Télécharger le PDF - École Du Sabbat, 1er trimestre 2019 – Le livre de l'Apocalypse

 

Contributeurs principaux Traducteur


Ranko Stefanovic Hanoukoume Cyril Kparou


Éditeurs Directeurs de Publication


Clifford R. Goldstein Lea Alexander Greve


Soraya Homayouni Sharon Thomas-Crews


Coordinateur – Pacific Press® Coordinateurs de l’édition française


Wendy Marcum Abraham Dada Obaya


Michael Eckert


Directeur Artistique Vincent Same


Lars Justinen


Contributeur du guide moniteur


Jon Paulien, Doyen de la faculté de Religion, Loma Linda University, Californie, États-Unis d’Amérique.


Bureau Éditorial — 12501 Old Columbia Pike, Silver Spring, MD 20904.


Visitez-nous sur le site web: http://www.absg.adventist.org


1 L’évangile de Patmos —29 décembre – 4 janvier 5


2 Parmi les chandeliers —5 – 11 janvier 18


3 Les messages de Jésus aux sept églises —12-18 janvier 31


4 Digne est l’Agneau —19 – 25 Janvier 44


5 Les sept sceaux —26 janvier – 1er février 57


6 Le peuple scellé de Dieu —2-8 février 72


7 Les sept trompettes —9-15 février 85


8 Satan, un ennemi vaincu —16-22 février 98


9 Satan et ses alliés —23 février – 1er mars 111


10 L’évangile éternel de Dieu —2-8 mars 124


11 Les sept derniers fléaux —9-15 mars 137


12 Le jugement sur Babylone —16-22 mars 150


13 « Je fais toutes choses nouvelles » —23 – 29 mars 163


Sommaire


La


bonne


nouvelle


de


Patmos


Il y a près de deux millénaires, l’apôtre Jean fut exilé sur une ile rocheuse en mer Égée à cause de son témoignage fidèle de l’Évangile. Le vieil apôtre endura toutes les vicissitudes de la prison romaine. Un sabbat, il eut une visite spéciale de Jésus Christ, et ce dernier encouragea Son serviteur dans sa souffrance. Dans une série de visions, Jésus lui montra l’histoire panoramique de l’église et ce à quoi ferait face le peuple de Dieu dans son attente du retour de son Maitre.


Jean écrivit fidèlement ce qu’il avait vu en vision sur un rouleau qu’il a intitulé « La révélation de Jésus-Christ » (Apocalypse 1: 1). Le livre qu’il a écrit révèle ce que Jésus fait dans le ciel et sur la terre depuis Son ascension et ce qu’Il fera quand Il reviendra. Il était destiné à assurer les chrétiens de la présence de Christ à travers les âges et à les soutenir et les encourager alors qu’ils subissent les épreuves de la vie quotidienne dans un monde déchu, submergé dans le grand conflit.


Au cours de ce trimestre, nous parcourrons le livre de l’Apocalypse. Nous nous concentrerons sur les thèmes principaux et les grandes parties du livre. L’idée est de se familiariser avec les grands thèmes du livre et de découvrir qu’il révèle Jésus-Christ, Sa vie, Sa mort, Sa résurrection et Son ministère de Grand-prêtre en faveur de Son peuple. Notre étude de l’Apocalypse suit les lignes directrices suivantes:


  1. Nous abordons l’Apocalypse en nous basant sur le concept biblique de l’inspiration de la Bible. Alors que les messages du livre venaient de Dieu, la langue dans laquelle ces messages ont été communiqués à titre indicatif est humaine. En explorant le langage et les images provenant de l’histoire du peuple de Dieu dans l’Ancien Testament, nous découvrirons comment Jean communiquait ces messages.

  1. Une lecture attentive des prophéties apocalyptiques (comme celles de Daniel) montre que la méthode historiciste d’interprétation prophétique est la meilleure méthode pour comprendre les prophéties et les interpréter selon leur accomplissement, parce qu’elles suivent le flux de l’histoire, depuis le temps du prophète jusqu’à la fin du monde. Cet exemple illustre comment nous devrions tout faire pour dériver la signification du texte lui-même, plutôt que d’y imposer un contresens prédéterminé.

  1. La structure organisationnelle de l’Apocalypse est, à bien des égards, cruciale pour une application responsable des prophéties du livre.

Notre analyse du livre sera basée sur une structure quadruple:


  1. Apocalypse 1:9 – 3:22 utilise la situation des églises au jour de Jean pour décrire prophétiquement la situation de l’église à différentes périodes de l’histoire.

  1. Apocalypse 4:1-11:19 reprend l’histoire de l’église à l’aide des symboles apocalyptiques qui ajoutent progressivement plus de détails.

  1. Apocalypse 12:1-14:20 est le centre du livre et décrit l’histoire du grand conflit depuis son origine avant l’incarnation de Christ jusqu’à Sa seconde venue.

  1. Apocalypse 15:1–22:5 se concentre principalement sur le temps de la fin.

  1. Une interprétation significative des prophéties de l’Apocalypse doit être centrée sur Christ. Tout le livre a été écrit du point de vue de Christ. C’est seulement par l’intermédiaire de Christ que les symboles et les images du livre de l’Apocalypse reçoivent leur sens ultime et leur portée.

L’Apocalypse promet des bénédictions à ceux qui lisent ou écoutent ses paroles et qui font bien attention aux avertissements qui s’y trouvent : « Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie, et qui gardent les choses qui y sont écrites ! Car le temps est proche. » (Apo 1:3 NEG).


En analysant cet ouvrage, nous vous invitons à découvrir par vous-mêmes les choses que vous devez entendre et garder, en attendant la venue de notre Seigneur Jésus Christ.


Dr. Ranko Stefanovic est professeur du Nouveau Testament au séminaire théologique des Adventistes du septième jour, Andrews University. Sa spécialité est le livre de l’Apocalypse.


« Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie, et qui gardent les choses qui y sont écrites! Car le temps est proche. » (Apo 1:3 NEG).


« Le vrai enseignant ne se contente pas des pensées ternes, d’un esprit indolent ou d’une mémoire lâche. Il cherche constamment les meilleures méthodes et techniques d’enseignement. Sa vie est en croissance continuelle. Dans le travail d’un tel enseignant, il y a une fraicheur, une puissance d’accélération, qui éveille et inspire la classe. »

—(Traduit d’Ellen G. White, Counsels on Sabbath School Work, p. 103).


Être un moniteur de l’école du sabbat est à la fois un privilège et une responsabilité. Un privilège parce que cela offre au moniteur l’opportunité de diriger l’étude et la discussion de la leçon de la semaine, afin de permettre à la classe d’avoir à la fois une appréciation personnelle de la parole de Dieu et une expérience collective de communion spirituelle avec les membres de la classe. À la fin de la leçon, les membres devraient avoir un sentiment de la bonté de la parole de Dieu et de sa puissance éternelle. La responsabilité du moniteur exige qu’il soit pleinement conscient de l’Écriture et qu’il étudie en suivant le flux de la leçon, l’interconnexion des leçons au thème du trimestre et l’application de chaque leçon à la vie personnelle et au témoignage collectif.


Ce guide est conçu pour aider les enseignants à s’acquitter adéquatement de leur responsabilité. Il comprend trois parties:


  1. Aperçu introduit le sujet de la leçon, les textes essentiels, les liens avec la leçon précédente et le thème de la leçon. Cette partie répond aux questions telles que: pourquoi cette leçon est-elle importante? Que dit la Bible à ce sujet? Quels sont les principaux thèmes abordés dans la leçon? Comment cette leçon affecte-t-elle ma vie personnelle?

  1. Commentaire est la partie principale du guide moniteur. Il peut avoir deux ou plusieurs sections, chacune portant sur le thème introduit dans la partie « Aperçu ». Le commentaire peut comprendre plusieurs discussions approfondies qui élargissent les thèmes décrits dans l’aperçu. Le commentaire fournit une étude approfondie des thèmes et offre du matériel de discussion scripturaire, exégétique, illustrative, qui mène à une meilleure compréhension des thèmes. Le commentaire peut également être une étude biblique ou l’exégèse appropriée à la leçon. Sur un mode participatif, le commentaire peut avoir des points de discussion, des illustrations appropriées à l’étude et des questions à méditer.

  1. Application est la dernière partie du guide moniteur dans chaque leçon. Cette section permet à la classe de discuter de ce qui a été présenté dans le commentaire et de comment cela affecte la vie chrétienne. L’application peut nécessiter une discussion, l’analyse de ce que dit la leçon, ou peut-être un témoignage sur la façon dont on peut sentir l’impact de la leçon sur la vie.

Note finale: ce qui est mentionné ci-dessus est seulement suggestif. Il y a plusieurs façons de présenter la leçon, et donc, cette explication n’est pas exhaustive ou prescriptive dans son champ d’application. Le monitorat ne doit pas devenir monotone, répétitif ou spéculatif. Le monitorat de l’école du sabbat devrait être basé sur la Bible, centré sur Christ, renforcer la foi et bâtir la communion fraternelle.


Guide d’Étude Biblique de l’École du Sabbat Adulte.


Comment utiliser le guide moniteur?


*29 Décembre – 4 Janvier


L’Évangile de Patmos


Sabbat Après-Midi


Lecture de la semaine: Apo. 1:1-8; Jean 14:1-3; Deutéronome 29:29; Jean 14:29; Romains 1:7; Phil. 3:20; Dan. 7:13, 14.


Verset à mémoriser: « Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie, et qui gardent les choses qui y sont écrites! Car le temps est proche. » (Apo 1:3 NEG).


Les prophéties de l’Apocalypse ont été révélées dans une vision à l’apôtre Jean il y a plus de dix-neuf siècles pendant son exil sur une petite ile rocheuse dans la mer Égée appelée Patmos (Apocalypse 1:9). Apocalypse 1:3 promet des bénédictions à ceux qui lisent le livre, qui l’écoutent et qui obéissent à ses injonctions (voir aussi Luc 6:47, 48). Le verset promet une bénédiction à la personne qui le lit à haute voix et aux autres qui l’écoutent. Les auditeurs sont la congrégation assemblée dans l’église pour entendre les messages. Cependant, ils sont bénis, non seulement parce qu’ils ont tout simplement lu ou écouté, mais aussi parce qu’ils obéissent aux paroles du livre (voir Apo. 22:7).


Les prophéties de l’Apocalypse sont l’expression du soin de Dieu pour Son peuple. Elles nous instruisent sur la brièveté et la fragilité de cette vie, sur le salut en Jésus et sur notre vocation à répandre l’Évangile.


Les prophéties bibliques sont comme une lampe qui brille dans un endroit obscure (2 Pierre 1:19). Elles sont destinées à guider notre vie d’aujourd’hui et à nous donner l’espérance en l’avenir. Nous aurons besoin de ce guide prophétique jusqu’à la venue de Christ et à l’établissement du royaume éternel de Dieu.


* Étudiez cette leçon pour le sabbat 5 Janvier.



Leçon


1


(page 6 du guide standard)


30 Décembre


Le titre du livre


Lisez Apocalypse 1:1, 2. Quelle est la signification du titre complet du livre? Que nous apprend le titre sur le contenu du livre?





Apocalypse 1:1 mentionne le titre du livre comme « La révélation de Jésus-Christ ». Le mot révélation vient du grec apokalupsis (apocalypse), qui signifie « découverte » ou « dévoilement ». L’Apocalypse est un dévoilement de Jésus-Christ. C’est à la fois à propos de Jésus et par Jésus. Alors que Dieu a transmis ce message par Jésus-Christ (voir Apo. 22:16), le livre témoigne que Jésus fait également l’objet de son contenu. L’Apocalypse est Sa révélation à Son peuple et l’expression de Ses soins pour eux.


Jésus est le personnage central de la révélation. Le livre commence avec Lui (Apo. 1:5-8) et finit avec Lui (Apo. 22:12-16). « Les livres de Daniel et d’Apocalypse parlent et disent la vérité. Mais quelle que soit la partie du sujet présenté, élevez Jésus comme le centre de tout espoir, ‘’La racine et le rejeton de David et la brillante étoile du matin’’. » – Ellen G. White, Testimonies to Ministers and Gospel Workers, p. 118.


En outre, le Jésus de l’Apocalypse est le Jésus des quatre évangiles. L’Apocalypse continue de faire la description de Jésus et de Son œuvre du salut en faveur de Son peuple tout comme cela est dépeint dans les Évangiles. Le livre de l’Apocalypse se concentre ensuite sur les différents aspects de Son existence et de Son ministère. Essentiellement, l’Apocalypse commence là où les Évangiles se terminent, c’est-à-dire, par la résurrection de Jésus et Son ascension au ciel.


Tout comme l’épitre aux Hébreux, l’Apocalypse met l’accent sur le ministère céleste de Jésus. Il montre qu’après Son ascension, Jésus a été inauguré dans Son ministère royal et sacerdotal dans le sanctuaire céleste. Sans la révélation (ou l’épitre aux Hébreux), notre connaissance du ministère sacerdotal de Christ dans le ciel en faveur de Son peuple serait très limitée. Mais à part l’épitre aux Hébreux, le livre de l’Apocalypse nous donne un aperçu unique sur le ministère de Jésus Christ en notre faveur.


Lisez Jean 14:1-3. Comment la promesse au sens très large ici nous aide à mieux comprendre ce que Jésus fait pour nous dans le ciel maintenant? Quelle espérance pouvons-nous tirer de cette merveilleuse promesse?



Dimanche


(page 7 du guide standard)


31 Décembre


Le but du livre


Apocalypse 1:1 indique également que le but du livre est de révéler les évènements futurs à partir desquels le livre lui-même a été écrit. Quiconque est familier avec l’Apocalypse remarquera que la prédication de ces évènements – que ce soit ceux déjà accomplis (du moins de notre point de vue aujourd’hui) ou ceux encore à venir (encore une fois, c’est de notre point de vue aujourd’hui) – occupe la plupart du contenu du livre.


L’objectif principal des prophéties bibliques est de nous assurer que, peu importe ce qu’apporte l’avenir, Dieu est au contrôle. L’Apocalypse assume ce rôle: le livre nous assure que Jésus-Christ est avec Son peuple tout au long de l’histoire de ce monde et de ses évènements finals alarmants.


En conséquence, les prophéties de l’Apocalypse ont deux raisons pratiques: nous enseigner comment vivre aujourd’hui et nous préparer pour l’avenir.


Lisez Deutéronome 29: 29. Comment ce texte nous aide-t-il à comprendre pourquoi certaines choses ne nous sont pas révélées? Selon ce texte, quel est le but des choses qui nous sont révélées? Autrement dit, pourquoi Dieu nous les a révélées? Voir aussi Apocalypse 22:7.




Les prophéties de la fin des temps de l’Apocalypse ne sont pas révélées pour satisfaire notre curiosité obsessionnelle quant à l’avenir. Le livre ne révèle que des aspects du futur que Dieu juge importants que nous sachions. Ils nous sont communiqués pour nous faire comprendre la gravité de ce qui va arriver afin que nous nous rendions compte de notre dépendance à Dieu, et dans cette dépendance, Lui obéir.


Pendant des siècles, nombre de spéculations des plus sensationnelles accompagnaient des enseignements annonçant tant de choses au sujet des évènements de la fin des temps. De grandes fortunes furent accumulées par ceux qui, en prédisant la fin immédiate, ont exploité leurs victimes, en les effrayant de donner de l’argent, parce que, eh bien, la fin était proche. Dans tous ces cas, cependant, la fin n’est pas venue, et les gens étaient déçus et découragés. Tout comme avec toutes les bonnes choses que Dieu nous a données, la prophétie peut être aussi abusée et mal interprétée à mauvais escient.


Lisez Jean 14:29. Quel principe crucial pouvons-nous trouver dans ce texte et qui exprime le but de la prophétie?




Lundi


(page 8 du guide standard)


1er Janvier


Le langage symbolique de l’Apocalypse


Lisez Apocalypse 13:1, Daniel 7:1-3 et Ézéchiel 1:1-14. Quelle est la seule chose que toutes ces visions ont en commun?





Apocalypse 1:1 déclare encore: « Révélation de Jésus-Christ, que Dieu Lui a donnée pour montrer à Ses serviteurs les choses qui doivent arriver bientôt, et qu’Il a fait connaitre, par l’envoi de Son ange, à Son serviteur Jean » (Apo. 1:1, NEG). On retrouve ici un mot très important dans le livre. L’expression « fait connaitre » est une traduction du mot grec semainō, signifiant « montrer par des signes symboliques ». Ce mot est utilisé dans la traduction grecque de l’Ancien Testament (la Septante), où Daniel a expliqué au roi Nabuchodonosor qu’au moyen de la statue d’or, d’argent, de bronze et de fer, « Dieu a fait connaitre au roi ce qui doit arriver » (Dan. 2:45, NEG). En utilisant le même mot, Jean nous dit que les scènes et les évènements de l’Apocalypse lui ont été montrés en vision au moyen des symboles. Guidé par l’Esprit Saint, Jean a rapporté fidèlement ces présentations symboliques telles qu’il les avait vues dans les visions (Apo. 1:2).


Ainsi, le langage utilisé pour décrire la plupart des prophéties de l’Apocalypse ne doit pas être interprété littéralement. En règle générale, la lecture de la Bible en général suppose une compréhension littérale du texte (à moins que le texte utilise un symbolisme explicite). Mais quand nous lisons l’Apocalypse – à moins que le texte n’exprime un sens littéral explicite – nous devons l’interpréter symboliquement. Alors que les scènes et les évènements prévus en soi sont réels, ils ont été généralement exprimés dans un langage symbolique.


Garder à l’esprit le caractère largement symbolique de l’Apocalypse nous protègera contre la tentation de déformer le message prophétique. En essayant de déterminer le sens des symboles utilisés dans le livre, il faut veiller à ne pas imposer au texte un sens qui relève de l’imagination humaine ou un sens courant de ces symboles. Au contraire, nous devons chercher dans la Bible les symboles appropriés afin de comprendre les symboles contenus dans le livre de l’Apocalypse.


En fait, en essayant de déchiffrer le sens de ces symboles dans l’Apocalypse, nous devons nous rappeler que la plupart d’entre eux proviennent de l’Ancien Testament. En décrivant l’avenir dans le langage du passé, Dieu voulait nous faire comprendre que Ses œuvres salvatrices futures seront très semblables à Ses œuvres salvatrices dans le passé. Ce qu’Il a fait pour Son peuple dans le passé, Il le fera aussi dans le futur. En nous efforçant de décoder les symboles et les images de l’Apocalypse, nous devons commencer à prêter attention à l’Ancien Testament.


Mardi


(page 9 du guide standard)


2 Janvier


La divinité


L’Apocalypse commence par une salutation semblable à celles qu’on trouve dans les lettres de Paul. Le livre était probablement envoyé comme une lettre aux sept églises d’Asie mineure du temps de Jean (voir Apo. 1:11). Toutefois, l’Apocalypse n’était pas écrite pour ces églises seulement, mais pour toutes les générations de chrétiens tout au long de l’histoire.


Lisez Apocalypse 1:4, 5 et Romains 1:7. Quels souhaits communs se trouvent dans les deux textes, et de la part de qui ces salutations sont exprimées?



Les deux textes offrent une salutation épistolaire: « que la grâce et la paix vous soient données » (Apo. 1:4, NEG). Cette expression se compose de la salutation grecque charis (grâce) et des vœux hébreux shalom (« paix » « bienêtre »). Comme nous pouvons le voir dans ces textes, les dispensateurs de la grâce et de la paix sont les trois personnes de la divinité.


Dieu le Père est identifié comme Celui « qui est, qui était, et qui vient » (voir Apo. 1:8, Apocalypse 4:8, LSG). Ceci se réfère au nom divin Yahvé (Exode 3:14): [Je suis ‘’Je suis’’], « JE SUIS QUI JE SUIS » (NEG), « JE SUIS CELUI QUI EST » (BJ), faisant référence à l’existence éternelle de Dieu.


L’Esprit Saint est désigné par « les Sept Esprits » (Apo. 4:5 et Apo. 5:6). Sept est un nombre de plénitude. L’appellation « Les Sept Esprits » signifie que l’Esprit Saint est à l’œuvre dans les sept églises. Cette image fait référence à l’omniprésence de l’Esprit Saint et Son œuvre parmi le peuple de Dieu à travers l’histoire, leur permettant d’accomplir leur vocation.


Jésus Christ est identifié par trois titres: « le Témoin Fidèle, le Premier-né d’entre les morts et le Souverain des rois de la terre » (Apocalypse 1:5, BFC). Ils se réfèrent à Sa mort sur la Croix, Sa résurrection et Son règne dans le ciel. Puis Jean déclare ce que Jésus a fait: « Celui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par Son sang, et qui a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour Dieu Son Père » (Apo. 1:5, 6, NEG).


Il « nous aime » dans le texte original se réfère à l’amour continu de Christ, qui englobe le passé, le présent et l’avenir. Celui qui nous aime nous a libérés de nos péchés par Son sang. En grec, il s’agit d’un acte dument accompli dans le passé: quand Jésus est mort sur la croix, Il a pourvu de Son sang pour une expiation complète de nos péchés.


Éphésiens 2:6 et Philippiens 3:20 décrivent les rachetés comme ceux qui sont rachetés et rendus dignes de s’assoir avec Jésus dans les lieux célestes. Que peut signifier cette expression, et comment jouissons-nous de ce statut glorieux en Christ de « rois et sacrificateurs » tout en étant dans ce monde de péché? Comment ce fait devrait-il influencer notre façon de vivre?


Mercredi


(page 10 du guide standard)


3 Janvier


Le message clé de l’Apocalypse


La conclusion du prologue de l’Apocalypse exprime le véritable objet de l’ensemble du livre: le retour de Jésus dans la puissance et la gloire. La promesse de Christ de revenir est réitérée trois fois dans la conclusion du livre (Apocalypse 22:7, 12, 20).


Lisez Apocalypse 1:7, 8. Le libellé de ce texte provient de plusieurs textes prophétiques: Daniel 7:13, 14; Zacharie 12:10; Matthieu 24:30. Que nous disent ces textes sur la certitude de la seconde venue?



Dans l’Apocalypse, la seconde venue de Christ est le point final de l’histoire. La seconde venue marquera la fin de l’histoire de ce monde et le début du royaume éternel de Dieu, ainsi que la libération des rachetés de tout mal, de l’angoisse, de la douleur et de la mort.


Tout comme le reste du Nouveau Testament, Apocalypse 1:7 indique la venue littérale et personnelle de Christ dans la majesté et la gloire. Chaque être humain, y compris « ceux qui L’ont percé », sera témoin de Sa venue. Ces paroles indiquent une résurrection spéciale de certaines personnes juste avant le retour de Christ, ce qui inclut ceux qui L’ont crucifié. Tandis que Jésus apportera, avec Sa venue, la délivrance à ceux qui L’attendent, Il apportera le jugement à ceux qui ont rejeté Sa miséricorde et Son amour.


La certitude de la venue de Christ est confirmée par les paroles « Oui, Amen » (Apocalypse 1:7). Le mot ‘oui’ est traduit du mot grec nai et amen est affirmatif de l’hébreu. Ensemble, ces deux mots expriment la certitude. Ces deux mots concluent l’ouvrage en deux affirmations similaires (voir Apo. 22:20).


« Plus de dix-huit cents ans se sont écoulés depuis que le Sauveur a donné la promesse de Sa venue. Au fil des siècles, Ses paroles ont rempli de courage le cœur de Ses fidèles. La promesse n’est pas encore accomplie: la voix de Celui qui donne la vie n’a pas encore appelé du sommeil les saints de leurs tombes; néanmoins, la parole prononcée est une parfaite assurance. En Son temps, Dieu accomplira Sa parole. Sommes-nous fatigués? Perdrons-nous notre emprise sur la foi lorsque nous sommes si près du monde éternel? Notre citadelle de la foi n’est-elle plus en sécurité? – Non, non, un peu de temps et nous verrons le Roi dans Sa beauté. Un peu de temps et Il essuiera toute larme de nos yeux. Un peu de temps et Il nous présentera « irréprochables devant la présence de Sa gloire avec une grande joie. » – (traduit d’Ellen G. White, The Advent Review and Sabbath Herald, Nov. 13, 1913).


Une promesse est aussi forte que l’intégrité de la personne qui la faite et sa capacité à l’accomplir. Comment le fait que la promesse de la seconde venue ait été faite par Dieu, qui a par le passé tenu toutes Ses promesses, vous rassure que Christ reviendra comme Il l’a promis?


Jeudi


(page 11 du guide standard)


4 Janvier


Réflexion avancée: Lisez Ellen G. White, “The Study of the Books of Daniel and the Revelation,” pp. 112–119, dans Testimonies to Ministers and Gospel Workers.


« Dans l’Apocalypse sont dépeintes les choses profondes de Dieu. Le nom même d’Apocalypse ou de Révélation, qui fut donné à ces pages inspirées, contredit ceux qui prétendent que ce livre est un livre scellé. Une révélation est quelque chose de compréhensible. Le Seigneur lui-même a révélé à son serviteur les mystères contenus dans ce livre, et il désire qu’il soit accessible à l’intelligence de quiconque. Ses vérités sont adressées à tous ceux qui vivront à la fin des temps, comme à ceux qui vivaient à l’époque de Jean. Quelques-unes des scènes décrites dans cette prophétie font partie du passé, d’autres se déroulent sous nos yeux. Quelques-unes nous donnent un aperçu de la fin du grand conflit déchainé entre les puissances des ténèbres et le Prince du ciel, et d’autres décrivent le triomphe et les joies des rachetés dans la terre renouvelée.


Que nul ne pense donc, parce qu’il ne peut saisir la signification de tous les symboles de l’Apocalypse, qu’il est inutile de sonder ce livre pour comprendre les vérités qu’il contient. Celui qui a révélé ces mystères à Jean donnera un avant-gout des choses célestes à quiconque cherchera diligemment à les connaitre. Ceux dont le cœur est prêt à les recevoir seront rendus capables de comprendre ses enseignements, et il leur sera accordé les bénédictions promises à ceux “qui entendent les paroles de la prophétie, et qui gardent les choses qui y sont écrites” » – Ellen G. White, Conquérants pacifiques, p. 520.


Discussion:


Si l’Apocalypse est le dévoilement de Jésus-Christ, pourquoi le mot apocalypse a-t-il un sens péjoratif aujourd’hui? Qu’est-ce que cela nous apprend sur la perception populaire de l’Apocalypse dans la chrétienté? Pourquoi la peur est-elle souvent associée aux prophéties de l’Apocalypse?


Pensez à certaines des prédictions ratées que certaines personnes ont faites juste au cours des 20 dernières années, concernant les évènements de la fin des temps et la seconde venue de Jésus. Peu importe les cœurs ou les motivations de ceux qui les font (ce que nous ne --pouvons savoir de toute façon), quels sont les résultats négatifs de ces prédictions non accomplies? Comment ceux qui ont cru en la sensation de ces prédictions se sentent-ils? Comment ces prédictions ratées font-elles paraitre les chrétiens en général aux yeux de ceux de l’extérieur? Comment, en tant que peuple qui croit en la prophétie et qui voit les évènements de la fin des temps comme indicateurs, réalisons-nous le juste équilibre dans la façon dont nous comprenons la prophétie et comment nous l’enseignons à d’autres?


Vendredi


(page 12 du guide standard)


La puissance d’un témoignage


par Miguel Manuel Mafugula


Je suis né dans une famille où les gens observent le dimanche, à Milange, une ville située à seulement 3 kilomètres de la frontière du Mozambique avec le Malawi. J’ai connu l’Église Adventiste du Septième Jour à travers une jeune fille nommée Adelina. Elle avait 16 ans et étudiait au secondaire, et elle m’a demandé de l’aider avec ses devoirs. J’avais 21 ans et allais en terminale au lycée. Après l’avoir aidée, elle a commencé à parler de l’Église Adventiste. Elle m’a parlé du sabbat et a expliqué que Dieu a sanctifié le samedi, et non pas le dimanche, comme jour de repos et d’adoration. Plus tard, Adelina me donna une Bible. Elle avait souligné le quatrième commandement dans Exode 20:8 et Ezéchiel 20:20, qui dit : « Sanctifiez Mes sabbats, et ils seront un signe entre Moi et vous » (LSG). Sur une page de la Bible, elle a écrit: « allez lire Marc 2:27, 28. » Je me tournai à Marc et lus les paroles de Jésus, « le sabbat a été fait pour l’homme et non l’homme pour le sabbat. C’est pourquoi le Fils de l’homme est Seigneur même du sabbat. »


Quand j’ai lu cela, je me suis rendu compte que j’observais le mauvais jour de la semaine. Je décidai d’aller à l’église avec Adelina pour en savoir plus, et bientôt j’adorais Dieu le samedi. Cela causa des problèmes dans mon église de dimanche, où je servais comme directeur de la jeunesse. Le pasteur de l’église alla voir mon père et ce dernier m’ordonna de revenir. Quand j’ai refusé, mon père a déclaré: « Si tu n’obéis pas à tes parents, alors tu ne peux pas vivre avec eux. » Il me chassa de la maison. Je dis aux parents d’Adelina ce qui était arrivé, et ils me donnèrent un endroit pour vivre jusqu’à ce que j’aie terminé le lycée. Je fus baptisé deux ans plus tard.


Dieu m’aida à obtenir un diplôme universitaire et je fus employé comme professeur de chimie à l’école publique à Milange. Plus tard, j’ai épousé Adelina, la fille qui m’a présenté le jour du sabbat. Dieu a utilisé mon témoignage personnel d’une façon incroyable. Je l’ai partagé avec les jeunes de mon ancienne église de dimanche, et deux sont devenus des Adventistes. Je l’ai également dit à mes parents, et ils furent baptisés. Je dis à tout le monde: ayez confiance au Seigneur tous les jours. Rien ne Lui est impossible.




Une partie de l’offrande du treizième sabbat ce trimestre aidera à ouvrir la première école primaire adventiste du septième jour dans la ville natale de Miguel à Milange. Merci pour vos offrandes missionnaires.


Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org


Partie I: Aperçu


Texte clé: Apocalypse 1:1


Idée centrale: Cette leçon est une introduction à l’étude du livre de l’Apocalypse dans son ensemble. Un accent particulier sera mis sur le prologue (Apo. 1:1-8).


Introduction: Le prologue de l’Apocalypse (Apocalypse 1:1-8) introduit les thèmes principaux du livre dans un langage relativement simple. Ces versets ne contiennent ni d’images de bêtes terrifiantes, ni de voyages célestes, ni de séquences septuples. Au contraire, ils décrivent comment le livre est venu à l’existence (Apo. 1:1-3), qui l’a envoyé aux églises (Apo. 1:4-6), et comment les évènements décrits dans le livre s’accompliront à la fin (Apocalypse 1:7, 8). Le prologue exprime la centralité de Jésus-Christ dans l’ensemble du livre et prépare le lecteur à ce qui est à venir dans un langage simple.


Thèmes de la leçon: Le prologue du livre de l’Apocalypse présente les thèmes suivants:


  1. Jésus est le personnage central de l’Apocalypse

Sa centralité est clairement établie par le titre du livre (Apocalypse 1:1), Ses qualités et Ses actions (Apocalypse 1:5, 6) et Son rôle central à la seconde venue (Apo. 1:7).


  1. Le livre porte sur les évènements futurs.

Ce ne sont pas que des évènements du temps de la fin. En fait, la plupart des évènements décrits au présent, par rapport au temps de Jean, étaient des évènements à travers l’histoire future (Apocalypse 1:1).


III. Les visions du livre sont données dans un langage symbolique.


Ce fait ressort clairement de l’un des mots clés dans Apocalypse 1:1 et son allusion à Daniel 2.


  1. La nature trine de Dieu.

Il y a une triple description des personnes de la trinité de Dieu, leurs qualités et leurs actions dans Apocalypse 1:4-6.


  1. Le retour de Jésus.

Apocalypse 1:7, 8 aborde cet aboutissement ultime de tous les évènements dans le livre.


Application: Les questions finales qui suivent la section « commentaire » invitent les membres à équilibrer les idées puissantes de la compréhension de l’Apocalypse et la centralité de Jésus-Christ tout au long du livre.


Partie II: Commentaire


L’introduction du guide d’étude nous informe que l’ensemble des enseignements repose sur la méthode d’interpretation qu’adoptent les Adventistes du septième jour, la méthode historiciste d’interprétation prophétique, la structure organisationnelle unifiée de l’Apocalypse, et une approche d’interprétation centrée sur Christ.


La méthode historiciste est évidente dans la structure générale de l’Apocalypse elle-même. Le livre commence par les sept églises (Apo. 1:9 – 3:22), ce qui décrit la situation de l’église au jour de Jean, en dépeignant prophétiquement la situation de l’église à travers l’histoire jusqu’à la fin des temps. Les sceaux et les trompettes couvrent également la période allant du temps de Jean à la fin des temps (Apo. 4:1-11:19).


Enfin, la dernière moitié du livre (Apo. 12:1-22:21) se concentre principalement sur les derniers jours de l’histoire de la terre et au-delà. Cette méthode est également soutenue par l’allusion à Daniel 2 dans le premier verset du livre (Voir ce sujet dans le thème 3 ci-dessous).


Étude détaillée des principaux thèmes de la leçon 1:


  1. Jésus est le personnage central de l’Apocalypse (Apocalypse 1:1, 5-7).

Le livre s’ouvre sur une chaine de révélations christocentriques. Jésus est la première personne mentionnée dans le livre et c’est Lui qui transmet la révélation à Jean (Apocalypse 1:1). Ce que Dieu a donné à Jésus est appelé « la révélation de Jésus-Christ » (Apocalypse 1:1). Ce que Jésus a transmis à Jean s’appelle « le témoignage de Jésus-Christ » (Apo. 1:2). Ce que Jean a transmis à ses lecteurs est appelé « les paroles de cette prophétie » (Apocalypse 1:3).


Cette chaine de révélations est importante pour les Adventistes du septième jour. Elle indique clairement que le témoignage de Jésus ici comprend le livre de l’Apocalypse lui-même, ainsi que le don prophétique que Jean a reçu (Apo. 1:2). L’église du reste de l’Apocalypse 12:17 recevra également plus tard le témoignage de Jésus, qui est un don prophétique semblable à celui de Jean, et qui a également produit des écrits inspirés.


Ainsi, le prologue décrit Jésus comme la figure centrale de l’Apocalypse. Le livre est une révélation de la part de Jésus et sur Jésus (Apo. 1:1). Jésus est décrit dans Son rôle spécial par Sa mort, Sa résurrection et Son règne céleste (Apocalypse 1:5). À la fin des temps, Il viendra également avec puissance et gloire (Apocalypse 1:7).


  1. Le livre porte sur les évènements futurs.

Apocalypse 1:1 nous dit que l’objectif fondamental du livre est de « montrer à Ses serviteurs les choses qui doivent arriver bientôt » (Apo. 1:1, LSG). Ces évènements sont au futur, du point de vue de Jean. Mais que signifie « bientôt » dans le texte? Les 2000 ans qui se sont écoulés depuis la vision d’Apocalypse ne semblent pas être un bientôt!


Ainsi, le mot « bientôt » doit être clairement du point de vue de Dieu, dont 1000 ans sont comme un jour (2 Pierre 3:8).


Mais de notre point de vue, le retour de Jésus a toujours été pour bientôt. Nous ne savons pas quand Jésus reviendra effectivement, mais nous savons que, en ce qui concerne notre expérience personnelle consciente (Eccles. 9:5), Il semble revenir un instant après que nous soyons morts. Pour chacun d’entre nous, individuellement, la seconde venue c’est juste quelques instants après la mort. Ainsi, l’occasion pour nous de se préparer à Sa venue est maintenant plutôt que dans le futur. Si la venue de Jésus n’était pas décrite comme bientôt, beaucoup de gens ne se prépareraient pas pour Son retour.


III. Les visions du livre sont données dans un langage symbolique.


Généralement, le meilleur moyen de comprendre l’Écriture est de considérer tout littéralement, sauf si l’usage d’un symbole est clairement explicite. Dans l’Apocalypse, la démarche inverse est indiquée par le premier verset. Là, il nous est dit que toute la vision donnée à Jean était « signifiée » (Apocalypse 1:1, BDB; du grec esêmanen) par Dieu ou Jésus. La définition primaire du mot « signifié » veut dire « faire connaitre quelque chose par des signes, des discours ou des actions ». Ainsi, dans l’Apocalypse, la meilleure façon d’aborder le texte est de traiter tout comme un symbole, sauf si un sens littéral est clairement explicite (par exemple, « Jésus Christ » dans Apocalypse 1:1 doit être pris comme tel).


Cette idée prend forme encore plus clairement lorsque le lecteur découvre une allusion à Daniel 2:45 dans le premier verset du livre. Le seul autre endroit dans la Bible qui associe le mot « signifié » à l’expression insolite « qui doit bientôt arriver » (Apocalypse 1:1; du grec: a dei genesthai) est Daniel 2:45. Le rêve de Nabuchodonosor d’une grande image incarne l’incident dans lequel Dieu lui a « signifié » (Dan. 2:45, Apo. 1:1) ce qui doit arriver dans les derniers jours. Ce qui était « dans les derniers jours » dans Daniel est maintenant « bientôt » dans l’Apocalypse.


Ainsi, l’ouverture même du livre de l’Apocalypse contient une allusion puissante à Daniel 2. Cette allusion relie ensemble les deux livres comme des volumes complémentaires. Alors que l’Apocalypse fait allusion à beaucoup de prophètes, il y a un lien spécial entre l’Apocalypse et le livre de Daniel. Donc, nous devrions nous attendre à certains symbolismes de l’Apocalypse qui décrivent les séquences de l’histoire qui vont du temps du prophète jusqu’à la fin des temps.


  1. La nature trine de Dieu.

Apocalypse 1:4-6 ouvre le livre avec une triple description de la Trinité. Tout d’abord, il y a une description des personnes: le Père (celui qui est, qui était et qui vient), le Saint-Esprit (représenté par les sept esprits) et Jésus Christ. Jésus Christ est mentionné en dernier parce qu’Il a fait l’objet des deux descriptions qui suivent.


Vient ensuite une description des qualités qui marquent le rôle de Jésus dans l’Apocalypse. Il est celui qui est mort (il est le fidèle témoin/martyr – du grec: martys), qui est ressuscité (le « premier-né d’entre les morts ») et qui a rejoint le Père sur Son trône (« Prince des rois de la terre »). La mort et la résurrection de Jésus constituent le fondement de Son règne céleste.


La description finale porte sur les actions. Jésus nous aime (présent de l’indicatif grec), nous a libérés ou « lavés » (deux mots allophones en grec) de nos péchés par Son sang et nous a faits rois et sacrificateurs pour Dieu. Le résultat final de l’amour de Jésus, tel qu’exprimé dans Sa mort et Sa résurrection, est d’élever Son peuple au statut le plus élevé possible: rois et sacrificateurs.


  1. Le retour de Jésus.

L’image du retour de Jésus dans l’Apocalypse 1:7 est issue des allusions à Daniel 7 et Zacharie 12. Le pronom « il » d’Apocalypse 1:7 fait clairement référence à Jésus, qui en est l’antécédent dans les deux versets précédents. « Il vient avec les nuées » (Apo. 1:7, LSG), rappelle le Fils de l’Homme qui, dans des nuées de gloire, va vers l’Ancien des Jours et reçoit la domination sur les royaumes de la terre (Daniel 7:13, 14). Dans l’Apocalypse, le droit de Jésus à régner sur la terre est reconnu dans le ciel à Son ascension (Apocalypse 5) et sur la terre à la seconde venue (Apo. 1:7).


L’allusion à Zacharie est particulièrement intéressante. Remarquez le parallèle entre Zacharie 12 et le livre de l’Apocalypse. Dans Zacharie 12:7, 8, c’est l’Éternel qui vient. Dans l’Apocalypse, c’est Jésus qui vient. Dans Zacharie 12:10, c’est l’Éternel qui est percé; dans l’Apocalypse, c’est Jésus qui est percé. Dans Zacharie, ce sont les habitants de Jérusalem qui voient Dieu venir (Zach. 12:8-10); dans l’Apocalypse, c’est la terre entière qui voit Jésus venir. Dans Zacharie 12:11, 12, ce sont les clans de Jérusalem qui pleurent; dans l’Apocalypse, ce sont les tribus de la terre entière qui pleurent.


Dans l’utilisation des éléments de l’Ancien Testament dans l’Apocalypse, il y a un changement dans l’accent de Yahvé à Jésus. Il y a une évolution similaire des choses locales et littérales d’Israël à l’impact spirituel universel de l’évangile et de l’église.


Partie III: Application


  1. La leçon porte sur l’introduction du livre de l’Apocalypse, ou le prologue (Apo. 1:1-8). Une façon de commencer la leçon serait de se demander: quelle est l’introduction de votre histoire biblique préférée? Les membres pourraient donner des réponses telles que « bébé Moïse dans les joncs », « le test d’alimentation pour Daniel et ses trois amis de Daniel 1 », « l’onction de David, le jeune berger » ou « les anges visitant les bergers à la naissance de Jésus » comme des exemples. Comment l’introduction d’une histoire de la Bible ou d’un livre de la Bible affecte-t-elle la façon dont vous comprenez le reste de l’histoire?

  1. La leçon fait ressortir deux choses qui sont très importantes dans tout le livre de l’Apocalypse: (a) la centralité de Jésus-Christ et (b) la lecture historiciste de l’Apocalypse. Le moniteur peut inviter les membres à discuter des questions telles que: quelle valeur l’approche historiciste offre-t-elle dans le monde actuel? Comment les détails historiques de l’interprétation historiciste de l’Apocalypse révèlent-ils Jésus Christ comme le centre de tout espoir? Quelques réponses à la première question: l’approche historiciste (a) répond à trois grandes questions philosophiques: qui suis-je? D’où viens-je? Où vais-je? (b) nous permet de voir la main de Dieu dans l’histoire; (c) nous donne confiance au milieu du chaos, que Dieu est toujours au contrôle de l’histoire; et (d) nous donne confiance que, parce que Dieu a été actif tout au long de l’histoire, l’espoir que nous avons pour la fin est aussi sûr.

*5-11 Janvier


Parmi les chandeliers


Sabbat après-midi


Lecture de la semaine: Apo. 1:9-18; Actes 7:54-60; Matthieu 12:8; Exode 20:11; Dan. 10:5, 6; Apo. 1:20; Apo. 2:1-7.


Verset à mémoriser: « Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises. » (Apo. 2:7, NEG).


Psaumes 73 décrit la perplexité du psalmiste quand il a observé la fierté arrogante des impies. Ils vivaient dans l’abondance et l’aisance, contrairement à la souffrance des justes. Cette injustice a grandement troublé le psalmiste (Ps. 73:2-16), qui, dans sa perplexité, est allé au sanctuaire (Ps. 73:16, 17). Là, en présence de Dieu, il a reçu une compréhension approfondie de la question.


Des siècles plus tard, un vieil apôtre se retrouva en prison sur une ile rocheuse à cause de son témoignage fidèle. Dans sa détresse, il eut des nouvelles que les églises qu’il dirigeait subissaient des souffrances inimaginables. Pourtant, à ce moment critique, il reçut une vision dans laquelle il voyait Christ ressuscité apparaitre dans le sanctuaire céleste. Ici, tout comme l’expérience du psalmiste, le Seigneur a révélé à Jean certains mystères de cette vie et les luttes qu’elle apporte. Cette scène du sanctuaire lui fournit l’assurance de la présence et de l’amour de Christ – une assurance qu’il devait transmettre à ces églises et aux générations chrétiennes à venir jusqu’à la fin de l’histoire de ce monde.


Outre la présentation du ministère de Christ dans le sanctuaire céleste, cette semaine, nous allons considérer le premier des sept messages spéciaux de Christ à Son église, adressés collectivement aux sept églises d’Asie, mais qui sont aussi importants pour nous aujourd’hui. La semaine prochaine, nous étudierons les messages aux six autres églises.


* Étudiez cette leçon pour le sabbat 12 Janvier.


Leçon


2


(page 14 du guide standard)


6 Janvier


À Patmos


Lisez Apocalypse 1:9. Que nous dit Jean sur les circonstances dans lesquelles il a reçu les visions de l’Apocalypse?




Patmos est une ile aride et rocheuse en mer Égée; elle était d’environ 16 kilomètres de long et de 10 kilomètres de large dans sa partie la plus large. Les Romains l’utilisaient conjointement avec d’autres iles environnantes comme une colonie pénitentiaire pour des délinquants politiques bannis. Les premiers auteurs chrétiens ayant vécu relativement proche du moment de la rédaction du livre de l’Apocalypse, affirment à l’unanimité que les autorités romaines avaient banni Jean à Patmos à cause de sa fidélité à l’évangile. Le vieil Apôtre a surement enduré toutes les difficultés de la prison romaine à Patmos. Il était probablement traité comme un criminel, enchainé dans les fers, manquant de nourriture et forcé à faire du travail dur sous le fouet des gardes romains impitoyables.


« Patmos, ile rocheuse et désertique, située dans la mer Égée, avait été choisie par le gouvernement romain comme lieu de déportation pour les criminels. Mais au serviteur de Dieu, ce lieu de détention inhospitalier devint la porte du ciel. Là, séparé de l’agitation de la vie, de l’activité des années écoulées, il était en communion avec Dieu, avec le Christ et les anges, et il en reçut des instructions pour l’église des temps futurs. » – Ellen G. White, Conquérants pacifiques, p. 509.


Quels autres personnages bibliques ont subi des privations, même malgré (ou peut-être même à cause de) leur fidélité à Dieu? Voir Dan. 3:16-23, Actes 7:54-60.




Les disciples de Christ ne devraient jamais oublier que chaque fois qu’ils se trouvent dans des circonstances similaires à celle de Jean, ils ne sont pas laissés à eux-mêmes. Le même Jésus, qui était venu visiter Jean avec des paroles d’espoir et d’encouragement au milieu de ses difficultés à Patmos, est toujours présent avec Son peuple pour le soutenir dans les situations difficiles.


Comment pouvons-nous comprendre la différence entre la souffrance à cause de Christ et la souffrance pour d’autres raisons, y compris nos propres mauvais choix? Qu’en est-il de la souffrance pour des raisons que nous ne pouvons pas comprendre? Comment pouvons-nous apprendre à faire confiance au Seigneur dans toutes les situations?


Dimanche


(page 15 du guide standard)


7 Janvier


Le jour du Seigneur


Lisez Apocalypse 1:10; Exode 31:13; Ésaïe 58:13 et Matthieu 12:8. Selon ces textes, quel jour dans la Bible est clairement spécifié comme le jour du Seigneur? Combien ce jour a-t-il joué un rôle significatif pour Jean au milieu de ses souffrances?




« Ce fut le jour du sabbat que le Seigneur de gloire apparut à l’apôtre en exil. Jean observait le sabbat aussi fidèlement sur l’ile de Patmos que dans les villes et les villages de la Judée, alors qu’il y prêchait l’évangile. Il revendiquait comme siennes les précieuses promesses qui avaient été faites au sujet de ce jour. » – Ellen G. White, Conquérants pacifiques, p. 518.


Apocalypse 1:10 indique clairement que l’apôtre Jean a reçu la vision le jour du sabbat, le septième jour de la semaine. Bien qu’attendant impatiemment les évènements futurs, même de la seconde venue de Christ (voir Apocalypse 1:7), cette venue également connue sous le nom de « jour du Seigneur » (Ésaïe 13:6-13 ; 2 Pie. 3:10), Jean parlait du temps où il a lui-même reçu la vision de ces évènements à venir, et c’était le jour du sabbat, le « jour du Seigneur ».


Il n’y a aucun doute qu’au milieu de ses souffrances, ce sabbat rempli de vision doit être pour lui un avant-gout d’une vie exempte de souffrances, que lui et les fidèles de tous les âges recevront en partage après la seconde venue. En effet, dans la pensée juive, le jour du sabbat est considéré comme un avant-gout de l’olam haba, « le monde à venir ».


« Le jour du sabbat que Dieu a mis à part en Éden, était très précieux pour Jean sur l’ile solitaire. Quel sabbat pour cet exilé solitaire, toujours précieux aux yeux de Christ, mais maintenant plus que jamais exalté! Jamais il n’avait appris autant des choses de Jésus. Jamais il n’avait entendu cette vérité exaltante. » – (traduit d’Ellen G. White Comments, The SDA Bible Commentary, vol. 7, p. 955).


Comparez les deux versions du quatrième commandement du décalogue dans Exode 20:11 et Deutéronome 5:15. Ces textes soulignent le sabbat du septième jour comme un mémorial de la création et de la délivrance, qui nous rappelle que Dieu nous a créés et nous a rachetés. Comment peut-on, chaque sabbat, mieux garder devant nous ces deux réalités de Dieu, comme notre Créateur et notre Rédempteur? Pensez à ceci aussi: à quoi bon serait-il pour Lui d’être notre Créateur sans être aussi notre Rédempteur?




Lundi


(page 16 du guide standard)


8 Janvier


La vision de Christ à Patmos


Lisez Apocalypse 1:12-18. Comparez la description que Jean fait de Christ avec l’être divin dans Daniel 10:5, 6. Comment Jésus apparait-Il dans la vision de Jean? Que fait-Il?




Jean voit Jésus vêtu en grand prêtre, marchant parmi les chandeliers.


L’image de Jésus marchant parmi les chandeliers décrit la promesse de Dieu à l’ancien Israël qu’Il marcherait au milieu d’eux comme leur Dieu (Lev. 26:12). Dans l’Apocalypse, les chandeliers représentaient les sept églises d’Asie, à qui le rouleau de l’Apocalypse avait premièrement été envoyé (Apo. 1:20) et (comme nous le verrons mercredi) les chandeliers symbolisent aussi Son église tout au long de l’histoire. Par l’Esprit Saint, Jésus continue de veiller sur Son église sur la terre. Il sera continuellement avec Son peuple jusqu’à ce qu’Il l’amène à sa demeure éternelle.


En outre, l’image de Jésus en tant que grand prêtre parmi les chandeliers est tirée de la pratique rituelle dans le temple de Jérusalem. La tâche quotidienne d’un prêtre était de garder les lampes dans le sanctuaire toujours allumées. Il taillait et remplissait à nouveau les lampes qui étaient sur le point de s’éteindre, remplaçait les mèches des lampes éteintes, les remplissaient d’huile fraiche et puis rallumait à nouveau. De cette façon, le prêtre fait la connaissance de la situation de chaque flamme. De la même manière, Jésus connait les besoins et les circonstances de Son peuple et intercède pour lui personnellement.


Lisez Apocalypse 2:2, 9, 13, 19 ; 3:1, 8, 15. Qu’est-ce que la déclaration de Jésus « Je connais » nous dit sur la façon dont Jésus connait et maitrise les situations et les besoins du peuple de Dieu dans ces églises?



Jésus s’est identifié avec des titres de Dieu comme « le premier et... le dernier » (voir Ésaïe 44:6, 48:12). Le mot grec pour la « fin » est eschatos, qui a donné le mot eschatologie (« étude des évènements de la fin des temps »). Cela montre que l’eschatologie porte sur Jésus Christ, qui a le dernier mot sur les derniers évènements. Il est « vivant » et possède « les clefs du séjour des mort et de la mort » (Apo. 1:18). Par Sa mort et Sa résurrection, Jésus a reçu l’autorité d’ouvrir les portes de la mort (Job 17:16, Ps. 9:13). Tous ceux qui se confient en Lui passeront de la tombe à la vie éternelle (1 Cor. 15:21-23). Les fidèles serviteurs de Jésus ne doivent rien craindre, parce que même les morts sont sous Son contrôle. Et si tel est le cas avec les morts, combien plus encore avec les vivants? (Voir 1 Thess. 4:16, 17).


Mardi


(page 17 du guide standard)


9 Janvier


Les messages de Christ hier et aujourd’hui


Lisez Apocalypse 1:11, 19, 20. Jésus a aussi donné à Jean sept messages distinctifs pour les églises d’Asie. Qu’est-ce que le fait que les sept églises de cette région n’existent plus indique sur la signification symbolique de ces messages pour les chrétiens en général?




Les messages que Jésus a ordonné à Jean d’envoyer aux sept églises sont rapportés dans Apocalypse 2 et 3. Leur contenu s’applique à trois niveaux:


Application historique. Initialement, ces messages étaient envoyés aux sept églises situées dans des villes prospères de l’Asie du premier siècle de notre ère. Les chrétiens faisaient face aux sérieux défis. Plusieurs villes avaient instauré le culte de l’empereur dans leurs temples en témoignage de leur fidélité à Rome. Le culte de l’empereur était devenu obligatoire. Les citoyens devaient également participer à des manifestations publiques et aux cérémonies religieuses païennes. Puisque beaucoup de chrétiens refusaient de participer à ces pratiques, ils subissaient des persécutions, parfois même le martyre. Sur ordre de Christ, Jean a écrit les sept messages pour les aider à relever ces défis.


Application prophétique. Le fait que l’Apocalypse soit un livre prophétique, mais que seulement sept églises aient été choisies pour recevoir ces messages, souligne aussi le caractère prophétique des messages. Les conditions spirituelles dans les sept églises coïncident avec les conditions spirituelles de l’église de Dieu dans différentes périodes historiques. Les sept messages visent à fournir, du point de vue du ciel, un panorama de l’état spirituel du christianisme dès le premier siècle jusqu’à la fin du monde.


Application universelle. Tout comme tout le livre de l’Apocalypse était envoyé comme une lettre, qui devait être lue dans toutes les églises (Apo. 1:11), de même les sept messages contiennent également des leçons qui peuvent s’appliquer aux chrétiens dans toutes les époques. De cette manière, ils représentent différents types de chrétiens dans différents lieux et époques. Par exemple, alors que la caractéristique générale du christianisme aujourd’hui est Laodicée, certains chrétiens peuvent s’identifier aux caractéristiques de certaines des autres églises. La bonne nouvelle est que quelle que soit notre condition spirituelle, Dieu « rencontre les humains déchus là où ils sont. » – Ellen G. White, Messages choisis, Vol. 1, p. 23.


Imaginez si le Seigneur devait écrire une lettre à votre église locale, sous la forme des messages aux sept églises, adressant les défis auxquels elle est confrontée, ainsi que sa condition spirituelle. Que peut dire une telle lettre?



Mercredi


(page 18 du guide standard)


10 Janvier


Message à l’église d’Éphèse


Éphèse était la capitale et la plus grande ville de la province romaine d’Asie, située sur les grandes routes commerciales. En tant que port principal d’Asie, c’est l’un des centres religieux et commerciaux les plus importants. La ville était remplie des édifices publics tels que les temples, les amphithéâtres, les gymnases, les bains publics et des maisons privées. Éphèse était aussi connue pour ses arts et ses pratiques magiques, de même que l’immoralité et la superstition. Pourtant, l’église chrétienne la plus influente d’alors dans la province était à Éphèse.


Lisez Apocalypse 2:1-4. Comment Jésus se présente-t-Il à cette église? Quelles grandes qualités Jésus reconnait-Il de cette église? Quelle préoccupation est également explicite de Jésus?




Au début, les Éphésiens étaient connus pour leur fidélité et leur amour (Eph. 1:15). Bien que subissant la pression tant externe qu’interne à l’église, les chrétiens d’Éphèse étaient restés fermes et fidèles. Ils étaient assidus et fidèles; en effet, ils ne pouvaient tolérer les faux apôtres au milieu d’eux. Cependant, leur amour pour Christ et pour leurs confrères commença à diminuer. Bien que les gens fussent fermes et fidèles, en l’absence de l’amour de Christ, leurs lampes étaient en danger de s’éteindre.


Lisez Apocalypse 2:5-7. Quels sont les trois éléments que Jésus exhorte l’église à faire afin de raviver leur premier amour et leur dévotion à Christ et à leurs frères et sœurs? Comment ces trois choses sont liées successivement?




Prophétiquement, la situation dans l’église d’Éphèse correspond à la situation générale et à la condition spirituelle de l’église de l’an 31 apr. JC à l’an 100. L’église primitive était caractérisée par l’amour et la fidélité à l’évangile. Mais à la fin du premier siècle, l’église a commencé à perdre la flamme de son premier amour, en perdant ainsi la simplicité et la pureté de l’évangile.


Imaginez-vous dans le cadre d’une congrégation dont l’amour est en déclin. Les membres peuvent ne pas commettre des péchés connus ou ouverts. Sur un plan, ils font ce qui est juste; mais leur vie souffre de formalisme et de froideur. Comment le conseil de Jésus ici peut-il libérer l’église de cette situation?


Jeudi


(page 19 du guide standard)


11 Janvier


Réflexion avancée: Lisez Ellen G. White, « Patmos », dans Conquérants pacifiques, chapitre 56.


« La persécution de Jean est devenue un instrument de la grâce divine. Patmos devint resplendissant de la gloire d’un Sauveur ressuscité. Jean avait vu Christ dans Sa forme humaine, avec les marques des clous dans Ses mains et Ses pieds, ce qui sera Sa gloire pour toujours. Maintenant, encore une fois, Dieu lui a permis de contempler son Seigneur ressuscité, revêtu d’autant de gloire qu’un être humain pouvait voir et vivre.


L’apparition de Christ à Jean devrait être pour tous, croyants et incroyants, une preuve que Christ est ressuscité. Elle devrait donner la puissance de vie à l’église. Souvent, de sombres nuages entourent le peuple de Dieu. Dans ces moments de ténèbres, il peut sembler comme si l’oppression et la persécution les éteindraient. Mais c’est pendant ces périodes que les enseignements les plus instructifs sont donnés. Christ a souvent pénétré dans des prisons pour se révéler à Ses élus. Il est dans le feu avec eux sur le bucher. Tout comme la nuit la plus sombre laisse briller les étoiles, de même, la gloire de Dieu brille plus dans la plus profonde tristesse. Plus le ciel est sombre, plus les rayons du soleil de justice, le Sauveur ressuscité, sont clairs et étincelants. » – (traduit d’Ellen G. White, The Youth’s Instructor, 5 avril 1900).


Discussion:


Jean partage avec les lecteurs ce qu’il a vu et entendu à Patmos. En lisant Apocalypse 1:12-20, que voyez-vous et entendez-vous? Quelles paroles réconfortantes pouvez-vous tirer de ce qui est révélé ici?


Le premier ange dans Apocalypse 14:7 exhorte les habitants de la terre du temps de la fin à « [adorer] Celui qui a fait le ciel, la terre, la mer, et les sources d’eaux » (Apo. 14:7, NEG). C’est une expression tirée d’Exode 20:11. Qu’est-ce que le message du premier ange nous dit sur l’importance du sabbat au temps de la fin, telle que révélée dans l’Apocalypse?


Il y a une étrange ironie avec beaucoup de chrétiens. Plus ils durent à l’église, plus il est facile à leur foi de diminuer ou même de s’éteindre. Cependant, c’est le contraire qui devait arriver. Après tout, plus nous marchons avec Jésus, plus nous devrions apprendre de Lui et de Son amour pour nous. Comment, alors, peut-on garder la flamme de notre foi, non seulement vive, mais aussi la rendre plus lumineuse comme il se doit?


Vendredi


(page 20 du guide standard)


Histoire Missionnaire


Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org



Cadeau d’un enfant


par Andrew McChesney


Janice Clark n’avait jamais prévu d’adopter le bébé d’une ancienne élève, mais son téléphone sonna par une froide journée de mars. « Je vais bientôt avoir un bébé que je ne peux pas élever, et je me demande si vous pouvez le prendre », déclara Annette. « Qu’entendez-vous par « le prendre »? » demanda Janice, une enseignante d’éducation physique âgé de 47 ans à Mamawi Atosketan Native School, une école missionnaire de l’Église Adventiste du Septième Jour dans la province canadienne d’Alberta.


« Je veux que vous l’adoptiez », déclara Annette, 18 ans, déjà mère de deux ans. Janice ne croyait pas que la jeune fille fût sérieuse, mais elle essaya d’organiser une rencontre avec Annette et ses parents. Chaque tentative échoua.


Deux mois plus tard, le téléphone de Janice sonna. C’est Annette. « Pourriez-vous venir à l’hôpital pour me soutenir demain lors de mon accouchement? », dit-elle. Elle allait accoucher par césarienne. Janice et son mari, qui avaient cinq enfants biologiques et quatre enfants adoptifs, arrivèrent à l’hôpital en début de matinée. L’infirmière les accueillit en ces termes: « Oh, vous êtes les parents adoptifs. » Janice était choquée. Elle avait pensé qu’Annette avait d’autres plans pour le bébé parce que l’adoption n’avait été mentionnée qu’une seule fois dans ce seul coup de téléphone. Dans la chambre d’hôpital, Janice demanda à la femme enceinte ses plans. « Quel est le nom du bébé? » demanda-t-elle. « C’est votre bébé », déclara Annette. « Vous devez lui donner un nom. » C’est alors seulement qu’elle comprit que ce serait son bébé adoptif. Un garçon en bonne santé naquit quelques heures plus tard, le 12 mai 2016. Janice resta à l’hôpital cette nuit et apporta le bébé à la maison un jour plus tard. Elle l’appela Huxley. Janice croit qu’Annette lui a donné le bébé à cause de l’amour de l’enseignante à l’école. « Ce n’est pas moi personnellement », dit-elle. « J’ai travaillé avec sa famille dans cette école depuis de nombreuses années. Elle et tous ses frères et sœurs savent que les enseignants les aiment. C’est pourquoi elle nous a demandé d’être les parents du jeune garçon. » Les larmes coulent des yeux de Janice quand elle parle de cela. « C’est donc une leçon d’humilité de penser que je fais partie de cette image », dit-elle. « Je suis censée enseigner à Huxley sur son Créateur. »


Une partie de l’offrande du treizième sabbat du deuxième trimestre 2018 a aidé Mamawi Atosketan Native School à étendre son programme d’éducation. Le nom de l’ancienne élève a été changé.


Partie I: Aperçu


Texte clé : Apocalypse 2:7


Idée centrale: Cette leçon présente les messages aux sept églises (Apo. 1:9-2:7).


Introduction: Apocalypse 1:9-20 constitue la toile de fond des messages aux sept églises dans les chapitres 2 et 3. Les aspects de la vision glorieuse de Christ présentent un cadre unique pour chacun des sept messages. Jésus connait chacune des sept églises et s’adresse à leurs besoins respectifs. La leçon se termine par un regard plus détaillé sur le message à l’église d’Éphèse (Apo. 2:1-7)


Thèmes de la leçon: Le texte d’étude (Apo. 1:9-2:7) introduit les thèmes suivants:


  1. L’identité du jour du Seigneur dans l’Apocalypse 1:10.

Jean fait référence au sabbat comme étant le jour du Seigneur.


  1. Jésus s’adresse aux églises selon leurs besoins.

Jésus s’adresse à chacune des sept églises avec des caractéristiques différentes tirées de la vision introductrice (Apo. 1:9-20).


III. La structure de Jean de l’Apocalypse (en se basant sur Apocalypse 1:19)


Dans Apocalypse 1:19, Jean résume l’ensemble de la vision en disant qu’elle concernait les choses qui doivent se passer dans le futur. Apocalypse 4:1 montre qu’une grande partie de l’Apocalypse met l’accent sur l’avenir. Cet avenir commence au temps de Jean et s’étend jusqu’à la fin des temps.


  1. L’interprétation des sept messages aux sept églises

Les messages aux sept églises contiennent des informations sur des églises réelles en Asie mineure, mais ils sont aussi en parallèle avec les conditions spirituelles du christianisme dans les différentes périodes historiques.


Application: Les membres sont invités à examiner les incidences de l’image saisissante de Jésus dans l’Apocalypse 1:12-16, la réaction de Jean à cette image (Apo. 1:17) et la réponse miséricordieuse et réconfortante de Jésus à Jean (Apo. 1:17, 18).


Partie II: Commentaire


La vision introductrice de l’Apocalypse (Apocalypse 1:12-18) se concentre sur une image glorieuse de Jésus. Il est « semblable au Fils de l’Homme » (Apo. 1:13), celui qui est mort et qui est vivant pour toujours (Apo. 1:18). En se basant sur Daniel 10:5, 6 et un certain nombre d’autres textes de l’Ancien Testament, cette vision incarne la gloire de Jésus qui s’est manifestée à la transfiguration pendant Son ministère terrestre. Les caractéristiques de Jésus dans la vision se répètent tout au long des sept messages des chapitres 2 et 3. La vision est comme la toile de fond de la scène du premier acte d’un drame.


En plus de la vision de Jésus (Apocalypse 1:12-18), la leçon porte sur l’emplacement et le moment où Jean a reçu la vision (Apo. 1:9-11), une interprétation de base de la vision (Apo. 1:19, 20) et une analyse du message à l’église d’Éphèse (Apo. 2:1-7).


Les principaux thèmes de la leçon 2 expliqués:


  1. L’identité du jour du Seigneur dans l’Apocalypse 1:10

L’idée la plus populaire dans le monde est que le « jour du Seigneur » de l’Apocalypse 1:10 est le dimanche, le premier jour de la semaine. La force de ce point de vue est que certains pères de l’église romaine ont plus tard utilisé l’expression pour désigner dimanche au point que l’équivalent latin dominus dies, est devenu l’un des noms du dimanche dans l’église latine. Cependant, toutes les références au dimanche comme « jour du Seigneur » sont bien postérieures à l’Apocalypse et, par conséquent, ne peuvent servir de signification au moment où Jean écrivait.


La meilleure explication pour le jour du Seigneur dans l’Apocalypse 1:10 est que Jean faisait référence au sabbat du septième jour. Bien que l’expression en grec, kuriakê hemêra, n’apparait nulle part ailleurs mot à mot dans le Nouveau Testament, ou dans la traduction grecque de l’Ancien Testament, de nombreux équivalents forts se rapportent tous au sabbat du septième jour comme étant « le jour du Seigneur », et jamais au premier jour, le dimanche. Le septième jour est « le sabbat du Seigneur [kuriô] ton Dieu » (Exode 20:10, Deut. 5:14). « Le Seigneur » (kurios) se réfère souvent au septième jour comme « Mon sabbat » (ta sabbata mou) – Exode 31: 12, 13; Lévitique 19:3, 30; Lévitique 26: 2; Ésaïe 56:4-6; Ézéchiel 20:12, 13, 16, 20 et 21, 24; 22:3-8 ; 23:36-38 ; 44:12-24). En hébreu d’Ésaïe 58: 13, Yahvé appelle le sabbat « Mon saint jour » (LSG). Et enfin, tous les trois évangiles synoptiques (Matthieu 12:8; Marc 2:27, 28; Luc 6:5) citent Jésus qui dit « le Fils de l’Homme est Maitre... du sabbat [kurios tou sabbatou] ». Par conséquent, il serait étrange d’attribuer un sens à l’expression de Jean du « jour du Seigneur » pour désigner un autre jour de la semaine différent de celui que nous appelons aujourd’hui samedi.


  1. Jésus s’adresse aux églises selon leurs besoins.

Jésus apparait sur la scène de l’Apocalypse de façon spectaculaire (Apo. 1:12-20). Le même Jésus est en étroite relation avec les sept églises (Apo. 1:20). Il connait intimement chacune d’elles (Apo. 2:2, 9, 13, 19; 3:1, 8, 15). Et Il se présente à chaque église avec une, deux ou trois caractéristiques de la vision antérieure.


Le message à Éphèse (Apo. 2:1-7), par exemple, décrit Jésus comme celui qui tient les sept étoiles dans Sa main (Apo. 1:20) et qui marche au milieu des sept chandeliers d’or (Apo. 1:12, 13). Dans le message à Smyrne (Apo. 2:8), Jésus est le premier et le dernier, celui qui est mort et qui revint à la vie (Apo. 1:17, 18). Dans Sa lettre à Pergame, Il vient avec une épée à double tranchant (Apo. 2:12, 1:16). C’est le même processus dans toutes les lettres aux sept églises.


Voici ce qui est intéressant. Jésus se présente d’une manière différente à chacune des sept églises. Il est capable de s’adapter aux besoins particuliers et aux circonstances de chaque église. En d’autres termes, Il s’adresse à chaque église selon ses besoins. Et si aucune église et aucun chrétien n’a la stature complète de Jésus, alors nous avons toutes les raisons de faire preuve d’humilité.


Nous sommes tous des apprenants, même avec tout ce que nous avons reçu.


III. La structure de Jean de l’Apocalypse (en se basant sur Apocalypse 1:19)


L’auteur de l’Apocalypse incorpore souvent des indices sur les idées d’organisation et la clé du livre dans les textes de transition. Un de ces textes de transition est Apocalypse 1:19. Dans ce texte, Jean présente le plan de l’ensemble du livre. Le texte commence, « Écris donc ce que tu as vu » (Apo. 1:19, NEG). Cette phrase est parallèle au verset 11: « Ce que tu vois, écris-le (Apo. 1:11, TOB). Le verbe « voir » est au présent au verset 11 et au passé au verset 19 (l’aoriste indicatif grec). Cela signifie que la vision d’ensemble de l’Apocalypse a été donnée entre l’ordre au verset 11 et l’ordre au verset 19. Alors, il a reçu l’ordre d’écrire.


Qu’a vu Jean? Deux choses: « Les choses qui sont » et « les choses qui arriveront » (Apo. 1:19). Alors, le livre de l’Apocalypse comprend à la fois des choses existant au moment des sept églises et les choses qui étaient encore à venir, de leur point de vue. Dans Apocalypse 4:1, Jésus dit à Jean: « Monte ici, et Je te montrerai les choses qui doivent arriver après celles-ci. » (Apo. 4:1, DRB). Cette instruction est similaire à Apocalypse 1:19.


En commençant par l’Apocalypse 4:1, le reste de l’Apocalypse se concentre principalement sur l’avenir après le temps de Jean. Bien qu’il existe des vas-et-viens à la croix (Apo. 5:6, 12:11) et même aux évènements avant la création (Apo. 12:4, 7, 9), le principal objectif, pour la majeure partie du livre, est de révéler les évènements futurs à Jean.


Que sont alors « Les choses qui sont et les choses qui arriveront » dans Apocalypse 1:19? La réponse: c’est ce qu’il y a entre Apocalypse 1:19 et 4:1, à savoir les messages aux sept églises. Comme la leçon l’a si bien dit, les sept messages ont aussi une signification prophétique de l’ère chrétienne tout entière, en plus d’aborder la situation de ces sept églises et des messages que Jésus leur envoie. Une attention particulière à Apocalypse 1:19 montre comment les principaux textes de l’Apocalypse peuvent aider les lecteurs à se rendre compte de la structure que Jean a à l’esprit, et aussi, le plan de Celui qui lui a donné la vision.


  1. Interprétation des sept messages aux sept églises

Les messages aux sept églises sont des « lettres prophétiques ». Ils sont plus similaires à Matthieu 24 qu’à Daniel 7 ou à Apocalypse 13. Leur message concerne sept églises réelles en Asie mineure, celles qui les ont reçus en premier (Apo. 1:4, 11) et, par extension, tous ceux qui lisent ces messages (Apo. 1:3; 2:7, 11, 17, 29, etc.)


Cependant, il n’y avait plus sept églises en Asie mineure, et les conditions spirituelles dans ces églises sont parallèles aux conditions spirituelles du christianisme dans les différentes périodes historiques, depuis l’époque de Jean jusqu’aujourd’hui. Alors, dans ces messages aux sept églises historiques se trouve intégré un grand aperçu des développements majeurs de l’histoire chrétienne. Ces périodes sont brièvement discutées dans les commentaires spécifiques sur chaque église dans les leçons 2 et 3.


  1. Le message à l’église d’Éphèse

L’église d’Éphèse est la première congrégation à laquelle Jésus s’est adressé, se décrivant Lui-même comme celui qui marche au milieu des sept chandeliers d’or et qui tient les sept étoiles dans Sa main droite (Apo. 2:1). Les verbes « marcher » et « tenir » dépeignent les soins personnels de Jésus et une attention particulière. Malgré les soins de Jésus pour elle, l’église a perdu son amour originel pour Lui en devenant distraite par d’autres choses, et donc, elle a besoin de se repentir. Ce premier message s’applique non seulement à l’église du premier siècle d’Éphèse, mais elle reflète l’évaluation générale que Jésus fait sur l’église chrétienne du premier siècle. Peu à peu, le premier amour des premiers chrétiens s’était éteint, d’où la nécessité d’un retour à leur ferveur antérieure (voir 1 Jean 4:7-11).


Partie III: Application


  1. Pourquoi Jésus plein de grâce, qui pardonne, qui a lavé les pieds de Ses disciples, est dépeint de manière spectaculaire et saisissante dans Apocalypse 1:12-16? Même si l’apparition de Jésus a profondément effrayé Jean, la peur n’était pas la réponse que Jésus désirait (Apo. 1:17, 18). Tout comme un maitre d’une école élémentaire dans la salle de classe, Dieu veut parfois gagner notre respect avant que nous prenions au sérieux Sa bienveillance. Mais pour vraiment connaitre Dieu, il suffit de L’aimer. Le Père est aussi comme Jésus (Jean 14:9).

  1. Que nous dit la description de Jésus dans Apocalypse 1 sur Son appel à l’humanité tout entière? Dans la vision de Jean dans Apocalypse 1, Jésus est soigneusement décrit comme « semblable au Fils de l’Homme », ayant les cheveux blancs et les yeux comme une flamme de feu. Son visage était comme le soleil brillant dans sa force, et Il tient les étoiles dans Sa main droite. Il est le « premier et le dernier » et possède les clés du Hadès et de la mort. Cette description fait certainement penser à « quelqu’un de semblable à un fils de l’homme » (Dan 7:13 NEG), et les Juifs qui craignaient Dieu et attendaient impatiemment leur Messie prendraient certainement cela au sérieux. Cependant, des commentateurs ont mentionné également que la description de Jésus rappelait également aux Gentils certaines de leurs idées de la déité. Bien sûr, Jésus est présenté comme celui qui peut satisfaire les vrais désirs de toute l’humanité. Il nous rencontre là où nous sommes et nous élève vers le haut. Il est comme nous, mais possède les clés du Hadès et de la mort. Il est tout-puissant, sage et bienveillant. C’est Lui le vrai besoin de l’humanité.

*12 au 18 Janvier Les messages de Jésus aux sept églises


Sabbat Après-Midi


Lecture de la semaine: Apo. 2:8-11; Apo. 2:12-17; Apo. 2:18-29, 3:1-6, 3:14-22; Ésaïe 61:10.


Verset à mémoriser: « Celui qui vaincra, Je le ferai assoir avec Moi sur Mon trône, comme Moi J’ai vaincu et Me suis assis avec Mon Père sur Son trône. » (Apo. 3:21, LSG).


Depuis Patmos, Jésus a envoyé, par l’intermédiaire de Jean, une lettre contenant sept messages à Son peuple. Bien que ces messages fussent envoyés aux églises d’Asie aux jours de Jean, ils décrivent prophétiquement et symboliquement la condition de l’église tout au long de l’histoire.


Une comparaison côte-à-côte de ces messages montre qu’ils suivent la même structure à six parties. Chaque message s’ouvre avec Jésus s’adressant à une église spécifique par son nom. La deuxième partie commence par les paroles: « Voici ce que dit celui qui... » (LSG) dans lesquelles Jésus se présente à chaque église en utilisant des symboles descriptifs qu’on trouve au chapitre 1. Ces descriptions de Jésus ont été adaptées aux besoins spécifiques de chaque église. Ainsi, Jésus a souligné Sa capacité à répondre à leurs différentes luttes et situations. Ensuite, Jésus donne une évaluation de l’église, et puis conseille l’église sur comment sortir de ses difficultés.


Enfin, Jésus conclut chaque message par un appel d’entendre ce que dit l’Esprit, et des promesses aux vainqueurs.


Comme nous l’avons vu dans la leçon de la semaine dernière dans notre analyse du premier message adressé à l’église d’Éphèse, et comme nous le verrons cette semaine dans notre étude sur les six autres messages, il est clair que Jésus donne l’espoir et les réponses aux besoins de chaque église dans chaque situation. C’est pourquoi Il peut aussi répondre à nos besoins aujourd’hui avec assurance.


* Étudiez cette leçon pour le sabbat 19 Janvier.


Leçon


3


(page 22 du guide standard)


13 Janvier


Messages de Christ à Smyrne et à Pergame


Smyrne était une ville splendide et prospère, mais aussi un centre du culte obligatoire de l’empereur. Le refus de se conformer à cette loi va de la perte du statut juridique à la persécution et même au martyre.


Lisez Apocalypse 2:8-11. Comment la façon dont Jésus se présente ici se rapporte-t-elle à la situation de cette église? Quelle était la situation de l’église? Quel avertissement Jésus donne-t-Il à l’église sur ce qui allait arriver?




Le message à l’église de Smyrne s’applique également à l’église à l’ère postapostolique, quand les chrétiens étaient persécutés par l’empire romain. Les « dix jours », mentionnés dans l’Apocalypse 2:10 faisaient référence aux dix années de persécution commencée par Dioclétien en 303 de notre ère jusqu’à l’an 313 apr. JC, quand Constantin le Grand a publié l’édit de Milan, qui accordait la liberté de faire le culte chrétien.


Pergame était le centre de divers cultes païens, y compris le culte d’Asclépios, le dieu grec de la guérison, qui s’appelait « le Sauveur » et était représenté par un serpent. Les gens venaient de partout au sanctuaire d’Asclépios pour être guéris. Pergame avait un rôle prépondérant dans la promotion du culte de l’empereur, qui était obligatoire, tout comme à Smyrne. Ce n’est pas étonnant que les textes déclarent que les chrétiens à Pergame vivaient dans la ville « où Satan [habitait] » et où se trouvait son trône.


Lisez Apocalypse 2:12-15. Comment Jésus se présente-t-Il à cette église? Quelle était Son évaluation de l’état spirituel de cette église?



Les chrétiens de Pergame faisaient face aux tentations externes et internes à l’église. Alors que la plupart d’entre eux sont restés fidèles, certains, « Nicolaïtes », plaidaient en faveur du compromis avec le paganisme afin d’éviter la persécution. Tout comme Balaam, qui s’était apostasié, avait séduit les Israélites à pécher contre Dieu quand ils étaient en route vers la terre promise (Nombres 31:16), ils ont trouvé qu’il était plus commode et même gratifiant, de compromettre leur foi. Bien que le Concile de Jérusalem ait interdit les « choses offertes aux idoles » et « l’immoralité sexuelle » (Actes 15:29, LSG), la doctrine de Balaam enseignait aux membres de l’église de rejeter cette décision. La seule solution que Jésus peut offrir à Pergame est: « Repens-toi » (Apo. 2:16, LSG).


Qu’est-ce que cela signifie de ne pas renier « Ma foi »? (Apo. 2:13, LSG; voir aussi Apo. 14:12). Comment notre refus de renier notre foi nous aide à résister au compromis et à être « fidèles jusqu’à la mort »? (Apo. 2:14)


Dimanche


(page 23 du guide standard)


14 Janvier


Le message de Christ à Thyatire


En comparaison avec les autres villes, Thyatire n’avait aucune importance politique ou culturelle dans l’histoire ancienne que nous connaissons, et l’église était inconnue. Pour avoir l’autorisation d’exploiter une entreprise ou avoir un emploi dans l’empire romain, les gens devaient appartenir aux guildes commerciales. Thyatire était connue dans sa contribution au renforcement de cette législation. Les membres de ces guildes devaient prendre part aux festivals de guildes et aux rituels du temple, qui incluaient souvent des activités immorales. Ceux qui ne respectaient pas ces choses étaient exclus des guildes et les sanctions économiques s’ensuivaient. Pour les chrétiens de cette ville, cela supposait le choix entre le compromis et l’exclusion totale à cause de l’évangile.


Lisez Apocalypse 2:18-29. Comment Jésus se présente-t-Il à ces gens (voir aussi Dan. 10:6)? Quelles sont les qualités pour lesquelles Jésus a félicité l’église, et quel problème a-t-Il trouvé?




Tout comme l’église de Pergame, la menace pour l’église de Thyatire était le compromis avec le milieu païen. Le nom « Jézabel » se réfère à la femme du roi Achab, qui a conduit Israël à l’apostasie (1 Rois 16:31-33). Jésus la dépeint comme une prostituée spirituelle. Ceux qui compromirent la vérité et adoptèrent les idées et pratiques païennes commettaient un adultère spirituel avec elle.


L’église de Thyatire symbolise la condition de l’église de 538–1565 apr. JC. Le danger n’était pas externe à l’église, mais plutôt interne. La tradition remplaça la Bible, un sacerdoce humain se substitua au sacerdoce de Christ, et les reliques sacrées et les œuvres étaient considérés comme moyens de salut. Ceux qui dénonçaient l’influence corruptrice de l’église institutionnelle étaient persécutés et même martyrisés. Pendant des siècles la vraie église a trouvé refuge dans les zones isolées (voir Apo. 12:6, 13, 14). Mais Jésus félicite également l’église de Thyatire pour sa foi, son amour, ses œuvres et ses services – ce qui indiquait la réforme et les prémices d’un retour à la Bible.


Pensez aux paroles de Christ dans Apocalypse 2:25: « retiens ce que tu as jusqu’à ce que Je vienne ». Que signifient ces paroles pour nous, aussi bien collectivement qu’individuellement? Qu’avons-nous reçu de Jésus et que nous devons retenir?




Lundi


(page 24 du guide standard)


15 Janvier


Le message de Christ à Sardes


Sardes avait une histoire glorieuse. Mais pendant la période romaine, la ville perdit son prestige. Bien que la ville fût relativement riche, sa gloire s’enracinait dans son histoire passée plutôt que dans sa réalité d’alors. La ville était construite au sommet d’une colline escarpée et, par conséquent, était pratiquement imprenable. Les citoyens se sentaient tellement en sécurité au point que la garde des murailles de la ville était négligée.


Lisez Apocalypse 3:1-6 avec Matthieu 24:42-44 et 1 Thessaloniciens 5:1-8. Quels sont les trois éléments que Jésus exhorte les chrétiens de Sardes à faire en tant que remède à leur condition spirituelle? Comment l’avertissement de Jésus à « veiller » correspond-il à l’histoire de la ville?


Jésus reconnait quelques chrétiens dans l’église de Sardes comme étant fidèles, la plupart d’entre eux sont spirituellement morts. Aucun péché ouvert, aucune apostasie, n’a été mentionné dans cette église (ce qui est l’opposé de Pergame et de Thyatire), mais elle souffre d’une léthargie spirituelle.


Le message de l’église de Sardes s’applique prophétiquement à la situation spirituelle des Protestants dans la période post-réforme, de 1565–1740, quand l’église s’est dégénérée en formalisme sans vie et dans un état d’autosatisfaction spirituelle. Sous l’effet de la marée montante du rationalisme et de la laïcité, l’accent sur la grâce salvatrice de l’évangile et l’engagement envers Christ avaient diminué, donnant lieu au rationalisme et aux arguments philosophiques acerbes. L’église à cette époque, bien que paraissant vivante, était en réalité, spirituellement morte.


Le message de cette lettre s’applique également à toutes les générations de chrétiens. Il y a des chrétiens qui parlent toujours en termes glorieux de leur fidélité passée à Christ. Malheureusement, les mêmes personnes n’ont pas beaucoup de choses à partager de leur expérience actuelle avec Christ. Leur religion est nominale, manque la vraie religion du cœur et un engagement sincère à l’évangile.


En gardant toujours devant nous la grande vérité du salut par la foi en Christ seul, de quelles façons pourrait-on dire que nos œuvres n’ont pas été trouvées « parfaites » devant Dieu? Qu’est-ce que cela signifie et comment pouvons-nous « parfaire » nos œuvres devant Lui? Voir Matthieu 5:44-48.


Mardi


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16 Janvier


Message de Christ à Philadelphie


La sixième église à qui Christ à envoyé la lettre se trouvait à Philadelphie (qui signifie « amour fraternel »). La ville se trouvait sur la route impériale du commerce conduisant à tout le riche plateau de la province. Les fouilles indiquent que c’était un centre où les gens venaient se faire soigner. Secoué par des tremblements de terre fréquents, les habitants s’installèrent à la campagne où ils vivaient dans des huttes modestes.


Lisez Apocalypse 3:7-13. Comment la façon dont Jésus se présente dans ce message se rapporte-t-elle à la situation de cette église? Que veut dire la déclaration de Jésus que « tu n’as que peu de force » (Apo. 3:8, BFC) sur l’état de l’église?


Le message à cette église s’applique prophétiquement au grand renouveau du protestantisme au cours du premier et deuxième réveils qui ont eu lieu en Grande-Bretagne et en Amérique de 1740-1844. Compte tenu de la lumière qu’il avait, le peuple de Dieu cherchait en effet à garder « Ma parole » (Apo. 3:8, LSG) en ce moment. Il y avait une emphase croissante sur l’obéissance aux commandements de Dieu et une vie de pureté. La « porte ouverte » est apparemment la porte du sanctuaire céleste, parce que « le temple de mon Dieu » est également mentionné (Apo 3:12, comparez à Apocalypse 4:1, 2). Une porte fermée et une autre porte ouverture décrivent le changement qui aurait lieu en 1844 où Christ a commencé Son ministère de grand-prêtre.


Lisez Apocalypse 3:10-13. Quelles indications sont données sur le fait que le temps est court et que la venue de Christ est imminente? Quelle est la signification du fait que le nom de Dieu est écrit sur Son peuple (2 Tim. 2:19)? Si un nom représente le caractère d’une personne, que nous dit Exode 34:6 sur ceux qui portent le nom de Dieu?


De grands réveils ont eu lieu dans les églises des deux côtés de l’Atlantique. Dans les années menant à 1844, le message de la venue imminente de Christ fut proclamé dans de nombreuses régions du monde. La promesse d’écrire le nom de Dieu sur ceux qui vaincront indique que le caractère de Dieu sera manifeste dans la vie de Son peuple. Tout comme le message de la venue imminente de Christ, la promesse de Christ de rendre Son peuple prêt pour ce grand évènement en pardonnant ses péchés et en écrivant Sa loi dans son cœur est d’une importance capitale (voir Philippiens 1:6; Hébreux 10:16, 17).


Que signifie l’espérance de la venue imminente de Christ pour vous? Comment la promesse de Christ d’achever l’œuvre qu’Il a commencée nous donne de l’assurance?


Mercredi


(page 26 du guide standard)


17 Janvier


Les chrétiens de Laodicée


La dernière église à laquelle s’adresse Jésus se trouve à Laodicée, une ville riche, située sur la route principale du commerce. Elle était célèbre pour son industrie de fabrication de laine, ses banques (qui regorgeaient d’une grande quantité d’or) et une école de médecine où on produisait des collyres des yeux. La prospérité de Laodicée rendait les citoyens fiers et autosuffisants. Vers l’an 60 de notre ère, un tremblement de terre avait détruit la ville, et les citoyens avaient décliné l’offre d’assistance de Rome, qui prétendait avoir tout ce dont ils avaient besoin pour reconstruire la ville. Étant donné que la ville n’avait pas d’eau, l’eau fut fournie par un aqueduc venant des sources thermales d’Hiérapolis. Étant donnée la longue distance de Laodicée, l’eau devenait tiède à l’arrivée.


Lisez Apocalypse 3:14-17 et Osée 12:8. Comment l’esprit d’autosuffisance de la ville influençait-il les chrétiens de Laodicée?


Jésus n’a pas réprimandé les chrétiens de Laodicée pour quelque péché grave, que ce soit l’hérésie ou l’apostasie. Leur problème était plutôt l’autosatisfaction conduisant à la léthargie spirituelle. Tout comme l’eau qui atteint la ville, ils n’étaient ni froids ni chauds, mais tièdes. Ils prétendaient être riches et n’ayant besoin de rien; pourtant, ils étaient spirituellement pauvres, nus et aveugles.


L’église de Laodicée représente la condition spirituelle de l’église de Dieu à la fin de l’histoire de cette terre comme le montrent des liens forts et verbaux avec les passages de l’Apocalypse portant sur la fin des temps. L’avertissement d’Apocalypse 16:15 s’adresse également à l’église de la fin des temps. Cette église, tout comme Laodicée, a besoin des « habits blancs » de la justice de Christ pour couvrir sa nudité spirituelle (voir d’Apocalypse 3:18). La dernière église existera en période de grands bouleversements politiques, religieux et laïques et fera face aux défis que nulle génération précédente n’a rencontrés. Néanmoins, cette église est autonome et lutte pour préserver son authenticité.


Cet avertissement de garder ses vêtements purs pour ne pas marcher nu apparait au milieu d’une référence à la bataille spirituelle d’Armageddon. Le moment de l’avertissement de Jésus peut sembler assez étrange, dans un premier temps, car il n’est plus possible de recevoir ces vêtements. Après tout, la probation serait déjà close pour tout le monde. Mais l’avertissement de garder ses vêtements purs intervient dans le cadre de la sixième peste et d’Armageddon, parce que Jésus veut rappeler à Laodicée d’être prête avant ce conflit terrible – avant qu’il ne soit trop tard. Ainsi, Apocalypse 16:15 met en garde les Laodicéens que s’ils négligent le conseil de Jésus et choisissent plutôt de rester nus (Apo. 3:17, 18), ils seront perdus dans la honte à Sa venue (voir 1 Jean 2:28-3:3).


Jésus assure aux Laodicéens qu’Il les aime (Apo. 3:19). Il conclut Son appel en se comparant à l’amant dans le Cantique des cantiques 5:2-6, debout à la porte, frappant et plaidant pour qu’on Lui ouvre (Apo. 3:20). Quiconque ouvre la porte et Le laisse entrer jouira d’un diner intime avec Lui, et régnera avec Lui sur Son trône (Apo. 20:4).


Lisez Apocalypse 3:18-22. Quel conseil Jésus donne-t-Il aux Laodicéens? Qu’est-ce que l’or, un vêtement blanc, et un collyre aux yeux symbolisent (voir 1 Pierre 1:7; Ésaïe 61:10; Éphésiens 1:17, 18)? Qu’est-ce que ce conseil nous dit, en tant qu’Adventistes du septième jour qui nous comparons à l’église de Laodicée?


Jeudi


(page 27 du guide standard)


18 Janvier


Réflexion avancée: Lisez Ellen G. White, « L’apocalypse », chap. 57, dans Conquérants pacifiques.


Les sept messages aux églises montrent un déclin spirituel dans les sept églises. L’église d’Éphèse était toujours fidèle, même si elle avait perdu son premier amour. Les églises de Smyrne et de Philadelphie étaient fidèles; seul un petit nombre de membres égarés étaient infidèle. Pergame et Thyatire compromirent de plus en plus jusqu’à ce que la grande majorité s’apostasiât complètement de la foi pure des apôtres. L’église de Sardes était dans un état très grave. La majorité de cette église était en désaccord avec l’évangile, tandis que Philadelphia représenta les quelques fidèles restant. L’église de Laodicée était dans un état tel qu’il n’y a rien de bon à dire sur elle.


En conclusion de chaque message, Jésus fait des promesses à ceux qui acceptent Son conseil. On peut observer, cependant, qu’avec le déclin spirituel évident dans les églises, il y a une augmentation proportionnelle des promesses données. Commençant par Éphèse, qui reçoit seulement une promesse, car chaque église suit la tendance avec un niveau spirituel plus bas, chacune reçoit plus de promesses que la précédente. Enfin, l’église de Laodicée, bien que n’éyant reçu qu’une seule promesse, celle-ci est la plus grande: partager le trône de Jésus (Apo. 3:21).


Discussion:


Comment cette augmentation de promesses, ainsi que le déclin spirituel dans les églises, reflète-t-elle la déclaration que lorsque le péché augmente, la grâce surabonde (Rom. 5:20)? Pensez à la lumière de la déclaration que « l’Église, bien qu’affaiblie et défectueuse, est la seule chose sur la terre qui attire l’attention suprême de Christ. Il la regarde constamment avec sollicitude et la soutient par Son Esprit Saint. » – Ellen G. White, Selected messages, Book. 2, p. 396.


Souvent les chrétiens disent qu’il est difficile d’être chrétien dans les villes métropolitaines, commerciales et industrielles. Dans les villes prospères en Asie, il y avait des chrétiens qui sont restés fidèles à l’évangile et inébranlables dans leur allégeance à Dieu au milieu de toutes les pressions du milieu païen. Que pouvons-nous apprendre de ce fait? Pensez à ces chrétiens en Asie à la lumière de la prière de Jésus dans Jean 17:15-19. Comment le concept d’être dans le monde, mais pas du monde s’applique-t-il aux chrétiens aujourd’hui, en particulier ceux qui vivent dans les villes métropolitaines?


Comment pouvons-nous, en tant qu’Adventistes, mieux tenir compte des paroles qui nous sont données dans le message aux Laodicéens?


Vendredi


(page 28 du guide standard)


La joie du matin


par Gorata Obonetse


Un jour, un représentant évangéliste frappa à notre porte au Botswana. Ma mère était intéressée et j’achetai trois livres d’Ellen G. White: Messages à la jeunesse, Jésus-Christ et La tragédie des siècles, et une Bible. Bientôt, elle commença à fréquenter une Église Adventiste et fut baptisée. Cela s’est passé quand j’étais au collège, et je faisais les plans pour le lycée.


Ma mère commença à prier et à jeuner parce qu’elle voulait que j’aille à Eastern Gate Academy, une école adventiste à Francistown, à environ 2 heures et demie en voiture de notre maison à Mahalapye. Mais mon père refusa. Il dit qu’il n’avait pas assez d’argent pour payer les frais de scolarité. Ma mère ne perdit pas courage et continua à prier. Je priai avec elle. Elle me réveillait tôt le matin, et nous priions ensemble. Nous priions également le soir. Mais mon père ne changea pas sa pensée, et je fus inscrite au lycée dans un internat public dans une autre ville. C’était difficile d’étudier dans cette école. Plusieurs élèves faisaient usage de la drogue et consommaient de l’alcool. Les enseignants ne semblaient pas être concernés si nous faisions nos devoirs ou non, ce qui importait dans cette école était le paiement des frais de scolarité.


Après deux ans à l’école, je décidai que j’en avais marre. Je demandai à mon père de m’inscrire dans une école adventiste. « Non », dit-il. Cette nuit, je pleurai et priai. Je demandai au Seigneur de m’aider parce que je voulais vraiment aller à Eastern Gate Academy. Je discutai avec ma mère et elle lut Psaumes 30:5, qui dit : « Le soir arrivent les pleurs, Et le matin l’allégresse. » (LSG). Ce verset me donna beaucoup d’espoir. Deux mois plus tard, quand les vacances finissaient, je demandai à mon père encore une fois si je pouvais aller à l’école adventiste. « Très bien », dit-il. Je remercie le Seigneur! Depuis cette expérience, j’ai appris que le Seigneur est toujours à l’écoute. Tout se passe selon Son dessein, lorsque nous avons foi en Lui et Lui obéissons.


Maintenant j’ai 16 ans, et c’est ma dernière année à l’école. Après mon diplôme, j’espère pouvoir me former pour devenir un médecin. Toute ma famille, y compris les deux frères ainés et une sœur ainée, ont rejoint l’Église Adventiste, sauf mon père. Veuillez prier pour lui, pour nous et pour l’école.


Eastern Gate Academy partage le campus avec Eastern Gate Primary School, qui a ouvert ses portes en 2017, grâce à une offrande du treizième sabbat recueillie en 2015. Merci pour vos offrandes missionnaires qui soutiennent l’éducation adventiste dans le monde entier.


Commentaires pour les moniteurs



Partie I: Aperçu


Texte clé: Apocalypse 3:21


Idée centrale:


La semaine dernière nous avons étudié le premier des messages aux sept églises. Dans cette leçon, nous étudierons les six messages restant (Apo. 2:8 – 3:22).


Introduction: Les messages aux sept églises ont apporté de l’encouragement au peuple de Dieu au cours des siècles. Ils nous assurent que Dieu est très intéressé par le fonctionnement de Son église. Il connait tous ses défis et Il est soucieux d’offrir des directives et des précieuses promesses à tous ceux qui écoutent.


Thèmes de la leçon: La leçon et le texte clé présentent les thèmes suivants:


  1. Le chiasme des sept églises

Les messages aux sept églises sont structurés dans un style typiquement hébraïque (voir les commentaires ci-dessous pour plus de détails).


  1. L’encouragement en temps difficile

Les messages aux sept églises montrent à la fois un déclin spirituel et une augmentation proportionnelle du nombre et du poids des promesses faites à chaque église.


III. Les plus grandes avancées du christianisme et ses conséquences contemporaines


Le message à Philadelphie a prévu un temps de grand progrès missionnaire. Mais cette avancée inclut des aspects qui ont mis le christianisme sur la défensive aujourd’hui.


  1. Le message à Thyatire est différent.

Les églises présentent dans leur ensemble un déclin spirituel. C’est aussi manifeste dans les messages à Éphèse, à Pergame et à Sardes. Mais le message à Thyatire se distingue de ce modèle de deux manières.


  1. Laodicée et la dernière ère de l’histoire de la terre

Les preuves textuelles soutiennent suffisamment l’idée que Laodicée représente l’église à la fin de l’histoire chrétienne.


Application: L’inclusion de Jézabel dans le message à Thyatire invite les membres à réfléchir sur le rôle des quatre femmes dans l’Apocalypse. Les Adventistes du septième jour sont également invités à appliquer le message à Laodicée à eux-mêmes.


Partie II: Commentaire


Les messages aux sept églises ont une structure commune, semblable aux anciennes lettres. (1) Jésus s’adresse à chaque église par son nom. (2) Ensuite, Il se présente Lui-même à chaque église, à l’aide des caractéristiques déjà mentionnées au chapitre 1. (3) Il propose une analyse des forces et des faiblesses de chaque église. (4) Jésus donne des conseils adaptés à Son analyse de chaque église. (5) L’appel est fait à l’église d’écouter l’Esprit. (6) Chaque message se termine par une ou des promesses à ceux qui vaincront dans chaque église. Dans les messages quatre à sept (en commençant par Thyatire), les composants du cinquième et du sixième sont dans l’ordre inverse.


Étude détaillée des principaux thèmes de la leçon 3:


  1. Le chiasme des sept églises

La structure des messages aux sept églises présente une forme littéraire qui est ancrée dans la logique hébraïque. Dans la pensée occidentale, A + B = C. Mais dans la logique hébraïque, A + B = A amplifié. Cette forme littéraire est appelée chiasme (à partir de la lettre grecque X). Les écrivains produisent des chiasmes lorsqu’ils raisonnent en vas et viens, en revenant au point initial d’un argument. Le premier point est parallèle au dernier point. Le deuxième point est parallèle à l’avant dernier point et ainsi de suite, avec le point culminant au centre plutôt qu’à la fin. Ce n’est peut-être pas un hasard que la forme du chandelier à sept branches dans le tabernacle soit analogue à un chiasme littéraire.


La lettre à Smyrne (seconde lettre) partage de nombreuses similitudes avec la lettre à Philadelphie (sixième lettre); les deux sont des messages largement positifs. Les lettres à Pergame (troisième lettre) et Sardes (cinquième lettre) sont adressées aux églises en fort déclin. Le message à Thyatire (quatrième église, placée au milieu) est deux fois plus long que les autres et se distingue de tous les autres (voir thème 4 ci-dessous). Cette disposition signifie que les première et dernière lettres (à Éphèse et à Laodicée) sont aussi parallèles. Cette structure donne à penser que Laodicée, tout comme Éphèse, souffre d’un déficit d’amour.


  1. Encouragement en temps difficile

Lorsque nous regardons les sept églises dans leur ensemble, elles semblent être dans un état de déclin, et les reproches de Jésus deviennent plus graves. Les églises d’Éphèse et de Smyrne sont des églises fidèles, mais Éphèse a un seul défaut qui est la carence d’amour. Toutefois, quand nous parcourons les messages aux églises, les choses semblent diminuer de Pergame à Sardes, jusqu’à Laodicée, où Jésus ne peut rien trouver de bon à dire sur l’église. Alors que le message à Philadelphie est positif, l’église est beaucoup plus faible que Smyrne. Dans le message à Éphèse, Jésus désire ardemment voir la repentance. Laodicée donne la nausée à Jésus. Cette représentation graphique est une image sévère.


Mais cette image de mot aboutit à la partie la plus encourageante des messages aux sept églises. La première église a reçu une promesse: l’arbre de vie. La deuxième église en reçoit 2: la couronne de vie et la délivrance de la seconde mort. La troisième église reçoit trois promesses: la manne cachée, la pierre blanche et un nouveau nom. La quatrième église reçoit quatre promesses; la cinquième église en reçoit cinq; la sixième église, six. Chaque église reçoit plus de promesses que la précédente, et la septième église, Laodicée, reçoit la plus grande promesse: s’assoir avec Jésus sur Son trône.


Alors que la condition des églises baisse, et que les reproches de Jésus deviennent plus sévères, les promesses de Jésus surabondent. Plus les choses s’empirent, et plus Dieu manifeste Sa grâce et Sa puissance. Plus vous avez des problèmes dans la vie, plus la grâce de Jésus Christ devient puissante. Ce message est aussi puissant pour nous aujourd’hui, comme il l’a été dans les temps passés.


III. Les plus grandes avancées du christianisme et ses conséquences contemporaines


La leçon fait ressortir le point que le message à l’église de Philadelphie s’applique à la grande réforme du protestantisme au cours des XVIIIe et XIXe siècles. Cette réforme a motivé l’église à apporter l’évangile au monde entier. Elle a entrainé la plus grande expansion du christianisme depuis l’époque de la Pentecôte.


Mais il y avait un côté sombre à cette expansion. Les efforts missionnaires étaient en grande majorité conduits dans le cadre de l’expansion coloniale de la civilisation occidentale, dans les domaines économiques et politiques. En conséquence, beaucoup de peuples non chrétiens aujourd’hui voient le christianisme comme un outil de l’impérialisme occidental, et non un mouvement modeste et désintéressé, qui vise à améliorer la vie des autres. Cette attitude se manifeste de plus en plus, même dans les parties apparemment les plus « christianisées » du monde. Le christianisme, dans son ensemble, est aujourd’hui sur la défensive. Dans ce contexte, la manipulation ou l’engagement politique de quelque nature de la part de l’église se joue dans les stéréotypes négatifs qui ont été soulevés. Le message de l’évangile ne doit pas se fonder sur un soutien politique et économique pour son succès. L’église est revenue au plan original de Jésus: « Ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse. » (2 Cor. 12:9, TOB).


  1. Le message à Thyatire est différent.

Comme mentionné précédemment, les églises de l’Apocalypse, dans leur ensemble, manifestent un déclin spirituel. Ce déclin se manifeste aussi clairement dans les messages à Éphèse, Pergame et Sardes. Mais le message à Thyatire se distingue du modèle structurel établi des messages précédents de plusieurs façons. Tout d’abord, le message à Thyatire est deux fois plus long que chacun des six autres messages. Cette longueur convient à son rôle au centre du chiasme et à la longue période de persécution que cela représente au cours de l’histoire chrétienne. Deuxièmement, Thyatire est la seule église dont les fidèles membres sont appelés un « reste » (le « reste » [du grec loipois], Apo. 2:24), montrant que même pendant cette sombre période, Dieu avait des fidèles serviteurs.


Troisièmement, Thyatire est la seule église dont Jésus a dit que leurs « dernières œuvres dépassent en nombre les premières. » (Apo. 2:19 TOB). Alors que toutes les églises précédentes étaient en déclin ou régulières, Thyatire s’améliorait déjà. Placé au centre de l’histoire des sept églises, ce message positif signifie que Dieu rassemble Son peuple de l’apostasie, et, à travers les messages ultérieurs, Il prépare l’église à la seconde venue de Jésus. Alors que Satan accuse les serviteurs de Dieu afin de les décourager et de détourner leur attention, Jésus et le Saint-Esprit réprimandent afin d’encourager et guérir.


  1. Laodicée et la dernière ère de l’histoire de la terre

En tant qu’Adventistes du septième jour, nous avons souvent vu le message à Laodicée comme s’appliquant particulièrement à nous à la fin des temps. Une des meilleures preuves pour cela est la connexion entre Apocalypse 3:18 et Apocalypse 16:15. Aucun autre texte dans la Bible ne contient les quatre mots principaux qu’on trouve dans ces deux passages. Les deux versets contiennent les mots grecs pour « voir » (blepô), « vêtements » (himation), « honte » (aischunê, aschêmosunê) et la « nudité » (gumnotês, gumnos). Cette inclusion est un parallèle frappant. Au milieu des versets parlant d’Armageddon (Apo. 16:14-16), il y a un appel à la vigilance au temps de la fin dans le même langage que celui de Laodicée (Apo. 16:15, Apo. 3:18). Cet appel est une preuve frappante que Laodicée représente la dernière église de l’histoire de la terre.


Partie III: Application


  1. Combien de femmes sont dépeintes dans le livre de l’Apocalypse, et quel est leur rôle dans le message du livre? Il y a quatre femmes dépeintes dans l’Apocalypse. Deux sont positives, et deux sont négatives. La première est Jézabel, la leadeur de l’opposition aux fidèles de Thyatire (Apo. 2:20-23). La deuxième est la femme pure d’Apocalypse 12 (Apo. 12:1, 2, 5, 6, 14-17). La troisième est la prostituée de Babylone (Apo. 17:1-7, 16). La quatrième est l’épouse de l’Agneau (Apocalypse 19:7, 8). Toutes les quatre sont au bout du compte associées à l’église, positivement ou négativement. Jézabel, l’adversaire de Thyatire, anticipe la prostituée Babylone, qui est habillée comme le souverain sacrificateur (Apocalypse 17:4). Si la première partie de Thyatire représente l’église médiévale, alors les deux images sont très étroitement liées. L’opposition à Christ a le plus souvent un visage chrétien.

De même, la femme d’Apocalypse 12 représente le peuple fidèle de Dieu tout au long de l’histoire. L’épouse de l’Agneau dans Apocalypse 19:7, 8 représente les fidèles de Dieu à la fin de l’histoire, symbolisés par la nouvelle Jérusalem. Donc, il va de soi que la femme d’Apocalypse 17 représente tous ceux qui s’opposent à Dieu, en particulier les puissances religieuses qui s’unissent avec les pouvoirs séculiers du monde pour former une Babylone à la fin des temps. La « femme » dans l’Apocalypse représente ceux qui affirment être des disciples de Christ, mais la profession peut ne pas être sincère, selon le type de femme dont il s’agit.


  1. Comment les Adventistes du septième jour appliqueraient-ils le message d’Apocalypse 3:18-21 à eux-mêmes? Quelle leçon y a-t-il dans le texte pour chacun d’entre nous? L’or peut exprimer la valeur que nous avons aux yeux de Dieu, ainsi que la foi qui a subi un raffinage et un processus de purification. La parure blanche représente la justice de Christ qui nous est donnée. Le collyre aux yeux représente le discernement spirituel qui nous aide à voir clairement notre besoin de Christ.

Bien que Jésus corrige Son peuple quand cela est nécessaire (Apo. 3:19), Il ne force jamais les gens à Le suivre. Il nous invite dans la douceur et nous laisse décider (Apo. 3:20). Et Il tient Sa promesse envers nous si nous acceptons Le suivre. Si nous invitons Jésus à régner sur nos cœurs, et si nous remportons la victoire, (Apo. 3:21), nous partagerons la gloire de Son trône. Tel que l’exprime l’or purifié dans le feu, Dieu voit une valeur infinie en nous.


  1. Quel encouragement pouvons-nous tirer de la conscience que beaucoup de chrétiens dans l’histoire du passé sont restés fidèles à Dieu, mêmes dans des villes impies?

Commentaires pour les moniteurs


Commentaires pour les moniteurs


*19–25 Janvier


Digne est l’Agneau


Sabbat Après-Midi


Lecture de la semaine: Apocalypse 4; Ézéchiel 1:5-14; Apocalypse 5; Éphésiens 1:20-23; Hébreux 10:12; Actes 2:32-36.


Verset à mémoriser: « Et l’un des vieillards me dit: ne pleure point; voici, le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David, a vaincu pour ouvrir le livre et ses sept sceaux. » (Apocalypse 5:5, LSG).


La semaine passée nous avons vu les messages de Christ à Son peuple sur la terre. Maintenant, la vision de Jean se déplace de la terre au ciel et met l’accent sur « ce qui doit arriver par la suite » (Apo. 4:1 FBJ) – c’est-à-dire, l’avenir.


La vision des chapitres 4 et 5 a lieu dans la salle du trône céleste. La scène dépeint symboliquement le contrôle de Dieu de l’histoire du plan du salut. Cependant, avant que l’avenir soit révélé, Dieu nous donne un aperçu de la centralité du ministère de Christ en tant que grand prêtre dans le ciel, dans Sa souveraineté sur les affaires de la terre et la rédemption de la race humaine. Ainsi, les chapitres 4 et 5 fournissent un aperçu du ciel en rapport avec les évènements futurs rapportés dans le reste du livre.


On peut aussi remarquer que, tandis que les messages aux sept églises sont écrits en un langage un peu simple, le livre emploie par la suite un langage symbolique qui n’est pas toujours facile à interpréter. Ce langage est tiré de l’histoire du peuple de Dieu, telle que rapportée dans l’Ancien Testament. Une interprétation correcte de l’Apocalypse nécessite une bonne compréhension de son langage symbolique à la lumière de l’Ancien Testament.


* Étudiez cette leçon pour le sabbat 26 Janvier.


Leçon


4


(page 30 du guide standard)


20 Janvier


Dans la salle du trône céleste


À partir d’Apocalypse 4:1, Jésus invite Jean à monter au ciel pour qu’Il lui montre un aperçu panoramique de l’histoire de son temps jusqu’au retour de Christ.


Apocalypse 4:1-8, avec Ézéchiel 1:26-28 et Apocalypse 5:11-14 décrivent la salle du trône du ciel. Que nous enseignent ces versets sur la nature de la salle du trône céleste?


L’apôtre regarda à travers la porte ouverte dans le temple céleste et vit le trône de Dieu. Le trône symbolise le règne et l’autorité de Dieu sur la création, tandis que l’arc-en-ciel autour du trône signifie Sa fidélité à Ses promesses (Gen. 9:13–16; Esa. 54:9, 10). Cependant, Satan, qui a usurpé la domination sur la terre et se pose en adversaire de Dieu, a contesté l’autorité divine. La question centrale dans le grand conflit entre Dieu et Satan porte sur le droit de régner. Le but du Conseil céleste que Jean a vu réuni dans la salle du trône céleste, était de confirmer le règne légitime de Dieu sur l’univers (Apo. 4:1–8; Apo. 5:11–14).


Lisez Apocalypse 4:8-11 et Apocalypse 5:9-14. Que pouvez-vous apprendre sur la véritable adoration dans ces passages? Pourquoi au chapitre 4, le Seigneur Dieu est-Il digne d’être adoré, et pourquoi l’Agneau est-Il digne d’être adoré dans Apocalypse 5:9-14?


Apocalypse 4 donne une description générale de la salle du trône dans le temple céleste et l’adoration qui s’y déroule à plusieurs reprises. Alors que la puissance créatrice de Dieu fait l’éloge de l’adoration dans le chapitre 4, le chapitre 5 célèbre la rédemption de l’Agneau immolé. Ces chapitres montrent que la véritable adoration raconte et célèbre les actes puissants de Dieu dans la création et la rédemption. Dieu, qui a créé le monde en six jours, a la puissance et la capacité de le restaurer aussi à son état originel et d’en faire la demeure éternelle pour Son peuple, et c’est ce qu’Il a promis de faire.


Pensez à ce que l’évangile enseigne: Celui qui a créé, non seulement nous et notre monde, mais aussi le cosmos tout entier, est également « L’Agneau qui a été immolé » (Apo. 5:12) pour nous. Quelle puissante espérance cela nous présente au milieu d’un monde plein de douleur et d’agitation?


Dimanche


(page 31 du guide standard)


21 Janvier


L’Assemblée céleste dans la salle du trône


La description des anciens dans Apocalypse 4:4 montre qu’ils ne sont pas des êtres angéliques. Le titre « anciens » dans la Bible est toujours utilisé pour les humains. Contrairement aux anges, qui se tiennent invariablement en présence de Dieu, ces anciens sont assis sur des trônes. Les robes blanches qu’ils portent sont représentatives du peuple fidèle de Dieu (Apo. 3:4, 5). Les couronnes de la victoire (du grec stephanos, Apo. 4:4) sur leurs têtes sont exclusivement réservées aux saints victorieux (Jacques 1:12). Tout cela donne à penser que les 24 anciens sont des saints glorifiés.


Le nombre 24 est symbolique: il se compose de deux ensembles de 12, le nombre 12 dans la Bible étant un symbole du peuple de Dieu. Les 24 anciens pourraient représenter le peuple de Dieu dans son ensemble, de l’Ancien et du Nouveau Testament. Le nombre 24 reflète également les chefs des 24 divisions de prêtres qui se relayaient dans les services du temple terrestre (1 Chron. 24:1-19).


Le fait que les 24 anciens n’aient jamais été mentionnés auparavant dans la Bible montre qu’ils sont un nouveau groupe dans la salle du trône céleste. Ils sont très probablement ceux qui ont été ressuscités d’entre les morts au moment de la mort de Jésus (Matthieu 27: 51-53).


Si cela est ainsi, alors les 24 anciens qui étaient montés au ciel avec Jésus sont des représentants de l’humanité, pour être témoins de la justice de Dieu dans Ses œuvres aboutissant à l’accomplissement du plan du salut. Dans Apocalypse 5:9, les 24 anciens ainsi que les quatre êtres vivants (vs. 8), tombent en adoration devant l’Agneau qui a été immolé et qui vit encore. Ensemble, ils chantent un cantique nouveau, louant l’Agneau comme celui qui est digne, « car Tu as été immolé, et Tu as racheté pour Dieu par Ton sang des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation; Tu as fait d’eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu, et ils règneront sur la terre. » (Apocalypse 5:9-10, LSG).


Apocalypse 4:6-8 mentionne également les quatre êtres vivants. Comparez leur description à celle des quatre êtres vivants dans Ézéchiel 1:5-14 et Ézéchiel 10:20-22, et les séraphins dans Ésaïe 6:2, 3.


Les quatre êtres vivants symbolisent des êtres exaltés qui servent Dieu comme Ses agents et les gardiens de Son trône (Psaume 99: 1). Leurs ailes indiquent symboliquement leur rapidité dans l’exécution des ordres de Dieu, et leurs yeux décrivent leur intelligence. Leur présence, ainsi que les 24 anciens et la multitude des anges autour du trône (Apo. 5:11), montre que les cieux et la terre sont représentés dans la salle du trône.


Lundi


(page 32 du guide standard)


22 Janvier


Le rouleau scellé


Lisez Apocalypse 5:1. À la lumière d’Ésaïe 29:11, 12, quelle est la signification du rouleau scellé, et pourquoi Jean pleurait-il?


Le texte grec indique que le rouleau était posé sur le trône à droite du Père. Il attendait Celui qui était digne de le prendre « et d’en rompre les sceaux ».


Selon les termes d’Ellen G. White, le rouleau scellé contient « l’histoire de la providence de Dieu, l’histoire prophétique des nations et de l’église. Là se trouvaient les paroles de Dieu, Son autorité, Ses commandements, Ses lois, tous les secrets symboliques divins et l’histoire de toutes les puissances et le règne sur les nations. Dans un langage symbolique figurait dans ce rouleau l’influence de chaque nation, langue et peuple depuis le début de l’histoire de la terre jusqu’à sa fin. » – (traduit d’Ellen G. White, Manuscrit Releases, vol. 9, p. 7.)


En bref, le rouleau scellé contient le mystère de Dieu au sujet de Ses plans pour résoudre le problème du péché et sauver les êtres humains déchus. Le plein accomplissement de ce mystère s’accomplira au second avènement de Christ (voir Apocalypse 10:7).


Lisez Apocalypse 5:5-7. Pourquoi Christ est-Il le seul dans tout l’univers digne de prendre le rouleau scellé et de le desceller?


La crise dans la salle du trône est liée à la rébellion de Satan. Cette planète, bien que créée par Dieu, a été sous la domination de l’usurpateur, Satan. Les pleurs de Jean exprimaient les larmes du peuple de Dieu depuis Adam, exprimant le désir du salut de l’esclavage du péché. Le rouleau scellé contenait le plan de Dieu pour la résolution du problème du péché. Sans doute, avec Sa puissance incommensurable, Dieu Lui-même peut réaliser ce plan. Toutefois, la rédemption de l’humanité déchue nécessitait quelque chose de spécial, et c’est ce qu’était Jésus, qui a « vaincu », et qui est donc digne d’ouvrir le rouleau, d’assumer la seigneurie sur cette terre et de devenir notre médiateur dans le sanctuaire céleste.


Comment apprenons-nous à garder Jésus en premier dans notre expérience chrétienne?


Mardi


(page 33 du guide standard)


23 Janvier


Digne est l’Agneau


Lisez Apocalypse 5:8-14 avec Éphésiens 1:20-23 et Hébreux 10:12. Ensemble, qu’est-ce qu’ils disent et qui devrait nous donner espoir et nous réconforter au milieu d’un monde qui, de lui-même, n’offre rien de bon?


Quand Christ l’Agneau s’est approché du trône, Il a pris le rouleau. Cet acte montre que toute autorité et toute souveraineté Lui appartiennent (voir Matt. 28:18, Eph. 1:20-22). À ce moment-là, l’univers entier reconnait le règne légitime de Christ sur la terre. Ce qui était perdu avec Adam est retrouvé avec Christ.


Quand Christ prend le rouleau, cela montre qu’Il tient le destin de l’humanité tout entière dans Ses mains. Les quatre êtres vivants et les 24 anciens tombent devant Lui et L’adorent, comme dans Apocalypse 5:9: « Tu es digne de prendre le livre, et d’en ouvrir les sceaux; car Tu as été immolé, et Tu as racheté pour Dieu par Ton sang des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation » (Apo. 5:9 LSG). Avec cet acte d’adoration, les êtres exaltés et les représentants de l’humanité rachetée affirment le sacrifice de Christ au nom de l’humanité. Par Son sang, Il a payé la rançon pour l’être humain déchu et offre à tous l’espérance de la rédemption et la promesse d’un avenir que nous pouvons à peine imaginer.


Les quatre êtres vivants et les 24 vieillards sont maintenant rejoints par le nombre incalculable de l’armée angélique entourant le trône et adressant des louanges à l’Agneau qui avait été tué et qui « vit » maintenant pour intercéder en faveur de la race déchue (Heb. 7:25). À l’unisson, les occupants de la salle du trône s’écrient d’une voix forte: « Il est digne, l’Agneau immolé, de recevoir puissance, richesse, sagesse, force, honneur, gloire et louange » (Apo. 5:12 TOB).


À cet instant, toute la création dans les cieux et sur la terre se joint à l’assemblée pour donner une adoration royale au Père et à Christ: « Et toutes les créatures qui sont dans le ciel, sur la terre, sous la terre, sur la mer, et tout ce qui s’y trouve, je les entendis qui disaient: À celui qui est assis sur le trône, et à l’Agneau, soient la louange, l’honneur, la gloire, et la force, aux siècles des siècles! » (Apo. 5:13 NEG). Leur louange est accompagnée d’un « Amen » par les quatre êtres vivants et la prosternation des 24 anciens, terminant ainsi cette vénération intense dans la salle du trône céleste.


Les physiciens pensent qu’un jour l’univers prendra feu, s’effondrera ou s’explosera. Quel contraste avec l’avenir présenté dans la parole de Dieu. Comment pouvons-nous commencer, dès aujourd’hui, à nous réjouir de l’avenir qui nous attend?


Mercredi


(page 34 du guide standard)


24 Janvier


Le sens de la Pentecôte


La descente de l’Esprit Saint à la Pentecôte dans Actes 2:1-4 décrit l’un des évènements les plus décisifs dans l’histoire du plan du salut: l’inauguration de Christ dans Son ministère post-calvaire comme grand prêtre et Roi dans le sanctuaire céleste. Par Son ministère de grand prêtre à la droite du Père (Apo. 5:6, 7), Christ est capable de réaliser le plan du salut et l’amener à son accomplissement ultime. En tant que notre médiateur dans le sanctuaire céleste, Jésus œuvre pour notre salut. À travers Lui, ceux qui croient en Lui ont libre accès à Dieu et trouvent le pardon de leurs péchés.


Lisez Actes 2:32-36 et Jean 7:39. Quel espoir et encouragement trouvez-vous dans le fait que Jésus se tient dans le ciel comme notre prêtre et roi?


L’exaltation de Christ dans le sanctuaire céleste était suivie de la descente du Saint Esprit sur les disciples. Apocalypse 5:6 mentionne les Sept Esprits qui sont « envoyés par toute la terre » (LSG). Comme nous l’avons vu dans une leçon précédente, les Sept Esprits dénotent la plénitude de l’activité de l’Esprit Saint dans le monde. À l’intronisation de Christ, le Saint-Esprit est envoyé sur la terre. Cet envoi de l’Esprit Saint est l’un des premiers actes de Christ comme notre grand prêtre dans le sanctuaire céleste. Cette descente de l’Esprit signifie que Jésus avait comparu devant le Père et que Son sacrifice avait été accepté en faveur de l’humanité.


« [L’ascension de Christ au ciel était le signe que Ses disciples allaient recevoir la bénédiction promise] … Lorsque le Sauveur franchit les portes du ciel, Il fut intronisé au milieu de l’adoration des anges. Aussitôt cette cérémonie terminée, le Saint-Esprit descendit sur les disciples en effluves abondants, et le Christ fut alors glorifié de la gloire même qu’Il partageait avec le Père de toute éternité. Par l’effusion de la Pentecôte, le ciel révélait que le règne du Rédempteur avait commencé. Selon Sa promesse, le Saint-Esprit descendait sur Ses disciples pour témoigner qu’Il avait reçu toute autorité sur la terre et dans les cieux en tant que sacrificateur et roi, et qu’Il était l’Oint de Son peuple. » – Ellen G. White, Conquérants pacifiques, p. 36.


Lisez Hébreux 4:16 et Hébreux 8:1. Quels espoir et encouragement trouvez-vous dans l’assurance que Jésus a toute autorité dans le ciel et sur la terre en tant que notre prêtre et roi? Quel impact cela a-t-il sur vous face aux situations quotidiennes dans votre vie, et face à l’incertitude de l’avenir?


Jeudi


(page 35 du guide standard)


25 Janvier


Réflexion avancée: Lisez Ellen G. White, « Vers Mon Père et votre Père », dans Jésus-Christ, chap. 87; « Le don du Saint-Esprit », dans Conquérants pacifiques, chap. 5.


Le message d’Apocalypse 4 et 5 est particulièrement important pour le peuple de Dieu vivant à la fin de l’histoire de la terre. La venue de l’Esprit Saint à la Pentecôte a marqué le début de la prédication de l’évangile au monde entier; le message central était Jésus, qui avait été élevé comme prêtre et roi à la droite du Père. Cette vérité sur Jésus était aussi le fondement de la foi chrétienne dans l’église primitive (Hébreux 8:1) et la pierre angulaire de leur prédication (Actes 2:32-36; Actes 5:30, 31). Cette vérité était leur motivation et la source de leur foi et leur courage face à la persécution et aux situations difficiles de la vie (Actes 7:55, 56; Rom. 8:34). En conséquence, beaucoup de gens ont favorablement répondu à leur prédication. Dès lors et grâce à la présence de Jésus dans le ministère du Saint-Esprit, le royaume de Dieu est rendu manifeste.


Nous ne devons jamais oublier que c’est seulement la bonne nouvelle du salut en Christ qui peut atteindre et transformer les cœurs humains et amener les gens à répondre à l’appel de l’évangile éternel à craindre Dieu, à Lui donner gloire et à L’adorer (Apocalypse 14:7). Notre seul espoir est en notre Sauveur, qui est notre grand-prêtre et notre Roi dans le sanctuaire céleste. Il est avec Son peuple, et Il sera toujours avec lui jusqu’à la fin du monde (Matthieu 28:20). Il détient l’avenir dans Ses mains.


Rappelons-nous que le fait d’avoir devant nous sans cesse l’essence de l’évangile apportera le plein succès dans la prédication du message final à l’humanité perdue et souffrante. Rien de tout ce que nous prêchons n’est aussi important que la croix et ce qu’elle nous enseigne sur Dieu.


Discussion:


Un jour, nous serons au ciel, louant et adorant le Seigneur pour Sa bonté, Sa puissance et (surtout) Sa grâce. Quels sont les moyens par lesquels nous pouvons, même maintenant, nous exercer pour ce grand jour? Autrement dit, comment devons-nous adorer et glorifier Dieu avec un cœur reconnaissant maintenant pour tout ce qu’Il a fait et fera?


Lisez Apocalypse 4:11 et 5:9. Dans quels rôles voyons-nous le Père et le Fils ici, et comment ces deux rôles sont centraux, non seulement sur le plan du salut, mais aussi la raison pour laquelle Dieu est digne de notre adoration? Comment le jour du sabbat et ce qu’il enseigne est-il l’expression de ces deux vérités merveilleuses sur notre Dieu?


Vendredi


(page 36 du guide standard)


Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org



2 prières impossibles


par Andrew McChesney


Une des questions les plus embarrassantes que les gens posent c’est comment choisir son époux. Pour Mario Brito, Président de la Division Intereuropéenne de l’Église Adventiste du Septième Jour, c’était simple: il a demandé à Dieu deux choses apparemment impossibles. Mario pensait à Maria en priant à Dieu de lui donner une femme à l’esprit missionnaire, alors qu’il était étudiant en troisième année de théologie à l’Université Adventiste de France, située à Cologne, France. Les deux s’étaient rencontrés l’année précédente en tant qu’étudiants au Séminaire Adventiste Espagnol (actuel Institut Supérieur Adventiste Espagnol) de Sagunto, Espagne.


Mario avait la forte impression que Maria pouvait être celle qu’il voulait. Mais il n’était pas tout à fait sûr, alors qu’il priait, « Dieu, si Tu vois que Maria peut être ma femme, mets dans son cœur de m’écrire une lettre. » C’est une demande impossible à un moment où les femmes ne prenaient jamais l’initiative dans les fréquentations. Surprise pour Mario, il reçut une lettre amicale environ une semaine plus tard. Il écrivit une lettre chaleureuse à Maria et fit la deuxième requête de prière impossible. « Seigneur, la chose la plus normale serait que Maria réponde », dit-il. « Mais si elle doit être mon épouse, fait qu’elle ne réponde pas. »


Les semaines passèrent et aucune lettre ne vint. Les deux ne communiquèrent point jusqu’à la prochaine rentrée scolaire, lorsque Maria vint à l’Université Adventiste de France pour sa troisième année d’études. Bientôt, Mario et Maria commencèrent une relation profonde. Un jour, Mario demanda curieusement à Maria pourquoi elle n’avait pas répondu. « J’ai senti que c’était une lettre très formelle et froide, alors j’ai décidé de ne pas répondre », dit-elle. Mario ne pouvait pas croire sa description et demanda si elle avait encore la lettre. Maria hercha la lettre de sa chambre, et le couple la lut ensemble. Elle était aussi chaude comme Mario l’avait écrite. « Qu’y avait-il de mal avec elle au point de ne pas répondre? » demanda Mario à nouveau. Maria ne savait que dire. Mario lui parla de ses deux prières. Maria sourit. « Maintenant, vous avez l’explication! », dit-elle. Le couple se maria l’année suivante. Trente-neuf ans plus tard, Mario reste confiant qu’il a choisi la bonne épouse. Le couple a servi comme missionnaires de premier plan dans l’implantation d’églises dans les zones reculées du Portugal depuis plus de dix ans.


Mario est devenu Président de l’Église Adventiste au Portugal, et, en 2015, il est élu Président de la Division Intereuropéenne. La maison de Mario et de Maria est également un champ missionnaire. Ils ont élevé une fille, mariée à un pasteur Adventiste, et sont les parents adoptifs de 12 adolescents. « Maria a un cœur pour la mission », déclara Mario. « Oui, je crois que c’était le meilleur choix pour moi. »


Partie I: Aperçu


Texte clé: Apocalypse 5:5, 6


Idée centrale: Nous concentrerons notre attention dans cette leçon sur la vision céleste d’Apocalypse 4 et 5 (Apo. 4:1-5:14).


Introduction: Le passage couvert dans cette leçon est divisé en deux parties. Tout d’abord, il y a une description générale de l’adoration au ciel due à Celui qui est assis sur le trône, Dieu le Père (Apo. 4:1-11). Deuxièmement, il y a un moment de crise dans la salle du trône céleste, mais elle est résolue par l’apparition de l’Agneau, Jésus Christ (Apo. 5:1-14).


Thèmes de la leçon: La leçon et le texte clé présentent les thèmes suivants:


  1. Apocalypse 4 est-il une description générale ou un évènement unique?

Comme nous le verrons, les détails du texte répondent à cette question.


  1. Le concept biblique de l’adoration

L’adoration n’est pas notre prérogative, elle porte sur tout ce que Dieu a fait et notre réponse appropriée et sincère à Lui.


III. L’identité des 24 anciens.


Les anciens ne sont pas des anges; ils représentent le peuple de Dieu.



  1. Le sens du rouleau scellé

Le rouleau scellé représente le plan du salut de Dieu.


  1. La dignité de l’Agneau

L’Agneau est le seul être digne d’ouvrir le rouleau en raison de Sa double nature: l’humanité et la divinité.


  1. La progression des cinq hymnes (Apo. 4:8, 11; 5:9, 10, 12, 13)

La progression souligne la divinité de l’Agneau.


VII. Le conflit cosmique


Le conflit est la toile de fond de cette scène céleste.


Application: Les membres sont invités à examiner les incidences de cette vision céleste pour l’adoration terrestre et le rôle du sabbat.


Partie II: Commentaire


Au début du chapitre 4, Jean est invité au ciel pour la première fois (Apo. 4:1). Le chapitre 4 est une description générale de l’adoration continuelle dans le ciel (voir la preuve textuelle au thème 1 ci-dessous), dans laquelle Dieu le Père est adoré en tant que Créateur (Apo. 4:11). Mais le chapitre 5 est un évènement critique et ponctuel dans le ciel. Un problème s’est présenté, et semble si grand au point qu’il semblerait que Dieu Lui-même ne peut le résoudre (Apo. 5:1-4). Mais la question est résolue par l’apparition de l’Agneau, l’Homme-Dieu, Jésus-Christ (voir thème V ci-dessous). Il est adoré parce qu’Il fut immolé et Il est notre Rédempteur, et ce fait résout la crise dans l’univers (Apo. 5:5-14).


Étude détaillée des principaux thèmes de la leçon 4:


  1. Apocalypse 4 est-il une description générale ou un évènement isolé?

Trois éléments de preuve indiquent que le chapitre 4 n’est pas un évènement ponctuel, mais une description générale de l’adoration céleste. (1) Le trône au verset 2 n’est pas placé; au contraire, il s’y trouvait en permanence: « il y avait un trône dans le ciel » (Apo. 4:2, LSG, NEG) ou « dans le ciel, se trouvait un trône » (Apo. 4:2, BFC), (du grec keitai, imparfait de l’indicatif). (2) les chants de louanges au verset 8 ne sont pas un fait isolé, c’est un fait régulier, « jour et nuit ». (3) Le chant des quatre êtres vivants est continuellement répétitif (« chaque fois que » (Apo. 4:9, FBJ).


  1. Le concept biblique d’adoration

Dans Apocalypse 4:11, le fondement de l’adoration c’est « parce que » Dieu a créé toutes choses. Dans Apocalypse 5:9, l’adoration est offerte « parce que » l’Agneau a été immolé et Il a racheté. Dans Apocalypse 11:17, l’adoration est offerte « parce que » Dieu a commencé à régner. Souvent traduit « car » en français, tous les trois versets utilisent le mot grec hoti, qui signifie la raison ou le fondement sur lequel une action est menée. Dieu est adoré « à cause de » ce qu’Il a fait. L’adoration dans toute la Bible consiste à parler, à chanter, et à répéter les œuvres que Dieu a faites (Deut. 26: 1-11, Ps. 66:3-3, 78:5-15, 111:4). Elle inclut même la réaffirmation de la mort et de la résurrection de Jésus par le baptême (Romains 6:3, 4) et la sainte cène du Seigneur (1 Cor. 11:26). L’adoration dans la Bible ne se base pas sur nous. L’adoration est entièrement la prérogative de Dieu et porte sur ce qu’Il a fait.


III. L’identité des 24 anciens


La leçon affirme à juste titre que le nombre 12 dans la Bible est souvent utilisé comme un symbole du peuple de Dieu, et que les 24 anciens pourraient, par conséquent, représenter le peuple de Dieu à la fois de l’Ancien et du Nouveau testament. Mais l’espace ne permettait pas de mentionner la preuve biblique la plus importante de ces affirmations. Dans Matthieu 19:28, Jésus dit à Ses disciples qu’ils seront assis sur 12 trônes, pour juger les 12 tribus d’Israël. Ce verset associe le nombre 12, les trônes, les apôtres et les 12 tribus. Dans Apocalypse 21:12, les noms des 12 tribus sont écrits sur les portes de la nouvelle Jérusalem, tandis que les 12 fondations portent les noms des 12 Apôtres (Apo. 21:14). Le nombre 24 est l’addition de 12 à 12, comme cela se produit dans Apocalypse 21. Dans Apocalypse 7:4-8, en outre, le peuple de Dieu est décrit en termes de 12 fois 12 fois 1 000 (144 000). Le multiple de 12 se voit aussi dans la hauteur des murs de la nouvelle Jérusalem, 144 coudées (Apo. 21:17). Donc la meilleure explication des 24 anciens est qu’ils représentent le peuple de Dieu dans l’Ancien et le Nouveau Testaments.


  1. Le sens du rouleau scellé

Demandez aux membres de la classe combien d’options ils peuvent donner comme signification du rouleau scellé d’Apocalypse 5. Certaines options bibliques incluent le testament, la constitution d’Israël (Deutéronome), un rapport de l’histoire humaine, un emblème de la dignité du règne de l’Agneau, un registre des œuvres humaines, le livre de vie de l’Agneau et une liste de récompenses et de punitions pour les comportements humains (jugement). En se basant sur un commentaire dans une lettre d’Ellen G. White, la leçon indique que le rouleau contient l’histoire des providences de Dieu et l’histoire prophétique des nations et de l’église. La leçon conclut que le rouleau scellé représente le plan du salut. Jean pleure (Apo. 5:4) car le plan du salut ne peut être appliqué si personne n’est trouvé digne d’ouvrir le rouleau.


Comment savons-nous qu’il s’agit d’un rouleau (Apo. 5:2, du grec biblion) et non d’un livre typique d’aujourd’hui? Nous le savons parce que le même mot est utilisé dans Apocalypse 6:14, qui dit que le « ciel est roulé comme un rouleau [du grec biblion] » (on ne roule pas un livre, on l’ouvre).


  1. La dignité de l’Agneau

L’Agneau est le seul être digne de rouler le rouleau (Apocalypse 5:5, 6). Les qualités principales de l’Agneau dans le chapitre sont de deux ordres. L’Agneau a été immolé, ce qui décrit Sa nature humaine. D’autre part, l’Agneau est adoré avec celui qui est assis sur le trône (Apo. 5:13). Cela souligne Sa divinité. L’Homme-Dieu est unique dans toute l’histoire. De tous les êtres intelligents (voir Jean 1:3, 14), seul le Jésus divino-humain pouvait pleinement révéler le caractère de Dieu et expier le péché de l’humanité, parce qu’Il était pleinement Dieu et pleinement humain. Alors, dans cette vision symbolique se trouve renfermée une christologie profonde, une doctrine de la personne de Jésus Christ.


  1. Les cinq hymnes (Apo. 4:8, 11; 5:9, 10, 12, 13) expriment la divinité de l’Agneau

La divinité de Christ est révélée dans la progression des cinq hymnes dans cette vision. Les deux premiers hymnes louent Celui qui est assis sur le trône (Apocalypse 4:8, 11). Les troisième et quatrième cantiques louent l’Agneau (Apo. 5:9-12). Le cinquième hymne offre l’adoration à Celui qui est assis sur le trône et à l’Agneau (Apo. 5:13). Le cinquième hymne est le point culminant de la série, dans laquelle la bénédiction, l’honneur, la gloire et la puissance sont prononcés comme appartenant à Celui qui est assis sur le trône et à l’Agneau.


Une deuxième caractéristique de ces hymnes met également en évidence le cinquième hymne. C’est le point culminant d’un grand crescendo musical. Le premier hymne est chanté par les quatre êtres vivants (Apo. 4:8). Le deuxième hymne est chanté par les 24 anciens (Apo. 4:11). Le troisième est chanté par les quatre êtres vivants et les 24 anciens (Apo. 5:9, 10). Le quatrième hymne est chanté « par myriades de myriades et par milliers de milliers » d’anges (Apo. 5:11, 12). Le cinquième hymne est chanté par toutes les créatures de l’univers (Apo. 5:13). Ainsi le cinquième hymne est le point culminant d’un grand crescendo car toute l’attention se concentre sur le trône, en affirmant la divinité de l’Agneau.


VII. Le conflit cosmique est la toile de fond de cette scène céleste.


Un aspect remarquable d’Apocalypse 4 et 5 est l’absence totale de Satan, en dépit du fait que la crise céleste doit avoir quelque chose à voir avec le conflit cosmique (voir Apo. 2:9, 24). Mais le rôle de Satan dans Apocalypse 4 et 5 est clarifié dans Apocalypse 12:10. Apocalypse 12:10 résume la scène du chapitre 5 en termes de l’arrivée de Christ au pouvoir. Mais Son arrivée au pouvoir est jumelée avec la précipitation de Satan sur la terre, lui « l’accusateur de nos frères ». Le verset précise que Satan accuse les frères « jour et nuit ». Cet acte est remarquablement exprimé dans l’Apocalypse 4:8, où les quatre êtres vivants chantent le cantique triplement saint « jour et nuit ». Leur louange constante couvre les accusations constantes de Satan, qui ne sont plus entendues ni vues. Satan est absent de la scène des chapitres 4 et 5 car il était déjà chassé grâce à la croix.


Part III: Application


  1. En considérant la preuve biblique de l’adoration dans le thème II ci-dessus, parlez de l’adoration typique dans votre église locale. Est-elle centrée sur Dieu, ou sur les adorateurs? Insiste-t-elle sur ce que Dieu a fait (la création, la croix, l’inspiration quotidienne de l’Esprit) et notre réaction à Son œuvre, ou ce que nous aurions fait nous-mêmes? Comprendre et pratiquer cette vérité est le secret pour libérer la puissance de Dieu dans une église locale. Si l’adoration semble impuissante, c’est parce qu’elle n’est pas centrée sur Dieu. Aux temps bibliques, quand les gens louent Dieu pour ce qu’Il a fait pour eux dans le passé, la puissance de l’acte originel de Dieu se manifeste dans la vie de l’adorateur (2 Chron. 20:5-22, Dan. 9:15, Dan. 10:19-21).

L’adoration ne doit pas être centrée sur nous, elle présente plutôt Dieu. L’adoration ne consiste pas à dire aux autres ce que nous devrions faire, c’est rappeler à nous-mêmes et aux autres ce que Dieu a fait pour nous.


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  1. Quelle est la relation entre l’Apocalypse 4 et 5 et le jour du sabbat? L’adoration est due à Dieu et à l’Agneau à cause de la création (Apo. 4:11) et du salut (Apo. 5:9, 10). Dans l’Ancien Testament, le sabbat est le mémorial de la création (Exode 20:11), de l’exode, du grand acte du salut d’Israël (Deut. 5:15). Donc le sabbat dirige notre attention sur la puissante œuvre de Dieu dans la création, l’exode et la croix. Observer le sabbat n’est pas la recherche d’un mérite chez Dieu. Quand nous nous souvenons du jour du sabbat, nous nous rappelons également les grandes choses que Dieu a faites pour nous, et ce souvenir est le fondement de la véritable adoration.

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Commentaires pour les moniteurs


Commentaires pour les moniteurs


*26 Janvier – 1er Février


Les sept sceaux


Sabbat Après-Midi


Lecture de la semaine: Apo. 6:1-14, Apo. 26:2-26, Ézéchiel 4:16, Deut. 32:43, 2 Thess. 1:7-10.


Verset à mémoriser: « Tu es digne de recevoir le livre et d’en rompre les sceaux, car Tu as été immolé, et Tu as racheté pour Dieu, par Ton sang, des hommes de toute tribu, langue, peuple et nation. Tu en as fait, pour notre Dieu, un royaume et des prêtres, et ils règneront sur la terre. » (Apo. 5:10, TOB).


Apocalypse 6 continue la scène des chapitres 4 et 5, qui décrivent Christ comme digne d’ouvrir le rouleau scellé, car par Sa vie et Sa mort victorieuse, Il a reconquis ce qui avait été perdu par Adam. Il est maintenant prêt à ouvrir les sceaux du rouleau et amener le plan du salut à son accomplissement ultime.


La Pentecôte a marqué le début de la propagation de l’évangile, par lequel Christ étend Son Royaume. Ainsi, l’ouverture des seaux scellés se réfère à la prédication de l’évangile et aux conséquences de son rejet. L’ouverture du septième et dernier sceau nous amène à la conclusion de l’histoire de ce monde.


Apocalypse 3:21 nous donne la clé de la signification des sept sceaux: « Celui qui vaincra, Je lui donnerai de s’assoir avec Moi sur Mon trône, comme Moi aussi J’ai vaincu et Je Me suis assis avec Mon Père sur Son trône » (Apo. 3:21, DRB). Les chapitres 4, 5 parlent de la victoire de Christ et de Son exaltation et le dernier verset du chapitre 7 parle des vainqueurs devant le trône de Jésus Christ. Ainsi, le chapitre 6 parle du peuple de Dieu dans la lutte pour vaincre afin de s’assoir sur le trône de Jésus.


* Étudiez cette leçon pour le sabbat 2 Février.



Leçon


5


(page 38 du guide standard)


27 Janvier


L’ouverture du premier sceau


Lisez Apocalypse 6:1-8; Lévitique 26: 21-26 et Matthieu 24:1-14. Notez les mots clés communs dans ces textes. Qu’apprenez-vous de la signification des quatre premiers sceaux à la base de ces parallèles?


Les évènements des sept sceaux doivent être compris dans le contexte des malédictions de l’alliance de l’Ancien Testament, décrites comme l’épée, la famine, la peste et les bêtes sauvages (Lev. 26: 21-26). Ézéchiel (Ez. 14:21) les appelle les « quatre jugements désastreux » (DRB) de Dieu, ou les « quatre fléaux terribles » (FBJ). Ils étaient des jugements disciplinaires par lesquels Dieu, cherchant à éveiller l’attention de Son peuple sur sa condition spirituelle, réprimandait son infidélité à l’alliance. De façon similaire, les quatre cavaliers sont le moyen que Dieu utilise pour maintenir Son peuple éveillé dans son attente du retour de Jésus.


Il y a aussi des parallèles étroits entre les quatre premiers sceaux et Matthieu 24:4-14, où Jésus a expliqué ce qui arriverait dans le monde. Les quatre cavaliers sont le moyen par lequel Dieu maintient Son peuple sur la bonne voie en lui rappelant que ce monde, tel qu’il existe aujourd’hui, n’est pas leur maison.


Bien que symbolique, Apocalypse 6:1, 2 parle aussi de la conquête. Cela nous rappelle Apocalypse 19:11-16, qui dépeint Christ assis sur un cheval blanc et conduisant Ses armées célestes pour délivrer Ses enfants à Sa seconde venue. Étant un symbole de pureté, la couleur blanche est régulièrement associée à Christ et à Ses disciples. Le cavalier sur le cheval a un arc et porte une couronne, qui évoque l’image de Dieu dans l’Ancien Testament sur un cheval avec un arc dans Sa main pour conquérir les ennemis de Son peuple (Hab. 3:8-13; Ps. 45: 4, 5). Le mot grec pour la couronne (Apo. 6:2) portée par le cavalier est stephanos, qui décrit spécifiquement une couronne de victoire (Apo. 2:10, 3:11). Ce cavalier est un conquérant sorti pour conquérir.


La scène du premier sceau décrit la propagation de l’évangile, qui a commencé avec force à la Pentecôte, par lequel Christ a commencé à étendre Son royaume. Il y avait, et il y a encore, de nombreux territoires à conquérir et de nombreuses personnes qui doivent devenir disciples de Jésus, jusqu’à ce que la conquête finale soit réalisée par Christ qui vient dans la gloire.


Prophétiquement, la scène du premier sceau correspond au message à l’église d’Éphèse; elle décrit la période apostolique du premier siècle au cours de laquelle l’évangile s’est répandu rapidement dans le monde entier (Col. 1:23).


Pourquoi ne devons-nous jamais oublier qu’en Christ, nous sommes dans le camp des vainqueurs, quelles que soient nos circonstances immédiates?


Dimanche


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28 Janvier


Les deuxième et troisième sceaux


Lisez Apocalypse 6:3, 4. Sur la base de la description du cheval rouge et du cavalier, qu’est-ce que ce texte dit en référence à l’évangile?


Le rouge est la couleur du sang. Le cavalier a une grande épée et est autorisé à enlever la paix de la terre, ce qui aboutit au massacre des uns par les autres (Matt. 24:6).


Le deuxième sceau décrit les conséquences du rejet de l’évangile, en commençant par le deuxième siècle de notre ère. Alors que Christ mène un combat spirituel par la prédication de l’évangile, les forces du mal rendent la résistance plus forte. La persécution suit inévitablement. Ce n’est pas le cavalier qui met les gens à mort. Il enlève seulement la paix de la terre, et la conséquence directe est la persécution (Voir Matthieu 10:34).


Lisez Apocalypse 6:5, 6, Lévitique 26:26 et Ézéchiel 4:16. Sur la base de la description du cheval noir et du cavalier, quelle réalité associée à la prédication de l’évangile cela nous rappelle?


Le cavalier sur le cheval noir tient une balance pour peser les aliments. Une annonce fut faite: « Une mesure de blé pour un denier, et trois mesures d’orge pour un denier » (Apo 6:6 LSG). Au Moyen-Orient et au Proche-Orient, le grain, l’huile et le vin étaient les denrées essentielles de la vie (Deut. 11:14). Manger du pain en mesurant soigneusement le grain désignait une grande disette ou une famine (Lev. 26:26, Ézéchiel 4:16). Au jour de Jean, un denier était un salaire journalier (Matthieu 20:2). Dans des circonstances normales, un salaire journalier achèterait toutes les nécessités pour la famille pour ce jour. Toutefois, une famine conduirait à l’inflation des prix. Dans la scène du troisième sceau, il faudrait travailler une journée entière pour pouvoir acheter de la nourriture pour une seule personne. Pour nourrir une famille, le salaire d’un jour serait utilisé pour acheter trois pintes d’orge, un aliment ordinaire et moins cher pour les pauvres.


La scène du troisième sceau décrit les autres conséquences du rejet de l’évangile, en commençant par le quatrième siècle alors que l’église gagne la puissance politique. Alors que le cheval blanc représente la prédication de l’évangile, le cheval noir indique l’absence de l’évangile et la prolifération des traditions humaines. Le grain dans la Bible symbolise la parole de Dieu (Luc 8:11). Le rejet de l’évangile se traduit inévitablement par une famine de la parole de Dieu, semblable à celle prophétisée par Amos (Amos 8:11-13).


Lundi


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29 Janvier


La scène du quatrième sceau


Lisez Apocalypse 6:7, 8. Quelle scène est représentée ici? Comment cette scène est-elle liée à la précédente?


La couleur du cheval dans le quatrième sceau est exprimée par le mot grec chloros, qui est la couleur gris-cendre d’un cadavre en décomposition. Le nom du cavalier est Mort; pendant ce temps, Hadès, le séjour des morts, l’accompagne. Ces deux sont autorisés à détruire les gens par l’épée, la famine, la mort et les bêtes sauvages, et ils détruisent plus du quart de la terre (Matt. 24:7, 8).


Le quatrième sceau apporte la peste et la mort. La représentation graphique de la scène exprime la vérité que la famine spirituelle de la parole de Dieu, à la suite du rejet de l’évangile conduit inévitablement à la mort spirituelle.


La bonne nouvelle est que la puissance de la mort et du Hadès est très limitée; ils reçoivent autorité seulement sur une partie (un quart) de la terre. Jésus nous assure qu’Il a les clefs du Hadès et de la mort (voir Apo. 1:18).


Examinez une fois de plus le contenu des messages aux églises d’Éphèse, Sardes, Pergame, et Thyatire dans Apocalypse 2. Comparez la situation dans ces églises aux scènes de l’ouverture des quatre premiers sceaux. Quels parallèles observez-vous?



L’ouverture des sept sceaux dépeint l’avenir de l’église. Comme ce fut le cas avec les sept églises, les sceaux sont en corrélation avec différentes périodes dans l’histoire du christianisme. À l’époque apostolique, l’évangile se propagea rapidement dans le monde entier. Ceci a été suivi par la période de persécution dans l’empire romain, depuis la fin du premier siècle jusqu’au début du quatrième siècle, telle que représentée dans la scène du deuxième sceau. Le troisième sceau décrit la période de compromis aux quatrième et cinquième siècles, qui ont été caractérisés par une famine spirituelle de la Bible, qui a conduit à « l’âge des ténèbres ». Le quatrième sceau décrit avec justesse la mort spirituelle qui a caractérisé le christianisme pendant environ mille ans.


Apocalypse 6:6 mentionne que « l’huile et le vin » ne doivent pas être affectés par la famine et la peste du troisième sceau. L’huile symbolise l’Esprit Saint (1 Sam. 16:13, Actes 10:38), et le vin nouveau le salut en Jésus Christ (Marc 2:22). Qu’est-ce que cela nous apprend sur le fait que, même lorsque la parole de Dieu est rare, l’Esprit Saint est toujours à l’œuvre et que le salut est toujours disponible à tous ceux qui cherchent la vérité?


Mardi


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30 Janvier


L’ouverture du cinquième sceau


Lisez Apocalypse 6:9, 10. Que se passe-t-il ici?


Le mot âme dans la Bible désigne la personne tout entière (Genèse 2:7). Le martyre du peuple persécuté et fidèle de Dieu est représentée ici par le sang sacrificiel, versé sous l’autel du sacrifice du sanctuaire terrestre (Exode 29 : 12, Lev. 4:7). Le peuple de Dieu a souffert l’injustice et la mort pour sa fidélité à l’évangile. Il pleure à Dieu, pour Lui demander d’intervenir et de lui rendre justice. Ces textes parlent de l’injustice faite ici-bas, sur la terre; ils n’ont rien à voir avec l’état des morts. Après tout, ces gens ne semblent pas jouir d’un bonheur au ciel.


Lisez Apocalypse 6:11 ainsi que Deutéronome 32:43 et Psaume 79:10. Quelle était la réponse du ciel aux prières du peuple martyr de Dieu?


Les saints martyrisés reçurent des robes blanches représentant la justice de Christ, ce qui conduit à leur justification – c’est Son don à ceux qui acceptent Son offre de grâce (Apo. 3:5, 19:8). Ensuite, il fut dit qu’ils se reposeraient jusqu’à ce que leurs frères, qui passent par une expérience similaire, soient complétés. Il est important de remarquer que le texte grec d’Apocalypse 6:11 n’a pas le mot « nombre ». Ce passage ne parle pas d’un certain nombre que les saints martyrisés doivent atteindre avant le retour de Christ, mais plutôt, il s’agit de l’exhaustivité de leur caractère. Le peuple de Dieu est rendu parfait par la robe de justice de Christ, et non par leur propre mérite (Apo. 7:9, 10). Les saints martyrisés ne seront pas ressuscités et justifiés jusqu’à la seconde venue de Christ, qui marque le début du millénium (Apo. 20:4).


Bien que la scène du cinquième sceau s’applique traditionnellement à la période d’avant et après la réforme, au cours de laquelle des millions ont été martyrisés à cause de leur fidélité (Matt. 24:21), elle rappelle aussi l’expérience de ceux qui ont souffert pour Dieu tout au long de l’histoire, depuis l’époque d’Abel (Gen. 4:10) jusqu’au moment où Dieu vengera enfin « le sang de Ses serviteurs » (Apo. 19:2).


« Jusqu’à quand, Seigneur? » Tel fut le cri du peuple de Dieu qui a souffert tout au long de l’histoire. Qui n’a jamais lutté avec l’absence de justice dans cette vie? Quel réconfort trouvez-vous dans la scène du cinquième sceau, sachant qu’un jour la justice sera finalement faite?


Mercredi


(page 42 du guide standard)


31 Janvier


L’ouverture du sixième sceau


Dans le cinquième sceau, nous voyons le peuple de Dieu souffrant injustement dans un monde hostile, criant et réclamant l’intervention de Dieu en leur faveur. Le moment est venu que Dieu intervienne en réponse aux prières de Son peuple.


Lisez Apocalypse 6:12-14, ainsi que Matthieu 24:29, 30 et 2 Thessaloniciens 1:7-10. Qu’est-ce qui est révélé dans ces passages?


Les trois derniers signes du sixième sceau sont ceux annoncés par Jésus dans Matthieu 24:29, 30, qui devaient se produire à l’issue de la « grande tribulation » (Apo. 7:14) en 1798, comme signes avant-coureurs de la seconde venue. Tout comme dans la prophétie de Christ dans Matthieu 24, le soleil, la lune, les « astres » (météores) et le ciel sont littéraux ici. L’utilisation des mots comme ou pareil à indique une chose réelle ou un évènement – le soleil devint noir comme un sac et la lune devint comme du sang, les étoiles tombèrent sur la terre comme un figuier perd ses figues. Les chrétiens dans le monde occidental reconnurent dans l’histoire de la terre l’accomplissement de ces signes: le tremblement de terre de Lisbonne en 1755, la sombre journée du 19 mai 1780, qui s’est produite dans l’est de New York et au sud de la Nouvelle Angleterre, et la pluie spectaculaire de météores sur l’Océan Atlantique le 13 novembre 1833. L’accomplissement de la prophétie a conduit à une série de renaissances et à la réalisation que la venue de Christ était proche.


Lisez Apocalypse 6:15-17. Lisez aussi Ésaïe 2:19, Osée 10:8 et Luc 23:30. Les scènes dépeignent les gens de tous horizons dans une panique essayant de se cacher de la terreur du bouleversement lors de la venue de Christ. Ils demandent aux rochers et aux montagnes de tomber sur eux afin de les protéger contre la « face de Celui qui est assis sur le trône » et de la colère de l’Agneau (Apo. 6:16). Le temps est venu pour que la justice soit dispensée alors que Christ vient pour être « glorifié dans Ses saints » (2 Thess. 1:10, LSG). La fin des méchants est décrite dans Apocalypse 19:17-21.


La scène se termine par la question rhétorique des méchants terrorisés: « le grand jour de Sa colère est venu, et qui peut subsister? » (Apo. 6:17, LSG ; Voir également Nah. 1:6, Mal. 3:2). La réponse à cette question est donnée dans Apocalypse 7:4 – ceux qui pourront subsister à ce jour-là sont le peuple scellé de Dieu.


« Qui supportera le jour de Sa venue? » (Mal. 3:2, TOB). Comment répondriez-vous à cette question, et quelles raisons bibliques pouvez-vous donner pour supporter votre réponse? Apportez vos réponses en classe le sabbat.


Jeudi


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1er Février


Réflexion avancée: Lisez Ellen G. White, “The World’s Need,” pp. 457–460, dans Testimonies to Ministers and Gospel Workers.


La vision de l’ouverture des sept sceaux décrit symboliquement les soins et la discipline de Dieu pour Son peuple sur la terre. Comme Kenneth A. Strand l’a souligné:


« Dans l’Écriture, il y a l’assurance que Dieu a toujours pris soin des Siens: que dans l’histoire elle-même, Il est toujours présent pour assurer leur subsistance, et que dans le grand dénouement eschatologique, Il leur donnera pleine justification et une récompense généreuse et incommensurable dans la vie éternelle. Le livre de l’Apocalypse reprend et développe admirablement ce même thème, et comme telle, l’Apocalypse n’est en aucun cas une fable habilement habillée de la littérature biblique; elle transmet le cœur et la substance du message biblique. En effet, tout comme l’Apocalypse le souligne avec insistance, celui qui « est vivant » – qui a vaincu la mort et le séjour des morts (Apo. 1:18) – n’abandonnera jamais Ses disciples fidèles, et quand bien même ils souffrent le martyre, ils sont victorieux (Apo. 12:11), avec la « couronne de vie » qui les attend. (Voir Apo. 2:10; 21:1-4; et 22:4) » – (traduit de Kenneth A. Strand, “The Seven Heads: Do They Represent Roman Emperors?”, Symposium on Revelation – Book 2, Daniel and Revelation Committee Series (Silver Spring, Md.: Biblical Research Institute, 1992), vol. 7, p. 206.


Discussion:


Quelles leçons tirons-nous de la scène de l’ouverture des sept sceaux? Comment cela devrait vous montrer que, peu importe comment le mal a envahi la terre, Dieu est toujours souverain, et Il accomplira toutes les promesses que nous avons reçues en Christ?


Réfléchissez à la déclaration suivante: « L’Église est le moyen que Dieu a choisi pour faire connaitre le salut aux hommes. Établie pour servir, elle a pour mission de proclamer l’évangile. » – Ellen G. White, Conquérants pacifiques, p. 9. Pensez à votre église locale. Comment peut-elle être plus fidèle afin d’atteindre les gens avec le message de l’évangile?


Apportez votre réponse à la question finale de jeudi en classe. Qui peut supporter le jour de Sa venue, et pourquoi peuvent-ils le supporter? Discutez des répercussions de votre réponse en ce qui concerne la façon dont nous devrions vivre aujourd’hui afin d’être prêts pour le jour de Sa venue.


Vendredi


(page 44 du guide standard)


Adopté lors d’un enterrement


par Andrew McChesney


Des pleureuses se sont assemblées pour les funérailles d’une jeune mère à l’Église Adventiste du Septième Jour à Milange, une ville située juste à 3 kilomètres de la frontière du Mozambique avec le Malawi. La femme était morte des complications du VIH seulement cinq jours après avoir donné naissance à un petit garçon. Son mari séropositif, le père du garçon, était mort plus tôt. Le petit bébé pleurait à tue-tête lors des obsèques. « Il pleurait parce qu’il n’y avait personne pour l’allaiter », déclara Clemente Mateus Malala, un agriculteur de 61 ans, qui prenait part aux funérailles. Clemente parla avec les proches du bébé après l’enterrement et apprit qu’ils n’avaient pas d’argent pour prendre soin du bébé. Il envisagea d’acheter le nécessaire mais s’inquiétant que les proches ne revendent les choses, il proposa d’adopter le bébé. Le garçon, Laston, a maintenant 5 ans, et le plus jeune des quatre orphelins adoptés par Clemente et son épouse. Ils ont aussi quatre enfants biologiques adultes. Clemente, qui cultive les haricots verts et le maïs dans sa ferme dans les régions rurales du Mozambique occidental, est un membre actif de l’Église et évangéliste laïque qui a conduit 430 personnes au baptême au cours des 13 dernières années. Mais rien n’a touché son cœur plus que ses quatre enfants adoptifs qui ont perdu leurs parents biologiques à cause du VIH/sida. « Dieu m’a béni avec le don de rassembler les gens à Lui, mais le vrai bonheur vient en s’occupant de ces orphelins », dit-il. « Les adultes que je conduis à Christ sont en mesure de prendre soin de leurs besoins physiques, mais ces orphelins subiraient deux choses s’ils sont laissés sans aide: ils ne pourront pas répondre à leurs besoins physiques, et ils peuvent perdre le salut. »


Le VIH/sida est un défi majeur au Mozambique, et Clemente est l’un des Adventistes qui s’efforcent à faire la différence. Il a adopté son premier orphelin, Rojerio, après avoir vu cet enfant de 2 ans souffrir de nourriture au bord de la route. Les proches lui dirent que les parents de Rojerio étaient morts et le lui confièrent volontiers quand il a offert d’élever le garçon. Clemente a adopté les deux autres enfants, deux filles, d’une manière similaire. Rojerio a maintenant 15 ans, et les deux jeunes filles ont respectivement 11 et 8 ans. « Le moins que je peux faire, c’est de prendre quelques enfants et de les nourrir chez moi », déclara Clemente. Clemente aspire contribuer à ouvrir une école adventiste où ses enfants adoptifs peuvent étudier à Milange. « En tant qu’église, nous devons investir dans l’éducation qui est l’avenir de l’église », dit-il.


Une partie de l’offrande du treizième sabbat de ce trimestre aidera à construire une telle école dans sa ville. Merci pour votre offrande missionnaire.



Partie I: Aperçu


Texte clé: Apocalypse 5:5, 6


Idée centrale: Apocalypse 6 décrit les évènements qui se produisent lorsque l’Agneau brise les six premiers des sept sceaux.


Introduction: Le chapitre 6 décrit les six premiers des sept sceaux. Cette scène fait directement suite à la vision de la salle du trône céleste au chapitre 5.


Thèmes de la leçon: La leçon et le texte clé présentent les thèmes suivants:


  1. Les quatre cavaliers (Apo. 6:1-8) illustrent les progrès de l’évangile et les conséquences de son rejet.

Cette interprétation dépend de l’identité du cheval blanc et son cavalier (Apo. 6:1, 2 [voir thème 1 ci-dessous]).


  1. L’arrière-plan des quatre chevaux dans l’Ancien Testament implique les malédictions de l’alliance.

L’Alliance de l’Ancien Testament, avec ses bénédictions et ses malédictions, est utilisée dans le chapitre 6 comme une métaphore de l’évangile.


III. Les jugements décrits dans Apocalypse 6 affectent le peuple de Dieu.


Ceci s’appuie sur les promesses de l’alliance et les menaces faites à Israël dans Lévitique 26 et Deutéronome 32.


  1. Le passage sur les « âmes sous l’autel » ne traite pas de l’état des morts.

Le cinquième sceau (Apo. 6:9-11) a souvent été utilisé à tort pour faire valoir un état de conscience après la mort.


  1. L’interprétation du sixième sceau par les Adventiste est explicite dans le texte.

Une lecture attentive de l’Apocalypse 6:12-14 indique un mouvement dans le temps et un sens littéral du soleil, de la lune et des étoiles.


Application: Les membres sont invités à découvrir la pertinence de l’interprétation historiciste de l’Apocalypse 6:12-14 et la réponse à la question dans l’Apocalypse 6:17.


Partie II: Commentaire


Apocalypse 6 repose clairement sur le chapitre 5. Le chapitre s’ouvre avec « et » (du grec kai), indiquant une connexion à ce qui précède. À la fin du chapitre 5, l’Agneau tient le rouleau (Apo. 5:7, 8) et reçoit l’adoration de l’armée céleste (Apo. 5:12-14). Quand Jean continue de regarder (les deux chapitres commencent par Jean disant: « et je vis » [Apo. 5:1 ; 6:1]), il voit l’Agneau ouvrir les sceaux l’un après l’autre (Apo. 6:1, 3, 5, 7, 9, 12).


Les évènements qui se produisent à l’ouverture de chaque sceau ne sont pas le contenu du rouleau. Tous les sept sceaux doivent être brisés avant que le rouleau ne puisse être déroulé, afin de voir son contenu (voir Apo. 6:14).


Étude détaillée des principaux thèmes de la leçon 5:


  1. Les quatre cavaliers (Apo. 6:1-8) illustrent les progrès de l’évangile et les conséquences de son rejet.

Cette interprétation dépend de l’identité du cheval blanc et de son cavalier (Apo. 6:1, 2). Tous les chevaux sont porteurs d’afflictions, sauf celui-ci. Le blanc dans l’Apocalypse représente toujours Christ ou Son peuple. La couronne (du grec stephanos) portée par le cavalier, est la couronne de victoire. À l’exception d’un seul contexte (Apo. 9:7), ce type de couronne est toujours associé à Christ et/ou à son peuple dans le Nouveau Testament. Dans les cinq premiers chapitres de l’Apocalypse, le mot pour conquérir (du grec nikôn, nikêsêi) se réfère aussi constamment à Christ et à Son peuple (voir, par exemple, Apo. 3:21). Le cavalier sur le cheval blanc dans Apocalypse 19 est clairement Christ en tant que « Parole de Dieu », et ce cavalier est en parallèle avec celui du chapitre 6.


Clairement, la contrefaçon est un thème majeur dans l’Apocalypse, mais lorsque des contrefaçons se produisent, elles sont toujours clairement exposées comme telles au lecteur. Dans Apocalypse 6:1, 2, il n’y a aucun indice du mal. Alors que le cavalier sur le cheval blanc dans Apocalypse 19 porte une couronne royale (du grec diadêma), plutôt que la couronne de la victoire, la différence est explicable en termes de différentes étapes du conflit. Apocalypse 6 représente l’église militante, et Apocalypse 19 l’église triomphante. L’emphase des quatre cavaliers semble être mise sur la victoire de Christ, les progrès de l’évangile et la résistance à l’évangile.


  1. L’arrière-plan des quatre chevaux dans l’Ancien Testament implique les malédictions de l’alliance.

Le thème principal d’Apocalypse 4 et 5 est l’adoration de Dieu comme Créateur et la dignité de l’Agneau à mettre en œuvre Sa médiation céleste pour contrer les menaces au royaume de Dieu sur la terre. Le thème de l’Apocalypse 6 est les malédictions de l’alliance. Le mot « malédiction » ici n’est pas blasphématoire; au contraire, il exprime les conséquences de la désobéissance (Lev. 26: 21-26, Deut. 32:23-25, 41-43 et Ézéchiel 14:12-21). Dans l’Ancien Testament, ces malédictions étaient l’épée, la famine, la peste et les animaux sauvages. Les malédictions sont souvent septuples (Lev. 26 : 21, 24) et dans la vision de Zacharie, elles sont exécutées par quatre chevaux de couleurs différentes (Zach. 1:8-17, 6:1-8).


Dans l’Ancien Testament, l’alliance est établie entre Dieu et Israël. Les bénédictions et les malédictions de l’alliance se produisaient d’une façon littérale sur la nation d’Israël. Dans le Nouveau Testament, la fidélité à l’alliance d’Israël est déterminée par rapport à Christ. Ceux qui sont fidèles à Christ sont bénis (Jean 12:32; Actes 13:32, 33; 2 Corinthiens 1:20), et ceux qui Le rejettent subiront la malédiction de la mort et de la destruction éternelle (Matthieu 25: 41).


III. Les jugements décrits dans Apocalypse 6 affectent le peuple de Dieu.


Apocalypse 6 s’appuie sur les promesses et les menaces de l’alliance faites à Israël dans Lévitique 26 et Deutéronome 32. Alors que les jugements des sept trompettes tombent sur tous les méchants (Apo. 9:4, 20, 21), les jugements des sept sceaux tombent plus précisément sur le peuple infidèle de Dieu. Le royaume de Satan a trois parties dans l’Apocalypse (Apo.16:13, 19), et les jugements des trompettes tombent sur chaque différent tiers de la terre (Apo. 8:7-12).


  1. Le passage sur les « âmes sous l’autel » (Apo. 6:9-11) ne traite pas de l’état des morts.

Certains lecteurs supposent que les « âmes sous l’autel » représentent un état de conscience après la mort. Une interprétation littérale de ce passage serait contraire à la résurrection corporelle (1 Cor. 15:42-44, 53), à l’enseignement de Genèse 2:7, qui voit dans l’âme la personne tout entière, et aussi Ecclésiaste 9:5, qui indique qu’il n’y a aucune conscience après la mort. Mais le texte d’Apocalypse est clairement symbolique, faisant écho à l’histoire de Caïn et Abel (Apo. 4:10, 11) et à l’autel des holocaustes dans le sanctuaire hébreu, qui est le seul objet dans le sanctuaire où tout se passe à la base (Lev. 5:9).


Les « âmes » sous l’autel ne sont pas dans un état désincarné dans le ciel. L’autel des holocaustes représente la croix de Christ et la persécution des croyants, ce qui se passe sur la terre. Et les martyrs reviennent à la vie seulement au début du millénium (Apo. 20:4). Comme ce fut le cas avec le sang d’Abel, les martyrs sont représentés sur la terre, et non dans le ciel. Le cri du sang est une façon métaphorique de dire que les choses qui leur sont arrivées sont gardées en souvenir de Dieu jusqu’à leur résurrection au second avènement de Jésus (1 Thess. 4:16).


  1. L’interprétation historiciste du sixième sceau est explicite dans le texte.

Dans le livre intitulé La tragédie des siècles et autres travaux des pionniers adventistes du septième jour, Apocalypse 6:12-14 s’applique aux évènements dans un passé relativement récent. Le texte décrit deux tremblements de terre séparés par une série de signes célestes. Le premier tremblement de terre a été accompli par le tremblement de terre de Lisbonne en 1755. Cet évènement a été suivi par l’obscurcissement du soleil et la rougeur de la lune en 1780, et la chute des étoiles en 1833. La rupture complète à la fois du ciel et de la surface de la planète était considérée comme future.


Deux questions raisonnables furent soulevées quant à cette façon de lire Apocalypse 6:12-14. (1) Le passage entier est régi par la phrase d’ouverture, « quand il ouvrit le sixième sceau ». Donc la lecture grammaticale la plus naturelle est que tous les évènements dans le passage se produisent en même temps, pas séparés par des décennies. (2) Les tremblements de terre, le soleil, la lune et les étoiles doivent-ils être pris au sens littéral, ou sont-ils des symboles d’une sorte de maladie spirituelle? Ces deux objections peuvent être satisfaites par une observation attentive du texte grec.


Tout d’abord, le tremblement de terre dans le verset 12 ne se produit pas en même temps que celui dans le verset 14. Le tremblement de terre dans le verset 12 (« grand tremblement de terre » (du grec seismos megas) est parallèle au tremblement de terre dans Apocalypse 11:13 (« grand tremblement de terre » du grec seismos megas). Ce tremblement de terre a lieu avant la fin de la probation (qui arrive au début de la septième trompette, voir Apocalypse 10:7). D’autre part, le déplacement de toutes les montagnes et iles (Apo. 6:14) est parallèle à l’Apocalypse 16:20, bien après la fin de la probation. Si les deux tremblements de terre sont séparés par une période de temps indéterminée, il est donc raisonnable que les autres évènements d’Apocalypse 6:12-14 aient pu également être accomplis à des moments différents.


Deuxièmement, il y a un triple « comme » ou « pareil à » (du grec hōs) dans les versets 12 et 13. En grec, cette conjonction introduit régulièrement un symbolisme, qui fonctionne le mieux lorsque ce qui vient avant le hōs est littéral. Donc le soleil littéral est devenu noir « comme » un sac et la lune rouge « comme » du sang. Les descriptions sont symboliques, mais les astres sont réels.


Partie III: Application


  1. Les Adventistes ont compris Apocalypse 6:12-14 comme impliquant le tremblement de terre de Lisbonne de 1755, le jour sombre de 1780 et la chute des étoiles en 1833 – presque 100 ans d’histoire. Comment une comparaison avec Matthieu 24 aide ou empêche cette interprétation? Quel est l’intérêt spirituel d’une interprétation historiciste du sixième sceau?

Quelques traductions commencent Matthieu 24:30, par « en ce temps-là », associant tous les signes célestes à la seconde venue de Jésus, qui est encore à venir. Mais le grec a tout simplement « et » (kai), donc le texte original est aussi ouvert à tous comme Apocalypse 6:12-14. Matthieu 24 soutient l’interprétation historiciste d’Apocalypse 6.


Le point de vue historiciste de la prophétie nous assure que (1) Dieu est au contrôle de l’histoire, (2) Sa mission au temps de la fin et pour Son peuple de la fin des temps est claire, et (3) Il se soucie profondément de Son peuple, rend justice aux martyrs (Apo. 6:11) et protège autant que possible Son peuple lors du drame satanique juste avant le retour de Jésus (Apo. 7:1-3)


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  1. La conclusion du chapitre 6 pose la question, « qui peut subsister? » (Apo. 6:17, NEG). Quelle est la réponse biblique à cette question, et quelle est l’importance de cette réponse aujourd’hui? Dieu a un peuple qui subsistera aux bouleversements des derniers jours sur la terre. Tout comme Jésus devant Ses derniers jours avant le calvaire, les disciples de Christ seront également consacrés à leur vocation. Aujourd’hui, nous devons tous nous préparer à cette époque mémorable. La semaine prochaine, nous discuterons de ce sujet en détail.

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Commentaires pour les moniteurs



¿Qu'est-ce qu'un garçon de 8 ans au Botswana, antudiant angolais au Zimbabwe, et a femme amputée de ses jambes à São Tomé ont en commun?


Se trata de unir por misión en la División de África del Sur y de Océano Índico, la Oficina de la Oficina del Año del Año.


Lisez la suite dans les rapports missionnaires trimestriels des adultes (bit.ly/adultmission) et des enfants (bit.ly/childrensmission).


Merci de soutenir la mision adventiste par vos prières et vos offrandes missionnaires de l'école du sabbat.


Unis par la mission


Moreira Paulo


Vitalina Mendes Moreira


ETM Engagement Total de chaque Membre


LE TEMPS DE L'ETM


¿Qu'est-ce que l'engagement total de chaque membre?


ETM es un programa de desarrollo de una gran envergure par l'église sur le planise et qui implique chaque membre, chaque église locale, chaque entité administrativo, chaque ministère de sensibilisation du public, mais aussi de la sensibilisation personalle cardteiverteiverteveiverte eitéteveleve

C’est un plan d’évangélisation intentionnel, axé sur un calendrier, qui détecte les besoins des familles, des amis et des voisins. Le programme partage ensuite comment Dieu répond à chaque besoin, aboutissant à l’implantation d’églises et à la croissance de l’église, en mettant l’accent sur la retenue, la prédication, le partage et le discipulat.

COMMENT METTRE EN ŒUVRE ETM À L’ÉCOLE DU SABBAT


Dédiez les 15 premières minutes* de chaque leçon pour planifier, prier et partager:


ETM INTERNE : Planifiez de visiter, de prier, et de prendre soin des membres manquants ou malades, et assignez des quartiers aux membres. Priez et discutez des moyens de pourvoir aux besoins des familles ecclésiales, des membres inactifs, des jeunes, des femmes, des hommes, et des diverses façons d’impliquer la famille de l’église.

ETM COMMUNAUTAIRE: Priez et réfléchissez aux moyens d’atteindre votre communauté, ville et monde, en accomplissement du mandat évangélique qui consiste à semer, récolter et conserver. Impliquez tous les ministères dans l’église lorsque vous planifiez les projets d’évangélisation à court et à long terme. ETM est un programme d’actes intentionnels de bonté. Voici quelques façons pratiques de s’impliquer personnellement:

  1. Développez l’habitude de trouver des besoins de votre communauté.

  1. Faites des plans pour répondre à ces besoins.

  1. Priez pour l’effusion de l’Esprit Saint.

ETM EXTERNE: Étudiez la leçon. Encouragez les membres à s’engager dans l’étude biblique individuelle. Adoptez une méthode participative à l’école du sabbat. Étudiez pour la transformation, et non pour l’information.

ETM: Communion fraternelle, Évangélisation, Mission Mondiale. 15 minutes. Activités: Prier, planifier, organiser pour l’action. Prendre soin des membres manquants. Planifier des sorties.


ETM: Étude de la leçon. 45 Min. Activités: Impliquer tout le monde dans l’étude de la leçon. Poser des questions. Mettre en évidence les principaux textes.


ETM: Déjeuner. Planifier un déjeuner pour la classe après le culte. PUIS SORTIR POUR VISITER QUELQU’UN !


* Ajuster le temps si nécessaire.


* 2 – 8 Février


Le peuple scellé de Dieu


Sabbat Après Midi


Lecture de la semaine: Apocalypse 7; 2 Pierre 3:9-14; Deut. 8:11-17; Apocalypse 14:4, 5, 12; 17:5; Rom. 3:19-23.


Verset à mémoriser: « Ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation, et ils ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l’Agneau » (Apocalypse 7:14, DRB).


Le message de l’ouverture des sept sceaux est que quiconque affirme croire en Christ fait face, soit aux bénédictions pour sa fidélité ou aux malédictions pour son infidélité. Les quatre premiers sceaux décrivent les moyens disciplinaires de Dieu pour réveiller Son peuple de sa léthargie spirituelle et le rendre victorieux. Mais jusque-là, le peuple de Dieu souffre également de l’injustice et de l’oppression dans un monde hostile à l’évangile. Lors de l’ouverture du sixième sceau, Dieu est prêt à se venger de ceux qui ont nui à Son peuple.


Le chapitre 7 est un interlude inséré entre les sixième et septième sceaux. Le sixième sceau nous amène à la seconde venue de Christ. Alors que les méchants font face au jugement, Apocalypse 7 répond à leur question à propos de ceux qui seront rachetés au jour de la venue de Christ: ceux qui ont été scellés, les 144 000.


Les autres caractéristiques de ce peuple sont données dans Apocalypse 14:1-5. Il y a aussi un autre interlude inséré entre les sixième et septième trompettes (Apo. 10:1-11:14). Cet interlude qui commence avec le second grand réveil et la naissance du mouvement adventiste, coïncide avec la même période de temps que les premières scènes du chapitre 7 et décrit l’expérience et l’œuvre du peuple de Dieu du temps de la fin.


* Étudiez cette leçon pour le sabbat 9 Février.



Leçon


6


(page 46 du guide standard)


3 Février


Retenir les vents


Lisez Apocalypse 7:1-3 ainsi que 2 Pierre 3:9-14. Que voit Jean? Pendant combien de temps les anges doivent-ils retenir les vents? Que se passera-t-il lorsque les vents seront lâchés?


Dans l’Ancien Testament, les vents représentent les forces destructrices par lesquelles Dieu exécute des jugements sur les méchants (Jérémie 23:19, 20, Dan. 7:2). « Quand les anges de Dieu cessent de retenir les vents violents des passions humaines, tous les éléments du conflit se mettront en branle » — (traduit d’Ellen G. White, The Great Controversy, p. 614). Ces forces destructrices sont retenues par l’intervention divine tandis que le peuple de Dieu reçoit le scellement.


Dans l’antiquité, le sens premier du scellement était l’appartenance. Le sens du scellement symbolique dans le Nouveau Testament est que « Le Seigneur connait ceux qui Lui appartiennent (2 Tim. 2:19, NEG). Dieu reconnait les Siens et les scelle avec le Saint Esprit (Eph. 1:13, 14, 4:30). À la fin des temps, le sceau sur le front est donné au peuple fidèle de Dieu, qui garde Ses commandements (Apo. 14:1, 12). Le sceau de Dieu n’est pas une marque visible mise sur le front, mais comme le dit Ellen G. White, cela signifie de « s’enraciner dans la vérité, aussi bien intellectuellement que spirituellement, afin de ne pas être emporté. » – (traduit d’Ellen G. White, Last Day Events, p. 220). En revanche, ceux qui ont volontairement et sciemment choisi être du côté de la bête reçoivent la marque de la bête (Apo. 13:16, 17).


La fidélité du peuple scellé de Dieu est testée à chaque génération. Cependant, le test de fidélité dans la crise finale sera l’obéissance aux commandements de Dieu (Apo. 12:17, 14:12). Le quatrième commandement deviendra particulièrement le test d’obéissance à Dieu (Apocalypse 14:7). Tout comme le sabbat a été le signe distinctif du peuple de Dieu aux temps bibliques (Ézéchiel 20:12, 20, Heb. 4:9, 10), il sera le signe de fidélité à Dieu dans la crise finale.


Au moment de la fin, le sceau fonctionne également comme un signe de protection contre les forces destructrices des sept fléaux (voir Ézéchiel 9:1-11 pour comprendre l’imagerie d’Apocalypse 7:1-3). Ainsi, la question posée dans Apocalypse 6:17 reçoit la réponse ultime: ceux qui échapperont au jour de la colère de Dieu sont le peuple scellé de Dieu.


Paul nous avertit de ne pas attrister le Saint-Esprit par qui nous avons été scellés (Éphésiens 4:30). Qu’est-ce que cela signifie? Comment peut-on attrister le Saint-Esprit? Une fois que vous avez votre réponse, quels choix pouvez-vous faire pour vous aider à ne pas L’affliger?


Dimanche


(page 47 du guide standard)


5 Février


Le peuple scellé de Dieu


Lisez Apocalypse 7:4-8. Quel est le nombre du peuple scellé de Dieu? Quelle est la signification de ce nombre spécifique?




L’annonce du nombre de ceux qui sont scellés marque la fin du scellement. Jean entend que leur nombre est de 144 000 des 12 tribus d’Israël. Il n’est pas fait référence ici à un nombre littéral, mais à ce qu’il signifie. Le nombre 144 000 se compose de 12 fois 12 fois 1 000. Douze est un symbole du peuple de Dieu: les tribus d’Israël et l’église édifiée sur le fondement des 12 Apôtres (Éphésiens 2:20). Ainsi, le nombre 144 000 symbolise l’ensemble du peuple de Dieu, « tout Israel » (Juifs et Gentils) qui seront prêts au retour de Christ et qui seront transformés sans passer par la mort (Rom. 11:26, 1 Cor. 15:51–53).


Les 12 tribus répertoriées dans Apocalypse 7 ne sont, évidemment, pas littérales, car les 12 tribus d’Israël, aussi bien du royaume du nord que du sud, n’existent pas aujourd’hui. Les 10 tribus du royaume du nord ont été emmenées en captivité durant la conquête assyrienne (2 Rois 17:6-23), où elles ont été intégrés aux autres nations. Donc, les 12 tribus ne constituent pas le judaïsme aujourd’hui.


En outre, la liste des 12 tribus dans Apocalypse 7 n’apparait nulle part ailleurs dans les Écritures (Nom. 1:5–15; Ezek. 48:1–29). Juda (Apo. 7:5), est répertorié comme la première tribu au lieu de Ruben. En outre, les tribus de Dan et d’Éphraïm incluses dans la liste de Nombres 1 et d’Ezékiel 48 ont été omises, et en remplacement, celles de Joseph et de Lévi sont incluses (Apo. 7:7,8). La raison évidente de l’exclusion d’Éphraïm et apparemment Dan de la liste d’Apocalypse 7 est que dans l’Ancien Testament, ces deux tribus étaient devenues apostates et idolâtres (1 Rois 12:29, 30, Os. 4:7).


La liste des tribus dans Apocalypse 7 n’est pas historique mais spirituelle. L’absence des tribus de Dan et d’Éphraïm dans la liste nous dit que l’infidélité et l’apostasie n’ont pas leur place parmi le peuple de Dieu scellé. En outre, l’église dans le Nouveau Testament est identifiée comme étant les 12 tribus d’Israël (Jacques 1:1). Les 12 tribus dans Apocalypse 7 symbolisent donc tout le peuple de Dieu, à la fois des Juifs et des non-Juifs, qui a enduré jusqu’à la fin.


Quelles assurances Dieu donne-t-Il à ceux qui survivront aux temps de la fin?


Lundi


(page 48 du guide standard)


5 Février


La grande multitude


Lisez Apocalypse 7:9, 10. Quel groupe de saints Jean voit-il à ce point? Comment sont-ils décrits, et d’où viennent-ils? Que disent-ils devant le trône de Dieu?




Jean voit une « grande multitude, que personne ne pouvait compter » (Apo. 7:9), « Ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation, et ils ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l’Agneau. (Apo. 7:14, DRB). Autrement dit, ils sont un groupe particulier de gens qui, malgré toutes les luttes (et évidemment, « la grande tribulation » désigne une lutte terrible), sont restés fidèles à Jésus, une fidélité symbolisée par les robes de Sa parfaite justice.


Le mot « tribulation » est utilisé très fréquemment dans la Bible pour désigner toutes les souffrances des croyants pour leur foi (voir par exemple, Exode 4:31, Ps. 9:9, Matthieu 24:9, Jean 16:33, Rom. 5:3). Par conséquent, bien que certains interprètes considèrent ce groupe comme une autre représentation des 144 000, nous pouvons comprendre la « grande multitude » comme une référence à tous les rachetés qui ont souffert pour leur foi dans tous les âges.


Ici aussi, dans la description de Jean de la « grande multitude, que personne ne pouvait compter » (Apo. 7:9), nous voyons, tout comme dans toute la Bible, le grand thème du salut par la grâce. La seule revendication au salut, à la vie éternelle, aux nouveaux cieux et à la nouvelle terre est la justice de Christ, qui leur est donnée par la grâce.


« Tout près du trône se trouvent placés ceux qui, d’abord zélés pour la cause de Satan, puis, véritables brandons arrachés du feu, ont servi leur Dieu avec une grande ferveur. Après eux se tiennent ceux qui manifestèrent un caractère chrétien au milieu de l’imposture et de l’incrédulité, ceux qui ont honoré la loi de Dieu quand le monde chrétien la déclarait abolie ; puis les millions de fidèles qui, dans tous les siècles, ont été immolés pour leur foi. Enfin vient une “grande foule, que personne ne peut compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, et de toute langue. Ils se tenaient devant le trône et devant l’agneau, revêtus de robes blanches, et des palmes dans leurs mains.” (Apocalypse 7 :9). Pour eux tous, le combat est terminé: ils ont remporté la victoire; ils ont achevé la course, ils ont atteint le but. Les palmes qu’ils portent sont l’emblème de leur triomphe, et leurs robes blanches symbolisent la justice immaculée du Christ qui est maintenant la leur. » – Ellen G. White, La tragédie des siècles, pp. 588, 589.


Oui, nous sommes couverts par la justice de Christ, un don que nous recevons par la foi. Mais comment pouvons-nous maintenir cette foi et rester fidèles, au milieu des épreuves et des tribultions? Ou, plus important encore, comment maintenir cette foi et cette fidélité, face à l’aisance et à la prospérité? (Voir Deut. 8:11-17).


Mardi


(page 49 du guide standard)


6 Février


Ceux qui suivent l’Agneau


Lisez Apocalypse 14:1-5. Quels sont les trois principales caractéristiques des 144 000 saints? Comment ces caractéristiques sont-elles liées à la description des saints du temps de la fin dans Apocalypse 14:12?


Apocalypse 14:4, 5 est une description des 144 000 qui correspondent au peuple de Dieu du temps de la fin, « qui gardent les commandements de Dieu et qui ont la foi de Jésus » (Apo. 14:12). Bien qu’ils aient connu la plénitude de la colère de Satan dans la crise finale, ils sont restés fermes grâce à leur étroite relation avec Jésus.


À la lumière d’Apocalypse 17:5, dans quel sens les 144 000 ne se sont pas souillés avec les femmes? Comment la pureté de leur caractère se rapporte au fait qu’ils soient rachetés de la terre comme des « prémices à Dieu » (Apocalypse 14:4)?


L’impudicité est un symbole d’infidélité à Dieu. Apocalypse 17:5 parle de la prostituée de la fin des temps, Babylone et ses filles, avec qui tous les peuples du monde commettront la fornication (voir Apo. 18:3). Toutefois, les 144 000 resteront fidèles à Christ et résisteront aux relations profanes avec Babylone et les églises apostates. Ainsi, les 144 000 « suivent l’Agneau partout où Il va » (Apo. 14:4).


Les 144 000 sont décrits comme ceux qui ont été « rachetés d’entre les hommes » comme « prémices pour Dieu et pour l’Agneau » (Apo. 14:4). Dans l’ancien Israël, les prémices étaient les meilleurs fruits de la récolte offerts à Dieu (Nom. 18:12). Le mot prémices peut se référer au peuple sauvé par Dieu dans sa totalité, par opposition aux gens du monde (voir Jacques 1:18). Mais dans Apocalypse, les 144 000 sont clairement un groupe spécial parce qu’ils sont sauvés sans passer par la mort. Ils sont donc les prémices de la grande récolte des rachetés à travers tous les âges (voir Apo. 14:14-16).


Quels sont les moyens par lesquels nous pouvons, même sans le savoir, être en danger de commettre l’impudicité spirituelle? Pourquoi est-il faut de penser que nous sommes épargnés du danger?


Mercredi


(page 50 du guide standard)


7 Février


Le salut appartient à notre Dieu et à l’Agneau


Lisez Apocalypse 14:5 ainsi que 2 Pierre 3:14 et Jude 24, 25. Le peuple de Dieu du temps de la fin est décrit dans Apocalypse comme étant « sans faute » (BFC) ou « irréprochable » (NEG). En quoi cet état est-il réalisable?


La caractéristique finale des 144 000 est que « dans leur bouche ne s’est point trouvé de mensonge: ils sont irréprochables » (Apo. 14:5, TOB). Alors que la plupart des gens dans le monde choisissent de croire ses mensonges, le peuple de Dieu du temps de la fin recevra l’amour de la vérité pour être sauvés (2 Thess. 2:10, 11).


« Sans faute » (du grec amōmos, « irréprochables ») se réfère à la fidélité des 144 000 à Christ. Dans la Bible, le peuple de Dieu est décrit comme saint (Lev. 19:2; 1 Pie. 2:9). Abraham (Genèse 17:1) et Job (Job 1:1) ont été irréprochables. Les chrétiens sont appelés à être saints et sans taches devant Dieu (Eph. 5:27, Phil. 2:15).


Lisez Romains 3:19-23. Pourquoi devons-nous toujours garder cette vérité capitale devant nous?


Pendant les derniers jours de l’histoire de ce monde, les 144 000 reflèteront puissamment le caractère de Christ. Leur salut reflètera ce que Christ a fait pour eux plutôt que leur propre sainteté et leurs œuvres (voir Eph. 2:8, 10). Les 144 000 ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l’Agneau (Apo. 7:14) et, comme tels, se retrouvent « sans tache et irréprochables » devant Dieu (2 Pierre 3:14, NEG).


« Nous devons être affinés et purifiés de toutes les souillures de la terre, jusqu’à ce que nous reflétions l’image de notre Sauveur et que nous devenions ‘’participants de la nature divine’’... Quand le conflit de la vie se termine, et que les armes sont jetées aux pieds de Jésus, et que les saints de Dieu sont glorifiés, c’est alors seulement que nous pouvons affirmer avec assurance que nous sommes sauvés et sans péché » – (traduit d’Ellen G. White, Selected Messages, book 3, pp. 355, 356)


Comment peut-on mener une vie de sanctification en préparation active pour l’éternité et au même moment éviter de tomber dans les pièges du perfectionnisme et de la sainteté fanatique? Pourquoi devons-nous toujours avoir devant nous les grandes vérités articulées dans Romains 3:19-23?


Jeudi


(page 51 du guide standard)


8 Février


Réflexion avancée: Lisez Ellen G. White, « Sin and salvation » pp. 353-357, dans Selected Messages, book 3.


L’identité des 144 000 est une question âprement débattue. Ce qui semble évident dans l’Apocalypse, c’est que les 144 000 sont la dernière génération du peuple de Dieu dans les derniers jours de l’histoire de cette terre. Nous savons qu’ils traverseront la tribulation et seront protégés contre les sept derniers fléaux (voir Ps. 91:7–16, Apo. 7:15-17) et que leur loyauté sera testée plus qu’aucune génération dans le passé.


D’une manière spécifique, qui sera dans ce groupe ne nous est pas révélé. Leur identité est l’un des secrets que Dieu a gardé pour Lui-même (Deut. 29:29). Seul l’avenir révèlera qui fera partie de ce groupe de saints rachetés. À cet égard, nous avons reçu un avertissement:


« Le Christ dit qu’il y aura dans l’église ceux qui offriront des fables et des suppositions, alors que Dieu a donné de grandes vérités qui élèvent l’âme, qui ennoblissent l’esprit, et que chacun devrait thésauriser. Quand des hommes s’emparent ici et là d’une théorie, curieux de savoir ce qui n’est pas nécessaire, ils ne sont pas conduits par Dieu. Il n’entre pas dans Son plan que Son peuple présente de simples suppositions, sans base scripturaire. Il ne veut pas qu’on se livre à des controverses sur des questions qui ne seront d’aucun secours spirituel, comme par exemple : Qui doit faire partie des cent quarante-quatre mille? C’est là quelque chose que les élus de Dieu sauront avant longtemps. » – Ellen G. White, Messages choisis, volume 1, p. 205.


Discussion:


Pensez à l’exhortation suivante: « Efforçons-nous avec toute la puissance que Dieu nous a donnée d’être parmi les cent quarante-quatre mille. » – (traduit d’Ellen G. White Comments, The SDA Bible Commentary, vol. 7, p. 970). Comment pouvez-vous mettre ces paroles en pratique? Comment cet effort influence-t-il vos décisions quotidiennes?


Une caractéristique importante des 144 000 saints du temps de la fin est le cantique nouveau. C’est un chant que personne d’autre ne peut chanter, parce que c’est un chant né de l’expérience des 144 000 – une expérience qu’aucun autre groupe dans l’histoire n’a vécue (Apo. 14:3, 4; Apo. 15:2, 3). Que pensez-vous de votre propre vie? Votre marche spirituelle actuelle reflète-t-elle une chanson d’une expérience nouvelle avec Dieu? Ou votre vie reflète-t-elle vos histoires passées, avec des merveilles de Dieu, mais votre vie présente manquant des preuves de votre engagement actuel? Quels changements devez-vous opérer dans votre vie actuelle pour vous reconsacrer à Christ?


Quelle est la différence entre connaitre des choses sur Christ et connaitre Christ personnellement? Si quelqu’un vous demandait « À quoi ressemble Christ? », que lui répondriez-vous et pourquoi?


Vendredi


(page 52 du guide standard)


Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org



Liste des qualités d’un époux


par Andrew McChesney


Lena Engel fit une liste des qualités qu’elle recherchait chez son futur mari, après qu’elle ait rompu avec son premier ami. Au sommet de sa liste: une personne spirituelle. Il doit être organisé, responsable et avoir des qualités en leadeurship. Elle voulait aussi quelqu’un avec des loisirs similaires tels que l’exercice physique et la nature. La mère de Lena secoua la tête. « Il vous serait difficile de trouver un tel homme », dit-elle. Lena, une Allemande, avait rencontré son premier copain au lycée et, après avoir eu son diplôme, elle est allée en Guyane pour travailler pendant un an comme une enseignante missionnaire. Là, elle réfléchit sur son copain et se rendit compte que cette relation était basée sur des sentiments. De retour en Allemagne, Lena mit fin à la relation et fit la liste des qualités de son époux qu’elle montra à sa mère. Les mois passèrent, et Lena elle-même était très occupée par ses études universitaires, et elle n’avait pas du temps pour penser au mariage. Un matin pendant ses dévotions personnelles, elle se sentit inspirée à lire Letters to Young Lovers d’Ellen G. White et de refaire une nouvelle liste.


La liste finit par être à 75 % neuve, en laissant tomber les sentiments et la culture pour arriver au centre d’une relation (lire la liste sur le lien: bit.ly/lenas-list). La liste en main, Lena chercha à grandir dans sa propre vie. Elle se demandait où elle trouverait un homme qui répondrait aux critères. Immédiatement, elle se souvint de Gerson. Lena avait rencontré Gerson, un collègue missionnaire allemand, en Guyane, et ils avaient enseigné dans un même lycée pendant plusieurs mois. Ils sont restés amis en Allemagne. Bien que Lena fût éduquée à permettre à l’homme de prendre les devants, elle a manifesté clairement son intérêt à Gerson la prochaine fois qu’ils se sont rencontrés lors d’un évènement à l’église. Gerson reconnut joyeusement son intérêt mais décida de demander l’approbation de Dieu avant de révéler ses propres sentiments. Pendant trois mois, il lut la Bible, Foyer chrétien, et Letters to Young Lovers pour avoir une meilleure compréhension de la volonté de Dieu pour le mariage. Enfin, il se rendit compte que lui et Lena partageaient des principes similaires et, avec la bénédiction de ses parents et de ses grands-parents, il tendit la main à Lena. Aujourd’hui, Lena et Gerson Engel jouissent d’un mariage heureux et enseignent à Bogenhofen, une école adventiste en Autriche. « Ellen White donne de bons conseils sur comment trouver le bon époux », dit Lena. « Lisez et pratiquez ce qu’elle dit et vous serez richement bénis. »



Partie I: Aperçu


Texte clé: Apocalypse 6:17


Idée centrale: Apocalypse 7 répond à la question d’Apocalypse 6:17: qui subsistera au second avènement de Jésus?



Introduction: Apocalypse 7 révèle l’importance d’être scellé pour survivre aux calamités qui accompagnent la seconde venue.


Thèmes de la leçon: La leçon et le texte clé présentent les thèmes suivants:


  1. Le sens des sceaux et du scellement

Les documents sont scellés afin de tenir secret ou de valider leur contenu. Les gens sont scellés comme un signe de possession ou de protection.


  1. Éphésiens 4:30 et le conflit cosmique

Dans son contexte, la tristesse de l’Esprit est une version localisée du conflit cosmique.


III. Le nombre 144000 est-il littéral ou symbolique?


La leçon interprète le nombre symboliquement, qui est aussi détaillé dans le thème III de la partie II.


  1. Les 144000 et la « grande multitude » sont-ils deux groupes différents ou deux façons de décrire le peuple de Dieu de la fin des temps?

La leçon a laissé une ouverture dans la réponse à cette question. Voir la discussion de cette question dans la section « Commentaire » de la partie II.


  1. Romains 3:19-24 et le sens d’« irréprochable » (Apo. 14:5).

La leçon fait référence à Romains 3 pour rejeter l’interprétation perfectionniste d’« irréprochable ». Cet argument présente plus de détails dans la partie II.


Application: Les membres sont invités à réfléchir sur comment Dieu restreint le mal dans le monde aujourd’hui et les sens de l’imagerie militaire dans Apocalypse 7:1-8, du cantique nouveau que seuls les 144000 peuvent chanter (Apo. 14:3).


Partie II: Commentaire


Le chapitre 7 est une insertion parenthétique entre le sixième sceau (Apo. 6:12-17) et le septième sceau (Apocalypse 8:1). Le chapitre 6 s’achève avec les adversaires de Dieu faisant appel aux rochers et aux montagnes de les cacher de la face de Dieu et de la colère de l’Agneau (Apo. 6:15, 16). Ils clôturent ensuite avec la déclaration poignante: « car le grand jour de Sa colère est venu, et qui peut subsister? » (Apo. 6:17, NEG). Cette question est répondue dans le chapitre 7 avec l’apparition de deux groupes, les 144000 (Apo. 7:4-8) et la grande multitude (Apo. 7:9-14). Pour survivre aux calamités qui accompagnent la seconde venue, il est nécessaire d’être scellé (Apo. 7:1-3). Le résultat final est un peuple qui se tient irréprochable devant le trône de Dieu (Apo. 14:5) et Le sert dans Son temple (Apo. 7:15). Apocalypse 7 et 14, dans leur contexte plus large, visent à identifier ce que le peuple de Dieu sera juste avant la seconde venue.


Étude détaillée des principaux thèmes de la leçon 6:


  1. Le sens des sceaux et du scellement

Dans le monde antique, un document scellé avait deux objectifs principaux. Un document est scellé pour garder son contenu secret (Ésaïe 29: 11, Apocalypse 10:4) ou pour valider le contenu comme étant authentique ou officiel (1 Rois 21:8, Esther 8:8, Jérémie 32:44). Le secret semble être l’objectif fondamental consistant à sceller le rouleau dans Apocalypse 5. Le rouleau était déjà authentique en étant en possession de Dieu. La rupture des sceaux en ouvrant le rouleau permet de dévoiler son contenu.


Une utilisation plus symbolique du mot sceller avait à voir avec les gens. Sceller une personne pouvait être un signe de possession (Éphésiens 4:30, 1:13; 2 Timothée 2:19; Apocalypse 14:1) ou un signe de protection (Ézéchiel 9:4-6). Dans l’ancien judaïsme, le scellement était associé à la circoncision. Dans le christianisme du IIe siècle, le scellement était associé au baptême.


Ainsi, le scellement du peuple de Dieu se présente comme un signe qu’ils appartiennent à Dieu (2 Timothée 2:19, Apo. 9:4) et que Dieu connait ceux qui Lui appartenaient. Dans un sens spirituel, le scellement confirme où une personne se trouve avec Dieu.


Mais le scellement d’Apocalypse 7 est différent. Ici les « serviteurs de Dieu » (Apo. 7:3 – déjà scellés dans le premier sens) sont scellés comme signe de protection contre les calamités du temps de la fin (Apo. 6:15-7:3). Voir le premier point dans la section « Application » ci-dessous.


  1. Éphésiens 4:30 et le conflit cosmique

À la lumière de l’analyse qui précède, il peut être surprenant pour certains que la leçon se rapporte à Éphésiens 4:30 dans le cadre du scellement de protection de la fin des temps. Le contexte d’Éphésiens 4:30 est une liste de comportements moraux qui attristent l’Esprit (Eph. 4:25-5:2). Mais il y a un élément apocalyptique dans cette liste de comportements. Il est dit aux croyants de ne donner « aucune occasion au diable » (Eph. 4:27, DRB). Ils doivent au contraire être des imitateurs de Dieu (Eph. 5:1).


Ainsi, affliger l’Esprit est dans le contexte du conflit cosmique entre Dieu et Satan. Le croyant doit imiter le caractère de Dieu (la vérité, l’honnêteté, des paroles de grâce et d’encouragement, la gentillesse, la compassion, le pardon, l’amour, le sacrifice/le contrôle de soi), plutôt que le caractère de Satan (le mensonge, la colère, le vol, les paroles injurieuses, l’amertume, la dureté de cœur, la calomnie, la haine). Comme c’est le cas dans le livre de l’Apocalypse, les luttes pour la formation du caractère au quotidien sont liées au conflit beaucoup plus grand dans l’univers.


III. Le nombre 144000 est-il littéral ou symbolique?


Une lecture symbolique du nombre doit être préférée pour plusieurs raisons.


  1. La liste des 12 tribus ne se trouve nulle part ailleurs; elle n’est donc pas une liste littérale. Comme preuve, Juda est répertorié en premier, au lieu de Ruben. Joseph (père d’Éphraïm et de Manassé) remplace Éphraïm. La tribu de Dan est absente de la liste, et Levi est inclus (comparez à Nombres 1:5-15, 13:4-15). Ils ne sont pas aussi répertoriées dans l’ordre de naissance (Genèse 49: 3-28).

  1. Apocalypse 1:1 nous dit que le livre de l’Apocalypse a été « signifié » (DRB, du grec esêmanen, souvent traduit « révélée » ou « faire connaitre ») dans un langage symbolique se référant à l’avenir. Donc dans l’Apocalypse, la meilleure façon d’aborder le texte est de traiter tout comme un symbole, sauf si un sens littéral est évident.

  1. Interpréter les tribus comme les descendants littéraux de Jacob ne peut tenir devant le fait qu’au moins 10 de ces tribus sont essentiellement perdues dans l’histoire. Certains Juifs peuvent encore retracer leur lignée à Juda, Benjamin, ou Levi, mais pas le reste.

  1. Les 144000 et la « grande multitude » sont-ils deux groupes différents ou deux façons de décrire le peuple de Dieu de la fin des temps?

Certains croient que les deux groupes sont différents; certains croient que ce sont les mêmes. Dans cette leçon, nous examinerons tout d’abord deux arguments qui montrent que les deux groupes sont les mêmes.


Les termes utilisés pour le peuple de Dieu des temps de la fin sont souvent interchangeables dans l’Apocalypse. Jean ne voit jamais les 144000 dans le chapitre sept. Il entend le nombre (Apo. 7:4), mais « après ces choses » quand il regarde, il voit un groupe que personne ne peut compter, une grande multitude (Apo. 7:9). Ceci est aussi un modèle littéraire dans l’Apocalypse. Jean entend une chose (Lion) puis voit son contraire (l’Agneau); mais les deux sont des différentes manières de décrire une même réalité (Apo. 3:5, 6; voir aussi Apo. 1:10-12; 17:1, 3).


Cependant, il y a beaucoup qui croient que les 144000 et la grande multitude sont deux groupes différents – le premier représentant le peuple de Dieu de la fin des temps et le second représentant l’ensemble du peuple de Dieu dans tous les siècles. Ceux qui soutiennent ce point de vue soulignent généralement les différences entre les deux groupes. Les 144000 sont un nombre des 12 tribus d’Israël qui sont vus sur la terre et qui apparaissent avant que les quatre vents soient libérés. En revanche, la grande multitude ne peut pas être comptée, étant issue de tous les pays, sont vus devant le trône et apparaissent après la grande tribulation. En outre, Apocalypse 14:1-5 distingue les 144000 de ce groupe.


  1. Romains 3:19-24 et le sens d’« irréprochable » (Apo. 14:5).


Romains 3 indique clairement qu’il n’y a rien qu’un être humain puisse faire pour gagner la justification devant Dieu (Rom. 3:20). Tous ont péché et sont donc privés de la gloire de Dieu (Rom. 3:23). Le présent du verbe « sont privés » (LSG), du grec husterountai, signifie qu’il faudra toujours un Sauveur et le pardon que Son sacrifice nous a fourni. Ce changement ne s’arrête pas jusqu’à ce que les péchés soient effacés et que nous ayons reçu l’immortalité. Ainsi, « sans défaut » (BFC) ou « irréprochables » ne signifie pas ne pas avoir besoin du pardon.


Cela décrit le genre de loyauté dans lequel une personne préfère mourir plutôt que de pécher. Les 144000 ont confiance en Jésus et gardent leurs robes pures (Apo. 7:14) et sont sans compromis dans leur obéissance à Celui qui les a rachetés (Apo. 14:4, 5). Après tout, c’est Sa justice.


Partie III: Application


  1. En méditant sur Apocalypse 7:1-3, pensez-vous que nous vivons dans un temps où Dieu a retenu les forces du mal ou un temps où elles sont relâchées? Si Dieu est Celui qui retient les fléaux, qui donc fait tous les dommages? Quand Dieu agit en jugement, pourquoi Il le fait? Quelques réponses possibles:

À bien des égards, les temps turbulents d’aujourd’hui semblent prouver que tout s’effondre. En revanche, comparé aux horreurs de l’Holocauste et de la seconde guerre mondiale, le nombre de victimes du terrorisme est relativement mineur en portée, et la plupart des quartiers semblent raisonnablement sécurisés. Ainsi, on pourrait soutenir que nous vivons encore dans une période de restrictions.


Le blâme de tous les maux du monde tombe clairement sur Satan dans l’Apocalypse (Apo. 9:11, 12:12). C’est lui le destructeur et non Dieu.


Quand Dieu agit dans le jugement, le but n’est pas habituellement de détruire, mais de discipliner Son peuple (comme dans Apo. 3:19, Hébreux 12:5-7), ou de le délivrer d’un dommage causé par les forces du mal (Apo. 20:7-10). Satan est implacable dans sa quête de destruction. Si ce n’était pas à cause de l’influence restrictive de l’Esprit de Dieu, les choses seraient bien pires qu’elles le sont aujourd’hui. Quand Dieu exécute Son jugement final pour détruire le péché et les pécheurs, on l’appelle son « œuvre étrange » (Ésaïe 28: 21, NBS).


  1. Pourquoi y a-t-il tant d’imagerie militaire dans la Bible? L’imagerie militaire est familière aux gens d’aujourd’hui, de plus, les nouvelles, les films d’action et d’espionnage, gardent les activités de guerre au centre de la conscience populaire. Dieu répond aux gens là où ils sont, en utilisant le langage familier pour illustrer les vérités spirituelles. Dans l’Apocalypse, une observation attentive nous dit que les guerres les plus importantes sont souvent compilées dans une guerre de mots et d’idées. La guerre dans le ciel oppose Christ à « l’accusateur de nos frères » (Apo. 12:10, 11).

Ceux qui survivent à la bataille d’Armageddon sont ceux qui pratiquent la vigilance spirituelle (Apo. 16:14-16).


  1. Quelle est la signification du « cantique nouveau » dans Apocalypse 14:3? Pourquoi personne ne peut chanter ce cantique à part les 144000? Les 144000 ont une expérience unique, en passant par les évènements de purification du caractère au temps de la fin (Apo. 7:1-3, 14:1-5). Les tribulations du temps de la fin développeront chez eux une appréciation unique de Christ que, autrement, ils n’auraient pas eue. Dieu n’est pas responsable des tribulations de la fin des temps, mais Il les utilise pour les transformer à la ressemblance de Christ. Les croyants de la fin des temps seront alors en mesure de jouer un rôle unique dans l’éternité (Apo. 7:14, 15 [voir thème IV dans le « commentaire » dans la partie II]).

Commentaires pour les moniteurs


Commentaires pour les moniteurs


*9 – 15 Février


Les sept trompettes


Sabbat Après-Midi


Lecture de la semaine: Apo. 8:1-13; Nom. 10:8-10; Ézéchiel 10:2; Apocalypse 10:1-11; Daniel 12:6, 7; Apo. 11:1-13; Lévitique 16.


Verset à mémoriser: « Mais qu’aux jours de la voix du septième ange, quand il sonnerait de la trompette, le mystère de Dieu s’accomplirait, comme Il l’a annoncé à Ses serviteurs, les prophètes. » (Apocalypse 10:7, LSG).


Comme nous l’avons vu dans la scène du cinquième sceau, le cri du peuple opprimé de Dieu reflète le cri des fidèles de toutes les générations. Ceux-ci étaient dépeints comme des âmes sous l’autel, criant à Dieu et réclamant la justice et la vengeance, en disant: « Jusqu’à quand, Seigneur? » (Apo. 6:10). La voix du ciel les exhortait à attendre, parce que le jour vient où Dieu jugera ceux qui leur ont fait du mal. Apocalypse 6:15-17 décrit Jésus revenant sur cette terre et amenant un jugement sur ceux qui ont maltraité Ses fidèles serviteurs.


La scène du cinquième sceau représente l’expérience du peuple de Dieu maltraité tout au long de l’histoire, depuis l’époque d’Abel jusqu’au moment où Dieu va enfin juger et venger « le sang de Ses serviteurs » (Apo. 19:2, LSG). Le peuple de Dieu qui souffre doit rester ferme et croire que Dieu entend ses prières.


La vision des sept trompettes montre que, tout au long de l’histoire, Dieu est déjà intervenu en faveur de Son peuple opprimé et Il a jugé ceux qui leur faisaient du mal. Les sept trompettes visent à assurer au peuple de Dieu que le ciel n’est pas indifférent à leur souffrance.


* Étudiez cette leçon pour le sabbat 16 Février.


Leçon


7


(page 56 du guide standard)


10 Février


Les prières des saints


Apocalypse 8 s’ouvre avec un panorama des sept anges debout devant Dieu prêts à sonner leurs trompettes. Avant que les trompettes ne soient sonnées, une autre scène se produit dans le but d’expliquer la signification théologique des trompettes.


Lisez Apocalypse 8:3, 4, ainsi que la description des services quotidiens dans le temple de Jérusalem ci-dessous.


Un commentateur juif de la Bible explique que lors de l’offrande du soir, l’agneau était placé sur l’autel des holocaustes, et le sang était versé sous l’autel. Un prêtre nommé prenait l’encensoir d’or à l’intérieur du temple et offrait de l’encens sur l’autel d’or dans le lieu saint. Quand le prêtre sortait, il jetait l’encensoir sur le trottoir, produisant un grand bruit. À ce moment-là, les sept prêtres faisaient sonner leurs trompettes, marquant la fin des services du temple pour ce jour-là.


On peut voir comment le langage du service du soir est utilisé dans Apocalypse 8:3-5. Il est significatif que l’ange reçoit l’encens « sur l’autel d’or qui est devant le trône » (Apo. 8:3, LSG). L’encens représente les prières du peuple de Dieu (Apo. 5:8). Dieu répond maintenant à leurs prières.


Apocalypse 8:3-5 fournit des informations importantes concernant les trompettes dans Apocalypse:


  1. les sept trompettes sont des jugements de Dieu sur l’humanité rebelle en réponse aux prières de Son peuple opprimé.

  1. Les trompettes suivent la mort de Jésus en tant qu’agneau et s’exécutent consécutivement tout au long de l’histoire jusqu’à la seconde venue (voir Apo. 11:15-18).

Lisez Apocalypse 8:5 et Ézéchiel 10:2. Comment la vision d’Ézéchiel du feu ardent jeté sur Jérusalem dans son apostasie éclaire-t-elle la compréhension sur la nature des trompettes dans l’Apocalypse?





L’ange remplit l’encensoir de feu de l’autel et il le jeta sur la terre. Il est important de remarquer que ce feu vient de l’autel même sur lequel les prières des saints ont été offertes. Le fait que le feu vient de cet autel même montre que les jugements des sept trompettes tombent sur les habitants de la terre en réponse aux prières du peuple de Dieu. Le peuple de Dieu n’est pas oublié, et Dieu va intervenir en leur faveur en Son temps. Le fait que l’encensoir soit jeté à terre est aussi un signe que l’intercession de Christ ne durera pas toujours. Il y aura un temps de probation (Apo. 22:11, 12).


Dimanche


(page 57 du guide standard)


11 Février


Le sens des trompettes


En décrivant les interventions de Dieu en faveur de Son peuple, Apocalypse utilise l’imagerie des trompettes empruntée de l’Ancien Testament. Les trompettes étaient une partie importante de la vie quotidienne de l’ancien Israël (voir Nombres 10:8-10 et 2 Chron. 13:14, 15). Leurs sons rappelaient aux gens l’adoration dans le temple. Les trompettes étaient aussi utilisées dans la guerre, au temps des récoltes et lors des fêtes.


Sonner les trompettes va de pair avec la prière. Pendant le culte dans le temple ou pendant les fêtes, les trompettes « rappellent » Dieu de Son alliance avec Son peuple. Elles rappelaient également les gens d’être prêts pour le « jour du Seigneur » (Joël 2:1). Lors d’une bataille, le son de la trompette donnait des instructions et des avertissements, et appelait Dieu pour sauver Son peuple. Ce concept est l’arrière-plan des trompettes dans Apocalypse.


Lisez Apocalypse 8:13; 9:4, 20, 21. Qui sont ceux qui reçoivent les jugements des sept trompettes?


Les évènements déclenchés par les trompettes dans Apocalypse désignent l’intervention de Dieu dans l’histoire en réponse aux prières de Son peuple. Alors que les sceaux concernent essentiellement ceux qui professent être le peuple de Dieu, les trompettes annoncent des jugements contre les habitants de la terre (Apo. 8:13). Dans le même temps, elles sont des avertissements aux peuples de la terre pour les amener à se repentir avant qu’il soit trop tard.


Les sept trompettes couvrent le cours des évènements du temps de Jean jusqu’à la fin de l’histoire de la terre (Apo. 11:15-18). Elles sont sifflées au moment où se déroule l’intercession dans le ciel (Apo. 8:3-6), et que l’évangile est prêché sur la terre (Apocalypse 10:8-11:14). Les jugements des trompettes sont partiels; ils affectent seulement le tiers de la création. La septième trompette annonce que le moment est arrivé pour Dieu d’assumer Son autorité légitime. Les sept trompettes s’appliquent approximativement aux mêmes périodes couvertes par les sept églises et les sept sceaux:


(a) Les deux premières trompettes annoncent des jugements sur les nations qui ont crucifié Christ et persécuté l’église primitive: Jérusalem rebelle et l’empire romain.


(b) Les troisième et quatrième trompettes dépeignent les jugements de Dieu contre l’apostasie de l’église chrétienne médiévale.


(c) Les cinquième et sixième trompettes décrivent les factions belligérantes du monde religieux pendant la dernière période médiévale et celle post-réforme, qui se caractérisent par une vaste activité démoniaque qui entraine le monde dans la bataille d’Armageddon.


Sans aucun doute, l’histoire est sanglante et pleine de douleur et de tristesse. Comment cette triste réalité doit-elle nous aider à comprendre à quel point la promesse en Jésus est vraiment merveilleuse?


Lundi


(page 58 du guide standard)


12 Février


L’ange avec un livre ouvert


La sixième trompette nous amène à l’heure de la fin. Qu’est-ce que le peuple de Dieu est appelé à faire pendant ce temps? Avant que la septième trompette sonne, un intermède est inséré, expliquant la tâche et l’expérience du peuple de Dieu au temps de la fin.


Lisez Apocalypse 10:1-4. Que se passe-t-il ici?


Cet ange, qui a l’apparence de Christ, tient un livre ouvert. En effet, Ellen G. White écrit que « l’ange puissant qui a donné des instructions à Jean n’était nul autre que Christ Lui-même » – (traduit d’Ellen G. White Comments, The SDA Bible Commentary, vol. 7, p. 971). Cet ange place ses pieds sur la mer et sur la terre, ce qui signifie son règne universel, et donc, ce qu’il s’apprête à proclamer a une importance. Il crie avec le rugissement d’un lion. Un rugissement de lion symbolise la voix de Dieu (voir Osée 11:10, Apo. 5:5).


Jean n’est pas autorisé à écrire ce qu’ont dit les tonnerres. Il y a des choses sur l’avenir que Dieu ne nous a pas révélées par l’intermédiaire de Jean.


Lisez Apocalypse 10:5-7. Comparez ce passage à Daniel 12:6, 7. Quelles paroles ces textes ont-ils en commun?


Quand l’ange déclare « qu’il n’y aurait plus de temps » (Apo. 10:6, LSG), le mot grec chronos montre qu’il se réfère à une période de temps. Cela fait référence à Daniel 12:6, 7, où un ange déclare que la persécution des saints durera pendant un temps, des temps et la moitié d’un temps, ou 1260 ans (538-1798 apr. JC) au cours duquel l’église a été persécutée par la papauté (Voir Dan. 7:25). Étant donné que dans la prophétie de Daniel et Apocalypse, un « jour » symbolise une année (Nombres 14:34, Ézéchiel 4:6), 360 « jours » équivalent à 360 ans, et trois temps et demi (ou « années ») donnent 1260 « jours » ou années. Quelque temps après cette période prophétique, la fin viendrait.


La déclaration qu’il n’y aura plus de temps fait référence au temps des prophéties de Daniel, en particulier les 2300 jours prophétiques de Daniel 8:14 (457 av. JC – 1844 apr. JC). Après cette période, il n’y aura plus de périodes prophétiques. Ellen G. White affirme que « ce temps, que l’ange déclare avec un serment solennel, est un temps prophétique, qui doit précéder l’avènement de notre Seigneur. Autrement dit, il n’y aura plus de message à durée déterminée. Après cette période, allant de 1842 à 1844, il ne peut y avoir aucun temps précis de l’époque prophétique. Le calcul le plus long aboutit à l’automne de 1844. » – (traduit d’Ellen G. White Comments, The SDA Bible Commentary, vol. 7, p. 971).


Qu’est-ce que les propos d’Ellen White nous apprennent sur le pourquoi il faut éviter toute détermination de date future?


Mardi


(page 59 du guide standard)


13 Février


Manger le rouleau


Lisez Apocalypse 10:8-11. Manger dans la Bible est utilisé pour décrire l’acceptation d’un message de Dieu pour l’annoncer au peuple (voir Ézéchiel 2:8-3:11, Jérémie 15:16). S’il est reçu, le message est une bonne nouvelle; mais une fois proclamé, le message se traduit parfois par l’amertume, car beaucoup lui résistent et le rejettent.


L’expérience douce-et-amère de Jean en mangeant le rouleau (représentant le livre de Daniel) est liée au descellement des prophéties de la fin des temps de Daniel. Jean représente ici l’église du reste qui est chargée d’annoncer l’évangile éternel (voir Apo. 14:6, 7) à la fin de la prophétie des 1 260 ans de Daniel (Dan. 7:25).


Le contexte indique que la vision de Jean décrit une autre expérience douce-et-amère à la fin de la période prophétique de 2 300 ans. Lorsque, sur la base des prophéties de Daniel, les Millérites pensaient que Christ retournerait en 1844, ce message était doux pour eux. Toutefois, lorsque Christ n’était pas apparu comme prévu, ils ont connu un découragement amer, et ils ont étudié la Bible pour mieux comprendre la parole de Dieu.


L’ordre donné à Jean de « prophétiser à nouveau » au monde décrit les Adventistes du Septième Jour, suscités pour proclamer le message de la seconde venue de Jésus dans le cadre des prophéties de Daniel et d’Apocalypse.


Lisez Apocalypse 11:1, 2. Quel ordre est-il donné à Jean?


Ce passage poursuit la scène d’Apocalypse 10. Jean a reçu l’ordre de mesurer le temple, l’autel et les adorateurs. La notion de mesure dans la Bible se réfère, au sens figuré, au jugement (voir Matthieu 7:2). Le temple qui devait être mesuré est dans les cieux, où Jésus officie en notre faveur. La référence au temple, à l’autel et aux adorateurs se rapporte au jour des expiations (voir Lev. 16:16-19). Ce jour était un jour de « mesure » quand Dieu jugeait les péchés de Son peuple. Ainsi, Apocalypse 11:1 se réfère au jugement qui a lieu avant la seconde venue. Ce jugement concerne exclusivement le peuple de Dieu – les adorateurs dans le temple.


Apocalypse 11:1 montre que le message du sanctuaire céleste se trouve au cœur de la proclamation finale de l’évangile. Ceci a rapport à la justification du caractère de Dieu. À ce titre, il donne la pleine dimension du message évangélique au sujet de l’œuvre rédemptrice de Christ et de Sa justice comme seul moyen de salut pour les êtres humains.


En gardant à l’esprit combien le sang était central aux rituels du jour des expiations (voir Lévitique 16), comment pouvons-nous toujours nous rappeler de la réalité que le jugement est une bonne nouvelle? Pourquoi cette vérité est-elle si importante?


Mercredi


(page 60 du guide standard)


14 Février


Les deux témoins


Lisez Apocalypse 11:3-6. En quoi les deux témoins reflètent-ils Zorobabel et Josué dans leurs fonctions royale et sacerdotale? Voir Zach. 4:2, 3, 11-14.


L’idée de deux témoins provient du système juridique juif, qui exige au moins deux témoins pour prouver qu’un fait est fondé (Jean 8:17). Les deux témoins représentent la Bible, à la fois l’Ancien et le Nouveau Testaments. Les deux sont indissociables. Le peuple de Dieu est appelé à proclamer toute la Bible dans le monde – c’est « tout le conseil de Dieu » (Actes 20:27).


Les témoins sont représentés comme vêtus de sacs et prophétisant au cours de la période prophétique de 1260 jours/années (538-1798 apr. JC). Un sac est un vêtement de deuil (Genèse 37:34); il exprime les temps difficiles où les vérités de la Bible sont rejetées et couvertes de traditions humaines.


Lisez Apocalypse 11:7-13. Décrivez en vos propres mots ce qui est arrivé aux deux témoins à la fin des 1 260 jours prophétiques.


La bête qui tue les deux témoins sort de la demeure même de Satan. Cette mise à mort des témoins s’applique historiquement à l’attaque des athées contre la Bible et à l’abolition de la religion en rapport avec les évènements de la révolution française. Le système antireligieux établi en France possédait la dégradation morale de Sodome, l’arrogance athée de l’Égypte et l’esprit de rébellion de Jérusalem. Ce qui est arrivé à Jésus à Jérusalem arrive à la Bible par ce même système antireligieux.


La résurrection des témoins décrit le grand regain d’intérêt en la Bible, au lendemain de la révolution française, qui a abouti à la naissance du mouvement de la seconde venue de Christ avec la restauration de la vérité biblique, à la création des sociétés bibliques et la diffusion de la Bible dans le monde.


Juste avant la fin, le monde sera témoin d’une proclamation de la Bible plus que jamais auparavant dans l’histoire (Apo. 18:1–4). Ce message final provoquera une opposition animée par les puissances démoniaques opérant des miracles pour séduire le monde et attirer les adorateurs de la bête dans une bataille finale contre les fidèles témoins de Dieu (voir Apo. 16:13-16).


Jeudi


(page 61 du guide standard)


15 Février


Réflexion avancée: La septième trompette (Apocalypse 11:15-18) signale la fin de l’histoire de cette terre. Le moment est venu pour que Dieu révèle Sa puissance et Son règne. Cette planète rebelle, qui a été sous la domination de Satan pendant des milliers d’années, s’apprête à revenir sous le règne de Dieu. C’est après la mort de Christ sur la croix et Son ascension au ciel que Christ fut proclamé dirigeant légitime de la terre (Apo. 12:10, 11). Satan continue de faire des ravages autant qu’il peut, sachant bien qu’il n’a que peu de temps (Apo. 12:12). La septième trompette annonce que l’usurpation des pouvoirs était résolue et que ce monde était enfin ramené sous l’autorité légitime de Christ.


La septième trompette donne un aperçu du contenu du reste du livre: (1) les nations étaient en colère: Apocalypse 12-14 décrit Satan comme rempli de colère (Apo. 12:17), qui, avec ses deux alliés – la bête de la mer et la bête de la terre – prépare les nations du monde à combattre contre le peuple de Dieu. (2) Ta colère est venue: Dieu répond à la colère des nations avec les sept derniers fléaux, qui sont désignés comme la colère de Dieu (voir Apo. 15:1). (3) Le temps où les morts sont jugés est décrit dans Apocalypse 20:11-15. (4) Et la récompense des serviteurs de Dieu est dépeinte dans Apocalypse 21-22. (5) La destruction de ceux qui détruisent la terre: Apocalypse 19:2 affirme que Babylone à la fin des temps est jugée parce qu’elle détruit la terre. La destruction de Satan, ses armées et ses deux alliés est l’acte final dans le drame du conflit cosmique (Apo. 19:11-20:15).


Discussion:


Au moment où nous trouvons que la prédication de l’évangile peut être une expérience amère (Apo. 10:10); nos paroles sont rejetées, nous sommes insultés, rejetés et raillés. Parfois, la prédication peut attiser même l’opposition. Quels personnages de la Bible ont pu faire face à de tels traitements, et que pouvons-nous apprendre de leurs expériences pour nous-mêmes aussi?


Réfléchissez à la déclaration suivante: « J’ai bien des fois mis en garde contre la tentation de fixer des dates. Le peuple de Dieu ne recevra plus jamais un message basé sur le temps. Nous ne pouvons connaitre exactement ni le temps de l’effusion du Saint-Esprit, ni celui de la venue du Christ. » – Ellen G. White, Messages choisis, vol. 1, p. 220. Quels problèmes y a-t-il en voyant les gens faire des tableaux prophétiques détaillés des évènements finals après 1844? Comment éviter de tomber dans les pièges qu’entrainent ces tableaux?


Vendredi


(page 62 du guide standard)


Un missionnaire changea ma note


par Eugene Fransch


J’étais un étudiant moyen dans mes cours de théologie à l’Institut Supérieur Solusi au Zimbabwe avant l’indépendance. Le plus difficile pour moi était le grec et la note la plus élevée que j’avais ne dépassait jamais mention « passable ». Quand j’avais écrit mon examen final de grec, je savais que j’avais échoué. « Dommage! j’ai encore échoué », disais-je en remettant la feuille d’examen au professeur, Dr Leo Raunio. Il sourit et dit: « C’est OK. » Jusqu’à la semaine suivante, je pleurais du fait que je ne pouvais pas avoir mon diplôme. J’avais prévu de me marier un mois plus tard, et l’idée de passer encore six mois à refaire le grec était impensable. Puis le Dr Raunio, un missionnaire à la retraite, né en Finlande, m’a appelé dans son bureau, et je compris pour la première fois le sens de la grâce divine. « Je vous ai observé pendant quatre ans sur ce campus », déclara le Dr Raunio. « Je vous ai vu changer d’habitude pour devenir un jeune travailleur, qui aime le Seigneur. J’ai remarqué que même la musique sur votre magnétophone a changé de rock à la musique chrétienne. »


J’étais surpris qu’il avait observé quelque chose que personne d’autre ne semblait avoir remarqué. « Vous avez bien travaillé sur vos autres sujets et vous les avez passés », dit le Dr Raunio. « Mais vous n’avez pas réussi le grec. Je sais combien cette cérémonie de remise de diplômes est importante pour vous dans trois semaines. Je sais que vous avez fait tout ce que vous pourriez pour passer votre examen du grec mais vous avez échoué ». « Encore, je veux vous faire grâce », dit-il. « Je sais que le Seigneur a un plan pour vous dans le travail que vous allez faire. Par la grâce de Dieu, je vais vous donner une note de passage, ainsi vous pouvez avoir votre diplôme. » Puis il pria Dieu de guider mon travail futur. Je ne savais pas dans quelle mesure Dieu me prendrait. Le Seigneur m’a aidé à travailler pendant 18 ans comme directeur de la jeunesse pour l’Église Adventiste au Zimbabwe. Après cela, j’ai servi comme directeur de la jeunesse pendant sept ans. J’ai également reçu un doctorat en leadeurship. Chaque jour, je prie Dieu d’étendre cette grâce à d’autres, tout comme elle m’a été donnée. Dieu voit un potentiel en nous même dans nos moments les plus bas. Il voit ce que nous pouvons accomplir lorsque nous sommes remplis de Son Esprit. Nous devons également cesser de ne regarder que le présent et voir par les yeux de Dieu le potentiel futur chez d’autres.


Eugene Fransch, 61 ans, est secrétaire adjoint de l’Union des Églises Adventistes au Zimbabwe dont le siège est à Bulawayo, Zimbabwe. Leo Raunio est mort à l’âge de 72 ans en 1984, trois ans après l’obtention du diplôme d’Eugène.


Une partie de l’offrande du treizième sabbat pour 2015 est allée à Solusi University pour doubler la taille du réfectoire de 500 à 1 000 places.



Partie I: Aperçu


Texte clé: Apocalypse 10:7


Idée centrale: Les sept trompettes (Apo. 8:2-11:18) s’appuient sur une vision du ministère céleste et de l’autel de l’encens (Apo. 8:3, 4), et elles contiennent un « intervalle » (Apocalypse 10:1-11:14) qui offre une vue du peuple de Dieu au milieu de la sixième horrible trompette (Apo. 9:13-21).


Intrduction: Le but des trompettes est précisé dans le cadre du cinquième sceau (Apo. 6:9-11). La référence à la fois à l’autel d’or de l’encens et à l’autel des holocaustes, ainsi que les prières des saints dans Apocalypse 8:3, 4, relie les trompettes à la scène dans Apocalypse 6:9, 10. Les sept trompettes répondent aux prières des saints de rendre justice à ceux qui sont persécutés. Donc, les évènements décrits dans les trompettes tombent sur les adversaires du peuple de Dieu tout au long de l’histoire chrétienne.


Thèmes de la leçon: La leçon et le texte clé présentent les thèmes suivants:


  1. Le sens des trompettes dans la Bible

  1. Le moment où les trompettes commencent

III. Le sens de l’imagerie dans les six premières trompettes


  1. La relation entre l’« intervalle » et les sept trompettes

  1. L’allusion à Daniel 12 dans Apocalypse 10

Application: Après avoir lu les trompettes, examinez comment les trompettes et le cinquième sceau offrent des encouragements à ceux qui souffrent à cause de l’évangile et révèlent le sort de ceux qui s’opposent à l’évangile.


Partie II: Commentaire


Les sept trompettes de l’Apocalypse (notamment Apo. 8:2 – 9:21) est l’un des passages les plus difficiles à interpréter dans la Bible. Les étudiants adventistes de la Bible n’ont pas trouvé un terrain d’entente sur sa signification au fil des ans. Mais il y a dans ce passage des aspects qui sont assez clairs, et certains d’entre eux sont expliqués ci-dessous.


Étude détaillée des principaux thèmes de la leçon 7:


  1. Le sens des trompettes dans la Bible

Les mots grecs pour trompette ou sons des trompettes apparait 144 fois dans la traduction grecque de l’Ancien Testament. La grande majorité de ces références (105 sur 144) concerne les signaux de guerre, l’adoration et la prière ou une combinaison des deux. Le seul passage le plus clair sur le sens des trompettes est Nombres 10:8-10. Dans l’ancien Israël, les trompettes étaient toujours manipulées par les prêtres (Nombres 10:8), même dans la guerre. Donc, il y a une portée spirituelle qu’Israël devait discerner dans le son des trompettes. Les coups de trompettes représentaient une prière à Dieu pour l’intervention dans la bataille (Nombres 10:9). De même, dans le temple et pendant les jours de fête, le son des trompettes invitait une intervention spirituelle de Dieu dans la vie de Son peuple (Nombres 10:10). Ainsi, le sens fondamental des trompettes dans l’Ancien Testament est axé sur la prière de l’alliance, en demandant à Dieu de se souvenir de Son peuple.


La plupart des occurrences des trompettes et du son des trompettes dans le Nouveau Testament sont dans Apocalypse 8 et 9. À première vue, il peut sembler que la signalisation en temps de guerre est le sens premier dans les sept trompettes de l’Apocalypse. Mais le lien entre les trompettes et le cinquième sceau (voir ci-dessus « Introduction ») souligne aussi le thème de la prière comme étant le sens premier. Les trompettes sont une réponse aux prières des saints souffrant pour Dieu (Apo. 6:9, 10; Apo. 8:2-6). Cela les assure que Dieu a remarqué leur souffrance, et même s’Il peut sembler silencieux dans leur expérience, Il agit déjà dans l’histoire contre ceux qui les ont persécutés (comparez Apo. 6:10 et Apo. 8:13 [Voir le numéro 1 de la partie « Application »]).


  1. Le moment où les trompettes commencent

Certains interprètes adventistes voient dans le lancement de l’encensoir (ou du feu) dans Apocalypse 8:5 un aperçu de la fin de la probation. Les sept trompettes semblent être une prévision des évènements au cours de l’histoire chrétienne menant à la probation. Un certain nombre d’indications dans le texte étayent cette interprétation.


Tout d’abord, le modèle dans la première moitié du livre est que les visions commencent par l’époque du Nouveau Testament et couvre les évènements tout au long de l’histoire chrétienne. En second lieu, quel que soit le sens du lancement de l’encensoir (feu) dans Apocalypse 8:5, la probation n’est clairement pas encore fermée lors de la sixième trompette. L’intercession à l’autel est toujours en cours (Apo. 9:13). L’évangile est toujours en cours aussi (Apo. 10:11; 11:3-6). L’importance de « l’intervalle » dans Apocalypse 10:1-11:13 dans notre compréhension de la sixième trompette est indiquée dans le thème IV ci-dessous. Enfin, la proclamation de l’évangile se termine et la probation est complètement fermée juste au son de la septième trompette (Apocalypse 10:7). Ainsi, les sept trompettes de l’Apocalypse semblent couvrir tout le cours de l’histoire du jour de Jean jusqu’à la fin de la probation et des évènements finaux.


III. Le sens de l’imagerie dans les six premières trompettes


  1. La première trompette utilise le langage de l’Ancien Testament des jugements de Dieu (le grêle, le feu et le sang – Exode, 9:23-26, Ésaïe 10:16-20, Ézéchiel 38:22) dirigés contre les symboles du peuple de Dieu de l’Ancien Testament (végétation et arbres [Psaume 1:1-3; Ésaïe 61:3; Jérémie 11:16, 17]). Par conséquent, la leçon explique que la première trompette représente un jugement de Dieu sur la Jérusalem qui a rejeté Christ (Matthieu 23:37, 38; Luc 23:28-31).

  1. La deuxième trompette rappelle, en général, des jugements de Dieu sur ceux qui s’opposaient à Lui (Exode 7:19-21) et en particulier la chute de la Babylone antique (Jérémie 51:24, 25, 41, 42). La leçon, par conséquent, associe à cette trompette la chute de l’empire romain (voyez comment Pierre désigne Rome comme « Babylone » dans 1 Pierre 5:13).

  1. Le symbolisme de la troisième trompette est parallèle à l’imagerie biblique de l’œuvre de Satan (Ésaïe 14:12-19, Luc 10:18, Apo. 12:9). Mais le symbolisme de la lampe, des sources d’eau, des rivières et de l’eau font référence à la vie et à la croissance spirituelles (Ps. 1:3; 84:6, 7; 119: 105; Jérémie 2:13). La chute des étoiles et l’amertume des eaux connectent les deux idées, suggérant une perversion de la vérité et une hausse de l’apostasie. La leçon, par conséquent, associe cette trompette à la condition de l’église au moyen-âge.

  1. Dans la quatrième trompette, les sources de lumière (soleil, lune et étoiles) sont assombries, les symboles de la vérité sont partiellement éclipsés. Cet assombrissement pourrait représenter l’approfondissement de l’apostasie dans l’église (Exode 10:21-23, Job 38:2, Ésaïe 8:22, Jean 1:4-11, Jean 3:18-21).

  1. Avec la cinquième trompette, l’obscurité partielle de la quatrième trompette devient totale et mondiale (Apo. 9:1, 2). Cela représente le triomphe de l’apostasie religieuse et de la laïcité à l’ère moderne. Avec Dieu et la vérité totalement éclipsés, l’humanité pécheresse est laissée à la merci de la tourmente démoniaque avec des désirs destructeurs (Apo. 9:3-11, Luc 10:17-20). La vraie sécurité ne se trouve que dans une relation authentique avec Dieu (Apo. 9:4; Éphésiens 1:13, 14).

  1. Alors que les cinq premières trompettes ont de nombreuses allusions à l’Égypte antique, la sixième trompette illustre particulièrement les récits bibliques au sujet de la Babylone antique. Il y a des références à la rivière de Babylone (Apo. 9:14), à l’idolâtrie de Babylone (Apo. 9:20; Dan. 5:4, 23) et à la chute de Babylone (Apo. 9:21, Ésaïe 47:9-12). Il existe également de nombreux parallèles avec la sixième coupe (Euphrate, langage de guerre, imagerie démoniaque, Apo. 16:12-16). Ainsi, la sixième trompette décrit une opposition à Dieu semblable à celle de Babylone (Apocalypse 17:4, 5) au temps de la fin.

  1. La relation entre l’« intervalle » et les sept trompettes

Les trompettes se concentrent sur les méchants (Apo. 9:4, 20, 21), mais « l’intervalle » (Apocalypse 10:1-11:13) met l’accent sur le peuple de Dieu. L’« intervalle », cependant, n’est pas séparé de la trompette; il fait partie de la sixième trompette. Apocalypse 8:13 décrit trois fléaux qui viennent sur ceux qui vivent sur la terre. Le premier fléau est la cinquième trompette (Apo. 9:12). Le deuxième fléau est la sixième trompette, mais il ne s’arrête pas jusqu’à l’Apocalypse 11:14. Ainsi, la majeure partie des chapitres 10 et 11 fait partie de la sixième trompette. Alors que les forces du mal se rassemblent pour la crise finale au cours de la sixième trompette (Apo. 9:16), les forces des justes se rassemblent pour les contrer (Apo. 7:4, Apocalypse 10:1-11:13).


  1. L’allusion à Daniel 12 dans Apocalypse 10

L’une des allusions les plus manifestes à l’Ancien Testament dans tout le livre de l’Apocalypse se trouve dans Apocalypse 10:5, 6. Apocalypse 10:5, 6 et Daniel 12:7 ont huit grands mots en commun. Les deux passages ont des personnages célestes debout sur ou au-dessus des eaux. Dans les deux cas, le personnage céleste lève la main vers le ciel et jure par Celui qui vit aux siècles des siècles. Le lien entre le « temps, des temps et la moitié d’un temps » de Daniel 12:7 et le « temps n’est plus » dans Apocalypse 10:6 indique que l’ange de l’Apocalypse 10 annonce la fin du temps des prophéties de Daniel dans le cadre de la sixième trompette (la préparation aux derniers évènements, voir le thème IV ci-dessus).


Partie III: Application


Le contenu des sept trompettes ne se prête pas à une grande application pratique. Mais le moniteur peut poser les questions suivantes, avec des réponses suggérées si possible.


  1. Comment le lien entre l’introduction aux trompettes (Apo. 8:3-5) et le cinquième sceau (Apo. 6:9-11) offre de l’encouragement à ceux qui souffrent pour l’évangile aujourd’hui? Le cri des martyrs du jugement dans le cinquième sceau est répondu par les sept trompettes. Le message des trompettes est que Dieu voit les souffrances de Son peuple et Il répond à l’injustice, non seulement à la fin des temps, mais aussi tout au long de l’histoire. Tout comme Job, nous ne comprenons toujours pas ce que Dieu fait, mais nous avons toutes les raisons de Lui faire confiance, même dans les moments les plus sombres.

  1. Les jugements des deux premières trompettes tombent sur ces puissances qui se sont liguées pour crucifier Jésus (les autorités religieuses de Jérusalem sous Caïphe) et l’autorité civile romaine sous Pilate. Que nous apprend ce fait sur l’opposition à l’évangile? L’opposition à l’évangile a tendance à venir sous deux formes distinctes – l’opposition interne et externe à l’église. Jésus a été crucifié, lorsque les dirigeants d’Israël (interne) se sont associés aux puissances extérieures (Rome). La plus grande opposition vient le plus souvent de ceux qui professent la même religion, mais qui sont de vrais loups déguisés en brebis.

Une dynamique similaire se retrouve dans la parabole du fils prodigue (Luc 15:11-32). Le père est finalement rejeté par le fils qui est resté. Tout en paraissant loyal, en fin de compte, il est motivé par le gain égoïste.


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Commentaires pour les moniteurs


*16 – 22 Février


Satan, un ennemi vaincu


Sabbat Après-Midi


Lecture de la semaine: Apocalypse 12; Gen. 3:15; Ésaïe 14:12-15; Dan. 7:23-25; 2 Thess. 2:8-12; Apo. 13:13, 14; Apo. 19:20.


Verset à mémoriser: « Ils l’ont vaincu à cause du sang de l’Agneau et à cause de la parole de leur témoignage, et ils n’ont pas aimé leur vie jusqu’à craindre la mort » (Apo. 12:11, NEG).


Apocalypse 12-14 nous prépare à la section du livre consacrée au temps de la fin (Apo. 15:1–22:21). Alors que la première moitié du livre décrit la lutte spirituelle de l’église dans un monde hostile tout au long de l’ère chrétienne, la seconde moitié se concentre sur les évènements clés menant à la venue de Christ et au royaume de Dieu.


Le chapitre 12 vise à nous donner une vue d’ensemble sur la crise finale de l’histoire mondiale. Il nous montre le développement du grand conflit entre Christ et Satan à travers l’histoire.


Dans l’Apocalypse, Satan est l’ennemi juré de Dieu et de Son peuple. Son existence est réelle, et il se trouve derrière tout le mal et la rébellion dans l’univers. Il sait que sa dernière chance de réussir contre Dieu avant la seconde venue de Christ est de gagner la bataille d’Armageddon. Ainsi, il concentre tous ses efforts sur la préparation de cet évènement.


Apocalypse 12 visait à fournir au peuple de Dieu l’assurance que Satan perdra également ce dernier combat. C’est aussi un avertissement que Satan est déterminé et déploiera tous ses efforts pour faire la guerre à l’église du reste, et que le seul espoir du peuple de Dieu à l’heure de la fin se trouve en Christ.


* Étudiez cette leçon pour le sabbat 23 Février.



Leçon


8


(page 64 du guide standard)


17 Février


La femme et le Dragon


Lisez Apocalypse 12:1-4. Jean a observé dans la vision deux grands signes. Le premier est une femme enceinte d’un enfant et le second est un dragon. Qui est la femme et que nous enseignent ces textes?


Une femme dans la Bible est utilisée comme un symbole du peuple de Dieu (2 Corinthiens 11:2): une femme pure est synonyme du peuple fidèle, alors qu’une prostituée représente des croyants apostats. La femme d’Apocalypse 12 symbolise, tout d’abord, Israël, par lequel le Messie est venu au monde (Apo. 12:1-5); dans les versets 13 à 17, la femme représente la vraie église qui donne naissance au reste.


Cette femme est représentée comme vêtue du soleil et ayant à ses pieds la lune. Le soleil dans la Bible représente la gloire du caractère de Christ, Sa justice (Mal. 4:2). Il est « la lumière du monde » (Jean 8:12) et Son peuple doit refléter la lumière du caractère d’amour de Dieu (Matt. 5:14–16). La lune, en tant que « le plus petit luminaire » (Gen. 1:16), renvoie aux promesses de l’Ancien Testament annonçant l’œuvre de Christ à l’ère de l’évangile.


Le deuxième signe symbolique que Jean voit dans cette vision est un dragon rouge très épouvantable. Le dragon est plus tard identifié comme le diable et Satan, le serpent ancien (Apocalypse 12:9). Le texte dit que sa queue trainait un tiers des étoiles du ciel sur la terre. La queue est un instrument symbolique du mensonge et de la séduction (Ésaïe 9:14, 15; Apo. 9:10). Dans sa chute de sa position élevée dans le ciel (Ésaïe 14:12-15), Satan a réussi à séduire un tiers des anges célestes. Ces anges déchus sont les mauvais esprits ou les démons qui aident Satan dans sa guerre contre le plan du salut des humains (voir 1 Timothée 4:1). Apocalypse utilise aussi le dragon, décrit comme « ayant sept têtes et dix cornes », comme un symbole de ces agents dans le monde que Satan utilise – Rome païenne (Apo. 12:4) et le spiritualisme (Apo. 16:13).


« Le dragon, nous est-il dit, c’est Satan (Apocalypse 12:9); c’est lui, en effet, qui poussa Hérode à attenter aux jours du Sauveur. Mais l’empire romain, dont le paganisme était la religion officielle, fut le principal instrument de Satan dans sa guerre contre le Christ et son peuple, au cours des premiers siècles de l’ère chrétienne. Il en résulte que si le dragon représente Satan, il représente aussi, à un point de vue secondaire, l’empire romain sous sa forme païenne. » – Ellen G. White, La tragédie des siècles, p. 384.


Lisez Apocalypse 12:9. Le dragon est identifié comme le « serpent ancien » (NEG, LSG, BFC) ou « l’antique serpent » (BJ, DRB). Quel lien y a-t-il entre Genèse 3:15 et la tentative du dragon à détruire la semence de la femme « lorsqu’elle aurait enfanté » (Apo. 12:4)?


Dès le début, Satan attendait le Messie à naitre afin de Le détruire. Quand le Messie est finalement né, Satan pousse la Rome impériale à Le détruire (Matt. 2:13–16). Mais l’enfant « fut enlevé vers Dieu et vers Son trône » (Apo. 12:5, LSG).


Dimanche


(page 65 du guide standard)


18 Février


Satan jeté à terre


Lisez Apocalypse 12:7-9, qui parle d’une guerre dans le ciel. Quelle était la nature de cette guerre qui a abouti à l’expulsion de Satan du ciel?


Satan a été expulsé du ciel au début du grand conflit, quand il s’est rebellé contre le gouvernement de Dieu. Il voulait s’emparer du trône dans les cieux et être « semblable au plus haut » (Ésaïe 14:12-15). Il se tint en révolte ouverte contre Dieu, mais fut défait et jeté à terre. Il usurpa le règne de ce monde en trompant le premier couple humain (Luc 4:6). En tant que prince autoproclamé de ce monde (Jean 12:31), il prétendait avoir le droit d’aller au ciel pour assister au conseil céleste en tant que représentant de la terre (Job 1:6-12). Toutefois, depuis sa défaite à la croix, Satan et ses anges déchus ont été confinés à la terre comme une prison, jusqu’à ce qu’ils reçoivent leur punition (2 Pierre 2:4, Jude 6).


Par Sa mort, Jésus a racheté ce qui était perdu, et le vrai caractère de Satan fut révélé devant l’univers. « Satan se vit démasqué. Son système de gouvernement était dévoilé aux yeux des anges qui n’ont pas péché et devant tout l’univers céleste. Il s’était fait connaitre comme un meurtrier. En versant le sang du Fils de Dieu, il avait perdu les dernières sympathies des êtres célestes. Désormais son activité allait être restreinte. » – Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 765. Devant tout l’univers, le pouvoir sur la terre fut transféré de Satan à Jésus, et Christ fut proclamé souverain légitime sur la terre (Éphésiens 1:20-22, Phil. 2:9–11).


Jésus prédit cet évènement: « Maintenant a lieu le jugement de ce monde; maintenant le prince de ce monde sera jeté dehors » (Jean 12:31, NEG).


Avec ce jugement sur Satan, « le salut est arrivé, et la puissance, et le règne de notre Dieu, et l’autorité de Son Christ » (Apo. 12:10, LSG). Satan a encore un pouvoir limité par lequel il attaque le peuple de Dieu sur la terre, mais sachant « qu’il a peu de temps » (Apo. 12:12). Mais bien qu’il ait peu de temps, il fait tout ce qu’il peut pour causer de la douleur, de la souffrance et des ravages sur la terre.


Que nous apprend Apo. 12:11 sur le moyen de défense contre le diable (voir aussi Eph. 6:10–18)?



Lundi


(page 66 du guide standard)


19 Février


La guerre sur la terre


Lisez Apocalypse 12:13, 14. Après avoir été chassé du ciel, Satan continue son attaque contre l’église pendant les 1 260 jours prophétiques. Comment Dieu s’était-Il impliqué dans Son église pendant cette période?


« La destitution de Satan du ciel comme un accusateur des frères a été accomplie par l’excellente œuvre sacrificielle de Christ qui a donné Sa vie. Malgré l’opposition persistante de Satan, le plan de la rédemption a été accompli... Satan, sachant que le règne qu’il avait usurpé lui serait arraché, fut déterminé à n’épargner aucun effort pour détruire le plus grand nombre possible des êtres que Dieu a créés à Son image. Il déteste l’homme parce que Christ a manifesté un amour immense à son égard pour lui accorder le pardon et la grâce. À cause de cela, Satan est maintenant prêt à utiliser toutes formes de ruses pour conduire les humains à la perdition. Il poursuit son plan de séduction avec plus d’énergie en raison de sa propre condition désespérée » – (traduit d’Ellen G. White, Spirit of prophecy, vol. 3, p. 194, 195).


Sans aucun doute, Satan poursuit ses activités sur la terre en versant sa fureur sur le grand objet de l’amour de Christ sur la terre – l’église. Cependant, l’église trouve la protection divine dans un endroit isolé au cours de la période prophétique de 1 260 jours/années, en attendant le retour de Christ.


La période de la persécution de Satan est mentionnée deux fois dans Apocalypse 12, comme 1 260 jours/années (Apo. 12:6) et « un temps, des temps et la moitié d’un temps » (Apo. 12:14, LSG). Ces deux expressions parlent de la période des activités de la petite corne mentionnée dans Daniel 7:23-25. Dans la Bible, les jours prophétiques symbolisent les années. La période de temps correspondant à cette période prophétique est de 538-1798 apr. JC, période durant laquelle l’Église Catholique Romaine, en tant que puissance église-état, a dominé le monde occidental jusqu’en 1798, quand l’armée de Napoléon Bonaparte, dirigée par le Général Berthier, mit fin à la puissance oppressive de Rome, du moins temporairement.


Pendant cette longue période de persécution, le dragon vomit de sa bouche les eaux des inondations afin de détruire la femme. Les eaux représentent des peuples et des nations (Apo. 17:15). Les armées et les nations ont été envoyées par Rome contre le peuple fidèle de Dieu pendant ce temps. Vers la fin de cette période prophétique, une terre conviviale avale les eaux et sauve la femme, en lui offrant un refuge sûr. Cette disposition décrit le refuge que l’Amérique a fourni, la liberté de religion, (Apo. 12:16).


Pensez à combien de temps la persécution a duré ici, les 1 260 ans. Qu’est-ce que cela devrait nous dire sur combien de fois nous sommes limités dans la compréhension, et pourquoi les choses telles que le retour de Christ, semblent durer trop longtemps, du moins, de notre point de vue?


Mardi


(page 67 du guide standard)


20 Février


La guerre contre le reste


Lisez Apocalypse 12:17. Au temps de la fin, qui Satan combat-il?


Le mot reste décrit ceux qui restent fidèles à Dieu quand la majorité s’apostasie (1 Rois 19:18, 2:24). À la fin des temps, quand la majorité des gens du monde seront du côté de Satan, un peuple spécial que Dieu a suscité après 1798, restera fidèle à Christ face à la pleine furie de Satan.


Quelles sont les deux caractéristiques du reste dans Apocalypse 12:17? Comment pouvez-vous être convaincu que vous appartenez au reste de Dieu du temps de la fin?


Le reste de la fin des temps garde les commandements de Dieu. Apocalypse 13 montre que la première tablette du décalogue sera au centre du conflit de la fin des temps. Le composant principal des quatre premiers commandements est l’adoration. Le principal problème dans la crise finale est ‘’qui’’ doit être adoré. Alors que la plupart choisira d’adorer la bête et son image, le reste de Dieu adorera Dieu le Créateur (Apocalypse 14:7). Le quatrième commandement, le sabbat, décrit spécifiquement Dieu comme notre Créateur, et pour cette raison, ce commandement jouera un rôle central dans la crise finale.


La deuxième caractéristique des croyants du reste de Dieu de la fin des temps est qu’ils « ont le témoignage de Jésus Christ » (Apo. 19:10, LSG), ce que ce même verset explique comme étant « l’esprit de prophétie ». En comparant ce verset avec Apocalypse 22:9, nous voyons que les « frères » de Jean qui ont le témoignage de Jésus sont des prophètes, donc, « le témoignage de Jésus » se rapporte à Jésus donnant Son témoignage à travers les prophètes, tout comme Il l’a fait par le biais de Jean (Apo. 1:2). L’Apocalypse montre qu’au temps de la fin, le peuple de Dieu aura « l’esprit de prophétie » au milieu d’eux, pour les guider dans ces moments difficiles, alors que Satan déploiera tous ses efforts pour les tromper et les détruire. Nous, en tant qu’Adventistes, avons reçu ce don de prophétie dans le ministère et les écrits d’Ellen G. White.


Quels sont les enseignements les plus merveilleux que nous avons pu recevoir grâce à « l’esprit de prophétie »? Quelles obligations ce don nous confère-t-il, individuellement et en tant qu’église?


Mercredi


(page 68 du guide standard)


21 Février


La stratégie de Satan à la fin des temps


Apocalypse 12:17 marque un changement dans la stratégie de Satan, alors qu’il tente de séduire les gens du monde et même les fidèles disciples de Christ. Tout au long de l’histoire du christianisme, il tente d’empêcher l’œuvre de Dieu du salut, principalement au moyen du compromis au sein de l’église, puis la coercition et la persécution externes. L’histoire montre que cette stratégie, bien qu’elle ait réussi pendant des siècles, a été contrecarrée par la réforme et la redécouverte de la vérité biblique par le peuple de Dieu. Cependant, comme Satan se rend compte que son temps s’épuise, il intensifie ses efforts et va « faire la guerre » contre le reste de Dieu du temps de la fin (Apo. 12:17). Ses attaques sur le reste comprendra un élément important de la séduction. Les démons opèreront des miracles et des manifestations spiritualistes (Apo. 16:14). Ce changement dans la stratégie de Satan correspond à la transition de son emphase historique à celle de la fin des temps (voir Matt. 24:24).


Il est important de remarquer que le mot séduire est régulièrement utilisé dans Apocalypse 12-20 pour décrire les activités de Satan au temps de la fin. Le mot séduire commence dans Apocalypse 12:9 et s’achève dans Apocalypse 20:7-10 avec la description des activités de Satan aux temps de la fin dans l’Apocalypse.


Lisez 2 Thessaloniciens 2:8-12 ainsi qu’Apocalypse 13:13, 14 et 19:20. Quelle est la nature de la séduction de la fin des temps?


Apocalypse 12-20 dépeint Satan s’efforçant de gagner l’allégeance du monde. Il utilise un pouvoir politico-religieux, ainsi que des pouvoirs politiques, pour faire son travail: Rome impériale, symbolisée par le dragon (Apo. 12:4, 5); suivie d’une puissance symbolisée par la bête de la mer (Apo. 12:6, 15; Apocalypse 13:1-8); et enfin, une puissance symbolisée par la bête de la terre (Apo. 13:11). Dans le reste du livre, les membres de cette triade satanique que sont le paganisme/spiritisme symbolisé par le dragon, le catholicisme romain, symbolisé par la bête de la mer, et le protestantisme apostat, symbolisé par la bête semblable à l’agneau, sont inséparablement unis pour s’opposer aux œuvres de Dieu dans le monde. Ils travaillent ensemble pour tromper les gens, afin de les détourner de Dieu et de les amener du côté de Satan dans la crise finale, à la « bataille du grand jour du Dieu tout-puissant » (Apo. 16:13, 14).


De même, ces faux systèmes seront détruits ensemble à la seconde venue de Christ (Apo. 9:20), tandis que le dragon, symbolisant le diable qui a travaillé par le biais de ces puissances terrestres (Apo. 12:9), sera détruit à la fin des mille ans (20:10). Apocalypse montre que la séduction des temps de la fin sera si grande que la plupart des gens seront séduits et ils choisiront la voie de la destruction (Matthieu 7:13).


Deux fois dans l’Apocalypse, un appel est lancé d’avoir recours à la sagesse et au discernement spirituel afin de discerner et de résister au caractère trompeur des activités de Satan aux temps de la fin (Apo. 13:18, 17:9). De quel genre de sagesse parle-t-on ici? Selon Jacques 1:5, comment peut-on avoir cette sagesse?


Jeudi


(page 69 du guide standard)


22 Février


Réflexion avancée: Lisez Ellen G. White, « Les pièges de Satan », dans La tragédie des siècles, chap. 32.


Apocalypse 12 vise, tout d’abord, à dire au peuple de Dieu que les évènements de la fin des temps sont une partie du grand conflit entre Christ d’une part et Satan et ses forces démoniaques d’autre part. Le livre avertit les enfants de Dieu d’avance contre tous ces évènements, en leur révélant tout ce qu’ils doivent affronter aujourd’hui et d’une manière plus intense dans l’avenir – car ils ont en face un ennemi furieux et expérimenté. Paul nous avertit qu’à la fin des temps, Satan utilisera « toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers, et avec toutes les séductions de l’iniquité pour ceux qui périssent parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés » (2 Thess. 2:9-10, NEG).


Apocalypse nous invite à prendre l’avenir au sérieux en faisant de notre dépendance à Dieu notre priorité. De l’autre côté, Apocalypse nous assure que, bien que Satan soit un ennemi fort et expérimenté, il n’est pas assez fort pour affronter Christ (voir Apo. 12:8). En tant que peuple de Dieu, notre espérance ne se trouve qu’en Christ seul, qui a vaincu Satan et ses forces démoniaques. Et Christ a promis d’être avec Ses disciples fidèles « tous les jours, jusqu’à la fin du monde » (Matthieu 28: 20, LSG).


Discussion:


En tant qu’Adventistes du septième jour, nous avons toutes les caractéristiques du reste de la fin des temps. Quel privilège! Mais aussi, quelle responsabilité! (Voir Luc 12:48). Cependant, pourquoi devons-nous être prudents, à ne pas penser que ce rôle garantit forcément notre propre salut personnel?



Nous parlons trop de la puissance de Satan. Il est vrai que Satan est un être fort; mais gloire soit rendue à Dieu pour notre puissant Sauveur, qui a chassé le malin du ciel. Nous parlons de notre adversaire, nous prions à son sujet, nous pensons à lui; et il occupe une place de plus en plus grande dans notre imagination. Alors, pourquoi ne pas parler de Jésus? Pourquoi ne pas penser à Sa puissance et à Son amour? Satan se réjouit en nous voyant exagérer sa puissance. Abandonnez-vous à Jésus, méditez sur Lui, et vous serez transformés à Son image. » – (traduit d’Ellen G. White, Advent Review and Sabbath Herald, 19 March 1889).


De quelle manière les chrétiens magnifient-ils la puissance de Satan? En revanche, quels dangers y a-t-il à renier non seulement la réalité de la puissance de Satan, mais aussi, la réalité de sa propre existence?


Vendredi


(page 70 du guide standard)


Histoire Missionnaire


Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org


Le don du temps


par Andrew McChesney


Tracey Lee, une mère de quatre enfants vivant près de Fort Worth, au Texas, se demandait quel cadeau elle pouvait faire à Dieu. Elle n’avait pas beaucoup d’argent, et elle luttait pendant des années avec le trouble de déficit d’attention. Mais entre l’école de maison et cinq animaux de compagnie, elle se rendit compte qu’elle avait une chose qu’elle pouvait consacrer à l’Éternel: le temps. Ainsi, Tracey s’est portée volontaire pour correspondre avec les détenus grâce à un programme du ministère de la prison à l’Église Adventiste de Grandview, au Texas. « Plus je le faisais, et plus j’y trouvais du plaisir », déclara Tracey. « Je sentais que je faisais une différence, alors j’ai continué à le faire. » Six ans plus tard, elle fut chargée d’un programme de ministère de la prison avec environ 35 membres. Elle guide des dizaines de détenus à travers des études bibliques hebdomadaires par correspondance et maintient le contact avec environ 300 personnes.


Beaucoup de gens furent baptisés par le biais de son travail, et plusieurs détenus ont décrit de grands changements dans leur vie. Un détenu a écrit qu’un membre de la famille s’est exclamé lors d’une visite à la prison: « qu’avez-vous? Je vois quelque chose de différent à votre sujet. Il y a une lueur sur vous. » « J’ai eu l’occasion de parler de Jésus à cette personne, parce qu’elle a vu une différence en moi », écrit le détenu à Tracey. « Merci d’avoir pris le temps de m’apprendre à aimer Jésus. »


Tracey, 46 ans, a été élevée dans une église de dimanche, s’est mariée et a passé plusieurs années à visiter diverses églises, en essayant de trouver un endroit pour élever ses enfants dans la vérité. Un jour, elle naviguait à l’internet dans une librairie avec son fils ainé, Kyle, lorsqu’un client l’aborda avec une conversation. « Il a mentionné l’Église de Grandview et nous a invités à y venir essayer », dit Tracey. La famille prit part à quelques concerts à l’églises et commença à venir aux services d’adoration le samedi. Environ sept mois après avoir rejoint l’église, Tracey se porte volontaire pour aider avec le ministère de la prison. Le service aux prisonniers lui donne la joie, et l’aide à contrôler le trouble de déficit d’attention. Tracey dit qu’elle est ravie d’avoir cessé de tergiverser et d’organiser sa semaine de telle sorte qu’elle puisse aider les détenus en temps utile – et à prendre soin de sa famille en même temps. Tracey n’a toujours pas beaucoup d’argent, mais elle a hâte de continuer à donner de son temps. « C’est ce que je ressens que je dois donner », dit-elle.



Partie I: Aperçu


Texte clé: Apocalypse 12:11


Idée centrale: Apocalypse 12 est un aperçu complet de l’histoire chrétienne, avec des rappels de la guerre universelle qui se cache derrière les conflits de la terre.


Introduction: Apocalypse 12 dépeint l’histoire d’Israël, à la fois de l’Ancien et du Nouveau Testament en quatre étapes: (1) la période avant la naissance de Christ, un aperçu d’Israël, représenté par une femme (Apo. 12:1, 2) et l’expulsion originelle de Satan du ciel (Apo. 12:3 4); (2) la naissance, l’ascension et l’intronisation de Christ, avec un retour à la guerre dans le ciel, comme on le voit à la lumière de la croix (Apo. 12:5, 7-11); (3) l’histoire de l’église chrétienne entre les deux avènements de Jésus, en mettant l’accent sur la persécution de l’église au moyen-âge (Apo. 12:6, 13-16); (4) l’expérience du reste du temps de la fin dans les derniers jours de l’histoire de la terre (Apo. 12:17).


Thèmes de lalçon: La leçon et le texte clé présentent les thèmes suivants:


  1. Qu’y a-t-il derrière l’apparition de nouveaux personnages dans l’Apocalypse?

  1. La nature du conflit cosmique

III. L’application du principe jour/an



  1. Le concept biblique du reste de Dieu

  1. Le témoignage de Jésus

Application:


Comment notre connaissance du conflit cosmique affecte-t-elle la façon dont nous voyons le monde et la façon dont nous trouvons du sens et du but dans notre existence?


Quelle est l’importance du conflit cosmique sur notre compréhension du caractère de Dieu?


.


Partie II: Commentaire


Apocalypse 12 dépeint l’histoire et l’expérience de l’église depuis la naissance de Christ (Apo. 12:5) jusqu’à la crise finale de l’histoire de la terre (Apo. 12:17). À ce titre, il prépare le terrain pour l’objectif principal de l’Apocalypse sur les évènements de la fin des temps qui commencent au chapitre 13 (voir la leçon de la semaine prochaine pour plus de détails sur Apocalypse 13).


Étude détaillée des principaux thèmes de la leçon 8:


  1. Qu’y a-t-il derrière l’apparition de nouveaux personnages dans l’Apocalypse?

Il y a un modèle littéraire important dans le livre de l’Apocalypse. Chaque fois qu’un nouveau personnage apparait dans l’histoire, l’auteur arrête le récit, puis offre une description visuelle de ce personnage et un peu de son histoire antérieure. Ce dispositif d’« arrêt sur image » aide souvent le lecteur à identifier le personnage. Après cette introduction, le personnage joue un rôle dans l’histoire.


Dans le chapitre 1, Jésus apparait comme un personnage de la vision pour la première fois (Apo. 1:12-18 [Il est nommé plus tôt: Apocalypse 1:5, 9]). Il y a une description visuelle (Apo. 1:12-16) et un peu de Son histoire antérieure (Apo. 1:17, 18), suivie de ses actions dans la vision ultérieure (Apo. 2 et 3). Dans le chapitre 11, les deux témoins sont introduits de la même façon (Apo. 11:3-6), suivis de leurs actions dans le cadre de la vision (Apo. 11:7-13).


Deux nouveaux personnages apparaissent au début de l’Apocalypse 12 (Apo. 12:1-4). Tout d’abord, il y a une description visuelle d’une femme (Apo. 12:1) et un peu de ses antécédents (Apo. 12:2). Puis un dragon apparait et il est introduit de la même façon (Apo. 12:3, 4). Alors seulement, les deux personnages commencent à agir dans le cadre de la vision elle-même (Apo. 12:5-9). L’enfant mâle du verset 5, en revanche, n’est pas introduit par une description visuelle, probablement parce qu’Il a déjà été introduit plus tôt sous une forme différente (Apo. 1:12-18).


  1. La nature du conflit cosmique

La guerre dans le ciel est décrite en langage militaire. Il y a le langage de « guerre » dans Apo. 12:7 (du grec polemos) et du « combat » (du grec, polemêsai, epolemêsen). Ces mots grecs décrivent normalement des conflits armés. Mais ils peuvent aussi être utilisés au sens figuré pour renforcer le drame de querelles et des désaccords verbaux (Jacques 4:1). Après un examen approfondi, la guerre dans le ciel est plus une guerre de mots qu’un évènement militaire. Il y a quatre preuves principales pour cela dans le chapitre 12.


Tout d’abord, le dragon entraine un tiers des étoiles du ciel avec sa queue (du grec oura) dans sa chute vers la terre. La queue est un symbole de l’Ancien Testament qui désigne un prophète qui enseigne des mensonges (Ésaïe 9:15). Ensuite, le dragon est défini dans Apocalypse 12:9 comme « ce serpent ancien », une claire référence aux mensonges sur Dieu à Adam et Ève dans le jardin (Genèse 3:1-6). Troisièmement, le dragon/Satan est chassé du ciel comme « l’accusateur de nos frères » dans Apocalypse 12:10. Ce sont ces paroles d’accusation, plutôt que des armes physiques, qui entrainent son expulsion du ciel. Et enfin, le dragon/Satan est vaincu par « le sang de l’Agneau et par « la parole de leur témoignage » (Apo. 12:11). Ainsi, la guerre d’Apocalypse 12 n’est pas une bataille militaire; c’est une guerre de mots et d’idées.


III. Application du principe jour/année


Le principe jour/année est crucial pour la bonne interprétation de la prophétie apocalyptique. Il se passe quelque chose comme ceci: « Dans la prophétie apocalyptique, les périodes de temps sont symboliques pour que son accomplissement soit compté en années ». La Bible nous donne le modèle sommaire des équivalences jour-pour-année. Dans Nombres 14:34, les quarante jours d’Israël qui ont conduit à la rébellion correspondent à une prédiction de 40 ans d’errance dans le désert. Dans Ézéchiel 4:5, 6, le prophète doit s’allonger un jour pour chaque année de désobéissance d’Israël et de Juda. Dans Lévitique 25, le concept d’une semaine avec son sabbat est prolongé de jours en années. Le peuple cultive la terre pendant six ans et laisse la terre au « repos » au cours de l’année sabbatique, la septième année. Daniel 9 contient 70 « semaines », soit 490 ans. Donc le concept sabbatique met également en évidence le concept jour/année aux temps bibliques.


Mais quand devra-t-on compter les jours prophétiques comme des années? Il y a plusieurs principes directeurs à considérer. (1) Puisque les prophéties apocalyptiques, telles qu’on les trouve dans Daniel et Apocalypse, regorgent de symboles, on doit envisager une signification symbolique pour tous les nombres dans la prophétie. (2) Les nombres jour/année ont tendance à être du genre de langage qu’on n’utiliserait pas dans le discours normal. Aucun parent, par exemple, ne dirais que son enfant est de 1260 jours, 42 mois, ou, encore moins, à dire que l’enfant est aussi vieux que 2300 soirs et matins! (3) Dans une séquence d’évènements prophétiques, si la prophétie a plus de sens lorsque vous comptez les jours comme des années, on devrait le faire. Par exemple, dans Daniel 7, chacune des quatre bêtes règne pendant plusieurs décennies, voire des centaines d’années. Mais lorsque le principal adversaire de Dieu apparait, il règne pendant seulement trois temps/années et demi (Dan. 7:25). Dans la perspective de la fin de l’histoire, il devient évident que cette période prophétique inhabituelle de Daniel 7 doit être interprétée selon le principe de jour/année.


  1. Le concept biblique de reste de Dieu

Le peuple de Dieu dans le conflit final est appelé le « reste » (du grec loipôn) dans Apocalypse 12:17. Le sens originel de « reste » se rapporte aux « survivants d’une catastrophe. » Une tribu ou un peuple pouvait être totalement détruit par l’inondation, le tremblement de terre ou la conquête. La survie d’un reste donnait de l’espoir que la tribu ou le peuple pouvait être restauré à la grandeur dans l’avenir (voir Ésaïe 1:9). Dans l’Ancien Testament, on accordait également une importance morale ou spirituelle au « reste ». Le reste était une « minorité de croyants » – à travers lesquels Dieu pouvait finalement sauver la race humaine de l’extinction en dépit de la présence du péché et du mal dans le monde (Gen. 7:23).


En conséquence, le « reste » était utilisé de trois façons différentes dans l’Ancien Testament. (1) un reste historique. C’est le groupe qui a survécu à un grand jugement de Dieu dans le passé, comme les Juifs qui partirent en exil à Babylone, ou ceux qui étaient restés au pays. Un tel groupe est visible et identifiable et dénombrable. (2) Le reste fidèle. Ce terme se réfère à un reste historique donné qui reste fidèle au message de Dieu et à la mission de l’époque historique. Ce sont ceux que Dieu reconnait comme Son peuple fidèle (2 Tim. 2:19). Ils ne sont pas toujours visibles comme l’est le reste historique (1 Rois 19:14-18). (3) Le reste eschatologique. Le reste eschatologique est composé de tous ceux qui sont fidèles à Dieu au temps de la fin (Joël 2:31, 32). Ce reste eschatologique comprend ceux qui pourront « subsister » (Apo. 6:17) et qui « persévèreront jusqu’à la fin » (Matthieu 24:13).


Le livre de l’Apocalypse se réfère clairement au moins à deux types de reste. Le reste fidèle à Thyatire représente ceux qui survivent à l’apostasie de cette période (Apo. 2:24). Un reste eschatologique ou reste des temps de la fin se présentera juste avant la fin de la probation (Apo. 11:13, 12:17). C’est le dessein de Dieu que ce dernier reste prépare fidèlement la voie à la seconde venue de Jésus tout comme Jean Baptiste a préparé la voie au premier avènement de Christ.


  1. Le témoignage de Jésus

L’une des caractéristiques distinctives du reste dans Apocalypse 12:17 est qu’il est formé de ceux qui « ont » (du grec echontôn) « le témoignage de Jésus » (du grec marturion tên Iêsou). Cela signifie que Jean envisageait un réveil à la fin des temps du genre du don prophétique et de la vision que lui-même avait reçu (Apo. 1:2). Ce sens de « témoignage de Jésus » était confirmé par une comparaison minutieuse de l’Apocalypse 19:10 et Apocalypse 22:8, 9. Ceux qui détiennent le témoignage de Jésus dans Apocalypse 19:10 sont appelés « les prophètes » dans Apocalypse 22:9. Les Adventistes du septième jour voient ce don accompli dans le ministère d’Ellen G. White.


Partie III: Application


  1. Comment voyez-vous le monde différemment à cause du conflit cosmique? À quoi cela ressemblerait-il de vivre sans ces connaissances? Le conflit cosmique répond puissamment à trois grandes questions de la philosophie: (1) D’où viens-je? (2) où vais-je? et (3) Pourquoi suis-je ici? La connaissance du conflit cosmique donne le sens et le but à tout ce que nous faisons. Cela nous relie à quelque chose de plus grand que nous-mêmes et nous permet de penser à l’avenir avec joie, sachant que nous sommes en toute sécurité dans les mains de Dieu.


  1. Qu’est-ce que la guerre au ciel nous dit sur ce à quoi ressemble Dieu? Le côté de Dieu dans le conflit cosmique met l’accent sur l’amour et le sacrifice de soi, le respect de la liberté des créatures de Dieu en ne contraignant pas, mais en étant plutôt patient, en cherchant à apporter des preuves convaincantes. En revanche, Satan cherche à gagner par la persécution (la force) et la séduction (en disant des mensonges). L’expulsion de Satan du ciel dans Apocalypse 12:9, 10 signifie que les hôtes du ciel ne prenaient plus au sérieux ses mensonges; ses arguments n’avaient aucune crédibilité, et on ne voulait plus de lui là.

Notre image de Dieu, dans une large mesure, détermine la façon dont nous vivons, et comment nous nous comportons. Si nous considérons Dieu comme sévère et critique, nous devenons plus comme Satan. Si nous considérons Dieu comme amour et désintéressé, nous devenons plus comme Lui. Nous devenons comme le Dieu que nous adorons.


Commentaires pour les moniteurs


Commentaires pour les moniteurs


*23 Février – 1er Mars


Satan et ses alliés


Sabbat Après-Midi


Lecture de la semaine: Apocalypse 13, Apocalypse 17:8, Dan. 7:24, 2 Thess. 2:2-12, Apo. 12:14-16, 1 Rois 18:38.


Verset à mémoriser: « Et le dragon fut irrité contre la femme, et il s’en alla faire la guerre aux restes de sa postérité, à ceux qui gardent les commandements de Dieu et qui ont le témoignage de Jésus » (Apo. 12:17, LSG).


Apocalypse 12 décrit les attaques de Satan contre le peuple fidèle de Dieu, au moyen de la persécution de la Rome impériale et plus tard, par la Rome papale au cours des 1 260 jours/années (538-1798 apr. JC; voir Apo. 12:6, 13, 14 et la leçon de mardi de la 7e semaine). Le chapitre 13 décrit plus en détail les attaques de Satan tout au long de l’histoire du christianisme, avec l’aide de deux alliés, tous deux décrits comme des bêtes. Sous la direction de Satan, le dragon et ces deux bêtes s’unissent à la fin des temps pour s’opposer aux activités rédemptrices de Dieu et chercher à gagner l’allégeance du monde.


Un mot d’avertissement est nécessaire. Il est plus facile d’interpréter les prophéties déjà accomplies dans le passé. Mais quand nous arrivons aux prophéties qui doivent s’accomplir dans l’avenir, comme nous le faisons dans l’étude de mardi, nous devons être plus prudents. Dieu nous montre ce qui se passera au moment de la fin, afin que nous ne soyons pas surpris, mais Il ne nous donne pas tous les détails que nous aimerions connaitre.


Cependant, nous devons nous rappeler que, même si ces prophéties nous disent ce qui arrivera à la fin, elles ne nous disent pas quand et comment ces évènements finals se dérouleront. Par conséquent, il faut veiller à ne pas spéculer au-delà de ce que la prophétie nous dit. N’oublions pas que les prophéties de l’Apocalypse ont un but pratique: celui de nous enseigner comment vivre aujourd’hui et se préparer pour l’avenir.


* Étudiez cette leçon pour le sabbat 2 Mars.


Leçon


9


(page 72 du guide standard)


24 Février


La bête de la mer


Lisez Apocalypse 13:1-4, 8 et Apocalypse 17:8. Quelles sont les caractéristiques de cette bête, et quelles sont les phases de son existence?


Jean voit une bête monstrueuse sortir de la mer. Alors qu’une bête représente une puissance politique, la description de la bête de la mer indique qu’il s’agit d’une puissance politique qui a la religion comme caractéristique principale. La mer symbolise la région largement peuplée de l’Europe, d’où la bête de la mer monte au pouvoir après la chute de l’empire romain (voir Apo. 17:15).


Jean décrit la bête comme sortant de l’eau. La bête a sept têtes et dix cornes, de même que le dragon dans Apocalypse 12:3-4, montrant le lien étroit avec la Rome impériale. Sur la tête de la bête se trouve un nom de blasphème, et sur ses cornes sont des couronnes royales. Les têtes de la bête sont les puissances que Satan a utilisées pour persécuter le peuple de Dieu tout au long de l’histoire (voir Apo. 17:9-11). Le nom de blasphème décrit le titre divin que la bête prétend avoir. Les dix cornes renvoient à Daniel 7:24, symbolisant les nations qui ont jailli de l’empire romain après sa disparition. Ces caractéristiques de la bête de la mère décrivent toutes la papauté qui a jailli de l’empire romain.


La bête sortant de l’eau ressemble à un léopard, avec les pieds d’un ours et une bouche de lion. Par conséquent, cette bête combine les caractéristiques des quatre bêtes (symboles des empires mondiaux) dans Daniel 7:2-7: Babylone, Médo-Perse, Grèce et Rome (Dan. 7:17). Cependant, Jean les répertorie dans l’ordre inverse, ce qui du point de vue du premier siècle, montre que la bête de la mer est liée à la quatrième bête de Daniel 7, l’empire romain.


Le dragon a donné à la bête de la mer sa puissance, son trône et une grande autorité. Tout comme le Père a donné Son trône et Son autorité à Christ (Apo. 2:27), alors Satan investit la bête de l’autorité de corégence et fait d’elle un représentant sur terre.


Apocalypse 13:5-7 déclare que la période des activités de persécution de la bête à l’ère chrétienne est de 42 mois. Comme nous l’avons vu, la persécution de la femme pure a duré « un temps, des temps et la moitié d’un temps », ce qui équivaut à trois ans et demi prophétiques (Apo. 12:13, 14; voir Dan. 7:25). 42 « mois » prophétiques sont égal à 30 jours multipliés par 42, soit 1 260 jours/années (Apo. 12:6). Par conséquent, « un temps, des temps et la moitié d’un temps », 42 « mois » et 1260 « jours » se réfèrent tous à la même période de 1260 ans. Cette phase se termine lorsqu’une des têtes de la bête est mortellement blessée, aboutissant à la mort temporaire de la bête. Avec la guérison de la plaie, la bête revient à la vie. Cela attire l’admiration du monde, et le monde adore le dragon et la bête.


Dimanche


(page 73 du guide standard)


25 Février


Les activités de la bête de la mer


Comme nous l’avons vu hier, Apocalypse 13:5 parle d’une période spécifique de la persécution. Les 42 mois d’activités de la bête sont la même période de temps que les 1 260 jours/années de la persécution de la femme/église dans Apocalypse 12:6, 14 (Un jour prophétique symbolise un an [Nombres 14:34, Ézéchiel 4:6]. Voir l’étude de mardi dans la leçon 7). L’année 538 de notre ère marque convenablement le début de cette période prophétique, quand l’église romaine, avec le pape à sa tête, s’imposa comme une puissance politico-religieuse qui a dominé le monde occidental tout au long de l’époque médiévale. Les évènements de la révolution française infligèrent à la bête une blessure mortelle en 1798 apr. JC, portant ainsi le règne oppressif de l’église et de la religion instituée par l’État à une fin temporaire.


Comparez Apocalypse 13:5-8 avec Daniel 7:24, 25 et 2 Thessaloniciens 2:2-12. De quelle manière les activités de la bête de la mer correspondent-elles aux descriptions de la petite corne et de l’homme impie?


Les activités de la bête de la mer au cours de la période de 1 260 jours/années sont exprimées par des blasphèmes. Dans le Nouveau Testament, le blasphème peut dénoter une revendication d’égalité avec Dieu (Jean 10:33, Matthieu 26:63-65) et des tentatives d’usurpation de Son autorité (Marc 2:7). Les blasphèmes de la bête de la mer sont dirigées « contre Dieu, pour blasphémer Son nom, Son tabernacle, et ceux qui habitent dans le ciel. » (Apo. 13:6, NEG). La demeure de Dieu est le sanctuaire dans le ciel, où Christ officie pour notre salut. La bête de la mer nie l’œuvre médiatrice de Christ en tentant de la remplacer par une prêtrise humaine qui prétend offrir le salut et le pardon des péchés, des actes qui sont en eux-mêmes blasphématoires.


Apocalypse 13 décrit une époque de grande apostasie dans la chrétienté, qui a été accomplie quand l’église-état de l’Europe occidentale, le catholicisme romain, s’est attribuée la position et les prérogatives de Dieu, avec le pape à la tête de ce faux système. Ceux qui refusaient de se soumettre à Rome furent persécutés et martyrisés. Même si aujourd’hui ces déclarations sont considérées trop dures, et mêmes fanatiques, le présent ne peut pas effacer l’histoire, peu importe combien certaines personnes souhaitent que cela soit effacé.


Comment pouvons-nous rester fidèles à la prophétie sur l’histoire de l’église et au même moment, être gentil et prudent dans la présentation de ces vérités aux autres?


Lundi


(page 74 du guide standard)


26 Février


La bête de la terre


La première moitié d’Apocalypse 13 décrit la puissance de l’Église Catholique Romaine active au cours de la période prophétique de 1 260 jours/années. Avec les évènements de la révolution française, ce système politico-religieux a reçu une blessure mortelle. Cependant, la blessure mortelle sera finalement guérie, et ce système sera restauré. La seconde moitié de ce chapitre décrit comment la guérison de cette blessure mortelle de la bête se fera réellement.


Lisez Apocalypse 13:11. Quelles sont les caractéristiques de la deuxième bête? À la lumière d’Apocalypse 12:14-16, quelle est la portée du fait que cette bête émerge de la terre?


Jean voit une autre bête sortant de la terre. Cela souligne le fait que la deuxième bête est une puissance mondiale ayant la même influence que la précédente. Cependant, contrairement à la bête de la mère, qui avait une apparence terrifiante, la bête de la terre est apparemment inoffensive. Elle a « deux cornes comme un agneau » (Apo. 13:11). L’agneau dans l’Apocalypse, comme nous l’avons vu, est un symbole de Christ. Ainsi, cette puissance des temps de la fin a une apparence semblable à Christ.


Cette puissance surgit sur le territoire qui protégeait la femme, la vraie église de Dieu, des eaux persécutrices lancées comme un fleuve par le dragon, à la fin des 1 260 jours/années (Apo. 12:14-16). Cette bête de la terre est évidemment un nouvel acteur sur la scène, arrivé comme une puissance mondiale après que la bête de la mer ait reçu la blessure mortelle pendant les évènements de la révolution française, ce qui signifie que la bête de la terre est exclusivement un acteur de la fin des temps.


« Quelle est la nation du Nouveau Monde qui, jeune encore vers 1798, attirait l’attention du monde et présageait un avenir de force et de grandeur? L’application du symbole ne permet pas un instant d’hésitation. Une nation, une seule, remplit les conditions de notre prophétie: les États-Unis d’Amérique. » – Ellen G. White, La tragédie des siècles, p. 385.


Toutefois, Apocalypse 13 :11 montre que les États-Unis, largement peuplé de protestants, va commencer à parler comme le dragon, comme le diable en personne, avec une influence mondiale semblable à l’empire romain. Cette puissance des temps de la fin jouera un rôle déterminant en essayant de conduire tout le monde à adorer la première bête, qui avait reçu la blessure mortelle. Cela montre que les États-Unis, qui avait servi de refuge à l’église persécutée, jouera un rôle de persécuteur à un certain moment dans les évènements des derniers jours.


Quand les États-Unis était identifié pour la première fois comme la bête d’Apocalypse 13, il n’avait rien de semblable à la puissance et à l’influence qu’il a maintenant. Comment ce fait confirme-t-il l’identification des États-Unis comme la puissance représentée dans cette prophétie?


Mardi


(page 75 du guide standard)


27 Février


L’image de la bête


Lisez Apocalypse 13:12, 13. Comment 1 Rois 18:38 et Actes 2:3 nous aident-ils à comprendre la nature des prodiges séducteurs de la bête semblable à l’agneau – le plus grand étant de faire descendre le feu du ciel?


Par ses miracles, la bête semblable à l’agneau convaincra beaucoup de gens à croire ses paroles mensongères. « Par le spiritisme, il fera des miracles, guérira des malades et accomplira des prodiges indéniables. » – (traduit d’Ellen G. White, The Great Controversy, p. 588).


Ces miracles aident la bête semblable à l’agneau de persuader les habitants de la terre à faire une image à la bête de la mer qui a reçu la blessure mortelle.


La guérison de la blessure mortelle de la bête de la mer se réfère à la restauration de la papauté romaine comme un pouvoir politico-religieux. La bête semblable à l’agneau commencera aussi à parler comme un dragon et à exercer le pouvoir de la bête de la mer, ceci montre qu’il deviendra aussi intolérant comme les nations représentées par ces symboles.


« De telles mesures seraient en opposition avec les principes de ce gouvernement et contraires au génie de ses libres institutions comme aussi aux affirmations les plus solennelles de la Déclaration d’Indépendance et de la Constitution...


Or, telle est, d’après le symbole prophétique, l’inconséquence flagrante où tombera cette bête aux cornes d’agneau — professant être pure, douce, inoffensive, mais parlant comme le dragon.


“Disant aux habitants de la terre de faire une image à la bête.” Nous nous trouvons ici en présence d’une forme de gouvernement dont le pouvoir législatif est entre les mains du peuple, ce qui prouve une fois de plus que la prophétie désigne les États-Unis.


Mais qu’est-ce que “l’image de la bête”, et comment se formera-t-elle? Notons qu’il s’agit d’une image de la première bête érigée par la bête à deux cornes. Pour savoir ce que sera cette image et comment elle se formera, il faut étudier les caractéristiques de la bête elle-même, c’est-à-dire celles de la papauté.


Lorsque [l’église primitive] eut perdu l’Esprit et la puissance de Dieu en abandonnant la simplicité de l’évangile et en adoptant les rites et les coutumes des païens, elle voulut opprimer les consciences et rechercha pour cela l’appui de l’État. Ainsi naquit la papauté, c’est-à-dire une église dominant l’État au profit de ses intérêts, et tout spécialement en vue de bannir “l’hérésie”…


Dès que les principales églises protestantes des États-Unis s’uniront sur des points de doctrine qui leur sont communs et feront pression sur l’État pour l’amener à imposer leurs décrets et à soutenir leurs institutions, l’Amérique protestante [aura formé] une image de la hiérarchie romaine et la conséquence inévitable en sera l’application de peines civiles aux délinquants…


“Quant à l’image de la bête”, elle représente le protestantisme apostat qui s’unira avec le pouvoir civil afin d’imposer ses dogmes. » – Ellen G. White, La tragédie des siècles, pp. 387-390.


Si Dieu Lui-même a refusé de nous forcer à L’adorer et à Lui obéir, et était même prêt à aller à la croix plutôt que de forcer notre adoration et notre obéissance, qu’est-ce que cela nous apprend sur combien de fois cette dernière confédération des forces sera maléfique?


Mercredi


(page 76 du guide standard)


28 Février


La marque de la bête


Apocalypse 13 indique que la bête semblable à l’agneau aura un rôle de premier plan dans la crise finale. Cette puissance mondiale mettra en place un système mondial dans l’espoir de contrôler les croyances du peuple.


Lisez Apocalypse 13:16, 17 et Deutéronome 6:4-8. Qu’est-ce que le fait de mettre la marque sur le front ou sur la main droite a à voir avec les commandements de Dieu?


Les gens de toutes les classes sociales subiront des pressions de recevoir la marque de la bête sur leurs mains droites ou sur leur front. Tout comme le sceau identifie ceux que Dieu considère comme Siens (Apo. 7:3, 4; Apocalypse 14:1), de même, la marque de la bête identifie les adorateurs de la bête.


La marque de la bête n’est pas un signe visible d’aucune sorte. Son placement sur la main droite ou sur le front est une contrefaçon de l’instruction que Moïse avait donné aux Israélites de lier la loi de Dieu comme un signe sur leurs mains ou sur leurs fronts (Deut. 6:8). La main droite décrit le comportement, tandis que le front a à voir avec l’esprit ou l’assentiment mental. Certains choisiront de recevoir la marque de la bête pour échapper à la menace de mort, tandis que d’autres seront pleinement engagés mentalement et spirituellement à ce système apostat d’adoration.


Les questions centrales de la crise finale seront l’adoration et l’obéissance à Dieu par l’observation de Ses commandements (Apo. 14:12). Le commandement du sabbat sera en particulier le test de fidélité et d’obéissance à Dieu. Tout comme le sabbat est le signe distinctif du peuple fidèle et obéissant à Dieu (Ézéchiel 20:12, 20), de même, la marque de la bête est le signe d’allégeance à la bête.


La marque de la bête fonctionne comme la substitution d’un commandement de Dieu par un commandement humain. La plus grande preuve de ce fait est l’institution humainement établie du dimanche (voir Dan. 7:25) comme jour de culte à la place du sabbat du septième jour, le jour prescrit dans l’Écriture par notre Créateur Lui-même.


La tentative de changer le signe de l’autorité de Dieu par un autre jour est une tentative d’usurper le rôle et la puissance de Dieu Lui-même. « La marque de la bête est le sabbat papal… Quand sera proclamé le décret imposant le pseudo-sabbat, et quand le grand cri du troisième ange mettra les humains en garde contre l’adoration de la bête et de son image, la ligne de démarcation sera clairement tracée entre le faux et le vrai. Dès lors, ceux qui persisteront dans la transgression recevront la marque de la bête. » – Ellen G. White, Évangéliser, pp. 214, 215.


Apocalypse 13:18 dit: « C’est ici la sagesse. Que celui qui a de l’intelligence calcule le nombre de la bête. Car c’est un nombre d’homme, et son nombre est 666 ».


Qui est cet homme? Paul le décrit comme « l’homme du péché » (2 Thess. 2:3, LSG). Cette désignation décrit le pouvoir papal symbolisé par la bête de la mer, dont le nom blasphématoire sur ses tiares exprime le titre divin qu’il revendique pour lui-même, et se tenant à la place du Fils de Dieu sur la terre.


Jeudi


(page 77 du guide standard)


1er Mars


Réflexion avancée: Apocalypse montre que le sabbat sera un signe d’obéissance au temps de la fin. Il faut se rappeler, cependant, que l’observance du dimanche actuellement par un individu ne signifie pas en soi que la personne a déjà la marque de la bête. L’observation du dimanche ne deviendra « la marque de la bête » que lorsque, au milieu des séductions, et ayant bien compris les enjeux dans le choix d’un jour d’adoration, les gens font leur choix pour ou contre Dieu. Toutefois, cette époque se trouve encore dans l’avenir. C’est d’ailleurs pourquoi Dieu appelle ceux qui observent le faut jour d’adoration à se repentir maintenant, car il n’est plus possible de se repentir après avoir reçu la marque de la bête.


« Personne n’a encore reçu la marque de la bête. Le temps d’épreuve n’est pas encore arrivé. Il y a d’authentiques chrétiens dans chaque église, y compris dans l’église catholique romaine. Nul ne saurait être condamné aussi longtemps qu’il n’a pas été éclairé et qu’il n’a pas compris les obligations qui découlent du quatrième commandement. Mais quand sera proclamé le décret imposant le pseudo-sabbat, et quand le grand cri du troisième ange mettra les humains en garde contre l’adoration de la bête et de son image, la ligne de démarcation sera clairement tracée entre le faux et le vrai. Dès lors, ceux qui persisteront dans la transgression recevront la marque de la bête. » – Ellen G. White, Évangéliser, pp. 214, 215.


N’oublions pas que l’observance du dimanche aujourd’hui ne détermine pas qu’une personne est déjà perdue, de même, l’observance du sabbat ne dit pas qu’une personne est déjà sauvée. Le temps viendra, cependant, lorsque « la marque de la bête » deviendra la question centrale et que le choix d’un jour d’adoration sera le test de fidélité. L’appel du livre d’Apocalypse au peuple de Dieu est de prendre la Bible, et avec un esprit de discernement, étudier la parole prophétique pour soi-même et s’efforcer d’instruire ceux qui, aujourd’hui, n’ont pas encore reçu l’évangile de Christ.


Discussion:


En observant la situation dans le monde aujourd’hui, quelles tendances voyez-vous dans les sphères politiques et religieuses et qui se dirigent vers l’accomplissement de la prophétie d’Apocalypse 13?


En attendant la fin, quelle devrait être notre attitude envers les chrétiens dans d’autres dénominations? Pensez au conseil suivant: « Nos pasteurs devraient chercher à approcher les pasteurs d’autres confessions. Prier pour et avec ces hommes, pour qui Christ intercède. Une responsabilité solennelle leur appartient. En tant que messagers de Christ, nous devons manifester un intérêt profond et sincère pour ces bergers du troupeau » – (traduit d’Ellen G. White, Testimonies for the Church, vol. 6, p. 78.


Dans notre attitude envers les chrétiens des autres confessions religieuses, comment pouvons-nous éviter de manifester une attitude de supériorité ou un esprit antichrétien? Comment devons-nous faire preuve de respect pour eux et pour leur foi personnelle, tout en leur enseignant ces vérités fondamentales, et sans compromettre nos croyances?


Vendredi


(page 78 du guide standard)



Salomon et la vache


par Andrew McChesney


Mardochée Msimanga se donna à Dieu et devint un missionnaire au Zimbabwe après avoir accidentellement entendu un sermon du Cantique des cantiques. Le jeune Mardochée fut baptisé dans l’Église Adventiste du Septième Jour en Rhodésie en 1963 et s’installa dans la deuxième ville du pays, Bulawayo, pour trouver du travail. Il cessa de prier et de lire la Bible. « Je suis devenu une personne têtue qui a fui l’église pendant 22 ans », dit-il. Au cours de ces années, il est devenu un soldat et a combattu dans la guerre d’indépendance du Zimbabwe. Après l’indépendance en 1980, il vécut pour lui-même et refusa de considérer Dieu. Un jour, il décida d’acheter une vache. Le vendeur, cependant, participait à une réunion du camp adventiste, donc Mardochée y alla le chercher. En arrivant au camp, il apprit que le vendeur avait quitté il y a peu de temps, alors il s’assit pour attendre. Le prédicateur lisait le Cantique des cantiques, et les paroles touchèrent Mardochée. « Prenez-nous les renards, les petits renards qui ravagent les vignes; car nos vignes sont en fleur », dit le prédicateur en lisant Cantique des cantiques 2:15. Il dit que les renards avaient détruit les cultures des Israélites et Dieu permettait cela parce que les Israélites refusaient obstinément de se repentir et de Lui obéir.


Quand Mardochée écoutait, il se rendit compte qu’il risquait aussi la destruction s’il refusait obstinément de se repentir et d’obéir à Dieu. « J’étais le même que les Israélites qui s’étaient enfuis loin de Dieu », dit-il. Il se rappela plusieurs fois où Dieu l’avait protégé dans le passé. Il était allé à la guerre et retourné sans une seule blessure. Ses péchés semblaient énormes. Mardochée commença à sangloter. Il n’a pas pu contenir son chagrin au point que les larmes coulaient sur ses joues, et ses pleurs se transformèrent en forts cris d’angoisse. « J’ai compris que j’étais un pécheur en face de mon Dieu », dit-il plus tard. Mardochée se leva et pleura bruyamment, et il s’approcha de la chair. Le prédicateur interrompit son sermon et immédiatement fit un appel à l’autel. Plusieurs dizaines de personnes, touchées aussi par les larmes du vétéran militaire endurci, donnèrent leur cœur à Jésus.


Mardochée, 68 ans, travaille depuis 2006 comme un pionnier de la Mission Globale, un missionnaire qui annonce l’évangile à son peuple dans les zones enclavées. Il a chassé les mauvais esprits et converti une église entière de 16 personnes, dont le pasteur. Mardochée loue Dieu que son plan d’acheter une vache a échoué. « L’Esprit de Dieu m’a conduit à m’assoir et écouter et je rends grâce à Dieu pour cela », dit-il.


Lisez plus sur le lien: bit.ly/mordecai-zimbabwe


Partie I: Aperçu


Texte clé: Apocalypse 12:17


Idée centrale: Apocalypse 13 apporte des précisions sur la guerre du dragon contre Dieu qui a été décrite dans Apocalypse 12.


Introduction: Dans Apocalypse 13, le dragon gagne deux alliés: une bête qui monte de la mer (Apocalypse 13:1-10) et une bête qui monte de la terre (Apo. 13:11-18). Ces trois constituent une contrefaçon de la divinité: le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Les deux bêtes sont décrites à travers l’histoire (Apo. 13:1-7, 11) avant que leurs actions au temps de la fin soient décrites (Apo. 13:8-10, 12-18).


Thèmes de la leçon: La leçon et le texte clé présentent les thèmes suivants:


  1. Le fondement d’une lecture historique d’Apocalypse 13

Cette section explore la relation entre les deux bêtes dans ce chapitre avec la ligne historique d’Apocalypse 12.


  1. La bête de la mer comme une contrefaçon de Christ

Un certain nombre de caractéristiques de la bête de la mer rappellent les qualités et les actions de Jésus.


III. Le sens symbolique de la « terre »


La « terre » est un symbole polysémique dans l’Apocalypse, parfois positif et parfois négatif.


  1. L’identité de la bête de la terre

Il est bien évident que la bête de la terre représente les États-Unis d’Amérique dans le conflit final.


  1. Apocalypse 13:14-18 et Daniel 3 résument les preuves d’une allusion claire

Application: La section « Application » explore (1) la racine derrière toute forme de religion déformée et (2) comment les croyants devraient interagir avec les chrétiens dans d’autres dénominations.


Partie II: Commentaire


Apocalypse 13 introduit deux nouveaux personnages dans l’histoire d’Apocalypse 12: une bête de la mer (Apo. 13:1-7) et une bête de la terre (Apo. 13:11). Après leur introduction, les deux bêtes jouent un rôle majeur dans la guerre qui est introduite dans Apocalypse 12:17.


Étude détaillée des principaux thèmes de la leçon 9:


  1. Les fondements d’une interprétation historiciste d’Apocalypse 13

Dans l’interprétation historiciste des Adventistes de l’Apocalypse, Apocalypse 13 porte sur le moyen-âge (la papauté) et au-delà (la montée des États-Unis d’Amérique). Apocalypse 13 est également une extension de la guerre des temps de la fin d’Apocalypse 12:17.


Il est vrai que le point culminant d’Apocalypse 13 est la bataille finale de l’histoire de la terre, avec ses grandes séductions, l’image de la bête, le décret de mort et la marque de la bête (Apo. 13:13-17). Mais peu de lecteurs prêtent attention aux verbes dans tout le chapitre. Les phrases principales d’Apocalypse 13:1-7 et verset 11 sont toutes au passé. Les phrases principales d’Apocalypse 13:8-10 et versets 12-18 sont toutes au présent ou au futur. Ainsi, le chapitre lui-même contient des preuves des séquences de l’histoire. Chacune des deux nouvelles bêtes a une introduction, y compris une description visuelle, suivie d’un résumé de son histoire antérieure au temps passé (la bête de la mer: Apo. 13:1-7; la bête de la terre: 13:11). Revoyez la leçon 8, thème 1, le principe littéraire derrière ce modèle formel. Ainsi, la description des attaques de Satan (Apo. 13:12-18) est précédée de l’histoire précédente des deux personnages principaux dans cette bataille.


Alors, Apocalypse 13 couvre les deux dernières des périodes historiques répertoriées dans Apocalypse 12. Les sections où les actions sont au passé dans Apocalypse 13 (Apocalypse 13:1-7, 11) couvrent la période du milieu du chapitre 12 (Apocalypse 12:13-16). Les sections du présent et du futur du chapitre 13 (Apocalypse 13:8-10, 12-18) couvrent la période finale d’Apocalypse 12:17. (Cette analyse grammaticale est bien équilibrée).


  1. La bête de la mer comme une contrefaçon de Christ

La leçon de dimanche donne à penser que la bête de la mer est une contrefaçon de Jésus Christ. Cette identification est confirmée par le texte d’Apocalypse 13. (1) La bête de la mer ressemble au dragon (sept têtes et 10 cornes). Jésus a dit: « Si vous M’avez vu, vous avez vu le Père » (Jean 14:9). (2) La bête de la mer reçoit son pouvoir du dragon. Jésus a dit: « Toute autorité M’a été donnée dans le ciel et sur la terre » (Matt. 28:18, DRB). (3) La bête de la mer subit une mort et une résurrection tout comme Christ (Apo. 13:3, comparer Apo. 13:8). (4) Le cri « Qui est semblable à la bête? » (Apo. 13:4, NEG), rappelle à l’esprit hébraïque le nom de Christ dans le chapitre précédent: Michael (Apo. 12:7) signifie « qui est comme Dieu? » en hébreu. (5) Les 42 mois prophétiques (Apo. 13:5) font écho aux années de trois ans et demi du ministère terrestre de Jésus. La bête de la mer est une contrefaçon de Jésus Christ. Ce rôle a été assumé de multiples façons par l’église catholique médiévale.


III. La signification symbolique de la « terre »


Dans Apocalypse 12:16, c’est la « terre » qui aide la femme en engloutissant le déluge d’eau que le serpent/dragon crache de sa bouche derrière elle. Dans le livre de l’Apocalypse, la « terre » est un concept quelque peu polysémique (Apocalypse 1:5; 5:6; 6:4; 11:6, 18, 13:12; 14:15-19; 18:1-3; 19:2). Quand on l’oppose au ciel, le concept « terre » est négatif (Apo. 9:1; 14:3, [sauf Apo. 21:1, bien sûr, la nouvelle terre]). « Ceux qui habitent dans le ciel » sont toujours positifs dans l’Apocalypse (Apocalypse 13:6; voir aussi Apo. 19:1, 14), tandis que ceux « qui habitent sur la terre » se réfèrent aux adversaires de Dieu et de Son peuple (voir Apo. 6:10, 8:13, 13:8, 17:8).


En revanche, lorsqu’on oppose la terre à la mer ou aux eaux de l’inondation, la terre est un symbole positif et non négatif (Apo. 13:11, 21:1) et c’est le cas en l’espèce. La terre aide la femme, qui représente le peuple fidèle de Dieu. L’histoire relativement positive de la bête de la terre (Apo. 13:11) réside peut-être dans son contraste avec la bête de la mer (Apo. 13:1-7). Ainsi, Apocalypse 12:16 et peut-être Apocalypse 11:4 fournissent un cadre positif pour la référence à la terre dans l’Apocalypse 13:11.


  1. L’identité de la bête de la terre

Les Adventistes ont identifié systématiquement la bête de la terre comme les États-Unis d’Amérique. Cette nation a commencé comme une puissance bienveillante, en mettant l’accent sur la liberté religieuse; mais elle parlerait, au temps de la fin, comme un dragon. Nous examinerons donc les preuves textuelles concernant la bête de la terre.


(1) L’histoire de la bête de la terre dans le texte (Apo. 13:11) est plus courte que l’histoire de la bête de la mer (Apo. 13:1-7), ce qui laisse supposer une arrivée relativement tardive sur la scène de l’histoire. (2) Le fait de sortir de la terre (Apo. 13:11) rappelle les actions positives de la « terre » dans Apocalypse 12:16. (3) La bête de la terre apparait dans le contexte de la captivité de la bête de la mer (Apo. 13:10), que les Adventistes comprennent comme s’étant produite en 1798 apr. JC. (4) Contrairement à la bête de la mer, dont l’ascendance rappelle les empires de Daniel 7, l’ascendance de la bête de la terre n’a aucune racine ancienne. (5) La bête de la terre provient d’une partie du monde différente de la bête de la mer. (6) Dans la mythologie ancienne séculaire, la bête de la terre (behemoth) vit dans un espace aride, un désert, loin des gens. (7) La bête de la terre ne porte pas de couronne, ce qui suggère qu’elle n’a ni roi ni pape; au contraire, elle offre la liberté politique et religieuse. (8) Elle parle comme un agneau, dans un premier temps, en brandissant une autorité plus douce, semblable à celle de Christ. Mais cette douceur ne dure que peu de temps. (9) La bête de la terre finit par devenir comme un dragon, comme la puissance qui a tenté de tuer l’enfant Jésus (Apo. 12:3-5). (10) La bête de la terre est aussi décrite en termes très religieux, en plus de ces traits politiques (Apo. 13:13-15). C’est le côté religieux des États-Unis d’Amérique qui est surtout décrit, parce que la foi – ce que nous croyons et pratiquons – importe beaucoup.


Il n’y a aucune autre puissance dans l’histoire qui puisse remplir complètement les spécifications de cette prophétie autant que les États-Unis.


  1. Apocalypse 13:14-18 et Daniel 3


Cette partie d’Apocalypse 13 contient l’une des allusions les plus manifestes à l’Ancien Testament dans l’Apocalypse. Il y a plusieurs parallèles à l’histoire des trois jeunes hébreux et au test du culte de Nabuchodonosor dans la plaine de Dura. (1) Les gens de toutes les nations du monde sont convoqués à poser un acte d’adoration. (2) Il y a un décret de mort associé à l’ordre d’adorer. (3) Les deux évènements sont associés au nombre 6 (les dimensions de l’image dans Daniel 3 et le nombre 666 dans Apocalypse 13). Apocalypse 13 indique que dans la crise finale de l’histoire de la terre, le scénario de la plaine de Dura se répètera. L’expérience de Daniel 3 reviendra sur la dernière génération de la terre.


Partie III: Application


  1. L’étude de lundi demande: Comment pouvons-nous rester fidèles à la prophétie sur l’histoire de l’église et en même temps, être gentils et prudents alors que nous présentons ces vérités aux autres? Le défi ultime avec les distorsions religieuses se trouve dans l’image de Dieu qu’elles représentent. Quel genre de Dieu torture et brule les gens dans un feu qui ne s’éteint pas, pendant l’éternité? Quel genre de Dieu change les commandements qu’Il avait Lui-même écrits? Quel genre de Dieu est incarné par une église qui brule les gens sur le bucher à cause des différences doctrinales?

Pour faire face à la religion déformée, il est très important de ne pas tomber dans le piège qui dépeint un Dieu qui est en colère, critique et sévère. Jésus a confronté les Pharisiens, « avec des larmes dans la voix. » – Ellen G. White, Le meilleur chemin, p. 10. En d’autres termes, la critique religieuse n’est appropriée qu’avec un cœur d’amour qui peut voir la valeur que Dieu voit chez les autres. Avec l’aide de l’Esprit Saint, nous pouvons délicatement inviter les gens à voir l’image que leur religion dépeint de Dieu, en leur faisant clairement comprendre que nous-mêmes ne sommes pas épargnés de la tentation de déformer l’image de Dieu. Ils doivent savoir que Dieu est déjà incliné en leur faveur – et qu’Il n’a pas besoin d’être acheté ou persuadé par des actes rituels.


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  1. De même, l’étude de vendredi demande: alors que nous attendons la fin, quelle devrait être notre attitude envers les chrétiens dans d’autres dénominations? La leçon nous invite à reconnaitre que beaucoup de catholiques, musulmans, protestants et d’autres croyances religieuses aiment profondément Dieu et cherchent à Lui plaire de toutes les manières possibles. Nous devons aborder ces personnes en leur faisant comprendre que la ligne entre le bien et le mal n’est pas entre « nous » et « eux »; au contraire, elle passe juste au milieu de notre expérience (1 Tim. 1:15). Nous sommes tous des pécheurs, et c’est par la grâce de Dieu que nous connaissons ces vérités qu’ils ne connaissent pas encore. Si nous prenons une attitude de supériorité morale, nous pouvons, sans le vouloir, les convaincre que Dieu n’est pas avec nous. En revanche, les gens sont attirés par ceux qui sont authentiquement conscients de leur propre faiblesse, et tout comme Jésus, expriment l’amour et l’humilité en toute chose. C’est avec cette attitude que la confrontation peut réussir le plus souvent à amener une personne à la vérité.

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Commentaires pour les moniteurs


Commentaires pour les moniteurs


Commentaires pour les moniteurs


*du 2 au 8 mars


L’évangile éternel de Dieu


Sabbat Après-Midi


Lecture de la semaine: Apo. 14:6-12; Matthieu 24:14; Eccl. 12:13, 14; Exode 20:2-11; Ésaïe 21:9; 34: 8-10.


Verset à mémoriser: « C’est ici la persévérance des saints, qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus ». (Apo. 14:12, LSG).


L’Apocalypse montre que la séduction de Satan au temps de la fin réussira au point que le monde choisira d’adorer la bête et de recevoir sa marque. Cependant, Apocalypse 14:1-5 nous dit encore que Dieu aura Son peuple du reste, ceux qui prendront position pour le Seigneur, quand tout le monde Le rejette.


En fin de compte, les gens devront choisir, non pas d’adorer (chacun adore toujours quelque chose), mais plutôt, qui adorer. Les adorateurs de la bête recevront la marque sur leurs mains droites ou sur leurs fronts, ce qui symbolise leur choix pour servir ce système apostat avec leurs actes et leurs esprits.


Dans le même temps, le monde sera témoin d’une proclamation de l’évangile à grande échelle, plus que jamais depuis le jour de la Pentecôte. Avant que les jugements de Dieu soient répandus sur l’humanité rebelle, Dieu enverra Ses messages d’avertissements. Dieu ne veut pas la perte, même d’une seule âme, Il veut plutôt que tous soient sauvés, c’est pourquoi Christ est mort pour toute l’humanité. La question est, qui acceptera cet amour de Dieu et qui le rejettera?


* Étudiez cette leçon pour le sabbat 9 Mars.



Leçon


10


(page 80 du guide standard)


3 Mars


Les messages des trois anges


Juste avant la fin, Dieu enverra Ses messages d’avertissement, symboliquement représentés par les trois anges criant et volant dans le ciel. Le mot grec pour ange (angelos) signifie « messager ». Dans le cas d’Apocalypse, les trois anges représentent le peuple de Dieu qui est chargé d’un message au temps de la fin qu’il doit annoncer au monde entier.


Lisez Apocalypse 14:6 et Matthieu 24:14. Le message du premier ange est dénommé « l’évangile éternel » (Apo. 14:6). Qu’est-ce que cela nous apprend sur le contenu et l’objet du message du premier ange? Pourquoi ce message est-il central à tout ce que nous croyons?


Ce premier message du temps de la fin est la proclamation de l’évangile dans le contexte du jugement qui est venu sur le monde. L’évangile est la bonne nouvelle au sujet de Dieu, qui sauve les êtres humains sur la base de leur foi en Jésus Christ et en ce qu’Il a fait pour eux. L’évangile est « éternel » parce que Dieu ne change pas. Son plan était établi bien avant notre existence (2 Timothée 1:9, Tite 1:2). Le message du premier ange inclut le salut et le jugement. C’est la bonne nouvelle du salut pour ceux qui donnent gloire à Dieu et l’adorent en tant que leur Créateur. Mais c’est aussi un avertissement et une menace de jugement pour ceux qui rejettent le Créateur et le signe de la vraie adoration qu’Il a donné à la création – le sabbat du septième jour.


Les trois anges sont décrits comme proclamant les messages avec « une voix forte » (Apocalypse 14:7, 9). Ces messages sont urgents et cruciaux; ils doivent être entendus par tous parce que la destinée éternelle de tous en dépend. À ce titre, ils doivent être proclamés à toute nation, à toute tribu, à toute langue et à tout peuple. Cette proclamation est particulièrement importante parce que, au temps de la fin, la bête exercera son autorité sur « toute tribu, tout peuple, toute langue, et toute nation » (Apocalypse 13:7, LSG). Les activités séductrices de Satan dans le monde sont contrecarrées par la proclamation mondiale de l’évangile au temps de la fin.


Les messages des trois anges sont proclamés par le peuple de Dieu pour contrer Satan et ses alliés des temps de la fin – le dragon, un symbole du paganisme/spiritisme; la bête de la mer, une puissance qui symbolise l’église catholique romaine; et la bête semblable à l’agneau, ou le faux prophète, un représentant du protestantisme apostat aux États-Unis (Apocalypse 13). Satan utilise ces trois puissances des temps de la fin jusqu’à l’arrivée du sixième fléau (Apo. 16:13, 14).


Ainsi, deux messages rivaux sont présentés au monde, chacun dans le but de gagner l’allégeance des habitants de la terre.


En tant qu’Adventistes du septième jour, nous sommes appelés à atteindre le monde avec les vérités du temps de la fin contenues dans les messages des trois anges. Que faites-vous pour aider à propager ces messages? Que pourriez-vous faire de plus?


Dimanche


(page 81 du guide standard)


4 Mars


Le message du premier ange, 1ère partie


Lisez Apocalypse 14:7 et Ecclésiaste 12:13, 14. Que signifie « craindre Dieu »? Comment le concept de la crainte de Dieu est-il lié à l’évangile, et qu’est-ce que l’évangile a à voir avec l’observation des commandements de Dieu? (Voir aussi Romains 7:7-13). Quel est le lien entre le fait de craindre Dieu et le fait de Le glorifier?


« Craignez Dieu et donnez-Lui gloire » (Apocalypse 14:7, LSG) est un appel qui doit être proclamé dans le contexte de « l’évangile éternel ». Une prise de conscience de ce que Christ a fait pour notre salut se traduit par une réponse positive pour Lui.


Dans la Bible, craindre Dieu et Lui donner gloire sont intrinsèquement liés (Ps. 22:23; Apo. 15:4). Ensemble, ces deux expressions décrivent une bonne relation avec Dieu (Job 1:8), l’obéissance qui Lui est due.


La crainte de Dieu ne signifie pas avoir peur de Lui, mais plutôt, cela consiste à Le prendre au sérieux et à Lui donner la place qu’Il mérite dans nos vies. Le peuple de Dieu au temps de la fin est formé de ceux qui craignent Dieu (voir Apo. 11:18, 19:5). Dieu veut que Son peuple L’aime (Deut. 11:13, Matt. 22:37), Le glorifie en Lui obéissant (Deut. 5:29, Ecclésiaste 12:13) et en reflétant Son caractère (Gen. 22:12).


Il s’avère important pour le peuple de Dieu de Le craindre et de Lui donner gloire parce que « l’heure de Son jugement est venue » (Apocalypse 14:7, LSG). Le jugement en question dans ce passage est le jugement d’investigation (ou jugement investigatif) précédant la seconde venue de Christ. Le jugement précédant la venue de Christ vise à révéler si oui ou non nous servons véritablement Dieu – un choix manifesté par nos œuvres (2 Cor. 5:10). À l’issue de ce jugement, le destin de chaque personne est scellé (Apo. 22:11), et Jésus reviendra donner Sa récompense à chaque personne en fonction de ses œuvres (Apo. 22:12).


Le jugement dans Apocalypse 14 est une partie de l’évangile. Pour ceux qui sont dans une bonne relation avec Dieu, le jugement est une bonne nouvelle; cela signifie la justification, le salut et la liberté. Toutefois, ce jugement est une mauvaise nouvelle pour les infidèles, non-repentants et désobéissants; c’est pourquoi il s’avère nécessaire que quiconque entend ce message se repente, accepte Dieu et Son message de jugement de l’heure de la fin. Dieu « ne voulant qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance » (2 Pierre 3:9, NEG).


Comment vous tiendrez-vous seul au jugement? Quel verdict votre vie vous révèle-t-elle? Qu’est-ce que votre réponse vous dit sur la nécessité de l’évangile, et pourquoi ces deux aspects, l’évangile et le jugement, sont-ils étroitement liés dans le message du premier ange?


Lundi


(page 82 du guide standard)


5 Mars


Le message du premier ange, 2e partie


L’Apocalypse montre que les questions centrales de la dernière crise de l’histoire de la terre seront l’adoration et l’obéissance à Dieu, les deux aspects étant révélés dans l’observation de Ses commandements (Apo. 14:12). Les habitants de la planète seront divisés en deux groupes: ceux qui craignent et adorent Dieu et ceux qui craignent et adorent la bête.


Examinez les quatre premiers commandements du décalogue (Exode 20:2-11). Ensuite, parcourez Apocalypse 13. Comment la revendication de la bête à être adorée (Apo. 13:15), le fait de faire une image à la bête pour être adorée (Apo. 13:14, 15), son blasphème de Dieu et de Son nom (Apo. 13:5, 6) et la réception de la marque de la bête (Apo. 13:16, 17) décrivent-ils les attaques de Satan contre les quatre premiers commandements du décalogue dans la crise finale?


Le concept central des quatre premiers commandements du Décalogue est lié à l’adoration. Apocalypse indique que ces commandements deviendront la norme de loyauté à Dieu dans la crise finale. Le dernier conflit entre Christ et Satan tournera clairement autour de l’adoration et les quatre premiers commandements.


La question clé dans la crise finale est soulignée dans la seconde exhortation du message du premier ange. L’appel à adorer « Celui qui a fait le ciel, la terre, la mer, et les sources d’eaux » (Apo. 14:7, NEG) est une référence directe au quatrième commandement du décalogue (Exode 20:11). Ceci démontre que l’appel à adorer Dieu en tant que Créateur est un appel à obéir au commandement du sabbat du septième jour, le samedi.


Le repos et l’adoration de Dieu au septième jour sanctifié et mis à part par Dieu Lui-même, le samedi, est un signe spécial de notre relation avec Dieu (Exode 31: 13, Ézéchiel 20:12). Le message du premier ange est un appel à adorer Dieu le Créateur.


« D’une part, l’observation du faux jour de repos, conformément à une loi de l’État opposée au quatrième commandement, constituera la soumission à une autorité en conflit avec celle de Dieu; et, d’autre part, l’observation du vrai jour de repos selon la loi de Dieu sera une preuve de fidélité au Créateur. Tandis que les uns, en acceptant le signe de leur soumission au pouvoir terrestre, prendront la marque de la bête, les autres, en choisissant le signe de la fidélité à l’autorité divine, recevront le sceau de Dieu. » – Ellen G. White, La tragédie des siècles, p. 535.


Comment la création et le salut sont-ils intrinsèquement liés? Pourquoi est-il si important de se reposer le jour du sabbat, comme Dieu l’a fait, et de L’adorer, tel qu’Il l’ordonne?


Mardi


(page 83 du guide standard)


6 Mars


Le message du deuxième ange


Le message du deuxième ange annonce la chute ou l’apostasie de Babylone et l’identifie comme un faux système religieux. Dans Apocalypse 17:5, « Babylone est appelée “la mère des impudiques”. Ses filles représentent évidemment les églises qui s’attachent à ses doctrines et à ses traditions, et qui, comme elle, sacrifient la vérité et l’approbation de Dieu pour contracter une alliance illicite avec le monde » – Ellen G. White, La tragédie des siècles, p. 333.


Lisez Apocalypse 14:8, Apocalypse 18:2 et Ésaïe 21:9. La répétition de l’expression « elle est tombée » donne la certitude de l’apostasie progressive de Babylone et sa chute morale certaine. Pourquoi Babylone est-elle décrite comme tombée, et sa chute est aussi décrite comme un évènement futur?


La Babylone des temps de la fin dans l’Apocalypse est une union des faux systèmes religieux constitués de l’Église Catholique Romaine et du Protestantisme apostat. Ces systèmes se mettront au service de Satan contre le peuple de Dieu (voir Apo. 13:11-18, Apo. 16:13, Apo. 17:5). Cette union religieuse apostate manifestera l’arrogance de l’ancienne Babylone, en s’exaltant elle-même au-dessus de Dieu et en cherchant à prendre Sa place dans ce monde. Le message du deuxième ange avertit le peuple de Dieu que ce mauvais système ira de plus en plus loin de la vérité par suite de son refus de la lumière du message des temps de la fin. C’est lorsque « l’union de l’église avec le monde sera consommée dans toute la chrétienté, que la chute de Babylone sera complète. » – Ellen G. White, La tragédie des siècles, p. 340.


Lisez Apocalypse 14:8, Apocalypse 17:2 et Apocalypse 18:3. Comment Babylone conduit-elle le monde à boire du vin de son impudicité? En quoi consiste ce vin?



Apocalypse 17 décrit Babylone du temps de la fin comme une prostituée, enivrant les habitants de la terre de son vin d’immoralité (voir Apo. 17:2).


Le vin de Babylone désigne les faux enseignements et le faux évangile offert par ce système religieux apostat.


Aujourd’hui, que de nombreuses églises protestantes, dans l’accomplissement de la prophétie biblique, suppriment rapidement les différences qui les séparaient autrefois de l’Église Catholique Romaine et se détournent de la vérité biblique. Nous sommes témoins de l’influence corruptrice du vin de Babylone parmi ceux qui affirment être le corps de Christ: l’évolutionnisme théiste, qui est implicitement réprimandée dans le message du premier ange, par sa référence à la création; les traditions théologiques remplaçant la Sola Scriptura (il est écrit); l’éthique révisée abandonnant les définitions bibliques du sexe, du mariage et ainsi de suite. Les personnes en état d’ébriété (ou enivrées) ne peuvent pas penser sobrement. Quand les gens deviennent spirituellement ivres du vin de Babylone, celle-ci les séduit à adorer la bête de la mer et à recevoir la marque de la bête, la marque de la bête de la mer instituée en loi par la bête semblable à l’agneau.


Mercredi


(page 84 du guide standard)


7 Mars


Le message du troisième ange


Comment Apocalypse 14:12 décrit-il le peuple fidèle de Dieu?


Contrairement au peuple fidèle de Dieu, Apocalypse 14:9, 10 donne l’alerte sur le sort de ceux qui font face à la colère de Dieu. Dans l’Ancien Testament, l’effusion de la colère de Dieu est décrite symboliquement comme du vin à boire dans une tasse (Jérémie 25: 15, 16). La sévérité du jugement sur les adorateurs de la bête est exprimée par le fait de boire la coupe du vin de la colère de Dieu sans mélange (Apo. 14:10). Les gens de l’ancien temps diluaient du vin avec de l’eau afin de réduire sa teneur. Le vin non dilué représente la colère de Dieu déversée dans sa pleine fureur et sans miséricorde (voir Ps. 75:8).


Lisez Apocalypse 14:10, 11, ainsi qu’Apocalypse 20:10-15. Comment Ésaïe 34: 8-10 et Jude 7 nous aident-ils à comprendre l’expression « la fumée de leur tourment monte aux siècles des siècles » (NEG)?


La déclaration concernant les tourments avec du feu et du soufre se réfère à la destruction totale. Le feu et le soufre sont un moyen de jugement (Gen. 19:24, Esaïe 34: 8-10). La fumée qui monte de la destruction est une image bien connue dans la Bible. Ésaïe a prophétisé la destruction future d’Édom par le feu et le soufre: Édom deviendra un terrain désolé; « Elle ne s’éteindra ni jour ni nuit, la fumée s’en élèvera éternellement; d’âge en âge elle sera désolée, à tout jamais personne n’y passera » (Ésaïe 34:10, NEG). Jude a décrit le sort de Sodome et de Gomorrhe comme souffrant de la punition du « feu éternel » (Jude 7). Ces textes ne parlent pas d’un feu qui brule sans fin, car aucune de ces villes ne sont en feu aujourd’hui. Ce sont les conséquences qui sont éternelles, et non le feu lui-même. Le « feu éternel » dans l’Apocalypse se réfère à l’anéantissement complet; la combustion sera assez longue pour arriver à consumer totalement les méchants, jusqu’à ce qu’il n’y ait rien à bruler.


Bien que nous sachions avec gratitude que le feu de l’enfer ne torture pas les perdus pour l’éternité, le châtiment est encore très terrible. Qu’est-ce que cela devrait nous dire sur la tâche sacrée qui nous a été confiée d’avertir les autres sur ce qui est à venir?


Jeudi


(page 85 du guide standard)


8 Mars


Réflexion avancée: Lisez Ellen G. White, « L’avertissement final », dans La tragédie des siècles, chap. 38.


Apocalypse montre qu’au temps de la fin, le peuple de Dieu est mandaté de proclamer l’évangile final dans le monde. Le travail qui nous attend nous parait intimidant, presque impossible. Cependant, nous avons la promesse de la puissance de Dieu.


« La proclamation de l’évangile ne se terminera pas avec une puissance inférieure à celle qui a marqué ses débuts... Ce n’est pas tant par des arguments que par une profonde conviction inspirée par le Saint-Esprit que sera proclamé l’avertissement. Les preuves auront été produites. La semence jetée auparavant portera alors des fruits. » – Ellen G. White, La tragédie des siècles, p. 540.


La conclusion de la proclamation du message final de Dieu se traduira par une grande séparation du monde en deux camps opposés: ceux qui aiment Dieu et Lui obéissent et ceux qui suivent et obéissent à la bête. Cette séparation est interprétée en termes de deux moissons: la moisson du blé amassée dans les greniers (Apo. 14:14-16) et les raisins foulés dans le pressoir (Apo. 14:17-20). Cette séparation finale est le sujet de l’Apocalypse 17 et 18.


Discussion:


Pensez à ce sujet: qui d’autre proclame les messages des trois anges à part les Adventistes du septième jour? Qu’est-ce que ce fait devrait nous dire sur combien notre travail est important et combien nous devrions 1e prendre au sérieux?


Pourquoi pensez-vous que le jugement est une notion impopulaire chez beaucoup de chrétiens? Quel intérêt la notion du jugement précédant la venue de Christ offre-t-elle aux chrétiens aujourd’hui? Comment aider vos frères et sœurs à mieux comprendre le vrai sens du jugement précédant la venue de Christ.


w Réfléchissez à la question du sabbat dans le contexte des évènements finals. Pourquoi est-il significatif que le sabbat du septième jour, qui remonte à la première semaine de la création (Genèse 2:2, 3), jouera un rôle central? Si le problème est ‘’qui’’ nous adorons, le Créateur du « ciel et de la terre » (Apocalypse 14:7), ou la puissance de la bête, et si le sabbat du septième jour est le plus ancien, le plus fondamental et un signe de l’autorité de Dieu en tant que Créateur « du ciel et de la terre », alors pourquoi le sabbat, l’un des commandements de Dieu (Apo. 14:12), joue-t-il un rôle éminent dans la crise finale?


Vendredi


(page 86 du guide standard)



Des outils électriques et un bateau


par Andrew McChesney


Des Adventistes avaient pris une croisière en bateau pour une campagne des conseils de santé au centre de la Russie – et le capitaine du bateau cessa de fumer. Les enfants écrivirent des lettres sur les dix commandements à distribuèrent dans les rues. Les réunions d’évangélisation fournirent du matériel électrique aux personnes dont les maisons avaient été endommagées dans l’Ukraine orientale. Ce sont des manières novatrices par lesquelles les membres d’église partagent l’évangile dans la Division Euro-Asiatique de l’Église Adventiste, un territoire couvrant la majeure partie de l’ex-Union soviétique. Ceci contribue aux efforts pour relancer la croissance de l’église dans cette partie du monde où les gens se donnent très difficilement à Christ. « C’est un territoire difficile, mais Dieu travaille à travers l’implication totale des membres », dit le Président de la Division, Michael Kaminskiy.


Onze professionnels de santé de l’Église Adventiste ont fait deux semaines de croisière dans les anciennes villes russes sur la Volga. Le voyage, qui a suivi un itinéraire touristique très populaire, a été organisé par une organisation non gouvernementale russe de la santé, et les Adventistes étaient invités à partager les principes de santé sur l’eau, le soleil, l’exercice physique et le repos, mais aussi les conseils pour cesser de fumer. Le capitaine du bateau, qui fumait beaucoup, prit part à ces classes. « Il fumait tellement au point qu’il y avait toujours un nuage de fumée autour de lui », déclara Ivan Velgosha, Président de l’Union Russe de l’Ouest. Vers la fin du voyage, il avait arrêté de fumer et déclara que son bateau était devenu une zone non-fumeur. Les Adventistes lui ont offerts un livre sur les modes de vie sains et lui ont dit que Jésus lui permettrait de ne plus fumer. Plus d’un mois après le voyage, ce commandant de bord avait maintenu sa décision de ne plus fumer, dit Velgosha.


Dans la ville de Nijni Novgorod, les élèves partagent leur amour pour Dieu en écrivant des lettres sur Sa loi. Un enfant a écrit, « Nous devons obéir au troisième commandement, donc, nous ne disons pas de mauvaises paroles sur Dieu. » Un autre enfant a écrit, « Si les gens cessaient de voler, nous serions le pays le plus riche du monde. » Les enfants passèrent cinq jours à passer avec les lettres manuscrites sur les rues de la ville. Dans l’est de l’Ukraine, les membres de l’église ont trouvé que les tirages gratuits pour les perceuses électriques attirent les hommes aux réunions d’évangélisation. Les femmes venaient aux réunions, mais le nombre d’hommes augmentait fortement lorsque les églises commençaient à faire la publicité sur les perceuses électriques, déclarait Stanislav Nosov, Président de l’Union Ukrainienne. « Les hommes ont besoin d’outils pour réparer les maisons endommagées par la guerre », dit-il. Les tirages quotidiens avaient lieu pendant les deux semaines de séances d’évangélisation menées dans plusieurs villes à l’est de l’Ukraine. Les gagnants choisissaient entre une perceuse et un ensemble de pots, tandis que tous ceux qui participaient pendant sept séances d’affilée recevaient un colis de nourriture avec du macaroni, sucre, lait et autres articles alimentaires. Des dizaines de personnes furent baptisées. « Dieu est en train de faire des merveilles à travers l’implication totale des membres », déclara Kaminskiy.


Partie I: Aperçu


Texte clé: Apocalypse 14:7


Idée centrale: Apocalypse 14 décrit la guerre du côté du reste de Dieu contre le dragon, telle qu’annoncée dans l’Apocalypse 12:17.


Introduction: Dans Apocalypse 14, le reste réapparait sous les 144000, qui suivent l’Agneau partout où Il va (Apo. 14:1-5). Cette émergence est suivie par le plus célèbre de tous les passages de la Bible aux Adventistes du septième jour, les messages des trois anges (Apo. 14:6-13). Le chapitre se termine par une représentation symbolique de la seconde venue de Jésus et les moissons respectives des saints et des méchants qui l’accompagnent (Apo. 14:14-20). La leçon de cette semaine se concentre principalement sur les messages des trois anges.


Thèmes de la leçon: La leçon et le texte clé présentent les thèmes suivants:


  1. Le reste de Dieu et les 144000

Ceci s’avère être deux noms différents pour le même groupe au temps de la fin.


  1. La « crainte » de Dieu

La crainte de Dieu est un appel à la véritable adoration, à la vénération et au respect accordés au Créateur.


III. La question centrale d’Apocalypse 13 et 14: l’adoration


Le mot « adoration » apparait huit fois dans les points cruciaux dans le récit.


  1. Comment le jugement se rapporte-t-il à l’évangile (Apo. 14:6, 7)?

Le langage du jugement est utilisé de trois façons différentes dans le Nouveau Testament.


  1. Apocalypse 13 et 14 et la première table des dix commandements

Il y a plusieurs références aux quatre premiers des dix commandements dans Apocalypse 13 et 14.


  1. Le premier ange et le quatrième commandement

Application: La section « Application » explore (1) la pertinence du jugement et (2) la pertinence du sabbat du septième jour dans le monde actuel.


Partie II: Commentaire


Apocalypse 14 apporte des précisions sur le rôle du reste de Dieu dans le conflit des temps de la fin introduit dans Apocalypse 12:17. Le reste est décrit (Apo. 14:1-5), son message est présenté (Apo. 14:6-13), et l’issue de la bataille est décrite dans un langage symbolique (Apo. 14:14-20).


Étude détaillé des principaux thèmes de la leçon 10:


  1. Le reste de Dieu et les 144000

Les serviteurs fidèles de Dieu sont appelés le « reste » dans Apocalypse 12:17 et « 144000 » dans Apocalypse 14:1. Sont-ils deux groupes différents ou deux façons de décrire le même groupe? Apocalypse 14:1 contient une allusion à Joël 2:32 indiquant un accomplissement au temps de la fin en dehors de son application à la « première pluie » (Voir Actes 2:21). Dans Joël, les fidèles de Dieu sont ceux qui appelle le nom du Seigneur, habitent sur la montagne de Sion et sont appelés « reste ». Apocalypse 14:1 mentionne le nom de l’Agneau, la montagne de Sion et appelle ces fidèles les 144000. L’allusion à Joël est une clé pour comprendre que Jean décrit le côté du reste dans le conflit final contre le dragon dans le chapitre 14.


  1. La « crainte » de Dieu

Le mot « crainte/craindre » en français est généralement utilisé quand nous sommes terrifiés ou quand nous redoutons une chose ou une personne. En conséquence, beaucoup de lecteurs de la Bible pensent qu’il convient de servir Dieu parce que nous avons peur de Lui. Mais lorsque le mot « craindre » est associé à Dieu dans la Bible, il a un sens beaucoup plus doux. Dans l’Ancien Testament, par exemple, la crainte de Dieu signifie avoir la révérence ou le respect pour Lui: cela comprend des éléments tels que la connaissance personnelle de Dieu (Prov. 9:10), l’obéissance à Ses commandements (Ps. 111:10, Eccles. 12:13) et le fait d’éviter le mal (Prov. 3:7, Prov. 16:6). Dans le Nouveau Testament, cela peut signifier l’admiration et l’excitation respectueuse (Luc 7:16, Actes 2:43). Cela fournit la motivation pour un comportement de piété (2 Cor. 7:1). Cela est parallèle à l’honneur qu’on donnerait à un roi (1 Pie. 2:17) et au respect qu’on exprimerait envers un supérieur (1 Pie. 2:18).


En termes modernes, la crainte de Dieu signifie prendre Dieu suffisamment au sérieux pour entrer en relation avec Lui, pour suivre Ses avertissements afin d’éviter le mal, et obéir à Ses commandements, même à ceux des commandements qui peuvent être gênants – ou pire. C’est un appel à vivre et à agir comme ceux qui savent qu’ils rendront compte à Dieu un jour. Selon ce verset, un tel appel ultime sera une partie de l’expérience du peuple de Dieu au temps de la fin.



III. La question centrale d’Apocalypse 13 et 14: l’adoration


La question qui se pose encore et encore dans Apocalypse 13 et 14 est l’adoration. Sept fois dans ces deux chapitres, il est fait référence à l’adoration du dragon, à la bête ou à l’image de la bête (Apo. 13:4, 8, 12, 15; 14:9, 11). Il s’agit ici d’une contrefaçon de la trinité, qui usurpe l’adoration du monde entier au détriment de Dieu. L’accent est mis sur une contestation universelle du caractère de Dieu consistant à savoir si Dieu est vraiment digne d’être adoré. C’est le thème central de cette partie du livre.


Ironiquement, bien qu’il existe sept références à l’adoration au dragon et à ses alliés dans Apocalypse 13 et 14, il n’y a qu’une seule référence dans le récit à l’adoration à Dieu, et c’est l’appel à adorer le Créateur dans Apocalypse 14:7. C’est pourquoi ce verset est le point central de la section. Et parce qu’Apocalypse 13 et 14 sont au centre du livre, l’appel à rendre l’adoration au Créateur indique le point central de l’ensemble du livre. Étant donné que cet appel à l’adoration est dans le cadre du commandement du sabbat du décalogue (Apocalypse 14:7, comparez Exode 20:11), le sabbat est une question cruciale dans la crise finale de l’histoire de la terre.


  1. Comment le jugement se rapporte-t-il à l’évangile (Apo. 14:6, 7)?


Dans le Nouveau Testament, le jugement est étroitement lié à l’évangile. Tout d’abord, le jugement a eu lieu à la croix quand Satan a été vaincu (Jean 12:31, Apocalypse 5:5-10). Deuxièmement, le langage du jugement est étroitement lié à la prédication de l’évangile dans Jean 3:18-21 et 5:22-25. Chaque fois que l’évangile est prêché, les gens sont appelés en jugement, sur la base de leur réaction à ce qu’a fait Christ sur la croix. Cet appel au jugement est le contexte des quatre cavaliers (Apo. 6:1-8), comme nous l’avons vu dans la leçon 5. Troisièmement, le jugement à la fin des temps examine notre réponse à l’évangile (Jean 12:48). Le livre de l’Apocalypse réserve le langage du jugement pour la phase de la fin des temps (Apo. 11:18, 14:7, 17:1, 20:4).


  1. Apocalypse 13, 14 et la première table des dix commandements

Les références à l’adoration à la bête (Apo. 13:4, 8, 12, 15) viennent dans le cadre d’une contrefaçon de la première table de la loi. Le premier commandement interdit l’adoration de tout autre dieu que le Créateur. Le deuxième commandement interdit l’idolâtrie, l’adoration des images. La bête de la terre dit aux habitants de la terre de mettre en place une image et de l’adorer (Apo. 13:15). Le troisième commandement interdit de prendre le nom du Seigneur en vain. La bête excelle dans le blasphème (Apo. 13:6). Le quatrième commandement, le sabbat, est le sceau de l’alliance, contenant le nom, le territoire et le fondement du règne de Dieu (Exode 20:8-11). Or, le faux système religieux impose la marque de la bête au monde, en remplacement du sabbat (Apo. 13:16, 17).


Cette section d’Apocalypse est centrée sur les commandements de Dieu (Apo. 12:17, 14:12). Dans le chapitre 13, il y a un accent particulier sur la première table des dix commandements, les quatre commandements qui traitent spécifiquement de notre relation avec Dieu. La bête et ses alliés ont contrefait chacun des quatre premiers commandements. Cette contrefaçon ouvre la voie à l’allusion décisive au quatrième commandement dans le message du premier ange (Apocalypse 14:7, voir Exode 20:11).


  1. Le premier ange et le quatrième commandement

Le message du premier ange contient une allusion directe au quatrième commandement du décalogue. C’est évident, pour trois raisons majeures. (1) il y a un parallèle verbal fort entre Apocalypse 14:7 et Exode 20:11. Les deux passages contiennent les mots « fabriquer/faire », « ciel », « terre » et « mer ». Ils contiennent également une référence à Celui qui a créé. (2) Apocalypse 14:6, 7 contient des références au salut (Apo. 14:6), au jugement et à la création (Apocalypse 14:7). Les trois thèmes font écho à la première table des dix commandements (Exode 20:2, 5, 6, 11). (3) Il y a plusieurs références aux dix commandements tout au long de cette section de l’Apocalypse (Apo. 12:17, 14:12, les contrefaçons des quatre premiers commandements dans Apocalypse 13, les parallèles verbaux dans Apocalypse 14:7). Ces références constituent une forte structure parallèle. Le dernier appel de Dieu au monde est dans le cadre du quatrième commandement, le sabbat.


Partie III: Application


  1. Pourquoi pensez-vous que le jugement est une notion impopulaire chez beaucoup de chrétiens aujourd’hui? Le jugement aujourd’hui est souvent vu comme froid et dur. Les tribunaux sont des endroits que les gens veulent éviter, si possible. Mais au sens biblique du terme, le jugement est une bonne nouvelle pour le peuple de Dieu, une chose qu’il attend avec impatience. C’est en ce temps que tous les maux de la terre seront résolus. S’il n’y a aucun jugement à la fin, il n’y aurait aucune justice dans ce monde.

La justice biblique est aussi bien positive que négative. C’est la base des récompenses ainsi que des conséquences négatives. Jésus a dit que même quelque chose d’aussi petite que le fait de donner une tasse d’eau fraiche à un enfant reviendra à la mémoire au jugement (Matthieu 10:42). Cela donne un grand sens pour cette vie de savoir que chaque bonne action, chaque gentillesse, a une grande importance.


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  1. Pourquoi le sabbat joue-t-il un rôle central dans les derniers évènements de l’histoire de la terre? Quelle différence un jour de la semaine peut-il éventuellement faire dans notre loyauté à Dieu? Dieu a placé le sabbat au centre de toutes Ses œuvres puissantes en souvenir de Lui-même. Lorsque nous gardons le sabbat du septième jour, nous nous rappelons de la création (Exode 20:8-11). Dieu a pris un grand risque en nous créant libres (nous étions libres de nous rebeller), et cela afin que nous puissions vraiment L’aimer en retour et nous aimer aussi les uns les autres. Tout le décalogue a été conçu pour promouvoir la liberté (Jacques 1:25, 2:12). Alors, le rôle du sabbat dans la création est de nous rappeler le caractère de Dieu, comme un Dieu d’amour et de liberté. Le sabbat nous rappelle aussi l’exode (Deut. 5:15), le grand acte de Dieu dans le salut de Son peuple. Il est un Dieu bienveillant qui agit puissamment en faveur de Son peuple. Le sabbat nous rappelle aussi la croix. Jésus s’est reposé dans la tombe le jour du sabbat entre Sa mort et Sa résurrection. La croix est la plus grande révélation du caractère de Dieu, et le sabbat est un rappel de cela.

Le sabbat est aussi un reflet de l’attente impatiente du salut futur à la fin des temps (Hébreux 4:9-11). Ceux qui ont vraiment confiance en Dieu trouvent dans le jour du sabbat un repos que Christ donne grâce à la libération du péché, ce repos que l’univers entier recevra dans l’éternité.


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Commentaires pour les moniteurs


Commentaires pour les moniteurs


Commentaires pour les moniteurs


*9 – 15 Mars


Les sept derniers fléaux


Sabbat Après-Midi


Lecture de la semaine: Apocalypse 15:1; 7:1-3; 14:9, 10; 16:1-12; 17:1; Daniel 5; 16:16; 2 Thess. 2:9-12.


Verset à mémoriser: « Qui ne craindrait, Seigneur, et ne glorifierait Ton nom? Car seul Tu es saint. Et toutes les nations viendront, et T’adoreront, parce que Tes jugements ont été manifestés. » (Apocalypse 15:4 NEG).


Apocalypse 11:18 résume les évènements sur la terre juste avant la bataille finale d’Armageddon comme ceci: « les nations se sont irritées ». Cet état de choses sur la terre correspond à la description que Jésus fait à propos des derniers jours (Luc 21:25), et cela est suivi par la colère de Dieu, qui se manifeste par Ses jugements sous forme des sept derniers fléaux sur les non-repentants (Apocalypse 15:1).


Apocalypse 15 s’ouvre sur une illustration de sept anges tenant sept coupes remplies de la colère divine. Mais avant que cette colère ne soit déversée, il est présenté une image du peuple fidèle de Dieu (Apocalypse 15:1-4). Ces gens fidèles sont décrits comme victorieux sur la bête et son image, se tenant debout sur quelque chose qui ressemble à une mer de verre, et en chantant le cantique de Moïse et de l’Agneau – toutes ces images rappellent l’expérience des Hébreux sur les rives de la mer rouge, célébrant la victoire de Dieu sur les Égyptiens (Exode 15).


Ces saints victorieux sont identiques à ceux dénommés les 144000 dans Apocalypse 14:1-5. Après avoir refusé la marque de la bête, ils sont protégés contre les sept derniers fléaux. Puis, à la seconde venue, leurs corps mortels sont transformés et revêtus d’immortalité (1 Cor. 15:51-54) et ils rejoindront la cohorte des saints ressuscités dans la puissance et la gloire de Jésus (1 Thess. 4:17).


* Étudiez cette leçon pour le sabbat 16 Mars.



Leçon


11


(page 88 du guide standard)


10 Mars


La signification des sept derniers fléaux


Les gens ont déjà fait leur choix, soit pour Dieu soit pour Babylone. Christ est maintenant sur le point de venir. Avant l’arrivée de Christ, cependant, les vents destructeurs de la colère de Satan, qui étaient arrêtés (Apo. 7:1-3) sont déchainés, suivis des sept derniers fléaux.


Lisez Apocalypse 15:1, Exode 7–10. Comment le fait que les fléaux égyptiens soient considérés comme la toile de fond de ces fléaux est-il instructif au sujet de leur fonction et de leur sens?


Les sept derniers fléaux sont appelés « derniers » parce qu’ils viennent après les fléaux des sept trompettes et à la fin de l’histoire humaine. Les trompettes couvrent l’ère chrétienne tout entière et sont limitées dans leur portée. Elles sont exécutées pendant que l’évangile est toujours prêché (Apocalypse 10:8-11:14) et l’intercession se déroule (Apo. 8:2-5). Les fléaux des trompettes ont une certaine dose de miséricorde, et leur but est d’amener les ennemis du peuple de Dieu à la repentance.


Par contre, les sept derniers fléaux sont versés juste avant la seconde venue de Christ. Ils sont déversés sur ceux qui, tout comme Pharaon, ont endurci le cœur contre l’amour rédempteur de Dieu en refusant de se repentir (voir Apo. 16:11). La colère divine est le jugement juste de Dieu contre les mauvais choix que les gens font (voir Rom. 1:26-28), et les perdus récoltent maintenant les conséquences de leur propre choix.


Lisez Apocalypse 15:5-8, Exode 40: 34, 35 et 1 Rois 8:10, 11. Qu’est-ce que la déclaration que « personne ne pouvait entrer dans le temple » (Apocalypse 15:8, DRB) suggère sur la chronologie des sept derniers fléaux?


L’expression « personne ne pouvait entrer dans le temple » (Apocalypse 15:8, LSG) se réfère à la fin de la probation. Quand l’œuvre médiatrice de Christ dans le ciel arrive à sa fin, la porte de la repentance se ferme pour toujours. Cela montre que les derniers fléaux ne sont pas destinés à amener les gens à la repentance, mais plutôt, à exposer la dureté de cœurs de ceux qui ont choisi d’être avec Babylone, et les fléaux les incitent à haïr Dieu encore plus.


Regardez le monde d’aujourd’hui avec le mal qui ne fait qu’empirer. Qu’est-ce que le fait que les fléaux aient été retardés si longtemps nous apprend sur la miséricorde et la patience de Dieu?


Dimanche


(page 89 du guide standard)


11 Mars


L’effusion des derniers fléaux


Avec la cessation de l’intercession de Christ dans le sanctuaire céleste, le destin de chaque individu est déterminé pour toujours. Le moment est venu pour ceux qui ont repoussé l’évangile d’éprouver la colère de Dieu dans Sa plénitude.


Les sept derniers fléaux reflètent les fléaux répandus sur l’Égypte (Exode 7-11). Tout comme les fléaux égyptiens frappaient les Égyptiens alors que les Israélites étaient épargnés, de même le peuple de Dieu est protégé pendant ce temps (Ps. 91:3–10). Les fléaux sur l’Égypte exposèrent la dureté du cœur de Pharaon et prouvèrent aux Égyptiens l’impuissance de leurs dieux à les protéger. De même, les derniers fléaux endurciront plus le cœur des adorateurs de la bête et révèleront l’impuissance de Babylone à les protéger du jugement divin.


Lisez Apocalypse 16:1-11. Que se passe-t-il ici, et comment cela est-il décrit?


Les quatre premiers fléaux « ne sont pas universels, sinon, tous les habitants de la terre périraient » – (Traduit d’Ellen G. White, The Great Controversy, p. 628). Le premier inflige des plaies douloureuses et répugnantes exclusivement aux adorateurs de la bête. Les deuxième et troisième fléaux frappent la mer, les fleuves et les sources d’eau, qui se transforment en sang. Sans eau pour boire, l’humanité rebelle ne pourra pas survivre. Le quatrième fléau affecte le soleil qui brule les gens, provoquant une douleur insupportable.


La douleur insupportable infligée par les fléaux n’adoucit pas les cœurs des gens non repentant pour qu’ils changent leur attitude rebelle. Au contraire, ils maudissent et blasphèment Dieu qui exécute ces fléaux. Et ils ne se repentirent point.


Dans Apocalypse 16:10, 11 (voir aussi Exode 10:21-23), nous pouvons voir que le cinquième fléau frappe le trône de la bête. C’était Satan qui avait délégué son trône à la bête (Apo. 13:2). Maintenant, même le siège de l’autorité de Satan ne peut pas résister à la puissance de ces fléaux. Quand les gens souffrent dans la douleur, ils se rendent compte de l’impuissance de Babylone à les protéger. Cependant, ils ont dressé leurs esprits contre Dieu, et même la terreur des fléaux ne peut changer leur cœur.


Comment pouvons-nous maintenir une relation si intime avec le Seigneur, afin que même si la tragédie frappe, que nous ayons suffisamment d’amour de Dieu pour Lui faire confiance même au milieu de la souffrance?


Lundi


(page 90 du guide standard)


12 Mars


L’assèchement du fleuve Euphrate


Lisez Apocalypse 16:12 et Apocalypse 17:1, 15. Que signifie l’Euphrate? Quelle est la signification de l’assèchement de l’Euphrate dans le contexte des sept derniers fléaux?


Dans l’Ancien Testament, l’Euphrate était un moyen indispensable de soutien des ennemis d’Israël, l’Assyrie et Babylone, (Ésaïe 7:20, Jérémie 46:10). La rivière coulait à travers Babylone et était importante pour la ville, car elle permet aux cultures de croitre et aux populations de se ravitailler en eau. Babylone ne pourrait survivre sans l’Euphrate.


Apocalypse 17:1 décrit Babylone de la fin des temps comme étant « assise sur plusieurs eaux » (Apo. 17:1, DRB), peut-être une référence à l’Euphrate (voir Jérémie 51:13). Apocalypse 17:15 explique que les eaux sur lesquelles Babylone de la fin des temps est assise représentent les gens qui la soutiennent, les pouvoirs civils, laïcs et politiques dans le monde derrière le système. Cependant, ces pouvoirs retireront finalement leur soutien.


La scène du sixième fléau reflète la prise de l’ancienne Babylone par Cyrus le Perse (voir Daniel 5). Selon l’historien antique Hérodote, dans la nuit ou le roi Belshazzar et ses fonctionnaires célébraient une fête, les Perses détournèrent l’Euphrate et entrèrent dans la ville le long du lit du fleuve, en prenant la ville par surprise.


L’assèchement symbolique de l’Euphrate dans Apocalypse 16:12 aboutit à la chute de Babylone au temps de la fin. Étant donné que l’Euphrate dans l’Apocalypse représente le monde civil, laïc, et les pouvoirs politiques apportant leur soutien à Babylone, l’assèchement de l’Euphrate symbolise le retrait de leur soutien et leur attaque ultérieure contre Babylone, provoquant ainsi sa chute.


Quand les gens du monde subissent les bouleversements dans la nature (voir Apo. 16:10, 11), ils se tournent vers Babylone pour demander la protection. Cependant, quand le cinquième fléau frappe le siège de l’autorité de Babylone, ils voient que c’est inutile de demander de l’aide à Babylone. Se sentant trompés, ils se tournent contre Babylone, provoquant sa chute (voir Apo. 17:16). Pourtant, comme nous l’avons vu, leurs cœurs s’endurcissent contre Dieu et Son peuple. À ce titre, ils deviennent un terrain fertile pour la séduction finale par laquelle Satan attirera le monde pour la grande bataille contre Dieu.


De quelle manière avez-vous appris comment il est risqué de placer votre confiance en l’homme et dans les institutions humaines?


Mardi


(page 91 du guide standard)


13 Mars


La dernière plus grande séduction de Satan


Apocalypse 16:12 nous dit que l’assèchement de l’Euphrate vise à préparer le terrain aux « rois de l’Orient » (LSG). Dans l’Ancien Testament, « les rois de l’Orient » étaient Cyrus et ses forces venant de l’est contre Babylone (Ésaïe 41:25). Leur conquête de Babylone a rendu possible le retour du peuple de Dieu dans sa patrie (Ésaïe 44:27, 28). De la même manière, l’assèchement symbolique de l’Euphrate prépare la voie à la venue des rois de l’est pour donner la délivrance au peuple de Dieu au temps de la fin.


Les rois de l’Orient dans Apocalypse 16:12 sont Christ et Son armée de fidèles. Quand Jésus retournera accompagné d’anges célestes, Apocalypse 17:14 montre que la bataille finale opposera d’une part Christ et Son reste fidèle, et d’autre part, les forces sataniques. Dans Apocalypse 19:14, Jésus conduit les armées du ciel « sur des chevaux blancs, vêtues de fin lin, blanc et pur » (Apo. 19:14, DRB), ce qui est la robe de la mariée de l’Agneau dans Apocalypse 19:8. De l’autre côté, dans Apocalypse 7, les 144 000 sur la terre sont représentés comme une armée prête pour la bataille finale.


Lisez Apocalypse 16:13, 14. Quel est le rôle des trois démons semblables aux grenouilles dans la préparation pour la bataille finale? Comment sont-ils une contrefaçon satanique des messages des trois anges d’Apocalypse 14?


L’assèchement de l’Euphrate secoue la triade satanique. À ce stade, Jean voit sortir de leurs bouches trois esprits démoniaques qui ressemblent à des grenouilles. Dans les fléaux égyptiens, les grenouilles étaient la dernière peste que les magiciens de Pharaon avaient réussi à contrefaire (Exode 8:1-15). Les trois démons semblables aux grenouilles sont la dernière tentative de Satan de contrefaire l’œuvre de Dieu.


Les trois démons sortant de « la bouche » de la trinité satanique représentent la stratégie finale de Satan. Satan leur permet d’effectuer des prodiges en faveur de la bête semblable à l’agneau (voir Apo. 13:13, 14), ce qui comprend le spiritisme. Les prodiges font partie de la stratégie séductrice de Satan au temps de la fin, pour convaincre le monde de le suivre, plutôt que de suivre le vrai Dieu (2 Thess. 2:9-12).


Les esprits démoniaques semblables aux grenouilles sont envoyés avec un faux évangile pour inciter le monde à se joindre à eux pour la bataille contre le peuple de Dieu. Bien que déçus, les dirigeants du monde sont attirés à nouveau, et ils se soumettent à Satan contre le peuple de Dieu. À ce stade, le décor est maintenant planté pour la bataille finale, menant à la fin de ce monde, la bataille dite d’Armageddon.


Mercredi


(page 92 du guide standard)


14 Mars


Rassemblement pour la bataille finale


Lisez Apocalypse 16:16. Dans quelle mesure les séductions finales de Satan pourront-elles rassembler les peuples du monde pour la bataille d’Armageddon?


Les prodiges démoniaques et trompeurs permettront d’atteindre des succès dans le monde entier. En rejetant le vrai évangile, les gens croiront un mensonge qui sera accompagné de prodiges mensongers (voir 2 Thess. 2:9-12). Ils se rassembleront à un endroit symbolique, qui est en Hébreu appelé Armageddon, ce qui signifie « la montagne de Meguiddo ». Megiddo était une ville fortifiée située dans la vallée de Jezréel (ou la plaine d’Esdraelon) au pied de la crête du Mont Carmel et un site stratégique important. La plaine d’Esdraelon était connue pour les nombreuses batailles décisives dans l’histoire d’Israël (voir juges 5:19, 6:33 ; 2 Rois 9:27 ; 2 Rois 23:29, 30).


Apocalypse utilise ce motif de l’histoire d’Israël pour décrire le grand conflit final, appelé Armageddon, entre Dieu et les forces du mal. Les habitants de la planète sont dépeints comme une armée unifiée sous la direction de la ligue satanique.


Le Mont de Megiddo semble vouloir dire Mont Carmel, qui est juste près de la ville. Le Mont Carmel a été le théâtre d’une des batailles les plus importantes dans l’histoire d’Israël, opposant le prophète Élie et les prophètes de Baal (1 Rois 18). Le contentieux tournait autour de la question de savoir qui était le vrai Dieu. Le feu qui était venu du ciel démontre que le Seigneur est le seul vrai Dieu et le seul à être adoré. Apocalypse 13:13, 14 dépeint la bête de la terre, faisant descendre le feu du ciel pour contrefaire l’œuvre de Dieu et tromper le monde entier.


Armageddon n’est pas une lutte militaire menée quelque part au Moyen-Orient mais plutôt une bataille spirituelle entre Christ et les forces des ténèbres (voir 2 Corinthiens 10:4). La question à trancher une fois pour toutes dans la bataille finale est de savoir qui est le souverain légitime de l’univers. L’issue de la bataille finale sera comme celle du Mont Carmel – le triomphe final de Dieu sur les forces des ténèbres.


Pendant de nombreuses années, les gens ont considéré les troubles politiques et militaires au Moyen-Orient comme des signes de la fin et de la guerre d’Armageddon. Malgré les nombreuses prédictions et des dates fixées, Armageddon, tel qu’ils l’avaient prévu, n’est pas venu. Comment pouvons-nous nous protéger nous-mêmes contre de telles erreurs en ce qui concerne l’interprétation de ces évènements localisés comme l’accomplissement de la prophétie biblique?


Jeudi


(page 93 du guide standard)


15 Mars


Réflexion avancée: « Seuls ceux qui se seront fortifiés par l’étude des Écritures pourront subsister au cours du dernier conflit. Chacun devra résoudre cette question vitale : Obéirai-je à Dieu ou aux hommes?...


L’apôtre Paul parle des derniers jours en ces termes: “Il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine.” (2 Tim. 4:3) Ce temps est venu. Les foules ne goutent pas les vérités de la Bible qui entrent en conflit avec l’amour du monde, et Satan leur fournit les chimères qui leur plaisent. Dieu aura cependant sur la terre un peuple qui s’attachera à sa Parole et qui en fera la pierre de touche de toute doctrine et le fondement de toute réforme. Ni l’opinion des savants, ni les déductions de la science, ni les crédo, ni les décisions des conciles et assemblées ecclésiastiques – aussi discordants que nombreux – ne doivent être pris en considération sur un point de foi religieuse. Avant d’accepter une doctrine quelconque, il faut s’assurer qu’elle a en sa faveur un clair et précis: “Ainsi a dit l’Éternel.”


Pour couronner le grand drame de la séduction, Satan lui-même simulera l’avènement du Seigneur que l’Église attend depuis si longtemps comme la consommation de ses espérances. En diverses parties du monde, on verra paraitre un personnage majestueux, auréolé d’une gloire éclatante qui rappellera la description du Fils de Dieu donnée dans l’Apocalypse 1. Son éclat dépassera tout ce que les yeux des mortels auront jamais contemplé. Ce cri de triomphe déchirera les airs: “Le Christ est venu! Le Christ est venu!” Les foules se prosterneront devant lui pour l’adorer, tandis qu’il lèvera les mains pour les bénir, exactement comme Jésus lorsqu’Il bénissait Ses disciples aux jours de Sa chair. Sa voix sera douce, contenue et fort mélodieuse. Affable et compatissant, il répètera quelques-unes des vérités célestes et consolantes prononcées par le Seigneur. Il guérira les malades, puis, en vertu de son autorité, ce faux Christ affirmera avoir transféré le sabbat au dimanche et ordonnera à chacun de sanctifier le jour qu’il a béni. Il déclarera que ceux qui s’obstineront à observer le septième jour renient le Christ, puisqu’ils refuseront de prendre garde aux anges qu’il a envoyés pour apporter la vérité au monde. Cette suprême séduction sera presque irrésistible. » – Ellen G. White, La tragédie des siècles, pp. 523, 551, 552.


Discussion:


Lisez l’exhortation de Jésus dans Apocalypse 16:15 insérée dans la description de la préparation à la bataille d’Armageddon. Remarquez le libellé semblable à l’appel de Christ à l’église de Laodicée (Apo. 3:18). Comment cela montre-t-il l’importance du message à Laodicée au peuple de Dieu vivant au moment de la préparation pour la bataille finale? En quoi ce message s’applique-t-il à vous personnellement?


Les vêtements blancs dans Apocalypse symbolisent la justice de Christ (Apo. 3:4, 5, 19:7-9). Seuls ceux qui portent la robe de justice de Christ pourront rester fermes dans la crise finale. Comment peut-on laver ses vêtements et les blanchir dans le sang de l’Agneau (Apo. 7:14) ?


Vendredi


(page 94 du guide standard)


Moïse et la police zimbabwéenne


par Andrew McChesney


Le missionnaire de 26 ans observa un groupe de 50 policiers zimbabwéens. Ces femmes et hommes en uniforme viennent de participer à un défilé coloré dans le centre de Bulawayo, et ils attendaient pour lui parler. Emmanuel Msimanga, un pionnier de Mission Globale assigné au quartier central de la deuxième ville économique du Zimbabwe – commença à parler de Moïse. « Même quand Moïse était en Égypte, il se souvint qu’il était un Hébreu », dit-il. « Moïse s’était dit: « même si je suis en Égypte, je ne suis pas un Égyptien. Je ne dois pas suivre les modes de vie du monde. » Emmanuel regarda dans leurs yeux un peu terrifiants. « Certaines personnes amassent le gain injuste. Ne les suivez pas », dit-il. « Menez une vie vertueuse même si nous vivons dans un monde pécheur. » Emmanuel, diplômé de théologie en 2017 de Solusi University près de Bulawayo, a eu une occasion unique de partager Christ.


En tant que pionnier de la Mission Globale, il cherche des moyens d’atteindre les policiers, fonctionnaires et étudiants qui vivent et travaillent dans sa circonscription. Après une simple demande, il obtint la permission de donner un message de dévotion de 30 minutes au cours de la formation des officiers et régionaux. Emmanuel avait beaucoup plus à dire à la formation. « Moïse a choisi de souffrir avec les Israélites plutôt que de jouir des plaisirs éphémères du péché », dit-il. Tournant dans sa Bible aux Hébreux 11:24-25, il lut: « C’est par la foi que, devenu grand, Moïse renonça à être appelé fils de la fille du pharaon, préférant être maltraité avec le peuple de Dieu que d’avoir la jouissance éphémère du péché. » Les agents de police ont par la suite remercié Emmanuel. « C’est le genre de dévotion dont nous avons besoin », dit l’un. « Il nous a dit les choses que nous ne voulons pas entendre, mais que nous devons entendre. » « C’était une parole de reproche et de correction », dit l’autre. « Dieu m’a béni aujourd’hui. » Emmanuel invita les dirigeants à s’inscrire aux études de La Voix de la Prophétie, des cours bibliques gratuits, et il donna à chacun un livre. Aucun officier de police n’a demandé le baptême, mais Emmanuel est sûr que l’Esprit Saint est à l’œuvre.


Après seulement deux mois comme pionnier de Mission Globale, cinq étudiants dans sa circonscription étaient prêts pour le baptême. Emmanuel est désireux de continuer à prêcher la droiture. « Comme Moïse, nous pouvons toujours annoncer la justice, même si la marée de l’époque dit que nous devrions être corrompus », dit-il.


Une partie d’une offrande du treizième sabbat en 2015 fut envoyée à Solusi University pour doubler la taille de son réfectoire de 500 à 1000 places.



Partie I: Aperçu


Texte clé: Apocalypse 15:4


Idée centrale: Apocalypse 16 décrit les sept derniers fléaux (Apocalypse 15:1) de l’histoire de la terre. C’est dans ces fléaux qu’est incluse la seule mention du titre exact « Armageddon » dans la Bible.


Introduction: Cette partie commence par le peuple de Dieu de la fin des temps debout près de la mer de cristal, et chantant le cantique de Moïse et de l’Agneau, ceci étant une allusion à l’exode (Apocalypse 15:1-4). Puis les sept fléaux sont introduits avec une vision du temple céleste vide à cause de la gloire de Dieu qui l’emplissait, ce qui signifie que le ministère céleste de Christ est terminé, c’est un retour à son inauguration originale (Apo. 15:5-8; voir Exode 40: 34, 35). Cette scène est l’imagerie de la fin de la probation. Il fut alors dit aux sept anges de déverser une à une les coupes de la colère sur la terre (Apocalypse 16).


Thèmes de la leçon: La leçon et le texte clé présentent les thèmes suivants:


  1. Le peuple de Dieu désigné par plusieurs noms.

Le texte montre que les noms tels que le reste, 144000, et les saints se réfèrent tous au même groupe au temps de la fin.


  1. Pourquoi Dieu envoie-t-Il des fléaux lorsqu’il n’y a plus possibilité de repentance?

III. La signification symbolique de l’Euphrate dans Apocalypse 16:12


  1. Deux évangiles dans l’Apocalypse

Les trois anges (Apo. 14:6-12) et les trois grenouilles (16:13, 14) sont des symboles opposés de l’évangile.


  1. Cyrus le Perse et la deuxième moitié de l’Apocalypse

Un roi païen qui préfigure le Messie.


  1. Le sens d’Armageddon

Application: La section « Application » explore comment la description de la bataille d’Armageddon dans Apocalypse favorise la préparation spirituelle pour la fin des temps.


Partie II: Commentaire


Voir l’introduction de la partie I pour le résumé d’Apocalypse 15 et 16.


Étude détaillée des principaux thèmes de la leçon 11:


  1. Le peuple de Dieu désigné par plusieurs noms.

Nous avons vu dans la leçon précédente des moniteurs que le peuple fidèle de Dieu au temps de la fin est appelé le reste dans Apocalypse 12:17 et les 144000 dans Apocalypse 14:1. L’allusion à Joël 2:32 dans Apocalypse 14:1 est claire que Jean voit les deux appellations comme se référant au même groupe. Il y a une preuve supplémentaire dans l’Apocalypse que les noms multiples pour le peuple de Dieu se réfèrent tous à un même groupe au temps de la fin, plutôt qu’à plusieurs groupes.


Les 144000 et la grande multitude semblent opposés. Comme nous l’avons vu dans l’édition des moniteurs de la leçon 6 (voir thème IV), il y a deux points de vue sur ce sujet. Le peuple de Dieu au temps de la fin est appelé les 144000 dans Apocalypse 14:1 et les « saints » dans Apocalypse 14:12, mais les « saints » de tous les temps, surtout pendant la période des 1260 jours/années, sont décrits dans Apocalypse 17:6. Ainsi, le peuple de Dieu au temps de la fin est désigné par plusieurs noms dans l’Apocalypse: 144000, le reste et les saints (Apo. 14:12). Ils se tiennent sur la mer de verre (Apocalypse 15:2); ce sont eux qui gardent leurs robes pures (Apo. 16:15); et ce sont eux qui sont les disciples choisis et fidèles de l’Agneau (Apo. 17:14).


  1. Pourquoi Dieu envoie-t-Il des fléaux lorsqu’il n’y a plus la possibilité de repentance?

Les séductions et les fléaux de la crise finale exposent la vérité sur Satan et ceux qui le suivent (2 Thess. 2:10-12). Ce n’est pas la faute à Dieu que les méchants ne soient pas sauvés. Ni la grâce de Dieu (Romains 2:4) ni les fléaux de la fin des temps (Apo. 16:9, 11, 21) ne suscitent le repentir chez eux. Les perdus ont endurci leurs cœurs dans ce qu’ils ont choisi. Ainsi, même la destruction des méchants glorifie le caractère de Dieu à la fin (Apocalypse 15:3, 4). Ils se sont rendus dangereux en face du salut, et ainsi, Dieu, tristement, les laisse dans leurs choix (Osée 11:7, 8). Même après le millénium et une exposition plus claire du caractère de Dieu, rien dans leur caractère ne peut changer (Apo. 20:7-10). Les fléaux exposent leur indignité à hériter l’éternité et font valoir le jugement de Dieu dans chaque cas.


III. La signification symbolique de l’Euphrate dans Apocalypse 16:12


Quel est le sens de l’Euphrate dans Apocalypse 16:12? Nous ne devons pas rester dans le doute lorsque le texte lui-même définit un symbole. Apocalypse 17:1 présente une explication de l’une des coupes de malheur, celle qui a quelque chose à voir avec l’eau. Elle doit se référer à la sixième peste, parce que la femme qui est assise sur l’eau s’appelle Babylone (Apocalypse 17:5), et les « grandes eaux » de Babylone décrivent le fleuve de l’Euphrate (Jérémie 51:13).


Le sens du fleuve est donné dans Apocalypse 17:15. Les eaux du verset 1 « ce sont des peuples, des foules, des nations et des langues » (Apo. 17:15 BFC). En d’autres termes, les pouvoirs civils et laïques du monde entier. Ces pouvoirs donnent leur allégeance à Babylone pendant une courte période (Apo. 17:3, 12, 13), forment une confédération mondiale du temps de la fin en opposition à Dieu et à Son peuple.


  1. Deux évangiles dans l’Apocalypse

Les trois anges d’Apocalypse 14:6-12 proclament ensemble le message de l’évangile final au monde. Ce que beaucoup de lecteurs de l’Apocalypse ont manqué est l’évangile contrefait, qui est également proclamé au monde dans l’Apocalypse 16:13, 14.


Le dragon, la bête et le faux prophète (la trinité contrefaite d’Apocalypse 13) produisent chacun de sa bouche un esprit impur semblable à une grenouille (Apo. 16:13). Selon le verset 14, ces grenouilles sont des « esprits de démons » qui sortent pour aller chez les rois du monde entier afin de les regrouper pour la bataille d’Armageddon (voir aussi Apo. 16:16). Les démons sont des mauvais anges; de même, il y a trois saints anges de Dieu qui œuvrent par l’intermédiaire de l’église du reste de Dieu pour présenter le vrai évangile dans le chapitre 14, en opposition aux trois anges maléfiques qui présentent un faux évangile aux chapitres 13 et 16.


Les deux « évangiles » vont à tout le monde (Apo. 14:6, 16:14). Ce faux évangile est également décrit dans 2 Thessaloniciens 2:9-12 et Matthieu 24:24-27. Ceux qui ne prennent pas ces paroles de l’Écriture au sérieux seront séduits dans la crise finale.


  1. Cyrus le Perse et la seconde moitié de l’Apocalypse

Dans Apocalypse 16:12, l’assèchement de l’Euphrate, ce fleuve qui est un soutien politique et militaire du système de Babylone (Jérémie 50:37, 38; Jérémie 51:35, 36) prépare la voie aux rois de l’orient. Cette brève description rappelle comment les armées de Cyrus sont venues du nord et de l’est de Babylone. Les ingénieurs de Cyrus avaient creusé une dépression dans la vallée pour détourner le débit de l’Euphrate, permettant aux soldats de Cyrus de marcher sous les portes de la rivière pour entrer dans la ville. En calculant le détournement de l’Euphrate à coïncider avec la fête à l’intérieur de la ville, les soldats de Cyrus découvrirent que les gardes ivres avaient laissé ouvertes les portes le long de la rivière. Les soldats se précipitèrent dans la ville, conquirent le royaume et tuèrent le roi, Belschatsar (comme décrit dans Daniel 5). Dans les mois et les années qui suivirent, Cyrus a amorcé un processus dans lequel les restes dispersés d’Israël furent encouragés à rentrer chez eux et à reconstruire le temple et la ville de Jérusalem.


Remarquez la séquence totale une fois de plus: dans l’Ancien Testament, Cyrus, roi des Perses, assécha littéralement le fleuve Euphrate afin de conquérir Babylone et libérer Israël. Ce récit définit clairement l’arrière-plan de la dernière partie du livre de l’Apocalypse. Dans le livre de l’Apocalypse, les eaux du fleuve Euphrate à la fin des temps tarissent pour faire place à un Cyrus (les « rois de l’orient ») de la fin des temps qui conquiert Babylone de la fin des temps pour délivrer Israël de la fin des temps! La sous-structure narrative fondamentale de la bataille d’Armageddon est ancrée dans l’histoire de Cyrus et de la chute de Babylone de l’Ancien Testament.


  1. Le sens d’Armageddon,

Le mot « Armageddon » est vraiment Har-Magedon en grec. Apocalypse 16:16 explique que le mot est issu de l’hébreu. En Hébreu har signifie montagne. Donc le sens le plus naturel d’Armageddon est « Montagne de Megiddo. » Le problème est qu’il n’y a aucune montagne dans le monde entier nommé Megiddo. Il y a les eaux de Megiddo (Juges 5:19), une vallée de Megiddo (2 Chroniques 35: 22) et une ville de Megiddo (1 Rois 9:15). D’autres suggèrent « montagne de massacre » (basé sur Zach. 12:11) ou « Montagne de l’assemblée » (en faisant écho à Ésaïe 14:13).


Anchor Bible Dictionary conclut que la meilleure explication de Har-Magedon est de l’associer à la montagne qui domine les eaux, la vallée et la ville de Megiddo, le mont Carmel. Le mont Carmel est l’endroit où Élie a invoqué le feu du ciel sur la terre pour démontrer qui est le vrai Dieu (Apo. 13:13, 14). Dans les derniers jours de l’histoire de la terre, il y aura une confrontation entre le vrai Dieu (Apocalypse 4 et 5) et le trio de la contrefaçon (Apo. 16:13, 14); entre les trois anges (Apo. 14:6-12) et les trois grenouilles. Dans cette bataille finale, le feu tombera sur l’autel contrefait (Apo. 13:13, 14), mais le vrai Dieu sera reconnu comme juste à la fin (Apocalypse 15:3, 4).


Partie III: Application


1.Au milieu de la bataille du récit d’Armageddon (Apo. 16:13-16) se trouve une bénédiction à celui qui veille et qui conserve ses vêtements purs (Apo. 16:15). Dans la leçon 3, thème V, nous avons vu que cette référence est une claire allusion à Apocalypse 3:18, à l’avertissement de Christ à Laodicée. Il y a, par conséquent, un lien évident entre l’église de Laodicée et le dernier appel de Dieu au monde dans le contexte d’Armageddon. L’église qui traversera la crise finale de l’histoire de la terre est gravement affaiblie, mais elle est l’objet de la plus grande sollicitude de Jésus, et elle vaincra enfin de compte (Apo. 3:21). Ce paradoxe devrait être une source d’avertissement et d’encouragement au peuple de Dieu aujourd’hui.


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  1. Dans un seul verset (Apo. 16:15), Jean rassemble une variété d’appels du Nouveau Testament à la lumière de la fin. Les deux « Je viens comme un voleur » et « heureux celui qui veille » rappellent les déclarations de Jésus qui sont encore reprises par Paul (Matthieu 24:42-44, Luc 12:37-39, 1 Thess. 5:1-6). Tous ces trois textes parlent de la préparation pour la venue de Jésus. En faisant écho à ces concepts au cœur de la bataille d’Armageddon, le livre de l’Apocalypse révèle clairement que c’est maintenant le moment de tenir compte de cet avertissement afin de ne pas être du mauvais côté. C’est notre tâche spirituelle de veiller sur nos cœurs, nos pensées et notre comportement, afin de rester fidèles, peu importe la séduction ou la persécution à laquelle nous faisons face. Il y a donc nécessité pour les fidèles d’avoir l’endurance et le discernement, d’être fortifiés par les paroles de Jésus dans les Évangiles et à Laodicée, et les paroles de Paul. Lorsque nous choisissons d’être fidèles aujourd’hui au milieu de diverses tentations, nous sommes prêts pour des batailles encore plus grandes à la fin des temps.

Commentaires pour les moniteurs


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*16 – 22 Mars


Le jugement sur Babylone


Sabbat Après-Midi


Lecture de la semaine: Apocalypse 17; Jérémie 51:13; Exod. 28:36–38; Apocalypse 13:1-10; Apo. 13:5-8.


Verset à mémoriser: « Et j’entendis du ciel une autre voix qui disait: sortez du milieu d’elle, Mon peuple, afin que vous ne participiez point à ses péchés, et que vous n’ayez point de part à ses fléaux. Car ses péchés se sont accumulés jusqu’au ciel, et Dieu s’est souvenu de ses iniquités. » (Apocalypse 18:4-5, NEG).


Le sixième fléau conduit au séchage symbolique de l’Euphrate, quand le peuple désabusé du monde retire son soutien populaire à Babylone au temps de la fin. Comme nous l’avons vu dans la leçon de la semaine dernière, l’éclatement de son pouvoir sera précédé de nombreux prodiges démoniaques, de la contrefaçon de l’œuvre de Dieu (Apo. 13:14). L’activité démoniaque réussira à réunir les méchants en préparation à la bataille d’Armageddon contre le reste fidèle de Dieu.


Dès le début de la bataille finale, un grand tremblement de terre se produit dans le cadre de la septième plaie. Le tremblement de terre brise l’unité de Babylone et elle se divise en trois parties (Apo. 16:18, 19). Babylone au temps de la fin est dépeinte comme une ville, signifiant l’union à court terme des puissances politiques et religieuses du monde à l’encontre du peuple de Dieu. Cette unité est brisée, provoquant la rupture de Babylone au temps de la fin.


Nous devons garder à l’esprit qu’Apocalypse 16:19 prononce seulement la chute politique de Babylone au temps de la fin. Les chapitres 17 et 18 nous disent comment se passera réellement cette chute. Avant de décrire la disparition de Babylone du temps de la fin et les raisons de sa chute (Apo. 17:12-18:24), Apocalypse 17 décrit ce système religieux apostat, cette fois, comme une prostituée montée sur la bête, et, en union avec ses filles prostituées, séduit le monde entier contre Dieu (Apo. 17:1-11).


* Étudiez cette leçon pour le sabbat 23 Mars.


Leçon


12


(page 96 du guide standard)


17 Mars


Babylone l’impudique


Lisez Apocalypse 17:1. Jérémie 51:13 montre que les « grandes eaux » sur lesquelles est assise Babylone sont le fleuve Euphrate. D’après Apocalypse 17:15, que symbolisent les nombreuses eaux?


Une femme dans la Bible est un symbole du peuple de Dieu. Dans l’Apocalypse, la véritable église de Dieu est dépeinte comme une femme pure (Apo. 12:1, 22:17). Une prostituée représente donc une église apostate et infidèle. Dans Apocalypse 17:5, cette prostituée est identifiée comme Babylone la grande. Tout comme l’ancienne Babylone dépendait de l’Euphrate pour son existence, Babylone des temps de la fin s’appuiera sur les masses pour faire appliquer ses plans.


Lisez Apocalypse 17:2; Apocalypse 14:8 et Apocalypse 18:2, 3. Quels sont les deux groupes de personnes spécifiés comme étant impliqués dans une relation illicite avec Babylone en se laissant séduire par elle?


Le premier groupe est formé des rois de la terre, les leadeurs des pouvoirs politiques. Ils sont dépeints comme étant engagés dans une relation adultère avec Babylone la prostituée. Dans l’Ancien Testament, le langage de la prostitution, de l’adultère ou de la fornication, est fréquemment utilisé pour décrire combien l’Israël apostat s’était détourné de Dieu en s’engageant dans l’idolâtrie (Ésaïe 1:21, Jérémie 3:1-10). La relation adultère entre les rois de la terre et la prostituée symbolise une union illicite entre Babylone au temps de la fin et les puissances politiques gouvernantes – une union de l’église et de l’État.


Le deuxième groupe dans une relation illicite avec Babylone l’impudique est formé des habitants de la terre, les masses gouvernées. Ils se sont rendus spirituellement ivres du vin de la fornication de Babylone. Par contraste aux puissances politiques gouvernantes, la population en général est intoxiquée par les faux enseignements et pratiques de Babylone, en s’illusionnant qu’elle peut les protéger. Quand les gens sont ivres, ils ne pensent plus sobrement et sont difficiles à contrôler (voir Ésaïe 28:7). Le monde entier s’égarera, à l’exception d’un reste fidèle.


Au temps de la fin, tout comme aujourd’hui, et comme cela a été toujours le cas, les masses s’égarent. Qu’est-ce que cela devrait nous dire sur les dangers de suivre le sentiment populaire, peu importe cette popularité?


Dimanche


(page 97 du guide standard)


18 Mars


La prostituée montée sur la bête écarlate


Lisez Apocalypse 17:3. L’un des sept anges qui tenaient les sept coupes contenant les sept fléaux se propose de montrer à Jean le jugement de la prostituée assise sur de nombreuses eaux. Quand Jean la voit, en fait, elle était montée sur la bête écarlate. De quelle manière les eaux et la bête sont-elles des symboles convenables pour décrire les partisans de Babylone?


Quand Jean fut transporté en vision dans le désert, il voit une femme sur une bête écarlate. Tandis que la prostituée représente une entité religieuse, la bête symbolise un pouvoir politique. L’image d’une religion montée sur un pouvoir laïc et politique décrit deux entités distinctes, ce qui n’était pas le cas dans le passé, quand la religion et la politique étaient combinées. La prophétie montre cependant que ces deux vont s’unir à l’heure de la fin. L’idée d’être montée sur la bête dénote la domination; cela montre que ce système religieux apostat aux temps de la fin dominera les pouvoirs laïcs et politiques.


Quelles caractéristiques de la prostituée décrivent le dragon, la bête de la mer et la bête qui sort de la terre dans Apocalypse 12 et 13?


La prostituée est aussi décrite comme extravagamment vêtue de pourpre et d’écarlate, et parée des ornements d’or, de pierres précieuses et de perles; ceci étant une pratique des prostitués dans l’antiquité pour augmenter leur pouvoir de séduction (Jérémie 4:30). L’écarlate est la couleur du sang et correspond au caractère oppressif de ce système religieux.


La robe de la prostituée est une contrefaçon de la tenue du grand prêtre dans l’Ancien Testament, qui comprenait les couleurs pourpre, écarlate et d’or (Exode 28: 5, 6). L’inscription blasphématoire sur son front remplace l’inscription sacerdotale, « SAINTETÉ À L’ÉTERNEL » sur la mitre du souverain sacrificateur (Exode 28: 36-38). La coupe dans sa main rappelle les vaisseaux du sanctuaire que Belschatsar, roi de Babylone, et ses invités, avaient osé utiliser pour boire du vin (Daniel 5:2-4). La coupe dans les mains de la prostituée utilise l’apparence de la vérité pour dissimuler son vin impudique – les mensonges du système religieux de Satan au temps de la fin – pour séduire le monde égaré.


Babylone la prostituée est décrite plus en détail comme ivre du sang des saints martyrisés de Jésus, qui sont morts à la suite de leur témoignage de Christ. Ceci met Babylone du temps de la fin en relation directe avec la chrétienté médiévale apostate, qui était dirigée par la papauté et qui fut responsable de la mort des millions de chrétiens qui étaient restés fidèles à l’évangile.


La description de la prostituée de Babylone reflète l’image de Jézabel dans l’église de Thyatire (voir Apo. 2:20-23). Comment le parallèle entre ces deux femmes décrit bien le caractère de Babylone des temps de la fin?


Lundi


(page 98 du guide standard)


19 Mars


L’identification de la bête écarlate


Apocalypse 17:3 décrit la bête écarlate en termes similaires à la bête de la mer d’Apocalypse 13, qui fit la guerre contre le peuple de Dieu et le vainquit (Apo. 13:5-7). Cette persécution a poussé la femme pure à fuir dans le désert pendant la période des 1260 ans, de 538-1798 apr. JC (Apo. 12:13, 14). Malgré leur ère d’œcuménisme, les protestants feraient bien de se souvenir de la terrible persécution du passé, parce que, selon la prophétie, quelque chose de semblable et de pire se reproduira encore.


Lisez Apocalypse 17:8. Comparez le texte de ce verset à Apocalypse 13:8. Comment Apocalypse 13:3 décrit-il les trois phases de l’existence et des activités de la bête?




La bête écarlate est identifiée comme celle qui a été et n’est pas et va monter de l’abime et aller à la perdition. Cette phrase tripartite est, avant tout, une contrefaçon du nom divin, Yahvé – « qui est, qui était et qui vient » (Apocalypse 1:4, voir aussi Apo. 4:8). Cela décrit aussi d’autres points des trois phases de l’existence de la bête:


(1) La bête « était ». Elle a existé dans le passé. Ses activités antérieures ont duré pendant la période prophétique des 42 mois, également connue sous le nom de la période des 1260 jours prophétiques (voir Apo. 13:5, et leçon 9, dimanche).


(2) « N’est pas ». Avec sa blessure mortelle (voir Apo. 13:3), la bête est entrée dans sa phase de non-existence, du moins, en tant que persécutrice, depuis 1798. Elle a disparu pendant un certain temps de la scène mondiale; cependant, elle a survécu.


(3) Enfin, avec la guérison de la blessure mortelle, la bête va revenir à la vie en pleine rage satanique.


Apocalypse 17 décrit la bête d’Apocalypse 13:1-8 au moment de la guérison de sa blessure mortelle. Sur cette bête ressuscitée aussi s’assied Babylone la prostituée. Une fois de plus, il y aura une union éphémère de la religion et de la politique, telle qu’elle existait au moyen-âge et la persécution se déclenchera.


« Que l’opposition, le fanatisme et l’intolérance s’élèvent; que les feux de la persécution se rallument, aussitôt les mal affermis et les hypocrites abandonneront la foi, tandis que le vrai chrétien demeurera ferme comme un rocher, la foi plus forte et l’espérance plus radieuse qu’aux jours de la prospérité. » – Ellen G. White, La tragédie des siècles, p. 532. Quel avertissement devrions-nous tirer de ces paroles sur ce que notre expérience chrétienne doit être maintenant, avant même que les derniers évènements se déroulent?.



Mardi


(page 99 du guide standard)


20 Mars


Les sept têtes de la bête


Lisez Apocalypse 17:9-11 et Apocalypse 13:18. La condition pour comprendre les sept têtes est un esprit de sagesse. Quel genre de sagesse est-il question ici? Comment peut-on avoir cette sagesse divinement conférée (voir Jacques 1:5)?


L’ange explique que les sept têtes sont sept montagnes. Certains traducteurs pensent que ces montagnes font allusion aux sept collines sur lesquelles se trouve la ville de Rome, et c’est pourquoi ils traduisent le mot grec oroi (« montagnes ») comme « collines » (voir par exemple Bible Français Courant et Bible de Jérusalem). Il y a aussi la notion de sept rois, qui sont symbolisés par les sept montagnes. En outre, ces montagnes sont successives, et non simultanées.


Ces montagnes ne symbolisent pas des rois physiques, parce que l’Apocalypse ne traite pas des personnes, mais des systèmes. Dans la Bible, les montagnes symbolisent souvent des puissances mondiales ou des empires (Jérémie 51:25 ; Ézéchiel 35: 2, 3). Dans la prophétie biblique, les « rois » représentent les royaumes (voir Dan. 2:37-39, 7:17). Ainsi, les sept montagnes symbolisent les sept grands empires successifs qui ont dominé le monde tout au long de l’histoire, à travers lesquels Satan s’oppose à Dieu et persécute le peuple de Dieu.


Au temps où l’ange parlait à Jean, il est dit que cinq de ces empires sont tombés, un est, et l’autre n’est pas encore venu. Les cinq qui sont tombés sont les grands royaumes qui, dans l’Ancien Testament, ont dominé et (parfois) maltraité le peuple de Dieu: l’Égypte, l’Assyrie, Babylone, Medo-Perse et la Grèce. Le royaume qui « est » était l’empire romain du temps de Jean.


Le septième royaume qui « n’est pas encore venu » est la bête d’Apocalypse 13 – la papauté rétablie, qui domina et persécuta le peuple de Dieu – qui devait venir après le temps de Jean et après la chute de l’empire romain impérial. L’histoire a puissamment attesté de la véracité de cette prophétie, écrite plusieurs siècles avant que les évènements se déroulent.


Il est dit plus loin à Jean que la bête écarlate est une huitième puissance mondiale, bien qu’elle soit l’une des sept têtes (puissances mondiales). Laquelle des sept? Étant donné que les têtes sont séquentielles dans le temps, la huitième doit être la septième tête qui a reçu la blessure mortelle. C’est lors de cette huitième tête que la bête écarlate apparait, transportant et promouvant l’agenda de Babylone la prostituée. Aujourd’hui, nous vivons à l’époque de la guérison de la blessure mortelle. La huitième tête apparait sur la scène juste avant la fin et ira à la perdition.


Mercredi


(page 100 du guide standard)


21 Mars


Le jugement de Babylone


Lisez Apocalypse 17:12-15 et Apocalypse 16:12-16. Qu’Apprenez-vous du texte sur les « dix rois »?


Différentes interprétations ont été données au sujet de l’identité des dix rois. Cependant, Apocalypse ne nous dit pas qui ils sont. Tout ce que nous pouvons tirer du texte est qu’ils sont une confédération politique éphémère qui apparaitra juste avant la fin pour soutenir la prostituée. Leur nombre signifie que les puissances mondiales rendront leur allégeance totale à la bête.


Apocalypse 17:13, 14 réitère en quelques mots la bataille d’Armageddon introduite dans Apocalypse 16:12–16. Séduite par les puissances démoniaques faiseuses de miracles, conjointement avec le dragon, la bête de la mer et le faux prophète, la confédération politique du monde combattra contre l’Agneau. En d’autres termes, la bataille d’Armageddon n’est pas une bataille militaire au Moyen-Orient, mais un combat final à la seconde venue de Christ, entre Satan et sa confédération d’une part, et Christ et Son armée angélique de l’autre.


Lisez Apocalypse 17:16-18. De ce que nous avons vu dans Apocalypse 16:2-12, que se cache-t-il derrière le changement d’attitude des dix rois envers Babylone? Qui est derrière ce qui arrive à Babylone?


Les dix cornes, qui sont les puissances nées des nations divisées de l’Europe, remplies de haine, se retournent soudainement contre Babylone la prostituée (la manifestation de la papauté de la fin des temps), la rendant déserte et nue. Ces puissances mangeront (symboliquement) sa chair et la consumeront par le feu. En décrivant ce qui arrivera à Babylone l’impudique, Jean emploie un langage similaire à ce que Dieu avait fait contre Jérusalem adultère (Jérémie 4:30). Bruler par le feu est la punition pour une fille du souverain sacrificateur qui était impliquée dans l’immoralité sexuelle (Lévitique 21:9). Les pouvoirs politiques séduits ouvrent les yeux à cause de l’impuissance de Babylone à les protéger contre les fléaux. Ils se sentent trompés et, dans leur hostilité, ils l’attaquent. Ce système religieux apostat du temps de la fin reçoit la pleine mesure du jugement divin, de même que tous ceux qui ont choisi de s’associer à elle.


Beaucoup de questions sur les évènements des temps de la fin restent encore sans réponse, et par conséquent, peuvent sembler déroutantes pour nous maintenant. Quelle promesse spécifique est donnée dans Apocalypse 17:14, et que signifie cette promesse pour nous?


Jeudi


(page 101 du guide standard)


22 Mars


Réflexion avancée: Avant la disparition de Babylone, une voix du ciel demande instamment au peuple de Dieu encore à Babylone: « Sortez d’elle, Mon peuple » (Apo. 18:4). Il y a de nombreux adorateurs de Dieu qui sont encore à Babylone pour diverses raisons temporelles. Dieu utilise alors Son église des temps de la fin pour appeler ces gens de sortir de ce système religieux apostat et de ne pas participer à ses péchés. Ils doivent sortir afin d’éviter d’être détruits avec elle. Dieu ne veut la perte de personne (2 Pie. 3:9). Apocalypse 19:1-10 montre que beaucoup de gens craignant Dieu à Babylone répondront à l’appel. Pensez, alors, à l’énorme responsabilité qui nous incombe à nous en tant qu’église du reste de Dieu. Qu’est-ce que cela devrait nous dire sur notre besoin de la vérité de Dieu dans nos cœurs et la puissance du Saint Esprit dans nos vies?


Discussion:


Comme le montre Apocalypse 18:4, il y a beaucoup de gens craignant Dieu à Babylone, que Dieu appelle « Mon peuple ». Réfléchissez sur la déclaration suivante: « Ce message doit être proclamé, mais nous devrions veiller à ne pas attaquer, à ne pas harceler ni condamner ceux qui n’ont pas la lumière que nous possédons. Nous ne devrions pas nous écarter de notre route pour condamner sévèrement les autres chrétiens. Parmi eux, il y a beaucoup de chrétiens vraiment consciencieux, qui marchent selon la lumière qu’ils ont reçue, et Dieu agira en leur faveur. Ceux qui ont bénéficié de grands privilèges et d’occasions favorables, et qui ont négligé de développer leurs énergies physiques, mentales et morales, mais qui ont vécu en égoïstes et refusé d’assumer leurs responsabilités, risquent beaucoup plus d’être sévèrement condamnés par Dieu que ceux qui, tout en étant dans l’erreur au point de vue doctrinal, s’efforcent de vivre de manière à faire du bien à leurs semblables. » – Ellen G. White, Évangéliser, p. 522. Qu’est-ce que cette pensée devrait nous dire sur la façon de traiter les autres?


Apocalypse 17 décrit une prostituée assise sur une bête écarlate. Alors que la femme dans le chapitre 12 symbolise l’église fidèle de Dieu, celle dans le chapitre 17 se réfère à une église apostate séduisant le monde égaré de Dieu. À votre avis, quelles sont les similitudes et les différences entre ces deux femmes? Plus important encore, que pouvons-nous apprendre de cette comparaison?


Les textes de cette semaine dépeignent un état très déplorable du monde religieux et politique pendant les derniers moments avant le retour victorieux de Jésus-Christ. Qu’est-ce que cela devrait nous dire sur pourquoi il est si important que nous restions fidèles, vrais et purs dès maintenant au message que Dieu nous a donné? Lisez Apocalypse 16:15, qui est un appel à la fidélité au milieu de la description de l’apostasie dans le monde entier. Comment pouvons-nous appliquer cet avertissement à nous-mêmes dès maintenant?


Vendredi


(page 102 du guide standard)


Repenser l’évolution


par Andrew McChesney, Mission Adventiste


Le monde de Stan Hudson a été bouleversé à l’âge de 19 ans quand son professeur de géologie à l’Université de Californie avait annoncé qu’il croyait en Dieu. La déclaration avait choqué les étudiants, et ils le martelèrent avec des questions. Le professeur s’avéra être un évolutionniste théiste, quelqu’un qui croit que Dieu existe, mais que la terre a été créée sur des millions d’années d’évolution. La position était surprenante pour Stan, un scientifique en herbe, et pour lui, c’est illogique. Comment le professeur met-il Dieu, s’Il existe, dans une position secondaire et non principale? Stan était également perplexe avec l’idée qu’un Dieu tout-puissant pouvait être la source de la mort. L’évolution théiste enseigne que la mort faisait partie du plan initial de Dieu. Les générations d’animaux devaient mourir pendant des millions d’années pour produire des créatures qui peuplent la terre aujourd’hui. Mais Stan était plus fâché avec la prise de conscience que les scientifiques n’étaient pas aussi ouverts qu’il avait pensé et tout scientifique qui interrogeait l’évolution ferait face à un défi majeur. Il ne voulait pas se battre, donc il quitta l’Université.


Six mois passèrent. Un jour, le camarade de chambre de Stan, David L. Friend, demanda une Bible. Stan trouva une dans sa chambre, toute couverte de poussière, et la donna à David à lire. En voyant David lire la Bible, Stan fut impressionné, et bientôt il commença à la lire aussi. Après un certain temps, Stan décida de prier. Il s’agenouilla près de son lit et dit: « mon Dieu, on dirait que David et moi sommes à Ta recherche. Ne nous aiderais-Tu pas? » Stan dit plus tard que cette prière était probablement la plus puissante prière que le ciel eut entendue de lui. Dans les semaines suivantes, Dieu devenait de plus en plus grand quand Il répondait aux petites prières, dit Stan. Par exemple, une fois Stan dit à David: « nous allons vendre notre sofa », et immédiatement, ils entendirent frapper à la porte. À l’extérieur, un voisin demanda, « excusez-moi, vous avez un sofa à vendre? » « Plusieurs petites choses de ce genre continuèrent », déclara Stan. « Nous nous sommes rendus compte que Dieu pouvait nous voir et intervenir dans nos vies. »


Stan devint un pasteur adventiste et servit pendant 38 ans dans l’État de Californie, à Idaho et à Washington. Il n’a jamais perdu son amour pour la science et il est resté un ardent défenseur de la création biblique en six jours sur Hope Channel et 3ABN. Il dirige maintenant le centre d’étude de la création à l’Union du Pacifique Nord, à Ridgefield, Washington. « Les Adventistes sont à peu près la dernière dénomination croyant à la création, et je suis fier d’être associé à eux », dit-il. « C’est notre mission spécifique de prêcher sur le Dieu « qui a fait le ciel et la terre, la mer et les sources d’eau. » J’aimerais annoncer plus haut le message du premier ange. »




Partie I: Aperçu


Texte clé: Apocalypse 17:14


Idée centrale: Apocalypse 17 et 18 se concentrent sur la chute de Babylone à la fin des derniers jours de l’histoire de la terre.


Introduction: Apocalypse 17 décrit l’ascension et la chute de Babylone des temps de la fin, symbolisée par une femme, la grande prostituée (Apo. 17:18). Apocalypse 18 décrit également la chute de Babylone, mais cette fois, la description est rédigée à l’image de la grande ville (Apo. 18:10, 16, 18, 19).


Thèmes de la leçon: La leçon et le texte clé présentent les thèmes suivants:


  1. Trois alliances mondiales des temps de la fin

Les symboles multiples du temps de la fin de l’Apocalypse se composent de trois grandes alliances mondiales qui s’exercent dans les arènes suivantes: (1) la religion (2) le gouvernement ou le pouvoir politique et laïc (3) le corps collectif des « saints ».


  1. La différence entre les visions et leurs explications

Dans une vision, le prophète peut être emmené à tout lieu à tout temps, mais les explications de la vision au prophète sont données dans la perspective de l’heure et du lieu du prophète.


III. L’identité des sept rois d’Apocalypse 17:10


Pour comprendre l’identité des sept rois d’Apocalypse 17:10, il faut déterminer le temps du sixième roi.


  1. Le récit d’Apocalypse 17

Le résumé des évènements de la fin des temps à la lumière du thème 1


Application: La section « Application » explore comment nous devrions traiter les chrétiens d’autres confessions puisque nous savons que Dieu a de nombreux enfants qui n’ont pas encore entendu le message qui les appelle à sortir de Babylone. Cette partie explore également les similitudes et les différences importantes entre la femme d’Apocalypse 12 et 17 et la préparation du peuple de Dieu pour la seconde venue.


Partie II: Commentaire


Dans Apocalypse 17 et 18, Babylone gagne l’appui d pouvoir séculier/politique du monde pour mener sa guerre contre les saints (Apo. 17:6), mais finalement, ils se retournent sur Babylone et la détruisent (Apo. 17:16). Apocalypse 18 exprime le triple regret des puissances laïques de s’être associées à Babylone (Apo. 18:9-19). Alors que le monde pleure la chute de Babylone, les saints sont dans la joie (Apo. 18:20).


Étude détaillée des principaux thèmes de la leçon 12:


  1. Trois alliances mondiales des temps de la fin

Apocalypse 16-18 contient un impressionnant système d’images décrivant les groupements et les pouvoirs des temps de la fin. Mais après une analyse minutieuse, il devient évident que beaucoup de ces images sont des différentes manières de décrire la même chose. Par exemple, les sept têtes de la bête sont aussi décrites comme sept montagnes et sept rois (Apo. 17:9, 10). De même, la grande prostituée (Apo. 17:1) est clairement la même chose que la femme qui chevauche la bête (Apo. 17:3), ainsi que Babylone la grande (Apo. 17:5). Nous avons remarqué précédemment, dans la leçon 11 (thème 1), que le peuple de Dieu est aussi désigné par plusieurs noms dans le livre de l’Apocalypse.


La variété des images dans ces chapitres peut être liée à trois grandes alliances mondiales qui se développent dans la dernière période de l’histoire de la terre.


  1. Il y a une grande alliance dans le monde des institutions religieuses en opposition à Dieu et à Son peuple fidèle. Cette alliance est nommée sous plusieurs noms: Babylone, la grande prostituée, la grande ville et la femme qui chevauche la bête.

  1. Il y a une grande alliance dans le monde laïque, politique et militaire. Cette alliance est également désignée par plusieurs noms dans l’Apocalypse: les rois du monde entier (Apo. 16:14), les villes des nations (Apo. 16:19), les rois de la terre, les habitants de la terre (Apo. 17:2), la bête (Apocalypse 17:3), les sept têtes, les sept montagnes , les sept rois (Apo. 17:9, 10) et les dix cornes (Apo. 17:12, 13). Ces pouvoirs séculiers sont également représentés par les rois (Apo. 18:9), les marchands (Apo. 18:11) et ceux qui exploitent la mer (Apo. 18:17).

  1. Il y a aussi une alliance dans le monde entier, des saints à la fin des temps, qui portent les noms suivants: les scellés (Apo. 7:1-3); les 144000 (Apo. 7:4-8); le reste (Apo. 12:17); les saints (Apo. 14:12); ceux qui gardent leurs vêtements purs (Apo. 16:15); et les appelés, élus et fidèles disciples de l’Agneau (Apo. 17:14). Dans le thème IV, nous étudierons brièvement le récit de ces trois alliances dans les derniers jours de l’histoire de la terre.

  1. La différence entre les visions et leurs explications

Dans la prophétie apocalyptique, il y a une distinction importante entre les visions et leurs explications. Dans une vision, le prophète peut voyager n’importe où dans l’univers et à tout moment. Les évènements de la vision ne se trouvent pas nécessairement dans le temps et l’espace du prophète. Mais quand la vision est expliquée par la suite, l’explication vient toujours dans le temps, le lieu et les circonstances du prophète.


Par exemple, dans Daniel 2, Nabuchodonosor est amené à la fin des temps dans sa vision de la grande statue et de la pierre qui est devenue une grande montagne qui a rempli toute la terre (Daniel 2:31-36). L’explication de la vision de Daniel, cependant, est fermement ancrée dans le temps et le lieu de Nabuchodonosor. Elle commence par une assertion simple, sans ambigüité, « C’est toi qui es la tête d’or » (Dan. 2:38, LSG). Il fut dit alors à Nabuchodonosor que la série des royaumes qui suivent est « après toi » (Dan. 2:39) du point de vue du temps.


Comme ce fut le cas avec Daniel 2, la prophétie apocalyptique de Daniel 7 est également divisée en deux parties: la vision (Dan. 7:2-14, 21, 22) et les explications de la vision (Daniel 7:15-20, 23-27). Même si Daniel a vu tous les éléments de la vision, y compris les derniers évènements, l’explication précise que la vision concerne essentiellement l’expérience future du peuple de Daniel (Dan. 7:17, 18, 23-27). Le même modèle peut être vu dans Daniel 8 et Zacharie 4.


Les prophètes ne semblent généralement pas comprendre une révélation en visions seules. Une explication est nécessaire pour que la révélation soit comprise. Puisque cette explication est donnée au profit du prophète, elle est basée sur le temps, le lieu et les circonstances dans lesquelles vit le prophète. Ce principe a de profondes implications dans l’interprétation des textes apocalyptiques difficiles, tels qu’Apocalypse 17:7-11, comme nous le verrons dans le thème III.


III. L’identité des sept rois d’Apocalypse 17:10


Le thème II nous aide à résoudre l’un des problèmes les plus épineux dans l’ensemble du livre de l’Apocalypse. Qui sont les sept rois d’Apocalypse 17:10? Ils sont clairement séquentiels, mais où commencent-ils et où est « l’un est » de la description de l’ange? Est-ce une puissance au jour de Jean, une puissance des temps de la fin, ou une puissance située quelque part d’autre au cours de l’histoire?


Une option populaire est de voir les sept rois comme sept papes consécutifs. La séquence débute habituellement par l’année 1929, quand Mussolini a restauré la cité du Vatican à la souveraineté de l’église et se termine avec le tout dernier pape de l’histoire de la terre. Ce point de vue a souvent suggéré qu’un certain pape serait le dernier ou l’avant dernier. Donc ce point de vue a conduit des gens à fixer des dates.


Un deuxième point de vue est très populaire chez certains chercheurs de l’Église Adventiste du Septième Jour. Il suggère que le temps du sixième roi (qui « est » d’Apocalypse 17:10) est la période de 1798 à 1929, lorsque la papauté n’avait aucun pouvoir temporel. Les cinq rois déchus seraient alors Babylone, Perse, Grèce, Rome et la papauté médiévale. « Celui qui est » serait le temps où l’église n’avait aucun pouvoir temporel. Le septième roi serait aujourd’hui, la puissance du Vatican restaurée.


Mais le thème II ci-dessus exclurait les deux options s’il est appliqué ici. Le passage sur les sept rois n’est pas dans la vision (Apo. 17:3-6); il est dans l’explication de la vision (Apo. 17:7-18). Ainsi, le roi ou le royaume qui « est » devra être présent au moment où Jean lui-même a reçu la vision pour la comprendre. Si le royaume qui « est » est la Rome impériale du temps de Jean (c’est-à-dire le sixième royaume), alors les cinq qui sont « tombés » sont les superpuissances du monde de l’Ancien Testament: l’Égypte, l’Assyrie, Babylone, Médo-Perse et la Grèce. Le septième royaume est la papauté romaine médiévale, et le « huitième » royaume (Apo. 17:11), qui est l’un des sept, serait la papauté romaine reconstituée, la Babylone d’Apocalypse 17, qui inclut les deux autres membres de la triade satanique (le « dragon » du paganisme/spiritisme et le « faux prophète » du protestantisme apostat). Cette forme globalisée de Babylone chevauchant sur la bête écarlate du pouvoir politique laïc est encore à l’avenir.


  1. Le récit d’Apocalypse 17


Comme nous l’avons vu dans le thème 1, il y a trois alliances mondiales qui se développent au temps de la fin: une alliance des saints composée d’une église du reste élargie qui comprend ceux qui sont sortis de Babylone et se sont joints au camp de Dieu, une alliance des institutions religieuses, et une alliance des puissances séculaires et politiques. Les deux dernières alliances sont opposées à la proclamation définitive et mondiale de l’évangile par le reste de Dieu (Apo. 14:6, 7; Apocalypse 18:1-4).


À travers l’évangile contrefait « inspiré » par les anges démoniaques (Apo. 16:13, 14), Babylone (la triade satanique [Apo. 16:19]) regroupe les puissances laïque et politique du monde à son côté (Apo. 16:14, 16). Elle « monte » sur la bête (Apo. 17:2-7). Pendant une courte période, les institutions religieuses unies dominent les gouvernements du monde, en tournant leur fureur contre les saints (Apo. 17:6; 13:15-17). Mais l’assèchement de l’Euphrate (Apo. 16:12) dépeint symboliquement le moment où les pouvoirs civils et politiques qui ont soutenu la prostituée de Babylone se tournent contre elle et la détruisent (Apo. 17:16). Dieu sauve Son reste de la destruction (Apo. 17:14). Après la chute de Babylone, les pouvoirs séculiers du monde sont détruits à la seconde venue (Apo. 19:17-21).


Partie III: Application


Dans un passage complètement basé sur les évènements du temps de la fin, les applications peuvent être difficiles à trouver. Les suggestions suivantes peuvent être utiles.


  1. Quelles sont les implications pour nous aujourd’hui, puisque nous savons que nous sommes le reste fidèle de Dieu, chargé d’appeler nos frères qui restent encore à Babylone, à sortir de ce système (Apocalypse 18:4)? Le fait que Babylone du temps de la fin ait un visage superficiel de chrétien ne doit pas nous amener à oublier sa vraie nature en tant qu’ennemi principal de Dieu du temps de la fin. Néanmoins, bien que les chefs religieux et les zélotes fussent tous opposés à la mission de Jésus, Il a toujours traité les représentants de ces groupes avec amour (Luc 6:15, Marc 12:28-34).

2.Que pouvons-nous apprendre des descriptions de la femme d’Apocalypse 12 et 17? Il y a quelques similitudes entre la femme d’Apocalypse 12 et celle d’Apocalypse 17. Les deux sont de nature religieuse (la prostituée de Babylone symbolise une fausse forme du christianisme). Mais la femme du chapitre 12 est l’église fidèle de Dieu tout au long de l’histoire, y compris la période de l’histoire chrétienne de 1260 jours/années et par la suite, comme le reste de la semence de la femme. Ce qui provoque la stupéfaction de Jean (Apo. 17:6), c’est que l’adversaire de Dieu et de Son peuple à la fin des temps est aussi une femme, et donc, avec un visage chrétien! Individuellement, ce fait devrait rendre sobres tous ceux qui suivent Jésus. L’orgueil et l’obstination peuvent entrainer quiconque parmi nous à la destruction, même lorsque nous pensons que nous suivons Dieu (Jean 16:2).


Commentaires pour les moniteurs


Commentaires pour les moniteurs


*23 – 29 Mars


« Je fais toutes choses nouvelles »


Sabbat Après-Midi


Lecture de la semaine: Apo. 19:6-9 ; Jean 14:1-3; Apo. 19:11–16; Apo. 20:1–3; Apo. 20:4–15, Apo. 21:2–8; Jérémie 4:23-26.


Verset à mémoriser: « Et celui qui était assis sur le trône dit: Voici, je fais toutes choses nouvelles. Et Il dit: Écris; car ces paroles sont certaines et véritables. » (Apocalypse 21:5, NEG).


La destruction de Babylone à la fin des temps est une mauvaise nouvelle pour ceux qui ont collaboré avec ce système religieux apostat. Cependant, pour le peuple de Dieu, c’est une bonne nouvelle (Apo. 19:1-7). Babylone était responsable de la séduction des puissances politiques laïcs qu’elle a utilisées pour persécuter le peuple de Dieu (Apo. 18:24). La destruction de ce grand adversaire signifie la délivrance et le salut pour le peuple fidèle de Dieu.


Avec la destruction de Babylone, la prière du peuple de Dieu, dans la scène du cinquième sceau, est finalement exaucée. Leur cri: « Jusqu’à quand, Seigneur? », représente le cri du peuple de Dieu opprimé, tous les élus qui ont souffert depuis Abel jusqu’à l’époque où Dieu défendra enfin Son peuple (Psaume 79:5; Hab. 1:2; Daniel 12:6, 7). Le livre de l’Apocalypse rassure le peuple de Dieu que cette oppression diabolique et cette souffrance viendront à leur terme.


Il est maintenant temps que Christ inaugure Son royaume éternel. Le reste des chapitres de l’Apocalypse décrivent, non seulement la destruction de Babylone du temps de la fin, mais aussi la destruction de Satan et de tous les maux. Le livre nous donne également un aperçu de la création du royaume éternel de Dieu


* Étudiez cette leçon pour le sabbat 30 Mars.



Leçon


13


(page 104 du guide standard)


24 Mars


Le banquet des noces de l’Agneau


Lisez Apocalypse 19:6-9 et Jean 14:1-3. Comment les noces de mariage illustre-t-elles convenablement l’union tant attendue entre Christ et Son peuple?


Il y a de cela deux mille ans, Christ a quitté son domicile céleste pour inviter Ses amis aux noces (Matthieu 22), qui auront lieu après Son mariage à Sa fiancée. « La sainte cité, la nouvelle Jérusalem, est appelée “l’épouse, la femme de l’Agneau”… Dans l’Apocalypse, les serviteurs de Dieu sont les invités au souper. Étant les invités, ils ne sauraient être aussi l’épouse…


Dans Matthieu 22, où l’on retrouve l’image d’un mariage, on voit clairement que l’instruction du jugement précède les noces. Avant la cérémonie, le roi entre dans la salle et examine les invités pour voir si tous ont revêtu l’habit de noces, la robe immaculée qui représente un caractère purifié dans le sang de l’agneau » – La tragédie des siècles, pp. 373, 374.


Après avoir payé la dot de Sa vie au calvaire, l’Époux retourna à la maison de Son Père pour « préparer une place » à Son peuple, Ses invités aux noces (voir Jean 14:2, 3). Ils sont restés sur la terre pour se préparer à Son retour. À la fin des temps, Il reviendra les prendre et les emmener à la maison de Son père.


Apocalypse 19:8 déclare qu’un fin lin pur et éclatant fut donné à l’épouse de Christ. Cela montre que les invités de noces qui entrent dans la ville, ne se réclament d’aucun mérite de leurs œuvres. Ainsi, le « fin lin pur et éclatant » du peuple de Dieu représente « les œuvres justes des saints » (NEG), ces œuvres sont accomplies à la suite de leur union avec Christ qui vit en eux. Ces robes symbolisent Sa justice donnée à Son peuple « qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus. » (Apo. 14:12, LSG). Quand Jésus était sur la terre, Il a raconté une parabole sur un mariage. Cependant, l’un des invités a préféré porter ses propres vêtements plutôt que l’habit de noces fourni par le roi, et il fut expulsé de la salle des noces (Matthieu 22:1-14).


Apo. 3:18 montre que la robe de la justice de Christ, la foi et l’onction du Saint Esprit sont les plus grands besoins du peuple de Dieu vivant au temps de la fin. L’offre de Jésus aux Laodicéens « d’acheter » de Lui cette robe montre qu’Il demande quelque chose en échange de ce qu’il leur offre. Nous abandonnons l’autosuffisance et la confiance en nous-mêmes, en échange d’une vie d’obéissance fidèle à Christ et la confiance en Ses mérites, comme notre seul espoir du salut.


Nous ne sommes pas sauvés par nos œuvres, mais nos œuvres d’obéissance déterminent notre appartenance à Dieu. Quelles œuvres « justes » faites-vous qui définissent le genre de vie que vous menez?


Dimanche


(page 105 du guide standard)


25 Mars


La fin d’Armageddon


Lisez Apocalypse 19:11-16. Quel est le nom de Celui qui vient monté sur un cheval? Qu’est-ce que cela signifie qu’une épée à double tranchant sort de Sa bouche? Qu’est-ce que cela nous dit sur la nature de la bataille finale?



Ce que nous voyons ici est une représentation de la seconde venue de Christ, l’accomplissement de la promesse que les croyants de toutes les époques ont attendue. Tout comme Jésus, Son peuple a basé sa vie sur la parole de Dieu. Apocalypse 19:11–16 est le point culminant des victoires de Jésus: Il a vaincu Satan dans le ciel; Il a vaincu Satan dans le désert; Il l’a vaincu à la croix; et Il va le vaincre à Son retour.


« Bientôt apparait vers l’orient une petite nuée noire, grande comme la moitié d’une main d’homme. Elle entoure le Sauveur et semble, à distance, enveloppée de ténèbres. Le peuple de Dieu la reconnait comme le signe du Fils de l’homme. Dans un silence solennel, il la contemple à mesure qu’elle s’approche de la terre et devient de plus en plus lumineuse. Elle a bientôt l’apparence d’une grande nuée blanche entourée de l’arc-en-ciel de l’alliance de Dieu, dont la base est semblable à un brasier. Jésus s’avance à cheval dans l’attitude martiale d’un conquérant. Il n’est plus “l’homme de douleur” buvant jusqu’à la lie la coupe amère de l’opprobre et de l’ignominie. Vainqueur dans le ciel et sur la terre, il vient pour juger les vivants et les morts. “Fidèle et Véritable”, “Il juge et combat avec justice”. “Les armées qui sont dans le ciel Le suivent.” La foule innombrable des saints anges l’accompagne et fait retentir ses célestes mélodies. Tout le firmament semble vibrer “des myriades de myriades et des milliers de milliers” de ces êtres glorieux. La plume est impuissante à décrire cette scène, et l’esprit humain n’en saurait concevoir l’éclat. » – Ellen G. White, La tragédie des siècles, p. 567.


Dans 2 Thessaloniciens 1:8-10, Paul donne simplement une autre représentation de la victoire finale de Christ, à Sa seconde venue, lorsque tous les pouvoirs laïcs et religieux, qui avaient comploté contre Lui, sont détruits, et quand Son peuple reçoit l’héritage pour toute l’éternité.


Apocalypse 19 décrit deux banquets, l’un dans le verset 9 et l’autre dans les versets 17 et 18. Lors d’un souper, les gens mangent, lors de l’autre, les gens sont mangés. Il est difficile d’imaginer un contraste plus frappant que ceci pour représenter ce qui est en jeu dans l’ensemble du grand conflit pour chaque être humain. Qu’est-ce que cette imagerie devrait nous enseigner sur combien nous devons prendre au sérieux notre foi et la mission que notre foi nous invite à accomplir?


Lundi


(page 106 du guide standard)


26 Mars


Le millénium


Lisez Apocalypse 20:1-3 et Jérémie 4:23-26. Pendant le millénium, quel sera l’état de la terre? De quelle manière Satan est-il lié par les chaines?


Les 1000 ans (ou millénaire/millénium) commencent avec la seconde venue de Christ. À cette époque, Satan et ses anges déchus sont enchainés. Les chaines de Satan sont symboliques, car les êtres spirituels ne peuvent être physiquement liés. Satan est lié par les circonstances. Les fléaux ont dévasté et tués les méchants habitants de la terre, la laissant dans un état chaotique semblable à la terre avant la création (Genèse 1:2). Dans un tel état, la terre sert de prison à Satan pendant le millénium. Puisqu’il n’y a point d’êtres humains à tenter et à nuire, Satan et ses acolytes démoniaques ne peuvent que contempler les conséquences de leur rébellion contre Dieu.


Lisez Apocalypse 20:4-15. Où sont les saints pendant le millénium?


Apocalypse montre que le peuple de Dieu passera le millénium dans les demeures célestes que Christ a préparées pour lui. Jean voit les rachetés assis sur des trônes comme rois et prêtres, pour juger le monde. Jésus a promis à Ses disciples que « vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël » (Matt. 19:28, NEG). Paul a déclaré que les saints jugeront le monde (1 Cor. 6:2, 3).


Ce jugement concerne l’équité des actions de Dieu. Tout au long de l’histoire, Satan a soulevé des doutes sur le caractère de Dieu et Ses rapports avec les êtres créés. Au cours du millénium, Dieu permet aux rachetés d’avoir accès aux dossiers de l’histoire afin de trouver des réponses à toutes leurs questions concernant l’équité de Ses décisions au sujet de ceux qui sont perdus, ainsi que des questions traitant de Sa direction dans leur propre vie. À la fin du millénium, toutes les questions relatives à la justice de Dieu sont résolues pour toujours. Le peuple de Dieu est capable de voir sans l’ombre d’un doute que les accusations de Satan étaient fausses. Les rachetés sont maintenant prêts à être témoins de l’administration de la justice de Dieu au jugement final des méchants.


Qui d’entre nous n’a pas de questions, des questions difficiles, qui, pour l’instant, semblent n’avoir aucune réponse? Qu’est-ce que cela nous apprend sur le caractère de Dieu que, un jour, Il nous donnera les réponses?


Mardi


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27 Mars


« Un nouveau ciel et une nouvelle terre »


Après l’élimination du péché, la terre sera transformée en une maison des rachetés. À quoi ressemblera-t-elle?


Dans Apocalypse 21:1, Jean voit « un nouveau ciel et une nouvelle terre. » La Bible parle de trois cieux: le ciel atmosphérique, l’univers étoilé et l’endroit où Dieu réside (voir 2 Corinthiens 12:2). Dans Apocalypse 21:1, il s’agit du ciel atmosphérique de la terre. Le ciel et la terre contaminés ne peuvent supporter la présence de Dieu (Apo. 20:11). Le mot nouveau en grec (kainos) se réfère à quelque chose de nouveau en qualité, et non dans son origine ou dans le temps. Cette planète sera purifiée par le feu et restaurée à son état originel (2 Pie. 3:10-13).


Il est particulièrement intéressant que la première chose que Jean observe sur la nouvelle terre est qu’il n’y a pas de mer. Le fait que Jean se réfère à « la mer » (avec l’article défini) montre qu’il avait probablement à l’esprit la mer qui l’entourait à Patmos, qui était devenue un symbole de séparation et de souffrance. L’absence de cette mer sur la nouvelle terre signifie pour lui l’absence de la douleur et de la souffrance qu’il a subies à cause de la séparation d’avec ses bienaimés.


Lisez Apocalypse 21:2-8 et 7:15-17. Quels parallèles y a-t-il dans la description de la nouvelle terre et du jardin d’Éden dans Genèse 2?


Une vie exempte de souffrance et de mort sur la terre restaurée est garantie par la présence de Dieu parmi Son peuple. Cette présence se manifeste dans la nouvelle Jérusalem, « le tabernacle de Dieu » (Apocalypse 21:3), là où Dieu habitera parmi Son peuple. La présence de Dieu fait de la vie sur la terre restaurée un véritable paradis.


Avec la présence de Dieu, les élus sont libérés de la souffrance à jamais: « Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus; il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu. » (Apo. 21:4, NEG).


Cette idée était bien énoncée par Marie et Marthe, à la mort de leur frère Lazare: « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort » (Jean 11:21, NEG). Les sœurs savaient que la mort ne pourrait exister en présence de Christ. De même, la présence constante de Dieu sur la terre nouvelle garantira la liberté de la douleur et de la souffrance que nous connaissons maintenant dans cette vie. C’est le grand espoir qui nous est promis en Christ, une espérance scellée dans Son sang.


Pourquoi cette promesse d’une nouvelle existence dans un monde nouveau est-elle si essentielle à tout ce que nous croyons? À quoi servirait notre foi sans elle?


Mercredi


(page 108 du guide standard)


*28 Mars


La nouvelle Jérusalem


Jean décrit maintenant la capitale de la nouvelle terre, la nouvelle Jérusalem. Bien que ce soit un véritable lieu habité par des personnes réelles, la nouvelle Jérusalem et la vie en elle sont au-delà de toute description terrestre (voir 1 Cor. 2:9).


Lisez Apocalypse 21:9-21. Quels sont les éléments extérieurs de la nouvelle Jérusalem?


La nouvelle Jérusalem est dénommée l’épouse, la femme de l’Agneau. La nouvelle Jérusalem est le lieu que Christ prépare pour Son peuple (Jean 14:1-3).


La ville est entourée d’une haute muraille, avec douze portes – trois portes sur chacun des quatre côtés, permettant l’entrée en provenance de toutes les directions. Cette caractéristique souligne la portée universelle de la ville. Dans la nouvelle Jérusalem, tout le monde a un accès illimité à la présence divine.


La ville est également présentée comme ayant une forme parfaitement cubique; elle a 12000 stades, en longueur, en largeur et en hauteur. Le cube est constitué de 12 arêtes. Ainsi, la ville totalise 144000 stades, qui est le nombre symbolisant les 144000 qui sont transformés sans passer par la mort à la seconde venue de Jésus. Dans le temple de l’Ancien Testament, le lieu très saint avait une forme parfaitement cubique (1 Rois 6:20). Ainsi, la nouvelle Jérusalem fonctionne comme le centre de l’adoration de Dieu.


Lisez Apocalypse 21:21-22:5. Quelles caractéristiques intérieures de la ville vous rappellent le jardin d’Éden? Que signifie la promesse selon laquelle il n’y aura plus de malédiction dans la ville (Apocalypse 22:3)?


La caractéristique la plus marquante de la nouvelle Jérusalem est le fleuve d’eau vive qui coule du trône de Dieu (voir Gen. 2:10). Contrairement au fleuve de Babylone, où le peuple de Dieu était comme captifs et attendaient Jérusalem (Psaume 137), sur les rives du fleuve de vie dans la nouvelle Jérusalem, tous les enfants de Dieu de toutes les générations trouveront leur demeure.


Des deux côtés de la rivière se trouve l’arbre de vie avec des feuilles pour « la guérison des nations » (Apo. 22:2). Cette guérison ne fait pas référence à la maladie, parce qu’il n’y aura aucune maladie sur la nouvelle terre. Elle se réfère à la guérison de toutes les blessures causées par les souffrances que les gens ont subies tout au long de l’histoire. Les rachetés de tous les siècles et de toutes les nations appartiennent désormais à une seule famille de Dieu.


Jeudi


(page 109 du guide standard)


29 Mars


Réflexion avancée: Lisez Ellen G. White, « Sans l’habit de noces », dans Les paraboles de Jésus, pp. 258-259, et « La fin de la tragédie », dans La tragédie des siècles, chap. 42.


Le livre de l’Apocalypse s’achève avec ce qui a été introduit au début: la seconde venue de Christ en puissance et en gloire et la création du royaume éternel de Dieu. Le retour de Christ, lorsqu’Il s’unira enfin avec Son épouse, est le point culminant dans le livre.


Cependant, le livre ne veut pas mettre ces évènements dans un contexte irréaliste. Jésus revient bientôt, est la première réalité. La deuxième réalité est que nous attendons encore ici Son retour. En attendant ici, nous devons avoir une claire compréhension des messages de l’Apocalypse, et nous pouvons l’avoir en lisant ce livre encore et encore jusqu’à ce que vienne la fin de toutes choses. Les messages du livre de l’Apocalypse nous rappellent constamment que dans notre attente, nous devons éviter de nous attacher aux choses du monde; nous devons au contraire, fixer nos yeux sur Christ, qui est notre seul espoir. Le Christ d’Apocalypse est la réponse à toutes les espérances et aspirations humaines, alors que nous luttons avec les énigmes et les incertitudes de la vie. Il détient l’avenir de ce monde et notre propre avenir dans Ses mains.


Le livre nous rappelle aussi qu’avant la fin du monde, nous sommes chargés de proclamer le message de Son retour imminent à tout le monde entier. Notre attente de Son retour n’est pas passive mais active. L’Esprit et l’église appellent ensemble: « Viens! » (Apo. 22:17). Nous devons rejoindre cet appel. C’est la bonne nouvelle, et comme telle, elle doit être proclamée au peuple du monde.


Discussion:


Pensez au millénium et au jugement et à la mort des méchants qui ont lieu après cela. Les rachetés auront un millier d’années pour avoir des réponses à toutes leurs questions. C’est alors seulement que Dieu prononcera le châtiment final sur les perdus. Que révèle cette vérité sur Dieu?


Apocalypse 1:3 promet des bénédictions à ceux qui écoutent, qui lisent, obéissent et gardent les paroles des prophéties de l’Apocalypse. Alors que nous concluons notre étude de ce livre, quelles sont les choses que vous avez découvertes et que vous devez suivre et garder?


Vendredi


(page 110 du guide standard)


Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org


Histoire Missionnaire



Deux fois exposée au VIH


par Andrew McChesney, Mission Adventiste


Maria Lemos Abel, une infirmière de l’Église Adventiste, demanda à la mère de tenir fort sa fille de 2 ans pour une injection de pénicilline G procaïne pour traiter une infection bactérienne. Mais la mère ne tenait pas compte des consignes, et Maria injecta accidentellement la seringue dans son index gauche, alors que le bébé sautait de douleur à l’hôpital public, dans la troisième ville de Nampula, Mozambique, avec une population d’environ un demi-million de personnes. En suivant le règlement de l’hôpital, Maria courut immédiatement faire des tests sanguins sur la mère et le bébé. En 30 minutes, elle a eu les résultats: les deux étaient séropositives. Maria se mit à pleurer. Elle a travaillé avec de nombreux patients séropositifs, et elle savait que le virus se transmet facilement par le sang. « Seigneur, aide-moi à ne pas contracter le VIH », pria-t-elle. Un médecin de l’hôpital demanda à Maria de prendre des médicaments ARV, qui suppriment le virus VIH, deux fois par jour pendant le mois suivant.


Après cela, elle devra attendre encore cinq mois pour savoir si elle avait contracté le VIH. « Mon cœur battait alors que j’attendais », dit Maria dans une interview, elle qui est mère de quatre enfants. « Je ne savais pas ce qui se passerait. » Elle a également prié avec ferveur pour que Dieu intervienne. Un an et demi après l’accident, le résultat de Maria est négatif. Elle n’avait pas contracté le VIH. « Je crois que c’était une réponse de Dieu », déclara Maria. « Je ne cesse de louer le Seigneur. » Trois ans plus tard, en mars 2017, une patiente de 30 ans a sauté quand Maria a fait une petite incision sur un bras enflée. Le scalpel coupa le pouce gauche de Maria, faisant jaillir du sang. Maria courut faire un test sanguin sur le patient, et le test était séropositif. Maria ne pouvait pas y croire. Elle pleurait en prenant des médicaments antirétroviraux. Elle pria alors qu’elle attendait six mois pour faire le test VIH. Le test était négatif. Maria, 51 ans, partage son expérience avec les femmes hospitalisées après l’agression sexuelle et recommande les médicaments antirétroviraux et la prière. « J’ai dit, Dieu m’a sauvée de quelque chose qui n’était pas de ma faute, et Il peut aussi vous sauver de quelque chose qui n’était pas de votre faute », dit-elle.


Au moins trois femmes furent trouvées saines après avoir suivi les conseils de Maria. Deux ont été victimes d’agressions sexuelles et la troisième était une infirmière accidentellement exposée au VIH à l’hôpital. « C’est un miracle que je n’ai jamais contracté le VIH, et je parle aux autres de la puissance de la prière et du Seigneur », déclara Maria.


Une partie de l’offrande du treizième sabbat ce trimestre aidera à ouvrir un orphelinat pour les enfants qui ont perdu leurs parents du VIH/sida à Nampula, où Maria travaille. Merci pour votre offrande missionnaire.



Partie I: Aperçu


Texte clé: Apocalypse 21:5


Idée centrale: Apocalypse 19-22 commence avec les derniers évènements juste avant et pendant la seconde venue de Jésus (Apocalypse 19), puis un aperçu de l’avenir au-delà de cet évènement: à travers le millénium (Apocalypse 20) et dans l’éternité (Apocalypse 21 et 22).


Introduction: Les quatre derniers chapitres du livre de l’Apocalypse donnent un récit plus clair et plus détaillé des évènements juste avant, pendant et après la seconde venue. Bien qu’il y ait des indices d’un millénium ailleurs dans la Bible (1 Cor. 15:20-22, Esa. 26: 19-21), ces derniers chapitres dans l’Apocalypse sont le seul endroit où une telle période de temps est clairement énoncée. Le compte des 1000 années vient entre la seconde venue de Jésus et Son troisième retour pour vivre en permanence sur cette terre.


Thèmes de la leçon: La leçon et le texte clé présentent les thèmes suivants:


  1. Dieu transforme-t-Il l’ancienne terre ou crée-t-Il une nouvelle?

  1. La relation entre la chute de Babylone et le cinquième sceau

III. Trois points de vue du millénium


  1. L’éternité sera-t-elle ennuyeuse? Que fera le peuple de Dieu pendant tout ce temps?

  1. Les arrière-plans qui expliquent la nouvelle Jérusalem

  1. La forme de la nouvelle Jérusalem

Application: La section « Application » explore le dessein de Dieu pour le millénium d’Apocalypse 20 et la prophétie biblique. L’application finale explore comment répondre aux enseignements de l’Apocalypse.


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Partie II: Commentaire


Voir « Introduction » de la partie I pour un bref résumé de l’Apocalypse 19-22.


Étude détaillée des principaux thèmes de la leçon 13:


  1. Dieu transforme-t-Il l’ancienne terre ou crée-t-Il une nouvelle?

Apocalypse 20:11 déclare que l’ancienne terre et l’ancien ciel « s’enfuirent » de la présence de Celui qui est assis sur le grand trône blanc. Un bon synonyme pour « s’enfuirent » (du grec ephugen) est « disparaitre ». Parce qu’il « ne fut plus trouvé de place pour eux », après qu’ils aient disparu, cette formulation pourrait laisser entendre que, lorsque Dieu fait « toutes choses nouvelles » (Apocalypse 21:5, LSG), Il va créer une terre toute neuve, plutôt que de « recycler » les matériaux de l’ancienne terre dans la nouvelle. Toutefois, l’étude de mercredi souligne que « nouveau » en grec (kainos) signifie quelque chose de nouveau en qualité plutôt qu’en origine ou en temps (voir 2 Corinthiens 5:17). Mais Notez également Marc 2:21, où nouveau dans le temps est également implicite.


  1. La relation entre la chute de Babylone et le cinquième sceau

L’étude de l’après-midi du sabbat déclare: « Avec la destruction de Babylone, la prière du peuple de Dieu, dans la scène du cinquième sceau, est finalement répondue. » Comment comprendre cela? Apocalypse 19:1, 2 a fait une allusion forte à Apocalypse 6:10. Dans ce verset, les âmes sous l’autel crient vers Dieu: « Jusqu’à quand, Maitre saint et véritable, tarderas-Tu à juger, et à tirer vengeance de notre sang sur les habitants de la terre? » (Apo. 6:10, NEG). Ce que dit littéralement le grec est: « combien de temps... ne pas juger [du grec krineis] et ne pas venger [du grec ekdikeis]? » Le présent ou le futur est sous-entendu dans l’original et peut être correctement inséré dans une traduction. Du point de vue des âmes métaphoriques sous l’autel, il n’y a aucune preuve que Dieu juge ou venge leurs cas.


Par conséquent, il est frappant qu’Apocalypse 19 utilise les mêmes mots (« juger » et « venger ») au passé pour décrire la chute de Babylone. La grande multitude dans le ciel célèbre le fait que Dieu a « jugé [du grec ekrinen] la grande prostituée... et vengé [du grec exedikêsan] sur elle le sang de Ses serviteurs » (Apo. 19:2). Il y a une relation claire entre la prière du cinquième sceau et la chute de Babylone.


III. Trois points de vue du millénium


  1. Le prémillénialisme: la seconde venue de Jésus a lieu avant les 1000 ans.

  1. Le postmillénialisme: La seconde venue de Jésus a lieu après les 1000 ans.

  1. Amillénialisme: Les 1000 ans sont simplement une métaphore de l’ère chrétienne entière; il n’y a point de 1000 ans littéraux. Ce dernier point de vue avance que la première résurrection (Apo. 20:4, 5) au début du millénium est spirituelle. Selon les tenants de cette théologie, la première résurrection, c’est juste la nouvelle naissance qui vient avec l’évangile (Jean 5:22-25, 2 Corinthiens 5:17).

Quelles sont les preuves bibliques du prémillenialisme, la position des Adventiste sur les 1000 ans d’Apocalypse 20? La Bible indique ce qui suit:


(1) La structure de l’Apocalypse. Le dragon (Apocalypse 12), la bête (Apocalypse 13), le faux prophète (Apocalypse 13) et Babylone présentent un ordre successif de la fin des temps. Ils sont ensuite détruits dans l’ordre inverse: Babylone (Apocalypse 18), le faux prophète (Apocalypse 19), la bête (Apocalypse 19) et le dragon (Apocalypse 20). Si la bête, le faux prophète et Babylone ne sont plus sur la scène dans Apocalypse 20:3, alors, logiquement, le millénium doit être après la seconde venue.


(2) Le sens ordinaire de « revinrent à la vie » (Apo. 20:4, LSG [du grec ezêsan]) et « résurrection » (Apo. 20:5 [du grec anastasis]) est une résurrection corporelle, et non spirituelle (Jean 11:25, Rom. 14:9, Apocalypse 2:8).


(3) On voit mal comment la résurrection de ceux qui ont été « décapités » (Apo. 20:4) peut être simplement spirituelle, comme une nouvelle naissance après avoir reçu Christ. C’est justement une résurrection physique, corporelle.


(4) Les « âmes décapitées », ont subi la décapitation parce qu’elles avaient accepté l’évangile. Leur résurrection ne vient pas quand elles ont reçu l’évangile; la résurrection vient après leur décapitation. Il n’y a aucun sens spirituel du mot « décapitation » (du grec pepelekismenōn).


  1. L’éternité sera-t-elle ennuyeuse? Que fera le peuple de Dieu pendant tout ce temps?

La Bible indique trois rôles importants que les pécheurs rachetés joueront pendant toute l’éternité. Ils seront rois, prêtres et étudiants.


(1). L’Apocalypse indique que les pécheurs rachetés rejoindront Dieu dans Son règne sur l’univers (Apo. 3:21, 7:15-17). S’assoir avec Jésus sur Son trône signifie qu’ils prendront part au gouvernement de l’univers.


(2). Ils servent non seulement comme des rois, mais aussi comme des prêtres. Dans l’antiquité, il y avait deux sortes de gens de haut rang. Le statut le plus élevé dans le domaine politique était le roi, et le statut le plus élevé dans le domaine religieux était le prêtre. Le pouvoir corrompt, mais on peut avoir confiance en ceux qui ont été humiliés par la souffrance. Être un prêtre dans l’éternité comprend le fait de prendre une direction active dans l’adoration (Apo. 5:9-13) et de rendre un témoignage unique basé sur une expérience terrestre avec le péché et ses conséquences (Apo. 14:3). Celui qui est fidèle dans les petites choses sera établi responsable sur les grandes choses (Matt. 25: 21).


(3). Si l’école peut parfois être une corvée, l’apprentissage réel n’est jamais une corvée. Dieu a bien ancré la curiosité dans notre être, et il y a très peu de joies aussi significatives que la découverte. Quand nous apprenons à notre propre rythme, quand nous apprenons dans nos domaines d’intérêt, quand notre curiosité retient notre attention, l’apprentissage est la plus joyeuse des expériences possibles. Et il y a tellement de choses dans l’univers à apprendre. Nous passerons une éternité à apprendre et à croitre, et ce sera vraiment un délice.


  1. Les arrière-plans qui expliquent la nouvelle Jérusalem

La vision de la nouvelle Jérusalem est enracinée dans toute la Bible. Les eaux s’écoulant du trône (Apocalypse 22:1) et l’arbre de vie (Apo. 22:2) rappellent le jardin d’Éden. Le rayonnement de la ville et sa forme cubique (Apo. 21:11, 16) rappellent le tabernacle et le temple (Exode 40: 34, 35; 1 Rois 6:20; 1 Rois 8:11). Il y a seulement deux cubes dans la Bible: le lieu très saint dans le sanctuaire et la nouvelle Jérusalem. Le nom même de « nouvelle Jérusalem » rappelle la capitale du royaume de David. Plusieurs parties de la conception de la ville rappellent également la vision du temple d’Ézéchiel (Ézéchiel 40-48). Et de nombreux détails de la nouvelle Jérusalem rappellent les promesses aux vainqueurs dans la portion des sept églises d’Apocalypse (par exemple, l’arbre de vie [Apo. 2:7, 22:2]). Ainsi, la vision de la nouvelle Jérusalem a des précurseurs dans l’histoire du plan de Dieu tout au long de la Bible.


  1. La forme de la nouvelle Jérusalem

La longueur, la largeur et la hauteur de la nouvelle Jérusalem sont toutes les mêmes, ce qui suggère un cube parfait (Apo. 21:16). La plupart des gens l’envisagent comme un cube, et cette forme est probablement correcte. La description de la nouvelle Jérusalem fait un usage abondant du nombre 12. Il y a 12 portes, 12 fondations, les murs de 144 coudées de hauteur, les dimensions de 12000 stades (Apo. 21:12-21). Un cube a 12 arêtes. Même si le texte ne précise pas la forme, un cube serait compatible avec le symbolisme et rappellerait le lieu très saint.



Partie III: Application


  1. Pourquoi le millénium est-il nécessaire quand la seconde venue semble avoir mis fin à toutes choses?

(1) Le temps de récupération pour les justes. On aura besoin du temps pour accepter le fait que certains sont là et certains n’y sont pas. Apocalypse 22:2 parle des feuilles de l’arbre de vie étant destinées à la guérison des nations. Il peut y avoir des gens que vous n’aimiez pas ou que vous n’attendiez pas voir dans le ciel. D’autres que vous espériez voir, mais qui n’y sont pas. Les 1000 années donneront du temps pour apprendre et grandir alors que l’éternité commence.


(2) Le temps de vérification pour les justes. Les rachetés seront libres d’explorer les « livres du ciel » pour avoir les réponses à des questions sur Dieu, sur ceux que nous aimions mais qui n’y sont pas, sur les problèmes dans le grand conflit. Il y aura beaucoup de questions à poser.


(3) Le temps de démonstration pour Satan et ses disciples. À la fin du millénium, Satan et ses disciples démontreront une dernière fois le caractère destructeur de leurs intentions. Cette démonstration finale conduira les rachetés à être fidèles et loyaux à Dieu pendant toute l’éternité.


Finalement, quel est le but du livre de l’Apocalypse? Le but de la prophétie n’est pas de satisfaire notre curiosité sur l’avenir; le but est de nous enseigner comment vivre aujourd’hui. L’Apocalypse a été donnée par Dieu pour préparer les gens à faire face aux dangers de la fin des temps, et dans le processus, à apporter l’espoir, le sens et le but aux millions d’individus tout au long de l’ère chrétienne (Apo. 1:3).


Commentaires pour les moniteurs


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  1. Les Saintes Écritures

Les Saintes Écritures, l’Ancien et le Nouveau Testaments, sont la parole écrite de Dieu, donnée par inspiration divine. Les auteurs inspirés ont parlé et écrit sous l’impulsion du Saint-Esprit. Les Saintes Écritures sont l’infaillible révélation de la volonté de Dieu. (Ps. 119:105; Prov. 30:5, 6; Esa. 8:20; Jn 17:17; 1 Thess. 2:13; 2 Tim. 3:16, 17; Heb. 4:12; 2 Pie. 1:20, 21.)


  1. La Trinité

Il y a un seul Dieu: Père, Fils et Saint-Esprit, unité de trois personnes coéternelles. Dieu est immortel et tout-puissant, Il est omniscient, omnipotent et omniprésent. Il est infini et dépasse la compréhension humaine, bien qu’Il se soit fait connaitre en se révélant Lui-même. Dieu est amour et le seul digne d’être invoqué, adoré et servi par toute la création. (Gen. 1:26; Deut. 6:4; Isa. 6:8; Matt. 28:19; Jn 3:16; 2 Cor. 1:21, 22; 13:14; Eph. 4:4-6; 1 Pie.1:2.)



  1. Le Père

Dieu le Père éternel est le créateur, la source, le soutien et le souverain de toute la création. Il est juste et saint, miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité. (Gen. 1:1; Deut. 4:35; Ps. 110:1, 4; John 3:16; 14:9; 1 Cor. 15:28; 1 Tim. 1:17; 1 Jean 4:8; Apo. 4:11.)


  1. Le Fils

Dieu le Fils éternel s’est incarné en Jésus-Christ. C’est par Lui que tout fut créé, que le caractère de Dieu est révélé, que s’accomplit le salut de l’humanité et que le monde est jugé. Éternellement et véritablement Dieu, Il est aussi devenu véritablement homme, Jésus le Christ. (Esa. 53:4-6; Dan. 9:25-27; Luc 1:35; Jn 1:1-3, 14; 5:22; 10:30; 14:1-3, 9, 13; Rom. 6:23; 1 Cor. 15:3, 4; 2 Cor. 3:18; 5:17-19; Phil. 2:5-11; Col. 1:15-19; Heb. 2:9-18; 8:1, 2.)


  1. Le Saint Esprit

Dieu l’Esprit éternel a pris une part active, avec le Père et le Fils, dans la création, l’incarnation et la rédemption. Il est une personne tout comme le Père et le Fils. Il a inspiré les rédacteurs de l’Écriture. Il a rempli de puissance la vie de Christ. Il attire et persuade les êtres humains; et il régénère et transforme à l’image de Dieu ceux qui répondent favorablement. (Gen. 1:1, 2; 2 Sam. 23:2; Ps. 51:11; Esa. 61:1; Luc 1:35; 4:18; Jn 14:16-18, 26; 15:26; 16:7-13; Acts 1:8; 5:3; 10:38; Rom. 5:5; 1 Cor. 12:7-11; 2 Cor. 3:18; 2 Pie 1:21.)


  1. La Création

Dieu a révélé dans les Écritures un compte rendu authentique et historique de Son activité créatrice. En six jours littéraux et récents, le Seigneur a fait « le ciel et la terre » et tout ce qui vit sur la terre, avant de se reposer le septième jour de cette première semaine. C’est ainsi qu’Il a établi le sabbat comme mémorial perpétuel de Son œuvre créatrice. (Gen. 1-2; 5; 11; Exo. 20:8-11; Ps. 19:1-6; 33:6, 9; 104; Esa. 45:12, 18; Act. 17:24; Col. 1:16; Heb. 1:2; 11:3; Apo. 10:6; 14:7.)


  1. La nature humaine

L’homme et la femme, créés à l’image de Dieu, ont été dotés d’une individualité, du pouvoir et de la liberté de penser et d’agir. Bien que créé libre, chacun d’eux, constitué d’une unité indivisible, corps, et esprit, dépendait de Dieu pour la vie, la respiration et pour toutes choses. (Gen. 1:26-28; 2:7, 15; 3; Ps. 8:4-8; 51:5, 10; 58:3; Jer. 17:9; Act. 17:24-28; Rom. 5:12-17; 2 Cor. 5:19, 20; Eph. 2:3; 1 Thess. 5:23; 1 Jn 3:4; 4:7, 8, 11, 20.)


  1. Le grand conflit

L’humanité tout entière est impliquée dans un grand conflit entre Christ et Satan, conflit dont les enjeux sont le caractère même de Dieu, Sa loi et Sa souveraineté sur l’univers. Ce conflit a éclaté dans le ciel lorsqu’un être créé, doté du libre arbitre, est devenu, par l’exaltation de sa propre personne, Satan, l’adversaire de Dieu, et a entrainé dans sa rébellion une partie des anges. (Gen. 3; 6-8; Job 1:6-12; Esa. 14:12-14; Ezek. 28:12-18; Rom. 1:19-32; 3:4; 5:12-21; 8:19-22; 1 Cor. 4:9; Heb. 1:14; 1 Pie. 5:8; 2 Pie. 3:6; Apo. 12:4-9.)



  1. La vie, la mort et la résurrection de Christ

Par la vie du Christ, une vie de parfaite obéissance à la volonté de Dieu, par Ses souffrances, par Sa mort et Sa résurrection, Dieu nous offre le seul moyen d’expiation des péchés de l’humanité, afin que ceux qui, par la foi, acceptent cette expiation, aient la vie éternelle, et que la création en sa totalité parvienne à une meilleure compréhension de l’amour saint et infini du Créateur. (Gen. 3:15; Ps. 22:1; Esa. 53; Jn 3:16; 14:30; Rom. 1:4; 3:25; 4:25; 8:3, 4; 1 Cor. 15:3, 4, 20-22; 2 Cor. 5:14, 15, 19-21; Phil. 2:6-11; Col. 2:15; 1 Pie 2:21, 22; 1 John 2:2; 4:10.)


  1. L’expérience du salut

Dieu, dans Sa miséricorde et Son amour infinis a fait que Christ, qui n’a point péché, devienne péché pour nous, afin que nous devenions en Lui justice de Dieu. Sous l’influence du Saint-Esprit, nous prenons conscience de notre besoin, nous reconnaissons notre condition de pécheurs, nous nous repentons de nos transgressions et nous exprimons notre foi en Jésus, comme Seigneur et Christ, substitut et exemple. (Gen. 3:15; Esa. 45:22; 53; Jer. 31:31-34; Ezek. 33:11; 36:25-27; Hab. 2:4; Marc 9:23, 24; Jn 3:3-8, 16; 16:8; Rom. 3:21-26; 8:1-4, 14-17; 5:6-10; 10:17; 12:2; 2 Cor. 5:17-21; Gal. 1:4; 3:13, 14, 26; 4:4-7; Eph. 2:4-10; Col. 1:13, 14; Tit. 3:3-7; Heb. 8:7-12; 1 Pie. 1:23; 2:21, 22; 2 Pie. 1:3, 4; Apo. 13:8.)


  1. Grandir en Christ

Par Sa mort sur la croix, Jésus a triomphé des forces du mal. Lui qui avait déjà assujetti les esprits démoniaques pendant Son ministère terrestre, a brisé leur puissance et assuré leur ultime défaite. La victoire de Jésus nous garantit la victoire sur les forces du mal qui cherchent à nous dominer alors que nous marchons avec Lui dans la paix, la joie et la certitude de Son amour. (1 Chron. 29:11; Ps. 1:1, 2; 23:4; Ps. 77:11, 12; Matt. 20:25-28; 25:31-46; Luc 10:17-20; Jn 20:21; Rom. 8:38, 39; 2 Cor. 3:17, 18; Gal. 5:22-25; Eph. 5:19, 20; 6:12-18; Phil. 3:7-14; Col. 1:13, 14; 2:6, 14, 15; 1 Thess. 5:16-18, 23; Heb. 10:25; Jac. 1:27; 2 Pie. 2:9; 3:18; 1 Jn 4:4.)


  1. L’Église

L’Église est la communauté des croyants qui confessent Jésus-Christ comme Seigneur et Sauveur. En continuité avec le peuple de Dieu au temps de l’Ancien Testament, nous sommes appelés à sortir du monde. Nous nous assemblons pour adorer, pour fraterniser, pour nous instruire dans la Parole, pour célébrer la sainte cène, pour venir en aide à nos semblables et pour proclamer l’évangile au monde entier. (Gen. 12:1-3; Exod. 19:3-7; Matt. 16:13-20; 18:18; 28:19, 20; Act. 2:38-42; 7:38; 1 Cor. 1:2; Eph. 1:22, 23; 2:19-22; 3:8-11; 5:23-27; Col. 1:17, 18; 1 Pie. 2:9.)


  1. Le reste de Dieu et sa mission

L’église universelle englobe tous ceux qui croient vraiment en Christ. Mais, dans les derniers jours, en un temps d’apostasie généralisée, un reste a été suscité pour garder les commandements de Dieu et la foi de Jésus. Ce reste proclame que l’heure du jugement est venue, prêche le salut par Christ et annonce l’imminence de Sa seconde venue. (Dan. 7:9-14; Esa. 1:9; 11:11; Jer. 23:3; Mic. 2:12; 2 Cor. 5:10; 1 Pie. 1:16-19; 4:17; 2 Pie. 3:10-14; Jude 3, 14; Apo. 12:17; 14:6-12; 18:1-4.)



  1. L’unité dans le corps du Christ

L’église est un corps composé de nombreux membres, issus de toute nation, de toute ethnie, de toute langue et de tout peuple. En Christ, nous sommes une nouvelle création; les distinctions de race, de culture, d’instruction, de nationalité, les différences de niveau social ou de sexe ne doivent pas être une cause de division parmi nous. (Ps. 133:1; Matt. 28:19, 20; Jn 17:20-23; Act. 17:26, 27; Rom. 12:4, 5; 1 Cor. 12:12-14; 2 Cor. 5:16, 17; Gal. 3:27-29; Eph. 2:13-16; 4:3-6, 11-16; Col. 3:10-15.)


  1. Le baptême

Par le baptême, nous confessons notre foi en la mort et la résurrection de Jésus-Christ, tout en témoignant de notre mort au péché et de notre décision de mener une vie nouvelle. Ainsi, nous reconnaissons Christ comme notre Seigneur et Sauveur, nous devenons Son peuple et sommes reçus comme membres par Son église. (Matt. 28:19, 20; Act. 2:38; 16:30-33; 22:16; Rom. 6:1-6; Gal. 3:27; Col. 2:12, 13.)


  1. La sainte cène

La sainte cène est la participation aux emblèmes sacrés du corps et du sang de Jésus; elle exprime notre foi en Lui, notre Seigneur et Sauveur. Le service de communion est ouvert à tous les chrétiens. (Matt. 26:17-30; Jn 6:48-63; 13:1-17; 1 Cor. 10:16, 17; 11:23-30; Apo. 3:20.)


  1. Les dons spirituels et les ministères

Dieu accorde à tous les membres de Son église, quel que soit leur âge, des dons spirituels que chacun doit employer en un service d’amour, pour le bien commun de l’église et de l’humanité. D’après les Écritures, ces dons peuvent s’exercer dans le domaine de la foi, de la guérison, de la prophétie, de la prédication, de l’enseignement, de l’administration, de la réconciliation, de la compassion, et du service d’amour désintéressé pour le soutien et l’encouragement d’autrui. (Act. 6:1-7; Rom. 12:4-8; 1 Cor. 12:7-11, 27, 28; Eph. 4:8, 11-16; 1 Tim. 3:1-13; 1 Pie. 4:10, 11.)


  1. Le don de prophétie

La prophétie fait partie des dons du Saint-Esprit. Ce don est l’une des marques distinctives de l’église du reste. Il s’est manifesté dans le ministère d’Ellen White. Ses écrits sont une source autorisée de vérité et procurent à l’église encouragements, conseils, instruction et correction. Les écrits d’Ellen White montrent clairement que la Bible est le critère auquel il convient de soumettre tout enseignement et toute expérience. (Nom. 12:6; 2 Chron. 20:20; Amos 3:7; Joel 2:28, 29; Act. 2:14-21; 2 Tim. 3:16, 17; Heb. 1:1-3; Apo. 12:17; 19:10; 22:8, 9.).


  1. La loi de Dieu

Les grands principes de la loi de Dieu sont contenus dans les dix commandements et manifestés dans la vie de Christ. Ils expriment l’amour, la volonté et les desseins de Dieu concernant la conduite et les relations humaines et ont force de loi pour tous les hommes de tous les temps. Ces préceptes constituent le fondement de l’alliance conclue par Dieu avec Son peuple et la norme de Son jugement. (Exod. 20:1-17; Deut. 28:1-14; Ps. 19:7-14; 40:7, 8; Matt. 5:17-20; 22:36-40; Jn 14:15; 15:7-10; Rom. 8:3, 4; Eph. 2:8-10; Heb. 8:8-10; 1 Jn 2:3; 5:3; Apo. 12:17; 14:12.)



  1. Le sabbat

Au terme des six jours de la création, le Créateur et Auteur de tout bien s’est reposé le septième jour et a institué le sabbat comme mémorial de la création pour toute l’humanité. Le quatrième commandement de la loi divine immuable requiert l’observance de ce septième jour comme jour de repos, de culte et de service, en harmonie avec les enseignements et l’exemple de Jésus, le Seigneur du sabbat. (Gen. 2:1-3; Exod. 20:8-11; 31:13-17; Lev. 23:32; Deut. 5:12-15; Esa. 56:5, 6; 58:13, 14; Ezek. 20:12, 20; Matt. 12:1-12; Marc 1:32; Luc 4:16; Heb. 4:1-11.)


  1. La gestion chrétienne de la vie

Nous sommes les économes de Dieu. Le Seigneur nous a confié du temps, des occasions, des aptitudes, des possessions, les biens de la terre et les ressources du sol. Nous sommes responsables devant Lui de leur bon usage. Nous reconnaissons Ses droits de propriété en Le servant fidèlement, ainsi que nos semblables, en Lui rendant les dimes et en Lui apportant des offrandes, pour la proclamation de l’évangile, le soutien et le développement de Son église. (Gen. 1:26-28; 2:15; 1 Chron. 29:14; Ag. 1:3-11; Mal. 3:8-12; Matt. 23:23; Rom. 15:26, 27; 1 Cor. 9:9-14; 2 Cor. 8:1-15; 9:7.)


  1. L’éthique chrétienne

Nous sommes appelés à être un peuple saint dont les pensées, les sentiments et le comportement sont en harmonie avec les principes du ciel. Pour permettre à l’Esprit de reproduire en nous le caractère de notre Seigneur, nous ne suivons, à l’exemple de Christ, que des lignes d’action propres à favoriser la pureté, la santé et la joie dans nos vies. (Gen. 7:2; Exod. 20:15; Lev. 11:1-47; Ps. 106:3; Rom. 12:1, 2; 1 Cor. 6:19, 20; 10:31; 2 Cor. 6:14-7:1; 10:5; Eph. 5:1-21; Phil. 2:4; 4:8; 1 Tim. 2:9, 10; Tit. 2:11, 12; 1 Pie. 3:1-4; 1 Jn 2:6; 3 Jn 2.)


  1. Le mariage et la famille

Le mariage a été institué par Dieu en Éden et confirmé par Jésus comme une union à vie entre un homme et une femme, union caractérisée par un climat d’amour. Aux yeux du chrétien, les vœux du mariage l’engagent aussi bien vis-à-vis de Dieu que vis-à-vis de son conjoint et ne doivent être échangés qu’entre des personnes qui partagent la même foi. (Gen. 2:18-25; Exod. 20:12; Deut. 6:5-9; Prov. 22:6; Mal. 4:5, 6; Matt. 5:31, 32; 19:3-9, 12; Marc 10:11, 12; Jn 2:1-11; 1 Cor. 7:7, 10, 11; 2 Cor. 6:14; Eph. 5:21-33; 6:1-4.)


  1. Le ministère de Christ dans le sanctuaire céleste

Il y a dans le ciel un sanctuaire, le véritable tabernacle, dressé par le Seigneur et non par un homme. Dans ce sanctuaire, Christ accomplit un ministère en notre faveur, mettant ainsi à la disposition des croyants les bienfaits découlant de Son sacrifice rédempteur, offert une fois pour toutes sur la croix. Lors de Son ascension, Il a été intronisé comme souverain sacrificateur et a commencé Son ministère d’intercession qui était préfiguré dans le ministère du grand prêtre dans le sanctuaire terrestre. (Lev. 16; Nom. 14:34; Ezek. 4:6; Dan. 7:9-27; 8:13, 14; 9:24-27; Heb. 1:3; 2:16, 17; 4:14-16; 8:1-5; 9:11-28; 10:19-22; Apo. 8:3-5; 11:19; 14:6, 7; 20:12; 14:12; 22:11, 12.)



  1. La seconde venue du Christ

La seconde venue de Christ est la bienheureuse espérance de l’église, le point culminant de l’évangile. L’avènement du Sauveur sera littéral, personnel, visible et de portée mondiale. Lors de Son retour, les justes morts ressusciteront ; avec les justes vivants, ils seront glorifiés et enlevés au ciel, tandis que les injustes mourront. (Matt. 24; Marc 13; Luc 21; Jn 14:1-3; Act. 1:9-11; 1 Cor. 15:51-54; 1 Thess. 4:13-18; 5:1-6; 2 Thess. 1:7-10; 2:8; 2 Tim. 3:1-5; Tit. 2:13; Heb. 9:28; Apo. 1:7; 14:14-20; 19:11-21.)


  1. La mort et la résurrection

Le salaire du péché, c’est la mort. Mais Dieu, qui seul est immortel, accordera la vie éternelle à ceux qu’Il aura rachetés. En attendant, la mort est un état d’inconscience pour tous. Quand Christ – qui est notre vie – paraitra, les justes ressuscités et les justes encore vivants lors de Sa venue seront glorifiés et enlevés pour rencontrer leur Seigneur. La deuxième résurrection, celles des réprouvés, aura lieu mille ans plus tard. (Job 19:25-27; Ps. 146:3, 4; Eccl. 9:5, 6, 10; Dan. 12:2, 13; Esa. 25:8; Jn 5:28, 29; 11:11-14; Rom. 6:23; 16; 1 Cor. 15:51-54; Col. 3:4; 1 Thess. 4:13-17; 1 Tim. 6:15; Apo. 20:1-10.)


  1. Le millénium et l’élimination du péché

Pendant mille ans, entre la première et la seconde résurrection, Christ règnera dans les cieux avec Ses élus. Pendant cette période, les réprouvés morts seront jugés. La terre sera totalement déserte. Elle ne comptera pas un seul être humain vivant, mais sera occupée par Satan et ses anges. Lorsque les mille ans seront écoulés, Christ, accompagné de Ses saints, descendra du ciel sur la terre avec la sainte cité. Les injustes morts seront alors ressuscités, et, avec Satan et ses anges, ils attaqueront la cité; mais un feu venant de Dieu les consumera et purifiera la terre. Ainsi, l’univers sera libéré à jamais du péché et des pécheurs. (Jer. 4:23-26; Ezek. 28:18, 19; Mal. 4:1; 1 Cor. 6:2, 3; Apo. 20; 21:1-5.)


  1. La nouvelle terre

Sur la nouvelle terre, où la justice habitera, Dieu offrira aux rachetés une résidence éternelle y un cuadro de la época idónea para la existencia éternelle faite d'amour, de joie et d'instruction in sa présence. Car Dieu habitera avec Son peuple, et les souffrances et la mort auront disparu. Le grand conflit sera terminé et le péché ne sera plus. Tout ce qui existe dans le monde animé ou monde inanimé proclamera que Dieu est amour, et Il règnera pour toujours.