Télécharger le PDF - École Du Sabbat, 1er trimestre 2016 – Rébellion et Rédemption

Guide Moniteur

 

d’Étude Biblique

 

de l’École du Sabbat Adulte

 

Jan |Fév |Mar 2016

 

Rébellion et Rédemption












Sommaire                                              

 

1     Crise dans le ciel— 26 Décembre–1er  Janvier                  5

 

2     Crise en Éden— 2–8 Janvier                                                                    18

 

3     Rébellion mondiale et patriarches — 9–15 Janvier                                      31

 

4     Conflit et crise: les juges— 16–22 Janvier                                                  44

 

5     Le conflit continue — 23–29 Janvier                                                          57

 

6     La victoire dans le désert — 30 Janvier– 5 Février                                      72

 

7     Les enseignements de Jésus et le grand conflit — 6–12 Février                    85

 

8     Compagnons d’armes — 13–19 Février                                                     98

 

9     Le grand conflit et l’église primitive — 20–26 Février                               111

 

10      Paul et la rébellion — 27 Février– 4 Mars                                                 124

 

11      Pierre et le grand conflit — 5–11 Mars                                                    137

 

12      L’église militante — 12–18 Mars                                                             150

 

13      La rédemption— 19–25 Mars                                                                 163

 

Bureau Éditorial: 12501 Old Columbia Pike, Silver Spring, MD 20904 Visitez-nous sur le site web: http://www.absg.adventist.org




Auteur principal

 

Dr. David Tasker

 

Éditeur

 

Clifford R. Goldstein

 

Éditeur Adjoint

 

Soraya Homayouni

 

Coordinateur – Pacific Press®

 

Wendy Marcum



Directrice de Publication

 

Lea Alexander Greve

 

Directeur Artistique & Illustrateur

 

Lars Justinen

 

Assistant Éditorial

 

Sharon Thomas-Crews



Traduction française & Mise en page

 

Dr. Hanoukoume Kparou

 

Coordinateur – WAD

 

Abraham Dada Oboya

 

Coordinateur – MENA

 

Michael Eckert




Les commentaires pour les moniteurs sont écrits par:

 

Dr. Gilbert Ojwang, professeur à l’Université d’Oakwood, à Huntsville, Ala., États-Unis d’Amérique.



© 2015 Conférence Générale des Églises Adventistes du Septième Jour ®. Tous droits réservés. Aucune partie du Guide d’Étude Biblique de l’École du Sabbat Adulte (Moniteur), ne peut être éditée, changée, adaptée, traduite, repro- duite ou publiée par une personne physique ou morale sans autorisation écrite de la Conférence Générale des Églises Adventistes du Septième Jour ®. Les bureaux des divisions de la Conférence Générale des Églises Adventistes du Septième Jour ® sont autorisés à prendre des dispositions pour la traduction du Guide d’Étude Biblique de l’École du Sabbat Adulte (Moniteur), en vertu des lignes directrices spécifiques. Le droit d’auteur de ces traductions et de leur publication doit dépendre de la Conférence Générale. “Adventiste du Septième Jour,” “Adventiste,” et le logo de la flamme sont des marques commerciales de la Conférence Générale des Églises Adventistes du Septième Jour et ne peuvent être utilisées sans autorisation préalable de la Conférence Générale.
























conflit. Cependant, une chose que nous savons très bien aussi est que: en tant qu’êtres humains, nous sommes pris au cœur de ce conflit. C’en est une bataille qu’aucun de nous n’échappe.

 

Cependant, cela n’était pas censé être de cette façon, pas au commencement. La création était « très bonne » et « bénie » par Dieu. Bien que le Seigneur soit reconnu comme le pourvoyeur de cette parfaite création, Il a donné à Adam et Ève, la responsabilité de prendre soin de ce qu’Il avait fait pour eux. Le grand conflit est venu sur terre quand Satan a trompé Adam et Ève avec la flatterie et la tromperie, détournant leur allégeance à Dieu sur lui-même. S’ils étaient restés fidèles à ce que Dieu leur avait dit, s’ils avaient obéi à Son simple commande- ment, le monde tel que nous le connaissons, avec toutes ses misères, ses épreuves, et ses souffrances, n’aurait jamais surgi.

 

De siècle en siècle Satan s’efforce de dénaturer le caractère de Dieu, afin de le faire redouter et haïr plutôt qu’aimer, de discréditer la loi divine et d’annuler son autorité sur les cœurs, et, enfin, de persécuter ceux qui osent résister à ses impos- tures. Ses agissements sont visibles dans l’histoire des patriarches, des prophètes, des apôtres, des martyrs et des réformateurs. » – Ellen G. White, La tragédie des siècles, p. 14.




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En réponse à cette tragédie, Dieu, qui avait présagé « avant la fondation du monde » (Eph. 1:

 

4) que tout cela se passerait, avait mis en place Son plan du salut. C’est ce que nous connaissons comme étant le plan de la rédemption. Cette rédemption est préfigurée dans l’histoire de la ren- contre de Dieu avec Abram dans Genèse 15, quand il est passé entre les morceaux d’animaux. Cette cérémonie antique était une assurance à Abram; et donc, pour nous tous, que Dieu est personnellement impliqué dans la recherche d’une solution au problème posé par le péché.

 

Oui, Dieu a promis de porter sur Lui-même la pleine responsabilité de toute la rébellion humaine et de souffrir des conséquences pour tout le mal que

 

nous avons commis. C’est seulement de cette façon que Dieu pouvait rétablir Sa relation avec la race humaine, les relations entre les humains et la relation entre l’humanité et le reste de la création.

 

C’est dans ce contexte global que nous voyons la passion insatiable de Satan de défigurer la création et d’éloigner les humains de Dieu. Ses stratégies sont révélées dans la Bible, où le bien et le mal se jouent entre frères et sœurs, dans les familles, et dans les nations assiégées. On voit cela en temps d’oppression, de famine, d’esclavage et d’exil, dans les ten- tatives frustrées de se reconstruire après les catastrophes, les loyautés divisées et la séduction des pratiques idolâtres.

 

Tout au long de l’Écriture, Dieu défait constamment les plans de Satan. Jésus venant comme Emmanuel, « Dieu avec

 

nous », a récupéré le territoire volé à Adam et Ève. Jésus a réussi là où Adam avait échoué. Dans Son ministère, Il a montré Son autorité sur la création et les forces du mal. Juste avant Son retour au ciel, Il a mandaté Ses disciples à la Pentecôte et leur a donné le pouvoir d’étendre les frontières de Son royaume céleste.

 

Jésus a remporté la victoire décisive à la croix. Le défi a toujours été là où nous plaçons notre allégeance, sur le côté qui gagne ou sur le côté qui perd. Bien que le choix devrait être facile et évident, parce que le conflit fait toujours rage et les tentations sont toujours présentes, la bataille pour nos cœurs et nos esprits se poursuit. Notre espoir et notre prière, alors, est que les leçons de ce trimestre puissent révéler certaines de ces tromperies et donc nous aider non seulement à choisir Christ, mais aussi, de rester avec Lui parce que, comme Il l’a promis, « Celui qui persé- vérera jusqu’à la fin sera sauvé » (Matt. 24:13, LSG).



Dr. David Tasker, Secrétaire de champ de la Division Pacifique Sud, est spécialiste de l’Ancien Testament. Il a servi en tant que pasteur dans son pays natal, en Nouvelle- Zélande, avant d’être président de la Mission aux Îles Salomon, et professeur d’études bibliques à l’Université Adventiste du Pacifique (Papouasie-Nouvelle-Guinée), et à l’Institut International Adventiste d’Études Avancées aux Philippines. Lui et son épouse Carol ont deux fils mariés (Nathan et Stephen) et trois petits-enfants.



Comment  utiliser ce  guide du moniteur

Soyez motivé à explorer, appliquer et créer.

 

Nous espérons que cette version du guide du moniteur encouragera les membres dans les cellules de l’École du Sabbat Adulte, pour faire exactement cela — explorer, appliquer, et créer. Chaque leçon hebdomadaire du moniteur amène votre classe à travers le processus d’apprentissage suivant, basé sur le cycle d’apprentissage naturel:

 

  1.  Pourquoi cette leçon est-elle importante pour moi? (Motiver);

 

  1.  Que dois-je savoir de la Parole de Dieu? (Explorer);

 

  1.  Comment puis-je pratiquer ce que j’ai appris de la Parole de Dieu? (Appliquer); et

 

  1.  Que puis-je faire de ce que j’ai appris de la Parole de Dieu? (Créer).

 

Et pour les moniteurs qui n’ont pas eu le temps de se préparer suffisamment pendant   la semaine, il y a un résumé d’une page, facile à assimiler, dans la section « La leçon en bref ».

 

Voici un bref aperçu des quatre étapes du cycle d’apprentissage naturel et des sugges- tions sur la façon dont vous, en tant que moniteur, pouvez aborder chaque partie:

 

Étape 1—Motiver: Établissez un lien entre les expériences des membres  et la notion centrale de la leçon pour montrer pourquoi la leçon est importante pour leur vie. Aidez-les à répondre à la question: pourquoi la leçon de cette semaine est-elle importante pour moi?

 

Étape 2—Explorer: Présentez aux membres les  informations bibliques dont ils ont besoin pour comprendre la notion centrale de la leçon. (Ces informations pour- raient inclure des faits sur des personnes; des lieux; des détails sur des faits culturels, historiques et / ou géographiques; l’intrigue ou ce qui se passe; et les conflits ou les tensions dans les textes que vous étudiez). Aidez les apprenants à répondre à la ques- tion : que dois-je savoir de la Parole de Dieu?

 

Étape 3—Appliquer: Fournir des occasions aux membres pour pratiquer les informations données à l’étape 2. Cette étape est cruciale; les informations à elles seules ne suffisent pas pour aider une personne à grandir en Christ. Aidez les membres à répondre à la question : comment puis-je appliquer à ma vie ce que j’ai appris?

 

Étape 4—Créer: Enfin, encouragez les membres à appliquer la parole suivante:

 

« Mettez la Parole en pratique. Ne soyez pas seulement des auditeurs qui s’abusent eux-mêmes » (Jacques 1:22, BJ). Invitez-les à répondre à la leçon d’une manière pra- tique. Cette étape donne aux membres, individuellement et en groupe, des occasions d’expression de soi et d’exploration créative. Toutes ces activités devraient aider les membres à répondre à la question: par la grâce de Dieu, que puis-je faire de ce que j’ai appris de la leçon de cette semaine?

 

Si les moniteurs utilisent le matériel de chacune de ces quatre étapes, ils toucheront presque chaque membre de leurs classes: ceux qui aiment parler de ce qui se passe dans leur vie, ceux qui veulent plus d’informations sur les textes en cours d’étude, ceux qui veulent savoir comment tout s’applique dans la vie pratique, et ceux qui veulent sortir et appliquer ce qu’ils ont appris.

 

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* 26 Décembre–1er Janvier

 

(page 6 du guide standard)

Crise dans le Ciel





Sabbat aprèS-Midi

 

Étude de la semaine: Esa. 14: 4, 12-15; Ez. 28: 2, 12-19;

 

Jean 12:31; Apo. 12: 7-16; Luc 10: 1-21.

Adventiste

 

du Septieme Jour

 

Verset à mémoriser : « Le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône, et à l’agneau! » (Apocalypse 7:10, LSG).



la base du gouvernement de Dieu se trouve une loi juste, une loi d’amour, une loi sublime assurant le bon- heur de tous les êtres responsables qui s’inclinent avec

 

joie devant ses injonctions. De ses créatures, Dieu demande une soumission intelligente faite d’amour, de confiance et d’admi- ration. Ne pouvant accepter de leur part une obéissance forcée, il leur accorde une entière liberté, condition essentielle d’un service volontaire. » – Ellen G. White, Patriarches et prophètes, p. 12.

 

Aussi longtemps que tous les êtres créés reconnaissaient l’al- légeance d’amour, l’harmonie était parfaite dans tout l’univers. Tout ce qu’il a fallu était un rebelle, et tout a changé. Lucifer pensait qu’il pouvait faire un meilleur travail que Dieu. Il voulait la position de Dieu et le prestige qui l’accompagnait.

 

Sa soif de pouvoir a abouti à une « guerre dans le ciel » (Apocalypse 12: 7). En incitant Adam et Ève à l’arbre interdit en Éden, Satan a amené la guerre sur la terre, et nous avons vécu avec les conséquences depuis lors. Le plan du salut est la voie de Dieu face à la rébellion, pour la restauration de l’ordre et l’har- monie que Satan avait perturbé.



* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 2 Janvier.





27 Décembre



La chute dans le ciel



(page 7 du guide standard)

 

Lisez Ésaïe 14: 4, 12-15. Quelles descriptions du roi de Babylone indiquent qu’il s’agit de quelqu’un de beaucoup plus qu’un simple dirigeant humain?



Aucun roi terrestre n’est tombé du ciel, une vérité qui suggère que les versets 12-15 concernent quelqu’un de plus grand que le roi de Babylone lui-même. En outre, les images de descendre du ciel, d’être dans une position plus élevée que les anges, et de présider l’assemblée sur la montagne dans le nord, sont toutes des descriptions de divinités reconnues dans l’ancien Proche-Orient. Les ambitions de Satan sont clairement exposées ici, dans ce genre de prophétie « double ».

 

Jésus utilise une tactique similaire dans Sa description de la destruc- tion de Jérusalem (Matthieu 24). Bien que les disciples aient posé des questions sur la destruction du temple, dans Sa réponse, Jésus décrit à la fois la destruction de Jérusalem par les Romains en 70 ap. J.C., et la plus grande réalité de la fin du monde. De la même façon, Ésaïe décrit les attributs d’un roi terrestre mais tout en les appliquant à quelque chose de beaucoup plus grand que juste un simple roi humain.

 

Lisez Ézéchiel 28: 2, 12-19. Comment Satan est-il représenté ici?




Ézéchiel 28:13 décrit un être parfait présent dans le « Jardin de Dieu », décoré avec tous les types de pierres précieuses qu’on trouve plus tard sur le pectoral du grand prêtre, et comme un être qui a reçu le mandat en tant que chérubin protecteur au trône de Dieu. L’être parfait, cependant, s’est corrompu lui-même à cause de sa « beauté ».

 

En utilisant des parallèles humains, ces aperçus nous permettent de comprendre les réalités divines. Les prophètes utilisaient ce qui était plus étroitement et plus facilement compréhensible pour expliquer quelque chose qui, en soi, pourrait être plus difficile pour nous de comprendre. Ce qui se passe dans le ciel peut être difficile à saisir pour nous sur la terre, mais nous sommes tous en mesure de comprendre les effets des ambitions politiques flagrantes et destructrices des leaders terrestres. Ésaïe et Ézéchiel nous donnent un aperçu de l’inexplicable transition, à un certain moment dans l’histoire, quand tout ce qui était beau et parfait dans l’ordre de Dieu des choses, fut marqué par l’ambition destructrice.





28 Décembre



Le prince de ce monde



(page 8 du guide standard)

 

Lisez Jean 12:31, 14:30, et 16:11. Pourquoi Jésus appelle-t-Il Satan le prince de ce monde?





Quand Dieu a créé Adam et Ève dans le jardin d’Éden, Il leur a confié la gestion d’Éden (Genèse 2: 8,15), et la prise en charge de toutes les créatures dans les eaux, le ciel, et sur la terre (Genèse 1:26, 28). Quand Adam nommait tous les animaux, il démontrait son intendance sur eux. Habituellement, c’est en ayant autorité sur quelque chose qu’on peut lui donner un nom; donc, en nommant toutes les créatures, Adam démon- trait clairement son statut en tant que dirigeant du monde.

 

Quand Adam a perdu cette domination, Satan a très rapidement rempli le vide. Une partie de la restauration de la race humaine, ren- due possible par le sacrifice de Christ au calvaire, se fera lorsque les rachetés auront le privilège d’Adam et Ève, de régner avec Dieu pour le reste de l’éternité comme des « rois et des prêtres » (Apo. 1: 6; 5:10). Les premiers chapitres du livre de Job nous révèlent toute l’ampleur de la perte d’Adam. Comme nous avons un aperçu de la salle du trône de l’univers, nous pouvons également voir combien la race humaine est

 

devenue subordonnée à la nature depuis la chute.

 

Lisez Job 1: 6, 7 et 2: 1, 2. Pourquoi Satan se présente-t-il à l’assemblée des fils de Dieu, comme faisant des va-et-vient sur la terre?





Faire des « allers et retours » ou « va-et-vient » n’est pas seulement l’acte d’un touriste. Dans l’Écriture, c’est un signe de la propriété. Quand Dieu a donné le territoire à Abraham, Il lui a dit de parcourir  sa longueur et sa largeur (Genèse 13:17), et de même à Moïse et puis Josué (Deut. 11:24, Jos. 1: 3). Satan, en un sens, se vante comme étant

 

« le dieu de ce monde » (2 Cor. 4: 4).

 

L’introduction de Satan dans les deux premiers chapitres de Job est parallèle à ce qui est arrivé dans Genèse 3. Satan introduit le trouble au paradis et laisse alors les victimes humaines souffrir dans son sillage.





29 Décembre

 

La guerre dans le ciel



(page 9 du guide standard)

 

Nous n’avons aucune idée de ce que la guerre dans le ciel signifie; c’est-à-dire, nous ne savons quels genres de combats physiques ont eu lieu au-delà de la réjection de Satan et ses anges. Le fait est que, la Bible ne dit rien sur la suite de ce conflit physique céleste. Par contre, elle traite de ses conséquences spirituelles ici sur terre.

 

Lisez Apocalypse 12: 7-16. Qu’est-ce que cela nous apprend sur le grand conflit quant à son impact dans le ciel et sur la terre?





Notez la manière positive avec laquelle Jean parle de la poursuite de la guerre entre « l’accusateur de nos frères » et les vainqueurs. Il relie ce fait au salut et à la venue du royaume de Dieu  (Apo. 12:10, 11). Ce thème positif est souligné tout au long du chapitre et constitue un aspect important du grand conflit. Le contexte global du chapitre 12 est crucial. Trois grandes menaces y sont décrites, mais chacune est suivie par une délivrance incroyable. Dans une vision effroyable, la lutte entre Christ et Satan et comment tout cela semble être totalement incompa- tible est présentée à Jean.

 

Par exemple, un grand dragon rouge (Satan, Apocalypse 12: 9) s’ap- prête à dévorer un bébé (Jésus) en train de naitre. Quel bébé pouvait survivre à cela? Mais Il a survécu et fut élevé sur le trône de Dieu.

 

Le dragon tente alors de persécuter la mère (un symbole du peuple de Dieu; (voir Apo. 12:13). Comment une mère qui vient de donner nais- sance peut-elle se défendre contre un dragon? Mais elle a également échappé miraculeusement (v. 14).

 

Dans une troisième tentative de détruire les élus de Dieu, le dragon provoque une inondation contre la femme (v. 15). Une femme contre une inondation? Mais, encore une fois, Dieu intervient et la délivre (v. 16).




Le dragon tourne maintenant son attention vers le reste de la semence de la femme. Il est furieux et s’engage dans une guerre contre eux. L’histoire montre clairement comment le peuple de Dieu a été chassé, opprimé, et persécuté au fil des ans. Trop souvent, nous voyons l’im- possibilité de la lutte et nous nous demandons comment les fidèles peuvent-ils survivre, oubliant que l’histoire ne se termine pas là. Elle continue dans Apocalypse 14, où l’on voit la position des fidèles devant le trône de Dieu; donc, eux aussi, ont été délivrés.






Satan expulsé



30 Décembre

 

(page 10 du guide standard)

 

Comme nous l’avons vu, la guerre dans le ciel ne se limitait pas au ciel, elle affectait également la terre. Depuis quelque temps, il semble que Satan (L’« accusateur de nos frères », Apo. 12:10) pouvait encore paraitre devant le trône de Dieu et porter des accusations contre les élus de Dieu. Job est un exemple biblique de ceux qui ont subi cette infamie.



Lisez Luc 10: 1-21. Quel était le sens de la parole de Christ au sujet    de Satan ici?





Avant que Jésus n’envoie les 70, Il leur a demandé de ne prendre ni vêtements de rechange ni argent (Luc 10: 4), et de demander la bénédic- tion de Dieu sur leurs hôtes (v. 5). Il les a avertis qu’ils étaient comme des agneaux marchant au milieu des loups (Luc 10: 3) – lesquels avertis- sements sont reflétés dans Apocalypse 12, où le dragon tente de faire la guerre aux élus de Dieu.

 

Dès leur joyeux retour (Luc 10:17) les disciples signalaient que les démons leur étaient soumis, et cela doit avoir apporté à Jésus une grande joie (Luc 10:21). C’est dans ce contexte que Jésus fait Sa déclaration au sujet de Satan qui tombe comme l’éclair. Il met en garde les disciples contre le fait de fonder leur joie sur leur succès sur les forces démo- niaques. Il leur demande au contraire de se réjouir d’avoir leurs noms écrits dans le ciel (Luc 10:20). Ce rappel met le salut humain à sa place – il appartient à notre Sauveur. C’est Jésus qui a vaincu l’ennemi, pas nous. Cependant, les disciples de Jésus ont eu le privilège de témoigner du salut que Jésus garantit. Cet événement de Luc 10: 17-20 semble lier l’œuvre de témoignage que Jésus confie à Son peuple au pouvoir sur Satan dans ce grand conflit. L’œuvre de témoignage érode le pouvoir que Satan a sur les gens de ce monde et donne à l’humanité l’occasion de

 

reprendre son travail initial d’élargir les frontières du royaume de Dieu. La puissance sur notre adversaire est seulement possible en raison de  la victoire que Jésus a remportée à la croix. Paul affirme que Jésus « a dépouillé les principautés et les puissances et les a données en spectacle à la face du monde, en les trainant dans son cortège triomphal » (Col. 2:15, BJ). En Lui, le peuple de Dieu est triomphant. La mort de Satan est assu- rée. « Le prince de ce monde sera jeté dehors » (Jean 12:31, LSG), il ne calomniera plus jamais le peuple de Dieu. Nous pouvons avec assurance

 

nous réjouir parce que la bataille appartient au Seigneur!





31 Décembre

 

La bataille continue



(page 11 du guide standard)

 

Tout comme le venin d’un serpent venimeux peut continuer de tuer les gens après qu’on l’ait fraichement tué, la morsure de Satan est tou- jours mortelle. Il est vraiment vaincu au calvaire, mais le danger n’est pas encore totalement écarté.



Lisez Jean 16:33. Comment Jésus avertit-Il Ses disciples de la lutte continue contre le mal?





Jésus était clair que Ses disciples n’auraient pas des temps faciles, mais au lieu de se concentrer sur les défis, Il a insisté sur la victoire qu’ils avaient en Lui. En réfléchissant à cette garantie, Paul a assuré aux croyants de Rome que Dieu écrasera bientôt Satan sous leurs pieds (Rom. 16:20). Et Jean a parlé à l’Église des derniers jours de la même chose, que leur victoire était assurée par le sang de l’Agneau (Apocalypse 12:11).



Lisez Hébreux 12: 1, 2. Qui sont les « témoins », et comment ils nous encouragent? Voir Hébreux 11.




Hébreux 11 esquisse rapidement la vie de certains héros célèbres   de la foi. Abel offre un sacrifice parfait, et il n’est pas oublié, même s’il est mort. Énoch a marché constamment avec Dieu, il fut enlevé directement au ciel pour être avec Lui. Noé annonce des événements invisibles et offre le salut à un monde noyé dans le péché. Abraham laisse une grande civilisation pour aller à une terre promise. Sarah donne naissance à un fils promis, même si elle est trop vielle pour avoir un enfant. Moïse choisit de souffrir avec son peuple plutôt que de vivre dans le palais royal. Et Rahab témoigna de la grandeur de Dieu (Jos. 2: 9-11). Ce sont certains de ceux qui forment la grande nuée de témoins dont parle Hébreux 12: 1. Ils ne sont pas des témoins passifs, comme des spectateurs regardent un jeu; au contraire, ils ont témoigné activement que Dieu est fidèle, les soutenant dans toutes les luttes auxquelles ils étaient confrontés. Nous ne sommes pas seuls dans cette grande bataille.






1er Janvier



(page 12 du guide standard)

 

Réflexion avancée: Nous ne savons pas pourquoi le péché a germé dans le cœur de Lucifer. Ellen G. White nous dit qu’« Imperceptiblement, Lucifer se laissa bercer par des pensées ambitieuses » — Patriarches et prophètes, p. 12. Le fait que cela se produisait dans le cœur d’un être parfait révèle d’une manière puissante la réalité du libre arbitre et du libre choix dans le cadre du gouvernement de Dieu. Dieu a créé toutes les créatures intelligentes bonnes; elles étaient des êtres moraux avec un bon moral. Il n’y avait rien qui les poussait vers le mal. Comment, alors, le péché de Lucifer a-t-il surgi? La réponse est qu’il n’y a pas de réponse. Il n’y a aucune excuse pour le péché. Si une excuse pouvait être trouvée, alors Dieu pourrait en fin de compte, être tenu pour responsable. En tant qu’êtres humains, nous sommes habitués aux relations de cause à effet. Mais le péché n’a pas une cause; il n’y a tout simplement aucune raison pour cela. C’est irrationnel et absurde. Lucifer ne pouvait pas justifier ses actions, d’autant plus qu’il était si favorisé par Dieu. D’une certaine manière, cependant, en abusant de son libre arbitre, Lucifer lui-même fut corrompu, et au lieu d’être « porteur de lumière », il est devenu Satan, « l’adversaire ». Bien qu’il y ait beaucoup de choses que nous ne comprenons pas, nous devrions comprendre suffisamment pour savoir exactement quel soin nous devons réserver au don sacré du libre arbitre et du libre choix.

 

Discussion:

 

Ê La jalousie a joué un grand rôle dans la rébellion de Satan contre Dieu. Dans votre propre expérience, quels dommages la jalousie a-t- elle provoqués? Comment pouvons-nous apprendre à lutter contre cette émotion très commune?

 

Ë Méditez davantage sur le don incroyable du libre arbitre et du libre choix. Comment utilisons-nous ces dons chaque jour? Regardez quelques-unes des terribles conséquences de la mauvaise utilisation de ce don. Comment pouvons-nous apprendre à l’utiliser à bon escient?



Ì Réfléchissez au rôle de la loi dans le contexte du libre arbitre et du libre choix. Le simple fait que Dieu ait une loi devrait être un témoignage de la réalité du libre arbitre. Après tout, quel est l’ob- jet d’une loi morale, s’il n’y a de créatures morales qui puissent choisir de la suivre? Méditez plus sur les implications de la loi et ce qu’elles disent à propos de la liberté humaine.



Í Il y a une forte tendance, en particulier dans certaines parties du monde, à rejeter l’idée d’un diable réel. Pourquoi un tel point de vue est-il si opposé, même aux bases les plus élémentaires de la Bible?



Histoire

 

Porteur de lumière à l’Amazonie

 

Le plus long fleuve en Amérique du Sud est l’Amazonie, qui prend sa source aux monts des Andes du Pérou et se jette dans l’Océan Atlantique

 

– une distance de près de 6400 km. Une mission pour atteindre les gens qui y vivent a commencé par les pasteurs Leo et Jessie Halliwell dans les années 1930. Naviguant dans l’Amazonie avec leur bateau en bois fabriqué à la main, le Luzeiro (le « porteur de lumière » en portugais), Halliwell a apporté l’espoir et la guérison à d’innombrables personnes vivant le long de cette célèbre voie navigable. Beaucoup d’histoires mis- sionnaires sont venues des expériences de Halliwell. Aujourd’hui nous voyons l’une des favorites, écrite par Charlotte Ishkanian.

 

Anges sur l’Amazonie

Pasteur Halliwell dirigeait Luzeiro le long de la rivière, tandis que son fils de 15 ans, Jack, regardait dans la jungle en espérant voir un jaguar, le

 

« léopard de la jungle ». Au-dessus, un ara brillant volait en piaillant fort. Puis le moteur du bateau ralentit, et Jack remarqua trois hommes bien habillés navigant dans un canot vers Luzeiro.

 

« Bonjour! » appela un homme. « Pouvez-vous nous remorquer? » Pasteur Halliwell savait que c’était dangereux de remorquer de tels auto-

 

stoppeurs. Mais quelque chose l’a poussé à s’arrêter. « Jette-leur la corde, Jack », dit-il à son fils. Jack jeta la corde aux hommes, et ils l’attachèrent à leur bateau.

 

Deux hommes montèrent à bord et se tinrent à côté du Pasteur Halliwell quand il naviguait jusqu’à la rivière. Soudain, l’un des hommes attrapa la roue et tourna le bateau. Le bateau s’agita et se déplaça brusquement loin de la rive et alla au milieu de la rivière. Le mouvement soudain faillit jeter Jack par-dessus bord!

 

Pasteur Halliwell fixa les eaux qu’ils venaient de traverser. À environ 6 mètres d’où ils s’étaient positionnés se trouvaient les pointes dentelées des centaines de roches, juste sous la surface de l’eau. Si le bateau avait frappé les rochers, il se serait brisé.

 

« Ouf! » s’écria Pasteur Halliwell. « Merci! Vous avez sauvé notre bateau et probablement nos vies! »

 

L’homme sourit mais ne dit rien quand il naviguait à travers les eaux rocheuses. Puis l’homme remit la roue arrière au pasteur Halliwell.

 

« Merci pour le remorquage, monsieur », dit l’homme. « Si vous vous arrêtez, nous pourrons sortir maintenant. »

 

Voilà qui est étrange! Pensait Pasteur Halliwell. Il n’y a aucun signe d’un village à proximité. Néanmoins, il arrêta le bateau, et les deux hommes remontèrent dans leur canot et naviguèrent hors du courant d’eau.

 

« Regardez où ils vont », Leo appelle Jack.

 

« Papa, ils ont disparu! », dit Jack.

 

Leo se détourna de la roue. La rivière était vide. Il n’y avait pas de tournant dans la rivière, aucune ondulation dans l’eau. Les trois hommes et leur bateau avaient disparu.

 

Charlotte Ishkanian, ex-éditrice du rapport missionnaire trimestriel.



Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste.

 

12     Site web: www.AdventistMission.org



comment aires pour les moniteurs





La leçon en bref



Texte clé: Apocalypse 12:7

 

Objectifs:

Savoir: Commencer à comprendre le grand conflit comme une lutte univer- selle entre le bien et le mal.

 

Ressentir:  Ressentir la lutte contre le péché dans sa propre vie et dans  le monde qui l’entoure.

 

Agir: Accepter Christ comme Seigneur afin d’être victorieux contre les forces du mal.



Plan:

  1. Savoir: Le grand conflit et ses conséquences dans notre monde

 

A Comment l’intendance de la terre fut affectée en conséquence de la chute d’Adam et Ève en cédant à la tromperie de Satan?

 

B Qu’est-ce qu’on entend par le fait que Satan soit devenu le prince de ce monde (Jean 12:31)?



  1. Ressentir: La réalité des forces du mal

A Qu’est-ce que l’imagerie des chrétiens comme des brebis parmi les loups, ou comme une femme face à un dragon terrifiant, vous fait sentir à

 

propos de votre propre incapacité face au mal en vous et autour de  vous?

 

B Quels sont les effets de la rébellion de Satan et de la chute subséquente de l’humanité dans le péché?



III. Agir: Obéir à la loi d’amour de Dieu

A En voyant la victoire remportée par Christ, comment cette victoire peut-elle devenir la vôtre dans votre vie quotidienne?

 

B Qu’est-ce que le fait que le péché ait surgi chez un être parfait et dans un environnement parfait nous apprend sur le pouvoir de choix que Dieu

 

a donné aux êtres intelligents?



Résumé: Même si nous ne pouvons jamais comprendre pleinement comment le péché peut naitre chez un être parfait, Dieu a eu la victoire pour nous à travers la mort et la résurrection de Jésus-Christ. Nous sommes invités à accepter le sacrifice expiatoire de Christ, qui seul a le pouvoir de nous sauver des assauts du mal en nous et autour de nous.



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Développement

 

ÉTAPE 1—Motiver

 

Pleins feux sur l’Écriture: Apocalypse 12:7



Concept clé de  croissance spirituelle:  Non seulement il y avait une guerre dans le ciel, mais aussi, Christ a vaincu et est ressuscité victo- rieux par Sa mort sur la croix (Apocalypse 5: 9). Par ce même sang, le peuple de Dieu vainc Satan et ses agents (Apo. 12:11).



Pour les moniteurs: Chaque être humain est impliqué dans une guerre spirituelle. La guerre évoque sans aucun doute différentes images dans nos esprits. La guerre dans le monde antique évoquait des images de soldats blin- dés, des chevaux, des lances, et des flèches. La guerre dans les temps modernes nous fait penser aux chars, à l’artillerie, aux AK-47, ou même aux bombes nucléaires. Nous pensons aux pertes de vies humaines, aux déplacés, et aux pro- priétés détruites. Avec la destruction du paysage et de la vie humaine, la guerre déclenche aussi des émotions annihilantes de l’âme humaine: l’amertume, la haine, et la vengeance.

 

Au centre de toute guerre se trouve un contentieux. Le litige peut concerner des préoccupations territoriales, l’intérêt économique, culturel ou religieux. La guerre dans le ciel, comme décrite par le révélateur, bien que sans artille- rie terrestre, n’est pas pour autant moins intense et féroce. C’est une guerre spirituelle, ayant des dimensions morales et juridiques. Le point de discorde est la loi de Dieu. Satan est non seulement un accusateur de nos frères, mais aussi un accusateur de Dieu. Il a allégué que les lois de Dieu sont injustes et arbitraires. Maintenant, la question doit être réglée dans le champ du conflit cosmique visant l’allégeance humaine. Alors que le diable emploie la tromperie, les fausses déclarations, l’insinuation, la coercition, la destruction, et d’autres armes, l’arme de choix de Christ est l’amour et le sacrifice de soi par amour.

 

Activité ouverture: Partagez les histoires de guerres récentes dans le monde. Ensuite, demandez aux volontaires parmi les membres de votre classe de partager leurs expériences dans leur propre vie ou dans la vie des gens qu’ils connaissent, qui témoignent de la réalité d’une guerre spirituelle. Comment ont-ils surmonté les obstacles et assauts d’une telle guerre?

 

ÉTAPE 2—Explorer

 

Pour les moniteurs: Cette semaine, nous étudions la genèse du grand conflit. L’accent est mis sur le fait que Christ a remporté une victoire décisive sur les forces du mal en notre faveur. Même si Satan continue de terroriser le monde, et bien que nous ne devions pas ignorer ses tentatives meurtrières de tromper et de détruire, il a été vaincu par le biais du sacri- fice expiatoire de Christ sur la croix. Nous allons explorer les passages de l’Écriture qui jettent la lumière sur ce conflit cosmique.

 

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Commentaire biblique

 

  1. La guerre dans le ciel (Relisez Apocalypse 12: 7-13 avec votre classe.)



Nous ne pourrons jamais comprendre pleinement comment le péché a pu germer dans un univers parfait avec des êtres parfaits; c’est, d’abord avec Satan dans le ciel et, par la suite, avec les humains sur la terre. Néanmoins, nous savons que Dieu a doté Sa création intelligente de la liberté de choix. La rébellion de Satan et la désobéissance d’Adam face   à la loi d’amour de Dieu sont des choix délibérés que Satan et Adam ont faits.

 

Apocalypse 12: 7-9 décrit cette première crise, qui a commencé au ciel et s’est propagée à notre monde. Depuis lors, notre monde a été impliqué dans la lutte entre le bien et le mal (Apocalypse 12: 10-13). Les enfants de Dieu sont comme « des agneaux au milieu des loups » (Luc 10: 3) quand ils font face aux forces du mal. Cependant, leur victoire est assurée (Apo. 12:11), parce que Christ a expulsé le diable du ciel (Luc 10:18), et est éga- lement venu sur la terre pour vaincre définitivement Satan, l’usurpateur de Son territoire.

 

Discussion:

Ê Supposons que quelqu’un dise: « Eh bien, je suis neutre; je ne suis ni du côté de Satan ni du côté de Christ ». Quel est le problème avec ce type de pensée?

 

Ë Qu’est-ce que l’imagerie des agneaux au milieu des loups (Luc 10:3) suggère au sujet de la capacité humaine à résister à la tromperie satanique?



  1.  La chute de Satan décrite (Relisez Ésaïe 14: 4, 12-15 et Ézéchiel 28: 2, 12-19 avec la classe.)



Il est clair que le personnage décrit dans Ésaïe 14 et Ézéchiel 28 représente quelqu’un de plus grand que les rois de Babylone et de Tyr. Ces passages vont au-delà de ces rois humains pour dépeindre la chute du personnage communément appelé « astre brillant, fils de l’aurore » (LSG) ou « étoile du matin, fils de l’aurore » (BJ), ou « Lucifer, fils de l’aurore » (OR) et selon plusieurs traductions modernes pour l’hébreu hêlēl ben-shāḥar dans Ésaïe 14:12.

 

Lucifer était au début un être exceptionnel, pur et désintéressé. En





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tant que « sceau de la perfection », il était sage, beau et irréprochable dans ses actions depuis le jour de sa création (à noter qu’il était un être créé). Selon Ézéchiel 28:13, sa demeure était « en Éden, le jardin de Dieu » (LSG). La Septante (LXX), qui est la traduction grecque de l’Ancien Testament, met la lumière sur cette expression, « Éden, le jardin de Dieu », comme on peut lire:

 

« tu étais placé dans la splendeur du Paradis de Dieu » (une traduction de l’au- teur). Notre mot « paradis » en français, est du grec paradeisos, qui fait réfé- rence à un lieu de « béatitude » (Luc 23:43 comparer, 2 Cor. 12: 4, Apo. 2: 7). Lucifer occupait la place la plus exaltée que tout être créé pouvait désirer sur la sainte montagne de Dieu, entouré de luxe et de richesse. La forme ver- bale d’Ézéchiel 28:14 représente Lucifer comme celui qui se promène çà et là parmi les « pierres de feu ». L’expression « marcher çà et là » ou « faire les va-et-vient », ou « roder et flâner » (BJ), (en hébreu, hithhallāktā) rappelle l’histoire de Job, sur ce que Satan a dit qu’il faisait sur la terre (Job 1: 7). Du livre de Job, nous savons que Satan se fait passer pour être le leader de la terre. Toutefois, en tant que résultat de l’orgueil (Ézéchiel 28:17; Ézéchiel 28: 2 6), il se délectait de sa position privilégiée (le don du pouvoir qui lui est assigné est allé directement à l’esprit et souillé son cœur); il a commencé à penser à lui-même plus fortement qu’il ne l’était en réalité. Corrompre la sagesse (shiḥḥat ḥokmāh, Ez. 28:17) suggère que Lucifer réduisait ses capa-

 

cités intellectuelles vers le mal, et il pécha.

 

Apocalypse 12: 7, tout comme Ézéchiel 28:15, 16, 17, décrit l’expulsion de Satan du ciel. Il est venu à notre monde et a arraché la domination des mains d’Adam et Ève. Satan devint alors le prince de ce monde (Jean 12:31; 14:30; 16:11 et; Job 1: 6, 7; 2: 1, 2). Mais Dieu n’a pas abandonné les êtres humains à leur sort. Dieu leur a annoncé la bonne nouvelle du salut. L’humanité devrait être du côté de Dieu plutôt que du diable. Dieu a mis l’inimitié entre Satan et le germe promis de la femme (Genèse 3:15), qui est Christ. C’est là notre espoir dans le conflit cosmique entre le bien et le mal.



Considérez ceci: Pourquoi est-il exact de dire que le personnage décrit dans Ésaïe et Ézéchiel est surnaturel et va au-delà d’une représentation des rois litté- raux de Babylone et de Tyr?

 

ÉTAPE 3—Appliquer

 

Pour les moniteurs: La chute de Satan, et par la suite, celle d’Adam et Ève implique l’exercice du libre arbitre. En encourageant les membres à appliquer les principes de la leçon de cette semaine à leur vie, il est essentiel de souligner l’importance de l’utilisation correcte de nos facultés intellectuelles pour faire les bons choix.

Application:

 

Ê Étant donné que les êtres humains déchus ont encore la liberté de choisir, comment pouvez-vous mieux faire usage de ce pouvoir?



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Ë Si nous notons les caractéristiques de la rébellion de Satan, comment ces désirs, ses ambitions, ses jalousies, et ses pensées se manifestent-ils dans la vie des êtres humains, y compris les croyants?




Ì Comment la façon dont Satan a progressivement glissé dans la rébellion est liée au processus par lequel nous abandonnons notre foi en Christ?




Í Comment pouvons-nous, en tant que chrétiens, vivre pleinement en ayant conscience des complots implacables de Satan pour tromper et détruire, et en n’ayant pas peur de ce que cette conscience peut engendrer?




Î Que pouvez-vous faire cette semaine qui puisse vous aider et ceux qui vous entourent à surmonter les avances de Satan?




Activité: Demandez aux membres de votre classe de citer des preuves ou de relater des expériences qui enseignent que tous les êtres humains souffrent des conséquences de la chute.

 

ÉTAPE 4—Créer

 

Pour les moniteurs: Aidez les membres de votre classe à réflé- chir sur les implications de leur liberté de choix (que ce soit la bonne ou la mauvaise utilisation). Du don de la liberté vient la responsabilité. Aidez aussi les membres à réfléchir sur les dangers de l’orgueil, souvent comme un résultat d’un certain talent qu’ils peuvent avoir. Dans ces circonstances, comment les talents que Dieu nous a donnés peuvent-ils devenir un danger? Chacun de ces deux thèmes, la liberté de choix et les dangers de l’orgueil, peuvent former la base des sketchs pour favoriser la compréhension chez les membres.

 

Activité: Demandez aux membres de réfléchir sur  un sketch qui dépeint l’exercice de la liberté de choix. Un exemple est de dépeindre   un jeune adolescent qui ne veut plus être lié par les « il faut » et « il ne faut pas » des parents.

 

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* 2–8 Janvier

 

Crise en Éden



(page 14 du guide standard)












Sabbat aprèS-Midi

 

Étude de la semaine: Gen. 1:28; Rom. 8:17; Matt. 6:26; Gen.

 

2:15–17; 3:1–7, 10–19.

 

Regardez quelques-uns de ceux qui sont mentionnés dans Hébreux

 

  1. Qui étaient-ils, et comment ils étaient? Quel encouragement pouvez-vous tirer du fait qu’ils ne sont pas des êtres humains sans faille et sans faute, mais que c’étaient des gens avec des craintes, des passions et des faiblesses, juste comme nous tous aujourd’hui?

 

Verset à mémoriser:  « Je mettrai inimitié  entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité: celle-ci t’écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon. » (Genèse 3:15, LSG).



près la création du monde, Dieu a déclaré que tout était « Très bon » (Genèse 1:31). Cependant, il est évident maintenant que tout dans le monde n’est pas « très bon ». Malgré divers –ismes

 

et des idéologies qui, au fil des siècles, ont essayé de rendre les choses bonnes, notre monde continue vers le chaos, l’insécurité, la violence, la guerre, la pollution, l’oppression et l’exploitation. Si le XXe siècle  a commencé avec toutes sortes d’optimisme quant à l’avenir et ce que les humains pouvaient faire pour améliorer l’avenir, le XXIe siècle a certainement perdu l’optimisme et avec de bonnes raisons.

 

Comment sommes-nous arrivés à cette situation? La réponse se trouve dans le grand conflit, qui, bien que commencé dans le ciel, est malheureusement venu sur la terre, et assez tôt dans l’histoire de la terre.

 

Cette semaine, nous allons voir comment Satan a été en mesure d’exploiter la liberté humaine et, par conséquent, commencer la dévas- tation que nous expérimentons tous, même aujourd’hui. L’histoire de la chute reste un puissant rappel que notre seule sécurité en tant qu’êtres humains existe non seulement en croyant en ce que Dieu nous dit, mais aussi, et plus important encore, dans l’obéissance à ce qu’Il nous dit.

 

* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 9 Janvier





3 Janvier

 

Trois bénédictions



(page 15 du guide standard)

 

Dans le contexte de la création, l’expression « et Dieu vit que cela était bon » apparait sept fois dans Genèse 1: la lumière (Gen. 1: 4); la terre ferme et la mer (Gen. 1:10); les plantes portant de la semence et des arbres fruitiers donnant du fruit (Gen. 1:12); le soleil, la lune et les étoiles (Gen. 1:16); les mers grouillant de poissons et les cieux remplis d’oi- seaux (Gen. 1:21); et les bêtes, le bétail et les reptiles (Gen. 1:25). Enfin, lorsque l’œuvre de Dieu est terminée, nous avons la phrase: « Dieu vit tout ce qu’il avait fait et voici, cela était très bon » (Gen. 1:31, LSG).

 

Tout en déclarant tout ce qu’Il a créé de « très bon », Dieu est allé plus loin et « bénit » Sa création dans trois domaines spécifiques.

 

Tout d’abord, Il a béni les créatures de la mer et les oiseaux. Il les a encouragés ainsi: « Soyez féconds, multipliez, et remplissez les eaux des mers; et que les oiseaux multiplient sur la terre. » (Gen. 1:22, LSG). Deuxièmement, quand Adam et Ève furent créés, Dieu les bénit aussi, avec un encouragement similaire: « Soyez féconds, multipliez, remplis- sez la terre » (Gen. 1:28, LSG).



Lisez Genèse 1:22, 28. Les deux bénédictions commencent de la même manière, mais quel supplément est ajouté pour Adam et Ève?





Les humains partagent avec les poissons et les oiseaux l’encouragement divin d’être féconds et de multiplier, mais la différence vient quand Adam et Ève ont reçu la responsabilité de prendre soin de la terre et de toutes ses créatures.  Ici, nous voyons un aperçu de l’importance d’être créé à l’image de Dieu. Le créateur a invité nos premiers parents à être Ses corégents, pour respecter et prendre soin de tout le monde créé (voir Rom 8:17; Hébreux 1: 2, 3). La troisième bénédiction donnée dans le récit de la création est le sabbat du septième jour (Genèse 2: 3). Voici une confir- mation supplémentaire que les gens sont beaucoup plus que de simples animaux; ils ont été créés pour jouir de la communion avec le créateur, ce que ne peuvent les autres créatures. Ici, nous voyons la preuve indubitable de la place spéciale qui a été donnée aux humains dans la création. Jésus a souligné ce point: « Regardez les oiseaux du ciel: ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n’amassent rien dans des greniers; et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux? » (Matt. 6:26, LSG). Sans dévaloriser les autres créatures, Il a précisé que les humains sont uniques et spéciaux sur la terre.





4 Janvier

 

Le test sur l’arbre



(page 16 du guide standard)

 

Dieu a tout créé par une série de séparations définissant clairement les limites: la lumière et l’obscurité, les eaux en-dessus et les eaux en-dessous, la terre et la mer, la nuit et le jour, les créatures selon   leur espèce, une journée séparée des autres, une femme séparée d’un homme, et un ensemble d’arbres séparés des autres.

 

Lisez Genèse 1: 4, 6, 7, 14, 18, 21, 24, 25. Pourquoi est-il important que les limites soient clairement définies avant même la création des êtres humains?





De la même manière que Dieu a formé l’homme, la bête et les oiseaux de la terre (Gen. 2: 7, 19), Il a aussi fait « pousser du sol »    de beaux arbres avec de délicieux fruits. (Genèse 2: 8, 9). Dieu a éga- lement choisi une partie spéciale de la terre dans laquelle Il a planté  un jardin. Nous pouvons seulement essayer d’imaginer sa beauté; les magnifiques jardins que nous voyons aujourd’hui ne sont sûrement qu’une réflexion de ce qu’Éden doit avoir été. Au milieu de ce jardin spécial planté en Éden (séparé du reste du monde), il y avait deux arbres – l’arbre de vie et l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Le fruit du deuxième arbre ne pouvait être mangé, sinon, il aurait des conséquences graves (Genèse 2:17).



Lisez Genèse 2: 15-17. Comment l’idée de la séparation est révélée ici, dans ce test d’obéissance d’Adam et Ève à Dieu?




La division est claire et concrète: manger de tous les autres arbres, mais pas de celui-ci, qui est distinct des autres. Il n’y avait rien d’am- bigu dans les paroles de Dieu. Adam et Ève ont été créés des êtres moraux, et la morale ne peut pas exister sans la liberté. Voilà un test pour voir ce qu’ils allaient faire de cette liberté. « La défense de man- ger de l’arbre de la connaissance avait pour but de servir de pierre de touche à l’obéissance du premier couple, et partant à son amour pour Dieu. C’était la seule restriction mise à la jouissance de tout ce qu’il   y avait dans le Paradis. Mais la désobéissance dans ce seul cas suffira pour les exposer à la peine du péché. » – Ellen G. White, Patriarches et prophètes, p. 31.






5 Janvier

 

La chute: première partie



(page 17 du guide standard)

 

Décrit comme plus « rusé » que tout autre animal (Gen. 3: 1), le serpent est devenu un symbole puissant à travers l’histoire de la Bible. Moïse a levé un serpent d’airain sur un poteau pour empêcher les gens de mourir d’une peste des serpents mortels pendant l’exode (Nombres 21: 5-9). Le même serpent d’airain est devenu un objet d’idolâtrie et de pratique occulte, et il fut détruit par le roi Ézéchias, environ sept cents ans plus tard (2 Rois 18: 4). Dans le livre d’Apocalypse, le « serpent ancien » est clairement identifié comme « le diable ou Satan » (Apo. 12: 9).

 

Lisez Genèse 3: 1-5. Quelle tactique Satan a-t-il utilisée dans sa tenta- tion pour tromper Ève?





Les premières paroles prononcées par le serpent étaient des mots de cynisme et de doute: « Dieu a-t-il réellement dit…? » (Genèse 3: 1, LSG). Au lieu qu’Ève s’inquiète pourquoi un serpent lui parlait, elle fut immédiatement attirée dans les railleries qui détruisent la foi. Quand Satan a demandé : « Dieu a-t-il réellement dit: Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin? » (Genèse 3: 1, LSG), l’implication (sur la base de la langue d’origine) était que Dieu leur a interdit de manger de tous les arbres, or en fait, ce n’était pas ce que Dieu leur avait interdit. Le caractère de Dieu est remis en question ici. Ceci est une attaque directe contre Lui. Le serpent doit avoir confondu Ève, parce que sa réponse ajoute un détail que, selon le récit biblique, Dieu n’avait pas donné: « Nous mangeons du fruit des arbres du jardin. Mais quant au fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit: Vous n’en man- gerez point et vous n’y toucherez point, de peur que vous ne mouriez » (Genèse 3: 2, 3, LSG; ce qui est ajouté est en italique; cf. Gen. 2:17).

 

La partie concernant le fait de ne pas toucher, elle l’a ajouté peut-être dans sa propre confusion.

 

Le succès de Satan jusqu’à ce point lui donna plus d’audace; alors, il défia directement l’autorité de Dieu: « Vous ne mourrez point » (Genèse 3: 4, LSG). Le fait que lui, étant dans l’arbre, touchait les fruits en étant en vie, a rendu ses déclarations crédibles. Il jeta ensuite dans la dernière pensée: « Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. » (Gen. 3: 5, LSG). Le tentateur faisait apparaitre que Dieu était non seulement malhonnête, mais aussi, Il leur cachait quelque chose de bien.






6 Janvier

 

La chute: deuxième partie



(page 18 du guide standard)

 

Quand Dieu a décidé de créer Adam et Ève, Il a déclaré qu’ils sont faits à l’image de Dieu et selon Sa ressemblance (Gen. 1:26). L’appât sur le « crochet » du tentateur était que s’ils mangeaient le fruit défendu, ils deviendraient « comme Dieu ». La réalité est qu’ils étaient déjà comme Dieu. Ils avaient été créés à Son image, mais la triste réa- lité est que dans la chaleur de la tentation, ils ont perdu de vue cette vérité sacrée.

 

En outre, Dieu était le fournisseur de leur nourriture à l’origine, mais une partie de la rébellion impliquait qu’Adam et Ève aient choisi quelque chose à manger en dehors de ce que Dieu a donné. Ce serait comme avoir été invité chez quelqu’un pour un repas et, au lieu de manger de sa table, vous allez à son armoire ou à son réfrigérateur et vous prenez quelque chose qui vous attire. Non seulement cela serait une insulte à vos hôtes, mais aussi, cela montrerait également que vous ne valorisez pas votre relation avec eux.

 

Lisez Genèse 3: 4-7. Le tentateur avait assuré Ève qu’en mangeant le fruit, ses yeux seraient ouverts. Qu’est-ce qu’Adam et Ève voient quand leurs yeux étaient ouverts, et que symbolise la nouvelle vue?






Ève était submergée par ses sens (Genèse 3: 6). L’arbre était beau, et quand elle a mordu de ses dents dans un morceau de fruit, Ève s’imagi- nait entrer dans un état supérieur d’existence. Quand elle a partagé son expérience avec Adam, oui, leurs yeux ont été ouverts (Genèse 3: 7), mais ils étaient gênés par ce qu’ils voyaient.

 

Un problème majeur ici est le rejet de Dieu, en tant que fournisseur de toute bonne chose, et en choisissant à la place une solution artificielle au besoin humain (dans ce cas, le désir de manger). Dieu avait déjà assuré Adam et Ève leur nourriture et avait fourni le menu. Leur consommation de l’arbre interdit était un mouvement en dehors de cette disposition et montrait un manque de confiance qui ne se justifiait pas, surtout compte tenu de leurs circonstances particulières.





7 Janvier

 

Les conséquences



(page 19 du guide standard)

 

Nous serons dans l’éternité avant de comprendre parfaitement le dommage causé par cet incident sur l’arbre. Tout ce que Dieu a fait lors de la semaine de la création a commencé à se désagréger. Les relations que Dieu avait établies furent fracturées: entre les humains et Dieu (ils se sont cachés de Lui), entre eux-mêmes (Adam a blâmé Ève pour sa faute), et entre les humains et l’environnement (le serpent est devenu un ennemi; le sol produira maintenant des épines et des chardons et ne fournira d’aliment qu’après beaucoup de travail humain).

 

Lisez Genèse 3: 10-19. Qu’est-ce que les excuses d’Adam et Ève révèlent-elles sur comment ils étaient déjà devenus endommagés?





Remarquez comment Dieu a traité avec ces excuses. Avant que Dieu ne puisse les racheter, Adam et Ève ont dû admettre la responsabilité de ce qu’ils avaient fait; alors Dieu leur a expliqué attentivement les résultats de leurs propres actions. Mais d’abord, le serpent fut maudit et condamné à manger de la poussière, à être détesté par la femme, et  à être écrasé à la tête (Genèse 3:14, 15).

 

Alors le Seigneur dit à Ève qu’elle éprouvera une grande douleur    à l’accouchement (Genèse 3:16). Adam, quant à lui, allait trouver sa nourriture par le labeur et la sueur plutôt que de vivre comme un roi (Genèse 3: 17-19).

 

Adam et Ève étaient maintenant confrontés au choix: continuer dans la rébellion ou retourner à Dieu. Accepter la responsabilité de leur péché était la première étape de leur retour à Dieu, mais même cette reconnaissance ne suffit pas à résoudre le problème causé par le péché à l’humanité.

 

Il devait y avoir une autre façon d’assurer l’avenir de la race humaine. Donc, Dieu a pourvu un animal en sacrifice pour pointer vers un Sauveur (Genèse 3:21). C’était une créature, un serpent, qui avait introduit leur péché, la perte, et les relations brisées; ce serait une créature, un agneau, qui pointerait au Libérateur, qui permettrait d’as- surer la restauration, la réconciliation, et un avenir (cf. Genèse 3:15). Cependant, plutôt que d’être des régents qui dominent la terre, Adam et Ève étaient dépendants maintenant de la terre et l’un à l’autre que jamais auparavant. « Adam avait régné sur les créatures inférieures et, aussi longtemps qu’il était resté fidèle à Dieu, la nature entière avait reconnu son autorité; mais par sa désobéissance, il perdit cette domina-

 

Satan a mélangé la vérité avec le mensonge. Quelles sont certaines des choses que les gens croient être un mélange de vérité et d’er- reur? Pourquoi est-ce toujours un mélange mortel, en particulier en termes de théologie?

 

tion. » – Ellen G. White, Éducation, pp. 30, 31.





8 Janvier

 

(page 20 du guide standard)

 

Réflexion avancée:  Bien que nous soyons  très loin de l’Éden, à partir de la création originelle, il y a encore tellement de choses dans la création qui nous parle de la bonté de Dieu. Regardez tout autour: nous pouvons voir non seulement une incroyable beauté, mais aussi une merveilleuse œuvre architecturale, qui témoignent de notre créa- teur d’amour. Par exemple, pensez aux choses telles que les pommes, les oranges, les mandarines, les fraises, les bleuets, les avocats, les tomates, les citrons, les limes, les pastèques, les amandes, les noix    de pécan, les poires, les prunes, les carottes, les pois, les bananes, les ananas, le brocoli, le chou frisé, choux de Bruxelles, les oignons, les framboises, les cerises, le céleri, la papaye, l’aubergine, la rhubarbe, les épinards, les melons, et ainsi de suite. Est-ce juste par hasard que toutes ces choses sont si savoureuses (bien que certaines personnes n’aiment pas les choux de Bruxelles!), donc bonnes pour nous, et arrivent à pous- ser, à se développer en portant leurs propres semences? Bien sûr que non. Ce n’est pas tout le monde qui a accès à ces bontés, cependant, et il y a des inondations, des pestes et des famines, et les gens qui ont faim. C’est-à-dire, bien sûr, cela témoigne de combien endommagé notre monde est devenu à cause du péché. Mais si nous pouvons, un moment, se voir « au-delà » des dégâts dans la création pour juste voir la création elle-même, oh! Quel puissant témoignage de l’amour de Dieu. Nous devons juste retenir ceci: l’espoir n’est pas la création elle-même, mais seulement dans le créateur Lui-même.




Discussion:



Histoire

 

Un rêve devenu réalité: première partie

 

Depuis qu’elle était une petite fille, Samantha aimait écouter les passionnantes his- toires de Luzeiro, le bateau missionnaire. Fascinée, elle imaginait ce que cela pouvait être de travailler comme missionnaire le long de l’Amazonie, tout comme Leo et Jessie Halliwell. Elle ne savait pas qu’un jour son rêve se réaliserait.

 

Après son baccalauréat, Samantha s’inscrivit à un programme de formation des infirmiers à l’Université d’État de l’ouest Paraná au sud du Brésil. Une fois là, elle faisait face à un défi parce que certains cours avaient lieu le jour du sabbat.

 

Même si elle pouvait prendre les cours sur des jours alternés, cela signifiait de rester à l’école une année supplémentaire. En fin de compte, cependant, les choses ont marché pour le mieux.

 

À la fin de son expérience universitaire, Samantha avait beaucoup d’opportunités d’emplois, mais son cœur était dans la mission. Lorsqu’une invitation est venue, offrant la possibilité d’être missionnaire bénévole pendant un an dans la région amazo- nienne au nord du Brésil, Samantha envisagea sérieusement la possibilité.

 

« Jésus », priait-elle, « si Tu veux que j’aille, s’il Te plait, ouvre toutes les portes pour moi. Je ne sais que faire, mais si Tu veux que j’aille à l’Amazonie, je vais y aller. »

 

Après sa prière, les portes ont commencé à s’ouvrir rapidement. « On m’a donné de l’argent pour les billets, et les gens me donnaient tout ce qu’il fallait. Le désir de mon cœur devint plus fort, et je sus que Jésus avait un plan pour moi. »

 

Bientôt, Samantha était au cœur de la région amazonienne, la formation avec Salva Vidas, une organisation de soutien à la Mission adventiste qui enseigne aux bénévoles comment travailler dans les jungles en utilisant l’évangélisation de la santé et en donnant des études bibliques. Après trois mois, le coordinateur du projet approcha Samantha: « J’ai une place pour vous, et c’est dans un petit village, et vous serez une infirmière sur le Luzeiro. »

 

Samantha pouvait à peine croire à la nouvelle. « J’étais si heureuse! », Se sou- vient-elle.

 

« Ici, je peux utiliser mes compétences en soins infirmiers tout le temps. Les gens sont très simples, avec des problèmes simples, et je peux les aider. C’est exactement ce que je veux faire – éduquer les gens qui n’ont pas de connaissances sur la santé. Je reçois pour aider, et je suis tellement heureuse! »

 

En tant qu’une infirmière de Luzeiro, Samantha travaille maintenant avec ADRA (Agence de Développement et de Secours Adventiste) et est basée dans un village où elle gère une petite clinique. Chaque semaine, elle voyage à bord du Luzeiro XXVI pour visiter de nombreux villages le long de l’Amazonie, et en fournissant le seul soin de santé disponible à des milliers de gens.

 

Que ce soit sur le Luzeiro ou dans la clinique du village, Samantha se heurte souvent aux situations où elle ne connait que Dieu qui puisse aider. Plusieurs fois, elle a vu Son intervention directe pour sauver des vies.

 

Tôt un soir, Samantha regardait un petit bateau se diriger vers la rive.

 

Dès l’arrivée du bateau, un homme sauta, tenant sa main ensanglanté dans des bandages.

 

Rapidement, Samantha déballa le tissu et trouva des doigts et la paume mutilés.

 

À suivre …




Ê En tant qu’êtres  humains, nous n’étions  jamais destinés à mourir. La mort est une aberration, quelque chose que les humains n’auraient jamais connue ou expérimentée. Par consé- quent, l’horreur universelle de la mort que nous ressentons tous est, sans aucun doute, un vestige de ce que nous avons pris avec nous à partir de l’Éden. Insistez sur toutes les promesses qui nous sont données dans la Bible sur la vie éternelle. Comment peuvent- elles nous aider à faire face au terrible traumatisme de la mort maintenant?



Ë Quelles parties du monde créé vous parle d’une manière puis- sante sur la réalité de Dieu et de Son amour?



Ì Relisez Genèse 3 sur comment Adam et Ève ont commencé à justifier leur péché. Pourquoi est-ce si facile de le faire? Comment cherchons-nous à faire la même  chose? Autrement dit, combien de fois accusons-nous l’hérédité, l’environnement, ou d’autres personnes d’être la cause de nos erreurs? Comment pouvons-nous sortir de cet état d’esprit dangereux et prendre notre responsabilité devant nos actions?

 

Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org



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La leçon en bref



Texte clé: Genèse 3:15, 21

 

Objectifs:

Savoir: Examiner le récit biblique de la chute.

 

Ressentir: Apprécier son statut comme un héritier des richesses de Dieu en Christ.

 

Agir: Jouer un rôle dans la réduction de la souffrance dans le monde.

 

Plan:

  1. Savoir: La restauration complète en Christ

 

A Quelles sont les implications de l’acte d’Adam et Ève en mangeant le fruit défendu?

 

B En cédant à la tromperie de Satan, Adam et Ève ont trahi leur relation avec Dieu. Quelles étaient les autres conséquences de leur action?

 

C Dans quelle mesure le monde tel que nous le voyons aujourd’hui reflète-t-il la création originelle de Dieu?

 

D Qu’est-ce qui fait de Genèse 3:15 une bonne nouvelle?

 

  1. Ressentir: Reconnaitre à la fois les puissances de séduction et de restauration

A Pourquoi est-il important de reconnaitre la puissance de séduction, le problème de la chute, et les conséquences que cela apporte, y compris la maladie et la mort?

 

B Comment le sacrifice de Christ affecte-t-il les relations humaines rompues?

 

C En ce qui concerne le soin de la création, quelle responsabilité est placée sur ceux qui ont l’expérience de la paix qui vient du fait de savoir que Christ a pardonné leurs péchés et les a restaurés comme cohéritiers de

 

la richesse de Dieu? Discutez.



III. Agir: Vivre les relations restaurées

A De quelle manière Dieu veut-Il que vous Lui obéissiez dans votre vie? B Comment pouvez-vous assister une famille en deuil qui vient d’expé- rimenter la réalité de la mort?



Résumé: En Christ, nous sommes les héritiers de la richesse de Dieu. Jusqu’à ce que nous recevions notre héritage complet, nous avons le privilège de profiter de la création de Dieu et de servir en tant qu’intendants en prenant soin de l’environnement.



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Développement

 

ÉTAPE 1—Motiver

 

Pleins feux sur l’Écriture: Genèse 3:15

 

Concept clé de croissance spirituelle: En annonçant l’inimitié entre le serpent et la femme, Dieu annonçait le plan du salut, qui apporte de l’espoir pour nous tous.

 

Pour les moniteurs: Conduisez les membres de la classe à discuter du sens du salut pour eux personnellement, en permettant à chaque membre de faire un bref témoignage de son expérience de conversion, si le temps le permet.

Activité d’ouverture: Que deux à trois membres de la classe par- tagent quelque chose sur ce que signifie le salut pour eux, ou ce que cela signifie d’être en inimitié avec le diable. Choisissez un hymne dans les Hymnes et Louanges qui illustre l’expérience du salut.



Considérez ceci: Bien que Dieu ait déclaré le diable comme étant l’ennemi, pourquoi de nombreux êtres humains agissent-ils toujours comme si c’est Dieu qui est l’ennemi?

 

ÉTAPE 2—Explorer

 

Pour les moniteurs: Cette semaine, nous passons en revue ce qui est communément appelé la chute (d’Adam et Ève dans le péché), ses conséquences tragiques, et l’intervention de Dieu depuis l’origine. Nous verrons que, aussi chaotique que notre monde soit, le plan du salut de Dieu est suffisant pour nous restaurer à notre premier état.

Commentaire biblique

 

  1. L’entrée du péché dans le monde (Relisez Genèse 3: 1-7 avec votre classe.)

 

Le péché est entré dans notre monde quand Ève, puis Adam, ont mangé pour la première fois le fruit de l’arbre interdit par Dieu (Gen. 2:16, 17). Les résultats qui en ont découlé sont la mort, le chaos, la souffrance, la douleur, la maladie et le désespoir.

 

Mais ce qui est en jeu dans Genèse 3: 1-7 est plus que juste la consommation d’un fruit. Dans son interrogatoire à Ève, le diable conteste à la fois le caractère et l’autorité de Dieu. Le diable a ensuite l’audace de dire que les conséquences énoncées par Dieu ne sont pas vraies. « Vous ne mourrez point » (Genèse. 3:4, LSG). En affirmant que

 

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Dieu a voulu empêcher Adam et Ève d’être « Comme Dieu » (Genèse 3: 5, LSG), le diable contredit ce que Dieu avait explicitement indiqué dans Genèse 1:26. L’humanité était formée à l’image de Dieu et à Sa « res- semblance ». Par conséquent, l’insinuation comme quoi, Dieu ne voulait pas qu’Adam et Ève soient comme Celui à l’image de qui ils étaient faits aurait dû alerter nos premiers parents des sophismes de Satan.

 

Dans cet épisode, nous pouvons voir clairement l’anatomie de la séduction. La duperie, dans ce contexte, se réfère à une personne qui est conduite à ignorer une grande partie de ce qu’elle sait déjà en chutant sous la funeste influence des paroles tordues, réarrangées, ajoutées, ou omises. Trompée, la victime se comporte d’une manière  irrationnelle. Par exemple, Ève vit que l’arbre de la connaissance du bien et du mal était agréable à la vue et bon pour la nourriture (Genèse 3: 6), alors qu’en réalité, tous les arbres du jardin étaient « agréables à voir, et bons à manger » (Genèse 2: 9). En fin de compte, en cédant au mensonge du diable, Adam et Ève doutaient de la capacité de Dieu à fournir de la nourriture, ainsi que de Son droit à être Dieu.



Considérez ceci: Pensez à la puissance de séduction. Comment pou- vons-nous éviter les choses qui semblent nous maitriser, même si nous savons qu’elles sont trompeuses?

 

  1. Les conséquences de la chute (Relisez Genèse 3: 16-19 avec votre classe.)



Dans Genèse 3: 16-19, Dieu prononce les conséquences de la chute   en ce qui concerne Adam et Ève. Premièrement, en commençant par Ève, le processus de l’accouchement sera douloureux. Deuxièmement, son désir se portera sur son mari, et troisièmement, il dominera sur elle (Gen 3,16).

 

En conséquence de la désobéissance d’Adam, d’abord, la terre sera maudite, exigeant un travail accéléré afin que la terre ne donne  ses fruits. Deuxièmement, Adam (dont le nom est lié au mot hébreu pour

 

« sol » Adamah), retournera à la poussière, car il est poussière (Genèse 3:19). Dieu n’avait-Il pas averti que « le jour où tu en [le fruit] mange- ras, tu mourras » (Genèse 2:17, LSG)?

 

Il est important de noter que dans les arrêts prononcés après la chute, seul le diable est maudit directement par Dieu (Genèse 3:14). Il n’y          a aucune malédiction explicite à l’égard d’Adam et Ève. Dans le cas d’Adam, par exemple, le mot « malédiction » est utilisé en référence seulement à la terre (Genèse 3:17, de l’hébreu, ’ărûrāh), bien que ce   soit à cause de la désobéissance d’Adam. Peut-être, dans ce contexte, il est préférable de lire les déclarations contre Adam et Ève, non comme des malédictions, mais comme l’intervention corrective et d’atténuation de Dieu, instituée afin de répondre aux besoins des humains dans leur condition déchue.



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Discussion: Le labeur accru imposé à Adam était-il une bénédiction ou une malédiction? Discutez de votre réponse à la lumière de la déclaration suivante d’Ellen G. White: « Mais la vie de labeur et de soucis qui devait être désormais le lot de l’homme, cachait en réalité une pensée d’amour. Elle constitue une discipline rendue nécessaire à la nature humaine. Elle doit servir à brider ses appétits et ses passions, et l’aider ainsi à se maitriser. Elle entre dans le grand plan de Dieu pour racheter l’homme de la dégradation et de la ruine. » Patriarches et prophètes, p. 37.

 

III.  L’annonce du plan du salut (Relisez Genèse 3:15, 21 avec votre classe.)



Genèse 3:15 a été populairement appelé le premier évangile (Protoevangelium). En condamnant l’action du serpent, Dieu a déclaré Satan ennemi de la race humaine (Genèse 3:15), pas un ami. Ce texte annonce la venue de Celui (Christ) qui vaincra le diable. En outre, dans le verset 21, Dieu prend l’initiative de vêtir Adam et Ève. Ensemble, la Semence promise de la femme (3:15) et le sacrifice de l’animal, dont la peau a été utilisée pour revêtir Adam et Ève pour couvrir leur nudité (3 :21), pointent à Christ. Il est l’« Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » (Jean 1:29, LSG), dont la justice est comptabilisée au nom de chaque croyant.



Considérez ceci: Comment une bonne compréhension de la chute, du pouvoir trompeur du péché et de ses extrêmes conséquences, nous permet de mieux voir l’annonce du plan du salut comme une bonne nouvelle?

 

ÉTAPE 3—Appliquer

 

Pour les moniteurs: En explorant les passages traitant du grand conflit lors de son entrée dans notre monde, il est important de garder à l’esprit comment le péché est trompeur et d’examiner comment nous pouvons nous tromper nous-mêmes (1 Jean 1: 8, 9).

Application:

 

Ê Comment peut-on continuer à profiter des bonnes choses de la création? En quoi notre monde reflète-t-il toujours la bonté de la création originelle?




Ë Pourquoi les humains sont-ils encore terrifiés par la mort? Qu’est-ce que cela vous dit à propos de la finalité pour laquelle les êtres humains ont été créés?



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Ì Comment sommes-nous comme Adam et Ève du moment où nous justi- fions nos lacunes?





Í Comment les humains doivent-ils prendre soin de la création en étant des intendants responsables? Que pouvez-vous faire cette semaine pour démontrer votre soin à la création?





Î La mort est l’une des conséquences ultimes du péché. Que pouvez-vous faire pour réconforter une famille qui fait face à la douleur à la suite de la perte d’un être cher?





Activité: Organisez une visite chez une famille en deuil. Ou, en fonction du temps, planifiez comment vous répondrez à un enfant qui demande: « Pourquoi les gens meurent-ils? »

 

ÉTAPE 4—Créer

 

Pour les moniteurs: Dans le monde d’aujourd’hui, il devient de plus en plus important de prendre soin de l’environnement. Conduisez les membres de votre classe à discuter de la façon dont ils peuvent prendre soin de l’environnement, comme le recyclage, etc. De même, discutez de la façon dont votre église peut améliorer l’assistance aux familles éplorées et favoriser le pardon et la guérison chez les membres dans le besoin.

 

Activité: Peignez un tableau (soit avec des paroles ou avec de l’aquarelle, du pastel, etc.) de ce que pourrait être l’Éden. Quelles sont les fonctions de premier plan dans votre image? Pourquoi?







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* 9-15 Janvier



(page 22 du guide standard)

 

Rébellion mondiale et













Sabbat aprèS-Midi

 

Étude de la semaine: Gen. 4:1–15; Gen. 3:9, 10; Gen.

 

4:9; Gen. 6:1–13; Ps. 51:1; Gen. 22:1–19; Gen. 28:12–15.

 

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Verset à mémoriser: « Je  suis avec toi, je te garderai  partout où tu iras et te ramènerai en ce pays, car je ne t’abandonnerai pas tant que je n’aie accompli ce que je t’ai promis. » (Genèse 28:15, BJ).



es histoires qui suivent la chute couvrent les thèmes de la trom- perie et des relations brisées, d’abord vues dans l’Éden, à un niveau plus profond. Dès lors, le conflit se propage et se diver-

 

sifie dans le monde entier.

 

Dans l’histoire de Caïn et Abel, le culte devient le catalyseur de discorde et de mort, un thème récurrent tout au long de l’histoire. L’histoire  du déluge révèle comment la rébellion et le péché causent la destruction de tout ce que Dieu a créé. Le péché a non seulement déformé la création, mais aussi, il l’a détruite.

 

L’expérience d’Abraham est un encouragement majeur dans le conflit, avec Dieu démontrant Sa volonté de prendre les conséquences de la rébellion sur Lui. Lui-même sera notre substitut.

 

Puis, dans les histoires de Jacob et Ésaü, puis, de Joseph et ses frères, nous voyons l’interaction continue des relations brisées comme étant les moyens que Satan utilise pour détruire des familles et des groupes de personnes.

 

Pourtant, à travers tout cela, la fidélité de Dieu continue, en soute- nant et en nourrissant Ses enfants harcelés.

 

* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 16 Janvier.






Caïn et Abel

 

10 Janvier

 

(page 23 du guide standard)

 

Lisez Genèse 4: 1-15. Qu’est-ce que cela nous apprend sur la façon dont le péché était déjà profondément enraciné?





À la naissance de Caïn, Ève s’était extasiée. Elle croyait pleinement qu’elle venait de donner naissance au Libérateur promis dans Genèse 3:15.

 

« J’ai acquis un homme de par Yahvé. » (Genèse 4: 1, BJ). Le texte, traduit littéralement pourrait être lu : « J’ai fait un homme – le Seigneur. » À son niveau de base, cette phrase révèle tout simplement qu’Ève pensait qu’elle avait donné naissance à celui que le Seigneur avait promis (Genèse 3:15). Rien n’est dit de la joie d’enfance de Caïn et des années de la nouveauté des nouveaux parents bénéficiant fièrement du développement de leur premier bébé. Le récit saute rapidement à une seconde naissance, puis aux deux jeunes hommes adorant. Cependant, comme nous le voyons si sou-

 

vent, des divergences sur l’adoration conduisent à la tragédie.

 

Lisez Genèse 3: 9, 10; 4: 9. Comparez la réaction d’Adam à celle de Caïn quand Dieu les a interrogés après chaque péché. Qu’est-ce qui est similaire? Qu’est-ce qui est différent?





Notez les différences dans les émotions d’Adam par rapport à celles de Caïn. Adam semble confus, effrayé, et honteux (Genèse 3:10), mais Caïn est en colère (Genèse 4: 5), cynique, et rebelle (Genèse 4: 9). Au lieu d’une faible excuse comme Adam, Caïn dit une contrevérité flagrante.

 

Cependant, du désespoir est venue une mesure d’espoir et d’opti- misme.

 

Avec la naissance de Seth, Ève pense encore qu’elle a enfanté le Sauveur promis (Genèse 4:25). Le nom « Seth » vient du mot qui signi- fie « placer ou mettre », le même mot utilisé dans Genèse 3:15 pour un Libérateur qui serait mis en place pour combattre le serpent et écraser sa tête. Dans un autre parallèle à Genèse 3:15, Ève décrit son nouveau fils comme « le germe » en remplacement d’Abel. Ainsi, même au milieu de tant de désespoir et de tragédie, et bien que le grand conflit entre le bien et le mal continuait à se propager, les gens continuaient à être accrochés à l’espoir de la rédemption. Sans cela, qu’avons-nous d’autre?







Le déluge

 

11 Janvier

 

(page 24 du guide standard)

 

Lisez Genèse 6: 1-13. De quelles façons voyons-nous le grand conflit entre le bien et le mal exprimé ici, seulement maintenant, encore plus intense qu’avant?






Dans le déluge, nous voyons une rencontre partielle des lois spéciales de la création; beaucoup de ces choses que Dieu avait séparées sont maintenant ramenées ensemble. Les eaux au-dessus et en-dessous, les eaux de la mer et la terre ferme, les poissons de la mer, les oiseaux du ciel, et toutes les créatures vivantes qui mouvaient sur la terre, tous étaient réunis. La terre semble revenir vers l’état « informe et vide » (Genèse 1: 2).

 

Malgré cette victoire apparente des forces du mal, le génie créatif de Dieu est encore à l’œuvre. Il initie une nouvelle création, en séparant les différents éléments à nouveau. Tout d’abord, Il sépare Noé (un homme juste et irréprochable) des gens de l’époque, dont la méchan- ceté est grande et dont chaque pensée porte sur le mal, la corruption   et la violence (cf. Genèse 6: 8, 9 et Genèse 6: 5, 11-13). Dieu charge alors Noé de la construction d’un énorme bateau. Il sépara ensuite des taux d’un petit groupe de personnes, d’oiseaux et d’animaux – et les mit en sécurité dans le bateau, afin qu’ils puissent survivre à ce qui est à venir. Sur la base de la grâce de Dieu, la vie va continuer, et un nou- veau monde naitra des vestiges de l’ancien monde. C’est une nouvelle création.

 

Mais elle est à peine parfaite. Quelque temps après le déluge, quand Noé et sa famille se sont eux-mêmes établis, il nous est rappelé de la fragilité de la bonté humaine. Noé devient ivre, et des choses honteuses se produisent (Genèse 9: 20-27). Ainsi, même l’un des héros de la foi (cf. Heb. 11: 7) a eu ses mauvais moments. Le grand conflit se pour- suit, pas seulement sur une échelle massive, mais aussi dans le cœur des personnes.






Abraham

 

12 Janvier

 

(page 25 du guide standard)

 

Bien qu’Abraham (d’abord appelé Abram) soit connu pour sa fidé- lité, ses expériences de vie portent plus sur la fidélité de Dieu envers lui. Deux fois, Dieu a assuré à Abraham qu’il aurait un fils. Il le lui a d’abord dit quand Abraham était âgé de 75 ans environ (Genèse 12: 2 4), puis environ dix ans plus tard (Genèse 13:16), Dieu le lui a répété. Finalement, même après beaucoup de tâtonnements de la part d’Abraham, l’enfant de la promesse – l’enfant de l’alliance – est né, et la fidélité de Dieu envers Son serviteur parfois chancelant, fut révélée

 

(voir Genèse 17:19, 21; Genèse 21: 3-5).

 

Lisez Genèse 22: 1-19. Quelle espérance est révélée ici concernant l’en- semble du grand conflit?





« Si Dieu avait ordonné à Abraham de tuer son fils, c’était non seu- lement pour éprouver sa foi, mais tout autant pour que le patriarche  fût frappé de la réalité de l’Évangile. Les sombres jours d’agonie qu’il traversa alors devaient l’aider à comprendre, par son expérience per- sonnelle, la grandeur du sacrifice consenti par le Dieu infini en faveur de la rédemption de l’homme. Aucune épreuve n’aurait pu mettre l’âme d’Abraham à la torture comme l’ordre d’offrir Isaac en sacrifice. Or, quand Dieu livra son Fils à l’ignominie et à la mort, les anges qui assistèrent à l’agonie du Rédempteur n’eurent pas le droit de s’interpo- ser, comme ils le firent dans le cas d’Isaac. On n’entendit aucune voix crier: “C’est assez!” Pour sauver une race perdue, le Roi de gloire dut sacrifier sa vie. Quelle meilleure preuve peut-on demander de l’infinie compassion et de l’amour de Dieu! “Lui qui n’a point épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donne- ra-t-il pas aussi toutes choses avec lui?”

 

Le sacrifice exigé d’Abraham n’avait pas uniquement en vue son propre bien, ni celui des générations futures, mais l’édification des êtres purs qui habitent le ciel et les autres mondes. Le territoire de la lutte entre Jésus-Christ et Satan, le champ sur lequel elle se livre pour le plan du salut est le manuel de l’univers. À l’occasion d’un manque de foi de la part d’Abraham à l’endroit des promesses de Dieu, Satan l’avait accusé devant les anges et devant le Père et déclaré indigne des bienfaits de l’alliance dont il avait violé les conditions. Aussi Dieu jugea-t-il bon d’éprouver la fidélité de son serviteur devant l’univers, tant pour développer plus clairement le plan du salut aux regards de ses habitants que pour leur démontrer qu’il n’accepte rien de moins qu’une obéissance parfaite. » – Ellen G. White, Patriarches et prophètes, pp. 133, 134.






Jacob et Ésaü

 

13 Janvier

 

(page 26 du guide standard)

 

La lutte entre les desseins de Dieu et la rébellion individuelle marque de nouveaux progrès dans l’histoire de Jacob et Ésaü. Il était d’usage dans l’antiquité pour le fils premier-né de recevoir la bénédiction du père (le droit d’ainesse) avant la mort du père. Cela comprenait la plu- part des richesses de la famille; ainsi, le fils ainé devenait responsable pour le bien-être de la famille.

 

Ésaü détestait son frère Jacob après que ce dernier lui ait ravi ce grand honneur, et il prévoyait le tuer après la mort de leur père (Genèse 27:41). Rebecca envoya Jacob en lieu sûr, en pensant que tout irait bien après quelques jours (Genèse 27:43, 44). Les quelques jours se sont avérés être 20 années, et Rebecca n’a plus revu Jacob.

 

Lisez Genèse 28: 12-15. Quel grand espoir se trouvait dans le rêve de Jacob?





En répétant les promesses faites à Abraham, Dieu assurait à Jacob que les plans étaient sur la bonne voie. Même si les actions de Jacob sem- blaient ignorer le plan de Dieu, Dieu était toujours là pour lui. Cependant, Jacob devait supporter 20 ans d’escroquerie et de tromperie par son beau- père, d’abord dans son mariage, puis dans son salaire (Genèse 29:20, 23, 25, 27; 31: 7). Pourtant, dans un tour étrange, toutes ces années au service de sa femme semblaient quelques jours, le temps que Rebecca pensait que Jacob serait loin d’elle (Genèse 29:20).

 

Quand Jacob décida de rentrer à la maison, d’abord Laban le poursui- vit (Gen. 31:25, 26), puis Ésaü partit avec 400 hommes à sa rencontre. Ces deux circonstances étaient mortelles, et Dieu a dû intervenir à deux reprises pour le délivrer; d’abord dans un rêve à Laban, pour lui dire de ne pas nuire à Jacob (Genèse 31:24), puis en personne, pour lutter contre Jacob et le paralyser (Gen. 32: 24-30). La vue de Jacob clopinant avec un bâton de marche pourrait avoir convaincu Ésaü que Jacob ne représentait aucune menace. Les dons étaient envoyés en avant et, de concert avec la façon minutieuse avec laquelle Jacob a parlé, tout cela semblait suffisant pour guérir la rupture entre les deux frères. La dernière fois où nous les voyons ensemble est quand ils enterrent leur père (Genèse 35:29); ainsi, tout le plan précédent d’Ésaü de tuer Jacob après l’enterrement fut enfin oublié.





14 Janvier

 

Joseph et ses frères



(page 27 du guide standard)

 

Tout comme Jacob méritait bien pire de son frère Ésaü après la façon dont il l’a traité, nous voyons quelque chose de semblable dans l’histoire de Joseph et ses frères.

 

Ici encore, nous voyons le frère haïr son frère à cause du fait que l’un a plus de faveur que l’autre (Genèse 37: 3, 4). La tunique multicolore n’était pas seulement faite de tissu rayé. Le mot d’origine implique qu’elle était une robe chère portée par les rois et aurait été couverte de riches broderies et de tissages colorés, dont la finition pouvait prendre jusqu’à une année. Puis, quand Joseph parlait de ses rêves à ses frères (Genèse 37: 5-11), il incita encore plus la haine et l’envie contre lui-même. Ainsi, à la première occasion, ils complotèrent pour se débarrasser de lui (Genèse 37:19, 20). Les frères doivent s’être félicités de la façon dont ce fut facile pour eux de l’enlever de leur vie. Aucun, cependant, n’avait la moindre idée de comment Dieu allait utiliser cette situation pour les sauver des années

 

plus tard.

 

Lisez  Genèse 45: 4-11. Quelle était la plus grande image que Joseph   a vue? Quel était son objectif principal?





Pensez à ce qui aurait traversé l’esprit de Joseph en tant qu’un garçon dans les chaînes, marchant derrière un chameau et regardant vers les collines de sa maison d’enfance quand ils disparaissaient dans la dis- tance. Puis, être mis sur le bloc de vente aux enchères et des acheteurs curieux le poussant en l’humiliant dans leur inspection minutieuse avant de l’acheter. Beaucoup ont renoncé à leur foi avec moins d’humiliation et de souffrance que cela.

 

Joseph aurait pu choisir de devenir amer et anti-Dieu, mais il a plutôt choisi de maintenir sa foi au milieu de cette lutte déchirante, le grand conflit se jouant dans sa propre vie de façon dramatique. Il fut ajusté à la maison de l’un des officiers, homme des plus importants dans le pays, et sous la bénédiction de Dieu, il gagna bientôt sa confiance (Genèse 39: 1-4). Finalement, l’esclave est devenu un leader en Égypte.





15 Janvier

 

(page 28 du guide standard)

 

Réflexion avancée: Sans aucun doute, comme le montrent ces histoires, la vie sur cette terre, au milieu du grand conflit, ne se joue pas toujours comme nous pourrions avoir voulu. Par exemple, Adam et Ève n’auraient pas pensé que l’un de leurs enfants tuerait l’autre, au moment où ils tenaient leurs nouveau-nés dans leurs bras. Séphora, quand elle épousait Moïse, n’a certainement pas envisagé l’avenir comme tel. Et pensez-vous que la vie conjugale de Léa était ce qu’elle avait rêvé, en tant qu’une très jeune fille? Et le jeune Jérémie – quels que soient ses espoirs et ses ambi- tions – ils n’incluaient sûrement pas le fait d’être rejeté, fustigé, et considéré comme un traitre par sa propre nation. Et que dire de David et Bethsabée? N’auraient-ils pas préféré un récit différent de celui qui s’est passé finale- ment (et sans doute, Urie aussi)? Qu’en est-il de Jésus? Bien sûr, Jésus est venu sur terre pour mourir; ce qui était l’objectif principal. Mais sur la base de Son côté humain, le côté né de la même argile que nous, le côté qui cria à Gethsémané, « Mon Père, s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi! … » (Matt. 26:39, LSG) – être battu, méprisé, raillé, et crucifié à 33 ans n’était sûrement pas ce que quiconque aurait pu espérer. Nul doute, la vie peut nous jouer et nous joue de sales tours. Mais cela ne devrait pas être surprenant, n’est-ce pas? Qu’attendez-vous d’un monde déchu et pécheur – le paradis? Éden a disparu depuis longtemps. Mais il sera de retour, et quand il sera là, l’écart entre ce que notre vie est maintenant et ce qu’elle sera, sera alors infiniment plus grand que l’écart entre ce que nous avions espéré et ce que nous avons eu.




Discussion:



Histoire

 

Un rêve devenu réalité: deuxième partie

 

L’histoire jusqu’ici: Samantha est ravie de travailler dans la jungle amazonienne comme infirmière sur le bateau missionnaire Luzeiro et gère une clinique dans un village, offrant seulement une assistance médicale à des milliers de personnes le long de la rivière. Elle fait souvent face à des urgences médicales où elle doit dépendre entièrement de Dieu. Un soir, un homme est arrivé à la clinique en tenant sa main dans des bandages ensanglantés.

 

« Qu’est-il arrivé? » demanda-t-elle à l’homme.

 

« J’utilisais une affûteuse », répondit-il, « quand ma main a été prise dans la lame ». Samantha et son assistante, Gloria, nettoyèrent soigneusement la main, appliquèrent des antibiotiques et refirent hermétiquement des bandages propres. Elles prièrent avec l’homme, dont elles savaient avoir besoin d’un niveau de soins plus élevé que ce qu’elles étaient en mesure de fournir, et elles demandèrent l’aide de Dieu.

 

Quelques minutes plus tard, une mère, un père et leur fils de dix ans, se mon- trèrent en face de la clinique. Le garçon avait été mordu au pied par un Surucucu, une grosse vipère venimeuse – l’un des serpents les plus venimeux de l’Amazonie.

 

« Depuis combien de temps il a été mordu? » Demanda Samantha.

 

« Il y a environ cinq heures », répondirent-ils.

 

Samantha fut choquée. Selon toute la littérature médicale, le garçon aurait dû être mort depuis longtemps. Rapidement, elle fournit des soins d’urgence, fit tout ce qu’elle pouvait pour arrêter la propagation du venin.

 

La famille avait essayé de traiter le garçon, en mettant du café sur la morsure bandée et en lui faisant manger la queue du serpent, pensant que cela le protègerait. Comme il devenait plus faible, les parents ont décidé de l’amener à la clinique.

 

Samantha savait que ce ne fut que par un miracle que le garçon était en vie, et pour survivre, il continuera à avoir besoin de l’aide divine. Elle savait aussi que les deux, le garçon et l’homme, devaient être emmenés à l’hôpital – un voyage de huit heures pour l’hôpital le plus proche, en utilisant un bateau régulier, ou deux heures par bateau rapide – celui d’ADRA nommé Jessie Halliwell.

 

Alors que le bateau rapide était clairement la meilleure option, il prenait égale- ment le plus de carburant et épuiserait complètement la réserve de la clinique pour le mois. Le carburant en réserve était programmé pour des situations d’urgence qui pourraient découler d’une visite du bureau de la Division Sud-Américaine qui venait faire des aménagements à la clinique et au village.

 

Sachant que deux vies étaient en danger, Herber Kalbermatter, Directeur d’ADRA-Brésil pour la région de l’Amazonie, approcha le bureau, expliquant la situation. Immédiatement, ils lui ont dit d’utiliser le carburant et qu’ils feraient confiance en Dieu pour la protection.

 

Il faisait sombre et il pleuvait au moment où Samantha, ses deux patients, et la mère du garçon montaient dans le Jessie Halliwell pour un voyage rapide de deux heures à l’hôpital le plus proche. La pluie battante s’ajoutait aux flots de la rivière quand le petit bateau et son précieux chargement dévalaient la rivière. Samantha faisait de son mieux pour prendre soin de ses patients et en continuant à prier pour que Dieu intervienne.

 

À suivre ….



Ê Quelles sont les différences significatives entre les frères et sœurs qui ont gardé la foi en Dieu et ceux qui n’ont pas trouvé nécessaire de le faire?



Ë Lorsque les rivalités et les jalousies des frères et sœurs semblent dominer les plans de Dieu dans les familles d’aujourd’hui, com- ment est-ce possible pour ces gens de voir un lendemain positif? Qu’est-ce qui peut être fait pour les familles de votre église pour les aider à voir le plus grand dessein de Dieu pour chacun?



Ì Qu’est-ce qui peut être fait pour les gens dans votre église qui se sentent seuls dans le monde, et qui sentent comme si leurs vies sont vides de sens et sans valeur?



Í Même si votre vie ne se joue pas comme vous l’aviez espérée, comment la promesse de la vie éternelle peut-elle vous aider à ne pas laisser la déception vous accabler?

 

Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org



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La leçon en bref



Texte clé: Genèse 28:15

 

Objectifs:

Savoir: Comprendre que Dieu promet d’être avec tous ceux qui acceptent Ses plans.

 

Ressentir: Prendre garde au mal qui se cache au fond de notre cœur. Agir: Apporter la guérison et la réconciliation aux relations brisées, y compris sa propre relation avec Dieu.

 

Plan:

  1. Savoir: Le grand conflit n’épargne même pas les frères et sœurs.

 

A Qu’est-ce qui fait de l’adoration, comme on le voit dans le cas de Caïn et Abel (et leurs sacrifices respectifs), une source principale de discorde

 

en leur temps et aussi dans le nôtre?

 

B Qu’est-ce que les questions « Où êtes-vous? » (Genèse 3: 9, LSG), en ce qui concerne Adam, et « Où est ton frère Abel » (Genèse 4: 9, LSG)

 

nous disent au sujet de Dieu?

 

C En considérant la raison donnée dans Genèse 6: 5, 6, 11 pour le déluge, qu’est-ce que cela révèle sur le locus du mal chez l’homme?

 

D Comment la vie de Jacob et Ésaü illustre-t-elle le thème du grand  conflit?



  1. Ressentir: Le mal est profondément enraciné chez les humains.

A Imaginez la douleur d’Adam et Ève enterrant leur fils Abel.

 

B Comment le récit du déluge donne-t-il un aperçu sur le mal qui vient du cœur humain?



III. Agir: Être un agent de guérison et de réconciliation.

A Qu’est-ce que je peux faire dans ma propre vie afin d’atténuer les effets du mal?

 

B Qu’est-ce que je peux faire pour aider les autres à se réconcilier avec Dieu?



Résumé: Les croyants sont assurés de la présence permanente de Dieu pour les guider et les bénir dans un monde plein de méchanceté humaine et des relations brisées. À travers tout cela, Dieu mène à bien Ses plans de salut pour tous ceux qui Lui font confiance.



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Développement

 

ÉTAPE 1—Motiver

 

Pleins feux sur l’Écriture: Genèse 28:15



Concept clé de croissance spirituelle: Le grand conflit se  manifeste dans les relations humaines, parfois, malheureusement, en opposant les frères et sœurs entre eux. D’autre part, Dieu travaille gracieusement sur Son plan de salut dans la vie de chaque croyant, tout en apportant la guérison et la réconciliation.

 

Pour les moniteurs: Caïn a tué son frère Abel, c’est le premier meurtre rapporté dans la Bible. Les gens de la génération de Noé avaient sombré plus profondément dans la méchanceté jusqu’au moment où Dieu ne pouvait plus supporter, conduisant le monde à un déluge. Jacob a trompé son frère Ésaü qui ne soupçonnait rien en lui ravissant l’héritage de la famille, conduisant à l’aliénation de l’amour fraternel. L’obéissance de son grand-père Abraham, par comparai- son, se dresse comme une tasse d’eau froide au milieu d’un désert chaud, un modèle de la façon dont Dieu travaille dans la vie des êtres humains pécheurs pour les transformer en enfants de Son royaume. Après tout, par Sa grâce, Il est l’espoir pour chacun de nous pour sortir victorieux du conflit entre le bien et le mal qui fait rage.



Activité d’ouverture: Demandez aux membres de partager des témoi- gnages personnels qui racontent comment les familles sont fracturées par le péché. Invitez-les à relayer la façon dont ils lisent les histoires de Caïn et Abel, de la génération de Noé, de Jacob et Ésaü, de Joseph et ses frères, etc., pour eux-mêmes. En tant que moniteur, partagez une histoire que vous avez peut-être apprise, qui illustre les pièges et les dangers de la méchanceté de l’homme, d’un cœur de péché, d’un esprit de haine, du sectarisme, de la calomnie, et de leur destructivité des relations person- nelles ou interpersonnelles.

 

ÉTAPE 2—Explorer

 

Pour les moniteurs: En considérant les passages de cette semaine, encouragez les membres à aborder ces histoires comme si vous les lisiez pour la première fois. Aidez-les à imaginer comment cela doit avoir été pour Adam d’enterrer son fils Abel ou pour Joseph de pardonner ses frères qui l’avaient maltraité. Aidez les membres à personnaliser les histoires en les rapportant à leurs propres expériences ou à celles de quelqu’un qu’ils connaissent.

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Commentaire biblique

 

  1.  La mort frappe la première famille quand le grand conflit oppose un frère contre son frère (Relisez Genèse 4: 1-15 et 45: 4-11 avec votre classe.)

 

Ève pensait que son premier-né, Caïn, était le rédempteur promis (Genèse 4: 1). Le nom de Caïn vient d’un mot hébreu qui signifie « rache- ter » (en hébreu qānāh, avec Dieu comme sujet; cf. Exode 15 :16, Ps. 74: 2). Et, en effet, Ève reconnait qu’elle a acquis un homme, « Avec [l ‘aide] de Dieu ». Tel est le sens dans lequel Caïn a pu être considéré comme le rédempteur promis (Genèse 3:15). Que d’attentes élevées! Mais combien démoralisant que celui qui était supposé être le rédempteur promis se révèle être le premier meurtrier. Les parents dont les enfants n’ont pas été comme prévus (ou parfois même pire) peuvent facilement se rapporter au cœur brisé de déception d’Adam et Ève.

 

Le point de discorde au cœur de tous les fils narratifs du thème du grand conflit, y compris celui-ci, est l’adoration: faut-il adorer Dieu de la manière qu’Il a prescrite, ou suivre nos propres sentiments et préférences? Le sort d’Abel démontre que tous ceux qui aspirent à vivre pieusement s’attireront la persécution (2 Tim. 3:12).

 

En ce qui concerne Caïn, on peut espérer qu’après l’assassinat horrible de son frère, il pouvait sentir la douleur et le remords pour ses actions. Mais ici, il déçoit les attentes des parents encore une fois, cette fois de son Dieu. Quand Dieu lui demande: « Où est ton frère Abel? », il répond qu’il n’est pas le gardien de son frère. Si, il l’était. Si, nous le sommes.

 

Même après la perte d’Abel, Caïn étant devenu un meurtrier, Adam et Ève ne perdirent pas espoir. Leur fils Seth incarna en outre cette attente promise par Dieu de « mettre » (le même mot que « Seth », voir Genèse 5:

 

3) l’inimitié entre la femme et le serpent. La promesse d’un rédempteur ne devait pas échouer.



Considérez ceci: Bien que nous soyons dans une culture dans laquelle le meurtre est omniprésent à la télévision ou dans les presses, nous sommes encore en détresse quand la mort frappe. Discutez de la profondeur de la détresse d’Adam et Ève à la mort d’Abel.



  1. L’humanité enfonce dans le péché (Relisez Genèse 6: 1-13 avec votre classe.) En indiquant la raison du déluge, Dieu déclare: « toutes les pensées de leur cœur se portaient chaque jour uniquement vers le mal » (Genèse 6: 5,

 

LSG). Le mot hébreu rā’āh, traduit par « mal » dans Genèse 6: 5, inclut dans sa gamme des significations: « mauvaise intention de nuire aux autres », la

 

« perversité », et la « criminalité ». Le mot traduit par « pensées » (yatser)

 

implique les « intentions », les « impulsions » et les « tendances ». Le mot pour « pensées » (machshābāh) comprend les « idées » et les « intentions » du cœur (lēb, aussi le « moi intérieur », « siège des sentiments et des impul- sions », « siège des secrets dans le cœur », « l’esprit », le « caractère »,

 

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la « disposition », « l’inclinaison », la « loyauté », la « préoccupation »). Voir The Brown-Driver-Briggs Hebrew and English Lexicon (Peabody, Massachusetts: Hendrickson, 1999 [from 1906 edition]), pp. 364, 428, 523, 524. C’est comme si tous les noms qui décrivent le mal sont regroupés dans ce verset. Le résultat est que la terre est devenue corrompue et remplie de violence (Genèse 6:11).

 

Qui et ce que nous sommes vraiment dans notre être le plus intime est caracté- risé par l’une des deux possibilités: soit nous sommes habités par l’Esprit Saint ou infestés par le mal et le péché. Les choses que nous faisons dans la vie sont tout simplement des manifestations externes de ce que nous sommes au plus profond de notre être intérieur. L’intervention divine mit fin à toute chair, comme Dieu l’a déclaré à Noé (Genèse 6:13). Cependant, au milieu de cette méchanceté générali- sée, Noé trouva grâce (de l’hébreu, chēn) devant le Seigneur (Genèse 6: 8).

 

Questions de discussion:

Ê Considérant que Noé est resté fidèle à Dieu au milieu de la rébellion géné- ralisée et la méchanceté, qu’est-ce que cela nous apprend sur la perception de l’inéluctabilité du mal?

 

Ë En prenant Genèse 6: 8 comme la raison d’être du verset 9, qu’est-ce qui était la source de la justice de Noé?

 

III. Abraham voit le jour de Christ (Relisez Genèse 22 avec votre classe.)



En dirigeant ses jeunes hommes à rester avec l’âne tandis que lui et Isaac monteraient sur la montagne (Genèse 22: 5), Abraham a utilisé une forme ver- bale (le mode cohortatif) qui implique une certaine incertitude, la probabilité, ou la possibilité. Ses paroles peuvent être traduites: « Vous restez ici avec l’âne, alors que moi et le jeune homme [Isaac] irions là-bas. Nous espérons pouvoir adorer, et nous espérons revenir à vous ». Si nous admettons qu’Abraham ne pouvait pas garantir ou être absolument sûr de savoir s’il reviendrait avec Isaac, qu’est-ce que cela nous dit à propos de la foi et le courage d’Abraham à faire comme Dieu lui a demandé?

 

Considérez ceci: Quelle est la différence entre la foi et la certitude?

 

  1. Jacob et Ésaü, Joseph et ses frères (Relisez Genèse 28: 12-15 et 45: 4-11 avec votre classe.)

 

Dans Genèse 28: 13-16, Dieu renouvelle Son alliance avec Jacob. Dieu promet d’être « avec toi [Jacob] » (Gen. 28:15, LSG). À travers les méandres de la vie, la providence de Dieu conduit chaque croyant à accomplir Son plan de salut.

 

De même, l’histoire de Joseph est celle dans laquelle la providence de Dieu est à l’œuvre, en guidant le fidèle Joseph à devenir Premier Ministre de l’Égypte et pour sauver la jeune nation d’Israël grâce à sa position. Beaucoup de facteurs étaient sur place pour entraver les progrès dans le plan de Dieu de préserver Israël à travers Joseph. Qui sait quel genre de fin cette histoire aurait pu être si Dieu n’était pas avec eux?

 

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Considérez ceci: Comment peut-on assurer une fin heureuse à son his- toire?

 

ÉTAPE 3—Appliquer

 

Pour les moniteurs: Jérémie 17: 9 dit que le cœur de l’être humain est tortueux. C’est ce que nous voyons dans la génération de Noé. Amenez vos membres à s’examiner eux-mêmes à la lumière de l’histoire de Caïn et Abel, Noé et sa génération, Jacob et Ésaü, et Joseph et ses frères.

 

Application:

 

Ê Qu’est-ce que la tournure des événements dans l’histoire de Joseph nous dit quand les choses ne semblent pas aller bien pour nous, ou quand cela semble prendre trop de temps? En quoi votre propre histoire de vie reflète-t-elle celles de Jacob et Ésaü, Joseph et ses frères?




Ë Comment l’histoire de Joseph et ses frères démontre-t-elle le grand conflit? La providence de Dieu?




Activité: Pour les membres individuels: écrivez une note à quelqu’un envers qui vous avez été jaloux (ou jalouse), en lui disant combien vous appréciez com- ment Dieu a béni sa vie. Mentionnez des bénédictions spécifiques.

 

Pour le groupe: en tant que classe, planifiez une visite chez ceux qui ont perdu la foi en Dieu ou qui ne viennent plus à l’église.

 

ÉTAPE 4—Créer

 

Pour les moniteurs: L’étude de cette semaine a porté sur la façon dont les êtres humains sont pécheurs jusqu’à la moelle et la façon dont la promesse de Dieu d’un Rédempteur donne de l’espoir. En tant qu’un moniteur, aidez les membres à revivre les expériences des patriarches, la détermination de suivre la volonté de Dieu en toutes choses.

 

Activité: Lisez un poème sur la jalousie, la rivalité fraternelle, la compas- sion, le pardon, ou la réconciliation. Donnez votre avis et résumez Genèse 6: 5. Si toutes ces qualités ont pu se trouver chez un même individu, alors qu’est-ce que cela vous dit à propos de la condition humaine et notre seul espoir pour la transcender?

 

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*16–22 Janvier



(page 30 du guide standard)



Conflit et Crise: les Juges





Sabbat aprèS-Midi

 

Étude de la semaine: Juges 4, Juges 6, Juges 14, Heb. 11:32, 1

 

Sam. 2:12–25, 8:1–7.

 

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Verset à mémoriser: « Anne  pria, et dit: Mon cœur se  réjouit en l’Éternel, Ma force a été relevée par l’Éternel; Ma bouche s’est ouverte contre mes ennemis, Car je me réjouis de ton secours » (1 Samuel 2: 1, LSG).



e temps des juges était une période chaotique de l’histoire sacrée. Le peuple de Dieu faisait mal aux yeux du Seigneur et   le Seigneur les « vendait » aux mains de l’oppresseur. Le peuple

 

criait au Seigneur, et le Seigneur suscitait un libérateur qui apportait la paix à leur pays. Autrement dit, jusqu’à ce que le même triste cycle ne recommence.

 

Déborah, une femme juge en Israël, fut remarquable pour la confiance qu’elle inspirait aux hommes autour d’elle. Elle et Jaël sont des héroïnes, au moment où les hommes avaient besoin d’encourage- ment en raison de leur timidité et leur manque de foi. Un sous-thème récurrent dans le grand conflit est aussi vu dans l’histoire de Gédéon, quand le peuple de Dieu faisait face aux difficultés inimaginables.

 

Samson était l’un des derniers juges. Après lui, la nation sombra dans l’anarchie et le désespoir. Il était héros malgré lui, étant plus intéressé à courtiser les femmes qu’à suivre Dieu, un parallèle à ses compatriotes qui étaient plus intéressés dans l’adoration des idoles que dans le ser- vice du Seigneur.

 

Samuel apporte de l’espoir à la nation. Sous lui, une nouvelle struc- ture du leadership des rois fut établie, et un de ses derniers actes était l’onction du futur roi David.

 

* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 23 Janvier.






Deborah

 

17 Janvier

 

(page 31 du guide standard)

 

L’histoire de Déborah ajoute des détails intéressants au thème du grand conflit. Ici, nous voyons le peuple de Dieu qui souffre d’oppres- sion et fait face aux souffrances inimaginables. Cela correspond à ce que nous avons vu dans Apocalypse 12, avec la guerre incroyablement déloyale entre un dragon à sept têtes et un nouveau-né (voir l’étude de mardi dans la leçon 1).

 

Les principaux personnages de cette histoire sont Jabin, roi de Canaan; Sisera, son chef de l’armée; et Déborah, une prophétesse et  un juge (celle qui résout les litiges civils entre les parties adverses) qui avaient un degré d’autorité très inhabituel et d’influence pour une femme de cette époque.

 

Lisez Juges 4. De quelles façons nous voyons le thème du grand conflit exprimé ici? En fin de compte, qui seul a apporté la victoire à Israël, malgré leur indignité?





L’héroïne de l’histoire est l’épouse de Heber, Jaël, qui n’a pas peur de s’identifier au peuple de Dieu et qui a joué un rôle crucial dans     la défaite des ennemis de Dieu. Évaluer ses actions de notre point de vue aujourd’hui n’est pas facile. La dernière chose que nous devrions faire, cependant, est d’utiliser ses actions pour justifier la tromperie  et la violence afin de parvenir à nos fins, peu importe combien justes ou non ces extrémités pourraient être.

 

Dans les discussions qui ont précédé le conflit, Deborah assure Barak que la bataille sera de Dieu (un écho au grand conflit, bien sûr). Deux verbes sont utilisés pour décrire comment Dieu le fera (Jg. 4: 7). Il

 

« attirera » Sisera (le mot suggère la capture des poissons dans un filet) à la rivière de Kishon, où Il le « livrera » aux mains de Barak. La chan- son d’actions de grâces de Déborah (Juges 5) révèle certains détails. Les chars de Sisera s’étaient enlisés dans les passages étroits près de la rivière de Kishon en raison de fortes pluies. Les cieux et les nuages se sont « fondus » en eau et les montagnes se sont « ébranlées » (Juges 5: 4, 5, LSG), produisant une inondation qui a balayé de nombreux soldats ennemis (Juges. 5:21), et Israël fut délivré.






Gédéon

 

18 Janvier

 

(page 32 du guide standard)

 

Lisez Juges 6: 1. Qu’est-ce qui se passe ici? Voir Juges 6:10.




Après Déborah, le pays a connu la paix pour les 40 années suivantes, mais bientôt, Israël était de retour aux mains des oppresseurs. Cette  fois, c’est les Madianites, qui, avec leurs alliés, ont envahi Israël en détruisant toutes les cultures nouvellement plantés et en volant le bétail (Jg. 6: 3-5.) Israël devint fortement appauvri et il cria à l’Éternel (Jg. 6: 6, 7). Ils ont remarqué que leurs dieux à la mode n’étaient d’aucune utilité.

 

Lisez Juges 6: 12-16. Qu’est-ce que l’ange de l’Éternel dit à Gédéon, et quelle fut la réaction de Gédéon? Ne devrait-il pas savoir pourquoi ils étaient confrontés à ces désastres? Voir Juges 6:7–10.





Malgré la plainte de Gédéon, qui était injustifiée (ils étaient déso- béissants; voilà pourquoi ils étaient opprimés), Dieu était prêt à les délivrer encore, mais cette fois par Gédéon. Combien intéressant que Dieu appelle Gédéon « un homme fort et vaillant », même si Gédéon se considère lui-même comme tout autre chose: « Ah! mon seigneur, avec quoi délivrerai-je Israël? Voici, ma famille est la plus pauvre en Manassé, et je suis le plus petit dans la maison de mon père. » (Jg. 6:15, LSG). Sans aucun doute, un élément crucial de la force de Gédéon était la compréhension de sa propre insignifiance et faiblesse.

 

Remarquez aussi ce que Gédéon avait demandé du Seigneur, dans Juges 6: 36-40. Autrement dit, étant conscient des adversités à leur égard et de sa propre faiblesse, il recherchait l’assurance spéciale de la présence de Dieu. Ainsi, nous voyons ici un homme qui réalise pleine- ment sa dépendance totale au Seigneur. Nous pouvons lire dans Juges 7 sur le succès incroyable de Gédéon contre les oppresseurs de son peuple et la délivrance de Dieu pour Israël.






Samson

 

19 Janvier

 

(page 33 du guide standard)

 

Les lignes du conflit entre le bien et le mal sont floues dans l’his- toire de Samson. Sa vie commence de façon impressionnante avec une annonce de « l’ange du Seigneur » qu’il sera consacré dès sa naissance. L’ange instruit les parents de Samson sur la façon de se préparer à leur bébé spécial. Il est recommandé à la mère de ne boire d’alcool ni manger d’aliments interdits (Juges 13: 4, 13, 14; voir aussi Lévitique 11). Dieu, en effet, avait des plans spéciaux pour Samson.

 

Malheureusement, les choses n’ont pas bien fonctionné comme pré- vues.

 

« Arrivé à l’âge viril, alors qu’il allait entrer dans sa divine mission et qu’il aurait dû être particulièrement fidèle au Seigneur, Samson se lia aux ennemis d’Israël! Il ne se demanda pas si, en épousant la personne de son choix, il allait glorifier Dieu ou si, au contraire, il ne rendait pas impossible la réalisation de sa vocation. Dieu a promis la sagesse aux hommes qui mettent sa volonté au-dessus de tout, et non à ceux qui sont résolus à suivre leurs caprices. » – Ellen G. White, Patriarches et prophètes, p. 551.



Lisez Juges 14: 1-4. Comment est-il possible que Dieu utilise la fai- blesse de Samson pour les femmes comme « une occasion de dis- pute de la part des Philistins? » (Jg. 14:4, LSG).





Samson « dispute » contre les Philistins dans un certain nombre de façons, chacune en réponse à la colère pour des affronts personnels. D’abord, il tue 30 hommes et prend leurs vêtements pour retourner à ses noces de mariage et payer une dette (Jg. 14:19). Puis il détruit leurs cultures quand sa femme est donnée à son meilleur compagnon (Jg. 14:20, 15: 1-5). Puis Samson tua beaucoup dans sa vengeance contre les Philistins, en tuant sa femme et son père (Jg. 15: 6-8). Quand les Philistins ont essayé de venger cette action (Jg. 15: 9, 10), il tua un millier avec une mâchoire d’âne (Jg. 15:14, 15). Enfin, il détruisit leur temple et tua trois mille pour venger ses yeux (Jg. 16:21, 28, 30).






Ruth



20 Janvier



(page 34 du guide standard)

 

Plutôt que de parler de vastes armées ennemies qui menacent le peuple de Dieu, l’histoire de Ruth parle de quelque chose de plus petit: une famille presque mourante, mais ravivée. Bien qu’elle comporte deux grands thèmes – la création de Dieu étant détruite et Son peuple menacé – l’histoire de Ruth parle aussi du grand conflit sur le plan personnel, où en réalité, il se joue toujours. Ce n’est pas surprenant que le pays de Juda ait subi une famine au cours du temps des juges (Ruth 1: 1, Deut 28:48, 32:24; voir également Jg 17: 6, 21:25). C’était un signe que le peuple de l’alliance avait abandonné Dieu. Le péché et la rébellion avaient réduit le pays où coulent le lait et le miel en un bol de poussière stérile, mais dans le livre de Ruth, Dieu a « visité » le pays et mis encore la vie en lui, « leur donnant du pain » à nouveau (Ruth 1: 6). Quand Elimelek, sa femme Naomi, et leurs deux jeunes fils étaient allés à Moab, ils l’ont fait parce qu’ils voulaient un avenir. Le territoire ennemi donnait un soulagement temporaire, mais avec la mort de son mari et de ses deux fils, Naomi a finalement décidé de rentrer au pays.

 

Lisez Ruth 1: 8, 16, 17. Quelle est la signification du fait que Ruth voulait aller avec Naomi?





Ruth était d’une nation ennemie qui avait à plusieurs reprises, tenté de détruire Israël, mais elle a choisi de s’identifier au peuple de Dieu et d’adorer son Dieu. En outre, elle trouva grâce dans son pays adoptif, non seulement par Boaz (Ruth 2:10), mais aussi par ceux qui connais- saient d’elle (Ruth 2:11). Boaz était confiant qu’elle aussi avait trouvé la faveur de Dieu (Ruth 2:12), et prenant son admiration pour elle un peu plus loin, il accepta de l’épouser (Ruth 3:10, 11).

 

Cependant, il y avait un plus proche parent que Boaz, qui avait le droit sur la terre de l’homme mort, s’il épousait Ruth. Ce plus proche parent n’était pas intéressé par une autre femme, cependant, c’est parce que cela compliquait sa situation financière (Ruth 4: 6). À ce stade,  l’assemblée des témoins bénit Ruth, la comparant aux grandes femmes de l’histoire d’Israël (Ruth 4:11, 12), ce qui fut accompli quand elle est devenue une ancêtre du Messie (Ruth 4:13, 17; Matthieu 1: 5, 6).

 

C’est une histoire de vie heureuse pour toujours. Malheureusement, ces genres d’histoires ne sont pas nombreux en dehors de la Bible. Bien sûr, on n’en trouve pas assez dans la vie. Ici aussi, cependant, nous pouvons voir comment malgré le flux et le reflux de la vie, la volonté de Dieu prévaudra à la fin; et c’est la bonne nouvelle pour tous ceux qui L’aiment et Lui font confiance.






Samuel

 

21 Janvier

 

(page 35 du guide standard)

 

Qu’est-ce que le début du livre de Samuel a à voir avec le grand conflit? Il n’y a aucune menace évidente pour l’ordre créé, et il n’y a pas de forces armées à la frontière. L’attaque du mal est plus subtile mais non moins réelle.

 

Lisez 1 Samuel 2:12–25. Comment voyons-nous la réalité du bien contre le mal révélée dans ces tristes versets?






« Malheureusement, ce haut magistrat [Éli] était incapable de diriger sa propre famille. Père indulgent, aimant la paix et la tranquillité, il ne savait pas user de son autorité pour corriger les mauvaises habitudes et réprimer les passions de ses enfants. Plutôt que de les punir, il préférait se taire et les laisser agir à leur guise. » – Ellen G. White, Patriarches et prophètes, p. 564.

 

Contrairement à eux, nous voyons un petit garçon habillé comme un prêtre (1 Sam. 2:18, 19), qui, comme Jésus, « continuait à grandir, et il était agréable à l’Éternel et aux hommes » (1 Sam 2:26, LSG; Luc 2:52). Ce Samuel, bien sûr, a continué à devenir un leader puissant et fidèle en Israël. « Tout Israël, depuis Dan jusqu’à Beer Schéba, recon- nut que Samuel était établi prophète de l’Éternel » (1 Sam. 3:20, LSG). Cela ne signifie pas, cependant, que tout allait bien. La nation alla en guerre contre les Philistins, et les deux fils d’Éli furent tués; les Philistins emportèrent l’arche de Dieu, et à 98 ans, Éli mourut en

 

apprenant ces tristes nouvelles (1 Sam. 4: 14-18).

 

Malheureusement, Samuel allait faire face au même problème qu’Éli: des fils qui ne suivent pas ses traces de loyauté et de fidélité (1 Sam. 8: 1-7).

 

Samuel a marqué un tournant dans l’histoire du peuple de Dieu. Il était le dernier des juges et un personnage clé dans le développement du grand conflit. Son influence stable a guidé le peuple à un moment critique. C’est dommage que ses fils n’aient pas suivi ses pas, mais Dieu ne dépend pas des dynasties humaines. À cause de leur apostasie, les anciens ont exigé un roi – pas le meilleur coup, comme des siècles d’histoire plus tard révéleraient.





22 Janvier

 

(page 36 du guide standard)

 

Réflexion  avancée: La  Bible est connue  pour sa fidélité, en  ne dissimulant pas le péché humain, le mal humain. Si elle le faisait, comment pourrait-elle présenter avec précision l’état de l’humanité? Une représentation particulièrement marquée du mal humain se trouve dans 1 Samuel 2: 12-25, quand les fils d’Éli sont présentés à la différence du jeune Samuel. 1 Samuel 2:12 dit: « Or, les fils d’Héli étaient des scélérats; ils ne connaissaient point l’Éternel. » (OR), d’autres versions parlent de fils de Bélial. Notez d’abord le contraste: la lignée joue un rôle important dans la vie biblique, et dans cette seule ligne « les fils d’Éli » sont mainte- nant devenus « les fils de Bélial ». Bélial est un mot riche, utilisé dans un certain nombre de formes et contextes, presque toujours négatifs. En fait, il est lié à l’hébreu bl et bli, qui signifie « non » ou « pas » ou « sans ». Belial lui-même signifie « sans valeur », « inutile » (cf. « des vauriens », BJ et SEM), et dans d’autres endroits, il est utilisé de la même manière que dans le cas des fils d’Éli. Ainsi, certains hommes étaient appelés « fils de Bélial ». (2 Chron. 13: 7, 1 Rois 21:13). Dans Proverbes 6:12, il est assimilé aux méchants. (Dans d’autres documents du Proche-Orient ancien, Bélial est considéré comme un autre nom pour Satan lui-même.) Dans presque chaque utilisation dans la Bible, il apparait comme négatif. En tant qu’êtres humains, créés à l’image de Dieu, ils ont été créés pour un but et un sens; et pourtant, selon la Bible, ces hommes étaient tous sans valeur, « fils inu- tiles ». Quel gâchis tragique de la vie! Nous sommes soit pour le Seigneur, en faisant quelque chose de sensé et d’objectif pour Lui, ou nous sommes, en fin de compte, sans valeur. Cela a du sens aussi, étant donné que toute notre existence et le but de la vie ne vient que de Lui.

 

Discussion:





Histoire

 

Un rêve devenu réalité: troisième partie

 

L’histoire jusqu’ici: Samantha est une infirmière dans la jungle amazo- nienne. Elle fait souvent face aux situations d’urgence où elle doit dépendre entièrement de Dieu. Une soirée, un homme est venu à la clinique dont la main avait été prise dans une affûteuse et un garçon qui avait été mordu par une vipère. Le seul moyen de sauver leur vie était de prendre le bateau rapide à l’hôpital le plus proche, à deux heures.

 

Enfin le petit groupe est arrivé à Manacapuru, la ville la plus proche. Le garçon fut admis à l’hôpital local, mais l’homme fut transporté à la grande ville de Manaus, un voyage de près de deux heures de plus, où il pouvait recevoir un traitement spécialisé.

 

Samantha n’a plus revu l’homme, mais après une semaine, elle a pu visiter le garçon à l’hôpital. « Il se portait bien! Et j’ai compris que notre participation d’urgence pour lui était cruciale pour sa vie. Si nous n’avions pas été là pour aider, il serait mort. Quand je vois le garçon maintenant, je pense à combien Jésus est merveilleux. Il a mis Sa main sur la situation pour sauver deux vies. Je ne sais pas comment exprimer combien Il est merveil- leux – c’était un vrai don de Jésus. Le garçon va bien maintenant, il aime jouer au football, et nous avons été capables de l’aider ».

 

La vie au village n’est pas facile avec l’eau et l’électricité très limitées (trois heures par jour), pas de téléphone ni d’internet, et très peu de contact avec le monde extérieur. Samantha fait souvent des semaines sans pouvoir se connecter avec sa famille.

 

Mais elle ne s’inquiète pas des inconvénients. « Juste au moment où je suis arrivée ici, j’ai senti que ma vie a changé, mon esprit et tout. Je me rends compte maintenant de ce qui est vraiment important dans la vie. Je comprends beaucoup plus au sujet de Jésus, et je crois qu’Il m’a amenée ici. Je peux aider les gens, je peux les secourir. Jésus m’utilise pour aider les autres, et alors Il me bénit même plus que ce que je peux donner! »

 

Samantha est actuellement dans la région amazonienne pour un an.

 

Ensuite, elle prévoit retourner à la maison, à moins que Dieu n’indique  le contraire.

 

« Je ne connais pas encore Ses plans », dit-elle. « Je veux juste entendre la voix de Jésus – tu dois rester, tu dois aller. Mais je sais que ma vie a changé et quand je reviens, je suis une personne différente. J’ai écouté Jésus, et je veux juste utiliser mes talents et mes soins infirmiers pour apporter le salut aux autres. »




Pour ceux qui envisagent le service missionnaire, Samantha partage quelques conseils: « Quand je pensais premièrement au service mission- naire, je pensais à peut-être juste une semaine ou un mois, mais ici, j’ai appris que le service missionnaire change votre vie entière et que Jésus       a un plan pour votre vie! J’ai l’habitude de penser à avoir un emploi bien rémunéré, une voiture, un appartement, tout ce qui était si important, mais maintenant je peux voir que c’est vraiment très peu par rapport à ce que Jésus a pour nous. Écoutez Jésus, et Il peut changer votre vie entière aussi ».



L

 

Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org



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La leçon en bref



Texte clé: 1 Samuel 2:1

 

Objectifs:

Savoir: Comprendre comment des individus étaient utilisés par Dieu pour délivrer Son peuple des forces oppressives.

 

Ressentir: Apprécier la délivrance de Dieu à partir des circonstances apparemment insurmontables dans la vie quotidienne.

 

Agir: Se réjouir dans le salut de Dieu en partageant sa foi avec d’autres.

 

Plan:

  1. Savoir: Dieu délivre Son Peuple.

 

A Dans quelles circonstances pouvons-nous mieux nous identifier à la prière d’Anne dans 1 Samuel 2:1–10?

 

B Que pouvons-nous apprendre de l’histoire de Samson, (Juges 14) qui, en dépit de ses défauts, est encore considéré comme un héros dans le plan rédempteur de Dieu?

 

C Les enfants de Samuel n’avaient pas suivi fidèlement leur père. Qu’est-ce que cela nous enseigne sur le choix personnel?



  1. Ressentir: Combien il est bon d’être du côté des gagnants

A Nommez certaines des solutions auxquelles nous avons souvent recours afin d’avoir la délivrance de la dépendance, de l’oppression de toutes sortes, et d’autres circonstances personnelles débilitantes.

 

B Comment nos réponses, après avoir éprouvé les victoires person- nelles, sont-elles similaires à la prière d’Anne?



III.  Agir: Nous devons être en mesure de dire que nous faisons partie de l’équipe gagnante.

A De quelle manière notre joie au salut de Dieu peut-elle être manifestée aux gens autour de nous?

 

B Comment notre conscience de la victoire en étant avec Dieu affecte-t- elle notre partage de la foi (témoignage)?



Résumé: Le livre des Juges nous enseigne que Dieu répond quand l’être humain appelle à l’aide. Pour y parvenir, la délivrance de Dieu utilise les humains – aussi bien des hommes que des femmes faibles, qui ont eux-mêmes besoin de salut. Ainsi, la bataille appartient littéralement au Seigneur.




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Développement

 

ÉTAPE 1—Motiver

 

Pleins feux sur l’Écriture: 1 Samuel 2:1



Concept clé de croissance spirituelle: À bien des égards, l’his- toire d’Israël pendant la période des juges reflète nos propres expé- riences individuelles dans lesquelles nous désobéissons à Dieu avec des conséquences désastreuses (visibles ou invisibles). Toutefois, Dieu nous délivre de nos blessures auto-infligées.

 

Pour les moniteurs: La leçon de cette semaine comprend des histoires qui ont des éléments de violence: les gens sont tués. Les membres peuvent se demander comment une telle violence pouvait-elle être approuvée par Dieu. C’est là où le thème du grand conflit entre en jeu. Les cas de violence et d’effusion de sang doivent être entendus dans le contexte du conflit qui fait rage entre le bien et le mal. De plus, aidez chaque membre de votre classe à se voir lui-même ou elle-même en tant que joueur de l’un des côtés: soit du côté de Dieu ou soit du côté de Satan, dans tous les aspects de la vie.



Activité  d’ouverture:  Demandez à un membre de la classe de lire  la première partie de la prière d’Anne dans 1 Samuel 2: 1-10. Demandez ensuite comment chaque membre se voit concerné par le poème. Quels souvenirs le poème évoque-t-il dans leurs esprits? Quelles sont quelques équivalences modernes?



Considérez ceci: Et si Dieu avait dit quelque chose comme ceci: Puisqu’Israël a apporté cette souffrance (l’oppression par les étrangers) sur lui-même, qu’il en souffre! En quoi faisons-nous la même chose pour les gens que nous considérons comme étant responsables de leurs difficultés?

 

ÉTAPE 2—Explorer

 

Pour les moniteurs: L’histoire d’Israël pendant le temps des juges est remarquable pour son cycle clair de (1) apostasie, (2) oppression, (3) cri à l’aide, et (4) intervention divine. Les juges étaient des individus que Dieu a choisis comme instruments pour délivrer Israël de sa situation aux mains des puissances étrangères. La délivrance a pris la forme d’un conflit militaire réel. Le grand conflit se manifestait en termes militaires littéraux. C’est ce thème du grand conflit qui fournit une lentille à travers laquelle s’affichent les rencontres brutales et violentes qui mettent mal à l’aise les sensibilités modernes en imaginant comment un Dieu d’amour approuvait ces massacres d’individus ou des populations.

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Commentaire biblique

 

  1.  Les Cananéens oppriment Israël: Déborah la juge (revue Juges 4 avec votre classe.) Après la mort d’Éhud, Israël commença un autre cycle d’apostasie. Autrement dit, l’apostasie nationale est suivie de l’oppression aux mains des puissances étrangères. Ceci est suivi par un cri pour la délivrance.

 

Enfin, Dieu suscite un libérateur en la personne de l’un des juges.

 

Dans cette histoire, Jabin, roi de Canaan à Hatsor, qui terrorise Israël depuis 20 ans, arma ses troupes avec des artilleries de fer et 900 chars. C’est l’équivalent de la dernière technologie militaire, au moment où l’an- cien monde passe de l’âge d’airain à l’âge de fer. Éhud avait été remplacé à un moment donné par Déborah, une prophétesse, et épouse de Lapidoth. Déborah dit à Barak d’aller en guerre contre Sisera, commandant de l’ar- mée de Jabin, mais Barak pose une condition. Il irait seulement si Déborah venait avec lui au mont Thabor.

 

Le duel eut lieu au Thabor – avec l’armée de Sisera vaincue. Sisera  fuit à pied à la tente de Jaël, femme de Héber, le Kénien, comptant sur la bonne relation entre les Kéniens et les Cananéens. Ce que Sisera ne savait pas est que Jaël avait changé d’allégeance en étant désormais du côté de Dieu. La preuve que le Dieu d’Israël est le vrai Dieu est là pour tout voir, doit-elle avoir conclu.

 

Dans la tente de Jaël, Sisera fut recouvert et on lui donna du lait à boire. Jaël prit un piquet de la tente et l’enfonça dans sa tempe, à l’aide d’un marteau. Barak arrive à la tente de Jaël pour trouver le corps de Sisera  étendu sur le sol, dans une mare de sang, le pieu encore enfoncé dans son crâne. Ainsi fut subjugué Jabin. L’existence même du peuple de l’alliance de Dieu était menacée, et Dieu permit à Israël d’infliger une punition à la méchanceté des Cananéens.



Considérez ceci: Pourquoi est-il erroné de se référer aux tueries que nous voyons dans l’Ancien Testament comme un génocide, en considérant que le génocide est, d’abord et avant tout, un crime?



  1. Les Madianites terrorisent Israël: Gédéon le libérateur (relisez Juges 6 avec votre classe.)

 

Selon Juges 5 :31, Israël a jouit de paix et de tranquillité pendant 40 ans, grâce à Jaël. Juges 6, cependant, voit une autre chute dans l’apostasie. Cette fois, Dieu permet aux Madianites d’opprimer Israël, une oppres- sion qui continue pendant sept ans (6: 1). Les Israélites fuyaient dans   des tanières, des grottes, et des forteresses de montagne (6: 2), mais les Madianites venaient ravager le bétail et les cultures des Israélites.

 

Un jour, Dieu intervient pour délivrer Son peuple. Bien sûr, Dieu

 

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a toujours été là. Alors, l’ange de l’Éternel apparut à Gédéon (6 :11). Gédéon battait le blé, se cachant des Madianites. L’ange confia à Gédéon de sauver Israël des Madianites (6:14). Gédéon proteste que son clan est  le plus petit en Manassé, et lui, le plus faible dans la maison de son père (bêt’āb). Mais Dieu déclare à Gédéon, « Je serai avec toi » (6:16, LSG). C’est la raison pour laquelle nous aussi, nous sommes en mesure de conti- nuer: parce que Dieu est avec nous.



Considérez ceci: Comment Dieu se réfère-t-Il à Gédéon comme étant un vaillant héros quand lui-même s’évalue très différemment (Jg. 6:15)?

 

III.  Samson, un héros? (Relisez Juges 14 avec votre classe.)



N’eut été les circonstances de sa naissance et une mission divine claire pour sa vie (Juges 13: 4, 13,14; Lévitique 11), ce pouvait ne pas être clair quant à quel côté du grand conflit Samson combattait.  Et l’appeler un héros est la dernière chose à laquelle nous pourrions nous attendre; encore, Hébreux vient faire juste cela en intronisant sa foi au sein du panthéon divin (Heb. 11:32). Les enfants à l’âge adulte peuvent parfois ne pas suivre les instructions de leurs parents. Samson n’avait pas suivi l’instruction que ses parents lui avaient donnée. Toutefois, lorsque ce parent est Dieu, alors le refus de suivre Ses instructions est suivi d’un grand danger, comme la vie de Samson l’illustre très clairement.



Question à débattre: Comment Juges 14: 1-4 montre-t-il le fait que  Dieu peut nous utiliser, même à notre plus faible moment?

 

  1. L’arrivée de la royauté (Lisez 1 Samuel 2: 1, 12-25; 8: 1-7 avec votre classe.)

 

Samuel doit avoir eu le cœur brisé quand ses enfants ne suivaient pas ses traces. Il les fit juges, mais quel désastre. Joël et Abija étaient très loin de refléter la fidélité de leur père. Ils étaient corrompus, intéressés par le gain injuste; ils prenaient des pots de vin et la justice étaient pervertie (1 Sam.    8: 3). Cette corruption exaspérait les anciens d’Israël, ce qui les a amenés à demander un roi humain pour être comme les autres nations (1 Sam. 8: 5). Mais ce n’est pas qu’ils n’aient pas encore de roi: Dieu était leur roi tout au long (1 Sam. 8: 7). Malheureusement, la demande d’Israël pour un roi humain était un rejet de Dieu comme leur souverain national.



Considérez ceci: Qu’est-ce que cela signifie pour Dieu d’être le véritable chef d’État ou le roi de l’ancien Israël? Comment règne-t-Il en roi sur nous aujourd’hui? Quelle autorité a-t-Il en tant que souverain sur nos vies? De quelle manière Sa royauté nous habilite et nous oblige à la fois? Et à quels privilèges et responsabilités?



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ÉTAPE 3—Appliquer

 

Pour les moniteurs: En tant que croyants, nos expériences person- nelles reflètent souvent celles de la nation d’Israël pendant le temps des juges, complètes avec des cycles de déclin spirituel, des malheurs auto-in- fligés, des cris à Dieu pour la délivrance, et l’intervention d’amour et de pardon de Dieu. Heureusement, ce n’est pas l’expérience de tout le monde. En effet, comme Pierre le dit: « Sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, au moyen de la connaissance de celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu » (2 Pi. 1:3, LSG).

Application:

 

Ê Discutez si le cycle de « l’apostasie » à « l’oppression » et enfin, à « l’interven- tion divine », est inévitable dans la vie du chrétien.




Ë Comment ce cycle s’applique-t-il aux églises individuelles ou aux groupes d’églises aujourd’hui?




Ì Comment pouvons-nous discerner que Dieu cherche à nous utiliser comme Ses agents pour apporter la délivrance à l’église ou à la société?




Í Le grand conflit divise l’humanité en deux camps – bien que les individus dans un camp peuvent faire des choses qui promeuvent les intérêts du camp adverse, soit inconsciemment ou, dans certains cas, par la providence divine. Comment pou- vez-vous discerner de quel côté du conflit vous êtes? Est-ce que le côté auquel vous appartenez dépend-il d’un acte ici et là? Pourquoi ou pourquoi pas?




ÉTAPE  4—Créer

 

Pour les moniteurs: Contrairement à la plupart des manifestations du grand conflit, qui sont de nature spirituelles, nous voyons des mili- taires réels se battre dans le livre des Juges. Dans ce contexte, ces hymnes comme « Debout, sainte cohorte » (Hymnes et Louanges des Adventistes du Septième Jour, No. 347) prend un nouveau sens. Aidez vos membres à comprendre ce que cela signifie d’être un soldat pour Christ, enrôlés dans Son armée pour faire avancer Son royaume et lutter contre les forces des ténèbres et du mal.

Activité: Organisez une réunion de réveil pour le comité d’église. Comment l’étude de cette semaine devrait-elle apporter des informations pour la programmation d’un tel réveil?



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*23–29 Janvier



(page 38 du guide standard)

 

Le conflit Continue




Sabbat aprèS-Midi

 

Étude      de la   semaine: 1 Sam. 17:43–51, 2 Sam. 11:1–17,

 

1 Rois 18:21–39, 2 Rois 19:21–34, Esther 3:8–11, Néhémie 1.

 

Pourquoi avons-nous tendance à être si souvent méfiants à l’égard de ceux qui sont différents de nous? Pourquoi les puissantes vérités de la création et de la rédemption, vérités  qui révèlent la valeur de chaque être humain, devraient nous montrer à quel point cette attitude est mauvaise? Comment pouvons-nous purger nos cœurs de cette tendance terriblement défectueuse?

 

Verset à mémoriser: « Et je leur racontai comment la bonne main de mon Dieu avait été sur moi, et quelles paroles le roi m’avait adressées. Ils dirent: Levons-nous, et bâtissons! Et ils se fortifièrent dans cette bonne résolution » (Néhémie 2:18, LSG).



orsque nous comparons la vie de David, Élie, Ézéchias, Esther, et Néhémie, des thèmes similaires font surface: Dieu est en mesure d’utiliser des gens « insignifiants » pour désamorcer la  marée du mal. Par certains de ces récits, nous pouvons voir que, mal- gré d’énormes obstacles, nous ne devons pas céder sous l’influence du mal en vogue. Au lieu de cela, nous pouvons nous tenir fermes, mais seulement dans la puissance de Dieu, qui est fidèle à Ses promesses d’alliance, promesses tenues pour nous en Jésus. Quand les enfants de Dieu endurent dans Sa force, ils verront que les forces du mal ne sont

 

pas assez puissantes pour prévaloir en fin de compte.

 

La tension et le défi nous poussent à nous réjouir de Sa délivrance. Cela ne fait pas toujours sens dans le contexte où nous affrontons sou- vent des défis très énormes, et quand nous nous trouvons parfois dans des défis qui sont tellement plus grands que nous-mêmes. Se réjouir de la délivrance de Dieu avant la délivrance vient comme est un acte de foi et d’adoration, plutôt que les conséquences logiques de ce qui se passe autour de nous. D’autre part, à cause de ce que Christ a fait pour nous, se confier en la fidélité de Dieu est vraiment la seule chose logique que nous puissions faire.

 

* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 30 Janvier.





24 Janvier

 

David: Goliath et Bethsabée



(page 39 du guide standard)

 

La vie est compliquée, et c’est parce que, en tant qu’êtres humains, nous sommes compliqués. Imaginez – des créatures faites à l’image  de Dieu, le Créateur de l’univers, qui se sont ensuite corrompues elles- mêmes. Pas étonnant que notre potentiel à la fois pour le bien et pour le mal, puisse atteindre des niveaux remarquables. Et alors que certaines personnes atteignent des niveaux de « bonté » élevés, d’autres par contre, et malheureusement, sombrent dans la dépravation extrême. Encore plus étonnant, les deux extrêmes peuvent se manifester chez la même per- sonne! La bonne nouvelle est que certains qui étaient au plus bas à un moment, ont par la grâce de Dieu, fait de grandes choses pour Lui et pour l’humanité. Bien entendu, l’inverse peut se produire aussi: ceux haut placés peuvent aussi tomber dans les profondeurs. Satan est réel, le grand conflit est réel, et à moins d’être attaché au Seigneur, même le meilleur d’entre nous peut être la proie de notre ennemi juré (1 Pierre 5: 8).



Lisez 1 Samuel 17: 43-51. Quelles paroles sont sorties de la bouche de David qui sont si essentielles à la compréhension de sa victoire? En revanche, lisez 2 Samuel 11: 1-17. Quel contraste frappant voyons- nous ici dans le même homme? Qu’est-ce qui a fait la différence?





Le même David qui a vaincu le géant Goliath est celui qui était vaincu par sa propre convoitise et son arrogance. Combien de femmes l’homme avait-il déjà? Et il voit une de plus, une femme mariée, et soudain, où est passé tout le discours sur « La victoire appartient à l’Éternel » (1 Sam. 17:47), ou « Et toute la terre saura qu’Israël a un Dieu » (1 Sam. 17:46)? S’il y avait un temps où David devait non seulement savoir que la « vic- toire appartient à l’Éternel », mais aussi lutter pour cette victoire dans l’armure de Dieu, ce n’était pas sur la zone de guerre dans la vallée d’Elah, mais dans le creux de son propre cœur, où en chacun de nous, le grand conflit fait rage. Dès qu’il a retrouvé ses sens après cette terrible chute avec Bethsabée, David a eu une vie marquée par le chagrin et la culpabilité. Sa douleur l’a amené à écrire Psaume 51, dans lequel il plaide pour un cœur pur (1 Sam. 17:10) et la restauration de sa communion avec Dieu (1 Sam. 17: 11, 12). Dans la grande lutte cosmique, le vaillant homme est tout aussi vulnérable que la personne de grade le plus bas; pourtant, Dieu est prêt à travailler avec tous ceux qui se repentent vraiment.





25 Janvier

 

Pour transformer leurs cœurs



(page 40 du guide standard)

 

Élie, le Thischbite doit être l’un des personnages les plus colorés dans l’Écriture. Nous le voyons d’abord debout devant un roi tellement surpris qu’il n’y aurait pas de pluie pour les trois prochaines années (1 Rois 17: 1). Ce ne fut pas facile non plus d’aborder un roi ou de lui échapper, mais cet homme poilu avec sa ceinture de cuir (2 Rois 1: 8) glissa juste à travers la garde, livra le message de Dieu, se dirigea ensuite vers les montagnes, à environ 12 kilomètres de distance.

 

Les temps étaient bien tristes pour le royaume du nord d’Israël. La plu- part avaient abandonné le Seigneur Dieu (1 Rois 19:10) et adoraient les dieux de fertilité. Dire qu’il n’y aura pas de pluie était un défi direct à Baal, qui était supposé apporter la pluie pour garantir des cultures fertiles et pour élever le bétail, ce qui enrichissaient les agriculteurs. Les rites religieux dominants étaient axés sur la fertilité et le revenu.

 

Pendant les trois prochaines années, les dieux de fertilité étaient impuis- sants. Alors Élie confronte à nouveau le roi et demande un défi entre lui- même et tous les prophètes de Baal et la déesse Astarté (déesse de fertilité)

 

– un homme contre huit-cent-cinquante (1 Rois 18: 17-20).

 

Quand le jour arrive et les foules se rassemblent au sommet du mont Carmel, Élie s’adresse au peuple: « Jusqu’à quand clocherez-vous des deux côtés? » (1 Rois 18:21, LSG). Des taureaux furent choisis et préparés pour la cène, et les gens attendent de voir quel dieu est assez puissant pour répondre par le feu du ciel. Le taureau était l’objet le plus puissant dans les anciennes religions de fertilité. Sûrement les dieux de fertilité montreraient leur puissance.

 

Lisez  1 Rois 18: 21-39. Malgré la réalité évidente du grand conflit    ici, qu’est-ce qu’Élie voulait vraiment voir se produire en Israël, et pourquoi est-ce pertinent pour nous aujourd’hui?





1 Rois 18:37 dit tout. Le miracle, assez impressionnant comme il l’était, ne fut pas la vraie finalité: la question était la fidélité d’Israël   à l’alliance. Remarquez aussi, qui avait tourné leurs cœurs. C’était le Seigneur Lui-même, avant même que le miracle lui-même ne se pro- duise. Mais Dieu ne force pas le cœur à retourner à Lui. Il envoie Son Saint-Esprit, et le peuple, répondant à l’appel de l’Esprit, a d’abord fait le choix de retourner à  Lui; seulement à ce moment-là, c’est par Sa force qu’ils peuvent agir sur ce choix. Ce n’est pas différent aujourd’hui. C’est la seule puissance de Dieu qui soutient le rythme de chaque cœur, mais Il ne force pas même un de ceux au cœur battant à le suivre.





26 Janvier

 

Paroles de défiance



(page 41 du guide standard)

 

Ézéchias régnait sur Juda quand la nouvelle superpuissance, l’Assy- rie, conquit le royaume du nord d’Israël et dispersa ses habitants à tra- vers la Mésopotamie (2 Rois 18: 9-12). « Ce qu’il ne pouvait plus faire par les Israélites au pays de leurs pères, il allait chercher à l’accomplir en les dispersant parmi les païens. Ce plan consistait à sauver tous ceux qui voudraient profiter du pardon offert par le Sauveur de l’humanité. Dans les preuves du peuple d’Israël, Dieu révélerait sa gloire aux nations de la terre » – Ellen G. White, Prophètes et rois, p. 402.

 

Quelques années plus tard, le roi assyrien Sennachérib tourna son attention vers Juda et conquit toutes ses villes fortifiées et exigea un lourd tribut (2 Rois 18: 13-15). Bien qu’Ézéchias ait vidé le temple et les trésoreries du palais, le roi assyrien n’était pas satisfait et il envoya ses fonctionnaires pour négocier la reddition de Jérusalem.

 

Les Assyriens persiflèrent le peuple, en l’avertissant que, puisque les dieux des nations voisines n’ont pu les sauver des mains des Assyriens, qu’est-ce qui ferait penser aux Juifs que leur Dieu ferait mieux? (voir  2 Rois 18: 28-30, 33-35).

 

Ézéchias fit alors la seule chose possible pour lui – il pria (2 Rois 19: 15-19). Dieu avait déjà utilisé Ésaïe pour encourager Ézéchias (2 Rois 19: 6), et maintenant Dieu lui envoie le prophète à nouveau.

 

Lisez 2 Rois 19: 21-34, surtout les versets 21, 22. Quel est le message de Dieu à Son peuple au milieu de cette terrible crise?






Le résultat de tout cela fut observé lorsque l’énorme armée assy-  rienne campa autour des murs de Jérusalem. Les habitants effrayés de la ville assiégée se levèrent un matin, pour voir, non pas les actions finales de l’armée conquérante sur le point de déchirer les défenses   de la ville assiégée, mais plutôt, pour voir des soldats gisant éparpillés sur le sol dans un silence de mort aussi loin que l’œil pouvait voir (2 Rois 19:35). Le roi assyrien honteux retourna chez lui, seulement pour répondre à sa fin aux mains de deux de ses fils (2 Rois 19: 6, 37).






Décret de mort

 

27 Janvier

 

(page 42 du guide standard)

 

C’est assez difficile pour nous aujourd’hui (comme cela a sans doute été le cas pour les gens de diverses cultures à travers les siècles) de com- prendre les coutumes et traditions de l’ancien empire perse, où se déroule l’histoire d’Esther.

 

Cependant, une chose est certaine: le Seigneur avait utilisé cet empire dans le processus d’accomplissement des promesses d’alliance de la nation d’Israël, lesquelles promesses remontaient à Abraham (voir Genèse 12: 1-3, Esa 45: 1, 2 Chron. 36:23).

 

Esther, la jeune fille juive, se retrouvait en tant que reine. Bien que son accession se fasse par une voie assez différente de certains, par exemple, Joseph en Égypte ou Daniel à Babylone, elle était (comme Joseph et Daniel l’étaient) là où le Seigneur voulait qu’elle soit, et elle fut utilisée par Dieu d’une manière puissante, ce qui illustre comment le thème du grand conflit se joue dans l’histoire.

 

Lisez Esther 3: 8-11. En gardant à l’esprit ce que les plans de Dieu étaient pour le peuple juif, en particulier en ce qui concerne la venue du Messie, quelles auraient été les conséquences du succès de ce décret?




« Le roi était loin de se douter de la répercussion que cet édit pourrait avoir s’il était appliqué à la lettre. Satan, l’instigateur secret de ce com- plot, s’efforçait de débarrasser la terre de ce peuple qui avait conservé la connaissance du vrai Dieu ». – Ellen G. White, Prophètes et rois, p. 829. Et de ce même peuple viendrait le Sauveur du monde.




Combien fascinant que la question a commencé sur l’adoration (voir Esther 3: 5, 8) et le refus d’un groupe distinct de personnes à suivre les lois et coutumes de ceux qui étaient au pouvoir. Bien que naturellement, le cadre sera différent à la fin des temps, la réalité derrière cela – le grand conflit entre Christ et Satan – est toujours la même, et ceux qui cherchent à être fidèles à la volonté de Dieu font face à quelque chose de semblable à ce que les Juifs ont eu ici. La Bible nous a averti que, dans les dernières scènes de l’histoire de la terre, un décret sera émis, déclarant que « tous ceux qui n’adoreraient pas l’image de la bête [soient] tués ». (Apo. 13:15). La seule chose que nous apprenons de l’histoire est que nous ne tirons pas les leçons de l’histoire.






Néhémie

 

28 Janvier

 

(page 43 du guide standard)

 

L’histoire de Néhémie vient aussi à un moment où la nation d’Israël n’existait plus en tant qu’entité politique, mais comme un vestige dispersé sur des territoires étrangers. Cependant, Dieu, comme toujours, est fidèle à Ses promesses d’alliance, même quand le peuple a trahi l’alliance.

 

Lisez Néhémie 1. Quelle est l’arrière-plan de sa prière? De quelle manière cela rappelle la prière de Daniel dans Daniel 9: 4-19? Dans les deux cas, quel est le problème, et comment cela se joue dans tout le drame du grand conflit?





Par la grâce du roi, Néhémie est autorisé à retourner à Jérusalem pour rebâtir la ville. À son retour, Néhémie passe les premiers jours en regardant tout autour. Il essaie de sonder la ville de nuit, mais les tas de décombres sont tellement vastes qu’il ne va pas bien loin (Neh. 2:14.); ainsi, il va à l’extérieur des murs pour les sonder à partir de là (Neh. 2:15).

 

Lisez Néhémie 2: 16-18. Comment pensez-vous que Néhémie ait convaincu les leaders à commencer à travailler sur quelque chose qu’ils croyaient impossible? Qu’est-ce que Néhémie pourrait enseigner à notre église aujourd’hui?




Bien que Néhémie n’ait pas d’abord dit aux dirigeants pourquoi il était venu, il y avait certaines personnes qui ne sont pas heureuses et faisaient tout ce qu’elles pouvaient pour éviter que tout travail n’améliore Jérusalem (Neh. 2:10, 19, 20). Lorsque les travaux de réparation des murs ont com- mencé (Néhémie 3), ces fonctionnaires étrangers étaient « furieux et indi- gnés » (Néhémie 4: 1), et ils raillèrent les efforts (Néhémie 4: 2, 3, LSG). Quand ils ont vu que le peuple de Dieu était sérieux avec le travail (Néhémie 4: 6), ils furent irrités et planifièrent une attaque (Néhémie 4: 7, 8).

 

Il aurait été si facile de faire marche arrière; pourtant, malgré toutes sortes de machinations contre leur travail, ils ont persisté. Se confiant en Dieu, Néhémie veilla sur la reconstruction des murs et confia les menaces de ses ennemis dans la main de Dieu (Neh. 6:14, 15).





29 Janvier

 

(page 44 du guide standard)

 

Réflexion avancée: Nul doute, la Parole de Dieu que nous avons étudiée cette semaine, montre encore et encore une fois la fidélité de Dieu envers Son peuple. Bien sûr, dans de nombreux cas, au moment où les choses difficiles se passaient, cette fidélité n’était pas toujours évidente. Dans les récits que nous avons examinés, nous avons pu voir le début et la fin; certains des personnages impliqués, comme Urie le Hittite, n’ont pas vu la fin. Aujourd’hui, nous sommes nous-mêmes impliqués dans le grand conflit tout aussi sûrement que l’étaient ceux que nous avons étudiés. Et non seulement eux, mais aussi, il y avait beaucoup d’autres tout aussi réels que ceux qui l’ont fait dans le texte, mais qui n’ont pas toujours vécu pour voir les choses fonctionner si bien. Voilà pourquoi il est si important pour nous, en tant que chrétiens, de retenir, surtout quand les temps sont durs (comme ils le sont si souvent), les merveilleuses paroles de Paul: « C’est pourquoi nous ne perdons pas courage. Et lors même que notre homme extérieur se détruit, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour. Car nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous, au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire, parce que nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles; car les choses visibles sont passagères, et les invi- sibles sont éternelles. » (2 Cor. 4: 16-18, LSG). Ici, Paul cherche à nous indiquer quelque chose au-delà des fatigues quotidiennes, des échecs et des faiblesses de l’humanité, et vers le seul espoir qui fait de la vie ici quelque chose de plus qu’une farce cruelle.




Discussion:



Histoire

 

Trouver le vrai or: première partie

 

Amair est né à Manaus – capitale de la région amazonienne du Brésil. Peu de temps après sa naissance, ses parents ont divorcé et sa mère l’a emmené à Manacapuru, une ville située sur les rives de l’Amazonie. Puisque l’entre- prise familiale était l’agriculture, la mère d’Amair a finalement déménagé en amont d’un petit village où elle a acheté beaucoup de terres.

 

Pendant ce temps, Amair continuait de grandir et fut finalement amené pour le service militaire. Après avoir purgé sa tournée de 15 mois, Amair était prêt pour un autre type d’aventure à la recherche d’or! Au cours des années 1980, la fièvre de l’or eut lieu au Brésil, et les creuseurs affluaient dans les milieux où se trouvait l’or.

 

Le frère d’Amair vivait dans une de ces zones « d’or », et il invita Amair à venir rester avec lui. À l’insu d’Amair, son frère était devenu un Adventiste du Septième Jour. Comme ils travaillaient ensemble, le frère a commencé à partager sa foi avec Amair. Juste une semaine après son arrivée, le gouver- nement ferma tous les sites d’or, et Amair perdit son emploi.

 

Bien que très déçu, Amair resta avec son frère pour un temps et continua à apprendre. « Mon frère m’a parlé de Jésus, et cela m’a donné le bonheur. J’ai perdu l’or que je cherchais depuis, mais j’ai trouvé le vrai or! » Le frère d’Amair lui a donné une série d’études bibliques, et quelque temps après, Amair fut baptisé à l’Église Adventiste du Septième Jour.

 

Mais sa conscience commença à le déranger. Qu’en est-il du reste de sa famille? Qui va partager ce trésor céleste avec eux?

 

Il alla d’abord chez sa sœur qui vivait à Manaus. À sa grande surprise et de plaisir, elle aussi, était devenue une Adventiste. Il y resta pendant une année, au cours de laquelle sa sœur renforça sa foi.

 

C’était aussi à cette époque qu’Amair a rencontré une jeune femme nom- mée Francinette, qui n’était pas Adventiste. Ne sachant pas où cela allait conduire, Amair devint ami avec Francinette, et il était déterminé en disant:

 

« Je vais la chercher pour Dieu et pour moi! » Les deux restèrent amis pen- dant longtemps, et Amair étudia la Bible avec Francinette. « La première fois où elle a reçu la vérité, elle a commencé à me serrer dans ses bras aussi!

 

», explique Amair avec un sourire. Finalement, Francinette fut baptisée, et plus tard les deux se marièrent. Le couple déménagea dans un village le long des rives supérieures d’Amazonie, puis, plus tard, à l’invitation de la mère d’Amair, ils se déplacèrent dans le petit village où elle vivait.

 

Le village avait besoin d’un maitre d’école, et pendant ce temps le gou- vernement de la région amazonienne a dit que toute personne ayant accom- pli quatre années d’enseignement primaire pourrait se qualifier pour être un enseignant dans la communauté. Amair fut choisi pour être enseignant de la communauté du village.

 

Amair était un enseignant naturel, mais il a voulu partager plus que juste la lecture, l’écriture et l’arithmétique avec la communauté. Il voulait parta- ger « L’or de Dieu » qu’il avait trouvé!

 

À suivre ….




Q

 

Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org



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La leçon en bref



Texte clé: Néhémie 2:18

 

Objectifs:

Savoir: Comprendre que Dieu est activement au combat en faveur de Ses fidèles.

 

Ressentir: Avoir la confiance que dans le temps, Dieu délivrera Son enfant de tous les obstacles du mal.

 

Agir: Prier et remplir son devoir actuel, en ayant confiance dans l’orien- tation gracieuse de Dieu.

 

Plan:

  1. Savoir: Dieu est directement impliqué quand Son peuple fait face aux obs- tacles insurmontables.

 

A Comment le thème du grand conflit se démontre-t-il dans les expé- riences de David et Goliath? Élie et les prophètes de Baal? Ézéchias et

 

Sennachérib? Esther et Mardochée face à la méchanceté d’Haman?

 

B Quelles leçons pouvons-nous apprendre de la résolution de Néhémie de rebâtir les murs de Jérusalem malgré l’opposition (Neh. 2:8, 18)?



  1. Ressentir: Être rassuré de la souveraineté de Dieu sur les forces du mal

A Comment auriez-vous ressenti si vous étiez Élie sur le Mont Carmel? Ou Ézéchias face aux envahisseurs assyriens? Ou Esther et Mardochée

 

face à la colère d’Haman?

 

B Comment la repentance de David, comme en témoigne sa prière de repentance dans le Psaume 51, s’avère-t-elle rassurante au milieu de nos

 

propres échecs?



III.Agir: Même face aux obstacles, le peuple de Dieu ne fait pas marche arrière.

A Quelles leçons sur la prière pouvons-nous apprendre de la prière d’Élie, d’Ézéchias, et de Néhémie?

 

B Comment Néhémie motive-t-il le peuple de manière à susciter la réponse: « Levons-nous, et bâtissons! » les murs de Jérusalem? (Neh.

 

2:18, LSG). Quelles sont quelques-unes des fonctions et responsabili- tés que nous abandonnons souvent à cause des obstacles?



Résumé: D’un moment à un autre, nous nous retrouvons tous face à l’opposition en voulant accomplir le service de Dieu, mais c’est de notre privilège de surmonter tous ces obstacles par Sa force.

 

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Développement

 

ÉTAPE 1—Motiver

 

Pleins feux sur l’Écriture: Néhémie 2:18

 

Concept clé de  croissance spirituelle:  Face à l’opposition et aux obstacles, le peuple de Dieu doit se fonder sur Ses promesses qu’Il combat pour Ses enfants. Peu importe leurs défauts, les pécheurs repentants peuvent trouver le pardon.

 

Pour les moniteurs: Invitez les membres de la classe à réfléchir sur les expériences dans lesquelles ils sont confrontés à l’opposi- tion intimidante ou aux obstacles dans leurs voyages spirituels. Demandez-leur de relier leurs expériences aux histoires bibliques de cette semaine.



Activité d’ouverture: Encouragez trois ou quatre membres de la classe à partager leurs témoignages personnels sur ce qu’ils considèrent comme leurs moments les plus difficiles dans leur marche de foi. Ensuite, deman- dez aux membres de dire laquelle des histoires suivantes se rapporte le plus à eux et pourquoi: David et Goliath, Élie et les prophètes de Baal (deman- dez-leur de penser à ce que pourrait être aujourd’hui l’équivalent des pro- phètes de Baal), Ézéchias et Sennachérib, ou Esther et Haman.



Considérez ceci: Beaucoup de héros mentionnés dans les histoires ci-dessus ont affiché un comportement plus tard dans leur vie qui contredi- sait la fidélité que nous voyons ici dans leurs récits antérieurs. Par exemple, David a commis l’adultère avec Bethsabée et a essayé de couvrir son acte en provoquant la mort du mari de la femme, Urie. Après l’épreuve de force exaltante au mont Carmel qui a démontré qu’il y avait en effet un Dieu en Israël, Élie a fui Jézabel (1 Rois 19). Ézéchias, dans un vain étalage, a dévoilé sa richesse à la place de la bonté de Dieu, lors de la visite des émissaires de Babylone (2 Rois 20: 12-18). Il est clair que toutes victoires que nous ayons eues dans notre cheminement de foi sont toutes dues à notre Dieu, qui prend nos combats comme Siens. Comment ces histoires nous aident-elles à savoir à qui donner gloire pour toutes victoires que nous pouvons avoir sur la tentation, ou les réussites lors des campagnes d’évan- gélisation ou dans la réalisation de nos rêves dans la vie, etc.?

 

ÉTAPE 2—Explorer

 

Pour les moniteurs: Les récits de l’étude de cette semaine sont à la fois de la réussite et de l’échec. Mais plus encore, ce sont des récits de la fidélité de Dieu. Même si ces histoires sont familières à de nombreux membres de la cellule, il y a une puissance en lisant l’Écriture à haute voix (même un passage familier). Demandez aux membres de la classe de décrire comment le thème du grand conflit est représenté dans chaque passage.

 

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Commentaire biblique

 

  1. Le combat appartient au Seigneur: la délivrance dans les moments de crise (relisez 1 Samuel 17: 43-51, 1 Rois 18: 21-39, 2 Rois 19: 21-34, et Esther 3: 8-11 avec votre classe.)



David a fait face au géant philistin Goliath avec bravoure et l’a vaincu par la force de Dieu. La question était le nom de Dieu, Sa souveraineté, et Son élection d’Israël comme Son propre peuple de l’alliance.

 

De même, lors du défi au mont Carmel, Élie se trouvait confronté   aux prophètes de Baal. La cause ici était la seigneurie de Dieu. Qui était Seigneur? Quand les Assyriens ont entouré Jérusalem (après avoir pillé la plupart des villes environnantes), la question était la souveraineté de Dieu: qui était souverain, le dieu des Assyriens (comme ils le prétendent), ou le Saint d’Israël, comme Ésaïe a déclaré? Le thème du grand conflit est bien manifeste dans chaque exemple.

 

Quand Esther devait conjurer la menace d’Haman, l’enjeu était l’al- liance de Dieu avec Israël, si la communauté d’Israël serait exterminée  ou elle serait miraculeusement préservée afin d’être les témoins de Dieu dans le monde. Un thème qui traverse ces histoires est que Dieu a com- battu pour la cause de Son peuple, en faisant Sienne chaque bataille. Nos propres combats spirituels n’appartiennent pas moins à Dieu que quand  Il a aidé David à vaincre Goliath ou Élie à vaincre les prophètes de Baal.



Considérez ceci: Dans chacune de ces histoires, identifiez ce qui a contribué à une fin heureuse de l’histoire. Par exemple: la disposition de l’instrument humain, la prière, la foi en Dieu, etc.



  1.  Quand le peuple de Dieu avance la cause de l’ennemi (Lisez 2 Samuel 11: 1-17 avec votre classe.)



Peut-être le pire cauchemar de tout joueur de football serait d’amener accidentellement la balle dans son propre but. De manière analogue, David, qui était clairement du côté du Seigneur, semble se battre du côté de l’ennemi dans son affaire avec Bethsabée. En tant que chrétiens, nous pouvons, tout comme David, faire parfois des choses (par notre action ou inaction) qui font progresser les intérêts de l’ennemi plutôt que de Dieu. Heureusement, à qui nous appartenons – à Christ ou à Satan – n’est pas fonction d’un acte ici et d’un autre là. L’appartenance à Christ est basée sur notre foi en Christ, « foi qui est agissante par la charité » (Gal. 5: 6, LSG). Chaque pécheur qui se repent trouvera pardon et acceptation en tant que membre de la famille de Dieu.

 

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Considérez ceci: Tout en mettant en garde les représentants évangélistes contre la tromperie et en insistant sur la nécessité de l’intégrité dans les rela- tions d’affaires, Ellen White a écrit: « Un acte posé ne détermine pas le carac- tère, mais ouvre promptement la voie à la prochaine tentation. » – Conseil à l’Église, p. 64. Comment cette déclaration nous aide-t-elle à comprendre pourquoi David, et beaucoup d’entre nous, a eu la chance de se tenir encore debout du côté de Dieu, en dépit des faiblesses criardes?



III. Accomplir fidèlement son devoir au milieu de l’opposition (Relisez Néhémie 1 et 4: 1-8 avec votre classe.)

 

Nous ne pourrons jamais avoir une image complète de l’opposition à laquelle Néhémie fit face. Cependant, nous savons que ceux qui s’opposaient à lui étaient influents. Nous savons aussi que l’accusation qu’ils portaient contre Néhémie, qui pouvait facilement atteindre la capitale perse, était une accusation grave. Cela avait à voir avec la trahison. L’action de Néhémie aurait pu être interprétée comme un plan d’insurrection et de tentative de faire valoir l’indépendance de Juda.

 

Peut-être qu’il y avait un sentiment de fierté nationale qui motivait Néhémie. Ceux qui ont vécu à l’étranger savent comment on se sent quand on apprend des mauvaises nouvelles de « la maison », s’il y a des crises poli- tiques ou, comme dans le cas de Néhémie, du malheur, tels que les rapports sur l’état délabré des infrastructures ou des complications en ce qui concerne les structures nouvellement érigées. Fidèle à sa mission divine face à l’oppo- sition, Néhémie profita de sa proximité avec le roi pour demander une aide financière afin de construire les murs de Jérusalem.



Considérez ceci: Sans doute, les travaux de construction étaient une tâche intimidante – une tâche qui n’était pas pour les cœurs qui manquent de courage. Néhémie entra au travail avec détermination et engagement. Son dévouement était une motivation pour les autres à se joindre à lui. Il ne devait pas être dissuadé de la tâche par une force quelconque. Aussi devrions-nous être de même dans l’œuvre de construction du royaume de Dieu en nous. Rien ne doit primer sur notre préparation pour le royaume de Dieu. Selon Néhémie 4: 5, sur quelle base Néhémie implorait-il Dieu d’intervenir pour délivrer Jérusalem de la désolation?

 

ÉTAPE 3—Appliquer

 

Pour les moniteurs: Il est réconfortant de savoir que, malgré nos défauts, Dieu nous considère toujours, nous qui croyons en Jésus- Christ, comme Son peuple. Dans le grand schéma du grand conflit, les croyants se battent et sont du côté des vainqueurs. Notre appartenance

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à Dieu, n’est pas à cause de nos œuvres, mais à cause de notre foi en Jésus-Christ. Certes, la foi agit par la charité, comme nous l’avons vu. Encore une fois les obstacles auxquels nous sommes confrontés doivent être compris dans le contexte du grand conflit. Dieu nous donnera la force pour appuyer les travaux de construction de notre vie spirituelle, quelle que soit l’opposition.

 

Application:

 

Ê En comprenant que c’est l’Esprit Saint qui transforme nos cœurs en les ramenant à Dieu chaque fois que nous nous éloignons, que devons-nous abandonner pour permettre à l’Esprit de faire Son œuvre?





Ë Comment l’adoration est-elle un facteur dans le conflit impliquant Élie et les prophètes de Baal et dans d’autres histoires de cette semaine? Comment ces histoires nourrissent-elles notre compréhension sur l’adora- tion aujourd’hui?




Activité: De quelles façons peut-on dire que nos combats contre les forces du mal ne sont pas moins dramatiques que le combat de David contre Goliath? Discutez.

 

ÉTAPE 4—Créer

 

Pour les moniteurs: Les récits de la leçon de cette semaine se prêtent à une présentation dramatique. Demandez aux volontaires de préparer des sketchs courts pour chacune des histoires étudiées cette semaine.

 

Activité: Demandez à certains des membres de la classe de téléchar- ger les peintures de David et Goliath sur internet, pour ceux qui ont la technologie telle que les iPad, les tablettes, les iPhones, etc., et projetez les images sur un écran. Faites aussi une recherche sur internet sur Élie sur le mont Carmel, ainsi que sur Esther et Haman. Quelles impressions tirez-vous de ces représentations visuelles?



Activité supplétive: Si cet équipement électronique n’est pas dispo- nible, demandez aux membres de préparer des sketches courts représentant des personnages dans une de ces histoires.



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Chercher À Restaurer, C’est le Vrai Ministère


















Un entrepreneur adven- tiste au Paraguay rénovant un vieux bâtiment en un nouveau centre d’influence, une jeune infirmière donnant des soins aux populations de l’Amazonie, un pasteur qui crée des églises grâce aux programmes radiophoniques

 

– tous cherchant à restaurer l’image de Dieu auprès des humains.

 

Voudriez-vous bien les rejoindre ce trimestre en supportant la Division de l’Amérique du Sud par votre offrande du troisième sab- bat?



Lisez ces histoires et d’autres encore dans la ru- brique Histoire de l’Ecole du Sabbat ou sur notre site web. Veuillez planifier à donner libéralement le 26 Mars ou à tout moment sur le site sécu- risé: www.giving.adventist- mission.org




















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* 30 Janvier –5 Février

(page 46 du guide standard)

La Victoire dans le Désert





Sabbat aprèS-Midi

 

Étude      de la semaine: Matt. 1:20–23, Jean 9:39, Matt. 3: 7–12, 4:1–10, Deut. 34:1–4, Apo. 21:10.

 

Comment ces raisons de la venue de Christ peuvent et doivent- elles améliorer votre vie et votre marche avec le Seigneur?

 

Verset à mémoriser: « Car le Fils de l’homme est venu cher- cher et sauver ce qui était perdu ». (Luc 19:10, LSG).



uand Satan apprit qu’il y aurait inimitié entre lui et la femme, entre sa postérité et la sienne, il comprit que son œuvre de dépravation sur la nature humaine allait être entravée, et que l’homme serait mis à même de résister à son ascendant. Mais lorsqu’il entendit un exposé plus complet du plan du salut, il se réjouit néan- moins à la pensée qu’ayant consommé la chute d’Adam, il avait réussi à obliger le Fils de Dieu à descendre de son trône, revêtu de la nature humaine. Fier de ce premier succès, il se flatta de triompher, et de mettre ainsi en échec la rédemption de l’homme. » – Ellen G. White,

 

Patriarches et prophètes, p. 45.

 

Cette semaine, dans le conflit au désert, nous pouvons voir, comme peut-être jamais aussi clairement révélé dans la Bible, le grand conflit entre Christ et Satan, car c’est ici qu’il est ouvertement combattu entre les deux. Satan avait revendiqué le monde comme sien, et Christ est venu le reconquérir. Et au centre de Sa reconquête était le plan du salut. Ayant échoué à tuer Jésus après Sa naissance, Satan essayait une autre stratégie pour saboter la rédemption en cours. C’est ce que nous voyons se dérouler dans les tentations au désert.

 

* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 6 Février.





31 Janvier

 

Emmanuel au secours



(page 47 du guide standard)

 

Les fidèles avaient  des idées fausses sur la nature profonde de la première venue du Seigneur. Comment les fidèles dans les derniers jours peuvent-ils éviter d’avoir des idées fausses sur la nature profonde de Sa seconde venue?

 

Lisez Matthieu 1: 20-23. Quelle est la signification du nom donné à Jésus: « Emmanuel »?







Pourquoi Jésus est-Il venu sur cette terre pour être « avec nous »? Tout d’abord, Il est venu restaurer la domination qu’Adam a perdue (Rom. 5:12, 15). Nous avons un aperçu de l’aspect royal de Jésus (ayant la domination) quand Il a inspiré les foules (5 000 personnes voulaient Le couronner roi) et quand les enfants ont chanté leurs hosannas (une forme de louange adressée à celui qui sauverait le peuple de ses ennemis). Nous voyons aussi Ses pouvoirs sur la créa- tion, tels que Sa capacité à restaurer les êtres humains brisés (par exemple, l’aveugle-né et la femme qui a saigné pendant 12 ans), et Son pouvoir sur la nature, tels que quand Il a calmé la tempête et ordonné au vent et aux vagues de cesser.

 

Deuxièmement, Il est venu apporter le jugement et détruire les œuvres du diable (Jean 9:39, 1 Jean 3: 8). Combien de fois nous demandons-nous pourquoi le mal prospère? Jésus a fait face à l’in- justice et nous rassure que la fin est proche. Jésus fut reconnu par    les démons comme ayant autorité sur eux. Ils criaient souvent Sa véritable identité, parfois avant que Jésus ne fusse prêt à se révéler. Il a donné la paix aux démoniaques et restauré leur santé mentale alors que les démons prenaient la fuite dans la peur.

 

Troisièmement, Jésus est venu dans le monde pour chercher et sauver ce qui était perdu (Luc 19:10) et ôter leurs péchés (Jean 1:29). Il a été fait comme nous, afin qu’Il puisse être un grand prêtre fidèle et ainsi nous ramener à Dieu (Heb. 2:17). « Résoudre le problème du péché, sauver l’homme, donner la grâce, le pardon, la justification,    la glorification, tout cela était le but de l’alliance unique depuis le début, maintenant accomplie en Jésus-Christ » – N. T. Wright, Justification: God’s Plan and Paul’s Vision (Downers Grove, Ill.: Inter Varsity Press, 2009), Kindle locations 1462–1463.

 

Enfin, Jésus est venu pour nous montrer à quoi ressemble Dieu, pour nous révéler – et à tout l’univers spectateur, ce qu’est Son véri- table caractère (Jean 14: 9).





1er Février



Le baptême de Jésus

 

(page 48 du guide standard)

 

L’apparition de Jean Baptiste a dû répercuter des excitations dans toute la région. Voilà quelqu’un qui ressemblait au prophète Élie (Matthieu 3: 4, 2 Rois 1: 8). Il était la première voix prophétique que le peuple entendait depuis 400 ans. Dieu n’avait jamais été si silencieux avant. Maintenant, Il parlait aux gens une fois de plus. Évidemment, quelque chose d’important allait se passer.

 

Lisez Matthieu 3: 7-12. Pourquoi  Jean-Baptiste liait-il les thèmes  du jugement – la colère à venir (Matthieu 3: 7), la hache mise à la racine des arbres (Matt. 3:10), le nettoyage soigneux de l’aire de battage (Matt. 3:12), et la paille brûlant dans un feu inextinguible (Matt. 3:12) dans son introduction au Messie?






Les gens pensaient qu’ils vivaient dans les derniers jours. Ils ont vu Jean venir du désert et les inciter à passer à travers les eaux du Jourdain par le baptême. Ce fut un peu comme un nouvel Exode, et se mouiller (plutôt que de marcher à travers un lit de rivière asséché) était nécessaire pour la purification et la préparation pour la nouvelle terre promise, avec le Messie Lui-même, les menant de la victoire sur les Romains à l’inauguration du royaume éternel de Dieu dont a parlé les prophètes. Du moins, c’est ce que beaucoup de gens pensaient.

 

Mais ni Jean ni Jésus ne menait un mouvement politique; c’était un événement du salut. L’explication par Luc de ce que Jean a fait est une citation d’Ésaïe, décrivant comment Dieu préparera une route pour les exilés pour retourner à la terre promise (Luc 3: 3-6). Jérémie explique la raison de cette route spéciale: la rendre praticable pour les plus vulné- rables de la société – l’aveugle, le boiteux, la femme enceinte, la mère avec un nouveau-né – et pour tous les autres qui voulaient revenir à la terre promise, d’être en mesure de le faire (Jérémie 31: 7-9). Pas étonnant que le peuple affluait vers Jean; leur espoir étant ravivé qu’eux aussi pou- vaient être prêts pour le grand jour de Dieu, qui viendra bientôt.




Il est venu, cependant, d’une manière que la plupart d’entre eux ne s’attendaient – pas parce qu’ils n’avaient pas été avertis, mais parce qu’ils ne comprenaient pas le sens des Écritures. (Luc 24:25–27).





2 Février



Des pierres en pain



(page 49 du guide standard)

 

Lisez Matthieu 4: 1-3. Qu’est-ce qui se passe, et pourquoi? Comment voyons-nous le grand conflit se jouer ici?




« Ce fut l’Esprit de Dieu qui conduisit Jésus au désert, pour y être tenté. Jésus n’allait pas à la recherche de la tentation. Il voulait être seul, méditer sur sa mission et son œuvre, et se préparer,  par le jeûne et la prière, à fouler le sentier ensanglanté. Mais Satan, sachant que le Sauveur était allé au désert, pensa que le moment était favorable pour s’approcher de lui. » – Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 95.

 

Il y a des parallèles dramatiques entre le récit des tentations de Jésus et l’expérience des Israélites dans leurs errances de l’Exode. Après être sorti de l’eau, Jésus entra dans le désert, où Il ne mangea rien et fut  tenté pendant 40 jours. De même, les Israélites ont traversé l’eau (la Mer Rouge), entra dans le désert où ils n’avaient pas de pain, et ils y restèrent 40 ans. Remarquez comment cela est décrit dans Deutéronome 8: 2, 3 (LSG) « Souviens-toi de tout le chemin que l’Éternel, ton Dieu, t’a fait faire pendant ces quarante années dans le désert, afin de l’humilier et de t’éprouver, pour savoir quelles étaient les dispositions de ton cœur et si tu garderais ou non ses commandements. Il t’a humilié, il t’a fait souffrir de la faim, et il t’a nourri de la manne, que tu ne connaissais pas et que n’avaient pas connue tes pères, afin de t’apprendre que l’homme ne vit pas de pain seulement, mais que l’homme vit de tout ce qui sort de la bouche de l’Éternel. »

 

Le récit évangélique dit qu’après 40 jours, Jésus eut faim (Matt. 4: 2). Puis, quelqu’un apparait avec de « sages » conseils, un peu comme les consolateurs de Job. Ce ne fut pas la première fois que Satan est repré- senté comme venant « soutenir » quelqu’un en crise. Zacharie 3 rapporte l’histoire du grand prêtre au temps de la reconstruction de Jérusalem après l’exil babylonien. Quand il se tenait devant Dieu dans la vision, quelqu’un était à sa droite. Quelqu’un qui se tient à la droite a toujours été le plus grand ami, pour protéger et prémunir contre quiconque voudrait l’attaquer. Mais l’homme de confiance à droite dans Zacharie 3 n’était nul autre que l’« accusateur », feignant d’être un ami de confiance.

 

La même chose est arrivée à Jésus dans le désert. Celui qui est venu pour « aider » se révéla lui-même quand il a dit: « Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains », (Mt 4: 3, LSG). Un ange de Dieu n’aurait aucun doute sur la divinité de Jésus.




Encore une fois, remarquez comment Jésus a répondu (Matthieu 4: 4). C’est une citation liée à l’Exode. « [Dieu] t’a nourri de la manne, que tu ne connaissais pas et que n’avaient pas connue tes pères, afin de t’apprendre que l’homme ne vit pas de pain seulement, mais que l’homme vit de tout ce qui sort de la bouche de l’Éternel. » (Deut. 8: 3, LSG).





3 Février

 

Une autre tentation



(page 50 du guide standard)

 

La première tentation a un parallèle à l’Exode, mais elle avait ses racines dans la chute en Éden. En plaçant la priorité sur la fidélité à Dieu, au lieu de donner la priorité à l’appétit, Jésus a récupéré le terrain qu’Adam avait perdu sur l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Cependant, pour combler complètement l’écart, d’où la race humaine était descendue depuis l’époque d’Adam, Jésus devait être soumis à deux autres tentations.

 

Selon Matthieu, la deuxième tentation consistait pour Satan d’amener Jésus à la partie la plus haute du temple, sans doute le coin sud-est qui donnait un ravin escarpé. Encore une fois vint la déclaration injurieuse,

 

« Si tu es le Fils de Dieu », ce qui montrait que le tentateur n’était pas un ami de Jésus.



Quel est l’objectif de Satan ici? Cela aurait tout prouvé si Jésus avait sauté? Matt. 4:5–7.





Jésus n’était pas intéressé à la théâtralité à bon marché. Sa confiance en Dieu était authentique, pas quelque chose pour impressionner les autres. La complète confiance de Jésus en Son père était manifeste depuis le ciel, en laissant Son trône pour devenir un être humain, souffrant l’indi- gnation, les faux témoignages, l’humiliation publique, et l’injustice de Sa mort (voir Philippiens 2: 5-8). C’était Son destin, et Il s’était entièrement préparé pour cela. Sa mission était de récupérer le monde qu’Adam et ses descendants avaient perdu. En Jésus, toutes les promesses d’alliance devaient être accomplies, et le monde aurait une occasion de salut.

 

De nouveau, Jésus répond par « Il est écrit », pour citer à nouveau Deutéronome, et pour lier à nouveau Son expérience à l’Exode: « Vous ne tenterez point l’Éternel, votre Dieu, comme vous l’avez tenté à Massa. » (Deut. 6:16, LSG). Massa était l’endroit où les Israélites s’étaient amère- ment plaints du manque d’eau, et Moïse avait frappé le rocher pour fournir de l’eau. Dans l’évaluation de cette expérience, Moïse a déclaré que le peuple avait « tenté l’Éternel, en disant: L’Éternel est-il au milieu de nous, ou n’y est-il pas? » (Exode 17: 7, LSG). Jésus, bien sûr, connaissait mieux et ne tomba pas dans le piège, même si cette fois, le diable L’a laissé entendre l’expression « Il est écrit » (Matt. 4:4, 6).







Adorer le diable

 

4 Février

 

(page 51 du guide standard)

 

Dans la version de Matthieu, tandis que la première tentation était axée sur l’appétit et la seconde, la manipulation de Dieu, la troisième était un défi direct à Christ Lui-même, à Sa royauté et à Sa mission ultime sur la terre.

 

Lisez Matthieu 4: 8-10, Deutéronome 34: 1-4, et Apocalypse 21:10. Quelle est la signification de la « montagne très élevée » où Satan  a amené Jésus?





À en juger par la façon dont la Bible utilise le thème de monter au sommet d’une très haute montagne pour voir les nations, nous pouvons voir que ce n’était pas une exploration touristique que Jésus faisait sur la ville. Il y a une vision prophétique qui se rattache à ce scénario.

 

Du sommet d’une montagne, Moïse a vu la terre promise comme elle sera plus tard, et Jean a vu plus tard, la Nouvelle Jérusalem à  venir. De même, Jésus voit plus que les royaumes de l’ancien monde romain. Notez que Satan montre tout sous son meilleur jour. Il montre la richesse et le charme, pas le crime, la souffrance et l’injustice.

 

Satan dit alors: « Je te donnerai toutes ces choses, si tu te prosternes et m’adores » (Matthieu 4: 9, LSG). De la même manière que Satan avait dupé Adam et Ève qu’ils deviendraient comme Dieu (alors qu’ils étaient déjà créés à Son image), Satan prétendait qu’il était Dieu, et que la propriété des nations du monde était exclusivement sienne, et que, pour un petit hommage, il donnerait facilement tout à Jésus (cf. Luc 4: 6; comparez avec Ps. 2: 7, 8).

 

Ce test a porté sur la loyauté. À qui la race humaine devrait-elle donner la loyauté? En Éden, quand Adam et Ève ont cédé au serpent, ils donnaient vraiment leur première loyauté à Satan, et cette infection se propagea rapidement à travers chaque génération successive. Sans intervention divine directe, le grand conflit aurait été décidé en faveur de Satan. La race humaine, et peut-être même la vie sur terre, pourrait ne pas avoir continué. Les enjeux étaient si élevés.

 

Remarquez que Jésus, tout comme Joseph avec la femme de Putiphar, n’a pas permis au mal de rester près de Lui. Jésus a ordonné à Satan de s’en aller loin de Lui. Joseph ne pouvait pas le faire, alors il se retira de la scène du mal potentiel (Genèse 39:11, 12). Quelle leçon simple pour nous aussi.






5 Février

 

(page 52 du guide standard)

 

Réflexion  avancée: Bien  que l’on puisse  trouver des écrivains à travers les siècles qui parlent du thème du grand conflit, et même si certains évangélistes aujourd’hui analysent l’idée de plus près – personne n’a développé en profondeur la vision du monde du grand conflit comme l’a fait l’Église Adventiste du Septième Jour. Un conflit littéral, physique, moral et spirituel entre Christ et Satan est en effet, une caractéristique essentielle de la pensée adventiste. Et pas étonnant. Tout au long de la Bible, il y a ce qu’un écrivain évangéliste a appelé « le thème du conflit cosmique », et parfois tout comme dans la leçon de cette semaine sur les tentations dans le désert – ce thème apparait d’une manière très forte et ouverte. L’idée d’une guerre entre le bien et le mal peut être vue même en dehors d’un contexte nettement religieux. Le poète T. S. Eliot a écrit: « Le monde tourne et le monde change / Mais une chose ne change pas. / Dans toutes mes années, une chose ne change pas …/ Le conflit perpétuel entre le Bien et le Mal. » – The Complete Poems and Plays, 1909–1950 (New York: Harcourt Brace & Company, 1952), p.

 

  1. L’athée allemand Friedrich Nietzsche a écrit: « Nous concluons. Les deux valeurs opposées, ‘‘le bien et la méchanceté’’, ‘‘le bien et le mal’’, se sont engagées dans une lutte terrible sur la terre depuis des milliers d’an- nées. » – On the Genealogy of Morals and Ecce Homo (New York: Random House, 1967; Vintage Books, 1989), p. 52. L’Écriture, assistée de l’Esprit de prophétie, révèle plus que jamais, la vraie nature de ce conflit et les questions éternelles en jeu en lui.

 

Discussion:





Histoire

 

Trouver le vrai or: deuxième partie

 

L’histoire jusqu’ici: les parents d’Amair ont divorcé, et sa mère et lui ont démé- nagé dans un village dans l’Amazonie. Plus tard, il a servi dans l’armée. Ensuite, Amair est allé à la maison de son frère, à la recherche de l’or, mais il a trouvé plutôt

 

« l’or céleste ». Voulant partager ce trésor, il a visité sa sœur, se maria plus tard, et retourna à son village natal où il est devenu enseignant de la communauté.

 

Un ami Adventiste du Septième Jour apprit qu’Amair et Francinette avaient démé- nagé au village, et voulait les aider à commencer une église. Il se joignit à eux. Ils commencèrent à se réunir chaque sabbat sous des arbres près de la rivière. Bientôt, d’autres villageois commencèrent à les remarquer et voulurent se joindre à leur culte. Amair commença à donner des études bibliques, et le groupe continuait à croître.

 

Il n’a pas fallu longtemps pour que la chose atteigne la mère d’Amair. Elle était tellement honteuse d’apprendre que son fils était un Adventiste du Septième Jour au point de le maudire.

 

Amair et Francinette commencèrent à prier pour sa mère, mais les choses ne semblaient que s’empirer. Quand ils commencent à étudier la Bible avec quelqu’un, le prochain jour, la mère d’Amair se rendait chez la personne pour lui dire que ce qu’Amair disait était un mensonge.

 

« Mais nous avons cru que, au bon moment, Dieu ferait quelque chose », dit Amair. « Les gens étaient disposés, et ils acceptaient le message ».

 

De plus en plus de villageois partageaient avec d’autres la vérité qu’ils avaient trouvée à travers les études bibliques d’Amair, et la réunion du groupe sous l’arbre près de la rivière devint si grande qu’ils décidèrent de construire une Église Adventiste du Septième Jour.

 

Un pasteur du bureau de leur mission locale vint baptiser les nouveaux croyants et organiser officiellement l’église. Aujourd’hui, l’église qui a commencé avec juste une famille a maintenant 113 membres.

 

Quand la mère d’Amair voyait comment l’Église Adventiste croissait rapidement, elle contacta son prêtre et demanda qu’il établisse une église dans le village.

 

Cependant, sa vie personnelle était démêlée, et bientôt elle a divorcé encore. Découragée, la mère d’Amair décida d’abandonner. Étonnamment, cependant, les enseignements de la Bible qu’elle écoutait l’avaient influencée. Elle était venue à comprendre la vérité du sabbat du septième jour, mais avait honte de le garder. Mais une fois qu’elle a déménagé, elle commença à garder le sabbat en secret (« pour Dieu le Père », dit-elle), et elle continuait à aller à l’église le dimanche (« pour Jésus »).

 

Dieu continuait d’œuvrer dans son cœur, et après une série d’études bibliques, elle est venue à accepter la totalité du message adventiste et elle fut baptisée. Elle retourna ensuite dans son village pour encourager ses frères à accepter le « trésor » qu’elle et Amair avaient trouvé.

 

Un des projets du treizième sabbat est de construire une « grande église » pour atteindre plus de gens de ces villages éloignés de l’Amazonie.

 

Pour plus d’histoires et d’informations, visitez https://am.adventistmission.org/ mq-adult.




Gina Wahlen, Éditrice des publications trimestrielles de la mission.



Q

 

Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org



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La leçon en bref



Texte clé: Luc 19:10

 

Objectifs:

Savoir: Comprendre pourquoi Jésus est venu dans ce monde: pour restau- rer la domination usurpée par Satan, détruire les œuvres du mal, sauver les pécheurs, et révéler Dieu à l’univers.

 

Ressentir: Se réjouir dans le salut que Christ a mis à la disposition de tous.

 

Agir: Accepter Christ comme son Seigneur et Sauveur.



Plan:

  1.  Savoir: Au désert de la tentation, le protagoniste et l’antagoniste se sont rencontré face à face.

 

A Discutez des raisons pour lesquelles Jésus est venu au monde.

 

B Comment le ministère de Jean-Baptiste démontre-t-il le thème du jugement? Discutez.

 

C Comment peut-on faire la différence entre la foi authentique et la présomption?

 

D Comment les Écritures ont-elles été une aide pour Jésus face à la tentation? Et comment peuvent-elles nous aider dans la nôtre?



  1. Ressentir: Réjouissez-vous dans le salut qu’apporte Jésus-Emmanuel .

A Comment l’histoire du salut vous fait sentir? Comment pouvons-nous éprouver la joie que l’on voit à la naissance de Jésus (comme rapportée dans Luc)?

 

B Qu’est-ce que le salut signifie pour vous?

 

III. Agir: que reste-t-il au chrétien?

A Quelles sont les tentations que vous devez surmonter par la puissance de Dieu?

 

B Comment pouvez-vous aider un frère ou une sœur qui est confronté(e) à la tentation de pécher?



Résumé: Jésus est venu sur cette terre pour restaurer ce qu’Adam avait perdu dans le jardin d’Éden, pour apporter le jugement contre le diable et ses adeptes, pour sauver les pécheurs de leurs péchés, et révéler le vrai carac- tère de Dieu à l’homme et à l’univers dans son ensemble.



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Développement

 

ÉTAPE 1—Motiver

 

Pleins feux sur l’Écriture: Luc 19:10

 

Concept  clé de croissance  spirituelle: Chacun   de nous, peu importe notre expérience passée en tant que chrétiens, est perdu si nous sommes laissés à nous-mêmes. Nous ne pourrions rien faire contre les puissantes tentations qui nous assaillent quotidiennement. Nous avons besoin de Christ, qui, non seulement compatit à nos souf- frances, mais aussi, nous aide à surmonter les tentations.



Pour les moniteurs: Le thème du grand conflit est vécu par chaque croyant. Chacun doit reconnaitre son incapacité à résister à la ten- tation. Aidez chaque membre de la classe à se rendre compte qu’il ou elle doit compter sur Christ pour vaincre dans cette lutte.



Activité d’ouverture: Commencez par demander aux membres de la classe de partager ce que leurs expériences ont été lorsqu’ils avaient affaire à la tentation. Discutez de comment les chrétiens doivent gérer ceux qui tombent dans la tentation. D’autre part, qu’est-ce qui se passe quand les croyants résistent à la tentation? Quel est le secret pour surmonter la tentation?



Considérez ceci: Que le croyant puisse surmonter la tentation occa- sionnelle ou qu’il échoue en y tombant, le plan du salut est complet. Le salut ne repose pas sur un seul acte de péché, ou l’absence de celui-ci, mais plutôt sur notre dépendance, et notre confiance en la justice de Christ.

 

ÉTAPE 2—Explorer

 

Pour les moniteurs: L’étude de cette semaine se concentre sur Jésus comme Emmanuel (Dieu avec nous) et comment Il a surmonté les tentations du diable en notre faveur. Notre victoire ne se mesure pas aux actes occasionnels d’éviter les tentations – bien que la victoire devrait faire partie de notre expérience personnelle, c’est plutôt sur notre dépen- dance en la justice de Christ et en Sa victoire, accomplie comme la nôtre par la foi. Que l’on sente qu’il ou elle connait cette victoire, c’est par la foi qui agit par amour (Gal. 5: 6) que nous surmontons. Après tout, Christ est venu pour nous chercher et nous sauver. Il ne pouvait pas le faire si nous n’étions pas dans un besoin urgent.

 

Commentaire biblique

 

  1.  Hosanna au Fils de David (Relisez Matthieu 1: 21-23 avec votre classe.)

 

L’exclamation: « Hosanna » vient d’un mot hébreu qui signifie « Sauvez, s’il vous plait! » C’est la racine du même mot qui forme le nom « Jésus », ou

 

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« Yeshua » en hébreu. Lorsque, selon Matthieu 21: 9, la foule criait « Hosanna au Fils de David », ils étaient, peut-être inconsciemment, en train de reconnaitre Jésus comme le Messie roi. Il venait pour restaurer la domination qui avait été perdue au Jardin d’Éden, et ceci était donc approprié à la reconnaissance de Sa royauté. Il était venu arracher la domination chez Satan, qui se faisait pas- ser pour le prince de ce monde. Maintenant, le vrai Prince était venu – Jésus, le Sauveur. Il sauvera Son peuple du péché (Matt. 1:21). Cela signifiait une confrontation directe avec l’instigateur de tout péché. Christ avait lancé une offensive cosmique contre l’auteur du péché et de la mort, le diable lui-même.



Considérez ceci: Il est rassurant de constater que la mission de Christ est clairement énoncée dans l’Écriture. Christ est venu pour sauver les pécheurs. En Christ, Dieu a cherché et cherche à être avec les êtres humains déchus afin de les sauver. Qu’est-ce que cette pensée vous donne-t-elle comme information sur votre approche de l’évangélisation ou de témoignage?



  1. Il est venu en ce monde pour un jugement, (Relisez Matthieu 3: 7-12 avec votre classe.)



Jean-Baptiste utilise le langage de la récolte pour parler du jugement. Le jugement a à voir avec le fait de déterminer qui reçoit la vie ou la mort. Il a également à voir avec le règlement des conflits et des questions litigieuses.

 

Jean-Baptiste préparait le chemin pour Christ, qui réglerait le grand conflit une fois pour toute. Il prouvera que le diable est le menteur et le séducteur qu’il avait toujours été, tout en montrant que Dieu avait daigné  être avec les humains en offrant le salut à un si grand prix qu’est Lui-même. Ce coût était Son Fils unique. Seul un tel grand sacrifice assurerait que qui- conque croit en Lui sera sauvé. Au contraire, ceux qui ne croient pas en Lui seront sans excuse, en choisissant la mort plutôt que la vie. Le jugement a donc à voir avec la justification du caractère de Dieu, un caractère d’amour  et d’auto-sacrifice. Voilà le règlement définitif du grand conflit.



Considérez ceci: Quelle conclusion pouvons-nous tirer du fait que beaucoup de pharisiens et de sadducéens venaient à Jean pour être baptisés dans le Jourdain? Pourquoi est-il important que ce facteur ne soit pas perdu pour les lecteurs du Nouveau-Testament? Par exemple, l’impression est sou- vent créée que les Pharisiens étaient tous hostiles envers Jésus.



III.  Protagoniste et antagoniste se rencontrent face à face (Relisez Matthieu 4: 1-10 avec votre classe.)



Dans le désert, Jésus a affronté le diable face à face, ce dernier espérant que Jésus faille à Sa mission. Les enjeux étaient de taille.

 

Les traductions de la Bible donnent l’impression que le but de Jésus en étant conduit dans le désert par le Saint-Esprit était d’être tenté par le diable (Matthieu 4: 1, Luc 4: 1). Toutefois, cela n’est pas la seule lecture possible.



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Le verbe grec peirazo est utilisé dans sa forme signifiant « être tenté », peirasthe- nai, qui peut exprimer le but, peut également exprimer le résultat. En d’autres termes, si nous prenons l’option « résultat », Jésus n’est pas allé au désert pour être tenté par le diable, mais, plutôt, sa présence là est due au fait que le diable le tentait (quel que soit le but peut-être).

 

Le récit de Marc (1:13) peut être lu: « Et il était dans le désert durant  40 jours, tenté par Satan » (BJ) ou « Et il fut là au désert quarante jours, étant tenté par Satan » (OR), les deux versions de ce verset n’expriment pas le but. Cette interprétation s’accorde bien avec celle d’Ellen White. Elle déclare: « Ce fut l’Esprit de Dieu qui conduisit Jésus au désert, pour y être tenté. Jésus n’allait pas à la recherche de la tentation. Il voulait être seul, méditer sur sa mission et son œuvre, et se préparer, par le jeûne et la prière, à fouler le sentier ensanglanté. Mais Satan, sachant que le Sauveur était allé au désert, pensa que le moment était favorable pour s’approcher de lui. » – Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 95.

 

Discussion:

Ê Quelles étaient les implications de chacune des tentations auxquelles le Sauveur fit face? Comment voyons-nous nos propres conflits reflétés dans ces tentations?




Ë Comment répondriez-vous à quelqu’un qui dit: « Eh bien, Jésus a vaincu les tentations seulement parce qu’Il était Dieu! », discutez cette notion à la lumière d’Hébreux 2:14, 17, 18 et 4 :15.




ÉTAPE 3—Appliquer

 

Pour les moniteurs: Dieu ne nous a pas laissés, en tant que croyants, à nos propres dispositifs au milieu des tentations qui nous entourent. C’est seule- ment quand nous sommes en relation avec Dieu, qui a tout fait pour être avec nous, que nous pouvons surmonter la tentation.

Application:

 

Ê Comment la prière « Ne nous induis pas en tentation » (Matt. 6:13, LSG) devient pertinente à la lumière de l’étude de cette semaine?






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Ë Comment le diable tirant avantage de l’exposition de Jésus au désert, où Il était affamé et seul – nous informe sur comment le diable saisit chaque occasion pour nous tenter à pécher?








Ì Comment le contexte plus large de Luc 19:10 fournit-il de l’espoir pour ceux qui sont tentés ou pour ceux qui se voient eux-mêmes comme des pécheurs?






Activité: Demandez à chaque membre du groupe de partager la façon dont cette étude l’aidera cette semaine à interagir avec d’autres croyants.

 

ÉTAPE 4—Créer

 

Pour les moniteurs: Beaucoup de chrétiens veulent souvent voir une preuve claire de victoire sur une tentation avant d’avoir l’assurance du salut. Que pouvez-vous dire à quelqu’un qui se demande pourquoi il ou elle continue de tomber dans la tentation?

 

Activité: Demandez à chaque membre de la classe, ou un certain nombre de volontaires, de partager des strophes, ou des hymnes ou des poèmes entiers, qui les aident à apprécier la puissance de Christ pour la victoire en Son nom.









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* 6–12 Février



(page 56 du guide standard)

 

Les Enseignements de Jésus   et le













Sabbat aprèS-Midi

 

Étude       de la   semaine: Matt. 11:29; Rom. 4:1–6; Matt. 13:3–8, 18–23; Matt. 7:21–27; Jacques 2:17; Matt. 7:1–5.

 

Verset à mémoriser:  « Venez à moi, vous tous  qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos » (Matthieu 11:28, LSG).



Quelles sont les moyens, à part le sabbat, pour que nous puissions apprendre à apprécier le repos que Dieu nous offre? Comment pouvons-nous trouver du repos pour nos âmes en Jésus? Voir aussi Rom. 4: 1-6.

 

uand nous pensons au thème du grand conflit, nous avons ten- dance à penser à lui en termes généraux et vastes. Autrement dit, c’est une grande vue d’ensemble. Il peut être appelé un « méta-

 

récit », une histoire qui couvre et explique une grande partie de la réalité, par opposition à un récit local ou une histoire qui explique quelque chose beaucoup plus limitée. Par exemple, la fameuse chevauchée de Paul Révère est un récit local, contrairement à la grande histoire de la révolu- tion américaine elle-même.

 

Cependant, quel que grand et englobant soit le thème du grand conflit, et quelle que soit l’immensité des problèmes, il se joue tous les jours, ici sur terre, dans nos propres vies, dans la façon dont nous nous adressons à Dieu, à la tentation, et aux autres. Tout comme l’existence quotidienne des gens est touchée, parfois à un grand degré par les événements gran- dioses et plus grands de la politique et de l’économie, chacun de nous fait face à la même chose aussi avec le grand conflit.

 

Dans la leçon de cette semaine, nous allons examiner quelques-uns des enseignements de Jésus sur les questions très terre-à-terre et pratiques quand nous luttons tous pour connaitre et faire la volonté de Dieu au milieu du grand conflit.

 

* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 13 Février.





7 Février



Plusieurs types de repos



(page 57 du guide standard)

 

« Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur; et vous trouverez du repos pour vos âmes. » (Matt. 11:29, LSG).

 

Comment le fait de prendre Son « joug » apportera-t-il du repos à nos âmes?





Cela offre des points à une dimension personnelle au milieu de la plus grande mission de Jésus, celle de libérer les humains des chaines de l’ennemi. Ses paroles sont effectivement adaptées de Jérémie, qui promet au peuple le repos pour leurs âmes s’ils reviennent à la religion de leurs pères, au lieu du paganisme des nations environnantes (Jer. 6:16).

 

Le concept de repos est très riche dans l’Écriture. Il commence avec Dieu Lui-même. Il s’est reposé quand Il a fini Son œuvre de création (Genèse 2: 2). Son repos a inauguré un repos du Sabbat qui était célébré hebdomadairement. Le repos était également célébré toute l’année pen- dant les fêtes annuelles (par exemple, Lev. 16:31), tous les sept ans lors du « sabbat de la terre » (Ex. 23:11), et tous les 50 ans lors du jubilé, quand les esclaves étaient libérés et des dettes remises (Lev. 25:10).

 

Le repos ne pouvait être apprécié qu’avec la présence de Dieu au milieu de Son peuple (Ex. 33:14), où il n’y avait point « d’adversaires, plus de calamités ». (1 Rois 5: 4, LSG), point d’ennemi (Deut. 25:19). Le repos était apprécié dans le pays que Dieu a donné à Son peuple (Jos. 1:13), en particulier quand le peuple était revenu de la captivité et de l’exil (Jer. 30:10). Le repos a également été partagé en matière d’hospi- talité avec des étrangers (Genèse 18: 4) et en jouissant d’une vie familiale stable (Ruth 1: 9, Prov 29:17).

 

Cependant, le repos est absent pour le peuple de Dieu en captivité (Exode 5: 4, 5, Lam. 1: 3). Le repos échappe au méchant, qui, étant semblable à la mer agitée, ne peut se reposer (Esa. 57:20). Le seul repos que ces personnes peuvent espérer est la mort et la tombe (Job 3:11, 13, 16, 17,18). Apocalypse 14:11 a également un puissant avertissement au sujet du repos pour ceux qui sont du mauvais côté du grand conflit dans les derniers jours.




Le repos que Jésus offre est un paquet très généreux. Il comprend le don du sabbat, nous laissant le temps avec le Créateur. L’offre du repos de Christ reconnait notre condition perdue et nous restitue dans tous les sens. Et lorsque nous tombons (comme nous le faisons souvent), nous avons encore l’assurance d’un lieu de repos à côté de notre Sauveur.






Semer et récolter

 

8 Février

 

(page 58 du guide standard)



Le thème du grand conflit est implicite dans la parabole du semeur. La liste des quatre types de réponses au message de l’Évangile indique qu’il y a plus que simplement des « bonnes » et « mauvaises » per- sonnes dans le monde. La vie est plus complexe que cela, et nous devons donc être prudents dans notre façon d’approcher ceux qui ne semblent pas répondre à l’Évangile que nous pensons qu’ils devraient accepter.

 

Lisez Matthieu 13: 3-8, puis Matthieu 13: 18-23. De quelles façons voyons-nous clairement la réalité du grand conflit révélée dans cette histoire?





La bataille pour les âmes est réelle, et l’ennemi utilise tout ce qu’il peut pour détourner les gens du salut. Par exemple, dans le contexte de la graine en train de tomber, Ellen White a écrit: « Satan et ses anges sont présents dans les assemblées où la parole est prêchée. Un combat se livre entre les anges du ciel qui s’efforcent de toucher les cœurs par le divin message et l’ennemi toujours en état d’alerte pour le rendre inefficace. Avec un zèle qui n’a d’égal que sa malice, il s’efforce d’enrayer l’œuvre de l’Esprit-Saint. Tandis que le Sauveur du monde attire les âmes à lui par son amour, Satan essaie par tous les moyens de détourner leur attention. Il place devant elles des projets mondains, les pousse à la critique, au doute et à l’incrédulité. » – Les paraboles de Jésus, p. 31.

 

On pourrait se demander, pourquoi l’agriculteur ne pouvait-il pas être plus prudent et ne pas perdre des semences en les jetant sur le chemin? Pourquoi ne pouvait-il pas être plus diligent en creusant dans les roches? Pourquoi n’a-t-il pas arraché plus de mauvaises herbes?

 

En semant l’Évangile, l’effort humain est toujours limité. Nous devons semer partout. Nous ne sommes pas le juge de ce qui est bon et mauvais sol. L’apparition de mauvaises herbes indique simplement que nous sommes incapables d’empêcher le mal de sauter dans les endroits les moins attendus. C’est le Seigneur de la récolte travaillant dans le fond qui assure que tous ceux qui peuvent être sauvés seront sauvés. Nous faisons notre travail et nous devons apprendre à Lui  faire confiance de faire le Sien.






9 Février

 

Construire sur le roc



(page 59 du guide standard)

 

La question de savoir où nous nous situons dans le conflit cosmique qui se déroule autour de nous est rendue très personnelle dans la para- bole de l’homme qui bâtit sa maison sur le roc.

 

Lisez Matthieu 7: 21-27. Qu’est-ce qui est si effrayant dans cette parabole?






Qu’est-ce qui vient à l’esprit quand vous pensez à cette histoire? Où est le roc et où est le sable? Pour certaines personnes, le sable se trouve seulement à la plage, mais cette histoire ne parle sans doute pas d’une résidence au bord de la mer. L’endroit le plus probable est parmi les douces collines sur lesquelles plusieurs villages étaient situés, sur le côté d’une vallée quelque part.

 

Jésus décrit deux maisons; l’un a construit juste à la surface tandis que l’autre a fait une fondation, allant jusqu’à la roche (Luc 6:48). Il n’y a pas de meilleure façon de faire la différence entre les deux maisons achevées jusqu’à ce qu’il ne pleuve dans les collines, et qu’un rugissement de crue envahisse la vallée. Pour l’un des constructeurs de maisons, il n’y a pas de problème, car la maison est solidement posée; mais pour l’autre, il y a un problème. Sans une base solide, la maison construite à la surface est une proie facile aux eaux de crue tourbillonnantes.

 

Jésus a partagé cette parabole, parce qu’Il savait combien nous nous trompons nous-mêmes. Il y a une lutte sérieuse qui se déroule, et sans aide, nous n’avons pas la force de résister. Jésus a vaincu le mal, et c’est pourquoi Il est appelé le Rocher.

 

Cette lutte personnelle contre le mal peut être gagnée, mais seulement si nous construisons notre vie fermement sur Lui, et nous ne pouvons construire sur Lui que par l’obéissance à Sa parole. « C’est pourquoi, quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera sem- blable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc. » (Matt. 7:24). C’est assez simple. Cependant beaucoup de foi est une composante cruciale – la foi sans les œuvres, la Bible dit, qu’elle est « morte » (voir Jacques 2:17, 20, 26), et dans cette parabole, nous voyons à quel point elle est vraiment morte.






Ne jugez pas

 

10 Février

 

(page 60 du guide standard)



Jésus a prononcé le sermon sur la montagne dans les premiers jours de Son ministère. Il était révolutionnaire. Pour commencer, Il a dit aux gens ordinaires qu’ils avaient de la valeur et qu’ils étaient bénis devant Dieu (Matthieu 5: 3-12) et qu’ils étaient le sel (Matt 5:13) et la lumière (Matthieu 5: 14-16) – Deux produits de base très prisés. Il a parlé de l’importance de la loi de Dieu (Matthieu 5: 17-19), en mettant en garde contre le fait d’essayer d’impressionner les autres avec son propre bon comportement (Matt. 5: 20). Jésus a également souligné que la morale est déterminée par ce qu’une personne pense, et non seulement par ses œuvres (Matt. 5: 21-28), bien que les œuvres aussi soient importantes (Matt. 5:29, 30). Quand on lit l’ensemble du sermon, on peut voir qu’il couvrait toute la gamme des relations de l’existence humaine (voir Matt. 5-7: 27).

 

Lisez Matthieu 7: 1-5. De quelles manières la réalité du grand conflit est révélée dans ces textes? Autrement dit, comment l’interaction entre le bien et le mal se manifeste-t-elle ici?





« Ne jugez pas, afin de ne pas être jugés. Ne vous croyez pas meil- leurs que les autres, ne vous érigez pas en juges. Incapables comme vous l’êtes de discerner les mobiles, vous n’êtes pas qualifiés pour juger autrui. En faisant porter vos critiques sur quelqu’un, c’est votre propre sentence que vous prononcez; car vous montrez par là que  vous êtes un affilié de Satan, l’accusateur des frères. Le Seigneur dit:

 

« Examinez-vous vous-mêmes » pour voir si vous êtes dans la foi; éprouvez-vous vous-mêmes. Voilà notre œuvre. » – Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 303.

 

Quand Jésus dit à Son auditoire de ne pas juger, Il illustrait deux points importants. Le premier est que la raison pour laquelle nous jugeons les autres est que nous faisons la même chose pour laquelle nous les condamnons (Matt. 7: 1, 2). Nous tournons l’attention de nous-mêmes et veillons à ce que tout le monde autour de nous sache que nous condamnons quelqu’un plutôt que nous.

 

L’autre point que Jésus soulève est que le problème que nous voyons chez notre frère ou sœur est seulement une fraction de la taille de  notre propre problème – un problème dont nous pouvons même être inconscients. Il est si facile pour nous de voir un morceau de sciure de bois dans les yeux de quelqu’un, mais nous sommes incapables de voir la grande poutre dans les nôtres.





11 Février

 

« Je suis toujours avec vous »



(page 61 du guide standard)

 

Matthieu termine son récit évangélique avec certains des plus rassurantes Paroles de Jésus: « Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde » (Matt. 28:20). Qu’est-ce que cela devrait signifier pour nous, en termes pratiques, dans notre propre vie, dans nos propres luttes, nos échecs, nos déceptions, et même quand nous sentons comme si Dieu nous a laissés loin?







C’est intéressant de noter que Matthieu commence son Évangile avec des paroles similaires. Après avoir énuméré tous les aïeux, et le récit d’un ange visitant premièrement Marie, et puis Joseph, Matthieu explique que le bébé à naitre sera appelé Emmanuel, Dieu avec nous (Matt. 1:23). La promesse de Dieu « je serai avec toi » se répète un certain nombre de fois dans l’Écriture. Il a promis d’être avec Isaac (Genèse 26:24), avec Jacob (Genèse 28:15), avec Jérémie (Jérémie 1: 8, 19), et avec les enfants d’Israël (Ésaïe 41:10, 43: 5). Le contexte de beaucoup de ces références est pendant les périodes de difficultés et de contrainte, lorsque les paroles de Dieu seraient plus pertinentes. Un verset parallèle utilise des mots semblables: « Je ne te délais- serai point, et je ne t’abandonnerai point. » (Heb. 13: 5, LSG). Juste quelques versets plus loin, il ajoute : « Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui et éternellement » (Heb. 13: 8, LSG). Cette promesse, est aussi répétée un certain nombre de fois. Elle est liée à l’occasion où Moïse laissait le leadership à Josué (Deut. 31: 6, 8), et Dieu répète la phrase à Josué après la mort de Moïse, « Je ne te délaisserai point, je ne t’abandonnerai point » (Josué 1: 5, LSG). Quand David passait le royaume à Salomon, il a également dit que Dieu ne délaissera ni

 

n’abandonnera Salomon (1 Chron. 28:20).

 

Jésus, qui ne change jamais, qui est toujours avec nous, a donné  une forte assurance à nos ancêtres dans la foi. Ils faisaient face aux difficultés et aux épreuves ou étaient sur le point de se lancer dans le plus grand défi de leur vie; cependant, ils étaient assurés de la pré- sence continue de Dieu.

 

Pour l’église de Christ à la fin des temps, ces assurances sont significatives. La promesse de Jésus d’être avec nous jusqu’à la fin  est faite dans le contexte de faire des disciples en allant baptiser, et en enseignant. Ainsi, c’est là l’objet de la joie – l’accent est mis sur    la joie du salut des personnes, en cessant d’être du côté des perdants dans le grand conflit.





12 Février

 

(page 62 du guide standard)

 

Réflexion  avancée: L’auteur  Leon Wieseltier a écrit  à propos de ce qu’il disait être « l’une des histoires les plus tristes dans le monde ». Il parlait d’un Anglais, nommé « S. B. », qui avait été aveugle de naissance. Cependant, la bonne nouvelle était que, à 52 ans, S. B. a eu une greffe de la cornée qui lui a permis de voir. Pour la première fois de sa vie, S. B. a pu voir! Cela a dû être incroyablement excitant pour lui de voir enfin le monde qui mouvait tout autour de lui toute sa vie, mais qui était littéra- lement hors de la vue. Cependant, Wieseltier cite ensuite la source dans laquelle il a d’abord lu l’histoire. S. B., dit l’auteur, « a trouvé le monde terne, et fut bouleversé par les taches et les imperfections … Il a noté de plus en plus de choses imparfaites, et il examinait les petites irrégularités et des marques à la peinture ou au bois, qu’il a trouvé bouleversantes, attendant évidemment un monde plus parfait. Il aimait les couleurs vives, mais il fit une dépression quand la lumière devenait terne. Sa dépression devenait nette et générale. Il alla progressivement jusqu’à la vie active, et trois ans plus tard, il mourut » www.newrepublic.com/article/113312. Hou la la! Bien que ce soit difficile à comprendre sur un plan, sur un autre, il ne l’est pas. Notre monde est un endroit endommagé. Le grand conflit fait rage ici depuis environ six mille ans. Une guerre de 6000 ans va laisser beaucoup d’épaves dans son sillage. Et malgré toutes nos tentatives pour rendre ce monde meilleur, la trajectoire ne semble pas se diriger dans la bonne direction. En fait, cela ne va que s’empirer. Voilà pourquoi nous avons besoin de la promesse de la rédemption, qui nous vient seulement de la victoire de Christ dans le grand conflit, une victoire fixée à la croix et offerte gratuitement pour nous tous.




Discussion:



Histoire

 

La tragédie des siècles dans la maison d’un narcotrafiquant

 

Luis appartenait à un groupe de musique rock dans la ville brésilienne de Jequié. Lui et ses amis se livraient souvent aux drogues nocives dans leur recherche du plaisir.

 

Un jour, alors qu’il était dans la maison d’un trafiquant de drogue, Luis trouva une copie de La tragédie des siècles. Après avoir feuilleté précipi- tamment le livre, il demanda la permission de l’emprunter. Luis trouve le sujet fascinant. Quand ses amis et lui fumaient la marijuana, ils lurent tour   à tour le livre à haute voix. Certains aimaient ce qu’ils lisaient, d’autres non. Florisvaldo, un spiritualiste, a en particulier apprécié le livre.

 

Un jour, trois des amis gravirent une colline où ils s’assirent pour fumer et lire la Bible avec La tragédie des siècles. Soudain, Florisvaldo commença à crier: « je ne veux pas la Bible! » Reconnaissant que Florisvaldo était possédé par un esprit maléfique, l’autre ami s’enfuit dans la peur. Mais Luis continua à lire.

 

Il fit une pause seulement assez longue pour demander à son ami de penser au nom de Jésus. Bientôt, le mauvais esprit le quitta.

 

Réalisant que son ami avait besoin d’aide, Luis persuada Florisvaldo d’aller avec lui dans une Église Adventiste du Septième Jour. Une fois-là, les deux jeunes hommes apprécièrent un sermon prêché par un membre laïc. Plus tard, ils participèrent à un camp de la Jeunesse Adventiste, où ils étudièrent la Bible avec d’autres jeunes et se donnèrent complètement à Jésus.

 

Impossible de garder sa joie nouvelle pour lui-même, Luis envoya une copie de La tragédie des siècles à son cousin Thomas, un étudiant en jour- nalisme, dans la Ville côtière de Salvador. Étant un lecteur avide, Thomas parcourut le livre avec un intérêt de plus en plus croissant. À mi-chemin, il se sentait condamné à cause de sa vie pécheresse. Mais il ne pouvait pas laisser le livre jusqu’à ce qu’il trouve comment l’histoire finie. Sa conviction s’inten- sifia en lisant les derniers chapitres.

 

Lorsque le temps des vacances  arriva, Thomas alla à Jequié rendre visite à son cousin. Luis parla à Thomas de sa nouvelle foi et l’emmena à l’église. Volontiers, Thomas accepta Jésus et Sa promesse de pardon. Mais il faisait face maintenant à un autre conflit – son amie était contre son intérêt pour la religion.

 

Une nuit, en étant dans la maison d’une tante, Thomas rêva qu’il a vu Jésus voilé de lumière étincelante. Le lendemain matin, Thomas donna complète- ment sa vie à Christ. Ses habitudes changèrent. Il rompit avec son amie et commença à se préparer pour le baptême. Luis se réjouit de voir son cousin et plusieurs membres de son groupe de rock baptisés. Dix personnes sont baptisées grâce à l’œuvre de l’Esprit Saint à travers une copie de La tragédie des siècles trouvée dans la maison d’un narcotrafiquant.

 

Aujourd’hui, Florisvaldo, l’ancien spiritualiste, sert Dieu en tant que Représentant Évangéliste, et Thomas est devenu un pasteur de l’Église Adventiste du Septième Jour.

 

Nevil Gorski, ancien directeur de l’éducation, Division de l’Amérique du Sud.



D

 

Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org



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La leçon en bref



Texte clé: Matthieu 11:28

 

Objectifs:

Savoir: Examiner comment les enseignements de Jésus révèlent le thème du grand conflit dans les expériences de vie personnelle quotidienne.

 

Ressentir: Vivre l’assurance du salut que Jésus offre à tous ceux qui croient en Lui.

 

Agir: Pratiquer les principes de l’enseignement de Christ à travers une  vie de foi.

 

Plan:

  1. Savoir: Bâtir sur le roc

 

A Une clé importante pour la compréhension du mot « repos » dans  l’enseignement de Christ est d’étudier l’explication de Paul sur la façon

 

dont Abraham a été justifié par la foi (Rom. 4: 1-8). Pourquoi est-ce ainsi?

 

B Qu’est-ce que cela signifie de bâtir sur le roc?

 

C Que signifie « ne pas juger les autres »?

 

  1. Ressentir: Trouver le repos (assurance du salut) en Jésus

A Comment peut-on caractériser l’expérience de quelqu’un qui trouve le repos en Christ?

 

B Comment l’expérience du repos en Christ informe, par exemple, sur les méthodes que nous choisissons d’employer dans l’œuvre d’aider les

 

autres à reconnaitre leurs péchés?



III. Agir: La foi sans les œuvres est morte.

A Le groupe rejeté par Jésus dans Matthieu 7: 21-23 avait prophétisé et chassé les démons au nom de Jésus. Que devez-vous (et moi) faire afin

 

de ne pas faire face à cette déclaration surprenante: « Je ne vous ai jamais connus; retirez-vous de moi, vous qui faites métier d’iniquité » (Matt. 7:23, OR)?

 

B Qu’est-ce que la parabole du semeur nous dit sur les choix indivi- duels quant à savoir le type de sol que nous sommes?



Résumé: Le grand conflit est combattu sur le champ de bataille des choix dans la vie quotidienne. Cependant, nous ne devons pas faire face à nos luttes et déceptions seuls; nous pouvons trouver le repos en Jésus.



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Développement

 

ÉTAPE 1—Motiver

 

Pleins feux sur l’Écriture: Matthieu 11:28

 

Concept clé de  croissance spirituelle:  Trouver le repos en Christ a à voir avec la foi en Sa bonté seule plutôt que d’en chercher par nos propres réalisations spirituelles.



Pour les moniteurs: Christ nous invite à trouver le repos en Lui; c’est-à-dire, à compter sur Sa bonté et Sa justice seule par laquelle nous sommes justifiés par la foi. C’est également ce que cela signifie de construire nos maisons spirituelles sur le Rocher solide.

 

Activité d’ouverture: Demandez aux membres de la classe de par- tager ce que cela signifie pour eux de se faire dire par Christ qu’Il ne les a jamais connus.

 

ÉTAPE 2—Explorer

 

Pour les moniteurs: L’accent mis dans cette étude est d’amener les membres à comprendre les luttes quotidiennes dans le grand conflit. En quoi les enseignements de Jésus, qui portent sur des choix individuels, déterminent-ils si l’on est dans la bonne terre, ou si l’on a sa maison spirituelle construite sur un rocher solide?

Commentaire biblique

 

  1. Trouver le repos en Christ (Relisez Matthieu 11:28 avec votre classe.)



L’invitation de Christ, dans Matthieu 11: 28-30, est rapportée seule- ment par Matthieu. Si l’accent est souvent mis sur le thème de « repos », il est encore plus important de souligner le mot « Moi » dans l’invitation:

 

« Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés » (Matt. 11:28 , LSG). Voici la raison pour le faire: dans l’Écriture précédente (Matt. 11:27), Jésus vient de déclarer, « Toutes choses m’ont été données par mon Père » (OR). Et que personne ne peut vraiment connaitre Dieu que par le Fils. Ceci ressemble beaucoup au thème si fréquent dans Jean (voir Jean 14: 9, 10). Par conséquent, nous venons à Lui parce qu’Il a tout ce dont nous avons besoin. Chaque quête humaine légitime est accomplie en Lui. Le trouver c’est trouver le repos pour le reste de la vie; à savoir, tout l’être (Matt. 11:29).

 

Le nom grec anapausis, « repos » (et sa forme verbale, au verset 28, « Je vous donnerai du repos »), est utilisé dans l’Ancien Testament en relation avec le jour du sabbat, comme un jour anapausis, « repos complet » (Ex. 16:23, 23:12, 31:15). Nous pouvons nous attendre à ce

 

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que les auditeurs de Jésus, dont la plupart étaient des Juifs, ne manquent pas cette connexion avec le sabbat. Matthieu 11: 28-30 ouvre la voie à l’affirmation de Jésus dans le chapitre suivant que le Fils de l’homme est le Seigneur du sabbat (Matt. 12: 1-8). La connexion que nous faisons entre le repos que Jésus donne selon notre passage et le repos du sabbat saute à vue d’œil, après tout. Par conséquent, Matthieu nous enseigne que la foi en Jésus est le vrai sens du repos du sabbat.



Considérez ceci: Comment l’idée de repos est-elle liée à la notion de justification par la foi? Discutez de cela à la lumière de Romains 4: 1-8.

 

  1. Devenir bon ou mauvais sol (Relisez Matthieu 13: 18-23 avec votre classe.)

 

Dans la parabole du semeur, la semence qui est tombée sur le chemin représente ceux qui ne parviennent pas à comprendre l’Évangile. Dans cet état, le diable peut facilement les confondre, et avant qu’ils ne se rendent compte, ils ont abandonné la foi. Cette connaissance impose une responsa- bilité à la fois aux lecteurs de la Bible et à ceux qui enseignent pour aider les étudiants à comprendre la Parole de Dieu.

 

Le deuxième groupe de croyants est représenté par la graine qui est tom- bée sur le sol rocailleux, où la racine ne peut croitre. Ce sont les croyants qui ne sont pas ancrés dans la vérité de la Parole de Dieu, en partie parce qu’ils n’ont pas passé du temps dans l’étude de la Parole pour eux-mêmes. Pour ceux-là, ce n’est pas un manque de compréhension, mais un échec à être ancré dans la Parole. Il faut juste un peu d’épreuve ou de tribulation ou tout ce qui rend la parole incommode, et ils quittent la foi.

 

Le troisième groupe est représenté par la semence tombée sur les épines. Ceux-ci ont peut-être entendu la Parole. Ils peuvent aussi avoir accepté la Bible comme la Parole de Dieu faisant autorité. Cependant, pour ce groupe, il y a une pression extérieure qui secoue leur foi en Dieu. Celle-ci a à voir avec la poursuite de la richesse (ils veulent vivre confortablement à la retraite), ou la poursuite de la connaissance terrestre dans les sciences et les lettres, ou le désir du pouvoir et d’influence politique. La pression peut également provenir des luttes avec les relations familiales, telles que les enfants ou un conjoint, ou ce peut être des luttes sur le lieu de travail. Ces choses absorbent toutes leurs énergies jusqu’à ce qu’il n’en reste rien pour rechercher une relation vitale avec le Seigneur Jésus-Christ.

 

Le quatrième groupe est représenté par la semence qui est tombée dans la bonne terre. Ceux-ci comprennent leur appel au discipulat, ils passent aussi du temps à cultiver leur véritable identité en Christ et sont enracinés dans Sa Parole. Ce quatrième groupe met également la poursuite de la richesse à sa juste place. En se fondant sur le Seigneur (en trouvant le repos en Christ comme nous l’avons vu ci-dessus), ils apprennent à ajuster les pressions de la vie, que ce soit à partir des familles ou entre amis. Ils comprennent le vrai but pour leurs vies. Ils portent beaucoup de fruit, le fruit de l’Esprit:

 

« l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la générosité, la fidélité, la douceur, la maitrise de soi » (Gal. 5:22, 23).

 

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Considérez ceci: Qui et qu’est-ce qui détermine le type de sol où une personne est?

 

III.  Faire la volonté de Dieu (Relisez Matthieu 7: 21-27 avec votre classe.)



Quand nous insistons sur la justification par la foi seule, comme s’oppo- sant à la justice que l’on cherche en essayant de garder la loi, nous ne disons pas que ce que les chrétiens font, et comment ils vivent, n’a rien à voir avec leur salut éternel. Paul a dû composer avec  ce malentendu potentiel quand il posait la question: « Anéantissons-nous donc la loi par la foi? Loin de là! Au contraire, nous confirmons la loi. » (Rom. 3:31, LSG). « La foi sans les œuvres est stérile », a déclaré Jacques (2 :20, BJ). La foi authentique agit par amour, et quand la foi d’une personne travaille par amour, alors elle est un constructeur sage qui bâtit sa maison spirituelle sur le roc solide de Christ Lui-même.



Considérez ceci: Pourquoi est-il important de comprendre l’enseignement de Jésus sur les bonnes œuvres en relation étroite avec l’enseignement de Paul sur la justification par la foi?

 

  1. Ne pas juger les autres (Relisez Matthieu 7: 1-5 avec votre classe.)

 

Dans Matthieu 7: 1-5, Jésus met en garde contre le fait de juger les autres. Voici une invitation à effectuer une autoévaluation continue de nos actions  et motivations. Il est rare que nous regardions à nous-mêmes sérieusement, en nous critiquant nous-mêmes honnêtement. Nous nous faisons passer comme la norme pour tout le monde. Le problème est qu’il y a tellement de choses que nous ne faisons pas savoir ou comprendre à d’autres personnes. Il est trop facile pour nous de voir les erreurs chez d’autres. Comme une conséquence de notre tendance à juger d’autres, de nombreuses personnes ont été dénaturées. Des dénigrements sont jetés sur leurs caractères injuste- ment. Malheureusement, dans certains cas, ces personnes ont quitté l’église. Considérant les dommages spirituels que le fait de juger les autres peut coû- ter, l’enseignement de Christ est urgent. D’autre part, il y a ceux d’entre nous qui ont tendance à être trop durs et impitoyables sur eux-mêmes.

 

Considérez ceci: Que signifie « ne pas juger les autres »?

 

ÉTAPE 3—Appliquer

 

Pour les moniteurs: Cette étude devrait conduire chaque membre de la classe à se reposer en Christ. Cela signifie d’accepter Sa justice comme sienne par la foi. C’est ce que signifie construire sur le roc, trouver le repos, et faire la volonté de Dieu. La volonté de Dieu est que « vous croyiez en celui qu’il a envoyé » (Jean 6:29, LSG).

Application:

 

Ê Pensez aux individus qui ont été jugés sévèrement et injustement par

 

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d’autres qui ont corrigé ce qu’ils ont considéré comme un comportement erroné. Qu’est-ce qui est arrivé comme résultat?





Ë Comment peut-on avoir la certitude qu’il ou elle a accepté la justice de Christ personnellement?





Ì Quelle est la place des bonnes œuvres dans la vie d’un chrétien?





Activité: Rappelez une histoire dans laquelle une personne a été jugée injustement par ses collègues. Connaissez-vous quelqu’un qui a quitté l’église à cause de fausses accusations et des calomnies ou traitement cruel, même si les accusations étaient vraies? Qu’est-il arrivé, et qu’est-ce que nous pouvons apprendre de cette histoire à propos du fait de juger les autres et comment nous devons traiter de tels cas?

 

ÉTAPE 4—Créer

 

Pour les moniteurs: Demandez aux membres de la classe de dessi- ner l’Éden et l’environnement calme et tranquille que cela représentait. Qu’ils recréent une impression à ce que cela ressemble au repos dans la quiétude édénique où le repos symbolise la confiance en Dieu. Pensez au « repos » comme un abandon du contrôle, la reconnaissance que, nous ne pouvons rien faire de nous-mêmes.

 

Activité: Pour la semaine prochaine, demandez aux membres de la classe de dresser une liste de tous les anciens membres de l’église. Trouvez leurs coordonnées. Puis, cherchez à parler avec chacun d’eux afin de détermi- ner ce qui a pu les pousser à quitter l’église. Recherchez une occasion pour les inviter à nouveau.

 

 

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* 13–19 Février

 

(page 64 du guide standard)

Compagnons d’Armes

 

 

Sabbat aprèS-Midi

Étude       de     la     semaine: Luc 5:6–8, 11; Marc 3:14;

Matt. 8:23–27; Marc 4:35–41; 9:33–37; Matt. 20:20–28.

Luc 5:11 dit qu’ils « abandonnèrent tout » et Le suivirent, ce qui signifie que, quand leurs filets étaient si pleins qu’ils étaient sur lepoint derompre, ceshommes ontquitté toutpour suivreJésus. Quel message y a-t-il pour nousici?

 

Verset à mémoriser: « Et ils se dirent  l’un  à  l’autre:  Notre cœur ne brûlait-il pas au dedans de nous, lorsqu’il nous parlait en chemin et nous expliquait les Écritures? » (Luc 24:32, LSG).

 

ès les premiers jours de Son ministère, Jésus n’a pas travaillé seul. Il a choisi des humais pour participer à la prédication, à l’enseignement et au ministère. Et si les quatre Évangiles se concentrent principalement sur Sa vie, Sa mort et Sa résurrection, ils le font souvent dans le contexte de Ses disciples, les plus proches de Lui. Ainsi, comme le grand conflit fait rage autour de Lui, nous pou- vons voir la même rage autour des disciples. Jusqu’à la fin amère, quand Jésus a pleuré, « Tout est accompli », Satan a trouvé qu’il était impossible de faire trébucher Jésus et de le faire tomber. Les disciples de Christ, cependant, étaient des proies beaucoup plus faciles. Leurs défauts de caractère lui donnaient des incursions en eux, où ils pou-

vaient être facilement exploités.

L’orgueil, le doute, l’entêtement, l’autosuffisance, la mesquinerie – quels que soient les défauts, ceux-ci ouvraient la voie à Satan. La moi- tié de leur problème était que, ayant eux-mêmes leurs propres points de vue de ce qu’ils pensaient que les choses seraient, ils n’ont pas écouté ce que disait Jésus sur ce qui allait arriver.

Ils avaient beaucoup de dures leçons à apprendre. Donc, pas de doute, nous aussi.

* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 20 Février.


 


14 Février

 

L’appel de Pierre

 

(page 65 du guide standard)

Lorsque l’on considère la question incroyable en jeu dans le grand conflit, il est étonnant que Jésus aille utiliser des êtres humains pour L’aider dans le ministère, en particulier ceux aussi  défaillants  que ceux qu’Il a choisis. Bien sûr, si nous considérons l’état de l’humanité déchue, aucun de ceux qu’Il a choisis ne pouvait être sans défauts moraux.

Marchant le long de la rive nord de la mer de Galilée, suivi par une foule de gens, Jésus a remarqué deux bateaux de pêche dont les propriétaires faisaient l’entretien après une nuit improductive. Ces pêcheursétaient déjà au courant de Jésus. Il avait enseigné dans la synagogue, où Il étonnait tout le monde avec Ses paroles (Luc 4:31, 32). Jésus avait même chassé un démon d’un homme dans leur syna- gogue, et toutle monde était étonné (Luc 4: 33-36). Ils avaient vu Jésus à la maison de Pierre, guérissant la belle-mère de ce dernier (Luc 4:38, 39), et plus tard ce soir-là, guérissant beaucoup d’autres (Luc 4:40, 41). Ce n’est pasétonnant que la foule suive Jésus sur la plage. Jésus entra dans la barque de Pierre, demanda à Pierre de Le pousser un peu à partir de la rive afin que tous puissent Le voir, puis Il parla au peuple (Luc 5: 3). Après cela, Il dit à Pierre de jeter son filet fraichement net- toyé en eau profonde. Pierre pensait sûrement qu’il n’y aurait rien, mais

par respect pour Jésus, il fit comme Il a dit.

Lisez Luc 5: 6-8. Qu’est-ce que la réaction de Pierre nous apprend sur Lui? Comment cela nous aide à comprendre pourquoi, malgré les défauts évidents de Pierre, Jésus l’a choisi?

 

 

 


La réaction de Pierre est remarquable. Peut-être qu’il est parallèle à Jacob luttant avec l’ange – la même réalisation de la présence divine, et un grand sentiment d’indignité (Genèse 32: 24-30). Une chose est claire. Pierre a pris conscience de son péché, parce qu’il savait que le Seigneur était là. Sa confession ouverte de son péché se trouve dans un contraste saisissant, par exemple, par rapport à la réaction de certains des chefs religieux,qui se référaient à Jésus Lui-même comme étant un pécheur (voir Jean 9:24) au lieu de reconnaitre, même en Sa présence, leur propre état de péché.


 


 

« Avec Lui »

 

15 Février

 

(page 66 du guide standard)

Quand Jésus a appelé les premiers disciples, sur les rives de la Galilée, ils avaient déjà vu Sa puissance sur le mal. Ils L’avaient vu chasser les démons (Luc 4: 34-36), guérir les malades (Luc 4: 38-41), avoir autorité sur la nature (Luc 5: 4-6), révéler le péché, puis rassurer à Pierre de ne rien craindre (Luc 5:10).

Quelque temps plus tard, après avoir prié toute la nuit (Luc 6:12), Jésus rassembla Ses disciples, et à partir de ce grand groupe, choisit 12, en les appelant apôtres (Luc 6:13; le mot grec apostolos signifie « envoyer »). Avant que Jésus ne les envoie, Il a passé quelque temps avec eux, leur donnant des instructions (Luc 9: 1-5) qui étaient semblables aux détails qu’Il a fournit à un groupe plus large de 70 personnes quelque temps plus tard (Luc 10: 1-16).

Lisez Marc 3:14. Qu’est-ce que Jésus veut que les apôtres fassent avant qu’Il ne les envoie par eux-mêmes? Quel message y a-t-il ici pour nous tous?

 

 

 

Combien de fois les disciples modernes sont-ils plus désireux de courir travailler pour Jésus plutôt que de passer du temps avec Lui? La réalité est simple: quand nous sortons pour accomplir la mission évangélique, en nouspressant avec notre propre liste de choses à faire, nous contournons le Sauveur du monde et essayons de Le remplacer avec nous-mêmes. Il est trop facile d’avoir un « complexe messianique », en pensant que c’est à nous de sauver le monde, en oubliant que seul Jésus est Sauveur.

On ne serait pas trop pressé de dire que la plus grande partie de l’his- toire chrétienne a été souillée par ceux qui, professant le nom de Jésus, n’avaient pas passé beaucoup de temps avec Lui, ne L’avaient pas connu, et n’avaient pas été transformés par Lui. La dernière chose que notre monde ou l’église rencontre, c’est le fait que des gens courent au nom de Christ, sans avoir été « avec Lui ».

Un des plus grands stratagèmes de Satan dans le grand conflit a été son habilité à coopter ceux qui prétendent agir au nom de Christ afin de les utiliser pour souiller ce nom. Par conséquent, avant de les envoyer, Jésus voulait que ces hommes soient avec Lui dans le but, sans aucun doute, d’apprendre de Lui.


 


16 Février

 

(page 67 du guide standard)

L’autorité de Jésus sur la nature

Lisez Matthieu 8: 23-27, Marc 4: 35-41 et Luc 8: 22-25. Comment voyons-nous la réalité du grand conflit révélée dans ces textes?

 

 

 

Bien que nous ne comprenions pas pleinement la mesure avec laquelle Satan impacte le monde naturel, l’Écriture révèle que son influence est là, telle que vue dans l’histoire de Job (voir Job 1:18, 19). Ellen White nous raconte aussi que « Satan est même maintenant à la recherche par des catastrophes sur la mer et sur la terre pour sceller le sort du plus grand nombre possible » – Heavenly Places, p. 348, une autre indication de sa puissance dans ce domaine. Certes, au milieu  d’apparentes catastrophes naturelles incessantes qui frappent le monde, nous assistons à la réalité du grand conflit ici sur terre.

Dans cette histoire, après une longue journée d’enseignement, quand le soir approchait, Jésus suggéra que Lui et les apôtres aillent sur la rive opposée la moins habitée. À mi-chemin dans leur voyage, une soudaine tempête féroce les frappa, et les vagues s’écrasaient dans le bateau (Marc 4:37). Jésus était tellement épuisé qu’Il dormait à la poupe, apparemment inconscient. Avec les disciples très occupés dans la lutte contre la tempête, peut-être que cela prit un certain temps avant qu’ils ne réalisent que Jésus était endormi.

Jésus ne dit rien quand ils crièrent premièrement à Lui. Il ne donne aucun sermon pour expliquer la situation dans laquelle ils sont ou sug- gérer des moyens par lesquels les disciples peuvent agir pour être victo- rieux dans la situation. Il se lève simplement, lève la main, et demande au vent et aux vagues de se calmer et de rester tranquille, comme si ce ne sont simplement que des enfants bagarreurs.

À cette vue, les disciples furent simplement submergés par la crainte. « Ils furent saisis d’une grande frayeur, et ils se dirent les uns aux autres: Quel est donc celui-ci, à qui obéissent même le vent et la mer? » (Marc 4:41, LSG).

Bien que les leçons soient nombreuses ici, avec cette histoire, nous pouvons voir la mesure de la puissance de Jésus et par conséquent, notre besoin de Lui faire confiance, quelle que soit la situation.


 


17 Février

 

Qui est le plus grand?

 

(page 68 du guide standard)

Lisez Marc 9: 33-37. Quelle leçon Jésus a-t-Il enseignée à Ses disciples ici, et quel est le message pour toute personne qui prétend suivre Jésus? (cf. aussi Matthieu 18:3–5).

 

 

 

 

 

Ce débat parmi les disciples était sans aucun doute lié à leurs points de vue sur l’avenir. Ils pensaient que Jésus allait délivrer Israël des Romains, restaurer le royaume de David, et régner en tant que son nouveau roi dans toutela gloire que la nation a connue sous le roi Salomon. Quand cela se passerait, estimaient-ils sans aucun doute, et étant donné qu’ils faisaient partie du cercle intime de Christ, ils auraient des rôles clés à jouer dans le nouveauroyaume restauré. Mais même cela ne suffisait pas: ils voulaient savoir qui d’entre eux serait le « plus grand » dans le royaume. Si cela ne sonne pas comme des chuchotements de Lucifer, qu’est-ce donc? (Voir Esa. 14:14.)

Lisez Matthieu 20: 20-28. Comment Jésus a-t-Il répondu à cette demande? Quel était Son principal argument?

 

 

 

 


Peut-être la chose la plus décevante de cet incident pathétique est son contexte. Ils étaient sur le chemin de Jérusalem, où Jésus était sur le point d’être crucifié. Il venait de leur expliquer qu’Il allait être trahi, condamné à mort,moqué, flagellé, crucifié, et puis ressusciter le troisième jour (Matt. 20:18, 19). Après qu’Il ait fini de dire tout cela, la question de savoir qui était le plus grand a resurgi. Ils n’avaient même pas entendu ce que Jésus avait dit. Il était évident qu’ils ne fussent pas à l’écoute. Intéressés par leurs propres ambitions mesquines, ils ont raté les grands enjeux, mettant l’accent sur des concepts erronés d’un royaume terrestre qui ne viendrait jamais, et passant à côté de ce que Jésus leur disait à propos du royaume éternel qu’Il leur offrait par Sa propre mort à venir.


 


18 Février

 

(page 69 du guide standard)

Rencontre divine avec la Parole

C’était le troisième jour après la mort de Jésus. Ses disciples étaient encore engourdis en état de choc. Ils pensaient qu’Il écraserait les Romains, mais les Romains semblaient plutôt l’avoir écrasé.

Beaucoup de disciples se sont réunis avec les apôtres après la cru- cifixion. Un groupe de femmes de leur milieu visita le tombeau tôt le dimanche matin. Luc nomme trois d’entre elles, mais il y avait d’autres qui étaient venues avec Jésus depuis la Galilée (Luc 23:55; 24: 1, 10). Elles sont retournées du tombeau vide pour dire aux « onze, et à tous les autres » qu’elles y avaient vu deux hommes en vêtements brillants (Luc 24: 9,LSG).

Luc rapporte que ce dimanche après-midi, deux des disciples de Jésus cheminaient pour un voyage de deux à trois heures de Jérusalem à leur maison à Emmaüs (Luc 24:13). Il est probable qu’ils étaient tellement absorbés dans leur analyse de ce qui était arrivé le week-  end qu’ils n’ont pas remarqué un étranger marchant à côté. Peut-être qu’ils ne L’auraient jamais remarqué s’Il n’était pas intervenu dans leur conversation en demandant pourquoi ils étaient si tristes (Luc 24:17).

Cette question a vraiment attiré l’attention de celui qui s’appelait Cléopas. Il se demandait comment l’étranger pouvait-il ignorer tout de ces choses qui s’étaient passées. « Quelles choses? » Demanda l’étran- ger (Luc 24:19).

Lisez Luc 24: 19-35. Qu’est-ce que ces gens disent qui révèle leur manque de compréhension, et comment Jésus leur a-t-Il expliqué la vérité?

 

 

 

Notez que toute l’insistance de Jésus était sur les Écritures. Tout comme Il a eu recours à l’Écriture dans Son combat contre Satan dans le désert, Il va à l’Écriture ici afin de repousser les ténèbres qui assom- brissaient ces deux hommes. C’est seulement après qu’Il les ait enra- cinés dans l’enseignement biblique sur Lui-même et Sa mission que Jésus leur donne quelques puissantes expériences pour aider à étayer ces enseignements bibliques: d’abord, Il s’est révélé Lui-même à eux, montrant qu’Il était vraiment ressuscité des morts; deuxièmement, « Il disparut de devant eux. » (Luc 24:31, LSG). Avec l’étude biblique sans aucun doute parfaitement claire sur la mort expiatoire de Jésus, suivie de ces puissantes expériences, ces deux avaient beaucoup de raisons pour leur foi.


 


19 Février

 

(page 70 du guide standard)

Réflexion avancée: Étant dans la chair ici-bas, Jésus a chassé les démons (Luc 6:18), donné l’espoir aux désespérés (Luc 6: 20-23), montré aux gens comment vivre l’amour agapè de Dieu (Luc 6: 27-49), guéri le ser- viteur du centurion (Luc 7: 2-10), ressuscité le fils mort de la veuve (Luc 7: 12-16), apaisé une tempête (Luc 8: 22-25), délivré le démoniaque à Gadara (Luc 8: 26-39), guéri une femme qui saignait pendant 12 ans (Luc 8: 43-48), ressuscité la fille morte de Jaïrus (Luc 8:41, 42, 49-56), et même ressuscité Lazare d’entre les morts après qu’il fût mort depuis quatre jours (Jean 11: 39-44). Voilà tout ce qu’Il a fait, et bien plus encore, et pourtant les gens ont encore du mal à croire en Lui. « Les disciples de Christ eux-mêmes ont été lents à apprendre et à comprendre. Malgré leur amour pour Lui et leur respect de Son caractère, leur foi en Lui en tant que Fils de Dieu a vacillé. Leur référence fréquente à la tradition des pères, et leur mécompréhension continuelle de Ses discours, montrent combien il était difficile pour eux de se libérer de la superstition. » – Ellen G. White, Manuscript Releases, vol. 18,

  1. 116.La foi est un don de Dieu, mais c’est un don auquel les gens peuvent résister. Tout cela parce que, comme nous avons été avertis, Satan est réel, le grand conflit est réel, et l’ennemi travaille dur pour nous amener à douter et à nepas croire. Le salut se trouve par la foi en ce que Christ a fait pour nous; Satan connait cela, et donc, il fera tout ce qu’il peut pour nous détourner de cette foi. Heureusement – et nous devons toujours nous rappeler cela – Jésus estinfiniment plus puissant que le diable, et si nous nous accrochons à Jésus, Satan ne peut jamais nous vaincre.


Discussion:


Histoire

« Ce sera ta dernière chance »: première partie

Pendant 45 ans, je travaillais pour Satan comme une prêtresse. Mon nom est Dorandina, et j’étais un médium pour les esprits du diable. Les gens me payaient bien pour leur dire l’avenir ou pour les guider dans la prise d’unedécision, ou même pour rendre un ennemi malade. Dans ces cas, je rentrais en transe et faisais appel à un esprit d’entrer et de parler à travers moi. Ensuite, je donnais la réponse de l’esprit à la question de la personne. J’étaisune grande prêtresse, appelée « Mère des Saints ». Beaucoup de médiums ont un seul esprit, mais moi, j’avais différents esprits qui venaient en moi-même, parfois une légion de 1000 mauvais anges! Souvent je faisais mes rituelsdans les places spéciales sur la plage le long de la rivière, ou dans

un cimetière, mais toujours la nuit.

Une nuit, je suis allée à un cimetière pour effectuer un rituel pour un patron. Après le rituel, j’étais épuisée et me suis endormie rapidement. Cette nuit-là dans un rêve, je voyais un homme avec de longs cheveux bruns et volants, vêtu de blanc éblouissant. Il avait un livre dans une main et un trousseau avec de nombreuses clés dans l’autre main. Il me dit : « Ce sont les clés de l’abîme [l’enfer]. Je suis venu au nom de ton Dieu. Suis-Le. Il a un plan pour toi».

Ce rêve était si différent de tout ce que je rêvais avant. Cela me troubla. Mais je commençai à penser que peut-être le rêve était venu parce que j’étais très fatiguée. Dans le temps, j’oubliai le rêve.

Quatre ans plus tard, après une grande fête satanique, je rêvai à nouveau l’homme vêtu de blanc. Encore une fois, il m’a dit : « Je suis venu au nom de ton Dieu. Je suis venu pour te donner une autre chance ». Je vis dans samain les Dix Commandements écrits sur les tables de pierre. Je me réveillai et essayai de comprendre ce que signifiait le rêve. Mais je ne comprenais rien, et dans le temps, j’ai encore oublié le rêve.

Près de deux ans plus tard, je suis devenue très malade. J’allai à l’hôpital adventiste pour une chirurgie. Je parlai à mon médecin à propos de mes rêves, et je lui demandai ce qu’il pensait de leur sens. Le médecin me parla de Dieu et m’offrit quelques magazines et des petits livrets au sujet de Dieu et de la prière. Mais je les jetai dans la poubelle sans les lire. Je retournai à mon travail pour Satan et oubliai Dieu et l’ange de mes rêves.

Le 1er Janvier est un jour spécial pour adorer les esprits. Ce jour-là, il y avait plusieurs années de cela, j’allai au cimetière pour accomplir des céré- monies pour lesquelles les gens m’avaient payé – une personne voulait que sonennemi devienne malade; une autre personne voulait que je fasse qu’une femme tombe amoureuse d’un autre homme. J’avais une liste de rituels à effectuer cette grande nuit, mais je ne me sentais pas bien. J’avais la fièvre.

Quand j’ai finalement terminé la cérémonie, je suis allée à l’hôpital.

Alors qu’à l’hôpital, je perdis conscience et tombai dans un coma de trois jours.

À suivre … .

 

 

 


Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org

 

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comment aires pour les moniteurs

 

 

 

La leçon en bref

 

Texte clé: Luc 24:32

Objectifs:

Savoir: Comparer les différentes façons dont les gens, y compris les dis- ciples, avaient répondu à la révélation de la véritable identité de Jésus.

Ressentir: Reconnaitre que, malgré notre faiblesse humaine, Jésus nous demande encore de proclamer Son message du salut.

Agir: Donner la première place à Jésus en toutes choses.

Plan:
  1. Savoir:La véritable identité de Jésus révélée

A Qu’est-ce que les disciples apprennent à propos de l’identité de Jésus

(Matt. 8:23–27, Marc 4:35–41)?

 

B Le concept de leader-serviteur  est  devenu  une  théorie  populaire  en science de la gestion et du leadership dans le monde d’aujourd’hui.

Comment Jésus a-t-Il articulé ce principe (Marc 9:33–37, Matt. 20:20– 28)?

 

II. Ressentir: Un cœur réceptif: un choix personnel

A À part le fait de reconnaitre son propre péché, quoi d’autre la Bible dit de nous qui caractérise ceux qui sont des disciples de Jésus (Luc 24:32)?

 

B Qu’est-ce que cela signifie de laisser tout pour suivre Jésus tout comme les disciples l’ont fait (Luc 5:11)?

 

III. Agir: Le grand conflit et la loi d’amour de Dieu

A De quelles façons votre cœur brûle-t-il au-dedans de vous à la révéla- tion de Jésus à travers l’Écriture?

 

B Listez des choses que vous devez abandonner afin de suivre Jésus. Partagez un peu avec la classe.

 

Résumé: Jésus ne nous demande pas de Le suivre sans une révélation claire de Lui-même à nous. Il est de la responsabilité de chacun de nous d’exercer sa liberté de choix pour recevoir ou rejeter la révélation. En choisissant, chacun participepour sa part au grand conflit.

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comment aires pour les moniteurs

 

 

Développement

ÉTAPE 1—Motiver

Pleins  feux  sur  l’Écriture: Luc 24:32

Concept clé de  croissance  spirituelle: La Bible donne amplement  la preuve de qui est Jésus. Avoir un cœur réceptif à cette révélation ou non est la chose qui fait toute la différence.

 

Pour les moniteurs: L’étude de cette semaine amène les membres de la classe à se voir parmi les foules qui suivent Jésus, en observant les réponses des différentes personnes à la merveilleuse révélation de la majesté deChrist. Chaque membre de la classe doit se demander ce qu’est sa réponse à la révélation de Jésus dans l’Écriture aujourd’hui.

 

Activité d’ouverture: Demandez aux membres désireux de partager une histoire de leur propre vie dans laquelle plusieurs personnes ont répondu au même stimulus différemment. Où se trouvent des histoires similaires dans les Écritures surune identification erronée en dépit de l’information nécessaire pour une identification correcte? Dans le cas de Jésus, beaucoup Le voyaient comme le Fils de Dieu quand d’autres Le voyaient comme un pécheur. Qui devez-vous voir? On nesaurait insister suffisamment sur la puissance de l’identification correcte.

 

Considérez ceci: La différence dans la perception de l’identité de Jésus n’est pas prédéterminée. Même si nous sommes influencés par les attentes personnelles et autres facteurs qui aveuglent notre avis, il y a encore beaucoupde preuves pour que nous ne manquions pas de saisir la lumière qui brille sur notre voie.

ÉTAPE 2—Explorer

Pour les moniteurs: Les récits évangéliques sont remplis de démons- trations de la puissance de Jésus – Sa puissance sur les démons, la nature, la maladie et la mort. Voilà une démonstration de Sa vocation messianique deloin supérieure à l’exercice de Sa puissance militaire sur les Romains!

Commentaire biblique

  1. Appel aux personnes imparfaites à une œuvre d’importance cosmique (Marc 3:14 critique avec votre classe.)

 

Marc 3:14 parle de Jésus appelant les douze et les nommant apôtres. Le mot grec pour « établir » (LSG, OR), ou « instituer » (BJ), est poieo, ce qui signifie littéralement « faire ». En d’autres termes, Jésus a fait d’eux ce

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comment aires pour les moniteurs

 

 

 

 

qu’ils étaient. Dans le contexte actuel, nous pouvons dire aussi que Jésus a mis les apôtres dans un groupe spécial de douze. Le texte exprime égale- ment le but, ainsi que le résultat pour lequel ils étaient appelés; à savoir (1) qu’ils devraient être avec Jésus, et (2) qu’Il pouvait les envoyer prêcher.

Jésus a choisi les douze apôtres d’un plus large éventail de disciples. Nous pourrions nous attendre que ceux-ci fussent les meilleurs gens que l’on pouvait trouver. Après tout, c’est Jésus qui les a choisis. Cependant, d’un point de vue humain, les douze étaient une déception à bien des égards. Peut-être le choix des douze devrait nous donner à réfléchir la pro- chaine fois, quand nous sommes tentés de murmurer contre la personne élue ou nommée pour servir dans un poste de responsabilité dans l’église. Ce qui fait d’un homme ou d’une femme un meilleur choix est d’abord et avant tout, si le Seigneur peut utiliser la personne ou non. Ce dont Jésus avait besoin alors, et aujourd’hui, c’étaient des individus avec des cœurs et les esprits enseignables et réceptifs. C’est ce que nous voyons chez Pierre. Après que Pierre ait passé une longue nuit en mer, sans attraper des poissons, Jésus lui dit de jeter son filet en profondeur (Luc 5: 4-8). Ce qui a suivi était une grande pêche de poissons. À cette manifestation miracu- leuse de la puissance de Christ, Pierre a répondu, « Seigneur, retire-toi de moi; car je suis un homme pécheur » (v. 8, OR). Il a reconnu son péché et était disposé à recevoir de Jésus un cœur pur. Cette humilité est ce qui, en

définitive, nous qualifie à être des serviteurs de  Christ.

Considérez ceci: Discutez de la signification de la nomination des apôtres pour être avec Jésus, puis de les envoyer prêcher.

 

  1. Quiest cet homme? La vraie identité de Jésus révélée (Relisez Matthieu 8: 23-27 avec votre classe.)

 

Matthieu 8: 23-27 (voir aussi Marc 4: 35-41, Luc 24: 19-35) est l’his- toire de Jésus calmant la tempête. Dans Matthieu 8:27, les disciples étaient stupéfaits, quand ils se sont exclamés: « Quel est celui-ci, disaient-ils, à qui obéissent même les vents et la mer? » (LSG). De la même manière, les Évangiles sont concernés par cette question centrale: Qui est Jésus?

Il est clair que les auteurs des Évangiles ont estimé que les histoires qu’ils avaient choisies étaient convaincantes comme une démonstration de la messianité de Jésus. En effet, ce sont de puissantes histoires, c’est pourquoi le manque de foi des disciples semble si difficile pour nous à comprendre.

Mais avant que nous n’aiguisions notre éloquence en fustigeant les disciples pour leur manque de foi ou les pharisiens pour avoir  permis      à leurs propres idées préconçues sur le Messie (la plupart d’entre elles injustifiées) influencer leur vision de Jésus, nous devons venir à bout de la façon dont nos propres préjugés et notions préconçues de la réalité nous empêchent de voir les choses sous leur vrai jour.

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comment aires pour les moniteurs

 

 

 

 

 

Considérez ceci: Beaucoup de Juifs ont rejeté Jésus comme le Fils de Dieu, en dépit des preuves irréfutables, en raison de fausses attentes de ce que le Messie devrait être ou faire. Qu’est-ce que cela nous apprend sur la puissance desidées préconçues, ou des présupposés et des préjugés?

III. Les leaders-serviteurs (Relisez Marc 9: 33-37 avec votre classe.)

 

Dans Marc 9: 33-37, Jésus a dit que « Si quelqu’un veut être le premier, il sera le dernier de tous et le serviteur de tous » (Marc 9:35, LSG; voir aussi Matt 20: 20-28). Ce principe de leader-serviteur est devenu monnaiecourante chez les théoriciens de la gestion et du leadership. Pour les lecteurs de l’his- toire de l’Évangile, ce principe n’a rien de nouveau. Jésus a enseigné justement ce principe aux apôtres désemparés, qui se bousculaient pour les postes de prééminence dans le royaume terrestre espéré du Messie. Même les disciples qui étaient avec Jésus, les personnes mêmes qui étaient soigneusement choi- sies et formées, n’arrivaient pas à comprendre la véritable mission de Jésus, encore moins la nature de Son royaume, ou ce qui fait la grandeur. Autrement, comment expliquer ces perceptions erronées, sinon que de les placer dans le contexte du grand conflit!

 

Considérez ceci: Qu’est-ce que le fait que les disciples aient mal compris la mission de Jésus après avoir été avec Lui pendant environ trois ans nous dit sur le fait d’être trop confiants avec notre propre perception de qui est Jésus ou de la véritéen général? Quelle que soit la vérité, nous le savons, nous avons besoin d’humilité pour nous rendre compte que nous sommes encore très limités dans ce que nous comprenons.

ÉTAPE 3—Appliquer

Pour les moniteurs: L’essentiel pour l’étude de cette semaine est de savoir si nous percevons correctement qui est Jésus et comment cette per- ception influence notre acceptation de Christ et de Son œuvre de salut pour nous.

Application:

Ê Comparez la réaction de Pierre après que Jésus lui ait ordonné de jeter son filet en profondeur, en attrapant beaucoup de poissons, avec la réaction de ceux qui se réfèrent à Jésus comme un pécheur, dans Jean 9:24. Quelle est ladifférence?

 

 

 

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comment aires pour les moniteurs

 

 

 

 

Ë Lorsque Pierre et ses compagnons ont quitté tout pour suivre Jésus, qu’est-ce que « tout » implique? Quelles preuves avaient-ils de qui Jésus était à cette époque?

 

 

Ì Comment pouvons-nous appliquer à notre vie aujourd’hui, le principe d’être avec Jésus avant de sortir pour proclamer le message?

 

 

Í Qu’avez-vous fait avec la preuve que vous avez sur qui Jésus est vrai- ment?

 

 

Activité: Demandez aux volontaires dans la classe de partager des his- toires où des individus ont perçu à tort d’autres personnes ou des idées, pour découvrir plus tard qu’ils ont eu tort. De peur de tomber dans le piège de faire del’acceptation de Christ une simple question d’assenti- ment intellectuel, envisagez ce qui est arrivé aux cœurs des disciples sur la route d’Emmaüs. Comment cela nous informe-t-il sur notre réponse à la proclamation de laParole de Dieu? Nous ne devons pas minimiser l’in- fluence du diable en nous empêchant de percevoir correctement la vérité. Nous devons de plus demander humblement à Dieu, non seulement de se révéler à nous, mais aussi denous donner les cœurs réceptifs et repentants.

ÉTAPE 4—Créer

Pour les moniteurs: Une perception correcte de qui est Jésus  nous conduit à admirer Son humilité. Il était le premier à servir, à se sacrifier et à mourir pour les pécheurs. Que les membres de la classe discutent comment ils escomptent pratiquer la vie de leader-serviteur dans leur vie quotidienne.

Activité: Une compréhension correcte de qui est Jésus vient de l’étude de Sa Parole, correctement interprétée et appliquée à la vie. Demandez aux membres de partager comment ils interprètent l’Écriture. Quels sont certains des principes herméneutiques utilisées?

 

 

 

 

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             9 * 20–26 Février

 

 

(page 72 du guide standard)

Le Grand Conflit et l’Église

Primitive

 

 

 

Sabbat aprèS-Midi

Étude      de     la     semaine: Actes 1:6–8, 2:5–12, Gen. 11:

1–9, Actes 4:1–30, 7:54, 10:12–29.

Il est agréable de croire que nous sommes tous un en Christ; c’est ce que la Bibleenseigne.Malheureusement,même dansl’église, ce n’estpas toujours ceque nousressentons dansnos cœurs, n’est-ce pas? Tout d’abord, comment pouvons-nous reconnaitre les préju- gés quenous détenons, etdeuxièmement,par la puissancede Dieu, être purgés de cespréjugés?

 
Verset à mémoriser:  «  Lorsqu’ils  virent  l’assurance  de  Pierre et de Jean, ils furent étonnés, sachant que c’étaient des hommes du peuple sans instruction; et ils les reconnurent pour avoir été avec Jésus. » (Actes 4:13, LSG).

 

e plus grand obstacle auquel Jésus fit face avec Ses disciples était leurs opinions préconçues. Les disciples faisaient peu atten- tion à ce que Jésus disait si cela ne cadrait pas avec leurs propres

idées de ce qui devrait être. Jusqu’au moment de Son Ascension, les disciples continuaient à interroger Jésus à propos de la libération d’Is- raël du joug romain.

Ce fut seulement après 10 jours de prière et de communion intime dans la présence de Dieu que leurs préjugés dominants ont commencé enfin à être remplacés par la vérité, et les disciples étaient prêts à entendre ce que Dieu leur disait. Cela ouvrait la voie aux événements incroyables lors de cette première Pentecôte après la mort de Jésus.

Bien sûr, l’église reste confrontée à de nombreux défis, en particulier de la part des chefs religieux locaux, dont certains étaient tout aussi déterminés à arrêter l’église comme ils l’étaient pour arrêter Jésus.

Ainsi, dans la leçon de cette semaine, nous allons voir le grand conflit joué de différentes manières. Nous allons le voir manifester ouvertement, quand ceux qui avaient le pouvoir étaient inspirés par Satan pour réprimer la vérité. Mais nous allons aussi le voir se jouer dans une zone plus subtile, et plus cruciale: le cœur humain.

* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 27 Février.


 


21 Février

 

(page 73 du guide standard)

Le début d’un nouveau commencement

Après Sa résurrection, Jésus a passé 40 jours à rencontrer les dis- ciples pour confirmer la résurrection et les aider à mieux comprendre le royaume de Dieu (Actes 1: 3, 1 Cor. 15: 4-7). Cependant, même quand ils étaient assemblés, juste avant que Jésus ne soit enlevé aux cieux, la plus grande chose dans leur esprit était de savoir si oui ou non le temps était venu pour que Jésus finisse avec les Romains (Actes 1: 6).

Leurs propres idées de ce qui devrait arriver étaient si fortes qu’ils n’ont tout simplement pas écouté ce que Jésus leur avait dit. Même après trois ans et demi d’instruction intime (l’équivalent d’un diplôme universitaire) du meilleur professeur que le monde n’ait jamais connu, les disciples avaient encore beaucoup de notions erronées à délaisser.

Lisez Actes 1: 6-8. En face d’une telle ignorance, comment Jésus a-t-Il répondu?

 

 

 

Jésus a abordé la question réelle plutôt que de perdre du temps à essayer de corriger toute leur incompréhension. La venue de l’Esprit Saint était beaucoup plus importante que la discussion politique.

Après avoir vu Jésus monter dans les nuées et disparaitre, les disciples avaient remarqué deux hommes debout devant eux. Les deux hommes leur disaient que Jésus reviendrait. Tout comme Il a été accepté dans le ciel comme un Roi conquérant, de même, Il reviendra en tant que Roi conquérant dont ils rêvaient quand ils Lui posaient la question sur la restauration du royaume d’Israël. Mais ce jour dépassera même leurs plus grands rêves, car Il viendra comme Roi de toute la création, et pas seulement le roi d’un lopin de terre dans le Moyen-Orient.


Les onze disciples retournèrent à Jérusalem depuis le Mont des Oliviers, leurs esprits submergés des souvenirs et leurs brillants exploits avec les vérités révélées par Jésus (du moins, celles qu’ils avaient comprises). Mais ils avaient besoin de quelque chose de plus. Jésus leur dit d’attendre quelques jours jusqu’à ce que le Saint-Esprit ne les baptise (Actes 1: 4, 5), car bien que l’ennemi fusse vaincu, il n’était pas encore mort, et ils auraient besoin de la puissance d’en haut afin de faire ce que Jésus les avait appelés à faire.


 


 

La Pentecôte

 

22 Février

 

(page 74 du guide standard)

Pendant dix jours, les disciples de Jésus avaient prié, évalué leur expériences avec Jésus à la lumière de l’Écriture. Ils montrèrent humi- lité et acceptation des uns et des autres, et en permettant enfin à l’Esprit Saint d’incarner la vérité en eux. Tout comme l’Esprit planait sur la face des eaux au début du processus de la création, donc, de même, l’Esprit de Dieu planait sur chacun des disciples, apparaissant comme des langues de feu réparties sur chacun d’entre eux (Actes 2: 2, 3). Ce fut un nouveau départ, une nouvelle création.

Lisez Actes 2: 5-12. Quelle est la signification de ce qui est arrivé comme révélé dans ces textes? Comparez avec Genèse 11: 1-9.

 

 

 

 

Quelque temps après le déluge, les habitants de la terre avaient décidé de construire une tour qui atteindrait le ciel (Genèse 11: 1-9). Pour les empêcher de mener cette entreprise arrogante et stupide (ainsi que les nouveaux maux qu’ils étaient en train d’élaborer, Gen. 11: 5, 6), Dieu a confondu leur langue commune et les a dispersés « sur la face de toute la terre » (Genèse 11: 7-9, LSG).

À la Pentecôte, Dieu a fait le contraire. Là, Il pouvait voir un groupe de gens, pas en train de construire une nouvelle tour de Babel, mais plutôt prêts à proclamer la bonne nouvelle qu’un jour, le mal sera banni à jamais. Lesgens « de toutes les nations qui sont sous le ciel » étaient à Jérusalem ce jour (Actes 2: 5, LSG; cf. la dispersion à la tour de Babel), et ils se sont réunis dans la stupéfaction quand chacun d’eux entendait sa propre langue

parlée par les disciples (Actes 2: 6-11).

Pierre utilise cela comme une occasion pour les aborder. Il parle d’une effusion de l’Esprit Saint afin de préparer un peuple à rencontrer Dieu (Actes 2: 17-21). Il souligne la véritable mission du Messie et les reproche de L’avoir crucifié (Actes 2:23). « Ils eurent le cœur vivement touché » (Actes 2:37, LSG), et 3000 furent baptisés et ils rejoignirent les disciples (Actes 2:41).


 


23 Février

 

Face aux Sadducéens

 

(page 75 du guide standard)

Lisez Actes 4: 1-30. Comment le thème du grand conflit se manifeste-t-il ici? En quoi est-ce juste un exemple de la façon dont il s’est manifesté tout au long de l’histoire? Comment voyons-nous Satan à l’œuvre ici, et comment voyons-nous aussi le Seigneur œuvrer?

 

 

 

 

« Les prêtres et les magistrats s’aperçurent que le Christ était plus honoré qu’eux. Quand les sadducéens, qui ne croyaient pas à la résur- rection, entendirent les apôtres déclarer que Jésus était ressuscité des morts, ils furent irrités, car ils se rendaient compte que si on leur per- mettait de prêcher un Sauveur ressuscité, et d’opérer des miracles en son nom, leur doctrine sur la non-résurrection serait rejetée par tous,  et la secte des sadducéens, appelée bientôt à disparaitre. » – Ellen G. White, Conquérants pacifiques, p. 70.

Quelle idée de ces dirigeants en particulier était bouleversée après  la guérison que le Seigneur avait  accomplie par Pierre? (voir Actes   3: 1-10). Cependant, quand ils étaient confrontés à ces dirigeants, les disciples n’avaient pas vacillé. Les prêtres ne s’attendaient pas à cela de ces « hommes du peuple sans instruction » (Actes 4:13, LSG). Ils envoyèrent les disciples hors de la chambre, et ils délibérèrent entre eux, pensant que s’ilsordonnaient à ces hommes de ne pas enseigner au nom de Jésus, ils se conformeraient docilement (Actes 4:18). Combien de fois ils se trompaient.

Au lieu de cela, les disciples se retirèrent et rejoignirent les autres, et ensemble, ils louaient Dieu (Actes 4:24). Ils prièrent pour plus de courage et demandèrent que Dieu étende Sa main pour plus de guérison (Actes 4:29, 30). Ils n’avaient pas besoin d’attendre longtemps. En rai- son de la popularité de la croissance des disciples, les gens apportaient leurs malades dans les rues pour permettre à la silhouette de Pierre de passer sur eux (Actes 5:15). Des multitudes en provenance des villes voisines, et leurs malades furent tous guéris (Actes 5:16).

Tout au long ici, nous pouvons voir le grand conflit se dérouler: des dirigeants malhonnêtes qui cherchent à réprimer la vérité; des gens fidèles à la lecture des Écritures et priant pour la puissance divine, des malades guéris, et des âmes gagnées. Bien que des choses, du moins en surface, ne fonctionnent pas toujours comme ici, nous ne devons jamais oublier comment, en fin de compte, le grand conflit se joue, et la victoire finale qui est la nôtre parce que, ce que Jésus a accompli pour toute l’humanité est certain.


 


24 Février

 

La lapidation d’Étienne

 

(page 76 du guide standard)

Les disciples ne sont pas les seuls à être confrontés au système reli- gieux mis en place pendant les premiers jours de l’église. Étienne, qui était « plein de grâce et de puissance, [et qui] faisait des prodiges et de grands miracles parmi le peuple. » (Actes 6: 8, LSG), fut amené devant eux. Son témoignage était si convaincant, en fait, au point que ses adver- saires forgeaient de mensonges et des histoires incriminantes contre lui, pour lesquels il fut trainé devant le sanhédrin (Actes 6: 9-14).

Dans Actes 7: 2-53, Étienne donne un message puissant à ceux qui l’accusent. Lisez Actes 7:54, qui dit qu’« ils étaient furieux dans leur cœur »; c’est-à-dire, ils se sentaient coupables. Dans Actes 2: 37-41, après avoir entendu Pierre formuler une accusation similaire, d’autres étaient également touchés. Quelle était la différence en réponse à la conviction de sa propre culpabilité, et qu’est-ce que cela

nous dit sur la façon cruciale d’un cœur qui s’abandonne à Dieu?

 

 

 

Les apôtres avaient jusqu’ici échappé à la contestation des dirigeants, mais quand Étienne a essayé de faire la même chose, il fut tué par une foule en colère. La mort d’Étienne a marqué le début d’un effort concerté par Satan pour éradiquer le mouvement naissant. Jusqu’à ce point, les disciples de Jésus avaient été harcelés et menacés, mais Étienne était le premier à être tué.

Mais qu’est-ce qu’ils espéraient? Si Satan pouvait inspirer certains dirigeants pour exécuter Jésus, Ses disciples ne devraient certainement pas s’attendre à moins pour eux-mêmes.

Bien sûr, tout au long du grand conflit, le Seigneur, maintes et maintes fois, donnait la victoire sur ce qui semblait souvent être la défaite. Ce n’était pas différent ici.

L

 

« Après la mort d’Étienne, Saul fut élu membre du sanhédrin, en récompense de la part qu’il avait prise dans la condamnation du dis- ciple. Pendant un certain temps, ce fut un puissant instrument entre les mains deSatan pour encourager la rébellion contre le Fils de Dieu. Mais bientôt cet impitoyable persécuteur allait s’employer à l’édification de l’Église qu’il s’efforçait d’anéantir. Un être plus fort que Satan avait choisi Saul pour prendre la place d’Étienne le martyr. Il allait répandre partout la bonne nouvelle du salut par le sang du Christ, et mourir pour son nom. » – Ellen G. White, Conquérants pacifiques, p. 89.


 


25 Février

 

Changement d’attitudes

 

(page 77 du guide standard)

Les disciples non seulement luttaient avec des idées préconçues qu’ils avaient gardées pour comprendre ce que Jésus leur enseignait, mais ils partageaient également des préjugés nationaux. Un exemple  de ceci est l’histoire de la femme samaritaine à qui Jésus a demandé de l’eau à boire. Les disciples étaient surpris qu’Il ait même parlé à la femme (Jean 4:27, LSG).

Les préjugés nationaux sont également venus en avant dans le récit de Corneille, un centurion romain basé à Césarée. Corneille était « un homme pieux qui craignait Dieu » (Actes 10: 2, LSG) et très respecté par les populations locales (Actes 10:22). Un ange lui ordonna d’en- voyer chercher Pierre à Joppé (Actes 10:22, aussi Actes 10: 3-8).

Pendant ce temps, à Joppé, Pierre était monté sur le toit pour prier (Actes 10: 9). À l’abri du soleil et avec la brise fraiche de la mer, il se détendait et commençait à ressentir la faim, et en attendant que ses hôtes ne préparent le déjeuner, il voit une étrange vision. Le ciel s’ou- vrit et quelque chose comme une énorme nappe nouée aux quatre coins descendait. À l’intérieur du tissu se trouvait un assortiment de créatures qu’il considère comme impropres à l’alimentation ou « impures » et lesquelles créatures il lui fut dit de tuer et de manger (Actes 10: 11-14).

 

Quelle était la réaction de Pierre quand il lui fut dit de manger des aliments « impures », et que signifie la vision? Actes 10:12–29.

 

 

 

Dans cette vision, Dieu enseigne une leçon importante à Pierre. Certains pensent aujourd’hui que c’était le moment où Dieu a changé l’alimentation humaine en permettant aux gens de manger ce qu’ils aiment. Ce n’est pas ceque Pierre reçoit de la vision. D’abord, il se demande ce que cela signi- fie; donc, il savait que la vision avait une portée différente des vrais ani- maux (Actes 10:17). Quand les hommes de Corneille arrivent et expliquent leur mission, Pierre se sent contraint de retourner avec eux (Actes 10:22, 23). Quand Pierre rencontra Corneille, il put lui dire le sens de la vision. Christ est le Sauveur de tout le monde. Les Gentils sont aussi de précieuses âmes pour qui Christ est mort (Actes 10: 34-48).

Pierre apprenait une leçon que nous tous, devons toujours apprendre. En Christ, toutes les barrières étaient tombées et la distinction entre Juif et Gentil, entre les peuples, n’existe plus: « mais qu’en toute nation celui qui le craint et qui pratique la justice lui est agréable. » (Actes 10:35).


 


26 Février

 

(page 78 du guide standard)

Réflexion  avancée:   L’auteur   russe  Fiodor   Dostoïevski   a  écrit  à propos du retour de Jésus sur la terre, mais pas comme prédit dans   la Bible. Au Lieu de cela, dans cette histoire inventée, Jésus revint au moment de l’inquisition, lorsque les dirigeants religieux avaient utilisé leur pouvoir pour commettre des atrocités. Le grand inquisiteur avait Jésus, qui était venu comme un humble paysan, arrêté et jeté dans un donjon. Cette nuit-là, ila visité Jésus en prison et l’a forcé de donner la liberté aux humains. « Au lieu de retenir la liberté des humais », déclare- t-il, « libère-la à tout jamais! As-tu oublié que l’homme préfère la paix, et même la mort, à la libertéde choix dans la connaissance du bien et du mal? Rien de plus séduisant pour l’homme que sa liberté de conscience, et rien ne lui cause la souffrance que cela ».

Malgré son audace et son cynisme, le poète soulève un point. Voyez ce que les humains ont fait avec leur liberté. La douleur, le mal, le péché, la souffrance, la mort – tous ont surgi de la liberté, ou de l’abus de celle-ci. Mais Dieu nous a créés en tant qu’êtres d’amour, et la seule façon que nous puissions aimer est d’être créés libres. Donc, une grande partie de la façon dont le grand conflit se joue dans ce monde touche à ce que les gens ont fait et font encore avec le don sacré et très précieux (la Croix révèle le prix) de la liberté. Comme nous l’avons vu cette semaine, certains, lorsqu’ils sont confrontés à l’Évangile, se sont repentis et ont donné leur cœurs àJésus; d’autres, lorsqu’ils sont confrontés à ce même Évangile, ont assassiné le messager. La liberté est un don précieux, mais nous devons être très prudents à propos de ce que nous en faisons.

Discussion:


Histoire

« Ce sera ta dernière chance »: deuxième partie

L’histoire jusqu’ici: Dorandina était une grande prêtresse sataniste. Elle effectuait des rituels dans la nuit et était bien payée pour cana- liser les esprits et jeter des sorts. Deux fois, elle a eu des rêves d’un homme habillé en blanc, disant à Dorandina que Dieu avait un plan pour elle, mais elle a toujours rejeté le rêve. Après être devenue très malade, Dorandina finit à l’hôpital en tombant dans le coma.

Quand je me réveillai, j’étais sûre d’avoir rêvé à nouveau l’homme vêtu de blanc. Il était beau: une lumière brillait de son visage. Il me disait: « C’est la dernière occasion que tu as. Dieu a un plan pour ta vie ». L’ange tendit sa main et me prit par la main. Il fit signe de le suive. Je le suivis quelques pas.

Et je demandai à l’homme: « Que dois-je faire? »

L’homme me  dit d’aller à  l’Église Adventiste du  Septième Jour  de Marcos. « C’est l’église de Dieu », dit-il, « et les gens de là Le suivent ». Sa voix était douce et pleine d’amour. Je baisai la main de l’homme, et puis il disparut.

Pendant les deux semaines où je suis restée à l’hôpital, je pensais beaucoup à propos de ce que j’avais vu dans le rêve. Je décidai que dès que je serai assez forte, je trouverais l’Église Adventiste du Septième Jour de Marcos. Je ne savais rien de l’église ou de cette dénomination, sauf qu’ils se réunissent le samedi.

Je dis à mon mari mes rêves et l’ordre de l’homme de visiter cette église. Il m’avertit de rester loin de l’église, mais dès que je le pou- vais, je me glissai hors de la maison très tôt le samedi matin et je me rendis à l’église, mais la porte était fermée. J’attendis pendant deux heures à la porte en face de l’église. À 8h 00, un homme ouvrit la porte de l’église. Il m’invita à se joindre à la classe des moniteurs de l’École du Sabbat qui commençait bientôt.

À l’église il me présenta à une femme qui m’a souhaité la bien- venue. Après la classe des moniteurs, elle m’emmena  à  la  salle pour l’École du Sabbat et me présenta à la responsable des études bibliques. Elle m’accueillit chaleureusement et proposa de venir chez moi et m’aider à apprendre plus sur Dieu. J’étais ravie de la faire venir à mon domicile, la maison que j’avais achetée avec l’argent du diable.

 

A suivre........

 

 

 


 

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Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org


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La leçon en bref

 

Texte clé: Actes 4:13

Objectifs:

Savoir: Examiner comment les idées préconçues affectent profondément la façon dont on répond à Dieu.

Ressentir: Apprécier l’importance de laisser l’Esprit guider sa percep- tion sur Dieu et sur la vérité, en général.

Agir: Être déterminé à examiner de près son cœur et son esprit afin de déterminer si oui ou non des idées préconçues entravent l’obéissance à la voix du Saint-Esprit.

 

Plan:
  1. Savoir:Les dangers des idées préconçues

A Sans aucun doute, les disciples ont expérimenté de grands change- ments dans leur attitude après la Pentecôte. Discutez de la façon dont leur

attitude a changé envers les non-Juifs, comme vu dans Actes 10.

B Quels sont les facteurs qui déterminent si nous surmontons nos préju- gés ou non?

 

II. Ressentir: Reconnaitre nos propres préjugés

A Quel est le rôle de l’Esprit Saint dans l’œuvre de l’église chrétienne primitive comme vu dans Actes?

B Comment pouvons-nous surmonter la discrimination raciale et eth- nique?

C Pourquoi l’audace était-elle importante pour les apôtres au début? Quel est notre plus grand besoin aujourd’hui?

 

III. Agir: L’exercice de la liberté de conscience et de choix chez l’être humain est important.

A Que devez-vous faire quand vous avez à évangéliser dans des endroits où il y a une forte opposition à l’Évangile?

B Quelles idées préconçues ou formes de préjugés devez-vous abandon- ner aujourd’hui?

 

Résumé: Nous ne pouvons surmonter nos propres préjugés ou résister aux forces du mal que par la puissance de l’Esprit Saint.

 

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Développement

ÉTAPE 1—Motiver

Pleins feux sur l’Écriture: Actes 4:13

 

Concept  clé  de  croissance   spirituelle:   Quand  nous  passons du temps avec Jésus, le Saint-Esprit convainc nos cœurs et esprits avec les vérités de l’Évangile. C’est alors et seulement alors que nous sommes capables de vaincre les forces du mal déterminées à nous empêcher de témoigner pour Christ.

 

Pour les moniteurs: Nous devons tous nous interroger pour savoir quels types d’idées préconçues nous avons par rapport à la façon dont nous appréhendons Dieu et Sa volonté pour nous, et comment nous voyons lesautres. On n’insistera plus assez sur le rôle de l’Esprit Saint en nous aidant à surmonter ces préjugés.

 

Activité d’ouverture: Invitez les membres de la classe à lister des exemples de différents types de préjugés: raciaux, ethniques, nationaux, religieux, etc. Demandez-leur de partager des expériences dans lesquelles ils ont étévictimes ou auteurs de préjugés de toutes sortes. Ensuite, demandez-leur de partager leurs expériences dans lesquelles ils ont nourri des idées préconçues sur les autres. Comment ces préjugés affectent-ils la façon dont lesindividus voient le monde autour d’eux? Demandez enfin à la classe de citer les voies par lesquelles ces maux peuvent être surmontés. Peut-être, conduisez les membres de la classe dans une prière silencieuse privée.

 

Considérez ceci: En quoi sommes-nous semblables aux disciples qui ne pouvaient toujours pas comprendre la nature du royaume de Christ après Sa résurrection? Quels sont les dangers qui se cachent dans nos propres portes parrapport au fait d’avoir des idées préconçues sur le royaume de Christ? Et comment les surmonter?

ÉTAPE 2—Explorer

Pour les moniteurs: Une étude sur l’église primitive révèle que les perceptions des apôtres concernant Jésus comme le Messie res- suscité, la hardiesse avec laquelle ils ont proclamé l’Évangile, et leur reconnaissanceque Dieu accepte tous les humains, qu’ils soient Juifs ou non-Juifs, toutes ces choses sont venues comme un résultat de la plénitude du Saint-Esprit. Même les enseignements de Christ, qui dans notre casproviennent de l’étude de la Bible, ne peuvent être correctement compris que si le Saint-Esprit nous en convainc.

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comment aires pour les moniteurs

 

 

 

 

 

Commentaire biblique

  1. Toujoursen attente d’un royaume terrestre (Relisez Actes 1: 6-8 avec votre classe.)

La question posée par les apôtres, dans Actes 1: 6: « Seigneur, est-ce en ce temps que tu rétabliras le royaume d’Israël? » (LSG) doit avoir déçu Jésus, bien que Sa réponse ne le montre pas. Jésus est sur le point de monter au ciel. Il exhorte les disciples d’attendre la seule puissance dont ils ont besoin pour être Ses témoins. Pourtant, tous les disciples peuvent poser des questions pour savoir s’Il est sur le point de mettre en place un royaume terrestre! Quand ils se rencontrent avec Jésus pour la dernière fois et lorsque Jésus les exhorte à rester à Jérusalem jusqu’à l’accom- plissement de la promesse du Saint-Esprit, les rêves à propos du supposé royaume terrestre sont avant tout dans l’esprit des apôtres. Cette fausse idée est un avertissement pour nous aujourd’hui.

Considérez ceci: Nous sous-estimons la puissance des idées préconçues pour notre propre péril. Quelles sont les ressources à leur disposition pour aider les apôtres à surmonter leurs idées préconçues?

 

 

 

  1. L’arrivéedu Consolateur (Relisez Actes 2: 5-12 avec votre classe.)

Actes 2 décrit la venue de l’Esprit Saint comme Jésus avait promis (Actes 1: 4, 8; Jean 16: 7, 13). Ellen G. White écrit: « Le Saint-Esprit, prenant la forme de langues de feu, se posa sur chacun de ceux qui étaientassemblés. C’était l’emblème du don qui était alors dispensé aux disciples, don qui leur permettait de parler couramment ces langues jusqu’alors inconnues d’eux. L’apparition du feu symbolisait le zèle ardent qui animerait les apôtres, et la puissance avec laquelle ils accompliraient leur tâche. » – Conquérants pacifiques, p. 36.

Considérez ceci: Quel est le danger de présumer faire l’œuvre de l’évangélisation sans compter sur le Saint-Esprit? Discutez de la façon dont la déclaration suivante d’Ellen G. White s’applique aujourd’hui: « Seules les parolesdes apôtres, bien que claires et convaincantes, n’auraient pu réussir à faire tomber les préjugés qui avaient résisté à tant d’évidence. Mais le Saint- Esprit faisait pénétrer les arguments dans les cœurs avec une puissance divine. » – Conquérants pacifiques, p. 41.

 

 

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comment aires pour les moniteurs

 

 

 

III. Proclamer la résurrection avec puissance à toutes les nations (Avec votre classe, lisez Actes 4: 1-30; comparez avec Actes 7:54.)

 

Les prêtres et les chefs d’Israël s’opposèrent à la prédication de l’Évan- gile (Actes 4: 1-3, 26, 27). Ils les menacèrent et contraignirent dans l’espoir que les apôtres seraient intimidés pour arrêter de prêcher au nom de Jésus. Parmi les adversaires de l’Évangile étaient les Sadducéens, qui ne croyaient pas en la résurrection. Les apôtres voyaient à juste titre dans l’opposition des dirigeants, une lutte sous-jacente contre Christ sous l’ins- tigation évidente de Satan et de ses forces du mal (Actes 4:26, 27). Ces forces, en grande partie à l’insu de leurs agents humains, tentaient d’arrêter la propagation rapide de l’Évangile (Actes 4:17). Jésus avait déclaré que l’Évangile serait proclamé à Jérusalem, en Judée, dans la Samarie, et aux extrémités de la terre (Actes 1: 8). Pas même les préjugés des apôtres, qui considéraient les non-Juifs comme impurs, ne pouvaient empêcher la pro-

clamation de l’Évangile.

L’Esprit a fait tomber le mur de séparation (voir Actes 8, l’histoire de l’eunuque éthiopien, et Actes 10, l’histoire de Corneille). Sur ce front, le grand conflit fait rage. Mais la hardiesse avec laquelle les disciples ont proclamé l’Évangile était directement la fonction de la plénitude du Saint- Esprit (Actes 4:29, 31). Cette audace fut remarquée chez Étienne, qui était resté inébranlable jusqu’à la mort (Actes 7:60).

 

Considérez ceci: Le Saint-Esprit a donné aux apôtres l’audace d’accom- plir la mission de l’église primitive. Qu’est-ce que ce fait nous enseigne sur les besoins que l’Esprit comble au sein des disciples de Christ aujourd’hui en diverses circonstances, quels que soient le temps et le lieu?

 

 

ÉTAPE 3—Appliquer

Pour les moniteurs: Quand le peuple de Dieu est rempli du Saint-Esprit, il est enhardi à proclamer l’Évangile, en dépit de l’opposition et d’autres obstacles. Les préjugés tombent et le message de l’Évangile a une puissance deconviction sur les auditeurs.

Application:

Ê Qu’est-ce que vous considérez être les besoins les plus importants des croyants d’aujourd’hui pour proclamer l’Évangile efficacement? Prenez le temps, tout à l’heure, de prier pour que le Saint-Esprit remplisse votre cœur et comble ces besoins.

 

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comment aires pour les moniteurs

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ë Quels sont les préjugés et les idées préconçues qui influencent la façon dont nous, en tant qu’Adventistes du Septième Jour, remplissons notre mis- sion de proclamer le message du troisième ange pour le monde entier?

 

 

 

 

 

Ì Compte tenu de la variété des cultures et des langues représentées à la Pentecôte, quel est le rôle de la diversité dans l’église aujourd’hui? Qu’est-ce que votre église fait pour diversifier ses perspectives?

 

 

 

 

 

Activité: Listez et discutez de certains des moyens par lesquels vous pour- riez vous efforcer de surmonter et d’abandonner les préjugés dans la façon dont vous vous rapportez à d’autres personnes.

ÉTAPE 4—Créer

Pour les moniteurs: Les préjugés restent l’un des principaux obstacles à l’œuvre de proclamation de l’Évangile. Combien il est important que même ceux à qui nous évangélisons comprennent que nous les respectons en tant quepersonnes. Que devons-nous faire pour démontrer que nous nous sommes débarrassés de toutes les formes de préjugés?

 

Activité: Si possible, préparez un court sketch sur le procès des disciples de Jésus aux mains des chefs religieux, comme rapporté dans les premiers cha- pitres des Actes, décrivant les comportements, les paramètres, et les échanges entre lesintervenants que vous souhaitez inclure.

Facultatif: Si le temps le permet, préparez un tel sketch et faites-le en classe.

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* 27 Février – 4  Mars

(page 80 du guide standard)

Paul et la Rébellion

 

 

Sabbat aprèS-Midi

Étude de la semaine: Rom. 5:12–21, 1 Cor. 3:12–17, 1 Cor.

12:14–26, Eph. 6:11–17, 1 Cor. 15:12–18.

Qu’est-ce que la plénitude et l’exhaustivité de l’armure nous disent au sujet de notre dépendance totale à Dieu dans le grand conflit? Comment pouvons-nous nous assurer que nous ne lais- sons pas une partie de notre être non protégée?

 

Verset à mémoriser: « Lorsque ce corps  corruptible  aura revêtu l’incorruptibilité, et que ce corps mortel aura revêtu l’im- mortalité, alors s’accomplira la parole qui est écrite: La mort a été engloutie dans la victoire » (1 Corinthiens 15:54, LSG).

 

e thème du grand conflit abonde dans les écrits de Paul. Il n’y a aucun doute que Paul croyait non seulement en la réalité de Satan, mais aussi en la réalité de son œuvre de tromperie et de mort.

Dans de nombreux endroits, Paul avertit les fidèles contre les « ruses » de Satan (Eph. 6:11, LSG), sa puissance de séduction (2 Cor. 11:14), et même ses pouvoirs surnaturels (2 Thess. 2: 9).

Mais comme toute personne qui a lu Paul le sait, l’apôtre a toujours mis l’accent sur Christ et Sa victoire finale pour nous. Cependant, même si Satan a réussi à plusieurs reprises à vaincre le peuple de l’alliance de Dieuà travers les siècles, le diable a complètement échoué contre Jésus et en Jésus toutes les promesses de l’alliance ont été accomplies, assu- rant ainsi le salut à tous ceux qui le réclament par la foi et l’obéissance, Juifs etGentils. La fidélité de Christ assure également la mort définitive de Satan (Heb. 2:14) et la fin du grand conflit.

Cette semaine, nous allons examiner quelques-unes des images et des métaphores que Paul a utilisées pour expliquer la réalité du conflit et la façon dont nous devons vivre en travaillant ensemble pour le bien commun en tant qu’une église et une communauté de croyants engagés dans cette lutte cosmique.

* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 5 Mars.


 


 

Adam et Jésus

 

28 Février

 

(page 81 du guide standard)

Alors que Paul est surtout connu pour son exposé clair de l’Évan- gile, son explication du grand conflit est également cruciale. Au milieu de son enseignement de la bonne nouvelle, il résume ses principaux points:nous avons été « Justifiés par la foi » par Jésus (Rom. 5: 1), nous avons un accès direct à Dieu, et « nous nous glorifions dans l’espérance de la gloire de Dieu » (Rm 5: 2), et les tribulations ne doivent plus nous inquiéter (Rom. 5: 3-5). Il nous donne aussi la promesse que « Lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous » (Rom. 5: 8) et que nous sommes maintenant « sauvés » par la vie et la mort de Christ en notrefaveur. Nous sommes également épargnés du jugement dernier de Dieu contre le péché (Rom. 5: 9, 10), et nous nous réjouissons parce que nous avons été réconciliés avec Lui (Rom. 5:11).

Lisez Romains 5: 12-21. Comment le grand conflit est-il révélé dans ces versets?

 

 

 

Après avoir parlé de tout ce que Christ a fait pour nous, Paul explique comment Jésus l’a fait. À moins que le dommage causé par Adam sur l’arbre dans le Jardin ne soit réparé, il n’y aurait pas d’espoir d’un avenir éternel, et Satan serait triomphant dans le grand conflit. Adam a apporté la mort à tous à cause de ce qu’il a fait (Rom. 5:12). Même le don des Dix Commandements sur le Mont Sinaï ne pouvait pas arrêter le problèmedu péché et de la mort. La loi explique seulement ce qu’est le péché. Elle n’est pas la réponse au péché.

Le problème du péché et de la mort ne pouvait être résolu que par le sacrifice de Jésus. Jésus a payé la dette à travers le « don gratuit » de Sa propre vie (Rom. 5:15, 16, LSG).

Maintenant, l’humanité peut être restaurée. Tout comme la mort avait

« régné » à cause du péché d’Adam, maintenant « la grâce abondante » et « le don de la justice » peuvent régner en raison de la fidélité de Jésus (Rom. 5:17). Ce n’est pas juste que nous ayons perdu le paradis à cause d’Adam. Nous n’avons eu aucun rôle dans son mauvais choix; pourtant, nous en subissons les conséquences. Toutefois, ce n’est pas juste que nous retrouvions le paradis. Nous n’avons rien fait avec Jésus dans Sa souffrance il y a deux mille ans. Paul résume son argument dans Romains 5: 18-21. Le premier Adam a apporté la condamnation et la mort; le second a apporté la réconciliation et la vie.


 


 

Bâtir l’église

 

29 Février

 

(page 82 du guide standard)

« L’église de Christ, faible et imparfaite qu’elle soit, est le seul objet de Son égard suprême sur la terre » – Ellen G. White, Heavenly Places, p. 284. Nulle part cette déclaration classique d’Ellen White n’est mieux illustrée que dans la première lettre de Paul aux Corinthiens. Dans 1 Corinthiens 3, Paul assimile l’église à une culture dans laquelle œuvrent différentes personnes: une personne sème la graine, une autre l’arrose, mais Dieu Lui-même est responsable de sa croissance et de sa maturité

(1 Cor 3: 4-9).

Paul continue son point, maintenant en décrivant l’église comme un bâtiment. Quelqu’un jette les bases puis d’autres construisent sur elles (1 Cor. 3:10). Parce que la fondation n’est nulle autre que Christ (1 Cor. 3:11), alors, ceux qui suivent doivent faire attention au genre de matériaux qu’ils utilisent. Le jugement à venir fera la distinction entre les « matériaux de construction » inférieurs et ceux appropriés (1 Cor. 3: 12-15).

Lisez 1 Corinthiens 3: 12-15. Comparez cela à Matthieu 7: 24-27. Quelles sont les deux choses qui révèlent le côté du grand conflit où nous sommes vraiment?

 

 

 

Maintenant, regardez ce qui suit: « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous? Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira; car le temple de Dieu est saint, et c’est ce que vous êtes ». (1 Cor. 3:16, 17, LSG).

Nous devons remarquer deux choses. La première est que le contexte parle de l’église et de la façon dont elle est construite. Il ne parle pas principalement de la santé. Dieu ne détruit pas les gens qui abusent de leurs corps avec un mauvais choix de vie; ils se détruisent eux-mêmes. (Plus tard, Paul parle de notre corps comme étant le temple de l’Esprit Saint dans le cadre de nos choix moraux dans 1 Corinthiens 6: 15-20). La deuxième chose est que chaque fois que le mot vous est men- tionné dans ces deux versets, il est au pluriel en grec. Il ne s’adresse donc pas à un individu, mais à un groupe. Donc, si quelqu’un fait quelque chose pour détruire l’église, il ou elle est en sérieuse difficulté. Dieu avertit qu’Il va détruire la personne qui tente de détruire l’église.


 


1er Mars

 

L’église comme un corps

 

(page 83 du guide standard)

Le rôle et les fonctions de l’église sont clairement énoncés dans 1 Corinthiens 12. Ici, nous trouvons l’église comparée à un corps, et avec le rôle de chacun de ses membres clairement défini et travaillant ensemble comme un tout harmonieux (1 Cor. 12:12).

Lisez 1 Corinthiens 12: 14-26. Quel est le message essentiel de ce passage?

 

 

 

Paul parle d’une façon apparemment ridicule, se demandant ce qui se passerait si un pied ou une oreille dit qu’il ou elle ne faisait pas partie du corps. Paul va plus loin en se demandant ce qui se passerait si l’ensemble du corps n’était qu’un œil ou une oreille (1 Cor. 12:17). Imaginez une grande oreille battant son chemin à travers la salle pour nous dire « Bonjour! » Aussi ridicule que cela puisse paraitre, cela se produit en fait lorsque les gens essaient de contrôler l’église comme s’ils étaient les seuls propriétaires.

Bien avant cela, Paul décrit diverses activités dans l’église, décrivant chacune comme un don de l’Esprit Saint. Il y a ceux qui parlent avec sagesse et d’autres qui sont très bien informés sur l’Écriture (1 Cor. 12: 8). Il y a ceux dont la foi est une inspiration pour tous, et il y a ceux avec une touche de guérison (1 Cor. 12: 9). Il y a ceux qui ont le don des miracles, ceux avec une intuition prophétique, ceux qui peuvent distinguer clairement entre le bien et le mal, et ceux qui peuvent per- cer les barrières linguistiques (1 Cor. 12:10). Notez que les personnes concernées ne décident pas de leur propre capacité par eux-mêmes. Au lieu de cela, l’Esprit Saint lesa triés de différentes origines pour édifier et apporter l’unité au corps, l’église (1 Cor. 12: 11-13). Pour souligner ce fait important, Paul se répète: Dieu est celui qui décide de la place de chaque membre (1 Cor. 12: 18).


Le plus important est que, malgré les nombreux membres, il y a un seul corps; chaque membre est vitalement lié à tous les autres, même ceux qui ne se donnent pas d’importance (1 Cor. 12: 20-24). Cette interdépendance intègre des protections pour assurer la sécurité et le bien-être de chaque partie du corps. L’interdépendance entre en jeu lorsque la blessure et la réjouissance sont toutes partagées (1 Cor. 12:26).


 


2 Mars

 

L’Armure de Dieu

 

(page 84 du guide standard)

La réalité du grand conflit, et le fait que nous sommes dans une bataille littérale avec un véritable ennemi (Eph. 6:11), sont révélés par l’utilisation par Paul de l’imagerie de guerre dans Éphésiens 6.

Lisez Éphésiens 6: 11-17. Qu’est-ce que ces versets nous disent sur combien la bataille est réelle et personnelle?

 

 

 

Ce n’est pas ce que les différentes pièces de l’armure sont qui compte, mais plutôt ce qu’elles représentent. Remarquez que Paul souligne que nous devons prendre la totalité de l’armure, et ne pas prendre uniquement certaines pièces. Ce faisant, nous allons rester debout (Eph. 6:13), une métaphore utilisée dans la Bible pour décrire l’innocence dans le jugement (à comparer avec Ps. 1: 5). En d’autres termes, nous serons victorieux.

Ce qui maintient toute l’armure en place est la ceinture, utilisée comme une métaphore pour la vérité (Eph. 6:14). Ainsi, la vérité est  ce qui tient toutes nos défenses spirituelles en place. Jésus a souvent parlé de la vérité (Jean 1:14, 17; 4:24; 8:32; 14: 6). La cuirasse de la justice suit (Eph. 6:14); la justice est un autre mot clé dans les discours de Jésus (comme par exemple, Matt. 5: 6, 10; 6:33). Dans l’Ancien Testament, la justice était entendue comme une base de l’équité et sert à veiller à ce que tout le monde ait un jugement équitable.

Les chaussures des militaires (Eph. 6:15) représentent l’Évangile de paix, une expression empruntée à Ésaïe 52: 7, qui parle de personnes marchant de longues distances pour annoncer au peuple en captivité que Jérusalem a été rebâtie et que Dieu a restauré la liberté de Son peuple. C’est une autre façon de dire que le cadre de la lutte contre le mal est d’annoncer aux gens que Dieu a déjà gagné la bataille et qu’ils peuvent désormais vivre la paix avec eux-mêmes, avec les autres et avec Dieu.

Le bouclier de la foi (Eph. 6:16) empêche les « flèches de feu » de frapper leur cible et de causer des destructions massives. Le casque du salut (Eph. 6:17) se rapporte à la couronne que Jésus partage avec nous (Apo.1: 6, 2:10), et l’épée de l’Esprit (la Parole de Dieu) est notre seule arme d’auto-défense, à être utilisée comme Jésus l’a fait lorsqu’Il était tenté par le diable (Matthieu 4: 4, 7, 10).


 


3 Mars

 

Le dernier ennemi

 

(page 85 du guide standard)

Évidemment, certains dans l’église de Corinthe étaient confus au sujet de la résurrection. Paul explique soigneusement son importance comme un élément clé de l’Évangile (1 Cor. 15: 1-4). Il semble qu’il y ait une certaine inquiétude au sujet des croyants qui sont morts (1 Cor. 15: 6), et certains suggéraient que ceux qui sont morts manqueraient le retour de Jésus (1 Cor. 15:12). Ceci est similaire à la situation à Thessalonique (1 Thess. 4:13–17).

Lisez 1 Corinthiens 15: 12-18. Quelle est l’implication du rejet de la résurrection des morts?

 

 

Paul conclut son argumentation en disant que « Si c’est dans cette vie seulement que nous espérons en Christ, nous sommes les plus malheu- reux de tous les hommes ». (1 Cor. 15:19, LSG). Au contraire, Christ est vraiment ressuscité et Il est devenu « les prémices de ceux qui sont morts ». (1 Cor. 15:20, LSG).

Puis Paul compare Christ avec Adam: « Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ » (1 Cor. 15:22, LSG), et il précise le moment où cette résurrection générale aura lieu: « à Sa venue » (1 Cor. 15: 23, LSG). Plus tard dans le chapitre, il poursuit avec la comparaison des deux « Adam » (1 Cor. 15: 45-49). Le premier homme était créé à partir de la poussière, mais l’Homme céleste est du ciel, et donc un jour, Lui aussi, nous transformera. Ce que cela signifie est expliqué dans une description de ce qui arrive à la deuxième venue

– « La trompette sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons changés. Car il faut que ce corps corruptible revête l’incorruptibilité, et que ce corps mortel revête l’immortalité. » (1 Cor. 15:52, 53, LSG).

Bien qu’Adam fût d’abord fait pour vivre éternellement, la race humaine se détériora au point de ne vivre que pour un temps relative- ment court. Si nous devons hériter la vie éternelle, nous serons faits pour vivre éternellement, et voilà ce qui nous sera donné.


 


4 Mars

 

(page 86 du guide standard)

Réflexion  avancée:  «  Non  seulement  l’homme,  mais  la  terre  est également tombée sous le contrôle du méchant à cause du péché, et devait être restaurée par le plan de la rédemption. Lors de sa création, Adam était placé dans la domination sur la terre. Mais en cédant à la tentation, il fut placé sous la puissance de Satan, et la domination qu’il tenait passa à son vainqueur. C’est ainsi que Satan est devenu « le dieu de ce monde ». Il avait usurpé cette domination sur la terre qui fut à l’origine donnée à Adam. Mais Christ, en payant la pénalité du péché par Son sacrifice, ne rachète pas seulement l’homme, mais récupère aussi la domination qu’il avait perdue. Tout ce qui était perdu par le premier Adam sera restauré par le second. » – Ellen G. White, Signs of the Times, November 4, 1908. Il est si facile, en regardant autour de nous dans ce monde, d’oublier la vérité essentielle selon laquelle Satan est vaincu et qu’il a « peu de temps » (Apo. 12:12). Le mal, la mort et la souffrance envahissent ce monde, bien que nous ayons la promesse que, en raison de ce que Christ a fait, tous ces dommages seront éradiqués. Aussi, si ce n’est pas encore clair pour nous, cela devrait l’être: ceux-ci ne seront pas éradiqués par quoi que ce soit que nous les humains fassions, sauf si nous détruisons complètement la terre et toute vie sur elle, ce que nous aurions probablement fait si on nous donnait assez de temps, et si Dieu ne nous en retenait. Seule l’intervention surnaturelle de Dieu apportera les changements promis pour nous. Nous ne pouvons certainement pas résoudre les problèmes nous-mêmes.

Discussion:


Histoire

« Ce sera ta dernière chance »: troisième partie

L’histoire jusqu’ici: Dorandina, une grande prêtresse sataniste, a reçu des rêves à propos d’un homme habillé en blanc, mais elle a toujours rejeté les rêves. Après être devenue très malade, Dorandina finit à l’hô- pital et tombe dans un coma. Pour la troisième fois, elle a vu le rêve, l’homme dit à Dorandina d’aller à l’Église Adventiste du Septième Jour de Marcos. Elle commença à étudier la Bible et décida de devenir une chétienne.

Je voulais étudier à propos de Dieu. Plus j’étudiais, plus je me rendais compte que mon alliance avec le diable était mauvais et entrainerait ma condamnation éternelle.

Beaucoup de gens venaient toujours me demander de leur faire des cérémonies. Je leur disais que je ne pouvais pas le faire parce que je suis devenue une chrétienne. « Mais je peux payer le double », disaient cer- tains. Mais je refusais.

Mon mari devint furieux. « Comment allons-nous payer nos factures si tu ne travailles pas? » demandait-il.

Mes enfants adultes cessèrent de me parler, de prendre soin de moi. Maintenant que je n’avais pas d’argent pour eux, ils n’avaient pas du temps pour moi. Mon mari menaça de me quitter si je ne retournais pas à mon travail en tant que médium, mais je continuais à étudier la Bible.

Le diable ne m’a pas laissée partir sans combat. Je détruisis les statues et toutes les amulettes du diable, et je dis aux femmes qui travaillaient sous moi que j’étais devenue une chrétienne et n’adorerai plus le diable avec elles. Ces femmes se rendirent au cimetière où j’opérais des cérémonies avec elles. Elles tuèrent un poulet et offrirent son sang au diable en échange de ma mort. Mais Dieu me protégea, et je ne tombai point malade. Après avoir étudié la Bible, je fus baptisée dans l’Église Adventiste du Septième Jour de Marcos.

Je suis vielle maintenant, et mon médecin me dit que je n’ai pas beau- coup de temps à vivre, mais je tiens à dire que si Jésus a pu transformer ma vie, Il peut transformer la vie de quiconque. Je suis tellement reconnais- sante à Dieu, car Il m’a donné le message du salut. Je sais que si je meurs bientôt, je serai sauvée pour toujours, parce que Dieu m’a tant aimée en envoyant son ange pour me délivrer du culte du diable et en me conduisant à avoir foi en Lui.

 

 

Dorandina Sousa Melo, de Belém, au Brésil.

 


Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org

 

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comment aires pour les moniteurs

 

 

 

La leçon en bref

 

Texte clé: 1 Corinthiens 15:54

 

Objectifs:

Savoir: Revoir le thème du grand conflit dans les écrits de Paul par rapport à l’église, au salut, à la victoire de Christ et à Ses disciples, y compris la victoire sur la mort.

Ressentir: Avoir de l’espoir, sachant que la mort et d’autres malheurs humains finiront à la venue de Christ.

Agir: Demeurer en Christ au milieu de la guerre spirituelle à laquelle nous sommes tous confrontés.

 

Plan:
  1. Savoir: Les chrétiens ne combattent pas Satan seulement en tant qu’indivi- dus, ils le font aussi en tant qu’église.

A Comment faire le parallèle entre Christ et Adam dans les écrits de Paul développant le thème du grand conflit?

B Pourquoi la mort est-elle le dernier ennemi à vaincre? Discutez.

II.    Ressentir: Dans la lutte de l’église contre le mal, la victoire ultime est celle que nous avons sur la mort.

A Comment les métaphores utilisées pour décrire l’église nous per- mettent-elles d’être unis en tant qu’église?

B Comment l’espérance de la résurrection aide-t-elle les membres de l’église à faire face aux luttes quotidiennes contre le mal?

 

III.    Agir: Porter toute l’armure de Dieu

A Que devriez-vous faire cette semaine pour montrer que vous portez toute l’armure de Dieu?

B Comment l’espérance de la résurrection vous donne-t-elle ce qu’il faut pour assister une famille éplorée?

 

Résumé: Il est important pour nous de proclamer l’espoir que nous avons en la résurrection à un monde qui a vu sa juste part de souffrance, de douleur et de mort. Nous vaincrons la mort parce que, par Sa résurrection, Christ a détruit lediable et la puissance de la mort pour chacun de nous.

 

 

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comment aires pour les moniteurs

 

 

Développement

ÉTAPE 1—Motiver

Pleins feux sur l’Écriture: 1 Corinthiens 15:54

 

Concept clé de croissance  spirituelle:  Même  si  la  mort  reste  un rappel constant de notre fragilité humaine, Christ a vaincu la tombe pour nous. L’espoir de la résurrection est une source profonde de réconfortpour nous, à la fois en tant que chrétiens individuels et comme une église, en luttant contre le mal dans ce monde.

 

Pour les moniteurs: Cette étude appelle les membres de la classe à se réjouir dans l’espoir de la résurrection et à apprécier l’importance d’être unis comme une église. Même si chacun de nous est responsable devant Dieuindividuellement, l’église, en tant que famille de Dieu, a un rôle important pour nourrir les autres croyants afin d’être plus en mesure de résister aux assauts du diable.

 

Activité  d’ouverture:  Invitez les membres de la classe à discuter  de la façon dont l’idée de la résurrection leur parle personnellement. Demandez aux volontaires de partager leurs expériences concernant la façon dont ils ontvécu la mort d’un être cher, y compris la période de maladie qui précède souvent la mort.

ÉTAPE 2—Explorer

Pour les moniteurs: Paul affirme la réalité du grand conflit entre Christ et Satan. L’emphase est justement mise sur la victoire de Christ. Satan est un ennemi vaincu, et la dernière conséquence de sa séduction

– la mort – fut vaincue par Christ par Sa résurrection.

Commentaire biblique

  1. Christ a réussi là où Adam a échoué (Relisez Romains 5: 12-21 avec votre classe.)

 

 

 

 

 

 

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Adam, par sa transgression, a apporté le péché dans le monde. Il est venu avec la désobéissance, la mort, le jugement, et la condamnation. Christ, d’autre part, a apporté le don gratuit de la grâce, et avec lui, la justification, la justice, l’obéissance, et la vie éternelle à tous ceux qui Le reçoivent par la foi.

La comparaison entre les effets du péché d’Adam et ceux de la justice de Christ est très clairement exprimée: « Ainsi donc, comme par une seule offense la condamnation a atteint tous les hommes, de même par  un seul acte de justice lajustification qui donne la vie s’étend à tous

 

 

 

 

 

 

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comment aires pour les moniteurs

 

 

 

 

les hommes. » (Rom. 5:18, LSG). Quand nous avons foi en Jésus, Dieu compte la justice de Jésus comme la nôtre. C’est ce qui est appelé la jus- tification par la foi, et pour les Adventistes du Septième Jour, c’est tout l’objet du message du troisième ange. En 1905, Ellen White a écrit: « Le Christ et sa justice – tel doit être notre fondement, l’essence même de notre foi. » – Évangéliser, p. 177. Dans un article publié en 1890, elle a écrit: « Plusieurs m’ont interrogée par écrit, pour savoir si le message de la justification par la foi est vraiment le message du troisième ange; j’ai répondu: En vérité c’est le message du troisième ange. » – Évangéliser, p. 177.

 

Considérez ceci: Beaucoup de gens dans notre monde postmoderne se moquent de l’existence de Satan. Comment les enseignements de Paul insistent-ils sur la réalité de Satan et sa défaite par Christ?

n En quoi Adam est-il un type de Christ (Rom. 5:12–14)?

  1. La puissance de la résurrection (Lisez 1 Corinthiens 15: 12-19 avec votre classe.)

Sans la résurrection de Christ, la prédication de l’Évangile est vaine. Sans elle, l’église ou toute la foi chrétienne n’a pas sa raison d’être (1 Cor. 15:14). Rien d’étonnant, alors, que Satan tente par tous les moyens possibles de convaincre les individus qu’il n’y a pas de résurrection.

À l’époque de Christ, les adeptes de la secte juive des Sadducéens ne croyaient pas en la résurrection, bien que ce concept fusse présent dans l’Ancien Testament (Dan. 12: 2, 13; 1 Sam 2: 6, etc.). La déclaration de Paul le répète ici: « Si c’est dans cette vie seulement que nous espérons en Christ, nous sommes les plus malheureux de tous les hommes » (1 Cor. 15:19, LSG). Cependant, pour Paul, Christ est en effet ressuscité des morts (1 Cor.  15:20). De toutes les tragédies portées à notre monde à la suite  de la désobéissance de l’humanité, la mort est la conséquence ultime du péché et elle est le dernier ennemi à être vaincu (1 Cor. 15:26).

 

Considérez ceci: Satan comprend pleinement la perte de sa cause quand les gens croient en la résurrection, et avec elle, au Sauveur ressus- cité. Comment le grand conflit se joue-t-il sur la question de la résurrec- tion?

 

III.  L’église comme un corps fait face à son ennemi (Lisez 1 Corinthiens 12: 14-26 avec votre classe.)

 

I Corinthiens 12: 12-31 utilise le corps humain comme une métaphore de l’église. Tout comme le corps est un, avec les différentes parties et les organes, de même l’église est un seul corps avec des membres individuels qui forment les différentes parties et les organes du corps des croyants. Le symbole de l’église comme un corps souligne en partie l’unité; et aussi

 

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comment aires pour les moniteurs

 

 

 

 

comment la diversité peut servir l’objectif plus large de l’unité.

Paul fonde sa compréhension de l’unité sur la trinité (voir sa référence à l’Esprit, au Seigneur, et à Dieu, dans 1 Corinthiens 12: 4-6). La question est de savoir comment pour Paul les différences ethniques (1 Cor. 12:13) et les différences dans les capacités et les dons spirituels (1 Cor. 12:28) peuvent servir au seul but de l’édification du royaume de Dieu.

Comme nous pouvons nous attendre, Satan ne peut pas être heureux si  les chrétiens sont unis dans le sens que Paul envisage. Satan est déterminé   à semer les graines de la discorde, de la division, des tensions, des préjugés, et même la haine parmi nous. Le résultat est que les membres du corps de Christ, l’église, se disputent sur les différences de forme (qui ou ce que  nous sommes en tant que personnes) et la fonction (ce que nous faisons, qui fait quoi, et la façon dont nous faisons les choses).

 

Discussion: Bien que l’unité soit essentielle à la mission de l’église, des personnes différentes peuvent comprendre l’unité de différentes manières. Qu’est-ce qui constitue l’unité? Comment l’Église Adventiste du Septième Jour démontre-t-elle son unité?

  1. Le combat direct contre le malin(Relisez Éphésiens 6: 11-17 avec votre classe.)

 

Dans Éphésiens 6: 10-17, nous voyons une des plus claires compréhen- sions de l’Écriture sur le grand conflit comme une guerre spirituelle. Ici, le diable (du grec, diabolos, cf. Apo. 12: 9) est désigné comme étant l’ennemi juré (Eph. 6:11), qui utilise des systèmes trompeurs (du grec, methodeia, qui rappelle la ruse du serpent dans Genèse 3: 1). La nature du combat contre    le diable est aussi décrite comme une « lutte » ou un « conflit, combat » (du grec pâle, Eph. 6:12).

Les forces du mal sont décrites comme intimidantes, rappelant à l’esprit du lecteur, le dragon d’Apocalypse 12. La lutte dans ce passage de l’Écriture est contre « les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes ». (Eph. 6:12, LSG). De toute évidence, le peuple de Dieu, de son propre chef, ne peut pas engager un combat contre ces forces du mal. Et c’est là l’armure de Dieu entre en jeu: la ceinture de la vérité aux reins, la cuirasse de la justice, les pieds qui se hâtent d’apporter l’Évangile de paix, le bouclier de la foi, le casque du salut, et la Parole de Dieu comme épée de l’Esprit. (Eph. 6:14-17).

 

Considérez ceci: Comment l’armure spirituelle, promise dans Éphésiens 6: 14-17, nous accorde une protection contre les puissances du mal et des ténèbres spirituelles?

 

 

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comment aires pour les moniteurs

 

 

 

ÉTAPE 3—Appliquer

Pour les moniteurs: L’étude de cette semaine porte sur les thèmes de l’unité et de l’importance des diverses fonctions au sein du corps des croyants. Comment la métaphore du corps nous enseigne-t-elle à ne pas considérer certaines responsabilités comme plus importantes que d’autres?

À méditer:

Ê Comment la victoire de Christ sur Satan devient-elle la nôtre?

 

Ë Pourquoi est-il important que chacun de nous appartienne à une église, une congrégation locale, ou une organisation ou dénomination telle que l’Église Adventiste du Septième Jour? Pourquoi est-il important d’appartenir à l’église?

 

Ì Quelles sont les raisons pour lesquelles Paul considère l’église impor- tante dans la vie d’un chrétien? Discutez-en.

 

Í Que faut-il faire si certains estiment que l’église locale dans laquelle ils sont membres n’est pas à la hauteur de sa mission?

 

 

Activité: Qu’est-ce qui rend impérative l’unité dans l’Église Adventiste du Septième Jour? Comment le symbolisme de l’église comme un corps influence-t-il la façon dont nous traitons et se rapportons aux autres dans l’Église Adventiste duSeptième Jour? Quel rôle joue la diversité dans l’unité?

ÉTAPE 4—Créer

Pour les moniteurs: La centralité de la résurrection et notre désir de partager cet espoir avec le monde devrait former la base sur laquelle nous résistons aux attaques et dévoilons les pièges de l’ennemi.

 

Activité: Insistez sur les thèmes de la résurrection, la justification par la foi, la guerre spirituelle, l’unité et la diversité, les membres de l’église, l’organisation de l’église, et diverses formes de ministère dans l’église. Que pouvez-vous faire cette semaine pour promouvoir ou pour réaliser ces thèmes dans votre propre vie?

 

 

 

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* 5–11 Mars

 

(page 88 du guide standard)

Pierre sur le Front du Grand

Conflit

 

 

Sabbat aprèS-Midi

Étude de la semaine: 1 Pi. 2:9, 10; Deut. 14:2; 1 Pi. 4:1–7; 2 Pi.

1:16–21; 2 Pi. 3:3–14; Dan. 2:34, 35.

Dans notre quête de victoire sur le péché, de croissance dans la foi,pour éviter lemal et vivresaint et «irréprochable», pourquoi devons-noustoujourscompter surla justice deJésus quinous est créditée par la foi? Qu’est-ce qui se passe quand nous portons nos yeux sur cettepromesse?

 

Verset à mémoriser: « Mais vous, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, pour proclamer les louanges de Celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière » (1 Pierre 2: 9, BJ).

 

e thème du grand conflit abonde dans les écrits de Pierre. Peut- être c’est parce qu’il savait lui-même, mieux que la plupart, combien il est facile de tomber dans les tromperies de Satan.  Ainsi, il était tout àfait conscient de la réalité de la lutte. Après tout, c’est Pierre qui a écrit: « Soyez sobres, veillez. Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera. » (1

Pierre 5: 8, LSG).

Pierre voit la lutte qui se déroule dans diverses manières. Il voit une lutte à l’église, avec ceux qui, une fois en compagnie des croyants, deviennent cyniques et méprisants de Dieu et de toute pensée du retour de Christ. Il parle fortement et puissamment, contre les moqueurs, parce que si la foi en la promesse du retour de Christ se perd, que reste- t-il comme espoir?

Encore une fois, peut-être Pierre affirme la foi si positivement à cause de ses propres échecs. Il sait ce que c’est que se moquer et nier et essayer de se fondre à la foule afin que d’autres ne le condamnent d’être un disciple de Jésus. D’où son insistance sur combien il est cru- cial pour les croyants de vivre une vie réfléchie et digne de leur haute vocation et élection dans le Seigneur.

* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 12 Mars.


 


6 Mars

 

Des ténèbres à la lumière

 

(page 89 du guide standard)

Lisez 1 Pierre 2: 9,10. Comment le grand conflit est-il vu dans ces deux versets?

 

 

 

 

Ces versets viennent d’Exode 19: 6, « un royaume de prêtres et une nation sainte » (LSG), et Deut. 7: 6 (repris dans Deut. 14: 2), « Car   tu es un peuple saint pour l’Éternel, ton Dieu; l’Éternel, ton Dieu, t’a choisi, pour que tu fusses un peuple qui lui appartînt entre tous les peuples qui sont sur la face de la terre » (LSG). Ces assurances étaient, bien sûr, données au cours de l’Exode, lorsque le peuple de Dieu était libéré de l’esclavage et était sur le chemin de la terre promise. Pierre voit un parallèle entre le peuple de Dieu pendant l’Exode et l’église à son jour.

Ainsi, les paroles de Pierre ne sont pas une description du produit final, mais, plutôt, un travail en cours. Oui, nous avons  été choisis     et élus par Lui, et nous devons annoncer publiquement les louanges  de Dieu pour nous avoir fait sortir de l’obscurité dans laquelle Satan engloutit le monde. Mais cela ne nous rend pas parfaits ou ne dit     pas que nous sommes en quelque sorte arrivés (voir Phil. 3:12). Au contraire, la conscience de notre propre péché et de nos lacunes est un élément crucial de ce que signifie suivre Jésus et sentir notre besoin de Sa justice dans nos propres vies.

« C’est par ce chemin-là que tout pécheur peut arriver au Christ. « Il nous a sauvés—non parce que nous aurions fait des œuvres de justice, mais en vertu de sa propre miséricorde », Tite 3:5. Si Satan vous dit que vous êtes pécheurs, et qu’il est inutile d’espérer obtenir la bénédic- tion de Dieu, répondez-lui que le Christ est venu dans le monde pour sauver les pécheurs. Nous n’avons rien pour nous accréditer aux yeux de Dieu; mais maintenant, comme toujours, nous pouvons faire valoir notre situation désespérée qui rend indispensable l’intervention de son pouvoir rédempteur. Renonçant à toute confiance en nous-mêmes, nous pouvons regarder à la croix du Calvaire et dire: Dans ma main je n’ap- porte aucun prix / Je ne fais que me cramponner à ta croix. » – Ellen

  1. White,Jésus-Christ, p. 307.


Un moyen sûr pour savoir que nous avons été appelés « des ténèbres à son admirable lumière » (1 Pierre 2: 9, LSG) est notre conscience de comment nous dépendons entièrement de Christ, qui « a été fait pour nous sagesse, justice et sanctification et rédemption. » (1 Cor. 1:30 LSG).


 


7 Mars

 

La pression des pairs

 

(page 90 du guide standard)

Lisez 1 Pierre 4: 1-7. Pourquoi nos choix de vie sont-ils importants, et comment affectent-ils notre préparation pour le retour de Christ?

 

 

 

Pierre commente que les croyants ont déjà passé assez de leur vie à faire ce que les autres autour d’eux veulent qu’ils fassent. (1 Pierre 4: 3). Mais maintenant les choses ont changé, et on peut voir les croyants

« étranges » en refusant de se joindre à la foule, ce qui peut être la cause des commérages répandus sur eux (1 Pierre 4: 4). Ainsi, Satan utilise même les anciens amis pour essayer de nous décourager dans notre  marche avec Dieu.

Pierre encourage les croyants à ne pas se laisser intimider par ces agressions. Les « Gentils » rendront compte d’eux-mêmes à Dieu, qui seul est juge; ils n’ont donc pas besoin de se soucier de ce que les gens pensent (1 Pierre 4: 5).

Son point est crucial. Combien de personnes connaissez-vous qui   se sont conduites sous la pression des attentes des autres, plutôt que  de se tenir à ce qu’ils croient? Cela est particulièrement difficile pour les jeunes, qui luttent avec ce qui est connu comme « la pression des pairs ».

Au lieu d’être inquiets de comment être accepté par les autres et se conformer à leurs opinions, leurs exigences et leurs attentes pour nous, Pierre encourage les croyants à être gentils et affectueux envers ceux que nous rencontrons (1 Pierre 4: 8, 9). Ce ne sont pas choses sup-  plémentaires à ajouter, ou un devoir supplémentaire que nous devons intégrer dans notre liste chrétienne de choses à faire. Au contraire, c’est la chose la plus importante que nous faisons et la façon la plus importante d’interagir avec des gens autour de nous. Peut-être c’est la raison pour laquelle Pierre suggère que nous devons prendre cela au sérieux dans nos prières (1 Pierre4: 7), parce que Dieu sait que parfois, nous pouvons être plus sérieux au sujet de plaire aux « Gentils », que d’avoir un amour désintéressé et de la bonté pour ceux qui sont près de nous. Nous devons prier, non seulement pour eux mais aussi pour que nous puissions permettre à Dieu de nous rendre plus sensibles à leurs préoccupations. En tant qu’« une race élue et un sacerdoce royal », nous sommes appelés à les influencer pour le bien, plutôt que de leur permettre de nous influencer pour le mal. L’histoire tragique d’Israël était juste que: les païens, au lieu d’être influencés pour le bien en Israël, influençaient Israël pour le mal.


 


8 Mars

 

(page 91 du guide standard)

La plus sûre parole prophétique

Lisez 2 Pierre 1: 16-21. Qu’est-ce que Pierre dit de si important à propos de la prophétie?

 

 

 

 

Pierre avait vu beaucoup de choses en son temps, et il énumère quelques-unes dans ce passage: Jésus était transfiguré sur la montagne (2 Pierre 1:18.), et la confirmation des prophéties concernant Jésus (2 Pierre 1:19). Chacune d’elles avait eu un impact profond sur Pierre; cependant, il passe plus de temps sur le dernier point – les prophéties. Cela peut avoir quelque chose à voir avec ses propres échecs en tant que disciple. Combien de fois Pierre n’avait-il pas écouté ce que Jésus disait parce qu’il pensait savoir déjà ce qu’Il était en train de dire? Combien de fois Jésus n’avait-Il pas prédit Son traitement à venir aux mains des chefs des prêtres à Jérusalem? Et bien que les choses se soient passées exactement comme Jésus l’avait dit, à un certain nombre de reprises, Pierre était pris au dépourvu. Probablement la plus dou- loureuse de tous ces « échecs » était quand Jésus a prédit que Pierre le renierait. Pierre était très sûr que cela ne pouvait jamais arriver, mais quand il l’a fait, ce doit avoir été le plus bas moment de sa vie.

Peut-être c’est pourquoi Pierre vise à clarifier comment être un disciple de Jésus. Il rappelle aux fidèles « les plus grandes et les plus précieuses promesses » par lesquelles ils peuvent être « participants  de la naturedivine », par opposition à ceux qui sont emprisonnés par

« la corruption qui existe dans le monde par la convoitise » (2 Pierre. 1: 4, LSG). Pour s’assurer que les croyants ont vraiment échappé à la corruption, il énumère un certain nombre de qualités interconnectées quidéfinissent le style de vie du chrétien: la foi, la vertu, la connais- sance, la maitrise de soi, la persévérance, la piété, l’amour fraternel, et la charité (2 Pierre 1: 5-8). Chacune des qualités s’appuie sur l’autre, etensemble, elles forment des ingrédients complets et unis comme dans un gâteau. Paul appelle ces mêmes qualités le « fruit » plutôt que des fruits (Gal. 5:22, 23), parce qu’elles forment une unité inséparable. Pierreva plus loin en disant que les croyants ne trébucheront pas s’ils font de ces valeurs une partie de leur vie et il leur demande d’« affermir

[leur] vocation et [leur] élection » (2 Pi. 1:10).

Rappelez-vous que Pierre adresse son épître aux membres chrétiens affermis dans la foi. Il ne suggère en aucun cas que le fait de se confor- mer à un ensemble particulier de règles assurera un ticket pour le ciel. Il montre simplement le contraste des attitudes et comportements domi- nants de l’époque et appellent les chrétiens à dépenser leurs énergies sur les choses positives plutôt que négatives.


 


 

Les moqueurs

 

9 Mars

 

(page 92 du guide standard)

Lisez 2 Pierre 3: 3-7. Qu’est-ce que Pierre dit ici sur le passé qui peut nous aider à régler les problèmes dans le présent, ainsi que dans l’avenir?

 

 

 

 

 

La bataille entre la lumière et les ténèbres, entre les disciples de Jésus et les promoteurs du mal, semble sur le point d’atteindre son apogée. Le diable, comme un lion affamé rugissant à la recherche de sa pro- chaine proie (1 Pierre 5: 8), est aidé par un chœur de moqueurs. Avec leurs arguments soi-disant « rationnels » et « scientifiques » (2 Pierre 3:3, 4), ces moqueurs essaient de neutraliser la foi des croyants. Pierre suggère que ce qui les motive est leur désir de maintenir leur mode de vie lascive (2 Pierre 3:3; voir aussi Jude 18). Ils raisonnent que Jésus ne vient pas parce que tout continue d’aller comme toujours.

C’est une caractéristique très inquiétante de cette moquerie. Jésus dit, « Je reviendrai » (Jean 14: 1-3), mais ces moqueurs disent, en effet,

« Jésus ne reviendra pas » (2 Pierre 3: 4). Ceci est un écho de l’Éden, où Dieu dit: « Mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras » (Gen. 2:17, LSG). Cependant, Satan, par le serpent, a déclaré: « Vous ne mourrez point » (Genèse 3: 4, LSG). Voici une contradiction directe de la parole de Dieu, maintenant répétée, non seulement par une seule voix, comme dans le Jardin, mais par un chœur de voix, partout. Une caractéristique rédemptrice de ce mensonge est que Pierre l’a prédit. Chaque fois que nous entendons quelqu’un se moquer encore de l’idée de la venue de Jésus, cette personne devient elle-même un autre accomplissement de la prophétie.

Bien que l’histoire ait été témoin de la destruction du monde précé- dent par une inondation catastrophique, les moqueurs ne veulent pas savoir à ce sujet. Ils ne veulent pas admettre le fait que Dieu n’ait rien à voiravec leurs choix de vie personnelle. Ils veulent aussi éviter le fait que le même Dieu qui a stocké de l’eau pour inonder la terre a de même emmagasiné le feu pour balayer la terre et la détruire au grand jour du jugement (2 Pierre 3: 5-7). Leur espoir erroné est que la nature va tout simplement continuer d’exister comme elle l’a toujours été.


 


 

Hâter le jour

 

10 Mars

 

(page 93 du guide standard)

Bien que l’attente de la seconde venue semble sans fin pour nous, le temps n’est pas une préoccupation pour Dieu. « Devant le Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour » (2 Pierre 3: 8,LSG). Tout au long des Écritures, la fin est toujours proche, que ce soit le jour du Seigneur dans l’Ancien Testament ou le retour de Christ dans le Nouveau.

Lisez 2 Pierre 3: 8-14. Quelle espérance à long terme nous est donnée ici? Voir aussi Dan. 2:34, 35, 44.

 

 

 

Les prophéties nous disent clairement qu’il y a une limite au temps où le mal est autorisé à continuer et au temps de l’attente de Dieu. Dans les prophéties, Dieu expose sa stratégie pour mettre fin au péché et à la souffrance et restaurer la terre à sa perfection originelle.

Comment nous voyons la fin de toutes choses, comme nous le savons, aura une incidence sur la façon dont nous vivons maintenant (2 Pierre. 3:12). Si nous nous rebellons contre l’idée de Dieu détruisant notre petit monde, alors nous aurons tendance à être cyniques et à rejoindre les moqueurs. Si, d’autre part, nous voyons cela comme un Dieu miséricor- dieux qui intervient enfin d’éradiquer la corruption et l’abus des droits humains et des choses abominables si répandues autour de nous, alors nous pouvons avec confiance regarder « de nouveaux cieux et une nou- velle terre, où la justice habitera » (2 Pierre. 3:13, LSG).

Encore une fois, Pierre exprime son intérêt à propos de nos attitudes et de notre conduite personnelle. Il nous encourage à « faire preuve de diligence » et à être « sans tache et irréprochables » (2 Pierre 3:14). S’il n’y avait pas le verset suivant, nous pourrions penser que Pierre fait ici la promotion d’une religion basée sur les « œuvres », mais il corrige cette possible mécompréhension avec la phrase, « la patience de notre Seigneur est votre salut », confirmant les paroles de Paul aux mêmes croyants (2 Pierre. 3:15).

Être irréprochable est notre objectif. Voilà comment Job fut décrit; irréprochable, parce qu’il « craignait Dieu, et se détournait du mal » (Job 1:1). C’est ainsi que Christ nous présentera au Père (1 Cor. 1: 8, Col. 1:22, 1 Thess. 3:13, 5:23). Être sans tache? C’est ainsi que devrait être l’agneau sacrificiel (par exemple, Exode 12: 5, Lev 1: 3), et c’est ce que Jésus était (Hébreux 9:14,1 Pierre 1:19), et c’est ainsi qu’Il présente l’église au Père (Eph. 5:27).


 


11 Mars

 

(page 94 du guide standard)

Réflexion avancée: Pierre  a  averti  que  les  moqueurs  diront:  « tout demeure comme dès le commencement de la création » (2 Pierre 3: 4). Cela n’avait rien de nouveau; les mêmes sentiments étaient exprimés avant ledéluge.

« Les années s’écoulant sans amener de changements apparents dans la nature, ceux qui avaient senti l’aiguillon de la peur commencèrent à se rassurer. Comme beaucoup de gens à notre époque, ils pensaient que la nature est supérieure au Dieu de la nature, et que Dieu lui-même ne peut modifier ses inflexibles lois. Arguant que si la prédiction de Noé était correcte, notre globe serait jeté dans un état de perturbation, ils concluaient et faisaient croire au monde que ce message n’était qu’une mystification. S’il y avait un mot de vérité dans ce que disait Noé, obser- vait-on, nos savants s’en apercevraient. » – Ellen G. White, Patriarches et prophètes, p. 73.

Aujourd’hui, « les grands hommes » nous disent quelque chose de semblable: les lois de la nature sont fixes et définies, et toutes les choses continuent comme avant. Dans un sens, voilà ce que la théorie de l’évo-lutionnisme enseigne: la vie est produite par des processus naturels qui peuvent être expliqués, du moins en principe, par l’opération des lois naturelles par lesquelles un jour, la science nous expliquera entièrement, et letout sans aucun besoin de la divinité. Les « grands hommes » ont eu tort alors, et maintenant ils ont aussi bien tort. Pas étonnant que Paul ait écrit: « Car la sagesse du monde est folie de Dieu » (1 Cor. 3:19). Cela était àl’époque du déluge, de même qu’au temps de Pierre, et cela l’est aussi en notre temps.

Discussion:


Histoire

Des promesses rompues à une vie

nouvelle: première partie

Lorsque Francisco était un enfant, son père l’emmenait aux bars et à d’autres endroits où un enfant ne devrait jamais aller. Une fois, alors que Francisco ne voulait pas aller avec son père, l’homme a posé un pistolet sur sa tête.

Quand Francisco avait 14 ans, son père mourut. Mais l’abus sur le garçon avait laissé de profondes cicatrices. Il commença à boire et à se droguer pour l’aider à oublier la douleur. Sa mère et ses sœurs commencèrent à fréquenter l’Église Adventiste du Septième Jour, mais Francisco était trop ivre pour remarquer.

Quand il avait 18 ans, il vivait avec sa petite amie, Neide, et sa mère. Il travaillait aux derricks pétroliers quand il n’était pas soul.

Lorsque Francisco appris que Neide était enceinte, il était heureux. Mais son nouveau rôle avait peu d’influence sur sa vie. Parfois, il battait Neide, comme il avait l’habitude de voir son père battre sa mère. Un jour, il l’a battue assezfort pour lui faire perdre le bébé. Quand il a remarqué ce qu’il avait fait, il se précipita à l’hôpital pour la voir.

Sur le chemin, il pria pour que Dieu l’aide à abandonner la drogue et l’al- cool. Il promit à Neide qu’il allait changer et la traiter mieux. Neide le crut.

Mais rien ne changea. La prochaine fois qu’il l’a battue, elle lui dit de partir, qu’elle ne voulait jamais le revoir. Francisco venait la voir chaque jour et pro- mettre que les choses allaient changer. Finalement, elle le ramena.

Les choses changèrent pour le pire. Francisco sombra plus profondément dans la drogue. Un jour, il a failli mourir d’une surdose. Il se réveilla à l’hôpi- tal. Neide lui dit de ne jamais revenir à la maison. Francisco savait ce qu’elle voulait dire, et il sombra plus profondément dans la dépression.

Une de ses sœurs lui apporta un livre religieux à lire. Une nuit, alors qu’il ne pouvait pas dormir, il ramassa le livre et commença à lire. Une fois de plus, il pria Dieu de le libérer de l’esclavage de la drogue.

Quand il ouvrit les yeux, Francisco voyait un homme vêtu de blanc brillant debout près de son lit. L’homme toucha le front de Francisco. Il semblait que ce contact a pénétré les profondeurs de son esprit. Francisco resta immobile pour plusieurs instants, puis il réalisa que la personne avait disparu. Il était assis dans son lit, ressentant encore la pression sur son front. Pour la première fois de sa vie il sentait la paix et l’espoir.

Quelques instants plus tard, sa mère entra dans sa chambre. Il lui dit que Dieu l’avait touché et lui avait ôté le désir des drogues et d’alcool. « Je suis un nouvel homme », lui dit-il. « Je suis un enfant de Dieu. Je veux aller à l’église ».

Mais sa mère l’avait vu rompre ses promesses plusieurs fois. « Tu fais des promesses, mais tu ne changes pas », lui dit-elle. Francisco savait qu’elle avait raison. Il pensait à quel point il lui avait fait mal, mais il était sûr que ce temps était différent. Il l’a convaincue de revenir le lendemain et l’emmener à l’église avec elle.

À suivre …

 


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Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org


comment aires pour les moniteurs

 

 

 

La leçon en bref

 

Texte clé: 1 Pierre 4:1, 2

Objectifs:

Savoir: Examiner l’enseignement de Pierre que la vie de foi se heurte à l’opposition.

Ressentir: Entretenir la foi aux promesses de Dieu pour surmonter le scepticisme, la persécution, et la tentation du péché.

Agir: Être déterminé à vivre selon la volonté de Dieu.

 

Plan:
  1. Savoir:Vivre la volonté de Dieu dans un monde hostile

A Qu’est-ce qui est essentiel à l’identité personnelle du croyant qui lui permet d’être guidé par la volonté de Dieu?

B De quelle manière le monde est-il hostile à une vie vécue selon le dessein de Dieu?

C Quelles sont les ressources spirituelles à la disposition du chrétien qui lui permettent de mener une vie selon la volonté de Dieu?

 

II. Ressentir: Avoir l’esprit de Christ au milieu de la souffrance

A Comment les croyants peuvent-ils vaincre la pression à se conformer aux voies pécheresses du monde autour d’eux?

B Comment la perspective du jugement peut-elle encourager le croyant à valoriser son appel par Dieu (des ténèbres à Sa lumière)?

 

III. Agir: Le grand conflit et la loi d’Amour de Dieu

A Comment votre foi en la venue du Christ influence-t-elle votre vie quotidienne? Comment la leçon de cette semaine influence-t-elle la façon

dont vous vivez? Pouvez-vous dire que vous vivez selon la volonté de Dieu? Comment la décision de vivre selon la volonté de Dieu vient-elle avec la « souffrance »?

B Quelles sont les pressions du monde auxquelles vous faites face, et comment allez-vous traiter avec elles à court et à long terme?

 

Résumé: Christ a souffert pour nous pour qu’en Lui, nous puissions vivre pour Dieu plutôt que pour le monde.

 

 

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comment aires pour les moniteurs

 

 

Développement

ÉTAPE 1—Motiver

Pleins feux sur l’Écriture: 1 Pierre 4:1, 2

Concept  clé  de  croissance  spirituelle:  Vivre  selon  la  Parole   de Dieu nous oblige à renoncer au monde et à ses plaisirs. Une telle tâche n’est pas facile dans un monde à la recherche du plaisir, surtout compte tenu de notre propre nature pécheresse et les influences qui nous entourent. Cependant, par la compréhension de notre identité en Christ, nous pouvons compter sur Ses promesses pour vivre en accord avec Savolonté.

 

Pour les  moniteurs:  La leçon de cette semaine se concentre sur  la réalité à laquelle nous sommes confrontés en tant que chrétiens et en tant qu’Adventistes du Septième Jour; à savoir, faire face à la calomnie à cause denotre croyance et résister aux pressions exercées par les incroyants qui nous incitent à se joindre à eux dans les pra- tiques maléfiques. Encouragez les membres à persévérer dans leur engagement à demeurer fidèles àChrist au milieu de la persécution et à cultiver la patience et le courage nécessaires pour résister aux pressions exercées par les influences mondaines.

 

Activité d’ouverture:  Invitez trois ou quatre personnes de la classe  à discuter de leurs propres expériences face à l’opposition à leur foi et comment ils ont traité avec elle.

ÉTAPE 2—Explorer

Pour les moniteurs: Une bonne compréhension de notre identité en tant que chrétiens est à la base de la vie selon la volonté de Dieu. Cette semaine nous étudions 1 et 2 Pierre en relation avec le thème du grand conflit. Pierreexalte Christ comme celui qui a souffert, et qui a non seulement établi un exemple, mais aussi, dont le sacrifice expiatoire nous permet de mener une vie pieuse dans un monde hostile. Les efforts inces- sants de Satan pourcontrecarrer nos progrès deviennent l’occasion que Dieu utilise pour affermir notre vocation et notre élection: en essence, c’est ce qui démontre à l’univers spectateur que nous sommes un peuple spécial, un sacerdoce royal.

Commentaire biblique

  1. Un peuple avec un but: le peuple élu de Dieu (Lisez 1 Pierre 2: 9 avec la classe.)

L’ancien Israël était choisi comme peuple spécial de Dieu (Ex. 19: 5, 6). I Pierre applique cette haute vocation aux croyants dispersés en Asie Mineure

 

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comment aires pour les moniteurs

 

 

 

 

(1 Pi. 1: 1, 2: 9) et à l’église chrétienne au sens large.

Le thème d’Israël comme peuple spécial de Dieu est réitéré dans Deutéronome dans le cadre de l’alliance entre Dieu et Israël (Deut. 7: 6; 14: 2, 21; 26:18, 19, de l’hébreu segullāh « bien précieux »). Rappelons- nousque le livre de Deutéronome cadre avec la base des anciens traités de suzeraineté du Proche-Orient. Dans ces traités, une nation forte concluait un traité avec une nation faible. La nation forte offre la protection à la nation faible contre les agressions étrangères. À son tour, la nation faible rend fidélité et service à la nation forte. La nation faible payait des taxes, des impôts, et d’autres formes de services à la nation forte. Il y avait une si forterelation au point que le roi de la nation forte appelait le roi de la nation faible son fils, tandis que le roi vassal appelait le suzerain son père. Ce concept d’« appartenir à » sous-tend la relation entre les croyants et Dieu. Israël estdevenu le peuple spécial de Dieu quand Il les a fait sortir d’Égypte. Être le peuple de Dieu c’est avoir l’identité d’Israël, et cette identité devait imprégner leurs actions (en gardant les commandements de Dieu). En tant que chrétiens, nous devons garder les commandements de Dieu; c’est-à-dire, vivre selon Sa volonté, pas pour devenir le peuple de Dieu, mais parce que nous sommes le peuple de Dieu. C’est notre identité,

et c’est ce sur quoi se fonde notre action.

Considérez ceci: La religion / la foi n’est pas seulement un ensemble de croyances, mais c’est aussi l’auto-identité. Si nous nous identifions comme peuple saint et particulier de Dieu, cette identité imprégnera ce que nous faisons. Combien y aurait-il de différence si les chrétiens devaient réfléchir plus sur qui ils sont avant de céder à la pression de la famille, des amis, ou de la culture environnante? De même, combien de différence cela ferait-il si les adolescents se demandaient qui ils étaient avant de rejoindre leurs collègues dans l’usage des drogues, etc.? Combien différente notre vie chrétienne serait-elle si, avant d’agir, nous nous demandions, Quisommes-nous?

 

  1. Vivre selon la volonté de Dieu: l’appel (Lisez 1 Pierre 4: 1-9 avec votre classe.)

Les incroyants donnent libre cours à leurs passions – l’ivresse, la délec- tance, les beuveries, l’idolâtrie (1 Pi. 4: 3). Les chrétiens ne peuvent pas, en toute bonne conscience, faire ces choses. Plutôt, ils sont appelés à une vie sainte (« Vous serez saints, car je suis saint » 1 Pierre 1:16, LSG) et soutenir leur foi avec « la vertu, à la vertu la science, à la science la tempé- rance, à la tempérance la patience, à la patience la piété, à la piété l’amour fraternel, à l’amour fraternel la charité. Car si ces choses sont en vous, et y sont avec abondance, elles ne vous laisseront point oisifs ni stériles pour la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ » (2 Pierre 1: 5-8, LSG; cf. 1 Pi. 4: 8, 9). En tant que chrétiens, nous vivons par la volonté de Dieu, plutôt que par les désirs humains (1 Pierre 4: 2), car Christ a souffert en notre faveur (4: 1), reniant Sa propre chair afin que nous puissions être libérés de la tyrannie de la chair et du péché.

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comment aires pour les moniteurs

 

 

 

 

Considérez ceci: Pourquoi est-il erroné et dangereux de croire que la pres- sion des pairs est limitée seulement aux jeunes gens? Quelles sont certaines des pressions auxquelles les adultes de différents âges font face de la part de leurspairs? Quels sont les principes bibliques pour faire face et traiter ces pressions à tout âge pendant notre marche chrétienne?

 

III. Vivre selon la volonté de Dieu: la promesse (Lisez 2 Pierre 1: 4-10 avec votre classe.)

Vivre selon la volonté de Dieu n’est pas le salut par les œuvres. Cela est basé sur les promesses de Dieu en ce que Christ a fait pour nous. C’est le salut annoncé par les prophètes (1 Pi. 1:10, 11). La vie selon la volonté de Dieu est basée sur la bonne nouvelle du salut que nous avons en Christ (1 Pi. 1:12). Et Dieu « nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, au moyen de la connaissance de celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu », (2 Pi. 1: 3, LSG), afin de vivre « en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise » (2 Pi. 1: 4, LSG).

  1. Des moqueurs abondent (Lisez 2 Pierre 3: 3-14 avec votreclasse.)

Pierre parle de la certitude de la seconde venue de Christ et du jugement final (2 Pierre 3: 7, 10) et du fait que, vers le temps de la fin, certains vont se moquer de ces idées. Il fait valoir que nous pouvons être certains de la seconde venue de Christ sur la base des événements passés, à commencer par la création et le déluge au temps de Noé (2 Pierre 3: 6). Il fait également valoir, dans les versets 11 et 14, que la conscience de la seconde venue de Christ devrait conduire à une vie de consécration.

 

Considérez ceci: Quelle est la relation entre la foi en la seconde venue de Christ et la moralité (le bon et le mauvais comportement)?

ÉTAPE 3—Appliquer

Pour les moniteurs: Aidez les membres de la classe dans l’application de l’étude de cette semaine pour leur vie individuellement. Il y a une dis- tinction claire entre le mode de vie d’un croyant et celui d’un non-croyant, comme nous l’avons vu dans notre étude de 2 Pierre 1: 5-8; cf. 1 Pierre 4: 8, 9 et 1 Pierre 4: 3 pour les modes de vie qui font contraste. L’étude de cette semaine remet en cause la tendance à effacer les distinctions entre le stylede vie chrétien et celui des non-croyants. Ceci se fait sans tomber dans le piège d’être tenté de gagner le salut par l’obéissance légaliste de la loi.

À méditer:

Ê Quels sont les domaines de ma vie que je dois changer, en me fondant sur la grâce divine et le don gratuit de la justice en Christ, pour que ma vie soit en conformité avec la volonté de Dieu?

 

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comment aires pour les moniteurs

 

 

 

 

Ë De quelles façons les pressions des pairs constituent-elles un obstacle à la vie selon la volonté de Dieu?

Ì Quels sont les défis auxquels sont confrontés les chrétiens dans leur foi en la seconde venue de Christ?

Í Quelle est la relation entre notre point de vue sur la seconde venue de Christ et notre action dans notre vie quotidienne?

ΠQuel est le rôle de la prophétie dans notre compréhension de la seconde venue de Christ?

 

Activité: La pression des pairs n’est pas un phénomène pour les adoles- cents seuls. Bien que les adolescents soient souvent sous pression pour se conformer aux normes définies par leurs pairs, les adultes luttent aussi avec la pressionde se conformer aux normes fixées par leurs cultures environnantes ou par les classes sociales auxquelles ils appartiennent. Pour les Adventistes du Septième Jour, il y a de fortes chances d’avoir de la pression de leurs confrèreschrétiens qui vont à l’église le dimanche. Comment répondriez-vous à quelqu’un qui vous demande pourquoi les Adventistes du Septième Jour gardent-ils le sabbat alors que la grande majorité des chrétiens observent ledimanche?

ÉTAPE 4—Créer

Pour les moniteurs: Comment nous pensons influence directement notre comportement; et comment nous nous comportons est souvent influencé par le genre de personnes en notre compagnie. Invitez les membres de votreclasse à insister sur la relation entre ce que l’on croit et comment on vit.

 

Activité: Listez des exemples concrets qui illustrent la relation entre la foi et le comportement. Nous devrions ajouter aussi que ce que nous sommes – dans ce cas, peuple spécial de Dieu – devrait déterminer com- ment nous nous comportons. Comment pourriez-vous intervenir d’une façon concrète auprès des membres d’église qui traversent diverses sortes de souffrances: par exemple, la souffrance à cause de la pression des pairs, l’exposition auxenvironnements dans lesquels les gens tombent en proie aux désirs charnels, les rencontres avec des sceptiques qui ne croient pas en la seconde venue de Christ ou aux enseignements prophétiques, etc.?

 

 

 

 

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* 12–18 Mars

L’église Militante

 

(page 96 du guide standard)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sabbat aprèS-Midi

Étude de la semaine: Apo. 2:1–7, Os. 2:13, Apo. 2:8–17, Apo.

2:18–3:6, Esa. 60:14, Apo. 3:14–22.

Lisez 1 Corinthiens 4: 5. Qu’est-ce qui nous est promis ici en     ce qui concerne la seconde venue? Comment pouvez-vous vous appuyer sur cette promesse maintenant, quand, sans aucun doute, vous avez beaucoup de questions sansréponse?

 

Verset à mémoriser: « Voici, je me tiens à la  porte,  et  je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi » (Apocalypse 3:20, LSG).

 

ean était le dernier des 12 apôtres à mourir. Tout comme l’Évan- gile et les épîtres qui portent son nom, il a également écrit l’Apo- calypse, qui contribue énormément à notre compréhension du grand conflit. Pour l’instant, cependant, nous allons nous concentrer uniquement sur sa description des sept églises. Nous allons les étudier de la perspective des destinataires originaux, afin de nous permettre de

mieux comprendre ses paroles.

Une chose qui ressort est que Jésus personnalise son approche de chaque église. Elles ont toutes des besoins différents, et Il les comble tous.

Un défi est que ces églises sont présentées à être aux prises avec leur identité, tout comme nous le sommes aujourd’hui. Leurs membres s’alignent-ils clairement du côté de Jésus et Son appel pour eux à être témoins à un monde mourant, ou chevauchent-ils entre deux côtés, essayant de ressembler aux chrétiens, mais ensuite étant en privé plus à l’aise avec les puissances des ténèbres? Bien que nous nous consi- dérions comme la dernière de ces églises, il sera clair que quelles que soient les différences et les circonstances, à bien des égards, nous sommes en partie confrontés aux mêmes défis auxquels les églises étaient confrontées à travers lesâges.

* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 19 Mars.


 


 

L’église d’Éphèse

 

13 Mars

 

(page 97 du guide standard)

Dans Apocalypse 2: 1, Jésus est présenté tenant les sept étoiles et marchant parmi les chandeliers quand Il s’adresse à l’église d’Éphèse. Ces symboles pointent aux réalités importantes. Les chandeliers sont des églises, et les sept étoiles sont les anges chargés de prendre soin des églises (Apo. 1:20). En d’autres termes, il y a un lien étroit entre les églises et le trône de Dieu dans le ciel. Les églises ont un rôle crucial à jouer dans le grand conflit.

Lisez Apocalypse 2: 1-7. De quelle manière peut-on voir le grand conflit se jouer dans ces textes?

 

 

 

Le message à Éphèse commence par une description de son carac- tère. Jésus est pleinement conscient de ses forces et de ses faiblesses.  Il les félicite pour leurs activités, leur persévérance patiente, et leur intolérance envers de faux enseignants dans leur milieu (Apocalypse 2: 2, 3, 6), un avertissement clair que les fausses doctrines ne doivent pas être tolérées à l’église. Il semble que l’église d’Éphèse, à l’origine enrô- lée par Dieu dans la lutte contre les ténèbres, avait subi une contre-at- taque de Satan. Il est venu sous la forme de faux apôtres, des disciples de Nicolas, peut-être l’un des sept diacres à l’origine (Actes 6: 5), mais qui avait évidemment formé un mouvement séparatiste. Quel que soit leur hérésie, Jésus détestait cela (Apocalypse 2: 6).

Le problème avec l’église d’Éphèse était qu’elle avait laissé son

« premier amour » (Apocalypse 2: 4). Ceci est très similaire au lan- gage des prophètes de l’Ancien Testament qui comparaient l’apos- tasie d’Israël à une personne qui court après des amants illégitimes (par exemple, Os. 2:13).

La situation peut paraitre désespérée, mais Jésus se spécialise dans le rachat des situations désespérées. Tout d’abord, Il encourage Son peuple à se rappeler d’où ils sont tombés et à revenir à ce qu’ils fai- saient au début (Apocalypse 2: 5). Ce n’est pas un appel à revenir en arrière pour « les bons vieux temps »; c’est plutôt, un rappel de l’expé- rience passée pour les guider dans le futur.


 


14 Mars

 

Smyrne et Pergame

 

(page 98 du guide standard)

À l’église de Smyrne, Jésus est présenté comme « le premier et le dernier » (Apo. 2: 8, LSG; voir Apo. 1:18). Pour l’église de Pergame, Jésus est Celui qui tient une épée à double tranchant dans Ses dents (Apo. 1:16, 2:12).

Quelle est l’importance de la façon dont Jésus est décrit pour cha- cune de ces deux églises?

 

 

 

Lisez Apocalypse 2: 8-17. Les membres de l’église de Smyrne sont également connus pour leur travail acharné; pourtant, ne montrant pas beaucoup d’amour pour cela, peut-être à cause d’une « synagogue    de Satan » en leur sein (Apocalypse 2: 9). De même, les membres      de Pergame semblent être accrochés à leur foi, même si « le trône de Satan » est parmi eux (Apo. 2:13). Ainsi, la réalité du grand conflit est aussi vue ici.

L’église de Smyrne est avertie des temps difficiles, y compris la pri- son et peut-être même la mort (Apo. 2:10). À Pergame, quelqu’un avait déjà été tué pour sa foi (Apo. 2:13). Il est important de noter que les temps durs ont une limite de temps; c’est-à-dire, le mal n’est pas auto- risé à continuer au-delà d’un certain point (Apo. 2:10). Le problème est que Dieu a « quelque chose » contre l’église de Pergame (Apo. 2: 14-16). Apparemment, ce sont des gens qui détiennent « la doctrine de Balaam » et « la doctrine des Nicolaïtes » qui sont tolérés parmi eux Apo. 2:14, 15, LSG).

« Nicolas et Balaam semblent être des termes parallèles; Nicolas est un mot grec composé (nikaō et laos) et signifie « celui qui conquiert le peuple ». Balaam peut être dérivé de deux mots hébreux

– am (« peuple ») baal (de bela, « détruire » ou « avaler »), signi- fiant la « destruction du peuple ». – Ranko Stefanovic, Revelation of Jesus Christ: Commentary on the Book of Revelation (Berrien Springs, Mich.:Andrews University Press, 2002), p. 111. Jésus aver- tit les membres de l’église en général que si leur hérésie continue, Il viendra en personne et lutter contre eux avec l’épée dans Sa bouche (Apoc. 2:16).

Cependant, même au milieu de tels avertissements, Jésus donne aux deux églises de grands encouragements (Apo. 2:11, 17).


 


15 Mars

 

Thyatire et Sardes

 

(page 99 du guide standard)

Lisez Apocalypse 2: 18-3: 6. Quelles sont certaines  des  questions  dans ces églises, et de quelles façons sommes-nous, en tant qu’une église et en tant qu’individus, aux prises avec les mêmes choses? Comment le grand conflit est-il révélé dans ces luttes?

 

 

 

L’introduction de Jésus à l’église de Thyatire (Apo. 2:18) révèle  une fois de plus un temps de plus en plus pénible et déroutant pour    le peuple de Dieu. Les métaphores des yeux comme une flamme de feu et des pieds comme de l’airain apparaissent non seulement dans Apocalypse 1:14, 15, mais sont également présents à l’origine dans Daniel 10, où Daniel répond à quelqu’un dont les yeux sont comme des « flammes de feu » et ses pieds comme de « l’airain poli » (Dan. 10: 6, LSG). Plus tard, au temps de la fin, Christ se lèvera et sauvera Son peuple. Quand la situation est plus sombre pour le peuple de  Dieu, Dieu Lui-même intervientdirectement pour délivrer ceux dont les noms sont écrits dans le livre de vie (Dan. 12: 1).

Jésus est introduit de façon similaire à l’église de Sardes, comme Celui qui a les sept Esprits de Dieu et les sept étoiles (Apocalypse 3:  1, 5: 6). On voit ici encore un Sauveur impliqué activement à la fois en arrière-plan et enrôlant les puissances des cieux pour assurer la sécurité de Son église.

La description de ces deux églises est une  profonde préoccupa- tion. Dans Thyatire, bien que les  choses  s’améliorent  (Apo.  2:19), ils étaient comme Israël au temps de la reine Jézabel. De même, à Sardes, les genssont spirituellement morts (Apo. 3: 1).

Malgré tous ces problèmes, Jésus encourage les églises. Il recon- nait plusieurs de Thyatire « qui n’ont pas connu les profondeurs de Satan » et les encourage à tenir bon « jusqu’à ce [qu’Il] vienne »  (Apo. 2:24, 25, LSG). Il y a aussi « à Sardes quelques hommes qui n’ont pas souillé leurs vêtements » (Apo. 3: 4, LSG).

C’est à ces fidèles que Jésus promet une bénédiction spéciale. Il promet de donner à Thyatire l’« étoile du matin » (Apo. 2:28), qu’Il identifie plus tard comme Lui-même (Apo. 22:16), et à Sardes, Il promet une place assurée dans le ciel et qu’Il va confesser leurs noms devant Son Père et devant Ses anges (Apo. 3: 5).


 


16 Mars

 

L’église de Philadelphie

 

(page 100 du guide standard)

Lisez Apocalypse 3: 7. Comment Jésus est-Il introduit à cette église?

Qu’est-ce que ces descriptions nous disent de Lui?

 

 

 

L’église est félicitée pour avoir gardé la parole de Christ et pour n’avoir pas renié Son nom, même si elle semble être assez faible (Apocalypse 3: 8). Jésus fait une promesse intrigante que les membres de la synagogue de Satan viendront bientôt et rendre hommage aux Philadelphiens (Apocalypse 3: 9). Ceci prend sa source dans Ésaïe 60:14, décrivant les oppresseurs du peuple de Dieu prosternés dans la soumission, en contraste direct à tous les mauvais traitements qu’ils avaient déjà infligés à ce même peuple de Dieu.

De cela, nous pouvons comprendre que la synagogue de Satan était en train de rendre la vie difficile aux premiers chrétiens. Comme nous l’avons vu, certaines des églises précédentes luttaient contre ceux qui enseignaient des erreurs et causaient des problèmes – un des moyens par lesquels Satan œuvre contre les églises. Philadelphie, parait-il, est celle qui débarrasse enfin l’église de cette source du mal.

Lisez Apocalypse 3:10. Comment comprenez-vous la persévérance de l’église de Philadelphie? Comment Jésus a-t-Il promis de limiter leur épreuve? Qu’est-ce que cela signifie pour nous aujourd’hui?

 

 

 

Il semble évident que l’église de Philadelphie eût traversé des temps aussi difficiles que les églises précédentes, mais leur attitude semble avoir été différente. C’est la première église contre laquelle Jésus ne signale aucune faute spécifique dont elle doit se débarrasser. Leur foi et leur coopération avec Dieu furent remarquées et appréciées par le Sauveur, à nouveau en dépit de leur « petite force » (v. 8, LSG).

Les promesses au vainqueur de cette église incluent le fait d’être    un pilier dans le temple de Dieu, afin de ne plus flotter ici et là (Apocalypse 3:12). Avec les nouveaux noms qui leur sont donnés, ils sont entièrement identifiés comme appartenant à Dieu, peut-être parce qu’ils avaient déjà été identifiés comme étant avec Dieu dans tous les aspects de leur vie auparavant.


 


17 Mars

 

L’église de Laodicée

 

(page 101 du guide standard)

Laodicée reçoit également quelques descriptions de Jésus: « Écris    à l’ange de l’Église de Laodicée: Voici ce que dit l’Amen, le témoin fidèle et véritable, le commencement de la création de Dieu » (3:14, LSG). Ces descriptions sont des aspects essentiels de la divinité de Christ. L’« Amen » est une référence à Ésaïe 65:16, où le mot Amen est traduit par « le Dieu de vérité » et est lié à l’alliance. Jésus est le Dieu gardant Sa grande alliance, le Dieu qui garde Ses promesses de salut  et de restauration. Jésus est aussi le fidèle Témoin qui témoigne à Son peuple à propos de la vraie nature de Dieu (Apo. 1: 5, 22:16, Jean 1:18, 14: 8-10.) Il est également le Créateur (Col. 1:16, 17).

Lisez Apocalypse 3: 14-22. Qu’est-ce que Jésus recommande à cette église de faire? Qu’est-ce que ces paroles signifient pour nous aujourd’hui?

 

 

 

 

Après que ces premiers textes aient dit qui est vraiment Jésus, il est nécessaire de clarifier qui cette église est vraiment. En d’autres termes, nous pouvons vraiment nous connaitre nous-mêmes seulement si nous connaissons Dieu en premier. Les gens de cette église se trompaient au point que ce qu’ils pensaient d’eux-mêmes est le contraire de ce qu’ils sont vraiment (Apo. 3:17). Alors, Jésus plaide avec eux pour qu’ils prennent les mesures nécessaires afin d’avoir la clarté de la vision, pour voir les choses telles qu’elles sont vraiment et, aussi, pour être transformés car ils ont besoin d’être transformés (Apo. 3:18).

L’alternative est le jugement divin – en deux phases. Tout d’abord, un peu de discipline parentale ancienne peut être nécessaire (Apo. 3:19), ensuite, il y a la possibilité de Dieu de « les vomir » de Sa bouche, comme une gorgée d’eau putride (Apo. 3:16).

Les plus grandes promesses sont données à cette église qui est si près d’être chassée de la présence de Dieu. Jésus veut s’attarder autour d’un repas avec eux (3:20) – Quelque chose réservée uniquement aux amis proches. Puis Il leur promet la possibilité de siéger avec Lui sur Son trône (Apo. 3:21).

Il est intéressant de retracer à travers les sept églises les phénomènes en développement du peuple de Dieu, qui devient de plus en plus froid et s’éloigne de Lui. Comment cela se fait-il? Il semble que, bien que  la bataille soit déjà gagnée, certaines personnes soient toujours accro- chées au mal et aux puissances des ténèbres. Il n’y a aucun doute qu’en regardant à travers l’histoire de ces églises, on peut voir la réalité du grand conflit exprimée. Et ainsi, il se poursuivra jusqu’à la seconde venue de Jésus.


 


18 Mars

 

(page 102 du guide standard)

Réflexion avancée: L’étude de jeudi  a  abordé  la  divinité  de  Christ. Pourquoi est-ce si important? Ellen White a écrit: « Puisque la loi de Dieu est aussi sacrée que Dieu Lui-même, seule l’égal de Dieu pouvait fairel’expiation pour sa transgression. Personne, sinon Christ, ne pouvait racheter l’homme déchu de la malédiction de la loi, et le ramener en harmonie avec le paradis. Christ prendrait sur Lui la culpabilité et la honte du péché –péché si offensant pour ce Dieu saint qu’il doit séparer le Père et Son Fils. Christ atteindrait les profondeurs de la misère pour sauver la race ruinée. » – God’s Amazing Grace, p. 42. C’est une simple logique: la loi est aussisacrée que Dieu; ainsi, seul un être aussi sacré que Dieu pouvait faire l’expiation pour la transgression de la loi. Les anges, bien que sans péché, ne sont pas aussi sacrés que leur Créateur; car, comment une créature peut-elle être aussi sacrée que Dieu qui l’a créée? Pas étonnant alors, que mainte et mainte Écriture enseigne que Christ est Dieu Lui-même. Le sacrifice de Christ, dans un sens, est centré sur la sacralité de la loi de Dieu. C’étaità cause de la loi, ou plus précisément, à cause de la transgression de la loi, que Jésus – si nous devrions être sauvés – devait mourir pour nous. En effet, la gravité du péché peut être mieux vue dans le sacrifice infini nécessaire pour l’expier; cette gravité parle de la sacralité de la loi elle-même. Si la loi est si sainte que seul le sacrifice de Dieu Lui-même pouvait répondre à ses exigences, alors, nous avons toutes les preuves dont nous avons besoin pour comprendre combien la loi est exaltée.

Discussion:


Histoire

Des promesses rompues à une vie nouvelle:

deuxième partie

Francisco savait que beaucoup de gens à l’église de sa mère connaissaient sa vie antérieure. Il était gêné d’être vu. Ce sabbat, le pasteur a parlé du fils prodigue. Après le sermon, Francisco a répondu à l’appel pour donner sa vie àDieu. Il savait que la seule façon d’avoir la victoire sur Satan était de laisser Jésus combattre son combat.

Francisco ne pouvait pas dormir, et son corps avait terriblement envie de  la drogue, mais il refusa de céder. Quand l’envie menaçait de le maitriser, il s’enfermait dans la maison de sa mère et chantait les louanges à Dieu et lisait sa Bible jusqu’à ce que l’envie de la drogue ne passa.

Francisco retirait une grande force de la communion avec ses nouveaux amis chrétiens, et il participait à tous les services de l’église comme il pou- vait. Ses anciens amis de boissons le taquinaient quand ils le voyaient aller à l’église avec une Bible.

Francisco commença à contourner en passant par d’autres ruelles de manière à les éviter. Alors il dit à Dieu : « Pendant des années, je portais une bouteille de liqueur sans honte. Pourquoi ai-je honte d’être vu portant une Bible? » Après cela, il se dirigea vers ses amis, portant sa Bible. Quand ils le taquinaient, il dit : « je me rends compte de mon besoin de Dieu; un jour, vous vous en rendrez compte aussi ».

Francisco étudia la Bible avec un membre de l’église, et quand ses vérités sont devenues plus précieuses pour lui, il voulait partager son nouvel amour pour Dieu avec Neide. Il envoya un message pour lui dire qu’il était devenu un chrétien et demanda si elle aimerait étudier la Bible  aussi. Neide refusa de le croire. Mais quand elle l’a vu plus tard, elle se rendit compte qu’il avait changé, elle accepta donc d’étudier la Bible.

Francisco aimait toujours Neide et lui demanda de l’épouser. Elle accepta, et peu après leur baptême, ils se marièrent. Francisco travailla dur, acheta un lopin de terre et construisit une petite maison d’une pièce.

Il commença à chercher des gens dans son quartier avec qui il pouvait étudier la Bible. Beaucoup de voisins avaient vu le changement dans la vie de Francisco et voulaient en savoir plus. Deux mois plus tard, son premier converti fut baptisé.

Le pasteur du district reconnut le dévouement de Francisco et l’invita à travailler à plein temps comme un ouvrier biblique laïc. Depuis son premier baptême il y a plusieurs années, le zèle de Francisco pour Christ et son puis- sant témoignage ont conduit à 1 000 personnes pour Christ et a aidé à établir six nouvelles églises adventistes. Parfois, il étudie la Bible avec un maximum de 60 personnes par jour en petits groupes.

Il a une fois demandé à ses amis de prier pour le propriétaire d’une salle de danse, et une semaine plus tard, Francisco invita le propriétaire à prendre des études bibliques. Le propriétaire accepta, et finalement, il fut baptisé. Maintenant, la salle de danse est devenue une église.

Le quartier dans lequel Francisco et Neide vivent abonde de drogue et de danger. Mais Francisco sent que Dieu l’a appelé à atteindre ces personnes d’une manière que la plupart des gens ne peuvent. Et s’il y a un exemple à imiter, levoici.

 

Francisco Helder Benicio, un ouvrier biblique laïc, travaille à Fortaleza, au Brésil.

 


Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org

 

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comment aires pour les moniteurs

 

 

 

La leçon en bref

 

Texte clé: Apocalypse 3:20

Objectifs:

Savoir: Reconnaitre que bien que les messages aux sept églises s’ap- pliquent aux églises respectives, et aux différentes périodes de l’histoire de l’église, ils s’appliquent également aux chrétiens dans le monde d’au- jourd’hui.

Ressentir: Ressentir l’évaluation sympathique que Christ fait de notre condition spirituelle, en tant que croyants individuels et communautés ecclésiales.

Agir: Accepter l’offre de Christ à être des vainqueurs avec Lui.

 

Plan:
  1. Savoir: Le carnet de notes de Christ: vous n’êtes pas seul dans la lutte contre le mal.

A Comment Jésus est-Il décrit dans chacun des messages? Et qu’est-ce que ces messages nous disent de comment Christ répond à

nos divers besoins?

B Quels sont les indicateurs qui montrent que les églises sont aux prises avec une crise d’identité?

 

II.  Ressentir: Christ propose d’être avec nous dans nos combats contre Satan.

A Qu’est-ce qui devrait nous motiver à accepter l’évaluation franche de Christ de notre condition spirituelle?

B Quels sont les seuls moyens par lesquels nous pouvons vaincre les

« synagogues » de Satan, ainsi que ses autres plans diaboliques?

 

III.  Agir: Accepter la critique constructive donnée par amour

A Si Jésus devait vous parler aujourd’hui (et Il le fait) de la même manière qu’Il a parlé aux sept églises, qu’est-ce que cela vous dit à

propos de votre état spirituel?

B Comment devrions-nous réagir quand un ami de confiance fait des évaluations qui nous dépeignent défavorablement?

 

Résumé: Les messages aux sept églises montrent que  Christ est intimement lié à Son église à travers l’histoire et a offert de demeurer avec nous. C’est seulement pour cette raison que nous avons espoir de vaincre.

 

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comment aires pour les moniteurs

 

 

Développement

ÉTAPE 1—Motiver

Pleins feux sur l’Écriture: Apocalypse 3:20

 

Concept clé de croissance spirituelle: Christ veut que les com- munautés religieuses et les individus grandissent spirituellement en Lui. Christ, le Médecin, diagnostique le vrai état spirituel de chaque église et prescrit ce que chacune doit faire dans sa condition spécifique. Quelles que soient les réformes spirituelles nécessaires pour chacun de nous, nous devons tous inviter Christ, par la foi, dans nos cœurs, afin qu’Il mette Sa vie de justice en nous.

 

Pour les moniteurs: En conduisant votre classe à l’étude des messages aux sept églises, reconnaissez que chacun des messages s’applique aussi bien aux individus qu’aux églises locales. Les églises locales ou même lesdénominations entières peuvent éprouver un ensemble de défis et passer par différentes phases de croissance, tout comme des membres individuels. Quelle que soit la circonstance, Christ est là, au milieu de nous, pourguider, corriger, et sauver.

 

Activité d’ouverture: Aucun esprit humain, peu importe combien brillant, ne peut donner une bonne évaluation du caractère d’une autre personne avec précision (évaluation que nous appelons souvent, ou pen- sons être du «jugement »). Cependant, Christ est bien placé pour évaluer notre véritable condition spirituelle. Invitez les membres à partager des idées, des expériences, et des façons dont ils ont réagi face à la critique constructive, à lacorrection, à l’évaluation des pairs, etc.

 

Considérez ceci: David, après avoir été reconnu coupable de son péché avec Bethsabée, a déclaré: « Lave-moi complètement de mon ini- quité, Et purifie-moi de mon péché … O Dieu! Crée en moi un cœur pur, Renouvelle enmoi un esprit bien disposé » (Ps. 51: 2, 10, LSG). Discutez de cette prière à la lumière des messages aux sept églises, appelant à la réforme personnelle.

ÉTAPE 2—Explorer

Pour les moniteurs: Les messages de Christ aux sept églises sont aussi des messages pour nous. Notre tâche est de reconnaitre com- ment ces messages s’appliquent à nous en tant qu’individus et en tant que communautés ecclésiales.

 

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comment aires pour les moniteurs

 

 

 

 

Commentaire biblique

  1. Je connais tes œuvres: Le carnet de notes de Christ à Éphèse (Relisez Apocalypse 2: 1-7 avec votre classe.)

 

L’église d’Éphèse est dite avoir pratiqué la patience et l’endurance au milieu des difficultés; cela ne peut tolérer les malfaiteurs. L’église avait dû composer avec des gens prétendant être des apôtres. Elle était obligée de les tester à lalumière des Écriture, et beaucoup se sont trouvés être faux. L’église a raison de rejeter les faux enseignements d’un groupe connu comme les Nicolaïtes (Apocalypse 2: 6). Tous ces actes et attributs sont louables.

Cependant, Jésus a une douce réprimande pour l’église: « Mais ce que j’ai contre toi, c’est que tu as abandonné ton premier amour. » (Apocalypse 2: 4, LSG).

 

Considérez ceci: Qu’est-ce que cela signifie d’abandonner son premier amour?

 

  1. Christ, l’homme de souffrance, comprend quand Ses enfants souffrent (Relisez Apocalypse 2: 8-17 avec votre classe.)

 

À l’église de Smyrne, Christ est présenté comme Celui qui est mort   et ressuscité (2: 8). Cette pensée de Christ dans Sa passion est ce dont l’église avait besoin, car elle était sur le point d’être plongée dans lapersécution. Certains membres seraient jetés en prison et souffriraient d’affliction. L’église est invitée à être fidèle jusqu’à la mort (2:10) si elle veut échapper à la seconde mort (2 :11). Et à Pergame, Christ est Celui qui a une épée à double tranchant. Cela symbolise la Parole de Dieu. La Parole de Dieu est la défense contre l’hérésie, qui provient du trône de Satan (2:13).

Mais subir la persécution interne et externe ne vaccine pas l’église contre les faux enseignements. Il y a parmi eux-mêmes ceux qui placent des pierres d’achoppement sur le chemin des autres croyants. Combien triste que l’église subisse la persécution seulement pour que Christ se retourne contre elle. Cela nous rappelle Matthieu 7: 21-23, où beaucoup vont prétendre avoir fait des choses merveilleuses au nom de Christ, et Christ de déclarer qu’Il ne les connait pas.

 

Considérez ceci: Comment est-il possible pour une personne qui sert le Seigneur, d’être perdu à la fin?

III.        Plusieurs faux enseignements menacent la survie de l’église naissante

(Relisez Apocalypse 2: 18-3: 6 avec votre classe.)

Pour Thyatire, Christ est présenté comme le Fils de Dieu, Celui dont les yeux sont comme une flamme de feu (Apo. 2:18) et Celui qui sonde les reins et les cœurs (Apo. 2:23). Par conséquent, Christ « [connait]

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comment aires pour les moniteurs

 

 

 

 

tes œuvres, ton amour, ta foi, ton fidèle service, ta constance, et tes der- nières œuvres plus nombreuses que les premières » (Apo. 2:19, LSG).

Le problème de Thyatire est que l’église est trop confortable avec Jézabel, le faux prophète et le fornicateur (Apo. 2:20), qui semble se référer à un groupe de faux enseignants. En conséquence, certains des membresont été emportés par cette doctrine des « profondeurs de Satan » (Apo. 2:24, LSG).

Quant à Sardes, l’église est aussi bonne que morte (Apo. 3: 1). L’église  a tout oublié ce qu’elle avait « reçu et entendu », encore moins d’obéir (Apocalypse 3: 3). Heureusement, il y a à Sardes « quelques hommes qui n’ont pas souillé leurs vêtements » (Apocalypse 3: 4, LSG). De toute évi- dence, comment peut-on expliquer les luttes rencontrées par ces églises – de faux enseignements à la léthargie spirituelle et à l’égarementjusqu’aux

« profondeurs de Satan » – si ce ne sont que les effets du grand conflit?

Considérez ceci: Christ dit qu’Il connait leurs œuvres (2 :19, 3: 1). Qu’est-ce que les œuvres visent ici? Qu’est-ce que les croyants doivent faire pour que leurs œuvres soient « parfaites devant mon Dieu » (Apocalypse 3: 2, LSG)?

 

  1. « Porte ouverte »; « debout à la porte »(Relisez Apocalypse 3: 7-22 avec votre classe.)

 

L’église de Philadelphie est félicitée pour avoir gardé la Parole de Dieu  (3: 8), en dépit de leur capacité limitée. Ils sont assurés de l’amour de Dieu (3: 9) avec la promesse que, s’ils vainquent, ils porteront le nom de Christ (3:12). Porter le nom de quelqu’un suggère une connexion intime avec cette personne, un peu comme un enfant porte le nom de ses parents. Cela ne devrait pas échapper aux lecteurs que c’est la seule église qui ne reçoit pas une évaluation négative de Christ.

Pour l’église de Laodicée, d’autre part, Christ, Fidèle Témoin, offre une sévère réprimande pour son contentement de soi. L’église est inconsciente de sa totale dépravation et aveuglée par sa propre importance. Cependant,le message est donné dans l’amour, comme un parent à son enfant capricieux (3 :19). Christ espère que les Laodicéens se repentiront. Chaque promesse qui a résonné à travers les messages aux sept églises continue d’être vraie pour l’église de Laodicée comme suit: celui qui vaincra siégera avec Christ sur Son trône, comme Il a vaincu et est assis avec le Père sur Son trône (3:20, 21). La notion de victoire dans ces messages témoigne du conflit qui fait rage entre Christ et Satan.

 

Considérez ceci: Peut-on dire que le message à l’église de Laodicée est le seul des sept messages qui soit applicable aux Adventistes du Septième Jour? Pourquoi ou pourquoi pas?

 

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comment aires pour les moniteurs

 

 

 

 

ÉTAPE 3—Appliquer

Pour les moniteurs: Les messages aux sept églises comportent une invitation à une auto-évaluation spirituelle. Ils appellent les croyants à s’examiner à la lumière de la Parole de Dieu. Dans leur fond, les messagesappellent au réveil spirituel et à la réforme.

À méditer:

Ê Qu’est-ce que l’infiltration de l’église d’Éphèse par de faux ensei- gnants nous dit à propos du grand conflit? Qu’est-ce que cela  nous révèle sur notre propre susceptibilité à la tromperie?

 

 

 

Ë Selon Apocalypse 2:14, 15, pourquoi la doctrine est-elle importante?

 

 

 

Ì Qu’est-ce que l’appel à ouvrir la porte et laisser Christ entrer signifie pour vous?

 

 

 

 

Activité: Comment réagiriez-vous si un ami venait à faire une évalua- tion spirituelle sincère sur vous, sachant que ce qu’il a dit est vrai? Que feriez-vous? Rappelez-vous ce que David a fait face à son péché d’adul- tère avec Bethsabée (2 Sam. 12:1–13, Ps. 51:1–14).

ÉTAPE 4—Créer

Pour les moniteurs: : Ouvrir son cœur à Christ est le thème prin- cipal des messages aux sept églises. Encouragez les membres de la classe à inviter Christ pour qu’Il habite en eux par la foi.

 

Activité: Invitez la congrégation à proposer un hymne qui parle du fait d’ouvrir son cœur à Christ. Dans l’intérêt du temps, ce pourrait être préférable au moniteur de choisir un d’avance, et d’en tenir informé lors de l’étude de lasemaine. Invitez la classe à fredonner ou chanter à voix basse, et invitez un volontaire à prier après votre conclusion.

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* 19–25 Mars

La Rédemption

 

(page 104 du guide standard)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sabbat aprèS-Midi

Étude de la semaine: Apo. 20:1–3, Jer. 4:23–26, 1 Cor. 4:5, Apo.

20:7–15, Phil. 2:9–11, 2 Pi. 3:10.

Leçons pour les malvoyants: le Guide d’Étude Biblique de l’École du Sabbat est disponible gratuitement chaque mois en braille et sur CD audio pour les malvoyants et les personnes handicapées physiques qui ne peuvent lire les imprimés à l’encre normale. Ceci inclut les personnes qui, en raison de l’arthrite, de la sclérose, de la paralysie, des accidents et autres, ne peuvent pas tenir ou se concentrer pour lire les publica- tions imprimées à l’encre normale. Contactez les Services Chrétiens d’Enregistrement des Aveugles, B. P. 6097, Lincoln, NE 68506-0097. Téléphone: 402-488-0981; e-mail: info@christianrecord.org; site Web: www.christianrecord.org.

 

Verset  à  mémoriser: « Il essuiera toute larme de leurs yeux,    et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu » (Apocalypse 21: 4, LSG).

 

n se demande souvent pourquoi le mal a pu surgir en lieu saint. Une chose centrale à la réponse est la liberté. La vraie liberté, la vraie liberté morale, comporte des risques, parce que si les

personnes (ou les êtres) sont vraiment libres, elles doivent aussi avoir la possibilité de faire le mal.

C’est assez juste, mais la question suivante se pose: pourquoi alors Dieu ne les a pas éliminés quand ils ont commis le mal, pour épargner le reste d’entre nous des horribles résultats de la rébellion?

La réponse se situe au cœur du grand conflit. Comme nous allons le voir cette semaine, le Seigneur dirige un type de gouvernement « ouvert », et bien que beaucoup sur Lui et de Ses voies soient mystérieux, Il permettra derésoudre le grand conflit d’une manière qui mettra à jamais fin à toutes les questions au sujet de Son sacrifice, Sa bonté, Sa justice, Son amour et Sa loi.

En effet, nous auront mille ans entiers pour avoir des réponses, du moins des réponses sur le sort des perdus (nous aurons toute l’éternité pour repos). Après la seconde venue de Jésus, les rachetés vivront et régneront avec Christ pendant mille ans. Et, encore plus incroyable, ils auront un rôle actif dans le jugement. Voyons les étapes finales du long drame du grand conflit.

* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 26 Mars.


 


 

Satan lié

 

20 Mars

 

(page 105 du guide standard)

 

Lisez Apocalypse 20: 1-3. Qu’est-ce qui est décrit ici, et quel espoir cela nous donne-t-il?

 

 

 

Être attaché ou lié est utilisé un certain nombre de fois dans la Bible. À son niveau le plus élémentaire, il s’applique à un prisonnier. Jésus   a délié beaucoup de ceux qui étaient liés par Satan. En outre, l’acte de lier est utilisé pour décrire le pouvoir que Dieu donne à l’église sur le mal, ce qui est en fait un symbole de jugement.

Quand des criminels dangereux sont capturés, il est nécessaire de les lier. Cependant, de nombreuses fois dans la Bible, ceux qui sont liés sont rarement des criminels. Jean-Baptiste fut mis dans les chaines,  parce qu’il dénonçait les maux moraux du roi (Matt. 14: 3, 4). Jésus était lié dans le jardin (Jean 18:12), lors de Son procès (Jean 18:24),  et à Sa mort (Jean 19:40). Paul (Actes 21:33) et Pierre (Actes 12: 6) étaient tous deux liés.

Jésus a aussi passé beaucoup de temps en face-à-face avec des gens que Satan avait  lié. Il y avait un démoniaque lié de chaines brisées sur ses poignets et ses chevilles (Marc 5: 3, 4). Avant que Jésus ne le délivre des démons, personne ne pouvait l’empêcher de faire le mal. Il a rencontré une femme dont le dos était courbé, et Il l’a libérée (Luc 13:11, 12, 16). Il a également délivré Lazare de la tombe et de ses liens (Jean 11:43, 44). Puis il y a eu Barabbas, qui, bien qu’enchainé, fut libéré au dépens de Jésus, qui devrait être crucifié (Marc 15: 7-15).

Dans tous ces cas, nous voyons Satan essayant soit de garder les gens emprisonnés dans l’affliction ou dans les liens des innocents afin de permettre au mal de perpétuer. Mais nous voyons aussi Jésus briser les liens de la mort afin d’apporter la délivrance et la liberté à un monde irrémédiablement emprisonné par Satan. À la fin, Satan est lié et jeté dans les ténèbres dehors (Apo. 20: 1-3).

En outre, une partie de la mission de Jésus de libérer ceux que Satan avait liés était de responsabiliser Ses disciples. Il leur a assuré que Satan (« l’homme fort ») pouvait être lié et sa maison pillée (Matt.  12: 26-29, LSG). En d’autres termes, Satan n’a pas de pouvoir contre Christ et Ses disciples parce que Christ a libéré Son peuple des liens  de Satan.

Comme Paul l’a observé, « la parole de Dieu n’est pas enchai- née » (2 Tim 2:9, LSG). C’est le moyen par lequel Jésus a fait  taire Satan (Matthieu 4: 4, 7, 10), et nous pouvons aussi utiliser le même pouvoir pour lui résister.


 


21 Mars

 

Les questions « pourquoi »

 

(page 106 du guide standard)

Genèse 1: 2 décrit la terre comme étant « informe et vide ». Cette même expression est répétée par Jérémie pour décrire la terre après sa destruction par les sept derniers fléaux et la deuxième venue de Jésus, avec chaque ville sur terre « Et toutes ses villes sont détruites, devant l’Éternel, Devant son ardente colère » (Jer. 4:26, LSG). Dans le récit de Jérémie, il n’y a pas d’humains (Jer. 4:25.); Dans le récit de Jean, Satan ne pourra séduire personne (Apocalypse 20: 3).

Les effets dramatiques et universels de la seconde venue expliquent ce qui se passe ici dans Apocalypse. Premièrement,  Jésus promet d’amener Ses disciples en un lieu qu’Il a quitté la terre pour préparer (Jean 14: 1-3). Paul ajoute le détail que ces disciples sont composés aussi bien des vivants que des morts ressuscités de leurs tombes (1 Thess. 4:16, 17). Jean ajoute un autre détail: après la première résurrection à la seconde venue, les autres morts resteront morts jusqu’à la fin des mille ans (Apo. 20: 5).

Lisez Apocalypse 20: 4. Qu’est-ce qui est décrit dans ce texte?

 

 

« Et à ceux qui s’y assirent fut donné le pouvoir de juger » (LSG). Comment pourront-ils juger sans avoir plus d’informations que celles qu’ils ont maintenant? Avant la destruction finale des méchants, ceux qui sont sauvés reçoivent la possibilité de comprendre beaucoup de leurs « pourquoi » et ils auront des réponses à leurs questions. Encore plus étonnant, les rachetés jouent même un rôle dans le jugement des perdus.

« Conjointement avec Jésus-Christ, ils jugent les méchants en com- parant leur vie avec les préceptes du saint Livre, et se prononcent sur le cas de chacun. Quand la mesure de châtiment réservée à chaque impé- nitent est évaluée, elle est inscrite en face de son nom, sur le livre de la mort. » – Ellen G. White, La tragédie des siècles, p. 585.


Pendant que nous ouvrons les dossiers, nous allons voir les innom- brables fois où la petite voix de Dieu continuait d’appeler les perdus avec des mots de bonté et d’amour. Combien patiemment cette voix persista, seulement pour être à plusieurs reprises noyée par le bruit   des choses que ce monde arbore comme désirables. Silencieusement  Il attendit, cherchant une occasion d’être reconnu comme Celui qui a payé  un prix infini pour qu’ils puissent avoir la vie, mais à la place, ils ont choisi la mort. Y a-t-il quelque chose dans votre vie qui vous empêche d’entendre Sa voix? Christ attend toujours patiemment pour vous. Choisissez la vie.


 


22 Mars

 

Le jugement dernier

 

(page 107 du guide standard)

Aux temps bibliques, il y avait deux endroits de jugement: à la porte de la ville et devant le trône du roi. Les anciens à la porte décidaient sur toutes les petites affaires, mais le roi décidait à propos de toutes les grandes questions. Son jugement était le dernier mot pour garantir la justice. De même, la Bible décrit Dieu trônant comme Roi de l’univers, en garantissant la justice finale (Apo. 20: 11-15).

Lisez Apocalypse 20: 7-15. Comment comprenons-nous ces mémo- rables événements?

 

 

 

 

Apocalypse 20 parle des mille ans; donc, ce jugement particulier se produira dans ce laps de temps. C’est la même scène qui est décrite  dans le verset 4, où il y a beaucoup de trônes, parce que dans le verset 11, il n’y en a qu’un seul. Plutôt que d’être au début des mille ans, ce jugement est à la fin, après la deuxième résurrection (Apocalypse 20: 5), et après que Satan ait convaincu les perdus d’entourer la ville sainte (Apo. 20: 7-9). Le grand trône blanc de Dieu sera alors vu au-dessus de la ville. Tout le monde est présent; certains à l’intérieur de la ville, d’autre dehors.

C’est le moment auquel Jésus faisait référence quand Il disait qu’il y aurait certains qui demanderont à Dieu pourquoi ils ne sont pas amenés au royaume de Dieu (Matt. 7:22, 23). C’est aussi de ce moment que Paul parlait comme un jour où tout genou doit se prosterner devant Jésus, « afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père » (Phil. 2: 10-11, LSG).

Le but du jugement n’est pas d’enseigner quelque chose à Dieu qu’Il ne connait pas encore, car Il sait tout déjà. Le but est de veiller à ce que tout le monde sache exactement pourquoi Dieu a jugé comme tel. Chaque personne, chaque ange, sera en mesure de dire: « Tu es juste, toi qui es, et qui étais; tu es saint, parce que tu as exercé ce jugement » (Apo. 16: 5, LSG). Les rachetés et les perdus, aussi bien les humains que les anges, verront la justice et la droiture de Dieu.

Le dernier acte de ce drame est la destruction de la « mort et du hadès (séjour des morts) » ainsi que quiconque ne « fut pas écrit dans le livre de vie » (Apo. 20:14, 15, LSG). Jésus tient les clés de la mort et du hadès (Apo. 1:18). Aucun d’eux n’a de raison d’exister encore. Plutôt que d’affronter le tourment éternel, comme il est si souvent enseigné, les perdus sont détruits. Ils cessent d’exister pour toujours, à l’opposé de la vieéternelle.


 


23 Mars

 

(page 108 du guide standard)

De nouveaux cieux et une nouvelle terre

Le péché et la rébellion étaient des intrus importuns. Ils ne furent jamais destinés à être ici. Ils ont infligé des dégâts incroyables, mais maintenant que la cause de ce préjudice n’existe plus, il est temps de tout restaurer à la perfection. Avant que cela n’arrive, le grand conflit doit prendre fin.

Lisez Apocalypse 21: 1, 2, 9, 10; 22: 1-3. Quelles sont les principales caractéristiques de la description de Jean? Que signifient-elles?

 

 

 

 

Quand Jean décrit un nouveau ciel et une nouvelle terre, il répète   ce que Pierre a dit: « les cieux passeront avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, et la terre avec les œuvres qu’elle renferme sera consumée » (2 Pi. 3:10, LSG). Comme nous le savons si bien, la terre est dans le besoin désespéré de plus que juste une transformation. Tout ici va être complètement détruit afin de faire place à une toute nouvelle existence.

Jean dit aussi qu’il n’y aura plus de mer (Apocalypse 21: 1). Il a écrit cela depuis sa prison sur une île (Patmos), où la mer l’empêchait de s’évader. Même dans un bateau moderne, il faut des heures pour atteindre l’île où Jean a écrit ces paroles. Dans la nouvelle terre, il n’y aura aucune forme de barrière qui empêche les rachetés de se déplacer librement ou de voir leurs proches.

La Nouvelle Jérusalem est incroyablement spectaculaire. Elle est décrite avec les termes d’une ville de l’époque de la Bible parce que c’est tout ce que Jean connaissait. Cependant, les impressions des artistes qui la dépeignent avec l’architecture romaine du premier siècle lui rendent un très mauvais service, parce que c’est une ville « dont Dieu est l’architecte et le constructeur » (Heb. 11:10).

Notre esprit peut à peine appréhender ces descriptions. Combien fascinant de laisser notre imagination sur ce qui s’y trouve pour nous. Nous pouvons à peine commencer à l’imaginer. En outre, les dimen- sions énormes de la ville nous informent qu’elle ne manque pas d’es- pace. Il y a de la place pour tout le monde.


 


 

Plus de pleurs

 

24 Mars

 

(page 109 du guide standard)

Lisez Apocalypse 21: 3-5. Qu’est-ce que les larmes signifient dans ces versets?

 

 

Nous connaissons tous ce que cela signifie de pleurer. Nous sommes également familiers avec l’action d’essuyer les larmes des yeux de l’autre: une mère réconfortant son enfant; un ami proche réconfortant un compagnon; ou un parent réconfortant l’autre quand la tragédie frappe. Nous savons aussi que nous ne permettons pas à n’importe qui de toucher notre visage. Alors, qu’est-ce que cela signifie que Dieu touche notre visage, sinon, que nous aurons une relation intime avec notre Créateur?

Il est difficile d’imaginer un monde sans mort, sans chagrin, ou sans larmes. La douleur, la sueur, les larmes et la mort ont été la norme pour l’humanité depuis la chute (Genèse 3: 16-19). Pourtant, même depuis ce moment, Dieu a rassuré à la race humaine que l’échec et la perte ne sont pas tout ce qu’il y a à espérer. Dieu a donné de petits indicateurs sur le chemin qui montrent qu’il y a un jour où Il nous rachètera et nous bénira en Sa présence.

C’est ce que Dieu a fait, d’abord avec la promesse d’un Rédempteur (Genèse 3:15), puis avec l’assurance de Sa présence dans un tabernacle (Exode 25: 8), puis avec la réalité de la Parole devenant chair et habi- tant parmi nous (Jean 1:14); et enfin, en plaçant le trône de l’univers chez nous (Apocalypse 21: 3).

Beaucoup de versets bibliques donnent un résumé de cette assu- rance de l’alliance, en utilisant des paroles telles que: « Je serai leur Dieu », « vous serez Mon peuple » et « J’habiterai parmi vous ». Un autre exemple est: « J’habiterai et je marcherai au milieu d’eux; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple » (2 Cor. 6:16, LSG).

Jésus est venu la première fois pour neutraliser les effets néfastes de l’alliance brisée. Jérémie a décrit les conséquences de l’alliance brisée de cette façon: « Pourquoi te plaindre de ta blessure, De la douleur que cause ton mal? C’est à cause de la multitude de tes iniquités, Du grand nombre de tes péchés, Que je t’ai fait souffrir ces choses » (Jer. 30:15, LSG). Merci à Jésus, qui a pris l’histoire en main. Apocalypse 21: 3 nous donne le point culminant de la Bible. Peut-être les larmes sont ce que nous versons au cours de l’anéantissement final des perdus, mais Dieu Lui-même les efface, et la douleur et la souffrance « ne seront plus » pour toujours.


 


25 Mars

 

(page 110 du guide standard)

Réflexion avancée: Pensez au millénium et à comment nous le comprenons. Bien qu’on ne nous en dise pas beaucoup, ce qu’on nous  en a dit est assez suffisant pour savoir quelque chose. Tout d’abord, le millénium a lieu avant la destruction finale des perdus. Deuxièmement, avant la destruction finale, les rachetés passeront ce temps en ayant des réponses à leurs nombreuses questions. Tant et si bien qu’ils prennent part à ce jugement. Autrement dit, eux aussi jugent. « Ne savez-vous pas que les saints jugeront le monde? » (1 Cor. 6: 2, LSG), et « Ne savez-vous pas que nous jugerons les anges? » (1 Cor. 6: 3, LSG). En outre, comme nous le lisons cette semaine, au cours de ces mille ans, aux rachetés « fut donné le pouvoir de juger » (Apocalypse 20: 4, LSG). Ainsi, ces deux points mis ensemble révèlent une vérité importante: aucun des perdus ne fera face au jugement définitif avant la fin du millénium, jusqu’à ce que les rachetés, non seulement comprennent pourquoi les méchants sont perdus, mais aussi, jouent un rôle dans la délibération de leur jugement. Pensez à ce que cela nous dit sur le caractère de Dieu et l’ouverture deSon gouvernement: avant qu’une seule personne n’affronte son sort ultime de perdu, le peuple de Dieu aura l’occasion de voir très clairement la justice et l’équité du jugement final de Dieu sur elle. Ce sera douloureux, bien sûr; mais à la fin, comme nous l’avons déjà vu, nous allons crier: « Tu es juste, toi qui es, et qui étais; tu es saint, parce que tu as exercé ce jugement » (Apo. 16: 5, LSG).

Discussion:


Histoire

« Êtes-vous un ange? »

Les jours étaient solitaires pour Florie dans sa nouvelle maison, alors, elle décida de rendre visite aux voisins et de les inviter à étudier la Bible. Quatre personnes acceptèrent. L’une d’entre elles était un homme du nom de Nildo. Quand il était absent, Florie alla lui rendre visite. Elle frappa à la porte, mais il n’y avait pas de réponse. Quand elle allait à la porte de derrière, elle crut entendre quelqu’un gémir. Elle trouva que la porte n’était pas fermée à clé et elle l’ouvrit.

Elle y trouva un vieil homme couché sur un lit dans une chambre arrière. Florie, une aide infirmière, pouvait voir que le lit de l’homme était sal et ses vêtements étaient mouillés. Il avait faim et soif. Florie le lava et l’habilla de vêtements propres. Elle changea les draps et lui prépara de la bouillie. Quand elle prenait soin de lui, l’homme lui demanda, « Êtes-vous un ange? » « Non » répondit-elle. « Je suis Florie, et je suis de l’Église Adventiste. Je suis venue chercher Nildo. Il a demandé des études bibliques, mais il n’était pas venu aujourd’hui ».

« Je veux des études bibliques aussi », dit le vieil homme avec impatience. Florie regarda l’homme et dit doucement: « Je suis venue vous apporter un message. » Puis elle chanta une chanson pour lui.

Quand elle a fini le chant, il cria: « Je sais que c’est Dieu qui vous a envoyé ici. » Puis il ajouta: « Personne ne m’aime. Mais aujourd’hui, j’ai appris que Dieu prend soin de moi. J’ai fait des choses terribles. Je pensais que Dieu ne pouvait pas me pardonner, mais maintenant, j’ai de l’espoir ».

Florie passa le reste de l’après-midi à discuter avec le vieillard, dont le nom était Benedicto. Elle resta pendant plusieurs heures, mais comme elle s’apprêtait à partir, la fille de Benedicto entra. Elle était surprise de trouver Florie là et elle lui demanda ce qu’elle faisait.

« Je suis l’enseignante biblique à Nildo », répondit Florie. « Comme il n’est pas venu à l’étude, je le cherchais, mais j’ai trouvé votre père. Je voyais qu’il avait besoin d’aide, et donc, je l’ai aidé ».

Mais la fille de l’homme n’était pas contente. « Si vous saviez quel genre d’homme il est, vous ne l’auriez pas aidé! » dit-elle. « Ce n’est pas la peine! Il a torturé ma mère, et maintenant, elle ne peut pas utiliser son bras! Laissez-le seul pour qu’il meure! »

Florie répondit calmement: « Si vous le permettez, je suis prête à venir tous les jours et prendre soin de votre père. »

« Vous allez le faire seule », dit la femme. Puis elle continua à peindre une image noire du vieil homme, au moment où Benedicto était assis sur son lit et écoutait. Sa tête était baissée, mais elle pouvait voir des larmes sur ses joues.

Florie venait tous les jours pour prendre soin de Benedicto. Elle commença à lui donner des études bibliques. Elle invita Nildo, sa sœur, et les autres membres de la famille à se joindre à eux. Après les études bibliques, elle pourvoyait aux besoins deBenedicto.

Au cours des prochains mois, Nildo apprit à pardonner à son père, et il trouva la grâce et le pardon en Christ. Benedicto, Nildo, et une de ses sœurs sont baptisés. Six mois plus tard, Benedicto mourut en paix.

 

 

Florieunice Oliveira dos Santos continue son ministère à Salvador au Brésil.

 


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Produit par le Comité de la Conférence Générale pour la Mission Adventiste. Site Web: www.AdventistMission.org


comment aires pour les moniteurs

 

 

 

La leçon en bref

 

Texte clé: Apocalypse 21:4

Objectifs:

Savoir: Comprendre comment le grand conflit entre Christ et Satan est finalement résolu, une fois pour toutes.

Ressentir: Se réjouir dans l’assurance que Dieu mettra fin à toute dou- leur, à la souffrance et à la mort.

Agir: Exercer la liberté individuelle et choisir de régner avec Christ pen- dant les mille ans et à jamais.

Plan:
  1. Savoir:La résolution finale du grand conflit

A Comme le long combat du grand conflit entre Christ et Satan arrive   à sa fin, qu’est-ce que l’enchainement de Satan, comme décrit dans

Apocalypse 20: 1-3, nous dit à propos de ses activités maintenant?

B Quelle est la clé pour comprendre pourquoi le péché a surgi dans un monde parfait? Pourquoi Dieu n’avait-Il pas détruit Satan dès sa rébellion

contre Lui?

 

II. Ressentir: Dieu essuiera toute larme.

A Comment les humains ont-ils versé des larmes à travers les siècles dans ce monde de péché? Qu’est-ce que cela signifie d’« essuyer toute

larme »? Listez quelques « larmes » physiques, émotionnelles et mentales que nous les humains versons souvent.

B Discutez de la puissance de la ruse de Satan et comment il peut poten- tiellement nous aveugler sur la joie de la victoire qui est la nôtre, si nous

sommes du côté de Dieu.

 

III. Agir: Reconnaitre qu’il y a encore le temps de faire un choix sage

A Quel engagement personnel est évoqué dans le contexte de la résolu- tion imminente du grand conflit?

 

Résumé: Chacun a un choix: accepter la victoire déjà conquise par Christ ou la rejeter et périr avec Satan. Comme le grand conflit s’approche de sa fin, tout genou fléchira et toute langue confessera qu’en effet, Dieu est amour.

 

 

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comment aires pour les moniteurs

 

 

Développement

ÉTAPE 1—Motiver

Pleins feux sur l’Écriture: Apocalypse 21:4

Concept clé de croissance spirituelle: Au cours du millénium, les saints régneront et jugeront le monde avec Christ. Quant à Satan, il est emprisonné pour les mêmes mille ans avant d’être définitivement anéanti.

 

Pour les moniteurs: La leçon de cette semaine se concentre sur les deux divisions de l’humanité quand le grand conflit s’approche de sa fin. D’une part, il y a les disciples de Christ, dont les noms sont trouvés écrits dans leLivre de Vie. De l’autre, il y a ceux dont les noms ne sont pas écrits dans le même livre. Il n’y a rien de mystérieux sur le fait que le nom de quelqu’un soit trouvé dans le livre. Soit nous acceptons l’offre du salut de Christpar la foi ou nous sommes des victimes de Satan.

 

Activité d’ouverture: Les mille ans offriront suffisamment de temps pour que les croyants aient des réponses à toutes leurs questions déconcer- tantes des âges: Pourquoi le mal est-il permis, entrainant toute la douleur, la souffrance,et la mort que l’humanité a souffertes? Commencez par demander à chaque membre de la classe de partager des histoires de la douleur physique, du traumatisme émotionnel et de l’angoisse, vécues par lui-même ou elle-même oud’autres personnes. Vous pouvez également partager certains points de vue liés aux catastrophes récentes dues aux ouragans, aux tornades, aux tremblements de terre, aux attaques terro- riste, aux explosions, aux accidentsd’avion, aux disparitions, etc.

 

Considérez ceci: À la fin du grand conflit, Dieu essuiera toute larme. Qu’est-ce que cela signifie pour vous?

ÉTAPE 2—Explorer

Pour les moniteurs: L’étude de cette semaine se concentre princi- palement sur les mille ans après le retour de Christ. Au début de cette période, les croyants participent à la première résurrection (ils sont sauvés de lacondamnation de la seconde mort), Satan est lié et reste dans les chaines pour toute la période, et les saints règnent avec Jésus. À la fin des mille ans, il y a la deuxième résurrection et un jugement final contre lesméchants. Le grand conflit prend ainsi fin. Le jugement de Dieu est reconnu par tous comme vrai et juste.

 

 

 

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comment aires pour les moniteurs

 

 

 

 

Commentaire biblique

  1. Régner avec Christ pendant mille ans (Relisez Apocalypse 21: 1-4 avec votre classe.)

Jean voit un ange descendre du ciel ayant la clé de l’abime et une chaine avec laquelle il lie Satan. Le but est d’empêcher le diable de continuer son œuvre de tromperie. Apparemment, le diable était occupé  à tromperles humains de tous les âges, souvent à leur insu.

Pendant ce temps, ceux qui ont été martyrisés et ceux qui ont refusé d’adorer la Bête et son image viennent à la vie et règnent avec Jésus pendant mille ans. C’est à ce groupe de saints que fut donné le jugement. Certes, l’original grec de l’Apocalypse 20: 4 n’est pas clair s’il y a des groupes distincts qui siègent sur des trônes pour juger avec ceux qui furent martyrisés pour n’avoir pas adoré la bête et son image. Jean dit simplement qu’il « vit des trônes, et ils s’assirent dessus et le jugement leur fut donné, et les âmes de ceux qui avaient été décapités à cause      du témoignage de Jésus et de la parole de Dieu, et ceux qui n’ont pas adoré la bête ni son image et n’ont pas reçu la marque sur leur front ou sur leur main. Ils vécurent et régnèrent avec Christ pendant mille ans » (Apocalypse 20: 4, traduction de l’auteur).

 

Considérez ceci: Qu’est-ce que le fait que Satan doit être forcé d’arrêter de tromper « les nations » nous dit à propos de son activité actuelle? Combien conscients et prudents les individus, les croyants et les incroyants, sont-ilsde la présente préoccupation de Satan?

 

n Comment 1 Corinthiens 4: 5, qui dit que le Seigneur « mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres, et [...] manifestera les desseins des cœurs » (LSG), donne un réconfort face aux questions sans réponse?

  1. Le jugement final et la seconde mort (Relisez Apocalypse 20: 7-15 avec votre classe.)

Aussitôt après que le diable est temporairement libéré de sa prison de l’abime (Apocalypse 20: 7), il embarque à son plan universel de mensonge. Il est encore déterminé à séduire les nations dans les quatre coins de la terre (Apocalypse 20: 8), ceux objets de la deuxième résurrection, et alors, il les rassemble afin de déclarer la guerre. La vaste armée de Satan entoure le camp des saints, la Nouvelle Jérusalem, espérant la prendre (Apo. 20: 9). Mais ses forces commettent une erreur fatale: c’est juste alors que le feu descend du ciel et les consume, à la fois Satan et ses anges et ceux qu’il a trompés sur la terre. Ils sont tourmentés « jour et nuit, aux siècles des siècles » (Apo. 20:10). Ce verset ne signifie pas que Satan et ses adeptes vont souffrir dans un tourment sans fin; mais, plutôt, qu’ils vont brûler jusqu’à ce qu’ils soient consumés totalement.

Puis, enfin, une fois le diable et tous ceux qui ne sont pas trouvés écrits dans le Livre de Vie (Apo. 20:15) éliminés dans les flammes purificatrices de la seconde mort, la mort est abolie (Apo. 20:14). La voie est balisée pour

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comment aires pour les moniteurs

 

 

 

 

un nouveau ciel et une nouvelle terre, comme Jean le décrit dans le chapitre 21.

Considérez ceci: À quoi sert le jugement dans Apocalypse 20:12?

 

III. Le nouveau ciel et la nouvelle terre (Relisez Apocalypse 21: 1-9 avec votre classe.)

Dans Apocalypse 21: 1-4, Jean décrit le nouveau ciel et la nouvelle terre avec au centre la Nouvelle Jérusalem. Le point de cette description est de montrer que Dieu plante Sa tente à côté des rachetés. Il habite au milieud’eux comme leur Dieu et ils sont Son peuple. Dieu efface toute larme de leurs yeux, bannit la mort, le deuil, les pleurs, et la douleur.

 

Considérez ceci: Qu’est-ce qui est significatif dans le fait que Jean ne voit pas la mer dans les nouveaux cieux et la nouvelle terre (Apocalypse 21: 1)?

ÉTAPE 3—Appliquer

Pour les moniteurs: Chacun de nous doit se poser une simple ques- tion: mon nom sera-t-il trouvé écrit dans le Livre de Vie à la fin du grand conflit? Encouragez chaque membre de la classe à répondre à cette ques- tion pour lui-même ou elle-même.

Application:

Ê Qu’est-ce qu’Apocalypse 20: 1-4 nous enseigne au sujet de la réalité de Satan et de son œuvre de tromperie? Pourquoi est-ce imprudent pour une personne de nier l’existence de Satan comme beaucoup le font?

 

 

 

Ë Supposons que vous donnez une étude biblique à l’un de vos voisins. Il vous demande pourquoi Dieu a permis le mal dans le monde. Quelle serait votre réponse?

 

 

 

Ì Si les humains ont le pouvoir et le libre arbitre de choisir, pourquoi beau- coup de personnes n’acceptent-elles pas Jésus comme nous aurions pu nous attendre?

 

 

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comment aires pour les moniteurs

 

 

 

 

 

 

Í Imaginez que votre nom soit écrit dans le Livre de Vie. Comment vous sentiriez-vous? Avez-vous l’assurance que votre nom est bien écrit dans le Livre de Vie? Pourquoi ou pourquoi pas?

 

 

 

 

ÉTAPE 4—Créer

Pour les moniteurs: La fin du grand conflit comprend un examen des livres. Les personnes dont les noms sont écrits dans le Livre de Vie règnent avec Christ pendant mille ans. Pour quelqu’un dont le nom se trouve écritdans le livre, le critère est simple: il ou elle doit être parmi ceux qui, par la foi, ont accepté la justice de Christ comme la leur.

 

Activité: Cette activité aide les membres de la classe à apprécier ce que l’on ressent quand son nom est omis d’une importante liste. Par exemple, certains peuvent remercier ceux qui ont contribué à une tâche, en laissant certainsnoms par inadvertance. Demandez aux volontaires dans la classe de faire deux listes de personnes qui ont été importantes dans leur vie. Une liste est créée avant que les volontaires n’aient eu l’occasion de réflé- chir à la grandelongueur de la liste des noms. L’autre liste est constituée après que beaucoup de temps ait été consacré à une réflexion sur ceux qui doivent être répertoriés. Le point est d’aider chaque membre à lister les noms qu’il ou elle avait omisau début. Comment vous sentiriez-vous si les personnes que vous avez omises étaient dans le public? Comment celles-ci se sentiraient-elles? Aussi démoralisant que cela puisse être, imaginez que votre nom soit omis du Livre de Vie.Dans le Livre de Vie de Christ, il n’y aura pas d’omissions ou des inclusions erronées, mais plutôt seulement ceux « qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus » (Apo. 14:12, LSG).

 

 

 

 

 

 

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2016

Une version « officielle » de l’histoire de Jésus est donnée dans le livre de Matthieu, notre sujet du deuxième trimestre, écrit par Andy Nash. Matthieu, un Juif croyant en Jésus et l’un des premiers disciples de Jésus, raconte l’histoire de Jésus à partir de sa propre perspective inspirée par l’Esprit. Bien que le thème du livre de Matthieu soit l’incarnation, la vie, la mort, la résurrection et l’ascension de Jésus, Matthieu met fortement l’accent sur le fait que Jésus est leMessie promis. Il veut que ses lecteurs sachent que la rédemption d’Israël se trouve en Jésus, celui dont les pro- phètes ont parlé et à qui pointaient tous les types de l’Ancien Testament. Bien que son auditoire fusse principalement juif, son message d’espoir et de rédemption s’adresse à nous aussi aujourd’hui, un peuple qui doit être sauvé de l’extérieur, parce nous avons besoin de quelqu’un pour faire pour nous ce que nous ne pouvons jamais faire de nous-mêmes. Et Matthieu raconte l’histoire de Jésus faisant juste cela.

Leçon 1—Fils de David

La semaine en bref:

Dimanche: Un livre de la Genèse (Matt. 1:1)

Lundi: Une lignée royale (Esa. 11:1, 2; Actes 2:29, 30) Mardi: L’arbre généalogique originel de Jésus (Matt. 1:2–6) Mercredi: Alors que nous étions encore pécheurs (Rom. 5:8) Jeudi: La naissance du divin Fils de David (Matthieu 1) Verset à mémoriser —Matthieu 1:22

Idée centrale: En regardant au cœur de Matthieu, le Seigneur l’a choisi, un collecteur d’impôts méprisé, pour être l’un de Ses disciples. Et lorsqu’il est appelé, Matthieu accepta, abandonnant la vie qu’il avait  avant  pour une nouvelle vie en Jésus. Donc, Matthieu a suivi   le Seigneur et conservé des documents, et après, il donnera quelque chose en retour, non seulement pour son peuple, mais aussi au monde

             – un précieux récit de la vie de Jésus.                                                       

Leçon 2—Le ministère commence

La semaine en bref:

Dimanche: Jean-Baptiste et la « vérité présente » (Matt. 3:1, 2)

Lundi: Le contraste dans le désert (Matt. 4:1)

Mardi: La tentation (Matt. 4:1–12)

Mercredi: Le territoire de Zabulon et de Nephtali (Matt. 4:13–16)

Jeudi: L’appel des pêcheurs (Matt. 4:18–22)

Verset à mémoriser—Matt 4:19


Idée centrale: En Jésus – Sa préexistence, Sa naissance, Sa vie,  Sa mort, Son ministère dans le ciel, et Sa seconde venue – nous pouvons trouver les réponses aux questions les plus pressantes de la vie.