Télécharger le PDF - École Du Sabbat, 1er trimestre 2018 – Économat: Les Motifs du Coeur

 

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1 L’influence du matérialisme —30 Décembre – 5 Janvier 5


2 Je vois, je veux, je prends —6-12 Janvier 18


3 Dieu ou Mammon? —13 – 19 janvier 31


4 Fuir l’attrait du monde —20 – 26 Janvier 44


5 L’économat après Éden —27 Janvier – 2 Février 57


6 Les marques d’un économe —3-9 Février 72


7 L’honnêteté envers Dieu —10-16 Février 85


8 L’impact de la dime—17 – 23 Février 98


9 Offrandes d’actions de grâce —24 Février – 2 Mars 111


10 La fonction d’intendance—3 – 9 Mars 124


11 La dette: une décision quotidienne —10 – 16 Mars 137


12 Les habitudes d’un économe —17 – 23 Mars 150


13 Les résultats de l’économat —24 – 30 Mars 163


Bureau Éditorial — 12501 Old Columbia Pike, Silver Spring, MD 20904.


Visitez-nous sur le site web: http://www.absg.adventist.org


Contributeur principal Traducteur


John H. H. Mathews Hanoukoume Cyril Kparou


Éditeurs Directeurs de Publication


Clifford R. Goldstein Lea Alexander Greve


Soraya Homayouni Sharon Thomas-Crews


Coordinateur – Pacific Press® Coordinateurs de l’édition française


Wendy Marcum Abraham Dada Obaya


Michael Eckert


Directeur Artistique Vincent Same


Lars Justinen


Contributeurs du guide moniteur


Dan Solis, Pasteur des jeunes et jeunes adultes, Église Adventiste du Septième Jour de College Place Village, College Place, Washington, U.S.A.


En tant que chrétiens, nous devons reconnaitre notre condition pécheresse avant de ressentir notre besoin de changement. Le vrai changement ne peut venir que par l’œuvre de Christ en nous. Et l’un des moyens par lesquels l’œuvre de Christ se rend manifeste en nous se trouve dans le domaine de l’économat. Bien que l’économat couvre plusieurs aspects de la vie chrétienne, nous allons le définir ici de façon générale, comme la gestion des biens matériels et immatériels pour la gloire de Dieu.


Tel qu’enseigné dans la Bible, l’économat devient, entre autre, un outil puissant contre les dangers du matérialisme (l’amour de posséder des choses), ou la mondanité en général, l’une des plus grandes illusions spirituelles que l’ennemi des âmes utilise maintenant pour nous prendre au piège. Beaucoup de gens ne se rendent pas compte que la richesse et les possessions sont spirituellement illusoires et artificielles; des assaisonnements qui finissent par perdre leur saveur. Malheureusement, beaucoup d’âmes seront perdues à cause de leur incapacité à se libérer de leur amour du monde. Les voies du monde – « la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie » (1 Jean 2:16) – peuvent toutes être amoindries, même évitées, grâce à la pratique des principes de la bonne gestion.


C’est pourquoi ce trimestre, nous nous pencherons sur l’économat et ce qu’il peut nous apprendre sur la façon de vivre comme Dieu nous le demande, ce qui inclut le fait d’être libéré de l’amour du monde dans toutes ses manifestations. L’économat est l’expression pratique quotidienne de ce que veut dire suivre Jésus; c’est une expression de notre amour pour Dieu, un moyen de vivre la vérité qui nous a été donnée en Christ. Nous sommes des économes parce que Dieu nous a aimés le premier.


Ainsi, notre vie d’économe implique la bonne attitude, la conversion, l’engagement, l’autodiscipline et bien plus encore. Nous devons être fidèles à Dieu et être des serviteurs dignes de confiance, désintéressés, en se connectant à Jésus dans tout ce que nous faisons et disons. À l’école de Christ, nous découvrons que le résultat de l’intendance est la satisfaction de la vie vertueuse. Nous voulons apprendre à gérer les biens de Dieu pour Sa gloire, en finançant Sa mission pour achever Son œuvre.


Les économes de Dieu voient aujourd’hui « au moyen d’un miroir, d’une manière obscure » (1 Corinthiens 13:12, LSG), mais Jésus voit clairement. Il nous a confié Son œuvre. Même à travers la brume de l’attrait du monde, nous sommes toujours responsables de la bonne gestion de nos talents, nos finances, notre santé et notre environnement. Ces leçons sont conçues pour nous apprendre ce que sont nos responsabilités en tant qu’économes et comment nous pouvons, par la grâce de Dieu, s’acquitter de ces responsabilités, non comme un moyen d’essayer de gagner le salut, mais comme le résultat d’une vie de racheté.


Nos vies en tant qu’économes chrétiens reflètent le caractère de Dieu dans le monde. Il y a une beauté, un bonheur inégalé et la piété dans la vie de ceux qui prennent une position ferme pour les principes bibliques, en particulier contre la tendance et le courant de notre culture. Tout le monde est tenté de vivre une vie sans Dieu; les tentations sont partout autour de nous, elles sont bien ouvertes et subtiles. En tant que chrétiens, et particulièrement en tant qu’intendants chrétiens, Dieu nous a non seulement enseigné comment échapper à ces tentations, mais Il nous a aussi promis le pouvoir de le faire.


À la fin de toute chose, nous entendrons l’une ou l’autre des deux déclarations s’adressant à nous: « Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité. » (Matthieu 7:23, LSG), ou « C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton Maitre. » (Matthieu 25: 23, LSG).


C’est notre espoir et notre prière que les leçons de ce trimestre sur l’économat nous aident à rester sur la voie qui nous fera entendre les paroles suivantes: « entre dans la joie de ton Maitre ».


John H. H. Mathews, docteur en Ministère pastoral, Andrews University, est un pasteur consacré qui a servi dans l’Alabama, Floride, Iowa, Missouri, Tennessee et Nebraska. Aujourd’hui, il est directeur du département de l’Économat de la Division de l’Amérique du Nord de l’Église Adventiste du Septième Jour.


La vie d’un économe chrétien


L’économat est l’expression pratique quotidienne de ce que veut dire suivre Jésus; c’est une expression de notre amour pour Dieu, un moyen de vivre la vérité qui nous a été donnée en Christ.


Comment utiliser ce guide du moniteur


Soyez motivés à explorer, à appliquer et à créer.


Nous espérons que cette version du guide du moniteur encouragera les membres dans les cellules de l’École du Sabbat Adulte, à faire exactement cela — explorer, appliquer et créer. Chaque leçon hebdomadaire du moniteur amène votre classe à travers le processus d’apprentissage suivant, basé sur le cycle d’apprentissage naturel:


  1. Pourquoi cette leçon est-elle importante pour moi? (Motiver);

  1. Que dois-je savoir de la parole de Dieu? (Explorer);

  1. Comment puis-je pratiquer ce que j’ai appris de la parole de Dieu? (Appliquer); et

  1. Que puis-je faire de ce que j’ai appris de la parole de Dieu? (Créer).

Et pour les moniteurs qui n’ont pas eu le temps de se préparer suffisamment pendant la semaine, il y a un résumé d’une page, facile à assimiler, dans la section « La leçon en bref ».


Voici un bref aperçu des quatre étapes du cycle d’apprentissage naturel et des suggestions sur la façon dont vous, en tant que moniteur, pouvez aborder chaque partie:


Étape 1—Motiver: Établissez un lien entre les expériences des membres et la notion centrale de la leçon pour montrer pourquoi la leçon est importante pour leur vie. Aidez-les à répondre à la question: pourquoi la leçon de cette semaine est-elle importante pour moi?


Étape 2—Explorer: Présentez aux membres les informations bibliques dont ils ont besoin pour comprendre la notion centrale de la leçon. (Ces informations pourraient inclure des faits sur des personnes; des lieux; des détails sur des faits culturels, historiques et / ou géographiques; l’intrigue ou ce qui se passe; et les conflits ou les tensions dans les textes que vous étudiez). Aidez les apprenants à répondre à la question: que dois-je savoir de la parole de Dieu?


Étape 3—Appliquer: Fournir des occasions aux membres pour pratiquer les informations données à l’étape 2. Cette étape est cruciale; les informations à elles seules ne suffisent pas pour aider une personne à grandir en Christ. Aidez les membres à répondre à la question: comment puis-je appliquer à ma vie ce que j’ai appris?


Étape 4—Créer: Enfin, encouragez les membres à appliquer la parole suivante: « Mettez la Parole en pratique. Ne soyez pas seulement des auditeurs qui s’abusent eux-mêmes » (Jacques 1:22, BJ). Invitez-les à répondre à la leçon d’une manière pratique. Cette étape donne aux membres, individuellement et en groupe, des occasions d’expression de soi et d’exploration créative. Toutes ces activités devraient aider les membres à répondre à la question: par la grâce de Dieu, que puis-je faire de ce que j’ai appris de la leçon de cette semaine?


Si les moniteurs utilisent le matériel de chacune de ces quatre étapes, ils toucheront presque chaque membre de leurs classes: ceux qui aiment parler de ce qui se passe dans leur vie, ceux qui veulent plus d’informations sur les textes en cours d’étude, ceux qui veulent savoir comment tout s’applique dans la vie pratique, et ceux qui veulent sortir et appliquer ce qu’ils ont appris.


*30 Décembre au 5 Janvier


L’influence du Matérialisme


Sabbat Après-Midi


Lecture de la semaine: 1 Jean 2:16, 17; Luc 14:26-33; 12:15-21; Deut. 8:10-14; 1 Timothée 6:10; Jean 15:5; Galates 2:20.


Verset à mémoriser: « Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvèlement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. » (Romains 12:2, LSG).


Dieu dit à Son peuple dans Sa parole de ne pas se conformer au monde (Rom. 12:2, LSG), mais l’attrait du matérialisme, c’est-à-dire le désir excessif de richesse et de ce que nous considérons comme pouvant apporter la richesse, est puissant. Très peu de gens, qu’ils soient riches ou pauvres, sont hors de portée du matérialisme. Cela inclut aussi les chrétiens.


Il n’y a rien de mal à être riche, ou même à travailler dur pour prospérer, afin de fournir une condition de vie confortable pour vous-même et vos proches. Mais quand l’argent ou la poursuite de l’argent devient la passion d’une personne, elle est tombée dans le piège du diable, et en effet, elle est devenue « conforme à ce monde. »


Le monde donne l’impression que la bonne vie, la vie abondante, ne se trouve que dans l’argent. Mais l’argent est un masque derrière lequel Satan se cache pour s’assurer l’allégeance des humains. Le matérialisme est l’une des armes de choix de Satan contre les chrétiens. Après tout, qui n’aime pas l’argent et ce que l’argent peut nous apporter dans l’immédiat? Sa plus grande réalisation est la gratification immédiate, mais en fin de compte, il ne peut pas assouvir notre besoin le plus profond.


* Étudiez cette leçon pour le sabbat 6 Janvier.



Leçon


1


(page 6 du guide standard)


31 Décembre


Le dieu de ce monde


L’argent est devenu le dieu de ce monde, et le matérialisme est sa religion. Le matérialisme est un système sophistiqué et insidieux qui offre une sécurité temporaire, mais aucune sécurité ultime.


Le matérialisme, comme nous le définissons ici, c’est quand le désir de richesse et des possessions devient plus important et plus précieux que les réalités spirituelles. Les possessions peuvent avoir une valeur, mais leur valeur ne devrait pas nous posséder: « Celui qui aime l’argent n’est pas rassasié par l’argent, et celui qui aime les richesses n’en profite pas. C’est encore là une vanité. » (Eccl. 5:10, LSG). C’est le problème avec le désir des choses de ce monde: peu importe combien nous gagnons, ce n’est jamais assez; nous amassons de plus en plus ce qui ne peut jamais nous satisfaire. Voilà un piège!


Lisez 1 Jean 2:16, 17. Que nous apprend ce texte sur ce qui importe vraiment?




Lisez Luc 14:26-33. Que nous dit Jésus ici sur ce qui est d’une importance suprême pour le chrétien?



Peut-être on pourrait dire ceci: ceux dont l’argent ou le désir d’argent devient une passion, devraient, en effet, évaluer le prix de leur attitude. « Et que sert-il à un homme de gagner tout le monde, s’il perd son âme? » (Marc 8:36, LSG).


« Quand le Christ vint sur la terre, il semble que l’humanité était près de toucher le fond de sa déchéance. Les bases de la société étaient minées; la vie n’était plus que mensonge et artifice… Dans le monde entier les religions perdaient leur [emprise] sur les esprits et les âmes. Écœurés des fables et des mensonges, désireux d’étourdir leur pensée, les hommes se laissaient aller à l’incrédulité et au matérialisme. Écartant l’éternité de leurs préoccupations, ils vivaient pour l’instant présent. » – Ellen G. White, Éducation, p. 59.


Des gens infidèles, passionnés du matérialisme et vivant uniquement pour l’instant présent? N’est-ce pas un fait très familier?


Qui n’aime pas posséder les choses? La question est: comment pouvons-nous savoir si les choses que nous possédons, même si ce ne sont pas de grandes richesses, nous possèdent aussi? Qui seul devrait nous posséder et comment pouvons-nous être surs qu’Il le fait?


Dimanche


(page 7 du guide standard)


1er Janvier


Remplir ses greniers


Lisez Luc 12:15-21. Quel message y a-t-il pour nous ici? Comment ce principe peut-il s’appliquer à quelqu’un qui n’est pas nécessairement riche?




Que l’on soit riche ou pauvre, notre désir de posséder des choses amène notre esprit hors de ce qui compte vraiment et cela nous conduit à se concentrer sur ce qui est seulement temporel et éphémère, et certainement ce qui ne mérite pas la perte de la vie éternelle.


Nous pourrions sans doute ne jamais nous incliner devant une statue littérale d’or ou d’argent pour l’adorer aujourd’hui. Néanmoins, nous pouvons être toujours en danger d’adorer l’or et l’argent, juste sous une autre forme.


Cette parabole est donc applicable dans de nombreuses régions du monde où la vie est consacrée presque exclusivement à l’acquisition de biens. Les détaillants ont transformé la vente de leurs produits en une forme d’art à l’échelle mondiale. Toute leur stratégie markéting consiste à nous faire penser que nous ne pouvons être heureux ou satisfaits à moins que nous possédions ce qu’ils vendent. Une entreprise très réussie crée un produit, nous fait penser que nous en avions besoin, et ensuite, elle nous le vend. Et la vérité est que: cela marche! Même les chrétiens, dont l’espérance n’est pas de ce monde, ne sont pas épargnés de cette illusion.


Lisez Deutéronome 8:10-14. Comment tout membre d’église peut-il être en danger de la menace rapportée ici?




Quels exemples pouvez-vous trouver, soit dans la Bible ou dans notre monde aujourd’hui, où l’accumulation de la richesse et des biens matériels a augmenté la spiritualité de la personne, l’amour pour Dieu et le désir des choses célestes et spirituelles? Veuillez partager votre réponse avec la classe.





Lundi


(page 8 du guide standard)


2 Janvier


L’attrait du matérialisme


Le monde de la publicité est puissant. Les entreprises dépensent des milliards pour produire des images de leurs produits afin d’attirer la masse. Elles utilisent presque toujours des gens beaux et attrayants pour promouvoir ce qu’elles vendent. En regardant cette annonce, nous nous associons, non seulement au produit, mais aussi aux personnages de l’annonce.


Le matérialisme n’aurait pas réussi à séduire si efficacement s’il n’était pas lié à la sensualité subtile (et parfois pas si subtile), tissée dans la publicité. C’est la technique la plus puissante de la publicité, mais elle agit comme un poison pour les chrétiens qui se battent contre les dangers du matérialisme, c’est-à-dire, la plupart d’entre nous.


Lisez Matthieu 6:22-24. Que représente l’œil, en rapport avec la pensée et l’action du chrétien? Comment, en tant que chrétiens, devrions-nous réagir face aux images subtiles qui nous tentent de consommer ce dont nous n’avons vraiment pas besoin?





La publicité qui associe la sensualité aux produits peut devenir un outil puissant. Les détaillants vendent leurs marchandises en créant l’excitation dans l’esprit des consommateurs. L’expérience est une pure fantaisie, mais cela marche. Elle peut être presque mystique, en amenant rapidement les gens à ce qui semble être un autre royaume de l’existence. Elle devient une fausse religion qui n’offre aucune connaissance et aucune vérité spirituelle, encore à l’heure actuelle, elle est si attrayante et séduisante que beaucoup de gens n’y résistent plus. Nous le voulons, et nous pensons que nous le méritons, alors pourquoi ne pas l’avoir? Dieu seul sait les grandes sommes d’argent qui ont été dépensées et qui seront toujours dépensées pour des choses que les annonceurs nous ont convaincus que nous en avons besoin.


« Je dis donc: Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair. » (Galates 5:16, LSG). Bien que nous ayons tendance à penser aux « désirs de la chair » en termes sexuels, de quelles autres manières pouvons-nous être en danger d’accomplir ces désirs?





Mardi


(page 9 du guide standard)


3 Janvier


L’amour de soi


« Par la grâce qui m’a été donnée, je dis à chacun de vous de n’avoir pas de lui-même une trop haute opinion, mais de revêtir des sentiments modestes, selon la mesure de foi que Dieu a départie à chacun. » (Romains 12:3, LSG).



Dieu a dit: « Ton cœur s’est élevé à cause de ta beauté, Tu as corrompu ta sagesse par ton éclat. » (Ézéchiel 28:17, LSG). Lucifer s’est trompé lui-même, en pensant qu’il était plus grand que sa position. Quand il a dit en son cœur, « je serai semblable au très-haut » (Ésaïe 14:14, LSG), il a révélé son ambition personnelle, en revendiquant des droits qu’il n’avait pas. L’aveuglement et l’ambition personnelle étaient deux traits du cœur déchu de Lucifer.


Ces textes sur la chute de Lucifer devraient nous dire que, à bien des égards, le péché originel n’est que du narcissisme, que le Dictionnaire Universel définit comme « l’admiration plus ou moins exclusive de sa propre personne; l’amour morbide de soi-même. » Quels traits de caractère, chez tout être humain déchu, sont de plus grands indicateurs d’aveuglement que ceux-là?


Pourtant, ces traits sont plus fréquents que l’on pourrait penser. Nabuchodonosor pensait avec arrogance qu’il était plus grand qu’il était (Daniel 4:30). Les pharisiens avaient aussi appris à croire à ce fantasme de séduction (voir Luc 18:11, 12). La richesse peut aussi conduire à cette même tromperie si nous n’y prenons pas garde.


Lisez 1 Timothée 6:10. Contre quel danger Paul met-il ses lecteurs en garde ici?



Paul demande à Timothée de se méfier de toutes sortes de mauvaises personnes (2 Timothée 3:1-5), y compris les « amis de l’argent » (LSG). Cet amour de l’argent peut encourager les excès de confiance et une attitude grandiose d’égoïsme et de vanité. C’est parce que le matérialisme imprègne les gens qui ont de grandes possessions avec un sens exagéré de leur importance. C’est facile, quand on a beaucoup d’argent, d’avoir une trop haute estime de soi. Après tout, tout le monde veut être riche, mais seulement quelques-uns arrivent à l’être. Par conséquent, il est facile pour les riches de devenir égocentriques, orgueilleux et vantards.


Lisez Philippiens 2:3. Comment ce verset nous aide-t-il à comprendre pourquoi le matérialisme et les attitudes qu’il peut favoriser sont tellement à l’encontre de l’idéal chrétien?




Mercredi


(page 10 du guide standard)


4 Janvier


L’ultime futilité du matérialisme


Il y a beaucoup de gens qui aiment Dieu. Leur identité est unie à celle de Dieu d’une manière que les possessions ne peuvent pas les ébranler.


Lisez Deutéronome 7:6, 1 Pierre 2:9, Jean 15:5 et Galates 2:20. Que signifie le fait d’être la possession de Dieu? Où trouvons-nous notre véritable identité?



Dieu a dit: « Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en Moi et en qui Je demeure porte beaucoup de fruit, car sans Moi vous ne pouvez rien faire. » (Jn 15:5, LSG). La connexion est directe et sure. « Toute vraie obéissance procède du cœur. Le Christ mettait tout Son cœur dans ce qu’Il faisait. Si nous le voulons, Il s’identifiera tellement avec nos pensées et nos aspirations, Il rendra nos cœurs et nos esprits tellement conformes à Sa volonté, au point qu’en Lui obéissant nous ne ferons que suivre nos propres impulsions. La volonté, épurée et sanctifiée, trouvera son plus grand bonheur à Le servir. Quand nous connaitrons Dieu comme Il est possible de Le connaitre, notre vie deviendra une obéissance continuelle. Si nous apprécions le caractère du Christ, si nous sommes en communion avec Dieu, le péché nous devient odieux. » – Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 671.


En revanche, le matérialisme nous offre une identité qui est synonyme de nos possessions. En d’autres termes, nous nous définissons sur la base de ce que nous avons et ce que nous pouvons acheter des biens de ce monde. Jacques nous met en garde contre ce fait: « Votre or et votre argent sont rouillés; et leur rouille s’élèvera en témoignage contre vous, et dévorera vos chairs comme un feu. Vous avez amassé des trésors dans les derniers jours! » (Jacques 5:3, LSG). « Amasser » signifie collecter et stocker de grands trésors; plus important encore, c’est dans ces trésors, petits ou grands, que beaucoup trouvent leur identité (Luc 12:19-21).


Le matérialisme est une forme de confusion d’identité. Cela signifie que, pour beaucoup d’entre nous, notre identité devient fusionnée avec nos possessions. Nos possessions deviennent notre dieu (Matthieu 6:19-21). Comme quelqu’un l’a dit, « je ne suis rien sans mes choses. » Que c’est triste que nous ne nous identifions que par le biais de nos possessions terrestres. Que c’est superficiel, éphémère et ultimement futile de mener une telle vie, surtout pour quelqu’un qui affirme être un chrétien. Nous identifions-nous à Dieu ou à nos possessions? En fin de compte, c’est un cas ou l’autre.


Combien votre identité est-elle liée à vos possessions?




Jeudi


(page 11 du guide standard)


5 Janvier


Réflexion avancée: « L’ennemi achète des âmes aujourd’hui à très bon marché. ‘’Vous vous êtes vendus vous-mêmes pour rien’’ est le langage par lequel l’Écriture décrit ce fait. L’un vend son âme pour la gloire du monde, l’autre pour l’argent; un autre pour satisfaire les passions, et un autre pour le divertissement de ce monde. Ces échanges sont faits tous les jours. Satan cherche à réduire l’importance du sang de Christ et il achète de nombreuses âmes moins chères, malgré le prix infini, qui a été payé comme leur rançon. » – Ellen G. White, Testimonies for the Church, vol. 5, p. 133.


L’achat d’âmes par le biais du matérialisme est le but de Satan. C’est un piège qu’il temps à tout le monde. Le matérialisme ne peut pas parler, mais il connait toutes les langues. Il sait comment apporter plaisir et satisfaction à la fois aux riches et aux pauvres et les amener à dire: « j’ai tout ce dont j’ai besoin ici; pourquoi m’inquiéter? » Ainsi, le matérialisme corrompt l’esprit; il pousse les gens à faire confiance à ce qu’ils détiennent par opposition à faire confiance à Dieu. Toutefois, l’antidote, « n’est ni par la puissance ni par la force, mais c’est par Mon Esprit, dit l’Éternel des armées » (Zach. 4:6, LSG). Le matérialisme ne peut résister au contrôle de l’Esprit Saint quand nous nous donnons à Dieu et restons déterminés par Sa grâce, à ne pas laisser le matérialisme régner sur nos vies.


Discussion:


Quels sont les moyens par lesquels, même si nous sommes pauvres ou sans beaucoup de biens matériels, nous pouvons être emportés dans l’un ou l’autre des dangers que nous avons examinés cette semaine?


Certaines personnes disent: « je m’en fou de l’argent. L’argent ne signifie rien pour moi. » (Ceux qui disent cela ont souvent beaucoup d’argent de toute façon.) Pourquoi, dans la plupart des cas, ce n’est tout simplement pas vrai? Les finances sont importantes; elles ont un rôle dans notre vie. La question est: comment pouvons-nous mettre l’argent et notre besoin d’argent dans la perspective biblique?


« Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la teigne et la rouille détruisent, et où les voleurs percent et dérobent; mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où la teigne et la rouille ne détruisent point, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent. Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. » (Matthieu 6:19-21, LSG). Veuillez lire attentivement ce que Jésus nous dit ici. Comment ce qu’Il dit est-il un moyen puissant pour nous protéger contre les dangers du matérialisme?


Vendredi


(page 12 du guide standard)


Histoire Missionnaire



Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org


Chair de poule sur Dieu


par Andrew McChesney, Mission Adventiste


Le camionneur Safan Karamath a souvent la chair de poule. De petits boutons sortent sur ses bras lorsqu’il écoute un sermon. Ses boutons apparaissent pendant la prière et quand il parle de son nouvel amour pour Jésus. « Je sens vraiment la présence de Dieu ici », déclare Karamath, en étendant son bras nu lors d’une interview à l’Université des Caraïbes du Sud, une institution adventiste sur l’ile de Trinidad et Tobago. Ces petits boutons en forme de bosses ponctuaient sa peau brune. « Cela m’arrive toujours quand on parle de Dieu » dit-il. « Je considère cela comme un signe que je ne suis pas seul. » Karamath s’est senti seul pour la plupart du temps de ses 53 ans. Seul enfant de ses parents, sa mère est morte quand il était encore tout petit. Il fut élevé par un père alcoolique dans une communauté musulmane de Trinidad. « Mon père était toujours ivre, donc je fuyais loin de lui quand il venait à la maison », déclara Karamath. « Je ne comptais que sur moi-même. » Karamath allait adorer régulièrement à la mosquée locale avec les autres enfants. Après le mariage, lui et sa femme se convertirent à l’hindouisme et eurent huit enfants, qui furent baptisés dans l’église catholique romaine. Mais Karamath se sentait toujours seul. Dans sa recherche d’une meilleure vie, il renonça à la marijuana. Plusieurs années plus tard, il arrêta de fumer et, quelque temps après, il cessa de boire de l’alcool. Puis la chair de poule commença. Karamath commença à participer aux réunions d’évangélisation après avoir été invité par les responsables de la classe biblique pour les enfants que l’Université offre aux enfants du voisinage. Les enfants de Karamath fréquentaient la classe chaque semaine, où les enseignants de l’Université leur faisaient des études bibliques. « L’évangile était proclamé de manière vivante, et après plus de 50 ans, j’ai rencontré le Seigneur pour la première fois », déclara Karamath. Karamath et trois de ces enfants âgés de 12, 14 et 16 ans furent baptisés. À la question de s’avoir s’il se sentirait abandonné par Dieu si la chair de poule s’arrêtait, il s’écria: « non ! « Jamais ! » Il a dit qu’il voit simplement la chair de poule comme un signe qu’il n’est pas seul. « Dieu est avec moi », dit-il.


Une partie de l’offrande du treizième sabbat de ce trimestre servira à la construction d’une église pour l’Université des Caraïbes du Sud, ce qui permettra à l’Université de développer des programmes de sensibilisation tels que l’étude biblique hebdomadaire pour les enfants, qui a conduit Safan Karamath (à gauche) et trois de ses enfants au baptême.


Commentaires pour les moniteurs


La leçon en bref


Texte clé: Romains 12:1, 2


Objectifs:


Savoir: Discerner la différence entre l’appréciation appropriée du monde matériel et des biens d’une part, et les dangers du matérialisme d’autre part.


Ressentir: Faire l’expérience de la transformation spirituelle qui vous inspire à adorer Dieu, le donateur de toutes choses plutôt que d’adorer les choses reçues.


Agir: Être déterminé à faire tout son possible pour s’assurer que ses possessions servent à glorifier Dieu plutôt que soi-même.


Plan de l’étude:


  1. Savoir: Comprendre le but des possessions

A Que pouvons-nous faire pour surmonter la tentation d’aimer nos biens plutôt que d’aimer celui qui nous donne ces bénédictions matérielles??


B Que dit la parabole du blé et de l’ivraie (Matthieu 13:24-30) à un monde rempli de consumérisme et de mercantilisme?


C Comment notre attitude envers les biens influence-t-elle notre identité?


  1. Ressentir: Touché par la libération du matérialisme

A Comment la victoire sur l’amour de soi peut-il encourager notre victoire sur le matérialisme?


B Comment notre libération du matérialisme peut-elle nourrir notre croissance spirituelle?


III. Agir: Utiliser nos biens pour la gloire de Dieu


A Comment nos biens peuvent être utilisés pour glorifier Dieu et améliorer notre monde?


B Quels choix pratiques pouvons-nous faire pour nous protéger contre la tentation de garder les choses pour nous-mêmes plutôt que de laisser Dieu nous utiliser comme des canaux de distribution?


Résumé: Dieu a donné les bénédictions matérielles pour la jouissance et pour le développement de la personnalité. Lorsque nous les utilisons pour honorer Dieu et aider les personnes qu’Il a créées, nous sommes bénis. Quand nous devenons matérialistes, nous perdons cette bénédiction.


Cycle d’apprentissage


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: Romains 12:1, 2



Concept clé de croissance spirituelle: Être conforme au monde par l’amour de soi et le matérialisme va à l’encontre du dessein de Dieu de nous transformer par le renouvèlement de nos esprits.


Coin du moniteur: Cette leçon introduit notre étude sur l’économat. Elle examine l’obstacle principal du chrétien à rendre un service loyal: le matérialisme. Le matérialisme, aux fins de notre étude, est défini comme la préoccupation ou la focalisation sur le matériel, plutôt que sur des choses spirituelles, ou intellectuelles. Le matérialisme ne concerne pas primitivement la quantité de choses que l’on a; elle se rapporte à l’attitude que l’on a envers tout ce qu’il ou elle possède.


Job était un homme extrêmement riche avec beaucoup de possessions. Mais il offrait délibérément des sacrifices à Dieu et partageait sa richesse avec les orphelins, les veuves et les pauvres, en honorant et en louant ainsi son Père céleste pour Ses dons. Comparez cette attitude à celle d’un autre personnage de l’Ancien Testament sous le nom d’Acan (Josué 7). Son matérialisme était centré sur un vêtement, de l’argent, et un objet en or, insignifiants par rapport aux biens de Job. Sa convoitise, cependant, lui couta la vie.


Les pauvres et les riches sont tous successibles au matérialisme. Soulignez auprès des membres que le serviteur qui a reçu un talent et l’autre qui a reçu cinq talents sont tous appelés par Dieu à être de fidèles intendants chrétiens.


Activité d’ouverture: Invitez les membres de la classe à imaginer qu’ils sont à l’âge de cinq ans. Demandez-leur de concentrer leur attention sur une, ou tout au plus, deux de leurs possessions préférées ou jouets de cette époque de leur vie. Cherchez à savoir s’ils ont toujours ces choses. Maintenant déterminez combien d’entre eux n’ont pas dormi la nuit dernière parce qu’ils n’ont plus ces choses. Demandez-leur de partager avec vous pourquoi ces trésors de l’enfance n’ont plus l’importance qu’ils avaient auparavant. Est-ce peut-être parce que les nouvelles pensées et désirs ont remplacé leur intérêt pour ces objets précieux de l’enfance? Est-ce parce qu’ils sont mature et concentrent maintenant leur attention sur des choses plus importantes? Paul écrit que le renouvèlement divin de nos esprits surmonte la conformité à ce monde. Cette maturité spirituelle nous fait voir les biens matériels, comme puérils et sans importance.


ÉTAPE 2—Explorer


Coin du moniteur: L’économat et le matérialisme n’englobent pas seulement les aspects émotionnels et spirituels du caractère d’une personne; ils incluent aussi une dimension mentale. Salomon a affirmé, « [l’homme] est comme les pensées de son âme » (Prov. 23:7, LSG). La transformation spirituelle proposée par Dieu nait de notre façon de penser, à travers les processus de nos pensées. Cette réorientation de l’esprit nous permet de nous concentrer sur les choses d’en haut, plutôt que sur les choses de la terre. Ainsi, tout en appréciant les réalités matérielles de notre monde, nous sommes libérés pour adorer la réalité spirituelle – le Dieu du ciel – qui les a toutes données.


Commentaire biblique


  1. L’esprit renouvelé protège contre le matérialisme (Revoir Romains 12:1, 2 avec la classe).

Dans le contexte de cette leçon, le matérialisme est défini comme la conformité au monde. Il est à noter que la protection contre la conformité au monde est illustrée comme le sacrifice d’une réalité matérielle: le corps.


Ce sacrifice est décrit dans Romains comme un « culte raisonnable » (Rom. 12:1, LSG). Beaucoup de traductions plus modernes de l’Écriture ont remplacé « culte raisonnable » par les mots « culte spirituel », un remplacement qui est bien attesté (S21, BDS, OST, TOB). Cependant, l’expression « un culte raisonnable » (LSG, BDS), est également bien prise en charge. De même, la Bible Darby parle de « service intelligent ». Ces traductions utilisent une formule qui met l’accent sur le rôle de l’intellect. « Raisonnable » ne devrait pas être interprété dans le sens de « acceptable » (par exemple, « il a offert un prix raisonnable »), mais dans le sens de « rationnel » (par exemple, « il fait ce que toute personne raisonnable [qui pense] ferait »). Le mot grec pour « raisonnable » est logikēn, d’où nous dérivons le mot « logique ». Ainsi, le sacrifice du matériel est logique et raisonnable, une fonction du culte de l’esprit.


Pratiquement parlant, cette sécurité contre la conformité mondaine se produit lorsque nos esprits sont spirituellement renouvelés grâce à l’absorption des pensées spirituelles, qui remplacent nos pensées mondaines. Paul exhorte les croyants Colossiens, « Affectionnez-vous aux choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre » (Col. 3:2, LSG). Christ nous appelle à chercher d’abord Son royaume (voir Matthieu 6:33; Voir aussi Matthieu 6:19-21), avec la promesse que les choses nécessaires (les nécessités matérielles comme la nourriture et les vêtements) seront ajoutées ultérieurement. Placer sa confiance sur le Dispensateur de toutes les bonnes choses plutôt que sur les choses elles-mêmes, est la meilleure protection contre les maux du matérialisme.


Considérez ceci: Pensez à combien de temps et d’énergie nous investissons dans la réflexion sur les choses de ce monde par rapport au temps que nous passons en méditant sur les réalités célestes. Comment le fait de présenter nos corps à Dieu comme « un culte raisonnable » peut nous protéger de la conformité au monde?


  1. L’attrait du désir humain (Revoir 1 Jean 2:15-17 avec la classe.)

Le même auteur qui nous dit que Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné Son fils (Jean 3:16), nous enjoint à ne pas aimer le monde. « Il faut veiller à comprendre ce que Jean entend par le monde, le cosmos. Le chrétien ne haïssait pas le monde comme tel. C’est la création de Dieu… Mais le cosmos a acquis un sens moral. Il a commencé à signifier le monde en dehors de Dieu. C. H. Dodd définit cette signification de cosmos: ‘’notre auteur [Jean] parlait de la société humaine dans la mesure où elle est organisée sur des principes erronés et caractérisée par les désirs, les valeurs erronées et l’égoïsme’’. » – William Barclay, The Daily Study Bible: The Letters of John and Jude (Edinburg: St. Andrews Press, 1976), p. 56. De toute évidence, dans Jean 3:16 l’Apôtre emploie le mot « monde » pour désigner les personnes. Mais ici, dans 1 Jean 2:15-17, il utilise « le monde » comme une figure de mondanité – les préoccupations quotidiennes matérialistes et les tentations qui s’opposent à la vie spirituelle.


Selon Jean, ce monde présente une triple tentation. La première est « la convoitise de la chair » (1 Jean 2:16). Malheureusement, cette traduction suggère des nuances de sens involontaire de l’original grec, qui signifie simplement les désirs physiques démesurés, y compris le désir sexuel, la gourmandise et autres désirs pécheurs. En fait, ce n’est pas seulement une question de sexe, c’est bien plus que cela.


De même, « la convoitise des yeux » (1 Jean 2:16, LSG) ne fait pas référence au voyeurisme lascif, mais au contraire, aux désirs que les yeux ont pour tout ce qu’ils voient (la convoitise). Dans tous ces cas, les choses désirées ne sont pas nécessairement mauvaises en soi. Jean dit tout simplement que désirer quoi que ce soit du monde humain, matériel, au-dessus du spirituel, est mauvais, même si la chose elle-même est bonne.


« L’orgueil de la vie » (1 Jean 2:16, LSG) ou « la fierté de ses possessions » complète la triade des défis que le monde présente à notre bienêtre spirituel. « Ici, Jean utilise un mot grec plus vif, alazoneia. Pour les moralistes anciens, l’alazon était l’homme qui réclame les biens et les réalisations qui ne lui appartenaient pas, pour s’exalter. L’alazon est un vantard; « et C. H. Dodd appelle l’alazoneia, l’égoïsme prétentieux. » – Barclay, p. 58. C’est cette exaltation vantarde de soi, et cette ostentation somptueuse, couplée à une compréhension déficiente du royaume spirituel, que Jean condamne.


Considérez ceci: Comment Jean définit-il « le monde » dans 1 Jean 2:15-17? Qu’entend-on par la recommandation de Jean aux croyants de haïr le monde? Définissez ce que Jean signifie par la convoitise des yeux, la convoitise de la chair et l’orgueil de la vie. Pourquoi sommes-nous enjoints de les éviter?




ÉTAPE 3—Appliquer


Coin du moniteur: Il est relativement facile de parler des méfaits du matérialisme, mais plus difficile d’éliminer son influence omniprésente dans nos vies. Une société trop commercialisée nous entoure avec la tentation. Discutez des moyens pratiques des chrétiens à rester concentré sur les choses célestes tout en utilisant les bénédictions matérielles que Dieu leur a confiées.


À méditer:


Que puis-je faire afin de développer une perspective équilibrée envers les biens matériels sur une planète qui me bombarde constamment avec le consumérisme?


Comment travailler avec les gens les plus pauvres, soit au niveau local ou à l’étranger, pourrait freiner la tendance humaine à l’égoïsme?


Quels sont les avantages du renoncement de soi-même?


Comment le fait de vivre en communion avec les autres croyants peut aider les gens à développer un équilibre pratique d’utilisation des bénédictions matérielles sans succomber au matérialisme?


Quels rôles jouent la prière et l’étude de la Bible dans la protection du chrétien contre les extrêmes?


ÉTAPE 4—Créer


Coin du moniteur: Notre utilisation de l’argent en dit long sur nos vraies valeurs et préférences. Les gens peuvent parler de valeurs spirituelles, mais si vous ouvrez leurs relevés de carte de crédit, la vérité se répand au-dehors. Encouragez les activités suivantes comme des contrôles pratiques pour les membres de la classe.


Activités:


Suivez vos dépenses de ménage pendant un mois. À la fin du mois, classez vos dépenses. Combien a été dépensé dans le domaine matériel, y compris la nourriture, les vêtements, le logement, et peut-être, le transport? Combien a été dépensé pour les choses non essentielles, comme le divertissement? Combien a été investi dans le soulagement de la souffrance humaine? Combien a été investi dans le royaume de Dieu? Combien a été dépensé pour la croissance spirituelle personnelle (par exemple, la lecture spirituelle, comme la Bible ou autre littérature chrétienne, la musique chrétienne, etc.)? Vos antécédents suggèrent-ils que vous êtes matérialiste? Spirituel? Pas sûr?


Discutez avec des amis proches ou des frères et soeurs de cellule, des moyens par lesquels vous pouvez mettre en commun vos finances pour investir dans une entreprise spirituelle commune. Cette fusion pourrait inclure des activités telles que nourrir les sans-abris, s’occuper des personnes âgées, aider les enfants négligés, etc. Discutez des moments et des endroits spécifiques où vous pouvez effectuer votre activité. Plus tard, méditez sur comment cette activité a affecté votre regard sur les possessions et comment elle a cultivé des relations avec les personnes que vous aviez aidées et avec vos amis.


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*Janvier 6-12


Je vois, je veux, je prends


Sabbat après-midi


Lecture de la semaine: 2 Corinthiens 8:1-7; Matthieu 13:3-7, 22; Genèse 3:1-6; Ésaïe 56:11; Matthieu 26:14-16; 2 Pierre 1:5-9.


Verset à mémoriser: « Celui qui a reçu la semence parmi les épines, c’est celui qui entend la parole, mais en qui les soucis du siècle et la séduction des richesses étouffent cette parole, et la rendent infructueuse. » (Matthieu 13:22, LSG).


L’amour de l’argent et des possessions matérielles peuvent venir à nous de différents angles. Ellen White décrit comment le diable nous attire par les ruses du matérialisme.


« Allez et efforcez-vous d’enivrer les propriétaires de terres et d’argent par les soucis de cette vie. Présentez-leur ce monde sous son jour le plus attrayant, pour qu’ils y amassent leurs trésors, et qu’ils fixent ainsi leur attention sur les choses terrestres. Nous devons faire tout notre possible pour empêcher ceux qui travaillent en faveur de la cause de Dieu de se procurer des fonds qui seront employés à nous combattre. Plus d’argent ils obtiendront, plus ils affaibliront notre royaume en nous enlevant nos sujets. Si vous parvenez à les intéresser davantage à l’idée de rassembler de l’argent qu’à celle d’édifier le royaume du Christ et de diffuser les vérités que nous haïssons, alors nous ne craindrons pas leur influence, car nous savons que toute personne égoïste et cupide tombera sous notre domination et se séparera finalement du peuple de Dieu. » – Conseils à l’économe, pp. 160, 161.


Ce stratagème, malheureusement, semble bien fonctionner. Analysons de près ces dangers et ce que nous propose la parole de Dieu afin d’éviter ce piège spirituel.


* Étudiez cette leçon pour le sabbat 13 Janvier.



Leçon


2


(page 14 du guide standard)


7 Janvier


L’évangile de la prospérité


Un prédicateur d’une télévision populaire annonce un message qui peut être résumé comme suit: Dieu veut vous bénir, et la preuve de Sa bénédiction est l’abondance des biens matériels que vous possédez. En d’autres termes, si vous êtes fidèles, Dieu vous rend riches.


Cette idée, ou du moins ses variantes, a été appelée l’évangile de la prospérité: suivez Dieu et Il vous rendra riches en biens terrestres. Ceci n’est rien d’autre qu’une fausse justification théologique du matérialisme, parce que ce qu’il dit vraiment est ceci: voulez-vous être matérialiste et vous sentir à l’aise? Eh bien, nous avons « un évangile » pour vous.


Encore une fois, connecter l’évangile à une garantie d’être matériellement riche est une séduction. Cette croyance crée des dissonances avec l’Écriture et reflète une théologie égocentrique qui n’est rien d’autre qu’une demi-vérité habillée dans un langage biblique. Au cœur de ce mensonge se trouve la question centrale au problème du péché, et c’est le moi et le désir de plaire à soi-même avant tout.


La théologie de l’évangile de la prospérité enseigne que, en donnant à Dieu, nous gagnons en contrepartie une garantie de richesse matérielle. Mais cela fait de Dieu un distributeur automatique et transforme notre relation avec Lui en rien d’autre qu’un négoce: je fais ceci et Tu promets de faire cela en retour. Dans ce système, les gens donnent, non parce que c’est bon de donner, mais à cause de ce qu’ils reçoivent en retour.


C’est l’évangile de la prospérité.


Lisez 2 Corinthiens 8:1-7. Que se passe-t-il ici? Quels principes contraires à cette idée de l’évangile de la prospérité voyons-nous dans ces textes? Que veut dire Paul lorsqu’il parle de « l’œuvre de bienfaisance » (2 Cor. 8:7, LSG)?




Ces gens, bien que dans leur « pauvreté profonde » (2 Corinthiens 8:2, LSG), étaient néanmoins très généreux, donnant encore plus qu’ils pouvaient se permettre. Des textes comme celui-ci et bien d’autres, aident à réfuter la fausse théologie de l’évangile de la prospérité, qui enseigne que si vous vivez avec Dieu, vous aurez beaucoup de possessions matérielles comme preuve.


Quels exemples pouvez-vous trouver de ceux qui sont fidèles à Dieu, mais pauvres en possessions matérielles et de ceux qui ne sont pas fidèles à Dieu, mais riches en possessions mondaines? Qu’est-ce que cela devrait nous dire sur l’utilisation des richesses comme une preuve de la bénédiction de Dieu?



Dimanche


(page 15 du guide standard)


8 Janvier


Une vision spirituelle floue


Nous n’avons pas besoin de la Bible pour nous enseigner cette vérité évidente: les soucis de cette vie et ses richesses sont temporaires. Ici, tout est éphémère. Comme le dit Paul: « Nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles; car les choses visibles sont passagères, et les invisibles sont éternelles. » (2 Cor. 4:18, LSG). Les chrétiens ont une vision myope lorsqu’ils se concentrent sur les soucis de ce monde plutôt que sur le chemin du ciel. Et peu de choses peuvent aveugler les yeux sur ce chemin d’accès au ciel plus que la séduction des richesses. Helen Keller, qui était aveugle, a déclaré: « La personne la plus pitoyable au monde est celle qui a une vue, mais qui n’a aucune vision. » La Bible est pleine d’exemples de gens qui voyaient, mais qui étaient, en effet, spirituellement aveugles.


« Certains aiment ce monde tellement qu’il engloutit leur amour de la vérité. Quand leurs trésors ici augmentent, leur intérêt pour le trésor céleste diminue. Plus ils ont des possessions dans ce monde, plus ils l’embrassent totalement, comme s’ils craignaient que leur trésor mondain ne leur soit enlevé. Plus ils possèdent, moins ils ont à donner aux autres; plus ils amassent, plus ils se sentent pauvres. Oh, la séduction des richesses! Ils ne verront et ne sentiront pas les besoins de la cause de Dieu. » – Ellen G. White, Spiritual Gifts, vol. 2, p. 267.


La vision spirituelle floue met le salut éternel en péril. Il ne suffit pas d’avoir Jésus en vue; nous devons fixer notre regard sur Lui.





Lisez Matthieu 13:3-7 et 22. Contre quel danger Jésus nous avertit-Il ici? Pourquoi est-ce un piège facile pour n’importe qui, riche ou pauvre?


Tout d’abord, Jésus nous met en garde contre les « soucis de ce monde » (Matthieu 13:22). Jésus sait que nous avons tous des soucis, notamment financiers. Les pauvres s’inquiètent qu’ils n’en ont pas assez, les riches s’inquiètent de la prochaine chose à acquérir. Nous avons juste besoin d’être certains que nous n’arrivons pas au point où ces soucis « étouffent la Parole » (Matt. 13:22, TOB) dans nos vies.


Deuxièmement, Jésus nous met en garde contre « la séduction des richesses » (Matthieu 13:22, LSG). Bien que la richesse ne soit pas mauvaise en soi, elle a toujours le pouvoir de nous tromper d’une manière qui puisse conduire à notre destruction ultime.


Quels sont les moyens par lesquels vous pouvez voir dans votre propre vie la « séduction des richesses »? Quels sont les choix pratiques que vous pouvez faire pour vous protéger contre cette supercherie?



Lundi


(page 16 du guide standard)


9 Janvier


Les étapes de la convoitise


Comme tous les péchés, la convoitise commence dans le cœur. Elle prend ses racines à l’intérieur de nous et fonctionne alors vers l’extérieur. C’est ce qui s’est passé en Éden.


Lisez Genèse 3:1-6. Qu’a fait Satan pour attirer Ève dans le péché? Comment a-t-il utilisé les mêmes principes à travers les âges pour nous tromper aussi?



« La femme vit que l’arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu’il était précieux pour ouvrir l’intelligence; elle prit de son fruit, et en mangea; elle en donna aussi à son mari, qui était auprès d’elle, et il en mangea. » (Genèse 3:6, LSG).


En effet, on peut affirmer sans se tromper que l’industrie de la publicité a eu sa façon paradigmatique de vendre ses produits à partir de l’histoire d’Éden. Le diable a présenté le fruit de l’arbre interdit d’une manière à créer chez Ève, un désir de vouloir plus qu’elle avait déjà et de lui faire penser qu’elle avait besoin de quelque chose qu’elle n’avait pas encore. Quelle idée! Sa chute est une démonstration des trois étapes que chacun d’entre nous prend quand nous tombons dans la convoitise: je vois, je veux, je prends.


La convoitise, bien sûr, peut être un péché tranquille. Tout comme la luxure, elle est cachée derrière le voile de notre chair. Mais quand elle enfante enfin des fruits, elle peut être dévastatrice. Elle peut endommager les relations, laisser des cicatrices sur vos proches et vous marquer d’une culpabilité à long terme.


Quand la convoitise surgit, elle écrase tout principe. Le roi Achab a vu la vigne de Naboth, il l’a désirée, et ensuite, il a fait la moue jusqu’à ce que la reine ait assassiné Naboth (1 Rois 21). Akân n’a pas pu résister quand il a vu un vêtement et de l’argent, donc il les a convoités et les a pris (Josué 7:20-22). En fin de compte, la convoitise n’est qu’une autre forme de l’égoïsme.


« Si l’égoïsme est la forme dominante du péché, la convoitise peut être considérée comme la forme dominante de l’égoïsme. Cela est étonnamment rapporté par l’apôtre Paul. En décrivant ‘’les temps périlleux’’ (2 Tim. 3:1) de l’apostasie finale, il présente l’égoïsme comme la racine prolifique de tous les maux qui se commettront alors et la convoitise comme ses premiers fruits. ‘’Les hommes seront égoïstes, amis de l’argent’’ (2 Tim. 3:2). » – John Harris, Mammon, (New York: Lane & Scott, 1849) p. 52.


Pourquoi est-il important de reconnaitre en nous-mêmes toutes les tendances à la convoitise?



Mardi


(page 17 du guide standard)


10 Janvier


L’avidité – avoir des choses comme on veut


Lisez Ésaïe 56:11. Quel péché fait l’objet de cette mise en garde?




Pour nous, êtres déchus, l’avidité peut être aussi facile que la respiration. Et tout va de soi. Toutefois, il est difficile d’imaginer quelque chose dans le caractère humain qui reflète moins le caractère de Christ que la cupidité. « Car vous connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus Christ, qui pour vous s’est fait pauvre, de riche qu’Il était, afin que par Sa pauvreté vous fussiez enrichis. » (2 Corinthiens 8:9, LSG).


Dieu seul sait les dégâts que l’avidité a causés tout au long de l’histoire. L’avidité est la cause des guerres. L’avidité a poussé des gens à commettre des crimes qui ont apporté la ruine sur eux-mêmes et leurs familles. L’avidité, aussi appelée la cupidité, peut être comme un virus qui s’accroche à son hôte et qui consomme toutes les vertus jusqu’à ce que tout ce qui reste ne soit que de la cupidité grandissante. La cupidité est une maladie qui veut tout: passion, pouvoir et possessions. Encore une fois, je vois, je veux, je prends.


Lisez Matthieu 26: 14-16. Que pouvons-nous apprendre de cette triste histoire sur la puissance de la cupidité?




Notez les paroles de Judas: « Que voulez-vous me donner, et je vous Le livrerai? » (Matthieu 26: 15, LSG). Voilà comment la cupidité a remplacé tout le reste! Judas avait eu un privilège que très peu de gens dans toute l’histoire peuvent avoir: il a vécu avec Jésus incarné, a été témoin de Ses miracles et entendu prêcher la parole de vie. Et pourtant – voilà ce que la cupidité et la convoitise l’ont amené à faire.


« Combien le Sauveur se montra tendre à l’égard de celui qui devait Le trahir! Dans son enseignement, Jésus insistait sur des principes de bienveillance qui s’attaquaient à la racine même de l’avarice. Il montrait à Judas le caractère odieux de la cupidité, et le disciple comprit plus d’une fois que son caractère venait d’être esquissé et son péché signalé; mais il ne voulait pas confesser et abandonner ses fautes. Trop confiant en lui-même, au lieu de résister à la tentation, il persévérait dans ses pratiques frauduleuses. Le Christ se tenait devant lui, comme un vivant exemple de ce qu’il était appelé à devenir lui-même s’il participait aux bienfaits de la médiation et du ministère divins; mais Ses leçons frappèrent inutilement l’oreille de Judas. » – Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 283..


Qui, s’il n’est pas prudent, ne manifeste pas la cupidité dans sa vie? Comment peut-on, par la grâce de Dieu, garder cette tendance naturelle sous contrôle?


Mercredi


(page 18 du guide standard)


13 Janvier


La maitrise de soi


Lisez les textes suivants. Que disent-ils qui peut et devrait nous aider à comprendre comment les gens, riches ou pauvres, peuvent se protéger contre les dangers que la cupidité, la convoitise et l’amour de l’argent et des choses matérielles peuvent présenter au chrétien?



Actes 24:24–26


Gal. 5:22–25


2 Pie. 1:5–9


Ces textes sont si riches et pleins d’injonction divine au sujet de comment nous devons vivre. Mais remarquez un dénominateur commun: la maitrise de soi. Cette caractéristique peut être particulièrement difficile dans le cas de la cupidité, de la convoitise et du désir des possessions matérielles. C’est seulement par la maitrise de soi, qui doit être la première dans nos pensées et nos actions, que nous pouvons être protégés contre ces dangers.


Nous ne pouvons exercer cette maitrise que par une entière soumission à la puissance du Seigneur. Personne, de son propre chef, ne peut vaincre ces attitudes pécheresses, surtout si elles ont été longtemps cultivées et chéries. Nous avons vraiment besoin de l’œuvre surnaturelle du Saint-Esprit dans nos vies si nous voulons avoir la victoire sur ces puissantes séductions. « Aucune tentation ne vous est survenue qui n’ait été humaine, et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces; mais avec la tentation Il préparera aussi le moyen d’en sortir, afin que vous puissiez la supporter » (1 Cor. 10:13, LSG).


Lisez à nouveau 2 Pierre 1:5-9. Quelle est la voie que prévoit Pierre? Quelles sont ses étapes, et comment pouvons-nous apprendre à les suivre, surtout dans notre lutte contre la cupidité et la convoitise?






Jeudi


(page 19 du guide standard)


14 Janvier


Réflexion avancée: Le but ultime de l’être humain est d’être heureux et satisfait. Mais la satisfaction par le matérialisme n’aboutit pas à cet objectif. Les gens savent très bien que cela est vrai, et pourtant ils continuent dans leur obsession de possessions: je vois, je veux, je prends. Qu’y a-t-il de plus simple que cela? Les Adventistes du septième jour, comme tout le monde, sont confrontés à la tentation de s’adonner aux valeurs du matérialisme. Or, l’acquisition effrénée des biens matériels ne produit pas le bonheur, la satisfaction et le contentement. Au contraire, elle produit des problèmes, comme on le voit quand le jeune homme riche s’est détourné de Jésus, malheureux, déprimé et découragé parce qu’il n’avait pas entendu ou obtenu ce qu’il voulait. « Les valeurs matérialistes sont associées à une dégradation généralisée du bienêtre, à une vie insatisfaite et un manque de bonheur véritable, à la dépression et à l’anxiété, aux problèmes physiques tels que les maux de tête et les troubles de la personnalité, le narcissisme et le comportement antisocial ». – Tim Kasser, The High Price of Materialism (Cambridge, Mass.: The MIT Press, 2002), p. 22.


Les chrétiens matérialistes, en d’autres termes, boivent fièrement du puits de la richesse mais sont spirituellement déshydratés. Mais nous n’aurons jamais soif en buvant de l’eau que donne Christ (Jn 4:14).


Discussion:


Attardez-vous plus sur l’idée de l’évangile de la prospérité. Quels sont les textes que ceux qui croient en cette idée, peuvent utiliser pour essayer de la promouvoir? Dans le même temps, quels exemples pouvez-vous trouver dans la Bible et qui rapportent des fidèles dont la vie est une vivante réfutation de cette fausse doctrine?


Quand son premier enfant avait deux ans, un homme dit: « J’ai appris deux vérités bibliques importantes de cet enfant. Tout d’abord, que nous sommes nés pécheurs. Deuxièmement, que nous naissons avides. » Qui peut raconter des histoires sur la façon dont même les enfants révèlent combien nous sommes naturellement cupides? Qu’est-ce que cela nous apprend sur la nécessité de la grâce divine?


Quelqu’un a écrit: « Si nous cherchons la source de nos problèmes, ne testons pas les gens pour voir s’ils ont pris la drogue, testons-les pour vérifier la bêtise, l’ignorance, l’avidité et l’amour du pouvoir. » Qu’y a-t-il à propos de la cupidité qui la rend si dommageable, non seulement à la personne cupide elle-même, mais aussi à ceux autour d’elle? Quels exemples pouvez-vous donner dans lesquels la cupidité a causé des dommages terribles à tous ceux qui étaient concernés?


Vendredi


(page 20 du guide standard)


Histoire Missionnaire


Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org



Prière pour une famille hindoue


par Andrew McChesney, Mission Adventiste


Arpita Bhosale, un élève de 14 ans dans une école adventiste du septième jour en Inde occidentale, perdit son père hindou lorsqu’un camion a percuté sa charrette. La force de l’impact a poussé son père, Roasaheb Bhosale, à se jeter vers l’avant, au-dessus des deux bœufs et sur la route, où il a été heurté par un autre véhicule. La mort de son père a affecté sa mère, qui est sourde-muette, à accoucher prématurément. Ainsi, Arpita Bhosale naquit un mois plus tôt. « Mais Dieu a pu utiliser la mort de mon père pour conduire ma mère à Jésus », dit Bhosale dans une interview à l’école adventiste Alate, située à environ 30 kilomètres de Kohlapur, une ville animée de plus d’1 million d’habitants. Bhosale passa les premiers mois de sa vie à l’hôpital avec sa mère Akkatai. Elle et sa mère étaient malades. La gravité de la situation inquiétait le frère de sa mère, Satish, qui visitait l’hôpital tous les jours. Un samedi quand Satish est arrivé pour encourager sa sœur, il vit un inconnu qui allait de lit en lit, et priait avec les patients. Curieux, Satish s’est approché de l’homme et apprit qu’il était un pasteur adventiste. « Mon oncle était hindou », déclara Bhosale. « Mais il était désespéré d’aider ma mère, alors il demanda au pasteur de prier pour elle. » Le pasteur pria pour la femme et son bébé. Satish utilisa le langage des signes pour interpréter les paroles du pasteur à sa sœur. Comme le pasteur visitait régulièrement la mère et le bébé, les deux commencèrent à récupérer. Surpris, Satish interrogea le pasteur sur sa foi, dit Bhosale. Après avoir étudié la Bible pendant plusieurs mois, Satish et sa sœur furent baptisés. La mère dédia sa fille au Seigneur, et dès que l’enfant commença à parler, elle lui apprit à prier à 19h:00 tous les jours. « Chaque jour à 19h:00, je croisais mes mains et priais n’importe où je suis », dit Bhosale, désormais élève à l’école adventiste Alate, qui a reçu des fonds pour construire une nouvelle salle de classe grâce à l’offrande du treizième sabbat du troisième trimestre 2017. « Je fais cela aussi longtemps que je me souvienne. » Bhosale elle-même a été baptisée à 13 ans. « J’ai décidé de me faire baptiser parce que j’ai vu comment Jésus a béni ma famille grâce à l’Église Adventiste du Septième Jour », dit Bhosale. « Je veux suivre Jésus à cause de l’histoire de la vie de ma mère. J’ai vu tout ce que Jésus a fait pour elle. »



ARPITA BHOSALE est une élève de 14 ans dans une école adventiste en Inde occidentale.


Commentaires pour les moniteurs


La leçon en bref


Texte clé: Matthieu 13:22


Objectifs:


Savoir: Reconnaitre la séduction des richesses et de la consommation, ce qui nous permet d’échapper au piège de Satan.


Ressentir: Faire l’expérience de la maitrise de soi, ou mieux encore, du contrôle de Dieu dans les domaines des désirs, des besoins et des ambitions.


Agir: Élaborer des plans pour un mode de vie centré sur la satisfaction et la gratitude pour les dons incommensurables de Dieu.


Plan de l’étude:


  1. Savoir: Les richesses trompeuses

A Pourquoi est-il si facile de porter un jugement concernant les possessions que d’autres accumulent, tout en étant aveugle quand il s’agit de notre propre condition spirituelle?


B Pourquoi l’évangile de la prospérité de nombreux télévangélistes a si bien réussi en détournant l’attention de l’église vers le fait de faire des disciples pour accumuler des richesses?


C Quels sont les trois étapes dans le processus de la convoitise?


  1. Ressentir: Faire l’expérience de la maitrise de soi

A Comment pouvons-nous éprouver le contrôle de l’Esprit Saint sur nos besoins et nos désirs dans ce monde de mécontentement?


B Quelles attitudes sur la vie peuvent nourrir l’esprit doux et humble, et qui favorisent naturellement le contentement?


III. Agir: Planifier une vie de satisfaction


A Quels sont les éléments essentiels d’un plan de vie qui perpétuera une vie de satisfaction?


B Comment pouvons-nous mettre la différence entre les besoins et les désirs, les nécessités et les préférences ou les choses fondamentales et les ornements?


C Quelles sont les choses pratiques fondamentales quotidiennes qui devraient être intégrées à notre mode de vie afin de mettre en œuvre avec succès un plan d’une vie pieuse?


Résumé: Pour remplacer la cupidité par le contentement, nous devons faire ces choix qui permettent le contrôle total de Dieu sur nos vies.


Cycle d’apprentissage


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: Matthieu 13:22


Concept clé de croissance spirituelle: La séduction des richesses nous emportera inévitablement si nous ne nous abandonnons pas tous les jours à l’influence de l’Esprit Saint.


Coin du moniteur: L’étude de cette semaine approfondit les thèmes introduits dans notre étude préalable, en se concentrant maintenant sur l’impact émotionnel du matérialisme: l’insatisfaction, le mécontentement, la cupidité, la convoitise, le fantasme et l’amour des choses matérielles. Quelle étude pourrait être plus appropriée à notre époque que celle-ci? Parlant des derniers jours, Jésus a averti: « Prenez garde à vous-même, de crainte que vos cœurs ne s’appesantissent par les excès du manger et du boire, et par les soucis de la vie’ » (Luc 21:34, LSG, c’est l’auteur qui souligne). Alors que l’adultère et le meurtre n’ont jamais été des choses acceptables du mode de vie chrétien, d’autres péchés destructeurs ont pris des formes plus acceptables, tels que la cupidité et la convoitise. Seule l’œuvre du Saint-Esprit est capable de nous sauver de cette duperie.


Discussion d’ouverture: Comparez les deux histoires suivantes: la première histoire est au sujet d’un homme qui était relativement en bonne santé. Il faisait régulièrement des exercices physiques, surveillait ce qu’il mangeait et avait l’air un peu plus jeune que son âge réel. Beaucoup le considéraient comme un modèle de santé. Il devrait probablement beaucoup dormir et revoir plus souvent son envie gourmande, mais en général, il semblait être en bonne forme. Sa femme l’a encouragé à avoir un bilan de santé périodique, mais, soit il n’avait pas le temps, ou il n’en voyait pas la nécessité et l’a refusé. Il ne remarqua non plus que quelque chose se développait dans son corps et qui le tuerait par la suite. Au moment où son cancer était détecté, il était déjà au stade 4. C’était trop tard pour le sauver.


Un autre homme, dont la santé n’était pas tout à fait aussi bonne, prêtait beaucoup attention à ses douleurs et à ses maux et recherchait l’avis d’un médecin. Les tests révélèrent une tumeur cancéreuse à l’étape 1. Des traitements vigoureux, bien que parfois douloureux, furent appliqués, et cela sauva la vie de l’homme. Combien est-il important que les maladies pécheresses du matérialisme et de la conformité à ce monde soient diagnostiquées tôt avant qu’elles deviennent mortelles?


ÉTAPE 2—Explorer


Coin du moniteur: La convoitise et la cupidité ont souvent compromis le témoignage du chrétien et dévié les ressources qui pourraient, par ailleurs, être investies dans la cause de Dieu. Quand ces maux sont autorisés à s’épanouir clandestinement dans la vie des croyants, l’énergie humaine et les ressources financières sont mal utilisées à des fins égoïstes. Le plus triste de tout cela est que ces péchés ne sont pas détectés. Les assassins savent qu’ils ont tués. Les adultères connaissent leurs péchés. Mais très souvent les cupides et les avides vivent dans « l’ignorance bienheureuse » de leur nature pécheresse. Seul un examen minutieux de nos motifs et de nos pratiques, sous la direction de l’Esprit Saint, peut révéler notre véritable condition. L’église de Laodicée se croyait riche et prospère quand, en réalité, elle était pitoyable, spirituellement pauvre et aveugle de son état réel.


Commentaire biblique


  1. Fausse théologie et fausse pratique (Relisez Matthieu 13:3-7 et 22 avec la classe.)

Jésus présente une image de la vie spirituelle dans Matthieu 13:3-7 qui commence avec une promesse formidable, mais avec des résultats décevants. Le premier groupe mentionné dans ce passage n’a aucune chance, parce qu’il n’y a aucune réceptivité spirituelle (les oiseaux ont picoré les graines). Le deuxième groupe réussit mieux mais ne dispose pas de ressources suffisantes pour faire croitre la semence après une germination. Le troisième groupe a la réceptivité spirituelle et les ressources nécessaires à la croissance, mais avant qu’il grandisse, ces ressources sont détournées vers le matérialisme, et les choses spirituelles sont étouffées.


Les meilleurs jardins sont ceux où le jardinier a pris le temps de désherber soigneusement. Dans le cas contraire, les mauvaises herbes volent les nutriments destinés à la bonne plante, et elle est soit affamée ou étouffée. Malheureusement, il y a une tendance théologique populaire qui cultive l’égoïsme sous le prétexte de la construction de la foi. Connue comme la théologie de la prospérité, cette fausse théologie, comme toute contrefaçon, contient une part de vérité qui est soigneusement mêlée à la tromperie. Dieu veut nous faire prospérer (3 Jean 2) et Il a béni matériellement de nombreux croyants tout au long de l’histoire (Abraham, Job, Boaz, pour ne citer que quelques-uns). Le problème est que cette théologie enseigne que notre offrande oblige en quelque sorte Dieu à nous rendre riche. Plus nous donnons, plus nous recevons. Le croyant est motivé à donner non pas par principe spirituel, mais par le désir égoïste d’obtenir plus d’argent.


Considérez ceci: Qu’y a-t-il au sujet de la nature du matérialisme qui le rend plus difficile à détecter que les autres péchés? Comment la théologie de la prospérité est potentiellement préjudiciable à l’église?


  1. Les étapes de la convoitise (Relisez Genèse 3:1-6 avec la classe.)

La leçon identifie trois étapes distinctes, que chaque personne suit dans sa chute dans la convoitise.


Tout d’abord, nous regardons et nous nous focalisons sur un objet désiré, comme le montre notre texte ci-dessus. Par exemple, Satan a séduit Ève avec une exposition du fruit défendu, l’incitant ainsi à le désirer. Si Ève avait fermé les yeux et s’était immédiatement détournée, tout le cours de l’histoire humaine serait réorienté. Notre première défense est de détourner le regard. Le désir de la femme de Potiphar envers Joseph a commencé au moment où elle a « porté ses yeux sur Joseph » (Genèse 39:7, LSG). L’engouement des croyants pour le matérialisme commence de la même manière, par « le regard des yeux. » Jacques écrit: « Mais chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise. Puis la convoitise, lorsqu’elle a conçu, enfante le péché. » (Jacques 1:14, 15, LSG). Le secret pour surmonter la tentation matérielle est de détourner le regard avant qu’il devienne un péché. Jésus, de façon imagée, a souligné l’importance de la « maitrise de l’œil. » Il dit: « Si ton œil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi; car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier ne soit pas jeté dans la géhenne. » (Matthieu 5:29, LSG).


La deuxième étape est de vouloir. L’entreprise publicitaire n’est pas satisfaite en vous montrant quelque chose. L’entreprise dépense des millions à la recherche de la manière la plus appropriée pour vous faire désirer la chose. La possession de cet article vous ferait-elle vous sentir plus valorisé et adoré? Satisfera-t-elle certains désirs basics d’alimentation, d’intimité sexuelle ou de confort physique? Comment les chrétiens peuvent-ils résister à cette manipulation financée à des millions, voire des milliards de dollars? Les réponses se trouvent dans un petit livre qui peut être acheté dans plusieurs magasins d’aubaines à 50 centime: la Bible. Jacques nous dit de se « soumettre à Dieu » et de « s’approcher de Dieu » (Jacques 4:7, 8, LSG). Ceci forme la base des actions qu’il propose ensuite: (1) résistez au diable, (2) nettoyez vos mains et (3) purifiez vos cœurs (Jacques 4:7, 8, LSG).


Cependant, cela ne suffit pas pour protéger le périmètre de l’âme. Jésus a suggéré que l’intérieur doit être rempli (Matthieu 12:43-45). Le vide que le matérialisme comble souvent, doit être occupé par les réalités spirituelles. « Affectionnez-vous aux choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre » (Col. 3:2, LSG). Notre désir des réalités célestes protège contre une obsession des choses matérielles.


L’étape finale de la marche vers la convoitise est l’étape de l’action, le point d’achat: je prends. Même si nous avons compromis les deux premiers, il y a encore espoir. « Je puis tout par celui qui me fortifie » (Phil. 4:13, LSG). Plutôt que de recevoir, nous pouvons concentrer nos énergies sur le don, comme Christ a donné, et ce faisant, il nous a recommandé de donner. (Voir 1 Jean 3:16, 17; et Matthieu 25:31-46.).


Considérez ceci: Pourquoi est-ce plus facile de se détourner de la cupidité à la première étape, plutôt qu’à la troisième?


ÉTAPE 3—Appliquer


Coin du moniteur: La pratique de la méditation biblique, la prière et le service chrétien forment des barrières contre nos tendances naturelles à la convoitise. À travers la maitrise de soi – qui pour le chrétien n’est rien de moins que la complète soumission au contrôle divin – nos pensées, nos passions, et nos énergies peuvent être guidées à utiliser les bénédictions matérielles de Dieu conformément à Son désir. N’oublions pas que la création de Dieu des choses matérielles a été faite avec Sa bénédiction. Ces choses ne sont pas mauvaises en soi. Quand nous adorons la création de Dieu au lieu d’adorer Dieu Lui-même, c’est là que le problème se pose.


À méditer:


Puisque la maitrise de soi est essentiellement l’abandon au divin contrôle, quelles choses pratiques peuvent être faites pour lever les barrières à l’Esprit Saint?


Comment la culture des autres dons spirituels peut contribuer au développement de la maitrise de soi qui est nécessaire pour surmonter la convoitise?


w Quelles sont certaines des approches utiles pour l’application de la maitrise de soi pour chacune des trois étapes qui mènent à la convoitise?


ÉTAPE 4 — Créer


Coin du moniteur: Une manière dont les croyants peuvent « s’affectionner aux choses d’en haut » pour remplir l’espace occupé par le matérialisme consiste à mettre leur attention sur Jésus. Une manière de mettre son attention sur Jésus consiste à partager la bonne nouvelle et à prendre soin de « l’un de ces plus petits » (Matt. 25, 40), car ce faisant, nous servons Jésus Lui-même. Planifiez des activités qui nous aident à mettre l’attention sur Jésus par le service.


Activités:


Le ministère d’église:


A Demandez au pasteur la liste des personnes qui ne peuvent plus venir à l’église à cause d’une infirmité physique. Rendez-leur visite.


B Proposez d’organiser une sortie amusante pour les jeunes enfants dans l’église.


C Aidez vos leadeurs des éclaireurs à nettoyer et à organiser leur équipement?


Le ministère individuel:


A Préparez et servez de la nourriture dans un foyer aux sans-abris.


B Organisez une activité de collecte de fonds pour un organisme à but lucratif.


C Aidez une famille locale ou un organisme à rénover une maison pour les nécessiteux.


D Visitez et encouragez les gens dans une prison locale.


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*13 au 19 Janvier Dieu ou Mammon?


Sabbat Après-Midi


Lecture de la semaine: Ps. 33: 6-9; Matthieu 19:16-22; 1 Pierre 1:18; Heb. 2:14, 15; Exode 9:14; Ps. 50:10.


Verset à mémoriser: « C’est pourquoi aussi Dieu L’a souverainement élevé, et Lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. » (Philippiens 2:9-11, LSG).


Dieu ne va pas par mille chemins pour expliquer Son point de vue sur l’obsession excessive avec l’argent et les possessions matérielles. Les paroles de Christ à l’homme riche avide qui, bien que béni par le Seigneur, avait thésaurisé et amassé ce qu’il avait, devraient nous inspirer la crainte de Dieu: « Insensé! Cette nuit même ton âme te sera redemandée; et ce que tu as préparé, pour qui cela sera-t-il? Il en est ainsi de celui qui amasse des trésors pour lui-même, et qui n’est pas riche pour Dieu. » (Luc 12:20, 21, LSG).


Servir Dieu et servir l’argent sont des actions mutuellement exclusives. C’est l’un ou l’autre, Dieu ou Mammon. C’est un fantasme de penser que nous pouvons avoir les deux à la fois, car une vie double nous rattrapera tôt ou tard. Nous pourrions tromper d’autres, peut-être même nous-mêmes, mais pas Dieu, à qui nous allons devoir un jour rendre compte.


Nous devons faire un choix, et plus nous hésitons, faisons des excuses ou remettons les choses à demain, plus l’argent et l’amour de l’argent exercent leur domination sur notre âme. La foi requiert une décision.


Ce qui devrait rendre notre décision si facile est notre concentration sur qui est Dieu, ce qu’Il a fait pour nous et ce que nous Lui devons.


* Étudiez cette leçon pour le sabbat 20 Janvier.


Leçon


3


(page 22 du guide standard)


14 Janvier


Christ, le Créateur


Lisez Genèse 1:1; Psaume 33: 6-9; Ésaïe 45:11, 12; Jérémie 51: 15; et Jean 1:3. Que nous disent ces textes sur les bienfaits du monde matériel?





« C’est le Christ qui a déployé les cieux et jeté les fondements de la terre. Sa main a placé les mondes dans l’espace et formé les fleurs des champs. C’est Lui qui “soutient les montagnes par Sa force”. “A Lui appartient la mer, car c’est Lui qui l’a créée.” Ps. 65:6; 95:5. C’est Lui qui a rempli la terre de beauté et l’air de chant. Sur tout ce qui se trouve sur la terre, dans les airs, et dans le ciel, Il a gravé le message de l’amour du Père. » – Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 10.


Les choses matérielles elles-mêmes ne sont pas mauvaises en soi. Contrairement à certaines religions qui enseignent que le monde matériel et la matière elle-même sont mauvais et que seules les choses spirituelles sont bonnes, la Bible valorise le monde matériel.


Après tout, c’est Jésus Lui-même qui l’a créé. Comment alors serait-il mauvais? Mais malheureusement, le monde matériel peut, tout comme tous les dons de Dieu, être perverti et utilisé pour le mal, mais cela ne rend pas mauvais le don originel. La Bible met en garde contre l’abus et la perversion des choses que Dieu a créées dans ce monde, mais pas contre les choses elles-mêmes.


Au contraire, Dieu a créé le monde matériel, et Il voudrait que Son peuple soit reconnaissant aussi des fruits et des avantages de ce monde: « Puis tu te réjouiras, avec le Lévite et avec l’étranger qui sera au milieu de toi, pour tous les biens que l’Éternel, ton Dieu, t’a donnés, à toi et à ta maison. » (Deut. 26: 11; Voir aussi Deut. 14:26).


Jésus est le Créateur (Jean 1:1-3), et la terre n’est qu’un simple échantillon de ce qu’Il a fait. Sa capacité à créer Lui donne une perspective unique sur la vie elle-même et sur ceux qui en bénéficient. Il connait la valeur des choses matérielles et sait qu’Il nous a donné toutes ces choses pour notre bienêtre et même pour notre plaisir. Il sait aussi ce qui arrive lorsque l’humanité pervertit les dons, ou même considère les dons comme une fin en soi, alors qu’en toutes choses, ces dons devraient servir à glorifier Dieu.


Regardez les incroyables richesses du monde créé. Même après les ravages du péché, on peut encore voir la bonté inhérente dans la nature. Qu’est-ce que le monde créé, dans sa bonté, nous apprend sur la bonté de son Créateur?




Dimanche


(page 23 du guide standard)


15 Janvier


Fils de Dieu / Fils de l’homme


En tant que chrétiens, nous croyons que Jésus est pleinement Dieu et pleinement humain. Cette union du divin à l’humanité rend Son point de vue unique sur ce qui est important sur la terre et pour l’éternité. Notre incapacité à comprendre comment Christ peut être à la fois Dieu et homme n’annule pas cette vérité, pas plus qu’une personne incapable de comprendre l’aérodynamique ne puisse empêcher un avion de voler.


« Voici deux mystères pour le prix d’un – la pluralité des personnes au sein de l’unicité de Dieu et l’union de la divinité à l’humanité en la personne de Jésus … Rien dans la fiction n’est assez sensationnel que cette vérité de l’incarnation. » – J. I. Packer, Knowing God (Downers Grove, Illinois: InterVarsity Press, 1973), p. 53.


Une des raisons pour lesquelles Jésus est venu dans ce monde était de nous montrer combien Dieu est bon et amour, et combien Il prend soin de chacun de nous. Loin d’être une quelconque déité froide et distante, comme certains le croient, Jésus a révélé le vrai caractère de notre Père céleste.


Cependant, Satan a essayé de séparer les humains de Dieu. Il a essayé de Le dépersonnaliser, en Le caractérisant comme quelqu’un qui ne se soucie pas de nous. Il fait tout ce qu’il peut, par tous les moyens possibles, pour nous empêcher de savoir et de vivre la réalité de la bonté et de la grâce de Dieu. Un amour insatiable des choses matérielles fonctionne bien comme un des stratagèmes de Satan pour atteindre ce but.


Lisez Matthieu 19:16-22. Que révèle cette histoire sur comment Satan peut utiliser notre amour des choses matérielles pour nous éloigner du Seigneur?



Imaginez Jésus Lui-même, Dieu dans la chair, s’adressant à ce jeune homme qui savait évidemment que Jésus était quelqu’un de spécial. Et encore, que s’est-il passé? Il a permis à sa grande richesse, son amour des choses matérielles, de le séparer de la personne même de Dieu. L’amour du monde et des choses matérielles l’a tellement aveuglé au point que même s’il était triste, cette tristesse ne suffisait pas à l’amener à faire la bonne chose. Il n’était pas triste parce qu’il perdait ses possessions. Il était triste parce qu’il perdait son âme au profit de ces choses.


Que nous soyons riches ou pauvres, comment pouvons-nous être surs que nous gardons la bonne relation avec les choses de ce monde?


Lundi


(page 24 du guide standard)


16 Janvier


Christ, le Rédempteur


La dette n’est pas un principe du ciel. Mais Adam et Ève ont péché, et une loi violée est synonyme de mort. Ainsi, l’humanité est devenue débiteuse à la justice divine. Nous avons fait une faillite spirituellement insolvable, et nous sommes débiteurs d’une dette que nous ne pourrions jamais rembourser.


Dieu dans Son amour, décida de mettre en œuvre un plan de rédemption. Jésus devint notre « garant » (Heb. 7:22). C’est l’identité de Christ en tant que Rédempteur qui révèle la transaction la plus importante jamais réalisée. Seul le sacrifice de Sa vie pouvait suffire pour rembourser la dette envers la justice divine. Jésus a payé la dette du péché que nous devions à la justice et à la miséricorde réunies à la croix. L’univers n’avait jamais vu ou été témoin de l’exposition d’une telle richesse que celle déployée dans le paiement pour la rédemption de l’humanité (Éphésiens 5:2).


« En versant le Trésor entier du ciel dans ce monde, en nous donnant en Christ tous les cieux, Dieu a acheté la volonté, l’affection, l’esprit et l’âme de tout être humain. » – Ellen G. White, Christ’s Object Lessons, p. 326.


Lisez chaque texte et faites la liste de ce dont Christ nous a sauvés: Col. 1:13; 1 Thess. 1:10; 1 Pierre 1:18; Heb. 2:14, 15; Gal. 3:13; Apocalypse 1:5.


Le mot grec tetelestai dans Jean 19:30 a été appelé le mot le plus important jamais prononcé. Il veut dire « C’est fini », et c’est le dernier mot de Jésus sur la croix. Sa déclaration finale signifiait que Sa mission était accomplie et que notre dette avait été « payée dans son intégralité ». Il ne l’a pas prononcée en guise de désespoir, mais comme quelqu’un qui a réussi à racheter un monde perdu. La croix rédemptrice révèle un évènement passé avec un effet présent et une espérance future. Jésus a donné Sa vie pour détruire le péché, la mort et les œuvres du diable une fois pour toutes. Cela signifie que, bien que nous ne le méritons pas, nous sommes rachetés (Éphésiens 1:7). Apercevoir les merveilles de la rédemption revient à fouler la terre sainte.


Christ le Rédempteur est l’image la plus sublime de Dieu. Son intérêt suprême est de nous racheter. Cela révèle Son dessein envers l’humanité et surtout comment Il valorise Sa relation avec nous. Ayant satisfait la justice, Christ tourne Son attention vers notre réponse à Son sacrifice.


Pensez-y: Christ a payé la dette dans sa totalité, pour tout le mal que vous avez commis. Quelle doit être votre réponse? (Voir Job 42:5, 6.)


Mardi


(page 25 du guide standard)


17 Janvier


Un Dieu jaloux


Dans Sa confrontation au Pharaon, Dieu a déclaré, « Car, cette fois, Je vais envoyer toutes Mes plaies contre ton cœur, contre tes serviteurs et contre ton peuple, afin que tu saches que nul n’est semblable à Moi sur toute la terre. » (Exode 9:14, LSG).


Que voulait dire le Seigneur quand Il dit que « nul n’est semblable à Moi sur toute la terre » (LSG)?


« Il est impossible pour l’esprit fini des humains de comprendre pleinement le caractère ou les œuvres de l’Infini. Le Très Haut reste un mystère pour l’intellect le plus acéré, pour l’esprit le plus puissant et le plus hautement qualifié. » – Ellen G. White, Testimonies for the Church, vol. 5, p. 698, 699.


Dieu n’a pas d’égal (1 Rois 8: 60). Il pense, se souvient et agit d’une façon que nous ne comprenons pas. Quelles que soient nos tentatives à Le représenter selon notre propre image, Dieu reste Dieu. C’est Lui qui a fait chaque flocon de neige, le cerveau, le visage et chaque caractéristique individuelle unique, et il « n’y en a point d’autre! » (1 Rois 8: 60, LSG). Après tout, Il est le Créateur et en tant que Créateur, Il est assurément distinct de Sa création.


Que nous disent ces textes sur comment Dieu est différent de Sa création? 1 Samuel 2:2; Psaume 86: 8; Ésaïe 55: 8, 9; Jérémie 10:10; Tite 1:2.


En considérant tout ce que Dieu est, tout ce qu’Il possède et tout ce qu’Il fait, il est étonnant qu’Il puisse avoir des concurrents. Et pourtant, Il en a, en ce sens qu’Il doit faire « concurrence » pour avoir l’affection et l’amour des humains. C’est peut-être pourquoi Il dit qu’Il est un Dieu « jaloux » (Exode 34: 14). Dieu a créé l’homme libre, ce qui signifie que nous avons la possibilité de Le servir ou de servir autre chose. Cela a été, à bien des égards, le problème humain le plus fondamental: choisir de servir d’autres dieux, peu importe sous quelle forme ils viennent, par opposition au fait de servir le seul Dieu digne d’être servi, Lui qui a créé et possède tout l’univers. C’est pourquoi Il est en effet un Dieu jaloux.


Qu’y a-t-il dans votre vie qui fait concurrence avec Dieu pour gagner votre affection?


Mercredi


(page 26 du guide standard)


18 Janvier


La véritable possession


Nous appartenons à Dieu, par création et par rédemption. Et non seulement nous Lui appartenons, mais toutes nos possessions Lui appartiennent aussi. Nous, en nous-mêmes, ne possédons rien d’autre que nos propres choix.


En revanche, un principe central de la mondanité est l’idée que nous sommes propriétaires de nos possessions. Pourtant, c’est une vraie illusion. Si un chrétien s’imagine être le propriétaire ultime de ses biens, il se réfère à quelque chose contraire à ce qu’enseigne la parole de Dieu.


Dieu, (pas nous), possède tout (Job 38: 4-11). Nous sommes simplement étrangers et locataires (Lev. 25: 23), tout comme les Israélites étaient dans la terre promise. Nous sommes même dépendants de Dieu pour notre souffle (Actes 17:25). Ce que nous pensons posséder, Il en est le vrai propriétaire. Nous ne sommes que Ses intendants, et en tant que tels, nous devons gérer les biens temporels et intemporels pour la gloire de Dieu.


Lisez les versets suivants et listez les choses qui appartiennent à Dieu: Deut. 10:14; Ps. 50:10; 104:16; Ézéchiel 18:4; Aggée 2:8; 1 Corinthiens 6:19, 20. Que nous disent ces textes à propos de comment nous devons considérer les choses matérielles que nous avons en notre possession?


« Toutes choses appartiennent à Dieu. Les humains peuvent ignorer Ses déclarations. Alors même qu’Il déverse abondamment Ses bénédictions sur eux, ils peuvent les utiliser pour leur propre gratification égoïste; mais ils seront appelés à rendre compte de leur gestion. » – Ellen G. White, Testimonies for the Church, vol. 9, p. 246.


Le statut de Dieu en tant que propriétaire et nous en tant qu’intendants est la base d’une relation à travers laquelle Il peut nous utiliser d’une manière qui nous prépare pour le ciel et qui bénéficiera et bénira d’autres. Mais les intendants infidèles peuvent restreindre l’accès du Propriétaire à Ses propres biens. Comme nous l’avons vu hier, Dieu ne force pas Sa volonté sur nous. Il nous a créés et nous a donné des biens dans ce monde à gérer pour Lui jusqu’à ce qu’Il retourne. Ce que nous faisons avec ces biens reflète le genre de relation que nous entretenons avec Lui.


Réfléchissez à ce que cela signifie, qu’en réalité, tout ce que vous possédez ne vous appartient pas; tout appartient à Dieu. Qu’est-ce que cela devrait vous dire sur comment vous devez vous rapporter aux choses qui sont en votre possession?


Jeudi


(page 27 du guide standard)


19 Janvier


Réflexion avancée: L’économat, comme nous l’entendons, a commencé quand Dieu a placé Adam et Ève dans un beau jardin dont ils devaient prendre soin, et qu’ils devraient gérer (Gen. 2:15). Dans cet environnement idéal, ils devaient rendre le jardin habitable, une tâche qui ne saurait être difficile. Dieu leur donna cette nouvelle tâche et leur enseigna leur responsabilité. En prenant soin de l’Éden, ils trouveraient du sens et du bonheur à vivre dans la nouvelle famille.


Le verbe hébreu pour « dominer » (Gen. 1:26, 28) signifie « mettre sous contrôle et autorité ». Il ne s’agissait pas, étant donné le contexte, d’une domination dure, mais d’une autorité bienveillante qui consiste à s’occuper de la création de Dieu. Cette responsabilité n’a pas cessé. Dans cet environnement, Adam et Ève devaient apprendre que Dieu est le propriétaire, et eux n’étaient que Ses gestionnaires, ou Ses intendants. Dès le début, Dieu voulait qu’Adam et Ève aient des postes de responsabilité et de confiance, mais pas en tant que propriétaires. Ils devaient prouver à Dieu qu’ils étaient fidèles à leurs tâches.


« Adam et Ève avaient reçu le jardin d’Éden dont ils devaient prendre soin. Ils devaient « le cultiver et le garder. » Ils étaient heureux dans leur travail. L’esprit, le cœur et la volonté agissaient en parfaite harmonie. Dans leur travail, il n’y avait ni lassitude, ni fatigue. Leurs heures étaient remplies de travail utile et de communion l’un avec l’autre. Leur occupation était agréable. Dieu et Christ leur rendaient visite et causaient avec eux. Ils avaient une liberté parfaite … Dieu était le propriétaire de leur maison d’Éden. Ils la géraient sous l’autorité de Dieu. » – Ellen G. White, Manuscrit Releases, vol. 10, p. 327.


Discussion:


Qu’est-ce que le fait que le monde appartienne à Dieu nous enseigne sur notre responsabilité fondamentale envers l’environnement? Alors qu’il faut éviter le fanatisme politique de certains écologistes qui adorent la création elle-même, qu’est-ce que notre attitude devrait être, en tant que chrétiens, dans la gestion de l’environnement?


Attardez-vous plus sur l’idée de Dieu comme un Dieu « jaloux ». Ce n’est pas toujours un concept facile à comprendre, surtout parce que sur le plan humain nous voyons la jalousie comme une mauvaise chose, comme quelque chose à éviter. Cependant, comment pouvons-nous comprendre cette idée telle qu’elle s’applique à Dieu sans aucune des connotations négatives que le monde attribue généralement à ce terme?


Comment pouvons-nous apprendre à faire la différence entre le bon usage et la bonne jouissance des choses physiques que Dieu a créées et l’abus de ces choses? Pourquoi cette distinction est-elle si importante?


Vendredi


(page 28 du guide standard)


Histoire Missionnaire



Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org


Plus de dessins animés le samedi


par Andrew McChesney, Mission Adventiste


Les adultes peuvent parler des difficultés d’ajustement de leurs vies pour observer le sabbat biblique après le baptême. Mais qu’en est-il d’un garçon de 11 ans?


Le baptême a mis fin aux dessins animés le samedi matin pour Ronnel Nurse, qui vit dans les Caraïbes, Trinidad et Tobago. Cela signifiait aussi de dire à sa grand-mère bienaimée qu’il ne pourrait plus faire des courses à l’épicerie ou autres corvées. Nurse, maintenant âgé de 25 ans et consultant en ingénierie informatique au Ministère de la sécurité nationale de Trinidad et Tobago, a demandé le baptême pendant le programme d’une semaine de prière à l’école primaire adventiste de Maracas sur le campus de l’Université des Caraïbes du Sud. Sa mère célibataire, une Adventiste du septième jour, l’avait inscrit à l’école. Mais sa connaissance de Dieu venait de sa grand-mère, une chrétienne dévouée qui l’emmenait dans son église tous les dimanches. « Dans ces rencontres de la semaine de prière, j’ai remarqué qu’il y avait en moi une soif ou un vide, que je n’avais jamais expérimenté » dit Nurse. « Quand le prédicateur a fait l’appel pour le baptême, je sentis en moi une force qui me disait d’aller devant. Alors je l’ai fait ».


Peu de temps après son baptême, sa grand-mère tomba malade. Elle passait la plupart des nuits à l’hôpital. Nurse la rendait visite, l’encourageait et lui faisait savoir qu’il était en prière pour sa guérison. Chaque sabbat, il lui lisait des histoires de la Bible qui illustraient l’œuvre miraculeuse de Dieu pour Son peuple. Il croyait que Jésus allait prendre soin de sa grand-mère.


« Donc ce fut un choc complet un jour quand je rentrais de l’école et ma tante m’appela pour me dire que mamie était décédée » dit-il. Nurse avait 12 ans et il sentait comme si Dieu l’avait abandonné. Mais en réfléchissant sur la vie pieuse de sa grand-mère, il se rendit compte que l’évangile ne s’arrêtait pas à la mort de Jésus, mais il va jusqu’à Sa résurrection, et que tous ceux qui dorment en Jésus se lèveront aussi un jour. Il s’appropria les paroles de Romains 8:18. Le verset dit, « J’estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous » (LSG).


Nurse (photo à gauche), qui aura bientôt son diplôme en science informatique de l’Université des Caraïbes du Sud, a dit que sa grand-mère lui manque encore. « Mais ma foi s’est affermie après grâce à l’Église Adventiste du Septième Jour », dit-il.


Une partie de l’offrande du treizième sabbat du premier trimestre 2018 servira à construire une nouvelle église à l’Université des Caraïbes du Sud, qui n’a jamais eu de temple et où les gens adorent à l’auditorium.


Commentaires pour les moniteurs


La leçon en bref


Texte clé: Philippiens 2:9-11


Objectifs:


Savoir: Reconnaitre que Dieu est le Créateur, et que Lui seul doit être adoré, séparément et au-dessus de Sa création.


Ressentir: Apprécier l’amour merveilleux de Dieu révélé à travers Ses rôles de Créateur et Pourvoyeur.


Agir: Adorer le Créateur/Rédempteur céleste, qui révèle continuellement Son amour envers l’humanité à travers Sa provision quotidienne.


Plan de l’étude:


  1. Savoir: Les attributs divins

A Qui est Dieu, selon le portrait divin révélé dans les Écritures?


B Quels rôles spécifiques Christ a-t-Il assumés?


C Par quel raisonnement Dieu peut-Il réclamer le droit d’appartenance sur nos vies?


  1. Ressentir: Jésus-Christ, propriétaire et ami

A Comment le double rôle de Christ comme propriétaire et ami améliore-t-il notre relation avec Lui?


B Comment le fait que Jésus ait créé le monde affecte-t-Il notre appréciation de l’univers créé et ses composantes matérielles?


CComment pouvons-nous profiter d’une expérience plus profonde, plus intime avec notre Créateur?


III. Agir: Jésus, digne d’adoration


A Comment pouvons-nous démontrer notre adoration à Dieu de façon créative, de manière à refléter Sa puissance créatrice?


B Comment pouvons-nous partager efficacement notre dévotion à Christ avec des gens qui ne croient pas à la création?


CS’il n’y a point de Créateur, quels choix d’adorations les gens auront-ils?


Résumé: L’humanité a été conçue pour l’adoration. Cette adoration peut être adressée à soi, aux choses créées ou au Créateur. Seule la dernière option apporte une satisfaction durable, un véritable sentiment d’appartenance à l’univers et un profond sens d’objectif.


Cycle d’apprentissage


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: Philippiens 2:9-11


Concept clé de croissance spirituelle: Les humains furent créés pour l’adoration. Cette impulsion est satisfaisante lorsque l’adoration est dirigée vers Dieu, plutôt que vers tout ce qu’Il a créé.


Coin du moniteur: Le choix est clair: on ne peut pas servir Dieu et mammon. Mammon n’est pas mauvais en soi. Il n’est pas synonyme de Satan ou du diable, comme certains l’ont pensé. C’est un mot araméen, emprunté par le texte grec du Nouveau Testament, qui dénote la propriété ou la richesse. Beaucoup de traductions modernes ont employé le mot « argent » à sa place.


Cependant, servir mammon est mauvais. Une célèbre chanteuse folklorique qui remonte aux années 1960 a une fois chanté, « Tu dois servir quelqu’un. » Ainsi, soit nous servons un Père céleste aimant qui pourvoit tous les jours à nos besoins et à bon nombre de nos désirs, ou soit nous choisissons de servir le diamant, l’argent ou le métal (car c’est en cela que se résument toutes nos « pierres précieuses » et « l’argent »). Beaucoup de gens ont accumulé des possessions, pensant qu’ils en sont eux-mêmes les maitres, seulement pour découvrir que leur maintien, leur réparation et leur stockage nécessite assez de temps au point d’en être des serviteurs! Cependant, notre propriété et notre richesse sont des choses merveilleuses, lorsque nous les reconnaissons pour ce qu’elles sont: des bénédictions matérielles accordées par un Créateur aimant, afin que nous puissions les distribuer aux autres.


Activité d’ouverture: Exposez différents types de devises monétaires devant la classe. Pour rendre les choses plus intéressantes et pour suggérer l’application universelle de l’illustration, incluez les devises d’autres pays si elles sont disponibles. Parlez du revenu moyen dans votre pays et discutez de ce que ce montant peut acheter en termes de nourriture, de vêtements, du logement, du transport et de toutes les choses supplémentaires que nous avons. Mettez l’accent sur les limites de ce revenu:


Y a-t-il des besoins que le revenu ne peut pas satisfaire?

Que font les gens qui ont moins que le revenu moyen pour subvenir à leurs besoins humains fondamentaux?

Une somme d’argent peut-elle satisfaire des besoins émotionnels en amour, en appartenance, en but, en espoir, en aventure, en satisfaction, en plénitude?

En considérant ces choses, en quoi cela fait-il sens d’adorer mammon? À l’opposé, considérez Dieu.


Demandez aux membres de la classe de lire les textes suivants: Psaume 50:10, 11; Aggée 2:8; Matthieu 6:31-34; 7:7-11; et Jean 3:16. Maintenant discutez de comment Dieu est illimité et de comment Il manifeste Sa générosité envers les êtres humains. Comparez les biens de Dieu à nos revenus limités. Discutez des besoins émotionnels, que Dieu peut satisfaire et que l’argent ne peut. À la lumière de la discussion, d’un point de vue pratique, pourquoi est-il plus judicieux d’adorer Dieu au lieu de mammon?


ÉTAPE 2—Explorer


Coin du moniteur: Dans les débats officiels, deux équipes adverses présentent leurs meilleurs arguments pour soutenir leurs positions et cherchent à discréditer les arguments de l’équipe adverse contre leurs points de vue. Les plus grands débatteurs connaissent, non seulement leurs positions, mais aussi les positions de l’adversaire, si bien qu’ils comprennent à la fois les forces et les faiblesses.


Cette leçon explore la position biblique ou les déclarations au sujet de Dieu. Elle postule que les attributs de Dieu appellent les êtres humains à l’adoration. Le côté opposé vous propose l’option d’adorer soi-même, mammon ou Satan – tout pour détourner l’adoration du Créateur. Quels sont les points les plus importants de la position chrétienne pour appuyer l’affirmation que Dieu seul doit être adoré? Quels attributs divins régissent cette affirmation?


Commentaire biblique


  1. Le Créateur (Relisez Genèse 1:1; Psaume 33:6-9; Ésaïe 45:11, 12; Jérémie 51:15; et Colossiens 1:13-18 avec la classe.)

Plusieurs commentateurs reconnaissent que la christologie la plus développée de Paul apparait dans son épitre aux Colossiens, où il présente à la fois les attributs créateurs et rédempteurs de Christ. De nombreux chercheurs pensent que Paul écrivait pour contrer une hérésie naissante qui contenait beaucoup des aspects d’un système de croyance appelé gnosticisme. Le dictionnaire biblique de Harper Collins décrit le gnosticisme comme « un terme générique pour une variété de mouvements religieux des premiers siècles de l’ère chrétienne. Bien que la théologie, la pratique rituelle et l’éthique de ces groupes différaient considérablement, tous prétendaient offrir le salut en délivrant les gens des liens oppressifs de l’existence matérielle grâce à la gnose, ou « le savoir ». Paul Achtemeier, ed., (c’est l’auteur qui souligne), The HarperCollins Bible Dictionary, 1996, p. 380.


Les gnostiques affirment que le monde matériel est mauvais par nature. Cette affirmation a présenté des défis importants à la doctrine chrétienne orthodoxe. Par exemple, Dieu ne peut pas être le Créateur de quelque chose de si mauvais que le monde matériel parce qu’Il est parfait et spirituel (par opposition au matériel). Étant donné que Christ était sans péché, il s’ensuit qu’Il ne peut, peut-être, pas être incarné (avoir un corps charnel) parce que la chair – un corps physique, matériel – était mauvais.


Toutefois, l’Écriture enseigne que le monde matériel, étant donné qu’il est créé par Dieu, est bon (Genèse 1). Elle affirme à plusieurs reprises que Dieu, par Christ, a tout créé. Pour cette raison, Dieu revendique le droit de notre adoration. En vertu de la création de Dieu, l’Écriture enseigne que le monde matériel est essentiellement bon, en dehors du péché.


Considérez ceci: Qu’enseigne l’Écriture sur le monde matériel, et comment cet enseignement affecte-t-il nos modes de vie et nos pratiques? D’autre part, comment l’idée erronée selon laquelle le monde matériel est originellement mauvais affecte-t-elle notre style de vie chrétien et nos pratiques?


  1. Le Rédempteur (Relisez 1 Thessaloniciens 1:10; 1 Pierre 1:18; Hébreux 2:14, 15; et Galates 3:13 avec la classe.)

L’ordre de Dieu de L’adorer comme Créateur est fortement lié au monde matériel. C’est parce qu’Il nous a créés comme des créatures physiques et fait le monde matériel pour notre plus grand plaisir que nous Lui devons allégeance et adoration. De même, l’ordre de Dieu à L’adorer comme Rédempteur est fortement lié aux aspects émotionnels et spirituels de notre être. L’épitre aux Hébreux suggère que le caractère incarné de Christ – ce qui Lui a permis de s’identifier totalement à l’humanité en adoptant un corps de chair et de sang réel – est essentiel à la rédemption. L’auteur des Hébreux ne voit aucune contradiction notoire entre le monde matériel et le monde spirituel. Le véritable conflit est entre le bien et le mal, entre l’adoration authentique et l’adoration de soi.


Dans le premier chapitre de l’Apocalypse, Jean proclame que Jésus est digne de recevoir la gloire, en se basant sur Son œuvre rédemptrice: « À celui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par Son sang, et qui a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour Dieu Son père, à Lui soient la gloire et la puissance, aux siècles des siècles! » (Apocalypse 1:5, 6, LSG, c’est l’auteur qui souligne). La prérogative de Dieu à l’adoration est donc double (la création et la rédemption).


Une fois, Jésus parlait à un pharisien nommé Simon, en disant: « Un créancier avait deux débiteurs: l’un devait cinq cents deniers, et l’autre cinquante. Comme ils n’avaient pas de quoi payer, il leur remit à tous deux leur dette. Lequel l’aimera le plus? Simon répondit: Celui, je pense, auquel il a le plus remis » (Luc 7:41-43, LSG). Jésus a confirmé son jugement. Le raisonnement est que celui qui doit plus, aime le plus. Les croyants sont redevables à Dieu simplement pour le fait qu’Il les a créés – une dette impayable. Mais combien doivent-ils de plus vu que Christ les a rachetés? Et en plus de cela, Il soutient tous les jours et pourvoit aux besoins de ceux à qui Il ne doit rien. Quel merveilleux Seigneur nous adorons!


Considérez ceci: Sur quoi l’ordre de Dieu à L’adorer est-il fondé? Puisque, l’adoration signifie plus que chanter et étudier à l’église une fois par semaine, comment le croyant peut-il adorer Dieu à travers les décisions financières prises tout au long de la semaine?


ÉTAPE 3—Appliquer


Coin du moniteur: Insistez auprès des membres de la classe sur le fait que la seigneurie de Christ s’étend à tous les aspects de notre être. Introduisez les questions suivantes comme un moyen pour générer des discussions visant à encourager les croyants à soumettre tous les aspects de leur vie quotidienne à la seigneurie de Christ.


À méditer:


1 Que nous dit le principe « Vous ne vous appartenez point à vous-mêmes; vous avez été rachetés à un grand prix » (1 Cor. 6:19, 20, LSG) sur nos décisions et nos choix?


2 Étant donné qu’adorer Dieu étend Son droit de propriété sur tout ce que nous possédons, quelles transformations d’attitudes devons-nous faire?


3 Puisque, honorer Dieu implique le fait de prendre soin de la nature qu’Il a créée, quelles habitudes devons-nous changer?


4 Comment pouvons-nous savoir ou non, si nous sommes en danger d’aimer les dons plus que le Dispensateur? Que pouvons-nous faire pour éviter d’affectionner les dons matériels de Dieu, plutôt que d’affectionner Dieu Lui-même?


5 Comment les autres peuvent être encouragés à adopter un mode de vie de générosité qui conduit les dons matériels de Dieu à Ses desseins?


ÉTAPE 4 — Créer


Coin du moniteur: Alors que nous ne pouvons pas servir Dieu et mammon, nous pouvons utiliser mammon pour servir Dieu. Dieu, en fait, nous appelle à faire cela. Si nous ne parvenons pas à le faire, nous Le déshonorons. Dans Matthieu 25:14-30, Jésus raconte l’histoire de trois serviteurs à qui on a confié diverses sommes d’argent. L’un a reçu cinq talents, un autre deux et encore un autre, un. Le propriétaire partit, mais à son retour, il a exigé un compte pour l’argent qu’il avait investi avec eux. Deux serviteurs avaient « doublé leur argent », mais le troisième n’avait rien fait. En conséquence, il a été banni. Le véritable service chrétien nous oblige à multiplier les dons qui nous ont été confiés.


Activités:


A Planifiez un projet qui honore Dieu et qui consiste à soutenir les autres avec de l’argent (les ressources) provenant uniquement des participants. Consultez les sections « Créer » de la leçon de la semaine précédente pour des suggestions spécifiques, mais ne vous limitez pas à cela.


B Écrivez et / ou chantez des louanges qui exaltent Jésus en tant que Créateur et Rédempteur. Planifiez un rassemblement, ou disposez d’un lieu, où ces louanges peuvent être chantées ou jouées, comme pendant les vêpres, dans une maison de retraite, etc.


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*20–26 Janvier


Fuir l’attrait du monde


Sabbat Après-Midi


Lecture de la semaine: Ps. 119:11; Eph. 6:18; Romains 8:5, 6; Hébreux 11:1-6; 1 Rois 3:14; Ézéchiel 36: 26, 27.


Verset à mémoriser: « Au jour de la colère, la richesse ne sert à rien; mais la justice délivre de la mort… Celui qui se confie dans ses richesses tombera, mais les justes verdiront comme le feuillage. » (Proverbes 11:4, 28, LSG).


Bien que Satan ait échoué avec Jésus, il a réussi avec tout le monde. Il continuera ainsi à moins que nous combattions dans l’armure et la puissance de Dieu, qui seul nous délivre de l’attrait du monde.


Ainsi, nous devons concentrer notre attention sur notre Pourvoyeur céleste. David a exprimé la vraie valeur de cette vie lorsqu’il a écrit: « Les lionceaux éprouvent la disette et la faim, mais ceux qui cherchent l’Éternel ne sont privés d’aucun bien » (Psaume 34:10, LSG). Salomon a reconnu que la sagesse et la compréhension sont plus précieuses que l’or et l’argent (Prov. 3:13, 14). Le vrai bonheur et la bonne vie viennent quand nous tournons nos yeux des biens que nous possédons et regardons à Christ, qui est propriétaire de notre vie.


Notre seul espoir d’échapper à l’attrait du monde est une relation vitale et réussie avec Jésus. Cette semaine, nous allons étudier les éléments de cette relation, et combien il est crucial pour notre propre succès spirituel de reconnaitre la puissance derrière le masque du monde et de voir l’importance de Christ comme la véritable raison de vivre.


* Étudiez cette leçon pour le sabbat 27 Janvier.



Leçon


4


(page 30 du guide standard)


21 Janvier


Une relation avec Christ


L’amour des possessions mondaines, même par ceux qui n’en ont pas assez, peut être une puissante chaine qui lie l’âme au monde au lieu de Christ. Même si nous n’avons pas beaucoup de possessions terrestres, le désir ardent d’avoir des biens matériels peut devenir une terrible malédiction qui conduit l’âme loin du salut. Satan sait cela, et c’est peut-être pourquoi il utilise l’amour des possessions matérielles pour piéger autant de gens que possible.


Affectionnez-vous aux choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre (Col. 3:2, LSG). Comment pouvons-nous appliquer ce que dit Paul? (Voir aussi Psaume 119:11, Éphésiens 6:18.)


Trouvez d’autres textes qui parlent de ce qui devrait être l’objet de nos pensées (Voir, par exemple, Philippiens 4:8).


Le seul remède à la mondanité, sous quelque forme qu’elle soit, c’est une dévotion continue à Christ (Psaume 34: 1) à travers les vicissitudes de la vie. Moïse a considéré « l’opprobre de Christ comme une richesse plus grande que les trésors de l’Égypte » (Heb. 11:26, LSG). Avant toute autre relation, Christ doit être notre première priorité. Christ cherche à voir en nous un engagement basé sur la conviction et non sur la préférence; autrement dit, nous devons être consacrés à Christ à cause de qui Il est et de ce qu’Il a fait pour nous, non pas à cause des avantages immédiats que notre foi et notre engagement à Lui pourraient produire.


Notre vie doit être cachée en Jésus, et Ses plans doivent être nos plans. Le véritable engagement nous permet de mettre la main à la charrue et ne plus « regarder en arrière » (Luc 9: 62). Quand nous faisons cet engagement, Jésus nous élève à notre plein potentiel. Lorsque nous nous rendons à Lui, Il brise la puissance de la mondanité sur notre âme. Nous devons être centrés sur Christ au lieu d’être axés sur les biens matériels; c’est notre relation avec Christ seule qui remplit le vide dans nos vies.


Pensez à un moment où vous avez acquis une possession matérielle, quelque chose que vous aviez vraiment désirée. Combien de temps la joie a-t-elle duré avant de disparaitre, et vous vous êtes retrouvé au point de départ?


Dimanche


(page 31 du guide standard)


22 Janvier


Dans la Parole


Plus de 6 milliards de Bibles ont été distribuées dans le monde entier, mais combien de ces livres sont considérés comme la parole du Dieu vivant? Combien de Bibles sont lues avec un cœur sincère et ouvert à la connaissance de la vérité?


Une bonne étude de la Bible dirige notre boussole spirituelle et nous permet de naviguer dans un monde de mensonge et de confusion. La Bible est un document vivant d’origine divine (Heb. 4:12), et comme telle, elle nous indique les vérités que nous ne pouvons obtenir nulle part ailleurs. La Bible est la feuille de route de Christ pour la vie quotidienne, et elle nous éduque en élargissant notre intellect et nos caractères.


Lisez Jean 5:39, 14:6 et 20:31. La Bible, plus précisément les Évangiles, nous fournit des informations les plus dignes de confiance sur Jésus. Qu’est-ce que ces textes spécifiques de Jean disent sur Lui et pourquoi Il est si important pour nous et pour tout ce que nous croyons?


Nous étudions la Bible parce qu’elle est la source ultime de la vérité. Jésus est la vérité, et dans la Bible, nous trouvons Jésus comme nous pouvons Le connaitre, à cause de la façon dont Il nous a été révélé. Dans la parole de Dieu, l’Ancien et le Nouveau Testament, nous connaissons qui est Jésus et ce qu’Il a accompli pour nous. Puis, nous L’aimons et nous confions nos vies et nos âmes sous Sa bonne garde éternelle. En suivant Jésus et en obéissant à Ses paroles, telles que révélées dans la Bible, nous pouvons être libérés des liens du péché et du monde. « Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres. » (Jean 8:36, LSG).


Lisez Romains 8:5, 6. Quelle est l’objet de la mise en garde ici et comment l’étude de la parole de Dieu nous aide dans cette lutte sur nos pensées?


L’amour du monde, en particulier l’amour des possessions mondaines, peut facilement nous emmener loin de Dieu si nous n’y prenons garde. C’est pourquoi nous devons nous maintenir dans la Parole, qui nous enseigne les réalités spirituelles éternelles qui sont si importantes pour la vie chrétienne.


L’amour des choses de ce monde n’élève jamais l’esprit à la morale spirituelle; au contraire, il remplace les principes bibliques par la cupidité, l’égoïsme et la luxure. L’amour, tel que révélé dans la Bible, renforce les relations et nous enseigne l’importance du service aux autres. En revanche, la mondanité consiste à amasser les choses pour nous-mêmes, c’est juste le contraire de tout ce que nous avons comme exemple en Jésus.


Lundi


(page 32 du guide standard)


23 Janvier


Une vie de prière


« Or, la vie éternelle, c’est qu’ils Te connaissent, Toi, le seul vrai Dieu, et celui que Tu as envoyé, Jésus Christ. » (Jean 17:3, LSG). Ce n’est pas étonnant que les chrétiens disent souvent que leur foi est juste une relation avec Dieu. Si nous savons que Dieu est « la vie éternelle », alors nous pouvons trouver cette vie à travers une relation avec Lui. Et, bien sûr, une chose centrale à cette relation est la communion. Hier, nous avons vu que Dieu communique avec nous à travers Sa parole. Quant à nous, nous communiquons avec Lui par la prière.


Si, comme nous l’avons vu, nous devons laisser nos pensées et notre cœur à la disposition des choses célestes, par opposition aux choses de ce monde, alors la prière est essentielle. C’est parce que, par sa nature même, la prière nous pointe vers un royaume plus grand que le monde lui-même.


Toutefois, même ici, nous devons être prudents parce que parfois nos prières peuvent être simplement l’expression de notre propre nature égoïste. C’est pourquoi nous devons prier dans la soumission à la volonté de Dieu.


Il y a de cela quelques années, une femme a chanté ces paroles: « Oh, Seigneur, ne m’achèterez-vous pas une Mercedes-Benz? » C’était, sa façon à elle de critiquer le matérialisme de ceux qui professent la foi en Dieu. Nous devons aussi être sûr que lorsque nous prions, ce qui est en soi un acte de soumission à Dieu et de la mort au monde, que nous cherchons à accomplir la volonté de Dieu, et non seulement la nôtre.


Lisez Hébreux 11:1-6. Quel est l’élément essentiel dans toutes nos prières? En outre, qu’est-ce que cela signifie de venir à Dieu et de prier par la foi?


S’il n’y a aucune foi dans notre acte de prière, il y aura présomption, la foi contrefaite de Satan. « La prière et la foi sont étroitement liées, et elles doivent être étudiées ensemble. Il y a une science divine dans la prière de la foi; c’est une science que quiconque veut faire de sa carrière un succès doit comprendre. Jésus dit: tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir. (Marc 11:24, LSG). Il montre clairement que notre demande doit être conforme à la volonté de Dieu; nous devons demander les choses qu’Il a promises, et tout ce que nous recevons doit servir à faire Sa volonté. Si ces conditions sont remplies, la promesse est sans équivoque. » – Ellen G. White, Prayer, p. 57.


Analysez votre vie de prière. Pourquoi priez-vous? Que disent vos prières sur vos priorités? Sur quoi d’autres devrez-vous prier?


Mardi


(page 33 du guide standard)


24 Janvier


La vie de sagesse


L’une des plus belles histoires de la Bible est la requête de Salomon à Dieu, de lui donner avant toute chose « un cœur intelligent pour juger Ton peuple, pour discerner le bien du mal! Car qui pourrait juger Ton peuple, ce peuple si nombreux? » (1 Rois 3:9, LSG).


Quelles paroles importantes Dieu a-t-Il dites à Salomon que, si le roi les avait suivies, cela aurait pu lui épargner la ruine que ses possessions ont apportée sur lui? Pourquoi ce que Dieu lui dit ici est si important pour nous tous? 1 Rois 3:14; Voir aussi 1 Jean 5:3, 1 Pie. 4:17.


Salomon avait beaucoup de sagesse, mais la sagesse, d’elle-même et en elle-même, si elle n’est pas mise en pratique, devient rien de plus qu’une bonne information. Au sens biblique du terme, une sagesse qui n’est pas vécue n’en est pas vraiment une. Beaucoup seront perdus après avoir eu beaucoup d’informations correctes sur Dieu et sur Ses exigences. Le manque d’obéissance de Salomon l’a incité à s’éloigner de la voie que le Seigneur lui avait montrée. C’est seulement plus tard dans la vie que, après être revenu à ses sens, il écrit dans l’humilité: « Car la sagesse vaut mieux que les perles, elle a plus de valeur que tous les objets de prix. » (Prov. 8:11, LSG).


La sagesse est l’application des connaissances et de la compréhension correcte. La connaissance représente les faits; la compréhension représente le discernement; et la sagesse vient en appliquant notre compréhension et notre savoir à notre vie. Un sage économe doit non seulement connaitre et comprendre, mais aussi faire l’expérience pratique de la connaissance et de la compréhension.


L’exemple de Salomon nous montre combien il est facile, même pour le plus sage et le plus averti, d’être emporté dans le vide d’un mode de vie matérialiste si cette personne ne vit pas selon la connaissance qu’elle a reçue.


Comparez 1 Corinthiens 3:19 et Proverbes 24:13, 14. Quelle est la différence entre les deux types de sagesse? Partagez vos réponses avec la classe le sabbat.


Mercredi


(page 34 du guide standard)


25 Janvier


L’Esprit Saint


Le grand conflit est réel; deux camps luttent pour prendre le contrôle de nos âmes. L’un des camps lutte pour nous amener à Christ (Jean 6:44) et l’autre pour nous amener dans le monde (1 Jean 2:16). La puissance de l’Esprit Saint dans nos vies nous guide dans la bonne direction si nous nous soumettons à Lui.


« Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité. » (Jean 16:13, LSG; Voir aussi Jean 14:16). L’Esprit Saint nous permet de vivre par principe et par la foi, et non par les fantaisies ou les émotions du monde. Le succès de la préparation pour vivre dans le ciel vient d’une vie fidèle dans ce monde sous la direction du Saint-Esprit.


Paul conseille: « que votre foi fût fondée, non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu. » (1 Cor. 2:5, LSG). L’attrait du monde, qui vient souvent par le biais des possessions matérielles, nous éloigne de l’Éternel. En revanche, si nous ne résistons pas au Saint-Esprit, Il nous attire à Jésus.


Le succès dans le combat contre le monde et ses leurres s’acquiert à l’extérieur de nous-mêmes. Lisez Ézéchiel 36: 26, 27; Jean 14:26; et Éphésiens 3:16, 17. Lorsque nous laissons le Saint-Esprit prendre possession de nous, que fait Dieu pour s’assurer que nous avons la victoire spirituelle?


« C’est par de fausses théories et de vaines traditions que Satan acquiert son influence sur les esprits; en dirigeant les hommes vers de faux [idéaux], il déforme les caractères. Le Saint-Esprit, dans les Ecritures, parle à l’intelligence et grave la vérité dans le cœur; Il dévoile ainsi l’erreur et l’expulse de l’âme. C’est par l’Esprit de vérité, agissant par le moyen de la Parole de Dieu, que le Christ se soumet Son peuple élu. » – Ellen G. White, Jésus-Christ, pp. 674, 675.


Le Saint-Esprit est le reporter de la vérité et c’est le plus beau don que Jésus a fait à Son Église pour représenter la divinité sur terre après Son ascension. L’Esprit Saint s’efforce de nous donner le pouvoir de surmonter les attraits et les charmes du monde.


Le monde nous attire tous, n’est-ce pas? Quels choix pouvez-vous faire en ce moment qui puissent vous aider à vous abandonner à l’Esprit Saint, qui seul peut vous donner la puissance de résister aux tentations du monde?


Jeudi


(page 35 du guide standard)


26 Janvier


Réflexion avancée: Un économe opère avec le double principe du devoir et de l’amour. « N’oubliez pas que le devoir a un frère jumeau, l’amour; unis, ces deux peuvent accomplir presque tout, mais séparés, aucun n’est bon à rien. » – Ellen G. White, Testimonies for the Church, vol. 4, p. 62. Le devoir c’est l’amour en action. Nous devons seulement insister sur le sacrifice de Christ pour que l’amour éveille notre devoir.


En revanche, les principes du monde sont: la haine et sa jumelle, la rébellion. La rébellion peut être une haine en action. Lucifer se rebella contre Dieu (Ézéchiel 28: 16, 17) et ne s’arrêtera jamais jusqu’à ce qu’il soit détruit. Il a transformé l’autorité de l’amour en amour de l’autorité. Les chefs religieux d’Israël haïssaient l’autorité et la puissance que possédait Jésus (Matthieu 22:29). Même quand ils ont fui du temple pour se retirer loin de Son regard perçant, ils ne changèrent pas leurs habitudes.


Discussion:


Attardez-vous plus sur cette idée d’amour et du devoir. Que veut dire Ellen G. White quand, après avoir parlé des « jumeaux », affirme que l’un sans l’autre n’est « bon à rien »? À quoi ressemble l’amour sans le devoir et à quoi sert le devoir sans l’amour? Pourquoi tous deux doivent aller de pair?


Le verset à mémoriser se lit comme suit: « Au jour de la colère, la richesse ne sert à rien; mais la justice délivre de la mort… Celui qui se confie dans ses richesses tombera, mais les justes verdiront comme le feuillage » (Prov. 11:4, 28, LSG). Quel est le sens de ce texte? Que dit-il sur les richesses et que ne dit-il pas?


En classe, discutez de la vie de Salomon. Demandez comment il a pu aller si loin de Dieu. Feuilletez le livre de l’Ecclésiaste pour chercher des textes qui aident à révéler la futilité et la vacuité des possessions mondaines, même lorsque nous en avons assez comme Salomon. Qu’avons-nous appris de l’étude de cette semaine sur la prière, sur la Bible et sur notre relation avec Christ, qui puisse nous garder sur le droit chemin spirituel?


x Comment ceux qui n’ont pas beaucoup de possessions mondaines peuvent-ils néanmoins être pris au piège que Satan leur tend?


y Quelle réponse avez-vous donnée à la dernière question de mercredi sur les différents types de sagesse?


Vendredi


(page 36 du guide standard)


Histoire Missionnaire


Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org



Un ange transporte des briques


par Andrew McChesney, Mission Adventiste


Dans la ville ukrainienne de Buzke, Vladimir Moskolenko donna un coup de coude à sa femme, Galina, qui se éveilla. Il avait eu un rêve inhabituel à partager. « Je me trouvais avec des blocs de béton dans mes mains » dit-il. « Ils étaient si lourds. Puis tout à coup un grand ange, beau et brillant se tenait devant moi. Il me sourit. Et il mit ses mains sur les miennes, transporta les briques et les souleva ». Galina Moskolenko se redressa. Elle priait pour avoir 5000 dollars pour payer des blocs de béton afin de transformer un bâtiment abandonné en une Église Adventiste du Septième Jour dans leur ville de 1 400 habitants. « Écoute, une aide financière est probablement en cours », déclara Moskolenko. « Je ne sais pas d’où elle viendra, mais je sais qu’elle vient ». Deux jours plus tard, un membre d’église les appela et dit: « il y a trois amis qui me visitent de Pologne. » Moskolenko dit à son mari: « Voici notre argent arrive ». Le jour du sabbat, les visiteurs polonais écoutèrent le sermon de Moskolenko. Après le coucher du soleil, elle leur parla de ce besoin. Un virement bancaire de 5 000 dollars arriva quelques jours plus tard. La belle église de Buzke, ouverte en 2016 après 11 ans de construction, a été construite par la prière et les miracles, dit Moskolenko.


Un couple adventiste originaire d’Australie a offert 2 000 dollars pour un nouveau toit. La Division Eurasienne et la Fédération locale financèrent les fonds de mission. Des membres d’église aux États-Unis et en République Tchèque contribuèrent également. Dieu et Ses anges sont intervenus à plusieurs reprises, dit Moskolenko, 54 ans. Elle parla d’une confrontation bureaucratique, après que les autorités locales eurent rejeté une demande de créer une deuxième fenêtre dans le mur. « J’ai prié à ce sujet et pensé: Dieu, s’il Te plait, aide-nous à faire un trou dans le mur », dit-elle. Puis quelque chose d’intéressant se passa. « Nous commençâmes à réparer l’unique fenêtre existante et une fissure se créa dans le mur », dit-elle. « Le mur entier allait s’effondrer. Alors nos travailleurs apportèrent rapidement un tracteur avec quelque chose pour soutenir le mur. Mais alors qu’ils travaillaient pour soutenir le mur, il s’effondra comme si un ange avait dit: ‘’toi va-t-en!’’ », dit Moskolenko, avec une chiquenaude.


Et elle ajouta: « voilà ce qui arrive quand vous faites de votre mieux et en ayant confiance en Dieu: Il accomplit l’impossible ».



Galina Moskolenko (à gauche) est une leadeure d’église à Buzke, en Ukraine.


Commentaires pour les moniteurs


La leçon en bref


Texte clé: Proverbes 11:4, 28


Objectifs:


Savoir: Découvrir la méthode de Dieu pour échapper à la mondanité.


Ressentir: Faire l’expérience de la libération de la mondanité à travers le renouvèlement spirituel.


Agir: Cultiver une nouvelle orientation personnelle pour décourager un retour à la mondanité.


Plan de l’étude:


  1. Savoir: Connaitre Jésus

A Comment l’étude des Écritures réoriente-t-elle nos priorités et inspire le renouvèlement spirituel?


B Comment la prière peut-elle être orientée afin d’aller au-delà d’une simple liste de désirs humains pour devenir un instrument de transformation spirituelle?


C Quel est le rôle de la sagesse dans la maitrise de la mondanité?


D Comment l’Esprit Saint oeuvre-t-Il avec le Père et le Fils pour réorienter et rediriger nos vies?


  1. Ressentir: Sentir la présence de Jésus

A Comment pouvons-nous cultiver une sensation plus profonde de la présence de Dieu dans nos vies?


B Comment pouvons-nous développer une appréciation plus intense du rôle de l’Esprit Saint dans le renouvèlement spirituel?


III. Agir: Démontrer notre dévotion


A Comment réagissons-nous à l’invitation de faire l’expérience du renouvèlement spirituel?


B Comment les chrétiens doivent-ils éviter les instabilités émotionnelles afin de maintenir une expérience continuellement croissante?


CQuelles mesures pouvons-nous prendre afin d’avoir des vies spirituelles en plein essor?


Résumé: Cultiver la vie spirituelle est le seul moyen sûr d’échapper à la mondanité. L’étude de la Bible, la prière, le service chrétien, la communion chrétienne et le fait de considérer les merveilles de la nature peuvent tous contribuer à remodeler notre vision du monde et nous amener à la plénitude spirituelle.


Cycle d’apprentissage


ÉTAPE 1—Motiver



Pleins feux sur l’Écriture: Proverbes 11:4, 28


Concept clé de croissance spirituelle: La vie spirituelle se développe seulement de la manière dont les croyants cultivent intentionnellement ces pratiques qui créent une intimité spirituelle avec leur Créateur-Rédempteur.


Coin du moniteur: Les jardiniers et les agriculteurs connaissent l’importance du fait de maintenir un contact permanent avec le sol. Tirez une plante hors de la terre, et elle mourra. Les racines, la base de la plante, ne peuvent donner la vie ou produire des graines sans les nutriments qu’elles reçoivent en restant en contact avec le sol. La proximité physique des racines au sol est essentielle pour que la plante vive. L’humidité et la lumière du soleil ont aussi un rôle à jouer, mais à moins que les racines soient sécurisées dans leur sol riche en nutriments, les autres facteurs positifs sont peu profitables.


Ce principe s’applique également à la vie spirituelle. À moins que le chrétien reste près de Jésus, l’intimité spirituelle si vitale pour la croissance chrétienne ne sera pas enracinée en lui. Ainsi, l’étude biblique, la prière, la communion chrétienne et le service chrétien ne peuvent pas être considérés comme des éléments facultatifs de l’expérience chrétienne. Plutôt, ils doivent être considérés comme des éléments essentiels d’une vie spirituelle croissante.


Activité d’ouverture: Une semaine avant cette étude, arrachez une plante (une variété de mauvaise herbe serait bien) et laissez la mourir et séchez-la au soleil. Apportez la plante morte et une petite plante en pot en classe. Si votre classe se réunie à l’extérieur autour de la culture des plantes, vous n’avez pas besoin d’apporter la plante vivante, en pot, mais vous pouvez choisir des plantes vivantes autour de vous pour illustrer. Demandez à la classe quelles caractéristiques la plante morte a en commun avec les plantes vivantes. Les réponses peuvent inclure la forme, la taille et éventuellement la couleur de la plante. Cherchez à savoir auprès de la classe quelle est la différence essentielle entre les deux plantes. Alors demandez aux membres de la classe pourquoi ils pensent que la plante morte est morte. Après avoir dit que le fait de déraciner la plante l’a fait mourir, faites des comparaisons avec notre vie spirituelle. Si nous ne recevons pas constamment la grâce de Dieu par les moyens qu’Il a fournie, que va-t-il arriver inévitablement à notre vie spirituelle?


ÉTAPE 2—Explorer


Coin du moniteur: L’une des plus remarquables affirmations de l’Écriture est écrite dans Romains 8:4-6: « Et cela afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’Esprit. Ceux, en effet, qui vivent selon la chair, s’affectionnent aux choses de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l’Esprit s’affectionnent aux choses de l’Esprit. » (LSG). Paul – qui, dans les chapitres précédents des Romains, a fait cas de la manière dont Jésus a répondu aux justes exigences de la loi – soutient maintenant avec audace que ces exigences peuvent être accomplies en nous. La différence entre la vie avant la chrétienté et la nouvelle vie est la direction ou l’orientation de notre pensée; et les résultats sont aussi différents que la vie et la mort. Quelles sont les pratiques qui nous aident à se concentrer sur les choses d’en haut?


Commentaire biblique


  1. Le vocabulaire céleste (Examinez Psaume 119:11, Jean 5:39, 20:31, Luc 24:27 et 1 Thessaloniciens 2:13 avec la classe.)

« Chantez-les encore pour moi/ Merveilleuses paroles de vie/ Faites-moi voir encore plus leur beauté/ Merveilleuses paroles de vie/ Paroles de vie et de beauté/ Enseignez-moi la foi et l’œuvre/ Merveilleuses paroles, merveilleuses paroles, merveilleuses paroles de vie » – Hymnes et Louanges anglais des Adventistes du Septième Jour, No. 286. C’est ainsi que commence l’hymne classique rédigé par Philip P. Bliss en 1874, en adressant une invitation à la vie spirituelle, fondée sur les saintes Écritures. Les auteurs-compositeurs, les théologiens, les commerçants et pratiquement tous ceux qui lisent les saintes Écritures témoignent de leur valeur dans la transformation de la vie. Combien de fois n’avons-nous pas entendu parler des gens qui « se lisent dans la vérité »?


La valeur des saintes Écritures dans le développement spirituel est au-delà des calculs. L’Écriture sacrée crée une barrière contre le péché (Psaume 119:11). Bien que cette barrière de protection soit invisible pour le spectateur occasionnel, elle est réelle. Ce n’est pas nécessaire de porter l’Écriture sur nos vêtements, comme le faisaient les pharisiens dans le temps, (un équivalent moderne sans doute pourrait être un verset de la Bible sur un t-shirt), mais cacher l’Écriture dans notre cœur à travers l’étude quotidienne et la prière doit être une priorité absolue. Cette recommandation de Paul aux croyants de Thessalonique pourrait être dite aujourd’hui à tous les chrétiens: « En recevant la Parole au milieu de beaucoup de tribulation, avec la joie du Saint Esprit, en sorte que vous êtes devenus un modèle pour tous les croyants » (1 Thess. 1:6, 7, LSG).


Considérez ceci: Comment l’Écriture protège-t-elle contre le péché?


  1. La communication céleste (Relisez Ephésiens 6:18, Marc 11:24 et Luc 11:1-13 avec la classe.)

Le clerc anglais Samuel Chadwick aurait dit ceci: « L’une des préoccupations du diable est d’empêcher les chrétiens de prier. Il n’a pas peur des études sans la prière, du travail sans la prière et de la religion sans la prière. Il se moque de notre labeur, se moque de notre sagesse, mais tremble quand nous prions. » L’importance de la prière a été rarement déclarée si éloquemment. Jésus, le seul humain parfait de l’histoire, allais très tôt dans les collines de la Judée, pour s’isoler et prier. Si le Fils parfait de Dieu avait besoin d’une communion constante avec Dieu pour passer Sa journée, comment comprendre que nous, pécheurs mortels et imparfaits, trouvons la prière tellement sans importance? Si la prière est, en effet, l’ouverture de notre cœur à Dieu comme à un ami, pourquoi négligerions-nous un si grand privilège – surtout en sachant bien qui est cet ami?


Jacques, le frère de Jésus, déclare: « La prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera; et s’il a commis des péchés, il lui sera pardonné. Confessez donc vos péchés les uns aux autres, afin que vous soyez guéris. La prière fervente du juste a une grande [efficacité] » (Jacques 5:15, 16, LSG). Oh, si nous pourrions désirer la prière aussi ardemment que nos poumons désirent de l’air!


Considérez ceci: Comment les armées pourraient-elles gagner une bataille sans une bonne communication? Comment pourrions-nous s’attendre à bien faire dans notre combat contre Satan sans une bonne communication avec notre commandant?


III. La sagesse d’en haut (Relisez 1 Rois 3:9-14; Prov. 8:11; 24:13, 14; et 1 Corinthiens 3:19 dans la classe.)


La sagesse est plus que l’information ou la simple connaissance. Elle inclut la possibilité de prendre des décisions raisonnables et des jugements fondés sur les connaissances et l’expérience. Elle implique une richesse constituée de connaissances acquises au fil du temps qui a été appliquée et testée dans différentes situations et à des périodes différentes. Elle suggère souvent un contexte social, comme lorsque Salomon a demandé à Dieu de la sagesse pour diriger efficacement la nation d’Israël. Qui pourrait être dans la meilleure position pour avoir de la sagesse que le chrétien qui a un accès direct à l’Ancien des Jours, qui, de toute éternité, a l’expérience et la connaissance infinie?


Considérez ceci: Comment le Saint-Esprit peut-Il nous conduire dans l’application de la sagesse divine?


ÉTAPE 3—Appliquer


Coin du moniteur: L’étude de cette semaine est cruciale pour notre développement en tant que croyants, mais si rien d’autre ne s’ensuit après une discussion intéressante, nous aurions échoué lamentablement. Si nous voulons réussir dans notre croissance spirituelle, les membres de la classe doivent trouver des moyens pratiques d’intégrer la prière et l’étude de la Bible dans leur vie.


À méditer:


Comment puis-je devenir plus consistant dans l’étude de la Bible?


Comment puis-je passer plus de temps à prier sans être ennuyé ou inutilement répétitif?


3 Quelles sont les mesures concrètes que je peux prendre pour m’aider à cultiver la sagesse?


4 Comment l’interaction avec les croyants ayant le même objectif peut-elle améliorer mes habitudes d’étude de la Bible et ma vie de prière?


5 Comment l’étude de l’histoire de l’église pourrait-elle m’aider à développer une plus grande sagesse?


6 Quelle influence un long moment passé avec Dieu pourrait-elle avoir sur ma croissance spirituelle?


7 Comment l’application des principes bibliques à travers le service pourrait-elle améliorer mon renouvèlement spirituel?


ÉTAPE 4—Créer


Coin du moniteur: Encouragez les actions qui aideront les membres de la classe à intégrer dans leurs modes de vie quotidiennes les principes pratiques de la prière et de l’étude de la Bible.


Activités:


Demandez à des amis de vous prendre vue pendant que vous priez, pendant que vous étudiez la Bible ou pendant que vous pratiquez votre foi dans le service chrétien. Prenez les meilleures photos et affichez-les sur votre réfrigérateur ou votre table de chevet – tout endroit où vous les verrez souvent afin de vous encourager à continuer.


Créez un coin d’adoration dans votre maison, dans votre lieu de travail ou tout autre espace personnel pour l’étude de la Bible et la prière personnelle. Réservez le coin uniquement à cette fin.


3 Pendant votre temps d’étude de la Bible, commencez à créer une liste d’idées pour le service chrétien. Fondez cette liste sur des recherches bibliques, plutôt que sur juste « des besoins » que vous voyez dans votre communauté.


4 Commencez un journal de prière qui inclut une place pour un résumé de vos conversations avec Dieu et la date à laquelle chacune a eu lieu. Si vous faites des demandes, laissez un espace pour des notations plus tard dans lesquelles vous reconnaitrez que Dieu a répondu à votre prière.


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*27 Janvier – 2 Février


Les économes après l’Éden


Sabbat Après-Midi


Lecture de la semaine: Ésaïe 22:14-18; 1 Corinthiens 4:1, 2; Colossiens 2:2, 3; Eph. 6:13-17; 2 Corinthiens 5:10.


Verset à mémoriser: « Mais, selon que Dieu nous a jugés dignes de nous confier l’Évangile, ainsi nous parlons, non comme pour plaire à des hommes, mais pour plaire à Dieu, qui sonde nos cœurs. » (1 Thess. 2:4, LSG).


Le premier emploi d’Adam et Ève impliquait l’économat. Le jardin, de même que toute la création, leur fut confié. Ils devraient en prendre soin, en jouir, et dominer sur toutes choses (Gen. 2:15), même s’ils ne possédaient rien de tout cela. Ils étaient les gardiens de ce que le Seigneur leur avait confié.


Cette semaine, nous examinons de plus près la définition d’un économe après la chute, après que nos premiers parents furent chassés de l’Éden. Autrement dit, nous sommes aussi des économes, mais dans un environnement très différent de celui d’Adam et Ève.


Qu’est-ce qu’un économe? Certains personnages bibliques révèlent ce qu’est un économe par leur mode de vie. D’autres textes le définissent plus clairement. Quand nous devenons économes de Dieu, notre intérêt au monde et à ses changements de valeurs matérialistes passe à celui centré sur le Créateur et Sa mission. Comme pour Adam et Ève, Dieu nous confie des responsabilités divines. Cependant, depuis la chute en Éden, la tâche de l’économe a changé, parce que, à part la responsabilité de prendre soin du monde matériel, Dieu nous a aussi confié le devoir d’être de bons économes des vérités spirituelles.


* Étudiez cette leçon pour le sabbat 3 Novembre.



Leçon


5


(page 38 du guide standard)


28 Janvier


Les économes dans l’Ancien Testament


Le mot économe lui-même, ou plus précisément « intendant », est traduit seulement quelques fois dans l’Ancien Testament. Dans la plupart des cas, il s’agit de l’expression au sujet de celui qui est « établi sur la maison », l’idée d’être en charge de la gestion d’une maison; cela s’appelle un « intendant » (Genèse 43:19; 44: 1, 4; 1 Rois 16:9). Les intendants avaient la responsabilité de gérer les affaires domestiques et les biens de leurs maitres, d’accomplir tout ce qu’on leur demandait de faire. On trouvera la définition d’un économe dans l’Ancien Testament en identifiant les caractéristiques d’un intendant. Les intendants sont indissociables de leur gestion, car elle révèle leur identité.


Certaines caractéristiques d’un intendant sont clairement définies dans l’Ancien Testament. Tout d’abord, la position d’un intendant était l’une des plus grandes responsabilités (Genèse 39:4). Les intendants étaient choisis en raison de leurs capacités, et ils avaient le respect et la confiance de leurs maitres pour faire le travail.


Deuxièmement, les intendants savaient que ce qui leur était confié appartenait à leur propriétaire (Genèse 24:34-38). C’est la plus grande différence entre un intendant ou un économe et son propriétaire. Les intendants comprennent leur position.


Troisièmement, si l’intendant s’approprie ce qui lui avait été confié, la relation de confiance entre lui et le maitre est brisée, et il est licencié (Gen. 3:23, Osée 6:7).


Lisez Ésaïe 22:14-18. Pendant le règne d’Ézéchias, Schebna fut nommé intendant et trésorier, deux postes d’autorité très stratégiques. Que lui est arrivé en raison de son abus d’autorité?


« Un économe s’identifie à son maitre. Il accepte les responsabilités d’économe et agit à la place de son maitre, fait comme son maitre le fait comme s’il était le maitre. Les intérêts de son maitre deviennent siens. La position d’un économe est d’une rare dignité parce que son maitre lui fait confiance. Si par mégarde, il agit égoïstement et transforme les avantages acquis par le commerce des biens de son maitre à son propre avantage, il a perverti la confiance qui lui était donnée. » – Ellen G. White, Testimonies for the Church, vol. 9, p. 246.


Comment pouvons-nous mieux apprendre le concept important que nous sommes en effet les intendants ou économes de ce que nous possédons dans cette vie? Comment cela devrait influencer tout ce que nous faisons?


Dimanche


(page 39 du guide standard)


29 Janvier


Les économes dans le Nouveau Testament


Les deux mots de base pour « économe » dans le Nouveau Testament sont epitropos, qui apparait à trois reprises et oikonomos, qui totalise 10 occurrences. Ces deux mots définissent les postes qui incorporent des responsabilités de gestion confiées à l’intendant par le propriétaire.


Que ce soit dans le Nouveau ou l’Ancien Testament, les économes sont définis par ce qu’ils font. Le Nouveau Testament décrit spécifiquement l’économe en termes de responsabilité (Luc 12:48) et d’attentes (1 Cor. 4:2). L’Ancien Testament, cependant, est davantage axé sur la déclaration de la propriété de Dieu, plutôt que de nous définir directement comme Ses intendants. Ainsi, alors que le concept d’économe est très semblable dans les deux Testaments, le Nouveau Testament étend le concept au-delà de la gestion domestique.


Dans la parabole de l’intendant malhonnête (Luc 16:1-15), Jésus élargit la définition de l’économe. Sa leçon va bien au-delà d’un économe qui s’épargne la catastrophe financière. Elle est aussi applicable à ceux qui s’évitent les catastrophes spirituelles grâce à une manifestation sage de la foi. Un économe sage se prépare pour l’avenir, au retour de Jésus, au-delà de la vie immédiate (Matt. 25: 21).


Lisez 1 Corinthiens 4:1, 2; Tite 1:7; et 1 Pierre 4:10. Qu’est-ce que ces textes nous disent sur les économes et l’économat?


« Dois-je ouvrir mon cœur à l’Esprit Saint, pour que chaque faculté et chaque énergie que Dieu m’a confiée soit éveillée? Je suis la propriété de Christ et employé dans Son service. Je suis un économe de Sa grâce. » – Ellen G. White, Fundamentals of Christian Education, p. 301.


Dans Luc 12:35-48, Jésus utilise métaphoriquement le terme « économe ». Il parle de l’économe sage qui est prêt au retour du Fils de l’homme et décrit l’économe infidèle comme quelqu’un qui a renoncé au travail parce que le maitre tardait à venir. L’économe infidèle s’est transformé en tyran et a maltraité ceux qui l’entourent. Il n’est donc plus un modèle de bonnes œuvres ou un gestionnaire de la grâce.


Quand nous acceptons Christ, nous sommes des économes, appelés à gérer les ressources de Dieu. Mais plus important encore, nous devons gérer les choses spirituelles de la vie chrétienne en préparation pour le ciel.


Lisez Luc 12:45. Pourquoi en tant qu’Adventistes du septième jour, nous qui avons souvent des problèmes avec le « retard » apparent, devons être particulièrement prudents pour ne pas tomber dans ce piège?


Lundi


(page 40 du guide standard)


30 Janvier


Économes des mystères de Dieu


Lisez Colossiens 2:2, 3 et 1 Timothée 3:16. Qu’est-ce que ces textes identifient comme un « mystère »? Qu’est-ce que le fait que ce soit un « mystère » nous dit sur les limites de ce que nous pouvons savoir à ce sujet?


Tsophar de Naama dit à Job, « Peux-tu découvrir les profondeurs de Dieu, ou découvrir ce qui touche à la perfection du Tout-Puissant? » (Job 11:7, Colombe). Le mot « mystère » signifie énigmatique, obscur, inconnu, inexpliqué ou incompréhensible. Les mystères de Dieu sont rapportés dans les Écritures, même s’ils sont toujours au-delà de notre compréhension. C’est pourquoi ils sont des mystères. C’est comme si chacun de nous est une personne myope regardant dans les cieux, dans l’espoir de voir les moindres détails. Nous ne pouvons voir si loin que cela, à moins que Dieu nous le révèle.


Que dit Deutéronome 29: 29 sur ce qui nous est révélé?


Nous sommes les économes des choses que nous ne comprenons pas entièrement. Nous savons seulement ce que la révélation et les Écritures nous révèlent. Notre plus grande intendance est de vivre comme « des serviteurs de Christ, et des dispensateurs des mystères de Dieu. » (1 Cor. 4:1, LSG).


Dieu veut que nous, en tant qu’économes, préservions, enseignions, protégions et prenions soin de la vérité divine qu’Il a révélée. Si nous le faisons, c’est l’économat ultime, et cela signifie que nous conservons « le mystère de la foi dans une conscience pure. » (1 Tim. 3:9, LSG).


Le plus grand de tous les mystères, c’est que nous tous pouvons connaitre Christ, « l’espérance de la gloire ». Le plan du salut est surnaturel et nous ne pouvons pas le comprendre pleinement. Que le Créateur de tout ce qui existe (Jean 1:1-3) vienne sur cette terre et soit « manifesté dans la chair » (Ellen G. White, Manuscrit Releases, vol. 6, p. 112), et s’offrir en sacrifice pour les péchés de l’humanité, entraine des mystères qui ne seront jamais compris pleinement par aucune créature. Les anges même étudient pour comprendre le mystère, pour savoir pourquoi Jésus est venu sur terre (1 Pie. 1:12). Néanmoins, ce qu’ils savent nous amène tous à louer le Seigneur pour Sa gloire et Sa bonté (voir 5:13).


Vous avez été appelés à être un économe de l’Évangile. Quelles responsabilités automatiques cela vous confère?


Mardi


(page 41 du guide standard)


31 Janvier


Économes de la vérité spirituelle


Quand nous pensons à l’économat, nous avons à l’idée les biens matériels et à juste titre. Mais comme nous l’avons vu, l’économat va au-delà de cette conception. Tout comme les biens matériels, les biens immatériels viennent aussi de Dieu. Ces dons immatériels sont des biens spirituels que Dieu nous donne (1 Pie. 4:10) pour que nous puissions, par notre vie en Christ, développer un caractère chrétien et devenir les types de gens que nous pouvons être en Lui. Ainsi, nous devons gérer les dons immatériels encore plus soigneusement que les biens matériels, parce qu’ils sont infiniment plus précieux.


Lisez Éphésiens 6:13-17. Qu’avons-nous reçu de Dieu que nous devons gérer en tant qu’économes? Pourquoi la bonne gestion de ces choses est-elle si importante pour nous?


« Car le salaire du péché, c’est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus Christ notre Seigneur. » (Rom. 6:23, LSG). Le monde et tout ce qu’il offre, ne peut nous offrir la rédemption que nous avons en Christ. La rédemption, un don de Dieu, est notre plus précieuse possession. Avoir la réalité de cette rédemption toujours devant nous nous aide à bien gérer les autres possessions que Dieu nous a aussi données.


« C’est seulement à la lumière qui émane du calvaire que les enseignements de la nature peuvent être compris correctement. C’est à travers l’histoire de Bethléem et de la croix que nous comprenons comment le bien peut triompher du mal, et que chacune des bénédictions que nous recevons est un don de la rédemption. » – Ellen G. White, Éducation, p. 79.


La rédemption est nôtre seulement parce que Jésus a payé le prix ultime. Paul déclare clairement, « En Lui nous avons la rédemption par Son sang, la rémission des péchés, selon la richesse de Sa grâce. » (Éphésiens 1:7, LSG). Les mots « nous avons » signifient que nous avons « la rédemption ». Elle est à nous, mais seulement parce que Dieu nous l’a donnée. Combien crucial, alors, que nous portions constamment « toute l’armure de Dieu » (Eph. 6:11, LSG), afin que l’ennemi ne vienne nous l’arracher. Car l’ennemi ne peut le faire que si nous le lui permettons, et cela arrivera si nous n’obéissons pas à ce qui nous est révélé dans « la parole de Dieu » (Eph. 6:17). Notre meilleure protection se trouve dans l’obéissance, dans la foi, et dans la lumière qui nous a été donnée.


Lisez à nouveau Éphésiens 6:13-17. Comment mettons-nous l’armure de Dieu, et par quels moyens pratiques sommes-nous économes de tout ce que nous avons reçu dans cette armure?


Mercredi


(page 42 du guide standard)


1er Février


La responsabilité d’économe


Les économes sages sont définis par leur volonté d’accepter et d’exécuter le principe moral de la responsabilité personnelle. L’acceptation de la responsabilité personnelle est un choix que nous faisons et des actes que nous posons. C’est aussi une relation de cause à effet. La volonté d’accepter la responsabilité personnelle est une caractéristique essentielle qui ne peut être ignorée lorsque nous définissons ce qu’est un économe, car les économes doivent être résolus en ayant le meilleur intérêt du propriétaire à cœur. Par conséquent, cette volonté est un choix qui définit la relation souhaitée qu’un économe a avec Dieu.


« Dieu veut mettre les humains en relation directe avec Lui-même. Dans tous Ses rapports avec les êtres humains, Il reconnait le principe de la responsabilité personnelle. Il vise à encourager un sentiment de dépendance personnelle et à éveiller en eux le besoin de Ses directives personnelles. Ses dons sont confiés aux humains en tant qu’individus. Chaque humain est un économe des biens sacrés; chacun doit s’acquitter de ses charges selon les consignes du Dispensateur; et chacun rendra compte de sa gestion à Dieu. » – Ellen G. White, Testimonies for the Church, vol. 7, p. 176.


Quand nous devenons des économes, nous ne passons pas notre responsabilité à une autre personne ou à une organisation. Nous avons une responsabilité personnelle envers Dieu, et cela se manifeste dans toutes nos interactions avec ceux qui nous entourent (Genèse 39: 9; Voir aussi Daniel 3:16). Nous accomplissons la tâche au mieux de nos capacités. Le succès devant Dieu repose plus sur notre foi et notre pureté que sur l’intelligence et le talent.


Lisez 2 Corinthiens 5:10. Comment comprendre ces paroles dans le contexte de ce que cela signifie d’être un sage économe?


Théologiens et philosophes ont débattu pendant des siècles sur la question difficile du libre arbitre. Mais l’Écriture est claire: nous, les êtres humains, avons reçu de Dieu le libre arbitre et la capacité de choisir. L’idée d’être jugé par nos œuvres n’a aucun sens dans le cas contraire. Par conséquent, nous avons une responsabilité personnelle, par la grâce de Dieu, de choisir de prendre les bonnes décisions dans tout ce que nous faisons, ce qui inclut le fait d’être des économes fidèles de tous les biens de notre Maitre.


Jeudi


(page 43 du guide standard)


2 Février


Réflexion avancée: Le mot « économe » ou « intendant » dans quelques textes de l’Ancien Testament ne vient pas d’un seul mot, mais d’une expression: asher al bayt, celui « qui est établi sur une maison ». Par exemple, Genèse 43:19 peut se traduire: « Ils s’approchèrent de l’intendant de la maison de Joseph, et lui adressèrent la parole, à l’entrée de la maison » (LSG). Si l’on considère que la famille qui réside dans la maison fait partie de la maison elle-même, alors qu’y a-t-il de plus précieux pour une personne que sa propre maison? Par conséquent, un économe ou un intendant est une personne à qui on confie une chose très précieuse, qui, néanmoins, ne lui appartient pas. À bien des égards, c’est pourquoi la responsabilité est encore plus grande que si l’économe était responsable de ses propres possessions.


Cette même idée est aussi maintenue dans le Nouveau Testament. « Le Nouveau Testament reprend les idées de l’Ancien Testament et les associe aux idées du premier siècle, des concepts et des mots, qui enrichissent et élargissent l’enseignement biblique sur l’économat. Les mots grecs les plus courants utilisés en relation avec l’économat sont dérivés de oikos et oikia, « maison ». L’oikonomos est celui qui gère la maison: l’intendant ou le gestionnaire. Oikonomia est le substantif abstrait, « gestion de la maison », dont le sens est souvent beaucoup plus large. » – Handbook of Seventh-day Adventist Theology (Hagerstown, Md.: Review and Herald Publishing Association, 2000), p. 653.


Discussion:


Au lieu de prendre sa responsabilité pour avoir mangé le fruit défendu, qu’est-ce qu’Adam a dit à Dieu lorsque ce dernier lui a posé la question sur ce qu’il avait fait? Gen. 3:12. Combien intéressant que l’une des premières réponses humaines suite au péché consiste à laisser notre responsabilité à l’autre. Que dit sa réponse sur sa volonté d’accepter la responsabilité personnelle de ses actes? Qu’est-ce que cela devrait nous dire sur notre propre responsabilité? Comment pouvons-nous apprendre à éviter l’attitude commune qui consiste à blâmer les autres pour nos erreurs?


En classe, attardez-vous plus sur l’idée d’être économe des choses immatérielles et spirituelles. Qu’est-ce que cela signifie? Comment « gérer » ces choses?


Pensez aux messages des trois anges d’Apocalypse 14:6-12. Quelles vérités importantes y sont exprimées et dont nous avons reçu la responsabilité d’être les économes?


Pourquoi est-il si important pour nous d’apprendre à faire confiance et à croire aux choses spirituelles que nous ne comprenons pas pleinement? De quelles manières mondaines faisons-nous cela tout le temps malgré nous?


Vendredi


(page 44 du guide standard)


Histoire Missionnaire



Retrouver Ellen White dans nos rangs


par Chanmin Chung


Ahmet eut une étrange impression de chercher une Église Adventiste du Septième Jour dans une grande ville du Moyen-Orient où les Adventistes ne sont pas autorisés à témoigner en public ou à distribuer la littérature de porte en porte.


Ahmet qui rendait visite à son père malade, n’avait jamais rencontré un Adventiste, visité une Église Adventiste ou entendu parler de croyances adventistes. « L’impression vint encore et encore », dit Ahmet, un ex musulman converti au christianisme quatre ans plus tôt.


Après l’impression, il partit à la recherche de l’église. Il ne savait pas que seulement 30 adventistes vivaient dans la ville de 10 millions d’habitants. (La Mission Adventiste n’identifie pas la ville et Ahmet par leurs vrais noms pour sauvegarder l’œuvre adventiste dans cette région.) Enfin, Ahmet trouva l’Église Adventiste, s’arrêta et frappa à la porte. Il fut accueilli par un silence. « Personne n’y était, sauf les livres d’Ellen White », déclara Ahmet.


Les membres de l’église locale avaient placé une étagère avec des pamphlets et des livres gratuits à l’intérieur et à l’entrée de l’église, une zone qui n’est pas considérée comme un espace public selon la loi du pays, et par conséquent, sert d’évangélisation. Ahmet eut envie de prendre le livre intitulé Victory of Love, un livre contenant plusieurs chapitres de La tragédie des siècles, par Ellen White, cofondatrice de l’Église Adventiste du Septième Jour. Du retour à la maison de son père, Ahmet se demandait si c’était l’Esprit de l’Éternel qui l’avait conduit à l’église. Quand il eut fini de lire le livre trois jours plus tard, il conclut que les paroles d’Ellen White étaient en harmonie avec la Bible. Il trouva les coordonnées des églises sur la dernière page du livre et demanda plus d’informations. Bientôt, il reçut un exemplaire du livre d’Ellen White intitulé Patriarches et prophètes. Après cela, il lut La tragédie des siècles, Les conquérants pacifiques, Les paraboles de Jésus, et son favori, Jésus-Christ. Après avoir lu ces livres, Ahmet décida de devenir Adventiste et aujourd’hui il veut que tout le monde sache ce que dit Ellen White. « Je dirai à tout le monde: Ellen White est une prophétesse de Dieu », dit-il. Encore plus, Ahmet dit qu’il veut partager l’image la plus claire de l’amour de Dieu qu’il a apprise de ces livres. Il témoigne dans son pays auprès des gens qui n’ont jamais entendu l’évangile.


L’histoire d’Ahmet a encouragé les dirigeants de l’Église locale à maintenir leurs efforts pour partager les écrits d’Ellen G. White. « Nous devons faire tout notre possible pour partager le Trésor que nous avons », déclare Rick McEdward, Président de l’Union du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord.



CHANMIN CHUNG est coordinateur du département de la Communication pour l’Union du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord.


Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org


Commentaires pour les moniteurs


La leçon en bref


Texte clé: 1 Thessaloniciens 2:4


Objectifs:


Savoir: Identifier le concept biblique d’économat dans les contextes de l’Ancien et du Nouveau Testaments.


Ressentir: Sentir un appel personnel à l’économat dans les contours de sa situation de vie.


Agir: Créer un plan personnel qui servira de guide pour la participation personnelle en tant qu’économe.


Plan de l’étude:


  1. Savoir: Qu’est-ce qu’un économat?

A Quel était le rôle d’un économe dans l’Ancien Testament, comparativement au Nouveau Testament?


B Qu’est ce qui était confié aux économes aux temps bibliques?


C Quelle est notre responsabilité en tant qu’économes?


  1. Ressentir: L’appel universel

A Comment pouvons-nous accomplir fidèlement notre vocation dans ce monde actuel?


B Comment pouvons-nous expérimenter la ferveur des intendants bibliques pour la mission?


III. Agir: Les modèles d’économat


A Quels éléments du modèle biblique d’économat devons-nous intégrer dans le système de l’économat contemporain?


B Quels sont les domaines clés de la vie qui doivent être inclus dans les plans de notre économat personnel?


Résumé: Les composants de base de l’économat biblique sont intégrés dans la vie des fidèles serviteurs de Dieu rapportés dans les saintes Écritures. Le flambeau de l’économat a été transmis de génération en génération. C’est notre tour de vivre en tant qu’économes fidèles, en passant le flambeau à la génération qui nous suit.


Cycle d’apprentissage


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: 1 Thessaloniciens 2:4


Concept clé de croissance spirituelle: Les économes fidèles sont résolus à accomplir la volonté de leur Superviseur, Dieu.


Coin du moniteur: L’étude de cette semaine se concentre sur le sens biblique de l’économat en examinant les exemples tirés de l’Ancien et du Nouveau Testaments. Les principes de l’Écriture forment le fondement de l’économat. Les économes modernes cherchent à incarner ces valeurs dans des contextes contemporains et transmettent leur enthousiasme pour leur Maitre aux générations futures.


Discussion d’ouverture: Le mot économe ou intendant n’est pas fréquent dans le vocabulaire contemporain. Le contexte social qui a donné lieu à des intendants est rare dans le monde moderne, dominé par les types d’économie socialiste, communiste et de la démocratie entrepreneuriale. Lisez la liste des mots suivante et demandez aux membres de la classe lequel de ces concepts modernes est selon eux le plus étroitement proche du rôle antique de l’intendant. Demandez-leur d’expliquer leur réponse ou de la justifier.


Liste des mots qui définissent éventuellement le rôle d’un économe antique:


Propriétaire Entrepreneur Président


Employé Esclave Président Directeur général


Gérant Serviteur Opérateur d’usine Superviseur Contremaitre Chef d’équipe


Gardien Vice-président Salarié


Ouvrier agricole Titulaire Professionnel Comptable Directeur financier


Ajoutez d’autres termes de leadeurship qui s’adaptent mieux à votre contexte économique et supprimez de la liste ci-dessus, ceux qui ne correspondent pas. Notez les meilleures idées qui découlent de la discussion en classe. Comparez-les avec les informations bibliques vues au cours de l’étude de la leçon. Si possible, écrivez vos idées dans un endroit où tous les membres de la classe peuvent les voir.


ÉTAPE 2—Explorer


Coin du moniteur: L’étude de cette semaine se concentre sur le développement d’une compréhension biblique du mot économe. Évidemment, cette définition est fondamentale pour acquérir une perception exacte du mot dérivé économat. Dans la définition de l’économat, notre étude s’inspire de l’Ancien et du Nouveau Testaments, détaillant les activités et les responsabilités de l’économe.


Commentaire biblique


  1. Une vie d’économe (Revoyez Genèse 43,19; 39:4; 24:34-38, 2:15 Ésaïe 22:14-18; Luc 12:35-48; 1 Corinthiens 4:1, 2; Tite 1:7; et 1 Pierre 4:10 avec la classe.)

Le Professeur N. Avigad a identifié un tombeau sur les pentes du Mont des Oliviers comme étant le tombeau mentionné dans le récit d’Ésaïe sur Schebna (Ésaïe 22:14-18). L’inscription de la tombe, qui a été amenée au Musé d’Angleterre, est traduite comme suit: « ceci est [le sépulcre de Schebna] yahu, qui est établi sur la maison » (pour la discussion complète, voir The Seventh-day Adventist Bible Commentary, vol. 4, p. 191).


La phrase descriptive « qui est [établi] sur la maison » est caractéristique de la représentation de l’économe par l’Ancien Testament. Diverses traductions emploient des termes différents pour décrire Schebna, chacun impliquant quelque chose de différent au sujet de ses responsabilités. Les diverses traductions suivantes utilisent « intendant » (LSG, NBS, BFC), « fonctionnaire » (BFC) « courtisan » (Colombe), « gouverneur du palais/ maitre du palais/ chef du palais » (Colombe, TOB, PDV), « administrateur » (PDV), d’autres versions utilisent « serviteur » et même « premier ministre », « trésorier », ou les expressions « en charge » ou « responsable de ».


Il semble que les économes étaient considérés comme des membres du ménage vivant avec leurs propriétaires. Ils étaient en effet des serviteurs, mais pas dans le sens de subalternes, comme, disons, un esclave. Ils géraient la propriété, et ils avaient probablement des fonctionnaires sous leur direction; ils organisaient le programme du ménage, pouvaient avoir une certaine responsabilité financière et étaient même considérés comme des « fonctionnaires » d’État.


À l’époque du Nouveau Testament, il y avait deux mots grecs qui sont traduits par « économe ». Le plus commun est oikonomos, qui apparait dix fois, et epitropos, qui apparait trois fois. Oikonomos est un composé de deux mots grecs – oikos, le mot commun pour la maison et nemō, qui signifie « gérer » ou « mettre en ordre. » Un économe ou un intendant était donc la personne chargée de mettre la maison en ordre. Le second mot, epitropos, signifiait économe dans le sens d’oikonomos, mais pourrait également faire référence aux fonctionnaires d’État ou aux gardiens d’enfants. Dans Galates 4:2, epitropos et oikonomos apparaissent dans le même verset. L’unique contribution du Nouveau Testament, semble être le fait qu’il applique le terme métaphoriquement aux questions spirituelles, et l’utilise aussi dans le sens littéral. Cet usage métaphorique est exploré plus profondément dans la section suivante.


Considérez ceci: Comment le fait que les économes fussent chargés de grandes responsabilités mais en étant toujours considérés comme des serviteurs élève notre concept de service chrétien?


  1. L’administration de la vérité spirituelle (Revoyez 1 Corinthiens 4:1, 2; Tite 1:7; 1 Pierre 4:10; Colossiens 2:2, 3; et 1 Timothée 3:16 avec la classe.)

Alors que le Nouveau Testament utilise le mot intendant dans le sens littéral, tout comme l’Ancien Testament, il élargit son sens et l’applique à l’administration des vérités spirituelles ou, comme Paul le dit, des mystères de Dieu. Notre passage de Corinthiens applique le mot aux ministres de l’évangile. La lettre de Paul à Tite l’applique au leadeurship de l’église, spécifiquement aux anciens et aux surveillants. Pierre l’applique à tous les croyants. Contemplez le risque que prend Dieu: nous détenons les trésors éternels de Sa richesse spirituelle dans des vases d’argile limités, c’est-à-dire, notre chair périssable.


Considérez la responsabilité qu’implique une telle dotation spirituelle. Alors que les paroles d’exhortation de Paul à être des économes fidèles de l’Évangile de Dieu sont importantes, c’est sa vie qui en dit long. En dépit des souffrances inimaginables, il se proposait d’administrer fidèle-ment l’Évangile dans les cercles sans cesse grandissants. Il raconte sa propre expérience:


« Je le suis plus encore: par les travaux, bien plus; par les emprisonnements, bien plus. Souvent en danger de mort, cinq fois j’ai reçu des Juifs quarante coups moins un, trois fois j’ai été battu de verges, une fois j’ai été lapidé, trois fois j’ai fait naufrage, j’ai passé un jour et une nuit dans l’abime. Fréquemment en voyage, j’ai été en péril sur les fleuves, en péril de la part des brigands, en péril de la part de ceux de ma nation, en péril de la part des païens, en péril dans les villes, en péril dans les déserts, en péril sur la mer, en péril parmi les faux frères. J’ai été dans le travail et dans la peine, exposé à de nombreuses veilles, à la faim et la soif, à des jeûnes multipliés, au froid et à la nudité. Et, sans parler d’autres choses, je suis assiégé chaque jour par les soucis que me donnent toutes les églises. Qui est faible, que je ne sois faible? Qui vient à tomber, que je ne brule? » (2 Corinthiens 11:23-29, LSG).


Paul a embrassé sa responsabilité d’administration de l’Évangile et n’a laissé aucune pierre sur l’autre pour s’assurer que la mission a été accomplie..


Considérez ceci: En considérant l’héritage de l’économat spirituel de Paul et l’héritage de beaucoup d’autres tout au long de l’histoire, quel héritage laisserai-je quand je mourrai?


ÉTAPE 3—Appliquer


Coin du moniteur: Dieu nous a placés à une position incomparable de confiance. Les destins des âmes perdues sont suspendus dans la balance. Chaque choix que nous faisons soit favorise la mission de Dieu, ou soit la ralentit. Qui est qualifié pour ces choses ! Christ pouvait avoir confié Son trésor aux anges. Il pouvait faire appel aux êtres sans péché des autres mondes. Il pouvait détruire la race humaine et tout recommencer. Au lieu de cela, Il a sacrifié Sa vie, et Il dépend de nous d’être des intendants fidèles de Sa grâce dans un monde déchu:


À méditer:


Comment les chrétiens modernes peuvent-ils éprouver la ferveur que Paul et les disciples de Christ ont eue pour administrer la vérité spirituelle de notre monde?


Quelles sont les caractéristiques des intendants fidèles dans la société contemporaine?


w Quelles mesures pratiques devons-nous prendre pour garantir que les intérêts de Christ sont primordiaux et les nôtre ne sont que secondaires?


x Quelle promesse de l’Esprit Saint doit nous encourager dans notre économat chrétien?


5 Paul dit que nous ne nous appartenons pas parce que nous avons été rachetés à un grand prix. Comment le fait de méditer sur cette réalité peut motiver notre économat chrétien?


6 Comment pouvons-nous étendre notre influence en tant qu’économes fidèles afin que d’autres imitent notre exemple?


ÉTAPE 4—Créer


Coin du moniteur: Nous sommes certainement les économes des dons de Dieu, mais, plus important encore, nous sommes les intendants de Sa grâce. Les deux sont des rôles complémentaires. Les ressources physiques et spirituelles que Dieu nous a confiées peuvent être utilisées efficacement dans la mission de Dieu par ceux qui souhaitent être des économes fidèles de l’Évangile.


Activités:


Préparez un plan sur le sujet d’aujourd’hui que vous pouvez partager avec un groupe de jeunes. Incluez des histoires de votre expérience personnelle de foi, en étant honnête au sujet des moments où vous avez placé votre intérêt au-dessus de ceux de votre Maitre. Incluez des histoires au sujet de comment Dieu vous a béni sur les plans matériel et spirituel lorsque vous avez placé les intérêts de Dieu à la première position.


Analysez les besoins de votre communauté, puis sélectionnez une zone où vous pouvez faire la différence, selon vos dons et talents uniques que Dieu vous a confiés.


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Unis par la


Mission



Laura del Carmen Flores Dias


Ils sont unis par le désir de voir la construction d’un centre médical de sept étages au Mexique, l’un des projets des offrandes du treizième sabbat pour ce trimestre.


Lisez à propos d’Ézéquiel Perez Gongora, Laura del Carmen Flores Dias et Uriel Arodi Albino Ramos dans la Mission trimestrielle des jeunes et adultes (bit.ly/adultmission) et la Mission trimestrielle des enfants (bit.ly/childrensmission).


Merci de soutenir la Mission adventiste avec vos prières et vos offrandes missionnaires de l’École du Sabbat


Ezequiel Perez Gongora


Uriel Arodi Albino Ramos



Nous ne sommes jamais trop jeunes ni trop vieux pour profiter d’une bonne histoire!


Chaque semaine, votre Mission trimestrielle contient des histoires passionnantes et inspirantes de diverses cultures du monde entier. Ces histoires peuvent être partagées partout, à tout moment, à l’École du Sabbat, comme histoires des enfants, au culte, aux réunions des explorateurs, aux réunions de prière, et plus!


À ne pas manquer! Si votre école du sabbat ou votre église ne reçoit pas les trimestriels de la mission pour les jeunes, les adultes et les enfants, il suffit d’envoyer un courriel à missionquarterlies@gc.adventist.org pour vous abonner gratuitement! Ou télécharger votre copie aujourd’hui à adventistmission.org.


Dites-moi une histoire


* 3 – 9 Février


Les marques d’un économe


Sabbat Après Midi


Lecture de la semaine: Hébreux 11:8-12; Rom. 4:13, 18-21; Matthieu 6:24; Heb. 9:14; 1 Jean 5:2, 3; Luc 16:10-12.


Verset à mémoriser: « Ainsi, qu’on nous considère comme des serviteurs du Christ et des intendants des mystères de Dieu. Du reste, ce qu’on demande d’un intendant, c’est qu’il soit digne de confiance. » (1 Corinthiens 4:1, 2, NBS).


Les économes sont connus par leur marque, ou leur signe distinctif, tout comme les entreprises sont connues par leurs logos ou leurs noms de marque. En fait, beaucoup de gens sont devenus célèbres en se transformant en une marque de choix.


La marque d’un économe chrétien est le reflet de l’amour de Christ à travers la relation qu’il entretient avec Lui. Lorsque nous vivons et pratiquons les traits caractéristiques de Christ, notre vie révélera notre marque. Notre marque est Sa marque; notre identité est mêlée à la Sienne (1 Cor. 6:17).


Cette semaine, nous identifierons les traits caractéristiques d’un économe de Dieu, ce qui constitue son nom de marque. Ces traits de caractère nous poussent à attendre le retour de Jésus et à faire l’œuvre qu’Il nous a confiée en tant qu’économes fidèles de Sa vérité. Chaque caractéristique décrit une relation profonde, que nous pouvons avoir avec celui qui est venu chercher et sauver les perdus. Plus ces qualités sont étudiées, plus elles seront enracinées dans nos vies. L’amour en tant que caractère principal de Dieu, dans toute sa dynamique, deviendra notre marque et aura une influence sur tous les aspects de nos vies, aujourd’hui et éternellement.


* Étudiez cette leçon pour le sabbat 10 Février.



Leçon


6


(page 46 du guide standard)


4 Février


La fidélité


« Or, ce qu’on demande en fin de compte à des intendants, c’est de se montrer fidèles. » (1 Cor. 4:2, LSG). Combattre et gagner « le bon combat de la foi » (1 Tim. 6:12, LSG) est crucial pour un intendant fidèle. Dieu est fidèle et nous devenons fidèles grâce à Sa présence active en nous. Être fidèle signifie rester ferme à ce que nous savons être vrai, surtout dans les combats spirituels.


Les conflits spirituels entre la vérité et l’erreur, le bien et le mal, viendront surement. Ils font partie du combat de la foi. La décision qui marque les économes dans tous les cas est le choix d’être fidèle. Si vous aimez la richesse, n’oubliez pas de rester fidèle à Dieu et à ce qu’Il dit sur les dangers de l’amour de l’argent. Si vous avez envie d’être célèbre, restez fidèle à ce que la parole de Dieu dit sur l’humilité. Si vous avez du mal avec des pensées sensuelles, restez fidèle aux promesses de sainteté. Si vous recherchez l’honneur, restez fidèle à ce que Dieu dit sur le fait d’être un serviteur de tous. Le choix d’être fidèle ou infidèle se fait souvent en une fraction de seconde, même si les conséquences peuvent être éternelles.


Lisez Hébreux 11:8-12, 17-19 et Romains 4:13, 18-21. Qu’est-ce que ces versets nous enseignent sur la fidélité?


En hébreu, « fidèle » signifie « faire confiance ». La même racine hébraïque nous donne le mot « amen », dont le vrai sens se rapporte au fait d’être « solide » ou « ferme ». La fidélité signifie que nous avons été testés et éprouvés et nous sommes restés fermement attachés au dessein de Dieu.


En se préparant à parler devant l’empereur, le réformateur Martin Luther « lut la parole de Dieu, analysa ses propres écrits et prépara sa réponse de la manière la plus appropriée. Il s’attacha aux Saintes Écritures. Et avec émotion, il posa sa main gauche sur le volume sacré et leva sa main droite vers le ciel, et il jura de rester fidèle à l’évangile et de confesser librement sa foi, même s’il devrait sceller son témoignage avec son sang. » – J. H. Merle d’Aubigné, History of the Reformation (New York: The American Tract Society, 1846), vol. 2, book 7, p. 260.


Lisez Apocalypse 2:10. Qu’est-ce que les paroles « Sois fidèle jusqu’à la mort » signifient pour nous dans notre marche quotidienne avec le Seigneur?


Dimanche


(page 47 du guide standard)


5 Février


La loyauté


« Nul ne peut servir deux maitres. Car, ou il haïra l’un, et aimera l’autre; ou il s’attachera à l’un, et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon. » (Matthieu 6:24, LSG). Qu’est-ce que ce texte nous apprend sur l’importance suprême de la loyauté envers Dieu?




Savoir que le nom de Dieu signifie « jaloux » (Exode 34: 14) devrait nous donner un appel vibrant pour la loyauté. La loyauté à un Dieu « jaloux » est une loyauté dans l’amour. Dans le combat de la foi, la loyauté aide à définir qui nous sommes et nous encourage à rester dans la bataille.


Notre loyauté est importante pour Dieu (1 Rois 8:61). Ce n’est ni un contrat qui essaie de prévoir toutes les éventualités, ni une simple liste de règles. C’est au contraire, l’expression visible de notre croyance personnelle, de notre foi et de notre engagement.


Lisez 1 Chroniques 28: 9. Que nous enseigne ce texte sur l’importance de la loyauté?


La loyauté présuppose la possibilité de trahison. La loyauté, tout comme l’amour, doit être librement offerte, autrement, ce n’est pas une vraie loyauté. À la guerre, parfois les troupes de première ligne sont obligées de rester et de combattre; dans le cas contraire, leurs officiers leur tirent dessus. Ces hommes peuvent accomplir leur devoir, mais ce n’est pas nécessairement par loyauté. Ce n’est pas le genre de loyauté que Dieu nous demande.


Considérez l’exemple de Job. Il n’avait pas prévu les évènements catastrophiques qui détruiraient sa famille, ses possessions et sa santé. Il aurait pu abandonner sa foi, son amour et son engagement, mais sa loyauté envers Dieu était un choix moral sans faille. Honnête et n’ayant pas peur de louer Dieu publiquement, il prononça la célèbre phrase: « Même s’Il voulait me tuer, je m’attendrais à Lui » (Job 13:15, Colombe). Sa fidélité face à la catastrophe est l’essence même de la loyauté, et cela illustre un cas d’économe loyal.


Posez-vous la question suivante: combien suis-je loyal au Seigneur, qui est mort pour moi? Comment pourrais-je révéler mieux ma loyauté?


Lundi


(page 48 du guide standard)


6 Février


Une bonne conscience


Il y a beaucoup de choses précieuses que nous pouvons posséder. La santé, l’amour, les amis, une grande famille – ce sont des bénédictions importantes. Mais peut-être la plus importante de toutes ces bénédictions, c’est la conscience tranquille.


Lisez Hébreux 10:19-22 et 1 Timothée 4:1, 2. Que signifie le fait d’avoir une « mauvaise conscience » et une « conscience marquée au fer rouge »?




Notre conscience fonctionne comme un moniteur interne de notre vie extérieure. La conscience doit s’attacher à une norme élevée et parfaite: la loi de Dieu. Dieu a écrit Sa loi sur le cœur d’Adam, mais le péché l’a presqu’effacée – non seulement chez lui, mais aussi chez ses descendants. C’est quelques fragments de la loi qui restent. « [Les païens] montrent que l’œuvre de la loi est écrite dans leurs cœurs, leur conscience en rendant témoignage » (Rom. 2:15, LSG). Jésus a réussi là où Adam a échoué parce que la loi de Dieu était dans « [Son] cœur » (Ps. 40:8, LSG).


Que propose Paul comme notre seule solution contre une mauvaise conscience? Voir Hébreux 9:14.




« Le bouchon de la conscience doit être fermé. Les fenêtres de l’âme doivent être fermées vers la terre et ouvertes grandement vers le ciel, afin que les rayons lumineux du soleil de justice aient libre accès. L’esprit doit être laissé libre et pur pour qu’il puisse faire la distinction entre le bien et le mal. » – Ellen G. White, Mind, Character, and Personality, vol. 1, pp. 327, 328. Lorsque la loi de Dieu est inscrite sur le cœur du croyant (Heb. 8:10), et le croyant par la foi cherche à obéir à cette loi, la conscience claire en est le résultat probable.


Si vous avez une fois lutté sous la contrainte d’une conscience coupable, vous savez combien cela peut être terrible, comment cela peut être constamment devant vous et ne jamais vous laisser la paix. Comment le fait de se concentrer sur Jésus et Sa mort sur la croix pour vous et votre péché vous aide-t-il à vous libérer de la malédiction d’une conscience coupable?


Mardi


(page 49 du guide standard)


7 Février


L’obéissance


Abel s’agenouilla docilement devant son autel, tenant l’offrande d’agneau, comme Dieu l’avait ordonné. Caïn, en revanche, s’agenouilla furieusement devant son autel, avec les fruits des champs. Tous deux apportèrent des offrandes, mais seulement un avait été obéissant au commandement de Dieu. L’agneau immolé était accepté, mais les produits de la terre furent rejetés. Les deux frères avaient compris la signification et les instructions concernant l’offrande pour le sacrifice, mais un seul obéit à ce que le Seigneur avait demandé (Genèse 4:1-5).


« La mort d’Abel était la conséquence du refus de Caïn d’accepter le plan de Dieu à l’école de l’obéissance, d’être sauvé par le sang de Jésus Christ, symbolisé par les offrandes sacrificielles illustrant Christ. Caïn a refusé l’effusion du sang, qui symbolisait le sang de Christ qui serait versé pour le monde. » – Ellen G. White Comments, The SDA Bible Commentary, vol. 6, p. 1109.


L’obéissance commence dans l’esprit. Elle implique le processus délicat d’accepter mentalement la responsabilité de l’exécution des ordres d’une autorité supérieure. L’obéissance découle d’une relation avec une autorité et de la volonté d’obéir à cette autorité. Dans le cas de notre relation avec Dieu, notre obéissance est un acte volontaire et aimable qui façonne notre comportement envers les obligations morales. L’obéissance à Dieu doit être précise selon Son instruction, et non selon que nous pensons que cela devrait être. Le cas de Caïn est un parfait exemple de quelqu’un qui fait sa propre volonté au lieu de faire ce que Dieu demande.


Lisez 1 Jean 5:2, 3 et Romains 1:5; 10:16, 17. Qu’est-ce que ces textes nous apprennent sur ce que signifie l’obéissance pour le chrétien, qui est sauvé par la foi sans les œuvres de la loi?


Nous n’obéissons pas pour être sauvés; nous obéissons parce que nous sommes déjà sauvés. L’obéissance est l’expression pratique d’une foi morale. Samuel dit à Saül: « L’Éternel trouve-t-Il du plaisir dans les holocaustes et les sacrifices, comme dans l’obéissance à la voix de l’Éternel? Voici, l’obéissance vaut mieux que les sacrifices, et l’observation de Sa parole vaut mieux que la graisse des béliers. » (1 Samuel 15:22, LSG).


Que voulait dire Samuel en affirmant que « l’obéissance vaut mieux que les sacrifices »? Qu’est-ce que cela devrait nous dire en tant que chrétiens, et comment cela nous aide à ne pas tomber dans le faux évangile de grâce à bon marché?


Mercredi


(page 50 du guide standard)


8 Février


Digne de confiance


Lisez Luc 16:10-12. Qu’est-ce que cela nous enseigne sur le fait d’être digne de confiance? Pourquoi cette qualité est-elle si importante pour un économe fidèle?


Ce principe de loyauté est vu tout au long de la Bible. Par exemple, dans un récit, quatre chefs lévites furent choisis pour protéger le sanctuaire de l’Ancien Testament dans la nuit. Ils devaient veiller sur les chambres pleines de trésors, garder les clefs et ouvrir les portes tous les matins (1 Chron. 9:26, 27). On leur avait confié cette tâche parce qu’ils étaient jugés dignes de confiance.


Être digne de confiance est une caractéristique d’un bon économe. Cela signifie que les économes dignes de confiance comprennent la signification profonde de leur rôle; ils comprennent que Dieu est digne de confiance, et ils s’efforceront à être comme Lui (Deut. 32: 4, 1 Rois 8:56).


Être digne de confiance implique une maturité de caractère. C’est le plus haut niveau de caractère et de compétence qu’une personne peut atteindre aux yeux des observateurs. Refléter le caractère de Dieu signifie que vous ferez ce que vous promettez, indépendamment des circonstances ou des personnes, qui essayeront de vous convaincre de faire autrement (2 Rois 12:15).


Daniel était considéré comme étant digne de confiance par les rois de deux royaumes du monde. Sa réputation tout au long de sa vie comme un conseiller digne de confiance qui livrait sans crainte la sagesse et la vérité aux rois était en opposition directe à celle des magiciens et des devins de la cour. Être digne de confiance est le joyau de la couronne de l’éthique; cela expose vos principes moraux dans leur forme la plus pure. Cette qualité n’apparait pas du jour au lendemain chez un économe, mais elle vient au fil du temps en étant fidèle dans les petites choses.


D’autres remarqueront notre fiabilité. Ils nous respecteront et compteront sur nous parce qu’ils savent que nous ne serons pas facilement influencés par les avis, la mode ou la flatterie. Être digne de confiance est une démonstration des performances du caractère dans chaque responsabilité jouée sur la terre, le terrain de jeu du ciel. « Nous devons être fidèles, dignes de confiance en tant que sujets du royaume de Christ, afin que ceux qui ont la sagesse de ce monde puissent avoir une représentation fidèle de la richesse, la bonté, la miséricorde, la tendresse et la courtoisie des citoyens du royaume de Dieu. » – Ellen G. White, Testimonies for the Church, vol. 6, p. 190.


Pensez à quelqu’un que vous connaissez personnellement et qui est digne de confiance. Que pouvez-vous apprendre de cette personne qui vous aide à être plus digne de confiance?


Jeudi


(page 51 du guide standard)


9 Février


Réflexion avancée: Une autre marque d’un bon économe est la responsabilité individuelle.


« Cela a toujours été le dessein de Satan de détourner les pensées des gens de Jésus à l’homme et de détruire la responsabilité individuelle. Satan a échoué dans son plan, lorsqu’il a tenté le Fils de Dieu; mais il réussit mieux quand il est arrivé chez l’homme déchu. Le christianisme est devenu corrompu. » – Ellen G. White, Early Writings, p. 213.


Avec Christ au centre de notre être, nous sommes ouverts à Ses directives. En conséquence, notre foi, notre loyauté, notre obéissance, notre bonne conscience, notre fiabilité et notre responsabilité individuelle se révèleront dans nos vies. Ainsi, en matière d’économat, nous devenons accomplis entre les mains de Dieu (Ps. 139:23, 24).


La responsabilité individuelle est un principe biblique essentiel. Quand Jésus était sur la terre, Il était individuellement responsable envers le Père (Jean 8:28). Nous sommes responsables de toute parole vaine que nous aurons proférée (Matthieu 12:36). « On demandera beaucoup à qui l’on a beaucoup donné, et on exigera davantage de celui à qui l’on a beaucoup confié. » (Luc 12:48, LSG). Cependant, la plus grande menace contre la responsabilité individuelle est la tendance à transférer nos responsabilités sur autrui. « N’oublions jamais que tout ce qui est investissement dans notre vie ne nous appartient pas. Si cela était le cas, nous aurions une autorité discrétionnaire; nous pourrions laisser notre responsabilité à d’autres en faisant d’eux nos économes. Mais cela ne peut se faire, parce que le Seigneur a fait de nous individuellement Ses économes. » – Ellen G. White, Testimonies for the Church, vol. 7, p. 177.


Discussion:


Analysez toutes les différentes qualifications d’un économe que nous avons étudiées cette semaine: la responsabilité individuelle, la fiabilité, l’obéissance, la loyauté, la bonne conscience et la fidélité. Comment ces qualités se rapportent-elles les unes aux autres? Comment un laisser-aller dans un domaine conduirait-il au laisser-aller dans les autres domaines? Ou comment la fermeté totale dans un domaine conduit à la fermeté totale dans les autres?


Attardez-vous plus sur comment les promesses de l’Évangile peuvent aider ceux qui luttent contre un sentiment de culpabilité. Quelles promesses peuvent-ils proclamer?


Nous considérons souvent la notion de « loyauté » comme bonne en soi. Mais est-ce toujours vrai? Comment peut-on être loyal à quelqu’un ou à quelque chose dans le mauvais sens? Alors, pourquoi la notion de « loyauté » doit toujours être comprise dans un contexte spécifique afin de voir si cette loyauté est bien ou mal placée?

Histoire Missionnaire


Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org



Une épouse têtue


par Andrew McChesney, Mission Adventiste


On frappe à la porte. Elisha Athota, un ouvrier de bâtiment, ouvrit la porte de sa maison, située à Vanukuru dans l’Inde centrale. Il y avait dehors un homme et une femme qu’Elisha n’avait jamais vus auparavant. « Nous voulons vous demander quelque chose de très important », dit l’homme. « Nous voulons que vous épousiez notre fille. Son nom est Solomi. » Elisha était surpris. Il voulait se marier, mais il ne s’attendait pas à trouver une femme de cette façon. Elisha s’entretint avec les deux inconnus pendant quelques minutes. Puis il secoua la tête. « Je ne peux pas épouser votre fille », dit-il.


Elisha expliqua aux parents qu’il était un Adventiste du septième jour et qu’il voulait se marier à une femme de la même foi que lui. Les parents le rassurèrent que leur fille allait devenir une Adventiste. Elisha et Solomi (photo ci-dessous) s’aimèrent, et après un certain temps, les deux étaient mariés. « Mais après le mariage, elle n’a pas tenu la promesse de ses parents », déclare Elisha dans une interview au siège de l’Église Adventiste au sud d’Andhra, avec Solomi assise à ses côtés.


Solomi déclara qu’elle n’était pas convaincue que le samedi était le jour du sabbat biblique, donc elle fréquentait son église de dimanche. Son mari sombra dans le découragement. Il ne savait que faire. Voyant sa tristesse, Solomi commença à prier que Dieu lui révèle si c’est le samedi ou le dimanche qui était le vrai sabbat.


À cette époque, un pasteur adventiste se présenta un jour dans son église. Le pasteur visitait plusieurs églises dans la région, en distribuant la littérature religieuse.


Le pasteur donna à Solomi certains écrits et l’encouragea à visiter son église le sabbat suivant. Quand elle alla, il commença des études bibliques qui expliquent la différence entre le samedi et le dimanche.


Cinq mois après le mariage, Solomi accepta le sabbat. Aujourd’hui, elle et son mari sont des ouvriers bibliques à temps plein. Elisha dit qu’il voit aujourd’hui l’importance de suivre les conseils de Paul dans 2 Corinthiens 6:14: « Ne vous mettez pas avec les infidèles sous un joug étranger » (LSG). « Si votre conjoint potentiel n’est pas d’accord à observer le sabbat, ne prenez pas le risque de se marier », dit-il. « Épousez quelqu’un de votre propre foi. »


Mais si vous avez déjà commis cette erreur, ne perdez pas espoir, dit-il. « J’ai vraiment regretté ma décision de mariage dans un premier temps, mais maintenant, je suis très heureux », dit-il. Solomi dit qu’elle était aussi remplie de joie. « Nous sommes très heureux d’une chose: nous sommes maintenant capables d’enseigner la vérité du sabbat à beaucoup de gens » dit-elle.


Commentaires pour les moniteurs


La leçon en bref


Texte clé: 1 Corinthiens 4:1, 2


Objectifs:


Savoir: Identifier les caractéristiques d’un économe chrétien.


Ressentir: Apprécier l’importance d’intégrer ces caractéristiques dans sa vie personnelle.


Agir: Décider à prendre des mesures concrètes pour intégrer ces marques dans sa marche quotidienne.


Plan de l’étude:


  1. Savoir: Identifier les marques d’un intendant

A Quelle est le bien fondé de la fidélité et de la loyauté?


B Quelle est l’essence de l’intégrité?


C Quelle est l’importance de l’obéissance et de la fiabilité?


  1. Ressentir: Faire l’expérience de la vie d’un économe authentique

A Comment pouvons-nous favoriser la réplication de l’économat authentique, dans nos propres vies, puis dans l’église?


B Comment pouvons-nous nourrir spirituellement les jeunes chrétiens qui désirent réellement être des économes de Dieu?


III. Agir: Créer une atmosphère d’intendance


A Comment pouvons-nous rendre l’économat attrayant et digne d’intérêt pour ceux qui n’ont jamais fait l’expérience?


B Comment pouvons-nous illustrer les principes de l’économat afin que l’image soit claire et non complexe?


CComment pouvons-nous démontrer les avantages spirituels de l’économat authentique?


Résumé: Tout comme une cible fournit des objectifs pour l’archer, ainsi notre leçon fournit des objectifs pour tous ceux qui sont désireux d’être des économes engagés. Ces marques du véritable économat, lorsqu’elles sont intégrées dans la vie, forment les principes de base pour le but, la réussite, le sens et le sentiment d’appartenance.


Cycle d’apprentissage


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: 1 Corinthiens 4:1, 2


Concept clé de croissance spirituelle: La fidélité est une obligation divine. Sans elle, aucun être humain ne peut parvenir à une paix durable ou profiter d’une réalisation spirituelle.


Coin du moniteur: Chaque activité athlétique implique certaines pratiques qui doivent être maitrisées afin d’atteindre le succès. Ces pratiques sont répétées avec des réalisations croissantes jusqu’à ce qu’elles soient enfin maitrisées. Certaines compétences viennent plus naturellement que d’autres, et ce n’est qu’avec une grande difficulté que nous maitrisons celles qui ne sont pas innées; mais avec l’effort continu, même ces comportements appris peuvent devenir presque instinctifs.


Les fils de Dan, qui étaient droitiers, avaient décidé, quand ils ont commencé à jouer au basket-ball, qu’ils entraineraient leur corps à utiliser leurs mains gauches aussi habilement qu’ils le faisaient avec leurs mains droites. Non seulement ils jouaient avec la main gauche à l’entrainement, mais aussi, ils mangeaient avec la main gauche, essayaient d’écrire avec la main gauche et essayaient de devenir gauchers ainsi que droitiers. Le gauchisme devenait plus normal à chaque effort successif. De la même façon, les caractéristiques de l’économat authentique peuvent sembler éloignées et difficiles à réaliser maintenant, mais avec des efforts diligents, elles peuvent devenir aussi naturels que la respiration.


Discussion d’ouverture: Choisissez une profession ou une vocation à laquelle les membres sont familiers. Demandez à la classe de faire une liste de caractéristiques dont une personne aurait besoin pour réussir dans ce secteur d’activité. Puis invitez-les à décrire pourquoi ils pensent que ces choses sont nécessaires ou utiles. Discutez de ce qui pourrait arriver si ces caractéristiques essentielles étaient manquantes.


Maintenant, faites l’application spirituelle: sans se limiter à la liste donnée dans la leçon, demandez aux membres de la classe d’élaborer une liste des caractéristiques qui sont essentielles à l’économe chrétien. Pourquoi ces caractéristiques sont nécessaires, et comment contribuent-elles à la réalisation de l’œuvre de l’économat? Si ces caractéristiques sont absentes, comment la fonction de l’économe est-elle compromise?


ÉTAPE 2—Explorer


Coin du moniteur: L’étude de cette semaine met en exergue certaines des caractéristiques clés de l’économe chrétien. D’autres qualités pourraient sans doute être ajoutées, mais notre liste nous donne l’occasion de se plonger dans les nombreuses exigences fondamentales d’un économat efficace. Dans un souci d’organisation, le commentaire suivant utilise les regroupements suivants: (a) la fidélité et la loyauté, (b) l’intégrité (bonne conscience), (c) l’obéissance et la fiabilité.


Commentaire biblique


  1. La fidélité et la loyauté (Relisez 1 Corinthiens 4:1, 2; Hébreux 11:8-12, 17-19; Apocalypse 2:10; Matthieu 6:24; et 1 chroniques 28: 9 avec la classe).

Paul écrit: « Du reste, ce qu’on demande des dispensateurs, c’est que chacun soit trouvé fidèle. Pour moi, il m’importe fort peu d’être jugé par vous ou par un tribunal humain. Je ne me juge pas non plus moi-même » (1 Cor. 4:2, 3, LSG). Quand la fidélité et la loyauté sont mesurées, la seule opinion qui compte est celle de Dieu. Les êtres humains errants en quête d’approbation perdent souvent de vue ce fait et essayent de plaire à l’église, à leurs amis, à leurs collègues de travail, à leurs camarades de classe ou à leurs semblables.


La fidélité, selon Paul, n’a rien à voir avec la popularité. C’est la loyauté engagée envers les devoirs de Dieu – rien de plus, rien de moins, rien d’autre. Le fait que nous ne pouvons pas être à la fois fidèle à la multitude et à notre Dieu est aussi certain que le fait que nous ne pouvons pas servir Dieu et mammon. Si nos yeux deviennent distraits par les choses mondaines, nous allons sûrement mal interpréter les directives de Dieu. Nous pouvons facilement adopter les jugements du monde et toujours échouer lamentablement à adopter les normes de Dieu. La norme de Dieu exige la ténacité. David avertit Salomon, « Et toi, Salomon, mon fils, connais le Dieu de ton père, et sert-Le d’un cœur dévoué et d’une âme bien disposée, car l’Eternel sonde tous les cœurs et pénètre tous les desseins et toutes les pensées. » (1 chroniques 28: 9, LSG).


Cette attitude de détermination est là où Ananias et Saphira ont échoué. On oublie souvent qu’ils avaient à cœur l’œuvre de Dieu – sans doute, mieux que des millions de chrétiens aujourd’hui qui ne pensent pas à soutenir la mission de Dieu en aucune manière. Ils faisaient un don substantiel à la cause; mais ils ne donnaient pas tout ce qu’ils avaient promis. Leurs loyautés étaient divisées. Ils n’étaient pas déterminés. « Dieu prend la part du lion, mais nous devons aussi chercher pour nous-même » semble avoir été leur pensée. Les loyautés partagées sont inacceptables pour Dieu. L’homme riche, le jeune dirigeant du dix-neuvième chapitre de Matthieu avait appris cette vérité d’une manière difficile. Un esprit disposé et un cœur fidèle inconditionnellement soumis à Dieu sont des exigences absolues de Christ


Considérez ceci: À la lumière de l’histoire tragique d’Ananias et Saphira et du jeune homme riche, quelles garanties devrions-nous employer afin de s’assurer que nous ne divisons pas notre loyauté?


  1. L’intégrité (Lisez Hébreux 10:19-22, 9:14; 1 Timothée 4:1, 2; Romains 2:14, 15; et Psaume 40:7, 8 avec la classe.)

Une bonne conscience est la conséquence inévitable d’une chose: l’intégrité. L’intégrité est une évaluation de l’exhaustivité et de la solidité. Elle peut se référer aux loyautés non-divisées ou à l’état intact de l’être. Sans l’intégrité, il est absolument impossible d’avoir une conscience claire. Le mot grec d’où nous tirons le mot français conscience est syneidēsis, composé des mots syn, qui veut dire « avec » et oida, qui veut dire « savoir ». Chaque fois que la personne que nous montrons au monde est différente de la personne que nous sommes vraiment, cette crise d’intégrité nous rend sensibles à la psychose et à d’autres formes de détérioration mentale, provoquant même des symptômes physiques. Heureux est celui qui est authentique et sincère devant Dieu.


Considérez ceci: Comment une ouverture à la critique aide-t-elle à justifier notre intégrité?


III. L’obéissance et la loyauté (Revoyez 1 Jean 5:2; Romains 1:5; 10:16, 17; Luc 16:10-12; et 1 Chroniques 9:26, 27, avec la classe).


L’obéissance est peut-être la preuve la plus pure de confiance.


  1. H. Sammis a surement compris cette relation lorsqu’il a écrit les paroles de l’hymne classique de Daniel Towner « Crois et obéis ». L’obéissance, ou le fait de faire ce que l’autre dit de faire, est basée sur une relation de confiance avec un autre qui a été accepté comme une autorité.

Il y a, bien sûr, un autre motif pour l’obéissance au-delà de la confiance. C’est l’obéissance motivée par la peur. Si une personne est kidnappée par un terroriste, il ou elle est susceptible d’obéir au terroriste par peur. Cependant, cette forme d’obéissance forcée, n’est pas le type qui nourrit la relation continue entre l’économe et son maitre. La confiance dont nous parlons est le résultat d’une relation plus construite au fil du temps. George Beverly Shea, le soliste associé à la croisade de Billy Graham, a chanté: « Plus je Le sers, plus Il devient plus doux. » Chaque jour que Dieu subvient à nos besoins, chaque jour que nous étudions plus profondément le prix de notre rédemption, chaque prière exaucée et chaque instant supplémentaire passé en méditant sur les merveilles de la création, construit et renforce cette relation.


Voir une image plus complète du caractère et de la personnalité de Dieu nous rend plus facile le fait de Lui faire confiance, et ainsi de Lui obéir. Les relations, cependant, ne sont pas à sens unique. Les économes engagés apprennent en premier lieu à faire confiance à Dieu, et mettent inévitablement de l’ordre dans leur vie afin que Dieu puisse leur faire confiance. Cet engagement est le fait d’être digne de confiance. Il se consolide au fil du temps. Dieu nous éprouve tout d’abord avec de petites choses, mais quand la relation se développe, Il nous confie davantage de responsabilités.


Considérez ceci: Comment la confiance et la loyauté sont-elles liées?


ÉTAPE 3—Appliquer


Coin du moniteur: La marque indispensable d’un économe est sa relation avec le propriétaire. Cette marque peut ne pas être parfaite, mais elle doit exister dans une certaine mesure. Si nous intégrons les caractéristiques de cette leçon dans nos vies, nous pouvons profiter de la plus grande paix et de la satisfaction maximum que peut fournir la vie.


À méditer


Quelles pratiques pouvons-nous adopter pour nous aider à faire plus confiance à Dieu?


Quels changements pouvons-nous apporter pour que Dieu nous fasse plus confiance?


3 Quels plans l’église peut-elle développer pour cultiver et encourager ces deux choses susmentionnées?


ÉTAPE 4—Créer


Coin du moniteur: La parole de Dieu nous dit que nous n’avons rien à craindre sauf que d’oublier comment Dieu nous a conduits et enseignés dans le passé. Puisque nous avons établi que l’obéissance repose sur la confiance et la confiance dépend de la relation, que la classe examine cette relation entre la confiance et l’obéissance, en se concentrant sur la façon dont Dieu nous a conduits personnellement.


Activité de clôture:


Demandez aux membres de partager des témoignages personnels de la conduite et des instructions de Dieu, en soulignant comment ceci a construit leur confiance en Dieu. Demandez aux membres de partager comment cela a encouragé leur obéissance.


Commentaires pour les moniteurs


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*10 – 16 Février


L’honnêteté envers Dieu


Sabbat Après-Midi


Lecture de la semaine: Luc 16:10, Lévitique 27: 30, Genèse 22:1-12, Hébreux 12:2, Luc 11:42, Hébreux 7:2-10, Néhémie 13.


Texte à mémoriser: « Ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole avec un cœur honnête et bon, la retiennent, et portent du fruit avec persévérance. » (Luc 8:15, LSG).


Qu’est-ce qu’un cœur honnête et comment se révèle-t-il? La société contemporaine voit souvent l’honnêteté comme un principe moral vague et relatif; la plupart des gens sont parfois malhonnêtes mais se jugent acceptables aussi longtemps que l’infraction n’est pas trop grande. De même, des circonstances particulières, dit-on, peuvent justifier une malhonnêteté.


La vérité et l’honnêteté vont toujours de pair. Toutefois, nous ne sommes pas nés avec une inclinaison à l’honnêteté; c’est une vertu morale que l’on apprend et qui est à la base du caractère moral de l’économe.


Lorsque nous pratiquons l’honnêteté, les bonnes choses en résultent. Par exemple, nous ne nous soucions jamais d’être pris dans un mensonge, ou quelque chose que nous aurions essayé de dissimuler. Pour cette raison et plus encore, l’honnêteté est un précieux trait de personnalité, surtout dans des situations difficiles, quand la tentation pourrait facilement être de tendre vers la malhonnêteté.


Dans cette leçon, nous allons étudier la notion spirituelle d’honnêteté à travers la pratique de la dime et voir pourquoi la dime est d’une importance vitale pour l’économe et l’économat.


* Étudiez cette leçon pour le sabbat 17 Février.



Leçon


7


(page 56 du guide standard)


11 Février


Une simple question d’honnêteté


La plupart d’entre nous ont en commun une chose, c’est que nous n’aimons pas la malhonnêteté. Particulièrement, nous n’aimons pas voir cela se manifester chez d’autres.


Cependant, ce n’est pas facile de savoir que nous-mêmes nous sommes malhonnête, et quand nous le remarquons, nous avons tendance à rationaliser nos actions, pour les justifier, pour minimiser leur importance: oh, ce n’est pas si mauvais; c’est seulement une petite chose, pas vraiment importante. Nous pourrions nous tromper nous-mêmes la plupart du temps; mais nous ne pouvons jamais tromper Dieu.


« La malhonnêteté est pratiquée dans tous nos rangs, et c’est la cause de la tiédeur de beaucoup de ceux qui professent croire la vérité. Ils ne sont pas connectés à Christ et trompent leurs propres âmes. » – Ellen G. White, Testimonies for the Church, vol. 4, p. 310.


Lisez Luc 16:10. Quel principe important Jésus exprime-t-Il ici et qui doit nous permettre de voir combien il est important d’être honnête, même dans les « moindres choses » (LSG)?



Dieu sait combien il est facile pour nous d’être malhonnête, surtout quand il s’agit des choses que nous possédons. Par conséquent, il nous a donné un puissant antidote contre la malhonnêteté et l’égoïsme, du moins quand il s’agit des biens matériels.


Lisez Lévitique 27: 30 et Malachie 3:8. Qu’est-ce que ces textes nous enseignent et comment cela nous aide à être honnêtes?




« Ce n’est pas un appel à la reconnaissance ou à la générosité. Il n’y a là qu’une simple question d’honnêteté. La dime appartient au Seigneur; Il nous demande de Lui rendre ce qui Lui appartient. Si la probité est un principe essentiel dans le monde des affaires, ne reconnaitrons-nous pas notre obligation envers Dieu, une obligation qui sous-tend toutes les autres? » – Ellen G. White, Éducation, p. 112.


Comment le fait de payer la dime vous aide-t-il à vous souvenir qui, en fin de compte, possède tout ce que vous avez? Pourquoi est-ce important de ne jamais oublier qui est propriétaire de tous nos biens de toute façon?




Dimanche


(page 57 du guide standard)


12 Février


Une vie de foi


Lisez Genèse 22:1-12. Que nous apprend cette histoire sur la réalité de la foi d’Abraham?


La vie de foi n’est pas un évènement ponctuel. Nous n’exprimons pas la foi d’une manière puissante juste une fois et ainsi prouver que nous sommes de loyaux et fidèles chrétiens vivants par la grâce et couverts par le sang de Christ.


Par exemple, le monde religieux même après des milliers d’années, reste encore étonné par l’acte de foi d’Abraham avec Isaac sur le mont Morija (Genèse 22). Pourtant, cet acte de foi n’était pas quelque chose qu’Abraham a évoqué juste quand il en avait besoin. Plus que toute autre chose, sa vie de fidélité et d’obéissance était ce qui lui a permis de faire cela. S’il avait souvent été infidèle avant cet évènement, il n’aurait jamais pu sortir vainqueur de cette épreuve. Il n’y a aucun doute, non plus, qu’un homme avec ce genre de foi la vivrait certainement après l’évènement.


Le point est que la foi d’un économe n’est guère un acte ponctuel. Au fil du temps, soit elle grandira pour être plus profonde et plus forte, ou soit elle deviendra plus faible, selon la manière dont le croyant l’exerce.


Lisez Hébreux 12:2. Qu’est-ce que cela nous apprend sur la source de notre foi et comment avoir la foi?


Notre seul recours en tant qu’économes fidèles est de chercher à avoir « les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui Lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu. » (Hébreux 12:2, LSG). Le mot « consommateur » ou « finisseur » est utilisé uniquement dans ce passage du Nouveau Testament et peut également être traduit par « qui rend parfait » (PDV, Colombe). Cela veut dire que Jésus est décidé à rendre notre foi mature et exhaustive (Hébreux 6:1-2). Ainsi, la foi, la vie de foi, est une expérience dynamique: elle grandit, elle murit, et elle augmente.


De quelle manière avez-vous vu votre foi grandir et murir au fil du temps? A-t-elle grandi du tout?


Lundi


(page 58 du guide standard)


13 Février


Une déclaration de foi


Comme nous l’avons vu hier, la foi est un processus, une expérience dynamique, qui, idéalement, se développe et murit. Et un des moyens par lesquels Dieu « parfait » notre foi et l’amène à son accomplissement, c’est à travers l’acte de la dime. Si la dime est bien comprise, elle ne peut être du légalisme. La dime n’est pas un moyen de gagner le ciel. Au contraire, la dime est une déclaration de foi. C’est une expression externe, visible et personnelle de la réalité de notre foi.


Après tout, n’importe qui peut prétendre avoir la foi et croire en Dieu et même croire en Jésus. Comme nous le savons, « même les démons croient » en Dieu (Jacques 2:19, LSG). Mais prendre 10% de votre revenu et le retourner à Dieu? C’est là un acte de foi.


Lisez Luc 11:42. Que veut dire Jésus quand Il affirme que la dime ne doit pas être « omise »? Comment la dime se rapporte-t-elle aux choses les plus fondamentales de la loi?


La dime est une humble expression de notre dépendance à Dieu et un acte de confiance que Christ est notre Rédempteur. C’est la reconnaissance que nous avons déjà été bénis « de toute sortes de bénédictions spirituelles en Christ » (Éphésiens 1:3). C’est aussi l’acceptation de cette promesse de bénédiction.


Lisez Genèse 28:14-22. Quelle a été la réponse de Jacob à la promesse de Dieu?


« Dieu a révélé à Son peuple un plan qui permet de recueillir les fonds suffisants pour les besoins de Son œuvre. Ce plan, qui est celui de la dime, est magnifique, simple et équitable. Chacun peut le suivre avec foi et courage, car il est d’origine divine. En lui s’allient la simplicité et l’utilité, et il n’est pas nécessaire de faire de longues études pour le comprendre et l’exécuter. Tous peuvent se rendre compte qu’il leur est possible de contribuer au succès de l’œuvre précieuse du salut. Tout homme, toute femme, tout adolescent peut amasser de l’argent pour la cause du Seigneur. » – Ellen G. White, Conseils à l’économe, p. 78.


Comment avez-vous découvert par vous-même les vraies bénédictions spirituelles qui viennent en prélevant la dime? Comment l’acte de prélever la dime a-t-il contribué à augmenter votre foi?


Mardi


(page 59 du guide standard)


14 Février


La dime honnête: sainte au Seigneur


Nous disons souvent que nous donnons la dime à Dieu. Mais, comment pouvons-nous donner à Dieu ce qui Lui appartient déjà?


Lisez Lévitique 27: 30. Quels sont les deux points importants dans ce texte sur la dime?


« La dime appartient au Seigneur et elle est donc sacrée. Elle ne devient pas sainte par un vœu ou un acte de consécration. Elle est simplement sainte par sa nature même; elle appartient à l’Éternel. Personne d’autre n’a le droit de la toucher. Personne ne peut la consacrer au Seigneur, parce que la dime ne fait jamais partie des biens d’une personne. » – Ángel Manuel Rodríguez, Stewardship Roots (Silver Spring, Md: Stewardship Ministries Department, 1994), p. 52.


Nous ne rendons pas la dime sainte; Dieu le fait en la désignant comme telle. Lui seul a cette prérogative. En matière d’économat, nous Lui retournons ce qui est Sien. La dime est dédiée à Dieu pour une tâche spécifique. La prendre pour tout autre usage est malhonnête. La pratique de retourner la sainte dime ne doit jamais être oubliée.


Lisez Hébreux 7:2-10. Comment la discussion de Paul sur la dime d’Abraham à Melchisédek révèle-t-elle une signification plus profonde de la dime? À qui Abraham donnait-il vraiment la dime?


Ainsi, tout comme le sabbat est saint, la dime aussi est sainte. Le mot « saint » signifie « mis à part pour un usage sacré. » Ainsi, le sabbat et la dime sont liés. Nous mettons à part le sabbat du septième jour comme sacré, comme saint; et nous mettons la dime à part comme possession sacrée de Dieu, comme une chose sainte.


« Dieu a sanctifié le septième jour. Cette portion particulière de temps, réservée par Dieu Lui-même au culte et à l’adoration, est aussi sacrée aujourd’hui qu’elle l’était au moment où elle fut consacrée par notre Créateur. De la même manière la dime de nos revenus est “sacrée devant l’Éternel”. Le Nouveau Testament n’abolit pas la loi de la dime, pas plus qu’il n’abolit le commandement relatif au sabbat; leur validité et leur grande importance spirituelle y sont clairement expliquées. Tandis que, en tant que peuple, nous essayons de donner fidèlement à Dieu le temps qu’il s’est réservé pour Lui-même, ne Lui rendrons-nous pas aussi la part de nos revenus qu’Il revendique? » – Ellen G. White, Conseils à l’économe, pp. 70, 71.


Que pouvez-vous faire pour vous aider à vous rappeler constamment que la dime est « sainte »?


Mercredi


(page 60 du guide standard)


15 Février


Le réveil, la réforme et la dime


Le long règne d’Ézéchias est considéré comme le point culminant de la tribu de Juda. Même depuis le règne de David et de Salomon, Israël n’avait jamais joui d’une telle bénédiction de Dieu. Dans 2 Chroniques 29 à 31 se trouvent rapportés le réveil et la réforme d’Ézéchias: « Il fit ce qui est droit aux yeux de l’Éternel, entièrement comme avait fait David, son père. » (2 Chron. 29: 2, LSG). « Ainsi fut rétabli le service de la maison de l’Éternel. » (2 Chron. 29: 35, LSG). La Pâque était observée (2 Chron. 30: 5). « Il y eut à Jérusalem de grandes réjouissances » (2 Chron. 30: 26, LSG). Les images païennes, les autels et les hauts lieux furent détruits (2 Chron. 31: 1). Il y eut soudainement un réveil de cœur et une réforme pratique, ce qui entraina une abondance de la dime et des offrandes (2 Chron. 31: 4, 5, 12).


Néhémie donne un autre exemple de réveil, de réforme et de prélèvement de la dime. Lisez Néhémie 9:2, 3. Que signifiait le réveil du cœur? Lisez Néhémie 13. Après que Néhémie ait réformé la « maison de Dieu » (Neh. 13:4) qu’est-ce que le peuple de Juda y apporta? (Neh. 13:12).


« Réveil et réforme sont deux choses distinctes. Un réveil implique un renouveau de la vie spirituelle, une réanimation des forces de l’esprit et du cœur, une résurrection de la mort spirituelle, alors qu’une réforme entraine une réorganisation, un changement dans les idées, les théories et les habitudes. » – Ellen G. White, Instructions pour un service chrétien effectif, p. 52.


La relation entre le réveil, la réforme et la dime est automatique. Sans le prélèvement de la dime, le réveil et la réforme sont tièdes, et on douterait même que ce soit un réveil. Trop souvent, en tant que chrétiens, nous sommes inactifs et indifférents alors même que nous devions prendre une part active dans l’œuvre du Seigneur. Le réveil et la réforme exigent un engagement, et la dime fait partie de cet engagement. Si nous retenons ce que Dieu demande de nous, nous ne pouvons pas espérer qu’Il réponde et nous donne ce que nous Lui demandons.


Le réveil et la réforme ont lieu dans l’église, pas en dehors de celle-ci (Ps. 85:6). Nous devons demander à Dieu le réveil (Ps. 80:19) et la réforme de nos « premières œuvres » (Apo. 2:5, LSG). Il doit y avoir une réforme au sujet de ce que nous gardons et de ce que nous retournons à Dieu.


Ce n’est pas l’acte qui fait la différence, mais la décision de l’esprit et les émotions qui révèlent la motivation et l’engagement. Les résultats seront une foi accrue, une vision spirituelle aiguisée et une honnêteté renouvelée.


Jeudi


(page 61 du guide standard)


16 Février


Réflexion avancée: Dieu a pris l’initiative dans toutes les alliances rapportées dans la Bible; Il a pris les devants dans le dessin de Son peuple dans ces alliances (Heb. 8:10). Les promesses d’alliance reflètent Sa grâce, Son amour et Son désir de nous sauver.


Une alliance avec Dieu comprend beaucoup de choses: Dieu, un bénéficiaire, des conditions de l’alliance, l’engagement aux conditions par les deux parties, la pénalité encourue si l’alliance venait à être violée, les résultats escomptés. Le concept de la dime traduit ces composantes dans Malachie 3:9, 10. Ce texte réaffirme l’alliance spéciale de la dime entre Dieu et Ses économes. Lorsque nous entrons dans une telle alliance, c’est un signe visible que nous nous opposons aux principes matérialistes du consumérisme, et nous prouvons que quelque chose de bon peut sortir d’un cœur pécheur converti.


« Un esprit d’égoïsme mesquin semble empêcher les hommes de donner à Dieu ce qui lui revient. Le Seigneur, en concluant une alliance spéciale avec les hommes, s’engageait à les bénir abondamment et à les gratifier sans restriction de ses biens si, de leur côté, ils prélevaient régulièrement la part désignée pour faire progresser l’établissement du royaume de Jésus-Christ. Mais si les hommes retiennent pour eux ce qui appartient à Dieu, ils se mettent sous la sanction de la parole du Seigneur: “Vous êtes frappés par la malédiction.” Malachie 3: 9. » – Ellen G. White, Conseils à l’économe, p. 82.


Vivre dans une relation d’alliance avec Dieu a des responsabilités. Nous jouissons des promesses de l’alliance, mais souvent nous n’aimons pas les obligations et les responsabilités. Or, une alliance, dans ce contexte, est un accord bilatéral, et la dime est une partie de notre vie au sein de l’alliance.


Discussion:


Pourquoi le prélèvement de la dime est-il un tel acte de foi important de notre part?


Quels conseils auriez-vous pour quelqu’un qui dit: « Le peu que j’ai ne me permet pas de donner la dime »? Comment aider une personne qui se trouve dans cette situation? Et, en plus des paroles, que pouvez-vous faire pour l’aider?


La question à la fin de la leçon de mercredi demande ce que vous pourriez faire pour vous aider à vous rappeler constamment que la dime est sainte et sacrée. Quelles ont été vos réponses? Comment le fait que la dime soit sainte affecte-t-il comment vous vous rapportez à son prélèvement?


Vendredi


(page 62 du guide standard)


Histoire Missionnaire


Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org


Une seule visite, neuf baptêmes


par Yolanda Martinez Santos


Le mari d’Erica ne semblait pas heureux quand il trouva sa femme et moi en train d’étudier la Bible dans leur maison dans l’État américain de Californie.


Le mari, un membre d’une autre confession religieuse, était arrivé quand nous faisions notre deuxième étude biblique ensemble. C’est un grand homme, et je me suis senti effrayé.


« Mon nom est Yolanda Martinez Santos, et je suis avec l’Église Adventiste du Septième Jour », dis-je, en étendant ma main.


J’avais frappé à la porte d’Erica pour la première fois il y a deux semaines en tant qu’étudiante avec SOULS West, une école d’Évangélisation en Arizona dirigée par l’Union du Pacifique de l’Église Adventiste. Un jeune représentant évangéliste du programme de vacance organisé par les jeunes avait frappé à ma porte, me conduisant à l’Église Adventiste en 2013, et maintenant j’allais de porte en porte, distribuant la littérature à la demande d’une église locale.


Malgré la surprise du mari d’Erica, il ne m’a pas demandé de quitter. Mais Erica plus tard m’a dit qu’il n’était pas content. Erica et moi priions que son mari nous permette d’étudier la Bible – et qu’il nous rejoigne.


À notre grande surprise, le mari s’est joint à notre prochaine rencontre. Il a également annoncé qu’il étudierait avec nous chaque semaine.


Peu de temps après cela, Erica invita son frère à notre étude biblique, et il accepta avec empressement. Le fils d’Erica, 13 ans, demanda s’il pouvait étudier avec nous. Comme les études bibliques se poursuivaient, Erica commença à partager ce qu’elle apprenait avec sa sœur, qui vit dans une autre ville. La sœur voulut en savoir plus, donc elle demanda aux Adventistes de sa localité de commencer à étudier la Bible avec elle. Le mari de la sœur et sa belle-mère les rejoignirent. Ce n’est pas tout. Erica me présenta à ses parents, qui me dirent qu’Erica était devenue une personne différente. Ils dirent qu’ils voulaient recevoir aussi ce qu’elle avait reçu. « Ce qui vous manque, c’est Jésus », dis-je.


Les parents commencèrent à étudier la Bible avec nous. Il est difficile de croire qu’un coup de poing d’un ouvrier biblique sur une seule porte a conduit à neuf baptêmes: Erica, son fils, son frère, sa mère, son père, sa sœur, son beau-frère et la belle-mère de sa sœur. Même la voisine d’Erica fut baptisée. Quant au mari d’Erica, il fréquente régulièrement aujourd’hui une Église Adventiste locale.


Erica plus tard m’a dit qu’avant que j’aie frappé à sa porte pour la première fois, elle avait prié pendant un mois pour que Dieu lui prouve Son existence et lui révèle la bonne église.


« Si vous n’aviez jamais frappé à ma porte, rien de tout cela ne serait arrivé », dit Erica. « Dieu, Tu as répondu à mon appel! »


Yolanda Martinez Santos est une ouvrière biblique en Californie.


Commentaires pour les moniteurs


La leçon en bref


Texte clé: Lévitique 27: 30


Objectifs:


Savoir: Croire que l’honnêteté avec Dieu apporte un grand sens d’intégrité personnelle et développe une vie remplie de foi.


Ressentir: Faire l’expérience de la liberté émotionnelle qu’apporte l’honnêteté et la confiance en Dieu.


Agir: Décider de donner la dime pour tous les motifs susmentionnés.


Plan de l’étude:


  1. Savoir: Avoir la foi pour être honnête en toutes choses

A Pourquoi est-il important d’être honnête même dans les petites choses de la vie?


B Comment l’honnêteté est-elle liée à une vie construite sur la confiance (la foi)?


C Comment la pratique de la dime est-elle liée aux notions d’honnêteté et de confiance (la foi)?


  1. Ressentir: La liberté à travers l’honnêteté et la confiance

A Comment l’honnêteté nous apporte-t-elle l’expérience de la conscience claire?


B Comment la pratique de la dime peut-elle nourrir un climat de foi et de dépendance de Dieu?


III. Agir: La dime – c’est en forgeant qu’on devient forgeron


A Quelles sont les récompenses spirituelles et pratiques du fait de rendre une dime honnête?


B Pourquoi les croyants devraient-ils résister à la tentation de retourner la dime seulement quand cela leur « convient »?


C Comment la pratique de la dime est-elle liée au réveil et à la réforme?


Résumé: La pratique ancienne d’une dime honnête remonte à l’époque des patriarches et elle a été approuvée par Jésus-Christ Lui-même. Elle offre aux femmes et aux hommes modernes le privilège de vivre en partenariat avec Dieu.


Cycle d’apprentissage


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: Lévitique 27: 30


Concept clé de croissance spirituelle: Être honnête avec Dieu à travers la dime, démontre la confiance en Lui et offre aux croyants une opportunité illimitée pour une relation croissante avec Dieu.


Coin du moniteur: Utilisez le récit biblique suivant pour montrer comment Dieu bénit Ses enfants pour le prélèvement fidèle de la dime, même dans les circonstances les plus difficiles.


Les temps étaient difficiles. Elle avait presque épuisé toutes ses ressources. Comme pour les autres veuves de l’époque, la précarité régnait. La sécheresse avait englouti la terre au point où il était très difficile de joindre les deux bouts, même pour les femmes dont les maris pourvoyaient aux besoins de leurs familles. Ses placards étaient presque vides et il ne restait rien qu’une petite quantité de farine assez suffisante pour un repas final pour son fils et elle-même. L’avenir était sombre en effet.


Maintenant, le prophète Élie entre en scène. Il demande une faveur à la veuve – une tasse d’eau; mais ce qu’il fait ensuite semble exceptionnellement insensible. « Élie lui dit: Ne crains point, rentre, fais comme tu as dit. Seulement, prépare-moi d’abord avec cela un petit gâteau, et tu me l’apporteras; tu en feras ensuite pour toi et ton fils » (1 Rois 17:13, LSG, c’est l’auteur qui souligne). Cependant, la demande vient avec une promesse: « Car ainsi parle l’Éternel, le Dieu d’Israël: la farine qui est dans le pot ne manquera point et l’huile qui est dans la cruche ne diminuera point, jusqu’au jour où l’Eternel fera tomber de la pluie sur la face du sol. » (1 Rois 17:14, LSG). La veuve de Sarepta a agi dans la foi et a fait ce qu’Élie avait ordonné. Dieu, en retour, a honoré sa foi, en respectant Sa promesse de la soutenir elle et son fils. Jésus a dit: « Cherchez premièrement le royaume de Dieu » (Matthieu 6:33, LSG). De même, l’étude de cette semaine nous invite à chercher d’abord le Royaume de Dieu en retournant une dime honnête; mais il associe à cet appel une promesse divine qui renforce notre foi.


Discussion d’ouverture: Invitez un ou deux membres de la classe à partager une histoire contemporaine qui renforce la foi, à propos de quelqu’un qui pensait être incapable de retourner une dime honnête, mais en agissant par la foi, la personne a été bénie à cause de la fidélité de Dieu.


ÉTAPE 2—Explorer


Coin du moniteur: La fidélité de Dieu n’est jamais en doute, mais elle est à jamais doutée. Est-ce un oxymore? Il faut dire que pour ceux qui ont choisi une vie de foi, la fidélité de Dieu a résisté à l’épreuve du temps. De génération en génération, les disciples engagés de Dieu l’ont trouvé fidèle. Pour eux, la fidélité de Dieu n’est jamais en doute. Même pendant les calamités inimaginables, Job s’écria, « Même s’Il voulait me tuer, je m’attendrais à Lui » (Job 13:15, Colombe).


Dieu, cependant, est pour toujours mis en doute, car à chaque génération, Il doit faire Ses preuves à nouveau. Dieu est disposé à le faire. Il semble même être excité à l’idée, car Malachie écrit: « Mettez-Moi de la sorte à l’épreuve », dit l’Éternel des armées, « Et vous verrez si Je n’ouvre pas pour vous les écluses des cieux, si Je ne répands pas sur vous la bénédiction en abondance » (Malachie 3:10, LSG). Et le Psalmiste déclare: « Sentez et voyez combien l’Éternel est bon ! Heureux l’homme qui cherche en Lui son refuge ! » (Ps. 34: 9, LSG). Dieu prend plaisir à démontrer Sa loyauté à chaque génération. Il appelle chaque génération à Lui rendre la pareille en retournant une dime honnête.


Commentaire biblique


  1. Une Question d’honnêteté (Revoyez Lévitique 27: 30, Malachie 3:8-12, Luc 16:10 et Hébreux 7:2-10 avec la classe.)

L’Écriture nous dit que la dime est « sainte à l’Éternel » (Lévitique 27: 30, LSG). Le concept de sainteté trouve son origine dans le mot hébreu kadosh, qui « signifie mettre à part ». En d’autres termes, certaines choses sont séparées ou mises à part de l’utilisation commune de tous les jours, à des fins spéciales ou sacrées. La partie du revenu appelée dime n’appartient pas du tout au croyant. Par désignation divine, ces 10 pourcents appartiennent à Dieu dès le début. Nous ne rendons pas la dime sainte en la prélevant. Elle est sainte – mise à part à des fins divines – que nous la retournions ou pas.


Supposons qu’un piéton découvre une enveloppe de 2 000 dollars dans la rue. Le bon sens dit que l’enveloppe appartient à quelqu’un d’autre et que l’argent doit être retourné au propriétaire légitime. C’est simplement une question d’honnêteté. Nous ne dirons pas que celui qui a retrouvé la chose, donne quoi que ce soit au propriétaire, car l’enveloppe n’était pas légitimement la sienne. Au sujet de la dime, nous ne donnons pas à Dieu quoi que ce soit, car cela Lui appartient déjà de droit. Nous Lui retournons en fait ce qui Lui appartient, comme signe de notre intégrité.


Malachie déclare: « Un homme trompe-t-il Dieu? Car vous me trompez, Et vous dites: ‘’En quoi t’avons-nous trompé?’’ Dans les dimes et les offrandes. » (Malachie 3:8, LSG). Lorsque nous retenons ce qui appartient à Dieu, nous volons Dieu. Mais nous nous privons aussi d’au moins deux choses: (1) une opportunité de consolidation de la foi, étant donné que nous faisons confiance à Dieu pour bénir les 90 pourcents que nous gardons, et (2) une opportunité d’investissement céleste. Jésus a dit: « Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la teigne et la rouille détruisent, et où les voleurs percent et dérobent; mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où la teigne et la rouille ne détruisent point, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent. Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. » (Matthieu 6:19-21, LSG).


Considérez ceci: Selon Malachie, que signifie voler Dieu? Quelles sont d’autres domaines dans lesquels les chrétiens volent Dieu de quelque chose qui Lui appartient de droit?


  1. Une question de foi (Revoyez Genèse 22:1-12, 28: 14-22, Luc 11:42 et Hébreux 12:2 avec la classe.)

Le mot généralement traduit par « foi » dans le Nouveau Testament, pistis, est parfois considéré dans la perspective de la fidélité ou du point de vue de la croyance. La forme verbale pisteuein est généralement traduite comme « croire ». Pratiquement parlant, la croyance (la foi) et la fidélité sont toutes impliquées dans la relation entre Dieu et l’être humain. Parfois « la croyance » est comprise comme un assentiment au témoignage, tandis que « la foi » est comprise comme un assentiment au témoignage unifié à la confiance.


L’histoire suivante illustre la différence entre la foi et la confiance. Un célèbre funambule traverse une ligne à travers des chutes du Niagara. Une foule se rassembla pour regarder cet exploit sans précédent. Il demanda à la foule combien de gens pensaient qu’il peut traverser sans tomber. Beaucoup de mains furent levées. C’est la croyance en tant qu’assentiment au témoignage. Ensuite il demanda qui était prêt à se laisser porter dans sa traversée. Faire cela aurait été la foi, c’est-à-dire, un assentiment unifié à la confiance ! Cette dernière illustration de la confiance est la seule qui nous intéresse, car l’assentiment seul n’a pas d’incidences rédemptrices. L’Écriture nous dit que les démons même croient et ils tremblent (Jacques 2:19). Donc, la foi comme la croyance en Dieu et la fidélité, comme une démonstration de cette croyance, pourrait être considérée comme deux faces d’une même médaille.


Comme indiqué précédemment, les relations sont bidirectionnelles. Pouvons-nous faire confiance à Dieu? Dieu peut-Il nous faire confiance? Dans le prélèvement de la dime, Dieu initie la relation de nous « donner une chance ». Il nous donne les 100 pourcents, en se demandant s’Il peut compter sur nous pour retourner la dixième partie (la dime). En retournant la dime, nous sommes confiants que nous pouvons vivre mieux avec les 90 pourcents dans les mains de Dieu qu’avec les 100 pourcents par nous-mêmes.


Considérez ceci: Qu’est-ce que la foi exercée dans la dime nous enseigne sur la foi impliquée dans le salut?


ÉTAPE 3—Appliquer


Coin du moniteur: Combien la croix est-elle honorée dans votre portefeuille? Les chrétiens prétendent que le salut s’obtient par la foi seule. Les croyants disent que nos efforts ne peuvent améliorer ou ajouter aucun iota à ce salut. Nous devons croire en Dieu seulement. C’est le message de la croix. Quand il s’agit des finances, cependant, le message semble changer. Il devient: « Dieu prend soin de ceux qui prennent soin d’eux-mêmes. » Plusieurs agissent comme si leur croyance était de faire confiance à Dieu quand même un peu, mais faire plus confiance à leur portefeuille.


À méditer:


A Comment notre habitude de prélèvement de la dime se rapporte-t-elle à notre expérience réelle du salut?


B Comment les croyants peuvent-ils s’assurer que leurs expressions de foi sont couplées avec des actions sacrificielles?


C Comment le prélèvement honnête de la dime pourrait-il, en fait, accroitre notre croissance spirituelle?


D Comment le prélèvement honnête de la dime pourrait-il influencer les non-croyants à étudier l’histoire de Jésus?


E Comment le prélèvement honnête de la dime est-il lié à l’appel de Christ à « chercher premièrement le royaume de Dieu » (Matthieu 6:33, LSG)?


ÉTAPE 4—Créer


Coin du moniteur: Le prélèvement de la dime est une décision spirituelle qui implique l’honnêteté et la foi. Hébreux 11 nous dit qu’il est impossible de plaire à Dieu sans la foi. Il serait aussi difficile de dire qu’il est possible de plaire à Dieu sans l’honnêteté. Encouragez les membres de la classe à expérimenter les deux.


Activités:


Pour ceux qui prélèvent la dime: Donner la dime peut devenir un simple rituel. Demandons-nous à Dieu de multiplier nos bénédictions et L’attendons-nous vraiment pour qu’Il ouvre les écluses des cieux? Faites preuve d’audace. Demandez à Dieu quelque chose de spécial qui apporterait l’honneur à Son nom.


Pour ceux qui ne prélèvent pas la dime: Essayez de donner la dime. Gardez un carnet de note pour y écrire les bénédictions que vous recevez et partagez avec d’autres.


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*17 – 23 Février


L’impact de la dime


Sabbat Après-Midi


Lecture de la semaine: Marc 16:15; 1 Pierre 3:8, 9; 1 Corinthiens 9:14; Rom. 3:19-24.


Verset à mémoriser: « Ne savez-vous pas que ceux qui remplissent les fonctions sacrées sont nourris par le temple, que ceux qui servent à l’autel ont part à l’autel? De même aussi, le Seigneur a ordonné à ceux qui annoncent l’Évangile de vivre de l’Évangile. » (1 Corinthiens 9:13, 14, LSG).


Comme nous l’avons vu la semaine dernière, la dime est une importante expression de foi. C’est une façon de révéler, ou d’éprouver l’authenticité de notre foi. « Examinez-vous vous-mêmes, pour savoir si vous êtes dans la foi; éprouvez-vous vous-mêmes. Ne reconnaissez-vous pas que Jésus Christ est en vous? À moins peut-être que vous ne soyez réprouvés. » (2 Corinthiens 13:5, LSG).


La première référence biblique à la dime est le passage où Abraham a rendu la dime à Melchisédek (Genèse 14:18-20, Heb. 7:4). Les Lévites recevaient également la dime pour leurs services au temple (2 Chron. 31: 4-10). La dime sert aujourd’hui à la cause de l’évangile. Si elle est comprise à juste titre, elle nous sert de mesure spirituelle de notre relation avec Dieu.


L’impact, l’usage, l’importance et le mode de distribution de la dime sont conçus pour notre croissance spirituelle en soutenant l’œuvre de Dieu et les fonds qui servent à prêcher l’évangile. C’est le plan de Dieu et cela a été appelé la première étape que prend un économe fidèle.


Cette semaine, nous continuerons notre étude sur la dime: sa distribution, sa signification pour les autres, et son influence sur notre vie spirituelle.


* Étudiez cette leçon pour le sabbat 24 Février.



Leçon


8


(page 64 du guide standard)


18 Février


Ensemble, nous finançons la mission


Jésus nous ordonne de « prêcher l’évangile » (Marc 16:15) et de « faire des disciples » et « enseignez-leur à observer tout » (Matthieu 28: 19, 20, LSG). Ainsi, Dieu veut que nous soyons impliqués dans l’œuvre la plus importante sur la terre: amener les gens à Jésus. Le financement de cette mission grâce aux ressources qui nous sont confiées par Dieu est la responsabilité de l’économe. Notre participation à cette mission approfondit notre engagement personnel dans la présentation de Christ aux autres. Chaque disciple, économe et travailleur, doit apporter la dime entière pour cette œuvre sacrée. Nous devons prier pour l’unité et la fidélité dans le financement de cette mission, étant donné que la réussite de cette mission renforce notre unité dans la foi.


Quel est le plan financier que Dieu a approuvé pour l’accomplissement de cette mission? Que veut dire « toutes les dimes »? (Malachie 3:10, LSG). Que signifie l’expression « afin qu’il y ait de la nourriture dans Ma maison »? (Malachie 3:10, LSG)?


Comme nous l’avons vu, les gens rendaient la dime depuis l’époque d’Abraham et de Jacob (14:20, 28: 22) et probablement bien avant cela. La dime fait partie d’un système de financement de l’église de Dieu. C’est la plus grande source de financement et la méthode la plus équitable pour mener à bien Sa mission.


Dans les cultures d’aujourd’hui, la majorité des chrétiens donnent relativement peu pour financer la mission de Dieu. Si chaque chrétien donnait une dime honnête, le résultat serait « presque inimaginable, tout simplement étonnant, presque au-delà de notre compréhension. » – Christian Smith et Michael O. Emerson, Passing the Plate (New York: Oxford University Press, 2008), p. 27.


Dans toutes les époques, Dieu a eu ceux qui étaient prêts à financer Sa mission. Nous avons tous une responsabilité de comprendre et de travailler ensemble pour financer cette œuvre globale. Nous ne pouvons pas nous permettre d’être désorganisés et négligents en ce qui concerne le financement de la mission de Dieu.


Notre défi est beaucoup plus grand que quand le peuple et les Lévites dirent à Néhémie: « nous résolûmes de ne pas abandonner la maison de notre Dieu » (Neh. 10:39, LSG), et plus redoutable que celui des croyants dans les années 1800.


Aujourd’hui, les membres et tous les ouvriers doivent s’unir spirituellement et rassembler les finances d’une manière conforme aux objectifs globaux et financiers de la mission.


Pensez à la vaste étendue de la mission adventiste dans le monde (voir Apo. 14:6, 7). Comment chacun de nous doit-il comprendre sa propre responsabilité en ce qui concerne le financement de cette œuvre?


Dimanche


(page 65 du guide standard)


19 Février


Les bénédictions de Dieu


Comme nous l’avons vu dans Malachie 3:10, Dieu a promis une grande bénédiction à ceux qui seront fidèles dans leur dime. Cependant, la bénédiction de Dieu n’est pas unidimensionnelle. Encore une fois, l’accumulation de biens matériels comme une bénédiction, au détriment de tout le reste, est une vision très étroite de ce que sont vraiment les bénédictions de Dieu.


La bénédiction dans Malachie est aussi bien spirituelle que temporelle. Le sens des bénédictions de Dieu se rapporte au salut, au bonheur, à la paix du cœur, et Dieu fait toujours ce qui est mieux pour nous. En outre, si nous sommes bénis par Dieu, nous sommes obligés de partager ces bénédictions avec les moins fortunés. Nous avons été bénis pour bénir les autres. En effet, à travers nous, Dieu est capable d’étendre Ses bénédictions ailleurs.


Lisez 1 Pierre 3:8, 9. Que nous dit Pierre sur la relation entre le fait d’être béni et le fait d’être une bénédiction pour les autres?


De la dime vient une double bénédiction. Nous sommes bénis et nous sommes une bénédiction pour les autres. Nous pouvons donner de ce que nous avons reçu. La bénédiction de Dieu nous atteint intérieurement et rejaillit sur d’autres. « Donnez, et il vous sera donné » (Luc 6:38, LSG).


Lisez Actes 20:35. Comment cela s’applique aussi à la dime?



La plus grande bénédiction que la dime nous enseigne est la confiance en Dieu (Jérémie 17:7). « Le système particulier de la dime a été établi sur un principe qui est aussi durable que la loi de Dieu. Ce système de la dime était une bénédiction pour les Juifs, autrement, Dieu ne le leur aurait pas ordonné. C’est ainsi qu’il sera une bénédiction pour ceux qui le respectent à la fin des temps. Notre Père céleste n’a pas institué le plan de la bienveillance systématique pour s’enrichir, mais pour être une grande bénédiction pour l’homme. Il a vu que ce système de bienfaisance était juste ce dont l’homme avait besoin. » – Ellen G. White, Testimonies for the Church, vol. 3, Pp. 404, 405.


Pensez à un moment où vous avez été béni par le Seigneur à travers le ministère de quelqu’un d’autre en votre faveur. Alors, comment pouvez-vous aller et faire de même pour les autres?



Lundi


(page 66 du guide standard)


20 Février


Le but de la dime


Paul écrit à Timothée: « Car l’Écriture dit: Tu n’emmusèleras point le bœuf quand il foule le grain. Et l’ouvrier mérite son salaire » (1 Tim. 5:18, LSG). Il cite Moïse dans Deutéronome 25: 4 au sujet du bœuf, et Jésus dans Luc 10:7 au sujet de l’ouvrier. La phrase sur le bœuf semble avoir été un proverbe, et cela signifie que c’est juste pour le bœuf de manger du grain tout en travaillant. De la même manière, le second proverbe signifie que les ouvriers dévoués qui prêchent l’évangile devraient être rémunérés.


Dieu crée et opère en systèmes. Il a conçu des systèmes solaires, les écosystèmes, le système digestif, le système nerveux et beaucoup plus. Le système de la dime était utilisé par les Lévites (Num. 18:26) pour l’entretien de leur famille et du tabernacle. L’équivalent moderne serait ceux qui consacrent leur vie à la prédication de l’évangile. Le système de la dime est le moyen que Dieu a choisi pour supporter Son ministère, et il a été utilisé tout au long de l’histoire du salut. Alors, soutenir ces ouvriers avec la dime est fondamental et essentiel à l’œuvre de Dieu.


Que signifie Paul et quelle est l’implication morale de l’expression « Le Seigneur a ordonné à ceux qui annoncent l’évangile de vivre de l’évangile » (1 Cor. 9:14, LSG)? Que nous enseigne 2 Corinthiens 11:7-10 sur la nécessité de soutenir ceux qui répandent l’évangile?


Quand Paul dit: « J’ai dépouillé d’autres églises, en recevant d’elles un salaire, pour vous servir » (2 Cor. 11:8, LSG), il parlait ironiquement de la collecte des offrandes provenant d’une église macédonienne pauvre au profit d’une riche église corinthienne. Son message à l’église corinthienne était que ceux qui prêchent l’évangile méritent un salaire.


La dime a un usage particulier et doit rester ainsi. « La dime est mise à part pour un usage particulier. Elle ne peut être considérée comme un fonds d’entraide. Elle doit être spécialement consacrée à l’entretien de ceux qui portent le message de Dieu dans le monde; et elle ne peut être détournée de ce but. » – Ellen G. White, Conseils à l’économe, p. 108.


Lisez Lévitique 27: 30. Comment le principe vu ici s’applique-t-il à nous aujourd’hui?


Mardi


(page 67 du guide standard)


21 Février


La maison du trésor


Dieu a un dépôt pour le vent (Jérémie 10:13), (Ps. 33: 7), l’eau, la neige et la grêle (Job 38:22), sur tout ce dont il a le contrôle total. Mais l’entrepôt le plus précieux de Dieu est celui impliquant la dime. « Je donne comme possession aux fils de Lévi toute dime en Israël, pour le service qu’ils font, le service de la tente d’assignation » (Nombres 18:21, LSG). Ce verset est la première mention d’où la dime est conservée et est aujourd’hui connu comme « le principe de l’entrepôt. » Dieu a dit aux Israélites d’apporter la dime à un lieu de Son choix (Deut. 12:5, 6). À l’époque de Salomon, la dime était apportée au temple de Jérusalem. Les Israélites avaient compris très tôt quoi et où était « la maison du trésor » quand le prophète Malachie leur dit: « Apportez à la maison du trésor toutes les dimes » (Mal. 3:10, LSG). La maison du trésor représente l’endroit où les services religieux avaient lieu et où les Lévites recevaient le soutien du peuple.


Quels autres noms sont utilisés dans l’Écriture pour identifier la maison du trésor? 1 Chroniques 26: 20, 2 Chron. 31: 11-13, Néhémie 10:38.


Apporter la dime sacrée à la maison du trésor est le seul modèle présenté dans l’Écriture. Dans chaque dispensation, Dieu a eu un entrepôt central pour gérer la dime. Les Adventistes du septième jour constituent une religion/église dans le monde dans laquelle le principe de la maison du trésor est accepté et pratiqué. Les membres sont encouragés à retourner leur dime à la Fédération/Mission par le biais de l’église locale, où ils sont membres. Ce trésor de la Fédération/Mission est l’endroit où les pasteurs reçoivent leur salaire.


« À mesure que se développera l’œuvre de Dieu, les appels se feront plus pressants. Il faut, pour y répondre, que les chrétiens tiennent compte du commandement de Dieu: “Apportez à la maison du trésor toutes les dimes, afin qu’il y ait de la nourriture dans ma maison.” (Malachie 3:10). Si tous ceux qui font profession d’être chrétiens étaient fidèles dans leurs dimes et leurs offrandes, les caisses du Seigneur regorgeraient. Il ne serait pas nécessaire alors d’avoir recours aux ventes de charité, aux loteries, aux jeux, pour trouver des fonds. » – Ellen G. White, Conquérants pacifiques, p. 299.


Pensez à ce qui se passerait si les gens devaient envoyer leur dime partout où ils veulent. Si tout le monde faisait cela, que serait devenue l’œuvre de Dieu? Par conséquent, pourquoi il est important que nous envoyions notre dime là où elle doit être?


Mercredi


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22 Février


La dime et le salut par la foi


Lisez Romains 3:19-24. Quelle vérité essentielle, centrale à notre foi, est enseignée ici? Pourquoi devons-nous toujours garder cet enseignement fondamental à nos croyances?


L’essentiel du message biblique est que chacun d’entre nous est indigne de la rédemption (Rom. 3:23). Si nous la méritions, elle serait un mérite, ou acquise par les œuvres, et cette idée est contraire à l’Écriture.


Lisez Romains 4:1-5. Qu’est-ce que ces versets enseignent sur la grâce au lieu du mérite?


Donc, le salut est un don (Éphésiens 2:8, 9), dispensé au pécheur indigne. Le salut vient parce que les mérites du sacrifice parfait de Christ sont crédités sur notre compte. En ce qui concerne la question de la dime, il n’y a aucun mérite que Dieu accorde à ceux qui la retournent. Après tout, si la dime appartient à Dieu, quel mérite peut-on avoir en la retournant?


La dime n’est pas un acte qui nous sauve, pas plus que toutes les autres bonnes actions que nous avons été créés pour accomplir en tant que chrétiens. « Car nous sommes Son ouvrage, ayant été créés en Jésus Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions. » (Eph. 2:10, LSG).


Néanmoins, le prélèvement de la dime révèle soit une attitude humble et soumise ou soit une attitude opiniâtre et insolente au sujet de ce que Dieu nous a demandé de faire. Si nous aimons Dieu, nous Lui obéirons. La dime est une expression de notre conscience que nous ne sommes en effet, que des économes, et que nous devons tout à Dieu. Tout comme le sabbat est un rappel hebdomadaire que Dieu est Créateur et Rédempteur, la dime nous rappelle que nous ne nous appartenons pas à nous-mêmes et que notre vie et le salut sont des dons de Dieu. Ainsi, nous pouvons reconnaitre cette réalité et vivre une vie de foi, reconnaissant que la dime est une expression très tangible de cette foi.


Que nous dit Luc 21:1-4 sur tout ce que cela signifie de vivre par la foi?


Jeudi


(page 69 du guide standard)


23 Février


Réflexion avancée: Il est si facile d’oublier que chaque souffle, chaque battement du cœur, chaque instant de notre existence ne vient que de l’Éternel. Dans Actes 17, Paul parle aux Athéniens à propos du vrai Dieu, qui n’est pas seulement le Créateur (« Le Dieu qui a fait le monde et tout ce qui s’y trouve » Actes 17:24) mais aussi le Pourvoyeur (« car en Lui nous avons la vie, le mouvement, et l’être. » Actes 17:28, LSG). Les Athéniens ne connaissaient pas le vrai Dieu. Nous en tant que chrétiens, Le connaissons, et cette prise de conscience doit être au cœur de notre façon de vivre. Dieu a de nombreuses revendications sur nous, et par conséquent, nous devons vivre conformément à ces revendications:


« Ainsi en est-il des revendications de Dieu sur nous. Il place Ses trésors dans les mains des hommes, mais Il exige qu’un dixième soit fidèlement mis de côté pour Son œuvre. Il exige que cette partie soit placée dans Son trésor. Cette partie doit Lui être rendue comme Sienne; elle est sacrée et doit être utilisée à des fins sacrées, pour le soutien de ceux qui portent le message du salut aux quatre coins du monde. Il réserve cette partie, afin qu’il y ait toujours les moyens dans Sa maison du trésor et que la lumière de la vérité soit répandue à ceux qui sont proches et ceux qui sont loin. En obéissant fidèlement à cette exigence, nous reconnaissons que tout appartient à Dieu. » – Ellen G. White, Testimonies for the Church, vol. 6, p. 386.


Discussion:


« Le temps passe si vite dans l’éternité. Ne retenons pas pour nous-mêmes ce qui appartient à Dieu. Ne Lui refusons pas ce qui, bien qu’il n’attire aucun mérite, ne peut pas Lui être refusé sans la ruine. Il demande un cœur entier; donnez-le-Lui; car c’est le Sien, par création et par rédemption. Il demande votre intellect; donnez-le-Lui; c’est le Sien. Il demande votre argent; donnez-le-Lui; c’est le Sien » – Ellen G. White, The Acts of the Apostles, p. 566. Que signifie Ellen G. White quand elle dit: « Ne retenons pas pour nous-mêmes ce qui appartient à Dieu. Ne Lui refusons pas ce qui, bien qu’il n’attire aucun mérite, ne peut pas Lui être refusé sans la ruine »? Que manquons-nous quand nous ne prélevons pas la dime?


Attardez-vous plus sur la possibilité que tous les membres de l’église font de la dime ce qu’ils veulent; autrement dit, qu’ils l’investissent dans toute cause qu’ils jugent bonne, par opposition au fait de l’amener à « la maison du trésor ». Pourquoi est-ce une mauvaise idée? Qu’arriverait-il à notre église si les choses étaient ainsi? Pourquoi de telles actions contribueraient-elles à causer une rupture terrible entre nous?


Dans Luc 21, Jésus a félicité la veuve pour avoir donné son argent au temple malgré toute la corruption qui s’y pratiquait et dont Il était au courant. Qu’est-ce que cela devrait dire à ceux qui pensent qu’ils peuvent détourner leur dime parce qu’ils ont des questions au sujet de comment elle est utilisée?


Vendredi


(page 70 du guide standard)


Histoire Missionnaire


Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org



Pourquoi je vis pour les réfugiés


par Terri Saelee


Plusieurs étudiants étaient prêts à demander le baptême à la fin de ma troisième année d’enseignement de l’anglais dans un camp de 50 000 réfugiés en Thaïlande.


Mais le pasteur adventiste du septième jour me dit que les étudiants hésitaient. Ils avaient peur de devenir chrétiens et de voir les missionnaires quitter avant qu’ils aient assez compris le christianisme pour vivre une vie chrétienne réelle.


Quand le pasteur a partagé cela avec moi, je ne savais que faire. Je planifiais de rentrer chez eux, à l’État américain du Nebraska, après trois ans de service comme une étudiante missionnaire. Ma mère avait hâte de me voir. Mais mon objectif principal était le salut des âmes. Alors je commençai à prier, « Seigneur, que dois-je faire? »


Puis je lus pendant mes dévotions matinales: « La cause de Dieu consiste à Lui donner la première place dans nos plans et notre affection » (Conseil à l’économe), et je pensai: « ce passage s’adresse à moi. » Je voulais terminer mes études, avoir une profession et fonder une famille. Mais c’était comme si Dieu disait, « Terri, Voici les conseils que tu attendais. Dieu a besoin d’être le premier dans tes plans et tes affections. » J’avais dit que mon premier devoir était envers ma famille. Mais ma famille connaissait déjà Dieu. Alors, je décidai d’appeler ma mère et d’écouter ses conseils. Alors, j’ai voyagé 35 kilomètres pour trouver un bureau de la poste le plus proche avec un téléphone public. Je fis un appel en PCV parce que je n’avais pas d’argent. Je savais que c’était cher. Je demandai à ma mère, « que penses-tu si je décidais de rester une année supplémentaire ou indéfiniment? » Sa réponse était immédiate. « Terri », dit-elle, « je ne dirai jamais que tu reviennes à la maison. Si je te disais de rentrer et même si c’est une âme qui n’a pas pu entendre l’évangile, je le regretterais pour l’éternité. « Mais si en restant, tu peux aider une âme à connaitre Dieu et à être dans Son royaume, cela suffirait même si je ne te voyais plus jamais. »


Les larmes coulaient sur mes joues en écoutant ces paroles, alors que je me suis assise dans le bureau de la poste. J’ai loué Dieu pour une mère qui m’aimait tant. Ma mère voulait me voir, mais elle avait déjà fait le sacrifice en son cœur. Le salut des âmes était tellement important pour elle au point qu’elle était prête à m’abandonner.


Terri Saelee est directrice du Département des réfugiés et des immigrants de la Division Nord-américaine des Adventiste du Septième Jour, qui a relancé une offrande du treizième sabbat en 2011. Sous sa direction, plus de 140 nouvelles églises composées de réfugiés furent ouvertes partout en Amérique du Nord.


Commentaires pour les moniteurs


leçon en bref


Texte clé: 1 Corinthiens 9:13, 14


Objectifs:


Savoir: Reconnaitre que non seulement le prélèvement de la dime ouvre la maison du trésor de Dieu, mais aussi elle distribue les biens de la maison du trésor de Dieu au monde comme un moyen de poursuivre Sa mission.


Ressentir: Sentir la responsabilité de participer par la dime au progrès de l’Évangile.


Agir: Utiliser son influence et ses efforts personnels pour encourager les autres à prélever la dime.


Plan de l’étude:


  1. Savoir: La mission de Dieu est soutenue par les hommes de Dieu

A Quel est le but ou l’usage principal de la dime?


B Comment les bénédictions de Dieu sont-elles distribuées?


C Quelle est la relation entre le prélèvement de la dime et le salut par la foi?


  1. Ressentir: Ressentir la responsabilité d’investir avec Dieu

A Quelle est la différence entre le fait de ressentir la responsabilité de prélever la dime (comme un moyen de faire avancer l’œuvre de Dieu) et l’approche légaliste [pharisienne?] de la dime?


B Comment les croyants peuvent-ils nourrir leurs pulsions de générosité et ainsi se prémunir contre l’égoïsme?


III. Agir: Orienter la bénédiction de Dieu vers l’œuvre de Dieu


A Comment les croyants peuvent-ils encourager d’autres croyants à prélever la dime sans pour autant les offenser?


B Comment le fait de partager les résultats des efforts d’évangélisation peut-il encourager ceux qui ne prélèvent pas la dime à le faire?


C Comment le fait d’être fidèle à l’appel de Dieu fortifie-t-il notre foi?


Résumé: Comprendre que l’impact de la dime renforce notre détermination à être des économes fidèles des ressources que Dieu a placées sous notre contrôle.


Cycle d’apprentissage


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: 1 Corinthiens 9:13, 14


Concept clé de croissance spirituelle: Soutenir la mission de Dieu apporte au donneur des bénédictions personnelles, spirituelles et temporelles. À son tour, Dieu confère des bénédictions à ceux qui ont bénéficié de la mission.


Coin du moniteur: Dans le livre Éducation, l’auteure Ellen G. White a dépeint un beau tableau du partage. À l’aide d’illustrations tirées des phénomènes de voies navigables, elle relève deux points pertinents à notre étude. (1) Quand les petits ruisseaux s’associent et forment les plus grands cours d’eau vers la mer, ils bénissent la nature en nourrissant les plantes dans tous les endroits où ils passent; et (2) bien que les mers, les rivières et les grands cours d’eau attirent plus l’attention, ils ne seraient rien sans les petits cours d’eau et les ruisseaux qui les alimentent.


Comment ces analogies se rapportent-elles à la dime? Partout où la dime est utilisée pour la mission de Dieu, il y a la croissance et la beauté. La croissance n’est pas la même partout. La parabole de la semence nous instruit que l’emplacement des graines impacte aussi les résultats. Parfois, cette croissance est lente et d’autres fois rapide, compte tenu de nombreux facteurs. Néanmoins, sans l’humidité ainsi fournie, la croissance serait inexistante. Certains prétendent ne pas prélever la dime parce qu’ils sont insatisfaits des résultats; mais ce raisonnement est-il justifiable?


Le point de la seconde analogie illustre magnifiquement les avantages de la coopération. Tout comme les rivières et les ruisseaux s’associent pour alimenter les mers et les océans, ainsi l’union de nos efforts centrée sur Dieu, bien que minime, engendre l’avancement du grand royaume.


Activité d’ouverture: Collectez plusieurs rouleaux de fil de couleurs variées, dans la mesure du possible, et placez-les là où la classe peut les voir. Fixez une longueur du fil entre vos deux mains et défiez un membre de la classe de le briser avec un coup de « karaté ». Il devrait se briser facilement. Maintenant essayez de briser deux cordes. Puis déroulez et essayez de briser trois, coupez et brisez avec chaque addition, jusqu’à ce que la force combinée de plusieurs cordes résiste à la rupture. Puis demandez: « la dernière corde ajoutée est-elle plus forte que les autres? « (Réponse: Non) « Alors, quelle est la raison pour laquelle le dernier groupe de corde n’était pas brisé? » (Réponse: la force combinée de toutes les cordes forme une corde solide.)


Que pourrait suggérer cette analogie aux personnes qui veulent utiliser individuellement « leurs » dimes en dehors de l’église pour des projets personnels, qui valent pourtant la peine? Quels sont les avantages qui s’accumulent chaque fois que les croyants unissent leurs efforts dans une seule corde solide – dans la maison du trésor? (Comme alternative, là où les dispositifs ne sont pas disponibles, aidez votre classe à visualiser la leçon de cette activité en la décrivant dans vos propres mots. Alors discutez des réponses aux questions).


ÉTAPE 2—Explorer


Coin du moniteur: Vous êtes-vous une fois demandé comment Jésus pouvait voyager intensivement, prêcher régulièrement, sans travailler en dehors de son ministère et encore manger? Luc répond à cette question. Il mentionne « quelques femmes qui avaient été guéries d’esprits malins et de maladies: Marie, dite de Magdala, de laquelle étaient sortis sept démons, Jeanne, femme de Chuza, intendant d’Hérode, Susanne, et plusieurs autres, qui l’assistaient de leurs biens. » (Luc 8: 2, 3, LSG, c’est l’auteur qui souligne). Apparemment, selon ce que nous lisons ici dans Luc, plusieurs supporteurs fidèles, y compris la femme d’un fonctionnaire d’État, subvenaient aux besoins physiques de Jésus. Les documents historiques incluent « beaucoup d’autres » qui ne sont pas individuellement énumérés. Cette multitude d’« inconnus » soutient volontairement Jésus et Ses disciples. Avant, l’économie israélite fournissait de la nourriture aux Lévites et aux prêtres à travers la dime. Les croyants contemporains ont le privilège de suivre cette pratique éprouvée par le temps et qui consiste à soutenir la mission de Dieu sur la terre.


Commentaire biblique


  1. La recommandation de Christ (Revoyez 1 Corinthiens 9:13, 14; Marc 16:15; Matthieu 28: 19, 20; 2 Corinthiens 11:7-10; 1 Timothée 5:17, 18; et Malachie 3:10 avec la classe.)

Paul dit que Christ a « ordonné à ceux qui annoncent l’Évangile de vivre de l’Évangile » (1 Cor. 9:14, LSG, c’est l’auteur qui souigne). « Ordonné » est peut-être mieux compris dans le sens de « mandaté ». Le mot grec diatassō est traduit comme « ordonné », « commandé », et « mandaté ». « Mandaté » porte le sens de choix. Cet arrangement de soutenir ceux qui prêchent l’évangile était un ordre divin. Toute personne qui propose des alternatives est donc contrainte de trouver différents supports scripturaux, car cet arrangement porte clairement l’approbation, l’appui et le commandement de Christ.


En énonçant ce principe identique à Timothée (1 Tim. 5:17, 18), Paul cite les deux testaments (Deut. 25: 4 et Matt. 10:10, également Luc 10:7), avec la dernière citation venant de Christ Lui-même. La dime n’est pas simplement un mécanisme humain pour soutenir le ministère de l’évangile, mais Christ a divinement recommandé ce système pour l’avancement du royaume de Dieu.


Considérez ceci: Comment le fait de comprendre correctement cet « ordre divin » nous protège contre la tentation de choisir personnellement comment utiliser sa dime?


  1. Des bénédictions absolues (Revoyez Malachie 3:8-12; 1 Pierre 3:8, 9; Luc 6:38; Actes 20:35; et Jérémie 17:7 avec la classe.)

Si les chrétiens démontraient fidèlement leur volonté de soutenir la croissance du royaume de Christ de manière déterminée, des miracles se révèleraient ! Les croyants peuvent-ils honnêtement affirmer qu’ils sont préparés pour l’effusion céleste des bénédictions?


Dieu distribue Ses bénédictions à nos familles de façon temporelle et spirituelle. Cependant, Dieu a planifié que les croyants deviennent des canaux de bénédictions plutôt que des réservoirs stagnants. Le livre Éducation, mentionné plus haut, illustre bien ce principe. Les rigoles alimentent les ruisseaux, les ruisseaux alimentent les rivières, les rivières alimentent les mers, les mers alimentent les océans, les océans alimentent les nuages, les nuages produisent de la pluie, la pluie alimente les rigoles. Tout ce que Dieu a créé contribue à quelque chose d’autre et reçoit des avantages d’ailleurs.


Les croyants ont été créés pour donner. Donner crée des vides pour le remplissage divin. Les gens, pleins d’eux-mêmes, ne créent aucun vide pour ce remplissage divin. Faut-il s’étonner, alors, que les gens qui donnent sont les plus heureux? L’Esprit de Dieu promet de combler ces vides spirituels et temporels. Nous devons faire confiance à Sa promesse et attendre Sa plénitude.


Considérez ceci: Qu’arrive-t-il au processus divinement ordonné de Christ si les croyants essaient d’accumuler les bénédictions divines?


ÉTAPE 3—Appliquer


Coin du moniteur: Tout appartient à Dieu. Alors pourquoi Dieu veut-Il notre argent? Voilà une mauvaise question.


Donner la dime n’est pas mettre de l’argent dans les poches de Dieu. La dime n’est non plus le financement des salaires des pasteurs. Il est vrai que la dime est utilisée pour prendre soin des évangélistes, des pasteurs et des enseignants de la Bible, mais les véritables leçons et les avantages reviennent à celui qui prélève la dime.


La sagesse divine, Christ Lui-même, a ordonné de prélever la dime. L’argent amassé se corrompt dans le temps, en corrompant aussi l’amasseur. À cause de l’affection incommensurable de Dieu pour Ses enfants, Il leur fait un test de foi à travers la dime, sachant que s’ils participent, leur capacité de croissance spirituelle sera illimitée.


À méditer:


A Nous croyons qu’aucun effort humain ne peut affecter notre salut et que nous sommes totalement dépendants de Christ pour le salut. Alors pourquoi sommes-nous tentés de penser que la satisfaction de nos besoins physiques dépend de l’effort humain au lieu de la provision du Christ?


B L’épitre aux Romains nous met en garde contre l’erreur selon laquelle notre bonté oblige en quelque sorte Dieu à nous sauver. Pourquoi sommes-nous parfois enclins à penser, dans le sens des prédicateurs de l’évangile de la prospérité, que la dime oblige en quelque sorte Dieu à déverser sur nous la prospérité matérielle? Pourquoi cette pensée est-elle déformée, et pourquoi elle découle d’une mauvaise compréhension de l’évangile?


C Outre le don d’une dime honnête, comment les croyants peuvent-ils soutenir les pasteurs, les enseignants de la Bible, les évangélistes et autres ouvriers dans le sens de la mission rédemptrice de Dieu?


D Comment encourageriez-vous quelqu’un à donner fidèlement la dime si la personne a été blessée par un pasteur ou un enseignant sans scrupule qui a été exposé pour inconduite grave?


E Pour nous aider à ne pas oublier les bénédictions précédentes de Dieu, quelles sont les choses pratiques que nous pouvons faire pour garder les souvenirs de la fidélité de Dieu vivants aujourd’hui?


ÉTAPE 4—Créer


Coin du moniteur: Ceux qui prélèvent fidèlement la dime fournissent des bénédictions innombrables dans le monde en libérant ceux qui sont appelés par Dieu à investir leurs énergies entières dans l’œuvre en faisant des disciples. L’Église Adventiste du Septième Jour a évolué à partir d’un petit groupe de croyants dans le nord-est des États-Unis pour devenir mondiale, en harmonie avec notre appel à la lumière des messages des trois anges d’Apocalypse 14. Humainement parlant, cette efflorescence n’aurait pas pu arriver sans la fidélité et les dons de sacrifice.


Activités:


Lisez un livre sur l’histoire de l’Église Adventiste qui relate la croissance de l’église, en accordant une attention particulière aux époques de crise financière et à la direction de Dieu à travers la crise.


Lisez la biographie d’une personne connue pour sa foi et sa fidélité dans la dime.


w Écrivez une chanson sur la foi, la fidélité et la dime. Partagez-la avec la classe.


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*24 Février – 2 Mars


Offrandes d’actions de grâce


Sabbat Après-Midi


Lecture de la semaine: Matthieu 6:19-21; Éphésiens 2:8; 1 Pie. 4:10; Luc 7:37-47; 2 Corinthiens 8:8-15; 2 Corinthiens 9:6, 7.


Texte à mémoriser: « Car Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné Son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. » (Jean 3:16, LSG).


Notre Dieu est un Dieu donateur; cette grande vérité est vue plus puissamment dans le sacrifice de Jésus. « Car Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné Son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. » (Jean 3:16, LSG). Ou dans ce verset: « Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-Il le Saint Esprit à ceux qui Le Lui demandent. » (Luc 11:13, LSG).


Dieu donne inlassablement; c’est Son caractère. Ainsi, quiconque cherche à refléter ce caractère doit aussi donner. Il est difficile d’imaginer plus d’une contradiction dans les termes que celle « d’un chrétien égoïste. »


Une façon de redonner ce que nous avons reçu se démontre à travers les offrandes. Nos offrandes présentent une occasion d’exprimer notre gratitude et notre amour. Le jour que Jésus accueille les rachetés au ciel, nous verrons ceux qui ont accepté Sa grâce et nous nous rendrons compte que plusieurs personnes ont pu connaitre Christ grâce à nos offrandes sacrificielles.


Cette semaine, nous examinerons les aspects importants de l’offrande. Donner généreusement, que ce soient des moyens, du temps ou du talent, est un puissant moyen de vivre notre foi et de révéler le caractère du Dieu que nous servons.


* Étudiez cette leçon pour le sabbat 3 Mars.



Leçon


9


(page 72 du guide standard)


25 Février


« Là où est ton trésor »


Lisez Matthieu 6:19-21. Bien que nous soyons si familiers avec ces textes, comment pouvons-nous néanmoins être libres de la puissante emprise que les trésors terrestres peuvent avoir sur nous? Voir Col. 3:1, 2.


« Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur » (Matthieu 6:21, LSG) est un appel de Jésus. La pleine grandeur de cette déclaration peut être vue depuis les deux versets précédents, qui contrastent le fait d’amasser nos trésors sur terre au fait d’avoir un trésor dans le ciel. Trois mots décrivent la terre: la teigne, la rouille et les voleurs (voir Matthieu 6:19), ce qui décrit juste combien notre trésor terrestre est temporel et transitoire. Qui n’a pas appris à quel point les choses terrestres peuvent disparaitre si soudainement? « Sur la terre tout est instable, incertain et précaire; tout est soumis à la décroissance, à la destruction, au vol et à la perte. C’est le contraire au ciel: tout est éternel, durable, sécurisé et impérissable. Dans le ciel, il n’y a aucune perte. », C. Adelina Alexe, “Where Your Heart Belongs,” in Beyond Blessings, edited by Nikolaus Satelmajer, (Nampa, Idaho: Pacific Press Publishing Association, 2013), p. 22.


Regardez vos possessions. Même si vous n’en avez pas assez, tôt ou tard la plupart de ces possessions périront ou seront abandonnées. L’exception pourrait être un legs. Mais un sage économe doit se préoccuper d’amasser ses trésors dans le ciel pour plus de sécurité. Là, contrairement à ici, vous n’avez pas à vous soucier de récessions, des voleurs ou même des bandes de pillards.


Matthieu 6:19-21 contient l’un des concepts les plus importants de l’économat. Votre trésor pousse, s’ébat, force, attire, exige, séduit et désire contrôler votre cœur. Dans le monde matériel, votre cœur suit votre trésor, alors là où est votre trésor reste primordial. Plus nous nous concentrons sur les gains et les besoins terrestres, plus il nous est difficile de penser aux choses célestes.


Affirmer croire en Dieu tout en amassant des trésors ici-bas est hypocrite. Nos actions doivent correspondre à nos paroles. En d’autres termes, nous voyons nos trésors sur la terre par la vue, mais nous devons voir nos offrandes comme des trésors célestes par la foi (2 Corinthiens 5:7). Bien qu’il soit nécessaire pour nous, bien sûr, de pourvoir à nos besoins (même d’épargner pour la retraite), c’est crucial pour nous de toujours garder une vue d’ensemble sur l’éternité.


Hébreux 10:34. Quel point important Paul soulève-t-il ici sur le contraste entre les trésors sur la terre et les trésors dans le ciel?


Dimanche


(page 73 du guide standard)


26 Février


Économes de la grâce de Dieu


Quoi d’autre, selon Éphésiens 2:8, avons-nous aussi reçu de Dieu?


La grâce est « une faveur imméritée. » C’est un don que vous ne méritez pas. Dieu a répandu Sa grâce sur cette planète, et si nous ne la rejetons tout simplement pas, Sa grâce atteindra et transformera nos vies, maintenant et pour l’éternité. Toute la richesse et la puissance du ciel s’incarnent dans le don de la grâce (2 Corinthiens 8:9). Même les anges sont étonnés de voir cet ultime don (1 Pie. 1:12).


Sans aucun doute: de tout ce que Dieu nous donne, la grâce qui nous a été donnée en Jésus-Christ est le don le plus précieux de tous. Sans la grâce, nous serions sans espoir. L’impact lugubre du péché sur l’humanité est trop grand pour que l’homme s’en libère de lui-même. Même l’obéissance à la loi de Dieu ne pouvait pas nous apporter la vie. « La loi est-elle donc contre les promesses de Dieu? Loin de là! S’il eut été donné une loi qui pût procurer la vie, la justice viendrait réellement de la loi. » (Galates 3:21).


Après tout, s’il y avait une loi qui puisse nous sauver, ce serait la loi de Dieu. Mais Paul dit que même celle-ci ne peut pas le faire. Si nous devons être sauvés, ce doit être par la grâce.


Lisez 1 Pierre 4:10. En quoi l’économat est-il lié à la grâce? Expliquez comment le fait de donner à Dieu et aux autres révèle Sa grâce.


Pierre dit que puisque nous avons reçu le don de la grâce de Dieu, nous devons être de « bons intendants de la grâce si diverse de Dieu » (1 Pie. 4:10, Colombe) en retour. Autrement dit, Dieu nous a fait grâce de Ses dons; par conséquent, nous devons donner en retour de ce que nous avons reçu. Ce que nous avons reçu par la grâce n’est pas seulement pour plaire et nous bénéficier nous-mêmes, mais pour la propagation de l’évangile. Nous avons reçu gratuitement (c’est cela la grâce); alors, nous devons donner aussi gratuitement tous les moyens que possible.


Pensez à tout ce que vous avez reçu de Dieu. De quelle manière pouvez-vous alors être un économe de la grâce que vous avez reçu gratuitement?


Lundi


(page 74 du guide standard)


27 Février


Notre meilleure offrande


Lisez Luc 7:37-47. Qu’est-ce que cette histoire nous apprend sur la vraie motivation des offrandes à Dieu?


Marie entra dans la chambre et vit Jésus allongé sur une table. Elle brisa la boite d’albâtre contenant du nard précieux et déversa tout le contenu sur Lui. Certains pensaient que son acte était inadéquat, estimant que cette femme menait une vie illicite.


Mais Marie avait été délivrée des possessions démoniaques (Luc 8:2). Puis, après avoir été témoin de la résurrection de Lazare, elle fut remplie de gratitude. Son parfum était son trésor le plus précieux, et c’était sa façon de manifester sa gratitude à Jésus.


Cette histoire illustre ce qui devrait vraiment être notre motivation dans le don de nos offrandes: la gratitude. Après tout, quelle autre réponse aurions-nous pour le don inestimable de la grâce de Dieu? Sa générosité nous amène également à donner, et lorsqu’elle est couplée avec notre gratitude, toutes deux forment les ingrédients des offrandes significatives, y compris notre temps, nos talents, nos trésors et nos corps.


Lisez Exode 34:26, Lévitique 22:19-24 et Nombres 18:29. Alors que le contexte est complètement différent aujourd’hui, quel principe peut-on tirer de ces textes en ce qui concerne nos offrandes?


Nos meilleures offrandes peuvent sembler insuffisantes à nos yeux, mais elles sont significatives devant Dieu. Donner à Dieu le meilleur montre que nous L’avons mis au premier plan dans nos vies. Nous ne donnons pas les offrandes dans le but de recevoir des faveurs; au contraire, nous donnons ce que nous avons pour exprimer notre gratitude pour ce qui nous a été donné en Jésus Christ.


« La dévotion et la bienveillance nées d’un cœur reconnaissant, feront de la plus petite offrande, un sacrifice volontaire, un parfum divin, un don d’une valeur inestimable. Mais, après que nous nous serons volontiers soumis à notre Rédempteur tout ce que nous pouvons donner, quelle que soit la valeur de notre don, si nous considérons notre dette de gratitude envers Dieu comme elle est vraiment, tout ce que nous pouvons avoir offert nous paraitra très insuffisant et maigre. Mais les anges prennent ces offrandes si maigres à nos yeux et les présentent comme une offrande de bonne odeur devant le trône, et elles sont acceptées. » – Ellen G. White, Testimonies for the Church, vol. 3, p. 397.


Mardi


(page 75 du guide standard)


28 Février


Les motivations du cœur


Dans une leçon précédente, nous avons parlé de l’histoire de l’offrande généreuse de la veuve. Si infime en comparaison avec les autres offrandes, elle était généreuse, car elle a montré la vraie nature du caractère et du cœur de celle qui a donné, incitant Jésus à dire, « cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres » (Luc 21:3, LSG).


Dieu seul (Jacques 4:12) connait les vrais motifs de nos cœurs (Prov. 16:2; voir aussi 1 Corinthiens 4:5). Il est possible d’avoir de bonnes actions avec de mauvaises motivations. Donner dans l’abondance ne nécessite pas beaucoup de foi, mais donner en sacrifice pour le bien d’autrui peut signifier, en effet, quelque chose de très puissant sur l’état du cœur de celui qui donne.


Lisez 2 Corinthiens 8:8-15. Que dit Paul ici en ce qui concerne les offrandes et les motifs derrière ces offrandes? Quels principes pouvons-nous tirer de ces textes au sujet de l’économat?


Quel que soit votre motif en donnant, il se situe dans un continuum allant de l’égo à l’altruisme. La lutte sur ce continuum entre l’égoïsme et la générosité est souvent plus rude que tout autre combat spirituel. L’égoïsme peut refroidir un cœur qui était autrefois en feu pour Dieu. Le problème vient quand nous laissons libre cours à l’égoïsme dans notre expérience chrétienne. Autrement dit, nous trouvons des moyens pour justifier notre égoïsme et le faire au nom de Christ.


L’essentiel se résume en un seul mot: l’amour. Et l’amour ne peut se manifester sans abnégation, une volonté de se donner soi-même, même en sacrifice, pour le bien d’autrui.


Si l’amour de Dieu n’est pas reflété dans nos vies, il ne peut être reflété dans notre offrande. Un cœur égoïste a tendance à n’aimer que soi-même. Nous devons demander au Seigneur de « circoncire [notre] cœur » (Deut. 10:16) afin que nous puissions apprendre à aimer comme nous avons été aimés.


L’amour, la base de toute vraie bienfaisance, résume toute la bienveillance chrétienne. Dirigé vers nous, l’amour de Dieu nous inspire à aimer en retour, et c’est vraiment le motif suprême des offrandes.


Quel est le problème, au contraire, avec une offrande faite avec un sentiment d’obligation plutôt qu’un sentiment d’amour?


Mercredi


(page 76 du guide standard)


1er Mars


Faire l’expérience des offrandes


Si Christ est venu nous révéler le caractère de Dieu, une chose devrait être claire maintenant: Dieu nous aime et Il veut le meilleur pour nous. Il nous demande de faire seulement ce qui sera de notre propre intérêt, jamais à notre détriment. C’est aussi, Son appel pour nous d’être des donneurs généreux et joyeux de ce qui nous a été donné. Les offrandes volontaires et généreuses que nous donnons sont autant un avantage pour nous qui donnons, tout comme elles peuvent l’être pour ceux qui les reçoivent. Seuls ceux qui donnent de cette manière peuvent savoir par eux-mêmes à quel point il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir.


Lisez 2 Corinthiens 9:6, 7. Comment ce texte résume-t-il parfaitement ce que devraient être les offrandes?


Faire une offrande généreuse peut et doit être un acte très personnel et spirituel. C’est une œuvre de foi, une expression de gratitude pour ce qui nous a été donné en Christ.


Et, comme tout autre Acte de foi, le fait même de donner augmente la foi, car « la foi sans les œuvres est morte » (Jacques 2:20). Et il n’y a de meilleur moyen d’augmenter sa foi que de la vivre de façon pratique, ce qui signifie que nous devons faire des choses qui jaillissent de notre foi.


Quand nous donnons, volontairement et généreusement, nous reflétons à notre manière le caractère de Christ. Nous apprenons davantage à agir comme Dieu en faisant l’expérience de nos propres actes. Ainsi, l’acte des offrandes inspire la confiance en Dieu et l’occasion de « [sentir et voir] combien l’Éternel est bon! Heureux l’homme qui cherche en Lui Son refuge! » (Ps. 34: 8, LSG).


« On verra que la gloire qui resplendit sur la face du Christ c’est la gloire de l’amour qui se sacrifie. On verra, à la lumière du calvaire, que la loi de l’amour qui renonce à soi-même est la loi de la vie pour la terre et pour le ciel; que l’amour qui “ne cherche pas son intérêt” a sa source dans le cœur de Dieu; et qu’en celui qui est doux et humble se manifeste le caractère de celui qui habite une lumière dont aucun homme ne peut s’approcher. » – Ellen G. White, Jésus-Christ, pp. 9, 10.


Comment avez-vous vécu la réalité de comment la foi grandit grâce au fait de donner volontairement et généreusement de ce que vous avez reçu?


Jeudi


(page 77 du guide standard)


2 Mars


Réflexion avancée: « L’esprit libéral, c’est l’esprit du ciel. L’esprit d’égoïsme est celui de Satan. L’amour sacrificiel de Christ se révèle sur la croix. Il a donné tout ce qu’Il avait, et Il s’est donné Lui-même, afin que l’homme puisse être sauvé. La croix de Christ fait appel à la bienveillance de tous les disciples du Sauveur béni. Le principe illustré là doit être: donner, et donner. Ceci se manifeste dans la vraie bienveillance et les bonnes œuvres en tant que véritable fruit de la vie chrétienne. Le principe des gens du monde consiste à amasser, et c’est ainsi qu’ils s’attendent à avoir le bonheur; mais, hélas, le résultat n’est que misère et mort. » – Ellen G. White, Advent Review and Sabbath Herald, 17 Octobre 1882.


Discussion:


Qu’y a-t-il de l’égoïsme qui le rend si contraire à l’esprit de Christ? Quelles sont les choses conscientes que nous pouvons faire pour nous aider à nous protéger contre cette attitude naturelle de l’être humain déchu?


« Que chacun donne comme il l’a résolu en son cœur, sans tristesse ni contrainte; car Dieu aime celui qui donne avec joie » (2 Corinthiens 9:7, LSG). Le mot grec traduit par « avec joie » apparait une seule fois dans le Nouveau Testament, et c’est de ce mot que nous avons le mot « gaieté ». Qu’est-ce que cela devrait nous dire sur notre attitude en donnant?


Faites une liste de tout ce que vous avez reçu en Christ. Priez sur votre liste. Qu’est-ce que cette liste devrait nous apprendre sur pourquoi nous devrions donner de ce que nous avons reçu? Dans le même temps, qu’est-ce que votre liste vous enseigne sur la façon même dont nos meilleurs dons, faits avec les meilleures motivations, peuvent sembler tellement dérisoires face à ce que nous avons reçu?


Pourquoi l’égoïsme est-il un moyen sûr de vous rendre malheureux?


Pensez à quelqu’un dans votre famille ecclésiale dès maintenant qui est dans une nécessité. Que pouvez-vous faire, même maintenant, qui puisse atteindre et aider cette personne? Que pouvez-vous faire, même si cela nécessite un douloureux sacrifice de votre part?


Vendredi


(page 78 du guide standard)


Histoire Missionnaire



Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org


Tragédie, cocaïne et Jésus


par Andrew McChesney, Mission Adventiste


Sao Jaikaran, un opérateur dans une usine de bois à Trinidad et Tobago, était inconscient pendant quatre jours et hospitalisé pendant trois mois après un terrible accident de voiture à l’âge de sept ans.


Jaikaran marchait le long de la route quand une voiture l’a tamponné en le trainant sur 45 mètres, arrachant le côté de son visage et lui infligeant des blessures profondes au dos.


« Maman dit que j’étais mort et ramené à la vie », déclara Jaikaran, maintenant 52 ans, dont le visage est marqué sur le côté gauche. « Je dis: maman, j’étais mort dans le péché, mais Jésus m’a ramené à la vie ».


Jaikaran, un des neuf frères et sœurs, fut élevé par une mère célibataire adventiste du septième jour après que son père eût abandonné la famille. À l’âge de 11 ans, il a quitté l’école, incapable d’étudier en raison des lésions cérébrales subies dans l’accident. Il commença à fumer et à boire à 14 ans et continua jusqu’à la marijuana et à la cocaïne. Il se maria à 28 ans et devint père de quatre ans.


Mais Jaikaran continua son usage de drogue, et sa femme le quitta finalement avec les enfants.


Jaikaran dit qu’il a désespérément voulu changer. Un jour, il s’écria: « Jésus, je veux changer. Mais je ne veux pas l’aide de ma femme. Je ne veux pas l’aide de ma maman. J’ai besoin de Ton aide. » Quelques heures plus tard, il reçut un appel du directeur d’un centre de réadaptation de l’Église Adventiste du Septième Jour. Par la suite, il apprit que sa sœur avait pris contact avec un pasteur adventiste pour l’aider, et le pasteur avait appelé le centre de désintoxication.


Jaikaran s’enregistra avec impatience pour le traitement. Il avait 46 ans. Le progrès était lent, mais il réclamait les promesses bibliques tous les jours. Ses trois versets favoris étaient: « A celui qui est ferme dans ses sentiments Tu assures la paix, la paix, Parce qu’il se confie en Toi » (Ésaïe 26: 3, LSG); « je ne te délaisserai point, je ne t’abandonnerai point » (Josué 1:5, LSG); et « Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus » (Matthieu 6:33, LSG). Il pria également pour que l’Éternel unisse sa famille et amène sa famille au Seigneur. À la fin du programme de réhabilitation, l’ex-conjointe de Jaikaran vint le chercher à bord d’une voiture à la maison de sa mère. Mais quand sa femme vit qu’il était un homme nouveau, elle l’amena subitement à la maison. Tous les deux se firent baptiser.


Aujourd’hui, Jaikaran parle à tout le monde de sa rencontre et de son amour pour Jésus. Il prie tous les jours, « Seigneur », aide-moi à témoigner plus de Toi. « Je crois que le Seigneur m’a amené dans ce monde pour que je témoigne de Lui », dit-il. « Rien de moi-même. C’est de Lui. »



Commentaires pour les moniteurs


La leçon en bref


Texte clé: 2 Corinthiens 9:6, 7


Objectifs:


Savoir: Comprendre l’étroite relation entre un cœur débordant de reconnaissance et la pratique de donner.


Ressentir: Apprécier la grandeur de la bienveillance miséricordieuse de Dieu et agir avec enthousiasme selon les opportunités que Dieu offre.


Agir: Trouver des moyens de donner.


Plan de l’étude:


  1. Savoir: Donner de tout son cœur

A Comment notre utilisation des finances indique ce qui est vraiment important pour nous?


B Quelles sont certaines conditions qui nous stimulent à donner le meilleur de nous-même?


C Comment Dieu mesure-t-Il notre offrande?


D Comment le fait de donner est-il lié à la consolidation de notre foi?


  1. Ressentir: L’expérience du cœur

A Qu’est ce qui sépare le donneur joyeux dont parle Paul du donneur occasionnel ou même du donneur à contrecœur?


B Comment pouvons-nous nourrir notre attitude de donner avec joie, tout en « délaissant » nos tendances de donner à contrecœur?


C Comment pouvons-nous cultiver la gratitude qui conduit à l’expérience du donneur joyeux?


III. Agir: Donner avec joie


A Comment le fait de donner avec joie nous encourage-t-il à donner encore plus joyeusement?


B Pourquoi est-il impossible de donner joyeusement si nos cœurs ne sont pas remplis de gratitude?


C Quelles sont certaines étapes concrètes de la semence généreuse, comme le dit Paul?


Résumé: Dieu prend plaisir en celui qui donne avec joie. L’attitude joyeuse d’un tel donneur montre qu’il éprouve continuellement de la gratitude pour les abondantes bénédictions que Dieu déverse sur Ses enfants.


Cycle d’apprentissage


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: 2 Corinthiens 9:6, 7


Concept clé de croissance spirituelle: Étant donné que Dieu a entrepris le processus de donner, c’est par nature l’effort le plus joyeux que les êtres humains peuvent partager avec leur ami Créateur-Rédempteur.


Coin du moniteur: Bien qu’il soit tout à fait clair que Dieu aime les donneurs joyeux, il est tout aussi évident que les donneurs joyeux aiment Dieu et se réjouissent en Lui. Cette relation amoureuse active leur générosité joyeuse. Ceux qui ne donnent pas et ceux qui donnent à contrecœur ont en quelque sorte manqué cette relation amoureuse; par conséquent, pour eux, donner est devenu financièrement pénible au lieu d’être une joie spirituelle. Nous ne pouvons pas surestimer l’importance de ce « facteur d’amour », parce que la gratitude qu’engendre l’amour forme la frontière entre l’attitude de donner à contrecœur et la générosité exubérante.


Activité d’ouverture: Considérez la liste du vocabulaire suivant fournie pour cette activité. Demandez aux membres de la classe d’assigner chaque description dans la liste à celui qui donne avec joie, d’une part, ou au donneur à contrecœur ou à celui qui ne donne pas, d’autre part. Invitez les membres à expliquer pourquoi ils ont assigné l’expression dans chaque cas. Insistez sur le fait que certaines attitudes ou points de vue conduisent ou produisent une catégorie particulière de donneur. Demandez aux membres de la classe les attitudes ou les points de vue qu’ils souhaitent choisir pour eux-mêmes.


Vocabulaire:


Aventureux, conservateur, enjoué, renfermé, inspirateur, prudent, sombre, tenace, indiscipliné, intolérant, équilibré, spontanée, permissif, optimiste, orgueilleux, aliéné, sensible, inquiet, audacieux, fidèle, prévenant, satisfait, inquiet, idéaliste, indépendant, craintif, déprimé, Pacifique, respectueux, libéral, méfiant.


ÉTAPE 2—Explorer


Coin du moniteur: Aidez les membres à comprendre que l’Écriture met la différence entre les dimes et les offrandes. Toutes deux sont exigées, mais il y a des différences significatives entre les deux.


Commentaire biblique


  1. Les dimes et les offrandes (Revoyez Luc 2:21-24; Lev. 12:1-8; 2 Rois 12:4, 5 avec la classe.)

La dime, par définition, était un montant spécifique – 10 pourcents. Les offrandes étaient des montants non spécifiés ou des montants variés. Il était sous-entendu que les Israélites les plus riches apportaient de plus grandes (et plus couteuses) offrandes. Le récit de la naissance de Christ fournit un exemple remarquable. Luc 2:21-24 raconte le rituel de purification de Marie, qui a eu lieu après la naissance de Christ. Les offrandes standards de purification (Lev. 12:1-8) comprenaient un agneau, mais des exceptions (pas des exemptions) étaient établies pour les personnes pauvres qui ne pouvaient pas pourvoir cela. L’offrande d’une simple tourterelle par Marie suggère fortement sa pauvreté.


La dime ne variait pas et était uniformément appliquée à tout le monde. Les offrandes, cependant, étaient évaluées vis-à-vis des revenus discrétionnaires des adorateurs – les riches adorateurs donnant plus, les croyants pauvres, donnant moins. L’usage des offrandes et de la dime pourrait également varier. La dime servait à soutenir les prêtres et les Lévites, le corps pastoral de l’ancienne économie d’Israël.


Les offrandes étaient également utilisées pour les besoins des prêtres, mais des collectes spéciales, différentes de la dime, étaient prélevées pour restaurer le temple (2 Rois 12:4, 5). Alors que les offrandes sacrificielles, associées à l’expiation, étaient consacrées au clergé, les offrandes volontaires de remerciement pouvaient être consommées par la famille de l’adorateur, ensemble avec les invités étrangers, les orphelins et les veuves; autrement dit, les classes les plus pauvres (Deut. 16:11-14). En outre, dans le Nouveau Testament, l’apôtre a félicité les croyants de Corinthe pour leurs collectes en faveur des pauvres chrétiens.


Discussion: Décrivez la différence entre les dimes et les offrandes telle que définie par la Bible. Pourquoi devrions-nous les apporter toutes deux à Dieu?


  1. La boite d’albâtre (Revoyez Luc 7:37-47, 8:2, 34:26 Exode, Lévitique 22:19-24, et Nombres 18:29 avec la classe.)

La générosité absolue de Dieu motive la générosité humaine. Et nulle part nous trouvons cette générosité du cœur humain commentée plus magnifiquement dans l’Écriture que dans l’acte de Marie lors d’une réception chez Simon.


« Marthe servait tandis que Marie écoutait avec ferveur chaque parole sortant des lèvres du Maitre. Dans Sa miséricorde, Jésus lui avait pardonné ses péchés et avait rappelé du tombeau son frère bienaimé: le cœur de Marie était donc rempli de gratitude. Elle avait entendu Jésus parler de Sa mort prochaine; Son profond amour et Sa grande tristesse lui inspirèrent le désir de Lui rendre des honneurs anticipés. En s’imposant un grand sacrifice, elle réussit à se procurer un vase d’albâtre, plein “d’un parfum de nard pur de grand prix”, afin d’oindre le corps du Christ. Mais maintenant que plusieurs assuraient qu’Il allait être couronné roi, sa douleur se changeait en joie et elle était impatiente d’apporter les premiers hommages à son Seigneur. Ayant brisé son vase de parfum, elle en répandit le contenu sur la tête et sur les pieds de Jésus et ensuite, s’étant agenouillée, elle arrosa ceux-ci de ses larmes et les essuya avec ses longs cheveux flottants. Elle avait espéré passer inaperçue, mais le parfum, en se répandant dans la salle, attira l’attention de tous les assistants...


Marie fut émue par ces paroles désobligeantes. Elle craignit que sa sœur ne lui reprochât sa prodigalité. Peut-être que le Maitre, lui aussi, la jugeait imprévoyante. Elle allait se retirer, sans se défendre ni présenter d’excuse, lorsque la voix de son Seigneur se fit entendre: “Laissez-la. Pourquoi lui faites-vous de la peine?” Il avait vu son embarras et sa détresse, Il savait qu’elle avait désiré, par son acte, exprimer sa gratitude pour le pardon de ses péchés, et Il voulut ramener le calme dans son esprit…


Le don odoriférant que Marie s’était proposé de prodiguer sur la dépouille du Sauveur, elle le répandit sur Lui pendant qu’Il vivait encore…


En expliquant à Marie la portée de son acte, le Christ lui donna plus qu’il n’avait reçu d’elle. “En répandant ce parfum sur Mon corps, dit-Il, elle l’a fait pour Ma sépulture.” De même que ce vase d’albâtre brisé avait inondé la maison de son parfum, de même le Christ allait mourir, Son corps serait rompu; mais Il sortirait du tombeau et remplirait la terre du parfum de Sa vie. » – Ellen G. White, Jésus-Christ, pp. 552-554.


Bien que, comparativement parlant, l’acte d’adoration humble de Marie peut sembler banal à d’autres personnes dans la salle, il plut à Christ. Il prend plaisir en notre dévotion et louange sincère. Christ demande le meilleur de nous-mêmes – rien de plus, rien de moins, rien d’autre.


Considérez ceci: Que veut dire la déclaration « Là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur » (Matthieu 6:21, LSG)? Comment l’acte d’amour de Marie nous montre l’esprit et la mesure dans lesquels nous devrions donner? Dans quelle mesure l’effusion du parfum d’amour de Marie sert de symbole de ce que Christ a fait sur la croix?


ÉTAPE 3—Appliquer


Coin du moniteur: Lisez cette histoire vraie et discutez ensuite des leçons de l’histoire, à l’aide des questions à méditer qui suivent.


La religion appliquée – une histoire vraie: Il y a quelques années, une petite communauté de banlieue avait été inondée quand un quai de protection était détruit, submergeant des douzaines de maisons pendant des heures. Un jeune homme de la communauté, Dean, voulait aider ceux qui venaient de tout perdre. Peu de temps avant l’inondation, Dean avait accepté Christ.


L’inondation s’était produite juste après la célébration de la fête des actions de grâces des Américains. Beaucoup de familles venaient juste d’acheter des cadeaux à leurs enfants. Ces cadeaux, qui sont des souvenirs de familles, sont maintenant submergés par la fureur de la nature. L’église de Dean avait établi un centre de secours à l’extérieur d’un abri de la Croix-Rouge, soutenu par une remorque pleine de matériel de secours. Dean aidait les occupants de l’abri à obtenir des vêtements et d’autres nécessités de la remorque. Alors qu’il subvenait à leurs besoins, une petite écolière, se cachant entre les plis de la jupe colorée de sa mère, dit: « Maman, tu vois? Je t’avais dit que Jésus prendrait soin de nous. » Une dizaine d’années plus tard, le coordonnateur de la catastrophe rencontra un membre de l’église de Dean lors d’une conférence et demanda d’après Dean. Dean, le nouveau jeune converti, était maintenant premier ancien de son église.


À méditer:


1 Que nous révèle l’esprit de don de Dean au sujet de son cœur?


2 Comment ses actions généreuses l’ont préparé au leadeurship spirituel?


3 Comment le commentaire de la fillette non identifiée aurait motivé Dean à plus d’actions généreuses?


4 Comment le don désintéressé nous prépare-t-il à la croissance spirituelle et à de plus grandes responsabilités?


ÉTAPE 4—Créer


Coin du moniteur: Dieu est l’exemple du don désintéressé. Par conséquent, Ses actes d’amour, surtout les événements concernant la crucifixion, devraient être l’objet de notre méditation et de notre étude quotidienne. En imitant l’exemple divin, nos cœurs sont transformés pour que nous voyions avec les yeux de Dieu et ressentions avec le cœur de Dieu. Nous devenons Ses mains pour guérir le monde qui nous entoure. Étant unis avec la souffrance et la joie de Dieu, nous sommes donc, de grâce en grâce, transformée en Sa ressemblance.


Activités:


Dressez une liste de ressources littéraires, inspirées et inspirantes, qui touchent votre cœur par la façon dont elles décrivent l’amour désintéressé de Dieu.


Planifiez une retraite spirituelle personnelle de fin de semaine dans le but de faire une réflexion spirituelle, centrée sur les dons de Dieu.


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*3 – 9 Mars


Le rôle de l’ économat


Sabbat Après-Midi


Lecture de la semaine: Col. 1:16-18; Heb. 4:14-16; Jean 3: 3; Genèse 6:13-18; Apocalypse 14:6-12; 1 Pierre 1:15, 16.


Verset à mémoriser: « Car Dieu ne nous a pas appelés à l’impureté, mais à la sanctification. » (1 Thessaloniciens 4:7, LSG).


À cause de la profondeur et de l’étendue de l’économat, il est facile de se perdre dans la grande image de son énormité. L’économat est simple, mais aussi complexe et peut donc être facilement mal compris. Toutefois, ni les chrétiens ni l’église ne peuvent exister ou fonctionner sans économat. Car un chrétien doit aussi être un bon gestionnaire.


« L’économat n’est ni une théorie ni une philosophie, mais un programme de travail. C’est en vérité la loi chrétienne de la vie... L’économat est nécessaire à une compréhension adéquate de la vie et essentiel à une véritable expérience religieuse vitale. Ce n’est pas une simple question de sanction morale, c’est plutôt un acte volontaire et une conduite définitive et décisive touchant tout le périmètre de la vie. » – LeRoy E. Froom, Stewardship in Its Larger Aspects (Mountain View: Calif., Pacific Press Publishing Association, 1929), p. 5.


Quels sont les principes de base de ce que cela signifie d’être un économe chrétien? Cette semaine, nous analyserons plus les rôles que joue l’économat dans la vie chrétienne. Nous ferons ainsi à travers une analogie intéressante: une roue de char.


* Étudiez cette leçon pour le sabbat 10 Mars.



Leçon


10


(page 80 du guide standard)


4 Mars


Christ comme centre


Jésus est la figure centrale tout au long de la Bible (Jean 5:39), et nous avons besoin de nous voir en relation avec Lui. Il a payé la pénalité du péché et est « la rançon de plusieurs » (Marc 10:45). Jésus a toute autorité dans les cieux et sur la terre (Matthieu 28: 18), et toutes choses sont entre Ses mains (Jean 13:3). Son nom est au-dessus de tous noms, et un jour, tout genou fléchira devant Lui (Philippiens 2:9-11).


« Jésus est le centre de toute vie. » – Ellen G. White, Evangalisation, p. 186.


Christ est le cœur de notre économat et la source de notre puissance. Grâce à Lui, nous produisons une vie digne d’être vécue, en faisant preuve devant tous qu’Il est le point central de notre vie. Paul peut avoir vécu beaucoup d’épreuves, mais peu importe où il était ou ce qui lui arrivait, il avait une priorité pour la vie: « Car Christ est ma vie, et la mort m’est un gain. » (Philippiens 1:21, LSG).


Lisez Colossiens 1:16-18, Romains 8:21 et 2 Corinthiens 5:17. Qu’est-ce que cela nous dit sur combien Jésus est central à tout ce qui nous concerne?


Il n’y a aucun véritable économat sans Christ au centre (Galates 2:20). Il est le centre de « la bienheureuse espérance » (Tite 2:13) et « Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en Lui » (Col. 1:17, LSG). Tout comme l’essieu est au centre de la roue et celle-ci porte le poids d’un wagon, Christ est le centre de la vie de l’économe.


Tout comme un essieu rigide assure la stabilité, en permettant aux roues de tourner, Jésus est le centre fixe et stable de notre existence chrétienne (Hébreux 13:8). Son influence devrait affecter tout ce que nous pensons et faisons. Tous les aspects de l’économat tournent autour et trouvent leur centre en Christ.


« Car sans Moi vous ne pouvez rien faire » (Jean 15:5, LSG). Le centre de l’économat n’est pas un vide creux, mais la réalité de la vie de Christ, qui œuvre dans notre vie pour transformer nos caractères maintenant et pour l’éternité.


C’est une chose de dire que Jésus est le centre de notre vie, mais c’est une autre chose de vivre cela en termes pratiques. Comment pouvez-vous être sûr que Jésus vit réellement en vous comme Il le promet si nous Le laissons demeurer en nous?


Dimanche


(page 81 du guide standard)


5 Mars


La doctrine du sanctuaire


Généralement, on ne pense pas au sanctuaire dans le contexte de l’économat. Pourtant, il y a un lien entre les deux, car le sanctuaire est crucial à notre système de croyances, et l’économat fait partie du système.


« Le fondement de notre foi réside dans une compréhension correcte du ministère [de Christ] qui s’opère dans le sanctuaire céleste. » – Ellen G. White, Évangéliser, p. 204. Il est impératif que nous comprenions le rôle de l’économat à la lumière de ce concept biblique.


1 Rois 7:33 décrit une roue de char. Nous considérons la doctrine du sanctuaire comme étant le moyeu de la roue. Le moyeu s’attache à l’essieu et fournit plus de stabilité pour la roue lorsqu’elle tourne. Ayant connu la mort et une résurrection victorieuse (2 Tim. 1:10), Christ par Sa mort est la fondation de Son oeuvre dans le sanctuaire (Heb. 6:19, 20) et fournit la stabilité pour notre foi. Et c’est du sanctuaire qu’Il officie en notre faveur ici sur la terre (voir Heb. 8:1, 2).


« Se fondant sur le principe de sola Scriptura [l’Écriture seule], l’adventisme biblique forme son système doctrinal du point de vue général sur la doctrine du sanctuaire. » – Fernando Canale, Secular Adventism? Exploring the Link Between Lifestyle and Salvation (Lima: Peru, Peruvian Union University, 2013), pp. 104, 105.


Que nous disent ces textes sur le ministère de Jésus dans le sanctuaire? 1 Jean 2:1, Heb. 4:14-16, Apocalypse 14:7.


La doctrine du sanctuaire contribue à révéler la grande vérité du salut et de la rédemption, qui est au cœur de toute théologie chrétienne. Dans le sanctuaire, on voit non seulement la mort de Christ pour nous, mais aussi Son ministère dans le sanctuaire céleste. Nous pouvons aussi voir dans le lieu très saint l’importance de la loi de Dieu et la réalité du jugement final.


C’est la promesse de la rédemption qui est centrale à tout le système du sanctuaire, et cette promesse nous est accessible par le sang de Jésus.


L’économat reflète une vie ancrée dans la grande vérité du salut, telle que révélée dans la doctrine du sanctuaire. Plus nous comprenons profondément ce que Christ a fait pour nous et ce qu’Il fait en nous maintenant, plus nous arrivons plus proche de Christ, de Son ministère, de Sa mission, de Son enseignement et de Son dessein pour ceux qui vivent les principes de l’économat.


Lisez Hébreux 4:14-16. Qu’y a-t-il dans ce texte pour nous dans notre propre lutte contre le péché, le moi et l’égoïsme? Comment trouvons-nous la force et l’espoir grâce à ce qui nous est promis?


Lundi


(page 82 du guide standard)


6 Mars


Croyances doctrinales christocentriques


Le sanctuaire est central à la foi, car il révèle si puissamment la grande vérité du salut, où on perçoit le sens de la croix. En effet, toutes nos doctrines, d’une manière ou d’une autre, doivent être liées à la promesse de l’Évangile et du salut. Comme les rayons de la roue, les autres doctrines dérivent de la grande vérité du salut par la foi en Jésus.


« Le sacrifice de Christ pour l’expiation du péché est la grande vérité autour de laquelle se regroupent toutes les autres vérités … Ceux qui étudient le merveilleux sacrifice du Rédempteur croissent dans la grâce et la connaissance. » – Ellen G. White Comments, The SDA Bible Commentary, vol. 5, p. 1137.


Que voulait dire Jésus en se référant à Lui-même comme étant « la vérité » dans Jean 14:6? Comparez à Jean 17:17. À quoi nous sert la vérité? 3 Jean 3.


Nos croyances doctrinales influencent qui nous sommes et dans quelle direction nous allons. Les doctrines ne sont pas des idées théologiques abstraites; toute véritable doctrine est ancrée en Christ, et toute véritable doctrine devrait, en effet, avoir un impact sur notre façon de vivre. En fait, on pourrait affirmer sans se tromper que notre identité en tant qu’Adventistes du septième jour s’enracine dans nos enseignements doctrinaux plus que dans toute autre chose. Les enseignements que nous tirons de la Bible font de nous qui nous sommes en tant qu’Adventistes du septième jour.


L’économat consiste à vivre la vérité doctrinale telle qu’elle est en Jésus, et d’une manière qui influence positivement notre qualité de vie. « Si du moins vous l’avez entendu, et si, conformément à la vérité qui est en Jésus, c’est en Lui que vous avez été instruits à vous dépouiller, eu égard à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses, à être renouvelés dans l’esprit de votre intelligence, et à revêtir l’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité. » (Eph. 4:21-24, LSG).


Dans ce texte, nous trouvons ce que cela signifie non seulement de connaitre la vérité, mais aussi de la vivre. Être un économe ne consiste pas seulement à accepter des croyances doctrinales, quelle que soit la vérité que contiennent ces doctrines; être un économe signifie vivre ces vérités dans nos vies et dans notre interaction avec les autres.


Mardi


(page 83 du guide standard)


7 Mars


Les messages des trois anges


Il y a seulement deux fois où Dieu a averti le monde de la catastrophe à venir: la première fois, c’était à Noé (Genèse 6:13-18, Matthieu 24:37) et l’autre fois, par le biais des messages des trois anges (Apo. 14:6-12). Ces messages tirent un voile et révèlent une perspective unique sur les évènements du monde futur.


Notre compréhension de ces messages a muri au fil du temps, mais le message et la mission sont toujours la justification par la foi en Christ, « en vérité c’est le message du troisième ange. » – Ellen G. White, Évangéliser, p. 177. En d’autres termes, au cœur de notre message de la vérité présente, le message que nous avons été appelés à proclamer au monde, se trouvent Jésus et Son grand sacrifice pour nous.


Lisez Apocalypse 14:6-12. Quelle est l’essence de ces messages? Que disent-ils au monde? Quelle est notre responsabilité dans ces messages, et quelle est la place de l’économat?


En tant qu’Adventistes du septième jour, notre mission est de présenter la vérité des messages des trois anges en prévision de la seconde venue de Christ. Tout le monde doit prendre une décision au sujet de l’éternité. Le rôle de l’économat est d’établir un partenariat avec Dieu dans la mission (2 Cor. 5:20, 6:1-4).


« Les Adventistes du septième jour sont particulièrement établis dans le monde comme gardiens et porteurs de lumière. Dieu leur a confié le dernier avertissement destiné à un monde mourant. Sur eux brille la lumière merveilleuse de la parole de Dieu. Dieu leur a confié de proclamer le message d’une importance solennelle – la proclamation des messages des premier, deuxième et troisième anges. Il n’y a aucun autre travail d’une si grande importance. Rien ne doit absorber leur attention. » – Ellen G. White, Testimonies for the Church, vol. 9, p. 19.


Cette jante d’une roue est près du point de contact avec le sol et représente la mission des messages des trois anges. Leur mission est de protéger contre la dérive théologique et d’identifier notre responsabilité dans les évènements des derniers jours. Nous devons être les gardiens de ce message, le proclamer au monde.


En pensant aux évènements des derniers jours, il est si facile de se laisser prendre dans les tableaux et les dates. Ils ont leur rôle, mais alors que nous cherchons à prêcher ce message au monde, comment pouvons-nous nous assurer que nous gardons Jésus et Son sacrifice pour nous devant nous et au centre de toute notre vie?


Mercredi


(page 84 du guide standard)


8 Mars


L’économat


Christ veut nous faire vivre une vie sainte. Sa vie illustre « la sainteté » et le sens ultime de l’économat (Heb. 9:14). Nous devons gérer nos vies d’une manière qui soit agréable à Dieu, y compris la façon dont nous gérons tout ce qui nous a été confié. L’économat est une expression de cette sainteté.


Comparez 1 Pierre 1:15, 16 et Hébreux 12:14. Que signifient « Soyez saints » et « sainteté »? Comment cela est-il lié à notre économat?


Les Romains ont découvert qu’une roue de char fonctionnait plus longtemps si une plaque de fer était placée autour de la jante. L’artisan chauffe le métal pour le développer juste assez pour glisser sur la jante. L’eau froide était utilisée pour l’ajuster. La plaque de fer était en contact avec la route quand la roue tournait.


La plaque de fer sur la jante peut représenter le concept d’économat. C’est le moment où la vérité est rendue manifeste, où nos vies spirituelles frottent contre nos vies pratiques. C’est là où notre foi rencontre les aléas de la vie à travers les réussites et les échecs. C’est là où nos croyances sont mises à rude épreuve de la vie quotidienne. L’économat est l’enveloppe externe de qui nous sommes et de ce que nous faisons. C’est un témoin de notre conduite et d’une vie bien gérée. Nos actions quotidiennes qui révèlent Christ sont comme le fer sur la roue qui touche la route.


Des actions sont puissantes et doivent être contrôlées par notre engagement envers Christ. Nous devons vivre avec cette assurance et la promesse: « Je puis tout par celui qui me fortifie » (Phil. 4:13, LSG).


« La sanctification de l’âme par l’Esprit-Saint n’est autre chose que l’implantation de la nature du Christ dans notre humanité. La religion de l’évangile, c’est la vie du Christ en nous—un principe vivant et actif. C’est la grâce du Sauveur manifestée dans le caractère et produisant de bonnes œuvres. Il est impossible de séparer les enseignements de l’Évangile de notre existence concrète. Tous les aspects de notre expérience religieuse doivent être une révélation de la vie de Christ. » – Ellen G. White, Les paraboles de Jésus, pp. 337, 338.


Analysez votre vie quotidienne, votre existence quotidienne. Qu’y a-t-il en elle qui révèle la réalité de Christ œuvrant en vous, en faisant de vous un nouvel être? Quels choix conscients vous faut-il faire afin de voir Sa sainteté se révéler en vous?


Jeudi


(page 85 du guide standard)


9 Mars


Réflexion avancée: Parfois, la plaque de fer devrait être replacée sur les roues de char en raison de l’usure causée par le frottement du métal contre la route. Cette activité causait beaucoup de détonation et de percussion sur la plaque de fer elle-même. Cette refonte de la plaque de fer représente l’économat en terme pratique de la sanctification. C’est le fait d’avoir l’esprit de Christ en réponse à tous les aspects de la vie, grands ou petits, même si le processus peut être dur et douloureux. Si ce processus porte sur notre utilisation de l’argent, nos relations familiales ou notre emploi, pour n’en nommer que quelques-uns, tous doivent répondre à la volonté de Christ. Parfois, comme nous le savons trop bien, nous ne pouvons apprendre cette leçon que par quelques coups durs.


Ce n’est pas facile de réparer le fer. Ce n’est pas facile de rétablir le caractère humain. Pensez à l’expérience de Pierre. Il avait été partout avec Jésus, mais il ne s’attendait pas aux paroles de la bouche de Jésus: « J’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point; et toi, quand tu seras converti, affermis tes frères » (Luc 22:32, LSG). Pas si longtemps plus tard, après avoir renié Jésus, Pierre eut un changement dans sa vie, mais seulement après une expérience très pénible et difficile. Dans un sens, son économat était réparé. Pierre fut converti de nouveau, et sa vie allait dans une nouvelle direction, mais seulement après quelques rebondissements.


Discussion:


Quelle relation y a-t-il entre la sanctification pratique et l’enseignement de Jésus: « Si quelqu’un veut venir après Moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive »? Luc 9:23, LSG. Qu’est-ce qui a été crucifié? Gal. 6:14. Comment cela illustre-t-il le processus de sanctification? Comment la sanctification pratique nous aide-t-elle à apprendre à penser comme Dieu? 1 Corinthiens 2:16?


Quelle a été votre expérience sur la façon dont les épreuves douloureuses peuvent enseigner de puissantes leçons sur la vie chrétienne et ce que cela signifie de suivre le Seigneur? Que les membres de la classe qui se sentent confortables parlent de ces expériences et de ce qu’ils ont appris. Que pouvons-nous apprendre des expériences des uns et des autres.


w Pensez à certaines croyances que les Adventistes du septième jour chérissent, que ce soit le jour du sabbat, l’état des morts, la création, la seconde venue de Christ, etc. De quelle manière ces diverses croyances influencent-elles notre conduite en général?


Vendredi


(page 86 du guide standard)


Histoire Missionnaire


Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org



Un représentant évangéliste canin


par Nelson Ernst


Un groupe de jeunes Adventistes s’étaient préparé un après-midi du sabbat pour distribuer des tracts GLOW dans une communauté dans l’État américain de Hawaii. Les jeunes prièrent ensemble et commencèrent à frapper aux portes.


Quand la première porte s’ouvrit, un jeune homme dit: « Bonjour! Nous sommes de l’Église Adventiste du Septième Jour, et nous avons un cadeau pour vous ». « Pour moi? », déclara la propriétaire de la maison, surprise. « Oui, pour vous », dit le visiteur, en lui tendant quelques petits tracts.


Lorsque la propriétaire de la maison accepta les tracts de GLOW, le jeune homme offrit de prier pour elle.


« Avez-vous quelques prières spéciales que nous pourrions élever vers le Seigneur? »


Le scénario se répéta maison après maison. « Bonjour ! Nous sommes de l’Église Adventiste du Septième Jour, et nous avons un cadeau pour vous. Pouvons-nous prier pour vous? »


La sonnerie de la porte resta sans réponse dans quelques maisons. Dans d’autres, les propriétaires demandaient aux visiteurs de quitter.


Puis deux jeunes s’approchèrent d’une maison clôturée. Ayant trouvé la porte, ils se pressèrent de l’ouvrir quand un bruit alarmant les accueillit. « Grrrrr... ouaf ! Grrrrr... ouaf! ouaf! ouaf! »


En regardant par-dessus la clôture, ils virent un chien enragé à leur trousse.


« Que ferons-nous maintenant? » demanda l’un. Ne voulant pas prendre le risque de tenter de dépasser le chien pour sonner, l’un d’eux prit un tract GLOW et le déposa sur le mur de la clôture. Le chien observa attentivement.


Puis le jeune laissa tomber le tract sur le sol. Le chien courut jusqu’au tract et le renifla. Puis il fit une chose surprenante. Le chien reprit le tract avec sa gueule. Le chien fit demi-tour vers la véranda de la maison et le déposa devant la porte.


Ellen White, la cofondatrice de l’Église Adventiste nous dit: « Dieu utilisera les moyens par lesquels on verra que Lui-même prend les choses en mains. Les ouvriers seront surpris par le simple moyen qu’Il utilisera pour accomplir et perfectionner Son œuvre de justice ». (Testimonies to Ministers and Gospel Workers, p. 300).


Si un ange peut faire parler un âne, pourquoi ne peut-il pas aussi faire d’un chien enragé un représentant évangéliste à Hawaii?


Et si un chien peut partager la littérature adventiste, pourquoi pas vous?


Nelson Ernst est cofondateur et directeur de GLOW, un ministère de distribution de littérature qui a débuté en Californie et s’est propagé dans le monde entier.


Commentaires pour les moniteurs


La leçon en bref


Texte clé: 1 Pierre 1:15, 16


Objectifs:


Savoir: Comprendre le but de l’économe et notre rôle d’économes de Dieu.


Ressentir: Apprécier l’immensité de la notion d’économat et la relation entre elle et les grandes vérités de l’Écriture.


Agir: Décider, par la grâce de Dieu, de permettre au concept et à la pratique de l’économat de remodeler notre moralité à l’image du Christ.


Plan de l’étude:


  1. Savoir: Les grandes vérités bibliques et l’économat

A Comment le fait d’avoir Christ comme thème central de l’économat nous aide-t-il à éviter les excès du légalisme?


B Comment est-ce que le système du sanctuaire est-il lié au concept de l’économat?


C Pourquoi est-il important d’avoir toutes les doctrines fondées sur Christ?


D Quels rôles les croyants vivant dans les derniers jours jouent-ils en tant qu’économes du message final de Dieu pour le monde?


  1. Ressentir: Le partenariat divin

A Comment les croyants peuvent-ils ressentir plus d’urgence concernant leur rôle en tant qu’économes du message évangélique?


B Comment les chrétiens peuvent-ils apprécier plus pleinement l’immensité de l’appel de Dieu à être des économes fidèles.


III. Agir: La religion en Action


A Quels obstacles devons-nous laisser Dieu supprimer afin de devenir des économes fidèles?


B Quelle est la relation entre la doctrine biblique et notre sanctification?


Résumé: Beaucoup trop souvent, les chrétiens sont coupables de la tendance de séparer les doctrines Biblique du christianisme pratique, ou du moins, de la tendance à négliger la relation entre les deux. L’économat nous incite à reconsidérer cette dichotomie puisque nous devenons des économes ou des administrateurs participant au conseil de Dieu.


Cycle d’apprentissage


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: 1 Pierre 1:15, 16


Concept clé de croissance spirituelle: L’économat est un vaste concept qui nous appelle à ramener toutes choses sous le règne de Jésus-Christ. En tant que croyants, nous devons devenir des économes du conseil de Dieu au monde.


Coin du moniteur: Aidez les membres à comprendre ce que veut dire être des économes, non seulement des biens matériels et des positions, mais de la vérité?


Activité d’ouverture: Décrivez la structure du sanctuaire, ses compartiments et l’équipement de chaque pièce. Contemplez la signification spirituelle de chaque élément et l’œuvre du souverain sacrificateur dans chaque phase ou partie. Là où les outils sont disponibles, apportez-les dans la classe, ou créez un dessin ou un modèle du sanctuaire comme un support visuel pour faciliter la discussion.


Discussion: Que nous révèle la doctrine du sanctuaire sur le caractère central de Christ pour notre foi? Que nous enseigne la doctrine du sanctuaire sur l’œuvre d’intercession de Christ en notre faveur? Comment les principes d’économat entrent-ils en jeu dans l’enseignement sur le sanctuaire?


ÉTAPE 2—Explorer


Coin du moniteur: Insistez sur le fait que le centre de toute la doctrine chrétienne c’est Christ. Les thèmes de l’expiation de la chute d’Adam au jugement dernier et la restauration finale de toutes choses, tels qu’illustrés à travers l’ancien système du sanctuaire – sont intrinsèquement liés. Pour les Adventistes du septième jour, l’expression finale de ces doctrines chrétiennes est liée aux messages des trois anges d’Apocalypse 14. Notre rôle en tant qu’intendants de l’Évangile est de prêcher ce message au monde en préparation du retour de Christ.


Commentaire biblique


  1. La doctrine du sanctuaire et les principes de l’économat (Revoyez Hébreux 4:14-16, 6:19, 20; et 8:1, 2 avec la classe.)

La doctrine du sanctuaire contient les vérités les plus solennelles et les plus transformatrices de ces derniers temps. S’il est bien enseigné, le sanctuaire élargit notre compréhension du plan du salut et les principes de l’économat. Mais avant que nous puissions comprendre le lien entre le salut et les principes de l’économat tel qu’enseigné par le sanctuaire, il faut d’abord comprendre la doctrine du sanctuaire lui-même, y compris son importance pour notre foi.


La nécessité de comprendre l’importance de la vérité du sanctuaire pour notre foi est de reconnaitre que Dieu a fait de Son peuple économe des vérités de la fin des temps représentées par le sanctuaire. Garder ces vérités qui changent la vie nous confère la responsabilité plus que sacrée de les transmettre à un monde spirituellement démuni. Car « Ceux qui ont reçu la lumière doivent rendre témoignage des grandes vérités que Dieu leur a confiées. Le sanctuaire céleste est le centre même de l’œuvre de Dieu en faveur des hommes. Il [concerne] tous les habitants de la terre. Il nous expose le plan de la rédemption, nous amène à la fin des temps et nous révèle l’issue triomphante du conflit entre la justice et le péché. Il est donc important que chacun l’étudie à fond et soit en état de rendre raison de l’espérance qui est en lui. » – Ellen G. White, La tragédie des siècles, pp. 433, 434.


En ces mots, la plume d’inspiration fournit la raison de la centralité de la doctrine du sanctuaire à notre foi: l’œuvre d’intercession de Jésus en tant que notre souverain sacrificateur fidèle. Ellen G. White continue pour établir l’importance de l’œuvre d’intercession de Christ pour notre rédemption. « L’intercession du Sauveur en faveur de l’homme dans le sanctuaire céleste est tout aussi importante dans le plan du salut que sa mort sur la croix. Depuis sa résurrection, Jésus achève dans le ciel l’œuvre commencée par Lui sur la croix… Jésus nous a frayé la voie qui mène au trône du Père; désormais, grâce à Sa médiation, tout désir sincère exprimé par ceux qui vont à Lui par la foi peut être présenté devant Dieu » – idem, p. 434.


Mais Christ n’est pas seulement notre médiateur. Il est aussi notre juge. Et Son ministère en tant que notre avocat, ainsi que Son œuvre d’investigation en tant que notre juge, sont intimement liés. Grâce à Son œuvre d’intercession dans le sanctuaire, nous voyons que celui qui nous juge est aussi celui qui plaide pour nos vies. La doctrine du sanctuaire indique exactement comment le ministère de Christ unit les œuvres disparates de ces postes apparemment opposés.


L’œuvre du jugement va acquitter les justes et supprimer, pour une dernière fois, le péché du sanctuaire. Mais avant que l’un ou l’autre de ces deux objectifs soit atteint, il faut que « les registres du ciel [soient] préalablement examinés, pour déterminer quels sont les mortels qui, par la foi en Jésus, se sont mis au bénéfice de Son expiation. La purification du sanctuaire comporte donc une enquête judiciaire. Or, cette enquête doit précéder la venue du Seigneur, puisqu’il vient “pour rendre à chacun selon ce qu’est son œuvre” Apocalypse 22:12. » – idem, 368.


La venue de Christ, dont on a parlé dans l’Apocalypse, est symbolisée ailleurs dans la Bible par le mariage. Et le symbole d’un diner ou d’une fête de mariage, avant le mariage même, est utilisé dans les Écritures pour décrire le jugement investigatif avant la seconde venue. À « la venue du Seigneur en qualité de souverain sacrificateur dans le lieu très saint pour purifier le sanctuaire, mentionnée dans Daniel (8:14)… il faut ajouter l’arrivée de l’époux mentionnée dans la parabole des dix vierges » – idem, 373.


« Au chapitre 22 de saint Matthieu, où l’on retrouve l’image d’un mariage, on voit clairement que l’instruction du jugement précède des noces. Avant la cérémonie, le roi entre dans la salle et examine les invités pour voir si tous ont revêtu l’habit de noces, la robe immaculée qui représente un caractère purifié dans le sang de l’agneau. Quiconque ne porte pas cet habit est jeté dehors; mais ceux qui en sont trouvés revêtus sont acceptés et jugés dignes de participer au royaume de Dieu et d’occuper une place sur le trône de l’agneau. Cet examen des caractères, ce choix des sujets propres au royaume de Dieu, c’est l’instruction du jugement par laquelle se termine l’œuvre du sanctuaire céleste. » – idem, p. 374.


Ainsi, on observe que l’œuvre du jugement est une enquête sur le caractère du peuple de Dieu, symbolisé par l’habit de noces. Le fait que le jugement soit dépeint comme un festin de noces ou un souper, avant le mariage, ou avant la seconde venue, montre que le jugement investigatif est « en faveur des saints », comme le dit Daniel (7:22, LSG). Pourtant, comment ce jugement investigatif du caractère du peuple de Dieu avec son verdict favorable est-il spécifiquement lié à l’économat, le sujet de notre étude?


La plume d’inspiration explique le rôle de l’économat dans le jugement investigatif. « Au jour du jugement, l’usage que nous aurons fait de toutes nos facultés sera examiné avec le plus grand soin. Quel emploi faisons-nous du capital que le ciel nous a prêté? Le Seigneur le retrouvera-t-Il avec les intérêts? Avons-nous cultivé et utilisé à la gloire de Dieu et pour le relèvement de l’humanité les talents manuels, affectifs et intellectuels qui nous ont été confiés? Comment avons-nous usé de notre temps, de notre plume, de notre parole, de notre argent, de notre influence? Qu’avons-nous fait pour le Sauveur dans la personne des pauvres, des affligés, des orphelins et des veuves? Dieu nous a constitués dépositaires de sa sainte Parole: quel usage avons-nous fait de la lumière de la vérité destinée à rendre les hommes sages à salut? Une simple profession de foi en Jésus-Christ est sans valeur; seul l’amour qui se traduit en actes est considéré comme authentique. Aux yeux des êtres célestes, l’amour seul donne de la valeur à nos actions. Tout acte accompli par amour, si insignifiant qu’il soit aux yeux des hommes, est accepté et récompensé par Dieu. » – idem, p. 428.


Considérez ceci: Dans la dernière citation, l’auteure pose une série de six questions d’introspection. À supposer que votre nom soit à l’examen en ce moment même dans le jugement, quelles seraient les réponses à ces questions?


ÉTAPE 3—Appliquer


Coin du moniteur: Jésus déclare que Sa bonne nouvelle sera prêchée pour servir de témoignage à toutes les nations et la fin viendra (voir Matthieu 24:14). L’instruction est sans équivoque. Elle ne dit pas: « Si vous prêchez l’Évangile, la fin viendra. » C’est prophétique et non conditionnelle. Jésus dit que l’Évangile sera prêché et que la fin viendra. La seule question qui demeure pour les croyants est celle-ci: ferons-nous partie de cette grande œuvre ou non?


À méditer:


Comment les économes fidèles maximiseront-ils du temps pour leur vocation spirituelle principale?


Pourquoi est-il important d’avoir une présentation convaincante et claire de la vérité.


w Comment les chrétiens peuvent-ils se prémunir contre ces tendances qui nous arrachent le message central et nous tiennent occupés avec les choses de l’autre côté?


ÉTAPE 4—Créer


Coin du moniteur: Les agriculteurs se rendent compte que la plantation précède la récolte. Les chrétiens attendent une grande moisson de la fin des temps. Que suggère cette attente sur la plantation spirituelle.


Activités:


1 Planifiez des activités spirituelles de plantation que vous pouvez faire avec des amis.


Définissez la sanctification en relation avec l’économat.


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Commentaires pour les moniteurs


*10 – 16 Mars


La dette – une décision quotidienne


Sabbat Après-Midi


Lecture de la semaine: Ps. 37:21, Matthieu 4:3-10, Matthieu 6:33, Deut. 28: 12, Prov. 13:11, Prov. 21:5, 2 Corinthiens 4:18.


Verset à mémoriser: « Rendez à tous ce qui leur est dû: l’impôt à qui vous devez l’impôt, le tribut à qui vous devez le tribut, la crainte à qui vous devez la crainte, l’honneur à qui vous devez l’honneur. Ne devez rien à personne, si ce n’est de vous aimer les uns les autres; car celui qui aime les autres a accompli la loi. » (Romains 13:7, 8, LSG).


Parfois vous pouvez être assez chanceux pour trouver quelqu’un qui est disposé à vous prêter de l’argent. Peut-être cette personne le fait avec un motif désintéressé – autrement dit, il ou elle veut en fait vous aider à sortir d’un blocage financier. Mais dans la plupart des cas, les gens ne vous prêtent pas de l’argent par bonté du cœur. Ils vous prêtent de l’argent parce qu’ils veulent gagner plus (de votre) argent en retour.


Nous devrions faire tout notre possible pour éviter l’endettement. Bien sûr, dans certaines circonstances, comme l’achat d’une maison ou d’une voiture, la construction d’une église ou l’éducation, nous devons emprunter de l’argent. Mais il faut le faire le plus judicieusement possible, avec l’intention de sortir de la dette dès que possible.


Cependant, nous devons être prudents. Dépenser de l’argent que nous n’avons pas est un piège qui consiste à « faire de la convoitise et de l’amour des trésors terrestres, des traits de caractère. Aussi longtemps que ces traits de caractère dominent, la grâce et le salut prennent du recul. » – Ellen G. White, Early Writings, p. 267.


Nous devons améliorer nos compétences et nos capacités afin de rester disciplinés et faire tout ce qui est en notre pouvoir pour éviter l’endettement. Cette semaine nous allons analyser ce que dit la Bible en ce qui concerne la dette.


* Étudiez cette leçon pour le sabbat 17 Mars.



Leçon


11


(page 88 du guide standard)


11 Mars


Emprunter et dépenser


Les autres prophètes et Élisée ramassaient du bois au bord du Jourdain, « Et comme l’un d’eux abattait une poutre, le fer tomba dans l’eau. Il s’écria: Ah! mon seigneur, il était emprunté! » (2 Rois 6:5, LSG). Le verbe « emprunter » consiste à utiliser avec permission quelque chose qui appartient à autrui. Cette autorisation comporte des risques et une responsabilité. L’argent emprunté n’est pas différent de la hache empruntée, sauf qu’il peut avoir des conséquences plus graves s’il est mal utilisé.


La seule raison pour laquelle nous empruntons de l’argent est de le dépenser. Le risque financier que nous prenons est le fait de supposer que nous avons la capacité de le rembourser et qu’il n’y aura aucune surprise financière à l’avenir. Pourtant, l’avenir nous est inconnu (Eccl. 8:7); par conséquent, emprunter de l’argent comporte toujours un risque.


Que disent les textes suivants à propos de la dette?


Ps. 37:21


Eccles. 5:5


Deut. 28:44, 45


Nous pouvons emprunter de l’argent avec l’idée de l’utiliser sagement, mais la tentation de dépenser ce que nous avons, même de l’argent emprunté, peut conduire à des problèmes très difficiles. En effet, dépenser l’argent emprunté permet à beaucoup d’entre nous de vivre d’une manière que nous ne pouvions nous permettre en temps normal. La tentation d’emprunter et de dépenser est le cœur d’une culture de consommation qui affecte les riches et les pauvres. Si nous sommes tentés, nous devrions chercher la provision de Dieu (1 Corinthiens 10:13), parce que l’emprunt peut être une malédiction (Deut. 28: 43-45).


Ne commencez pas la mauvaise habitude d’emprunter de l’argent. Si vous avez déjà emprunté, remboursez dès que possible. Nous devons apprendre à dépenser et à être maitres de l’argent de Dieu et non être maitrisés par l’argent du monde.


Encore une fois, il existe certaines situations dans lesquelles nous avons besoin d’emprunter. Mais cela doit se faire avec prudence et avec l’intention de payer tout dès que possible.


Quels dangers spirituels y a-t-il pour une personne prise dans la dette?


Dimanche


(page 89 du guide standard)


12 Mars


L’économat et la gratification instantanée


« Alors Jacob donna à Ésaü du pain et du potage de lentilles. Il mangea et but, puis se leva et s’en alla. C’est ainsi qu’Ésaü méprisa le droit d’ainesse. » (Gen. 25: 34, LSG). Esaü était un homme robuste et amateur de plein air qui suivait ses passions. Quand il a senti l’odeur du ragout de son frère, il voulait immédiatement ses lentilles, même s’il était peu probable qu’il mourût de faim. Contrôlé par ses émotions et ses sentiments, il a permis à la pression du moment de prendre le dessus sur la raison et il échangea son droit d’ainesse contre la gratification instantanée. Quand il voulait que son droit d’ainesse lui revienne, il le « sollicitât avec larmes » (Heb. 12:17, LSG), mais hélas! Il ne le reçut point.


En revanche, nous avons l’exemple de Jésus. Après un jeûne de 40 jours et affamé, Jésus fut tenté par Satan, trois fois à la même occasion (Matthieu 4:3-10). Mais Jésus vit les tentations comme telles, et même dans Son état affaibli, Il ne céda pas au désir. Jésus vécut toute Sa vie, en rejetant les plaisirs du péché, et ce faisant, Il a montré que nous pouvions aussi avoir le pouvoir sur le péché. Il n’a pas vendu ou perdu Son droit d’ainesse, et Il nous invite tous à partager Sa gloire en tant que cohéritiers avec Lui (Rom. 8:17, Tite 3:7). Nous gardons notre droit d’ainesse en suivant l’exemple que Jésus a donné quand Il était tenté (1 Corinthiens 10:13).


Tout ce que ce monde peut offrir ne peut servir qu’ici-bas, parce qu’il ne peut pas offrir une expérience dans l’au-delà. Vivre pour vous-même est l’opposé de vivre pour Dieu.


Qu’est-ce que les textes suivants nous enseignent sur les dangers potentiels de la gratification instantanée, même pour les fidèles? 2 Samuel 11:2-4, Genèse 3:6, Phil. 3:19, 1 Jean 2:16, Romains 8:8?


Le désir de la gratification instantanée est symptomatique d’un esprit non contrôlé; c’est un ennemi de la patience qui nuit aux objectifs à long terme, et qui se moque et blesse la responsabilité. Retarder la gratification est un principe sage; c’est une compétence qui nous aide à gérer les situations et les pressions, surtout les tentations que le monde a à offrir, telles que les emprunts imprudents.


Toutefois, cette idée n’est pas populaire dans un monde bâti sur l’exaltation des récompenses instantanées, des gains rapides et des programmes pour devenir rapidement riche. Une fois que nous avons vécu une gratification immédiate, nous sommes plus susceptibles de choisir la récompense à court terme, et encore une fois… les économes des dons de Dieu ne doivent pas tomber dans ce piège.


Lundi


(page 90 du guide standard)


13 Mars


Vivre selon vos moyens


« De précieux trésors et de l’huile sont dans la demeure du sage; mais l’homme insensé les engloutit. » (Prov. 21:20, LSG). Ce texte compare l’économat de la responsabilité économique à la gestion du luxe et du gaspillage. Les insensés ne font aucun effort pour vivre selon leurs moyens. Ils dépensent goulument les biens dont ils disposent, même les biens empruntés, en considérant la sagesse financière ou la vie frugale comme une épreuve, comme une alimentation non désirée.


Pourtant, même lorsqu’il est nécessaire d’emprunter de l’argent, tel que pour construire une maison, nous devons le faire avec un examen minutieux et la prise de conscience que nous devons vivre selon nos moyens.


Les riches peuvent vivre selon leurs moyens. Leur problème est qu’ils sont toujours soucieux de leur richesse et de comment faire pour la garder. Quand les gens ont très peu et vivent d’une miette à une autre, ils se soucient de la survie, pas de la richesse. Pourtant, la Bible nous conseille de vivre selon nos moyens, peu importe combien nous avons. Paul recommande ce que nous pourrions considérer comme une simplicité extrême: « si donc nous avons la nourriture et le vêtement [on pourrait inclure le logement], cela nous suffira » (1 Tim. 6:8, LSG). Paul ne donne pas assez d’importance aux possessions terrestres, car pour lui, vivre en Christ est suffisant (Phil. 1:21).


De quel principe devons-nous nous rappeler avant toute chose? Matthieu 6:33. Comment pouvons-nous être surs que ce principe est vraiment mis en pratique dans nos vies?


Nous devrions penser à nos moyens, pas comme un revenu, mais comme des ressources dont nous avons une responsabilité de gérance. Un budget est la méthode que nous devrions utiliser pour accomplir cette tâche. La planification d’un budget est une compétence acquise qui doit être examinée soigneusement. Une pratique disciplinée et des efforts sont nécessaires pour réussir dans la gestion d’un plan financier équilibré (Prov. 14:15). Si nous nous engageons à réussir dans notre plan de gérance financière, nous serons en mesure d’éviter des erreurs financières embarrassantes.


Si vous rencontrez un problème avec la gestion de l’argent, mettez en place un budget. Il n’a pas besoin d’être compliqué. Il peut être si simple en faisant le total de toutes vos dépenses pendant quelques mois et déduire ensuite une moyenne de vos dépenses mensuelles. La clé est de vivre selon vos moyens, quoi qu’il en soit, et de faire tout ce qui est possible pour éviter l’endettement.


Lisez Luc 14:27-30. Jésus illustre ici le prix du discipulat en donnant l’exemple de quelqu’un qui fait l’estimation du cout de construction d’une tour et fait des prévisions au cas où il ne peut pas la finir. Quelle leçon sur l’économat devrions-nous tirer de cette parabole?


Mardi


(page 91 du guide standard)


14 Mars


Dire non à la dette


Lisez Deutéronome 28: 12. Qu’est-ce que cela nous enseigne sur le fait de trop s’endetter? Quel principe voyons-nous à l’œuvre ici?


C’est simplement le bon sens d’éviter l’endettement autant que possible. L’Écriture nous décourage également de cosigner les dettes d’autrui (Prov. 17:18, 22:26). La dette s’appuie sur l’avenir et nous oblige à nous soumettre à ses exigences dans notre position de faiblesse financière. C’est un élixir de douceur que les chrétiens trouvent difficile à décliner et à gérer. La dette peut ne pas être immorale, mais elle ne renforce pas notre vie spirituelle.


« Il faut veiller à pratiquer une stricte économie, sinon une lourde dette sera bientôt contractée. Tenez-vous en dedans des limites. Évitez l’apparition des dettes comme vous chercheriez à éviter la lèpre. » – Ellen G. White, Conseils à l’économe, p. 286.


La dette peut devenir une servitude financière qui fait de nous un « esclave de celui qui prête » (Prov. 22:7). Parce que la dette est si étroitement liée au tissu de notre monde économique, nous la considérons comme une norme. Après tout, des nations entières vivent sur la dette; pourquoi les personnes ne devraient-elles pas faire de même? C’est une mauvaise attitude.


« Prenez avec Dieu, par Sa grâce, l’engagement solennel de rembourser vos dettes et de ne plus rien devoir à personne, même si vous devez vous contenter de porridge et de pain. En préparant votre nourriture, il est si facile de gaspiller des centimes pour des choses superflues. Prenez soin des centimes, et les francs prendront soin d’eux-mêmes. Une miette ici, une miette là, dépensée pour ceci ou pour cela, finissent rapidement par faire des centaines de francs. En tout cas, aussi longtemps que vous êtes chargé de dettes, efforcez-vous de vivre dans le renoncement… Ne flanchez pas, ne vous découragez pas et ne revenez pas en arrière. Faites abnégation de vos gouts et de vos appétits, économisez centime par centime et remboursez vos dettes. Liquidez-les aussi vite que possible. Lorsque vous vous retrouverez entièrement libéré, ne devant plus rien à personne, vous aurez remporté une grande victoire. » – Ellen G. White, Conseils à l’économe, pp. 271, 272.


La dette est une fondation faible que les chrétiens devraient éviter. Elle peut mettre en cause notre expérience spirituelle et influencer notre capacité à financer l’œuvre de Dieu. Elle nous prive de notre capacité à donner aux autres en toute confiance et ainsi, nous ferme la porte de la bénédiction de Dieu.


Quels sont les choix que vous pouvez faire dès maintenant, qui puissent vous aider à éviter toute dette inutile? De quoi devrez-vous peut-être vous priver vous-même afin de rester sans dette?


Mercredi


(page 92 du guide standard)


15 Mars


Épargner et investir


Les fourmis travaillent pour stocker des provisions pour l’hiver (Prov. 6:6-8). Nous serions sages en considérant leurs façons lorsque nous épargnons régulièrement dans un but précis. L’objectif de l’épargne est d’avoir des ressources disponibles pour nos frais de subsistance ou nos besoins, ceci est différent du fait de perdre ou de thésauriser ce que nous gagnons. La gestion de l’argent nécessite la sagesse, la budgétisation et la discipline. Si tout ce que nous faisons n’est que thésauriser pour nous-mêmes, nous sommes des pilleurs des biens de Dieu plutôt que des économes.


« L’argent dépensé inutilement est une double perte. Non seulement il est parti, mais aussi son potentiel de gain a également disparu. Si nous l’avions épargné, il aurait pu multiplier sur la terre par le biais de l’épargne ou dans le ciel à travers les offrandes… L’épargne est une discipline qui développe l’autorité sur l’argent. Au lieu de laisser l’argent nous emmener partout dans nos désirs charnels, nous avons le contrôle sur lui. » – Randy C. Alcorn, Money, Possessions and Eternity (Carol Stream: Illinois, Tyndale House Publishers, 2003), p. 328.


Lisez Proverbes 13:11, Proverbes 21:5 et Proverbes 13:18. Quelles paroles pratiques trouvons-nous ici qui peuvent nous aider à mieux aborder les questions financières?


Les économes épargnent pour les besoins de la famille et investissent dans le ciel grâce à la gestion des biens de Dieu. Peu importe combien nous possédons, nous pouvons avoir un plan de gestion biblique. Épargner pour les besoins de la famille devrait être fait judicieusement. Pour minimiser toute perte, analysez le risque (Eccl. 11:1, 2). Considérer cette minimisation avant vos besoins (Prov. 24:27) et ensuite chercher des conseils des personnes qualifiées en la matière (Prov. 15:22) sont deux outils efficaces dans ce modèle. Quand nos besoins sont comblés et la richesse grandit, « Souviens-toi de l’Éternel, ton Dieu, car c’est Lui qui te donnera de la force pour les acquérir. » (Deut. 8:18, LSG).


Le modèle d’investissement le plus sûr pour l’économe de Dieu consiste à investir dans « le royaume des cieux » (Matthieu 13:44). Il n’y a pas de récession, de risques, de voleurs ou de baisse de valeur d’échange. C’est comme si vous aviez un portefeuille qui ne s’use jamais (Luc 12:33).


Accepter Christ, c’est l’ouverture d’un compte, et retourner la dime et donner des offrandes constituent des dépôts. Autrement dit, bien que nous ayons besoin de prendre soin de nos choses mondaines et terrestres, par exemple, payer les factures, nous devons encore et toujours mettre l’accent sur les vérités éternelles.


Lisez 2 Corinthiens 4:18. Comment pouvons-nous garder cette vérité toujours devant nous tout en vivant comme des économes responsables?


Jeudi


(page 93 du guide standard)


16 Mars


Réflexion avancée: Tout talent naturel, toute habileté et tout don vient de Dieu, que nous l’ayons acquis génétiquement, par l’influence d’une autre personne ou par l’éducation. La partie importante de l’équation, c’est ce que nous faisons avec les capacités et les compétences que nous avons. Dieu veut que Ses économes apprennent à être maitres de leurs compétences et habilités par le biais de l’éducation et de la pratique (Eccl. 10:10).


Betsaleel était « rempli de l’Esprit de Dieu, de sagesse, d’intelligence, et de savoir pour toutes sortes d’ouvrages » (Exode 35:31, LSG). Oholiab et lui (Exode 35:34) avaient la capacité d’enseigner aux autres leur métier.


Nous pouvons apprendre à être de meilleurs économes, et en particulier en éliminant la dette tout en vivant dans un monde matérialiste. Nous devrions toujours développer nos compétences par le biais de la lecture, des séminaires, de l’éducation formelle, (si possible) et la pratique de ce que nous avons appris. Accroitre nos compétences nous permet de donner notre meilleur à Dieu et d’être de bons économes.


La parabole des talents indique que chaque serviteur a reçu des talents, « chacun selon sa capacité » (Matt. 25: 15, LSG). Deux serviteurs ont doublé leurs montants; le troisième a caché le sien dans le sol. Nous devons toujours nous efforcer d’améliorer ce que nous avons, c’est pourquoi le fait d’enterrer le talent n’a développé ni capacité ni compétence. Bien gérer l’argent, sortir des dettes, pratiquer la discipline, développe des compétences qui sont bénies par Dieu. Pour devenir efficace et bon en quelque chose, nous devons répéter la chose plusieurs fois.


« Les leçons de la Bible, inculquées chaque jour dans la vie, ont une influence profonde et durable sur le caractère. Timothée apprit ces leçons et les mit en pratique. Il ne possédait pas de brillants talents, mais son travail avait de la valeur parce qu’il mettait au service du Maitre ceux que Dieu lui avait confiés. » – Ellen G. White, Conquérants pacifiques, p. 182.


Discussion:


Bien que la maitrise de soi soit toujours importante pour le chrétien, elle est particulièrement importante quand son absence peut conduire à des difficultés financières ou même à la ruine. Que pouvons-nous faire en tant qu’église pour aider ceux qui sont en danger de ce problème?


Lisez Romains 13:7, 8. Comment pouvons-nous appliquer ces paroles à notre vie quotidienne et dans toutes nos interactions avec les autres?


Certains prétendent que ce n’est pas un problème de s’endetter, car Jésus revient bientôt. Comment réagiriez-vous à cette affirmation?


Vendredi


(page 94 du guide standard)


Histoire Missionnaire



Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org


Mentalement torturée pour le sabbat


par Andrew McChesney, Mission Adventiste


Sa mère la mouilla d’eau avant l’école du sabbat. Son père la poursuivait alors qu’elle marchait – et puis, elle courut pour se rendre à l’église.


Chaque fois qu’elle entendait le bruit du pistolet de son père, elle craignait le pire. « J’avais très peur », déclara Margaret Wilfred, racontant son histoire, des années après son baptême à l’Église Adventiste du Septième Jour. « J’étais une épave nerveuse. Cela m’affecte même aujourd’hui. »


Mais Wilfred, 61 ans, une enseignante d’école primaire adventiste retraitée à Trinidad et Tobago, n’a pas de regrets. « Je profite de ma marche avec Dieu », dit-elle. « J’ai toute la paix que je peux avoir maintenant. »


Wilfred était élevée par des parents adorateurs du dimanche près du campus de l’Université Adventiste des Caraïbes du Sud dans la vallée de Maracas. Dès l’enfance, elle aimait la musique qui animait l’église sur le campus le sabbat. Des groupes de chants formés par les étudiants visitaient parfois la vallée le matin du sabbat. C’est la musique qui a attiré Wilfred à une série d’évangélisation adventiste quand elle avait 19 ans, et elle fut baptisée après les réunions. « Ce fut le début de la torture mentale », dit-elle. Ses parents étaient furieux. Son père menaçait de l’enfermer hors de la maison. Le bruit du pistolet la terrifiait. Elle craignait d’être battue, ou même au pire, abattue. Une fois, son père l’a suivie à mi-chemin de l’église.


« Je courus sur toute la distance parce que j’avais peur de ce qu’il pourrait me faire », dit-elle.


Sa mère jetait de l’eau sur elle quand elle était prête pour l’église.


« La vie n’était pas heureuse pour moi du tout », dit-elle.


Mais Wilfred n’a jamais envisagé de renoncer à sa foi. Elle s’accrochait à Psaume 34: 7, qui dit: « L’ange de l’Éternel campe autour de ceux qui Le craignent, et il les arrache au danger » (LSG). Un autre verset favori est Psaume 27: 10, « Car mon père et ma mère m’abandonnent, Mais l’Éternel me recueillera. »


Finalement, les tensions se relâchèrent à la maison. Wilfred reçut une bourse d’État pour parfaire son éducation, et elle s’inscrivit à l’Université adventiste. Plus tard, elle accepta un emploi à l’école adventiste du septième jour de Maracas, où elle enseigna les premier et second cycles pendant 35 ans.


« Je sais que je suis la prunelle de l’œil de Dieu », dit-elle. « Il me délivrera de tout danger. »


Une partie de l’offrande du treizième sabbat du premier trimestre 2018 servira à construire une nouvelle église à l’Université des Caraïbes du Sud, qui n’a jamais eu de bâtiment d’église et où les services d’adoration se tiennent dans un auditorium.


Commentaires pour les moniteurs


La leçon en bref


Texte clé: Romains 13:7, 8


Objectifs:


Savoir: Identifier les facteurs qui contribuent à la dette inutile dans le contexte d’être des économes fidèles de Dieu, à qui des ressources financières ont été confiées.


Ressentir: Faire l’expérience de la liberté émotionnelle en étant sans dettes avec la liberté d’investir les excédents pour l’avancement du royaume de Dieu.


Agir: Planifier les revenus et les dépenses afin que la dette ne devienne pas un fardeau financier et émotionnel.


Plan de l’étude:


  1. Savoir: L’héritage de la dette

A Quelles sont les principales causes de la dette et comment elles peuvent être évitées?


B Quelles sont les précautions pratiques qui nous aident à vivre selon nos moyens?


C Comment l’épargne et l’investissement constituent-ils une barrière à la dette?


  1. Ressentir: La liberté d’être sans dettes

A Quels sont les avantages psychologiques et émotionnels en étant sans dette?


B Comment les croyants peuvent-ils être satisfaits et se contenter de ce qu’ils ont, quand le monde les encourage à accumuler de plus en plus?


III. Agir: La gestion de la dette


A Comment les chrétiens doivent-ils gérer leur endettement, et comment ils doivent se rapporter à des choses telles que les cartes de crédit?


B Comment les chrétiens peuvent-ils planifier sagement leur budget et fixer des priorités appropriées, données par Dieu pour guider leurs dépenses?


C Comment la gratification instantanée se rapporte-t-elle à la confiance en Dieu pour l’avenir?


D Comment les investissements célestes et les investissements terrestres sages peuvent-ils se compléter mutuellement?


Résumé: Le croyant qui vit sans dette est libre financièrement et émotionnellement. La piété avec le contentement est un gain merveilleux et une gestion sage des ressources financières et matérielles de la vie inclut l’investissement et l’épargne.


Cycle d’apprentissage


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: Romains 13:7, 8


Concept clé de croissance spirituelle: Dieu est habitué à sauver les pécheurs de leur endettement du péché, et Il est parfaitement capable de les délivrer aussi bien de l’endettement financier.


Coin du moniteur: La dette imprudente a entravé la croissance spirituelle de beaucoup de croyants, accélérant des divorces, causant des suicides et contribuant à la dépression. Les puissances démoniaques savent qu’il est très difficile aux croyants d’atteindre la plénitude spirituelle quand ceux-ci lutent avec des dettes.


Les engagements financiers ont de fortes ramifications spirituelles. Ceux qui évitent l’endettement jouissent généralement mieux de la santé émotionnelle et d’une plus haute estime en communauté. La dette peut être comme un sable mouvant émotionnel – plus on se bat pour s’en débarrasser, plus on s’enfonce. Tout comme avec le tabagisme, la meilleure façon de se débarrasser de l’habitude de la dette est de ne jamais commencer. Pour ceux qui reçoivent ce conseil trop tard, Dieu donne l’espoir de la liberté.


Activité d’ouverture: Discutez des dangers de l’accumulation progressive de la dette. Une illustration convenable est la dette de la carte de crédit dans laquelle, en payant le montant minimum dû et en ajoutant de nouvelles charges chaque mois, on augmente l’endettement. Comment cette illustration montre-t-elle l’importance de ne jamais commencer à s’endetter?


ÉTAPE 2—Explorer


Coin du moniteur: L’endettement est devenu un composant de plus en plus courant de la vie moderne. Les familles s’endettent, les villes s’endettent et même des nations s’endettent. Les États-Unis, qui autrefois, se vantaient de l’économie la plus solide dans le monde, ont contracté une quantité incroyable de dette. Pour beaucoup, plusieurs paiements par carte de crédit sont la source d’anxiété constante. La Bible a-t-elle quelque chose à dire au sujet de cette épidémie dans le monde entier? En effet, oui.


Commentaire biblique


  1. Le risque de l’emprunt des fonds (Revoir Psaume 37:21, Ecclésiaste 5:5, Deutéronome 28: 43-45 et Proverbes 22:7 avec la classe.)

Le livre de 2 Rois raconte l’histoire d’un étudiant qui a emprunté une hache pour un projet de construction (2 Rois 6:1-6). Au cours du projet, la tête de la hache s’est envolée de la manche pour s’enfoncer dans le lit de la rivière à côté. L’étudiant était dérangé par deux choses: non seulement il perdait la hache, mais aussi, c’est une hache empruntée.


Salomon a averti que ceux qui empruntent sont esclaves de ceux qui prêtent (Prov. 22: 7). Nous voyons la vérité de cet avertissement dans l’utilisation des cartes de crédit. Les conditions d’emprunt sont très défavorables et empilées contre l’emprunteur. Les taux d’intérêt exorbitants, montant en flèche de 20 pour cent (par an) et plus, ne sont pas rares – sans parler des frais de retard et autres sanctions qui aggravent simplement le problème. L’anxiété au sujet du remboursement parfois atteint des niveaux insupportables. La voie la plus sage est de ne dépenser que ce qu’on a, et d’épargner en vue des dépenses futures.


Considérez ceci: Pourquoi avoir ce que l’on veut maintenant, n’équivaut pas à l’anxiété au cours du remboursement? Que voulait dire Salomon par sa mise en garde que les emprunteurs sont esclaves des prêteurs?


  1. La Gratification Instantanée (Revoir Genèse 3:6, 25: 34, Matthieu 4:3-10, 2 Samuel 11:2-4, 1 Jean 02:16 et Romains 8:8 avec la classe.)

Combien, avec l’esprit d’Esaü, satisfont des envies immédiates en sacrifiant leurs droits d’héritage spirituel? Nous vivons à l’ère de la gratification instantanée. Dans de nombreux pays, il y a des repas instantanés, des fours à micro-ondes, des prêts du jour au lendemain, des crédits faciles et des restaurants fastfoods. Il y a une communication instantanée. Tandis que les générations passées attendaient avec impatience pendant des mois pour recevoir des lettres de partout dans le monde, les communicateurs d’aujourd’hui utilisent Skype, FaceTime® et autres avancées technologiques pour se connecter instantanément au monde.


Ces miracles modernes ne sont pas forcément mauvais en eux-mêmes, mais ils contribuent à une atmosphère de gratification instantanée qui favorise une attitude de « je le veux maintenant, et je trouverai un moyen de l’avoir maintenant. » Avec les prêteurs peu scrupuleux tous trop disposés à capitaliser grâce aux désirs des consommateurs des choses dans l’immédiat, la culture de la gratification instantanée s’est généralisée. Spirituellement, cette faim violente affiche une absence de confiance que Dieu prendra soin des choses à long terme. Ainsi, dans la Bible, nous lisons tragiquement qu’Achab a désiré la vigne de Naboth – et il l’a obtenue instantanément. Saul devient impatient du retard de Samuel – et agit instantanément. Où est la confiance que Dieu pourvoira à nos besoins quand cela est nécessaire?


Considérez ceci: Comment les croyants peuvent-ils faire la différence entre les besoins et les désirs, entre les choses qui peuvent attendre et les choses qui sont immédiatement nécessaires?


III. Vivre dans le contentement (Revoyez 1 Timothée 6: 6-10, Matthieu 6: 33 et Luc 14:27-33 avec la classe.)


Écrivant à Timothée, son jeune protégé, Paul a exalté la valeur de la piété, couplée avec le contentement. Son raisonnement va à l’encontre des tendances contemporaines qui préconisent fortement l’habileté. La convoitise humaine est couplée à cette atmosphère d’habileté. Asaph a avoué: « Car je portais envie aux insensés, en voyant le bonheur des méchants » (Ps. 73: 3, LSG). « Nous méritons mieux » et « chacun pour soi » sont des slogans dangereux de la génération gaspilleuse.


Contre cette tendance égoïste, Jésus a rappelé à Ses auditeurs juifs que même les païens évaluent le coût avant la construction. Aujourd’hui, nous appelons cela, budgétisation. La budgétisation peut fournir une barrière pratique contre les dépenses excessives, les emprunts, les abus de crédit et autres pratiques dangereuses. La budgétisation permet aux croyants de vivre selon leurs moyens et de planifier sagement les charges futures. Désirer des choses plus agréables n’est pas mauvais, mais le fait de les convoiter est un péché. L’argent n’est pas un problème; aimer l’argent en est un. Vivre dans le contentement (1) démontre la reconnaissance pour la providence généreuse de Dieu, (2) démontre de la confiance pour sa surveillance continue et (3) assure une tranquillité personnelle. Se soucier de nos futurs ne change rien de toute façon.


Considérez ceci: Paul établit une distinction entre l’argent et l’amour de l’argent quand il dit que l’amour de l’argent – pas l’argent lui-même – est la racine de tous les maux. Pourquoi cette distinction est-elle importante, et qu’est ce que Paul veut dire? Comment le fait de vivre dans le contentement peut-il améliorer notre santé globale?


  1. L’épargne et l’investissement (Revoyez Proverbes 6: 6-8; 13: 11, 18; 15: 22; 21: 5; 24: 27; et Deutéronome 8:18 avec la classe.)

Très souvent, nous passons beaucoup de temps sur les conséquences négatives de la dette au point que nous négligions la valeur positive de l’investissement. Salomon a donné l’exemple de la préparation de la fourmi pour ses besoins futurs. Un budget convenable met d’abord de côté la partie de Dieu (les dimes et les offrandes), puis s’occupe des exigences actuelles, et enfin il met de côté les économies pour l’investissement et la préparation pour les besoins futurs. Les investisseurs intelligents ne sont pas bernés par les systèmes de richesse rapide. Ils investissent non seulement pour leur profit personnel, mais aussi dans l’intérêt de ceux chez qui ils investissent.


Dieu donne l’intelligence pour gérer la richesse. Il veut multiplier nos ressources financières. Il trouve des intendants dignes de confiance comme Robert LeTourneau et leur confie la richesse. Avec sa richesse, LeTourneau a fondé une université chrétienne et à la fin de sa vie, il vivait avec 10 pourcents et retournait 90 pourcents à Dieu.


Considérez ceci: Quelles sont les clés d’une budgétisation chrétienne réussie?


ÉTAPE 3—Appliquer


Coin du moniteur: Une bonne gestion de la vie demande de la sagesse. À travers l’Esprit de Dieu, nous recevons les deux. C’est le contentement qui démontre que nous avons les deux.


Activités:


Où est-ce que les croyants peuvent trouver les moyens nécessaires pour faire un budget réaliste qui honore Dieu?


Comment les chrétiens peuvent-ils cultiver le contentement dans un monde qui clame « le droit »?


w Comment les économes d’aujourd’hui peuvent-ils présenter ces principes à leurs enfants lorsque leurs propres vies ne reflètent pas ses mêmes principes


x Quelles mesures les disciples de Christ devraient-ils prendre pour s’extraire de la dette paralysante?


y Comment les disciples de Jésus peuvent-ils devenir des investisseurs réussis?


z Comment Christ voudrait que Ses disciples se comportent envers ceux qui ont peut-être emprunté chez eux?


ÉTAPE 4—Créer


Coin du moniteur: Les actions que les membres entreprennent à partir de ce point dépendent en grande partie des positions que les membres individuels ont dans la vie. Certains ont fait des bons choix et de bons investissements, tandis que d’autres ont succombé à la mondanité et à la gratification instantanée. Rappelons aussi que certains peuvent être appauvris par des fautes qui ne dépendent pas d’eux. Certains, en raison des accidents ou des maladies dont ils ont eux-mêmes soufferts, sont pauvres. D’autres ont des membres de la famille qui ont souffert, vidant ainsi les finances familiales. Certains ont grandi dans les foyers où ces principes ne sont pas enseignés, et ainsi, ils n’ont jamais développé des compétences en gestion. Dieu, cependant, nous prend de partout où nous sommes pour nous amener partout où Il veut que nous soyons, si nous croyons et Lui obéissons totalement.


Activités:


Faites un budget. Si vous n’avez jamais fait cela auparavant, demandez de l’aide aux amis, ou consultez les nombreux matériaux chrétiens excellents sur les budgets qui sont disponibles à partir de votre bibliothèque ou de votre librairie chrétienne?


Recherchez plusieurs opportunités d’investissement pour (1) les possibilités de revenu, (2) les considérations éthiques (par exemple, les chrétiens devraient-ils financer les bombes nucléaires?) et (3) la possibilité d’aider les autres.


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*17 – 23 Mars


Les habitudes d’un économe


Sabbat Après-Midi


Lecture de la semaine: Eph. 5:15-17, Col. 3:23, Luc 12:35-48, Jacques 4:14, Actes 3:21, 1 Cor. 9:24-27.


Verset à mémoriser: « Comment le jeune homme rendra-t-il pur son sentier? En se dirigeant d’après Ta parole. Je Te cherche de tout mon cœur: ne me laisse pas égarer loin de Tes commandements! Je serre Ta parole dans mon cœur, afin de ne pas pécher contre Toi. » (Psaume 119:9-11, LSG).


Vos habitudes révèlent le but et l’orientation de votre vie.


Les économes qui développent de bonnes habitudes sont les plus fidèles. Daniel avait l’habitude de prier quotidiennement (Dan. 6:10). La coutume de Paul était d’être dans la synagogue (Actes 17:1, 2). Il écrit aussi: « Ne vous y trompez pas: les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs » (1 Cor. 15:33, LSG). Nous devons cultiver de bonnes habitudes en remplacement des mauvaises.


« Nous serons individuellement, pour le temps et l’éternité, ce que nous sommes par nos habitudes. La vie de ceux qui forment de bonnes habitudes et qui sont fidèles à l’accomplissement de chaque tâche, sera comme des lumières qui brillent, émettant des faisceaux lumineux sur la voie des autres. » – Ellen G. White, Testimonies for the Church, vol. 4, p. 452.


La voie qui crée une habitude est le chemin le plus rapide que vous pouvez prendre pour obtenir la récompense que vous voulez. Une habitude est une décision profondément enracinée. En d’autres termes, vous n’y pensez même pas; vous agissez simplement. Cette habitude peut être très bonne ou très mauvaise, selon ce que vous faites. Cette semaine, nous étudions de puissantes habitudes qui aideront un économe à gérer les affaires de Dieu.


* Étudiez cette leçon pour le sabbat 24 Mars.


Leçon


12


(page 96 du guide standard)


18 Mars


Habitude: Dieu d’abord


Nous avons tous des habitudes. La question est: quelles sont-elles? Bonnes ou mauvaises? De toutes les bonnes habitudes que le chrétien peut avoir, la recherche de Dieu au quotidien est la première chose et la plus importante de toutes.


« Tous les matins consacrez vous-même, votre âme, votre corps et votre esprit à Dieu. Ayez l’habitude de faire la dévotion et ayez de plus en plus confiance en votre Sauveur. » – Ellen G. White, Mind, Character, and Personality, vol. 1, p. 15. Avec une telle habitude, nous entrerons surement par la « porte étroite » qui mène à la vie éternelle (Matthieu 7:14, LSG).


Dieu dit: « Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face. » (Exode 20:3, LSG). Jésus dit, dans le cadre de nos besoins fondamentaux, « cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. » (Matthieu 6:33, LSG), et la Bible affirme également: « vous Me chercherez, et vous Me trouverez, si vous Me cherchez de tout votre cœur » (Jérémie 29: 13, LSG).


Lisez Matthieu 22:37, 38; Actes 17:28; Éphésiens 5:15-17; et Colossiens 3:23. Qu’est-ce qui est dit ici qui peut nous aider à comprendre comment mettre Dieu en premier dans nos vies?


De tous nos exemples sur le fait de chercher premièrement le Seigneur, aucun n’est bien sûr meilleur que l’exemple de Jésus. Jésus a mis Son Père en premier en toutes choses. Nous commençons à voir cette priorité pendant la Pâque lors de Sa visite à Jérusalem dans Son enfance. Quand Sa mère Lui posa la question après L’avoir trouvé « dans le temple », Il dit, « Je M’occupe des affaires de Mon Père. » (Luc 2:46, 49, LSG).


Tout au long de Sa vie, Jésus a imploré la communion avec Son Père, en témoigne Sa vie de prière habituelle. Cette habitude était quelque chose que les disciples ne comprenaient pas complètement. Toutes les puissances des ténèbres ne pouvaient séparer Jésus du Père, parce que c’était l’habitude de Christ de rester toujours et totalement connecté au Père.


Nous pouvons suivre l’exemple de Jésus en prenant la décision d’aimer Dieu de tout notre cœur, de tout notre esprit et de toute notre âme (Matthieu 22:37). En priant, en étudiant la parole de Dieu et en cherchant à imiter le caractère de Jésus dans tout ce que nous faisons, nous formerons en nous l’habitude qui consiste à mettre Dieu en premier dans notre vie. Et pour un chrétien, qu’y a-t-il de mieux que cela?


Posez-vous la question suivante: ai-je vraiment mis Dieu en premier dans ma vie? Comment le savez-vous?


Dimanche


(page 97 du guide standard)


19 Mars


Habitude: attendre le retour de Jésus


Lisez Luc 12:35-48. Qu’est-ce que cette parabole nous enseigne sur la façon dont nous devons nous rapporter à la seconde venue de Jésus? Pourquoi tout ce que nous faisons doit toujours se rapporter au contexte de la réalité de la seconde venue de Christ?


L’économat doit être pratiqué habituellement en tenant compte du retour de Jésus. Le caractère des économes infidèles qui agissent comme s’ils étaient fidèles sera finalement mis à nu par leurs actions; car les vrais économes fidèles accomplissent leurs fonctions en regardant et en travaillant comme si le Maitre était présent. Ils vivent pour l’avenir et travaillent fidèlement jour après jour. « Mais notre cité à nous est dans les cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus Christ. » (Phil. 3:20, LSG).


Abraham vivait dans l’attente d’une cité éternelle (Heb. 11:10), et Paul attendait le retour de Christ (Heb. 10:25). Ils pensaient à l’avenir, vivaient dans l’anticipation et la planification et prêts à tout moment à rencontrer Jésus. Nous devons développer également cette habitude de regarder au loin avec un regard constamment fixé sur le point culminant de l’évangile (Tite 2:13). Au lieu de jeter furtivement un coup d’œil de temps en temps ou de consulter la prophétie une fois en passant, nous devons être permanemment à la recherche, en regardant et en faisant tout ce qui est en notre pouvoir pour nous mettre toujours au courant de l’éternité qui nous attend au retour de Christ. Dans le même temps, nous devons éviter les spéculations sauvages et fantaisistes sur les évènements de la fin des temps. La promesse de la seconde venue nous oriente dans nos vies, nous fournit une bonne perspective pour le présent et nous aide à se rappeler ce qui est important dans la vie. L’habitude d’attendre le retour imminent de Jésus donne à l’économe, définition et but.


La croix nous a ouvert la voie pour avoir un rendez-vous avec le Rédempteur. Nous cherchons des promesses dans l’Écriture qui nous pointent vers la venue de Christ dans la gloire du Père et des saints anges (Marc 8:38). « Parce que nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles; car les choses visibles sont passagères, et les invisibles sont éternelles. » (2 Cor. 4:18, LSG).


Oui, la mort et la réalité omniprésente de la mort devraient toujours nous aider à comprendre combien notre temps ici-bas est limité et transitoire. Mais la promesse de la seconde venue nous montre aussi que la mort elle-même est temporaire et transitoire. Pas étonnant alors que nous devions vivre à la lumière de la promesse du retour de Christ, une promesse qui devrait influencer la façon dont chaque économe chrétien vit. Faisons de cela une habitude dès maintenant de toujours vivre dans l’attente du retour de Christ. Notre nom révèle la réalité de cette attente.


Lundi


(page 98 du guide standard)


20 Mars


Habitude: utiliser sagement le temps


« Car nous sommes d’hier, et nous ne savons rien, nos jours sur la terre ne sont qu’une ombre. » (Job 8:9, LSG).





Vous pouvez arrêter une horloge, mais pas le mouvement du temps. Le temps n’attend pas; il continue d’avancer même si nous restons immobiles et ne faisons rien.


Qu’est-ce que les textes suivants nous apprennent sur notre temps ici sur terre dans cette vie? Jacques 4:14; Ps. 90: 10, 12; Ps. 39:4, 5; Eccl. 3:6-8. Quel est le message fondamental que nous devrions prendre de ces textes sur combien notre temps est précieux?


Avec quelque chose de si limité et non renouvelable comme le temps, il est important que les chrétiens en soient de bons économes.


Ainsi, nous devrions développer l’habitude d’utiliser sagement le temps en se concentrant sur ce qui est important dans cette vie et dans la vie à venir. Nous devons gérer le temps en nous basant sur ce que la parole de Dieu nous révèle comme important, car une fois que le temps s’écoule, il ne peut être renouvelé.


Si nous perdons de l’argent, nous pourrions le récupérer par la suite, peut-être même plus que ce que nous avions perdu. Ce n’est pas ainsi avec le temps. Un instant perdu est un instant perdu pour toujours. Nous pourrions remettre plus facilement un œuf cassé dans sa coquille que de reprendre un moment du passé. Ainsi, le temps est l’un des éléments les plus précieux que Dieu nous a donnés. Combien il est important, alors, que nous développions l’habitude de faire le maximum avec chaque instant que nous avons reçu.


« Notre temps appartient à Dieu, et chacun de nos instants Lui est dû. Nous sommes tenus, de façon impérative, d’en tirer le meilleur parti pour Sa gloire. Il n’est aucun talent dont Il nous demandera un compte aussi rigoureux que celui du temps. La valeur du temps est incalculable. Le Christ considérait chaque moment comme précieux, nous donnant en cela un exemple. La vie est trop brève pour être gaspillée, et il nous reste bien peu de temps pour nous préparer en vue de l’éternité. Nous n’avons pas un instant à perdre, pas un instant à consacrer à des plaisirs égoïstes et aux jouissances du péché. » – Ellen G. White, Les paraboles de Jésus, pp. 296, 297.


« Prenez donc garde de vous conduire avec circonspection, non comme des insensés, mais comme des sages; rachetez le temps, car les jours sont mauvais. » (Eph. 5:15, 16, LSG). Que nous dit Paul ici et comment nous pouvons appliquer ces paroles à notre situation actuelle?.


Mardi


(page 99 du guide standard)


21 Mars


Habitude: garder sains l’esprit, le corps et l’âme


Nous étions créés parfaits à l’origine – mentalement, physiquement et spirituellement. Bien sûr, le péché a ruiné tout cela. La bonne nouvelle de l’évangile, entre autres choses, est que Dieu est en train de nous restaurer à cet état initial.


Lisez Actes 3:21 et Apocalypse 21:1-5. Quel espoir se trouve dans ces textes pour nous? Comment allons-nous vivre alors que nous attendons cette restauration finale?


Christ a travaillé sans relâche quand Il était ici pour élever l’humanité spirituellement, mentalement et physiquement, comme un avant-gout de la restauration finale à la fin des temps. Le ministère de la guérison que Jésus a effectué prouve que Dieu veut que nous soyons aussi sains que possible maintenant jusqu’à la fin. Ainsi, l’économe développe des habitudes pour son esprit, son corps et son âme, ce qui favorise un mode de vie sain.


D’abord, l’esprit se développera plus fort au fur et à mesure qu’on l’utilise. Ayez l’habitude de remplir votre esprit de « tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l’approbation, ce qui est vertueux et digne de louange. » (Philippiens 4:8, LSG). Ces pensées apportent la paix (Ésaïe 26: 3) et « un cœur calme est la vie du corps » (Prov. 14:30, LSG). Des habitudes saines de l’esprit permettent à la citadelle de la puissance (le corps) de fonctionner dans les meilleures conditions possibles.


Deuxièmement, l’habitude de la bonne santé, telle que l’exercice physique et une bonne alimentation, indiquent que nous nous soucions de nous-mêmes. L’exercice physique, par exemple, diminue le stress et la tension artérielle, améliore nos humeurs et constitue un élixir qui est probablement plus antiâge que tout ce qui existe sur les étagères.


Troisièmement, un économe développera des bonnes habitudes pour dynamiser l’âme. Élevez votre âme à Dieu (Ps. 86:4, 5) et attendez (Ps. 62:5). Votre âme prospèrera quand vous marchez dans la vérité » (Jean 3: 3, LSG) et sera « conservée irrépréhensible, lors de l’avènement de notre Seigneur Jésus Christ! » (1 Thess. 5:23, LSG).


Pensez aux habitudes que vous avez et comment elles influencent votre santé spirituelle, physique et mentale. Y a-t-il des changements que vous devez faire qui puissent vous aider à améliorer en tout ou en partie ces domaines? Quels choix pouvez-vous faire et quelles promesses bibliques pouvez-vous réclamer pour vous aider à améliorer la qualité de votre vie maintenant alors que vous attendez votre restauration finale?


Mercredi


(page 100 du guide standard)


22 Mars


Habitude: l’autodiscipline


L’autodiscipline est l’un des traits de caractère les plus importants d’un économe. « Car ce n’est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de sagesse. » (2 Timothée 1:7, LSG). Le mot grec pour la discipline, sophronismos, apparait seulement ici dans ce verset du Nouveau Testament et implique la capacité de faire ce qui doit être fait avec un esprit équilibré et sain qui ne déviera pas des principes de Dieu. L’autodiscipline peut nous aider « à discerner ce qui est bien et ce qui est mal » (Heb. 5:14, LSG), à comprendre les situations à portée de main et à calmement et docilement résister aux pressions et aux distractions indépendamment de leurs conséquences. Daniel a choisi d’être juste malgré les lions, par opposition à Samson, qui a vécu une vie complaisante et a fait preuve de peu de retenue ou de discernement. Joseph a choisi d’être juste dans la maison de Potiphar, contrairement à Salomon qui adorait d’autres dieux (1 Rois 11:4, 5).


Lisez 1 Corinthiens 9:24-27. Que dit Paul ici sur l’autodiscipline? Ce qu’il dit est-il finalement en jeu dans toute la question de l’autodiscipline?


« Le monde s’abandonne à la recherche de soi-même. Les erreurs et les fables abondent. Satan multiplie ses pièges pour détruire les âmes. Tous ceux qui désirent achever leur sanctification dans la crainte de Dieu doivent apprendre des leçons de tempérance et de maitrise de soi-même. Les appétits et les passions doivent être assujettis aux plus nobles facultés de l’esprit. L’autodiscipline est indispensable pour obtenir une force mentale et un discernement spirituel permettant de comprendre et de mettre en pratique les vérités sacrées de la Parole de Dieu. » – Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 80.


L’autodiscipline s’améliore par la pratique habituelle. Dieu vous a appelé à être « saints dans toute votre conduite » (1 Pierre 1:15, LSG) et à « [s’exercer] à la piété » (1 Timothée 4:8, LSG). Les économes doivent pratiquer et se former à l’autodiscipline tout comme le plus talentueux des athlètes ou des musiciens. Nous devons, grâce à la puissance de Dieu et à nos propres efforts diligents, nous discipliner dans les choses qui comptent vraiment.


Comment pouvons-nous apprendre à nous soumettre à la puissance de Dieu, qui seul peut nous donner l’autodiscipline, celle que nous devons vivre en tant qu’économes fidèles et pieux dans un monde déchu et corrompu?


Jeudi


(page 101 du guide standard)


23 Mars


Réflexion avancée: Énoch et Noé avaient eu comme habitude de marcher avec Dieu, à une époque où peu de gens étaient restés fidèles au milieu des excès, du matérialisme et de la violence (Gen. 5:24, 6:9). Ils avaient compris et accepté la grâce de Dieu et étaient donc de bons économes des biens et des responsabilités qui leur étaient confiés.


À travers les âges, d’autres personnes ont marché avec Dieu tout comme Énoch et Noé. Par exemple, Daniel et ses amis « savaient que pour représenter la véritable religion, au sein du paganisme, ils devaient posséder une intelligence lucide, et perfectionner leur caractère. C’est Dieu Lui-même qui était leur Instructeur. Ainsi, constamment en prière, consciencieusement à l’étude et sans cesse en contact étroit avec l’Invisible, ils marchaient avec Dieu, comme Hénoch. » – Ellen G. White, Prophètes et rois, p. 667.


« Marcher avec Dieu » définit ce que fait un économe, c’est-à-dire, vivre avec Dieu chaque jour sur terre. L’économe sage prend l’habitude de marcher avec Dieu dans un monde de corruption, afin que cette relation avec Dieu nous protège de la chute dans les maux qui prévalent.


Être un économe fidèle implique une vie illimité qui commence par une bonne relation avec Dieu (Amos 3:3). Nous devons marcher en Christ (Col. 2:6), marcher en nouveauté de vie (Romains 6:4), marcher dans l’amour (Eph. 5:2), marcher dans la sagesse (Colossiens 4:5), marcher dans la vérité (Ps. 86:11), marcher dans la lumière (1 Jean 1:7), marcher dans l’intégrité (Prov. 19:1), marcher dans Sa loi (Exode 16:4), marcher dans les bonnes œuvres (Éphésiens 2:10), et marcher sur le chemin de la droiture (Prov. 4:26).


Discussion:


Définissez l’humilité et expliquez son rôle dans la vie d’un économe (Matthieu 11:29, Éphésiens 4:2, Philippiens 2:3, Jacques 4:10). Pourquoi l’humilité est-elle importante dans notre marche avec Dieu? (Michée 6:8)?


En classe, discutez des moyens par lesquels nous pouvons aider ceux d’entre nous qui sont piégés dans de mauvaises habitudes, même autodestructrices. Que pouvez-vous faire en tant qu’église locale pour aider ces gens?


Quelles sont quelques autres bonnes habitudes qu’un économe chrétien devrait avoir? Voir, par exemple, Tite 2:7, Ps. 119:172, Matthieu 5:8.


En classe, discutez du temps et des mystères du temps. Pourquoi semble-t-il aller si vite? Comment comprenons-nous même quelle heure il est? Et, plus important encore, pourquoi est-il nécessaire que nous soyons de bons économes du temps relativement court qui nous est alloué ici sur terre?


Vendredi


(page 102 du guide standard)


Histoire Missionnaire


Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org



La fille prodigue


par Andrew McChesney, Mission Adventiste


Starlene Peters, meurtrie et portant des haillons après une nuit de fête suivie d’un accident de voiture dans l’ivresse, est entrée dans l’Église Adventiste du Septième Jour, un sabbat matin.


Une ancienne adventiste, elle n’était pas sure de comment les membres d’église, longtemps ignorés, répondraient à sa présence. Mais un ami était mort lors de l’accident de voiture plus tôt, et elle devait trouver Dieu.


« Je voyais cet accident comme un appel au réveil », déclara Peters, 32 ans, maintenant missionnaire à plein temps. « Je me suis rendue compte combien de fois la vie était fragile. »


Peters était élevée par une grand-mère adventiste à Port-of-Spain, capitale de la nation des Caraïbes de Trinidad et Tobago. Dès son jeune âge, elle fréquentait l’église chaque sabbat. Elle a occupé divers postes à l’église après son baptême, mais elle dit que son service n’était pas authentique. « Pendant toute mon enfance, je ne sentais aucune relation avec Dieu », dit Peters. À 18 ans, elle quitta la maison et l’église pour s’engager dans une vie de plaisir.


Ensuite, l’accident s’est produit. Peters et deux amis rentraient à la maison après un vendredi soir festif, et le chauffeur, qui était ivre, détruisit le véhicule. Peters et le chauffeur sont sortis sains et saufs avec seulement quelques blessures, mais leur amie, une femme de 26 ans, avait perdu la vie.


Peters fut emmenée à l’hôpital pour subir un examen médical. Puis la police l’interrogea au commissariat de police. Après cela, Peters se dirigea directement à l’église. Peters n’avaient rien à porter que sa tenue de fête: une minirobe, des boucles d’oreilles et des maquillages. Elle ne savait pas à quoi s’attendre. Elle n’avait pas adoré à l’église il y a de cela sept ans.


Le pasteur s’apprêtait à commencer le sermon lorsque Peters apparut à la porte. Tous les yeux se tournèrent vers elle. Puis les membres d’église commencèrent brusquement à chanter.


« Ils avaient arrêté le service et commencé à chanter parce qu’ils étaient si heureux que je revienne à l’église après tant d’années », déclara Peters.


C’était un accueil digne du fils prodigue dans la parabole de Jésus dans Luc 15:11-32.


À cet instant, Peters décida de donner sa vie à Jésus et de recommencer sa marche de foi.


« J’ai fait un pacte avec Dieu: tout ou rien », dit-elle.


« Je me fit rebaptiser, et c’est là où ma vie a commencé. »


En savoir plus sur Starlene Peters (à gauche) la semaine prochaine.


Commentaires pour les moniteurs


La leçon en bref


Texte clé: Psaume 119: 9-11


Objectifs:


Savoir: Comprendre les caractéristiques des habitudes adoptées par les économes dignes de confiance.


Ressentir: Apprécier la valeur de cultiver ces habitudes qui nous rapprochent de Dieu.


Agir: Prendre des mesures concrètes pour incorporer des habitudes spirituelles dans la vie quotidienne.


Plan de l’étude:


  1. Savoir: Les habitudes qui font la différence

A Que signifie « chercher Dieu premièrement » en termes pratiques?


B Comment une vision vers l’avant aide l’intendant chrétien à utiliser efficacement le temps?


C Pourquoi la santé physique, mentale et émotionnelle est-elle une composante importante de l’économat spirituel?


D Comment l’autodiscipline prend-elle en charge nos autres efforts d’économat?


  1. Ressentir: Nourrir la vie spirituelle

A Quelles attitudes ou opinions personnelles, qui pourraient avoir besoin d’ajustement, devrions-nous désirer pour un sentiment profond de la présence de Dieu?


B Comment les croyants peuvent-ils faire l’expérience de la puissance transformatrice de l’Esprit de Dieu pour le développement d’habitudes positives?


III. Agir: Effectuer des changements durables


A Comment les croyants peuvent-ils cultiver des changements durables en opposition à ceux temporaires?


B Comment les chrétiens peuvent-ils développer des habitudes qui auront des impacts importants sur leurs communautés?


C Comment l’humilité est-elle importante à la culture de toute habitude positive et comment protège-t-elle contre les attitudes pharisaïques?


Résumé: Les habitudes positives ou négatives sont formées par la répétition. Les athlètes cultivent leurs compétences en pratiquant certains exercices encore et encore. C’est pourquoi presque tous les sports exigent des périodes de préparation pour des compétitions futures, l’entrainement. Beaucoup ont déjà entendu le dicton « pratiques ce que tu prêches ». Il est temps pour les croyants de prendre ce conseil au sérieux.


Cycle d’apprentissage


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: Psaume 119: 9-11


Concept clé de croissance spirituelle: L’économat engagé inclut les pratiques et les habitudes qui illustrent une vie consacrée à Christ.


Coin du moniteur: Un entraineur d’athlétisme au lycée a une fois interviewé une future athlète qui se vantait qu’elle pouvait faire un saut d’un mètre soixante-dix, ce qui est assez impressionnant. Sa performance, cependant, était tout à fait différente. Après les deux premières compétitions, elle était prête à quitter parce qu’elle n’avait pas été capable de sauter à la hauteur d’entrée, qui n’était qu’un mètre, donc plus bas que la hauteur dont elle se vantait.


Néanmoins, elle a persévéré, en retournant aux principes fondamentaux du saut. Elle a pratiqué chaque composante du saut à plusieurs reprises. Elle a maitrisé ses étapes d’approche, perfectionné son arc et transformé les fonctions du saut en habitudes intuitives. Elle établit le record de saut en hauteur de l’école cette année et la troisième place au Championnat national. L’année suivante, elle a eu le record de la compétition du championnat de district (1,61 m) et elle fut finaliste au Championnat national. Après son diplôme, elle a été recrutée par les meilleures universités.


La pratique a transformé une rêveuse en une gagnante. Beaucoup rêvent de faire de grandes choses pour Dieu, mais c’est ceux qui perfectionnent les habitudes spirituelles par la pratique répétitive qui réussissent véritablement.


Discussion d’ouverture: Demandez s’il y a des athlètes (pratiquants ou anciens) dans la classe et demandez le sport dans lequel ils excellent ou leurs champs de prouesses athlétiques. Renseignez-vous auprès d’eux quant à quelles habitudes doit être pratiquée afin de réussir dans cette discipline athlétique. Ensuite, renseignez-vous sur les vocations et les métiers représentés par les membres de la classe. Quelles habitudes les gens pratiquent-ils dans ces domaines pour réussir? Discutez des objectifs spécifiques spirituels des membres de la classe. Quelles habitudes les croyants devraient-ils pratiquer afin d’atteindre ces objectifs?


ÉTAPE 2—Explorer


Coin du moniteur: La plupart des définitions du mot habitude se rapportent à la répétition régulière de l’action et du comportement. Exprimées négativement, nous appelons parfois ces actions dépendances et les associons souvent aux obsessions. Les habitudes, toutefois, ne sont pas nécessairement négatives. Former de bonnes habitudes, des habitudes positives, est une exigence pour ceux qui vont progresser dans le développement spirituel.


Notre étude cette semaine se concentre sur plusieurs des habitudes qui sont les caractéristiques des économes engagés.


Commentaire biblique


  1. Dieu d’abord (Revoyez Exode 20:3; Jérémie 29:13; Matthieu 6:33; 22:37, 38; Actes 17:28; Éphésiens 5:15-17; Colossiens 3:23; Luc 12:35-48; et Hébreux 10:25; 11:10 avec la classe.)

Chercher premièrement Dieu montre la confiance. Cette confiance se démontre dans une vie de prière dévouée. Les méditations et prières du matin ont alimenté la vie spirituelle de nombreux croyants. Ces âmes dévotes mettent régulièrement Dieu en premier lieu au quotidien. De cette façon, les chrétiens font de Dieu leur première priorité. La Bible nous dit que Dieu précède toutes les autres choses de la vie (Matthieu 6: 33), et est de loin plus important que les gouvernements (Col. 1: 16) et doit être privilégié aux dépens de la famille et même de la vie elle-même (Luc 14: 26).


De la même façon, le principe de la dime met Dieu à la première place des finances. La confiance en Dieu forme donc la caractéristique centrale de l’économe. En plus de la confiance en Dieu, les économes chrétiens ont également leurs regards tournés vers l’avenir. Autrement dit, le christianisme est la religion la plus remplie d’espérance, orientée vers l’avenir, et pratiquée dans ce monde. À titre d’exemple, lorsque nous explorons l’Écriture, nous trouvons que les rêves, les aspirations, les promesses, les attentes et les possibilités abondent. Et dans les écrits inspirés de la Bible, la promesse du retour promis de Christ surpasse le reste. Elle fait surface à plusieurs reprises. Cette promesse inspire des croyants avec enthousiasme. En conséquence, nous sommes imprégnés de but, du sens et d’appartenance. Ces bénédictions s’étendent à nous à partir de notre familiarisation divine suite à notre confiance en cette promesse. Étant membre de la famille divine, nous attendons le retour du Maitre, anticipant Sa venue à travers l’obéissance fidèle à Ses instructions. En considérant les promesses merveilleuses de Dieu, pourquoi oserions-nous mettre Christ à la deuxième place?


Considérez ceci: Quelles choses pouvons-nous raisonnablement espérer si nous cherchons Dieu premièrement


  1. La gestion du temps (Revoyez Job 8: 9; Jacques 4: 14; Psaumes 39: 4, 5; 90:10, 12; et Éphésiens 5: 15, 16, avec la classe.)

Les humains ne peuvent inverser le temps ni revivre le passé. Le temps perdu aujourd’hui ne peut pas être rattrapé. De toute évidence, le temps est notre atout le plus précieux. Comment le temps devrait-il être utilisé?


Pour répondre à cette question profonde, tournons-nous vers la loi de Dieu et le quatrième commandement, qui est le seul commandement qui traite du temps. Le quatrième commandement ordonne à la fois le travail et le repos. Le commandement dit de travailler six jours et de se reposer un jour. Israël était différent des autres sociétés anciennes dans l’utilisation des sept jours de la semaine. La coutume ou l’habitude de Jésus était d’adorer en ce jour de repos, appelé le jour du sabbat. De même, c’était l’habitude de Paul d’adorer Dieu le sabbat (Actes 17: 1, 2). Le calendrier annuel des Juifs a maintenu cet équilibre entre le travail et le repos spirituel/physique, ordonné dans le quatrième commandement, stipulant les fêtes et les jeûnes, les périodes de plantation et les périodes de récolte. Il y avait des périodes pour les fêtes de famille, telles que les noces de Cana (Jean 2), un événement que Jésus a honoré de Sa présence (temps).


Le travail, la famille, le repos et l’adoration semblent être les thèmes dominants du quatrième commandement. Ce qui semble être absent – ouvertement, du moins – est l’instruction explicite concernant les loisirs et le divertissement. La culture contemporaine, à travers des progrès technologiques qui ont réduit notre charge de travail, a rempli ce vide avec le divertissement, dont une grande partie est inutile au mieux et destructrice au pire. Mais on pourrait affirmer que le quatrième commandement fournit des principes sacrés que nous pouvons appliquer à notre emploi du temps de loisir et que nous pouvons utiliser pour régir nos activités récréatives.


Considérez ceci: Quels sont les principes que le quatrième commandement nous enseigne sur la manière dont nous devons passer notre semaine? Comment les Écritures montrent-elles que le divertissement doit, soit servir et être conforme en esprit aux utilisations fondamentales du temps énoncées dans l’Écriture, ou soit être évité?


III. Les habitudes saines (Revoyez 3 Jean 1-3, Apocalypse 21: 1-5 et 1 Corinthiens 9: 24-27 avec la classe.).


Le travail (l’exercice physique) équilibré par le repos (sabbat) a été mis en place lors de la création avant l’entrée du péché (Genèse 2: 3-15). Les conseils au sujet de la c onsommation de boissons (Prov. 20: 1, 23: 29-35), la moralité sexuelle (Lévitique 18 et 1 Corinthiens 6: 18-20), diverses maladies (par exemple, Lévitique 14), ainsi que les conseils supplémentaires au sujet d’autres problèmes physiques, soulignent l’importance de la pratique de saines habitudes de vie. L’intendance chrétienne l’exige.


Paul admirait les disciplines athlétiques et il a utilisé la course pour illustrer les principes spirituels liés à la maitrise de soi (1 Cor. 9: 24-27, 2 Timothée 4: 7, Hébreux 12: 1-3). La promesse de Dieu à l’ancien Israël est tout aussi significative pour l’Israël moderne: « Si tu écoutes attentivement la voix de l’Éternel, ton Dieu, si tu fais ce qui est droit à Ses yeux, si tu prêtes l’oreille à Ses commandements, et si tu observes toutes Ses lois, Je ne te frapperai d’aucune des maladies dont J’ai frappé les Egyptiens; car Je suis l’Eternel, qui te guérit ». (Exode 15:26, LSG).


Considérez ceci: Comment les versets de cette section montrent-ils la relation entre le corps et l’esprit? Comment les lois qui régissent le régime alimentaire, les rapports sexuels et le commandement du sabbat servent-elles de mesures préventives contre la maladie et promeuvent la santé?


ÉTAPE 3—Appliquer


Coin du moniteur: La relation linguistique entre les mots disciple et discipline devrait-elle nous surprendre? Comment Christ pourrait sanctionner les disciples indisciplinés? Pourrait-il y avoir un oxymore plus grand que celui-ci? Clairement, les chrétiens authentiques connaitront la discipline dans chaque aspect de l’économat spirituel, physique, mental, financier, émotionnel et autres.


À ces vertus, on pourrait ajouter d’autres. La liste des pratiques et habitudes chrétiennes se trouve dans le cinquième chapitre de Galates, le premier chapitre de 2 Pierre et autres endroits. Alors que l’étude de cette semaine n’est évidemment pas exhaustive, elle a fourni une occasion de se concentrer sur quelques pratiques fondamentales qui doivent être manifestes dans la vie de tous les croyants.


À méditer:


A Comment les croyants peuvent-ils cultiver ces habitudes qui sont essentielles aux économes?


B Comment la discipline physique peut-elle contribuer à la plénitude spirituelle?


C Comment les disciples peuvent-ils améliorer leur emploi du temps quand tant de personnes vivent avec des horaires chargés?


D Comment le fait de maintenir un mode de vie équilibré aide-t-il les chrétiens à devenir des économes plus efficaces?


E Comment l’immersion biblique et la prière aident-elles les croyants à garder Christ et Sa venue dans leurs pensées?


F En dehors de la Bible, quelles sont certaines ressources que le chrétien peut utiliser pour rester concentré sur les choses spirituelles?


ÉTAPE 4—Créer


Coin du moniteur: Les nouvelles habitudes positives ne se forment pas facilement. Malheureusement, les habitudes négatives se développent plus facilement. Cependant, l’autorité de Dieu sur toutes choses forme la protection immuable du croyant. Paul écrit: « Je puis tout par celui qui me fortifie. » (Phil. 4: 13, LSG).


Activités: Procédez à un inventaire dans les domaines qui ont été étudiés cette semaine. Où sont vos points forts? Soyez honnête au sujet de vos faiblesses. Dans quelles mesures pouvez-vous choisir de changer de comportement? Quelles pratiques contribueraient à maintenir vos points forts? Notez vos idées pour se les rappeler plus tard.


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*24 – 30 Mars


Les résultats de l’économat


Sabbat Après-Midi


Lecture de la semaine: 2 Timothée 3:1-9; Ézéchiel 14:14; Philippiens 4:4-13; Prov. 3:5; 1 Pie. 2:11, 12; Matthieu 7:23; 25:21.


Verset à mémoriser: « Ayez au milieu des païens une bonne conduite, afin que, là même où ils vous calomnient comme si vous étiez des malfaiteurs, ils remarquent vos bonnes œuvres, et glorifient Dieu, au jour où Il les visitera. » (1 Pierre 2:12, LSG).


En tant qu’économes, nous devons être des témoins vivants du Dieu que nous servons, ce qui signifie que nous devons exercer une forte influence salvatrice sur ceux qui nous entourent.


Alors, notre histoire ne doit pas être isolée du monde qui nous entoure. Au contraire, nous avons le privilège de refléter une meilleure façon de vivre auprès de ceux qui ne connaissent pas les choses qui nous sont confiées. L’économat est l’acte de faire prospérer tout dans la gestion de l’appel de Dieu à vivre pieusement. Dieu nous donne les compétences nécessaires pour vivre différemment de tout autre mode de vie sur terre (2 Corinthiens 6:17), et c’est quelque chose que d’autres devraient remarquer et même chercher à découvrir. C’est pourquoi la Bible nous dit: « Mais sanctifiez dans vos cœurs Christ le Seigneur, étant toujours prêts à vous défendre, avec douceur et respect, devant quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous » (1 Pie. 3:15, LSG).


Cette dernière leçon se penchera sur les avantages personnels, les résultats spirituels, les résultats positifs, notre influence et la clé du bonheur dans la vie d’économat, sachant que « Christ en vous, l’espérance de la gloire » (1:27, LSG).


* Étudiez cette leçon pour le sabbat 31 Mars.



Leçon


13


(page 104 du guide standard)


25 Mars


L’économat et la piété


La piété est un vaste sujet. Les gens pieux vivent une vie sainte (Tite 1:1), deviennent comme Christ en adoptant une attitude de dévotion et d’actions qui Lui plaisent (Ps. 4:3, Tite 2:12). La piété est la preuve de la vraie religion et reçoit la promesse de la vie éternelle. Aucune philosophie, richesse, gloire, puissance ou naissance privilégiée n’offre une telle promesse.


Lisez 2 Timothée 3:1-9. Quel est l’objet de la mise en garde de Paul ici qui est directement liée à la vie d’un économe fidèle?


Le livre de Job fournit une description du caractère et des actions de Job. Il illustre comment une vie pieuse se révèle, même à travers la souffrance. Il montre aussi combien Satan déteste ce style de vie. Même Dieu reconnait qu’il n’y a personne comme Job, à cause de la qualité de sa foi et de sa vie (Job 2:3).


« Il y avait dans le pays d’Uts un homme qui s’appelait Job. Et cet homme était intègre et droit; il craignait Dieu, et se détournait du mal. » (Job 1:1, LSG). Ainsi, nous voyons un homme dont la foi n’était pas seulement une expression des paroles ou des rituels religieux, bien que cela fût partie de sa vie (Job 1:5). Sa crainte de Dieu s’était manifestée dans toute une vie de piété, même au milieu de terribles épreuves. Être pieux ne signifie pas que nous sommes parfaits, c’est seulement le fait que nous reflétons la perfection dans notre propre sphère de vie.


Lisez Ézéchiel 14:14. Que dit ce texte qui témoigne du caractère de ces hommes? Qu’ont-ils en commun qui doit être aussi manifeste chez chacun d’entre nous?


L’économat est la vraie expression d’une vie pieuse. Les économes fidèles n’ont qu’une forme de piété. Ils sont pieux, et cette piété se révèle dans la façon dont ils vivent, dans la manière de gérer les choses que Dieu leur a confiées. Leur foi s’exprime non seulement en ce qu’ils font, mais aussi en ce qu’ils ne font pas.


Dimanche


(page 105 du guide standard)


26 Mars


Le contentement


« Ce n’est pas en vue de mes besoins que je dis cela, car j’ai appris à être content de l’état où je me trouve. » (Phil. 4:11). Si nous devons nous contenter de toute situation dans laquelle nous nous trouvons, d’où viendra ce contentement en fin de compte?



En écrivant à Timothée, Paul décrit un groupe de personnes corrompues qui croient « que la piété est une source de gain. » (1 Tim. 6:5, LSG). Quelle meilleure description de certains colporteurs véreux à la télé aujourd’hui! Ils se font beaucoup d’argent en disant aux auditeurs que s’ils sont fidèles (et cette « fidélité » implique le soutien financier à leur ministère), alors ils seront riches. L’assimilation de la richesse à la fidélité n’est qu’une autre manifestation du matérialisme, mais sous le couvert de la chrétienté.


Le fait est que la piété n’a rien à voir avec la richesse. Si la richesse impliquait la piété, certains des gens les plus méchants du monde devraient être qualifiés de pieux parce qu’ils sont aussi parmi les plus riches. Au contraire, Paul a répondu que « c’est, en effet, une grande source de gain que la piété avec le contentement » (1 Tim. 6:6, LSG). La piété avec le contentement en toute circonstance est la plus grande richesse parce que la grâce de Dieu est bien plus précieuse que l’appât du gain. Ainsi, nous devrions être satisfaits de « la nourriture et du vêtement » (1 Tim. 6:8). En fin de compte, peu importe combien nous avons, il y aura toujours plus à avoir si nous sommes enclins à penser de cette façon.


« Le contentement en toutes circonstances est un grand art, un mystère spirituel. Il doit être appris et reçu comme un mystère… Le contentement chrétien est cette manifestation douce, interne, calme, et gracieuse, qui se soumet librement et qui prend plaisir à la volonté et à la sagesse paternelle de Dieu en toutes choses… C’est une boite d’onguent précieux, très rassurant et utile pour les cœurs angoissés, en temps d’angoisse et de désespoir. » – Jérémie Burroughs, The Rare Jewel of Christian Contentment, pp. 1, 3.


Lisez Romains 8:28, Hébreux 13:5 et Philippiens 4:4-13. Que pouvons-nous trouver ici qui nous aide à faire preuve d’une vie de contentement?


Lundi


(page 106 du guide standard)


27 Mars


La confiance


Lisez Proverbes 3:5. Quel message essentiel y a-t-il pour nous, surtout dans la dernière partie, sur le fait de ne pas « s’appuyer » sur notre propre compréhension des choses? (Voir aussi Ésaïe 55:9, 1 Cor. 4:5, 13:12.)


La devise et l’objectif de l’économe de Dieu consiste à ceci: « Confie-toi en l’Éternel de tout ton cœur, et ne t’appuie pas sur ta sagesse. » (Proverbes 3:5, LSG).


Bien sûr, ceci est souvent plus facile à dire qu’à faire. Combien de fois pourrions-nous croire intellectuellement en Dieu et en Son amour et en Ses soins pour nous et au même moment, s’inquiéter d’une situation que nous traversons? Parfois l’avenir peut paraitre très effrayant, du moins dans notre propre imagination.


Comment alors, en tant qu’économes, apprenons-nous à faire confiance à Dieu? En marchant par la foi et en obéissant au Seigneur dans tout ce que nous faisons maintenant. La confiance est une action de l’esprit qui ne s’épuise pas quand on l’utilise; au contraire, plus nous faisons confiance au Seigneur plus notre confiance grandit. La vie de l’économe fidèle est un moyen d’exprimer notre confiance en Dieu. Cette confiance est le fondement et la force motrice de l’économe et elle devient visible dans ce que nous faisons.


« Aie confiance en l’Éternel de tout ton cœur ». L’expression « ton cœur » est toujours utilisée au sens figuré dans l’Écriture. Cela signifie que nos décisions proviennent d’un moi moral intérieur qui exprime qui nous sommes (Matthieu 22:37). Cela inclut notre caractère, nos motivations et nos intentions – ce qui est au cœur même de notre être.


Il est plus facile de faire confiance à Dieu pour des choses que vous ne pouvez pas maitriser. En ce sens que nous n’avons de choix que d’avoir confiance en Lui. Toutefois, la véritable confiance « du cœur » vient quand nous devons faire un choix au sujet de quelque chose que nous pouvons maitriser, et que notre confiance en Dieu nous amène à choisir une direction ou une autre.


Les apôtres illustrent la confiance en Dieu de tout cœur: « Ils étaient par nature faibles et sans défense comme quiconque s’engage aujourd’hui dans l’œuvre, mais ils se sont confiés entièrement au Seigneur. Ce qu’ils avaient comme richesse n’était autre chose que l’esprit, l’âme et la culture; et quiconque fait de Dieu le premier, le dernier et le meilleur en toute chose peut l’avoir. » – Ellen G. White, Gospel Workers, p. 25.


Il est vrai qu’il est plus facile d’avoir confiance en Dieu quand nous faisons face aux défis que nous ne pouvons pas maitriser. Mais qu’en est-il des choses que nous maitrisons? Quels sont les choix que vous faites dans lesquels votre confiance en Dieu détermine quel chemin vous choisissez?


Mardi


(page 107 du guide standard)


28 Mars


Notre influence


« Autrefois vous étiez ténèbres, et maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur. Marchez comme des enfants de lumière. » (Eph. 5:8, LSG). Paul décrit la transformation du cœur comme étant ce qui est vu publiquement: car nous « marchons dans la lumière » (1 Jean 1:7, LSG; Ésaïe 30:21), notre témoignage quotidien d’un économat efficace sera une lumière influente dans un monde de ténèbres.


Jésus dit: « Je suis la lumière du monde » (Jean 8:12, LSG). Nous reflétons la lumière de Dieu à travers une attitude stable dans notre comportement au quotidien.


En quoi notre économat est-il vu d’une manière qui apporte gloire à Dieu? Quelle influence nos actions ont-elles sur d’autres? Matthieu 5:16, Tite 2:7, 1 Pie. 2:11, 12.


L’économat est la gestion des biens de Dieu, mais il va au-delà de cette responsabilité. Notre économat est pratiqué devant nos familles, la communauté, le monde et l’univers (1 Cor. 4:9). L’économat vécu dans nos professions illustre aussi bien l’effet que les principes du royaume de Dieu ont sur nos vies. Et ainsi, nous pouvons influencer les autres. Nous révélons Christ par la bonté et la morale selon la volonté du Créateur.


Notre déontologie professionnelle doit également être en accord avec nos valeurs d’économat. Notre profession est une étape dans laquelle notre économat se révèle. « Il fera paraitre ta justice comme la lumière, et ton droit comme le soleil à son midi. » (Psaume 37:6, LSG). L’influence d’un économe au travail ou ailleurs n’est pas placée « dans un lieu caché ou sous le boisseau » (Luc 11:33, LSG), mais elle est comme une ville sur une colline (Matthieu 5:14). Quand vous vivez délibérément de cette façon à la maison et au travail, vous influencerez les esprits et les cœurs de ceux qui vous entourent.


« Toute chose dans la nature a un travail particulier et ne s’inquiète pas dans sa position. Sur le plan spirituel, chaque homme et chaque femme a sa propre sphère particulière et sa vocation. Ce que Dieu exige sera proportionnel au capital qu’Il a confié à chaque personne selon la mesure du don de Christ… c’est maintenant votre temps et l’opportunité de faire preuve d’une stabilité de caractère qui vous donnera une vraie valeur morale. Christ a le droit sur votre service. Confiez-le-Lui de tout votre cœur. » – Ellen G. White, This Day With God, p. 243.


Quel genre d’influence votre déontologie professionnelle révèle-t-elle à ceux avec qui vous travaillez ou à ceux qui vous voient à la maison? Quel message leur envoyez-vous sur votre foi?


Mercredi


(page 108 du guide standard)


*29 Mars


Les paroles que nous voulons (et celles que nous ne voulons pas) entendre


Nous sommes des étrangers et des pèlerins sur la terre, mais ayant pour ultime destination le ciel parfait, beau et paisible (Heb. 11:13, 14). D’ici là, nous devons vivre notre existence ici. La vision du monde chrétien, en particulier telle que révélée dans le grand conflit, n’autorise aucun parti neutre maintenant. Nous vivons soit pour Dieu ou soit pour l’ennemi. « Celui qui n’est pas avec Moi est contre Moi, et celui qui n’assemble pas avec Moi disperse. » (Matthieu 12:30). Le côté où nous sommes sera clairement révélé au retour de Christ.


À un certain moment, après le retour de Christ, ceux qui affirment être Ses disciples entendront l’une ou l’autre des deux déclarations. Quelles sont ces déclarations et que signifie chacune d’elles?


Mat. 25:21


Mat. 7:23


La parole de Christ « c’est bien » est la plus agréable et la plus satisfaisante qu’un économe pourra entendre. Avoir cette approbation divine sans réserve exprimée dans la gestion de Ses possessions apportera une joie indicible pour avoir fait de notre mieux selon nos capacités, en sachant que notre salut est enraciné, non dans nos œuvres pour Christ, mais dans Ses œuvres pour nous (voir Rom. 3:21, Romains 4:6).


La vie d’un économe fidèle est le reflet de la foi qu’il a déjà. La tentative d’avoir le salut par les œuvres se retrouve dans les paroles de ceux qui ont cherché à se justifier devant Dieu par leurs œuvres (voir Matt. 7:21, 22). Matthieu 7:23 montre combien l’autojustification est vraiment futile.


« En rendant au Seigneur ce qu’ils ont reçu de Lui, les disciples de Christ accumulent des trésors qui leur seront donnés au jour où ils entendront ces paroles: c’est bien, bon et fidèle serviteur... entre dans la joie de ton maitre. » – Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 523.


En fin de compte, l’économat est une vie dans laquelle les deux plus grands commandements, l’amour pour Dieu et l’amour pour nos prochains, sont la motivation et la force motrice dans tout ce que nous faisons.


Combien votre propre vie et votre économat révélé dans votre vie reflètent-ils ces deux plus grands commandements?


Jeudi


(page 109 du guide standard)


30 Mars


Réflexion avancée: « Le Christ est venu dans ce monde pour révéler l’amour de Dieu. Ses disciples doivent continuer l’œuvre qu’Il a commencée. Efforçons-nous de nous entraider et de nous raffermir mutuellement. Le vrai bonheur se trouve dès que l’on cherche à faire du bien à autrui. En aimant Dieu et ses semblables, l’homme ne travaille pas contre son propre intérêt. Plus l’esprit se libère de l’égoïsme, plus il s’approche du bonheur, du fait qu’il réalise le but que Dieu a formé pour lui » – Ellen G. White, Conseil à l’économe, pp. 27, 28.


« Dès que la vie s’empare d’une église, celle-ci progresse et grandit. Il s’y manifeste un courant ininterrompu d’échanges: elle prend et donne, elle reçoit et rend à Dieu ce qui Lui appartient. Dieu accorde lumière et bénédiction à chaque vrai croyant qui transmet ces bienfaits à d’autres en accomplissant son œuvre pour le Seigneur. En donnant une part de ce qu’il reçoit, il accroit sa capacité de recevoir. Il augmente sa réceptivité pour une mesure nouvelle de grâce et de vérité. Il reçoit ainsi des lumières plus vives, des connaissances plus vastes. De cette faculté de recevoir et de donner dépendent la vie et la croissance de l’Église. Celui qui reçoit sans jamais donner perd bientôt la capacité de recevoir. Si la vérité n’émane pas de lui pour aller à d’autres, il devient incapable de recevoir. Nous devons transmettre les biens qui nous viennent du ciel si nous voulons recevoir de nouvelles bénédictions. » – Ellen G. White, Conseil à l’économe, p. 40.


Discussion:


Comment la confiance au Seigneur conduit-elle au contentement? Que nous faut-il pour faire confiance à Dieu de tout notre cœur sur le plan intellectuel? 2 Corinthiens 10:5. Pourquoi est-il si facile de dire que « toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu » (Rom. 8:28, LSG), mais si difficile de le croire? C’est-à-dire, pourquoi disons-nous que nous faisons confiance à Dieu, et nous Lui faisons vraiment confiance sur le plan intellectuel, tout en ayant si peur de l’avenir?


En classe, posez cette question et ensuite comparez les réponses: « en 25 mots ou moins, quelle est votre définition de l’économat? » Puis posez la question: « en 25 mots ou moins, pourquoi l’économat constitue-t-il une partie importante de la vie chrétienne? »


Lisez à nouveau Matthieu 7:21-23. Que se passe-t-il ici? Pourquoi ces gens disent-ils ces choses? Que révèlent leurs paroles sur eux-mêmes? Comment pouvons-nous nous assurer que – même alors que nous cherchons à être de bons économes, et quand bien même nous cherchons à vivre une vie de foi et d’obéissance et à faire de bonnes œuvres au nom de Dieu – que nous ne tombons pas dans le même genre d’aveuglement?


Nous avons tendance à penser à l’influence chrétienne seulement sur le plan individuel. Mais qu’en est-il au niveau de votre église locale? Quel genre d’influence votre église dans son ensemble a-t-elle dans la communauté?


Vendredi


(page 110 du guide standard)


Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org


Histoire Missionnaire


À la recherche de trois signes


par Andrew McChesney, Mission Adventiste


Starlene Peters se sentit inspirée à s’inscrire pour un voyage missionnaire de deux semaines en Amérique du Sud, après avoir écouté parler un missionnaire vétéran américain lors d’une conférence de la jeunesse dans son pays natal de Trinidad et Tobago.


Mais le désir la rendait confuse. Elle venait juste de retourner à l’Église Adventiste du Septième Jour après sept ans de vie sauvage, et elle ne se sentait pas qualifiée à être une missionnaire.


« Pour moi, je n’étais pas un instrument missionnaire », déclara Peters, qui avait 25 ans à l’époque. « Alors j’ai décidé de prier. »


Elle demanda à Dieu un signe: que des gens au hasard lors de la conférence de la jeunesse lui disent de devenir missionnaire. Personne ne la connaissait; ainsi, elle pensait que personne ne s’approcherait d’elle. « Mais plusieurs personnes vinrent le même jour vers moi et me dirent: ‘’Avez-vous jamais pensé être une missionnaire?’’ dit-elle.


Peters rationalisa que les gens pensaient au service missionnaire après la présentation du service missionnaire américain; ainsi, elle demanda à Dieu un deuxième signe: que son père lui disent de devenir missionnaire. « Mon père ne va pas à l’église, et je suis sa fille unique », dit Peters. « Donc pour moi, les chances étaient minces. Je pensais avoir coincé Dieu. »


Le lendemain, son père l’appela et dit: « Peut-être que vous devriez aller là où Dieu vous amène ». Il dit qu’il était satisfait des récents changements dans sa vie. Peters pria avec colère cette nuit-là. Elle ne voulait pas risquer son emploi pour le voyage missionnaire en Guyane. Elle demanda un troisième signe: que Dieu pourvoit les $ 450 nécessaires pour le voyage.


Le lendemain, le dernier jour de la conférence, un étranger remit à Peters une enveloppe blanche et s’éloigna. « Quand j’ai ouvert l’enveloppe, c’était un chèque de $ 450, le montant exact dont j’avais besoin pour le voyage », dit-elle. Peters finit par rester en Guyane pendant un an et demi, enseignant dans une école missionnaire. Depuis lors, Peters passait son temps à faire des voyages missionnaires de tous genres, s’arrêtant seulement pour lever des fonds pour le prochain voyage. En 2014, le Président de l’Église Adventiste Ted N. C. Wilson lui a décerné un prix pour son travail dans le programme Un An en Mission.


Peters, maintenant 32 ans, dit que ce n’est jamais trop tard – ou trop tôt – pour témoigner de Jésus. « Avant mon premier voyage missionnaire, j’étais juste revenue à l’église; donc, je ne me sentais pas assez chrétienne pour aller à une mission », dit-elle.


« Maintenant, je fais tous les déplacements tous les temps. Dieu pourvoit à tous mes besoins ».


Starlene Peters avec le Président de l’Église Adventiste, Ted N. C. Wilson.


Commentaires pour les moniteurs


La leçon en bref


Texte clé: 1 Pierre 3: 15


Objectifs:


Savoir: Reconnaitre les résultats et les avantages de l’économat.


Ressentir: Apprécier les privilèges d’une communauté de croyants qui vivent en économes fidèles.


Agir: Construire une vie basée sur les principes de l’économat étudiés tout au long de ce trimestre.


Plan de l’étude:


  1. Savoir: Les vies bien vécues

A Quelle est la signification de l’expression « la piété avec le contentement est une grande source de gain » (1 Tim. 6: 6, LSG)?


B Comment les croyants doivent-ils faire face à toutes les choses qu’ils ne peuvent pas contrôler dans ce monde?


C Comment la fidélité des économes chrétiens est-elle liée à leur influence parmi les non-croyants?


  1. Ressentir: Touché par l’affirmation de Dieu

A Qu’est-ce que l’affirmation « c’est bien » (Matthieu 25: 23, LSG) nous fera sentir quand nous l’entendrons?


B Quel sens de récompense les chrétiens sentiront-ils quand ils verront des âmes dans le royaume de Dieu grâce à leur économat fidèle?


III. Agir: Le bon combat.


A Comment pouvons-nous vivre nos vies pour devenir « les révélateurs de Dieu » au milieu d’une planète assombrie de péché?


B Comment pouvons-nous unir nos efforts en matière d’économat chrétien afin que nos efforts individuels soient multipliés?


C Comment les disciples peuvent-ils augmenter leur foi?


Résumé: Le résultat de l’économat dépend de Dieu, qui fait toujours Sa part, et des économes humains imparfaits, qui parfois suivent Ses instructions totalement, parfois imparfaitement, parfois partiellement et parfois pas du tout. C’est l’élément humain qui varie. Pour améliorer les résultats, nous devons améliorer notre économat.


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Cycle d’apprentissage


ÉTAPE 1—Motiver


Pleins feux sur l’Écriture: 1 Pierre 2: 12, 3: 15


Concept clé de croissance spirituelle: Le but immédiat de l’économat est de porter loin la mission de Dieu qui consiste à racheter le monde.


Coin du moniteur: Rappelez à vos élèves la vérité essentielle que Christ est le centre de l’économat. Tout ce que nous avons appris émane de Lui et tourne autour de Lui. Que ce soit des dimes et offrandes, la gestion du temps, ou l’économat d’influence, Christ doit être au centre. L’économat ne concerne pas principalement les règlements, les pratiques et les instructions. Ces choses ont leur place, mais le thème central concerne notre relation avec Christ. Lui faisons-nous assez confiance, pour Lui obéir? L’aimons-nous assez pour Le servir? Le désirons-nous assez pour laisser tout le reste de côté? Nos réponses sincères à ces questions mesurent non seulement notre efficacité, mais elles déterminent également nos destins.


Discussion d’ouverture: Discutez des divers lieux de travail représentés par les membres de la classe. Renseignez-vous sur les objectifs de leurs entreprises ou organisations. Sont-elles à but non lucratif, soucieuses de garder les enfants hors de la criminalité; un restaurant dont la réputation est d’avoir les meilleurs plats de la ville; ou d’une société mondiale avec des objectifs multiples?


Ensuite, demandez comment leurs organisations mesurent les aboutissements et les résultats. Existe-t-ils des processus formels ou des ensembles d’outils évaluatifs? Les attentes de la gestion sont-elles claires du haut niveau vers le bas des organisations?


Maintenant, appliquez ces concepts au royaume de Dieu. Quel est le but central ou la mission du royaume de Dieu? Comment mesurons-nous notre efficacité à satisfaire les besoins du royaume de Dieu et pour atteindre des objectifs précis? Comment cette information est-elle utilisée pour apporter des modifications susceptibles d’améliorer notre efficacité?


ÉTAPE 2—Explorer


Coin du moniteur: Expliquez clairement aux membres la réalité que les influences négatives peuvent nuire à notre efficacité dans l’évangélisation, de la même manière qu’une petite perturbation peut nuire au mouvement d’une voiture – neige, glace, poussière, graisse, pluie, pneus lisses, pneus dégonflés, pneus sur-gonflés, détérioration des chaussées, débris, et ainsi de suite. S’ils sont correctement gonflés, les nouveaux pneus et la route sèche en bon état peuvent influencer positivement la traction. Maintenant, demandez aux membres: quelle évaluation faisons-nous de notre traction spirituelle dans nos communautés? Sommes-nous considérés comme des étrangers, considérés comme des extrémistes religieux? Sommes-nous invisibles? Sommes-nous seulement vus au cours de la saison « des moissons »? Les gens perçoivent-ils que nous sommes impliqués activement dans l’amélioration des conditions de vie de nos communautés? Exerçons-nous notre économat de manière à étendre notre influence chrétienne?


Commentaire biblique


  1. La piété (Revoyez Job 1: 1; 29: 11-17; 2 Timothée 3: 1-9; et Jacques 1:27 avec la classe).

Paul parle de ceux qui ont des formes de piété sans aucune puissance spirituelle. Ce type de piété était pratiqué par de nombreux pharisiens. Pour eux, la piété était une question d’apparence. La vraie religion, cependant, telle que définie par Jacques et d’autres écrivains de l’Écriture, n’est ni une façade ni l’exclusion de soi pratiquée par les ordres monastiques qui évitent le contact avec le monde extérieur. La vraie religion c’est le fait d’être un économe fidèle de la grâce divine, et elle se révèle dans les changements tangibles qui améliorent notre monde, soulagent la souffrance et amènent les gens à Dieu. Jacques l’a définie. Job l’a illustrée. Job était intègre dans sa possession des richesses, et il partageait ses biens avec ceux qui étaient dans le besoin. Jérémie a illustré la vraie piété et l’économat exceptionnel en étant un fidèle porte-parole de Dieu, malgré les souffrances personnelles qu’il a endurées. Le onzième chapitre d’Hébreux contient ceux qui ont répondu à l’appel de la fidélité de Dieu. Nous sommes appelés à être le prochain chapitre.


Considérez ceci: Comment la vie de Job a-t-elle illustré la définition de la vraie religion de Jacques? Comment une révélation semblable de piété à travers les membres de votre église peut-elle changer votre communauté?


  1. La piété avec le contentement (Revoyez Philippiens 4: 4-13, 1 Timothée 6: 1-10 et Hébreux 13: 5-7.)

Il serait difficile d’argumenter contre l’affirmation que la piété seule est un grand gain. Néanmoins, l’Écriture associe la piété et le contentement comme étant deux éléments constituant le grand gain. Qu’ajoute le contentement? Il met certainement l’accent sur la confiance, la reconnaissance et la gratitude. À chaque fois que nous prétendons que Dieu est notre pourvoyeur tout en se plaignant sans cesse de Sa provision, cela ne semble pas très cohérent. Paul a dit qu’il pouvait être satisfait dans n’importe quelle circonstance. C’est la déclaration de quelqu’un qui avait subi tant de jugements et des expériences de mort imminente. Lisez 2 Corinthiens 11: 23-33 comme un exemple concis et développez vos connaissances en lisant la seconde moitié des Actes. Paul n’a pas eu une vie facile, mais il a fait l’expérience d’une vie heureuse.


Le contentement ne concerne pas tellement votre situation, c’est plutôt votre attitude à l’égard de votre situation. Jésus a dit que les renards et les oiseaux ont des abris alors que Lui-même n’avait pas de place pour poser Sa tête; pourtant, Jésus était l’exemple parfait du contentement (Matthieu 8: 20). Agur a demandé à Dieu de ne lui envoyer ni pauvreté ni richesse. Les richesses pourraient l’attirer dans l’arrogance. La pauvreté peut le conduire au vol (Prov. 30: 7-9). Quelle sagesse ! En outre, quelles richesses terrestres peuvent se comparer au trésor que nous avons en Christ?


Considérez ceci: Comment le contentement démontre-t-il notre confiance en Dieu?


III. L’âme confiante (Revoyez Proverbes 3: 5, Ésaïe 55: 9, Matthieu 22: 37, 1 Corinthiens 4: 5 et 13: 12 avec la classe.).


Christ a dit que les cœurs suivent le trésor. Nous voyons cela s’illustrer véritablement de manière négative dans la triste histoire du jeune homme riche (Matthieu 19). Les richesses étaient le point de chute de ce jeune homme talentueux et prometteur.


« Il se trompait en affirmant qu’il avait observé la loi de Dieu: les richesses étaient son idole. Or il ne pouvait observer les commandements de Dieu aussi longtemps que ses premières affections étaient pour le monde. Il aimait les dons de Dieu plus qu’il n’aimait le Donateur...


Ceux-là seuls seront reconnus comme fils et filles de Dieu, qui consentiront à devenir ouvriers avec le Christ, qui diront: Seigneur, tout ce que j’ai et tout ce que je suis est à Toi. Chacun devrait réfléchir à ce que comporte désirer le ciel et s’en détourner néanmoins, à cause des conditions exigées. Songez à ce que signifie un refus opposé au Christ ! Le chef dit: Non, je ne puis tout donner. Disons-nous de même? Le Sauveur s’offre à partager avec nous l’œuvre que Dieu nous a assignée. Il s’offre à employer les moyens que Dieu nous a donnés pour faire avancer Son œuvre dans le monde. Il ne peut nous sauver d’une autre manière.


Des richesses avaient été données au chef pour lui fournir l’occasion d’être un administrateur fidèle; il devait dispenser ses biens en faveur des nécessiteux. De même, Dieu, aujourd’hui, confie à des hommes des ressources, des talents et des occasions, pour qu’ils deviennent Ses instruments en faveur des pauvres et de ceux qui souffrent. Ceux qui emploient les dons qui leur ont été confiés en harmonie avec les desseins de Dieu deviennent des collaborateurs du Sauveur. Ils gagnent des âmes au Christ, parce qu’ils représentent Son caractère. » – Ellen G. White, Jésus-Christ, pp. 517-518.


Le jeune homme riche ne pourrait pas faire confiance à Dieu avec son trésor. Il se détourna tristement de l’invitation de Jésus à Le suivre. Les derniers versets du sixième chapitre de Matthieu nous rappellent les récompenses de pouvoir faire confiance à Dieu tout comme le font les oiseaux. Quelle liberté émotionnelle ! Nous pouvons avoir entièrement confiance en Dieu.


Considérez ceci: Que pourrait signifier Hébreux 11: 6 quand il dit qu’il est impossible de plaire à Dieu sans la foi (la confiance)?


  1. Comment influencer les gens (Revoyez Éphésiens 5: 8; Matthieu 5: 16; Tite 2: 7; 1 Pierre 2: 11, 12; et 3: 15 avec la classe.)

Imaginez l’influence que Dieu a quand les chrétiens reflètent Son caractère. Être un travailleur consciencieux et heureux, un voisin compatissant, un employeur impartial et une personne sympathique a plus de sens qu’être un baratin de religieux. Partager Christ peut simplement être le fait de surveiller un bébé afin qu’une mère célibataire puisse aller à un entretien d’embauche; tailler gratuitement les fleurs à un couple de personnes âgées; ou visiter l’enfant d’un voisin en prison. En fait, lorsque nous faisons ces choses, nous les faisons pour Christ (Matthieu 25: 31 et suite). Cette influence centrée sur Christ a le pouvoir de gagner les âmes.


Considérez ceci: Quelles sont quelques manières dont l’influence négative peut amener les gens loin de Dieu?


ÉTAPE 3—Appliquer


Coin du moniteur: Jacques nous exhorte à être des chrétiens qui pratiquent la parole, et non pas seulement des chrétiens qui l’écoutent (Jacques 1: 22-27). Parler est très facile. Si nous ne voyons pas les résultats que nous aimerions voir de nos efforts d’évangélisation, nous devrions peut-être commencer à parler moins et à pratiquer plus.


À méditer:


Que pensez-vous être les critères d’acceptation quand Jésus choisit ceux qu’Il qualifie avec les paroles « c’est bien » (Matt. 25: 21, LSG)? À l’inverse, quelle est la norme de conduite pour ceux qui entendent « loin de moi » (Matthieu 25: 41)?


Comment pouvons-nous démontrer que nous avons appris l’importance de savoir comment aimer?


3 Comment le contentement intérieur peut-il gagner des amis et servir de pont à des conversations spirituelles avec les non-croyants?


4 Comment le contentement, la foi et la confiance sont-ils liés l’un à l’autre?


ÉTAPE 4—Créer


Coin du moniteur: Jésus a parlé de l’importance d’aller au-delà. Quand notre attitude devient « comment puis-je m’en sortir? » plutôt que « que puis-je faire pour aider? » nous permettons à l’égoïsme d’entrer dans nos vies. La meilleure façon c’est de faire comme Christ l’a fait: tout sacrifier.


Activités: Écrirez trois choses que vous avez acquises du guide d’étude biblique de ce trimestre et décidez, par la grâce de Dieu, de les mettre dans votre vie. Commencez un journal intime, en écrivant comment ces changements font une différence positive dans votre monde?


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Avec tant d’évènements mondiaux et des théories sur la fin des temps, il est facile de se concentrer sur les choses qui annoncent la venue de Christ plutôt que sur Christ Lui-même, qui seul est la clé de notre préparation. Le guide de ce trimestre intitulé Préparation pour la fin des temps, écrit par Norman R. Gulley, parle des temps de la fin, mais l’accent est mis sur Jésus dans le contexte des derniers jours, et de comment nous devons être prêts. Oui, nous devons prêter attention aux dates historiques, aux évènements mondiaux, à l’histoire elle-même, parce que la Bible en parle dans le contexte de la fin des temps. Mais même dans ce contexte, la Bible parle de Jésus, de qui Il est, de ce qu’Il a fait pour nous, de ce qu’Il fait en nous, et de ce qu’Il fera à Son retour. Christ crucifié doit être le centre de notre foi; ou, comme le dit Paul: « Car je n’ai pas eu la pensée de savoir parmi vous autre chose que Jésus Christ, et Jésus Christ crucifié. » (1 Corinthiens 2:2, LSG).


Plus nous nous concentrons sur Lui, plus nous devenons comme Lui, plus nous Lui obéissons, et plus nous serons prêts à attendre tout ce qui nous attend, aussi bien dans l’immédiat qu’à la fin des temps, le jour où nous entrerons dans « la place » que Jésus a préparée pour ceux qui L’aiment.


Leçon 1—Le conflit cosmique


La semaine en bref:


Dimanche: La chute d’un être parfait (Ésaïe 14:12-14)


Lundi: Plus que la connaissance intellectuelle (Genèse 3:1-7)


Mardi: Guerre dans le ciel et sur la terre (Apoc. 12:1-17)


Mercredi: Avec vous toujours, même jusqu’à la fin (Matthieu 28: 20)


Jeudi: La Loi et l’Évangile (Romains 7:7)


Verset à mémoriser: Apocalypse 12:17, LSG


Résumé: Le grand conflit finira par la victoire de Christ sur Satan. Chacun d’entre nous peut prendre part à cette victoire. Dans le contexte de cette victoire, Dieu nous appelle à la foi et à l’obéissance maintenant, alors que nous attendons tout ce qu’on nous promet en Jésus, dont la venue est imminente.


Leçon 2—Daniel et la fin des temps


La semaine en bref:


Dimanche: Fidèles dans les moindres choses (Luc 16:10)


Lundi: L’humilité de Daniel (Dan. 2:17-23)


Mardi: La statue d’or (Daniel 3 et Apocalypse 13)


Mercredi: La conversion des païens (Dan. 4:34-37)


Jeudi: La fidélité de Daniel (Dan. 6:4, 5)


Verset à mémoriser— Daniel 2:47, LSG


Résumé: Dieu a pu utiliser Daniel et ses compagnons pour être Ses témoins en captivité. Leurs histoires sont dans le passé, mais elles servent de modèles pour nous, qui vivons au temps de la fin. Nous aussi, nous sommes appelés à être témoins de Dieu auprès d’un monde qui L’ignore.


Leçons pour les malvoyants: Le Guide d’Étude Biblique de l’École du Sabbat est disponible gratuitement chaque mois en braille et sur CD audio pour les malvoyants et les personnes handicapées physiques qui ne peuvent lire les imprimés à l’encre normale. Ceci inclut les personnes qui, en raison de l’arthrite, de la sclérose, de la paralysie, des accidents et autres, ne peuvent pas tenir ou se concentrer pour lire les publications imprimées à l’encre normale. Contactez les Services Chrétiens d’Enregistrement des Aveugles, B. P. 6097, Lincoln, NE 68506-0097. Téléphone: 402-488-0981; e-mail: info@christianrecord.org; site Web: www.christianrecord.org.


2018