela vaut la peine.


Analysez davantage les paroles de Jésus de laisser les morts enterrer les morts. Quelle importante vérité est exprimée ici, de ne pas trouver d’excuses pour éviter de Le suivre lorsque l’appel arrive, quel que soit comment ces excuses peuvent sembler valables?


Lundi


9 Juin


Le royaume de Dieu: déjà, pas encore


Jésus vint sur cette terre, proclamant le royaume de Dieu. Dans Sa première proclamation publique à Nazareth (Luc 4: 16-21), Jésus a affirmé que, par Lui ce jour-là, la prophétie messianique du royaume et Son ministère rédempteur, annoncés par Esaïe, étaient inaugurés.


Luc rapporte une autre parole qui atteste la réalité actuelle du royaume. Interrogé par les Pharisiens quand le royaume viendrait, Jésus leur répondit que le «royaume de Dieu est parmi vous» (Luc17:21, Semeur). D’autres traductions suggèrent que le royaume est « au milieu de vous» ou « en vous ». Cela voudrait dire que, avec l’arrivée de Jésus, le royaume de Dieu est déjà venu, avec ses composantes, à savoir : la guérison des malades (Luc 9:11), la prédication de l’Evangile (Luc 4: 16-19),le pardon des péchés (Luc 7: 48-50; 19: 9, 10), et l’écrasement des forces du mal (Luc 11:20). Ainsi, Jésus a fait du royaume de Dieu une réalité présente dans l’individu, la transformation de la personne à être comme Lui. Le royaume de Dieu est aussi vu au milieu de la communauté des croyants, une révélation de la justice et du salut. Ce présent aspect est également connu comme « un royaume de grâce [parce que] jour après jour, des cœurs pécheurs et rebelles s’abandonnent à la souveraineté de l’amour de Dieu » — Ellen G. White, Heureux ceux qui, p. 89.


Alors que l’aspect « déjà » a établi la finalité du royaume, — c’est-à- dire, la défaite du péché et de Satan et la victoire de Jésus dans le grand conflit cosmique — l’aspect « pas encore » se réjouit de la fin physique du mal et la création de la nouvelle terre: « mais le royaume de sa gloire ne sera établi qu’au retour de Jésus »— Ellen G. White, Heureux ceux qui, p. 89.


Qu’est-ce que ces textes enseignent sur le royaume de Dieu à la fin des temps ? Luc 17:23, 24;21: 5-36


Notre monde, et l’état de notre monde — la tourmente, la tristesse et le trouble — reflètent certainement les paroles que Jésus a exprimées ici. Bien que certains affirment que la douleur et la souffrance dans ce monde signifient que Dieu n’existe pas, nous pourrions répondre que, étant donné ce que Jésus nous a avertis depuis presque deux mille ans, l’état de notre monde aide à prouver non seulement l’existence de Dieu, mais aussi, confirme la véracité de la Bible elle- même. (Si le monde était le paradis maintenant, les paroles de Jésus seraient fausses.) Ce n’est qu’à la fin que le royaume de Dieu sera établi dans toute sa plénitude. Jusque-là, nous avons à endurer.


Mardi


10 Juin


Le royaume et la seconde venue de Christ


Quand Jésus parlait du royaume de Dieu, Il parlait de deux cer- titudes: (1) l’activité de Dieu à travers Christ dans l’histoire pour sauver l’humanité du péché et (2) la clôture de l’histoire par la restauration des rachetés au plan originel — pour vivre avec Lui à jamais sur la nouvelle terre (Apo. 21: 1-3). La première, comme déjà indiquée, est arrivée dans la mission et le ministère de Christ. En Lui, nous sommes déjà dans le royaume de la grâce (Eph. 1: 4- 9). La deuxième certitude, le rassemblement des rachetés dans le royaume de gloire, c’est l’espoir avenir de ceux qui espèrent en Christ (Eph 1: 10, Tite 2: 13). Jésus et le reste du Nouveau Testament lient cet événement historique où les fidèles hériteront le royaume de gloire à la seconde venue de Christ.


La seconde venue de Christ est l’aboutissement final de la bonne nouvelle que Jésus est venu proclamer lors de Son premier passage. Le même Jésus qui a vaincu le péché et Satan sur le Calvaire va bientôt revenir pour commencer le processus qui va éradiquer le mal et purifier cette terre de la tragédie que Satan a infligée à la création de Dieu.


Lisez Luc 21: 34-36. Dans vos propres mots, résumer le message de base. Tout en le faisant, regardez votre vie et demandez-vous comment ces mots s’appliquent à vous. Qu’est-ce que vous devez faire pour s’assurer que vous suivez ce que Jésus nous dit ici?


Alors que nous attendons le retour de Jésus, nous sommes exhortés ainsi : « veillez donc et priez en tout temps, afin que vous ayez la force d’échapper à toutes ces choses qui arriveront, et de paraître debout devant le Fils de l’homme. » (v. 36, LSG). Ceux qui ont connu le royaume de grâce doivent attendre, regarder, et prier pour le royaume de gloire. Entre l’un et l’autre, entre le déjà et le pas encore, les croyants doivent être occupés avec le ministère et la mission, en vivant et en espérant, en se nourrissant de Sa parole et en témoignant. L’anticipation de la seconde venue exige la sanctification de notre vie ici et maintenant.


Mercredi


11 Juin


Etre Ses témoins


Lisez Actes 1: 1-8. Quelles importantes vérités sur le royaume de Dieu sont exprimées ici?


Le royaume de Dieu est avant tout dans l’esprit de Luc quand il écrivait


la suite de son Évangile, sous forme d’un bref historique de l’église pri- mitive. Dans les premières lignes de ce récit historique, le livre des Actes, Luc énonce trois vérités fondamentales concernant le royaume de Dieu.


Premièrement, assurez-vous que Jésus reviendra. Pendant 40 jours entre Sa résurrection et Son ascension, le Seigneur a continué de répéter ce qu’Il avait enseigné aux disciples avant Sa crucifixion: « les choses qui concernent le royaume de Dieu » (Actes 1: 3, LSG). Les événements puissants de la Croix et de la Résurrection n’avaient rien changé à l’enseignement de Jésus en ce qui concerne le royaume; sinon, Il l’aurait dit au cours des 40 jours où après Sa résurrection, Il continua d’imprégner les disciples de la réalité du royaume.


Deuxièmement, attendre la venue de Jésus au temps que Dieu Lui- même a fixé. Après Sa résurrection, les disciples de Jésus Lui firent une sérieuse et anxieuse question: «Seigneur, est-ce en ce temps que tu rétabliras le royaume d’Israël? » (v. 6, LSG). Jésus n’a pas répondu à la question, mais Il a corrigé le point de vue des disciples : Dieu doit toujours être Dieu; Il ne revient pas à la chair et au sang de sonder Son esprit, de prédire la précision de Ses plans et de pénétrer Ses secrets. Il sait quand le royaume de gloire doit venir, et Il l’amènera en Son propre temps (Actes 1: 7, Matt.24:36), tout comme « quand vint la plénitude du temps » (Gal. 4: 4, Jérusalem) Il a envoyé Son Fils pour inaugurer le royaume de grâce. Troisièmement, être des témoins de l’Évangile de Jésus. Christ a redirigé les disciples de la spéculation sur ce qui n’est pas connu — le temps où le royaume de gloire viendra — à ce qui est connu et qui doit être fait. Le temps de la seconde venue n’est pas révélé, mais nous sommes appelés à attendre ce jour glorieux et nous «occuper» jusque-là (Luc 19:13). Cela voudrait dire que nous devrions être impliqués dans la propagation de l’Évangile de Jésus-Christ « jusqu’aux extrémités de la terre. » (Actes 1: 8, LSG). C’est notre responsabilité — pas par notre propre force, mais par la puissance de l’Esprit Saint, promis d’être répandu sur tous ceux qui sont témoins de ce qu’ils ont vu et entendu (vs. 4-8).


Ces fidèles de Jésus avaient encore de grosses idées fausses sur la nature de l’œuvre de Christ. Et pourtant, le Seigneur voulait les utiliser de toute façon. Quel message pourrait-il y avoir pour nous à propos du fait de ne pas avoir à comprendre pleinement tout avant d’être utilisé par Dieu?


Jeudi


12 Juin


Pour aller plus loin: « Parlant des pauvres en esprit, Jésus déclare que le royaume des cieux leur appartient. Ce règne n’est pas temporel et terrestre comme ses auditeurs l’espéraient ; le Fils de l’homme voulait leur faire comprendre en quoi consiste ce royaume spirituel de l’amour, de la grâce, de la justice, dont il était le symbole vivant, royaume destiné aux pauvres en esprit, aux débonnaires, aux persécutés, qui en sont les sujets et auxquels il appartient. » —Ellen G. White, Heureux ceux qui, p. 16.


« Nous sommes maintenant dans le chantier de Dieu. Certains d’entre nous sont des pierres sortant de la carrière et non encore taillées. Il faut que la vérité divine agisse sur nous, qu’elle nous élève et fasse disparaître toute imperfection et tout péché, de quelque nature qu’ils soient. Nous serons ainsi préparés à contempler le divin Roi dans sa beauté et à vivre enfin avec les saints anges dans le royaume de gloire. C’est ici-bas que cette œuvre s’accomplit pour nous ; c’est ici-bas que notre corps et notre esprit sont rendus aptes à l’immortalité.. » —Ellen G. White, Témoignages pour l’Eglise, vol. 1, p. 206.


Discussion:


Le physicien Steven Weinberg, parlant du cosmos, de manière célèbre (ou infâme) a écrit: « plus l’univers semble compréhensible, plus il semble aussi vain. » Ses paroles ont causé beaucoup d’agitation, et il a finalement tenté d’adoucir ce qu’il a dit. Certains, cependant, ne voient pas le bien fondé d’un conflit sur un univers sans intérêt. « Pourquoi devrait-il y avoir un intérêt? » Demanda l’astronome Martha Geller de Harvard à propos de l’univers. « Quel intérêt? C’est juste un système physique, quel intérêt y a-t-il? J’ai toujours été perplexe de cette déclaration. » L’univers, tout un système, et un système inutile? En tant qu’un chrétien attendant la seconde venue de Jésus et l’établissement complet et définitif du royaume de Dieu, comment répondriez-vous aux idées derrière ces déclarations?


Chaque génération de chrétiens a espéré que Jésus revienne en son temps, et certains pasteurs et évangélistes ont fixé des dates spécifiques. Mais toutes ont échoué. Qu’est-ce qui est mal dans le fait de fixer des dates ?


Vendredi


Combat contre la silhouette: première partie


ABBA, MONGOLIE


Abba, un jeune homme vivant dans le nord de la Mongolie, se sentait impuissant pour changer la pente descendante de sa vie. Puis son ami le présenta à Dieu. Il partage ici son témoignage personnel.


« Avant de devenir chrétien, j’ai vécu une vie très mondaine. Je buvais; je fumais; et je volais des choses. Je n’ai jamais pensé que ce que je faisais était bon ou mauvais; c’était juste une partie de moi. Je le faisais naturellement.


Une fois, mes amis et moi buvaient, et j’avais bu longtemps avant eux. Je perdis connaissance et quand je me suis réveillé, je réalisai que j’étais seul. Je dandinai hors de la maison à la recherche de mes amis. Je les trouvai chez l’un des amis. « Pourquoi m’avez-vous quitté? » Demandai-je avec colère.


« Tu dormais! » dit l’un. « Nous ne pouvions pas te réveiller. » Ils me donnèrent une autre boisson. Je me sentais tomber à la renverse, et tout devint noir. Je me suis réveillé dans un poste de police, nu et froid. Mon bras était sanglant, et mon dos endolori. Je ne savais pas ce qui était arrivé. L’officier de police me dit que j’étais arrêté pour avoir troublé la paix. Il dit que je criais et menaçais les gens, et que j’avais cassé les fenêtres de plusieurs personnes avec mon poing. Ce qui explique le bras ensanglanté. Un homme était avec l’officier de police et il dit que j’avais frappé à sa porte et l’avais menacé. Je ne me souvenais de rien de tout cela.


Le policier me remit mes vêtements, et je m’habillai. Mais mes chaussures étaient manquantes. Quand je demandai mes chaussures, il me dit que je ne portais pas de chaussures quand je fus arrêté.


Une femme vint au poste de police pour déposer une plainte contre moi. Elle dit que j’avais brisé les fenêtres de sa maison. Je me suis excusé en lui disant que je ne savais pas. Je voulus voir les fenêtres brisées de mes propres yeux, et l’agent de police m’emmena au domicile de la femme. Sous une fenêtre brisée était l’une de mes chaussures. Puis je me rendis à l’autre maison avec des fenêtres cassées, et j’y trouvai l’autre chaussure. Je savais que j’étais coupable. Le propriétaire de la maison dit que j’avais menacé de tuer tout le monde dans la maison. Quelqu’un d’autre m’a dit que j’avais frappé à une porte et quand j’ai vu mon ombre refléter dans le verre, j’ai commencé la lutte avec elle. Quand un homme est sorti pour enquêter sur le bruit, je commençai à me battre contre lui. Il s’est échappé et a appelé la police. Lorsque l’officier de police est venu, je commençai à me battre contre lui aussi. Il me semblait que j’écoutais des histoires d’un homme possédé par un démon.Je payai mon amande et convins de remplacer les vitres brisées. J’ai même promis que je ne boirai plus jamais. Mais trois jours plus tard, j’étais ivre. Il semble que je ne pouvais pas arrêter de boire. Je me rendis compte combien de fois je mettais ma mère en difficultés. Je travaillais, mais au lieu de lui donner de l’argent pour la nourriture, je m’achetais de l’alcool. »


À suivre …



*13–19 Juin


Jésus à Jérusalem


SABBAT APRÈS-MIDI


Lisez pour l’étude de cette semaine: Luc 19: 28-40, Zach. 9: 9, Luc 19: 45-48, Matt.21: 12-17, Luc 20: 9-26.


Verset à mémoriser: « Et quand il fut près de la ville, en la voyant, il pleura sur elle. » (Luc 19:41, Ostervald révisée).


La dernière semaine de la vie terrestre de Jésus fut passée à Jérusalem. Des événements tumultueux ont aussi marqué cette semaine: l’entrée triomphale, Jésus pleurant sur la ville indifférente, la purification du temple, les intrigues et les complots contre Lui, le pathos de la dernière cène et l’agonie de Gethsémané, le simulacre de procès, la crucifixion, et enfin, la résurrection. Jamais auparavant et jamais encore aucune ville n’a connu une telle progression critique de l’histoire, une progression qui a amené le conflit cosmique entre le bien et le mal à son paroxysme, même si personne d’autre que Jésus n’avait compris l’importance de ce qui se passait. Jésus avait traversé Jérusalem plusieurs fois dans Sa vie. Matthieu, Marc, Luc et Jean rapportent tous Jésus comme un adulte visitant Jérusalem, et particulièrement, lors de la semaine de la passion. Bien que d’autres apparitions de Jésus à Jérusalem soient bien connues — l’enfant Jésus porté au temple (Luc 2: 22-38), le débat de 12 ans dans le temple (v.41-50), le tentateur portant Jésus sur le toit du temple (Luc 4: 9-13) — c’est la semaine de la clôture de Son ministère à Jérusalem qui fait objet d’une attention particulière pour les auteurs des Evangiles.


*Etudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 20 Juin


14 Juin


L’entrée triomphale


Il est né à Bethléem. Il a grandi à Nazareth. Il a enseigné, prêché et guéri dans toute la Galilée, dans la Samarie, en Judée, en Béré. Mais une ville faisait l’objet de Son souci constant: Jérusalem. « Jésus prit la résolution de se rendre à Jérusalem. » (Luc 9:51, LSG). Son entrée dans la ville marqua la semaine la plus dramatique et la plus cruciale dans l’histoire du monde. La semaine a commencé avec Christ marchant royalement dans la ville et a vu Sa mort sur la croix, par laquelle « nous [qui] étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de Son Fils » (Rom. 5:10, LSG).


Lisez Luc 19: 28-40. Imaginez l’excitation des disciples. Ils ont sûrement pensé qu’à cette époque le Roi Jésus monterait sur un trône terrestre à Jérusalem, le trône du roi David. Quelle leçon importante à propos des fausses attentes pouvons-nous tirer de ce récit?


Quand Jésus était né, des mages d’orient étaient venus frapper aux portes de Jérusalem, posant cette poignante question: « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? » (Matthieu 2: 2, Semeur). Et mainte- nant, quelques jours avant la Croix, quand Ses disciples et la foule se pressaient dans la ville, un cri de joie éclata dans le ciel de Jérusalem:


« Béni soit le roi qui vient au nom du Seigneur! » (Luc 19:38, LSG). Cette scène étonnante accomplit la prophétie. « Sois transportée d’al- légresse, fille de Sion! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem! Voici, ton roi vient à toi; Il est juste et victorieux, Il est humble et monté sur un âne, sur un âne, le petit d’une ânesse. » (Zacharie 9 : 9, LSG). Pourtant, Jésus savait que cette étape de l’histoire, qui a commencé avec les Hosanna, allait bientôt aboutir à Golgotha, où il prononcerait ces mots triomphants : « tout est accompli. »


Bien que ce fût selon le plan éternel de Dieu, Ses disciples étaient tellement pris dans les traditions, les enseignements et les attentes de leur temps et de la culture qu’ils manquèrent complètement Ses pre- miers avertissements sur ce qui se passerait et ce que cela signifiait.


Christ leur a parlé, mais ils n’ont pas écouté. Ou peut-être qu’ils ont écouté, mais ce qu’Il disait allait tellement contre ce qu’ils attendaient qu’ils en firent sourde oreille. Comment pouvons- nous nous assurer que nous ne faisons pas la même chose quand il s’agit de la vérité biblique?


Dimanche


15 Juin


Jérusalem: la purification du temple


« Il est écrit : Ma maison est une maison de prières ; mais vous en avez fait une caverne de voleurs » (Luc 19: 46, Ostervald révisée).


Après l’entrée triomphale, au cours de laquelle Jésus a pleuré sur Jérusalem, la première chose qu’Il fit fut d’aller au temple.


Lisez Luc 19: 45-48, Matthieu 21: 12-17, et Marc 11: 15-19. Quelles importantes leçons pouvons-nous tirer de ce que Jésus avait fait? Qu’est-ce que ces récits devraient nous dire, en tant qu’individus et en tant que membres d’une communauté qui, en quelque sorte, fonctionne comme le temple? Eph.2 :21.


Tous les quatre Évangiles mentionnent la purification du temple.Alors que Jean parle de la première purification (Jean 2: 13-25) qui a eu lieu lors de la visite de Jésus au temple à la Pâque à l’an 28 A.D., d’autres racontent la deuxième purification à la fin du ministère de Jésus, cette fois à la Pâque de l’an 31 A.D. Ainsi, les deux purifications du temple fournissent une parenthèse pour le ministère de Jésus, montrant combien Il se souciait du caractère sacré du temple et de ses services, et combien stratégique Il a affirmé Sa mission et Son autorité messianique.


Ses actions dans le temple, en particulier la deuxième fois, qui s’est passée juste avant Sa mort, présentent une question intéressan- te: sachant qu’Il allait bientôt mourir, sachant que le temple et ses services seraient bientôt nuls et non avenus, Jésus chassa néanmoins ceux qui le profanaient avec leurs marchandises. Pourquoi ne l’avait-t-Il pas abandonné tout simplement, dans sa propre corruption, d’autant plus qu’il ne deviendrait pas seulement inutile, mais, dans plus d’une génération, il serait détruit?


Bien que nous n’ayons pas eu de réponse, c’est probablement parce que c’était encore la maison de Dieu, et c’était encore le lieu où le plan du salut était révélé. Dans un sens, on pourrait dire que, avec Sa mort prochaine, le temple et ses services jouaient un rôle important parce qu’ils étaient le lieu où les Juifs fidèles venaient comprendre juste qui était Jésus et ce que Sa mort sur la croix signi- fiait vraiment. Autrement dit, le temple, qui dépeint l’ensemble du plan du salut, pourrait attirer beaucoup de personnes à venir voir en Jésus « l’Agneau immolé dès la fondation du monde. » (Apocalypse 13: 8).


Lundi


16 Juin


L’infidèle


La parabole des méchants vignerons (Luc 20: 9-19) nous donne une leçon sur l’histoire du salut. Le centre de cette histoire est Dieu et Son amour continu pour les pécheurs errants. Bien que la parabole fût spécifiquement adressée aux dirigeants juifs de son temps (« ils avaient compris que c’était pour eux que Jésus avait dit cette parabole » [v.19, LSG]), elle est intemporelle dans sa portée. Elle s’applique à chaque génération, chaque congrégation, et chaque personne sur qui l’amour et la confiance de Dieu ont été laissés et de qui Dieu attend un retour fidèle. Nous sommes les locataires d’aujourd’hui, et nous pouvons tirer de cette parabole quelques leçons sur l’histoire telle que Dieu la voit.iews it.


Lisez Luc 20: 9-19. Comment le principe enseigné ici s’applique à nous, si nous faisons les mêmes erreurs que celles dans la parabole?


Au lieu de donner à Dieu les fruits de l’amour et de la fidélité, les


locataires de la vigne de Dieu faillirent à leur responsabilité et aban- donnèrent le Seigneur. Mais Dieu, en tant que propriétaire du vigno- ble, envoya serviteur après serviteur (v. 10-12), prophète après pro- phète (Jer. 35:15), continuant à courtiser Son peuple avec amour pour le ramener à sa noble responsabilité d’intendance. Chaque prophète, cependant, devint victime du rejet. « Lequel des prophètes vos pères n’ont-ils pas persécuté? » (Actes 7:52, LSG). L’histoire divine est une longue histoire d’amour. La tragédie a beau relever sa tête encore et encore, la gloire finira par triompher. La résurrection doit suivre la croix. La pierre qui était rejetée est maintenant la pierre angulaire d’un grand temple qui abritera le Commonwealth de Dieu, où tous les rachetés, les riches et les pauvres, les Juifs et les Gentils, le mâle et la femelle, vivront comme un seul peuple. Ils marcheront dans le vignoble eschatologique et jouiront de ses fruits pour toujours.


Nous pourrions ne pas avoir des prophètes vivants aujourd’hui pour les persécuter, mais nous sommes aussi capables de rejeter les messagers de Dieu que les personnes de l’ancien temps. Com- ment pouvons-nous nous assurer que nous, qui sommes appelés à donner au Seigneur « le fruit de la vigne » ne rejetons pas Ses messagers et leurs messages?


Mardi


17 Juin


Dieu ou César ?


Lisez Luc 20: 20-26. Comment prenons-nous ce que Jésus a enseigné ici et l’appliquons à notre propre situation dans quelque pays que nous vivons?



Au temps de Jésus, la fiscalité par Rome était une question explosive. Autour de l’an 6 A.D., selon Joseph, Judas le Galiléen, un chef révolutionnaire, a déclaré que payer des impôts à César était une trahison contre Dieu. La question, ainsi que plusieurs revendi- cations messianiques et les aspirants au trône, causèrent des révoltes périodiques anti-romains. Dans un tel contexte sensible, la question posée à Jésus, de savoir s’il était légal de payer des impôts, révélait l’arrière-pensée des interrogateurs: répondre que c’était légal aurait placé Jésus du côté de Rome, montrant qu’Il pourrait ne pas être le roi des Juifs telle que clamé par la foule à son entrée à Jérusalem; dire non aurait signifié que Jésus suivait le système de Galilée, et traiter le gouvernement romain d’illégal, était une ouverture pour être accusé de trahison. Ils avaient espéré mettre Jésus dans une impasse sans moyen d’échapper.


Jésus, cependant, lisait tous leurs stratagèmes. Il pointa l’image de César sur une pièce de monnaie et rendit Son verdict: « rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu » (Luc 20:25, LSG). Vivre sous César, dont la monnaie est utilisée dans les besoins journaliers, a son obligation à César. Mais il y a une autre obligation, une des plus grandes, qui s’élève du fait que nous sommes faits à l’image de Dieu et que nous Lui devons notre ultime allégeance. « La réponse du Christ, loin d’être une échappatoire, était une réponse candide… Il déclara que puisqu’ils vivaient sous la protection du pouvoir romain ils avaient le devoir de lui rendre ce qui lui était dû aussi longtemps que cela n’entrait pas en conflit avec un devoir supérieur. Cependant, tout en vivant en sujets paisibles sous les lois du pays, ils devaient en tout temps rester d’abord fidèles à Dieu. »— Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 598.


Quels sont les moyens par lesquels nous pouvons continuer à être de bons citoyens dans tout ce pays où nous vivons, et au même moment, savoir que notre véritable citoyenneté est dans une cité « dont Dieu est l’architecte et le constructeur » (Heb. 11:10)?


Mercredi


18 Juin


La sainte cène


Lisez Luc 22: 13-20. Quelle est la signification du fait que la sainte cène ait eu lieu à la Pâque?



Jésus a institué la sainte cène en opposition au contexte historique de la fête de Pâque. La Pâque souligne l’impuissance humaine en contraste à la toute puissance de Dieu. C’était impossible pour Israël de se libérer de l’esclavage égyptien. De même il nous est impossible de nous libérer des conséquences du péché. La libération est venue de Dieu comme un don de Son amour et de Sa grâce, et c’est la leçon qu’Israël devait enseigner à ses enfants de génération en génération (Ex. 12:26, 27). Tout comme la libération d’Israël était tellement enracinée dans l’histoire par l’acte rédempteur de Dieu, aussi la libération de l’humanité du péché est-elle dans l’événement historique de la croix. En effet, Jésus est notre « agneau pascal » (voir 1 Cor. 5: 7), et Son dernier repas est « un acte proclamateur dans lequel la communauté de foi exprime l’importance décisive de la glorieuse mort du Christ. » — G. C. Berkouwer, The Sacraments (Grand Rapids: Wm. B. Eerdmans, 1969), p. 193.


La sainte cène est un rappel que « dans la nuit où Il fut livré » (1 Cor. 11: 23, LSG), dans la nuit avant qu’Il ne soit crucifié, Jésus a donné un message solennel à Ses disciples dont ils devaient se rappeler: le pain et le vin sont des symboles de Son corps, qui était sur le point d’être brisé, et de Son sang, qui était sur le point d’être versé pour la rémission des péchés (voir Matt. 26:28). La mort de Jésus était le seul moyen que Dieu avait pour notre rédemption du péché. Nous nous souviendrons que la mort de Jésus est la disposition du ciel pour notre salut, Jésus a institué le repas du Seigneur et ordonné qu’il soit maintenu jusqu’à Son retour (1 Cor.11: 24-26).


Par l’affirmation que Son sang devrait être « répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés » (Matt. 26:28, LSG) Jésus voulait mentionner qu’on devrait s’en souvenir même jusqu’à la fin de l’histoire. Ignorer cette affirmation et choisir d’autres moyens de salut c’est rejeter Dieu et Sa méthode choisie pour garantir le salut.


Deux leçons cruciales (d’entre plusieurs) se distinguent. « Christ est mort pour nous » est la première leçon à se rappeler à la table du Seigneur. La deuxième leçon est que nous sommes assis comme un seul corps, grâce à cette mort, qui nous a tous mis en communion. Même quand nous nous asseyons à table, nous le faisons en tant que communauté de rachetés du Christ de la fin des temps, en attendant le retour du Seigneur. Jusque-là, la table du Seigneur est un rappel que l’histoire a du sens et la vie a de l’espoir.


Christ a donné Son corps et Son sang afin de vous donner la promesse de la vie éternelle. Comment pouvez-vous personnaliser cette vérité étonnante d’une manière qui vous donnera constamment espoir et assurance?


Jeudi


19 Juin


Pour aller plus loin: « Manger la chair et boire le sang du Christ, c’est le recevoir en qualité de Sauveur personnel, croire qu’il pardonne nos péchés et qu’en lui nous sommes consommés. En contemplant son amour, en méditant constamment sur ce sujet, en nous désaltérant à cette source, nous devenons participants de sa nature. Ce que la nourriture est au corps, le Christ doit l’être à l’âme. La nourriture n’est utile qu’à celui qui la reçoit et l’assimile. Nous devons nous rassasier de lui, le recevoir dans notre cœur, pour que sa vie devienne notre vie. Il nous faut nous assimiler son amour, sa grâce. » —Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 380.


Discussion:


Considérez les scènes où Jésus a purifié le temple. Par quels moyens pouvons-nous mettre notre foi et notre fidélité à la vente? Comment la religion peut-elle être utilisée pour le profit, le prestige et la position? Plus important encore, comment pouvons-nous, en tant qu’église, nous assurer que nous ne tombons pas dans la même tromperie?


L’écrivain athée Alex Rosenberg estime que toute réalité, toute existence, est purement matérialiste. C’est-à-dire, tout peut et doit être expliqué par des processus physiques et seuls les processus physiques. Ces processus sont, bien sûr, sans conception, objectifs, buts, ou Dieu. « Quel est le but de l’univers? » Demande-t-il. Aucun. « Quelles fins sont à l’œuvre dans l’univers? » Même réponse: aucune. « Si, donc, l’absurdité et l’inutilité de l’univers vous déprime, Rosenberg met en garde contre le fait de prendre votre « dépression au sérieux. » Pourquoi? Parce que nos émotions, y compris la dépression, ne sont que des arrangements spécifiques des neurones et des produits chimiques, et qu’est-ce qui est si sérieux à ce sujet? Rosenberg, cependant, n’a aucune réponse pour ceux qui sont découragés par l’insignifiance de leur vie. Parce que la dépression est simplement une configuration particulière des neurones — il suffit juste de réorganiser les neuro- nes, et vous pouvez le faire avec des produits pharmaceutiques. « Si vous ne vous sentez pas mieux le matin ...ou trois semaines à partir de maintenant, passer à une autre. Trois semaines, c’est souvent le temps qu’il faut aux médicaments de recapture pour la suppression de la sérotonine tels que le Prozac, Wellbutrin, Paxil, Zoloft, Celexa, Luvox ou faire des coups de pied. Et si on ne travaille pas, un autre le fera probablement. » La chose étonnante au sujet de sa réponse est qu’il est sérieux: si déprimé, prendre des médicaments. Comparez cette vision de la vie avec ce que nous croyons de Jésus-Christ et ce qu’Il a fait pour nous sur la croix. Pourquoi, dans un sens très réel, notre participation à la sainte cène est une réfutation ouverte et provocante du nihilisme et de l’absurdité présentés par Rosenberg et son athéisme?


Vendredi


Combat contre la silhouette: deuxième partie


ABBA, MONGOLIE


« Mon ami Daba, était allé à Oulan-Bator pour travailler, et là, il est devenu un chrétien. Quand il rentra chez lui, il essaya de parler avec moi. Parce que nous étions des amis, j’écoutai ses conseils et hochai la tête; mais dans mon cœur, je me moquais de ce qu’il disait. Je pensais que sa croyance en Dieu était stupide. Daba apprit que certains chrétiens se réunissaient à proximité, et il m’invita à la réunion. J’y allai par respect pour Daba, mais j’étais dérangé d’aller à une réunion chrétienne. Ils parlèrent de Dieu, et je me souvins que j’avais un Nouveau Testament à la maison. Ensuite, je l’ai retrouvé et je commençai à lire, mais il n’a pas de sens pour moi. Byra, le responsable du groupe chrétien, se proposa de m’expliquer les passages de la Bible. Quelques semaines plus tard, Daba m’invita à un groupe d’étude biblique le samedi.


Je décidai d’aller. Daba n’était pas adventiste, mais le groupe d’étude biblique à domicile était la seule réunion chrétienne dans le village, et il aimait beaucoup la communion chrétienne. Le matin, j’assistai, l’orateur parla de l’amour de Dieu, et en quelque sorte le message s’adressait à moi. Je vis dans l’amour de ma mère un reflet de l’amour de Dieu. Même quand je suis ivre à la maison et qu’elle me gronde, elle était toujours là pour m’encourager et m’aider. Je continuai de participer au groupe d’étude biblique. Quand Byra expliqua différents passages bibliques, la Bible commença à avoir un sens pour moi.


Je commençai la lecture de la Bible parce que je voulais, non pas parce que je sentis que je devrais. Bientôt, je ne pouvais plus arrêter de lire, et je donnai mon cœur à Dieu.


Plusieurs années, je m’étais promis de nombreuses fois que j’arrêterais de boire, mais je n’ai jamais été en mesure d’arrêter. Daba me dit de prier et de demander à Dieu la force. Quand je commençai à prier, tous mes vieux amis avec qui je buvais quittèrent la ville.


Dieu les enleva de là pour ne pas m’influencer. Puis, il enleva le désir de boire et me délivra des chaînes de l’alcool. Ma mère et mes sœurs sont étonnés. Ils voient comment Dieu est en train de changer ma vie, et ils posent beaucoup de questions sur ma foi en Dieu. Avant que je ne rencontre Christ, les combats, l’alcool et le vol étaient ma vie. Mais quand j’ai rencontré Jésus, je réalisai que rien dans mon cœur n’était bon. Je demandai à Dieu de me donner un cœur pur, une vie propre, et maintenant j’ai envie de passer du temps avec Lui. Je confesse, vraiment je confesse que toutes les fois où j’ai blessé les autres par mes paroles ou mes actes, étaient injustes et mauvaises. Je ne veux plus jamais faire ces choses. Par la grâce de Dieu, je suis un nouvel homme. »


L’Église Adventiste du Septième Jour continue de croître en Mongolie, plus de gens viennent pour apprendre au sujet de Dieu à travers le témoignage de ceux qui ont donné leur vie pour Lui. Merci de supporter la mission.


Adapté d’un récit de Charlotte Ishkanian.



*20–26 Juin


Christ crucifié et ressuscité


SABBAT APRÈS-MIDI


Lisez pour l’étude de cette semaine: Genèse 3: 1-6, Luc 22: 39-46, 2 Cor. 13: 8, Luc 22:53, Matt. 12:30, 1 Cor. 15 :14. .


Verset à mémoriser: « Il faut que le Fils de l’homme soit livré entre les mains des méchants, et qu’Il soit crucifié, et qu’Il ressuscite le troisième jour. » (Luc 24: 7, Ostervald révisée).


Dès Son enfance, Jésus était conscient qu’Il était venu sur cette terre pour accomplir la volonté de Son Père (Luc 2: 41-50). Il a enseigné, guéri, et accompli Son ministère avec un engagement inébranlable d’obéir au Père. Maintenant le temps est venu, après la célébration de la sainte cène, de marcher seul, d’affirmer la volonté de Dieu, d’être trahi et renié, d’être jugé et crucifié, et de ressusciter victorieux de la mort. Tout au long de Sa vie, Jésus savait que la croix était inévitable. Plusieurs fois dans les Evangiles, l’expression « il faut que » est utilisée en relation avec les souffrances et la mort de Jésus (Luc 17:25, 22:37, 24: 7, Matt 16 :21, Marc 8:31, 9:12, Jean 3:14). Il faut qu’Il aille à Jérusalem. Il faut qu’Il souffre. Il faut qu’Il soit rejeté. Il faut qu’Il soit élevé, et ainsi de suite. Rien ne décourage le Fils de Dieu d’aller à Golgotha. Il a dénoncé, comme venant de Satan (Matt. 16:22, 23), toute suggestion de rejeter la croix. Il était convaincu qu’ « il fallait qu’Il alla . . . souffrît . . . fût mis à mort, et qu’Il ressuscitât le troisième jour. » (Matt. 16 : 21, LSG). Pour Jésus, le chemin de la croix n’était pas une option; c’était un « il faut » (Luc 24:25, 26, 46), une partie du mystère divin « … caché de tout temps et dans tous les âges, mais révélé maintenant à ses saints » (Colossiens 1:26, LSG).


*Etudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 27 Juin.


21 Juin


Gethsémané: un combat redoutable


À l’aube de l’histoire, Dieu a créé Adam et Eve et les a placés dans un beau jardin béni avec tout ce dont ils avaient besoin pour une vie heureuse. Bientôt, quelque chose d’extraordinaire se produisit: Satan apparut (Genèse 3). Il tenta le premier couple, puis plongea la jeune terre dans un grand conflit entre le bien et le mal, entre Dieu et Satan.


Maintenant, à un temps marqué par Dieu Lui-même, un autre jardin (Luc 22: 39-46) est devenu le champ d’une redoutable bataille où la guerre entre la vérité et le mensonge, entre la justice et le péché, et entre le plan de Dieu pour le salut de l’homme, et l’objectif de Satan pour la destruction de l’humanité, fait rage.


Dans l’Eden, le monde a été plongé dans la catastrophe du péché; à Gethsémané, la victoire ultime du monde a été assurée. L’Eden a vu le triomphe tragique de l’affirmation de soi contre Dieu; Gethsémané a montré l’abandon de soi à Dieu et révélé la victoire sur le péché.


Comparez ce qui est arrivé en Eden (Genèse 3: 1-6) avec ce qui est arrivé à Gethsémané (Luc 22: 39-46). Quelle est la grande différence entre ce qui est arrivé dans les deux jardins?


Gethsémané signifie deux choses essentielles: d’abord, la plus vicieuse tentative de Satan pour faire dérailler Jésus de la mission et du dessein de Dieu; ensuite, le plus noble exemple de recours à la force de Dieu pour accomplir Sa volonté et Son dessein. Gethsémané montre que, quelque soit l’épreuve de force et la faiblesse de l’homme, la victoire est certaine à ceux qui ont l’expérience de la force de la prière. Comme la célèbre prière de Jésus : « toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne. » (Luc 22:42, LSG). Tous les agents de Satan s’étaient ligués contre Jésus; les disciples, qu’Il aimait tant, étaient insensibles à Sa souffrance. Des gouttelettes de sang tombaient goutte à goutte; le baiser du traître était juste à un souffle; les prêtres et les gardes du temple étaient sur le point de bondir. Pourtant, Jésus nous a montré que la prière et la soumission à la volonté de Dieu donnent la force nécessaire à l’âme pour supporter les grands fardeaux de la vie.


La prochaine fois que vous serez sévèrement tentés, comment pouvez-vous avoir le genre d’expérience que Jésus avait à Gethsé- mané contrairement à ce qu’Adam et Eve avaient en Eden? Quel est le facteur crucial qui fait toute la différence entre eux?


Dimanche


22 Juin


Judas Iscariote


« Or Satan entra dans Judas, surnommé l’Iscariote, qui était au nombre des douze » (Luc 22: 3, Ostervald révisée). Sans doute, Satan a travaillé dur pour gagner tous les disciples. Qu’y avait-il à propos de Judas, cependant, qui a permis à l’adversaire de réussir si bien avec lui, à la différence des autres?


Luc raconte comment Jésus a prié toute la nuit seul dans les montagnes avant de choisir Ses disciples (Luc 6: 12-16). Et Jésus croyait que les Douze Lui étaient un don du Père (Jean 17: 6-9).


Judas était-il vraiment une réponse à Sa prière? Comment devons-nous comprendre ce qui se passe ici, à part le fait que par la trahison et l’apostasie de Judas, le dessein de Dieu devait être accompli? (voir 2 Cor 13:.. 8). Judas, qui avait un grand potentiel, qui aurait pu être un autre Paul, est allé plutôt dans une direction complètement mauvaise. L’expérience de Gethsémané aurait pu être pour lui une autre, plutôt que semblable à la chute en Eden.


« … à force de cultiver l’esprit d’avarice, celui-ci avait fini par dominer complètement sa vie. L’amour de Mammon dépassait chez lui l’amour du Christ. » — Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 716. Lorsque Jésus a nourri les 5000 personnes avec cinq pains et deux poissons (Luc 9: 10- 17), Judas était le premier à saisir la valeur politique du miracle et « avait mis sur pied le projet de s’emparer du Christ, par la force, pour le couronner Roi. » — idem, p. 719. Mais Jésus a dénoncé la tentative, et c’est là que commença le désenchantement de Judas: « sa déception avait été d’autant plus grande que ses espérances étaient plus vastes.» — idem. Évidemment Judas, comme l’ont fait d’autres, croyait que Jésus utiliserait Ses pouvoirs extraordinaires pour établir un royaume du monde, et Judas avait clairement voulu une position stratégique dans ce royaume. Combien tragique: son désir pour une place dans un royaume temporel qui n’est jamais venu lui fait perdre une place dans un royaume éternel qui était sûr de venir.


Une autre fois, quand une fervente femme disciple de Jésus a choisi d’oindre Ses pieds avec un parfum précieux, Judas décria son acte comme un gaspillage économique (Jean 12: 1-8). Tout ce que Judas pouvait voir était l’argent, et son amour pour l’argent a éclipsé son amour pour Jésus. Cette considération extrême de l’argent et du pouvoir conduisit Judas à mettre une étiquette de prix sur le Don inestimable du ciel (Matt. 26:15). Dès lors, « Satan entra dans Judas » (Luc 22: 3, LSG). E Judas devint une âme perdue.


Il n’y a rien de mal dans le statut social, le pouvoir ou l’argent. Le problème vient quand ces choses (ou quelque autre chose) éclipsent notre fidélité à Dieu. Pourquoi est-il toujours important de faire le point sur nous afin que nous ne soyons pas trompés comme le fut Judas?


Lundi


23 Juin


Soit pour Lui, soit contre Lui


Pour tout ce que cela implique, la Croix est aussi le grand diviseur de l’histoire: la séparation entre la foi et l’incrédulité, entre la trahison et l’acceptation, et entre la vie éternelle et la mort. Il n’y a pas de terrain neutre pour tout être humain à propos de la Croix. Enfin de compte, soit nous sommes d’un côté, soit de l’autre. « Celui qui n’est pas avec moi est contre moi, et celui qui n’assemble pas avec moi disperse. » (Matt. 12:30, LSG). Des mots forts, et ils peuvent nous mettre un peu mal à l’aise, mais Jésus exprime tout simplement ce qui est réel et ce qu’implique la vérité pour ceux qui prennent part au grand conflit entre Christ et Satan. Nous sommes avec Jésus ou avec Satan. Oui, c’est assez absolu que cela.


Comment les personnes suivantes ont trait à Jésus, et quelles leçons pouvons-nous apprendre de leurs exemples qui peuvent nous aider dans notre propre relation avec Dieu et comment nous nous adressons à la Croix?




Le Sanhédrin (Luc 22:53). Quelles sont les erreurs commises


par ces gens, pourquoi les ont-ils commises, et comment pou- vons-nous nous protéger de faire quelque chose de similaire à la façon dont ils ont vu Jésus?



Pilate (Luc23:1–7, 13–25). Qu’est-ce qui a conduit Pilate de di-


re, « Je ne trouve en Lui aucun crime » (Jean 19: 4, LSG) et en même temps Le condamner à être crucifié? Que pouvons-nous apprendre de son erreur en omettant de faire ce qu’il savait être juste?



Hérode (Luc 23:6–12). Quelle était sa grosse erreur, et que pou-


vons-nous apprendre de lui?



Les deux voleurs (Luc 23:39–43). Deux pécheurs regardent la même croix et ont deux réactions différentes. Comment cette scène révèle-t-elle l’aspect du « soit… soit » du salut, c’est-à- dire, nous sommes soit sur un côté du grand conflit ou soit de l’autre?



Mardi


24 Juin


Il est ressuscité


Très tôt le dimanche matin, les femmes sont allées au tombeau avec le seul objectif d’accomplir le rituel funéraire. Malgré le temps qu’elles avaient passé avec Jésus, elles n’avaient pas vraiment compris ce qui devait arriver. Elles n’attendaient certainement pas un tombeau vide, ou de se faire dire par les messagers célestes : « Il n’est point ici, mais Il est ressuscité » (Luc 24: 6).


En quelques premiers chapitres seulement des Actes, il y a au moins huit références à la résurrection de Jésus (voir Actes 1:22; 2: 14-36; 3:14, 15; 4: 1, 2, 10, 12, 33; 5: 30-32). Pourquoi la résurrection de Jésus était-elle la doctrine charnière dans la prédication apostoli- que et dans la foi de l’Eglise primitive? Pourquoi est-elle encore si cruciale pour nous aujourd’hui?


Les femmes étaient témoins de premier ordre à la résurrection de Jésus. Elles se sont précipitées pour partager ces bonnes nouvelles avec les autres, mais personne ne les croyait (Luc 24:11). Même les apôtres rejetèrent le plus grand événement dans l’histoire de la rédemption comme étant des « rêveries » des femmes épuisées et affligées (v. 10, 11).


Combien si tôt ils devaient apprendre à quel point ils avaient tort! La résurrection du Christ est à la base de l’acte rédempteur de Dieu, de toute la foi chrétienne et de l’existence. L’apôtre Paul le dit très clairement: « Et si Christ n’est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine et votre foi aussi est vaine » (1 Cor. 15:14, LSG). Elle est vide, ou vaine, parce que c’est dans la résurrection de Christ que nous pou- vons trouver l’espoir de notre propre résurrection. Sans cet espoir, nos vies finissent ici, et elles finissent pour l’éternité. La vie de Christ ne s’est pas terminée dans un tombeau, et la grande promesse est que la nôtre ne le sera pas non plus.


« Si Christ n’est pas ressuscité d’entre les morts, le long cours des actes rédempteurs de Dieu pour sauver Son peuple se terminent dans une rue sans issue, dans un tombeau. Si la résurrection de Christ n’est pas réelle, alors nous n’avons aucune assurance que Dieu est le Dieu vivant, la mort a le dernier mot. La foi est vaine parce que l’objet de cette foi ne s’est pas justifié comme étant le Seigneur de la vie. Alors la foi chrétienne est incarcérée dans la tombe, et avec elle la plus grande autorévélation finale de Dieu en Christ — si Christ est en effet mort. » — George Eldon Ladd, A Theology of the New Testament (Grand Ra- pids: Wm. B. Eerdmans, 1974), p. 318.


Mercredi


25 Juin


« Toutes choses doivent s’accomplir »


Lisez Luc 24: 13-49, qui nous raconte les événements immédiatement après la résurrection de Christ. Dans les différentes rencontres, qu’est-ce que Jésus a signalé afin d’aider ces gens à comprendre ce qui Lui est arrivé, et pourquoi est-ce si important, même pour nous aujourd’hui, dans notre témoignage dans le monde?



La résurrection de Jésus aurait dû être une preuve suffisante de la messianité de Jésus. Battu et brutalisé avant d’être crucifié et finalement percé, Jésus a ensuite été enveloppé et placé dans un tombeau. Même si, comme certains l’ont suggéré avec ridicule, Il avait survécu à la fois la croix et l’enterrement, un Jésus ensanglanté, meurtri et affaibli, en quelque sorte sortant de la tombe en chancelant, n’aurait pas été quelqu’un d’un Messie victorieux.


Cependant, c’était Jésus, vivant et en forme. Il marcha plusieurs kilomètres avec les deux hommes sur la route d’Emmaüs. Et pourtant, même alors, avant de révéler qui Il était, Jésus les conduisit dans les Ecritures, en leur donnant un fondement biblique solide pour leur foi en Lui. Puis, quand Il apparut aux disciples, leur montra Sa chair, et mangea avec eux, Jésus fit plus: Il les amena dans la Parole de Dieu: « Ainsi il est écrit que le Christ souffrirait, et qu’Il ressusciterait des morts le troisième jour, et que la repentance et le pardon des péchés seraient prêchés en Son nom à toutes les nations, à commencer par Jérusalem. Vous êtes témoins de ces choses » (Luc 24: 46-48, LSG). Ici aussi, Jésus n’a pas seulement pointé les Ecritures (outre l’évidence qu’Il était en fait vivant et parmi eux), mais Il utilisa les Écritures pour les aider à comprendre exactement ce qui Lui était arrivé. Aussi lia-t-Il directement Sa résurrection à la mission de prêcher l’Évangile à toutes les nations.


Donc, même avec toutes les preuves puissantes à propos de qui était Jésus, Il a toujours conduit Ses disciples à la Parole de Dieu. Après tout, sans la Parole de Dieu parmi nous aujourd’hui, comment saurions-nous notre vocation et notre mission de prêcher l’Evangile dans le monde? Comment saurions-nous même ce qu’est l’Évangile? La Bible est, alors, aussi centrale pour nous aujourd’hui qu’elle l’était à Jésus et à Ses disciples.


Combien de temps passez-vous avec la Bible? Quel impact a-t- elle sur comment vous vivez, les choix que vous faites et comment vous traitez les autres?


Jeudi


26 Juin


Pour aller plus loin: « La portée de la mort de Christ sera vue par les saints et par les anges. Les hommes déchus ne pouvaient pas avoir une maison dans le paradis de Dieu sans l’Agneau immolé dès la fondation du monde. N’exalterions-nous pas alors la croix du Christ? Les anges donnent honneur et gloire à Christ, car même eux, ne sont en sécurité qu’en regardant aux souffrances du Fils de Dieu. C’est grâce à l’efficacité de la croix que les anges du ciel sont épargnés de l’apostasie. Sans la croix, ils ne seraient pas plus sûrs contre le mal que ne l’étaient les anges avant la chute de Satan. La perfection angélique a échoué dans le ciel. La perfection humaine a échoué dans l’Eden, le paradis de la félicité. Tous ceux qui souhaitent avoir la sécurité sur la terre ou dans le ciel doivent se tourner vers l’Agneau de Dieu. » — Ellen G. White, The SDA Bible Commentary, vol. 5, p. 1132.


Discussion:


En tant que chrétiens, nous devons vivre par la foi; c’est-à- dire, nous devons croire en quelque chose que nous ne pouvons pas prouver pleinement, dont nous n’avons pas de témoignages oculaires directs. Bien sûr, les gens font cela tout le temps en beaucoup de choses. Par exemple, dans le contexte de la science, un auteur a écrit: « En résumé, nous avons la preuve directe pour un petit nombre surprenant de croyances que nous détenons. » — Richard DeWitt, Worldviews: An Introduction to the History and Philosophy of Science, 2nd ed. (Chichester, West Sussex, U.K.: John Wiley and Sons, 2010), p. 15. Néanmoins, nous avons beaucoup de très bonnes raisons pour notre foi, pour les choses auxquelles nous croyons. Dans le contexte du Grand Mandat Evangélique, par exemple, regardez ce que Jésus dit à Ses disciples: « cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin » (Matt. 24:14, LSG). Maintenant, pensez au temps où Jésus disait ces mots. Combien de personnes le suivaient à l’époque? Combien de gens croyaient en Lui ou même avaient une compréhension de qui Il était et ce qu’Il allait accomplir? Pensez aussi à peu près à toute l’opposition que l’église primitive a eu à faire face, pendant des siècles, dans l’empire romain. En gardant tous ces faits à l’esprit, discutez de quelle prédiction remarquable cette déclaration de Jésus était et comment elle devrait nous aider à avoir confiance en la Parole de Dieu.


Insistez sur le passage d’Ellen G. White ci-dessus. Comment il nous aide à comprendre combien de fois les questions du péché sont réellement universelles? Même les anges ne sont pas en sécurité, sauf en regardant à Jésus. Qu’est-ce que cela signifie?


Vendredi


Une nouvelle vie de la mort


MASAAKI, JAPON


En tant qu’entrepreneur de pompes funèbres, je suis entouré par la mort tous les jours que je prépare les corps pour les services d’enterrements et des funérailles directs. Pendant des années, j’ai vu des gens pleurer la mort de leurs proches et j’ai eu à assister aux cérémonies pour s’assurer que la personne décédée a effectué un voyage rapide et pacifique de cette vie à l’autre.


Le Japon est essentiellement laïc, mais la plupart des gens honorent leurs ancêtres par des prières, des cérémonies préparées, et les rituels de culte. À certains moments au cours de l’année, des familles visitent leurs lieux de sépulture ancestraux et offrent des cadeaux et des prières. Ma famille ne faisait pas la différence; nous adressions des prières à nos ancêtres.


Quand j’ai observé les dirigeants des différentes religions organiser des cérémonies funéraires, j’ai pu remarquer que la plupart des funérailles entraînent une grande tristesse et beaucoup de pleurs. Cependant, j’ai remarqué que lors des funérailles chrétiennes, la tristesse est tempérée par l’espoir. Ils semblaient avoir la foi de revoir leurs proches décédés. Une pareille espérance n’existe pas pour la plupart des personnes. Je commençai à me demander lesquelles des croyances étaient correctes. Au juste, où va l’esprit après qu’une personne décède? J’ai commencé à regarder de plus près les chrétiens. J’ai rapidement constaté que les chrétiens faisaient face à la mort avec une foi profondément enracinée en leur Dieu. Leurs pasteurs éprouvaient une grande compassion envers la famille éplorée et parlaient de leur espoir de revoir leurs proches. Un jour, j’étais en charge d’un enterrement dans une église adventiste du septième jour. Quand j’ai fini mes préparatifs, je me suis assis seul dans l’église vide et laissé la tranquillité du sanctuaire m’envelopper. Je pensai à toutes les fois où la mort est venue près de moi, au moment où j’étais presque noyé dans l’océan, et au moment où j’ai failli mourir dans un accident de moto. Comme je me rappelais de ces expériences, je fus surpris que, au lieu de sentir la peur, je ressentis une paix profonde. Je sentis que je n’étais pas seul. Le lendemain matin, je visitai le pasteur adventiste. Nous parlions de Dieu et le pasteur m’assura que Jésus voulait faire partie de ma vie. Je lui ai demandé de m’aider à en apprendre davantage. J’étais impatient de savoir comment la foi chrétienne a donné un tel espoir à ses fidèles. Nous avons étudié ensemble pendant plusieurs mois, et j’appris beaucoup de choses sur le Dieu qui, non seulement Il nous a créés, mais aussi, Il est venu vivre et mourir pour que nous vivions avec Lui pour toujours. Je n’avais jamais entendu parler d’un tel amour!J’ai prié pour la première fois, et Dieu remplit mon cœur d’une paix et d’une joie que je n’ai jamais connue. Ma famille, mes amis et mes collègues remarquèrent des changements dans ma vie et me demandèrent ce qui était arrivé. Je leur dit que j’avais rencontré le Dieu vivant, Jésus-Christ, et j’avais accepté Son don du salut.Maintenant, quand je conduis un enterrement pour quelqu’un qui n’est pas chrétien, je veux que la famille éplorée remarque une différence dans ma vie. Je continue d’étudier la Bible et d’apprendre l’amour de Dieu pour pouvoir répondre à des gens qui posent des questions sur ma foi, et de savoir comment encourager les familles tristes que je rencontre tous les jours.


Adapté d’un récit de Charlotte Ishkanian.


Intitulé Les missionnaires, le guide du prochain trimestre est écrit par Børge Schantz. Il se penchera sur la mission comme étant le premier moyen de Dieu pour communiquer l’Évangile à ceux qui ne le connaissent pas. La mission est un élément essentiel de l’activité souveraine de Dieu dans le processus rédempteur de l’humanité.


Notre étude examinera comment le dessein éternel de Dieu a été accompli dans la vie des personnages bibliques, lesquelles personnes étaient utilisées par Lui pour être des missionnaires auprès des perdus.


En fin de compte, la mission chrétienne est la mission de Dieu, pas la nôtre. Elle a son origine dans le cœur de Dieu. Elle est basée sur l’amour de Dieu. Et elle s’accomplit par la volonté de Dieu.


La mission consiste, au niveau le plus élémentaire, à laisser le monde entier apprendre de Jésus et de ce qu’Il a fait pour chacun de nous et à propos de ce qu’Il promet de faire pour nous, maintenant et pour l’éternité. En bref, nous qui connaissons ces promesses, nous avons été appelés pour annoncer les mêmes promesses aux autres.


Leçon 1—La nature missionnaire de Dieu Bref sommaire de la semaine:


Dimanche: Dieu créa l’homme et la femme (Genèse 1 et 2)


Lundi: Le libre arbitre (Genèse 2: 15-17)


Mardi: La chute (Genèse 3: 6, 7)


Mercredi: Le plan de Dieu pour nous sauver (Genèse 3: 9) Jeudi: Métaphores de la mission (Matthieu 5:13, 14)


Verset à mémoriser —Esaïe 55:4


Idée centrale: Avant que le monde ne vint à l’existence, Dieu avait un plan de salut, afin de nous faire ce que nous ne pourrions jamais faire de nous-mêmes.


Leçon 2—Le premier missionnaire


Bref sommaire de la semaine:


Dimanche: L’appel d’Abraham (Genèse 12: 1-3)


Lundi: ALe témoignage d’Abraham auprès de dix rois (Genèse 14: 8-24)


Mardi: Un exemple de foi (Genèse 15: 6, Galates 3: 6)


Mercredi: Abraham, le nomade ((Genèse 12: 6, 7; Genèse 22: 1-14)


Jeudi: Abraham: un missionnaire dans sa propre maison (Genèse 18:18, 19)


Verset à mémoriser —Galates 3: 6-8


Idée centrale: Dieu veut que nous soyons Ses fidèles serviteurs, tout comme Abraham qui fût une lumière pour les nations, une lumière pour ceux qui avaient besoin de connaître le Seigneur.


Leçons pour les malvoyants : le Guide d’Etude Biblique de l’Ecole du Sabbat est disponible gratuitement chaque mois en braille et sur CD audio pour les malvoyants et les personnes handicapées physiques qui ne peuvent lire les imprimés à l’encre normale. Ceci inclut les personnes qui, en raison de l’arthrite, de la sclérose, de la paralysie, des accidents et autres, ne peuvent pas tenir ou se concentrer pour lire les publications imprimées à l’encre normale. Contactez les Services Chrétiens d’Enregistrement des Aveugles, B. P. 6097, Lincoln, NE 68506-0097.


Téléphone: 402-488-0981; e-mail: info@christianrecord.org; site Web: www.christianrecord.org.


2015


Guide d’Etude Biblique de l’Ecole du Sabbat pour le troisième trimestre